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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; USA</title>
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		<title>Déclassification</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 19:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Declassification (7:22) Auteur : Directe Killer, album : Kidas]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/declassification/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p><strong>Declassification (7:22)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.myspace.com/directkiller"><img class="aligncenter size-full wp-image-5482" title="Kidas" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/Kidas.jpg" alt="Kidas" width="170" height="164" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Auteur : <strong>Directe Killer</strong>, album : <strong>Kidas<br />
 </strong></p>
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		<title>Les blessures du dollar se rouvrent</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par W Joseph Stroupe « Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par W Joseph Stroupe</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours sur les Etats-Unis – en dépit du rallye boursier en cours à Wall Street et des espoirs croissants que le pire est à présent derrière nous.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5265" title="crise-du-dollar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/crise-du-dollar.jpg" alt="crise-du-dollar" width="350" height="261" />La FED désirait que l’aversion hystérique des investisseurs mondiaux pour le risque n’existât pas, laquelle aversion atteignit son point culminant à l’automne 2008, lorsque les grandes banques de Wall Street s’effondrèrent en envoyant des secousses sismiques sur toute la planète. Après tout, la position des responsables de la FED est que cette crise a été essentiellement déclenchée par des investisseurs en proie à la panique, lesquels ont artificiellement entraîné la valeur des actifs financiers innovateurs de l’Amérique bien en dessous de leur valeur réelle, jetant injustement le discrédit sur des quantités massives de tels actifs, en les étiquetant de « toxiques » !</p>
<p style="text-align: justify;">La FED a cru pouvoir insuffler une nouvelle vie à ces actifs et à l’économie américaine basée sur la bulle des actifs, en ouvrant à nouveau les vannes du crédit et en remplaçant la peur des investisseurs par la confiance – ce qui se traduit inévitablement par un plus gros appétit pour le risque. Un certain appétit pour le risque est à présent de retour. Mais le problème est que le dollar américain n’en tire pas bénéfice. A la place, ses blessures ne font que se rouvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir du 2 juin dernier, le dollar a atteint son nouveau nadir de 2009 contre presque toutes les devises majeures, lâchant, rien que ce jour-là, un gros pour-cent contre l’euro, faisant complètement fi de la déclaration du Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, lors de sa visite en Chine, selon laquelle les Etats-Unis privilégient un dollar fort. Le 27 mai, la courbe du rendement des Bons du Trésor a grimpé vers un nouveau sommet, alors que la différence entre les bons à deux ans et ceux à dix ans a atteint 2,75%, frôlant même les 2,78% le 2 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs mondiaux, aussi bien privés que publics (les banques centrales), expriment plus fort que jamais leurs craintes croissantes d’être exposés au dollar au-delà du court terme. Ils font également part de l’effondrement de leur confiance en cette devise, en tant que réserve sûre, au-delà du court-terme.<span id="more-5261"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Faisons un bref retour en arrière et regardons cette crise mondiale avec recul. Lorsque la bulle immobilière américaine a commencé à éclater en 2006, des actifs financiers innovateurs intrinsèquement risqués, adossés à du papier hypothécaire, ont fini par être présentés pour ce qu’ils étaient réellement (des actifs « toxiques ») et, à la fin juillet 2007, la crise des subprime désormais célèbre est apparue.</p>
<p style="text-align: justify;">La contagion de toxicité s’est répandue pour infecter pratiquement tous les actifs innovateurs de ce genre, effaçant des quantités phénoménales de richesse et plongeant les banques et autres institutions financières étasuniennes dans la crise et la ruine. Les dégâts et la destruction se sont propagés à l’économie réelle, tandis qu’un grippage sévère et persistant a pratiquement fermé le robinet du crédit à tous les niveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette tempête grossissante, les investisseurs mondiaux paniqués et qui ont horreur du risque se sont débarrassés de ces actifs et de leurs investissements sur les marchés émergents considérés à risque, et ils se sont massivement réfugiés auprès du dollar, le faisant ainsi monter. La FED et les autres banques centrales ont commencé à dépenser des trillons [un trillon = mille milliards] de dollars dans le but de stabiliser le système financier en train de vaciller et de rétablir la confiance qui s’était complètement effondrée. Toutes ces interventions (qui se poursuivent encore aujourd’hui) ont à peine réussi à sauver d’un krach total le système financier mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui ne présage rien de bon, les investisseurs mondiaux, bien qu’ils eussent salué le dollar comme monnaie refuge pendant la tempête, se sont rués sur les actifs à court-terme, dédaignant visiblement l’ensemble des actifs à plus long terme libellés en dollar. Ce fait constituait une preuve accablante que la perte bien connue d’attraction stratégique mondiale du dollar en tant que valeur refuge n’avait en aucune manière été résolue. Au contraire, elle est ignorée pour l’instant.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Des blessures qui se rouvrent</h3>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, tandis que l’aversion au risque s’estompe et que l’appétit pour le risque revient, les investisseurs mondiaux réalisent qu’ils ont vendu un peu vite leurs actifs et leurs investissements non libellés en dollars sur les marchés émergents lorsque la crise s’est intensifiée l’année dernière. Les marchés émergents sont largement considérés comme étant ceux qui sortiront en premier de la crise et les actifs sur ces marchés sont à des prix des attrayants. Par conséquent, les investisseurs vendent maintenant leurs dollars pour racheter ces actifs considérés comme étant de meilleurs refuges que le dollar face au retour inévitable de l’inflation de dollars au-delà du court-terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait monter le rendement sur une multitude d’actifs financiers libellés en dollars, tels que les Bons du Trésor et les bons hypothécaires, et renvoie le dollar vers les plus bas de 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Les indices des marchés émergents et les matières premières montent en flèche tandis que les ressources des investisseurs y affluent à nouveau. La dépense excessive de l’Amérique et ses déficits qui atteignent des sommets, la politique monétaire débridée dans cette crise et l’effondrement de la confiance en la FED qui sera réellement incapable de supprimer une telle politique et l’excès de liquidités lorsque cela sera requis, provoquent l’enracinement profond dans l’esprit des investisseurs qu’une inflation de dollars est à prévoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La perception irrésistible des investisseurs mondiaux, que la FED, le Trésor et l’Administration sont en train de perdre le contrôle de la situation fiscale aux Etats-Unis et que l’inflation (plus probablement l’hyper-inflation) devient visiblement inévitable, menace d’infliger des dégâts irréversibles aux finances étasuniennes et au dollar lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Angela Merkel, la chancelière d’Allemagne, a lancé le 2 juin une mise en garde sévère sur ces positions, une mise en garde remarquable pour sa totale honnêteté et sa violation sans précédent de la règle cardinale de la politique allemande, selon laquelle les politiciens allemands ne commentent jamais la politique monétaire de cette banque centrale. Le fait qu’elle ait rompu cette règle indique que Berlin se sent extrêmement préoccupé par la dangereuse et risquée politique monétaire hyper-inflationniste prise dans cette crise. La Chancelière Merkel a lancé son attaque contre la Réserve Fédérale des Etats-Unis, la Banque d’Angleterre et la Banque Centrale Européenne. Voici ce qu’elle a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ce que les autres banques centrales ont fait doit cesser maintenant. Je suis très sceptique à propos de la portée des actions de la FED et sur la façon dont la Banque d’Angleterre a tracé sa propre ligne en Europe.</p>
<p>Même la Banque Centrale Européenne, d’une certaine manière, a cédé à la pression internationale avec son achat d’obligations sécurisées. Nous devons revenir à une politique monétaire indépendante et sensée, autrement, dans dix ans, nous retournerons là où nous en sommes aujourd’hui.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le 3 juin, le président de la FED en personne, Ben Bernanke, a lancé une mise en garde en disant que les déficits à long-terme menacent la stabilité financière même des Etats-Unis. Il a ajouté :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ces dernières semaines, le rendement des bons du trésor à long-terme et des crédits hypothécaires à taux fixes ont augmenté […] Ces augmentations semblent refléter les inquiétudes vis-à-vis des déficits fédéraux importants …</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, il a quelque peu minimisé le rôle de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la dépense américaine, cherchant à attribuer l’envolée record des rendements à d’autres facteurs. Il semble que les responsables de la FED ne veulent pas voir la vérité crue et entière sur le fait que les investisseurs mondiaux sont en train de perdre très vite confiance dans la situation fiscale américaine et dans le dollar.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une veine similaire, Richard Fisher, le président de la Banque de la Réserve Fédérale de Dallas, a lancé une mise en garde le 23 mai contre la monétisation de la dette américaine au moyen de l’achat de bons du Trésor, d’instruments financiers et autres actifs par la FED. Il a prévenu que cette politique risquée rend les investisseurs mondiaux de plus en plus nerveux. De plus, il a prévenu que le défi de la FED consiste à rassurer les marchés sur le fait que la FED ne se rend pas elle-même « la servante » de l’extrême prodigalité fiscale, presque comme si la promesse était suffisante en elle-même. Il a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Je pense que l’astuce ici est d’assister le fonctionnement des marchés privés sans signaler d’aucune façon ou d’aucune forme que la Réserve Fédérale prendra part à la monétisation de la largesse fiscale, des déficits et du programme de relance.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais les investisseurs tirent exactement cette conclusion alors qu’ils jugent la FED, non pas sur ses propos rassurants, mais plutôt sur sa politique et ses actions plus que jamais risquées. Et avec de nouvelles quantités colossales de Bons du Trésor qui inondent le marché, alors que le Trésor émet des trillons de dollars de nouvelle dette rien que pour cette année fiscale, les investisseurs, avant d’acheter ces actifs, exigent des prix plus bas et des rendements plus élevés sur ces titres.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon toute probabilité, la FED devra accroître de façon significative ses propres achats de Bons du Trésor à plus long-terme dans un effort visant à empêcher l’envolée des rendements d’échapper à tout contrôle et d’effacer totalement ses efforts à maintenir une politique monétaire hyper-débridée. Mais une telle manœuvre de dépréciation du dollar (l’émission de quantités encore plus énormes de dollars) ne fera que convaincre un peu plus les investisseurs que l’hyper-inflation est inévitable et, ce faisant, réduira encore plus l’attrait actuel pour le dollar, le tirant immédiatement plus bas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble certain que la FED ne le comprend pas : ses responsables semblent penser, sans aucun doute, qu’ils peuvent rassurer les investisseurs mondiaux, simplement en réitérant les assurances citées ci-dessus, mais sans changer véritablement et sérieusement de direction. Ils n’écoutent absolument pas la sagesse de la mise en garde d’Angela Merkel et de ceux qui pensent comme elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est de savoir si les banques centrales qui détiennent déjà beaucoup de dollars, à l’instar de la banque centrale chinoise, accroîtront de façon spectaculaire leur exposition au dollar risqué dans un effort d’enrayer son déclin, afin d’empêcher l’érosion de leurs avoirs actuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant en considération le niveau record d’angoisse à propos de leur exposition déjà importante au dollar, il semble hautement improbable qu’ils accroîtront maintenant de façon significative leur exposition, lorsque les risques liés au dollar augmentent de façon spectaculaire. Notez le commentaire du 2 juin à ce sujet de l’organe de presse de l’Etat chinois, le <em>China Daily</em>, dans un article intitulé : « Geithner Vend un Dollar Dévalué » :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Une autre raison à la faiblesse du dollar est la sombre perspective à laquelle sont confrontées les finances publiques des Etats-Unis. Les investisseurs sont inquiets des déficits budgétaires records du gouvernement américain. L’administration de Barack Obama pourrait être obligée d’émettre la somme gigantesque de 3.250 milliards de Bons du Trésor pour combler le trou noir financier d’un tel déficit aussi massif. Cela a toute chance de faire fuir les investisseurs en bons du trésor à long-terme libellés en dollars.</p>
<p>Lorsque les taux d’intérêts sont quasiment à zéro et que les options traditionnelles ont été épuisées, la Réserve Fédérale n’a aucun autre choix que de recourir à un « soulagement quantitatif » et d’acheter des Bons du Trésor. Mais elle gonflera l’offre de l’argent de base et accroîtra ainsi le risque d’une dévaluation du dollar. Bien que la dévaluation du dollar puisse être une bonne nouvelle pour les exportations américaines, elle érodera la confiance de l’investisseur et pourrait même conduire à l’effondrement de l’hégémonie du dollar.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs qui ont de la jugeote sont en train précisément de faire ce que Bill Gross, le fondateur du plus gros fonds obligataire du monde, PIMCO (<em>Pacific Investment Management Company</em>), leur a conseillé le 3 juin de faire. Il a prévenu que les finances américaines se détériorent sérieusement et que les investisseurs devraient rapidement diversifier leurs avoirs en dollars avant que les banques centrales ne le fassent inévitablement. Gross a réduit de façon importante ses avoirs en obligations du gouvernement américain de toutes les catégories au sein de son <em>Total Return Fund</em>, suivant ainsi le propre conseil qu’il a prodigué aux investisseurs mondiaux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Est-ce le début de la fin de cette bulle ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’elle soit encore naissante, la tendance actuelle consistant à vendre ses dollars pour acheter des actifs solides comporte le risque important de se transformer en une véritable débandade dans un avenir plus ou moins proche. Comment ça ? Comment cette tendance croissante à sortir du dollar pour aller vers des actifs solides pourrait-elle commencer à s’auto-alimenter pour devenir une débandade ?</p>
<p style="text-align: justify;">En supposant que le rallye en cours sur les marchés émergents est pour de vrai, comme l’indique fortement l’évidence, alors, chaque dollar vendu pour acheter dans ce rallye affaiblit un peu plus cette devise. Tandis que les investisseurs surveillent attentivement la valeur du dollar en constant déclin, ils chercheront à se prémunir des pertes en vendant des dollars pour des actifs solides, ce qui ne fera qu’accroître un peu plus l’offre de dollars et affaiblira encore plus cette devise.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu d’investisseurs auront les tripes pour faire basculer trop loin le dollar si son déclin s’accélère trop vite ou même s’il reste quelque peu progressif et qu’il ne se redresse pas rapidement. Ainsi, le cycle s’auto-alimente, devenant potentiellement une débandade pour sortir du dollar, faisant courir le risque d’un éclatement de la bulle des Bons du Trésor et une catastrophe pour les finances américaine, alors que les rendements et les taux d’intérêt se renforcent, que s’ensuivra un resserrement monétaire hors de tout contrôle et qu’un arrêt encore plus massif du crédit s’agrippera aux Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné qu’une telle richesse est à présent placée dans les Bons du Trésor à court-terme, les investisseurs qui refusent de reconduire leurs avoirs dans de nouveaux Bons du Trésor, mais exigent à la place leur remboursement afin d’acheter autre chose, pourraient placer le Trésor des Etats-Unis dans un sacré pétrin si la tendance actuelle naissante se transforme vraiment en quoi que soit ressemblant de près ou de loin à une débandade.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera en particulier le cas si les investisseurs mondiaux continuent de refuser d’acheter les Bons du Trésor à plus long-terme, refusant ainsi au Trésor une source cruciale de dollars lui permettant d’émettre les remboursements exigés par les investisseurs qui ne reconduisent pas leurs avoirs dans de nouveaux titres ou de nouvelles obligations.</p>
<p style="text-align: justify;">La vraie question ici, lorsque l’on imagine un éclatement possible de la bulle des Bons du Trésor, est de savoir si le cycle en cours de liquidation des dollars entraînant la faiblesse du dollar s’auto-alimentera jusqu’à un degré suffisant où le déclin du dollar s’accélèrera et deviendra désordonné ou si ce déclin pourra rester plus progressif et plus régulier. La réponse à cette question dépend de la psychologie des investisseurs et des évènements qui pourraient l’affecter.</p>
<p style="text-align: justify;">Si une panique sur le dollar se met en route, alors nous assisterons à une débandade et à un éclatement à grande échelle de la bulle des Bons du Trésor, ainsi qu’à une crise concomitante du dollar, à un effondrement renouvelé des finances américaines et à une dépression économique à grande échelle subséquente.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, les enjeux sont extraordinairement élevés pour les Etats-Unis en ce qui concerne le maintien d’une confiance mondiale dans les avoirs en dollars. D’une certaine façon perverse, la crise mondiale que nous avons déjà endurée, une crise qui a émané des Etats-Unis, a produit exactement ce dont le dollar avait besoin – une aversion extrême pour le risque et une ruée massive vers le dollar. Mais cette devise commence maintenant à perdre la course à l’attrait mondial alors que les investisseurs commencent à se tourner vers les actifs solides. Le dollar peut-il contenir ses pertes et maintenir ce qui lui reste d’attrait pour les investisseurs ? Pourrait-il même refaire ses pertes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>W Joseph Stroupe</strong> est expert en prévisions stratégiques et il est rédacteur en chef de la publication en ligne </em>Global Events Magazine</p>
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://atimes.com/atimes/Global_Economy/KF05Dj01.html"><em>&laquo;&nbsp;Dollar&#8217;s wounds reopen&nbsp;&raquo;</em></a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em></em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/economie/dollar_hyper_inflation_bons_du_tresor_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>La gouvernance non démocratique et illégale</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/la-gouvernance-non-democratique-et-illegale/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 14:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Thierry Brugvin (professeur en sociologie) Introduction Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par  <a href="http://thierry.brugvin.over-blog.com/">Thierry  Brugvin</a> (professeur en sociologie)</h3>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><img class="alignright size-full wp-image-5229" title="manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/manipulation.jpg" alt="manipulation" width="278" height="427" />Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique?<span> </span>Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) &#8211; Le pouvoir répressif et militaire &#8211; Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes &#8211; Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) &#8211; Le pouvoir idéologique &#8211; Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir.<span id="more-5236"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR FINANCIER:<br />
 BANQUES, DETTE ET PARADIS FISCAUX</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dette: instrument de domination des pays riches</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement à ce que l’opinion publique pense généralement, les flux financiers les plus importants vont donc du Sud vers le Nord. C’est finalement les plus pauvres qui aident les plus riches. En 2003, l&#8217;APD l&#8217;élevait à 54 Mds $ et le remboursement à 436 Mds, soit 8 fois plus (Ziegler, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Au moment de l’indépendance du Gabon en 1960, la Banque Mondiale a transféré à ce pays les dettes précédemment contractées par la France pour la colonisation du Gabon, ce qui est en violation complète des règles du droit international. Depuis, la mainmise des dirigeants français sur l’économie gabonaise ne s’est jamais démentie : Omar Bongo en est avant tout le garant. Une dette constituée dans ces conditions est illégitime et n’a pas à être remboursée&nbsp;&raquo; (Toussaint, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Concernant la Bolivie par exemple, selon Patrick PIRO «aucun économiste n&#8217;est dupe de ce miracle, c&#8217;est bien grâce à la coca et à la cocaïne que le pays n&#8217;a pas volé en éclat. Le trafic de la drogue a donné au pays des devises nécessaires au paiement de la dette » (Piro, 1994)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Boisgallais évalue, entre<span> </span>1 à 5%,<span> </span>l&#8217;aide publique bilatérale qui parvient réellement à la population, le reste partant en direction de construction d&#8217;infrastructure destinée à servir nos intérêts. Moins de 1% de l&#8217;APD bilatérale est consacrée aux ONG (Boisgallais, 1994). Selon Politis, le reste de l&#8217;aide bilatérale française se répartit globalement ainsi: 30 à 40% environ, pour les opérations de rééchelonnement de la dette ou révision des taux d&#8217;intérêts et parfois annulation partielle de dette &#8211; 20 à 25 % pour le salaire des coopérants pour des projets techniques, scientifiques, ou culturels, avec un salaire moyen de 4500 à 23 000 euros par mois. On comptait 3250 coopérants en 2001 &#8211; 15 à 25 % pour la promotion de la francophonie &#8211; 5 à 10 % pour l&#8217;aide financière aux projets pour l&#8217;étude et la réalisation d&#8217;équipements, d&#8217;infrastructure des transnationales françaises &#8211; 5 % destinés à l&#8217;armée, l&#8217;aide budgétaire, et le soutien aux plans d&#8217;ajustement structurels (Politis, 1998). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;été 1994, Lissouba, le président du Congo-B confie à Elf la responsabilité de gérer la dette pétrolière du pays. On observe une totale manque d&#8217;indépendance de l&#8217;Etat. En effet, Elf devient ainsi à la fois client de l&#8217;Etat et gestionnaire de son budget. (Verschave, 2001 : 44). Une entreprise capitaliste privée a ainsi eu la main mise sur un Etat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong> </strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les paradis fiscaux l&#8217;accélérateur de la gouvernance libérale et des délits politico-financiers</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Selon l&#8217;office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999; 50% des 4800 Mds de francs annuels dégagés par l&#8217;ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie&#8230;) seraient blanchis dans les paradis fiscaux. (ODCCP, 2000).La fraude et l’évasion fiscale représentaient, en 2003,<span> </span>environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est à dire 17% du budget de l’Etat soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004). Pour les PED, l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE (Foutoyet 2005). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La quasi totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C&#8217;est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman,<span> </span>idem pour le Crédit Agricole,la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­ques Populaires, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off shore, etc. (Foutoyet, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l&#8217;un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), enregistrée au Luxembourg, a conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le pouvoir des banques dans la gouvernance économique et politique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La politique monétaire permet de jouer sur les importations et exportations. C’est un outil fondamental de la souveraineté, comme l’est l’indépendance militaire par exemple. Or, les Etats africains n’ont pas cette liberté d’action et donc cette indépendance économique et politique. La Banque de France et maintenant la Banque centrale européenne avec l’euro ont décidé des dévaluations et du moment où elles ont eu lieu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan&#8230;) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes : Le magazine Forbes décomptait 1125 milliardaires en 2008. (Kroll, 2008). Ceci leur permet d&#8217;acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance: entreprises, médias, biens divers. Mais de plus, ils ont la capacité de corrompre les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laissent soudoyer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">D&#8217;autre part parce que les banques sont les lieux de dépôt de l&#8217;argent, et le lieu de transit des flux financiers qui sont l&#8217;énergie, le sang du système. Le blanchiment d&#8217;argent sale passait autrefois, par les banques des pays développés notamment, à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey&#8230;) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques) comme le soutien Denis Robert (2001). Ce dernier a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage « Révélation », en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Ces dernières, grâce à un<span> </span>« mécanisme de compensation », font ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Concernant, la BGPI, filiale du Crédit agricole Indosuez, il affirme, qu’elle possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005). Ainsi, certaines, telle la FIBA d&#8217;Elf ont blanchi de l&#8217;argent, ou participé à l&#8217;évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent. C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket&#8230;).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LES IDÉES<br />
 (IDÉOLOGIE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; gouvernance : la théorie hégémonique de la Banque Mondiale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A la Banque Mondiale, l’idéologie néo-libérale est hégémonique, c’est donc dans le cadre de cette politique qu’elle entend exercer ce qu’elle nomme une “bonne gouvernance”. La &laquo;&nbsp;bonne gouvernance&nbsp;&raquo;, pour la Banque mondiale est aussi synonyme de bonne gestion du développement” (World Bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum” (1998). Cependant, si cette politique se limite aux fonctions régaliennes, cela ne signifie pas un État faible. Il s’agit en réalité d’un “État gendarme” visant théoriquement à faire respecter les règles d’un marché concurrentiel et les libertés individuelles. Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c&#8217;est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels (privatisations, restrictions des budgets sociaux&#8230;), basés sur une politique économique néo-libérale. Ainsi, du fait du principe de conditionnalité auquel sont soumis les États pour recevoir des prêts de la Banque Mondiale, ceux-ci perdent la souveraineté sur leur politique nationale (George, 1994 : 184). Cette entorse à la souveraineté du peuple est “camouflée par les qualificatifs “d’empowerement” (la participation) et de “consensus&nbsp;&raquo; avec la société civile (Hidouci, 2003 : 6). On observe en effet une lutte idéologique, autour du concept de société civile, visant notamment à gagner “la bataille” pour une nouvelle forme de direction politique démocratique mondiale. Tandis que pour le grand public, la société civile signifie généralement les ONG, pour les organisations internationales telle l’OMC, il s’agit aussi des représentants des entreprises tel le MEDEF ou l’UNICE.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La corruption limite la démocratisation des États. Pourtant, les institutions financières internationales (IFI) agissent peu contre la corruption des dirigeants (lorsque les prêts qu&#8217;elles octroient sont détournés) (Gueye 2003 : 38).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La libéralisation et la privatisation de la régulation internationale </span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au cours du Forum Mondial de l’Economie de Davos, le 31 Janvier 1999, Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, a proposé au monde des affaires, de mettre en oeuvre le Global Compact (le pacte global). Plus de 3 700 entreprises venant de 120 pays différents, adhéraient en 2007 au Global Compact. Parmi les dix principes du Global Compact, deux<span> </span>concernent les droits de l’homme, quatre sont destinés aux droits des travailleurs, trois concernent l’environnement et le dixième porte sur la lutte contre la corruption. Le Global Compact étant une forme de<span> </span>code de conduite élaboré par les pouvoirs publics internationaux. Les transnationales, telle Nike, Nestlé, ou Total qui l’ont adopté s’engage volontairement à le respecter, mais il n’est prévu de dispositif de vérification, ni de sanction. Les Nations Unies ont autorisé les ETN Nike et Shell notamment, à adhérer au Global Compact, alors qu’elles enfreignent régulièrement leurs propres codes de conduite et les normes sociales et environnementales. Le choix consiste à déléguer, aux acteurs économiques privés, certaines des fonctions traditionnellement dévolues au service public (service des eaux, retraitement des déchets, production énergétique..). D’une part, cela représente une orientation de politique économique très spécifique. Mais d’autre part, cela transforme la nature même des organisations internationales publiques qui deviennent des partenaires des entreprises privées, plutôt que des autorités de régulation au service du peuple et de l’intérêt général (Brugvin, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale s&#8217;est développée à partir de la gouvernance d&#8217;entreprise (Leach, Percy-Smith, 2001). Dans la gouvernance on observe &laquo;&nbsp;une normalisation technique envahissante&nbsp;&raquo; (Hidouci, 2003 : 7) qui tente d&#8217;évacuer la dimension politique sous le discours de la neutralité, en se cachant dernière le langage de la gouvernance des entreprises. La gouvernance conduit à substituer les normes juridiques (décidées par les pouvoirs publics représentant le peuple) par des normes techniques (crées par des intérêts privés) : codes de conduite, labels, normes comptables privées, normes ISO&#8230;). Tandis qu’une partie du code du travail est en partie votée par ce dernier, les codes de conduite liées aux conditions de travail ou les normes ISO sont souvent créées par des entreprises privés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Par ailleurs, L’OMC est le fer de lance du<span> </span>libéralisme économique, qui sont<span> </span>l’idéologie et le pouvoir politique hégémonique au plan mondial. Le mandat de l’OMC est la suppression des obstacles au commerce. Comme pour la Banque mondiale et le FMI, cela<span> </span>conduit à une privatisation de la société qui engendre une à une inégalité sociale, économique et politique<span> </span>nuisible à la démocratie. Par exemple, l’OMC a pour mandat la libéralisation des échanges commerciaux, ce qui a pour conséquence qu&#8217;elle impose les intérêts économiques des transnationales sur les droits sociaux des travailleurs et la souveraineté politique des Etats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les pouvoirs publics tiennent leur légitimité de l’élection par le suffrage populaire et doivent donc être présents, pour garantir, théoriquement, les intérêts du peuple dans les décisions qui concernent celui-ci. Les pouvoirs publics disposent de la plus forte légitimité pour décider des règles, normes et lois, à portée générale, qui relèvent du droit positif. Les entreprises privées ne disposent pas de cette légitimité élective, ni de l&#8217;indépendance économique. Par conséquent, elles ne disposent pas de la légitimité à décider des orientations générales de la société, à légiférer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE GLOBALE NON DEMOCRATIQUE PAR LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PUBLIQUES:<br />
 (BM, FMI, ONU, OMC&#8230;)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dépendance financière des agences de l’ONU<span> </span>vis à vis des entreprises privées</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En comparaison de l&#8217;étendue de la tâche qu&#8217;on lui attribue, ses ressources sont largement insuffisantes. En 1993, le total des ressources de l’ONU s&#8217;élève donc à environ 7,3 milliards de dollars. Les grandes déclarations proclamées à l’ONU, telle &laquo;&nbsp;la santé pour tous en l&#8217;an 2000,&nbsp;&raquo; ne sont pas toujours associées de mesures suffisamment précises et de moyens conséquents. Ce verbalisme n&#8217;a alors pour but que de donner bonne conscience aux administrateurs représentants les différents pays membres et de satisfaire les attentes de l&#8217;opinion publique. De telles déclarations, lorsqu&#8217;elles sont irréalistes, aboutissent à jeter la confusion et à masquer l&#8217;impact réel des programmes mis en œuvre. Depuis la création de l’ONU, en 1945, les grandes promesses se succèdent, telle que la « santé pour tous en l’an 2000 », mais elles ne sont quasiment jamais réalisées. L’opinion est satisfaite par les promesses faites, à chaque sommet international, mais comme elle a peu de mémoire (les journalistes non plus), elle oublie les précédentes. C’est un cercle sans fin de manipulation de l’opinion publique, dans la mesure où ses dirigeants savent très bien qu’ils ne pourront atteindre les objectifs affichés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Nous allons voir que l’ONU et l’OMS subissent parfois de graves dérives. Or,<span> </span>l’Etat français dispose d’une part non négligeable de responsabilité dans la mesure où il est représenté au sein du conseil d’administration de l’OMS et qu’il dispose du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier s’avère l’organe le plus puissant de l’ONU, mais aussi le moins démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Malgré ses faiblesses, l’ONU est parvenue à de grandes réussites au service des plus pauvres. Pourtant, l’ONU, du fait de son influence, est l’objet de tentative de contrôle de la part des Etats dominants et de leurs transnationales, au sein du conseil de sécurité et de chacune de ses agences. Christian Joly rappelle les positions des organisations de solidarité internationale vis-à-vis de l&#8217;OMS : celles ci &laquo;&nbsp;continuent à voir la main des multinationales dans divers programmes de l&#8217;organisation. La collaboration de l&#8217;OMS, avec les firmes multinationales, est considérée comme une soumission aux lois du marché, au détriment de la satisfaction des besoins des populations&nbsp;&raquo; (Joly, 1987 :244-245)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">L’influence des lobbies industriels à l’ONU</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des lobbies industriels, à l’ONU, ne se limite pas à l’OMS ou au FNUAP. L’affaire «du programme pétrole contre nourriture » de l’ONU a éclaté, en janvier 2004. Dans son dernier rapport, le 7 septembre, la Commission d’enquête indépendante mise en place, en avril 2004, par Kofi Annan, a dénoncé une conduite «illicite, non éthique et corrompue» au sein de l&#8217;ONU et blâmé le secrétaire général Kofi Annan, lui-même, pour ses négligences et ses erreurs. «Notre mission était de chercher des fautes de gestion, dans le programme «pétrole contre nourriture» et des preuves de corruption au sein de l&#8217;ONU et par des entreprises sous contrat. «Malheureusement, nous avons trouvé les deux», a déploré son président, Paul Volcker (Rosett, 2005). « Dans un précédent rapport, en août, la Commission avait établi que le Chypriote Benon Sevan, lorsqu’il était responsable du programme «pétrole contre nourriture», avait empoché près de 150 000 dollars en pots-de-vin » (Mauriac, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les directeurs de la Banque Mondiale ont quant à eux aussi interrompus les prêts à différents pays, lorsqu&#8217;ils se heurtaient aux intérêts des Etats-Unis (même si officiellement il s’agissait d&#8217;autres motifs) précise Eric Toussaint. Dans le même ordre d’idée, la Banque Mondiale a systématiquement tenté de mettre en échec les régimes considérés comme des menaces pour les intérêts américains Parmi certains exemples les plus connus en Afrique, citons la dictature de Mobutu au Zaire, celle de Idi Amin Dada en Ouganda, d&#8217;Habyarimana au Rwanda à partir de 1973, d’Idris Déby au Tchad (Toussaint, 2006). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE LA PRODUCTION ET DU COMMERCE PAR LES ENTREPRISES:<br />
 EXPLOITATION, COMMERCE ILLÉGAL ET VIOLATION DES DROITS</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">L&#8217;exploitation légale par le capitalisme: premier facteur antidémocratique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Marx explique que la pauvreté, l’exploitation des travailleurs permet leur domination et leur aliénation, qui<span> </span>limitent leur capacité à se former et donc leur capacité à tenir leur rôle de citoyen, c’est à dire à défendre la démocratie. Avant, de trouver d&#8217;éventuelles causes, relevant de l&#8217;illégalité, il faut en effet, chercher les causes de la pauvreté des pays en développement dans l’analyse marxiste notamment. Cette dernière explique les inégalités principalement par le rôle des infrastructures économiques, des rapports sociaux de production, les inégalités des termes de l’échange, la division internationale du travail entre le centre et la périphérie (Emmanuel, 1969)[1]. Cependant Gramsci, montre qu&#8217;il y a une interaction entre les infrastructures et les superstructures au sein &laquo;&nbsp;du bloc historique&nbsp;&raquo; et non un simple déterminisme des premières sur les secondes (Gramsci, 1975). Mais, en plus de l’exploitation inégale, il existe une exploitation illégale, que nous allons examiner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Sous payer les matières premières d&#8217;un pays</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La production du pétrole en Afrique, par les entreprises transnationales du pétrole permet d’engranger d’énormes profits, souvent au détriment du pays et surtout de la population. A ce sujet l’exemple d’Elf Total, une autre entreprise du pétrole, au Congo est fort instructif. Le président Lissouba a bradé à Elf, les parts que l’Etat du Congo-Brazzaville détenait dans Elf Congo. Le prix officiel de la vente était de 270 millions de francs, mais les estimations de la valeur réelle de ces parts sont de 4 à 16 fois supérieures! (LDC, 1997, 1998). Sous-évaluer la qualité du pétrole représente un autre technique, pour arriver au même fin.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les « cargaisons fantômes » : la non déclaration de la production</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Floch Prigent, ainsi qu’un ancien Ministre de l’Economie du pays ont reconnu que le CONGO aurait bénéficié d’au moins deux « cargaisons fantômes ». Dans les faits, un tanker vient chercher du pétrole ; il repart chargé mais cette cargaison, qui échappe à toute comptabilisation, s’évanouit dans la nature au profit des compagnies pétrolières et des élites dirigeantes du pays. Il n’est pas rare que la cargaison change plusieurs fois de propriétaire pour échapper à toute traçabilité (Harel, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">S’allier les services d’un élu grâce<span> </span>aux commissions et rétro-commissions</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Loik Le Floch Prigent, affirme lui-même dans un livre intitulé “Affaires Elf, affaires d’Etat” (2001), faisant le bilan de son procès, que “l’activité industrielle classique s’accompagne nécessairement de mécanismes qui permettent le financement d’opérations opaques (&#8230;). Au sein du groupe (Elf) qui fait deux cents milliards de francs de chiffre d’affaires par an, le volume de ces opérations (occultes) varie de trois cents à huit cents millions de francs). (&#8230;) Elf dépensait notamment ces fonds pour obtenir “des permis de forage” dans les pays ou la société n’était pas encore implantée. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’ensemble de ces commissions versées aux officiels du pays, via des intermédiaires, était d’un certaine façon le prolongement de la politique étrangère de la France, notamment dans les pays africains et c’est la raison pour laquelle le président d’Elf en informait la présidence de la république (française), ainsi que les ministres des Finances et du Budget” (Prigent,<span> </span>55-56). “Disons que le président d’Elf est à la fois le président d’une société pétrolière et ministre bis de la Coopération. Et c’est justement parce ce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu’elle a de tout temps financé les services secrets (&#8230;). Elf a servi au financement du parti gaulliste, et a même été créé pour ça&#8230;” (&#8230;). Puis ce fut le tour du parti socialiste. Certaines de ces affaires ont défrayé la chronique judiciaire (affaire Dumas, Deviers Joncourt, Sirven, Elf Thomson, avions renifleurs, affaires des frégates, etc.). (Prigent, 2001 : 54-55 et 63-64). “L’ensemble de la classe politique savait qu’Elf faisait du financement politique”. Les rétro-commissions servaient “à mettre sous influence celui qui les percevait. Au cas où&#8230; Au cas une affaire comme l’affaire Elf leur péterait à la figure. Si tout le monde se sert du gâteau, plus personne ne plus rien dire.” (Prigent, 2001, 66-67). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> <br />
 </span></p>
<p align="center"><strong>LA CONCURRENCE DES GOUVERNANCES NATIONALISTES (IMPERIALISME)<br />
 ET LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ETAT</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les intérêts des entreprises cachés derrière les guerres locales et nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement à la lutte entre transnationales, se déroule une lutte entre Etats. Il s’agit de conflits déclarés (guerre) ou secrets (tels la guerre froide). Ce qui est en jeu, c’est le nationalisme, c’est à dire la volonté de puissance (Nietzsche, 1976), psychologique, politique ou économique, des dirigeants politiques, économiques et parfois même des peuples. Par leurs actions diplomatiques, militaires, politiques, les élus politiques viennent appuyer le développement des entreprises capitalistes nationales (l&#8217;impérialisme). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Derrière les conflits internes à une nation ou entre nations, il est rare qu’il n’y ait pas une quelconque influence d’un ou de plusieurs grandes puissances. En particulier, lorsqu’il s’agit des PED. Ne pas prendre en compte cette clé d’analyse, limite considérablement la compréhension du conflit en présence. Par exemple, le soutien de la France aux Hutus dans leur action de génocide envers les Tutsi (Coret, 2005) se comprend mieux lorsque l’on sait que les Tutsi étaient soutenus par les Etats-Unis notamment.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De 1945 jusqu’en 1989 (la chute du mur de Berlin) la guerre froide a été un des causes importantes des conflits. Une majorité des conflits nationaux (Burkina Faso, Angola, Chili, Bolivie&#8230;)<span> </span>étaient renforcés, attisés ou créés par la lutte entre le camp occidental, contre le camp soviétique. Malgré le discours d’indépendance de la France envers les Etats-Unis, notre pays a soutenu régulièrement ce dernier, notamment en favorisant la diffusion de l’arme atomique au camp occidental (Israël, Afrique du Sud durant l’apartheid&#8230;) (Lorentz, 2001).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Partage amiable des zones d&#8217;influence fait aussi parti des instruments de contrôle. Durant, la guerre froide, un accord tacite entre les Etats-Unis et la France a permis à cette dernière d&#8217;exploiter et de contrôler l&#8217;Afrique francophone, tandis que les Etats Unis s&#8217;octroyaient l&#8217;Afrique anglophone et l&#8217;Amérique du Sud (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le soutien des Etats aux intérêts des grands propriétaires capitalistes</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’Etat sert les intérêts des ETN, notamment pour des raisons d’indépendance énergétique nationale. M. Dominique Perreau, directeur des affaires économiques et financières au ministère des Affaires étrangères a déclaré que généralement &laquo;&nbsp;le ministre des Affaires étrangères use de son influence pour défendre les projets des compagnies françaises car l&#8217;Etat doit veiller à la sécurité des approvisionnements en pétrole et gaz naturel&nbsp;&raquo; (Aubert, 1999). Les présidents de la république jouent aussi le rôle de VIP pour les grandes transnationales de leur pays. Chirac était accompagné de plusieurs PDG, lors de son voyage en Chine, en octobre 2006. Nicolas Sarkozy fit de même et a ramené pour<span> </span>20 milliards d&#8217;euros de contrats pour<span> </span>les entreprises françaises, lors de son voyage en Chine en 2007(Les Echos, 26:/11/2007). Une large partie du soutien de la cellule africaine de l&#8217;Elysée, vis à vis des dictateurs, des guerres, des déploiements de l&#8217;armée française, etc. vise à protéger les intérêts des entreprises françaises. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les gouvernements et les ministères sont parfois doublés par des officines parallèles. C&#8217;est le cas du réseau Foccart, travaillant pour Elf, qui dirigeait en sous main tout la politique africaine de la France. Le soutien de l’Etat aux transnationales renforce leur capacité d’exploitation légale et illégale. La cellule africaine de l’Elysée, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’identité nationale et de la coopération&#8230; qui devraient normalement fonctionner dans la légalité ne respectent pas toujours l’Etat de droit. Par exemple, les observateurs du ministère de la coopération qui ont cautionné les élections truquées au Tchad en mai 2006 (Survie, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DEMOCRATIQUE PAR LA CONTROLE ET LA VIOLENCE<br />
 (POUVOIR DE LA SÉCURITÉ ET DE RÉPRESSION)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">Soutien militaire des grandes puissances dites démocratiques aux dictatures alliées</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les républiques qui disent faire la promotion de la démocratie dans le monde, n’hésitent pas à appuyer les dictatures, lorsque leurs intérêts sont en jeu.<span> </span>Pendant les huit ans du règne Habré, la France n’a pas cessé d’accroître son aide financière et militaire à un régime qui préférait investir toutes les ressources du pays dans des dépenses militaires inconsidérées, à l’encontre des besoins fondamentaux de la population, comme la santé ou l’éducation. L’armée et l’administration &laquo;&nbsp;d’Hissène Habré engloutissaient chacune en moyenne 200 à 250 millions par an d’aide française. L’armée française a enfoui ses possibles états d’âme face aux 40 000 personnes exécutées, 50 000 personnes emprisonnées et 200 000 personnes dépossédées de leurs biens pour cause d’opposition au régime d’Hissein Habré” (Calatayud, 1992). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Cacher un coup d’Etat par un gouvernement étranger derrière une fausse révolte populaire nationale</strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En prenant l’aspect d’une rébellion classique, les mercenaires jettent le doute sur la légitimité de tel ou tel gouvernement et introduisent l’idée que le régime est précaire et n’a pas le soutien de toute la population et donc doit être condamné. Cela contraint donc le gouvernement à entrer en conflit et il devient alors l’agresseur aux yeux de la communauté internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De nombreux, putschistes et mercenaires sont financés par un Etat ou une entreprise étrangère, afin de servir leurs intérêts. Ainsi si le coup d&#8217;Etat réussit, ces derniers seront proches d&#8217;un pouvoir qui servira leurs projets économiques ou politiques. Si le coup d&#8217;Etat échoue, compte tenu du fait qu&#8217;ils ne sont pas les acteurs de ce coup de force, ils ont peu de chance d&#8217;être inquiétés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Lorsqu&#8217;un Etat A ne sert pas ou plus les intérêts des entreprises d&#8217;un Etat B, le gouvernement de ce dernier use parfois du coup d&#8217;Etat pour placer de nouveaux dirigeants au pouvoir, qui seront plus à même de servir leurs intérêts. Ce fut le cas, avec le gouvernement français qui décida de mener un coup d&#8217;Etat, via des rebelles locaux et / ou des mercenaires, notamment au Tchad, au Comores (avec Bob Denard),&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Là encore, l’Etat agresseur peut les utiliser sans être mis en cause, comme lors du coup d’Etat aux Comores en 1995 ou Bob Denard arrive avec 33 hommes pour monter à l’assaut du palais présidentiel de Saïd Djohar. L’Etat français intervient et arrête les mercenaires qui seront emprisonnés sauf Bob Denard, évacué par un appareil de l’armée française (Caminade, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La guerre au service des intérêts des entreprises nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux, de hautes valeurs morales : la défense de la liberté, de la démocratie, de la justice. Mais derrière ces nobles motifs, les véritables motivations sont parfois moins claires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les guerres permettent de contrôler économiquement un pays afin de permettre aux entrepreneurs privés d’une nation de s’accaparer les richesses (pétrole, uranium, minerais&#8230;) ou humaines du pays, Le Chili aura été terrain d’expérimentation des théories libérales de Milton<span> </span>Friedman consistant à mettre sous tutelle les pays producteurs de matière première (énergie, métaux, nourriture&#8230;) afin de garder la maîtrise de l’économie mondiale. Cela supposait de briser les gouvernements et l’économie de ce type de pays (Petras, 2001 : 114).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La colonisation de l’Asie, de l’Amérique Latine et de l’Afrique sous le couvert d’apporter la civilisation visait d’abord cela. La traite négrière en Europe et en Amérique du Nord a servi cet objectif. La guerre des Etats-Unis contre l’Irak a permis à l’industrie pétrolière américaine de faire main basse sur les hydrocarbures du pays. Si la France s’est opposée à cette guerre, ce n’est pas seulement pour défendre l’Etat de droit, mais pour défendre les échanges privilégiés de ses industries avec l’Irak. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ce fut le cas par exemple de la Guerre du Biafra, dans laquelle la France soutenait les rebelles afin de récupérer le pétrole pour ses transnationales (Elf) (Verschave, 1999). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Le secret de la raison d’Etat : la boite de Pandore contre la transparence démocratique</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au delà du financement pas toujours très légal, des services secrets, les Etats, sous le<span> </span>motif de la raison d’Etat, classent « top secret » certaines affaires. Le fait qu’il faille parfois, pour des raisons de défense nationale invoquer le « secret d’Etat », engendre un biais très préjudiciable dans la transparence de la démocratie. Si au départ, les motifs sont légitimes, ensuite, la pratique se développe et les élus, ou les administrateurs de l’Etat utilisent le motif de la raison d’Etat pour dissimuler des éléments dont leurs citoyens devraient légitimement être informés. En 1989, par exemple, sous les motifs officiels de ne pas inquiéter la population, les français n’ont pas été informés à temps des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En réalité, on peut supposer que le lobby militaro-industriel du nucléaire n’avait pas intérêt à laisser se développer une psychose autour du danger des centrales nucléaires. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, on observe parfois une collusion entre les services secrets et les intérêts économiques privés. Maurice Robert, était chef de la sécurité d&#8217;Elf et ancien chef des services secret français en Afrique, pivot du réseau Foccart-Chirac<span> </span>(Verschave, 2001, 32). Par ailleurs, certains présidents africains ont été chaperonnés par un colonel de la DGSE, soi‑disant chargé de sa sécurité, et de multiples conseillers français. Par exemple, tous les conseillers du « président » ivoirien Houphouët‑Boigny étaient français (Verschave, 2000). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE PAR LA COMMUNICATION NON DEMOCRATIQUE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La communication comme instrument de propagande</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les campagnes de dénonciation des mouvements sociaux se heurtent aux campagnes de communication et de relations publiques des entreprises qui s&#8217;appuient sur une expertise et des ressources financières largement plus conséquentes. Les relations publiques sont ainsi qualifiées, dans les années 1920, &laquo;&nbsp;d&#8217;industrie du consentement&nbsp;&raquo; (Richter, 2004 : 149). Les relations publiques des entreprises sont, selon Harold D. Laswell, un de ses théoriciens, &laquo;&nbsp;la découverte que la propagande est moins coûteuse que la violence, la corruption, et autres techniques de contrôle&nbsp;&raquo; (Laswell, 1935: 524). Nous qualifierons pour notre part, de communication marketing, les pratiques de communication des entreprises qui visent à organiser le consentement du public, en s&#8217;appuyant sur des campagnes publicitaires, le packaging des produits et les relations publiques pour atteindre leurs fins, c&#8217;est à dire la maximisation de leur profit. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La novlangue : transformer la langue pour cacher une politique mal acceptée</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La novlangue, de même que le langage politiquement correct visent à transformer le mot trop connoté politiquement, pour en substituer d’autres qui n’éveilleront pas l’attention. Les dirigeants néo-libéraux sont passés maitres dans cet art. Alain Bihr, a écrit un ouvrage intitulé La novlangue néolibérale. Le rhétorique du fétichisme économique (Bihr, 2007), ou il en donnent divers exemples.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l&#8217;Afrique) lancé par<span> </span>l&#8217;axe FMI – Banque Mondiale, dans sa rénovation du vocabulaire de l&#8217;ajustement structurel. Ce dernier ayant subit de nombreuses critiques, ils cherchent à travers une nouvelle formulation (la novlangue) à<span> </span>laisser penser que l’on prend mieux en compte les besoins des plus faibles. Mais étant donné que les principes fondamentaux restent de nature néo-libérale, les plus démunis restent toujours sur le bord du chemin. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La récupération conceptuelle au service de l’idéologie dominante</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Un autre instrument de l’hégémonie idéologique des néo-libéraux est leur aptitude à la récupération et à la manipulation conceptuelle, qui est relativement proche de la novlangue. La Banque utilise &laquo;&nbsp;des mots solennels et des formules magiques pour transformer la réalité (George, 1994 : 207). Face aux défenseurs de l&#8217;environnement qui risquaient de mettre un terme à la philosophie de la croissance illimitée, la Banque a utilisé la notion de développement durable en décrétant &laquo;&nbsp;la croissance durable&nbsp;&raquo;. Celle-ci n&#8217;était dès lors plus menaçante, l&#8217;idée de durabilité neutralisant le danger de destruction. &laquo;&nbsp;Le mouvement de défense de l&#8217;environnement qui craint pour son avenir s&#8217;est vu ainsi privé de ses armes conceptuelles&nbsp;&raquo;(George, 94 :208)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Enfin, les institutions de Breton Woods, exercent un pouvoir politique et culturel. Le rôle financier et économique n&#8217;est que la partie émergée de l&#8217;iceberg. La partie immergée relève donc de la foi, de la croyance, de la doctrine, du leadership intellectuel. Comme le dirait Pierre Bourdieu, la Banque est puissante parce qu&#8217;elle est capable d&#8217;échanger constamment du capital économique contre du capital symbolique et vice versa.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Susan George décrit la Banque comme « la main invisible du &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo; planétaire mis en oeuvre par le capitalisme libéral.<span> </span>Dans son livre Crédits Sans Frontières, elle attribue donc au Fond monétaire international et à la Banque des attributs et un fonctionnement quasi religieux. La doctrine remplace alors l&#8217;argumentation, malgré le discours qui se veut scientifique c&#8217;est bien d&#8217;idéologie qu&#8217;il s&#8217;agit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR RELATIONNEL ET L&#8217;IDÉOLOGIE:<br />
