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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; pauvreté</title>
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		<title>La gouvernance non démocratique et illégale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 14:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Thierry Brugvin (professeur en sociologie) Introduction Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par  <a href="http://thierry.brugvin.over-blog.com/">Thierry  Brugvin</a> (professeur en sociologie)</h3>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><img class="alignright size-full wp-image-5229" title="manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/manipulation.jpg" alt="manipulation" width="278" height="427" />Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique?<span> </span>Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) &#8211; Le pouvoir répressif et militaire &#8211; Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes &#8211; Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) &#8211; Le pouvoir idéologique &#8211; Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir.<span id="more-5236"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR FINANCIER:<br />
 BANQUES, DETTE ET PARADIS FISCAUX</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dette: instrument de domination des pays riches</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement à ce que l’opinion publique pense généralement, les flux financiers les plus importants vont donc du Sud vers le Nord. C’est finalement les plus pauvres qui aident les plus riches. En 2003, l&#8217;APD l&#8217;élevait à 54 Mds $ et le remboursement à 436 Mds, soit 8 fois plus (Ziegler, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Au moment de l’indépendance du Gabon en 1960, la Banque Mondiale a transféré à ce pays les dettes précédemment contractées par la France pour la colonisation du Gabon, ce qui est en violation complète des règles du droit international. Depuis, la mainmise des dirigeants français sur l’économie gabonaise ne s’est jamais démentie : Omar Bongo en est avant tout le garant. Une dette constituée dans ces conditions est illégitime et n’a pas à être remboursée&nbsp;&raquo; (Toussaint, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Concernant la Bolivie par exemple, selon Patrick PIRO «aucun économiste n&#8217;est dupe de ce miracle, c&#8217;est bien grâce à la coca et à la cocaïne que le pays n&#8217;a pas volé en éclat. Le trafic de la drogue a donné au pays des devises nécessaires au paiement de la dette » (Piro, 1994)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Boisgallais évalue, entre<span> </span>1 à 5%,<span> </span>l&#8217;aide publique bilatérale qui parvient réellement à la population, le reste partant en direction de construction d&#8217;infrastructure destinée à servir nos intérêts. Moins de 1% de l&#8217;APD bilatérale est consacrée aux ONG (Boisgallais, 1994). Selon Politis, le reste de l&#8217;aide bilatérale française se répartit globalement ainsi: 30 à 40% environ, pour les opérations de rééchelonnement de la dette ou révision des taux d&#8217;intérêts et parfois annulation partielle de dette &#8211; 20 à 25 % pour le salaire des coopérants pour des projets techniques, scientifiques, ou culturels, avec un salaire moyen de 4500 à 23 000 euros par mois. On comptait 3250 coopérants en 2001 &#8211; 15 à 25 % pour la promotion de la francophonie &#8211; 5 à 10 % pour l&#8217;aide financière aux projets pour l&#8217;étude et la réalisation d&#8217;équipements, d&#8217;infrastructure des transnationales françaises &#8211; 5 % destinés à l&#8217;armée, l&#8217;aide budgétaire, et le soutien aux plans d&#8217;ajustement structurels (Politis, 1998). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;été 1994, Lissouba, le président du Congo-B confie à Elf la responsabilité de gérer la dette pétrolière du pays. On observe une totale manque d&#8217;indépendance de l&#8217;Etat. En effet, Elf devient ainsi à la fois client de l&#8217;Etat et gestionnaire de son budget. (Verschave, 2001 : 44). Une entreprise capitaliste privée a ainsi eu la main mise sur un Etat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong> </strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les paradis fiscaux l&#8217;accélérateur de la gouvernance libérale et des délits politico-financiers</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Selon l&#8217;office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999; 50% des 4800 Mds de francs annuels dégagés par l&#8217;ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie&#8230;) seraient blanchis dans les paradis fiscaux. (ODCCP, 2000).La fraude et l’évasion fiscale représentaient, en 2003,<span> </span>environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est à dire 17% du budget de l’Etat soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004). Pour les PED, l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE (Foutoyet 2005). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La quasi totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C&#8217;est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman,<span> </span>idem pour le Crédit Agricole,la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­ques Populaires, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off shore, etc. (Foutoyet, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l&#8217;un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), enregistrée au Luxembourg, a conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le pouvoir des banques dans la gouvernance économique et politique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La politique monétaire permet de jouer sur les importations et exportations. C’est un outil fondamental de la souveraineté, comme l’est l’indépendance militaire par exemple. Or, les Etats africains n’ont pas cette liberté d’action et donc cette indépendance économique et politique. La Banque de France et maintenant la Banque centrale européenne avec l’euro ont décidé des dévaluations et du moment où elles ont eu lieu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan&#8230;) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes : Le magazine Forbes décomptait 1125 milliardaires en 2008. (Kroll, 2008). Ceci leur permet d&#8217;acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance: entreprises, médias, biens divers. Mais de plus, ils ont la capacité de corrompre les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laissent soudoyer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">D&#8217;autre part parce que les banques sont les lieux de dépôt de l&#8217;argent, et le lieu de transit des flux financiers qui sont l&#8217;énergie, le sang du système. Le blanchiment d&#8217;argent sale passait autrefois, par les banques des pays développés notamment, à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey&#8230;) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques) comme le soutien Denis Robert (2001). Ce dernier a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage « Révélation », en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Ces dernières, grâce à un<span> </span>« mécanisme de compensation », font ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Concernant, la BGPI, filiale du Crédit agricole Indosuez, il affirme, qu’elle possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005). Ainsi, certaines, telle la FIBA d&#8217;Elf ont blanchi de l&#8217;argent, ou participé à l&#8217;évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent. C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket&#8230;).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LES IDÉES<br />
 (IDÉOLOGIE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; gouvernance : la théorie hégémonique de la Banque Mondiale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A la Banque Mondiale, l’idéologie néo-libérale est hégémonique, c’est donc dans le cadre de cette politique qu’elle entend exercer ce qu’elle nomme une “bonne gouvernance”. La &laquo;&nbsp;bonne gouvernance&nbsp;&raquo;, pour la Banque mondiale est aussi synonyme de bonne gestion du développement” (World Bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum” (1998). Cependant, si cette politique se limite aux fonctions régaliennes, cela ne signifie pas un État faible. Il s’agit en réalité d’un “État gendarme” visant théoriquement à faire respecter les règles d’un marché concurrentiel et les libertés individuelles. Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c&#8217;est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels (privatisations, restrictions des budgets sociaux&#8230;), basés sur une politique économique néo-libérale. Ainsi, du fait du principe de conditionnalité auquel sont soumis les États pour recevoir des prêts de la Banque Mondiale, ceux-ci perdent la souveraineté sur leur politique nationale (George, 1994 : 184). Cette entorse à la souveraineté du peuple est “camouflée par les qualificatifs “d’empowerement” (la participation) et de “consensus&nbsp;&raquo; avec la société civile (Hidouci, 2003 : 6). On observe en effet une lutte idéologique, autour du concept de société civile, visant notamment à gagner “la bataille” pour une nouvelle forme de direction politique démocratique mondiale. Tandis que pour le grand public, la société civile signifie généralement les ONG, pour les organisations internationales telle l’OMC, il s’agit aussi des représentants des entreprises tel le MEDEF ou l’UNICE.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La corruption limite la démocratisation des États. Pourtant, les institutions financières internationales (IFI) agissent peu contre la corruption des dirigeants (lorsque les prêts qu&#8217;elles octroient sont détournés) (Gueye 2003 : 38).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La libéralisation et la privatisation de la régulation internationale </span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au cours du Forum Mondial de l’Economie de Davos, le 31 Janvier 1999, Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, a proposé au monde des affaires, de mettre en oeuvre le Global Compact (le pacte global). Plus de 3 700 entreprises venant de 120 pays différents, adhéraient en 2007 au Global Compact. Parmi les dix principes du Global Compact, deux<span> </span>concernent les droits de l’homme, quatre sont destinés aux droits des travailleurs, trois concernent l’environnement et le dixième porte sur la lutte contre la corruption. Le Global Compact étant une forme de<span> </span>code de conduite élaboré par les pouvoirs publics internationaux. Les transnationales, telle Nike, Nestlé, ou Total qui l’ont adopté s’engage volontairement à le respecter, mais il n’est prévu de dispositif de vérification, ni de sanction. Les Nations Unies ont autorisé les ETN Nike et Shell notamment, à adhérer au Global Compact, alors qu’elles enfreignent régulièrement leurs propres codes de conduite et les normes sociales et environnementales. Le choix consiste à déléguer, aux acteurs économiques privés, certaines des fonctions traditionnellement dévolues au service public (service des eaux, retraitement des déchets, production énergétique..). D’une part, cela représente une orientation de politique économique très spécifique. Mais d’autre part, cela transforme la nature même des organisations internationales publiques qui deviennent des partenaires des entreprises privées, plutôt que des autorités de régulation au service du peuple et de l’intérêt général (Brugvin, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale s&#8217;est développée à partir de la gouvernance d&#8217;entreprise (Leach, Percy-Smith, 2001). Dans la gouvernance on observe &laquo;&nbsp;une normalisation technique envahissante&nbsp;&raquo; (Hidouci, 2003 : 7) qui tente d&#8217;évacuer la dimension politique sous le discours de la neutralité, en se cachant dernière le langage de la gouvernance des entreprises. La gouvernance conduit à substituer les normes juridiques (décidées par les pouvoirs publics représentant le peuple) par des normes techniques (crées par des intérêts privés) : codes de conduite, labels, normes comptables privées, normes ISO&#8230;). Tandis qu’une partie du code du travail est en partie votée par ce dernier, les codes de conduite liées aux conditions de travail ou les normes ISO sont souvent créées par des entreprises privés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Par ailleurs, L’OMC est le fer de lance du<span> </span>libéralisme économique, qui sont<span> </span>l’idéologie et le pouvoir politique hégémonique au plan mondial. Le mandat de l’OMC est la suppression des obstacles au commerce. Comme pour la Banque mondiale et le FMI, cela<span> </span>conduit à une privatisation de la société qui engendre une à une inégalité sociale, économique et politique<span> </span>nuisible à la démocratie. Par exemple, l’OMC a pour mandat la libéralisation des échanges commerciaux, ce qui a pour conséquence qu&#8217;elle impose les intérêts économiques des transnationales sur les droits sociaux des travailleurs et la souveraineté politique des Etats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les pouvoirs publics tiennent leur légitimité de l’élection par le suffrage populaire et doivent donc être présents, pour garantir, théoriquement, les intérêts du peuple dans les décisions qui concernent celui-ci. Les pouvoirs publics disposent de la plus forte légitimité pour décider des règles, normes et lois, à portée générale, qui relèvent du droit positif. Les entreprises privées ne disposent pas de cette légitimité élective, ni de l&#8217;indépendance économique. Par conséquent, elles ne disposent pas de la légitimité à décider des orientations générales de la société, à légiférer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE GLOBALE NON DEMOCRATIQUE PAR LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PUBLIQUES:<br />
 (BM, FMI, ONU, OMC&#8230;)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dépendance financière des agences de l’ONU<span> </span>vis à vis des entreprises privées</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En comparaison de l&#8217;étendue de la tâche qu&#8217;on lui attribue, ses ressources sont largement insuffisantes. En 1993, le total des ressources de l’ONU s&#8217;élève donc à environ 7,3 milliards de dollars. Les grandes déclarations proclamées à l’ONU, telle &laquo;&nbsp;la santé pour tous en l&#8217;an 2000,&nbsp;&raquo; ne sont pas toujours associées de mesures suffisamment précises et de moyens conséquents. Ce verbalisme n&#8217;a alors pour but que de donner bonne conscience aux administrateurs représentants les différents pays membres et de satisfaire les attentes de l&#8217;opinion publique. De telles déclarations, lorsqu&#8217;elles sont irréalistes, aboutissent à jeter la confusion et à masquer l&#8217;impact réel des programmes mis en œuvre. Depuis la création de l’ONU, en 1945, les grandes promesses se succèdent, telle que la « santé pour tous en l’an 2000 », mais elles ne sont quasiment jamais réalisées. L’opinion est satisfaite par les promesses faites, à chaque sommet international, mais comme elle a peu de mémoire (les journalistes non plus), elle oublie les précédentes. C’est un cercle sans fin de manipulation de l’opinion publique, dans la mesure où ses dirigeants savent très bien qu’ils ne pourront atteindre les objectifs affichés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Nous allons voir que l’ONU et l’OMS subissent parfois de graves dérives. Or,<span> </span>l’Etat français dispose d’une part non négligeable de responsabilité dans la mesure où il est représenté au sein du conseil d’administration de l’OMS et qu’il dispose du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier s’avère l’organe le plus puissant de l’ONU, mais aussi le moins démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Malgré ses faiblesses, l’ONU est parvenue à de grandes réussites au service des plus pauvres. Pourtant, l’ONU, du fait de son influence, est l’objet de tentative de contrôle de la part des Etats dominants et de leurs transnationales, au sein du conseil de sécurité et de chacune de ses agences. Christian Joly rappelle les positions des organisations de solidarité internationale vis-à-vis de l&#8217;OMS : celles ci &laquo;&nbsp;continuent à voir la main des multinationales dans divers programmes de l&#8217;organisation. La collaboration de l&#8217;OMS, avec les firmes multinationales, est considérée comme une soumission aux lois du marché, au détriment de la satisfaction des besoins des populations&nbsp;&raquo; (Joly, 1987 :244-245)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">L’influence des lobbies industriels à l’ONU</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des lobbies industriels, à l’ONU, ne se limite pas à l’OMS ou au FNUAP. L’affaire «du programme pétrole contre nourriture » de l’ONU a éclaté, en janvier 2004. Dans son dernier rapport, le 7 septembre, la Commission d’enquête indépendante mise en place, en avril 2004, par Kofi Annan, a dénoncé une conduite «illicite, non éthique et corrompue» au sein de l&#8217;ONU et blâmé le secrétaire général Kofi Annan, lui-même, pour ses négligences et ses erreurs. «Notre mission était de chercher des fautes de gestion, dans le programme «pétrole contre nourriture» et des preuves de corruption au sein de l&#8217;ONU et par des entreprises sous contrat. «Malheureusement, nous avons trouvé les deux», a déploré son président, Paul Volcker (Rosett, 2005). « Dans un précédent rapport, en août, la Commission avait établi que le Chypriote Benon Sevan, lorsqu’il était responsable du programme «pétrole contre nourriture», avait empoché près de 150 000 dollars en pots-de-vin » (Mauriac, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les directeurs de la Banque Mondiale ont quant à eux aussi interrompus les prêts à différents pays, lorsqu&#8217;ils se heurtaient aux intérêts des Etats-Unis (même si officiellement il s’agissait d&#8217;autres motifs) précise Eric Toussaint. Dans le même ordre d’idée, la Banque Mondiale a systématiquement tenté de mettre en échec les régimes considérés comme des menaces pour les intérêts américains Parmi certains exemples les plus connus en Afrique, citons la dictature de Mobutu au Zaire, celle de Idi Amin Dada en Ouganda, d&#8217;Habyarimana au Rwanda à partir de 1973, d’Idris Déby au Tchad (Toussaint, 2006). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE LA PRODUCTION ET DU COMMERCE PAR LES ENTREPRISES:<br />
 EXPLOITATION, COMMERCE ILLÉGAL ET VIOLATION DES DROITS</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">L&#8217;exploitation légale par le capitalisme: premier facteur antidémocratique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Marx explique que la pauvreté, l’exploitation des travailleurs permet leur domination et leur aliénation, qui<span> </span>limitent leur capacité à se former et donc leur capacité à tenir leur rôle de citoyen, c’est à dire à défendre la démocratie. Avant, de trouver d&#8217;éventuelles causes, relevant de l&#8217;illégalité, il faut en effet, chercher les causes de la pauvreté des pays en développement dans l’analyse marxiste notamment. Cette dernière explique les inégalités principalement par le rôle des infrastructures économiques, des rapports sociaux de production, les inégalités des termes de l’échange, la division internationale du travail entre le centre et la périphérie (Emmanuel, 1969)[1]. Cependant Gramsci, montre qu&#8217;il y a une interaction entre les infrastructures et les superstructures au sein &laquo;&nbsp;du bloc historique&nbsp;&raquo; et non un simple déterminisme des premières sur les secondes (Gramsci, 1975). Mais, en plus de l’exploitation inégale, il existe une exploitation illégale, que nous allons examiner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Sous payer les matières premières d&#8217;un pays</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La production du pétrole en Afrique, par les entreprises transnationales du pétrole permet d’engranger d’énormes profits, souvent au détriment du pays et surtout de la population. A ce sujet l’exemple d’Elf Total, une autre entreprise du pétrole, au Congo est fort instructif. Le président Lissouba a bradé à Elf, les parts que l’Etat du Congo-Brazzaville détenait dans Elf Congo. Le prix officiel de la vente était de 270 millions de francs, mais les estimations de la valeur réelle de ces parts sont de 4 à 16 fois supérieures! (LDC, 1997, 1998). Sous-évaluer la qualité du pétrole représente un autre technique, pour arriver au même fin.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les « cargaisons fantômes » : la non déclaration de la production</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Floch Prigent, ainsi qu’un ancien Ministre de l’Economie du pays ont reconnu que le CONGO aurait bénéficié d’au moins deux « cargaisons fantômes ». Dans les faits, un tanker vient chercher du pétrole ; il repart chargé mais cette cargaison, qui échappe à toute comptabilisation, s’évanouit dans la nature au profit des compagnies pétrolières et des élites dirigeantes du pays. Il n’est pas rare que la cargaison change plusieurs fois de propriétaire pour échapper à toute traçabilité (Harel, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">S’allier les services d’un élu grâce<span> </span>aux commissions et rétro-commissions</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Loik Le Floch Prigent, affirme lui-même dans un livre intitulé “Affaires Elf, affaires d’Etat” (2001), faisant le bilan de son procès, que “l’activité industrielle classique s’accompagne nécessairement de mécanismes qui permettent le financement d’opérations opaques (&#8230;). Au sein du groupe (Elf) qui fait deux cents milliards de francs de chiffre d’affaires par an, le volume de ces opérations (occultes) varie de trois cents à huit cents millions de francs). (&#8230;) Elf dépensait notamment ces fonds pour obtenir “des permis de forage” dans les pays ou la société n’était pas encore implantée. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’ensemble de ces commissions versées aux officiels du pays, via des intermédiaires, était d’un certaine façon le prolongement de la politique étrangère de la France, notamment dans les pays africains et c’est la raison pour laquelle le président d’Elf en informait la présidence de la république (française), ainsi que les ministres des Finances et du Budget” (Prigent,<span> </span>55-56). “Disons que le président d’Elf est à la fois le président d’une société pétrolière et ministre bis de la Coopération. Et c’est justement parce ce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu’elle a de tout temps financé les services secrets (&#8230;). Elf a servi au financement du parti gaulliste, et a même été créé pour ça&#8230;” (&#8230;). Puis ce fut le tour du parti socialiste. Certaines de ces affaires ont défrayé la chronique judiciaire (affaire Dumas, Deviers Joncourt, Sirven, Elf Thomson, avions renifleurs, affaires des frégates, etc.). (Prigent, 2001 : 54-55 et 63-64). “L’ensemble de la classe politique savait qu’Elf faisait du financement politique”. Les rétro-commissions servaient “à mettre sous influence celui qui les percevait. Au cas où&#8230; Au cas une affaire comme l’affaire Elf leur péterait à la figure. Si tout le monde se sert du gâteau, plus personne ne plus rien dire.” (Prigent, 2001, 66-67). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> <br />
 </span></p>
<p align="center"><strong>LA CONCURRENCE DES GOUVERNANCES NATIONALISTES (IMPERIALISME)<br />
 ET LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ETAT</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les intérêts des entreprises cachés derrière les guerres locales et nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement à la lutte entre transnationales, se déroule une lutte entre Etats. Il s’agit de conflits déclarés (guerre) ou secrets (tels la guerre froide). Ce qui est en jeu, c’est le nationalisme, c’est à dire la volonté de puissance (Nietzsche, 1976), psychologique, politique ou économique, des dirigeants politiques, économiques et parfois même des peuples. Par leurs actions diplomatiques, militaires, politiques, les élus politiques viennent appuyer le développement des entreprises capitalistes nationales (l&#8217;impérialisme). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Derrière les conflits internes à une nation ou entre nations, il est rare qu’il n’y ait pas une quelconque influence d’un ou de plusieurs grandes puissances. En particulier, lorsqu’il s’agit des PED. Ne pas prendre en compte cette clé d’analyse, limite considérablement la compréhension du conflit en présence. Par exemple, le soutien de la France aux Hutus dans leur action de génocide envers les Tutsi (Coret, 2005) se comprend mieux lorsque l’on sait que les Tutsi étaient soutenus par les Etats-Unis notamment.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De 1945 jusqu’en 1989 (la chute du mur de Berlin) la guerre froide a été un des causes importantes des conflits. Une majorité des conflits nationaux (Burkina Faso, Angola, Chili, Bolivie&#8230;)<span> </span>étaient renforcés, attisés ou créés par la lutte entre le camp occidental, contre le camp soviétique. Malgré le discours d’indépendance de la France envers les Etats-Unis, notre pays a soutenu régulièrement ce dernier, notamment en favorisant la diffusion de l’arme atomique au camp occidental (Israël, Afrique du Sud durant l’apartheid&#8230;) (Lorentz, 2001).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Partage amiable des zones d&#8217;influence fait aussi parti des instruments de contrôle. Durant, la guerre froide, un accord tacite entre les Etats-Unis et la France a permis à cette dernière d&#8217;exploiter et de contrôler l&#8217;Afrique francophone, tandis que les Etats Unis s&#8217;octroyaient l&#8217;Afrique anglophone et l&#8217;Amérique du Sud (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le soutien des Etats aux intérêts des grands propriétaires capitalistes</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’Etat sert les intérêts des ETN, notamment pour des raisons d’indépendance énergétique nationale. M. Dominique Perreau, directeur des affaires économiques et financières au ministère des Affaires étrangères a déclaré que généralement &laquo;&nbsp;le ministre des Affaires étrangères use de son influence pour défendre les projets des compagnies françaises car l&#8217;Etat doit veiller à la sécurité des approvisionnements en pétrole et gaz naturel&nbsp;&raquo; (Aubert, 1999). Les présidents de la république jouent aussi le rôle de VIP pour les grandes transnationales de leur pays. Chirac était accompagné de plusieurs PDG, lors de son voyage en Chine, en octobre 2006. Nicolas Sarkozy fit de même et a ramené pour<span> </span>20 milliards d&#8217;euros de contrats pour<span> </span>les entreprises françaises, lors de son voyage en Chine en 2007(Les Echos, 26:/11/2007). Une large partie du soutien de la cellule africaine de l&#8217;Elysée, vis à vis des dictateurs, des guerres, des déploiements de l&#8217;armée française, etc. vise à protéger les intérêts des entreprises françaises. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les gouvernements et les ministères sont parfois doublés par des officines parallèles. C&#8217;est le cas du réseau Foccart, travaillant pour Elf, qui dirigeait en sous main tout la politique africaine de la France. Le soutien de l’Etat aux transnationales renforce leur capacité d’exploitation légale et illégale. La cellule africaine de l’Elysée, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’identité nationale et de la coopération&#8230; qui devraient normalement fonctionner dans la légalité ne respectent pas toujours l’Etat de droit. Par exemple, les observateurs du ministère de la coopération qui ont cautionné les élections truquées au Tchad en mai 2006 (Survie, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DEMOCRATIQUE PAR LA CONTROLE ET LA VIOLENCE<br />
 (POUVOIR DE LA SÉCURITÉ ET DE RÉPRESSION)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">Soutien militaire des grandes puissances dites démocratiques aux dictatures alliées</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les républiques qui disent faire la promotion de la démocratie dans le monde, n’hésitent pas à appuyer les dictatures, lorsque leurs intérêts sont en jeu.<span> </span>Pendant les huit ans du règne Habré, la France n’a pas cessé d’accroître son aide financière et militaire à un régime qui préférait investir toutes les ressources du pays dans des dépenses militaires inconsidérées, à l’encontre des besoins fondamentaux de la population, comme la santé ou l’éducation. L’armée et l’administration &laquo;&nbsp;d’Hissène Habré engloutissaient chacune en moyenne 200 à 250 millions par an d’aide française. L’armée française a enfoui ses possibles états d’âme face aux 40 000 personnes exécutées, 50 000 personnes emprisonnées et 200 000 personnes dépossédées de leurs biens pour cause d’opposition au régime d’Hissein Habré” (Calatayud, 1992). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Cacher un coup d’Etat par un gouvernement étranger derrière une fausse révolte populaire nationale</strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En prenant l’aspect d’une rébellion classique, les mercenaires jettent le doute sur la légitimité de tel ou tel gouvernement et introduisent l’idée que le régime est précaire et n’a pas le soutien de toute la population et donc doit être condamné. Cela contraint donc le gouvernement à entrer en conflit et il devient alors l’agresseur aux yeux de la communauté internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De nombreux, putschistes et mercenaires sont financés par un Etat ou une entreprise étrangère, afin de servir leurs intérêts. Ainsi si le coup d&#8217;Etat réussit, ces derniers seront proches d&#8217;un pouvoir qui servira leurs projets économiques ou politiques. Si le coup d&#8217;Etat échoue, compte tenu du fait qu&#8217;ils ne sont pas les acteurs de ce coup de force, ils ont peu de chance d&#8217;être inquiétés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Lorsqu&#8217;un Etat A ne sert pas ou plus les intérêts des entreprises d&#8217;un Etat B, le gouvernement de ce dernier use parfois du coup d&#8217;Etat pour placer de nouveaux dirigeants au pouvoir, qui seront plus à même de servir leurs intérêts. Ce fut le cas, avec le gouvernement français qui décida de mener un coup d&#8217;Etat, via des rebelles locaux et / ou des mercenaires, notamment au Tchad, au Comores (avec Bob Denard),&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Là encore, l’Etat agresseur peut les utiliser sans être mis en cause, comme lors du coup d’Etat aux Comores en 1995 ou Bob Denard arrive avec 33 hommes pour monter à l’assaut du palais présidentiel de Saïd Djohar. L’Etat français intervient et arrête les mercenaires qui seront emprisonnés sauf Bob Denard, évacué par un appareil de l’armée française (Caminade, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La guerre au service des intérêts des entreprises nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux, de hautes valeurs morales : la défense de la liberté, de la démocratie, de la justice. Mais derrière ces nobles motifs, les véritables motivations sont parfois moins claires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les guerres permettent de contrôler économiquement un pays afin de permettre aux entrepreneurs privés d’une nation de s’accaparer les richesses (pétrole, uranium, minerais&#8230;) ou humaines du pays, Le Chili aura été terrain d’expérimentation des théories libérales de Milton<span> </span>Friedman consistant à mettre sous tutelle les pays producteurs de matière première (énergie, métaux, nourriture&#8230;) afin de garder la maîtrise de l’économie mondiale. Cela supposait de briser les gouvernements et l’économie de ce type de pays (Petras, 2001 : 114).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La colonisation de l’Asie, de l’Amérique Latine et de l’Afrique sous le couvert d’apporter la civilisation visait d’abord cela. La traite négrière en Europe et en Amérique du Nord a servi cet objectif. La guerre des Etats-Unis contre l’Irak a permis à l’industrie pétrolière américaine de faire main basse sur les hydrocarbures du pays. Si la France s’est opposée à cette guerre, ce n’est pas seulement pour défendre l’Etat de droit, mais pour défendre les échanges privilégiés de ses industries avec l’Irak. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ce fut le cas par exemple de la Guerre du Biafra, dans laquelle la France soutenait les rebelles afin de récupérer le pétrole pour ses transnationales (Elf) (Verschave, 1999). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Le secret de la raison d’Etat : la boite de Pandore contre la transparence démocratique</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au delà du financement pas toujours très légal, des services secrets, les Etats, sous le<span> </span>motif de la raison d’Etat, classent « top secret » certaines affaires. Le fait qu’il faille parfois, pour des raisons de défense nationale invoquer le « secret d’Etat », engendre un biais très préjudiciable dans la transparence de la démocratie. Si au départ, les motifs sont légitimes, ensuite, la pratique se développe et les élus, ou les administrateurs de l’Etat utilisent le motif de la raison d’Etat pour dissimuler des éléments dont leurs citoyens devraient légitimement être informés. En 1989, par exemple, sous les motifs officiels de ne pas inquiéter la population, les français n’ont pas été informés à temps des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En réalité, on peut supposer que le lobby militaro-industriel du nucléaire n’avait pas intérêt à laisser se développer une psychose autour du danger des centrales nucléaires. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, on observe parfois une collusion entre les services secrets et les intérêts économiques privés. Maurice Robert, était chef de la sécurité d&#8217;Elf et ancien chef des services secret français en Afrique, pivot du réseau Foccart-Chirac<span> </span>(Verschave, 2001, 32). Par ailleurs, certains présidents africains ont été chaperonnés par un colonel de la DGSE, soi‑disant chargé de sa sécurité, et de multiples conseillers français. Par exemple, tous les conseillers du « président » ivoirien Houphouët‑Boigny étaient français (Verschave, 2000). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE PAR LA COMMUNICATION NON DEMOCRATIQUE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La communication comme instrument de propagande</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les campagnes de dénonciation des mouvements sociaux se heurtent aux campagnes de communication et de relations publiques des entreprises qui s&#8217;appuient sur une expertise et des ressources financières largement plus conséquentes. Les relations publiques sont ainsi qualifiées, dans les années 1920, &laquo;&nbsp;d&#8217;industrie du consentement&nbsp;&raquo; (Richter, 2004 : 149). Les relations publiques des entreprises sont, selon Harold D. Laswell, un de ses théoriciens, &laquo;&nbsp;la découverte que la propagande est moins coûteuse que la violence, la corruption, et autres techniques de contrôle&nbsp;&raquo; (Laswell, 1935: 524). Nous qualifierons pour notre part, de communication marketing, les pratiques de communication des entreprises qui visent à organiser le consentement du public, en s&#8217;appuyant sur des campagnes publicitaires, le packaging des produits et les relations publiques pour atteindre leurs fins, c&#8217;est à dire la maximisation de leur profit. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La novlangue : transformer la langue pour cacher une politique mal acceptée</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La novlangue, de même que le langage politiquement correct visent à transformer le mot trop connoté politiquement, pour en substituer d’autres qui n’éveilleront pas l’attention. Les dirigeants néo-libéraux sont passés maitres dans cet art. Alain Bihr, a écrit un ouvrage intitulé La novlangue néolibérale. Le rhétorique du fétichisme économique (Bihr, 2007), ou il en donnent divers exemples.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l&#8217;Afrique) lancé par<span> </span>l&#8217;axe FMI – Banque Mondiale, dans sa rénovation du vocabulaire de l&#8217;ajustement structurel. Ce dernier ayant subit de nombreuses critiques, ils cherchent à travers une nouvelle formulation (la novlangue) à<span> </span>laisser penser que l’on prend mieux en compte les besoins des plus faibles. Mais étant donné que les principes fondamentaux restent de nature néo-libérale, les plus démunis restent toujours sur le bord du chemin. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La récupération conceptuelle au service de l’idéologie dominante</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Un autre instrument de l’hégémonie idéologique des néo-libéraux est leur aptitude à la récupération et à la manipulation conceptuelle, qui est relativement proche de la novlangue. La Banque utilise &laquo;&nbsp;des mots solennels et des formules magiques pour transformer la réalité (George, 1994 : 207). Face aux défenseurs de l&#8217;environnement qui risquaient de mettre un terme à la philosophie de la croissance illimitée, la Banque a utilisé la notion de développement durable en décrétant &laquo;&nbsp;la croissance durable&nbsp;&raquo;. Celle-ci n&#8217;était dès lors plus menaçante, l&#8217;idée de durabilité neutralisant le danger de destruction. &laquo;&nbsp;Le mouvement de défense de l&#8217;environnement qui craint pour son avenir s&#8217;est vu ainsi privé de ses armes conceptuelles&nbsp;&raquo;(George, 94 :208)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Enfin, les institutions de Breton Woods, exercent un pouvoir politique et culturel. Le rôle financier et économique n&#8217;est que la partie émergée de l&#8217;iceberg. La partie immergée relève donc de la foi, de la croyance, de la doctrine, du leadership intellectuel. Comme le dirait Pierre Bourdieu, la Banque est puissante parce qu&#8217;elle est capable d&#8217;échanger constamment du capital économique contre du capital symbolique et vice versa.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Susan George décrit la Banque comme « la main invisible du &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo; planétaire mis en oeuvre par le capitalisme libéral.<span> </span>Dans son livre Crédits Sans Frontières, elle attribue donc au Fond monétaire international et à la Banque des attributs et un fonctionnement quasi religieux. La doctrine remplace alors l&#8217;argumentation, malgré le discours qui se veut scientifique c&#8217;est bien d&#8217;idéologie qu&#8217;il s&#8217;agit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR RELATIONNEL ET L&#8217;IDÉOLOGIE:<br />
 LE RÔLE DES RÉSEAUX ET DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les associations professionnelles contribuant à l&#8217;élaboration des politiques internationales</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les associations professionnelles (lobbies) exercent une influence parfois plus puissante sur les élus, que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, “ leur capital économique, culturel, symbolique, social (le réseau des relations)&nbsp;&raquo;, tels que les définit Bourdieu, certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques-uns sont des leaders politiques de premier plan. Mais la plupart d&#8217;entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou politique. Parmi, ces différentes organisations ont peu citer parmi les plus connus: CFR, Trilatérale, Bilderberg, WBRound Table, Bohemian Grove, Skulls&amp;bones&#8230; Or ces réseaux exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Gramsci (1975) a souligné le rôle des intellectuels dans l&#8217;hégémonie idéologique et la puissance des think thanks. Ces derniers sont des sortes de club de réflexion qui diffusent des idées. Les think thanks les plus influents, actuellement mettent la puissance de leurs idées et leurs meilleurs intellectuels au service de l’idéologie, des politiques des classes dominantes. Le sociologue français, Michel Crozier a ainsi réalisé, avec Samuel Huntington, un rapport<span> </span>en 1975, pour la commission trilatérale (Crozier) . </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les dirigeants de la CCI, tel Maucher, ceux de l’ERT, et, des ETN telles Nestlé, Shell ou Unilever participent régulièrement aux rencontres de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003). C&#8217;est dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de Unilever et de la CIA.<span> </span>Selon le politologue Stephen Gill, Il a pour but “d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (&#8230;) entre les nations de l’axe atlantique&nbsp;&raquo; (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest. Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (&#8230;). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">David Rockefeller fut le fondateur du Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale. &laquo;&nbsp;Ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” selon M. R. Jennar (2005). D. Rockefeller a déclaré à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). “Ce même personnage avait déclaré huit ans plus tôt devant la Commission Trilatérale: la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Certains auteurs, tel Fritz Scharpf, estiment que la légitimité par l&#8217;élection peut nuire au résultat, puisque le peuple n&#8217;est pas un expert (Scharpf, 2000), qu&#8217;il est versatile et émotif. Scharpf privilégie une gouvernance fondée surtout sur les outputs, c&#8217;est-à-dire la légitimité par le résultat notamment économique, plutôt qu’une légitimité issue de l’élection par les peuples. C&#8217;est sur ce type d&#8217;argument, fondé sur la légitimité par le résultat, que se sont appuyés les régimes autoritaires pour justifier leur autoritarisme, souligne Hermet (2003 : 21). C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l&#8217;intérêt du peuple lui-même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La vision de Nietzsche illustre bien celles de certaines élites, tel Rockefeller. Pour Nietzsche, la démocratie est un fléau pour l&#8217;humanité, car elle inaugure le pouvoir de la masse, du peuple ignorant (Nietzsche, 1976). Spencer, un contemporain de Darwin, considérait que la loi du plus fort était une loi naturelle, qui devait s&#8217;appliquer aux sociétés humaines. Ne favoriser que les élites est préférable pour le développement de l&#8217;humanité, car c&#8217;est le sens de l&#8217;évolution naturelle, la sélection naturelle du plus fort sur le plus faible. Par conséquent,<span> </span>l&#8217;aide sociale, les services sociaux, l&#8217;école publique, sont nuisibles à l&#8217;humanité, car ils viennent gaspiller des ressources nécessaires pour développer les qualités des élites (Spencer, 1889).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Romano Prodi figure notamment parmi ces élites. En 2006, il dirige<span> </span>l’Italie, or il a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Avec Pascal Lamy, actuel directeur de l’OMC et autrefois représentant de l’UE à l’OMC, ils ont à participer aux réunions du groupe Bilderberg en 2001 et 2003. Tous les ans, les représentants de BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292). Précisons cependant, que le pouvoir des réseaux et des lobbies, n’est pas si important que certains voudraient le penser. S’ils disparaissaient, cela n’aurait qu’un impact relatif, dans la mesure, ou il ne sont qu’un aspect, parmi une bonne dizaine d’autres formes de gouvernance non démocratique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La puissance des réseaux contre la démocratie ?</span></span><span lang="FR-CA"> </span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Après sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkosy invite au Fouquet&#8217;s, un palace parisien, les membres les plus proches de son réseau. On y trouvait notamment: B. Arnault, Bolloré, Dassault, Decaux, Bouygues (Parain d&#8217;un de ses fils), Desseigne (Barrière), Bernheim (Generali), Desmarais (Power Corporation), Kron (Alsthom), Frère (Suez), Proglio (Véolia)&#8230; (Chemin, 2005). De même au mariage de la fille de Bernard Arnaud, le 22 septembre 2005j, le magasine Paris Match, rapporte que 6 ministres en exercice étaient présents. Michel<span> </span>et Monique Pinçon, dans leur livre sur les grandes fortunes, montre que la richesse ne repose pas seulement sur l&#8217;argent mais sur des réseaux sociaux et un capital de privilèges socioculturels transmis par des dynasties familiales (2006). Cet aspect dynastique n&#8217;est pas sans rappeler les pratiques de la noblesse et de la royauté. Les privilèges officiels de l&#8217;aristocratie ont disparu pour la plupart (excepté pour certaines familles royales), mais cette pratique dynastique se perpétue, au plan social, économique et souvent même sur le plan du sang (mariage entre nobles). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement aux réseaux politiques, on trouve des réseaux économiques. Par exemple dans les relations entre la France et l’Afrique, les réseaux les plus influents sont ceux d’Elf-Total, Bolloré-Rivaud, Bouygues, Castel… Les réseaux religieux et ésotériques ont aussi leur place. Il y a notamment les groupes catholiques, le Vatican, l’Opus Dei, la Loge P2… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le réseau francs-maçons, en France et dans le monde, contribue parfois à limiter l&#8217;impartialité des juges. Le magistrat, Eric de Montgolfier, a dénoncé certains agissements, puis en janvier 2004, le magistrat Bernard Bacou décide de saisir lui-même le conseil supérieur de la magistrature au sujet de doyen des juges d’instruction du tribunal de Nice, en l’accusant d’impartialité et de solidarité criminelle entre des prévenus et lui-même. En effet, ce juge était membre des francs-maçons et jugeait une affaire dans laquelle l&#8217;accusé était lui même membre des francs-maçons. Or un des premiers serments de la franc-maçonnerie est le serment de solidarité (Etchegoin, 2004).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des puissances économiques sur les dirigeants politiques repose donc notamment sur les relations liées à leur statut important (capital symbolique),<span> </span>de négocier des accords ou des lois grâce à leurs poids économique (capital économique), de placer leurs anciens dirigeants dans les appareils politiques (capital social). Ou à l’inverse, les grands propriétaires capitalistes sont aussi en mesure de s’acheter les services d’ex-homme d’Etat, de se servir de leur image, de leur notoriété, de leur reconnaissance sociale (capital symbolique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE ISSUE DE LA DIMENSION PSYCHO-SOCIOLOGIQUE<br />
