Posts Tagged “opposition”

Celui qui a su désigner l’échec respiratoire de l’économie par l’image d’une « bulle qui éclate » a eu une riche idée.

auto-destructionLes systèmes complexes sont définis par le fait qu’entre l’input et l’output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le résultat n’est pas directement prévisible. Non seulement ce lien n’est pas direct, mais aussi en raison des conditions multiples une même cause peut avoir différents effets selon le moment choisi.
De là on peut dire qu’un système « juste » dans l’idéal est celui dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut d’abord saisir les règles morales et éthiques puis les appliquer convenablement.

La technologie naturelle des réflexes consiste à détecter de façon approximative mais en tendant vers l’amélioration la ou les causes qu’il faut provoquer pour obtenir les effets désirés. Ce mécanisme est complètement indépendant des facteurs moraux ou éthiques.

Quand on vit au sein d’un système complexe telle que l’est l’économie d’aujourd’hui, le summum de l’intelligence pour se dépatouiller consiste à saisir ce qu’il faut faire pour amasser le plus d’argent afin de se trouver en sécurité. D’ailleurs mêmes les pauvres félicitent les riches en les croyant supérieurement intelligents, là où en fait ils ne le seraient que s’ils ne faisaient pas abstraction de l’éthique.

D’ailleurs c’est dommage que le terme de sécurité ne soit pas compris plus généralement dans ce sens, car la principale cause d’insécurité dans le monde est précisément l’injustice d’un système dont les inputs sont trop loin de la morale si on veut obtenir en retour un résultat positif en sortie de chaîne des cause-conséquences.

Dans la vie il y a deux sortes de personnes (gag), ceux qui sont trop honnêtes et restent pauvres et celles qui tiennent absolument à exercer leur intelligence au service de leur sécurité, en considérant que le bien obtenu confère un caractère moral à leurs actes.

Ceux qui veulent faire du fric savent très bien comment s’y prendre, tandis que la plupart de la masse des gens, bien qu’ils en auraient envie, se trouvent à chaque fois bloqués par un excès de contraintes morales, comme par exemple faire en priorité un métier plaisant. Si on pollue, on contamine, si on est insouciant et dégénéré, on a bien plus de chance de se trouver « en sécurité » au sein du système injuste. C’est cela qui fait son injustice. Lire la suite de cet article… »

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Par Mike Whitney

Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ?

les-perils-de-la-titrisationCe n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces escroqueries ont fait la queue à l’extérieur du bâtiment de la Réserve Fédérale pour échanger leurs titres pourris contre des milliards de dollars de prêts financés par les contribuables. Pendant ce temps, l’effondrement du crédit a laissé le système financier en ruines et planté l’économie comme un piquet de tente. Les files de chômeurs s’allongent et les consommateurs réduisent leur budget sur tout, des soirées en ville aux déplacements jusqu’à l’épicerie. Et tout cela est dû à l’escroquerie financière pyramidale concoctée à Wall Street, qui s’est répandue à travers l’ensemble du système mondial comme une épidémie agressive de grippe. Ceci n’est pas une récession normale ; le système financier a explosé par le fait de banquiers avides qui se sont servis de « l’innovation financière » pour estropier le système et qui ont fait gonfler la plus grosse bulle spéculative de tous les temps. Et ils l’ont fait en toute légalité, utilisant un procédé peu connu qui s’appelle la titrisation.

La titrisation – qui est la conversion de fonds communs de prêts en titres vendus sur le second marché – fournit le moyen d’exercer un effet de levier massif sur les dettes. Les banques se servent d’opérations hors bilan pour créer des titres afin de pouvoir éviter les obligations normales de réserve et les opérations de contrôle dérangeantes. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la qualité des prêts n’entre pas en ligne de compte, puisque les banques gagnent leur argent sur la création des prêts et autres commissions. Ce qui importe est la quantité, la quantité et la quantité ; une ligne d’assemblage de dimension industrielle de prêts nauséabonds déversés sur des investisseurs sans méfiance pour faire grossir les résultats. Et, bon sang, comme il est facile pour Wall Street d’engranger à tour de bras ce papier pourri lorsqu’il n’y a personne pour surveiller et que la FED joue aux pompom girls dans les gradins ! Dans une analyse de l’économiste Gary Gorton, rédigée pour la conférence de 2009 de la Banque de la Réserve Fédérale d’Atlanta sur les marchés financiers et intitulée « Giflé par la Main Invisible ; le Secteur Bancaire et la Panique de 2007 » ["Slapped in the Face by the Invisible Hand; Banking and the Panic of 2007"], l’auteur montre que les titres liés aux crédits hypothécaires ont connu un véritable gonflement, passant de 492,6 milliards de dollars en 1996 à 3.071,1 milliards de dollars en 2006. En tout, plus de 20 trillions [1 trillion = 1.000 milliards] de dollars de dette titrisée ont été vendus entre 1997 et 2007. Quelle quantité de cette dette s’avèrera sans valeur au fur et à mesure que les saisies monteront en flèche et que les bilans des banques seront de plus en plus sous pression ? Lire la suite de cet article… »

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par Thierry Brugvin (professeur en sociologie)

Introduction

manipulationDepuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.