 LE RÔLE DES RÉSEAUX ET DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les associations professionnelles contribuant à l&#8217;élaboration des politiques internationales</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les associations professionnelles (lobbies) exercent une influence parfois plus puissante sur les élus, que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, “ leur capital économique, culturel, symbolique, social (le réseau des relations)&nbsp;&raquo;, tels que les définit Bourdieu, certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques-uns sont des leaders politiques de premier plan. Mais la plupart d&#8217;entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou politique. Parmi, ces différentes organisations ont peu citer parmi les plus connus: CFR, Trilatérale, Bilderberg, WBRound Table, Bohemian Grove, Skulls&amp;bones&#8230; Or ces réseaux exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Gramsci (1975) a souligné le rôle des intellectuels dans l&#8217;hégémonie idéologique et la puissance des think thanks. Ces derniers sont des sortes de club de réflexion qui diffusent des idées. Les think thanks les plus influents, actuellement mettent la puissance de leurs idées et leurs meilleurs intellectuels au service de l’idéologie, des politiques des classes dominantes. Le sociologue français, Michel Crozier a ainsi réalisé, avec Samuel Huntington, un rapport<span> </span>en 1975, pour la commission trilatérale (Crozier) . </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les dirigeants de la CCI, tel Maucher, ceux de l’ERT, et, des ETN telles Nestlé, Shell ou Unilever participent régulièrement aux rencontres de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003). C&#8217;est dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de Unilever et de la CIA.<span> </span>Selon le politologue Stephen Gill, Il a pour but “d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (&#8230;) entre les nations de l’axe atlantique&nbsp;&raquo; (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest. Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (&#8230;). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">David Rockefeller fut le fondateur du Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale. &laquo;&nbsp;Ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” selon M. R. Jennar (2005). D. Rockefeller a déclaré à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). “Ce même personnage avait déclaré huit ans plus tôt devant la Commission Trilatérale: la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Certains auteurs, tel Fritz Scharpf, estiment que la légitimité par l&#8217;élection peut nuire au résultat, puisque le peuple n&#8217;est pas un expert (Scharpf, 2000), qu&#8217;il est versatile et émotif. Scharpf privilégie une gouvernance fondée surtout sur les outputs, c&#8217;est-à-dire la légitimité par le résultat notamment économique, plutôt qu’une légitimité issue de l’élection par les peuples. C&#8217;est sur ce type d&#8217;argument, fondé sur la légitimité par le résultat, que se sont appuyés les régimes autoritaires pour justifier leur autoritarisme, souligne Hermet (2003 : 21). C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l&#8217;intérêt du peuple lui-même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La vision de Nietzsche illustre bien celles de certaines élites, tel Rockefeller. Pour Nietzsche, la démocratie est un fléau pour l&#8217;humanité, car elle inaugure le pouvoir de la masse, du peuple ignorant (Nietzsche, 1976). Spencer, un contemporain de Darwin, considérait que la loi du plus fort était une loi naturelle, qui devait s&#8217;appliquer aux sociétés humaines. Ne favoriser que les élites est préférable pour le développement de l&#8217;humanité, car c&#8217;est le sens de l&#8217;évolution naturelle, la sélection naturelle du plus fort sur le plus faible. Par conséquent,<span> </span>l&#8217;aide sociale, les services sociaux, l&#8217;école publique, sont nuisibles à l&#8217;humanité, car ils viennent gaspiller des ressources nécessaires pour développer les qualités des élites (Spencer, 1889).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Romano Prodi figure notamment parmi ces élites. En 2006, il dirige<span> </span>l’Italie, or il a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Avec Pascal Lamy, actuel directeur de l’OMC et autrefois représentant de l’UE à l’OMC, ils ont à participer aux réunions du groupe Bilderberg en 2001 et 2003. Tous les ans, les représentants de BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292). Précisons cependant, que le pouvoir des réseaux et des lobbies, n’est pas si important que certains voudraient le penser. S’ils disparaissaient, cela n’aurait qu’un impact relatif, dans la mesure, ou il ne sont qu’un aspect, parmi une bonne dizaine d’autres formes de gouvernance non démocratique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La puissance des réseaux contre la démocratie ?</span></span><span lang="FR-CA"> </span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Après sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkosy invite au Fouquet&#8217;s, un palace parisien, les membres les plus proches de son réseau. On y trouvait notamment: B. Arnault, Bolloré, Dassault, Decaux, Bouygues (Parain d&#8217;un de ses fils), Desseigne (Barrière), Bernheim (Generali), Desmarais (Power Corporation), Kron (Alsthom), Frère (Suez), Proglio (Véolia)&#8230; (Chemin, 2005). De même au mariage de la fille de Bernard Arnaud, le 22 septembre 2005j, le magasine Paris Match, rapporte que 6 ministres en exercice étaient présents. Michel<span> </span>et Monique Pinçon, dans leur livre sur les grandes fortunes, montre que la richesse ne repose pas seulement sur l&#8217;argent mais sur des réseaux sociaux et un capital de privilèges socioculturels transmis par des dynasties familiales (2006). Cet aspect dynastique n&#8217;est pas sans rappeler les pratiques de la noblesse et de la royauté. Les privilèges officiels de l&#8217;aristocratie ont disparu pour la plupart (excepté pour certaines familles royales), mais cette pratique dynastique se perpétue, au plan social, économique et souvent même sur le plan du sang (mariage entre nobles). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement aux réseaux politiques, on trouve des réseaux économiques. Par exemple dans les relations entre la France et l’Afrique, les réseaux les plus influents sont ceux d’Elf-Total, Bolloré-Rivaud, Bouygues, Castel… Les réseaux religieux et ésotériques ont aussi leur place. Il y a notamment les groupes catholiques, le Vatican, l’Opus Dei, la Loge P2… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le réseau francs-maçons, en France et dans le monde, contribue parfois à limiter l&#8217;impartialité des juges. Le magistrat, Eric de Montgolfier, a dénoncé certains agissements, puis en janvier 2004, le magistrat Bernard Bacou décide de saisir lui-même le conseil supérieur de la magistrature au sujet de doyen des juges d’instruction du tribunal de Nice, en l’accusant d’impartialité et de solidarité criminelle entre des prévenus et lui-même. En effet, ce juge était membre des francs-maçons et jugeait une affaire dans laquelle l&#8217;accusé était lui même membre des francs-maçons. Or un des premiers serments de la franc-maçonnerie est le serment de solidarité (Etchegoin, 2004).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des puissances économiques sur les dirigeants politiques repose donc notamment sur les relations liées à leur statut important (capital symbolique),<span> </span>de négocier des accords ou des lois grâce à leurs poids économique (capital économique), de placer leurs anciens dirigeants dans les appareils politiques (capital social). Ou à l’inverse, les grands propriétaires capitalistes sont aussi en mesure de s’acheter les services d’ex-homme d’Etat, de se servir de leur image, de leur notoriété, de leur reconnaissance sociale (capital symbolique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE ISSUE DE LA DIMENSION PSYCHO-SOCIOLOGIQUE<br />
 (SOCIO-IDENTITAIRE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le besoin psychologique de pouvoir contre la démocratie</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On ne peut donc pas considérer que les problèmes politiques ne relèvent pas que de déficiences de nature sociale, mais aussi de faiblesses psychologiques donc individuelles. Plus les individus s’élèvent dans les structures du pouvoir économique ou politique, plus le besoin psychologique du pouvoir est susceptible d’être stimulé. Certains y succombent, d&#8217;autres non et d’autres préfèrent s&#8217;en écarter pour éviter ce type de difficultés. Ils s&#8217;en trouvent aussi qui restent pendant un temps à des postes de pouvoir sans succomber à ces vicissitudes. En effet, les problèmes d&#8217;ego et de pouvoir, d&#8217;agressivité, d&#8217;intolérance, etc. sont les premiers pas vers les pratiques anti-démocratiques, aussi bien au sein de la gouvernance globale non-démocratique, comme des mouvements sociaux d’ailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Alfred Adler (1870-1937) est un des trois pères fondateurs de la psychanalyse avec Freud et Karl Abraham. Il va élaborer une théorie de la psychologie individuelle, fondée sur le besoin de puissance visant à compenser un sentiment d&#8217;infériorité inhérent à tout être humain névrosé. C’est à dire tout le monde… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet, les meilleures lois, règlements et procédures promulguées par les organisations internationales, les Etats, les entreprises et même les associations ne suffiront pas à faire respecter la démocratie en leur sein et ni à l’extérieur. Car un comportement démocratique ne relève pas seulement d’un savoir faire. En effet, le dialogue démocratique suppose aussi le dialogue et l’écoute sincère entre les personnes, une certaine éthique de la discussion, une volonté de dialogue de chaque individu, une ouverture à l’autre dans le respect de ses limites, de ses différences&#8230; En un mot un savoir être ne se limitant pas à un savoir faire. Il y a peu d’espoir de “faire de la politique autrement” sans cette prise en mains du premier niveau politique: la conduite de chacun par lui-même. N’oublions pas ce vieil adage, “la fin ne peut justifier les moyens”. Pour cette raison l’autre pan de l’action politique, relève de l&#8217;action de soi sur soi. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les différences de respect des règles sociales aux 3 étages de la société</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Fernand Braudel a montré que, depuis les origines de l’humanité, se sont édifiés progressivement trois étages de l’économie, auxquels correspondent trois étages de la société. Les trois étages de l’économie se sont constitués à travers un processus d’éloignement. Au rez-de-chaussée, l’étage de fondement, se développe une économie non-monétaire, de survie, de subsistance familiale. Au premier étage, est pratiquées l’économie d’échange local, c’est l’étage de la régulation légale. L’étage supérieur, étant celui de l’économie monde, celui de l’accumulation (des ressources et de la puissance), de la distance, de l’opacité&#8230; A cet étage, les acteurs font le contraire de ce qu’ils disent. Ils incitent à la pratique des règles du marché, mais grâce à leur puissance et leur éloignement de l’opinion publique, ils cherchent constamment à constituer des monopoles. Braudel montre ainsi qu’il existe un étage intermédiaire qui pratique les règles du jeu ; un premier étage qui ne les pratique pas encore et un étage supérieur qui ne les pratique plus, tout en tenant un double langage.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le même schéma se retrouve au niveau politique. au rez-de-chaussée il y a le clan et la famille. Au premier étage, l’échange, le débat public, la démocratie locale et à l’étage supérieur la macro politique qui pratique le double langage. Ainsi, au 3è étage de la pyramide, lorsque l’on appartient au groupe des élites, ou de la même classe sociale, on peut être tenté de se considérer comme supérieur, au-dessus des lois. C’est ce qui explique ainsi, que tant des dirigeants politiques et économiques, tel le PDG d’Elf, Roland Dumas, ou Charles Pasqua, par exemple, dérapent et se retrouvent devant les tribunaux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ils estiment qu’étant membres de l’élite, ils n’ont pas à fonctionner comme les autres, et qu’à la limite, s’ils le faisaient ce serait mauvais pour eux et pour l’intérêt général tel qu’ils le conçoivent. Ainsi, certains tels Rockefeller, se prononcent contre la démocratie car elle conduit à laisser le pouvoir à des ignorants et cela ne permet pas de prendre des bonnes décisions (Rockefeller, 1999). Ce sont les experts qui doivent décider. C’est pourquoi ils considèrent que, les référendums par exemple, tel celui sur le traité constitutionnel européen, sont préjudiciables à l’intérêt général, car les électeurs ne disposent pas de connaissances suffisantes pour voter en connaissance de cause. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">La pression sociale et l’imitation contre la légalité</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Beaucoup de citoyens ordinaires, s’ils étaient placés du jour au lendemain, aux commandes d&#8217;une transnationale exerçant des pratiques illégales ou d&#8217;une dictature, deviendraient probablement des dirigeants corrompus, ou des tyrans. D’une part pour des raisons psychologiques, liées au besoin de pouvoir (plus ou moins refoulé), tel que l’analyse Adler (1918). D’autre part du fait de la pression sociale de leurs collègues et de l’imitation, par l’isomorphisme (Powel, DiiMaggio: 1983 : 152), afin de rester conforme aux pratiques de ce milieu, à cette culture et de ces codes. L&#8217;individu tend à reproduire les pratiques de sa classe sociale. C’est le phénomène de &laquo;&nbsp;reproduction&nbsp;&raquo; décrit par Bourdieu (1972). Comme l&#8217;explique Braudel, lorsqu&#8217;un dirigeant exerce au &laquo;&nbsp;3e étage de la société&nbsp;&raquo;, au sommet des responsabilités nationales et internationales, il reproduit les règles sociales, les pratiques de ses paires qui se sentent au-dessus des lois créées pour la masse des citoyens.<span> </span>Ils se considèrent être membres de l&#8217;élite, donc au-dessus de celles-ci. Les abus du pouvoir, ne sont donc ni uniquement de nature psychologique, ni uniquement liés aux structures sociales, tel que l’explique Braudel. C&#8217;est donc une erreur de penser que tous les grands dictateurs sont des psychotiques (même si cela a pu être le cas parfois), même si souvent le « le pouvoir total rend totalement fou ». Il existe donc une relation dialectique entre le besoin psychologique du pouvoir, les structures de domination politique et économique, qui nuisent à la démocratie. On doit donc considérer que les problèmes politiques relèvent aussi bien de déficiences de nature sociale, donc collectives, que de faiblesses psychologiques donc individuelles. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Dialectique de l’individu et du collectif, du psychologique et du social</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est par un changement intérieur personnel (psychologique, pratique&#8230;), par le renoncement à son besoin de pouvoir sur l’autre, pour se consacrer à un véritable service des autres que la société évolue. En effet, lorsqu’une grande masse d’individus opèrent un changement de conscience, alors les règles sociétales, les lois internationales, les pouvoirs mondiaux se transforment vers plus d’équité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces changements de conscience et ses nouvelles règles sociétales, empêchent alors certains individus placés au sommet des organisations (économique, politique, sociale, religieuse…) de dériver vers leurs faiblesses (le besoin de pouvoir sans limite) qui les conduisent à reproduire les pratiques anti-démocratiques et parfois illégales des dirigeants précédents.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est donc des changements intérieurs des individus qui agissent sur la régulation globale de la société, qui en retour façonnent de nouveaux individus par l’éducation des masses. Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que reproduire la situation en place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que se reproduire elle même. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA THEORIE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Définition de la gouvernance adémocratique et illégale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Robert Cox a développé une économie politique critique en prolongeant la pensée d’Antonio Gramsci au plan international. Cox distingue aussi « trois forces fondamentales : les forces matérielles, celle des idées, et celle des institutions. Mais, il n’y en a pas une parmi ces trois qui puisse exercer une action unidirectionnelle, car elles sont en interactions » (Cox 1996 : 96-99). Susan Strange (1196) ajoute à la tripartition de Gramsci et de Cox, un quatrième forme d&#8217;autorité, la sécurité (militaire, sociale, économique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il y a un secteur qui est équitable et légal et démocratique (le visage officiel des relations Nord-Sud), cependant, celui-ci est lié à un pouvoir (la gouvernance) global &#8211; inégal &#8211; illégal, &#8211; et non démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale non démocratique de l&#8217;Afrique signifie donc le pouvoir (la gouvernance par les entreprises, les pouvoirs publics, l’armée&#8230;) inégal, illégal et non démocratique par des acteurs de nationalités multiples visant à perpétuer la domination et l’exploitation économique et politique en Afrique, (et non du monde).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On observe dans la réalité, un continuum sans véritable rupture entre les pôles opposés que sont la gouvernance légale et illégale, démocratique et non démocratique, privée et publique. Provisoirement, nous définirons aussi<span> </span>la démocratie comme la participation du plus grand nombre possible d’acteurs légitimes à une décision favorisant l’intérêt général. Nous y reviendrons plus en détails dans la suite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance non démocratique relève<span> </span>(et/ou) :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance légale (et/ou) -non transparente (occulte) par des acteurs non légitimes du fait de leur nature, car : non indépendants économiquement, non élus démocratiquement et dont les décisions sont insuffisamment participatives.</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance illégale, c&#8217;est-à-dire ne respectant pas l’Etat de droit (les lois)</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance inégale ne permettant pas l’égalité des conditions (Tocqueville), c’est à dire en terme bourdieusien une égalité au niveau du capital économique, social (réseaux, origines&#8230;.),<span> </span>culturel (connaissance, éducation, temps disponible pour cela&#8230;), capital symbolique (diplômes, titres, statuts&#8230;) (Bourdieu).</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En résumé la gouvernance non démocratique est une gouvernance illégale, (et/ou) inégale, non transparente, par des acteurs non légitimes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>La démocratie ne peut être effective si on relève notamment:</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;inégalité dans la propriété et la gestion de l&#8217;appareil économique et financier, (pouvoir capitaliste) &#8211; L&#8217;inégalité du temps pour se former et pour militer (Braibant, 2005) &#8211; L&#8217;inégalité<span> </span>des niveaux d&#8217;éducation &#8211; L&#8217;inégalité des conditions (de vie et de biens) Tocqueville (1948) qui entraîne : Une inégalité<span> </span>dans se capacité à supporter les conséquences des lois du fait d&#8217;inégalité économique -Une<span> </span>différence de priorité politique (égalité contre liberté) dans le vote des lois du fait de l&#8217;inégalité des conditions de vie (Noberto Bobbio).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet l&#8217;égalité juridique n&#8217;est pas réelle sans l&#8217;égalité économique et sociale (conditions de vie, possibilité de mobilité sociale) car l&#8217;exploitation économique capitaliste engendre la domination et l&#8217;aliénation des travailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance légale mais inégale et la gouvernance légale non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une grande partie de ce qui est décrit par FX Verschave, concernant ce qu&#8217;il nomme la «Françafrique», relève du légal. Par contre il s’agit de situation légale et en même temps inégale selon les partisans des politiques sociales. Par exemple lorsque Elf-Total va sous payer des ressources, tel le pétrole au Congo-Brazzaville (Verschave, 1999), une partie de ces transactions économiques s’inscrivent dans le champ légal, mais sont inégales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un second niveau, on peut porter l’analyse sur le plan légal et non démocratique. Les dirigeants du G8, tels les présidents français Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, ont généralement considéré que la gouvernance nationale et celle des organisations internationales sont légales et démocratiques. Dans une démocratie représentative, les dirigeants sont élus, donc il s’agit d’une démocratie. Cependant, un certain nombre d’auteurs Castoriadis (1996), Rosenvallon (1998) et d’associations telle Attac estiment qu’une<span> </span>démocratie représentative, si elle est bien légale, n’est pas véritablement démocratique. Sans démocratie participative, les citoyens ne peuvent plus participer aux décisions qu’une fois tous les 5 ans durant le mandat municipal ou présidentiel. De même le suffrage est censitaire au niveau de la Banque Mondiale et du FMI (George, 1994).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance illégale : le non respect de l’Etat de droit est<span> </span>non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un 3ème niveau on peut analyser la gouvernance entre les PED et les pays développés sous l’angle de l’illégalité. Le non respect de la loi généralisé signifie l&#8217;absence de l&#8217;Etat de droit. Nous retiendrons la définition première et minimum de l&#8217;Etat de droit, il s&#8217;agit d&#8217;un système institutionnel dans<span> </span>lequel les pouvoirs publics sont soumis au respect du droit[2]. Ce n&#8217;est donc pas une démocratie parfaite, mais un minimum à atteindre pour pouvoir approfondir les autres dimensions.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’illégalité est un des aspects du non démocratique. Car la démocratie suppose le respect de la légalité, c’est à dire de l’Etat de droit, mais aussi, de la transparence, de la légitimité des représentants, de la participation, etc. La définition de néo-patrimonialisme de Jean-François Médard (1995 : 325-339) vient souligner que la notion de légalité dépend aussi de la culture d’un pays. Cependant, dans un régime républicain occidental fondé sur le respect de l&#8217;état de droit, sur le respect des lois, sur une séparation claire entre les biens publics et privés, les pratiques néo-patrimoniales relèvent de l&#8217;illégalité. Les élus du peuple qui s&#8217;y adonnent devraient donc être punis par la justice, or c&#8217;est rarement le cas et lorsqu&#8217;ils sont inculpés, cela donne lieu souvent à des non-lieux ou à des légères peines, qui ne sont mêmes pas systématiquement appliquées. Concernant le procès Elf, quelques semaines après son incarcération, André Tarallo (le monsieur Afrique d&#8217;Elf), &laquo;&nbsp;en sortait pour raisons médicales&nbsp;&raquo; et ne devait plus jamais y retourner. M. Tarallo avait fait appel. Un an plus tard, en mars 2005, le jugement était encore plus sévère : sept ans d&#8217;emprisonnement ferme et toujours la même peine d&#8217;amende, 2 millions d&#8217;euros. Or, cette forte amende n&#8217;a toujours pas été acquittée (Robert, 2007).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le pire est atteint lorsque que la situation est inégale, illégale et non démocratique. C’est le cas lorsqu’un service secret (CIA, DGSE) ou une transnationale finance des mercenaires pour fomenter un coup d’Etat, comme ce fut le cas d’Elf au Congo- Brazzaville (Verschave, 2001). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Une typologie et non une description générale d’un système de gouvernance</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Précisons tout d’abord qu’il s’agit, dans un premier temps, de présenter une typologie de la gouvernance illégale et non démocratique. Ce n’est donc pas une description de l’étendue de la gouvernance illégale. Cela ne signifie aucunement que les citoyens des PED, n&#8217;aient aucune responsabilité et que la dimension illégale de la carence démocratique soit dominante. En effet, pour décrire le pouvoir (effectif) d’une forme de gouvernance illégale et non-démocratique sur la société, il faut être en mesure d’en établir :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">Quel est le nombre et le pourcentage des décisions? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Les décisions illégales sont elles fondamentales ou secondaires ?<span> </span></span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont-elles structurelles ou conjoncturelles ? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont elles intentionnelles ou involontaires ? (Quelle est le<span> </span>degré d’intentionnalité des décisions?)</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il ne s’agit donc ni d’en conclure, que les formes d’illégalité, telle la corruption sévissent partout et tout le temps ni à l’inverse d’en conclure que nous n’avons affaire qu’à un phénomène marginal. Les dirigeants politiques et économiques, qui observent le système capitaliste, repèrent les erreurs du système, mais ne les corrigent pas toujours, en particulier lorsque les dysfonctionnements (les injustices) les avantagent. Par exemple, le développement de la sous-traitance contribué à affaiblir le syndicalisme. Il n’a pas été pensé pour cela au début, mais a été utilisé pour cela ensuite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une majorité des acteurs appartenant aux classes dominantes ont des intérêts communs. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire qu’ils s’organisent systématiquement et qu’ils se téléphonent, pour fédérer ses intérêts convergents. La gouvernance capitaliste globale fonctionne majoritairement ainsi dans sa dimension légale. Cependant, certains types d’actions illégales tels les coups d’Etats, les élections truquées, elles, sont généralement pensées dès leur origine.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Est-ce un système structuré, ou des décisions éparses et sans liens entre elles qui sont le fruit des hasards de la conjoncture et donc disposant d’une importance secondaire ? On relève que les pratiques de la françafrique durent au moins depuis la décolonisation, donc depuis plus de 50 ans. Pierre Péan, Smith et Glaser, François Xavier Verschave (Françafrique (1999), Noir Silence (2000), ou Noir Chirac (2003)) notamment, montrent à travers leurs différents ouvrages, qu’il y existe un système structuré concernant certains aspects de la gouvernance illégale (le mercenariat, la corruption, le détournement des matières premières&#8230;). Cependant, cela ne signifie pas pour autant, que l’ensemble de la gouvernance de l’Afrique, relève de l’illégalité. &#8230;). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Mais un faible nombre d’actions illégales, si elles déterminent l’orientation à long terme d’un politique nationale, deviennent alors fondamentales. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>CONCLUSION</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Essayons à présent de hiérarchiser les différentes formes de<span> </span>pouvoir qui sont responsables de la situation actuelle de la pauvreté et des inégalités dans le monde.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La première cause, relève de l’éducation dans l’enfance et de la dimension psychologique. La seconde cause qui explique les inégalités sociales relève des déterminismes de la gouvernance économique, financière et idéologique. Gramsci (1975), puis Cox (1996) ont montré l&#8217;interaction entre les superstructures et les infrastructures, entre les forces productives et l&#8217;idéologie (de l&#8217;Etat, de la société civile&#8230;). Comme l’a montré Marx, les inégalités sont donc le résultat d&#8217;une lutte des classes, de l&#8217;exploitation, de la domination et de l&#8217;aliénation. Le capitalisme national et mondialisé reste donc la cause dominante, après la dimension psycho-sociologique, liée au besoin de pouvoir. Par conséquent, c&#8217;est autant le pouvoir et les causes politico idéologiques que le pouvoir et les causes économiques qui peuvent expliquer les inégalités actuelles mondiales et non la seule dimension économique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En particulier, c&#8217;est le pouvoir politique des propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production), (les capitalistes) qui domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. Donc, pour reprendre notre typologie il s&#8217;agit de la gouvernance économique, financière, idéologique et<span> </span>de la gouvernance par les pouvoirs publics (nationaux et internationaux).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le 4e niveau du pouvoir ou de la gouvernance regroupe la gouvernance par la violence (policière, militaire&#8230;), le pouvoir relationnel (les réseaux) et la gouvernance nationaliste (impérialiste).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire, même si elle semble largement sous-estimée. En effet, les causes premières sont les insuffisances psychologiques (besoin de pouvoir égocentrique), les carences de la démocratie (politique, économique et sociale), puis les causes économiques (le capitalisme économique) et enfin l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De même, si le capitalisme économique et politique peut expliquer la situation mondiale actuelle d&#8217;inégalité extrême, le libéralisme (avec sa dérégulation) ne vient que le renforcer, en accentuant encore les tendances vers le non respect des règles de certains des élites (la corruption). Ainsi, si le<span> </span>capitalisme libéral n&#8217;est pas la cause première des inégalités, il vient largement renforcer les faiblesses humaines (le besoin compulsif de pouvoir), le manque de démocratie<span> </span>et la tentation de la corruption et de l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">BIBLIOGRAPHIE</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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</ul>
<p><span lang="FR-CA"> </span></p>
<hr />
<p><em><span lang="FR-CA">[1] Emmanuel Arrighi, L&#8217;échange inégal. Essai sur les antagonismes dans les rapports économiques internationaux (Maspero, 1969)</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA">[2] Dans cette seconde définition (que nous ne retiendrons pas), l&#8217;Etat de droit se compose du respect des droits fondamentaux (civils et politiques), l&#8217;Etat libéral (Etat minimum, régalien, gendarme) et la démocratie libérale (pluralisme des partis, suffrage universel). &laquo;&nbsp;L&#8217;Etat de droit apparaît comme une organisation politique et sociale destinée à mettre en oeuvre les principes de la démocratie libérale&nbsp;&raquo; (Chevalier, Jacques, 1994,<span> </span>L&#8217;Etat de droit, Paris, 2e Edition, p.54).</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><em></em></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href=" http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=13555">mondialisation.ca</a>)<br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.letransmuteur.net/la-gouvernance-non-democratique-et-illegale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Discours de Barack Obama en Egypte au Caire le 4 juin 2009</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/discours-de-barack-obama-en-egypte-au-caire-le-4-juin-2009/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/discours-de-barack-obama-en-egypte-au-caire-le-4-juin-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Le droit d’exister d’Israël ne peut être nié et ce même droit existe pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. » Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>« </strong><strong>Le droit d’exister d’Israël ne peut être nié et ce même droit existe pour la Palestine.  Les États-Unis n’acceptent pas la  légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces  constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts  de paix. </strong><strong>Le moment est venu pour que ces colonies cessent. » </strong></em><em><br />
 </em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5212" title="barack_obama_egypte-juin-2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/barack_obama_egypte-juin-2009.jpg" alt="barack_obama_egypte-juin-2009" width="308" height="205" />Je vous remercie. Bonjour à tous. C’est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu’est le Caire et d’être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d’un siècle, l’université du Caire est une source de progrès pour l’Égypte. Ensemble, vous représentez l’harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier – tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l’islam et l’Occident se caractérisent par des siècles de co-existence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s’est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l’Occident un élément hostile aux traditions de l’islam.</p>
<p style="text-align: justify;">Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d’une minorité de musulmans, qui pour être réduite n’en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l’islam inévitablement hostile non seulement à l’Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l’homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C’est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis venu ici au Caire en quête d’un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas et qu’ils n’ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l’islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l’espace de cet après-midi, je n’ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l’avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre coeur et que trop souvent nous n’exprimons qu’à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l’écoute et d’apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d’entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C’est ce que je vais essayer de faire aujourd’hui – de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette conviction s’enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d’une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j’ai passé plusieurs années en Indonésie où j’ai entendu l’appel à la prière (azan) à l’aube et au crépuscule. Jeune homme, j’ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j’ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.<span id="more-5205"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Féru d’histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l’islam. C’est l’islam – dans des lieux tels qu’Al-Azhar –, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) &#8211; c’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l’algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l’écriture et de l’imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l’élan des flèches de pierre vers le ciel, l’immortalité de la poésie et l’inspiration de la musique, l’élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l’histoire, l’islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l’égalité raciale. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais aussi que l’islam a de tout temps fait partie de l’histoire de l’Amérique. C’est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n’ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l’un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai donc connu l’islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l’Amérique et l’islam doit se fonder sur ce qu’est l’islam, et non sur ce qu’il n’est pas, et j’estime qu’il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l’islam où qu’ils se manifestent. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Or ce même principe doit s’appliquer à la façon dont l’Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l’Amérique n’est pas le stéréotype grossier d’un empire qui n’a d’autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l’une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d’une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l’idéal de l’égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots – sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum: « De plusieurs peuples, un seul ».</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, qu’un Américain d’origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d’encre. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Mais mon parcours n’est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s’est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages – y compris les près de sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd’hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d’éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C’est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu’on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C’est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Le doute n’est pas permis : l’islam fait bel et bien partie de l’Amérique. Et je suis convaincu que l’Amérique contient en elle la proposition vraie qu’indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose – vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ; aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C’est cela que nous avons en commun. C’est l’espoir de l’humanité tout entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n’est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu’à condition d’agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu’en nous abstenant d’y faire face c’est à nous tous que nous faisons tort.</p>
<p style="text-align: justify;">Car nous en avons fait récemment l’expérience : quand le système financier d’un pays particulier s’affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d’une arme nucléaire, le risque d’attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l’océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c’est notre conscience collective qui est souillée. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C’est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu’êtres humains.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une responsabilité difficile à assumer. Car l’histoire de l’humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus – et admettons-le, de religions &#8211; qui s’asservissent en visant leur propre intérêt. Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est auto-destructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d’individus au détriment d’un autre est inévitablement voué à l’échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d’ignorer les sources de tension. C’est l’inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m’exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">La première est celle de l’extrémisme violent sous toutes ses formes.</p>
<p style="text-align: justify;">À Ankara, j’ai fait clairement savoir que l’Amérique n’est pas – et ne sera jamais – en guerre contre l’islam. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. Et il m’incombe d’abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l’Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d’un large appui de<br />
 la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d’aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d’Amérique et de beaucoup d’autres pays, et qui n’avaient rien fait à personne. Mais al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd’hui encore sa détermination à commettre d’autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d’élargir son rayon d’action. Il ne s’agit pas là d’opinions à débattre – ce sont des faits à combattre.</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas &#8211; nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l’Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s’avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu’au dernier, si nous avions l’assurance que l’Afghanistan et maintenant le Pakistan n’abritaient pas d’éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d’Américains. Mais ce n’est pas encore le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi nous oeuvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les couts en cause, la volonté de l’Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d’entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions – et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l’homme, le progrès des nations et l’islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l’humanité tout entière, (Applaudissements) et que quiconque sauve quelqu’un, sauve l’humanité tout entière. (Applaudissements) La foi enracinée de plus d’un milliard d’habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s’agit de combattre l’extrémisme violent, l’islam ne fait pas partie du problème – il constitue une partie importante de la marche vers la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C’est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d’écoles et d’hôpitaux, de routes et d’entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C’est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais aussi aborder le dossier de l’Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d’un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l’Amérique la nécessité de recourir à la diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c’est possible. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : « J’espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu’elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l’effet. »</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, l’Amérique possède une double responsabilité : aider l’Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l’Irak aux Irakiens. J’ai fait clairement savoir au peuple irakien (Applaudissements) que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l’Irak appartient à l’Irak. C’est pour cette raison que j’ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d’ici au mois d’août de l’année prochaine. C’est pour cette raison que nous allons honorer l’accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d’ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d’ici à 2012. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Nous aiderons l’Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie. Mais c’est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, tout comme l’Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu’ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J’ai interdit sans équivoque l’usage de la torture par les États-Unis et j’ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d’ici au début de l’année prochaine. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">L’Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe.</p>
<p style="text-align: justify;">Les liens solides qui unissent l’Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l’aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l’antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d’un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l’esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich.</p>
<p style="text-align: justify;">Six millions de Juifs ont été tués – soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d’Israël aujourd’hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu’à évoquer dans l’esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d’un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n’ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations – grandes et petites – qui accompagnent l’occupation. Il n’est pas permis d’en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L’Amérique ne tournera pas le dos à l’aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des dizaines d’années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l’attention sur la dislocation consécutive à la fondation d’Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l’hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l’objet à l’intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l’une ou de l’autre partie, nos oeillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité. C’est dans l’intérêt d’Israël, dans l’intérêt de la Palestine, dans l’intérêt de l’Amérique, dans l’intérêt du monde. C’est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu’exige cette tâche. (Applaudissements) Les obligations qu’ont acceptées les parties en vertu de la Feuille de route sont claires. Pour que règne la paix, il est temps que les parties – et que nous tous –se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n’aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l’humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d’obtenir l’égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au coeur même de la création de l’Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l’Afrique du sud à l’Asie du sud ; de l’Europe de l’est à l’Indonésie. C’est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n’est pas un signe de courage ni de force. Ce n’est pas de cette manière que l’on revendique l’autorité morale ; c’est ainsi qu’on l’abdique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu’ils peuvent bâtir. L’Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaitre ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l’existence d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l’existence d’Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. (Applaudissements) Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d’Israël, l’absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l’initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d’asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d’Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu’Israël ne disparaitra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d’un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d’oeuvrer pour le jour où les mères d’Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d’Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l’histoire d’Israh, (Applaudissements), &#8211; comme dans l’histoire d’Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l’égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette question a constitué une source de tension entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran. Pendant de nombreuses années, l’Iran s’est défini en partie par son opposition à mon pays et il existe en effet un passé tumultueux entre nos deux pays. En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu. Depuis la révolution islamique, l’Iran a joué un rôle dans la prise d’otages et dans des actes de violence à l’encontre des troupes et des civils américains. Cette histoire est bien connue. Plutôt que de rester emprisonné par le passé, j’ai dit clairement au peuple et aux dirigeants iraniens que mon pays est prêt à aller de l’avant. La question qui se pose maintenant n’est pas de savoir à quoi l’Iran s’oppose, mais plutôt quel est l’avenir qu’il souhaite bâtir.</p>
<p style="text-align: justify;">Je comprends qu’il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l’avant sans conditions préalables, sur la base d’un respect mutuel. Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n’est pas simplement dans l’intérêt des États-Unis, c’est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d’entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d’autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires. C’est pourquoi je réaffirme fermement l’engagement de l’Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d’armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l’Iran, devrait avoir le droit d’avoir accès à l’énergie nucléaire pacifique s’il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au coeur du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J’espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais – je sais qu’il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu’une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l’égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L’Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d’une élection pacifique. Mais j’ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s’exprimer et d’avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l’État de droit et l’application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s’agit pas simplement d’idéaux américains, il s’agit des droits de l’homme et c’est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">C’est vrai, il n’y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L’Amérique respecte la liberté d’expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques – à condition qu’ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d’autrui. (Applaudissements) Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.</p>
<p style="text-align: justify;">Un membre du public : Barack Obama, on vous aime !</p>