 (SOCIO-IDENTITAIRE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le besoin psychologique de pouvoir contre la démocratie</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On ne peut donc pas considérer que les problèmes politiques ne relèvent pas que de déficiences de nature sociale, mais aussi de faiblesses psychologiques donc individuelles. Plus les individus s’élèvent dans les structures du pouvoir économique ou politique, plus le besoin psychologique du pouvoir est susceptible d’être stimulé. Certains y succombent, d&#8217;autres non et d’autres préfèrent s&#8217;en écarter pour éviter ce type de difficultés. Ils s&#8217;en trouvent aussi qui restent pendant un temps à des postes de pouvoir sans succomber à ces vicissitudes. En effet, les problèmes d&#8217;ego et de pouvoir, d&#8217;agressivité, d&#8217;intolérance, etc. sont les premiers pas vers les pratiques anti-démocratiques, aussi bien au sein de la gouvernance globale non-démocratique, comme des mouvements sociaux d’ailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Alfred Adler (1870-1937) est un des trois pères fondateurs de la psychanalyse avec Freud et Karl Abraham. Il va élaborer une théorie de la psychologie individuelle, fondée sur le besoin de puissance visant à compenser un sentiment d&#8217;infériorité inhérent à tout être humain névrosé. C’est à dire tout le monde… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet, les meilleures lois, règlements et procédures promulguées par les organisations internationales, les Etats, les entreprises et même les associations ne suffiront pas à faire respecter la démocratie en leur sein et ni à l’extérieur. Car un comportement démocratique ne relève pas seulement d’un savoir faire. En effet, le dialogue démocratique suppose aussi le dialogue et l’écoute sincère entre les personnes, une certaine éthique de la discussion, une volonté de dialogue de chaque individu, une ouverture à l’autre dans le respect de ses limites, de ses différences&#8230; En un mot un savoir être ne se limitant pas à un savoir faire. Il y a peu d’espoir de “faire de la politique autrement” sans cette prise en mains du premier niveau politique: la conduite de chacun par lui-même. N’oublions pas ce vieil adage, “la fin ne peut justifier les moyens”. Pour cette raison l’autre pan de l’action politique, relève de l&#8217;action de soi sur soi. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les différences de respect des règles sociales aux 3 étages de la société</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Fernand Braudel a montré que, depuis les origines de l’humanité, se sont édifiés progressivement trois étages de l’économie, auxquels correspondent trois étages de la société. Les trois étages de l’économie se sont constitués à travers un processus d’éloignement. Au rez-de-chaussée, l’étage de fondement, se développe une économie non-monétaire, de survie, de subsistance familiale. Au premier étage, est pratiquées l’économie d’échange local, c’est l’étage de la régulation légale. L’étage supérieur, étant celui de l’économie monde, celui de l’accumulation (des ressources et de la puissance), de la distance, de l’opacité&#8230; A cet étage, les acteurs font le contraire de ce qu’ils disent. Ils incitent à la pratique des règles du marché, mais grâce à leur puissance et leur éloignement de l’opinion publique, ils cherchent constamment à constituer des monopoles. Braudel montre ainsi qu’il existe un étage intermédiaire qui pratique les règles du jeu ; un premier étage qui ne les pratique pas encore et un étage supérieur qui ne les pratique plus, tout en tenant un double langage.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le même schéma se retrouve au niveau politique. au rez-de-chaussée il y a le clan et la famille. Au premier étage, l’échange, le débat public, la démocratie locale et à l’étage supérieur la macro politique qui pratique le double langage. Ainsi, au 3è étage de la pyramide, lorsque l’on appartient au groupe des élites, ou de la même classe sociale, on peut être tenté de se considérer comme supérieur, au-dessus des lois. C’est ce qui explique ainsi, que tant des dirigeants politiques et économiques, tel le PDG d’Elf, Roland Dumas, ou Charles Pasqua, par exemple, dérapent et se retrouvent devant les tribunaux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ils estiment qu’étant membres de l’élite, ils n’ont pas à fonctionner comme les autres, et qu’à la limite, s’ils le faisaient ce serait mauvais pour eux et pour l’intérêt général tel qu’ils le conçoivent. Ainsi, certains tels Rockefeller, se prononcent contre la démocratie car elle conduit à laisser le pouvoir à des ignorants et cela ne permet pas de prendre des bonnes décisions (Rockefeller, 1999). Ce sont les experts qui doivent décider. C’est pourquoi ils considèrent que, les référendums par exemple, tel celui sur le traité constitutionnel européen, sont préjudiciables à l’intérêt général, car les électeurs ne disposent pas de connaissances suffisantes pour voter en connaissance de cause. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">La pression sociale et l’imitation contre la légalité</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Beaucoup de citoyens ordinaires, s’ils étaient placés du jour au lendemain, aux commandes d&#8217;une transnationale exerçant des pratiques illégales ou d&#8217;une dictature, deviendraient probablement des dirigeants corrompus, ou des tyrans. D’une part pour des raisons psychologiques, liées au besoin de pouvoir (plus ou moins refoulé), tel que l’analyse Adler (1918). D’autre part du fait de la pression sociale de leurs collègues et de l’imitation, par l’isomorphisme (Powel, DiiMaggio: 1983 : 152), afin de rester conforme aux pratiques de ce milieu, à cette culture et de ces codes. L&#8217;individu tend à reproduire les pratiques de sa classe sociale. C’est le phénomène de &laquo;&nbsp;reproduction&nbsp;&raquo; décrit par Bourdieu (1972). Comme l&#8217;explique Braudel, lorsqu&#8217;un dirigeant exerce au &laquo;&nbsp;3e étage de la société&nbsp;&raquo;, au sommet des responsabilités nationales et internationales, il reproduit les règles sociales, les pratiques de ses paires qui se sentent au-dessus des lois créées pour la masse des citoyens.<span> </span>Ils se considèrent être membres de l&#8217;élite, donc au-dessus de celles-ci. Les abus du pouvoir, ne sont donc ni uniquement de nature psychologique, ni uniquement liés aux structures sociales, tel que l’explique Braudel. C&#8217;est donc une erreur de penser que tous les grands dictateurs sont des psychotiques (même si cela a pu être le cas parfois), même si souvent le « le pouvoir total rend totalement fou ». Il existe donc une relation dialectique entre le besoin psychologique du pouvoir, les structures de domination politique et économique, qui nuisent à la démocratie. On doit donc considérer que les problèmes politiques relèvent aussi bien de déficiences de nature sociale, donc collectives, que de faiblesses psychologiques donc individuelles. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Dialectique de l’individu et du collectif, du psychologique et du social</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est par un changement intérieur personnel (psychologique, pratique&#8230;), par le renoncement à son besoin de pouvoir sur l’autre, pour se consacrer à un véritable service des autres que la société évolue. En effet, lorsqu’une grande masse d’individus opèrent un changement de conscience, alors les règles sociétales, les lois internationales, les pouvoirs mondiaux se transforment vers plus d’équité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces changements de conscience et ses nouvelles règles sociétales, empêchent alors certains individus placés au sommet des organisations (économique, politique, sociale, religieuse…) de dériver vers leurs faiblesses (le besoin de pouvoir sans limite) qui les conduisent à reproduire les pratiques anti-démocratiques et parfois illégales des dirigeants précédents.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est donc des changements intérieurs des individus qui agissent sur la régulation globale de la société, qui en retour façonnent de nouveaux individus par l’éducation des masses. Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que reproduire la situation en place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que se reproduire elle même. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA THEORIE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Définition de la gouvernance adémocratique et illégale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Robert Cox a développé une économie politique critique en prolongeant la pensée d’Antonio Gramsci au plan international. Cox distingue aussi « trois forces fondamentales : les forces matérielles, celle des idées, et celle des institutions. Mais, il n’y en a pas une parmi ces trois qui puisse exercer une action unidirectionnelle, car elles sont en interactions » (Cox 1996 : 96-99). Susan Strange (1196) ajoute à la tripartition de Gramsci et de Cox, un quatrième forme d&#8217;autorité, la sécurité (militaire, sociale, économique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il y a un secteur qui est équitable et légal et démocratique (le visage officiel des relations Nord-Sud), cependant, celui-ci est lié à un pouvoir (la gouvernance) global &#8211; inégal &#8211; illégal, &#8211; et non démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale non démocratique de l&#8217;Afrique signifie donc le pouvoir (la gouvernance par les entreprises, les pouvoirs publics, l’armée&#8230;) inégal, illégal et non démocratique par des acteurs de nationalités multiples visant à perpétuer la domination et l’exploitation économique et politique en Afrique, (et non du monde).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On observe dans la réalité, un continuum sans véritable rupture entre les pôles opposés que sont la gouvernance légale et illégale, démocratique et non démocratique, privée et publique. Provisoirement, nous définirons aussi<span> </span>la démocratie comme la participation du plus grand nombre possible d’acteurs légitimes à une décision favorisant l’intérêt général. Nous y reviendrons plus en détails dans la suite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance non démocratique relève<span> </span>(et/ou) :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance légale (et/ou) -non transparente (occulte) par des acteurs non légitimes du fait de leur nature, car : non indépendants économiquement, non élus démocratiquement et dont les décisions sont insuffisamment participatives.</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance illégale, c&#8217;est-à-dire ne respectant pas l’Etat de droit (les lois)</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance inégale ne permettant pas l’égalité des conditions (Tocqueville), c’est à dire en terme bourdieusien une égalité au niveau du capital économique, social (réseaux, origines&#8230;.),<span> </span>culturel (connaissance, éducation, temps disponible pour cela&#8230;), capital symbolique (diplômes, titres, statuts&#8230;) (Bourdieu).</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En résumé la gouvernance non démocratique est une gouvernance illégale, (et/ou) inégale, non transparente, par des acteurs non légitimes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>La démocratie ne peut être effective si on relève notamment:</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;inégalité dans la propriété et la gestion de l&#8217;appareil économique et financier, (pouvoir capitaliste) &#8211; L&#8217;inégalité du temps pour se former et pour militer (Braibant, 2005) &#8211; L&#8217;inégalité<span> </span>des niveaux d&#8217;éducation &#8211; L&#8217;inégalité des conditions (de vie et de biens) Tocqueville (1948) qui entraîne : Une inégalité<span> </span>dans se capacité à supporter les conséquences des lois du fait d&#8217;inégalité économique -Une<span> </span>différence de priorité politique (égalité contre liberté) dans le vote des lois du fait de l&#8217;inégalité des conditions de vie (Noberto Bobbio).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet l&#8217;égalité juridique n&#8217;est pas réelle sans l&#8217;égalité économique et sociale (conditions de vie, possibilité de mobilité sociale) car l&#8217;exploitation économique capitaliste engendre la domination et l&#8217;aliénation des travailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance légale mais inégale et la gouvernance légale non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une grande partie de ce qui est décrit par FX Verschave, concernant ce qu&#8217;il nomme la «Françafrique», relève du légal. Par contre il s’agit de situation légale et en même temps inégale selon les partisans des politiques sociales. Par exemple lorsque Elf-Total va sous payer des ressources, tel le pétrole au Congo-Brazzaville (Verschave, 1999), une partie de ces transactions économiques s’inscrivent dans le champ légal, mais sont inégales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un second niveau, on peut porter l’analyse sur le plan légal et non démocratique. Les dirigeants du G8, tels les présidents français Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, ont généralement considéré que la gouvernance nationale et celle des organisations internationales sont légales et démocratiques. Dans une démocratie représentative, les dirigeants sont élus, donc il s’agit d’une démocratie. Cependant, un certain nombre d’auteurs Castoriadis (1996), Rosenvallon (1998) et d’associations telle Attac estiment qu’une<span> </span>démocratie représentative, si elle est bien légale, n’est pas véritablement démocratique. Sans démocratie participative, les citoyens ne peuvent plus participer aux décisions qu’une fois tous les 5 ans durant le mandat municipal ou présidentiel. De même le suffrage est censitaire au niveau de la Banque Mondiale et du FMI (George, 1994).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance illégale : le non respect de l’Etat de droit est<span> </span>non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un 3ème niveau on peut analyser la gouvernance entre les PED et les pays développés sous l’angle de l’illégalité. Le non respect de la loi généralisé signifie l&#8217;absence de l&#8217;Etat de droit. Nous retiendrons la définition première et minimum de l&#8217;Etat de droit, il s&#8217;agit d&#8217;un système institutionnel dans<span> </span>lequel les pouvoirs publics sont soumis au respect du droit[2]. Ce n&#8217;est donc pas une démocratie parfaite, mais un minimum à atteindre pour pouvoir approfondir les autres dimensions.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’illégalité est un des aspects du non démocratique. Car la démocratie suppose le respect de la légalité, c’est à dire de l’Etat de droit, mais aussi, de la transparence, de la légitimité des représentants, de la participation, etc. La définition de néo-patrimonialisme de Jean-François Médard (1995 : 325-339) vient souligner que la notion de légalité dépend aussi de la culture d’un pays. Cependant, dans un régime républicain occidental fondé sur le respect de l&#8217;état de droit, sur le respect des lois, sur une séparation claire entre les biens publics et privés, les pratiques néo-patrimoniales relèvent de l&#8217;illégalité. Les élus du peuple qui s&#8217;y adonnent devraient donc être punis par la justice, or c&#8217;est rarement le cas et lorsqu&#8217;ils sont inculpés, cela donne lieu souvent à des non-lieux ou à des légères peines, qui ne sont mêmes pas systématiquement appliquées. Concernant le procès Elf, quelques semaines après son incarcération, André Tarallo (le monsieur Afrique d&#8217;Elf), &laquo;&nbsp;en sortait pour raisons médicales&nbsp;&raquo; et ne devait plus jamais y retourner. M. Tarallo avait fait appel. Un an plus tard, en mars 2005, le jugement était encore plus sévère : sept ans d&#8217;emprisonnement ferme et toujours la même peine d&#8217;amende, 2 millions d&#8217;euros. Or, cette forte amende n&#8217;a toujours pas été acquittée (Robert, 2007).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le pire est atteint lorsque que la situation est inégale, illégale et non démocratique. C’est le cas lorsqu’un service secret (CIA, DGSE) ou une transnationale finance des mercenaires pour fomenter un coup d’Etat, comme ce fut le cas d’Elf au Congo- Brazzaville (Verschave, 2001). </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Une typologie et non une description générale d’un système de gouvernance</span></span></h1>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Précisons tout d’abord qu’il s’agit, dans un premier temps, de présenter une typologie de la gouvernance illégale et non démocratique. Ce n’est donc pas une description de l’étendue de la gouvernance illégale. Cela ne signifie aucunement que les citoyens des PED, n&#8217;aient aucune responsabilité et que la dimension illégale de la carence démocratique soit dominante. En effet, pour décrire le pouvoir (effectif) d’une forme de gouvernance illégale et non-démocratique sur la société, il faut être en mesure d’en établir :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">Quel est le nombre et le pourcentage des décisions? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Les décisions illégales sont elles fondamentales ou secondaires ?<span> </span></span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont-elles structurelles ou conjoncturelles ? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont elles intentionnelles ou involontaires ? (Quelle est le<span> </span>degré d’intentionnalité des décisions?)</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il ne s’agit donc ni d’en conclure, que les formes d’illégalité, telle la corruption sévissent partout et tout le temps ni à l’inverse d’en conclure que nous n’avons affaire qu’à un phénomène marginal. Les dirigeants politiques et économiques, qui observent le système capitaliste, repèrent les erreurs du système, mais ne les corrigent pas toujours, en particulier lorsque les dysfonctionnements (les injustices) les avantagent. Par exemple, le développement de la sous-traitance contribué à affaiblir le syndicalisme. Il n’a pas été pensé pour cela au début, mais a été utilisé pour cela ensuite. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une majorité des acteurs appartenant aux classes dominantes ont des intérêts communs. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire qu’ils s’organisent systématiquement et qu’ils se téléphonent, pour fédérer ses intérêts convergents. La gouvernance capitaliste globale fonctionne majoritairement ainsi dans sa dimension légale. Cependant, certains types d’actions illégales tels les coups d’Etats, les élections truquées, elles, sont généralement pensées dès leur origine.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Est-ce un système structuré, ou des décisions éparses et sans liens entre elles qui sont le fruit des hasards de la conjoncture et donc disposant d’une importance secondaire ? On relève que les pratiques de la françafrique durent au moins depuis la décolonisation, donc depuis plus de 50 ans. Pierre Péan, Smith et Glaser, François Xavier Verschave (Françafrique (1999), Noir Silence (2000), ou Noir Chirac (2003)) notamment, montrent à travers leurs différents ouvrages, qu’il y existe un système structuré concernant certains aspects de la gouvernance illégale (le mercenariat, la corruption, le détournement des matières premières&#8230;). Cependant, cela ne signifie pas pour autant, que l’ensemble de la gouvernance de l’Afrique, relève de l’illégalité. &#8230;). </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Mais un faible nombre d’actions illégales, si elles déterminent l’orientation à long terme d’un politique nationale, deviennent alors fondamentales. </span></p>
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<p align="center"><strong>CONCLUSION</strong></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Essayons à présent de hiérarchiser les différentes formes de<span> </span>pouvoir qui sont responsables de la situation actuelle de la pauvreté et des inégalités dans le monde.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La première cause, relève de l’éducation dans l’enfance et de la dimension psychologique. La seconde cause qui explique les inégalités sociales relève des déterminismes de la gouvernance économique, financière et idéologique. Gramsci (1975), puis Cox (1996) ont montré l&#8217;interaction entre les superstructures et les infrastructures, entre les forces productives et l&#8217;idéologie (de l&#8217;Etat, de la société civile&#8230;). Comme l’a montré Marx, les inégalités sont donc le résultat d&#8217;une lutte des classes, de l&#8217;exploitation, de la domination et de l&#8217;aliénation. Le capitalisme national et mondialisé reste donc la cause dominante, après la dimension psycho-sociologique, liée au besoin de pouvoir. Par conséquent, c&#8217;est autant le pouvoir et les causes politico idéologiques que le pouvoir et les causes économiques qui peuvent expliquer les inégalités actuelles mondiales et non la seule dimension économique. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En particulier, c&#8217;est le pouvoir politique des propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production), (les capitalistes) qui domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. Donc, pour reprendre notre typologie il s&#8217;agit de la gouvernance économique, financière, idéologique et<span> </span>de la gouvernance par les pouvoirs publics (nationaux et internationaux).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le 4e niveau du pouvoir ou de la gouvernance regroupe la gouvernance par la violence (policière, militaire&#8230;), le pouvoir relationnel (les réseaux) et la gouvernance nationaliste (impérialiste).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire, même si elle semble largement sous-estimée. En effet, les causes premières sont les insuffisances psychologiques (besoin de pouvoir égocentrique), les carences de la démocratie (politique, économique et sociale), puis les causes économiques (le capitalisme économique) et enfin l&#8217;illégalité.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De même, si le capitalisme économique et politique peut expliquer la situation mondiale actuelle d&#8217;inégalité extrême, le libéralisme (avec sa dérégulation) ne vient que le renforcer, en accentuant encore les tendances vers le non respect des règles de certains des élites (la corruption). Ainsi, si le<span> </span>capitalisme libéral n&#8217;est pas la cause première des inégalités, il vient largement renforcer les faiblesses humaines (le besoin compulsif de pouvoir), le manque de démocratie<span> </span>et la tentation de la corruption et de l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">BIBLIOGRAPHIE</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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 </span></li>
</ul>
<p><span lang="FR-CA"> </span></p>
<hr />
<p><em><span lang="FR-CA">[1] Emmanuel Arrighi, L&#8217;échange inégal. Essai sur les antagonismes dans les rapports économiques internationaux (Maspero, 1969)</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA">[2] Dans cette seconde définition (que nous ne retiendrons pas), l&#8217;Etat de droit se compose du respect des droits fondamentaux (civils et politiques), l&#8217;Etat libéral (Etat minimum, régalien, gendarme) et la démocratie libérale (pluralisme des partis, suffrage universel). &laquo;&nbsp;L&#8217;Etat de droit apparaît comme une organisation politique et sociale destinée à mettre en oeuvre les principes de la démocratie libérale&nbsp;&raquo; (Chevalier, Jacques, 1994,<span> </span>L&#8217;Etat de droit, Paris, 2e Edition, p.54).</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><em></em></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href=" http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=13555">mondialisation.ca</a>)<br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’illégalité de l’économie internationale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel) La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-5237" title="justice" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/justice.jpg" alt="justice" width="323" height="279" /></p>
<p style="text-align: justify;">La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchan­dises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le dumping social est un principe de l’OMC</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué.<span id="more-5228"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine du libre-échange avantage considérablement les multinationales</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’idéologie de l’OMC est la doctrine du libre-échange, reprise par le Traité de Lisbonne. Actuellement, le commerce mondial repose tout au plus dans une faible mesure sur des avantages comparatifs, argument séduisant de la doctrine classique du libre-échange parce que toutes les ressources des économies impliquées ne sont pas utilisées à leur pleine capacité, ne serait-ce qu’à cause du chômage. Mais la libre circulation des capitaux elle-même ne conduit pas à des avantages réciproques. Les multinationales pro­fitent d’avantages importants que leur offrent les pays à bas coût du travail et commercialisent les produits fabriqués là-bas dans les pays à haut niveau de prix. Et leur marge bénéficiaire est élevée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Traité de Lisbonne impose aux pays membres de l’UE une circulation sans restrictions des capitaux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La réglementation du commerce mondial est complétée par la dérégulation nationale ou régionale de la circulation des capitaux, dans l’UE par l’art. 56-1 du Traité instituant la Communauté européenne, qui interdit «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers». Quelques exceptions servent à protéger l’union économique et monétaire contre de graves crises (art. 60). Les détenteurs de capitaux de pays tiers, c’est-à-dire du monde entier, peuvent les investir dans l’UE et également les en retirer sans restrictions. Une taxe mondiale sur les transactions spéculatives (taxe Tobin) serait contraire au Traité, tout autant qu’un impôt national ou communautaire correspondant (art. 58).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords de l’OMC sont contraignants, également pour l’UE, bien que la pratique ne concède aux citoyens et aux entreprises aucun droit subjectif à en exiger le respect. La procédure de règlement des litiges a force de loi. Pour modifier les textes, 153 Etats doivent actuellement être d’accord. D’ailleurs, contrairement au Traité instituant la Communauté européenne, l’UE revendique la compétence exclusive en matière de politique commerciale (doctrine AETR). Même l’Etat le plus exportateur n’est pas habilité à conclure des accords commerciaux.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">C’est le lien étroit entre la réglementation du commerce mondial et la libre circulation des capitaux qui constitue le caractère illégal de l’ordre économique imposé aux peuples. Juridiquement, et de toute façon politiquement, cet ordre est dominant mais il est à l’origine, dans le monde, de constitutions incomplètes parce que ni les droits de l’homme ni les principes sociaux ne peuvent se défendre contre cet ordre néolibéral. L’Agenda 21 de 1992 par lequel les Nations Unies prônaient pour le monde entier une politique sociale et écologique ambitieuse mais à vrai dire antidémocratique n’a peut-être pas été oublié, mais on n’en parle pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le principe social est une mission de l’Etat</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La confiance dans le sens de la responsabilité morale des entreprises justifie leur caractère largement privé. Aucun Etat n’abandonne son destin sans nécessité à des entrepreneurs qui ne promettent pas de servir l’intérêt général. Le caractère privé est le droit d’agir comme bon nous semble. Mais la liberté, c’est la morale, et la loi morale, c’est le principe d’amour. Il est pour ainsi dire exclu que les acteurs capitalistes agissent moralement. Le droit commercial mondial manque pour cela de toutes les dispositions institutionnelles et matérielles nécessaires. La responsabilité sociale présuppose l’Etat et ses lois. Certes, les Etats doivent être des républiques, systèmes garantissant les libertés et dont la forme politique est la démocratie, moteur de la justice sociale lorsque les élections sont libres et qu’elles res­pectent le principe d’égalité. Mais cette justice sociale ne peut exister que dans un authentique Etat de droit. Les entreprises qui veulent et peuvent se débarrasser de leurs devoirs sociaux violent le principe constitutionnel allemand relatif à la propriété. L’art. 14-2 de la Loi fondamentale stipule ceci: «Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité.» Aucun Etat ne peut se désintéresser de la question sociale. Ils doivent tous satisfaire au principe social s’ils veulent être des collectivités de liberté. Mais dans le monde globalisé des entreprises, les Etats individuels ont perdu leurs pouvoirs en matière de politique économique et sociale. Ceux qui comptent sur le comportement moral des entrepreneurs méconnaissent les contraintes du marché.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Seul un Etat global pourrait contraindre les détenteurs de capitaux à respecter le principe social mais l’expérience nous apprend qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un tel Etat mondial repose sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Il devrait rassembler trop d’individus pour pouvoir être vraiment démocratique. L’expérience nous montre que la solidarité est une question de proximité, de petites unités et d’un degré suffisant d’homogénéité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intérêts des entreprises et intérêts généraux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les entreprises permettent au peuple d’assurer leur existence et doivent par conséquent être soumises à ses lois. La conformité aux lois de leurs activités réalise le bien commun. C’est là la mission officielle des entreprises privées qui n’est rien d’autre que la réalisation de la volonté générale du peuple et donc de l’intérêt général. La recherche du profit par les entreprises doit pouvoir s’effectuer dans le cadre de l’intérêt général. Dans la mesure où les entreprises privées promettent une efficacité supérieure en agissant dans l’intérêt général, leur caractère privé est au service de cette fonction au sein de la république. L’organisation de la concurrence entre les entreprises est également l’affaire du peuple, qu’elle soit fixée dans des réglementations nationales ou internationales. Cependant les entreprises sont l’affaire du peuple: en tant que res publica, elles sont une res populi. Elles sont l’affaire non seulement des entrepreneurs mais également des salariés et par conséquent une res privata. Comme pour toutes les activités en république, les aspects étatiques et privés sont indissolublement liés, parce qu’ils sont déterminés à la fois par les intérêts de la collectivité et les intérêts particuliers.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les activités des entreprises ne sont protégées que de manière limitée par la Constitution: dans la garantie de la propriété (art. 14 de la Loi fondamentale), la liberté de la profession (art. 12-1) et la liberté d’agir (art. 2-1). Contrairement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la Loi fondamentale ne formule aucune liberté générale d’entreprise. La liberté de circulation des capitaux doit se soumettre aux limites imposées par le principe social. Il n’y a pas de droits libéraux, il n’y a que des droits respectueux des principes sociaux. La liberté est soumise sans exceptions à la loi morale, à l’impératif catégorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Economie sociale de marché</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En raison de son caractère constitutionnel, le principe social est le principe déterminant de l’ordre économique allemand. La Loi fondamentale n’a pas établi d’ordre économique précis; toutefois, avec le principe social, elle impose au législateur, en matière d’économie, un principe de fraternité et, grâce aux droits fondamentaux, elle protège l’activité commerciale. L’ordre économique doit, conformément au principe social, garantir l’indépendance, mais également la responsabilité individuelle. Ce n’est pas l’économie de marché qui est l’ordre économique correspondant le mieux à la Loi fondamentale mais l’économie sociale de marché. C’est quand elle est orientée vers le marché et la concurrence que l’économie permet le mieux la réalisation sociale parce qu’on sait par expérience que ce sont le marché et la concurrence qui garantissent le mieux l’efficacité économique, mais seulement lorsque l’Etat veille à ce que le marché et la concurrence se soumettent au principe social, quand, en particulier, la répartition des biens, modifiée par les besoins et la production et également par le principe du marché est assurée, garantie qu’elle est par la propriété.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine de la propriété individuelle et sociale est le fondement de l’indépendance libérale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Dans l’économie sociale, la politique de l’emploi ne saurait être négligée car le travail est le moyen le plus général et le plus humain de parvenir à la propriété et par con­séquent à l’indépendance libérale sans laquelle l’homme n’est pas un citoyen. La garantie de la propriété protège non seulement le droit de posséder mais fonde un droit de tous à la propriété. Les conditions de travail sont la propriété des collaborateurs de l’entreprise. La garantie de la propriété implique un droit au travail tel qu’il est inscrit dans les textes des droits de l’homme. Seule une législation conforme à cette conception individuelle et sociale de la propriété satisfait au principe social. En Allemagne, le chômage élevé et les millions d’emplois sous-payés, en violation des droits de l’homme, sont le résultat d’une politique à la fois capitaliste et internationaliste à laquelle se sont pliées les oligarchies partisanes. Pour cela, on a essentiellement besoin d’argent et, à la rigueur, d’un peu de moralisme idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La logique de la libre circulation des capitaux est incompatible avec la responsabilité sociale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le principe déterminant des investisseurs globaux est le profit (shareholder value). Il commande la politique d’implantation des entreprises. Le capital et donc les entreprises peuvent être délocalisés quasiment vers n’importe quel Etat. Non seulement les entre­prises sont globales mais également les produits et les clients. Les conditions de transport notamment facilitent la délocalisation. Pour laisser une chance au travail dans leur pays, les gouvernements sont contraints de niveler leur politique fiscale et sociale et de déréguler le droit économique et environnemental. La concurrence entre Etats réduit les devoirs des entreprises à l’égard des Etats. Ce sont les principes personnels des actionnaires, la plupart du temps leur avantage, qui déterminent leur conduite. Une répartition solidaire du revenu national se ferait aux dépens des revenus du capital. La responsabilité sociale des détenteurs du capital est contraire à la «logique» de la circulation globale des capitaux. C’est le profit qui est le moteur de la globalisation et non pas, par exemple, la recherche du bien du peuple, et surtout pas de celui des pays pauvres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exploitation des peuples et asservissement des Etats</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’internationalisation de l’investissement des capitaux est un moyen efficace d’exploiter les peuples et d’asservir les Etats. Les théoriciens et les praticiens des marchés dénationalisés essaient de se disculper en invoquant le principe de la concurrence. La légitimité de la concurrence est élevée au rang d’une idéologie qui dispute sa légitimité aux Etats. La répartition optimale des ressources que les théories économiques attribuent à la concurrence globale peut éventuellement être expliquée par les modèles mathématiques de la théorie de l’équilibre, mais ces modèles n’ont rien à voir avec la réalité des marchés oligopolistes, qui sont imparfaits. Mais la concurrence, dont l’avantage en matière d’efficacité est incontestable lorsque l’Etat l’organise judicieusement, doit s’adapter à l’intérêt général. Elle ne peut être qu’un instrument des collectivités, à l’instar des entreprises. La concurrence internationale ne justifie pas le fait de «dédémocratiser» et de désocialiser les conditions de vie. Il n’y a aucune nécessité économique à cela.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La concurrence des marchés, pour qu’elle soit honnête et légale, suppose une égalité suffisante des chances que le droit doit garantir; pour une concurrence mondiale, il s’agit du droit commercial mondial. Pour le marché global, il n’existe (outre les règlementations partielles que nous avons mentionnées) pas de droit de la concurrence. Mais même un tel droit ne dispense pas d’un droit social fondamental. L’abus d’avantages locaux spécifiques aux dépens des peuples devrait être impossible. Les marchandises produites dans des conditions contraires aux droits de l’homme ne devraient pas pouvoir être vendues légalement. Or la pratique ne connaît même pas la notion de «marchandise illégale».</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Quand les Etats entrent en concurrence, cela n’est légal que lorsque les conditions de vie sont suffisamment homogènes pour que les entreprises ne puissent pas miner l’autorité sociopolitique des Etats. Dans notre monde socialement hétérogène, la globalisation entraîne des abus sociaux qui peuvent ruiner les collectivités libérales ou en tout cas les plonger dans une crise. Elle n’apporte aucune aide aux peuples pauvres et opprimés. Seule une aide durable, avant tout le bouleversement des systèmes politiques, promet des chances de développement. Montesquieu écrivait déjà: «C’est dans les pays de la liberté que le négociant trouve des contradictions sans nombre; et il n’est jamais moins croisé par les lois que dans les pays de la servitude.» (De l’esprit des lois, XX, 2)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réduction du coût du travail entraîne une augmentation du coût social</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les délocalisations, décidées par des comités directeurs systématiquement corrompus par les bonus et d’autres rémunérations, dé­truisent la plupart du temps des emplois, c’est-à-dire, plus précisément, la propriété des travailleurs. Les entreprises globales cherchent à réduire au maximum les coûts du travail. Quand on congédie des travailleurs, c’est-à-dire qu’on les exproprie, on abandonne des êtres humains. L’Etat doit alors les prendre en charge et, le cas échéant, leur famille également. Les syndicats et la cogestion – la pratique l’a prouvé – ne peuvent pas vraiment empêcher cette politique d’entreprise qui contribue autant au chômage de masse ou qu’à l’exploitation des travailleurs, ce qui n’est pas moins grave. Les importations de produits bon marché n’améliorent pas le niveau de vie des peuples car les collectivités doivent financer les coûts de transfert sous forme de prestations sociales. L’économie nationale doit trouver les moyens financiers. Les multinationales exploitent aussi bien les peuples pauvres (on les fait travailler comme des esclaves) que les peuples riches (on les saigne à blanc) jusqu’à ce qu’ils tombent dans la pauvreté. Dans le monde entier, les hommes sont victimes de la globalisation de l’économie. Toutefois un petit nombre de personnes deviennent immensément riches, mais elles se désintéressent du sort actuel et futur des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Violation du principe fondamental de la vie en société</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les citoyens «possèdent» également une part des entreprises. Cette propriété n’est rien d’autre que la souveraineté du peuple qui exercice une influence sur les entreprises par le biais de ses lois, qui a droit à une part de leurs résultats mais qui a également une part de responsabilité, en tout cas en ce qui concerne les salariés. La crise économique montre nettement ce que devrait être cette responsabilité. Les intérêts des citoyens ne peuvent plus guère s’imposer. Les entreprises peuvent échapper au patrimoine commun d’un Etat et se tourner vers des «Etats faibles» pour faire leurs affaires. Maintenant, les peuples peuvent être l’objet d’un chantage. Le caractère international de l’économie a supprimé les liens de solidarité entre les membres de la collectivité. L’ordre économique libéral a largement spolié les citoyens de leur «propriété». Cela correspond à la logique du néolibéralisme anti­étatique qui, grâce à la globalité, connaît un essor qui a entraîné un capitalisme extrême bien que celui-ci n’ait pas pour lui l’appui d’un seul droit de l’homme, pas même celui de la propriété, qui est lié à la personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les crises sont la loi du profit</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mais la crise du capitalisme est aussi celle de l’économie globalisée. Les mesures d’aide des différents Etats (que leurs budgets ne peuvent pas assumer), coordonnés au niveau international, sont peut-être le dernier sursaut du système capitaliste qui met en péril économies nationales et surtout les monnaies, donc la stabilité politique. Si le sauvetage réussit, il y aura un nouveau cycle – jusqu’à la prochaine crise, car les crises sont inhérentes au système capitaliste. C’est la loi du profit. En raison des sommes gigantesques représentées par les crédits spéculatifs sans valeur, les cycles sont plus rapides et les crises plus graves.<br />
 Comme il s’agit de protéger la propriété des citoyens et avant tout le droit au travail lié à la propriété, les entreprises ne doivent pas quitter les Etats et se soustraire aux lois du peuple car elles violent ainsi le principe fondamental de la vie en société, la liberté générale et le droit, qui repose uniquement sur la liberté de tous les citoyens. Sinon elles s’opposent au peuple et à l’Etat et avant tout à ses lois. Pourtant la république les y autorise, avant tout la libéralisation antisociale et la dérégulation de la circulation des capitaux. Le droit et par conséquent l’intérêt général sont encore, dans le monde actuel, l’affaire des peuples et des Etats, pour autant qu’ils respectent les droits de l’homme élémentaires. Res publica res populi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le capitalisme international prive les hommes de leurs droits et détruit la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le capitalisme international viole les droits des citoyens parce que ceux-ci ne peuvent pas vivre leur liberté face aux entreprises et la réaliser à l’aide des lois du bien commun. En effet, la répartition libérale des biens produits par la collectivité est rendue difficile, voire empêchée parce que les actionnaires, qui sont en marge de la citoyenneté, revendiquent une grande partie des profits, parce que la mise en œuvre du principe social fondé sur la démocratie est largement entravée faute d’influence suffisante de l’Etat. La dénationalisation des entreprises réduit l’importance du principe démocratique. En effet, le caractère privé imposé aux entreprises (dénationalisation fonctionnelle) réduit (tout à fait à dessein) la portée des élections parce que les citoyens et leurs représentants dans les parlements doivent renoncer à réaliser le bien commun au moyen des lois. D’une manière générale, la république se voit considérablement «dédémocratisée», désocialisée, délibéralisée (au sens d’une perte des libertés politiques) et, de manière plus fondamentale, privée du droit parce que les entreprises échappent à la république. Les sociétés agissent ainsi parce qu’on ne les en empêche pas. Les politiques ont permis cela parce qu’ils ont été séduits par des théories économiques de l’efficacité, en particulier par une doctrine du libre-échange mal comprise et peut-être également par l’idéologie des grandes puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Les multinationales exigent à nouveau que les peuples soient à leur service. Elles leur font maintenant assumer les pertes occasionnées par leurs crédits aussi spéculatifs qu’excessifs. Cela bouleverse l’ordre économique. Les chefs des multinationales et des investisseurs institutionnels se pré­sentent comme les nouveaux maîtres du monde, «libres et riches» (Kenichi Ohmae). La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social, grave dévoiement du libre-échange. Les entreprises profitent des moyens que les politiques leur ont offerts.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1622">horizons-et-debats.ch</a>)</em></p>
