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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; échange</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>La gestion de services locaux sans argent</title>
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		<comments>http://www.letransmuteur.net/la-gestion-de-services-locaux-sans-argent/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 16:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AnciensUtilisateurs</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Certains d&#8217;entre vous connaissent peut-être l&#8217;existence d&#8217;alternatives économiques, telles qu&#8217;on peut en trouver par exemple sur Ékopedia. Bien souvent, il s&#8217;agit de variantes du Monopoly : au lieu d&#8217;utiliser des billets de banques, on utilise des papiers de débit/crédit en utilisant un nouveau nom d&#8217;unité (l&#8217;euro devient le &#171;&#160;champignon&#160;&#187;, le &#171;&#160;blé&#160;&#187;, la &#171;&#160;fleur&#160;&#187;, etc&#8230;); en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5323" title="Partage sans argent" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/echange-sans-argent.jpg" alt="echange-sans-argent" width="345" height="299" />Certains d&#8217;entre vous connaissent peut-être l&#8217;existence d&#8217;alternatives économiques, telles qu&#8217;on peut en trouver par exemple sur <strong><a href="http://fr.ekopedia.org/%C3%89conomie_alternative">Ékopedia</a></strong>. Bien souvent, il s&#8217;agit de variantes du Monopoly : au lieu d&#8217;utiliser des billets de banques, on utilise des papiers de débit/crédit en utilisant un nouveau nom d&#8217;unité (l&#8217;euro devient le &laquo;&nbsp;champignon&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;blé&nbsp;&raquo;, la &laquo;&nbsp;fleur&nbsp;&raquo;, etc&#8230;); en fonction des localités. Ainsi, des dizaines de milliers de personnes pratiquent ces alternatives dans plusieurs pays, mais celles-ci sont plutôt considérées comme des compléments, des bouées de secours. En effet, rares sont les personnes qui délaissent entièrement le système bancaire pour un autre système, excepté quand elles n&#8217;ont plus le choix.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principe de partage du temps, dédié à la gestion des services locaux, est également un principe considérable comme une bouée de secours. Cependant, il offre également un nouvel avantage : celui de simplifier cette gestion locale, en n&#8217;imposant plus aux habitants d&#8217;utiliser une quelconque monnaie à inventer. Il n&#8217;y a donc plus de comptabilité locale à tenir à jour, avec des chiffres, des &#8211; et des +; accompagnée parfois de rappels stériles de rétablissement &laquo;&nbsp;nécessaire&nbsp;&raquo; d&#8217;un compte en positif (dans cette logique, si quelqu&#8217;un reçoit un service, il faudrait en contrepartie en rendre un également). Ce principe a été conçu en prenant en compte les erreurs de fonctionnement constatées ailleurs, afin d&#8217;éviter certaines dérives communes, tout en intégrant cette notion de Partage, en lieu et place de cette notion d&#8217;Échange qui n&#8217;est rien d&#8217;autre, généralement et selon moi, que l&#8217;expression d&#8217;une forme d&#8217;égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">Le partage du temps permet donc, de façon bien organisée par le biais d&#8217;une gestion optimale du temps, de réunir des personnes prêtes à offrir une partie de leur temps libre. À ce jour, un premier site web &laquo;&nbsp;<a href="http://www.share-time.com"><strong>Share-Time.com</strong></a>&nbsp;&raquo; (ou partage du temps) applique ce nouveau principe et fournit le nécessaire pour qu&#8217;il puisse être reproduit ailleurs : un <span style="text-decoration: underline;">guide de mise en place</span> de bureaux locaux pour les habitants ne possédant pas de connexion internet, ainsi que des <span style="text-decoration: underline;">scripts élaborés</span> offerts aux webmasters souhaitant dupliquer librement le site pour leur propre localité. Il ne s&#8217;agit donc plus de &laquo;&nbsp;système d&#8217;Échange&nbsp;&raquo;, mais d&#8217;un simple principe de Partage. Celui qui pense toujours en terme d&#8217;échange, voulant tout de suite quelque chose en retour à son propre travail, ne pourrait donc apprécier ce principe. En pratique et de façon résumée, voici comment il fonctionne :</p>
<p style="text-align: justify;">- &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; possédant une certaine capacité/compétence peut l&#8217;annoncer dans son bureau local, ou sur un site web dédié. Le fait d&#8217;offrir un service très basique ou spécifique, avec une expérience de débutant ou de spécialiste n&#8217;a que peu d&#8217;importance : le fait principal est qu&#8217;il est prêt à partager de son temps libre; pour offrir un service quelconque.</p>
<p style="text-align: justify;">- &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo; consulte la liste des services disponibles, et fait appel à &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo;. Ce dernier lui offre son service, en sachant bien qu&#8217;il ne recevra rien en échange : ni autre service, ni argent, ni débit sur un compte virtuel. Par contre, &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo; possèdent un Historique Personnel d&#8217;Activité (HPA), celui-ci étant consultable publiquement dans une parfaite transparence. N&#8217;importe qui peut donc savoir qui a offert ou reçu un service, combien de fois et quand, depuis une date d&#8217;inscription. Par le biais de ces deux HPA, tout le monde sait alors que &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; ait offert un service à une certaine date (ayant duré un certain temps, ce qui est précisé), et que &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo; a reçu ce même service.</p>
<p style="text-align: justify;">- Un jour, &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; constate que le service proposé par &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; l&#8217;intéresse. Il le contacte, et &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; vient lui offrir ce service, sans rien recevoir. Et une fois de plus, les HPA de &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; sont mis à jour publiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fonctionnement est donc très simple car basé sur la notion du temps, une valeur naturelle de la vie si je puis dire, contrairement à l&#8217;argent, une valeur artificielle inventée par l&#8217;homme; dont l&#8217;utilisation n&#8217;est plus indispensable pour ceux étant capables de s&#8217;organiser par la Partage, plutôt que par l&#8217;échange direct. Pour tout ceux ayant un minimum de temps libre, je pense en particulier aux sans emploi, ceci représente une occasion d&#8217;instaurer une nouvelle forme d&#8217;économie plus libre dans leur localité. Par la même occasion, ils créent un nouvel espoir de changer les mentalités, en montrant l&#8217;exemple aux plus occupés. Ces derniers étant déjà fortement prisés par leur propre survie, un espoir de changement ne résiderait donc que parmi ceux ayant encore du temps libre.</p>
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		<title>Périple d&#8217;habitats alternatifs</title>
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		<comments>http://www.letransmuteur.net/periple-d-habitats-alternatifs/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 07:47:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Constructions naturelles]]></category>
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		<description><![CDATA[Hello à tous ! Comme promis voici mon compte-rendu de périple qui dura Un mois dans la région de la Drôme, de l&#8217;Ardèche etc (la géographie c&#8217;est pas mon truc, donc vous aurez compris le coin, c&#8217;est l&#8217;essentiel !) Après un mois de déconnexion du web, de l&#8217;actualité et du flux ambiant constant du « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hello à tous !</p>
<p>Comme promis voici mon compte-rendu de périple qui dura Un mois dans la région de la Drôme, de l&#8217;Ardèche etc (la géographie c&#8217;est pas mon truc, donc vous aurez compris le coin, c&#8217;est l&#8217;essentiel !)</p>
<p>Après un mois de déconnexion du web, de l&#8217;actualité et du flux ambiant constant du « une info en remplace une autre quotidiennement et on a pas le temps de suivre ou de réfléchir avec du recul » , j&#8217;en profite pour vous annoncer ma prise de recul du web.</p>
<p>J&#8217;ai décidé (et compris) que la virtualité ne m&#8217;aide pas et ai compris qu&#8217;il y à un moment où une réelle déconnexion des médias est vraiment salvatrice et permet de sortir du flux constant afin de reconnecter avec son rythme naturel (qui est le rythme de la nature tout simplement).<br />
 (précisons aussi qu&#8217;après un mois, quand on se retrouve devant un PC, on a mal aux yeux, et aussi le wi-fi nous tape sur le système et nous empêche de dormir !)</p>
<p>C&#8217;est sans aucun regret qu&#8217;en rentrant à la maison j&#8217;ai pris un GRAND plaisir à effacer la tonne de mail qui m&#8217;informait des dernières « crasses » de la société SANS les lire (seulement les titres).</p>
<p>C&#8217;est sans aucun regret et avec un GRAND plaisir que je n&#8217;ai PAS regardé les derniers articles qui étaient sortis sur mes « sites préférés ».</p>
<p>C&#8217;est sans aucun regret et avec un GRAND plaisir que je n&#8217;ai PAS regardé les derniers commentaires sur mes vidéos de daily et que j&#8217;ai « coupé » les commentaires (afin d&#8217;éviter les futurs éventuels commentaires odieux … pour ne pas avoir à faire la police).</p>
<p>C&#8217;est avec un grand plaisir que je coupe la radio dès qu&#8217;il y a les infos et passe à de la musique. J&#8217;ai néanmoins quelques bribes de « news » mais seulement par le biais de Radio Ici et Maintenant … ce qui n&#8217;est pas comparable, car EUX, ils parlent plusieurs heures sur les sujets, et prennent le temps (et il n&#8217;y a pas de pubs !!!)</p>
<p>Je prend en ce moment même beaucoup sur moi afin de vous livrer ce compte rendu, car j&#8217;ai conscience qu&#8217;il peut donner envie à certains et participer à un changement à l&#8217;échelle individuelle … car j&#8217;aurais plus tendance à ouvrir mon dernier bouquin qu&#8217;il me tarde de retrouver (« la culture des plantes aromatiques et médicinales en Bio »de Wicki Gerbranda aux éditions du Fraysse)</p>
<p>Bref je vous passe ces observations personnelles qui dans le fond relèvent plus de l&#8217;exhibitionnisme des sentiments qu&#8217;autre chose …</p>
<p>Voici le compte-rendu en question … on va faire de manière chronologique &#8230;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">1/ Le Pré aux Yourtes</span></span></span><span id="more-5187"></span><br />
 Alors voici LE constructeur de yourtes par excellence !<br />
 Non non, je ne suis pas payé pour dire ça (je pense que vous savez que ce n&#8217;est pas du tout mon genre !)<br />
 Pourtant j&#8217;ai eu l&#8217;occasion d&#8217;en voir des yourtes et des constructeurs, et de surfer sur les site, mais là … là … c&#8217;est le must du top du top …<br />
 En toute humilité, il a su magnifier et optimiser au maximum le concept de yourte !<br />
 Ingénieux et pratique, ce sont les seules yourtes où j&#8217;ai pu voir des innovations telles que des yourtes entièrement transparentes, des yourtes de bains avec l&#8217;eau qui se réchauffe sur le toit, des caves sous le plancher, des isolations déplaçables à volonté comme des rideaux, des piliers centraux rétractables, des baignoires encastrées dans le sol .. une trappe, et « hop » une baignore &#8230;etc..etc..</p>
<p>Un génie, et je vous le dit en toute objectivité !</p>
<p>Voici donc le résumé en photo de cette rencontre qui sera évidemment impossible de retransmettre en totalité tellement elle fut condensée et fructueuse (d&#8217;aspect pratique, technique ET aussi spirituel !)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3558.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Regardez moi ce site fabuleux !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3560.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une cave intégrée à une yourte … où « comment se passer de frigo? » et c&#8217;est pas une cave bidon … fraîche et TRES grande avec plus de 2 M de hauteur une fois en dessous !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3573.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Toilettes sèches … on ne va plus « chier » mais « composter » !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3631.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue des toilettes sèches (TLB = Toilettes à Litière Bio-maitrisée)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3575.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur des toilettes&#8230;sobre et efficace !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3574.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue d&#8217;une yourte avec le paysage en arrière-plan … remarquez la « fenêtre » en plastic … il fonctionne sous forme de « panneaux » maintenus avec des « scratchs » très résistants … vous pouvez mettre alors votre fenêtre selon vos goûts !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3576.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une source en amont rempli une grosse cuve (pas visible sur la photo) et permet d&#8217;avoir l&#8217;eau courante dans la yourte avec la pression idéale .. et petite précision … c&#8217;est une cuve contenant de l&#8217;eau diamant ..donc de l&#8217;eau diamant qui sort dirrectement du robinet … c&#8217;est ti pas génial tout de même ?!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3578.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Il fait TOUT de A à Z, les portes, les fenêtres, y compris la toile … donc pour coudre ces toiles extrèmement longues, il a trouvé un système ingénieux, le poste de couture est « incrusté » dans le sol de la yourte et tout le plancher de la yourte devient la « table de travail » !!! génial !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3579.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Qui a dit qu&#8217;on ne pouvait pas avoir l&#8217;eau courante dans une yourte (eau diamant je le re-précise !) notez qu&#8217;il cuisine au gaz (bien-que crudivore à 75 %) et que la plupart des personnes rencontrées font de même en été &#8230;en hiver c&#8217;est la cuisson au poêle à bois &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3586.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La Yourte de bain (ou « serre de bain ») remarquez les 200 mètres de tuyau qui réchauffent l&#8217;eau sur le toit de la yourte !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3587.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue rapprochée &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3588.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue … hummmmm ….</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3591.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Comme dit plus haut … tous les éléments des murs sont assemblés avec des scratchs … ce qui est TRES ingénieux, car en été, une yourte a GRAND besoin d&#8217;être aérée &#8230;dans ce cas &#8230; »scratchhhh » et c&#8217;est fait !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3592.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 D&#8217;autres yourtes utilisent ce système de « fenètres », mais en hiver, il y a alors déperdition de chaleur par le « pont thermique » crée (en bref la chaleur sorts par les fenètres, car pas isolées) et regardez-moi ce système supra-ingénieux : des « tringles à rideaux » en cuivre pour enlever et remettre l&#8217;isolation à volonté … fabuleux !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3593.jpg" alt="Image" width="377" height="270" /><br />
 Quand on est un constructeur confirmé et que l&#8217;on a des idées, on peut même prendre des libertés avec le treillis (mur) en l&#8217;aérant pour avoir une meilleure vision des fenètres !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3599.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le Hangar encore une fois auto-construit ! Et joli en plus !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3601.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre vue du Hangar</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3604.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Kezako ??? je me le suis demandé … réponse à la prochaine photo &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3605.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Ce sont en fait des piliers centraux de secours rétractables pour soutenir la couronne (ou le tonoo … c&#8217;est le « puits de lumière », véritable clef de voute de la yourte) en cas de fortes neiges … c&#8217;est plus agréable d&#8217;avoir une yourte sans deux gros piliers au centre tout de même non ?</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3609.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Sur cette photo, on remarque bien les « scratchs » en bandes qui permettent d&#8217;assembler les fenètres et les « murs »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3611.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Son installation électrique … 4 panneaux de 100 W et une éolienne marine (environ 700 € pour l&#8217;éolienne)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3615.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 6 batteries gros modèle spéciale solaire (décharge lente et plus de cycles de recharge …) mises en série je crois … ou en parallèle … oups, je ne sais plus &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3616.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Onduleur &#8230;etc&#8230; vous comprenez ici qu&#8217;on a pas à faire à un rigolo … c&#8217;est pourquoi je ne rentre pas dans les détails, car je ne les maitrise pas encore assez …</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3617.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Cuve de récupération de l&#8217;huile pour le filtrage … il a même créé une asso (roule ma fleur je crois &#8230;)</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3618.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue de l&#8217;éolienne qui génère du courant à faible vent (car on se fait souvent avoir avec les éoliennes … l&#8217;essentiel est le rendement moyen, surtout à faible vent)</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3621.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Envie d&#8217;un bain dans sa yourte ? Et « Hop » on soulève le plancher où l&#8217;on marche et une baignoire apparaît ! Magique !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3623.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Kézako ??? et bien une chose TRES importante !!! à la sortie de votre poele à bois, il faut IMPERATIVEMENT mettre un second conduit plus gros afin d&#8217;isoler le premier … car sinon la yourte risque de bruler (les températures des fumées atteignent souvent plus de 400 degrés !)</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3629.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le bout des perches qui se fichent dans le tonoo … quand je vous dit qu&#8217;il a quasiment TOUT réinventé … génial !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/preoyourtes/100_3630.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une solution pour les nomades qui ne peuvent construire un plancher en bois à chaque fois … une solution est isolation par bâche plastique recouverte de plusieurs rouleaux de moquette …. et ça marche !!! on a dormi 2 jours dedans et c&#8217;était très bien !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Bref vous l&#8217;aurez compris, c&#8217;est un véritable coup de coeur et je lui tire mon chapeau pour toutes ces innovations …<br />
 A noter aussi que cela ne s&#8217;arrète pas à la construction de Yourtes, mais c&#8217;est une réelle vision holistique qui s&#8217;adresse aussi au spirituel. Il propose des retraites spirituelles, des initiations à la permaculture, à l&#8217;écologie en général, et au Zazen, communication non violente, tay tchi &#8230;etc&#8230;<br />
 Pour plus d&#8217;infos, je vous donne son site web :</p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.yourtes.supersite.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers Son Site Web « le pré aux yourtes »!!!</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">2/ Oasis de Bellecombe</span></span></span></p>
<p>Michel Marchand &#8230;ou « l&#8217;homme qui a 19 projets en même temps en cours et qui aimerait bien avoir le don d&#8217;ubiquité » …<br />
 C&#8217;est ironique, car il se démène vraiment et est vraiment engagé dans le combat politique pour le droit de choisir son habitat (entres autres) il est sur la liste de Francis Lalanne pour les élections européennes …<br />
 Il a vraiment de bonnes réflexions sur l&#8217;habitat, mais au-delà sur les relations humaines en général …</p>
<p>Nous avons eut l&#8217;occasion durant cette rencontre de participer au montage d&#8217;une yourte ou : « comment avoir son habitat en une après-midi ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3831.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3787.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Eclairage par le sol dans sa yourte … remarquez aussi le petit pot en bois … ce sont les toilettes sèches d&#8217;intérieur &#8230;et comme il dit il « fait la révolution du trône » !</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3790.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Grâce à la source en amont, il a aussi l&#8217;eau courante dans la yourte … remarquez la beauté des meubles typiques de Mongolie … d&#8217;ailleurs il le regrette lui même … acheter des yourtes importées de mongolies ce n&#8217;est pas le top pour plusieurs raisons : on ne sait pas dans quelles conditions travaillent les employés là bas / les matériaux ne sont pas adaptés à notre humidité (odeur de poils de Yak !) / participation à la déforestation des forêts de Mongolie (qui ne sont déjà pas nombreuses !!!) / et importation par avion polluant le ciel de Kérozène (et de chemtrails me diront certains !!!)&#8230; Donc oui elles sont jolies et pas cher, mais il y a des raisons à cela … autant faire de l&#8217;auto-construction ou même encore de faire vivre un constructeur local de yourtes &#8230;</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3791.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 C&#8217;est qui qui tient une perche et est en train de monter sa première yourte hein ???</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3816.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 En quelques heures, « Hop » yourte montée !!! (mais remarquez bien comme dit précédemment … c&#8217;est bien d&#8217;avoir une fenêtre, mais en hiver, il n&#8217;y a pas d&#8217;isolation et toute la chaleur s&#8217;en va … j&#8217;ai remarqué aussi d&#8217;autres petits détails qui seraient passés totalement inaperçus si je n&#8217;avait pas été au PRE AUX YOURTES avant … quand je vous dit qu&#8217;il était vraiment génialissime !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3826.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Il y a 2 tipis sur le lieu … et pour ma part je ne suis pas du tout emballé par ce mode d&#8217;habitat … je pense d&#8217;ailleurs que c&#8217;est marrant pour les enfants ou pour les invités en été, mais de là à y habiter … hummm … je m&#8217;expliquerai au fur et à mesure plus loin … car on en a vu plusieurs (et toujours les mêmes !!!)</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3827.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Intérieur du Tipi … faut avouer quand même que ça a du charme &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3828.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 On remarque bien le double toit sur la photo … pour garder la chaleur (oups&#8230; c&#8217;est pas gagné !) et pour éviter le ruissellement de la pluie … mais le hic c&#8217;est que ça vous met une sorte de toit à 1m40 … impossible de se mettre debout !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3848.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Vue extérieure de l&#8217;éclairage de la yourte par le sol &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3849.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Les toilettes sèches</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/bellecombe/100_3851.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur des toilettes sèches … elles sont vraiment agréables !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.oasisbellecombe.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de l&#8217;oasis de bellecombe</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">3/ Mas de Beaulieu « Terre et Humanisme »</span></span></span></p>
<p>LE lieu d&#8217;expériement au niveau de l&#8217;agriculture … c&#8217;est génial pour apprendre et VOIR différentes techniques !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrehumanisme/100_3997.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Leurs toilettes sèches … c&#8217;est pas que je suis fan de « la cabine à caca », mais c&#8217;est pour vous montrer que non seulement c&#8217;est simple à mettre en place, mais en plus on ne voit pas la différence avec des toilettes « conventionnelles » … si .. UNE différence … : les TLB sont généralement plus belles !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrehumanisme/100_4008.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 La technique qui me semble la meilleure est la technique sur buttes couplée à la méthode de paillage … les buttes permettent aux légumes de plonger leurs racines profondément et le paillage (10 cm environ pour qu&#8217;il soit réellement efficace) permet de ne quasiment pas arroser et garde l&#8217;humidité … en outre cela permet en été de protéger les plantes et de garder la fraicheur et l&#8217;humidité, et en hiver de protéger du gel et garde une certaine chaleur … bref un puits canadien pour les plantes !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrehumanisme/100_4029.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Techniques de buttes en spirale …. ils ont une réelle façon de voir la vie et la terre .. comme un géobiologue (ils ont d&#8217;ailleurs fait appel à quelques-uns) avec l&#8217;harmonie … bref c&#8217;est génial !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.terre-humanisme.org/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de Terre et Humanisme</span></span></span></a></p>
<p>je ne vous met pas toutes les photos ni toutes les étapes, mais je vous conseille aussi d&#8217;aller faire un tour au « parc d&#8217;attraction de l&#8217;alternatif » comme je l&#8217;appelle c&#8217;est le centre terre vivante … vous allez a d o r e r !!!</p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.terrevivante.org/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de Terre Vivante</span></span></span></a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/terrevivantechauffeeau.jpg" alt="Image" width="389" height="608" /><br />
 Photo bonus de l&#8217;explication du fonctionnement d&#8217;un chauffe-eau solaire … car en fait je suis prèt à pariez que vous pensez savoir comment ça marche, sans en fait le savoir vraiment ( <img title="Clin d’oeil" src="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/images/smilies/icon_e_wink.gif" alt=";-)" />à celui qui se reconnaitra)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">4/ L&#8217;Âne Bleu</span></span></span></p>
<p>Une étape que nous a suggéré une personne du mas de beaulieu (terre et humanisme) et je ne regrette pas d&#8217;y être allé … c&#8217;est superbe !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4036.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Un tipi en construction</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4039.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue du plancher surélevé du tipi en construction (isolation du sol)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4038.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Leurs toilettes sèches</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4043.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre tipi … remarquez qu&#8217;il est semblable en tous points à celui de l&#8217;oasis de bellecombe &#8230;d&#8217;ailleurs entre-nous, ils sont TOUS semblables (tous ceux que j&#8217;ai vu en tous les cas)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/anebleu/100_4046.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 On se rend bien compte ici de la lacune de taille des tipis : leur manque d&#8217;inertie thermique … la seule isolation est un double toit … ce qui les rend d&#8217;ailleurs TRES propices à l&#8217;humidité et aux moisisures (vu sur tous les tipis &#8230;)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.lanebleu.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de L&#8217;Âne Bleu</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">5/ Cantoyourte (Yurtao)</span></span></span></p>
<p>Pour ceux qui s&#8217;intéressent un tant soit peu aux yourtes, vous avez du forcément tomber sur son site …<br />
 C&#8217;est une femme TRES respectable qui a du courage à revendre et qui en dépit des bâtons qu&#8217;on lui met dans les roues continue de se focaliser sur le bien et se sert des murs qui se dressent contre elle pour grimper … grimper&#8230;. grimper …</p>
<p>Combat des habitats, combats des femmes, combats de la souveraineté monétaire, combats de l&#8217;épuration des « bip » politiques … bref je ne peut vous lister tous les points … mais je vous dit une chose : il est IMPOSSIBLE de rester indifférent fâce à elle … I M P O S S I B L E …</p>
<p>Nous avons étés accueillis comme des rois et avions une yourte magnifique pour nous !!!</p>
<p>Nous l&#8217;avons aidé à notre mesure dans le défrichement de son nouveau terrain …</p>
<p>Toi qui me lit … que la montée vers ton terrain laisse les badauds en bas et que ton élévation donne l&#8217;envie aux envieux d&#8217;en faire de même …<br />
 On pense à toi !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4066.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Yourte d&#8217;accueil où nous fumes invités à poser nos corps et nos âmes (car dans une yourte, je peux vous le dire, les rêves se réveillent …!)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4068.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue des deux autres yourtes du « camp » … de yourtes ! Je parlerai plutôt de refuge que de camp &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4079.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Dans une yourte, c&#8217;est différent, on ne cloue pas, on suspend .. et ce n&#8217;est pas pour autant que l&#8217;on ne met pas de grosses étagères solides … !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4088.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La grande Yourte …. magnifique !!! QUE du patchwork … imaginez un peu le travail !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4106.jpg" alt="Image" width="353" height="353" /><br />
 Les toilettes sèches de cantoyourte … aussi colorées que les yourtes !!! un régal d&#8217;aller « composter » !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4232.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Intérieur de la yourte d&#8217;accueil … avec ce patchwork magnifique et ces systèmes suspendus ingénieux !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4234.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Yourte pour le moins originale avec un côté de mur en bois et l&#8217;autre en bambous ! Remarquez la « fenètre » de récupération transformée en porte.</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4238.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Je ne résiste pas à l&#8217;envie de vous montrer un détail du toit .. je le redis .. imaginez le boulot ! Et contemplez l&#8217;œuvre … car c&#8217;est de ça dont il sagit ici !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4242.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore une fenètre transformée en porte … c&#8217;est ça que j&#8217;appelle du VRAI recyclage … !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4245.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Être en contact des éléments et de la nature en faisant sa vaisselle … ça vous « parle » ? &#8230;moi si &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/cantoyourte/100_4265.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue du plancher surmonté … il sagit ici de planches d&#8217;agglo qui forment le sol (moins complexe que les « rosaces » en lambri … ) et l&#8217;on peut aussi voir le système d&#8217;aération inventé par la Gardienne des lieux !envie d&#8217;air ??? « hop » on soulève la « jupe » de la yourte !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://yurtao.canalblog.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Lien vers le site web de Yurtao</span></span></span></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">6/ Un Ancien de Carapa qui a choisi la liberté</span></span></span></p>
<p>Pourquoi « qui a choisi la liberté » me direz-vous … vous comprendrez quand on sera au niveau de carapa … je dirais même qu&#8217;il n&#8217;y avait carapadequoi idéaliser ce « carapa » … mais bon ..on y reviendra plus tard en détails &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4104.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Pour ceux qui ont vu la vidéo de carapa … ça ne vous rappelle rien ??? elle est ti pas magnifique cette maison ? Et démontable en plus !!! comme dit le Gardien des lieux … la mobilité, c&#8217;est la sécurité !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4269.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Son modèle de douche solaire … encore une source en amont … c&#8217;est un élément TRES important sur un lieu !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4283.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La rosace du centre de sa maison … tous les habitats que l&#8217;on a vu reflètent la personnalité des habitants des lieux !!! c&#8217;est magnifique !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4284.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Deux batteries pour son installation SOLAIRE !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4288.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre vue de l&#8217;installation électrique &#8230;</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4289.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Eau courante grâce à la source et cuisine au gaz !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4290.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Quelle vue !!! on peut vraiment dire que dans un habitat rond on se sent vraiment bien, et quand en plus on a une vue en hauteur comme ça, c&#8217;est le top !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4291.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Tuyau du poele à bois, ou « comment faire sécher ses vêtements sans le nucléaire » … remarquez aussi le « double conduit » au moment où le tuyau sort de la maison … souvenez vous, c&#8217;est TRES important, au risque de voir tout partir en fumée &#8230;</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/hugues/100_4298.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Tout le confort !!!! rien à envier aux maison des villes, mais alors vraiment rien !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Terminons par le fait qu&#8217;il est resté 8 ans à carapa ( !!! ) et au fil des années quand il a compris (après un nombre énorme de demandes) que le « chatelain » (vous savez le vieux propriétaire qui joue le rôle de gentil monsieur qui va donner à chaque personne son bout de terrain une fois qu&#8217;il sera mort … vous voyez hein ??? sinon re-regardez la vidéo) ne lui donnerai jamais un papier certifiant ce qu&#8217;il dit (avoir le bout de terrain qui a été magnifié suite aux efforts des personnes sur place) et tout ceci n&#8217;était que fabulations et entourloupettes, il est partit en démontant sa maison … et quelqu&#8217;un a pris sa place … jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils comprennent aussi et qu&#8217;ils partent (évidemment pas sans avoir donné une « plus-value » au lieu) et ainsi de suite …</p>
<p>Malin le vieux « chatelain » … les gens donnent de leur énergie pour magnifier le lieu pensant avoir le droit de garder le bout de terrain par la suite … et lorsqu&#8217;ils comprennent que ce ne sera pas le cas, ils partent, et d&#8217;autres (avec les mêmes illusions) viennent prendre leur place et ainsi de suite …<br />
 Seul Olivier a un bail agricole … les autres n&#8217;ont RIEN …</p>
<p>Sachant que rcemment le « vieux chatelain » s&#8217;est marié … à sa mort TOUT reviendra à sa femme et aux enfants de sa femme …. (notez qu&#8217;après plus de 17 ans de vie commune, se sentant vers sa fin, il a décidé de se marier avec … pour quoi à votre avis ??? c&#8217;est les enfants qui vont être contents !!!)</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">7/ La Tribu Vivace</span></span></span></p>
<p>Une tribu qui vit sans électricité …<br />
 Ils ont une source d&#8217;eau en amont (encore !!!) et BEAUCOUP d&#8217;imagination et de débrouillardise</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4246.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 La grande Yourte</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4248.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Un cuiseur économe … petit clin d&#8217;oeil à « elf »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4251.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Un de leur charrette pour leurs « voitures à pédales » … ils y mettent le nécéssaire pour pouvoir dormir et autres victuailles</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4254.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore une</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4255.jpg" alt="Image" width="478" height="444" /><br />
 Une de leur voiture à pédales … les trois pédalent et celui du milieu dirige … ils ont construit plusieurs modèles aussi ingénieux les uns que les autres &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4256.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4258.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Une autre yourte du site &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4259.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Leur baignoire de plein-air pour le moins originale … ils mettent le feu en-dessous pour avoir de l&#8217;eau chaude … je vous avoue que je ne suis pas convaincu … mais apparemment ça leur convient … et c&#8217;est l&#8217;essentiel et à au moins le mérite de démontrer leur débrouillardise !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/tribuvivace/100_4260.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vue rapprochée de l&#8217;endroit où ils mettent le feu &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.google.fr/search?q=tribu+vivace&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;aq=t&amp;rls=com.google:fr:official&amp;client=firefox-a" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Plus d&#8217;info sur la tribu vivace</span></span></span></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;"><br />
 </span></span></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">8/ Carapa</span></span></span></p>
<p>Carapa … où l&#8217;enfer dans un paradis … <br />
 Vous aimez les interdictions …? vous ne serez pas déçus alors … il y a partout des panneaux qui vous rappellent à l&#8217;ordre (pas de Feu de quelque sorte que ce soit … pas même de réchaud !, pas de cigarette … lieu TOTALEMENT non-fumeur, même si vous avez votre cendrier de poche comme moi !!! interdiction de sortir du chemin , il n&#8217;y en a qu&#8217;un mais INTERDIT de sortir du sentier !!!! tu touches avec les yeux !!!! interdit de faire de la cueillette … RIEN !!! même pas une petite plante sauvage pour se mettre sous la dent de bonnes vitamines !!!, Végétalisme imposé (pas de viande, de poisson, d&#8217;œufs, de lait, de miel ..etc&#8230;)<br />
 Et vous pouvez rester, mais il faut participer aux activités … je suis OK, mais vu qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;activité, on a du payer … c&#8217;est pas la mort, 3 € par personne, mais bon …</p>
<p>Avec un Olivier qui nous accueille comme un véritable ours &#8230;(alors qu&#8217;on avait fait ça dans les « rêgles » … ha oui parce que vous ne pouvez pas venir sans avoir téléphoné avant … le soucis c&#8217;est qu&#8217;il ne répondent pas souvent !!!)<br />
 Bref la compagne d&#8217;Olivier est sympa, mais lui … quand vous rencontrez quelqu&#8217;un et qu&#8217;il ne vous dit même pas bonjour, qu&#8217;il vous parle sans même vous regarder, et qu&#8217;il vous fait CLAIREMENT sentir que vous êtes de trop et pas le bienvenue …. c&#8217;est moyen quand même …</p>
<p>On en vient à se demander pourquoi ils invitent les gens à venir si c&#8217;est pour les reçevoir comme ça ….<br />
 Ah c&#8217;est peut être pour utiliser leur force de travail afin d&#8217;accomplir des travaux qu&#8217;ils ne pourraient faire seuls …</p>
<p>Bref avec sa Carapace ils nous a Carapabien accueillit et il n&#8217;y a Carapamoyen de se sentir bien dans un lieu où l&#8217;on se sent épié et bourré de tant d&#8217;interdits …</p>
<p>Et je n&#8217;ai PAS DU TOUT apprécié quand il a insulté les deux personnes que l&#8217;on avait vu avant lui (Cantoyourte et L&#8217;ancien qui est resté 8 ans à Carapa) …<br />
 Un olivier qui se dit « spirituel » et l&#8217;entendre Carapament dire : « quand on a des chieurs qui ne veulent pas partir ça te pourrit un lieu … on ne va pas faire intervenir les gendarmes tout de même, mais les cons ont souvent du mal à comprendre qu&#8217;on ne veut pas d&#8217;eux » …</p>
<p>Vous voyez le genre … j&#8217;arrête là mais ça a le don de m&#8217;insupporter au plus haut point … des personnes qui sont dans un lieu magnifique, et qui en sont toujours au même point au niveau personnel …</p>
<p>Merde (désolé) mais mettez ça à profit pour Evoluer vraiment !!!<br />
 M&#8217;enfin … ont voit souvent l&#8217;épine dans l&#8217;oeil du voisin que la poutre que l&#8217;on a dans le sien &#8230;</p>
<p>C&#8217;est dommage certaines personnes avaient l&#8217;air sympa, mais, si je puis dire, « l&#8217;âme du lieu » c&#8217;est Olivier, et ça se ressent même dans le lieu … DINGUE …</p>
<p>Je peux vous dire que c&#8217;est pas de la parano … c&#8217;était NET …</p>
<p>Dernière chose avant de passer aux photos : sur la vidéo (totalement mensongère ..souvenez-vous de ce que j&#8217;écris plus haut) il est dit que carapa c&#8217;est 50 Hectares &#8230;heu … FAUX c&#8217;est 4 Hectares et je vous le rappelle : INTERDIT de sortir du seul et unique sentier ….</p>
<p>Heureusement pour Olivier que Carapa est pas interdit aux cons … ( je suis méchant mais je vous le dit ces réflexions sur les personnes &#8230;ça c&#8217;est pas passé … et puis dois-je vous rappeler son attitude ..non non non … aucun scrupule là … c&#8217;est domage que les désagréments en viennent à prendre le dessus sur les agréments du lieu)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4318.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Encore un tipi … encore le même … et encore les mêmes défauts</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4353.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Oui je vous le prouve … le moisi est l&#8217;ami des tipis</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4320.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 La yourte qui est maintenant à la place de l&#8217;ancien de 8 ans à carapa … un yourte mongole dont plusieurs perches ont déjà cassé et qu&#8217;ils ont du remplacer &#8230;ha ces yourtes mongoles … belles (quoique &#8230;celle-là j&#8217;aime pas du tout le dôme … et à l&#8217;intérieur ils avaient « compartimenté » l&#8217;espage … alors que l&#8217;énergie doit pouvoir circuler) mais pas adaptées à nos contrées</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4323.jpg" alt="Image" width="316" height="319" /><br />
 Système pour chauffer l&#8217;eau avec plusieurs bidons … qui ne m&#8217;a pas convaincu</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4324.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Système de chauffe eau … pareil, pas convaincu du tout … allez leur dire que c&#8217;est TOUTE la partie du tuyau qui doit être exposée au soleil … et pas qu&#8217;un côté … mais bon … c&#8217;était les « nouveaux » et ils expérimentent … on peut pas nier le fait qu&#8217;ils innovent en tous les cas et font avec les moyens du bord … et ça c&#8217;est gratifiant tout de même !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4334.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Maison de « l&#8217;Ours » … mais elle est belle tout de même !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4342.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Maison d&#8217;une autre famille … on a vu la fille, mais la mère était partie en angleterre … domage, je suis sûr qu&#8217;elle m&#8217;aurait fait apprécier quelque peu plus le lieu avec sa personne &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4345.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4346.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Murs en torchis (terre-paille) avec enduit terre</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4347.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4349.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le tableau des interdiction &#8230;super l&#8217;accueil !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4350.jpg" alt="Image" width="346" height="525" /><br />
 No Coment</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4356.jpg" alt="Image" width="514" height="369" /><br />
 Notez bien les mentions en rouge !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4358.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur de la maison de « l&#8217;Ours » … le centre plus précisément</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4359.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Magnifique évier en pierre de « l&#8217;Ours » avec l&#8217;eau courante … merci la source en hauteur !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4360.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 On ne s&#8217;en rend pas bien compte sur la photo, mais le centre est en fait un hexagone (comme les abeilles …. ne pas confondre avec l&#8217;Octogone !)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4361.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Entrée de « L&#8217;Ours »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4317.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Petite chambre en forme de maison semi-circulaire (notez les dessins sur fond noir derrière la vitre … c&#8217;est en fait un énorme radiateur … ça capte la chaleur et la redonne dans un renfoncement de mur &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4328.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Vu de côté de la « chambre-maison »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/carapa/100_4364.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Intérieur … on voit bien ici le « mur-radiateur » qui capte la chaleur du soleil durant la journée et la restitue le soir … c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle l&#8217;inertie thermique &#8230;</p>
