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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; pollution</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Ordinateurs et écologie</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 10:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Jörg Becker Le paysage numérique a fait naître une nouvelle génération libérée des anciens pré­jugés et affranchie des limites de la proximité géographique comme seule base de l’amitié, de la collaboration, du jeu et du voisinage. La technologie numérique peut avoir l’effet d’une force naturelle animant les êtres vers une plus grande harmonie mondiale. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par Jörg Becker</h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5222" title="ecologie" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/ecologie.jpg" alt="ecologie" width="340" height="536" />Le paysage numérique a fait naître une nouvelle génération libérée des anciens pré­jugés et affranchie des limites de la proximité géographique comme seule base de l’amitié, de la collaboration, du jeu et du voisinage. La technologie numérique peut avoir l’effet d’une force naturelle animant les êtres vers une plus grande harmonie mondiale. C’est ainsi que Nicholas Negroponte, informaticien du MIT (Massachussets Institute of Technology) exprimait son enthousiasme dans son livre «Being digital» paru en 1995. La même année, le chef de Microsoft, Bill Gates s’exprimait de la même manière dans son ouvrage devenu classique «La route du futur»: Les autoroutes de l’information transporteront leurs informations et leurs offres au-delà des frontières du monde hautement technicisé vers les pays en voie de développement. Nous assisterons finalement à une montée de la prospérité dans le monde entier qui aura un effet stabilisateur. L’écart entre les pays pauvres et les pays riches se réduira. 30 ans auparavant déjà, le Canadien Marshall MacLuhan estimait, dans ses analyses des médias, qu’aujourd’hui, après plus d’un siècle de technique électrique, nous avons nous-mêmes étendu notre système nerveux central dans le monde entier et aboli ainsi, en ce qui concerne notre planète, l’espace et le temps.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Si ces personnes n’étaient pas des managers ou des scientifiques expérimentés, il faudrait alors qualifier leurs propos soit de fantasmes pubertaires d’omnipotence, soit de slogans publicitaires pour brochures sur papier glacé ou encore d’idéologie au sens classique de Karl Marx d’erreur nécessaire d’une part et d’autre part de savoir dominateur de l’élite politique et économique destiné à maintenir et à dissimuler son statut de classe exploitante.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Même du point de vue empirique, il n’y a rien de vrai dans ces idées. Au contraire, depuis 15 ans, le monde est devenu plus instable, le fossé entre les riches et les pauvres s’est dramatiquement creusé; dans les rela­tions internationales, l’ordre des Nations Unies et le droit international ont dû reculer devant le droit darwiniste du plus fort; la catastrophe climatique prend une ampleur de plus en plus menaçante (fonte des glaciers et des calottes polaires, réchauffement global, amincissement croissant de la couche d’ozone), et on constate, au lieu de guerres hautement technicisées, un retour aux troupes mercenaires, aux combats de rues et aux combats rapprochés ainsi qu’aux meurtres et aux assassinats. A la place de la revendication, émise en 1969 par Willy Brandt, de «davantage de démocratie», on n’assiste plus, depuis le 11-Septembre 2001, après un débat hystérique sur le terrorisme et la sécurité, qu’au démantèlement de toutes les libertés civiles les plus évidentes.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En regard de tout le baratin au goût du temps, les discours sur l’ordinateur et l’écologie représentent un retour analy­tique vers la matière, le matériel, l’industrie, les matières premières, la production, l’exploitation de la nature finie et de l’homme par l’homme.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Production toxique<span id="more-5220"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">On attribue aux ordinateurs une image de propreté, de bon marché et de matériel économique et écologique. Or il faut briser cette image car leur fabrication est coûteuse en matériel. Selon une étude des Nations Unies, la fabrication d’un seul ordinateur nécessite plus de 240 kilos de carburants fossiles comme le pétrole et le charbon, environ 22 kilos de produits chimiques et 1500 litres d’eau. Ni le bilan écologique de cette production ni les conditions de production locales ne sont écologiques. Beaucoup des métaux nécessaires à la fabrication d’un ordinateur sont rares (notamment le cuivre, l’aluminium, le nickel, le zinc, l’or, le platine, le coltan, le cobalt), se trouvent souvent dans les pays du Tiers-monde et sont précisément exploités dans ces pays à bas coût de main-d’œuvre où les travailleurs sont exploités. Ainsi la moitié des besoins mondiaux en cobalt est extraite dans deux pays seulement, la Zambie et le Congo. Les hommes qui habitent à proximité des mines de cobalt zambiennes souffrent des sols contaminés si bien qu’ils ne peuvent plus cultiver de légumes et que l’eau potable est polluée.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les dommages pour la santé sur les lieux de production de puces électroniques sont encore pires. La fabrication des puces ne peut avoir lieu que dans ce qu’on appelle des salles blanches. Ce sont des salles dans les­quelles la contamination des particules doit se trouver au-dessous de seuils établis strictement et qui doivent répondre à des direc­tives très sévères concernant la propreté. Pourtant, depuis longtemps, de graves problèmes de santé surviennent lors de la production des puces parce que les directives relatives à l’utilisation des nombreux dissolvants toxiques ne sont pas respectées ou bien parce qu’on manque d’instruments et d’appareils permettant un emploi non toxique. En consé­quence, on observe une augmentation des risques de cancer, de maux de tête, de douleurs musculaires, de troubles respiratoires, de problèmes de fertilité et de fausses couches.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Souvent situées dans des zones où elles ne paient pas d’impôts, ces «usines chimiques» sont un élément central de ce que des fémi­nistes comme Christa Wichterich («La femme mondialisée») ont souvent décrit, preuves à l’appui, comme le «verso» féminin d’une mondialisation forcée et dominée par le patriarcat: des paysannes pauvres vivant dans les pays en voie de développement travaillent dans des conditions de travail et de logement indignes et pour des bas salaires dans des zones clôturées, cela pour permettre la prospérité et le confort des habitants des pays du Nord. C’est particulièrement le cas de nombreuses industries de prestations de service comme l’industrie des logiciels et le travail de bureau délocalisé, de même que des industries du textile, de la chaussure, des jouets et, précisément, des puces électroniques.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’ONG Greenpeace International a étudié récemment des lieux de fabrication des puces électroniques comme ceux de Hewlett Packard et de leurs sous-traitants tels que les entreprises Solectrom et Fortuna en Chine, au Mexique, en Thaïlande et aux Philip­pines. Dans de nombreux cas, Greenpeace a pu constater une plus grande pollution du sol et de la nappe phréatique due à des résidus de métal (plomb, nickel, cuivre) et a pu prouver l’existence de résidus de dissolvants et d’autres substances toxiques.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Ainsi, ce ne sont pas seulement les ouvrières des usines de puces électroniques qui souffrent mais l’ensemble des habitants des périphéries et là aussi particulièrement les femmes, car dans les sociétés traditionelles ce sont elles qui assument la responsabilité sociale d’une alimentation saine et de la santé de toute la famille.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Coûts énergétiques exorbitants</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Actuellement, Google – la plus grande agence publicitaire du monde liée à un petit moteur de recherche – construit un nouveau centre de serveurs à Kronstorf, commune de 3000 habitants de la République fédérale d’Autriche. Des centres de données comparables de Google se trouvent actuellement en Belgique et aux USA, en Caroline du Sud. Il s’agit ici de bâtiments industriels immenses de la taille d’environ 10 terrains de football dont les coûts d’investissement sont estimés à 150 millions de dollars. La consommation d’électricité de ces centres est considérable: on estime que leur besoin énergétique est aussi important que celui des usines d’aluminium qui sont connues pour être de grandes consommatrices d’énergie. Deux récentes déclarations à la presse du physicien de Harvard Alexander David Wissner-Gross ont montré à quel point Google était vorace en électricité et incompatible avec l’écologie: en gros, deux recherches sur Google rejettent 15 grammes de CO2, c’est-à-dire autant que lorsque l’on fait bouillir une tasse de thé.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">De manière générale, les différentes études relatives à la consommation d’électricité des centres informatiques donnent des résultats catastrophiques. Ainsi, selon des estimations de l’Université de Stanford, en 2005, la consommation d’électricité de tous les centres du monde s’élevait à 20 millions de mégawatts-heure et était deux fois plus élevée que 5 cinq ans auparavant. En d’autres termes, elle était aussi élevée que celle de la ville de jeux de Las Vegas, si bien que ces centres étaient les plus grands consommateurs d’électricité du monde. Les résultats d’une étude du fabricant de puces électroniques américain Advanced Micro Devices (AMD) sont tout aussi alarmants. Selon ceux-ci, 14 centrales d’une puissance de 1000 mégawatts travaillent exclusivement pour approvisionner en électricité tous les centres informatiques du monde. Dans la seule Allemagne, en 2008, les centres informatiques ont consommé un total monstrueux de 10 térawatts-heure. Cela cor­respond à la production de 4 centrales à charbon de taille moyenne. Mais on peut aussi résumer la consommation énergétique de ces centres ainsi: On pourrait en Allemagne, sans l’utilisation d’Internet, économiser la production de deux centrales nucléaires!</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Si l’on ajoute aux réseaux et aux appareils du secteur informatique et des techniques de l’information ceux des médias de masse, la consommation d’électricité de ces industries convergentes prend des proportions démesurées. Si le nouvel écran géant de Panasonic de 1 m 65 de diagonale consomme actuellement 720 watts en fonctionnement normal – cela correspond à l’énergie de 34 ampoules basse consommation très lumineuses – à l’avenir, le besoin en énergie de tous les appareils électroniques des ménages devrait même encore augmenter considérablement. Dans son étude intitulée «L’ampère riposte», l’organisation non lucrative britannique Energy Saving Trust l’estime, pour l’année 2020, à 45% de toute l’énergie électrique utilisée dans un ménage!</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Et comme si tous ces coûts énergétiques n’étaient pas assez élevés, ceux des stand-by des téléviseurs, des magnétoscopes, des lecteurs de DVD, des chaînes stéréo, etc. ne sont pas inclus dans ces calculs. Des spécialistes estiment ces coûts d’énergie cachés des appareils en veille à 4,8 milliards d’euros dans l’UE; cela correspond à un rejet de 180 millions de tonnes de CO2, donc à la moitié de l’objectif de protection du climat de l’UE dans le cadre du protocole de Kyoto.