 

Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.

 

Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique? Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.


Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) – Le pouvoir répressif et militaire – Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes – Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) – Le pouvoir idéologique – Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir. Lire la suite de cet article… »

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par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)

La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social

justice

La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.

Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial

Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.

Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchan­dises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.

Le dumping social est un principe de l’OMC

Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué. Lire la suite de cet article… »

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http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/home.flv

Hymne à la Terre

HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n’est pas qu’un documentaire engagé, c’est un magnifique objet cinématographique. Chaque plan est à couper le souffle et nous montre la Terre, notre Terre, comme jamais nous ne l’avons vue. Chaque image nous met face à ce que nous sommes en train de détruire et à toutes ces merveilles que nous pouvons encore préserver. « Vu du ciel, on a besoin de moins d’explications ». La perception que l’on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle. HOME va directement toucher la sensibilité de chacun d’entre nous et nous faire prendre conscience que nous devons changer notre regard sur le monde. HOME traite des grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés et nous montre comment tout interagit sur notre planète.

Synopsis

En 200 000 ans d’existence, l’homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d’année d’évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l’humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.

Un projet citoyen

En nous offrant les images inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant partager son émerveillement autant que son inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une pierre à l’édifice que nous devons, tous ensemble, reconstruire. HOME a pour mission de faire bouger les mentalités, de nous faire prendre conscience des mouvements tectoniques à l’oeuvre et de nous inciter à nous engager pour agir.

Notre impact sur la Terre est plus fort que ce qu’elle peut supporter : nous consommons trop, et nous sommes en train d’épuiser toutes ses ressources. Depuis le ciel, on voit facilement les endroits où la Terre est blessée. HOME explique simplement les problèmes actuels, tout en disant qu’il existe une solution. Le sous-titre du film pourrait être « il est trop tard pour être pessimiste ». Nous sommes à la croisée des chemins, des décisions importantes doivent être prises pour changer le monde. Ce que nous disons dans le film, tout le monde le sait, mais personne ne veut vraiment le croire. HOME est donc une pierre supplémentaire à l’édifice construit par les associations écologiques pour revenir à plus de bon sens et changer notre façon de consommer et de vivre.

Un événement mondial

Au delà du film, HOME sera un événement mondial : pour la première fois dans l’histoire, ce long-métrage sera en effet montré en même temps dans plus de 50 pays.

C’est la date symbolique du 5 juin 2009, Journée Mondiale de l’Environnement, qui a été choisie pour cette diffusion simultanée – et le plus souvent gratuite – sur tous les supports : cinéma, télé, DVD et Internet. L’objectif de Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, de Luc Besson, distributeur, et de François-Henri Pinault, président du groupe PPR, soutien officiel du film, est ainsi de toucher le plus grande nombre possible, et de nous convaincre que nous avons tous une responsabilité à l’égard de la planète.

NOUS AVONS TOUS RENDEZ-VOUS AVEC LA PLANETE LE 5 JUIN ! Lire la suite de cet article… »

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Oyé ! Le 14 juillet 2009, tous les ami(e)s des sites nous-les-dieux.org et LeTransmuteur.Net sont invité(e)s à participer à la première édition de « RÊVolution » qui se déroula dans la nature des Pyrénées Orientales (66) à 30mn de Perpignan.

revolution-annulationCes rencontres informelles auront pour thème principal :

Quel Nouveau Paradigme pour Demain,

Comment le Créer Ensemble ?

Dans le respect des quatre Lois Universelles de la Création, les maîtres mots seront Liberté, Égalité, Fraternité, comme il se doit pour honorer symboliquement les (22 x 10) années nous séparant de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 !

Ce rendez-vous étant privé pour des raisons de tranquillité, merci de vous inscrire d’avance en envoyant un email  à revolution2009@letransmuteur.net précisant votre pseudo d’un des 2 sites (si vous n’avez pas encore de compte, merci d’en créer un) ainsi que le nombre de personnes prévues.

Le camping sur place (gratuit comme tout le reste) est vivement recommandé en cette période d’affluence estivale.

Les aides à l’organisation et à la préparation de l’écolieu en création sont les bienvenues, ainsi que la mise à disposition de structures mobiles (zome, dôme, tipi, yourte, tente touareg, …) à installer temporairement pour l’évènement.

