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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; Histoire</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Confiance, séparation, naissance de l&#8217;auto-sabotage</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2009 11:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brigitte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spiritualité/Ésotérisme]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[conscience]]></category>
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		<description><![CDATA[Trois articles par Laurent Dureau, pour Booster votre influence Allez, pour une fois, faites vous vraiment confiance MOI et Moi, séparation, sabotage et coups tordus. Naissance de l’auto-sabotage et épilogue… Allez, pour une fois, faites vous vraiment confiance Bien des gens se sentent vraiment vaillants et courageux quand il faut lire, apprendre et comprendre afin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Trois articles par </em><em>Laurent Dureau, pour <a href="http://www.laurent.dureau.fr/2009/06/24/moi-et-moi-separation-sabotage-et-coups-tordus/">Booster votre influence</a></em></h3>
<p><br class="spacer_" /></p>
<table style="border: 1px solid #000000; width: 693px; height: 68px;" border="1" cellpadding="5" align="center">
<tbody>
<tr style="text-align: center;">
<td style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><a href="#confiance">Allez, pour une fois, faites</a></p>
<p><a href="#confiance">vous vraiment confiance</a></p>
<p></span></td>
<td><span style="font-size: small;"><a href="#moi">MOI et Moi, séparation,</a></p>
<p><a href="#moi">sabotage et coups tordus.</a></p>
<p></span></td>
<td><span style="font-size: small;"><a href="#naissance">Naissance de l’auto-sabotage</a></p>
<p><a href="#naissance">et épilogue…</a></p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><a name="confiance"></a><a href="http://www.laurent.dureau.fr/2009/06/22/allez-pour-une-fois-faites-vous-vraiment-confiance/">Allez, pour une fois, faites vous vraiment confiance</a></span></h2>
<p><span style="color: #993300;"><br />
 </span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/confiance.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-5418" title="confiance" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/confiance-300x225.jpg" alt="confiance" width="270" height="203" /></a>Bien des gens se sentent vraiment vaillants et courageux quand il faut lire, apprendre et comprendre afin de devenir meilleur et <span style="color: #0000ff;"><strong>pouvoir enfin se sentir dans la voie de l’épanouissement</strong></span> personnel.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est comme un combat de chaque instant et nous y mettons toutes nos tripes, seulement voilà qu’au moment de vaincre, au moment où l’on sent que cela va être décisif, quelque chose commence à nous faire douter et le bras devient nettement moins certain dans son mouvement final.<span id="more-2392"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>Vous avez, et nous avons tous, vécu cela</strong></span>. Un doute surgit au moment même où vous alliez enfin toucher à votre but. Que ce soit pour vaincre votre timidité face à une beauté dont vous avez rêvé toute votre vie, un relent subtil vous fait faire marche arrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant toutes les conditions étaient là, c’était idéal et pourtant vous avez battu en retraite. Encore une fois, vous avez laissé votre chance passer et, après la déception du moment, votre optimisme vous remet d’attaque en vous disant que la prochaine fois sera la bonne.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien de fois ai-je plié du genou pour aller demander une augmentation, pour inviter la fille qui m’éblouissait, pour dire non à une demande qui je sais va se retourner contre moi plus tard. <span style="color: #0000ff;"><strong>Pourquoi toujours ce petit recul après tant d’efforts et de détermination ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong><span id="more-5419"></span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>La réponse est simple</strong></span> et je vais vous la donner maintenant car tout être humain la possède en lui au plus profond de ses entrailles, de ses mémoires et de ses vies antérieures : <span style="color: #ff0000;"><strong>l’auto-sabotage</strong></span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui viendrait à croire que notre plus grand ennemi se cache en nous ? Il est subtil, invisible et pourtant bien présent. Il est à la source de nos anxiétés et de ces ramollissements qui font que nous perdons confiance en nous, en nos capacités et souvent en nos objectifs et rêves.</p>
<p style="text-align: justify;">Les battants connaissent bien cet ennemi de l’ombre qui n’ose montrer sa face que lorsque nous sommes sur le point de gagner une victoire sur nous-mêmes. Cette énergie ressemble à une peur que nous alimentons depuis des millénaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Au plus profond de nous, <span style="color: #0000ff;"><strong>cette peur ancestrale remonte à quand nous avons “chuté” dans la matière</strong></span> et la dualité y afférant. Cette séparation entre le Divin et l’humain nous traumatise encore et encore.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>En effet, pourquoi voulons-nous devenir meilleur ?</strong></span> C’est simplement parce que nous pensons que nous ne sommes pas assez bons, pas assez excellents, pas assez beaux, pas assez intelligents, pas assez lumineux alors on court vers ces objectifs qui nous semblent inatteignables.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors, lorsque nous allons toucher l’inatteignable, qu’un petit programme vieux comme le monde vient nous faire craquer afin de confirmer ce qui vit au plus profond de nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous parlons à Dieu parce que nous pensons que nous ne sommes pas Dieu. Nous parlons aux anges parce que nous pensons vraiment que nous n’en sommes pas un. Nous aimerions vivre au paradis parce nous pensons qu’il est impossible d’y vivre pendant notre vivant.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><span style="color: #0000ff;"><strong>Derrière tous nos actes héroïques, nos combats quotidiens pour devenir “plus” quelque chose, nous ne faisons qu’affirmer que nous ne le sommes pas.</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Alors, plus on est proche du miracle et plus notre programme de sabotage interne se révèle à nous.C’est simple et aussi simple que cela.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est nous-mêmes qui nous  empêchons d’atteindre nos buts car une autre peur encore plus ancienne vous instille,celle que vous allez perdre “vôtre” identité…</p>
<p style="text-align: justify;">C’est fou comme l’être humain s’est compliqué la tâche pour être heureux. Il complique tout à l’envie. Il élabore des plans les plus tordus pour être et avoir plus pour qu’au final il se saborde lui-même !</p>
<p style="text-align: justify;">Vous dites avoir confiance en vous et  vouloir le meilleur mais au fond de vous, dans votre tréfonds le plus abyssal, vous couvez tout le contraire. La tête pense une chose mais le cœur en raconte une autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors n’ayez pas la confiance en vous du mental mais la confiance en vous du cœur. J’appellerai cette confiance <span style="color: #0000ff;"><strong><span style="color: #ff0000;">“la confiance implicite”</span>. Celle qui ne peut être ôtée, séparée, déclinée ou absente.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ressentez en vous cette force indicible qui saura qu’au dernier moment vous ne plierez pas du genou. Ayez cette foi malgré toutes les agitations mentales qui essaieront de vous faire changer d’avis au dernier moment.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><span style="color: #0000ff;"><strong>La foi, c’est avant tout une fermeté qui s’appuie sur une volonté sans faille.</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Développez une confiance implicite à chacun de vos instants de vie. Croyez en elle et vous verrez votre vie se transformer d’une manière étonnante. En effet, vous ne serez plus arrêté en chemin par de la peur ou de l’anxiété.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous le savez, le succès entraîne le succès et ainsi de suite. On attire à nous ce qu’il y a en nous. Alors <strong>si vous avez vraiment confiance en vous alors les gens vous feront confiance.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>La confiance implicite est l’arme principale des leaders</strong></span> car là où il n’y a pas de doute, il y aura toujours des gens qui vous suivront. Les premiers à vous suivre seront d’abord les anges et, croyez-moi,  vous allez récolter gros.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, seriez-vous prêt à aider quelqu’un à fond si vous savez qu’il craquera dans les derniers mètres ? Voulez-vous jouer votre énergie sur un canasson ou sur un étalon ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan de l’amour universel, la Vie privilégie inévitablement ceux qui auront déminé leur programme de sabotage intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne veut parier sur les “loosers”, sur les perdants de base car ces derniers ne sauront que reproduire leur “mauvaise” fortune. Les pauvres “victimes” de leur propre ignorance.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils pleurent et ils gémissent en se disant qu’ils n’y peuvent rien. En clair, cela sent plutôt le flemmard de base qui préfère suivre la musique des autres plutôt que la sienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>Il est si facile de se déresponsabiliser en prétextant l’ignorance et la fatalité.</strong></span> Tout est en nous mais il faut aller le chercher. <span style="color: #0000ff;"><strong>Votre bonheur ne vient pas des choses extérieures à vous mais bien de ce qui se passe en vous.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Si vous voulez avoir confiance en la Vie, il faut donc commencer par avoir confiance en vous car je vous le rappelle, vous êtes la vie incarnée dans un corps humain.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><span style="color: #0000ff;"><strong>Vous défiler devant vous c’est clairement énoncer que vous vous défilez par rapport à la Vie.</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Alors ne venez pas vous plaindre qu’elle ne vous apporte rien à part les emmerdes. Bien sûr, vous pouvez toujours masquer votre faiblesse à vous aimer vous-même et à ce que vous êtes en vous faufilant dans les rangs d’idéologies acceptées par la société.</p>
<p style="text-align: justify;">A part toutes les religions connues et acceptées dont on connaît le véritable objectif, vous vous ôtez toute possibilité de découvrir que vous êtes un Dieu incarné. Vous préférez être mené par le bout du nez quitte à choisir plein d’autres méthodes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’une d’entre elle, habillée de toutes ses lumières mentales est celle du “Etre positif”. Comme vous pouvez le constater <span style="color: #ff00ff;"><strong>le simple fait d’énoncer qu’il faut être positif démontre que vous partez du pôle négatif.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Vous êtes alors dans une dualité insoutenable puisque vous partez d’un postulat incorrect. Comme je l’ai écrit maintes fois, le négatif n’existe pas tout comme le positif. Par contre, ce qui existe est bien la manière dont vous le prenez !</p>
<p style="text-align: justify;">Rien n’est bon ou mauvais en soi. La “chose” est ce qu’elle est tout simplement alors faites de même. C’est alors que vous découvrirez qu’au fond de vous vit la joie, le sourire et la sagesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>C’est seulement votre conditionnement, votre paire de lunette qui vous dit que c’est bon ou non.</strong></span> Alors, si vous écoutiez directement votre cœur en vous faisant une confiance totale dans vos ressentis ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je puis vous assurer que votre vie va vraiment changer car il faut vraiment se rendre à l’évidence : nous nous faisons “un peu” confiance. Et “un peu” cela ne fait pas “beaucoup” !</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, on peut se faire confiance dans des domaines que l’on a appris. C’est normal puisque c’est mental. Mais si l’on aborde les messages de votre corps, de vos instincts, de vos ressentis, là c’est une autre paire de manche !</p>
<p style="text-align: justify;">Notre corps physique n’est pas une simple machine “froide” dont on remplace les pièces détachées à l’hosto. C’est une machine vivante fabriquée par des milliards de cellules autonomes qui regroupées par famille (les organes) font œuvre de dévouement à la cause supérieure qui est votre âme.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque seconde, des milliers de cellules meurent afin que vous continuiez à vivre. Et vous, que faites-vous ? Vous ingurgitez des saloperies à tour de bras et puis ensuite vous vous étonnez d’être malade !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Faites confiance à votre corps physique et à ce qu’il vous dit.</strong></span> Idem pour les autres corps (énergétique, émotionnel, mental et spirituel). Ils ont tous quelque chose à vous dire afin de vous amener là où vous avez demandé à être.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>Allez, soyez franc avec vous-mêmes</strong></span> car <strong>vous savez pertinemment que l’optimisme de façade, celui de votre mental, n’est que pacotille face à une certaine réalité et adversité de la vie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Optez pour pour la vraie confiance, celle qui est issue du plus profond de vous-même et qui est située dans votre cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne voyez pas votre cœur comme juste une pompe car en lui se situent 2 éléments capitaux. D’abord votre âme qui circule ainsi dans votre sang et qui est donc en contact avec chaque cellule de votre corps et puis votre étincelle divine (la représentante de l’esprit) qui ne peut vous parler directement.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l’expérience humaine est celle où l’esprit ne peut plus directement parler aux cellules, à la matière car l’âme s’est interposée entre les deux. C’est notre œuvre !</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l’homme de par sa séparation avec le divin a créé une nouvelle entité appelée âme. C’est son bébé alors écoutez-là avec attention comme une mère ou un père écouterait les pleurs de leur bébé tout en accueillant aussi les sourires et la joie dudit bébé.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Cette âme est notre enfant intérieur et ces cris s’appellent les émotions.</strong></span> Son débardeur est notre corps physique tandis que ses envies spirituelles proviennent de l’esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">N’avez-vous pas constaté combien un bébé est joyeux, combien il est souriant, combien il est curieux et combien il est craquant ? Rien que pour cela, on lui donne à bouffer, on lui change les couches culottes, on accepte ses petites colères et ses bêtises parce qu’on se dit qu’on l’aime…</p>
<p style="text-align: justify;">Alors pourquoi n’aimez vous pas votre âme ? Pourquoi vous ne lui faites pas confiance ? Pourquoi rejetez-vous la forme, la couleur et la taille du débardeur ? Pourquoi vous obstinez-vous à croire qu’il n’est pas assez beau, assez intelligent, assez quelque chose ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dit autrement, accepteriez-vous que les voisins disent de votre gosse qu’il est con, trisomique, handicapé et mal sapé ? En tant que parents, non seulement vous mettrez un pain à celui ou à celle qui aurait dit cela mais, au fond de vous-même, vous vous serez vraiment senti insulté.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Alors, pourquoi ne faites-vous pas confiance à l’enfant qui vous habite. Est-il indigne de vous ?</strong></span> Vous êtes ce que vous êtes et tant que votre mental-ego vous dira le contraire, soyez assuré que ce dernier continuera son sabotage afin que vous ne découvriez pas la vérité qui vous habite.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, comment votre ego-mental pourrait-il rester aux commandes s’il ne vous faisait pas plier du genou aux moments capitaux ? Comment ferait-il pour gouverner s’il n’entretenait pas sa place de dénigreur en vous faisant croire que vous n’êtes pas assez ceci ou pas assez cela ?</p>
<p style="text-align: justify;">Réveillez-vous ! Reprenez les commandes et sachez que votre enfant intérieur est votre richesse et arrêtez de croire que votre identité sera annihilée si vous fusionnez avec la Nature et tous les royaumes célestes.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui qui sera annihilé sera votre mental-ego et non vôtre véritable identité et personnalité. Je vous reparlerai de cela dans un autre article dont j’ai déjà écrit le titre : CIA – La Carte d’Identité Angélique.</p>
<p style="text-align: justify;">Votre mental-ego se sert de la dualité pour vous faire voir la lumière quand vous êtes dans l’ombre et réciproquement. Alors tant que vous jouerez ce jeu avec lui, vous serez ballotés d’un côté ou de l’autre et vous ne serez jamais en paix.</p>
<p style="text-align: justify;">La paix intérieure, la véritable, ne s’acquiert pas avec le mental car ce n’est pas quelque chose qui appartient à la dualité. Ce n’est pas non plus au-delà car la véritable victoire est dans l’association des pôles de la dualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce au recul, vous découvrirez ainsi que le masculin n’est qu’une partie du tout au même titre que le féminin. En ne jouant plus l’opposition comme le préconise votre mental-ego, jouez plutôt dans la coopération.</p>
<p style="text-align: justify;">N’avez-vous pas entendu rire votre bébé au moment où il coule un bronze dans la couche culotte ? Il est heureux car cela lui fait du bien de sentir qu’il est incarné dans la matière même si vous à côté vous hurlez parce que vous avez oublié de renouveler le stock de couche culotte.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><span style="color: #0000ff;"><strong>Avoir les mains dans la merde avec le sourire, c’est dire ouvertement que vous avez compris que l’on ne peut avoir que les avantages sans avoir les inconvénients.</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Vous en souriez car vous savez que tout est en équilibre et que c’est bien ainsi. C’est cela la paix intérieure. Grâce à elle vous serez plus prompts à écouter votre cœur et à vous faire confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le bon Dieu vous a-t-il mis sur le dos la problématique de comment doit se développer le bébé ? Non pas du tout, vous avez juste à lui donner à manger, beaucoup d’attention et d’amour et un jour vous aurez un valeureux gaillard qui vous donnera à manger quand vous n’aurez plus de dents et que vous aurez besoin à votre tour d’une couche culotte..</p>
<p style="text-align: justify;">Alors commencez dès aujourd’hui, faites-vous confiance en développant votre confiance “implicite” celle qui ne se dit pas avec les mots mais qui s’exprime par la joie et la gaieté qui vous habitent.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><span style="color: #0000ff;"><strong>En faisant confiance à votre enfant intérieur, à son look et à son style, vous êtes sûr que vous aurez l’Être le plus attentionné et protecteur de votre vie.</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Faites-vous confiance et laissez le bébé se développer et vous verrez alors la perfection du plan de cette petite graine que papa a refilé à maman il y a déjà bien longtemps !</p>
<p style="text-align: right;"><em>Laurent DUREAU</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr />
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="moi"></a><a href="http://www.laurent.dureau.fr/2009/06/24/moi-et-moi-separation-sabotage-et-coups-tordus/">MOI et Moi, séparation, sabotage et coups tordus</a></h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/jumeau.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-5421" title="jumeau" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/jumeau-266x300.jpg" alt="jumeau" width="213" height="240" /></a>Pour faire suite à la <span style="color: #0000ff;"><strong>notion de l’auto-sabotage</strong></span> abordé dans l’article <a rel="bookmark" href="#confiance">Allez, pour une fois, faites vous vraiment confiance</a>, je m’en vais vous raconter <span style="color: #0000ff;"><strong>une histoire vraie</strong></span> qui est à l’origine de notre expérimentation humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous savez tous que pour connaître la valeur de la beauté des paysages, il faut commencer par avoir vu (pour en avoir le souvenir) et ensuite  devenir aveugle. Seulement après, ce dernier fera tout son possible pour retrouver la vue quitte à remuer son derrière comme un malade !</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai pris la notion de paysage mais vous pouvez transférer cela à une relation amoureuse (la femme de votre vie que vous avez perdue de vue à cause de votre aveuglement à vouloir en trouver une autre mieux, par exemple).</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, <span style="color: #0000ff;"><strong>il y a toujours quelque chose qui nous fait courir quand on a pris conscience que l’on est passé à côté de quelque chose d’important et qu’il est encore possible de l’atteindre</strong></span> (c’est la définition même de l’espoir !).</p>
<p style="text-align: justify;">Le dicton le dit bien : “Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir”. Alors on court comme un malade à l’affût de tout indice nous permettant d’augmenter nos chances d’arriver à nos fins.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, il y a fort longtemps, tout au début de notre naissance quand notre père/mère (ou esprit directeur) nous conçut, notre particule d’esprit baignait en plein coton dans le plus nirvanesque endroit en pleine nébulosité cosmique.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, un jour, sous la contraction d’une mission/besoin spécifique du Grand Constructeur, on fût expulsé de la matrice placentaire à travers un trou noir et vers un nouveau monde. Et c’est là que les ennuis commencèrent…</p>
<p style="text-align: justify;">Avant, nous étions Un et tout baignait dans le meilleur des mondes. Moi et le placenta étions cul et chemise. C’était génial mais nous ne le savions pas encore. Ce n’est que lors de l’accouchement que nous avons été séparés.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors devant mon chagrin (énorme… car totalement incompris et surtout pas vraiment annoncé car quand tout baigne, pourquoi s’inquiéter ?), notre père/mère décida de me couper en deux en fabriquant deux jumeaux : l’un allait s’appeler l’Esprit ascendant (le Soi) et l’autre l’esprit descendant (le SOI).</p>
<p style="text-align: justify;">On est la même personne sauf que l’un n’a pas de corps physique tandis que l’autre se retrouve incarné dans un corps humain planqué dans une cellule indestructible placée dans une pompe appelée cœur.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Afin que Moi et l’autre MOI soyons toujours en connexion, un fil téléphonique appelé “corde d’or” fut maintenu</strong></span>. L’objectif de la chose, c’est que lorsque je me sens seul et que j’ai besoin d’aide, je puisse l’appeler sur le téléphone “rouge” à toute heure.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était super et on s’est amusé ainsi pendant des éons afin d’apprendre et surtout découvrir qui nous étions véritablement. Et puis un jour, on nous proposa de faire une expérience qui n’avait jamais été expérimentée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est clair que cette mission n’était réservée qu’aux meilleurs des meilleurs des meilleurs</strong>. En clair, on a recruté parmi les kamikazes de toutes les galaxies pour tenter l’impossible c’est-à-dire créer ce qui n’existait pas et qui sera le futur des nouveaux mondes.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela était génial alors comme dans les films, on est passé par l’armurerie et on a prit tout ce qui était disponible. On était vraiment enthousiaste surtout qu’on nous avait fabriqué la meilleure armure de tous les temps : un corps parfait !</p>
<p style="text-align: justify;">Tout est dedans : les transmissions, l’énergie, la force, l’agilité, l’intelligence, l’informatique, toutes les connaissances et savoirs de toutes les bibliothèques des univers. Bref, l’armurerie et le soldat étaient à la hauteur du défi !</p>
<p style="text-align: justify;">Compte tenu de l’importance du défi, et surtout de son caractère complètement imprévisible, il fut décidé que l’aire de jeu allait se trouver dans un coin complètement paumé et à la périphérie des univers connus.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi pour éviter toute contagion, le secteur serait totalement bunkerisé par la coupure d’avec le reste du monde. En clair, on met tous les kamikazes ensembles dans une taule hautement sécurisée et on les laisse mûrir dans leur jus.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était vraiment génial car enfin on allait pouvoir se “frotter” avec d’autres sans que l’on nous dise que c’était interdit puisqu’il n’y avait aucun règlement. Tout était possible et il fallait bien ça pour découvrir ce qui n’existait pas !</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, la fleur au fusil comme en 14 on est parti avec confiance mais aussi avec un ego suffisant pour prouver que l’on n’était pas des “mauviettes” baignant en plein nirvana dans les mondes indifférenciés (celui des anges).</p>
<p style="text-align: justify;">La partie commença assez bien mais très vite, on s’est rendu compte que l’on n’arriverait à rien si on restait toujours connecté avec notre double de l’autre côté du voile. Lui, il pouvait voyager dans le temps et prévoir plein de choses et c’était donc de la triche !</p>
<p style="text-align: justify;">Il fût donc décidé de mettre un intermédiaire en lui et moi. Cet intermédiaire fût appelé âme. Cette entité aurait la charge de connecter ou non, le MOI et le Moi  seulement si nécessaire. Le code secret à appliquer est le mot AMOUR INCONDITIONNEL.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque dans tout dans les univers l’amour EST, il est normal que notre MOI cause sur cette fréquence. On a donc donné l’ordre à l’âme de couper toutes les communications qui ne correspondraient pas à cette fréquence. Ce fut le premier voile de l’oubli mais aussi la première création de cette expérience.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>L’âme n’est pas d’origine divine mais est le résultat d’une expérience unique.</strong></span> Elle a un statut très particulier et contrairement à ce que vous pouvez penser, l’âme n’existe que dans ce secteur du grand sidéral. Je reviendrai plus tard là-dessus.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à cet intermédiaire, cela a rendu le jeu nettement plus passionnant mais il y avait encore quelque chose qui n’allait pas ! En effet, bien que tous ces kamikazes fussent tous dans le même monde, il était difficile d’expérimenter des scénarios assez évolués pour découvrir ce qui n’existait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">A cet effet, et pour éviter les intrus, il fut institué une âme unique (un peu style ONU) qui regrouperait tous les kamikazes de toutes origines sous le même uniforme appelé “humain”.</p>
<p style="text-align: justify;">L’âme humaine est donc un collectif où sont regroupés des germes d’esprits provenant de plusieurs univers différents. Pour faire dans le juste, les kamikazes élus l’ont été à la proportionnelle c’est-à-dire en fonction de l’implication réelle de ceux qui fabriquèrent le prototype humain.</p>
<p style="text-align: justify;">17 sortes de prototypes humains ont été créés d’où cette multiplicité des races que nous trouvons sur cette planète. Aujourd’hui, certains prototypes n’existent plus pour cause d’extermination par les autres et la musique continue toujours d’ailleurs….</p>
<p style="text-align: justify;">En revenant à nos débuts, avant que l’âme humaine soit pleinement opérationnelle, le déroulement de la vie se faisait selon des schémas connus des autres mondes.</p>
<p style="text-align: justify;">La Terre connu donc un espèce d’âge d’or où tout baignait dans l’huile sauf que l’on ne trouvait rien de nouveau. Il fût donc décidé de corser le jeu en allant beaucoup plus loin dans l’inconnu.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, il fût décidé plein de nouvelles résolutions qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Je vous livre les principales :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>A – Il a fallu changer la nature du temps </strong></span></p>
<p>Voyager dans le temps et pouvoir recommencer des scénarios en retournant dans le passé n’était pas propice pour trouver l’inconnu. Il fut donc décidé de jumeler le temps avec l’espace et de les rendre indissociables afin que tout retour en arrière soit impossible ainsi que toute projection dans le futur.</p>
<p style="text-align: justify;">En clair, pas de porte de sortie quelle que soit la situation. Il faut durcir le jeu sous peine de rester des “mous” empreint d’humanité et de compassion….</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B – Il </strong></span><span style="text-decoration: underline;"><strong>a fallu</strong></span><span style="text-decoration: underline;"><strong> réduire la longévité de l’armure </strong></span></p>
<p>En effet, vivre plusieurs millénaires n’est pas propice à l’inattendu car finalement la sagesse s’installe toujours au bout du compte. Il fût donc câblé dans l’ADN humain une espérance de vie maximale de 120 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">C – Il </span></strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>a fallu</strong></span><strong><span style="text-decoration: underline;"> permettre les permutations entre chaque réincarnation </span></strong></p>
<p>Se battre toujours avec la même stratégie issue de notre filiation stellaire empêche de mixer les expériences vécues. Il fût donc décidé qu’à chaque réincarnation, on change de sexe et d’armure prototype.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">D – Il </span></strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>a fallu</strong></span><strong><span style="text-decoration: underline;"> enregistrer le tout et coordonner les choses. </span></strong></p>
