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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; ferme</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Périple d&#8217;habitats alternatifs</title>
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		<comments>http://www.letransmuteur.net/periple-d-habitats-alternatifs/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 07:47:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Constructions naturelles]]></category>
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		<description><![CDATA[Hello à tous !
Comme promis voici mon compte-rendu de périple qui dura Un mois dans la région de la Drôme, de l&#8217;Ardèche etc (la géographie c&#8217;est pas mon truc, donc vous aurez compris le coin, c&#8217;est l&#8217;essentiel !)
Après un mois de déconnexion du web, de l&#8217;actualité et du flux ambiant constant du « une info [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hello à tous !</p>
<p>Comme promis voici mon compte-rendu de périple qui dura Un mois dans la région de la Drôme, de l&#8217;Ardèche etc (la géographie c&#8217;est pas mon truc, donc vous aurez compris le coin, c&#8217;est l&#8217;essentiel !)</p>
<p>Après un mois de déconnexion du web, de l&#8217;actualité et du flux ambiant constant du « une info en remplace une autre quotidiennement et on a pas le temps de suivre ou de réfléchir avec du recul » , j&#8217;en profite pour vous annoncer ma prise de recul du web.</p>
<p>J&#8217;ai décidé (et compris) que la virtualité ne m&#8217;aide pas et ai compris qu&#8217;il y à un moment où une réelle déconnexion des médias est vraiment salvatrice et permet de sortir du flux constant afin de reconnecter avec son rythme naturel (qui est le rythme de la nature tout simplement).<br />
 (précisons aussi qu&#8217;après un mois, quand on se retrouve devant un PC, on a mal aux yeux, et aussi le wi-fi nous tape sur le système et nous empêche de dormir !)</p>
<p>C&#8217;est sans aucun regret qu&#8217;en rentrant à la maison j&#8217;ai pris un GRAND plaisir à effacer la tonne de mail qui m&#8217;informait des dernières « crasses » de la société SANS les lire (seulement les titres).</p>
<p>C&#8217;est sans aucun regret et avec un GRAND plaisir que je n&#8217;ai PAS regardé les derniers articles qui étaient sortis sur mes « sites préférés ».</p>
<p>C&#8217;est sans aucun regret et avec un GRAND plaisir que je n&#8217;ai PAS regardé les derniers commentaires sur mes vidéos de daily et que j&#8217;ai « coupé » les commentaires (afin d&#8217;éviter les futurs éventuels commentaires odieux … pour ne pas avoir à faire la police).</p>
<p>C&#8217;est avec un grand plaisir que je coupe la radio dès qu&#8217;il y a les infos et passe à de la musique. J&#8217;ai néanmoins quelques bribes de « news » mais seulement par le biais de Radio Ici et Maintenant … ce qui n&#8217;est pas comparable, car EUX, ils parlent plusieurs heures sur les sujets, et prennent le temps (et il n&#8217;y a pas de pubs !!!)</p>
<p>Je prend en ce moment même beaucoup sur moi afin de vous livrer ce compte rendu, car j&#8217;ai conscience qu&#8217;il peut donner envie à certains et participer à un changement à l&#8217;échelle individuelle … car j&#8217;aurais plus tendance à ouvrir mon dernier bouquin qu&#8217;il me tarde de retrouver (« la culture des plantes aromatiques et médicinales en Bio »de Wicki Gerbranda aux éditions du Fraysse)</p>
<p>Bref je vous passe ces observations personnelles qui dans le fond relèvent plus de l&#8217;exhibitionnisme des sentiments qu&#8217;autre chose …</p>
<p>Voici le compte-rendu en question … on va faire de manière chronologique &#8230;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">1/ Le Pré aux Yourtes</span></span></span><span id="more-5187"></span><br />
 Alors voici LE constructeur de yourtes par excellence !<br />
 Non non, je ne suis pas payé pour dire ça (je pense que vous savez que ce n&#8217;est pas du tout mon genre !)<br />
 Pourtant j&#8217;ai eu l&#8217;occasion d&#8217;en voir des yourtes et des constructeurs, et de surfer sur les site, mais là … là … c&#8217;est le must du top du top …<br />
 En toute humilité, il a su magnifier et optimiser au maximum le concept de yourte !<br />
 Ingénieux et pratique, ce sont les seules yourtes où j&#8217;ai pu voir des innovations telles que des yourtes entièrement transparentes, des yourtes de bains avec l&#8217;eau qui se réchauffe sur le toit, des caves sous le plancher, des isolations déplaçables à volonté comme des rideaux, des piliers centraux rétractables, des baignoires encastrées dans le sol .. une trappe, et « hop » une baignore &#8230;etc..etc..</p>
<p>Un génie, et je vous le dit en toute objectivité !</p>
<p>Voici donc le résumé en photo de cette rencontre qui sera évidemment impossible de retransmettre en totalité tellement elle fut condensée et fructueuse (d&#8217;aspect pratique, technique ET aussi spirituel !)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3558.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Regardez moi ce site fabuleux !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3560.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une cave intégrée à une yourte … où « comment se passer de frigo? » et c&#8217;est pas une cave bidon … fraîche et TRES grande avec plus de 2 M de hauteur une fois en dessous !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3573.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Toilettes sèches … on ne va plus « chier » mais « composter » !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3631.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue des toilettes sèches (TLB = Toilettes à Litière Bio-maitrisée)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3575.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur des toilettes&#8230;sobre et efficace !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3574.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue d&#8217;une yourte avec le paysage en arrière-plan … remarquez la « fenêtre » en plastic … il fonctionne sous forme de « panneaux » maintenus avec des « scratchs » très résistants … vous pouvez mettre alors votre fenêtre selon vos goûts !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3576.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une source en amont rempli une grosse cuve (pas visible sur la photo) et permet d&#8217;avoir l&#8217;eau courante dans la yourte avec la pression idéale .. et petite précision … c&#8217;est une cuve contenant de l&#8217;eau diamant ..donc de l&#8217;eau diamant qui sort dirrectement du robinet … c&#8217;est ti pas génial tout de même ?!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3578.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Il fait TOUT de A à Z, les portes, les fenêtres, y compris la toile … donc pour coudre ces toiles extrèmement longues, il a trouvé un système ingénieux, le poste de couture est « incrusté » dans le sol de la yourte et tout le plancher de la yourte devient la « table de travail » !!! génial !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3579.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Qui a dit qu&#8217;on ne pouvait pas avoir l&#8217;eau courante dans une yourte (eau diamant je le re-précise !) notez qu&#8217;il cuisine au gaz (bien-que crudivore à 75 %) et que la plupart des personnes rencontrées font de même en été &#8230;en hiver c&#8217;est la cuisson au poêle à bois &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3586.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La Yourte de bain (ou « serre de bain ») remarquez les 200 mètres de tuyau qui réchauffent l&#8217;eau sur le toit de la yourte !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3587.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue rapprochée &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3588.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue … hummmmm ….</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3591.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Comme dit plus haut … tous les éléments des murs sont assemblés avec des scratchs … ce qui est TRES ingénieux, car en été, une yourte a GRAND besoin d&#8217;être aérée &#8230;dans ce cas &#8230; »scratchhhh » et c&#8217;est fait !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3592.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 D&#8217;autres yourtes utilisent ce système de « fenètres », mais en hiver, il y a alors déperdition de chaleur par le « pont thermique » crée (en bref la chaleur sorts par les fenètres, car pas isolées) et regardez-moi ce système supra-ingénieux : des « tringles à rideaux » en cuivre pour enlever et remettre l&#8217;isolation à volonté … fabuleux !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3593.jpg" alt="Image" width="377" height="270" /><br />
 Quand on est un constructeur confirmé et que l&#8217;on a des idées, on peut même prendre des libertés avec le treillis (mur) en l&#8217;aérant pour avoir une meilleure vision des fenètres !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3599.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le Hangar encore une fois auto-construit ! Et joli en plus !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3601.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre vue du Hangar</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3604.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Kezako ??? je me le suis demandé … réponse à la prochaine photo &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3605.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Ce sont en fait des piliers centraux de secours rétractables pour soutenir la couronne (ou le tonoo … c&#8217;est le « puits de lumière », véritable clef de voute de la yourte) en cas de fortes neiges … c&#8217;est plus agréable d&#8217;avoir une yourte sans deux gros piliers au centre tout de même non ?</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3609.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Sur cette photo, on remarque bien les « scratchs » en bandes qui permettent d&#8217;assembler les fenètres et les « murs »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3611.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Son installation électrique … 4 panneaux de 100 W et une éolienne marine (environ 700 € pour l&#8217;éolienne)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3615.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 6 batteries gros modèle spéciale solaire (décharge lente et plus de cycles de recharge …) mises en série je crois … ou en parallèle … oups, je ne sais plus &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3616.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Onduleur &#8230;etc&#8230; vous comprenez ici qu&#8217;on a pas à faire à un rigolo … c&#8217;est pourquoi je ne rentre pas dans les détails, car je ne les maitrise pas encore assez …</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3617.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Cuve de récupération de l&#8217;huile pour le filtrage … il a même créé une asso (roule ma fleur je crois &#8230;)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3618.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue de l&#8217;éolienne qui génère du courant à faible vent (car on se fait souvent avoir avec les éoliennes … l&#8217;essentiel est le rendement moyen, surtout à faible vent)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3621.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Envie d&#8217;un bain dans sa yourte ? Et « Hop » on soulève le plancher où l&#8217;on marche et une baignoire apparaît ! Magique !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3623.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Kézako ??? et bien une chose TRES importante !!! à la sortie de votre poele à bois, il faut IMPERATIVEMENT mettre un second conduit plus gros afin d&#8217;isoler le premier … car sinon la yourte risque de bruler (les températures des fumées atteignent souvent plus de 400 degrés !)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3629.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le bout des perches qui se fichent dans le tonoo … quand je vous dit qu&#8217;il a quasiment TOUT réinventé … génial !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3630.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une solution pour les nomades qui ne peuvent construire un plancher en bois à chaque fois … une solution est isolation par bâche plastique recouverte de plusieurs rouleaux de moquette …. et ça marche !!! on a dormi 2 jours dedans et c&#8217;était très bien !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Bref vous l&#8217;aurez compris, c&#8217;est un véritable coup de coeur et je lui tire mon chapeau pour toutes ces innovations …<br />
 A noter aussi que cela ne s&#8217;arrète pas à la construction de Yourtes, mais c&#8217;est une réelle vision holistique qui s&#8217;adresse aussi au spirituel. Il propose des retraites spirituelles, des initiations à la permaculture, à l&#8217;écologie en général, et au Zazen, communication non violente, tay tchi &#8230;etc&#8230;<br />
 Pour plus d&#8217;infos, je vous donne son site web :</p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.yourtes.supersite.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers Son Site Web « le pré aux yourtes »!!!</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">2/ Oasis de Bellecombe</span></span></span></p>
<p>Michel Marchand &#8230;ou « l&#8217;homme qui a 19 projets en même temps en cours et qui aimerait bien avoir le don d&#8217;ubiquité » …<br />
 C&#8217;est ironique, car il se démène vraiment et est vraiment engagé dans le combat politique pour le droit de choisir son habitat (entres autres) il est sur la liste de Francis Lalanne pour les élections européennes …<br />
 Il a vraiment de bonnes réflexions sur l&#8217;habitat, mais au-delà sur les relations humaines en général …</p>
<p>Nous avons eut l&#8217;occasion durant cette rencontre de participer au montage d&#8217;une yourte ou : « comment avoir son habitat en une après-midi ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3831.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3787.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Eclairage par le sol dans sa yourte … remarquez aussi le petit pot en bois … ce sont les toilettes sèches d&#8217;intérieur &#8230;et comme il dit il « fait la révolution du trône » !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3790.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Grâce à la source en amont, il a aussi l&#8217;eau courante dans la yourte … remarquez la beauté des meubles typiques de Mongolie … d&#8217;ailleurs il le regrette lui même … acheter des yourtes importées de mongolies ce n&#8217;est pas le top pour plusieurs raisons : on ne sait pas dans quelles conditions travaillent les employés là bas / les matériaux ne sont pas adaptés à notre humidité (odeur de poils de Yak !) / participation à la déforestation des forêts de Mongolie (qui ne sont déjà pas nombreuses !!!) / et importation par avion polluant le ciel de Kérozène (et de chemtrails me diront certains !!!)&#8230; Donc oui elles sont jolies et pas cher, mais il y a des raisons à cela … autant faire de l&#8217;auto-construction ou même encore de faire vivre un constructeur local de yourtes &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3791.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 C&#8217;est qui qui tient une perche et est en train de monter sa première yourte hein ???</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3816.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 En quelques heures, « Hop » yourte montée !!! (mais remarquez bien comme dit précédemment … c&#8217;est bien d&#8217;avoir une fenêtre, mais en hiver, il n&#8217;y a pas d&#8217;isolation et toute la chaleur s&#8217;en va … j&#8217;ai remarqué aussi d&#8217;autres petits détails qui seraient passés totalement inaperçus si je n&#8217;avait pas été au PRE AUX YOURTES avant … quand je vous dit qu&#8217;il était vraiment génialissime !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3826.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Il y a 2 tipis sur le lieu … et pour ma part je ne suis pas du tout emballé par ce mode d&#8217;habitat … je pense d&#8217;ailleurs que c&#8217;est marrant pour les enfants ou pour les invités en été, mais de là à y habiter … hummm … je m&#8217;expliquerai au fur et à mesure plus loin … car on en a vu plusieurs (et toujours les mêmes !!!)</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3827.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Intérieur du Tipi … faut avouer quand même que ça a du charme &#8230;</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3828.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 On remarque bien le double toit sur la photo … pour garder la chaleur (oups&#8230; c&#8217;est pas gagné !) et pour éviter le ruissellement de la pluie … mais le hic c&#8217;est que ça vous met une sorte de toit à 1m40 … impossible de se mettre debout !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3848.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Vue extérieure de l&#8217;éclairage de la yourte par le sol &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3849.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Les toilettes sèches</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3851.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur des toilettes sèches … elles sont vraiment agréables !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.oasisbellecombe.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de l&#8217;oasis de bellecombe</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">3/ Mas de Beaulieu « Terre et Humanisme »</span></span></span></p>
<p>LE lieu d&#8217;expériement au niveau de l&#8217;agriculture … c&#8217;est génial pour apprendre et VOIR différentes techniques !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrehumanisme/100_3997.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Leurs toilettes sèches … c&#8217;est pas que je suis fan de « la cabine à caca », mais c&#8217;est pour vous montrer que non seulement c&#8217;est simple à mettre en place, mais en plus on ne voit pas la différence avec des toilettes « conventionnelles » … si .. UNE différence … : les TLB sont généralement plus belles !</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrehumanisme/100_4008.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 La technique qui me semble la meilleure est la technique sur buttes couplée à la méthode de paillage … les buttes permettent aux légumes de plonger leurs racines profondément et le paillage (10 cm environ pour qu&#8217;il soit réellement efficace) permet de ne quasiment pas arroser et garde l&#8217;humidité … en outre cela permet en été de protéger les plantes et de garder la fraicheur et l&#8217;humidité, et en hiver de protéger du gel et garde une certaine chaleur … bref un puits canadien pour les plantes !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrehumanisme/100_4029.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Techniques de buttes en spirale …. ils ont une réelle façon de voir la vie et la terre .. comme un géobiologue (ils ont d&#8217;ailleurs fait appel à quelques-uns) avec l&#8217;harmonie … bref c&#8217;est génial !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.terre-humanisme.org/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de Terre et Humanisme</span></span></span></a></p>
<p>je ne vous met pas toutes les photos ni toutes les étapes, mais je vous conseille aussi d&#8217;aller faire un tour au « parc d&#8217;attraction de l&#8217;alternatif » comme je l&#8217;appelle c&#8217;est le centre terre vivante … vous allez a d o r e r !!!</p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.terrevivante.org/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de Terre Vivante</span></span></span></a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrevivantechauffeeau.jpg" alt="Image" width="389" height="608" /><br />
 Photo bonus de l&#8217;explication du fonctionnement d&#8217;un chauffe-eau solaire … car en fait je suis prèt à pariez que vous pensez savoir comment ça marche, sans en fait le savoir vraiment ( <img title="Clin d’oeil" src="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/images/smilies/icon_e_wink.gif" alt=";-)" />à celui qui se reconnaitra)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">4/ L&#8217;Âne Bleu</span></span></span></p>
<p>Une étape que nous a suggéré une personne du mas de beaulieu (terre et humanisme) et je ne regrette pas d&#8217;y être allé … c&#8217;est superbe !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4036.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Un tipi en construction</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4039.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue du plancher surélevé du tipi en construction (isolation du sol)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4038.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Leurs toilettes sèches</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4043.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre tipi … remarquez qu&#8217;il est semblable en tous points à celui de l&#8217;oasis de bellecombe &#8230;d&#8217;ailleurs entre-nous, ils sont TOUS semblables (tous ceux que j&#8217;ai vu en tous les cas)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4046.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 On se rend bien compte ici de la lacune de taille des tipis : leur manque d&#8217;inertie thermique … la seule isolation est un double toit … ce qui les rend d&#8217;ailleurs TRES propices à l&#8217;humidité et aux moisisures (vu sur tous les tipis &#8230;)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.lanebleu.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de L&#8217;Âne Bleu</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">5/ Cantoyourte (Yurtao)</span></span></span></p>
<p>Pour ceux qui s&#8217;intéressent un tant soit peu aux yourtes, vous avez du forcément tomber sur son site …<br />
 C&#8217;est une femme TRES respectable qui a du courage à revendre et qui en dépit des bâtons qu&#8217;on lui met dans les roues continue de se focaliser sur le bien et se sert des murs qui se dressent contre elle pour grimper … grimper&#8230;. grimper …</p>
<p>Combat des habitats, combats des femmes, combats de la souveraineté monétaire, combats de l&#8217;épuration des « bip » politiques … bref je ne peut vous lister tous les points … mais je vous dit une chose : il est IMPOSSIBLE de rester indifférent fâce à elle … I M P O S S I B L E …</p>
<p>Nous avons étés accueillis comme des rois et avions une yourte magnifique pour nous !!!</p>
<p>Nous l&#8217;avons aidé à notre mesure dans le défrichement de son nouveau terrain …</p>
<p>Toi qui me lit … que la montée vers ton terrain laisse les badauds en bas et que ton élévation donne l&#8217;envie aux envieux d&#8217;en faire de même …<br />
 On pense à toi !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4066.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Yourte d&#8217;accueil où nous fumes invités à poser nos corps et nos âmes (car dans une yourte, je peux vous le dire, les rêves se réveillent …!)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4068.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue des deux autres yourtes du « camp » … de yourtes ! Je parlerai plutôt de refuge que de camp &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4079.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Dans une yourte, c&#8217;est différent, on ne cloue pas, on suspend .. et ce n&#8217;est pas pour autant que l&#8217;on ne met pas de grosses étagères solides … !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4088.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La grande Yourte …. magnifique !!! QUE du patchwork … imaginez un peu le travail !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4106.jpg" alt="Image" width="353" height="353" /><br />
 Les toilettes sèches de cantoyourte … aussi colorées que les yourtes !!! un régal d&#8217;aller « composter » !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4232.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Intérieur de la yourte d&#8217;accueil … avec ce patchwork magnifique et ces systèmes suspendus ingénieux !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4234.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Yourte pour le moins originale avec un côté de mur en bois et l&#8217;autre en bambous ! Remarquez la « fenètre » de récupération transformée en porte.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4238.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Je ne résiste pas à l&#8217;envie de vous montrer un détail du toit .. je le redis .. imaginez le boulot ! Et contemplez l&#8217;œuvre … car c&#8217;est de ça dont il sagit ici !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4242.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore une fenètre transformée en porte … c&#8217;est ça que j&#8217;appelle du VRAI recyclage … !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4245.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Être en contact des éléments et de la nature en faisant sa vaisselle … ça vous « parle » ? &#8230;moi si &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4265.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue du plancher surmonté … il sagit ici de planches d&#8217;agglo qui forment le sol (moins complexe que les « rosaces » en lambri … ) et l&#8217;on peut aussi voir le système d&#8217;aération inventé par la Gardienne des lieux !envie d&#8217;air ??? « hop » on soulève la « jupe » de la yourte !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://yurtao.canalblog.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de Yurtao</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">6/ Un Ancien de Carapa qui a choisi la liberté</span></span></span></p>
<p>Pourquoi « qui a choisi la liberté » me direz-vous … vous comprendrez quand on sera au niveau de carapa … je dirais même qu&#8217;il n&#8217;y avait carapadequoi idéaliser ce « carapa » … mais bon ..on y reviendra plus tard en détails &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4104.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Pour ceux qui ont vu la vidéo de carapa … ça ne vous rappelle rien ??? elle est ti pas magnifique cette maison ? Et démontable en plus !!! comme dit le Gardien des lieux … la mobilité, c&#8217;est la sécurité !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4269.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Son modèle de douche solaire … encore une source en amont … c&#8217;est un élément TRES important sur un lieu !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4283.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La rosace du centre de sa maison … tous les habitats que l&#8217;on a vu reflètent la personnalité des habitants des lieux !!! c&#8217;est magnifique !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4284.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Deux batteries pour son installation SOLAIRE !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4288.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre vue de l&#8217;installation électrique &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4289.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Eau courante grâce à la source et cuisine au gaz !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4290.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Quelle vue !!! on peut vraiment dire que dans un habitat rond on se sent vraiment bien, et quand en plus on a une vue en hauteur comme ça, c&#8217;est le top !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4291.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Tuyau du poele à bois, ou « comment faire sécher ses vêtements sans le nucléaire » … remarquez aussi le « double conduit » au moment où le tuyau sort de la maison … souvenez vous, c&#8217;est TRES important, au risque de voir tout partir en fumée &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4298.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Tout le confort !!!! rien à envier aux maison des villes, mais alors vraiment rien !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Terminons par le fait qu&#8217;il est resté 8 ans à carapa ( !!! ) et au fil des années quand il a compris (après un nombre énorme de demandes) que le « chatelain » (vous savez le vieux propriétaire qui joue le rôle de gentil monsieur qui va donner à chaque personne son bout de terrain une fois qu&#8217;il sera mort … vous voyez hein ??? sinon re-regardez la vidéo) ne lui donnerai jamais un papier certifiant ce qu&#8217;il dit (avoir le bout de terrain qui a été magnifié suite aux efforts des personnes sur place) et tout ceci n&#8217;était que fabulations et entourloupettes, il est partit en démontant sa maison … et quelqu&#8217;un a pris sa place … jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils comprennent aussi et qu&#8217;ils partent (évidemment pas sans avoir donné une « plus-value » au lieu) et ainsi de suite …</p>
<p>Malin le vieux « chatelain » … les gens donnent de leur énergie pour magnifier le lieu pensant avoir le droit de garder le bout de terrain par la suite … et lorsqu&#8217;ils comprennent que ce ne sera pas le cas, ils partent, et d&#8217;autres (avec les mêmes illusions) viennent prendre leur place et ainsi de suite …<br />
 Seul Olivier a un bail agricole … les autres n&#8217;ont RIEN …</p>
<p>Sachant que rcemment le « vieux chatelain » s&#8217;est marié … à sa mort TOUT reviendra à sa femme et aux enfants de sa femme …. (notez qu&#8217;après plus de 17 ans de vie commune, se sentant vers sa fin, il a décidé de se marier avec … pour quoi à votre avis ??? c&#8217;est les enfants qui vont être contents !!!)</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">7/ La Tribu Vivace</span></span></span></p>
<p>Une tribu qui vit sans électricité …<br />
 Ils ont une source d&#8217;eau en amont (encore !!!) et BEAUCOUP d&#8217;imagination et de débrouillardise</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4246.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 La grande Yourte</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4248.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Un cuiseur économe … petit clin d&#8217;oeil à « elf »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4251.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Un de leur charrette pour leurs « voitures à pédales » … ils y mettent le nécéssaire pour pouvoir dormir et autres victuailles</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4254.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore une</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4255.jpg" alt="Image" width="478" height="444" /><br />
 Une de leur voiture à pédales … les trois pédalent et celui du milieu dirige … ils ont construit plusieurs modèles aussi ingénieux les uns que les autres &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4256.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4258.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une autre yourte du site &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4259.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Leur baignoire de plein-air pour le moins originale … ils mettent le feu en-dessous pour avoir de l&#8217;eau chaude … je vous avoue que je ne suis pas convaincu … mais apparemment ça leur convient … et c&#8217;est l&#8217;essentiel et à au moins le mérite de démontrer leur débrouillardise !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4260.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue rapprochée de l&#8217;endroit où ils mettent le feu &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.google.fr/search?q=tribu+vivace&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;aq=t&amp;rls=com.google:fr:official&amp;client=firefox-a" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Plus d&#8217;info sur la tribu vivace</span></span></span></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;"><br />
 </span></span></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">8/ Carapa</span></span></span></p>
<p>Carapa … où l&#8217;enfer dans un paradis … <br />
 Vous aimez les interdictions …? vous ne serez pas déçus alors … il y a partout des panneaux qui vous rappellent à l&#8217;ordre (pas de Feu de quelque sorte que ce soit … pas même de réchaud !, pas de cigarette … lieu TOTALEMENT non-fumeur, même si vous avez votre cendrier de poche comme moi !!! interdiction de sortir du chemin , il n&#8217;y en a qu&#8217;un mais INTERDIT de sortir du sentier !!!! tu touches avec les yeux !!!! interdit de faire de la cueillette … RIEN !!! même pas une petite plante sauvage pour se mettre sous la dent de bonnes vitamines !!!, Végétalisme imposé (pas de viande, de poisson, d&#8217;œufs, de lait, de miel ..etc&#8230;)<br />
 Et vous pouvez rester, mais il faut participer aux activités … je suis OK, mais vu qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;activité, on a du payer … c&#8217;est pas la mort, 3 € par personne, mais bon …</p>
<p>Avec un Olivier qui nous accueille comme un véritable ours &#8230;(alors qu&#8217;on avait fait ça dans les « rêgles » … ha oui parce que vous ne pouvez pas venir sans avoir téléphoné avant … le soucis c&#8217;est qu&#8217;il ne répondent pas souvent !!!)<br />
 Bref la compagne d&#8217;Olivier est sympa, mais lui … quand vous rencontrez quelqu&#8217;un et qu&#8217;il ne vous dit même pas bonjour, qu&#8217;il vous parle sans même vous regarder, et qu&#8217;il vous fait CLAIREMENT sentir que vous êtes de trop et pas le bienvenue …. c&#8217;est moyen quand même …</p>
<p>On en vient à se demander pourquoi ils invitent les gens à venir si c&#8217;est pour les reçevoir comme ça ….<br />
 Ah c&#8217;est peut être pour utiliser leur force de travail afin d&#8217;accomplir des travaux qu&#8217;ils ne pourraient faire seuls …</p>
<p>Bref avec sa Carapace ils nous a Carapabien accueillit et il n&#8217;y a Carapamoyen de se sentir bien dans un lieu où l&#8217;on se sent épié et bourré de tant d&#8217;interdits …</p>
<p>Et je n&#8217;ai PAS DU TOUT apprécié quand il a insulté les deux personnes que l&#8217;on avait vu avant lui (Cantoyourte et L&#8217;ancien qui est resté 8 ans à Carapa) …<br />
 Un olivier qui se dit « spirituel » et l&#8217;entendre Carapament dire : « quand on a des chieurs qui ne veulent pas partir ça te pourrit un lieu … on ne va pas faire intervenir les gendarmes tout de même, mais les cons ont souvent du mal à comprendre qu&#8217;on ne veut pas d&#8217;eux » …</p>
<p>Vous voyez le genre … j&#8217;arrête là mais ça a le don de m&#8217;insupporter au plus haut point … des personnes qui sont dans un lieu magnifique, et qui en sont toujours au même point au niveau personnel …</p>
<p>Merde (désolé) mais mettez ça à profit pour Evoluer vraiment !!!<br />
 M&#8217;enfin … ont voit souvent l&#8217;épine dans l&#8217;oeil du voisin que la poutre que l&#8217;on a dans le sien &#8230;</p>
<p>C&#8217;est dommage certaines personnes avaient l&#8217;air sympa, mais, si je puis dire, « l&#8217;âme du lieu » c&#8217;est Olivier, et ça se ressent même dans le lieu … DINGUE …</p>
<p>Je peux vous dire que c&#8217;est pas de la parano … c&#8217;était NET …</p>
<p>Dernière chose avant de passer aux photos : sur la vidéo (totalement mensongère ..souvenez-vous de ce que j&#8217;écris plus haut) il est dit que carapa c&#8217;est 50 Hectares &#8230;heu … FAUX c&#8217;est 4 Hectares et je vous le rappelle : INTERDIT de sortir du seul et unique sentier ….</p>
<p>Heureusement pour Olivier que Carapa est pas interdit aux cons … ( je suis méchant mais je vous le dit ces réflexions sur les personnes &#8230;ça c&#8217;est pas passé … et puis dois-je vous rappeler son attitude ..non non non … aucun scrupule là … c&#8217;est domage que les désagréments en viennent à prendre le dessus sur les agréments du lieu)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4318.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Encore un tipi … encore le même … et encore les mêmes défauts</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4353.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Oui je vous le prouve … le moisi est l&#8217;ami des tipis</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4320.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La yourte qui est maintenant à la place de l&#8217;ancien de 8 ans à carapa … un yourte mongole dont plusieurs perches ont déjà cassé et qu&#8217;ils ont du remplacer &#8230;ha ces yourtes mongoles … belles (quoique &#8230;celle-là j&#8217;aime pas du tout le dôme … et à l&#8217;intérieur ils avaient « compartimenté » l&#8217;espage … alors que l&#8217;énergie doit pouvoir circuler) mais pas adaptées à nos contrées</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4323.jpg" alt="Image" width="316" height="319" /><br />
 Système pour chauffer l&#8217;eau avec plusieurs bidons … qui ne m&#8217;a pas convaincu</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4324.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Système de chauffe eau … pareil, pas convaincu du tout … allez leur dire que c&#8217;est TOUTE la partie du tuyau qui doit être exposée au soleil … et pas qu&#8217;un côté … mais bon … c&#8217;était les « nouveaux » et ils expérimentent … on peut pas nier le fait qu&#8217;ils innovent en tous les cas et font avec les moyens du bord … et ça c&#8217;est gratifiant tout de même !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4334.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Maison de « l&#8217;Ours » … mais elle est belle tout de même !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4342.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Maison d&#8217;une autre famille … on a vu la fille, mais la mère était partie en angleterre … domage, je suis sûr qu&#8217;elle m&#8217;aurait fait apprécier quelque peu plus le lieu avec sa personne &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4345.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4346.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Murs en torchis (terre-paille) avec enduit terre</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4347.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4349.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le tableau des interdiction &#8230;super l&#8217;accueil !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4350.jpg" alt="Image" width="346" height="525" /><br />
 No Coment</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4356.jpg" alt="Image" width="514" height="369" /><br />
 Notez bien les mentions en rouge !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4358.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur de la maison de « l&#8217;Ours » … le centre plus précisément</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4359.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Magnifique évier en pierre de « l&#8217;Ours » avec l&#8217;eau courante … merci la source en hauteur !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4360.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 On ne s&#8217;en rend pas bien compte sur la photo, mais le centre est en fait un hexagone (comme les abeilles …. ne pas confondre avec l&#8217;Octogone !)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4361.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Entrée de « L&#8217;Ours »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4317.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Petite chambre en forme de maison semi-circulaire (notez les dessins sur fond noir derrière la vitre … c&#8217;est en fait un énorme radiateur … ça capte la chaleur et la redonne dans un renfoncement de mur &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4328.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vu de côté de la « chambre-maison »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4364.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur … on voit bien ici le « mur-radiateur » qui capte la chaleur du soleil durant la journée et la restitue le soir … c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle l&#8217;inertie thermique &#8230;</p>
<p>Bref vous pouvez y aller pour vous faire votre propre avis &#8230;</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.passerelleco.info/rubrique.php?id_rubrique=8" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Plus d&#8217;info sur Carapa</span></span></span></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;"><br />
 </span></span></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">9/ Lou Bissac</span></span></span></p>
<p>C&#8217;est ici que vit le fils de Patrick Baronnet (entres autres)<br />
 C&#8217;est un lieu M A G N I F I Q U E (c&#8217;est peu dire) et l&#8217;accueil est vraiment formidable … c&#8217;est simple on a l&#8217;impression d&#8217;être entres vieux ami et déjà de se connaître … génial !!!</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4398.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Un poele auto-construit .. dit « à double combustion » … remarquez le « turbo », c&#8217;est la seconde ouverture avec le tuyau qui amène une arrivé d&#8217;aire à la base du foyer … TRES ingénieux !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4399.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le magnifique intérieur d&#8217;une yourte en bambou (attention dès la première année, le bambou « pète » … il se fissure et claque ….</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4403.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore cette double isolation de la « cheminée » du poele à bois .. vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4406.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore cette technique de suspention d&#8217;étagères … je trouve vraiment ça trop classe !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4409.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Un appareil que l&#8217;on branche sur la batterie (car dans ce cas c&#8217;est du solaire !) pour transformer le 12 V en 220 V … c&#8217;est super simple .. on branche et c&#8217;est parti !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4410.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Haaaa les étagères suspendues … si je ne me retenais pas j&#8217;en écrirait tout un poème !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4412.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Que dire ??? j&#8217;adore !!!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4414.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Eau courante dans la yourte … je suis sûr que vous savez déjà ce que je vais vous dire : « merci à la source en amont » !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4417.jpg" alt="Image" width="455" height="314" /><br />
 Les panneaux … je sais je sais … ils sont pas tout récents … mais ils fonctionnent et c&#8217;est ça l&#8217;essentiel non ?</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4422.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre modèle de cuiseur économe &#8230;ou « comment cuire une bonne fournée de crêpes avec 2 petits bous de bois !!! »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4426.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Celui qui me dit que ce n&#8217;est pas un bon emplacement, je lui conseille un ophtalmo d&#8217;urgence !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4428.jpg" alt="Image" width="456" height="543" /><br />
 Un chauffe-eau ingénieusement conçu !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4430.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue du site &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 170%; line-height: 116%;">Conclusion</span></span></span></p>
<p>14 lieux visités (je vous ai dit je n&#8217;ai pas tout mis … trop long !) et autant de façons de se débrouiller que de personnes différentes …</p>
<p>Avec toutes un point commun : la décision de couper le cordon ombilical de Babylone ( certains sont plus avancés que d&#8217;autres sur ce chemin, mais TOUS ont commencé à l&#8217;arpenter )</p>
<p>Il faut garder en mémoire qu&#8217;à chaque fois nous voyons le lieu en oubliant deux choses : il n&#8217;a pas toujours été comme ça (tout ne s&#8217;est pas fait en un jour … avant les lampes électriques et le PC, il y a la chandelle &#8230;avant la douche il y a le bain japonais ..etc&#8230;) et surtout le lieu est TOUJOURS en évolution … comme la plupart des personnes qui y vivent …</p>
<p>Ne pas oublier que c&#8217;est ici opportunité d&#8217;être un MOYEN d&#8217;évoluer et pas d&#8217;une fin en soi …<br />
 Le mode de vie comme un moyen et non une fin … en tous les cas c&#8217;est mon point de vue que je ressens fortement en moi …</p>
<p>Autant de personnes différentes, mais je vais tenter de faire des rapprochements … :</p>
<p>Beaucoup ont un moyen au gaz pour cuire l&#8217;été (je n&#8217;ai vu personne utiliser des moyens solaires … pourtant certains en avaient !)<br />
 Quasiement TOUS ont une source POTABLE en amont<br />
 Tous ont une activité sociale, militante &#8230;etc&#8230;<br />
 Aucune personne n&#8217;a la TV (sauf « L&#8217;Ours » de carapa ( !!! ))<br />
 Personne n&#8217;a pensé à tester le Biogaz afin de remplacer les bouteilles de gaz<br />
 Tous ont conscience que leur mode de vie participe à un changement plus global … que leurs choix et leurs façons de vivre ont une implication bien plus vaste que leur simple personne.</p>
<p>L&#8217;Habitat, on peut le créer …<br />
 L&#8217;eau chaude, on peut l&#8217;avoir &#8230;<br />
 La nourriture, on peut la faire pousser …<br />
 La cuisine, on peut la faire de différentes façons (solaire, biogaz, poêle à bois, cuiseur économe, réchaud à gaz, réchaud à alcool ..etc..)<br />
 Par contre c&#8217;est l&#8217;électricité qu&#8217;on ne peut produire sans investir dans éolienne ou panneau solaire …<br />
 Il y a aussi l&#8217;eau … une source parrait VITALE (on peut récupérer l&#8217;eau de pluie et la rosée.. mais on va pas très loin avec ça seulement !) …</p>
<p>Bref … moi j&#8217;en ai tiré BEAUCOUP de conclusions, et d&#8217;ailleurs j&#8217;en reviens au début de message … ma déconnexion est DEJA effective … vous lisez le dernier article (je répondrai surement aux messages, mais sans plus …)<br />
 Nos projets se sont BEAUCOUP affinés et nous allons passer à la phase concrète incessament.</p>
<p>Pour toute personne qui partage cette envie, je vous invite vraiment à aller voir les gens, pas spécialement de la même façon, mais avec VOTRE façon … cela vous aidera grandement, j&#8217;en suis sûr … car le web est TRES bien, mais rien ne vaut le réel, le concret, le tangible, afin de se faire réellement une idée …</p>
<p>Bref &#8230;je suis épuisé d&#8217;avoir écrit ce LOOOOONG article, donc je me rend compte que la conclusion laisse à désirer, mais je vous envoie tout de même TOUTES mes meilleures pensées .</p>
<p>Vivez vos rêves au lieu de rêver votre vie !</p>
<p>Soyons patients mais déterminés, quand la décision est clairement prise, les choses apparaissent et notre vie se débloque … j&#8217;aime bien cette phrase : « quand l&#8217;élève est prêt, le maître apparait » (ceci est à prendre de manière allégorique bien évidemment, il ne sagit pas de « vraies » personnes … de grâce n&#8217;entrez pas dans une secte où une attitude moutonnière de suivre un berger … mais je pense que vous aviez déjà compris !!! <img title="Clin d’oeil" src="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/images/smilies/icon_e_wink.gif" alt=";-)" /> )</p>
<p>Vous avez du remarquer que BEAUCOUP (environ 20 Go) de vidéos que j&#8217;avais mis en ligne sont maintenant indisponibles (nonnnnn c&#8217;est pas de la censure !) j&#8217;espère que beaucoup d&#8217;entre vous ont été malins et n&#8217;ont pas attendu pour les télécharger avec les liens que j&#8217;avais donné (dans ce cas je vous invite vivement à les diffuser de nouveau !)… pour les autres, cela nous servira-t-il peut-être de leçon …</p>
<p>Comprenez bien que quand je parle de sauvegarde du web, ce ne sont pas des paroles en l&#8217;air … petit à petit, tout s&#8217;en va … sauvegardez !!! (moi je parle pour vous, j&#8217;ai 100 Go de vidéos en Flv et plus de 1600 sites pour 270 Go … je donne à qui je rencontre mais je ne rencontre pas tout le monde <img title="Clin d’oeil" src="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/images/smilies/icon_e_wink.gif" alt=";-)" /> ) <br />
 Je considère avoir donné BEAUCOUP de temps à la diffusion et décide dorénavant de passer le flambeau …<br />
 Je vous remercie pour vos partages et vos réflexions qui m&#8217;ont assurément fait avancer &#8230;</p>
<p>Je termine en vous donnant le lien de téléchargement de deux Ouvrages plus édités que j&#8217;ai eut l&#8217;occasion de sauvegarder durant le périple (merci à Frank et Sylvie qui se reconnaitront)</p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.megaupload.com/?d=EWK8A1LZ" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 200%; line-height: 116%;">L&#8217;homme qui parle aux plantes</span></span></span></a></p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.megaupload.com/?d=22UTA6XI" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 200%; line-height: 116%;">Habitat (une MINE D&#8217;OR !!!!!!!!!)</span></span></span></a></p>
<p>Le mot de la fin en vidéo qui résume TOTALEMENT mon état d&#8217;esprit actuellement … on subit, on subit et « Pof » on décide de déposer les poids à terre et on se rend compte qu&#8217;en fait c&#8217;est NOUS-MÊMES qui nous obligions à porter ces fardeaux …</p>
<div>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/x65bw4_tryo-toi-et-moi-le-clip_music">Lien vers la vidéo de Tryo : &laquo;&nbsp;Toi et Moi&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
</div>
<p>
<object width="480" height="381" data="http://www.dailymotion.com/swf/x65bw4_tryo-toi-et-moi-le-clip_music" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x65bw4_tryo-toi-et-moi-le-clip_music" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object>
</p>
<p>MES HUMBLES RESPECTS A TOUS (et toutes !)</p>
<p><strong>the thing</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/viewtopic.php?f=8&amp;t=1098">contre-la-pensee-unique.org</a>)</em></p>
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		<title>Le Titanic Apicole &#8211; La Terreur Pesticide</title>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2009 06:44:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet.  DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide:  l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.
Achetez ce DVD
Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un film-documentaire de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet.  DVD de 2h15, sur la Disparition des Abeilles et sur la Terreur Pesticide:  l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=dvd"><em>Achetez ce DVD</em></a></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4833" title="Le Titanic apicole - La terreur pesticide" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/le-titanic-apicole.jpg" alt="Le Titanic apicole - La terreur pesticide" width="220" height="312" />Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”. Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: «Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?» Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis. Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes&#8230; Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides.</p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-17_webcam[/dailymotion" height="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-17_webcam[/dailymotion" height="420"></embed></object><strong>Partie 1/7</strong><span id="more-4832"></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m04q_titanic-apicole-27_webcam[/dailymotion" height="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m04q_titanic-apicole-27_webcam[/dailymotion" height="420"></embed></object><strong>Partie 2/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1jx_titanic-apicole-37_webcam[/dailymotion" height="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1jx_titanic-apicole-37_webcam[/dailymotion" height="420"></embed></object><strong>Partie 3/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1mx_titanic-apicole-47_webcam[/dailymotion" height="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1mx_titanic-apicole-47_webcam[/dailymotion" height="420"></embed></object><strong>Partie 4/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1pt_titanic-apicole-57_webcam[/dailymotion" height="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1pt_titanic-apicole-57_webcam[/dailymotion" height="420"></embed></object><strong>Partie 5/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1sf_titanic-apicole-67_webcam[/dailymotion" height="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1sf_titanic-apicole-67_webcam[/dailymotion" height="420"></embed></object><strong>Partie 6/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="center"><object width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1xa_titanic-apicole-77_webcam[/dailymotion" height="420"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/width="480"" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="height="289"]http://www.dailymotion.com/video/x8m1xa_titanic-apicole-77_webcam[/dailymotion" height="420"></embed></object><strong>Partie 7/7</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>La menace de l’invasion de la canne à sucre GM</title>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2009 13:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde merveilleux des multinationales !!!
Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em><img class="alignright size-full wp-image-4815" title="corporate-sugar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/corporate-sugar.jpg" alt="corporate-sugar" width="300" height="600" /></em><strong>Le monde merveilleux des multinationales !!!</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée (GM) et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En une dizaine d’années seulement, presque toute les pampas argentines et d’énormes surfaces forestières et agricoles au Brésil, en Bolivie, en Uruguay et au Paraguay ont été transformées en déserts verts de monocultures de soja. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_1">1</a>] Le boom du soja en Amérique latine a été et est toujours un filon miraculeux pour l’agrobusiness. Il a fourni à la poignée de céréaliers géants qui dominent le marché international des oléagineux et  du fourrage un terrain bon marché et fertile pour assurer l’expansion et la consolidation de leurs activités dans le monde. Ces mêmes sociétés, Cargill, ADM et Bunge pour ne citer qu’elles, ont aussi fait des milliards de profits avec les ventes d’ engrais chimiques devenus indispensables. D’autres grandes entreprises étrangères, telles qu’ AGCO et John Deere, ont profité des ventes de tracteurs. Monsanto et Sygenta, quant à eux, ont engrangé des bénéfices records avec leurs semences génétiquement modifiées et leurs pesticides chimiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’invasion du soja s’appuie sur un modèle de production axé sur l’utilisation de semences génétiquement modifiées qui permettent de tolérer d’énormes doses d’herbicides chimiques. C’est Monsanto qui a fourni à la fois les semences et les herbicides, tandis qu’une nouvelle génération d’exploitations agricoles, dirigées principalement par des hommes d’affaires vivant dans les villes, louait ou s’emparait de vastes zones agricoles et y organisait le travail. A chaque fois que ce modèle a été déployé, il a forcé les petits paysans à partir et les communautés locales ont été dévastées par l’exode rural et la contamination chimique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant aux multinationales de l’agrobusiness, l’expérience du soja dans le Cône sud a montré comment exploiter avec profit l’expansion de l’agriculture industrielle dans les pays en développement. Elle a ouvert une nouvelle ère de conquête. Le sucre, qui a une longue histoire de destruction de l’environnement et de pure exploitation humaine, est probablement la prochaine récolte à être confrontée à un boom similaire à celui qu’a connu le soja, d’autant plus que de nouvelles espèces de sucre génétiquement modifiées poussent déjà dans les champs (voir encadré 1).<span id="more-4814"></span></p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 1 : La situation actuelle du sucre génétiquement  modifié </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de dix ans on expérimente avec la betterave et la canne à sucre GM. La canne à sucre a une composition génétique assez complexe qui rend les modifications génétiques difficiles. En revanche, il est plus simple de travailler sur la betterave GM et l’expérimentation dans ce domaine a donc été beaucoup plus poussée. En 2008, les premières betteraves GM commerciales, une variété génétiquement modifiée par Monsanto et le  sélectionneur de semences allemand KXS pour les rendre résistantes au glyphosate (le Roundup Ready), furent introduites aux Etats-Unis, puis au Canada. Toutes les plus grands semenciers de betteraves d’Amérique du Nord vendent déjà la betterave Roundup Ready. Des personnes bien informées prédisent que la quasi-totalité de la récolte  des États-Unis sera composée de Roundup Ready en 2009, à moins que les campagnes contre la betterave GM ne parviennent à renverser la vapeur (voir encadré 4). Dans l’UE, qui est de loin le plus gros marché de semences de betterave, les betteraves GM n’ont pas encore reçu l’accord de commercialisation, quoique les betteraves Round Up Ready aient été autorisées pour l’alimentation humaine et animale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est de la canne à sucre GM, Monsanto espère avoir une variété de Roundup Ready/Bt sur le marché d’ici 2015. D’autres grandes sociétés de biotechnologie travaillent aussi sur la canne à sucre. (1)</p>
<hr style="text-align: justify;" size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;">(1) Il faut signaler ici deux programmes de recherche importants sur la canne à sucre :  celui de CTC Brazil avec des variétés de canne à sucre GM à taux de saccharose élevé et un projet commun du Max Planck Institute (Allemagne) avec le Vasantdada Sugar Institute au Maharashtra (Inde) et la station de recherche (La Chacra) d’une association argentine de producteurs de canne à sucre à Santa Rosa, qui fait des essais de variétés modifiées par transformation chloroplastique.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une nouvelle carte de la production  de sucre dans le monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut  obtenir du sucre à partir de nombreuses variétés de plantes, mais aujourd’hui la production mondiale de sucre provient pour la plus grande part de la canne à sucre. Celle-ci représente en effet plus de 70% de la production mondiale de sucre et est cultivée sur environ 15 millions d’hectares dans plus de 100 pays dans les zones tropicales et subtropicales. La deuxième source de sucre la plus importante est la betterave, principalement cultivée dans l’hémisphère Nord sur 10 millions d’hectares dans au moins 50 pays. Cependant la carte de la production mondiale est en train de changer, en raison de l’expansion de ces cultures sur de nouveaux territoires.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 1 : Autorisations pour la betterave Roundup    Ready H7-1 de Monsanto et KWS</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Statut</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Culture/nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>USA, Canada, Japon</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie, UE, Australie, Mexique,    Nouvelle-Zélande, Philippines, Corée du Sud, Russie, Singapour</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Trois éléments ont particulièrement altéré la géographie de la production de sucre. Tout d’abord l’émergence du Brésil comme le premier producteur mondial de sucre et de loin le plus grand exportateur du monde. Près des trois-quarts de l’expansion de la production de canne à sucre dans les dix dernières années concernent le Brésil. La surface consacrée à la canne a sucre y a augmenté en moyenne de 300 000 hectares par an entre 2000 et 2007, un taux de progression équivalent à celui du soja dans ce pays. En 2008, la surface de canne à sucre s’est accrue de 14%. Une proportion non négligeable de la production de canne à sucre brésilienne sert à l’industrie locale d’éthanol, mais une grande part se retrouve encore sur encore le marché mondial (cf. figure 3). Aujourd’hui, plus de la moitié des exportations mondiales de sucre non raffiné proviennent du Brésil, alors que le Brésil ne représentait que 7% de ces exportations au début des années 1990.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’avènement d’un si gros producteur à bas coûts, l’ancienne structure de la production mondiale est restée largement inchangée jusqu’à récemment, en raison des anciens accords de protection de la production domestique dans l’UE et aux Etats-Unis et des accords commerciaux préférentiels entre l’Europe et ses anciennes colonies qui dépendent encore fortement des exportations de sucre. Cependant, un deuxième élément, la réforme européenne sur le sucre, a frappé au cœur l’industrie du sucre et fait éclater l’ancien système d’organisation.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 2 : Investissements    de quelques sociétés biotechnologiques dans la canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Projets canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dow Agrosciences (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Décembre 2008 : a signé un accord de recherche pour deux ans avec le Cooperative Research Centre for Sugar Industry Innovation through Biotechnology (Australie)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Syngenta (Suisse)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Expérimentation sur la canne à sucre Bt au Brésil et avec le Vasantdada Sugar Institute (Inde. A créé le Syngenta Centre for Sugarcane Biofuel Development sur le campus de l’Université de Technologie de Queensland (Australie) en 2007 et travaille actuellement avec John Deere sur une technologie de plantation de la canne à sucre qui devrait « permettre aux producteurs de replanter leurs champs plus fréquemment ».</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dupont (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>La canne à sucre est un matière première pour le programme mondial de biobutonal en partenariat avec British Petroleum et Associated British Foods (British Sugar). Ils cherchent des pays pour investir dans la production de canne, en particulier la Chine et l’Inde. British Petroleum  a récemment investi de façon importante dans l’industrie du sucre brésilienne et dans un partenariat avec Verenium pour produire une « canne énergétique » qui peut pousser sur des terres impropres à la culture de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Amyris (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Société de biotechnologie en partenariat avec Crystalsev, une des plus grandes sociétés de sucre/éthanol brésiliennes et le conglomérat Votorantim, pour développer un biodiesel à partir de la canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Quand l’Australie, le Brésil et la Thaïlande ont attaqué l’UE sur les subventions et mesures de protection domestiques de son industrie du sucre à l’OMC, l’UE a décidé de profiter de l’occasion pour faire disparaître de façon unilatérale le Protocole du sucre dont elle se servait depuis longtemps avec ses anciennes colonies et de bouleverser ses régimes domestiques. Des quotas ont été maintenus pour protéger les producteurs européens mais ils ont été réduits et affaiblis, de telle sorte que la production européenne se limitera désormais de plus en plus à quelques grandes régions de production sucrière, évitant ainsi que l’Europe ne continue à inonder la marché mondial de sucre subventionné. Le marché européen a également été ouvert aux importations sans quotas et sans taxes en provenance des Pays moins avancés (PMA) et des pays ayant signé les Accords de Partenariat Economique. En d’autres termes, les anciennes colonies ne pourront plus vendre à des prix protégés par l’UE, ce qui veut dire que, parmi elles, seuls les producteurs capables de produire à coûts très bas pourront encore exporter vers l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_3">3</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les réformes de l’Europe sur le sucre seront complètement appliquées en 2009, l’UE est censée passer soudainement du statut d’exportateur net, qui déversait des millions de tonnes de sucre subventionné sur le marché mondial, à celui d’importateur net. Cela provoque déjà un mouvement de délocalisation de la production sucrière de pays comme les îles Fidji, la Réunion et une bonne partie des Caraïbes, qui ont des coûts de production et de transport élevés, vers le Soudan, l’Ethiopie et le Mozambique, où les coûts de production sont bas et où l’accès à l’UE est facile, à la fois en termes d’accords commerciaux et de transport. En outre, en dehors de l’UE, les grands raffineurs de sucre, avides de sucre bon marché pour remplacer les exportations européennes, sont maintenant à la recherche de  réseaux d’approvisionnement alternatifs.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Table 3 : Les sept principaux producteurs de sucre du    monde</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Production de sucre (en t/an) </strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Sudzucker</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>4,24</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Royaume-Uni/UK</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,85</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Copersucar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,56</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Cosan</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,15</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Eurosugar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France/Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Tereos</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,8</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Mitr Phol</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Thaïlande</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,7</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>* n’inclut pas l’éthanol</p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le troisième élément qui modifie la carte de la production de sucre dans le monde est        l’ énorme avancée des agrocarburants. La canne à sucre est considérée comme l’un des matériaux de base les plus économiques, voire le plus économique, pour la production d’éthanol. Le marché mondial de l’éthanol s’étend rapidement, car un certain nombre des marchés pour les carburants dédiés au transport ont déjà mis ou vont mettre en application des décrets qui obligent à mélanger un certain pourcentage d’éthanol à l’essence. Avant la crise financière de 2008 et l’effondrement des prix du pétrole, l’industrie du sucre était submergée de projets d’investissements dans de nouvelles usines d’éthanol. Ces investissements ont beau avoir ralenti &#8211; beaucoup de projets ont été ainsi reportés ou annulés – les décrets gouvernementaux sont suffisants pour fournir un flux d’argent non négligeable aux projets de production d’éthanol. De nombreux projets à large échelle, comprenant des plantations de sucre,  sont ainsi en train de voir le jour de par le monde et forcent la production de sucre dans de nouvelles contrées. Les investissements concernent aussi les technologies qui pourraient ouvrir de nouveaux marchés pour les agrocarburants à base de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_4">4</a>] En bref, le marché croissant des agrocarburants a vraiment dopé la demande de sucre et, par voie de conséquence, accru le développement de la production mondiale de sucre (voir diagrammes 1 et 2).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est la fête pour  l’agrobusiness</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les grandes entreprises de l’agrobusiness qui sont derrière ces changements de la production mondiale de sucre et qui en empochent les profits. Les principales entreprises sucrières européennes se sont ainsi servies des réformes de l’UE sur le sucre pour consolider leur main-mise sur la production soumise à quotas en Europe même et pour s’introduire dans la production hors-frontières de l’UE dans des zones bon marché ayant un accès préférentiel à l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_5">5</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans les pays du Sud, les grands acteurs de l’industrie sucrière qui s’étaient traditionnellement concentrés sur leur production nationale, commencent eux aussi à investir les marchés étrangers. Ainsi Mitr Phol, la plus grande compagnie sucrière de Thaïlande, s’est installée au Laos pour produire et exporter vers l’UE, par l’intermédiaire d’un partenariat avec Tate &amp; Lyle.  De même, la société sucrière colombienne Manuelita opère maintenant au Pérou et au Brésil. Le Soudan et l’Ethiopie sont devenus des cibles particulièrement recherchées des investisseurs du Sud, avec la bénédiction de leurs gouvernements. Le gouvernement soudanais soutient qu’il veut faire passer la production de canne à sucre du pays de moins de 200 000 hectares cultivés aujourd’hui à 1,7 millions d’hectares. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_6">6</a>]</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" width="609" valign="top">
<p><strong>Tableau 4 : Principales entreprises sucrières européennes investissant dans la production et l’approvisionnement en sucre à l’étranger</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Chine, Malawi, Mali, Mozambique,    Swaziland, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tereos (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Mozambique, Brésil</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Sudzucker (Allemagne)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>île Maurice</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>JL Vilgrain  (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Cameroun, Tchad, République du    Congo</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tate &amp;    Lyle (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Égypte, Laos,    Zimbabwe</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>AlcoGroup (Belgique)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil, Île Maurice</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">De nouveaux joueurs sont en train de rentrer sur le terrain de l’industrie du sucre, surtout pour l’éthanol. Les géants du commerce céréalier, qui jusqu’à présent n’avaient pas été très impliqués dans la production de canne à sucre ou de betterave, utilisent désormais des moyens agressifs pour se faire une place dans l’industrie. Cargill, qui contrôle déjà 15% du commerce mondial du sucre, a récemment investi lourdement dans la production de canne à sucre au Brésil et au Mexique et a lancé  de nouveaux projets de partenariat pour des raffineries et/ou d’éthanol  en Syrie, en Inde et au Salvador. Même ADM, le roi de l’éthanol de maïs américain, a lancé son premier projet d’investissement dans la canne à sucre brésilienne en 2008 ; le partenariat concerne deux usines de sucre/éthanol et de grandes plantations. Les entreprises énergétiques et les entreprises de ressources naturelles, au Nord comme au Sud, suivent le même chemin, qu’il s’agisse d’acteurs bien établis, comme BP, ou de capital-risqueurs moins connus du secteur minier.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée générale est donc qu’on assiste actuellement à une expansion considérable de la production de sucre dans le monde. Cette production est concentrée géographiquement et se trouve entre les mains d’un nombre assez limité d’entreprises qui travaillent avec des chaînes de production et de distribution verticalement intégrées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom du sucre au Brésil </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le Brésil qui est le plus sévèrement affecté par les transformations de la production mondiale de sucre. L’industrie du sucre y est de plus en plus concentrée entre les mains de quelques familles surnommées au Brésil « les barons du sucre » et quelques entreprises étrangères qui opèrent en partenariat les unes avec les autres. L’investissement étranger afflue dans le sucre brésilien &#8211; il a été de 9 milliards de dollars US pour la seule année 2006 &#8211; et les barons du sucre ont consolidé leurs holdings et restructuré leurs entreprises pour exploiter cet afflux de capitaux. Quelques-uns ont même mis leurs affaires familiales en Bourse (bourse du Brésil). Il arrive souvent que les investisseurs étrangers achètent une participation majoritaire ou des intérêts minoritaires en laissant les barons du sucre s’occuper des opérations agricoles. Cependant, les investisseurs étrangers commencent à prendre un rôle dominant dans les deux domaines (voir encadré 2). En 2007-2008, 12% du sucre de canne brésilien a été transformé dans des sucreries appartenant à des compagnies étrangères, contre moins de 1% au début des années 2000. Si l’on inclut les sucreries dans lesquelles les étrangers ont une part minoritaire, on obtient un chiffre encore plus important (23%).  [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_7">7</a>] Aujourd’hui on voit distinctement que quelques conglomérats – des réseaux de transnationales et les grandes familles du sucre &#8211; contrôlent la majeure partie de l’industrie. Les trois principaux s’articulent autour de Cosan, Crystalsev et Copersucar qui, selon Maurilio Biagi Filho, président de Crystalsev, possèdent presque un tiers des sucreries du Brésil. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_8">8</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le boom du sucre brésilien, la production a glissé du Nord-Est du pays au centre-sud où le terrain est mieux adapté à une production fortement mécanisée. Des millions d’hectares de cerrado (savane arborée), une région du Brésil comparable à l’Amazonie  par la richesse de sa biodiversité, ont été défrichés pour faire place aux nouvelles cultures de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_9">9</a>] Environ 90% de toute la production de sucre brésilienne provient des sucreries de cette région ; à peu près 60% de cette production est convertie en éthanol. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_10">10</a>] La région est devenue le support de base de l’industrie : Fortement soutenus par le gouvernement du président Lula, les barons du sucre locaux qui ont un poids politique et leurs partenaires étrangers n’ont eu aucun mal à faire avancer leurs plans d’expansion, transformant par là-même de vastes zones agricoles et forestières en champs de canne à sucre. Et s’il est vrai que la crise économique mondiale  a provoqué un certain  ralentissement, la Société financière internationale de la Banque mondiale IFC, la Banque de développement du Brésil (BNDES) et la Banque interaméricaine de développement (IBD) sont intervenues en apportant les fonds nécessaires  pour maintenir cette expansion et la consolider. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_11">11</a>] Plusieurs fonds d’investissement privés de centaines de millions de dollars ont été récemment établis pour acheter au Brésil des terres à convertir en cultures de canne à sucre. Parmi eux, on compte le fonds  Radar Propiedades, géré par Cosan, le fonds Calyx géré par Louis Dreyfus et le fonds Brasilagro géré par Cresud, une société qui appartient au baron du soja argentin Eduardo Elsztain. Il ne faut pas s’étonner que s’exacerbent les conflits pour les terres partout où se répand la culture de canne, de même que les violences infligées à tous ceux qui osent résister. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_12">12</a>]</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 2 : Les entreprises sucrières d’aujourd’hui au  Brésil : Guarani et CNAA </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Açúcar Guarani</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Açúcar Guarani est la filiale brésilienne de la transnationale sucrière française Tereos. L’entreprise exerce un contrôle sévère sur ses fournisseurs de sucre.<br />
 Un tiers de son approvisionnement provient de ses propres plantations, où la mécanisation des récoltes est passée de 32% en 2004 à 80% en 2008. Le reste fait l’objet de contrats avec des fournisseurs externes qui sont obligés d’utiliser les variétés de canne à sucre de Guarani et d’adhérer aux systèmes utilisés par la société pour la préparation des sols, les semis, la récolte et les soins contre les maladies. Guarani est une des rares sociétés sucrières au Brésil à avoir signé avec le producteur d’éthanol suédois Sekab un contrat d’approvisionnement en éthanol durable, qui oblige à mécaniser complètement la production. (1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>The Companhia  Nacional de Açúcar e Álcool (CNNA)</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, Goldman Sachs a acheté 19% de la deuxième sucrerie du Brésil, Santa Elisa, qui fait partie du conglomérat Crystalsev. A la même période, Santa Elisa et Goldman Sachs ont lancé un partenariat de 300 millions de dollars US avec l’entreprise commerciale internationale Global Foods Holdings et le Carlyle Group, une firme américaine privée à capitaux propres. Ce partenariat, du nom de CNNA, avait pour but de mettre en route quatre grandes sucreries et usines d’éthanol, devenant ainsi l’un des trois principaux producteurs de sucre/éthanol du Brésil. Des représentants de la société affirment qu’ils ont l’intention de s’étendre dans les «  nouvelles » zones de culture de canne à sucre du centre-sud : Crystalsev sera chargé de la distribution à l’intérieur du pays, tandis que Global Foods Holding doit organiser le commerce international.  Le partenariat de CNNA a profité récemment d’une injection de capital de 270 millions de dollars US de la Banque interaméricaine de développement ainsi que d’un financement de 200 millions de dollars US de la part de la Banque de Développement  du Brésil (BNDES). Deux des sucreries sont déjà en activité et une troisième en construction. Au début de 2009, Carlyle a augmenté sa participation dans la société, devenant l’actionnaire principal, tandis que Santa Elisa se faisait exclure de la structure de direction. La société est donc maintenant dirigée par un fonds qui appartient entièrement à des entreprises étrangères, rassemblant le Carlyle Group, Goldman Sachs, le Global Foods Holding et Discovery Capital.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Sekab,  « Requirements for Sustainable Ethanol » <a href="http://tinyurl.com/dd6qvp" target="_blank">http://tinyurl.com/dd6qvp</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production poursuivi par les conglomérats du sucre au Brésil est celui d’une grande exploitation verticalement intégrée. Les sucreries possèdent ou louent les trois-quarts des terres à canne à sucre et les 60 000 producteurs brésiliens indépendants, dont les fermes font moins de 150 hectares, représentent seulement 27% de la production nationale. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_13">13</a>]. Les conditions de travail dans les plantations sont connues pour être brutales et au fur et à mesure que les sociétés sucrières prenaient de l’ampleur, elles ont pu exiger de plus en plus de leurs ouvriers qui sont généralement payés à la quantité de canne coupée. Le tonnage moyen de canne coupé journellement dans la région de São Paulo a doublé, passant de 5 à 6 tonnes par jour dans les années 1980 à 10 à 12 tonnes aujourd’hui, ce qui correspond à 12 000 coups de machette par jour. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_14">14</a>] Depuis 2000, les coupeurs de canne à sucre de cette région ont accru leur productivité de 11,9%, mais le salaire qu’ils reçoivent n’a augmenté que de 9,8% durant la même période. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_15">15</a>] Chaque année, certains ouvriers meurent d’épuisement et le travail forcé reste une pratique courante dans l’industrie. La Commission pastorale de la terre (Comissão Pastoral de Terra  ou CPT) rapporte que 2 164 ouvriers ont été libérés du travail forcé dans les plantations de sucre du Brésil en 2008. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_16">16</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production est aussi de plus en plus industriel et s’appuie sur des machines, de nouveaux cultivars et des intrants chimiques fournis par l’agrobusiness. Le boom de la canne à sucre est l’une des raisons principales pour lesquelles le marché brésilien des pesticides a été multiplié par quatre entre 1992 et 2006, atteignant une valeur de plus de 5 milliards de dollars US en 2007. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_17">17</a>] Cela a aussi généré un immense nouveau marché pour les entreprises de capitaux étrangers qui contrôlent également le marché brésilien des tracteurs. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_18">18</a>]  Pour les sociétés sucrières, la mécanisation réduit les besoins en main d’œuvre manuelle, leur épargnant en partie les exigences des ouvriers et les critiques internationales qui se font de plus en plus entendre sur les conditions de travail dans les plantations de sucre brésiliennes. Cela permet aussi d’éviter la pratique courante des brûlis avant la récolte à la main, ce qui est un argument de poids quand on parle des avantages environnementaux de l’éthanol brésilien. En fait, les critères de « durabilité »  décidés par les importateurs d’éthanol européens et leurs fournisseurs brésiliens exigent cette mécanisation. Dans la même veine, le gouvernement brésilien a introduit en 2007 un protocole destiné à interdire les brûlis sur 20% des champs de canne à sucre d’ici 2010 ; ce pourcentage doit atteindre 100% d’ici 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer donc, ce qui caractérise l’expansion du sucre au Brésil  est le degré de contrôle des grandes entreprises, la conversion rapide et massive des terres et un modèle de production industriel, fondé sur l’exploitation de la main d’œuvre et l’usage de machines modernes et d’intrants fournis par l’agrobusiness. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_19">19</a>]  Le Brésil est sans aucun doute l’épicentre du boom mondial de la production de canne à sucre, mais un certain nombre d’autres pays sont en danger d’être eux aussi aspirés et entraînés dans le même modèle d’agrobusiness.  En effet, le Brésil est maintenant devenu le principal défenseur de l’éthanol à base de canne à sucre sur la scène internationale. Il fournit moyens financiers, investissements et technologie dans le monde entier aux pays qui acceptent de se lancer dans cette production.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Tableau 5 : Les projets de    betterave tropicale de Syngenta</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Partenaire</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Détails</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Maquiltec S.A.,    Campos Chilenos (EDF &amp; Man)</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Le projet éthanol de 250 millions de dollars US a été mis en attente en janvier 2009 pour raisons financières. Une surface de 8 000 hectares de betterave est prévue. (1)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>MIDROC</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Projet de 300 millions de dollars US dans l’État d’ Amhara, impliquant une plantation de 30 000hectares et un système de producteurs sous contrat.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Vasantdada Sugar Institute (VSI),    Harneshwar Agro Products</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Inde</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Avec la sucrerie Samarth Cooperative, VSI a cultivé des betteraves à usage alimentaire sur environ 48,5 hectares de terres et les a traitées dans une usine- pilote à Ambad, près de Jalna, au  Maharashtra. Avec Harneshwar Agro Products, il a passé un contrat de production de betterave avec les 12 000  fermiers actionnaires de la société et construit une usine de bio-éthanol, au Maharastra également.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Inconnu/ n.c.</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>La betterave est cultivée sur environ 70 000 hectares au Soudan et la production doit être augmentée par/grâce à  la création d’une sucrerie dans le Projet Gezira par des investisseurs des Émirats Arabes Unis. Syngenta a fait faire des essais de terrain sur sa betterave dans le pays.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p>1 – « Campos Chilenos paraliza proyecto de etanol en Columbia por US 270 millones por falta de financiamento », 29 January  <a href="http://tinyurl.com/bbfvdy" target="_blank">http://tinyurl.com/bbfvdy</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Monsanto s’infiltre dans le sucre canadien. Jusqu’où  ira-t-il ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un élément essentiel dans l’histoire de l’expansion de la production sucrière brésilienne a été le développement de variétés adaptées à la région du Centre-Sud du pays et à la production d’éthanol. La plupart de ces variétés ont été développées par le Centrode Tecnologia Canavieira (CTC), un institut semi-privé qui était contrôlé par Copersucar mais appartient maintenant à un groupe rassemblant les plus grandes sucreries du Brésil. CTC avait l’habitude de faire payer des royalties aux non-membres mais refuse maintenant tout accès aux producteurs qui ne font pas partie de l’organisation et qui représentent plus de la moitié de la production de sucre du pays. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_20">20</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Un nouvel acteur, cependant, vient de faire son apparition sur la scène et est en train de grignoter la position dominante de CTC. CanaVialis, le plus grand sélectionneur privé de canne à sucre du monde, a été mis en place en 2003 par plusieurs sélectionneurs autrefois publics, avec le financement du conglomérat brésilien Votorantim. A côté de CanaVialis, une société sœur, Allelyx, est spécialisée dans la  biotechnologie de la canne à sucre. Comme CTC, CanaVialis travaille pour les principales sucreries qui leur font développer pour elles des variétés spécifiques. Canavalis a ainsi récemment signé un accord de 25 millions de dollars US avec Cosan pour ouvrir 10 stations de recherche et développer de nouvelles variétés de canne. L’entreprise a aussi développé des variétés pour la plantation de canne d’Odebrecht en Angola. Selon CanaVialis, leurs variétés occupent maintenant au moins 15% des surfaces cultivées en canne à sucre au Brésil. On peut donc dire qu’au Brésil, la sélection de canne à sucre est devenue une affaire potentiellement rentable, ce qui n’est pas encore le cas partout.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution n’a pas échappé au plus grand semencier mondial, Monsanto. En 2007, Monsanto a commencé un partenariat avec CanaVialis et Allelyx dans le but de développer des variétés de canne à sucre génétiquement modifiées pour résister au glyphosate (Roundup Ready). Puis à la fin de 2008, il a décidé de racheter les deux sociétés, pour 208 millions de dollars US, devenant ainsi soudainement la plus grande entreprise au monde de sélection de canne à sucre.</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 3 : La betterave GM descend vers le sud </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas que dans l’Union européenne et en Amérique du Nord qu’on cultive la betterave sucrière. Elle est également cultivée à grande échelle en Chine, en Russie, en Europe de l’Est, en Égypte, au Soudan, en Turquie et en Argentine. En outre, Syngenta essaie de développer une betterave tropicale qui serait utilisée principalement pour faire de l’éthanol. Cette betterave peut être cultivée dans des zones où il n’y a pas suffisamment d’eau pour faire de la canne à sucre, ce qui devrait ouvrir de nouvelles contrées à la production de sucre. Syngenta prévoit une expansion à court terme de la production de betterave tropicale de 1 à 3 millions d’hectares dans le monde et a mené des essais de terrain dans de nombreux pays, parmi lesquels la Chine, l’Australie, la Thaïlande, le Vietnam, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Soudan, le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Mexique et les États-Unis. (1) Actuellement les betteraves tropicales de Syngenta n’ont pas l’appellation d’OGM, mais l’entreprise  travaille beaucoup sur les betteraves GM et sa filiale Hilleshog est l’un des principaux fournisseurs de betterave Roundup Ready.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Communiqué de presse de Syngenta « Syngenta’s tropical sugar beets receive World Business and Development Award”, 25 septembre 2008, <a href="http://tinyurl.com/awxnpn" target="_blank">http://tinyurl.com/awxnqn</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Monsanto ne cache pas son intention d’utiliser le réseau des clients de CanaVialis et la collection de germaplasme de ce dernier pour introduire très largement la canne à sucre GM. Contrairement au soja, la canne à sucre est une plante vivace et les paysans ne la replantent que tous les cinq ans environ ; pour ce faire, ils utilisent des boutures, et non des semences. Monsanto prévoit donc de suivre l’exemple de CanaVialis pour vendre ses variétés, c’est à dire qu’il veut établir des contrats et partenariats avec les principales sucreries qui utiliseront ces variétés dans leurs propres plantations et dans les contrats de production conclus avec leurs propres fournisseurs. CanaVialis a déjà fait du développement variétal en Angola et en Californie et les variétés de canne à sucre destinées au Centre-Sud du Brésil sont cultivées dans d’autres parties du monde, par exemple au Soudan par Kenana Sugar, la plus grande entreprise sucrière intégrée du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La betterave Roundup Ready ouvre la voie à la canne à sucre GM de Monsanto. Elle a été introduite aux Etats-Unis et au Canada en 2008 et Monsanto a déjà l’accord des instances de réglementation pour exporter ses betteraves vers des marchés importants, tels que l’Europe et le Japon. Des autorisations réglementaires similaires pourraient être obtenues pour la canne à sucre Roundup Ready puisque, dans ce cas comme dans celui de la betterave, le produit raffiné ne contient apparemment plus trace de matériau transgénique. C’est du moins ce que prétendent les défenseurs du sucre GM. En Australie, où Dow et Syngenta collaborent avec les grands instituts de recherche sur la canne à sucre GM, l’industrie du sucre a déjà mis en place un lobby afin de faciliter l’introduction de la canne à sucre GM : le Sugarcane Gene Technology Group qui a copié le modèle du lobby américain de la betterave GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_21">21</a>]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des déserts de canne à sucre GM </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les autres cultures OGM qui ont été introduites sur le marché jusqu’à présent, la première série de canne à sucre GM qui se prépare sera modifiée pour résister au Roundup, l’herbicide au glyphosate de Monsanto. Tout comme avec le soja GM, l’intérêt de ces cultures de canne à sucre GM est qu’elles simplifient la production industrielle à grande échelle. L’essor du soja GM en Amérique latine s’explique par le fait que ce soja facilitait la tâche aux investisseurs de l’agrobusiness dont le souci majeur est d’engranger des bénéfices rapides sur de vastes zones fertiles. Ce sera exactement la même chose avec la canne à sucre GM : le caractère Roundup Ready fait du contrôle des mauvaises herbes une simple affaire d’arrosage des champs avec du glyphosate de temps en temps.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau    6 : Exemples de conflits terre/eau provoqués par l’expansion de la canne    à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<h4>Pays</h4>
</td>
<td valign="top">
<h4>Conflit</h4>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mali</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Illovo (ABF) construit actuellement une usine d’éthanol et une sucrerie sur 14 000 hectares… l’Office du Niger. La Coordination nationale des organisations de paysans (CNOP) est opposée à ce projet.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>L’expansion de la production de canne à sucre dans le bassin de l’Awash a provoqué un conflit pour les terres avec les bergers xx de l’Afar dont le mode de vie est directement menacé par les nouveaux projets de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mozambique</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Les    paysans protestent contre un projet d’éthanol mené par la compagnie minière    Camec, parce qu’il les priverait d’eau.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Des opposants du village d’El Wag dans l’état de White Nile ont bloqué une autoroute en juillet 2008 pour demander compensation pour la construction du nouveau projet White Nile. Des affrontements avec la police ont fait 3 morts parmi les villageois et 8 blessés.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>En 2007, le Mouvement des sans-terres (MST) a envahi l’usine d’éthanol Cevesa de São Paulo appartenant à Cargill et un mois plus tard 6 000 hectares de terres, également à São Paulo, où ils ont mis le feu à 30 tonnes de canne à sucre qui n’était pas encore plantée.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p>Sources : The Afar Human Rights Organisation,    “Ethiopian Givt endangers Afar pastoralists ecosystem”, 4 July 2007, <a href="http://tinyurl.com/dxa3ny" target="_blank">http://tinyurl.com/dxa3ny</a><br />
 <em>Juba Post, </em>25 October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cgoxn7" target="_blank">http://tinyurl.com/cgoxn7</a><br />
 Ethical-Sugar, “An exclusive Engine of Growth: The    Development Model of Brazilian Sugarcane”, January 2009, <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le système est parfait pour les grandes multinationales du sucre qui accroissent ainsi leur contrôle vertical sur la production et la distribution mondiales de sucre. Il est totalement adapté à leurs stratégies d’intensification de la mécanisation de la production au Brésil comme ailleurs. Il facilitera la conversion d’encore plus de terres agricoles en terres de production de canne à sucre qui seront aux mains des grandes entreprises et serviront principalement à produire de l’éthanol. Les petits producteurs indépendants seront complètement exclus de ce système et de vastes zones qui pourraient être cultivées par des petits paysans pour leur propre production de nourriture seront transformées en de verts déserts de canne à sucre GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_22">22</a>] Pour donner une idée de la me sure des choses, il faut savoir que le Gouvernement brésilien prétend avoir identifié 44 millions d’hectares supplémentaires pour la production de canne à sucre, soit environ six fois la surface actuellement cultivée en canne à sucre (qui fournit déjà le tiers de la production mondiale). [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_23">23</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-production.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-product-sm.jpg" border="1" alt="sugar production graph" width="250" height="155" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;">Les effets d’un boom de la canne à sucre GM sur l’environnement et la santé seront également sévères. La canne à sucre Roundup Ready a beau simplifier les applications d’herbicides, l’expérience de l’Amérique latine avec le soja Roundup Ready montre comment il favorise l’abus de pesticides. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_24">24</a>] Parce que les cultures ont été génétiquement modifiées pour tolérer de fortes quantités de glyphosate, les champs sont noyés sous le pesticide souvent épandus par avion, sans tenir compte le moins du monde des populations environnantes. Pendant le processus d’autorisation de sa betterave GM aux Etats-Unis, le lobbying de Monsanto auprès de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a réussi à faire accepter une multiplication par cinquante des taux de résidus de glyphosate permissibles dans les racines de betterave. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_25">25</a>] Le Roundup (glyphosate) est un herbicide toxique qui présente des risques pour la santé humaine, même à des taux relativement bas. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_26">26</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, Le Roundup Ready risque d’encourager l’usage de multiples herbicides.  Dans la production mécanisée de canne à sucre, il est courant de ne pas labourer et c’est le glyphosate  qui est censé détruire les pailles sèches restantes quand vient le moment de replanter. Comme cette pratique ne sera pas possible quand les pailles seront résistantes au glyphosate, elle risque fort de nécessiter des doses d’herbicides supplémentaires. La présence croissante d’herbes tolérantes au glyphosate et de plantes spontanées Roundup Ready (maïs et soja), en particulier en Amérique latine, forcera également les opérations industrielles de culture de canne  Roundup Ready à utiliser davantage d’herbicides. Pour résoudre ce genre de problèmes avec son soja, Monsanto prétend qu’il va bientôt introduire un soja Roundup Ready qui serait également résistant à l’herbicide dicamba, de façon à ce que ces deux herbicides puissent être utilisés, pour assurer la destruction de toutes les herbes tolérantes au glyphosate. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_27">27</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont souvent les ouvriers agricoles qui sont le plus affectés par l’usage des pesticides. Jorge Chullén de l’ International Union of Food workers (IUF) affirme que le problème des pesticides pour les ouvriers des plantations de canne à sucre s’est accru dans les dernières années. Ceci est dû en particulier au fait que les sucreries ont de plus en plus tendance à sous-traiter les activités agricoles et à confier entre autres l’application des pesticides à des sous-traitants, éludant ainsi leurs responsabilités envers leurs ouvriers. Chullén décrit les conditions de travail  dans le cadre de ces opérations de sous-traitance comme « horribles » et déclare que cette pratique ne fait qu’accroître la détérioration les standards de sécurité pour les ouvriers. La canne à sucre GM pourrait donc doublement frapper les ouvriers : en augmentant leur exposition aux pesticides et en contribuant à un processus de mécanisation qui fait disparaître les emplois dans le secteur. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_28">28</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3-sm.jpg" border="1" alt="sugar graphs 2 and 3" width="250" height="312" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sucre : l’envers du décor</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La production de canne à sucre est devenue si industrielle et tellement partie intégrante du système de production agroalimentaire que bien souvent les autres formes de production et d’usage ne sont pas reconnues. Pourtant, les communautés locales maintiennent des modes culturels fondés sur la canne à sucre qui sont entièrement différents –et importants. Quand elle n’est pas raffinée ni traitée chimiquement, la canne à sucre est en fait une plante très nourrissante, riche en vitamines et en minéraux. Elle représente une source alimentaire importante qui s’intègre dans un vaste système économique à petite échelle, qui va des fabricants de sucre de palme (jaggery ou gur) en Inde aux petits vendeurs de rues et leurs stands de jus de canne dans presque tous les pays tropicaux du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">En Colombie, les communautés ont une vieille tradition qui consiste à organiser des « trapiches comunitarios » (moulins communautaires), grâce auxquels ils transforment le jus de leur canne à sucre locale en un concentré qu’ils appellent panela. Comme dans d’autres régions d’Amérique latine, les paysans locaux colombiens continuent à cultiver leurs propres variétés de canne à sucre qui sont adaptées à leurs terres et à la fabrication de panela. Certaines de ces variétés traditionnelles ont fait l’objet d’études du Grand institut paysan (Instituto Mayor Campesino IMCA). Pour Erminsu Ivan David Pabón-Mincho, coordinateur de programmes à l’IMCA, les trapiches comunitarios et les variétés locales de canne à sucre sont essentiels pour la subsistance et le bien-être des communautés rurales de Colombie. Mais, poursuit-il, les récents efforts pour étendre la production de sucre dans le pays, en particulier pour en faire de l’éthanol, menacent de priver ces communautés des terres déjà très limitées qui servent à la production de leur propre canne. De plus, la réglementation gouvernementale concernant l’industrie du sucre est, selon lui, destinée à pénaliser la production artisanale de panela et à concentrer l’industrie du sucre entre les mains des grandes entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la canne à sucre GM, les communautés de ce genre constituent un obstacle à éliminer. Ce sont elles qui risquent le plus de perdre leurs terres dans l’expansion de la canne à sucre GM, de perdre leur travail à cause de la mécanisation de la production, de subir la pollution des herbicides et de voir leurs récoltes traditionnelles de canne contaminées par les OGM. Ce sont elles aussi qui risquent le plus de souffrir des effets nocifs du sucre GM, puisqu’elles consomment la canne telle quelle et en ont besoin comme source de nourriture et non pas seulement comme produit sucrant. Jusqu’à présent en effet, pour autoriser les betteraves GM, les autorités n’ont étudié que l’impact du sucre raffiné sur l’alimentation, alors que celui-ci est censé ne plus contenir de trace de matériau transgénique. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_29">29</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Il est par conséquent important de s’opposer à la canne à sucre GM et au sucre GM en général, et ce pour de nombreuses raisons. Cette prise de position fait partie d’un mouvement de résistance plus vaste qui refuse que le sucre de l’agrobusiness accapare des terres agricoles qui devraient plutôt pouvoir permettre aux paysans de produire leur propre nourriture. C’est aussi une façon de rejeter l’industrialisation et la déshumanisation d’une culture vivrière qui a une valeur culturelle et économique essentielle pour de nombreuses communautés, surtout quand on considère l’essor actuel de l’éthanol à base de canne à sucre. Aujourd’hui ces communautés sont durement affectées par la collusion entre l’agrobusiness et les gouvernements pour redessiner la carte mondiale de la production du sucre. L’introduction de canne à sucre GM ne peut qu’exacerber leurs problèmes.</p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Lectures complémentaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">ETC Group (Action Group en Erosion, Technology and Concentration), “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008,<a href="http://tinyurl.com/dagctq" target="_blank">http://tinyurl.com/dagctq</a></p>
<p style="text-align: justify;">Javiera Rulli  (ed.), United Soy Republics: The truth about soy production in South America,  Grupo de Reflexión Rural, 2008.<br />
 <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a></p>
<p style="text-align: justify;">Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis – Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar,” 2009, <a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a></p>
<p style="text-align: justify;">Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a></p>
<p style="text-align: justify;">Lilian Joensen, Stella Semino and Helena Paul, “Argentina: A Case Study on the Impact of Genetically Engineered Soya”, Gaia Foundation, 2005,<a href="http://tinyurl.com/dz927p" target="_blank">http://tinyurl.com/dz927p</a></p>
<p style="text-align: justify;">GRAIN, numéro spécial de Seedling sur  les agrocarburant, juillet 2007, <a href="http://www.grain.org/seedling/?type=70">http://www.grain.org/seedling/?type=70</a></p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1<a name="_1"></a> &#8211;  Walter Pengue and Miguel Altieri, “GM soya bean: Latin America’s new colonizer”,  Seedling, January 2006, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=421">http://www.grain.org/seedling/?id=421</a> <br />
 2 - <a name="_2"></a>Günther Fischer, Edmar Teixeira, Eva Tothne Hizsnyik and Harrij van Velthuizen, “Land use dynamics and sugarcane production“, in Peter Zuurbier and Jos van de Vooren (eds), Sugarcane ethanol: Contributions to climate change mitigation and the environment, Wageningen Academic Publishers, The Netherlands, 2008.<br />
 3 – <a name="_3"></a>Histoire et analyse excellentes des réformes de l’UE sur le sucre, Ben Richardson, “Restructuring the EU–ACP sugar regime: Out of the strong there came forth sweetness”, Review of International Political Economy, 28 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/at9oax" target="_blank">http://tinyurl.com/at9oax</a> <br />
 4 – <a name="_4"></a>Pour une analyse plus détaillée, voir ETC Group, “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cayhzo" target="_blank">http://tinyurl.com/cayhzo</a> <br />
 5 – <a name="_5"></a>L’Initiative “Tout sauf les armes”, lancée en mars 2001, ouvre l’UE aux importations en franchise de droits et de quotas en provenance de tous les pays moins avancés (PMA), avec des arrangements provisoires pour le sucre jusqu’en juillet 2009.<br />
 6 - <a name="_6"></a>“Sudan announces ambitious plan for sugar production”, Sudan  Tribune, 7 March 2008, <a href="http://tinyurl.com/apfern" target="_blank">http://tinyurl.com/apfern</a> <br />
 7 - <a name="_7"></a>União dos Produtores de Bioenergia (UDOP),  “Capital estrangeiro responde por 12% da cana moída no Brasil”, 4 February 2009,<a href="http://tinyurl.com/aalnjv" target="_blank">http://tinyurl.com/aalnjv</a> <br />
 8 - <a name="_8"></a>“Açúcar e álcool são os paradoxos da crise”,  Gazeta Mercantil, 17 November 2008, <a href="http://tinyurl.com/cntqny" target="_blank">http://tinyurl.com/cntqny</a> <br />
 9 - <a name="_9"></a>Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a> <br />
 10 -<a name="_10"></a> Ben Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The  Development Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 11 -<a name="_11"></a> En 2008, la BNDES a investi presque 25 milliards de dollars US dans l’industrie du sucre/éthanol (Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis–Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a>)<br />
 Voir aussi l’ Inter-American Development Bank, “IDB backs $150 million Regional Financing Facility for Sugar and Bioenergy”, 16 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aatudm" target="_blank">http://tinyurl.com/aatudm</a> <br />
 12 <a name="_12"></a>–Voir par exemple le rapport de l’état du Mato Grosso do Sul, où la culture de la canne à sucre s’est récemment introduite : Mieceslau Kudlavicz and Juliana Grasiéli Mota Bueno, “A expansão canavieira em Mato Grosso do Sul,” Comissão Pastoral da Terra, 26 August 2008,<a href="http://tinyurl.com/cxnq6f" target="_blank">http://tinyurl.com/cxnq6f</a><br />
 13 &#8211; Ben<a name="_13"></a> Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The Development  Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 14 &#8211;  Silvia <a name="_14"></a>Noronha, Lúcia Ortiz and Sergio Schlesinger, “Agribusiness and Biofuels: An Explosive Mixture,” Friends of the Earth, Brazil, 2006.<br />
 15 &#8211; Centro<a name="_15"></a> de Monitoramento de Agrocombustíveis &#8211; Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a> <br />
 16 &#8211; CPT, “<a name="_16"></a>Em ano recorde em operações, mais de 4,6  mil trabalhadores são libertados”, 19 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/dalpyc" target="_blank">http://tinyurl.com/dalpyc</a> <br />
 17 &#8211; Friedri<a name="_17"></a>ch Berschauer, “The long-term growth trends for the Brazilian agro business remain firmly intact”, Bayer CropScience, 20 April 2007,<a href="http://tinyurl.com/bd77dv" target="_blank">http://tinyurl.com/bd77dv</a> <br />
 18 – Les rapports financiers de 2005  montrent que l’industrie du tracteur brésilienne est contrôlée par<a name="_18"></a> AGCO/Valtra (65%), New Holland (18%) and John Deere (7.5%).<br />
 19 –<a name="_19"></a> Pour une étude plus complète sur la production brésilienne de canne à sucre, voir Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos e Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a><br />
 20 - <a name="_20"></a>Janaína Simões, “Center of Sugarcane Technology indicates the path and sets the pace for technological innovation in the sugar and alcohol sector,” State University of Campinas, UNICAMP Innovation, 5 June 2006,<a href="http://tinyurl.com/bpg8xm" target="_blank">http://tinyurl.com/bpg8xm</a> <br />
 <a name="_21">21 – Voir la Queensland Cane Growers Organisation Ltd, 2008 Annual  Report,</a> <a href="http://tinyurl.com/bw9z57" target="_blank">http://tinyurl.com/bw9z57 </a><br />
 et A. Wynne, B. Milford and E. Wall, “Advancing sugarcane: leading and managing change,” Second ISSCT management workshop, Australia, May 2008,  <a href="http://tinyurl.com/dj3v79" target="_blank">http://tinyurl.com/dj3v79 </a> <br />
 22 &#8211; UITA, “Brasil:  la Caña de Azúcar avanza también sobre la pradera”, 14 May 2008, <a href="http://tinyurl.com/arjv5m" target="_blank">http://tinyurl.com/arjv5m</a> <br />
 23 <a name="_23"></a>- Safras &amp; Mercado, “Zoneamento pode expandir área de cana-de-açúcar em 44 milhões de hectares,” Notícias Agrícolas, 23 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/c3jtvk" target="_blank">http://tinyurl.com/c3jtvk</a> <br />
 24 &#8211; L<a name="_24"></a>ilian Joensen, “The crop-sprayed villages of Argentina,” in Javiera Rulli (ed.), United Soy Republics. The truth about soy production in South America, Grupo de Reflexión Rural, 2008, <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a> <br />
 25 <a name="_25"></a>- Center for Food Safety, “Tainted Sugar”, Food Safety Fact  Sheet, June 2008, <a href="http://tinyurl.com/526b8c" target="_blank">http://tinyurl.com/526b8c</a> <br />
 26<a name="_26"></a> &#8211; N. Benachour and G-E. Séralini, “Glyphosate formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells”, Chem. Res. Toxicol., 22 (1), 2009, pp. 97–105; Dr Mae-Wan Ho and Brett Cherry, “Death by Multiple Poisoning, Glyphosate and Roundup,” ISIS Press Release, 11 February 2009, <a href="http://tinyurl.com/b9phjy" target="_blank">http://tinyurl.com/b9phjy</a> <br />
 <a name="_27"></a>27 &#8211; Voir GRAIN, “Twelve years of GM soya in  Argentina”, Seedling, January 2009, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=578">grain.org/seedling/?id=578</a> <br />
 28<a name="_28"></a> – L’industrie du sucre brésilienne estime que la mécanisation va provoquer une perte nette de 114 000 emplois entre 2010 et 2021 dans l’état de São Paulo : Ethical-Sugar , “An Exclusive Engine of Growth: The Development Model of Brazilian Sugarcane,” January 2009<br />
 <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a>)<br />
 La mécanisation n’est pas nécessairement synonyme pour les ouvriers de plus de sûreté dans leurs conditions de travail. Une étude brésilienne conclut que les maladies chez les ouvriers sur les récoltes mécanisées sont similaires à celles des coupeurs de canne manuels. (R.A. Scopinho, F. Eid, C.E. Vian, P.R. Silva, “New technologies and workers’ health: mechanization of sugar cane harvesting,” Caderno Saúde Pública, 15 (1), January–March 1999, pp. 147–61).<br />
 29<a name="_29"></a> –  Voir par exemple Health Canada’s approval of H7-1 Roundup Ready sugar  beets, <a href="http://tinyurl.com/aszd94" target="_blank">http://tinyurl.com/aszd94</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=597">grain.org</a>)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Systèmes d&#8217;Echange Locaux</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2009 20:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[Idée]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
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		<description><![CDATA[De Guide des Alternatives des Editions du Fraysse
Principes et fonctionnement

 

Principes
L&#8217;argent a été conçu comme un outil pour améliorer les échanges entre les hommes.
 En effet, avant la création de l&#8217;argent, les échanges étaient limités au simple troc. La création de l&#8217;argent a permis d&#8217;étendre largement les échanges.