Le lieu sera ouvert à cet usage à partir du 1er juillet.

La localisation exact de l’écolieu, dont c’est la journée inaugurale, sera communiqué par email quelques jours à l’avance.

Alors à très bientôt, dans la simplicité volontaire, la joie et la bonne humeur fraternelle de la Vie réelle,

Patrick

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Achetez ce DVD accompagné d’une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre 2001

http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/loose-change-final-cut-version-francaise.flv

Loose Change (Final Cut) en français (2:09:33)
La version final du documentaire choc sur le 11 septembre 2001.

Après Loose Change 1 et  Loose Change 2 (2005-2006), voici la troisième édition de ce documentaire vidéo.

Le documentaire Loose Change, véritable phénomène de société a battu tous les records d’audience sur le net (plus de 100 millions de vues !), a été diffusé par des dizaines de chaînes de télévision (dont Planète TV en France). Depuis 2007, il est disponible dans sa version finale. Pourtant, AUCUN distributeur, aucune chaîne de télévision n’a voulu le diffuser. Des version française officieuse du Final Cut sont apparus sur le Net courant 2008.

Le réalisateur Dylan Avery défend la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001. Il expose ainsi l’idée selon laquelle les attaques n’auraient pas été le résultat d’actions terroristes mais d’une série d’événements fomentés par le gouvernement américain de Georges W. Bush… Une première version du documentaire est sortie en format DVD en 2005 ! Initialement attendue pour le week-end précédent les commémorations du 11 septembre 2007, la version « Final Cut » est finalement sortie aux Etats-Unis le 11 novembre. Le DVD officiel en version française est sortie le 14 avril 2009.

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corporate-sugarLe monde merveilleux des multinationales !!!

Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée (GM) et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.

En une dizaine d’années seulement, presque toute les pampas argentines et d’énormes surfaces forestières et agricoles au Brésil, en Bolivie, en Uruguay et au Paraguay ont été transformées en déserts verts de monocultures de soja. [1] Le boom du soja en Amérique latine a été et est toujours un filon miraculeux pour l’agrobusiness. Il a fourni à la poignée de céréaliers géants qui dominent le marché international des oléagineux et  du fourrage un terrain bon marché et fertile pour assurer l’expansion et la consolidation de leurs activités dans le monde. Ces mêmes sociétés, Cargill, ADM et Bunge pour ne citer qu’elles, ont aussi fait des milliards de profits avec les ventes d’ engrais chimiques devenus indispensables. D’autres grandes entreprises étrangères, telles qu’ AGCO et John Deere, ont profité des ventes de tracteurs. Monsanto et Sygenta, quant à eux, ont engrangé des bénéfices records avec leurs semences génétiquement modifiées et leurs pesticides chimiques.

L’invasion du soja s’appuie sur un modèle de production axé sur l’utilisation de semences génétiquement modifiées qui permettent de tolérer d’énormes doses d’herbicides chimiques. C’est Monsanto qui a fourni à la fois les semences et les herbicides, tandis qu’une nouvelle génération d’exploitations agricoles, dirigées principalement par des hommes d’affaires vivant dans les villes, louait ou s’emparait de vastes zones agricoles et y organisait le travail. A chaque fois que ce modèle a été déployé, il a forcé les petits paysans à partir et les communautés locales ont été dévastées par l’exode rural et la contamination chimique.

Quant aux multinationales de l’agrobusiness, l’expérience du soja dans le Cône sud a montré comment exploiter avec profit l’expansion de l’agriculture industrielle dans les pays en développement. Elle a ouvert une nouvelle ère de conquête. Le sucre, qui a une longue histoire de destruction de l’environnement et de pure exploitation humaine, est probablement la prochaine récolte à être confrontée à un boom similaire à celui qu’a connu le soja, d’autant plus que de nouvelles espèces de sucre génétiquement modifiées poussent déjà dans les champs (voir encadré 1). Lire la suite de cet article… »

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capitalismAttention, attention, la grande coterie se rencontre. Les pharaons en cravates se rencontrent, les grands esprits se retrouvent.

Tout d’abord, à Athènes, certains des plus importants hommes d’affaires et politiciens de la planète se sont rencontrés pour tenir leur rencontre annuelle secrète avec le groupe des Bilderberg, sous un contrôle de sécurité très étroit. Le luxueux hôtel, le Astir Palace, était protégé par des douzaines de policiers qui avaient pour mission de garder à l’écart la presse et le public, rapporte un journaliste de AFP.