<p style="text-align: justify;">Président Obama : Je vous remercie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l’histoire de l’Andalousie et de Cordoue pendant l’Inquisition. Je l’ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C’est cet esprit qu’il nous faut aujourd’hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d’après leur conviction d’esprit, de coeur et d’âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s’épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l’aune du rejet des croyances d’autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s’acquitter de l’obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C’est pour cette raison que je suis résolu à oeuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s’acquitter de la zakat.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, il importe que les pays occidentaux évitent d’empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu’une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l’hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, la foi devrait nous unir. C’est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs. C’est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d’Arabie Saoudite et le leadership de la Turquie dans l’Alliance des civilisations. À travers le monde, nous pouvons transformer le dialogue en un service interreligieux de sorte que les ponts entre les êtres humains mènent à des actions en faveur de notre humanité commune, que ce soit pour lutter contre le paludisme en Afrique ou pour fournir des secours après une catastrophe naturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">La sixième question – la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes.<br />
 (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais – je sais, et vous pouvez le voir d’après ce public &#8211; que cette question suscite un sain débat. Je rejette l’opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d’une façon ou d’une autre moins égale, mais j’ai la conviction qu’une femme que l’on prive d’éducation est privée d’égalité. (Applaudissements) Et ce n’est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l’égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l’Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l’égalité des femmes continue dans beaucoup d’aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils (Applaudissements) et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l’humanité, hommes et femmes. Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C’est pour cela que les États-Unis oeuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l’alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l’école au monde du travail par l’intermédiaire du microfinancement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite. Le commerce peut s’accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s’agit d’un élément encore plus important, de notre identité, c’est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je sais aussi qu’on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud ont connu une prodigieuse croissance économique tout en conservant leur culture distincte. Il en va de même pour les progrès remarquables au sein de pays à majorité musulmane, de Kuala Lumpur à Dubaï. Par le passé et de nos jours, les communautés musulmanes ont été à la pointe de l’innovation et de l’éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n’ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l’esprit que l’éducation et l’innovation seront la monnaie d’échange du 21e siècle. (Applaudissements) Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J’attire l’attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l’Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s’agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine de l’éducation, nous allons élargir les programmes d’échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, (Applaudissements) tout en encourageant davantage d’Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l’enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d’affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane. Je vais aussi accueillir un Sommet sur l’entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d’approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour aider à concrétiser commercialement des idées pour qu’elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d’excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d’énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l’eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative avec l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d’aider nos populations à améliorer leur vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l’énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n’y parviendrons qu’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais qu’un grand nombre de gens – musulmans et non musulmans – se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès. Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu’il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s’affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n’irons jamais de l’avant. Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu’il faut – de façon soutenue – pour trouver un terrain d’entente, pour nous concentrer sur l’avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci n’est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blamer autrui que de s’examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le coeur de milliards d’êtres humains. C’est la foi dans autrui et c’est ce qui m’a mené ici aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l’esprit ce qui a été écrit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Saint Coran nous dit: ‘Ô hommes! Nous vous avons créés d&#8217;un mâle et d&#8217;une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Talmud nous dit : « Toute la Torah a pour objectif de promouvoir la paix. »</p>
<p style="text-align: justify;">La Bible nous dit : « Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C’est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous. Je vous remercie. Je vous remercie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: center;">FIN</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.whitehouse.gov/files/documents/anewbeginning/SPEECH_as_delivered-French.pdf">whitehouse.gov</a>)</em></p>
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		<title>L’illégalité de l’économie internationale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel) La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-5237" title="justice" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/justice.jpg" alt="justice" width="323" height="279" /></p>
<p style="text-align: justify;">La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchan­dises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le dumping social est un principe de l’OMC</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué.<span id="more-5228"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine du libre-échange avantage considérablement les multinationales</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’idéologie de l’OMC est la doctrine du libre-échange, reprise par le Traité de Lisbonne. Actuellement, le commerce mondial repose tout au plus dans une faible mesure sur des avantages comparatifs, argument séduisant de la doctrine classique du libre-échange parce que toutes les ressources des économies impliquées ne sont pas utilisées à leur pleine capacité, ne serait-ce qu’à cause du chômage. Mais la libre circulation des capitaux elle-même ne conduit pas à des avantages réciproques. Les multinationales pro­fitent d’avantages importants que leur offrent les pays à bas coût du travail et commercialisent les produits fabriqués là-bas dans les pays à haut niveau de prix. Et leur marge bénéficiaire est élevée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Traité de Lisbonne impose aux pays membres de l’UE une circulation sans restrictions des capitaux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La réglementation du commerce mondial est complétée par la dérégulation nationale ou régionale de la circulation des capitaux, dans l’UE par l’art. 56-1 du Traité instituant la Communauté européenne, qui interdit «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers». Quelques exceptions servent à protéger l’union économique et monétaire contre de graves crises (art. 60). Les détenteurs de capitaux de pays tiers, c’est-à-dire du monde entier, peuvent les investir dans l’UE et également les en retirer sans restrictions. Une taxe mondiale sur les transactions spéculatives (taxe Tobin) serait contraire au Traité, tout autant qu’un impôt national ou communautaire correspondant (art. 58).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords de l’OMC sont contraignants, également pour l’UE, bien que la pratique ne concède aux citoyens et aux entreprises aucun droit subjectif à en exiger le respect. La procédure de règlement des litiges a force de loi. Pour modifier les textes, 153 Etats doivent actuellement être d’accord. D’ailleurs, contrairement au Traité instituant la Communauté européenne, l’UE revendique la compétence exclusive en matière de politique commerciale (doctrine AETR). Même l’Etat le plus exportateur n’est pas habilité à conclure des accords commerciaux.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">C’est le lien étroit entre la réglementation du commerce mondial et la libre circulation des capitaux qui constitue le caractère illégal de l’ordre économique imposé aux peuples. Juridiquement, et de toute façon politiquement, cet ordre est dominant mais il est à l’origine, dans le monde, de constitutions incomplètes parce que ni les droits de l’homme ni les principes sociaux ne peuvent se défendre contre cet ordre néolibéral. L’Agenda 21 de 1992 par lequel les Nations Unies prônaient pour le monde entier une politique sociale et écologique ambitieuse mais à vrai dire antidémocratique n’a peut-être pas été oublié, mais on n’en parle pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le principe social est une mission de l’Etat</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La confiance dans le sens de la responsabilité morale des entreprises justifie leur caractère largement privé. Aucun Etat n’abandonne son destin sans nécessité à des entrepreneurs qui ne promettent pas de servir l’intérêt général. Le caractère privé est le droit d’agir comme bon nous semble. Mais la liberté, c’est la morale, et la loi morale, c’est le principe d’amour. Il est pour ainsi dire exclu que les acteurs capitalistes agissent moralement. Le droit commercial mondial manque pour cela de toutes les dispositions institutionnelles et matérielles nécessaires. La responsabilité sociale présuppose l’Etat et ses lois. Certes, les Etats doivent être des républiques, systèmes garantissant les libertés et dont la forme politique est la démocratie, moteur de la justice sociale lorsque les élections sont libres et qu’elles res­pectent le principe d’égalité. Mais cette justice sociale ne peut exister que dans un authentique Etat de droit. Les entreprises qui veulent et peuvent se débarrasser de leurs devoirs sociaux violent le principe constitutionnel allemand relatif à la propriété. L’art. 14-2 de la Loi fondamentale stipule ceci: «Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité.» Aucun Etat ne peut se désintéresser de la question sociale. Ils doivent tous satisfaire au principe social s’ils veulent être des collectivités de liberté. Mais dans le monde globalisé des entreprises, les Etats individuels ont perdu leurs pouvoirs en matière de politique économique et sociale. Ceux qui comptent sur le comportement moral des entrepreneurs méconnaissent les contraintes du marché.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Seul un Etat global pourrait contraindre les détenteurs de capitaux à respecter le principe social mais l’expérience nous apprend qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un tel Etat mondial repose sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Il devrait rassembler trop d’individus pour pouvoir être vraiment démocratique. L’expérience nous montre que la solidarité est une question de proximité, de petites unités et d’un degré suffisant d’homogénéité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intérêts des entreprises et intérêts généraux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les entreprises permettent au peuple d’assurer leur existence et doivent par conséquent être soumises à ses lois. La conformité aux lois de leurs activités réalise le bien commun. C’est là la mission officielle des entreprises privées qui n’est rien d’autre que la réalisation de la volonté générale du peuple et donc de l’intérêt général. La recherche du profit par les entreprises doit pouvoir s’effectuer dans le cadre de l’intérêt général. Dans la mesure où les entreprises privées promettent une efficacité supérieure en agissant dans l’intérêt général, leur caractère privé est au service de cette fonction au sein de la république. L’organisation de la concurrence entre les entreprises est également l’affaire du peuple, qu’elle soit fixée dans des réglementations nationales ou internationales. Cependant les entreprises sont l’affaire du peuple: en tant que res publica, elles sont une res populi. Elles sont l’affaire non seulement des entrepreneurs mais également des salariés et par conséquent une res privata. Comme pour toutes les activités en république, les aspects étatiques et privés sont indissolublement liés, parce qu’ils sont déterminés à la fois par les intérêts de la collectivité et les intérêts particuliers.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les activités des entreprises ne sont protégées que de manière limitée par la Constitution: dans la garantie de la propriété (art. 14 de la Loi fondamentale), la liberté de la profession (art. 12-1) et la liberté d’agir (art. 2-1). Contrairement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la Loi fondamentale ne formule aucune liberté générale d’entreprise. La liberté de circulation des capitaux doit se soumettre aux limites imposées par le principe social. Il n’y a pas de droits libéraux, il n’y a que des droits respectueux des principes sociaux. La liberté est soumise sans exceptions à la loi morale, à l’impératif catégorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Economie sociale de marché</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En raison de son caractère constitutionnel, le principe social est le principe déterminant de l’ordre économique allemand. La Loi fondamentale n’a pas établi d’ordre économique précis; toutefois, avec le principe social, elle impose au législateur, en matière d’économie, un principe de fraternité et, grâce aux droits fondamentaux, elle protège l’activité commerciale. L’ordre économique doit, conformément au principe social, garantir l’indépendance, mais également la responsabilité individuelle. Ce n’est pas l’économie de marché qui est l’ordre économique correspondant le mieux à la Loi fondamentale mais l’économie sociale de marché. C’est quand elle est orientée vers le marché et la concurrence que l’économie permet le mieux la réalisation sociale parce qu’on sait par expérience que ce sont le marché et la concurrence qui garantissent le mieux l’efficacité économique, mais seulement lorsque l’Etat veille à ce que le marché et la concurrence se soumettent au principe social, quand, en particulier, la répartition des biens, modifiée par les besoins et la production et également par le principe du marché est assurée, garantie qu’elle est par la propriété.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine de la propriété individuelle et sociale est le fondement de l’indépendance libérale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Dans l’économie sociale, la politique de l’emploi ne saurait être négligée car le travail est le moyen le plus général et le plus humain de parvenir à la propriété et par con­séquent à l’indépendance libérale sans laquelle l’homme n’est pas un citoyen. La garantie de la propriété protège non seulement le droit de posséder mais fonde un droit de tous à la propriété. Les conditions de travail sont la propriété des collaborateurs de l’entreprise. La garantie de la propriété implique un droit au travail tel qu’il est inscrit dans les textes des droits de l’homme. Seule une législation conforme à cette conception individuelle et sociale de la propriété satisfait au principe social. En Allemagne, le chômage élevé et les millions d’emplois sous-payés, en violation des droits de l’homme, sont le résultat d’une politique à la fois capitaliste et internationaliste à laquelle se sont pliées les oligarchies partisanes. Pour cela, on a essentiellement besoin d’argent et, à la rigueur, d’un peu de moralisme idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La logique de la libre circulation des capitaux est incompatible avec la responsabilité sociale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le principe déterminant des investisseurs globaux est le profit (shareholder value). Il commande la politique d’implantation des entreprises. Le capital et donc les entreprises peuvent être délocalisés quasiment vers n’importe quel Etat. Non seulement les entre­prises sont globales mais également les produits et les clients. Les conditions de transport notamment facilitent la délocalisation. Pour laisser une chance au travail dans leur pays, les gouvernements sont contraints de niveler leur politique fiscale et sociale et de déréguler le droit économique et environnemental. La concurrence entre Etats réduit les devoirs des entreprises à l’égard des Etats. Ce sont les principes personnels des actionnaires, la plupart du temps leur avantage, qui déterminent leur conduite. Une répartition solidaire du revenu national se ferait aux dépens des revenus du capital. La responsabilité sociale des détenteurs du capital est contraire à la «logique» de la circulation globale des capitaux. C’est le profit qui est le moteur de la globalisation et non pas, par exemple, la recherche du bien du peuple, et surtout pas de celui des pays pauvres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exploitation des peuples et asservissement des Etats</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’internationalisation de l’investissement des capitaux est un moyen efficace d’exploiter les peuples et d’asservir les Etats. Les théoriciens et les praticiens des marchés dénationalisés essaient de se disculper en invoquant le principe de la concurrence. La légitimité de la concurrence est élevée au rang d’une idéologie qui dispute sa légitimité aux Etats. La répartition optimale des ressources que les théories économiques attribuent à la concurrence globale peut éventuellement être expliquée par les modèles mathématiques de la théorie de l’équilibre, mais ces modèles n’ont rien à voir avec la réalité des marchés oligopolistes, qui sont imparfaits. Mais la concurrence, dont l’avantage en matière d’efficacité est incontestable lorsque l’Etat l’organise judicieusement, doit s’adapter à l’intérêt général. Elle ne peut être qu’un instrument des collectivités, à l’instar des entreprises. La concurrence internationale ne justifie pas le fait de «dédémocratiser» et de désocialiser les conditions de vie. Il n’y a aucune nécessité économique à cela.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La concurrence des marchés, pour qu’elle soit honnête et légale, suppose une égalité suffisante des chances que le droit doit garantir; pour une concurrence mondiale, il s’agit du droit commercial mondial. Pour le marché global, il n’existe (outre les règlementations partielles que nous avons mentionnées) pas de droit de la concurrence. Mais même un tel droit ne dispense pas d’un droit social fondamental. L’abus d’avantages locaux spécifiques aux dépens des peuples devrait être impossible. Les marchandises produites dans des conditions contraires aux droits de l’homme ne devraient pas pouvoir être vendues légalement. Or la pratique ne connaît même pas la notion de «marchandise illégale».</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Quand les Etats entrent en concurrence, cela n’est légal que lorsque les conditions de vie sont suffisamment homogènes pour que les entreprises ne puissent pas miner l’autorité sociopolitique des Etats. Dans notre monde socialement hétérogène, la globalisation entraîne des abus sociaux qui peuvent ruiner les collectivités libérales ou en tout cas les plonger dans une crise. Elle n’apporte aucune aide aux peuples pauvres et opprimés. Seule une aide durable, avant tout le bouleversement des systèmes politiques, promet des chances de développement. Montesquieu écrivait déjà: «C’est dans les pays de la liberté que le négociant trouve des contradictions sans nombre; et il n’est jamais moins croisé par les lois que dans les pays de la servitude.» (De l’esprit des lois, XX, 2)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réduction du coût du travail entraîne une augmentation du coût social</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les délocalisations, décidées par des comités directeurs systématiquement corrompus par les bonus et d’autres rémunérations, dé­truisent la plupart du temps des emplois, c’est-à-dire, plus précisément, la propriété des travailleurs. Les entreprises globales cherchent à réduire au maximum les coûts du travail. Quand on congédie des travailleurs, c’est-à-dire qu’on les exproprie, on abandonne des êtres humains. L’Etat doit alors les prendre en charge et, le cas échéant, leur famille également. Les syndicats et la cogestion – la pratique l’a prouvé – ne peuvent pas vraiment empêcher cette politique d’entreprise qui contribue autant au chômage de masse ou qu’à l’exploitation des travailleurs, ce qui n’est pas moins grave. Les importations de produits bon marché n’améliorent pas le niveau de vie des peuples car les collectivités doivent financer les coûts de transfert sous forme de prestations sociales. L’économie nationale doit trouver les moyens financiers. Les multinationales exploitent aussi bien les peuples pauvres (on les fait travailler comme des esclaves) que les peuples riches (on les saigne à blanc) jusqu’à ce qu’ils tombent dans la pauvreté. Dans le monde entier, les hommes sont victimes de la globalisation de l’économie. Toutefois un petit nombre de personnes deviennent immensément riches, mais elles se désintéressent du sort actuel et futur des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Violation du principe fondamental de la vie en société</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les citoyens «possèdent» également une part des entreprises. Cette propriété n’est rien d’autre que la souveraineté du peuple qui exercice une influence sur les entreprises par le biais de ses lois, qui a droit à une part de leurs résultats mais qui a également une part de responsabilité, en tout cas en ce qui concerne les salariés. La crise économique montre nettement ce que devrait être cette responsabilité. Les intérêts des citoyens ne peuvent plus guère s’imposer. Les entreprises peuvent échapper au patrimoine commun d’un Etat et se tourner vers des «Etats faibles» pour faire leurs affaires. Maintenant, les peuples peuvent être l’objet d’un chantage. Le caractère international de l’économie a supprimé les liens de solidarité entre les membres de la collectivité. L’ordre économique libéral a largement spolié les citoyens de leur «propriété». Cela correspond à la logique du néolibéralisme anti­étatique qui, grâce à la globalité, connaît un essor qui a entraîné un capitalisme extrême bien que celui-ci n’ait pas pour lui l’appui d’un seul droit de l’homme, pas même celui de la propriété, qui est lié à la personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les crises sont la loi du profit</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mais la crise du capitalisme est aussi celle de l’économie globalisée. Les mesures d’aide des différents Etats (que leurs budgets ne peuvent pas assumer), coordonnés au niveau international, sont peut-être le dernier sursaut du système capitaliste qui met en péril économies nationales et surtout les monnaies, donc la stabilité politique. Si le sauvetage réussit, il y aura un nouveau cycle – jusqu’à la prochaine crise, car les crises sont inhérentes au système capitaliste. C’est la loi du profit. En raison des sommes gigantesques représentées par les crédits spéculatifs sans valeur, les cycles sont plus rapides et les crises plus graves.<br />
 Comme il s’agit de protéger la propriété des citoyens et avant tout le droit au travail lié à la propriété, les entreprises ne doivent pas quitter les Etats et se soustraire aux lois du peuple car elles violent ainsi le principe fondamental de la vie en société, la liberté générale et le droit, qui repose uniquement sur la liberté de tous les citoyens. Sinon elles s’opposent au peuple et à l’Etat et avant tout à ses lois. Pourtant la république les y autorise, avant tout la libéralisation antisociale et la dérégulation de la circulation des capitaux. Le droit et par conséquent l’intérêt général sont encore, dans le monde actuel, l’affaire des peuples et des Etats, pour autant qu’ils respectent les droits de l’homme élémentaires. Res publica res populi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le capitalisme international prive les hommes de leurs droits et détruit la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le capitalisme international viole les droits des citoyens parce que ceux-ci ne peuvent pas vivre leur liberté face aux entreprises et la réaliser à l’aide des lois du bien commun. En effet, la répartition libérale des biens produits par la collectivité est rendue difficile, voire empêchée parce que les actionnaires, qui sont en marge de la citoyenneté, revendiquent une grande partie des profits, parce que la mise en œuvre du principe social fondé sur la démocratie est largement entravée faute d’influence suffisante de l’Etat. La dénationalisation des entreprises réduit l’importance du principe démocratique. En effet, le caractère privé imposé aux entreprises (dénationalisation fonctionnelle) réduit (tout à fait à dessein) la portée des élections parce que les citoyens et leurs représentants dans les parlements doivent renoncer à réaliser le bien commun au moyen des lois. D’une manière générale, la république se voit considérablement «dédémocratisée», désocialisée, délibéralisée (au sens d’une perte des libertés politiques) et, de manière plus fondamentale, privée du droit parce que les entreprises échappent à la république. Les sociétés agissent ainsi parce qu’on ne les en empêche pas. Les politiques ont permis cela parce qu’ils ont été séduits par des théories économiques de l’efficacité, en particulier par une doctrine du libre-échange mal comprise et peut-être également par l’idéologie des grandes puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Les multinationales exigent à nouveau que les peuples soient à leur service. Elles leur font maintenant assumer les pertes occasionnées par leurs crédits aussi spéculatifs qu’excessifs. Cela bouleverse l’ordre économique. Les chefs des multinationales et des investisseurs institutionnels se pré­sentent comme les nouveaux maîtres du monde, «libres et riches» (Kenichi Ohmae). La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social, grave dévoiement du libre-échange. Les entreprises profitent des moyens que les politiques leur ont offerts.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1622">horizons-et-debats.ch</a>)</em></p>
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		<title>Loose Change Final Cut</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 08:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Achetez ce DVD accompagné d&#8217;une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre 2001 Loose Change (Final Cut) en français (2:09:33) La version final du documentaire choc sur le 11 septembre 2001. Après Loose Change 1 et  Loose Change 2 (2005-2006), voici la troisième édition de ce documentaire vidéo. Le documentaire Loose Change, véritable phénomène [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://fnacventeflash.viapresse.com/kiosque/magazines/abonnement.asp?context=van&amp;icfam=&amp;codebarre=37806622200040005501&amp;paysnum=1&amp;chx=van&amp;choixpays=1"><em>Achetez ce DVD accompagné d&#8217;une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre 2001</em></a></p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-final-cut/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Loose Change (Final Cut) en français (2:09:33)</strong><br />
 <em>La version final du documentaire choc sur le 11 septembre 2001.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après Loose Change 1 et  <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-petite-monnaie/">Loose Change 2</a></strong> (2005-2006), voici la troisième édition de ce documentaire vidéo.</p>
<p style="text-align: justify;">Le documentaire Loose Change, véritable phénomène de société a battu tous les records d&#8217;audience sur le net (plus de 100 millions de vues !), a été diffusé par des dizaines de chaînes de télévision (dont Planète TV en France). Depuis 2007, il est disponible dans sa version finale.  Pourtant, AUCUN distributeur, aucune chaîne de télévision n&#8217;a voulu le diffuser. Des version française officieuse du Final Cut sont apparus sur le Net courant 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur Dylan Avery défend la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001. Il expose ainsi l&#8217;idée selon laquelle les attaques n&#8217;auraient pas été le résultat d&#8217;actions terroristes mais d&#8217;une série d&#8217;événements fomentés par le gouvernement américain de Georges W. Bush&#8230; Une première version du documentaire est sortie en format DVD en 2005 ! Initialement attendue pour le week-end précédent les commémorations du 11 septembre 2007, la version &laquo;&nbsp;Final Cut&nbsp;&raquo; est finalement sortie aux Etats-Unis le 11 novembre. <a href="http://www.reopen911.info/11-septembre/loose-change-final-cut-dans-les-kioques/">Le DVD officiel en version française est sortie le 14 avril 2009</a>.</p>
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		<title>Le Titanic Apicole &#8211; La Terreur Pesticide</title>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2009 06:44:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet. DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide: l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère. Achetez ce DVD Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet.  DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide:  l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=dvd"><em>Achetez ce DVD</em></a></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4833" title="Le Titanic apicole - La terreur pesticide" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/le-titanic-apicole.jpg" alt="Le Titanic apicole - La terreur pesticide" width="220" height="312" />Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”. Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?» Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis. Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes&#8230; Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides.</p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-17_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-17_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 1/7</strong><span id="more-4832"></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1jx_titanic-apicole-37_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1jx_titanic-apicole-37_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 3/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1pt_titanic-apicole-57_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1pt_titanic-apicole-57_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 5/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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<p><br class="spacer_" /></p>
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<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>La menace de l’invasion de la canne à sucre GM</title>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2009 13:46:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le monde merveilleux des multinationales !!! Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em><img class="alignright size-full wp-image-4815" title="corporate-sugar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/corporate-sugar.jpg" alt="corporate-sugar" width="300" height="600" /></em><strong>Le monde merveilleux des multinationales !!!</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée (GM) et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En une dizaine d’années seulement, presque toute les pampas argentines et d’énormes surfaces forestières et agricoles au Brésil, en Bolivie, en Uruguay et au Paraguay ont été transformées en déserts verts de monocultures de soja. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_1">1</a>] Le boom du soja en Amérique latine a été et est toujours un filon miraculeux pour l’agrobusiness. Il a fourni à la poignée de céréaliers géants qui dominent le marché international des oléagineux et  du fourrage un terrain bon marché et fertile pour assurer l’expansion et la consolidation de leurs activités dans le monde. Ces mêmes sociétés, Cargill, ADM et Bunge pour ne citer qu’elles, ont aussi fait des milliards de profits avec les ventes d’ engrais chimiques devenus indispensables. D’autres grandes entreprises étrangères, telles qu’ AGCO et John Deere, ont profité des ventes de tracteurs. Monsanto et Sygenta, quant à eux, ont engrangé des bénéfices records avec leurs semences génétiquement modifiées et leurs pesticides chimiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’invasion du soja s’appuie sur un modèle de production axé sur l’utilisation de semences génétiquement modifiées qui permettent de tolérer d’énormes doses d’herbicides chimiques. C’est Monsanto qui a fourni à la fois les semences et les herbicides, tandis qu’une nouvelle génération d’exploitations agricoles, dirigées principalement par des hommes d’affaires vivant dans les villes, louait ou s’emparait de vastes zones agricoles et y organisait le travail. A chaque fois que ce modèle a été déployé, il a forcé les petits paysans à partir et les communautés locales ont été dévastées par l’exode rural et la contamination chimique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant aux multinationales de l’agrobusiness, l’expérience du soja dans le Cône sud a montré comment exploiter avec profit l’expansion de l’agriculture industrielle dans les pays en développement. Elle a ouvert une nouvelle ère de conquête. Le sucre, qui a une longue histoire de destruction de l’environnement et de pure exploitation humaine, est probablement la prochaine récolte à être confrontée à un boom similaire à celui qu’a connu le soja, d’autant plus que de nouvelles espèces de sucre génétiquement modifiées poussent déjà dans les champs (voir encadré 1).<span id="more-4814"></span></p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 1 : La situation actuelle du sucre génétiquement  modifié </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de dix ans on expérimente avec la betterave et la canne à sucre GM. La canne à sucre a une composition génétique assez complexe qui rend les modifications génétiques difficiles. En revanche, il est plus simple de travailler sur la betterave GM et l’expérimentation dans ce domaine a donc été beaucoup plus poussée. En 2008, les premières betteraves GM commerciales, une variété génétiquement modifiée par Monsanto et le  sélectionneur de semences allemand KXS pour les rendre résistantes au glyphosate (le Roundup Ready), furent introduites aux Etats-Unis, puis au Canada. Toutes les plus grands semenciers de betteraves d’Amérique du Nord vendent déjà la betterave Roundup Ready. Des personnes bien informées prédisent que la quasi-totalité de la récolte  des États-Unis sera composée de Roundup Ready en 2009, à moins que les campagnes contre la betterave GM ne parviennent à renverser la vapeur (voir encadré 4). Dans l’UE, qui est de loin le plus gros marché de semences de betterave, les betteraves GM n’ont pas encore reçu l’accord de commercialisation, quoique les betteraves Round Up Ready aient été autorisées pour l’alimentation humaine et animale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est de la canne à sucre GM, Monsanto espère avoir une variété de Roundup Ready/Bt sur le marché d’ici 2015. D’autres grandes sociétés de biotechnologie travaillent aussi sur la canne à sucre. (1)</p>
<hr style="text-align: justify;" size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;">(1) Il faut signaler ici deux programmes de recherche importants sur la canne à sucre :  celui de CTC Brazil avec des variétés de canne à sucre GM à taux de saccharose élevé et un projet commun du Max Planck Institute (Allemagne) avec le Vasantdada Sugar Institute au Maharashtra (Inde) et la station de recherche (La Chacra) d’une association argentine de producteurs de canne à sucre à Santa Rosa, qui fait des essais de variétés modifiées par transformation chloroplastique.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une nouvelle carte de la production  de sucre dans le monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut  obtenir du sucre à partir de nombreuses variétés de plantes, mais aujourd’hui la production mondiale de sucre provient pour la plus grande part de la canne à sucre. Celle-ci représente en effet plus de 70% de la production mondiale de sucre et est cultivée sur environ 15 millions d’hectares dans plus de 100 pays dans les zones tropicales et subtropicales. La deuxième source de sucre la plus importante est la betterave, principalement cultivée dans l’hémisphère Nord sur 10 millions d’hectares dans au moins 50 pays. Cependant la carte de la production mondiale est en train de changer, en raison de l’expansion de ces cultures sur de nouveaux territoires.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 1 : Autorisations pour la betterave Roundup    Ready H7-1 de Monsanto et KWS</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Statut</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Culture/nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>USA, Canada, Japon</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie, UE, Australie, Mexique,    Nouvelle-Zélande, Philippines, Corée du Sud, Russie, Singapour</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Trois éléments ont particulièrement altéré la géographie de la production de sucre. Tout d’abord l’émergence du Brésil comme le premier producteur mondial de sucre et de loin le plus grand exportateur du monde. Près des trois-quarts de l’expansion de la production de canne à sucre dans les dix dernières années concernent le Brésil. La surface consacrée à la canne a sucre y a augmenté en moyenne de 300 000 hectares par an entre 2000 et 2007, un taux de progression équivalent à celui du soja dans ce pays. En 2008, la surface de canne à sucre s’est accrue de 14%. Une proportion non négligeable de la production de canne à sucre brésilienne sert à l’industrie locale d’éthanol, mais une grande part se retrouve encore sur encore le marché mondial (cf. figure 3). Aujourd’hui, plus de la moitié des exportations mondiales de sucre non raffiné proviennent du Brésil, alors que le Brésil ne représentait que 7% de ces exportations au début des années 1990.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’avènement d’un si gros producteur à bas coûts, l’ancienne structure de la production mondiale est restée largement inchangée jusqu’à récemment, en raison des anciens accords de protection de la production domestique dans l’UE et aux Etats-Unis et des accords commerciaux préférentiels entre l’Europe et ses anciennes colonies qui dépendent encore fortement des exportations de sucre. Cependant, un deuxième élément, la réforme européenne sur le sucre, a frappé au cœur l’industrie du sucre et fait éclater l’ancien système d’organisation.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 2 : Investissements    de quelques sociétés biotechnologiques dans la canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Projets canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dow Agrosciences (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Décembre 2008 : a signé un accord de recherche pour deux ans avec le Cooperative Research Centre for Sugar Industry Innovation through Biotechnology (Australie)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Syngenta (Suisse)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Expérimentation sur la canne à sucre Bt au Brésil et avec le Vasantdada Sugar Institute (Inde. A créé le Syngenta Centre for Sugarcane Biofuel Development sur le campus de l’Université de Technologie de Queensland (Australie) en 2007 et travaille actuellement avec John Deere sur une technologie de plantation de la canne à sucre qui devrait « permettre aux producteurs de replanter leurs champs plus fréquemment ».</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dupont (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>La canne à sucre est un matière première pour le programme mondial de biobutonal en partenariat avec British Petroleum et Associated British Foods (British Sugar). Ils cherchent des pays pour investir dans la production de canne, en particulier la Chine et l’Inde. British Petroleum  a récemment investi de façon importante dans l’industrie du sucre brésilienne et dans un partenariat avec Verenium pour produire une « canne énergétique » qui peut pousser sur des terres impropres à la culture de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Amyris (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Société de biotechnologie en partenariat avec Crystalsev, une des plus grandes sociétés de sucre/éthanol brésiliennes et le conglomérat Votorantim, pour développer un biodiesel à partir de la canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Quand l’Australie, le Brésil et la Thaïlande ont attaqué l’UE sur les subventions et mesures de protection domestiques de son industrie du sucre à l’OMC, l’UE a décidé de profiter de l’occasion pour faire disparaître de façon unilatérale le Protocole du sucre dont elle se servait depuis longtemps avec ses anciennes colonies et de bouleverser ses régimes domestiques. Des quotas ont été maintenus pour protéger les producteurs européens mais ils ont été réduits et affaiblis, de telle sorte que la production européenne se limitera désormais de plus en plus à quelques grandes régions de production sucrière, évitant ainsi que l’Europe ne continue à inonder la marché mondial de sucre subventionné. Le marché européen a également été ouvert aux importations sans quotas et sans taxes en provenance des Pays moins avancés (PMA) et des pays ayant signé les Accords de Partenariat Economique. En d’autres termes, les anciennes colonies ne pourront plus vendre à des prix protégés par l’UE, ce qui veut dire que, parmi elles, seuls les producteurs capables de produire à coûts très bas pourront encore exporter vers l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_3">3</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les réformes de l’Europe sur le sucre seront complètement appliquées en 2009, l’UE est censée passer soudainement du statut d’exportateur net, qui déversait des millions de tonnes de sucre subventionné sur le marché mondial, à celui d’importateur net. Cela provoque déjà un mouvement de délocalisation de la production sucrière de pays comme les îles Fidji, la Réunion et une bonne partie des Caraïbes, qui ont des coûts de production et de transport élevés, vers le Soudan, l’Ethiopie et le Mozambique, où les coûts de production sont bas et où l’accès à l’UE est facile, à la fois en termes d’accords commerciaux et de transport. En outre, en dehors de l’UE, les grands raffineurs de sucre, avides de sucre bon marché pour remplacer les exportations européennes, sont maintenant à la recherche de  réseaux d’approvisionnement alternatifs.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Table 3 : Les sept principaux producteurs de sucre du    monde</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Production de sucre (en t/an) </strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Sudzucker</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>4,24</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Royaume-Uni/UK</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,85</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Copersucar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,56</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Cosan</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,15</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Eurosugar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France/Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Tereos</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,8</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Mitr Phol</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Thaïlande</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,7</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>* n’inclut pas l’éthanol</p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le troisième élément qui modifie la carte de la production de sucre dans le monde est        l’ énorme avancée des agrocarburants. La canne à sucre est considérée comme l’un des matériaux de base les plus économiques, voire le plus économique, pour la production d’éthanol. Le marché mondial de l’éthanol s’étend rapidement, car un certain nombre des marchés pour les carburants dédiés au transport ont déjà mis ou vont mettre en application des décrets qui obligent à mélanger un certain pourcentage d’éthanol à l’essence. Avant la crise financière de 2008 et l’effondrement des prix du pétrole, l’industrie du sucre était submergée de projets d’investissements dans de nouvelles usines d’éthanol. Ces investissements ont beau avoir ralenti &#8211; beaucoup de projets ont été ainsi reportés ou annulés – les décrets gouvernementaux sont suffisants pour fournir un flux d’argent non négligeable aux projets de production d’éthanol. De nombreux projets à large échelle, comprenant des plantations de sucre,  sont ainsi en train de voir le jour de par le monde et forcent la production de sucre dans de nouvelles contrées. Les investissements concernent aussi les technologies qui pourraient ouvrir de nouveaux marchés pour les agrocarburants à base de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_4">4</a>] En bref, le marché croissant des agrocarburants a vraiment dopé la demande de sucre et, par voie de conséquence, accru le développement de la production mondiale de sucre (voir diagrammes 1 et 2).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est la fête pour  l’agrobusiness</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les grandes entreprises de l’agrobusiness qui sont derrière ces changements de la production mondiale de sucre et qui en empochent les profits. Les principales entreprises sucrières européennes se sont ainsi servies des réformes de l’UE sur le sucre pour consolider leur main-mise sur la production soumise à quotas en Europe même et pour s’introduire dans la production hors-frontières de l’UE dans des zones bon marché ayant un accès préférentiel à l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_5">5</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans les pays du Sud, les grands acteurs de l’industrie sucrière qui s’étaient traditionnellement concentrés sur leur production nationale, commencent eux aussi à investir les marchés étrangers. Ainsi Mitr Phol, la plus grande compagnie sucrière de Thaïlande, s’est installée au Laos pour produire et exporter vers l’UE, par l’intermédiaire d’un partenariat avec Tate &amp; Lyle.  De même, la société sucrière colombienne Manuelita opère maintenant au Pérou et au Brésil. Le Soudan et l’Ethiopie sont devenus des cibles particulièrement recherchées des investisseurs du Sud, avec la bénédiction de leurs gouvernements. Le gouvernement soudanais soutient qu’il veut faire passer la production de canne à sucre du pays de moins de 200 000 hectares cultivés aujourd’hui à 1,7 millions d’hectares. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_6">6</a>]</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" width="609" valign="top">
<p><strong>Tableau 4 : Principales entreprises sucrières européennes investissant dans la production et l’approvisionnement en sucre à l’étranger</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Chine, Malawi, Mali, Mozambique,    Swaziland, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tereos (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Mozambique, Brésil</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Sudzucker (Allemagne)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>île Maurice</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>JL Vilgrain  (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Cameroun, Tchad, République du    Congo</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tate &amp;    Lyle (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Égypte, Laos,    Zimbabwe</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>AlcoGroup (Belgique)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil, Île Maurice</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">De nouveaux joueurs sont en train de rentrer sur le terrain de l’industrie du sucre, surtout pour l’éthanol. Les géants du commerce céréalier, qui jusqu’à présent n’avaient pas été très impliqués dans la production de canne à sucre ou de betterave, utilisent désormais des moyens agressifs pour se faire une place dans l’industrie. Cargill, qui contrôle déjà 15% du commerce mondial du sucre, a récemment investi lourdement dans la production de canne à sucre au Brésil et au Mexique et a lancé  de nouveaux projets de partenariat pour des raffineries et/ou d’éthanol  en Syrie, en Inde et au Salvador. Même ADM, le roi de l’éthanol de maïs américain, a lancé son premier projet d’investissement dans la canne à sucre brésilienne en 2008 ; le partenariat concerne deux usines de sucre/éthanol et de grandes plantations. Les entreprises énergétiques et les entreprises de ressources naturelles, au Nord comme au Sud, suivent le même chemin, qu’il s’agisse d’acteurs bien établis, comme BP, ou de capital-risqueurs moins connus du secteur minier.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée générale est donc qu’on assiste actuellement à une expansion considérable de la production de sucre dans le monde. Cette production est concentrée géographiquement et se trouve entre les mains d’un nombre assez limité d’entreprises qui travaillent avec des chaînes de production et de distribution verticalement intégrées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom du sucre au Brésil </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le Brésil qui est le plus sévèrement affecté par les transformations de la production mondiale de sucre. L’industrie du sucre y est de plus en plus concentrée entre les mains de quelques familles surnommées au Brésil « les barons du sucre » et quelques entreprises étrangères qui opèrent en partenariat les unes avec les autres. L’investissement étranger afflue dans le sucre brésilien &#8211; il a été de 9 milliards de dollars US pour la seule année 2006 &#8211; et les barons du sucre ont consolidé leurs holdings et restructuré leurs entreprises pour exploiter cet afflux de capitaux. Quelques-uns ont même mis leurs affaires familiales en Bourse (bourse du Brésil). Il arrive souvent que les investisseurs étrangers achètent une participation majoritaire ou des intérêts minoritaires en laissant les barons du sucre s’occuper des opérations agricoles. Cependant, les investisseurs étrangers commencent à prendre un rôle dominant dans les deux domaines (voir encadré 2). En 2007-2008, 12% du sucre de canne brésilien a été transformé dans des sucreries appartenant à des compagnies étrangères, contre moins de 1% au début des années 2000. Si l’on inclut les sucreries dans lesquelles les étrangers ont une part minoritaire, on obtient un chiffre encore plus important (23%).  [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_7">7</a>] Aujourd’hui on voit distinctement que quelques conglomérats – des réseaux de transnationales et les grandes familles du sucre &#8211; contrôlent la majeure partie de l’industrie. Les trois principaux s’articulent autour de Cosan, Crystalsev et Copersucar qui, selon Maurilio Biagi Filho, président de Crystalsev, possèdent presque un tiers des sucreries du Brésil. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_8">8</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le boom du sucre brésilien, la production a glissé du Nord-Est du pays au centre-sud où le terrain est mieux adapté à une production fortement mécanisée. Des millions d’hectares de cerrado (savane arborée), une région du Brésil comparable à l’Amazonie  par la richesse de sa biodiversité, ont été défrichés pour faire place aux nouvelles cultures de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_9">9</a>] Environ 90% de toute la production de sucre brésilienne provient des sucreries de cette région ; à peu près 60% de cette production est convertie en éthanol. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_10">10</a>] La région est devenue le support de base de l’industrie : Fortement soutenus par le gouvernement du président Lula, les barons du sucre locaux qui ont un poids politique et leurs partenaires étrangers n’ont eu aucun mal à faire avancer leurs plans d’expansion, transformant par là-même de vastes zones agricoles et forestières en champs de canne à sucre. Et s’il est vrai que la crise économique mondiale  a provoqué un certain  ralentissement, la Société financière internationale de la Banque mondiale IFC, la Banque de développement du Brésil (BNDES) et la Banque interaméricaine de développement (IBD) sont intervenues en apportant les fonds nécessaires  pour maintenir cette expansion et la consolider. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_11">11</a>] Plusieurs fonds d’investissement privés de centaines de millions de dollars ont été récemment établis pour acheter au Brésil des terres à convertir en cultures de canne à sucre. Parmi eux, on compte le fonds  Radar Propiedades, géré par Cosan, le fonds Calyx géré par Louis Dreyfus et le fonds Brasilagro géré par Cresud, une société qui appartient au baron du soja argentin Eduardo Elsztain. Il ne faut pas s’étonner que s’exacerbent les conflits pour les terres partout où se répand la culture de canne, de même que les violences infligées à tous ceux qui osent résister. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_12">12</a>]</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 2 : Les entreprises sucrières d’aujourd’hui au  Brésil : Guarani et CNAA </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Açúcar Guarani</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Açúcar Guarani est la filiale brésilienne de la transnationale sucrière française Tereos. L’entreprise exerce un contrôle sévère sur ses fournisseurs de sucre.<br />