<p>En effet, chacun de son côté reproduisait plus ou moins les mêmes comportements ou réactions. Il a donc fallu fabriquer des missions spécifiques afin d’explorer plus en avant des pistes d’exploration plausibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ça, c’était déjà de bonnes avancées mais encore insuffisantes pour atteindre les objectifs fixés. Il fût donc décidé, au niveau du collectif humain, de corser encore plus les choses comme celles-ci :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">E – Il </span></strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>a fallu</strong></span><strong><span style="text-decoration: underline;"> amoindrir les capacités de l’armure. </span></strong></p>
<p>En effet, en étant toujours jeune et dynamique, ce n’était pas vraiment marrant. Il fût donc introduit la déconnexion volontaire du service de la maintenance. Globalement près de 95% des circuits ont été débranchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant le corps continue de fonctionner, c’est prodigieux ! Mais il fallait s’y attendre, on découvrit que la machine commençait à ne plus pouvoir se réparer complètement. Ainsi naquirent les maladies et in fine la mort par dégénérescence.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est vrai qu’avant, on ne mourrait pas puisque l’on changeait simplement de corps comme si on changeait de chemise. Rien de bien passionnant dans tout çà à part que l’on venait de créer quelque chose de nouveau et d’inconnu.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, on avait trouvé quelque chose de nouveau et on n’allait pas en rester là. Après tout, on est des kamikazes et l’objectif c’est quand même de se faire exploser pour une grande cause !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">F – Il </span></strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>a fallu</strong></span><strong><span style="text-decoration: underline;"> amoindrir notre capacité d’encaisser les coups </span></strong></p>
<p>En clair, on joue et on sait que l’on s’amuse et il est clair qu’avec le sourire aux lèvres, il est difficile d’aller bastonner les autres. Bref, il y en avait marre de jouer pour de faux avec des balles à encre…</p>
<p style="text-align: justify;">On décida donc de couper la “morphine” automatique lors des joutes verbales et physiques. En clair, on s’est autorisé à découvrir la douleur sur le plan physique mais aussi la douleur sur le plan verbal soit la souffrance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">G – Il </span></strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>a fallu</strong></span><strong><span style="text-decoration: underline;"> nous couper de l’âme humaine </span></strong></p>
<p>C’est vrai que lorsque tout le monde parle la même langue, c’est plus facile  à se faire comprendre et de dire à l’autre d’arrêter de nous bastonner. Il fut donc introduit des dialectes afin de casser encore plus la communication entre les guerriers de lumière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">H – Il </span></strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>a fallu</strong></span><strong><span style="text-decoration: underline;"> nous couper de notre mission </span></strong></p>
<p>Cela fût fait en nous mettant un second voile d’oubli sur le nez c’est-à-dire d’oublier que nous sommes tous originaires de la même âme humaine et que nous sommes des anges en incarnation dans un corps pour une mission précise.</p>
<p style="text-align: justify;">Les choses commencèrent à devenir intéressantes et plusieurs “germes” d’expérimentation semblaient ouvrir une voie merveilleuses vers l’inconnu et l’insondable. C’était super sauf qu’au bout d’un certain temps on commença à tourner en rond, alors on mit en place d’autres décrets :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">I &#8211; Il a fallu décider de “chuter” </span></strong></p>
<p>Suite à quelques bons conseils de certains anges, on décida de passer du niveau de la 4D (chakra du cœur qui est aussi celui du niveau d’être humain qui reste en contact avec tous les mondes) à celui de la 3D qui est le stade du pré-humain.</p>
<p style="text-align: justify;">N’étant plus connecté aux cieux et aux éléments, c’est alors que notre ego “inferieur” pris les commandes. Lui qui était dédié à la survie de l’armure se vît brutalement ordonné chef d’état. En clair, on laisse l’armée prendre le pouvoir afin de voir ce qu’elle va faire !</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat ne s’est pas fait attendre : tueries, boucheries, viols en tous genres, discrimination, racisme, isolement, frontières, envie de pouvoir démesuré, oppression, corruption, ruse, chantage, etc….</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, tout ce que l’on connaît aujourd’hui et que les derniers 5.000 ans d’histoire nous racontent. Rien de bien brillant aux yeux des humains mais, en fait, un dépassement très large dans les objectifs fixés. On peut être très fier !</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela n’aurait pu être réalisé sans le concours de tous nos anges au quotidien mais aussi à notre côté administratif qui notait tout pour nous. Notre âme nous a permis de mettre un tribunal en place là-haut  afin que nous ne perdions pas la mémoire (ce fameux karma !).</p>
<p style="text-align: justify;">Encore une nouvelle invention dont nous sommes les créateurs. On comprend alors les “Pourquoi le bon Dieu permet-il tout cela, etc …? C’est simple, c’est nous-mêmes qui l’avons décidé afin de découvrir ce que nous sommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, si nous sommes dans un espace de libre arbitre, c’est parce que nous nous sommes donnés la permission d’expérimenter l’impensable afin de répondre à la question primordiale : Qui suis-je ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, <span style="color: #ff0000;"><strong>la fin de partie a été décrétée et elle s’arrêtera mécaniquement en décembre 2012.</strong></span> Dit autrement, le game over va se faire dans 3 ans et nous avons 2 options :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1 – Ôter les voiles de l’oubli en reprenant notre statut d’être humain</strong></span></span> c’est-à-dire en réécoutant notre cœur qui nous reconnectera à notre jumeau angélique qui supervise tout.  Cette reconnexion ne peut se faire que dans la 5D ou 5ème dimension puisque c’est là qu’il réside.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong><span style="text-decoration: underline;">2 – Ne vouloir rien changer et alors on sera “envoyé” sur une planète parallèle où nous redoublerons cette étape.</span></strong></span> Donc rien de grave sinon que refaire un tour de manège supplémentaire de 26.000 ans dans le merdier que nous connaissons aujourd’hui peut effectivement plaire à certains qui ont peur de ne plus être un esclave du travail et de ne plus payer d’impôts…</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, la très grande loi du libre choix ne pouvant être bafouée (même ici sur notre Terre), chacun en son for intérieur doit donner une réponse d’ici-là. Le téléphone est en vous, dans votre cœur et son code de fonctionnement s’appelle AMOUR INCONDITIONNEL.</p>
<p style="text-align: justify;">Voyez, pas besoin de lire la Bible ou le Coran, ou de verser des sous à ses institutions car tout cela n’est que construction de pré-humain où l’ego, et donc le pouvoir, est à l’œuvre au nom du dieu argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne vous force la main car c’est sur le volontariat uniquement que fonctionne l’œuvre du Grand Constructeur. A ce titre, notre fameux karma va être mis aux oubliettes comme les carnets de notes quand on était à l’école.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principal, c’est d’avoir le diplôme et pas forcément de se trimballer des moyennes dans notre CV angélique. Vous savez, de l’autre côté, il n’y a pas de carrière professionnelle mais seulement des gars et des filles qui piaffent d’impatience pour venir vivre le futur qu’on leur a préparé !</p>
<p style="text-align: justify;">Moi, je dis que l’on s’est bien arraché sur cette planète et qu’une pause serait la bienvenue afin de repartir pour une autre expédition encore plus grandiose et cette fois-ci nettement plus pacifique.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, nous aurons la charge d’enseigner aux “nouvelles âmes” qui viendront sur Terre dans les temps à venir (vous savez, ceux qui piaffent…). Certains sont déjà dans les tuyaux mais en 2027, un nouveau corps à 9 chakras incarnés fera son apparition pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Globalement, ils auront le même look que maintenant sauf qu’ils seront nettement plus performants car débogués. Les anges, ils sont pas bêtes et c’est vrai qu’ils sont habitués à un certain confort.</p>
<p style="text-align: justify;">Comparés à nous, ils sont un peu douillets mais ce n’est pas par manque de volonté. En effet, les places pour venir sur Terre étaient limitées alors ça pousse un peu derrière (qui n’a pas envie de faire les JO ?)</p>
<p style="text-align: justify;">Les durs de dur c’est nous, même si on a le look des miséreux qui reviennent de la guerre. C’est normal car on y a tous laissé nos rêves et pourtant cette petite étincelle brille encore en nous. C’est peu dire que l’on est des costauds !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Vous savez, même le plus minable des terriens est en fait un Dieu qui s’est vraiment défoncé pour remplir sa mission</strong></span>. Alors aimez-le comme Jésus le faisait avec tous car lui savait vraiment ce qui se passait sinon il ne serait pas venu nous redonner un petit coup de main.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a été le cadeau de Noël quand nous étions dans nos tranchées boueuses en plein hiver. Sa compassion est légendaire car il aimait aussi bien le bourreau que la victime. Lui, il savait pourquoi alors maintenant que vous le savez aussi, vous pouvez faire de même : aimer inconditionnellement…</p>
<p style="text-align: justify;">Bref pour revenir dans mes propos de guerrier de lumière, ne saviez-vous pas que nous sommes des tarés en puissance ?</p>
<p style="text-align: justify;">Notre ADN actuel a subi tellement de nos conneries (cigarette, alcool, poison chimiques, ondes radio-électriques, nucléaire et pensées désastreuses) que nos frères angéliques essayent de nous recâbler au mieux pendant notre sommeil.</p>
<p style="text-align: justify;">Le SAMU angélique est sur les genoux mais ils sont heureux car ils seront les premiers à avoir le droit de s’incarner dans la nouvelle ère d’expansion du Grand Constructeur. Tout cela est déjà en cours mais je ne vous en dirai pas plus pour le moment car vraiment vous allez penser que je suis vraiment un “taré de première”.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé, on est parti en 14 avec la fleur au fusil et maintenant on est 18 et il est temps de regagner la maison. Sortez de vos tranchées émotionnelles et conceptuelles pour prendre la prochaine charrette à bœuf qui passe. Laissez tomber les fusils, les grenades et le baluchon sinon les bœufs vont peiner !</p>
<p style="text-align: justify;">Lâchez vraiment prise avec vos tranchées, vos douleurs, et le tutti quanti. Devenez léger et laissez la vie vous emmener là où une place vous attend. Plus vous opposerez de la résistance et plus vous souffrirez. Soyez aimants envers vous-même et ne vous occupez plus de la souffrance des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Moi j’ai déjà pris mon option : un aller simple vers les plages de l’hôpital paradisiaque où de vigoureuses et entreprenantes infirmières vont recâbler mon humble carcasse (et bien sûr vérifier que tout fonctionne !). Mais d’ici-là, il reste encore quelques km aux chars à bœuf à effectuer car on n’a pas encore fini de vider les chargeurs…</p>
<p style="text-align: justify;">Après, une fois le combattant ramolli revigoré, on m’offrira le billet retour afin que je continue à raconter mes délires sur un blog plus déjanté réservé uniquement à ceux qui auront le courage de me lire ! <img src="http://www.laurent.dureau.fr/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif" alt=":grin:" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>La vie est un Jeu et nous sommes la Vie et le jeu à la fois.</strong></span> Jouer avec un nouveau jeu de carte me plait plus que continuer avec celui trop usé de l’égo-menthe-à-l’eau.</p>
<p style="text-align: justify;">Il vaut mieux quitter la table de jeu du café du coin pour aller câliner la dame qui s’impatiente à la maison… Au final, c’est moins destructif et plus épanouissant.</p>
<p style="text-align: right;">Laurent DUREAU</p>
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<h2 style="text-align: center;"><a name="naissance"></a><a href="http://www.laurent.dureau.fr/2009/06/26/naissance-de-lauto-sabotage-et-epilogue/">Naissance de l’auto-sabotage et épilogue…</a></h2>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/AdamEve.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-5422" title="AdamEve" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/AdamEve-213x300.jpg" alt="AdamEve" width="170" height="240" /></a>Découvrir comment l’on s’auto-sabote est déjà une bonne chose mais <span style="color: #0000ff;"><strong>savoir par quel processus l’être humain a été mis en esclavage</strong></span> est tout aussi intéressant.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, certains pourront toujours chercher à discutailler mais ce qui suit va probablement vous mettre en lumière comment, chaque jour, vous creusez votre tombe en termes de liberté et donc d’épanouissement personnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons tous que pour mieux régner il faut diviser, alors que pensez-vous qu’ont fait ceux qui voulaient être au commandes ? Certes, <span style="color: #ff00ff;"><strong>faire circuler des rumeurs divise les hommes entre eux mais la crème de la crème est de diviser l’individu lui-même.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Cela fût simple car l’être humain vit déjà dans un monde de dualité. Il suffisait donc, seulement, de l’amplifier au point que cette même dualité, au lieu de coopérer, se fasse la guerre dans une confrontation sans fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, en politique, l’Etat serait quand même nettement mieux géré si véritablement les partis de gauche travaillaient en bonne intelligence avec ceux de droite et réciproquement. <span style="color: #ff0000;"><strong>N’être pas d’accord ne veut pas dire être en confrontation !</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Si vous désirez inviter votre homme au restaurant et qu’il refuse, cela ne veut pas dire qu’il ne vous aime plus et qu’il vous en veut. C’est seulement que ce soir là, il y a une finale de foot à la télé…</p>
<p style="text-align: justify;">Donc en revenant à l’époque où ni la télé ni le foot existaient, <span style="color: #0000ff;"><strong>il fut mis en opposition le masculin au féminin</strong>.</span> Ce qui, à l’origine, ne faisait qu’un va donc devenir au fil du temps une guerre larvée où l’un va essayer de dominer l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire de l’humanité (pas celle des manuels scolaires) démontre que dans les premiers temps, les femmes étaient au pouvoir car, suite à la séparation d’avec les anges (la chute), les hommes étaient en adoration devant ces êtres doués de capacité médiumniques. Les “déesses” étaient reines !</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme vouait un véritable culte aux femmes qui au fil du temps commencèrent à en abuser jusqu’au jour où l’homme profita de sa force physique pour asservir celle qui l’avait asservi. Il lui rendit la monnaie de sa pièce.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que les hommes vinrent au pouvoir et qu’ils s’y tiennent encore, mais <strong>l’époque actuelle va redonner aux femmes la place qu’elles doivent avoir</strong> afin (et enfin) que les deux énergies retrouvent leur équilibre et recommence à coopérer pour le bien de tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Le nouveau monde ne pourra être sans cette condition minimale : <span style="color: #ff0000;">le plein respect réciproque des polarités</span>.</strong></span> Si l’égalité des sexes fait sourire actuellement, cela n’empêche que de plus en plus de femme prennent les commandes et puis ensuite tout le monde recevra les mêmes traitements (droits, salaires, etc…).</p>
<p style="text-align: justify;">Alors laissez-moi maintenant vous décrire comment cela commença dans la tête des deux polarités. Par principe, je prendrai les fameux prénoms d’Adam et Eve, juste pour faire un clin d’œil à ceux qui initièrent la chose pour nous dominer.</p>
<p style="text-align: justify;">Adam, totalement subjugué par la beauté, la grâce et la pureté de son Ève, commença à se poser la question de ce que ferait Ève s’il n’était pas là. Ce genre de questionnement débuta grâce à une espèce d’entité appelée “serpent” (un truc tordu et insaisissable).qui s’insinua dans ses neurones</p>
<p style="text-align: justify;">La petite voix lui dit ainsi : “Et si tu t’absentais un peu afin de voir si Ève t’aime véritablement ?”. Adam, complètement coupé de la connexion avec les anges commença à se laisser persuader car il dépendait tant d’elle. Sans elle, il n’était rien sinon qu’un enfant abandonné des Dieux !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Il commença à observer le comportement de sa Belle.</strong></span> Puis lui vint l’idée que si “sa petite voix” lui susurrait de prendre du recul, c’est que peut-être c’était elle, sa divine, qui voulait se débarrasser de lui.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, dotée de tous les pouvoirs subtils comme la télépathie, il se dit que c’était elle qui lui parlait dans sa tête. <span style="color: #0000ff;"><strong>Alors commença l’escalade des questions sous la pression du doute qui prenait de plus en plus d’ampleur.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il en vint à la conclusion que son adorable “complémentaire” voulait l’asservir, le rendre insignifiant (puisqu’il ne pouvait parler aux Dieux) et peut être même de l’annihiler complètement.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que <span style="color: #0000ff;"><strong>progressivement Adam se vit atteint d’une maladie de confiance envers sa bien aimée</strong></span>, son double, sa déesse, sa raison de vivre, son nirvana. Depuis des éons, il s’esquintait l’échine à lui construire le plus beau des châteaux dans ce monde de densité.</p>
<p style="text-align: justify;">Il était fier de démontrer sa force physique, sa capacité à construire, à faire des projets et à dominer la matière afin qu’elle se sente en sécurité et à l’abri de toute chose. Il voulait que son château soit parfait car totalement à l’image de son intelligence.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette idée qu’Eve essayait de prendre le dessus pour l’asservir commença à lui donner moins d’allant pour construire la demeure parfaite. Il commença à se demander  si finalement Ève allait trouver son œuvre assez bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Adam commença à douter, sa confiance en lui et en ses capacités commencèrent à saper son enthousiasme et son intégrité. Car, tout au fond de lui, une indestructible question le minait : “Si je l’invite en ma demeure va-t-elle l’accepter ?”.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>C’est ainsi que naquit la première peur de l’homme qui est </strong></span>“<span style="color: #ff0000;"><strong>l’autre partie de moi, va-t-elle m’accepter ?</strong></span>”. C’est ainsi que de la coopération, Adam commença à glisser dans la confrontation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette opposition</strong>, basée sur une projection du mental, <strong>en vint à lui faire oublier la voix de son cœur.</strong> Son ego-mental le coupa progressivement de cet aire de paix où il se sentait aimé et totalement accepté.</p>
<p style="text-align: justify;">Son ardeur à construire le château parfait déclina mais il n’arrêta pas car un autre doute subsistait en lui. “Et si c’était moi qui me montais la tête moi-même” se disait-il quand il arrivait à se rebrancher à mère Nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant tant de beauté, il ressentait à sa manière, sa connexion au cosmos alors il prit la décision de <strong>continuer à bâtir le château parfait au cas où…</strong>. Cela lui permit, d’une certaine manière, d’éviter la question première en frontal : <span style="color: #ff0000;"><strong>Est-ce que Ève me mérite puisque je doute de son amour ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ce changement de comportement et surtout de vibration d’Adam commença à interpeller Ève qui se demanda : “Qu’arrive-t-il à mon homme ? Pourquoi ne m’appelle-t-il plus pour me montrer sa construction en cours ?”</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors qu’un doute commença à surgir dans son esprit : “Est-ce que mon homme m’aime encore ? Peut-être qu’il en a trouvé une autre ? Peut-être qu’il m’a trahie ? Peut-être essaye-t-il de prendre de mon pouvoir ?”</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être veut-il m’asservir, m’annihiler parce qu’il ne me trouve plus assez belle pour lui ? Peut-être a-t-il découvert quelque chose dont il ne veut pas me parler parce qu’il m’en trouve indigne ?</p>
<p style="text-align: justify;">M’aime-t-il encore ? Suis-je encore à la hauteur de ses espoirs et espérances ? Suis-je encore digne pour être sa muse ? Alors que dois-je faire, lui qui me protège de par sa force physique ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Alors pour cacher sa peine, Ève commença à pleurer pour dissiper toute cette anxiété.</strong></span> Elle découvrit l’autre versant des larmes, celui de la douleur non dite, non exprimée. C’était sa façon à elle de ne pas affronter sa peur d’être quittée et abandonnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, bon-an mal-an, Adam continua à construire le château (le monde et son économie) prétextant des impératifs “extérieurs” pour ne pas être au foyer tandis qu’Eve continuait à pleurer en cachette dans l’humble foyer qu’elle essayait d’entretenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors qui est le coupable Adam ou Ève ? La réponse est tout simplement les deux… Car vous le savez, <span style="color: #0000ff;"><strong>un couple ne vit que par sa capacité à entretenir une communication vraie et sincère entre eux.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Alors quand Ève arrêtera de se poser les questions suivantes : “Est-ce qu’Adam m’appellera dans son château ? Serai-je de nouveau la bienvenue pour lui ?” et qu’Adam fera de même avec “M’aime-telle encore malgré l’imperfection de ce que j’ai construit ? Suis-je encore celui qu’elle désire vraiment ?”, alors Adam et Ève pourront redécouvrir l’âge d’or.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><span style="color: #0000ff;"><strong>L’âge d’or n’est pas l’opulence des biens matériels mais l’opulence d’une confiance totale en l’autre, en notre opposé, notre complémentaire et notre moitié.</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Voici comment commença l’auto-sabotage car chaque être humain possède aussi bien l’essence masculine que féminine en lui. Un homme reconnaissant et épousant sa partie féminine (son coeur) sera alors aussi épanoui qu’une femme qui se mariera avec sa propre essence masculine (son intellect).</p>
<p style="text-align: justify;">Un homme a le droit de pleurer pour exprimer son essence féminine comme tout autant une femme peut démontrer son côté entrepreneurial en s’immisçant dans la construction de son propre château.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff00ff;"><strong>Alors arrêtons de croire que nous ne sommes pas assez ceci ou pas assez cela pour être digne de recevoir l’amour et l’attention d’une autre personne.</strong></span> Commençons par nous-mêmes, et par l’effet résonance, nous rencontrerons cette fameuse “âme soeur” à laquelle nous aspirons tant.</p>
<p style="text-align: justify;">Un être équilibré et épanoui attirera à lui quelqu’un de similaire. <span style="color: #0000ff;"><strong>Faites-vous confiance en déconnectant cette petite voix du doute par rapport à vous mêmes et à vos capacités.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi vous ne vous poserez plus ces questions et construirez le plus beau château que vous pouvez en vous-mêmes car cela sera la résidence de votre divinité. Votre Soi viendra s’y installer quand vous aurez fait la paix avec vous-mêmes (votre ego-mental avec votre cœur).</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’à quand allez-vous vous sentir indigne de recevoir le meilleur ? Jusqu’à quand allez-vous vous poser la question que votre étincelle divine ne vous appelle pas au royaume de la félicité ?</p>
<p style="text-align: justify;">Tant que vous vous dénigrerez, tant que vous vous rabaisserez, tant que vous vous sentirez indigne d’être tout simplement vous-même, comment voulez-vous que votre divinité vous parle ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas elle qui a coupé la ligne de téléphone, c’est vous qui avez balancé le téléphone dans le marécage de vos peurs. Vous pouvez vous sentir trahi(e) par elle alors qu’en vérité c’est vous-même qui vous vous êtes monté la tête…</p>
<p style="text-align: justify;">C’est comme l’histoire du mari qui boit parce qu’il pense que sa femme la trompe. Arrivé à la maison, il insulte et bastonne probablement une femme qui l’aime profondément malgré les coups.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en est de même pour la femme qui a le verbe toujours acéré contre son mari et qui ne loupe aucune occasion de le rabaisser aux yeux des autres. Un autre poison lui coule dans les veines.</p>
<p style="text-align: justify;">Un père cogneur, une mère acerbe, c’ est malheureusement un spectacle peut enclin à l’épanouissement des enfants. Bref, ces derniers ne feront que reproduire en se disant que c’est tout à fait normal…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Tromperie et séparation n’est que l’œuvre du malin qui s’est insinué dans notre mental-ego.</strong></span> C’est sa manière à lui de vous dominer alors si vous faites confiance seulement à votre intelligence mentale, à votre logique et à votre rationnel pour vivre, vous savez ce qu’il vous attend.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en est de même pour celle qui ne vit que dans la rêverie, le prince charmant, l’amour, le romantisme, les coup de cœur, la mode, les promotions, etc…</p>
<p style="text-align: justify;">La logique ne comprend pas le cœur et le cœur se fout du rationnel. Faites alors en sorte que les deux mondes cohabitent ensemble en instaurant une communication maximale entre les deux.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-il rationnel de faire l’amour : oui pour les religieux parce que cela permet la reproduction mais aussi non parce que cela donne du plaisir. Vous comprenez pourquoi je ne suis pas allez au monastère…</p>
<p style="text-align: justify;">Avoir le derrière entre deux chaises n’est pratique que lorsque l’on a des petits besoins à faire. Il n’en sort que les résidus et il semble logique de se servir des écrits “religieux” comme PQ. On lit d’abord (instruction) puis on passe à l’action de nettoyage.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors faites l’amour sur l’autel en taquinant le bénitier ! Si la musique est bonne, l’orgue (de barbarie !) viendra appuyer la chorale polyphonique dans le cœur de l’église. Point besoin d’articuler car le bon dieu ne connait que le langage du cœur alors allez-y du gloussement au miaulement sans trop aller dans les cris car cela risquerai de réveiller le curé et son fameux jugement…</p>
<p style="text-align: right;">Laurent DUREAU</p>
<p style="text-align: right;"><em>Source: <a title="MOI et Moi, séparation, sabotage et coups tordus" href="http://www.laurent.dureau.fr/2009/06/22/allez-pour-une-fois-faites-vous-vraiment-confiance/" target="_blank">www.boostervotreinfluence.fr</a></em></p>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;">
<h2><a rel="bookmark" href="http://www.laurent.dureau.fr/2009/06/22/allez-pour-une-fois-faites-vous-vraiment-confiance/">Allez, pour une fois, faites vous vraiment confiance !</a></h2>
</div>
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		<title>Discours de Barack Obama en Egypte au Caire le 4 juin 2009</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Le droit d’exister d’Israël ne peut être nié et ce même droit existe pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. » Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>« </strong><strong>Le droit d’exister d’Israël ne peut être nié et ce même droit existe pour la Palestine.  Les États-Unis n’acceptent pas la  légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces  constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts  de paix. </strong><strong>Le moment est venu pour que ces colonies cessent. » </strong></em><em><br />
 </em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5212" title="barack_obama_egypte-juin-2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/barack_obama_egypte-juin-2009.jpg" alt="barack_obama_egypte-juin-2009" width="308" height="205" />Je vous remercie. Bonjour à tous. C’est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu’est le Caire et d’être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d’un siècle, l’université du Caire est une source de progrès pour l’Égypte. Ensemble, vous représentez l’harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier – tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l’islam et l’Occident se caractérisent par des siècles de co-existence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s’est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l’Occident un élément hostile aux traditions de l’islam.</p>