Ensuite, le Sunday Times nous apprend qu’un club de milliardaires de l’Amérique s’était réuni pour discuter de leurs lourds soucis concernant la menace désastreuse environnementale, sociale et industrielle. Parmi les soucis les plus importants à émerger de cette rencontre est la surpopulation de la planète, ainsi que des différents moyens pour parvenir à la contrôler et la réduire. Dépopulation mondiale. Ils se sont eux aussi rencontrés en privé, à l’abri des regards indiscrets, « pour considérer comment leurs fortunes pouvaient être utilisées pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer les améliorations en santé et en éducation. Les philanthropes qui ont assisté au sommet organisé par l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, ont discutés de joindre leur force pour vaincre les obstacles politiques et religieux qui s’opposent au changement. »

Ce club nommé le « Good Club » par un « insider » inclue David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus fortuné de l’Amérique, Warren Buffett et George Soros, des financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et des dirigeants de grands médias, tels que Ted Turner et Oprah Winfrey.

Mais nous ne seront pas en reste. À Montréal va se tenir une conférence du 8 au 11 juin 2009, à l’Hôtel Hilton Montréal Bonaventure, intitullée: S’adapter au nouvel ordre mondial. Le tout se passe dans le cadre de la 15e conférence annuelle du Forum économique international des Amériques. Ça va être fantastique, amener vos enfants et des sandwichs. Parmi les fiers commanditaires de cet évènement, on retrouve Power Corporation du Canada du clan Desmarais, La Banque Royale du Canada, Rio Tinto Alcan, Génome Québec, GDF Suez, la Société générale de financement du Québec, Exportation et développement Canada (EDC), VIA Rail Canada, la Banque de développement du Canada (BDC),  Investissement Québec, la firme d’avocats Fraser Milner Casgrain, Deloitte, SNC Lavalin, le CRDI et la CSST, le HEC Montréal, La Presse, le National Post, le gouvernement du Québec et du Canada ainsi que de quelques banques internationales.

Au programme: Lire la suite de cet article… »

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L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi 22 mai 2009 au matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine.

obama-cheney

Dick Cheney est le "Pingouin"(*) de la Maison-Blanche (en référence au personnage du même nom dans Batman)

Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. Ce discours d’Obama, consacré à la défense de sa décision de fermer le camp de prisonniers de Guantanamo, avait été planifié à la dernière minute. L’objectif était clairement de contrecarrer l’attaque de Cheney, le président en ayant été averti.

L’attaque est survenue seulement quelques minutes après la fin des remarques d’Obama. Cheney, s’adressant à des membres d’un groupe de réflexion de droite du renseignement, a dénoncé le président de façon provocatrice et acerbe. Tournant en dérision les critiques d’Obama sur la politique d’ « interrogatoire musclé » de l’administration Bush, autrement dit la torture, l’ancien vice-président a presque accusé le président de vouloir aider et encourager les ennemis des Etats-Unis.

Cheney se trouve au centre d’une campagne de plus en plus incisive visant à mobiliser l’opposition au Congrès et, encore plus inquiétant, parmi ses alliés politiques et sympathisants dans l’armée et la Central Intelligence Agency, contre l’administration Obama. Le développement de l’influence de cette campagne a été reflété par le vote écrasant mercredi au Congrès qui s’est opposé au plan d’Obama de fermer la prison de Guantanamo. Le Sénat, dont la plupart des démocrates, soutenu par le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller III, qui a soulevé la menace posée par le transfert potentiel de prisonniers vers les pénitenciers des Etats-Unis, a voté contre la proposition de fermeture de Guantanamo.

En tentant de défendre les politiques de son administration, Obama a présenté ses propres décisions comme un certain effort d’arrière-garde désespéré pour rétablir le gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis après huit ans d’illégalité endémique de la part de l’administration précédente.

Il a souligné la gravité de la menace posée au pouvoir constitutionnel en faisant remarquer qu’il prononçait son discours dans un couloir qui affichait les documents fondateurs de la démocratie américaine : la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits. Obama rappela à son auditoire qu’il avait « juré de préserver, protéger et défendre la Constitution », et déclara que « nous ne devons jamais, par opportunisme, tourner le dos à ces principes durables ».

Obama a affirmé que sous la précédente administration, « notre gouvernement a pris des décisions basées sur la peur plutôt que la prévoyance; et bien trop souvent notre gouvernement a changé les faits et les preuves pour les adapter aux prédispositions idéologiques ».

Appelant au rétablissement de « la loi et du jugement en bonne et due forme », Obama a déclaré que « les décisions prises au cours des huit dernières années ont établi une approche légale improvisée pour combattre le terrorisme qui n’était pas efficace et qui ne pouvait être soutenue : un cadre qui n’était pas basé sur nos traditions légales et institutions de longue date et qui ne s’est pas laissé guider par nos valeurs ». Les politiques de l’administration Bush, a-t-il dit, ont miné « la loi ».