<p>Bref vous pouvez y aller pour vous faire votre propre avis &#8230;</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.passerelleco.info/rubrique.php?id_rubrique=8" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">Plus d&#8217;info sur Carapa</span></span></span></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;"><br />
 </span></span></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 150%; line-height: 116%;">9/ Lou Bissac</span></span></span></p>
<p>C&#8217;est ici que vit le fils de Patrick Baronnet (entres autres)<br />
 C&#8217;est un lieu M A G N I F I Q U E (c&#8217;est peu dire) et l&#8217;accueil est vraiment formidable … c&#8217;est simple on a l&#8217;impression d&#8217;être entres vieux ami et déjà de se connaître … génial !!!</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4398.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Un poele auto-construit .. dit « à double combustion » … remarquez le « turbo », c&#8217;est la seconde ouverture avec le tuyau qui amène une arrivé d&#8217;aire à la base du foyer … TRES ingénieux !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4399.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Le magnifique intérieur d&#8217;une yourte en bambou (attention dès la première année, le bambou « pète » … il se fissure et claque ….</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4403.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore cette double isolation de la « cheminée » du poele à bois .. vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4406.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Encore cette technique de suspention d&#8217;étagères … je trouve vraiment ça trop classe !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4409.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Un appareil que l&#8217;on branche sur la batterie (car dans ce cas c&#8217;est du solaire !) pour transformer le 12 V en 220 V … c&#8217;est super simple .. on branche et c&#8217;est parti !!!</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4410.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Haaaa les étagères suspendues … si je ne me retenais pas j&#8217;en écrirait tout un poème !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4412.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Que dire ??? j&#8217;adore !!!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4414.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Eau courante dans la yourte … je suis sûr que vous savez déjà ce que je vais vous dire : « merci à la source en amont » !!!</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4417.jpg" alt="Image" width="455" height="314" /><br />
 Les panneaux … je sais je sais … ils sont pas tout récents … mais ils fonctionnent et c&#8217;est ça l&#8217;essentiel non ?</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4422.jpg" alt="Image" width="456" height="608" /><br />
 Autre modèle de cuiseur économe &#8230;ou « comment cuire une bonne fournée de crêpes avec 2 petits bous de bois !!! »</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4426.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Celui qui me dit que ce n&#8217;est pas un bon emplacement, je lui conseille un ophtalmo d&#8217;urgence !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4428.jpg" alt="Image" width="456" height="543" /><br />
 Un chauffe-eau ingénieusement conçu !</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/204540220328997474/loubissac/100_4430.jpg" alt="Image" width="608" height="456" /><br />
 Autre vue du site &#8230;</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 170%; line-height: 116%;">Conclusion</span></span></span></p>
<p>14 lieux visités (je vous ai dit je n&#8217;ai pas tout mis … trop long !) et autant de façons de se débrouiller que de personnes différentes …</p>
<p>Avec toutes un point commun : la décision de couper le cordon ombilical de Babylone ( certains sont plus avancés que d&#8217;autres sur ce chemin, mais TOUS ont commencé à l&#8217;arpenter )</p>
<p>Il faut garder en mémoire qu&#8217;à chaque fois nous voyons le lieu en oubliant deux choses : il n&#8217;a pas toujours été comme ça (tout ne s&#8217;est pas fait en un jour … avant les lampes électriques et le PC, il y a la chandelle &#8230;avant la douche il y a le bain japonais ..etc&#8230;) et surtout le lieu est TOUJOURS en évolution … comme la plupart des personnes qui y vivent …</p>
<p>Ne pas oublier que c&#8217;est ici opportunité d&#8217;être un MOYEN d&#8217;évoluer et pas d&#8217;une fin en soi …<br />
 Le mode de vie comme un moyen et non une fin … en tous les cas c&#8217;est mon point de vue que je ressens fortement en moi …</p>
<p>Autant de personnes différentes, mais je vais tenter de faire des rapprochements … :</p>
<p>Beaucoup ont un moyen au gaz pour cuire l&#8217;été (je n&#8217;ai vu personne utiliser des moyens solaires … pourtant certains en avaient !)<br />
 Quasiement TOUS ont une source POTABLE en amont<br />
 Tous ont une activité sociale, militante &#8230;etc&#8230;<br />
 Aucune personne n&#8217;a la TV (sauf « L&#8217;Ours » de carapa ( !!! ))<br />
 Personne n&#8217;a pensé à tester le Biogaz afin de remplacer les bouteilles de gaz<br />
 Tous ont conscience que leur mode de vie participe à un changement plus global … que leurs choix et leurs façons de vivre ont une implication bien plus vaste que leur simple personne.</p>
<p>L&#8217;Habitat, on peut le créer …<br />
 L&#8217;eau chaude, on peut l&#8217;avoir &#8230;<br />
 La nourriture, on peut la faire pousser …<br />
 La cuisine, on peut la faire de différentes façons (solaire, biogaz, poêle à bois, cuiseur économe, réchaud à gaz, réchaud à alcool ..etc..)<br />
 Par contre c&#8217;est l&#8217;électricité qu&#8217;on ne peut produire sans investir dans éolienne ou panneau solaire …<br />
 Il y a aussi l&#8217;eau … une source parrait VITALE (on peut récupérer l&#8217;eau de pluie et la rosée.. mais on va pas très loin avec ça seulement !) …</p>
<p>Bref … moi j&#8217;en ai tiré BEAUCOUP de conclusions, et d&#8217;ailleurs j&#8217;en reviens au début de message … ma déconnexion est DEJA effective … vous lisez le dernier article (je répondrai surement aux messages, mais sans plus …)<br />
 Nos projets se sont BEAUCOUP affinés et nous allons passer à la phase concrète incessament.</p>
<p>Pour toute personne qui partage cette envie, je vous invite vraiment à aller voir les gens, pas spécialement de la même façon, mais avec VOTRE façon … cela vous aidera grandement, j&#8217;en suis sûr … car le web est TRES bien, mais rien ne vaut le réel, le concret, le tangible, afin de se faire réellement une idée …</p>
<p>Bref &#8230;je suis épuisé d&#8217;avoir écrit ce LOOOOONG article, donc je me rend compte que la conclusion laisse à désirer, mais je vous envoie tout de même TOUTES mes meilleures pensées .</p>
<p>Vivez vos rêves au lieu de rêver votre vie !</p>
<p>Soyons patients mais déterminés, quand la décision est clairement prise, les choses apparaissent et notre vie se débloque … j&#8217;aime bien cette phrase : « quand l&#8217;élève est prêt, le maître apparait » (ceci est à prendre de manière allégorique bien évidemment, il ne sagit pas de « vraies » personnes … de grâce n&#8217;entrez pas dans une secte où une attitude moutonnière de suivre un berger … mais je pense que vous aviez déjà compris !!! <img title="Clin d’oeil" src="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/images/smilies/icon_e_wink.gif" alt=";-)" /> )</p>
<p>Vous avez du remarquer que BEAUCOUP (environ 20 Go) de vidéos que j&#8217;avais mis en ligne sont maintenant indisponibles (nonnnnn c&#8217;est pas de la censure !) j&#8217;espère que beaucoup d&#8217;entre vous ont été malins et n&#8217;ont pas attendu pour les télécharger avec les liens que j&#8217;avais donné (dans ce cas je vous invite vivement à les diffuser de nouveau !)… pour les autres, cela nous servira-t-il peut-être de leçon …</p>
<p>Comprenez bien que quand je parle de sauvegarde du web, ce ne sont pas des paroles en l&#8217;air … petit à petit, tout s&#8217;en va … sauvegardez !!! (moi je parle pour vous, j&#8217;ai 100 Go de vidéos en Flv et plus de 1600 sites pour 270 Go … je donne à qui je rencontre mais je ne rencontre pas tout le monde <img title="Clin d’oeil" src="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/images/smilies/icon_e_wink.gif" alt=";-)" /> ) <br />
 Je considère avoir donné BEAUCOUP de temps à la diffusion et décide dorénavant de passer le flambeau …<br />
 Je vous remercie pour vos partages et vos réflexions qui m&#8217;ont assurément fait avancer &#8230;</p>
<p>Je termine en vous donnant le lien de téléchargement de deux Ouvrages plus édités que j&#8217;ai eut l&#8217;occasion de sauvegarder durant le périple (merci à Frank et Sylvie qui se reconnaitront)</p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.megaupload.com/?d=EWK8A1LZ" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 200%; line-height: 116%;">L&#8217;homme qui parle aux plantes</span></span></span></a></p>
<p><a style="font-variant: small-caps;" href="http://www.megaupload.com/?d=22UTA6XI" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-size: 200%; line-height: 116%;">Habitat (une MINE D&#8217;OR !!!!!!!!!)</span></span></span></a></p>
<p>Le mot de la fin en vidéo qui résume TOTALEMENT mon état d&#8217;esprit actuellement … on subit, on subit et « Pof » on décide de déposer les poids à terre et on se rend compte qu&#8217;en fait c&#8217;est NOUS-MÊMES qui nous obligions à porter ces fardeaux …</p>
<div>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/x65bw4_tryo-toi-et-moi-le-clip_music">Lien vers la vidéo de Tryo : &laquo;&nbsp;Toi et Moi&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
</div>
<p>
<object width="480" height="381" data="http://www.dailymotion.com/swf/x65bw4_tryo-toi-et-moi-le-clip_music" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x65bw4_tryo-toi-et-moi-le-clip_music" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object>
</p>
<p>MES HUMBLES RESPECTS A TOUS (et toutes !)</p>
<p><strong>the thing</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://contre-la-pensee-unique.org/forums/viewtopic.php?f=8&amp;t=1098">contre-la-pensee-unique.org</a>)</em></p>
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		<title>La philosophie du bonheur</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 21:15:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Angeline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[Initiation]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité/Ésotérisme]]></category>
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		<description><![CDATA[par Françoise Bequet (texte publié avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur) &#160;&#187; L&#8217;homme est le reflet de ses pensées &#160;&#187; (Bouddha) Introduction Le bonheur… qu&#8217;est ce que c&#8217;est finalement ? Quelque chose d&#8217;absolu et de propre à chacun. Une manière d&#8217;être heureux, c&#8217;est à dire bien et satisfait, tout simplement le contraire de malheureux. Non palpable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">par Françoise Bequet</span></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"> </span><em>(texte  publié avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur)</em></p>
<div>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">&nbsp;&raquo; L&#8217;homme  est le reflet de ses pensées &nbsp;&raquo; </span></strong><em><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">(Bouddha)</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Introduction</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<h3 style="text-align: center;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><img class="alignright size-full wp-image-5113" title="bonheur" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bonheur.jpg" alt="bonheur" width="350" height="262" /></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le bonheur… qu&#8217;est ce que c&#8217;est  finalement ? Quelque chose d&#8217;absolu et de propre à chacun. Une manière d&#8217;être  heureux, c&#8217;est à dire bien et satisfait, tout simplement le contraire de  malheureux. Non palpable, il est une quête qui semble durer tout au long de la  vie. D&#8217;autre part le bonheur est communément identifié aux plaisirs et aux  joies. Or les plaisirs sont généralement éphémères, variables selon chaque  individu et, chez un même individu, selon les circonstances ils peuvent de plus  s&#8217;inverser en douleur et ne sont pas forcément en accord avec la raison ni avec  l&#8217;exigence morale. La quête de quelque chose que jamais vous n&#8217;avez jamais eu  l&#8217;impression de toucher ou de voir, ou alors de très, très loin. Vous l&#8217;avez  vous passer en une fraction de seconde et avant même d&#8217;avoir pu en savourer les  plaisirs, voilà qu&#8217;il vous échappe. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le bonheur finalement  c&#8217;est aussi un sentiment de réussite, qu&#8217;elle soit professionnelle ou familiale.  La sensation que tout vous réussit et que rien ne vous est impossible, la  réalisation de tous vos projets, de toutes vos envies des plus petites aux plus  grandes. Mais voilà, c&#8217;est le contraire qui arrive, vous trimez au travail pour  pas grand chose, votre vie sentimentale n&#8217;est pas vraiment ce que vous espériez  et vous avez constamment l&#8217; impression qu&#8217;un malheur de plus va vous arriver. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le plus grand obstacle au  bonheur est la peur. La peur qui devient angoisse, qui vous paralyse et stoppe  toute concrétisation de projet. Si le moyen-âge qualifiait les chevaliers de  sans peur et sans reproche, c&#8217;est peut-être parce que le courage fait avancer  les hommes plus loin et les rend meilleurs. Mais coincé dans votre peur vous  n&#8217;arrivez plus à avancer, votre vie est la même depuis une éternité et vous  n&#8217;avez plus aucun espoir de la modifier un jour. Alors, le bonheur, finalement,  vous avez cessé d&#8217;y croire, vous être devenu résigné, voire déprimé. Sans doute  vous vous posez une série de questions existentielle : mais putain, qu&#8217;est ce  que je fous ici ? Ou alors : Pourquoi je n&#8217;ai jamais eu de chance dans la vie  moi ? N&#8217;avez vous jamais eut l&#8217;impression de que de la chance vous n&#8217;en avez  jamais eut, qu&#8217;elle est toujours pour les autres ? La plupart des gens  l&#8217;attendent gentiment cette fameuse chance. Viendra-t-elle un jour sonner à ma  porte ? Ma foi…peut-être, les miracles il paraît que cela existe. Mais vous  savez… Vous risquez bien d&#8217;attendre comme un c.. toute votre vie. Certains  sombrent dans la déprime, pendant des mois, voire des années, sans jamais oser  en sortir, sans jamais oser se lancer, sans jamais rien résoudre. Déprime ou  pas, la majorité des perdants ne le sont ni par hasard ni par malchance, quoi  qu&#8217;ils puissent en dire. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Cet exposé a pour but de  vous faire prendre conscience d&#8217;une quantité de choses, de vous secouer, de vous faire  mal aussi car toute prise de conscience n&#8217;est pas toujours agréable. Mais vous  tenez votre vie en main et ce qui suit va vous expliquer comment la changer,  comment vaincre toutes les peurs qui vous paralysent et comment faire de vous  quelqu&#8217;un d&#8217;admirable et d&#8217;admiré. C&#8217;est à vous de voir si c&#8217;est ce que voulez  finalement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><span id="more-5036"></span><strong><span style="font-size: large;">La  responsabilité</span></strong><br />
</span></p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Chacun est responsable de  ses actes. Cela peut paraître une évidence et pourtant cela est bien souvent  loin d&#8217;être le cas. Le langage tenu habituellement est plutôt le suivant : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est pas ma faute,  tout ce qui m&#8217;arrive, je n&#8217;ai jamais de chance. &nbsp;&raquo;<br />
&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est pas ma faute si  je ne gagne pas d&#8217;argent, personne ne veut m&#8217;engager. &nbsp;&raquo;<br />
&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est pas ma  faute si je n&#8217;ai pas réussi, c&#8217;est le prof qui est contre moi &nbsp;&raquo;<br />
&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est  pas ma faute si j&#8217;ai frappé sur mon frère, c&#8217;est lui qui m&#8217;ennuie. &laquo;&nbsp;</span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Comme je dis souvent je  vais vous envoyer une bonne gifle. Elle n&#8217;est que symbolique mais elle fait peut  être encore plus mal. Je vous dis : </span></p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">C&#8217;EST DE VOTRE  FAUTE.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Eh oui ! et j&#8217;insiste !<br />
Pourtant, le but n&#8217;est pas de culpabiliser comme un malade :<br />
Bouhhhh que  je suis malheureux, je ne sais rien faire, je suis vraiment lamentable, je ne  vaux rien du tout …<br />
La culpabilité est néfaste et n&#8217;apporte rien de bon, elle  vous dénigre et vous donne une mauvaise opinion de vous-même.<br />
Le but ici est  de relativiser, de réfléchir, de prendre conscience de son erreur et surtout d&#8217;y  faire face et de recommencer en allant toujours plus loin..<br />
Au lieu de  pleurer et de subir un problème quelqu&#8217;il soit, il faut y réfléchir et se dire,  qu&#8217;est ce que je vais bien pouvoir faire pour résoudre ceci ? Faites une liste  des solutions concrètes qui vous pouvez y apporter pour y remédier, choisissez  celle qui vous semble la meilleure. Dites vous qu&#8217;il n&#8217;y a pas de bon et de  mauvais choix mais que vous êtes prêt à assumer les conséquences de votre choix,  d&#8217;en tirer profit et de rectifier le tir si cela est nécessaire. </span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Evidement tout n&#8217;est pas  toujours simple dans la vie, c&#8217;est bien connu et c&#8217;est totalement vrai. Il peut  arriver des véritables malheurs sur lesquels vous ne pouvez avoir aucune  influence, comme la mort d&#8217;un être cher par exemple, un enfant, le conjoint. Il  s&#8217;ensuivra une période de deuil et cela est bien naturel. Mais votre vie  est-elle finie pour autant ? A la survenue du malheur, du coup dur vous allez  déprimer, vous allez accuser le coup et vous vous sentirez triste, c&#8217;est tout a  fait normal, sinon vous seriez insensible. Il vous faudra le temps de faire le  deuil, le temps de reprendre votre vie en main. Mais à un moment ou l&#8217;autre il  sera judicieux de faire face et de reprendre une vie normale, de s&#8217;orienter vers  de nouveaux objectifs et de finalement en ressortir renforcé. De nombreuses  personnes qui ont dans la vie subie beaucoup d&#8217;épreuves, s&#8217;en ressortent plus  fortes et meilleures. En se laissant aller à la déprime indéfiniment vous verrez  immanquablement vos amis et vos proches s&#8217;éloigner de vous qui vous prendront  pour un rabat joie et, disons le franchement, un chiant. Ils n&#8217;auront donc, par  la force des choses, aucune envie de venir vers vous et de passer du temps en  votre &nbsp;&raquo; mauvaise &nbsp;&raquo; compagnie. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je ne peux pas vous  promettre que plus jamais ne vous arrivera de malheur mais je peux vous assurer  que dés que vous appliquez cette méthode, vous pourrez è faire face. Et voilà ce  qui va changer votre vie : je me lance et je fais face.<br />
Concrètement, lorsque  vous subissez un échec, il est bon de réfléchir à ce qu&#8217;il s&#8217;est passé, à  comment y remédier. De ce dire : bon j&#8217;ai fait une bêtise, la prochaine fois je  ferai autrement et cela fonctionnera. Nous vivons finalement de nos expériences  et personne n&#8217;est censé avoir la science infuse et ne jamais se tromper est  quelque chose qui n&#8217;existe pas, je peux même vous dire que c&#8217;est la chose la  plus facile à faire.<br />
Lorsque vous subissez une épreuve, il faut y faire face  également, même si au départ vous subissez une courte période de déprime devant  une épreuve telle que la mort, la maladie, un accident grave.</span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">JE NE SUBIS PLUS, J&#8217;AGIS  POUR RESOUDRE !</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">&nbsp;&raquo; Voilà qui est bien  joli, sur le papier forcément, tout le monde peut le faire, mais en réel, c&#8217;est  bien autre chose, il faut être fort et pouvoir faire face, et moi je suis  faible, j&#8217;ai bien essayé mais je n&#8217;y arrive pas. Finalement ce n&#8217;est pas ma  faute, je suis né comme ça, c&#8217;est génétique. &nbsp;&raquo;<br />
Well, well, well, moi je peux  vous dire, vous avez en vous le pouvoir de le faire, et même de faire bien  d&#8217;autres choses encore, le pouvoir d&#8217;agir comme vous voulez agir…. De vaincre  toutes vos peurs et de trouver par la même un équilibre qui vous mènera au  bonheur que vous aurez choisi.<br />
Et je peux vous affirmer aussi que la méthode  présentée ici est simple comme bonjour, à la portée de tous, il suffit  simplement de le vouloir. Je vais vous expliquer comment : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><br />
<strong><span style="font-size: large;">Le  pouvoir du subconscient</span></strong></span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">La bonne veille méthode &nbsp;&raquo;  coué &nbsp;&raquo; si souvent ridiculisée bien à tort par la plus part des gens. Pourtant,  je peux vous le certifier, elle fonctionne ! Le tout étant de l&#8217;employer  intelligemment. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Dis papa ? comment ça  marche ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Notre cerveau se divise  en différentes zones. Notamment le conscient et l&#8217;inconscient, si bien connu des  Freudiens. Le soi, le non soi, le sur moi, voilà des mots dont la définition et  l&#8217;application ne sont pas toujours des plus simples pour les profanes. Il n&#8217;est  pas ici dans mon but de vous faire un long exposé sur le fonctionnement profond  du cerveau, je risquerai de vous ennuyer. Mais voyons simplement l&#8217;élément  suivant :<br />
Le conscient d&#8217;abord, qui nous fait agir comme nous désirons agir.  Je lève le bras, je marche, je pense, je mange, je bois, je réfléchis, je  différencie le bien du mal, j&#8217;analyse, je vis… au sens propre du  terme.<br />
L&#8217;inconscient ensuite, grande énigme pour la plupart d&#8217;entre nous.  Mais que peut-il bien se cacher la dedans ? En fait il reçoit nos pensées, mais  n&#8217;a aucun pouvoir de faire un tri, de prendre le bien pour laisser le mauvais.  Automatiquement il accepte tout comme juste. Ensuite, insidieusement, de manière  totalement inconsciente, ben oui forcément, il influence nos actes. Voilà une  vérité qui va changer votre vie définitivement, du jour au lendemain je peux  vous le certifier.<br />
Ainsi, si vous pensez : je n&#8217;y arriverai pas, je suis  bien trop bête. Eh bien vous n&#8217;y arriverez jamais quoi que vous fassiez.<br />
A  l&#8217;inverse, si vous pensez : je vais arriver, ce n&#8217;est pas plus difficile  qu&#8217;autre chose, d&#8217;autres l&#8217;ont fait avant moi. Vous êtes gagnant à 80%. 80%  c&#8217;est énorme, vu que vous n&#8217;avez encore rien fait si ce n&#8217;est que penser.<br />
L&#8217;important n&#8217;est même pas d&#8217;y croire, l&#8217;inconscient le reçoit, sans savoir  si c&#8217;est vrai, si c&#8217;est faux, si vous y croyez ou non, en terme clair, il s&#8217;en  fout, il se contente de recevoir.<br />
Voilà quelque chose qui va vous permettre  de déplacer des montagnes ! Oui ? vraiment ?<br />
Bien sur, restez REALISTE et  respectez quelques règles simples. Si vous répétez sans cesse : demain je suis  sur la lune, bien évidemment rien ne se passera. Eh oh ! faut pas déconner tout  de même.<br />
Parlez au présent, c&#8217;est important, ce que vous voulez changer  c&#8217;est aujourd&#8217;hui, demain vous changerez ce qui est pour demain, etc.… </span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><strong>Quelques exemples  simples : </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Vous avez mal de tête,  il ne sert à rien de dire : je n&#8217;ai pas mal de tête, c&#8217;est un fait puisque vous  avez mal de tête. Vous pouvez prendre un médicament ou même ne pas en prendre,  et puis pensez, ah j&#8217;ai pris un médicament, mon mal de tête est en train de  passer, d&#8217;ailleurs je le supporte très bien et il ne m&#8217;empêche pas de vivre.  Tiens j&#8217;ai de moins en moins mal de tête, tiens cela me met de bonne humeur. Ou  encore : mon mal de tête est supportable, il s&#8217;estompe.<br />
- Vous êtes prit  d&#8217;une crise d&#8217;angoisse terrible, votre conjoint vous a passablement énervé, vous  n&#8217;avez qu&#8217;une envie c&#8217;est de lui mettre la raclée de sa vie. Vous pouvez dire  alors, je suis calme et détendu malgré que X m&#8217;a énervé, d&#8217;ailleurs je suis  complètement insensible à ses sarcasmes et ses remarques, et je suis calme, ce  n&#8217;est pas lui ou elle qui va réussir à gâcher ma vie. ( notez bien si le  problème conjugal est sérieux, il faudra aussi y faire face d&#8217;une manière  concrète et trouver la meilleure solution, le dialogue, une thérapie de couple,  etc… sinon cela reviendrait à subir de même et à ne jamais faire face à ses  problèmes pour les résoudre, vous subiriez alors dans une plénitude complète, ce  qui évidemment à la longue serait néfaste. L&#8217;exemple est là pour faire face à  l&#8217;urgence de l&#8217;angoisse.) </span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le temps de l&#8217;affirmation  doit être d&#8217;une dizaine de minutes et peut se répéter plusieurs fois sur une  même journée. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"> <strong>Autre exemple : </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Qu&#8217;est ce qui vous pose  problème dans l&#8217;immédiat ? Je ne vous connais pas, donc je ne peux pas le  savoir, mais inventons juste pour illustrer. Vous ne savez pas tapisser, cela  vous énerve. Pourtant il est grand temps de rafraîchir votre salon et la  personne qui devait venir le faire ne se décide pas à vous donner un coup de  main. La première chose c&#8217;est d&#8217;acquérir la connaissance, personne n&#8217;a la  science infuse et si vous n&#8217;avez jamais appris il faut vous instruire avant  tout. Un petit livre, une brochure explicative : la tapisserie en dix leçons,  lisez-le avec attention, notez les choses importantes. Ensuite, répétez-vous  plusieurs fois, peut-être même pendant plusieurs jours : je sais très bien  tapisser, d&#8217;ailleurs j&#8217;ai bien compris tout ce que livre expliquait, c&#8217;est  vraiment facile comme tout, un véritable jeu d&#8217;enfant. Le samedi sortez tout le  matériel nécessaire, mettez-vous au boulot et vous serez étonné du résultat !  Quelle fierté ! non ? Pour la première fois, vous n&#8217;avez pas dépendre de votre  ami pour donner à votre salon un air de printemps ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong><br />
Positiver ! </strong></span>
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je ne sais pas si comme  moi vous avez fini par remarquer combien les personnes qui nous entourent se  plaignent. Je ne peux pas vous dire d&#8217;ou cela vient mais cela est parfois  terrifiant. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- j&#8217;ai faim<br />
- j&#8217;ai  froid<br />
- le monde va mal<br />
- je n&#8217;ai plus de sous<br />
- si tu crois que la vie  est facile<br />
- j&#8217;en ai marre mais qu&#8217;est ce que j&#8217;en ai marre<br />
- je suis  tout le temps fatigué ces jours ci<br />
- j&#8217;ai mal de tête<br />
- quelle vie ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Tentez l&#8217;expérience  suivante : écoutez les gens autour de vous parler et hasardez-vous à ne pas vous  plaindre durant une journée entière. Vous constaterez à quel point nous sommes  devenus de voraces grincheux et comme il n&#8217;est pas aisé de ne pas suivre leur  mouvement. C&#8217;est un peu comme si un pessimisme constant nous entourait. Je ne  lance la pierre à personne, j&#8217;ai fait la même chose. Mais tant de plainte, tant  de rouspétances agissent inexorablement sur notre façon de nous comportez et sur  notre ressenti.<br />
Les phrases que vous pensez agissent sur votre inconscient,  nous venons de voir comment. Puisque vous possédez le pouvoir d&#8217;agir, autant le  faire positivement. Cela vous permettra d&#8217;avancer dans votre vie et de réaliser  les rêves que vous pensiez perdu depuis longtemps. Vous voulez entreprendre des  études, prendre de l&#8217;avancement ? Vous êtes trop vieux, depuis le temps que vous  vous le dites, vous êtes déjà fini c&#8217;est sur. Quel âge avez-vous ? 35 ? 40 ? 45  ? 50 ou plus ? Et vous vous trouvez trop vieux ? Me permettez-vous de rire ?  Merci. L&#8217;âge il est dans votre tête, c&#8217;est votre subconscient qui vous le dit.  Ou alors vous avez déjà pensé à reprendre des cours, mais vous avez des enfants  et vous devez vous en occuper. Vous avez d&#8217;abord dit que vous attendriez le  temps qu&#8217;ils entrent à l&#8217;école, puis, ce fut le temps qu&#8217;ils se débrouillent un  peu mieux tout seul, puis … Toutes ces attentes ne sont en fait que des excuses  à votre peur, elles vous confère une justification et vous donne bonne  conscience : finalement ce n&#8217;est pas ma faute, je me dois de penser aux enfants  avant tout ! Il faut absolument combattre cet état d&#8217;esprit !<br />
Commencez par  vous fixer des petits objectifs sur la vie de tous les jours, ces petites choses  sans importance qui vous agacent tellement.<br />
Un exemple, qui ne sera sans  doute pas le vôtre, c&#8217;est à vous de trouver ce qui vous agace mais qui  finalement ne semble pas si important.<br />
Vous ne parvenez pas à retenir ce que  vous lisez, finalement, ce n&#8217;est même pas la peine de commencer à lire, de toute  façon, vous n&#8217;aimez pas lire, alors…<br />
Dites-vous dans un premier temps que  vous n&#8217;êtes pas plus bête qu&#8217;un autre : je suis quelqu&#8217;un d&#8217;intelligent, je suis  même très intelligent.<br />
Ensuite, dites vous que la lecture est nécessaire à  la connaissance car elle vous permet d&#8217;évoluer, et qu&#8217;elle conduit à la sagesse  et donc forcément au bonheur : la lecture m&#8217;enrichit, je dois acquérir de la  connaissance pour ne pas mourir idiot.<br />
En final dites vous que vous retenez  tout ce que vous lisez, que vous lisez vite et facilement : je retiens tout ce  que je lis, je lis d&#8217;ailleurs très facilement.<br />
Vous deviendrez un dévoreur  de lignes imprimées.<br />
Autre exemple :<br />
Pour que la journée soit bonne,  dites vous tous les matins : je passe une bonne journée, je suis content de  vivre et de passer une bonne journée.<br />
Ce sont des petites choses  pratiquement insignifiantes, au début personne ne le remarquera mais c&#8217;est ce  qui fera que vous commencer à aller vers le bon chemin. Chaque victoire sur une  anxiété, sur une incapacité à faire quelque chose vous fera avancer toujours un  peu plus loin.</span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>la  confiance en soi</strong></span></p>
</div>
<div>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Pour que les autres aient  confiance en vous, vous devez absolument avoir confiance en vous. Ne demandez  pas aux autres de mettre leur foi en vous si vous leur offrez l&#8217;image de  quelqu&#8217;un d&#8217;indécis, d&#8217;incertain et qui ne sait jamais ce qu&#8217;il doit faire et à  quel moment il doit le faire. Vous n&#8217;avez pas de confiance en vous… aie…  Evidement, vous ne pouvez pas l&#8217;acheter au night shop du coin. Alors que faire ?<br />
Tout d&#8217;abord dites vous : j&#8217;ai confiance en moi, je suis quelqu&#8217;un de bien,  je suis quelqu&#8217;un de fort qui sait faire face à toutes les épreuves de la vie.  Plus rien ne me fait peur, plus rien ne m&#8217;arrête. Vous serez étonné des  résultats.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Ensuite, vous devez vous  affirmer. JE. Voilà quelqu&#8217;un d&#8217;important qu&#8217;il ne faudra plus jamais négliger.  Bien sûr cette façon de penser est égocentrique, au premier abord, mais je vous  montrerai par la suite dans quelle mesure l&#8217;employer à bon escient.<br />
Montrer  aux personnes qui vous côtoient que vous être sur de vous c&#8217;est aussi veiller à  son vocabulaire. Bannissez absolument tous les :</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- je ne sais pas<br />
- je  ne pense pas<br />
- oui peut-être<br />
- tu crois ?<br />
- je devrai<br />
- c&#8217;est un  problème<br />
- la vie est un combat<br />
- j&#8217;espère</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">et imposer vos idées,  refuser de faire ce que vous ne voulez pas faire et montrez vous comme quelqu&#8217;un  de déterminé : </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- je veux<br />
- je ne veux  pas<br />
- je sais<br />
- ou alors je ne sais pas mais je vais me renseigner (  personne ne vous demande non plus d&#8217;être une encyclopédie ambulante ! )<br />
- je  pourrais<br />
- la prochaine fois je vais assumer<br />
- c&#8217;est une bonne  leçon</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je sais ce que je veux et  je dirige ma vie pour obtenir ce que je veux. Encore une fois ici, j&#8217;insiste sur  le mot réaliste, cette méthode fait des miracles, mais a des limites. Répéter  que vous allez gagner à la loterie ou devenir riche du jour au lendemain, ne  servira pas à grand chose. Je connais certains esprits malins et je tenais à  préciser les choses.<br />
Quoi qu&#8217;il en soit, je reste persuadée que s&#8217;imposer  est indispensable dans la vie. Si vous vous mettez en avant, les autres vous  mettrons en avant, si vous agissez comme un perdant, les autres vous  considéreront comme tel. Je suis l&#8217;image que je projette et les autres me voient  comme je le projette.<br />
Choisissez aussi les tournures de phrases adéquates  afin de ne pas vexer l&#8217;autre.<br />
Exemple : vous avez du travail à faire et  votre mère vous tient la jambe au téléphone. Ne lui dites pas : je veux finir  mon boulot, tu m&#8217;en empêches et à cause de toi je vais prendre du retard. Elle  se vexerait et vous vous trouveriez avec une dispute sur les bras, et ce ne  serait pas, avouons le, très courtois de votre part. Dites lui, je dois te  laisser, je te téléphonerais plus tard, j&#8217;ai encore beaucoup de travail et je ne  veux pas me mettre en retard. Ainsi, vous vous montrez déterminé sans l&#8217;accuser  de quoique ce soit. N&#8217;oubliez pas non plus de la rappeler ! Etre fiable et  crédible est aussi une chose primordiale dans la vie. Si vous ne l&#8217;êtes pas, les  autres auront vite compris que finalement vous n&#8217;êtes qu&#8217;un beau parleur  terriblement imbus de sa personne. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">MAIS </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Si je suis quelqu&#8217;un de  bien, l&#8217;autre est quelqu&#8217;un de bien aussi. Ne le perdez pas de vue non plus, le  tout forme un ensemble. En aucun il faut se dire que vous êtes le tout puissant  et que le voisin c&#8217;est de la merde. Sinon vous risqueriez bien de tomber dans un  narcissisme qui finirait par faire de vous un solitaire. Respectez les autres  comme vous vous respectez vous-même, attachez leur autant d&#8217;importance qu&#8217;à  vous-même. Voici un &nbsp;&raquo; MAIS &nbsp;&raquo; court mais que vous devez constamment garder à  l&#8217;esprit : se valoriser sans jamais dévaloriser celui qui est à vos  côtés.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>Le don de  soi</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Donner est quelque chose  d&#8217;indispensable pour se sentir bien, car cela fait simplement de vous quelqu&#8217;un  d&#8217;apprécié, et selon une logique implacable, lorsque vous êtes apprécié vous  êtes bien. Il est fort à parier que du même coup vous allez recevoir aussi. De  nos jours, c&#8217;est plutôt chacun sa &nbsp;&raquo; merde &nbsp;&raquo; et moins je donne mieux je me sens.  Du moins mieux je pense me sentire, ce qui est totalement différent.<br />
Mais,  il y a toujours des mais, il ne s&#8217;agit pas de donner à tort et à travers, tout  le temps et n&#8217;importe comment. Ma politique est je donne pour rendre l&#8217;autre  heureux mais sans que jamais cela ne me rende malheureux, je rejette  l&#8217;intolérable et tout ce qui me nuit. L&#8217;intolérable est à mon sens une chose à  balayer de votre vie que cet intolérable soit pour vous ou pour les autres il  vous placera toujours dans une situation de frustration qui, si vous les  accumulez en tout cas, vous poussera au défaitisme et à la dépression. Là je  reviens sur le JE, vous vous souvenez cette personne qui à vos yeux doit être la  plus importante.<br />
Le premier but de l&#8217;aide doit être l&#8217;aide, le premier but  du don est le don. Cela paraît incontournable et pourtant. Combien d&#8217;entre vous  donne en attendant quelque chose en retour ? Cela me rappelle les enfants : tu  me donnes ta voiture et je serai ton meilleur ami. Quand vous aidez quelqu&#8217;un  faites le pour qu&#8217;il se sente bien, tout simplement. Pour améliorer sa vie, pour  lui permettre d&#8217;évoluer. Attendre quelque chose en retour vous plonge dans une  peur, peur de ne pas recevoir assez, peur d&#8217;être insatisfait. Attendre vous fait  aussi perdre un temps infini à penser que le monde est décidément trop cruel.  Vous finiriez par vouloir de plus en plus et de ne jamais en avoir assez, donc à  ne pas être bien. Plus d&#8217;amour, plus d&#8217;argent, plus de reconnaissance de  l&#8217;autre, plus de tout et inévitablement vous aurez peur de manquer. Il faut donc  tout simplement apprendre à être généreux. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Persuadé que personne ne  vous donne rien, vous en oubliez aussi de dire merci. Pourtant pensez à tout ce  que votre mère vous a donné tout au long de sa vie. Pensez à tout ce que votre  conjoint vous donne tous les jours. Pensez à tout ce que vos enfants vous  donnent tous les jours. Leur avez vous dit merci ? Peut-être tout simplement  merci d&#8217;être là. Vous montrez alors combien vous êtes attentifs aux attentions  que l&#8217;autre a pour vous et il en sera très heureux.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Vous pouvez donner une  infinité de choses même si vous n&#8217;êtes pas riche, vous pouvez donner vos  connaissances, donnez des compliments et faire des éloges, donnez de votre temps  ( a mon sens c&#8217;est la chose la plus difficile à donner.), donnez de l&#8217;amour, et  si vous en avez, donnez de l&#8217;argent. Je dis si vous en avez, car je sais que  certaines difficultés financières peuvent être une réelle entrave à un don  d&#8217;argent, finalement il est impossible de donner ce que vous ne possédez pas.  Quoi que… une pièce de 10 cent au mendiant du coin cela ne doit pas être  impossible à beaucoup de gens, à moins que vous ne soyez mendiant vous-même ! La  somme ne doit pas être vraiment importante, l&#8217;important étant de donner avec le  cœur, de faire de preuve d&#8217;altruisme. Encore une fois la peur du manque pousse  certaines personnes à amasser, amasser, amasser encore et surtout de ne jamais  rien donner, voire même de ne jamais rien dépenser. Il devient alors obsession  et une entrave au bonheur. Rien de mal de posséder, bien sur, mais donner en  gardant l&#8217;intime conviction que vous aurez toujours la possibilité d&#8217;acheter ce  que vous voudrez, voilà où est le bien. Donnez le dans les limites du  raisonnable et selon vos moyens, mais donnez. Comme pour tout, pour améliorer  votre relation avec l&#8217;argent vous devez trouver un juste équilibre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Ne vous laissez pas  abuser. Voilà un conseil que je donne car souvent j&#8217;ai vu certaines personnes  profiter de la gentillesse de l&#8217;autre. Encore ici une question d&#8217;équilibre,  donner à quelqu&#8217;un qui possède est à mon sens ce faire abuser. Quelqu&#8217;un vous  demande de faire quelque chose qu&#8217;il est tout à fait en mesure de faire, pour  qui vous prend-il et dans quel mesure vous respecte-t-il ? Ceci est d&#8217;autant  plus vrai quand les demandes sont quotidiennes et nombreuses. Le but n&#8217;étant en  aucun cas d&#8217;être la bonne poire prédestinée à toutes les tâches que le voisin  n&#8217;aime pas ! Finalement, l&#8217;esclavage est révolu depuis longtemps et exiger  toujours le même respect que vous accordez aux autres ! Et croyez moi à donner à  tort et à travers vous serez considéré comme faible et les autres n&#8217;auront pas  de respect pour vous. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>Penser à soi et  se montrer égoïste</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Voilà qui est paradoxal,  d&#8217;un côté je parle de donner, de l&#8217;autre je vous parle d&#8217;égoïsme. Encore une  fois tout est question d&#8217;équilibre. Si penser à l&#8217;autre est nécessaire, pensez à  soi l&#8217;est tout autant. Accordez vous des plaisirs, faites de votre vie ce que  vous voulez. Achetez ce qui vous manque depuis longtemps, ce qui reste depuis  tant d&#8217;années dans la vitrine du magasin, changez votre look si le vôtre ne vous  satisfait plus. Ne vous laissez pas abuser par les personnes négatives qui tente  de vous montrer combien votre attitude est mauvaise. Surtout que le grand  changement qui va s&#8217;opérer en vous en appliquant cette théorie va faire de vous  une toute autre personne. Votre entourage risque de ne pas comprendre ce qui  vous arrive. Voilà des années que vous vous terrez dans votre maison et  subitement vous émergez et vous sortez de votre coquille. Les voilà bien  étonnés, c&#8217;est parfaitement logique à mon sens. Les reproches risquent de  pleuvoir : comme tu as changé, comme tu es égoïste, tu ne penses même plus à  moi. Vous savez bien que c&#8217;est faux, simplement vous pensez à vous aussi. Vous  vous faîtes plaisir, vous réalisez vos rêves, vous reprenez un travail laissé  depuis longtemps, ou des études, ou tout autre chose, forcément vous voilà  maintenant devenu quelqu&#8217;un de bien. Votre humeur est rayonnante, vous êtes  heureux de vivre et forcément moins disponible pour vos proches. En plus, leur  humeur et leur vie n&#8217;a pas changée, seraient-ils jaloux de votre nouvelle chance  ? Peut-être bien.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Ne vous laissez pas abattre, voici un problème, et comme tout  problème vous devez y faire face et le résoudre. Expliquez d&#8217;ou vient ce  changement, ce qu&#8217;il vous apporte et pourquoi il est important pour vous. Si  votre interlocuteur est d&#8217;un pessimisme accablant, s&#8217;il est négatif et que rien  ne semble vouloir le faire changer, vous vous trouvez face à votre ancienne  image. Offrez lui la connaissance de la méthode et tendez de le guider lui aussi  vers une vie meilleure. Utilisez l&#8217;autosuggestion de la pensée positive pour  venir à bout des tensions que la situation crée. Insistez face au bonheur que  cela vous offre et expliquez lui que vous aimeriez que comme vous il se sente  bien. Beaucoup de personnes négatives vous diront combien vous êtes irréalistes,  combien la vie est dure et pénible et qu&#8217;il serait temps que vous redescendiez  sur terre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Si vous décidez de changer de travail, de déménager, de reprendre des  études ou tout autre chose qui changent le cour d&#8217;une vie et qu&#8217;en plus vous  montrez combien vous êtes satisfait, vous risquez en effet de faire monter en  eux un sentiment d&#8217;envie. Mais si après avoir tout tenté rien ne semble  fonctionner pour cette personne et qu&#8217;elle reste immanquablement fermée à toutes  vos propositions, et que vraiment vous constatez que vous ne pourrez jamais  arranger les choses, vous n&#8217;avez pas d&#8217;autres choix que de couper les ponts avec  cette personne. Même si cette personne est un parent, votre conjoint ou votre  meilleur ami. N&#8217;oubliez pas que par cette méthode tout peut vous arriver, vous  pourrez toujours y faire face. Vous êtes responsable de vos actes, non de ceux  des autres.<br />
Laissez de côté les personnes négatives et entourez-vous de gens  positifs, des gens qui pourront vous aider et vous guider dans votre nouvelle  entreprise quelqu&#8217;elle soit. N&#8217;ayez aucune peur d&#8217;entrer en contact avec eux,  vous serez surpris de leur réaction et de combien ils seront content de vous  accueillir et de vous aider. Une fois pour toutes : Cessez d&#8217;attendre ! Allez  vers eux et n&#8217;attendez jamais qu&#8217;ils viennent spontanément vers vous, vous  prouverez alors combien vous êtes sur de vous et déterminé. Vous verrez comme  vous serez accueilli par ces personnes qui seront désireuses de vous aider dans  votre entreprise.<br />
