Une association de médecins demande un moratoire sur la nourriture OGM
Publié par LeTransmuteur dans : Alimentation, Biodiversité, Santé, Écologie
Par F. William Engdahl
(traduction de Pérus Lombard)
L’American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.
Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant plusieurs études sur des animaux, l’AAEM conclut qu’« il y a davantage qu’un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l’équilibre de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique. » Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des fournisseurs de semences OGM et des herbicides.
Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l’AAEM, qui se décrit comme « une association internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d’aborder les aspects cliniques de la santé environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d’urgence suivantes, en ce qui concerne la consommation humaine des OGM :
* Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de l’étiquetage des denrées OGM.
* Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu’il faut éviter la nourriture OGM.
* Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients.
* D’autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.
Le Dr Amy Dean, président de l’AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la nourriture OGM endommage divers systèmes de l’organisme. Devant la montée de ces évidences, il est impératif, pour la sécurité de nos patients et la santé publique, d’obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement modifiées. » Le président de l’AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l’huile de colza et de graines de coton. » La monographie de l’AAEM sur les OGM peut être trouvée sur aaemonline.org.
Ce document précise par ailleurs que le génie génétique « abroge le processus reproductif naturel, la sélection se faisant au niveau d’une cellule unique, la procédure est extrêmement mutagène et ouvre systématiquement une brèche dans la barrière génétique, et que la technique est utilisée à des fins commerciales depuis 10 ans. »
Le document de l’AAEM précise en outre que plusieurs études sur des animaux montrent de graves risques de santé liés à la consommation des aliments OGM, notamment l’infertilité, le dérèglement de la fonction immunitaire, le vieillissement accéléré, le dérèglement des gènes liés à la synthèse du cholestérol, à la régulation de l’insuline, aux transmissions cellulaires, et à la formation des protéines, et à des altérations du foie, des reins, de la rate et du système gastro-intestinal. »
Il ajoute : « Il y a davantage qu’un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé. Il y a un lien de causalité, tel que défini par les critères de Hill, en matière de niveau élevé d’associations, de constance, de spécificité, de gradient biologique, et de plausibilité biologique. La constance et le niveau élevé des associations entre les denrées OGM et de la maladie sont confirmés par plusieurs études sur les animaux. »
Les OGM sont toxiques
Le document de l’AAEM doit donner des motifs de remise en cause du quasi laissez-faire dans le contrôle des OGM de la position officielle, pour laquelle la parole solennelle des compagnies semencières, telles que Monsanto, est considérée comme une solide preuve scientifique d’innocuité. L’étude de l’AAEM mérite d’être citée en détail à ce sujet :
La spécificité de l’association des denrées OGM et de processus pathologiques précis est également soutenu. Plusieurs études animales montrent d’importants dérèglements immunitaires, notamment une régulation à la hausse des cytokines associées à l’asthme, à l’allergie et aux inflammations. Les études chez l’animal montrent aussi des altérations structurelles et fonctionnelles du foie, notamment un changement du métabolisme des lipides et des glucides, ainsi que des altérations cellulaires pouvant entraîner l’accélération du vieillissement et peut-être provoquer l’accumulation des radicaux libres (ROS, reactive oxygen species). Des changements dans les reins, le pancréas et la rate ont aussi été documentés. Une récente étude de 2008, reliant le maïs OGM à la stérilité, montre, de manière sensible au cours du temps, une importante diminution de la progéniture et du poids des portées chez les souris nourries de maïs OGM. Cette étude a aussi révélé que plus de 400 gènes ont été découverts s’exprimant différemment chez les souris nourries de maïs OGM. On sait que ces gènes contrôlent la synthèse et la modification des protéines, la transmission cellulaire, la synthèse du cholestérol et le contrôle de l’insuline. Les études montrent aussi des dommages intestinaux chez les animaux nourris d’OGM, notamment la prolifération d’excroissances cellulaires et des perturbations du système immunitaire intestinal.