 Un tiers de son approvisionnement provient de ses propres plantations, où la mécanisation des récoltes est passée de 32% en 2004 à 80% en 2008. Le reste fait l’objet de contrats avec des fournisseurs externes qui sont obligés d’utiliser les variétés de canne à sucre de Guarani et d’adhérer aux systèmes utilisés par la société pour la préparation des sols, les semis, la récolte et les soins contre les maladies. Guarani est une des rares sociétés sucrières au Brésil à avoir signé avec le producteur d’éthanol suédois Sekab un contrat d’approvisionnement en éthanol durable, qui oblige à mécaniser complètement la production. (1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>The Companhia  Nacional de Açúcar e Álcool (CNNA)</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, Goldman Sachs a acheté 19% de la deuxième sucrerie du Brésil, Santa Elisa, qui fait partie du conglomérat Crystalsev. A la même période, Santa Elisa et Goldman Sachs ont lancé un partenariat de 300 millions de dollars US avec l’entreprise commerciale internationale Global Foods Holdings et le Carlyle Group, une firme américaine privée à capitaux propres. Ce partenariat, du nom de CNNA, avait pour but de mettre en route quatre grandes sucreries et usines d’éthanol, devenant ainsi l’un des trois principaux producteurs de sucre/éthanol du Brésil. Des représentants de la société affirment qu’ils ont l’intention de s’étendre dans les «  nouvelles » zones de culture de canne à sucre du centre-sud : Crystalsev sera chargé de la distribution à l’intérieur du pays, tandis que Global Foods Holding doit organiser le commerce international.  Le partenariat de CNNA a profité récemment d’une injection de capital de 270 millions de dollars US de la Banque interaméricaine de développement ainsi que d’un financement de 200 millions de dollars US de la part de la Banque de Développement  du Brésil (BNDES). Deux des sucreries sont déjà en activité et une troisième en construction. Au début de 2009, Carlyle a augmenté sa participation dans la société, devenant l’actionnaire principal, tandis que Santa Elisa se faisait exclure de la structure de direction. La société est donc maintenant dirigée par un fonds qui appartient entièrement à des entreprises étrangères, rassemblant le Carlyle Group, Goldman Sachs, le Global Foods Holding et Discovery Capital.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Sekab,  « Requirements for Sustainable Ethanol » <a href="http://tinyurl.com/dd6qvp" target="_blank">http://tinyurl.com/dd6qvp</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production poursuivi par les conglomérats du sucre au Brésil est celui d’une grande exploitation verticalement intégrée. Les sucreries possèdent ou louent les trois-quarts des terres à canne à sucre et les 60 000 producteurs brésiliens indépendants, dont les fermes font moins de 150 hectares, représentent seulement 27% de la production nationale. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_13">13</a>]. Les conditions de travail dans les plantations sont connues pour être brutales et au fur et à mesure que les sociétés sucrières prenaient de l’ampleur, elles ont pu exiger de plus en plus de leurs ouvriers qui sont généralement payés à la quantité de canne coupée. Le tonnage moyen de canne coupé journellement dans la région de São Paulo a doublé, passant de 5 à 6 tonnes par jour dans les années 1980 à 10 à 12 tonnes aujourd’hui, ce qui correspond à 12 000 coups de machette par jour. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_14">14</a>] Depuis 2000, les coupeurs de canne à sucre de cette région ont accru leur productivité de 11,9%, mais le salaire qu’ils reçoivent n’a augmenté que de 9,8% durant la même période. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_15">15</a>] Chaque année, certains ouvriers meurent d’épuisement et le travail forcé reste une pratique courante dans l’industrie. La Commission pastorale de la terre (Comissão Pastoral de Terra  ou CPT) rapporte que 2 164 ouvriers ont été libérés du travail forcé dans les plantations de sucre du Brésil en 2008. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_16">16</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production est aussi de plus en plus industriel et s’appuie sur des machines, de nouveaux cultivars et des intrants chimiques fournis par l’agrobusiness. Le boom de la canne à sucre est l’une des raisons principales pour lesquelles le marché brésilien des pesticides a été multiplié par quatre entre 1992 et 2006, atteignant une valeur de plus de 5 milliards de dollars US en 2007. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_17">17</a>] Cela a aussi généré un immense nouveau marché pour les entreprises de capitaux étrangers qui contrôlent également le marché brésilien des tracteurs. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_18">18</a>]  Pour les sociétés sucrières, la mécanisation réduit les besoins en main d’œuvre manuelle, leur épargnant en partie les exigences des ouvriers et les critiques internationales qui se font de plus en plus entendre sur les conditions de travail dans les plantations de sucre brésiliennes. Cela permet aussi d’éviter la pratique courante des brûlis avant la récolte à la main, ce qui est un argument de poids quand on parle des avantages environnementaux de l’éthanol brésilien. En fait, les critères de « durabilité »  décidés par les importateurs d’éthanol européens et leurs fournisseurs brésiliens exigent cette mécanisation. Dans la même veine, le gouvernement brésilien a introduit en 2007 un protocole destiné à interdire les brûlis sur 20% des champs de canne à sucre d’ici 2010 ; ce pourcentage doit atteindre 100% d’ici 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer donc, ce qui caractérise l’expansion du sucre au Brésil  est le degré de contrôle des grandes entreprises, la conversion rapide et massive des terres et un modèle de production industriel, fondé sur l’exploitation de la main d’œuvre et l’usage de machines modernes et d’intrants fournis par l’agrobusiness. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_19">19</a>]  Le Brésil est sans aucun doute l’épicentre du boom mondial de la production de canne à sucre, mais un certain nombre d’autres pays sont en danger d’être eux aussi aspirés et entraînés dans le même modèle d’agrobusiness.  En effet, le Brésil est maintenant devenu le principal défenseur de l’éthanol à base de canne à sucre sur la scène internationale. Il fournit moyens financiers, investissements et technologie dans le monde entier aux pays qui acceptent de se lancer dans cette production.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Tableau 5 : Les projets de    betterave tropicale de Syngenta</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Partenaire</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Détails</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Maquiltec S.A.,    Campos Chilenos (EDF &amp; Man)</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Le projet éthanol de 250 millions de dollars US a été mis en attente en janvier 2009 pour raisons financières. Une surface de 8 000 hectares de betterave est prévue. (1)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>MIDROC</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Projet de 300 millions de dollars US dans l’État d’ Amhara, impliquant une plantation de 30 000hectares et un système de producteurs sous contrat.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Vasantdada Sugar Institute (VSI),    Harneshwar Agro Products</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Inde</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Avec la sucrerie Samarth Cooperative, VSI a cultivé des betteraves à usage alimentaire sur environ 48,5 hectares de terres et les a traitées dans une usine- pilote à Ambad, près de Jalna, au  Maharashtra. Avec Harneshwar Agro Products, il a passé un contrat de production de betterave avec les 12 000  fermiers actionnaires de la société et construit une usine de bio-éthanol, au Maharastra également.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Inconnu/ n.c.</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>La betterave est cultivée sur environ 70 000 hectares au Soudan et la production doit être augmentée par/grâce à  la création d’une sucrerie dans le Projet Gezira par des investisseurs des Émirats Arabes Unis. Syngenta a fait faire des essais de terrain sur sa betterave dans le pays.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p>1 – « Campos Chilenos paraliza proyecto de etanol en Columbia por US 270 millones por falta de financiamento », 29 January  <a href="http://tinyurl.com/bbfvdy" target="_blank">http://tinyurl.com/bbfvdy</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Monsanto s’infiltre dans le sucre canadien. Jusqu’où  ira-t-il ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un élément essentiel dans l’histoire de l’expansion de la production sucrière brésilienne a été le développement de variétés adaptées à la région du Centre-Sud du pays et à la production d’éthanol. La plupart de ces variétés ont été développées par le Centrode Tecnologia Canavieira (CTC), un institut semi-privé qui était contrôlé par Copersucar mais appartient maintenant à un groupe rassemblant les plus grandes sucreries du Brésil. CTC avait l’habitude de faire payer des royalties aux non-membres mais refuse maintenant tout accès aux producteurs qui ne font pas partie de l’organisation et qui représentent plus de la moitié de la production de sucre du pays. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_20">20</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Un nouvel acteur, cependant, vient de faire son apparition sur la scène et est en train de grignoter la position dominante de CTC. CanaVialis, le plus grand sélectionneur privé de canne à sucre du monde, a été mis en place en 2003 par plusieurs sélectionneurs autrefois publics, avec le financement du conglomérat brésilien Votorantim. A côté de CanaVialis, une société sœur, Allelyx, est spécialisée dans la  biotechnologie de la canne à sucre. Comme CTC, CanaVialis travaille pour les principales sucreries qui leur font développer pour elles des variétés spécifiques. Canavalis a ainsi récemment signé un accord de 25 millions de dollars US avec Cosan pour ouvrir 10 stations de recherche et développer de nouvelles variétés de canne. L’entreprise a aussi développé des variétés pour la plantation de canne d’Odebrecht en Angola. Selon CanaVialis, leurs variétés occupent maintenant au moins 15% des surfaces cultivées en canne à sucre au Brésil. On peut donc dire qu’au Brésil, la sélection de canne à sucre est devenue une affaire potentiellement rentable, ce qui n’est pas encore le cas partout.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution n’a pas échappé au plus grand semencier mondial, Monsanto. En 2007, Monsanto a commencé un partenariat avec CanaVialis et Allelyx dans le but de développer des variétés de canne à sucre génétiquement modifiées pour résister au glyphosate (Roundup Ready). Puis à la fin de 2008, il a décidé de racheter les deux sociétés, pour 208 millions de dollars US, devenant ainsi soudainement la plus grande entreprise au monde de sélection de canne à sucre.</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 3 : La betterave GM descend vers le sud </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas que dans l’Union européenne et en Amérique du Nord qu’on cultive la betterave sucrière. Elle est également cultivée à grande échelle en Chine, en Russie, en Europe de l’Est, en Égypte, au Soudan, en Turquie et en Argentine. En outre, Syngenta essaie de développer une betterave tropicale qui serait utilisée principalement pour faire de l’éthanol. Cette betterave peut être cultivée dans des zones où il n’y a pas suffisamment d’eau pour faire de la canne à sucre, ce qui devrait ouvrir de nouvelles contrées à la production de sucre. Syngenta prévoit une expansion à court terme de la production de betterave tropicale de 1 à 3 millions d’hectares dans le monde et a mené des essais de terrain dans de nombreux pays, parmi lesquels la Chine, l’Australie, la Thaïlande, le Vietnam, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Soudan, le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Mexique et les États-Unis. (1) Actuellement les betteraves tropicales de Syngenta n’ont pas l’appellation d’OGM, mais l’entreprise  travaille beaucoup sur les betteraves GM et sa filiale Hilleshog est l’un des principaux fournisseurs de betterave Roundup Ready.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Communiqué de presse de Syngenta « Syngenta’s tropical sugar beets receive World Business and Development Award”, 25 septembre 2008, <a href="http://tinyurl.com/awxnpn" target="_blank">http://tinyurl.com/awxnqn</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Monsanto ne cache pas son intention d’utiliser le réseau des clients de CanaVialis et la collection de germaplasme de ce dernier pour introduire très largement la canne à sucre GM. Contrairement au soja, la canne à sucre est une plante vivace et les paysans ne la replantent que tous les cinq ans environ ; pour ce faire, ils utilisent des boutures, et non des semences. Monsanto prévoit donc de suivre l’exemple de CanaVialis pour vendre ses variétés, c’est à dire qu’il veut établir des contrats et partenariats avec les principales sucreries qui utiliseront ces variétés dans leurs propres plantations et dans les contrats de production conclus avec leurs propres fournisseurs. CanaVialis a déjà fait du développement variétal en Angola et en Californie et les variétés de canne à sucre destinées au Centre-Sud du Brésil sont cultivées dans d’autres parties du monde, par exemple au Soudan par Kenana Sugar, la plus grande entreprise sucrière intégrée du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La betterave Roundup Ready ouvre la voie à la canne à sucre GM de Monsanto. Elle a été introduite aux Etats-Unis et au Canada en 2008 et Monsanto a déjà l’accord des instances de réglementation pour exporter ses betteraves vers des marchés importants, tels que l’Europe et le Japon. Des autorisations réglementaires similaires pourraient être obtenues pour la canne à sucre Roundup Ready puisque, dans ce cas comme dans celui de la betterave, le produit raffiné ne contient apparemment plus trace de matériau transgénique. C’est du moins ce que prétendent les défenseurs du sucre GM. En Australie, où Dow et Syngenta collaborent avec les grands instituts de recherche sur la canne à sucre GM, l’industrie du sucre a déjà mis en place un lobby afin de faciliter l’introduction de la canne à sucre GM : le Sugarcane Gene Technology Group qui a copié le modèle du lobby américain de la betterave GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_21">21</a>]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des déserts de canne à sucre GM </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les autres cultures OGM qui ont été introduites sur le marché jusqu’à présent, la première série de canne à sucre GM qui se prépare sera modifiée pour résister au Roundup, l’herbicide au glyphosate de Monsanto. Tout comme avec le soja GM, l’intérêt de ces cultures de canne à sucre GM est qu’elles simplifient la production industrielle à grande échelle. L’essor du soja GM en Amérique latine s’explique par le fait que ce soja facilitait la tâche aux investisseurs de l’agrobusiness dont le souci majeur est d’engranger des bénéfices rapides sur de vastes zones fertiles. Ce sera exactement la même chose avec la canne à sucre GM : le caractère Roundup Ready fait du contrôle des mauvaises herbes une simple affaire d’arrosage des champs avec du glyphosate de temps en temps.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau    6 : Exemples de conflits terre/eau provoqués par l’expansion de la canne    à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<h4>Pays</h4>
</td>
<td valign="top">
<h4>Conflit</h4>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mali</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Illovo (ABF) construit actuellement une usine d’éthanol et une sucrerie sur 14 000 hectares… l’Office du Niger. La Coordination nationale des organisations de paysans (CNOP) est opposée à ce projet.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>L’expansion de la production de canne à sucre dans le bassin de l’Awash a provoqué un conflit pour les terres avec les bergers xx de l’Afar dont le mode de vie est directement menacé par les nouveaux projets de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mozambique</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Les    paysans protestent contre un projet d’éthanol mené par la compagnie minière    Camec, parce qu’il les priverait d’eau.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Des opposants du village d’El Wag dans l’état de White Nile ont bloqué une autoroute en juillet 2008 pour demander compensation pour la construction du nouveau projet White Nile. Des affrontements avec la police ont fait 3 morts parmi les villageois et 8 blessés.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>En 2007, le Mouvement des sans-terres (MST) a envahi l’usine d’éthanol Cevesa de São Paulo appartenant à Cargill et un mois plus tard 6 000 hectares de terres, également à São Paulo, où ils ont mis le feu à 30 tonnes de canne à sucre qui n’était pas encore plantée.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p>Sources : The Afar Human Rights Organisation,    “Ethiopian Givt endangers Afar pastoralists ecosystem”, 4 July 2007, <a href="http://tinyurl.com/dxa3ny" target="_blank">http://tinyurl.com/dxa3ny</a><br />
 <em>Juba Post, </em>25 October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cgoxn7" target="_blank">http://tinyurl.com/cgoxn7</a><br />
 Ethical-Sugar, “An exclusive Engine of Growth: The    Development Model of Brazilian Sugarcane”, January 2009, <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le système est parfait pour les grandes multinationales du sucre qui accroissent ainsi leur contrôle vertical sur la production et la distribution mondiales de sucre. Il est totalement adapté à leurs stratégies d’intensification de la mécanisation de la production au Brésil comme ailleurs. Il facilitera la conversion d’encore plus de terres agricoles en terres de production de canne à sucre qui seront aux mains des grandes entreprises et serviront principalement à produire de l’éthanol. Les petits producteurs indépendants seront complètement exclus de ce système et de vastes zones qui pourraient être cultivées par des petits paysans pour leur propre production de nourriture seront transformées en de verts déserts de canne à sucre GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_22">22</a>] Pour donner une idée de la me sure des choses, il faut savoir que le Gouvernement brésilien prétend avoir identifié 44 millions d’hectares supplémentaires pour la production de canne à sucre, soit environ six fois la surface actuellement cultivée en canne à sucre (qui fournit déjà le tiers de la production mondiale). [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_23">23</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-production.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-product-sm.jpg" border="1" alt="sugar production graph" width="250" height="155" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;">Les effets d’un boom de la canne à sucre GM sur l’environnement et la santé seront également sévères. La canne à sucre Roundup Ready a beau simplifier les applications d’herbicides, l’expérience de l’Amérique latine avec le soja Roundup Ready montre comment il favorise l’abus de pesticides. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_24">24</a>] Parce que les cultures ont été génétiquement modifiées pour tolérer de fortes quantités de glyphosate, les champs sont noyés sous le pesticide souvent épandus par avion, sans tenir compte le moins du monde des populations environnantes. Pendant le processus d’autorisation de sa betterave GM aux Etats-Unis, le lobbying de Monsanto auprès de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a réussi à faire accepter une multiplication par cinquante des taux de résidus de glyphosate permissibles dans les racines de betterave. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_25">25</a>] Le Roundup (glyphosate) est un herbicide toxique qui présente des risques pour la santé humaine, même à des taux relativement bas. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_26">26</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, Le Roundup Ready risque d’encourager l’usage de multiples herbicides.  Dans la production mécanisée de canne à sucre, il est courant de ne pas labourer et c’est le glyphosate  qui est censé détruire les pailles sèches restantes quand vient le moment de replanter. Comme cette pratique ne sera pas possible quand les pailles seront résistantes au glyphosate, elle risque fort de nécessiter des doses d’herbicides supplémentaires. La présence croissante d’herbes tolérantes au glyphosate et de plantes spontanées Roundup Ready (maïs et soja), en particulier en Amérique latine, forcera également les opérations industrielles de culture de canne  Roundup Ready à utiliser davantage d’herbicides. Pour résoudre ce genre de problèmes avec son soja, Monsanto prétend qu’il va bientôt introduire un soja Roundup Ready qui serait également résistant à l’herbicide dicamba, de façon à ce que ces deux herbicides puissent être utilisés, pour assurer la destruction de toutes les herbes tolérantes au glyphosate. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_27">27</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont souvent les ouvriers agricoles qui sont le plus affectés par l’usage des pesticides. Jorge Chullén de l’ International Union of Food workers (IUF) affirme que le problème des pesticides pour les ouvriers des plantations de canne à sucre s’est accru dans les dernières années. Ceci est dû en particulier au fait que les sucreries ont de plus en plus tendance à sous-traiter les activités agricoles et à confier entre autres l’application des pesticides à des sous-traitants, éludant ainsi leurs responsabilités envers leurs ouvriers. Chullén décrit les conditions de travail  dans le cadre de ces opérations de sous-traitance comme « horribles » et déclare que cette pratique ne fait qu’accroître la détérioration les standards de sécurité pour les ouvriers. La canne à sucre GM pourrait donc doublement frapper les ouvriers : en augmentant leur exposition aux pesticides et en contribuant à un processus de mécanisation qui fait disparaître les emplois dans le secteur. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_28">28</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3-sm.jpg" border="1" alt="sugar graphs 2 and 3" width="250" height="312" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sucre : l’envers du décor</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La production de canne à sucre est devenue si industrielle et tellement partie intégrante du système de production agroalimentaire que bien souvent les autres formes de production et d’usage ne sont pas reconnues. Pourtant, les communautés locales maintiennent des modes culturels fondés sur la canne à sucre qui sont entièrement différents –et importants. Quand elle n’est pas raffinée ni traitée chimiquement, la canne à sucre est en fait une plante très nourrissante, riche en vitamines et en minéraux. Elle représente une source alimentaire importante qui s’intègre dans un vaste système économique à petite échelle, qui va des fabricants de sucre de palme (jaggery ou gur) en Inde aux petits vendeurs de rues et leurs stands de jus de canne dans presque tous les pays tropicaux du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">En Colombie, les communautés ont une vieille tradition qui consiste à organiser des « trapiches comunitarios » (moulins communautaires), grâce auxquels ils transforment le jus de leur canne à sucre locale en un concentré qu’ils appellent panela. Comme dans d’autres régions d’Amérique latine, les paysans locaux colombiens continuent à cultiver leurs propres variétés de canne à sucre qui sont adaptées à leurs terres et à la fabrication de panela. Certaines de ces variétés traditionnelles ont fait l’objet d’études du Grand institut paysan (Instituto Mayor Campesino IMCA). Pour Erminsu Ivan David Pabón-Mincho, coordinateur de programmes à l’IMCA, les trapiches comunitarios et les variétés locales de canne à sucre sont essentiels pour la subsistance et le bien-être des communautés rurales de Colombie. Mais, poursuit-il, les récents efforts pour étendre la production de sucre dans le pays, en particulier pour en faire de l’éthanol, menacent de priver ces communautés des terres déjà très limitées qui servent à la production de leur propre canne. De plus, la réglementation gouvernementale concernant l’industrie du sucre est, selon lui, destinée à pénaliser la production artisanale de panela et à concentrer l’industrie du sucre entre les mains des grandes entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la canne à sucre GM, les communautés de ce genre constituent un obstacle à éliminer. Ce sont elles qui risquent le plus de perdre leurs terres dans l’expansion de la canne à sucre GM, de perdre leur travail à cause de la mécanisation de la production, de subir la pollution des herbicides et de voir leurs récoltes traditionnelles de canne contaminées par les OGM. Ce sont elles aussi qui risquent le plus de souffrir des effets nocifs du sucre GM, puisqu’elles consomment la canne telle quelle et en ont besoin comme source de nourriture et non pas seulement comme produit sucrant. Jusqu’à présent en effet, pour autoriser les betteraves GM, les autorités n’ont étudié que l’impact du sucre raffiné sur l’alimentation, alors que celui-ci est censé ne plus contenir de trace de matériau transgénique. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_29">29</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Il est par conséquent important de s’opposer à la canne à sucre GM et au sucre GM en général, et ce pour de nombreuses raisons. Cette prise de position fait partie d’un mouvement de résistance plus vaste qui refuse que le sucre de l’agrobusiness accapare des terres agricoles qui devraient plutôt pouvoir permettre aux paysans de produire leur propre nourriture. C’est aussi une façon de rejeter l’industrialisation et la déshumanisation d’une culture vivrière qui a une valeur culturelle et économique essentielle pour de nombreuses communautés, surtout quand on considère l’essor actuel de l’éthanol à base de canne à sucre. Aujourd’hui ces communautés sont durement affectées par la collusion entre l’agrobusiness et les gouvernements pour redessiner la carte mondiale de la production du sucre. L’introduction de canne à sucre GM ne peut qu’exacerber leurs problèmes.</p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Lectures complémentaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">ETC Group (Action Group en Erosion, Technology and Concentration), “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008,<a href="http://tinyurl.com/dagctq" target="_blank">http://tinyurl.com/dagctq</a></p>
<p style="text-align: justify;">Javiera Rulli  (ed.), United Soy Republics: The truth about soy production in South America,  Grupo de Reflexión Rural, 2008.<br />
 <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a></p>
<p style="text-align: justify;">Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis – Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar,” 2009, <a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a></p>
<p style="text-align: justify;">Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a></p>
<p style="text-align: justify;">Lilian Joensen, Stella Semino and Helena Paul, “Argentina: A Case Study on the Impact of Genetically Engineered Soya”, Gaia Foundation, 2005,<a href="http://tinyurl.com/dz927p" target="_blank">http://tinyurl.com/dz927p</a></p>
<p style="text-align: justify;">GRAIN, numéro spécial de Seedling sur  les agrocarburant, juillet 2007, <a href="http://www.grain.org/seedling/?type=70">http://www.grain.org/seedling/?type=70</a></p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1<a name="_1"></a> &#8211;  Walter Pengue and Miguel Altieri, “GM soya bean: Latin America’s new colonizer”,  Seedling, January 2006, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=421">http://www.grain.org/seedling/?id=421</a> <br />
 2 - <a name="_2"></a>Günther Fischer, Edmar Teixeira, Eva Tothne Hizsnyik and Harrij van Velthuizen, “Land use dynamics and sugarcane production“, in Peter Zuurbier and Jos van de Vooren (eds), Sugarcane ethanol: Contributions to climate change mitigation and the environment, Wageningen Academic Publishers, The Netherlands, 2008.<br />
 3 – <a name="_3"></a>Histoire et analyse excellentes des réformes de l’UE sur le sucre, Ben Richardson, “Restructuring the EU–ACP sugar regime: Out of the strong there came forth sweetness”, Review of International Political Economy, 28 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/at9oax" target="_blank">http://tinyurl.com/at9oax</a> <br />
 4 – <a name="_4"></a>Pour une analyse plus détaillée, voir ETC Group, “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cayhzo" target="_blank">http://tinyurl.com/cayhzo</a> <br />
 5 – <a name="_5"></a>L’Initiative “Tout sauf les armes”, lancée en mars 2001, ouvre l’UE aux importations en franchise de droits et de quotas en provenance de tous les pays moins avancés (PMA), avec des arrangements provisoires pour le sucre jusqu’en juillet 2009.<br />
 6 - <a name="_6"></a>“Sudan announces ambitious plan for sugar production”, Sudan  Tribune, 7 March 2008, <a href="http://tinyurl.com/apfern" target="_blank">http://tinyurl.com/apfern</a> <br />
 7 - <a name="_7"></a>União dos Produtores de Bioenergia (UDOP),  “Capital estrangeiro responde por 12% da cana moída no Brasil”, 4 February 2009,<a href="http://tinyurl.com/aalnjv" target="_blank">http://tinyurl.com/aalnjv</a> <br />
 8 - <a name="_8"></a>“Açúcar e álcool são os paradoxos da crise”,  Gazeta Mercantil, 17 November 2008, <a href="http://tinyurl.com/cntqny" target="_blank">http://tinyurl.com/cntqny</a> <br />
 9 - <a name="_9"></a>Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a> <br />
 10 -<a name="_10"></a> Ben Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The  Development Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 11 -<a name="_11"></a> En 2008, la BNDES a investi presque 25 milliards de dollars US dans l’industrie du sucre/éthanol (Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis–Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a>)<br />
 Voir aussi l’ Inter-American Development Bank, “IDB backs $150 million Regional Financing Facility for Sugar and Bioenergy”, 16 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aatudm" target="_blank">http://tinyurl.com/aatudm</a> <br />
 12 <a name="_12"></a>–Voir par exemple le rapport de l’état du Mato Grosso do Sul, où la culture de la canne à sucre s’est récemment introduite : Mieceslau Kudlavicz and Juliana Grasiéli Mota Bueno, “A expansão canavieira em Mato Grosso do Sul,” Comissão Pastoral da Terra, 26 August 2008,<a href="http://tinyurl.com/cxnq6f" target="_blank">http://tinyurl.com/cxnq6f</a><br />
 13 &#8211; Ben<a name="_13"></a> Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The Development  Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 14 &#8211;  Silvia <a name="_14"></a>Noronha, Lúcia Ortiz and Sergio Schlesinger, “Agribusiness and Biofuels: An Explosive Mixture,” Friends of the Earth, Brazil, 2006.<br />
 15 &#8211; Centro<a name="_15"></a> de Monitoramento de Agrocombustíveis &#8211; Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a> <br />
 16 &#8211; CPT, “<a name="_16"></a>Em ano recorde em operações, mais de 4,6  mil trabalhadores são libertados”, 19 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/dalpyc" target="_blank">http://tinyurl.com/dalpyc</a> <br />
 17 &#8211; Friedri<a name="_17"></a>ch Berschauer, “The long-term growth trends for the Brazilian agro business remain firmly intact”, Bayer CropScience, 20 April 2007,<a href="http://tinyurl.com/bd77dv" target="_blank">http://tinyurl.com/bd77dv</a> <br />
 18 – Les rapports financiers de 2005  montrent que l’industrie du tracteur brésilienne est contrôlée par<a name="_18"></a> AGCO/Valtra (65%), New Holland (18%) and John Deere (7.5%).<br />
 19 –<a name="_19"></a> Pour une étude plus complète sur la production brésilienne de canne à sucre, voir Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos e Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a><br />
 20 - <a name="_20"></a>Janaína Simões, “Center of Sugarcane Technology indicates the path and sets the pace for technological innovation in the sugar and alcohol sector,” State University of Campinas, UNICAMP Innovation, 5 June 2006,<a href="http://tinyurl.com/bpg8xm" target="_blank">http://tinyurl.com/bpg8xm</a> <br />
 <a name="_21">21 – Voir la Queensland Cane Growers Organisation Ltd, 2008 Annual  Report,</a> <a href="http://tinyurl.com/bw9z57" target="_blank">http://tinyurl.com/bw9z57 </a><br />
 et A. Wynne, B. Milford and E. Wall, “Advancing sugarcane: leading and managing change,” Second ISSCT management workshop, Australia, May 2008,  <a href="http://tinyurl.com/dj3v79" target="_blank">http://tinyurl.com/dj3v79 </a> <br />
 22 &#8211; UITA, “Brasil:  la Caña de Azúcar avanza también sobre la pradera”, 14 May 2008, <a href="http://tinyurl.com/arjv5m" target="_blank">http://tinyurl.com/arjv5m</a> <br />
 23 <a name="_23"></a>- Safras &amp; Mercado, “Zoneamento pode expandir área de cana-de-açúcar em 44 milhões de hectares,” Notícias Agrícolas, 23 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/c3jtvk" target="_blank">http://tinyurl.com/c3jtvk</a> <br />
 24 &#8211; L<a name="_24"></a>ilian Joensen, “The crop-sprayed villages of Argentina,” in Javiera Rulli (ed.), United Soy Republics. The truth about soy production in South America, Grupo de Reflexión Rural, 2008, <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a> <br />
 25 <a name="_25"></a>- Center for Food Safety, “Tainted Sugar”, Food Safety Fact  Sheet, June 2008, <a href="http://tinyurl.com/526b8c" target="_blank">http://tinyurl.com/526b8c</a> <br />
 26<a name="_26"></a> &#8211; N. Benachour and G-E. Séralini, “Glyphosate formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells”, Chem. Res. Toxicol., 22 (1), 2009, pp. 97–105; Dr Mae-Wan Ho and Brett Cherry, “Death by Multiple Poisoning, Glyphosate and Roundup,” ISIS Press Release, 11 February 2009, <a href="http://tinyurl.com/b9phjy" target="_blank">http://tinyurl.com/b9phjy</a> <br />
 <a name="_27"></a>27 &#8211; Voir GRAIN, “Twelve years of GM soya in  Argentina”, Seedling, January 2009, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=578">grain.org/seedling/?id=578</a> <br />
 28<a name="_28"></a> – L’industrie du sucre brésilienne estime que la mécanisation va provoquer une perte nette de 114 000 emplois entre 2010 et 2021 dans l’état de São Paulo : Ethical-Sugar , “An Exclusive Engine of Growth: The Development Model of Brazilian Sugarcane,” January 2009<br />
 <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a>)<br />
 La mécanisation n’est pas nécessairement synonyme pour les ouvriers de plus de sûreté dans leurs conditions de travail. Une étude brésilienne conclut que les maladies chez les ouvriers sur les récoltes mécanisées sont similaires à celles des coupeurs de canne manuels. (R.A. Scopinho, F. Eid, C.E. Vian, P.R. Silva, “New technologies and workers’ health: mechanization of sugar cane harvesting,” Caderno Saúde Pública, 15 (1), January–March 1999, pp. 147–61).<br />
 29<a name="_29"></a> –  Voir par exemple Health Canada’s approval of H7-1 Roundup Ready sugar  beets, <a href="http://tinyurl.com/aszd94" target="_blank">http://tinyurl.com/aszd94</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=597">grain.org</a>)</em></p>
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		<title>Le débat Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 12:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi 22 mai 2009 au matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine. Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span lang="FR-CA">L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi 22 mai 2009 au matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine. </span></strong></p>
<div id="attachment_4661" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-4661" title="obama-cheney" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/obama-cheney.jpg" alt="obama-cheney" width="300" height="391" /><p class="wp-caption-text">Dick Cheney est le &quot;Pingouin&quot;(*) de la Maison-Blanche (en référence au personnage du même nom dans Batman)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><span lang="FR-CA">Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. Ce discours d’Obama, consacré à la défense de sa décision de fermer le camp de prisonniers de Guantanamo, avait été planifié à la dernière minute. L’objectif était clairement de contrecarrer l’attaque de Cheney, le président en ayant été averti. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">L’attaque est survenue seulement quelques minutes après la fin des remarques d’Obama. Cheney, s’adressant à des membres d’un groupe de réflexion de droite du renseignement, a dénoncé le président de façon provocatrice et acerbe. Tournant en dérision les critiques d’Obama sur la politique d’ « interrogatoire musclé » de l’administration Bush, autrement dit la torture, l’ancien vice-président a presque accusé le président de vouloir aider et encourager les ennemis des Etats-Unis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney se trouve au centre d’une campagne de plus en plus incisive visant à mobiliser l’opposition au Congrès et, encore plus inquiétant, parmi ses alliés politiques et sympathisants dans l’armée et la Central Intelligence Agency, contre l’administration Obama. Le développement de l’influence de cette campagne a été reflété par le vote écrasant mercredi au Congrès qui s’est opposé au plan d’Obama de fermer la prison de Guantanamo. Le Sénat, dont la plupart des démocrates, soutenu par le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller III, qui a soulevé la menace posée par le transfert potentiel de prisonniers vers les pénitenciers des Etats-Unis, a voté contre la proposition de fermeture de Guantanamo.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En tentant de défendre les politiques de son administration, Obama a présenté ses propres décisions comme un certain effort d’arrière-garde désespéré pour rétablir le gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis après huit ans d’illégalité endémique de la part de l’administration précédente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Il a souligné la gravité de la menace posée au pouvoir constitutionnel en faisant remarquer qu’il prononçait son discours dans un couloir qui affichait les documents fondateurs de la démocratie américaine : la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits. Obama rappela à son auditoire qu’il avait « juré de préserver, protéger et défendre la Constitution », et déclara que « nous ne devons jamais, par opportunisme, tourner le dos à ces principes durables ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Obama a affirmé que sous la précédente administration, « notre gouvernement a pris des décisions basées sur la peur plutôt que la prévoyance; et bien trop souvent notre gouvernement a changé les faits et les preuves pour les adapter aux prédispositions idéologiques ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Appelant au rétablissement de « la loi et du jugement en bonne et due forme », Obama a déclaré que « les décisions prises au cours des huit dernières années ont établi une approche légale improvisée pour combattre le terrorisme qui n’était pas efficace et qui ne pouvait être soutenue : un cadre qui n’était pas basé sur nos traditions légales et institutions de longue date et qui ne s’est pas laissé guider par nos valeurs ». Les politiques de l’administration Bush, a-t-il dit, ont miné « la loi ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Dans la section la plus significative de son discours, qui nous informe sur la nature des luttes politiques qui ont fait rage aux plus hauts échelons de l’Etat, Obama a déclaré que les opposants de sa politique « adopte une perspective qui peut être résumée ainsi : “Tout est permis”. Leurs arguments suggèrent que l’objectif de la lutte contre le terrorisme peut justifier tous les moyens et que le président devrait avoir toute l’autorité voulue pour faire ce qu’il désire, admettant qu’ils soient d’accord avec ce président. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ayant recours à des euphémismes contredisant le sérieux de ses déclarations, Obama a mis en garde contre la présence de puissantes forces qui étaient prêtes à rompre avec les normes constitutionnelles : « De temps en temps, a-t-il dit, certains pensent que la sécurité et le succès des Etats-Unis exigent que nous nous éloignions des principes sacrés enchâssés dans cet édifice. Nous pouvons entendre de telles voix aujourd’hui. » <span id="more-4657"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La voix principale à laquelle il faisait référence était celle de Cheney. Le président ne se serait pas senti obligé de répliquer à l’ancien vice-président si Obama le percevait comme un excentrique de droite mécontent. En fait, Obama sait que Cheney, celui qui prenait vraiment les décisions dans l’administration Bush et l’homme qui avait dirigé un gouvernement secret, détient une énorme influence au Pentagone, à la CIA et dans d’autres sections moins connues de la bureaucratie du renseignement et de l’armée qui exerce un vaste pouvoir et qui n’est responsable devant personne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Dans ses remarques devant l’American Enterprise Institute, Cheney est passé à l’offensive contre Obama, traitant personnellement avec mépris l’administration et le président.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Les critiques d’Obama des méthodes d’interrogatoire « sont très injustes envers ceux qui travaillent dans les renseignements et les avocats qui méritent beaucoup mieux pour leurs services dévoués, » a déclaré Cheney. « Le danger ici est la perte de l’emphase sur la sécurité nationale et ce que ça requiert. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Sur un ton menaçant, Cheney ajouta : « Je conseillerais à l’administration d’être très prudente à l’avenir. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">L’ancien vice-président a pratiquement accusé Obama d’aider les terroristes et de commettre une trahison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">« Divulguer les mémos des interrogatoires étaient absolument à l’opposé des intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, » a-t-il déclaré. « De l’information top secrète se retrouvent maintenant dans les mains des terroristes, qui viennent de recevoir un important ajout dans leur manuel d’entraînement. Partout dans le monde, les gouvernements qui nous ont aidés à capturer des terroristes vont craindre que des opérations conjointes sensibles soient compromises. Et ceux qui travaillent à la CIA se demandent s’ils peuvent dépendre de la Maison-Blanche ou du Congrès pour obtenir un appui lorsque les choses vont se corser. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ces mots étaient particulièrement provocateurs et inquiétants, vu qu’ils évoquent délibérément des souvenirs des ressentiments de ceux qui travaillaient à la CIA contre l’administration Kennedy après l’invasion manquée de la baie des Cochons en 1961.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney a joyeusement fait remarquer que la décision de divulguer les mémos a été opposée par des gens à la tête de l’administration Obama, incluant le directeur de la CIA, Leon Panetta, et le directeur du renseignement national, Dennis Blair.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney s’est moqué de la « fausse indignation » de ceux qui ont critiqué les méthodes d’interrogation employées par l’administration Bush. « Au cours de ma longue expérience à Washington, peu de choses ont suscité autant d’indignation artificielle et de faux moralisme que les méthodes d’interrogation utilisées contre quelques terroristes capturés. » Il ajouta que les critiques de ces méthodes « ne sont pas dans une position pour sermonner quiconque sur les “valeurs” ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Sans ambiguïté, l’ancien vice-président a défendu les techniques d’interrogation de l’administration Bush, insistant que « complètement exclure les méthodes d’interrogations musclées dans le futur est imprudent à l’extrême ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Il a continué en dénonçant la décision d’Obama de fermer Guantanamo, en lançant un avertissement : « Je pense que le président trouvera, après réflexion, que d’amener les pires terroristes aux États-Unis sera cause de grands dangers et regrets dans les années à venir. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ce n’est pas une exagération que d’affirmer que cette confrontation publique entre Obama et Cheney n’a pas de précédent dans l’histoire américaine moderne. Croire que cet échange amer entre le président et l’ancien vice-président ne soulève pas d’importantes questions sur la viabilité de la démocratie américaine est le comble de la complaisance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Soyons clairs : Cheney parle pour les sections puissantes de la classe dirigeante, soutenue par des sections substantielles de l’appareil militaire et des services du renseignement, qui sont profondément hostiles à la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Quant à Obama, sa propre position est minée par des contradictions politiques profondes et insolubles. Son plaidoyer pour que la constitution soit respectée est complètement infirmé par le fait que son administration a accepté sans question les prémisses essentielles sur lesquelles étaient basées la politique étrangère de l’administration Bush : les Etats-Unis mènent une lutte desespérée contre le « terrorisme ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Tout en s’opposant à certains gestes de l’administration Bush, Obama évite prudemment de défier le mensonge politique fondamental à l’origine de tous ses crimes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">« Al-Qaïda planifie activement une autre attaque contre nous » a déclaré Obama dans le même discours mardi. « Nous savons que cette menace planera sur nous pour longtemps et que nous devons utiliser tous les  composantes de notre pouvoir pour la défaire. »  Et en fait, a affirmé Obama, son administration mène cette lutte de façon plus cohérente en « luttant contre les extrémistes en Afghanistan et au Pakistan qui nous ont attaqué le 11-Septembre ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Si Obama dit la vérité (que l’administration précédente a adopté une politique où « tout était permis »), alors les responsables doivent être poursuivis en tant que criminels politiques. Au lieu de cela, Obama est venu à leur défense en les décrivant comme étant trop zélés dans la poursuite d’une noble cause. « Confronté à des menaces incertaines, a-t-il dit, notre gouvernement a pris une série de décisions rapides. Et je crois que ces décisions étaient motivées par le désir sincère de protéger la population américaine. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En deux occasions, Obama a insisté que personne ne serait amené en justice pour les politiques de huit dernières années. Il s’est opposé à la création d’une commission indépendante et a insisté qu’il n’y aurait aucune tentative de « se concentrer sur le passé ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En indiquant qu’il ne poursuivra les conspirateurs autour de Cheney, Obama ne continue en fait que sa politique de couardise et d’accommodation qui a caractérisé son administration depuis sa mise en place. Chacune des ces concessions a encouragé les sections les plus à droite de l’Etat et a facilité la conspiration contre les droits démocratiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La temporisation d’Obama,  ses reculs constants, sont déterminés par les intérêts de classe qu’il représente. Peu importe les critiques qu’il fera de la politique de l’administration Bush, Obama a les mêmes objectifs essentiels. En termes de sa politique intérieure, il a continué à donner d’immenses sommes aux banques et aux investisseurs de Wall Street. En termes de  politique militaire, il continue l’occupation de l’Irak tout en élargissant la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Sa défense de la légalité est contredite par le fait que son administration a remis sur pied les commissions militaires pour juger les prisonniers de Guantanamo, a refusé de publier les photos sur la torture et, en général, a maintenu les mesures antidémocratiques de son prédécesseur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Malgré les avertissements que donne Obama sur l’érosion de la démocratie aux Etats-Unis, son administration, par ses actes mêmes, en facilite et en accélère l’effondrement. Il est impossible de combiner la guerre impérialiste avec la démocratie. La dernière ne peut survivre sans une opposition à  la première.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Obama est incapable d’exposer le véritable contenu social et politique de l’attaque de Cheney, parce que cela demanderait d’exposer les objectifs politiques et les intérêts de classe réactionnaires qui motivent la « guerre au terrorisme ». De plus, cela demanderait un appel à une large mobilisation du peuple américain en défense des droits démocratiques. Mais dans une époque où l’administration met en œuvre une politique intérieure qui défend les intérêts de l’élite financière, l’administration Obama n’a pas l’intention de soulever le mécontentement populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La défense des droits démocratiques ne peut être entreprise  par aucune faction de la classe dirigeante. Les institutions de la démocratie américaine sont déjà dans un état avancé de désintégration.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La défense des droits démocratiques dépend de l’organisation politique indépendante de la classe ouvrière.</span></p>
<p><strong>Par Joe Kishore</strong> &#8211; 22 mai 2009</p>
<p><em>(* notes sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pingouin_(Batman)">le pingouin dans Batman</a>)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.wsws.org/francais/News/2009/mai2009/dict-m25.shtml">wsws.org</a>)</em></p>
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		<title>Une association de médecins demande un moratoire sur la nourriture OGM</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2009 12:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=4561</guid>
		<description><![CDATA[Par F. William Engdahl (traduction de Pérus Lombard) L&#8217;American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.   Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F._William_Engdahl">F. William  Engdahl</a></h3>
<h4 style="text-align: center;"><em>(traduction de Pérus Lombard)</em></h4>
<p style="text-align: justify;"><strong><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="font-family: Verdana;"><span class="Style13"><span lang="FR"><em></em></span></span></span></h3>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span style="font-family: Verdana;"><span class="Style13"><span lang="FR"><strong><img class="alignright size-full wp-image-4570" title="mais-ogm" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/mais-ogm.jpg" alt="mais-ogm" width="261" height="174" />Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée.</strong></span></span><strong><span lang="FR"> <span class="Style13">Citant plusieurs études sur des animaux, l&#8217;AAEM conclut qu’« il y a davantage qu&#8217;un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l’équilibre de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique. »</span> <span class="Style13">Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des fournisseurs de semences OGM et des herbicides.</span></span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span style="font-family: Verdana;"><span lang="FR"><span class="Style13"><em><br />