<p style="text-align: justify;">Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d’une minorité de musulmans, qui pour être réduite n’en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l’islam inévitablement hostile non seulement à l’Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l’homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C’est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis venu ici au Caire en quête d’un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas et qu’ils n’ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l’islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l’espace de cet après-midi, je n’ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l’avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre coeur et que trop souvent nous n’exprimons qu’à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l’écoute et d’apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d’entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C’est ce que je vais essayer de faire aujourd’hui – de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette conviction s’enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d’une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j’ai passé plusieurs années en Indonésie où j’ai entendu l’appel à la prière (azan) à l’aube et au crépuscule. Jeune homme, j’ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j’ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.<span id="more-5205"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Féru d’histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l’islam. C’est l’islam – dans des lieux tels qu’Al-Azhar –, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) &#8211; c’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l’algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l’écriture et de l’imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l’élan des flèches de pierre vers le ciel, l’immortalité de la poésie et l’inspiration de la musique, l’élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l’histoire, l’islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l’égalité raciale. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais aussi que l’islam a de tout temps fait partie de l’histoire de l’Amérique. C’est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n’ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l’un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai donc connu l’islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l’Amérique et l’islam doit se fonder sur ce qu’est l’islam, et non sur ce qu’il n’est pas, et j’estime qu’il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l’islam où qu’ils se manifestent. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Or ce même principe doit s’appliquer à la façon dont l’Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l’Amérique n’est pas le stéréotype grossier d’un empire qui n’a d’autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l’une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d’une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l’idéal de l’égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots – sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum: « De plusieurs peuples, un seul ».</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, qu’un Américain d’origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d’encre. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Mais mon parcours n’est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s’est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages – y compris les près de sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd’hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d’éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C’est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu’on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C’est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Le doute n’est pas permis : l’islam fait bel et bien partie de l’Amérique. Et je suis convaincu que l’Amérique contient en elle la proposition vraie qu’indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose – vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ; aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C’est cela que nous avons en commun. C’est l’espoir de l’humanité tout entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n’est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu’à condition d’agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu’en nous abstenant d’y faire face c’est à nous tous que nous faisons tort.</p>
<p style="text-align: justify;">Car nous en avons fait récemment l’expérience : quand le système financier d’un pays particulier s’affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d’une arme nucléaire, le risque d’attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l’océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c’est notre conscience collective qui est souillée. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C’est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu’êtres humains.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une responsabilité difficile à assumer. Car l’histoire de l’humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus – et admettons-le, de religions &#8211; qui s’asservissent en visant leur propre intérêt. Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est auto-destructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d’individus au détriment d’un autre est inévitablement voué à l’échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d’ignorer les sources de tension. C’est l’inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m’exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">La première est celle de l’extrémisme violent sous toutes ses formes.</p>
<p style="text-align: justify;">À Ankara, j’ai fait clairement savoir que l’Amérique n’est pas – et ne sera jamais – en guerre contre l’islam. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. Et il m’incombe d’abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l’Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d’un large appui de<br />
 la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d’aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d’Amérique et de beaucoup d’autres pays, et qui n’avaient rien fait à personne. Mais al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd’hui encore sa détermination à commettre d’autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d’élargir son rayon d’action. Il ne s’agit pas là d’opinions à débattre – ce sont des faits à combattre.</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas &#8211; nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l’Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s’avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu’au dernier, si nous avions l’assurance que l’Afghanistan et maintenant le Pakistan n’abritaient pas d’éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d’Américains. Mais ce n’est pas encore le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi nous oeuvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les couts en cause, la volonté de l’Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d’entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions – et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l’homme, le progrès des nations et l’islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l’humanité tout entière, (Applaudissements) et que quiconque sauve quelqu’un, sauve l’humanité tout entière. (Applaudissements) La foi enracinée de plus d’un milliard d’habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s’agit de combattre l’extrémisme violent, l’islam ne fait pas partie du problème – il constitue une partie importante de la marche vers la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C’est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d’écoles et d’hôpitaux, de routes et d’entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C’est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais aussi aborder le dossier de l’Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d’un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l’Amérique la nécessité de recourir à la diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c’est possible. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : « J’espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu’elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l’effet. »</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, l’Amérique possède une double responsabilité : aider l’Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l’Irak aux Irakiens. J’ai fait clairement savoir au peuple irakien (Applaudissements) que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l’Irak appartient à l’Irak. C’est pour cette raison que j’ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d’ici au mois d’août de l’année prochaine. C’est pour cette raison que nous allons honorer l’accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d’ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d’ici à 2012. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Nous aiderons l’Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie. Mais c’est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, tout comme l’Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu’ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J’ai interdit sans équivoque l’usage de la torture par les États-Unis et j’ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d’ici au début de l’année prochaine. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">L’Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe.</p>
<p style="text-align: justify;">Les liens solides qui unissent l’Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l’aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l’antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d’un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l’esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich.</p>
<p style="text-align: justify;">Six millions de Juifs ont été tués – soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d’Israël aujourd’hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu’à évoquer dans l’esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d’un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n’ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations – grandes et petites – qui accompagnent l’occupation. Il n’est pas permis d’en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L’Amérique ne tournera pas le dos à l’aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des dizaines d’années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l’attention sur la dislocation consécutive à la fondation d’Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l’hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l’objet à l’intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l’une ou de l’autre partie, nos oeillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité. C’est dans l’intérêt d’Israël, dans l’intérêt de la Palestine, dans l’intérêt de l’Amérique, dans l’intérêt du monde. C’est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu’exige cette tâche. (Applaudissements) Les obligations qu’ont acceptées les parties en vertu de la Feuille de route sont claires. Pour que règne la paix, il est temps que les parties – et que nous tous –se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n’aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l’humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d’obtenir l’égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au coeur même de la création de l’Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l’Afrique du sud à l’Asie du sud ; de l’Europe de l’est à l’Indonésie. C’est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n’est pas un signe de courage ni de force. Ce n’est pas de cette manière que l’on revendique l’autorité morale ; c’est ainsi qu’on l’abdique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu’ils peuvent bâtir. L’Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaitre ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l’existence d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l’existence d’Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. (Applaudissements) Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d’Israël, l’absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l’initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d’asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d’Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu’Israël ne disparaitra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d’un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d’oeuvrer pour le jour où les mères d’Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d’Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l’histoire d’Israh, (Applaudissements), &#8211; comme dans l’histoire d’Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l’égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette question a constitué une source de tension entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran. Pendant de nombreuses années, l’Iran s’est défini en partie par son opposition à mon pays et il existe en effet un passé tumultueux entre nos deux pays. En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu. Depuis la révolution islamique, l’Iran a joué un rôle dans la prise d’otages et dans des actes de violence à l’encontre des troupes et des civils américains. Cette histoire est bien connue. Plutôt que de rester emprisonné par le passé, j’ai dit clairement au peuple et aux dirigeants iraniens que mon pays est prêt à aller de l’avant. La question qui se pose maintenant n’est pas de savoir à quoi l’Iran s’oppose, mais plutôt quel est l’avenir qu’il souhaite bâtir.</p>
<p style="text-align: justify;">Je comprends qu’il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l’avant sans conditions préalables, sur la base d’un respect mutuel. Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n’est pas simplement dans l’intérêt des États-Unis, c’est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d’entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d’autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires. C’est pourquoi je réaffirme fermement l’engagement de l’Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d’armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l’Iran, devrait avoir le droit d’avoir accès à l’énergie nucléaire pacifique s’il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au coeur du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J’espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais – je sais qu’il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu’une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l’égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L’Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d’une élection pacifique. Mais j’ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s’exprimer et d’avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l’État de droit et l’application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s’agit pas simplement d’idéaux américains, il s’agit des droits de l’homme et c’est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">C’est vrai, il n’y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L’Amérique respecte la liberté d’expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques – à condition qu’ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d’autrui. (Applaudissements) Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.</p>
<p style="text-align: justify;">Un membre du public : Barack Obama, on vous aime !</p>
<p style="text-align: justify;">Président Obama : Je vous remercie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l’histoire de l’Andalousie et de Cordoue pendant l’Inquisition. Je l’ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C’est cet esprit qu’il nous faut aujourd’hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d’après leur conviction d’esprit, de coeur et d’âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s’épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l’aune du rejet des croyances d’autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s’acquitter de l’obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C’est pour cette raison que je suis résolu à oeuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s’acquitter de la zakat.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, il importe que les pays occidentaux évitent d’empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu’une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l’hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, la foi devrait nous unir. C’est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs. C’est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d’Arabie Saoudite et le leadership de la Turquie dans l’Alliance des civilisations. À travers le monde, nous pouvons transformer le dialogue en un service interreligieux de sorte que les ponts entre les êtres humains mènent à des actions en faveur de notre humanité commune, que ce soit pour lutter contre le paludisme en Afrique ou pour fournir des secours après une catastrophe naturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">La sixième question – la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes.<br />
 (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais – je sais, et vous pouvez le voir d’après ce public &#8211; que cette question suscite un sain débat. Je rejette l’opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d’une façon ou d’une autre moins égale, mais j’ai la conviction qu’une femme que l’on prive d’éducation est privée d’égalité. (Applaudissements) Et ce n’est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l’égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l’Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l’égalité des femmes continue dans beaucoup d’aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils (Applaudissements) et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l’humanité, hommes et femmes. Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C’est pour cela que les États-Unis oeuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l’alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l’école au monde du travail par l’intermédiaire du microfinancement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite. Le commerce peut s’accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s’agit d’un élément encore plus important, de notre identité, c’est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je sais aussi qu’on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud ont connu une prodigieuse croissance économique tout en conservant leur culture distincte. Il en va de même pour les progrès remarquables au sein de pays à majorité musulmane, de Kuala Lumpur à Dubaï. Par le passé et de nos jours, les communautés musulmanes ont été à la pointe de l’innovation et de l’éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n’ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l’esprit que l’éducation et l’innovation seront la monnaie d’échange du 21e siècle. (Applaudissements) Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J’attire l’attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l’Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s’agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine de l’éducation, nous allons élargir les programmes d’échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, (Applaudissements) tout en encourageant davantage d’Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l’enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d’affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane. Je vais aussi accueillir un Sommet sur l’entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d’approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour aider à concrétiser commercialement des idées pour qu’elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d’excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d’énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l’eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative avec l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d’aider nos populations à améliorer leur vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l’énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n’y parviendrons qu’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais qu’un grand nombre de gens – musulmans et non musulmans – se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès. Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu’il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s’affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n’irons jamais de l’avant. Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu’il faut – de façon soutenue – pour trouver un terrain d’entente, pour nous concentrer sur l’avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci n’est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blamer autrui que de s’examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le coeur de milliards d’êtres humains. C’est la foi dans autrui et c’est ce qui m’a mené ici aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l’esprit ce qui a été écrit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Saint Coran nous dit: ‘Ô hommes! Nous vous avons créés d&#8217;un mâle et d&#8217;une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Talmud nous dit : « Toute la Torah a pour objectif de promouvoir la paix. »</p>
<p style="text-align: justify;">La Bible nous dit : « Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C’est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous. Je vous remercie. Je vous remercie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: center;">FIN</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.whitehouse.gov/files/documents/anewbeginning/SPEECH_as_delivered-French.pdf">whitehouse.gov</a>)</em></p>
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		<title>L’histoire de l’humanité selon la tradition des Indiens Hopis</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2009 15:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anthropologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce dossier est dédié à Joseph F. Blumrich et à Ours Blanc Quelques ouvrages sortent parfois de l’ordinaire. Celui que vous allez parcourir fait partie de ceux là. Il existe peu de documentation traitant du continent de Mu et pratiquement aucune sérieuse relatant la guerre qui opposa ce continent du pacifique aux habitants de l’île [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><em>Ce dossier est dédié à Joseph F. Blumrich et à Ours Blanc</em></p>
<p align="justify"><img class="alignright" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/hopi.jpg" alt="Ours Blanc" width="200" height="271" /><strong>Quelques ouvrages sortent parfois de l’ordinaire. Celui que vous allez parcourir fait partie de ceux là. </strong></p>
<p align="justify"><strong>Il existe peu de documentation traitant du continent de Mu et pratiquement aucune sérieuse relatant la guerre qui opposa ce continent du pacifique aux habitants de l’île d’Atlantis&#8230; Les lignes qui vont suivrent risquent de toucher bon nombre d’entre vous. Il s’agit du témoignage d’un Indien Hopi (Ours Blanc) qui relate avec beaucoup de générosité l’histoire de ses ancêtres‚ celle qui s’est transmise de génération en génération et ceci pendant des milliers d’années&#8230; </strong></p>
<p align="justify"><strong>Ours Blanc raconte l’histoire de son peuple‚ les Hopis‚ et les relations qu’il a su garder avec le créateur et ses auxiliaires célestes‚ les différents Kachinas. Il nous dévoile cette guerre absurde qui opposa ses ancêtres qui vivaient sur Mu (Kásskara) au peuple d’Atlantis (Talawaitichqua) et la destruction de ces deux mondes. Le monde d’Atlantis est décrit comme une société en pleine décadence. Ours Blanc relate ainsi le pénible exile de son peuple vers le continent américain il y a 80.000 ans‚ ce qui discrédite pleinement la thèse de l’arrivée des Indiens il y a 10 à 12.000 ans par le détroit de Béring&#8230; </strong></p>
<p align="justify">Voilà donc un récit remarquable à bien des égards ! Ce document n’a jamais été traduit en anglais et encore moins en français. Il provient d’un livre en allemand édité en 1979 et intitulé &laquo;&nbsp;Kásskara und die Sieben Welten&nbsp;&raquo; (Kásskara et les Sept Mondes). Nous avons traduit pour vous uniquement la partie qui concerne le témoignage d’Ours Blanc‚ soit un tiers de l’ouvrage. Le reste étant une remarquable analyse du récit d’Ours Blanc rédigée par l’auteur du livre‚ Joseph F. Blumrich. Nous avons ajouté quelques photographies et légendes qui ne font pas partie de l’ouvrage original afin de donner plus de vie à ce dossier.</p>
<p align="justify">Joseph F. Blumrich a travaillé à la NASA de 1959 à 1974. Il a notamment participé à la conception de la structure du propulseur de Saturn V qui permit aux astronautes américains d’aller officiellement fouler le sol de la Lune. Il a aussi collaboré à la conception de Skylab.</p>
<p align="justify">Je m’étonne que son ouvrage ne soit jamais sorti en dehors du territoire germanique. Malheureusement‚ Joseph F. Blumrich est décédé en 2002. Ce n’est donc pas demain que son travail sera apprécié à sa juste valeur. Cette traduction n’a pour but que de diffuser la vérité au plus grand nombre. Que ceux qui veulent savoir prennent le temps de lire&#8230;</p>
<p align="right"><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anton_Parks">Anton Parks</a>, octobre 2005</em></p>
<p align="center"><strong>KÁSSKARA ET LES SEPT MONDES</strong></p>
<p align="center"><strong>L’histoire de l’humanité selon la tradition des Indiens Hopis</strong></p>
<p align="center"><strong>Par  <a href="http://www.rr0.org/personne/b/BlumrichJosefF.html">Joseph F. Blumrich</a> </strong><strong>(1913-2002)<span id="more-4579"></span></strong></p>
<p align="center">Ecrit au printemps 1979 &#8211;   Edition actualisée‚ Munich‚ 1985</p>
<p align="center">Traduction Hans W. Lintz, 2005 &#8211;    Révision et mise en forme : Hakomi</p>
<p align="center"><strong><a name="sommaire"></a><a href="#0">PREFACE</a> <br />
 <a href="#1">INTRODUCTION</a> <br />
 <a href="#2">LES TEMPS ANCIENS</a> <br />
 <a href="#3">LE TROISIEME MONDE</a> <br />
 <a href="#4">Kásskara</a> <br />
 <a href="#5">Atlantis</a> <br />
 <a href="#6">LA DESTRUCTION DU TROISIEME MONDE</a> <br />
 <a href="#7">Les Kachinas</a> <br />
 <a href="#8">La migration dans le quatrième monde</a> <br />
 <a href="#9">Le destin des Atlantes</a> <br />
 <a href="#10">TOOWAKACHI LE QUATRIEME MONDE</a> <br />
 <a href="#11">Táotoóma‚ la terre</a> <br />
 <a href="#12">La ville Táotoóma</a> <br />
 <a href="#13">Nouvelles migrations</a> <br />
 <a href="#14">Les migrations du clan de l’ours</a> <br />
 <a href="#15">Les anciens qui venaient du ciel</a> <br />
 <a href="#16">Palátquapi</a> <br />
 <a href="#17">La Grande Ecole du savoir</a> <br />
 <a href="#18">Malheur et déchéance</a> <br />
 <a href="#19">Háhäwooti</a> <br />
 <a href="#20">Le combat entre le clan du serpent et le clan de l’arc</a> <br />
 <a href="#21">L’éclatement</a> <br />
 <a href="#22">Casas Grande</a> <br />
 <a href="#23">Oraibi</a> <br />
 <a href="#24">Húck’ovi</a> <br />
 <a href="#25">Arrivée des Espagnols à Oraibi</a> <br />
 <a href="#26">LES LEGENDES</a> <br />
 <a href="#27">Yucca-Boy</a> <br />
 <a href="#28">L&#8217;ENERGIE</a> <br />
 <a href="#29">LES SYMBOLES</a> <br />
 <a href="#30">LE MOT DE LA FIN</a> </strong></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vue.jpg" alt="" width="400" height="200" /></p>
<h2 style="text-align: left;"><a name="0"></a><a href="#sommaire">PREFACE de Joseph F. Blumrich</a></h2>
<p align="justify">Dans notre histoire‚ il y a eu des hommes qui reconnaissaient clairement combien ils savaient peu de choses. Mais‚ il en a existé d’autres qui croyaient tout savoir. <br />
 Aujourd’hui ce sont les équations différentielles‚ les ordinateurs et les statistiques qui l’emportent. Les faits solides expliquent tout et le savoir qui provient de la croyance ne vaut guère plus qu’une bulle de savon ! <br />
 Il existe des courants qui partant de la beauté d’une bulle de savon arrivent à des conclusions surprenantes. Des changements s’annoncent et jettent leur ombre en avant &#8211; ou devrions-nous plutôt dire leur lumière ? <br />
 C’est pourquoi‚ parmi nous‚ ceux qui cherchent la vérité écoutent &#8211; ou commencent à écouter &#8211; peut-être des mots venant de sources qui ne sont pas influencées par notre sorte de logique‚ notre manière de penser ou nos traditions. Ce sont des mots qui sont exprimés par des êtres humains qui proviennent d’un monde lointain qui nous est totalement étranger. <br />
 Peut-être aimerions-nous établir des relations‚ former des ponts pour pouvoir comprendre ce dont on parle de l’autre côté ? <br />
 D’une manière très humble‚ ce livre aimerait contribuer à former de tels ponts. Le livre &laquo;&nbsp;Book of the Hopi&nbsp;&raquo; m’a donné la meilleure introduction au monde des Hopis. Il m’a permis de reconnaître les ficelles subtiles qui se trouvent dissimulées sous la surface de nos faits solides. <br />
 Quelques circonstances que l’on pourrait appeler coïncidences &#8211; je n’y crois pas &#8211; ont conduit ma femme et moi chez Ours Blanc et sa femme Naomi. Il s’en suivit un temps long &#8211; il semblait long mais ne dura que quelques années &#8211; jusqu’à l’instauration d’une confiance mutuelle. Enfin‚ Ours Blanc commença à parler. C’était à moi‚ non seulement de l’écouter‚ mais également à apprendre et à comprendre un monde totalement nouveau pour moi.</p>
<p align="justify">Comme il fallait s’y attendre‚ la tentative de former un pont entre deux mondes si différents comme celui des Indiens et le nôtre était accompagnée de difficultés de compréhension. Mais‚ il me semble néanmoins que pour diverses raisons‚ notre relation a été favorisée par la chance. L’histoire familiale d’Ours Blanc‚ ainsi que son rôle lors les préparatifs pour le livre &laquo;&nbsp;Book of the Hopi&nbsp;&raquo; lui a procuré un regard sur les traditions de son peuple qui est sans doute plus vaste que celui de n’importe quel Hopi aujourd’hui. Sa capacité intuitive artistique lui a permis de dessiner et de peindre des images murales qu’il était impossible de se procurer d’une autre manière. Les trois ans de sa vie passée dans notre société occidentale lui ont souvent facilité à donner des explications sous forme d’exemples. De tels éclaircissements étaient nécessaires afin de rendre sa façon de s’exprimer compréhensible pour des gens extérieurs.</p>
<p align="justify">D’un autre côté‚ sa connaissance de notre monde‚ n’a jamais conduit Ours Blanc à s’écarter des traditions de sa tribu. Dans la présentation de faits‚ événements et particularités‚ il a toujours été imperturbable. En ce qui concerne sa tribu‚ ses traditions ou religion‚ il est rempli d’une profonde solennité. Si j’ai jamais rencontré un homme qui aiment et préserve passionnément ses racines et convictions ainsi que celles de sa tribu‚ c’est bien Ours Blanc. Son état d’esprit est l’un des principaux piliers de ma conviction en ce qui concerne son intégrité‚ qui devait bien naturellement être démontrée. <br />