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Elimination toxique des déchets</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En octobre 2008, le magazine Wissen de la «Süddeutsche Zeitung» a publié un rapport bouleversant sur la mise à la ferraille des déchets informatiques européens au Ghana. Ce rapport intitulé «Dans le feu d’enfer de la haute technologie», décrit la vie pénible d’adolescents africains sur une décharge située derrière le marché d’Agbogbloshie, dans la capitale du Ghana. Ce marché est la plus grande décharge électronique du Ghana. Des milliers de personnes vivent de ses déchets, notamment des enfants à partir de cinq ans. Ils les trient en fonction des métaux recy­clables et peuvent gagner jusqu’à 2 euros par jour pour payer leurs frais de scolarité. Une étude du sol effectuée par Greenpeace autour de ce marché africain est arrivée à la conclusion suivante: Le contenu en plomb dépasse de 100 fois la concentration normale à d’autres endroits d’Accra; la concentration d’autres métaux lourds et toxiques se situe à plus de 12 fois au-dessus des valeurs li­mites et le sol ainsi que l’eau sont pollués par les «phtalates», c’est-à-dire les plastifiants de matières plastiques comme le PVC. Pour les gens vivant sur le marché d’Agbogbloshie et grâce à lui, ces matières toxiques provoquent des maux de tête, la stérilité, des diabètes, des cancers, des troubles respiratoires, cardiaques, hépatiques, pulmonaires et rénaux, des tumeurs du cerveau et des myoatrophies.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Selon des estimations du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), 50 millions de tonnes de déchets informatiques toxiques sont produits chaque année dans le monde entier, 1 million uniquement en Allemagne. Comme la dynamique meurtrière du capitalisme technologique s’accélère sans cesse et que les cycles de vie des produits nouveaux diminuent à chaque fois, la montagne de déchets électroniques augmente énormément chaque année. Seuls 25% des écrans d’ordinateurs et de télévision vendus dans les pays européens sont recyclés au sein de l’UE. La plus grande partie des 75% restants aboutissent en tant que déchets dans le Tiers-monde. Certes, la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination interdit l’exportation de déchets toxiques dans les pays en voie de développement. Cependant comme il n’y a pas de distinction juridique claire entre les déchets et les produits usagés, les exportateurs européens et américains déclarent leur poison de manière complètement légale comme marchandise usagée. Comme 80% des déchets informatiques mondiaux viennent des USA, ce pays n’a jamais «pratiquement» adhéré à la Convention de Bâle.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Pour les êtres vivant sur les décharges du Tiers-monde, ces mécanismes signifient, pour parler comme le groupe de rock britannique Queen et de manière tout à fait cynique, que «the show must go on».</p>
<h4 style="text-align: justify;">Evaluons de manière réaliste les conséquences de la technologie plutôt que de faire des pronostics optimistes motivés par la recherche du profit<br />
</h4>
<p style="text-align: justify;">Avant de soulever le problème des conséquences politiques de ces structures, il faut se rendre compte que les questions abordées ici ne représentent que la partie visible de l’iceberg, que bien des problèmes ne sont pas évoqués, que les dangers pour la santé, scientifiquement prouvés, liés à la pollution électromagnétique due à l’utilisation des réseaux UMTS (téléphones portables) sont négligés. Quelles conclusions tirer des réflexions critiques sur les conséquences écologiques de la société de l’information et que faut-il faire?</p>
<p style="text-align: justify;">Premièrement, il faut rappeler ici la «Divine Comédie» du grand écrivain Dante Ali­ghieri qui vivait au XIVe siècle. Au chant XX du premier livre, il envoie tous les augures en enfer. «En arrière il leur fallait marcher, étant privés de regarder devant». En d’autres termes: les bavardages des prophètes autoproclamés tels que Marshall Mac Luhan, Nicho­las Negroponte, Bill Gates et de nombreux autres doivent être condamnés. En d’autres termes: il faut, de toute urgence et dans l’intérêt de la survie de l’humanité, exiger politiquement une estimation interdisciplinaire et anticipatrice des conséquences de la technologie et l’imposer pratiquement, politiquement et législativement. Car sinon les mécanismes décrits ici se perpétueront et s’accentueront avec toutes les technologies à venir. Le dernier exemple en est la nanotechnologie, promue à coups de milliards, sur les conséquences de laquelle – immunité défaillante de l’organisme humain face à des objets de l’ordre d’un milliardième de mètre (109 m) – on ne commence à réfléchir et qu’on n’étudie qu’aujourd’hui, après quelque vingt ans pendant lesquels on l’a encouragée sans esprit critique.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxièmement, la crise financière et économique actuelle nous enseigne ce que tous les esprits critiques savent d’ailleurs, c’est-à-dire que le marché échoue en tant qu’instance régulatrice dans d’innombrables conflits. De même que le législateur japonais a interdit les machines à laver inefficaces et que la Commission européenne a interdit les ampoules à incandescence à partir de 2009, il faut interdire une multiplicité de produits informa­tiques. Il est inacceptable que des firmes technologiques empochent des profits alors que la collectivité devra payer les conséquences écologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Troisièmement, il existe de multiples actions imaginables visant à augmenter la pression politique sur les entreprises et les gouvernements afin qu’ils agissent enfin. Mentionnons le système de notation environnemental de Greenpeace qui publie tous les trois mois une liste où les fabricants d’électronique sont listés en fonction du degré de nocivité pour la santé des composants de leurs produits et dénoncés, ou la campagne en faveur des ordinateurs fabriqués de manière équitable des deux organisations des Eglises suisses d’aide au développement «Pain pour le prochain» et «Action de Carême».</p>
<p style="text-align: justify;">Quatrièmement, le journalisme environnemental – il est justement peu développé en Allemagne! – devra être intensifié. Un exemple éclatant en est le journaliste ghanéen Mike Anane, né en 1962. Président de la League of Environmental Journalists, auteur d’un livre sur le journalisme environnemental et adversaire peu commode de la politique de l’environnement négligente de son propre gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinquièmement, il faut mettre en cause durablement et vigoureusement le théorème d’une nouvelle économie dématérialisée, voire d’une société de l’information. La prétendue nouvelle économie s’avère, à y re­garder de plus près, être un prolongement de l’ancienne économie capitaliste, avec son solide ancrage dans l’exploitation des biens matériels et naturels qui sont limités. Une fois encore, le roi est nu.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout du compte, une révision radicale des conceptions éthiques et politiques est nécessaire à toute politique, ce que le théologien catholique Hans Küng avait demandé, en 1990, dans son célèbre ouvrage intitulé «Projet d’éthique planétaire». Il y a établi cinq règles de sécurité en vue d’une politique d’avenir:</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1</strong><strong>.    Règle de résolution des problèmes: De nombreux progrès technologiques créent plus de problèmes qu’ils n’apportent de solutions. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.    Règle de la charge de la preuve: Quiconque met en route une innovation technologique doit faire la preuve qu’elle ne causera pas de dommages sociaux, culturels ou écologiques. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3.    Règle du bien public: L’intérêt commun prime sur l’intérêt individuel. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4.    Règle de l’urgence: La valeur la plus urgente (la survie d’un homme ou de l’humanité) prime sur la valeur (en soi supérieure) de l’épanouissement personnel d’un individu ou d’un groupe. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5.    Règle écologique: Le système écologique, qui ne doit pas être détruit, prime sur le système social (survivre est plus important que vivre mieux).</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1626">horizons-et-debats.ch</a>)</em></p>
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		<title>HOME &#8211; un film de Yann Arthus-Bertrand</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2009 06:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hymne à la Terre HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n&#8217;est pas qu&#8217;un documentaire engagé, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/home-un-film-de-yann-arthus-bertrand/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<h2 style="text-align: justify;">Hymne à la Terre</h2>
<p style="text-align: justify;">HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n&#8217;est pas qu&#8217;un documentaire engagé, c&#8217;est un magnifique objet cinématographique. Chaque plan est à couper le souffle et nous montre la Terre, notre Terre, comme jamais nous ne l&#8217;avons vue. Chaque image nous met face à ce que nous sommes en train de détruire et à toutes ces merveilles que nous pouvons encore préserver. &laquo;&nbsp;Vu du ciel, on a besoin de moins d&#8217;explications&nbsp;&raquo;. La perception que l&#8217;on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle. HOME va directement toucher la sensibilité de chacun d&#8217;entre nous et nous faire prendre conscience que nous devons changer notre regard sur le monde. HOME traite des grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés et nous montre comment tout interagit sur notre planète.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Synopsis</h3>
<p style="text-align: justify;">En 200 000 ans d&#8217;existence, l&#8217;homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d&#8217;année d&#8217;évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l&#8217;humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un projet citoyen</h2>
<p style="text-align: justify;">En nous offrant les images inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant partager son émerveillement autant que son inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une pierre à l&#8217;édifice que nous devons, tous ensemble, reconstruire. HOME a pour mission de faire bouger les mentalités, de nous faire prendre conscience des mouvements tectoniques à l&#8217;oeuvre et de nous inciter à nous engager pour agir.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre impact sur la Terre est plus fort que ce qu&#8217;elle peut supporter : nous consommons trop, et nous sommes en train d&#8217;épuiser toutes ses ressources. Depuis le ciel, on voit facilement les endroits où la Terre est blessée. HOME explique simplement les problèmes actuels, tout en disant qu&#8217;il existe une solution. Le sous-titre du film pourrait être &laquo;&nbsp;il est trop tard pour être pessimiste&nbsp;&raquo;. Nous sommes à la croisée des chemins, des décisions importantes doivent être prises pour changer le monde. Ce que nous disons dans le film, tout le monde le sait, mais personne ne veut vraiment le croire. HOME est donc une pierre supplémentaire à l&#8217;édifice construit par les associations écologiques pour revenir à plus de bon sens et changer notre façon de consommer et de vivre.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un événement mondial</h2>