 </em></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l&#8217;AAEM, qui se décrit comme « une association internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d&#8217;aborder les aspects cliniques de la santé environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d&#8217;urgence suivantes, en ce qui concerne la consommation humaine des OGM : </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">* Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de l&#8217;étiquetage des denrées OGM. </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">* Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu’il faut éviter la nourriture OGM. </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">* Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients. </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">* D’autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine. </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Le Dr Amy Dean, président de l’AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la nourriture OGM endommage divers systèmes de l’organisme. Devant la montée de ces évidences, il est impératif, pour la sécurité de nos patients et la santé publique, d&#8217;obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement modifiées. » Le président de l&#8217;AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l’huile de colza et de graines de coton. » La monographie de l’AAEM sur les OGM peut être trouvée sur </span><a href="http://aaemonline.org/"><span><span style="font-family: Verdana; color: #0000ff;">aaemonline.org</span></span></a><span style="font-family: Verdana;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Ce document précise par ailleurs que le génie génétique « abroge le processus reproductif naturel, la sélection se faisant au niveau d’une cellule unique, la procédure est extrêmement mutagène et ouvre systématiquement une brèche dans la barrière génétique, et que la technique est utilisée à des fins commerciales depuis 10 ans. » </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Le document de l’AAEM précise en outre que plusieurs études sur des animaux montrent de graves risques de santé liés à la consommation des aliments OGM, notamment l&#8217;infertilité, le dérèglement de la fonction immunitaire, le vieillissement accéléré, le dérèglement des gènes liés à la synthèse du cholestérol, à la régulation de l’insuline, aux transmissions cellulaires, et à la formation des protéines, et à des altérations du foie, des reins, de la rate et du système gastro-intestinal. » </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Il ajoute : « <span class="Style13"><span style="font-style: normal;">Il y a davantage qu&#8217;un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé.</span></span> Il y a un lien de causalité, tel que défini par les critères de Hill, en matière de niveau élevé d’associations, de constance, de spécificité, de gradient biologique, et de plausibilité biologique. La constance et le niveau élevé des associations entre les denrées OGM et de la maladie sont confirmés par plusieurs études sur les animaux. » </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana; font-size: small;">Les OGM sont toxiques<span id="more-4561"></span></span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Le document de l’AAEM doit donner des motifs de remise en cause du quasi laissez-faire dans le contrôle des OGM de la position officielle, pour laquelle la parole solennelle des compagnies semencières, telles que Monsanto, est considérée comme une solide preuve scientifique d’innocuité. L’étude de l’AAEM mérite d&#8217;être citée en détail à ce sujet : </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">La spécificité de l&#8217;association des denrées OGM et de processus pathologiques précis est également soutenu. Plusieurs études animales montrent d&#8217;importants dérèglements immunitaires, notamment une régulation à la hausse des cytokines associées à l&#8217;asthme, à l&#8217;allergie et aux inflammations. Les études chez l&#8217;animal montrent aussi des altérations structurelles et fonctionnelles du foie, notamment un changement du métabolisme des lipides et des glucides, ainsi que des altérations cellulaires pouvant entraîner l’accélération du vieillissement et peut-être provoquer l’accumulation des radicaux libres (ROS, <em>reactive oxygen species</em>). Des changements dans les reins, le pancréas et la rate ont aussi été documentés. Une récente étude de 2008, reliant le maïs OGM à la stérilité, montre, de manière sensible au cours du temps, une importante diminution de la progéniture et du poids des portées chez les souris nourries de maïs OGM. Cette étude a aussi révélé que plus de 400 gènes ont été découverts s’exprimant différemment chez les souris nourries de maïs OGM. On sait que ces gènes contrôlent la synthèse et la modification des protéines, la transmission cellulaire, la synthèse du cholestérol et le contrôle de l&#8217;insuline. Les études montrent aussi des dommages intestinaux chez les animaux nourris d’OGM, notamment la prolifération d’excroissances cellulaires et des perturbations du système immunitaire intestinal.</span></span></p>
<p class="QUOTE" style="margin: 0cm 0cm 0pt 17.85pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;étude de l’AAEM révise les affirmations de l&#8217;industrie de la biotechnologie, selon lesquelles les aliments OGM pourraient nourrir le monde grâce à des rendements plus grands. Elle cite la preuve contraire indiquant que l&#8217;inverse paraît être vrai, c’est-à-dire que, avec le temps, les récoltes OGM ont produit moins que le rendement conventionnel, et ont exigé avec le temps, plus pas moins, de produits chimiques herbicides hautement toxiques, tels que le glyphosate. Le rapport relève, « Au cours des 20 dernières années, plusieurs milliers d&#8217;essais en champs, sur des gènes destinés à augmenter le rendement opérationnel ou intrinsèque (des cultures), montrent l’importance de l’entreprise. Pourtant, aucun de ces essais en champs n’a permis d’améliorer le rendement des récoltes alimentaires et fourragères commercialisées, à l&#8217;exception du maïs Bt. » Cependant, le léger gain de rendement du maïs Bt qui a été rapporté était dû largement à l&#8217;amélioration de la reproduction traditionnelle, et non pas au génie génétique. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">L’AAEM conclue que, puisque les denrées OGM « <span class="Style13"><span style="font-style: normal;">posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour la santé de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique,</span></span> et sont dénuées d’avantages, il est impératif d&#8217;adopter le principe de précaution, qui est l&#8217;un des principaux outils de réglementation de la politique de santé et environnementale de l&#8217;Union Européenne, et sert de base à plusieurs accords internationaux. La définition la plus communément utilisée est la Déclaration de Rio de 1992, qui stipule : « Afin de protéger l&#8217;environnement, des mesures préventives doivent être largement appliquées par les États, en fonction de leurs capacités. Quand il existe des menaces de dommages graves ou irréversibles, l&#8217;absence de certitude scientifique ne doit pas servir de prétexte pour renvoyer à plus tard les mesures économiques rentables destinées à empêcher la dégradation de l&#8217;environnement. » </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Sous l’intense pression de l&#8217;opinion publique, la Ministre allemande de l&#8217;Agriculture a récemment publié l’interdiction les plantations de maïs OGM MON810 de Monsanto. Malheureusement, deux semaines plus tard, elle a autorisé les plantations de semences de pomme de terre OGM. Le ministère allemand a annoncé que, Amflora, la pomme de terre génétiquement modifiée, fabriquée par le géant de la chimie BASF (une coentreprise d’OGM, partenaire de Monsanto), ne présente « aucun danger pour la santé humaine ou l&#8217;environnement. » Pour justifier sa décision imprudente, le ministère a cité un « examen approfondi » et des entretiens avec des experts scientifiques et économiques. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">La publication de la sensationnelle critique des OGM de l&#8217;<em>American Academy of Environmental Medicine</em> a été accueillie par un silence de mort par la plupart des grands médias étasuniens et internationaux.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana; font-size: small;">L’intrigue des OGM</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span style="font-family: Verdana;"><span lang="FR">Comme je l&#8217;ai décrit en détail dans mon livre, </span><em><span lang="FR">OGM : Semences de destruction &#8211; L’arme de la faim</span></em><span style="text-decoration: underline;"><span lang="FR">,</span></span><span lang="FR"> les OGM ont été lâchés dans le grand public aux Etats-Unis au début des années 90, après une décision du pouvoir exécutif du Président George Herbert Walker Bush, qui aurait suivi des réunions à huis clos avec les principaux dirigeants de Monsanto. Le Président Bush a décrété l’obligation, pour les agences gouvernementales étasuniennes, de ne faire aucun test de santé et de sécurité particulier, avant la mise en vente des OGM pour la consommation alimentaire. Ce fait est arrivé à être connu en tant que Doctrine de l&#8217;Équivalence Substantielle. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span style="font-family: Verdana;"><span lang="FR"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Le gouvernement étasunien, sur les conseils pressants de Monsanto et du lobby des OGM, a décidé en outre d’interdire l&#8217;étiquetage « sans OGM » des produits alimentaires naturels, en recourant à la « doctrine » vaguement formulée et totalement non-scientifique, proclamée par le Président Bush en 1992, selon laquelle les OGM sont « substantiellement équivalents » aux plantes ordinaires, et n’ont donc pas besoin d’être testés avant d&#8217;être mis en vente dans le public. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">La Doctrine de l&#8217;Équivalence Substantielle, en dépit du fait qu&#8217;elle contredit directement la prétention des compagnies en leurs droits de propriété exclusifs sur leurs semences OGM, présentées comme « uniques » et différentes des graines ordinaires, a permis à Monsanto, Dow Chemicals, DuPont et à d&#8217;autres détenteurs de brevets OGM de faire proliférer leurs produits sans aucun contrôle. La plupart des Étasuniens croient naïvement que la <em>Food and Drug Administration</em> et le ministère de l&#8217;Agriculture des États-Unis sont là pour assurer la totale innocuité des produits alimentaires industriels pour la consommation humaine et animale, avant l&#8217;octroi de licences. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">De fait, l’interdiction de l&#8217;étiquetage des denrées OGM signifie que la plupart des Étasuniens n&#8217;ont aucune idée de l’ampleur de la contamination par les OGM de leur ration quotidienne de Corn Flakes, soja, maïs et additifs, dans chaque aliment trouvée dans le commerce sur les étagères des supermarchés. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Aux États-Unis, à la fin des années 90, coïncidant avec l&#8217;introduction en masse des OGM dans l&#8217;alimentation humaine et animale, ont été signalés chez l&#8217;homme à une échelle épidémique, des cas d’allergies, d&#8217;étranges maladies et de nombreux autres problèmes de santé. L’interdiction d&#8217;étiquetage des produits OGM par la loi fédérale signifie que la plupart des professionnels de santé ne savent même pas que cela pourrait avoir un lien avec la nourriture OGM des millions d&#8217;Étasuniens. Depuis la décision de 1992 du Président Bush, une décision confirmée par les présidents Clinton, George W. Bush, et maintenant par Barack Obama et le Secrétaire de l&#8217;Agriculture pro-OGM, Tom Vilsack, la population étasunienne est en réalité traitée en cobayes humains dans des expériences de masse avec les substances jamais démontrées sans danger sur le long terme (dix ans ou plus) par des études indépendantes. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"><br />
 </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR"><span style="font-family: Verdana;">Il reste à voir s’il sera accordé l&#8217;attention qu&#8217;elle mérite à la critique scientifique de l&#8217;AAEM. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span style="font-family: Verdana;"><span class="Style13"><span lang="FR"><em>F. William Engdahl est l&#8217;auteur de deux livres traduits en français : </em></span></span><span lang="FR"><span> </span><em><a href="http://www.amazon.fr/OGM-semences-destruction-Larme-faim/dp/2865532046/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1242993865&amp;sr=1-1"><span><span style="color: #0000ff;">OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim</span></span></a></em></span><em><span lang="FR"> et </span></em><em><span lang="FR"><a href="http://www.amazon.fr/P%C3%A9trole-une-guerre-si%C3%A8cle-anglo-am%C3%A9ricain/dp/2865532003/ref=pd_sim_b_1"><span><span style="color: #0000ff;">Pétrole, une guerre d&#8217;un siècle : L&#8217;ordre mondial anglo-américain</span></span></a>.</span></em><span class="Style13"><span style="font-style: normal;" lang="FR"> </span></span><span class="Style13"><span lang="FR"><em>Il peut être contacté depuis sur son site Internet,</em></span></span><span class="Style13"><span style="font-style: normal;" lang="FR"> <a href="http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/"><em><span><span style="color: #0000ff;">www.engdahl.oilgeopolitics.net</span></span></em></a>.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span style="font-family: Verdana;"><span class="Style13"><span style="font-style: normal;" lang="FR"><br />
 </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&amp;code=ENG20090522&amp;articleId=13709">mondialisation.ca</a>)</em></p>
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		<title>Crise systémique : les solutions</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/crise-systemique-les-solutions/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 12:32:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Gilles Bonafi KRACH : LE PIRE EST DEVANT NOUS ! Nouriel Roubini un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d&#8217;aujourd&#8217;hui annonce que le pire est devant nous ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par <a href="http://www.apophtegme.com/COUPS%20DE%20GUEULE/krach.htm">Gilles  Bonafi</a></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><strong><span style="color: #000000;">KRACH : LE PIRE EST DEVANT NOUS !</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton8424-98465.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3714" title="arton8424-98465" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton8424-98465.jpg" alt="arton8424-98465" width="355" height="158" /></a>Nouriel Roubini un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d&#8217;aujourd&#8217;hui annonce que <em> le pire est devant nous</em> ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait il ne s&#8217;agit ni d&#8217;une récession, ni d&#8217;un krach, mais d&#8217;une crise systémique. De quel système s&#8217;agit-il ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le fonctionnement de notre économie possède en effet deux tares majeures : la croissance perpétuelle et la création de la monnaie à partir de dettes.</p>
<p><span style="font-size: large;"> <span style="color: #000000;">I) La croissance perpétuelle </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Kenneth Boulding, économiste affirme :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Toute personne croyant qu&#8217;une croissance exponentielle peut continuer à l&#8217;infini dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il est en effet impossible de continuer à produire des biens de façon croissante sans détruire la planète. Ainsi, certains écologistes devraient méditer sur le fait que c&#8217;est la façon dont fonctionne ce système économique qui est responsable de la destruction de notre environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs Albert A. Bartlett, physicien en conclut :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.»</em></p>
<p><span style="font-size: large;"> <span style="color: #000000;">II) La création de la monnaie à partir de dettes </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants de la planète sont persuadés que l&#8217;on crée de la monnaie à partir des dépôts et des placements. C&#8217;est faux ! Il existe une vérité qui doit être révélée : l&#8217;argent est créé à partir de la dette.</p>
<p style="text-align: justify;">Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada de 1934 à 1954 a dit :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> «Chaque fois qu&#8217;une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l&#8217;argent tout neuf.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques (1988) affirme :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n&#8217;hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. </em></p>
<p style="text-align: justify;">John Kenneth Galbraith, économiste :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Le procédé par lequel les banques créent de l&#8217;argent est tellement simple que l&#8217;esprit en est dégoûté. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Donc, sans dette, pas d&#8217;argent, et sans argent, pas de dette. La crise des subprimes a d&#8217;ailleurs posé un problème fondamental puisque les crédits n&#8217;étaient pas honorés.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3713"></span>Lorsque l&#8217;on analyse le krach actuel sous cet angle, tout s&#8217;éclaire. Une économie fonctionnant sur la dette est contraire à l&#8217;évolution de l&#8217;espèce humaine car elle génère non seulement du malheur, mais, de plus, elle détruit la planète en l&#8217;obligeant à créer de la croissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc, tout est lié, et nous assistons aujourd&#8217;hui à la fin d&#8217;un système, avec en point d&#8217;orgue, la cessation de paiement (hyperinflation) des USA au deuxième trimestre 2009. La destruction du dollar est en cours et l&#8217;on devra remplacer cette monnaie par une autre (peut être l&#8217;<em>Améro</em> !</p>
<p style="text-align: justify;">Cette crise systémique va générer de grands drames (chômage, fonds de pensions détruits, guerres, etc).</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à la croisée des chemins et il n&#8217;existe malheureusement que 2 solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Je reprends ainsi l&#8217;analyse d&#8217;Immanuel Wallerstein chercheur au département de sociologie de l&#8217;université de Yale, ex-président de l&#8217;Association internationale de sociologie :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l&#8217;impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd&#8217;hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d&#8217;influencer l&#8217;avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s&#8217;imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé.<br />
 Je crois qu&#8217;il est tout aussi possible de voir s&#8217;installer un système d&#8217;exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est en cause ici, pour reprendre l&#8217;expression de Paul Jorion, <em> c&#8217;est la survie de l&#8217;espèce. </em> Nous avons l&#8217;opportunité historique de changer les choses et faire en sorte que cette forme d&#8217;esclavagisme cesse. Les élites par cupidité et faiblesse nous ont abandonnés, mais je sais qu&#8217;une grande partie d&#8217;entre elles ne veulent plus de ce fonctionnement stupide. Il faut donc que chaque citoyen et surtout ceux qui ont du pouvoir (Francs maçons, militaires, journalistes, religieux, etc) se lèvent et construisent un monde nouveau dans lequel l&#8217;homme, et non l&#8217;argent, retrouvera sa place.</p>
<p style="text-align: justify;">Mahatma Gandhi nous a prévenus :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> <strong>Vous participez à un système machiavélique de manière plus efficace en obéissant à ses ordres et décrets. Un tel système ne mérite pas l&#8217;allégeance. L&#8217;obéissance à ce système équivaut à s&#8217;associer à l&#8217;enfer. Une personne intelligente résistera de toute son âme à ce système diabolique.</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;"><strong>LES SOLUTIONS</strong></span><em><br />
 </em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;">N°1 : l’euro</span></span></h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’économie mondiale est entrée dans ce que je nomme la phase II. En effet, la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 avait déclenché le début de la plus grande crise économique de l’histoire humaine. Or, les gouvernements ont réagi en injectant des milliers de milliards de dollars ce qui a eu pour conséquence de ralentir pour quelques mois les effets destructeurs d’une crise systémique colossale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il ne manque plus que la défaillance d’une entreprise majeure (constructeurs automobiles US ou Citigroup par exemple) pour déclencher un tsunami qui sera autrement plus violent qu’en septembre. Celà se produira bientôt.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, la plupart des états sont en faillite (USA, Royaume-Uni, France, etc) ce qui peut être illustré par cette phrase du gouverneur de la banque centrale de Lettonie : « L’économie lettone est en état de mort clinique et nous n’avons que trois ou quatre minutes pour la ranimer. » (Figaro du 2 février).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour les USA le WorldNetDaily (mercredi 28 janvier) annonçait que « La Californie ne sera plus en mesure de régler ses factures à partir du 1er février. » ce que j’avais annoncé en septembre 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quant à notre pays, l’économiste Jean-Christophe Mounicq a déclaré le 10 février 2009 sur Reichman TV :&nbsp;&raquo;Beaucoup d’Etats, dont la France, vont faire faillite !&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nombreux sont ceux qui croient à la fin des Etats-Unis et du système capitaliste actuel et tous les spécialistes s’accordent aujourd’hui pour souligner la gravité de la situation mais personne ne donne de réponses pour en sortir. Il existe pourtant des solutions et, je vais ici analyser celles qui vont nous être proposées et qui ne résoudront pas le problème de fond.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. L’Euro.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le quotidien britannique The Daily Telegraph (12 février) affirme avoir consulté un document confidentiel de la Commission européenne qui évalue le montant total des « actifs toxiques » des banques européennes à 18000 milliards d’euros ! L’économiste et anthropologue Paul Jorion, visionnaire (il a été un des premiers à prédire la crise actuelle), avait d’ailleurs déclaré sur son blog, le 11 février 2009 :« Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États et le monde découvre les conséquences à long terme de la privatisation des profits alors que l’issue de secours si pratique autrefois de la collectivisation des pertes a disparu de l’horizon des possibles. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, il convient de mettre l’accent sur une information que peu de médias ont relayée : l’Allemagne qui désirait lever (emprunts d’Etat à 10 ans) mercredi 11 février, 6 milliards d’euros, n‘a reçu des investisseurs que 4,2 milliards. N’oublions pas que ces emprunts sont la source de financement de son plan de relance.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Stephen Jen (Morgan Stanley ) a ainsi déclaré récemment : « Le statut de l’euro comme monnaie de réserve internationale est remis en cause . »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">The Daily Telegraph va plus loin et fait une déclaration fracassante : « Les ministres et les autorités de l’UE craignent que le gouffre qui se creuse puisse engendrer une spirale vicieuse capable d’emporter aussi bien l’euro que l’UE elle-même. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De nombreux économistes mettent actuellement l’accent sur les dangers planant sur l’euro. Je rappelle que la BCE n’émet pas l’Euro. Ce sont les banques centrales nationales qui émettent la monnaie. Elles contrôlent donc leur dette nationale. Le système de l’euro est en effet instable (surtout en période de crise) à cause des divergences économiques au sein des différents pays de l’union européenne.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 3 février, l’économiste Jean Claude Werrebrouck dans son article (contreinfo) a brillamment résumé la situation :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« La solution serait, en Europe, de contourner la très dangereuse divergence croissante des taux d’intérêt sur la dette souveraine en mutualisant les risques. Ce contournement suppose la création d’une agence commune d’émission faisant disparaître les « spreads ». Mais cela suppose des stratégies de coopération interétatiques aboutissants à des règles contraignantes pour les Etats menacés de dépôt de bilan. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">A vrai dire, cette idée n’est pas nouvelle et l’on peut d’ailleurs remonter à Erik Robert Lindahl qui parlait dejà d’un trésor européen en 1930 et, en 1989, Carlo Ciampi (banquier et 10ème président de la République Italienne) avait fait une proposition qui désirait donner le monopole de l’émission de l’euro à la BCE (proposition Ciampi). Le rapport Lamfalussy (2004) avait été plus précis et démontrait la nécessité d’un régulateur unique. Un article récent de Bruegel (think tank oeuvrant pour le développement économique de l’europe) parle ainsi de la création d’un régulateur financier unique en Europe.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, l’urgence de la situation nous oblige à créer une « structure de défaisance » nous permettant de racheter les créances douteuses ce qui est pour le moment impossible car nous ne possédons pas un trésor européen. Ceci est confirmé par Anton Brender, chef économiste de la banque Dexia : « Il faut quelqu’un qui achète les dettes, or, même à l’échelle de la zone euro, il n’existe pas de Trésor commun. Voilà toute l’ambiguïté de l’Union monétaire européenne. Elle est dotée d’une même monnaie, mais la Banque centrale européenne ne dispose d’aucune autorité en matière prudentielle vis-à-vis des banques ». Source : Le Figaro.fr du 24 09 08. Plus récemment, l’économiste Michel Aglietta a démontré que le système de l’euro était fragile car il ne pouvait pas (contrairement à la FED) se positionner comme prêteur central en dernier ressort car la BCE n’émettait pas l’euro et possédait peu de fonds propres.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pourtant, la mise en place de ce trésor européen a toujours été perçue comme politiquement irréalisable. M. Maurice Blin avait ainsi souligné l’impossibilité de créer une autorité internationale unique, chargée de la régulation financière. Source : Bienvenue au Sénat (rapport d’information du mercredi 22 mars 2000).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, peu à peu, l’ampleur de la crise a modifié les points de vue. Ainsi, Christian de Boissieu, Professeur d’économie à l’Université de Paris I et Président du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier Ministre a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Du point de vue de la gouvernance, cette crise est apparue comme un nouveau défi pour une Europe en manque d’institutions politiques. » Nicolas Sarkozy a par ailleurs, devant le Parlement de Strasbourg, appelé, « à la lumière de la crise financière », à la création d’un &laquo;&nbsp;gouvernement économique clairement identifié&nbsp;&raquo; dans la zone euro, travaillant aux côtés de la Banque centrale européenne. Source : Le Point.fr (21/10/2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons donc, contrairement à ce que pensent certains, l’Europe sortira renforcée par cette crise car elle se dotera d’une BCE renforcée ayant le monopole de l’émission de l’euro, de fonds propres (création d’un impôt européen), d’un trésor européen, d’un « gouvernement économique » mais surtout s’élargira.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, les pays indépendants comme le Royaume-Uni et la Suisse  n’auront pas d’autres choix que d’intégrer la zone euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Jean-Pierre Jouyet directeur du Trésor au ministère des finances (de 2000 à 2004) a d’ailleurs affirmé le 21 octobre 2008 :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Soit la Grande-Bretagne reste à côté et la zone euro avancera, avec un maximum de coopération avec les Britanniques. Soit, lorsque les conditions seront réunies, elle rejoindra la zone euro. Celle-ci en serait alors plus forte pour affronter les défis de la régulation économique et financière. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les conditions sont aujourd’hui réunies car le Royaume-Uni est ruiné et sa devise s’effondre de jour en jour.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quant à la Suisse, l’on peut résumer son problème à une expression « too big to save » car UBS et Crédit Suisse, ses deux principales banques possèdent des bilans de 3000 milliards de dollars soit 10 fois le PIB du pays. L’euro sera là aussi la seule planche de salut. Je n’aborde même pas le problème de l’Irlande qui a littéralement « un revolver sur la tempe » et ratifiera le traité de Lisbonne pour s’en sortir.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Voilà, les adeptes de la « démondialisation » seront déçus ainsi que ceux qui pensaient pouvoir profiter de la crise pour changer ce système. Dans mon prochain article (N°2) je démontrerai de façon précise comment les autres pays seront obligés de s’intégrer dans des pôles continentaux (North American Union pour les USA par exemple) et surtout comment, face à la dislocation du système monétaire actuel, sera créée la nouvelle monnaie globale qui sera totalement déconnectée des états-nations.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il reste cependant quelques esprits brillants comme Paul Jorion qui ont compris que cette crise est le révélateur de problèmes structurels plus importants. Il va falloir ainsi s’interroger sur notre système économique basé sur la consommation à partir de dettes qui détruit notre planète et l’humanité qui est en nous.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La grande crise actuelle est surtout celle de l’esprit, une faillite intellectuelle majeure car nous sommes face à des problèmes (surpopulation, pollution, problèmes de l’eau, captation des richesses par quelques « seigneurs financiers ») que seule « une constitution pour l’économie » qui implique des changements radicaux pourra résoudre.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La sagesse des anciens peut nous éclairer, comme cette phrase de Sitting Bull, grand chef des sioux :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>“Après que le dernier arbre aura été coupé, après que la dernière rivière aura été empoisonnée, après que le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement vous vous rendrez compte que l’argent ne peut être mangé.”</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°2 : des monnaies continentales</strong></span></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon article <span class="spip_out">Crise systémique : les solutions (n°1 : l’euro)</span>, j’ai tenté d’expliquer les solutions qui seront apportées dans le cadre européen :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- stabilisation de la monnaie européenne avec une BCE ayant le monopole de l’émission de l’euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- création d’un trésor européen permettant de mettre en place une structure de défaisance permettant de sauver les banques.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- création d’un gouvernement économique, ce qui répond à la célèbre boutade de Kissinger : « l’Europe, quel numéro de téléphone ? ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- intégration des pays en difficultés (Royaume-Uni et Suisse).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je n’avais pas, volontairement, abordé le problème de l’Europe centrale et orientale qui va donc être étudié ici.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La crise systémique actuelle va ainsi totalement bouleverser le monde en détruisant les monnaies nationales et donc par conséquence, les états-nations, ce qui peut être illustré par cette phrase essentielle de Paul Jorion (sur son blog du 11 février 2009) : « Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à la crise, les différents pays du monde n’auront en effet qu’une seule solution, s’associer au sein d’unions continentales et mettre en place de nouvelles monnaies communes. Nous assistons donc, et cela va être analysé ici, à la mise en place accélérée de ce que certains nomment « le nouvel ordre mondial ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. Les pays d’Europe de l’Est.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ils sont en ce moment, au cœur de l’actualité. Ainsi, mardi 17 février, les agences Moody’s et Standard &amp; Poors ont indiqué que la crise en « Europe de l’Est » pourrait provoquer des problèmes aux banques occidentales qui ont prêté 1500 milliards de dollars (chiffre avancé par le rapport de Morgan Stanley). Moody’s prévoit donc de baisser la note des banques exposées sur l’Europe de l’Est. Source : Bloomberg, dimanche 22 février.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, la plupart des emprunts réalisés sont accordés en Franc-Suisse (60% pour la Hongrie selon la Banque Nationale Suisse) ce qui pose un problème gigantesque car les monnaies nationales s’effondrant, les remboursements explosent (plus de 30% en Roumanie par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) évalue un volume de défaillance qui devrait atteindre 10% ! Or, selon le quotidien « Le Monde » du 14 février 2009 : « Engagée à hauteur de 230 milliards d’euros, l’Autriche est le premier investisseur européen de la région ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le quotidien Der Standard de Vienne a d’ailleurs déclaré : « Un taux de défaillance de 10% conduirait à l’effondrement du secteur financier autrichien ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, au-delà du problème Autrichien, nous assistons dans cette région à la destruction des monnaies nationales.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le zloty polonais a ainsi perdu 36% de sa valeur depuis juillet, le forint hongrois 25% et la couronne tchèque près de 22% (Source : La Presse Affaire du 23 février 2009). Les économistes de la banque Dresner ont ainsi déclaré « les devises d’Europe de l’Est sont engluées dans une spirale de dépréciation », et « pour l’euro, c’est une bombe à retardement ». Source : Le Monde du 21 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je n’hésite pas à l’écrire ici, ces monnaies sont condamnées et seront remplacées par l’euro car il n’y a pas d’autres alternatives. Ceci est d’ailleurs confirmé par les discussions du gouvernement polonais concernant le taux de change ERM-2 qui est surnommé l’anti-chambre de l’Euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous allons de plus assister à une redistribution géopolitique de la région car une partie des pays de l’Est ne se tourneront pas vers l’Europe mais vers la Russie au sein de la CEEA.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">II. La CEEA</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La Communauté économique eurasienne est une organisation internationale de coopération économique qui a été créée en 2000. Elle est l’organisation économique de la CEI (regroupant 11 anciens pays du bloc soviétique) dont la Russie et la Biélorussie sont les acteurs principaux. Or, le 3 février, a eu lieu une réunion au Kremlin au cours de laquelle la création d’une monnaie unique : le rouble, ainsi que d’un espace économique commun ont été débattus. (Source : Courrier International du 4 février 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Un fond anticrise de 10 milliards de dollars a par ailleurs été créé. Le quotidien Vremia Novosteï a souligné l’importance de ce sommet en déclarant qu’il mettait en place : « Quelque chose comme l’OTAN et le FMI sous l’égide russe ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine a affirmé : « nous aidons nos plus proches pays qui ne peuvent tellement compter sur l’assistance d’autres Etats. La Russie ressent sa grande responsabilité dans l’espace de la CEI et en premier lieu de la Communauté économique eurasiatique (CEEA) ». Nous le voyons, cette crise est en train d’accélérer la coopération autour de la Russie. Le Kazakhstan, la Biélorussie, le Kirghizstan, l’Arménie, et le Tadjikistan sont déjà soutenus et un prêt à l’Ukraine ne saurait tarder.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les conséquences géopolitiques de la crise sont énormes. La Russie profite ainsi de la fragilité économique des USA pour renforcer son hégémonie et seule la Géorgie reste pour le moment la chasse gardée américaine. N’oublions pas que les USA doivent évacuer la grande base de Manas (Kirghizistan) et désirent donc s’installer en Géorgie afin de conserver une présence dans le Caucase du Sud.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Certains déclareront que la Russie ne pourra pas aider ses voisins car sa monnaie, le rouble est en difficulté. Elle a ainsi dépensé plus de 36% de ses réserves de change pour défendre sa monnaie. (Source : Contreinfo du 21 février 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, il faut le rappeler, le cours du rouble dépend étroitement du cours du baril de pétrole (qui est au plus bas actuellement à 40 dollars). Il existe cependant un sauveur providentiel pour la Russie : la guerre. En effet, Benyamin Netanyahou a dit : « Quand je formerai le nouveau gouvernement israélien, nous ferons ce que nous avons fait par le passé avec le réacteur de Saddam, ce qui nous a rapporté 20 ans de tranquilité. » Source Norman Salomon (antiwar) le 7 janvier 2006. Sans parler d’Avidgor Lieberman qui a insisté sur le fait que « l’Iran était l’ennemi public numéro 1 ».Source : Jerusalem Post du 10 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Fin janvier, 3000 tonnes de munitions (ce qui est totalement inhabituel) envoyées par les USA sont arrivées en Israël. Reuters a ainsi affirmé le 10 janvier 2009 que « ce genre d’affrètement vers Israël est rare. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le cours du baril explosera alors bien au-delà des 150 dollars, un scénario idéal pour le rouble !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La guerre en Iran (et plus tard au Pakistan) aura donc pour effet de « sauver » l’économie russe, un paradoxe (ordo ab chaos).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons ici, le lien entre la guerre et l’économie est direct. Il va falloir, et je le répète à chacun de mes articles, créer ce que Paul Jorion nomme « une constitution pour l’économie » qui nous préserve des monstruosités à venir.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon prochain article (n°3), je me pencherai sur le cas de l’Asie et surtout des Etats-Unis, tout un programme !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion, il est toujours intéressant d’avoir un regard extérieur sur ce que nous sommes et ce regard-là est impitoyable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>« <em class="spip">Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.</em> »</strong> <em>(Sitting Bull grand chef des sioux)</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: medium;">N°3 : un nouveau dollar</span></strong></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mes articles (n°<span class="spip_out">1</span> et <span class="spip_out">2</span>), je me suis attaché à démontrer que la crise actuelle ne pourrait pas avoir de solution économique. Elle nécessite en effet une réponse politique forte (une réponse insuffisante sera choisie), capable de bouleverser de fond en comble les structures monétaires et étatiques actuelles.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Henri Guaino conseiller spécial de Nicolas Sarkozy  a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">Si les experts ont du mal à imaginer un autre monde que celui dans lequel ils ont vécu, les responsables politiques sont davantage conscients de la nécessité du changement. Pour refonder le capitalisme, ils doivent imposer des solutions non pas techniques mais politiques.</em> » Source : Le Monde du 17 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’ai ainsi pointé du doigt le fait qu’au final, les grands ensembles continentaux sortiraient renforcés au détriment des nations. Ma réflexion s’était surtout focalisée sur l’Europe (l’euro) et le bloc euro-asiatique (CEEA). L’objectif sera ici de tenter de vous éclairer sur les solutions qui seront apportées en Asie dans le cadre de l’ASEAN et surtout aux USA.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. L’ASEAN</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 14ème sommet de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-Est créée en 1967 comprenant : Indonésie, Malaisie, les Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Myanmar et Cambodge) confirme ce que j’affirme depuis des mois.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, au-delà du fond d’entraide de 120 milliards de dollars (comme prévu par les accords de Chiang Mai), il convient de noter son élargissement en créant une zone de libre échange avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. De plus, la décision de créer une communauté économique (sur le modèle européen) a été confirmée (charte de l’ASEAN de décembre 2008). Source : AFP du 01 mars 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que cette communauté économique comprendra la Chine (accords de 2001 et déclaration de Dunhuang de septembre 2004). Source CCTV.Com du 28 février 2009. L’Inde, ayant pour principal partenaire commercial les pays d’Asie de l’Est, désire aussi intégrer l’ASEAN.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, un prochain sommet doit avoir lieu (10 et 12 avril 2009) entre l’ASEAN et ses partenaires qui sont : la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Corée du Sud, l’Inde, le Japon et la Chine. Source : XINHUA du 28 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’élargissement et le renforcement d’AFTA (accord de libre-échange opérationnel depuis le 01 janvier 2003) seront au programme. Nous le voyons donc, la crise va rapprocher les pays d’Asie sinistrés par la crise économique en cours et nous aurons très prochainement un grand pôle asiatique avec une monnaie unique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Robert Mundell, économiste, inventeur de la théorie des « zones monétaires optimales » (et partisan d’une monnaie mondiale) a donné son analyse à l’université Nankai de Tianjin en juin 2002. Il a déclaré que l’Asie devrait créer une organisation de monnaie unifiée, le dollar asiatique, qui devrait être établi au plus tôt, et que la Chine pourrait jouer le premier rôle dans cette organisation.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, en mars 2006, la Banque asiatique de développement (ADB) a annoncé l’idée d’une monnaie asiatique commune virtuelle : l’ACU (Asian currency Unit). N’oublions pas que sa valeur serait calculée à partir de la valeur moyenne (une « monnaie panier ») des principaux pays d’Asie (Chine, Corée du Sud, Japon et membres de l’ASEAN). Je vous rappelle au passage que l’ECU (unité monétaire européenne) est devenu l’euro et nous aurons là aussi un glissement d’une monnaie virtuelle vers une monnaie réelle. Bruno Jetin, économiste à Institut de recherche pour le développement (IRD, France) possède la même analyse et déclare : « Ces progrès rendent encore plus nécessaire la création d’une monnaie asiatique commune voire unique à l’instar de l’écu puis de l’euro. » Source : Le Réseau Asie du 01 juillet 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il existe cependant des preuves plus flagrantes de la montée en puissance de cette communauté asiatique. En effet, le 14 janvier 2009, la France a nommé Philippe Zeller ambassadeur auprès du secrétariat de l’ASEAN (le Royaume-Uni, la Chine et les USA ont eux aussi nommé des ambassadeurs).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Sur le site officiel du gouvernement, on peut d’ailleurs lire la déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’Union européenne se félicite de l’entrée en vigueur (15 décembre 2008) de la Charte de l’ASEAN. Ce texte, qui définit un nouveau cadre institutionnel, marque une étape importante dans le processus d’intégration régionale en Asie du Sud-Est.</em> »  Source : diplomatie.gouv.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas qu’elle représentera un marché de plus de 2 milliards de personnes et surtout, sera la première puissance économique mondiale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ainsi, les états, qui ne sont plus capables d’assumer seuls les coûts faramineux de la crise, sont obligés de s’intégrer au sein d’unions continentales. Il en sera de même pour les USA qui devront s’associer avec le Mexique et le Canada dans le cadre de l’Union Nord Américaine (North American Union).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">II. La NAU (North American Union).</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’avais, il y a quelques mois, déjà abordé le sujet de la NAU. Je vais ici en retracer l’historique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’histoire de l’unification du continent nord-américain débute en 1912, dans un ouvrage intitulé « Philip Dru administrateur » écrit par le conseiller du président Wilson, le colonel House.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">1er janvier 1994 est signé l’Aléna, un traité créant une zone de libre-échange entre les trois pays d’Amérique du Nord : le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Henry A. Kissinger, dans le Los Angeles Times du 18 juillet 1993 (p. M2) avait d’ailleurs déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’ALENA sera l’avancée la plus constructive vers un nouvel ordre mondial faite par un groupe de pays depuis la fin de la guerre froide, et le premier pas vers une vision encore plus large de la zone de libre-échange pour l’hémisphère ouest&#8230; L’ALENA n’est pas un accord commercial traditionnel mais l’architecture d’un nouveau système international.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Septembre 1999, l’économiste canadien G. Herbert Grubel publie un livre intitulé « The Case for Amero » qui reprend la même idée et annonce même une monnaie unique pour les trois pays : l’Améro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Août 2001, les choses se précisent lorsque Robert A. Pastor écrit « Toward North american community ». Dans cet ouvrage, il s’agit de créer une entité politique avec une monnaie unique qui remplacerait le dollar américain, le peso et le dollar canadien.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Le 23 mars 2005 est signé à Waco, au Texas, le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) dans le cadre de l’ALENA, de facto l’acte de naissance officieux de la NAU. Il existe des preuves de la création de cette nouvelle communauté que vous pouvez trouver sur le site du CFR (Council on Foreign Relations). Il suffit de cliquer sur « Publication type », ensuite « Task force reports » et vous trouverez 2 documents : Creating a North American Community et Building a North American Community. Comme vous pouvez le constater, je n’avance rien au hasard.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur de la crise, les USA n’ont plus le choix et doivent accélérer le processus d’intégration du continent nord américain et surtout changer de monnaie. Un petit tour d’horizon de la situation économique américaine permettra de mieux cerner le problème. Le PIB US a ainsi chuté de 6,2% au quatrième trimestre 2008 et « l<em class="spip">es statistiques publiées jusqu’ici pour le premier trimestre (2009) montrent que nous sommes partis pour un autre film d’horreur</em> », résume Rob Carnell, de la banque ING. Source : Libération.fr du 28 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je rappelle que le dernier chiffre du nombre de chômeurs indemnisés (26 février) dénombre 5 112 000 personnes auquel il faut ajouter les 650 000 chômeurs du seul mois de février. Nous aurons donc au mieux, 8 000 000 de personnes indemnisées fin juin. Et cela ne concerne que les chiffres officiels qui, nous le savons tous, sont inexacts et largement sous-évalués.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour rappel, la Maison Blanche a réalisé son budget sur une prévision de chute du PIB de 1,2% et il faudra donc trouver, si tout va bien, 700 milliards de dollars supplémentaires. Or, je le rappelle, le PIB des USA devrait baisser de plus de 10 % en 2009 (le PIB des USA a chuté de 9% de 1929 à 1930) ce qui équivaudrait à créer « ex nihilo » 1400 milliards de dollars. Ceci n’a pas été comptabilisé par Paul Craig Roberts (économiste et sous secrétaire au trésor dans l’administration Reagan) qui déclarait le 3 mars sur Contreinfo : « <em class="spip"> Les mesures économiques de Bush et Obama totalisent 1 600 milliards de dollars, et chaque dollar devra être emprunté, sans que personne ne sache où. Cette somme gigantesque va compromettre la valeur de la devise américaine, son rôle en tant que monnaie de réserve, la capacité du gouvernement des États-Unis d’honorer sa dette, ainsi que le niveau des prix</em>. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que les ventes d’automobiles se sont totalement effondrées aux USA. Ford a ainsi enregistré une baisse de 48% de ses ventes en février, Chrysler 44 % et General Motors 52,9 %.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, le compte à rebours a commencé pour General Motors et Chrysler qui devraient se déclarer très bientôt en faillite. Ce sera alors le krach ultime (la plus grosse faillite de tous les temps) qui entraînera la bourse et le chômage vers des profondeurs abyssales ce que démontrent différentes études, évaluant entre 2 et 3 millions le nombre de chômeurs supplémentaires (qu’il faudra ajouter aux 8 millions du mois de juin).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, le plus inquiétant concerne le versement des pensions. Raymond Van der Putten a ainsi démontré que le système US de retraite ne pouvait faire face à une crise économique majeure. Source : « La crise du système de retraite américain », BNP Paribas Conjoncture, janvier 2007.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC) qui a déjà un déficit de 13 milliards de dollars (évaluation de la cour des comptes américaines : GAO) devra garantir les pensions de millions d’américains, ce qui lui est impossible. Par exemple, General Motors doit verser 12,3 milliards de dollars pour les retraites avant 2014 (source : Moneynews.com du 6 mars 2009). L’état devra là aussi intervenir pour éviter l’effondrement de son système de retraite.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je vous invite de plus à consulter le rapport explosif (tout va mal !) du GAO de janvier 2008 dont voici le lien : rapport GAO du 17 janvier 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le gouvernement fédéral devra aussi aider ses états dont la plupart sont au bord de la faillite (Californie par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De plus, le LEAP/E2020 évalue à 10 000 milliards de dollars les « actifs fantômes » des banques que le gouvernement US devra « éponger ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Lorsque l’on additionne l’ensemble des dépenses supplémentaires qui devront être effectuées on se trouve donc très loin des 5000 milliards de l’économiste Nouriel Roubini. Le dollar ne survivra pas à cette épreuve (hyperinflation) et sa chute démarrera bientôt. Les USA changeront alors de monnaie, s’associeront avec le Canada et le Mexique. Une nouvelle devise apparaîtra (dollar nord américain ou améro) qui sera fortement dévaluée par rapport au dollar US (peut être un rapport de 1 à 1O) et qui permettra d’effacer les dettes.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Barack Obama aura ainsi raison car « L’Amérique sortira plus forte de la crise » et comme le phoenix (son emblème) renaîtra de ses cendres.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous assistons donc à un vaste remodelage du monde. Je n’ai pas parlé de l’Amérique du Sud, qui, pourtant, suivra le même chemin de l’unité dans le cadre du Mercosur avec là aussi une monnaie unique. L’Afrique, quant à elle, mettra plus de temps à s’unifier au sein de l’Union Africaine. Il reste bien évidemment le problème du Proche-Orient, un problème qui sera bientôt résolu par un conflit gigantesque : la troisième guerre mondiale qui permettra de redistribuer les cartes. N’oublions pas que l’Union Européenne est directement issue du second conflit mondial (Ordo ab Chao).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon quatrième et dernier article, j’étudierai les bouleversements qui seront apportés à notre système monétaire. Des changements fondamentaux qui vous surprendront à plus d’un titre et qui mélangeront monnaies locales, monnaies continentales et surtout monnaie mondiale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion, j’ai démontré que la crise actuelle détruit les monnaies nationales et donc par voie de conséquence, les Etats-nations qui se retrouvent dans l’obligation de s’intégrer à de grands ensembles continentaux. Pourtant, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux : la concentration du capital (les 250 plus riches possèdent autant que les 2,5 milliards les plus pauvres), la destruction de notre planète par notre société de consommation et la surpopulation.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La destruction des retraites (15 millions de Britanniques n’auront que le minimum versé par l’état, soit 540 livres sterling) et le chômage de masse perdureront. Partout, la protection sociale reculera et se soigner deviendra un luxe. Quant à notre liberté, elle risque fort de disparaître au profit d’états de plus en plus sécuritaires.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’idée de Paul Jorion de créer une nouvelle « constitution pour l’économie » s’impose donc. Je laisse ici ces pensées remarquables de Raoul Vaneigem (« Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l’opportunité de s’en défaire ») :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">A l’heure où la faillite de l’économie comme système de survie frappe de dérision tant d’efforts investis dans la rage de gagner plus, d’être le meilleur, de posséder davantage, peut-être un revirement d’attitude est-il prévisible, peut-être l’opiniâtreté mise à se délabrer dans le travail va-t-elle redécouvrir la création des êtres, des choses, de l’environnement comme plaisir d’exister ?</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em class="spip">L’économie propage ainsi la subversion mieux et plus vite qu’une horde d’agitateurs spécialisés. Il suffit de jeter un regard sur les vitrines spectaculaires où la société exhibe les modèles de sa respectabilité et de son infamie ; il n’y traîne plus guère que des spécimens défraîchis de rois, prêtres, papes, policiers, militaires, noblions, bourgeois, bureaucrates, prolétaires, riches, miséreux, exploiteurs, exploités&#8230; et l’on a peine à croire qu’autour de tels magots s’élevèrent, il n’y a pas si longtemps, les ardeurs de la haine et de l’admiration. Jamais une époque n’a été à ce point soldée à des prix défiant toute concurrence.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°4 : régions et monnaies complémentaires</strong></span></span></p>