 Mais aujourd&#8217;hui, les échanges entre les hommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">De <a href="http://www.editionsdufraysse.fr/">Guide des Alternatives des Editions du Fraysse</a></h3>
<h1 style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;">Principes et fonctionnement</span></h1>
<p><span style="font-size: x-large;"><br />
 </span></p>
<h1 id="description" style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-large;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton10114_1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4082" title="arton10114_1" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton10114_1.jpg" alt="arton10114_1" width="272" height="210" /></a></span></h1>
<h2 style="text-align: justify;">Principes</h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;argent a été conçu comme un outil pour améliorer les échanges entre les hommes.<br />
 En effet, avant la création de l&#8217;argent, les échanges étaient limités au simple troc. La création de l&#8217;argent a permis d&#8217;étendre largement les échanges.<br />
 Mais aujourd&#8217;hui, les échanges entre les hommes sont limités car ils n&#8217;ont pas assez d&#8217;argent pour acheter tout ce dont ils ont besoin, créant marasme économique et chômage.<br />
 Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas assez d&#8217;argent ?<br />
 En fait, il n&#8217;y a jamais eu autant d&#8217;argent qu&#8217;aujourd&#8217;hui, mais il ne sert plus prioritairement aux échanges entre les hommes. En effet, l&#8217;argent sert à gagner de l&#8217;argent en spéculant (comme avec les assurances vie qui se développent rapidement depuis quelques années), et donc il circule dans les circuits financiers de la spéculation (95% de l&#8217;argent sert au circuit spéculatif, 5% seulement servirait au commerce). Autre cause du manque d&#8217;argent : les gens ont peur de l&#8217;avenir, donc ils sont plus prudent dans leurs dépenses et modèrent leurs achats, ralentissant ainsi la vitesse de circulation de l&#8217;argent (le fait de retarder tous les mois de 3 jours ses achats, ralentit de 10% la vitesse de circulation de l&#8217;argent et donc diminue de 10% les transactions totales effectuées). De plus les banques qui gèrent l&#8217;argent le font dans leur propre intérêt (gagner de l&#8217;argent) et pas dans l&#8217;intérêt des hommes (très peu de banques prêtent aux personnes qui veulent créer leur emploi, obligeant à passer par la collecte directe de l&#8217;argent d&#8217;amis).<br />
 De nombreuses personnes disposent de temps libre (surtout avec le chômage actuel !) ou de production excédentaire qu&#8217;elles ne peuvent vendre car il n&#8217;y a pas d&#8217;argent pour les rémunérer.<br />
 Il y a des marchandises ou des personnes disponibles pour travailler, et aussi des acheteurs potentiels pour ses services et ses marchandises, mais il manque l&#8217;outil nécessaire (l&#8217;argent) pour que ces transactions s&#8217;effectuent.<br />
 Comme aujourd&#8217;hui l&#8217;argent ne joue plus son rôle vital de vecteur des transactions entre les hommes, il est urgent de créer un nouveau système permettant les transactions sous peine d&#8217;étouffement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4080"></span>Naissance du L.E.T.S.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ainsi que Michael Linton, écossais résidant dans l&#8217;île de Vancouver au Canada, imagina le LETSystem (Local Exchange and Trading System = Système d&#8217;Echange et de Commerce Local), afin d&#8217;aider les nombreuses personnes au chômage dans cette région et souvent douées d&#8217;un savoir-faire très utile pour tous. Ce système traduit en France par &laquo;&nbsp;Système d&#8217;Echange Local&nbsp;&raquo; ou SEL, s&#8217;est développé au Canada, aux USA, et en Grande Bretagne (plus de 200 groupes dans ce pays), permettant, dans les régions en crise, aux personnes utilisant ce principe de vivre normalement.<br />
 D&#8217;autres systèmes ont déjà fonctionné avec succès :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Wörgl en Autriche en 1932-33, ville de 5000 habitants avec 1500 chômeurs. Le maire créé une « monnaie franche » : au bout de 9 mois, il n&#8217;y a plus de chômeurs, de nombreux équipements sont construits, tout va pour le mieux sauf pour la Banque Nationale qui n&#8217;est pas d&#8217;accord. L&#8217;expérience s&#8217;arrête et les problèmes réapparaissent.</li>
<li>A Lignières en Berry en 56-57 et Marans en Charente Maritime en 57-58, la même chose s&#8217;est produite : le fisc est intervenu pour stopper ces réussites.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">On peut se poser la question de la légalité du Système d&#8217;Echange Local.<br />
 Se poser cette question, c&#8217;est rentrer dans le jeu de ceux qui ont fait les lois (en particulier les banquiers et les financiers).<br />
 Il faut plutôt se poser la question : <em>&laquo;&nbsp;Que nous dit notre conscience ? Faut il se laisser dépérir car nous n&#8217;avons pas les moyens d&#8217;acheter ce dont nous avons besoin, ou faut il vivre pleinement en créant les moyens pour respirer mieux, pour faire circuler l&#8217;énergie entre les hommes ?&nbsp;&raquo;</em><br />
 Actuellement, les Systèmes d&#8217;Echange Locaux sont tolérés, car les Etats ne savent pas résoudre les problèmes du système économique, et ils peuvent aider à désamorcer des violences qui inévitablement vont se produire dans le futur.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les avantages du SEL</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce système permet à la monnaie nationale de circuler et aux gens d&#8217;en avoir assez pour payer leurs impôts, électricité, téléphone, eau, et tous les objets manufacturés. Ce système dégage finalement plus d&#8217;argent pour les échanges nationaux (en particulier pour les taxes et impôts), donc chacun s&#8217;y retrouve.<br />
 Ce sont les productions locales qui vont être favorisées par ce système, évitant les importations lointaines et l&#8217;exploitation du tiers monde, en faisant travailler les personnes les plus proches de chez nous. Ainsi les agriculteurs et les artisans ne craignent plus les concurrences déloyales.<br />
 Ce réseau est très intéressant pour les personnes travaillant à mi-temps, ayant assez d&#8217;argent pour payer la part obligatoire en euros, le SEL permettant d&#8217;apporter la part complémentaire.<br />
 Dans le cadre économique actuel, il serait possible de faire disparaître tous les chômeurs (plus 5 millions de chômeurs, CES, RMI, stages divers&#8230;) en transformant de nombreux emplois à plein temps en emplois à mi-temps avec complément en SEL (4 millions d&#8217;emplois à plein temps transformés en 8 millions d&#8217;emplois à mi-temps). Pour l&#8217;Etat, les économies seraient considérable sur les indemnités chômage, de pré-retraite, de RMI, de CES&#8230;, et sur tous les stages de formation qui servent à cacher la misère, sans compter l&#8217;amélioration des situations psychologiques (plus de chômeurs dépressifs) diminuant les frais médicaux, les violences, les trafics de drogues&#8230;<br />
 Ce serait l&#8217;économie informelle au secours de l&#8217;économie institutionnelle. En France, l&#8217;Etat considère le SEL comme du travail au noir et donc ne veut pas la favoriser.<br />
 Certains pays comme la Nouvelle Zélande et l&#8217;Australie reconnaissent déjà l&#8217;intérêt des réseaux SEL pour permettre aux chômeurs de rester en contact avec le marché du travail, de ne pas entrer dans le circuit de l&#8217;assistanat et de maintenir des liens sociaux qui évitent la descente vers l&#8217;isolement et la marginalisation.<br />
 La création des SEL peut permettre aux hommes de continuer à vivre, même si l&#8217;économie mondiale s&#8217;écroule comme le montre les soubresauts de plus en plus importants des bourses et des monnaies.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Fonctionnement</h2>
<h3 style="text-align: justify;">La zone géographique</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour que le SEL puisse fonctionner, il faut que les gens ne soient pas trop éloignés pour que les personnes puissent se déplacer facilement les unes chez les autres pour effectuer les échanges. Cela peut être une grande ville, un département ou une partie de département.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le choix de l&#8217;unité d&#8217;échange</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour plusieurs groupes, l&#8217;unité de compte est le &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Une heure de travail comptera par exemple 60 Grains de sel. Toutes les compétences au sein du SEL sont mises sur un pied d&#8217;égalité. Ainsi, une heure de ménage pourra avoir la même valeur qu&#8217;une heure de cours informatique.<br />
 Ce principe est bien sûr à adapter selon les circonstances :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Certains échanges ne mobilisent pas la personne à 100% (garde d&#8217;animaux, mise à disposition de matériel, etc.). Dans ce cas, il semble logique que le taux horaire soit sensiblement plus faible.</li>
<li>Certains échanges nécessitent un temps de préparation. Le montant de l&#8217;échange devra tenir compte de ce temps supplémentaire.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est rare qu&#8217;il y ait une réglementation stricte, ou que des plafonds soient fixés&#8230; Vous pouvez ainsi laisser libre court à la négociation. Il est important de privilégier la notion de plaisir, qui doit primer sur la notion de temps (plaisir à échanger, à négocier, plaisir à exécuter, à donner, à recevoir) de même que la notion de don (ne pas avoir envie d&#8217;évaluer) ou la notion de solidarité (l&#8217;évaluation de l&#8217;échange peut dépendre des moyens de chacun au moment de l&#8217;échange). Ainsi pour ne pas s&#8217;enfermer dans une échelle d&#8217;évaluation stricte, il est laissé ce plaisir de négocier, cette liberté d&#8217;accepter ou de refuser un échange.<br />
 Il s&#8217;étudie actuellement la possibilité d&#8217;avoir des échanges entre plusieurs secteurs (par exemple pour aller en vacances dans une autre région) et si les groupes utilisent la même unité comptable, les échanges seront plus faciles.</p>
<p style="text-align: justify;">Avantage du SEL : si un jour ou l&#8217;autre la monnaie nationale s&#8217;écroule suite à la spéculation des financiers, le système SEL permet toujours aux personnes d&#8217;échanger même si l&#8217;économie officielle est dans le marasme noir.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;établissement d&#8217;un annuaire des membres</h3>
<p style="text-align: justify;">Le SEL ne peut bien fonctionner que si chacun connaît les offres et les demandes des autres membres du réseau. Il est donc établi régulièrement un annuaire recensant toutes les offres et les demandes, les compétences, le matériel disponible, l&#8217;état des comptes&#8230;<br />
 L&#8217;état des comptes ouvert à tous, permet de donner priorité pour le travail à ceux qui sont en négatif, et d&#8217;éviter de trop grosses transactions avec ceux qui sont trop en négatif.<br />
 Toutefois, il est nécessaire d&#8217;avoir des comptes en négatif pour faire tourner le système.<br />
 L&#8217;endettement n&#8217;est pas pénalisé et montre que l&#8217;on effectue des transactions, c&#8217;est le moteur du système. Par contre, les personnes qui ont beaucoup de positif et qui ne l&#8217;utilisent pas vont bloquer le système. Ce système est justement créé pour que l&#8217;énergie circule, donc gare au comportement de thésaurisation qui tue déjà le système économique officiel.<br />
 Dans certains groupes, les compteurs de grains de sel est remis à zéro à la fin de l&#8217;année pour éviter ce problème.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;enregistrement des échanges</h3>
<p style="text-align: justify;">Chaque membre dispose de bons d&#8217;échanges qu&#8217;il envoie, après transaction, à la personne chargée des enregistrement des transactions. Ces transactions sont enregistrées avec un programme informatique adapté au SEL, permettant régulièrement l&#8217;édition des comptes des transactions et de les distribuer à tous les membres.<br />
 Certains échanges peuvent s&#8217;effectuer pour moitié en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo; et pour moitié en euros (par exemple) lorsque le produit vendu est fabriqué avec des matières premières achetées en euros, car l&#8217;artisan doit pouvoir les payer lorsqu&#8217;elles viennent du circuit classique. Dans ce cas là, seul les Grains de Sel seront enregistrés, les transactions en euros n&#8217;intéressent pas le groupe.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les frais de fonctionnement</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour payer les frais de fonctionnement du SEL (téléphone, timbres, photocopies&#8230;), une cotisation annuelle est demandée, généralement de l&#8217;ordre de 15 euros, et certains SEL ont ajouté 120 Grains de Sel pour indemniser les personnes gérant le SEL.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les &laquo;&nbsp;marchés tout en Grain&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;">Certains groupes SEL organisent régulièrement des marchés réunissant tous les membres du groupe et où toutes les transactions s&#8217;effectuent en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Ces marchés sont très utiles pour permettre aux membres du réseau de faire connaissance et de permettre, outre des échanges de produits, d&#8217;échanger des informations et de créer des liens qui vont favoriser les échanges futurs.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La fiscalité et les assurances</h3>
<p style="text-align: justify;">Normalement toutes les transactions sont passibles de la TVA. Pour les échanges en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;», la TVA devrait être payé en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Une personne a rempli deux déclarations d&#8217;impôts, une pour les travaux en euros, une en Grain de Sel. A suivre&#8230;<br />
 Pour les personnes effectuant des travaux chez d&#8217;autres personnes, elles doivent avoir un statut et une assurance. Des études sont en cours pour trouver les meilleurs solutions.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La coordination des SEL</h3>
<p style="text-align: justify;">Afin de résoudre les problèmes qui se posent aux SEL, une coordination nationale se réunie régulièrement. Des informations sur les groupes étrangers sont aussi échangées.<br />
 La coordination a également pour but d&#8217;aider toutes les personnes qui veulent créer des SEL.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coordination :</strong> Sel&#8217;idaire &#8211; BP 34 &#8211; 80081 Amiens Cedex &#8211; <a href="http://www.selidaire.com/">www.selidaire.com</a></p>
<p style="text-align: justify;">A lire, le numéro 210 de &laquo;&nbsp;S!lence&nbsp;&raquo; de novembre 1996, un dossier sur le &laquo;&nbsp;SEL&nbsp;&raquo; avec les points de vue de François de Ravignan, Denis Clerc et Alain Lipietz. Deux autres articles ce dossier SEL dans le numéro 211 de décembre 1996.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le SEL et la justice</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>Le passage en justice de 3 membres du SEL Pyrénéens, loin d&#8217;ébranler ce système, a créé de nouvelles solidarités entre les membres de ce réseau et un afflux de demandes pour développer de nouveaux SEL.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;</strong> par Alain Rollat, journal <em>Le Monde</em> du 10 janvier 1998.<br />
 LE RESPECT de la justice interdit de commenter ses jugements. Mais il n&#8217;est pas interdit de sourire à la justice quand ces jugements ridiculisent ceux qui la rende&#8230;<br />
 Par exemple, la condamnation à 300 euros d&#8217;amende avec sursis, que le tribunal de Grande Instance de Foix vient d&#8217;infliger, à la demande des professionnels ariègeois du bâtiment, à deux membres du Système d&#8217;Echange Local (SEL) pyrénéen, qu&#8217;elle a jugé coupables de travail clandestin pour avoir réparé le toit d&#8217;une voisine en échange de quelques légumes (journal Le Monde du 08.01.98), prendra assurément une place de choix dans le grand bétisier des anachronismes judiciaires.<br />
 Il est d&#8217;ailleurs dommage qu&#8217;Arte ait été, jusqu&#8217;à présent, la seule chaîne de télévision à mesurer la portée internationale de cette décision à laquelle la chaîne franco-allemande a consacré jeudi soir, l&#8217;essentiel de son journal de 19h30. Car il y a là de quoi illustrer à merveille, pour l&#8217;édification des générations futures, la difficulté chronique de la justice à vivre avec son temps.<br />
 Les magistrats en cause bénéficient, certes, comme tous les plaignants, de circonstances atténuantes. A première vue, le fonctionnement de ces réseaux d&#8217;entraide, qui remplacent l&#8217;argent par le troc, et au sein desquels on peut échanger des services contre des biens, la réparation d&#8217;un robinet contre un kilo de patate, la réfection d&#8217;un mur contre un cochon, ou une leçon de musique contre un bocal de champignons, semble procéder de la pratique moyenâgeuse remise au goût du jour par de singuliers utopistes.<br />
 La transparence qui caractérise ces échanges et la philosophie qui inspire ces communautés se traduisent par l&#8217;émergence de micro-sociétés parallèles dont les normes échappent à l&#8217;entendement de la société dominante parce qu&#8217;elles se fondent sur d&#8217;autres valeurs que les valeurs marchandes. Il en résulte donc, c&#8217;est vrai, en cas de contentieux, des situations de vide juridique.<br />
 Mais si, aujourd&#8217;hui, ces systèmes d&#8217;échange se développent partout en Europe, et pas seulement dans les campagnes, cela signifie qu&#8217;ils répondent à des besoins en remplissant un autre vide : <em>&laquo;&nbsp;Ils sont une parade contre la crise pour les gens sans argent&nbsp;&raquo;</em> souligne le sociologue Smaïn Laacher. <em>&laquo;&nbsp;Ils mettent une goutte d&#8217;huile dans les rouages de notre société de consommation&nbsp;&raquo;</em>, ajoutait jeudi soir la présentatrice du journal d&#8217;Arte. Elle concluait en souhaitant que l&#8217;Union Européenne reconnaisse vite leur utilité publique. Bonne idée ! Ces bricoleurs de solidarité sont en effet, pour l&#8217;instant, sur le terrain, les seuls à bâtir l&#8217;Europe sociale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Tribune de la Dépêche du Midi du 18 janvier 1998&#8243;</strong><br />
 &#8230; En revivifiant l&#8217;idée de lien social au sein de petits groupes locaux, en ravivant la notion de fraternité, nous ne faisons rien d&#8217;autre que de réaliser une école de solidarité et de démocratie. Qui pourrait s&#8217;en plaindre ? Surtout pas l&#8217;Etat qui sait le prix que lui coûte une carence de lien social (violence, solitude, déprime et maladie). Sans fraternité, pas de démocratie.<br />
 Cette nouvelle jurisprudence est la porte ouverte à des milliers de procès à venir visant les SEL !<br />
 Il faudrait alors aller plus loin en condamnant les &laquo;&nbsp;Restos du Coeur&nbsp;&raquo; qui font concurrence aux épiciers, la Croix Rouge qui fait concurrence aux ambulanciers&#8230; alors que les SEL existent depuis 20 ans dans de nombreux pays, il est bon de noter que le pays des Droits de l&#8217;Homme est le seul, à ce jour, a s&#8217;être permis de condamner l&#8217;entraide. Les sans-culottes peuvent aller se rhabiller&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.onpeutlefaire.com/les-systemes-d-echange-locaux">onpeutlefaire</a></em></p>
<hr />
<p>Lectures complémentaires :</p>
<div class="lectures-complementaires">
<ul>
<li><a href="http://www.onpeutlefaire.com/les-reseaux-d-echange-de-savoir">[Article] Les Réseaux d&#8217;Echange de Savoir</a></li>
<li><a href="http://selidaire.org/spip/">Site de Selidaire</a></li>
<li><a href="http://www.sel-terre.info/">Site de Sel Terre</a></li>
</ul>
</div>
<p><!-- /main --> <!-- /content --></p>
<p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’esprit des plantes ou la théorie des signatures</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/l-esprit-des-plantes-ou-la-theorie-des-signatures/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/l-esprit-des-plantes-ou-la-theorie-des-signatures/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 09:49:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
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		<category><![CDATA[Jardinage]]></category>
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		<description><![CDATA[Etre au service des plantes et non plus se servir d’elles comme de simples remèdes, permet un enseignement riche en découvertes ! Prendre conscience que chaque plante a un langage, qu’au delà de sa beauté, de ses vertus médicinales, de sa « réputation », elle est aussi et surtout un esprit qui demande à être connu et aimé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo" style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-3031" title="L'esprit des plantes" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton9.jpg" alt="arton9" width="242" height="332" />Etre au service des plantes et non plus se servir d’elles comme de simples remèdes, permet un enseignement riche en découvertes ! Prendre conscience que chaque plante a un langage, qu’au delà de sa beauté, de ses vertus médicinales, de sa « réputation », elle est aussi et surtout un esprit qui demande à être connu et aimé en tant que tel&#8230;</strong></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><strong>voilà ce que nous propose Katell Gut&#8230;.</strong></div>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Tenter de reconnaître la signature d’une plante, demande ouverture d’esprit, concentration, de faire silence en soi, d’observer la plante et de l’accueillir à l’aide de nos cinq sens. Et aussi, d’éviter, dans un premier temps de la rencontre, de la nommer, de la juger belle ou pas, de la réduire à un usage thérapeutique connu, à des recettes du genre : c’est bon pour ceci ou pour cela, ou encore de la stigmatiser en la réduisant à un poison violent (cf souvenons nous que bien souvent ce sont des plantes dites vénéneuses qui sont à l’origine de grands remèdes homéopathiques.). La manière d’être qui convient pour vivre cette approche des plantes tient plus de la méditation, de la célébration, que du savoir du botaniste ou de l’herboriste. Lire la signature du pissenlit va nous amener à passer du « se servir de&#8230; » à la notion d’« être au service de&#8230; » et c’est la plante qui nous l’enseigne. Un rapport psychique s’instaure entre la plante et soi, quand on prend la peine d’une observation consciente et attentive.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">Il est possible à tout un chacun de s’initier à cette sorte d’alphabet universel qui a été mis aux oubliettes et méprisé par les tenants de la pensée rationnelle dite scientifique,</strong> celle-ci a dominé dans les esprits depuis 2000 ans, préférant développer les compétences du cerveau gauche (intelligence analytique et spéculative, plus focalisée sur l’anatomie que sur la physiologie) au détriment du cerveau droit, et donc de l’équilibre interne et externe de l’être humain. Heureusement, les artistes, les chamans « de tous poils », les paysans d’autrefois amoureux de la terre et des « simples », ont su garder actif leur cerveau droit pour saisir de manière synthétique, globale, instantanée, ce que la réalité environnementale leur donnait à penser. Nos ancêtres, grâce à leur proximité de la nature savaient sans toujours en avoir conscience, se relier au monde végétal et à l’aide d’expérimentations culinaires ou autres, confirmer les impressions thérapeutiques que leur adressaient certaines plantes dites médicinales ; c’est ainsi que sont entrés dans le patrimoine culturel les remèdes dits de « bonne fame* » ; c’est ainsi que le docteur Edouard Bach a su découvrir des plantes, qui prises sous forme d’élixir floral, sont apaisantes pour des états d’âme perturbés.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">Les trois clefs de la théorie des signatures :</strong> L’idée essentielle est de considérer l’être humain en tant qu’être vivant, qui participe à la nature, comme tous les êtres vivants, qu’ils se présentent sous forme minérale, végétale ou animale. L’homme témoigne par toutes ses cellules de l’appartenance au vivant et doit donc pouvoir tout naturellement se relier à ses « petites sœurs », les plantes curatives, comme disent si joliment les Amérindiens.<span id="more-3030"></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans une toute première impression, ressentir l’alternance ; selon Goethe, cela va nous permettre de prendre conscience du mouvement continu de la vie, qui conduit de la contraction ou dynamique centripète (manifeste dans les racines, les graines) à l’expansion ou dynamique centrifuge (manifeste dans la fleur, le fruit.), en passant par une phase intermédiaire d’échanges (manifeste dans la tige et les feuilles). Il est bon de ressentir ce processus en soi, comme une valse à trois temps, où ce qui se crispe, et se concentre, est suivi d’une phase intermédiaire, avant d’aller vers une expansion&#8230;Une plante est médicinale quand elle se caractérise excessivement dans un de ces processus et nous invite à ressentir une correspondance avec une fonction de notre propre physiologie, sachant que ce qui est dur, rétracté a à voir avec notre système nerveux( la pensée), ce qui échange, avec notre système rythmique et les échanges respiratoires ou cellulaires (le cœur, les émotions), et ce qui se dilate avec notre système métabolique( l’ agir).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">Dans une deuxième impression, aller à la rencontre des correspondances entre la plante et nous, en s’appuyant sur la dynamique des 4 éléments, sachant que pouvoir maintenir les 4 dynamiques « feu, air, eau et terre » en équilibre en soi, est un gage de bonne santé.</strong>Chez l’être humain, le feu est en analogie avec sa digestion, sa fonction de reproduction, son métabolisme et son enthousiasme dans la vie ; une plante « feu » aura des couleurs chaudes, vives, une texture rêche, poilue, des feuilles ciselées, une odeur aromatique, comme par exemple l’ortie ou le millepertuis et les plantes aromatiques. Chez l’être humain, la vibration « terre » s’exprime dans ses os, le système nerveux, le catabolisme ; les plantes, qui ont une signature « terre » ont des tiges ou des fruits ligneux, des une texture froide et rigide, des formes en cloches, souvent retombantes, une odeur âcre, pénétrante, une saveur astringente, âpre, amer&#8230;comme chez les chénopodacées ( épinard, bette..) ou les plantes qui contiennent des alcaloïdes (bryone, belladone). La vibration « eau » se reconnaît dans l’homme au niveau de la lymphe, du sang, du liquide interstitiel (80% du poids total !) et la plante traduit sa signature « eau »par des couleurs pastels, argentées, verdâtres, des formes rondes ou ondulées, une texture fraîche, une odeur fade et une saveur insipide ou acidulée ; comme chez toutes les plantes qui poussent au bord de l’eau (sureau, aulne, saule&#8230;) L’air dans l’humain est vécu dans sa respiration pulmonaire et cellulaire ; la plante « air » aura des fleurs délicates, tendres, harmonieuses au couleurs variées et douces, des formes rayonnantes, aérées, volubiles, des feuilles fines, évoquant des plumes d’oiseaux, une odeur agréable souvent légère, comme dans la grande famille des ombellifères (carotte sauvage, achillée). Pour comprendre le troisième niveau de correspondances entre la plante et l’être humain, laissons une nouvelle fois la parole à Goethe, pour qu’il nous ouvre les portes du ciel, par son inspiration de poète et de philosophe quand il dit que les fleurs sont des étoiles tombées du ciel sur la terre, et allons à la rencontre des analogies entre les planètes et les plantes.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">Les plantes et les planètes du système solaire.</strong> Chez l’humain, la dynamique « lune » se lit dans l’appareil uro-génital et dans son inconscient ; chez les plantes, elle s’exprime quand les racines ont des formes de bulbe (ail, oignon), les feuilles, des formes arrondies, des couleurs délavées, et quand l’ensemble donne une impression de stagnation, de caché et lent à se développer, souvent relié à l’eau, à ce qui est en gestation au sein de la « Terre-mère ». <br />
 <img class="spip_puce" src="http://www.soleil-levant.org/presse/puce.gif" border="0" alt="-" /> La planète « mercure » s’exprime dans les échanges et le mouvement ; les plantes sont grimpantes (chèvrefeuille), rampantes (lierre terrestre), des manières de liane (lierre, tamier). L’homme vit son « mercure » dans la respiration, les échanges à tous les niveaux. <br />
 <img class="spip_puce" src="http://www.soleil-levant.org/presse/puce.gif" border="0" alt="-" /> Les plantes reliées à « Venus » offrent des fleurs délicates aux parfums subtils et complexes, et la plus expressive d’entre elles est la rose ; elles donnent l’impression de s’offrir à la lumière (l’églantier, l’anémone, la pensée, le coquelicot&#8230;) le lien se fait au niveau de l’appareil uro-génital et de la sensibilité émotionnelle, notamment dans la forme du don , du désir de vivre et d’aimer. <br />
 <img class="spip_puce" src="http://www.soleil-levant.org/presse/puce.gif" border="0" alt="-" /> C’est dans le cœur, au centre de soi que s’exprime la dynamique solaire, elle renforce l’axe central de la personne et sa conscience d’être ; les plantes qui ont une tige bien érigée, une fleur au sommet qui est d’or et semble rayonner( tournesol, souci, millepertuis). <br />
 <img class="spip_puce" src="http://www.soleil-levant.org/presse/puce.gif" border="0" alt="-" /> La plante marsienne a des épines, regarde dans toutes les directions, les abeilles la visitent pour butiner sont pollen abondant, elle traduit un élan vital et a des couleurs vives (ortie, asphodèle, bardane). Dans le corps, la vésicule biliaire a une affinité avec mars, et sur le plan psychique, mars dit l’envie d’agir et d’envahir. <br />
 <img class="spip_puce" src="http://www.soleil-levant.org/presse/puce.gif" border="0" alt="-" /> Jupiter est le grand architecte, qui signe la maturité, la générosité et l’abondance ; cette planète offre sa signature dans les ombellifères, la sauge, les arbres fruitiers ; et est traduite dans le corps au niveau du foie et de l’agir mais par le don. Pour aller au bout des correspondances, il faut chercher les analogies avec le maître du temps, qui gère les cycles de « vie-mort-vie », selon la formule de C.P. Estès, et venir à la rencontre de « saturne ». Les plantes saturniennes ont beaucoup de graines, avec des enveloppes sèches et dures ; elles ont des formes concentrées, repliées, dépouillées et sombres, des odeurs narcotiques, et s’expriment par le violet et le bleu nuit (campanule, vipérine, consoude, aconit). Saturne est relié chez l’être humain à la rate, aux os, et au système nerveux central ; dans la psyché, il délivre un message de retour sur soi et de capacité à ne retenir que l’essentiel dans la vie.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion, la théorie des signatures, par ce jeu de correspondances et d’affinités retrouvées, entre les plantes et nous via ces trois « clés », entraîne la personne sur un chemin de conscience. Là, en accord avec son environnement, qu’elle respecte, qu’elle aime parce qu’elle y perçoit des liens de parenté, elle se connecte à elle-même et devient naturellement l’être responsable, debout, « solaire » qu’elle est en réalité.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span class="spip_surligneconditionnel"><strong class="spip">Catherine-Katell GUT est sage-femme, et une difficulté de santé chez l’un des ses enfants l’a conduit à s’initier aux remèdes naturels de plantes ( aromathérapie et aroma-nutrients, élixirs floraux et énergétiques&#8230;) et, chemin faisant, a laissé aller sa sensibilité dans une communion directe avec les plantes, selon la voie des signatures. Elle a crée &laquo;&nbsp;la sagesse est dans le pré&nbsp;&raquo; qui est un espace de formation ouvert à tous ceux qui s’intéressent à la santé par les plantes dans une attitude responsable et respectueuse de l’environnement.</strong></span></p>
<p class="spip" style="text-align: right;"><span class="spip_surligneconditionnel"><em><span class="spip">(source : <a href="http://www.soleil-levant.org" target="_blank">Soleil-levant</a>)</span></em><strong class="spip"><br />
 </strong></span></p>
<p class="spip"><span class="spip_surligneconditionnel"><strong class="spip"></strong><strong class="spip"></strong></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Abominable SOYA-Bean</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:45:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article accessible sur le site doctorsaredangerous, 
 Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth. . La source de cet article traduit en français : hartkeisonline

Les dangers du soja expliquée par Santé activiste Elaine Hollingsworth
Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &#171;&#160;alternative&#160;&#187; de vie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article </em><em>accessible sur le site </em><strong><em><a href="http://www.doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous</a>, </em></strong><br />
 <em>Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth.</em><strong><em> </em></strong>. <em>La source de cet article traduit en français : <a href="http://hartkeisonline.com/fr/2009/02/27/dangers-of-soy-explained-by-health-activist-elaine-hollingsworth/" target="_blank"><strong>hartkeisonline</strong></a></em><em></em></p>
<h1><span style="font-size: medium;"><img class="alignright size-full wp-image-3009" title="Le soja contre la vie - Affiche" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1.jpg" alt="dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1" width="320" height="478" /></span></h1>
<h1><span style="font-size: medium;">Les dangers du soja expliquée par Santé activiste <a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank">Elaine Hollingsworth</a></span></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &laquo;&nbsp;alternative&nbsp;&raquo; de vie des médias que vous pensez que l&#8217;omniprésence de soja et ses dérivés sont les plus polyvalents, naturel, facile à coeur, l&#8217;amélioration de la santé, la prévention de graisse, la croissance la promotion de denrées alimentaires et, en général, adorable jamais cultivés sur notre bonne terre.</p>
<p style="text-align: justify;">A simple, facile à cultiver haricots, qui fait partie de notre alimentation depuis l&#8217;aube de la civilisation, prometteurs pour la santé et la vitalité de l&#8217;intolérance au lactose, les nouveau-nés, les personnes âgées, la ménopause, la frêle, le sport, la santé consciente et à peu près tout le monde aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est peu coûteux, disponible partout, sur son propre ou comme un ingrédient essentiel dans des milliers d&#8217;autres produits alimentaires, tels que le pain, les gâteaux, de confiseries, de lait maternisé, du lait et des substituts de viande, de céréales pour petit déjeuner, les sauces, les grignotines, les pâtes, il forme la base de la non-stick sprays cuisine.  Il est largement utilisé dans les flux et stock est dans la plupart des aliments pour animaux de compagnie.  Les médecins, des agriculteurs, des nutritionnistes, des athlètes, des compagnies, les autorités gouvernementales &#8211; tout cela fait un point de nous dire le degré de sécurité et de santé-ce qui est étonnant-alimentaire.  Il est tellement bien et sans danger, ils nous disent, que c&#8217;est souvent même pas comme un ingrédient dans de nombreux aliments transformés.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout dans le monde, des centaines de millions d&#8217;hectares sont consacrés à sa culture, une culture de garantir à des millions d&#8217;agriculteurs qui ont mangé de payer une taxe pour les développeurs de leurs souches modifiées génétiquement pour aider Monsanto Chemical Company et d&#8217;autres grandes entreprises la diffusion de l&#8217;Evangile que de soja est bon pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage que depuis des décennies, ces mêmes développeurs et de sociétés ont connu et volontairement supprimé les éléments de preuve que l&#8217;ingestion prolongée de soja provoque le cancer et d&#8217;autres maladies mortelles, qui détruit l&#8217;os, des ravages avec les systèmes hormonaux des hommes et des animaux semblables, réprime la la libido et, même si éliminés de notre alimentation au lendemain, est si ancrée dans la chaîne alimentaire et les organes de tous ceux qui ont jamais ingéré, que ses effets négatifs encore la peste de la santé des générations à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">La vérité derrière la ouvertement l&#8217;intégration commerciale de l&#8217;Abominable Bean dans l&#8217;ouest de l&#8217;alimentation est une inquiétante histoire de la fraude, l&#8217;irresponsabilité des entreprises, la cupidité, la mauvaise science, du public et des médias de manipulation, de corruption, d&#8217;intimidation, de l&#8217;opportunisme politique, la répression, les manœuvres juridiques, réglementaires et de l&#8217;inaction incompétence gouvernementale qui fait de l&#8217;oeil, comme les compagnies de tabac Good Guys.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas seulement mettre en danger la vie des produits autorisés à être cultivés, fabriqués et vendus, mais dans ce cas, ses producteurs et pousseurs ont réussi à créer leur propre mythologie autour de ce que les organismes gouvernementaux de réglementation et de surveillance de la santé sont appelés, soit de ne pas faire leurs devoirs ou de flambement des sous pression.  Ils donnent pushers soja virtuelle carte blanche pour continuer à désinformer, la confusion et le poison, non seulement ceux qui sont suckered en consommant leurs produits toxiques, mais aussi tous ceux qui, sans l&#8217;obligation de participer de cette bombe à retardement toxiques par l&#8217;intermédiaire de son placement dans tous les types de base les denrées alimentaires et dans l&#8217;alimentation des animaux et de volaille destinés à la consommation humaine.  Le tabagisme passif est une chose, l&#8217;alimentation forcée est une autre.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Physiological Havoc<span id="more-3007"></span></span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Souvent, les gens me disent que j&#8217;ai eu tout faux et envoyez-moi les réimpressions d&#8217;articles de magazine en citant «des preuves scientifiques solides&nbsp;&raquo; qui &laquo;&nbsp;prouve&nbsp;&raquo; merveilleux et sans danger pour tout le monde est le soja, ou me garantir que &laquo;&nbsp;Sanitarium ne vendraient pas si elle n&#8217;est pas OK &laquo;&nbsp;. Il ne semble pas avoir eu lieu pour eux, ou peut-être qu&#8217;ils ne se soucient pas, ce que presque toutes les« preuves »et la« recherche »sur lesquels elle est fondée a été publié et, en général, financés par , les mêmes sociétés qui produisent et vendent le matériel.  Ou qu&#8217;ils sont de perpétuer le «tout le monde le sait&nbsp;&raquo; mythes urbains afin utilement mis en appel éditoriales libérale disséminés dans les pages des médias grand public et, malheureusement, dans de nombreuses axée sur la santé et modes de vie que la publication devrait savoir mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup plus pénible, et jamais mentionné dans les producteurs de &laquo;&nbsp;preuves scientifiques solides» sont les contes de j&#8217;entends, presque quotidiennement, par les parents dont les bébés filles ont commencé menstruation, développé des poils pubiens, sous les seins de l&#8217;odeur et aussi jeunes que quatre et cinq ans.  Ou dont les fils adolescents sont trop gênés de douche avec leurs camarades parce qu&#8217;ils ont augmenté les seins des femmes parce que leurs proportions ou des organes génitaux ne se sont pas développées.</p>
<p style="text-align: justify;">Après mon apparition sur la chaîne australienne de 7 Sunrise programme de petits-déjeuners, en août 2002, notre bureau a été inondé d&#8217;appels téléphoniques et les e-mails de mon soutien mises en garde sur les dangers du soja.  Le plus troublant a été de mères dont les enfants souffrent des symptômes habituels de soya, et par l&#8217;extrême le pire était le témoignage d&#8217;une mère bouleversée, qui a décrit son fils tragique enfance.  Elle avait bu copieusement quantités de lait de soja pendant la grossesse &#8211; sans le empoisonnement de son fils avec une femme aux hormones.  Ensuite, parce que les oestrogènes ont endommagé son système de reproduction, elle a été incapable d&#8217;allaiter son bébé et a reçu plus d&#8217;œstrogène de la formule de soja baby son médecin lui a dit de l&#8217;utilisation.  Son fils de l&#8217;appareil génital ne se développent pas, mais ses seins et il a refusé d&#8217;aller à l&#8217;école jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ait eu une double mastectomie.  Ne connaissant pas la cause de leurs problèmes de santé, la famille a continué à boire le lait de soja et, aujourd&#8217;hui, à 21, son fils a besoin d&#8217;un autre double mastectomie, mais ils ne peuvent pas se le permettre.</p>
<p style="text-align: justify;">En termes simples, mais de toute évidence pas assez simple pour certains dans la profession médicale, nourrir un bébé de soja est l&#8217;équivalent de lui donner cinq pilules contraceptives par jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous voulez convaincre votre professionnel de la santé, faites lui connaitre ce site: <a href="http://www.cfsan.fda.gov" target="_blank"><strong>CFSAN</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le Service suisse de la santé met de cette façon: &laquo;&nbsp;100 gr de protéine de soya est l&#8217;équivalent d&#8217;un oestrogène pilule contraceptive&nbsp;&raquo;, et il existe de nombreuses autres études publiées depuis le début des années 1960, qui confirment ce fait indéniable.  De nombreux scientifiques et professionnels de la santé affirment que la poursuite de l&#8217;utilisation du soja dans le lait maternisé est une forme de génocide, car ces effets sont connus et publiés avec la communauté scientifique depuis des décennies.  Le système endocrinien fine dépend des hormones à des concentrations de minuscules comme un trillionth d&#8217;un gramme d&#8217;influencer l&#8217;environnement de l&#8217;utérus, et l&#8217;argent avide de soja propagandistes exhorter les femmes à détruire cet environnement fragile avec les oestrogènes chargé de soja.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">&laquo;&nbsp;Je ne savais pas&nbsp;&raquo;</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Fréquemment, comme dans le cas cité ci-dessus, de boire le lait de soja pendant la grossesse peut causer un défaut de produire le lait maternel, ce qui conduit alors à nourrir le bébé, de soja.  Il est tragique qu&#8217;un si grand nombre de cas les plus douloureux de soja, les dommages que j&#8217;ai entendu personnellement sont ceux de femmes qui ont précisément cette expérience.  Souvent, ces femmes ne peuvent pas retenir leurs larmes lors de la description des horribles problèmes de santé dont leurs enfants souffrent.  Ils ne cessent de me répéter, &laquo;&nbsp;je ne savais pas, je ne savais juste pas, le médecin m&#8217;a dit de le boire pour mes os et cela a conduit à alimenter de soja, mon bébé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1997, l&#8217;American Academy of Pediatrics&#8217; Comité sur la nutrition a indiqué, «l&#8217;aluminium dans le lait maternel est de 4 à 65ng/mL.  Formules à base de soja contiennent de 600 à 1300ng/ML &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, une récente étude de l&#8217;Université de Californie-Irvine dirigé par Francis Crinella, professeur de pédiatrie, a fait de l&#8217;augmentation du risque de problèmes de comportement tels que le TDAH sont déclenchées par de fortes concentrations de manganèse dans le soja.  Selon Crinella », formule de lait de soja contient environ 80 fois les niveaux de manganèse présents dans le lait maternel, ce qui pose le risque que les nourrissons peuvent recevoir trop de manganèse dans les premières semaines de vie.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Outre les ravages concernant la fragilité du système hormonal, des troubles gastro-intestinaux graves subis par les enfants à cause du soja, sont maintenant monnaie courante.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Money Spinner</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La société multinationale Nestlé est l&#8217;un des principaux annonceurs de soja; mai-vous souvenir d&#8217;eux comme de la société qui a pour nourrissons aux pays du tiers monde, en décourageant l&#8217;allaitement et la mise à mort, selon l&#8217;Organisation mondiale de la santé, 1,5 millions de bébés chaque année.  Eh bien, ils sont encore à lui, sans vergogne leur flagellation des formules de lait de soja, tels que ALSOY en dépit de tous les éléments de preuve qu&#8217;il est mortel.  Rien d&#8217;étonnant, vraiment, si l&#8217;on considère la taille du marché pour les préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">The Washington Times, le magazine d&#8217;investigation, Insight sur l&#8217;actualité (Juin 26, 2001), cite un expert indépendant estime que les formules à base de soja représentent environ 750 millions de dollars annuel de $ 3 milliards de chiffre d&#8217;affaires pour toutes les formules.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les risques tels que ceux mentionnés ci-dessus doivent avoir été suffisante pour l&#8217;utilisation de ce tueur de haricots à être interdit d&#8217;années, au moins dans la formule bébé?  Et même si les régulateurs ne sont pas prêts à agir, en dépit de tous les bien-connues et facilement accessible des preuves, comment se fait-il que les médecins sont encore la prescription de soja?  Seul le gouvernement britannique a, jusqu&#8217;à présent, a commencé à prendre au sérieux les avertissements des scientifiques indépendants, et envisage une interdiction de la vente de soja à base de préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;aluminium est l&#8217;un des minéraux les plus répandus dans le sol, mais il n&#8217;a pas d&#8217;incidence sur la plupart des cultures.  Le soya plante, cependant, a une affinité pour l&#8217;aluminium, qui extrait du sol et se concentre dans les haricots.  Cette contamination est aggravée quand les haricots sont jetés dans des réservoirs en aluminium et soumis à un lavage à l&#8217;acide au cours de processus.  Inévitablement, des traces d&#8217;aluminium provenant des deux sources sont absorbés dans l&#8217;organisme par la consommation de soja.</p>
<p style="text-align: justify;">Lait de soja contient 100 fois plus d&#8217;aluminium que du lait de vache non traité.  Et, tandis que sur la question de ce qu&#8217;on appelle le lait de soja, avez-vous déjà vu une vache de soja?  Vous ne pouvez pas un lait de soja, en vue d&#8217;obtenir que la recherche pure, en invitant vapeurs de liquide blanc en photo de façon attrayante dans les annonces, nombre de processus sont nécessaires.  Il est nécessaire pour moudre les grains à haute température, et ensuite le reste des huiles par les solvants dangereux, dont certains restent dans le repas.  La farine est mélangée avec une solution alcaline et de sucres, dans un procédé de séparation visant à éliminer les fibres.  Ensuite, il est précipité et séparés, au moyen d&#8217;un lavage à l&#8217;acide.  À chaque étape de traitement d&#8217;une petite quantité de poison dans le reste de soja.  Dire les organismes gouvernementaux de réglementation, il est si petit, un montant qu&#8217;il ne compte pas.  Je me demande qui leur a dit?  Et pourquoi ne pas prendre l&#8217;avis de scientifiques qui disent qu&#8217;elle ne compte, en raison de son accumulation dans le corps pendant de longues périodes, l&#8217;ingestion de soja?  Etes-vous vraiment heureux d&#8217;accepter le fabricant de l&#8217;assurance qu&#8217;il est sécuritaire de manger une petite quantité de poison chaque jour, peut-être plusieurs fois par jour, jusqu&#8217;à ce que vous avez un grave problème de santé?</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de mes recherches, je suis tombé sur douze produits chimiques qui sont ajoutés après ces processus, la plupart d&#8217;entre eux et la majorité imprononçable connue pour être dangereuse, si elle n&#8217;est pas mortelle.  Je ne vais pas vous ennuyer avec les noms, mais, croyez-moi, tu ne voudrais pas que n&#8217;importe où près de chez vous, et encore moins dans votre corps.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Lécithine</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à la variété naturelle trouvée dans les free-range, les œufs, les noix, les graines et les avocats, ce sous-produit est toujours rance, et est extrait de la boue à gauche après le pétrole est retiré de haricots.  Elle contient des niveaux élevés de pesticides et les solvants.  Et devinez quoi?  Plutôt que d&#8217;expédier à la décharge de déchets toxiques à laquelle elle appartient, les fabricants ont créé un autre lieu très rentables du marché hors de lui comme une «bonne santé», additif alimentaire.  Parmi ses qualités charmant est la capacité de provoquer de graves douleurs articulaires (souvent confondu avec l&#8217;arthrite), et de graves goutte.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Phytoestrogens</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le fait est que le soja contient de nombreuses phytoestrogènes, un nom descriptif pour l&#8217;usine de produits chimiques ayant des effets oestrogéniques.  Ils se produisent dans la nature pour aider à réguler les cycles et l&#8217;élevage d&#8217;animaux, sous une forme synthétique, sont utilisés dans l&#8217;agriculture pour la même raison.  L&#8217;omniprésent pilule anticonceptionnelle est, bien entendu, la version synthétique de l&#8217;homme.  À fortes doses ou pendant de longues périodes, les phytoestrogènes devenir anti-oestrogène.  Des doses beaucoup plus élevées sont en chimiothérapie pour tuer les cellules cancéreuses.</p>
<p style="text-align: justify;">La classe de composés chimiques appelés phytoestrogènes contient des dizaines de sous-classes, tels que coumestans, de lignanes et des stérols, dont chacune contient des sous-classes.  Isoflavones de soja contient de nombreuses, y compris les sous-classes ernistein, et coumestrol daidzéine.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques savent depuis des années les isoflavones de soja dans les produits peuvent déprimer la thyroïde.  Dès les années 1950, les phytoestrogènes sont liés à l&#8217;augmentation des cas de cancer, la stérilité, la leucémie et la perturbation endocrinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Charlotte Gerson, de la Gerson cancérologie aux Etats-Unis, a publié une recherche détaillée (Gerson Clinic: Cancer Research, 1 Juin 2001 &#8211; 61 (11): 4325-8) prouvant que le phytoestrogène génistéine est plus cancérigène puis DES (diéthylstilbestrol) , un œstrogène de synthèse de drogues qui a été donné à des millions de femmes enceintes surtout de 1928-1971.  Rares sont ceux qui ne pas être au courant de la mort et de misère que médicament infligées à d&#8217;innombrables femmes et leurs filles.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Forbidden Food</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mme Gerson a également écrit le texte suivant dans la newsletter de guérison Gerson: &laquo;&nbsp;soya contiennent hemaglutinin, un caillot de promotion de la substance qui provoque des globules rouges à agglutiner.  Ces grappes de cellules sanguines sont incapables de bien absorber l&#8217;oxygène aux fins de distribution aux tissus du corps, qui peut endommager le cœur. »Dans son ouvrage,« A la thérapie du cancer &#8211; Résultats de 50 cas », le père de Charlotte, Max Gerson , MD, de soja et de mettre les produits au soja sur la liste d&#8217;aliments interdits pour les patients thérapie Gerson.</p>
<p style="text-align: justify;">Le US Department of Energy des risques pour la santé de laboratoire a publié des recherches montrant que les isoflavones de soja agissent de la même manière que les hors-la-loi insecticide DDT pour causer le cancer des cellules de se multiplier.  En 1988, un universitaire taïwanais équipe dirigée par le Dr Theodore Kay a fait remarquer que plus d&#8217;un demi-siècle de soja a été connu pour provoquer la thyroïde l&#8217;élargissement, en particulier des femmes et des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Mike Fitzpatrick, un toxicologue, qui est respecté à l&#8217;avant-garde de la nouvelle-Zélande, la campagne contre le soja, a rédigé un document en 1998 en invoquant une grande partie de l&#8217;ouvrage publié sur les dangers des isoflavones de soja, qu&#8217;il a présenté à la US Food and Drug Administration (FDA ).  Ce document a également été publié dans le Prix-Pottenger Nutrition Foundation Journal sous le titre Isoflavones: panacée ou poison?  Et puis comme les formules de soja et de l&#8217;effet sur la thyroïde dans le New Zealand Medical Journal (Février 2000).  Il est long, détaillé et effrayant.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques-unes des choses qu&#8217;il a à dire: &laquo;&nbsp;La toxicité pour les animaux d&#8217;isoflavones soulevée pour la première fois la prise de conscience de la communauté scientifique sur le fait que les isoflavones de soja sont des perturbateurs endocriniens &#8230; Il ya eu de profonds effets endocriniens négatifs chez toutes les espèces animales étudiées pour la date &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">En plainspeak, cela signifie que votre système glandulaire peut être endommagé par le soja, et si votre glandes ne fonctionnent pas correctement, votre santé en souffrira considérablement.  Il y a plus: «isoflavones de soja augmentent le risque de cancer du sein d&#8217;isoflavones de soja perturbe le cycle menstruel pendant et jusqu&#8217;à trois mois après, l&#8217;administration &#8230; Dietary concentration de génistéine mai stimuler les cellules du sein à entrer dans le cycle cellulaire.  .  On a exprimé la crainte que les femmes nourri l&#8217;isolat de protéine de soja ont une incidence accrue d&#8217;hyperplasie épithéliale.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces nombreuses autres études crédibles avertissant les femmes des effets néfastes de la consommation prolongée de soja, comment, en toute conscience, les ménages peuvent australien des marques comme Herron, NOVOGEN et les icônes de l&#8217;auto-proclamé de la bonne santé, et Blackmores Sanitarium, continuer à promouvoir la l&#8217;utilisation de soja et les isoflavones de soja, extrait de «toniques» pour les femmes d&#8217;âge moyen de la ménopause?  Ou bien les professionnels de la santé affirme que souscrire de soja est un coffre-fort, alternative naturelle au THS?  Ce qu&#8217;ils font pression n&#8217;est ni sûr, ni naturel, et ils devraient avoir honte de ce qui suggère que ce soit.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">L&#8217;acide phytique</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acide phytique totalement détruit la crédibilité du fabricant affirme que les produits au soja sont une bonne source de calcium et d&#8217;aider à prévenir osteoporasis.  Parce que le soja contient de l&#8217;acide phytique plus que tout autre grain ou à impulsion, et parce que l&#8217;acide phytique diminue l&#8217;absorption des minéraux en particulier le calcium, le soja en fait des bandes de votre corps de calcium.  Les inhibiteurs de l&#8217;enzyme dans le bloc de la trypsine du soja et d&#8217;autres enzymes essentiels à une bonne santé.  Cela peut engendrer de graves détresse gastrique, réduit la digestion des protéines, et la cause des lacunes chroniques dans les acides aminés essentiels.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Golden Eggs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Rapprocher les actions clandestines de l&#8217;industrie du soja dans l&#8217;arène publique a été véritablement une entreprise de David et Goliath proportions.  La machine de relations publiques vantant les vertus du soja a été globale et implacable.  Elle doit être &#8211; il ya au moins 100 millions d&#8217;hectares de soja cultivés dans le Stares seul, en grande partie génétiquement modifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">En Australie, il est estimé que près de 50.000 hectares sont cultivés.  Affichage de la nature de la duplicité qui ingénieux même Machiavel serait sûrement applaudir, et conscient de l&#8217;inquiétude du public sur les aliments génétiquement modifiés et la tendance à produire de l&#8217;agriculture biologique, Monsanto Corporation dispose de 45 millions d&#8217;hectares de soja génétiquement modifié de plus en plus les États-Unis.  La loi américaine permet à ces cultures à être mélangé avec une petite quantité de fèves de soya biologiques, et la combinaison résultante mai alors être étiqueté biologique!  Et vous pensez encore que le gouvernement ne les laissera pas mentir à vous?</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces niveaux de production en jeu, un marché doit être trouvée, augmenté et mis à jour.  À cette fin, les agriculteurs américains de soja contribuent à environ 80 millions de dollars par an pour financer ce qui est l&#8217;un des plus efficaces campagnes de propagande jamais connu au monde occidental.  La résultante de forte puissance qui assure la publicité blitz &#8216;news&#8217; histoires sur les bénéfices de soja sont partout, renforcée par plusieurs millions de dollars en campagnes de publicité.</p>