</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;">La  relaxation</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Voici un point important.  Si le travail apporte un sentiment d&#8217;une journée bien faite et bien remplie, la  relaxation est aussi une nécessité vitale. Faire le vide dans sa tête et laisser  aller tous ses muscles pour évacuer tout le stress de la journée. Vous avez à  votre disposition plusieurs méthodes. Soit choisir un groupe de relaxation, soit  un style de relaxation, soit vous débrouiller tout seul. Pour cela mettez une  musique douce, attention, surtout pas triste, juste douce. Installez vous  confortablement sur votre lit ou dans votre divan, fermez les yeux et pensez à  ce que la musique vous inspire. Quelque chose de relaxant, un endroit que vous  aimez bien, une plage, une maison de campagne, un souvenir de vacances. Puis,  répétez quelques phrases positives pour vous stimuler un peu : je suis bien et  détendu ; je suis quelqu&#8217;un de bien et apprécié de tous ; j&#8217;ai confiance en moi  et je suis fort ; je n&#8217;ai peur de rien et rien ne m&#8217;effraye ; je suis capable de  faire tout ce que je veux faire. Vous pouvez aussi répéter des phrases qui vous  sont propres sur des problèmes qui vous sont personnels. Cette séance peut se  faire le matin avant de commencer la journée ou le soir en la terminant. L&#8217;idéal  bien sur étant de le faire les deux fois, cela dépend à la fois de votre emploi  du temps et de vos besoins.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le choix de la musique est très important, je  suis d&#8217;ailleurs persuadée sans jamais avoir fait de musicothérapie qu&#8217;elle a un  effet très bénéfique sur notre vie. Faire le ménage ou travailler, quand cela  est possible, en écoutant une musique entraînante vous donne du cœur à  l&#8217;ouvrage. Vous vous sentez déjà moins seul aussi et joyeux. Choisissez donc des  chansons ou des musiques adéquates, laissez le blues de côté. Certains artistes,  même si leur voix et leur musique sont pleines de talents ont pour habitude de  chanter des choses sombres. Je pense à quelqu&#8217;un en particuliers, je  m&#8217;abstiendrais de la citer, mais une voix extraordinaire pour un texte  décourageant. Le résultat est la nostalgie assurée, et parfois je me dis que si  j&#8217;étais déprimée je me serais suicidée avant la fin de l&#8217;album. Préférez donc  les musiques un peu folle, un peu dingue, même si le texte ne change pas la face  du monde, il aura le mérite de vous faire rire et de vous mettre de bonne humeur  ! Et pour accentuer encore cette douce euphorie n&#8217;hésitez pas à chanter. Que  vous chantiez faux ou juste, bien ou mal cela n&#8217;a aucune importance, l&#8217;important  est de chanter et de chanter fort pour avancer toujours plus vite et toujours  plus loin. Conseil d&#8217;amie ! </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>La  communication</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">La communication c&#8217;est  l&#8217;outil indispensable à l&#8217;homme à moins que vous désirez vivre en ermite dans  une grotte des montagnes rocheuses. Mais voilà, comment communiquer ? Savez-vous  encore le faire ? Moi je peux vous affirmer que jamais avant dernièrement je  n&#8217;avais appris à le faire. Bien au contraire j&#8217;ai toujours appris à &nbsp;&raquo;  incommuniquer &laquo;&nbsp;. Je m&#8217;y prenais de travers et forcément les gens ne me  comprenaient pas et je ne les comprenaient pas non plus. J&#8217;entretenais donc,  avec mon entourage un dialogue de sourd ou personne n&#8217;entendait l&#8217;autre parler.  Apprendre à se connaître s&#8217;est aussi apprendre à se corriger à rectifier le tir.  Voici donc quelques clés qui devraient vous permettre de communiquer sereinement  avec la personne qui se trouve en face de vous.</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Passer du On au Je : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Oublier les culture qui  prône que l&#8217;emploi du je démontre une personnalité égoïste voire même  égocentrique. Le Je ne ramène pas tout à vous, il vous permet simplement de vous  positionner, de témoigner et permet à votre interlocuteur de se trouver face à  quelqu&#8217;un de réel et de présent. Il vous permet d&#8217;exprimer votre ressenti et  permettra à celui qui est en face de mieux vous comprendre. Le on, et parfois  même le nous quand il implique des sentiments à votre voisin sans que vous  sachiez vraiment ce qu&#8217;il pense, est très impersonnel, ils servent très souvent  de protection, une anti-investissement de sois même dans la relation  d&#8217;échange.<br />
Exemple :<br />
Nous avons passé une bonne soirée n&#8217;est-ce pas ?  C&#8217;est vous qui le dites ça, en ce qui vous concerne oui, la soirée fut bonne,  mais pour votre ami ? Vous l&#8217;obligez alors à vous suivre dans votre idée. Si  vous lui dites :<br />
J&#8217;ai passé une bonne soirée et toi ? Vous lui laissez la  possibilité de donner son propre avis et vous vous investissez en même temps  dans la relation.<br />
On va au cinéma ? Qui on ? Vous ? Lui ? Les enfants ? Les  amis ? Le boulanger du coin ? Si vous dites : j&#8217;aimerai vraiment aller au cinéma  ce soir, ou j&#8217;ai envie d&#8217;aller au cinéma avec toi ce soir, vous vous investissez  et vous exprimez votre ressenti tout en laissant à l&#8217;autre l&#8217;occasion de vous  répondre. Il sait que ce qui vous ferait plaisir. Ce n&#8217;est pas pour autant qu&#8217;il  le fera, mais il pourra vous exprimer à son tour si oui ou non il désire y aller  et pourquoi . </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- S&#8217;affirmer : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je me positionne et je  m&#8217;affirme. L&#8217;usage du questionnement direct domine dans la plupart des échanges.  Les conversations sont le plus souvent débutée par une question mobilisant ainsi  le système question-réponse. Appuyez-vous sur ce que vous sentez, sur ce qui  vous donne envie de faire ou de ne pas faire quelque chose.<br />
Tu n&#8217;as pas faim  ?<br />
Tu n&#8217;aimerais pas sortir avec le temps qu&#8217;il fait ? </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Vous pourriez dire : </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je mangerais bien  maintenant<br />
J&#8217;ai vraiment envie de sortir, il fait si beau. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Sentez-vous la différence  entre les différentes expressions ? </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">S&#8217;affirmer c&#8217;est oser la  confrontation en affirmant votre différence. Se confronter c&#8217;est tenter de se  faire reconnaître de l&#8217;autre avec ce que vous êtes et vous pouvez alors poser  votre propre parole à côté de celle de l&#8217;autre. Cette technique ouvre l&#8217;échange. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Respecter, se respecter  : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je reconnais mes  sentiments comme étant les miens et je les relie à ce que j&#8217;éprouve. Depuis  l&#8217;enfance nos sentiments sont censurés et aujourd&#8217;hui, ils ont d&#8217;énormes  difficultés à refaire surfaces, ils se transforment alors en ruminations et  ressentiments.<br />
- regarde tu fais de la peine à ton frère<br />
- fais donc  attention tu vas blesser ton ami<br />
Pourquoi ne pas dire : je suis contrariée  par tes paroles, ce que je t&#8217;ai entendu dire à ton frère me choque. J&#8217;ai peur  pour ton ami, je te demande d&#8217;arrêter de jouer de cette façon.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Pour respecter l&#8217;autre il  convient d&#8217;apprendre à parler de soi à l&#8217;autre au lieu de parler sur l&#8217;autre  :</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- parler sur l&#8217;autre  reviens à lui faire sans cesse des reproches : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Tu ne pas donné d&#8217;amour  ses derniers temps<br />
Tu n&#8217;es pas à l&#8217;heure<br />
Tu as vu quel désordre tu as mit  dans le salon<br />
Tu ne t&#8217;intéresse pas à moi ! </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Cela devient alors  difficile pour l&#8217;autre, voire même impossible de ne pas monter dans  l&#8217;agressivité. Comme vous recevrez une réponse agressive vous y répondrez vous  aussi par l&#8217;agressivité. Voyez plutôt : </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je me sens un peu  délaissée ces derniers temps, j&#8217;ai vraiment envie d&#8217;un câlin.<br />
J&#8217;ai eu peur,  je pensais que tu rentrerais plus tôt, je n&#8217;arrive pas à ne pas m&#8217;imaginer le  pire dans ces cas là, j&#8217;aimerais vraiment le savoir quand tu rentres plus tard.<br />
Je suis si fatiguée et je n&#8217;ai pas envie de ranger tout le désordre qu&#8217;il y  a dans le salon, je suis vraiment en colère.<br />
J&#8217;ai vraiment l&#8217;impression de  ne pas être comprise.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Pour exister devant  l&#8217;autre il est important de se définir en exprimant un ressenti clairement  énoncé.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- parler à sa place ou  répondre sur lui revient à ne pas lui laisser le droit à la parole, à l&#8217;empêcher  de s&#8217;exprimer.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Parlez à travers  l&#8217;autre c&#8217;est se servir de ce qu&#8217;il a dit pour m&#8217;exprimer. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le propre d&#8217;un désir ou  d&#8217;un sentiment c&#8217;est qu&#8217;il a besoin d&#8217;être reconnu et entendu, tous ces désirs,  ces sentiment son énonçables, mais cela ne veut pas dire qu&#8217;ils sont tous  acceptables et que l&#8217;autre sera d&#8217;accord avec vous. Cela permet l&#8217;échange, tout  simplement.</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- L&#8217;écoute.</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Quand quelqu&#8217;un veut  parler c&#8217;est qu&#8217;il est demandeur, mais demandeur d&#8217;écoute et non de conseils.  Vous devez vous centrer sur la personne et non sur le problème pour pouvoir lire  entre les lignes et comprendre son ressenti, de la manière dont elle vit sa  difficulté ou son problème.<br />
L&#8217;enfant dit : je m&#8217;ennuie à l&#8217;école, je ne veux  plus y aller.<br />
La mère dit : l&#8217;école c&#8217;est important, tu dois y aller sinon  tu deviendras un bon à rien.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">La mère se base sur le  problème de l&#8217;école qui est le plus important pour elle, ne pas aller à aller  l&#8217;école est pour elle une chose impensable. L&#8217;enfant lui vit mal l&#8217;école, il vit  mal et s&#8217;y ennuie, voilà ce qui lui cause vraiment problème. Le problème est sa  difficulté à affronter l&#8217;école. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Dites le ! </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">De ne pas dire ce que  nous pensons nous risquons d&#8217;attendre éternellement que l&#8217;autre le comprenne. Ne  pas dire les sous-entendus c&#8217;est attendre que l&#8217;autre lise entre les lignes et  entendent ce qui n&#8217;est pas dit. Auriez-vous des dons de médium ?<br />
Si vous ne  dites pas à l&#8217;autre que vous êtes en souffrance, que vous avez envie de sortir  ou de danser, comment voulez vous qu&#8217;il le sache. Que votre oui veuille dire oui  et votre non non.<br />
<em>Exemple : </em><br />
Il devrait quand même savoir que je voulais  sortir par un aussi beau temps.<br />
Il aurait du comprendre que je n&#8217;aimais pas  son pull.<br />
Tu ne veux plus de gâteau n&#8217;est-ce pas ? Non merci. ( mince, j&#8217;ai  encore faim moi ! )</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">J&#8217;ai une phrase à vous  soumettre : &nbsp;&raquo; tu es vraiment sourd, tu n&#8217;entends jamais tout ce que je ne dis  pas ! &nbsp;&raquo; J.Salomé. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Elle vous fait sourire,  pourtant n&#8217;oubliez jamais que ce qui est évident pour vous ne l&#8217;est pas  forcément pour l&#8217;autre, alors, exprimez vous ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Voici la fin de  quelques bases pour une meilleure communication, mais elles sont, je le  reconnais un peu succinctes, mais elles pourront vous aider à améliorer dans un  premier temps votre relation avec autrui et rien ne vous empêche d&#8217;améliorer vos  connaissances sur le sujet.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><span style="font-size: large;"><strong>Conclusions.</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Notre siècle est le  siècle des déprimés, des gens mal dans leur peau. Si la déprime et le  découragement sont votre quotidien, vous savez maintenant qu&#8217;il est possible d&#8217;y  remédier. Cette méthode n&#8217;a rien de scientifique et je ne peux pas vous prouver  par A+B que je suis dans le vrai, mais je vous défie également de me prouver par  A+B que je suis dans le faux. Libre à vous de l&#8217;appliquer ou de ne pas  l&#8217;appliquer, mais je vous dirais bien que qui n&#8217;essaye rien n&#8217;a rien. Pour moi  les effets ont été immédiats et très vite je me sens sentie tout autre, j&#8217;ai  encore bien sur des progrès à faire, des connaissances à acquérir. Je souhaite  d&#8217;ailleurs en avoir à faire et à acquérir jusqu&#8217;au derniers jours de mes jours  car j&#8217;ai toujours eu le sentiment que celui qui n&#8217;évolue plus est déjà mort.<br />
Bien sur, la vie n&#8217;est pas toujours rose et tous nous connaissons à un  moment ou un autre une période un peu rude, un malheur qui nous tombe dessus  alors que nous ne nous y attendions pas. Il y a des jours plus tristes et des  jours plus gais. Cette méthode n&#8217;a pas pour but de vous faire vivre dans un  monde à part et utopique qui n&#8217;aurait rien de commun avec la réalité. Son  dessein est de vous apprendre à voir l&#8217;ensemble des choses du bons côtés, de  réfléchir sur les problèmes qui se présentent à vous et de les solutionner avec  intelligence et enfin, elle doit vous permettre de faire face aux catastrophes  contre lesquelles personne n&#8217;a de pouvoir.<br />
Je ne souhaite qu&#8217;une chose, c&#8217;est  qu&#8217;en vous appliquant dans la pensée positive, vous vous en trouvez aussi  transformée que je l&#8217;ai été moi-même. Je vous remercie d&#8217;avoir prit la peine de  me lire jusqu&#8217;au bout de ces douze pages. Douze pages qui parlent de sujets bien  vastes et qu&#8217;il ne serait peut-être pas vain d&#8217;approfondir. Je vous engage donc  à consulter la bibliographie et d&#8217;aller plus loin dans votre quête du bien-être  et du bonheur.</span></p>
<hr />
<span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><strong>Bibliographie</strong></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" />
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- <strong>Salomé J</strong>, <em>T&#8217;es toi  quand tu parles, jalons pour une grammaire relationnelle</em>, Albin Michel, Paris,  1991<br />
- <strong>Jeffers S</strong>, <em>Tremblez mais Osez !</em>, Marabout, Paris,1987 ( Psychologie  N° 3669)<br />
- <strong>Sévigny D</strong>, <em>La pensée positive</em>, féminin.ch, Genève, 2001, <a href="http://www.feminin.ch/spiritual/pensee_positive.htm">www.feminin.ch</a><br />
- <strong>Chatagnon R</strong>, <em>la pensée  positive</em>, Shakti, Paris, 2002, <a href="http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/penseepo.htm">revue.shakti</a></span></p>
</div>
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		<title>RÊVolution 2009</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 18:00:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Oyé ! Le 14 juillet 2009, tous les ami(e)s des sites nous-les-dieux.org et LeTransmuteur.Net sont invité(e)s à participer à la première édition de &#171;&#160;RÊVolution&#160;&#187; qui se déroula dans la nature des Pyrénées Orientales (66) à 30mn de Perpignan. Ces rencontres informelles auront pour thème principal : Quel Nouveau Paradigme pour Demain, Comment le Créer Ensemble [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Oyé ! <span style="color: #ff00ff;">Le 14 juillet 2009</span>, tous les ami(e)s des sites <a href="http://nous-les-dieux.org">nous-les-dieux.org</a> et <a href="http://www.letransmuteur.net">LeTransmuteur.Net</a> sont invité(e)s à participer à la première édition de &laquo;&nbsp;RÊVolution&nbsp;&raquo; qui se déroula dans la nature des <a href="http://www.cdt-66.com/static/fr/master/index">Pyrénées Orientales (66)</a> à 30mn de Perpignan.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5415" title="revolution-annulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/revolution-annulation.gif" alt="revolution-annulation" width="340" height="319" />Ces rencontres informelles auront pour thème principal :</p>
<p><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/manuel-pour-le-nouveau-paradigme/">Quel Nouveau Paradigme pour Demain</a>,</strong></p>
<p><strong> <a href="http://www.letransmuteur.net/le-pouvoir-de-creer/">Comment le Créer Ensemble</a> ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le respect des <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/les-lois-universelles/">quatre Lois Universelles de la Création</a></strong>, les maîtres mots seront <strong><span style="color: #ff00ff;">Liberté</span>, <span style="color: #ff00ff;">Égalité</span>, <span style="color: #ff00ff;">Fraternité</span></strong>, comme il se doit pour honorer symboliquement les (22 x 10) années nous séparant de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/14_juillet_1789">la prise de la Bastille le 14 juillet 1789</a> !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce rendez-vous étant privé pour des raisons de tranquillité, merci de vous inscrire d&#8217;avance en envoyant un email  à <a href="mailto:revolution2009@letransmuteur.net">revolution2009@letransmuteur.net</a> précisant votre pseudo d&#8217;un des 2 sites (si vous n&#8217;avez pas encore de compte, <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-login.php?action=register">merci d&#8217;en créer un</a>) ainsi que le nombre de personnes prévues.</p>
<p style="text-align: justify;">Le camping sur place  (gratuit comme tout le reste) est vivement recommandé en cette période d&#8217;affluence estivale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les aides à l&#8217;organisation et à la préparation de l&#8217;<a href="http://ecolieuxdefrance.free.fr/">écolieu</a> en création sont les bienvenues, ainsi que la mise à disposition de structures mobiles (zome, dôme, tipi, yourte, tente touareg, &#8230;) à installer temporairement pour l&#8217;évènement.</p>
<p><em>Le lieu sera ouvert à cet usage à partir du 1er juillet.</em></p>
<p style="text-align: justify;">La localisation exact de l&#8217;<a href="http://ecolieuxdefrance.free.fr/">écolieu</a>, dont c&#8217;est la journée inaugurale, sera communiqué par email quelques jours à l&#8217;avance.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors à très bientôt, dans la <a href="http://fr.ekopedia.org/Simplicit%C3%A9_volontaire">simplicité volontaire</a>, la joie et la bonne humeur fraternelle de la Vie réelle,</p>
<p>Patrick</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Les Systèmes d&#8217;Echange Locaux</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2009 20:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De Guide des Alternatives des Editions du Fraysse Principes et fonctionnement Principes L&#8217;argent a été conçu comme un outil pour améliorer les échanges entre les hommes. En effet, avant la création de l&#8217;argent, les échanges étaient limités au simple troc. La création de l&#8217;argent a permis d&#8217;étendre largement les échanges. Mais aujourd&#8217;hui, les échanges entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">De <a href="http://www.editionsdufraysse.fr/">Guide des Alternatives des Editions du Fraysse</a></h3>
<h1 style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;">Principes et fonctionnement</span></h1>
<p><span style="font-size: x-large;"><br />
 </span></p>
<h1 id="description" style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-large;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton10114_1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4082" title="arton10114_1" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton10114_1.jpg" alt="arton10114_1" width="272" height="210" /></a></span></h1>
<h2 style="text-align: justify;">Principes</h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;argent a été conçu comme un outil pour améliorer les échanges entre les hommes.<br />
 En effet, avant la création de l&#8217;argent, les échanges étaient limités au simple troc. La création de l&#8217;argent a permis d&#8217;étendre largement les échanges.<br />
 Mais aujourd&#8217;hui, les échanges entre les hommes sont limités car ils n&#8217;ont pas assez d&#8217;argent pour acheter tout ce dont ils ont besoin, créant marasme économique et chômage.<br />
 Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas assez d&#8217;argent ?<br />
 En fait, il n&#8217;y a jamais eu autant d&#8217;argent qu&#8217;aujourd&#8217;hui, mais il ne sert plus prioritairement aux échanges entre les hommes. En effet, l&#8217;argent sert à gagner de l&#8217;argent en spéculant (comme avec les assurances vie qui se développent rapidement depuis quelques années), et donc il circule dans les circuits financiers de la spéculation (95% de l&#8217;argent sert au circuit spéculatif, 5% seulement servirait au commerce). Autre cause du manque d&#8217;argent : les gens ont peur de l&#8217;avenir, donc ils sont plus prudent dans leurs dépenses et modèrent leurs achats, ralentissant ainsi la vitesse de circulation de l&#8217;argent (le fait de retarder tous les mois de 3 jours ses achats, ralentit de 10% la vitesse de circulation de l&#8217;argent et donc diminue de 10% les transactions totales effectuées). De plus les banques qui gèrent l&#8217;argent le font dans leur propre intérêt (gagner de l&#8217;argent) et pas dans l&#8217;intérêt des hommes (très peu de banques prêtent aux personnes qui veulent créer leur emploi, obligeant à passer par la collecte directe de l&#8217;argent d&#8217;amis).<br />
 De nombreuses personnes disposent de temps libre (surtout avec le chômage actuel !) ou de production excédentaire qu&#8217;elles ne peuvent vendre car il n&#8217;y a pas d&#8217;argent pour les rémunérer.<br />
 Il y a des marchandises ou des personnes disponibles pour travailler, et aussi des acheteurs potentiels pour ses services et ses marchandises, mais il manque l&#8217;outil nécessaire (l&#8217;argent) pour que ces transactions s&#8217;effectuent.<br />
 Comme aujourd&#8217;hui l&#8217;argent ne joue plus son rôle vital de vecteur des transactions entre les hommes, il est urgent de créer un nouveau système permettant les transactions sous peine d&#8217;étouffement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4080"></span>Naissance du L.E.T.S.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ainsi que Michael Linton, écossais résidant dans l&#8217;île de Vancouver au Canada, imagina le LETSystem (Local Exchange and Trading System = Système d&#8217;Echange et de Commerce Local), afin d&#8217;aider les nombreuses personnes au chômage dans cette région et souvent douées d&#8217;un savoir-faire très utile pour tous. Ce système traduit en France par &laquo;&nbsp;Système d&#8217;Echange Local&nbsp;&raquo; ou SEL, s&#8217;est développé au Canada, aux USA, et en Grande Bretagne (plus de 200 groupes dans ce pays), permettant, dans les régions en crise, aux personnes utilisant ce principe de vivre normalement.<br />
 D&#8217;autres systèmes ont déjà fonctionné avec succès :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Wörgl en Autriche en 1932-33, ville de 5000 habitants avec 1500 chômeurs. Le maire créé une « monnaie franche » : au bout de 9 mois, il n&#8217;y a plus de chômeurs, de nombreux équipements sont construits, tout va pour le mieux sauf pour la Banque Nationale qui n&#8217;est pas d&#8217;accord. L&#8217;expérience s&#8217;arrête et les problèmes réapparaissent.</li>
<li>A Lignières en Berry en 56-57 et Marans en Charente Maritime en 57-58, la même chose s&#8217;est produite : le fisc est intervenu pour stopper ces réussites.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">On peut se poser la question de la légalité du Système d&#8217;Echange Local.<br />
 Se poser cette question, c&#8217;est rentrer dans le jeu de ceux qui ont fait les lois (en particulier les banquiers et les financiers).<br />
 Il faut plutôt se poser la question : <em>&laquo;&nbsp;Que nous dit notre conscience ? Faut il se laisser dépérir car nous n&#8217;avons pas les moyens d&#8217;acheter ce dont nous avons besoin, ou faut il vivre pleinement en créant les moyens pour respirer mieux, pour faire circuler l&#8217;énergie entre les hommes ?&nbsp;&raquo;</em><br />
 Actuellement, les Systèmes d&#8217;Echange Locaux sont tolérés, car les Etats ne savent pas résoudre les problèmes du système économique, et ils peuvent aider à désamorcer des violences qui inévitablement vont se produire dans le futur.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les avantages du SEL</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce système permet à la monnaie nationale de circuler et aux gens d&#8217;en avoir assez pour payer leurs impôts, électricité, téléphone, eau, et tous les objets manufacturés. Ce système dégage finalement plus d&#8217;argent pour les échanges nationaux (en particulier pour les taxes et impôts), donc chacun s&#8217;y retrouve.<br />
 Ce sont les productions locales qui vont être favorisées par ce système, évitant les importations lointaines et l&#8217;exploitation du tiers monde, en faisant travailler les personnes les plus proches de chez nous. Ainsi les agriculteurs et les artisans ne craignent plus les concurrences déloyales.<br />
 Ce réseau est très intéressant pour les personnes travaillant à mi-temps, ayant assez d&#8217;argent pour payer la part obligatoire en euros, le SEL permettant d&#8217;apporter la part complémentaire.<br />
 Dans le cadre économique actuel, il serait possible de faire disparaître tous les chômeurs (plus 5 millions de chômeurs, CES, RMI, stages divers&#8230;) en transformant de nombreux emplois à plein temps en emplois à mi-temps avec complément en SEL (4 millions d&#8217;emplois à plein temps transformés en 8 millions d&#8217;emplois à mi-temps). Pour l&#8217;Etat, les économies seraient considérable sur les indemnités chômage, de pré-retraite, de RMI, de CES&#8230;, et sur tous les stages de formation qui servent à cacher la misère, sans compter l&#8217;amélioration des situations psychologiques (plus de chômeurs dépressifs) diminuant les frais médicaux, les violences, les trafics de drogues&#8230;<br />
 Ce serait l&#8217;économie informelle au secours de l&#8217;économie institutionnelle. En France, l&#8217;Etat considère le SEL comme du travail au noir et donc ne veut pas la favoriser.<br />
 Certains pays comme la Nouvelle Zélande et l&#8217;Australie reconnaissent déjà l&#8217;intérêt des réseaux SEL pour permettre aux chômeurs de rester en contact avec le marché du travail, de ne pas entrer dans le circuit de l&#8217;assistanat et de maintenir des liens sociaux qui évitent la descente vers l&#8217;isolement et la marginalisation.<br />
 La création des SEL peut permettre aux hommes de continuer à vivre, même si l&#8217;économie mondiale s&#8217;écroule comme le montre les soubresauts de plus en plus importants des bourses et des monnaies.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Fonctionnement</h2>
<h3 style="text-align: justify;">La zone géographique</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour que le SEL puisse fonctionner, il faut que les gens ne soient pas trop éloignés pour que les personnes puissent se déplacer facilement les unes chez les autres pour effectuer les échanges. Cela peut être une grande ville, un département ou une partie de département.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le choix de l&#8217;unité d&#8217;échange</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour plusieurs groupes, l&#8217;unité de compte est le &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Une heure de travail comptera par exemple 60 Grains de sel. Toutes les compétences au sein du SEL sont mises sur un pied d&#8217;égalité. Ainsi, une heure de ménage pourra avoir la même valeur qu&#8217;une heure de cours informatique.<br />
 Ce principe est bien sûr à adapter selon les circonstances :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Certains échanges ne mobilisent pas la personne à 100% (garde d&#8217;animaux, mise à disposition de matériel, etc.). Dans ce cas, il semble logique que le taux horaire soit sensiblement plus faible.</li>
<li>Certains échanges nécessitent un temps de préparation. Le montant de l&#8217;échange devra tenir compte de ce temps supplémentaire.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est rare qu&#8217;il y ait une réglementation stricte, ou que des plafonds soient fixés&#8230; Vous pouvez ainsi laisser libre court à la négociation. Il est important de privilégier la notion de plaisir, qui doit primer sur la notion de temps (plaisir à échanger, à négocier, plaisir à exécuter, à donner, à recevoir) de même que la notion de don (ne pas avoir envie d&#8217;évaluer) ou la notion de solidarité (l&#8217;évaluation de l&#8217;échange peut dépendre des moyens de chacun au moment de l&#8217;échange). Ainsi pour ne pas s&#8217;enfermer dans une échelle d&#8217;évaluation stricte, il est laissé ce plaisir de négocier, cette liberté d&#8217;accepter ou de refuser un échange.<br />
 Il s&#8217;étudie actuellement la possibilité d&#8217;avoir des échanges entre plusieurs secteurs (par exemple pour aller en vacances dans une autre région) et si les groupes utilisent la même unité comptable, les échanges seront plus faciles.</p>
<p style="text-align: justify;">Avantage du SEL : si un jour ou l&#8217;autre la monnaie nationale s&#8217;écroule suite à la spéculation des financiers, le système SEL permet toujours aux personnes d&#8217;échanger même si l&#8217;économie officielle est dans le marasme noir.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;établissement d&#8217;un annuaire des membres</h3>
<p style="text-align: justify;">Le SEL ne peut bien fonctionner que si chacun connaît les offres et les demandes des autres membres du réseau. Il est donc établi régulièrement un annuaire recensant toutes les offres et les demandes, les compétences, le matériel disponible, l&#8217;état des comptes&#8230;<br />
 L&#8217;état des comptes ouvert à tous, permet de donner priorité pour le travail à ceux qui sont en négatif, et d&#8217;éviter de trop grosses transactions avec ceux qui sont trop en négatif.<br />
 Toutefois, il est nécessaire d&#8217;avoir des comptes en négatif pour faire tourner le système.<br />
 L&#8217;endettement n&#8217;est pas pénalisé et montre que l&#8217;on effectue des transactions, c&#8217;est le moteur du système. Par contre, les personnes qui ont beaucoup de positif et qui ne l&#8217;utilisent pas vont bloquer le système. Ce système est justement créé pour que l&#8217;énergie circule, donc gare au comportement de thésaurisation qui tue déjà le système économique officiel.<br />
 Dans certains groupes, les compteurs de grains de sel est remis à zéro à la fin de l&#8217;année pour éviter ce problème.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;enregistrement des échanges</h3>
<p style="text-align: justify;">Chaque membre dispose de bons d&#8217;échanges qu&#8217;il envoie, après transaction, à la personne chargée des enregistrement des transactions. Ces transactions sont enregistrées avec un programme informatique adapté au SEL, permettant régulièrement l&#8217;édition des comptes des transactions et de les distribuer à tous les membres.<br />
 Certains échanges peuvent s&#8217;effectuer pour moitié en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo; et pour moitié en euros (par exemple) lorsque le produit vendu est fabriqué avec des matières premières achetées en euros, car l&#8217;artisan doit pouvoir les payer lorsqu&#8217;elles viennent du circuit classique. Dans ce cas là, seul les Grains de Sel seront enregistrés, les transactions en euros n&#8217;intéressent pas le groupe.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les frais de fonctionnement</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour payer les frais de fonctionnement du SEL (téléphone, timbres, photocopies&#8230;), une cotisation annuelle est demandée, généralement de l&#8217;ordre de 15 euros, et certains SEL ont ajouté 120 Grains de Sel pour indemniser les personnes gérant le SEL.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les &laquo;&nbsp;marchés tout en Grain&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;">Certains groupes SEL organisent régulièrement des marchés réunissant tous les membres du groupe et où toutes les transactions s&#8217;effectuent en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Ces marchés sont très utiles pour permettre aux membres du réseau de faire connaissance et de permettre, outre des échanges de produits, d&#8217;échanger des informations et de créer des liens qui vont favoriser les échanges futurs.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La fiscalité et les assurances</h3>
<p style="text-align: justify;">Normalement toutes les transactions sont passibles de la TVA. Pour les échanges en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;», la TVA devrait être payé en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Une personne a rempli deux déclarations d&#8217;impôts, une pour les travaux en euros, une en Grain de Sel. A suivre&#8230;<br />
 Pour les personnes effectuant des travaux chez d&#8217;autres personnes, elles doivent avoir un statut et une assurance. Des études sont en cours pour trouver les meilleurs solutions.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La coordination des SEL</h3>
<p style="text-align: justify;">Afin de résoudre les problèmes qui se posent aux SEL, une coordination nationale se réunie régulièrement. Des informations sur les groupes étrangers sont aussi échangées.<br />
 La coordination a également pour but d&#8217;aider toutes les personnes qui veulent créer des SEL.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coordination :</strong> Sel&#8217;idaire &#8211; BP 34 &#8211; 80081 Amiens Cedex &#8211; <a href="http://www.selidaire.com/">www.selidaire.com</a></p>
<p style="text-align: justify;">A lire, le numéro 210 de &laquo;&nbsp;S!lence&nbsp;&raquo; de novembre 1996, un dossier sur le &laquo;&nbsp;SEL&nbsp;&raquo; avec les points de vue de François de Ravignan, Denis Clerc et Alain Lipietz. Deux autres articles ce dossier SEL dans le numéro 211 de décembre 1996.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le SEL et la justice</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>Le passage en justice de 3 membres du SEL Pyrénéens, loin d&#8217;ébranler ce système, a créé de nouvelles solidarités entre les membres de ce réseau et un afflux de demandes pour développer de nouveaux SEL.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;</strong> par Alain Rollat, journal <em>Le Monde</em> du 10 janvier 1998.<br />
 LE RESPECT de la justice interdit de commenter ses jugements. Mais il n&#8217;est pas interdit de sourire à la justice quand ces jugements ridiculisent ceux qui la rende&#8230;<br />
 Par exemple, la condamnation à 300 euros d&#8217;amende avec sursis, que le tribunal de Grande Instance de Foix vient d&#8217;infliger, à la demande des professionnels ariègeois du bâtiment, à deux membres du Système d&#8217;Echange Local (SEL) pyrénéen, qu&#8217;elle a jugé coupables de travail clandestin pour avoir réparé le toit d&#8217;une voisine en échange de quelques légumes (journal Le Monde du 08.01.98), prendra assurément une place de choix dans le grand bétisier des anachronismes judiciaires.<br />
 Il est d&#8217;ailleurs dommage qu&#8217;Arte ait été, jusqu&#8217;à présent, la seule chaîne de télévision à mesurer la portée internationale de cette décision à laquelle la chaîne franco-allemande a consacré jeudi soir, l&#8217;essentiel de son journal de 19h30. Car il y a là de quoi illustrer à merveille, pour l&#8217;édification des générations futures, la difficulté chronique de la justice à vivre avec son temps.<br />
 Les magistrats en cause bénéficient, certes, comme tous les plaignants, de circonstances atténuantes. A première vue, le fonctionnement de ces réseaux d&#8217;entraide, qui remplacent l&#8217;argent par le troc, et au sein desquels on peut échanger des services contre des biens, la réparation d&#8217;un robinet contre un kilo de patate, la réfection d&#8217;un mur contre un cochon, ou une leçon de musique contre un bocal de champignons, semble procéder de la pratique moyenâgeuse remise au goût du jour par de singuliers utopistes.<br />
 La transparence qui caractérise ces échanges et la philosophie qui inspire ces communautés se traduisent par l&#8217;émergence de micro-sociétés parallèles dont les normes échappent à l&#8217;entendement de la société dominante parce qu&#8217;elles se fondent sur d&#8217;autres valeurs que les valeurs marchandes. Il en résulte donc, c&#8217;est vrai, en cas de contentieux, des situations de vide juridique.<br />
 Mais si, aujourd&#8217;hui, ces systèmes d&#8217;échange se développent partout en Europe, et pas seulement dans les campagnes, cela signifie qu&#8217;ils répondent à des besoins en remplissant un autre vide : <em>&laquo;&nbsp;Ils sont une parade contre la crise pour les gens sans argent&nbsp;&raquo;</em> souligne le sociologue Smaïn Laacher. <em>&laquo;&nbsp;Ils mettent une goutte d&#8217;huile dans les rouages de notre société de consommation&nbsp;&raquo;</em>, ajoutait jeudi soir la présentatrice du journal d&#8217;Arte. Elle concluait en souhaitant que l&#8217;Union Européenne reconnaisse vite leur utilité publique. Bonne idée ! Ces bricoleurs de solidarité sont en effet, pour l&#8217;instant, sur le terrain, les seuls à bâtir l&#8217;Europe sociale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Tribune de la Dépêche du Midi du 18 janvier 1998&#8243;</strong><br />
 &#8230; En revivifiant l&#8217;idée de lien social au sein de petits groupes locaux, en ravivant la notion de fraternité, nous ne faisons rien d&#8217;autre que de réaliser une école de solidarité et de démocratie. Qui pourrait s&#8217;en plaindre ? Surtout pas l&#8217;Etat qui sait le prix que lui coûte une carence de lien social (violence, solitude, déprime et maladie). Sans fraternité, pas de démocratie.<br />
 Cette nouvelle jurisprudence est la porte ouverte à des milliers de procès à venir visant les SEL !<br />
 Il faudrait alors aller plus loin en condamnant les &laquo;&nbsp;Restos du Coeur&nbsp;&raquo; qui font concurrence aux épiciers, la Croix Rouge qui fait concurrence aux ambulanciers&#8230; alors que les SEL existent depuis 20 ans dans de nombreux pays, il est bon de noter que le pays des Droits de l&#8217;Homme est le seul, à ce jour, a s&#8217;être permis de condamner l&#8217;entraide. Les sans-culottes peuvent aller se rhabiller&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.onpeutlefaire.com/les-systemes-d-echange-locaux">onpeutlefaire</a></em></p>
<hr />
<p>Lectures complémentaires :</p>
<div class="lectures-complementaires">
<ul>
<li><a href="http://www.onpeutlefaire.com/les-reseaux-d-echange-de-savoir">[Article] Les Réseaux d&#8217;Echange de Savoir</a></li>
<li><a href="http://selidaire.org/spip/">Site de Selidaire</a></li>
<li><a href="http://www.sel-terre.info/">Site de Sel Terre</a></li>
</ul>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>De la Voie Lactée aux sentiers vers Compostelle</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/de-la-voie-lactee-aux-sentiers-vers-compostelle/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 18:55:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fraternité]]></category>
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		<category><![CDATA[Spiritualité/Ésotérisme]]></category>
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		<category><![CDATA[vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Collection Vers Compostelle &#8211; Edition ACIR Compostelle Un parcours dans la géographie « Les lieux sont des personnes à qui l’Humanité qui est en nous a donné une physionomie. » Marcel PROUST “ Le voyageur est encore, ce qui importe le plus dans le voyage&#8230; Voir n’est point commun. La vision est la conquête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par Collection Vers Compostelle &#8211; <a href="http://www.chemins-compostelle.com/missions.html">Edition ACIR Compostelle</a><br class="spacer_" /></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><strong>Un parcours dans la géographie</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/trace-ancien-compostelle.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3612" title="trace-ancien-compostelle" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/trace-ancien-compostelle.jpg" alt="trace-ancien-compostelle" width="389" height="306" /></a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les lieux sont des personnes à qui l’Humanité qui est en nous a donné une physionomie. »</em><br />
 <strong>Marcel PROUST</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>“ Le voyageur est encore, ce qui importe le plus dans le voyage&#8230; Voir n’est point commun. La vision est la conquête de la vie. On voit toujours, plus ou moins, comme on est. Le monde est plein d’aveugles aux yeux ouverts sous une taie; en tout spectacle, c’est leur cornée qu’ils contemplent, et leur taie grise qu’ils saisissent&#8230;<br />
 Un homme voyage pour sentir et pour vivre. À mesure qu’il voit du pays, c’est lui-même qui vaut mieux la peine d’être vu. Il se fait chaque jour plus riche de tout ce qu’il découvre. Voilà pourquoi le voyage est si beau quand on l’a derrière soi; il n’est plus et l’on demeure&#8230; ”</em><br />
 <strong>André SUARES, Le Voyage du Condottiere</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>“ Faire le chemin, c’est faire l’apprentissage de la porte étroite. Se dépouiller, partir, quitter ses proches, ses amis, ses biens, sa carte de visite, pour n’emmener que l’essentiel, six à huit kilos de nécessaire pour vivre au jour le jour. Au présent. Mais, pour bien vivre une telle expérience, il faut partir au moins trois semaines. C’est le temps qu’il faut pour abandonner ses peurs, et n’être plus qu’avec soi même ”</em><br />
 <strong>Jean L Faycelles (Lot) cité par Jean Claude BOURLES dans “ Passants de Compostelle ” Payot</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>COMPOSTELLE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ville espagnole du nord-ouest de la Galice dont elle est le siège du Gouvernement Régional. Sa Vieille ville est inscrite au Patrimoine Mondial depuis 1985. Son développement résulte de la découverte du tombeau supposé être celui de l’apôtre.<br />
 Nom d’origine celte « ILWYBR » signifiant « lieu de passage » et « DUNUM » hauteur, ou d’origine latine « CAMPUS STELLAE » (Xème siècle) signifiant « Champ de l’étoile » : une étoile aurait désigné le lieu de la sépulture de l’apôtre à l’ermite Pélage.<br />
 D’après l’historien J. CHOCHEYRAS, le lieu de la sépulture d’un hérétique Priscillien mort au IVème siècle. Depuis le IXème siècle, la tradition chrétienne y situe le tombeau de l’apôtre conduit, depuis la Palestine, par une barque de pierre guidée par la main de Dieu. Depuis un siècle, les historiens et les archéologues ont conjugué leurs recherches : s’il y a bien un tombeau attesté, et si une translation d’un corps dans une barque de pierre échouée sur le sol galicien peut aussi bien trouver explication, il se peut aussi qu’il y ait eu christianisation (c’est à dire récupération à des fins politiques et religieuses) d’un culte antérieur, païen ou hérétique, que l’Eglise ne savait effacer autrement.</p>
<p style="text-align: justify;">La controverse historique nous invite à rejoindre le propos de l’historien Bartolomé BENNASSAR dans son ouvrage « Saint-Jacques de Compostelle » Julliard 1970 p 99 et s :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il est impossible de prouver que St-Jacques est venu prêcher l’évangile en Espagne&#8230; Mais il est tout aussi impossible de prouver que Saint-Jacques n’est pas venu de son vivant en Espagne&#8230; En outre la tradition elle même reconnaît si peu de succès à la prédication de Saint-Jacques (on lui attribue selon les cas de deux à neuf disciples !) qu’elle aurait pu laisser peu de traces. Il n’est pas niable que le voyage de Saint-Jacques en Galice est parfaitement vraisemblable au plan matériel : les Phéniciens entretenaient des relations régulières avec l’Andalousie&#8230; s’aventuraient aussi dans l’Atlantique à la recherche de l’étain et relâchaient dans les rias galiciennes&#8230; Il reste encore à se demander pourquoi naquit la légende, si légende il y a : car en tout état de<br />
 cause, elle s’est formée au plus tard au VIIème siècle, c’est à dire avant que l’Espagne eût besoin d’un sauveur&#8230;Enfin, la Galice du IVème siècle témoigne d’une étonnante maturité chrétienne puisqu’elle devient déjà foyer d’hérésies&#8230; L’empreinte orientale est déjà profonde en Galice. Tout cela ne suffit pas à fonder une conviction&#8230;Mais il faut croire que la Galice à qui la croyance populaire sinon la recherche scientifique, a fait don de l’apôtre, était dès le haut Moyen-Age un milieu prédestiné aux grandes aventures de la foi. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span id="more-3605"></span></em><strong>FINISTERRE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Fin des Terres émergées du continent; situées au lieu du soleil couchant, les Finis Terrae symbolisent la porte du royaume des morts, l’anéantissement. L’étendue océane face à ce cap Finisterre galicien était aussi appelée « Mer des Morts ».<br />
 Extrémités du continent européen : Cornouailles, Bretagne et Galice.<br />
 Synonyme de Bouts du Monde, chargé de rêves aventuriers.<br />
 Les côtes espagnoles de l’Atlantique sont parcourues de courants marins remontant vers le nord et qui jettentsur les rivages, épaves et cadavres ou navires désemparés.<br />
 But ou aboutissement de la pérégrination sur les Chemins de Compostelle en suivant l’axe de la course solaire (est-ouest) : le pèlerin comme le soleil suit une course; l’arrivée à l’ouest signifie le déclin de l’astre comme l’anéantissement de l’homme. Mais, le soleil réapparaîtra à l’est, vers Jérusalem et la terre Sainte, pour un nouveau jour ainsi que renaîtra l’Homme dont l’âme à son tour débutera le Grand Voyage (mort et résurrection).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>VOIE LACTEE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En astronomie, la Voie lactée consiste en une nébuleuse composée de milliards d’étoiles, de gaz et de poussières qui se présentent à l’observateur terrestre sous la forme d’une bande blanchâtre et floue par nuit claire.<br />
 Titre d’un film de Luis BUNUEL<br />
 Pour les Tatars musulmans, elle constitue le chemin des pèlerins de La Mecque</p>
<p style="text-align: justify;">Autre nom porté par le faisceau des Chemins de Saint-Jacques de l’Allemagne jusqu’à Compostelle.<br />
 Assimilation réalisée par les chansons de geste depuis les environs de l’an mil, en référence au « Songe de Charlemagne » : Saint-Jacques apparaît à l’Empereur et lui demande d’aller délivrer son tombeau entre les mains des sarrazins, en suivant le sillage de la Voie Lactée. Cette littérature entretient la croyance que l’épopée du Grand Empereur se rencontre sur les chemins de Compostelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Signification symbolique commune à plusieurs civilisations :</p>
<p style="text-align: justify;">chemin du salut des âmes souvent comparé au serpent, au fleuve, à une trace de pas, à une giclée de lait, à une couture et à un arbre;<br />
 voyage entre deux mondes, voie de l’immortalité, lieu de passage des âmes entre les mondes terrestre et céleste et les conduisant au paradis éternel;<br />
 frontière entre le monde du mouvement et l’immobile éternité;<br />