Dans la section la plus significative de son discours, qui nous informe sur la nature des luttes politiques qui ont fait rage aux plus hauts échelons de l’Etat, Obama a déclaré que les opposants de sa politique « adopte une perspective qui peut être résumée ainsi : “Tout est permis”. Leurs arguments suggèrent que l’objectif de la lutte contre le terrorisme peut justifier tous les moyens et que le président devrait avoir toute l’autorité voulue pour faire ce qu’il désire, admettant qu’ils soient d’accord avec ce président. »

Ayant recours à des euphémismes contredisant le sérieux de ses déclarations, Obama a mis en garde contre la présence de puissantes forces qui étaient prêtes à rompre avec les normes constitutionnelles : « De temps en temps, a-t-il dit, certains pensent que la sécurité et le succès des Etats-Unis exigent que nous nous éloignions des principes sacrés enchâssés dans cet édifice. Nous pouvons entendre de telles voix aujourd’hui. » Lire la suite de cet article… »

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Comme chaque année, la réunion du Groupe de Bilderberg a rassemblé dans le plus grand secret l’élite de la finance, de l’économie, de la politique et des médias. Elle s’est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d’Athènes, au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur une presqu’ile, avec plages privées et port privé pour yachts.

Bilderberg 2009: Nafsika Astir Palace

Parmi les participants de cette année, on remarque le nombre élevé d’invités turcs (banquiers, industriels, ministres, et responsables de médias), signe que l’adhésion de la Turquie à l’UE est vraiment « dans les tuyaux ».

Comme on pouvait s’y attendre, le secteur financier est encore plus présent que d’habitude.

Pour la France, on notera la présence du secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, de la ministre de l’économie et des finances Christine Lagarde, et pour la Suisse la présence étonnante du leader populiste Christoph Blocher.

Etaient également présents les deux principaux responsables de l’équipe économique d’Obama, Timothy Geithner et Lawrence Summers.

Enfin les absents les plus remarqués: Etienne Davignon (président de la Société Générale de Belgique), pourtant présent à toutes les réunions précédentes du Bilderberg, et celle de Maurice Lippens, ex-président de la Banque Fortis, récemment rachetée en partie par BNP et en partie nationalisée provisoirement par l’état belge.


Bilderberg 2009: diagramme des participants
Le diagramme des connexions de quelques participants de la réunion 2009…
Cliquez sur l’image pour la télécharger en grand (fichier jpeg 3 Mo).

Voici la liste des participants : Lire la suite de cet article… »

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De Bernard Duterme

sdm-gene-02-deforestationL’ampleur de la déforestation – 130 000 km² par an – s’apparente à un désastre écologique et social. Particulièrement concernées : l’Amazonie, l’Afrique centrale et l’Indonésie. En cause, la survie des pauvres, l’industrie agroalimentaire et forestière, le consumérisme des riches. La protection de la biodiversité et l’atténuation des changements climatiques passent nécessairement par un questionnement radical des logiques productivistes et des inégalités.

par Bernard Duterme

Problématique complexe aux causes et aux effets multiples, la déforestation correspond d’abord à une évolution mondiale alarmante. Crise alimentaire, changements climatiques, impasses énergétiques… les tendances lourdes de l’actualité de ce début de 21e siècle, de par leurs connexions plus ou moins manifestes avec le déboisement et la dégradation des forêts, obligent la communauté internationale à enfin donner l’importance qu’il mérite au phénomène. Le déclin rapide des superficies boisées ne date pourtant pas de ce millénaire. A la faveur d’autres lames de fond – l’urbanisation, les pollutions, l’agro industrialisation, la pauvreté… – aux liens implicites ou explicites avec la déforestation, le constat aurait déjà dû mobiliser les consciences. Sans doute les risques apparaissaient-ils plus éloignés.

Toujours est-il, on le devine, que la diminution avancée du couvert forestier à l’échelle mondiale s’avère intimement liée, dans ses logiques et dans sa portée, aux modèles de production et de consommation privilégiés ces dernières décennies, voire ces derniers siècles. S’en tenir ici à une approche strictement descriptive ou technique de la problématique ne pourra donc suffire, même si, dans un premier temps, il convient d’en prendre la mesure. Qu’entend-on par déforestation ? Quelle est son ampleur ? Quelles régions et populations du monde concerne-t-elle ? En quoi pose-t-elle problème ? Dans un deuxième temps, nous traiterons des causes évidentes et sous-jacentes de la déforestation, ainsi que de ses principaux moteurs et acteurs, pour ensuite débattre des enjeux cruciaux et des politiques auxquels elle renvoie.