<div class="article-chapo" style="text-align: justify;">Dans mon dernier article (n°3), j’ai tenté de démontrer que le dollar ne survivrait pas à la crise. Or, le 18 mars, la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette (je l’avais annoncé l’année dernière). Cette information a fait quelques lignes dans les quotidiens nationaux (rien à la télévision) qui, pour l’essentiel, ont commenté cela de façon positive. Pourtant, cette date restera dans les livres d’histoire et sera plus importante que le fameux jeudi noir (krach de 1929) car elle marque la fin, à plus ou moins brève échéance du dollar et donc des USA. Il est donc temps d’éteindre votre télévision et de vous informer sur le net.</div>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce jour là Paul Jorion annonçait sur son blog que c’était « la fin du capitalisme », les analystes de la banque Standard Chartered ont intitulé une note : &laquo;&nbsp;le jour où le dollar est mort&nbsp;&raquo; et Alan Ruskin, analyste chez RBS, déclarait : « Nous sommes témoins de la chute de Rome ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur de la crise, des experts de plus en plus nombreux, avancent l’idée que l’Europe et les USA risquent l’éclatement. J’ai démontré par ailleurs que de grands pôles continentaux (ASEAN, CEI, North American Union) sont en train d’émerger. Cela peut paraître contradictoire et pourtant ces deux phénomènes auront lieu. Nous assistons donc à la fin des nations avec l’apparition de grands ensembles qui auront pour échelon administratif les régions. Les monnaies nationales peu à peu seront remplacées par des monnaies complémentaires.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">La région, nouvel échelon administratif.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Peu d’experts ont compris l’importance du rapport Balladur sur les régions et surtout sa pertinence en pleine crise systémique. Pourtant, il est au cœur des solutions qui vont être apportées. Pour comprendre, il faut remonter en 1966.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, Herbert Marshall McLuhan, philosophe, sociologue, spécialiste des médias et conseiller du vatican écrit à cette époque là un livre fondamental « War and Peace in the global Village » publié en 1967 et qui signe l’acte de naissance d’un nouveau concept : le glocal. (wikipédia doit modifier sa base de donnée sur le glocal). Un monde bouleversé par les nouvelles technologies.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le glocal est en effet un mélange de global et de local qui sera l’architecture fondamentale du nouvel ordre mondial avec d’un côté, les continents (dans un premier temps car eux aussi disparaîtront), de l’autre, des régions et de grands pôles urbains. Le sociologue Blaise Galland a d’ailleurs démontré le bouleversement majeur des technologies de l’information et l’impact économique qu’elles provoquent au niveau de l’aménagement du territoire. Il a déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">le processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d’échange et de traitement de l’information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d’organisations socio-spatiales au niveau local.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je suis d’ailleurs surpris que personne n’étudie le krach sous l’angle des nouvelles technologies qui sont en train de bouleverser la « vieille économie ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’information est en effet fondamentale et elle possède une part de responsabilité majeure dans la crise actuelle car elle a permis d’accélérer les flux financiers de façon colossale et sur l’ensemble de la planète (crise mondiale). L’information, qui évolue de façon exponentielle pose ainsi le problème du contrôle, un contrôle totalement défaillant que certains ont appelé « la crise de la régulation » et que l’on va tenter de résoudre en renforçant les structures du FMI.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, économiste, spécialiste des monnaies (il a écrit « <em class="spip">The Future of Money</em> »), membre du club de Rome et surtout un des créateurs de l’euro a d’ailleurs brillamment étudié les liens existants entre information et économie. Pour lui, « T<em class="spip">out système complexe en forme de réseau, comme sont les écosystèmes, les organismes vivants, et les économies peut être perçu comme des systèmes de flux de matière, énergie et d’information.</em> » Je vais d’ailleurs démontrer que le rapport Balladur et les travaux de Lietaer sont intimement liés.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je vous invite à vous procurer le livre blanc de Bernard Lietaer intitulé « Toutes les options pour gérer une crise bancaire systémique » que vous pouvez télécharger en pdf car c’est un document fondamental.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, ainsi, pense que le fonctionnement en réseau de l’économie doit reposer sur les régions. Il a d’ailleurs écrit « Pour une Europe des Régions : les Régions, compléments nécessaires à l’Euro », (Paris : Fondation Mayer, 2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La même idée se retrouve dans le rapport Balladur qui déclare à la page 10 (rapport Balladur : Il est temps de décider) :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’échelon régional est apparu au Comité comme le mieux adapté aux conditions nouvelles de la compétitivité étant observé, au surplus, qu’il existe un consensus européen sur l’importance du niveau régional dans les politiques de développement.</em> » Les régions vont de plus en plus se retrouver seules face à des Etats-nations ruinés. Par ailleurs les articles 2 et 3 de la Charte européenne de l’autonomie locale précisent :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">l’autonomie locale doit être reconnu dans la législation interne » et que « par autonomie locale, on entend le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de régler et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité et au profit de leurs populations, une part effective des affaires publiques</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, lui, va plus loin : « <em class="spip"> Une décision importante de la part des gouvernements sera de permettre aux villes et aux gouvernements locaux de choisir eux &#8211; mêmes les monnaies complémentaires qu’il leur semble intéressant d’encourager en les acceptant en paiement de taxes de la ville ou de l’état.</em> » ( Livre blanc p 28).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Vous avez bien lu, les villes et les régions pourront créer des monnaies complémentaires. Certains pensent que cela est impossible et pourtant des expériences fonctionnent un peu partout comme en Suisse (WIR), ou en Allemagne (Chiemagauer).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En 1971 Jaime Lerner, le maire de Curitiba au Brésil a créé une monnaie sous forme de jeton de bus que les gens gagnaient en ramassant les ordures ce qui a permis à cette ville d’être une des plus prospère du Brésil. Jean-François Noubel parle même de monnaies libres qui permettraient un troisième niveau d’organisation économique dont la clé serait le travail collaboratif (comme Wikipédia par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer propose ainsi de créer des systèmes « Business-to-Business (B2B) » au niveau des entreprises (livre blanc p 27).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ceci n’est pas une hypothèse mais une réalité que Guerman Sterligov homme d’affaires russe est en train d’exploiter. Il a mis en place, dans toutes les grandes capitales (il a investi des millions d’euros dans ce projet à Londres, Paris, Bruxelles, Hongkong) un centre anticrise qui permet aux entreprises d’organiser des paiements à base de troc. Il a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">Adieu argent, crédit, taux d’intérêt&#8230; Le système capitaliste a atteint ses limites, il faut trouver de nouvelles règles du jeu</em> », « <em class="spip">Il ne s’agit pas seulement de troc mais d’un nouveau système de paiement, d’une nouvelle comptabilité.</em> » (Le Monde du 11.03.09).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La réalité dépasse la fiction et prouve que la crise systémique actuelle est bien plus grave que celle de 1929.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur du désastre économique, certains pourtant se posent la question de savoir si cette « régionalisation » du monde ne se fera pas dans la violence. Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l’automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. RIA Novosti du 24.11.2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 13 mars, Chuck Norris a ainsi organisé une rencontre des délégués de centaines de groupes armés texans pour discuter d’une éventuelle sécession du Texas. Face aux risques de guerre civile la FEMA a rapatrié un bataillon de l’armée US qui était en poste en Irak pour le déployer sur le sol US. (Source : Army news).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nathan Freier professeur au US Army War College, la principale institution de formation de l’armée pour les futurs officiers, conseiller et expert de politiques et d’analyse à la sécurité et à la défense a d’ailleurs rédigé un rapport qui met l’accent sur les risques de guerre civile aux USA (pages 31, 32 et 33 : <a class="spip_out" href="http://www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB890.pdf">www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB890.pdf</a>)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quoi qu’il en soit l’Union nord américaine du Canada et des USA est déjà une réalité et les régions (états désunis) qui seront créées par la violence ou sans violence s’intègreront au sein de cette union.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que le 27 novembre 2006, la Chambre des communes du Canada a reconnu que le Québec formait une « nation » au sein du Canada. Vous pouvez d’ailleurs trouver des cartes du Canada sur les sites officiels comprenant 5 régions : Le Canada atlantique, le Nord, l’Ontario, l’Ouest canadien et le Québec. Nous aurons donc une North American Union organisée dans un premier temps autour d’une dizaine de régions et qui intègrera le Mexique plus tard.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En ce qui nous concerne, nous assistons au même phénomène et le rapport Balladur qui prévoit dans sa proposition numéro 1 de « favoriser les regroupements volontaires de régions et la modification de leurs limites territoriales pour en réduire le nombre à une quinzaine » n’est qu’un épisode local qui se répètera partout en Europe.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous sommes en train de changer de monde et pourtant pour reprendre la célèbre formule du Comte de Lampedusa : « <em class="spip">il faut que tout change pour que rien ne change</em> ». En effet, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux d’un système économique obsolète. Francis Neri (spécialiste de l’éducation, de la formation et du conseil, Président de l’Institut Européen de socialisation et d’éducation) a pourtant dit l’essentiel : « <em class="spip">Les crises : économique, sociale, écologique, énergétique, des matières premières, alimentaires, sont inter reliées et l’on ne peut considérer l’une sans se préoccuper des autres</em>. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il faut donc analyser le problème dans sa globalité et à différents niveaux.</p>
<ul>
<li> Le premier niveau d’analyse, celui de la finance et de la titrisation a déjà été abondamment débattu.</li>
<li>Le deuxième niveau qui sera l’objet de ma prochaine étude (n°5 : une monnaie mondiale) car malheureusement, nos dirigeants sont incapables d’aller plus loin (ils servent le système), concerne le problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer.</li>
<li>Le troisième niveau concerne l’adaptation de notre système économique aux nouvelles technologies de l’information qui détruisent les emplois par millions. Une réflexion profonde doit être engagée sur la notion de travail (le chômage explose) qui est ne l’oublions pas une invention tardive de l’homme. Les tribus dites « primitives » estiment que c’est une aberration. Smohalla, chef indien Sokulls déclarait : « <em class="spip"> Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves</em>. »</li>
<li> Le quatrième niveau concerne l’énergie. La fin du pétrole est programmée et nous n’avons encore pas trouvé d’alternatives valables. Or, il faut le rappeler, toute notre économie repose sur cette énergie encore bon marché et facile d’utilisation (mais polluante).</li>
<li> Le cinquième niveau concerne le capitalisme lui-même qui est basé sur la consommation à partir de dettes. Un système totalement injuste que les plus grands économistes américains comme John Maynard Keynes ont critiqué : « <em class="spip">nous commençons à le mépriser</em>. » (L’autosuffisance nationale, 1933).</li>
<li>Le sixième niveau concerne la démocratie et notre liberté qui sont en danger. Par accumulation du capital (l’argent appelle l’argent), une petite poignée d’hommes finissent par avoir la réalité du pouvoir. J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous a pourtant mis en garde :</li>
</ul>
<p class="spip" style="text-align: justify; padding-left: 60px;">« <em class="spip">En fait, il peut n’y avoir qu’un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent</em> ». Source : « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.</p>
<ul>
<li> Le septième niveau concerne l’écocide que provoque notre système économique (Un écocide est un acte de destruction d’un écosystème, notamment par l’exploitation excessive de celui-ci).Certains parlent même d’écophagie. Je signale au passage que l’eau potable, élément essentiel de la vie commence à manquer.</li>
</ul>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Au final nos élites « <em class="spip">s’efforcent de réduire notre malheur plutôt que de construire notre bonheur</em> » pour reprendre la célèbre phrase de Bernard Weber et nous avons, nous intellectuels, un rôle majeur à jouer. La crise systémique actuelle est une opportunité unique pour changer de monde, mais il faut tout d’abord changer nous-mêmes et nous remettre en question.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Le boulot des intellectuels du courant dominant, c’est de servir en quelque sorte de « clergé laïque », de s’assurer du maintien de la foi doctrinale. Si vous remontez à une époque où l’Église dominait, c’est ce que faisait le clergé : c’étaient eux qui guettaient et traquaient l’hérésie. Et lorsque les sociétés sont devenues plus laïques [...], les mêmes contrôles sont restés nécessaires : les institutions devaient continuer à se défendre, après tout, et si elles ne pouvaient pas le faire en brûlant les gens sur le bûcher [...], il leur fallait trouver d’autres moyens. Petit à petit, cette responsabilité a été transférée vers la classe intellectuelle &#8211; être les gardiens de la vérité politique sacrée, des hommes de main en quelque sorte. » (Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, Noam Chomsky éd. éditions Aden, 2006, p. 187)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°5 : une constitution pour l’économie</strong></span></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On peut lire actuellement dans l’ensemble de la presse que l’économie mondiale redémarre, que la crise est sur le point de s’achever. C’est faux et voici pourquoi.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Abderrahmane MEBTOUL, expert international et surtout un des plus grands économiste d’Algérie a déclaré : « <em class="spip">de l’avis de tous, la crise actuelle est la pire que le monde ait connu depuis la grande dépression avec une perte en sous capitalisation, évaluée par le FMI, fin février 2009, à 52.000 milliards de dollars.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face aux catastrophes à venir, il a d’ailleurs lancé un appel, afin de mettre en place une cellule de crise en Algérie.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Selon l’agence Bloomberg, l’ensemble des dépenses, prêts et garanties offerts par l’Etat américain atteignent désormais les 12.800 milliards de dollars (PIB des USA : 14 000 milliards). <em class="spip">Boursier.com 31/03/2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’OCC (Office of the Controler of the Currency), l’agence de tutelle des banques Us a publié un rapport explosif (avril 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On apprend ainsi que la situation des prêts immobiliers est devenue incontrôlable avec 10 % de défaillances et surtout 694 056 procédures de saisies en cours au 4ème trimestre 2008. Vous pouvez d’ailleurs avoir le résumé de ces chiffres en consultant le tableau page 13 du rapport dont voici le lien : <a class="spip_out" href="http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2009-37a.pdf">http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2009-37a.pdf</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le département du Commerce a signalé que les mises en chantier ont chuté de 10,8% (510 000 au mois de mars) aux USA et que le nombre de permis de construire a reculé de 9% (513.000). <em class="spip">Source : Le Figaro.fr du 16/04/2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les 1000 milliards de dollars du G20 ont donc déjà été dépensés et je ne parle même pas de la faillite prochaine de General Motors et Chrysler (que j’avais annoncée l’année dernière).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Heureusement, il y a <a class="spip_out" href="http://robertreich.blogspot.com/2009/04/its-depression.html">Robert Reich</a>, ancien ministre du travail de Bill Clinton qui s’est « réveillé » le 3 avril et a indiqué sur son blog que la crise actuelle était comme en 1929 « une dépression » . Ouf, nous sommes sauvés !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer (qui a mis en place l’euro et spécialiste des questions monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA, dans son livre blanc en novembre 2008 :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« L’opération de sauvetage américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques suivantes du gouvernement américain, ajustée pour l’inflation : prix de l’achat de la Louisiane, le New Deal et le Plan Marshall, les guerres de Corée, du Vietnam, la débâcle de S&amp;L, la NASA et la course à lune réunis. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à cette pyramide de problèmes nos gouvernements mettent en place des solutions provisoires qui n’auront pour effet que d’aggraver encore plus la situation. Quelles sont ces solutions :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- le « bidouillage » de la comptabilité des banques.<br />
 &#8211; différer l’échéance fatale des prêts immobiliers aux USA.<br />
 &#8211; développer l’émission de DTS (droits de tirage spéciaux).</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">I. « Magouilles » comptables et prêts immobiliers US</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 02 avril, en plein G20, les USA ont changé leurs normes comptables ce qui va permettre d’après Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. d’améliorer le bilan des banques de 20 %. Un « miracle » a donc eu lieu qui permet désormais aux entreprises financières de fixer elles-mêmes le prix de leurs produits financiers (car il n’y a plus d’acheteurs) et tout cela sous la contrainte et les menaces. Arthur Levitt, ancien président de la SEC a dit :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« ce qui me perturbe le plus à propos de l’initiative de la FASB (l’organisme qui fixe les règles en matière de comptabilité, à l’origine de la nouvelle réglementation) est qu’elle semble résulter de menaces indignes de membres du Congrès, qui sont redevables à des représentants d’entreprises ».<em class="spip">Source : Bloomberg du 29 mars 2009 : « Mark-to-Market Lobby Buoys Bank Profits 20% as FASB May Say Yes »</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En Europe, Christine Lagarde (ministre de l’économie) indique « qu’il faut quand même que tout le monde soit placé sur un pied d’égalité », et donc, dans la liesse générale, les ministres européens des Finances réunis à Prague ont « appelé l’IASB (Bureau des standards comptables internationaux) à coopérer étroitement avec le FASB (américain) pour répondre immédiatement à ces problèmes. » Nous aurons ainsi droit nous aussi à notre « bidouillage » comptable. Nous vivons décidément une époque formidable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En ce qui concerne les prêts immobiliers US nous assistons au même phénomène. Je l’ai indiqué ci-dessus, 10 % des prêts immobiliers US ne sont pas remboursés. On renégocie donc à tour de bras et on retarde l’échéance qui sera fatale car la majeure partie de ces emprunteurs sont insolvables et la situation s’aggrave de jour en jour avec le chômage. D’ailleurs, un américain sur dix reçoit une aide en bons d’alimentation (<em class="spip">Reuters du vendredi 3 avril</em>) et 5,1 millions d’emplois ont été détruits depuis le début de la récession selon le journal Le Monde du vendredi 3 avril. C’est vrai, tout va bien ! Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez consulter l’excellent article de Paul Jorion du 12 avril (sur son blog) intitulé <a class="spip_out" href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=2778">La reprise aux États–Unis (non, je plaisante)</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion de cette première partie, je reprends les propos de Paul Krugman, prix nobel d’économie : « J’ai l’impression qu’elle [l’administration, ndlr] ne cherche qu’à gagner du temps au lieu d’admettre la réalité des pertes essuyées par les banques et de faire ce qui est nécessaire pour nettoyer ce foutoir. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il ose même une phrase digne d’un théoricien du complot : « Le problème est que nous avons une administration qui va chercher conseil chez ceux qui ont créé cette crise ». <em class="spip">Source : Libération.fr du 15 avril 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Au-delà de ce déni de réalité, nous nous apercevons que nos dirigeants sont face au problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer et tentent d’apporter des solutions que le G 20 a concrétisé en développant les DTS. Lorsque je lis certaines études sur la crise systémique actuelle, je suis stupéfait du manque de profondeur de certaines analyses. Ainsi, étudier le krach actuel en se focalisant sur les « dysfonctionnements » de la finance revient à donner une vision parcellaire du problème.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, il faut l’analyser dans sa globalité et notamment sur le plan monétaire.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La destruction du dollar en cours pose un problème fondamental au monde. En effet, quelle sera la monnaie de référence des échanges mondiaux ? Ainsi, cette crise est une crise systémique car, sur le plan strictement économique, nous assistons à la faillite de notre système monétaire. De nombreux économistes ont une vision étroite du krach actuel et désignent la finance comme seule responsable de nos malheurs. Or, certains commencent à aborder le problème structurel que pose notre système monétaire. Il est temps de faire un petit rappel historique.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">II. Analyse de la crise et DTS</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En juillet 1944, les USA imposaient au monde le dollar comme monnaie de référence. C’était la mise en place de la charte monétaire dite de Bretton Woods. Or, il faut le rappeler, le dollar était à l’époque convertible en or (35 dollars l’once). Jacques Rueff, économiste, et surtout clairvoyant, avait alors déclaré que c’était pour le monde « le secret d’un déficit sans larmes. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Puis, par étapes successives, le dollar a cessé d’être convertible en or (1971), pire encore, il est devenu « flottant » (1973), c’est-à-dire déconnecté de toute réalité économique. D’ailleurs, John Connally, secrétaire au trésor, déclarait en 1971 : « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Cerise sur le gâteau, on a abandonné le système de change fixe par les accords de Kingston de janvier 1976 (les plantes jamaïcaines peut-être !).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Georges Pompidou qui a travaillé à la banque Rothschild de 1954 à 1962 (donc un spécialiste des questions monétaires) avait à l’époque donné un bon aperçu de la situation :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« il n’y a pas de système monétaire international valable sans parités fixes ». Nous nous sommes donc peu à peu acheminés vers un « non système monétaire ». Une étude récente de la banque mondiale a ainsi démontré que nous avons eu 176 crises monétaires depuis 1971.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Comment les USA ont-ils pu maintenir ce système si longtemps ? Par la violence, bien sûr. Thomas Friedman, conseiller spécial de la secrétaire d’État Madeleine Albright sous l’administration Clinton, avait été très explicite :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« La main cachée qui tire les ficelles du marché a besoin d’un poing caché pour être efficace. McDonald’s ne saurait prospérer sans McDonnell Douglas&#8230; Et le poing caché qui assure un monde propice au développement des technologies de la Silicon Valley, c’est l’armée, les forces aériennes, la Marine et le Marine Corps américains ». <em class="spip">Source : Thomas Friedman, The Lexus and the Olive Tree : Understanding Globalization, Farrar, Strauss and Giroux, New York, 1999, p. 373</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">C’est d’ailleurs lui qui a promu les taux de change flottants en 1953 dans son article « The Case for Flexible Exchange Rates ». Il affirmait à l’époque qu’il fallait laisser les marchés déterminer la valeur des monnaies nationales. Cette vision anarcho-capitaliste de l’économie s’est diffusée partout dans le monde grâce à l’école de Chicago mais surtout au travers de la Société du Mont-Pèlerin (étrange pèlerinage !). Pascal Salin, ancien président de cette société, économiste et philosophe écrivait à l’époque : « Dans une période où le marxisme et l’interventionnisme étatique dominaient les esprits, Friedman a joué, à contre-courant, un rôle absolument irremplaçable. » Irremplaçable en effet car il a contribué à détruire l’économie mondiale après 176 crises monétaires !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ceux qui recherchent les coupables, feraient mieux de regarder de ce côté. L’idéologie libertarienne a été une catastrophe que nous payons très cher aujourd’hui. Karl Popper, qui a participé à la création de la société du Mont- Pèlerin prosélyte de l’ultra libéralisme, savait très bien ce qu’il faisait : « La liberté, si elle est illimitée, conduit à son contraire ; car si elle n’est pas protégée et restreinte par la loi, la liberté conduit nécessairement à la tyrannie du plus fort sur le plus faible. » <em class="spip">Karl Popper « La société ouverte », ch.12, section 2</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face au vide institutionnel, la finance a donc pris le dessus et la valeur de chaque monnaie a été déterminée par les marchés, une application directe des idées libertariennes de Milton Friedman qui a d’ailleurs obtenu un prix Nobel d’économie en 1976.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, James D Grant membre du CFR dans une discussion avec Paul Volcker (directeur du conseil pour la reconstruction économique) et Lawrence Summers (responsable actuel du conseil économique d’Obama), le 23 mai 2007, a dit : « <em class="spip">le dollar est basé sur la foi, nous émettons 850 milliards de dollar par an… Donc quelqu’un pense-t-il que c’est</em> …(inaudible) ». J’aime beaucoup la censure discrète (inaudible !). Nous sommes au mois de mai 2007 et ils savent que le système va dans le mur. Pour ceux qui comprennent l’anglais, un pur bijou ! Source : <a class="spip_out" href="http://www.cfr.org/publication/13468/bretton_woods_ii.html">http://www.cfr.org/publication/13468/bretton_woods_ii.html</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous connaissons la suite, une montagne de dette pour soutenir les USA, ce qui s’apparente à une taxe impériale, et nous avons laissé « <em class="spip">circuler 1000 fois plus d’argent qu’il n’existe d’actifs sous-jacents</em> » comme l’affirme Pierre Pascalon dans son étude pour l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques :« Il faut un véritable Bretton Woods II »).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, le 18 mars (« le jour où le dollar est mort », pour reprendre la célèbre phrase des analystes de la banque Standard Chartered) la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Igor Panarin ancien expert des USA au KGB enfonce le clou en déclarant : « Le dollar n’est garanti par rien. » Le journal russe Izvestia affirme quant à lui : « La dette étrangère du pays a grandi comme une avalanche ; c’est une pyramide, qui doit s’effondrer. » <em class="spip">Source : Bloomberg.com du 25 novembre 2008</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons, notre système monétaire basé sur le dollar n’est plus viable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le problème de la monnaie est donc au cœur de cette crise et vous avez remarqué que j’insiste lourdement sur ce point car les solutions qui seront « trouvées » seront d’ordre monétaire. J’ai expliqué dans mes quatre précédents articles que les monnaies nationales étaient en phase avancée de destruction (dollar, livre sterling par exemple) et que de nouvelles monnaies continentales (dollar nord-américain, <em class="spip">Acu</em> pour l’Asie, <em class="spip">Sucre</em> pour l’Amérique du sud, l’<em class="spip">Arabo</em> lancé par le Conseil de Coopération du Golfe), virtuelles dans un premier temps, étaient en train de naître. Ainsi, nous assistons à la destruction des nations écartelées entre de grands pôles continentaux d’une part et des régions d’autre part. Des monnaies complémentaires apparaissent comme les comptes Hour gérés par la Bank of Ithaca dans l’état de New York par exemple. Le dollar s’effondre donc et avec lui l’Empire US car le cœur économique du monde s’est déplacé vers l’Asie (Chine et Inde).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 19 février, le quotidien du peuple (<em class="spip">People’s Daily</em>) annonçait que « la Chine autorisait les pays en déficit commercial avec elle à produire des obligations en yuans (et non en dollars). »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Elle a de plus signé un accord avec l’Argentine lui permettant de payer en yuan et « a conclu des accords d’échange de devises d’une valeur totale de 95 milliards de dollars, avec la Malaisie, la Corée du Sud, Hong Kong, la Biélorussie, l’Indonésie, et maintenant l’ Argentine ». <em class="spip">Source : China Economic Review du 31 Mars 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’AFP, le 26 mars, a affirmé « qu’un groupe d’experts de l’ONU dirigé par l’économiste américain Joseph Stiglitz a préconisé un nouveau système monétaire international pour remplacer l’actuel, basé sur le dollar. Un nouveau système monétaire international, ressemblant à des droits de tirage spéciaux (DTS) très élargis » La Chine a enfoncé le clou en proposant que les droits de tirage spéciaux (DTS ou SDR en anglais) puissent jouer le rôle « de monnaie de réserve supra- souveraine. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Georges Soros a confirmé : « la monnaie américaine pourrait finalement être remplacée comme devise mondiale de réserve, éventuellement par les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international ». <em class="spip">Source : Reuters  le 06 avril 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les DTS ont été créés en 1966 par le FMI en complément des réserves officielles des pays membres, c’est un droit qui permet de « tirer » des devises. Les DTS sont déterminés en fonction d’un panier de valeur de 4 monnaies : le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. Il manque donc le yuan et le rouble.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, le 28 mars 2009, l’agence Reuters nous apprend que « la Russie est favorable à une extension du droit de tirage spécial (DTS) du Fonds monétaire international afin qu’il inclue le rouble, le yuan et l’or. » Ceci est dans le droit fil des propositions chinoises et confirmé par le Quotidien du peuple du samedi 11 avril.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Certains parlent même d’élargir le système à d’autres monnaies comme Arkadi Dvorkovitch, conseiller économique au Kremlin. Il faut cependant rappeler que le fonctionnement des droits de tirage spéciaux pose problème car il va falloir fixer de nouvelles quotités des monnaies qui constituent un DTS. Voici par exemple le panier de devises composant un DTS en octobre 2005 (Wikipédia) : 0,5770 USD &#8211; 0,4260 EUR &#8211; 21,000 JPY &#8211; 0,0984 GBP.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les quotités dépendent des quotes-parts des membres et vous l’avez deviné, les USA sont majoritaires avec 16, 77% des voix. Que va-t-il se passer lorsque la Russie et la Chine entreront dans le système ? Il faut rappeler que de par son fonctionnement, le droit de tirage spécial favorise celui qui fournit les liquidités et, je vous le rappelle, les USA sont ruinés (ils devront fournir 100 milliards de dollar pour le plan de relance du G20). La Chine devrait donc logiquement devenir un acteur majeur de cet instrument monétaire.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De plus, il s’agit d’un crédit et il faudra donc payer des intérêts .D’ailleurs, face aux besoins croissants de liquidités et la défaillance prochaine de nombreux états il est à craindre que le FMI ne laisse se développer les droits de tirage de manière anarchique. De nouveaux emprunts obligataires libellés en DTS apparaîtront, du crédit pour résoudre la crise du crédit, ubuesque.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce système est appelé à être provisoire et comme l’Ecu, monnaie virtuelle qui s’est transformée en euro, nous aurons dans un premier temps des monnaies continentales (Sucre, Acu, etc) qui deviendront réelles pour, au final, être regroupées au sein d’une monnaie unique mondiale dont plusieurs noms circulent (Global, Phoenix, Terra). Je désirais écrire un article au sujet de la monnaie mondiale (prochain opus) mais l’actualité des DTS a pris le dessus.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Voilà, j’espère vous avoir éclairé sur le fonctionnement de notre pauvre petite planète. Il manque cependant une analyse, et ce sera ma conclusion.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’ai été très surpris de ce qui a été écrit concernant l’arrestation de Bernard Madoff. Il a d’ailleurs été très étonné lui-même des accusations de monstre lancées contre lui. Sa ligne de défense est simple et elle devrait vous en dire long sur notre système économique. Il a ainsi déclaré que l’économie mondiale était une vaste pyramide de Ponzi et qu’il ne comprenait pas pourquoi il devenait le bouc émissaire d’un système alors qu’il en était le révélateur. Ce système qui fonctionne sur la dette et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts impose au fil des ans d’élargir la base de crédit. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule. Voilà, c’est aussi simple et stupide que cela. Le chômage va donc exploser, les retraites se transformeront en revenu minimum, la sécurité sociale sera réservée à quelques-uns. Dans les pays pauvres, on mourra de faim par millions.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La solution classique consiste à provoquer un gros conflit mondial, en attisant les haines, ce qui permet de se débarrasser des chômeurs et des stocks d’armes et ensuite de reconstruire. J’invite d’ailleurs ceux qui tiennent des propos virulents envers Israël ou les arabes à avoir en tête cet axe d’analyse. Le sentiment diffus que quelque chose de très grave est en préparation est omniprésent. Il reste cependant un petit espoir. Paul Jorion, sur son blog, réfléchit à l’élaboration d’une constitution pour l’économie qui se ferait sur le net et accessible par tous. J’invite donc ceux qui peuvent nous aider concrètement à prendre contact avec lui afin de changer ce monde abominable car il est temps de nous prendre en charge.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em class="spip">Jean Guéhenno :<strong>« Nous rêvons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie. »</strong></em></p>
<p class="spip" style="text-align: right;"><em class="spip">Source : <a href="http://www.legrandsoir.info/">legrandsoir</a><strong><br />
 </strong></em></p>
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		<title>La rupture du système monétaire international se confirme</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 08:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) - La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="access" style="text-align: center;"><em>- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -</em></p>
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<h3 class="access" style="text-align: center;">La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois</h3>
<div class="access" style="text-align: center;"><img class="alignleft" title="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746099.jpg?v=1239831669" alt="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" width="80" height="60" /></div>
<div class="access">En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « <a class="liens" href="http://www.nytimes.com/2009/04/03/opinion/03krugman.html?_r=4">piège Dollar</a> » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur cortège d&#8217;experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US (2).</div>
<div class="access">Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s&#8217;évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais (3) à se débarrasser au plus vite de cette montagne d&#8217;actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois (4) est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s&#8217;évader du « piège Dollar » d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s&#8217;ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d&#8217;un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d&#8217;une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l&#8217;analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.</div>
</div>
</div>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3555"></span> <img class="aligncenter" title="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746100.jpg?v=1239831850" alt="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" /></p>
<div id="para_2" class="para_1746100 resize">
<div class="photo top">
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong>Evolution trimestrielle de l&#8217;accroissement des réserves de change chinoises &#8211; Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009</strong></div>
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">Derrière le « jeu de dupes » londonien, où chacun a prétendu croire qu’une collaboration internationale « historique » (5) était en action, on constate en fait une profonde division du G20 : les Américains et le Britanniques (suivis par un Japon docile) tentent désespérément de préserver leur contrôle sur le système financier mondial, en bloquant ou en diluant toute réforme significative donnant un pouvoir plus important aux autres acteurs du système, sans plus avoir assez de puissance pour imposer leurs objectifs. Les Chinois, les Russes, les Indiens, les Brésiliens, … essayent de rééquilibrer le système monétaire et financier international en leur faveur, mais sans pouvoir (ou peut-être même sans vouloir vraiment (6)) imposer une telle réforme. Les Européens (et quand on utilise ce terme il implique de plus en plus une UE sans le Royaume-Uni) s&#8217;avèrent de leur côté incapables de trancher entre les deux seules options qui s&#8217;offrent à eux : sombrer avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni en copiant leurs politiques ou bien remettre fondamentalement en cause le système monétaire et financier mondial actuel en partenariat avec les Chinois, les Russes, les Indiens et les Brésiliens. Ils arrivent à ne plus suivre Washington et Londres dans leur reproduction des politiques passées qui ont toutes déjà fait faillite (7), mais ils ne parviennent pas à oser préparer l&#8217;avenir.</div>
</div>
</div>
<div id="para_3" class="para_1746101 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746101.jpg?v=1239831905" alt="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>L&#8217;effondrement du commerce international n&#8217;a aucun précédent.</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d&#8217;après la corrélation historique entre le com</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Les Européens porteront d&#8217;ailleurs une responsabilité majeure si, dans la brève fenêtre temporelle qui reste (moins de six mois désormais), aucune action majeure n&#8217;est entreprise pour éviter la crise longue et tragique qui durera plus d&#8217;une décennie (8). Ils possèdent à la fois le savoir-faire technique pour aider au succès d&#8217;une devise internationale fondée sur un panier des principales monnaies et une méthode politique qui permet de gérer au mieux les intérêts stratégiques divers d&#8217;un ensemble de pays comme ceux dont la monnaie serait derrière la nouvelle devise internationale de référence. Pourtant, il existe aujourd&#8217;hui une évidente incapacité des dirigeants de l&#8217;UE (et notamment de la zone Euro) à assumer ces responsabilités, comme si finalement ils préféraient voir le système occidental finir de se briser (tout en proclamant le contraire) plutôt que de se battre pour en faire un pont vers un nouveau système mondial : que ce soit un choix (ce que LEAP/E2020 ne croit pas) ou que ce soit le simple résultat de la pusillanimité de dirigeants européens choisis pour leur docilité (vis-à-vis de Washington et des grands opérateurs économiques et financiers européens), dans tous les cas, leur neutralité est très dangereuse pour la planète puisqu&#8217;elle empêche le lancement d&#8217;un processus efficace permettant d’éviter une crise longue et tragique (9).</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p>Ainsi, dans ce GEAB N°34, nos chercheurs développent plus avant leurs anticipations sur les formes possibles que prendra la cessation de paiement américaine d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009 et que le mois d&#8217;Avril 2009 (principal mois de collecte des revenus fiscaux aux Etats-Unis) va rendre désormais impossible à masquer (10). La cessation de paiement des Etats-Unis à l&#8217;été 2009 est en effet d&#8217;une actualité toujours plus brûlante avec un déficit public désormais totalement hors de contrôle sur fond d&#8217;explosion des dépenses (+ 41%) et d&#8217;effondrement des recettes fiscales (-28%) comme l&#8217;a anticipé LEAP/E2020 il y a plus d&#8217;un an : pour le seul mois de Mars 2009, le déficit fédéral s&#8217;est monté à près de 200 Milliards USD (très largement au-dessus des prévision les plus pessimistes), soit à peine un peu moins de la moitié du déficit pourtant record de l&#8217;ensemble de l&#8217;année 2008 (11). Et le même phénomène se répète à tous les niveaux de la structure publique du pays : état fédéral, états fédérés (12), comtés, villes (13), … partout les recettes fiscales s&#8217;évanouissent entraînant de manière accélérée l&#8217;ensemble du pays dans une spirale déficitaire que personne (Washington en premier chef) ne maîtrise plus.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_4" class="para_1746102 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746102.jpg?v=1239832040" alt="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°34, nos chercheurs se penchent également sur le « mystère du cours de l&#8217;or ». Pour le métal jaune, nos chercheurs (non pas d&#8217;or, mais d&#8217;information) ont identifié quelques pistes très intéressantes pour comprendre pourquoi (14), alors que les acheteurs d&#8217;or sont légion et que dans de nombreux pays on signale des ruptures d&#8217;approvisionnement en pièces ou lingots d&#8217;or, le cours du métal jaune ne fait qu&#8217;osciller autour du même pivot depuis des mois.</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Enfin, notre équipe présente ses recommandations pour se préparer aux prochains mois de la crise en s&#8217;attachant ce mois-ci notamment à l&#8217;épargne en général et aux assurances-vie en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_5" class="para_1746103 resize">
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212; 					 <br />
 <span style="font-style: italic;">Notes</span>:</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>(1) Si l&#8217;ensemble des réserves chinoises est évalué désormais à environ 2.000 milliards USD, la part d&#8217;actifs libellés en Dollars US n&#8217;est au maximum que de 70%, ce qui donne environ 1.400 milliards USD. Le reste consiste essentiellement en actifs libellés en Euros.</p>
<p>(2) N&#8217;oublions pas que ce sont en général les mêmes « experts » qui prédisaient ces dernières années que l&#8217;économie mondiale bénéficierait de la suppression de la régulation des banques, que l&#8217;économie de l&#8217;Internet ouvrait la voie à une croissance sans fin, que les déficits américains étaient un signe de force, que les prix de l&#8217;immobilier US n&#8217;arrêteraient pas de monter et enfin que s&#8217;endetter sans restrictions était la forme moderne d&#8217;un enrichissement durable.</p>
<p>(3) Le message sur le nécessaire changement de devise internationale de référence que Pékin a adressé au monde entier, et aux autorités américaines en particulier, à la veille du sommet du G20 de Londres n&#8217;était absolument pas un « ballon d&#8217;essai » ou une tentative sans espoir de réussite. Les dirigeants chinois ne se faisaient aucune illusion sur la probabilité qu&#8217;un tel sujet soit discuté au cours de ce G20. Ils ont voulu imposer ce débat dans les couloirs du sommet afin de faire passer un message, un avertissement officieux à tous les acteurs du système monétaire international : pour Pékin, le système Dollar, c&#8217;est fini. Si personne ne veut préparer un système alternatif en commun, alors, cela se fera autrement. Et leurs actes, analysés dans ce numéro du GEAB, corroborent cette intention. D&#8217;ailleurs, et le hasard du calendrier politique est une rareté à Pékin, dans la même période sort un livre, intitulé « La Chine mécontente », qui demande une action plus volontariste des leaders chinois afin d&#8217;imposer leurs choix sur la scène internationale. Source : <a class="liens" href="http://bbs.chinadaily.com.cn/viewthread.php?gid=2&amp;tid=631613">ChinaDailyBBS</a>, 27/03/2009</p>
<p>(4) Un lien original pour suivre ce chiffre en temps réel : <a class="liens" href="http://www.chine-informations.com/guide/population-chinoise-en-temps-reel-population-en-chine_1891.html">Chine Information</a>.</p>
<p>(5) C&#8217;est en fait Angela Merkel qui a fait preuve de la plus grande clairvoyance en trouvant le mot juste sur la nature du sommet du G20 à Londres. Elle a dit que c&#8217;était une réunion « <a class="liens" href="http://www.bundeskanzlerin.de/nn_127694/Content/EN/Artikel/2006/07/2006-07-14-pressekonferenz-integrationsgipfel__en.html">presque historique</a> » ; et c&#8217;est bien le mot « presque » qui résume ce qui s&#8217;est passé à Londres. Les dirigeants du G20 ont « presque » abordé les questions essentielles ; ils ont « presque » défini un programme commun d&#8217;action; ils sont « presque » parvenus à lancer de nouvelles stimulations économiques et une nouvelle régulation financière mondiale; ils ont « presque » interdit les paradis fiscaux; et ils ont « presque » convaincu » l&#8217;opinion publique mondiale. « Presque », mais, hélas, pas réellement. Et cela fait une belle différence pour la suite de la crise.</p>
<p>(6) C&#8217;est en effet le dilemme du « jeu international » développé dans le GEAB N°33. A un certain moment, l&#8217;intérêt des joueurs qui montent en puissance est de laisser purement et simplement l&#8217;ancien jeu se briser net pour en reconstruire un qui leur convienne plutôt que de se battre pour transformer l&#8217;ancien jeu via une transition longue et incertaine.</p>
<p>(7) Notamment l&#8217;endettement public à outrance, qui est appelé par Washington et Londres « stimulus économique ».</p>
<p>(8) Le G20 de Londres s&#8217;inscrit directement dans la direction de cette crise de longue durée.</p>
<p>(9) A propos de l&#8217;UE, l&#8217;équipe de LEAP/E2020 souhaite souligner l&#8217;inanité des « analyses » économico-politiques, essentiellement issues d&#8217;éminents économistes et experts proches du Parti démocrate américain, que relayent actuellement les principaux médias internationaux, et qui se limitent à reprocher aux Européens … de ne pas faire comme Washington. Paul Krugman en tête, ces « grands amis » de l&#8217;Europe, qui l&#8217;aiment tant qu&#8217;ils pensent savoir mieux que les Européens ce qu&#8217;elle doit faire (et aussi ce qu&#8217;elle doit être car les mêmes prônent généralement aussi son extension à la Turquie, voire à Israël et à l&#8217;Asie centrale), feraient mieux de s&#8217;occuper de conseiller efficacement leur propre parti et leur nouveau président pour éviter l&#8217;effondrement de leur pays, car c&#8217;est bien de cela qu&#8217;il s&#8217;agit désormais. Enfin, et nous n&#8217;y reviendrons plus, il est quand même étonnant qu&#8217;un ensemble d&#8217;experts qui depuis des années a tant vanté les mérites d&#8217;un système qui aujourd&#8217;hui s&#8217;effondre sous les yeux de tous, ose encore donner des leçons au reste du monde. La plus élémentaire décence lui imposerait, au niveau international, la seule voie respectable possible : le silence. En tout cas, en Europe, ce discours, qui a bien entendu toujours ses relais académiques et journalistiques, ne passe plus car il vient tout droit d&#8217;une époque révolue. Comme le fait d&#8217;ailleurs régulièrement remarquer LEAP/E2020, il est bien évidemment nécessaire et légitime de porter un regard très critique sur l&#8217;UE, ses dirigeants et ses politiques ; mais le faire avec comme seul critère la conformité ou non aux orientations de Washington (ou Londres) est désormais inacceptable. Visiblement, à l&#8217;image des financiers qui n&#8217;ont pas encore compris qu&#8217;une page était tournée en ce qui concerne leurs stock-options et leurs « parachutes dorés », nombre d&#8217;intellectuels et de politiques n&#8217;ont pas encore bien intégré que leurs références, leurs valeurs et leurs analyses appartenaient désormais au passé. Qu&#8217;ils pensent aux élites du bloc soviétique … et ils comprendront comment et à quelle vitesse un système de pensée peut devenir obsolète.</p>
<p>(10) Outre la baisse des revenus fiscaux, on assiste dorénavant aux Etats-Unis à l&#8217;extension d&#8217;un mouvement de révolte contre l&#8217;utilisation des impôts pour sauver Wall Street et contre l&#8217;ampleur des déficits prévus, qui met en cause l&#8217;ensemble de la classe dirigeante américaine. Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/news/washington/2009-04-12-teaparties12_N.htm">USAToday</a>, 13/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/news/story/Bailout-anger-creates-perilous-times/story.aspx?guid=%7BE9A7B5F7-C084-4032-8DCA-2FE3BA26B76B">MarketWatch</a>} , 16/04/2009</p>
<p>(11) Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/money/economy/2009-04-10-march-budget-deficit_N.htm">USAToday</a>, 11/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/News/Story/Story.aspx?guid=%7B61748931-FC53-4C66-8708-2F000F1906ED">MarketWatch</a>} , 10/04/2009</p>
<p>(12) Ainsi en Californie, les premiers jours d&#8217;Avril laissent craindre des recettes très largement inférieures aux pires prévisions, entraînant un déficit budgétaire multiplié par deux pour la Californie par rapport aux prévisions d’il y a seulement quelques mois. Au niveau fédéral, un processus du même type est en cours, rendant désormais envisageable selon LEAP/E2020 un déficit fédéral annuel à près de 3.500 Milliards USD, soit plus de 20% du PNB des Etats-Unis. Source : <a class="liens" href="http://californiascapitol.com/blog/?p=335">CaliforniaCapitol</a>, 08/04/2009</p>
<p>(13) L&#8217;exemple de ces villes qui, comme Auburn dans la région de Seattle, doivent interdire leurs grands axes aux poids-lourds faute de moyens pour les entretenir est éloquent. Source : <a class="liens" href="http://seattle.bizjournals.com/seattle/stories/2009/04/13/story1.html?ana=e_ph">SeattleBusinessJournal</a>, 10/04/2009</p>
<p>(14) Et permettre ainsi d&#8217;anticiper les tendances des prochains mois.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="date" class="date">
<div class="access" style="text-align: right;"><em>Mercredi 15 Avril 2009</em></div>
</div>
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		<title>Sommet du G20 de Londres: la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 08:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettre ouverte aux dirigeants du G20 (publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09) Mesdames, Messieurs, Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lettre-ouverte-aux-dirigeants-du-g20.pdf" target="_blank">Lettre ouverte aux dirigeants du G20</a></h3>
<p style="text-align: center;"><em>(publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)</em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3114" title="G20" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/g20.jpg" alt="G20" width="360" height="241" /></p>
<p align="justify">Mesdames, Messieurs,</p>
<p align="justify">Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.</p>
<p align="justify">En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article227&amp;lang=fr" target="_blank">2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB),</a> que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.</p>
<p align="justify">Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la <a href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/">32ème édition de son bulletin</a>, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.</p>
<p align="justify"><strong>Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?</strong></p>
<p align="justify">Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.</p>