 J’ai découvert une différence fondamentale entre la façon de penser d’Ours Blanc et la mienne qui reflète non seulement notre origine oppositionnelle‚ mais jette également un trait de lumière sur les problèmes du présent. C’est la différence &#8211; et le conflit &#8211; entre le savoir qui provient de la croyance et celui basé sur des preuves tangibles. L’incident suivant en rend compte : <br />
 J’avais suivi l’affirmation des Hopis concernant les îles par lesquelles ils seraient venus en Amérique du Sud. Et j’avais effectivement trouvé les confirmations décrites plus bas. Cette découverte m’avait enthousiasmé et lorsque j’ai eu l’occasion d’en parler à Ours Blanc‚ j’ai attendu de sa part une réaction similaire. Au lieu de cela‚ il me regarda avec ses yeux sereins et tranquilles et me dit : “Je te l’avais bien dit que nous étions venus par ce chemin‚ n’est-ce pas ?” <br />
 Il faut mentionner que notre travail était strictement dirigé sur des développements historiques et leur signification et il n’existait aucune intention de créer une réplique du livre remarquable &laquo;&nbsp;Book of the Hopi&nbsp;&raquo;. <br />
 Le texte transcrit dans la première partie est exclusivement le récit d’Ours Blanc. Il provient de bandes enregistrées qu’il a réalisées lui-même dans ce but‚ ainsi que de nos conversations enregistrées qui étaient nécessaires et servaient à éclaircir‚ compléter et arrondir de l’image. Toutefois‚ comme déjà indiqué‚ j’ai collaboré avec lui pour chercher des formulations et exemples en vue d’une meilleure compréhension‚ c’était ma tâche en temps qu’intermédiaire. En dehors de cela‚ ma participation à cette partie a contribuée à fixer le contenu dans une forme facilement lisible. Les propres mots d’Ours Blanc et ses manières de s’exprimer sont restés intactes autant que possible. En outre‚ la disposition des chapitres et sous-paragraphes ont été réalisés par moi-même. Afin de pouvoir plus facilement retrouver les différentes phases et thèmes.</p>
<p align="justify">Ma contribution à l’écriture de la première partie était guidé dans l’intention inconditionnelle de retranscrire le contenu et la forme des révélations d’Ours Blanc sans modifications et autant que possible avec ses propres mots.</p>
<h2><a name="1"></a><a href="#sommaire">INTRODUCTION</a></h2>
<h3>Ours Blanc</h3>
<p align="justify">Ceci est l’histoire de mes ancêtres et des clans qui sont venus sur ce continent. Le continent sur lequel mon peuple vécut longtemps a sombré dans la mer et les gens durent le quitter. Ils durent aller sur un nouveau continent qui sortait de la mer à l’est‚ afin d’avoir un nouveau monde pour eux et faire un nouveau commencement. Tout ceci fut provoqué par leur attitude dans certaines situations. Je te raconterai pourquoi c’est arrivé‚ comment ils sont parvenus sur le nouveau continent que nous appelons le quatrième monde‚ Tóowakachi‚ et ce qui leur est arrivé après.</p>
<p align="justify">Mais d’abord‚ je voudrais dire que je suis très reconnaissant à tous ces gens qui m’ont donné le savoir et la compréhension. Beaucoup m’a été raconté quand j’était encore enfant et j’ai appris certaines choses quand j’étais un jeune homme et d’autres quand j’ai été moi-même plus vieux. Mais‚ pendant toutes ces années‚ les grandes cérémonies furent célébrées. C’est grâce à elles que mon peuple tient éveillés les souvenirs de notre histoire.</p>
<p align="justify">Comme tu le sais‚ les Hopis‚ dans leurs familles‚ suivent la lignée de la mère. C’est pourquoi j’appartiens au clan de ma mère‚ le clan des coyotes‚ et je dois à ma mère et à ma grand-mère une grande partie de mon savoir‚ ainsi qu’à mon oncle du même clan. Ils m’ont donné un bon enseignement.</p>
<p align="justify">Du clan de l’ours‚ d’où est originaire mon père‚ sont sortis les guides et chefs d’Oraibi durant des centaines et des centaines d’années. Ce que j’ai appris‚ par mon père et mon oncle‚ le chef Tawaquaptiwa‚ provient donc de la connaissance du clan de l’ours et des autres clans qui se sont fixés ici.</p>
<p align="justify">Il y a encore beaucoup d’autres gens qui m’ont transmis une partie de leur sagesse et de leur savoir et je leur en suis très reconnaissant. Ils font tous partie des clans qui vivent maintenant ici. Ces clans ont conservé leurs souvenirs à travers les peines et les difficultés endurées et causées par leurs migrations qu’ils ont considérées comme faisant partie de leurs devoirs‚ dans le but d’arriver à Oraibi pour aider à la construction de ce lieu en réalisant ainsi les plans du créateur.</p>
<p align="justify">Maintenant‚ il est temps de parler de notre peuple‚ pour vous dire qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici dans l’espoir que quelqu’un‚ un jour‚ nous comprendra. Même si c’est moi qui parle ici‚ il s’agit du savoir des Hopis que vous allez connaître. De la longue‚ longue histoire des Hopis ressort un avertissement pour vous. Vous allez comprendre plus tard ce que je veux dire quand je raconterai mon histoire. C’est la raison pour laquelle je parle maintenant. Cela nous concerne tous. Peut-être cet avertissement ne viendra pas trop tard.</p>
<p align="justify">En racontant notre histoire‚ il faut que tu saches que le temps n’avait pas la même importance. Aujourd’hui‚ le temps semble important‚ le temps rend tout compliqué‚ le temps devient un obstacle. Mais‚ dans l’histoire de mon peuple‚ le temps n’était pas vraiment important‚ ni pour le créateur lui-même. Ce qui compte vraiment est la beauté que nous mettons dans notre vie‚ la manière dont nous accomplissons nos devoirs et notre responsabilité envers le créateur. Les choses matérielles de ce monde sont de peu d’importance pour les Hopis‚ comme tu t’en apercevras quand tu seras chez moi et que tu verras comment nous vivons notre histoire.</p>
<p align="justify">Quand tu seras parmi mon peuple‚ dans nos villages‚ tu commenceras à comprendre que ces vieilles femmes et ces vieux hommes‚ qui font l’histoire actuelle‚ n’oublieront jamais l’ancienne histoire qui est écrite dans leur cœur. Et comme l’histoire m’a été révélée‚ je vais essayer maintenant de la transmettre aussi fidèlement que possible.</p>
<h2><a name="2"></a><a href="#sommaire">LES TEMPS ANCIENS</a></h2>
<p align="justify">D’après nos traditions‚ nous avons vécu dans deux autres mondes avant de venir dans le troisième monde &#8211; puis‚ dans le quatrième‚ dans lequel nous sommes maintenant.</p>
<p align="justify">Dans le premier monde‚ la divinité Táiowa créa l’homme. Táiowa a créé toutes les choses dans cet univers. Il n’y a rien qu’il n’ait réalisé. L’endroit où il se trouve est appelé “la hauteur”‚ beaucoup de gens l’appellent “ciel”. Personne ne sait où cela se trouve‚ mais à partir de là‚ il dirige l’univers. Il a donné un cerveau à l’homme‚ il lui a donné le savoir‚ il lui a donné tout ce dont l’homme a besoin dans sa vie. Et il lui a donné la loi et les devoirs auxquels il doit obéir dans cet univers.</p>
<p align="justify">Le premier monde fut détruit par le feu‚ parce que les hommes sont devenus méchants. Mais notre peuple‚ ceux qui dans des temps plus récents sont devenus les Hopis‚ survécut à la destruction‚ parce que notre peuple fut choisi pour conserver la connaissance de ces faits à travers les temps‚ jusque dans le présent‚ et de la transmettre dans le futur.</p>
<p align="justify">Le deuxième monde fut détruit par la glace. Encore une fois‚ notre peuple survécut et arriva dans le troisième monde‚ le troisième continent. Tous ces événements et les événements ultérieurs sont encore vivants dans nos coutumes religieuses.</p>
<h2><a name="3"></a><a href="#sommaire">LE TROISIEME MONDE</a></h2>
<h3><a name="4"></a><a href="#sommaire">Kásskara</a></h3>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lemuria.jpg" alt="Mu (la Lémurie) selon Cortezz &amp; morgana" /></td>
<td width="10"></td>
</tr>
<tr>
<td width="300" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Mu (la Lémurie) selon Cortezz &amp; morgana</em></div>
</td>
<td width="10"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Le nom du troisième monde était Kásskara. Peu de gens‚ aujourd’hui‚ connaissent la signification de ce très vieux mot. Je l’ai apprise par Otto Péntewa qui s’en est souvenu‚ cela signifie “mère terre”. Nous l’appelons aussi “le pays du soleil” parce que nous aimons bien faire référence au soleil et à la terre qui nous gardent en vie.</p>
<p align="justify">Kásskara était un continent. Peut-être était-ce le même qui est appelé aujourd’hui Mu ou Lémurie. La plus grande partie du continent se situait au sud de l’Equateur‚ seulement une petite partie se trouvait au nord. C’était un pays très beau. Comparé à aujourd’hui‚ c’était presque un paradis. Nous devions travailler mais nous n’avions pas besoin de travailler dur. Depuis nos débuts dans le premier monde‚ nous avions suivi le plan de notre créateur et avions cultivé notre nourriture nous-mêmes. Dans ces temps‚ nous avions choisi le maïs comme nourriture principale‚ nous l’avons amené dans le deuxième monde et nous avons continué à en vivre dans le troisième monde. Quand tu vois notre maïs‚ pense au fait que les Hopis l’ont depuis des temps très très anciens‚ déjà depuis le premier monde.</p>
<p align="justify">La connaissance que nous cherchions et qui nous fut donnée concernait les plantes et les animaux. Nous voulions savoir pourquoi les feuilles étaient vertes et les fleurs multicolores. Nous pouvions communiquer avec les plantes et les animaux. Nous avions ce que vous appelez des connaissances scientifiques‚ mais nous ne les utilisions pas pour la fabrication d’objets dont on a besoin pour soumettre d’autres gens.</p>
<p align="justify">Les gens avaient de l’estime les uns pour les autres. Les clans avaient leurs propres chefs‚ mais ils avaient tous un grand chef spirituel. Dans la vie des Hopis‚ il y a toujours eu un clan qui a la suprématie pour un certain temps afin de veiller à ce que nous remplissions bien nos obligations et responsabilités‚ ainsi que notre bonne conduite dans la vie. Quand nous avons hérité de ce monde-là‚ c’était le clan de l’arc qui avait le pouvoir. Pour cette raison‚ le chef de tribu du clan de l’arc était le souverain de Kásskara.</p>
<p align="justify">Au début‚ tout allait bien à Kásskara. Beaucoup plus tard‚ les hommes commencèrent‚ petit à petit‚ à perdre l’estime les uns pour les autres ; d’abord quelques-uns‚ puis de plus en plus. Comme tu le vois‚ nous sommes exactement comme les autres hommes. Je peux comparer cela avec ce qui se passe aujourd’hui dans les organisations : les gens veulent avoir un certain rang‚ du pouvoir‚ ils veulent leur part. La même chose est arrivée à Kásskara. Ce fut surtout le cas pour le clan de l’arc‚ mais les chefs de haut rang de ce clan restèrent bons.</p>
<p align="justify"><strong>Avant de continuer l’histoire de Kásskara‚ je dois te dire que‚ naturellement‚ nous n’étions pas les seuls sur la terre. Dans d’autres pays‚ il y avait aussi des gens.</strong></p>
<h3><a name="5"></a><a href="#sommaire">Atlantis</a></h3>
<p align="justify">A l’est de chez nous se trouvait un continent que nous avons appelé Talawaitichqua‚ “le pays de l’est”. Dans la langue hopie‚ tichqua veut dire “terre”‚ la surface d’un continent‚ et la première partie du mot signifie “matin”‚ ou “lever du soleil”.</p>
<p align="justify">Entre ce continent et nous‚ il y avait une grande surface d’eau. Aujourd’hui‚ on appelle ce continent Atlantis et je continuerai à l’appeler ainsi car‚ pour toi‚ c’est un mot plus familier.</p>
<p align="justify">Au début du troisième monde‚ les gens d’Atlantis étaient aussi paisibles que nous. Nous avons‚ bien sûr‚ la même origine divine. Ils avaient les mêmes symboles que nous. Mais‚ avec le temps‚ ils changèrent. Ils commencèrent à explorer les secrets du créateur que l’homme ne doit pas connaître. Tu sais‚ il existe des secrets qui ne sont destinés qu’à la déité et‚ quand les hommes commencèrent à les étudier‚ ils enfreignirent cette loi. L’homme‚ en fait‚ a le même pouvoir que le créateur‚ mais le créateur garde des secrets que les hommes ne doivent pas chercher à comprendre. Cette affaire concernant les secrets est très très sérieuse. Parlons de notre temps à nous pour que tu comprennes ce que je veux dire et pour te permettre d’avoir une idée sur ce que les Hopis croient.</p>
<p align="justify">Vous avez développé beaucoup de choses‚ par exemple des avions. Quand mon oncle m’a amené à Oraibi voir la lithographie d’un avion à réaction‚ qui est naturellement beaucoup plus ancien que vos avions à réaction d’aujourd’hui‚ il m’a dit : “Ce sera très très bien de voler à nouveau à travers les airs‚ comme l’a fait notre peuple avant. Quand il y a quelque part‚ dans le monde‚ très loin‚ une catastrophe‚ on peut apporter du secours (nourriture‚ médicaments‚ outils). Mais on va également apporter la mort aux hommes à des centaines de miles de distance. Et c’est en cela que l’on désobéira à la loi divine.”</p>
<p align="justify">Comment pouvez-vous séparer ces deux choses si vous faites des recherches sur des secrets dont les hommes ne savent pas encore faire une bonne utilisation ? Pense à toi : supposons que tu aies fait une découverte scientifique dans le domaine des fusées et que quelqu’un fasse un mauvais usage de ta découverte. Toi‚ tu ne le ferais pas‚ mais c’est ta découverte. Sais-tu vraiment où commence et se termine ta responsabilité ?</p>
<p align="justify">Et maintenant‚ ils essaient de produire la vie artificiellement &#8211; et un jour également l’homme. Cela fait partie de ce que nous appelons des recherches sur le sang. Et il n’est pas bien de faire cela !</p>
<p align="justify">Naturellement‚ vous pouvez faire des recherches sur le fonctionnement de votre corps afin de savoir ce qui guérit et ce qui vous donne une longue vie. Le créateur veut que nous le fassions. Il veut que nous profitions de la vie et que nous ayons aussi peu de travail pénible que possible et que tout ce qui est bon‚ toute la joie‚ tout le bonheur de ce monde nous échoient. Mais ces autres choses‚ vous ne devez pas les faire‚ non !</p>
<p align="justify">Nous pouvons résumer tout cela en deux phrases. Le créateur divin nous a dit : “Si vous voulez être mes enfants‚ vous ne devez pas utiliser votre savoir pour soumettre‚ détruire‚ tuer ou faire une mauvaise utilisation de ce que je vous ai donné. Si vous ne respectez pas cette loi‚ vous n’êtes pas mes enfants.”</p>
<p align="justify">Vers la fin du troisième monde‚ il y avait une femme comme guide suprême d’Atlantis. Dans notre langue‚ nous pouvons l’appeler une Kickmongwuity‚ une prêtresse suprême ; à vos yeux‚ elle aurait été tout simplement une reine. Elle était très puissante et très belle. Elle a utilisé sa puissance et la beauté de son corps pour soumettre les chefs de son peuple. Elle reçut d’eux tellement de bijoux que nous l’avons appelée “la femme turquoise”. Parmi ces personnalités‚ se trouvaient des savants que l’on pourrait appeler des “leaders douteux”. Un homme savant n’est pas systématiquement un homme bon. Elle avait beaucoup de succès auprès de ces hommes et c’est ainsi qu’elle est devenue souveraine de tout le continent. Atlantis étendit son influence et soumit des peuples dans les pays qui se trouvaient plus loin à l’est‚ que nous appelons aujourd’hui Europe et Afrique. Bien qu’Atlantis fut un petit pays‚ il avait une très grande influence. Tu peux le comparer à l’Angleterre. C’est également un petit pays‚ mais quelle influence il avait !</p>
<p align="justify">Les Atlantes avaient également fait des recherches sur les secrets du créateur‚ qu’ils n’auraient pas dû connaître. Comme je te l’ai dit‚ ils en ont pris connaissance trop tôt. Spirituellement‚ ils n’étaient pas encore prêts‚ ils ont utilisé leur savoir pour soumettre d’autres peuples. Et en cela‚ ils ont enfreint l’ordre divin. Certains y ont même perdu leur vie. Ils ont également étudié d’autres planètes et ils s’y sont même rendus‚ mais comme c’étaient des planètes mortes‚ ils ne pouvaient y vivre. Ils devaient donc rester sur notre vieille terre. C’est alors qu’ils se sont retournés contre Kásskara. Ils savaient que‚ moralement et spirituellement‚ nous étions beaucoup plus forts‚ cela les a rendus envieux. C’est pourquoi la reine voulut également conquérir notre pays et soumettre notre peuple. Elle a menacé notre souverain de réunir tous ses vaisseaux spatiaux au-dessus de notre continent et de nous détruire de là-haut. Mais il refusa de céder. Il y eut un long temps de pourparlers que l’on peut aussi appeler conférences. Tous les grands hommes de cette époque tinrent des réunions.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right">
<tbody>
<tr>
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<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/moonlight.jpg" alt="Mu (la Lémurie) selon Loren adams (Moonlight Over Lemuria)" /></td>
</tr>
<tr>
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<td width="300" align="right" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Mu (la Lémurie) selon Loren adams (&laquo;&nbsp;Moonlight Over Lemuria&nbsp;&raquo;)</em></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Comme je te l’ai déjà dit‚ il y avait parmi nous des gens qui étaient devenus avides de rang et de pouvoir. Leur croyance religieuse devenait plus faible et les gens n’avaient plus beaucoup d’estime les uns pour les autres. Nous étions dans une situation que l’on peut très bien comparer à la situation actuelle.</p>
<p align="justify">Avec le temps‚ l’influence de cette femme conduisit à une scission de notre peuple. Elle commença à en amener de son côté. Il s’agissait d’hommes avides de pouvoir dont je t’ai parlé. Ils se détournèrent de nos lois et se dirent à eux-mêmes : “Si nous sommes du côté des Atlantes et acceptons leurs exigences‚ nous aurons peut-être plus tard une bonne part du pouvoir.”</p>
<p align="justify">Les méchants prirent le dessus. Ils avaient étudié de nombreux secrets du créateur que l’humanité ne doit pas connaître‚ mais nous‚ nous n’y avons pas pris part. Nous voulions être et rester le peuple pacifique qui était reconnu‚ à cette époque‚ comme tel. Je crois qu’en réalité ce fut le créateur qui utilisa son pouvoir pour nous détourner de ces choses.</p>
<p align="justify">Les chefs se réunirent de nombreuses fois. Mais le groupe de ceux qui avaient des connaissances scientifiques fut beaucoup plus fort et ils vinrent pour attaquer mon peuple avec le matériel de leurs pouvoirs et de leur invention.</p>
<p align="justify">Tout ce que je te raconte‚ ainsi que les événements ultérieurs‚ je les ai appris par ma grand-mère. Mais j’ai aussi discuté avec un homme qui est le dernier à connaître l’histoire du clan de l’arc. Je l’ai fait parce que‚ dans notre histoire‚ on dit que ceux du clan de l’arc avaient fait les pires choses. Il confirma ce qui s’était passé et dit : “Oui‚ nous l’avons fait.”</p>
<p align="justify">De très haut dans les airs‚ ils dirigèrent leur force magnétique sur nos villes. Mais ceux de notre peuple qui n’avaient pas quitté le chemin véritable de notre créateur furent rassemblés dans une certaine région afin d’être sauvés.</p>
<p align="justify">Hier‚ lors d’une réunion dans une kiva de Shongopovi‚ nous avons eu une longue discussion sur notre situation actuelle. Nous voyons en ce moment survenir les mêmes choses que celles qui se sont passées juste avant la destruction du troisième monde. La raison de nos soucis est que nous savons ce qui arrivera. Dans cette réunion‚ il fut clair que le problème crucial des Hopis est le problème de la terre et ce fut un problème semblable qui amenât les spationautes vers nous. Nous savons que nous avons atteint le point de non retour.</p>
<p align="justify">Nous avons également évoqué Kásskara‚ la reine d’Atlantis et comment fut détruit le troisième monde. J’ai pensé à ma grand-mère qui m’a dit qu’il arriverait la même chose que ce qui est survenu il y a très longtemps.</p>
<h2><a name="6"></a><a href="#sommaire">LA DESTRUCTION DU TROISIEME MONDE</a></h2>
<p align="justify">Notre peuple avait des connaissances comparables à celles d’Atlantis‚ mais il les a utilisées uniquement à des fins utiles et bonnes. Comme je te l’ai déjà dit‚ nous avons étudié les secrets de la nature‚ la puissance du créateur dans les choses vivantes.</p>
<p align="justify">Mon peuple ne se défendit pas quand il fut attaqué. Et il eut raison !</p>
<p align="justify">Si cela te semble étrange‚ regarde ce que les Hopis font aujourd’hui. Le gouvernement des Etats-Unis nous a donné une réserve. Te rends-tu compte ? Et puis ils sont venus pour en couper des morceaux. Notre pays‚ ils l’ont réduit de plus en plus. Mais nous ne nous sommes pas défendus par la force. Chaque fois que le gouvernement fait cela‚ nous disons : “ce n’est pas juste”‚ comme nous l’a demandé le créateur. Nous savons que nous ne serons pas détruits‚ ce sont eux qui le seront les premiers.</p>
<p align="justify">Mais même si nous ne nous sommes pas défendus activement‚ nous avions quand même notre bouclier de protection. Je ne sais pas t’expliquer scientifiquement ce qu’était ce bouclier et comment il fonctionnait. Mais ma grand-mère me l’a expliqué de la façon suivante : s’il y a de la foudre‚ celle-ci peut atteindre le bouclier mais là elle explose. Elle ne traverse pas le bouclier. Je me rappelle bien comment ma grand-mère m’a montré la façon dont le bouclier agit. Un jour‚ j’étais encore enfant‚ elle prit une cuvette‚ la retourna et dit : “maintenant‚ tu es sous la cuvette‚ si quelque chose tombe dessus‚ cela ne te fera pas mal.” Peut-être devrais-je te dire ici que toutes les histoires qu’elle me racontait‚ il me fallait toutes les répéter. Quand je me trompais‚ elle m’interrompait et je devais recommencer. C’est pourquoi je connais par cœur tout ce que ma grand-mère m’a raconté.</p>
<p align="justify">C’est ainsi que toutes les bombes‚ ou quoi que cela ait pu être‚ ont explosé loin au-dessus et le bouclier protégea tous les gens qui devaient être sauvés et qui avaient été rassemblés dans une certaine région. Nous seuls avons été sauvés. Des villes furent attaquées et beaucoup de gens périrent.</p>
<p align="justify">Et puis &#8211; comme disait ma grand-mère &#8211; quelqu’un a appuyé sur le mauvais bouton et les deux continents ont sombré. Ce ne fut pas le déluge universel. La terre entière ne fut pas détruite et tous les hommes ne furent pas tués. Atlantis s’enfonça très vite dans l’océan‚ mais notre troisième monde‚ Kásskara‚ s’enfonça très lentement.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/augmented.jpg" alt="Le déluge selon Loren Adams (The Augmented Sea)" width="395" height="249" /> <br />
 <em>Le déluge selon Loren Adams (&laquo;&nbsp;The Augmented Sea&nbsp;&raquo;)</em></p>
<p align="justify">Laisse-moi t’expliquer pourquoi cela s’est passé ainsi : Supposons que je veux tuer quelqu’un et que j’ai un complice. Nous sommes d’accord pour le faire. Même si c’est moi qui tue‚ lui‚ le complice‚ le fait en pensée. Mais il n’est pas autant coupable que moi. Il aura une nouvelle chance par la réincarnation‚ mais pas moi. C’est la raison de la destruction rapide d’Atlantis : ce sont eux qui ont attaqué. Nous‚ ou quelques-uns des nôtres‚ étions seulement des collaborateurs lors de l’attaque de Kásskara par Atlantis.</p>
<p align="justify">C’est pourquoi la faute de notre côté fut mineure et notre groupe eut une nouvelle chance. Si nous avions été aussi fautifs que les Atlantes‚ nous aurions été détruits aussi rapidement.</p>
<p align="justify">La puissance qui se trouve hors de toute capacité humaine ne voulut pas permettre que le peuple de la paix soit anéanti complètement. Ces gens étaient des réincarnations d’hommes qui avaient vécu dans le deuxième monde‚ Topka‚ et qui avaient suivi les lois du créateur. C’était sa volonté de donner à ceux qui devaient être sauvés les moyens d’y parvenir.</p>
<p align="justify">Je sais que beaucoup de gens auront une opinion différente‚ mais nous sommes le peuple élu. Nous avons été sauvés et nous sommes venus ici parce que‚ depuis le premier monde‚ nous avons toujours obéi à la loi !</p>
<p align="justify">Nous allons voir maintenant ce qui se passa ensuite et quel rôle jouèrent les Kachinas qui nous ont amenés sur ce continent‚ dans le quatrième monde.</p>
<p align="justify">Mais d’abord‚ je dois te parler des Kachinas eux-mêmes.</p>
<h3><a name="7"></a><a href="#sommaire">Les Kachinas</a></h3>
<p align="justify">Dans le troisième monde‚ et déjà depuis le premier monde‚ nous étions en relation avec les Kachinas. Kachine signifie “initié estimé de haut rang”. Dans les premiers temps‚ ils s’appelaient Kyápchina‚ mais comme notre langage a évolué avec le temps‚ nous disons maintenant Kachinas. En fait‚ Kyápchina désigne une seule personne. Quand on veut parler de plusieurs Kachinas‚ on dit Kyákyapichina‚ c’est le pluriel. Le mot Chinakane signifie “pousse”‚ la pousse d’une plante‚ mais ici il désigne la croissance spirituelle que les Kachinas nous donnent.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="202"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/kachina.jpg" alt="Représentation d’un Kachina" /></td>
<td width="10"></td>
</tr>
<tr>
<td width="202" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Représentation d’un Kachina</em></div>
</td>
<td width="10"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Les Kachinas peuvent être visibles‚ mais parfois ils sont également invisibles. Ils viennent de l’espace. Ils ne viennent pas de notre système solaire‚ mais de planètes très éloignées. Il faudrait à nos astronautes plusieurs générations pour y parvenir. Le nom Hopi pour ces planètes est Tóónátakha‚ cela signifie qu’elles sont proches les unes des autres‚ pas dans le sens matériel mais dans le sens spirituel‚ parce que tous leurs habitants ont la même responsabilité‚ ils travaillent tous étroitement ensemble. C’est pourquoi nous pouvons traduire le mot par “Confédération des planètes”. Comme nous savons qu’il s’agit de douze planètes‚ nous pourrions dire également “Confédération des douze planètes”.</p>
<p align="justify">Les Kachinas peuvent se déplacer très rapidement et‚ pendant que je prononce cette phrase‚ ils peuvent parcourir de longues distances. Ils n’ont besoin que de quelques secondes ; leurs vaisseaux volent grâce à une force magnétique‚ même quand ils font le tour de la terre.</p>
<p align="justify">Les rangs des Kachinas dépendent de leurs capacités. Ils s’appellent tous Kachinas‚ mais certains sont appelés également “Wu’yas”. Dans votre langue‚ “Wu’ya” signifie “divinité”‚ mais cela n’est pas tout à fait exact car Wu’ya désigne quelqu’un qui possède une grande sagesse‚ un homme ou une femme vieux et sages. Si tu voulais comparer les Kachinas et les Wu’yas avec vos personnages chrétiens‚ vous diriez “anges” pour les Kachinas et “archanges” pour les Wu’yas. Ce sont tous des anges‚ mais les plus élevés de rang vous les appelleriez archanges. Les divinités se situent au-dessus des Kachinas et au-dessus de tous se trouve le créateur. Seuls les Kachinas sont en relation avec les êtres humains‚ pas les divinités. Ce sont elles qui donnent les instructions aux Kachinas.</p>
<p align="justify">Pour les enfants‚ on les appelle tous des Kachinas. On fait cela pour familiariser l’enfant avec les “initiés”. Il serait trop difficile de leur expliquer la différence. C’est ici que les poupées Kachinas jouent un rôle‚ car elles habituent l’enfant à l’apparence physique pour que l’enfant n’ait pas peur en voyant les danseurs.</p>
<p align="justify">Même les étrangers qui viennent acheter ces poupées les appellent des Kachinas car‚ n’y connaissant rien‚ ils ne font pas la différence. Nous faisons de même avec les montagnes de San Francisco. On peut les voir‚ elles sont hautes et un enfant comprend lorsqu’on lui dit que c’est là que se rendent les Kachinas quand ils nous quittent. Pense à ce que vous dites à vos enfants au sujet du Père Noël et de l’enfant Jésus.</p>
<p align="justify">Mais quand l’enfant est accueilli parmi les adultes‚ on lui explique la différence. Pour les adultes‚ les Kachinas viennent d’une planète très éloignée‚ et quand ils nous quittent ils y retournent. Les hommes qui exécutent les danses représentent des êtres savants de différents rangs qui sont venus chez nous il y a longtemps.</p>
<p align="justify">Il y a trois sortes de Kachinas. Les premiers s’occupent de la continuité de la vie (survivance). Dans nos danses‚ ils apparaissent au milieu de l’hiver quand‚ dans la nature‚ toute vie dort. Ils nous offrent la certitude que la vie reviendra et continuera. Et comme la réincarnation fait partie de la continuité de la vie‚ cela signifie que nous naîtrons à nouveau et que nous aurons la possibilité de nous améliorer.</p>
<p align="justify">Le deuxième groupe est constitué par les enseignants. Nous apprenons d’eux qui nous sommes et où nous sommes‚ quelles sont les influences que nous pouvons subir et ce que nous devons faire.</p>
<p align="justify">Le troisième groupe représente les gardiens de la loi. On peut aussi les appeler “ceux qui nous avertissent‚ nous mettent en garde”‚ car ils nous parlent pendant longtemps‚ mais un jour viendra où il ne nous avertiront plus‚ mais au contraire ils nous puniront pour tout le mal que nous aurons fait.</p>
<p align="justify">Des enfants sont nés à la suite d’une relation mystique entre nos femmes et les Kachinas. Je te raconterai plus tard des légendes qui relatent ce fait. Nos gens pouvaient toucher les Kachinas‚ il y avait donc une proximité physique entre les Kachinas et les êtres humains. Mais‚ même si cela semble étrange‚ il n’y a jamais eu de rapports sexuels. Les enfants ont été conçus de façon mystique. De tels enfants‚ quand ils grandissaient‚ avaient une grande connaissance et une grande sagesse‚ et même parfois des pouvoirs surnaturels qu’ils avaient reçus par leur père spirituel. C’étaient toujours des hommes magnifiques‚ puissants‚ qui étaient toujours prêts à aider et jamais à détruire.</p>
<p align="justify">Les Kachinas sont des êtres corporels‚ c’est pourquoi ils ont besoin de vaisseaux pour les voyages dans nos airs et pour retourner sur leurs planètes. Les vaisseaux spatiaux ont différentes tailles et noms. L’un d’eux est Patoowa‚ “l’objet qui peut voler au-dessus de l’eau”. Pahu veut dire eau dans notre langue‚ et Toowata est un objet avec une surface courbe. En raison de cette forme‚ nous l’appelons aussi “bouclier volant”.</p>
<p align="justify">Je vais te raconter à quoi il ressemble. Si on coupe une calebasse en deux‚ on obtient une forme qui a l’aspect d’une coupe ou soucoupe ; si on assemble deux de ces parties‚ on obtient la forme du vaisseau que l’on utilisa jadis pour se rendre sur ces planètes. Quand on est assis à l’intérieur‚ on peut se déplacer dans toutes les directions et on ne tombe pas‚ quelle que soit la vitesse. Comme il a cette forme‚ nous l’appelons Inioma.</p>
<p align="justify">Chez les Hopis‚ on sait que quelques-uns des nôtres ont volé dans ces vaisseaux et que ces vaisseaux ont également été utilisés dans d’autres pays‚ car les Atlantes sont venus chez nous dans ces vaisseaux.</p>