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- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -

La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois

GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme
En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d’après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d’actifs libellés en Dollars US (1) ? D’après les dirigeants américains et leur cortège d’experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US (2).
Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s’évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais (3) à se débarrasser au plus vite de cette montagne d’actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois (4) est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s’évader du « piège Dollar » d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d’un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d’une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l’analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.

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Channeling proposé par Du ciel à la terre
Cours de Sagesse N° 27

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« Le temps imparti en vue de l’éveil massif des consciences de la grande famille humaine va maintenant diminuer de plus en plus. Il y aura une accélération non seulement de la fréquence vibratoire de votre monde et de la vôtre, une accélération du mouvement de la transformation, mais aussi une accélération du mouvement des événements successifs qui mèneront l’humanité à cette transformation.

Actuellement, les prises de conscience, se font de mille et une façons. Pour certains, ce sera au travers d’une lecture qui parlera subitement à leur cœur parce qu’ils auront réussi à intégrer certaines énergies très puissantes qui infusent en permanence ce monde. Pour d’autres, la prise de conscience se fera au travers de la misère humaine, des guerres multiples. Pour d’autres encore, les prises de conscience se feront au travers d’un décès ou d’événements tragiques dans leur vie.

Globalement, pour l’humanité, les prises de conscience se feront essentiellement lorsqu’elle pourra intégrer certaines énergies d’une puissance si grande qu’elles la feront s’éveiller subitement. Cependant, pour que l’éveil se fasse massivement et rapidement comme nous le souhaitons, il faudra de grands soubresauts.

Soyez certains qu’il y aura des soubresauts ; il y en aura peut-être plus que l’humanité ne pourra en supporter. Les choses iront tellement vite que la façon d’être et de penser des êtres humains devra se réajuster en permanence. Ceux qui ne pourront pas vivre ce réajustement sombreront, ils quitteront leur véhicule de manifestation ou sombreront dans ce que vous appelez la folie avant de s’éteindre à la vie. Lire la suite de cet article… »

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Par Michel Tarrier, le 20 mars 2009.

« Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. »
(Karl Marx)

« Le capitalisme a le pouvoir de transformer en drogue, immédiatement et continuellement, le venin qui lui est lancé au visage, et de s’en délecter. »
(Bertolt Brecht)

Illustration de Veer Munshi : "Exhortation in red ring"

Illustration de Veer Munshi : "Exhortation in red ring"

Tout au long des trois derniers siècles, puis avec une acuité hors pair au fil des dernières décennies, prophète du progrès matériel, reniant toute connaissance intuitive et « illuminée », le mode occidental, l’américanisation et son image exportée, ont redéfini le monde autour d’eux.
Si vivre, c’est « in primis » préférer et exclure, nous n’avons pas failli à cette interprétation.
Le résultat est une désolation de la biosphère, une violation de ce monde et de nous-mêmes.
Mais ceci n’est rien pour un système « mariole », fondé sur le déni, qui se gausse de tout parce qu’il a l’intime conviction que les richesses acquises dans un rapport de force des plus dégueulasses serviront de privilège à la survie.
Par contre, une irréfutable leçon est donnée par le réchauffement climatique, plafonnement définitif de la notion de croissance, preuve par neuf de l’irréversibilité d’un développement empirique.
C’est une claque bien méritée.
Il en est donc fini de plastronner et Monsanto peut toujours envoyer sa police des gènes dans le champ du voisin qui n’avait rien demandé !
Au moment où un maître du monde allait s’approprier les semences de la vie et en finir avec les abeilles et les coccinelles, dites bêtes à bon dieu, nous faisant, une fois de plus, accroire que c’était pour sauver l’humanité, le ciel nous tombe sur la tête.