L’étude de l’AAEM révise les affirmations de l’industrie de la biotechnologie, selon lesquelles les aliments OGM pourraient nourrir le monde grâce à des rendements plus grands. Elle cite la preuve contraire indiquant que l’inverse paraît être vrai, c’est-à-dire que, avec le temps, les récoltes OGM ont produit moins que le rendement conventionnel, et ont exigé avec le temps, plus pas moins, de produits chimiques herbicides hautement toxiques, tels que le glyphosate. Le rapport relève, « Au cours des 20 dernières années, plusieurs milliers d’essais en champs, sur des gènes destinés à augmenter le rendement opérationnel ou intrinsèque (des cultures), montrent l’importance de l’entreprise. Pourtant, aucun de ces essais en champs n’a permis d’améliorer le rendement des récoltes alimentaires et fourragères commercialisées, à l’exception du maïs Bt. » Cependant, le léger gain de rendement du maïs Bt qui a été rapporté était dû largement à l’amélioration de la reproduction traditionnelle, et non pas au génie génétique.
L’AAEM conclue que, puisque les denrées OGM « posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour la santé de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique, et sont dénuées d’avantages, il est impératif d’adopter le principe de précaution, qui est l’un des principaux outils de réglementation de la politique de santé et environnementale de l’Union Européenne, et sert de base à plusieurs accords internationaux. La définition la plus communément utilisée est la Déclaration de Rio de 1992, qui stipule : « Afin de protéger l’environnement, des mesures préventives doivent être largement appliquées par les États, en fonction de leurs capacités. Quand il existe des menaces de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique ne doit pas servir de prétexte pour renvoyer à plus tard les mesures économiques rentables destinées à empêcher la dégradation de l’environnement. »
Sous l’intense pression de l’opinion publique, la Ministre allemande de l’Agriculture a récemment publié l’interdiction les plantations de maïs OGM MON810 de Monsanto. Malheureusement, deux semaines plus tard, elle a autorisé les plantations de semences de pomme de terre OGM. Le ministère allemand a annoncé que, Amflora, la pomme de terre génétiquement modifiée, fabriquée par le géant de la chimie BASF (une coentreprise d’OGM, partenaire de Monsanto), ne présente « aucun danger pour la santé humaine ou l’environnement. » Pour justifier sa décision imprudente, le ministère a cité un « examen approfondi » et des entretiens avec des experts scientifiques et économiques.
La publication de la sensationnelle critique des OGM de l’American Academy of Environmental Medicine a été accueillie par un silence de mort par la plupart des grands médias étasuniens et internationaux.
L’intrigue des OGM
Comme je l’ai décrit en détail dans mon livre, OGM : Semences de destruction – L’arme de la faim, les OGM ont été lâchés dans le grand public aux Etats-Unis au début des années 90, après une décision du pouvoir exécutif du Président George Herbert Walker Bush, qui aurait suivi des réunions à huis clos avec les principaux dirigeants de Monsanto. Le Président Bush a décrété l’obligation, pour les agences gouvernementales étasuniennes, de ne faire aucun test de santé et de sécurité particulier, avant la mise en vente des OGM pour la consommation alimentaire. Ce fait est arrivé à être connu en tant que Doctrine de l’Équivalence Substantielle.
Le gouvernement étasunien, sur les conseils pressants de Monsanto et du lobby des OGM, a décidé en outre d’interdire l’étiquetage « sans OGM » des produits alimentaires naturels, en recourant à la « doctrine » vaguement formulée et totalement non-scientifique, proclamée par le Président Bush en 1992, selon laquelle les OGM sont « substantiellement équivalents » aux plantes ordinaires, et n’ont donc pas besoin d’être testés avant d’être mis en vente dans le public.
La Doctrine de l’Équivalence Substantielle, en dépit du fait qu’elle contredit directement la prétention des compagnies en leurs droits de propriété exclusifs sur leurs semences OGM, présentées comme « uniques » et différentes des graines ordinaires, a permis à Monsanto, Dow Chemicals, DuPont et à d’autres détenteurs de brevets OGM de faire proliférer leurs produits sans aucun contrôle. La plupart des Étasuniens croient naïvement que la Food and Drug Administration et le ministère de l’Agriculture des États-Unis sont là pour assurer la totale innocuité des produits alimentaires industriels pour la consommation humaine et animale, avant l’octroi de licences.