<p style="text-align: justify;">Au delà du film, HOME sera un événement mondial : pour la première fois dans l&#8217;histoire, ce long-métrage sera en effet montré en même temps dans plus de 50 pays.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la date symbolique du 5 juin 2009, Journée Mondiale de l&#8217;Environnement, qui a été choisie pour cette diffusion simultanée &#8211; et le plus souvent gratuite &#8211; sur tous les supports : cinéma, télé, DVD et Internet. L&#8217;objectif de Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, de Luc Besson, distributeur, et de François-Henri Pinault, président du groupe PPR, soutien officiel du film, est ainsi de toucher le plus grande nombre possible, et de nous convaincre que nous avons tous une responsabilité à l&#8217;égard de la planète.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>NOUS AVONS TOUS RENDEZ-VOUS AVEC LA PLANETE LE 5 JUIN !<span id="more-5154"></span></strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Conférence de presse du 5 juin 2008</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=egqF0NtEAo0">http://www.youtube.com/watch?v=egqF0NtEAo0</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=egqF0NtEAo0"><img src="http://img.youtube.com/vi/egqF0NtEAo0/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Conférence de presse du 9 mars 2009</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Tn22AxIV4aI">http://www.youtube.com/watch?v=Tn22AxIV4aI</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Tn22AxIV4aI"><img src="http://img.youtube.com/vi/Tn22AxIV4aI/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; La musique du film par Armand Amar</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=CjNdsxmlRb4">http://www.youtube.com/watch?v=CjNdsxmlRb4</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=CjNdsxmlRb4"><img src="http://img.youtube.com/vi/CjNdsxmlRb4/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Le soutien de PPR</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=BBEJs0Ds57Q">http://www.youtube.com/watch?v=BBEJs0Ds57Q</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=BBEJs0Ds57Q"><img src="http://img.youtube.com/vi/BBEJs0Ds57Q/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; L&#8217;écologie</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FpKvPcfBs1I">http://www.youtube.com/watch?v=FpKvPcfBs1I</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FpKvPcfBs1I"><img src="http://img.youtube.com/vi/FpKvPcfBs1I/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; L&#8217;aventure HOME avec Yann Arthus-Bertrand</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aIIHaoK3YQY">http://www.youtube.com/watch?v=aIIHaoK3YQY</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aIIHaoK3YQY"><img src="http://img.youtube.com/vi/aIIHaoK3YQY/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME (Bande-annonce)</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=GItD10Joaa0">http://www.youtube.com/watch?v=GItD10Joaa0</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=GItD10Joaa0"><img src="http://img.youtube.com/vi/GItD10Joaa0/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Le tournage</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZDDpHHGVsUM">http://www.youtube.com/watch?v=ZDDpHHGVsUM</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZDDpHHGVsUM"><img src="http://img.youtube.com/vi/ZDDpHHGVsUM/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Titanic Apicole &#8211; La Terreur Pesticide</title>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2009 06:44:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet. DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide: l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère. Achetez ce DVD Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet.  DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide:  l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=dvd"><em>Achetez ce DVD</em></a></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4833" title="Le Titanic apicole - La terreur pesticide" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/le-titanic-apicole.jpg" alt="Le Titanic apicole - La terreur pesticide" width="220" height="312" />Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”. Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?» Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis. Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes&#8230; Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides.</p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-17_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-17_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 1/7</strong><span id="more-4832"></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m04q_titanic-apicole-27_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m04q_titanic-apicole-27_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 2/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1jx_titanic-apicole-37_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1jx_titanic-apicole-37_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 3/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1mx_titanic-apicole-47_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1mx_titanic-apicole-47_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 4/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1pt_titanic-apicole-57_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1pt_titanic-apicole-57_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 5/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1sf_titanic-apicole-67_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1sf_titanic-apicole-67_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 6/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1xa_titanic-apicole-77_webcam[/dailymotion" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1xa_titanic-apicole-77_webcam[/dailymotion" height="336"></embed></object><strong>Partie 7/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>La menace de l’invasion de la canne à sucre GM</title>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2009 13:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde merveilleux des multinationales !!! Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em><img class="alignright size-full wp-image-4815" title="corporate-sugar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/corporate-sugar.jpg" alt="corporate-sugar" width="300" height="600" /></em><strong>Le monde merveilleux des multinationales !!!</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée (GM) et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En une dizaine d’années seulement, presque toute les pampas argentines et d’énormes surfaces forestières et agricoles au Brésil, en Bolivie, en Uruguay et au Paraguay ont été transformées en déserts verts de monocultures de soja. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_1">1</a>] Le boom du soja en Amérique latine a été et est toujours un filon miraculeux pour l’agrobusiness. Il a fourni à la poignée de céréaliers géants qui dominent le marché international des oléagineux et  du fourrage un terrain bon marché et fertile pour assurer l’expansion et la consolidation de leurs activités dans le monde. Ces mêmes sociétés, Cargill, ADM et Bunge pour ne citer qu’elles, ont aussi fait des milliards de profits avec les ventes d’ engrais chimiques devenus indispensables. D’autres grandes entreprises étrangères, telles qu’ AGCO et John Deere, ont profité des ventes de tracteurs. Monsanto et Sygenta, quant à eux, ont engrangé des bénéfices records avec leurs semences génétiquement modifiées et leurs pesticides chimiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’invasion du soja s’appuie sur un modèle de production axé sur l’utilisation de semences génétiquement modifiées qui permettent de tolérer d’énormes doses d’herbicides chimiques. C’est Monsanto qui a fourni à la fois les semences et les herbicides, tandis qu’une nouvelle génération d’exploitations agricoles, dirigées principalement par des hommes d’affaires vivant dans les villes, louait ou s’emparait de vastes zones agricoles et y organisait le travail. A chaque fois que ce modèle a été déployé, il a forcé les petits paysans à partir et les communautés locales ont été dévastées par l’exode rural et la contamination chimique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant aux multinationales de l’agrobusiness, l’expérience du soja dans le Cône sud a montré comment exploiter avec profit l’expansion de l’agriculture industrielle dans les pays en développement. Elle a ouvert une nouvelle ère de conquête. Le sucre, qui a une longue histoire de destruction de l’environnement et de pure exploitation humaine, est probablement la prochaine récolte à être confrontée à un boom similaire à celui qu’a connu le soja, d’autant plus que de nouvelles espèces de sucre génétiquement modifiées poussent déjà dans les champs (voir encadré 1).<span id="more-4814"></span></p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 1 : La situation actuelle du sucre génétiquement  modifié </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de dix ans on expérimente avec la betterave et la canne à sucre GM. La canne à sucre a une composition génétique assez complexe qui rend les modifications génétiques difficiles. En revanche, il est plus simple de travailler sur la betterave GM et l’expérimentation dans ce domaine a donc été beaucoup plus poussée. En 2008, les premières betteraves GM commerciales, une variété génétiquement modifiée par Monsanto et le  sélectionneur de semences allemand KXS pour les rendre résistantes au glyphosate (le Roundup Ready), furent introduites aux Etats-Unis, puis au Canada. Toutes les plus grands semenciers de betteraves d’Amérique du Nord vendent déjà la betterave Roundup Ready. Des personnes bien informées prédisent que la quasi-totalité de la récolte  des États-Unis sera composée de Roundup Ready en 2009, à moins que les campagnes contre la betterave GM ne parviennent à renverser la vapeur (voir encadré 4). Dans l’UE, qui est de loin le plus gros marché de semences de betterave, les betteraves GM n’ont pas encore reçu l’accord de commercialisation, quoique les betteraves Round Up Ready aient été autorisées pour l’alimentation humaine et animale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est de la canne à sucre GM, Monsanto espère avoir une variété de Roundup Ready/Bt sur le marché d’ici 2015. D’autres grandes sociétés de biotechnologie travaillent aussi sur la canne à sucre. (1)</p>