<p align="justify">Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.</p>
<p align="justify">Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.</p>
<p align="justify"><strong>LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020<span id="more-3113"></span></strong></p>
<p align="justify"><strong>1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !</strong></p>
<p align="justify">Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.</p>
<p align="justify">Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.</p>
<p align="justify"><strong>2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !</strong></p>
<p align="justify">Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !</strong></p>
<p align="justify">Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.</p>
<p align="justify"><strong>Ecrivez un communiqué simple et bref !</strong></p>
<p align="justify">Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !</p>
<p align="justify"><strong>Franck Biancheri</strong><br />
 Directeur des Etudes de LEAP/E2020<br />
 Président de Newropeans</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Tensions transatlantiques croissantes à la veille du G20</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 07:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°33 (15 mars 2009) Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City. Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em></em><em>Communiqué public GEAB N°33 (15  mars 2009)</em></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2976" title="Attention manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/attention-manipulation.jpg" alt="Attention manipulation" width="63" height="80" /><strong>Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire international qui permette un nouveau jeu global intégrant équitablement tous les principaux acteurs mondiaux et réduire la crise à une durée de trois à cinq ans ; ou bien tenter de faire durer le système actuel et plonger le monde dès la fin 2009 dans une crise tragique de plus d&#8217;une décennie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°33, nous décrivons ainsi les deux grandes lignes d&#8217;avenir qui resteront ouvertes jusqu&#8217;à l&#8217;été 2009. Au-delà de cette période, notre équipe considère en effet que l&#8217;option « crise courte » sera obsolète et que le monde s&#8217;engagera sur le chemin de la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise (1), et de la crise profonde de plus d&#8217;une décennie.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs, face à l&#8217;urgence, LEAP/E2020 publiera le 24 Mars prochain à l&#8217;échelle mondiale une lettre ouverte aux dirigeants du G20, modeste contribution de notre équipe pour tenter d&#8217;éviter une crise longue et tragique.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation s&#8217;avère d&#8217;autant plus inquiétante que des tensions croissantes se font jour à la veille du sommet du 2 Avril, qui voient émerger les menaces à peine voilées de certains dirigeants et des opérations de manipulation des opinions publiques par d&#8217;autres leaders du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous revenons plus en détail sur ces éléments dans le GEAB N°33 dans lequel par ailleurs l&#8217;équipe de LEAP/E2020 a décidé de se livrer à un exercice utile pour tous ceux (y compris aux Etats-Unis d&#8217;où proviennent plus de 20% des lecteurs de LEAP/E2020) qu&#8217;exaspèrent l&#8217;illusion entretenue par les principaux médias occidentaux sur l&#8217;état du pilier américain de notre système actuel : anticiper l&#8217;état socio-économique des Etats-Unis d&#8217;ici un an, au Printemps 2010. Les tendances lourdes nous paraissent en effet être déjà suffisamment affirmées pour qu&#8217;une telle anticipation ait du sens. Un exercice du même ordre sera bien entendu effectué pour l&#8217;Union européenne, la Russie et la Chine dans les prochains numéros de GEAB.</p>
<div id="attachment_2977" class="wp-caption aligncenter" style="width: 526px"><img class="size-full wp-image-2977" title="Evolution du sentiment d'inquetude aux USA" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-du-sentiment-d-inquetude-aux-usa.jpg" alt="Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009" width="516" height="400" /><p class="wp-caption-text">Graphique synthétique de l&#39;évolution du sentiment d&#39;inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d&#39;un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d&#39;achat; en rose : inquiétude sur l&#39;emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009</p></div>
<p><span id="more-2975"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un même souci de fiabilité des informations, l&#8217;équipe de LEAP/E2020, qui dès Décembre 2007, dans le <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article513&amp;lang=fr" target="_blank">GEAB N°20</a>, avait mis en garde contre le risque immobilier en Europe centrale et orientale, a décidé d&#8217;analyser dans ce communiqué public du GEAB N°33 la réalité de la soi-disant « bombe bancaire est-européenne » qui a envahi les médias depuis environ un mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce sujet nous paraît pertinent c&#8217;est qu&#8217;il représente selon nous une tentative délibérée de la part de Wall Street et de la City (2) de faire croire à une fracture de l&#8217;UE et d&#8217;instiller l&#8217;idée d&#8217;un risque « mortel » pesant sur la zone Euro, en relayant sans discontinuer de fausses informations sur le « risque bancaire venu d&#8217;Europe de l&#8217;Est » et en tentant de stigmatiser une zone Euro « frileuse » face aux mesures « volontaristes » américaines ou britanniques. L&#8217;un des objectifs est également de tenter de détourner l&#8217;attention internationale de l&#8217;aggravation des problèmes financiers à New-York et Londres, tout en affaiblissant la position européenne à la veille du sommet du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée est brillante : reprendre un thème déjà bien connu des opinions publiques, assurant ainsi une adhésion facile au nouveau contenu ; y intégrer une ou deux analogies frappantes pour assurer une large reprise dans les médias et sur l&#8217;Internet (faites « crise bancaire europe est » sur Google, le résultat est éloquent) ; puis utiliser le concours de quelques hommes et organisations <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/lige" target="_blank">liges</a> influentes toujours disponibles pour un mensonge supplémentaire. Avec un tel cocktail, il est même possible de faire croire pour un temps que la guerre en Irak est un succès, que la crise des subprime n&#8217;affectera pas la sphère financière, que la crise financière n&#8217;affectera pas l&#8217;économie réelle, que la crise n&#8217;est pas vraiment grave, et que si elle est grave, tout est en fait sous contrôle !</p>
<p style="text-align: justify;">Alors en ce qui nous concerne ici, le thème déjà bien connu, c&#8217;est la  séparation entre la « Vieille Europe » et la « Nouvelle Europe », entre une Europe riche et égoïste et une Europe pauvre et pleine d&#8217;espoir. De Rumsfeld pour l&#8217;Irak au Royaume-Uni pour l&#8217;élargissement, c&#8217;est une antienne qui a nous a été répétée sans discontinuité pendant dix ans par tous les médias anglo-saxons et affidés, et dont en particulier certains médias britanniques se sont faits une spécialité (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Les analogies sont ici au nombre de deux : l&#8217;Europe de l&#8217;Est, c&#8217;est « la crise des subprime de l&#8217;UE » (sous-entendu, chacun a forcément une crise de subprime chez soi (4)); et une crise en Europe de l&#8217;Est aura le même effet terrible que la Crise asiatique de 1997 (sûrement parce que tout ça se passe à l&#8217;Est (5)).</p>
<p style="text-align: justify;">Et les relais disponibles sont nombreux. Tout d&#8217;abord, on trouve une agence de notation, en l&#8217;occurrence Moodys (6), qui comme ses congénères, est d&#8217;une part au service intégral de Wall Street, et d&#8217;autre part incapable de voir un éléphant dans un couloir (ils ont juste raté les subprimes, les CDS, Bear Stearn, Lehman Brothers, AIG, …). Mais, mystérieusement, la presse financière continue à relayer leurs opinions, appliquant sûrement un principe plein d&#8217;humanité consistant à penser qu&#8217;un jour par simple hasard statistique ils finiront pas évaluer quelque chose correctement. Dans notre cas, l&#8217;écho fut unanime : Moodys avait identifié bien à l&#8217;avance une énorme « bombe » cachée dans l&#8217;arrière-cour de la zone Euro (car c&#8217;est bien de l&#8217;Euro qu&#8217;il s&#8217;agit ici)&#8230; qui ne manquerait pas de dévaster le système financier européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, pour crédibiliser la chose, on utilise quelques médias viscéralement anti-Euro (comme le Telegraph par exemple, qui par ailleurs produit pourtant de très bonnes analyses sur la crise, mais que la chute de la Livre et de l&#8217;économie britannique a tendance à aveugler ces temps-ci en ce qui concerne la zone Euro) et on diffuse une information qu&#8217;on supprime ensuite (car elle est inexacte) pour lui donner le sel de l&#8217;interdit, du secret (7) qui dévoilerait un « tsunami financier » mondial en préparation notamment du fait des engagements des banques de la Vieille Europe dans le secteur financier de la Nouvelle Europe (8). On remue tout cela chaque jour via les principaux médias financiers américains et britanniques, sachant que les autres suivront par habitude. Et avec l&#8217;UE c&#8217;est tellement facile puisqu&#8217;il lui faut toujours un long moment pour comprendre et encore plus de temps pour réagir, avec l&#8217;inévitable dissension qui permet de faire rebondir la manipulation. Cette fois-ci, c&#8217;est le Premier Ministre hongrois, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferenc_Gyurcs%C3%A1ny" target="_blank">Ferenc Gyurcsany</a>, qui joue le rôle du « pauvre petit nouvel Européen martyr ». Pour mémoire, les Hongrois tentent en vain de se débarrasser de lui depuis qu&#8217;il a involontairement avoué il y a 2 ans avoir menti à son peuple pour se faire réélire, en confirmant dans la foulée qu&#8217;il avait endetté son pays au-delà de toute limite raisonnable. Et c&#8217;est lui qui annonce des chiffres délirants pour un plan de sauvetage du système financier de l&#8217;Europe de l&#8217;Est, mettant à nouveau en position de « méchants » ou d&#8217; « inconscients » les vieux Européens. Le refus de ces derniers est mis en exergue par l&#8217;ensemble de la presse américaine et britannique, concluant bien entendu à l&#8217;inévitable échec de la solidarité européenne, … et minorant (ou oubliant même parfois) le fait que ce sont les Polonais ou les Tchèques qui ont été les plus virulents contre les exigences aberrantes du Premier Ministre hongrois (9). La tentative d&#8217;affaiblir la zone Euro et l&#8217;UE par l&#8217;Est peut donc se poursuivre. Il faut attendre les déclarations répétées des dirigeants de la zone Euro, l&#8217;annonce d&#8217;un plan de soutien financier substantiel (au regard des risques réels) et les communiqués musclés des dirigeants politiques et des banquiers centraux de la région pour que cette manipulation commence à perdre un peu de sa vigueur. Mais elle n&#8217;a toujours pas disparu, car le parallèle est maintenu dans les médias mentionnés entre crise des subprime et crise de l&#8217;immobilier en Europe de l&#8217;Est; comme si la Hongrie équivalait à la Californie, ou la Lettonie à la Floride.</p>
<p style="text-align: justify;">Car là est bien le noeud du problème : la taille a de l&#8217;importance en matière économique et financière, et ce n&#8217;est pas la queue qui fait bouger le chien, comme certains voudraient visiblement le faire croire.</p>
<p style="text-align: justify;">Si dès Décembre 2007, à un moment où nos « experts actuels en crise d&#8217;Europe de l&#8217;Est » n&#8217;avaient pas la moindre idée du problème, LEAP/E2020 avait souligné le risque immobilier important pesant sur les pays européens concernés (Lettonie, Hongrie, Roumanie,&#8230;) et bien entendu leurs créditeurs (Autriche, suisse en particulier), il était tout aussi évident pour notre équipe que c&#8217;était un problème très limité aux pays concernés. Il y a bien des problèmes à venir pour ces opérateurs et ces pays, mais ils ne sont pas plus grave que la moyenne des problèmes du système financier mondial ; et sans aucune mesure avec les problèmes des places financières de New-York, Londres ou de Suisse. Rappelons-nous que la banque la plus citée comme « détonateur » de cette « bombe » est européenne, à savoir la banque autrichienne Raiffeisen, a réalisé un profit en hausse de 17% en 2008 ; une performance au-delà des espoirs les plus fous de la plupart des banques américaines ou britanniques comme le fait remarquer fort justement William Gamble, l&#8217;un des rares analystes s&#8217;être intéressé à la réalité de la situation (10).</p>
<div id="attachment_2978" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-2978" title="PIB de l'union européenne en 2008" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pib-de-l-union-europeenne-2008.jpg" alt="PIB de l'Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 " width="600" height="300" /><p class="wp-caption-text">PIB de l&#39;Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 </p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui connaissent mal la géographie de l&#8217;UE, le titre « la Hongrie en banqueroute » ou « la Lettonie en banqueroute » peut paraître tout-à-fait comparable à « la Californie en banqueroute ». Pour ceux qui perdent leur travail à cause de ces faillites, c&#8217;est en effet un problème identique. Mais en terme d&#8217;impact plus large, il n&#8217;y a aucun rapport entre les deux. Ainsi, la Californie, durement frappée par la crise des subprimes, est l&#8217;état le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis alors que la Lettonie est un pays pauvre avec une population égale à moins de 1% de celle de l&#8217;UE (contre 12% de la population US pour la Californie (11)). Le PIB de la Hongrie représente à peine 1,1% du PIB de la zone Euro (pour la Lettonie ce chiffre est de 0,2%) (12) : soit une proportion comparable à celle de l&#8217;Oklahoma (1% du PIB des Etats-Unis (13)), pas à celle de la Floride. On est donc loin d&#8217;une Europe de l&#8217;Est porteuse d&#8217;une crise des subprime à l&#8217;européenne. L&#8217;ensemble des nouveaux Etats membres de l&#8217;UE pèse moins de 10% du PIB de l&#8217;UE (et parmi ceux-là, les plus riches ou les plus gros comme la Tchéquie ou la Pologne ne sont quasiment pas affectés). La somme en jeu, pour le système financier européen, se situe dans le pire des cas autour de 100 Milliards EUR (130 milliards USD) (14), soit une somme très modique à l&#8217;échelle du système financier de l&#8217;UE (15). D&#8217;ailleurs, l&#8217;UE a pris la tête d&#8217;un consortium injectant déjà près de 25 Milliards € (soit 20% du scénario le plus grave) pour stabiliser la situation (16), dont la récente baisse du Franc suisse diminue encore la gravité.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, last but not least, en Europe de l&#8217;Est, l&#8217;immobilier récent gardera une valeur importante (même si plus faible qu&#8217;en 2007/2008) car, après 50 ans de communisme, il y a une pénurie d&#8217;immeubles modernes. Alors qu&#8217;aux Etats-Unis, les maisons construites pendant le boum immobilier de ces dernières années sont des constructions en surnombre, d&#8217;une qualité très variable et qui déjà sont en train de se dégrader dans les états les plus touchés. Il y a là une vraie destruction de richesse pour les propriétaires, l&#8217;économie, les créditeurs et les banques.</p>
<p style="text-align: justify;">La complexité de cette crise impose d&#8217;être très vigilant pour identifier les tendances et les facteurs qui sont réellement porteurs de graves dangers et ne pas se laisser abuser par les rumeurs ou les fausses informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous espérons donc que cette explication détaillée permettra non seulement de tordre le cou au mensonge orchestré autour de la soi-disant « bombe financière » d&#8217;Europe de l&#8217;Est (17) ; et qu&#8217;elle servira d&#8217;exemple pour permettre à chacun de « briser les apparences » et d&#8217;aller chercher « derrière le miroir » des médias financiers dominants les éléments factuels qui seuls permettent de se faire une idée précise.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le sommet du G20 de Londres ne parvient pas à éviter l&#8217;entrée dans la phase de dislocation géopolitique mondiale, ces opérations de manipulation et de déstabilisation vont se multiplier, chaque bloc cherchant à discréditer son adversaire, comme dans tout jeu à somme nulle (18) : ce qu&#8217;il perd, je le gagne.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><em>Notes :</em></p>
<p><em>(1) Voir <a class="liens" href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/" target="_blank">GEAB N°32</a><br />
 (2) Relayés par tout ce que ces deux places comptent de médias et experts financiers, dont la plupart n&#8217;avait même pas idée du problème immobilier/financier de certains pays d&#8217;Europe de l&#8217;Est quand LEAP/E2020 l&#8217;analysait en décembre 2007. <br />
 (3) Nulle surprise donc à ce que Marketwatch reprenne dans un article sur le sujet les accusations à leur propos de la Banque Centrale tchèque. Source : <a href="http://www.marketwatch.com/news/story/Austrias-Erste-says-debt-levels/story.aspx?guid=%7BF7C61CF2-FB3C-4373-B59C-92E0F41D5D30" target="_blank">Marketwatch</a>, 09/03/2009. 					 <br />
 (4) Ce qui est pourtant faux. Aucun autre pays, à part les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne connaît une telle convergence de facteurs catastrophiques. <br />
 (5) Alors que les pays d&#8217;Europe centrale et orientale touchés (Hongrie, pays baltes, Bulgarie, Roumanie) sont totalement marginaux dans l&#8217;économie mondiale, les pays d4asie du Sud-Est étaient des acteurs-clés de la globalisation des années 1990. <br />
 (6) Source : <a href="http://uk.reuters.com/article/hotStocksNewsUS/idUKTRE51G1EO20090217" target="_blank">Reuters</a>, 17/02/2009<br />
 (7) Et qui fait que même les sites avisés sont incertains sur l&#8217;attitude à avoir vis-à-vis de cette « information », entretenant donc la crédibilité de l&#8217; «information »., comme par exemple c&#8217;est le cas de Gary North, le 19/02/2009, sur le site <a href="http://www.lewrockwell.com/north/north689.html" target="_blank">LewRockwell.com</a>. 					 <br />
 (8) Source : <a href="http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/4623525/Failure-to-save-East-Europe-will-lead-to-worldwide-meltdown.html" target="_blank">Telegraph</a>, 15/02/2009<br />
 (9) Source: <a class="liens" href="http://www.easybourse.com/bourse-actualite/marches/eu-leaders-reject-aid-for-the-east-with-east-s-backing-625520" target="_blank">EasyBourse</a>, 01/03/2009<br />
 (10) Source : <a href="http://seekingalpha.com/article/122856-are-eastern-europe-s-economic-problems-overstated" target="_blank">SeekingAlpha</a>, 26/02/2009  (11) Source : Statistiques 2007, <a href="http://quickfacts.census.gov/qfd/states/06000.html" target="_blank">US Census Bureau</a>.<br />
 (12) Source : Statistiques 2008, <a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&amp;init=1&amp;plugin=1&amp;language=fr&amp;pcode=tec00001" target="_blank">Eurostat</a>. Et les pays baltes sont « couvés » par les pays scandinaves, en particulier par la Suède qui prend grand soin à éviter une spirale incontrôlable dans la région. Source : <a href="http://www.iht.com/articles/2009/03/12/business/krona.php?page=1" target="_blank">International Herald Tribune</a>, 12/03/2009<br />
 (13) Source : Statistiques 2008, <a href="http://www.bea.gov/regional/gdpmap/GDPMap.aspx" target="_blank">Bureau of Economic Analysis</a>, US Department of Commerce.<br />
 (14) Source : <a href="http://www.baltic-course.com/eng/analytics/?doc=10712" target="_blank">Baltic Course</a>, 05/03/2009<br />
 (15) Et ridicule au regard des centaines de milliards que n&#8217;arrêtent pas d&#8217;injecter dans leurs banques de manière répétée les gouvernements américain et britannique.<br />
 (16) Source : <a href="http://www.eib.org/about/press/2009/2009-029-ebrd-eib-and-world-bank-group-join-forces-to-support-central-and-eastern-europe.htm?lang=-en" target="_blank">Banque Européenne d&#8217;Investissement</a>, 27/02/2009<br />
 (17) Et nous ne nous attardons pas ici sur l&#8217;amalgame fait avec l&#8217;Ukraine (amalgame auquel Nouriel Roubini, pourtant généralement plus avisé, a également prêté son concours – source : <a href="http://www.forbes.com/2009/02/25/eastern-europe-eu-banks-euro-opinions-columnists_nouriel_roubini.html" target="_blank">Forbes</a>, 26/02/2009), qui non seulement n&#8217;appartient pas à l&#8217;UE, mais en plus est un pion de Washington et Londres depuis la « révolution orange ». L&#8217;actuel effondrement de l&#8217;Ukraine, s&#8217;il peut poser problème à l&#8217;UE comme tout facteur d&#8217;instabilité à ses frontières, illustre surtout l&#8217; « effondrement du Mur Dollar » au détriment des positions américaines car c&#8217;est la Russie qui va y retrouver son influence. Au moment où à Wall Street et à la City, les grandes banques s&#8217;effondrent ou sont nationalisées, on a vraiment assisté avec cette manipulation à faire cacher la forêt américano-britannique par l&#8217;arbre est-européen. Certains s&#8217;y sont certainement laissé prendre en toute honnêteté d&#8217;ailleurs car l&#8217;histoire était si crédible : « &laquo;&nbsp;si non è vero è bello&nbsp;&raquo; » comme disent les Italiens. <br />
 (18) Ce que deviendra le monde à partir de la fin 2009 si un nouveau jeu n&#8217;est pas lancé d&#8217;ici l&#8217;été prochain.</em></p>
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		<title>Où va le monde Monsieur Stiglitz ?</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 16:23:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001. 5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. Achetez ce DVD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Eugene_Stiglitz" target="_blank">Joseph Eugene Stiglitz</a>, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001.</h3>
<p style="text-align: justify;"><span id="arial_9_000000"><strong>5 entretiens réalisés par <a href="http://www.cinefil.com/star/jacques-sarasin" target="_blank">Jacques Sarasin</a>. </strong>Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. </span></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://dvd.nouvelobs.com/fiche_28.html" target="_blank">Achetez ce DVD (3.90€)</a></em></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH01.wmv" target="_blank">Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH02.wmv" target="_blank">Les subventions</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH03.wmv" target="_blank">Le commerce et les taxes douanières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH04.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH05.wmv" target="_blank">La sécurité sociale</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH06.wmv" target="_blank">Le développement de l&#8217;économie de marché</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH07.wmv" target="_blank">Environnement et Mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH08.wmv" target="_blank">La Mondialisation et les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH09.wmv" target="_blank">Pétrole, Bolivie et Venezuela</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH10.wmv" target="_blank">Les sociétés pétrolières en Alaska</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH11.wmv" target="_blank">La corruption et la malédiction des ressources naturelles</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH12.wmv" target="_blank">La mondialisation économique et l&#8217;emploi</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH13.wmv" target="_blank">Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16)<span id="more-2952"></span></h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH01.wmv" target="_blank">Le commerce et les accords commerciaux</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH02.wmv" target="_blank">Le rôle des sociétés dans la mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH03.wmv" target="_blank">Les droits de propriété intellectuelle et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH04.wmv" target="_blank">La biopiraterie et la biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH05.wmv" target="_blank">La recherche et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH06.wmv" target="_blank">Les privatisations</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH07.wmv target=">Comment faire fonctionner la mondialisation</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 3 : LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL (1:00:27)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH01.wmv" target="_blank">L’instabilité économique mondiale, les crises financières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH02.wmv" target="_blank">La crise asiatique, causes et conséquences</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH03.wmv" target="_blank">Le déficit américain</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH04.wmv" target="_blank">Le coût de l’instabilité économique pour les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH05.wmv" target="_blank">La libéralisation des marchés financiers</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH06.wmv" target="_blank">Les institutions financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH07.wmv" target="_blank">Les réserves financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH08.wmv" target="_blank">Les déficits</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 4 : MONDIALISATION ET ENVIRONNEMENT (42:15)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH01.wmv" target="_blank">L’environnement face à l’économie</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH02.wmv" target="_blank">Les raisons du réchauffement planétaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH03.wmv" target="_blank">Le protocole de Kyoto</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH04.wmv" target="_blank">Economie et pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH05.wmv" target="_blank">Déforestation et biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH06.wmv" target="_blank">Comment faire respecter les accords de Kyoto ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH07.wmv" target="_blank">Le coût social de la pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH08.wmv" target="_blank">Les intérêts de l&#8217;économie face à ceux de l&#8217;environnement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 5 : LA MONDIALISATION ET LES PAYS EN DEVELOPPEMENT (1:09:21)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH01.wmv" target="_blank">La sécurité et la Mondialisation, le terrorisme</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH02.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique et la guerre en Irak</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH03.wmv" target="_blank">L’immigration, raisons et impacts</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH04.wmv" target="_blank">La dette et les faillites</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH05.wmv" target="_blank">La corruption et le secret bancaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH06.wmv" target="_blank">Les aides aux pays en développement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<item>
		<title>La débâcle du monde : Quelles sont nos chances pour sur-vivre ?</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/la-debacle-du-monde-quelles-sont-nos-chances-pour-sur-vivre/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/la-debacle-du-monde-quelles-sont-nos-chances-pour-sur-vivre/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 14:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>karen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://www.carreno.monespace.be/fr/albums/Paysage/Colonisation_d__Orion.jpg" alt="" width="345" height="278" /><strong>« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête et de pouvoir, aveuglé par l’illusion de sa puissance, prônant l’argent pour Dieu. » L’Emir Abd El Kader dans &laquo;&nbsp;El Maoukef&nbsp;&raquo; (1860)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est bien connu que les millénarismes ont eu pour but, entre autre, de faire émerger un &laquo;&nbsp;homme nouveau&nbsp;&raquo; dont le comportement moral serait plus exemplaire. Nous savons que &laquo;&nbsp;la terreur de l’an 1.000&#8243; a vu une frénésie de religion s’emparer des hommes qui s’accusant de tous les maux étaient convaincu que la fin du monde approchait , l’apocalypse et la parousie du Christ venant il fallait expier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le XXe siècle, a été, pour la majorité des peuples des continents du Sud, celui de la tyrannie sous une forme ou sous une autre d’un Occident européen au fait de sa puissance, bardé de certitudes et imprimant au reste du monde sa marque : celle d’une façon de vivre où l’homme n’est plus au centre de la préoccupation mais un rouage, en un mot : un produit marchand.</p>
<p style="text-align: justify;">Fait nouveau, cette façon de vivre débridée fait du gaspillage des ressources de la Terre, forcément limitées, l’alpha et l’oméga du progrès. Tragique erreur s’il en est ! la Terre proteste et nous le fait savoir par des signes de plus en plus récurrents : les perturbations climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mardi 23 septembre 2008, écrit Frédéric Joignot, retenez cette date. Ce fut &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;, le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ? <br />
 Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources &#8211; aliments, combustibles, etc. &#8211; et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;.<br />
 Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s’épuise &#8211; après le crédit bancaire ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;">« Les chercheurs évaluent &laquo;&nbsp;l&#8217;empreinte écologique&nbsp;&raquo; d’Homo sapiens en hectares terrestres. L’OCDE en donne cette définition : &laquo;&nbsp;La mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée.&nbsp;&raquo; Nous avons largement dépassé notre quota, globalement. La Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant. Or, la consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs. Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains &#8211; voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande&#8230; -, il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre. »</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes donc avertis, nous épuisons les ressources annuelles de la Terre plus rapidement qu’elles ne se constituent. Notre démographie n’est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l’affirmait déjà l’austère Thomas Malthus&#8230; en 1798 ? qui affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32&#8230;) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5&#8230;). Inévitablement, nous irions vers l’épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. L’empreinte écologique, le réchauffement qui s’accélère combinés à une croissance forte de la population ne ramènent-ils pas l’humanité à une situation « malthusienne » &#8211; une spirale tragique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Prenez Ted Turner, fondateur de la chaîne d’actualités CNN, il déclarait en avril 2008 sur la chaîne PBS : « Nous sommes trop nombreux. Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique. [...] Tous les habitants de la planète doivent s’engager à avoir un ou deux enfants, c’est tout. [...] Ne pas contrôler la population est un suicide. » Cette angoisse peut aussi être amplifiée par des mensonges modernes sur l’invasion venue du Sud surpeuplé. Mais, contredisant cette démagogie, un rapport publié en 2004 par le département des affaires économiques et sociales de l’ONU (World Population to 2300) indique que les immigrés venus des pays pauvres contribueront pour 4% à la croissance démographique des pays développés d’ici à 2050 &#8211; aujourd’hui pour 3% -, ce qui rajeunira une Europe vieillissante ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir ?<span id="more-2942"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée par le peuplement sera celle des ressources : les pays, les sols, la Terre pourront-ils nourrir &#8211; et supporter &#8211; une population de 9 ou 10 milliards d’habitants ? <br />
 Aujourd’hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. Les agronomes rappellent combien, depuis un demi-siècle, sans se soucier des populations locales, les pays du Nord ont financé les cultures d’exportation des pays du Sud &#8211; le coton, l’herbage d’élevage -  au détriment des cultures vivrières. Ces politiques néocoloniales ont ruiné l’agriculture de ces pays, avec l’aide de gouvernements autoritaires et corrompus. Encore une fois nous voyons un colonialisme postcolonial qui continue à faire de la « colonie » devenue formellement indépendante un appendice de la métropole qui aspire les ressources aussi bien physiques et depuis quelque temps aussi les rares cerveaux formés dans ces Suds épuisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport 2008 de l’OCDE, Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030, est aussi alarmiste que la FAO. Il nous promet, en l’absence d’une politique mondiale volontariste, un avenir très désagréable.</p>
<p style="text-align: justify;">Un réchauffement de 1,7°C à 2,4°C en 2050 &#8211; prévision basse. Sécheresse, tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. L’accroissement du stress hydrique pour 3 milliards d’humains, une eau mal répartie. Une pollution accrue de l’air. La croissance de la population humaine est-elle la cause première des fléaux annoncés ? Les experts de l’OCDE répondent : « Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l’environnement ne proviennent pas du nombre d’habitants mais de leurs habitudes de consommation. »(1)</p>
<p style="text-align: justify;">On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1.400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le changement climatique est en marche, cette course vers l’abîme a déjà ses victimes dans les pays démunis. Les pays industrialisés font des reformettes qui ne régleront pas le problème de fond qui est celui de donner un coup de frein rapide à l’utilisation des énergies fossiles en développant les énergies renouvelables avant que le changement ne soit irréversible. Le président Obama semble l’avoir compris mais en aura-t-il les moyens ? Sera-t-il suivi ? La crise financière et un pétrole bradé à 40 dollars sont en train de compromettre le recours urgent aux énergies renouvelables. Il est à craindre que ce seront les pays vulnérables qui ne se sont pas apprêtés qui en subiront les conséquences tragiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme. Le colon n’a plus de présence physique, il se contente de gérer à distance au nom de la dictature du marché, du libéralisme sauvage et d’une mondialisation que l’on nous disait inéluctable. Autre conséquence tragique, le marché n’a pas laissé intacts les fondements des sociétés. En ce temps de « délitement des valeurs » que l’on pensait immuables, beaucoup de certitudes ont été ébranlées. Le capital symbolique qui a été sédimenté et qui part par pans entiers sous les coups de boutoir du marché du libéralisme fruit d’une mondialisation sans éthique. Les sociétés qualifiées il y a si longtemps de « primitives » sont en train de perdre leur identité sous la pression d’un Occident qui série, catalogue et dicte sa norme.(2)</p>
<p style="text-align: justify;">L’Occident ne se contente pas d’imposer sa vision du monde à la fois par la science et la force, il s’attaque depuis quelques années aux identités. Au moment où même dans les pays occidentaux et à des degrés divers les nations luttent pour ne pas perdre leur identité, les pays du Sud sont en train de perdre leurs dernières défenses immunitaires constituées par leurs traditions ancestrales. Cette désymbolisation du monde mise en évidence par Dany Robert Dufour est en train de pénétrer en profondeur le tissu social. <br />
 A juste titre, la mondialisation et le néolibéralisme peuvent être tenus pour responsables de cette débâcle planétaire. Dans ce monde de plus en plus incertain, l’individu éprouve le besoin d’un retour à des « valeurs sûres » qui lui font retrouver une identité ethnique voire religieuse que la modernité avait réduite.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, un autre dégât est la fameuse « perte de repères chez les jeunes », induite par la précarité de la vie temporelle et spirituelle, n’a alors rien d’étonnant : Il est, cependant, illusoire de croire que quelques leçons de morale à « l’ancienne » même dans les pays où la tradition et la religion tentent encore de maintenir la structure sociale, pourraient suffire à enrayer les dommages causés par le libéralisme.(2) De ce fait, une servitude attend l’individu- sujet. C’est l’asservissement au marché, au libéralisme sauvage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de « destruction des structures collectives » et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de « l’individu seul mais libre ». Le néolibéralisme vise à la ruine des instances collectives construites de longue date par exemple, les syndicats, les formes politiques, mais aussi et surtout la culture en ce qu’elle a de plus structurant et de ce que nous pensions être pérennes(3). <br />
 La valeur intrinsèque de l’individu est indexée sur sa valeur marchande. Voilà le monde que nous propose l’Occident du &laquo;&nbsp;money-théisme&nbsp;&raquo;<strong>. </strong>La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour, est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante&#8230;), ne puisse faire entrave à sa libre circulation(4)</p>
<p style="text-align: justify;">La crise est aujourd’hui une réalité concrète pour tous les citoyens de la planète. Elle nécessite des changements radicaux pour mettre fin au néolibéralisme qui vient de nous mener au bord du gouffre. Pourtant, que ce soit les plans de relance décidés par les gouvernements des différents pays, ou les conclusions du premier Sommet du G20 qui s’est tenu à Washington en novembre dernier, les gouvernements et les financiers semblent plus soucieux de sauver le système que de répondre véritablement aux enjeux de la crise. Voilà donc la planète des consuméristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos valeurs n’en sont pas sortis indemnes pour autant. Même dans les pays industrialisés cette course vers le profit a démantelé toutes les conquêtes sociales. Ainsi en France et comme l’écrivent Patrick Braouezec et Michel Onfray « (&#8230;) Retirer toutes les protections collectives, l’en-commun qui permet à chacun d’être concepteur et acteur d’un avenir humain partagé, pour livrer les individus, marchandises parmi d’autres, au service d’une économie mondialisée conçue comme source de profits financiarisés bien davantage que comme moteur de progrès. (..) L’économie ne saurait se résumer à la course au profit, au mépris des hommes et de la civilisation ; et que tout système économique et politique, pour avoir un avenir, se doit de porter un mouvement de l’humanité vers le progrès. (&#8230;) Le refus de la marchandisation générale, y compris de l’homme, est non seulement le fondement d’un humanisme contemporain, mais est aussi indispensable au mouvement de la société si on considère que ses évolutions ont pour but d’améliorer toujours la condition humaine. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chaque fois que l’organisation sociale a nié l’homme, la civilisation a reculé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« A l’inverse, les avancées de civilisation émancipatrices sont toujours le résultat de conquêtes gagnées dans les luttes et les révoltes populaires. »(5)</em> Comment sauver la planète et tous ses habitants ? Toute l’argumentation de remise en cause des vertus de la croissance, mesurée sur la base de l’évolution du produit intérieur brut (PIB), n’a de sens que dans les pays du capitalisme avancé, où existe dans certaines classes sociales assez d’aisance matérielle pour rêver d’autres paradis. <br />
 Vue dans une perspective mondiale, la décroissance est une préoccupation de riches, une petite minorité &#8211; dans sa très grande candeur, elle s’inquiète parfois de voir tous les Chinois posséder un automobile, sans aller jusqu’au bout de sa pensée : on maintient le reste du monde en sous-développement pour sauver la « planète » ? Il s’agirait, entend-on, de proclamer avec force que l’argent ne fait pas le bonheur, qu’il y a autre chose dans la vie que l’accumulation de biens matériels.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est naturellement faire abstraction des couches sociales qui, de plus en plus larges, peinent à joindre les deux bouts, qui n’ont d’autre choix que mal manger, mal se vêtir et mal se loger. Le remède miracle : le bien-être, notion subjective s’il en est. Il ne faudrait plus « maximiser » la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997, Pierre Bourdieu avec sa lucidité coutumière se posait la question « des coûts sociaux de la violence économique et avait tenté de jeter les bases d’une économie du bonheur. »(6) C’est en fait de cela qu’il s’agit : le bonheur est-il indexé, &#8211; comme en Occident &#8211; sur la possession toujours plus boulimique des biens matériels ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ne devons-nous pas chercher une autre façon d’être heureux en consommant mieux ? en consommant moins ?. Ce qui passe , naturellement , par le partage pour éviter un bouleversement irréversible de la vie sur Terre, notre seule et unique Terre, à moins de faire comme une compagnie américaine qui vend des lots de terrain&#8230;sur la Lune !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par </strong><strong><a class="liste_article_titre" href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=8669" target="_blank"><strong>chems eddine Chitour</strong></a></strong>, le vendredi 13 mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><em>(1) Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux ? Le Monde 09.01.09 <br />
 (2) Chems Eddine Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006<br />
 (3) Pierre Bourdieu. « Le néolibéralisme comme révolution conservatrice », 1997, in Interventions 1961-2001, Agone, 2002. <br />
 (4) Dany Robert Dufour : L’Art de réduire les têtes, Editions Denoël, Paris. 2003. <br />
 (5) Patrick Braouezec et Michel Onfray, Une politique de régression. Le Monde du 21.01.08<br />
 (6) Pierre Bourdieu. L’essence du libéralisme, le Monde diplomatique mars 1998. Pr Chems Eddine CHITOUR Ecole Polytechnique Alger</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52881" target="_blank">agoravox.fr)</a></em> <a href="http://terresacree.org/" target="_blank"><br />
 </a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le mythe du capitalisme à visage humain</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 15:31:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Extraits du deuxième bulletin Sortir de l&#8217;Économie : Existe-t-il une économie à visage humain ?   Extrait p 4. On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du « Comment allez-vous, madame Economie ? Très bien, le prix de la conscience est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Extraits du deuxième bulletin</span></span><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"> <a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de l&#8217;Économie</a> :<br />
 <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     4.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><img class="alignright size-full wp-image-2920" title="Un capitalisme à visage humain" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/un-capitalisme-a-visage-humain.jpg" alt="Un capitalisme à visage humain" width="334" height="303" /></span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les     derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du <strong>« Comment allez-vous, madame Economie ?     Très bien, le prix de la conscience est déjà fortement à la hausse »</strong> : la marchandisation des pollutions par l’écocapitalisme cherchant à s’acheter une bonne conscience en compensant les émissions polluantes des pays du Nord par des transferts technologiques en vue des futures « non-émissions » des pays du Sud, se porte en effet à merveille. On voit aussi apparaître l’idée d&#8217;« un marché de crédits biodiversité », comme il existe un marché de crédits carbone pour lutter contre le réchauffement. L’idée serait de</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">payer</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">des « projets de compensation »  pour des dommages infligés à un environnement par la construction d’infrastructures (autoroutes, étalement urbain, etc.), selon « une grille fixant le prix d’un hectare de prairie, de forêt ou de zone humide ». Cette « grille » fixant la valeur de chaque habitat-type existe déjà aux Etats-Unis, où par exemple la destruction d’un hectare d’habitat à crevettes d’eau douce vous coûtera 290.000 euros. <strong>L’ingénierie     et la marchandisation environnementale tournent donc à plein régime.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais la marchandisation des pollutions n’est pas seulement à l’oeuvre dans les cénacles du G8, elle est aussi à l’oeuvre dans les rangs de la militance écologiste et des économistes en chef de l&#8217;altermondialisme. Car finalement le boycott des «grandes surfaces» et de certaines «marques» pour mieux privilégier quelques formes de « commerce éthique » pour lequel on encouragera la consommation, n’est qu’un « nouveau » mode d’action qui cache une croyance naïve en la possibilité d’un capitalisme à visage humain, quand il ne fait pas de la consommation une forme d’action politique : <em>« Acheter, c’est     voter! »</em>, ce qui est le summum finalement de l’esprit marchand voulant faire jouer la concurrence, <em>« si vous n’aimez pas les pollutions, vous     achèterez »</em> et autre <em>« j’achète, donc je pense »</em>. Non seulement l’« alternative » repose simplement sur l’idée de faire toujours jouer la concurrence,     mais <strong>on marchandise aussi les mutilations incommensurables à la vie infligées par les nuisances écologiques ainsi que la simple décence de conditions de travail, par un autre calcul des prix de toujours la même mise en équivalence universelle</strong>. Et de plus en plus d’argent s’éloigne alors des sentiers battus pour s’en aller irriguer les circuits économiques « alternatifs » d’une supposée économie à visage humain. La consomm’action n’est que l’avant-garde de la mutation éco-capitaliste. <strong>Mais  partout le fluide du fric s’insinue par les moindres fissures qui s’entrouvrent à la longue dans le Rideau de fer de nos vies.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…)</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     8.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’écologie des alternatifs est finalement l’avant-garde de l’écologie machinique de demain qui taxe, qui réglemente, qui sur-organise, qui fait décroître, partout la lutte contre les nuisances écologiques passent par leur mise en valeur, et comme toujours, «l’extension accélérée du marché oblige à y inclure, donc à tarifer ce qui lui échappe encore. Car dans la mesure où certains biens essentiels dont nul ne se préoccupe restent gratuits, ils sont exploités sans mesure. Pas besoin de se gêner puisqu’ils ne coûtent rien. C’est ainsi que la clarté des rivières, le silence des villes, l’azur de la Méditerranée, menacés de disparition, manqueront un beau jour à l’industrie elle-même. Il devient donc urgent d’en faire le décompte et d’en fixer la valeur, et la seule qui soit reconnue de tous [par nos écologistes machiniques comme alternatifs] est celle qui s’exprime en francs. Il va falloir déterminer les coûts, les indemnités à payer aux particuliers, à l’Etat et aux industriels eux-mêmes. C’est d’autant plus urgent que ce qui était donné par la nature doit être désormais fabriqué à grands frais. <strong>Demain les produits les plus chers seront l’air, l’eau, la mer ou les plages     épurées, recomposées à force de raffinements scientifiques et chimiques.</strong> La fabrication des éléments ou paysages qu’on avait autrefois pour rien sera sans doute l’industrie la plus     puissante, donc celle qui procure les plus gros profits ».<span id="more-2903"></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Note sur les noix de lavage et leur « commerce équitable » (p 5.)<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« On a vu arriver sur les marchés européens, depuis quelques années, un nouveau “produit miracle” : les noix de lavage venues des Indes qu’on utilise aussi bien en lessive qu’en savon ou shampoing… De quoi s’agit-il ? De noix produites par des « arbres à savon » (Sapindus Mukorossi), actuellement sauvages, dans certains états des Indes (l’Imachal Pradesh par exemple). Azimuts-Artisans du Népal, entreprise bien connue du commerce équitable, nous précise qu’un “collecteur” achète les noix aux paysans, après cueillette manuelle, pour les revendre à un grossiste qui va permettre de fournir la demande locale (en incorporant ces noix à des lessives chimiques). Que les habitants de ces états disposent ainsi d’un produit de lavage accessible, relativement écologique, fort bien. Qu’on développe cette activité économique pour fournir un marché européen (qui ne demande pas tant !) pose certains problèmes éthiques, économiques et sociaux autant qu’écologiques. En effet, les conséquences économiques, sociales humanitaires locales, à très court terme sont parfaitement prévisibles :<br />
 &#8211; développement pour l’exportation d’une ressource vivrière sauvage<br />
 &#8211; mise en culture, sans nécessité locale ni régionale<br />
 &#8211; tendance à la monoculture d’exportation (type quinoa, café, thé, sucre…) et déséquilibre régional<br />
 &#8211; déperdition des ressources similaires dans les pays importateurs (le saponaire en Europe, par exemple)<br />
 &#8211; effet pervers d’une “mode”, d’une “tendance” : d’autant plus que ces noix de lavage ont un résultat sensiblement éloigné de nos lessives européennes produites localement et sans danger pour l’environnement… Quand les bobo en auront assez des noix de lavage que restera-t-il aux Indiens de l’Himalaya… ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’importation en Europe de ces noix de lavage (avec l’aberration écologique que constitue son transport) relève très exactement de la fausse “bonne” idée qu’on peut assimiler à du néo-colonialisme ».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Patrice de Bonneval, <em>Faites vos cosmétiques et vos shampoings</em>, éditions de l’Encyclopédie d’utovie, 2006, p. 40-41.<br />
 </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p. 6 à propos     du &laquo;&nbsp;minimum vital&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%; font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le capitalisme     n’est pas né de lui-même, mais du travail. C’est le salaire qui a déterminé le profit.</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le salaire porte en lui un renoncement tel au droit de consommation, que je trouve absolument utopique vouloir l’utiliser à l’agencement de l’égalité économique. Le salaire qui a fondé l’asservissement de l’homme ne saurait, en toute honnêteté, participer à sa libération.<br />
 </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">[Gaston BRITEL],</span> <em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">La foire aux ânes ou de l’abolition du     salariat</span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">, éditions Le Coquelicot, 2007, p. 40-41     et p. 27.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p.     20</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…) <span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%;">se  rapportant donc à une mesure d’équivalence générale et universelle, c’est-à-dire à l’argent, ce qui est reconnu n’est en rien ce travail à chaque fois particulier, il n’est qu’un travail quelconque, universel et général, c’est le « travail social nécessaire » d’un individu abstrait de toutes individualités, particularités et situations (grand, fort, peu costaud, timide, malheureux, mal réveillé, etc.) à effectuer cette dépense de force vivante : c’est un « travail mort » ou abstrait qui est seulement reconnu car général puisque sans rapport avec le vécu</span> (voir ci-dessous « Aliénation idéologique ou aliénation réelle ? »). La valeur des marchandises échangées devant s’équivaloir pour permettre l’acte achat/vente, les travaux contenus dans chacune de ces marchandises doivent aussi être équivalents.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Encart p.     19</span></strong></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Aliénation idéologique ou réelle ?<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« Le travail abstrait n’est pas une généralisation mentale, mais une réalité sociale, une abstraction qui devient réalité. Nous avons vu que, si toutes les marchandises doivent être échangeables entre elles, le travail contenu dans les marchandises doivent également être immédiatement échangeable. Il peut l’être seulement s’il est égal dans toutes les marchandises, s’il s’agit toujours du même travail. Le travail contenu dans une marchandise doit être égal au travail contenu dans toutes les autres marchandises. Dans la mesure où ils se représentent dans la valeur, tous les travaux valent seulement comme ‘‘dépenses de la force humaine de travail’’. Leur contenu concret est effacé, ils se valent tous. Ce n’est pas une opération purement mentale : en effet, leur valeur se représente dans une forme matérielle, la valeur d’échange, qui dans les conditions plus évoluées prend la forme d’une quantité déterminée d’argent. L’argent représente quelque chose d’abstrait – la valeur -, et il le représente en tant qu’abstrait. Une somme d’argent peut représenter n’importe quelle valeur d’usage, n’importe quel travail concret. Là où la circulation des biens est médiatisée par l’argent, l’abstraction est devenue bien réelle. On peut ainsi parler d’une ‘‘abstraction réelle’’. L’abstraction de toute qualité sensible, de toutes les valeurs d’usage, n’est pas un résumé mental, comme lorsqu’on fait abstraction des genres différents d’animaux pour parler de ‘‘l’animal’’ qui pourtant n’existe pas en tant que tel ».<br />