De fait, l’interdiction de l’étiquetage des denrées OGM signifie que la plupart des Étasuniens n’ont aucune idée de l’ampleur de la contamination par les OGM de leur ration quotidienne de Corn Flakes, soja, maïs et additifs, dans chaque aliment trouvée dans le commerce sur les étagères des supermarchés.
Aux États-Unis, à la fin des années 90, coïncidant avec l’introduction en masse des OGM dans l’alimentation humaine et animale, ont été signalés chez l’homme à une échelle épidémique, des cas d’allergies, d’étranges maladies et de nombreux autres problèmes de santé. L’interdiction d’étiquetage des produits OGM par la loi fédérale signifie que la plupart des professionnels de santé ne savent même pas que cela pourrait avoir un lien avec la nourriture OGM des millions d’Étasuniens. Depuis la décision de 1992 du Président Bush, une décision confirmée par les présidents Clinton, George W. Bush, et maintenant par Barack Obama et le Secrétaire de l’Agriculture pro-OGM, Tom Vilsack, la population étasunienne est en réalité traitée en cobayes humains dans des expériences de masse avec les substances jamais démontrées sans danger sur le long terme (dix ans ou plus) par des études indépendantes.
Il reste à voir s’il sera accordé l’attention qu’elle mérite à la critique scientifique de l’AAEM.
F. William Engdahl est l’auteur de deux livres traduits en français : OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim et Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial anglo-américain. Il peut être contacté depuis sur son site Internet, www.engdahl.oilgeopolitics.net.
(source: mondialisation.ca)
Mots-clefs :agriculture, alimentation, cellule, consommation, croissance, destruction, eau, environnement, lobby, menace, mental, Monsanto, nature, NDE, nourriture, obama, OGM, réalité, système, terre, USA, vie














































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Ignorance, prétention, irrespect, inconscience, inintelligibilité, stupidité même, destruction massive, honteuse, impétueuse imprudence aux risques irréversibles évidents, totale inconsidération envers la nature et toute forme de vie, illégitimes et honteux profits, non-sens éthique.
Bref, il n’est assez de mots pour qualifier la « nature » de ces actes pervers, au même titre que le nucléaire, où l’on se permet de prendre des risques inconsidérables pour la Terre et toute forme de vie qui s’y trouve, alors qu’on est incapable d’en gérer les conséquences destructrices et irréversibles et d’autant en sous-estimer l’immense danger qu’elles représentent !
C’est extrêmement grave d’avoir pratiqué et permis cela.
Comment prétendre que de modifier la génétique ne puisse être dangereux ?!
Comment se permettre de le pratiquer en plein champ, et d’ainsi introduire dans la nature même des modifications aux énormes risques de dégénérescences sans en appliquer au préalable le principe de précaution qui s’impose !
Déjà, de le pratiquer en laboratoire comporte toujours un risque qui n’est jamais mesuré à sa juste valeur, mais là, c’est le summum de la bêtise humaine !
S’il nous est impossible de s’accoupler et se reproduire d’un monde à l’autre: végétal-animal, c’est parce que cette protection est naturellement inscrite dans notre génétique. Et c’est à cela que touchent tous ces prétentieux et inconscients scientifiques qui se montrent ainsi incapables de mesurer la gravité de leurs actes, dont on ne peut connaitre, à long terme toutes les dégénérescences qui s’en suivront !
Il y a forcément déjà d’irréversibles dégâts occasionnés.
Faut-il attendre de voir nous passer au dessus de la tête un grain de maïs volant pour en comprendre le danger ?!
Pour avoir examiné de prêt ce sujet, je peux vous dire que ce que je soulève là, n’est malheureusement pas exagéré. Car c’est avec cela qu’ils font « joujou » dans ces laboratoires maléfiques !
Sans compter l’inconsidération du gouvernement envers la population.
Il est incontournable d’aborder ce thème sans souligner l’investissement, le combat légitime et courageux de José Bové, maitre défenseur du sujet !
Merci à lui pour son courage. Merci d’autant s’investir au nom de tous jusqu’à se retrouver honteusement en prison !