<hr style="text-align: justify;" size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;">(1) Il faut signaler ici deux programmes de recherche importants sur la canne à sucre :  celui de CTC Brazil avec des variétés de canne à sucre GM à taux de saccharose élevé et un projet commun du Max Planck Institute (Allemagne) avec le Vasantdada Sugar Institute au Maharashtra (Inde) et la station de recherche (La Chacra) d’une association argentine de producteurs de canne à sucre à Santa Rosa, qui fait des essais de variétés modifiées par transformation chloroplastique.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une nouvelle carte de la production  de sucre dans le monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut  obtenir du sucre à partir de nombreuses variétés de plantes, mais aujourd’hui la production mondiale de sucre provient pour la plus grande part de la canne à sucre. Celle-ci représente en effet plus de 70% de la production mondiale de sucre et est cultivée sur environ 15 millions d’hectares dans plus de 100 pays dans les zones tropicales et subtropicales. La deuxième source de sucre la plus importante est la betterave, principalement cultivée dans l’hémisphère Nord sur 10 millions d’hectares dans au moins 50 pays. Cependant la carte de la production mondiale est en train de changer, en raison de l’expansion de ces cultures sur de nouveaux territoires.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 1 : Autorisations pour la betterave Roundup    Ready H7-1 de Monsanto et KWS</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Statut</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Culture/nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>USA, Canada, Japon</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie, UE, Australie, Mexique,    Nouvelle-Zélande, Philippines, Corée du Sud, Russie, Singapour</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Trois éléments ont particulièrement altéré la géographie de la production de sucre. Tout d’abord l’émergence du Brésil comme le premier producteur mondial de sucre et de loin le plus grand exportateur du monde. Près des trois-quarts de l’expansion de la production de canne à sucre dans les dix dernières années concernent le Brésil. La surface consacrée à la canne a sucre y a augmenté en moyenne de 300 000 hectares par an entre 2000 et 2007, un taux de progression équivalent à celui du soja dans ce pays. En 2008, la surface de canne à sucre s’est accrue de 14%. Une proportion non négligeable de la production de canne à sucre brésilienne sert à l’industrie locale d’éthanol, mais une grande part se retrouve encore sur encore le marché mondial (cf. figure 3). Aujourd’hui, plus de la moitié des exportations mondiales de sucre non raffiné proviennent du Brésil, alors que le Brésil ne représentait que 7% de ces exportations au début des années 1990.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’avènement d’un si gros producteur à bas coûts, l’ancienne structure de la production mondiale est restée largement inchangée jusqu’à récemment, en raison des anciens accords de protection de la production domestique dans l’UE et aux Etats-Unis et des accords commerciaux préférentiels entre l’Europe et ses anciennes colonies qui dépendent encore fortement des exportations de sucre. Cependant, un deuxième élément, la réforme européenne sur le sucre, a frappé au cœur l’industrie du sucre et fait éclater l’ancien système d’organisation.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 2 : Investissements    de quelques sociétés biotechnologiques dans la canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Projets canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dow Agrosciences (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Décembre 2008 : a signé un accord de recherche pour deux ans avec le Cooperative Research Centre for Sugar Industry Innovation through Biotechnology (Australie)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Syngenta (Suisse)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Expérimentation sur la canne à sucre Bt au Brésil et avec le Vasantdada Sugar Institute (Inde. A créé le Syngenta Centre for Sugarcane Biofuel Development sur le campus de l’Université de Technologie de Queensland (Australie) en 2007 et travaille actuellement avec John Deere sur une technologie de plantation de la canne à sucre qui devrait « permettre aux producteurs de replanter leurs champs plus fréquemment ».</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dupont (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>La canne à sucre est un matière première pour le programme mondial de biobutonal en partenariat avec British Petroleum et Associated British Foods (British Sugar). Ils cherchent des pays pour investir dans la production de canne, en particulier la Chine et l’Inde. British Petroleum  a récemment investi de façon importante dans l’industrie du sucre brésilienne et dans un partenariat avec Verenium pour produire une « canne énergétique » qui peut pousser sur des terres impropres à la culture de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Amyris (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Société de biotechnologie en partenariat avec Crystalsev, une des plus grandes sociétés de sucre/éthanol brésiliennes et le conglomérat Votorantim, pour développer un biodiesel à partir de la canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Quand l’Australie, le Brésil et la Thaïlande ont attaqué l’UE sur les subventions et mesures de protection domestiques de son industrie du sucre à l’OMC, l’UE a décidé de profiter de l’occasion pour faire disparaître de façon unilatérale le Protocole du sucre dont elle se servait depuis longtemps avec ses anciennes colonies et de bouleverser ses régimes domestiques. Des quotas ont été maintenus pour protéger les producteurs européens mais ils ont été réduits et affaiblis, de telle sorte que la production européenne se limitera désormais de plus en plus à quelques grandes régions de production sucrière, évitant ainsi que l’Europe ne continue à inonder la marché mondial de sucre subventionné. Le marché européen a également été ouvert aux importations sans quotas et sans taxes en provenance des Pays moins avancés (PMA) et des pays ayant signé les Accords de Partenariat Economique. En d’autres termes, les anciennes colonies ne pourront plus vendre à des prix protégés par l’UE, ce qui veut dire que, parmi elles, seuls les producteurs capables de produire à coûts très bas pourront encore exporter vers l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_3">3</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les réformes de l’Europe sur le sucre seront complètement appliquées en 2009, l’UE est censée passer soudainement du statut d’exportateur net, qui déversait des millions de tonnes de sucre subventionné sur le marché mondial, à celui d’importateur net. Cela provoque déjà un mouvement de délocalisation de la production sucrière de pays comme les îles Fidji, la Réunion et une bonne partie des Caraïbes, qui ont des coûts de production et de transport élevés, vers le Soudan, l’Ethiopie et le Mozambique, où les coûts de production sont bas et où l’accès à l’UE est facile, à la fois en termes d’accords commerciaux et de transport. En outre, en dehors de l’UE, les grands raffineurs de sucre, avides de sucre bon marché pour remplacer les exportations européennes, sont maintenant à la recherche de  réseaux d’approvisionnement alternatifs.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Table 3 : Les sept principaux producteurs de sucre du    monde</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Production de sucre (en t/an) </strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Sudzucker</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>4,24</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Royaume-Uni/UK</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,85</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Copersucar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,56</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Cosan</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,15</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Eurosugar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France/Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Tereos</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,8</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Mitr Phol</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Thaïlande</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,7</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>* n’inclut pas l’éthanol</p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le troisième élément qui modifie la carte de la production de sucre dans le monde est        l’ énorme avancée des agrocarburants. La canne à sucre est considérée comme l’un des matériaux de base les plus économiques, voire le plus économique, pour la production d’éthanol. Le marché mondial de l’éthanol s’étend rapidement, car un certain nombre des marchés pour les carburants dédiés au transport ont déjà mis ou vont mettre en application des décrets qui obligent à mélanger un certain pourcentage d’éthanol à l’essence. Avant la crise financière de 2008 et l’effondrement des prix du pétrole, l’industrie du sucre était submergée de projets d’investissements dans de nouvelles usines d’éthanol. Ces investissements ont beau avoir ralenti &#8211; beaucoup de projets ont été ainsi reportés ou annulés – les décrets gouvernementaux sont suffisants pour fournir un flux d’argent non négligeable aux projets de production d’éthanol. De nombreux projets à large échelle, comprenant des plantations de sucre,  sont ainsi en train de voir le jour de par le monde et forcent la production de sucre dans de nouvelles contrées. Les investissements concernent aussi les technologies qui pourraient ouvrir de nouveaux marchés pour les agrocarburants à base de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_4">4</a>] En bref, le marché croissant des agrocarburants a vraiment dopé la demande de sucre et, par voie de conséquence, accru le développement de la production mondiale de sucre (voir diagrammes 1 et 2).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est la fête pour  l’agrobusiness</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les grandes entreprises de l’agrobusiness qui sont derrière ces changements de la production mondiale de sucre et qui en empochent les profits. Les principales entreprises sucrières européennes se sont ainsi servies des réformes de l’UE sur le sucre pour consolider leur main-mise sur la production soumise à quotas en Europe même et pour s’introduire dans la production hors-frontières de l’UE dans des zones bon marché ayant un accès préférentiel à l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_5">5</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans les pays du Sud, les grands acteurs de l’industrie sucrière qui s’étaient traditionnellement concentrés sur leur production nationale, commencent eux aussi à investir les marchés étrangers. Ainsi Mitr Phol, la plus grande compagnie sucrière de Thaïlande, s’est installée au Laos pour produire et exporter vers l’UE, par l’intermédiaire d’un partenariat avec Tate &amp; Lyle.  De même, la société sucrière colombienne Manuelita opère maintenant au Pérou et au Brésil. Le Soudan et l’Ethiopie sont devenus des cibles particulièrement recherchées des investisseurs du Sud, avec la bénédiction de leurs gouvernements. Le gouvernement soudanais soutient qu’il veut faire passer la production de canne à sucre du pays de moins de 200 000 hectares cultivés aujourd’hui à 1,7 millions d’hectares. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_6">6</a>]</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" width="609" valign="top">