Originellement, toutes causes pouvant entraîner une crise écologique étaient évidemment naturelles. Présentement, la responsabilité anthropique se profile presque toujours à l’horizon, y compris dans ce que les journaux titrent complaisamment de catastrophes « naturelles ». Même quand la responsabilité humaine n’est pas le phénomène déclencheur, son influence suffit à conférer une plus grande amplitude au désastre. C’est un point de vue illustré par des exemples probants. Le 6 janvier 2007, une secousse de 3,1 sur l’échelle de Richter fut ressentie depuis la région suisse de Bâle jusqu’en Alsace. Elle faisait suite à un premier séisme de magnitude 3,4 datée du 8 décembre, suivi d’une réplique de magnitude 2,5 le 15 décembre suivant. Ces frémissements de l’écorce terrestre étaient liés à la construction d’une méga centrale géothermique. Les responsables ont reconnu que l’injection d’eau sous haute pression à 5000 mètres de profondeur avait provoqué ces secousses. Et reparlons des effets du dernier tsunami dans l’océan Indien, démultipliés par la dégradation côtière occasionnée par des activités spéculatives, spécialement la dommageable néantisation de la mangrove protectrice. Reparlons aussi des inondations meurtrières en Haïti ou à Madagascar, dont le déboisement et ses effets érosifs impliquent de violents lessivages ; sans omettre de citer les incendies forestiers répétitifs et sans commune mesure avec ceux naturels et sporadiques qui sont parfaitement salutaires aux écosystèmes. Il est ainsi très aisé de prédire les prochains cataclysmes favorisés par l’action humaine, et même d’en pronostiquer potentiellement l’impact de dangerosité. Nous avons tant l’habitude de jouer avec le feu que la politique de la terre brûlée est un symptôme chronique, presque familier. Stratégiquement, cette tactique de la terre brûlée est une solution de la dernière chance qui consiste à avancer en détruisant tout derrière soi, afin de ne donner aucune chance de ravitaillement à l’ennemi. Comble du crétinisme, notre ennemi est donc nous-mêmes ! On vient seulement de s’en apercevoir et de se rappeler que nous avons éthologiquement mal évolué depuis nos ancêtres les Gaulois. La sympathie que nous éprouvons pour Astérix tiendrait donc de l’effet nostalgique ? Lire la suite de cet article… »

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Lettre ouverte aux dirigeants du G20

(publiée en anglais dans l’édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)

G20

Mesdames, Messieurs,

Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.

En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la 2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB), que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.

Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la 32ème édition de son bulletin, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.

Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?

Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.

Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.

Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.

LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020 Lire la suite de cet article… »

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NEWSLETTER N° 45 du 19 mars 2009


Mouvement « J.A.M.E.H.« 
(Jamais Avec La Manipulation Electronique de l’Humain)

Si vous désirez y être abonné, il vous suffit simplement d’écrire à notre adresse e-mail : jameh@jameh.org
(pour vous désinscrire : écrire à la même adresse)

« Pour que le mal triomphe il ne suffit que d’une seule chose… que les gens de bien ne fassent rien ! » (Edmund Burke)

1 – ZEN city (un roman d’anticipation sur la technologie RFID)
http://www.netlexfrance.net/2009/02/06/zen-city-un-roman-danticipation-sur-la-technologie-rfid/

2 – Des publicités et des informations adaptatives dans la rue
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57876.htm

3 – En Suisse

Manifestation « NON Aux RFID », 12 MARS 2009 en Suisse, à BÂLE
http://rfid-nein.ch/event.html

Passeport biométrique : le PS dit non
http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=5001&broadcastId=645348&bcItemId=10327994

Les Verts Suisses opposés au passeport biométrique
http://www.mag-securs.com/spip.php?article12830

4 – Données privées

Le groupe européen d’experts est dissous
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39387267,00.htm

5 – Business
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L’article ci-dessous est la traduction brute de l’article accessible sur le site doctorsaredangerous,
Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth. . La source de cet article traduit en français : hartkeisonline

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Les dangers du soja expliquée par Santé activiste Elaine Hollingsworth

Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et « alternative » de vie des médias que vous pensez que l’omniprésence de soja et ses dérivés sont les plus polyvalents, naturel, facile à coeur, l’amélioration de la santé, la prévention de graisse, la croissance la promotion de denrées alimentaires et, en général, adorable jamais cultivés sur notre bonne terre.

A simple, facile à cultiver haricots, qui fait partie de notre alimentation depuis l’aube de la civilisation, prometteurs pour la santé et la vitalité de l’intolérance au lactose, les nouveau-nés, les personnes âgées, la ménopause, la frêle, le sport, la santé consciente et à peu près tout le monde aussi.

Il est peu coûteux, disponible partout, sur son propre ou comme un ingrédient essentiel dans des milliers d’autres produits alimentaires, tels que le pain, les gâteaux, de confiseries, de lait maternisé, du lait et des substituts de viande, de céréales pour petit déjeuner, les sauces, les grignotines, les pâtes, il forme la base de la non-stick sprays cuisine. Il est largement utilisé dans les flux et stock est dans la plupart des aliments pour animaux de compagnie. Les médecins, des agriculteurs, des nutritionnistes, des athlètes, des compagnies, les autorités gouvernementales – tout cela fait un point de nous dire le degré de sécurité et de santé-ce qui est étonnant-alimentaire. Il est tellement bien et sans danger, ils nous disent, que c’est souvent même pas comme un ingrédient dans de nombreux aliments transformés.

Partout dans le monde, des centaines de millions d’hectares sont consacrés à sa culture, une culture de garantir à des millions d’agriculteurs qui ont mangé de payer une taxe pour les développeurs de leurs souches modifiées génétiquement pour aider Monsanto Chemical Company et d’autres grandes entreprises la diffusion de l’Evangile que de soja est bon pour vous.