Condamnation de José Bové : une victoire pour Monsanto
Confédération Paysanne
Bon, ma petite colère et ma révolte étant exprimées, je me recentre un peu, et vois d’un plus grand angle que tout ceci est transcendable par notre attitude intérieure.
Il y a du boulot, mais ça n’est pas insurmontable.
A nous de jouer !!!
Ce qui est vraiment grave c’est que lancé dans la nature fait qu’il se mélange aux plantes dites « normales », conclusion toutes ces plantes deviennent OGM et le résultat c’est que peu importe d’où vienne le maïs, le soja et autres… que vous mangez tout ça n’est plus que cela et tout le monde en mange depuis des années, bonjour les dégâts dans les années à venir !!!
Il y a aussi un autre danger à propos de chimères génétiques (l’ancien nom des OGM) :
En fait tout le monde est sensibilisé contre Monsanto et autres et particulièrement contre le Maïs.
Mais en ce moment c’est un combat de coqs ! Tout simplement car l’interdiction des OGM américains simplifient la vie à un lobby européen qui veut diffuser les siens pour contrer les ricains !
Et tour de passe passe, personne ne veut se rendre compte qu’ils n’ont pas besoin d’être d’une provenance hors union pour être des chimères. C’est le cas en ce moment avec des espèces performantes de l’agriculture française et dont personne ne parle :
Bientôt c’est les moissons du blè, du blé barbu… devinez combien il faut de traitements pour le faire pousser ? 8 ou 10… sinon il ne pousse pas ou ne donne pas de grain. Alors normal ce blé ?
Et il y a beaucoup d’épis qui sont d’une forme de sphère : rien à voir avec le blé ! toujours normal ?
Et les autres plantes… c’est la même chose : bientôt vous allez manger des pêches : ouvrez en deux un noyau de pêche de ces beaux fruits sans gout mais d’une taille et d’une couleur parfaite : la plupart du temps il ne comportent pas d’amande. Simplement car il n’y a pas eu de fécondation mais un traitement avec une hormone !
Et je pense que beaucoup de gens préfèrent les agrumes OGM sans pépins :
Fruits transgéniques sans pépins
Simplement il n’y a pas encore de code-barre sur la peau de l’agrume mais c’est très certainement déjà à l’étude sans que personne ne s’en doute.
Un vif succès pour les défenseurs d’une agriculture sans OGM
En Autriche, l’interdiction de la culture de maïs transgénique reste en vigueur
La troisième tentative de la Commission européenne de faire sauter l’interdiction actuellement en vigueur de la culture de maïs transgénique en Autriche et en Hongrie a de nouveau échoué.
Déjà en 2005 et en 2006, des tentatives semblables de la Commission s’étaient heurtées au veto des ministres de l’UE. En 2007, sous la forte pression de l’OMC, l’interdiction de l’importation des deux variétés de maïs transgénique Mon810 de la société américaine Monsanto et T-25 de la société allemande Bayer Crop Science a été annulée, mais l’interdiction de les cultiver subsiste.
L’argumentation de la Commission selon laquelle l’Autriche n’avait pas pu apporter de preuve scientifique des dangers des plantes génétiquement modifiées et l’interdiction allait à l’encontre de la réglementation du marché intérieur européen n’a pas permis non plus, lors de cette troisième tentative, d’imposer une autorisation.
Au cours de ces procédures, l’Autriche a attiré l’attention sur plusieurs études qui prouvent l’existence de problèmes environnementaux et de modifications dans le patrimoine génétique des souris. La règlementation du marché intérieur de l’UE exige l’élimination de tous les obstacles au marché à l’intérieur des pays membres de l’UE par la fusion des marchés nationaux.
Plus d’Etats membres que jamais ont voté en faveur de la position de l’Autriche
La semaine dernière, lors du vote au Conseil des ministres de l’UE, plus d’Etats membres que jamais ont voté en faveur de la position de l’Autriche. 282 députés sur 345 ont, dans le cas du Mon810, voté pour le droit de l’Autriche de décider de sa politique agricole et dans le cas du T-25, ils ont même été 292 à approuver la position de l’Autriche.