 voie empruntée par « tous ceux qui vont d’un lieu à l’autre de la terre ou du cosmos, d’un plan à l’autre de la connaissance ». B. BENNASSAR</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LIEUX DE PELERINAGE chrétiens</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Trois lieux majeurs autour du tombeau du Christ ou d’un apôtre étaient désignés à la dévotion du chrétien : Jérusalem, Rome, Compostelle. Une multitude d’autres lieux de recueillement recevaient les pèlerins attirés par les reliques, ou encore vers des lieux où la tradition antique situait un culte, païen autrefois, et christianisé.<br />
 D’après le “ Manuel des Inquisiteurs ” de Bernardo GUI (1323) en usage chez les inquisiteurs de Carcassonne, d’Albi ou de Toulouse, le pardon des pêchés ou les pénitences des &laquo;&nbsp;hérétiques&nbsp;&raquo; peut s&#8217;accomplir par le pèlerinage en direction des lieux majeurs ou mineurs :</p>
<ul>
<li> &#8211; lieux de pèlerinages majeurs : “ Saint-Jacques de Compostelle, Rome, Saint-Thomas de Cantorbéry, Les Trois-Rois de Cologne. Ceux qui se rendaient dans la ville Eternelle devaient habituellement y rester une quinzaine de jours, afin d’effectuer la visite des tombeaux des saints et des églises à laquelle le Saint-Siège avait attaché des indulgences nombreuses et fructueuses. ”</li>
</ul>
<ul>
<li>- lieux de pèlerinage mineurs :</li>
</ul>
<p style="text-align: left; padding-left: 60px;">Notre-Dame de Rocamadour<br />
 Notre-Dame du Puy (en Velay)<br />
 Notre-Dame de Vauvert<br />
 Notre-Dame de Sérignan<br />
 Notre-Dame des Tables à Montpellier<br />
 Saint-Guilhem du Désert<br />
 Saint-Gilles en Provence<br />
 Saint-Pierre de Montmajour<br />
 Sainte-Marthe de Tarascon<br />
 Sainte-Marie-Magdeleine de Saint-Maximin<br />
 Saint-Antoine de Viennois<br />
 Saint-Martial et Saint-Léonard en Limousin<br />
 Notre-Dame de Chartres<br />
 Saint-Denis en Parisis, (évangélisateur des Gaules)<br />
 Saint-Seurin de Bordeaux<br />
 Notre-Dame de Souillac<br />
 Sainte-Foi de Conques<br />
 Saint-Paul de Narbonne<br />
 Saint-Vincent de Castres<br />
 Saint-Etienne de Toulouse et Saint-Sernin de Toulouse : visites annuelles et à vie<br />
 Saint-Nazaire de Carcassonne<br />
 Sainte-Cécile d’Albi<br />
 Saint-Antoine de Pamiers<br />
 Notre-Dame d’Auch</p>
<p style="text-align: justify;">Les pèlerins s’engageaient par serment à se mettre en route dans un délai (court) à partir du jour de la délivrance de leurs lettres pénitentielles qui leur servaient de sauf-conduits. A leur retour, ils présentaient à l’inquisiteur des certificats attestant qu’ils avaient accompli les pèlerinages et visites obligatoires. ”</p>
<p style="text-align: justify;">On peut ajouter à la liste de l’Inquisiteur, destinée aux pêcheurs et repentis des &laquo;&nbsp;hérésies&nbsp;&raquo; en terre occitane, d’autres hauts lieux de dévotion :<br />
 Saint Michel au Mont-Saint-Michel, saint Marc à Venise, saint Rémi de Reims,…<br />
 De nombreux autres lieux existaient pour une dévotion plus locale, le culte chrétien ayant été substitué à un culte celte antérieur.<br />
 Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, le culte de Marie Salomé, mère de saint Jacques, s’est très tôt développé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les lieux secondaires de pèlerinage se sont développés depuis le XVIIème siècle pour plusieurs raisons :</p>
<ul>
<li> &#8211; contrôle plus étroit des populations (par l’Etat) et des âmes (oeuvre de la Contre-Réforme catholique)</li>
<li> &#8211; enracinement de la dévotion chrétienne dans des lieux plus immédiatement accessibles, à travers des signes et des pratiques plus quotidiennes ou plus intériorisées.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Au XIXème et au XXème siècle, le culte de la Vierge s’est développé et de nouveaux lieux sont apparus, de la visite desquels le croyant espère des Grâces ou manifeste sa reconnaissance pour une Grâce obtenue : La Salette (1846), Lourdes (1858), Fatima, Czestochowa (Pologne), Medjugorje (Herzégovine),&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LES ITINERAIRES VERS COMPOSTELLE EN FRANCE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« tous les chemins mènent à Rome » &#8230; et à Compostelle<br />
 <strong>Anonyme</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’une des premières sources de la connaissance est la description des itinéraires présentée dans un manuscrit des années 1130, attribué au moine poitevin Aimery PICAUD.<br />
 Sa description est succincte :<br />
 <em>« Il y a quatre routes qui, menant à Saint-Jacques, se réunissent en une seule à Puente la Reina, en territoire<br />
 espagnol; l’une passe par Saint-Gilles, Montpellier, Toulouse et le Somport; une autre par Notre-Dame du Puy,<br />
 Sainte-Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac; une autre traverse Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay,<br />
 Saint-Léonard de Limousin et la ville de Périgueux; une autre encore passa par Saint-Martin de Tours, Saint-<br />
 Hilaire de Poitiers, Saint-Jean-d’Angély, Saint-Eutrope de Saintes et la ville de Bordeaux.<br />
 La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle qui passe par Saint-Martin se<br />
 réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le<br />
 Somport; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques. »</em><br />
 <strong>(traduit par Jeanne VIELLIARD &#8211; Le Guide du pèlerin &#8211; Vrin &#8211; 1997)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des indications plus nombreuses permettent de tracer plus précisément l’itinéraire espagnol.<br />
 (Voir nos documents sur chacune des voies et la carte ci-après)</p>
<p style="text-align: justify;">Ce « guide » dessine le premier tableau des chemins de Compostelle en France et en Espagne : l’auteur énumère les lieux de dévotion « aux corps saints qui reposent sur la route de Saint-Jacques et que les pèlerins doivent visiter ».<br />
 Aujourd&#8217;hui, des historiens sérieux critiquent les présentations qui, depuis une quarantaine d&#8217;années, lui ont donné une importance excessive.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;auteur a privilégié &laquo;&nbsp;ses&nbsp;&raquo; saints et leurs sanctuaires au détriment d&#8217;autres sanctuaires et d&#8217;autres dévotions. Il ne décrit pas des itinéraires à parcourir car les lieux indiqués sont trop éloignés les uns des autres. Contrairement à l&#8217;idée répandue, son récit est peu détaillé pour l’itinéraire français. Peut-être n&#8217;a-t-il fait que noter de manière partielle des habitudes établies ?</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, ce « guide » n’a pas pu servir de guide pratique de voyage. Antérieur à l’imprimerie, on en trouve peu de copie. Sans diffusion, il n’a pu être ni connu, ni utilisé. Aussi, son audience, probablement faible, n’a pu inspirer les voyageurs jusqu’à une époque récente. L’idée généralement admise qu’il est un « vrai » guide, au sens moderne de notre « guide du Routard » n’est qu’une image, un anachronisme.<br />
 Publié pour la première fois dans sa totalité en 1882, puis traduit du latin et publié en français en 1938, ce « guide » évoque les étapes, les reliques à vénérer, les caractères des habitants des régions traversées, les difficultés du voyage. A partir de son récit, les historiens ont voulu en déduire les quatre « têtes des chemins » qui correspondraient à des parcours entre les grands sanctuaires.<br />
 De véritables guides apparaissent avec l’imprimerie (XVIème siècle). On les appelle des « itinéraires ». Ils fournissent une liste des lieux où se rendre successivement. L’imprimerie facilite la diffusion populaire de ces récits de pèlerins. On en tient compte aujourd’hui pour préciser la trame des « chemins de Compostelle ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LES ITINERAIRES EN ESPAGNE : el camino francés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aimery PICAUD le décrit plus précisément. Les recherches archéologique et historique révèlent la précision de son tracé qui en fait un &laquo;&nbsp;vrai chemin&nbsp;&raquo;. Il est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1993. Ce « chemin des Français » est appelé ainsi, d’une part parce qu’il était parcouru par les pèlerins qui venaient de France ou y retournaient, d’autre part parce qu’il était un axe de peuplement le long de la frontière avec les Maures, favorisé par les rois à travers franchises et privilèges.<br />
 Le chemin navarrais depuis le col de Roncevaux, où se place la légende de Roland, et le chemin aragonais qui descend du col du Somport, se réunissent en un seul, le camino francès, à Puente la Reina. Ces deux itinéraires, bien signalés et équipés de nombreux hébergements publics, commerciaux ou religieux, connaissent une forte fréquentation. Depuis les années 70, les Autonomies soutenues par l&#8217;Union Européenne ont largement investi pour équiper ces itinéraires qui rencontrent une sur fréquentation à certaines époques de l&#8217;année..</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA RECONNAISSANCE DES VIEILLES VOIES DE CIRCULATION</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A la suite d’Aimery PICAUD, des voyageurs ou des pèlerins ont laissé des récits détaillés des itinéraires parcourus.<br />
 Grâce à ces récits et aux travaux d&#8217;historiens tels qu’Emile MALE, Jeanne VIELLIARD, Elie LAMBERT, René de LA COSTE MESSELIERE, grâce aux études locales, il est convenu de distinguer :<br />
 ¨ <strong><span style="text-decoration: underline;">les quatre grands chemins</span></strong> qui prennent leur source dans quatre hauts lieux de dévotion en raison de l’importance des reliques ou de la notoriété des saints qui y avaient vécu :</p>
<ul>
<li>- la Via PODIENSIS ou route du Puy-en-Velay, la plus anciennement connue depuis que l’évêque GODESCALC s’est rendu à Compostelle en l’an 950;</li>
<li>- la Via TOLOSANA ou route d’Arles ou encore route de Saint-Gilles ou route de Toulouse aussi appelée route de Provence, la plus méridionale des quatre, la Voie du SUD, parcourue dans les deux sens par ceux qui se rendaient à Compostelle, Rome ou Jérusalem;</li>
<li>- la Via LEMOVICENSIS ancrée sur la colline de Vézelay en Bourgogne s’étire en Limousin et en Aquitaine;</li>
<li>- la Via TURONENSIS reçoit les pèlerins du nord passant par Paris, Tours (sanctuaire de Saint-Martin) et traverse le Poitou.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Chacun d’eux recevait les pèlerins venus de l’Europe entière par différentes voies de ralliement appelées OBERSTRASSE ou NIEDERSTRASSE.</p>
<p style="text-align: justify;">¨ <span style="text-decoration: underline;"><strong>les itinéraires</strong></span>, ou énumérations de localités, sont des « guides » composés par les pèlerins à partir du XIVème siècle :</p>
<p style="text-align: justify;">l’itinéraire de Namur (1380), le récit du Sire de Caumont (vers 1417), le récit de deux voyageurs, les Frères Platter, à travers la France (XVIème siècle), le guide rédigé par un prêtre italien, Domenico LAFFI (publié en 1676), l’itinéraire de Senlis (1690) à l’usage des habitants de cette ville voulant se rendre en pèlerinage à Compostelle, ou encore les parcours de paysans, picards ou béarnais, se rendant en pèlerinage au XVIIIème siècle.<br />
 Ces récits, nombreux et plus détaillés, donnent des listes de localités à traverser au départ de Bruges, de Senlis, d’Avignon&#8230; jusqu’à Santiago de Compostelle.<br />
 Les usages des pèlerins ou les attitudes des riverains sont connus grâce à leurs témoignages.<br />
 Ils sont complétés par la connaissance des itinéraires des messageries et postes royales, par l’étude du réseau routier depuis l’antiquité ou encore par le repérage d’anciennes voies romaines. Le pèlerin fréquente les mêmes routes.<br />
 Grâce à cette compilation, l&#8217;historien peut retracer les voies de circulation les plus courues, les bretelles, les variantes, les écarts qui conduisent aux routes traditionnelles ou en distraient le cheminant. Mais, l’aboutissement se trouve toujours aux portes des cols pyrénéens.<br />
 Rocamadour, Saint-Gilles&#8230; possédaient leurs propres itinéraires d’accès, parcourus par les pèlerins et jalonnés d’étapes.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>¨ <span style="text-decoration: underline;"><strong>les cheminements, bretelles, routes secondaires&#8230;</strong></span> : tous les autres itinéraires qui au départ de telle ou telle localité les relient aux grands itinéraires et sont jalonnés d’hôpitaux, de chapelles dédiées au culte de l’apôtre, ou encore de traces pèlerines (testaments, sépultures de pèlerins&#8230;)</li>
<li>¨ <span style="text-decoration: underline;"><strong>des routes maritimes</strong></span> conduisaient les pèlerins et les marchands scandinaves, flamands, néerlandais et anglais vers les côtes normandes, aquitaines ou galiciennes. Les italiens ou les croates débarquaient à Barcelone ou Tarragone.</li>
<li>¨ Jusqu’à une époque récente, il n’y avait pas de <span style="text-decoration: underline;"><strong>cartes</strong></span> pratiques.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En 1520, une carte dessinée pour Charles Quint, la Carta Itineraria Europae, figure les tracés français et leurs prolongements : l’Oberstrasse et la Niederstrasse. La première carte synthétique est contemporaine, dressée en 1934 pour le Musée des Monuments Français et complétée par la suite grâce aux études des historiens et des érudits. Les cartes pratiques (échelle 1/25 000 ou 1/50 000) constituent une heureuse invention moderne. Mais, il en faut plusieurs pour couvrir l’ensemble d’un itinéraire : 29 cartes pour le Chemin d’Arles sur sa partie française.<br />
 Aujourd’hui, le progrès des connaissances permet de dresser des &laquo;&nbsp;cartes&nbsp;&raquo; illustrant les principaux itinéraires vers Compostelle et leurs variantes. Grâce à ces connaissances, les différents partenaires peuvent oeuvrer en faveur de leurs aménagements et de leurs animations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AUJOURD’HUI&#8230; LA RENAISSANCE DES ANCIENS ITINERAIRES VERS COMPOSTELLE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les itinéraires de pèlerinage vers Compostelle sont des parcours entre des sanctuaires conservant des reliques.<br />
 Ces lieux et leurs reliques sont de notoriété variable. Le pèlerin privilégie les uns au détriment d&#8217;autres. Ainsi, il enchaîne ses visites auprès des corps saints et accomplit son itinéraire. Les uns s’arrêtent, d’autres continuent vers Compostelle&#8230; Certains en reviendront. D’autres sont restés en Espagne et ont peuplé les terres et les villes nouvelles que les guerriers arrachaient aux royaumes musulmans d’Al Andalus.<br />
 Ces itinéraires ont variés dans le temps et l’espace. Pèlerins vers le sanctuaire local ou vers les grands sanctuaires lointains se sont mêlés sur les mêmes routes. C’est le pas du cheminant, pèlerin, touriste ou randonneur, qui, depuis le seuil familier, trace <span style="text-decoration: underline;">son itinéraire</span> au gré de sa volonté et se rend vers tel ou tel lieu pour les raisons les plus variées.<br />
 Aujourd’hui, beaucoup croient trouver « le vrai chemin de Compostelle ». C’est une rançon du succès&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La présence d’une coquille sur un linteau de porte ou une sépulture dans une église, la dédicace d&#8217;une chapelle ou d&#8217;une église&#8230; constituent des indices d’appartenance à un itinéraire de pèlerinage. Ils ne sont pas suffisants. Il faut un ensemble d’indices qui permettent de présumer ou d’attester d&#8217;une fréquentation par des pèlerins traçant leur itinéraire de leurs pas. Les chercheurs étudient :</p>
<ul>
<li>- le maillage de chemins locaux, la présence des lieux d’accueil avérés, la toponymie, la géographie</li>
<li>- la présence de reliques vénérées, d’hôpitaux, de ponts et de gués</li>
<li>- les témoignages, la comptabilité des hôpitaux et des abbayes, les sépultures conservés dans les services d’archives&#8230;</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les itinéraires étant par essence individuels, débutaient au seuil familier. Il n’y avait donc pas de point de rassemblement obligatoire, à la différence de l’usage actuel : les randonneurs se rendent en train, en voiture ou en avion au Puy-en-Velay, en Arles, à Vézelay ou à Tours&#8230; pour « faire le chemin ».<br />
 Toutefois, si le pèlerin médiéval rejoignait ses semblables en certains lieux pour « faire le chemin », c’était par souci de sécurité et d’entraide.<br />
 Le chemin est le support physique (route ou sentier) des itinéraires (trajets) suivis par tout un chacun. Il n’y a pas de chemin strictement « historique » car :</p>
<ul>
<li>- un itinéraire suivi est affaire personnelle,</li>
<li>- le tracé des routes parcourues a évolué au fil de l&#8217;histoire (guerres, épidémies&#8230;) et au rythme de l’aménagement d’infrastructures nouvelles (ponts, bastides&#8230;).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">« Historique » dépend donc de l’époque !.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur d&#8217;aussi longues distances et durant une aussi longue période (plus de mille ans), les chemins ont varié. Ces chemins étaient moins des routes ou des sentiers précis que des couloirs de circulation, des zones de passage sur des territoires. Le tracé des routes dans ces couloirs, ces zones de passage, connaissaient une fluctuation en fonction de la création d’une bastide ou d’un hébergement, de la construction d’un pont ou de l’insécurité d’une province&#8230; Parfois même, il peut y avoir discussion sur le rôle d’étape de telle ou telle localité.<br />
 Tracer avec exactitude le chemin entre deux étapes et dessiner une carte, c&#8217;est figer ce qui est dynamique, créatif, en évolution dans le temps de l&#8217;histoire et la géographie.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, il pourrait y avoir autant de « chemins de Compostelle » que de routes reliant campagnes et agglomérations. Il est illusoire de vouloir tous les rouvrir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;authenticité historique n&#8217;est donc pas dans le chemin mais dans l&#8217;étape. Une <span style="text-decoration: underline;">étape</span> est attestée par la présence d’un accueil ou d’une dévotion ou d’un sanctuaire possédant des reliques, ou par la situation de passage obligé sur un axe naturel de circulation, ou par des témoignages qui attestent de d&#8217;un passage habituel. Les étapes, lieux d’échanges culturels et spirituels, peuvent être considérées comme « historiques ». Elles portent la mémoire de pierre de ces itinéraires. Les pèlerins convergent vers ces étapes. Entre deux étapes, le pèlerin d’hier fréquente <span style="text-decoration: underline;">les chemins en usage</span> (anciennes voies romaines, gués ou nouveaux ponts, voirie entretenue par les pouvoirs civils ou religieux et fréquentée par les marchands, les artistes, les troupes armées&#8230;). Il emprunte les mêmes voies naturelles de circulation que celles des autres hommes au cours de l’histoire, depuis les celtes, les romains et jusqu’à notre époque&#8230;Ainsi qu’un historien a pu l’écrire, le chemin est comme une « corde qui vibre : il y a des points de passage nécessaires qui en constituent les noeuds et entre eux, se creusent des ventres plus ou moins importants ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nul ne peut ainsi prétendre se situer exactement, mètre après mètre, dans les pas des « millions de pèlerins »…<br />
 Mais l&#8217;essentiel n&#8217;est il pas dans ce qui est vécu !</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chemins ne furent jamais aussi bien décrits et presque figés sur un tracé précis que depuis leur réhabilitation comme sentier de Grande Randonnée (à partir des années 70). Aujourd&#8217;hui, la voirie parcourue par le pèlerin du Moyen Age est sous le goudron de nos routes. On y substitue les sentiers en pleine nature ouverts à la marche à pied. Mais, il en résulte des sinuosités et les écarts sont fréquents entre le sentier homologué en GR et un improbable itinéraire dit « historique ».</p>
<p style="text-align: justify;">Si les parcours prennent des libertés, l&#8217;adaptation tient compte d&#8217;un souci de sécurité, d’agrément, de découverte des terroirs, des possibilités d’hospitalité, de l&#8217;histoire (étapes des pèlerins anciens, points de passage attestés, dévotions, monuments).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AUJOURD’HUI&#8230; CHOISIR SON ITINERAIRE EN FRANCE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un itinéraire même dépourvu de balisage et d&#8217;organisation reste praticable !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Certains des itinéraires principaux sont ouverts, équipés</strong> (balisage, guides pratiques, hébergements en grand nombre) et fréquentés <strong>dans le cadre des sentiers de Grande Randonnée</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> &#8211; la Voie du <strong>PUY-EN-VELAY (GR 65)</strong> ouverte depuis 1975 et en cours de prolongation jusqu’à Genève. Un itinéraire alternatif est en cours d’émergence au départ du PUY-EN-VELAY ou de <strong>CLERMONT-FERRAND</strong> en direction de <strong>ROCAMADOUR</strong> à travers le département du Cantal.</li>
<li> &#8211; la Voie <strong>d’ARLES-SAINT-GILLES ou Voie du Sud (GR 653</strong>) ouvert dans les années 80, en cours de requalification (travaux d’amélioration du sentier, création d’hébergements, développement des éditionspratiques et culturelles, formation&#8230;)</li>
<li> &#8211; depuis <strong>NAMUR</strong> (Belgique) jusqu&#8217;à <strong>VEZELAY (GR654)</strong></li>
<li> &#8211; les voies transversales situées autour du sanctuaire de <strong>ROCAMADOUR</strong>, à l’écart entre les itinéraires du <strong>PUY EN-VELAY</strong> et de <strong>VEZELAY</strong> et traversant le Quercy et l’Agenais, sont rétablies entant que sentier de Grande Randonnée <strong>GR 652, GR 36, GR 46 et GR 6</strong>;</li>
<li> &#8211; enfin, plus localement, <strong>les chemins MONTOIS</strong>, ou voies d’accès au Mont Saint-Michel. Ailleurs en Normandie, les études sont en cours pour l&#8217;ouverture d&#8217;itinéraires.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">D’autres voies piétonnes émergent progressivement grâce à l’action conjuguée de nombreux intervenants (communes, Conseils Généraux, associations, comités de randonnée) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>- <strong>la Voie de VEZELAY</strong> jusqu&#8217;à Saint-Jean Pied De Port : elle n&#8217;est pas ouverte en sentier GR. Un balisage discontinu comme Itinéraire Culturel y est implanté. Elle fait l&#8217;objet d&#8217;un guide pratique détaillé. Leshébergements y sont insuffisants.</li>
<li>- <strong>la Voie de TOURS</strong> : la requalification débute de manière originale, par l’édition d’un guide pratique synthétisant l’ensemble des contacts et des informations sur les patrimoines. Il n&#8217;y a pas de balisage commesentier GR.</li>
<li>- <strong>la Voie du PIEMONT PYRENEEN</strong>, souvent présentée comme une variante de la Voie d’Arles, dessert les vallées et les cols de franchissement des Pyrénées. Elle est un trait d’union symbolique des cols alpins et pyrénéens. Elle a fait l&#8217;objet d&#8217;un sentier balisé en Ariège (GR 78). Comme l&#8217;itinéraire de Tours, un premier guide pratique (2002) la présente dans son intégralité. A l&#8217;horizon 2004/2005, l&#8217;itinéraire devrait être relié à celui d&#8217;Arles et prolongé jusqu&#8217;à la frontière italienne. L&#8217;ouverture des passages vers l&#8217;Espagne par les vallées d&#8217;Aure et d&#8217;Ossau est actuellement l&#8217;objet de discussion au sein des collectivités et des actions ont été entreprises ou sont en attente de financement. La <strong>Vallée d&#8217;Aure</strong> fait l&#8217;objet d&#8217;un récent topo-guide.</li>
<li>- une liaison entre <strong>CONQUES</strong> (Voie du Puy) ou <strong>RODEZ</strong> vers <strong>TOULOUSE</strong> (Voie d’Arles-Saint-Gilles) par le Bas-Rouergue et le Tarn : aucun document disponible, aucun balisage ni accueil structuré. Repérage en cours.</li>
<li>- Plusieurs <strong>liaisons sont établies entre l’itinéraire d’Arles et l’itinéraire du Piémont Pyrénéen</strong>. Le nouveau sentier de Grande Randonnée (GR 86) relie Blagnac (ville voisine de Toulouse) par la vallée de la Garonne, à Saint-Bertrand de Comminges.</li>
<li>Un sentier de randonnée relie Maubourguet à Lourdes.</li>
<li>- <strong>la Voie REGORDANE</strong> <strong>du Puy-en-Velay jusqu&#8217;à Saint-Gilles du Gard</strong> : un des plus vieux axes de communication de France parcouru par les pèlerins circulant entre ces deux importants centres de pèlerinage au moyen âge. Bien étudiée, son développement marque le pas. Les informations pratiques ne sont accessibles que sur l&#8217;internet. Pas de balisage.</li>
<li>- <strong>la Voie du LITTORAL ou Voie des Anglais</strong>, qui court de Soulac en Gironde à Hendaye, n’est que partiellement balisée : en Gironde et pour les cyclistes. Les piétons sont invités à suivre ce balisage. Un dépliant descriptif a été édité.</li>
<li>- <strong>la bretelle reliant NARBONNE à Saint-Gervais sur Mare</strong> sur la Voie d’ARLES et passant par l’ancienne abbaye de FONCAUDE au coeur du vignoble languedocien : repérage réalisé. Ni balisage ni édition pour l&#8217;instant.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour ces itinéraires, ils peuvent n’être que partiellement ou pas balisés, peu ou mal dotés d’hébergements.<br />
 Certains ne font l&#8217;objet d&#8217;aucun guide pratique ou topo-guide complètement renseigné. Ainsi, ils impliquent des efforts particuliers d’information. Le goudron y est fréquent. Une solitude ouvre encore ces voies à l’esprit d’aventure et à une grande liberté d’organisation !</p>
<p style="text-align: justify;">De nombreux sentiers de petite ou grande randonnée peuvent servir de liaison entre des itinéraires ou des régions situées à l&#8217;écart des itinéraires traditionnels et précités et faciliter ainsi la pérégrination depuis son domicile. Il n&#8217;est pas possible d&#8217;en rendre compte. Consulter la carte IGN des sentiers de randonnée ne France ou la FFRP et ses comités.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres itinéraires encore font l&#8217;objet de travaux de repérage et d&#8217;édition de &laquo;&nbsp;guides&nbsp;&raquo; par des associations. Ces guides sont trop sommaires ou la requalification n&#8217;est pas assez engagée pour être signalés.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><strong>Tableau des distances d&#8217;après les guides pratiques les plus couramment utilisés</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><!--[if gte mso 9]><xml> <w :WordDocument> </w><w :View>Normal</w> <w :Zoom>0</w> <w :TrackMoves /> <w :TrackFormatting /> <w :DoNotShowRevisions /> <w :DoNotPrintRevisions /> <w :DoNotShowMarkup /> <w :DoNotShowComments /> <w :DoNotShowInsertionsAndDeletions /> <w :DoNotShowPropertyChanges /> <w :HyphenationZone>21</w> <w :PunctuationKerning /> <w :ValidateAgainstSchemas /> <w :SaveIfXMLInvalid>false</w> <w :IgnoreMixedContent>false</w> <w :AlwaysShowPlaceholderText>false</w> <w :DoNotPromoteQF /> <w :LidThemeOther>FR</w> <w :LidThemeAsian>X-NONE</w> <w :LidThemeComplexScript>X-NONE</w> <w :Compatibility> <w :BreakWrappedTables /> <w :SnapToGridInCell /> <w :WrapTextWithPunct /> <w :UseAsianBreakRules /> <w :DontGrowAutofit /> <w :SplitPgBreakAndParaMark /> <w :DontVertAlignCellWithSp /> <w :DontBreakConstrainedForcedTables /> <w :DontVertAlignInTxbx /> <w :Word11KerningPairs /> <w :CachedColBalance /> </w> <w :BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w> <m :mathPr> <m :mathFont m:val="Cambria Math" /> <m :brkBin m:val="before" /> <m :brkBinSub m:val="&#45;-" /> <m :smallFrac m:val="off" /> <m :dispDef /> <m :lMargin m:val="0" /> <m :rMargin m:val="0" /> <m :defJc m:val="centerGroup" /> <m :wrapIndent m:val="1440" /> <m :intLim m:val="subSup" /> <m :naryLim m:val="undOvr" /> </m> </xml>< ![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w :LatentStyles DefLockedState="false" DefUnhideWhenUsed="true"   DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99"   LatentStyleCount="267"> <w :LsdException Locked="false" Priority="0" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Normal" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="heading 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 7" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 8" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="9" QFormat="true" Name="heading 9" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 7" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 8" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="39" Name="toc 9" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="35" QFormat="true" Name="caption" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="10" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Title" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="1" Name="Default Paragraph Font" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="11" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Subtitle" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="22" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Strong" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="20" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Emphasis" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="59" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Table Grid" /> <w :LsdException Locked="false" UnhideWhenUsed="false" Name="Placeholder Text" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="1" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="No Spacing" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="60" 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:LsdException Locked="false" Priority="69" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="70" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Dark List" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="71" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Shading" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="72" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful List" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="73" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Grid" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="60" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Shading Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="61" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light List Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="62" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Grid Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="63" 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UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 1 Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="68" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 2 Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="69" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 3 Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="70" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Dark List Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="71" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Shading Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="72" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful List Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="73" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Grid Accent 1" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="60" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Shading Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="61" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light List Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="62" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Grid Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="63" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 1 Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="64" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 2 Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="65" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium List 1 Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="66" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium List 2 Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="67" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 1 Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="68" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 2 Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="69" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 3 Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="70" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Dark List Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="71" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Shading Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="72" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful List Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="73" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Grid Accent 2" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="60" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Shading Accent 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="61" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light List Accent 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="62" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Grid Accent 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="63" SemiHidden="false"    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UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Shading Accent 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="72" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful List Accent 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="73" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Grid Accent 3" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="60" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Shading Accent 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="61" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light List Accent 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="62" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Grid Accent 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="63" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 1 Accent 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="64" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 2 Accent 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="65" SemiHidden="false"    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UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Grid Accent 4" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="60" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Shading Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="61" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light List Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="62" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Grid Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="63" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 1 Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="64" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 2 Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="65" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium List 1 Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="66" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium List 2 Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="67" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 1 Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="68" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 2 Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="69" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 3 Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="70" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Dark List Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="71" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Shading Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="72" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful List Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="73" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Grid Accent 5" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="60" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Shading Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="61" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light List Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="62" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Light Grid Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="63" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 1 Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="64" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Shading 2 Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="65" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium List 1 Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="66" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium List 2 Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="67" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 1 Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="68" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 2 Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="69" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Medium Grid 3 Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="70" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Dark List Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="71" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Shading Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="72" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful List Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="73" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" Name="Colorful Grid Accent 6" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="19" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Subtle Emphasis" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="21" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Intense Emphasis" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="31" SemiHidden="false"    UnhideWhenUsed="false" QFormat="true" Name="Subtle Reference" /> <w :LsdException Locked="false" Priority="32" 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<table class="MsoTableGrid" style="border: medium none; border-collapse: collapse; height: 181px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="699">
<tbody>
<tr>
<td style="border: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>DÉPART</strong></p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>ARRIVÉE</strong></p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>Jours   de marche</strong></p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>km</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Arles</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">62</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1588</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Le Puy en Velay</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">62</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1530</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Tours</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">71</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1691</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Vézelay</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">62</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1448</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Narbonne</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">55</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1314</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Saint-Jean-Pied-de-Port</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Puente-La-Reina</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">4</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">92</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Col du Somport</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Puente-La-Reina</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">6</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">158</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Puente-La-Reina</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">29</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">699</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Cap Finisterre</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">4</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">91</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.chemins-compostelle.com/Fichiers/00-VoieLacteeGeographie.pdf"><cite>chemins-<strong>compostelle</strong></cite></a></em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Intégrer la vibration de sagesse</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/integrer-la-vibration-de-sagesse/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 15:44:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>karen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par SallySolara, message reçu le 21 Février 2009. Nous vous saluons et vous remercions chères âmes pour ce nouveau partage. Comme à chaque rencontre, que ce soit dans ce groupe ou par la lecture de ces écrits, nous vous demandons de vous centrer dans votre temple intérieur. De prendre ces enseignements pour éveiller ou approfondir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em><strong>Par SallySolara</strong>, message reçu le 21 Février 2009.</em></h3>
<p><img class="alignright" style="margin-right: 10px;" src="http://i88.servimg.com/u/f88/10/08/42/12/dyn00810.jpg" alt="" width="309" height="319" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous saluons et vous remercions chères âmes pour ce nouveau partage. Comme à chaque rencontre, que ce soit dans ce groupe ou par la lecture de ces écrits, nous vous demandons de vous centrer dans votre temple intérieur. De prendre ces enseignements pour éveiller ou approfondir vos connaissances, mais surtout afin <strong>de vous retrouver vous-mêmes</strong>&#8230; C&#8217;est un « mouvement introverti » que nous vous proposons&#8230; Encore une fois, nous ne vous apprenons rien, car vous portez en vous la connaissance, mais parfois cette connaissance est « parasitée » par des croyances, des concepts&#8230; Notre but premier est que vous puissiez mettre de l&#8217;ordre en vous-mêmes, et distinguer le vrai du faux ! <strong>La vérité, votre âme la connait, car la vérité ne s&#8217;enseigne pas « elle est ». La sagesse ne se transmet pas « elle est ».</strong> Vous ne pourrez la découvrir nulle part, ni dans les livres, ni dans les séminaires ou ateliers, ni dans les écoles ésotériques&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La sagesse est un « espace sensible » comme les cordes d&#8217;un violon&#8230; Et pour faire vibrer ces cordes, vous devrez les animer, mais de manière à ce que les notes qui vont s&#8217;en échapper, ne soient pas « cacophoniques » mais une mélodie céleste fusionnant avec votre âme&#8230; <strong>Comment faire, direz-vous ?&#8230;</strong> Une des façons primordiales d&#8217;animer ces cordes est pour vous <strong>de faire des expériences</strong> puisque c&#8217;est un de vos buts primordiaux dans votre incarnation sur terre&#8230; <strong>L&#8217;expérience ne s&#8217;apprend pas ! Elle se vit !</strong> Nous répétons que c&#8217;est en vous intériorisant, en comprenant vos expériences de vies et la manière dont vous réussirez à les gérer, que vous pourrez contacter votre sagesse. Vous en connaissez la vibration, elle est en vous, ne l&#8217;oubliez pas !</p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle à vos expériences de vie, vous serez <strong>confrontés à votre discernement</strong> et cela dans différents domaines&#8230; Dans vos expériences concrètes et aussi, pour les êtres qui sont sur un chemin spirituel, sous forme de diverses tentations concernant le domaine ésotérique&#8230; <strong>Le discernement « précède » la sagesse&#8230;</strong> Sans discernement, la sagesse ne peut se révéler, car « votre espace sera encombré par l&#8217;illusion » et ne pourra s&#8217;exprimer librement&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Les pièges du mental vont se manifester à vous, et vont vous confronter face à votre discernement&#8230; Le plus dangereux des pièges est <strong>celui de la vérité ! Le vrai et le faux&#8230;</strong> Où se trouve la vérité et où se place l&#8217;illusion !? Soyez vigilants à propos des groupes spirituels qui vous sont proposés&#8230; Certains clament leur « technique » la meilleure, d&#8217;autres qu&#8217;il est impératif d&#8217;intégrer telle ou telle initiation afin d&#8217;ouvrir telle ou telle porte multidimensionnelle&#8230; Ceci est dit sans aucune critique, et toutes ces choses sont requises afin que l&#8217;humain puisse traverser ces expériences en discernant le vrai du faux&#8230; Et il est aussi vrai que des maitres et initiés ont pour mission, surtout en cette ère d&#8217;accélération vibratoire, de vous ouvrir des portes afin que vous puissiez vous expanser plus rapidement dans ce mouvement vibratoire ascensionnel&#8230; Des outils pratiques et des clés vibratoires vous sont donnés, des rayons spécifiques et sacrés vous sont transmis, afin que vous puissiez vous élever vibratoirement&#8230; A vous de déceler par votre discernement, sans les juger, les abus dans ces domaines &#8230;<span id="more-2916"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour plus d&#8217;explications&#8230;</strong> L&#8217;être, à un tournant de son existence, commence à se poser des questions au niveau ésotérique et son âme va le conduire vers différentes lectures traitants de spiritualité&#8230; Sa conscience n&#8217;étant pas encore assez en état d&#8217;ouverture, à travers ses lectures, il sera souvent confronté à des sujets dont il mettra en doute la véracité&#8230; <strong>Il va donc osciller entre deux énergies, entre le vrai et le faux&#8230;</strong> Ce questionnement va alors lui créer un <strong>« vide intérieur »</strong> qu&#8217;il va ressentir comme une « déficience » consciente ou inconsciente&#8230; Lui étant impossible d&#8217;évoluer dans le vide, <strong>il va tenter de combler ce vide</strong> en recherchant ce qui pourrait le satisfaire&#8230; Cette recherche va le conduire dans différents séminaires ou ateliers, il deviendra même à un certain moment « avide » de connaissances&#8230; Et ceci est très bien&#8230; Il va encore osciller entre ce qu&#8217;il croit être vrai, et ce qu&#8217;il croit être faux, et cela dans tous les domaines de sa vie, <strong>en discernant de plus en plus et de manière juste&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&#8217;au moment où, à l&#8217;endroit de ce vide, va se créer une corde lumineuse (nous prenons cette image comme symbole de son discernement) et cette corde, vibrant de la lumière de son âme, fera la liaison entre le vrai et le faux. Et c&#8217;est au moment où <strong>ces deux énergies ne seront plus en conflit en lui même</strong>, au moment où il les aura assimilées que « l&#8217;alchimie » va avoir lieu, ayant pour effet, l&#8217;ouverture du coeur&#8230; <strong>Et l&#8217;ouverture du coeur va l&#8217;amener à la fusion avec son âme&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, votre monde est constitué par « des âmes jeunes » et « des âmes plus anciennes »&#8230; <strong>Mais avant d&#8217;aller plus loin dans nos propos, nous voulons préciser un point important pour votre compréhension de ce qui va suivre&#8230;</strong> Lorsque nous vous parlons « d&#8217;âmes jeunes » ou « d&#8217;âmes plus anciennes », nous ne faisons pas référence à l&#8217;âge que l&#8217;humain évalue d&#8217;après les années d&#8217;existence dans sa vie terrestre, mais nous nous basons <strong>sur l&#8217;évolution de cette âme, au cours de ses vies simultanées&#8230; Aussi, sur la fréquence élevée selon laquelle l&#8217;âme rayonne son amour, sa sagesse et sa lumière&#8230;</strong> Cet être se sent constamment poussé par une énergie qui le conduit à servir l&#8217;humanité, tout en faisant un travail intérieur pour son évolution personnelle&#8230; Il vit en conscience et oeuvre pour un monde de paix et d&#8217;harmonie&#8230; Nous retrouvons de très vieilles âmes dans de très jeunes corps physiques et de jeunes âmes dans des corps vieillis par le poids des années&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne faisons aucune discrimination envers quiconque et vous êtes tous aimés inconditionnellement&#8230; Pour nous, il n&#8217;y a pas de séparation, nous sommes tous interreliés par la vibration la plus puissante de l&#8217;univers, la vibration de l&#8217;amour, alliée à la lumière&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En synthèse, pour ce qui suit et afin que vous puissiez nous accompagner dans nos explications&#8230;</strong> Vous savez que l&#8217;ère des poissons se termine et que vous entrez dans l&#8217;ère du verseau&#8230;<strong>Chaque ère est portée par une énergie bien spécifique liée à un rayon particulier&#8230; L&#8217;ère des poissons est régie par le 6éme rayon, celui de la dévotion, des concepts idéalisés</strong> avec toutes les conséquences préjudiciables qu&#8217;elles comportent pour tous ceux n&#8217;adhérant pas à ces idéologies&#8230; L&#8217;énergie de l&#8217;égocentrisme étant très développée dans cette ère, celle-ci se manifeste par l&#8217;expression « action, réaction »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;ère du verseau quant à elle, est associée au 7ème rayon qui est une énergie de libération, de synthèse, qui va permettre d&#8217;allier le spirituel à la matière&#8230;</strong> Chaque ère entraine des transformations importantes dans tous les niveaux de votre société&#8230; L&#8217;ère du verseau sera accompagnée par une prise de conscience en faveur des plus démunis et une énergie de partage va s&#8217;installer entre les hommes&#8230; Les religions se rapprocheront et la paix s&#8217;installera entre les peuples&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant un certain nombre d&#8217;années, ces deux énergies vont « cohabiter » et la transition d&#8217;une ère à l&#8217;autre se produira progressivement&#8230;L&#8217;énergie du verseau s&#8217;amplifiera au détriment de celle des poissons&#8230; Ceci veut dire que, <strong>sont mis en présence, deux énergies, deux courants de pensée très différents</strong>, ce qui provoque des conflits en tous genres, des tensions entre les hommes sur différents plans, politiques, économiques, sociaux, religieux,</p>