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		<title>La Terre peut-elle nourrir le monde aujourd&#8217;hui et demain ?</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 07:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à AgroParistech, et Christian Troubé, rédacteur en chef de La Vie, auteur de Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès Le Manège à Chambéry, en Savoie (73) En partenariat avec le CCFD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-4541" title="la-terre-aux-urgences" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-terre-aux-urgences.jpg" alt="la-terre-aux-urgences" width="360" height="293" />Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à <a href="http://www.agroparistech.fr/">AgroParistech</a>, et Christian Troubé, rédacteur en chef de <a href="http://www.lavie.fr/">La Vie</a>, auteur de <a href="http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746710092">Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles</a>, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès <em>Le Manège</em> à Chambéry, en Savoie (73)</strong></p>
<p>En partenariat avec le <a href="http://www.ccfd.asso.fr/">CCFD</a> <em>(Comité Catholique contre la Faim et pour le développement)</em> et le soutien de nombreuses associations : la <a href="http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/">FMSEA</a> <em>(Fédération départementale des Syndicats des exploitants agricoles)</em>, la <a href="http://www.confederationpaysanne.fr/">Confédération paysanne</a>, le <a href="http://cmr.cef.fr/">CMR</a> <em>(Chrétiens en monde rural)</em>, le <a href="http://www.reinach-formations.educagri.fr/spip.php?page=rubrique">Lycée agricole de Savoie</a> et <a href="http://www.artisansdumonde.org/">Artisans du monde</a>, des collectivités territoriales rattachées à <a href="http://www.peuples-solidaires.org/">Peuples Solidaires</a>.</p>
<p>Une manifestation dont l&#8217;engouement obligea les organisateurs à retransmettre la conférence dans une salle annexe, elle aussi remplie !</p>
<p><em>La bande est enregistrée sur plusieurs supports, elle présente donc 3 blancs de quelques seconde, mais qui n&#8217;entache en rien la qualité et l&#8217;intérêt de la conférence.</em></p>
<p>
 Durée : 2h04</p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci à Jean-François Druhen-Charnaux de nous avoir transmis ce document</em></p>
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		<title>L’eau dans un monde qui change, le nouveau Rapport mondial des Nations Unies</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 18:53:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[par David Naulin La pression sur les ressources en eau s’accroît L’augmentation de la demande, liée notamment à la croissance et à la mobilité de la population, à l’évolution des modes de consommation et aux besoins accrus en énergie, ainsi que les effets déjà perceptibles du changement climatique font peser sur les ressources en eau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par  				<a href="http://www.cdurable.info/_David-Naulin_.html">David Naulin</a></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: large;">La pression sur les ressources en eau s’accroît</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/goutte-d-eau.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3325" title="goutte-d-eau" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/goutte-d-eau.jpg" alt="goutte-d-eau" width="318" height="318" /></a>L’augmentation de la demande, liée notamment à la croissance et à la mobilité de la population, à l’évolution des modes de consommation et aux besoins accrus en énergie, ainsi que les effets déjà perceptibles du changement climatique font peser sur les ressources en eau une pression toujours plus grande. C’est ce qui ressort de la troisième édition du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau.</strong></p>
<div class="texte">
<p class="spip" style="text-align: justify;">Intitulé <em class="spip">L’eau dans un monde qui change</em>, ce rapport a été présenté le 12 mars lors d’un point presse organisé au siège des Nations Unies, à New York, en présence de William Cosgrove, Coordinateur du contenu du rapport. <em class="spip">« Dans un contexte marqué par des pénuries croissantes, une bonne gouvernance est plus que jamais essentielle à la gestion de l’eau. La lutte contre la pauvreté dépend aussi de notre capacité à investir dans cette ressource »</em>, a déclaré le Directeur général, Koïchiro Matsuura, qui présentera officiellement le rapport au nom des Nations Unies le 16 mars à Istanbul.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il s’agit de l’évaluation des ressources mondiales en eau douce la plus complète à ce jour. S’appuyant sur les conclusions des deux premiers rapports, présentés à Kyoto (Japon) en 2003 et Mexico (Mexique) en 2006, cette nouvelle édition insiste sur le rôle joué par l’eau dans le développement et la croissance économique. Elle examine par ailleurs un ensemble de sujets comme la croissance démographique, le changement climatique, la modification des écosystèmes, la production d’aliments, la santé, l’industrie et l’énergie, ainsi que les biocarburants ou encore l’importance des eaux souterraines. Des études de cas portant sur certaines villes, régions ou pays (Istanbul, Cameroun, Espagne, Pays-Bas, Soudan, Swaziland et les bassins de La Plata et du lac Merin) complètent cet ouvrage.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce document s’inscrit dans un projet d’évaluation mondial visant à mesurer les progrès réalisés à l’aune des objectifs du Millénaire pour le développement. Dans la Déclaration du Millénaire des Nations Unies, adoptée en 2000, la communauté internationale s’est engagée à réduire de moitié, entre 2000 et 2015, la proportion de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable et à mettre fin à l’exploitation irrationnelle des ressources en eau.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Coordonné par le Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP), le rapport est le fruit du travail des 24 agences et entités des Nations Unies qui composent l’ONU-Eau. Il est produit tous les trois ans par le WWAP, dont le secrétariat est hébergé par l’UNESCO. Cette troisième édition sera officiellement présentée à l’ouverture du 5 ème Forum mondial de l’eau par le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, au nom des agences des Nations Unies.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span id="more-3322"></span><span style="font-size: medium;"><strong>Synthèse du rapport : l’eau dans un monde qui change</strong></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Accès à l’eau</strong> : Premier constat dressé par les auteurs du rapport : l’accès aux services de base liés à l’eau (eau potable, assainissement et production alimentaire) demeure insuffisant pour une large part du monde en développement. <strong class="spip">On estime à plus de cinq milliards (67% de la population mondiale) le nombre de personnes qui ne disposeront pas d’un accès à des installations sanitaires décentes en 2030</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la perspective d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à l’eau et l’assainissement d’ici 2015 est à la fois prometteuse et alarmante. Si les tendances actuelles suggèrent que plus de 90% de la population mondiale utiliseront des sources d’eau potable salubre d’ici cette échéance. L’objectif du Millénaire pour le développement concernant l’eau potable est donc en bonne voie, sauf en Afrique sub-saharienne où 340 millions d’Africains ne bénéficient pas d’un accès à une eau potable salubre.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En revanche, le monde est loin d’atteindre l’objectif relatif à l’assainissement. Ainsi, près de 500 millions de personnes n’ont pas accès à des installations sanitaires décentes en Afrique, parmi bien d’autres régions également en retard dans ce domaine.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le lien entre pauvreté et ressources en eau est évident : le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour coïncide approximativement avec celui des personnes qui n’ont pas accès à une eau potable salubre.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Cette situation a des conséquences sanitaires majeures. On estime en effet que dans les pays en développement, 80% des maladies sont liées à l’eau et causent la mort prématurée de trois millions de personnes chaque année. A titre d’exemple, 5 000 enfants meurent chaque jour de diarrhée, soit un toutes les 17 secondes. Au total, un dixième des maladies au niveau mondial pourraient être évitées grâce à une amélioration de l’approvisionnement, de l’assainissement, de l’hygiène et de la gestion des ressources en eau.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Les pressions sur la demande</strong> : Tandis qu’une partie de la population reste privée d’un accès satisfaisant à l’eau, la demande pour cette ressource n’a jamais été aussi forte. Les prélèvements d’eau douce ont en effet triplé depuis 50 ans et les zones irriguées ont doublé pendant la même période. Ce phénomène de fond est notamment lié à la croissance de la population. Aujourd’hui de 6,6 milliards, elle augmente de près de 80 millions de personnes chaque année. Cela se traduit par une demande supplémentaire en eau de 64 milliards de mètres cube par an. Or, 90% des trois milliards de personnes supplémentaires qui viendront grossir la population d’ici 2050 vivront dans des pays en développement, pour beaucoup dans des régions où la population actuelle dispose déjà d’un accès restreint à l’eau.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La croissance démographique se traduit par des besoins accrus en produits agricoles et donc des besoins croissants en eau. L’agriculture demeure le secteur le plus gourmand en eau puisqu’il représente à lui seul 70% de l’ensemble de la consommation (contre 20% pour l’industrie et 10% pour les besoins domestiques). Si rien n’est fait pour rationnaliser son utilisation dans l’agriculture, les besoins en eau devraient augmenter de 70 à 90% d’ici 2050 alors même qu’un certain nombre de pays atteignent déjà les limites de leurs ressources en eau.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Parallèlement, ces dernières années ont été marquées par une évolution des modes de consommation alimentaire, qui s’est traduite notamment par une plus forte demande en viande et en produits laitiers dans les pays émergents. Or, si la production d’un kilo de blé nécessite de 800 à 4000 litres d’eau, un kilo de viande de bœuf en demande entre 2000 et 16 000 litres. On estime que le consommateur chinois qui mangeait 20 kilos de viande par an en 1985 en consommera 50 kilos en 2009, ce qui se traduira par un besoin supplémentaire en eau de 390 km3. A titre de comparaison, en 2002, la consommation de viande/habitant était de 76 kilos en Suède et de 125 kilos aux Etats-Unis.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La production de biocarburant, qui s’est intensifiée ces dernières années, a également pesé de manière significative sur la demande en eau. La production d’éthanol, soit 77 milliards de litres en 2008, a triplé entre 2000 et 2007 et devrait atteindre 127 milliards de litres en 2017. Le Brésil et les Etats-Unis, qui assurent 77% de la demande mondiale, en sont les principaux producteurs. En 2007, 23% de la production de maïs des Etats-Unis et 54% de la récolte de canne à sucre au Brésil ont été utilisés pour produire de l’éthanol. Dans l’Union européenne, 47% de la production d’huile végétale a servi à produire du biodiesel en 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Malgré l’augmentation des surfaces consacrées à la production de biocarburants, la part de ces derniers dans l’utilisation des carburants reste faible. En 2008, la part de l’éthanol dans les carburants utilisés dans les transports est estimée à 4,5% aux Etats-Unis, 40% au Brésil et 2,2% dans l’Union européenne. S’ils permettent de réduire la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, les biocarburants, compte-tenu de la technologie déployée pour leur production, soulignent les auteurs du rapport, peuvent avoir un impact disproportionné sur l’environnement et la biodiversité parce que leurs cultures nécessitent l’utilisation de grandes quantités d’engrais et de beaucoup d’eau. Entre 1000 et 4000 litres d’eau sont en effet nécessaires pour produire un seul litre de biocarburant.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Par ailleurs, les besoins en énergie se développent à un rythme accéléré, ce qui devrait accentuer également la demande en eau. On estime en effet que la demande mondiale d’énergie pourrait augmenter de 55% d’ici 2030. La Chine et l’Inde devraient représenter 45% de cette augmentation. La production hydroélectrique devrait progresser à un rythme annuel moyen de 1,7% entre 2004 et 2030, soit une augmentation globale de 60% durant cette période.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Critiqués pour leur forte empreinte écologique et les déplacements de populations qu’ils occasionnent, les barrages apparaissent pour beaucoup comme une solution, dans un contexte marqué par la raréfaction des énergies fossiles et la nécessité de recourir à des sources d’énergie plus propres. C’est notamment le cas dans les pays en développement, qui disposent d’un fort potentiel dans ce domaine.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Les effets du changement climatique</strong> : La communauté scientifique s’accorde à prévoir une intensification et une accélération du cycle hydrologique à l’échelle de la planète liées au réchauffement de la planète. Cette intensification pourrait se traduire par une augmentation des niveaux d’évaporation et des précipitations. Si les effets de ces changements sur les ressources en eau demeurent encore largement incertains, on s’attend à ce que le manque d’eau ait des répercussions sur la qualité de l’eau et sur la fréquence de phénomènes tels que les sécheresses ou les inondations.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En 2030, 47% de la population vivra dans des régions déjà soumises à un fort stress hydrique. En Afrique, entre 75 et 250 millions de personnes seront confrontées en 2020 à des pénuries croissantes liées au changement climatique. La pénurie que connaîtront certaines régions arides et semi-arides aura un impact décisif sur les migrations. On estime de 24 à 700 millions de personnes qui pourraient être forcées de migrer pour des raisons liées à l’eau.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Investir dans l’eau</strong> : Selon les auteurs du rapport, les pays riches ne sont pas les seuls à devoir investir dans le secteur de l’eau. La prospérité à venir dépend en partie des investissements effectués dans le secteur de l’eau. Le développement des ressources en eau est en effet un élément clé du développement économique et social.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Investir dans l’eau se révèle payant à différents niveaux. On estime en effet que chaque dollar investi pour améliorer l’accès à l’eau se traduit par des gains de 3 à 34 dollars des Etats-Unis. A contrario, lorsque l’investissement est faible, le produit intérieur brut (PIB) peut en être affecté jusqu’à concurrence de 10%. Sur le continent africain, les pertes engendrées par le manque d’accès à une eau de qualité et à des infrastructures sanitaires de base sont estimées à quelque 28,4 milliards de dollars par an, soit près de 5% du PIB.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’investissement dans les infrastructures d’adduction d’eau est également payant pour l’environnement. Aujourd’hui, plus de 80% des eaux usées dans les pays en développement sont rejetées sans subir aucun traitement, polluant les rivières, les lacs, ou les rivages dans lesquels elles se déversent.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Aussi rentables soient-ils, ces investissements ont aussi un coût. On estime que remplacer les infrastructures vieillissantes dans les pays industrialisés pourrait coûter jusqu’à 200 milliards de dollars par an.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’eau est l’une des questions clé, parmi d’autres, que les pays en développement doivent affronter. Pourtant, compte-tenu des bénéfices que l’on peut attendre de l’investissement dans les infrastructures liées à l’eau et du développement des capacités dans le secteur, le pourcentage du budget consacré par les gouvernements et l’aide publique à ces domaines est inadéquat. Ainsi, l’aide publique au développement allouée au secteur de l’eau dans son ensemble est en diminution et ne représente que près de 5% du flux total de l’aide.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Corruption</strong> : La corruption dans le domaine de l’eau pourrait alourdir les coûts des investissements nécessaires pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à l’eau de près de 50 milliards de dollars.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Volumes de consommation falsifiés, favoritisme dans la commande d’équipement, népotisme dans l’attribution des marchés publics sont les formes de corruption les plus répandues. Selon certaines études, jusqu’à 30% des budgets consacrés à l’eau pourraient faire l’objet de détournement dans certains pays. Pourtant, il est rare que ces pratiques soient combattues. Certains pays ont toutefois pris des initiatives pour lutter contre ce phénomène, comme l’indique le rapport qui cite plusieurs exemples. Donateurs et investisseurs sont conscients de ces pratiques et la plupart des agences d’aide au développement ont choisi de se concentrer sur des pays peu touchés par la corruption.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Mieux gérer l’eau</strong> : Confrontés à des pénuries croissantes, certains pays ont déjà commencé à intégrer leur stratégie de gestion des ressources en eau à leur plan de développement. C’est notamment le cas de la Zambie. Suite à cette intégration de l’eau dans le plan de développement national, de nombreux donateurs ont incorporé des investissements relatifs à l’eau dans l’aide qu’ils accordent à ce pays.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le projet d’Anatolie du Sud-Est (GAP) en Turquie est un projet de développement multisectoriel visant à augmenter les revenus dans cette région moins développée. Le coût total du GAP est estimé à 32 milliards de dollars. Dix-sept milliards ont été investis jusqu’ici. Les revenus par fermier ont triplé avec le développement de l’irrigation. L’électrification dans les zones rurales a atteint 90%, les taux d’alphabétisation ont augmenté, les taux de mortalité infantile ont baissé, le nombre des entreprises a doublé et un système plus juste de propriété des sols s’applique désormais aux zones irriguées. Les zones urbaines desservies par l’eau ont quadruplé. De fait, la région a cessé d’être la moins développée du pays.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’Australie a également amorcé un virage dans sa politique. Ce changement s’est traduit par différentes mesures. Des restrictions ont été mises en place (arrosage des jardins, lavage de voitures, remplissage des piscines…) dans toutes les grandes villes australiennes. A Sydney, un double système de distribution a été mis en place en 2008 avec d’une part un circuit qui achemine l’eau potable, de l’autre un circuit distribuant une eau impropre à la consommation mais disponible pour d’autres usages.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les réseaux de distribution urbains comme les dispositifs d’irrigation se révèlent largement inefficaces si on les juge à l’aune des quantités d’eau gaspillées. Dans la région méditerranéenne, on estime que 25% de l’eau acheminée dans les zones urbaines et 20% de celle qui transite par les canaux d’irrigation se perd. Or, une partie au moins de ces pertes est évitable. Des villes comme Rabat (Maroc) ou Tunis (Tunisie) sont parvenues à réduire leurs pertes de 10%. Des programmes de détection des fuites sont également expérimentés à Bangkok (Thaïlande) et Manille (Philippines). Les procédés de traitement de l’eau peuvent également permettre d’améliorer l’offre. Le recyclage des eaux usées à des fins agricoles est déjà pratiqué par certains pays. Il reste cependant limité, sauf dans les pays disposant de ressources en eau très réduites. Ainsi, 40% des besoins de Gaza (Territoires palestiniens), 15% de ceux d’Israël et 16% de ceux de l’Egypte sont couverts par le recyclage des eaux usées.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La désalinisation de l’eau de mer est un autre procédé utilisé dans les régions arides. Il est utilisé pour obtenir de l’eau potable (24%) et pour les besoins de l’industrie (9%), dans des pays qui atteignent les limites de leurs ressources renouvelables (Arabie saoudite, Israël, Chypre…).</p>
<hr />
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em><strong>En complément de notre article consacré à la sortie du nouveau rapport de l’ONU intitulé &laquo;&nbsp;L’eau dans un monde qui change&nbsp;&raquo; nous vous proposons de découvrir les chiffres clés qui y sont révélés. <span class="spip">« Dans un contexte marqué par des pénuries croissantes, une bonne gouvernance est plus que jamais essentielle à la gestion de l’eau. La lutte contre la pauvreté dépend aussi de notre capacité à investir dans cette ressource »</span>, a déclaré le Directeur général, Koïchiro Matsuura, qui présentera officiellement le rapport au nom des Nations Unies le 16 mars à Istanbul.</strong></em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em><strong></strong></em></p>
<hr />
<h3 style="text-align: center;">Cycle de l’eau</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">79 % du total des précipitations terrestres tombent sur les océans, 2 % sur les lacs et 19 % seulement sur les terres émergées. 2 200 km3 (2 %) s’infiltrent dans nos nappes souterraines</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Globalement, les deux tiers des précipitations environ retournent dans l’atmosphère. D’un point de vue régional, l’Amérique latine est la plus riche en eau, avec environ un tiers des ruissellements mondiaux. L’Asie vient ensuite, avec un quart des ruissellements, suivie par les pays de l’OCDE (20 %), l’Afrique subsaharienne et l’ex-Union soviétique, chacune avec 10 %. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les moins bien lotis (1 % seulement des ruissellements mondiaux).</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Principaux utilisateurs</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> En volume utilisé, <strong class="spip">les dix principaux pays consommateurs d’eau sont l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Pakistan, le Japon, la Thaïlande, l’Indonésie, le Bangladesh, le Mexique et la Fédération de Russie</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La consommation nationale s’échelonne de 646 km3/an en Inde à moins de 30 km3/an au Cap-Vert ou en République centrafricaine.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> 99 % des 4 000 km3/an prélevés pour l’irrigation, les besoins domestiques, l’industrie et l’énergie proviennent de sources renouvelables, qu’elles soient superficielles ou souterraines. Le reste (1 %) provient d’aquifères fossiles non renouvelables, situés pour l’essentiel dans trois pays : l’Arabie saoudite, la Libye et l’Algérie.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Les eaux souterraines représentent déjà 20 % du total des prélèvements, qui augmentent rapidement, surtout dans les zones arides. <strong class="spip">Les ponctions dans les nappes phréatiques ont été multipliées par 5 au XXe siècle</strong>.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Maladies liées à l’eau</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> L’approvisionnement en eau &#8211; qu’il s’agisse de l’eau utilisée pour la consommation humaine, de celle utilisée pour l’assainissement ou la production alimentaire &#8211; reste insuffisant dans une large partie du monde en développement : <strong class="spip">plus de 5 milliards de personnes (67 % de la population mondiale) n’auront sans doute toujours pas accès en 2030 à un système d’assainissement décent</strong> (OCDE, 2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Près de 340 millions d’Africains n’ont pas accès à une eau potable salubre</strong> et près de 500 millions ne bénéficient d’un système d’assainissement décent.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">80 % des maladies des pays en développement sont liées à l’eau :  elles font chaque année près d’1,7 million de morts</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> On estime à 3 millions le nombre de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies liées à l’eau dans les pays en développement.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">5 000 enfants décèdent chaque jour de diarrhée, soit un toutes les 17 secondes</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> 1,4 million d’enfants meurent de diarrhée chaque année, des décès qui pourraient souvent être évités.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Près du dixième des maladies dans le monde pourraient être évitées en améliorant l’approvisionnement en eau, l’assainissement, l’hygiène et la gestion des ressources en eau.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Eau et alimentation</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> L’eau est indispensable à la production alimentaire. <strong class="spip">L’agriculture est de loin le premier utilisateur d’eau, absorbant quelque 70 % de la consommation totale</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Les usages industriel et domestique ne représentent respectivement que 20 % et 10 % seulement de la consommation totale d’eau.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Les surfaces irriguées ont doublé et les prélèvements d’eau ont triplé depuis 50 ans</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Si l’agriculture n’améliore pas sa façon d’utiliser l’eau, la demande mondiale pour ce secteur passera, selon toute probabilité, de 70 à 90 % de la consommation totale</strong> (Comprehensive Assessment of Water Management in Agriculture, 2007)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Les besoins journaliers en eau vont de 2 000 à 5 000 litres d’eau par personne et par jour</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La question à se poser n’est pas « combien d’eau buvons-nous ? » (une moyenne de 2 à 5 litres par jour dans les pays développés), mais plutôt « combien d’eau mangeons-nous ? » (3 000 litres par jour dans les pays riches, selon une estimation).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Il faut en effet 800 à 4 000 litres d’eau pour produire un kilo de blé et 2 000 à 16 000 litres d’eau pour produire la même quantité de viande de boeuf</strong>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> En 2002, la Suède a consommé 76 kg de viande par personne et les États-Unis 125 kg.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> On estime que le consommateur chinois, qui mangeait 20 kg de viande en 1985, dévorera plus de 50 kg en 2009. La demande de céréales va augmenter en conséquence. Or il faut 1 000 litres d’eau pour produire 1 kg de céréales. Cela signifie qu’il faudra 390 km3 d’eau supplémentaires pour couvrir ces nouveaux besoins.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Croissance démographique</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Estimée aujourd’hui à 6,6 milliards, la population mondiale croît d’environ 80 millions chaque année</strong>. La demande d’eau douce devrait donc augmenter aussi, d’environ 64 milliards de mètres cubes par an.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> On estime que 90 % des 3 milliards d’habitants qui s’ajouteront à la population du monde d’ici 2050 se trouveront dans les pays en développement, principalement dans des régions où, actuellement, la population ne bénéficie pas d’un accès correct à l’eau potable et à l’assainissement.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Plus de 60 % de l’accroissement démographique entre 2008 et 2010 se produira en Afrique subsaharienne (32 %) et en Asie du Sud (30 %), qui, à elles deux, devraient abriter la moitié de la population mondiale en 2100.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Croissance urbaine</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Si la population urbaine mondiale a connu au XXe siècle une progression éclair, passant de 220 millions à 2,8 milliards, les prochaines décennies verront une vitesse d’urbanisation sans précédent dans le monde en développement.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La population des agglomérations devrait croître d’environ 1,8 milliard (entre 2005 et 2030) jusqu’à représenter environ 60 % de la population mondiale. Près de 95 % de cette croissance devrait se produire dans les pays en développement.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Migrations</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> On estime aujourd’hui à 192 millions le nombre de migrants dans le monde – ils étaient 176 millions en 2000. Les pressions migratoires devraient à l’avenir s’exercer surtout sur les zones côtières, qui abritent 15 des 20 mégalopoles mondiales. Le monde comptera davantage de personnes vivant dans des zones urbaines et côtières vulnérables au siècle prochain.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Les estimations sur le nombre de personnes qui pourraient être déplacées à cause de facteurs liés à l’eau varient de 24 millions à 700 millions.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Objectifs du Millénaire des Nations Unies pour le développement</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Accès à l’eau potable</strong> : Au vu des tendances actuelles, plus de 90 % de la population mondiale aura accès à des sources d’eau potable plus satisfaisantes d’ici 2015.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> <strong class="spip">Assainissement</strong> : Entre 1990 et 2006, la proportion de la population qui n’avait pas accès à un système d’assainissement adéquat n’a reculé que d’environ 8 points de pourcentage. Compte tenu des tendances actuelles, le nombre de personnes qui ne bénéficieront pas d’un système d’assainissement satisfaisant en 2015 n’aura que légèrement baissé, passant à 2,4 milliards.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il faudra doubler les efforts actuels pour atteindre l’objectif en matière d’assainissement. Dans le cas contraire, 2,4 milliards de personnes dans le monde n’auront toujours pas accès à ces services vitaux.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar US par jour correspond peu ou prou à celui des personnes qui n’ont pas accès à une eau potable saine. Le nombre de personnes vivant avec moins de 2 dollars US par jour (environ 2,8 milliards) correspond peu ou prou à celui des personnes qui n’ont pas accès à un système d’assainissement décent.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Changements climatiques</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> En 2007, la Conférence sur les changements climatiques organisée par les Nations Unies à Bali (Indonésie) a reconnu que même si se vérifiait la prédiction minimale pour le XXIe siècle, à savoir un changement climatique d’au moins le double du réchauffement intervenu depuis 1990 (égal à 0,6°C), cela provoquerait des bouleversements considérables.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> 85 % de la population mondiale réside actuellement dans la moitié la plus aride de la Terre. En 2030, 47 % de la population mondiale vivra dans des zones soumises à des stress hydriques importants.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Rien qu’en Afrique, d’ici 2020, 75 à 250 millions de personnes pourraient être exposées à un stress hydrique accru du fait des changements climatiques. Ajoutée à une demande d’eau croissante, cette situation affectera les moyens d’existence et exacerbera les problèmes liés à l’eau (GIEC, 2007).</p>
<p class="spip" style="text-align: center;"><strong class="spip">Bénéfices des investissements dans l’eau</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> On estime que chaque dollar US investi dans l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement produit entre 3 et 34 dollars de bénéfices.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Pour la seule Afrique, les pertes économiques globales induites par l’absence d’accès à une eau vraiment potable et à un système d’assainissement décent sont estimées à quelque 28,4 milliards de dollars EU par an – environ 5 % du PIB (OMS, 2006).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Selon une étude portant sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, la réduction des nappes phréatiques semble avoir provoqué une baisse du PIB de certains pays : de 2,1 % en Jordanie, 1,5 % au Yémen, 1,3 % en Égypte et 1,2 % en Tunisie.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> En Chine, les réformes apportées à la gestion de l’eau ont produit des améliorations mesurables en termes de PIB local. Les 335 districts qui ont achevé leur électrification primaire grâce à l’énergie hydroélectrique ont vu leur PIB doubler par rapport à ceux qui n’ont pas de production d’électricité rurale. Le revenu annuel moyen par agriculteur a progressé de 8,1 % par an, près de 3 % de plus que la moyenne nationale.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Stockage de l’eau</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Le stockage de l’eau permet de disposer de sources fiables pour l’irrigation, l’approvisionnement en eau et l’énergie hydraulique, ainsi que d’une protection contre les inondations. Dans les pays développés, il n’est pas rare que 70 % à 90 % des flux annuels soient fournis par les réservoirs de stockage.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Seuls 4 % environ des ressources renouvelables annuelles de l’Afrique sont stockés.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Il y aurait actuellement plus de 50 000 grands barrages et 100 000 barrages de moindre importance pour un total d’1 million de barrages dans le monde. La capacité totale créée par ces barrages est estimée à 7 000 km3 environ. Quelque 350 grands réservoirs sont actuellement en construction en Chine, en Inde, en Asie du Sud-Est, en Iran et en Turquie.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Secteur privé</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Le nombre de personnes dont l’accès à l’eau dépend du secteur privé est passé d’environ 50 millions en 1990 à environ 300 millions en 2002 (RMDH, 2006).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Plus de 70 % des investissements mondiaux sont le fait du secteur public. Moins de 3 % de la population des pays en développement sont alimentés par des sociétés privées ou mixtes.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Eau virtuelle</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Tous les pays importent et exportent de l’eau sous forme virtuelle, c’est-à-dire sous forme de produits agricoles et industriels. Le volume mondial des flux d’eau virtuelle est de 1625 Gm3/an.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Environ 80 % des flux d’eau virtuelle sont liés au commerce de produits agricoles. On estime que 16 % des problèmes de réduction et de pollution des ressources hydrauliques dans le monde sont dus à la production pour l’exportation. Le prix des marchandises tient rarement compte des coûts de l’utilisation de l’eau par les pays producteurs.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Un exemple : le Mexique importe du blé, du maïs et du sorgho des États-Unis, qui utilisent pour ce faire 7,1 Gm3 d’eau par an. S’ils étaient produits au Mexique, les besoins en eau seraient de 15,6 Gm3/an. Les économies mondiales d’eau résultant du commerce international de l’eau virtuelle dans les produits agricoles équivalent à 6 % du volume mondial d’eau utilisé pour la production agricole.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Énergie</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la demande mondiale d’énergie devrait augmenter d’au moins 55% d’ici 2030. La Chine et l’Inde représenteraient à elles seules environ 45 % de cette augmentation totale et les pays en développement, 74 %.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La production d’hydroélectricité devrait croître au rythme annuel moyen de 1,7 % entre 2004 et 2030, soit une progression globale de 60 %.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Biocarburants</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La production de bioéthanol a triplé entre 2000 et 2007, passant à 77 milliards de litres en 2008, selon les estimations. Le Brésil et les États-Unis sont les principaux producteurs avec 77 % de la production mondiale. La production de biodiesel à partir d’huile végétale a été multipliée par 11 entre 2000 et 2007. L’Union européenne y contribue à 67 % (OCDE-FAO, 2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La production mondiale d’éthanol devrait atteindre 127 milliards de litres en 2017.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> En 2007, 23 % de la production de maïs des États-Unis allait à la production d’éthanol, ainsi que 54 % de la canne à sucre produite au Brésil. Dans l’Union européenne, environ 47 % de la production d’huile végétale était absorbée par la production de biodiesel.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La part de l’éthanol dans le marché des carburants pour le transport de ces pays en 2008 était estimée à 4,5 % aux États-Unis, 40 % au Brésil et 2,2 % dans l’UE.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Près du cinquième du maïs produit aux États-Unis servait à la production d’éthanol en 2006-2007, mais il ne remplaçait que 3 % environ de l’essence consommée dans le pays (Banque mondiale, Rapport sur le développement dans le monde, 2008).</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Corruption</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La corruption qui règne dans le secteur de l’eau est susceptible de renchérir de près de 50 milliards de dollars EU le coût des investissements nécessaires à la réalisation des OMD relatifs à l’accès à l’eau et à l’assainissement (Rapport mondial sur la corruption, 2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Parmi les cas de corruption les plus courants figurent la falsification des volumes consommés, les malversations dans le choix des sites de forage, et la collusion et le favoritisme dans l’obtention des marchés publics.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Jusqu’à 30 % des budgets peuvent être détournés dans certains pays pour cause de corruption.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: center;">Recyclage</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Le recyclage des eaux usées urbaines dans l’agriculture reste limité, sauf dans de rares pays aux très faibles ressources en eau : il représente 40 % de l’eau consommée dans les Territoires palestiniens et à Gaza, 15 % en Israël et 16 % en Égypte où l’on récupère les eaux de drainage.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://cdurable.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Le dessalement est de plus en plus abordable. On y recourt principalement pour produire de l’eau potable (24 %), ainsi qu’à des fins industrielles (9 %), dans les pays qui ont atteint les limites de leurs ressources en eau renouvelables (Arabie saoudite, Israël, Chypre, etc.). Il ne représentait que 0,4 % de l’approvisionnement total en eau en 2004, mais devrait doubler d’ici à 2025.</p>
<p class="spip" style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://cdurable.info/L-eau-dans-un-monde-qui-change-Nouveau-Rapport-Mondial-des-Nations-Unies-2009,1588.html">cdurable.info</a></em></p>
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		<title>La cécité écologique</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 19:50:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Michel Tarrier, le 20 mars 2009. « Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. » (Karl Marx) « Le capitalisme a le pouvoir de transformer en drogue, immédiatement et continuellement, le venin qui lui est lancé au visage, et de s’en délecter. » (Bertolt Brecht) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?auteur346&amp;PHPSESSID=e94f487da8e3df2110e86853b7f5edda" target="_blank">Michel Tarrier</a>, le 20 mars 2009.</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. »</strong><br />
(Karl Marx)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le capitalisme a le pouvoir de transformer en drogue, immédiatement et continuellement, le venin qui lui est lancé au visage, et de s’en délecter. »</strong><br />
(Bertolt Brecht)</p>
<div id="attachment_3158" class="wp-caption alignright" style="width: 350px"><img class="size-full wp-image-3158" title="exhortation-in-red-ring" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/exhortation-in-red-ring.jpg" alt="Illustration de Veer Munshi : &quot;Exhortation in red ring&quot;" width="340" height="414" /><p class="wp-caption-text">Illustration de Veer Munshi : &quot;Exhortation in red ring&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout au long des trois derniers siècles, puis avec une acuité hors pair au fil des dernières décennies, prophète du progrès matériel, reniant toute connaissance intuitive et « illuminée », le mode occidental, l’américanisation et son image exportée, ont redéfini le monde autour d’eux.<br />
Si vivre, c’est &laquo;&nbsp;in primis&nbsp;&raquo; préférer et exclure, nous n’avons pas failli à cette interprétation.<br />
Le résultat est une désolation de la biosphère, une violation de ce monde et de nous-mêmes.<br />
Mais ceci n’est rien pour un système « mariole », fondé sur le déni, qui se gausse de tout parce qu’il a l’intime conviction que les richesses acquises dans un rapport de force des plus dégueulasses serviront de privilège à la survie.<br />
Par contre, une irréfutable leçon est donnée par le réchauffement climatique, plafonnement définitif de la notion de croissance, preuve par neuf de l’irréversibilité d’un développement empirique.<br />
C’est une claque bien méritée.<br />
Il en est donc fini de plastronner et Monsanto peut toujours envoyer sa police des gènes dans le champ du voisin qui n’avait rien demandé !<br />
Au moment où un maître du monde allait s’approprier les semences de la vie et en finir avec les abeilles et les coccinelles, dites bêtes à bon dieu, nous faisant, une fois de plus, accroire que c’était pour sauver l’humanité, le ciel nous tombe sur la tête.</strong></p>
<p align="justify">Originellement, toutes causes pouvant entraîner une crise écologique étaient évidemment naturelles. Présentement, la responsabilité anthropique se profile presque toujours à l’horizon, y compris dans ce que les journaux titrent complaisamment de catastrophes « naturelles ». Même quand la responsabilité humaine n’est pas le phénomène déclencheur, son influence suffit à conférer une plus grande amplitude au désastre. C’est un point de vue illustré par des exemples probants. Le 6 janvier 2007, une secousse de 3,1 sur l’échelle de Richter fut ressentie depuis la région suisse de Bâle jusqu’en Alsace. Elle faisait suite à un premier séisme de magnitude 3,4 datée du 8 décembre, suivi d’une réplique de magnitude 2,5 le 15 décembre suivant. Ces frémissements de l’écorce terrestre étaient liés à la construction d’une méga centrale géothermique. Les responsables ont reconnu que l’injection d’eau sous haute pression à 5000 mètres de profondeur avait provoqué ces secousses. Et reparlons des effets du dernier tsunami dans l’océan Indien, démultipliés par la dégradation côtière occasionnée par des activités spéculatives, spécialement la dommageable néantisation de la mangrove protectrice. Reparlons aussi des inondations meurtrières en Haïti ou à Madagascar, dont le déboisement et ses effets érosifs impliquent de violents lessivages ; sans omettre de citer les incendies forestiers répétitifs et sans commune mesure avec ceux naturels et sporadiques qui sont parfaitement salutaires aux écosystèmes. Il est ainsi très aisé de prédire les prochains cataclysmes favorisés par l’action humaine, et même d’en pronostiquer potentiellement l’impact de dangerosité. Nous avons tant l’habitude de jouer avec le feu que la politique de la terre brûlée est un symptôme chronique, presque familier. Stratégiquement, cette tactique de la terre brûlée est une solution de la dernière chance qui consiste à avancer en détruisant tout derrière soi, afin de ne donner aucune chance de ravitaillement à l’ennemi. Comble du crétinisme, notre ennemi est donc nous-mêmes ! On vient seulement de s’en apercevoir et de se rappeler que nous avons éthologiquement mal évolué depuis nos ancêtres les Gaulois. La sympathie que nous éprouvons pour Astérix tiendrait donc de l’effet nostalgique ?<span id="more-3157"></span></p>