<p align="justify">Près d’Oraibi se trouve un dessin rupestre représentant une femme dans un bouclier volant. La flèche est un signe de grande vitesse. La femme porte les cheveux d’une femme mariée.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vaisseau2.jpg" alt="Dessin rupestre représentant une femme dans un bouclier volant près d’Oraibi" width="300" height="142" /> <br />
 <em>Dessin rupestre représentant une femme<br />
 dans un bouclier volant‚ près d’Oraibi</em></p>
<p align="justify">Les deux moitiés sont tenues ensemble par une “bride”. Celui qui conduit le vaisseau doit actionner cette “bride”. Quand il la tourne à droite‚ le vaisseau monte‚ quand il la tourne à gauche‚ il descend. Le vaisseau n’a pas de moteur comme les avions et n’a pas besoin de carburant. Il vole dans un champ magnétique. On doit seulement connaître la bonne hauteur. Si l’on veut se diriger vers l’est‚ on choisit une certaine hauteur‚ si l’on veut aller vers le nord‚ on choisit une autre hauteur‚ etc. Il suffit de monter à la hauteur correspondant à la direction choisie et le vaisseau vole dans le courant désiré. De cette manière‚ on peut atteindre n’importe quel endroit à l’intérieur de notre atmosphère‚ mais on peut également quitter la terre.</p>
<p align="justify">C’est très simple !</p>
<h3><a name="8"></a><a href="#sommaire">La migration dans le quatrième monde</a></h3>
<p align="justify">Maintenant‚ nous allons continuer à parler des événements historiques.</p>
<p align="justify">Longtemps avant que notre continent et Atlantis soient engloutis‚ les Kachinas remarquèrent qu’il y avait‚ à l’est de chez nous‚ un continent qui sortait de l’eau. D’ailleurs‚ selon nos traditions‚ le monde a changé plusieurs fois. Ce qui était en train de sortir de l’eau était‚ en fait‚ le même pays que celui dans lequel nous avions vécu dans notre deuxième monde‚ Topka. Mais maintenant‚ nous l’appelons le quatrième monde‚ car son apparence est différente.</p>
<p align="justify">On dit aussi que la terre a basculé plusieurs fois‚ je veux dire que le pôle nord était à l’endroit où le pôle sud se trouve actuellement et vice versa. Aujourd’hui‚ les pôles sont inversés et le véritable pôle nord se trouve au sud et le véritable pôle sud au nord. Mais‚ dans le cinquième monde‚ cela changera à nouveau‚ et les pôles seront à leur vraie place. A chaque fois‚ la terre a basculé complètement du nord au sud et pas seulement de la moitié‚ sinon il y aurait eut beaucoup trop de dommages et ce n’était pas l’intention du créateur. Durant Topka‚ le deuxième monde‚ la terre a basculé seulement de moitié et tout a gelé.</p>
<p align="justify">Les Kachinas ont donc fait des recherches et observé cette nouvelle terre et‚ quand elle fut au-dessus de l’eau‚ ils commencèrent leurs préparatifs. La grande migration pouvait commencer.</p>
<p align="justify">Cette nouvelle terre devait devenir notre nouvelle patrie‚ que nous appelons Toowakachi‚ le quatrième monde. Nous avons aussi un autre nom‚ Sistaloakha‚ un mot pour désigner tout ce qui est créé rapidement et qui apparaît dans une forme parfaite.</p>
<p align="justify">Le créateur avait donc décidé de nous sauver‚ et les Kachinas nous aidèrent pour atteindre ce nouveau continent. Notre peuple arriva du troisième au quatrième monde de trois façons différentes. Les premiers arrivèrent dans des boucliers volants (c’est ainsi que nous les appelons chez nous). Ils étaient destinés aux gens importants‚ de haut rang. Ils étaient prioritaires parce qu’ils devaient fonder la nouvelle colonie et s’occuper de tous les préparatifs. Comme ils sont arrivés les premiers‚ tous les considéraient comme des gens estimés. Les Kachinas‚ en tant que spationautes‚ savaient où se trouvait la nouvelle terre et ils les y ont amenés. Les Kachinas pouvaient le faire car ils possédaient des boucliers volants ; notre peuple non‚ nous ne savions pas les construire. Mais tu te rappelles que les gens d’Atlantis avaient également des boucliers volants. Ils ne les avaient pas reçus des Kachinas qui les avaient quittés‚ mais ils les avaient construits eux-mêmes avec leur force malveillante ; mais ça‚ je te l’ai déjà raconté.</p>
<p align="justify">Longtemps avant que le continent du troisième monde‚ Kásskara‚ soit englouti‚ les premiers clans arrivèrent ici. Parmi les clans qui sont arrivés par les boucliers volants‚ se trouvaient le clan du feu‚ le clan du serpent‚ le clan de l’araignée‚ le clan de l’arc‚ le clan du lézard‚ le clan de l’aigle et le clan de l’eau. En fait‚ il y avait encore plus de clans‚ mais je t’indique ici les principaux. Sur la liste complète‚ le clan de l’arc est indiqué bien plus bas‚ contrairement à ce qui apparaît ici‚ car ce clan a mal agi dans le troisième monde. Mais les gens du clan de l’arc étaient encore importants. Même si beaucoup avaient participé à la destruction du troisième monde‚ ils n’avaient pas tous quitté le chemin du créateur. C’est pourquoi ils ont été sauvés.</p>
<p align="justify">Il y avait aussi une sorte de gens (le deuxième groupe) qu’il fallut transporter ici et on l’a fait à l’aide de grands oiseaux. La fête du mois de mars‚ Powamu‚ nous rappelle ces événements. J’ai participé moi-même à cette cérémonie‚ à Oraibi‚ quand je fus enfin admis dans la société Powamu. Avant la cérémonie‚ le chef de tribu chanta un chant qui évoquait le troisième monde que nous avions quitté et qui parlait de la méchante reine qui avait conquis la plus grande partie du monde et dont l’influence fut si néfaste.</p>
<p align="justify">C’est donc avec des oiseaux que sont venus des gens qui se trouvaient dans une phase intermédiaire vers les marches plus élevées d’une connaissance spirituelle.</p>
<p align="justify">Pendant ce temps‚ les gens avaient très peur‚ car le vieux continent s’enfonçait de plus en plus. Ils avaient peur et pourtant ils savaient qu’ils devaient être sauvés. Une ville après l’autre fut détruite. L’eau n’arrêtait pas de monter et couvrait une grande partie du continent.</p>
<p align="justify">Dans le troisième groupe se trouvaient ceux qui étaient encore au début de leur quête vers une force spirituelle. Mon clan‚ le clan des coyotes‚ en faisait partie. Je le sais de ma mère qui faisait partie de ce clan‚ ainsi que ses parents à elle. Ils avaient une connaissance précise de ces événements car ils les gardaient en mémoire afin de transmettre ce savoir comme héritage à ce continent‚ le quatrième monde.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="400"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/mu.jpg" alt="Les différentes directions que prirent les rescapés du continent de Kásskara (Mu) et de l’île de Talawaitichqua (Atlantis) lors de la grande destruction il y 80.000 ans." /></td>
</tr>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="400" align="right" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Les différentes directions que prirent les rescapés du continent de Kásskara (Mu) et de l’île de Talawaitichqua (Atlantis) lors de la grande destruction il y 80.000 ans.</em></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Ces gens devaient donc venir par le troisième moyen‚ c’est-à-dire par bateaux. Ils durent lutter durement pendant longtemps. Alors que beaucoup de monde put venir par les airs‚ on dit aujourd’hui que tout le monde dut lutter pour pouvoir venir sur ce continent. On agit de cette façon pour ne pas oublier ces événements‚ car tout ce que l’on a du mal à obtenir‚ on l’estime davantage et on le garde en mémoire.</p>
<p align="justify">Ces gens qui étaient transportés par bateaux faisaient partie des clans inférieurs qui possédaient peu de pouvoir. C’est pour cette raison qu’ils avaient subi l’influence du clan de l’arc‚ avec son plan destructeur. Ils y participèrent mais ne firent rien de leur propre gré‚ c’est pourquoi on leur offrit d’échapper à la destruction. Dans le cas contraire‚ ils auraient été détruits comme les autres.</p>
<p align="justify">Pendant tout le temps où ce groupe fut en route sur les bateaux‚ ils reçurent la protection des Kachinas. Chaque clan avait un Kachina dont la tâche était de l’accompagner et de l’amener sur le continent. C’est ainsi que ce groupe fut conduit‚ en sécurité‚ sur ce continent. Les Kachinas savaient se faire comprendre mais les êtres humains n’avaient pas le privilège de pouvoir parler avec eux. Les Kachinas leur donnaient des conseils et leur indiquaient dans quelle direction ils devaient se diriger vers des îles où ils pouvaient se reposer.</p>
<p align="justify">Et enfin‚ ils arrivèrent dans le quatrième monde !</p>
<p align="justify">Il existe une cérémonie qui rappelle ce voyage en bateaux et qui est célébrée par le clan de la flûte. Ainsi‚ nous nous rappelons chaque détail et chaque étape de ce voyage. Ce même événement nous est rappelé également par les sept statues de l’île de Pâques. Il y a sept statues pour figurer les sept mondes que nous devons traverser. L’île de Pâques est la seule île sur notre chemin qui n’a pas sombré complètement dans l’océan après notre passage.</p>
<p align="justify">Par ces trois moyens‚ les gens furent emmenés sur le continent sud-américain afin de s’y établir. A ce moment-là‚ la partie la plus haute était déjà au-dessus de l’eau.</p>
<p align="justify">Mais tu dois savoir que tous ceux qui ont survécu à Kásskara n’ont pas tous pu venir ici. Nous‚ le clan des coyotes‚ étions les derniers à venir ici. Ceux qui sont partis après nous furent emmenés par des courants vers d’autres pays‚ parce qu’ils n’avaient pas été choisis pour venir ici. Certains arrivèrent à Hawaï‚ une partie du troisième monde qui n’a pas été engloutie‚ d’autres arrivèrent sur des îles du Pacifique sud et d’autres sur une île qui fait partie‚ aujourd’hui‚ du Japon‚ comme je l’ai appris il y a quelques années. Un jeune homme venu de cette île m’a rendu visite. Il avait lu “Le livre des Hopis”. Il est venu me dire que sa grand-mère lui avait raconté exactement les mêmes histoires concernant l’ancien monde. Il y a donc un certain nombre de gens qui n’ont pas pu venir ici‚ alors qu’ils ont la même origine et viennent du même continent‚ Kásskara. C’est pourquoi‚ sur les îles Hawaï‚ les initiés s’appellent Kahuna qui était le même nom que Kachina.</p>
<h3><a name="9"></a><a href="#sommaire">Le destin des Atlantes</a></h3>
<p align="justify">Tous les habitants d’Atlantis ne périrent pas quand leur continent fut englouti. Ceux qui ne voulurent pas participer à l’attaque de Kásskara par leur reine furent sauvés. Naturellement‚ ils voulurent‚ eux aussi‚ venir sur notre nouveau continent‚ mais le créateur nous avait promis que nous aurions la nouvelle terre pour nous seuls‚ pendant très longtemps. Bien qu’il n’y eut encore aucun Hopi sur ce nouveau continent‚ les Atlantes ne pouvaient pas venir ici‚ en Amérique du Sud. Le créateur ne voulait pas les avoir ici. Il envoya des Kachinas pour les empêcher de se diriger vers l’Ouest‚ car même si les survivants n’avaient pas suivi leurs chefs‚ ils restaient quand même des Atlantes.</p>
<p align="justify">Dans des temps anciens‚ quand fut créé le troisième monde‚ les Atlantes avaient des Kachinas comme nous. Mais les Kachinas partirent quand les Atlantes commirent des péchés. Alors‚ il ne restât aux Atlantes que le chemin vers l’Est‚ dans des régions que l’on appelle aujourd’hui l’Europe et l’Afrique. Mais on leur avait ôté leurs pouvoirs. Ils étaient cloués au sol‚ ils ne pouvaient plus voler. Ils ne pouvaient survivre que s’ils partaient par petits groupes et chaque groupe n’emportait qu’une petite partie du savoir global qu’ils possédaient auparavant.</p>
<p align="justify">C’est la raison pour laquelle les hommes‚ là-bas‚ n’ont aucun souvenir de leur histoire qui fut comparable à la nôtre. Quand ils détruisirent le troisième monde‚ le créateur les mit à un niveau culturel très bas. Mais après leur punition‚ qui dura des centaines d’années‚ ils recommencèrent à se développer. Pense à la culture des Egyptiens. Pour nous‚ les Hopis‚ ce temps n’est pas loin.</p>
<p align="justify">Tout ceci fait également partie de la tradition des Hopis.</p>
<h2><a name="10"></a><a href="#sommaire">TOOWAKACHI‚ LE QUATRIEME MONDE</a></h2>
<h3><a name="11"></a><a href="#sommaire">Táotoóma‚ la terre</a></h3>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/tiahuanaco.jpg" alt="La Porte du Soleil à Tiahuanaco" /></td>
<td width="10"></td>
</tr>
<tr>
<td width="300" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>La Porte du Soleil à Tiahuanaco</em></div>
</td>
<td width="10"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Ceci est maintenant notre nouveau continent‚ Tóówákachi‚ le quatrième monde. Le mot signifie “le beau pays pour tous les hommes”. Nous savons que nous sommes les premiers hommes à être venus ici et que le créateur nous a promis que nous y serions seuls‚ entre nous‚ pendant longtemps. Avec ce quatrième monde‚ nous sommes au milieu de la durée de la terre et de l’humanité. Nous sommes dans le quatrième d’un total de sept mondes que nous devons traverser. Trois sont derrière nous‚ trois sont devant nous. Ce fait est exprimé dans nos rites impénétrables ainsi que dans les ruines qui furent trouvées au Mexique et en Amérique du Sud. En ce qui concerne le temps‚ nous avons déjà dépassé le milieu des sept mondes‚ car la durée de chaque monde à venir est plus courte.</p>
<p align="justify">La partie du quatrième monde qui est sortie la première de l’eau s’appelle Táotoóma. C’est une abréviation‚ nous les utilisons souvent. Dans votre langue‚ ce nom signifie “l’endroit qui fut touché par le bras du soleil”. Nous‚ les Hopis‚ disons que c’est la première partie vue par les aigles qui furent envoyés par les Kachinas. Les aigles volent très haut et ils ont vu le nouveau pays sortant de l’eau‚ c’est pourquoi nous avons de l’estime pour les aigles. Ainsi‚ nous étions dans le nouveau pays et le dernier groupe arriva enfin par bateau. Avec leur arrivée‚ la migration se terminait.</p>
<p align="justify">Quand nous fûmes debout sur la côte de ce continent‚ nous regardâmes en arrière et nous vîmes les îles qui sombraient. Les Kachinas nous donnèrent le troisième œil et nous vîmes tout : la disparition de notre terre mère et des îles.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/terremre.jpg" alt="Les deux symboles de la Terre-Mère des Hopis." width="300" height="131" /> <br />
 <em>Les deux symboles de la Terre-Mère des Hopis.</em></p>
<p align="justify">Je dois t’expliquer encore quelque chose. Tous les gens qui sont venus dans le quatrième monde et qui ont vécu à Táotoóma‚ n’étaient pas tous des Hopis. Nous devrions plutôt dire que nos ancêtres se trouvaient parmi ces gens‚ seulement ceux qui sont arrivés à Oraibi et qui y furent accueillis définitivement s’appellent des Hopis.</p>
<p align="justify">Un temps assez long s’est déroulé entre l’arrivée des premiers‚ sur les boucliers volants‚ et des derniers‚ en bateaux. On dit qu’il fallut 3.000 ans pour que nous soyons tous rassemblés. Tout cela s’est passé il y a très longtemps‚ car l’arrivée de ceux qui étaient sur les boucliers volants eut lieu il y a 80.000 ans. Nous avons une façon très simple de parler des grandes périodes de temps : un Soomody signifie 1.000 ans‚ Soo veut dire étoile et tu sais combien il y a d’étoiles ! 4.000 ans ne sont donc que quatre Soomody et il y a 80 Soomody depuis que la migration a commencé.</p>
<p align="justify">Ceux qui sont arrivés ici ne purent s’installer que dans cette région qui n’était pas très grande. Dans cette région‚ nous devions tous vivre ensemble. Cela montre pourquoi mon peuple est certain que nous étions les premiers‚ les seuls sur ce continent. Il y a des tribus en Amérique qui sont venues beaucoup plus tard‚ parce que la glace avait fondu dans le nord‚ je t’en parlerai plus tard.</p>
<p align="justify">Longtemps avant que tout ceci ne se passât‚ le créateur nous avait montré les planètes. Il nous fit cette offre formidable après nous avoir créés en tant que créatures vivantes. Mais nous avons failli‚ nous n’avons pas suivi les instructions qu’il nous avait données‚ nous n’avons pas respecté sa loi. C’est pourquoi nous eûmes d’abord cette petite partie de terre afin d’apprendre à dominer nos sentiments et à vivre ensemble.</p>
<h3><a name="12"></a><a href="#sommaire">La ville Táotoóma</a></h3>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/wk192.jpg" alt="Ruines à Tiahuanaco." /></td>
</tr>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="300" align="right" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Ruines à Tiahuanaco</em></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Quand les premiers hommes arrivèrent sur le nouveau continent‚ ils se trouvèrent immédiatement à l’endroit où ils durent construire leur première ville.</p>
<p align="justify">La première ville‚ Táotoóma‚ ne fut pas construite en haut de la montagne‚ mais plus bas. Aujourd’hui‚ on ne voit plus cette ville car elle est couverte de terre et d’eau. Je te raconterai la raison plus tard. La ville était plus grande que toutes celles que nous avions eues à Kásskara. Elle avait presque la dimension de la ville de Los Angeles aujourd’hui. Tu connais bien les ruines de Tiahuanaco. Tiahuanaco était une partie de la ville de Táotoóma. Mais Táotoóma n’était pas assez grande pour tous les gens qui devaient encore venir. Et comme tu peux l’imaginer‚ le pays n’était pas encore cultivable puisqu’il venait de sortir de l’eau. Mais les Kachinas avaient demandé que tout soit prêt pour nous‚ et comme les Kachinas étaient encore avec nous‚ ils nous montrèrent comment cultiver la terre le matin et rentrer la récolte le soir. Ce fut très important pour nous‚ pendant de longues années‚ jusqu’à ce que l’eau diminue.</p>
<p align="justify">Petit à petit‚ la terre devint de plus en plus grande. Notre peuple commença à aller vers le Nord‚ le Sud‚ l’Est et l’Ouest. Nous pouvions commencer à explorer le nouveau continent et pour cela nous utilisions les boucliers volants. Quelques-uns de chez nous avaient atteint un rang assez élevé pour avoir le droit d’accompagner les Kachinas lors de leurs explorations pour voir comment les nouvelles colonies étaient fondées. Et petit à petit‚ il y eut à nouveau des gens qui eurent leurs propres idées sur la façon de suivre les lois du créateur divin. Ils quittèrent le droit chemin. Parmi eux‚ il y avait des gens de haut rang qui voulaient avoir des positions importantes. Ils commencèrent les premiers à faire un mauvais usage des Tawúya‚ personne n’avait jamais fait cela auparavant. Les Kachinas essayèrent de les empêcher de s’envoler dans l’univers. Nous ne devions pas nous y rendre tant que nous n’avions pas rempli toutes nos obligations dans ce monde. Mais ces gens croyaient être déjà prêts. Le créateur fut au courant de ce qui se passait et‚ peu de temps après‚ il vint en personne et dit : “Dès la première occasion dans ce nouveau pays‚ vous faillissez. Je dois vous punir.” Et il prit la ville‚ l’éleva dans le ciel‚ la renversa (la tête en bas) et l’enfonça dans le sol. Dans tous les bâtiments alentour on ressentit l’énorme souffle d’air‚ le sol trembla‚ c’était comme un tremblement de terre. Ce fut une déception pour notre créateur que nous ayons désobéi à la première occasion. Après cela‚ notre peuple décida de partir dans différentes directions. C’est ainsi que se passa la première dispersion de notre peuple sur ce continent.</p>
<h3><a name="13"></a><a href="#sommaire">Nouvelles migrations</a></h3>
<p align="justify">Tout cela s’est déroulé au cours des 4.000 ans après que notre peuple fut réuni sur le nouveau continent. Tout le continent était maintenant sorti de l’eau et avait l’aspect de celui d’aujourd’hui. La terre pouvait être cultivée. Progressivement‚ notre peuple quitta les ruines de Táotoóma‚ la première ville construite dans le quatrième monde.</p>
<p align="justify">Ce sont surtout ceux qui restèrent fidèles au créateur qui partirent. Ils voulaient se séparer des autres afin de préserver leur vraie croyance et remplir les tâches qu’ils devaient accomplir. C’est pour cela que‚ dans toute l’Amérique du Sud‚ on fonda de nouvelles colonies. Ils ne partirent pas tous en même temps mais progressivement durant un temps assez long. Cette fois encore‚ chaque groupe eut un Kachina pour le guider. Les groupes‚ que nous appelons clans‚ durent se séparer afin de pouvoir survivre‚ mais également pour suivre l’enseignement du créateur‚ cela faisant partie de son plan divin. Durant ces migrations‚ les Kachinas purent communiquer entre eux et ils nous aidèrent de la même façon qu’auparavant. Ils nous apprirent comment semer et récolter le même jour sans attendre pendant des mois que les fruits mûrissent.</p>
<p align="justify">Quand nous nous fûmes éloignés des ruines de la ville détruite‚ certains Kachinas furent destinés à des garçons et des filles qui n’étaient pas encore nés. Ces enfants étaient choisis pour transmettre la mémoire véritable des événements du passé. Cela arriva bien souvent dans notre histoire. L’enfant reçoit le savoir lorsqu’il est encore dans le ventre de sa mère. Parfois‚ c’est la mère qui le reçoit pour que toutes ses pensées puissent pénétrer l’enfant avant la naissance. Pour cette raison‚ l’enfant n’a plus besoin d’apprendre plus tard‚ il faut seulement lui rappeler ce savoir qu’il reçut avant sa naissance. Tout ce que je te raconte ici ne s’est pas déroulé comme cela en peu de temps. Plusieurs centaines d’années s’écoulèrent depuis le début de la migration. Mais les enseignements des Kachinas permirent de garder nos traditions en mémoire. Souvent‚ à la vitesse de l’éclair‚ les Kachinas se rendaient chez le créateur afin de l’informer de nos progrès sur la terre. Et‚ comme je l’ai déjà dit‚ certains de nous avaient acquis un haut rang et étaient devenus très proches des Kachinas‚ alors ces derniers leur permettaient de les accompagner durant leurs vols.</p>
<h3><a name="14"></a><a href="#sommaire">Les migrations du clan de l’ours</a></h3>
<p align="justify">Comme les clans se dirigeaient dans différentes directions‚ je vais te raconter maintenant l’histoire d’un seul clan‚ c’est-à-dire le clan de l’ours‚ dont faisaient partie mes pères. Je le choisit également parce qu’il fut sélectionné pour tenir un rôle de guide et de dirigeant dans le quatrième monde.</p>
<p align="justify">J’ai tout appris de mon père et de mon frère qui étaient parfaitement au courant de l’histoire des clans et de leurs migrations jusqu’à notre hémisphère‚ parce que nos ancêtres étaient les chefs des Hopis et des clans de l’ours depuis l’arrivée dans le quatrième monde.</p>
<p align="justify">Mais avant‚ je veux t’apprendre quelque chose que m’a raconté ma mère. Quand nous avons quitté la grande ville détruite‚ les Kachinas ont effacé la mémoire de tous ceux qui sont restés‚ ainsi que des générations futures. Donc‚ tous ceux qui‚ plus tard‚ vécurent aux environs des ruines‚ n’eurent pas la moindre idée de ce qui s’était passé avant. De ceux qui sont partis‚ seuls les Hopis connaissaient la vérité.</p>
<p align="justify">Dans le troisième monde‚ le clan de l’ours était l’un des clans les moins importants. Il n’avait pas participé à la destruction du monde précédent. C’est justement parce qu’il n’avait pas de passé chargé (par des fautes commises) qu’il fut choisi pour être le clan dominant à l’arrivée dans le quatrième monde. Le clan de l’ours a donc toujours un rang plus élevé que le clan du feu qui détruisit le premier monde‚ ou que le clan de l’araignée et le clan de l’arc qui détruisirent le deuxième et le troisième monde.</p>
<p align="justify">En raison de leur position de chef du clan de l’ours parmi les Hopis‚ un Kachina du plus haut rang fut désigné pour les gens de ce clan. En réalité‚ ce n’était pas un Kachina mais une déité. Il s’appelait Eototo et devait les accompagner où qu’ils aillent. Quand‚ sous la direction de Eototo‚ ils se dirigèrent d’Amérique du Sud vers le nord‚ ils connurent une période très difficile. La région qu’ils devaient traverser était terriblement chaude. Ils mirent beaucoup de temps pour traverser les forêts et pour s’habituer au climat ; beaucoup d’enfants moururent à la naissance en raison de la chaleur. Les temps furent difficiles. Ils voulaient chercher des montagnes pour sortir de cette chaleur‚ mais les Kachinas les encouragèrent à continuer et les protégèrent tout au long de la longue marche à travers la jungle. Il existe encore aujourd’hui une cérémonie qui rappelle cette protection.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/kachinabird.jpg" alt="Kachina oiseau." width="300" height="236" /><br />
 <em>Kachina oiseau</em></p>
<p align="justify">Comme je te l’ai dit‚ plusieurs groupes quittèrent la ville détruite après nous‚ avec un Kachina à la tête de chaque groupe. Et comme les Kachinas pouvaient communiquer entre eux‚ ces groupes savaient ce qui les attendait.</p>
<p align="justify">Il se passa beaucoup de temps avant que la zone chaude fut derrière eux. Ils arrivèrent à mieux respirer‚ les enfants ne moururent plus et le peuple s’agrandit. Ils continuèrent en direction du nord et furent guidés vers des lacs et des fleuves par Eototo.</p>
<p align="justify">Après beaucoup d’années‚ ils arrivèrent à une barrière de glace et ne purent aller plus loin vers le nord. Ce n’était pas beaucoup plus au nord que la frontière canadienne d’aujourd’hui. Eototo leur dit qu’il s’agissait d’une porte qui serait ouverte plus tard pour d’autres gens qui viendraient de par là pour immigrer vers le sud. Alors‚ ils rebroussèrent chemin pour chercher un endroit accueillant. Mais le voyage n’était pas terminé. Ils durent d’abord se diriger en direction du soleil levant en traversant des régions d’où l’eau n’était pas partie depuis longtemps. Un jour‚ ils ne purent aller plus loin car ils arrivèrent devant une grande étendue d’eau. Eototo leur dit que c’était la fin du voyage vers l’est. “Maintenant‚ vous devez vous retourner et marcher dans la direction du soleil couchant.” Ils obéirent et allèrent vers l’ouest. Après de nombreuses années‚ ils arrivèrent de nouveau devant une étendue d’eau et Eototo leur dit : “Vous avez maintenant terminé votre migration‚ vous pouvez choisir où vous voulez vivre.” Mais le clan ne savait pas encore où il voulait s’installer. Après des recherches‚ il choisit cet endroit-ci où ils construisirent leur premier village et où les Hopis vivent depuis lors.</p>
<h3><a name="15"></a><a href="#sommaire">Les anciens qui venaient du ciel</a></h3>
<p align="justify">Je vais te décrire une cérémonie qui nous rappelle le temps que nous avons passé dans la jungle. Elle exprime qu’il fallait montrer le chemin aux êtres humains et qu’ils avaient besoin de protection contre les animaux sauvages. J’ai vu moi-même cette cérémonie qui est célébrée tous les quatre ou huit ans au temps des Shaátlako (des Kachinas de haut rang) et elle est inhabituelle parce que l’on ne danse pas‚ on ne fait que marcher !</p>
<p align="justify">Dans cette cérémonie‚ on montre un groupe accompagné de quatre Kachinas : le premier marche devant‚ puis un de chaque côté‚ et le dernier marche derrière le groupe. Les Kachinas qui marchent devant et derrière sont des Kachinas de haut rang‚ des déités appelées Sólawúchim. Só veut dire “étoiles”‚ la veut dire “contenir quelque chose” et wuchim signifie “être élu”. Le nom peut donc être traduit pas “Les étoiles qui possèdent le savoir secret”.</p>
<p align="justify">Les deux Sólawúchim tiennent dans leur main gauche un arc et portent sur l’épaule un carquois en peau de jaguar pour montrer leur pouvoir et leur force. La ligne noire en travers de la figure‚ cachant les yeux‚ les distinguent comme étant les détenteurs du savoir secret de leur pays d’origine. L’ornement noir et blanc au cou montre qu’ils connaissent les corps célestes. La peinture bleue de leurs mocassins signifie qu’ils sont des initiés qui viennent de très loin‚ d’au-delà des étoiles. Celui qui porte la peau de jaguar est le chef‚ celui qui porte une corne sur le côté droit de la tête marche derrière le groupe et il est le deuxième chef. Le dessin de losanges de couleur bleue sur la corne montre la force électrique ou électromagnétique qui rassemble (unit) leurs planètes d’origine.</p>
<p align="justify">Les Kachinas marchant sur les côtés sont d’un rang inférieur. Il est important que les divinités et les Kachinas fassent partie du clan de l’arc‚ car cela démontre que le clan de l’arc a connu les mêmes événements que le clan de l’ours. Le clan du soleil et le clan du coyote ont également les mêmes traditions‚ mais seul le clan de l’arc‚ dont la tradition est la plus complète‚ célèbre la cérémonie des “anciens qui venaient du ciel”.</p>
<p align="justify">Et maintenant voici l’histoire : le clan de l’arc commença sa migration vers le nord à travers la jungle‚ en partant d’une ville appelée “la ville du brouillard” parce qu’il y avait souvent du brouillard. Le mot Hopi pour cette ville est Pamísky. Elle était située très haut dans la montage‚ mais Tewáletsíwa‚ du clan de l’arc‚ ne savait pas exactement où‚ en Amérique du Sud‚ mais il disait : “Si je la voyais‚ je reconnaîtrais facilement l’endroit où se trouvait la ville du brouillard.” Tewáletsíwa connaissait aussi l’histoire de la ville de Táotoóma (Tiahuanaco). Les Kachinas avaient dit au clan d’aller vers la jungle et‚ en partant de la ville du brouillard‚ le clan descendit vers les terres basses. Je suppose que la ville devait se situer quelque part en Equateur .</p>
<p align="justify">Quand le clan de l’arc fut prêt à entreprendre les migrations‚ les Kachinas arrivèrent pour les aider à traverser la jungle. Ils leur montrèrent le chemin et les protégèrent pendant la marche. Ils avaient surtout besoin de protection pour les enfants. Mais les enfants nés en altitude ne purent survivre‚ seulement les enfants nés dans les basses terres. Pendant la journée‚ les Kachinas protégeaient les gens ainsi que cela est montré dans la cérémonie. Les divinités faisaient du bruit avec leurs instruments (crécelles) et les autres Kachinas enfonçaient leur bâton dans la terre‚ ce qui faisait fuir les animaux sauvages. C’est seulement aujourd’hui que l’on utilise des os d’animaux pour les crécelles‚ avant on utilisait des coquillages. Aujourd’hui‚ on n’utilise plus de cuir de jaguar comme avant‚ mais du cuir de biche. Tewáletsíwa disait que les instruments en coquillages dégageaient également des ondes magnétiques. Il parlait très sérieusement des ondes et du bruit des coquillages. Quand le clan se reposait la nuit‚ les Kachinas s’élevaient comme des étoiles au-dessus de la jungle et leur lumière protégeait les gens contre les bêtes sauvages. Je voudrais ajouter que les arcs des Kachinas servaient uniquement à la protection‚ les Hopis ne tuaient pas d’animaux pour se nourrir. A Táotoóma‚ les Kachinas leur avaient demandé de réduire leur consommation de viande et de se nourrir plutôt par des plantes‚ car cela augmentait le niveau du savoir spirituel. Les Kachinas restèrent avec les gens du clan de l’arc jusqu’à ce qu’ils arrivent à Palátquapi.</p>
<h3><a name="16"></a><a href="#sommaire">Palátquapi</a></h3>