<p style="text-align: justify;">etc&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans votre société actuelle, il y a encore énormément « d&#8217;âmes jeunes » dont certaines commencent à s&#8217;éveiller et d&#8217;autres qui éprouvent des difficultés à suivre le mouvement&#8230; Ces derniers se laissent emporter par le rythme trépidant de la vie, une frénésie de vivre qui leur est personnelle et qu&#8217;ils ne sont pas prêts d&#8217;abandonner&#8230; Ceci n&#8217;est pas à juger, car chacun a le choix de ses expériences !</p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle à votre gouvernement terrestre, il existe un gouvernement invisible constitué de tous les initiés et les maitres de sagesse&#8230; Ceux-ci suivent l&#8217;évolution des humains et progressivement s&#8217;infiltrent sur votre planète afin de vous guider et vous accompagner dans votre cheminement&#8230; <strong>Nous vous expliquons&#8230;</strong> Pendant un certain laps de votre temps terrestre, il était indispensable que votre planète soit gouvernée par des « âmes jeunes » qui véhiculaient des énergies de peur, car le plus grand nombre des humains portaient ces vibrations dans leurs cellules et étaient encore « endormis » par rapport à la lumière&#8230; Ces êtres ont réussi à mettre en place des structures qui différaient suivant les pays et les nations, mais qui vous étaient nécessaires afin de vous permettre de traverser des expériences individuelles et collectives, et aussi, pour vous libérer du karma qui vous maintenait dans la souffrance&#8230; Progressivement, d&#8217;autres « âmes plus anciennes » oeuvrant en collaboration avec les maitres de sagesse (qu&#8217;elles en soient conscientes ou non) se sont infiltrées dans vos gouvernements <strong>formant ainsi une alliance d&#8217;âmes plus jeunes et plus anciennes</strong>&#8230; Ces âmes jeunes, muries par l&#8217;expérience de leurs fonctions et de leurs pouvoirs, aidées par les âmes plus anciennes se verront « vieillir » à leur tour&#8230; <strong>Ils évolueront au centre d&#8217;une véritable structure et ils bénéficieront des énergies de sagesse émanant de ces êtres lumineux&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De cette manière, l&#8217;évolution de votre monde se fera beaucoup plus pacifiquement, avec de moins en moins de souffrances et dans un plus grand esprit de partage&#8230; L&#8217;argent sera replacé selon sa juste valeur&#8230; Les lois deviendront beaucoup plus acceptables, car elles seront instaurées avec justesse et droiture&#8230; l&#8217;organisation mondiale évoluera dans une énergie de partage et de sagesse&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis plusieurs années, s&#8217;incarnent sur votre planète des milliers d&#8217;enfants très spéciaux&#8230;</strong> La plupart sont des « âmes anciennes » Certains de ces enfants sont des êtres hautement spirituels, libérés de tout karma et du poids de leur hérédité&#8230; Ils ont choisi de descendre sur votre terre en grand nombre et à cette époque bien précise de votre temps terrestre, afin de vous amener à conscientiser l&#8217;importance de vous reconnecter à votre dimension spirituelle et vous préparer à la transmutation de votre monde et de votre humanité&#8230; Ils vous ont choisi pour vivre avec vous « le saut quantique » et vous accompagner dans votre « mouvement vibratoire ascensionnel » Ils sont à vos côtés pour une mission bien précise, v<strong>ous aider à la création d&#8217;un nouveau monde&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des petits êtres cosmiques qui lisent et devinent vos pensées&#8230; Ils décèlent instantanément, là où il y a mensonge, ruse ou manipulation&#8230; Parfois, ils vous le font savoir en exprimant leur colère face à leur ressenti, parfois ils vous regardent simplement avec leur regard chargé d&#8217;amour et de sagesse, en prenant soin de ne pas vous faire remarquer leur clairvoyance face à vos agissements, ceci afin de ne pas vous blesser, et par leur amour et leur sagesse, éveiller en vous l&#8217;intelligence du coeur&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Observez les enfants, tous, sans faire de différences</strong>, et écoutez ce qu&#8217;ils ont à vous dire ou à vous transmettre&#8230; Ils sont vos guides et vos éducateurs par « les miroirs » qu&#8217;ils vous reflètent&#8230; Ils ne sont pas sur votre chemin par hasard&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Par leurs agissements, ils vous montrent bien souvent des faces cachées de vous-même afin que vous puissiez les transcender&#8230; <strong>Vous le trouvez paresseux ? Peut-être êtes-vous trop actif et avez des difficultés à vous arrêter et à vous centrer&#8230; Vous le trouvez taiseux ? Peut-être parlez-vous trop, à tort et à travers&#8230; Il est hyperactif  ? Peut-être êtes-vous trop passif et avez des difficultés à prendre des décisions importantes pour votre évolution&#8230; Il est en révolte contre les structures imposées ? Peut-être êtes-vous trop rigide dans celles vous concernant, ce qui vous fait oublier l&#8217;amour de vous-même&#8230; Et ainsi de suite&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils sont pour vous des exemples vivants, aimez-lez profondément et <strong>percevez-les au-delà des apparences</strong>, car bien souvent, pour beaucoup d&#8217;entre eux, ce qui vous semble une rébellion ou un caprice n&#8217;est tout simplement qu&#8217;un grand besoin d&#8217;amour et de compréhension&#8230; Placez-vous dans le coeur lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de sévir à leur égard&#8230; Naturellement, il est important de leur donner des limites et le sens des valeurs, mais toujours avec amour et considération, en leur expliquant sans tricher le pourquoi de vos propos et de vos exigences&#8230; Dirigez-les dans leurs activités et apprenez-leur le sens du respect, <strong>mais seule votre sagesse pourra faire la différence entre « casser leur personnalité » en les forgeant selon vos croyances et vos principes, ou les accompagner avec amour dans leurs expériences de vie !</strong> Si nous vous parlons d&#8217;eux, c&#8217;est parce qu&#8217;ils sont votre société de demain et l&#8217;espoir d&#8217;un monde libre et unifié !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ceci est valable également pour les adolescents et les adultes&#8230; Que vous transmettent-ils comme message ? Quel reflet vous renvoient-ils de vous-mêmes ?</strong> Encore une fois, essayez de percevoir au-delà des apparences&#8230; Il est important que vous sortiez définitivement de vos jugements, vos jeux de pouvoirs, et cela à tous les niveaux de la société&#8230; Soyez vrais, authentiques, d&#8217;abord vis-à-vis de vous-mêmes, ensuite par rapport à votre entourage&#8230; Ne plus identifier les humains dans leur aspect physique, leur conditionnement social ou leur personnalité, mais en tant qu&#8217;âme, en tant que vibration cosmique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si, par votre intention, vous ne pensez qu&#8217;à libérer une âme qui vous a fait du mal, ou vous a fait souffrir, et non la condamner par un jugement, si vous prenez conscience que si cette situation se présente à vous, c&#8217;est qu&#8217;elle a un rapport avec vous&#8230; Si vous l&#8217;analysez en tant que « miroir » sans rentrer dans le jeu des réactions égotiques et en ayant conscience de votre responsabilité dans cette situation et de ce qu&#8217;elle vient vous enseigner !? Si vous faites l&#8217;effort de vous mettre à la place de votre interlocuteur, discerner son mal être et comprendre sa souffrance&#8230; Si vous le percevez en tant que divinité et ne pensez qu&#8217;à le libérer, vous sortez de l&#8217;engrenage du karma et allez permettre à des énergies de purification de vous envahir et vous purifier&#8230; Ceci est valable pour toute situation que vous rencontrerez !&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous percevez toute chose de manière divine, vous vous identifierez au divin&#8230; Votre vision du monde va se modifier et le monde en prendra la résonance&#8230; Mais si vous continuez à toujours vous identifier au passé, la purification ne pourra s&#8217;effectuer, car vous retournerez en arrière et rejoindrez « l&#8217;égrégore » des énergies répétitives de peurs et de souffrances&#8230; <strong>Une énergie meurt lorsqu&#8217; elle n&#8217;est pas nourrie&#8230;</strong> Alors, dans quelle ère, vous placez-vous ? Celle du poisson ou celle du verseau ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous acceptez et comprenez que vous êtes à un stade de votre évolution terrestre où <strong>vous pouvez créer en vous « un point zéro » que vous pouvez concevoir comme étant le symbole d&#8217;une nouvelle naissance&#8230; </strong>Vous renaitrez à vous-même, avec la faculté de pouvoir vous identifier, jour après jour, aux merveilles que la vie vous a déjà données, vous donne et vous réserve encore&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, ne craignez pas les « désordres » et les bouleversements qui pourront se manifester sur votre planète&#8230; Restez centrés et confiants en toute circonstance, vous savez que vous pouvez influencer les évènements et les comportements par votre travail intérieur, votre écoute, votre amour et votre rayonnement&#8230; Ne jugez rien, ni personne&#8230; Focalisez vos énergies sur le positif dans votre vie, aussi minime soit-il&#8230; Visualisez, seul ou en groupe, un monde de paix, de prospérité, de santé, de joie et d&#8217;harmonie&#8230; <strong>Ce monde est déjà créé, dans un espace parallèle&#8230;</strong> Il diffuse ses énergies, à mesure que le monde se purifie et s&#8217;allège de son passé égotique, ce passé, qui le maintient dans la peur et la souffrance&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous répétons&#8230;</strong> Plus vous allez focaliser vos énergies sur le présent, plus vous allez remercier pour ce que vous avez déjà, même si vous ne disposez que du minimum vital, plus vous remercierez l&#8217;univers, plus celui-ci vous remerciera à son tour en vous comblant de ses bienfaits&#8230; Ceci est une loi divine, nous vous en avons donné toutes les explications précédemment&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors&#8230; Puissiez-vous percevoir le divin en toutes choses et puissiez-vous renaitre à vous-même dans l&#8217;amour et la lumière&#8230; Nous vous aimons et vous bénissons.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.martine-dussart.be/LIENS%20Sally%20Scotti.html#sally" target="_blank">martine-dussart.be</a>)</em></p>
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		<title>Le mythe du capitalisme à visage humain</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 15:31:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Extraits du deuxième bulletin Sortir de l&#8217;Économie : Existe-t-il une économie à visage humain ?   Extrait p 4. On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du « Comment allez-vous, madame Economie ? Très bien, le prix de la conscience est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Extraits du deuxième bulletin</span></span><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"> <a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de l&#8217;Économie</a> :<br />
 <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     4.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><img class="alignright size-full wp-image-2920" title="Un capitalisme à visage humain" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/un-capitalisme-a-visage-humain.jpg" alt="Un capitalisme à visage humain" width="334" height="303" /></span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les     derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du <strong>« Comment allez-vous, madame Economie ?     Très bien, le prix de la conscience est déjà fortement à la hausse »</strong> : la marchandisation des pollutions par l’écocapitalisme cherchant à s’acheter une bonne conscience en compensant les émissions polluantes des pays du Nord par des transferts technologiques en vue des futures « non-émissions » des pays du Sud, se porte en effet à merveille. On voit aussi apparaître l’idée d&#8217;« un marché de crédits biodiversité », comme il existe un marché de crédits carbone pour lutter contre le réchauffement. L’idée serait de</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">payer</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">des « projets de compensation »  pour des dommages infligés à un environnement par la construction d’infrastructures (autoroutes, étalement urbain, etc.), selon « une grille fixant le prix d’un hectare de prairie, de forêt ou de zone humide ». Cette « grille » fixant la valeur de chaque habitat-type existe déjà aux Etats-Unis, où par exemple la destruction d’un hectare d’habitat à crevettes d’eau douce vous coûtera 290.000 euros. <strong>L’ingénierie     et la marchandisation environnementale tournent donc à plein régime.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais la marchandisation des pollutions n’est pas seulement à l’oeuvre dans les cénacles du G8, elle est aussi à l’oeuvre dans les rangs de la militance écologiste et des économistes en chef de l&#8217;altermondialisme. Car finalement le boycott des «grandes surfaces» et de certaines «marques» pour mieux privilégier quelques formes de « commerce éthique » pour lequel on encouragera la consommation, n’est qu’un « nouveau » mode d’action qui cache une croyance naïve en la possibilité d’un capitalisme à visage humain, quand il ne fait pas de la consommation une forme d’action politique : <em>« Acheter, c’est     voter! »</em>, ce qui est le summum finalement de l’esprit marchand voulant faire jouer la concurrence, <em>« si vous n’aimez pas les pollutions, vous     achèterez »</em> et autre <em>« j’achète, donc je pense »</em>. Non seulement l’« alternative » repose simplement sur l’idée de faire toujours jouer la concurrence,     mais <strong>on marchandise aussi les mutilations incommensurables à la vie infligées par les nuisances écologiques ainsi que la simple décence de conditions de travail, par un autre calcul des prix de toujours la même mise en équivalence universelle</strong>. Et de plus en plus d’argent s’éloigne alors des sentiers battus pour s’en aller irriguer les circuits économiques « alternatifs » d’une supposée économie à visage humain. La consomm’action n’est que l’avant-garde de la mutation éco-capitaliste. <strong>Mais  partout le fluide du fric s’insinue par les moindres fissures qui s’entrouvrent à la longue dans le Rideau de fer de nos vies.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…)</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     8.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’écologie des alternatifs est finalement l’avant-garde de l’écologie machinique de demain qui taxe, qui réglemente, qui sur-organise, qui fait décroître, partout la lutte contre les nuisances écologiques passent par leur mise en valeur, et comme toujours, «l’extension accélérée du marché oblige à y inclure, donc à tarifer ce qui lui échappe encore. Car dans la mesure où certains biens essentiels dont nul ne se préoccupe restent gratuits, ils sont exploités sans mesure. Pas besoin de se gêner puisqu’ils ne coûtent rien. C’est ainsi que la clarté des rivières, le silence des villes, l’azur de la Méditerranée, menacés de disparition, manqueront un beau jour à l’industrie elle-même. Il devient donc urgent d’en faire le décompte et d’en fixer la valeur, et la seule qui soit reconnue de tous [par nos écologistes machiniques comme alternatifs] est celle qui s’exprime en francs. Il va falloir déterminer les coûts, les indemnités à payer aux particuliers, à l’Etat et aux industriels eux-mêmes. C’est d’autant plus urgent que ce qui était donné par la nature doit être désormais fabriqué à grands frais. <strong>Demain les produits les plus chers seront l’air, l’eau, la mer ou les plages     épurées, recomposées à force de raffinements scientifiques et chimiques.</strong> La fabrication des éléments ou paysages qu’on avait autrefois pour rien sera sans doute l’industrie la plus     puissante, donc celle qui procure les plus gros profits ».<span id="more-2903"></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Note sur les noix de lavage et leur « commerce équitable » (p 5.)<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« On a vu arriver sur les marchés européens, depuis quelques années, un nouveau “produit miracle” : les noix de lavage venues des Indes qu’on utilise aussi bien en lessive qu’en savon ou shampoing… De quoi s’agit-il ? De noix produites par des « arbres à savon » (Sapindus Mukorossi), actuellement sauvages, dans certains états des Indes (l’Imachal Pradesh par exemple). Azimuts-Artisans du Népal, entreprise bien connue du commerce équitable, nous précise qu’un “collecteur” achète les noix aux paysans, après cueillette manuelle, pour les revendre à un grossiste qui va permettre de fournir la demande locale (en incorporant ces noix à des lessives chimiques). Que les habitants de ces états disposent ainsi d’un produit de lavage accessible, relativement écologique, fort bien. Qu’on développe cette activité économique pour fournir un marché européen (qui ne demande pas tant !) pose certains problèmes éthiques, économiques et sociaux autant qu’écologiques. En effet, les conséquences économiques, sociales humanitaires locales, à très court terme sont parfaitement prévisibles :<br />
 &#8211; développement pour l’exportation d’une ressource vivrière sauvage<br />
 &#8211; mise en culture, sans nécessité locale ni régionale<br />
 &#8211; tendance à la monoculture d’exportation (type quinoa, café, thé, sucre…) et déséquilibre régional<br />
 &#8211; déperdition des ressources similaires dans les pays importateurs (le saponaire en Europe, par exemple)<br />
 &#8211; effet pervers d’une “mode”, d’une “tendance” : d’autant plus que ces noix de lavage ont un résultat sensiblement éloigné de nos lessives européennes produites localement et sans danger pour l’environnement… Quand les bobo en auront assez des noix de lavage que restera-t-il aux Indiens de l’Himalaya… ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’importation en Europe de ces noix de lavage (avec l’aberration écologique que constitue son transport) relève très exactement de la fausse “bonne” idée qu’on peut assimiler à du néo-colonialisme ».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Patrice de Bonneval, <em>Faites vos cosmétiques et vos shampoings</em>, éditions de l’Encyclopédie d’utovie, 2006, p. 40-41.<br />
 </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p. 6 à propos     du &laquo;&nbsp;minimum vital&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%; font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le capitalisme     n’est pas né de lui-même, mais du travail. C’est le salaire qui a déterminé le profit.</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le salaire porte en lui un renoncement tel au droit de consommation, que je trouve absolument utopique vouloir l’utiliser à l’agencement de l’égalité économique. Le salaire qui a fondé l’asservissement de l’homme ne saurait, en toute honnêteté, participer à sa libération.<br />
 </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">[Gaston BRITEL],</span> <em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">La foire aux ânes ou de l’abolition du     salariat</span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">, éditions Le Coquelicot, 2007, p. 40-41     et p. 27.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p.     20</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…) <span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%;">se  rapportant donc à une mesure d’équivalence générale et universelle, c’est-à-dire à l’argent, ce qui est reconnu n’est en rien ce travail à chaque fois particulier, il n’est qu’un travail quelconque, universel et général, c’est le « travail social nécessaire » d’un individu abstrait de toutes individualités, particularités et situations (grand, fort, peu costaud, timide, malheureux, mal réveillé, etc.) à effectuer cette dépense de force vivante : c’est un « travail mort » ou abstrait qui est seulement reconnu car général puisque sans rapport avec le vécu</span> (voir ci-dessous « Aliénation idéologique ou aliénation réelle ? »). La valeur des marchandises échangées devant s’équivaloir pour permettre l’acte achat/vente, les travaux contenus dans chacune de ces marchandises doivent aussi être équivalents.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Encart p.     19</span></strong></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Aliénation idéologique ou réelle ?<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« Le travail abstrait n’est pas une généralisation mentale, mais une réalité sociale, une abstraction qui devient réalité. Nous avons vu que, si toutes les marchandises doivent être échangeables entre elles, le travail contenu dans les marchandises doivent également être immédiatement échangeable. Il peut l’être seulement s’il est égal dans toutes les marchandises, s’il s’agit toujours du même travail. Le travail contenu dans une marchandise doit être égal au travail contenu dans toutes les autres marchandises. Dans la mesure où ils se représentent dans la valeur, tous les travaux valent seulement comme ‘‘dépenses de la force humaine de travail’’. Leur contenu concret est effacé, ils se valent tous. Ce n’est pas une opération purement mentale : en effet, leur valeur se représente dans une forme matérielle, la valeur d’échange, qui dans les conditions plus évoluées prend la forme d’une quantité déterminée d’argent. L’argent représente quelque chose d’abstrait – la valeur -, et il le représente en tant qu’abstrait. Une somme d’argent peut représenter n’importe quelle valeur d’usage, n’importe quel travail concret. Là où la circulation des biens est médiatisée par l’argent, l’abstraction est devenue bien réelle. On peut ainsi parler d’une ‘‘abstraction réelle’’. L’abstraction de toute qualité sensible, de toutes les valeurs d’usage, n’est pas un résumé mental, comme lorsqu’on fait abstraction des genres différents d’animaux pour parler de ‘‘l’animal’’ qui pourtant n’existe pas en tant que tel ».<br />
 A. Jappe, Les Aventures de la marchandise, p. 44-45.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On sait pourtant que la compréhension nominaliste du fétichisme, conçu comme simple superstructure de « dispositifs » idéologiques, linguistiques, imaginaires, épistémologiques, etc. – et que par exemple J.-C. Michéa va rechercher jusque dans l’ « anthropologie pessimiste » de la philosophie politique du XVIIe siècle -, reste la perspective de l’ensemble des critiques actuelles de l’économie, de la «reconnaissance» d’Axel Honneth (La réification. Petit traité de théorie critique, Gallimard, 2007), en passant par Baudrillard et sa « syntaxe poétique » ou la « décolonisation de l’imaginaire » de S. Latouche, sans parler de ceux qui imaginent qu’il suffirait d’une simple critique de l’économisme pour l’équilibrer avec des paramètres écologiques, politiques ou sociaux, ou d’un rebond de la conscience et de la morale pour que la « baudruche économique » se dégonfle. <strong>Ce n&#8217;est pas parce qu’on change notre représentation du monde, que le monde change pour autant : ce n’est pas la conscience, l’imaginaire, etc., qui sont colonisés par une vision utilitariste des rapports humains ; c’est bien parce que l’échangisme marchand et son travail abstrait ont partout concrètement colonisé la possibilité même de la vie</strong>, que le monde n’est plus celui des représentations renversées, mais celui de la réalité renversée.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><em><span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">Notre  époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre.</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">[Raoul VANEIGEM]</span> <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/nous-qui-desirons-sans-fin.pdf" target="_blank"><span style="color: #000080;">Nous qui désirons sans fin</span></a></span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Avant  de clore et afin de répondre à tout commentaire, il me semble utile d&#8217;ajouter ce petit extrait de la page 3 du deuxième bulletin</span></span> <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de  l&#8217;Economie</a> :  <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span><span style="font-family: Verdana;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br />
 </span></span></span></a></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais quelle que soit la difficulté à respirer librement dans l’étouffoir de la cocotte minute planétaire qui ne cesse de monter en pression à chaque flambée du pétrole et des matières premières, <strong>nous n’avons pas besoin d’attendre d’être sortis de ce monde-là pour commencer à le critiquer sur ces bases, et au-delà des polémiques, ouvrir des débats politiques sur la nature des « compromis alternatifs » proposés et que nous devons passer &#8211; on est bien d’accord &#8211; avec lui.</strong> La rencontre chaotique de ce que nous pensons et ce que nous faisons est à ce prix là, et ce n’est avec le sentiment d’aucun plaisir que nous pouvons critiquer ici des amis, là des personnes respectables et des alternatives dans lesquelles nous avons été ou sommes encore, impliqués. <strong>Il s’agit donc en restant <span style="text-decoration: underline;">constructif</span> et pour ouvrir d’<span style="text-decoration: underline;">autres     champs</span> de lutte possibles, de mettre à jour les <span style="text-decoration: underline;">insuffisances</span>, les <span style="text-decoration: underline;">limites</span> mais aussi les     <span style="text-decoration: underline;">possibilités</span>, d’une critique passée et d’un autre faisceau de critiques</strong> qui a su ces dernières années se donner une certaine publicité – dans     tous les sens du terme.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em>(source: <a href="http://ploutopia.over-blog.com/article-28812694.html" target="_blank">ploutopia.over-blog.com</a>)</em></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em><br />
 </em></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Une alternative de société: l’écosociétalisme</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 12:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
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		<description><![CDATA[Où l&#8217;intérêt particulier rejoint l&#8217;intérêt collectif Par André-Jacques Holbecq Editions Yves Michel (octobre 2005) Achetez ce livre En France, depuis début 2003, le Groupe de REcherche pour un Système SOciétal &#8211; GRESSO &#8211; initie un projet à la fois politique, le SOCIÉTALISME, mais aussi économique et monétaire, l&#8217;ÉCOSOCIÉTALISME. Les lignes qui suivent synthétisent les grandes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;">Où l&#8217;intérêt particulier rejoint l&#8217;intérêt collectif</h2>
<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9-Jacques_Holbecq" target="_blank">André-Jacques Holbecq</a></em></h3>
<h4 style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yvesmichel.org" target="_blank">Editions Yves Michel</a> (octobre 2005)</em></h4>
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.amazon.fr/Une-alternative-société-lécosociétalisme-particulier/dp/2913492347" target="_blank">Achetez ce livre</a></em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-2134" title="Une alternative de société : l'écosociétalisme - Où l'intérêt particulier rejoint l'intérêt collectif" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/ecosocietalisme.jpg" alt="Une alternative de société : l'écosociétalisme - Où l'intérêt particulier rejoint l'intérêt collectif" width="281" height="500" /></p>
<p>En France, depuis début 2003, le <strong>G</strong>roupe de <strong>RE</strong>cherche pour un <strong>S</strong>ystème <strong>SO</strong>ciétal &#8211; <strong>GRESSO</strong> &#8211; initie un projet à la fois politique, le SOCIÉTALISME,  mais aussi économique et monétaire, l&#8217;ÉCOSOCIÉTALISME.    Les lignes qui suivent synthétisent les grandes idées de ce projet développé dans les pages du <a href="http://tiki.societal.org" target="_blank">site de l&#8217;écosociétalisme</a> et auquel chacun est invité à participer sur le forum <a href="http://forum.societal.org" target="_blank">Destination Sociétale</a></p>
<p><strong>Le sociétalisme</strong> expose un projet démocratique réalisable et envisage les modalités de son avènement.<br />
 Il implique une organisation sociale post-capitaliste et son institutionnalisation par voie démocratique.</p>
<p><strong>L&#8217; éco</strong><strong>sociétalisme</strong> propose une alternative économique post-libérale, implique le déclin des systèmes financiers, boursiers et bancaires actuels.<br />
 Il répartit équitablement le pouvoir d&#8217;achat individuel, libère la  monnaie en fonction des biens et services produits, récupère  immédiatement la monnaie lors de son utilisation finale.</p>
<p><strong>Le sociétalisme a pour finalité</strong> :</p>
<ul>
<li>L&#8217;existence harmonieuse de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo;.</li>
<li>L&#8217;épanouissement de chacun des individus la composant.</li>
</ul>
<p><strong>Le </strong><strong>sociétalisme</strong><strong> veut </strong>:</p>
<ul>
<li>Orienter et réguler la consommation des ressources naturelles.</li>
<li> éviter l&#8217;effondrement des civilisations compte tenu des impasses  énergétiques, écologiques, alimentaires, climatiques, que nous  connaissons.</li>
</ul>
<p><strong>Le </strong><strong>sociétalisme</strong><strong> est  un mouvement d&#8217;idées qui préconise l&#8217;instauration d&#8217;un système économique et politique basé sur :</strong></p>
<ul>
<li>Les Droits de l&#8217;Homme et le respect de l&#8217;environnement.</li>
<li>La ré-appropriation de la création monétaire par la collectivité.</li>
<li>La gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie.</li>
<li>La répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen.</li>
<li>La démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité.</li>
</ul>
<p><strong>Le </strong><strong>sociétalisme</strong><strong> n&#8217;est</strong> :</p>
<ul>
<li>Ni un nouveau communisme.</li>
<li>Ni une adaptation boiteuse du capitalisme.</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;éco</strong><strong>sociétalisme</strong><strong> est :</strong></p>
<ul>
<li>Un système économique adapté aux exigences éthiques du sociétalisme.</li>
<li>Un outil monétaire &#8211; l&#8217;écomonétarisme qui, substitué au système  actuel, modifie la nature même de la monnaie et le circuit monétaire.</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;éco</strong><strong>sociétalisme</strong><strong>, nouveau moteur de développement, permet d&#8217;obtenir :</strong></p>
<ul>
<li>Plus de confort pour tous.</li>
<li>Plus de services.</li>
<li>Moins de consommation d&#8217;énergie.</li>
<li>Moins d&#8217;utilisation de matières premières.</li>
<li>Moins de production de déchets.</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;éco</strong><strong>sociétalisme</strong><strong>, outil de gestion équilibrée des ressources, instaure :</strong></p>
<ul>
<li>L&#8217;impossibilité d&#8217;accumulation individuelle de capital productif ou  financier (accumulation toujours effectuée au détriment des autres).</li>
<li>Des revenus fonctions de l&#8217;apport sociétal de chaque acteur (avec un  seuil permettant la satisfaction des besoins fondamentaux).</li>
<li>Des comptabilités nationales basées sur des indices de &laquo;&nbsp;Satisfaction  Individuelle et Collective&nbsp;&raquo; (et non plus sur un &laquo;&nbsp;Produit Intérieur&nbsp;&raquo;)..</li>
</ul>
<h2 style="text-align: center;"><a id="sommaire" name="sommaire" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#sommaire">SOMMAIRE</a><br />
 <span id="more-2133"></span></h2>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Introduction" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#introduction">Introduction</a></strong><br />
 Préface de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a><br />
 Avant Propos<br />
 Préambule</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 1 : l'écosociétalisme" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre01">Chapitre 1 : L&#8217;écosociétalisme</a></strong><br />
 1.1 &#8211; Qu&#8217;est ce que l&#8217;écosociétalisme ?<br />
 1.2 &#8211; Pourquoi ce nom ?<br />
 1.3 &#8211; Hypothèse et projet<br />
 1.4 &#8211; La fin du capitalisme&#8230; et après ?</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 2: les bases" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre02">Chapitre 2 : Les bases</a></strong><br />
 2.1 &#8211; Bases d&#8217;une &laquo;&nbsp;économie sociétale&nbsp;&raquo;<br />
 2.2 &#8211; Quatre questions primordiales</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 3: les revenus dans l'écosociétalisme" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre03">Chapitre 3 : Les revenus dans l&#8217;écosociétalisme</a></strong><br />
 3.1 &#8211; Deux types de revenus<br />
 3.2 &#8211; Conséquences diverses<br />
 3.3 &#8211; Comment serait déterminée la Rémunération d&#8217;Activité ?</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 4:  la circulation monétaire" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre04">Chapitre 4 :  La circulation monétaire</a></strong><br />
 4.1 &#8211; La CES ou SOCIETAXE<br />
 4.2 &#8211; Les critères déterminants le montant de la CES<br />
 4.3 &#8211; La répartition globale des revenus</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 5: la consommation" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre05">Chapitre 5 : La consommation</a></strong><br />
 5.1 &#8211; Les prix<br />
 5.2 &#8211; Les revenus<br />
 5.3 &#8211; Le crédit</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 6 : l'habitation, la revente, la succession" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre06">Chapitre 6 : L&#8217;habitation, la revente, la succession</a></strong><br />
 6.1 &#8211; La valeur du sol<br />
 6.2 &#8211; Plus value immobilière à  la revente ?<br />
 6.3 &#8211; A propos de la succession</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 7 : la production et la distribution de biens et services" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre07">Chapitre 7 : La production et la distribution de biens et services</a></strong><br />
 7.1 &#8211; Le prix de vente d&#8217;un &laquo;&nbsp;objet&nbsp;&raquo; dans l&#8217;écosociétalisme.<br />
 7.2 &#8211; Le cas général d&#8217;une production de biens ou de services.<br />
 7.3 &#8211; Principe de détermination du montant de la sociétaxe</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 8  : Synthétisation des échanges" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre08">Chapitre 8  : Synthétisation des échanges</a></strong><br />
 8.1 &#8211; Les acteurs collectifs<br />
 8.2 &#8211; Les acteurs individuels<br />
 8.3 &#8211; Les transferts monétaires entre acteurs<br />
 8.4 &#8211; Les services et productions non-marchands<br />
 8.5 &#8211; La sociétaxe dans les services et productions non-marchands</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 9 : questions et réponses" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre09">Chapitre 9 : Questions et réponses</a></strong></p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 10 : en guise de conclusion" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre10">Chapitre 10 : En guise de conclusion</a></strong><br />
 10.1 &#8211; Le sociétalisme dans son aspect économique<br />
 10.2 &#8211; Bases d&#8217;un système de comptabilité nationale<br />
 10.3 &#8211; Les apports de l&#8217;écosociétalisme</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Annexes" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#annexes">Annexes</a></strong></p>
<ol>
<li><a title="Resume" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Resume" target="_blank">Résumé synthétique</a></li>
<li><a title="Comment pousse la monnaie" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=CreationMonetaire" target="_blank"> La création monétaire</a></li>
<li><a title="ChangerDeParadigme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme" target="_blank"> Changer de paradigme</a></li>
<li><a title="proposition de fonctionnement du système politique dans l'éco-sociétalisme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Organisation+Politique1" target="_blank"> Suggestion utopique d&#8217;organisation du système sociétal</a></li>
<li><a rel="external" href="http://www.societal.org/acs/" target="_blank">L&#8217;Association de Coopération Sociétale</a></li>
</ol>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2 style="text-align: center;">Résumé des particularités de l&#8217;écosociétalisme&#8230;</h2>
<p><strong>MONNAIE</strong> :</p>
<ul>
<li> La monnaie écosociétale est appelée le &laquo;&nbsp;merci&nbsp;&raquo; et représente la Rémunération d&#8217;Activité perçue pour 6 minutes de travail au Coefficient d&#8217;Utilité Sociétale moyen.</li>
<li> Les &laquo;&nbsp;mercis&nbsp;&raquo; sont créés à la production des biens et services.</li>
<li> Les &laquo;&nbsp;mercis&nbsp;&raquo; sont détruits du compte des bénéficiaires lors de la consommation des biens et services.</li>
<li> L&#8217;épargne individuelle est la seule propriété financière.</li>
<li> L&#8217;intérêt est aboli.</li>
</ul>
<p><strong>DEUX CATÉGORIES DE REVENUS</strong> :</p>
<p><strong>(1) &#8211; Le Revenu Social (R.S.) ou &laquo;&nbsp;viatique&nbsp;&raquo;:</strong></p>
<ul>
<li> C&#8217;est un revenu inaliénable attribué égalitairement à chaque individu.</li>
<li> Il doit permettre de vivre et de satisfaire tous les besoins de base.</li>
<li> Il remplace toutes les aides et allocations actuelles.</li>
<li><em>S&#8217;y ajoutent suivant le cas :</em>
<ul>
<li> Le Revenu Social de retraite (RSr), fonction de l&#8217;apport sociétal au cours de l&#8217;activité professionnelle antérieure.</li>
<li> Le Revenu Social d&#8217;allocation (RSa), rétribution complémentaire éventuellement nécessaire (étudiants, malades, handicapés, etc.)</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><strong>(2) &#8211; La Rémunération d&#8217;Activité (R.A.) ou &laquo;&nbsp;salaire&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<ul>
<li> Il rétribue soit l&#8217;activité marchande ( RAm &#8211; Rémunération d&#8217;Activité marchande), soit la fonction publique (RAnm &#8211; Rémunération d&#8217;Activité non marchande) en fonction de l&#8217;effet sociétal de l&#8217;activité (Coefficient d&#8217;Utilité Sociétale) qui module le montant du R.A..</li>
<li> L&#8217;échelle des Rémunération d&#8217;Activité sera démocratiquement déterminée par la Nation sociétale, néanmoins nous proposons de la limiter de zéro à trois.</li>
</ul>
<p><strong>COEFFICIENT D’UTILITÉ SOCIÉTALE </strong>:</p>
<ul>
<li> Chaque actif se voit attribuer un &laquo;&nbsp;Coefficient d’Utilité Sociétale&nbsp;&raquo; moyenne de plusieurs facteurs propres au travailleur, à la production et aux besoins, toujours déterminé dans l&#8217;optique de l&#8217;effet sociétal de l&#8217;activité.</li>
<li> Ce &laquo;&nbsp;Coefficient d’Utilité Sociétale&nbsp;&raquo; est le multiplicateur de la Rémunération d&#8217;Activité de base (10 mercis par heure de travail au Coefficient d’Utilité Sociétale moyen), qui permet de faire évoluer une Rémunération d’Activité dans des limites au choix de la société (échelle des Rémunération d&#8217;Activité).</li>
</ul>
<p><strong>PRIX</strong> :</p>
<ul>
<li> Le prix hors taxe d&#8217;une production de bien ou service est la somme :
<ul>
<li>1) des Rémunération d&#8217;Activités (donc du travail humain) ayant permis à cette production d&#8217;exister et d&#8217;être distribuée.</li>
<li> 2) de la quote-part des frais généraux et des amortissements comptables qui s&#8217;y rattachent.</li>
</ul>
</li>
<li> La C.E.S. (Contribution Eco Sociétale) est ajoutée au prix hors taxe pour former le prix de vente d&#8217;une production.</li>
<li> Le montant de ce prix de vente est simplement déduit du compte de l&#8217;acquéreur lors de l&#8217;achat.</li>
</ul>
<p><strong>ENTREPRISE</strong> :</p>
<ul>
<li> Les participants à la production ou à la distribution (&laquo;&nbsp;commerçants&nbsp;&raquo;) sont rémunérés par les Rémunérations d&#8217;Activités.</li>
<li> La liberté d&#8217;entreprendre reste pleine et entière, mais les moyens de production sont confiés, à ceux qui en font la demande, par procédure de dotation.</li>
<li> Les moyens de production sont gérés par des coopératives ou des individus entrepreneurs.</li>
<li> La création des moyens de production ne nécessite pas de capital financier puisqu&#8217;ils sont eux même la somme des R.A. amonts.</li>
<li> La propriété des moyens de production, et des sols ou bâtiments  (agricoles ou industriels) est collective (nationale).</li>
<li> Les moyens de production sont confiés gracieusement à l&#8217;exploitant (agriculteur, industriel, distributeur).</li>
<li> Il n&#8217;existe pas de &laquo;&nbsp;marge bénéficiaire&nbsp;&raquo; sur les ventes.</li>
</ul>
<p><strong>PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE</strong> :</p>
<ul>
<li> La propriété est limitée aux biens meubles et à l&#8217;habitation,  lesquels sont transmissibles ou revendables sans droits fiscaux.</li>
<li> Nul n&#8217;est propriétaire des terrains construits ou constructibles, mais seulement locataire du sol auprès de la collectivité par un bail de durée indéfinie.</li>
<li> Le bâti reste propriété privée et familiale. Il est à ce titre transmissible aux héritiers sous réserve que ceux ci s&#8217;acquittent de l&#8217;écoloyer.</li>
<li> Un propriétaire peut vendre son habitation au montant du coût de revient ou transférer le solde de sa dotation.</li>
<li> Un propriétaire qui aurait nécessité ou envie de changer de lieu de résidence peut néanmoins louer son bien sous réserve que le loyer reçu soit au plus équivalent au loyer auquel il sera lui même tenu (il ne peut y avoir aucun enrichissement).</li>
</ul>
<p><strong>ÉCOLOYER</strong> :</p>
<ul>
<li> L&#8217;écoloyer représente un &laquo;&nbsp;droit d&#8217;occupation&nbsp;&raquo; du foncier aux occupants des logements individuels.</li>
<li> Son montant est déterminé localement.</li>
<li> Son montant est mensuellement détruit sur le compte de l&#8217;occupant.</li>
</ul>
<p><strong>TRANSMISSION DE PATRIMOINE</strong> :</p>
<ul>
<li> L&#8217;épargne monétaire n&#8217;est transmissible qu&#8217;une seule fois: elle n&#8217;est pas cumulable sur plusieurs générations.</li>
<li> La résidence familiale est transmissible sans limitation et reste affectée aux héritiers sous réserve de payement de l&#8217;écoloyer par ceux-ci.</li>
</ul>
<p><strong>CONTRIBUTION ÉCO SOCIÉTALE (C.E.S.)</strong> :</p>
<ul>
<li> La CES (Contribution Eco Sociétale) peut être considérée comme une taxe. Elle augmente le prix de chaque produit ou service d&#8217;un pourcentage de son coût de production, pourcentage variant selon l&#8217;impact écologique et sociétal du produit ou service et de sa chaîne de production.</li>
<li> La CES sert à orienter la production de biens et services vers les productions les plus sociétales et écologiques en terme de bilan global énergétique, matières premières non renouvelables et pollution.</li>