Même un pays comme l’Espagne, qui cultive du maïs transgénique en grandes quantités, s’est exprimé pour le droit de l’Autriche de décider elle-même de ce qu’elle admet ou non en matière agricole. De même, les représentants des Pays-Bas, qui s’étaient rangés aux côtés des partisans du génie génétique, ont proposé, avec quelques autres Etats, de changer les règles de l’UE. La politique agricole devrait être en principe l’affaire des Etats. Le ministre autrichien de l’environnement Nikolaus Berlacovic (ÖVP) veut chercher d’autres alliés et réfléchit à la création d’une «Alliance pour l’autodétermination» («Der Standard», 6 mai). En tout, cinq pays seulement ont voté contre l’Autriche: la Grande-Bretagne, la Finlande, l’Estonie, la Suède et les Pays-Bas.
En Allemagne également l’opposition aux aliments génétiquement modifiés est grande
Ce qui a été déterminant pour qu’au Conseil des ministres la «majorité qualifiée» soit atteinte, c’est le vote de l’Allemagne (pondération des voix – elle dépend de la taille des Etats-membres – d’au moins 73%) en faveur de la position de l’Autriche. Le ministre fédéral de l’environnement Sigmar Gabriel (SPD) s’est également opposé aux voeux du ministère de la Recherche dirigé par la CDU.
Il a aussi voté contre la demande de la Commission européenne car – comme il l’a souligné – l’Allemagne est également en train de réfléchir à des régions sans OGM.
Il a poursuivi devant des journalistes à Bruxelles: «Je ne vois pas l’avantage pour la société des produits transgéniques de Monsanto. J’y vois cependant un avantage considérable pour les profits de la société Monsanto. […] Je ne vois pas pourquoi nous devrions favoriser les intérêts d’une seule société américaine et monter les Etats membres et leurs citoyens contre nous. Je ne crois d’ailleurs pas, vu les vives inquiétudes de la population à propos des produits génétiquement modifiés, que dans le cas contraire le gouvernement américain se donnerait autant de peine pour amener un produit européen sur le marché américain. Imaginons que ce débat autour des produits transgéniques ait lieu aux USA et que la seule société qui souhaite y vendre son produit soit une société européenne: Je voudrais savoir si le Congrès américain s’investirait autant en faveur des intérêts économiques d’une seule entreprise européenne, comme le fait actuellement la Commission européenne pour défendre ceux d’une unique entreprise américaine – contre les vives inquiétudes de notre population.»
La ministre allemande de l’Agriculture Ilse Aigner s’est abstenue lors du vote. Devant des journalistes, elle a justifié ainsi ce comportement qui a déçu beaucoup de citoyens allemands: «Le ministre de l’Economie Guttenberg (CSU) est pour, la ministre de la Recherche Mme Schavan (CDU) est pour, c’est pourquoi je me suis abstenue.»
La semaine prochaine, d’autres décisions importantes sont au programme du Conseil des ministres de l’UE. On discutera de deux autres interdictions de culture de maïs transgénique, en Grèce et en France, et la Commission va autoriser pour la première fois depuis 1998 deux nouvelles variétés de maïs transgénique: Syngenta BT11 et Pioneer 1507.
Succès historique
Bien entendu, ces résultats des votes de Bruxelles ont été obtenus avant tout parce que des citoyens décidés et différents groupes de défenseurs de l’environnement et d’agriculteurs extraordinairement engagés en faveur de la protection de l’environnement ont discuté avec les gens et les ont encouragés à s’adresser à leurs députés. Des milliers de lettres et de courriels ont été envoyés en Autriche avant le débat. A moyen terme, les comportements d’achat notamment constitueront en eux-mêmes une prise de position sur cette question qui sera rapidement prise en compte et deviendra politique.
La raison l’a emporté sur les intérêts d’entreprises gigantesques. Pour un petit pays comme l’Autriche, c’est un succès extraordinaire et un signal important adressé aux autres citoyens de l’UE.
@@ un succès mitigé ne doit jamais inviter à faire baisser la garde comme cela à été le cas avec la loi Nabot-pie.
La lutte doit continuer surtout par le boycott des produits, vérifiez bien les étiquettes, demandez des précisions aux vendeurs, écrivez dans les boites de remarques et aux fabricants, rencontrez vos députés, mais surtout TROUVEZ DES ARGUMENTS IRRÉFUTABLES CONTRE LES CONTRE-ARGUMENTS DU LOBYING !!!