 A. Jappe, Les Aventures de la marchandise, p. 44-45.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On sait pourtant que la compréhension nominaliste du fétichisme, conçu comme simple superstructure de « dispositifs » idéologiques, linguistiques, imaginaires, épistémologiques, etc. – et que par exemple J.-C. Michéa va rechercher jusque dans l’ « anthropologie pessimiste » de la philosophie politique du XVIIe siècle -, reste la perspective de l’ensemble des critiques actuelles de l’économie, de la «reconnaissance» d’Axel Honneth (La réification. Petit traité de théorie critique, Gallimard, 2007), en passant par Baudrillard et sa « syntaxe poétique » ou la « décolonisation de l’imaginaire » de S. Latouche, sans parler de ceux qui imaginent qu’il suffirait d’une simple critique de l’économisme pour l’équilibrer avec des paramètres écologiques, politiques ou sociaux, ou d’un rebond de la conscience et de la morale pour que la « baudruche économique » se dégonfle. <strong>Ce n&#8217;est pas parce qu’on change notre représentation du monde, que le monde change pour autant : ce n’est pas la conscience, l’imaginaire, etc., qui sont colonisés par une vision utilitariste des rapports humains ; c’est bien parce que l’échangisme marchand et son travail abstrait ont partout concrètement colonisé la possibilité même de la vie</strong>, que le monde n’est plus celui des représentations renversées, mais celui de la réalité renversée.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><em><span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">Notre  époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre.</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">[Raoul VANEIGEM]</span> <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/nous-qui-desirons-sans-fin.pdf" target="_blank"><span style="color: #000080;">Nous qui désirons sans fin</span></a></span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Avant  de clore et afin de répondre à tout commentaire, il me semble utile d&#8217;ajouter ce petit extrait de la page 3 du deuxième bulletin</span></span> <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de  l&#8217;Economie</a> :  <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span><span style="font-family: Verdana;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br />
 </span></span></span></a></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais quelle que soit la difficulté à respirer librement dans l’étouffoir de la cocotte minute planétaire qui ne cesse de monter en pression à chaque flambée du pétrole et des matières premières, <strong>nous n’avons pas besoin d’attendre d’être sortis de ce monde-là pour commencer à le critiquer sur ces bases, et au-delà des polémiques, ouvrir des débats politiques sur la nature des « compromis alternatifs » proposés et que nous devons passer &#8211; on est bien d’accord &#8211; avec lui.</strong> La rencontre chaotique de ce que nous pensons et ce que nous faisons est à ce prix là, et ce n’est avec le sentiment d’aucun plaisir que nous pouvons critiquer ici des amis, là des personnes respectables et des alternatives dans lesquelles nous avons été ou sommes encore, impliqués. <strong>Il s’agit donc en restant <span style="text-decoration: underline;">constructif</span> et pour ouvrir d’<span style="text-decoration: underline;">autres     champs</span> de lutte possibles, de mettre à jour les <span style="text-decoration: underline;">insuffisances</span>, les <span style="text-decoration: underline;">limites</span> mais aussi les     <span style="text-decoration: underline;">possibilités</span>, d’une critique passée et d’un autre faisceau de critiques</strong> qui a su ces dernières années se donner une certaine publicité – dans     tous les sens du terme.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em>(source: <a href="http://ploutopia.over-blog.com/article-28812694.html" target="_blank">ploutopia.over-blog.com</a>)</em></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em><br />
 </em></span></p>
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		<title>Loose Change (petite monnaie)</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 10:33:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[version 100% française (1:17:47) de la 2ème édition remastérisé par Planete TV Un document tout simplement exceptionnel : une analyse des attentats du 11 septembre 2001 mais surtout une étude qui montre comment le gouvernement américain est à l&#8217;origine de ces attaques. Ce documentaire d&#8217;un cinéaste de 21 ans, Dylan Avery, est considéré comme le meilleur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-petite-monnaie/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><strong>version 100% française (1:17:47) de la 2ème édition remastérisé par <a href="http://www.planete.tm.fr/" target="_blank">Planete TV</a></strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<p><strong>Un document tout simplement exceptionnel : une analyse des attentats du 11 septembre 2001 mais surtout une étude qui montre comment le gouvernement américain est à l&#8217;origine de ces attaques. Ce documentaire d&#8217;un cinéaste de 21 ans, Dylan Avery, est considéré comme le meilleur documentaire révélant les mensonges et vérités sur le 9/11 (<a class="external text" title="http://www.loosechange911.com" rel="nofollow" href="http://www.loosechange911.com/" target="_blank">loosechange911.com</a>).</strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h3><span class="mw-headline">11 septembre 2001 : Loose Change, le nouveau film qui bouscule la &laquo;&nbsp;pensée unique&nbsp;&raquo; </span></h3>
<p style="text-align: justify;">On a peine à le croire : un jeune réalisateur de 22 ans, Dylan Avery, a été l’invité de <a class="external text" title="http://www.dailymotion.com/video/83245" rel="nofollow" href="http://www.dailymotion.com/video/83245" target="_blank">Fox News</a>, la chaîne TV pro-Bush, pour présenter son film contestant la version officielle fournie par la Maison Blanche sur les attentats du 11 septembre 2001.</p>
<p style="text-align: justify;">Dylan Avery va beaucoup plus loin que Michael Moore. Presque cinq ans après les attentats qui ont le plus influencé les rapports internationaux dans l’après-guerre, les critiques sur le manque de transparence de l’administration américaine semblent retrouver un second souffle grâce à la réactivité des blogs, des vidéo-blogs (ou vlogs), et surtout à l’effort constant des familles de victimes, de jeunes journalistes, de professeurs d’université ou d’hommes et de femmes politiques téméraires.<span id="more-2696"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques jours en effet, non seulement la blogosphère, mais aussi les grands médias et le monde politique s’enflamment suite à la diffusion impressionnante du deuxième volet du documentaire américain <em>Loose Change</em> sur les attentats du 11 septembre (diffusion assurée au début via des réseaux P2P, notamment Emule et ensuite par les sites de diffusion de vidéo comme <em>Google Video</em> et <em>Daily Motion</em>). Comme je l’ai décrit dans un article récent, avec l’explosion du phénomène de la vidéo sur Internet, <em>&laquo;&nbsp;nous allons voir apparaître prochainement une nouvelle catégorie de vidéo-blogueurs que l’on pourrait appeler les &laquo;&nbsp;activistes&nbsp;&raquo; ou, si on veut enlever toute connotation politique, les &laquo;&nbsp;témoins citoyens&nbsp;&raquo;. Il s’agit de tous ceux qui auront décidé de témoigner de certains dysfonctionnements graves de notre société en les filmant&nbsp;&raquo;</em>. Bref, une vidéo-surveillance à l’envers est en train de voir le jour, non plus du haut vers le bas mais du bas vers le haut. Jusqu’à maintenant la vidéo-surveillance permettait aux hommes politiques de surveiller les dérives potentielles de leurs citoyens. La <em>&laquo;&nbsp;vlog surveillance&nbsp;&raquo;</em> permettra de faire l’inverse comme l’a très bien compris à un niveau local <a class="external text" title="http://www.dailymotion.com/grebert" rel="nofollow" href="http://www.dailymotion.com/grebert" target="_blank">Christophe Grebert</a>, le <em>&laquo;&nbsp;Putéolien qui a décidé de l’ouvrir&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela dit, il est évident que ce processus n’est pas sans risques, et les dérives potentielles sont importantes notamment vers la désinformation, ne serait-ce qu’en raison de la facilité pour tout un chacun de manipuler des images ou des vidéos. Néanmoins, ce phénomène est inéluctable et c’est à nous de trouver les garde-fous nécessaires pour minimiser ces dangers. C’est pourquoi il faut prendre le temps de regarder ce film jusqu’au bout pour se faire son opinion.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, dans le cas de ces nouvelles vidéos qui circulent sur plusieurs médias et blogs anglophones et désormais aussi sur certains sites francophones (<a class="external text" title="http://www.reopen911.info/" rel="nofollow" href="http://www.reopen911.info/" target="_blank">ReOpen911.info</a>, <a class="external text" title="http://blpwebzine.blogs.com/nuesweb/2006/03/11_septembre_le.html" rel="nofollow" href="http://blpwebzine.blogs.com/nuesweb/2006/03/11_septembre_le.html" target="_blank">Nuesblog</a>, Yahoo Actualités, etc.), force est de constater qu’un véritable travail d’enquête a été mené par les réalisateurs. Leur méthode est simple, factuelle et se base exclusivement sur les bandes vidéos des grandes chaînes, les témoignages qui ont été filmés à l’époque, les différentes enquêtes mises en place. A la différence de Michael Moore, qui enrichissait ses films à charge à partir d’une vision préconçue, les réalisateurs de <em>Loose Change</em> nous donnent des instruments pour forger notre propre opinion.</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme le dit le célèbre journaliste de Radio-Canada, <a class="external text" title="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/accueil-03-17-2006.shtml" rel="nofollow" href="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/accueil-03-17-2006.shtml" target="_blank">Bruno Guglielminetti</a> il s’agit là <em>&laquo;&nbsp;d’un documentaire troublant, qui ébranle les théories bien établies concernant les événements du 11 septembre. J’ai rarement vu un reportage aussi bien documenté sur le sujet et surtout, avec autant de reconstitution. (&#8230;) Un documentaire à voir absolument !&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est en effet notre devoir de citoyen de visionner, analyser, décortiquer, et éventuellement critiquer ou dénoncer ce genre de document. Voilà la mission d’un véritable &laquo;&nbsp;<a class="external text" title="http://www.pronetariat.com/" rel="nofollow" href="http://www.pronetariat.com/" target="_blank">pronétaire</a>&nbsp;&raquo; à l’ère du numérique. Sans rentrer dans une paranoïa conspirationniste, force est de constater que la version officielle semble être contredite sur plusieurs points notamment en ce qui concerne l’écroulement sur elles-mêmes des tours jumelles (ainsi que la tour WT7 dans l’après-midi, alors qu’elle n’a été touchée par aucun avion). En effet, la grande improbabilité de l’écroulement des tours, consécutivement aux incendies et sans utilisation d’explosif, a été dénoncée par des nombreux chercheurs, universitaires et ingénieurs, spécialisés dans la démolition contrôlée de bâtiments (cf. vidéo <a class="external text" title="http://www.dailymotion.com/video/72311" rel="nofollow" href="http://www.dailymotion.com/video/72311" target="_blank">Collapse or Implosion ?</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, comme le montre bien cet <a class="external text" title="http://www.villagevoice.com/news/0608,murphy,72254,6.html" rel="nofollow" href="http://www.villagevoice.com/news/0608,murphy,72254,6.html" target="_blank">article</a> de Jarret Murphy, de plus en plus de citoyens souhaitent l’ouverture d’une nouvelle commission d’enquête et des chercheurs, comme le professeur <a class="external text" title="http://www.voltairenet.org/auteur122153.html?lang=fr" rel="nofollow" href="http://www.voltairenet.org/auteur122153.html?lang=fr" target="_blank">David Ray Griffin</a> et le physicien <a class="external text" title="http://www.physics.byu.edu/research/energy/" rel="nofollow" href="http://www.physics.byu.edu/research/energy/" target="_blank">Steven Jones</a> (Department of Physics and Astronomy &#8211; Brigham Young University) s’interrogent sur les faiblesses scientifiques de la théorie officielle. Griffin fait également partie d’un groupe récemment créé (<a class="external text" title="http://www.stj911.org/" rel="nofollow" href="http://www.stj911.org/" target="_blank">Scholars for 9/11 Truth &amp; Justice</a>) fédérant une cinquantaine de chercheurs universitaires qui contestent la théorie de l’administration Bush et parmi lesquels on retrouve des journalistes, des scientifiques, des universitaires, des philosophes. De plus en plus d’observateurs s’accordent à penser qu’il reste encore beaucoup de zones d’ombre sur les événements du 11 septembre 2001.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien évidemment, toute attaque à la théorie officielle sur le 11 septembre provoque des réactions immédiates. Ainsi, la neutralité des articles qui concernent ce groupe est remise en cause par certaines personnes même directement sur la <a class="external text" title="http://en.wikipedia.org/wiki/Talk:Scholars_for_9/11_Truth" rel="nofollow" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Talk:Scholars_for_9/11_Truth" target="_blank">Wikipedia</a>. Et comme on pouvait s’y attendre, les bruits les plus fous commencent aussi à circuler sur Dylan Avery, le réalisateur américain auteur des deux documentaires que nous publions ici. En effet, vient de démarrer sur Internet une campagne de déstabilisation pour le <a class="external text" title="http://www.wingtv.net/thorn2006/darylsmith10.html" rel="nofollow" href="http://www.wingtv.net/thorn2006/darylsmith10.html" target="_blank">décrédibiliser</a> : <em>&laquo;&nbsp;There are also rumors that Dylan Avery, when he is not intoxicated on alcohol, is on some other drug, usually marijuana&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, une <a class="external text" title="http://en.wikipedia.org/wiki/9/11_Truth_Movement" rel="nofollow" href="http://en.wikipedia.org/wiki/9/11_Truth_Movement" target="_blank">nouvelle génération de chercheurs</a> en quête de vérité, qui se coordonnent surtout via Internet, semble succéder à la génération de ceux qui craignent encore pour leur métier, leur carrière, s’ils apparaissaient comme trop critiques, voire <em>&laquo;&nbsp;conspirationnistes&nbsp;&raquo;</em>. N’oublions pas le rôle contraignant sur la <em>&laquo;&nbsp;liberté de penser&nbsp;&raquo;</em> du <a class="external text" title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriot_Act" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriot_Act" target="_blank">USA Patriot Act II</a>, le profond respect du drapeau, de la présidence, et la persistance du traumatisme de cet événement <em>&laquo;&nbsp;inscrit dans le marbre&nbsp;&raquo;</em> de l’histoire des Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement aux mass media qui semblent avoir définitivement classé l’affaire <em>&laquo;&nbsp;11 septembre&nbsp;&raquo;</em>, Internet et les <em>&laquo;&nbsp;médias des masses&nbsp;&raquo;</em> permettent à tout à chacun de sa forger son opinion, de valider ou d’invalider ses propres certitudes&#8230; On touche ici du doigt le rôle (ou les limites ?) du <em>&laquo;&nbsp;journalisme pronétaire&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par <a class="external text" title="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=3221" rel="nofollow" href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=3221" target="_blank">Carlo Revelli</a>, le lundi 20 mars 2006.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">mises à jour :</span><br />
 &#8211; Bruno Guglielminetti, après sa brève sur <a class="external text" title="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/commentaires-70830.shtml" rel="nofollow" href="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/commentaires-70830.shtml" target="_blank">Radio Canada</a>, vient de publier un <a class="external text" title="http://www.ledevoir.com/2006/03/20/104764.html" rel="nofollow" href="http://www.ledevoir.com/2006/03/20/104764.html" target="_blank">article encore plus détaillé</a> sur le quotidien <em>Le Devoir</em> qui est considéré comme un des journaux les plus influents et respecté au Québec. Voilà ce qu’il dit : <em>&laquo;&nbsp;Voilà une belle illustration du journalisme citoyen à l’ère d’Internet et surtout, d’un agrégateur de contenu aussi important que Google. Après tout, le réalisateur était loin d’un budget à la Michael Moore et, pourtant, il a réussi à produire un documentaire digne de la programmation des Grands Reportages de RDI. Et ce document vidéo, d’une durée de 1h20, a été produit à l’aide d’un ordinateur portable Presario de Compaq à 1500 dollars utilisant les logiciels Adobe Premiere Pro 7.0 et After Effects 6.5.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<item>
		<title>Le système mondial unipolaire actuel doit être remplacé par un système de coopération</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 13:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos (le 28 janvier 2009) Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs, Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos<br />
 (le 28 janvier 2009)</h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-2682" title="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vladimir-poutine-davos-2009-300x200.jpg" alt="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" width="300" height="200" />Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,<br />
 Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.<br />
 Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.<br />
 Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise écono­mique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Il y a longtemps que la crise était dans l’air</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.<br />
 Le terme &laquo;&nbsp;perfect storm&nbsp;&raquo; désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.<br />
 Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.<br />
 Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Le système financier actuel a échoué<span id="more-2679"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’heure des éclaircissements est venue. Nous devons examiner avec pondération et sans méchanceté, sans nous perdre dans les détails, les causes profondes de la situation et essayer d’envisager l’avenir.<br />
 A notre avis, la crise est due à la combinaison de différents facteurs. Le système financier actuel a échoué. Le manque de régulations a contribué à la crise, si bien que des risques énormes n’ont pas été pris en compte comme il aurait fallu. Ajoutez à cela les disproportions colossales qui se sont accumulées au cours des dernières années, avant tout entre l’ampleur des opérations financières et la valeur fondamentale des avoirs et entre les charges croissantes pesant sur les prêts internationaux et l’origine de leurs garanties.<br />
 Le système entier de croissance écono­mique – dans lequel un centre régional ne cesse d’imprimer de la monnaie et consomme des biens matériels tandis qu’un autre produit des marchandises bon marché et accumule de l’argent imprimé par d’autres gouvernements – a subi un cuisant échec. J’ajouterai que ce système a laissé des régions entières, y compris dans l’Europe prospère, en marge des phénomènes économiques globaux et les a empêchées de prendre d’importantes décisions économiques et financières.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La course entre les indices boursiers et la capitalisation</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En outre, la prospérité ainsi générée a été répartie de manière très inégale entre les diverses couches de la population de certains pays, y compris les pays très développés et entre certains pays et régions. Une part importante de la population mondiale n’a pas accès à des logements confortables, à l’école et à des soins médicaux de qualité. Et l’essor économique global de ces dernières années n’a pas modifié radicalement la situation. Finalement, cette crise a également été provoquée par des attentes excessives. On a favorisé de manière injustifiée les appétits des sociétés. La course entre les indices boursiers et la capitalisation a commencé à éclipser la productivité du travail et la véritable efficacité des entreprises.<br />
 Malheureusement, les attentes exagérées n’ont pas concerné uniquement les milieux économiques. Elles ont encouragé une consommation individuelle accrue, avant tout dans le monde industrialisé. Il nous faut admettre que cette croissance ne reposait pas sur un potentiel réel. Cela représente une richesse non gagnée par le travail, un emprunt qui devra être remboursé par les générations futures.<br />
 Cette pyramide d’attentes devait s’écrouler tôt ou tard. Et c’est ce qui se passe sous nos yeux.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’accumulation des dettes publiques est destructrice</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En période de crise, on est fortement tenté de prendre des décisions simples et populaires. Cependant nous risquons de faire face à des complications beaucoup plus importantes si nous nous contentons de traiter les symp­tômes de la maladie.<br />
 Naturellement, tous les gouvernements nationaux et les responsables économiques doivent agir avec détermination; toutefois il importe d’éviter des décisions que, même prises dans cette situation de force majeure, nous regretterons plus tard. C’est pourquoi je voudrais commencer par mentionner des mesures spécifiques qui devraient être évitées et qui ne seront pas prises par la Russie.<br />
 Nous ne devons pas revenir à l’isola­tionnisme et à un égoïsme économique effréné. Les responsables des économies les plus importantes du monde sont tombés d’accord, lors du Sommet du G20 de novembre 2008 pour ne pas créer de barrières empêchant le commerce et les flux financiers mondiaux. La Russie partage ce principe. Même si une augmentation du protectionnisme va se révéler inévitable pendant la crise – nous le voyons aujourd’hui, à notre grand regret – nous devons tous faire preuve de mesure.<br />
 Une intervention excessive dans l’activité économique et une foi aveugle dans la toute-puissance de l’Etat constituent une autre erreur possible. Certes une intervention accrue de l’Etat en temps de crise est une réaction naturelle aux échecs de la régulation des marchés. Au lieu de rationaliser les mécanismes du marché, certains sont tentés d’augmenter le plus possible les interventions écono­miques de l’Etat. La concentration d’actifs excédentaires entre les mains de l’Etat constitue une mauvaise mesure anti-crise dans pratiquement tous les pays.<br />
 Au XXe siècle, l’Union soviétique a rendu absolu le pouvoir de l’Etat et cela a fini par rendre l’économie non compétitive. Cela nous coûte très cher et je suis sûr que personne ne souhaite réitérer cette erreur.<br />
 Nous ne devrions pas non plus ignorer que l’esprit de libre entreprise, avec le principe de responsabilité individuelle des hommes d’affaires, des investisseurs et des actionnaires pour leurs décisions a été sapé au cours des derniers mois. Ce n’est pas une raison de croire que nous pourrons obtenir de meilleurs résultats en rejetant la responsabilité sur l’Etat. De nombreux responsables écono­miques sont présents à cette rencontre. La tentation constante de recourir à l’aide de l’Etat est tout à fait compréhensible mais cette resource n’est pas inépuisable et ne constitue pas une panacée.<br />
 Et j’ajouterai ceci: les mesures anti-crise ne devraient pas dégénérer en populisme financier et dans le refus d’appliquer des politiques macroéconomiques responsables. L’augmentation injustifiée du déficit budgétaire et l’accumulation des dettes publiques sont aussi destructrices que les spéculations boursières aventureuses.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Avenir d’une économie des valeurs réelles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Malheureusement, nous n’avons pas saisi l’ampleur de la crise actuelle. Néanmoins, une chose est évidente: l’ampleur de la récession dépendra largement de mesures spéci­fiques de haute précision qui devront être prises par les gouvernements et les milieux économiques, de même que de nos efforts professionnels coordonnés.<br />
 Nous devons pour ainsi dire expier nos fautes passées et jouer cartes sur table. Cela signifie que nous devons évaluer la situation réelle et passer par profits et pertes toutes nos dettes «sans espoir» et nos actifs toxiques. <br />
 Certes, ce sera une procédure extrêmement douloureuse et déplaisante. Nombreux seront ceux qui n’accepteront pas ces mesures, craignant pour leur capitalisation, leurs bonus ou leur réputation. Cependant nous prolongerons la crise si nous n’assainissons pas nos bilans. Je crois que les autorités financières doivent mettre au point des mécanismes permettant d’annuler les dettes, mécanisme correspondant aux besoins économiques actuels.<br />
 Deuxièmement, en plus de l’assainissement de nos bilans, il est grand temps de nous débarrasser de la monnaie virtuelle, des rapports surfaits et des notations douteuses. Nous ne devons pas entretenir d’illusions sur les évaluations de l’économie globale et des entreprises même si elles sont le fait d’analystes importants.<br />
 En fait, notre proposition implique que la réforme du système des audits et des notations doit reposer sur le retour au concept fondamental de valeur d’actif plutôt que sur des notions subjectives. Nous pensons que l’économie du futur doit devenir une économie des valeurs réelles. Mais la manière d’y arriver n’est pas évidente. Je n’ai pas de réponse explicite. Réfléchissons-y ensemble. Après tout, c’est l’objectif de ce genre de forums, grâce à M. Schwab.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dangers de la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Troisièmement, la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve est dangereuse pour l’économie globale. Je pense que c’est clair pour tout le monde maintenant. Aussi serait-il raisonnable d’encourager la création, à l’avenir, de plusieurs monnaies de réserve fortes. Il est urgent de lancer un débat approfondi sur les moyens de faciliter un passage en douceur et irréversible à un nouveau modèle.<br />
 Quatrièmement, la plupart des pays convertissent leurs réserves nationales en monnaies étrangères et doivent par conséquent être convaincues que ces dernières sont sûres. Ceux qui émettent ces monnaies de réserve et de paiement ont tout intérêt à ce qu’elles soient utilisées par d’autres Etats.<br />
 Cela met l’accent sur les intérêts mutuels et l’interdépendance. En conséquence, il est important que ceux qui émettent une monnaie de réserve pratiquent des politiques monétaires plus transparentes. De plus, ces pays doivent s’engager à se conformer à des règles internationales de discipline macroécono­mique et financière. Nous pensons que cette demande n’est pas excessive.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système économique mondial plus équitable et plus efficace</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, le système financier global n’est pas la seule chose qui doive être réformée. Nous sommes confrontés à toute une série d’autres problèmes, si bien qu’un système fondé sur la coopération entre plusieurs centres importants doit remplacer le concept global unipolaire.<br />
 Nous devons renforcer le système de régulateurs mondiaux fondé sur le droit international et les accords multilatéraux afin d’empêcher le chaos et l’imprévisibilité dans ce monde multipolaire. Par conséquent, il est très important que nous réaffirmions le rôle des principales organisations et institutions internationales.<br />
 Je suis convaincu que nous pouvons mettre au point un système économique global plus équitable et plus efficace. Mais il est impossible – et actuellement inutile – d’élaborer ici, aujourd’hui, un projet détaillé.<br />
 Cependant, il est évident que tous les pays doivent avoir la garantie d’un accès aux ressources vitales, aux nouvelles technologies et au développement. Nous avons besoin de garanties réduisant le risque de crises récurrentes comparables à la crise actuelle. Naturellement, nous devons continuer de débattre de tous ces problèmes, notamment lors du prochain sommet du G20 à Londres en avril prochain. Nos décisions devraient répondre à la situation actuelle et tenir compte des besoins d’un monde d’après-crise. L’économie globale pourrait, par exemple, affronter le problème de la pénurie de ressources énergétiques et celui du risque de contrecarrer la croissance en essayant de maîtriser la crise.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’échange d’actifs fait partie de la sécurité énergétique</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Il y a trois ans, lors d’un sommet du G8, nous avons soulevé la question de la sécurité énergétique globale. Nous avons lancé un appel à la responsabilité des fournisseurs, des consommateurs et des pays de transit. Je pense qu’il est temps de créer des mécanismes vraiment efficaces afin de garantir cette responsabilité. Le seul moyen de le faire est de créer l’interdépendance, notamment par l’échange d’actifs sans aucune discrimination ni hypocrisie. C’est cette interdépendance qui entraîne une vraie responsabilité mutuelle.<br />
 Malheureusement, la Charte de l’énergie n’est pas devenue un instrument capable de régler les problèmes. Même les pays qui l’ont ratifiée l’ignorent au moment où ils devraient l’appliquer. <br />
 Je propose que nous élaborions un nouveau cadre légal international pour la sécurité énergétique. La réalisation de notre ini­tiative pourrait, je n’en doute pas, jouer un rôle politique comparable au traité établissant la Communauté européenne du charbon et de l’acier. C’est-à-dire que producteurs et consommateurs seraient finalement liés par un unique et véritable partenariat énergétique reposant sur une base légale bien définie.<br />
 Chacun d’entre nous comprend que des fluctuations importantes et imprévisibles des prix de l’énergie constituent un facteur colossal de déstabilisation de l’économie globale. La chute considérable des prix aujourd’hui entraînera une augmentation de la consommation des ressources. D’une part, les investissements dans les économies d’énergie et les énergies alternatives seront réduits et d’autre part on investira moins d’argent dans le pétrole, ce qui entraînera une baisse inévitable de la production. En dernier ressort, il en résultera une nouvelle hausse incontrôlée des prix durant un boom économique, préparant le terrain pour une nouvelle crise. <br />
 Il est nécessaire de revenir à un prix raisonnable reposant sur un équilibre entre l’offre et la demande afin de débarrasser la fixation du prix de l’élément spéculatif produit par de nombreux instruments financiers à terme.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Contribution de la Russie à la sécurité énergétique globale</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Garantir le transport des ressources énergé­tiques reste un défi. Il existe deux moyens d’y faire face et il faut les appliquer tous les deux. Le premier consiste à adopter le principe généralement reconnu des droits de douane sur les services de transit. Il peut être inscrit dans des textes légaux internationaux. Cette pratique devrait concerner le pétrole, le gaz, le combustible nucléaire et, dans une certaine mesure, la production d’électricité.<br />
 Le second consiste à développer et à diversifier les routes de transport de l’énergie. Nous avons travaillé dur et longtemps dans ce but. Au cours des seules dernières années, nous avons réalisé des projets de gazoducs tels que le Yamal-Europe et le Blue Stream. L’expérience a prouvé leur urgence et leur utilité. Je suis convaincu que les projets tels que le South Stream (gazoduc qui devrait relier la Russie à l’Italie en passant sous la mer Noire) et le North Stream (destiné à relier la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique) sont également nécessaires à la sécurité énergé­tique de l’Europe. Leur capacité totale est estimée à 85 milliards de m3 de gaz par année. Certains de nos partenaires et l’Europe ont récemment proposé d’augmenter cette capacité et nous sommes en train d’examiner leur proposition. Je crois en effet qu’il est temps d’envisager ce développement. <br />
 Gazprom et ses partenaires – Shell, Mitsui et Mitsubishi – vont bientôt mettre en service des installations de liquéfaction et de transport du gaz naturel produit dans la région de Sakhaline. Il s’agit là également d’une contribution de la Russie à la sécurité énergé­tique globale.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Développer les infrastructures de transport dans toutes les directions<br />
</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Soit dit en passant, la technologie GNL (gaz naturel liquéfié) et son marché ont de belles perspectives de croissance et sont extrêmement importantes pour la sécurité énergé­tique.<br />
 Nous développons l’infrastructure de nos oléoducs. La première section du Baltic Pipeline System (BPS) est déjà achevée. BPS-1 fournit jusqu’à 75 millions de tonnes de pétrole par année. J’ajouterai que le port de mer et les voies d’accès ont été construits en très peu de temps – quelques années – à partir de rien, dans une région sauvage.<br />
 Nous travaillons maintenant aux plans et à la construction du BPS-2, le second tronçon qui longe la côte du golfe de Finlande. Il devrait avoir une capacité de 50 millions de tonnes par année. En tout, 140 millions de tonnes de produits bruts et raffinés transiteront par le système.<br />
 Nous avons l’intention de construire des infrastructures de transport dans toutes les directions. La première étape de l’Eastern Siberia – Pacific Ocean en est à son stade final. Son terminal sera un nouveau port pétrolier situé dans la baie de Kozmina et une raffinerie de pétrole dans la région de Vladivostok. A l’avenir, un gazoduc sera construit parallèlement à l’oléoduc, en direction du Paci­fique et de la Chine.<br />
 Nous commençons un autre projet en collaboration avec le Turkménistan et le Kazakh­stan, le Caspian Pipeline. <br />
 J’insiste sur le fait que nous devrions certainement accorder une de nos priorités à l’environnement dans la mise en œuvre de ces projets. Nous avons toujours effectué des études d’impact en amont de chacun de nos projets afin de tenir compte des questions environnementales. Nous procédons également à des investissements importants dans la réhabilitation de l’environnement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système de crédit stable</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je ne peux pas ne pas mentionner ici les conséquences de la crise globale sur l’économie russe. Nous avons également été gravement affectés. Cependant, contrairement à beaucoup d’autres pays, nous avons accumulé des réserves importantes qui nous permettent de traverser avec assurance la période d’instabilité mondiale.<br />
 Cette crise a rendu plus évidents les pro­blèmes que nous avions, c’est-à-dire l’accent excessif mis sur les matières premières dans les exportations et l’économie en général ainsi que la faiblesse de notre marché financier. Le besoin de développer un certain nombre d’institutions financières, surtout dans un contexte compétitif, est devenu plus aigu.<br />
 Nous étions conscients de ces problèmes et nous avons cherché à les aborder peu à peu. Cette crise ne fait que nous rendre plus actifs en ce qui concerne les priorités déclarées sans pour autant changer notre stratégie, laquelle consiste à réaliser un renouveau qualitatif de la Russie dans les 10 à 12 pro­chaines années. <br />
 Notre politique anti-crise vise à soutenir la demande intérieure, à apporter des garanties sociales à la population et à créer des emplois. Comme de nombreux pays, nous avons réduit les impôts à la production, laissant l’argent à l’économie. Nous avons optimisé les dé­penses de l’Etat. Mais, je le répète, à côté de ces mesures de réponse rapide, nous travaillons à la création d’un programme de développement pour après la crise.<br />
 Nous sommes convaincus que ceux qui créent des conditions attractives pour des investissements globaux dès maintenant seront les leaders du rétablissement économique global. Nos priorités comprennent notamment la création d’un contexte favorable au commerce et le développement de la compétitivité, l’établissement d’un système de crédit stable reposant sur des ressources intérieures suffisantes, la mise en œuvre de projets de transports et d’autres infrastructures. <br />
 La Russie est déjà un important exportateur de produits alimentaires et notre contribution à la sécurité alimentaire mondiale ne fera qu’augmenter.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Nous avons également l’intention de développer les secteurs novateurs de l’économie, surtout ceux dans lesquels la Russie est compétitive : l’espace au sens large, l’énergie nucléaire et l’aviation. Dans ces domaines, nous avons déjà créé des liens de coopération avec d’autres pays. Un secteur de coopération prometteur pourrait être celui des économies d’énergie. Nous estimons qu’une meilleure efficacité énergétique est un des facteurs clés de sécurité énergétique et de développement. Nous allons continuer de réformer notre industrie énergétique et notamment adopter un nouveau système de fixation des prix fondé sur des tarifs économiquement justifiés. C’est là une de nos premières priorités. C’est important, en particulier dans le contexte de l’encouragement aux économies d’énergie. Nous poursuivrons notre politique d’ouverture aux investissements étrangers.<br />
 Je crois que l’économie du XXIe siècle est une économie des gens et non des entreprises. Le facteur intellectuel a gagné en importance dans l’économie. C’est pourquoi nous prévoyons d’offrir davantage d’opportunités aux individus afin qu’ils réalisent leur potentiel. <br />
 Nous sommes déjà un pays très développé et très instruit, mais il faut que les citoyens russes bénéficient d’une formation ultramoderne et d’excellente qualité dans les aptitudes professionnelles qui seront généralement exigées dans le monde de demain. Par conséquent, nous allons faire preuve d’initiative dans la promotion des pro­grammes scolaires. Nous allons développer des programmes d’échanges d’étudiants notamment au niveau international. Nous allons également créer des conditions qui feront que les meilleurs chercheurs et professeurs – quelle que soit leur nationalité – aient envie de venir travailler en Russie.<br />
 L’histoire a donné à la Russie une chance unique. Les événements récents font que nous devons réorganiser de toute urgence notre économie et actualiser notre sphère sociale. Nous n’avons pas l’intention de laisser passer cette chance. Notre pays doit sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La militarisation prive l’économie d’énormes ressources financières</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, je voudrais évoquer des problèmes qui dépassent le domaine purement écono­mique mais sont d’une grande actualité. <br />
 On entend malheureusement dire de plus en plus souvent qu’une augmentation des dépenses militaires pourrait résoudre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui. Le raisonnement est simple : les dépenses supplémentaires créent de nouveaux emplois dans un premier temps. C’est évident. A première vue, il semble que ce soit un bon moyen de lutter contre la crise et le chômage et cette politique pourrait même être tout à fait efficace à court terme. Mais la militarisation ne résoudra pas le problème à long terme; elle ne fera que le dissimuler pendant un certain temps. Elle retirera aux pays d’importantes ressources financières qui ne pourront pas être utilisées de manière plus judicieuse. Je suis convaincu qu’une réduction raisonnable des dépenses militaires accompagnée d’efforts en vue d’augmenter la sécurité globale rapportera certainement d’importants dividendes économiques.<br />
 J’espère que ce point de vue finira par prédominer au niveau mondial. Quant à nous, nous sommes prêts à des discussions approfondies sur la poursuite du désarmement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les conflits sont un moyen de détourner l’attention des problèmes sociaux et économiques</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la crise économique pourrait aggraver les tendances négatives de la politique globale. Récemment, le monde a été confronté à une montée inédite de la violence et à d’autres opérations agressives comme les incursions aventureuses de l’actuel gouvernement géorgien dans le Caucase, les attaques terro­ristes en Inde, l’escalade de la violence dans la bande de Gaza. Bien que ces événements ne soient pas directement liés, ils ont des traits communs.<br />
 Je pense tout d’abord à l’incapacité des organisations internationales à apporter des solutions constructives aux conflits régionaux ou à faire des propositions efficaces en vue de régler les conflits interethniques ou inter­étatiques. Les mécanismes politiques multilatéraux se sont révélés aussi inefficaces que les régulateurs financiers et économiques globaux.<br />
 A vrai dire, nous savons tous que provoquer l’instabilité politique et militaire ainsi que les conflits régionaux ou autres est un moyen de détourner l’attention de l’aggravation des problèmes sociaux et économiques inté­rieurs de certains pays. Malheureusement, on ne peut pas mettre un terme à ces tentatives. Pour empêcher ces scénarios, nous devons améliorer le système de relations internationales en le rendant plus efficace, plus sûr et plus stable.<br />
 Il existe une quantité de questions à l’ordre du jour mondial auxquelles la plupart des pays ont un intérêt commun, notamment les politiques anti-crise dont nous discutons, les efforts communs pour réformer les institutions financières internationales, pour améliorer les mécanismes régulateurs, pour assurer la sécurité énergétique – qui exige une collaboration entre nous tous – et pour atténuer la crise alimentaire mondiale, qui est une question urgente.<br />
 La Russie est prête à aborder les questions internationales prioritaires. Nous espérons que tous nos partenaires d’Europe, d’Asie et des Etats-Unis, y compris le nouveau gouvernement américain, manifesteront de l’intérêt pour la collaboration dans le traitement de ces questions et d’autres encore. Nous souhaitons du succès à la nouvelle équipe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Associons nos ressources intellectuelles, morales et matérielles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En conclusion, je dirai que la communauté internationale doit faire face à toute une série de problèmes extrêmement compliqués qui pourraient par moments sembler écrasants. Pourtant, comme dit le proverbe, un voyage d’un millier de kilomètres commence par un seul pas. <br />
 Nous devons chercher quelles valeurs de base ont assuré les progrès de notre civilisation. L’intégrité et le rude travail, la responsabilité et la confiance en soi nous conduiront finalement au succès.<br />
 Nous ne devons pas désespérer. Nous pouvons et devons combattre cette crise en associant nos ressources intellectuelles, mo­rales et matérielles, mais c’est impossible sans confiance réciproque non seulement entre les acteurs économiques mais avant tout entre les nations. Aussi l’établissement de cette confiance est-il un objectif clé sur lequel nous devrions nous focaliser actuellement. La confiance et la solidarité permettront de surmonter les problèmes actuels et d’éviter de nouveaux chocs, de parvenir à la prospérité et au bien-être dans ce nouveau siècle.<br />
 Je vous remercie de votre attention.</p>
<p class="quelle" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://premier.gov.ru/eng/visits/world/95/1921.html" target="_blank">Gouvernement de la Fédération de Russie</a> &#8211; Traduction : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1430" target="_blank">Horizons et débats</a>)</em></p>
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		<title>Phase V de la crise systémique: dislocation géopolitique mondiale</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 07:58:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=2437</guid>
		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°32 (15  février 2009) Depuis Février 2006, LEAP/E2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 grandes phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d’accélération, d’impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les évènements jusqu’à aujourd’hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l’incapacité des dirigeants mondiaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em></em><em>Communiqué public GEAB N°32 (15  février 2009)</em></h3>
<p class="spip" align="justify"><strong><img class="alignright size-full wp-image-2440" title="Dislocation geopolitique mondiale" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dislocation-geopolitique-mondiale.jpg" alt="Dislocation geopolitique mondiale" width="328" height="218" />Depuis Février 2006, LEAP/E2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 grandes phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d’accélération, d’impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les évènements jusqu’à aujourd’hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l’incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise, caractérisée notamment par leur acharnement depuis plus d’un an à en traiter les conséquences au lieu de s’attaquer radicalement à ses causes, va faire entrer la crise systémique globale dans une cinquième phase à partir du 4° trimestre 2009 : la phase dite de dislocation géopolitique mondiale.</strong></p>
<p class="spip" align="justify"><strong><br />
 </strong></p>
<p class="spip" align="justify">Selon LEAP/E2020, cette nouvelle phase de la crise sera ainsi façonnée par deux phénomènes majeurs organisant les évènements en deux séquences parallèles, à savoir :</p>
<ul>
<li><strong>Deux phénomènes majeurs : </strong>
<ul>
<li><strong>La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète</strong></li>
<li><strong>La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux</strong></li>
</ul>
</li>
<li><strong>Deux séquences parallèles : </strong>
<ul>
<li><strong>La décomposition rapide de l’ensemble du système international actuel</strong></li>
<li><strong>La dislocation stratégique de grands acteurs globaux.</strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p class="spip" align="justify">Nous avions espéré que la phase de décantation permettrait aux dirigeants du monde entier de tirer les conséquences de l’effondrement du système qui organise la planète depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Hélas, à ce stade, il n’est plus vraiment permis d’être optimiste en la matière (<span class="spip_note">1)</span>. Aux Etats-Unis comme en Europe, en Chine ou au Japon, les dirigeants persistent à faire comme si le système global en question était seulement victime d’une panne passagère et qu’il suffisait d’y ajouter quantité de carburants (liquidités) et autres ingrédients (baisse de taux, achats d’actifs toxiques, plans de relance des industries en quasi-faillite,…) pour faire repartir la machine. Or, et c’est bien le sens du terme de « crise systémique globale » créé par LEAP/E2020 dès Février 2006, le système global est désormais hors d’usage. Il faut en reconstruire un nouveau au lieu de s’acharner à sauver ce qui ne peut plus l’être.<span id="more-2437"></span></p>
<div id="attachment_2438" class="wp-caption aligncenter" style="width: 596px"><img class="size-full wp-image-2438" title="Evolution des commandes à l’industrie au cours du 4° trimestre 2008 (Japon, Etats-Unis, zone Euro, Royaume-Uni, Chine, Inde)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-des-commandes-a-l-industrie-4eme-trimestre-2008.jpg" alt="Evolution des commandes à l’industrie au cours du 4° trimestre 2008 (Japon, Etats-Unis, zone Euro, Royaume-Uni, Chine, Inde) - Sources : MarketOracle / JPMorgan" width="586" height="250" /><p class="wp-caption-text">Evolution des commandes à l’industrie au cours du 4° trimestre 2008 (Japon, Etats-Unis, zone Euro, Royaume-Uni, Chine, Inde) - Sources : MarketOracle / JPMorgan</p></div>
<p class="spip" align="justify">L’Histoire n’étant pas particulièrement patiente, cette cinquième phase de la crise va donc entamer ce processus de reconstruction mais de manière brutale, par la dislocation complète du système préexistant. Et les deux séquences parallèles, décrites dans ce GEAB N°32, qui vont organiser les évènements promettent d’être particulièrement tragiques pour plusieurs grands acteurs mondiaux.</p>
<p class="spip" align="justify">Selon LEAP/E2020, il ne reste plus qu’une toute petite fenêtre de tir pour tenter d’éviter le pire, à savoir les quatre mois à venir, d’ici l’été 2009. Très concrètement, le Sommet du G20 d’Avril 2009 constitue selon notre équipe la dernière chance pour réorienter de manière constructive les forces en action, c’est-à-dire avant que la séquence cessation de paiement du Royaume-uni, puis des Etats-Unis ne se mette en branle (<span class="spip_note">2)</span>. Faute de quoi, ils perdront tout contrôle sur les évènements (<span class="spip_note">3)</span>, y compris, pour nombre d’entre eux, dans leurs propres pays, tandis que la planète entrera dans cette phase de dislocation géopolitique à la manière d’un « bateau ivre ». A l’issue de cette phase de dislocation géopolitique, le monde risque de ressembler à l’Europe de 1913 plus qu’à la planète de 2007.</p>
<p class="spip" align="justify">Ainsi, à force de tenter de porter sur leurs épaules le poids toujours croissant de la crise en cours, la plupart des Etats concernés, y compris les plus puissants, ne se sont pas rendu compte qu’ils étaient en train d’organiser leur propre écrasement sous le poids de l’Histoire, oubliant qu’ils n’étaient que des constructions humaines, ne survivant que parce que l’intérêt du plus grand nombre s’y retrouvait. Dans ce numéro 32 du GEAB, LEAP/E2020 a donc choisi d’anticiper les conséquences de cette phase de dislocation géopolitique sur les Etats-Unis et l’UE.</p>
<p class="spip" align="justify"> </p>
<div id="attachment_2439" class="wp-caption aligncenter" style="width: 575px"><img class="size-full wp-image-2439" title="Evolution de la base monétaire des Etats-Unis (12/2002 – 12/2008)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-de-la-base-monetaire-des-usa.jpg" alt="Evolution de la base monétaire des Etats-Unis (12/2002 – 12/2008) - Source US Federal Reserve / DollarDaze" width="565" height="642" /><p class="wp-caption-text">Evolution de la base monétaire des Etats-Unis (12/2002 – 12/2008) - Source US Federal Reserve / DollarDaze</p></div>
<p class="spip" align="justify">Il est donc temps pour les personnes comme pour les acteurs socio-économiques de se préparer à affronter une période très difficile qui va voir des pans entiers de nos sociétés telles qu’on les connaît être fortement affectés (<span class="spip_note">4)</span>, voire tout simplement disparaître provisoirement ou même dans certains cas durablement. Ainsi, la rupture du système monétaire mondial au cours de l’été 2009 va non seulement entraîner un effondrement du Dollar US (et de la valeur de tous les actifs libellés en USD), mais il va aussi induire par contagion psychologique une perte de confiance généralisée dans les monnaies fiduciaires. C’est à tout cela que s’attachent les recommandations de ce GEAB N°32.</p>
<p class="spip" align="justify">&laquo;&nbsp;Last but not least&nbsp;&raquo;, notre équipe considère désormais que ce sont les entités politiques (<span class="spip_note">5)</span> les plus monolithiques, les plus « impériales », qui vont être les plus gravement bouleversées au cours de cette cinquième phase de la crise. La dislocation géopolitique va ainsi s’appliquer à des états qui vont connaître une véritable dislocation stratégique remettant en cause leur intégrité territoriale et l’ensemble de leurs zones d’influences dans le monde. D’autres états, en conséquence, seront projetés brutalement hors de situations protégées pour plonger dans des chaos régionaux.</p>
<p class="spip" align="justify"> </p>
<p class="spip" align="justify"><em><strong>Notes:</strong></em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">1)</span> Barak Obama comme Nicolas Sarkozy ou Gordon Brown passent leur temps à invoquer la dimension historique de la crise pour mieux cacher leur incompréhension de sa nature et tenter de se dédouaner à l’avance de l’échec de leurs politiques. Quant aux autres, ils préfèrent se persuader que tout cela se règlera comme un problème technique un peu plus grave que d’habitude. Et tout ce petit monde continue à jouer selon les règles qu’ils connaissent depuis des décennies, sans se rendre compte que le jeu est en train de disparaître sous leurs yeux.</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">2)</span> Voir <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?rubrique8" target="_blank">GEAB précédents</a>.</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">3)</span> En fait il est même probable que le G20 aura des difficultés croissantes à tout simplement pouvoir se réunir, sur fond de « chacun pour soi ».</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">4)</span> Source : <a class="spip_out" href="http://www.nytimes.com/2009/02/15/business/15global.html?_r=3&amp;pagewanted=1&amp;hp" target="_blank">New York Times</a>, 14/02/2009</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">5)</span> Et cela nous paraît vrai également pour les entreprises.</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article587&amp;lang=fr" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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