<p align="justify">Quand les clans furent encore en migration en Amérique du Sud et au Mexique d’aujourd’hui‚ longtemps avant la fondation d’Oraibi par le clan de l’ours‚ beaucoup voulurent se réunir à nouveau. Ils se rappelaient le temps du malheur en Amérique du Sud et de la destruction de leur première ville et ils voulurent‚ à nouveau‚ vivre en harmonie avec le grand esprit Táiowa. Ils ne lui avaient pas obéi et s’étaient éparpillés dans toutes les directions. Sous l’influence des Kachinas‚ ils étaient maintenant décidés à revenir sur le droit chemin. Ceux des chefs qui pouvaient encore se servir de leur troisième œil‚ rassemblèrent les clans afin de fonder un centre culturel d’un niveau élevé de savoir spirituel. Chaque Hopi se rappelle cet endroit. Je crois qu’aucun Hopi ne pourrait jamais oublier cette ville qui fut construite et qui portait le nom de Palátquapi. Dans notre langue‚ cela veut dire “ville rouge”. D’après ma grand-mère‚ Palátquapi fut la première grande ville dans la partie moyenne de l’hémisphère ouest. Les groupes qui ne venaient pas dans ce centre sombrèrent de plus en plus et commencèrent à vénérer le soleil comme leur dieu et ils continuèrent à le faire. Je voudrais encore ajouter que le clan de l’ours avait‚ depuis longtemps‚ traversé cette contrée pour se rendre en Amérique du Nord afin d’ouvrir (gagner) ce pays pour nous. On a retrouvé l’endroit où se situait cette ville. Elle s’appelle maintenant Palenque et se trouve dans l’était mexicain du Chiapas. C’était une grande communauté. Elle ne fut pas construite par des esclaves‚ au contraire‚ cela ne fut pas difficile. Le fondement de tous ces travaux se situaient dans le domaine spirituel. Tout ce qui fut entrepris pour cette communauté le fut pour des raisons spirituelles. Les gens avaient fait l’expérience de ce qui était arrivé à leur première ville et voulurent se prouver à eux-mêmes que‚ cette fois-ci‚ ils feraient mieux. C’était comme s’ils voulait se racheter. C’est ainsi que fut construite cette ville et que des gens de très haut rang s’y retrouvèrent. De plus‚ les relations et les possibilités d’entente avec les Kachinas furent renouées.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/palenque.jpg" alt="Vue de Palenque." width="398" height="222" /><br />
 <em>Vue de Palenque</em></p>
<h3><a name="17"></a><a href="#sommaire">La Grande Ecole du savoir</a></h3>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="350"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/tajin2.jpg" alt="Pyramide de Tajin (Mexique)." /></td>
</tr>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="350" align="right" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Pyramide de Tajin (Mexique). Elle rappelle énormément &laquo;&nbsp;la Grande école du savoir&nbsp;&raquo; des traditions hopies. Celle qui se trouvait à Palenque (Palátquapi) n’existe plus aujourd’hui.</em></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">A Palátquapi‚ il y avait un édifice qui fut bâti avec un soin particulier. C’était l’édifice le plus important car il devait servir à l’apprentissage. Mon père m’en a parlé quand je n’allais pas encore à l’école. Il me parla des quatre étages de l’édifice et de son utilité. <br />
 Au rez-de-chaussée‚ les jeunes gens apprenaient l’histoire de leur clan et celle du monde précédent. C’était à peu près la même chose que ce qui leur avait toujours été enseigné. Les étages supérieurs étaient les plus importants‚ laisse-moi t’en parler maintenant. <br />
 Dans le deuxième étage‚ les élèves étaient instruits sur tout ce qui concerne le plan de vie. Ils apprenaient tout sur la nature qui nous entoure‚ sur les plantes et les animaux‚ à travers un enseignement théorique et pratique &#8211; comment poussent les fleurs‚ d’où viennent les insectes‚ les oiseaux et les autres animaux‚ tout ce qui vit dans la mer‚ comment pousse et se développe chaque espèce. Ici‚ on demandait instamment aux élèves d’ouvrir et d’utiliser leur troisième œil. <br />
 Ils apprenaient aussi les matières chimiques sur lesquelles est basée notre vie. Le corps est composé d’éléments qui proviennent de la terre. Si nous n’obéissons pas aux lois et maltraitons la terre‚ nous devons souffrir non seulement psychiquement‚ mais aussi physiquement. Les maladies qui frappent le corps humain sont causées par la faute des hommes eux-mêmes &#8211; ceux qui sont malveillants et que l’on appelle aujourd’hui les faux et les hypocrites. Cela se transmet de monde en monde et c’est encore ainsi que cela se passe aujourd’hui‚ et cela restera ainsi jusqu’à ce que le créateur lui-même change cet état de fait‚ mais ça ne sera pas avant le neuvième monde. <br />
 En dehors des études‚ les élèves devaient produire la nourriture pour toute la communauté. On se nourrissait de la façon la plus pure et on ajoutait à la nourriture du corps‚ la nourriture de l’esprit. De cette manière‚ les jeunes gens avaient une grande estime pour tout ce qui les entourait. Ils apprenaient que‚ suivant l’ordre établi par le créateur‚ ils pouvaient utiliser les plantes et les animaux pour leur nourriture et pour la construction de leurs maisons. Ils en avaient la permission‚ mais avant ils devaient prier pour qu’ils comprennent que ce qu’ils prenaient était un cadeau. De cette façon‚ ils ne détruisaient rien‚ ils acceptaient les cadeaux et la vie qui les entourait restait telle qu’elle était. Encore aujourd’hui‚ chaque Hopi bien éduqué spirituellement prie et remercie. Cela est important et notre peuple devrait toujours le faire. <br />
 Cette deuxième étape était‚ en fait‚ le vrai début de leurs études et toutes leurs connaissances les accompagnaient toute leur vie.</p>
<p align="justify">Au troisième étage de l’édifice se trouvaient les jeunes qui avaient traversé les deux premières étapes de l’apprentissage. Ils avaient entre douze et vingt ans. Avant d’atteindre le troisième étage‚ ils avaient eu l’occasion de connaître différents hommes‚ différentes mentalités et pensées. Ils étaient assez mûrs pour avoir pu faire leurs propres observations et expériences. A présent‚ ils devaient faire connaissance avec le corps humain‚ l’esprit et notre relation avec notre origine divine. <br />
 D’abord ils s’occupaient de la tête. Le créateur nous a donné un merveilleux instrument‚ le cerveau. Là‚ toutes les pensées agissent ensemble avec la partie corporelle de l’être humain. Ils étudiaient aussi la structure de l’esprit et comment le créateur agit sur l’humanité et sur tout ce qui existe dans l’univers. Celui qui a tout parfaitement appris‚ ne connaît plus de barrières de langage. Il peut communiquer avec les plantes‚ les animaux‚ avec chaque créature de notre monde. Cela constituait une partie de ce qui était enseigné au troisième étage‚ c’est-à-dire d’accorder cet esprit merveilleux avec celui de dieu‚ comme vous l’appelez‚ ou avec notre créateur‚ comme notre peuple l’appelle. <br />
 Le deuxième point important était la voix. Les ondes sonores que nous produisons ne sont pas destinées (et limitées) uniquement à ceux qui nous écoutent‚ mais elles atteignent l’univers tout entier. C’est la raison pour laquelle elles doivent être harmoniques‚ car ainsi nous louons notre créateur. C’est pourquoi les Hopis‚ dans leurs cérémonies‚ chantent des louanges pour la nature qui nous entoure et pour les éléments. <br />
 Tout ce que nous disons est écrit continuellement‚ mais tout ce qu’un être humain dit pendant toute sa vie ne prend pas plus de place qu’une petite tête d’épingle. Tu vois combien ton magnétophone‚ ici sur la table‚ est démodé et en retard ? Toutes les voix‚ tout ce qui a été dit dans le troisième monde‚ sont gardés dans une grotte quelque part en Amérique du Sud. Ma grand-mère m’en a parlé un jour‚ mais elle m’a dit aussi que plus personne ne connaît l’endroit où se trouve cette grotte.</p>
<p align="justify">Puis venait l’enseignement sur tout ce qui concerne le cœur. C’est le siège de nos pensées ; ici nous trouvons la compréhension et la pitié qui sont si importantes.</p>
<p align="justify">L’autre côté essentiel de notre cœur est sa relation avec le sang contenu dans notre corps. Le sang a une telle importance que l’homme ne doit jamais expérimenter avec lui. Le créateur a interdit tout mauvais usage du sang. Le grand danger de ce mauvais usage se trouve encore dans le futur‚ c’est ce que l’on nous a dit.</p>
<p align="justify">Maintenant‚ nous arrivons à l’étage le plus élevé de l’édifice. A ce niveau‚ on étudie l’univers qui nous entoure‚ la création et le pouvoir divin.</p>
<p align="justify">Les étudiants étaient informés de toutes les particularités de notre système planétaire‚ pas seulement ce que l’on peut observer‚ mais aussi sur leur ordre. Ils savaient‚ et c’est pourquoi nous le savons aussi‚ que sur la lune se trouve du sable fin‚ que la terre est ronde et qu’il n’y a pas de vie sur Vénus‚ Mars ou Jupiter. Ce sont des planètes mortes sur lesquelles l’homme ne peut pas vivre. Si vos scientifiques nous l’avaient demandé‚ nous aurions pu leur dire qu’ils allaient trouver du sable fin sur la lune.</p>
<p align="justify">Nous avons aussi appris qu’il existe un plan global du créateur que l’être humain doit suivre. S’il faillit au plan‚ il n’est plus l’enfant de la force divine et doit être puni. La loi du créateur a l’air très simple‚ mais il est quand même très difficile de lui obéir. Tout ce qui porte préjudice à l’être humain‚ tout ce qui trouble la tranquillité (la paix) de l’homme‚ viole la loi du créateur. Il en ressort que le crime le plus grave que l’on peut commettre est la destruction de la vie d’un être humain. Rien n’est pire.</p>
<p align="justify">Puis on nous a donné des informations concernant le huitième monde. Ce monde existe mais personne ne sait où il se trouve. Tous les êtres humains qui meurent s’y rendent. Il consiste en deux planètes‚ l’une pour les gens bons‚ l’autre pour les méchants. Quand ce sera la fin du septième monde‚ tous les gens bons du septième monde et du huitième monde iront dans le neuvième monde. Le neuvième monde n’existe donc pas encore. Il ne sera créé qu’en temps voulu‚ ici sur cette terre. Le neuvième monde ne se terminera jamais‚ il sera éternel. Les gens méchants resteront pour toujours sur leur planète‚ aveugles et dans les ténèbres.</p>
<p style="text-align: center;" align="justify"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/tajin10141.jpg" alt="" width="350" height="215" /></p>
<p align="justify">Dans le neuvième monde‚ il n’y aura plus de différences de races. Tu prendras ma couleur de peau ou moi la tienne‚ nous ne le savons pas‚ mais il n’y aura plus de races différentes. Nous devrons travailler et tout sera merveilleux. Mais ce dont parlent les Chrétiens &#8211; des anges et tous ces gens qui jouent de la harpe &#8211; ça n’existera pas. Notre créateur n’est pas un paresseux.</p>
<p align="justify">C’est tout‚ en ce qui concerne l’apprentissage et l’enseignement. L’édifice même‚ dans sa construction en gradins‚ du sol jusqu’au dernier étage‚ représentait pour nous le savoir croissant‚ l’ascension vers les niveaux supérieurs de l’esprit‚ la compréhension croissante pour les miracles de notre monde. D’après notre tradition‚ un tel édifice existait également à Táotoóma.</p>
<p align="justify">L’enseignement était donné par les Kachinas. Le créateur était mis au courant de nos progrès car il était en relation avec les Kachinas par transmission de pensées. Le choix des personnes pouvant aller dans cette école était également décidé par les Kachinas‚ car ce sont eux qui désignaient les enfants avant leur naissance pour une telle vie d’apprentissage‚ de dévouement et d’abnégation. C’est pourquoi seuls les Kachinas étaient capables de désigner ceux qui pouvaient monter de niveau et atteindre finalement le dernier étage de cette grande école de la vie. Peu d’entre eux atteignaient le but. Ceux qui y parvenaient étaient en harmonie parfaite avec le créateur divin‚ c’est pourquoi je les appellerai des “grands hommes saints”. <br />
 A ce propos‚ je dois te parler d’un homme que j’ai eu la chance de connaître. Son nom était Aápa. Il appartenait au clan de mon grand-père‚ le clan du blaireau‚ et il fut l’un des grands visionnaires de notre temps. De tels hommes sont parfois appelés hommes-médecine‚ même par nos gens‚ mais en fait ils ne le sont pas. Les événements que j’ai vécu avec lui‚ et les choses qu’il faisait étaient pour moi remplis de mystère. Souvent‚ il utilisait son troisième œil. Un jour‚ il m’a dit que l’on pouvait changer de côté‚ c’est-à-dire passer du côté corporel de notre vie vers le côté spirituel. La frontière entre les deux serait à peine perceptible. Tous ceux qui voient avec leur troisième œil peuvent la traverser. Aápa nous a montré également comment on peut‚ à l’aide de la lune‚ voir l’autre côté de la terre. Il nous a montré et enseigné beaucoup de choses que tu ne pourrais pas croire sans les voir toi-même. Il fit ces choses en présence de mes parents et‚ en tant que fils aîné‚ je pus y assister. Je pourrais t’en dire plus mais‚ pour quelqu’un qui n’a pas vécu lui-même de telles expériences‚ ce serait difficile à croire ou à comprendre. Il nous disait encore que tout ce savoir provenait justement du quatrième étage de l’édifice en question et fut transmis à ses ancêtres desquels il le tenait.</p>
<p align="justify">Tous ces hommes qui consacrent tout leur temps à ces tâches importantes‚ marchant sur un chemin étroit‚ sont confrontés à de nombreux dangers et tentations. Mais il a toujours existé des hommes qui atteignirent ce but élevé. Aujourd’hui‚ un tel homme est appelé Náquala‚ ce qui signifie conseiller ou bienfaiteur‚ et cela montre son abnégation et son dévouement dans la vie et ses devoirs envers son peuple en tant que guide. Un tel homme ne se laisse pas détourner de son chemin de vérité.</p>
<p align="justify">A tous ceux qui avaient atteint ce but‚ les Kachinas leur accordaient la faveur de ne pas être obligés de mourir ; ils pouvaient quitter notre terre sans être morts. Cela a déjà existé dans la ville de Táotoóma (Tiahuanaco). Ces gens nous ont quitté réellement dans leur corps humain et sont partis vers un système planétaire que nous ne connaissons pas.</p>
<p align="justify">Les Kachinas nous encouragèrent à apprendre beaucoup pour pouvoir atteindre le plus haut rang. Ils nous rappelaient toujours que la vie était devant nous et que nous ne devions jamais oublier ce que nous avions appris dans cette Grande Ecole. Ils nous dirent aussi qu’un jour‚ dans l’avenir‚ il y aurait encore des malheurs et que nous devions tout faire pour rester proches du pouvoir divin.</p>
<h3><a name="18"></a><a href="#sommaire">Malheur et déchéance</a></h3>
<p align="justify">Pendant des siècles‚ les gens de Palátquapi restèrent sur le droit chemin. Partout régnait l’harmonie. Après un certain temps‚ certains clans commencèrent à partir pour s’installer plus loin. Plus les nouvelles colonies s’éloignaient et moins elles avaient de contacts avec nos enseignants les Kachinas. Les hommes qui avaient atteint le niveau le plus élevé de notre Grande Ecole furent envoyés comme délégués dans ces nouvelles colonies. Ils utilisaient leur troisième œil pour choisir les jeunes gens à qui ils pouvaient transmettre leur savoir. Mais‚ finalement‚ beaucoup de colonies perdirent le contact avec nos guides et quittèrent le droit chemin. A l’intérieur des clans et aussi entre les différents clans‚ des disputes éclatèrent et eurent pour conséquence de séparer les clans. Encore plus de gens quittèrent Palátquapi. Ils partirent en Amérique Centrale et au Yucatán. Ils construisirent des villes‚ et de grandes cultures y prirent également naissance.</p>
<p align="justify">A nouveau une époque survint où même des guides spirituels se mirent du côté des pécheurs‚ je veux dire que eux aussi quittèrent le droit chemin. Et le temps arriva où notre peuple fut à nouveau séparé.</p>
<p align="justify">Les clans les plus importants qui quittèrent Palátquapi furent le clan du serpent et le clan de l’arc. Mais de ces deux clans‚ des parties importantes restèrent à Palátquapi. Il s’agissait de gens qui continuaient à obéir aux lois du créateur. Je dois ici t’expliquer la structure de nos clans‚ pour que tu comprennes la répercussion que peut avoir une telle scission.</p>
<p align="justify">Pour comparer‚ imagine deux frères portant naturellement le même nom de famille. Quand un des frères déménage‚ il y aura deux fois le même nom de famille‚ une fois dans la ville et une fois ailleurs. Je vais citer le clan du serpent comme exemple. Comme tous les clans‚ le clan du serpent comprend plusieurs groupes. Dans le cas présent‚ ce sont six groupes appelés également clans‚ car nous avons un serpent à six têtes. Le groupe le plus élevé est le clan Kaátoóya. Kaátoóya est le serpent qui montre la direction de l’ouest‚ c’est-à-dire du coucher du soleil‚ la mort. D’après la tradition du clan du serpent‚ c’est le serpent le plus important car c’est lui qui prononce la sentence quand nous quittons la terre. Ici‚ tu peux voir comment nous utilisons et parlons des symboles. Les gens pensent que nous n’avons rien d’autre‚ mais c’est faux car nous savons ce qu’il y a derrière les symboles. Dans le cas présent‚ Kaátoóya est la divinité la plus importante du clan du serpent‚ mais nous parlons d’elle comme d’un serpent. Pour les autres cinq directions‚ il y a chaque fois un serpent et un clan. Quelques-uns des clans du serpent étaient devenus désobéissants envers leur divinité Kaátoóya‚ à Palátquapi‚ et sont partis. Mais trois clans &#8211; ouest‚ est et nord &#8211; sont restés avec leur divinité. C’est pourquoi nous pouvons dire d’un côté que le clan du serpent avait quitté la ville et de l’autre côté que le clan du serpent était resté en ville. Tu vois‚ il n’y a pas de contradiction. Dans le cas du clan du serpent‚ il arriva même que ceux qui sont partis ont fait plus tard la guerre contre leur propre divinité la plus élevée. <br />
 Comme je l’ai dit‚ les clans qui sont partis de Palátquapi ont construit beaucoup de villes. Quelques ruines de ces villes furent retrouvées‚ mais on en découvrira davantage dans le futur‚ il y aura donc plus de preuves pour notre tradition. La capitale du clan de l’arc était le grand centre de Tikal. On y a trouvé une sculpture d’une tête en pierre avec un serpent dans la bouche. Il s’agit de la divinité Saáviki. Je te raconterai plus tard une histoire à son sujet.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="199"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/tikal.jpg" alt="Vue aérienne de Tikal." /></td>
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<td width="199" align="right" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Vue aérienne de Tikal</em></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Le Yucatán fut peuplé par le très puissant clan du serpent. Là aussi‚ beaucoup de villes furent construites. Sur de nombreux rochers se trouve le serpent à plumes. Chichen Itza était la capitale. Les chefs de ces clans étaient partis de Palátquapi parce qu’ils voulaient régner eux-mêmes et‚ bientôt‚ ils se sentirent aussi forts que ceux de Palátquapi. Ils quittèrent le droit chemin et prirent des chemins différents. Jusqu’à ce moment-là‚ et pendant toute la première phase de la séparation‚ Palátquapi fut toujours le vrai centre. Je dirais que les autres villes au Yucatán et en Amérique Centrale furent des villes secondaires. Mais l’émigration affaiblissait la puissance de Palátquapi et ses chefs pressentaient qu’il y aurait la guerre. En même temps‚ beaucoup de clans restèrent attachés à leur croyance‚ la plupart d’entre eux demeurèrent à Palátquapi. Mais certains furent également parmi les émigrants et purent être‚ malgré tout‚ en mesure de rester sur le droit chemin car ils n’avaient jamais participé à la destruction des anciens mondes‚ ils étaient les élus. Quand les initiés de très haut rang‚ qui avaient atteint le quatrième niveau‚ virent le danger‚ ils se rendirent dans les autres villes afin d’obtenir une réunification‚ mais ils n’eurent plus de pouvoir sur elles. <br />
 Il y eut de nombreux démêlés guerriers dans toute la région. Le clan du serpent et le clan de l’arc &#8211; les parties de ces clans qui avaient quitté Palátquapi &#8211; se combattirent. Finalement‚ les guerres eurent pour conséquence la complète destruction des villes. Les continuelles atteintes contre les lois divines provoquèrent une telle perversion et un tel désordre dans toute la région que les gens voulurent simplement ne plus y vivre. Tout fut dégradé et personne ne put remplir correctement ses obligations religieuses. Ils ne purent rien faire d’autre que de partir à nouveau en migration. Certains de ces clans s’installèrent ici‚ à Shingópovi‚ puis à Oraibi‚ et enfin à Hotevilla. C’est pourquoi à Hotevilla‚ encore aujourd’hui‚ chaque année au mois de février a lieu la célébration du serpent à plumes.</p>
<p align="justify">Au cours de ces temps terribles à Palátquapi et au Yucatán‚ les Kachinas nous quittèrent. C’est depuis ce temps qu’ils ne sont plus avec nous et tout ce que nous pouvons faire est de prendre exemple sur eux. Quand ils sont partis‚ ils nous ont dit : “A partir de maintenant‚ vous ne pouvez compter que sur vous-mêmes.”</p>
<p align="justify">Peut-être te demandes-tu comment ce malheur a pu s’abattre sur Palátquapi et le Yucatán en dépit de la présence des Kachinas. Je peux te dire qu’à chaque fois‚ dans le passé‚ que quelque chose du même genre est arrivé‚ cela n’était pas le plan des Kachinas mais des hommes. Les Kachinas les ont mis en garde‚ mais la plupart des hommes voulaient conquérir et faire des guerres. Ils n’écoutaient pas les sermons et conseils et continuèrent à porter atteinte aux lois du créateur. C’est la raison pour laquelle beaucoup de clans et peuples furent détruits. Quand les clans menaient réellement la guerre‚ les Kachinas ne s’en mêlaient pas. Ils ne voulaient pas s’en mêler car la terre appartient aux hommes. C’est l’homme qui est responsable et il détermine ses actes lui-même. Ce que les hommes ont fait‚ ils l’ont fait d’eux-mêmes‚ et ils vont en subir les conséquences. Mais le jour du règlement des comptes n’est pas encore là. Seulement aujourd’hui‚ à notre époque‚ l’humanité approche du temps de la punition.</p>
<p align="justify">Beaucoup de légendes existent concernant les combats pendant ces temps de troubles et de destructions.</p>
<h3><a name="19"></a><a href="#sommaire">Háhäwooti</a></h3>
<p align="justify">Un groupe de clans émigra vers le nord en direction de la barrière de glace. Quand ils arrivèrent‚ des différences d’opinion éclatèrent entre les chefs. Certains clans restaient fidèles aux anciennes croyances pendant que d’autres s’en détachaient. Ces derniers décidèrent d’arrêter la migration et de retourner à Palátquapi. <br />
 Ces clans qui revenaient du nord avaient développé leurs propres idées et enseignements. Quand‚ enfin‚ ils arrivèrent à Palátquapi‚ ils virent cette ville épanouie et les gens qui continuaient à suivre les anciennes croyances ; ils en devinrent très envieux. Les gens de Palátquapi et les nouveaux arrivants ne purent vivre ensemble à cause de leurs différences de croyances. C’est ainsi que ces derniers s’installèrent en dehors de la ville mais pas trop loin. Ils appartenaient à un clan puissant‚ le clan du feu. C’était le clan qui régna pendant le premier monde et‚ finalement‚ causa sa destruction. L’envie et la jalousie poussèrent le clan du feu à attaquer Palátquapi. Nous gardons vivant le souvenir de ce combat par quelques-unes de nos cérémonies dans lesquelles les héros de ces démêlés apparaissent. <br />
 L’un des clans qui restèrent à Palátquapi et ne continua pas sa migration fut le clan Aása. Aása veut dire graines de moutarde‚ qui faisait partie de notre nourriture en hiver à nos débuts ici‚ à Oraibi. Le nom du clan fut transformé plus tard en Astak mais‚ à l’époque‚ c’était toujours le clan Aása. Les gens de ce clan obéissaient à leurs chefs et restaient fidèles aux enseignements des Kachinas. <br />
 Parmi eux se trouvait une famille avec trois enfants‚ une fille et deux garçons‚ qui jouèrent un rôle important dans cet événement de notre histoire tribale. La fille s’appelait Háhäwooti. Elle était très têtue et écoutait à peine ses parents. Mais elle était forte et‚ tout en étant la cadette‚ n’avait pas peur d’exécuter des travaux d’homme quand ses frères étaient absents. Le frère aîné s’appelait Cháckwaina et l’autre Héoto. <br />
 Palátquapi était entouré d’un mur de pierres et bien protégé. La ville avait déjà été attaquée de nombreuses fois‚ mais elle avait toujours pu se défendre et détruire l’ennemi. Quand le clan du feu commença son attaque‚ Héoto courut vers la maison pour prévenir ses parents. La mère était justement en train de coiffer Háhäwooti. Elle avait disposé les cheveux en rosette en haut du côté gauche de la tête‚ maintenant elle passait le peigne dans les cheveux du côté droit. C’est alors que Cháckwaina fit irruption dans la maison pour relater ce qui se passait. Puis il regarda sa sœur et dit : “Tu as toujours agi selon ta propre volonté et tu n’obéis jamais ni n’écoutes les parents ; maintenant‚ nous allons voir si tu es courageuse et si tu peux nous aider à défendre la ville.” Háhäwooti répondit à son frère : “Je vais te le montrer.” Et avant que sa mère n’ait pu lui attacher les cheveux du côté droit‚ elle prit l’arc et les flèches et partit en courant.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="200"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/cere.jpg" alt="" /></td>
<td width="10"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">C’est pourquoi‚ dans la cérémonie‚ elle porte un carquois‚ un arc et des flèches‚ et ses cheveux sont défaits d’un côté. Elle montra vraiment beaucoup de courage pendant le combat‚ mais c’était son frère qui l’avait encouragée. Tous les trois se battirent avec courage &#8211; mais c’est surtout Háhäwooti qui guida le peuple &#8211; ils boutèrent l’ennemi hors de la ville et le poursuivirent très loin. Plus jamais il ne revint attaquer la ville. Háhäwooti‚ Cháckwaina et Héoto sont devenus des Kachinas grâce à leurs exploits. Pendant la cérémonie‚ les danseurs qui représentent les trois héros répètent et imitent leurs gestes et‚ en témoignage de leur grand courage‚ Háhäwooti et Cháckwaina ne sont pas obligés de danser avec les autres danseurs (Kachinas)‚ ils ont un rôle déterminant et peuvent sortir du rang. Ils portent des masques noirs‚ ce qui n’a rien à voir avec la race mais est le signe qu’ils sont maintenant des initiés et ne sont plus des êtres humains. La vraie signification de la couleur noire est le symbole de tout ce qui est mystérieux‚ connu seulement du créateur. <br />
 Sur un côté du visage de Cháckwaina est dessinée une lune‚ et sur l’autre une étoile. Ces symboles sont très importants. Comme nous le savons‚ la lune est loin de la terre‚ mais encore visible‚ la lune attire l’attention sur une grande distance dans l’univers‚ c’est pour reconnaître la distance encore plus grande de l’étoile. Cette étoile est le signe du système planétaire où habitent les Kachinas. Cette étoile et ses planètes ne sont même pas encore connues par les astronomes actuels. Elles ne seront découvertes qu’à la fin du septième monde. C’est à ce moment-là que nous serons informés de la Confédération des planètes mais aujourd’hui‚ dans l’état actuel de nos connaissances‚ nous ne pouvons pas encore nous y rendre. <br />
 Tu vois que pendant nos cérémonies‚ les actes de Háhäwooti et de ses frères jouent un rôle important. C’est de cette manière que nous gardons l’histoire en mémoire et que nous savons exactement ce qui s’est passé.</p>
<h3><a name="20"></a><a href="#sommaire">Le combat entre le clan du serpent et le clan de l’arc</a></h3>
<p align="justify">C’est également une histoire importante. Depuis le combat‚ beaucoup de temps s’est écoulé et notre peuple a beaucoup marché pour arriver enfin ici‚ sur notre terre. Mais nous avons toujours gardé vivant le souvenir de tous ces événements réels qui se sont passés‚ même si les membres d’un certain clan‚ qui sont toujours parmi les Hopis‚ n’aiment pas beaucoup y penser. Je veux te raconter cette histoire parce que l’on a trouvé des preuves sous forme de dessins rupestres et de sculptures. <br />
 Comme je l’ai déjà mentionné‚ parmi les guides spirituels‚ une scission s’était produite. Certains voulurent continuer à enseigner et à éduquer les jeunes gens en harmonie avec notre important héritage spirituel. Le clan du serpent en faisait partie. Mais d’autres‚ dont le clan de l’arc‚ ne voulurent pas continuer ainsi. Ce clan avait déjà agi de la sorte quand il participa à des accords qui conduisirent vers la destruction du troisième monde‚ ce fait étant connu par les Hopis. <br />
 Nous connaissons également la forme d’énergie qui fut utilisée pendant ce combat. Les scientifiques de nombreux pays travaillent au développement de telles armes. <br />
 Le clan de l’arc affirmait que sa façon de vivre l’avait rendu plus fort et il a provoqué le clan du serpent‚ ainsi que d’autres clans. Ils acceptèrent le défi. <br />
 Avant de continuer cette légende‚ je dois te dire encore quelque chose sur le clan du serpent. Nous‚ les Hopis‚ nous sommes les seuls à avoir comme symbole le serpent à six têtes. Une tête est dirigée vers l’est‚ une vers le nord‚ une vers l’ouest‚ une vers le sud‚ une vers le haut et l’autre vers le bas. Il s’agissait des directions spirituelles des différents clans du serpent de cette époque-là. Chacun des six serpents avait sa propre signification et ses propres tâches. Je ne veux pas tous les expliquer ici mais seulement celui qui joue un rôle dans cette histoire‚ à savoir celui qui montre la tête vers le bas‚ qui agit sous la surface de la terre. Nous connaissons vraiment un serpent qui s’enterre sous le sable et que nous appelons serpent des sables‚ il est connu sous le nom de “Sidewinder” (un serpent à sonnette du désert). En raison de la puissance de ce serpent‚ le clan du serpent fut “invité” à assurer la défense de la ville et tu verras bientôt pourquoi. <br />
 Les chefs des deux côtés se rencontrèrent afin de fixer les règles du combat. Il y eut d’importantes querelles comme aujourd’hui parmi les chefs d’états. On se mit d’accord pour que le combat commence deux jours après la fin de la réunion et que chaque côté essaye‚ pendant quatre jours‚ de conquérir la ville de l’ennemi. Le clan de l’arc voulut bien que ce soit le clan du serpent qui commence les hostilités‚ mais ce dernier dit : “Non‚ vous nous avez provoqués‚ c’est donc vous qui commencerez.” On s’est mis d’accord ainsi. Le combat devait commencer chaque jour au lever du soleil et se terminer quand le soleil touche l’horizon. Ce ne fut pas une guerre où l’on se bat homme contre homme avec des massues ou des arcs et des flèches. Les villes étaient distantes de 80 à 100 kilomètres l’une de l’autre et il s’est agi d’une guerre scientifique et technologique entre deux groupes très puissants. C’est pourquoi les deux clans n’aiment pas en parler‚ même aujourd’hui. <br />