<li> La CES sert également à ABSORBER la monnaie déjà émise et distribuée aux individus sous forme de R.S et de R.A. Aucune autre taxe ni aucun autre impôt ne sont perçus, si on excepte l&#8217;écoloyer.</li>
</ul>
<p><strong>DOTATION</strong> :</p>
<ul>
<li> La dotation est :
<ul>
<li> 1)  une prévision de dépense autorisée programmée dans le temps.</li>
<li> 2)  une autorisation d&#8217;utilisation de bâtiments, matériels, outillages, etc.</li>
<li> 3)  une autorisation d&#8217;acquisition (remplace le crédit bancaire)</li>
</ul>
</li>
<li> La dotation supprime le recours aux formes traditionnelles de prêts et de crédits financiers.</li>
<li> Elle ne comporte aucune forme d&#8217;agios ou d&#8217;intérêts.</li>
</ul>
<p><em>On distingue trois formes principales de DOTATIONS</em> :</p>
<ul>
<li>1) Dotation aux organismes publics pour la création ou le fonctionnement des services publics nationaux ou locaux, accordée en fonction des besoins collectifs.</li>
<li> 2) Dotation aux organismes économiques productifs (entrepreneurs) sur vérification de leur projet économique (comparable à une autorisation de crédit d&#8217;un projet industriel ou commercial actuel).</li>
<li> 3) Dotation aux particuliers pour l&#8217;acquisition de biens mobiliers ou immobiliers, attribuée en fonction de la &laquo;&nbsp;capacité moyenne de remboursement&nbsp;&raquo;. Elle représente l&#8217;actuel &laquo;&nbsp;crédit&nbsp;&raquo; à la consommation ou immobilier.</li>
</ul>
<p><strong>CRITÈRES SOCIÉTAUX</strong> :</p>
<ul>
<li> Ces critères servent à estimer l&#8217;impact écosociétal d&#8217;une activité et donc le montant de la CES.</li>
<li> Ils guident la régulation politique de l&#8217;économie.</li>
<li> Ils déterminent, en conséquence, la Rémunération d&#8217;Activité (RA) de chaque personne en faisant intervenir au moins, dans le calcul du &laquo;&nbsp;Coefficient d&#8217;Utilité Sociétale&nbsp;&raquo; :
<ul>
<li> La production dans un secteur donné.</li>
<li>L&#8217;impact environnemental, l&#8217;utilité sociale.</li>
<li> Le déséquilibre de production/compétence par région.</li>
<li>La compétence particulière de la personne à l&#8217;activité exercée.</li>
<li> Ses autres compétences complémentaires reconnues.</li>
<li>Sa productivité et l&#8217;assiduité comparative.</li>
<li>L&#8217;âge.</li>
<li> L&#8217;utilité sociétale, collective ou particulière de la production.</li>
<li>Le gain ou la sauvegarde écologique.</li>
<li>La pénibilité et dangerosité du travail.</li>
<li>Les besoins locaux dans une profession donnée.</li>
<li>L&#8217;activité vitale pour la personne humaine.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<h1><a id="introduction" name="introduction">Introduction</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>Préface de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a></h2>
<p align="justify">Le livre d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9-Jacques_Holbecq" target="_blank">André-Jacques Holbecq</a> appartient à cette littérature bien exprimée par les promoteurs historiques de l&#8217;économie sociale et solidaire, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Owen" target="_blank">Owen</a>, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon" target="_blank">Proudhon</a>, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Fourier" target="_blank">Fourier</a> ou les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Andr%C3%A9_Godin" target="_blank">Godin</a>, celle de l&#8217;utopie concrète.</p>
<p align="justify">Utopie au sens originel d&#8217;un autre lieu permettant un autre regard sur le monde et cet autre regard permettant lui même de penser d&#8217;autres solutions à des problèmes vus sous un angle neuf. Mais utopie concrète car la radicalité de cette autre approche est au service de propositions extrêmement précises, détaillées voire chiffrées. Cette méthode a l&#8217;avantage de permettre la discussion démocratique : sur la monnaie, le capital, les revenus, les modalités de création d&#8217;une nouvelle « societaxe » très originale, cette approche permet d&#8217;ouvrir des questionnements, des adhésions souvent, des désaccords parfois. Dans tous les cas on y trouvera un stimulant passionnant pour toutes celles et ceux qui ne se satisfont pas des dégâts écologiques et humains que produit ce que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_E._Stiglitz" target="_blank">Joseph Stiglitz</a> a nommé le « fondamentalisme marchand » dans son livre « <a href="http://www.amazon.fr/Grande-D%C3%A9sillusion-Joseph-Eugene-Stiglitz/dp/2253155381" target="_blank">la grande Désillusion</a> ».</p>
<p align="justify">Un lecteur qui n&#8217;aurait pas lu d&#8217;autres textes d&#8217;André-Jacques Holbecq pourra certes se trouver quelque peu désarçonné par le propos presque technique de l&#8217;auteur. C&#8217;est en effet que celui-ci a choisi dans cet ouvrage de s&#8217;affronter aussi précisément que possible à la concrétisation des formes d&#8217;alternative à promouvoir au cœur de ce projet qu&#8217;il nomme l&#8217;écosocietalisme. Le terme renvoie à la dimension tout à la fois écologique et sociétale d&#8217;un projet alternatif plus large que la vision trop souvent étroite que nous nous faisons du domaine « social ». L&#8217;économie sociale et solidaire l&#8217;utilise de plus en plus souvent par exemple par la pratique du « bilan sociétal » qui permet une évaluation de l&#8217;activité de l&#8217;entreprise sur des critères écologiques et sociaux et pas seulement économiques et financiers ou par l&#8217;expérimentation en démarrage, dans le cadre d&#8217;un programme Equal européen, d&#8217;un projet de monnaie d&#8217;utilité écologique et sociale, le &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_compl%C3%A9mentaire_Sol" target="_blank">sol</a>&laquo;&nbsp;.</p>
<p align="justify">Si ce type d&#8217;ouvrage vient à son heure c&#8217;est que nous sommes dans une période historique critique où nous avons besoin de traiter les racines des principaux problèmes auxquels est confrontée l&#8217;humanité.</p>
<p align="justify">Souvenons-nous de la phrase d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Gramsci" target="_blank">Antonio Gramsci</a> : <em>l&#8217;ancien monde est en train de mourir, un nouveau monde est en train de naître, mais dans cette période intermédiaire, des monstres peuvent apparaître</em>. Nous sommes en train de vivre cette période, et les monstres sont apparus, avec des logiques irrationnelles et de grands dérapages collectifs, comme les guerres, les fondamentalismes et les terrorismes qui y sont associés.</p>
<p align="justify">Rappelons-nous les analyses prophétiques des années Trente, applicables à notre crise actuelle. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Maynard_Keynes" target="_blank">Keynes</a> avait parlé non pas d&#8217;une crise économique mais d&#8217;une crise de l&#8217;économique, car nos sociétés sont structurées autour de la lutte contre la pénurie et la rareté, alors que le problème actuel est souvent celui d&#8217;une abondance, qu&#8217;on ne sait pas gérer et qui génère ce que Keynes osait nommer, dans ses « Essais sur l&#8217;économie et la monnaie » une dépression nerveuse collective.</p>
<p align="justify">Les symptômes de la crise sont particulièrement visibles dans nos sociétés matériellement sur-développées, mais en voie de sous-développement sur le plan affectif, éthique et spirituel. En effet, nos sociétés, de plus en plus fascinées par les technologies de communication souffrent en réalité d&#8217;une triple rupture de communication : avec le cosmos et la nature, dans le rapport avec nous-mêmes (intériorité, sagesse, méditation) et dans le rapport à autrui.</p>
<p align="justify">Il faut entendre les grands dérèglements actuels, et y voir la nécessité de changer de paradigmes, de paramètres sociaux et économiques. Par exemple, l&#8217;essentiel de l&#8217;activité humaine est pensé autour de l&#8217;activité économique, une économie réduite à sa composante productiviste et industrielle, dont les effets destructeurs &#8211; sur l&#8217;environnement, et le tissu social &#8211; sont avérés. Ce modèle n&#8217;offre aux hommes qu&#8217;une seule perspective, devenir un producteur compétitif, l&#8217;autre étant un rival dans cette compétition. C&#8217;est la logique guerrière de la domination, de la captation des savoirs et du sens, de la possession des biens, et de l&#8217;autre. Dans ce modèle, on compense la pauvreté du projet de vie par une excitation dans l&#8217;ordre de l&#8217;<em>avoir</em> (consommer, posséder, dominer) et par le divertissement au sens pascalien du terme.</p>
<p align="justify">A cette logique en impasse s&#8217;oppose une autre logique, celle de ce que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rabhi" target="_blank">Pierre Rahbi</a> nomme la « sobriété heureuse » ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Majid_Rahnema" target="_blank">Majid Rahnema</a> « la simplicité volontaire ». C&#8217;est une logique de l&#8217;art de vivre et du bien être en entendant pleinement le terme &laquo;&nbsp;être&nbsp;&raquo; dans ce terme trop souvent banalisé.</p>
<p align="justify">La logique de l&#8217;avoir est illustrée par cette phrase de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohandas_Karamchand_Gandhi" target="_blank">Gandhi</a> : <em>Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun</em>. Cette logique a une limite écologique évidente. En termes d&#8217;empreinte écologique, on a mesuré que si les pays en développement adoptent le mode de vie des pays riches, il faudrait l&#8217;équivalent de plusieurs planètes en 2050 ! On comprend bien que le vieux monde ne peut plus continuer sur de telles bases.</p>
<p align="justify">En matière de climat, au lieu des petits pas du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Kyoto" target="_blank">protocole de Kyoto</a> &#8211; que l&#8217;on n&#8217;applique pas alors qu&#8217;il est déjà insuffisant &#8211; il faut des politiques publiques qui disent la vérité, et mettent en place les conditions démocratiques et culturelles pour examiner ensemble ce qu&#8217;il faut faire, si nous voulons éviter le désastre.</p>
<p align="justify">Nous parlons là d&#8217;une cure de désintoxication radicale : il ne s&#8217;agit pas de &laquo;&nbsp;verdir&nbsp;&raquo; le mode de développement actuel, mais d&#8217;en changer totalement la nature.<br />
 Il faut aussi changer nos modes de comptabilité nationale, car nos calculs des richesses sont en grande partie contre-productifs. C&#8217;est une erreur de penser qu&#8217;il y a d&#8217;une part des entreprises productrices de richesses, et d&#8217;autre part des activités qui ponctionnent ou prélèvent les richesses. Une entreprise serait impuissante dans un monde où l&#8217;eau serait devenue inconsommable, la terre empoisonnée et l&#8217;air irrespirable. Le non sens est le même si la population est illettrée et en mauvaise santé, du fait du démantèlement des services publics, ou si l&#8217;incivilité se développe. Ce qui veut dire que les biens communs essentiels (environnement, santé publique, morale civique&#8230;) sont aussi fondamentaux que la création et la transformation de richesses réalisée au sein de l&#8217;entreprise.</p>
<p align="justify">Voilà quelques unes des raisons qui nous poussent à écouter ceux qui, comme <a title="André-Jacques Holbecq" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=UserPageAJH" target="_blank">André-Jacques Holbecq</a> et les membres de son collectif, le &laquo;&nbsp;<a href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Charte" target="_blank">GRESSO</a>&laquo;&nbsp;, cherchent à donner un contenu concret aux projets alternatifs. C&#8217;est le mérite de ce livre que d&#8217;y contribuer avec force.</p>
<p align="justify"><strong><a href="http://viveret.over-blog.com/" target="_blank">Patrick Viveret</a></strong><br />
 <em>Philosophe, Magistrat à la Cours des Comptes</em>.<br />
 <em>Auteur, entre autres, du rapport &laquo;&nbsp;<a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/reconsiderer-la-richesse.pdf" target="_blank">Reconsidérer la Richesse</a>&nbsp;&raquo; (éditions de l&#8217;Aube) et de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Pourquoi-%C3%A7a-pas-plus-mal/dp/2213622078" target="_blank">Pourquoi ça ne va pas plus mal ?</a>&nbsp;&raquo; (Editions Fayard)</em>.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>Avant-propos</h2>
<p align="justify">Pour changer cette société par l&#8217;utilisation de l&#8217;outil économique, il y a deux manières de procéder. La première consiste à progressivement mettre plus d&#8217;écologie et de social dans l&#8217;économie (taxes diverses, émission monétaire, etc.), la seconde c&#8217;est de dire : « Faisons table rase et voyons&#8230; »</p>
<p align="justify">C&#8217;est la seconde que nous vous proposons ici. Mais pour en apprécier toute la « substantifique moelle » il est important de changer votre regard, il est important de changer de paradigme, de rester critique vis-à-vis de la « pensée unique » et du « économiquement correct ». Il est donc indispensable de lire le rapport « <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/reconsiderer-la-richesse.pdf" target="_blank">Reconsidérer la Richesse</a> » réalisé en janvier 2002 par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a>, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes, et dont l&#8217;introduction commence par ces paragraphes :</p>
<p align="justify">« Nous avons la preuve permanente que notre représentation actuelle de la richesse, et l&#8217;usage contre-productif que nous faisons de la monnaie, aggrave les problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre. Dans la plupart des dossiers qui ont été au cœur des débats publics de ces derniers mois, de la vache folle à l&#8217;Erika, de l&#8217;amiante aux accidents de la route, des conséquences de la grande tempête de décembre 1999 à la crise des carburants de l&#8217;automne 2000, il y a toujours un élément commun que l&#8217;on oublie curieusement de rappeler : ces catastrophes sont des bénédictions pour notre Produit Intérieur Brut, ce chiffre magique dont la progression s&#8217;exprime par un mot qui résume à lui seul la grande ambition de nos sociétés matériellement développées et éthiquement sous développées : LA CROISSANCE !</p>
<p align="justify"><strong>Plus de destructions = plus de PIB</strong></p>
<p align="justify">Car les centaines de milliards que coûtent à la collectivité ces destructions humaines et environnementales ne sont pas comptabilisées comme des destructions mais comme des apports de richesse dans la mesure où elles génèrent des activités économiques exprimées en monnaie. À supposer que nous n&#8217;ayons aucun accident matériel ou corporel, ni morts ni blessés sur les routes de France l&#8217;année prochaine, notre PIB baisserait de manière significative, la France perdrait une ou plusieurs places dans le classement des puissances économiques et l&#8217;on verrait nombre d&#8217;économistes nous annoncer d&#8217;un ton grave que la crise est de retour.</p>
<p align="justify"><strong>Les activités bénévoles font baisser le PIB</strong></p>
<p align="justify">Dans le même temps, toutes les activités bénévoles qui, grâce en particulier aux associations loi 1901, dont nous nous apprêtons à fêter le centenaire, ont permis d&#8217;éviter ou de limiter une partie des effets de ces catastrophes, par exemple en allant nettoyer les plages polluées ou en aidant gratuitement des handicapés, n&#8217;ont, elles, permis aucune progression de richesse et ont même contribué à faire baisser le produit intérieur brut en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Autant dire que nous marchons sur la tête et que dans le même temps où l&#8217;on va célébrer le rôle éminent des associations, nous continuerons à les traiter comptablement, non comme des productrices de richesses sociales mais comme des « ponctionneuses de richesse économiques » au titre des subventions qu&#8217;elles reçoivent.</p>
<p align="justify"><strong>Il est temps de changer de représentation</strong></p>
<p align="justify">Il est donc plus que temps de nous atteler à ce chantier considérable du changement de représentation de la richesse et de la fonction que joue la monnaie dans nos sociétés. Définir l&#8217;évaluation comme une délibération sur les valeurs. La question des « indicateurs » qui relève des outils ne peut donc être dissociée de celle des « critères » qui relève du débat sur les fins. « Oui à l&#8217;économie de marché, non à la société de marché. » Il s&#8217;agit, on l&#8217;a compris, de retrouver, à l&#8217;aube de ce siècle, la force originelle du principe associatif, celle qui cherche, à travers et au-delà l&#8217;économie, à substituer la logique coopérative des jeux gagnants/gagnants à la logique guerrière des jeux gagnants/perdants. »</p>
<p align="justify">Deux richesses fondamentales sont oubliées par l&#8217;économie dominante : les humains et leur environnement naturel. C&#8217;est pourquoi, note le rapport du <a href="http://www.undp.org/french/" target="_blank">PNUD</a>, « les biens ne doivent pas être valorisés intrinsèquement, mais considérés comme les instruments de la réalisation de certaines potentialités telles que la santé, la connaissance, l&#8217;estime de soi et l&#8217;aptitude à participer activement à la vie de la communauté ».</p>
<p align="justify">Ce sont ces idées qui ont guidé notre travail, et nous espérons que même si vous n&#8217;en approuvez pas toutes les suggestions, il aura au moins le mérite de vous faire réfléchir en vous montrant que d&#8217;autres voies sont possibles.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2><strong>Préambule</strong></h2>
<h3 style="color:#FFFFFF">‡</h3>
<h3><strong>A. Changer de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme" target="_blank">paradigme</a></strong></h3>
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong> 1) Les problèmes économiques : problèmes d&#8217;économie ou problèmes d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pist%C3%A9mologie" target="_blank">épistémologie</a> ?</strong></h4>
<p align="justify">Un changement de paradigme nécessite le plus souvent de surmonter des obstacles épistémologiques qui désignent « des représentations induites en particulier par les expériences premières que nous avons associées à un concept » (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Bachelard" target="_blank">Bachelard</a>). Cette notion d&#8217;obstacle permet de comprendre les raisons qui ont fait rejeter pendant plus de 100 ans la théorie de la circulation sanguine. Face à un changement de paradigme, les partisans d&#8217;un ancien paradigme ne sont pas sensibles aux caractéristiques d&#8217;un nouveau ni aux démonstrations qui réfutent l&#8217;ancien.</p>
<p align="justify">Les effets des dysfonctionnements économiques actuels, qui contribuent à plonger notre société dans le désarroi, ont autant une origine épistémologique qu&#8217;économique, car les applications du dogme des théories économiques actuelles sont toutes fondées sur la gestion des ressources rares.</p>
<p align="justify">Le paradigme actuel ne nous propose que la guerre comme seule solution trouvée à ce jour pour permettre à l&#8217;économie de dépasser ses propres contradictions</p>
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong>2) Le concept de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie" target="_blank">monnaie</a>&#8230;</strong></h4>
<p align="justify">Il a évolué et s&#8217;est transformé au cours des siècles, des coquillages à l&#8217;or, pour aboutir à une totale dématérialisation (depuis 1978) qui a pour conséquence qu&#8217;aucune monnaie n&#8217;a de contrepartie en matières précieuses ou rares.</p>
<p align="justify"><strong>Or, si une collectivité a :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un besoin,</li>
<li>La volonté de le satisfaire,</li>
<li>Les moyens techniques et énergétiques,</li>
<li>La main d&#8217;œuvre et le savoir-faire nécessaires,</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>&#8230; pourquoi ne peut-elle réaliser ce besoin par faute de financement ?</strong></p>
<p align="justify">L&#8217;obstacle épistémologique est que la monnaie reste conçue comme une réalité matérielle (précieuse) de quantité finie donc rare et épuisable, alors qu&#8217;elle ne l&#8217;est plus puisqu&#8217;elle est dématérialisée.</p>
<p align="justify"><strong>Il faut donc assimiler un nouveau paradigme dans lequel :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Aucune loi physique n&#8217;empêche un État, une Banque centrale ou de second rang de créer toute la monnaie nécessaire. Ne pas le faire est la conséquence d&#8217;actes volontaires, de lois humaines.</li>
<li>Contrairement à l&#8217;ancienne prémisse (ressources rares), la nouvelle est : comment écouler nos surplus pour mieux satisfaire nos désirs et nos besoins dans le respect de l&#8217;écologie planétaire (abondance permise par le progrès technologique).</li>
<li>La création monétaire peut être ajustée de telle manière à ce que l&#8217;ensemble du pouvoir d&#8217;achat soit équivalent à l&#8217;ensemble des productions susceptibles d&#8217;être vendues, et ceci en fonction de trois paramètres :
<ul style="text-align: justify;">
<li>1)  Le potentiel de production</li>
<li>2)  Les désirs d&#8217;achat</li>
<li>3)  Les conséquences écologiques</li>
</ul>
</li>
<li>L&#8217;équilibre des balances commerciales est à prendre en compte car il ne faut ni affaiblir les autres pays qui sont nos clients potentiels, ni s&#8217;affaiblir, pour éviter le risque de dépendance.</li>
<li>Le déficit budgétaire est signe que les créations monétaires relatives aux échanges économiques possibles à l&#8217;intérieur du pays sont insuffisantes.</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Le lecteur trouvera en annexe cinq réflexions complémentaires sur le changement de paradigme :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La « monnaie fondante » ou « monnaie franche » : comment une solution simple a amené à relancer l&#8217;économie.</li>
<li>En pleine guerre&#8230;</li>
<li>Un « plan Marshall européen ».</li>
<li>Endettement public et idées préconçues.</li>
<li>Changer la présentation des comptes de la Nation.</li>
</ul>
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong>3) Dix <a href="http://www.universalis.fr/encyclopedie/T323977/PONCIF_esthetique.htm" target="_blank">poncifs</a> sur la richesse (extraits du rapport de Patrick Viveret)</strong></h4>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Le PIB est un bon indicateur de la richesse créée</strong><br />
 De la vache folle à l&#8217;Erika, de la tempête de décembre 1999 aux accidents de la route ou à l&#8217;explosion de l&#8217;usine AZF à Toulouse : toutes ces catastrophes sont des bénédictions pour notre produit intérieur brut ! Les centaines de milliards de francs qu&#8217;elles coûtent à la collectivité ne sont pas comptabilisées comme des destructions, mais comme des créations de richesse : dès lors qu&#8217;il faut payer des garagistes pour réparer les voitures endommagées, des cimentiers pour brûler les farines animales ou des médecins pour soigner les victimes de la pollution, des valeurs ajoutées monétaires sont enregistrées dans les comptes. Ce qui contribue à gonfler le PIB (produit intérieur brut).</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Seules les entreprises produisent de la richesse</strong><br />
 Notre système économique repose sur la stricte séparation entre, d&#8217;un côté, des entreprises considérées comme seules productrices de richesse et, de l&#8217;autre, des activités sociales et écologiques financées par prélèvement sur cette richesse. Un tel mythe condamne les associations à quémander leurs moyens d&#8217;existence à l&#8217;État ou à les rechercher sur le marché, faute de disposer de ressources directement liées aux richesses sociales qu&#8217;elles contribuent à créer ou à préserver. En termes de comptabilité nationale, les associations concourent à faire baisser le PIB en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Ce système pervers fait des services publics un secteur suspecté en permanence de parasitisme.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Les indicateurs de productivité de l&#8217;ère industrielle sont toujours valables</strong><br />
 Nous disposons d&#8217;outils de mesure de la productivité forgés pour favoriser une croissance matérielle de nature industrielle. Ceux-ci s&#8217;avèrent largement contre-productifs lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;affronter les trois grands défis de l&#8217;avenir : entrée dans l&#8217;ère informationnelle, enjeux écologiques, rôle des services relationnels (éducation, santé&#8230;) dans notre développement. Ainsi, en matière de santé, ce qui compte n&#8217;est pas le nombre de visites chez le médecin, mais le fait de savoir si l&#8217;on est guéri ou, mieux, si l&#8217;on échappe à tel ou tel risque. Or, dans la comptabilité actuelle, plus on fait de prévention, plus on casse la croissance (puisqu&#8217;on consomme moins de médicaments et d&#8217;heures d&#8217;hospitalisation) !</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>La monnaie sert d&#8217;abord à faciliter l&#8217;échange</strong><br />
 Exact, mais pour une part seulement. Le mot « payer » vient du latin pacare, qui signifie pacifier et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Montesquieu" target="_blank">Montesquieu</a> a développé une théorie du « doux commerce » comme alternative à la guerre. Mais, si la monnaie remplit cette fonction lorsqu&#8217;elle facilite l&#8217;échange entre partenaires, elle devient facteur de violence quand elle se fait outil de domination d&#8217;un capitalisme relevant plus de la volonté de puissance que du désir d&#8217;échange. Que des personnes désireuses d&#8217;échanger et de créer des activités ne puissent le faire au motif qu&#8217;elles sont insolvables est en contradiction avec la théorie de la monnaie comme outil d&#8217;échange.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L&#8217;argent reste le fondement de tout système d&#8217;échange</strong><br />
 Le système d&#8217;échange le plus universel entre les êtres humains est en réalité celui du temps. Celui-ci remplit d&#8217;autant mieux les rôles d&#8217;unité de compte et de moyen d&#8217;échange traditionnellement dévolus à la monnaie que ses unités (heures, minutes, secondes) ont l&#8217;avantage, contrairement à l&#8217;argent, d&#8217;être universellement reconnues et invariables. Bref, ce qu&#8217;on appelle l&#8217;argent, et qui n&#8217;est en fait que la « monnaie de marché », n&#8217;est qu&#8217;un cas particulier de l&#8217;échange de temps. Il serait plus judicieux de dire que « l&#8217;argent, c&#8217;est du temps » plutôt que « le temps, c&#8217;est de l&#8217;argent ».</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>C&#8217;est la rareté qui fait la vraie valeur d&#8217;un bien</strong><br />
 Nous définissons la valeur, au sens économique, par la rareté. Mais cette intuition devient fausse lorsqu&#8217;elle dénie toute valeur à des biens non rares mais dont la perte serait irréparable : l&#8217;air est abondant et gratuit, mais sa disparition condamnerait l&#8217;espèce humaine. Ce qui montre que la valeur marchande est un sous-ensemble d&#8217;un système de valeurs plus élevé, dont il suffit de simuler la perte pour découvrir l&#8217;importance.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Les ressources planétaires sont insuffisantes pour satisfaire tous les besoins</strong><br />
 La guerre économique actuelle, que l&#8217;on nous présente comme liée à des logiques de rareté et de survie, se situe dans un contexte où les besoins fondamentaux des six milliards d&#8217;êtres humains peuvent être satisfaits. Les chiffres du <a href="http://www.undp.org/french/" target="_blank">PNUD</a> (Programme des Nations unies pour le développement) sont éloquents : il faudrait environ 40 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim, permettre l&#8217;accès à l&#8217;eau potable pour tous, pour les loger décemment et combattre les grandes épidémies. Soit dix fois moins que pour les dépenses mondiales de publicité !</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L&#8217;économie est née de la nécessité d&#8217;affecter des ressources rares</strong><br />
 Dans la plupart des cas, ce n&#8217;est pas la rareté mais l&#8217;abondance qui caractérise la nature : que l&#8217;on pense à l&#8217;abondance des espèces, des cellules et, de manière générale, à la formidable profusion dont témoigne le phénomène de la vie&#8230; Loin que l&#8217;économie apparaisse comme l&#8217;activité de base, condition de toute survie, elle est beaucoup plus, à partir de sa réinvention moderne au XIXe siècle, l&#8217;idéologie dominante de la société industrielle.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L&#8217;économie joue un rôle central dans toutes les sociétés humaines</strong><br />
 S&#8217;il est un trait commun à la plupart des civilisations, c&#8217;est la subordination du travail, de la production et, plus largement, de la sphère économique à des activités ou des valeurs jugées plus fondamentales comme la politique, la culture, la philosophie. Même <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith" target="_blank">Adam Smith</a>, le père de notre économie politique, estimait que le vrai rôle de l&#8217;économie était, en organisant l&#8217;abondance, de réunir les conditions pour construire ensuite une « république philosophique ». Quant à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Maynard_Keynes" target="_blank">Keynes</a>, il considérait que l&#8217;économie devrait occuper, à terme, une place réduite dans l&#8217;activité sociale et les économistes accepter que leur rôle ne soit pas plus important que celui des « dentistes ».</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Il n&#8217;y a pas d&#8217;alternative au plan international sur ces questions</strong><br />
 Dès aujourd&#8217;hui, on peut s&#8217;appuyer sur un courant de recherche international pour faciliter la transformation de nos systèmes de représentation de la richesse. En témoignent les indicateurs de développement humain et de pauvreté élaborés par le <a href="http://www.undp.org/french/" target="_blank">PNUD</a>, ceux de l&#8217;Union européenne sur des indicateurs environnementaux et sociaux, le débat récent sur la « responsabilité sociale de l&#8217;entreprise » et même certaines études de la <a href="http://www.banquemondiale.org/" target="_blank">Banque mondiale</a> et de l&#8217;<a href="http://www.oecd.org/home/0,3305,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html" target="_blank">OCDE</a> sur « le capital social » et le « capital naturel ». Enfin et surtout, l&#8217;exigence croissante de la société civile mondiale pousse les acteurs institutionnels et économiques à bouger sur cette question : la rencontre de Québec « <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2001/10/PALMIERI/" target="_blank">globaliser la solidarité</a> », organisée par les <a href="http://www.tessolidaire.com/" target="_blank">acteurs de l&#8217;économie sociale et solidaire</a>, et le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_social_mondial" target="_blank">Forum social mondial de Porto Alegre</a> ont tous inscrit la reconsidération de la richesse à leur ordre du jour. Du coup, il devient difficile d&#8217;arguer du fait que la France ne saurait s&#8217;engager seule dans une stratégie de transformation pour justifier l&#8217;immobilisme.<br />
 Hors des circuits commerciaux et financiers traditionnels, des réseaux informels de solidarité se mettent en place dans nombre de pays. Loin d&#8217;être négligeable, leur action est aujourd&#8217;hui prise en compte par les autorités.</li>
</ul>
<h3 style="color:#FFFFFF">‡</h3>
<h3><strong>B. Changer son regard sur le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail" target="_blank">travail</a></strong></h3>
<p align="justify"><strong>Pourquoi travaille-t-on ?</strong><br />
 Pour gagner de l&#8217;argent qui permet de satisfaire les besoins élémentaires et superflus, mais aussi pour s&#8217;occuper, satisfaire un besoin de réalisation de soi, créer, « faire » et pour pouvoir être fier du travail réalisé, et éventuellement par amour, pour aider les gens qui nous entourent.</p>
<p align="justify"><strong>Est-ce que c&#8217;est le travail qui crée la monnaie ?</strong><br />
 Non, évidemment, mais c&#8217;est le travail qui est « payé » en monnaie, laquelle n&#8217;est qu&#8217;un « signe » et facilite les échanges de biens ou services divers. Par le travail, l&#8217;invention, la création, chacun participe selon ses capacités à la vie de la société.</p>
<p align="justify">Cette monnaie est le plus souvent virtuelle. Elle peut n&#8217;être que des chiffres sur un compte en banque, sur un chèque (monnaie scripturale). Le papier monnaie (les pièces et billets) n&#8217;est absolument pas nécessaire pour les échanges.</p>
<p align="justify">« On » nous dit : « Il faut augmenter en permanence le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/PIB" target="_blank">PIB</a>, sinon il y aura de plus en plus de chômeurs » ou bien : « Si l&#8217;on ne crée pas des emplois, comment payer les retraites ? ». Pour augmenter cette croissance, il est nécessaire (dans l&#8217;esprit capitaliste) de créer et de vendre de plus en plus de biens&#8230; et c&#8217;est le rôle, actuellement, de la publicité et des « faux progrès » (tous les besoins dont on n&#8217;a pas réellement besoin, le packaging, la mode, la fragilisation volontaire du matériel vendu qui oblige à un remplacement plus rapide, etc.).</p>
<p align="justify">Alors évidemment, empêtrés dans leur logique financière, « ils » ne veulent pas entendre parler de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9croissance_soutenable" target="_blank">décroissance</a>. Mais en fait, de quelle décroissance parlons-nous ? De ne plus fabriquer tout ce qui est inutile, polluant ou fragile ? Est-ce que ça peut vraiment avoir un effet « négatif » sur notre confort (alors que ça en a un sur le PIB) ? Car il est aussi de vrais progrès (la facilité de la vie, le confort, les inventions utiles) ; il s&#8217;agira de savoir les différencier.</p>
<p align="justify">Si nous ne devions plus fabriquer ces objets ou ces services inutiles, évidemment qu&#8217;il y aurait réduction du nombre d&#8217;emplois. Mais vous voyez bien que l&#8217;on crée des besoins pour maintenir des emplois&#8230; qui ne servent à rien, seulement à justifier de donner un pouvoir d&#8217;achat à des gens qui vont inutilement travailler au prix de déplacements inutiles et de la pollution conséquente (« tu te réveilles très vite le matin, pour aller très vite te raser, pour ensuite partir très vite fabriquer des rasoirs ultra perfectionnés qui raseront très vite des gens qui ont besoin de se raser très vite le matin pour aller fabriquer des rasoirs qui rasent très vite des gens qui&#8230; »).</p>
<p align="justify">À titre d&#8217;hypothèse, pensons à une société où tous les biens facturés (entrant dans le PIB) seraient produits par des robots lesquels également produits par des robots, etc&#8230;. donc dans lequel il n&#8217;y aurait plus de « travail humain ». Il n&#8217;y aurait évidemment plus de salaires et les compensations seraient limitées (puisqu&#8217;il n&#8217;y aurait quasiment plus d&#8217;impôts sur le revenu, plus de charges salariales ou patronales), donc plus aucune possibilité de « pouvoir d&#8217;achat » de la population&#8230; une société à 100 % de chômage dans laquelle tous les biens seraient disponibles&#8230; mais dans laquelle aucun bien ne pourrait être acheté faute de revenus.</p>
<p align="justify">Cette évolution qui semble utopique est quand même celle qui prévaut depuis 100 ans&#8230; disons qu&#8217;au lieu d&#8217;être à 100% on n&#8217;en n&#8217;est qu&#8217;à 60% (rapport de la population totale inoccupée sur le nombre d&#8217;actifs). Imaginez ce que serait le taux de « chômage » si on ne produisait que ce qui est seulement nécessaire ou souhaitable !&#8230;</p>
<p align="justify">Nous sommes donc (collectivement) les acteurs actifs et passifs d&#8217;un système complètement stupide. Non seulement les acteurs, mais aussi les esclaves !</p>
<p align="justify">Ne vous êtes vous jamais retrouvé devant le problème suivant : un appareil ménager de moins de deux ans qui tombe en panne ? On vous dit : « Ah ! c&#8217;est l&#8217;électronique ; la réparation, c&#8217;est 2/3 du prix d&#8217;un neuf, il vaut mieux changer&#8230; »</p>
<p align="justify">Il faut donc favoriser les valeurs de durabilité, de solidité, d&#8217;économie d&#8217;énergie à l&#8217;utilisation. Il faut obtenir pour chaque bien produit un bilan des coûts énergétiques et écologiques à la fabrication, à l&#8217;utilisation moyenne pour la durée de vie de l&#8217;appareil, au retraitement de ses composants lors de sa mise à la destruction.</p>
<p align="justify">Vous allez nous dire : « Oui, mais si on fabrique plus économique, plus solide, réparable, ce sont des pans entiers de nos usines qui vont tourner au ralenti, et donc le chômage qui va augmenter ». Plutôt que d&#8217;essayer de vous démontrer que c&#8217;est justement ce raisonnement qui nous emmène vers le gouffre, pouvez-vous, amis lecteurs, réfléchir quelques secondes en essayant d&#8217;imaginer une société dans laquelle tout serait jetable à la suite de la première utilisation&#8230; une société sans doute de plein emploi (emplois de fabrication, mais aussi emplois nombreux d&#8217;enfouissement des déchets), une société dans laquelle le PIB serait extraordinaire, mais serez-vous plus heureux de devoir en échange marcher sur des décharges ?&#8230; Le meilleur déchet est celui que l&#8217;on ne produit pas !</p>
<p align="justify">On nous dit, « mais cette société utopique de production durable serait la cause probable d&#8217;une nouvelle augmentation prévisible (et conséquente) du chômage : elle va créer des besoins énormes de monnaie pour payer des gens qui ne travaillent pas. Où trouver cette monnaie alors qu&#8217;il y a moins de production ?&#8230; Les travailleurs payent déjà des charges et des impôts trop importants qui sont répercutés sur la consommation des biens et services ». Nous rajoutons qu&#8217;il n&#8217;y a pas que les productions de biens inutiles, il y a aussi celles des services inutiles, qu&#8217;ils soient dans la fonction publique (des pans entiers des services des impôts qui n&#8217;auraient plus de raison d&#8217;être dans un système simplifié) ou dans le privé.</p>
<p align="justify">La seule réponse qu&#8217;il semble possible d&#8217;apporter sera développée dans ce livre. Mais souvenons-nous que la monnaie actuelle n&#8217;est que la représentation symbolique d&#8217;une créance auprès d&#8217;une banque : c&#8217;est la demande de crédit qui permet la création de monnaie et non pas la monnaie existante qui permet le crédit. Cette phrase est très importante. Comme le précise la <a href="http://www.banque-france.fr/" target="_blank">Banque de France</a> dans un opuscule de 1971, La Monnaie et la Politique monétaire, dans lequel se trouve écrit « <em>Les particuliers – même paraît-il certains banquiers – ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l&#8217;argent en compte et c&#8217;est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n&#8217;est pas conforme à la réalité car ce sont les crédits qui font les dépôts.</em> »</p>
<p align="justify">Et puis souvenons-nous aussi qu&#8217;il y a seulement 150 ans le temps de travail représentait 70 % des heures d&#8217;une vie, de la naissance à la mort. À ce jour il ne représente plus que 12 % alors que le confort global n&#8217;est même plus comparable. L&#8217;avènement maintenant proche (à 20 ans ?) des nanotechnologies va, on ne peut en douter, nous faire faire un nouveau bond vers plus de temps libre. Nous ne pourrons régler le problème du chômage et des retraites dans notre système actuel, sauf à avoir besoin de créer de plus en plus de « productions inutiles ». Pour 8 ou 9 milliards d&#8217;individus, ce n&#8217;est plus cinq « Terres » qu&#8217;il faudrait (estimation actuelle pour un niveau de vie mondial équivalent à celui des Européens et des Américains), mais dix ! Ceci dit, nous n&#8217;en arriverons pas là : la solution évidente pour le grand capital est celui de destructions massives permettant la reconstruction : c&#8217;est ainsi que fonctionne l&#8217;économie pour le bonheur de quelques-uns !</p>
<p align="justify">Donc : ce n&#8217;est pas seulement pour vivre que nous travaillons mais aussi pour permettre au système de se maintenir. Il faudra donc travailler moins, mais mieux ; travailler utilement, pour produire mieux, plus utile, plus sociétal.</p>
<p align="justify"><strong>À ce qui précède nous pouvons rajouter :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Depuis toujours, certains revenus ne sont pas exclusivement lié au travail humain&#8230; il en est qui sont liés au « travail du temps » (et non au temps de travail) dans le système financier (les intérêts) pour les inactifs qui ne laissent que des miettes du gâteau à ceux qui les font vivre. Dans cette catégorie également la « grande propriété » transmise par héritage, souvent conséquence d&#8217;attitudes brigandes d&#8217;ancêtres.</li>
<li>Les services sociétalement les plus utiles sont souvent les moins bien rémunérés (pensons aux soins aux aînés ou aux malades) alors que notre société n&#8217;a pas réussi à empêcher les truands (même en cols blancs) de se remplir les poches.</li>
</ul>
<h3 style="color:#FFFFFF">‡</h3>
<h3><strong>C. Changer son regard sur « le capital » </strong></h3>
<p align="justify">Comprendre et admettre ce qui précède est absolument nécessaire pour la bonne compréhension de l&#8217;ensemble du système écosociétal que nous développons dans la suite de ce livre.</p>
<p align="justify">Le système actuel est tellement ancré dans notre manière de raisonner que nous estimons « le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Capital" target="_blank">capital</a> » (définition : montant financier nécessaire pour organiser la production) comme l&#8217;un des éléments indispensables pour « produire » (que ce soit des biens ou des services). Nous allons tenter de vous démontrer le contraire, mais il faudra laisser de coté vos idées préconçues.</p>
<p align="justify">En fait, nous affirmons que « la nature ne se faisant pas payer » (en monnaie), toute production ne nécessite que du travail, qu&#8217;il soit celui de l&#8217;homme, de la machine (ou du robot), ou parfois des deux ensembles.</p>
<p align="justify"><strong>Prenons un exemple. Pour fabriquer une voiture il faut :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Extraire des matières premières (du minerai de fer pour fabriquer de l&#8217;acier)</li>
<li>Transporter ce minerai, le traiter dans des hauts fourneaux</li>
<li>Le « travailler » pour en faire des tôles</li>
<li>Le transporter à nouveau</li>
<li>Le mettre en forme</li>
<li>L&#8217;assembler, le souder</li>
<li>Le peindre</li>
<li>Le transporter à nouveau</li>
<li>L&#8217;assembler avec d&#8217;autres matériaux ou produits finis qui auront suivi un circuit identique</li>
<li>De l&#8217;énergie</li>
</ul>
<p align="justify">Nous avons sûrement oublié de multiples étapes, de multiples intermédiaires, mais nous sommes certains que vous voyez très bien ce que nous voulons dire. À tous les niveaux il y a du travail à réaliser pour que les différentes branches du réseau se rejoignent afin de permettre la fabrication et la distribution d&#8217;un « produit fini ».</p>
<p align="justify">De plus, nous savons ce que vous allez nous dire, nous l&#8217;avons souvent entendu : « Mais il faut du capital pour acheter les matières premières, les camions ou les wagons de transport, les bâtiments, les robots, l&#8217;outillage, etc. ».</p>
<p align="justify">Il faut du capital parce que jamais nous n&#8217;avons essayé de concevoir une société moderne dans laquelle le capital n&#8217;était pas nécessaire. Mais prenez chacun de ces éléments individuellement, ou bien imaginez que la production complète de tout ce qu&#8217;il faut pour construire une voiture, y compris les productions en amont (les bâtiments, les robots, etc.), soient extraites et fabriquées par la même entreprise. Où est le capital nécessaire (si ce n&#8217;est dans cette hypothèse celui servant éventuellement à payer une redevance au propriétaire de la mine, mais c&#8217;est un sujet sur lequel nous reviendrons parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une appropriation illégale d&#8217;un bien commun qui n&#8217;est pas « payant » à la nature qui nous l&#8217;offre) ?</p>
<p align="justify">Évidemment, vous pourrez argumenter qu&#8217;il faut pouvoir payer les salaires en attendant que les biens produits soient vendus. Nous verrons que cette argumentation ne tient plus dans l&#8217;écosociétalisme.</p>
<p align="justify">En analysant chaque poste, nous voyons bien qu&#8217;il n&#8217;y a que du travail. Du travail pour extraire, du travail pour transformer, du travail pour déplacer&#8230; y compris pour fabriquer chacun des « outils » nécessaires (les bâtiments, les moyens de transport, les ordinateurs, le mobilier, l&#8217;outillage, etc.), du travail pour assembler ensemble des constituants avec d&#8217;autres matériaux ou produits finis qui auront suivi un circuit identique, de l&#8217;énergie pour tout cela, extraite, transportée et transformée, par et avec le travail des hommes ou des machines.</p>
<p align="justify"><strong>=&gt; Si nous avons besoin de capital, créé par le système bancaire contre rémunération, c&#8217;est que le « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme" target="_blank">capitalisme</a> » s&#8217;est approprié les moyens de production, les accès aux matières premières et même la création monétaire, et qu&#8217;il fonctionne grâce à ce système qu&#8217;il a lui-même mis en place.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Nous pouvons nous en passer !</strong></p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre01" name="chapitre01">Chapitre 1 : L&#8217;écosociétalisme</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.1 &#8211; Qu&#8217;est ce que l&#8217;écosociétalisme ?</h2>
<p align="justify">C&#8217;est la théorie d&#8217;un système économique et monétaire sans capital financier ni intérêt, sans propriété privée des moyens de production, sans appropriation privée des biens communs.</p>
<p align="justify">Nous démontrons qu&#8217;il n&#8217;y a nul besoin de capital pour produire. Nous affirmons que la monnaie ne doit plus être payante (comme elle l&#8217;est actuellement, car fabriquée par le système bancaire privé) mais correspondre à tout moment à la production . La monnaie, mise en circulation lors de la production de biens et services, est détruite lors de son utilisation.</p>
<p align="justify">Seul importe le travail réalisé, qu&#8217;il soit celui des hommes, des machines ou des robots.</p>