<p align="justify">Les catastrophes naturelles doivent être interprétées afin de mesurer comment notre impact intentionnel y préside. Séismes, éruptions volcaniques, inondations, glissements de terrain, raz-de-marée, ouragans, tempêtes, incendies, canicules et tous phénomènes naturels de grande ampleur ayant une incidence destructrice, sont parties prenantes de nos actions, tant en amont qu’en aval. En amont, notre dégradation du milieu les induit ou les amplifie ; en aval, notre manque de prévoyance nous rend impuissants. Souvenons-nous, par exemple, des violentes et légitimes polémiques animées en leur temps par Haroun Tazieff, en matière d’absence de constructions antisismiques, ou de manque de prévision rationnelle en cas d’éruptions volcaniques. Maintenant que « nous savons », on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles nous nous acharnons allègrement à construire, puis reconstruire, des mégapoles en des sites exposés ? Si la pensée urbanistique des décideurs politiques se limite à la représentation du temps historique d’un mandat électoral, ou tout au plus de quelques générations, les géologues sont là pour les remettre dans la relativité géophysique. Si notre progrès à la fois détruit et ne permet pas de sauver par anticipation, il est vraiment délétère. L’habitude monothéiste à penser que la Nature est domesticable et domestiquée, taillable et corvéable à merci, a de lourdes conséquences. En matière de gouvernance environnementale, et de discrédit de l’autre sexe, de l’autre race, de l’autre espèce, le poids des religions fut vraiment celui d’une enclume. Quand ça tourne mal, c’est la légitimation morale de la sanction qui prend le relais de nos délinquances économiques et de nos coupables incompétences. On s’envole dans les égarements émotionnels, on se repend des fléaux que nous avons provoqués en invoquant malédictions et calamités d’une Terre en colère, on fait sortir de la trousse théologique un dieu courroucé et acariâtre comme s’il s’agissait d’une entité humaine ! <em>Deus ex machina</em> ! C’est l’Âge de fer, ou plus exactement un temps féodal et théocratique. Selon Michael Marcavage, directeur de l’organisation évangéliste <em>Repent America</em>, l’ouragan Katrina de 2005 était une « <em>action de Dieu</em> » visant à détruire « <em>une ville pécheresse</em> » où devait se tenir un festival homosexuel ! Quant à la vision du rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux israélien Shass, elle portait sur un châtiment de Dieu consécutif à l’approbation par George W. Bush d’un démantèlement des colonies juives de la bande de Gaza ! Les pertes occasionnées par l’ouragan portaient essentiellement sur le fait que la Nouvelle-Orléans, encerclée de trois côtés par l’eau, a été construite en dessous du niveau de la mer et que sa protection contre les inondations permanentes est assurée par un système de digues et de pompes dont la prévention était rendue inefficace par un manque chronique d’investissements, notamment au niveau des quartiers nécessiteux, tel le Lower Ninth Ward. Lors de la catastrophe, la pesanteur des secours apportés et la sempiternelle ségrégation raciale furent au banc des accusés. La grande majorité des victimes était les déshérités d’origine afro-américaine, sans possibilité de s’échapper, voire refoulés des supermarchés des quartiers blancs qui pouvaient leur servir d’abris. Un vrai désastre basé sur le mensonge et amplifié par les règles iniques du capitalisme.</p>
<p align="justify">Le sentiment de la crainte de Dieu, garant inventé de notre vie, fut probablement l’un des thèmes magistraux de la philosophie. De Kierkegaard à Heidegger, les philosophes s’en défendaient, avouant même en cherchant à s’en affranchir qu’ils n’en n’étaient pas indemnes. « <em>Avoir peur de Dieu, de la mort, de la maladie, de soi-même, n’explique en rien le phénomène de peur. La peur étant primordiale, elle peut être présente aussi sans ces objets</em> » disait Cioran. Et si au moins cette théologie de la peur et d’une punition divine nous enseignait implicitement l’obéissance aux lois de la Nature. Mais il n’en est rien et nous continuons à faire nos « <em>cochoncetés en toute quiétude sous prétexte qu’on nous a béni </em> », comme poétisait Léo Ferré. Spinoza argumentait déjà que, fondé sur l’opinion, l’objectif des religions était de tenir en respect les hommes. À l’aune d’une grande débâcle écologique, alors que la fête est finie, que les carottes sont cuites et que nous sommes tous perdants – y compris ceux qui, dans une espèce d’hébétude hilare et de prépondérance que leur confère le simple port d’un costard-cravate pensent encore tirer les ficelles &#8211; si l’on examine le comportement écologique, au moins des sociétés monothéistes, on constate que cette utilité sociale d’une règle collective a failli. On accepte donc de payer les pots cassés et on s’arrange avec la sanction. Nos recettes sont nulles et <em>Homo sapiens</em> <em>credulus</em> (et <em>perfidus</em>) a toujours fait un drôle de commerce, non seulement avec son dieu, mais aussi avec les lois naturelles. Il appréhende la catastrophe qu’il désigne comme naturelle sur le mode d’un pendant négatif du miracle, et fait la balance avec les deux. Mais à l’échelle de la Nature, la notion de destin, de fatalité bonne ou mauvaise, n’a aucun sens, les règles sont une constante. Il n’existe ni main de la providence, ni malheur, ni miracle, ni malédiction, ni bonne étoile, ni oiseau de mauvais augure, ni araignée du soir-espoir. Le déterminisme et son principe de causalités ne sont pas le fatalisme religieux. Les événements qui ont lieu dans la Nature et leurs conjonctures sont naturels, c’est tout !</p>
<p align="justify">Pour nous situer dans cette crispation écologique où nous sommes empêtrés, le mieux est de s’interroger sur la définition scientifique d’une telle crise. À la lettre, une crise écologique se manifeste lorsque le milieu de vie d’une espèce ou d’une population évolue sur un mode défavorable à sa survie. À la suite de modifications de facteurs abiotiques, par exemple d’ordre atmosphérique, l’environnement se dégrade, certaines ressources se tarissent. Ou bien ce sont les prédateurs dont la pression est trop marquée, ou bien encore la qualité de vie est hypothéquée par une acmé démographique (surpopulation). Spatialement, l’événement peut être local (marée noire, pollution d’un fleuve) ou global (réchauffement climatique). Son impact peut être parcellaire et restreint à un nombre de sujets, ou entraîner la disparition d’une espèce ou d’un groupe d’espèces (par exemple par anéantissement de l’habitat, comme c’est le cas pour les grands singes ou l’ours polaire ; ou encore par rupture de la chaîne alimentaire). Certaines grandes phases d’extinction ont vu l’éradication de la majorité des espèces vivant sur le globe. La biodiversité peut paradoxalement en sortir gagnante, lorsqu’une espèce territorialement exclusive libère sa niche écologique au profit d’une diversification. La durée d’une crise écologique est variable, d’un court laps de temps à des millions d’années. Sans produire une extinction finale, une crise écologique peut engendrer une vie difficile pour les survivants. Les affres que notre modernité impose aux peuples indigènes sont de cette catégorie. Un autre exemple est l’exode de populations ne jouissant plus des conditions adéquates de vie sédentaire ou souffrant de crises alimentaires (le cas d’école est le « suicide » collectif des lemmings). Ce sont les réfugiés de l’environnement, ou écoréfugiés, tels les Africains qui cherchent à accoster sur la rive européenne de la Méditerranée occidentale ou les Latino-américains que la pauvreté pousse, par le Mexique, à s’introduire aux États-Unis. Leur nombre est déjà évalué à 200 millions de personnes (<em>Source : Division de la population des Nations unies</em>), soit deux fois plus qu’en 1980. Il n’y en avait que 600 000 par an dans les années 1960 et leur augmentation sera exponentielle. Ils rejoignent d’autres migrants, ceux des pays en guerre, tels les 30 000 Somaliens qui, pour fuir les combats opposant les forces gouvernementales aux milices islamiques, accomplissent la périlleuse traversée du golfe d’Aden pour gagner, morts ou vifs, les côtes du Yémen où la mitraille des gardes-côtes yéménites les attend.</p>
<p align="justify">Notre crise offre le cumul de toutes les menaces d’ordres biotiques et abiotiques. Elle résulte d’une surpopulation, dominée par un système de castes et de caprices, d’une mainmise de technologies agressives et contraires aux moindres règles environnementales, d’un abus systématique d’usages illustré par une agriculture chimique et intensive qui décime les interdépendances qui nous régissent, le tout induisant une pollution à nulle autre pareille, un épuisement des ressources, une érosion galopante dont le corollaire est la désertification fatale. Il ne faut pas être très futé pour comprendre qu’un tel programme risque de faire la vie invivable à tous les Terriens, et participera à l’élimination progressive et sélective de la jeune espèce <em>Homo sapiens</em>. Comble de l’injustice pour les croyants de « bonne foi », ce seront les innocents qui se retrouveront les premiers dans la fournaise et ainsi, une fois de plus, un dieu reconnaîtra les « chiens ». La date inaugurale de ce point de non-retour pour la planète Terre serait 2050. Toutes les expertises aboutissent à cette période de milieu de notre siècle, prenant aussi en compte un événement aussi contraignant que celui de la fin de l’ère des énergies fossiles et de l’impossibilité de les remplacer à pareille échelle par des technologies alternatives. L’incontournable fascination de la croissance et du développement à tous crins, tout comme un mercantilisme porté aux nues, ont pavé le chemin qui mène au délitement planétaire. La locomotive économique sans rails écologiques n’ira pas beaucoup plus loin. Notre méconnaissance des équilibres de la Terre, nos désirs de conquêtes et d’expansion pour amasser, entasser, engranger avec cynisme et satisfaction, se retournent contre nous. Qu’avait-on appris à l’école, à l’université, au bordel, à la messe et devant le tube cathodique ? « <em>L’homme a détruit un à un les systèmes de défense de l’organisme planétaire </em> » constate Jean-Marie Pelt. Un tel constat n’empêche pas certains de continuer, en rayant ces arguments qui ne sont que des faits avérés et dont une partie de l’humanité souffre déjà cruellement. L’économie traditionnelle s’est construite sur une modélisation uniquement sociale, faisant fi du milieu écologique de notre espèce. La Terre n’était pas un grenier inépuisable, nos gestions minières des écosystèmes et des ressources étaient pour le moins erronées. Avec notre logique inversée, nos prétentions dérisoires, nous sortons perdants, les bras ballants, les yeux hagards, d’un face à face constant avec la Nature. La Terre était une île vivante, la théorie Gaïa et la marche homéostatique de la planète bleue, foyer tellurique de l’humanité, n’était pas un conte pour endormir les enfants prodiges mais pour réveiller les adultes attardés. Tout était dans tout et nous avons procédé en tranches, comme le charcutier du coin. Et des milliards de charcutiers, ça peut faire du mal à la planète ! Aujourd’hui, nous avons fait sauter la plupart des thermostats et nous sommes perdus. Il y a, entre la Terre-mère et chacun de nous, comme un cordon ombilical sacré. Et les terriens qui l’ont coupé sont des extraterrestres. Mais : « <em>L’homme a en lui le goût de détruire. Et ce n’est pas le prêchi-prêcha des bien-pensants qui mettra fin à cette malédiction que nous portons dans nos gènes&#8230; La saloperie humaine est la même partout. Fort de ce constat, je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre que d’injurier l’humanité, de dénoncer son absurdité et sa cruauté&#8230;</em> », écrit Patrick Declerck.</p>
<p align="justify">Le destin de l’île de la Natividad est un contre exemple à celui de l’île de Pâques, ou d’Haïti… À Trinidad, une modeste communauté autonome de 300 pêcheurs mexicains a pris les devants des quotas imposés par les autorités gouvernementales. Pêcheurs sous-marins à haut risque, ils ont aussi l’avantage d’exploiter l’ormeau, un coquillage univalve très rémunérateur parce que mets excellent et prisé. Après avoir, dans un premier temps d’aveuglement, surexploité son environnement, cette communauté a mis en place une politique de prélèvements régulés et de stricte préservation, créant ses propres réserves marines et une surveillance draconienne contre tout pillage. Par la sagacité de ses habitants, un site apparemment hostile est ainsi devenu un modèle de préservation environnemental et de gestion soucieuse des ressources, marines en l’occurrence. Il s’agit là d’une modélisation de ce que pourrait être une bienveillante dictature verte dont l’avènement (comment ?) serait le seul et unique recours pour mettre un terme à la gabegie mondiale. Mais un tel modèle ne nous intéresse qu’à la condition qu’il soit folklorisable, susceptible d’occuper le créneau télévisé d’un documentaire de bonne conscience entre deux pubs productivistes. Nous aurions trop à en craindre s’il venait à menacer globalement nos mauvaises manières.</p>
<p align="justify">Le constat n’est pas sans rappeler l’allégorie de la caverne de Platon, ces hommes immobilisés dans une grotte, tournant le dos à l’entrée et ne voyant que leurs ombres et celles projetées par des objets loin derrière eux. Écologiquement, cette impossible accession à la réalité, ce déni de l’évidence au nom des idées reçues, ne sont plus seulement métaphoriques, mais pure représentation. Plus les vitres de nos demeures sont grandes, plus nous sommes braqués sur un poste de télévision et moins nous percevons le paysage réel.</p>
<p align="justify">C’est de cette crise dont il est maintenant question. On peut toujours y ajouter un à-côté religieux et probabiliste, aller en chercher la prédiction dans une bible ou chez Nostradamus, cela ne change en rien que nous en sommes à la fois pleinement les auteurs et les victimes.</p>
<p align="justify">D’un point de vue social, le monothéisme engendre le fascisme, l’impérialisme et le capitalisme. D’un point de vue philosophique, il sous-tend la dichotomie, la dualité et l’absence de diversité. D’un point de vue psychologique, il génère des conceptions rigides, linéaires et figées. Et d’un point de vue agricole, il accouche de la monoculture et de la destruction de la diversité biologique. L’enseignement d’un anthropocentrisme révélé conduit donc, quelque part, à la négation même de la vie et d’un séjour pérenne de l’homme sur la Terre. On peut se questionner sur le pourquoi du succès des religions monothéistes !</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1145" target="_blank">LaRevueDesRessources.org</a>)</em></p>
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		<title>Jak Bank, banque suédoise sans taux d&#8217;intérêt</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:59:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En Suède, la JAK Bank pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an. LA BANQUE DE MEMBRES JAK : UN SYSTEME [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="size-full wp-image-4108 alignright" title="Jak Bank" src="http://ribh.files.wordpress.com/2009/03/jak_bank.jpg?w=200&amp;h=234" alt="jak_bank" width="200" height="234" /></em><span style="color: #000000;"><em>En Suède, la <a href="http://jak.se/" target="_blank">JAK Bank</a></em><em> pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an.</em></span></p>
<p><strong>LA BANQUE DE</strong><strong> MEMBRES JAK : UN SYSTEME DE PRETS ET D’EPARGNE SANS TAUX D’INTÉRÊT</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les prêts sont financés par les dépôts des membres JAK. Jusqu’en 2006 la totalité des membres ont économisé la somme de 87 millions €, et ont emprunté la somme de 76 millions € (en 2006). L’administration et les coûts de développement sont couverts par les cotisations d’adhésion annuelle et les frais des prêts (environ 2.5% du tarif effectif d’intérêt).</p>
<p style="text-align: justify;">En combinaison avec le compte d’épargne sans taux d’intérêt, nous avons deux produits – les deux sont sans taux d’intérêt :</p>
<ol>
<li>Le prêt-épargne équilibré (original) &#8211; plus favorable pour les particuliers.</li>
<li>L’instrument de prêt et de soutien à l’épargne (nouveau) – plutôt destiné aux associations et aux sociétés.</li>
</ol>
<p><strong>POURQUOI SANS TAUX D’INTÉRÊT ? <span id="more-3002"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous considérons qu’il est légitime de payer pour un travail fait ou pour une prise de risques, mais pas de gagner de l’argent seulement avec de l’argent. A notre point de vue il n’est pas moral de donner des prêts contre des taux intérêt où il n’y a ni travail, ni risque impliqué.</p>
<p style="text-align: justify;">L’usage des intérêts entraîne également des effets négatifs dans la société. Ceux-ci grèvent les prix des services et des marchandises lorsque les producteurs les ajoutent aux prix de vente pour couvrir les frais d’intérêt de leurs emprunts. Dans une économie basée sur l’intérêt, l’argent est transféré de ceux qui en ont le moins à ceux qui en ont le plus, et de cette façon les actifs se concentrent aux mains de quelques-uns.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, depuis que notre système monétaire moderne se base sur des dettes et que pratiquement tout l’argent est en forme de dettes qui doivent être remboursées avec des intérêts, nous avons un système d’argent qui croît exponentiellement. Tout ce qui croît exponentiellement va forcément un jour atteindre son point de rupture. Aujourd’hui nous avons un accroissement exponentiel aussi bien dans les actifs réels que dans les actifs financiers, y compris l’argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces raisons, le but majeur de JAK est une économie sans taux d’intérêt. A cette fin nous proposons :</p>
<ul>
<li>Des services bancaires basés sur un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt</li>
<li>Un soutien au dialogue de la Communauté JAK.</li>
</ul>
<p><strong>LE DIALOGUE DE LA COMMUNAUTÉ JAK </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une relation avec de l’argent impliqué est toujours une question de confiance. Les connaissances de notre idée « sans taux d’intérêt » et de nos activités, se diffusent mieux de bouche à oreille et entre personnes et leurs connaissances. Pour cette raison notre marketing se fait sur la base de dialogues entre les membres et d’autres personnes, sur les thèmes économie et intérêt. Nous sommes organisés pour soutenir tous les membres dans ce dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de membres augmente constamment. En 1991 nous étions 19 000 et actuellement (en 2007) nous sommes 33 000. L’augmentation de ces derniers 12 mois a été de 7%. Il y a 600 membres qui font la promotion du modèle JAK de façon plus active. La majorité fait partie de petites succursales. Ces succursales ne sont pas impliquées dans nos activités bancaires, seulement dans l’information de nos produits. La majorité fait partie du dialogue de la société civile en ce qui concerne nos systèmes bancaires et monétaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre magazine Grus &amp; Guld (Gravier &amp; Or) soutient les dialogues et séminaires de tous les membres. Les membres actifs reçoivent un appui financier par leurs succursales et leurs activités locales. Nous faisons une formation sur les principes JAK et nous organisons des réunions pour étayer le dialogue interne, très important pour ceux qui désirent propager les idées JAK autour d’eux.</p>
<p><strong>EVIDEMMENT NOUS AVONS UNE BANQUE ! </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avions besoin d’une banque et nous voulions l’utiliser selon nos normes éthiques. Nous ne voulions pas être exploités. C’est pourquoi nous avons créé notre propre banque.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>NOUS VOULONS UN AUTRE MONDE – JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est une association qui a une part active du système économique de notre société. Notre banque est un exemple pratique d’une économie juste et équitable qui montre qu’un autre monde est possible. JAK est différente parce qu’elle est sans taux d’intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres banques gagnent sur ceux qui empruntent en leur chargeant des frais. Le paiement d’ intérêts constitue une grande partie des frais totaux de la plupart des gens. N’oubliez pas que vous payez des intérêts non seulement à la banque – les intérêts font aussi partie du prix intégral du prix que vous payez pour les marchandises et les services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs, les transporteurs, les grossistes et les détaillants, tous ceux qui forment la chaîne de production, payent tous des intérêts. Naturellement ils l’ajoutent à leurs prix pour couvrir leurs intérêts. En fin de compte c’est le consommateur qui paye la plupart des coûts d’intérêt accumulés tout au long de la chaîne de production. Jusqu’à la moitié du prix de vente dans une boutique peut équivaloir à la couverture des taux d’intérêts. <strong>Dans le secteur du logement le montant peut atteindre jusqu’à 70%. </strong></p>
<p><strong>UNE VRAIE BANQUE SANS TAUX D’INTÉRÊT </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Connue simplement comme JAK, la Banque de Membres JAK est la première banque en Suède, peut-être dans le monde, où les membres partagent les bénéfices d’un système bancaire viable, sans taux d’intérêt. Les membres mêmes en sont responsables.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK a été fondée comme une association d’épargne et de prêts coopératifs en 1965 et a été nommé banque officiellement en décembre 1997 par le Gouvernement de Suède, sur recommandation de l’Autorité des Contrôles de Finances de l’Etat Suédois.</p>
<p style="text-align: justify;">Dû au fait que JAK est officiellement reconnue comme banque, les épargnes des membres sont couvertes par la garantie de dépôt du système bancaire suédois. La reconnaissance officielle confirme que JAK a la structure et la gestion accréditée et ainsi se présente comme une alternative intéressante et digne de confiance comparée à d’autres banques. La fonction plus importante de JAK est d’assurer des prêts et épargnes sans taux d’intérêt aux membres.</p>
<p><strong>UNE COUVERTURE NATIONALE, MAIS… </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous acceptons des dépôts et nous faisons des prêts en couronnes suédoises, SEK. Nous faisons des prêts hypothécaires ou des prêts sur garantie personnelle, mais la propriété du bénéficiaire doit être suédoise. Pour cette raison il y a peu d’étrangers parmi nos membres. Il y a une demande croissante d’information sur le système JAK et nous participons à des débats internationaux sur les banques sans taux d’intérêt. Nous ne cherchons pas de partenaires pour une expansion internationale de JAK, mais nous voulons faire notre possible, avec nos ressources limitées, pour partager nos connaissances et nos expériences avec d’autres personnes intéressés par des systèmes similaires dans leurs pays.</p>
<p><strong>Le prêt-épargne équilibré (original) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le produit d’origine que nous avons pratiqué depuis 1970. Il a été étudié pour les personnes voulant économiser pour ensuite emprunter, pour eux-mêmes, leurs proches ou leurs amis. Tous ces prêts devront être équilibrés par le montant de l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Un montant de prêt, mensuellement calculé, doit donc être équilibré par le même montant d’épargne. Cette épargne pourra se faire avant de solliciter le prêt et pendant la période de remboursement-épargne. Toutefois il y aura un accord avec la banque sur la date finale de remboursement et d’épargne. Parfois il faudra attendre trois mois excédant la date finale pour pouvoir retirer la somme épargnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple: Pour un prêt de SEK 100 000 pour une période de 10 ans, les paiements mensuels seront de SEK 1 775 (paiement 833, frais du prêt 108 et dépôt d’épargne 833). Si celui qui emprunte économise SEK 1 500 pendant les 48 mois qui précèdent le prêt, ses paiements mensuels diminueront de SEK 1 532 (paiement 833, frais 108 et épargne 590). Une fois le prêt remboursé, l’emprunteur pourra retirer SEK 100 000 dans le cas d’une pré-épargne, et SEK 70 843 dans l’autre.</p>
<p><strong>L’instrument de prêt et appui à l’épargne (nouveau) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le nouvel instrument que nous avons présenté en l’an 2001. Il est étudié en vue des petites sociétés et associations qui assurent le remboursement des frais et des paiements, mais pas plus. Ces prêts devront être balancés par une épargne, comme les prêts-épargne ordinaires. Le problème se résout si un acteur de plus se joint pour participer à l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand un prêt s’avère nécessaire pour le financement d’un projet important, il y a généralement des participants qui se préparent en économisant au préalable. Le premier pas sera d’obtenir UN COMPTE EN VUE D’ÉPARGNE dans la banque JAK. Ensuite les acteurs de soutien pourront ouvrir un COMPTE D’ÉPARGNE ET DE SOUTIEN. C’est à ces comptes qu’ils devront faire leurs dépôts comme soutien au projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui soutiennent les projets ne seront pas nécessairement membres de JAK, et ils sont libres de retirer leur argent s’ils le désirent. La banque JAK réagira néanmoins si le Fonds de Prêts et d’Épargne diminue au niveau en dessous du montant du prêt actuel, et demandera au groupe d’épargnants d’augmenter le fonds. Si le fonds ne se complétait pas, JAK exigerait le remboursement total du prêt dans le délai d’un an.</p>
<p style="text-align: justify;">Une petite société ou association peut solliciter un Compte d’obtention de soutien pour ses projets. La Banque fera l’évaluation du caractère de la demande avant d’accorder un tel compte. Le prêt sera maximisé pour équivaloir à la somme déposée au Compte d’Epargne et de soutien en étayant le bénéficiaire de soutien.</p>
<p><strong>L’ECONOMIE LOCALE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’urbanisation de la société et des grandes cités surpeuplées est un problème sans solutions. Le secteur financier fait partie d’un système d’économie globale qui vide économiquement les zones rurales pour investir ensuite dans les grandes villes et les villes universitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les banques grandissent par moyen de fusions d’entreprises commerciales et la rationalisation, la réduction du personnel et la liquidation des agences locales. Le résultat est que l’accès aux services financiers des petites entreprises diminue. La réduction des accès signifie aussi une réduction de l’offre des capitaux de prêt. L’accès aux capitaux à risques n’a jamais existé pour les petites entreprises.</p>
<p><strong>AGENCES LOCALES &#8211; POUR UNE ECONOMIE JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contact avec les membres se maintient à travers les représentants et les agences locales. Les activités dans les agences locales ne font pas partie du système bancaire. Ici, les membres s’entraident en faisant des plans d’épargne et de prêt. Il y a également un travail d’information qui se fait par des groupes d’étude et des expositions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe aussi un magazine en langue suédoise destiné aux membres, qui se nomme Grus&amp;Guld (Gravier&amp;Or). On y trouve des reportages sur les activités dans les agences locales, et il sert comme forum pour la discussion ouverte et active entre les membres et la direction de JAK. On y trouve des articles approfondis sur les thèmes concernant les finances personnelles et la vision de JAK d’une économie soutenue, juste et équitable pour tous. De plus il existe le site Internet <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">www.jak.se</a></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est favorable à une économie juste et équitable. Cela signifie une économie juste qui prend en compte tous les coûts de l’environnement et qui réussit à augmenter la prospérité de chacun à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK travaille activement pour la promotion d’une économie qui n’exploite ni les personnes ni la nature. Ceci se fait moyennant ses programmes de prêt et d’épargne et en informant sur les mauvais effets de l’intérêt sur l’argent.</p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><strong>Adresse : </strong><br />
 LA BANQUE DES MEMBRES JAK<br />
 Vasagatan 14 54150 SKÖVDE SUÈDE<br />
 Téléphone : +46 (0) 500 46 45 00 Fax +46 (0) 500 46 45 61<br />
 Courriel : <a href="mailto:jak@jak.se" target="_blank">jak@jak.se</a><br />
 <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">http://www.jak.se</a></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Note : cette version en français est une version raccourcie pour votre information seulement. Le texte en suédois est la version officielle et complète. </em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank">Wikipédia (anglais)</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/width="300"" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></td>
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</tr>
<tr>
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</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://ribh.wordpress.com/2009/03/14/jak-bank-suede-parce-que-l%e2%80%99interet-est-le-cancer-de-l%e2%80%99economie/" target="_blank">RIBH, Le Portail de la Finance Islamique &#8211; Banques Islamiques &#8211; Crédit Immobilier &#8211; Finance Halal</a></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Abominable SOYA-Bean</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:45:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation Biologique]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article accessible sur le site doctorsaredangerous, Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth. . La source de cet article traduit en français : hartkeisonline Les dangers du soja expliquée par Santé activiste Elaine Hollingsworth Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &#171;&#160;alternative&#160;&#187; de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article </em><em>accessible sur le site </em><strong><em><a href="http://www.doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous</a>, </em></strong><br />
 <em>Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth.</em><strong><em> </em></strong>. <em>La source de cet article traduit en français : <a href="http://hartkeisonline.com/fr/2009/02/27/dangers-of-soy-explained-by-health-activist-elaine-hollingsworth/" target="_blank"><strong>hartkeisonline</strong></a></em><em></em></p>
<h1><span style="font-size: medium;"><img class="alignright size-full wp-image-3009" title="Le soja contre la vie - Affiche" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1.jpg" alt="dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1" width="320" height="478" /></span></h1>
<h1><span style="font-size: medium;">Les dangers du soja expliquée par Santé activiste <a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank">Elaine Hollingsworth</a></span></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &laquo;&nbsp;alternative&nbsp;&raquo; de vie des médias que vous pensez que l&#8217;omniprésence de soja et ses dérivés sont les plus polyvalents, naturel, facile à coeur, l&#8217;amélioration de la santé, la prévention de graisse, la croissance la promotion de denrées alimentaires et, en général, adorable jamais cultivés sur notre bonne terre.</p>
<p style="text-align: justify;">A simple, facile à cultiver haricots, qui fait partie de notre alimentation depuis l&#8217;aube de la civilisation, prometteurs pour la santé et la vitalité de l&#8217;intolérance au lactose, les nouveau-nés, les personnes âgées, la ménopause, la frêle, le sport, la santé consciente et à peu près tout le monde aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est peu coûteux, disponible partout, sur son propre ou comme un ingrédient essentiel dans des milliers d&#8217;autres produits alimentaires, tels que le pain, les gâteaux, de confiseries, de lait maternisé, du lait et des substituts de viande, de céréales pour petit déjeuner, les sauces, les grignotines, les pâtes, il forme la base de la non-stick sprays cuisine.  Il est largement utilisé dans les flux et stock est dans la plupart des aliments pour animaux de compagnie.  Les médecins, des agriculteurs, des nutritionnistes, des athlètes, des compagnies, les autorités gouvernementales &#8211; tout cela fait un point de nous dire le degré de sécurité et de santé-ce qui est étonnant-alimentaire.  Il est tellement bien et sans danger, ils nous disent, que c&#8217;est souvent même pas comme un ingrédient dans de nombreux aliments transformés.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout dans le monde, des centaines de millions d&#8217;hectares sont consacrés à sa culture, une culture de garantir à des millions d&#8217;agriculteurs qui ont mangé de payer une taxe pour les développeurs de leurs souches modifiées génétiquement pour aider Monsanto Chemical Company et d&#8217;autres grandes entreprises la diffusion de l&#8217;Evangile que de soja est bon pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage que depuis des décennies, ces mêmes développeurs et de sociétés ont connu et volontairement supprimé les éléments de preuve que l&#8217;ingestion prolongée de soja provoque le cancer et d&#8217;autres maladies mortelles, qui détruit l&#8217;os, des ravages avec les systèmes hormonaux des hommes et des animaux semblables, réprime la la libido et, même si éliminés de notre alimentation au lendemain, est si ancrée dans la chaîne alimentaire et les organes de tous ceux qui ont jamais ingéré, que ses effets négatifs encore la peste de la santé des générations à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">La vérité derrière la ouvertement l&#8217;intégration commerciale de l&#8217;Abominable Bean dans l&#8217;ouest de l&#8217;alimentation est une inquiétante histoire de la fraude, l&#8217;irresponsabilité des entreprises, la cupidité, la mauvaise science, du public et des médias de manipulation, de corruption, d&#8217;intimidation, de l&#8217;opportunisme politique, la répression, les manœuvres juridiques, réglementaires et de l&#8217;inaction incompétence gouvernementale qui fait de l&#8217;oeil, comme les compagnies de tabac Good Guys.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas seulement mettre en danger la vie des produits autorisés à être cultivés, fabriqués et vendus, mais dans ce cas, ses producteurs et pousseurs ont réussi à créer leur propre mythologie autour de ce que les organismes gouvernementaux de réglementation et de surveillance de la santé sont appelés, soit de ne pas faire leurs devoirs ou de flambement des sous pression.  Ils donnent pushers soja virtuelle carte blanche pour continuer à désinformer, la confusion et le poison, non seulement ceux qui sont suckered en consommant leurs produits toxiques, mais aussi tous ceux qui, sans l&#8217;obligation de participer de cette bombe à retardement toxiques par l&#8217;intermédiaire de son placement dans tous les types de base les denrées alimentaires et dans l&#8217;alimentation des animaux et de volaille destinés à la consommation humaine.  Le tabagisme passif est une chose, l&#8217;alimentation forcée est une autre.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Physiological Havoc<span id="more-3007"></span></span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Souvent, les gens me disent que j&#8217;ai eu tout faux et envoyez-moi les réimpressions d&#8217;articles de magazine en citant «des preuves scientifiques solides&nbsp;&raquo; qui &laquo;&nbsp;prouve&nbsp;&raquo; merveilleux et sans danger pour tout le monde est le soja, ou me garantir que &laquo;&nbsp;Sanitarium ne vendraient pas si elle n&#8217;est pas OK &laquo;&nbsp;. Il ne semble pas avoir eu lieu pour eux, ou peut-être qu&#8217;ils ne se soucient pas, ce que presque toutes les« preuves »et la« recherche »sur lesquels elle est fondée a été publié et, en général, financés par , les mêmes sociétés qui produisent et vendent le matériel.  Ou qu&#8217;ils sont de perpétuer le «tout le monde le sait&nbsp;&raquo; mythes urbains afin utilement mis en appel éditoriales libérale disséminés dans les pages des médias grand public et, malheureusement, dans de nombreuses axée sur la santé et modes de vie que la publication devrait savoir mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup plus pénible, et jamais mentionné dans les producteurs de &laquo;&nbsp;preuves scientifiques solides» sont les contes de j&#8217;entends, presque quotidiennement, par les parents dont les bébés filles ont commencé menstruation, développé des poils pubiens, sous les seins de l&#8217;odeur et aussi jeunes que quatre et cinq ans.  Ou dont les fils adolescents sont trop gênés de douche avec leurs camarades parce qu&#8217;ils ont augmenté les seins des femmes parce que leurs proportions ou des organes génitaux ne se sont pas développées.</p>
<p style="text-align: justify;">Après mon apparition sur la chaîne australienne de 7 Sunrise programme de petits-déjeuners, en août 2002, notre bureau a été inondé d&#8217;appels téléphoniques et les e-mails de mon soutien mises en garde sur les dangers du soja.  Le plus troublant a été de mères dont les enfants souffrent des symptômes habituels de soya, et par l&#8217;extrême le pire était le témoignage d&#8217;une mère bouleversée, qui a décrit son fils tragique enfance.  Elle avait bu copieusement quantités de lait de soja pendant la grossesse &#8211; sans le empoisonnement de son fils avec une femme aux hormones.  Ensuite, parce que les oestrogènes ont endommagé son système de reproduction, elle a été incapable d&#8217;allaiter son bébé et a reçu plus d&#8217;œstrogène de la formule de soja baby son médecin lui a dit de l&#8217;utilisation.  Son fils de l&#8217;appareil génital ne se développent pas, mais ses seins et il a refusé d&#8217;aller à l&#8217;école jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ait eu une double mastectomie.  Ne connaissant pas la cause de leurs problèmes de santé, la famille a continué à boire le lait de soja et, aujourd&#8217;hui, à 21, son fils a besoin d&#8217;un autre double mastectomie, mais ils ne peuvent pas se le permettre.</p>
<p style="text-align: justify;">En termes simples, mais de toute évidence pas assez simple pour certains dans la profession médicale, nourrir un bébé de soja est l&#8217;équivalent de lui donner cinq pilules contraceptives par jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous voulez convaincre votre professionnel de la santé, faites lui connaitre ce site: <a href="http://www.cfsan.fda.gov" target="_blank"><strong>CFSAN</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le Service suisse de la santé met de cette façon: &laquo;&nbsp;100 gr de protéine de soya est l&#8217;équivalent d&#8217;un oestrogène pilule contraceptive&nbsp;&raquo;, et il existe de nombreuses autres études publiées depuis le début des années 1960, qui confirment ce fait indéniable.  De nombreux scientifiques et professionnels de la santé affirment que la poursuite de l&#8217;utilisation du soja dans le lait maternisé est une forme de génocide, car ces effets sont connus et publiés avec la communauté scientifique depuis des décennies.  Le système endocrinien fine dépend des hormones à des concentrations de minuscules comme un trillionth d&#8217;un gramme d&#8217;influencer l&#8217;environnement de l&#8217;utérus, et l&#8217;argent avide de soja propagandistes exhorter les femmes à détruire cet environnement fragile avec les oestrogènes chargé de soja.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">&laquo;&nbsp;Je ne savais pas&nbsp;&raquo;</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Fréquemment, comme dans le cas cité ci-dessus, de boire le lait de soja pendant la grossesse peut causer un défaut de produire le lait maternel, ce qui conduit alors à nourrir le bébé, de soja.  Il est tragique qu&#8217;un si grand nombre de cas les plus douloureux de soja, les dommages que j&#8217;ai entendu personnellement sont ceux de femmes qui ont précisément cette expérience.  Souvent, ces femmes ne peuvent pas retenir leurs larmes lors de la description des horribles problèmes de santé dont leurs enfants souffrent.  Ils ne cessent de me répéter, &laquo;&nbsp;je ne savais pas, je ne savais juste pas, le médecin m&#8217;a dit de le boire pour mes os et cela a conduit à alimenter de soja, mon bébé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1997, l&#8217;American Academy of Pediatrics&#8217; Comité sur la nutrition a indiqué, «l&#8217;aluminium dans le lait maternel est de 4 à 65ng/mL.  Formules à base de soja contiennent de 600 à 1300ng/ML &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, une récente étude de l&#8217;Université de Californie-Irvine dirigé par Francis Crinella, professeur de pédiatrie, a fait de l&#8217;augmentation du risque de problèmes de comportement tels que le TDAH sont déclenchées par de fortes concentrations de manganèse dans le soja.  Selon Crinella », formule de lait de soja contient environ 80 fois les niveaux de manganèse présents dans le lait maternel, ce qui pose le risque que les nourrissons peuvent recevoir trop de manganèse dans les premières semaines de vie.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Outre les ravages concernant la fragilité du système hormonal, des troubles gastro-intestinaux graves subis par les enfants à cause du soja, sont maintenant monnaie courante.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Money Spinner</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La société multinationale Nestlé est l&#8217;un des principaux annonceurs de soja; mai-vous souvenir d&#8217;eux comme de la société qui a pour nourrissons aux pays du tiers monde, en décourageant l&#8217;allaitement et la mise à mort, selon l&#8217;Organisation mondiale de la santé, 1,5 millions de bébés chaque année.  Eh bien, ils sont encore à lui, sans vergogne leur flagellation des formules de lait de soja, tels que ALSOY en dépit de tous les éléments de preuve qu&#8217;il est mortel.  Rien d&#8217;étonnant, vraiment, si l&#8217;on considère la taille du marché pour les préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">The Washington Times, le magazine d&#8217;investigation, Insight sur l&#8217;actualité (Juin 26, 2001), cite un expert indépendant estime que les formules à base de soja représentent environ 750 millions de dollars annuel de $ 3 milliards de chiffre d&#8217;affaires pour toutes les formules.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les risques tels que ceux mentionnés ci-dessus doivent avoir été suffisante pour l&#8217;utilisation de ce tueur de haricots à être interdit d&#8217;années, au moins dans la formule bébé?  Et même si les régulateurs ne sont pas prêts à agir, en dépit de tous les bien-connues et facilement accessible des preuves, comment se fait-il que les médecins sont encore la prescription de soja?  Seul le gouvernement britannique a, jusqu&#8217;à présent, a commencé à prendre au sérieux les avertissements des scientifiques indépendants, et envisage une interdiction de la vente de soja à base de préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;aluminium est l&#8217;un des minéraux les plus répandus dans le sol, mais il n&#8217;a pas d&#8217;incidence sur la plupart des cultures.  Le soya plante, cependant, a une affinité pour l&#8217;aluminium, qui extrait du sol et se concentre dans les haricots.  Cette contamination est aggravée quand les haricots sont jetés dans des réservoirs en aluminium et soumis à un lavage à l&#8217;acide au cours de processus.  Inévitablement, des traces d&#8217;aluminium provenant des deux sources sont absorbés dans l&#8217;organisme par la consommation de soja.</p>
<p style="text-align: justify;">Lait de soja contient 100 fois plus d&#8217;aluminium que du lait de vache non traité.  Et, tandis que sur la question de ce qu&#8217;on appelle le lait de soja, avez-vous déjà vu une vache de soja?  Vous ne pouvez pas un lait de soja, en vue d&#8217;obtenir que la recherche pure, en invitant vapeurs de liquide blanc en photo de façon attrayante dans les annonces, nombre de processus sont nécessaires.  Il est nécessaire pour moudre les grains à haute température, et ensuite le reste des huiles par les solvants dangereux, dont certains restent dans le repas.  La farine est mélangée avec une solution alcaline et de sucres, dans un procédé de séparation visant à éliminer les fibres.  Ensuite, il est précipité et séparés, au moyen d&#8217;un lavage à l&#8217;acide.  À chaque étape de traitement d&#8217;une petite quantité de poison dans le reste de soja.  Dire les organismes gouvernementaux de réglementation, il est si petit, un montant qu&#8217;il ne compte pas.  Je me demande qui leur a dit?  Et pourquoi ne pas prendre l&#8217;avis de scientifiques qui disent qu&#8217;elle ne compte, en raison de son accumulation dans le corps pendant de longues périodes, l&#8217;ingestion de soja?  Etes-vous vraiment heureux d&#8217;accepter le fabricant de l&#8217;assurance qu&#8217;il est sécuritaire de manger une petite quantité de poison chaque jour, peut-être plusieurs fois par jour, jusqu&#8217;à ce que vous avez un grave problème de santé?</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de mes recherches, je suis tombé sur douze produits chimiques qui sont ajoutés après ces processus, la plupart d&#8217;entre eux et la majorité imprononçable connue pour être dangereuse, si elle n&#8217;est pas mortelle.  Je ne vais pas vous ennuyer avec les noms, mais, croyez-moi, tu ne voudrais pas que n&#8217;importe où près de chez vous, et encore moins dans votre corps.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Lécithine</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à la variété naturelle trouvée dans les free-range, les œufs, les noix, les graines et les avocats, ce sous-produit est toujours rance, et est extrait de la boue à gauche après le pétrole est retiré de haricots.  Elle contient des niveaux élevés de pesticides et les solvants.  Et devinez quoi?  Plutôt que d&#8217;expédier à la décharge de déchets toxiques à laquelle elle appartient, les fabricants ont créé un autre lieu très rentables du marché hors de lui comme une «bonne santé», additif alimentaire.  Parmi ses qualités charmant est la capacité de provoquer de graves douleurs articulaires (souvent confondu avec l&#8217;arthrite), et de graves goutte.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Phytoestrogens</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le fait est que le soja contient de nombreuses phytoestrogènes, un nom descriptif pour l&#8217;usine de produits chimiques ayant des effets oestrogéniques.  Ils se produisent dans la nature pour aider à réguler les cycles et l&#8217;élevage d&#8217;animaux, sous une forme synthétique, sont utilisés dans l&#8217;agriculture pour la même raison.  L&#8217;omniprésent pilule anticonceptionnelle est, bien entendu, la version synthétique de l&#8217;homme.  À fortes doses ou pendant de longues périodes, les phytoestrogènes devenir anti-oestrogène.  Des doses beaucoup plus élevées sont en chimiothérapie pour tuer les cellules cancéreuses.</p>