 Pendant les deux jours suivants‚ toutes les préparations furent entreprises et‚ le troisième jour‚ quand le soleil apparut au-dessus de l’horizon‚ le combat commença. Le clan de l’arc bombarda la ville du clan du serpent avec les armes les plus fortes et les plus effrayantes dont il disposait. Ce qu’il utilisa est appelé aujourd’hui de l’énergie électrique‚ similaire à la foudre. Ce clan du serpent s’y était préparé. Le serpent que j’ai mentionné précédemment aida les gens à aller sous la terre et à se protéger avec un bouclier puissant et une sorte d’énergie électrique. Pendant la journée‚ seuls les chefs apparaissaient de temps à autre sous un bouclier pour voir la position du soleil. Ce fut difficile pour tous et tout le monde était soulagé quand le soleil se couchait et que tout redevenait tranquille. Il n’y avait plus ce tonnerre comme à chaque fois que la force puissante touchait le bouclier. On enleva le bouclier et tout le monde put sortir. <br />
 Le clan de l’arc savait qu’il n’avait fait aucun mal au clan du serpent et que ce dernier l’attaquerait le lendemain. Et maintenant‚ c’était au tour du clan de l’arc de faire des préparatifs de protection. Le jour se leva et le clan du serpent attaqua la ville du clan de l’arc. Il se donna beaucoup de mal ; ce fut comme un tir avec des explosifs atomiques tant les armes du clan du serpent étaient puissantes ! Mais le clan de l’arc avait également un bouclier puissant‚ car les deux côtés avaient fait d’importants progrès scientifiques. Et ainsi‚ le clan de l’arc put survivre ce deuxième jour. Le troisième jour‚ aucune décision ne tomba‚ mais le clan de l’arc perdit sa chance de victoire. Le quatrième jour arriva et donc la dernière chance de victoire était pour le clan du serpent. Il fit tout son possible mais ne put briser le bouclier de l’adversaire. Après quelques heures‚ dans l’après-midi‚ le clan du serpent décida de tenter quelque chose d’autre pour montrer sa force à l’adversaire. On cessa de tirer et on fit l’usage des capacités du serpent de pouvoir s’enterrer. Ils construisirent un tunnel au-dessous des fortifications du clan de l’arc. <br />
 Les gens du clan de l’arc s’étonnèrent que les bombardements s’arrêtent avant le coucher du soleil. Ils se demandèrent ce qui se passait ou si le clan du serpent avait abandonné. Ils étaient encore à se poser ces questions quand le chef du clan du serpent sortit du tunnel et dit : “Nous sommes ici et vous êtes vaincus. Nous pourrions vous tuer maintenant. Nous n’allons pas vous tuer‚ mais à partir de maintenant votre divinité Sáaviki doit porter un serpent dans la bouche lors de notre cérémonie‚ tous les quatre ans.” Ce fut la fin du combat. <br />
 Dans notre région‚ il y a des dessins rupestres avec un homme portant un serpent dans la bouche et‚ à d’autres endroits‚ se trouvent des sculptures qui montrent la même chose‚ par exemple à Tikal. Pour rester dans notre mémoire‚ la divinité du clan de l’arc porte un serpent dans la bouche pendant la cérémonie Powámuya‚ ici à Oraibi. <br />
 C’est ainsi que les Hopis se rappellent ce qui se passa il y a longtemps au Yucatán.</p>
<h3><a name="21"></a><a href="#sommaire">L’éclatement</a></h3>
<p align="justify">Après ces temps très troubles à Palátquapi et au Yucatán‚ nous nous sommes désunis. Palátquapi même ne fut pas détruite par la guerre. Les gens sont partis‚ Palátquapi avait perdu sa puissance et fut finalement détruite par un tremblement de terre. C’était quand le serpent fut remonté (parvenu en haut) et les jumeaux commencèrent leur long voyage. Beaucoup de clans reprirent leur migration‚ mais d’une manière isolée les uns des autres. Les Kachinas nous aidaient seulement en nous montrant le chemin. On n’utilisait plus de vaisseaux spatiaux. Cette fois-ci‚ nous devions vraiment nous battre. Nous devions mériter de posséder cette terre.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vaisseau.jpg" alt="Ancien dessin gravé sur un rocher près d’Oraibi. Cette gravure est antérieure à l’invention des avions !" width="300" height="199" /><br />
 <em>Ancien dessin gravé sur un rocher près d’Oraibi.<br />
 Cette gravure est antérieure à l’invention des avions !</em></p>
<p align="justify">Les migrations s’effectuèrent en direction des quatre points cardinaux. Les gens étaient venus du sud et maintenant‚ sur cette partie du continent‚ ils devaient se diriger vers le nord‚ l’est et l’ouest. Notre peuple était en marche dans toute l’Amérique du Nord. Des ruines et des tombeaux sur l’ensemble du continent attestent de nos mouvements. Nous sommes le seul peuple qui‚ même durant les migrations‚ construisirent des maisons en dur. Le créateur le souhaitait ainsi. Nous ne montions ni tentes ni huttes légères‚ seulement de vraies maisons‚ dans lesquelles nous restions parfois plusieurs années avant de poursuivre notre chemin. De tels lotissements ou leurs ruines montraient aux groupes qui arrivaient après nous que nous étions passés là longtemps avant eux. <br />
 D’autres groupes méprisaient l’ordre. Certains commencèrent les migrations et ne les terminèrent jamais ; d’autres restaient sur place quand ils trouvaient une région qui leur plaisait.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/hopirock.jpg" alt="Le rocher où les différentes tribus ont gravé leurs symboles lors des différentes migrations (Grand Canyon)" width="400" height="270" /><br />
 <em>Le rocher où les différentes tribus ont gravé leurs symboles<br />
 lors des différentes migrations (Grand Canyon)</em></p>
<p align="justify">Ils ne restaient que peu de groupes qui obéissaient toujours aux lois et qui transmettaient les vraies traditions. Tous les autres n’avaient plus la même religion‚ il leur manquait le savoir‚ alors que Táiowa les avait tous créés.</p>
<h3><a name="22"></a><a href="#sommaire">Casas Grande</a></h3>
<p align="justify">Les clans s’étendaient sur toute l’Amérique Centrale et l’Amérique du Nord. Les quelques clans qui continuèrent à respecter les lois essayèrent de trouver des guides spirituels. Ils cherchaient des enseignants car ils savaient qu’ils ne pouvaient pas remplir ce rôle eux-mêmes. Alors‚ à nouveau‚ quelques chefs spirituels décidèrent de réunir leurs clans afin d’enseigner aux jeunes générations le plus haut niveau de compréhension concernant les relations entre les hommes et le créateur‚ et enfin pour leur transmettre tous nos merveilleuses traditions qui‚ depuis le premier monde‚ sont restées vivantes à travers et malgré toutes les migrations et les temps difficiles. <br />
 A cette époque‚ on construisit la merveilleuse ville que l’on appelle aujourd’hui Casas Grande. Il semblerait que seulement quatre clans importants y aient vécu. Aujourd’hui‚ nous y trouvons les symboles du clan de l’aigle‚ du clan du serpent‚ du clan du maïs et du clan des fantômes. Il reste également des traces pouvant être des symboles d’autres clans. <br />
 Je me rappelle bien d’un jour‚ quand j’allais encore à l’école‚ où j’étais assis près de mon père. Il me demanda ce que j’avais appris à l’école. Il ne sembla pas satisfait de ma réponse et commença à me parler de cette ville. <br />
 Quand plus tard j’eus la chance de pouvoir la visiter avec mon père‚ je l’ai trouvée exactement telle qu’il me l’avait décrite‚ ainsi que son frère ultérieurement. Or‚ ils n’avaient jamais été à cet endroit. Alors comment ont-ils pu la décrire aussi précisément ? Naturellement‚ parce que leurs pères leur en avaient parlé de nombreuses fois. C’est de cette manière que nous gardons nos traditions. Les quatre clans se donnèrent beaucoup de mal pour attirer d’autres clans et‚ pendant un certain temps‚ cette ville devint un centre important. Sa fin arriva quand elle fut attaquée par le clan de l’araignée. Les clans qui habitaient la ville se défendirent avec courage‚ mais quand l’ennemi détourna la rivière qui alimentait la ville‚ ils durent renoncer. Ils n’ont pas capitulé car ils ont creusé un tunnel par lequel ils se sont tous sauvés. Les Kachinas ne les accompagnaient pas car‚ comme je l’ai déjà dit‚ ces derniers pouvaient se rendre invisibles pour quitter la ville. Cette ville fut le dernier grand lieu de rassemblement avant la réunification finale‚ ici à Oraibi.</p>
<h3><a name="23"></a><a href="#sommaire">Oraibi</a></h3>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bois.jpg" alt="Shungópovi est (avec Oraibi) un des plus ancien village du continent américain ayant été habité continuellement depuis sa fondation." /></td>
<td width="10"></td>
</tr>
<tr>
<td width="300" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Shungópovi est (avec Oraibi) un des plus ancien village du continent américain ayant été habité continuellement depuis sa fondation.<br />
 </em></div>
</td>
<td width="10"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Il est connu que d’ici viendra la vraie connaissance. Oraibi est le plus vieux village de ce continent ayant été habité continuellement depuis sa fondation. Même les scientifiques furent obligés de l’admettre‚ d’une certaine façon. Ils ont examiné le bois ayant servi à la construction de nos maisons et ont conclu que le village fut créé vers 1150. Cela vous semble peut-être vieux‚ mais pour nous ce n’est que quelques siècles. Les archéologues ont jugé‚ d’après le bout de bois le plus vieux qu’ils ont trouvé‚ mais en réalité trois villages se trouvent en-dessous des bâtiments actuels et le premier village fut fondé il y a 4.000 ans. Oraibi ne fut pas le premier village de cette région. Le tout premier s’appelait Shungópovi et se trouvait au pied de la falaise du deuxième plateau‚ en-dessous du village actuel qui porte le même nom. Après quelques temps‚ il y eut une dispute entre deux frères à propos de la femme de l’un d’eux. Le plus jeune‚ Machito‚ décida de quitter le village et de fonder son propre village. Il l’appela Oraibi‚ et il s’appelle encore ainsi aujourd’hui. Comme Machito faisait partie du clan de l’ours et connaissait toutes les traditions de ses ancêtres‚ il apporta quelque chose qui‚ aujourd’hui‚ représente la possession la plus précieuse des Hopis‚ c’est-à-dire les quatre tablettes (planches) sacrées. Ce sont ses aînés qui les lui ont remis quand il décida de fonder son village.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/tablette1.jpg" alt="Seconde tablette du Clan de l’Ours (recto-verso)" /></td>
</tr>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="300" align="right" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Seconde tablette du Clan de l’Ours (recto-verso)</em></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Plusieurs centaines d’années s’écoulèrent avant que tous les clans qui devaient venir soient arrivés. Déjà‚ longtemps avant la fondation d’Oraibi‚ les clans qui devaient venir s’installer ici avaient été choisis. Mais même ces clans choisis ne purent venir quand ils le désirèrent. Ce sont leurs Kachinas qui devaient leur dire : “Maintenant‚ il est temps pour vous d’y aller”‚ et ils sont venus. Ce fut la dernière fois que les êtres humains purent voir leurs divinités. A partir de là‚ d’autres Kachinas furent désignés pour rester avec les clans‚ mais seulement sous une forme spirituelle‚ et non plus corporelle‚ ne l’oublie pas. Chaque clan qui désirait venir à Oraibi devait d’abord s’installer à quelques kilomètres d’ici. Il y a de nombreuses ruines dans les environs qui furent de tels sites provisoires. Après un certain temps‚ les clans pouvaient envoyer leurs représentants pour rencontrer nos chefs afin de demander la permission de pouvoir s’installer ici durablement. Ils devaient raconter toute leur histoire passée‚ l’histoire de leurs migrations‚ où ils étaient allés‚ ce qu’ils avaient fait et s’ils avaient suivi les lois divines. Toute leur histoire complète devait être rapportée à mes pères du clan de l’ours. Mais‚ pour pouvoir être acceptés‚ il ne suffisait pas d’avoir terminé la migration‚ les clans devaient aussi préciser comment ils pensaient participer aux cérémonies successives annuelles. Il existe un cycle annuel qui n’est complet que si toutes les cérémonies de chacun des clans sont représentées et si l’ensemble se complète. Par conséquent‚ un clan qui voulait s’installer à Oraibi devait être en mesure de contribuer à notre cycle‚ avec sa propre cérémonie.</p>
<p align="justify">Les premiers clans qui arrivèrent après le clan de l’ours furent le clan des fantômes (clan du feu)‚ le clan de l’araignée et le clan du serpent. Tous ces clans réunis ne représentaient pas un très grand nombre d’habitants‚ car seuls les clans choisis étaient ceux qui vivaient en concordance avec le plan du créateur.</p>
<p align="justify">Certains clans ne purent être acceptés‚ bien qu’ayant la même origine que nous‚ mais ils n’avaient pas terminé leur migration. Ils s’installèrent dans les environs et on les désigne aujourd’hui comme les tribus pueblos. Bien sûr‚ le mot pueblo est d’origine espagnole‚ mais nous‚ nous leur donnons toujours leur vrai nom‚ comme par exemple les Si’os‚ que l’on appelle maintenant souvent Zuni‚ ou les Lagunas‚ les Pawaatees et les Hóotitim‚ entre autres.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pueblo.jpg" alt="" width="300" height="202" /><br />
 <em>Cérémonie chez les Indiens Pueblos de Santa Clara</em></p>
<p align="justify">D’autres clans ne purent être acceptés pour d’autres raisons‚ notamment le clan Aása. Ses membres vécurent un certain temps dans le Chaco Cañon‚ puis ils souhaitèrent venir ici. Ils nous montrèrent leur cérémonie‚ mais nos chefs dirent : “Non‚ nous n’en n’avons pas besoin.” Alors ils se sont souvenus des champs fertiles quelque part dans le Sud et ils y sont retournés. Beaucoup plus tard‚ ils sont devenus le grand peuple des Aztèques. Comme je te l’ai déjà dit‚ le clan Aása s’appelait à cette époque-là Astak‚ et les Espagnols en firent Aztèques. Quelques membres sont restés dans les environs‚ et c’est pourquoi nous avons toujours un clan Aása.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right">
<tbody>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/tablette2.jpg" alt="Troisième tablette du Clan de l’Ours (recto-verso)" /></td>
</tr>
<tr>
<td width="10"></td>
<td width="300" align="right" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Troisième tablette du Clan de l’Ours (recto-verso)</em></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Plusieurs siècles passèrent avant que nous soyons tous réunis. Mon clan‚ le clan des coyotes‚ arriva en dernier. Le clan des coyotes arrivait toujours à la fin. C’était déjà le cas en quittant Kásskara pour venir sur ce continent‚ et ce fut pareil à Oraibi. Cela ne veut pas dire que nous sommes lents‚ mais simplement que c’est notre destin. C’est comme un signal quand le clan des coyotes arrive : c’est la fin‚ après ça plus personne ne sera accepté. C’est aussi la raison pour laquelle les Kachinas portent une queue de renard dans le dos. Quand‚ après cette grande marche de Sikyátki‚ nous sommes arrivés à Oraibi‚ nous étions encore une fois les derniers‚ et plus personne ne vint à Oraibi après nous. <br />
 Comme tu le sais‚ Oraibi se trouve dans une région sèche et il n’est pas facile de comprendre pourquoi nous nous sommes installés ici définitivement. Laisse-moi te dire la raison : le clan de l’ours n’est pas venu dans cette région par hasard. C’est sa divinité qui le lui a demandé‚ car ici se trouve le centre de l’univers. En réalité‚ il se trouve à environ trois kilomètres au sud d’Oraibi‚ dans la vallée. L’endroit s’appelle Tuwánassáwi. Des gens du clan des Kachinas y ont vécu‚ il reste encore des ruines. Je ne t’en dirai pas plus‚ nous n’en parlons pas à d’autres gens. <br />
 Aujourd’hui‚ notre village tombe en ruines‚ parce que nous nous trouvons à la fin d’une période. Nous le reconstruirons dans le cinquième monde‚ mais ce sera à un autre endroit. Peut-être notre Oraibi actuel sera reconstruit comme lieu de souvenir national‚ mais il ne s’agit pas de la reconstruction d’Oraibi dans le cinquième monde dont je viens de parler. <br />
 Je voudrais répéter ici un point important : seulement quand un clan avait la permission de s’installer ici définitivement‚ les membres devenaient des Hopis‚ ceux qui sont restés fidèles aux lois du créateur‚ les rares élus‚ sont venus ici et sont devenus des Hopis.</p>
<p align="justify">Tant que nous étions en migration‚ on nous appelait le peuple d’alêne‚ ce qui se dit dans notre langue “Móochi”. Bien sûr‚ les Espagnols ont encore une fois mal prononcé ce mot et nous ont appelés Moquis. Pendant des millénaires‚ nous étions un petit peuple parmi les nombreuses tribus. Il y eut toujours des épreuves‚ des échecs et des tentations‚ et beaucoup furent éliminés.</p>
<p align="justify">Même ici nous avons eu nos problèmes‚ même encore aujourd’hui. Je te rappelle seulement les disputes parmi notre peuple il n’y a pas si longtemps‚ comme à l’époque de Patátquapi. Comme les disputes‚ les séparations de Patátquapi se répétèrent quand des gens sont partis d’Oraibi et fondèrent Hotevilla‚ puis Bakávi‚ et sont partis à Móenkopi et Kyákostsmovi. Vois-tu comment l’histoire se répète ?</p>
<p align="justify">Parmi les autres événements‚ c’est l’arrivée des Espagnols qui a bien sûr tout changé. Mais avant de t’en parler‚ je veux d’abord te raconter l’histoire de Húck’ovi.</p>
<h3><a name="24"></a><a href="#sommaire">Húck’ovi</a></h3>
<p align="justify">J’ai entendu cette histoire très souvent depuis ma plus tendre enfance. Húck’ovi se trouve sur le prochain plateau‚ de l’autre côté des basses terres‚ juste en face d’Oraibi. Nous gardons ce souvenir vivant‚ car il nous montre ce qu’il va arriver au monde entier. Nous saurons quand le temps sera venu‚ car tout se passera à nouveau comme ça.</p>
<p align="justify">Le village fut fondé par le clan du front. C’est un des trois clans qui ont un rapport avec la chaleur et l’énergie. C’est la chaleur qui détruit et c’est la chaleur qui purifie‚ c’est pourquoi ces clans sont si importants. Par ordre de puissance‚ il y a d’abord le clan du feu‚ puis le clan du soleil‚ puis le clan du front. Leur divinité est Macháqua‚ le crapaud à cornes. Nous trouvons le signe du crapaud à cornes de nombreuses fois dans les dessins rupestres et les rochers‚ en bas. En ce qui concerne le clan du feu‚ on sait ce qu’il a fait avec le premier monde‚ il l’a détruit. Le clan du front reçut son nom durant la migration. Ce fut le dernier des trois clans qui arrivèrent au Pacifique. Les deux autres clans furent là bien avant et c’est pourquoi le clan du front devait se dépêcher pour arriver ici‚ dans cette région. Les gens de ce clan ne pouvaient reposer leur front qu’une nuit sur la plage‚ puis ils devaient prendre le chemin du retour. Et comme ils furent en retard et durent se presser‚ ils ont moins de considération et de puissance que les deux autres.</p>
<p align="justify">Le temps arriva où les gens n’écoutèrent plus leur chef dans leur village‚ jusqu’à lui désobéir et lui manquer de respect. D’après une vieille coutume‚ on ne peut régler une telle chose que par le départ des gens et la destruction du village. C’est ce qui s’est passé avant‚ avec le troisième monde‚ puis avec Táotoóma‚ Palátquapi‚ Casas Grande &#8211; ça se répète sans cesse. Et ça se répète aujourd’hui dans le monde entier‚ pense à toutes les disputes‚ contradictions et au manque de respect. C’est pourquoi nous‚ les Hopis‚ nous savons que la fin du quatrième monde arrivera bientôt. Nous en sommes proches.</p>
<p align="justify">Donc‚ on a pris la décision de détruire le village par un feu et une explosion après une dernière cérémonie. Certains ne crurent pas au feu et à l’explosion et restèrent au village pour voir ce qui allait se passer. D’autres sont partis avant la cérémonie. Trente hommes et trente femmes participèrent à la cérémonie. Chaque femme portait un plateau tressé sur lequel se trouvait de la farine de maïs pressée‚ avec un trou au milieu. Autour du trou‚ il y avait deux anneaux‚ l’un d’hématite rouge‚ l’autre d’hématite jaune. La masse jaune avait peut-être un rapport avec l’uranium que l’on a découvert à l’est de chez nous. Du trou sortait une flamme‚ quand la flamme s’étend‚ ou plutôt quand la flamme descend dans le trou‚ il y a une explosion‚ mais ça plus tard. <br />
 Le groupe de femmes et d’hommes arriva à travers les rochers par le côté ouest du village. Les femmes posèrent leur plateau à l’intérieur d’un cercle sur la place du village. Un des plateaux fut donné au chef. Il le prit et alla dans une maison pour le bénir. Puis il sortit rejoindre les hommes et les femmes qui avaient quitté le village plus tôt et les hommes et femmes qui avaient participé à la cérémonie partirent avec lui.</p>
<p align="justify">Comme je te l’ai dit‚ quelques hommes et femmes ne crurent pas quand on les mit en garde et ils restèrent. Quand les flammes disparurent dans les trous‚ il y eut une grande explosion et une chaleur intense‚ et tout le village et les gens qui étaient restés périrent. Même certains de ceux qui étaient partis plus tôt furent incommodés par la chaleur et il fallut les porter.</p>
<p align="justify">Les survivants ne purent aller à Oraibi parce que le temps n’était pas encore venu. Comme je te l’ai déjà dit‚ uniquement ceux qui pouvaient venir à Oraibi étaient ceux pour lesquels les Kachinas avaient déterminé le bon moment. C’est ainsi que le clan du front continua sa migration. Plus tard‚ ce clan fut le dernier à être accepté parmi les clans du feu. L’événement de Húck’ovi s’est déroulé il y a plus de 3.000 ans. Nous avons toujours une chanson concernant cet événement. On n’y dit pas pourquoi Húck’ovi fut détruite‚ mais seulement ce qui arriva après l’explosion. On chante cette chanson lors de la cérémonie de Húck’ovi‚ mais en fait il s’agit d’une mise en garde pour le monde entier. Dans cette région‚ un seul village fut détruit‚ et les gens qui sont partis à temps furent sauvés. Mais dans la chanson on dit que les gens vont de village en village et ne trouvent pas de refuge. Ils ne le trouveront nulle part‚ car ça brûle partout. Il n’y a pas de remède‚ car ce sera le feu qui détruira notre quatrième monde. Ce ne sera pas une guerre atomique‚ mais une arme électrique que l’on est en train de développer et qui sera découverte bientôt. Je ne sais pas comment agira cette arme exactement‚ mais elle enverra quelque chose qui ressemble à des ondes radio et ça partira d’une station et ça ira partout.</p>
<h3><a name="25"></a><a href="#sommaire">Arrivée des Espagnols à Oraibi</a></h3>
<p align="justify">Quand les Kachinas sont partis‚ ils nous ont dit de ne pas oublier qu’il y aura‚ un jour‚ des gens d’un autre pays qui viendront nous voir pour nous parler d’une autre croyance. Ils ont donné à mes pères du clan de l’ours un bâton d’environ deux mètres de longueur sur lequel ils nous demandaient de marquer chaque année qui passait. Le bâton était de couleur noire et‚ chaque année‚ au moment de Soyál‚ nous y avons fait un trait blanc. Les gens d’un autre pays devaient venir quand le bâton serait couvert de traits du haut jusqu’en bas. Les Kachinas nous avaient demandé de rencontrer ces gens à un endroit appelé Kowáwayma‚ qui se trouve sur le Rio Grande‚ à environ cinquante kilomètres au nord d’Albuquerque. Là-bas se trouve maintenant une ruine avec‚ à l’intérieur‚ une belle et grande peinture dont j’ai copié une partie pour “Le livre des Hopis”. C’est d’ailleurs le même endroit où les Navajos s’arrêtèrent sur leur chemin de retour après avoir été libérés de prison. Ils cassèrent leurs flèches‚ les posèrent dans les ruines et ont juré de ne plus jamais causer d’ennuis aux Hopis.</p>
<p align="justify">Si les étrangers ne venaient pas cette année-là‚ nous devions encore ajouter cinq années sur un nouveau bâton et le lieu de rencontre‚ dans ce cas‚ devait être Sikiá’ova‚ ce qui veut dire “pierre jaune”. Cet endroit se trouve près de la vieille route menant vers Oraibi. Si‚ après ce délai‚ ils n’étaient toujours pas là‚ nous devions les rencontrer cinq ans plus tard à un endroit plus haut‚ sur la route qui s’appelle Chiwáchukha‚ ce qui veut dire “glaise durcie”. Après cinq autres années‚ nous devions les rencontrer à un endroit appelé Nahúyangowasha‚ “champs croisés”. Après encore cinq ans‚ comme dernier lieu de rencontre‚ fut fixée une place sur le bord de la falaise à l’est d’Oraibi. Le nom de cette place est Táotoóma. <br />
 Quand le premier bâton fut rempli‚ les gens n’étaient toujours pas venus. Cinq ans passèrent encore‚ et toujours rien. Ainsi passèrent cinq années après cinq années. D’après notre tradition‚ c’est Pahána‚ le frère‚ qui devait conduire ces gens sur notre continent. Pahú veut dire “eau”‚ mais nous ne le prononçons pas entièrement‚ nous le contractons et ne disons que “pa”‚ et la syllabe “ha” signifie “un voyage sur l’eau”‚ c’est-à-dire avec un bateau. Pahána est donc “l’homme qui traverse l’eau avec un bateau”‚ ce qui montre que plusieurs millénaires avant l’événement on savait déjà que les gens viendraient en bateau et non sur des boucliers volants. <br />
 Nos gens commencèrent à se faire du souci que personne n’arrivât. Le grand retard signifiait que ce n’était pas les gens attendus qui viendraient. Enfin‚ avec un retard de vingt ans‚ ils arrivèrent et nous nous préparâmes à les attendre à Táotoóma‚ comme on nous l’avait demandé. Tu te rappelles sûrement que Táotoóma était aussi le pays du continent qui sortait de l’eau‚ l’endroit “qui fut touché par le bras du soleil”. Les étrangers arrivèrent donc à cet endroit qui portait le même nom. Il y a longtemps‚ ce nom signifiait un nouveau commencement‚ et cette fois-ci‚ ce fut aussi un nouveau commencement. <br />
 Comme je l’ai dit‚ ce retard de vingt ans inquiétait mon peuple et quand les Espagnols arrivèrent‚ tout avait été préparé pour les recevoir. Nos anciens et les chefs religieux vinrent pour les accueillir. Les étrangers portaient des armures et toutes leurs armes‚ mais nous n’avions pas peur. Nous pensions encore qu’il s’agissait de frères‚ d’êtres humains civilisés. Puis la tragédie commença. Le chef d’Oraibi tendit sa main pour un “nackwách”‚ le signe de la vraie fraternité. Si l’homme en face avait compris ce signe‚ tout aurait été bien. Mais quand le chef tendit sa main‚ l’Espagnol crut qu’il voulait un cadeau et lui donna des babioles sans valeur. <br />
 Ce fut un coup dur pour les Hopis‚ les étrangers ne connaissaient pas le signe de la fraternité ! Notre peuple prit alors conscience qu’à partir de ce moment le malheur s’abattrait sur les Hopis. Et cela s’est passé ainsi‚ nous l’avons vécu.</p>
<h2><a name="26"></a><a href="#sommaire">LEGENDES</a></h2>
<h3><a name="27"></a><a href="#sommaire">Yucca-Boy</a></h3>
<p align="justify">Pendant un certain temps‚ quelques-uns de nos clans vécurent encore à Palátupka‚ dans le cañon Rouge‚ qui s’appelle aujourd’hui Cañon de Chelly. Les clans importants qui s’y installèrent avant de venir ici‚ dans nos villages hopis‚ furent le clan du soleil‚ le clan du maïs et le clan des nuages. En plus‚ il y avait le clan du feu et le clan du roseau. Le petit clan du Yucca était peu connu‚ avec seulement quelques membres. Ils migraient et s’installaient toujours avec d’autres clans et‚ à l’époque‚ ils s’installèrent dans un petit cañon latéral.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="300"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/walpi.jpg" alt="Le village de Walpi situé sur la première Messa" /></td>
<td width="10"></td>
</tr>
<tr>
<td width="300" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Le village de Walpi situé sur la première Messa.</em></div>
</td>
<td width="10"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Dans une des familles naquit une fille qui‚ en grandissant‚ devint une très gentille jeune fille‚ courageuse et serviable‚ et tout le monde l’aimait bien. <br />
 Un jour‚ très loin à l’ouest (l’endroit exact n’est pas connu)‚ il y eut une irruption volcanique. Des nuages noirs couvrirent le pays et‚ pendant trois ans‚ il n’y eut plus de pluie. Le maïs‚ les haricots‚ courges et autres légumes desséchèrent. Rien ne poussa plus et les gens furent obligés d’aller dans le désert pour chercher quelque chose à manger. Tout le monde souffrit beaucoup. Les parents de la fille étaient trop vieux pour y aller. C’est donc la fille qui alla chercher de la nourriture pour tous les trois. <br />
 Avant de partir‚ elle remplit une cruche avec l’eau qui continuait à couler faiblement sous un rocher. Quand elle ne trouvait pas de nourriture‚ elle ne rentrait pas et restait dormir dehors pour poursuivre sa recherche le lendemain. La troisième année‚ la famine fut si grande que la fille fut obligée d’aller de plus en plus loin. Un jour‚ elle décida d’aller encore plus loin‚ là où personne n’avait jamais été avant elle. Elle se dirigea vers le nord‚ vers une colline‚ et pendant trois jours elle ramassa ce qu’elle trouvait‚ quand elle arriva à un joli endroit rempli de céréales et de baies séchées qui étaient encore mangeables. En fin d’après-midi elle mangea puis décida de passer la nuit et de dormir près d’une falaise. Quand elle s’installa‚ il lui sembla entendre un bruit‚ mais ne voyant aucun animal elle s’endormit dans le sable fin. Le lendemain matin‚ pensant qu’elle avait trouvé à manger‚ elle décida de rentrer lorsqu’elle entendit de nouveau le bruit de la veille. Elle se dirigea vers la colline et un étranger vint à sa rencontre. C’était un beau jeune homme dans un habit magnifique. Bien sûr‚ depuis longtemps‚ son peuple connaissait les Kachinas‚ mais depuis l’arrivée des nuages noirs‚ ces derniers semblaient avoir disparu. Quand il fut près d’elle‚ elle comprit ce qu’elle avait entendu la veille. Sa poitrine et son corps étaient couverts de coquillages qui tintaient en marchant. <br />
 Mais maintenant c’était le matin et elle n’avait absolument pas peur. <br />
 Il s’adressa à elle en disant : “Je vois que tu as ramassé suffisamment à manger pour ta famille.” Sa voie était douce et gentille et il semblait au courant de la famine. Elle répondit : “Oui‚ c’est la première fois que je suis allée aussi loin et que j’ai trouvé autant.” “Oui‚ je comprends‚ nous vous avons observé tout ce temps et nous savons ce qui est arrivé.” <br />
 Elle demanda d’où il venait et il répondit : “Nous sommes les initiés et nous n’habitons pas sur cette terre. Nous venons d’une planète très éloignée‚ mais nous surveillons tout le pays. Vous allez surmonter ces temps difficiles‚ cela fait partie des changements qui interviennent actuellement sur la terre entière.” La jeune fille fut tellement étonnée qu’elle ne posa plus de questions. Il continua : “Cela va te sembler étrange‚ mais d’où je viens tout est beau et vert.” Après s’être assis tous les deux‚ elle parla de son peuple et lui du sien. Ce fut une conversation merveilleuse et il demanda‚ au bout d’un moment : “Tu n’es pas rentrée aujourd’hui. Tu ne te fais pas de soucis pour tes parents ?” “Non‚ c’est tellement intéressant de connaître quelqu’un comme toi‚ quelqu’un qui est si bien nourri.” Il répondit : “Je sais que cela t’étonne‚ mais nous ne mangeons pas de votre nourriture‚ nous vivons de l’esprit qui est dans la nourriture‚ c’est comme la rosée sur les perces-neige et il y en a beaucoup dans l’univers.” <br />