@ chère mélodia, l’expérience des réponses du site concernant José Bové est édifiante :
Les gens convaincus expriment leurs objections trop tôt, ensuite il intervient une contre-offensive raisonnée et qui pèse très lourd contre cette cause pourtant parfaitement fondée.
Les défenseurs de la cause anti-OGM doivent raisonner et exprimer leur point de vue avec des argumentaires solides, sinon en fait il font le jeu des professionnels du marketing qui retournent tous les arguments alors que les défenseurs n’ont pas souvent la repartie adaptée et tombe trop souvent dans la simple provocation.
Sur le forum aux arguments des défenseurs des OGM, personne n’a trouvé en fait d’arguments vraiment convaincants, alors qu’un Jean-Pierre Berlan, entre autre en fournit plus d’un dans ses livres. Le débat laisse la fâcheuse impression qu’il donne raison aux promoteurs des chimères génétiques. Le travail d’information du plus grand nombre doit continuer !
@ la truie qui file,
Tu as raison, et c’est le cas pour bien des dossiers malheureusement.
Certaines manières de procéder desservent parfois bien plus qu’elles sont utiles.
Depuis le début de cette campagne, ce problème là se pose incessamment, ce qui ne permet nullement au dossier d’avancer.
@ chère Melodia,
Concernant les OGM il y a des généralités qui sont répertoriées notamment ici :
Organisme génétiquement modifié
Mouvement anti-OGM
Brevetabilité du vivant
Biopiraterie
C’est un exemple d’une première ouverture sur le sujet pour les défenseurs anti-OGM…
D’autre part, il faut savoir qu’en France il y a depuis la cinquième république une sorte de « surpicage » habile des dispositifs de contrôles et d’habilitation dans tous les domaines qui dans le cas plus haut relèvent de l’AFSSA (Association Française de Sécurité Sanitaire des Aliments).
Ce dispositif signifie en fait une parmi tant d’autres « Association loi 1901 à but non lucratif » et souvent ces associations sont couplées à des SARL, EURL, SA, qui les financent pour faire passer des normalisations et un cahier des charges à leur profits exclusifs (avec une avance conséquente en matière d’information, et donc d’orientation tactique). Tout le monde apprend un jour, défend une cause mais il est déjà trop tard puisque entretemps il a été fabriquée de nouvelles chausse-trappes !
Le système est très au point et tout le monde se tait, c’est mensonge and Co. mais cela s’appelle Asso, donc c’est bien, c’est gratuit, c’est social… NON c’est de la Magouille !
Donc il s’agit du dispositif général depuis le général DG et qu’aucune autorité n’a remise en cause dans la mesure ou tous les incompétents, les parasites peuvent justifier des revenus faramineux en toute impunité et au dépens de l’intérêt public grâce à toutes ces splendides organisations.
Je me souviens d’une haute responsable (responsable tu crois ?) de la direction (c’est quoi en matière d’asso ?) des Assez d’hic (marbre rose et bunny en ultra mini dans le hall d ‘entrée… bois exotiques à tous les étages… on est si pauvre… ) qui m’a aimablement reçu pour un contentieux me concernant.
Comme elle ne savait pas utiliser un clavier, elle à recalculé mes droits en comptant avec des bâtons comme à la maternelle… ensuite un type en costume de grand couturier m’a reconduit courtoisement en m’expliquant qu’ils pouvaient payer les meilleurs avocats parisiens…
Tout ça, c’est une astuce car en fait les Assos sont situés entre le privé et le public, un véritable paradis pour des pions sortant des différentes écoles de la république et les autres (ceux qui ont compris !), et qui sont incasables…. et qui disent « Travailler ? Mais c’est pour les pauvres et pour les cons !« . Pas de problème, un poste est créé pour eux au sein d’une nouvelle « agence » qui prend le statut d’asso, ensuite les copains « intrants » du privé peuvent courtoisement échanger des informations sur leurs survies mutuelle (des « nouveaux pauvres » à 10.000 euros par mois pour commencer !), et ce système est très « solidaire » et fermé (ceux qui crèvent dans la rue peuvent crever, il sont moins qu’un parcmètre dans le centre de la capitale et qui rapporte ses 20 euros de l’heure… )
Je crois même que quand on parle de « solidarité » il y a beaucoup de ressemblance avec le système des bandits de Bagdad du bon temps du calife Haroun al Rachid.