<p align="justify">Les revenus des personnes sont la somme d&#8217;un revenu social égalitaire entre tous (permettant de satisfaire tous les besoins de base) et d&#8217;un revenu d&#8217;activité équitable établi sur l&#8217;effet sociétal de cette activité.</p>
<p align="justify">La notion même de P.I.B. n&#8217;a plus de sens en tant qu&#8217;indice de richesse&#8230; mais en a t-elle jamais eu ? (voir le <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/reconsiderer-la-richesse.pdf" target="_blank">rapport</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a>)<br />
 Nous tentons de développer une première approche d&#8217;une échelle de revenus plus équitable et d&#8217;étudier globalement les conséquences de la mise en place d&#8217;un tel système &laquo;&nbsp;écosociétal&nbsp;&raquo; sur les revenus individuels et la production.</p>
<p align="justify">Nous tenterons de montrer qu&#8217;un tel système simplifie considérablement l&#8217;ensemble des structures monétaires et administratives (un seul &laquo;&nbsp;impôt&nbsp;&raquo; ou taxe)<br />
 Nous estimons que le système écosociétal peut être un candidat à une alternative au système capitaliste libéral sans tomber dans les travers de systèmes étatiques centralisés.</p>
<p align="justify">Une nouvelle approche telle que celle-ci ne sera possible qu&#8217;accompagnée d&#8217;un <strong>changement de paradigme.</strong></p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.2 &#8211; Pourquoi ce nom ?</h2>
<p align="justify">Simplement parce que la proposition que nous faisons entre totalement dans la définition du &laquo;&nbsp;sociétalisme&nbsp;&raquo; qui est : &laquo;&nbsp;Mouvement citoyen mondial qui préconise, pour l&#8217;essentiel, l&#8217;instauration d&#8217;un système économique et politique basé sur les Droits de l&#8217;Homme et le respect de l&#8217;environnement, la réappropriation de la création monétaire par la collectivité, la gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie, la répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen, la démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité. La finalité est l&#8217;existence de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo; au travers de son épanouissement, ce qui conditionne réciproquement l&#8217;épanouissement de chacun des individus la composant. &laquo;&nbsp;</p>
<p align="justify"><strong>Certaines idées développées dans ce site ne sont pas totalement nouvelles. Elles ont été appelé &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Distributisme" target="_blank">distributisme</a>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abondancisme" target="_blank">abondancisme</a>&nbsp;&raquo; ou par d&#8217;autres noms. Mais il existe deux anciennes tendances principales:</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;une lie le &laquo;&nbsp;revenu citoyen&nbsp;&raquo; à ce qui est appelé &laquo;&nbsp;Contrat Social&nbsp;&raquo;, imposant un certain nombre d&#8217;heures de travail social pour obtenir un minimum vital.</li>
<li>L&#8217;autre considère que le partage des richesses doit être totalement équivalent, nonobstant le travail ou l&#8217;apport de chacun à la société.</li>
</ul>
<p align="justify">N&#8217;étant totalement d&#8217;accord avec aucune de ces deux optiques qui ne nous semblent pas assez pragmatiques (trop utopiques), et bien que de nombreux points soient similaires au distributisme, c&#8217;est une autre proposition que nous faisons ici, ce qui justifie un nouveau nom. Mais le nom n&#8217;est pas l&#8217;important; quel qu&#8217;il soit, l&#8217;important reste que ces idées (ou certaines) puissent un jour être mises en application à travers la Planète. Nous allons dans un mur, chacun le sait&#8230; l&#8217;urgence est de trouver une solution !</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.3 &#8211; Hypothèse et projet</h2>
<p align="justify">Notre hypothèse est que le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_capitalisme" target="_blank">capitalisme libéral</a> vit ses dernières années, une crise majeure imposera de le remettre en question. Cette analyse est partagée par beaucoup, qu&#8217;ils soient économistes, politiques ou même banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>Les &laquo;&nbsp;rustines&nbsp;&raquo; ne permettront pas d&#8217;éviter son éclatement due à deux causes principales :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les limites écologiques, en recyclage ou en disponibilité de matières premières, sur notre planète rendent impossible le &laquo;&nbsp;rêve&nbsp;&raquo; capitaliste de voir 7 ou 8 milliards d&#8217;individus accéder à une consommation sans limite. Il s&#8217;agit donc de proposer la mise en place d&#8217;un système auto correcteur et orientant la consommation vers les productions les plus sociétales en surtaxant celles qui sont néfastes.</li>
<li>La spirale sans fin de la création monétaire basée sur le crédit lequel doit être remboursé avec intérêt, lui-même créateur de nouveaux crédits et intérêts. On en arrive à l&#8217;aberration que 95% des échanges financiers sur la planète n&#8217;ont plus rien à voir avec les échanges de biens et de services, rôle principal de la monnaie.</li>
</ul>
<p align="justify">Le projet qui suit est de présenter une alternative complète à ce système économique et monétaire actuel, sous forme d&#8217;un modèle qui pourra (peut-être) inspirer les instances dirigeantes lorsqu&#8217;elles devront remettre à plat le système actuel.</p>
<p align="justify">Il semble qu&#8217;il soit possible de « synthétiser » dans un document unique l&#8217;ensemble de ces réflexions, dans un cadre d&#8217;application futur européen, si ce n&#8217;est mondial. En effet, un système économique quel qu&#8217;il soit ne peut fonctionner indépendamment à une échelle trop restreinte. Il est nécessaire que la zone englobante soit au moins relativement autonome en ce qui concerne la production de biens et de services, et, si elle ne l&#8217;est pas, qu&#8217;elle soit capable d&#8217;exporter ce que d&#8217;autres ne peuvent ou ne savent pas produire.</p>
<p align="justify">La question fondamentale est : quel système monétaire, économique et social mettrions nous en place si nous en avions le pouvoir ou si nous avions à conseiller les dirigeants ?</p>
<p align="justify">Il nous semble inutile de refaire une énième critique du système économique ultra libéral, de son lot d&#8217;injustice et de pauvreté dans un environnement d&#8217;abondance. Ces critiques existent partout pour ceux qui veulent se donner la peine de se renseigner, il suffit de lire les <a href="rapports du PNUD" target="_blank">rapports du PNUD</a>&#8230; souvenons nous seulement que dans notre société d&#8217;abondance, dans l&#8217;Europe des 25, il y a plus de 40 millions de pauvres.<br />
 Il s&#8217;agit donc de faire œuvre de construction.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.4 &#8211; La fin du capitalisme&#8230; et après ?</h2>
<p align="justify">Lorsque l&#8217;on réfléchit à ce que nous avons appelé &laquo;&nbsp;écosociétalisme&nbsp;&raquo; on aboutit à un certain nombre de réflexions qu&#8217;il n&#8217;est pas toujours simple de faire partager, le système marchand et monétaire actuel semblant tellement &laquo;&nbsp;évident&nbsp;&raquo; à la majorité de nos populations.</p>
<p align="justify">Dans la lignée du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Distributisme" target="_blank">distributisme</a>, d&#8217;autres s&#8217;y sont déjà essayés, plus ou moins; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Clifford_Hugh_Douglas" target="_blank">Douglas</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Even" target="_blank">Even</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon" target="_blank">Proudhon</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Silvio_Gesell" target="_blank">Gessel</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Duboin" target="_blank">Duboin</a>, Dartan, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Mounier" target="_blank">Mounier</a>, par exemple. Mais il était sans doute un peu trop tôt, il manquait les moyens techniques de gestion de la monnaie. Peut-on relancer et améliorer cette grande idée ?</p>
<p align="justify">Les objections qui viennent naturellement à l&#8217;esprit des lecteurs ou des interlocuteurs sont : &laquo;&nbsp;quoi, vous pensez qu&#8217;il faut remplacer le capitalisme, source de progrès ? et le remplacer par quoi ? par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Communisme" target="_blank">communisme</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Collectivisme_%C3%A9conomique" target="_blank">collectiviste</a> ? vous avez vu où ça a mené les pays de l&#8217;Est !&nbsp;&raquo; et ils rajoutent souvent &laquo;&nbsp;même si le capitalisme est injuste, il est un formidable moteur de développement&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"><strong>La question est : peut-on trouver un moteur au moins aussi performant mais nettement plus &laquo;&nbsp;sociétal&nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre02" name="chapitre02">Chapitre 2 : Les bases</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>2.1 &#8211; Bases d&#8217;une &laquo;&nbsp;économie sociétale&nbsp;&raquo;</h2>
<p align="justify">Le secteur marchand, par définition, n&#8217;a qu&#8217;un but: enrichir l&#8217;entreprise et ses actionnaires.</p>
<p align="justify">L&#8217;enrichissement de l&#8217;entreprise est censée rendre les salariés plus riches, les retraités plus riches, et même l&#8217;État plus riche au travers de la privatisation des services publics !</p>
<p align="justify">A ce titre, on justifie la suppression des frontières pour les marchandises et les capitaux, on déréglemente, on dénie aux générations futures le droit à un environnement vivable, on appauvrit les services publics et on les privatise ensuite, on démantèle le droit du travail et les droits sociaux, on justifie la politique des bas salaires et des emplois précaires, on enrichit les détenteurs de capitaux au détriment des travailleurs, et on spécule à tout va&#8230; etc&#8230;</p>
<p align="justify"><strong>Mais de quelles richesses parlons-nous ?</strong></p>
<p align="justify"><strong>Le premier constat</strong> est que l&#8217;indicateur de richesse, le dieu PIB (voir notes) &#8211; lequel n&#8217;est pas, et de loin, représentatif du bonheur et de la qualité de vie d&#8217;une population &#8211; fausse totalement l&#8217;analyse que peuvent faire les décideurs.</p>
<p align="justify"><strong>Il suffit de réfléchir à deux exemples :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Une catastrophe (naturelle comme celle de la tempête de 1999) ou artificielle (la pollution de l&#8217;Erika) va augmenter le PIB. Les populations sont-elles plus heureuses après ces deux catastrophes ?</li>
<li>Pour &laquo;&nbsp;faire consommer&nbsp;&raquo; les aliments produits; le packaging, la publicité et la distribution ont des budgets trois fois supérieurs aux prix des aliments eux-mêmes.</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Le second constat</strong> est que l&#8217;individu et sa remarquable puissance d&#8217;imagination et d&#8217;invention, son naturel qui le pousse à se tourner vers les autres lorsqu&#8217;on lui en donne les moyens et sous réserve qu&#8217;il ne soit pas mis, par le peu de considération porté à son travail, au ban de la société, reste le centre de la préoccupation du sociétalisme mais aussi d&#8217;autres philosophies humanistes qui sont malheureusement écrasées par le libéralisme marchand.</p>
<p align="justify">Nous pensons que l&#8217;État ou accessoirement les collectivités locale ne peuvent et ne doivent que s&#8217;occuper de l&#8217;enrichissement (en biens réels: et il ne s&#8217;agit pas seulement des &laquo;&nbsp;biens matériels&nbsp;&raquo; mais également des &laquo;&nbsp;biens immatériels&nbsp;&raquo; c&#8217;est-à-dire les services) de la collectivité. Il ne peut être qu&#8217;un &laquo;&nbsp;donneur d&#8217;ordre&nbsp;&raquo; (ce qui n&#8217;exclue pas un secteur public d&#8217;entreprises, tels l&#8217;énergie, les transports, la poste, l&#8217;éducation, la santé, etc.) et le régulateur dans une société où l&#8217;individu doit garder toute liberté d&#8217;entreprendre&#8230; mais entreprendre pour le bien être de la société en même temps que le sien, et pas seulement pour celui-ci en se moquant des conséquences.</p>
<p align="justify"><strong>Le troisième constat</strong> est que nous vivons, sans nous en rendre encore réellement compte, dans une société d&#8217;abondance. Mais que nous continuons à nous comporter comme si demain, d&#8217;un seul coup, nous allions revenir à cette société de disette et de pauvreté de biens qui l&#8217;a précédé, laquelle pouvait justifier l&#8217;accumulation de capital.</p>
<p align="justify"><strong>Le quatrième constat</strong> a trait à l&#8217;état du monde, au limites de la croissance et au &laquo;&nbsp;développement&nbsp;&raquo; durable :</p>
<p align="justify">Comme <a href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/" target="_blank">Nicolas Hulot</a> qui écrit dans &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/syndrome-du-Titanic-Nicolas-Hulot/dp/2702134181" target="_blank">Le syndrome du Titanic</a>&nbsp;&raquo; :</p>
<p align="justify"><em>&laquo;&nbsp;Des milliardaires qui occupent les suites de luxe jusqu&#8217;aux immigrants entassés en fond de cale, tous sont embarqués dans le même voyage – et pour le même naufrage. Et pourtant, alors que l&#8217;iceberg approche et que le bateau devrait dévier de son cap, l&#8217;orchestre continue de jouer, les passagers de se distraire, et l&#8217;équipage de passer de groupe en groupe afin de rassurer tout le monde&nbsp;&raquo;</em></p>
<p align="justify">Nous estimons que quatre impasses principales (l&#8217;impasse énergétique, l&#8217;impasse climatique, l&#8217;impasse alimentaire et l&#8217;impasse monétaire), IMPOSENT de modifier d&#8217;urgence non seulement notre modèle de développement, mais également notre modèle de civilisation.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>2.2 &#8211; Quatre questions primordiales</h2>
<ol>
<li><strong>En ce qui concerne la création monétaire :</strong> Comment créer et faire circuler une monnaie qui ne soit plus &laquo;&nbsp;payante&nbsp;&raquo;, qui soit la représentation des richesses réelles, tout en permettant la poursuite du progrès et du bien être qu&#8217;a permis le crédit pour une partie (limitée) de la population ? (voir notes)</li>
<li><strong>En ce qui concerne les motivations individuelles :</strong> Comment offrir le revenu le plus juste qui soit ? Loin de nous l&#8217;idée parfois soutenue que l&#8217;homme est par nature paresseux. Nous pensons au contraire que s&#8217;il ne devait pas se battre chaque jour dans un monde où la compétition est la règle d&#8217;or, il pourrait au contraire mieux développer toutes ses facultés dont profiterait la collectivité. Mais, et sans doute pour les quelques générations à venir, il restera parfois des obligations &laquo;&nbsp;sociales&nbsp;&raquo; pas toujours plaisantes, ou fatiguantes. Alors le revenu, transformable en pouvoir d&#8217;achat et de confort, reste pour nous la meilleure des motivations et le moyen le plus juste qu&#8217;a la société de remercier ceux qui font, pour le bien de la collectivité, le travail que peu ont envie de faire.</li>
<li><strong>En ce qui concerne les motivations collectives :</strong> Comment laisser une planète vivable à nos descendants sans revenir au niveau de &laquo;&nbsp;confort&nbsp;&raquo; du 19° siécle ? Comment satisfaire néanmoins les besoins immenses d&#8217;une majorité des populations terrestres ? Nous pensons que c&#8217;est possible.</li>
<li><strong>En ce qui concerne le calcul de la richesse et de la comptabilité nationale :</strong> Comment donner une valorisation positive ou négative (qui ne soit pas seulement une « valeur marchande ») aux productions (secteur marchand mais aussi non marchand tels; éducation parentale, associatif, culture, etc.), compte tenu de leurs impacts sociétal et écologique ? Comment ensuite calculer cette valorisation qui n&#8217;est plus le PIB, mais un indicateur de &laquo;&nbsp;l&#8217;Activité&nbsp;&raquo; sous toutes ses formes ?</li>
</ol>
<blockquote><p align="justify"><strong>Notes :</strong></p>
<p align="justify"><strong>- Qu&#8217;est ce que le PIB (Produit Intérieur Brut) ?</strong><br />
 C&#8217;est la somme des valeurs ajoutées de toutes les productions effectuées au cours de l&#8217;année.<br />
 La &laquo;&nbsp;valeur ajoutée&nbsp;&raquo; est la différence entre le prix d&#8217;achat et le prix de revente (ne pas confondre avec le bénéfice qui est une part de la valeur ajoutée: celle qui reste lorsque tous les frais de la production ont été comptablisés).<br />
 En 2000, le PIB français était de 1405 milliards d&#8217;euros</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Composants du PIB:</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>758 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;sociétés&nbsp;&raquo; &#8211; la valeur ajoutée de la production marchande.</li>
<li>226 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;administrations&nbsp;&raquo; &#8211; certaines productions non marchande (des services qui ne sont pas vendus comme: la défense, l&#8217;éducation publique ou la justice). La valeur est calculée en fonction des coûts de production principalement constitué par des salaires.</li>
<li>69 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;ménages&nbsp;&raquo; &#8211; Production pour compte final propre (valeur du loyer du logement, production du jardin potager familial), y compris les entreprises individuelles et les institutions sans but lucratif au service des ménages.</li>
<li>152 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;impôts&nbsp;&raquo; &#8211; Sur les produits nets de subventions.</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>- L&#8217;article 104 du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Maastricht" target="_blank">Traité de Maastricht</a>&#8230; comment a t&#8217;on pu signer cet article ?</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Il est interdit à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_europ%C3%A9enne" target="_blank">BCE</a> et aux banques centrales des états membres, ci-après dénomées &laquo;&nbsp;banques centrales nationales&nbsp;&raquo; d&#8217;accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres; l&#8217;acquisition directe, auprès d&#8217;eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.</li>
<li>Le paragraphe 1 ne s&#8217;applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la BCE, du même traitement que les établissements privés de crédit.</li>
</ul>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Note sur le paragraphe 1 :</span> La masse monétaire sert à rémunérer la production nationale, elle est constituée par:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Soit le cumul des découverts accordés par la banque centrale, ils sont accordés sans taux d&#8217;intérêt. La rémunération est nette. L&#8217;État n&#8217;est pas endetté.</li>
<li>Soit le cumul des emprunts auprès des banques. En ce cas la rémunération de la production nationale est amputée des taux d&#8217;intérêt. C&#8217;est le système que nous subissons. L&#8217;Etat et les citoyens sont artificiellement surendettés (l&#8217;endettement représente plus de 6 mois de PIB, soit environ 700 milliards d&#8217;euros. Le seul intérêt de la dette représente annuellement 85% du total de l&#8217;impôt sur le revenu).</li>
<li>Soit par la combinaison des deux systèmes (situation jusqu&#8217;en 1973).</li>
</ul>
</blockquote>
<blockquote><p align="justify">L&#8217;article 104 a ceci de monstrueux qu&#8217;il interdit le premier cas de figure pour imposer le second qui est fondé sur une gigantesque malversation.</p>
</blockquote>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Note sur le paragraphe 2 :</span> Il stipule que les établissements publics ayant une fonction bancaire sont soumis au même traitement que les banques privées.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p align="justify"><strong>- La création monétaire</strong> !<br />
 La première chose, c&#8217;est qu&#8217;il faut rejeter complètement une idée sans doute enfouie au fond de votre esprit lorsque vous allez voir un banquier en disant &laquo;&nbsp;j&#8217;ai besoin d&#8217;un prêt&nbsp;&raquo;, ou &laquo;&nbsp;j&#8217;ai besoin d&#8217;un découvert&nbsp;&raquo;. Cette idée, c&#8217;est celle de penser que pour qu&#8217;un banquier puisse vous proposer un crédit, il FAUT qu&#8217;un épargnant soit passé avant vous à la banque pour y déposer des économies correspondantes au prêt que vous allez demander, et que, quasiment, c&#8217;est l&#8217;épargne d&#8217;un autre que le banquier va vous prêter, en prenant sa commission au passage (l&#8217;intérêt)&#8230; C&#8217;est FAUX, ce n&#8217;est pas ainsi que ça se passe.</p>
<p align="justify">Ce n&#8217;est pas de la monnaie épargnée ou déposée que vous prête un banquier&#8230; d&#8217;ailleurs, si vous avez la chance d&#8217;être plutôt en positif sur votre compte, vous pouvez vous apercevoir que jamais votre banque vous a dit &laquo;&nbsp;On a utilisé l&#8217;argent que vous aviez en dépot chez nous pour le préter à Monsieur Untel&#8230; désolé, votre compte est maintenant à zéro, jusqu&#8217;à ce que Monsieur Untel rembourse&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p align="justify">Il y a une phrase que connaissent bien les économistes (pas tous, hélas), mais qu&#8217;oublient très souvent les banquiers (le feraient-ils exprès ?), et qui est &laquo;&nbsp;Ce ne sont pas les dépôts qui permettent les crédits, mais ce sont les crédits qui permettent les dépôts&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"><strong>Du chinois ? &#8230;.</strong></p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre03" name="chapitre03">Chapitre 3 : Les revenus dans l&#8217;écosociétalisme</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>3.1 &#8211; Deux types de revenus</h2>
<p align="justify">L&#8217;écosociétalisme se fonde sur l&#8217;évidence essentielle que, pour qu&#8217;une production (de biens ET de services) puisse être acquise, il faut que les acheteurs disposent de la monnaie correspondant au prix de la vente de cette production augmenté des taxes éventelles. C&#8217;est donc son montant global calculé mensuellement qui doit être distribué aux citoyens pour utilisation dans la &laquo;&nbsp;consommation&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"><strong>L&#8217;écosociétalisme propose que cette monnaie soit distribuée équitablement sous deux formes :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify"><strong>a) Le Revenu Social (R.S.)</strong><br />
 Le RS est versé d&#8217;une manière égalitaire à chaque citoyen adulte, sans condition :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Il doit permettre de vivre et de satisfaire tous les besoins de base.</li>
<li>Il est le &laquo;&nbsp;Revenu Citoyen&nbsp;&raquo; d&#8217;autres réflexions d&#8217;économistes.</li>
<li>Il est inaliénable, égal pour tous les adultes.</li>
<li>Pour les enfants il est proportionnel à l&#8217;âge (voir note).</li>
<li>Il est complété par un <strong>complément de retraite</strong> fonction de l&#8217;apport sociétal au cours de l&#8217;activité professionnelle antérieure, et à ce titre est un pourcentage de la somme des R.A. percus dans la vie professionnelle active. A celui ci peut être inclus un bonus pour activités associatives non rémunérées mais reconnues.</li>
<li>Complété par une rétribution éventuellement nécessaire (étudiants, malades, handicapés, etc.).</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify">Au fil des gains de productivité dus à la robotique, il pourra évoluer afin de satisfaire le confort moral minimum (de telle manière à ce qu&#8217;aucun citoyen ne se sente rejeté ou humilié par l&#8217;absence d&#8217;un élément qui ne soit pas nécessairement considéré comme un besoin de base, mais qui, par son absence, pourrait lui donner le sentiment d&#8217;être marginalisé). Ce Revenu Social pourrait être versé en partie sous forme de &laquo;&nbsp;bons d&#8217;achats&nbsp;&raquo; de tous les produits de base nécessaires.</p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify">Le Revenu Social ne doit pas se substituer à la juste rémunération d&#8217;une activité que nous appelons &laquo;&nbsp;Revenu d&#8217;Activité&nbsp;&raquo; (R.A.).</p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify"><strong>b) Le Revenu (Rémunération) d&#8217;Activité (R.A.)</strong><br />
 Il est versé d&#8217;une manière équitable à chaque citoyen actif qui apporte ses capacités et son travail à la société. Le Revenu d&#8217;Activité s&#8217;ajoute à son Revenu Social pour lui permettre d&#8217;améliorer le confort dont il peut jouir, lui et les siens. C&#8217;est démocratiquement qu&#8217;est déterminé le revenu maximum, et pour des raisons d&#8217;éthique, il est compris dans notre approche entre 0 et 3 RS, mais il n&#8217;y a pas de lien entre eux.</p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify">Il existe deux catégories de R.A. :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li><strong>R.A.m &#8211; Revenu d&#8217;Activité marchand</strong> &#8211; Revenu d&#8217;Activité versé à un citoyen participant à la production de produits et services vendus. (Il a parfois été noté R.A.p pour &laquo;&nbsp;productif&nbsp;&raquo;)</li>
<li><strong>R.A.nm &#8211; Revenu d&#8217;Activité non-marchand</strong> &#8211; Revenu d&#8217;Activité correspondant à des activités générant des biens et services d&#8217;intéret collectif. (Il a parfois été noté R.A.np pour &laquo;&nbsp;non productif&nbsp;&raquo;)</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>3.2 &#8211; Conséquences diverses</h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le Revenu Social PLUS le Revenu d&#8217;Activité forment ensemble la Rémunération Individuelle versé mensuellement sur le compte de chaque citoyen sous forme d&#8217;une monnaie (garder l&#8217;euro ou envisager une nouvelle monnaie ? Vous verrez apparaître parfois dans la suite de cette présentation le terme de &laquo;&nbsp;MERCIS&nbsp;&raquo; qui représente la rémunération de 6 minutes de travail au coefficient 1).</li>
<li>Un porte monnaie électronique <strong>PIP</strong> et gestion bancaire enregistrent tous les mouvements.</li>
<li>Lors de chaque acte d&#8217;achat final (voir note) la monnaie utilisée correspondante est détruite.</li>
<li>Dans la pratique écosociétale :
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;entrepreneur (celui qui a projet d&#8217;entreprendre) fait connaître son projet,</li>
<li>ceux qui veulent y participer s&#8217;y investissent par leur travail,</li>
<li>Tous ceux qui participent à la production reçoivent un Revenu d&#8217;Activité,</li>
<li>L&#8217;entrepreneur &laquo;&nbsp;n&#8217;achète pas&nbsp;&raquo; formellement le matériel ou l&#8217;équipement dont il peut avoir besoin pour produire; Il le commande simplement à qui le produit.</li>
</ul>
</li>
<li>C&#8217;est au moment de la vente finale, c&#8217;est à dire à la vente au consommateur d&#8217;une production finalisée, que la monnaie est détruite sur le compte de l&#8217;acheteur final.</li>
<li>Le calcul du solde de la richesse crée par l&#8217;activité remplace le système de comptabilité national actuel qu&#8217;est le PIB et devient le véritable indicateur de la richesse collective :
<ul style="text-align: justify;">
<li>porte en actif les créations humaines de la période donnée,</li>
<li>porte en passif les destructions (naturelles ou artificielles), y compris l&#8217;usure et l&#8217;amortissement.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>3.3 &#8211; Comment serait déterminé le Revenu d&#8217;Activité ?</h2>
<p style="text-align: justify;">A cette question nous apportons trois alternatives (mais il peut y en avoir d&#8217;autres).</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on désire réguler ce marché de l&#8217;emploi, la principale difficulté réside dans le mode de calcul conduisant à l&#8217;appréciation d&#8217;une rémunération équitable pour chaque profession.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;efficacité de l&#8217;écosociétalisme à résoudre les problèmes sociaux dépendra essentiellement de ses modalités d&#8217;application et, en tout premier lieu, du choix des valeurs qui lui seront attachées. Nous ne voudrions pas ici nous substituer à l&#8217;opinion publique qui doit être souveraine dans leur hiérarchisation mais simplement avancer quelques éléments d&#8217;information.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous n&#8217;avons pas la prétention de définir seuls ce projet global. Lorsque les états-majors politiques seront acquis à l&#8217;idée de l&#8217;écosociétalisme ils développeront vraisemblablement leurs propres priorités. La sagesse conduit à leur présenter un projet original à partir duquel ils pourront se situer.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant d&#8217;aborder la suite, nous voudrions désamorcer par avance l&#8217;argument selon lequel il serait impossible ou arbitraire de quantifier l&#8217;utilité sociale d&#8217;une profession. Si vous réunissez cent personnes au hasard, vous n&#8217;en trouverez pas deux qui perçoivent la même rémunération mais nul ne s&#8217;en offusque. Il serait d&#8217;autant plus stupide d&#8217;éluder la réflexion en évoquant une impossibilité pratique d&#8217;aboutir à un consensus sur les niveaux de rémunération.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but du sociétalisme est le bien-être de la personne humaine au sein d&#8217;une société la plus équilibrée possible. L&#8217;aspect économique du sociétalisme (l&#8217;écosociétalisme) est un des outils.</p>
<p style="text-align: justify;">La première démarche à accomplir est donc de se demander ce qui concourt ou fait obstacle à ce bien-être. La deuxième est de peser l&#8217;impact positif ou négatif de chaque activité professionnelle sur ce bien-être.</p>
<p style="text-align: justify;">La première opération consiste à fixer une rémunération de base pour une activité professionnelle à intérêt social minimal (cette rémunération de base s&#8217;ajoutant évidemment au &laquo;&nbsp;Revenu Social&nbsp;&raquo; distribué sans condition).</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde opération consiste, à partir de cette rémunération de base, à déterminer la rémunération des différentes activités en la protégeant de l&#8217;arbitraire. Imaginons ici que la loi, ou n&#8217;importe quelle structure démocratique ou citoyenne, détermine l&#8217;échelle maximale de la Rémunération d&#8217;Activité entre 1 et X d&#8217;un équivalent actuel du &laquo;&nbsp;revenu minimum&nbsp;&raquo; (base de revenu pour un travail de 35 h par semaine).</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong><span style="text-decoration: underline;">Alternative 1 :</span></strong></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>C&#8217;est &laquo;&nbsp;l&#8217;offre et la demande&nbsp;&raquo; de main d&#8217;œuvre qui régulent le montant de cette Rémunération d&#8217;Activité</strong>, en sachant, et nous le verrons plus loin, qu&#8217;un produit ou un service peu sociétal sera frappé d&#8217;une forte Contribution (la C.E.S.: Contribution Eco Sociétale, ou Sociétaxe).</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Donc un produit (ou un service) peu sociétal coûtera relativement plus cher et en conséquence il aura moins d&#8217;acheteur, donc il y aura moins de travail dans cette branche, donc les Rémunérations d&#8217;Activité proposées par les entreprises baisseront par l&#8217;excès de l&#8217;offre de main d&#8217;œuvre.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Par contre un produit (ou un service) très sociétal coûtera moins cher (régulation du prix de vente par la C.E.S. / Sociétaxe) et se vendra donc mieux, donc aura besoin de plus de producteurs qui de ce fait verront leurs Rémunérations d&#8217;Activité augmenter par l&#8217;effet de la demande de main d&#8217;œuvre.</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong><span style="text-decoration: underline;">Alternative 2 :</span></strong></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>La Rémunération d&#8217;Activité est dépendante de trois indices, dont la moyenne dans la population considérée est de 50% :</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>- un Indice Personnel,</strong> détermine l&#8217;adéquation entre les compétences de l&#8217;individu et le travail effectué.<br />
 Cet indice est un garde-fou :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Il empêche des personnes sans réelle formation de dévaloriser les compétences acquises par d&#8217;autres dans le domaine d&#8217;activité considéré.</li>
<li>Il freine l&#8217;emploi de personnes sur-qualifiées à des postes requérant de faibles compétences.</li>
<li>Il varie suivant l&#8217;adéquation ou l&#8217;inadéquation entre compétences proposées et compétences requises.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Une personne qui exerce exactement dans le domaine où sont requises ses compétences pourra prétendre à une rémunération maximale.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les autres critères qui déterminent l&#8217;indice personnel seront :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Les compétences particulières reconnues</li>
<li>La productivité comparative</li>
<li>L&#8217;âge du travailleur</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>- un Indice d&#8217;Impact sociétal</strong>, défini l&#8217;aspect plus ou moins sociétal de l&#8217;activité exercée :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Il augmente avec l&#8217;effet bénéfique de l&#8217;activité.</li>
<li>Il est défini pour chaque production ou activité de service par une structure locale compétente et démocratique, selon :</li>
<li>L&#8217;adéquation de l&#8217;activité proposée avec les besoins locaux, </li>
<li>Une grille établie nationalement pour juger de l&#8217;impact environnemental de l&#8217;activité.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les critères de la grille servant à l&#8217;évaluation de la qualité de la production sont principalement :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Utilité sociétale ou collective de la production</li>
<li>Gain écologique</li>
<li>Pénibilité et dangerosité du travail</li>
<li>Besoins locaux dans une profession donnée</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Mais aussi, la réponse aux questions suivantes concernant l&#8217;activité considérée :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Est-elle d&#8217;une importance vitale pour la personne humaine ?</li>
<li>Implique-t-elle un risque vital pour celui qui l&#8217;exerce ?</li>
<li>Est-elle au service de tous sans distinctions ?</li>
<li>Est-elle directement en rapport avec la personne humaine ?</li>
<li>Se situe-t-elle à un moment délicat (fragilité, souffrance) de la vie humaine ?</li>
<li>Répond-elle à un besoin de base de la personne humaine ?</li>
<li>Est-elle au service d&#8217;une des valeurs de base de notre société ? Si oui, à quel rang ?</li>
<li>N&#8217;a-t-elle des effets positifs supérieurs aux effets négatifs ? Dans quelle proportion ?</li>
<li>Concourt-elle à réduire la fracture sociale ?</li>
<li>Est-elle compatible avec l&#8217;essor économique, la création de richesses nécessaires à la société ou aux besoins des particuliers?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>- un Indice de Satisfaction de la clientèle</strong> (par exemple obtenue par sondage ou au moment de l&#8217;achat : Sur une échelle de 1 à 10 quel est votre niveau de satisfaction pour cette transaction ?)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>=&gt; La Rémunération d&#8217;Activité obtenue s&#8217;établit donc comme suit :</strong><br />
 <strong>=  k+ (X * (Indice Personnel * Indice d&#8217;Impact sociétal * Indice de Satisfaction de la clientèle))</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Note :</strong> dans lequel &laquo;&nbsp;k&nbsp;&raquo; représente le plancher de Rémunération d&#8217;Activité admis par la société (il est imaginable que cet indice soit de 0, afin de ne pas rémunérer, en plus du Revenu Social, des activés anti sociales) et dans lequel &laquo;&nbsp;X&nbsp;&raquo; représente le choix de la société concernant la Rémunération d&#8217;Activité maximale.</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong><span style="text-decoration: underline;">Alternative 3</span></strong> <em>(cette présentation est issue des réflexions de Jean- Marc Flament)</em> :</h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Considérant que le bien-être de la personne humaine est primordial, la première démarche à accomplir est donc de se demander ce qui concourt ou fait obstacle à ce bien-être. La deuxième est de peser l&#8217;impact positif ou négatif de chaque activité professionnelle sur ce bien-être et sur la société dans son ensemble.<br />
 Parmi les valeurs &laquo;&nbsp;marchandes&nbsp;&raquo; constitutives du bien-être, on notera certainement la santé, la liberté, la sécurité, la justice et le plaisir, mais il ne s&#8217;agit bien, dans cette présentation, que d&#8217;un exemple.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>A &#8211; La santé</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>L&#8217;accès aux soins urgents suite à un accident ou à une crise. Dans ces moments de grande détresse, l&#8217;imminence des secours atteint pour la personne humaine une valeur considérable. La vie en dépend très souvent (Professions concernées: Pompier, sauveteur, ambulancier, infirmier, chirurgien, brancardier, médecin, anesthésiste, garde-malade, secouriste,&#8230; Le fait qu&#8217;aucun critère financier ou autre n&#8217;est requis avant intervention en rehausse encore la valeur sociale).</li>
<li>L&#8217;accès aux soins ordinaires assure une plus grande longévité et une meilleure qualité de vie à la personne humaine.</li>
<li>L&#8217;accès à une alimentation saine et variée est une condition au maintien en bonne santé. Trop souvent, des questions de rentabilité conduisent à une baisse qualitative des produits d&#8217;alimentation.</li>
<li>L&#8217;accès à l&#8217;hygiène et à la protection contre les intempéries regroupe un ensemble assez vaste de métiers et professions en rapport avec l&#8217;habitat</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>B &#8211; La liberté</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>La liberté est avant tout une question de compétence. Je ne serai jamais libre de piloter un avion si je n&#8217;ai pas appris à le faire, jamais libre d&#8217;écrire un livre pour communiquer mes convictions si je ne sais pas écrire, jamais libre de contester une addition si je ne peux compter, jamais libre de visiter tel pays lointain si j&#8217;ignore son existence&#8230;</li>
<li>L&#8217;égalité des chances devant l&#8217;instruction est donc un paramètre important de notre liberté, le seul qui puisse un jour permettre à un enfant issu d&#8217;un milieu défavorisé de progresser socialement. La profession d&#8217;enseignant s&#8217;accompagne d&#8217;une grande responsabilité.</li>
<li>Le droit à l&#8217;information objective est un élément capital pour l&#8217;exercice de la liberté.</li>
<li>Les moyens de locomotion et les personnes qui les construisent ou participent à leur mise à la disposition du public remplissent une autre condition à l&#8217;usage de la liberté.</li>
<li>Les moyens de communication garantissent la liberté d&#8217;exprimer et d&#8217;échanger des opinions, de nouer des contacts, de s&#8217;associer&#8230;</li>
<li>Les moyens d&#8217;entreprendre conditionnent la liberté d&#8217;entreprendre.</li>
<li>L&#8217;accès à la culture et à la liberté d&#8217;expression qu&#8217;elle véhicule est un élément du bien-être.</li>
<li>L&#8217;accès à la connaissance, donc d&#8217;une manière générale, les &laquo;&nbsp;chercheurs &nbsp;&raquo; (sciences en général), les &laquo;&nbsp;penseurs&nbsp;&raquo; (philosophes, sociologues, etc), certains écrivains et éditeurs (sauf ceux qui produisent du &laquo;&nbsp;loisir&nbsp;&raquo;, classé dans la catégorie &laquo;&nbsp;plaisir&nbsp;&raquo;).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>C &#8211; La sécurité</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>C&#8217;est un concept également vaste parce qu&#8217;il englobe, à des degrés d&#8217;importance différents, la sécurité des personnes et celle des biens.</li>
<li>Le droit à la protection des personnes est le premier élément auquel on songe en matière de sécurité.</li>
<li>Le droit à la protection des biens implique à peu près les mêmes catégories professionnelles mais aussi quelques autres: services de gardiennage, techniciens en systèmes d&#8217;alarme, assurances&#8230;</li>
<li>Mais la sécurité, c&#8217;est également le droit d&#8217;approvisionnement. Nous plaçons donc dans cette catégorie les commerçants, les transporteurs, les grossistes, etc..</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>D &#8211; La Justice</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Le besoin de justice est une aspiration commune au genre humain. Il s&#8217;exprime cependant sur des terrains divers, en matière pénale comme en matière sociale.</li>
<li>Le souci n°1 de l&#8217;ensemble des justiciables, quelle que soit l&#8217;action en cause, est l&#8217;égalité des chances devant la Justice.</li>
<li>La notion de justice ne se circonscrit pas uniquement dans le secteur du même nom. La justice sociale, par exemple, exige que chacun soit récompensé selon son mérite (« A travail égal, salaire égal »). C&#8217;est la tâche des responsables syndicaux et des personnes qu&#8217;ils emploient.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>E &#8211; Le plaisir</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Le bien-être de la personne humaine dépend aussi des plaisirs qui lui sont accessibles. Sans doute, dans l&#8217;urgence, la valeur « plaisir » cède-t-elle le pas aux autres valeurs ci-dessus commentées &#8211; et qui d&#8217;ailleurs la conditionnent &#8211; mais on peut se demander avec les psychologues si le plaisir n&#8217;est pas la finalité de tous les choix d&#8217;une existence.</li>
<li>Le plaisir, c&#8217;est aussi le loisir actif.</li>
<li>Le plaisir, c&#8217;est enfin le loisir passif et donc l&#8217;ensemble des acteurs, travailleurs et organisateurs de spectacles, et nous y mettons toutes les formes d&#8217;art.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Après ce tour d&#8217;horizon qui nous a permis de mieux cerner les justifications de rémunération dans la société du 21e siècle, il reste à quantifier son montant à attribuer à chacun en fonction de formules qui nous protégeront de l&#8217;arbitraire, et à partir de la rémunération de base à déterminer la rémunération des différentes activités par l&#8217;importance sociale du secteur en fonction de la hiérarchie des valeurs. En supposant que celle-ci corresponde en ordre décroissant à la présentation, les métiers et professions verraient par exemple leur rémunération établie comme suit, en admettant que la décision soit prise d&#8217;une échelle des Rémunérations d&#8217;Activité de 1 à 3 :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Santé : la rémunération de base multipliée par 2 à 3</li>
<li>Liberté : la rémunération de base multipliée par 1,8 à 2,8</li>
<li>Sécurité : la rémunération de base multipliée par 1,6 à 2,6</li>
<li>Justice : la rémunération de base multipliée par 1,4 à 2,4</li>
<li>Plaisir : la rémunération de base multipliée par 1,2 à 2,2</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les fonctions ne pouvant être reprises dans aucune de ces rubriques restent à la rémunération de base soit 1.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Dans le cadre d&#8217;une entreprise,</strong> c&#8217;est l&#8217;entreprise qui reçoit les montants cumulés des rémunérations et qui les distribue en son sein (accord direction-syndicats) en fonction des critères de l&#8217;écosociétalisme, à savoir :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Temps de travail &laquo;&nbsp;productif&nbsp;&raquo;</li>
<li>Pénibilité interne du travail</li>
<li>Besoins en main d&#8217;œuvre dans une spécialité donnée (offre et demande) interne à l&#8217;entreprise</li>
<li>Niveau de formation</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Tous ces réglages supplémentaires doivent d&#8217;ailleurs être confiés au débat démocratique. Ce qui est véritablement important, c&#8217;est de poser une évaluation claire des aspects utiles et nocifs d&#8217;une activité en fonction du projet de société espéré. C&#8217;est également le rôle des partis politiques et des assemblées de citoyens.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Le débat sur les différentes méthodes de détermination de la Rémunération d&#8217;Activité reste ouvert.</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre04" name="chapitre04">Chapitre 4 : La circulation monétaire</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>4.1 &#8211; La C.E.S (Contribution Eco Sociétale ou  SOCIETAXE)</h2>