<p style="text-align: justify;">Thumb populaires à travers tout le magazine féminin, lire le journal, regarder la télévision et à compter, par exemple, ceux des boissons de soya seul.  Soy les producteurs, les transformateurs et les fabricants dépensent des milliards de dollars de publicité de la «bonté de leurs produits.</p>
<p style="text-align: justify;">Considérez les mots du Dr Raymond Peat, a noté le physiologiste endocrinien à l&#8217;Université de l&#8217;Oregon, qui a été l&#8217;un des premiers à tirer la sonnette d&#8217;alarme sur les dangers du THS, des années avant de finalement fait les manchettes: <br />
 &laquo;&nbsp;Il ya un instinct grégaire chez les gens qui&nbsp;&raquo; travaillent dans la science &laquo;&nbsp;qui le rend facile de croire ce que les sons plausibles, si beaucoup d&#8217;autres gens disent que c&#8217;est vrai.  Parfois, de puissants intérêts économiques aider les gens à changer leurs croyances.  Par exemple, deux des plus grandes industries dans le mot, l&#8217;industrie et de l&#8217;estrogène soja industrie, dépenser de grandes quantités d&#8217;argent pour aider les gens à croire certaines choses plausible sonorité qui les aident à vendre leurs produits. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions ajouter à cela la tendance pour les personnes à croire ce qu&#8217;ils veulent faire croire, surtout quand il est réconfortant, rassurant et vient de «quelqu&#8217;un qui sait».</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Le Mythe d&#8217;Asie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Nous avons tous lu les communiqués de presse élogieux sur le soja, l&#8217;oreille à ce que les professionnels de la santé nous ont dit, et certainement il n&#8217;y a pas de question sur le «fait» que les femmes asiatiques ne sont bien sur le soja et les aliments ont quelques problèmes à la ménopause ou l&#8217;ostéoporose.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces arguments sont fallacieux et donc dépendante de ce que le monde de la publicité commerciale plus efficace machine voudrait nous faire croire qu&#8217;il est difficile de savoir par où commencer.  Mais ici, dit:</p>
<p style="text-align: justify;">Soy ne comporte pas une part importante du Japon, d&#8217;Asie ou de tout autre régime.  Et il est probable que peu de la production nationale est passée de soja génétiquement modifié cultivar qui domine le marché occidental.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf dans la pauvreté et en temps de famine, les Asiatiques consomment du soja en quantités infimes &#8211; de 7 à 8 grammes par jour &#8211; et la plupart de ce qui a été fermenté de 3 à 5 ans pour éliminer les toxines.  Le processus de fermentation permet également de réduire la croissance dépresseurs dans tous les produits au soja, mais ne supprime pas entièrement.  Les Japonais mangent une petite quantité de miso et de tofu dans le cadre de bouillon riche en minéraux, suivis par la viande ou du poisson, ce qui compense certains des dangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Raymond de tourbe et d&#8217;autres ont montré que le tofu (un dérivé du soja) est associé à la consommation de la démence.  Dans une importante étude américaine, huit mille hommes japonais-américain de Hawaï ont été évalués à mi-vie pour la consommation de tofu et de son rapport avec le fonctionnement du cerveau et des changements structurels dans la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont effectué cerveau neuro-radiologiques imaginer, de vastes études de la fonction cognitive, et post mortem suivi.  Parmi les sujets de l&#8217;étude, une augmentation du niveau de tofu à la consommation a été trouvé associé à des indications de l&#8217;atrophie cérébrale et des troubles cognitifs dans la vie.  Ils ont même constaté, à l&#8217;autopsie, le gonflement des cavités du cerveau et une diminution de son poids lourd parmi les mangeurs de tofu.  Cette étude a été rapporté dans Le Journal de l&#8217;American College of Nutrition, avril 2000.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Goitrogens</span></strong></h2>
<p><a title="cretinism.jpg" href="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg"><img class="wrapright alignleft" src="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg" alt="cretinism.jpg" width="162" height="255" /></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que sur le thème de la consommation de soja dans les pays d&#8217;Asie, l&#8217;un réel et amère vérité qui n&#8217;apparaît pas dans celui des producteurs, c&#8217;est que les documents à distribuer une incidence anormalement élevée de crétinisme dans certaines parties de la Chine, où le soja est largement consommé, parce que les gens sont trop pauvres pour obtenir d&#8217;autres formes de protéines, a été liée à des dommages au cerveau causés par l&#8217;iode-depleting effet de base de soja goitrogens sur la thyroïde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nouvelle-Zélande toxicologue Dr Mike Fitzpatrick dit, &laquo;&nbsp;Une étude épidémiologique en Chine a montré que le soja à haute dose ne sont pas de protection contre le cancer du sein.  Il ya eu plusieurs études similaires, qui ont réfuté la théorie selon laquelle le soja permet de prévenir le cancer du sein. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, les Asiatiques, à la différence des Occidentaux, ne guzzle l&#8217;isolat de protéine de soja en tant que substitut du lait.  Le lait n&#8217;est pas une partie de leur culture.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Bad Science</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Alors, comment ces «mythes» sont originaires?  Au cours des dernières années, plusieurs études ont été publiées concernant l&#8217;effet du soja sur la santé humaine.  Bien que de soja se vanter d&#8217;études financées par les femmes asiatiques souffrent beaucoup moins de cas de cancer du sein que les femmes américaines, ils négligent de souligner que ces femmes d&#8217;Asie de manger une alimentation qui est radicalement différente de celle de leurs homologues occidentaux.  La norme de l&#8217;alimentation asiatique composé de plus de produits naturels, de plus grandes quantités de légumes et plus de poisson.  Leurs régimes alimentaires sont également en baisse dans les produits chimiques et de toxines, comme ils mangent beaucoup moins d&#8217;aliments transformés.  Il est probable que ces études sont influencés par le fait que la hausse des taux de cancer chez les peuples d&#8217;Asie qui se déplacent vers les États-Unis d&#8217;Amérique et d&#8217;adopter des régimes alimentaires.  Ignorant l&#8217;alimentation et de remarquables changements de mode de vie, d&#8217;assumer seule la réduction des niveaux de soja dans les régimes d&#8217;Amérique et l&#8217;Asie est un facteur déterminant dans le taux de cancer plus grande, est la mauvaise science.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l&#8217;ostéoporose / ménopause protection du mythe, il est absurde d&#8217;en déduire que le soja protège les femmes asiatiques.  Leurs habitudes et leurs régimes alimentaires, comme mentionné ci-dessus contenant peu de malbouffe, sont totalement différentes de tuyau d&#8217;Occidentaux.  En outre, ils ont rarement la fumée ou boire de l&#8217;alcool, et ne l&#8217;ont pas remplacé la vitamine D contenant du beurre avec la dégradation de l&#8217;huile de soya margarine si populaire auprès des Occidentaux malavisées.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">B12 Lie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les autres arguments à l&#8217;appui de l&#8217;État que de soja fermenté de soja des produits comme le natto, tempeh ou contiennent des niveaux élevés de vitamine B12.  Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un inactif B12 analogique, et non pas utilisé comme une vitamine dans le corps humain.  Certains chercheurs spéculent ce analogiques mai effectivement servir à bloquer l&#8217;absorption du corps B12.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Allergènes</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Il a également été constaté que les réactions allergiques aux graines de soja sont beaucoup plus fréquents que tous les autres légumineuses.  Même l&#8217;American Academy of Pediatrics admet que l&#8217;exposition au début de soja par les préparations lactées commerciales mai sera une des principales causes de soja, des allergies chez les enfants plus âgés et les adultes.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Truth Will Out</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement britannique envisage de restreindre la vente de la base de soja pour nourrissons, et le Congrès américain est en train de prendre au sérieux une multitude de plaintes et d&#8217;actions en cours contre Monsanto, au nom des millions d&#8217;Américains dont les vies ont été ruinées par la cupidité des entreprises de cette drogue légalisée pousseur.  Ceci est largement dû aux efforts de la Weston A Price Foundation, Washington organisme d&#8217;intérêt public qui a mené une implacable campagne de lobbying politique au Congrès des comités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots d&#8217;un ancien utilisateur de soja sont à envisager.  Voici quelques extraits d&#8217;une lettre envoyée par notre diététicienne hôpital Joyce Gross, MA, RD, LD / N à ses propres patients et d&#8217;amis, qu&#8217;elle a bien voulu me permet de publier ci-dessous.</p>
<p style="text-align: justify;">«Certains d&#8217;entre vous mai se rappeler que l&#8217;année dernière, j&#8217;ai été vanter de soja avec le reste de la profession médicale concernant ses effets bénéfiques.  J&#8217;ai été la consommation de soja pour sa phytoestrogène effet d&#8217;atténuer les symptômes de la ménopause.  J&#8217;ai été berné comme tant d&#8217;autres non soupçonner consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;J&#8217;ai développé la maladie de Hashimoto ou aiguë de la thyroïdite de Hashimoto, qui est une grave maladie auto-immune que les effets de la glande thyroïde.  (En termes de base, cela signifie que ma thyroïde est attaqué lui-même et je ne peut plus produire l&#8217;hormone thyroïdienne).  Mes premiers symptômes figurent des choses comme des douleurs articulaires aiguës en particulier dans mes mains, &laquo;&nbsp;déclencher&nbsp;&raquo; les doigts, le syndrome du canal carpien, le gain de poids excessif (j&#8217;ai gagné environ 25 lbs. Dans 3-4 semaines&#8230; &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir décrit comment son auto-diagnostic et de recherche créé à l&#8217;origine et la condition que les médecins qu&#8217;elle a consultés au premier pas de reconnaître, Joyce a informé ses amis:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230;  Depuis, j&#8217;ai découvert que Hashi peuvent prendre 8 ans pour le diagnostic (nous ne sommes pas d&#8217;anticorps au lendemain de celle-ci) &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Le soja est une industrie de plusieurs milliards de dollars l&#8217;industrie dans ce pays, de sorte qu&#8217;ils tentent de garder ce calme, même si il ya eu les médecins de la FDA qui ont écrit des documents de position concernant les dangers du soja&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Avec autant de nouveaux produits contenant du soja à venir, la poursuite de&nbsp;&raquo; vanter &laquo;&nbsp;de celui-ci comme un avantage majeur, de plus en plus de femmes vont devenir hypothyroïdie.  Je travaille actuellement comme experte en nutrition dans le traitement de la dépression, troubles bipolaires et les problèmes de toxicomanie.  Je ne peux pas vous dire combien de femmes qui sont admises pour la dépression sont aussi hypothyroïdie au point, maintenant que le médecin vérifie automatiquement leur TSH avant la psychiastrists même de commencer leurs médicaments de prescription.  Si je n&#8217;avais pas été aussi catégoriques sur la prise en charge des problèmes de santé moi-même, en août dernier, j&#8217;aurais pu très facilement être mise en liquidation d&#8217;un patient dans mon hôpital. &laquo;&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Méfiez-vous des acheteurs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le Sanitarium Health Food Company commerciale, en franchise d&#8217;impôt issu de l&#8217;église SDA fait une large gamme de produits contenant du soja, qui sont tous réclamés par Sanitarium prouvé à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1998, la Commission néo-zélandais du Commerce a lancé une poursuite contre Sanitarium plus de 150 pour la publication de la publicité trompeuse de son lait de soja So Good, dans lequel différentes non liées à la santé allégations ont été faites.  Le NZCC action a été réglée hors cour après Sanitarium a signé un décret de consentement et entré un acte de confiance qui s&#8217;engage à ne pas répéter les revendications.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Soy Protein Isolate (SPI)</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le stuff est toxique!  Si vous en doutez, il est possible que pour les &laquo;&nbsp;autorités&nbsp;&raquo; pour permettre une telle substance à être mélangés dans presque tous les aliments transformés, de lire la totalité de SOJA STORY, dans laquelle le Dr Daniel explique que l&#8217;isolat de protéine de soja contient «&#8230; environ 38 composés, y compris le pétrole , mais sans s&#8217;y limiter: butyle, des esters méthyliques et éthyliques d&#8217;acides gras, des phénols, des esters diphenyls et phényle; Abietic les dérivés de l&#8217;acide, diehydroabietinal, l&#8217;hexanal et le 2-butyle-2octenal aldéhydes, esters méthyliques d&#8217;acides dehydroabietic; dehydroabietene et abietatriene &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Daniel SPI expose la façon dont l&#8217;augmentation des exigences pour les vitamines E, K, D et B12 et les détails la façon dont les nitrosamines cancérigènes et lysinoalanines sont créés au cours du traitement, n&#8217;est pas surprenant, de graves carences en substances minérales apparaissent chez les animaux de laboratoire nourris SPI.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, si vous achetez des aliments transformés, vous ne serez pas en mesure d&#8217;éviter et de SPI, <strong>il ne sera pas nécessairement figurer sur l&#8217;étiquette.</strong> Cette mortelle de &laquo;&nbsp;nourriture&nbsp;&raquo; appartient à la décharge de déchets toxiques, mais le multi-nationaux sont l&#8217;élimination de celui-ci en vous, votre famille et FORMULES DE BABY.  J&#8217;appelle cela un génocide.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces affirmations, et d&#8217;autres encore, sont bien documentées, et ont été disponibles depuis de nombreuses années, avec de nouveaux éléments de preuve disponibles presque tous les jours.  Des références détaillées pour tous les papiers et les extraits que j&#8217;ai tirées de ce chapitre sont trop nombreux pour être inclus ici, mais beaucoup d&#8217;entre eux peuvent être trouvés dans une section spéciale sur mon site, qui contient l&#8217;équivalent de 16 pages A4 de références ( près de la longueur de ce chapitre) pour les études scientifiques prouvant les dangers du soja, couvrant une période de 50 années à ce jour.</p>
<hr />
<p><span style="color: #0000ff;">À propos de l&#8217;auteur</span>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Elaine Hollingsworth, auteur de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank"><strong>Prenez le contrôle de votre santé et la maladie Escape industrie</strong></a>&nbsp;&raquo; et <strong><a href="doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous.com</a></strong>, a fait campagne pour dénoncer les dangers et les insuffisances de ce qu&#8217;on appelle l&#8217;industrie de la santé et de la manipulation et la malhonnêteté de la nourriture et les fabricants de médicaments pour plus de 50 ans.</p>
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		<title>La débâcle du monde : Quelles sont nos chances pour sur-vivre ?</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 14:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>karen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://www.carreno.monespace.be/fr/albums/Paysage/Colonisation_d__Orion.jpg" alt="" width="345" height="278" /><strong>« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête et de pouvoir, aveuglé par l’illusion de sa puissance, prônant l’argent pour Dieu. » L’Emir Abd El Kader dans &laquo;&nbsp;El Maoukef&nbsp;&raquo; (1860)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est bien connu que les millénarismes ont eu pour but, entre autre, de faire émerger un &laquo;&nbsp;homme nouveau&nbsp;&raquo; dont le comportement moral serait plus exemplaire. Nous savons que &laquo;&nbsp;la terreur de l’an 1.000&#8243; a vu une frénésie de religion s’emparer des hommes qui s’accusant de tous les maux étaient convaincu que la fin du monde approchait , l’apocalypse et la parousie du Christ venant il fallait expier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le XXe siècle, a été, pour la majorité des peuples des continents du Sud, celui de la tyrannie sous une forme ou sous une autre d’un Occident européen au fait de sa puissance, bardé de certitudes et imprimant au reste du monde sa marque : celle d’une façon de vivre où l’homme n’est plus au centre de la préoccupation mais un rouage, en un mot : un produit marchand.</p>
<p style="text-align: justify;">Fait nouveau, cette façon de vivre débridée fait du gaspillage des ressources de la Terre, forcément limitées, l’alpha et l’oméga du progrès. Tragique erreur s’il en est ! la Terre proteste et nous le fait savoir par des signes de plus en plus récurrents : les perturbations climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mardi 23 septembre 2008, écrit Frédéric Joignot, retenez cette date. Ce fut &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;, le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ? <br />
 Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources &#8211; aliments, combustibles, etc. &#8211; et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;.<br />
 Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s’épuise &#8211; après le crédit bancaire ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;">« Les chercheurs évaluent &laquo;&nbsp;l&#8217;empreinte écologique&nbsp;&raquo; d’Homo sapiens en hectares terrestres. L’OCDE en donne cette définition : &laquo;&nbsp;La mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée.&nbsp;&raquo; Nous avons largement dépassé notre quota, globalement. La Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant. Or, la consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs. Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains &#8211; voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande&#8230; -, il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre. »</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes donc avertis, nous épuisons les ressources annuelles de la Terre plus rapidement qu’elles ne se constituent. Notre démographie n’est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l’affirmait déjà l’austère Thomas Malthus&#8230; en 1798 ? qui affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32&#8230;) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5&#8230;). Inévitablement, nous irions vers l’épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. L’empreinte écologique, le réchauffement qui s’accélère combinés à une croissance forte de la population ne ramènent-ils pas l’humanité à une situation « malthusienne » &#8211; une spirale tragique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Prenez Ted Turner, fondateur de la chaîne d’actualités CNN, il déclarait en avril 2008 sur la chaîne PBS : « Nous sommes trop nombreux. Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique. [...] Tous les habitants de la planète doivent s’engager à avoir un ou deux enfants, c’est tout. [...] Ne pas contrôler la population est un suicide. » Cette angoisse peut aussi être amplifiée par des mensonges modernes sur l’invasion venue du Sud surpeuplé. Mais, contredisant cette démagogie, un rapport publié en 2004 par le département des affaires économiques et sociales de l’ONU (World Population to 2300) indique que les immigrés venus des pays pauvres contribueront pour 4% à la croissance démographique des pays développés d’ici à 2050 &#8211; aujourd’hui pour 3% -, ce qui rajeunira une Europe vieillissante ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir ?<span id="more-2942"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée par le peuplement sera celle des ressources : les pays, les sols, la Terre pourront-ils nourrir &#8211; et supporter &#8211; une population de 9 ou 10 milliards d’habitants ? <br />
 Aujourd’hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. Les agronomes rappellent combien, depuis un demi-siècle, sans se soucier des populations locales, les pays du Nord ont financé les cultures d’exportation des pays du Sud &#8211; le coton, l’herbage d’élevage -  au détriment des cultures vivrières. Ces politiques néocoloniales ont ruiné l’agriculture de ces pays, avec l’aide de gouvernements autoritaires et corrompus. Encore une fois nous voyons un colonialisme postcolonial qui continue à faire de la « colonie » devenue formellement indépendante un appendice de la métropole qui aspire les ressources aussi bien physiques et depuis quelque temps aussi les rares cerveaux formés dans ces Suds épuisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport 2008 de l’OCDE, Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030, est aussi alarmiste que la FAO. Il nous promet, en l’absence d’une politique mondiale volontariste, un avenir très désagréable.</p>
<p style="text-align: justify;">Un réchauffement de 1,7°C à 2,4°C en 2050 &#8211; prévision basse. Sécheresse, tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. L’accroissement du stress hydrique pour 3 milliards d’humains, une eau mal répartie. Une pollution accrue de l’air. La croissance de la population humaine est-elle la cause première des fléaux annoncés ? Les experts de l’OCDE répondent : « Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l’environnement ne proviennent pas du nombre d’habitants mais de leurs habitudes de consommation. »(1)</p>
<p style="text-align: justify;">On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1.400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le changement climatique est en marche, cette course vers l’abîme a déjà ses victimes dans les pays démunis. Les pays industrialisés font des reformettes qui ne régleront pas le problème de fond qui est celui de donner un coup de frein rapide à l’utilisation des énergies fossiles en développant les énergies renouvelables avant que le changement ne soit irréversible. Le président Obama semble l’avoir compris mais en aura-t-il les moyens ? Sera-t-il suivi ? La crise financière et un pétrole bradé à 40 dollars sont en train de compromettre le recours urgent aux énergies renouvelables. Il est à craindre que ce seront les pays vulnérables qui ne se sont pas apprêtés qui en subiront les conséquences tragiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme. Le colon n’a plus de présence physique, il se contente de gérer à distance au nom de la dictature du marché, du libéralisme sauvage et d’une mondialisation que l’on nous disait inéluctable. Autre conséquence tragique, le marché n’a pas laissé intacts les fondements des sociétés. En ce temps de « délitement des valeurs » que l’on pensait immuables, beaucoup de certitudes ont été ébranlées. Le capital symbolique qui a été sédimenté et qui part par pans entiers sous les coups de boutoir du marché du libéralisme fruit d’une mondialisation sans éthique. Les sociétés qualifiées il y a si longtemps de « primitives » sont en train de perdre leur identité sous la pression d’un Occident qui série, catalogue et dicte sa norme.(2)</p>
<p style="text-align: justify;">L’Occident ne se contente pas d’imposer sa vision du monde à la fois par la science et la force, il s’attaque depuis quelques années aux identités. Au moment où même dans les pays occidentaux et à des degrés divers les nations luttent pour ne pas perdre leur identité, les pays du Sud sont en train de perdre leurs dernières défenses immunitaires constituées par leurs traditions ancestrales. Cette désymbolisation du monde mise en évidence par Dany Robert Dufour est en train de pénétrer en profondeur le tissu social. <br />
 A juste titre, la mondialisation et le néolibéralisme peuvent être tenus pour responsables de cette débâcle planétaire. Dans ce monde de plus en plus incertain, l’individu éprouve le besoin d’un retour à des « valeurs sûres » qui lui font retrouver une identité ethnique voire religieuse que la modernité avait réduite.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, un autre dégât est la fameuse « perte de repères chez les jeunes », induite par la précarité de la vie temporelle et spirituelle, n’a alors rien d’étonnant : Il est, cependant, illusoire de croire que quelques leçons de morale à « l’ancienne » même dans les pays où la tradition et la religion tentent encore de maintenir la structure sociale, pourraient suffire à enrayer les dommages causés par le libéralisme.(2) De ce fait, une servitude attend l’individu- sujet. C’est l’asservissement au marché, au libéralisme sauvage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de « destruction des structures collectives » et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de « l’individu seul mais libre ». Le néolibéralisme vise à la ruine des instances collectives construites de longue date par exemple, les syndicats, les formes politiques, mais aussi et surtout la culture en ce qu’elle a de plus structurant et de ce que nous pensions être pérennes(3). <br />
 La valeur intrinsèque de l’individu est indexée sur sa valeur marchande. Voilà le monde que nous propose l’Occident du &laquo;&nbsp;money-théisme&nbsp;&raquo;<strong>. </strong>La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour, est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante&#8230;), ne puisse faire entrave à sa libre circulation(4)</p>
<p style="text-align: justify;">La crise est aujourd’hui une réalité concrète pour tous les citoyens de la planète. Elle nécessite des changements radicaux pour mettre fin au néolibéralisme qui vient de nous mener au bord du gouffre. Pourtant, que ce soit les plans de relance décidés par les gouvernements des différents pays, ou les conclusions du premier Sommet du G20 qui s’est tenu à Washington en novembre dernier, les gouvernements et les financiers semblent plus soucieux de sauver le système que de répondre véritablement aux enjeux de la crise. Voilà donc la planète des consuméristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos valeurs n’en sont pas sortis indemnes pour autant. Même dans les pays industrialisés cette course vers le profit a démantelé toutes les conquêtes sociales. Ainsi en France et comme l’écrivent Patrick Braouezec et Michel Onfray « (&#8230;) Retirer toutes les protections collectives, l’en-commun qui permet à chacun d’être concepteur et acteur d’un avenir humain partagé, pour livrer les individus, marchandises parmi d’autres, au service d’une économie mondialisée conçue comme source de profits financiarisés bien davantage que comme moteur de progrès. (..) L’économie ne saurait se résumer à la course au profit, au mépris des hommes et de la civilisation ; et que tout système économique et politique, pour avoir un avenir, se doit de porter un mouvement de l’humanité vers le progrès. (&#8230;) Le refus de la marchandisation générale, y compris de l’homme, est non seulement le fondement d’un humanisme contemporain, mais est aussi indispensable au mouvement de la société si on considère que ses évolutions ont pour but d’améliorer toujours la condition humaine. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chaque fois que l’organisation sociale a nié l’homme, la civilisation a reculé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« A l’inverse, les avancées de civilisation émancipatrices sont toujours le résultat de conquêtes gagnées dans les luttes et les révoltes populaires. »(5)</em> Comment sauver la planète et tous ses habitants ? Toute l’argumentation de remise en cause des vertus de la croissance, mesurée sur la base de l’évolution du produit intérieur brut (PIB), n’a de sens que dans les pays du capitalisme avancé, où existe dans certaines classes sociales assez d’aisance matérielle pour rêver d’autres paradis. <br />
 Vue dans une perspective mondiale, la décroissance est une préoccupation de riches, une petite minorité &#8211; dans sa très grande candeur, elle s’inquiète parfois de voir tous les Chinois posséder un automobile, sans aller jusqu’au bout de sa pensée : on maintient le reste du monde en sous-développement pour sauver la « planète » ? Il s’agirait, entend-on, de proclamer avec force que l’argent ne fait pas le bonheur, qu’il y a autre chose dans la vie que l’accumulation de biens matériels.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est naturellement faire abstraction des couches sociales qui, de plus en plus larges, peinent à joindre les deux bouts, qui n’ont d’autre choix que mal manger, mal se vêtir et mal se loger. Le remède miracle : le bien-être, notion subjective s’il en est. Il ne faudrait plus « maximiser » la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997, Pierre Bourdieu avec sa lucidité coutumière se posait la question « des coûts sociaux de la violence économique et avait tenté de jeter les bases d’une économie du bonheur. »(6) C’est en fait de cela qu’il s’agit : le bonheur est-il indexé, &#8211; comme en Occident &#8211; sur la possession toujours plus boulimique des biens matériels ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ne devons-nous pas chercher une autre façon d’être heureux en consommant mieux ? en consommant moins ?. Ce qui passe , naturellement , par le partage pour éviter un bouleversement irréversible de la vie sur Terre, notre seule et unique Terre, à moins de faire comme une compagnie américaine qui vend des lots de terrain&#8230;sur la Lune !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par </strong><strong><a class="liste_article_titre" href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=8669" target="_blank"><strong>chems eddine Chitour</strong></a></strong>, le vendredi 13 mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><em>(1) Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux ? Le Monde 09.01.09 <br />
 (2) Chems Eddine Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006<br />
 (3) Pierre Bourdieu. « Le néolibéralisme comme révolution conservatrice », 1997, in Interventions 1961-2001, Agone, 2002. <br />
 (4) Dany Robert Dufour : L’Art de réduire les têtes, Editions Denoël, Paris. 2003. <br />
 (5) Patrick Braouezec et Michel Onfray, Une politique de régression. Le Monde du 21.01.08<br />
 (6) Pierre Bourdieu. L’essence du libéralisme, le Monde diplomatique mars 1998. Pr Chems Eddine CHITOUR Ecole Polytechnique Alger</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52881" target="_blank">agoravox.fr)</a></em> <a href="http://terresacree.org/" target="_blank"><br />
 </a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’ABC du potager</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 19:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation Biologique]]></category>
		<category><![CDATA[Jardinage]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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Connaissez votre sol

 Quatre composants
 Mélanges variés
 Une idée du sous-sol
 Terres acides et terres alcalines
 Décelez et mesurez l&#8217;acidité
 Le chaulage, remède multiple
 Avec quoi chauler ?
 Comment chauler ?
 L&#8217;humus, améliorateur universel
 Sources d&#8217;humus (7) »

 Fumier naturel
 Fumier artificiel
 Tourbe
 Compost
 Engrais verts
 Mélanges de terres correcteurs
 Attention




Améliorez la fertilité

 Les [...]]]></description>
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</li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/abc-du-potager/annexes/">Annexes</a>
<ul>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/abc-du-potager/annexes/#fiches">Fiches (15) »</a>
<ul>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-01-le-sol.pdf" target="_blank">01 &#8211; Le sol</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-02-la-plante.pdf" target="_blank">02 &#8211; La plante</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-03-la-fertilisation-du-sol.pdf" target="_blank">03 &#8211; La fertilisation du sol</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-04-les-autres-fertilisants.pdf" target="_blank">04 &#8211; Les autres fertilisants</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-05-les-associations-de-culture.pdf" target="_blank">05 &#8211; Les associations de culture</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-06-les-rotations.pdf" target="_blank">06 &#8211; Les rotations</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-07-ecosysteme-du-jardin.pdf" target="_blank">07 &#8211; Ecosystème du jardin</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-08-la-biodiversite-cultivee.pdf" target="_blank">08 &#8211; La biodiversité cultivée</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-09-la-production-de-semences.pdf" target="_blank">09 &#8211; La production de semences</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-10-le-greffage-et-la-taille.pdf" target="_blank">10 &#8211; Le greffage et la taille</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-12-l-apiculture.pdf" target="_blank">12 &#8211; L&#8217;apiculture</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-13-reperes-pour-un-potager-agroecologique.pdf" target="_blank">13 &#8211; Repères pour un potager agroecologique</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-14-l-eau-au-jardin.pdf" target="_blank">14 &#8211; L&#8217;eau au jardin</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-15-soins-phytosanitaires-au-jardin.pdf" target="_blank">15 &#8211; Soins phytosanitaires au jardin</a></li>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fiche-pedagogique-16-travaux-d-hiver-au-jardin.pdf" target="_blank">16 &#8211; Travaux d&#8217;hiver au jardin</a></li>
</ul>
</li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/abc-du-potager/annexes/#divers">Divers (8) »</a>
<ul>
<li> <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-les-meilleures-associations-de-plantes.pdf" target="_blank">Les meilleures associations de plantes</a></li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-les-petits-animaux-utiles.pdf" target="_blank">Les petits animaux utiles</a></li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-les-plantes-utiles.pdf" target="_blank">Les plantes utiles</a></li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-les-purins-les-infusions-et-les-decoctions-de-plantes.pdf" target="_blank">Les purins, les infusions et les décoctions de plantes</a></li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-la-duree-des-graines-et-le-rendement-des-legumes.jpg" target="_blank">La durée des graines et le rendement des légumes</a></li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-le-calendrier-des-semis-et-la-duree-de-leurs-cultures.jpg" target="_blank">Le calendrier des semis et la durée de leurs cultures</a></li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-le-calendrier-du-jardin-potager.jpg" target="_blank">Le calendrier du jardin potager</a></li>
<li><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/abc-du-potager-les-conditions-favorables-a-la-croissance-des-divers-legumes.jpg" target="_blank">Les conditions favorables à la croissance des divers légumes</a></li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p align="center"><img class="alignnone size-full wp-image-2545" title="Potager bio" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/potager-bio.jpg" alt="Potager bio" width="680" height="230" /></p>
<p align="justify"><strong>Un potager bio n&#8217;est pas un potager comme les autres. Plantes et légumes y mélangent joyeusement leurs fleurs, la terre est recouverte de paillis, des engrais verts poussent à côté des potirons. Du travail du sol à l&#8217;organisation des plantations, retour sur les grands principes du potager bio.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Avant d&#8217;entreprendre quoi que ce soit pour aménager ou planter votre jardin, il est indispensable de savoir quelles sont les caractéristiques du sol dont il est fait.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Cette connaissance vous permettra en effet de définir :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Les moyens à employer pour corriger ses défauts éventuels   afin d&#8217;en faire &laquo;&nbsp;une bonne terre&nbsp;&raquo;.</strong></li>
<li><strong>Les espèces végétales qui ont le maximum de chances d&#8217;y réussir naturellement et celles qui, sauf artifices coûteux, ne sauraient y prospérer.</strong></li>
</ul>
<p align="justify"><em><a href="http://www.intermonde.net/colloidales/publications.html" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-2333" title="La culture écologique des plantes légumières" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/les-plantes-legumieres.jpg" alt="La culture écologique des plantes légumières" width="112" height="150" /></a></em><em><a href="http://www.intermonde.net/colloidales/publications.html" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-2334" title="La culture écologique pour petites et grandes surfaces" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-culture-ecologique.gif" alt="La culture écologique pour petites et grandes surfaces" width="117" height="150" /></a></em></p>
<p><strong>A la fois support des plantes et &laquo;&nbsp;garde manger&nbsp;&raquo; dans lequel les racines puisent une partie importante de la nourriture des végétaux, le sol est un milieu très complexe dont la fertilité dépend tant de sa nature physique que de sa composition chimique.</strong></p>
<p align="justify"><em>Cet article a été préparé en se basant sur <a href="http://www.intermonde.net/colloidales/" target="_blank">les conseils d&#8217;Yves Gagnon</a> présent dans ses deux ouvrages sur </em><em><a href="http://www.intermonde.net/colloidales/publications.html" target="_blank">la culture biologique des plantes légumières</a> et sur</em> <em><a href="http://www.intermonde.net/colloidales/publications.html" target="_blank">la culture écologique pour petites et grandes surfaces</a>.</em></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><em><span id="more-2330"></span><img class="aligncenter size-full wp-image-2596" title="BD Jardin Bio" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bd-jardin-bio.jpg" alt="BD Jardin Bio" width="682" height="673" /></em></p>
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		<title>L’homme qui parle avec les plantes</title>
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		<comments>http://www.letransmuteur.net/l-homme-qui-parle-avec-les-plantes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 07:35:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation Biologique]]></category>
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		<description><![CDATA[« Quand je suis allé concourir avec 153 ingénieurs de l&#8217;administration agricole à Mexico, je les ai battu de 2.000% avec les choux. 110 tonnes à l&#8217;hectare: la vérification a été faite par leurs soins, ils n&#8217;ont même pas atteint 6 tonnes ! »

L&#8217;homme qui parle avec les plantes (48:34)
Le miracle, c&#8217;est Don José Carmen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>« Quand je suis allé concourir avec 153 ingénieurs de l&#8217;administration agricole à Mexico, je les ai battu de 2.000% avec les choux. 110 tonnes à l&#8217;hectare: la vérification a été faite par leurs soins, ils n&#8217;ont même pas atteint 6 tonnes ! »</strong></p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/l-homme-qui-parle-avec-les-plantes/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>L&#8217;homme qui parle avec les plantes (48:34)</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le miracle, c&#8217;est Don José Carmen Garcia Martinez qui, avec son amour pour les plantes, les paroles qu&#8217;il leur adresse et d&#8217;anciennes recettes aztèques, a réussi à cultiver des légumes géants. Il a produit ainsi des choux de 45 kg, des pieds de maïs de 5 m. de haut, des feuilles de blette de 1,5 m. de long, 7 à 8 courges par pied (1 à 2 habituellement), 110 tonnes d&#8217;oignons par hectare (16 tonnes normalement). Un journaliste péruvien, Yvo Perez Barreto, est allé trouver Don Carmen chez lui et a raconté tout ce qu&#8217;il y a vu. Mais ce n&#8217;est pas le seul témoin: l&#8217;Université d&#8217;agronomie de Chapingo (Mexique), sous l&#8217;autorité du Pr Nicolas Cerda, spécialiste des sols, a comparé les résultats de Don Carmen avec ceux obtenus par les méthodes de l&#8217;Université sur des terrains contigus. Des ingénieurs du Ministère de l&#8217;agriculture mexicain sont venus analyser l&#8217;eau, les légumes, les semences et surtout le terrain volcanique de l&#8217;agriculteur. Rien de particulier n&#8217;a été décelé. Parmi les savoir-faire de Don Carmen, on note: cultiver sans pesticides et multiplier jusqu&#8217;à dix fois la production agricole; utiliser 700 g de fertilisant par hectare, au lieu des 500 kg habituels dans l&#8217;agriculture intensive; cultiver sur terres salées; créer de nouvelles plantes résistant aux maladies, non transgéniques&#8230; au début, sur sa terre presque stérile, il s&#8217;asseyait à côté des plantes et leur demandait de l&#8217;aider. Don José Carmen est persuadé que c&#8217;est grâce à la communication qu&#8217;il a établie mentalement avec les plantes qu&#8217;il a obtenu ces résultats miraculeux. Pour lui, le secret c&#8217;est l&#8217;amour qui lui donne cette main verte. Son livre (1) donne des tas de recettes, de trucs, qui pourraient révolutionner la planète, tout en changeant la mentalité humaine: l&#8217;amour à la place du profit immédiat.</p>
<p><em>(1) Les Éditions Clair de Terre, <a href="http://www.pressesduchatelet.com/catalogue.php?id=9782911217159" target="_blank">Presses du Châtelet</a>, </em><em>1998 (isbn:</em>9782911217159<em>).</em></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><em> </em></p>
<h4><span style="text-decoration: underline;">Liens proposés dans les commentaires :</span></h4>
<ul>
<li>Voila le livre au format pdf de <a href="http://www.megaupload.com/?d=EWK8A1LZ" target="_blank"><strong>l’homme qui parle aux plantes</strong></a> (283 Mo) (megaupload.com)</li>
<li>La Chine cultive des légumes géants dans l’espace &#8211; <a href="http://www.letransmuteur.net/l-homme-qui-parle-avec-les-plantes/#comment-1399">Commentaire ICI</a></li>
</ul>
<div>
<ul>
<li>Une approche biodynamique :<br />
 &#8211; &laquo;&nbsp;<strong>Le  jardin de Perelandra</strong>&laquo;&nbsp;  de Machaelle Small Wright, <a href="http://www.amazon.fr/jardin-Perelandra-Machaelle-Small-Wright/dp/2914326041" target="_blank"><strong>tome 1</strong></a> et <a href="http://www.amazon.fr/jardin-Perelandra-Machaelle-Small-Wright/dp/2914326068/" target="_blank"><strong>tome 2</strong></a>, pour apprendre à travailler en partenariat conscient avec les intelligences de la nature…<br />
 &#8211; Et son livre introductif sur son histoire et les débuts du &nbsp;&raquo; jardin de Perlandra&nbsp;&raquo;  : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Vivre-conscient-Divin-toute-chose/dp/2914326009" target="_blank"><strong>Vivre conscient du divin en toute chose</strong></a>&laquo;&nbsp;  aux <a href="http://www.jardins-cocreatifs.com/" target="_blank">éditions co-créatives</a>.</li>
<li>Ce texte m’a fait penser aux fameux &laquo;&nbsp;<a href="http://www.jardins-de-findhorn.fr/" target="_blank">Jardins de Findhorn</a>&nbsp;&raquo; , où une <a href="http://pagesperso-orange.fr/artivision/docs/Findhorn1.html" target="_blank">communauté</a>, par les prières, et la collaboration avec les Dévas, a fait d’un champ de cailloux, une terre fertile d’un exceptionnel rendement… sans parler du taux vibratoire des récoltes…</li>
</ul>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Semences du monde &#8211; L&#8217;amélioration participative des plantes</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/les-semences-du-monde-l-amelioration-participative-des-plantes/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/les-semences-du-monde-l-amelioration-participative-des-plantes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 15:29:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;agriculture moderne est comme une vaste pyramide inversée; elle repose sur une base dangereusement étroite. Sur près de 250.000 variétés végétales propres à la culture, on n&#8217;en cultive aujourd&#8217;hui qu&#8217;environ 7.000, soit moins de 3 %. Le système hiérarchisé de la recherche agricole, qui considère les agriculteurs comme de simples bénéficiaires de la recherche plutôt [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-2087" title="semences" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/semances11.jpg" alt="semences" width="364" height="238" /><strong>L&#8217;agriculture moderne est comme une vaste pyramide inversée; elle repose sur une base dangereusement étroite. Sur près de 250.000 variétés végétales propres à la culture, on n&#8217;en cultive aujourd&#8217;hui qu&#8217;environ 7.000, soit moins de 3 %. Le système hiérarchisé de la recherche agricole, qui considère les agriculteurs comme de simples bénéficiaires de la recherche plutôt que des participants à part entière, a grandement contribué à accroître la dépendance à l&#8217;égard de quelques variétés végétales. Cette tendance, de même que l&#8217;industrialisation croissante de l&#8217;agriculture, sont les principaux facteurs de ce qu&#8217;il est désormais convenu d&#8217;appeler l&#8217;« érosion génétique ». </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aborder la recherche et le développement agricole sous un angle nouveau pour conserver la diversité, améliorer les cultures et assurer à l&#8217;humanité une production alimentaire de qualité. Le présent ouvrage porte sur ce genre d&#8217;approche : la phytosélection participative. Passant en revue dix années de recherches sur l&#8217;agrobiodiversité financées par le <acronym title="Centre de recherches pour le développement international">CRDI</acronym>, il examine les questions fondamentales, de la conception des projets <em>in situ</em> aux droits des agriculteurs et des phytogénéticiens, et fait valoir l&#8217;importance de nouvelles lois et politiques à l&#8217;appui des objectifs énoncés. Les Semences du monde présente divers projets illustrant la collaboration des agriculteurs et des phytogénéticiens, qu&#8217;ils soient des hautes terres andines, des contreforts de l&#8217;Himalaya ou de régions plus éloignées encore. Suivant l&#8217;analyse des points forts – et des faiblesses – de ces projets, l&#8217;auteur propose des recommandations aux gouvernements et aux organismes œuvrant dans le domaine de la recherche et du développement agricole. Le livre se ferme sur une vue spéculative de la phytosélection participative dans une dizaine d&#8217;années.</p>
<p style="text-align: justify;">Diversité égale vie; diversité égale choix, aussi. Malheureusement, où que ce soit sur la planète, les sites où entretenir la diversité ou la créer sous une forme nouvelle sont de plus en plus limités. La diversité biologique, dans un environnement de plus en plus maîtrisé par l&#8217;homme, est sérieusement menacée. La mondialisation impose des limites aux manières dont les gens peuvent façonner et restructurer la diversité socio-économique, culturelle et politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, en bien des endroits, on s&#8217;efforce de valoriser, d&#8217;utiliser et de soutenir l&#8217;évolution de la diversité. En 1992, à l&#8217;issue de la Conférence des Nations Unies sur l&#8217;environnement et le développement (<span class="smallcaps">CNUED</span>, ou Sommet de la Terre), le personnel du Centre de recherches pour le développement international (<span class="smallcaps">CRDI</span>) du Canada a élaboré un programme à l&#8217;appui de ces efforts. Le programme du <span class="smallcaps">CRDI</span> sur la biodiversité est né avec l&#8217;intention de placer et de garder la diversité biologique en tête des priorités des organismes de développement et de recherche du Sud, du Canada et du globe. Cinq ans plus tard, ce programme devenait l&#8217;initiative de programme Utilisation durable de la biodiversité (<span class="smallcaps">UDB</span>), mais adoptait la même approche et conservait les objectifs premiers, soit :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>favoriser</strong> l&#8217;utilisation, la gestion et l&#8217;amélioration du savoir, des innovations et des pratiques des populations autochtones et des collectivités locales en matière de conservation et d&#8217;utilisation durable de la biodiversité;</li>
<li> <strong>élaborer</strong> des mesures incitatives, des méthodes et des politiques qui facilitent, d&#8217;une part, la conception de stratégies axées sur la conservation et l&#8217;amélioration de la biodiversité agricole et aquatique <em>in situ</em> et, d&#8217;autre part, la participation des collectivités à leur conception et mise en œuvre;</li>
<li> <strong>appuyer</strong> l&#8217;élaboration de politiques et de lois qui reconnaissent le droit des populations autochtones et des collectivités locales aux ressources génétiques et garantissent le partage équitable des avantages que procure l&#8217;utilisation de ces ressources.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ce numéro de la collection <em>Un Focus</em> présente quelques-uns des travaux de recherche sur la biodiversité qui se sont déroulés souvent dans de petites localités lointaines et mal connues du monde. Fondée sur un inventaire de l&#8217;appui accordé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> à la biodiversité agricole depuis une décennie, cette étude recense les efforts de tous les intervenants qui ont contribué à la réalisation des objectifs du développement et de la recherche. Cet ouvrage se veut instructif et formateur afin d&#8217;améliorer les travaux en cours non seulement sur les plans conceptuels et méthodologiques, mais aussi dans la pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours des dix dernières années, j&#8217;ai eu le grand privilège de nouer des relations étroites avec des chercheurs, des agriculteurs, des agents de vulgarisation et des représentants du gouvernement qui s&#8217;intéressent de près à la sélection végétale. Ils m&#8217;ont beaucoup appris. Je les remercie d&#8217;avoir osé s&#8217;éloigner des sentiers battus pour ouvrir de nouvelles voies à la recherche.<span id="more-2062"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Salvatore Ceccarelli, Noemi Espinoza, Sanjaya Gyawali, Humberto Lambrada Ríos, Yiching Song et Louise Sperling ont enrichi ce rapport de leurs commentaires. Je leur sais gré de leur généreuse contribution. Marcel Vernooij, directeur des politiques sur la biodiversité et l&#8217;agriculture aux Pays-Bas, et Louise Sperling, directrice de recherche sur la phytosélection participative au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, ont eu la bonté de répondre clairement à cette question fondamentale : <em>« Quelles décisions prenez-vous en matière d&#8217;agrobiodiversité dans le cadre de votre travail quotidien ? » </em>Leur réponse sans détour m&#8217;aura permis de proposer aux décideurs des recommandations concrètes qui, je l&#8217;espère, recevront un accueil favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des ans, mes collègues du <span class="smallcaps">CRDI</span> ont façonné et remanié les programmes sur la biodiversité et l&#8217;<span class="smallcaps">UDB</span>. Sans leur engagement désintéressé, leurs idées novatrices et leurs critiques constructives, l&#8217;appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> à la phytosélection participative n&#8217;aurait peut-être pas duré une décennie.</p>
<p style="text-align: justify;">Bob Stanley, rédacteur chevronné, n&#8217;a pas hésité à se lancer avec moi dans l&#8217;aventure que représente la rédaction d&#8217;un tel ouvrage. Ce livre témoigne de son talent. Je lui suis très reconnaissant de son inestimable contribution et de son extrême patience lors des inévitables multiples corrections.</p>
<p style="text-align: justify;">Bill Carman et le personnel de la Division des communications du <span class="smallcaps">CRDI</span> ont révisé le manuscrit et m&#8217;ont fait part de leurs judicieuses observations. Ils se sont également chargés de la production et de la publication. J&#8217;ai été très heureux de travailler avec eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Je remercie Nicole Pelletier pour la révision du texte et le choix du titre, et pour son support offert durant toutes les années de travail intensif.</p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux novateurs qui ont favorisé l&#8217;évolution de la diversité, la productivité agricole et la reconnaissance du savoir et des compétences des agriculteurs et des phytogénéticiens ont été pour moi une source d&#8217;inspiration. J&#8217;ose espérer que ces efforts et les nouvelles initiatives qui en résultent recevront des décideurs et des directeurs de recherche le solide appui dont ils ont besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet ouvrage est dédié à la mémoire de Marie Béatrice Dubé.</p>
<p><strong><em>Ronnie Vernooy</em></strong> (*)<br />
 Janvier 2003</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2><strong>Chapitre premier : L&#8217;enjeu</strong></h2>