On appelle cela des bandits institutionnels, et un grand ministre de la police comme Vidoc avait parfaitement compris l’utilité des mafias à une époque. La belle notion d’abolition des privilèges ! Un mensonge, c’est pire que du temps du roi Henri ou les avantages étaient publiés « par privilège du Roy« …
Simplement le système à été très perfectionné maintenant, ce banditisme se fait par la voie légale en partant de règlements fictifs par un fouillis d’accréditation et d’organismes qui ouvrent un pont d’or hémorragique sur l’appauvrissement de la population. Et c’est le fondement de cette crise dont on nous parle en Europe et très probablement au States…
Et je vois encore des sites internet qui parlent du futur de cette crise inventée de toute pièce…
Qui veut regarder vraiment le fond du problème ? Qui veut le résoudre ? Alors il faudrait peut-être regarder moins superficiellement qu’en se réjouissant des peurs qu’on orchestre et voir le monde tel qu’il fonctionne et ses rouages secrets sans même chercher des conspirations lointaines. C’est détourner l’attention des vrais conspirateurs très proches : vous pouvez les voir resplendir tous les jours dans leur anonymat infect ! Qui voyage en classe affaire à votre avis, qui se réunit très souvent à des congrès dans des palace, qui va se taper des enfants en Thaïlande ou à Mada ?
Dans ce champ fangeux, il se trouve toutes les agences sur l’énergie, sur l’habitat, l’emploi… et les commissions d’habilitations (c.a.d d’autoriser ou d’interdire) des autres dans un véritable jungle létale du point de vue éthique.
Et naturellement toutes les institutions des médias qui occultent tout l’important par l’inutile et le superflu, l’écran de fumée… la vérité n’est pas ailleurs mais là sous nos yeux !
« L’ amarante » pas marrante du tout pour Monsanto !
L’amarante, appelée aussi "queue de renard" ou "blé des incas", l’un des aliments les plus anciens du monde, défie Monsanto…
Si ce n’est pas un signe ça… Le blé des incas face au blé du monde moderne ! Aussi symbolique que l’effondrement des « twin towers » ! La lutte anti-amarante va-t-elle supplanter celle du terrorisme ? fléau que l’on sait ô combien dangereux et menaçant (comme le H1N1) pour notre sécurité, notre santé et nos petites vies pépères d’homme blanc bien pensants…
* Richesse en lysine (un acide aminé plutôt rare dans les céréales)
* La lysine permettrait à l’organisme de lutter contre le virus de l’herpes génital, en inhibant sa croissance et sa multiplication
* L’amarante contre la malnutrition en Afrique?
Si certains pensent qu’on ne peut pas nourrir la planète sans Monsanto, il faut rappeler que l’occidental moyen utilise près de 6ha d’espace bioproductif / personne alors qu’il devrait se limiter à 2. Les 4ha supplémentaires injustement appropriés font l’objet d’un juteux commerce qui affame le reste monde impunément. En privilégiant les circuits court et le local on évite la pollution, les conflits, les déplacements de personnes, de matériel, de marchandises. En privilégiant une agriculture paysanne on prend soin des sols et de la terre, on ne détruit pas la pédofaune, on n’assèche pas, on n’érode pas, on n’appauvrit pas les sols, on émet moins de CO2, on réduit nos émissions de gaz à effet de serre de 20 à 40%.
Le jardinage bio évite toute sorte d’emballages, économise les chaînes du froid, le gaspillage des fruits et légumes défraîchis sur les étals, les pesticides, les engrais chimiques, les traitements spécifiques destinés à répondre aux impératifs de transport (irradiation des aliments,)…
OGM : la menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie
Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…
En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite , n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.
Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.
Comment en est-on arrivé là ?
Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.
Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.
Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »
La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).
L’amarante vous salue bien…
En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.
D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.
Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.
Un manque flagrant de statistiques et d’informations
On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.
Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés
Par Jean Étienne