<p><strong>Tableau 4 : Principales entreprises sucrières européennes investissant dans la production et l’approvisionnement en sucre à l’étranger</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Chine, Malawi, Mali, Mozambique,    Swaziland, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tereos (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Mozambique, Brésil</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Sudzucker (Allemagne)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>île Maurice</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>JL Vilgrain  (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Cameroun, Tchad, République du    Congo</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tate &amp;    Lyle (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Égypte, Laos,    Zimbabwe</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>AlcoGroup (Belgique)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil, Île Maurice</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">De nouveaux joueurs sont en train de rentrer sur le terrain de l’industrie du sucre, surtout pour l’éthanol. Les géants du commerce céréalier, qui jusqu’à présent n’avaient pas été très impliqués dans la production de canne à sucre ou de betterave, utilisent désormais des moyens agressifs pour se faire une place dans l’industrie. Cargill, qui contrôle déjà 15% du commerce mondial du sucre, a récemment investi lourdement dans la production de canne à sucre au Brésil et au Mexique et a lancé  de nouveaux projets de partenariat pour des raffineries et/ou d’éthanol  en Syrie, en Inde et au Salvador. Même ADM, le roi de l’éthanol de maïs américain, a lancé son premier projet d’investissement dans la canne à sucre brésilienne en 2008 ; le partenariat concerne deux usines de sucre/éthanol et de grandes plantations. Les entreprises énergétiques et les entreprises de ressources naturelles, au Nord comme au Sud, suivent le même chemin, qu’il s’agisse d’acteurs bien établis, comme BP, ou de capital-risqueurs moins connus du secteur minier.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée générale est donc qu’on assiste actuellement à une expansion considérable de la production de sucre dans le monde. Cette production est concentrée géographiquement et se trouve entre les mains d’un nombre assez limité d’entreprises qui travaillent avec des chaînes de production et de distribution verticalement intégrées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom du sucre au Brésil </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le Brésil qui est le plus sévèrement affecté par les transformations de la production mondiale de sucre. L’industrie du sucre y est de plus en plus concentrée entre les mains de quelques familles surnommées au Brésil « les barons du sucre » et quelques entreprises étrangères qui opèrent en partenariat les unes avec les autres. L’investissement étranger afflue dans le sucre brésilien &#8211; il a été de 9 milliards de dollars US pour la seule année 2006 &#8211; et les barons du sucre ont consolidé leurs holdings et restructuré leurs entreprises pour exploiter cet afflux de capitaux. Quelques-uns ont même mis leurs affaires familiales en Bourse (bourse du Brésil). Il arrive souvent que les investisseurs étrangers achètent une participation majoritaire ou des intérêts minoritaires en laissant les barons du sucre s’occuper des opérations agricoles. Cependant, les investisseurs étrangers commencent à prendre un rôle dominant dans les deux domaines (voir encadré 2). En 2007-2008, 12% du sucre de canne brésilien a été transformé dans des sucreries appartenant à des compagnies étrangères, contre moins de 1% au début des années 2000. Si l’on inclut les sucreries dans lesquelles les étrangers ont une part minoritaire, on obtient un chiffre encore plus important (23%).  [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_7">7</a>] Aujourd’hui on voit distinctement que quelques conglomérats – des réseaux de transnationales et les grandes familles du sucre &#8211; contrôlent la majeure partie de l’industrie. Les trois principaux s’articulent autour de Cosan, Crystalsev et Copersucar qui, selon Maurilio Biagi Filho, président de Crystalsev, possèdent presque un tiers des sucreries du Brésil. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_8">8</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le boom du sucre brésilien, la production a glissé du Nord-Est du pays au centre-sud où le terrain est mieux adapté à une production fortement mécanisée. Des millions d’hectares de cerrado (savane arborée), une région du Brésil comparable à l’Amazonie  par la richesse de sa biodiversité, ont été défrichés pour faire place aux nouvelles cultures de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_9">9</a>] Environ 90% de toute la production de sucre brésilienne provient des sucreries de cette région ; à peu près 60% de cette production est convertie en éthanol. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_10">10</a>] La région est devenue le support de base de l’industrie : Fortement soutenus par le gouvernement du président Lula, les barons du sucre locaux qui ont un poids politique et leurs partenaires étrangers n’ont eu aucun mal à faire avancer leurs plans d’expansion, transformant par là-même de vastes zones agricoles et forestières en champs de canne à sucre. Et s’il est vrai que la crise économique mondiale  a provoqué un certain  ralentissement, la Société financière internationale de la Banque mondiale IFC, la Banque de développement du Brésil (BNDES) et la Banque interaméricaine de développement (IBD) sont intervenues en apportant les fonds nécessaires  pour maintenir cette expansion et la consolider. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_11">11</a>] Plusieurs fonds d’investissement privés de centaines de millions de dollars ont été récemment établis pour acheter au Brésil des terres à convertir en cultures de canne à sucre. Parmi eux, on compte le fonds  Radar Propiedades, géré par Cosan, le fonds Calyx géré par Louis Dreyfus et le fonds Brasilagro géré par Cresud, une société qui appartient au baron du soja argentin Eduardo Elsztain. Il ne faut pas s’étonner que s’exacerbent les conflits pour les terres partout où se répand la culture de canne, de même que les violences infligées à tous ceux qui osent résister. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_12">12</a>]</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 2 : Les entreprises sucrières d’aujourd’hui au  Brésil : Guarani et CNAA </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Açúcar Guarani</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Açúcar Guarani est la filiale brésilienne de la transnationale sucrière française Tereos. L’entreprise exerce un contrôle sévère sur ses fournisseurs de sucre.<br />
 Un tiers de son approvisionnement provient de ses propres plantations, où la mécanisation des récoltes est passée de 32% en 2004 à 80% en 2008. Le reste fait l’objet de contrats avec des fournisseurs externes qui sont obligés d’utiliser les variétés de canne à sucre de Guarani et d’adhérer aux systèmes utilisés par la société pour la préparation des sols, les semis, la récolte et les soins contre les maladies. Guarani est une des rares sociétés sucrières au Brésil à avoir signé avec le producteur d’éthanol suédois Sekab un contrat d’approvisionnement en éthanol durable, qui oblige à mécaniser complètement la production. (1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>The Companhia  Nacional de Açúcar e Álcool (CNNA)</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, Goldman Sachs a acheté 19% de la deuxième sucrerie du Brésil, Santa Elisa, qui fait partie du conglomérat Crystalsev. A la même période, Santa Elisa et Goldman Sachs ont lancé un partenariat de 300 millions de dollars US avec l’entreprise commerciale internationale Global Foods Holdings et le Carlyle Group, une firme américaine privée à capitaux propres. Ce partenariat, du nom de CNNA, avait pour but de mettre en route quatre grandes sucreries et usines d’éthanol, devenant ainsi l’un des trois principaux producteurs de sucre/éthanol du Brésil. Des représentants de la société affirment qu’ils ont l’intention de s’étendre dans les «  nouvelles » zones de culture de canne à sucre du centre-sud : Crystalsev sera chargé de la distribution à l’intérieur du pays, tandis que Global Foods Holding doit organiser le commerce international.  Le partenariat de CNNA a profité récemment d’une injection de capital de 270 millions de dollars US de la Banque interaméricaine de développement ainsi que d’un financement de 200 millions de dollars US de la part de la Banque de Développement  du Brésil (BNDES). Deux des sucreries sont déjà en activité et une troisième en construction. Au début de 2009, Carlyle a augmenté sa participation dans la société, devenant l’actionnaire principal, tandis que Santa Elisa se faisait exclure de la structure de direction. La société est donc maintenant dirigée par un fonds qui appartient entièrement à des entreprises étrangères, rassemblant le Carlyle Group, Goldman Sachs, le Global Foods Holding et Discovery Capital.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Sekab,  « Requirements for Sustainable Ethanol » <a href="http://tinyurl.com/dd6qvp" target="_blank">http://tinyurl.com/dd6qvp</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production poursuivi par les conglomérats du sucre au Brésil est celui d’une grande exploitation verticalement intégrée. Les sucreries possèdent ou louent les trois-quarts des terres à canne à sucre et les 60 000 producteurs brésiliens indépendants, dont les fermes font moins de 150 hectares, représentent seulement 27% de la production nationale. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_13">13</a>]. Les conditions de travail dans les plantations sont connues pour être brutales et au fur et à mesure que les sociétés sucrières prenaient de l’ampleur, elles ont pu exiger de plus en plus de leurs ouvriers qui sont généralement payés à la quantité de canne coupée. Le tonnage moyen de canne coupé journellement dans la région de São Paulo a doublé, passant de 5 à 6 tonnes par jour dans les années 1980 à 10 à 12 tonnes aujourd’hui, ce qui correspond à 12 000 coups de machette par jour. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_14">14</a>] Depuis 2000, les coupeurs de canne à sucre de cette région ont accru leur productivité de 11,9%, mais le salaire qu’ils reçoivent n’a augmenté que de 9,8% durant la même période. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_15">15</a>] Chaque année, certains ouvriers meurent d’épuisement et le travail forcé reste une pratique courante dans l’industrie. La Commission pastorale de la terre (Comissão Pastoral de Terra  ou CPT) rapporte que 2 164 ouvriers ont été libérés du travail forcé dans les plantations de sucre du Brésil en 2008. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_16">16</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production est aussi de plus en plus industriel et s’appuie sur des machines, de nouveaux cultivars et des intrants chimiques fournis par l’agrobusiness. Le boom de la canne à sucre est l’une des raisons principales pour lesquelles le marché brésilien des pesticides a été multiplié par quatre entre 1992 et 2006, atteignant une valeur de plus de 5 milliards de dollars US en 2007. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_17">17</a>] Cela a aussi généré un immense nouveau marché pour les entreprises de capitaux étrangers qui contrôlent également le marché brésilien des tracteurs. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_18">18</a>]  Pour les sociétés sucrières, la mécanisation réduit les besoins en main d’œuvre manuelle, leur épargnant en partie les exigences des ouvriers et les critiques internationales qui se font de plus en plus entendre sur les conditions de travail dans les plantations de sucre brésiliennes. Cela permet aussi d’éviter la pratique courante des brûlis avant la récolte à la main, ce qui est un argument de poids quand on parle des avantages environnementaux de l’éthanol brésilien. En fait, les critères de « durabilité »  décidés par les importateurs d’éthanol européens et leurs fournisseurs brésiliens exigent cette mécanisation. Dans la même veine, le gouvernement brésilien a introduit en 2007 un protocole destiné à interdire les brûlis sur 20% des champs de canne à sucre d’ici 2010 ; ce pourcentage doit atteindre 100% d’ici 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer donc, ce qui caractérise l’expansion du sucre au Brésil  est le degré de contrôle des grandes entreprises, la conversion rapide et massive des terres et un modèle de production industriel, fondé sur l’exploitation de la main d’œuvre et l’usage de machines modernes et d’intrants fournis par l’agrobusiness. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_19">19</a>]  Le Brésil est sans aucun doute l’épicentre du boom mondial de la production de canne à sucre, mais un certain nombre d’autres pays sont en danger d’être eux aussi aspirés et entraînés dans le même modèle d’agrobusiness.  En effet, le Brésil est maintenant devenu le principal défenseur de l’éthanol à base de canne à sucre sur la scène internationale. Il fournit moyens financiers, investissements et technologie dans le monde entier aux pays qui acceptent de se lancer dans cette production.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Tableau 5 : Les projets de    betterave tropicale de Syngenta</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Partenaire</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Détails</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Maquiltec S.A.,    Campos Chilenos (EDF &amp; Man)</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Le projet éthanol de 250 millions de dollars US a été mis en attente en janvier 2009 pour raisons financières. Une surface de 8 000 hectares de betterave est prévue. (1)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>MIDROC</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Projet de 300 millions de dollars US dans l’État d’ Amhara, impliquant une plantation de 30 000hectares et un système de producteurs sous contrat.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Vasantdada Sugar Institute (VSI),    Harneshwar Agro Products</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Inde</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Avec la sucrerie Samarth Cooperative, VSI a cultivé des betteraves à usage alimentaire sur environ 48,5 hectares de terres et les a traitées dans une usine- pilote à Ambad, près de Jalna, au  Maharashtra. Avec Harneshwar Agro Products, il a passé un contrat de production de betterave avec les 12 000  fermiers actionnaires de la société et construit une usine de bio-éthanol, au Maharastra également.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Inconnu/ n.c.</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>La betterave est cultivée sur environ 70 000 hectares au Soudan et la production doit être augmentée par/grâce à  la création d’une sucrerie dans le Projet Gezira par des investisseurs des Émirats Arabes Unis. Syngenta a fait faire des essais de terrain sur sa betterave dans le pays.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p>1 – « Campos Chilenos paraliza proyecto de etanol en Columbia por US 270 millones por falta de financiamento », 29 January  <a href="http://tinyurl.com/bbfvdy" target="_blank">http://tinyurl.com/bbfvdy</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Monsanto s’infiltre dans le sucre canadien. Jusqu’où  ira-t-il ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un élément essentiel dans l’histoire de l’expansion de la production sucrière brésilienne a été le développement de variétés adaptées à la région du Centre-Sud du pays et à la production d’éthanol. La plupart de ces variétés ont été développées par le Centrode Tecnologia Canavieira (CTC), un institut semi-privé qui était contrôlé par Copersucar mais appartient maintenant à un groupe rassemblant les plus grandes sucreries du Brésil. CTC avait l’habitude de faire payer des royalties aux non-membres mais refuse maintenant tout accès aux producteurs qui ne font pas partie de l’organisation et qui représentent plus de la moitié de la production de sucre du pays. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_20">20</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Un nouvel acteur, cependant, vient de faire son apparition sur la scène et est en train de grignoter la position dominante de CTC. CanaVialis, le plus grand sélectionneur privé de canne à sucre du monde, a été mis en place en 2003 par plusieurs sélectionneurs autrefois publics, avec le financement du conglomérat brésilien Votorantim. A côté de CanaVialis, une société sœur, Allelyx, est spécialisée dans la  biotechnologie de la canne à sucre. Comme CTC, CanaVialis travaille pour les principales sucreries qui leur font développer pour elles des variétés spécifiques. Canavalis a ainsi récemment signé un accord de 25 millions de dollars US avec Cosan pour ouvrir 10 stations de recherche et développer de nouvelles variétés de canne. L’entreprise a aussi développé des variétés pour la plantation de canne d’Odebrecht en Angola. Selon CanaVialis, leurs variétés occupent maintenant au moins 15% des surfaces cultivées en canne à sucre au Brésil. On peut donc dire qu’au Brésil, la sélection de canne à sucre est devenue une affaire potentiellement rentable, ce qui n’est pas encore le cas partout.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution n’a pas échappé au plus grand semencier mondial, Monsanto. En 2007, Monsanto a commencé un partenariat avec CanaVialis et Allelyx dans le but de développer des variétés de canne à sucre génétiquement modifiées pour résister au glyphosate (Roundup Ready). Puis à la fin de 2008, il a décidé de racheter les deux sociétés, pour 208 millions de dollars US, devenant ainsi soudainement la plus grande entreprise au monde de sélection de canne à sucre.</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 3 : La betterave GM descend vers le sud </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas que dans l’Union européenne et en Amérique du Nord qu’on cultive la betterave sucrière. Elle est également cultivée à grande échelle en Chine, en Russie, en Europe de l’Est, en Égypte, au Soudan, en Turquie et en Argentine. En outre, Syngenta essaie de développer une betterave tropicale qui serait utilisée principalement pour faire de l’éthanol. Cette betterave peut être cultivée dans des zones où il n’y a pas suffisamment d’eau pour faire de la canne à sucre, ce qui devrait ouvrir de nouvelles contrées à la production de sucre. Syngenta prévoit une expansion à court terme de la production de betterave tropicale de 1 à 3 millions d’hectares dans le monde et a mené des essais de terrain dans de nombreux pays, parmi lesquels la Chine, l’Australie, la Thaïlande, le Vietnam, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Soudan, le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Mexique et les États-Unis. (1) Actuellement les betteraves tropicales de Syngenta n’ont pas l’appellation d’OGM, mais l’entreprise  travaille beaucoup sur les betteraves GM et sa filiale Hilleshog est l’un des principaux fournisseurs de betterave Roundup Ready.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Communiqué de presse de Syngenta « Syngenta’s tropical sugar beets receive World Business and Development Award”, 25 septembre 2008, <a href="http://tinyurl.com/awxnpn" target="_blank">http://tinyurl.com/awxnqn</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Monsanto ne cache pas son intention d’utiliser le réseau des clients de CanaVialis et la collection de germaplasme de ce dernier pour introduire très largement la canne à sucre GM. Contrairement au soja, la canne à sucre est une plante vivace et les paysans ne la replantent que tous les cinq ans environ ; pour ce faire, ils utilisent des boutures, et non des semences. Monsanto prévoit donc de suivre l’exemple de CanaVialis pour vendre ses variétés, c’est à dire qu’il veut établir des contrats et partenariats avec les principales sucreries qui utiliseront ces variétés dans leurs propres plantations et dans les contrats de production conclus avec leurs propres fournisseurs. CanaVialis a déjà fait du développement variétal en Angola et en Californie et les variétés de canne à sucre destinées au Centre-Sud du Brésil sont cultivées dans d’autres parties du monde, par exemple au Soudan par Kenana Sugar, la plus grande entreprise sucrière intégrée du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La betterave Roundup Ready ouvre la voie à la canne à sucre GM de Monsanto. Elle a été introduite aux Etats-Unis et au Canada en 2008 et Monsanto a déjà l’accord des instances de réglementation pour exporter ses betteraves vers des marchés importants, tels que l’Europe et le Japon. Des autorisations réglementaires similaires pourraient être obtenues pour la canne à sucre Roundup Ready puisque, dans ce cas comme dans celui de la betterave, le produit raffiné ne contient apparemment plus trace de matériau transgénique. C’est du moins ce que prétendent les défenseurs du sucre GM. En Australie, où Dow et Syngenta collaborent avec les grands instituts de recherche sur la canne à sucre GM, l’industrie du sucre a déjà mis en place un lobby afin de faciliter l’introduction de la canne à sucre GM : le Sugarcane Gene Technology Group qui a copié le modèle du lobby américain de la betterave GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_21">21</a>]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des déserts de canne à sucre GM </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les autres cultures OGM qui ont été introduites sur le marché jusqu’à présent, la première série de canne à sucre GM qui se prépare sera modifiée pour résister au Roundup, l’herbicide au glyphosate de Monsanto. Tout comme avec le soja GM, l’intérêt de ces cultures de canne à sucre GM est qu’elles simplifient la production industrielle à grande échelle. L’essor du soja GM en Amérique latine s’explique par le fait que ce soja facilitait la tâche aux investisseurs de l’agrobusiness dont le souci majeur est d’engranger des bénéfices rapides sur de vastes zones fertiles. Ce sera exactement la même chose avec la canne à sucre GM : le caractère Roundup Ready fait du contrôle des mauvaises herbes une simple affaire d’arrosage des champs avec du glyphosate de temps en temps.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau    6 : Exemples de conflits terre/eau provoqués par l’expansion de la canne    à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<h4>Pays</h4>
</td>
<td valign="top">
<h4>Conflit</h4>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mali</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Illovo (ABF) construit actuellement une usine d’éthanol et une sucrerie sur 14 000 hectares… l’Office du Niger. La Coordination nationale des organisations de paysans (CNOP) est opposée à ce projet.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>L’expansion de la production de canne à sucre dans le bassin de l’Awash a provoqué un conflit pour les terres avec les bergers xx de l’Afar dont le mode de vie est directement menacé par les nouveaux projets de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mozambique</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Les    paysans protestent contre un projet d’éthanol mené par la compagnie minière    Camec, parce qu’il les priverait d’eau.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Des opposants du village d’El Wag dans l’état de White Nile ont bloqué une autoroute en juillet 2008 pour demander compensation pour la construction du nouveau projet White Nile. Des affrontements avec la police ont fait 3 morts parmi les villageois et 8 blessés.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>En 2007, le Mouvement des sans-terres (MST) a envahi l’usine d’éthanol Cevesa de São Paulo appartenant à Cargill et un mois plus tard 6 000 hectares de terres, également à São Paulo, où ils ont mis le feu à 30 tonnes de canne à sucre qui n’était pas encore plantée.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p>Sources : The Afar Human Rights Organisation,    “Ethiopian Givt endangers Afar pastoralists ecosystem”, 4 July 2007, <a href="http://tinyurl.com/dxa3ny" target="_blank">http://tinyurl.com/dxa3ny</a><br />