<h3><strong>Les méga-cultures et l&#8217;érosion génétique</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un panneau, le long d&#8217;une route rurale quelque part au Canada, se lit ainsi :<em> Si vous avez mangé aujourd&#8217;hui, remerciez un fermier.</em> Il faudrait sans doute remercier aussi un sélectionneur de plantes puisque la majorité des résidents du Nord — tout comme une forte proportion des populations du Sud — mangent tous les jours grâce aux remarquables progrès des sciences et de la technologie agronomiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les sciences agronomiques qui nous ont permis de réfuter les prévisions pessimistes de Malthus et de continuer de nourrir une population mondiale qui ne cesse de croître. Bien que le rythme de croissance se soit atténué depuis la dernière génération, la marée humaine continue de s&#8217;étendre : aujourd&#8217;hui, la population mondiale atteint les six milliards; bientôt, nous serons huit milliards; et, en 2050, peut-être y aura-t-il sur terre jusqu&#8217;à dix milliards de personnes. Mais il est un fait déconcertant : à mesure que s&#8217;accroît la population humaine, le nombre de cultures vivrières dont la plupart d&#8217;entre nous sommes tributaires s&#8217;amenuise.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne sait exactement comment l&#8217;agriculture est née, il y a 8.000 ou 10.000 ans; comment nos ancêtres ont commencé à identifier, manipuler et gérer certaines plantes et créatures sauvages pour subsister. Nous savons cependant que l&#8217;invention de l&#8217;agriculture représente un tournant dans l&#8217;évolution de l&#8217;humanité qui a mené aux structures et aux systèmes sociaux que nous appelons « civilisation ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des siècles, les méthodes d&#8217;expérimentation agricole ont occasionné la domestication d&#8217;une gamme de plantes toujours croissante pour répondre aux besoins et préférences des gens, et aux conditions du milieu. Résultat : des milliers de variétés végétales différentes et génétiquement uniques sont cultivées dans les exploitations agricoles. Aujourd&#8217;hui, pourtant, les espèces végétales cultivées se limitent à 150 environ. L&#8217;alimentation des trois quarts de la population mondiale repose sur 12 d&#8217;entre elles, tandis que les approvisionnements alimentaires de la moitié de la planète proviennent d&#8217;un petit nombre de variétés de quelques espèces végétales seulement. Ce sont les « méga-cultures » : riz, blé, maïs, sorgho et millet, pommes de terre et patates douces.</p>
<p style="text-align: justify;">Les méga-cultures sont des plantes à haut rendement qui exigent d&#8217;importants moyens de production, développées par les scientifiques des centres internationaux de recherche agricole dans le monde entier. Elles constituent le fondement de la révolution verte qui a donné lieu à une croissance exponentielle de la production agricole dans plusieurs pays en développement et nourri des centaines de millions de personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce succès recèle une menace, toutefois. Le système hiérarchisé de la recherche agricole, qui considère les agriculteurs comme de simples bénéficiaires de la recherche plutôt que des participants à part entière, a grandement contribué à accroître la dépendance à l&#8217;égard de quelques variétés végétales. Cette tendance, de même que l&#8217;industrialisation croissante de l&#8217;agriculture, sont les principaux facteurs de ce qu&#8217;il est désormais convenu d&#8217;appeler l&#8217;« érosion génétique ». Ce terme désigne à la fois la disparition d&#8217;une espèce et la réduction de la variété — il n&#8217;englobe pas seulement les plantes, mais aussi les animaux et les micro-organismes — ainsi que la dégradation graduelle de processus garants de l&#8217;évolution de la diversité. Ces processus regroupent le savoir en constante évolution, les innovations, les pratiques et les diverses formes d&#8217;organisations d&#8217;agriculteurs au sein des populations autochtones et des collectivités locales. Les pratiques en matière de production, de récolte et de préparation des aliments font souvent partie intégrante de l&#8217;identité culturelle des collectivités.</p>
<p style="text-align: justify;">Le savoir des agriculteurs sur la diversité agricole revêt toujours une importance cruciale en bien des endroits, mais leurs cultures et leurs systèmes de culture sont aussi soumis à des exigences de plus en plus pressantes. L&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (<span class="smallcaps">FAO</span>) estime que, sur près de 250.000 variétés végétales propres à la culture, on n&#8217;en cultive aujourd&#8217;hui qu&#8217;environ 7.000, soit moins de 3 %. Le non-usage mène à l&#8217;abandon et, éventuellement, à l&#8217;extinction.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Selon la FAO, le remplacement de variétés locales par des variétés améliorées ou exotiques est la principale cause de l&#8217;érosion génétique dans le monde.</strong></p>
<h3><strong>L&#8217;importance de la diversité</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;agriculture moderne est comme une vaste pyramide inversée; elle repose sur une base dangereusement étroite. L&#8217;érosion génétique pourrait mettre en péril la sécurité alimentaire de demain s&#8217;il advenait une réduction de l&#8217;efficacité des variétés à haut rendement dont nous sommes désormais tributaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici un premier paradoxe : le succès même des sciences agronomiques a entraîné la concentration d&#8217;un petit nombre de variétés conçues pour la culture intensive et une diminution considérable de la diversité des variétés végétales pouvant servir à la recherche et au développement durable de l&#8217;agriculture.</p>
<p style="text-align: justify;">Par le passé, les chercheurs comptaient sur les agriculteurs qui préservaient des cultures assez diversifiées pour leur fournir le « nouveau matériel » génétique dont ils avaient besoin. Les sélectionneurs ont de plus en plus tendance à s&#8217;appuyer sur un nombre restreint de variétés améliorées. L&#8217;homogénéité de l&#8217;agriculture moderne menace cette source de diversité génétique et, partant, met en péril la sécurité alimentaire à l&#8217;échelle locale et mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire également que les sélectionneurs n&#8217;ont pas connu un succès absolu. Les variétés à rendement élevé exigent la plupart du temps beaucoup de soins, notamment un épandage régulier d&#8217;engrais et d&#8217;autres facteurs de production agricoles. Autrement dit, elles ne peuvent pas se développer dans des sols appauvris ou dans des conditions défavorables.</p>
<p style="text-align: justify;">En raison de ces contraintes, les variétés à haut rendement sont hors de portée pour des millions de petits agriculteurs qui n&#8217;ont pas les moyens de se procurer des semences et des fertilisants coûteux. Pis encore, la plupart de ces cultivateurs déclinent les offres des phytogénéticiens parce que les obtentions végétales qu&#8217;ils proposent ne sont pas conçues pour les terres pauvres : elles ne satisfont ni aux besoins des paysans, ni aux préférences locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, même s&#8217;ils disposent de peu de ressources, ces agriculteurs — des femmes, pour une large part — produisent jusqu&#8217;à 20 % des cultures vivrières de la planète. Environ le quart de la population mondiale dépend de ces terres marginales pour se nourrir.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, les paysans qui exploitent ce genre de terres ont recours à diverses pratiques agricoles; cultivent à la fois des céréales et des plantes potagères; élèvent quelques poules pondeuses ou quelques poulets destinés à la consommation; et, s&#8217;ils en ont les moyens, quelques porcs peut-être, des chèvres, une ou deux vaches. Ils sélectionnent et plantent des semences provenant de leurs propres récoltes, en échangent avec des voisins ou des membres de la famille. Parfois offertes en cadeau, les semences sont doublement appréciées. Pour beaucoup, c&#8217;est un gagne-pain, souvent subventionné par un travail ailleurs qu&#8217;à la ferme. Pendant les bonnes saisons, toutefois, il peut même y avoir des récoltes excédentaires à vendre au marché.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a un deuxième paradoxe : ces petits agriculteurs traditionnels pourraient bien détenir la clé de la croissance de la diversité biologique et culturelle. Car en luttant pour subsister sur ces sols pauvres et avec des ressources limitées, ces cultivateurs permettent aux variétés végétales d&#8217;évoluer. Ils sélectionnent des types de plantes (plutôt que des variétés) en se fondant sur leurs propres observations et selon leurs besoins particuliers. Ainsi, les conditions locales peuvent être favorables à des plantes basses mais robustes, ou encore la saveur, voire la couleur, de la plante à maturité peut avoir son importance.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en résulte que dans une large mesure, et cela pourra peut-être étonner, ces fermiers sont devenus les gardiens de la diversité. Grâce à leurs compétences en phytogénétique — fondées sur leur expérience et leur observation plutôt que sur des connaissances scientifiques — ils préservent la variation génétique essentielle à l&#8217;évolution et à l&#8217;adaptation continue des génotypes végétaux. Ils donnent aussi accès à une vaste diversité culturelle — qui s&#8217;exprime par le savoir local, la langue, les façons d&#8217;agir, diverses formes d&#8217;association — tout aussi importante pour la conservation de la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Repenser les stratégies de sélection classiques signifie avant tout reconnaître le rôle de premier plan que jouent les paysans.</strong></p>
<h3><strong>Un processus dynamique de conservation et d&#8217;amélioration</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Non seulement l&#8217;approche uniformisée de la sélection végétale ne convient-elle pas aux besoins des petits agriculteurs du monde en développement, mais elle contribue en outre à la perte de la diversité agricole, ou agrobiodiversité. À son tour, l&#8217;appauvrissement de l&#8217;agrobiodiversité réduit la capacité des écosystèmes agricoles de produire des ressources renouvelables. Les écosystèmes s&#8217;adaptent alors plus difficilement au changement, ce qui les rend encore plus fragiles. C&#8217;est un cercle vicieux. En 1998, la <span class="smallcaps">FAO</span> soulignait dans un rapport intitulé <em>The state of the world&#8217;s plant genetic resources for food and agriculture</em> qu&#8217;il faudra peut-être revoir les stratégies de sélection classiques sous un angle nouveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Repenser ces stratégies signifie avant tout reconnaître le rôle de premier plan que jouent les paysans de même que l&#8217;importance de leur savoir et de leur organisation sociale dans la gestion et la conservation de l&#8217;agrobiodiversité. La reconnaissance de ces rôles est ce qui fonde l&#8217;approche de la recherche agricole que l&#8217;on désigne par sélection végétale participative ou, de plus en plus, par phytosélection participative. <strong>En d&#8217;autres termes, l&#8217;objectif de la phytosélection participative consiste à faire en sorte que la recherche entreprise soit appropriée aux besoins des agriculteurs.</strong> Les chercheurs travaillent avec les paysans et la plus grande partie des essais se font sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la phytosélection participative, les agriculteurs ne jouent plus un rôle auxiliaire, ce sont des partenaires à part entière</strong>. De fait, il arrive fréquemment que les agriculteurs prennent les devants et, parfois, ils combinent les semences qu&#8217;ils ont eux-mêmes sélectionnées avec le matériel fourni par les phytogénéticiens. Les obtentions végétales des agriculteurs étant adaptées aux conditions locales, les résultats sont souvent plus probants. Et lorsque cela se produit, les paysans n&#8217;hésitent pas à procéder à la multiplication des semences et à les distribuer. <strong>Ces interventions donnent lieu à un processus dynamique de conservation et d&#8217;amélioration.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative et la conservation <em>in situ</em> de l&#8217;agrobiodiversité — c&#8217;est-à-dire la préservation de la diversité des espèces végétales dans les exploitations agricoles, dans les habitats d&#8217;où elles viennent et où elles continuent d&#8217;évoluer — sont deux méthodes complémentaires. Les petits agriculteurs sélectionnent leurs propres variétés améliorées uniquement pour survivre. Ils préservent ainsi la diversité, mais ils ne font pas la distinction entre conservation et développement. La phytosélection participative est une approche qui favorise à la fois le développement et la conservation de la diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche donne aux petits exploitants agricoles les moyens de prendre leur situation en mains et entérine la logique qui préside à leurs choix. Elle permet aux agriculteurs plus prospères d&#8217;exercer un plus grand contrôle sur leur vie et donne à ceux qui pratiquent une agriculture de subsistance ou qui ne récoltent que le minimum vital l&#8217;occasion de briser le cercle vicieux de la pauvreté. Les femmes des régions rurales sont sans doute celles qui bénéficient le plus de la phytosélection participative. Ce sont elles qui exécutent le gros des travaux agricoles, veillent au traitement et à l&#8217;entreposage du grain et d&#8217;autres plantes cultivées, et préparent les aliments. Et parce que, dans bien des régions, les femmes préservent aussi les meilleures semences pour la plantation, elles jouent un rôle déterminant dans la gestion des ressources phytogénétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici un troisième paradoxe : les pays les plus riches en matériel génétique sont souvent les plus pauvres en ressources économiques. Bon nombre des cultures dont le monde aujourd&#8217;hui proviennent des pays en développement — les pommes de terre des Andes en Amérique latine ou le blé de l&#8217;Asie centrale et de l&#8217;Asie occidentale, par exemple. Bien entendu, c&#8217;est aussi dans ces régions que l&#8217;on trouve la plus grande diversité génétique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2108" title="Diversité des principales plantes cultivées, par région (adaptation: FAO, 1998)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/diversite-des-principales-plantes-cultivees-par-region.jpg" alt="Diversité des principales plantes cultivées, par région (adaptation: FAO, 1998)" width="648" height="361" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Figure 1. Diversité des principales plantes cultivées, par région (adaptation: FAO, 1998)</strong>.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on veut préserver cette diversité pour assurer demain la sécurité alimentaire du genre humain, il faut trouver des moyens pour que les gens de ces régions, qui de fait en sont les gardiens, puissent enfin participer aux bénéfices. La phytosélection participative doit donc tenir compte aussi de l&#8217;épineuse question des droits des agriculteurs. C&#8217;est une notion que nombre de défenseurs de la sélection végétale participative ont épousée et qui est implicitement avalisée dans la Convention sur la diversité biologique qui prône <em>« le partage juste et équitable des avantages découlant de l&#8217;exploitation des ressources génétiques »</em>. Ce principe va au-delà d&#8217;une simple rétribution des agriculteurs en reconnaissance de leur rôle dans la conservation et l&#8217;amélioration des ressources phytogénétiques. Il permet également aux collectivités d&#8217;avoir la haute main sur leur propre matériel biologique, d&#8217;être partie prenante au partage du savoir et de la technologie, de ren-forcer leurs capacités et d&#8217;avoir accès aux terres et aux marchés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nombre de chercheurs estiment que la phytosélection participative est essentielle à la sécurité alimentaire mondiale.</strong></p>
<h3><strong>Une décennie de recherche</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a plusieurs façons d&#8217;aborder la phytosélection participative. Certains organismes de développement considèrent cette approche comme un moyen de réduire la pauvreté et d&#8217;accroître les disponibilités alimentaires dans certaines des régions les plus pauvres du globe. D&#8217;aucuns estiment qu&#8217;elle permet de faire de la recherche à moindre coût et de manière plus efficace. D&#8217;autres encore centrent la démarche sur les droits des agriculteurs et l&#8217;égalité des femmes. Nombre de chercheurs estiment que la phytosélection participative est essentielle à la sécurité alimentaire mondiale. Depuis 1992, le Centre de recherches pour le développement international (<span class="smallcaps">CRDI</span>) du Canada soutient tout particulièrement la recherche axée sur la conservation de la biodiversité. Aujourd&#8217;hui encore, il lui accorde toujours son concours dans le cadre de l&#8217;initiative de programme Utilisation durable de la biodiversité (<span class="smallcaps">UDB</span>). Témoin de cet appui soutenu, les nombreuses recherches appliquées dans les domaines de l&#8217;agriculture, des pêches, de la foresterie, de la nutrition et de la santé que le <span class="smallcaps">CRDI</span> a subventionnées au cours des années 1970 et 1980.</p>
<p style="text-align: justify;">Le présent ouvrage donne une vue d&#8217;ensemble de l&#8217;appui accordé pendant une décennie à la recherche portant directement ou indirectement sur la phytosélection participative. La réunion des résultats de ces recherches représente une somme de connaissances et d&#8217;expériences qui mérite d&#8217;être partagée. Le livre s&#8217;ouvre sur l&#8217;approche adoptée et sur les principaux thèmes de recherche, illustrés par de brefs rapports sur six projets menés dans diverses régions du monde. Puis, il examine les effets des projets à la lumière des résultats escomptés. Suivent des recommandations susceptibles d&#8217;ouvrir la voie à de nouvelles recherches inspirées des leçons des dix dernières années. En conclusion, nous émet-tons quelques hypothèses quant à l&#8217;orientation que pourraient prendre la recherche et les politiques sur la phytosélection participative pour peu qu&#8217;elles fassent partie des enjeux mondiaux de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 2 : L&#8217;approche</strong></h2>
<h3><strong>Le rôle central des collectivités locales</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;agrobiodiversité est un domaine complexe qui comporte de multiples aspects, mais essentiellement il s&#8217;agit de nourriture. Une nourriture plus abondante et de meilleure qualité, la sécurité et les disponibilités alimentaires pour tous. Toutefois, si l&#8217;on veut éviter de répéter les erreurs passées, il faut que les collectivités rurales, où l&#8217;on trouve la diversité, soient au cœur de l&#8217;action. Il faut amener les membres de ces collectivités à participer à part entière à une approche plus vaste de l&#8217;utilisation durable de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">La détermination du rôle central des collectivités locales repose sur un raisonnement scientifique : ce sont principalement ces collectivités rurales qui prennent en charge la plus grande part de la biodiversité de la planète. C&#8217;est dans les collectivités que se trouvent les compétences et le savoir qui ont contribué à la préservation de si nombreuses variétés de plantes, d&#8217;animaux, de poissons et de micro-organismes qui, pour elles comme pour nous, sont source de nourriture et de sécurité. Ce sont les collectivités qui façonnent et entretiennent les milieux qui soutiennent cette diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Des hautes terres andines aux contreforts de l&#8217;Himalaya, en passant par les zones arides de l&#8217;Afrique et du Moyen-Orient, des agriculteurs qui n&#8217;ont jamais entendu parler d&#8217;<em>agrobiodiversité</em> ont compris que la sélection et la conservation des meilleures semences, des souches les plus robustes, sont d&#8217;une extrême importance. Les agriculteurs et les membres des collectivités rurales — les femmes et les hommes en charge — valorisent l&#8217;agrobiodiversité parce qu&#8217;elle représente leur survie, certes, mais aussi pour une foule de raisons socioculturelles. D&#8217;autres s&#8217;intéressent à l&#8217;agrobiodiversité à cause de sa valeur écologique, économique et politique. Aussi est-il essentiel qu&#8217;avant de donner suite à toute mobilisation en vue de renforcer l&#8217;agrobiodiversité mondiale, on définisse clairement ce que signifie l&#8217;agrobiodiversité — et pour qui.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;agrobiodiversité est un vaste concept qui englobe toutes les facettes de la diversité biologique : des écosystèmes agricoles aux variétés végétales, en passant par le profil génétique des espèces végétales et animales. Du point de vue écologique, l&#8217;agrobiodiversité soutient et protège la vie humaine; elle fournit les ressources nécessaires à son évolution; elle accroît la capacité de production des écosystèmes. Appauvrir l&#8217;agrobiodiversité réduit la robustesse du système et sa capacité d&#8217;adaptation au changement. Les options qui s&#8217;offrent aux collectivités pour gérer leurs terres et leurs res-sources se trouvent alors limitées. Et voilà perdue l&#8217;occasion de créer et de recréer le savoir et les expériences des agriculteurs — les processus mêmes sur lesquels reposent la conservation, l&#8217;évolution et l&#8217;amélioration de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est essentiel de mettre fin à la perte de diversité. La participation des collectivités à cette entreprise est tout aussi fondamentale. Pour contrer efficacement le dépérissement de l&#8217;agrobiodiversité, il faut d&#8217;abord évaluer l&#8217;importance des ressources biologiques pour le gagne-pain des gens, en particulier dans les collectivités marginalisées. Ce sont souvent dans ces milieux marginaux que la concurrence et les conflits à l&#8217;égard des ressources sont les plus âpres. Il faut ensuite donner à ces collectivités l&#8217;occasion de participer à part entière aux démarches visant à favoriser l&#8217;utilisation durable de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est sur cette double visée que se fonde l&#8217;approche adoptée par le <span class="smallcaps">CRDI</span> pour la recherche sur la phytosélection participative — une approche axée sur trois objectifs précis :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> <strong>favoriser</strong> l&#8217;utilisation, la gestion et l&#8217;amélioration du savoir, des innovations et des pratiques des populations autochtones et des collectivités locales en matière de conservation et d&#8217;utilisation durable de la biodiversité;</li>
<li> <strong>élaborer</strong> des mesures incitatives, des méthodes et des politiques qui facilitent, d&#8217;une part, la conception de stratégies axées sur la conservation et l&#8217;amélioration de la biodiversité agricole <em>in situ</em> et, d&#8217;autre part, la participation des collectivités à leur conception et mise en œuvre;</li>
<li> <strong>appuyer</strong> l&#8217;élaboration de politiques et de lois qui reconnaissent le droit des populations autochtones et des collectivités locales aux ressources génétiques et garantissent le partage équitable des avantages que procure l&#8217;utilisation de ces ressources.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il ne s&#8217;agit pas là d&#8217;un point de vue isolé. Cette approche et ces objectifs s&#8217;inscrivent dans un contexte mondial dans le droit fil de l&#8217;article 12 de la Convention sur la diversité biologique, lequel porte sur la recherche et la formation. Ils se rapportent également à plusieurs autres articles de la Convention comme ceux qui traitent de conservation et d&#8217;utilisation durable, de conservation <em>in situ</em>, d&#8217;accès aux ressources génétiques et de coopération technique et scientifique, pour n&#8217;en citer que quelques-uns, ainsi qu&#8217;à d&#8217;autres accords internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La phytosélection participative exige une étroite collaboration entre les chercheurs, les agriculteurs et les éventuels intervenants pour améliorer la génétique végétale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De toute évidence, la question de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité est loin d&#8217;être simple. Il est urgent d&#8217;élaborer des méthodes qui tiennent compte des aspects biologiques et des facteurs sociaux qui composent ces systèmes complexes. Elles doivent aussi mettre à profit les liens entre les composantes locales et les structures économiques et politiques, plus vastes. La phytosélection participative est une approche qui exige une étroite collaboration entre les chercheurs, les agriculteurs et les éventuels intervenants pour améliorer la génétique végétale. La phytosélection participative couvre le cycle complet des activités de développement et de recherche associées à l&#8217;amélioration des ressources phytogénétiques, soit :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> la détermination des objectifs de la sélection;</li>
<li> la production de variabilité génétique, ou diversité;</li>
<li> la sélection au sein de populations variables pour mettre au point des matériels expérimentaux;</li>
<li> l&#8217;évaluation de ces matériels (ce qu&#8217;on appelle l&#8217;évaluation variétale participative ou la sélection participative de variétés);</li>
<li> la distribution des matériels;</li>
<li> la production et la distribution de semences.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Cette approche comprend également l&#8217;évaluation des politiques et/ou mesures législatives en vigueur, et l&#8217;élaboration de nouvelles dispositions, au besoin. Les agriculteurs et les sélectionneurs, et d&#8217;autres intervenants comme les commerçants, les fabricants, les distributeurs et les consommateurs, sont appelés à jouer différents rôles à divers moments, mais ils travaillent tous en collaboration pour apporter des changements.</p>
<h3><strong>Les questions pertinentes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Toute recherche commence par une question et poser les questions pertinentes, c&#8217;est déjà avoir fait la moitié du travail. La recherche sur la phytosélection participative ne porte pas uniquement sur la génétique et la pathologie végétale; elle s&#8217;intéresse aussi aux aspects économiques, anthropologiques et sociologiques comme à la production, à la commercialisation et, bien sûr, aux connaissances pratiques des agriculteurs. La définition des questions n&#8217;est pas une tâche simple, ce n&#8217;est que le début. Le véritable défi consiste à trouver des réponses appropriées au contexte dans lequel se déroule la recherche; des réponses susceptibles de s&#8217;appliquer dans d&#8217;autres situations.</p>
<p style="text-align: justify;">Les projets sur l&#8217;agrobiodiversité et la phytosélection participative sur lesquels porte le prochain chapitre tentent tous, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, d&#8217;apporter une réponse à trois types de questions :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des questions relatives au savoir et aux pratiques en matière de conservation</em> in situ <em>et d&#8217;amélioration des ressources agricoles.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Que savent les agriculteurs des propriétés et des utilisations des ressources génétiques, y compris la conservation et l&#8217;amélioration ? Comment nous assurer du respect de ces connaissances et de leur utilisation <strong>appropriée et équitable</strong> tant pour les collectivités locales que pour l&#8217;ensemble de la société ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à une époque de changements agroécologiques et socioéconomiques. Quelles pratiques de gestion <strong>viables</strong>, quels mécanismes <strong>équitables</strong> de partage des coûts et avantages et quelles mesures incitatives <strong>utiles</strong> faudrait-il adopter pour faire progresser la conservation <em>in situ</em> et améliorer les ressources agricoles étant donné les changements qui se produisent ?</p>
<p style="text-align: justify;">Comment peut-on favoriser l&#8217;adoption de modèles participatifs au regard de la conservation et de l&#8217;amélioration des ressources phytogénétiques — des modèles qui entraînent des bénéfices mutuels, encouragent les échanges entre agriculteurs, et renforcent les liens entre le secteur structuré de la recherche et du développement et l&#8217;expérimentation agricole ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des questions qui ont trait à la participation :</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> Que peut-on faire pour inciter les gardiens de la biodiversité agricole à une <strong>participation significative</strong> à la recherche, au développement et à la prise de décisions ?</li>
<li> Quelles conditions ou modifications politiques et législatives pourraient être <strong>favorables</strong> à un tel projet ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><em>Des questions qui portent sur l&#8217;accès, la propriété et la rétribution :</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> Qu&#8217;en est-il des changements politiques ou législatifs ? Faut-il adopter de nouveaux règlements, de nouvelles mesures incitatives ou de nouvelles lois pour que les agriculteurs marginalisés puissent avoir un <strong>accès équitable</strong> à l&#8217;information et aux ressources dont ils ont besoin pour conserver et améliorer l&#8217;agrobiodiversité ?</li>
<li> Quels sont les effets des droits de propriété intellectuelle relatifs aux organismes vivants sur l&#8217;expérimentation et les innovations des agriculteurs ? Les agriculteurs ont-ils un <strong>accès équitable</strong> aux avantages qui découlent de ces processus ?</li>
<li> Comment faire en sorte que les intervenants en arrivent à des ententes sur l&#8217;accès équitable et la rétribution, avant que les interventions n&#8217;aient lieu ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ces questions témoignent d&#8217;une approche dynamique de la conservation et de l&#8217;amélioration des cultures qui englobe à la fois le recours à une méthode de recherche axée sur la phytosélection participative — comprenant des éléments comme l&#8217;analyse sociale ou des sexospécificités et la prise en compte de la dimension politique — et la formulation de politiques et de mesures législatives de remplacement.</p>
<h3><strong>La quête de solutions</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">À titre d&#8217;organisme de développement qui appuie la recherche sur la phytosélection participative et l&#8217;agrobiodiversité partout dans le monde, le <span class="smallcaps">CRDI</span> a accumulé une vaste base de données bien étoffées. La recherche qui a produit ces résultats comporte plusieurs des éléments exposés ci-dessus; bon nombre de projets sont toujours en cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours des dix années à l&#8217;étude, la recherche sur la phytosélection participative et l&#8217;agrobiodiversité s&#8217;est étendue plus ou moins également aux pays d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie, d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes, et du Moyen-Orient. Elle a consisté en divers projets mondiaux menés dans des sites de recherche sur tous les continents. Plusieurs projets ont été réalisés en collaboration avec d&#8217;autres organismes, notamment des centres affiliés au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), des organisations non gouvernementales (<span class="smallcaps">ONG</span>), des systèmes nationaux de recherche agricole et des universités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les projets de recherche sont aussi divers que les organismes participants. Ils portent sur les trois grands types de propagation des cultures en s&#8217;attardant aux principales cultures de base : le riz, les haricots et le maïs et, dans une moindre mesure, au sorgho. Bon nombre de ces projets étudient deux cultures ou plus, en particulier des combinaisons de variétés végétales à pollinisation libre, à pollinisation directe ou reproduites par clonage, outre les légumes et les fruits. Les systèmes d&#8217;exploitation agricole reposant sur des cultures multiples et les jardins privés ont aussi fait l&#8217;objet de recherches.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des projets de recherche ont été réalisés dans des agroécosystèmes défavorables. En l&#8217;occurrence, on entend par « défavorables » des régions agroécologiques caractérisées, en tout ou en partie, par des conditions climatiques difficiles, des sols pauvres ou un paysage accidenté. Certains travaux sont menés également dans des sites plus favorables afin de comparer les résultats et d&#8217;évaluer si les méthodes de sélection employées peuvent être utiles dans des conditions plus propices. Toutefois, le présent ouvrage est centré sur la recherche effectuée dans des conditions défavorables.</p>
<p style="text-align: justify;">Naturellement, la productivité et la diversité font, ensemble ou séparément, l&#8217;objet d&#8217;au moins la moitié des projets. Mais le renforcement de l&#8217;autonomie est aussi le thème de bon nombre de recherches. L&#8217;expression n&#8217;est pas utilisée ici simplement parce qu&#8217;elle est à la mode. Il s&#8217;agit d&#8217;une action réelle qui a pour but de faire des agriculteurs — et même de collectivités entières — de véritables partenaires de recherche. Elle vise aussi à améliorer les compétences techniques des agriculteurs-phytogénéticiens et à réitérer le droit des populations locales à l&#8217;exploitation de leurs ressources génétiques et aux avantages qui en découlent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le renforcement de l&#8217;autonomie vise à faire des agriculteurs de véritables partenaires de recherche et à réitérer le droit des populations locales à l&#8217;exploitation de leurs ressources génétiques et aux avantages qui en découlent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;approche participative peut prendre la forme de consultations ou d&#8217;une collaboration. Dans le premier cas, des spécialistes provenant du secteur officiel de la recherche consultent les agriculteurs et les autres intervenants, mais ceux-ci n&#8217;ont que peu ou pas d&#8217;influence directe sur le projet et ne prennent aucunement part aux décisions concernant l&#8217;orientation des travaux. Autrement dit, quoique le projet soit dit participatif, les chercheurs gardent la mainmise sur les décisions. Il est encourageant de constater, toutefois, que dans le cadre de certains projets récents, menés véritablement en collaboration, les chercheurs et les agriculteurs ont participé à part entière aux décisions et aux discussions sur toutes les étapes de la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;analyse en fonction des utilisateurs, surtout lorsqu&#8217;il s&#8217;agit des hommes et des femmes, fait généralement partie des éléments essentiels à toute recherche sérieuse dans le domaine de l&#8217;agriculture. Ce type d&#8217;analyse étudie les résultats selon une gamme de facteurs qui tiennent compte des inéquités économiques et de pouvoir de même que des écarts sociaux : sexe, âge, éducation, classe, caste et origine ethnique. Ainsi, les chercheurs ont constaté que les femmes sélectionnent les semences d&#8217;après des critères différents de ceux des hommes. En outre, différents groupes ethniques d&#8217;une même région peuvent avoir des préférences distinctes pour certains attributs alimentaires, comme la saveur, par exemple, ou le mode de cuisson.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;analyse des politiques est aussi un important volet de bien des projets d&#8217;amélioration des cultures. Par exemple, les politiques gouvernementales sur l&#8217;établissement des prix et la mise en marché peuvent être déterminantes du mode de gestion adopté par les exploitants agricoles. L&#8217;importance d&#8217;autres enjeux, notamment les droits de propriété intellectuelle et la certification des produits biologiques, s&#8217;accroît parallèlement à l&#8217;augmentation de la demande mondiale d&#8217;aliments biologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il importe de bien comprendre la relation entre l&#8217;agrobiodiversité et les gens qui en font usage, en prennent soin et en sont tributaires si l&#8217;on veut favoriser les interactions qui permettent d&#8217;améliorer et de conserver cette diversité. Le chapitre qui suit présente six « récits » de phytosélection participative : des exemples de projets qui aident précisément à mieux comprendre ce rapport. La réalisation de ces projets repose sur des méthodes de recherche novatrices qui ont pour but d&#8217;accroître la production alimentaire et semencière au profit de l&#8217;humanité tout entière.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 3 : Les expériences sur le terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les six projets sur lesquels porte ce chapitre donnent un aperçu des nombreuses études sur l&#8217;agrobiodiversité et la phytosélection participative qui ont reçu l&#8217;appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> au cours de la dernière décennie. Ces projets ont été choisis parce qu&#8217;ils constituent un échantillon représentatif de la recherche au regard des systèmes de culture, des objectifs de la recherche, du type de participation et de la portée méthodologique. Les travaux ont été menés à bien par des centres affiliés au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), par les systèmes nationaux de recherche agricole et par des organisations non gouvernementales (<span class="smallcaps">ONG</span>). Les projets se sont déroulés en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient ainsi qu&#8217;en Amérique latine; un seul est d&#8217;envergure internationale. Certains ont commencé il y a plusieurs années, d&#8217;autres ont débuté plus récemment mais les six initiatives sont toujours en cours. Le <span class="smallcaps">CRDI</span> en a publié une description plus étoffée, sur papier et en ligne : <strong><a href="http://www.crdi.ca/semences" target="_blank">La diversité, c&#8217;est la capacité de choisir</a></strong>.</p>
<h3><strong>La participation des agriculteurs à l&#8217;amélioration de l&#8217;orge en Afrique du Nord et au Moyen-Orient</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Culture</strong></td>
<td valign="top">Orge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs<br />
</strong></td>
<td valign="top">Productivité / diversité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les chercheurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">De plus en plus importante (politiques de recherche; amélioration génétique; mise en circulation des variétés)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4><strong>Une nouvelle façon de travailler avec les agriculteurs des régions arides</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans bien des régions de l&#8217;Afrique du Nord et du Moyen-Orient, le rendement de certaines cultures (comme l&#8217;orge, qui est une plante à pollinisation directe) est faible, bon an, mal an, et les récoltes déficitaires sont fréquentes. La malnutrition est généralisée dans les régions les plus pauvres et la famine est une menace constante. Les programmes de sélection classiques destinés à améliorer les cultures sont restés pratiquement sans effet, en grande partie parce que la majorité des agriculteurs ont refusé d&#8217;adopter de nouvelles variétés.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;approche traditionnelle, centralisée et hiérarchisée, ne tient guère compte des conditions réelles auxquels les agriculteurs doivent faire face. Que penser d&#8217;un programme de sélection décentralisé, qui prévoie la participation des agriculteurs dès le départ, incite les phytogénéticiens et les agriculteurs à travailler ensemble pour apprendre les uns des autres et qui tienne compte de ce que les agriculteurs ont à dire ? Voilà une idée révolutionnaire sans doute, mais qui a donné des résultats probants.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin des années 1990, des chercheurs du Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) ont été les premiers à proposer une nouvelle façon de travailler avec les agriculteurs dans les zones de pluies peu productives du Maroc, de la Syrie et de la Tunisie. Financée par le <span class="smallcaps">CRDI</span>, l&#8217;Italie et le <span class="smallcaps">MBZ/GTZ</span> [<em>ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement/Agence de coopération technique (Allemagne)</em>], cette initiative a réuni des agriculteurs et des phytogénéticiens ayant pour objectif commun de répondre aux besoins des gens qui doivent vivre et travailler dans les conditions difficiles caractéristiques de ces régions.</p>
<p style="text-align: justify;">En Syrie, par exemple, les agriculteurs « hôtes » de neuf collectivités ont été jumelés à deux stations de recherche. Ces agriculteurs et leurs voisins se sont chargés des essais sur les lignées expérimentales fournies par la station de recherche et sur les variétés sélectionnées par les agriculteurs eux-mêmes. Les agriculteurs et les phytogénéticiens ont évalué indépendamment les résultats d&#8217;essais successifs, qui ont eu lieu entre 1997 et 1999, et qui ont permis d&#8217;identifier plusieurs nouvelles variétés prometteuses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La sélection décentralisée dans les champs des agriculteurs évite d&#8217;avoir à rejeter des lignées utiles parce qu&#8217;elles affichent un piètre rendement dans les stations expérimentales, où les conditions sont certainement plus favorables.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est vite apparu que les critères de sélection des agriculteurs, en grande partie fondés sur des facteurs écologiques, sont fort différents de ceux utilisés par les programmes de sélection nationaux. Les sélections faites par les agriculteurs sont au moins aussi efficaces que celles des sélectionneurs, ce qui en a surpris plusieurs. Les rendements se sont améliorés là où la sélection végétale avait échoué auparavant. Devant ces résultats, les sélectionneurs n&#8217;ont pas hésité à adopter de nouvelles idées et attitudes, et à devenir partisans de l&#8217;approche participative.</p>
<p style="text-align: justify;">Conclusion : les premiers programmes de phytosélection n&#8217;ont pas eu d&#8217;effet sur les terres marginales parce que les critères de sélection employés tenaient rarement compte des caractéristiques jugées importantes par les agriculteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Corollaire : La sélection décentralisée dans les champs des agriculteurs évite d&#8217;avoir à rejeter des lignées utiles parce qu&#8217;elles affichent un piètre rendement dans les stations expérimentales — où les conditions sont certainement plus favorables grâce à la fertilisation ou à l&#8217;irrigation, par exemple<strong>. La sélection décentralisée, conjuguée à la participation des agriculteurs dès les premières étapes du processus, est une méthode efficace qui peut être adaptée aux espèces cultivées dans différentes conditions biophysiques et socioéconomiques et qui tient compte des besoins et des connaissances des agriculteurs.</strong></p>
<h4><strong>Veiller aux besoins et aux intérêts des agriculteurs</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont tiré d&#8217;autres leçons décisives de ce projet, par exemple que les agriculteurs peuvent s&#8217;occuper d&#8217;un grand nombre de lignées et/ou de populations. Ainsi, dans la deuxième phase des travaux effectués en Syrie, le nombre des lignées évaluées est passé d&#8217;environ 200 à 400 (voir le tableau 1). De fait, les agriculteurs ont volontiers saisi l&#8217;occasion de sélectionner un grand nombre de lignées. Certains ont même commencé à multiplier des semences de variétés sélectionnées, qu&#8217;ils partagent avec d&#8217;autres agriculteurs, ce qui réduit d&#8217;autant leur dépendance à l&#8217;égard des semences fournies par les phytogénéticiens. Ces nouvelles pratiques ont ouvert la voie à un processus plus dynamique d&#8217;amélioration des obtentions végétales puisque les nouveaux matériels génétiques peuvent désormais passer d&#8217;un agriculteur à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td colspan="5" align="center" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Tableau 1. Quantité de matériels de sélection générés par la recherche de l&#8217;ICARDA</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="30%" valign="bottom">Pays</td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom">Nombre de villages</td>
<td width="20%" align="center" valign="bottom">Lignées</td>
<td width="15%" align="center" valign="top">Dimension des Parcelles<br />
 (m<span class="superscript">2</span>)</td>
<td width="20%" align="center" valign="bottom">Nombre d&#8217;agriculteurs<br />
 par village</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Égypte</td>
<td align="center" valign="top">8</td>
<td align="center" valign="top">60</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">5</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Érythrée</td>
<td align="center" valign="top">3</td>
<td align="center" valign="top">155</td>
<td align="center" valign="top">3</td>
<td align="center" valign="top">10–12</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Jordanie</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">200</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">5–12</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Maroc</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">30–210</td>
<td align="center" valign="top">4,5</td>
<td align="center" valign="top">6–15</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Syrie (phase 1)</td>
<td align="center" valign="top">9</td>
<td align="center" valign="top">208</td>
<td align="center" valign="top">12</td>
<td align="center" valign="top">5–9</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Syrie (phase 2)</td>
<td align="center" valign="top">8</td>
<td align="center" valign="top">200–400</td>
<td align="center" valign="top">12</td>
<td align="center" valign="top">6–11</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Tunisie</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">25–210</td>
<td align="center" valign="top">4,5</td>
<td align="center" valign="top">10–20</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Yémen</td>
<td align="center" valign="top">3–6</td>
<td align="center" valign="top">100</td>
<td align="center" valign="top">3</td>
<td align="center" valign="top">15–20</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="5" valign="top">Source : Ceccarelli, 2000.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En outre, lorsqu&#8217;ils ont constaté que les critères de sélection des femmes étaient différents de ceux des hommes, les chercheurs ont fait valoir l&#8217;importance de déterminer dans quelles conditions et pour quelles raisons ils diffèrent. Ils se sont aussi rendu compte qu&#8217;en participant à la recherche, les agriculteurs se sentent investis d&#8217;un nouveau pouvoir qui leur donne suffisamment confiance pour prendre des décisions relatives à la création variétale de certaines espèces ou même à la dimension des parcelles et au nombre de sites d&#8217;essais.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont fait une autre découverte, sans doute tout aussi importante pour eux : le projet a mis en lumière la nécessité d&#8217;une formation particulière dans des domaines comme les protocoles d&#8217;expérimentation et l&#8217;analyse de données appropriées à des situations dont ils ne peuvent être maîtres comme c&#8217;est le cas dans les stations de recherche; par exemple, un champ dont un agriculteur est propriétaire et qui est géré par celui-ci.</p>
<h4><strong>Le prolongement du succès</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Cette approche novatrice a eu un tel succès que les agriculteurs ont demandé aux sélectionneurs de l&#8217;adopter et de travailler en collaboration avec eux à l&#8217;amélioration d&#8217;autres cultures. Elle a aussi fait son chemin dans d&#8217;autres pays de la région. L&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> appuie des programmes de phytosélection participative en Égypte, en Érythrée, en Jordanie et au Yémen. Au Bangladesh, en Syrie, en Turquie et au Yémen, la même approche est mise en application dans la recherche sur les lentilles. En outre, l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> a amorcé des travaux de recherche participative sur la gestion des ressources naturelles, en particulier sur la gestion durable des terres dans les régions arides.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout, le succès a été le même. Au Yémen, par exemple, un projet qui avait commencé dans trois villages seulement dans les hautes terres septentrionales s&#8217;est étendu en peu de temps à trois autres villages du plateau intérieur. L&#8217;approche participative a été reprise par d&#8217;autres projets réalisés par l&#8217;Agricultural Research and Extension Authority (<span class="smallcaps">AREA</span>), organisme de recherche national, partenaire de l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span>. Autre exemple : en Jordanie, les organismes officiels de recherche agricole ont commencé à transformer le programme national d&#8217;amélioration génétique de l&#8217;orge en un programme participatif, décentralisé, et à appliquer la phytosélection participative au froment et au blé dur.</p>
<h3><strong>Les comités locaux de recherche agricole en Amérique latine</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="85%">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"></td>
</tr>
<tr>
<td width="40%" valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td width="60%" valign="top">Haricots, maïs, manioc, pommes de terre, fruits</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Productivité / prise en charge / diversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les agriculteurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Variable</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">Secondaire</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>Expérimentation et apprentissage en commun</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans les pays du Nord, soumettre un problème à un comité équivaut trop souvent à une échappatoire aux mesures qui s&#8217;imposent. Rien de tel en Amérique latine : le comité, qui regroupe agriculteurs et chercheurs, est devenu une plaque tournante où se font l&#8217;évaluation, l&#8217;adaptation et la diffusion des nouvelles technologies. Qui plus est, le comité est aussi le point de départ de projets de développement rural comme la formation de groupes de crédit et de commercialisation. Les comités locaux de recherche agricole (<em>Comité de Investigación Agrícola Local</em> ou <span class="smallcaps">CIAL</span>, pour reprendre l&#8217;acronyme espagnol) se sont répandus dans toute l&#8217;Amérique latine et ils obtiennent des résultats qui étonnent les scientifiques des organismes de recherche traditionnels.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les <span class="smallcaps">CIAL</span> rassemblent les agriculteurs et les chercheurs en un processus d&#8217;expérimentation et d&#8217;apprentissage conjoint.</strong> Les comités locaux, dont la formule a d&#8217;abord été proposée par le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>), en Colombie, se sont rapidement multipliés. L&#8217;Amérique latine compte aujourd&#8217;hui environ 250 <span class="smallcaps">CIAL</span> très actifs. S&#8217;ils diffèrent par leur taille et leurs caractéristiques, ils partagent tous le même objectif : constituer un lien direct entre les organisations locales d&#8217;agriculteurs et les systèmes officiels de recherche agricole. Le <span class="smallcaps">CRDI</span> appuie des comités locaux de recherche agricole, directement et indirectement, en Colombie, en Équateur, au Honduras et au Nicaragua.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;établissement d&#8217;un réseau de comités locaux de recherche agricole expérimentés dans une région réduit de beaucoup la nécessité d&#8217;y organiser des travaux de recherche et des services de vulgarisation à grande échelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La majorité des <span class="smallcaps">CIAL</span> accordent une attention prioritaire à l&#8217;évaluation des variétés locales améliorées et à l&#8217;essai de nouvelles obtentions végétales pouvant être adaptées aux conditions locales. Bon nombre des nouvelles variétés testées par un comité local de recherche agricole proviennent de la collectivité; le maïs à pollinisation libre en est un exemple. D&#8217;autres, comme les hybrides, sont fournies par le secteur officiel de la recherche. Parfois, les variétés éprouvées sont produites par les deux systèmes. Les comités s&#8217;intéressent également à la lutte contre les parasites et les maladies ainsi qu&#8217;à la gestion des sols, de l&#8217;eau et des nutriments. Les cultures vivrières de base — haricots, maïs, pommes de terre et manioc — représentent plus de 80 % des recherches en milieu réel entreprises par les comités locaux.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" align="center">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top"><span style="font-size: small; text-align: center;"><strong>Tableau 2. Principales caractéristiques de 249 CIAL</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><span style="font-size: x-small;"><strong>Thèmes de recherche</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td width="60%" valign="top">Évaluation de variétés végétales</td>
<td width="40%" align="right" valign="top">62 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lutte contre les parasites et les maladies</td>
<td align="right" valign="top">19 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Gestion des sols, de l&#8217;eau et des nutriments</td>
<td align="right" valign="top">12 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Menu bétail</td>
<td align="right" valign="top">5 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Autres</td>
<td align="right" valign="top">2 %</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top"><span style="font-size: x-small;"><strong>Cultures étudiées</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Haricots</td>
<td align="right" valign="top">26 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Maïs</td>
<td align="right" valign="top">16 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Pommes de terre</td>
<td align="right" valign="top">14 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Légumes</td>
<td align="right" valign="top">13 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Manioc</td>
<td align="right" valign="top">12 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Fruits</td>
<td align="right" valign="top">9 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Autres</td>
<td align="right" valign="top">10 %</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top"><span style="font-size: x-small;"><strong>Représentation sexospécifique</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Hommes seulement</td>
<td align="right" valign="top">56 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Femmes seulement</td>
<td align="right" valign="top">7 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Hommes et femmes</td>