<p style="text-align: justify;">La classe de composés chimiques appelés phytoestrogènes contient des dizaines de sous-classes, tels que coumestans, de lignanes et des stérols, dont chacune contient des sous-classes.  Isoflavones de soja contient de nombreuses, y compris les sous-classes ernistein, et coumestrol daidzéine.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques savent depuis des années les isoflavones de soja dans les produits peuvent déprimer la thyroïde.  Dès les années 1950, les phytoestrogènes sont liés à l&#8217;augmentation des cas de cancer, la stérilité, la leucémie et la perturbation endocrinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Charlotte Gerson, de la Gerson cancérologie aux Etats-Unis, a publié une recherche détaillée (Gerson Clinic: Cancer Research, 1 Juin 2001 &#8211; 61 (11): 4325-8) prouvant que le phytoestrogène génistéine est plus cancérigène puis DES (diéthylstilbestrol) , un œstrogène de synthèse de drogues qui a été donné à des millions de femmes enceintes surtout de 1928-1971.  Rares sont ceux qui ne pas être au courant de la mort et de misère que médicament infligées à d&#8217;innombrables femmes et leurs filles.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Forbidden Food</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mme Gerson a également écrit le texte suivant dans la newsletter de guérison Gerson: &laquo;&nbsp;soya contiennent hemaglutinin, un caillot de promotion de la substance qui provoque des globules rouges à agglutiner.  Ces grappes de cellules sanguines sont incapables de bien absorber l&#8217;oxygène aux fins de distribution aux tissus du corps, qui peut endommager le cœur. »Dans son ouvrage,« A la thérapie du cancer &#8211; Résultats de 50 cas », le père de Charlotte, Max Gerson , MD, de soja et de mettre les produits au soja sur la liste d&#8217;aliments interdits pour les patients thérapie Gerson.</p>
<p style="text-align: justify;">Le US Department of Energy des risques pour la santé de laboratoire a publié des recherches montrant que les isoflavones de soja agissent de la même manière que les hors-la-loi insecticide DDT pour causer le cancer des cellules de se multiplier.  En 1988, un universitaire taïwanais équipe dirigée par le Dr Theodore Kay a fait remarquer que plus d&#8217;un demi-siècle de soja a été connu pour provoquer la thyroïde l&#8217;élargissement, en particulier des femmes et des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Mike Fitzpatrick, un toxicologue, qui est respecté à l&#8217;avant-garde de la nouvelle-Zélande, la campagne contre le soja, a rédigé un document en 1998 en invoquant une grande partie de l&#8217;ouvrage publié sur les dangers des isoflavones de soja, qu&#8217;il a présenté à la US Food and Drug Administration (FDA ).  Ce document a également été publié dans le Prix-Pottenger Nutrition Foundation Journal sous le titre Isoflavones: panacée ou poison?  Et puis comme les formules de soja et de l&#8217;effet sur la thyroïde dans le New Zealand Medical Journal (Février 2000).  Il est long, détaillé et effrayant.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques-unes des choses qu&#8217;il a à dire: &laquo;&nbsp;La toxicité pour les animaux d&#8217;isoflavones soulevée pour la première fois la prise de conscience de la communauté scientifique sur le fait que les isoflavones de soja sont des perturbateurs endocriniens &#8230; Il ya eu de profonds effets endocriniens négatifs chez toutes les espèces animales étudiées pour la date &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">En plainspeak, cela signifie que votre système glandulaire peut être endommagé par le soja, et si votre glandes ne fonctionnent pas correctement, votre santé en souffrira considérablement.  Il y a plus: «isoflavones de soja augmentent le risque de cancer du sein d&#8217;isoflavones de soja perturbe le cycle menstruel pendant et jusqu&#8217;à trois mois après, l&#8217;administration &#8230; Dietary concentration de génistéine mai stimuler les cellules du sein à entrer dans le cycle cellulaire.  .  On a exprimé la crainte que les femmes nourri l&#8217;isolat de protéine de soja ont une incidence accrue d&#8217;hyperplasie épithéliale.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces nombreuses autres études crédibles avertissant les femmes des effets néfastes de la consommation prolongée de soja, comment, en toute conscience, les ménages peuvent australien des marques comme Herron, NOVOGEN et les icônes de l&#8217;auto-proclamé de la bonne santé, et Blackmores Sanitarium, continuer à promouvoir la l&#8217;utilisation de soja et les isoflavones de soja, extrait de «toniques» pour les femmes d&#8217;âge moyen de la ménopause?  Ou bien les professionnels de la santé affirme que souscrire de soja est un coffre-fort, alternative naturelle au THS?  Ce qu&#8217;ils font pression n&#8217;est ni sûr, ni naturel, et ils devraient avoir honte de ce qui suggère que ce soit.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">L&#8217;acide phytique</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acide phytique totalement détruit la crédibilité du fabricant affirme que les produits au soja sont une bonne source de calcium et d&#8217;aider à prévenir osteoporasis.  Parce que le soja contient de l&#8217;acide phytique plus que tout autre grain ou à impulsion, et parce que l&#8217;acide phytique diminue l&#8217;absorption des minéraux en particulier le calcium, le soja en fait des bandes de votre corps de calcium.  Les inhibiteurs de l&#8217;enzyme dans le bloc de la trypsine du soja et d&#8217;autres enzymes essentiels à une bonne santé.  Cela peut engendrer de graves détresse gastrique, réduit la digestion des protéines, et la cause des lacunes chroniques dans les acides aminés essentiels.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Golden Eggs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Rapprocher les actions clandestines de l&#8217;industrie du soja dans l&#8217;arène publique a été véritablement une entreprise de David et Goliath proportions.  La machine de relations publiques vantant les vertus du soja a été globale et implacable.  Elle doit être &#8211; il ya au moins 100 millions d&#8217;hectares de soja cultivés dans le Stares seul, en grande partie génétiquement modifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">En Australie, il est estimé que près de 50.000 hectares sont cultivés.  Affichage de la nature de la duplicité qui ingénieux même Machiavel serait sûrement applaudir, et conscient de l&#8217;inquiétude du public sur les aliments génétiquement modifiés et la tendance à produire de l&#8217;agriculture biologique, Monsanto Corporation dispose de 45 millions d&#8217;hectares de soja génétiquement modifié de plus en plus les États-Unis.  La loi américaine permet à ces cultures à être mélangé avec une petite quantité de fèves de soya biologiques, et la combinaison résultante mai alors être étiqueté biologique!  Et vous pensez encore que le gouvernement ne les laissera pas mentir à vous?</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces niveaux de production en jeu, un marché doit être trouvée, augmenté et mis à jour.  À cette fin, les agriculteurs américains de soja contribuent à environ 80 millions de dollars par an pour financer ce qui est l&#8217;un des plus efficaces campagnes de propagande jamais connu au monde occidental.  La résultante de forte puissance qui assure la publicité blitz &#8216;news&#8217; histoires sur les bénéfices de soja sont partout, renforcée par plusieurs millions de dollars en campagnes de publicité.</p>
<p style="text-align: justify;">Thumb populaires à travers tout le magazine féminin, lire le journal, regarder la télévision et à compter, par exemple, ceux des boissons de soya seul.  Soy les producteurs, les transformateurs et les fabricants dépensent des milliards de dollars de publicité de la «bonté de leurs produits.</p>
<p style="text-align: justify;">Considérez les mots du Dr Raymond Peat, a noté le physiologiste endocrinien à l&#8217;Université de l&#8217;Oregon, qui a été l&#8217;un des premiers à tirer la sonnette d&#8217;alarme sur les dangers du THS, des années avant de finalement fait les manchettes: <br />
 &laquo;&nbsp;Il ya un instinct grégaire chez les gens qui&nbsp;&raquo; travaillent dans la science &laquo;&nbsp;qui le rend facile de croire ce que les sons plausibles, si beaucoup d&#8217;autres gens disent que c&#8217;est vrai.  Parfois, de puissants intérêts économiques aider les gens à changer leurs croyances.  Par exemple, deux des plus grandes industries dans le mot, l&#8217;industrie et de l&#8217;estrogène soja industrie, dépenser de grandes quantités d&#8217;argent pour aider les gens à croire certaines choses plausible sonorité qui les aident à vendre leurs produits. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions ajouter à cela la tendance pour les personnes à croire ce qu&#8217;ils veulent faire croire, surtout quand il est réconfortant, rassurant et vient de «quelqu&#8217;un qui sait».</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Le Mythe d&#8217;Asie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Nous avons tous lu les communiqués de presse élogieux sur le soja, l&#8217;oreille à ce que les professionnels de la santé nous ont dit, et certainement il n&#8217;y a pas de question sur le «fait» que les femmes asiatiques ne sont bien sur le soja et les aliments ont quelques problèmes à la ménopause ou l&#8217;ostéoporose.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces arguments sont fallacieux et donc dépendante de ce que le monde de la publicité commerciale plus efficace machine voudrait nous faire croire qu&#8217;il est difficile de savoir par où commencer.  Mais ici, dit:</p>
<p style="text-align: justify;">Soy ne comporte pas une part importante du Japon, d&#8217;Asie ou de tout autre régime.  Et il est probable que peu de la production nationale est passée de soja génétiquement modifié cultivar qui domine le marché occidental.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf dans la pauvreté et en temps de famine, les Asiatiques consomment du soja en quantités infimes &#8211; de 7 à 8 grammes par jour &#8211; et la plupart de ce qui a été fermenté de 3 à 5 ans pour éliminer les toxines.  Le processus de fermentation permet également de réduire la croissance dépresseurs dans tous les produits au soja, mais ne supprime pas entièrement.  Les Japonais mangent une petite quantité de miso et de tofu dans le cadre de bouillon riche en minéraux, suivis par la viande ou du poisson, ce qui compense certains des dangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Raymond de tourbe et d&#8217;autres ont montré que le tofu (un dérivé du soja) est associé à la consommation de la démence.  Dans une importante étude américaine, huit mille hommes japonais-américain de Hawaï ont été évalués à mi-vie pour la consommation de tofu et de son rapport avec le fonctionnement du cerveau et des changements structurels dans la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont effectué cerveau neuro-radiologiques imaginer, de vastes études de la fonction cognitive, et post mortem suivi.  Parmi les sujets de l&#8217;étude, une augmentation du niveau de tofu à la consommation a été trouvé associé à des indications de l&#8217;atrophie cérébrale et des troubles cognitifs dans la vie.  Ils ont même constaté, à l&#8217;autopsie, le gonflement des cavités du cerveau et une diminution de son poids lourd parmi les mangeurs de tofu.  Cette étude a été rapporté dans Le Journal de l&#8217;American College of Nutrition, avril 2000.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Goitrogens</span></strong></h2>
<p><a title="cretinism.jpg" href="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg"><img class="wrapright alignleft" src="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg" alt="cretinism.jpg" width="162" height="255" /></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que sur le thème de la consommation de soja dans les pays d&#8217;Asie, l&#8217;un réel et amère vérité qui n&#8217;apparaît pas dans celui des producteurs, c&#8217;est que les documents à distribuer une incidence anormalement élevée de crétinisme dans certaines parties de la Chine, où le soja est largement consommé, parce que les gens sont trop pauvres pour obtenir d&#8217;autres formes de protéines, a été liée à des dommages au cerveau causés par l&#8217;iode-depleting effet de base de soja goitrogens sur la thyroïde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nouvelle-Zélande toxicologue Dr Mike Fitzpatrick dit, &laquo;&nbsp;Une étude épidémiologique en Chine a montré que le soja à haute dose ne sont pas de protection contre le cancer du sein.  Il ya eu plusieurs études similaires, qui ont réfuté la théorie selon laquelle le soja permet de prévenir le cancer du sein. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, les Asiatiques, à la différence des Occidentaux, ne guzzle l&#8217;isolat de protéine de soja en tant que substitut du lait.  Le lait n&#8217;est pas une partie de leur culture.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Bad Science</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Alors, comment ces «mythes» sont originaires?  Au cours des dernières années, plusieurs études ont été publiées concernant l&#8217;effet du soja sur la santé humaine.  Bien que de soja se vanter d&#8217;études financées par les femmes asiatiques souffrent beaucoup moins de cas de cancer du sein que les femmes américaines, ils négligent de souligner que ces femmes d&#8217;Asie de manger une alimentation qui est radicalement différente de celle de leurs homologues occidentaux.  La norme de l&#8217;alimentation asiatique composé de plus de produits naturels, de plus grandes quantités de légumes et plus de poisson.  Leurs régimes alimentaires sont également en baisse dans les produits chimiques et de toxines, comme ils mangent beaucoup moins d&#8217;aliments transformés.  Il est probable que ces études sont influencés par le fait que la hausse des taux de cancer chez les peuples d&#8217;Asie qui se déplacent vers les États-Unis d&#8217;Amérique et d&#8217;adopter des régimes alimentaires.  Ignorant l&#8217;alimentation et de remarquables changements de mode de vie, d&#8217;assumer seule la réduction des niveaux de soja dans les régimes d&#8217;Amérique et l&#8217;Asie est un facteur déterminant dans le taux de cancer plus grande, est la mauvaise science.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l&#8217;ostéoporose / ménopause protection du mythe, il est absurde d&#8217;en déduire que le soja protège les femmes asiatiques.  Leurs habitudes et leurs régimes alimentaires, comme mentionné ci-dessus contenant peu de malbouffe, sont totalement différentes de tuyau d&#8217;Occidentaux.  En outre, ils ont rarement la fumée ou boire de l&#8217;alcool, et ne l&#8217;ont pas remplacé la vitamine D contenant du beurre avec la dégradation de l&#8217;huile de soya margarine si populaire auprès des Occidentaux malavisées.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">B12 Lie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les autres arguments à l&#8217;appui de l&#8217;État que de soja fermenté de soja des produits comme le natto, tempeh ou contiennent des niveaux élevés de vitamine B12.  Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un inactif B12 analogique, et non pas utilisé comme une vitamine dans le corps humain.  Certains chercheurs spéculent ce analogiques mai effectivement servir à bloquer l&#8217;absorption du corps B12.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Allergènes</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Il a également été constaté que les réactions allergiques aux graines de soja sont beaucoup plus fréquents que tous les autres légumineuses.  Même l&#8217;American Academy of Pediatrics admet que l&#8217;exposition au début de soja par les préparations lactées commerciales mai sera une des principales causes de soja, des allergies chez les enfants plus âgés et les adultes.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Truth Will Out</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement britannique envisage de restreindre la vente de la base de soja pour nourrissons, et le Congrès américain est en train de prendre au sérieux une multitude de plaintes et d&#8217;actions en cours contre Monsanto, au nom des millions d&#8217;Américains dont les vies ont été ruinées par la cupidité des entreprises de cette drogue légalisée pousseur.  Ceci est largement dû aux efforts de la Weston A Price Foundation, Washington organisme d&#8217;intérêt public qui a mené une implacable campagne de lobbying politique au Congrès des comités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots d&#8217;un ancien utilisateur de soja sont à envisager.  Voici quelques extraits d&#8217;une lettre envoyée par notre diététicienne hôpital Joyce Gross, MA, RD, LD / N à ses propres patients et d&#8217;amis, qu&#8217;elle a bien voulu me permet de publier ci-dessous.</p>
<p style="text-align: justify;">«Certains d&#8217;entre vous mai se rappeler que l&#8217;année dernière, j&#8217;ai été vanter de soja avec le reste de la profession médicale concernant ses effets bénéfiques.  J&#8217;ai été la consommation de soja pour sa phytoestrogène effet d&#8217;atténuer les symptômes de la ménopause.  J&#8217;ai été berné comme tant d&#8217;autres non soupçonner consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;J&#8217;ai développé la maladie de Hashimoto ou aiguë de la thyroïdite de Hashimoto, qui est une grave maladie auto-immune que les effets de la glande thyroïde.  (En termes de base, cela signifie que ma thyroïde est attaqué lui-même et je ne peut plus produire l&#8217;hormone thyroïdienne).  Mes premiers symptômes figurent des choses comme des douleurs articulaires aiguës en particulier dans mes mains, &laquo;&nbsp;déclencher&nbsp;&raquo; les doigts, le syndrome du canal carpien, le gain de poids excessif (j&#8217;ai gagné environ 25 lbs. Dans 3-4 semaines&#8230; &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir décrit comment son auto-diagnostic et de recherche créé à l&#8217;origine et la condition que les médecins qu&#8217;elle a consultés au premier pas de reconnaître, Joyce a informé ses amis:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230;  Depuis, j&#8217;ai découvert que Hashi peuvent prendre 8 ans pour le diagnostic (nous ne sommes pas d&#8217;anticorps au lendemain de celle-ci) &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Le soja est une industrie de plusieurs milliards de dollars l&#8217;industrie dans ce pays, de sorte qu&#8217;ils tentent de garder ce calme, même si il ya eu les médecins de la FDA qui ont écrit des documents de position concernant les dangers du soja&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Avec autant de nouveaux produits contenant du soja à venir, la poursuite de&nbsp;&raquo; vanter &laquo;&nbsp;de celui-ci comme un avantage majeur, de plus en plus de femmes vont devenir hypothyroïdie.  Je travaille actuellement comme experte en nutrition dans le traitement de la dépression, troubles bipolaires et les problèmes de toxicomanie.  Je ne peux pas vous dire combien de femmes qui sont admises pour la dépression sont aussi hypothyroïdie au point, maintenant que le médecin vérifie automatiquement leur TSH avant la psychiastrists même de commencer leurs médicaments de prescription.  Si je n&#8217;avais pas été aussi catégoriques sur la prise en charge des problèmes de santé moi-même, en août dernier, j&#8217;aurais pu très facilement être mise en liquidation d&#8217;un patient dans mon hôpital. &laquo;&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Méfiez-vous des acheteurs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le Sanitarium Health Food Company commerciale, en franchise d&#8217;impôt issu de l&#8217;église SDA fait une large gamme de produits contenant du soja, qui sont tous réclamés par Sanitarium prouvé à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1998, la Commission néo-zélandais du Commerce a lancé une poursuite contre Sanitarium plus de 150 pour la publication de la publicité trompeuse de son lait de soja So Good, dans lequel différentes non liées à la santé allégations ont été faites.  Le NZCC action a été réglée hors cour après Sanitarium a signé un décret de consentement et entré un acte de confiance qui s&#8217;engage à ne pas répéter les revendications.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Soy Protein Isolate (SPI)</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le stuff est toxique!  Si vous en doutez, il est possible que pour les &laquo;&nbsp;autorités&nbsp;&raquo; pour permettre une telle substance à être mélangés dans presque tous les aliments transformés, de lire la totalité de SOJA STORY, dans laquelle le Dr Daniel explique que l&#8217;isolat de protéine de soja contient «&#8230; environ 38 composés, y compris le pétrole , mais sans s&#8217;y limiter: butyle, des esters méthyliques et éthyliques d&#8217;acides gras, des phénols, des esters diphenyls et phényle; Abietic les dérivés de l&#8217;acide, diehydroabietinal, l&#8217;hexanal et le 2-butyle-2octenal aldéhydes, esters méthyliques d&#8217;acides dehydroabietic; dehydroabietene et abietatriene &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Daniel SPI expose la façon dont l&#8217;augmentation des exigences pour les vitamines E, K, D et B12 et les détails la façon dont les nitrosamines cancérigènes et lysinoalanines sont créés au cours du traitement, n&#8217;est pas surprenant, de graves carences en substances minérales apparaissent chez les animaux de laboratoire nourris SPI.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, si vous achetez des aliments transformés, vous ne serez pas en mesure d&#8217;éviter et de SPI, <strong>il ne sera pas nécessairement figurer sur l&#8217;étiquette.</strong> Cette mortelle de &laquo;&nbsp;nourriture&nbsp;&raquo; appartient à la décharge de déchets toxiques, mais le multi-nationaux sont l&#8217;élimination de celui-ci en vous, votre famille et FORMULES DE BABY.  J&#8217;appelle cela un génocide.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces affirmations, et d&#8217;autres encore, sont bien documentées, et ont été disponibles depuis de nombreuses années, avec de nouveaux éléments de preuve disponibles presque tous les jours.  Des références détaillées pour tous les papiers et les extraits que j&#8217;ai tirées de ce chapitre sont trop nombreux pour être inclus ici, mais beaucoup d&#8217;entre eux peuvent être trouvés dans une section spéciale sur mon site, qui contient l&#8217;équivalent de 16 pages A4 de références ( près de la longueur de ce chapitre) pour les études scientifiques prouvant les dangers du soja, couvrant une période de 50 années à ce jour.</p>
<hr />
<p><span style="color: #0000ff;">À propos de l&#8217;auteur</span>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Elaine Hollingsworth, auteur de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank"><strong>Prenez le contrôle de votre santé et la maladie Escape industrie</strong></a>&nbsp;&raquo; et <strong><a href="doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous.com</a></strong>, a fait campagne pour dénoncer les dangers et les insuffisances de ce qu&#8217;on appelle l&#8217;industrie de la santé et de la manipulation et la malhonnêteté de la nourriture et les fabricants de médicaments pour plus de 50 ans.</p>
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		<title>La débâcle du monde : Quelles sont nos chances pour sur-vivre ?</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 14:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>karen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://www.carreno.monespace.be/fr/albums/Paysage/Colonisation_d__Orion.jpg" alt="" width="345" height="278" /><strong>« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête et de pouvoir, aveuglé par l’illusion de sa puissance, prônant l’argent pour Dieu. » L’Emir Abd El Kader dans &laquo;&nbsp;El Maoukef&nbsp;&raquo; (1860)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est bien connu que les millénarismes ont eu pour but, entre autre, de faire émerger un &laquo;&nbsp;homme nouveau&nbsp;&raquo; dont le comportement moral serait plus exemplaire. Nous savons que &laquo;&nbsp;la terreur de l’an 1.000&#8243; a vu une frénésie de religion s’emparer des hommes qui s’accusant de tous les maux étaient convaincu que la fin du monde approchait , l’apocalypse et la parousie du Christ venant il fallait expier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le XXe siècle, a été, pour la majorité des peuples des continents du Sud, celui de la tyrannie sous une forme ou sous une autre d’un Occident européen au fait de sa puissance, bardé de certitudes et imprimant au reste du monde sa marque : celle d’une façon de vivre où l’homme n’est plus au centre de la préoccupation mais un rouage, en un mot : un produit marchand.</p>
<p style="text-align: justify;">Fait nouveau, cette façon de vivre débridée fait du gaspillage des ressources de la Terre, forcément limitées, l’alpha et l’oméga du progrès. Tragique erreur s’il en est ! la Terre proteste et nous le fait savoir par des signes de plus en plus récurrents : les perturbations climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mardi 23 septembre 2008, écrit Frédéric Joignot, retenez cette date. Ce fut &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;, le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ? <br />
 Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources &#8211; aliments, combustibles, etc. &#8211; et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;.<br />
 Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s’épuise &#8211; après le crédit bancaire ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;">« Les chercheurs évaluent &laquo;&nbsp;l&#8217;empreinte écologique&nbsp;&raquo; d’Homo sapiens en hectares terrestres. L’OCDE en donne cette définition : &laquo;&nbsp;La mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée.&nbsp;&raquo; Nous avons largement dépassé notre quota, globalement. La Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant. Or, la consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs. Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains &#8211; voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande&#8230; -, il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre. »</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes donc avertis, nous épuisons les ressources annuelles de la Terre plus rapidement qu’elles ne se constituent. Notre démographie n’est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l’affirmait déjà l’austère Thomas Malthus&#8230; en 1798 ? qui affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32&#8230;) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5&#8230;). Inévitablement, nous irions vers l’épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. L’empreinte écologique, le réchauffement qui s’accélère combinés à une croissance forte de la population ne ramènent-ils pas l’humanité à une situation « malthusienne » &#8211; une spirale tragique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Prenez Ted Turner, fondateur de la chaîne d’actualités CNN, il déclarait en avril 2008 sur la chaîne PBS : « Nous sommes trop nombreux. Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique. [...] Tous les habitants de la planète doivent s’engager à avoir un ou deux enfants, c’est tout. [...] Ne pas contrôler la population est un suicide. » Cette angoisse peut aussi être amplifiée par des mensonges modernes sur l’invasion venue du Sud surpeuplé. Mais, contredisant cette démagogie, un rapport publié en 2004 par le département des affaires économiques et sociales de l’ONU (World Population to 2300) indique que les immigrés venus des pays pauvres contribueront pour 4% à la croissance démographique des pays développés d’ici à 2050 &#8211; aujourd’hui pour 3% -, ce qui rajeunira une Europe vieillissante ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir ?<span id="more-2942"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée par le peuplement sera celle des ressources : les pays, les sols, la Terre pourront-ils nourrir &#8211; et supporter &#8211; une population de 9 ou 10 milliards d’habitants ? <br />
 Aujourd’hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. Les agronomes rappellent combien, depuis un demi-siècle, sans se soucier des populations locales, les pays du Nord ont financé les cultures d’exportation des pays du Sud &#8211; le coton, l’herbage d’élevage -  au détriment des cultures vivrières. Ces politiques néocoloniales ont ruiné l’agriculture de ces pays, avec l’aide de gouvernements autoritaires et corrompus. Encore une fois nous voyons un colonialisme postcolonial qui continue à faire de la « colonie » devenue formellement indépendante un appendice de la métropole qui aspire les ressources aussi bien physiques et depuis quelque temps aussi les rares cerveaux formés dans ces Suds épuisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport 2008 de l’OCDE, Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030, est aussi alarmiste que la FAO. Il nous promet, en l’absence d’une politique mondiale volontariste, un avenir très désagréable.</p>
<p style="text-align: justify;">Un réchauffement de 1,7°C à 2,4°C en 2050 &#8211; prévision basse. Sécheresse, tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. L’accroissement du stress hydrique pour 3 milliards d’humains, une eau mal répartie. Une pollution accrue de l’air. La croissance de la population humaine est-elle la cause première des fléaux annoncés ? Les experts de l’OCDE répondent : « Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l’environnement ne proviennent pas du nombre d’habitants mais de leurs habitudes de consommation. »(1)</p>
<p style="text-align: justify;">On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1.400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le changement climatique est en marche, cette course vers l’abîme a déjà ses victimes dans les pays démunis. Les pays industrialisés font des reformettes qui ne régleront pas le problème de fond qui est celui de donner un coup de frein rapide à l’utilisation des énergies fossiles en développant les énergies renouvelables avant que le changement ne soit irréversible. Le président Obama semble l’avoir compris mais en aura-t-il les moyens ? Sera-t-il suivi ? La crise financière et un pétrole bradé à 40 dollars sont en train de compromettre le recours urgent aux énergies renouvelables. Il est à craindre que ce seront les pays vulnérables qui ne se sont pas apprêtés qui en subiront les conséquences tragiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme. Le colon n’a plus de présence physique, il se contente de gérer à distance au nom de la dictature du marché, du libéralisme sauvage et d’une mondialisation que l’on nous disait inéluctable. Autre conséquence tragique, le marché n’a pas laissé intacts les fondements des sociétés. En ce temps de « délitement des valeurs » que l’on pensait immuables, beaucoup de certitudes ont été ébranlées. Le capital symbolique qui a été sédimenté et qui part par pans entiers sous les coups de boutoir du marché du libéralisme fruit d’une mondialisation sans éthique. Les sociétés qualifiées il y a si longtemps de « primitives » sont en train de perdre leur identité sous la pression d’un Occident qui série, catalogue et dicte sa norme.(2)</p>
<p style="text-align: justify;">L’Occident ne se contente pas d’imposer sa vision du monde à la fois par la science et la force, il s’attaque depuis quelques années aux identités. Au moment où même dans les pays occidentaux et à des degrés divers les nations luttent pour ne pas perdre leur identité, les pays du Sud sont en train de perdre leurs dernières défenses immunitaires constituées par leurs traditions ancestrales. Cette désymbolisation du monde mise en évidence par Dany Robert Dufour est en train de pénétrer en profondeur le tissu social. <br />
 A juste titre, la mondialisation et le néolibéralisme peuvent être tenus pour responsables de cette débâcle planétaire. Dans ce monde de plus en plus incertain, l’individu éprouve le besoin d’un retour à des « valeurs sûres » qui lui font retrouver une identité ethnique voire religieuse que la modernité avait réduite.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, un autre dégât est la fameuse « perte de repères chez les jeunes », induite par la précarité de la vie temporelle et spirituelle, n’a alors rien d’étonnant : Il est, cependant, illusoire de croire que quelques leçons de morale à « l’ancienne » même dans les pays où la tradition et la religion tentent encore de maintenir la structure sociale, pourraient suffire à enrayer les dommages causés par le libéralisme.(2) De ce fait, une servitude attend l’individu- sujet. C’est l’asservissement au marché, au libéralisme sauvage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de « destruction des structures collectives » et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de « l’individu seul mais libre ». Le néolibéralisme vise à la ruine des instances collectives construites de longue date par exemple, les syndicats, les formes politiques, mais aussi et surtout la culture en ce qu’elle a de plus structurant et de ce que nous pensions être pérennes(3). <br />
 La valeur intrinsèque de l’individu est indexée sur sa valeur marchande. Voilà le monde que nous propose l’Occident du &laquo;&nbsp;money-théisme&nbsp;&raquo;<strong>. </strong>La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour, est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante&#8230;), ne puisse faire entrave à sa libre circulation(4)</p>
<p style="text-align: justify;">La crise est aujourd’hui une réalité concrète pour tous les citoyens de la planète. Elle nécessite des changements radicaux pour mettre fin au néolibéralisme qui vient de nous mener au bord du gouffre. Pourtant, que ce soit les plans de relance décidés par les gouvernements des différents pays, ou les conclusions du premier Sommet du G20 qui s’est tenu à Washington en novembre dernier, les gouvernements et les financiers semblent plus soucieux de sauver le système que de répondre véritablement aux enjeux de la crise. Voilà donc la planète des consuméristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos valeurs n’en sont pas sortis indemnes pour autant. Même dans les pays industrialisés cette course vers le profit a démantelé toutes les conquêtes sociales. Ainsi en France et comme l’écrivent Patrick Braouezec et Michel Onfray « (&#8230;) Retirer toutes les protections collectives, l’en-commun qui permet à chacun d’être concepteur et acteur d’un avenir humain partagé, pour livrer les individus, marchandises parmi d’autres, au service d’une économie mondialisée conçue comme source de profits financiarisés bien davantage que comme moteur de progrès. (..) L’économie ne saurait se résumer à la course au profit, au mépris des hommes et de la civilisation ; et que tout système économique et politique, pour avoir un avenir, se doit de porter un mouvement de l’humanité vers le progrès. (&#8230;) Le refus de la marchandisation générale, y compris de l’homme, est non seulement le fondement d’un humanisme contemporain, mais est aussi indispensable au mouvement de la société si on considère que ses évolutions ont pour but d’améliorer toujours la condition humaine. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chaque fois que l’organisation sociale a nié l’homme, la civilisation a reculé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« A l’inverse, les avancées de civilisation émancipatrices sont toujours le résultat de conquêtes gagnées dans les luttes et les révoltes populaires. »(5)</em> Comment sauver la planète et tous ses habitants ? Toute l’argumentation de remise en cause des vertus de la croissance, mesurée sur la base de l’évolution du produit intérieur brut (PIB), n’a de sens que dans les pays du capitalisme avancé, où existe dans certaines classes sociales assez d’aisance matérielle pour rêver d’autres paradis. <br />
 Vue dans une perspective mondiale, la décroissance est une préoccupation de riches, une petite minorité &#8211; dans sa très grande candeur, elle s’inquiète parfois de voir tous les Chinois posséder un automobile, sans aller jusqu’au bout de sa pensée : on maintient le reste du monde en sous-développement pour sauver la « planète » ? Il s’agirait, entend-on, de proclamer avec force que l’argent ne fait pas le bonheur, qu’il y a autre chose dans la vie que l’accumulation de biens matériels.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est naturellement faire abstraction des couches sociales qui, de plus en plus larges, peinent à joindre les deux bouts, qui n’ont d’autre choix que mal manger, mal se vêtir et mal se loger. Le remède miracle : le bien-être, notion subjective s’il en est. Il ne faudrait plus « maximiser » la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997, Pierre Bourdieu avec sa lucidité coutumière se posait la question « des coûts sociaux de la violence économique et avait tenté de jeter les bases d’une économie du bonheur. »(6) C’est en fait de cela qu’il s’agit : le bonheur est-il indexé, &#8211; comme en Occident &#8211; sur la possession toujours plus boulimique des biens matériels ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ne devons-nous pas chercher une autre façon d’être heureux en consommant mieux ? en consommant moins ?. Ce qui passe , naturellement , par le partage pour éviter un bouleversement irréversible de la vie sur Terre, notre seule et unique Terre, à moins de faire comme une compagnie américaine qui vend des lots de terrain&#8230;sur la Lune !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par </strong><strong><a class="liste_article_titre" href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=8669" target="_blank"><strong>chems eddine Chitour</strong></a></strong>, le vendredi 13 mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><em>(1) Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux ? Le Monde 09.01.09 <br />
 (2) Chems Eddine Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006<br />
 (3) Pierre Bourdieu. « Le néolibéralisme comme révolution conservatrice », 1997, in Interventions 1961-2001, Agone, 2002. <br />
 (4) Dany Robert Dufour : L’Art de réduire les têtes, Editions Denoël, Paris. 2003. <br />
 (5) Patrick Braouezec et Michel Onfray, Une politique de régression. Le Monde du 21.01.08<br />
 (6) Pierre Bourdieu. L’essence du libéralisme, le Monde diplomatique mars 1998. Pr Chems Eddine CHITOUR Ecole Polytechnique Alger</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52881" target="_blank">agoravox.fr)</a></em> <a href="http://terresacree.org/" target="_blank"><br />
 </a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>15 mars 2009: journée mondiale Zeitgeist (Zday)</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 09:22:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Zeitgeist &#8211; l&#8217;esprit du moment (1:57:40) Zeitgeist Addendum (2:03:07) Le But Le Moyen est la Fin : Nous sommes résolus à restaurer les nécessités fondamentales et la conscience environnementale des espèces à travers la préconisation des compréhensions les plus courantes sur ce que nous sommes vraiment, et que la science, la nature et la technologie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong> </strong><strong><a href="http://nous-les-dieux.org/Zeitgeist" target="_blank">Zeitgeist &#8211; l&#8217;esprit du moment</a> (1:57:40)</strong></h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/15-mars-2009-journee-mondiale-zeitgeist-zday/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://nous-les-dieux.org/Zeitgeist_Addendum" target="_blank"><strong>Zeitgeist Addendum</strong></a><strong> (2:03:07)</strong></h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/15-mars-2009-journee-mondiale-zeitgeist-zday/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2 style="text-align: left;"><a name="rlm"></a><span id="more-2320"></span></h2>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le But</h3>
<p style="text-align: justify;">Le Moyen est la Fin :</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes résolus à restaurer les nécessités fondamentales et la conscience environnementale des espèces à travers la préconisation des compréhensions les plus courantes sur ce que nous sommes vraiment, et que la science, la nature et la technologie (plutôt que la religion, la politique et l&#8217;argent) détiennent les clés de notre développement personnel, non seulement en tant qu&#8217;êtres humains, mais aussi en tant que civilisation, à la fois structurellement et spirituellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les idées centrales de cette conscience sont la reconnaissance des éléments émergents et symbiotiques de lois naturelles et le fait que l&#8217;alignement avec ces compréhensions sont le fondement de nos institutions personnelles et sociales, la vie sur Terre peut et prospèrera en un système qui se développera positivement, où les suites sociales négatives, telles que la stratification (division) sociale, la guerre, les préjugés, l&#8217;élitisme et l&#8217;activité criminelle seront en constante diminution et, dans l&#8217;idéal, pourraient disparaitre dans le spectre du comportement humain lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette éventualité est, bien évidemment, très difficile à accepter pour la plupart des humains, car nous avons été conditionnés par la société à penser que le crime, la corruption et la malhonnêteté étaient &laquo;&nbsp;normales&nbsp;&raquo; et qu&#8217;il y aurait toujours des gens qui voudront abuser, blesser ou tirer avantage des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">La religion est le principal instigateur (auteur) de cette propagande, car la mentalité du &laquo;&nbsp;Nous et Eux&nbsp;&raquo; ou du &laquo;&nbsp;Bien et du Mal&nbsp;&raquo; encourage cette fausse hypothèse.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalité est que nous vivons dans une société qui crée le raréfaction. La conséquence de ce manque est que les êtres humains doivent se comporter de manière a survivre, même si cela signifie qu&#8217;ils doivent tricher ou voler pour obtenir ce qu&#8217;ils veulent.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre étude nous a amené à conclure que le manque est une des causes les plus importantes de l&#8217;aberrance du comportement humain, tout en conduisant, par d&#8217;autres moyens, à des formes complexes de névrose. Un regard statistique sur la toxicomanie, le crime et le taux d&#8217;incarcération révèle que la pauvreté et les conditions sociales malsaines font partie du vécu de ceux engagés dans de tels comportements.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Êtres Humains ne sont ni bons ni mauvais&#8230; ils courent, ne cessant de modifier leur(s) expérience(s) que la vie leur influe. La &laquo;&nbsp;qualité&nbsp;&raquo; d&#8217;un être humain (si une telle chose devait exister) est directement reliée à l&#8217;éducation et de cette manière aux systèmes de croyance dans lequel ils ont été conditionnés.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évidente réalité a été grossièrement négligée et de nos jours les gens pensent primitivement que la compétition, la cupidité et la corruption sont des éléments &laquo;&nbsp;greffés&nbsp;&raquo; au comportement humain et que, de ce fait, nous devons posséder des prisons, une police et en conséquence une hiérarchie de contrôle différentiel pour que la société puisse gérer ces &laquo;&nbsp;tendances&nbsp;&raquo;. C&#8217;est complètement illogique et faux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le point important est qu&#8217;afin de changer les choses pour le meilleur fondamentalement, vous devez commencer par vous attaquer aux causes profondes. Le système actuel des sociétés de la &laquo;&nbsp;punition&nbsp;&raquo; est démodé, inhumain et improductif. Quand un Serial Killer (tueur en série) est attrapé, la majorité des gens s&#8217;agitent et crient pour la mort de cette personne. Tout ceci est arriéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Une société réellement saine d&#8217;esprit, qui est consciente de ce que nous sommes et comment nos systèmes de valeur sont créés, considèrerait la personne et chercherait à apprendre les raisons derrière ses actions violentes. Cette information irait ensuite dans un département de recherche qui réfléchirait à comment faire en sorte que de tels comportements ne se reproduisent plus, et ceci à travers l&#8217;éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est temps de mettre fin à ce patchwork. Il est temps de commencer une nouvelle approche sociale qui est mise à jour avec les connaissances actuelles. Hélas, la société actuelle fonctionne encore amplement sur le démodé, les dispositions superstitieuses et les résolutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est aussi important de souligner qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;utopies ou de conclusion. Tous les signes désignent un changement perpétuel à tous les niveaux. À son tour, ce sont nos actions personnelles de tous les jours qui façonnent et perpétuent les systèmes sociaux en place. Néanmoins, paradoxalement, ce sont aussi nos influences environnementales qui créent nos perspectives et, par conséquent, nos visions du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, le véritable changement ne viendra pas seulement de l&#8217;ajustement de vos compréhensions personnelles et de vos résolutions, mais viendra également du changement des structures sociales qui influencent ces compréhensions et résolutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Les systèmes élitiques du pouvoir ne sont que peu affectés sur le long terme par les protestations traditionnelles et les mouvements politiques. Nous devons aller au-delà de ces &laquo;&nbsp;rebellions de constatation&nbsp;&raquo; et agir avec un outil bien plus puissant :</p>