 <em>Juba Post, </em>25 October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cgoxn7" target="_blank">http://tinyurl.com/cgoxn7</a><br />
 Ethical-Sugar, “An exclusive Engine of Growth: The    Development Model of Brazilian Sugarcane”, January 2009, <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le système est parfait pour les grandes multinationales du sucre qui accroissent ainsi leur contrôle vertical sur la production et la distribution mondiales de sucre. Il est totalement adapté à leurs stratégies d’intensification de la mécanisation de la production au Brésil comme ailleurs. Il facilitera la conversion d’encore plus de terres agricoles en terres de production de canne à sucre qui seront aux mains des grandes entreprises et serviront principalement à produire de l’éthanol. Les petits producteurs indépendants seront complètement exclus de ce système et de vastes zones qui pourraient être cultivées par des petits paysans pour leur propre production de nourriture seront transformées en de verts déserts de canne à sucre GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_22">22</a>] Pour donner une idée de la me sure des choses, il faut savoir que le Gouvernement brésilien prétend avoir identifié 44 millions d’hectares supplémentaires pour la production de canne à sucre, soit environ six fois la surface actuellement cultivée en canne à sucre (qui fournit déjà le tiers de la production mondiale). [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_23">23</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-production.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-product-sm.jpg" border="1" alt="sugar production graph" width="250" height="155" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;">Les effets d’un boom de la canne à sucre GM sur l’environnement et la santé seront également sévères. La canne à sucre Roundup Ready a beau simplifier les applications d’herbicides, l’expérience de l’Amérique latine avec le soja Roundup Ready montre comment il favorise l’abus de pesticides. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_24">24</a>] Parce que les cultures ont été génétiquement modifiées pour tolérer de fortes quantités de glyphosate, les champs sont noyés sous le pesticide souvent épandus par avion, sans tenir compte le moins du monde des populations environnantes. Pendant le processus d’autorisation de sa betterave GM aux Etats-Unis, le lobbying de Monsanto auprès de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a réussi à faire accepter une multiplication par cinquante des taux de résidus de glyphosate permissibles dans les racines de betterave. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_25">25</a>] Le Roundup (glyphosate) est un herbicide toxique qui présente des risques pour la santé humaine, même à des taux relativement bas. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_26">26</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, Le Roundup Ready risque d’encourager l’usage de multiples herbicides.  Dans la production mécanisée de canne à sucre, il est courant de ne pas labourer et c’est le glyphosate  qui est censé détruire les pailles sèches restantes quand vient le moment de replanter. Comme cette pratique ne sera pas possible quand les pailles seront résistantes au glyphosate, elle risque fort de nécessiter des doses d’herbicides supplémentaires. La présence croissante d’herbes tolérantes au glyphosate et de plantes spontanées Roundup Ready (maïs et soja), en particulier en Amérique latine, forcera également les opérations industrielles de culture de canne  Roundup Ready à utiliser davantage d’herbicides. Pour résoudre ce genre de problèmes avec son soja, Monsanto prétend qu’il va bientôt introduire un soja Roundup Ready qui serait également résistant à l’herbicide dicamba, de façon à ce que ces deux herbicides puissent être utilisés, pour assurer la destruction de toutes les herbes tolérantes au glyphosate. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_27">27</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont souvent les ouvriers agricoles qui sont le plus affectés par l’usage des pesticides. Jorge Chullén de l’ International Union of Food workers (IUF) affirme que le problème des pesticides pour les ouvriers des plantations de canne à sucre s’est accru dans les dernières années. Ceci est dû en particulier au fait que les sucreries ont de plus en plus tendance à sous-traiter les activités agricoles et à confier entre autres l’application des pesticides à des sous-traitants, éludant ainsi leurs responsabilités envers leurs ouvriers. Chullén décrit les conditions de travail  dans le cadre de ces opérations de sous-traitance comme « horribles » et déclare que cette pratique ne fait qu’accroître la détérioration les standards de sécurité pour les ouvriers. La canne à sucre GM pourrait donc doublement frapper les ouvriers : en augmentant leur exposition aux pesticides et en contribuant à un processus de mécanisation qui fait disparaître les emplois dans le secteur. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_28">28</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3-sm.jpg" border="1" alt="sugar graphs 2 and 3" width="250" height="312" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sucre : l’envers du décor</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La production de canne à sucre est devenue si industrielle et tellement partie intégrante du système de production agroalimentaire que bien souvent les autres formes de production et d’usage ne sont pas reconnues. Pourtant, les communautés locales maintiennent des modes culturels fondés sur la canne à sucre qui sont entièrement différents –et importants. Quand elle n’est pas raffinée ni traitée chimiquement, la canne à sucre est en fait une plante très nourrissante, riche en vitamines et en minéraux. Elle représente une source alimentaire importante qui s’intègre dans un vaste système économique à petite échelle, qui va des fabricants de sucre de palme (jaggery ou gur) en Inde aux petits vendeurs de rues et leurs stands de jus de canne dans presque tous les pays tropicaux du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">En Colombie, les communautés ont une vieille tradition qui consiste à organiser des « trapiches comunitarios » (moulins communautaires), grâce auxquels ils transforment le jus de leur canne à sucre locale en un concentré qu’ils appellent panela. Comme dans d’autres régions d’Amérique latine, les paysans locaux colombiens continuent à cultiver leurs propres variétés de canne à sucre qui sont adaptées à leurs terres et à la fabrication de panela. Certaines de ces variétés traditionnelles ont fait l’objet d’études du Grand institut paysan (Instituto Mayor Campesino IMCA). Pour Erminsu Ivan David Pabón-Mincho, coordinateur de programmes à l’IMCA, les trapiches comunitarios et les variétés locales de canne à sucre sont essentiels pour la subsistance et le bien-être des communautés rurales de Colombie. Mais, poursuit-il, les récents efforts pour étendre la production de sucre dans le pays, en particulier pour en faire de l’éthanol, menacent de priver ces communautés des terres déjà très limitées qui servent à la production de leur propre canne. De plus, la réglementation gouvernementale concernant l’industrie du sucre est, selon lui, destinée à pénaliser la production artisanale de panela et à concentrer l’industrie du sucre entre les mains des grandes entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la canne à sucre GM, les communautés de ce genre constituent un obstacle à éliminer. Ce sont elles qui risquent le plus de perdre leurs terres dans l’expansion de la canne à sucre GM, de perdre leur travail à cause de la mécanisation de la production, de subir la pollution des herbicides et de voir leurs récoltes traditionnelles de canne contaminées par les OGM. Ce sont elles aussi qui risquent le plus de souffrir des effets nocifs du sucre GM, puisqu’elles consomment la canne telle quelle et en ont besoin comme source de nourriture et non pas seulement comme produit sucrant. Jusqu’à présent en effet, pour autoriser les betteraves GM, les autorités n’ont étudié que l’impact du sucre raffiné sur l’alimentation, alors que celui-ci est censé ne plus contenir de trace de matériau transgénique. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_29">29</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Il est par conséquent important de s’opposer à la canne à sucre GM et au sucre GM en général, et ce pour de nombreuses raisons. Cette prise de position fait partie d’un mouvement de résistance plus vaste qui refuse que le sucre de l’agrobusiness accapare des terres agricoles qui devraient plutôt pouvoir permettre aux paysans de produire leur propre nourriture. C’est aussi une façon de rejeter l’industrialisation et la déshumanisation d’une culture vivrière qui a une valeur culturelle et économique essentielle pour de nombreuses communautés, surtout quand on considère l’essor actuel de l’éthanol à base de canne à sucre. Aujourd’hui ces communautés sont durement affectées par la collusion entre l’agrobusiness et les gouvernements pour redessiner la carte mondiale de la production du sucre. L’introduction de canne à sucre GM ne peut qu’exacerber leurs problèmes.</p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Lectures complémentaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">ETC Group (Action Group en Erosion, Technology and Concentration), “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008,<a href="http://tinyurl.com/dagctq" target="_blank">http://tinyurl.com/dagctq</a></p>
<p style="text-align: justify;">Javiera Rulli  (ed.), United Soy Republics: The truth about soy production in South America,  Grupo de Reflexión Rural, 2008.<br />
 <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a></p>
<p style="text-align: justify;">Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis – Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar,” 2009, <a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a></p>
<p style="text-align: justify;">Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a></p>
<p style="text-align: justify;">Lilian Joensen, Stella Semino and Helena Paul, “Argentina: A Case Study on the Impact of Genetically Engineered Soya”, Gaia Foundation, 2005,<a href="http://tinyurl.com/dz927p" target="_blank">http://tinyurl.com/dz927p</a></p>
<p style="text-align: justify;">GRAIN, numéro spécial de Seedling sur  les agrocarburant, juillet 2007, <a href="http://www.grain.org/seedling/?type=70">http://www.grain.org/seedling/?type=70</a></p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1<a name="_1"></a> &#8211;  Walter Pengue and Miguel Altieri, “GM soya bean: Latin America’s new colonizer”,  Seedling, January 2006, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=421">http://www.grain.org/seedling/?id=421</a> <br />