Dommage que depuis des décennies, ces mêmes développeurs et de sociétés ont connu et volontairement supprimé les éléments de preuve que l’ingestion prolongée de soja provoque le cancer et d’autres maladies mortelles, qui détruit l’os, des ravages avec les systèmes hormonaux des hommes et des animaux semblables, réprime la la libido et, même si éliminés de notre alimentation au lendemain, est si ancrée dans la chaîne alimentaire et les organes de tous ceux qui ont jamais ingéré, que ses effets négatifs encore la peste de la santé des générations à venir.

La vérité derrière la ouvertement l’intégration commerciale de l’Abominable Bean dans l’ouest de l’alimentation est une inquiétante histoire de la fraude, l’irresponsabilité des entreprises, la cupidité, la mauvaise science, du public et des médias de manipulation, de corruption, d’intimidation, de l’opportunisme politique, la répression, les manœuvres juridiques, réglementaires et de l’inaction incompétence gouvernementale qui fait de l’oeil, comme les compagnies de tabac Good Guys.

Ce n’est pas seulement mettre en danger la vie des produits autorisés à être cultivés, fabriqués et vendus, mais dans ce cas, ses producteurs et pousseurs ont réussi à créer leur propre mythologie autour de ce que les organismes gouvernementaux de réglementation et de surveillance de la santé sont appelés, soit de ne pas faire leurs devoirs ou de flambement des sous pression. Ils donnent pushers soja virtuelle carte blanche pour continuer à désinformer, la confusion et le poison, non seulement ceux qui sont suckered en consommant leurs produits toxiques, mais aussi tous ceux qui, sans l’obligation de participer de cette bombe à retardement toxiques par l’intermédiaire de son placement dans tous les types de base les denrées alimentaires et dans l’alimentation des animaux et de volaille destinés à la consommation humaine. Le tabagisme passif est une chose, l’alimentation forcée est une autre.

Physiological Havoc Lire la suite de cet article… »

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Communiqué public GEAB N°33 (15 mars 2009)

Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City.

Attention manipulationPour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire international qui permette un nouveau jeu global intégrant équitablement tous les principaux acteurs mondiaux et réduire la crise à une durée de trois à cinq ans ; ou bien tenter de faire durer le système actuel et plonger le monde dès la fin 2009 dans une crise tragique de plus d’une décennie.

Dans ce GEAB N°33, nous décrivons ainsi les deux grandes lignes d’avenir qui resteront ouvertes jusqu’à l’été 2009. Au-delà de cette période, notre équipe considère en effet que l’option « crise courte » sera obsolète et que le monde s’engagera sur le chemin de la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise (1), et de la crise profonde de plus d’une décennie.

D’ailleurs, face à l’urgence, LEAP/E2020 publiera le 24 Mars prochain à l’échelle mondiale une lettre ouverte aux dirigeants du G20, modeste contribution de notre équipe pour tenter d’éviter une crise longue et tragique.

La situation s’avère d’autant plus inquiétante que des tensions croissantes se font jour à la veille du sommet du 2 Avril, qui voient émerger les menaces à peine voilées de certains dirigeants et des opérations de manipulation des opinions publiques par d’autres leaders du G20.

Nous revenons plus en détail sur ces éléments dans le GEAB N°33 dans lequel par ailleurs l’équipe de LEAP/E2020 a décidé de se livrer à un exercice utile pour tous ceux (y compris aux Etats-Unis d’où proviennent plus de 20% des lecteurs de LEAP/E2020) qu’exaspèrent l’illusion entretenue par les principaux médias occidentaux sur l’état du pilier américain de notre système actuel : anticiper l’état socio-économique des Etats-Unis d’ici un an, au Printemps 2010. Les tendances lourdes nous paraissent en effet être déjà suffisamment affirmées pour qu’une telle anticipation ait du sens. Un exercice du même ordre sera bien entendu effectué pour l’Union européenne, la Russie et la Chine dans les prochains numéros de GEAB.

Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009

Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009

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6 heures d’entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d’économie 2001.

5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité.

Achetez ce DVD (3.90€)

CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)

http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-1.flv

Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?
Les subventions
Le commerce et les taxes douanières
Le déficit démocratique
La sécurité sociale
Le développement de l’économie de marché
Environnement et Mondialisation
La Mondialisation et les pays en développement
Pétrole, Bolivie et Venezuela
Les sociétés pétrolières en Alaska
La corruption et la malédiction des ressources naturelles
La mondialisation économique et l’emploi
Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)


CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16) Lire la suite de cet article… »

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