<td align="right" valign="top">37 %</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">Source : Ashby et al., 2000.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;établissement d&#8217;un réseau de comités locaux de recherche agricole expérimentés dans une région réduit de beaucoup la nécessité d&#8217;y organiser des travaux de recherche et des services de vulgarisation à grande échelle, étant donné que les collectivités rurales s&#8217;occupent elles-mêmes des essais et de l&#8217;adaptation des technologies.</p>
<p style="text-align: justify;">Les membres de la collectivité choisissent le thème de la recherche qui sera menée par le comité local lors d&#8217;une réunion publique, et ils fondent leur décision sur des critères comme les possibilités de succès, le nombre et les groupes de bénéficiaires, et les coûts probables de la recherche. Vient ensuite l&#8217;étape de la planification où le <span class="smallcaps">CIAL</span> et le reste de la collectivité déterminent les objectifs de l&#8217;expérimentation, les traitements et les mesures de contrôle, les matériels et les méthodes qui seront utilisés, les facteurs de production requis, les données à recueillir et les critères d&#8217;évaluation des résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, l&#8217;expérimentation est faite par des membres de la collectivité (des innovateurs chevronnés, par exemple), puis à l&#8217;issue de l&#8217;expérimentation le comité local rencontre le facilitateur (par exemple, un agronome associé à une <span class="smallcaps">ONG</span> locale) avec qui il évalue les données recueillies. Lors de l&#8217;analyse des résultats, les membres du <span class="smallcaps">CIAL</span> demandent aux intervenants de préciser ce qu&#8217;ils ont appris de l&#8217;expérience. Cette étape revêt une importance cruciale surtout lorsque l&#8217;essai de nouvelles variétés échoue ou que l&#8217;expérimentation donne des résultats inattendus.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, à l&#8217;occasion d&#8217;une des réunions publiques régulières de la collectivité, le <span class="smallcaps">CIAL</span> fait le point sur les activités, les résultats et les dépenses engagées dans le cadre de ses travaux et sollicite la réaction des membres de l&#8217;assemblée. Le comité local peut également faire des recommandations fondées sur les résultats de ses travaux, mais c&#8217;est la collectivité qui décide s&#8217;il doit poursuivre l&#8217;expérience, aborder un nouveau thème ou cesser ses activités. Le graphique en escalier de la figure 2 illustre les huit étapes du processus d&#8217;expérimentation des <span class="smallcaps">CIAL</span>.</p>
<h4><strong>L&#8217;expérience du Nicaragua</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce qu&#8217;est, en théorie, la façon de procéder des comités locaux de recherche agricole. En pratique, le processus est habituellement très dynamique et connaît des hauts et des bas.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2110" title="Graphique en escalier de l'intervention des CIAL (source : Ashby et al., 2000)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/graphique-en-escalier-de-l-intervention-des-cial.gif" alt="Graphique en escalier de l'intervention des CIAL (source : Ashby et al., 2000)" width="552" height="202" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Figure 2. Graphique en escalier de l&#8217;intervention des <span class="smallcaps">CIAL</span> (source : Ashby et al., 2000).</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voici comment ces comités sont nés dans la région montagneuse de Matagalpa, au Nicaragua, en 1997. Une équipe de chercheurs du Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>), en collaboration avec le personnel du programme Campesino a Campesino (un <span class="smallcaps">ONG</span>), a fait connaître le <span class="smallcaps">CIAL</span> à quatre collectivités du bassin hydrographique de la rivière Calico, dans le cadre d&#8217;un vaste projet de recherche sur la gestion des ressources naturelles financé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et la Direction du développement et de la coopération (<span class="smallcaps">DDC</span>, Suisse).</p>
<p style="text-align: justify;">À Wibuse, village défavorisé en amont du bassin, un comité formé d&#8217;hommes et de femmes de la collectivité a fait l&#8217;essai de nouvelles variétés de haricots. À El Jicaro, à mi-chemin du bassin hydrographique, deux comités se sont formés. Le premier, qui regroupe des villageois et des villageoises, a testé de nouvelles variétés de maïs et de haricots; le second, composé uniquement de femmes, a fait porter l&#8217;expérience sur les légumes et l&#8217;utilisation d&#8217;engrais organiques. À Piedras Largas, village situé en aval, un quatrième <span class="smallcaps">CIAL</span> s&#8217;est aussi intéressé à de nouvelles variétés de haricots.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs expériences ont échoué à cause de conditions météorologiques défavorables (dont un ouragan), des catastrophes naturelles, des parasites et des maladies végétales outre, parfois, une gestion déficience du projet. Malgré tout, les collectivités ont estimé que, dans l&#8217;ensemble, les résultats étaient positifs. À Wibuse et à El Jicaro, les comités locaux, aidés par <span class="smallcaps">PROFRIJOL</span>, réseau d&#8217;étude sur la production de légumineuses en Amérique centrale, et deux organismes nationaux de recherche agricole, ont organisé une nouvelle expérience sur diverses souches de haricots. L&#8217;essai a porté sur 90 lignées prometteuses et une variété déjà mise en circulation au Honduras. Cette diversité a impressionné les agriculteurs et devait leur donner plus de choix de production qu&#8217;auparavant. En outre, les agriculteurs étaient désormais en mesure d&#8217;effectuer leur sélection à partir de matériels génétiques beaucoup plus nombreux. Les deux <span class="smallcaps">CIAL</span> se sont partagé la gestion de la parcelle à Wibuse et ont réussi à obtenir de l&#8217;organisation nationale de recherche qu&#8217;elle détache du personnel sur le terrain : une première dans la région de San Dionisio.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;expérience de Matagalpa a montré que les points forts des comités locaux de recherche agricole dépassent largement les quelques faiblesses qui pourraient exister.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année suivante, les membres des quatre comités locaux, en collaboration avec l&#8217;équipe du <span class="smallcaps">CIAT</span>, ont organisé une réunion de tous les habitants du bassin hydrographique afin d&#8217;échanger les connaissances acquises, planifier les futures activités et déter-miner les besoins en matière de formation et d&#8217;aide technique. Plusieurs agriculteurs de collectivités voisines qui avaient entendu parlé des comités locaux de recherche agricole ont assisté à la réunion et, par la suite, certains d&#8217;entre eux ont pris part au second stage pratique organisé par le <span class="smallcaps">CIAL</span>, à l&#8217;échelle nationale. Quatre nouveaux comités locaux ont ainsi été créés et deux des agriculteurs (un homme et une femme), qui avaient suivi le cours, sont devenus <em>para-técnicos</em>, ou para-techniciens. Ils ont tous deux prêté main-forte aux <span class="smallcaps">CIAL</span>, déjà établis ou de création récente et, en 1999, ils ont contribué à la formation de deux autres comités locaux dans la région. En 2002, 14 <span class="smallcaps">CIAL</span> expérimentent dans la région de San Dionisio.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, le processus des <span class="smallcaps">CIAL</span> n&#8217;est pas parfait. La majorité des comités connaissent une évolution en dents de scie en raison du renouvellement de l&#8217;effectif, de l&#8217;engagement des gens dans des projets plus gratifiants dans l&#8217;immédiat et de l&#8217;inégalité du soutien technique. Il est encore parfois difficile d&#8217;obtenir la participation des femmes. Dans certains <span class="smallcaps">CIAL</span>, ce sont presque toujours les mêmes qui mettent la main à la pâte, soit les membres les plus engagés de la collectivité sur lesquels on peut généralement compter pour prendre part à ce genre d&#8217;activités. Mais, surtout, l&#8217;expérience de Matagalpa a montré que les points forts des comités locaux de recherche agricole dépassent largement les quelques faiblesses qui pourraient exister.</p>
<p style="text-align: justify;">À Matagalpa, plusieurs comités ont poussé plus loin l&#8217;expérience pour se pencher sur de nouveaux aspects des problèmes qui se posent à la collectivité tels que la fertilité du sol. Des agriculteurs, dont un bon nombre de femmes, ont ainsi pris la direction des opérations et, le cas échéant, des comités locaux de recherche agricole établissent entre eux des relations étroites afin d&#8217;échanger des idées et de se faire part des résultats obtenus au sein du bassin hydrographique et au-delà — à l&#8217;occasion des réunions annuelles des <span class="smallcaps">CIAL</span> au Honduras, par exemple. Ils tissent aussi des liens avec le secteur officiel, notamment avec les organismes de recherche et les organisations à vocation technologique.</p>
<h3><strong>L&#8217;innovation agricole à Cuba</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="1" cellpadding="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td valign="top">Haricots et maïs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Diversité / productivité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les chercheurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">De plus en plus importante (politiques sur les semences)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>La recherche de solutions de rechange viables</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Cuba a vu naître des regroupements assez semblables aux <span class="smallcaps">CIAL</span>. Ces groupes d&#8217;expérimentation agricole (ou <span class="smallcaps">GIC</span>) sont l&#8217;une des composantes essentielles d&#8217;un projet d&#8217;innovation agricole entrepris à Cuba.</p>
<p style="text-align: justify;">Mis à part l&#8217;industrie touristique, l&#8217;agriculture constitue toujours la pierre angulaire de la précaire économie cubaine. La crise économique qui a marqué l&#8217;île a entraîné, entre autres conséquences, le recul de la production agricole par rapport à un modèle industrialisé, axé sur l&#8217;exportation et fondé sur les monocultures, qui exige des apports agricoles considérables. La nécessité pousse les producteurs agricoles à adopter des systèmes d&#8217;exploitation plus diversifiés, exigeant moins de facteurs de production et centrés sur les marchés locaux. La crise a aussi occasionné la rapide détérioration du système classique, centralisé, sur lequel reposaient la production, l&#8217;amélioration et la distribution des semences.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces circonstances imprévues ont incité les chercheurs agricoles et les décideurs à explorer des solutions de rechange viables pour la production, l&#8217;amélioration et la distribution des semences, exploration qui a mis en lumière l&#8217;urgence de changements en profondeur du secteur agricole du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2000, un groupe pluridisciplinaire de chercheurs enthousiastes de l&#8217;<em>Instituto Nacional de Ciencias Agrícolas</em> (<span class="smallcaps">INCA</span>), spécialisés en biologie, en agronomie, en biochimie et en sociologie, a lancé un projet visant à améliorer la qualité et le rendement du maïs et du haricot. Ils s&#8217;attendent à ce que ce projet, qui met à profit les efforts conjugués de tous les intervenants en vue d&#8217;accroître la diversité des variétés et de renforcer les organisations locales d&#8217;agriculteurs, améliore considérablement la sécurité alimentaire à Cuba.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le renforcement des regroupements d&#8217;agriculteurs accroît leur capacité d&#8217;expérimentation et d&#8217;innovation, et raffermit leur position lorsqu&#8217;ils adressent une demande au secteur officiel de la recherche agricole.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet novateur a pour objet de renforcer la biodiversité agricole à Cuba pour mettre à la disposition des agriculteurs, des établissements de recherche agricole et des consommateurs une gamme d&#8217;obtentions végétales plus variée et de meilleure qualité. L&#8217;équipe de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span> a arrêté plusieurs objectifs précis en ce sens. D&#8217;abord, arriver à mieux saisir les connaissances qu&#8217;ont les agriculteurs locaux de la gestion et de la circulation des semences de maïs et de haricots. Ensuite, élaborer une méthode de sélection des variétés de maïs et de haricots en collaboration avec les <span class="smallcaps">GIC</span>. Enfin, diffuser les résultats obtenus par les <span class="smallcaps">GIC</span> en matière de sélection, de production et de distribution de semences améliorées de maïs et de haricots.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont aussi un but secondaire quoique tout aussi important : améliorer la capacité de recherche des divers organismes intéressés — notamment l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span>, les <span class="smallcaps">GIC</span>, les semenciers et le personnel de plusieurs universités — grâce à <strong>l&#8217;apprentissage par l&#8217;action</strong>. L&#8217;équipe du projet estime également que le renforcement des regroupements d&#8217;agriculteurs accroît leur capacité d&#8217;expérimentation et d&#8217;innovation, et raffermit leur position lorsqu&#8217;ils adressent une demande au secteur structuré de la recherche agricole.</p>
<h4><strong>Les foires des semences et les journées agricoles éducatives : l&#8217;occasion d&#8217;accroître l&#8217;accès à la diversité</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont recours aux foires des semences pour faire connaître aux agriculteurs de nouvelles variétés ou des souches moins répandues. Ces foires, organisées par des sélectionneurs, ont eu lieu au centre de recherche de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span>. Elles se sont avérées si populaires que des agriculteurs ont décidé d&#8217;organiser des expositions semblables dans leur collectivité. Ces événements donnent aux agriculteurs, aux phytogénéticiens et aux vulgarisateurs l&#8217;occasion de se côtoyer, d&#8217;évaluer les variétés végétales et de sélectionner celles qui leur paraissent les meilleures. Les sélectionneurs aident les agriculteurs dans la préparation du protocole expérimental, mais tous les essais sont adaptés au contexte local.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les résultats révélent que les femmes et les hommes sélectionnent des semences différentes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour en savoir davantage sur les préférences des agriculteurs, l&#8217;équipe du projet organise régulièrement des journées agricoles éducatives où les agriculteurs, hommes et femmes, ont l&#8217;occasion de faire part de leurs préférences. L&#8217;information recueillie lors de ces journées sur le terrain est d&#8217;une importance cruciale car elle permet aux phytogénéticiens d&#8217;identifier les plantes-mères disponibles et de déterminer les critères de sélection. Il est intéressant de constater que les résultats révèlent que les femmes et les hommes sélectionnent des semences différentes. Les agricultrices sélectionnent les semences pour leur rendement, les propriétés culinaires des variétés végétales et les caractéristiques esthétiques de la plante (la couleur, la forme ou l&#8217;éclat, par exemple). La préférence des hommes va au rendement, à la résistance aux maladies et à la grosseur de la cosse. Les semences qui ont été sélectionnées parmi les « préférées » sont remises aux agriculteurs quelques semaines après l&#8217;événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme à Cuba on ne connaissait pas d&#8217;approches participatives de ce genre, les chercheurs du projet ont servi de personnesressources à d&#8217;autres chercheurs intéressés par ce type de démarches. L&#8217;équipe s&#8217;est aussi penchée sur l&#8217;analyse génétique en collaboration avec les biotechnologues de l&#8217;Institut national de sciences agronomiques de Cuba.</p>
<p style="text-align: justify;">Cuba vit incontestablement une situation particulière, mais il est fort possible qu&#8217;un effondrement semblable du secteur industriel agricole se produise avant longtemps ailleurs dans la région, et dans le monde. Dans bien des pays, les pratiques culturales actuelles reposent largement sur le recours à des technologies et des fertilisants chimiques coûteux, outre diverses subventions publiques; à longue échéance, ces pratiques sont loin d&#8217;être durables. <strong>L&#8217;expérience cubaine aura vraisemblablement une incidence sur d&#8217;autres pays.</strong></p>
<h3><strong>L&#8217;enrichissement du maïs et du riz au Népal</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td width="40%" valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td width="60%" valign="top">Riz et maïs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Diversité / productivité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les agriculteurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Sexospécificité; origine ethnique</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">De plus en plus importante (mise en circulation des variétés; droits de propriété intellectuelle)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>La diversité des cultures locales et les moyens de subsistance dans les régions rurales</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Malgré toute sa splendeur himalayenne, le Népal est un pays à peine plus grand que l&#8217;île de Cuba; il occupe moins de 0,1 % des terres émergées du globe. Pourtant, plus de 2 % des plantes à fleurs du monde poussent dans ses montagnes et ses vallées. Le pays compte également, sur le plan des terres arables, une très forte densité de population : environ cinq personnes par hectare. La majorité des gens possèdent de très petites parcelles de terrain, et la diminution de la fertilité des sols conjuguée au morcellement des terres (en raison du patrimoine héréditaire) a entraîné un fort recul de la productivité. Dans les montagnes, les terres sont marginales dans les conditions les plus favorables et, depuis toujours, les agriculteurs y cultivent une gamme d&#8217;espèces végé-tales suffisante pour survivre.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;une <span class="smallcaps">ONG</span> sans but lucratif, appelée <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> (<em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em>), œuvre pour favoriser la gestion durable des ressources naturelles renouvelables et amélorer le gagne-pain des Népalais. Créée en 1995, <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> a son siège dans la ville de Pokhara, à 200 km à l&#8217;ouest de Katmandou, où elle contribue à la conservation et à l&#8217;utilisation durable de la biodiversité grâce à ses projets de recherche participative et à ses initiatives de développement, dont un bon nombre sont financés par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et par d&#8217;autres donateurs nationaux et internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">LI-BIRD</span> s&#8217;engage dans des activités diversifiées, dont les suivantes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> renforcer le fondement scientifique de la conservation <em>in situ</em> de l&#8217;agrobiodiversité en milieu réel dans diverses régions agroécologiques;</li>
<li> faire valoir l&#8217;importance des jardins privés pour la conservation à la ferme de ressources phytogénétiques afin d&#8217;améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs défavorisés;</li>
<li> appuyer l&#8217;application de programmes participatifs d&#8217;amélioration des cultures aux principales céréales dans des systèmes de production à rendement élevé;</li>
<li> mettre au point et perfectionner des outils et des techniques visant à sensibiliser les populations locales — par exemple, des foires et des séminaires itinérants sur la diversité ou des concours d&#8217;art dramatique et de chansons populaires;</li>
<li> effectuer des recherches stratégiques sur des sujets comme la réglementation des semences, les politiques publiques sur la vulgarisation et le crédit, les politiques sur l&#8217;agrobiodiversité et la gestion foncière afin d&#8217;aider les décideurs à prendre des décisions éclairées.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le Népal possède, outre une riche diversité de riz cultivé et d&#8217;espèces sauvages apparentées au riz, jusqu&#8217;à 2.000 cultivars traditionnels. Différentes variétés de riz sont cultivées à diverses fins : pour la consommation domestique, les festivals, la vente, comme produit d&#8217;accueil et même comme médicament. Aussi n&#8217;est-il pas étonnant que plusieurs des projets entrepris par <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> et financés par le <span class="smallcaps">CRDI</span> portent sur l&#8217;amélioration de la riziculture grâce à la phytosélection participative.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Même en l&#8217;absence d&#8217;un système officiel de distribution, les variétés végétales peuvent être disséminées sur de longues distances, surtout grâce à des relations personnelles et aux réseaux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dès 1985, le personnel de <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> (alors embauché par le Centre de recherche agricole de Lumle) innovait en adoptant la phytosélection participative lors d&#8217;essais décentralisés de variétés de riz résistant au froid dans le village de Chhomrong, en très haute altitude. Un grand nombre de projets de sélection participative du riz et du maïs ont été menés par la suite, tant dans des régions favorables où le rendement est meilleur que dans des régions où les conditions défavorables ne permettent qu&#8217;un rendement moindre. Ces projets visaient soit plusieurs buts généraux, dont l&#8217;accroissement de la productivité; la mise en valeur de la biodiversité; le renforcement des capacités de sélection des agriculteurs; la modification des politiques, soit certains objectifs particuliers.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table style="text-align: left" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top"><span style="font-size: small; text-align: center;"><strong>Tableau 3. Buts généraux et objectifs particuliers des projets de LI-BIRD</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="30%" align="center" valign="top"><strong>Project</strong></td>
<td width="30%" align="center" valign="top"><strong>Buts généraux</strong></td>
<td width="40%" align="center" valign="top"><strong>Objectifs particuliers</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Production de riz <em>chaite</em> (maturation au printemps) et de riz arrivant à maturitédurant la saison principale, dans une région favorable (Chitwan)</td>
<td valign="top">• Accroissement de la productivité<br />
 • Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Efficacité de la recherche<br />
 • Modification des politiques</td>
<td valign="top">• Mettre au point des variétés à faible alimentation en eau<br />
 • Améliorer le riz <em>masuli</em> afin d&#8217;accroître son rendement et sa tolérance aux maladies<br />
 • Éliminer les arêtes et accroître la hauteur des plants de riz basmati pusa<br />
 • Améliorer la qualité des grains du riz de la variété IR44595<br />
 • Accroître la résistance aux maladies de la variété CH-45<br />
 • améliorer la dormance des semences dans les champs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Cultivars traditionnels de riz dans des régions favorables et défavorables (Jumla, Kaski, Bara)</td>
<td valign="top">• Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Conservation <em>in situ</em><br />
 • Renforcement des capacités des agriculteurs<br />
 • Modification des politiques</td>
<td valign="top">• Conservation <em>in situ</em> et valorisation<br />
 • Amélioration des caractéristiques importantes pour la collectivité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Production de riz <em>ghaiya</em> dans une région défavorable (Tanahu)</td>
<td valign="top">• Accroissement de la productivité<br />
 • Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Besoins/préférences des utilisateurs<br />
 • Modification des politiques</td>
<td valign="top">• Utilisation de la diversité<br />
 • Tolérance à la sécheresse</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Production de maïs, dirigée par des agriculteurs, dans une région défavorable (Gulmi)</td>
<td valign="top">• Renforcement des capacités des agriculteurs<br />
 • Besoins/préférences des utilisateurs<br />
 • Accroissement de la productivité<br />
 • Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Conservation <em>in situ</em></td>
<td valign="top">• Améliorer la résistance à l&#8217;égrenage de la variété <em>thulo piyanlo</em><br />
 • Utilisation de la diversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Riziculture en haute altitude dans des régions défavorables (Maramche, Kaski)</td>
<td valign="top">• Renforcement des capacités des agriculteurs<br />
 • Besoins/préférences des utilisateurs<br />
 • Accroissement de la productivité</td>
<td valign="top">• Prévenir l&#8217;égrenage prématuré du riz M-3 (<em>Machhepuchhre-3</em>)<br />
 • Mettre au point une variété tolérante au froid et acceptée des agriculteurs</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">Source : Adaptation, Subedi et al., 2001, p. 75–86.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le village de Chhomrong figure au nombre des collectivités installées en haute altitude qui ont pris part à un projet de suivi de la propagation des variétés de riz, dans le cadre des programmes de phytosélection participative. Les chercheurs ont constaté que même en l&#8217;absence d&#8217;un système structuré, les variétés végétales peuvent être disséminées sur de longues distances, surtout grâce à des relations personnelles et aux réseaux. Cependant, le système de dissémination non structuré est très lent; en règle générale, les agriculteurs n&#8217;échangent ou ne vendent de nouvelles semences à l&#8217;extérieur de leur village qu&#8217;au bout de quatre ans. Le projet a mis en lumière la nécessité d&#8217;élaborer une méthode efficace pour mieux échelonner la dissémination dans l&#8217;intérêt de la collectivité tout entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre projet a porté sur le riz pluvial, connu localement sous le nom de riz <em>ghaiya</em>, qui se cultive sur les plateaux, les terrasses ou les versants des coteaux de forêts récemment déboisées et qui est alimenté en eau par les pluies. Ce sont surtout les agriculteurs pauvres qui s&#8217;adonnent à cette culture sur d&#8217;anciens cônes alluviaux non irrigués, appelés <em>tars.</em> Le <em>ghaiya</em> occupe une place très importante dans le système de culture, et les exploitants le préfèrent au maïs pour sa valeur nutritive et la provende fournie par les pailles de riz.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;étude a révélé que les cultivateurs de <em>ghaiya</em> possèdent une grande richesse de savoir sur la gestion des sols qui leur permet de maximiser le rendement des cultures. Les agriculteurs ont aussi démontré que la culture mixte du <em>ghaiya</em> et du maïs donne des rendements supérieurs et comporte un avantage pratique puisque quelques rangs de maïs plantés à plat dans les <em>tars</em> facilitent une répartition plus uniforme du <em>ghaiya.</em> Certains paysans, toutefois, préfèrent planter le maïs après le <em>ghaiya</em>, estimant que le sol y gagne en fertilité. La diversité règne toujours parmi les variétés indigènes de <em>ghaiya</em>, quoique le nombre de variétés cultivées varie selon les dimensions des terrains : plus les parcelles sont grandes, plus les variétés sont nombreuses. Dans la majorité des régions à l&#8217;étude, les agriculteurs cultivent au moins deux variétés dont la vitesse de maturation diffère.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la vallée de Pokhara, où le riz représente à la fois une culture vivrière et une culture marchande, un autre projet subventionné par le <span class="smallcaps">CRDI</span> a étudié les milieux de riziculture et l&#8217;état des variétés indigènes de riz, pluvial et aromatique. Les agriculteurs qui ont participé à cette étude ont souligné qu&#8217;il existe plus de 75 cultivars traditionnels locaux, mais que seuls 11 d&#8217;entre eux sont cultivés à grande échelle. Les semences de tous ces cultivars ont été recueillies à des fins de conservation, d&#8217;étude et, éventuellement, de promotion.</p>
<h4><strong>Informations et réalisations</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Au fil des ans, les travaux précurseurs de <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> dans diverses régions agroécologiques du Népal ont permis de recueillir de précieuses informations et ont donné lieu à d&#8217;importantes réalisations. En voici quelques exemples :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> La participation directe des agriculteurs a souvent permis de définir de nouveaux objectifs de sélection; d&#8217;où l&#8217;importance d&#8217;une méthode cyclique et adaptative plutôt que linéaire et rigide. Les foires des semences, les trousses d&#8217;information sur la biodiversité et les registres des collectivités sont des moyens utiles pour solliciter la participation des agriculteurs.</li>
<li> La participation des agriculteurs à la planification permet de fixer des objectifs en matière de sélection végétale qui répondent beaucoup mieux à leurs besoins et intérêts.</li>
<li> Dans les régions plus vastes et à forte productivité, il existe différents créneaux correspondant aux diverses préférences des utilisateurs; il faut envisager d&#8217;autres mécanismes qui tiennent compte de cette réalité biophysique et sociale.</li>
<li> La phytosélection participative a le pouvoir d&#8217;accroître la diversité. Elle accélère les changements en introduisant des gènes et des génotypes comme facteurs de production dans le processus constant de la conservation <em>in situ</em> des cultures.</li>
<li> Il n&#8217;existe pas de modèle qui dicte dans quelle mesure et sous quelle forme les agricultrices et les agriculteurs doivent prendre part à la sélection végétale. Toutefois, pour gérer ou orienter convenablement ce processus, il est essentiel de s&#8217;entendre sur les responsabilités de chacun et de les définir clairement.</li>
</ul>
<h3><strong>L&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="1" cellpadding="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="40%" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td width="60%" valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Cultures</td>
<td valign="top">Maïs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Objectifs (par ordre de priorité)</td>
<td valign="top">Diversité / productivité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Participation</td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les chercheurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Analyse sociale</td>
<td valign="top">Sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Dimension politique</td>
<td valign="top">olitiques de recherche; amélioration génétique; politiques sur les semences</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>Lier agriculteurs et chercheurs</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans les hautes terres éloignées et hostiles du sud-ouest de la Chine, les paysans doivent lutter ferme pour arriver à subsister, contrairement aux plus favorisés qui peuvent s&#8217;adonner à l&#8217;agriculture dans les plaines septentrionales : la « ceinture du maïs » de la Chine. Pourtant, c&#8217;est dans cette région isolée que les premiers champs de maïs ont été plantés. Les agriculteurs y cultivent le maïs dont ils sont tributaires depuis d&#8217;innombrables générations. Ils conservent la diversité des ressources génétiques et des variétés de semences de maïs beaucoup plus nombreuses que ce qui se fait ailleurs au pays. Aujourd&#8217;hui, les hautes terres du sud-ouest de la Chine recèlent un trésor de diversité génétique, essentiel à l&#8217;avenir de la culture du maïs en Chine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maïs est devenu la culture fourragère la plus importante de Chine et la troisième culture vivrière du pays. C&#8217;est aussi le principal aliment de consommation courante des populations rurales défavorisées des hautes terres du Sud-Ouest. Le gouvernement chinois a adopté une approche moderne, axée sur la technologie, qui repose surtout sur le système officiel de production et de dissémination des semences. La mise au point et la distribution de variétés modernes — hybrides pour la plupart — des trois principales cultures vivrières de première nécessité (le riz, le blé et le maïs) ont été les tâches les plus importantes et les objectifs prioritaires du système officiel, chargé d&#8217;assurer la sécurité alimentaire nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">La culture de variétés hybrides de maïs se fait aujourd&#8217;hui dans environ 80 % des zones de production de cette céréale en Chine, en particulier dans les plaines septentrionales, région de culture uniforme et à haut rendement. L&#8217;instauration d&#8217;une économie de marché a donné naissance à un système de production et d&#8217;approvisionnement de semences de plus en plus axé sur les profits.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;amélioration des variétés hybrides et la production de semences hybrides attirent plus que jamais l&#8217;attention et les investissements. En revanche, une étude effectuée dans une des provinces du Sud-Ouest, Guangxi, révèle que plus de 80 % des approvisionnements en semences proviennent des systèmes de production des agriculteurs, si bien que la conservation de la diversité qui en découle sert les intérêts de tous les cultivateurs et leur assure un gagne-pain durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le patrimoine génétique du maïs amélioré en Chine a considérablement diminué au cours des dix dernières années. Bien que la collection nationale de germoplasme de maïs contienne environ 16.000 entrées, seules cinq grandes variétés hybrides de maïs couvrent 53 % de l&#8217;ensemble des zones de culture du maïs du pays. Dans la province de Guangxi, la collection de germoplasme de maïs regroupe environ 2.700 entrées; de ce nombre, plus de 1.700 sont des cultivars traditionnels venant de cette région. Toutefois, l&#8217;utilisation de ces matériels génétiques dans la phytosélection est très restreinte. Seuls trois principaux produits de croisement sont utilisés et les 14 hybrides qui ont été produits au cours des vingt dernières années sont, à divers degrés, de la même lignée consanguine. Entre-temps, dans plusieurs provinces, les cultivars traditionnels qu&#8217;on trouve dans les champs des agriculteurs se dégradent et disparaissent sous l&#8217;effet de la propagation continue des variétés modernes.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, la croissance économique en Chine est impressionnante, mais la pauvreté persiste dans bien des régions rurales, notamment la province de Guangxi, touchant en particulier les femmes et les ménages dont le chef est une femme. Une croissance rapide va de pair avec une dégradation accrue des ressources naturelles. Les changements de politiques sont beaucoup plus lents. La planification et la prise de décisions venant du sommet sont encore la norme dans plusieurs ordres de gouvernement. Mais même là, on commence à déceler une certaine ouverture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est urgent d&#8217;établir un rapport de collaboration et de complémentarité entre les institutions et les collectivités si l&#8217;on veut que la Chine puisse résoudre les problèmes auxquels elle fait face en matière de sécurité alimentaire et de biodiversité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà le cadre dans lequel s&#8217;inscrit un projet de recherche entrepris en 1999 par le Centre for Chinese Agricultural Policy (<span class="smallcaps">CCAP</span>) en collaboration avec le Guangxi Maize Research Institute (<span class="smallcaps">GMRI</span>). Ce projet s&#8217;inspire d&#8217;une étude financée par le Centre international d&#8217;amélioration du maïs et du blé (<span class="smallcaps">CIMMYT</span>) et est mené par une universitaire chinoise, candidate au doctorat, Yiching Song. Dans son évaluation de l&#8217;incidence du germoplasme de maïs fourni par le Centre international sur les paysans pauvres du sud-ouest de la Chine, elle s&#8217;est penchée en particulier sur le développement technologique et les processus de diffusion du système institutionnel et des collectivités.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre autres constatations, l&#8217;étude indique qu&#8217;il est urgent d&#8217;établir un rapport de collaboration et de complémentarité entre les institutions et les collectivités, au lieu de laisser libre cours à la situation actuelle de fonctionnement distinct et de conflit, si l&#8217;on veut que la Chine puisse résoudre les problèmes auxquels elle fait face en matière de sécurité alimentaire et de biodiversité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet de recherche, financé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et la Fondation Ford, a pour but de déterminer et d&#8217;évaluer les moyens de former un partenariat mutuellement avantageux entre les systèmes formel et informel en vue de mettre au point une variété de maïs propre à la région du Sud-Ouest. Les chercheurs visaient, en particulier, les deux objectifs suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> mieux mettre en valeur et utiliser les techniques permettant aux collectivités autochtones locales de conserver la biodiversité;</li>
<li> trouver des moyens d&#8217;amener ces collectivités à prendre part à la conception et à la mise en œuvre des programmes de conservation <em>in situ</em> de la biodiversité.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les membres de l&#8217;équipe proviennent de divers groupes et organismes; spécialisés dans différents domaines, ils peuvent intervenir sur plusieurs plans. Cinq groupes d&#8217;agricultrices, six villages, six centres de vulgarisation agricole, deux centres de sélection du secteur institutionnel et le <span class="smallcaps">CCAP</span> ont participé directement à la conception et à la mise en œuvre du projet. Au cours de la deuxième étape, qui vient de débuter, le projet tentera de lier plus étroitement la recherche-action communautaire et les processus de prise de décisions, en mettant tout en œuvre pour solliciter la participation directe des principaux décideurs chargés de l&#8217;élaboration des politiques sur le maïs, à l&#8217;échelle provinciale et nationale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les essais sur le terrain se sont révélés un moyen efficace de renforcer l&#8217;interaction, les communications et la collaboration parmi les intervenants.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À des fins de comparaison, les essais sur le terrain ont été dirigés soit par les chercheurs, soit par les agriculteurs, selon l&#8217;objectif visé par la recherche. Plus de 40 variétés ont été choisies comme cibles pour les essais de phytosélection participative et de sélection participative de variétés à la station du <span class="smallcaps">GMRI</span> et dans cinq villages. Parmi ces 40 variétés, trois ont été sélectionnées par les agriculteurs pour des raisons agronomiques, culturelles et économiques. Elles ont reçu l&#8217;approbation officielle et sont utilisées dans les villages où les essais ont eu lieu ainsi que dans les collectivités environnantes. En outre, cinq variétés exotiques fournies par le <span class="smallcaps">CIMMYT</span> ont été adaptées aux conditions locales et cinq cultivars traditionnels provenant des villages à l&#8217;étude ont été améliorés grâce aux efforts communs des agriculteurs et des sélectionneurs. Une variété améliorée (pour ce qui est de l&#8217;adaptation aux conditions locales et des préférences des agriculteurs), sélectionnée par des agricultrices, a été testée et homologuée par l&#8217;institution de sélection officielle; depuis, elle est utilisée dans toute la région du projet. Les sélectionneurs gouvernementaux ont identifié des matériels d&#8217;amélioration et des lignées consanguines très utiles, dont le vaste patrimoine génétique provient de cultivars traditionnels fournis par les agriculteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet comporte aussi d&#8217;autres avantages. Les essais sur le terrain se sont révélés un moyen efficace de renforcer l&#8217;interaction, les communications et la collaboration parmi les intervenants. Ils ont aussi permis de consolider la capacité organisationnelle et décisionnelle des agriculteurs locaux. Qui plus est, il s&#8217;est produit parmi les phytogénéticiens du secteur officiel un remarquable changement d&#8217;attitude, si bien que les institutions de sélection tiennent compte dorénavant des besoins et des intérêts des agriculteurs dans leurs programmes d&#8217;amélioration et leurs priorités de recherche. D&#8217;autre part, les décideurs provinciaux et nationaux sont de plus en plus nombreux à reconnaître les efforts et le savoir des agriculteurs en ce qui a trait à la gestion de la biodiversité génétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le succès de ce projet a incité l&#8217;Institut de recherche sur le maïs de Guangxi à combiner la conservation des banques de gènes et la conservation <em>in situ</em> des cultivars traditionnels. De son côté, l&#8217;Institut phytotechnique de Chine ajoutera à son programme national d&#8217;élargissement du patrimoine génétique les travaux effectués à Guangxi en matière de conservation de germoplasme. <strong>Quant au Centre de politique agricole de Chine, il a joué un rôle de premier plan en diffusant les résultats du projet à l&#8217;échelle nationale, accroissant ainsi ses répercussions et son influence.</strong> Par exemple, le projet a été présenté et a fait l&#8217;objet de discussions lors d&#8217;un colloque national sur la planification des politiques coordonné par le <span class="smallcaps">CCAP</span> et le <span class="smallcaps">CIMMYT</span>, à Beijing, en mars 2002. Cette importante conférence a réuni pour la première fois 40 éminents décideurs nationaux du secteur de l&#8217;agriculture et des chercheurs intéressés à l&#8217;amélioration du maïs, leur donnant l&#8217;occasion de discuter de l&#8217;adoption de l&#8217;approche participative comme solution de rechange et méthode complémentaire dans l&#8217;amélioration des cultures et la gestion de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<h3><strong>Le programme mondial Recherche participative et analyse du genre</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="1" cellpadding="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="45%" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td width="55%" valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td width="61%" valign="top">Cultures à pollinisation libre, à pollinisation croisée et à propagation végétative</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Productivité / prise en charge / diversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">ariable; consultations; en collaboration</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Variable; sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">Variable; droits de propriété intellectuelle; politiques sur les semences; mise en circulation des variétés; politiques de recherche</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>La mise en valeur du rôle des femmes</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le programme le plus important à l&#8217;appui de la phytosélection participative à l&#8217;échelle mondiale est sans doute celui que subventionne le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>). Ce programme, appelé Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>), a pour objectif de favoriser les innovations institutionnelles, d&#8217;évaluer et d&#8217;élaborer des méthodes de recherche participative qui tiennent compte des sexospécificités, et de les mettre en application dans la sélection végétale et la gestion des cultures et des ressources naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">La <span class="smallcaps">RPAG</span> est coparrainée par quatre des centres internationaux de recherche agricole; ses activités sont financées par les gouvernements nationaux et divers donateurs, dont le <span class="smallcaps">CRDI</span>. Les systèmes nationaux de recherche agricole, des <span class="smallcaps">ONG</span> et des universités de divers coins du globe y participent. Comme son nom l&#8217;indique, le programme Recherche participative et analyse du genre met en valeur le rôle des femmes des régions rurales dans la gestion des ressources phytogénétiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Partout dans le monde en développement, les femmes ont des connaissances précises des caractéristiques particulières des diverses cultures et des préférences marquées à cet égard.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après vingt années d&#8217;efforts pour faire en sorte que la science réponde davantage aux besoins des paysans pauvres, il est logique de mettre en évidence le rôle et les besoins des femmes. Les femmes jouent des rôles multiples — culture, récolte, entreposage des plantes cultivées, et préparation des aliments. Mais sans doute n&#8217;y a-t-il pas de rôle plus important que celui qu&#8217;elles jouent dans le domaine de la sélection végétale. Les agricultrices sont non seulement des sélectionneurs prolifiques et compétentes, mais aussi les principales gestionnaires des ressources naturelles comme le sol et l&#8217;eau. Elles domestiquent les espèces sauvages et jouent un rôle capital dans la sélection et l&#8217;entreposage des semences des prochaines plantations. <strong>Partout dans le monde en développement, les femmes ont des connaissances précises des caractéristiques particulières des diverses cultures et des préférences marquées à cet égard. Des études révèlent que souvent les attentes et le savoir des hommes et des femmes diffèrent en matière de cultures, différences dont la recherche et les politiques devraient tenir compte.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les projets menés dans le cadre du programme mondial <span class="smallcaps">RPAG</span> appuient l&#8217;élaboration et l&#8217;évaluation des méthodes de recherche participative qui prennent en compte les sexospécificités. Ce soutien vise à faire adopter des démarches éprouvées par les centres internationaux de recherche agricole et, éventuellement, par les programmes nationaux. Bon nombre des activités décrites dans ce chapitre vont dans le même sens que la <span class="smallcaps">RPAG</span>. Ainsi en est-il des travaux des comités locaux de recherche agricole en Amérique latine, de la recherche sur l&#8217;orge menée par le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) au Moyen-Orient et de celle de <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> dans les hautes terres du Népal. Des équipes de chercheurs en Chine (<span class="smallcaps">CCAP</span>) et à Cuba (<span class="smallcaps">INCA</span>) ont aussi noué des liens avec les responsables de la <span class="smallcaps">RPAG</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre autres stratégies pour faire progresser la phytosélection participative au regard des sexospécificités, la <span class="smallcaps">RPAG</span> offre un programme d&#8217;octroi de petites subventions par concours. Au Pérou, par exemple, une subvention de ce genre a permis à des femmes de prendre part à la sélection de nouveaux clones de pommes de terre et, du coup, d&#8217;avoir leur mot à dire dans les décisions et la gestion des ressources. Comme ailleurs, ces femmes ont fait des choix différents de ceux des hommes. L&#8217;approche participative mise en application en Ouganda a donné lieu à une plus grande collaboration entre les hommes et les femmes et, au Kenya, elle a permis d&#8217;augmenter le nombre de femmes membres des comités de gestion locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les petites subventions représentent la principale composante de la recherche participative et analyse du genre sur le terrain, le personnel du programme entreprend également des recherches de pointe. Ainsi, une étude sur l&#8217;épineuse question de l&#8217;attribution des droits de propriété intellectuelle est née de la collaboration entre des chercheurs et des collectivités agricoles. Ces travaux viennent combler une grave lacune sur la scène internationale où les accords en vigueur attirent certes l&#8217;attention sur les droits des phytogénéticiens et des agriculteurs, mais n&#8217;abordent pas la répartition des avantages qui découlent du travail fait en collaboration.</p>
<p style="text-align: justify;">Les avantages de la recherche participative sont bien connus, mais pour convaincre un plus grand nombre de chercheurs et de directeurs de recherche d&#8217;intégrer cette approche à leurs activités, il est essentiel de pouvoir comparer l&#8217;approche participative à d&#8217;autres démarches, plus traditionnelles. Le personnel du programme a mis au point et en application des outils pour la réalisation d&#8217;études d&#8217;impact empiriques tant dans le domaine de la phytosélection participative que dans celui de la gestion des ressources naturelles. L&#8217;étude a porté à la fois sur les incidences et les coûts, en accordant une attention spéciale aux effets de différents types de recherche participative ainsi qu&#8217;aux répercussions de la participation des agriculteurs à différents stades de la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats préliminaires laissent entendre que le fait de permettre aux agriculteurs de participer plus étroitement à la recherche et la plus grande marge de manœuvre ainsi obtenue a eu des effets favorables à plusieurs égards, dont l&#8217;accroissement de leurs revenus. Les résultats empiriques indiquent aussi que la recherche participative réduit les coûts en évitant la mise au point de techniques que les utilisateurs visés ne sont pas susceptibles d&#8217;adopter. Par exemple, la réaction de cultivateurs indonésiens peu après le début d&#8217;une recherche sur les patates douces a poussé les chercheurs à modifier la technologie proposée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Permettre aux agriculteurs de participer plus étroitement à la recherche et leur donner une plus grande marge de manœuvre a eu des effets favorables à plusieurs égards, dont l&#8217;accroissement de leurs revenus.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour faire valoir et faciliter davantage le recours à l&#8217;approche participative, le personnel de la <span class="smallcaps">RPAG</span> a créé un réseau de pratiques et de savoirs regroupant, entre autres, des <span class="smallcaps">ONG</span>, les systèmes nationaux de recherche agricole et les centres internationaux de recherche agricole. Des listes de diffusion favorisent les échanges continus de savoir-faire partout dans le monde tandis que des colloques internationaux rassemblent des centaines de spécialistes de tous les pays. Le personnel du programme a créé trois bases de données, accessibles au public, sur les projets reposant sur l&#8217;approche participative axée sur les sexospécificités, un réseau de contacts et des centres de liaison dans toutes les stations du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale. Il a aussi organisé de nombreux ateliers de formation sur les méthodes de recherche participative et analyse du genre, auxquels il a également participé, et publié plusieurs manuels d&#8217;instruction.</p>
<h3><strong>Qu&#8217;avons-nous accompli ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le tableau 4 résume les principaux résultats des six projets décrits précédemment. Le chapitre 4, quant à lui, montre comment ces projets et leurs résultats s&#8217;inscrivent dans le cadre général du programme de recherche du <span class="smallcaps">CRDI</span> sur la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table style="text-align: left;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td colspan="7" align="center" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Tableau 4. Principaux résultats des projets choisis</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="10%" align="center" valign="bottom"><br class="spacer_" /></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>Amélioration de l&#8217;orge (ICARDA)</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>Comités locaux de recherche agricole (CIAL)</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>L&#8217;innovation agricole à Cuba</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>L&#8217;enrichissement du maïs et du riz au Népal (LI-BIRD)</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>L&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>Recherche participative et analyse du genre (RPAG)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Méthodes novatrices</strong></td>
<td valign="top">Instauration des méthodes de phytosélection participative et de sélection participative de variétés en Afrique du Nord et au Moyen-Orient; essais décentralisés; attention particulière accordée aux interactions entre les génotypes et l&#8217;environnement</td>
<td valign="top">Mise au point d&#8217;une méthode d&#8217;essais communautaires <em>in situ</em>, dirigés par les agriculteurs (Amérique latine); nouvelle forme d&#8217;organisation locale de développement rural</td>
<td valign="top">Instauration des méthodes de phytosélection participative et de sélection participative de variétés à Cuba; foires des semences tenues pour la 1<span class="superscript">re</span> fois (diversité); introduction de méthodes semblables à celle des CIAL</td>
<td valign="top">Instauration des méthodes de phytosélection participative et de sélection participative de variétés au Népal; création de groupes locaux de recherche agricole; fréquentation accrue des foires des semences</td>
<td valign="top">Appui aux activités de sélection dirigées par des agriculteurs; renforcement des organisations locales; expansion des petites entreprises (semences)</td>
<td valign="top">Soutien et promotion de la phytosélection participative et de la sélection participative de variétés au sein du GCRAI, d&#8217;ONG et de SNRA; analyse et survol global des progrès des ONG, des SNRA et des CIRA en matière de règles d&#8217;exécution</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Nouveaux partenariats</strong></td>
<td valign="top">Collaboration du GCRAI et des SNRA dans divers pays</td>
<td valign="top">Établissement de relations entre des groupes d&#8217;agriculteurs et les SNRA, des ONG et le GCRAI; participation à part entière des agents de vulgarisation à la recherche</td>
<td valign="top">Création de coopératives de SNRA et de groupes d&#8217;agriculteurs</td>
<td valign="top">Collaboration entre des ONG et les SNRA et entre des ONG et le GCRAI</td>
<td valign="top">Collaboration entre les SNRA, des centres de vulgarisation et des groupes d&#8217;agriculteurs</td>
<td valign="top">Partenariats entre le GCRAI, des SNRA et des ONG</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Résultats des activités de sélection</strong></td>
<td valign="top">Amélioration de variétés; augmentation de la diversité; reconnaissance nationale des efforts des agriculteurs</td>
<td valign="top">Augmentation de la diversité; amélioration de variétés</td>