 Puis le jeune homme demanda si elle avait faim. Elle voulut faire cuire quelque chose de ce qu’elle avait trouvé‚ mais le jeune homme lui offrit quelque chose qu’il lui avait apporté. C’était du maïs sucré‚ cela faisait longtemps qu’elle n’en avait pas mangé. Ils restèrent ensemble jusqu’à la tombée de la nuit et décidèrent de passer la nuit au même endroit et de partir ensemble le lendemain. <br />
 Il l’accompagna un bout de chemin et‚ quand elle arriva chez ses parents‚ elle leur donna tout ce qu’elle avait trouvé‚ et le maïs que le jeune homme lui avait donné. Elle raconta ce qui lui était arrivé mais ils décidèrent de n’en parler à personne. <br />
 Après un certain temps‚ la jeune fille retourna chercher de la nourriture et elle se dirigea vers la colline. Le jeune homme était là et l’attendait. Mais l’hiver arrivait et chacun savait qu’il serait encore plus difficile de trouver de la nourriture. Elle y retourna une troisième et dernière fois et le jeune homme lui donna une cruche remplie de graines. Il lui expliqua qu’elle devait conserver ces graines à l’intérieur de la maison et qu’elle devait en répandre un peu dans le noir total. Elle devait mettre les graines qui sortaient les premières de la cruche dans un panier et quitter la pièce. Quand elle y retournerait‚ les graines se seraient multipliées. <br />
 Elle fit comme il lui avait demandé et‚ chaque fois qu’elle retourna dans la pièce‚ c’était une surprise. Une fois il y avait des haricots‚ une autre fois des graines de courges et parfois du maïs. A chaque fois la corbeille était remplie. Cette cruche‚ que nous appelons la “cruche sacrée”‚ nourrit la famille tout l’hiver. Comme elle n’avait toujours pas raconté aux autres ce qui lui était arrivé‚ elle sortait parfois pour faire semblant d’aller chercher de la nourriture. <br />
 Au printemps‚ la jeune fille s’aperçut qu’elle attendait un enfant. Elle en fut étonnée et en parla à sa mère qui se fit aussitôt du souci par rapport à ce que les gens allaient penser. L’étranger était le seul homme qu’elle avait connu et à qui elle avait parlé‚ mais elle n’avait pas eu de relations avec lui. La mère était‚ elle aussi‚ soucieuse et un peu honteuse. Un jour‚ la fille décida : “Nous allons dire que j’ai rencontré un étranger et que j’ai eu des relations avec lui.” Un matin‚ l’enfant vint au monde. C’était un garçon. Toute la famille fut heureuse et l’accueillit bien. Après vingt jours‚ il fut temps de lui laver les cheveux. C’est un événement important dans la vie des Hopis. La famille était soucieuse car cette cérémonie doit être faite par les parents du père. Mais qui était le père et où était-il ? <br />
 Alors quelque chose d’étrange se produisit. Quand la mère de la jeune fille se décida à laver elle-même les cheveux de l’enfant‚ le brouillard se leva dans le cañon. C’était la réponse. Les initiés étaient venus pour laver les cheveux de l’enfant. Le brouillard fut le plus épais à l’endroit où la famille habitait‚ puis le brouillard devint de la pluie. Comme la mère du père n’était pas là pour donner un nom à l’enfant‚ c’est donc la mère de la mère qui donna comme nom “Silíomoho”‚ car la mère était du clan du Yucca‚ et elle donna le nom de la plante de Yucca qui y poussait beaucoup plus haut qu’ici‚ dans cette région.</p>
<p align="justify">La pluie était revenue‚ ce fut la fin de la famine. L’enfant était magnifique et grandissait de manière superbe. Quand il fut devenu un beau jeune homme‚ il demanda la permission d’aller chasser seul. Il se dirigea vers le nord‚ vers la colline‚ mais c’est seulement le troisième jour qu’il réussit à tuer un animal. Il se prépara un bon repas et mit le reste de la viande à sécher. Le lendemain‚ quand il se réveilla‚ un jeune étranger se tenait à côté de la viande. Il lui dit : “Tu es enfin venu pour chasser.” Sa voix était amicale et Silíomoho lui répondit : “Oui‚ c’est la première fois que je chasse seul.” “Oui‚ je sais‚ je te connais bien” répondit l’étranger. Silíomoho fut étonné : “Tu me connais ?” “Oui‚ mais le temps n’est pas encore venu pour te dire qui je suis.” Le soir‚ la viande fut presque sèche et l’étranger aida Silíomoho à la porter et lui demanda de le suivre. Il le fit monter le versant abrupt de la colline. Il faisait presque noir quand ils arrivèrent au sommet. Là‚ il y avait une maison‚ exactement comme nos kivas‚ mais plus grande. L’étranger le fit entrer. Il entendit des voix et‚ en descendant l’échelle‚ il vit un groupe de femmes et de filles Kachinas assises le long du mur. La plupart des femmes étaient des Hahá-i‚ les plus gentilles des femmes Kachinas. Elles lui souhaitèrent la bienvenue et il s’assit près des hommes‚ au milieu de la pièce. On lui servit un bon repas et l’étranger lui dit : “Comme tu es venu dans notre maison‚ je veux te dire que nous sommes nombreux sur toute la terre‚ et moi je suis ton père.” Silíomoho fut incapable de parler. C’était donc ça‚ son père était l’un des initiés‚ c’est pourquoi sa mère et ses grand-parents ne lui avaient rien dit. Son père lui dit : “Le temps n’est pas encore venu pour te dire exactement qui je suis et ce que je fais.”</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/kiva.jpg" alt="Cérémonie d’Indiens Hopis habillés en Kachinas en haut d’une Kiva (dans les années 1920)" width="400" height="246" /><br />
 <em>Cérémonie d’Indiens Hopis habillés en Kachinas<br />
 en haut d’une Kiva (dans les années 1920)</em></p>
<p align="justify">“Tu es un être humain et tu n’es pas encore l’un des nôtres‚ mais tu le seras un jour. Mais maintenant‚ tu dois passer trois épreuves. Nous allons voir si tu vas survivre.” Pendant les trois nuits suivantes‚ le garçon dut choisir soigneusement des endroits pour passer la nuit et il fut assailli par des bêtes sauvages et des tempêtes terribles. Mais comme il avait‚ à chaque fois‚ bien choisi son emplacement‚ il réussit à survivre et à passer les épreuves avec succès. <br />
 Le matin‚ après la troisième nuit‚ son père apparut et lui dit : “J’ai tout le temps espéré que tu survives. Je t’ai mis à l’épreuve de toutes mes forces‚ mais maintenant je sais que tu es fort. Tu dois être fort‚ car l’avenir apportera beaucoup de difficultés pour ton peuple. ”Ils retournèrent à la kiva ensemble où Silíomoho fut reçu avec beaucoup de chaleur et de gentillesse. On lui servit un bon repas et beaucoup de Kachinas chantèrent et dansèrent pour lui. Après une bonne nuit‚ son père arriva : “J’ai déjà fait mon travail ce matin. J’ai béni la terre avec de la rosée et maintenant nous pouvons partir car ta mère et tes grand-parents doivent se faire du souci pour toi.” Puis il prit le paquet avec la viande séchée que le garçon avait préparée et ils prirent le chemin du village du garçon. Près du village‚ ils s’arrêtèrent et le père dit : “Maintenant‚ tu dois continuer seul. Je vais t’aider à porter ton paquet mais tu ne me verras pas.” Le père était devenu invisible. Le garçon fut accueilli avec joie. La mère partagea tout de suite la viande avec ses voisins. Puis Silíomoho raconta ce qui lui était arrivé‚ tout ce que son père lui avait appris concernant l’avenir difficile de leur peuple et que plus tard‚ dans sa vie‚ lui Silíomoho deviendrait le chef d’une planète très éloignée. Le nom de son père était Hólolo.</p>
<p align="justify">Par la suite‚ chaque fois qu’il y avait du brouillard dans le cañon‚ les gens disaient “c’est Hólolo‚ le père de Silíomoho.” Et même encore aujourd’hui‚ nous appelons le cañon de Chelly‚ cañon du brouillard. Silíomoho devint un membre important et plus tard un chef apprécié de son peuple. Ses capacités furent d’une grande aide. Il pouvait prédire quand il pleuvrait ou combien il y aurait de neige‚ quand ils devaient semer et comment conserver les récoltes.</p>
<p align="justify">Ce don fut un cadeau de son père.</p>
<h2><a name="28"></a><a href="#sommaire">L’ENERGIE</a></h2>
<p align="justify">A Kásskara‚ toute la puissance et l’énergie dont nous avions besoin provenaient du soleil. Nous pouvions en bénéficier partout et les lignes électriques n’étaient pas nécessaires. Mais je ne sais pas comment cela fonctionnait.</p>
<p align="justify">Nous avions un appareil‚ en fait nous en avions beaucoup‚ avec un cristal à l’intérieur pas plus gros qu’un pouce. A l’époque‚ les gens n’avaient pas besoin de travailler la pierre avec un burin‚ pendant des jours. Tout ce qu’ils avaient à faire‚ c’était d’orienter l’appareil par rapport au soleil et ils pouvaient fendre la pierre avec l’énergie solaire.</p>
<p align="justify">Tous les sons étaient mémorisés dans des cristaux. Tous les enregistrements du troisième monde se trouvent dans une grotte en Amérique du Sud. Ma grand-mère me l’a dit un jour mais personne ne sait plus où elle se trouve. Si la grotte était découverte un jour‚ je pourrais tout reconnaître à l’intérieur.</p>
<p align="justify">Quand nous sommes venus sur ce continent‚ nous avons bien sûr emmené de tels appareils‚ ainsi que toutes nos connaissances. Là-bas‚ en Amérique du Sud‚ les gens pouvaient soulever d’énormes blocs de roche en tendant les mains sans y toucher. Aujourd’hui‚ on est étonné et on ne comprend pas comment les gens ont pu bâtir de telles villes‚ mais à l’époque c’était facile.</p>
<p align="justify">La plus grande efficacité des capacités de l’être humain se trouve dans le bout des doigts. Ils peuvent émettre beaucoup de force et en absorber autant. Pense aux hommes-médecine qui posent leurs doigts sur ton corps et sentent toutes les vibrations. Ils ressentent aussi les vibrations qui ne devraient pas s’y trouver et localisent ainsi la maladie.</p>
<p align="justify">A une certaines époque‚ on utilisait aussi le mercure‚ mais je ne sais pas exactement dans quel but. D’après notre tradition‚ il en existait deux sortes‚ une liquide et une solide. Il y aurait un rapport avec la chaleur et l’équilibre‚ mais je ne sais pas si‚ au point de vue scientifique‚ cela signifie quelque chose pour toi. Les gens du clan “deux cornes” l’ont utilisé‚ c’est ce que m’a dit un homme du clan de l’arc.</p>
<p align="justify">Les gens avaient techniquement un niveau élevé‚ mais ils n’ont jamais utilisé la force pour détruire des vies. Tout ce savoir s’est progressivement perdu et les gens ont dû travailler de plus en plus dur. Aujourd’hui‚ toutes ces bonnes choses sont dissimulées et nous voyons avec étonnement ce que l’on a réussi à faire dans le passé. Pour comparer‚ on pourrait dire que c’est aujourd’hui que nous vivons dans une époque sombre.</p>
<h2><a name="29"></a><a href="#sommaire">LES SYMBOLES</a></h2>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="left">
<tbody>
<tr>
<td width="202"><img src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/symbolevie.jpg" alt="Le symbole du plan de vie des Hopis." /></td>
<td width="10"></td>
</tr>
<tr>
<td width="202" valign="top">
<div style="text-align: center;"><em>Le symbole du plan de vie des Hopis.</em></div>
</td>
<td width="10"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify">Quand nous sommes installés en Amérique du Sud‚ après notre arrivée‚ nous avons commencé à documenter notre présence. Nous avons exprimé notre savoir historique et spirituel à travers des symboles. Nous en faisons autant aujourd’hui‚ car nous avons hérité ces symboles de nos pères et nous connaissons le sens des chiffres et des lignes. Nous savons ce qu’ils signifient et ce que l’on peut exprimer à travers ces symboles.</p>
<p align="justify">Nous avons laissé nos symboles partout où nous avons vécu ou migré. On peut trouver les preuves de notre savoir dans toute l’Amérique du Sud jusqu’au continent nord-américain : des dessins rupestres‚ des céramiques‚ des bâtiments. Les gens disent que nous n’avions pas d’écriture. Mais c’est justement notre écriture et ce sont nos messages qui sont présents partout sur les deux continents et qui n’ont pas encore été détruits.</p>
<p align="justify">Nous avons écrit nos symboles sur de la roche car elle n’est pas facile à détruire par le temps. Nous avons décoré nos céramiques avec des symboles et nous en faisons toujours autant aujourd’hui. A chaque fois que nous avons quitté une installation provisoire‚ pendant nos migrations‚ nos enfants brisaient dans tout le village toutes les céramiques et les laissaient comme un legs. La céramique ne peut pas être détruite. On peut la briser mais les morceaux restent toujours. D’autres peuples et des générations futures viendront et les trouveront‚ et ils sauront que nous avons été là avant eux.</p>
<p align="justify">Et il y a les bâtiments‚ les ruines. Si on fait attention à certains signes caractéristiques‚ alors on peut les trouver partout en Amérique du Sud et ici. Par exemple‚ il existe des tours‚ des tours circulaires et des tours carrées. La tour ronde est le symbole féminin‚ la tour carrée le symbole masculin.</p>
<p align="justify">La forme en T ou le trou de serrure est très importante. Nous l’avons depuis le premier monde. Cette forme est un symbole pour le plan du créateur. C’est pourquoi les fondations de nos kivas ont cette forme en T. Et comme je parle justement des kivas‚ je veux ajouter quelques autres significations symboliques de cette construction. L’étage inférieur représente le premier monde‚ l’étage supérieur le deuxième monde‚ et l’ensemble‚ de l’arrière jusqu’au devant‚ représente le troisième monde. Sur le toit plat se trouve une plate-forme surélevée qui représente notre monde actuel‚ le quatrième monde. Maintenant‚ tu comprends pourquoi les kivas sont si importantes pour nous.</p>
<p align="justify">Et naturellement‚ il existe les grands édifices du passé. Les références aux multiples mondes ne manquent pas. Combien de symbolisme et de savoir sont exprimés à travers eux. La référence aux différents mondes se trouve partout‚ dans le nombre d’étages des pyramides‚ le nombre des portes sur les toits des bâtiments : les trois mondes du passé‚ le quatrième‚ le monde actuel‚ le cinquième monde et les sept mondes que l’humanité doit traverser au total. Même les neuf mondes sont mentionnés‚ à savoir les deux mondes appartenant au créateur. Et les sculptures et la position des bâtiments. Nous pourrions écrire un livre supplémentaire sur la signification des découvertes dans les ruines mexicaines et sud-américaines. Je t’ai déjà parlé de la forme en T à Teotihuacan‚ de la signification des degrés‚ pourquoi il y a un trou dans l’édifice de la pyramide du soleil et la signification des serpents des deux côtés des marches. Dans toute chose il y a une signification‚ et l’histoire est inscrite partout. Nous sommes des gens ayant une orientation spirituelle et les historiens et les archéologues doivent se rendre compte qu’ils devront d’abord nous comprendre‚ avant de pouvoir expliquer les ruines.</p>
<p align="justify">A l’époque actuelle‚ nous portons ces chiffres symboliques avec nous ou plutôt dans nous. Pas dans une forme matérielle mais d’une manière plus subtile. Par exemple‚ pendant une cérémonie‚ quand des Kachinas dansent sur la place du village‚ ils forment leurs groupes à seulement trois endroits‚ pour montrer les trois mondes que nous avons traversés. Ils ne peuvent pas former un quatrième groupe puisque le quatrième monde n’est pas terminé. Je dois également mentionner les chants que nous chantons pendant les cérémonies. Un tel chant comporte cinq strophes‚ ce qui signifie que nous allons nous rendre dans le cinquième monde. Comme tu le vois‚ les Hopis savent exactement où ils se situent dans le plan des mondes : entre le troisième qui a été détruit‚ et le cinquième‚ le prochain monde que nous devons atteindre. Nous savons que nous nous trouvons dans le quatrième monde situé au milieu de sept mondes que nous devons traverser au total. Nous n’avons pas besoin de le dire‚ car tout est exprimé symboliquement dans nos cérémonies. Pourquoi noter quelque chose par écrit qui est enracinée si profondément et exprimée si clairement dans nos cérémonies ?</p>
<p align="justify">Tout le symbolisme utilisé par les Hopis nous rappelle les vérités que nous avons apprises il y a longtemps. Mais seulement nous‚ les Hopis‚ connaissons et comprenons ce symbolisme‚ aucune autre tribu ne peut en faire autant‚ même si beaucoup d’entre elles utilisent maintenant des symboles hopis. Elles ne voient que l’extérieur et n’ont pas la connaissance.</p>
<p align="justify">Si tu vois nos symboles quelque part en Amérique du Sud‚ en Amérique Centrale ou sur ce continent‚ pense que nous savons encore aujourd’hui ce qu’ils signifient. Et pense que nous savons tout cela par notre passé et par ce que nos pères nous ont transmis et que nous gardons toujours vivant.</p>
<p align="justify">Et n’oublie pas que le savoir des Hopis est encore plus étendu : nous savons que nos voix‚ même sans son‚ sont imprimées dans l’atmosphère et que c’est indestructible ! Des rochers et des ruines peuvent disparaître un jour‚ mais ce que nous disons‚ et ce qui se passe dans nos âmes sur un niveau plus élevé‚ ne sera jamais détruit.</p>
<h2><a name="30"></a><a href="#sommaire">LE MOT DE LA FIN</a></h2>
<p align="justify">Chacun d’entre nous est né avec une prédestination et doit remplir sa tâche dans ce monde. Longtemps avant ma conception‚ il fut décidé que cela ferait partie de ma destinée de transmettre toutes ces choses. C’est pourquoi je suis venu pour parler avec toi.</p>
<p align="justify">Tout au début de ton enregistrement‚ je t’ai dit que l’histoire de mon peuple représente une mise en garde pour vous. J’espère que tu as maintenant bien compris cet avertissement. As-tu remarqué comment l’histoire se répète toujours et toujours ? Et tu as vu que le créateur punit l’humanité quand elle transgresse les lois et dévie ou quitte le droit chemin.</p>
<p align="justify">Je t’ai parlé beaucoup de notre histoire‚ de l’histoire du peuple élu. Je sais qu’elle ne correspond pas à ce que vous avez cru jusqu’à maintenant. Naturellement‚ les scientifiques voudront nous corriger‚ comme ils le font toujours. Ils ne nous comprennent pas et ne peuvent donc pas comprendre notre histoire et nos opinions. Mais nous‚ les Hopis‚ reconnaissons dans les événements d’aujourd’hui la même chose que ce qui est arrivé vers la fin du troisième monde. Nous voyons ce qui se passe dans le monde‚ la corruption‚ les assassinats‚ et nous savons que nous sommes sur le chemin de la destruction. On peut éviter cette fin terrible si nous retournons sur le chemin du créateur‚ mais je n’y crois pas. La prochaine grande catastrophe n’est pas loin‚ seulement quelques années. Cela doit vous sembler étrange dans votre monde‚ mais nous le savons.</p>
<p align="justify">Nous‚ les Hopis‚ nous le savons.</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pueblo2.jpg" alt="Cérémonie chez les Indiens Pueblos de San Juan‚ frères des Indiens Hopis. Les Pueblos ne furent pas intégrés aux Hopis‚ car ils n’ont jamais fini leur migration " width="400" height="260" /><br />
 <em>Cérémonie chez les Indiens Pueblos de San Juan‚ frères des Indiens Hopis.<br />
 Les Pueblos ne furent pas intégrés aux Hopis‚<br />
 car ils n’ont jamais fini leur migration </em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.antonparks.com/atlantis1.html">AntonParks.com</a>)<br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’histoire du-la conteur-euse sans nom</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 21:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Un Conteur Sans Nom&#8230; Une histoire, un conte&#8230; A partager&#8230; Un conte ça se partage, ça se transmet &#8230; Aller, va déclamer ce conte à quelqu&#8217;un&#8230;! Il était une fois un-e conteur-euse (les conteur-euses sont à la fois conteur et conteuse ou ni l’un ni l’une ni l’autre c’est la faute à la grammaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par Un Conteur Sans Nom&#8230;<br />
</h3>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Une histoire, un conte&#8230; A partager&#8230; Un conte ça se partage, ça se transmet &#8230; Aller, va déclamer ce conte à quelqu&#8217;un&#8230;!</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/storagecanoeca.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4409" title="storagecanoeca" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/storagecanoeca.jpg" alt="storagecanoeca" width="301" height="228" /></a>Il était une fois un-e conteur-euse (les conteur-euses sont à la fois conteur et conteuse ou ni l’un ni l’une ni l’autre c’est la faute à la grammaire française où c’est toujours le masculin qui l’emporte…Mais pas cette fois ! Cette fois on dira pas « il » ni « elle » on dira « il-elle » Et pas « conteur » ni « conteuse » on dira conteur-euse Voilà ! ).<br />
 Donc ce-cette conteur-euse n’avait pas de nom. Hé non…Alors, dans la « vraie vie » c’est sûr on a forcément un nom.<br />
 Même que c’est tes parents qui te le donne à la naissance et c’est obligé de figurer à l’état civil et sur tes papiers après, que ça te plaise ou non, tu le portes toute la vie et tu l’écris dans la marge de ton cahier en haut à gauche…<br />
 Mais dans le monde des histoires, c’est plus pareil, c’est pas comme dans la vraie vie, dans le monde des histoires, on choisit les noms, on choisit les noms de ses personnages, les noms des lieux , les noms des dieux et les noms de toutes les créatures du monde qu’on vient d’inventer sans ça, si on donne pas de nom, y a rien qu’existe… Et puis on se donne un nom à soi-même, souvent on se casse pas la tête et on prend vite fait le nom qu’on porte dans la « vraie vie ».<br />
 Mais parfois c’est plus compliqué…Parce que la « vraie vie » n’est pas si « vraie » qu’elle en a l’air, parfois elle est truquée et puis parce que les noms c’est pas commode, ils ne sont jamais innocents, ils peuvent même être très dangereux.<br />
 Parce que non seulement les noms ont toujours eut le pouvoir de faire exister des choses et des êtres qui n’existent pas, mais surtout les noms racontent des histoires, c’est ça qui est dangereux. Alors si vous me demandez qu’est-ce qu’il y a de dangereux à raconter de simples histoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4399"></span>Je vous dirais que c’est parce que dans une histoire, il y a une façon de voir le monde et lorsqu’on la raconte elle se transmet à celles et ceux qui l’écoutent, exactement comme un virus et le virus des histoires est redoutable puisqu’il se propage à la vitesse de la pensée (qui comme vous le savez est encore plus rapide que la lumière).<br />
 Une seule fois suffit pour que vos convictions soient ébranlées, si elle est racontée deux ou trois fois, c’est suffisant pour que toute votre vie bascule.<br />
 Si elle est racontée plus de mille fois, elle transforme TOUT sur son passage, elle peut changer vos relations avec les autres, changer votre image de vous-même, changer votre façon d’apprécier la qualité d’un instant.<br />
 Et pour peu que tout le monde l’est entendu une fois, alors la petite histoire toute simple, toute bête, bouleverse la grande Histoire, celle qui s’écrit avec un grand « H » et qui donne l’impression d’être tout-e petit-e et de pas pouvoir faire grand-chose.<br />
 Parce que justement la petite histoire avec un petit « h », elle nous répète inlassablement que chacun-chacune d’entre nous a le pouvoir de TOUT changer.<br />
 Et rien que ça, ça on dirait une phrase toute faite, une phrase toute bête. Et bien pas du tout ! En fait c’est une formule magique qui si elle prononcée correctement exauce tous les voeux ! La petite histoire répète aussi souvent que tout est à sa place et que c’est nous qui voyons tout de travers.<br />
 Par exemple on voit les histoires comme des virus qui se propagent, alors qu’en « vrai » se sont des lunettes qui nous feraient voir plus net.<br />
 Avouez qui faut vraiment pas avoir les yeux dans les orbites, pour confondre des virus et des lunettes. C’est comme si on confond, je sais pas moi, un sursaut de conscience avec une maladie contagieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">On finir par croire que tout ce qui change est dangereux et pour éviter de prendre des risques on ne « rentre » plus dans les histoires.<br />
 Parce que les histoires, c’est pas simplement qu’on les écoute, ça c’est pas forcément dangereux, mais il arrive qu’on rentre dedans et ça c’est terrible.<br />
 C’est pas comme de rentrer à la maison où il y a peut-être un goûter qui nous attend c’est plutôt comme de rentrer dans un lieu inconnu sans rien savoir du tout de ce qui nous attend. Et chaque nouvelle phrase de l’histoire est comme une porte derrière laquelle on ne sait pas du tout ce qui peut y avoir…<br />
 Il y a peut-être un énorme loup derrière la porte, ou un terrible dragon ou une fée farfelue ou une sorcière hirsute ou un fabuleux trésor, ou une vérité cachée ou un doute planant, on sait pas…<br />
 Quand on rentre dans une histoire, on voit plus avec ses yeux à soi, on voit avec les yeux de l’histoire. Et ça, ça change TOUT. Et oui, il faut savoir qu’une histoire ça change TOUT. On ne peut pas « rentrer » dans une histoire si on est pas prêt à changer de vision du monde Et changer de vision du monde c’est à la fois changer De monde et changer Le monde Et tout cela est bien sûr impossible sans changer soi-même.<br />
 On ne peut pas « rentrer » dans une histoire si on n&#8217;est pas prêt à TOUT changer.<br />
 Et comme les mondes dépendent essentiellement de comment ils sont perçus, et comme c’est valable pour le monde des histoires, et comme tous-tes les conteur-euses vivent dans le monde des histoires, et comme tous les noms racontent eux aussi des histoires et inventent des mondes et comme ce qui semble « vrai » ne l’est pas forcément et vice versa… On comprend mieux maintenant qu’un-e conteur-euse d’histoires puisse hésiter à se trouver un nom…<br />
 Il se trouve que le-la conteur-euse de cette histoire (l’histoire du-la conteur-euse sans nom) ne voulait pas d’un nom qui en dise long ni d’un nom qui n’évoque rien.<br />
 Il-elle aimait par-dessus tout entendre et raconter des histoires et il-elle détestait le mensonge et les non-dits. C’est pourquoi il-elle parti en quête de son « vrai nom ».<br />
 Le nom que lui avait donné ses parents à la naissance n’avait rien à voir avec son « vrai nom » tout comme la vie qu’on appelle quotidienne n&#8217;a rien à voir avec la « vraie vie »… Je sais, ça paraît pas simple…<br />
 Mais il se trouve que rien n’est plus mal employé que le mot « vrai », par exemple on dira la « vraie vie » pour parler des jours ordinaires et pour ne pas la confondre avec la vie dans les histoires qui serait donc une « autre » vie, une vie moins vraie. Alors que dans les histoires la vie est plus vraie que la « vraie vie » puisqu’elles changent TOUT, La vie ordinaire elle, se répète parfois si souvent qu’on oublie ce que c’est que la Vie.<br />
 Et on est tellement parvenu à faire semblant de vivre, au lieu de vivre pour de vrai qu’on en vient à confondre le vrai du faux.<br />
 Et si par bonheur la vie ordinaire prend une tournure magique on dira que c’est un « vrai » conte de fée.<br />
 Mais si une simple histoire transforme votre vie quotidienne en conte de fée, en posant sur la vie un regard extraordinaire qui ferait de chaque instant un miracle.<br />
 On ne dira pas que l’histoire est vraie, on dira qu’elle est belle…C’est tout… Et on cherchera encore désespérément la vérité ailleurs.<br />
 Mais pour notre conteur-euse c’est tout différent La vie, TOUTE LA VIE, est un événement magique des plus faramineux.<br />
 La vie est l’histoire la plus incroyable de l’univers quelle que soit la façon dont on la raconte ! Même la vie « ordinaire » c’est toujours LA VIE. Et la vie c’est toujours extraordinaire ! Il y aura toujours des histoires pour la raconter, mais jamais de noms qui puissent la qualifier.<br />
 Toutes les histoires sont vraies mais tous les noms sont faux ! Voilà ce qui a poussé-e notre conteur-euse a chercher son « vrai nom», non pas dans la vraie-fausse vie de tous les jours où on distingue mal le vrai du faux, mais dans la vraie-fausse vie des histoires où un simple nom change TOUT.<br />
 Et le-la conteur-euse à cherché-e partout dans le monde des histoires. Il-elle a demandé-e à toutes les histoires quel était son « vrai nom ».<br />
 Et il-elle s’est fait-e traité-e de tous les noms de la terre, plus d’autres tout à fait inattendus… Un jour c’était « Coquille Vide » le lendemain c’était « Ni Vu Ni Connu ».<br />
 Quand ce n’était pas « Arbre Qui Parle » c’était « Ombre Sans Nom » Il y avait eu « Petit-Grand Rêve », « Enfant Perdu », «Source », « Océan », « Clarté »,« Soleil »,« Nébuleuse » et « Tous Les Noms De La Terre » plus d’autres tout à fait inattendus…<br />
 Tous ces jolis noms disaient vrai mais ils racontaient toujours une autre histoire que la sienne. « Je cherche mon vrai nom, celui qui raconte ma propre histoire… »<br />
 Et il-elle rentrait dans chaque histoire comme dans un miroir et cherchait à se reconnaître.<br />
 Tout au bout du conte il y avait toujours une lumière qui lui ouvrait les yeux mais cette lumière n’avait pas de nom.<br />
 Alors le-la conteur-euse interrogea ses propres histoires les plus intimes, celles qui font semblant de dormir en silence depuis qu’elles sont nées mais qui sont toujours là, bien présentes dans tout ce qu’on raconte.<br />
 Et ces propres histoires les plus intimes racontaient toute la même chose : « Il n’y a rien qui t’appartienne en propre ! Ni choses, ni qualités, ni nom, ni histoire…<br />
 Ton vrai nom n’existe pas ! Nous sommes toutes libres et toi aussi tu es libre : Tu peux te raconter ce que tu veux, tu sera toujours plus vaste que tout ce que tu crois pouvoir être. Nous savons que tu as encore besoin d’histoire et toi, tu sais que tu n’as plus besoin de nom. »<br />
 Alors le-la conteur-euse devint comme la lumière tout au bout du conte, c&#8217;est-à-dire sans nom. Je me dois de préciser, puisque c’est « moi » qui raconte cette histoire et que « moi » non plus je n’ai pas de nom, que d’être sans nom n’est pas de tout repos.<br />
 <strong>On veut mettre un nom sur l’histoire, on veut mettre un visage sur ce nom puis un masque sur ce visage et enfin donner un prix à ce masque.<br />
 Mais l’histoire ne joue pas la comédie. L’histoire est ce qu’elle est, elle n’en dit pas plus. On veut toujours la rendre plus bavarde lui faire dire ce qu’elle n’a pas dit. Alors on l’étudie, on la décortique, on cherche à la comprendre et finalement on oublie de rentrer dedans et de changer sa façon de voir le monde et de tout changer avec elle …</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://ecoclash.over-blog.org/article-18556077.html">ecoclash</a></em><strong><br />
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