 2 - <a name="_2"></a>Günther Fischer, Edmar Teixeira, Eva Tothne Hizsnyik and Harrij van Velthuizen, “Land use dynamics and sugarcane production“, in Peter Zuurbier and Jos van de Vooren (eds), Sugarcane ethanol: Contributions to climate change mitigation and the environment, Wageningen Academic Publishers, The Netherlands, 2008.<br />
 3 – <a name="_3"></a>Histoire et analyse excellentes des réformes de l’UE sur le sucre, Ben Richardson, “Restructuring the EU–ACP sugar regime: Out of the strong there came forth sweetness”, Review of International Political Economy, 28 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/at9oax" target="_blank">http://tinyurl.com/at9oax</a> <br />
 4 – <a name="_4"></a>Pour une analyse plus détaillée, voir ETC Group, “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cayhzo" target="_blank">http://tinyurl.com/cayhzo</a> <br />
 5 – <a name="_5"></a>L’Initiative “Tout sauf les armes”, lancée en mars 2001, ouvre l’UE aux importations en franchise de droits et de quotas en provenance de tous les pays moins avancés (PMA), avec des arrangements provisoires pour le sucre jusqu’en juillet 2009.<br />
 6 - <a name="_6"></a>“Sudan announces ambitious plan for sugar production”, Sudan  Tribune, 7 March 2008, <a href="http://tinyurl.com/apfern" target="_blank">http://tinyurl.com/apfern</a> <br />
 7 - <a name="_7"></a>União dos Produtores de Bioenergia (UDOP),  “Capital estrangeiro responde por 12% da cana moída no Brasil”, 4 February 2009,<a href="http://tinyurl.com/aalnjv" target="_blank">http://tinyurl.com/aalnjv</a> <br />
 8 - <a name="_8"></a>“Açúcar e álcool são os paradoxos da crise”,  Gazeta Mercantil, 17 November 2008, <a href="http://tinyurl.com/cntqny" target="_blank">http://tinyurl.com/cntqny</a> <br />
 9 - <a name="_9"></a>Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a> <br />
 10 -<a name="_10"></a> Ben Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The  Development Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 11 -<a name="_11"></a> En 2008, la BNDES a investi presque 25 milliards de dollars US dans l’industrie du sucre/éthanol (Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis–Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a>)<br />
 Voir aussi l’ Inter-American Development Bank, “IDB backs $150 million Regional Financing Facility for Sugar and Bioenergy”, 16 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aatudm" target="_blank">http://tinyurl.com/aatudm</a> <br />
 12 <a name="_12"></a>–Voir par exemple le rapport de l’état du Mato Grosso do Sul, où la culture de la canne à sucre s’est récemment introduite : Mieceslau Kudlavicz and Juliana Grasiéli Mota Bueno, “A expansão canavieira em Mato Grosso do Sul,” Comissão Pastoral da Terra, 26 August 2008,<a href="http://tinyurl.com/cxnq6f" target="_blank">http://tinyurl.com/cxnq6f</a><br />
 13 &#8211; Ben<a name="_13"></a> Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The Development  Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 14 &#8211;  Silvia <a name="_14"></a>Noronha, Lúcia Ortiz and Sergio Schlesinger, “Agribusiness and Biofuels: An Explosive Mixture,” Friends of the Earth, Brazil, 2006.<br />
 15 &#8211; Centro<a name="_15"></a> de Monitoramento de Agrocombustíveis &#8211; Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a> <br />
 16 &#8211; CPT, “<a name="_16"></a>Em ano recorde em operações, mais de 4,6  mil trabalhadores são libertados”, 19 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/dalpyc" target="_blank">http://tinyurl.com/dalpyc</a> <br />
 17 &#8211; Friedri<a name="_17"></a>ch Berschauer, “The long-term growth trends for the Brazilian agro business remain firmly intact”, Bayer CropScience, 20 April 2007,<a href="http://tinyurl.com/bd77dv" target="_blank">http://tinyurl.com/bd77dv</a> <br />
 18 – Les rapports financiers de 2005  montrent que l’industrie du tracteur brésilienne est contrôlée par<a name="_18"></a> AGCO/Valtra (65%), New Holland (18%) and John Deere (7.5%).<br />
 19 –<a name="_19"></a> Pour une étude plus complète sur la production brésilienne de canne à sucre, voir Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos e Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a><br />
 20 - <a name="_20"></a>Janaína Simões, “Center of Sugarcane Technology indicates the path and sets the pace for technological innovation in the sugar and alcohol sector,” State University of Campinas, UNICAMP Innovation, 5 June 2006,<a href="http://tinyurl.com/bpg8xm" target="_blank">http://tinyurl.com/bpg8xm</a> <br />
 <a name="_21">21 – Voir la Queensland Cane Growers Organisation Ltd, 2008 Annual  Report,</a> <a href="http://tinyurl.com/bw9z57" target="_blank">http://tinyurl.com/bw9z57 </a><br />
 et A. Wynne, B. Milford and E. Wall, “Advancing sugarcane: leading and managing change,” Second ISSCT management workshop, Australia, May 2008,  <a href="http://tinyurl.com/dj3v79" target="_blank">http://tinyurl.com/dj3v79 </a> <br />
 22 &#8211; UITA, “Brasil:  la Caña de Azúcar avanza también sobre la pradera”, 14 May 2008, <a href="http://tinyurl.com/arjv5m" target="_blank">http://tinyurl.com/arjv5m</a> <br />
 23 <a name="_23"></a>- Safras &amp; Mercado, “Zoneamento pode expandir área de cana-de-açúcar em 44 milhões de hectares,” Notícias Agrícolas, 23 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/c3jtvk" target="_blank">http://tinyurl.com/c3jtvk</a> <br />
 24 &#8211; L<a name="_24"></a>ilian Joensen, “The crop-sprayed villages of Argentina,” in Javiera Rulli (ed.), United Soy Republics. The truth about soy production in South America, Grupo de Reflexión Rural, 2008, <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a> <br />
 25 <a name="_25"></a>- Center for Food Safety, “Tainted Sugar”, Food Safety Fact  Sheet, June 2008, <a href="http://tinyurl.com/526b8c" target="_blank">http://tinyurl.com/526b8c</a> <br />
 26<a name="_26"></a> &#8211; N. Benachour and G-E. Séralini, “Glyphosate formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells”, Chem. Res. Toxicol., 22 (1), 2009, pp. 97–105; Dr Mae-Wan Ho and Brett Cherry, “Death by Multiple Poisoning, Glyphosate and Roundup,” ISIS Press Release, 11 February 2009, <a href="http://tinyurl.com/b9phjy" target="_blank">http://tinyurl.com/b9phjy</a> <br />
 <a name="_27"></a>27 &#8211; Voir GRAIN, “Twelve years of GM soya in  Argentina”, Seedling, January 2009, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=578">grain.org/seedling/?id=578</a> <br />
 28<a name="_28"></a> – L’industrie du sucre brésilienne estime que la mécanisation va provoquer une perte nette de 114 000 emplois entre 2010 et 2021 dans l’état de São Paulo : Ethical-Sugar , “An Exclusive Engine of Growth: The Development Model of Brazilian Sugarcane,” January 2009<br />
 <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a>)<br />
 La mécanisation n’est pas nécessairement synonyme pour les ouvriers de plus de sûreté dans leurs conditions de travail. Une étude brésilienne conclut que les maladies chez les ouvriers sur les récoltes mécanisées sont similaires à celles des coupeurs de canne manuels. (R.A. Scopinho, F. Eid, C.E. Vian, P.R. Silva, “New technologies and workers’ health: mechanization of sugar cane harvesting,” Caderno Saúde Pública, 15 (1), January–March 1999, pp. 147–61).<br />
 29<a name="_29"></a> –  Voir par exemple Health Canada’s approval of H7-1 Roundup Ready sugar  beets, <a href="http://tinyurl.com/aszd94" target="_blank">http://tinyurl.com/aszd94</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=597">grain.org</a>)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Déchets nucléaires : il ne faut pas les enfouir !</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 10:19:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pétition : Sortir du nucléaire Face à l&#8217;annonce imminente des communes retenues par l&#8217;Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour l&#8217;enfouissement des déchets radioactifs dits &#171;&#160;de faible activité à vie longue (FAVL)&#160;&#187;, 16 associations des régions Lorraine et Champagne-Ardenne lancent une pétition pour exiger un moratoire sur l&#8217;enfouissement des déchets nucléaires. Signez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><strong></strong></p>
<h3 style="text-align: center;"><em>Pétition : <a href="http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&amp;sousmenu=dossiers&amp;soussousmenu=alerte-dechets&amp;page=15" target="_blank">Sortir du nucléaire</a><br />
 </em></h3>
<p><strong><img class="alignright" title="Sortir du nucléaire" src="http://www.sortirdunucleaire.org/tetiere/logo-sdn.gif" alt="logo sortir du nucleaire" width="178" height="130" /></strong></p>
<div style="text-align: justify;">Face à l&#8217;annonce imminente des communes retenues par l&#8217;Andra (Agence   nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour l&#8217;enfouissement des   déchets radioactifs dits &laquo;&nbsp;de faible activité à vie longue (FAVL)&nbsp;&raquo;,   16 associations des régions Lorraine et Champagne-Ardenne lancent une   pétition pour exiger un moratoire sur l&#8217;enfouissement des déchets nucléaires.</div>
<p><strong><span style="color: #990000; font-size: medium;"><span style="font-size: 13.5pt; color: #990000; font-weight: bold;">Signez la pétition dès aujourd&#8217;hui :</span></span></strong> <a href="http://www.dechets-nucleaires-ne-pas-enfouir.org/" target="_blank"></p>
<p>http://www.dechets-nucleaires-ne-pas-enfouir.org/</a></p>
<p>Cette pétition est soutenue par : le Réseau &laquo;&nbsp;Sortir du nucléaire&nbsp;&raquo;,   la CRIIRAD, Greenpeace, les Amis de la Terre, Agir pour l’environnement</p>
<p>Le Réseau &laquo;&nbsp;Sortir du nucléaire&nbsp;&raquo; soutient cette initiative, et a   rappelé ses revendications  dans son communiqué de presse du 31 mars   2009 :<br />
 &#8211; l&#8217;annulation définitive de tous les projets d&#8217;enfouissement de déchets   radioactifs<br />
 &#8211; un grand débat public national sur le démantèlement des installations   nucléaires<span id="more-3252"></span></p>
<p><strong><span style="color: #990000;"><span style="color: #990000; font-weight: bold;">Merci   pour votre implication et votre soutien !</span></span></strong></p>
<p>Cordialement,<br />
 Le Réseau &laquo;&nbsp;Sortir du nucléaire&nbsp;&raquo; :</p>
<p><em><span style="font-style: italic;"><a href="http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets.html" target="_blank">Informez-vous sur le projet   d&#8217;enfouissement des déchets FAVL</a></span></em></p>
<p><em></em><em><a href="http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&amp;sousmenu=soutenir&amp;page=index" target="_blank">Faites un don en ligne pour soutenir nos actions</a><br />
 (Si vous êtes imposable, votre don est déductible de vos impôts à 66 %.)<br />
 </em>&#8211;</p>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Helvetica; color: black; font-size: x-small;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Helvetica; color: black;">Réseau &laquo;&nbsp;Sortir du nucléaire&nbsp;&raquo;<br />
 Fédération de 840 associations,<br />
 agréée pour la protection de l’environnement<br />
 9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04 &#8211; France<br />
 Tél : 04 78 28 29 22 &#8211; Fax : 04 72 07 70 04</span></span><span style="font-family: Times New Roman; color: black; font-size: x-small;"><span style="font-size: 10pt; color: black;"><a href="http://www.sortirdunucleaire.fr/" target="_blank"><span style="font-family: Helvetica;"><span style="font-family: Helvetica;"></p>
<p>http://www.sortirdunucleaire.fr</span></span></a></span></span></p>
</div>
</div>
</div>
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