<p style="text-align: justify;">Nous arrêterons de soutenir le système, tout en prônant constamment la connaissance, la paix, l&#8217;unité et la compassion. Nous ne pouvons &laquo;&nbsp;affronter le système&nbsp;&raquo;. La haine, la colère et la &laquo;&nbsp;mentalité de la guerre&nbsp;&raquo; sont des moyens de changement voué à l&#8217;échec, car perpétuant les mêmes outils que les systèmes corrompus de pouvoir utilisent pour leur maintien du contrôle.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La Distorsion et la Paralysie</h3>
<p style="text-align: justify;">Quand nous comprendrons que tous les systèmes sont en voie de développement et constamment dans un état d&#8217;évolution, ainsi que le fait que nous sommes symbiotiquement connectés à la nature et entre nous de la manière la plus simple mais néanmoins profonde, nous forçant à réaliser que notre intégrité personnelle est aussi élevée que l&#8217;intégrité du reste de la société, nous réaliserons donc à quel point nos repères sociaux étaient altérés et arriérés et comment leur perpétuation est responsable de l&#8217;instabilité de notre société.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Système Monétaire, par exemple, a longtemps été considéré comme un aspect positif dans la société du au fait qu&#8217;il incitait à la production et au progrès. De nos jours, le système monétaire est devenu un outil pour la division et la contrôle totalitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la forme ultime de &laquo;&nbsp;Diviser pour mieux régner&nbsp;&raquo; dont les hypothèses profondes sont :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Nous devons nous affronter les uns les autres pour survivre.</li>
<li>L&#8217;Homme doit avoir une récompense &laquo;&nbsp;stimulante&nbsp;&raquo; pour faire quoi que ce soit de significatif.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Dans la mesure du premier point (Nous devons nous affronter les uns les autres pour survivre), cette caractéristique de &#8216;compétition&#8217; dans le système garantit la corruption dans la société à tous les niveaux, car le crédo est &laquo;&nbsp;Nous contre eux&nbsp;&raquo;. Beaucoup débattent à propos du fait que le &laquo;&nbsp;système de marché libre&nbsp;&raquo; est efficace&#8230; mais il est corrompu de nos jours en raison des mauvaises politiques, du favoritisme, des sauvetages financiers, etc. Ils affirment que si un marché libre &laquo;&nbsp;pure&nbsp;&raquo; pouvait exister tout irait bien. C&#8217;est faux, car ce que vous voyez aujourd&#8217;hui EST le marché libre, avec tous ses avantages différentiels et sa corruption. Aucune loi n&#8217;empêchera jamais les opérations d&#8217;initiés, les collusions, les monopoles, les abus de travail, la pollution, l&#8217;obsolescence planifiée &#8230; c&#8217;est ce qu&#8217;un système basé sur la compétition produit à coup sûr, car fondé sur l&#8217;idée de tirer profit des autres pour le profit. Un point c&#8217;est tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons commencer à nous séparer de ces idéaux oppressants et aller vers un système &laquo;&nbsp;conçu&nbsp;&raquo; pour faire vivre les êtres humains&#8230; et non plus les forcer à s&#8217;affronter pour survivre. En ce qui concerne le second point (L&#8217;Homme doit avoir une récompense &laquo;&nbsp;stimulante&nbsp;&raquo; pour faire quoi que ce soit de significatif), c&#8217;est tout simplement une perspective triste et incroyablement négative de l&#8217;être humain en général. Se dire qu&#8217;une personne doit être &laquo;&nbsp;structurellement motivée&nbsp;&raquo; ou par conséquent &laquo;&nbsp;forcée&nbsp;&raquo; à faire quoi que ce soit, est tout bonnement absurde. Souvenez-vous lorsque vous étiez un enfant et n&#8217;aviez aucune idée de ce qu&#8217;était l&#8217;argent. Vous jouiez, étiez curieux et faisiez de nombreuses choses&#8230; pourquoi ? Car vous en aviez envie. Cependant, plus le temps passe dans notre système, plus cette curiosité naturelle et cette auto-motivation disparait chez l&#8217;Homme, car ils sont contraints à se conformer au système de travail spécialisé, compartimenté et prédéfini pour survivre. Ceci, au final, crée souvent une rébellion naturelle au sein de la personne due à l&#8217;obligation forcée, et c&#8217;est ainsi qu&#8217;on en arrive à la séparation du &laquo;&nbsp;loisir&nbsp;&raquo; et du &laquo;&nbsp;travail&nbsp;&raquo;. La paresse censée exister par le biais des partisans du système monétaire (qui clament qu&#8217;il produit une motivation) ne reconnait pas ça. Dans une véritable société, les gens suivraient leurs penchants naturels et travailleraient pour participer à la société non pas parce qu&#8217;ils sont &laquo;&nbsp;payés&nbsp;&raquo; pour ça, mais parce qu&#8217;ils ont une plus grande sensibilisation qui reconnait que contribuer à la société les aide autant que cela aide les autres. Il s&#8217;agit de l&#8217;état de conscience le plus élevé que nous espérons faire communiquer. Votre récompense pour avoir contribuer à la société est le bien-être de cette société&#8230; qui, au final, servira votre bien-être.</p>
<p style="text-align: justify;">À présent, en mettant ces choses en perspective, il est important de comprendre que notre monde est actuellement dirigé, indéniablement, par un petit groupe d&#8217;hommes dominant ayant les postes les plus élevés des institutions les plus importantes dans la société &#8211; Les Affaires et la Finance (Business and Finance). La mise en place d&#8217;un gouvernement est en tandem avec l&#8217;influence et le pouvoir des sociétés et des banques. Le sang de la vie est l&#8217;argent, ce qui est, en fait, une illusion qui a désormais peu de pertinence pour la société et qui sert d&#8217;outil à la manipulation et la division associé à une sorte d&#8217;organisation sociale qui garantit l&#8217;élitisme, le crime, la guerre et la stratification (division) sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Simultanément, on apprend aux individus qu&#8217;être &laquo;&nbsp;correct&nbsp;&raquo; est ce qui les définit en tant qu&#8217;être humain. Ce fait d&#8217;être &laquo;&nbsp;correct&nbsp;&raquo; est directement relié aux valeurs prédominantes de la société elle-même. Par conséquent, ceux qui acceptent et soutiennent les points de vue du système social sont considérés comme &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo;, tandis que ceux qui sont en désaccord sont considérés comme &laquo;&nbsp;anormaux&nbsp;&raquo; ou même &laquo;&nbsp;subversifs&nbsp;&raquo;. Que ce soit le dogme d&#8217;une tradition sociale unique, ou l&#8217;alignement avec une religion mondialement établie, la base est la même : Matérialisme Intellectuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors nous nous rendons compte que la connaissance et en conséquence nos institutions sont en constante évolution, nous constatons que tout système de croyance qui prétend &laquo;&nbsp;savoir&nbsp;&raquo; quoi que ce soit, sans contestation possible, est voué à l&#8217;échec. La religion, avec son fondement dans la foi, est le roi de la distorsion, car il revendique savoir quelque chose de définitif à propos d&#8217;un sujet aussi complexe et insaisissable que les origines de l&#8217;espèce humaine, et c&#8217;est tout simplement impossible dans un univers émergent (en développement).</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci étant dit, nous réalisons donc que, tout aussi dangereux que les structures du pouvoir établies, le sont les personnes qui ont été conditionnées pour accepter totalement les compréhensions immuables avancées par ces systèmes&#8230; devenant de ce fait les &laquo;&nbsp;Garants attitrés du Statu Quo (situation figée)&nbsp;&raquo;. Cela s&#8217;applique à tous les systèmes, principalement politiques, financiers et religieux. Depuis que l&#8217;identité des personnes est devenue liée aux doctrines d&#8217;un pays, d&#8217;une religion ou à une éthique de Business (Affaires), il est souvent très difficile pour une personne d&#8217;en changer, car son identité a été associée aux idéologies qui lui ont été imposées. Ils perpétuent par conséquent la doctrine de l&#8217;institution, simplement pour maintenir leur intégrité personnelle, telle qu&#8217;ils la perçoivent. Nous devons mettre fin à ce cycle, car il paralyse notre développement non seulement en tant qu&#8217;individus mais aussi en tant que société.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La Vérité et la Transition</h3>
<p style="text-align: justify;">Une fois que nous aurons compris que l&#8217;intégrité de nos propres existences est directement reliée à l&#8217;intégrité de la Terre, de la Vie et de tous les autres Êtres Humains, le chemin que nous aurons à arpenter sera prédéfini. À son tour, une fois que nous aurons réalisé que c&#8217;est la science, la technologie et par conséquent la créativité humaine qui instaure le progrès dans nos vies, nous serons alors capables de reconnaître nos véritables priorités pour le progrès et le développement social et personnel. Ces points étant indiqués, nous pouvons voir que la Religion, la Politique et le système de travail basé sur l&#8217;argent et la compétition sont des moyens obsolètes de fonctionnement social, que doivent désormais être critiqués et dépassés. Notre vocation est de parvenir à un système social qui agit sans argent ni politique, while allowing superstition to work itself out as education flourishes. Personne n&#8217;a le droit de dire à une autre ce qu&#8217;elle doit croire, car personne n&#8217;a une compréhension totale de quoi que ce soit. Cependant, si nous nous penchons sur les procédés naturels de la vie, nous verrons alors comment nous pouvons nous aligner avec la nature et de cette manière notre chemin sera bien plus clair.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, beaucoup de personnes sont inquiètes à propos de l&#8217;augmentation de la population mondiale, tandis que certaines figures despotiques comme Henry Kissinger affirment qu&#8217;une &laquo;&nbsp;réduction&nbsp;&raquo; est nécessaire. C&#8217;est, évidemment, assez effrayant. Cependant la véritable question subsiste : Est-ce que l&#8217;augmentation de la population est si néfaste ? La réponse est que, d&#8217;un point de vue scientifique, la Terre peut supporter beaucoup plus de personnes si besoin est, une fois que la technologie de pointe sera exploitée. Notre planète est composée à 70% d&#8217;eau, et les cités sur la mer (un des nombreux projets de Jacque Fresco) sont la prochaine étape. Par la suite, l&#8217;éducation sur la vie en général informera les personnes quant aux conséquences de leurs actes reproductifs et l&#8217;augmentation de la population sera tout naturellement ralentie au fur et à mesure que les gens commenceront à réaliser de quelle manière ils sont liés à la planète et à sa capacité d&#8217;accueil.</p>
<p style="text-align: justify;">De ce fait, le seul &laquo;&nbsp;gouvernement&nbsp;&raquo; pouvant réellement exister est la Terre et ses ressources. À partir de là, toutes les possibilités peuvent être évaluées. C&#8217;est pourquoi une unification de tous les pays est nécessaire, car l&#8217;information la plus importante que nous pouvons posséder en tant qu&#8217;espèce est une évaluation complète et très détaillée de ce que nous avons sur cette planète. De la même manière que vous examineriez les ressources d&#8217;une acre de terre pour voir ce que vous pourriez y faire, c&#8217;est de ça dont nous avons besoin qu&#8217;il se passe avec la planète dans le but de développer ce que nous sommes capables en tant qu&#8217;espèce, une ressource pure.</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, la plupart qui examineront les idées présentées précédemment ne cesseront de se demander : &laquo;&nbsp;Comment pouvons-nous faire ceci compte tenu de la distorsion des systèmes de valeurs actuellement en marche ? Comment réaliser ce changement, cette transition aussi énorme ?&nbsp;&raquo; C&#8217;est, évidemment, la question la plus complexe. La réponse : Il fat bien commencer quelque part. Il y a nombre de choses qui peuvent être réalisées par une seule personne ou une communauté et qui peuvent donner forme à cette vision. Le pas le plus important est l&#8217;éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 15 Mars 2009 (ou &laquo;&nbsp;ZDAY&nbsp;&raquo; comme il a été appelé en 2008), il y aura une journée d&#8217;action mondiale pour répandre la conscience de cette orientation sociale. Notre espoir est de voir s&#8217;organiser le plus de réunions possibles dans de nombreuses villes, états et pays. Notre site thezeitgeistmovement.com va faire en sorte de fournir les éléments nécessaires dans le plus de langues possible, tout en faisant notre possible pour aider chaque sous-groupe. Nous ne vous demanderons jamais d&#8217;argent. Nous sommes là pour aider, car nous acceptons et comprenons une vérité primordiale qui a été oubliée pendant très longtemps :</p>
<p style="text-align: justify;">Plus vous donnez, plus vous recevez.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci pour votre aide.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.thezeitgeistmovement.com/joomla/index.php?Itemid=126" target="_blank">thezeitgeistmovement.com</a>)</em></p>
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		<title>Pour que l’argent nous serve, au lieu de nous asservir !</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 13:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En effet, depuis 1973, l&#8217;État s&#8217;est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d&#8217;émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l&#8217;État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d&#8217;énormes intérêts. À l&#8217;heure du &#171;&#160;pouvoir d&#8217;achat chancelant&#160;&#187; et des &#171;&#160;caisses vides&#160;&#187;, il n&#8217;est plus acceptable que notre argent, issu de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>En effet, depuis 1973, l&#8217;État s&#8217;est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d&#8217;émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l&#8217;État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d&#8217;énormes intérêts. À l&#8217;heure du &laquo;&nbsp;pouvoir d&#8217;achat chancelant&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;caisses vides&nbsp;&raquo;, il n&#8217;est plus acceptable que notre argent, issu de notre travail, ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l&#8217;emploi et des services publics, course sans fin à la croissance, destruction de l&#8217;environnement, etc..</strong></p>
<h3>Nous vous proposons de nous mobiliser citoyennement en agissant immédiatement par voie de <span style="text-decoration: underline;">pétition électronique à vos élus départementaux</span> (<em>députés, sénateurs</em>), pour restaurer le droit légitime des Nations à émettre leur propre monnaie.</h3>
<p style="color: #9933cc;"><big><strong>Devenez une partie de la solution, passez à l&#8217;action :</strong></big></p>
<p style="color: #ff0000;"><em>Veuillez effacer &laquo;&nbsp;Votre Prénom&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Votre Nom&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Votre E-Mail&nbsp;&raquo; avant de rentrer vos coordonnées et de <span style="text-decoration: underline;">choisir votre département de résidence</span> (si vous ne choisissez pas de département, un pétition test vous sera envoyée à l&#8217;adresse E-Mail spécifiée).</em></p>
<div>
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<select id="to" name="to">
<option selected="selected" value=" ">Département français à choisir</option>
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<option value="fhollande@assemblee-nationale.fr, permanence.nauche@orange.fr, jpdupont@assemblee-nationale.fr, b.bourzai@senat.fr, r.teulade@senat.fr">19 Corrèze</option>
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<option value="mvergnier@assemblee-nationale.fr, auclair.j@wanadoo.fr, jj.lozach@senat.fr">23 Creuse</option>
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<option value="jmboucheron@assemblee-nationale.fr, ptourtelier@assemblee-nationale.fr, marcel.rogemont@wanadoo.fr, jrmarsac@wanadoo.fr, pmehaign@club-internet.fr, contact@thierry-benoit.fr, rcouanau@assemblee-nationale.fr, e.herve@senat.fr, v.kles@senat.fr, d.de-legge@senat.fr, j.le-menn@senat.fr">35 Ille-et-Vilaine</option>
<option value="msapin@assemblee-nationale.fr, nforissier@assemblee-nationale.fr, jpchanteguet@assemblee-nationale.fr, jf.mayet@senat.fr, l.pinton@senat.fr">36 Indre</option>
<option value="contact@jean-patrick-gille.fr, c.greff@wanadoo.fr, mtouraine@assemblee-nationale.fr, mlezeau@cg37.fr, pbriand@assemblee-nationale.fr, mariefrance.beaufils@wanadoo.fr, y.dauge@senat.fr, d.leclerc@senat.fr">37 Indre-et-Loire</option>
<option value="genevieve.fioraso@gmail.com, michel.issindou@free.fr, mdestot@assemblee-nationale.fr, president.finances@assemblee-nationale.fr, francois.brottes@wanadoo.fr, moyne-bressand.alain@wanadoo.fr, georges.colombier@orange.fr, jremiller@assemblee-nationale.fr, avallini@assemblee-nationale.fr, a.david@senat.fr, j.faure@senat.fr, l.mermaz@senat.fr, bernard.saugey@wanadoo.fr">38 Isère</option>
<option value="jacques.pelissard@ville-lons-le-saunier.fr, marie-christine.dalloz390@orange.fr, jmsermier-dole@wanadoo.fr, g.bailly@senat.fr, senat.barbiergilbert@wanadoo.fr">39 Jura</option>
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<option value="ggarot@assemblee-nationale.fr, marc.bernier53@wanadoo.fr, favennec.yannick@wanadoo.fr, j.arthuis@senat.fr, f.zocchetto@senat.fr">53 Mayenne</option>
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<option value="fabienne.labrette.menagerlm1@orange.fr, contact@mariettakaramanli.fr, bpavy@assemblee-nationale.fr, dominique.le-mener@voila.fr, jp.chauveau@senat.fr, mp.cleach@senat.fr, r.duluart@senat.fr">72 Sarthe</option>
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<option value="jp.soisson@wanadoo.fr, jeanmarie.rolland@free.fr, mlfort@assemblee-nationale.fr, p.bordier@senat.fr, h.deraincourt@senat.fr">89 Yonne</option>
<option value="dmeslot@assemblee-nationale.fr, michel.zumkeller@wanadoo.fr, jp.chevenement@senat.fr">90 Territoire de Belfort</option>
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<option value="flefebvre@assemblee-nationale.fr, mhamiable@assemblee-nationale.fr, jpschosteck@assemblee-nationale.fr, gsiffredi@assemblee-nationale.fr, r.muzeau@orange.fr, maeschlimann@assemblee-nationale.fr, jakossowski@yahoo.fr, jacqueline.fraysse@mairie-nanterre.fr, pbalkany@assemblee-nationale.fr, joelle.ceccaldi@mairie-puteaux.fr, pollier@assemblee-nationale.fr, jjguillet@assemblee-nationale.fr, pc.baguet@mairie-boulogne-billancourt.fr, r.badinter@senat.fr, d.badre@senat.fr, i.debre@senat.fr, jp.fourcade@senat.fr, jacques.gautier@senat.fr, b.gonthier-maurin@senat.fr">92 Hauts-de-Seine</option>
<option value="ggaudron@assemblee-nationale.fr, depute.maire@ville-tremblay-en-france.fr, ericraoult2007@yahoo.fr, mpajon@assemblee-nationale.fr, brunolerouxdepute@yahoo.fr, patrick.braouezec@plainecommune.com.fr, dgoldberg@assemblee-nationale.fr, mgbuffet@assemblee-nationale.fr, lagardejc@wanadoo.fr, cbartolone@assemblee-nationale.fr, jpbrard@assemblee-nationale.fr, p.calmejane@mairie-villemomble.fr, guigou.e@wanadoo.fr, e.assassi@senat.fr, p.dallier@senat.fr, c.demuynck@senat.fr, j.maheas@senat.fr, j.ralite@senat.fr, d.voynet@senat.fr">93 Seine-Saint-Denis</option>
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<option value="ctaubira@assemblee-nationale.fr, cberthelot@guyane.fr, je.antoinette@senat.fr, g.patient@senat.fr">98 Guyane</option>
<option value="rpvictoria@assemblee-nationale.fr, huguette.bello@wanadoo.fr, drobert@assemblee-nationale.fr, plebreton@assemblee-nationale.fr, jcfruteau@assemblee-nationale.fr, gelita.hoarau974@wanadoo.fr, am.payet@senat.fr, jp.virapoulle@senat.fr">99 La Réunion</option>
<option value="gyanno@assemblee-nationale.fr, pfrogier@assemblee-nationale.fr, michel.buillard@mail.pf, bruno.sandras@papara.pf, agirardin@assemblee-nationale.fr, alikuvalu@assemblee-nationale.fr, abdoulatifou.aly@orange.fr, s.loueckhote@senat.fr, rtuheiavoc@yahoo.com, r.laufoaulu@senat.fr, a.giraud@senat.fr, s.ibrahim@senat.fr, m.magras@senat.fr, lc.fleming@senat.fr, d.detcheverry@senat.fr, r.delpicchia@senat.fr, a.ferrand@senat.fr, c.frassa@senat.fr, c.lepage@senat.fr, jp.cantegrit@senat.fr, m.cerisier-ben-guiga@senat.fr, l.duvernois@senat.fr, m.guerry@senat.fr, j.garriaud-maylam@senat.fr, c.kammermann@senat.fr, c.cointat@senat.fr, r.yung@senat.fr">100 Outre Mer</option>
</select>
<input id="Go" name="Go" type="submit" value="Envoyez la pétition électronique ci-dessous à vos élus départementaux !!!" />
</form>
</div>
<p><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pour-que-l-argent-nous-serve-au-lieu-de-nous-asservir.rtf" target="_blank">Texte de la pétition électronique</a></strong> :</p>
<p><em>Sujet : Pour que l&#8217;argent nous serve au lieu de nous asservir !</em></p>
<p>Madame, Monsieur,</p>
<p><strong>J´ai une question essentielle à vous poser&#8230;<span id="more-1337"></span></strong></p>
<p>Comme vous, sans doute, je me sens très concerné par la dégradation des conditions de vie sur notre planète. Pourtant, en dépit des bonnes intentions, et quelles que soient les mesures prises par les gouvernements successifs depuis une trentaine d´années, la situation globale ne cesse de se détériorer : déploiement d´une dynamique qui favorise la croissance d´îlots peuplés d´une élite cumulant fortune, pouvoirs et privilèges, au milieu d´un océan grandissant de misère, d´injustice sociale, d´exclusion, bref de souffrances génératrices de violences sous toutes ses formes, tout cela sur fond de menace écologique pressante. Comment expliquer une telle impuissance à une époque où, paradoxalement, l´humanité n´a jamais disposé d´autant de connaissances et de moyens technologiques ?</p>
<p>À vrai dire la situation est purement absurde : qu´il s´agisse de l´emploi, la santé, l´éducation, l´énergie, l´alimentation, etc. Nous n´avons pas une, mais un vaste choix de solutions possibles.</p>
<p>Sur quoi butte-t-on ? Sur le manque d´argent qui permettrait de mettre en oeuvre ces solutions. Car on ne meurt pas de faim faute de nourriture, on meurt de faim faute de l´argent qui permettrait d´y accéder. On ne meurt pas de maladie faute de médicaments, on meurt faute de pouvoir les acheter ; on n´est pas au chômage faute d´emploi, on y est faute de pouvoir rémunérer le travail. Et ainsi de suite&#8230;</p>
<p>Alors, tous les efforts portent sur la recherche d´une croissance forte qui serait, dit-on, la seule méthode susceptible d´apporter les ressources financières suffisantes pour relever les défis de notre temps. Mais n´est-ce pas vouloir éteindre l´incendie avec de l´essence quand on sait que le plus grand danger qui menace la planète vient justement des dommages collatéraux causés par la croissance ? N´est-ce pas aussi ignorer que la nature de l´argent moderne permettrait, si on le voulait vraiment, de l´émettre à la hauteur de ce que l´urgence humanitaire et écologique exige ? Si vous êtes renseigné(e), et vous êtes à une place qui vous permet de l´être plus que tout autre, vous n´êtes pas sans savoir ce qui suit :</p>
<div>
<ul>
<li> L´argent aujourd´hui n´est plus limité comme avant par une quantité de matière précieuse. Il est totalement dématérialisé depuis 1971. Il est créé et ne prend « existence » que par simple inscription dans une comptabilité bancaire. <strong><em>Les seules limites sont les règles que la société se donne.</em></strong></li>
</ul>
<ul>
<li> Il y a peu de temps encore (avant le 3 janvier 1973), la Banque de France avait le droit d´émettre en faveur des Collectivités — et en particulier de l´État — la monnaie nécessaire à financer leurs développements. <strong><em>Ainsi, pas d´intérêts ruineux puisque ces intérêts n´étaient dus qu´à la Banque de France et donc revenaient à l´ensemble de la collectivité au travers de sa banque nationale.</em></strong></li>
</ul>
</div>
<p><strong>Or, qui crée aujourd´hui cette monnaie dont nous avons collectivement tant besoin ?</strong></p>
<p><strong>Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce sont les banques privées par le moyen du crédit.</strong></p>
<p>Que l´on puisse créer de l´argent à partir de rien sort tellement de nos schémas mentaux que nous refusons de le voir, d´autant plus que l´iceberg ne montre que sa partie émergée. Ce qui est visible, c´est l´utilisation de l´épargne. Il semble à l´évidence que les banques prêtent aux uns les sommes épargnées par d´autres. Et c´est vrai en partie. Quand l´État emprunte sur les marchés financiers, il y a bien derrière des investisseurs — banques, compagnies d´assurance, fonds de pension, particuliers — qui « achètent » de la dette publique avec des sommes épargnées.</p>
<p>Mais la partie immergée de l´iceberg cache le fait que l´argent est devenu <strong>une dette par nature</strong>, car pour qu´il y en ait, il faut au préalable qu´il ait été créé lors d´un crédit. Ainsi, contrairement à ce que pense la plupart des gens, ce n´est pas l´épargne qui permet l´emprunt mais l´emprunt qui permet l´épargne.</p>
<p><strong>Dès lors, la vraie question est de déterminer QUI a LÉGITIMITÉ quant au pouvoir de créer la monnaie-crédit, dans quelles conditions et pour en faire quoi ?</strong></p>
<p><strong>Le privé ?</strong> Dans ce cas, l´argent ne peut être créé que de manière sélective, sur des critères de rentabilité et de solvabilité au service prioritaire des actionnaires du système, sans souci de l´intérêt général.</p>
<p><strong>Le public ?</strong> Dans ce cas, l´argent peut être créé sur des critères d´intérêt commun.</p>
<p>Force est de constater que malheureusement, aujourd´hui, <span style="text-decoration: underline;">sans débat public préalable</span>, les Nations sont rabaissées au même rang que chacun de leurs citoyens. Elles sont <strong><em>obligées d´emprunter l´argent tiré initialement du néant auprès du privé</em></strong> et de payer de substantiels intérêts, ce qu´elles n´auraient pas à faire si elles exerçaient leur droit légitime d´émettre leur propre monnaie.</p>
<p>Nous payons, bon an mal an, 40 milliards d´euros par an <span style="text-decoration: underline;">pour les seuls intérêts</span>, ce qu´on appelle élégamment “le service de la dette”. C´est l´équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 porte-avions “Charles de Gaulle”. C´est prélever sur notre travail et notre production plus de 100 millions d´euros par jour, oui, par jour, et le transférer à ceux qui sont déjà les plus riches, eux qui, d´ailleurs, peuvent ainsi nous les reprêter, à nouveau contre intérêt… Et tandis que la richesse publique sert à gonfler chaque année un peu plus les poches des plus privilégiés, nous laissons se détériorer les services publics, nous supprimons des acquis sociaux et nous ne trouvons pas l´argent nécessaire aux investissements structurels qu´exigent la gravité et l´urgence des problèmes actuels !</p>
<p>Imaginez-vous la force que nous aurions à notre disposition si les États pouvaient de nouveau mobiliser toutes les ressources de leurs Peuples pour affronter ensemble les terribles problèmes que connaît notre planète, au lieu de s´éreinter à chercher une vaine croissance qui ne profite de toute façon qu´à la minorité la plus nantie ?</p>
<p>Alors voici ma question :</p>
<p><strong>Pourquoi personne parmi nos <span style="text-decoration: underline;">représentants</span> ne se lève pour pointer le ridicule et le scandale d´une situation qui est à l´origine de la plupart des maux dont souffrent les peuples ?</strong></p>
<p>Si la vie de votre enfant était en jeu, accepteriez-vous de le laisser partir alors que tout est là pour le sauver? Eh bien oui, sa vie est en jeu ainsi que celle de tous les enfants de la Terre, et je pense que, comme moi, vous ne pouvez accepter l´idée de les condamner au seul motif de faire semblant d´ignorer que la cause essentielle des problèmes vient de ce que le pouvoir de création monétaire, revenant de droit aux Nations, a été abandonné au système bancaire privé.</p>
<p>Je vous demande donc de me dire clairement quelle est votre position à ce sujet <strong>et ce que vous comptez faire concrètement pour que la création monétaire — au moins celle nécessaire à l´équipement et à l´investissement de la Nation et qui n´est donc pas inflationniste — soit reprise au privé et rendue au public</strong>, comme le suggèrent plusieurs économistes, afin que nous puissions mettre en œuvre, sans frein, toutes les ressources humaines et technologiques dont nous disposons pour répondre aux défis de notre temps. Et ne me répondez surtout pas que c´est chose impossible dans le système mondialisé actuel : les systèmes que nous construisons sont à l´image de ce que nous voulons. Voulez-vous un monde inféodé aux intérêts de la finance privée, ou un monde où vos enfants pourront vivre libres, en paix, et dans une suffisance heureuse au milieu de peuples solidaires ? Les lois votées jusqu´à présent ont livré le monde aux banquiers&#8230; Si tel n´est pas votre choix, il faut en proposer d´autres.</p>
<p>Comptant sur votre réponse et plus encore sur un réel engagement de votre part dans cette voie, je vous prie d´agréer mes salutations citoyennes.</p>
<p>Pour que l´argent nous serve au lieu de nous asservir !</p>
<p>Respectueusement votre,<br />
 Un citoyen informé.</p>
<p><strong>Prénom Nom &#8211; E-Mail</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Pour mémoire, voici un historique de l´évolution du droit de création monétaire depuis 1973 :</p>
<blockquote>
<ul>
<li> 3 janvier 1973 – Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la Banque de France, nous trouvons en particulier cet Article 25 très court qui bloque toute possibilité d´avance au Trésor : <strong><em>« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l´escompte de la Banque de France »</em></strong>. Cette décision correspond à une privatisation de l´argent et ramène la Nation au même rang que n´importe lequel de ses citoyens. La dette publique trouve son origine précisément là.</li>
<li>1976 &#8211; Sans aucune justification économique, sans débat public préalable, le Gouvernement de Raymond Barre décide que l´État paiera les intérêts de sa dette au-delà du taux d´inflation. Ce faisant, il place l´État au service des créanciers. Et l´on s´étonne du montant de la dette publique après trente-deux ans de ce régime ? </li>
<li>1981 &#8211; N´oublions pas, dans ce parcours, la proposition de loi organique du député et économiste Tovy Grjebine, n° 157, enregistrée le 22 juillet 1981. Cette loi avait pour but de limiter le rôle de l´endettement dans la création de la monnaie et de permettre une nouvelle politique économique assurant la résorption du chômage et l´indépendance énergétique, en utilisant une technique de financement obtenu par le changement des contreparties monétaires. Cette loi qui aurait permis à la Nation de financer son développement sans s´endetter n´a pas été votée.</li>
<li>1992 &#8211; La gauche au pouvoir nous invite à ratifier par référendum, les yeux fermés, le traité de Maastricht qui précise en son<strong> article 104</strong> : <strong><em>« Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales” d´accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l´acquisition directe, auprès d´eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »</em></strong></li>
<li>4 août 1993 – La loi n° 93.980 est votée. Cette loi donne son « indépendance » à la Banque de France et interdit à celle-ci, dans son article 3, d´autoriser des découverts ou d´accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l´acquisition des titres de leur dette. L´État est désormais condamné par le plus haut niveau du droit à subir une charge non nécessaire d´intérêts.</li>
<li>2008 – Alors que le Traité pour une Constitution Européenne, qui réaffirmait l´<strong>article 104 du Traité de Maastricht</strong>, était rejeté par une large majorité du peuple français lors du référendum de 2005, ce traité, remodelé dans la forme mais pas dans le fond et baptisé <strong>Traité de Lisbonne</strong> est cette fois ratifié par l´Assemblée Nationale et confirme cette disposition dans son<strong> article 123</strong>.</li>
</ul>
</blockquote>
<p><strong>Liens :</strong></p>
<blockquote><p><a title="Création monétaire: La dette publique, une affaire rentable" href="http://www.dailymotion.com/video/x6vy8m_la-dette-publique-une-affaire-renta_news">La dette publique, une affaire rentable</a></p>
<p><a title="Création monétaire: l´article 123 du Traité de Lisbonne" href="http://www.dailymotion.com/video/x5swz0_maastricht-article-104_news">Création monétaire: l´article 123 du Traité de Lisbonne</a></p>
<p><a title="ink: L´Argent Dette" href="http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news">L´Argent Dette</a></p>
<p><a title="The Corporation" href="http://nous-les-dieux.org/The_Corporation">The Corporation</a> (sous titré en français)</p>
<p><a title="Les Faux Monnayeurs !" href="http://www.fauxmonnayeurs.org/">Les Faux Monnayeurs</a></p>
<p><a title="Bankster" href="http://www.bankster.tv/">Bankster</a></p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: center;"><em>Recommander cet article à un(e) ami(e) :</em></p>
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		<title>Découvrir et réaliser sa raison d’être: Traité de Melquisédec</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 16:09:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Recueilli dans l&#8217;oasis de Dar Al-Rahman, par Alain Houel*, Paris, 2001. Les secrets de la connaissance de soi et de l&#8217;épanouissement personnel, révélés par un Maître. A lire si vous visez l&#8217;épanouissement personnel et la sérénité. Le livre fournit des pistes de réflexion pour d&#8217;abord découvrir notre raison d&#8217;être puis par la suite pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Recueilli dans l&#8217;oasis de Dar Al-Rahman, par Alain Houel*, Paris, 2001.</em><strong></strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les secrets de la connaissance de soi et de l&#8217;épanouissement personnel, révélés par un Maître. A lire si vous visez l&#8217;épanouissement personnel et la sérénité. Le livre fournit des pistes de réflexion pour d&#8217;abord découvrir notre raison d&#8217;être puis par la suite pour la réaliser dans notre vie actuelle. Il nous invite à identifier clairement cette mission et à construire une vision en accord avec elle. Puis, il nous éveille aux pièges et aux obstacles que nous rencontrerons inévitablement sur ce parcours d&#8217;actualisation de notre légende personnelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: x-small;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1687" title="Découvrir sa vrai raison d'être" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/raison-etre.jpg" alt="Découvrir sa vrai raison d'être" width="700" height="350" /></span></strong></p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Chapitre 1 &#8211; Découvrir sa raison d&#8217;être</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Pour savoir ce que tu es venu faire sur terre, il faut commencer par te poser la question.<br />
 Beaucoup passent leur vie à foncer en avant sans jamais se demander où ils vont. Ils souffrent sans savoir pourquoi et se réveillent quelquefois trop tard pour vivre leur vraie vie.</p>
<p>Tout commence par un sentiment d&#8217;insatisfaction avec ton état présent.<br />
 Car pourquoi te donnerais-tu la peine de changer si tu es heureux de ce que tu es ?</p>
<p>Supposons que tu ne sois pas heureux et que tu n&#8217;aies pas la moindre idée du sens de ta vie. La seule chose que tu sais, c&#8217;est que tu te sens perdu ; tu ne sais pas où tu vas. Tu n&#8217;es pas heureux et tu voudrais que cela change.<br />
 Surtout ne demande pas aux autres de te donner la direction. Tu ne peux éviter de trouver toi-même tes propres réponses qui sont déjà inscrites en toi.<br />
 Si tu n&#8217;arrives pas à entrer en contact avec les couches profondes de ton esprit où se trouvent ces réponses, fais-toi aider par un accoucheur de rêves.</p>
<p>L&#8217;accoucheur de rêves sait comment guider ta quête, mais il ne te proposera de réponse.<br />
 S&#8217;il le fait, fuis-le car il cherche à prendre possession de ton être.<br />
 L&#8217;accoucheur de rêves t&#8217;aidera à reconnaître ton génie personnel, c&#8217;est-à-dire ce sans quoi tu ne serais pas toi en ce moment de ta vie.<br />
 Cherche un accoucheur de rêves autour de toi et tu finiras par en trouver un.</p>
<p>Ton génie personnel est comme une graine d&#8217;arbre endormie dans sa coque protectrice. Il se peut qu&#8217;elle germe dès le premier printemps, à l&#8217;ombre du grand arbre qui l&#8217;a engendrée.</p>
<p>Il se peut qu&#8217;elle soit calcinée par un feu de forêt et ne germe jamais.<br />
 Il se peut qu&#8217;elle roule au loin, emportée par le courant de la vie, sans germer, en conservant intacte, pendant des années, toute sa capacité à donner une belle plante.<br />
 Un jour arrive où elle trouve des conditions favorables à son épanouissement. Elle donne alors un arbre qui porte des fruits et engendre des graines à son tour.<br />
 Une longue vie humaine est quelquefois nécessaire pour cela.</p>
<p>Un enfant est unique parce qu&#8217;il est la combinaison unique de particules venues par transformations successives de la nuit des temps et du plus profond de l&#8217;espace.<br />
 Ce qui te rend unique c&#8217;est aussi la combinaison toute personnelle de tes désirs, de ta tradition, de ton histoire et des circonstances de ta vie. Cette combinaison ne peut être identique à aucune autre dans l&#8217;Univers.<br />
 De ce fait, il y a en toi et en chaque être humain, quelque chose d&#8217;unique que tu apportes au monde, que tu le veuilles ou non, sans quoi le monde ne serait pas complètement ce qu&#8217;il est.<span id="more-1686"></span></p>
<p>Les lignes de ta main forment un dessin qui n&#8217;appartient qu&#8217;à toi. De la même façon, tu as une mission sur terre qui n&#8217;appartient qu&#8217;à toi.<br />
 Cette mission se réalise même si tu ne la connais pas. Mais, quand tu en deviens conscient, le sens de ta vie t&#8217;apparaît. Tu es alors en mesure d&#8217;agir en accord avec ta mission, plutôt que contre elle, par ignorance ou confusion.<br />
 Ne t&#8217;étonne donc pas que l&#8217;on ait cherché le sens du destin dans les lignes de la main.<br />
 Mais c&#8217;est là une méthode erronée, car c&#8217;est attendre que quelqu&#8217;un d‘autre te donne la réponse, alors que cette réponse doit venir de toi.</p>
<p>Ne t&#8217;attends pas à ce que ta raison d&#8217;être soit claire pour toi dès le premier jour, à moins de bénéficier d&#8217;une grâce particulière.<br />
 Cependant, la première réponse qui te viendra à l&#8217;esprit sera sans doute la bonne. Note-la et conserve-la précieusement pour la relire plus tard.<br />
 Il se peut que tu doives attendre plusieurs années avant de te reconnaître en elle.</p>
<p>En cherchant ta raison d&#8217;être, tu trouveras peut-être plusieurs réponses. Tu exploreras des voies différentes. Tu connaîtras le doute.<br />
 Dans tous les cas, garde espoir. Un jour, la réponse deviendra pour toi aussi claire que la raison d&#8217;être de l&#8217;eau pour la plante.</p>
<p>Au-delà de ta raison d&#8217;être cosmique que tu partages avec le reste du genre humain, tu as, comme chaque individu, une raison d&#8217;être personnelle qui rend ta contribution au monde irremplaçable.<br />
 Tu dois découvrir ce qui fait que le monde est un peu plus riche du fait de ton existence.</p>
<p>Ta raison d&#8217;être ne demande pas à être révélée par une inspiration divine.<br />
 Elle est déjà inscrite en toi : dans ce que tu aimes, ce qui t&#8217;excite, ce que tu sais faire, ce que tu aimerais faire&#8230;<br />
 Ce dont tu as besoin pour la reconnaître, c&#8217;est de mieux te connaître toi-même.</p>
<p>Ta raison d&#8217;être t&#8217;a été donnée dès ton enfance, avant que ne tombe sur toi le voile de l&#8217;oubli.<br />
 Te souvenir de ce que tu aurais voulu être quand tu étais encore connecté à l&#8217;Âme du Monde, est une bonne façon de retrouver le fil qui te conduira à ta réponse.</p>
<p>Une autre bonne façon de procéder est de te demander quels sont tes talents particuliers. Ce que tu réussis mieux que les autres autour de toi ou ce que tu prends le plus de plaisir à faire. Ce que l&#8217;on pourrait appeler ton génie personnel.<br />
 Quoi que ce soit, sache que ta raison d&#8217;être sur terre est pleine de joie et de plaisir. <br />
 Sinon, pourquoi te donnerais-tu la peine de la trouver ?</p>
<p>Le plaisir est une piste sûre pour te conduire à la mission qui est ta contribution à la création du monde.<br />
 Car la Création n&#8217;est pas terminée. L&#8217;Univers est une co-création dans laquelle tu as ton rôle à jouer comme créateur responsable, jusqu&#8217;à ton dernier jour.<br />
 Ta présence et ton action apportent au monde quelque chose qui ne peut venir que de toi.</p>
<p>Ta mission personnelle ne sera pas forcément quelque chose qui sera applaudie par le monde.<br />
 Il se peut que ton action soit discrète et produise des effets bénéfiques profonds autour de toi sans même que tu t&#8217;en rendes compte.<br />
 Il se peut que tu ne saches jamais les effets que tu as produits et pourtant tu auras accompli beaucoup.<br />
 Quelle que soit ta raison d&#8217;être, ce qui importe le plus c&#8217;est que, si tu lui es fidèle, tu vivras ta vie avec plénitude et jubilation. C&#8217;est là le signe que tu es dans le juste, et non l&#8217;importance apparente de ce que tu auras accompli.</p>
<p>Découvrir ta raison d&#8217;être sur terre n&#8217;est pas un processus de réflexion logique.<br />
 C&#8217;est un processus dans lequel tu dois engager toute ta volonté et ton coeur.<br />
 Car c&#8217;est seulement si tu engages tout ton être dans la découverte de qui tu es, que tu trouveras ta mission essentielle.</p>
<p>Ta raison d&#8217;être pourra être dite en quelques mots. C&#8217;est une phrase simple et puissante qui explique quel est ton apport essentiel.<br />
 Il se peut que tu souhaites y ajouter une déclaration sur ce à quoi tu crois le plus. Comme tout être humain tu as ton propre système de valeurs. C&#8217;est à dire qu&#8217;il y a des choses que tu mets en premier, d&#8217;autres en second, en troisième et ainsi de suite. <br />
 Pour voir clair dans ta vie, et ne pas trop hésiter au moment de faire des choix difficiles, il te faut avoir précisé ton échelle de valeurs.</p>
<p>Il se peut que certaines de tes valeurs soient en conflit les unes avec les autres.<br />
 Il se peut que certaines choses auxquelles tu donnes de l&#8217;importance soient de fausses valeurs.<br />
 Pour mettre de l&#8217;ordre dans tout cela tu peux te faire aider par l&#8217;accoucheur de rêves qui est aussi un accoucheur de valeurs.</p>
<p>Quand tes actions seront en accord avec ta raison d&#8217;être, tu trouveras que ta vie a un sens. Tu te sentiras porté par une énergie fluide et joyeuse et, si tu perds le sens du temps, ce sera un signe certain que tu es en accord profond avec toi-même.<br />
 Parce que, à ce moment-là, tu seras connecté à un courant d&#8217;énergie qui te dépasse et tu t&#8217;approcheras de la conscience d&#8217;éternité.</p>
<p>Une fois que tu connaîtras ta mission sur terre, tu auras la boussole qui te permettra de savoir si tu es en accord ou non avec elle.<br />
 A chaque instant tu pourras te dire : “Ce que je fais est en harmonie avec qui je suis essentiellement”, ou au contraire : “Je suis en train d&#8217;oublier qui je suis et de gâcher mon génie personnel”.<br />
 Mais une boussole ne donne pas le but à atteindre.<br />
 Maintenant il te faut savoir ce que tu veux vraiment dans ta vie. Quels sont tes rêves secrets, tes désirs, et les objectifs que tu pourras atteindre en manifestant tes qualités uniques.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 2 &#8211; Construire sa vision</h4>
<p style="text-align: justify;">Une raison d&#8217;être sans but est comme un cultivateur sans terre ou un artiste-peintre sans couleur.<br />