<td valign="top">Augmentation de la diversité; amélioration de la variété (maïs)</td>
<td valign="top">Amélioration de variétés; augmentation de la diversité</td>
<td valign="top">Amélioration de variétés; reconnaissance provinciale des efforts des agriculteurs</td>
<td valign="top">Augmentation de la diversité; amélioration de variétés</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Renforcement des capacités</strong></td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes et renforcement des compétences des chercheurs; reconnaissance des savoirs et des capacités des agriculteurs; amélioration des compétences en recherche</td>
<td valign="top">Renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs; changement d&#8217;attitudes des chercheurs; reconnaissance de la compétence des femmes dans la sélection et l&#8217;expérimentation</td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes et renforcement des compétences des chercheurs; renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs; reconnaissance de la compétence des femmes dans la sélection et l&#8217;expérimentation; habilitation des femmes à prendre part aux discussions sur les résultats des recherches et à faire de la production de semences une source de revenus</td>
<td valign="top">Renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs</td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes et renforcement des compétences des chercheurs; renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs; reconnaissance de la compétence des femmes dans la sélection et l&#8217;expérimentation</td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes des chercheurs et acquisition de nouvelles compétences; renforcement des capacités de recherche des agriculteurs; mise en valeur du rôle clé des femmes dans la gestion de l&#8217;agrobiodiversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Modification de politiques</strong></td>
<td width="15%" valign="top">Adoption de la phytosélection participative par les SNRA; la décentralisation des essais est devenue monnaie courante</td>
<td valign="top">Adoption de la méthodologie par le SNRA (Colombie)</td>
<td valign="top">Progrès de l&#8217;approche participative dans le milieu de la recherche; application à d&#8217;autres programmes d&#8217;amélioration des cultures (riz, tomates)</td>
<td width="12%" valign="top">Reconnaissance officielle et mise en circulation de variétés sélection nées par des agriculteurs</td>
<td valign="top">Mise en circulation de variétés sélectionnées par des agriculteurs; progrès de l&#8217;approche participative dans le milieu de la recherche</td>
<td valign="top">Adoption de la phytosélection participative par le GCRAI dans son programme de recherche sur les activités de sélection</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="7" valign="top">CIAL : comité local de recherche agricole; GCRAI : Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale; ICARDA : Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches; LI-BIRD : <em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em>; ONG : organisation non gouvernementale; SNRA : systèmes nationaux de recherche agricole</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;amélioration de variétés végétales et/ou l&#8217;augmentation de la diversité permettent d&#8217;accroître également les disponibilités alimentaires, la diversité, la qualité et la quantité des ressources vivrières. Par exemple : des variétés précoces aident à combler les déficits alimentaires certains mois de l&#8217;année. Les variétés à rendement élevé contribuent à l&#8217;augmentation de la consommation alimentaire dans les ménages. Les variétés plus robustes exigent moins d&#8217;eau ou de facteurs de production, comme les engrais, et résistent mieux aux parasites et aux maladies. Les variétés bonifiées augmentent la valeur nutritive des aliments.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
 </strong></p>
<h2><strong>Chapitre 4 : Les leçons tirées de l&#8217;expérience</strong></h2>
<h3><strong>La phytosélection participative</strong></h3>
<h4><strong>Une solution partielle</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le chapitre précédent fait état de six projets représentatifs d&#8217;une décennie de recherche à travers le monde, dont certains sont toujours en cours. Ils révèlent que des agriculteurs, parfois des collectivités entières, se sentent investis d&#8217;un pouvoir jusque-là ignoré et qui leur permet d&#8217;avoir, ne serait-ce que dans une faible mesure, la haute main sur leurs ressources naturelles. Ils montrent que des scientifiques ont découvert la valeur de porter leurs travaux au-delà du laboratoire ou du centre de recherche pour profiter du savoir et de l&#8217;expérience des hommes et des femmes qui vivent de la terre. Évidemment, tout récit contient un message, une leçon; ces comptes rendus ne font pas exception. Quelles leçons pouvons-nous tirer de la revue de dix années de recherche ? Comment pouvons-nous mettre ces leçons à profit et améliorer la prise de décisions sur l&#8217;orientation future des politiques et de la recherche sur l&#8217;agriculture et l&#8217;environnement ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les enjeux sont évidents : l&#8217;érosion génétique progresse à un rythme alarmant. Nous en avons un exemple en Chine, où la collection de germoplasme de maïs contient environ 16 000 entrées, mais où seules cinq grandes variétés hybrides couvrent 53 % des zones de culture du maïs au pays. Cette situation se répète dans la majorité des terres nourricières du globe; elle donne un sens nouveau à l&#8217;expression « faire plus avec moins ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le revers de la médaille, c&#8217;est que les plus défavorisés de la planète dépendent des produits biologiques pour satisfaire jusqu&#8217;à 90 % de leurs besoins — en nourriture, combustible, médicaments, abri, transport. Environ 1,4 milliard de personnes, pour la plupart des paysans pauvres, utilisent et améliorent depuis toujours les semences provenant de leurs propres cultures, permettant ainsi de créer de nombreux cultivars traditionnels pour chaque espèce cultivée. Environ 75 % de la population mondiale s&#8217;en remettent aux médecines traditionnelles pour leurs soins de santé primaires. Ces ressources biologiques, y compris les compétences et les connaissances qui contribuent à cette diversité, sont de plus en plus menacées par les changements qui se produisent dans les structures sociales, économiques et politiques, dans les milieux naturels, et en raison de la demande croissante de ces mêmes ressources.</p>
<p style="text-align: justify;">La menace qui pèse sur la biodiversité est une question complexe dont les nombreuses ramifications nous touchent tous — que nous vivions au Nord ou dans les pays du Sud — parce qu&#8217;elle peut influer sur les disponibilités alimentaires. Si la phytosélection participative est une solution partielle, il est important de bien comprendre ce que cette approche relativement nouvelle de la recherche a permis d&#8217;accomplir et comment les résultats obtenus peuvent être appliqués plus efficacement à grande échelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que l&#8217;approche de la recherche sur l&#8217;agrobiodiversité, exposée au chapitre 2, se fonde sur trois objectifs communément admis : parfaire les connaissances sur l&#8217;agrobiodiversité; élaborer et expérimenter des pratiques et des mesures qui valorisent l&#8217;agrobiodiversité; créer des solutions de rechange, d&#8217;ordre politique et législatif, à l&#8217;appui de ces objectifs. C&#8217;est de là qu&#8217;il faut d&#8217;abord tirer des leçons, mais une nécessité sous-tend ces objectifs : retenir les résultats de projets qui ouvrent la voie à de nouvelles recherches et politiques (voir le tableau 4). En voici quelques exemples :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> recherche, sensibilisation, élaboration de méthodes et de politiques, innovation;</li>
<li> renforcement des capacités de recherche, individuelles et institutionnelles;</li>
<li> formation ou consolidation de partenariats entre les intervenants ou intersectoriels;</li>
<li> recherche et politiques répondant véritablement aux besoins des utilisateurs.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il importe de déterminer si la recherche a des répercussions directes ou indirectes. La recherche a-t-elle été adoptée et adaptée ailleurs ? A-t-elle eu un « effet multiplicateur » ? La recherche a-t-elle donné lieu à de nouvelles approches, de nouvelles réflexions ? Bref, s&#8217;est-on contenté de tirer des leçons de l&#8217;expérience ou les a-t-on mises en pratique ? Avons-nous tiré tous les enseignements possibles de nos expériences ?</p>
<h3><strong>L&#8217;agrobiodiversité</strong></h3>
<h4><strong>De l&#8217;importance de l&#8217;information et de l&#8217;identité collective</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans leurs efforts pour mieux faire connaître l&#8217;agrobiodiversité, les chercheurs ont consacré beaucoup de temps et d&#8217;énergie à réunir de la documentation et à décrire les cultures et les systèmes de culture existants ainsi que le savoir local ou indigène qui s&#8217;y rapporte. Leurs études laissent entendre qu&#8217;en bien des endroits<strong>, la conservation de l&#8217;agrobiodiversité fait partie intégrante de l&#8217;identité culturelle des gens</strong> et constitue généralement une façon de réagir à l&#8217;incertitude et à la fragilité environnementale, écologique et économique. Parfois, il s&#8217;agit simplement d&#8217;un moyen pour tirer parti des conditions du marché.</p>
<p style="text-align: justify;">La diversité et les connaissances qu&#8217;en ont les agriculteurs sont une réalité bien vivante dans nombre de régions, quoique nous ayons la preuve que l&#8217;on exerce sur les systèmes de culture traditionnels des pressions croissantes. Nous entendons par systèmes de culture, les céréales, les plantes racines, les légumineuses, les épices, les plantes fourragères et les espèces végétales comestibles « sauvages », ou non cultivées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a de nombreux exemples d&#8217;outils de recherche qui « circulent » d&#8217;un côté à l&#8217;autre — d&#8217;un chercheur ou d&#8217;un agriculteur à un autre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La pression exercée sur ces systèmes est en partie due aux forces du marché, mais plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte. Les sciences menacent les cultures et les systèmes de culture traditionnels parce qu&#8217;elles introduisent un nombre limité de variétés hybrides qui viennent remplacer un ensemble diversifié de variétés traditionnelles. L&#8217;activité humaine aussi y contribue par les migrations, la « modernisation » et, dans certaines régions, la guerre. Des catastrophes naturelles, comme les ouragans, les inondations et les tremblements de terre sont des facteurs imprévisibles mais omniprésents. Les modes d&#8217;utilisation des ressources est un autre élément qui a fait surface dans la dynamique de la diversité et l&#8217;espace dont les agriculteurs doivent disposer pour conserver ou accroître les variétés végétales. Il faudra procéder à d&#8217;autres recherches pour mieux comprendre ces facteurs et déterminer d&#8217;éventuelles pistes et moyens d&#8217;action.</p>
<p style="text-align: justify;">La dynamique de l&#8217;agrobiodiversité et les tendances dans ce domaine sont beaucoup mieux connues et étudiées aujourd&#8217;hui. Bien que l&#8217;envergure et la qualité des résultats varient, un bon nombre d&#8217;outils innovateurs ont été mis au point pour permettre l&#8217;analyse détaillée de ces tendances, à plusieurs égards : cultures, champs, systèmes d&#8217;exploitation. Il y a de nombreux exemples d&#8217;outils de recherche qui « circulent » d&#8217;un côté à l&#8217;autre — d&#8217;un chercheur ou d&#8217;un agriculteur à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons en outre accumulé une importante somme de connaissances sur les rapports entre les facteurs humains et biophysiques à des degrés divers. Les facteurs humains comprennent le savoir, les compétences, les besoins et les intérêts différents selon le sexe, l&#8217;âge, la classe sociale et l&#8217;origine ethnique. L&#8217;examen de leur influence sur les cultures, les systèmes de culture et le paysage (au sens scientifique du terme) lorsqu&#8217;ils sont associés aux facteurs biophysiques permet de mieux comprendre comment et pourquoi les collectivités conservent la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Un des premiers projets portant sur la biodiversité que le <span class="smallcaps">CRDI</span> ait appuyé consiste en une étude, entreprise en 1992, sur les facteurs de conservation du cultivar traditionnel de sorgho en Éthiopie, où l&#8217;on croit qu&#8217;est apparue cette graminée qui tient une place si importante dans l&#8217;alimentation humaine. Depuis lors, ce projet a connu bien des prolongements et il est toujours en cours. Il a servi à documenter — par des observations, des enquêtes et des entrevues — les vastes connaissances taxonomiques des agriculteurs éthiopiens et a confirmé l&#8217;importance de leur rôle dans la conservation de la diversité du cultivar traditionnel du sorgho dans les régions de Shewa, au Nord, et de Welo, au Sud, afin de réduire les risques d&#8217;homogénéisation. En outre, l&#8217;étude rassemble des informations sur le savoir des agriculteurs sur les conditions d&#8217;entreposage et la durée de vie des cultivars traditionnels du sorgho ainsi que sur les mesures à prendre pour réduire les pertes causées par les parasites. La recherche se centre sur deux domaines : la dynamique et les tendances de l&#8217;agrobiodiversité; et les critères de sélection des agriculteurs et des agricultrices selon que la sélection a lieu dans les champs, à l&#8217;échelle de la collectivité ou dans l&#8217;écosystème agricole tout entier. Elle examine aussi divers facteurs qui influent sur l&#8217;utilisation et la gestion de la diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres projets se sont penchés sur des systèmes de culture complexes et fort différents comme les jardins privés et les cultures sur brûlis, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, de même que sur les potagers indigènes en Afrique orientale et australe. D&#8217;autres encore portent sur les systèmes intégrés d&#8217;élevage d&#8217;animaux et de culture des végétaux tels que les systèmes d&#8217;exploitation de riz et de poisson dans le delta du Mékong au Viet Nam.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout dans le monde, les femmes jouent un rôle de premier plan dans la gestion de l&#8217;agrobiodiversité. La reconnaissance de ce rôle, toutefois, laisse à désirer en bien des endroits. Il faudrait également effectuer des études plus systématiques et rigoureuses sur les divers rôles que les femmes et les hommes sont appelés à jouer, et sur les conséquences sexospécifiques des changements qui touchent la diversité. Pour être utiles, cependant, les recherches sur cette question doivent aller au-delà d&#8217;une simple présentation des données selon le sexe des participants. L&#8217;âge, l&#8217;origine ethnique, la situation économique et le niveau d&#8217;instruction sont des facteurs dont il faut également tenir compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, les chercheurs disposent d&#8217;une foule de méthodes de recherche novatrices. Les programmes des petites subventions en est une. Ils financent une vaste gamme de projets et de méthodes sous un thème de recherche commun. Les programmes de recherche multilatéraux en est une autre. Ceux-ci fournissent un cadre de travail commun aux chercheurs qui adoptent une même approche et une même méthodologie, et fonctionnent en réseaux.</p>
<h3><strong>D&#8217;heureuses retombées</strong></h3>
<h4><strong>La valorisation de la conservation et de l&#8217;utilisation de l&#8217;agrobiodiversité</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans la majorité des recherches axées sur la phytosélection participative, la valorisation économique, sociale ou culturelle constitue un élément fondamental que l&#8217;on intègre dès le départ. Dans d&#8217;autres types de recherche, on ajoute cet élément uniquement après avoir réuni la documentation et terminé le descriptif du projet. Tout dépend de la conception du projet et de l&#8217;approche adoptée, mais dans les deux cas, les résultats sont impressionnants.</p>
<p style="text-align: justify;">Les outils et méthodes de recherche qui « circulent » d&#8217;une région ou d&#8217;un pays à un autre sont aussi une façon de valoriser l&#8217;investissement initial. Voilà pourquoi la production de retombées directes ou indirectes, maximisant l&#8217;incidence des résultats de la recherche, est un des objectifs de bon nombre de projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous l&#8217;avons vu, la méthode mise en application par le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>) en Colombie a été adoptée presque partout en Amérique latine. Environ 250 groupes d&#8217;agriculteurs se sont lancés dans des expériences pour accroître la diversité des cultures, améliorer la productivité et assurer la conservation des sols et de l&#8217;eau. Plus récemment, certains des éléments de l&#8217;approche ont fait leur chemin jusqu&#8217;en Chine et à Cuba. De même, le projet d&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine a repris des éléments d&#8217;un projet semblable parrainé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>) au Mexique. Voici d&#8217;autres exemples : au Népal, des paysans de villages adjacents au site de recherche se sont inspirés de certains principes de la recherche et ont commencé à faire leurs propres expériences. En outre, devant le succès de travaux menés au Maroc, en Syrie et en Tunisie, le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) applique les enseignements tirés du projet sur l&#8217;amélioration de l&#8217;orge en Afrique du Nord et au Moyen-Orient à d&#8217;autres pays de la région et ailleurs dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines recherches connaissent une renommée mondiale. Ainsi, dans son rapport <em>The state of the world&#8217;s plant genetic resources for food and agriculture</em>, paru en 1998, la <span class="smallcaps">FAO</span> citait le programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement (<span class="smallcaps">CBDC</span>) comme exemple de conservation <em>in situ</em>. Ce programme est une initiative interrégionale lancée par divers organismes gouvernementaux et <span class="smallcaps">ONG</span> en Afrique, en Asie, en Amérique latine, aux Pays-Bas, en Norvège et au Canada.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1996, le <span class="smallcaps">CRDI</span> a participé à l&#8217;organisation de deux colloques internationaux, un en Inde et l&#8217;autre aux Pays-Bas, qui ont été le point de départ d&#8217;une collaboration toute nouvelle dans le domaine de la biodiversité des cultures. Dans le cadre du colloque tenu en Inde, des phytogénéticiens, des chercheurs et des militants politiques ont évalué les pratiques et les façons de penser en Asie méridionale au sujet de l&#8217;agrobiodiversité. Comme ils se sont tôt rendu compte de leur communauté d&#8217;idées et d&#8217;intérêts, ils ont exploré la convergence de leurs points de vue et les possibilités de collaboration future.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce colloque a donné des résultats concrets, notamment la création, en 1997, d&#8217;un programme de petites subventions, la Bourse agrodiversité. Ce programme aide les organismes et les chercheurs locaux qui travaillent avec des agriculteurs de l&#8217;Asie du Sud à entreprendre des projets de recherche appliquée sur l&#8217;utilisation de la biodiversité agricole — plantes sauvages, plantes cultivées et animaux d&#8217;élevage — pour répondre aux besoins des ménages agricoles et protéger l&#8217;environnement. Ces bourses favorisent également la collaboration et les échanges entre chercheurs ainsi que la diffusion de l&#8217;information parmi les secteurs structuré et non structuré sur les moyens pratiques d&#8217;accroître l&#8217;utilisation durable de la biodiversité agricole.</p>
<p style="text-align: justify;">Le colloque qui a eu lieu aux Pays-Bas a réuni un groupe, enthousiaste et se réclamant des mêmes idées, de chercheurs, de membres du personnel du <span class="smallcaps">GCRAI</span>, de la <span class="smallcaps">FAO</span>, d&#8217;organismes gouvernementaux européens, d&#8217;un certain nombre de systèmes nationaux de recherche agricole et de donateurs voulant explorer les enjeux, intérêts et méthodes qu&#8217;ils avaient en commun. Les participants ont passé en revue les activités de phytosélection participative menées par des sélectionneurs, des environnementalistes et des spécialistes en sciences sociales, et ils ont proposé des idées de collaboration afin de stimuler davantage la recherche et les pratiques de sélection végétale à l&#8217;échelon local.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce colloque a eu encore d&#8217;autres avantages car il a jeté les bases de ce qui allait devenir le programme de Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>). Ce programme du <span class="smallcaps">GCRAI</span> a d&#8217;abord été élaboré, à titre officieux, en 1996, puis établi en bonne et due forme l&#8217;année suivante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une vaste gamme de questions liées au commerce exigent une approche plus systématique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On a aussi amélioré l&#8217;expérience en reliant la conservation <em>in situ</em> et <em>ex situ</em>, et en renforçant les systèmes de production de semences au moyen de foires et de banques de semences, par exemple. Ces éléments se retrouvent dans le projet de l&#8217;<em>Instituto Nacional de Ciencias Agrícolas</em> (<span class="smallcaps">INCA</span>) à Cuba et dans celui sur l&#8217;amélioration du maïs en Chine. En outre, un projet mené au Costa Rica a tenté de servir d&#8217;intermédiaire pour la commercialisation de haricots <em>tapado</em> comme produit certifié biologique, au pays et à l&#8217;étranger : voilà un bon exemple de valeur ajoutée, du côté de la demande cette fois. À n&#8217;en pas douter, non seulement les produits certifiés biologiques, mais aussi une vaste gamme de questions liées au commerce, comme les pratiques déloyales et l&#8217;interdépendance des marchés, exigent une approche plus systématique.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut acquérir une bonne dose de connaissances et de compétences autant dans <strong>l&#8217;apprentissage par l&#8217;action</strong> que dans le cadre de projets de formation. La recherche a grandement contribué au renforcement des capacités de recherche, de documentation et de gestion de plusieurs individus et organisations. On trouve parmi les principaux organismes intéressés à la phytosélection participative un grand nombre d&#8217;organismes voués à la recherche, dont des <span class="smallcaps">ONG</span> comme <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> (<em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em>) et <span class="smallcaps">SEARICE</span> (<em>Southeast Asian Institute for Community Empowerment</em>, une <span class="smallcaps">ONG</span> membre du programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement — <span class="smallcaps">CBDC</span>); des systèmes nationaux de recherche agricole comme l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span> à Cuba et le <span class="smallcaps">GMRI</span> en Chine; des établissements universitaires comme l&#8217;Université Can Tho au Viet Nam ou les universités de Guelph et d&#8217;Ottawa au Canada; des centres internationaux comme le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>), le Centre international d&#8217;amélioration du maïs et du blé (<span class="smallcaps">CIMMYT</span>), le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>), l&#8217;Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (<span class="smallcaps">ICRISAT</span>) et l&#8217;Institut international des ressources phytogénétiques (<span class="smallcaps">IPGRI</span>).</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs des projets réalisés par ces organismes ont exploré de nouvelles voies et comportaient souvent des risques, les chercheurs osant entreprendre des recherches fondées sur des méthodes novatrices, méconnues des institutions, et aller à contre-courant des pratiques de sélection habituelles. Le succès était loin d&#8217;être assuré et bon nombre de leurs collègues mettaient en doute l&#8217;avenir de la phytosélection participative. Deux de ces audacieuses entreprises ont eu de brillants résultats : le projet de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span> à Cuba et le projet d&#8217;amélioration du maïs en Chine. Tous deux ont mis des systèmes nationaux de recherche agricole à contribution et ont été menés dans des pays où l&#8217;on n&#8217;avait jamais entendu parler d&#8217;une telle approche participative. Les travaux sur l&#8217;amélioration de l&#8217;orge effectués par l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sont un autre exemple de la réussite d&#8217;un projet risqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>) et les organismes participants ont fait des progrès sensibles vers la modification des politiques de recherche au sein du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>). Nous en voulons pour preuve la recommandation faite au Comité technique consultatif du <span class="smallcaps">GCRAI</span>, en 2000, par un groupe consultatif proposant que la phytosélection participative fasse partie intégrante du programme de sélection végétale de tous les centres du Groupe. En outre, le fait que l&#8217;équipe de recherche du projet de l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> sur l&#8217;amélioration de l&#8217;orge, dirigé par Salvatore Ceccarelli, ait publié un rapport qui a remporté un prestigieux prix décerné par le <span class="smallcaps">GCRAI</span>, en 2000, est un autre signe que l&#8217;importance des travaux novateurs en cours commence à être reconnue. Toutefois, les changements profonds sont encore très lents.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir recueilli et mis en rapport des thèmes, des approches et des méthodes de recherche utilisés dans le monde, le programme <span class="smallcaps">RPAG</span> a préparé un grand nombre de rapports exhaustifs. Ces documents, qui se fondent sur l&#8217;expérience globale de nombreuses équipes et divers projets, traitent des enjeux institution-nels et techniques en matière de phytosélection participative, tant du point de vue des phytogénéticiens du secteur officiel que de celui des agriculteurs-sélectionneurs. En 1999, le Groupe de travail sur la sélection des plantes de la <span class="smallcaps">RPAG</span> a également élaboré des lignes directrices détaillées pour la mise en œuvre de projets de phytosélection participative.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres projets ont donné lieu à quantité de documents de formation sur des méthodes particulières, comme une série préparée par le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>) à l&#8217;intention des comités locaux de recherche agricole d&#8217;Amérique latine. De son côté, l&#8217;<span class="smallcaps">IPGRI</span> s&#8217;est fondé sur son programme mon-dial <em>in situ</em> pour élaborer un manuel de formation sur la conservation à la ferme de la diversité génétique des cultures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les résultats des projets démontrent clairement que les agriculteurs peuvent, et doivent, jouer un rôle de premier plan dans la recherche axée sur la phytosélection participative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quelles sont les démarches les plus efficaces, où et quand faut-il les mettre en pratique ? Il est encore trop tôt pour déterminer la viabilité des nombreuses approches qui ont été adoptées, ou sont en voie de l&#8217;être, et leur incidence à long terme sur le gagne-pain des agriculteurs. Toutefois, les démarches prônant la conservation de la diversité biologique gagnent du terrain dans bien des régions. Les rendements s&#8217;améliorent en quantité et/ou en qualité. Presque partout, on voit les capacités se renforcer. On a aussi constaté qu&#8217;il n&#8217;existe pas de solution uniforme à la conservation de l&#8217;agrobiodiversité et à l&#8217;amélioration des cultures — il faudrait que la diversité des méthodes de recherche aille de pair avec celle des cultures pour tenir compte de la réalité du monde rural.</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats des projets démontrent clairement que les agriculteurs peuvent, et doivent, jouer un rôle de premier plan dans la recherche axée sur la phytosélection participative et que l&#8217;on peut, et doit, inciter les exploitants agricoles à opter pour des pratiques culturales participatives. Ces constatations peuvent être considérées comme des résultats positifs. Cependant, plusieurs projets mettent en lumière une réalité beaucoup moins réjouissante : le manque de politiques à l&#8217;appui de changements comme ceux que préconise l&#8217;approche participative.</p>
<h3><strong>La recherche de solutions politiques et juridiques</strong></h3>
<h4><strong>L&#8217;appui national et international aux démarches locales</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Les politiques gouvernementales — ou le défaut de telles politiques — ont, comme il se doit, une incidence considérable sur les efforts qui se font partout dans le monde pour préserver l&#8217;agrobiodiversité. Dans nombre de pays, les fonctionnaires chargés de l&#8217;agriculture ne se préoccupent même pas de ces questions. Dans d&#8217;autres, elles sont considérées comme des questions secondaires et non comme des enjeux au cœur de la pérennité des ressources vivrières.</p>
<p style="text-align: justify;">Diverses études sur l&#8217;influence des politiques en vigueur (ou du manque de politiques) sur l&#8217;agrobiodiversité ont tenté de mieux comprendre, voire de modifier ces attitudes. Aussi, des solutions de rechange politiques et juridiques — mesures incitatives, règlements, lois — ont été proposées. Par exemple, le programme Recherche participative et analyse du genre a entrepris une recherche devant mener à l&#8217;élaboration d&#8217;une politique sur des questions comme la reconnaissance de la contribution des agriculteurs à l&#8217;agrobiodiversité, l&#8217;amélioration des cultures et les droits de propriété intellectuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;est avéré difficile d&#8217;établir un lien entre les points de vue et les intérêts des utilisateurs locaux et les politiques macroéconomiques, en particulier les politiques qui tiennent compte de tous les intervenants. Ainsi, comment veiller à ce que tous les intervenants aient voix au chapitre ou faire en sorte qu&#8217;existent des liens plus étroits entre les chercheurs et les agents de vulgarisation ou entre les chercheurs et les décideurs ? Il est manifeste qu&#8217;il faut entreprendre des études à plus long terme pour évaluer les effets des politiques, en procédant par exemple à l&#8217;analyse des éléments dissuasifs de certaines politiques. L&#8217;intégration des analyses à différents niveaux est une tâche complexe, et il est important que la recherche sur les politiques et les mesures législatives soit intégrée à la recherche axée sur l&#8217;amélioration du savoir et des systèmes de culture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il n&#8217;y a pas encore assez de chercheurs prêts à prendre part aux débats et aux processus d&#8217;élaboration et de mise en œuvre des politiques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En outre, il est essentiel qu&#8217;un plus grand nombre de chercheurs commencent à s&#8217;intéresser réellement aux répercussions des politiques et des mesures législatives sur la biodiversité, en général, et la phytosélection participative, en particulier. Bien qu&#8217;ils soient plus nombreux et se fassent entendre davantage, il n&#8217;y a pas encore assez de chercheurs prêts à prendre part aux débats et aux processus d&#8217;élaboration et de mise en œuvre des politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Zimbabwe a lancé un projet national en vue d&#8217;élaborer des lois sur les brevets en matière de droits de propriété intellectuelle. Il en est résulté un grand nombre de propositions pour la conception et la rédaction d&#8217;une loi et d&#8217;une politique nationales sur cette question. Un projet semblable a été entrepris au Viet Nam. Le projet zimbabwéen a aussi des répercussions à l&#8217;échelle régionale puisqu&#8217;il fait partie d&#8217;une initiative de l&#8217;Organisation de l&#8217;unité africaine (<span class="smallcaps">OUA</span>) visant à rédiger une loi modèle pour les pays membres. Une autre étude régionale a été réalisée sur les droits des sélectionneurs en Amérique latine.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même ordre d&#8217;idées, le Groupe Crucible a effectué des travaux d&#8217;envergure mondiale sur des questions de droit et de règlements qui sont à la fois novateurs et riches d&#8217;enseignements. Le Groupe Crucible est un collectif international qui regroupe 45 représentants de 25 pays, provenant de divers milieux : l&#8217;industrie privée, le secteur public, des groupes militants et des groupes autochtones. Ils prennent part aux discussions à titre personnel, mais tous partagent le même intérêt : la préservation et la mise en valeur du patrimoine génétique mondial. Ils abor-dent les enjeux de façon éclairée et formulent à l&#8217;intention des décideurs des recommandations sur l&#8217;utilisation, la conservation et la propriété des ressources phytogénétiques. Les résultats découlant de ces discussions — qui ont fait l&#8217;objet de consensus et de divergences — ont paru dans un ouvrage publié par le <span class="smallcaps">CRDI</span> en 1994, <em>Un brevet pour la vie : La propriété intellectuelle et ses effets sur le commerce, la biodiversité et le monde rural</em>. Ce livre contient 28 recommandations.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;issue de nouvelles discussions, les observations et les recommandations du Groupe Crucible ont été mises à jour et rendues publiques, en 2001, dans un ouvrage parrainé conjointement par le <span class="smallcaps">CRDI</span>, l&#8217;<span class="smallcaps">IPGRI</span> et la Fondation Dag Hammarskjöld, <em>Le Débat des semences : Volume 1 — Solutions politiques pour les ressources génétiques</em>; 15 recommandations y sont formulées. Le volume 2 du <em>Débat des semences</em>, publié en 2003, propose des solutions pour les lois nationales régissant la conservation et l&#8217;échange du germoplasme, la protection des connaissances autochtones et locales, et la mise en valeur des innovations biologiques. Plus récemment, le <span class="smallcaps">CRDI</span> et divers autres donateurs ont, en collaboration avec l&#8217;<span class="smallcaps">IPGRI</span>, créé l&#8217;Initiative stratégique sur les ressources génétiques (<span class="smallcaps">ISRG</span>) afin de poursuivre les travaux du Groupe Crucible.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres études entreprises dans le cadre de projets sur les cultures ont traité de questions liées à des organes directeurs inter-nationaux comme la Convention sur la diversité biologique (<span class="smallcaps">CDB</span>) et l&#8217;Organisation mondiale du commerce (<span class="smallcaps">OMC</span>). Ces efforts ont contribué à la sensibilisation à ces questions, à l&#8217;intégration d&#8217;enjeux importants aux objectifs officiels et à la prise en compte du point de vue des populations autochtones lors des négociations.</p>
<h3><strong>En bref</strong></h3>
<h4><strong>Un tour d&#8217;horizon des réalisations</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Depuis une dizaine d&#8217;années, les gens ont davantage pris conscience de l&#8217;importance de l&#8217;agrobiodiversité et en comprennent mieux les enjeux. Il existe aujourd&#8217;hui une masse d&#8217;informations sur les ressources phytogénétiques locales et leur utilisation, souvent dans des endroits éloignés et difficiles d&#8217;accès. Ces connaissances s&#8217;étendent à trois types de cultures, à trois continents, à de nombreuses agroécozones et à divers systèmes autochtones.</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats cumulés des recherches constituent une somme de données qui ont contribué à faire valoir l&#8217;intérêt de l&#8217;agrobiodiversité et favorisé son intégration dans les programmes de recherche internationaux, y compris ceux des organismes donateurs qui financent le développement international ou la recherche en développement.</p>
<p style="text-align: justify;">En particulier, de nouvelles méthodes interdisciplinaires ont été mises au point afin d&#8217;étudier l&#8217;agrobiodiversité et de renforcer les capacités locales de façon à conserver et accroître la diversité. Ces méthodes conjuguent différents éléments : consultation et collaboration des participants; expérimentation en milieu réel et dans les stations de recherche; analyse (à des degrés divers) différenciée de l&#8217;utilisation des ressources fondée principalement sur les sexospécificités. Ces méthodes et d&#8217;autres outils ont été solidement documentés et mis à la disposition des personnes intéressées par l&#8217;étude ou la mise en œuvre de la dynamique de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certains pays et organismes, des équipes continuent d&#8217;expérimenter ces nouvelles méthodes. Les projets dans le cadre desquels elles sont utilisées sont alors véritablement mis en vedette; ils attirent énormément l&#8217;attention mais ils font aussi, parfois, l&#8217;objet d&#8217;un examen rigoureux. L&#8217;institutionnalisation d&#8217;approches et de méthodes de recherche font explicitement partie des priorités de certaines initiatives, notamment de celles du programme Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>) du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>). Certains innovateurs ont déjà réussi à intégrer ces méthodes au programme de recherche national; c&#8217;est le cas du <span class="smallcaps">CIMMYT</span> au Mexique et de l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> au Maroc et en Tunisie. D&#8217;autres équipes de chercheurs — en particulier celles affectées aux projets qui se déroulent en Chine, à Cuba, en Éthiopie, en Jordanie et au Népal — comptent influer d&#8217;ici peu sur les programmes de recherche de ces pays. Le Groupe Crucible, dont les publications ont présenté les enjeux sous un jour nouveau, a largement contribué à l&#8217;intégration des questions d&#8217;agrobiodiversité (comme le savoir autochtone, les droits des agriculteurs, l&#8217;accès aux avantages et le partage des bénéfices découlant de l&#8217;exploitation des ressources génétiques) aux programmes nationaux et internationaux d&#8217;élaboration des politiques. Comme ce rapport l&#8217;indique clairement, malgré le nombre de solutions de rechange (règlements, ententes, lois types) qui ont été proposées et dont on a prôné l&#8217;adoption, il reste encore beaucoup à faire pour consolider et étendre les domaines de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité, de l&#8217;amélioration des cultures et de la phytosélection participative.</p>
<h4><strong>Une preuve de progrès</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Vers la fin de 2002, la <span class="smallcaps">RPAG</span>, en collaboration avec une autre initiative du <span class="smallcaps">GCRAI</span>, le Programme de ressources génétiques à l&#8217;échelle du système (<span class="smallcaps">PRGES</span>), a organisé un colloque ayant pour thème « la qualité de l&#8217;approche scientifique de la sélection végétale participative ». Ce colloque a réuni 35 innovateurs, chercheurs et directeurs de recherche des quatre coins du monde, représentant le <span class="smallcaps">GCRAI</span>, les systèmes nationaux de recherche agri-cole, des <span class="smallcaps">ONG</span> et des organismes donateurs. Ils avaient pour objectif de passer en revue et de discuter des principes et des méthodes éventuellement applicables à la phytosélection participative. Les discussions ont porté notamment sur l&#8217;établissement des priorités, les essais <em>in situ</em> et l&#8217;évaluation des expériences, la mise à l&#8217;échelle, l&#8217;évaluation des incidences, l&#8217;application de l&#8217;approche holistique à la phytosélection participative et la biotechnologie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Non seulement ces partenariats modifient-ils les méthodes de recherche, mais ils permettent également de poser les jalons des futures innovations et des résultats à long terme.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce colloque de cinq jours a prouvé que la phytosélection participative a fait de remarquables progrès. Les principes et les méthodes ont été approfondis et mûris; le nombre de spécialistes et d&#8217;organismes qui appuient la phytosélection participative s&#8217;est accru et la portée de leurs travaux s&#8217;est étendue; et on commence à relier plus étroitement la phytosélection participative et la gestion intégrée des ressources naturelles, la reproduction de semences et les questions de l&#8217;accès, de la rétribution et du partage des avantages découlant des interventions dans ce domaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le colloque a été l&#8217;occasion de consolider les partenariats existants et d&#8217;en former de nouveaux — avantage qui passe souvent inaperçu lors de l&#8217;évaluation de tels événements. Non seulement ces partenariats modifient-ils les méthodes de recherche, mais ils permettent également de poser les jalons des futures innovations et des résultats à long terme de recherches davantage axées sur les besoins des utilisateurs.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 5 : Recommandations</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative exige une manière différente, novatrice, de considérer les besoins de l&#8217;humanité qui va bien au-delà de l&#8217;accroissement de la productivité. Cette approche a pour objectif d&#8217;accroître la productivité, bien sûr, mais aussi d&#8217;améliorer la diversité et de donner aux agriculteurs les moyens d&#8217;agir.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous l&#8217;avons vu, les approches collaboratives font intervenir de nombreux acteurs et ont recours à de rigoureuses méthodes participatives. Elles contribuent véritablement à la sécurité alimentaire et à l&#8217;amélioration des moyens de subsistance. Toutefois, les interventions sur le terrain — à la ferme et dans les collectivités — ne peuvent à elles seules soutenir ces solutions éprouvées. <strong>Pour assurer à long terme le succès de ces démarches, il faut les appuyer par des politiques, par des mesures qui en garantissent la mise en œuvre et, le cas échéant, par une législation connexe.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Combler le fossé qui existe entre la recherche sur le terrain et l&#8217;application généralisée des méthodes voulues pour soutenir le processus axé sur la conservation à long terme de la diversité constitue un défi politique de taille. La réalisation de cet objectif passe nécessairement par des mesures de redressement dans six domaines décisionnels de l&#8217;État et/ou du milieu de la recherche. Les politiques requises touchent le développement agricole, la conservation des ressources naturelles, la mise en circulation des nouvelles variétés, les droits de propriété intellectuelle, les droits des agriculteurs et des phytogénéticiens, la mise en marché et l&#8217;homologation des produits.</p>
<h3><strong>1. Les utilisateurs de la diversité des cultures au centre de l&#8217;action</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative prend toute sa pertinence dans une des situations suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="3" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%" valign="top">Dans des régions marginales, sujettes aux contraintes.</td>
<td width="50%" valign="top">Dans des régions hétérogènes du point de vue agroécologique ou socioculturel.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lorsque la productivité et la diversité sont des objectifs d&#8217;égale importance.</td>
<td valign="top">Lorsque la conservation et l&#8217;amélioration de la diversité sont les principaux objectifs.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lorsque l&#8217;amélioration vise des espèces d&#8217;une importance capitale pour les agriculteurs qui n&#8217;obtiennent pas de semences de stations de recherche, p. ex.les cultures « secondaires » (souvent pratiquées par des femmes).</td>
<td valign="top">Lorsque les agriculteurs ne peuvent s&#8217;adonner à la sélection végétale sans aide, p. ex. en présence de maladies requérant de nouvelles et nombreuses caractéristiques précises.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lorsque les agriculteurs veulent une plus grande mainmise sur la sélection végétale et la production de semences.</td>
<td valign="top">Lorsque les approches de l&#8217;amélioration des cultures sont inefficaces ou improductives par suite de divergences entre les divers intervenants.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Tenter de relever ces défis en tout ou en partie suppose la volonté de travailler à partir d&#8217;un nouveau modèle de recherche et de développement : une approche qui contribue à accroître à la fois l&#8217;efficacité et l&#8217;efficience en plaçant les utilisateurs de la diversité des cultures au centre de l&#8217;action.</p>
<h3><strong>2. Les agriculteurs, les chercheurs et les autres intervenants sur un pied d&#8217;égalité</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle division du travail, de nouveaux partenariats, de nouvelles formes de collaboration, voilà les principes de la phytosélection participative. Les agriculteurs doivent prendre part à la recherche dans une mesure et par des moyens qui leur conviennent : autrement dit, il faut améliorer la qualité de leur participation. Les agriculteurs ne doivent plus être considérés comme des bénéficiaires passifs des technologies, des semences et de l&#8217;information. Il faut les inciter à jouer un rôle actif et à orienter les travaux. C&#8217;est aux agricultrices, en particulier, qu&#8217;il faut accorder la priorité. Non pas par « rectitude politique », mais bien en raison de la connaissance intime qu&#8217;ont les femmes de la production végétale et de la multiplication des semences, de leurs besoins et de leurs intérêts en matière de sécurité alimentaire, et de leur rôle de premier plan dans les ménages, les familles élargies et les réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sélectionneurs devraient travailler davantage <em>in situ</em> — à la ferme et dans les collectivités — et considérer les agriculteurs comme des collègues dont les connaissances, les compétences et l&#8217;expérience complètent les leurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand principe organisationnel sur lequel s&#8217;appuyer pour agir conformément aux réalités locales ne devrait plus être la centralisation mais bien la décentralisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sélectionneurs devraient aussi collaborer avec des spécialistes des sciences sociales et adopter une méthode de recherche inter-disciplinaire qui tienne compte de l&#8217;aspect biophysique et de la dimension sociale du processus dynamique sous-jacent à la conservation de la diversité.</p>
<h3><strong>3. Le partage des coûts et des avantages entre les agriculteurs et les chercheurs</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Sans doute faudra-t-il recueillir d&#8217;autres preuves dans diverses régions et différents contextes, mais il en existe déjà assez pour confirmer l&#8217;efficacité et la rentabilité de l&#8217;approche participative. Elle suppose une nouvelle organisation du temps, du travail et de la recherche qui accorde une plus grande place à l&#8217;interaction directe, en particulier sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, les périodes de démarrage exigent une forte concentration de main-d&#8217;œuvre, outre beaucoup de temps et d&#8217;efforts pour établir des rapports de confiance et de bonnes relations de travail. L&#8217;engagement à long terme revêt une importance particulière si l&#8217;on veut instaurer une collaboration fructueuse et être en mesure de faire face aux inévitables revers comme une mauvaise récolte due à la sécheresse, par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">La facilitation et le rassemblement sont des rôles nouveaux et importants que les chercheurs sont désormais appelés à jouer. Offrir une formation particulière à ceux qui ne possèdent pas ces compétences est un judicieux investissement. La collaboration entre des gens ayant des bagages différents — les chercheurs spécialisés dans divers domaines, les agriculteurs et agricultrices, les agents de vulgarisation — nécessite un équilibre entre une multitude d&#8217;idées, d&#8217;intérêts, de compétences et de personnalités. D&#8217;autre part, la gestion de la planification participative ainsi que la mise en œuvre, le suivi et l&#8217;évaluation des projets exigent que l&#8217;on veille à l&#8217;établissement d&#8217;un climat propice à des interactions et à des communications ouvertes et loyales. L&#8217;établissement et la consolidation de l&#8217;approche participative doivent être au cœur de ces priorités.</p>
<p style="text-align: justify;">La participation à la sélection végétale est aussi synonyme de changements : dans la façon dont se fait la sélection du germoplasme; dans la conception des parcelles d&#8217;essai; dans les lieux d&#8217;application des expériences; dans le processus d&#8217;évaluation des résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette manière d&#8217;organiser le temps et le travail est ce qu&#8217;il est convenu d&#8217;appeler la gestion des processus. <strong>Ce mode de gestion prévoit que les efforts prometteurs ou probants seront récompensés par des primes d&#8217;encouragement et des rétributions supplémentaires.</strong> Les agriculteurs devraient être officiellement reconnus comme « co-auteurs » de nouvelles variétés ou de publications qui attestent les processus et les résultats définitifs. Les phytogénéticiens, pour leur part, devraient être reconnus et récompensés non seulement pour la mise en circulation de nouvelles variétés, mais aussi pour leur contribution au processus donnant lieu à ces nouveaux produits. Les subventions à la recherche devraient être destinées aux propositions qui trai-tent adéquatement des questions liées à la gestion des processus.</p>
<h3><strong>4. Cinq principes à retenir</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative a trois objectifs principaux : accroître la productivité, augmenter la diversité et renforcer l&#8217;autonomie des agriculteurs et des autres intervenants. Pour contribuer à la réalisation de ces objectifs, nous devons surveiller comment et dans quelle mesure les méthodes et autres outils de recherche influent sur l&#8217;efficacité des travaux et sur la liberté d&#8217;action des gestionnaires des ressources locales. <strong>Les bonnes pratiques doivent produire des résultats valables et pertinents, susceptibles d&#8217;améliorer les conditions locales.</strong> La pertinence suppose que ces résultats peuvent être généralisés et qu&#8217;on peut en tirer des enseignements applicables ailleurs que sur le site de la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Les principes sont les suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> La recherche correspond à un ordre de priorité ou à un programme cohérent, précis et commun aux divers intervenants, et elle contribue à la formation de partenariats.</li>
<li> La recherche traite de la dynamique complexe des changements qui s&#8217;opèrent dans les processus et systèmes humains et des ressources naturelles, et elle tente de mieux faire comprendre ces éléments, en particulier à l&#8217;échelle locale.</li>
<li> La recherche repose sur plusieurs méthodes et sources d&#8217;informations à la fois.</li>
<li> La recherche contribue à une planification concertée axée sur le changement social.</li>
<li> La recherche est fondée sur l&#8217;apprentissage itératif et des boucles de rétroaction, de sorte que l&#8217;échange de l&#8217;information est constant et bidirectionnel.</li>
</ul>
<h3><strong>5. Déterminer les résultats grâce au suivi et à l&#8217;évaluation participative</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Tenir compte des besoins et des intérêts des utilisateurs suppose une façon différente de proposer des résultats. Nous ne pouvons plus nous fonder uniquement sur des critères prédéfinis pour des endroits éloignés des champs et de la réalité des agriculteurs. Nous ne pouvons plus accepter uniquement les points de vue et les jugements des chercheurs et des gestionnaires. Il faut mettre au point de nouveaux outils, indicateurs et mécanismes de suivi qui tiennent compte du caractère dynamique, coopératif et plurilatéral de la phytosélection participative.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;évaluation et la surveillance participative est une approche qui envisage les méthodes de recherche sous un angle nouveau. Elle regroupe les chercheurs et d&#8217;autres intervenants — agriculteurs, représentants du gouvernement et agents de vulgarisation — pour surveiller et évaluer les activités de recherche ou de développement. Cette approche, lorsqu&#8217;elle est intégrée au cycle d&#8217;un projet, consolide les volets apprentissage et reddition des comptes et accroît l&#8217;efficacité du projet, surtout parce que les intervenants se rendent compte que <strong>ce n&#8217;est pas seulement l&#8217;objet de l&#8217;évaluation qui importe, mais aussi qui s&#8217;en charge.</strong> L&#8217;évaluation et la surveillance participative permet de mieux comprendre comment sont représentés et négociés les divers intérêts et préoccupations.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, cette approche donne aux chercheurs et au personnel des administrations locales l&#8217;occasion de mieux saisir en quoi consistent les besoins et les intérêts des agriculteurs et des agricultrices. En participant plus activement à l&#8217;évaluation et à l&#8217;analyse des changements, les divers intervenants sont mieux à même de comprendre ce qui se passe effectivement sur le terrain et de tenir compte du point de vue des femmes et des hommes selon les différents groupes d&#8217;âge, classes ou origines ethniques. Cette approche incite les gens à exposer leurs succès et à apprendre les uns des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;évaluation et la surveillance participative fait appel à divers outils, dont des diagrammes de toutes sortes; l&#8217;analyse <span class="smallcaps">FFPM</span> (forces, faiblesses, possibilités et menaces); des matrices et courbes d&#8217;incidences; des groupes de discussions et des formulaires d&#8217;autoévaluation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les critères et les indicateurs utilisés mesurent les résultats en fonction de leurs effets sur les éléments suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> amélioration de la production à la ferme (rendement supérieur, augmentation de la valeur culinaire des grains);</li>
<li> augmentation de la diversité <em>in situ</em> (augmentation du nombre de variétés par cycle, introduction de variétés résistant à la sécheresse);</li>