 Pour être en accord avec sa nature, le cultivateur a besoin d&#8217;une terre à ensemencer et le peintre d&#8217;une surface sur laquelle exprimer son talent.<br />
 De même, pour que tu puisses réaliser ta mission, as-tu besoin d&#8217;un champ d&#8217;action.<br />
 Savoir qui tu es, n&#8217;est pas suffisant pour accomplir ta légende personnelle. Pour cela, il te faut impérativement savoir ce que tu veux, te fixer des objectifs et agir pour les atteindre.</p>
<p>Pour te choisir des buts, commence par faire une liste complète de tous tes désirs. De tout ce que tu regretterais de ne pas avoir fait, avoir eu, ou avoir été, si tu arrivais à la fin de ta vie sans les avoir réalisés.<br />
 Surtout, ne te demande pas si cette liste est raisonnable. Ne cherche pas à établir d&#8217;ordre de priorité.<br />
 Autorise-toi à rêver et fais la liste la plus complète possible. Le reste viendra plus tard.</p>
<p>Tes rêves et tes désirs ne doivent être connus que de toi.<br />
 Tout au long de ta vie, on t&#8217;a peut être répété : “Ce n‘est pas possible ; il faut avoir les pieds sur terre ; tu te prends pour qui ?”<br />
 Le moment est venu de te mettre à l&#8217;abri des étouffe-rêves et de laisser libre cours à tes désirs les plus fous et les plus secrets.<br />
 Si tu n&#8217;y arrives pas, demande-toi : “Si, par magie, j&#8217;avais tous les pouvoirs, tout le temps et tout l&#8217;argent nécessaire, qu&#8217;est-ce que j&#8217;aimerais faire, avoir et être ?”</p>
<p>Au moment de faire ta liste, tu te demandes peut-être de combien de temps de vie tu disposes.<br />
 Quel que soit ton âge, cela, personne ne le sait.<br />
 Tes vraies limites temporelles sont à l&#8217;intérieur de toi-même.<br />
 À combien d&#8217;années en avant es-tu capable d&#8217;imaginer ton avenir, c&#8217;est-à-dire, quel est ton horizon temporel maximum ?<br />
 Songe que certains sont capables d&#8217;imaginer leur vie dans d&#8217;autres dimensions, au-delà de leur mort physique.</p>
<p>Le temps est-il pour toi un phénomène circulaire qui se répète régulièrement, sans grand changement ?<br />
 Ou bien est-il une ligne droite ouverte sur un horizon plus ou moins lointain ?<br />
 Tes buts te tirent au travers de ta vie ; plus tu seras capable de te voir fonctionner loin dans le futur, plus tu pourras avoir une vie riche.</p>
<p>Si, malgré tous tes efforts, ta liste de désirs ne dépasse pas sept, il se peut que tu aies laissé tes rêves s&#8217;endormir, à force de répéter qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas raisonnables.<br />
 Le moment est venu de te demander : “Qui dit que ce n&#8217;est pas raisonnable ?”<br />
 Ou peut-être as-tu besoin de grandir à l&#8217;intérieur de toi-même pour être capable de gérer de plus grandes choses à l&#8217;extérieur de toi.</p>
<p>Sois remercié si avec ton désir vient un projet de déraison. Car tous les vrais progrès sont l&#8217;oeuvre d&#8217;hommes et de femmes déraisonnables.<br />
 Autorise-toi à rêver grand, à imaginer fou, sans t&#8217;occuper du “qu&#8217;en dira-t-on”.<br />
 Plus ton sentiment de puissance intérieure sera grand, plus grandes seront tes aspirations et plus grandes tes réalisations.<br />
 Plus grand sera ton défi, plus grande sera ta récompense.<br />
 Sois déraisonnable et alors ta vie sera fantastique.</p>
<p>Au moment de te fixer des buts, il ne faut surtout pas te demander “comment” tu parviendras à les réaliser.<br />
 Si tu te poses la question, tu trouveras toujours ta vision trop ambitieuse et tu la réviseras “à la baisse”.<br />
 Donne-toi la permission de prendre un objectif plus grand que toi !<br />
 La façon dont tu parviendras à tes fins sera peut-être une surprise totale pour toi.</p>
<p>Ton premier but est peut-être de gagner beaucoup d&#8217;argent. Souviens-toi alors que tu as une mission à accomplir sur terre pour être au mieux de toi-même.<br />
 L&#8217;argent pour l&#8217;argent n&#8217;a jamais constitué une raison d&#8217;être.<br />
 L&#8217;argent est seulement un symbole d&#8217;énergie qui te permet d&#8217;aller faire ton marché sans avoir à échanger trois cents grammes de poèmes contre un kilo de pain.<br />
 Te fixer tes buts financiers est utile, à condition de garder à l&#8217;esprit comment ils contribuent à ta raison d&#8217;être.</p>
<p>Un autre piège consiste à confondre le symbole avec l&#8217;expérience recherchée.<br />
 Un beau cheval, une grande maison, un corps svelte, un tour du monde en bateau, une carrière réussie et même une relation amoureuse ou une expérience spirituelle ne constituent pas une fin en soi.<br />
 Ce sont des moyens pour obtenir quelque chose d&#8217;autre à l&#8217;intérieur de toi, une expérience interne.<br />
 Alors, avant de te fixer un but, demande-toi : “Quel est mon besoin profond ? Quelle est l&#8217;expérience que je veux vivre ?”<br />
 Ainsi tu te donnes la possibilité de voir ton besoin satisfait d&#8217;une autre façon que celle à laquelle tu avais pensé. Tu te donnes une référence interne qui te permettra de savoir si tu as fait le bon choix et si tu es en train d&#8217;atteindre ton but.</p>
<p>Trop de rêves et de désirs à la fois ne constituent pas une vision, c&#8217;est pourquoi il te faut effectuer une sélection et faire une description claire du résultat final auquel tu aspires.<br />
 Commence par éliminer ce que tu ne veux pas vraiment. Ce que tu as mis là parce que les autres l&#8217;ont et que tu ne peux pas être moins qu&#8217;eux.<br />
 Prends chaque chose et demande-toi si tu es prêt à t&#8217;engager vraiment pour l&#8217;obtenir. Es-tu prêt à payer le prix en effort, travail, et persistance, tout en étant profondément heureux de le faire ?<br />
 Mais surtout demande-toi, pour chaque chose, de quelle façon elle va dans le sens de ta raison d&#8217;être.</p>
<p>Quand tu auras réduit ta liste à moins d&#8217;une dizaine de désirs et que tu les auras classés par ordre d&#8217;importance, répond pour chacun d&#8217;eux aux questions suivantes : “A quoi saurai-je que mon but est atteint ? Quel sera le résultat observable ? Qu&#8217;est-ce que je me dirai ? Quel sera mon ressenti ?”<br />
 Il est essentiel que cette description du résultat final recherché soit la plus précise possible. C&#8217;est cette description qui constituera ta vision.<br />
 Fais attention à ce que tu y mets, tu as toutes les chances de l&#8217;obtenir.</p>
<p>Les images de ce tu veux accomplir te seront aussi nécessaires que le dessin d&#8217;un puzzle de mille pièces que tu voudrais construire. Sans l&#8217;image finale, comment réaliser ce puzzle ?<br />
 Ta vision commence donc comme une image mentale détaillée de ce que tu veux voir arriver dans le futur. Elle peut être comparée à des images vivantes que tu pourras consulter dans ton esprit à volonté. La simple évocation de cette image aura le pouvoir d&#8217;éveiller en toi une émotion positive et elle te stimulera à accomplir le nécessaire pour l&#8217;atteindre.<br />
 Cette image sera le trésor qui constitue l&#8217;objet de ta quête.</p>
<p>Bien entendu, il n&#8217;y a pas de place pour le doute dans ta vision. Plus tu y mettras d&#8217;émotion et de certitude, plus son pouvoir d&#8217;attraction sera grand.<br />
 Plus tu y mettras de précision, plus vite tu l&#8217;atteindras.<br />
 Une fois que ta vision sera claire dans ta tête, écris-là et illustre-là avec des images pour la verrouiller en toi et y revenir aussi souvent que nécessaire.<br />
 De cette façon, ta vision restera stable pendant que la réalité quotidienne changera.<br />
 Chaque mot, chaque image et chaque son se gravera dans ton subconscient et se réalisera avec des détails surprenants si tu restes centré sur le trésor que tu veux atteindre.</p>
<p>Quand le moment sera venu de passer à l‘action, il se peut que tu ne saches pas par quoi commencer. Tu es attiré par la quête de plusieurs trésors. Dois-tu te concentrer sur un seul et renoncer aux autres ? Peux-tu te permettre d&#8217;en poursuivre plusieurs à la fois ?<br />
 Il n&#8217;y a pas une seule bonne réponse à ces questions. Mais l&#8217;expérience montre que ton efficacité maximum est atteinte quand tu poursuis un seul objectif à la fois, avec tout ton coeur et toute ton énergie.<br />
 Demande-toi : “Si je ne pouvais réaliser qu&#8217;une seule chose avec ce qui me reste de vie, qu&#8217;est-ce que ce serait ?”<br />
 Prends alors cet objectif, réalise-le et va de l&#8217;avant. Les autres suivront.</p>
<p>Dans la durée, il est bon que ta vision intègre les sept domaines de ton existence : ta vie intellectuelle, vie affective, vie économique, vie professionnelle, santé physique, expression de soi et vie spirituelle.<br />
 Cette intégration suppose que tu travailles à plus d&#8217;un objectif à la fois. Mais, dans ta liste d&#8217;actions à mener, tu devras toujours être capable de mettre en premier le plus important pour toi.<br />
 Tu sauras ce qui constitue ton grand trésor et tes petits trésors en apprenant à lire les signes dans le grand livre du Monde.</p>
<p>La clé de ta réussite sera que ton principal objectif devienne pour toi une nécessité absolue, une souffrance.<br />
 Alors tu te retrouveras à faire le nécessaire, sans effort et sans fatigue, porté par la joie de suivre un chemin qui a du coeur.<br />
 Prends des engagements suffisamment importants pour qu&#8217;ils te motivent, reste centré sur ta vision et implique-toi activement dans ta quête.<br />
 Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre secret.</p>
<p>Je t&#8217;ai demandé de ne pas penser au “comment” pour le choix de ta quête. Les quêtes sont souvent des rêves qui semblent impossibles et qui, pourtant, sont accomplis.<br />
 Pour que ce soit une vraie quête, il faut que tu n&#8217;aies pas la moindre idée de comment tu vas pouvoir la réaliser.<br />
 Car si le choix de ton défi est basé sur ce que tu sais pouvoir faire et si tu calcules tes probabilités de réussite, ce n&#8217;est pas une quête, mais un choix raisonné et raisonnable et l&#8217;ennui t&#8217;attend au bord du chemin.</p>
<p>Garde tes visions pour toi-même. Elles peuvent faire peur à ton entourage, car chacun croit impossible pour les autres ce qu&#8217;il croit impossible pour lui-même.<br />
 Attention à ceux qui veulent te voir rester dans une vision limitée de toi-même. Ce sont des étouffe rêves, des sorciers noirs sur ta route.</p>
<p>En dernier lieu, rappelle-toi toujours que le voyage compte plus que le but.<br />
 Il se peut que ton existence terrestre se termine sans que tu aies trouvé ton trésor.<br />
 Si cela t&#8217;arrive, je te souhaite d&#8217;avoir compris l&#8217;immense valeur qui réside dans le processus qui conduit au but.<br />
 Si tu prends plaisir à réaliser tes objectifs en harmonie avec ta raison d&#8217;être, tu pourras apprendre à être détaché des résultats.<br />
 Car le bonheur est un chemin à emprunter, pas un aboutissement ou endroit dans lequel être.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 3 &#8211; Connaître les dangers du chemin</h4>
<p style="text-align: justify;">Le chemin qui conduit à ton trésor est semé de pièges. C&#8217;est pourquoi ceux qui arrivent au bout de leur quête sont aussi peu nombreux.<br />
 Même l&#8217;aventurier le plus téméraire s&#8217;informe sur les dangers qu&#8217;il risque de rencontrer et prend toutes les précautions possibles.<br />
 Voici une liste qui te permettra de te préparer.<br />
 Cependant, le Dragon annoncé n&#8217;est jamais semblable au Dragon réel. Face à lui il te faudra te souvenir qui tu es vraiment et où tu veux aller.</p>
<p>Il y a les menaces du dehors et les menaces du dedans. Celles qui proviennent de ton environnement et celles qui proviennent de toi-même.<br />
 Mais &#8211; au bout du compte &#8211; ces deux menaces ne font qu&#8217;une, car elles n&#8217;existent que parce que tu leur permets d&#8217;exister.<br />
 Regarde un serpent qui paralyse un homme de peur et le tue. Ce même serpent est ensuite tué par un autre homme qui le fait cuire et en fait un met savoureux.<br />
 D&#8217;où provient la menace : de l&#8217;homme ou du serpent ?</p>
<p>Ta quête est en danger quand rien ne va plus comme tu voudrais.<br />
 La première question à te poser, est de savoir si ton intention est toujours claire. Car si tu n&#8217;as pas les résultats souhaités, c&#8217;est que des croyances contradictoires agissent en toi.<br />
 Tu dis oui à ton projet et tu l&#8217;interromps avec un “mais”. Ce petit mot est souvent toute la distance qui sépare la réussite de l&#8217;échec, car il signifie que tu ne veux pas vraiment ce que tu dis vouloir. Ou qu&#8217;il y a autre chose que tu veux avec plus de force.<br />
 Quand une partie de toi veut une chose et une autre partie de toi en veut une autre, demande-toi: “De quel côté est mon coeur, de quel côté sont mes raisonnements mesquins, mes peurs et mes doutes? ”<br />
 Si l&#8217;un des deux choix met plus d&#8217;amour, de joie et de créativité dans ta vie, c&#8217;est là que se trouve ta richesse.</p>
<p>Trop de gens prétendent qu&#8217;ils veulent quelque chose qu&#8217;ils ne veulent pas vraiment.<br />
 Pour être sûr de ce que tu veux il te suffira d&#8217;observer pour quoi tu te bats en ce moment. Ce qui est vrai, c&#8217;est ce que tu manifestes au travers de tes actions. Si tu passes dix-sept heures par jour à ton travail et ne vois jamais tes enfants, ne prétends pas que tes enfants sont ton trésor.<br />
 C&#8217;est juste une histoire que tu te racontes pour ne pas voir la vérité.</p>
<p>Beaucoup sont prisonniers du petit confort de leurs habitudes. Même si leur situation leur déplaît, une voix leur chuchote à l&#8217;oreille : “Qui te dis que ce sera mieux autrement ? Au moins, ici, tu es chez toi, c&#8217;est ton territoire, tu le connais bien. Reste tranquille. Au-delà, tu ne sais pas ce qui t&#8217;attend.”<br />
 Au début de sa vie, le petit d&#8217;homme part à la découverte du Monde avec toute la curiosité et la confiance d&#8217;un être qui sait que quelque part un trésor l&#8217;attend.<br />
 En chemin, il apprend la peur de l&#8217;inconnu et se met à craindre la douleur.<br />
 Mais comment la chenille deviendrait-elle papillon si elle était paralysée par la douleur de la métamorphose et la crainte de l&#8217;inconnu ?</p>
<p>Un autre grand obstacle est l&#8217;inefficacité.<br />
 Certains ne se rendent pas compte que s&#8217;ils n&#8217;obtiennent que ce qu&#8217;ils ont toujours obtenu c&#8217;est qu&#8217;ils ne font que ce qu&#8217;ils ont toujours fait.<br />
 D&#8217;autres dépensent une énergie immense à nager contre le courant et à résister pour ne pas être poussés au delà de leurs limites.<br />
 Ils échouent lamentablement en prétendant avoir essayé dur. Malheureusement l&#8217;Univers ne nous récompense pas pour avoir essayé dur.<br />
 L&#8217;effort n&#8217;ajoute pas de valeur au résultat. Il l&#8217;alourdit. Un effort sans résultat est de l&#8217;énergie gaspillée mal à propos.<br />
 C&#8217;est quand il réalise ses chefs-d&#8217;œuvre sans effort que le calligraphe devient un maître. Mais combien de travail sur lui-même doit faire un homme pour en arriver à la fluidité naturelle du roseau dessinant des spirales parfaites à la surface de l&#8217;eau ? <br />
 Si tu défends tes faiblesses et tes limites, elles t&#8217;appartiennent. Mais il serait plus efficace de te battre pour les faire voler en éclat.<br />
 Et si tu vas vers ton but, dans le respect de ta raison d&#8217;être mais avec de grands efforts, à quoi résistes-tu ?</p>
<p>Un autre danger réside dans le bavardage et la poudre aux yeux.<br />
 Il y a ceux qui utilisent leur raison d&#8217;être et leurs buts vitaux comme sujet de conversation pour se rendre intéressants face aux autres. Ce faisant, ils dissipent leur énergie ; ils s&#8217;exposent à l&#8217;attaque des étouffe-rêves ; ils se racontent quelquefois tellement d&#8217;histoires que celles-ci finissent par remplacer l&#8217;action et la réalisation de leurs projets.<br />
 D&#8217;autres jouent avec les forces invisibles sans se rendre compte du mal qu&#8217;ils se font. Les paroles ont une puissance, et quoi que ce soit que nous disions, nous finissons par l&#8217;attirer. Certains vivent dans la critique et les pensées négatives et s&#8217;étonnent que rien ne marche dans leur vie.<br />
 Personne ne peut échapper à la loi du semeur selon laquelle nous récoltons ce que nous avons semé.</p>
<p>Selon la sagesse des Anciens, la peur est la petite mort car elle nous fait perdre le contact avec notre être essentiel.<br />
 Les épaves d&#8217;innombrables rêves sont échouées au fond de l&#8217;océan des terreurs de l&#8217;Humanité.<br />
 Tu te prépares des jours difficiles si tu laisses la peur diriger ta vie car l&#8217;homme s‘attire ce qu&#8217;il redoute et, en se concentrant sur ce qu&#8217;il ne veut pas, il le perpétue.<br />
 Par la peur, tu focalises ton attention sur ce que tu veux éviter et tu te retrouves dans la position de celui qui marche en regardant dans son dos et ne peut éviter le trou qui s&#8217;ouvre devant lui.<br />
 La peur est une terrible conseillère, car nous allons là où nous mettons notre attention et, si tu as peur de quelque chose, cette chose viendra vers toi.<br />
 Tu gagneras en force, courage et confiance chaque fois que tu feras face à ta peur. Pour cela tu dois savoir que tu es plus grand qu&#8217;elle et tu dois faire ce que tu penses ne pas pouvoir faire.<br />
 Continue à mettre un pas devant l&#8217;autre en gardant le regard fixé sur ton objectif. Un jour viendra où cette compagne indésirable t&#8217;aura abandonné pour toujours.</p>
<p>Trop souvent tu t‘imposes des règles restrictives qui sabotent tes efforts de réussite.<br />
 Ce faisant tu ressembles à cette femme qui rêvait d&#8217;avoir cinq enfants, mais ne voulait concevoir que pendant les éclipses de lune.<br />
 Quand tu tournes en rond sans trouver la sortie du labyrinthe, arrête-toi pour regarder le ciel. Le chemin de sortie est peut-être tracé dans les étoiles.</p>
<p>Le long de ta route tu rencontreras de nombreuses bifurcations.<br />
 Si tu demandes à un passant la bonne direction, tu as toutes les chances de te retrouver en route vers le but de ce passant, non vers le tien. C&#8217;est-à-dire que tu t&#8217;exposes à vivre selon le désir des autres. Demande-toi alors qui dirige ta vie : toi ou les autres ?<br />
 Un autre danger est la tentation de revenir en arrière. Si tu prends peur face à une épreuve et fais marche arrière, tu perds l&#8217;occasion de dépasser cela. Mais la vie est généreuse et l&#8217;épreuve se présentera encore et encore, jusqu&#8217;à ce que tu aies appris la leçon qu&#8217;elle avait préparée pour toi.</p>
<p>La vie est une succession inévitable de choix pour lesquels tu as plus ou moins d&#8217;informations. Ne reste pas paralysé devant les incertitudes du chemin et ne dépense pas trop d&#8217;énergie dans le choix lui-même.</p>
<p>Quand ton coeur décide, il n&#8217;y a pas place pour le doute. Quand ta tête décide en pesant longuement le pour et le contre, tu t&#8217;éloignes forcément du chemin qui a du coeur.<br />
 Bouge, va de l&#8217;avant. En cours de route tu recevras de nouvelles informations que tu n&#8217;aurais jamais obtenues si tu étais resté sur place.<br />
 S&#8217;il s&#8217;avère que ton choix n&#8217;était pas le bon, il te sera toujours possible de faire un nouveau choix.</p>
<p>La traversée du désert immense est semée d&#8217;épreuves pour le voyageur imprudent.<br />
 L&#8217;une des plus terribles est le découragement. Trop souvent l&#8217;aventurier imagine avec tous les détails l&#8217;oasis dont il veut devenir le prince. Mais il ne se pose pas la question du prix à payer pour cela.<br />
 Il croit aux tapis volant et aux histoires de bon génie réalisant les voeux dans l&#8217;instant, sans effort.<br />
 Les bons génies existent, mais ils sont une exception. La Règle dit que si l&#8217;on veut vraiment quelque chose on peut l&#8217;avoir. Mais il faut être prêt à en payer le prix.</p>
<p>D&#8217;autres ont une vision du temps trop étroite. Ils ne se demandent pas combien de temps leur prendra la réalisation de leur rêve. Au troisième jour, ils ont l&#8217;impression qu&#8217;une éternité s&#8217;est déjà écoulée. Ils croient qu&#8217;ils n&#8217;y arriveront jamais et se découragent.<br />
 Ta liste de désirs peut être longue mais tu ne peux jamais être sûr de l&#8217;ordre dans lequel il te sera donné de les satisfaire.<br />
 Certains viendront plus tôt que tu ne l&#8217;avais imaginé. Pour d&#8217;autres, il te faudra attendre jusqu&#8217;au crépuscule de ton existence terrestre. Ce qui compte, c&#8217;est de maintenir ta vision dans la durée et de ne jamais cesser d&#8217;accomplir des pas dans sa direction.</p>
<p>Peut-être trouves-tu le monde dans lequel tu vis beaucoup trop dur. Tu crois que le destin gâte certaines personnes et en punit d&#8217;autres. Il y en a pour qui tout est facile et d&#8217;autres pour qui tout est difficile.<br />
 Si tu penses cela, c&#8217;est qu&#8217;il est temps pour toi de considérer que les choses difficiles qui t&#8217;arrivent sont à ton avantage et non contre toi.<br />
 Tu peux interpréter toute épreuve ou difficulté rencontrée sur ta route comme une malédiction. Mais tu es libre de la considérer comme un défi ou comme une opportunité pour apprendre et devenir plus fort.<br />
 L&#8217;alpiniste qui observe la paroi de roche à pic qu&#8217;il a l&#8217;intention d&#8217;escalader pourrait se plaindre des difficultés créés pour lui par la nature. Bien au contraire, il se réjouit des fissures et des petites prises qui lui permettront de réaliser son ascension.<br />
 Il ne méprise pas la moindre aspérité sous prétexte qu&#8217;elle est petite et utilise tout à son avantage.<br />
 De la même façon, tu dois apprendre à tout utiliser pour progresser vers ton but. Alors le monde deviendra pour toi un lieu plein d&#8217;opportunités.</p>
<p>Une autre façon de ne pas arriver à son but est de prétendre y arriver sans aucune aide.<br />
 Dans ce cas, ne t&#8217;étonne pas de te retrouver en difficulté car on ne peut aider celui qui croit avoir tout ce qu&#8217;il faut. Il n&#8217;est pas prêt à recevoir.<br />
 Celui qui ne sait pas recevoir passe à côté des cadeaux que l&#8217;univers place sur sa route, sans les voir. Car le monde est tel que nous croyons qu&#8217;il est. Si nous ne croyons pas aux cadeaux, nous ne voyons pas ceux qui sont là pour nous.<br />
 Quand tu commenceras quelque chose qui semble un défi, étudie d&#8217;abord tous les soutiens disponibles. Ensuite passe à l&#8217;action.</p>
<p>Sur ton chemin il se peut que tu obtiennes des réussites qui te feront perdre de vue ta vraie raison d&#8217;être. Le succès te montera à la tête. L&#8217;amour t&#8217;enivrera. Prenant le mirage pour la source, tu croiras que tu es arrivé et qu&#8217;il est inutile de poursuivre ta quête.<br />
 Si tu t&#8217;endors là et te réveilles beaucoup plus tard, peut être seras-tu devenu trop lourd et maladroit pour remonter sur ton cheval et les vautours te mangeront les yeux.</p>
<p>Sur ta route tu rencontreras des défaitistes pour qui rien n&#8217;est possible parce qu&#8217;ils ont tout raté. Ils essayeront de te faire partager leur vision noire des choses.<br />
 Tu rencontreras aussi des gens raisonnables qui chercheront à te faire entrer dans le rang parce que ton aventure les inquiète.<br />
 Tu rencontreras les étouffe-rêves pour qui ton trésor ne vaut rien et qui considèrent qu&#8217;une pyramide n&#8217;est qu&#8217;un tas de pierres.<br />
 Ce seront autant d&#8217;épreuves que tu surmonteras sans mal si tu restes connecté à ta vérité, celle qui est au plus profond de toi.</p>
<p>La peur d&#8217;échouer peut rendre ton rêve impossible, car ce que tu crois impossible reste impossible.<br />
 Ta vision peut être très ambitieuse, mais si tu conserves le moindre doute sur ta capacité à l&#8217;atteindre, ce doute agira comme un poison insidieux. Tu hésiteras au moment où tu devrais te lancer, tu dormiras au moment où tu devais être éveillé.<br />
 C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;homme qui fut chargé d&#8217;aller au jardin des Hespérides pour en rapporter un fruit sacré qui se multiplierait et donnerait la richesse à sa ville. Il avait un an pour cela. S&#8217;il échouait il serait mis à mort.<br />
 Ce fruit unique mettait un an à mûrir. Il poussait dans un arbre gigantesque à une hauteur inatteignable. Il lui fallait donc attendre qu&#8217;il soit mûr et qu&#8217;il se détache de l&#8217;arbre. Il l&#8217;attraperait alors avant qu&#8217;il ne touche le sol, sinon le fruit s&#8217;écraserait et serait définitivement perdu.<br />
 L&#8217;homme se mit à la perpendiculaire du fruit et attendit, attendit et attendit. Au bout d&#8217;une semaine, il se sentit très fatigué et commença à désespérer de pouvoir réussir. “Je dois dormir un peu, pensa-t-il. Le fruit n&#8217;a pas l&#8217;air bien mûr. Après tout, il ne tombera peut-être que dans plusieurs mois.”<br />
 Il s&#8217;assoupit quelques minutes et fut éveillé en sursaut, par le bruit du fruit s&#8217;écrasant à côté de lui. La suite, heureusement, lui apprit qu&#8217;il ne faut jamais désespérer.</p>
<p>Un autre danger te guette sur le chemin, celui de la crainte d&#8217;être déçu.<br />
 A Samarkand, un riche marchand avait décidé qu&#8217;il ne se marierait qu&#8217;avec une femme parfaite. Les candidates ne manquaient pas mais, pour se décider, il ne disposait que de leur portrait miniature sur ivoire envoyé par la famille. Or, comme chacun sait, ces portraits sont trompeurs et il craignait d&#8217;être déçu. Il remit donc chaque fois sa décision à plus tard et les années passèrent sans qu&#8217;il se mariât.<br />
 C&#8217;est le jour où il souffrit d&#8217;un mal qui le laissa à moitié paralysé qu&#8217;il réalisa qu&#8217;il était trop tard pour convoler et qu&#8217;il n&#8217;aurait jamais d&#8217;héritier. Tout ce pour quoi il avait lutté jusque là perdit son sens pour lui.<br />
 Quel que soit ton rêve, il te faut être prêt à affronter la réalité. A trop vouloir te prémunir contre la déception tu risques de ne rien entreprendre.<br />
 La réalité peut être au delà ou en deçà de tes espérances. Ce n&#8217;est qu&#8217;en ayant le courage de te décider malgré l&#8217;incertitude que tu le sauras. Ne rien décider serait la preuve d&#8217;un manque de confiance dans la générosité de la Vie et te condamnerait à un échec certain.</p>
<p>Si ton rêve survit aux voleurs d&#8217;âmes, au désert immense, à la peur d&#8217;échouer, aux étouffe-rêves, à la tentation de la facilité, à la crainte d&#8217;être déçu et au mirage de la fausse réussite, tu connaîtras la joie sans pareille de l&#8217;être accompli. Celle que les paroles sont impuissantes à décrire.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 4 &#8211; Apprendre à surmonter les obstacles</h4>
<p style="text-align: justify;">Sur le chemin qui conduit à ton trésor il n&#8217;y a pas que des pièges. Il y a aussi une quantité de ressources, d&#8217;aides et d&#8217;opportunités que je vais maintenant t&#8217;aider à découvrir.<br />
 Tout fonctionne comme si la vie était banale et ennuyeuse jusqu&#8217;au jour où tu as trouvé ta raison d&#8217;être et où tu t&#8217;es choisi un ou plusieurs défis. Tu étais installé tranquillement sur la berge, en train de végéter, et tu t&#8217;es embarqué dans un canot pour naviguer sur un fleuve impétueux.<br />
 A partir de ce moment, tu as dû ramer pour guider ton embarcation. Tu as rencontré des rapides, des tourbillons, des écueils et des contre-courants, des plages de sable et des sables mouvants.<br />
 Mais peut-être as-tu perçu qu&#8217;une grâce particulière t&#8217;accompagnait et que tu trouvais les ressources et les forces nécessaires pour venir à bout de chaque épreuve.<br />
 Les jours et les mois ont passé dans cette navigation et, si tu as eu le courage de continuer, tes muscles se sont développés. Ce qui te paraissait difficile ne l&#8217;est plus.<br />
 Tu as appris en faisant. Tu as reçu en donnant. Un jour est venu où, sans oublier le but de ton voyage, guider ton canot entre les récifs s&#8217;est transformé en un pur plaisir. Les embruns, l&#8217;air pur, les animaux sauvages jouant sur les berges, le ciel changeant : tout cela est maintenant pour toi un enchantement que tu n&#8217;échangerais pas pour une sieste sur la berge.<br />
 Et tu t&#8217;es souvenu : le bonheur est un chemin à emprunter, pas un but à atteindre.</p>
<p>Il y a une condition première pour que tu puisses bénéficier de toutes les aides que l&#8217;Univers t&#8217;envoie : c&#8217;est de t&#8217;engager pour de bon dans ta quête.<br />
 S&#8217;engager pour de bon signifie créer une situation irréversible. Si ce n&#8217;est pas irréversible, tu as toujours la possibilité de revenir à ton état antérieur. Une partie de ton énergie te tire vers l&#8217;avant, vers ta vision, pendant qu&#8217;une autre te tire vers l&#8217;arrière.<br />
 Lorsque tu auras fait le pas, définitivement, dans ton engagement, en ayant abandonné toute possibilité de retour, la Providence t&#8217;accompagnera.</p>
<p>Dans mes préceptes, j&#8217;ai évité jusqu&#8217;à présent de parler de “comment” ta vision pourra bien se réaliser, alors qu&#8217;il se peut que tu sois très loin d&#8217;avoir les moyens requis pour y parvenir.<br />
 Plusieurs fois il t&#8217;a été dit que la Providence viendrait à ton secours. Mais qu&#8217;est-ce que la Providence, et comment l&#8217;aider ?<br />
 La première vérité à ce sujet c&#8217;est que, en créant une vision très distante de ta situation actuelle, tu t&#8217;es inventé un méchant problème. Maintenant que tu désires cette vision plus que tout, ta situation présente t&#8217;est devenue insupportable.<br />
 La bonne nouvelle c&#8217;est que cette distance entre ta réalité et ton rêve provoque une tension en toi qui va stimuler ton énergie et ta créativité au-delà de tout ce que tu aurais pu imaginer. Du fait de cet inconfort, de cet étirement, tu vas trouver en toi et au dehors des ressources que tu ne soupçonnais même pas.<br />
 Cette Providence, c&#8217;est toi qui va la créer tant que tu sauras te maintenir en état de “manque” envers ce qui constitue le but de ton existence.</p>
<p>Une autre manifestation de la Providence est plus mystérieuse. C&#8217;est, par exemple, la personne qui n&#8217;a pas le premier centime pour financer le voyage dont elle rêve et qui trouve un pot rempli de pièces d&#8217;argent enterré dans son jardin.<br />
 Il t&#8217;a déjà été dit qu&#8217;il est indispensable d&#8217;écrire tes buts, de les illustrer avec des images, de les nourrir avec toute la force de ton imagination.<br />
 Un effet de cette image mentale est de mettre en route des énergies qui travaillent pour toi et dont tu ne peux savoir quand elles t&#8217;apporteront le coup de pouce décisif.<br />
 Sur terre, aucune création humaine ne peut exister qui n&#8217;ait été créée deux fois : la première dans l&#8217;imagination de quelqu&#8217;un, la deuxième dans le monde physique.<br />
 Tu ne peux pas savoir à l&#8217;avance combien de temps et combien de travail va demander la réalisation de ta vision. Tu ne le sauras que quand tu seras arrivé.<br />
 Ce qui est sûr, c&#8217;est que tu dois être prêt à maintenir ton effort quoi qu&#8217;il arrive et que la Providence permet quelquefois qu&#8217;un projet soit réalisé avec un minimum de temps et d&#8217;effort, comme “par miracle”.</p>
<p>Si ton projet aboutit rapidement, tu es en droit de demander : à quoi bon puisque le bonheur est dans le chemin ?<br />
 Ne t&#8217;est-il donc pas venu à l&#8217;esprit que ton but n&#8217;était qu&#8217;une étape sur la route, vers un but plus grand, et que ta vision pouvait être incluse dans une vision plus grande ?<br />
 Nous sommes limités par notre difficulté à prendre conscience de notre grandeur. Il y a en toi et en tout être humain, un réservoir de ressources et de possibilités qui ne sera jamais épuisé dans la durée d&#8217;une vie humaine.<br />
 Tu n&#8217;arriveras pas à réaliser tous les possibles de ce que tu es, et les frontières reculeront au fur et à mesure que tu avanceras.<br />
 Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;attend au-delà des étoiles ?</p>
<p>Quand mon grand père organisa la première caravane pour aller vendre des moutons et des chameaux au-delà de l&#8217;Euphrate, la monnaie fut créée pour faciliter ses échanges.<br />
 Depuis, l&#8217;or a été le meilleur ami de l&#8217;homme et aussi son pire ennemi.<br />
 Peut-être te demandes-tu quel rôle il est souhaitable de donner à l&#8217;argent dans ta quête. Dois-tu le rechercher ou le mépriser ? Te sera-t-il donné facilement ou devras-tu peiner pour l&#8217;obtenir ?<br />
 L&#8217;argent peut te paraître une condition indispensable pour réaliser certains de tes rêves.<br />
 L&#8217;erreur consisterait à te focaliser sur l&#8217;obtention de cet argent au lieu de rester concentré sur ta vision.<br />
 L&#8217;argent n&#8217;est qu&#8217;un moyen et il se peut qu&#8217;il te soit donné des moyens, autres que l&#8217;argent, auxquels tu n&#8217;avais pas pensé.<br />
 Ce qui est sûr, c&#8217;est que tu n&#8217;attireras pas l&#8217;argent dont tu as besoin si tu le méprises et si tu ne t&#8217;en préoccupes pas.<br />
 Tu ne l&#8217;attireras pas non plus si tu as du mépris pour toi-même. Change l&#8217;image de ce que tu crois mériter, donne plus de valeur à ce que tu entreprends et tu verras comment l&#8217;argent vient à toi dans la même proportion.</p>
<p>La valeur que tu te donnes aura un effet permanent sur ta réussite et pas seulement sur ta réussite financière.<br />
 Mais comment peux-tu être sûr que tu mérites les bonnes choses qui croisent ton chemin ? La pire des folies serait de ne pas te donner la peine de ramasser la perle fine qui se trouve dans l&#8217;huître que tu viens d&#8217;ouvrir.<br />
 Crois-tu que le destin aurait mis cette perle dans tes mains si tu ne la méritais pas ?<br />
 Accepte la manne qui tombe parfois dans le désert et cesse, je t&#8217;en prie, de te demander si tu la mérites ou si elle est bonne pour toi. Tu peux te croire sans valeur et être quand même digne des cadeaux de la vie. D&#8217;autant plus que ces cadeaux sont là pour te permettre d&#8217;apporter ta contribution unique à la Création.</p>
<p>Sur le chemin il va te falloir une bonne dose de hardiesse et de confiance en toi. Or, on ne naît pas avec une confiance en soi définitive. Elle est comme tes muscles: si tu ne lui donnes pas d&#8217;exercice, elle s&#8217;étiole.<br />
 La meilleure façon de développer la confiance en soi est de prendre des risques.<br />
 C&#8217;est là un exercice qui est généralement peu plaisant car il suppose de faire quelque chose pour laquelle tu n&#8217;es pas très bon ou qui ne t&#8217;est pas familière.<br />
 Les gens qui n&#8217;ont pas de quête évitent de prendre des risques. Ils créent autour d&#8217;eux des remparts qui les protègent de l&#8217;imprévu, mais qui, en même temps, les enferment et les maintiennent prisonniers.<br />
 Prendre un risque est un acte de confiance en soi. Quand tu auras fait face avec succès à un petit risque, tu pourras en prendre de plus grands.<br />
 Sur un plan pratique, cela signifie que tu dois chercher à faire ce que tu crains le plus, c&#8217;est-à-dire tout le contraire de ce dont tu as envie. L&#8217;idée est d&#8217;arriver à ce que tu crois être tes limites et d&#8217;aller au delà.<br />
 Chaque fois que tu auras ce courage, tu amélioreras ta confiance en toi parce que tu découvriras que tu es capable d&#8217;infiniment plus de choses que ce que tu croyais.<br />
 Si tu n&#8217;avais pas essayé, comment aurais-tu pu le savoir ?</p>
<p>Au moment de fixer ton but, il se peut que tu n&#8217;aies pas la moindre idée de la route à suivre.<br />
 Tu es alors dans la situation de Mehmet, cet éleveur de chèvres du désert d&#8217;Arabie, qui décida un jour d&#8217;aller voir la mer. Dans sa tribu, personne n&#8217;était sûr de l&#8217;endroit où elle se trouvait. Mehmet ne savait donc même pas dans quelle direction partir.<br />
 Un mendiant aveugle de passage lui raconta que le sel qu&#8217;ils achetaient venaient de la mer et que sur le ses bords vivaient de grands oiseaux blancs au cri disgracieux.<br />
 Mehmet s&#8217;en alla donc en sens inverse des caravanes de sel. Comme il avait entendu dire que toutes les rivières se jettent dans la mer, il suivit le cours de la première qu&#8217;il rencontra. Mais celle-ci disparaissait dans les sables du désert.<br />
 Il ne se laissa pas décourager et trouva des indices: un collier de coquillages au cou d&#8217;une jeune fille ; du poisson séché sur l&#8217;étal d&#8217;un marché ; un jouet en forme de bateau entre les mains d&#8217;un enfant.<br />
 Un jour, il entendit les cris disgracieux des mouettes, sentit dans la brise une odeur chargée de sel et découvrit enfin, avec émerveillement, l&#8217;immensité liquide.<br />
 Ces informations sur son chemin sont ce qu&#8217;on appelle des “signes”. Tous différents, chacun était cependant en relation avec la mer qu&#8217;il cherchait. Mais ils n&#8217;avaient de sens pour Mehmet que parce qu&#8217;il cherchait la mer. Ils n&#8217;auraient rien signifié s&#8217;il avait été en quête d&#8217;un point d&#8217;eau dans le désert.</p>
<p>Le propre des signes, c&#8217;est de ne pas être d&#8217;une lecture évidente. Un même signe peut avoir une signification pour une personne et une signification totalement différente pour une autre, selon le sens de leur quête.<br />
 Tu ne peux donc laisser le soin aux autres d&#8217;observer et d&#8217;interpréter les signes extérieurs pour toi. C&#8217;est quelque chose que tu dois apprendre à faire par toi-même.<br />
 Quant aux signes internes, toi seul peux y être attentif et les interpréter. C&#8217;est là un savoir-faire élémentaire : une bonne décision s&#8217;accompagne d&#8217;une sensation de détente. Une décision douteuse ou mauvaise est signalée par une tension. Si ta tête te dit que ton choix est bon et ton estomac qu&#8217;il est douteux: écoute ton estomac, c&#8217;est-à-dire ton intuition.<br />
 Attention de ne pas considérer, a priori, un signe comme sans importance. Un oiseau dans le ciel peut te dire autant qu&#8217;un chargement de poisson séché.<br />
 Les signes sont parfois trompeurs, comme le fleuve qui disparaît dans les sables. C&#8217;est une invitation à la prudence et non à la perte de confiance dans les signes.<br />
 Mais là où tu trouveras les informations les plus précieuses, c&#8217;est dans les réponses que te donne l&#8217;univers. Tu ne fais pas un pas sans provoquer un écho auquel il est bon que tu sois attentif. Il n&#8217;y a pas de meilleur moyen de savoir s&#8217;il y a de l&#8217;eau dans un puits profond, que d&#8217;y lancer un caillou et d&#8217;écouter s&#8217;il y a un “plouf” au bout de sa chute.</p>
<p>Si tu te trouves mêlé à un problème épineux, demande-toi : “Quel message ai-je choisi de ne pas entendre ?” Tu verras qu&#8217;il y a toujours eu des signes annonciateurs que tu as ignoré, et que tu aurais pu te préparer à l&#8217;épreuve ou même l&#8217;éviter.<br />
 Il s&#8217;agit là d&#8217;un enseignement très important car si tu n&#8217;utilises pas l&#8217;information que l&#8217;Univers te donne, tu seras condamné à répéter inlassablement les mêmes erreurs.<br />
 Souviens-toi que du dois trouver les réponses par toi-même, ce qui signifie qu&#8217;il n&#8217;existe pas quelqu&#8217;un, quelque part, qui sait mieux que toi et pourra t&#8217;enseigner.<br />
 La Vie est ton professeur.<br />
 L&#8217;accoucheur de rêves peut t&#8217;aider à trouver ta vision. Peut être même pourra-t-il t&#8217;aider à “apprendre à apprendre” de la vie elle-même.<br />
 Mais ne compte pas sur lui pour te renseigner à chaque pas. S&#8217;il fait bien son travail, il te conseillera de lancer toi-même la pierre dans le puits pour savoir s&#8217;il y a de l&#8217;eau.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de route qui te conduise à ton but en ligne droite.<br />
 Pour atteindre le port, le marin doit tirer des bords avec son voilier, donnant l&#8217;impression à celui qui ne connaît rien à la navigation qu&#8217;il fait de nombreux détours inutiles. Mais le marin n&#8217;atteint sa destination que parce qu&#8217;il corrige sa course tout le temps.<br />
 De même devras-tu apprendre à naviguer au plus près du vent, en utilisant les courants à ton avantage. Cela suppose de faire des détours si le vent change ou si tu rencontres des rochers.<br />
 Cette image s&#8217;applique aussi à ta quête. Trop souvent tu voudrais arriver droit au but. Tu le vois si proche et il te faut faire tant de détours !<br />
 Mais il serait absurde de vouloir faire abstraction des rochers qui sont comme les épreuves de ton existence. Reconnais ce qui arrive, traverse-le, dépasse-le et cela restera derrière toi.<br />
 Tu peux aussi prendre plaisir aux détours et songer à tous les impatients qui se sont épuisés ou fracassés, parce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas appris à parler le langage de la mer. Ils ont résisté contre le courant, lutté avec les rochers et n&#8217;ont pas su danser avec le vent.</p>
<p>Tu peux être capable de réussir beaucoup, à condition de croire suffisamment en toi et en ta vision.<br />
 Tout au long de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, des hommes ont réalisé des choses qui semblaient a priori impossibles à leurs contemporains. N&#8217;écoute donc pas ceux qui te diront que ce que tu poursuis est impossible. Ils ne font que projeter sur toi leur vision étroite d&#8217;eux-mêmes et de la création.<br />
 Tu peux lorsque tu crois pouvoir.<br />
 Crois-tu que le premier homme à s&#8217;aventurer au delà des colonnes d&#8217;Hercule savait ce qui l&#8217;attendait ? Pourtant, il a agi comme s&#8217;il connaissait déjà le pays de l&#8217;ivoire et de l&#8217;ébène. Il est parti comme s&#8217;il savait comment faire et comme s&#8217;il était sûr d&#8217;y arriver. Sinon aucun homme d&#8217;équipage n&#8217;aurait accepté de le suivre.<br />
 Engage-toi sur la route avec hardiesse et agis avec certitude jusqu&#8217;au bout. C&#8217;est comme cela que l&#8217;homme a réalisé tous ses exploits depuis les origines.</p>
<p>Peut-être te demandes-tu si faire des plans d&#8217;action augmenterait tes chances de réussite dans ta quête.<br />
 Darius, Roi des Perses, avait fait le rêve de reconstruire les merveilleux jardins suspendus de Sémiramis à Babylone. Ses architectes lui avaient présenté des plans et il avait commencé à faire réunir les matériaux pour réaliser cet oeuvre dont la vision enchantait son esprit.<br />
 Il n&#8217;avait pas prévu qu&#8217;un grec nommé Alexandre le chasserait de son trône.<br />
 Faire des plans est une bonne façon de prendre tes objectifs au sérieux et de réunir les ressources nécessaires pour les réaliser. Mais, à la vérité, les plans ne fonctionnent jamais comme on les avait prévus.<br />
 Si, malgré tout, tu fais des plans, tes chances d&#8217;arriver à tes fins augmenteront considérablement.</p>
<p>Je t&#8217;ai donné le conseil de ne pas utiliser ta vision comme sujet de conversation banale. Cela ne signifie pas qu&#8217;il te faut garder tes buts secrets pour toujours et pour tout le monde.<br />
 En fait, il y a une étape où ta vision est vulnérable car tu n&#8217;es pas encore sûr de toi et tu pourrais être victime des étouffe-rêves.<br />
 Mais quand ta vision a grandi en toi et qu&#8217;elle est devenue suffisamment forte, tu peux en parler pour trouver les soutiens dont tu as besoin.<br />
 Une autre raison pour en parler est de t&#8217;assurer, avant de te lancer, que ta décision ne causera pas de tort à ceux qu&#8217;elle affecte directement.<br />
 Peut-être y a-t-il parmi tes proches un esprit semblable au tien qui saura t&#8217;encourager dans ta quête. Souviens-toi qu&#8217;un véritable ami n&#8217;est pas quelqu&#8217;un qui prétend savoir mieux que toi ce que tu dois faire. C&#8217;est quelqu&#8217;un que tu crois quand il t&#8217;affirme qu&#8217;il te sait capable de réussir ce que tu veux.<br />
 Tes chances seront multipliées si une seule personne, en qui tu as confiance, croit en toi.</p>
<p>Quand tu regardes autour de toi et que tu vois la réussite des autres, tu te demandes peut-être quel est le secret qui te permettrait d&#8217;y arriver aussi bien qu&#8217;eux.<br />
 Ce traité t&#8217;a livré une grande partie de ces secrets, afin que tu puisses te joindre au choeur des créateurs talentueux et responsables.</p>
<p>Mais il y en a un sur lequel je n&#8217;ai pas assez insisté: c&#8217;est la vertu de la persévérance.<br />
 Au long des millénaires, les exemples illustrant ce principe sont innombrables et tu as déjà entendu l&#8217;histoire du chercheur d&#8217;émeraudes de Golconde qui abandonna son effort à deux doigts de la pierre fabuleuse qui fit la fortune de son remplaçant.</p>
<p> La réussite t&#8217;appartiendra si tu n&#8217;abandonnes jamais. Tu dois être convaincu que lorsqu&#8217;une porte se ferme, une autre s&#8217;ouvre.<br />
 Si on te refuse l&#8217;aide que tu demandes, ne le prends pas personnellement : continue à demander jusqu&#8217;à obtenir ce que tu désires. Chaque fois que tu rencontreras un “NON” et que tu continueras, tu deviendras plus fort.<br />
 N&#8217;écoute jamais en toi la petite voix qui te dit : “Tu n&#8217;y arriveras pas”. Ce n&#8217;est pas ta voix, mais celle de l&#8217;étouffe rêves, trop heureux de se faire entendre.<br />
 Le moment où tu es le plus découragé est peut-être celui où tu es le plus près de ton but.<br />
 Ne dévie pas de ton intention initiale. Relève-toi après chaque chute. Sois patient et obstiné. Puise des forces dans ta raison d&#8217;être et entretiens ta vision. Tu te retrouveras du côté de ceux que tu admirais.</p>
<p>Tu seras peut-être tenté d&#8217;abandonner ta quête parce que certains problèmes te paraîtront insolubles. Tu te diras : “Ce n‘est pas la peine. J&#8217;ai visé trop haut. Ce n&#8217;est pas faisable.”</p>