<li> renforcement des organisations locales de gestion des cultures et de production de semences (les agricultrices se chargent de la production et de la mise en marché des semences, et les agriculteurs organisent les groupes de recherche locaux);</li>
<li> sélection plus dynamique et participative (les sélectionneurs professionnels comprennent mieux les critères importants pour les agriculteurs);</li>
<li> toujours dans le secteur formel, organisation plus dynamique et intégrée de la sélection végétale et de la production de semences (décentralisation des essais, inclusion de cultivars traditionnels dans les programmes de sélection);</li>
<li> renforcement de l&#8217;autonomie (les agriculteurs demandent aux phytogénéticiens d&#8217;étendre la phytosélection participative à d&#8217;autres cultures, des agriculteurs forment d&#8217;autres agriculteurs).</li>
</ul>
<h3><strong>6. Créer une nouvelle génération de spécialistes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;apprentissage par l&#8217;action est un bon moyen de créer un vivier de spécialistes chevronnés au sein des organismes publics et privés. Il faut toutefois concevoir, mettre en œuvre et évaluer de nouvelles méthodes d&#8217;enseignement et de formation pour élargir ce cercle de spécialistes et accélérer l&#8217;adoption de l&#8217;approche participative. <strong>Les spécialistes des sciences naturelles (phytogénéticiens et agronomes), des sciences sociales (économistes, sociologues et anthropologues) et les avocats doivent étendre le champ de leurs connaissances et parfaire leurs compétences dans plus d&#8217;un domaine.</strong> Ils doivent apprendre à travailler ensemble et à mieux se compléter. Ils doivent être en mesure d&#8217;utiliser les méthodes participatives appropriées. Ils doivent, en outre, pouvoir rassembler divers intervenants et favoriser la collaboration et des communications fluides et suivies.</p>
<p style="text-align: justify;">De brefs cours de formation ou stages peuvent conduire à l&#8217;acquisition de nouvelles connaissances et compétences, mais il faudra des changements plus fondamentaux dans les programmes de deuxième et troisième cycles pour former les futurs directeurs de recherche et gestionnaires de politiques.</p>
<h3><strong>Le défi</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut aussi, dès maintenant, élaborer des mesures de redressement dans ces six domaines</strong> afin de mettre à profit ce qui a déjà été accompli, non seulement par le <span class="smallcaps">CRDI</span> mais aussi par les organismes ayant les mêmes centres d&#8217;intérêt ailleurs dans le monde. Il est cependant déplorable que l&#8217;élaboration des politiques soit un processus aussi lent et complexe, dont la nature même le soumet à l&#8217;influence des instances locales, nationales ou internationales. Si nous voulons préserver la biodiversité de la planète, nous devons nous donner les moyens de vaincre cette inertie structurelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour reprendre les termes du Groupe Crucible <strong>:</strong></p>
<p><em>Les décideurs doivent trouver le moyen de stimuler l&#8217;innovation aux niveaux communautaire, national et international — dans les secteurs public et privé, formel et informel. Le défi [. . . ] consiste à trouver des mécanismes équitables permettant à ces diverses formes d&#8217;innovation de collaborer pour le bienfait de l&#8217;humanité.</em></p>
<p style="text-align: justify;">—  (<em>Un brevet pour la vie</em>, CRDI 1994, p. 47)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 6 : Une vision de l&#8217;avenir</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les quatre premiers chapitres, nous avons étudié quelquesunes des questions entourant l&#8217;agrobiodiversité, passé en revue dix années des recherches sur l&#8217;agrobiodiversité et la phytosélection participative qui ont été appuyées dans divers pays, décrit d&#8217;importantes réalisations et fait état des enseignements que nous en avons retenu. Il nous est clairement apparu qu&#8217;il reste encore beaucoup à faire et, surtout, à apprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos six recommandations incitent à passer à l&#8217;action dans plusieurs domaines :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> action à l&#8217;échelle mondiale donnant lieu aux changements requis pour assurer la conservation de la diversité;</li>
<li> action qui rapprocherait la recherche « en laboratoire » et les essais dans les exploitations agricoles;</li>
<li> action qui pousserait plus loin les connaissances et l&#8217;expérience en phytosélection participative.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Mais les recommandations, en fin de compte, ne sont toujours que des mots. Ce qui importe, ce sont les actions concrètes et cela représente un défi politique de taille. Dans ce dernier chapitre, nous nous hasarderons à faire une extrapolation de ces recommandations. <strong>Les pages qui suivent présentent une vue spéculative de la situation dans une dizaine d&#8217;années.</strong> Pour cette incursion dans l&#8217;avenir, nous supposerons que les <span class="smallcaps">ONG</span>, les systèmes nationaux de recherche agricole, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), les décideurs et les donateurs auront la volonté et les ressources nécessaires pour donner suite à ces recommandations. Nous sommes en 2012. Repassons donc les six recommandations formulées au chapitre 5 pour voir où elles peuvent mener.</p>
<h3><strong>Une pertinence accrue</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>En Chine, la participation au projet des décideurs et des instances politiques chargés de l&#8217;agriculture est d&#8217;une importance cruciale car ainsi ils se rendent compte que les choses peuvent se faire différemment.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Yiching Song (directrice de projet, Chine, 2002)</p>
<h4><strong>La production de semences n&#8217;est plus un « après-coup »</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans la Chine de 2012, les décideurs et les instances politiques chargés de l&#8217;agriculture participent activement à la conservation de la biodiversité. L&#8217;importance primordiale de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité est donc généralement reconnue et la phytosélection participative est désormais considérée comme une nouvelle façon, plus rationnelle, d&#8217;améliorer les cultures et d&#8217;accroître la diversité des ressources phytogénétiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nouveauté d&#8217;égale importance : la phytosélection participative est acceptée comme méthode de recherche.</strong> On comprend toutefois que la phytosélection participative ne peut se suffire à elle-même si on ne lui fournit pas l&#8217;espace et l&#8217;appui dont elle a besoin dans le milieu dans lequel elle évolue. Les attitudes sociales quant à la production alimentaire et à la conservation de la biodiversité ont aussi beaucoup changé. Chez tous ceux qui interviennent d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre dans le cycle nourricier — agriculteurs, chercheurs, fabricants ou décideurs — « prendre soin de la terre » est devenu la norme. La production a augmenté, en particulier dans les régions où les besoins sont les plus criants, et on a entrepris de mettre en œuvre les mesures voulues pour renouveler les sciences agronomiques, les technologies et les politiques agricoles. La phytosélection participative et la conservation de la biodiversité sont associées au développement rural et agricole durable. La phytosélection participative est sortie de son carcan. Elle ne se centre plus uniquement sur les cultures et la diversité des espèces végétales, mais s&#8217;intéresse aussi aux gens — aux femmes et aux hommes qui, grâce à leurs connaissances et compétences ainsi qu&#8217;à la souplesse de leurs modes de gestion, conservent à la ferme et à l&#8217;extérieur la variété de ressources agricoles dont ils sont tributaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais surtout, la production des semences n&#8217;est plus une étape à laquelle on pense après coup. Il y a, d&#8217;un côté, la phytosélection participative et, de l&#8217;autre, la production et l&#8217;échange des semences : ce sont des tâches indissociables. Dans cette vision de l&#8217;avenir, il est généralement reconnu que la phytosélection participative, aussi indispensable qu&#8217;elle soit, ne peut se poursuivre que si elle est soutenue par des systèmes de production de semences, locaux et nationaux, rentables et évolutifs. À Guangxi, par exemple, de nombreuses petites sociétés, dont plusieurs sont dirigées par des femmes, ont vu le jour. Elles entreposent et vendent une gamme de cultivars traditionnels de maïs et à pollinisation libre beau-coup plus variée que ce que le marché était en mesure d&#8217;offrir à peine quelques années auparavant.</p>
<h3><strong>De nouveaux partenariats</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Le comité de recherches agricoles est un des seuls groupes qui participent aux activités d&#8217;amélioration variétale au Népal. Lors de leurs premières visites de la station de recherche, avant leur participation aux activités, les membres du comité critiquaient les chercheurs. Mais après avoir observé pendant trois ou quatre ans les travaux de recherche, ils ont mieux compris de quoi il s&#8217;agit.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Sanjaya Gyawali (chercheur, Népal, 2002)</p>
<h4><strong>Tout est relié</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans ce nouveau contexte où la phytosélection participative est reconnue comme étant la norme, il est logique que les activités communautaires de conservation de l&#8217;agrobiodiversité et d&#8217;amélioration des cultures soient liées aux changements qui se produisent sur la scène politique nationale et internationale. Les collectivités ont ainsi la possibilité d&#8217;être partie à des accords internationaux comme la Convention sur la diversité biologique, le Traité international de la <span class="smallcaps">FAO</span> sur les ressources phytogénétiques et l&#8217;Accord de l&#8217;<span class="smallcaps">OMC</span> sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce. Le contexte mondial appuie la diversité des efforts locaux et la diversité locale oriente les démarches mondiales et y contribue.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;un des premiers à se lancer dans cette expérience en 2012, le Népal est un chef de file et est considéré par plusieurs comme un exemple à suivre. Les comités d&#8217;agriculteurs, formés à parts égales d&#8217;hommes et de femmes, travaillent en étroite collaboration avec le secteur formel à la mise au point et à l&#8217;évaluation de nouvelles variétés ainsi qu&#8217;aux essais des techniques après-récoltes. La reconnaissance par l&#8217;État des droits des agriculteurs a non seulement valu aux collectivités rurales d&#8217;être traitées avec respect, mais elle leur a aussi permis de participer davantage aux affaires communautaires et d&#8217;améliorer l&#8217;économie locale. Les foires sur la biodiversité sont populaires et attirent un auditoire nombreux. En outre, les lauréats des concours organisés lors de ces événements sont invités à devenir membres des comités locaux et régionaux de mise en circulation des nouvelles variétés végétales.</p>
<h3><strong>La qualité des interactions et de la collaboration</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Même si je suis convaincu de l&#8217;importance de la science dans la phytosélection participative, la clé du succès d&#8217;un projet consiste en l&#8217;établissement de relations humaines harmonieuses qui, elles, doivent être fondées sur le respect. J&#8217;ai été à même de constater que c&#8217;est là que le bât blesse pour certains systèmes nationaux de recherche agricole et plusieurs scientifiques internationaux.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Salvatore Ceccarelli (directeur de projet, Syrie, 2002)</p>
<h4><strong>Reconnaître la contribution des agriculteurs</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le recours à la phytosélection participative s&#8217;étant généralement répandu, on considère normal, en 2012, que les chercheurs, les agents de vulgarisation et les agriculteurs — et d&#8217;autres intervenants comme les fabricants et les commerçants — travaillent main dans la main. Ils mettent à profit l&#8217;accès qu&#8217;ont les chercheurs à diverses sources de connaissances, des principes et méthodes de sélection aux techniques de production des semences et aux études en sciences sociales. Ces intervenants s&#8217;en remet-tent davantage au savoir-faire des agriculteurs et à leurs capacités de gestion et d&#8217;organisation pour tenir compte plus précisément des besoins et des intérêts d&#8217;un vaste groupe d&#8217;utilisateurs et des différences fondées sur le sexe, l&#8217;âge, la classe et l&#8217;origine ethnique.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme les attitudes ont changé, les questions d&#8217;éthique et les droits de propriété intellectuelle font systématiquement partie des programmes de recherche et d&#8217;élaboration des politiques; ces questions sont intégrées aux nouvelles initiatives <strong>au tout début</strong>. On soulève et règle désormais bon nombre de questions qui étaient ignorées auparavant; par exemple : le consentement préalable éclairé, les ententes explicites <em>ex ante</em> sur l&#8217;accès aux ressources et le partage des avantages, la reconnaissance de la contribution des agriculteurs aux démarches créatrices, la reconnaissance des droits des agriculteurs de distribuer, échanger et vendre les semences. Ces questions font partie intégrante des politiques et des pratiques des centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), des systèmes nationaux de recherche agricole et des <span class="smallcaps">ONG</span> de même que des programmes d&#8217;enseignement et de formation.</p>
<p><strong>L&#8217;adoption de meilleures pratiques</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>À ce jour, les principales réalisations sont les changements qui se sont opérés dans le processus et la structure de la sélection végétale pour en arriver à une formule qui tienne davantage compte des agriculteurs. Ce sont des changements à long terme qui vont bien au-delà du cycle d&#8217;un projet. Citons, entre autres, la décentralisation des expériences vers les exploitations agricoles; la conception d&#8217;essais</em> in situ <em>de façon à être bien compris des agriculteurs et qui prévoient leur collaboration dans des situations réelles; l&#8217;utilisation judicieuse et l&#8217;intégration des évaluations fournies par les agriculteurs.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Louise Sperling (ancienne coordonnatrice de la phytosélection participative au programme <span class="smallcaps">RPAG</span>, 2002)</p>
<h4><strong>Le prolongement du succès</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Comme la phytosélection participative n&#8217;est plus contestée mais suscite un vif intérêt, les analyses à long terme des tendances de la biodiversité et la documentation à ce sujet sont plus facilement accessibles. Vers la fin de 2012, plus de 150 chercheurs, directeurs de recherche, agriculteurs et représentants du gouvernement, de tous les coins du monde, assistent à un colloque sur les pratiques de la phytosélection participative. Certains des participants se souviennent d&#8217;un colloque semblable, organisé en 2002, où l&#8217;on voyait déjà des signes prometteurs de progrès dans ce domaine. Dix ans plus tard, les analyses sociales, selon les règles de l&#8217;art, sont devenues monnaie courante dans bon nombre de pays. Les chercheurs et les décideurs tiennent compte systématiquement de la relation entre l&#8217;utilisation des ressources, la diversité et les moyens de subsistance des populations rurales, en particulier des populations pauvres. Plusieurs participants indiquent que l&#8217;analyse des rapports de force, des processus organisationnels et de l&#8217;élaboration des politiques fait automatiquement partie des projets de recherche sur la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Une représentante du ministère de l&#8217;Agriculture livre une présentation sur l&#8217;incidence de la phytosélection participative sur l&#8217;élaboration des politiques officielles et souligne que ces politiques doivent rester souples et tenir compte des réalités sur le terrain. L&#8217;essentiel, insiste-t-elle, est que la recherche participative et la gestion des ressources naturelles permettent aux gardiens de la biodiversité de faire face plus efficacement à l&#8217;évolution et à l&#8217;hétérogénéité des agroécosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Un groupe d&#8217;agriculteurs et de chercheurs de Cuba fait état de l&#8217;adoption et du respect d&#8217;une loi conçue expressément non seulement pour reconnaître la contribution des agriculteurs à la diversité et à l&#8217;amélioration des cultures, mais aussi pour leur garantir un accès équitable à la diversité et un juste partage des avantages. Cette loi a déjà une incidence favorable sur la vie des agriculteurs dans le pays tout entier.</p>
<h3><strong>Une participation de haute tenue</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Les femmes acceptent volontiers l&#8217;invitation à participer à un comité local de recherche agricole(<span class="smallcaps">CIAL</span>) dans leur collectivité. Je crois que cette réponse enthousiaste tient à leur impression que ces comités leur permettront d&#8217;améliorer leurs moyens de subsistance. Elles estiment aussi que la participation à un</em> <span class="smallcaps">CIAL</span> <em>leur donne l&#8217;occasion</em> <em>de montrer leurs compétences, leurs capacités et leur potentiel, et qu&#8217;ainsi elles peuvent contribuer à résoudre les problèmes auxquels doit faire face leur collectivité.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Noemi Espinoza (chercheuse, Nicaragua, 2002)</p>
<h4><strong>Susciter le respect, exercer une influence</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">En Amérique latine, en 2012, les comités locaux de recherche agricole sont beaucoup plus qu&#8217;un mouvement; dans plusieurs pays, ils font partie du ministère de l&#8217;Agriculture qui assure aussi leur financement. Au Nicaragua et dans un certain nombre d&#8217;autres pays, les représentants de ces comités sont des membres respectés et influents des organismes consultatifs provinciaux et nationaux en matière de politique. Les gouvernements ainsi que des institutions nationales et internationales allouent des ressources pour faire en sorte que la phytosélection participative soit au cœur de toutes les recherches et politiques agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le suivi et l&#8217;évaluation ne sont plus la prérogative des chercheurs. Ces tâches importantes sont effectuées en collaboration avec les agriculteurs et d&#8217;autres intervenants qui assurent le suivi et l&#8217;évaluation des activités de recherche ou de développement. Cette nouvelle approche découle en grande partie de l&#8217;adoption généralisée des principes de la phytosélection participative qui a permis d&#8217;améliorer les relations avec les gens et leur participation.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, les <span class="smallcaps">CIAL</span> sont ouverts à tous et accueillent ceux qui, pendant longtemps, n&#8217;étaient pas considérés comme des participants valables — les femmes et les membres des ménages pauvres, en particulier. Cette nouvelle ouverture d&#8217;esprit résulte de mûres réflexions sur la prise de décisions à diverses étapes du cycle de la recherche et du développement. La participation, l&#8217;établissement des priorités et la prise de décisions en collaboration sont devenues des pratiques courantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le changement sans doute le plus important, c&#8217;est que le modèle des comités locaux de recherche agricole s&#8217;est répandu partout dans le monde. En Asie et en Afrique, et même dans certains pays du Nord, des collectivités ont mis sur pied leur propre version du « comité local de recherche agricole » afin d&#8217;avoir davantage prise sur la biodiversité et leur gagne-pain.</p>
<h3><strong>Une nouvelle génération de spécialistes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Notre objectif est de réussir à former des professionnels qui soient en mesure de travailler autant dans le domaine des sciences naturelles que dans celui des sciences sociales.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Humberto Ríos Labrada (directeur du projet de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span>, Cuba, 2002)</p>
<h4><strong>Former les chefs de file de demain</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dernier aspect, mais non le moindre : l&#8217;adoption généralisée de la phytosélection participative comme nouvelle méthode de recherche a permis de dégager les ressources nécessaires pour mettre au point de nouveaux programmes et matériels d&#8217;enseignement et d&#8217;apprentissage en réponse à la demande accrue de meilleurs cours de formation. Un tel cours sur l&#8217;amélioration participative des plantes vient d&#8217;être mis sur pied à Cuba et attire des chercheurs du monde entier. En 2012, la phytosélection participative soulève l&#8217;enthousiasme d&#8217;une nouvelle génération de jeunes professionnels qui veulent participer à l&#8217;effort mondial pour assurer la conservation de la biodiversité. Ce sont les chercheurs et les directeurs de recherche de demain : des acteurs au rôle déterminant et des participants résolus, en nombre suffisant pour soutenir des programmes de recherche sur l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Annexe 1 : Glossaire</strong></h2>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">AREA</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Agricultural Research and Extension Authority</em> [Yémen] [Agence de vulgarisation et de recherche agricole)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Biodiversité agricole :</strong></span> <span class="glossdef">Aussi appelée agrobiodiversité, désigne la variété et la variabilité des espèces animales et végétales, et des micro-organismes qui servent directement ou indirectement à l'alimentation et à l'agriculture (plantes cultivées, bétail, foresterie, pêches). Elle comprend la diversité des ressources génétiques (variétés, obtentions, etc.) et des espèces utilisées comme nourriture, combustible ou fourrage, pour leurs fibres ou la fabrication de produits pharmaceutiques.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">BMZ/GTZ</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Bundesministerium für Wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung</em> (Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement) <strong>/</strong> <em>Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit</em> (Agence allemande de coopération technique)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CBDC</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Community Biodiversity Development and Conservation Program</em> (Programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CCAP</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Center for Chinese Agricultural Policy</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CDB</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Convention sur la diversité biologique</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIAL</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Comité de Investigación Agrícola Local</em> (Comité local de recherche agricole)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIAT</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Centro Internacional de Agricultura Tropical</em> (Centre international d'agriculture tropicale)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIMMYT</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Centro Internacional de Mejoramiento de Maíz y Trigo</em> (Centre international d'amélioration du maïs et du blé)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIRA</span> :</strong></span> <span class="glossdef">centre international de recherche agricole</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation des banques de gènes :</strong></span> <span class="glossdef">voir Conservation <em>ex situ</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation en milieu réel ou à la ferme :</strong></span> <span class="glossdef">voir Conservation <em>in situ</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation e</strong><em><strong>x situ</strong></em> <strong>:</strong></span> <span class="glossdef">Littéralement, conservation « hors-site ». La conservation d'une plante loin de son habitat originel ou naturel, par exemple dans une banque de gènes (endroit où la température et l'humidité sont artificiellement contrôlées) ou un jardin botanique, et son entreposage dans son intégralité ou sous forme de semence, de tissu ou de pollen.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation</strong> <em><strong>in situ</strong></em> <strong>:</strong></span> <span class="glossdef">Littéralement, conservation « sur place ». La conservation de plantes ou d'animaux dans des régions où ils acquièrent leurs propriétés distinctives : dans la nature ou dans les champs des agriculteurs. Comparer avec conservation <em>ex situ</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CNUED</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CRDI</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Centre de recherches pour le développement international.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Cultivar :</strong></span> <span class="glossdef">voir <em>Variété végétale.</em></span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Cultivar traditionnel :</strong></span> <span class="glossdef">Variété d'une plante cultivée hétérogène, mise au point par un agriculteur, adaptée aux conditions écologiques locales et à qui on a assigné un nom local.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">DDC</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Direction du développement et de la coopération (Suisse).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Droits de propriété intellectuelle :</strong></span> <span class="glossdef">Lois qui accordent le monopole aux créateurs d'idées ou de savoir. Les droits de propriété intellectuelle se présentent sous cinq formes principales : brevets, droits des phytogénéticiens, droits d'auteur, marques de commerce et secrets de fabrication.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Droits des agriculteurs :</strong></span> <span class="glossdef">Reconnaissance des agriculteurs (présents, passés et futurs) comme innovateurs agricoles <em>in situ</em> qui, collectivement, conservent et mettent au point des ressources phytogénétiques partout dans le monde. À ce titre, les agriculteurs sont reconnus comme des innovateurs ayant droit à la reconnaissance de leur intégrité intellectuelle et à une rétribution lorsque leurs innovations sont commercialisées.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Droits des phytogénéticiens :</strong></span> <span class="glossdef">voir <em>Droits de propriété intellectuelle</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Érosion génétique :</strong></span> <span class="glossdef">Perte de diversité génétique au sein d'une population de même espèce, réduction du patrimoine génétique d'une espèce ou disparition avec le temps de la totalité d'une espèce.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Espèces végétales :</strong></span> <span class="glossdef">Groupe d'organismes capables de se reproduire par croisement au sein d'une même espèce à l'exclusion de tout autre. En taxinomie, elles sont classées par subdivisions d'un genre, soit un groupe de sujets étroitement liés et descendant d'une même plante-mère.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">FAO</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">FFPM</span> :</strong></span> <span class="glossdef">forces, faiblesses, possibilités et menaces.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">GCRAI</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Génotype végétal :</strong></span> <span class="glossdef">Constitution génétique complète d'une même variété végétale. On dit d'une espèce végétale qu'elle est « hors-type » lorsqu'elle s'écarte des caractères normaux d'une variété ou d'une lignée.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">GIC</span> :</strong></span> <span class="glossdef">groupe d'expérimentation agricole (Cuba).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">GMRI</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Guangxi Maize Research Institute</em> (Guangxi, Chine).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Hybride (généralité) :</strong></span> <span class="glossdef">Première génération d'individus résultant du croisement de deux plantes-mères différentes. Plante intermédiaire résultant du croisement de deux biotypes différents, ou plus, de même espèce ou de biotypes de deux espèces différentes.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">ICARDA</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">ICRISAT</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">INCA</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Instituto Nacional de Ciencias Agrícolas</em> (Institut national de sciences agronomiques, Cuba).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">IPGRI</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Institut international des ressources phytogénétiques.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">OSRG</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Initiative stratégique sur les ressources génétiques.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">LI-BIRD</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em> (Initiatives locales de conservation de la biodiversité, de la recherche et du développement — Népal).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Lignées expérimentales :</strong></span> <span class="glossdef">Ensemble d'individus descendant d'un ancêtre commun, cette définition étant plus étroite que celle de souche ou de variété. Une lignée pure est un clone. En phytosélection, « lignée » se rapporte à tout groupe d'individus génétiquement uniformes dérivés d'une même plante-mère.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Mise en circulation des variétés :</strong></span> <span class="glossdef">Approbation officielle de la multiplication et de la distribution d'une variété.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Obtention végétale :</strong></span> <span class="glossdef">voir <em>Variété végétale.</em></span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">OMC</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Organisation mondiale du commerce.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">ONG</span> :</strong></span> <span class="glossdef">organisation non gouvernementale.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">OUA</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Organisation de l'unité africaine.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Phytosélection participative :</strong></span> <span class="glossdef">Sommairement définie, il s'agit d'une approche fondée sur une étroite collaboration entre chercheurs et agriculteurs, et éventuellement d'autres intervenants, afin d'améliorer les ressources phytogénétiques de même espèce. La phytosélection participative couvre le cycle complet des activités de développement et de recherche associées à l'amélioration de la génétique végétale : la détermination des objectifs de la sélection; la production de variabilité génétique ou diversité; la sélection au sein de populations variables pour mettre au point des matériels expérimentaux; l'évaluation de ces matériels (ce qu'on appelle la <em>sélection participative de variétés</em>); la distribution des matériels; la production, la diffusion et la distribution de semences. Cette approche comprend également l'évaluation des politiques et/ou mesures législatives en vigueur, et l'élaboration de nouvelles dispositions, au besoin. Les agriculteurs et les phytogénéticiens — et d'autres intervenants comme les commerçants, les fabricants, les distributeurs et les consommateurs — sont appelés à jouer différents rôles à divers moments, mais ils travaillent tous en collaboration pour apporter des changements.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">PROFRIJOL</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Programa Cooperativo Regional de Frijol para Centro América, México y El Caribe</em> (réseau d'étude sur la production de légumineuses).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">PRGES</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Programme de ressources génétiques à l'échelle du système (du <span class="smallcaps">GCRAI</span>).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Résilience de l'écosystème :</strong></span> <span class="glossdef">Capacité des écosystèmes à main-tenir leur intégrité en dépit des perturbations. Un écosystème est un ensemble dynamique de micro-organismes, de plantes et d'animaux, y compris les collectivités humaines et leurs milieux non biologiques, interagissant comme une entité fonctionnelle.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">RPAG</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Recherche participative et analyse du genre (programme du <span class="smallcaps">GCRAI</span>).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">SEARICE</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Southeast Asian Institute for Community Empowerment</em> (Institut d'éducation communautaire de l'Asie du Sud-Est).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Sélection participative de variétés :</strong></span> <span class="glossdef">Sélection de lignées fixes (y compris les cultivars traditionnels) dans des milieux déterminés et selon des critères choisis par les agriculteurs. La méthode consiste en quatre étapes : (1) analyse de la situation et identification des besoins de variétés; (2) recherche de matériels génétiques appropriés; (3) expérimentation avec de nouvelles obtentions végétales dans les champs des agriculteurs et selon leurs propres pratiques culturales; (4) vaste dissémination des variétés préférées des agriculteurs.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Sélection végétale décentralisée (programme) :</strong></span> <span class="glossdef">Ensemble bien défini d'expériences d'amélioration génétique effectuées dans divers sites locaux (collectivités, champs d'agriculteurs) et représentant les conditions réelles de ces régions agricoles par opposition aux expériences faites dans une station de recherche centrale où ne sont pas reproduites les conditions réelles des exploitations agricoles.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">SNRA</span></strong> : systèmes nationaux de recherche agricole.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">UDB</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Utilisation durable de la biodiversité (initiative de programme du <span class="smallcaps">CRDI</span>).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Variété à pollinisation libre :</strong></span> <span class="glossdef">Variété reproduite par des agents naturels — par exemple, le vent, les insectes — et non par l'intervention humaine, par opposition aux variétés hybrides.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Variété végétale :</strong></span> <span class="glossdef">En botanique classique, la variété est définie comme une sous-espèce. On entend par variété agricole, un groupe de plantes qui se distingue d'autres variétés de même espèce par sa structure et son rendement similaires. Synonyme d'<em>obtention végétale</em> et de <em>cultivar</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossdef"><br />
 </span></p>
<h2><strong>Annexe 2 : Sources et ressources</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ce livre a pour thème principal l'appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> à la recherche sur la biodiversité agricole. Pour les lecteurs qui veulent en apprendre davantage sur ce sujet, il existe une abondante documentation, en imprimés et sur l'Internet. Nous ne présentons ici qu'un survol des sources et ressources susceptibles d'inciter à une étude plus en profondeur. Cette liste reprend la structure du livre, les ressources étant classées par chapitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre sert également de référence au site web du <span class="smallcaps">CRDI</span> sur la phytosélection participative : <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.crdi.ca/semences" target="_blank">La diversité, c'est la capacité de choisir</a></span></strong>. Le texte intégral est disponible en ligne et oriente le lecteur vers une riche bibliothèque qui explore dix années de recherches sur l'agrobiodiversité et la phytosélection participative.</p>
<h3><strong>L'enjeu</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les ouvrages suivants brossent un tableau général très intéressant de l'agrobiodiversité à travers le monde, des profils de pays, des diverses tendances (en s'arrêtant à leur dynamique, à leurs causes et à leurs conséquences) ainsi que des questions des échanges commerciaux, de l'accès aux ressources génétiques et des avantages découlant de leur exploitation :</p>
<p style="text-align: justify;">Dutfield, G., 2002, <em>Intellectual property rights, trade and biodiversity</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Earthscan.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">FAO</span> (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), 1998, <em>The state of the world's plant genetic resources for food and agriculture</em>, Rome (Italie), <span class="smallcaps">FAO</span>. Disponible en version imprimée et sur cédérom; voir aussi le site web de la <span class="smallcaps">FAO</span> sur les ressources phytogénétiques : <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.fao.org/ag/cgrfa/French/Default.htm" target="_blank">Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Fowler, C. et P. Mooney, 1990, Shattering: food, politics, and the loss of genetic diversity, Tucson (Texas, <span class="smallcaps">É.-U</span>.), University of Arizona Press. Voir aussi le site web de l'<em>Action Group on Erosion, Technology and Concentration</em> (<span class="smallcaps">ETC</span>), anciennement la Fondation internationale pour l'essor rural (<span class="smallcaps">RAFI</span>), à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.etcgroup.org/" target="_blank">ETC Group</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Posey, D. A. et G. Dutfield, 1997, <em>Le marché mondial de la propriété intellectuelle : Droits des communautés traditionnelles et indigènes</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pretty, J., 2002, <em>Agri-culture: reconnecting people, land and nature</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Earthscan.</p>
<p style="text-align: justify;">Robinson, R., 1995, <em>Return to resistance: breeding crops to reduce pesticide dependence</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, 2001, <em>Global biodiversity outlook</em>, Montréal (Québec, Canada), Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique. Voir la version française du résumé analytique de cet ouvrage : <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.biodiv.org/doc/publications/gbo/gbo-summ-fr.pdf" target="_blank">Résumé analytique.pdf</a></span></strong>) et le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.biodiv.org/secretariat/?lg=2" target="_blank">site web du Secrétariat</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ten Kate, K. et Laird, S.A., 1999, <em>The commercial use of biodiversity</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Earthscan.</p>
<p style="text-align: justify;">Thrupp, L.A., 1998, <em>Cultivating diversity: agrobiodiversity and food security,</em> Washington, <span class="smallcaps">D.C</span>. (<span class="smallcaps">É.-U</span>.), World Resources Institute. Voir aussi le site web du <strong><a href="http://www.wri.org/">World Resources Institute</a></strong><strong></strong>.</p>
<h3><strong>L'approche</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir des détails sur l'initiative de programme Utilisation durable de la biodiversité (<span class="smallcaps">UDB</span>) et les projets de recherche parrainés par l'<span class="smallcaps">UDB</span>, cliquer sur <strong>Biodiversité</strong> sous l'explorateur du site réseau du <strong><span class="WebLink"><a href="http://network.idrc.ca/" target="_blank">CRDI</a></span></strong>. Outre de nombreux renseignements pertinents, ce site donne un aperçu de l'appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> à la recherche sur l'agrobiodiversité. Voir en particulier :</p>
<p style="text-align: justify;">Vernooy, R., 2001, <em>Harvesting together: the International Development Research Centre's support for research on agrobiodiversity (results and challenges)</em>, Initiative de programme <span class="smallcaps">UDB</span>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>.</p>
<h3><strong>Les expériences sur le terrain</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Diverses études de cas, des rapports de recherche, les reportages d'<em>Explore</em> (le magazine électronique du <span class="smallcaps">CRDI</span>) et d'autres informations connexes sont disponibles en ligne. Cliquer sur les « études de cas » du <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.crdi.ca/semences" target="_blank">site web du CRDI</a></span></strong> sur la phytosélection participative<strong><span class="WebLink"><a href="http://www.crdi.ca/semences"></a></span></strong>.</p>
<h4><strong>La participation des agriculteurs à l'amélioration de l'orge en Afrique du Nord et au Moyen-Orient</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voir la <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.icarda.cgiar.org/" target="_blank">description du projet</a></span></strong>. Ce site présente plusieurs documents de recherche et une vue d'ensemble des travaux du Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) sur la « participation des agriculteurs ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ceccarelli, S., Grando, S. et R. H. Booth, 1996, « International breeding programmes and resource-poor farmers: crop improvements in difficult environments », <em>in</em> Eyzaguirre, P. et M. Iwanaga (dir.), <em>Participatory plant breeding. Proceedings of a workshop on participatory plant breeding</em>, 26–29 juillet 1995 [Wageningen (Pays-Bas)], Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>, p. 99-116.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceccarelli, S., 2000, « Decentralized participatory plant breeding: adapting crops to environments and clients », <em>in Proceedings of the 8th International Barley Genetics Symposium, 22–27 October 2000, Adelaide, Australia,</em> Glen Osmond (Australie), Department of Plant Science, Adelaide University, vol. 1, p. 159-166.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceccarelli, S., Grando, S., Tutwiler, R., Baha, J., Martini, A.M., Salahieh, Goodchild, A. et M. Michael, 2000, « A methodological study on participatory barley breeding I. Selection phase », <em>Euphytica</em>, 111, 91-104.</p>
<h4><strong>L&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voir le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.ccap.org.cn/" target="_blank">site du Centre for Chinese Agricultural Policy (CCAP)</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Song, Y., 1999, <em>&laquo;&nbsp;New&nbsp;&raquo; seed in &laquo;&nbsp;old&nbsp;&raquo; China: impact of <span class="smallcaps">CIMMYT</span> collaborative programme on maize breeding in southwestern China</em>, Wageningen (Pays-Bas), Wageningen Agricultural University.</p>
<p style="text-align: justify;">Song, Y., 2003, « Linking the formal and informal systems for crop development and biodiversity enhancement », <em>Conservation</em> <em>and sustainable use of agricultural biodiversity: a sourcebook</em>, Los Baños (Philippines), <span class="smallcaps">CIP-UPWARD</span>.</p>
<h4><strong>La innovation agricole à Cuba</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir de plus amples renseignements sur ce projet, voir <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.programa-fpma.org.ni/" target="_blank">Programa de Fitomejoramiento Participativo</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Rios Labrada, H., 2003, « Farmer participation and access to agricultural biodiversity: responses to plant breeding limitations in Cuba », <em>Conservation and sustainable use of agricultural biodiversity: a sourcebook</em>, Los Baños (Philippines), <span class="smallcaps">CIP-UPWARD</span>.</p>
<h4><strong>Les comités locaux de recherche agricole en Amérique latine</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le site web du Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>) présente en détail divers travaux des comités locaux de recherche agricole (<span class="smallcaps">CIAL</span>), notamment <strong></strong><strong><a href="http://www.ciat.cgiar.org/ipra/ing/" target="_blank">le projet</a></strong> dont il est question dans le présent ouvrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ashby, J.A., Braun, A.R., Gracia, T., Guerrero, M.P., Hernández, L.A., Quirós, C.A. et J.I. Roa, 2000, <em>Investing in Farmers as Researchers: Experience with Local Agricultural Research Committees in Latin America</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">CIAT</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Humphries, S., González, J., Jiménez, J. et F. Sierra, 2000, <em>Searching for sustainable land use practices in Honduras: Lessons from a programme of participatory research with hillside farmers</em>, <span class="smallcaps">A</span>g<span class="smallcaps">REN</span> Network Paper No. 104, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Overseas Development Institute. <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.odi.org.uk/agren/papers/agrenpaper_104.pdf" target="_blank">AgREN Network Paper N°104.pdf</a></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vernooy, R., Baltodano, M.E., Beltrán, J., Espinoza, N. Extra Tag D. Tijerino, 2001, « Towards participatory management of natural resources: experiences from the Calico River watershed in Nicaragua » <em>in</em> Lilja, N., Ashby, J. et L. Sperling (dir <em>.</em>), <em>Assessing the impact of participatory research and gender analysis. Program for Participatory Research and Gender Analysis</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">CIAT</span>, p. 247-262.</p>
<h4><strong>L&#8217;enrichissement du maïs et du riz au Népal</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voir le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.libird.org/" target="_blank">site web de <em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em> (LI-BIRD)</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">RPAG</span> (programme Recherche participative et analyse du genre), 2001, <em>An exchange of experiences from South and Southeast Asia. Proceedings of the international symposium on participatory plant breeding and participatory plant genetic resource enhancement</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">RPAG/CIAT</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette publication contient plusieurs articles, dont les trois suivants qui portent en particulier sur le projet de recherche mené au Népal :</p>
<p style="text-align: justify;">Subedi, A., Joshi, K.D., Rana, R.B. et M. Subedi, 2001<em>, Participatory plant breeding in diverse production environments and institutional settings: experience from a Nepalese <span class="smallcaps">NGO</span></em>, p. 75-86.</p>
<p style="text-align: justify;">Joshi, K.D., Sthapit, B.R. et J. R. Witcombe, 2001, <em>The impact of participatory plant breeding (<span class="smallcaps">PPB</span>) on landrace diversity: a case study for high-altitude rice in Nepal</em>, p. 303-310.</p>
<p style="text-align: justify;">Subedi, M., Shrestha, P.K., Sunwar, S. et A. Subedi, 2001, <em>Role of farmers in setting breeding goals</em>, p. 311-318.</p>
<h4><strong>Le programme mondial Recherche participative et analyse du genre</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.prgaprogram.org/" target="_blank">site du programme RPAG</a></span></strong> présente un grand nombre de sources et de ressources utiles, dont un rapport quinquennal sur les activités de <span class="smallcaps">RPAG</span>, récemment publié, et le Rapport annuel 2002 de l&#8217;organisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Eyzaguirre, P. et M. Iwanaga (dir.), 1996, <em>Participatory plant breeding. Proceedings of a workshop on participatory plant breeding</em>, 26–29 juillet 1995 [Wageningen (Pays-Bas)], Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">RPAG</span> (Programme Recherche participative et analyse du genre), 1999<em>, Crossing perspectives: farmers and scientists in participatory plant breeding</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">RPAG/CIAT</span>.</p>
<h3><strong>Les leçons tirées de l&#8217;expérience, Recommandations, Une vision de l&#8217;avenir</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les titres suivants sont des abrégés d&#8217;études sur la conservation et l&#8217;amélioration des cultures dans le monde, parrainées par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et d&#8217;autres donateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Almekinders, C. et W. de Boef (dir.), 2000, <em>Encouraging diversity: crop development and conservation in plant genetic resources</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">ITDG</span> Publishing.</p>
<p style="text-align: justify;">Brush, S.B., (dir.), 2000, <em>Genes in the field: on-farm conservation of crop diversity,</em> Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI/IPGRI/</span> Lewis Publishers.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">CIP-UPWARD</span> (International Potato Center, User&#8217;s Perspectives with Agricultural Research and Development), 2003, <em>Conservation and sustainable use of agricultural biodiversity: a sourcebook</em>, Los Baños (Philippines), <span class="smallcaps">UPWARD</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cleveland, D.A et D. Soleri (dir), 2002, <em>Farmers, scientists and plant breeding: integrating knowledge and practice</em>, Wallingford (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">CABI</span> Publishers.</p>
<p style="text-align: justify;">Cooper, H.D., Spillane, C. et T. Hodgkin, 2001, <em>Broadening the genetic bases of crop production</em>, Wallingford (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">CABI</span> Publishers; Rome (Italie), <span class="smallcaps">FAO</span>; Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">de Boef, W., Amanor, K., Wellard, K.et A. Bebbington (dir.), 1993, <em>Cultivating knowledge: genetic diversity, farmer experimentation, and crop research</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">ITDG</span> Publishing.</p>
<p style="text-align: justify;">Friis-Hansen, E. et B. Sthapit (dir.), 2000, <em>Participatory approaches to the conservation and use of plant genetic resources</em>, Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Groupe Crucible, 1994, <em>Un brevet pour la vie — La propriété intellectuelle et ses effets sur le commerce, la biodiversité et le monde rural</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>. Voir le texte intégral en ligne à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/booktique" target="_blank">http://www.idrc.ca/booktique</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Groupe Crucible <span class="smallcaps">II</span>, 2001, <em>Le Débat des semences : Volume 1 — Solutions politiques pour les ressources génétiques</em> (Un Brevet pour la vie <em>revisité</em>), Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI/IPGRI/DHF</span>. Voir le texte intégral en ligne à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/booktique" target="_blank">http://www.idrc.ca/booktique</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">2003, <em>Le Débat des semences : Volume 2 — Solutions pour les lois nationales régissant le contrôle des ressources génétiques et des innovations biologiques</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI/IPGRI/DHF</span>. Voir le texte intégral en ligne à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/booktique" target="_blank">http://www.idrc.ca/booktique</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Jarvis, D., Sthapit, B. et L. Sears (dir.), 2000, <em>Conserving agricultural biodiversity in situ: a scientific basis for sustainable agriculture</em>, Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Partap, T.et B. Sthapit. B (dir.), 1998, <em>Managing agrobiodiversity: farmers&#8217; changing perspectives and institutional responses in the Hindu Kush-Himalayan region</em>, Kathmandou (Népal), International Center for Integrated Mountain Development.</p>
<p style="text-align: justify;">Prain, G. et C. P. Bagalanon (dir.), 1998, <em>Conservation and change: farmer management of agricultural biodiversity in the context of development</em>, Los Baños, (Philippines), <span class="smallcaps">UPWARD</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sperling, L. et M. Loevinsohn (dir.), 1997, Using diversity: Enhancing and maintaining genetic resources on farm, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>. Cet ouvrage est disponible en version électronique seulement à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/library/document/104582/" target="_blank">http://www.idrc.ca/library/document/104582/</a></span></strong>.</p>
<h3><strong>Pour en savoir plus</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir de plus amples renseignements sur certains des projets et des organismes subventionnés par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et dont le présent ouvrage fait état, voir les sites web suivants :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.cbdcprogram.org/" target="_blank">http://www.cbdcprogram.org</a></span></strong> : Le programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement est une initiative internationale qui appuie les efforts déployés par les collectivités agricoles pour conserver et enrichir l&#8217;agrobiodiversité. [En anglais seulement]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.cimmyt.cgiar.org/" target="_blank">http://www.cimmyt.cgiar.org</a></span></strong> : Le Centre international d&#8217;amélioration du maïs et du blé (<span class="smallcaps">CIMMYT</span>) exécute des recherches sur le maïs et le blé afin d&#8217;aider les populations à vaincre la faim et la pauvreté et à pratiquer une agriculture respectueuse de l&#8217;environnement. Le <span class="smallcaps">CIMMYT</span> est l&#8217;un des 16 centres internationaux de recherche agricole (<span class="smallcaps">CIRA</span>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.icrisat.cgiar.org/" target="_blank">http://www.icrisat.cgiar.org</a></span></strong> : L&#8217;Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (<span class="smallcaps">ICRISAT</span>), qui fait également partie des 16 <span class="smallcaps">CIRA</span>, a pour mandat d&#8217;améliorer la qualité de vie des pauvres des régions semi-arides au moyen de stratégies alliant la génétique et la gestion des ressources naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.ipgri.cgiar.org/" target="_blank">http://www.ipgri.cgiar.org</a></span></strong> : L&#8217;Institut international des ressources phytogénétiques (<span class="smallcaps">IPGRI</span>), l&#8217;une des 16 institutions de recherche du Groupe consultat