<p>J&#8217;ai vu comme cela, au fil des siècles, des gens se noyer dans un verre d&#8217;eau. Ils passaient leur vie à fondre du plomb en espérant le transformer en or, alors que pour cela il aurait suffi qu&#8217;ils vendent ce plomb.<br />
 Sache que tout problème comporte une solution, mais que tu ne peux espérer résoudre un problème avec le même mode de pensée qui l&#8217;a créé.<br />
 Face à des échecs répétés, tu as appris à persévérer. Cela ne veut pas dire continuer inlassablement à te lancer contre la vitre comme une mouche attrapée au piège. Quand répéter la même chose ne te donne pas le résultat attendu, fais autre chose.<br />
 Saches aussi que la solution à ton problème doit être plus grande que le problème lui même : on n&#8217;utilise pas un petit hameçon pour attraper un gros poisson. Ne propose pas à un adulte de dormir dans le berceau d&#8217;un nouveau-né.</p>
<p>Une bonne façon de réussir est de concentrer ton énergie sur ce qui dépend de toi.<br />
 Je me souviens d&#8217;un homme généreux qui, au retour d&#8217;un voyage, faisait des cauchemars en se souvenant des dégâts causés par la sécheresse dans une province du Sud. Il était préoccupé de ne rien pouvoir faire pour améliorer le sort des enfants qu&#8217;il avait vu la peau collée sur les os par la famine.<br />
 Pendant ce temps, les gens de son village vinrent lui demander sa contribution pour réparer la digue qui retenait le fleuve, mais il ne voulut rien faire parce qu&#8217;il était trop préoccupé par le sort de ces enfants mourant de faim dans le Sud.<br />
 Sa maison fut la première emportée par la crue.<br />
 Beaucoup de gens sont préoccupés par des problèmes sur lesquels ils ne peuvent avoir aucune influence et ils négligent d&#8217;agir sur ce qui est à leur portée.<br />
 Le principe qui te guide doit être inverse : commence par t&#8217;occuper de ce qui dépend directement de toi. Les résultats que tu obtiendras te permettront d&#8217;agrandir énormément ton cercle d&#8217;influence.<br />
 S&#8217;il avait suivi ce principe, notre homme aurait un jour pu canaliser l&#8217;eau de sa rivière jusqu&#8217;à cette province du Sud, la mettant ainsi à l&#8217;abri de la sécheresse.</p>
<p>L&#8217;Univers a mis en l&#8217;homme des ressources dont nul n&#8217;a encore exploré toute l&#8217;étendue. Dans nos luttes quotidiennes nous n&#8217;utilisons qu&#8217;une faible partie des trésors qui existent en nous.<br />
 Nous naissons tous différents, avec des possibilités aussi diverses que celles qui existent entre une terre à vignes et une terre à blé.<br />
 Tu n&#8217;auras pas de raison de te réjouir si tu hérites d&#8217;une riche terre à blé et n&#8217;en fais rien. De même, peut être y a-t-il en toi un bon musicien ou un magnifique jardinier ? Le germe de ce talent est ce que l&#8217;Univers t&#8217;a donné en héritage. Mais, si tu ne le cultives pas, il eut mieux valu pour toi naître avec les deux bras en moins.<br />
 Si tu ne fais rien avec ton potentiel, il ne vaut rien, il est perdu. Il est même moins que rien, car il reste coincé en travers de ta gorge et te fait mal.<br />
 C&#8217;est à toi de te cultiver et de faire fructifier les dons que l&#8217;Univers t&#8217;a donné. Combien de fois as-tu accepté que les enseignements que tu as reçus restent sans effet sur ton comportement ?<br />
 Si ton investissement ne se traduit pas par des changements dans ta vie, il aura été stérile.<br />
 Et si ce traité ne doit te servir à rien, cesses-en immédiatement la lecture.</p>
<p>Tu avances dans la vie, heureux des surprises du parcours et confiant dans ta réussite. Tu vises un résultat tout en étant détaché de ce résultat.<br />
 Peut-être n&#8217;as tu pas réalisé que ton bonheur d&#8217;être est déjà un résultat, et tu serais bien avisé de sentir de la gratitude pour cela.<br />
 Le sentiment de gratitude fait partie de la joie d&#8217;être en vie. Si tu vénères un Dieu, remercie-le selon les rituels appropriés. Si tu n&#8217;en vénères pas, offre ta gratitude à l&#8217;Univers. Tu seras alors dans ce que l&#8217;on appelle “état de grâce”, et tous les bienfaits seront sur toi.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 5 &#8211; Au-delà du désir, la sagesse</h4>
<p style="text-align: justify;">Il ne t&#8217;aura peut-être pas échappé qu&#8217;il ne suffit pas d&#8217;atteindre des buts ambitieux pour être heureux.<br />
 Il se peut que tu aies atteint la vision que tu nourrissais depuis ton enfance, après avoir surmonté bien des épreuves et que, pourtant, tu ressentes un grand vide en toi. Il te manque encore quelque chose et tu ne sais pas quoi. Le sens que tu t&#8217;étais donné n&#8217;est pas aussi fort que tu croyais et tu te demandes s&#8217;il y a un Sens au-delà du sens.<br />
 Quand on croit en un Dieu ou mieux encore, quand on connaît Dieu, on a une réponse à la question du sens ultime de la vie.<br />
 Mais la divinité est peut-être pour toi un grand mystère que tu n&#8217;es pas prêt à approcher.<br />
 Rassure-toi. Il existe aussi un chemin pour ceux qui n&#8217;attendent rien d&#8217;une Vérité Révélée. Dès la plus haute antiquité, à l&#8217;époque où régnaient sur la terre des dieux depuis longtemps déchus, l&#8217;homme a su trouver des réponses sans en référer à une autorité externe.<br />
 Cette Sagesse est plus que jamais actuelle.</p>
<p>Mais qu&#8217;est-ce que la Sagesse ? Est Sage celui qui a une vraie compréhension de soi, des autres et du Monde. Mais l&#8217;étude des livres ne sera jamais suffisante pour obtenir cette compréhension. Elle est le résultat de l&#8217;expérience de vie, à condition que l&#8217;on sache apprendre de la vie. C&#8217;est pourquoi on représente souvent les Sages comme des vieillards à la longue barbe blanche.<br />
 Mais il y a une Sagesse propre à chaque âge de la vie : la Sagesse du jeune homme est dans la hardiesse et la prise de risque; celle de l&#8217;homme mûr dans la responsabilité et le pouvoir créateur; celle de l&#8217;homme plus âgé dans la sérénité et la capacité d&#8217;enseigner.<br />
 Ainsi on ne peut dire qui est le plus sage. Mais, pour parvenir à la Sagesse de chaque âge, certains principes doivent être respectés.</p>
<p>Tu me demandes s&#8217;il faut un Maître de Sagesse.<br />
 Maintes fois je t&#8217;ai répété que la Vie est notre véritable Maître. Mais peut-être penses-tu que tu as déjà appris les leçons que la vie avait à t&#8217;offrir ?<br />
 Pour certains, ce sont des leçons de survie face à la violence, la cruauté, l&#8217;injustice et la pauvreté. Ils ont appris ces leçons et sont restés vivants, mais ils n&#8217;ont pas trouvé le bonheur.<br />
 Rappelle-toi que le même signe peut être interprété de multiples manières selon ton but et ton intention. Un homme battu à mort sous tes yeux peut te décider à devenir un guerrier impitoyable, à te mettre au service des déshérités, ou bien à partir vivre ailleurs parce que ta place n&#8217;est pas là.<br />
 Pour savoir quel est le bon choix, demande-toi quel est celui qui est le plus favorable à la Vie.</p>
<p>Ne commets pas l&#8217;erreur de croire que l&#8217;accoucheur de rêves qui t&#8217;a aidé à sortir de la confusion et à clarifier ta vision est aussi un Guide de Sagesse. Il ne l&#8217;est ni plus ni moins que l&#8217;arracheur de dents qui te soulage d&#8217;une douleur ou que le charpentier qui répare ton toit.<br />
 Trouver un Guide de Sagesse est un cadeau rare qui est donné à celui qui est prêt. Car peut être l&#8217;as-tu côtoyé sans le voir.<br />
 Ton Guide de Sagesse est un homme ou une femme qui a parcouru le chemin avant toi. Il ne peut te guider que jusqu&#8217;au point qu&#8217;il a atteint lui même. Peut-être es-tu appelé à aller bien au-delà.<br />
 N&#8217;attends pas de lui qu&#8217;il t&#8217;enseigne ce qu&#8217;il a appris de la vie car il sait que cela ne te serait d&#8217;aucune utilité.<br />
 A quoi te servirait d&#8217;avoir lu trente-trois traités sur la compassion, si la souffrance de ton ennemi n&#8217;éveille aucune pitié dans ton coeur ?</p>
<p>La seule façon pour toi de trouver un Guide est d&#8217;être attentif aux signes et d&#8217;écouter ton coeur.<br />
 Ton guide doit réunir au moins deux conditions : il y a en lui quelque chose que tu aimerais avoir et tu te sens absolument sûr en sa compagnie. C&#8217;est-à-dire que tu es convaincu de sa bienveillance envers toi et de sa capacité à te mettre sur la voie.<br />
 Cette confiance est essentielle car avoir un Guide de Sagesse n&#8217;est pas de tout repos. Si tu te décides à suivre ses instructions, il te plongera dans un tourbillon qui te remuera jusqu&#8217;aux tripes. Il te poussera sans cesse hors de tes limites et te proposera des actions de services que tu n&#8217;aurais jamais faites par toi-même.<br />
 Mais, à tout moment, tu seras libre de t&#8217;arrêter pour te reposer ou faire le point, libre de changer de guide ou de ne plus en avoir.<br />
 C&#8217;est là ce qui permet de reconnaître un vrai Guide de Sagesse : jamais il n&#8217;attache et n&#8217;asservit son disciple. Au contraire, il se réjouit quand celui-ci gagne en autonomie, et son amour l&#8217;accompagne quand il le voit s&#8217;éloigner en volant de ses propres ailes.<br />
 Mais quand son disciple s&#8217;attarde trop à ses côtés ou cherche à se protéger sous sa robe, il le jette dehors sans ménagement.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas d&#8217;apprentissage de la sagesse sans action, parce que l&#8217;Univers physique est un immense terrain d&#8217;action.<br />
 Regarde autour de toi : les astres sont-ils immobiles ? Les plantes cessent-elle de pousser ? Les roches ne se transforment-elles pas sous l&#8217;action du vent, de l&#8217;eau, de l&#8217;air et du feu ?<br />
 En prenant conscience de ta raison d&#8217;être et en agissant en accord avec elle pour atteindre des buts, tu as pris résolument un chemin de sagesse. Car la nature de l&#8217;homme est de manifester ses rêves dans le monde physique, naturellement et sans effort, comme celle de l&#8217;oranger est de donner des oranges et celle de l&#8217;aigle est de chasser du haut des airs.<br />
 Fou serait l&#8217;aigle qui voudrait devenir tortue, l&#8217;oranger qui essaierait de donner des abricots et l&#8217;homme qui ferait le métier de son père, sans amour, parce qu&#8217;il s&#8217;y croit obligé.</p>
<p>Une étape importante dans le chemin vers la Sagesse, est de comprendre que ce qui compte n&#8217;est pas l&#8217;objet de la quête.<br />
 Dans les temps anciens, les belles dames demandaient à leur Chevalier d&#8217;aller affronter des dragons. Mais ce qu&#8217;ils y gagnaient n&#8217;était pas de la gloire et je n&#8217;ai pas souvenir qu&#8217;il y ait eu un dragon plus glorieux qu&#8217;un autre.<br />
 En fait, on peut le dire maintenant, les dragons n&#8217;existaient pas. Ce que les Chevaliers allaient affronter, c&#8217;était leur peur de l&#8217;inconnu ; ce qu&#8217;ils mettaient à l&#8217;épreuve, c&#8217;était leur capacité à dépasser leurs limites. Ils en revenaient plus sages, ayant appris qu&#8217;il n&#8217;y a pas un enjeu plus important qu&#8217;un autre quand l&#8217;enjeu est soi-même.<br />
 Cela ne sert donc à rien de te demander si la quête que tu t&#8217;es choisie est la bonne, ou si elle est pour toute la vie, ou ce qui se passera après. Ce qui compte, c&#8217;est que tu aies une quête qui ait du coeur et du sens pour toi et non une quête qui te fasse régresser en gonflant ton ego.<br />
 Il n&#8217;y a pas de quête plus “noble” ou plus grandiose qu&#8217;une autre. Etre la première femme à marcher sur la lune ou parvenir à parler sans bégayer, sont des quêtes d&#8217;égale valeur pour l&#8217;Ame du Monde, si toutes deux aident leurs auteurs à devenir meilleurs.</p>
<p>Tout au long de ton cheminement, tu apprendras à reconnaître les lois qui régissent l&#8217;Univers et à agir en accord avec elles.<br />
 Aucune personne sensée ne prétendrait s&#8217;opposer au mouvement des marées ou au flux de la respiration, qui expulse l&#8217;air vicié afin de pouvoir inspirer de l&#8217;air pur.<br />
 Pourtant combien de tes contemporains prétendent recevoir sans donner, se guérir sans se purifier et être heureux sans aimer ?</p>
<p>Tout chemin de sagesse conduit à l&#8217;Amour et c&#8217;est dans l&#8217;amour que se trouve la plénitude.<br />
 Tu penses peut-être que l&#8217;amour passion provoque quelquefois les pires excès et la plus grande des folies. C&#8217;est parce que cet amour est chargé d&#8217;une énergie qui déborde comme un fleuve en crue, arrachant tout sur son passage.<br />
 Pourtant l&#8217;amour, comme l&#8217;eau, est toujours chargé d&#8217;un potentiel de vie bienfaisante. Il existe en tout être humain, comme une braise qui ne s&#8217;éteindra que quand la vie s&#8217;en ira de son corps.<br />
 Chez certains, ces braises deviennent une flamme claire qui réchauffe et illumine alentour. Chez d&#8217;autres, ces braises sont cachées loin au centre d&#8217;un bloc de charbon froid qui remplace leur coeur.<br />
 Le bonheur n&#8217;existe pas sans l&#8217;amour. L&#8217;Amour est le commencement et la fin de toute vie. Sans lui, l&#8217;humanité ne sera pas sauvée d&#8217;une disparition prématurée.<br />
 Grâce à lui, tu pourras contribuer à la fraternité entre les hommes, respectueuse des différences et gage d&#8217;évolution vers une plus haute civilisation.</p>
<p>Personne ne peut prétendre avoir réponse à tout. Plus tu avancera en Sagesse, plus tu t&#8217;approcheras de l&#8217;insondable mystère de l&#8217;Univers.<br />
 Tu apprendras à dialoguer avec le doute et à considérer l&#8217;incertitude et l&#8217;ambiguïté comme des ressources.<br />
 Tu apprendras à penser en dehors des règles, à utiliser des informations contradictoires, à être ouvert à toutes les sources et à chercher plus d&#8217;une réponse à tes questions.<br />
 Tu transcenderas les limites du temps et, navigant librement sur le champ des pures potentialités, peut-être te sera-t-il donné, au-delà du chaos, de te connecter à l&#8217;unité de toutes choses.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.club-positif.com" target="_blank">club-positif.com</a>)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>* Alain Houel possède une licence d&#8217;ethnologie et s&#8217;est spécialisé en sociologie de la communication en préparant un doctorat à l&#8217;École Pratique des Hautes Études de Paris. En 1971, il répond à l&#8217;appel des grands espaces en émigrant au Vénézuéla. Pendant onze années passées dans ce pays, il profite des loisirs que lui laissent ses missions de formation et de communication pour partager la vie des indiens d&#8217;Amazonie et des paysans des Andes. Après un détour par la Colombie et les États-Unis où il se spécialise en psychologie appliquée à la communication, il rejoint Paris où il exerce depuis dix-huit ans son activité d&#8217;écrivain, de consultant et de formateur. Il est l&#8217;auteur de plusieurs ouvrages, dont &laquo;&nbsp;Comment faire face aux gens difficiles&nbsp;&raquo; aux Editions Dangles.</em></p>
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		<title>Combattre la pauvreté, construire la paix</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 18:05:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Texte intégral du message de S.S. Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2009 Au début de cette nouvelle année, je désire adresser à tous mes vœux de paix et, par ce message, inviter chacun à réfléchir sur le thème: Combattre la pauvreté, construire la paix. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Texte intégral du message de S.S. Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2009</em></h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;"><img class="alignright size-full wp-image-1354" title="La Paix" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-paix.jpg" alt="La Paix" width="250" height="467" />A</span>u début de cette nouvelle année, je désire adresser à tous mes vœux de paix et, par ce message, inviter chacun à réfléchir sur le thème: Combattre la pauvreté, construire la paix. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, dans le message pour la Journée mondiale de la paix de 1993, avait déjà souligné les répercussions négatives que la situation de pauvreté de populations entières finit par avoir sur la paix. De fait, la pauvreté figure souvent parmi les facteurs qui favorisent ou aggravent les conflits, y compris armés. A leur tour, ces derniers alimentent de tragiques situations de pauvreté. «Une autre menace réelle pour la paix se confirme dans le monde et devient de plus en plus grave – écrivait Jean-Paul II: – de nombreuses personnes et même des populations entières vivent aujourd’hui dans des conditions d’extrême pauvreté. L’inégalité entre riches et pauvres est devenue plus évidente, même dans les pays économiquement les plus développés. Il s’agit là d’un problème qui s’impose à la conscience de l’humanité, car la situation dans laquelle se trouvent nombre de personnes offense leur dignité foncière et, en conséquence, compromet le progrès authentique et harmonieux de la communauté mondiale».<sup>1</sup></p>
<h4 style="text-align: justify;">Phénomène complexe de la mondialisation</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans ce contexte, combattre la pauvreté implique donc une prise en considération attentive du phénomène complexe de la mondialisation. Cette prise en compte est importante déjà du point de vue méthodologique, parce qu’elle invite à utiliser le fruit des recherches menées par les économistes et les sociologues sur les divers aspects de la pauvreté. La référence à la mondialisation devrait, également, revêtir un sens spirituel et moral, car elle nous pousse à considérer les pauvres dans la perspective consciente que nous participons tous à un unique projet divin, celui de la vocation à construire une unique famille dans laquelle tous – individus, peuples et nations – règlent leurs comportements en les basant sur les principes de fraternité et de responsabilité.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Toute forme de pauvreté non choisie prend racine dans le manque de respect envers la dignité transcendante de la personne humaine<span id="more-1353"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans cette perspective, il est nécessaire d’avoir une vision ample et détaillée de la pauvreté. Si la pauvreté n’était que matérielle, les sciences sociales, qui nous aident à mesurer les phénomènes sur la base de données de caractère surtout quantitatif, seraient suffisantes pour en éclairer les caractéristiques principales. Nous savons cependant qu’il existe des pauvretés immatérielles, qui ne sont pas la conséquence directe et automatique de carences matérielles. Par exemple, dans les sociétés riches et avancées, se trouvent des phénomènes de marginalisation, de pauvreté relationnelle, morale et spirituelle: il s’agit de personnes intérieurement désorientées, qui connaissent diverses formes de malaise malgré le bien-être économique. Je pense, d’une part, à ce qu’on appelle le «sous-développement moral»<sup>2</sup> et, de l’autre, aux consé­quences négatives du «surdéveloppement».<sup>3</sup> Je n’oublie pas non plus que, dans les sociétés dites «pauvres», la croissance économique est souvent freinée par des obstacles culturels, qui ne permettent pas une utilisation correcte des ressources. Il demeure vrai, quoi qu’il en soit, que toute forme de pauvreté non choisie prend racine dans le manque de respect envers la dignité transcendante de la personne humaine. Quand l’homme n’est pas considéré dans l’intégralité de sa vocation et que les exigences d’une véritable «écologie humaine»<sup>4</sup> ne sont pas respectées, les dynamiques perverses de la pauvreté se déclenchent aussi, comme cela apparaît évident dans certains domaines que j’évoquerai brièvement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Pauvreté et implications morales</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">L</span>a pauvreté est souvent mise en relation, comme étant sa cause directe, avec la croissance démographique. En conséquence de quoi, sont mises en œuvre des campagnes de réduction des naissances, conduites au niveau international, recourant aussi à des méthodes qui ne respectent ni la dignité de la femme ni le droit des époux à choisir de manière responsable le nombre de leurs enfants<sup>5</sup> et souvent même, ce qui est plus grave, qui ne respectent pas le droit à la vie. L’élimination de millions d’enfants non-nés, au nom de la lutte contre la pauvreté, constitue en réalité la disparition des plus pauvres parmi les êtres humains. Face à cela, le fait est qu’en 1981, environ 40% de la population mondiale vivait au-dessous du seuil de pauvreté absolue, tandis qu’aujourd’hui ce pourcentage a diminué de moitié et que sont sorties de la pauvreté des populations que caractérise, entre autres, une forte augmentation démographique. Cette donnée met en évidence que les ressources existeraient pour résoudre le problème de la pauvreté, même en présence d’une croissance de la population. Il ne faut pas oublier que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours, la population sur la terre a augmenté de quatre milliards et que, dans une large mesure, ce phénomène concerne des pays qui ont récemment émergés sur la scène internationale comme de nouvelles puissances économiques et qui ont connu un développement rapide précisément grâce au nombre élevé de leurs habitants. En outre, parmi les Nations les plus développées, celles qui ont les taux de natalité les plus élevés jouissent des meilleures potentialités de développement. En d’autres termes, il apparaît que la population est une richesse et non un facteur de pauvreté.</p>
<p class="kasten-gesamt" style="text-align: justify;">Le niveau global actuel des dépenses militaires des Etats est préoccupant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, le fait est que «les immenses ressources matérielles et humaines engagées pour les dépenses militaires et pour les armements sont en réalité soustraites aux projets de développement des peuples, spécialement à ceux qui sont les plus pauvres et qui ont le plus besoin d’aide. Cela va à l’encontre de ce que la Charte des Nations-Unies elle-même affirme, quand elle engage la communauté internationale et les Etats en particulier, ‹à favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationale en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde› (art. 26)».<sup>6</sup></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>ne autre source de préoccupation est constituée par les maladies pandémiques comme, par exemple, la malaria, la tuberculose et le sida, qui, dans la mesure où elles frappent les secteurs productifs de la population, influent grandement sur l’aggravation des condi­tions générales du pays. Les tentatives pour freiner les conséquences de ces maladies sur la population n’atteignent pas toujours des résultats significatifs. Il arrive, en outre, que les pays victimes de certaines de ces pandémies doivent subir, pour y faire face, le chantage de ceux qui conditionnent les aides économiques à la mise en œuvre de politiques contraires à la vie. Il est en particulier difficile de combattre le sida, qui est une cause dramatique de pauvreté, si les problématiques morales liées à la diffusion du virus ne sont pas affrontées. Il faut en premier lieu mettre en œuvre des campagnes qui éduquent, surtout les jeunes, à une sexualité qui soit conforme à la dignité de la personne; des initiatives réalisées en ce sens ont déjà obtenu des résultats significatifs, en faisant diminuer la diffusion du VIH. Il faut ensuite mettre à la disposition des peuples pauvres les médicaments et les soins nécessaires; ce qui suppose un engagement fort en faveur de la recherche médicale et des innovations thérapeutiques, ainsi qu’une application souple, quand cela s’avère nécessaire, des règles internationales qui régissent la propriété intellectuelle, afin de garantir à tous les soins sanitaires de base nécessaires.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Pauvreté des enfants</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>n troisième domaine, qui est l’objet d’attention dans les programmes de lutte contre la pauvreté et qui en manifeste la dimension morale intrinsèque, est la pauvreté des enfants. Quand la pauvreté frappe une famille, les enfants en sont les victimes les plus vulnérables: presque la moitié des personnes qui vivent dans la pauvreté absolue est aujourd’hui constituée par des enfants. Considérer la pauvreté en se mettant du côté des enfants conduit à retenir comme prioritaires les objectifs qui les intéressent plus directement comme, par exemple, l’attention aux mères de famille, le travail éducatif, l’accès aux vaccins, aux soins médicaux et à l’eau potable, la sauvegarde de l’environnement et, surtout, l’engagement pour la défense de la famille et pour la stabilité des relations en son sein. Quand la famille s’affaiblit, les préjudices retombent inévitablement sur les enfants. Là où la dignité de la femme et de la mère n’est pas protégée, ceux qui en subissent les conséquences, ce sont d’abord et toujours les enfants.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Désarmement et développement</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>n quatrième domaine qui, du point de vue moral, mérite une particulière attention est la relation qui existe entre le désarmement et le développement. Le niveau global actuel des dépenses militaires des Etats est préoccupant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, le fait est que «les immenses ressources matérielles et humaines engagées pour les dépenses militaires et pour les armements sont en réalité soustraites aux projets de développement des peuples, spécialement à ceux qui sont les plus pauvres et qui ont le plus besoin d’aide. Cela va à l’encontre de ce que la Charte des Nations-Unies elle-même affirme, quand elle engage la communauté internationale et les Etats en particulier, ‹à favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationale en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde› (art. 26)».<sup>6</sup></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cet état de chose n’aide pas mais, au contraire, il constitue un obstacle sérieux à la poursuite des grands objectifs de développement de la communauté internationale. En outre, une croissance excessive des dépenses militaires risque d’accélérer une course aux armements qui provoque des poches de sous-développement et de désespoir, se transformant ainsi paradoxalement en facteurs d’instabilité, de tension et de conflit. Comme l’a sagement déclaré mon vénéré prédécesseur Paul VI, «Le développement est le nouveau nom de la paix».<sup>7</sup> Les Etats sont donc appelés à réfléchir sérieusement sur les raisons les plus profondes des conflits, souvent allumés par l’injustice, et à y remédier par une autocritique courageuse. Si l’on par­vient à une amélioration des relations, cela devrait permettre une réduction des dépenses d’armements. Les ressources économisées pourront être destinées à des projets de développement des personnes et des peuples plus pauvres et nécessiteux: l’engagement consenti en ce sens est un engagement pour la paix au sein de la famille humaine.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>n cinquième domaine relatif à la lutte contre la pauvreté matérielle concerne la crise alimentaire actuelle, qui compromet la satisfaction des besoins élémentaires. Cette crise n’est pas tant caractérisée par l’insuffisance de nourriture, mais davantage par les difficultés d’accès à celle-ci et par des mouvements spéculatifs et, donc, aussi par un déficit de coordination des institutions politiques et économiques en mesure de faire face aux nécessités et aux urgences. La malnutrition peut aussi entraîner de graves dommages psychophysiques aux populations, privant de nombreuses personnes des énergies nécessaires pour sortir, sans une aide particulière, de leur situation de pauvreté. La conséquence est que ces populations ne sont pas en mesure de sortir seules de leur sous-développement. Cela contribue à élargir la fourchette des inégalités, provoquant des réactions qui risquent de devenir violentes. Ces dernières années, les données sur l’évolution de la pauvreté relative indiquent toutes un accroissement de l’écart entre riches et pauvres. Les causes princi­pales de ce phénomène sont sans doute, d’une part, le changement technologique, dont les bénéfices se concentrent dans la zone la plus élevée de la distribution du revenu et, d’autre part, la dynamique des prix des produits industriels, qui augmentent beaucoup plus rapidement que les prix des produits agricoles et des matières premières que possèdent les pays les plus pauvres. Il arrive ainsi que la majeure partie de la population des pays les plus pauvres souffre d’une double marginalisation: en termes de revenus plus bas et de prix plus élevés.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Lutte contre la pauvreté et solidarité globale</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">L</span>’une des voies maîtresses pour construire la paix est une mondialisation ayant pour objectif les intérêts de la grande famille humaine.<sup>8</sup> Cependant pour gérer ainsi la mondialisation, il faut une forte solidarité globale<sup>9</sup> entre pays riches et pays pauvres, de même qu’au sein de chaque pays, même s’il est riche. Un «code éthique commun»<sup>10</sup> est nécessaire, dont les normes n’auraient pas seulement un caractère conventionnel, mais seraient enracinées dans la loi naturelle inscrite par le Créateur dans la conscience de tout être humain (cf. Rm 2, 14-15). Ne nous sentons-nous pas appelés, chacun, au fond de notre conscience, à apporter notre propre contribution au bien commun et à la paix sociale? La mondialisation élimine certaines barrières, mais cela ne signifie pas qu’elle ne puisse pas en construire de nouvelles; elle rap­proche les peuples, mais la proximité territoriale et temporelle ne crée pas, de soi, les condi­tions d’une véritable communion et d’une paix authentique. La marginalisation des pauvres de la planète ne peut trouver de remède valide dans la mondialisation que si chaque homme se sent personnellement blessé par les injustices existant dans le monde et par les violations des droits de l’homme qui y sont liées. L’Eglise, qui est «signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain»,<sup>11</sup> continuera à offrir sa contri­bution afin que soient dépassées les injustices et les incompréhensions et qu’advienne un monde plus pacifique et plus solidaire.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans le domaine du commerce international et des transactions financières, des processus sont aujourd’hui en place qui permettent une intégration positive des économies, ce qui contribue à l’amélioration des conditions générales; mais il y a aussi des processus en sens inverse, qui suscitent des divisions entre les peuples et la marginalisation, créant ainsi de dangereux risques de guerres et de conflits. Dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, le commerce international des biens et des services s’est accru de manière extrêmement rapide, avec un dynamisme qui n’avait jamais eu de précédents au cours de l’histoire. Une grande partie du commerce mondial concer­nait les pays d’industrialisation ancienne, auxquels se sont ajoutés de manière significative de nombreux pays émergents qui en sont devenus des acteurs importants. Mais d’autres pays, dont le revenu est bas, demeurent largement en marge des mouvements d’échanges commerciaux. Leur croissance s’est trouvée ralentie par la chute rapide, dans les der­nières décennies, du cours des matières premières qui représentent la quasi totalité de leurs exportations. Dans ces pays, africains pour la plupart, la dépendance par rapport aux exportations des matières premières continue à représenter un puissant facteur de risque. Je voudrais ici renouveler un appel afin que tous les pays aient les mêmes possibilités d’accès au marché mondial, en évitant toute exclusion et toute marginalisation.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>ne réflexion similaire peut être conduite à propos du domaine financier, qui concerne l’un des aspects premiers du phénomène de la mondialisation, grâce au développement de l’électronique et aux politiques de libéralisation des flux monétaires entre les différents pays. La fonction objectivement la plus importante de la finance, celle qui consiste à soutenir à long terme la possibilité d’investissements et donc de développement, se révèle aujourd’hui tout à fait fragile: elle subit les contrecoups négatifs d’un système d’échanges financiers – au niveau national et mondial – basé sur une logique du très court terme, qui a pour but l’accroissement de la valeur des activités financières et se concentre sur la gestion technique des diverses formes de risque. La récente crise démontre aussi comment l’activité financière est parfois guidée par des logiques purement auto-référencées et dépourvues de considération, à long terme, pour le bien commun. Le nivellement des objectifs des opérateurs financiers mondiaux à l’échelle du très court terme, diminue la capacité de la finance de jouer son rôle de pont entre le présent et l’avenir, pour soutenir la création de nouvelles possibilités de production et de travail sur une longue période. Une finance limitée au court terme et au très court terme devient dangereuse pour tous, même pour ceux qui réussissent à en tirer profit dans les périodes d’euphorie financière.<sup>12</sup></p>
<p class="kasten-gesamt" style="text-align: justify;">Les Etats sont donc appelés à réfléchir sérieusement sur les raisons les plus profondes des conflits, souvent allumés par l’injustice, et à y remédier par une autocritique courageuse. Si l’on parvient à une amélioration des relations, cela devrait permettre une réduction des dépenses d’armements. Les ressources économisées pourront être destinées à des projets de développement des personnes et des peuples plus pauvres et nécessiteux: l’engagement consenti en ce sens est un engagement pour la paix au sein de la famille humaine.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">I</span>l ressort de tout cela que la lutte contre la pauvreté exige une coopération aussi bien sur le plan économique que sur le plan juridique qui permette à la communauté internationale et en particulier aux pays pauvres de trouver et de mettre en œuvre des solutions coordonnées pour affronter ces pro­blèmes en donnant un cadre juridique efficace à l’activité économique. Elle requiert en outre des incitations pour créer des institutions efficaces et participatives, ainsi que des soutiens pour lutter contre la criminalité et promouvoir une culture de la légalité. On ne peut nier, par ailleurs, que les politiques fondées sur l’assistance sont à l’origine de nombreux échecs dans l’aide aux pays pauvres. Investir dans la formation des personnes et développer sur un mode inclusif une culture spécifique de l’initiative constitue actuellement, semble-t-il, la démarche appropriée à moyen et long terme. Si, pour se développer, les activités économiques ont besoin d’un contexte favorable, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas accorder d’attention aux problèmes du revenu. Si l’on a fort à propos souligné que l’accroissement du revenu par tête ne peut pas constituer de manière absolue la fin de l’action politico-économique, on ne doit pas pour autant oublier que celui-ci représente un moyen important pour atteindre l’objectif de la lutte contre la faim et l’extrême pauvreté. A cet égard, doit être écartée comme une illusion l’idée selon laquelle une politique de pure redistribution des richesses existantes puisse résoudre le problème définitivement. Dans une économie moderne, en effet, la valeur de la richesse dépend dans une importante mesure de sa capacité de créer du revenu pour le présent et pour l’avenir. La création de valeurs devient donc une obligation incontournable, dont il faut tenir compte pour lutter de manière efficace et durable contre la pauvreté matérielle.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mettre les pauvres à la première place suppose, enfin, que les acteurs du marché international construisent un espace où puisse se développer une juste logique économique, et que les acteurs institutionnels mettent en œuvre une juste logique politique ainsi qu’une correcte logique de participation capable de valoriser la société civile, locale et internationale. Les Organismes internationaux eux-mêmes reconnaissent de nos jours combien sont précieuses et profitables les initiatives économiques de la société civile ou des administrations locales pour permettre la sauvegarde et l’insertion dans la société des couches de population qui, souvent, sont au-dessous du seuil de l’extrême pauvreté et qui, en même temps, sont difficilement atteintes par les aides officielles. L’histoire du développement économique du XXe siècle montre que de bonnes politiques de développement relèvent de la responsabilité des hommes et de la création de synergies positives entre marchés, société civile et Etats. En particulier, la société civile a un rôle de premier plan dans tout processus de développement, parce que le développement est essentiellement un phénomène culturel et que la culture naît et se développe dans le domaine civil.<sup>13</sup></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">C</span>omme mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II l’a affirmé, la mondialisation «se présente avec un caractère très marqué d’ambivalence»<sup>14</sup> et elle doit donc être gérée avec une sage vigilance.<sup>15</sup> Cette forme de sagesse requiert que l’on tienne compte en premier lieu des besoins des pauvres de la terre, en mettant fin au scandale de la disproportion entre les problèmes de la pauvreté et les mesures prévues pour les affronter. Cette disproportion, si elle est d’ordre culturel et politique, est avant tout d’ordre spirituel et moral. Souvent, on s’arrête sur les causes superficielles et instrumentales de la pauvreté, sans aller jusqu’au cœur de l’homme où s’enra­cinent l’avidité et l’étroitesse de vues. Les problèmes du développement, des aides et de la coopération internationale sont parfois envisagés sans qu’il y ait un véritable engagement des personnes, mais simplement comme des questions techniques face auxquelles on se limite à la mise en place de structures, d’accords tarifaires et à la concession de financements anonymes. La lutte contre la pauvreté requiert au contraire des hommes et des femmes qui vivent en profondeur la fraternité et qui soient capables d’accompagner les personnes, les familles et les communautés sur les chemins d’un authentique développement humain.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Conclusion</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans l’encyclique Centisimus annus, Jean-Paul II mettait en garde à propos de la nécessité «d’abandonner la mentalité qui consi­dère les pauvres – personnes et peuples – presque comme un fardeau, comme d’ennuyeux importuns qui prétendent consommer ce que d’autres ont produit. Les pauvres – écrivait-il – revendiquent le droit d’avoir leur part des biens matériels et de mettre à profit leur capacité de travail afin de créer un monde plus juste et plus prospère pour tous».<sup>16</sup> Dans la réalité mondialisée actuelle, il apparaît avec toujours plus d’évidence que la paix ne se construit que si l’on assure à tous la possibilité d’une croissance raisonnable: tôt ou tard, en effet, tous doivent payer les conséquences des distorsions de systèmes injustes. Seule l’inconscience peut conduire à construire une maison dorée avec tout autour le désert et la désolation. La mondialisation, à elle seule, est incapable de construire la paix et, dans bien des cas, au contraire, elle crée des divisions et des conflits. Celle-ci révèle plutôt un besoin: celui d’être orientée vers un objectif de solidarité profonde qui veut le bien de chacun et de tous. Prise dans ce sens, la mondialisation doit être considérée comme une occasion propice pour réaliser quelque chose d’important dans la lutte contre la pauvreté et pour mettre à la disposition de la justice et de la paix des ressources qui semblaient jusqu’alors inimaginables.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>epuis toujours, la doctrine sociale de l’Eglise s’est préoccupée des pauvres. Au temps de l’encyclique Rerum novarum, il s’agissait principalement des ouvriers de la nouvelle société industrielle; dans le magistère social de Pie XI, de Pie XII, de Jean XXIII, de Paul VI et de Jean-Paul II, ont été mises en lumière de nouvelles pauvretés à mesure que l’horizon de la question sociale se faisait plus vaste, au point de prendre des dimensions mondiales.<sup>17</sup> Il faut considérer cet élargissement de la question sociale au niveau mondial non seulement comme une extension quantitative, mais aussi comme un approfondissement qualitatif concernant la vie de l’homme et les besoins de la famille humaine. Pour cette raison, l’Eglise, tandis qu’elle suit avec attention les phénomènes actuels de la mondialisation et leur influence sur les pauvretés humaines, montre les nouveaux aspects de la question sociale, non seulement dans leur extension, mais aussi dans leur profondeur, en ce sens qu’ils concernent l’identité de l’homme et sa relation à Dieu. Il s’agit de principes de doctrine sociale qui tendent à mettre en lumière les points de rencontre entre pauvreté et mondialisation et à orienter l’action vers la construction de la paix. Parmi ces principes, il est opportun de rappeler ici, de manière particulière, à la lumière du primat de la charité, l’«amour préférentiel pour les pauvres»<sup>18</sup> dont toute la tradition chrétienne témoigne depuis l’Eglise des origines (cf. Ac 4, 32–36; 1 Co 16, 1; 2 Co 8–9; Ga 2, 10).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">«<span style="font-weight: bold;">Q</span>ue chacun joue le rôle qui lui revient et qu’il ne tarde pas», écrivait en 1891 Léon XIII, en ajoutant: «Quant à l’Eglise, jamais elle n’abandonnera, en aucune manière, son œuvre».<sup>19</sup> Cette conscience accompagne encore aujourd’hui l’action de l’Eglise envers les pauvres, en qui elle reconnaît le Christ,<sup>20</sup> et elle entend sans cesse résonner en son cœur le commandement du Prince de la paix à ses Apôtres: «Vos date illis manducare – donnez-leur vous-mêmes à manger» (Lc 9,13). Fidèle à cette invitation de son Seigneur, la Communauté chrétienne ne manquera jamais de donner à la famille humaine tout entière son soutien dans les élans de solidarité créative, non seulement pour donner le superflu mais surtout pour que changent «les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés».<sup>21</sup> A chaque disciple du Christ, comme aussi à toute personne de bonne volonté, j’adresse donc en ce début d’année un chaleureux appel à élargir l’espace de son cœur vers les nécessités des pauvres et à faire tout ce qu’il est concrètement possible de faire pour leur venir en aide. Car demeure incontestablement vrai le principe selon lequel «combattre la pauvreté, c’est construire la paix».</p>
<h3>Benedictus PP. XV, du Vatican, le 8 décembre 2008.</h3>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 80%;" />
<p>Notes :</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p class="fussnote">(<em>1)    Message pour la Journée de la Paix, 1993, n. 1.<br />
 (2)    Paul VI, Encycl. Populorum progressio, n. 19.<br />
 (3)    Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, n. 28.<br />
 (4)    Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 38.<br />
 (5)    Cf. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, n. 37; Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, n. 25.<br />
 (6)    Benoît XVI, Lettre au Cardinal Renato Raffaele Martino à l’occasion du Séminaire international organisé par le Conseil pontifical Justice et Paix sur le thème: «Désarmement, développement et paix. Perspectives pour un désarmement intégral», 10 avril 2008: L’Osservatore Romano, 13.04.2008, p. 8.<br />
 (7)    Encycl., Populorum progressio, n. 87.<br />
 (8)    Cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 58.<br />
 (9)    Cf. Jean-Paul II, Discours à l’audience aux ACLI, 27 avril 2002, 4: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XXV, 1 [2002], 637.<br />
 (10)    Jean-Paul II, Discours à l’Assemblée Plénière de l’Académie Pontificale des Sciences sociales, 27 avril 2001, 4: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XXIV, 1 [2001], 802.<br />
 (11)    Concile Œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 1.<br />
 (12)    Cf. Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise, n. 368.<br />
 (13)    Cf. Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise, n. 356.<br />
 (14)    Discours aux Dirigeants de syndicats de travailleurs et de grandes entreprises, 2 mai 2000, 3: La Documentation catholique, 97 (2000), p. 456.<br />
 (15)    Cf. Discours à l’Assemblée plénière de l’Académie pontificale des Sciences, 11 novembre 2002, 2: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XXV, 2 [2002], 699.<br />
 (16)    Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 28.<br />
 (17)   Cf. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, n. 3.<br />
 (18)    Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 57.<br />
 (19)    Léon XIII, Encycl. Rerum novarum, n. 45.<br />
 (20)    Cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 58.<br />
 (21)   Ibid., n. 58.</em></p>
<p class="fussnote" style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1360" target="_blank">horizons-et-debats.ch</a>)<br />
 </em></p>
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