<p style="text-align: justify;">Théoriquement le prix de revient d&#8217;un bien ou d&#8217;un service est déterminé &laquo;&nbsp;hors taxe&nbsp;&raquo; par le cumul des Revenus d&#8217;Activités de tous les participants ou intervenants (rapporté à l&#8217;unité produite et distribuée). Évidemment, ce montant global correspond exactement aux coûts de production de ces biens ou services, et ne permet donc pas de financer le &laquo;&nbsp;Revenu Social&nbsp;&raquo; qui lui est &laquo;&nbsp;non productif&nbsp;&raquo; de biens (alors qu&#8217;il peut l&#8217;être de &laquo;&nbsp;bien être&nbsp;&raquo;), de même tout ce qui n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;vendu&nbsp;&raquo; (la fonction publique, la recherche, la justice, l&#8217;armée, la police, les services sociaux, les retraites, etc.), mais qui néanmoins induit des Revenus d&#8217;Activités que nous appellons &laquo;&nbsp;non marchands&nbsp;&raquo; (RAnm).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un complément, ajouté au prix de production, est donc nécessaire. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Notre proposition va vers une unique taxe, perçue au moment de l&#8217;acte final d&#8217;achat et inclue dans les prix de vente. Afin qu&#8217;elle soit totalement dans l&#8217;esprit du sociétalisme, cette taxe serait proportionnelle à l&#8217;impact de la fabrication (ou du service) sur l&#8217;environnement ou la santé (donc variable suivant l&#8217;impact sociétal de chaque production). Tel objet dont la fabrication demande plus de matières premières qu&#8217;il ne faut pas gâcher sera ainsi vendu plus cher qu&#8217;un objet semblable dont la fabrication a eu le même &laquo;&nbsp;coût&nbsp;&raquo; humain mais ayant moins compromis l&#8217;environnement, la santé ou les réserves non renouvelables. C&#8217;est bien une taxe &laquo;&nbsp;écologique&nbsp;&raquo; permettant d&#8217;une part de moduler le coût des produits, les plus polluants ou les moins &laquo;&nbsp;sociétaux&nbsp;&raquo; devenant les plus chers, d&#8217;autre part de couvrir monétairement la &laquo;&nbsp;redistribution&nbsp;&raquo; nécessaire au RS.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous proposons d&#8217;appeler cette taxe la &laquo;&nbsp;C.E.S&nbsp;&raquo; (Contribution Eco Sociétale) ou SOCIETAXE applicable avec une forte proportionnalité en fonction des arguments écologiques et sociétaux. Ce serait, nous le redisons, la seule taxe, mais qui pourrait être modulée de zéro à l&#8217;infini. Il n&#8217;y en a pas besoin d&#8217;autre (sauf cas de l&#8217;importation que nous verrons plus en détail dans la seconde partie), il n&#8217;y a pas non plus d&#8217;autres impôts. A cette taxe seraient seulement rajoutés les &laquo;&nbsp;loyers&nbsp;&raquo;, droits d&#8217;occupation privée des sols (voir chapitre 6).</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien comprendre que même si nous parlons de &laquo;&nbsp;perception&nbsp;&raquo; de cette contribution et du loyer, il n&#8217;y a aucun transfert de cette monnaie perçue vers un quelconque compte administratif. Non, c&#8217;est seulement une destruction de la monnaie correspondante sur le compte de l&#8217;acheteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au niveau de la circulation monétaire, nous aurions donc le schéma suivant :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" style="border: 0pt none;" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/ecosocietalisme-schema1.png" border="0" alt="Ecosociétalisme - Schéma 1" width="500" height="326" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques indications :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>IEM (IEDM) est l&#8217; Institut d&#8217;Emission de la Monnaie; il s&#8217;agit en fait d&#8217;une Banque Centrale qui régule l&#8217;émission de la monnaie et sa distribution à la population suivant la Rémunération Sociétale Individuelle (Revenu Social + Revenu d&#8217;Activité), et détruit la monnaie électroniquement lors de son utilisation finale. Elle travaille en relation étroite avec les administrations de planification des territoires.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;population passive&nbsp;&raquo; est l&#8217;ensemble de la population. Tous les individus reçoivent au moins le Revenu Social.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;population active &nbsp;&raquo; est l&#8217;ensemble des producteurs du pays. Le montant global est l&#8217;ensemble des Revenus d&#8217;Activités.</li>
<li>RA1, RA2, RA3, RAnm représentent les Revenus d&#8217;Activités qui se cumulent à partir d&#8217;une production amont).</li>
<li>La C.E.S (SOCIETAXE),  plus les loyers qui n&#8217;ont pas été isolés dans ce schéma de principe, est estimée à 40% en moyenne.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Réflexions complémentaires :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le traçage de la monnaie, unité par unité, alourdirait considérablement le système, en obligeant à une centralisation immédiate des infos d&#8217;échange (gros débit d&#8217;information). Connaître seulement les volumes monétaires détruits est beaucoup plus simple, puisqu&#8217;il est possible d&#8217;imaginer un système hiérarchique pyramidal, avec à la base des serveurs locaux, qui transmettent les informations (volumes de monnaie détruite) à des serveurs régionaux, puis nationaux (puis mondiaux ?). Il est également possible que des serveurs intermédiaires soient autorisés à créer la monnaie, et ne transmettent aux serveurs centraux que le bilan de leur activité, à échéance régulière. Ainsi, le bilan national annuel est simple à faire, et l&#8217;ensemble du système est facile à gérer. Basé sur une philosophie de division des tâches, le système est moins sensible à la panne générale qu&#8217;un système instantanément centralisé. De plus, en prévision d&#8217;un cas de panne informatique, les citoyen disposeront d&#8217;un carnet de chèques en secours.</p>
<p style="text-align: justify;">Le système le plus simple et le plus sûr fait appel à deux clés, qui signent mutuellement l&#8217;acte de vente. Le client authentifie la paiement par son code, lié comme aujourd&#8217;hui à son moyen de paiement électronique (et d&#8217;ici peu il n&#8217;y aura plus besoin de code; les cartes monétaires disposeront d&#8217;un verrou sous forme d&#8217;une reconnaissance de l&#8217;empreinte digitale du pouce qui tient la carte). Le vendeur, lui, certifie la vente (donc l&#8217;acte de consommation finale) par l&#8217;envoi de son code professionnel (connu auprès des autorités, comme aujourd&#8217;hui avec les n° SIRET et autres) lors d&#8217;une connexion journalière ou hebdomadaire reprenant tous les transferts. Dans ce cas, il y a ordre de destruction de la monnaie.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre particuliers maintenant (par exemple sur la revente d&#8217;un bien d&#8217;occasion qui n&#8217;est plus soumis à une C.E.S.). C&#8217;est très simple aussi : chacun s&#8217;identifie, confirme son identité par son code, et l&#8217;acheteur indique quelle somme doit être rétirée de son compte. Cette somme est immédiatement versée sur le compte du vendeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une autre manière de présenter cette circulation monétaire : </strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/le-flux-monetaire-ecosocietal.pdf" target="_blank">le flux monétaire écosociétal</a>&nbsp;&raquo; (par Brieuc Le Fèvre)</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>4.2 &#8211; Les critères déterminants le montant de la C.E.S (ou SOCIETAXE)</h2>
<p style="text-align: justify;">Sans être certain d&#8217;avoir listé la totalité des critères qui pourraient entrer dans la détermination du montant de la C.E.S., en voici une liste (il est important de comprendre que ces critères ne peuvent avoir de &laquo;&nbsp;valeur absolue&nbsp;&raquo;, c&#8217;est les uns par rapport aux autres qu&#8217;il sera possible de donner un &laquo;&nbsp;pourcentage&nbsp;&raquo;. Ils peuvent être variables dans le temps également) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Quantité de matières premières utilisées (une faible quantité nécessaire induit une C.E.S plus faible).</li>
<li>Rareté des matières premières (au plus les matières premières sont rares, au plus la C.E.S est élevée).</li>
<li>Quantité d&#8217;énergie utilisée (exemple: la consommation des véhicules ou des types de chauffage).</li>
<li>&laquo;&nbsp;Qualité&nbsp;&raquo; de l&#8217;énergie utilisée (une énergie &laquo;&nbsp;propre&nbsp;&raquo; ne sera que peu taxée).</li>
<li>Quantité de déchets induits (la C.E.S est proportionnelle à la quantité de déchets induits par la production).</li>
<li>&laquo;&nbsp;Qualité&nbsp;&raquo; des déchets (recyclabilité, dangerosité, etc.) (des déchets parfaitement recyclables sont peu taxés : la durée nécessaire pour un complet recyclage naturel peut aussi être prise en compte).</li>
<li>Utilité sociale (un fort impact positif sur la qualité positive de la vie collective).</li>
<li>Utilité individuelle (la C.E.S est plus élevée sur un produit apportant peu d&#8217;avantages en terme de confort individuel).</li>
<li>Impact environnemental global (esthétique du paysage, par exemple).</li>
<li>Impact sur la santé des agents de production (participants) (le bruit, un produit chimique néfaste, un environnement pollué, etc.).</li>
<li>Impact sur la santé des consommateurs (que ce soient des produits agricoles ou industriels).</li>
<li>Durabilité (un produit plus durable ou fiable qu&#8217;un autre sera moins taxé).</li>
<li>Economie d&#8217;utilisation (d&#8217;éventuels autres critères que l&#8217;énergie consommée).</li>
<li>Substitut aux importations (un produit permettant d&#8217;éviter les importations d&#8217;un autre (même usage) sera moins taxé.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>4.3. La répartition globale</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons tenter d&#8217;apporter un premier exemple de ce que serait la répartition des Revenus (Les données de ce chapitre correspondent aux statistiques officielles françaises arrondies).</p>
<p style="text-align: justify;">Le but est d&#8217;effectuer un partage de la richesse le plus équitable possible en tenant compte des critères développés précédemment.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous reprenons les données officielles : Le PIB est de 1.400 milliards d&#8217;euros. Au recensement 1999, il y a 23 millions &laquo;&nbsp;d&#8217;actifs&nbsp;&raquo; occupés et 3,5 millions de &laquo;&nbsp;chômeurs&nbsp;&raquo; (au sens du recensement, c&#8217;est à dire qui ont formulé le souhait de travailler) pour une population totale de 60 millions.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque actif &laquo;&nbsp;produit&nbsp;&raquo; chacun en moyenne 1.400 milliards d&#8217;euros divisé par 23 millions, 60.869 euros par an, ce qui représente, pour une durée moyenne de travail de 37 h par semaine et 47 semaines, soit 1.740 h par an, environ 35 euros de l&#8217;heure.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a en fait un total de 26,5 millions de personnes souhaitant en principe travailler (actifs + chômeurs).</p>
<p style="text-align: justify;">Admettons que tous ces gens travaillent en moyenne 37 heures par semaine dans la &laquo;&nbsp;production&nbsp;&raquo; de biens ou de services proprement dit (tel que décompté actuellement) et qu&#8217;ils passent en plus 8 heures dans des activités &laquo;&nbsp;secondaires&nbsp;&raquo; rémunérés d&#8217;utilité sociétale et/ou éducatives (une activité sociétale externe à la famille est considérée comme une production dans l&#8217;écosociétalisme, telles les activités associatives, alors qu&#8217;elle est bénévole et non comptabilisée dans le PIB), ce qui fait donc un total de 45 heures d&#8217;activité par semaine.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; et qu&#8217;il y a toujours, en moyenne, 47 semaines d&#8217;activité dans l&#8217;année.</p>
<p style="text-align: justify;">Le total des heures d&#8217;activité qu&#8217;il faudrait prendre en compte pour cette catégorie active de la population est donc de 56 milliards d&#8217;heures.<br />
 Prenons maintenant les autres catégories de population dont les activités ne sont pas comptabilisées dans le PIB (activités associatives ou sociales bénévoles) et estimons quelles peuvent être les heures.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> 8 millions de 18/60 ans &laquo;&nbsp;non actifs&nbsp;&raquo; ; estimé à 2 h par semaine, soit, arrondis, 100 h par an, total 800 millions.</li>
<li> 5 millions de 61 à 74 ans dont la moitié (2,5) gardent ce genre d&#8217;activité, à 50%, soit 1.000 h par an, total 2,5 milliards d&#8217;heures.<br />
 Le total des heures d&#8217;activité qu&#8217;il faudrait prendre en compte pour l&#8217;ensemble de la population est donc de 56 + 0,8 + 2,5 = 59,3 milliards d&#8217;heures, arrondis à 60 milliards).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">&#8230; ce qui, multiplié par la même valeur moyenne de production horaire de 35 euros, donne un montant de l&#8217;actif de &laquo;&nbsp;l&#8217;Activité Globale Nationale&nbsp;&raquo; de 2.100 Milliards d&#8217;euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais de l&#8217;actif, il faut déduire le passif : l&#8217;usure ou l&#8217;amortissement des biens publics et de production, les destructions naturelles ou artificielles qui ne sont pas &laquo;&nbsp;consommation individuelle&nbsp;&raquo;. Nous ne disposons pas de chiffres précis concernant cela mais on peut les estimer à environ 550 milliards d&#8217;euros. Nous devons avouer que nous avons aussi arrondi cette estimation à un montant qui nous arrangeait pour la suite des calculs, mais s&#8217;il devait être inférieur dans la réalité, ce ne serait que &laquo;&nbsp;bonus&nbsp;&raquo; pour le calcul qui suit.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste donc 1.450 milliards d&#8217;euros (arrondis), valorisation du solde de l&#8217;activité humaine nationale sous forme de création de biens et de services marchands et non-marchands.</p>
<p style="text-align: justify;">Admettons que nous acceptions une répartition globale de ce solde d&#8217;Activité Globale sous forme de Rémunération sur une échelle de 1 à 4 (mais il peut être de 1 à N, ce n&#8217;est pas aux économistes d&#8217;en décider) suivant &laquo;&nbsp;l&#8217;activité sociétale&nbsp;&raquo; de chacun. Cette &laquo;&nbsp;échelle des Rémunérations&nbsp;&raquo; peut sembler étroite, mais n&#8217;oublions pas qu&#8217;il s&#8217;agit de &laquo;&nbsp;net&nbsp;&raquo; (puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;impôt sur le revenu) et qu&#8217;il ne reste que la C.E.S. en tant que taxe.</p>
<p style="text-align: justify;">Indice 1 pour le Revenu Social, sans aucune activité. Dans ce groupe nous incluons les enfants, suivant la répartition de la note du chapitre 3.</p>
<p style="text-align: justify;">Indice 1 à 3 pour la Rémunération d&#8217;Activité y compris la retraite. Mais le fait que nous choisissions ici l&#8217;indice &laquo;&nbsp;1&#8243; du Revenu Social équivalent à l&#8217;indice de la Rémunération d&#8217;Activité la plus basse n&#8217;est pour nous qu&#8217;une facilité de calcul, il n&#8217;y a pas de lien entre les deux.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pouvoir avoir une idée de la répartition, nous allons établir une &laquo;&nbsp;population équivalente&nbsp;&raquo; en regard de chacune des catégories, ce qui donnera une population équivalente globale en considérant des moyennes.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La &laquo;&nbsp;population équivalente productive&nbsp;&raquo; est celle qui a une activité rémunérée et reçoit la Rémunération d&#8217;Activité.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;population équivalente non-productive&nbsp;&raquo; est celle qui reçoit le Revenu Social et/ou un complément de retraite, reconnaissance de son activité passée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Mais quel que soit la manière dont on veut présenter les choses, une partie de la population qui travaille le fait, et pour elle-même, et aussi par solidarité afin de permettre à ceux qui ne sont pas productifs de vivre dignement. On ne peut distribuer ce qui n&#8217;a pas été produit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous obtenons donc le tableau résumé suivant :</strong></p>
<table border="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="20%" align="center"><strong>Tranche</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population équivalente productive</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population équivalente non productive</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population équivalente Totale</strong></td>
<td width="40%" align="center"><strong>Notes et explications</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">Enfants et adolescents (0/18 ans).</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">14 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">7 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">7 millions</td>
<td width="40%">Voir note 4 : la moyenne du Revenu Social équivaut à 50% en considérant une répartition équilibrée des tranches d&#8217;âge.</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">Adultes qui travaillent (ou travailleraient dans un système sociétal) (18/60 ans).</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">26.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">53 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">26.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">79.5 millions</td>
<td width="40%">Ils reçoivent d&#8217;une part le revenue social (indice 1), d&#8217;autre part le revenu d&#8217;activité de 1 à 3 (moyenne prise à 2). Le total est donc de &laquo;&nbsp;3&#8243;</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">Adultes ne travaillant pas (18/60 ans).</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">8 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">8 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">8 millions</td>
<td width="40%">Revenu Social d&#8217;indice 1 uniquement</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">La moitié des 60 à 74 ans dont on peut considérer qu&#8217;ils gardent une activité sociétale partielle et bénéficient d&#8217;une &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo; au prorata de leur activité sociétale passée.</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">2.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">2.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">7.5 millions</td>
<td width="40%">Ils reçoivent d&#8217;une part le revenu social (indice 1), d&#8217;autre part le revenu d&#8217;activité de 1 à 3 (moyenne prise à 2, mais sur 50%, soit &laquo;&nbsp;1&#8243;). Le total est donc de &laquo;&nbsp;2&#8243;, auquel il faut ajouter le revenu d&#8217;activité, moyenne de leurs activités passées, qui leur fait bénéficier d&#8217;un complément sous forme de &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo; de 1. Total &laquo;&nbsp;3&#8243;</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">L&#8217;autre moitié des 60 à 74 ans, inactifs.</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">2.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">5 millions</td>
<td width="40%">Revenu d&#8217;activité, moyenne de leurs activités passées, qui leur fait bénéficier d&#8217;un complément sous forme de &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo; estimé à 1 ajouté au revenu social 1, soit &laquo;&nbsp;2&#8243;</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">seniors de plus de 75 ans inactifs</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">6.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">13 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">13 millions</td>
<td width="40%">Revenu social + revenu d&#8217;activité (En considérant que la moyenne de leurs activités passées leur fait bénéficier d&#8217;un complément sous forme de &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo;), de 1. Total &laquo;&nbsp;2&#8243;.</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">POPULATION</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">60 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">55.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">64.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">120 millions</td>
<td width="40%"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Chaque &laquo;&nbsp;part de rémunération&nbsp;&raquo; (indice 1) vaut donc en réalité 1.450 milliards divisés par 120 millions, soit 12.000 euros par an (Rémunération d&#8217;indice 1 = 1.000 euros par mois).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, nous le redisons, ce n&#8217;est pas aux économistes de déterminer l&#8217;échelle des Rémunérations ; c&#8217;est au peuple, aux politiques ou à des structures démocratiques spécialisées, sachant que si l&#8217;échelle de la Rémunération d&#8217;Activité s&#8217;élargit, toutes choses restant égales par ailleurs, chaque part d&#8217;indice 1 diminue. Mais en aucun cas d&#8217;éventuels cumuls de Rémunérations d&#8217;Activités ne pourront permettre de dépasser le seuil maximum fixé par la loi, car c&#8217;est aussi un des fondements de la philosophie et de la morale sociétale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Revenu  Social doit permettre de vivre et de satisfaire tous les besoins de base.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ici que pourrait éventuellement intervenir, si la société le souhaite, une notion d&#8217;Engagement de Participation Citoyen : la collectivité pourrait demander, en échange du Revenu Social, une participation sociétale sous forme d&#8217;un &laquo;&nbsp;service civil&nbsp;&raquo; de deux ou trois ans par exemple, pas nécessairement consécutifs.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre05" name="chapitre05">Chapitre 5 : La consommation</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>5.1. Les prix</h2>
<p style="text-align: justify;">Les prix, dans l&#8217;écosociétalisme, se calculent à partir du temps de travail humain utilisé pour fabriquer un bien ou apporter un service. L&#8217;idéal théorique, que nous avons vu dans ce qui précède, est de sommer les Rémunérations d&#8217;Activité amonts à une fabrication. Néanmoins une forte simplification est possible en prenant la moyenne nationale des Rémunérations d&#8217;Activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc pour la détermination d&#8217;un prix, le temps de travail est multiplié par l&#8217;indice moyen de Rémunération d&#8217;Activité de la population nationale. Par ce biais, le prix brut de production est immédiatement dérivé du temps de travail nécessaire pour assurer la production, et la valeur de production des produits et services consommables est égale au nombre de monnaies/heure émises pour assurer cette même production.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Prix de Vente au Public (PVP) sont cependant supérieurs aux Prix de Production (PP), du fait de la ventilation sur les prix de production de la masse monétaire émise (la Contribution Eco Sociétale / C.E.S.) pour assurer les Revenus Sociaux (R.S.) et les Rémunérations d&#8217;Activité non_marchands (RA.nm).</p>
<p style="text-align: justify;">On a donc : PVP= PP + C.E.S.</p>
<p style="text-align: justify;">Le taux de base de la C.E.S. est égal au complément à 100 du facteur d&#8217;impact de la production (donc base %= 100 &#8211; facteur d&#8217;impact).</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, l&#8217;équilibre monétaire implique que la masse monétaire détruite par la C.E.S. soit égale à la somme des RS (Revenus Sociaux) et RAnm (Rémunération d&#8217;Activité non_marchand).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour atteindre cet équilibre, la base de la C.E.S. sur chaque produit vendu est multipliée par un facteur d&#8217;équilibrage, défini nationalement sur la base des statistiques de la période précédente, et après projection des tendances passées sur l&#8217;avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce travail incombe par exemple à un Bureau des Statistiques Economiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le Prix de Vente au Public d&#8217;un bien ou service est calculé comme suit :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PVP= Temps de travail * RA horaire moyen * (1 + (1-facteur d&#8217;impact/100) * facteur d&#8217;équilibrage)</strong></p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>5.2. Les Revenus</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu que tout citoyen touchait un Revenu Social permettant de vivre correctement auquel s&#8217;ajoute, s&#8217;il a une activité, sa Rémunération d&#8217;Activité. Nous avons pris, pour des facilités de calcul, la base de la Rémunération d&#8217;Activité équivalente à celle du Revenu Social, mais nous le répétons, les deux ne doivent pas être liés.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons quelques exemples :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Famille de deux enfants de 5 et 8 ans :</strong><br />
 Cas d&#8217;une famille de deux enfants de 5 et 8 ans dont l&#8217;un des parents reste au foyer afin de participer à l&#8217;éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre parent travaille dans un secteur de la justice et touche son Revenu Social de 1.000 euros par mois, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 2,1 relative à son activité de 2.100 euros, soit un total de 3.100 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conjoint qui ne travaille pas touche une rémunération de 1, soit 1.000 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&#8217;enfant de 5 ans, la répartition donnerait 1.000 * 5/18, soit 278 euros par mois sur l&#8217;année en cours. Pour l&#8217;enfant de 8 ans, la répartition donnerait 1000 * 8/18, soit 444 euros par mois sur l&#8217;année en cours. Ceci fait un total d&#8217;environ 4.800 euros par mois pour cette famille.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Famille sans enfant :</strong><br />
 Cas d&#8217;une famille sans enfant dont les deux conjoints travaillent dans le spectacle en bénéficiant d&#8217;une rémunération de base 1,4 et 1,7 respectivement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier conjoint qui travaille touche son &laquo;&nbsp;Revenu Social&nbsp;&raquo; de 1.000 euros par mois, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 1,7 relative à son activité artistique de 1.700 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second conjoint touche son Revenu Social de 1.000 euros, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 1,4 relative à son activité artistique de 1.400 euros.<br />
 Ceci fait un total de 5.100 euros par mois pour cette famille.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Célibataire médecin :</strong><br />
 Cas d&#8217;un célibataire médecin travaillant beaucoup et bénéficiant d&#8217;une rémunération de base 2,9.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui-ci touche son Revenu Social de 1.000 euros, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 2,9 relative à son activité de 2.900 euros, soit un total de 3.900 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Le retraité sans activité complémentaire :</strong><br />
 Cas d&#8217;un retraité seul qui n&#8217;a pu justifier que d&#8217;une faible activité sociétale pendant sa vie active et dont la Rémunération d&#8217;Activité antérieure est établie en moyenne à 1,2.</p>
<p style="text-align: justify;">Son Revenu Social est de 1.000 euros, et sa retraite de 1.200 soit un total de 2.200 euros par mois.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>5.3. Le crédit</h2>
<p style="text-align: justify;">Le principe général veut qu&#8217;il n&#8217;y ait plus de &laquo;&nbsp;propriété privée&nbsp;&raquo; mais richesse collective. Cette richesse collective est pour nous celle de la terre, de l&#8217;air, de l&#8217;eau, du sous-sol, de la monnaie, des outils de production. La propriété de la résidence de famille, aussi bien que des biens de consommation sont &laquo;&nbsp;privés&nbsp;&raquo; : d&#8217;ailleurs l&#8217;accès à une meilleure &laquo;&nbsp;qualité de vie&nbsp;&raquo; est une motivation à trouver et à fournir une activité mieux rémunérée (donc plus sociétale).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;une de ces familles peut avoir besoin ou envie d&#8217;accéder au crédit pour, par exemple, faire construire une résidence principale. Dans l&#8217;écosociétalisme, puisque qu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;intérêts sur les prêts et mieux, plus de &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; à prêter, comment ce problème peut-il se résoudre ?</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas que chaque unité monétaire doit être détruite après son utilisation finale. Chaque unité monétaire correspond qui plus est à une part d&#8217;activité, une &laquo;&nbsp;production&nbsp;&raquo;&#8230; y compris la production d&#8217;une habitation&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas non plus que toute la &laquo;&nbsp;chaîne de production&nbsp;&raquo; qui abouti à la construction (matériaux, transformation, transport, construction proprement dite) ne sera pas payée par l&#8217;accédant à la propriété mais par la collectivité. Néanmoins, cet accédant se doit de rembourser la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons le cas de la famille 2 qui dispose d&#8217;un total de 5.100 euros par mois et souhaite utiliser 1.500 euros en remboursements mensuels pour son achat dont le temps de fabrication cumulé représentent des Rémunérations d&#8217;Activité cumulés plus &laquo;&nbsp;C.E.S.&nbsp;&raquo; (Sociétaxe) de 200.000 euros. N&#8217;oublions pas que les matériaux nécessaires à la construction et l&#8217;équipement ont eux-même une valeur qui est le cumul des Rémunérations des différents intervenants nécessaires pour l&#8217;extraction, la transformation, le transport, le stockage, etc. , augmenté, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de consommation finale, de la seule Contribution &laquo;&nbsp;C.E.S.&nbsp;&raquo; (Sociétaxe).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette famille décide de payer sur 10 ans, ce qui représente 20.000 euros par an, ce qui est raisonnable compte tenu de ses Rémunérations cumulées de 61.200 euros par an.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a aucun intérêt évidemment. &laquo;&nbsp;On&nbsp;&raquo; ne lui prête pas d&#8217;argent dans la réalité, &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo; lui autorise seulement l&#8217;accession à la propriété à crédit. Ce &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo; est l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire ou sa succursale locale.</p>
<p style="text-align: justify;">La collectivité va lui autoriser cette transaction en émettant une quantité de monnaie supplémentaire de 200.000 euros qu&#8217;elle va devoir récupérer de cette famille, puis la détruire au cours des 10 ans à raison du 1/10° par an.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plusieurs cas peuvent se présenter :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La famille peut voir ses revenus diminuer et se retrouve dans l&#8217;incapacité de rembourser. On peut parer à ce risque par une &laquo;&nbsp;assurance mutuelle&nbsp;&raquo;, comme c&#8217;est d&#8217;ailleurs le cas actuellement.</li>
<li>La famille désire revendre. C&#8217;est l&#8217;acheteur qui reprendra le solde de la dette (comptant ou à crédit). Nous verrons cela dans la page suivante qui soulève la question du prix des terrains constructibles et de la transmission successorale.</li>
</ul>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre06" name="chapitre06">Chapitre 6 : L&#8217;habitation, la revente, la succession</a></h1>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas que chaque unité monétaire (euro ou MERCI) doit être détruit après son utilisation finale. Qui plus est, chacune correspond à une activité, une &laquo;&nbsp;production&nbsp;&raquo; mais ne peut être représentative d&#8217;un &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; ou des intérêts d&#8217;un capital.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a d&#8217;autre part, présent dans les fondements même du sociétalisme, la notion de &laquo;&nbsp;biens collectifs communs&nbsp;&raquo;, ce que la nature nous donne sans se faire payer :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les sous sols (pétrole, uranium, eau, sources, mines, etc.).</li>
<li>L&#8217;air, l&#8217;eau, le sol.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le problème du sol, puisqu&#8217;il est le plan qui nous permet de vivre et de produire, fait donc l&#8217;objet d&#8217;un traitement particulier. Les terrains pour y construire sont un cas particulier dans celui-ci. C&#8217;est un euphémisme de dire que le système actuel n&#8217;est pas satisfaisant : la mise en place d&#8217;un P.O.S. (Plan d&#8217;Occupation des Sols) communal est fondamentalement d&#8217;une injustice criante. Un propriétaire d&#8217;un terrain en bordure d&#8217;une zone constructible peut, aujourd&#8217;hui, voir le prix de son terrain valoir des dizaines de fois plus que celui de son voisin qui ne l&#8217;est pas, toutes choses restant égales par ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un problème complexe et difficile. Nous n&#8217;avons pas la prétention de détenir LA solution, mais ce qui est présenté à la suite est sans doute une des solutions possibles.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>6.1 &#8211; La valeur du sol</h2>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;il soit propriété par transmission, achat préalable à la mise en oeuvre de l&#8217;écosociétalisme, pour soi ou pour spéculation ou &laquo;&nbsp;réserves foncières&nbsp;&raquo; on a l&#8217;habitude de considérer que le sol puisse être &laquo;&nbsp;propriété privée transmissible&nbsp;&raquo; que ce soit par vente ou leg.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la &laquo;&nbsp;rareté relative&nbsp;&raquo; de certains terrain constructibles qui en font leur valeur (centre ville, bords de mer, etc.). L&#8217;administration communale ou autre doit rester juge de ce qui peut être construit ou non.</p>
<p style="text-align: justify;">La meilleure solution envisageable est de considérer les terrains comme exclus de la propriété privée et de considérer une valeur locative que le &laquo;&nbsp;locataire&nbsp;&raquo; payera sur ses Rémunération sous forme d&#8217;un loyer avec bail emphytéotique. Oui, mais à qui ?</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il le payait à un &laquo;&nbsp;propriétaire privé&nbsp;&raquo; nous serions en dehors du système économique proposé. Ce &laquo;&nbsp;loyer d&#8217;utilisation&nbsp;&raquo; doit donc être payé à la communauté&#8230; sous forme de monnaie qui sera détruite, la consommation finale étant justement l&#8217;utilisation de ce terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Se pose également le problème de l&#8217;accès à la location de ce terrain sur lequel sera construit un immeuble ou une habitation individuelle. Là aussi un exemple sera plus parlant. Imaginons un magnifique terrain avec vue mer. La municipalité a décidé d&#8217;y autoriser la construction. Le &laquo;&nbsp;loyer&nbsp;&raquo; du bail emphytéotique du terrain est fixé, mais il va y avoir des dizaines de prétendants qui tous ont des revenus sensiblement équivalents leur permettant de payer celui ci et de construire. A ce jour, le problème s&#8217;autorégule par la loi de l&#8217;offre et de la demande, favorisant bien évidemment ceux qui ont le plus de capital ou de moyens financiers, quelle que soit l&#8217;origine des fonds, y compris illégale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La solution qui nous semble la plus juste est la suivante :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Une large &laquo;&nbsp;information&nbsp;&raquo; est faite pendant un délai assez long, permettant à chacun d&#8217;être également informé.</li>
<li>Lorsque les prétendants se sont fait connaître, et après vérification de leurs capacités de satisfaire au paiement de la &laquo;&nbsp;location&nbsp;&raquo; suivant les montants définis par la municipalité, et de la construction, c&#8217;est un tirage au sort qui déterminera le bénéficiaire afin d&#8217;éviter tout passe-droit.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Proposition, par exemple au niveau d&#8217;une commune, d&#8217;une agglomération de commune ou d&#8217;une ville :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un quota réservé à des métiers précis permettant de vivre harmonieusement dans une autarcie maximale (dans une zone géographiquement limitée).</li>
<li>Un quota réservé aux &laquo;&nbsp;enfants du pays&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Un quota ouvert, parce que le brassage &laquo;&nbsp;hasardeux&nbsp;&raquo; est source de vitalité.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>6.2 &#8211; Plus value immobilière à la revente ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous nous posions la question de savoir ce que devient une éventuelle plus value sur la revente et que devient le montant déjà versé ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut considérer qu&#8217;il n&#8217;y a plus possibilité de &laquo;&nbsp;travail au noir&nbsp;&raquo; (puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus de monnaie &laquo;&nbsp;non tracée&nbsp;&raquo;). Néanmoins il ne peut être question de faire la &laquo;&nbsp;chasse au troc&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il soit représenté par des objets ou du temps de travail : le système séliste est tout à fait compatible avec l&#8217;écosociétalisme et même le bienvenu. Qui plus est, un propriétaire ou locataire d&#8217;une habitation peut améliorer de lui même son habitat&#8230; et il est logique que de ce fait sa valeur augmente; comme dans l&#8217;actuel système fiscal de détermination des &laquo;&nbsp;plus values&nbsp;&raquo;, s&#8217;il peut en justifier.</p>
<p style="text-align: justify;">Reprenons notre exemple précédent et imaginons qu&#8217;au terme de 4 ans cette famille désire changer de logement. Elle a déjà remboursé 80.000 euros (qui ont été détruits) sur un total &laquo;&nbsp;emprunté&nbsp;&raquo; &#8211; mais nous préférerons utiliser le terme &laquo;&nbsp;avancé&nbsp;&raquo; &#8211; de 200.000. Elle peut justifier de 30.000 euros de &laquo;&nbsp;travaux et embellissements&nbsp;&raquo;. Comme la spéculation immobilière n&#8217;est pas envisageable dans le sociétalisme puisque nous considérons que la valeur de l&#8217;habitation est totalement liée au travail effectué pour la fabrication, son &laquo;&nbsp;autorisation de prix de vente&nbsp;&raquo; sera de 230.000 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Si plus d&#8217;un acheteur se présente, nous pourrons utiliser le même système qu&#8217;en ce qui concerne les terrains, c&#8217;est-à-dire le recours éventuel au &laquo;&nbsp;tirage au sort&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le remboursement déjà effectué majoré des travaux réalisés, soit un total de 110.000 euros correspond au &laquo;&nbsp;cash&nbsp;&raquo; que va devoir lui remettre l&#8217;acheteur (qu&#8217;il l&#8217;ait disponible ou qu&#8217;il l&#8217;emprunte), et sera donc une épargne utilisable dans le futur pour cette famille. Si l&#8217;acheteur dispose du solde, ce montant sera remis à l&#8217;institut d&#8217;émission monétaire pour destruction : sinon, il prendra lui aussi un crédit qu&#8217;il remboursera sur la période choisie et acceptée par l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire (via éventuellement des structures locales de celui ci). En conclusion : il ne peut y avoir de &laquo;&nbsp;plus values&nbsp;&raquo; injustifiées et la stabilisation du prix de l&#8217;immobilier ancien sera total (hors loyer d&#8217;occupation du sol décidé par la commune).</p>
<p style="text-align: justify;">Et si par hasard les indices de la construction montrent une augmentation, celui çi est appliqué sur la somme restant à payer par l&#8217;acheteur.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>6.3 &#8211; A propos de la succession</h2>
<p style="text-align: justify;">Le rôle des économistes est de tenter d&#8217;analyser les conséquences économiques et sociales du système qu&#8217;ils proposent. Ce sera aux politiques, aux autres spécialistes et au peuple de poursuivre avec eux cette réflexion dans les détails pour adapter si nécessaire les principes de base.</p>
<p style="text-align: justify;">Les biens successoraux peuvent être &laquo;&nbsp;mobiliers&nbsp;&raquo; (y compris monétaires), ou &laquo;&nbsp;immobiliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Reprenons le cas de notre famille en imaginant cette fois qu&#8217;elle a deux enfants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;un des conjoint décède: la famille hérite de l&#8217;habitation et il n&#8217;y a aucune taxe à la succession.</li>
<li>Les deux conjoints décèdent: les enfants héritent, il n&#8217;y a aucune taxe.</li>
<li>Les conjoints décèdent après la vente. Leurs biens monétaires sont donc de 110.000 euros : les enfants héritent &#8230; toujours aucune taxe.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Si cette famille n&#8217;avait pas d&#8217;enfants et qu&#8217;elle ait désigné un ou des héritiers, notre réflexion nous amène à penser qu&#8217;elle doit avoir la possibilité de transmettre à qui elle veut ses économies, son épargne (laquelle, nous le rappellons, n&#8217;est pas productive d&#8217;intérêt et sera détruite lors d&#8217;actes d&#8217;achats), sans qu&#8217;il n&#8217;y ait besoin de percevoir aucune taxe, laquelle intervient seulement lors de l&#8217;achat final.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre l&#8217;accumulation au cours de plusieurs générations va à l&#8217;encontre de l&#8217;idée de l&#8217;écosociétalisme. On peut réguler le problème de la manière suivante: seuls sont transmissibles les valeurs épargnées au cours d&#8217;une vie, c&#8217;est-à-dire les biens représentant la différence entre ceux dont dispose une personne à la fin de son existence et ceux dont elle a disposé par héritage.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voyons donc que le système successoral est très simple mais se posera le problème de la transition du système capitaliste au système écosociétal. Quid des fortunes (et des biens immobiliers, des terrains, de l&#8217;or, de la monnaie, des actions, des brevets, etc.) accumulés et transmises par quelques familles au cours des générations, hormis la résidence familiale ? Notre avis sur cette question serait que ces biens doivent être rendus à la collectivité, les seuls transmissibles étant ceux acquis &laquo;&nbsp;écosociétalement&nbsp;&raquo; au cours d&#8217;une vie d&#8217;activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne risque t&#8217;on pas une fuite, une exportation illégale par exemple des oeuvres d&#8217;art détenues par ces familles fortunées qui voudront monayer ces accumulations de capital et éviter une &laquo;&nbsp;nationalisation&nbsp;&raquo; au décès de leur propriétaire, sans indemnisation ? Sans doute, mais c&#8217;est une décision politique qu&#8217;il faudra sans doute prendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque dans le système écosociétal toute la monnaie est &laquo;&nbsp;tracée&nbsp;&raquo; il ne peut y avoir de monnaie &laquo;&nbsp;noire&nbsp;&raquo;. De toute façon celle ci ne pourrait être considérée que comme de la &laquo;&nbsp;fausse monnaie&nbsp;&raquo;. Il n&#8217;y a plus &laquo;&nbsp;d&#8217;actions&nbsp;&raquo; (ni aucune forme de &laquo;&nbsp;capitaux mobiliers&nbsp;&raquo;) à transmettre, puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;actionnaires (inutiles, puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;investissements financiers nécessaires à la création d&#8217;unités de production).</p>
<p style="text-align: justify;">Reste juste la transmission de &laquo;&nbsp;biens mobiliers&nbsp;&raquo; : ayant été fabriqués, achetés et la monnaie correspondante détruite, leur valeur résiduelle est &laquo;&nbsp;revendable&nbsp;&raquo; à un particulier quelconque. Celui-ci ne pourra s&#8217;en rendre acquéreur qu&#8217;en transmettant au vendeur une partie de son épargne issue de la répartition sociétale nationale. Il n&#8217;y a donc aucune raison de taxer là non plus, ni sur la succession, ni sur une éventuelle transaction entre particuliers.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous rendez vous compte à quel point l&#8217;écosociétalisme peut &laquo;&nbsp;simplifier&nbsp;&raquo; toute la gestion nationale et les relations entre l&#8217;État et les citoyens ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez eu le courage de lire ces pages jusqu&#8217;ici, vous avez maintenant une bonne idée de ce qui est proposé dans l&#8217;écosociétalisme, forme moderne du distributisme</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre07" name="chapitre07">Chapitre 7 : La production et la distribution de biens et services</a>&gt;</h1>
<p style="text-align: justify;">La &laquo;&nbsp;Rémunération d&#8217;Activité&nbsp;&raquo;, correspondant à la rémunération des citoyens actifs, sera déterminé soit par un libre choix entre les demandeurs et les offreurs de travail, dans les limites de l&#8217;échelle de Rémunérations fixée par la loi (échelle des Rémunérations d&#8217;Activité), soit dans un système plus &laquo;&nbsp;dirigiste&nbsp;&raquo;, par l&#8217;application d&#8217;un certain nombre de variables (ou de critères) que nous avons listé précédemment. Dans ce cas ces critères devront faire l&#8217;objet, préalablement à leur détermination, d&#8217;un large débat de société réunissant des économistes, des politiques, des syndicalistes, des sociologues, des représentants associatifs, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un système capitaliste la production et la productivité sont les premiers indices de la bonne santé d&#8217;une entreprise ou disons d&#8217;un &laquo;&nbsp;producteur&nbsp;&raquo; dans le sens général. Comment régler ce problème dans une société écosociétaliste ? On pourrait se retrouver dans le cas extrême d&#8217;une structure dans laquelle les employés et les dirigeants font &laquo;&nbsp;acte de présence&nbsp;&raquo; afin de recevoir leur Rémunération d&#8217;Activité, mais dans lequel ils ne produiraient quasiment rien. Nous reverrons donc ce problème, mais il faut d&#8217;abord bien comprendre comment est déterminé le prix de vente d&#8217;un bien fabriqué.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>7.1 – Rappel de la détermination d&#8217;un prix de vente dans l&#8217;écosociétalisme</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>1) La somme des Rémunérations d&#8217;Activité (ou d&#8217;un R.A. national moyen), ramenés à l&#8217;unité produite, de :
<ul>
<li>Toutes les productions intermédiaires nécessaires en amont (extraction des matières premières, transformations, transports, outillages, équipements, services extérieurs, bâtiments, etc.).</li>
<li>La production proprement dite (études, fabrication, mais aussi services généraux nécessaires au fonctionnement de l&#8217;entreprise).</li>
<li>L&#8217;énergie.</li>
<li>La distribution (incluant le stockage).</li>
</ul>
</li>
<li>2) Augmenté d&#8217;une Contribution (C.E.S. ou sociétaxe) dont le montant est proportionnellement inverse à &laquo;&nbsp;l&#8217;effet sociétal&nbsp;&raquo; de la production. Le montant global de cette Contribution doit couvrir l&#8217;ensemble des Revenus Sociaux distribué à toute la population, des Revenus d&#8217;Activités des productions de biens et services publics gratuits, et des retraites.<br />
 Plutôt qu&#8217;employé, nous préférons le terme de &laquo;&nbsp;participant&nbsp;&raquo; qui correspond mieux à l&#8217;esprit de l&#8217;écosociétalisme. Tout employé est un participant à la production.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>7.2 &#8211; Le cas général d&#8217;une production de biens ou de services.</h2>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&#8217;une production (au sens très large de bien ou service) est achetée ou utilisée par le consommateur final, c&#8217;est à dire qu&#8217;elle ne doit plus être transformée par une quelconque structure commerciale, c&#8217;est que son cycle de fabrication et de distribution est terminé. Le consommateur final va donc l&#8217;acheter, mais la monnaie de cet achat, au lieu de s&#8217;accumuler dans une trésorerie devenue inutile (celle du fournisseur), sera électroniquement transférée à l&#8217;Institut d&#8217;Émission (et de Distribution) Monétaire, et détruite (ou détruite sans transfert).</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, une première question : Le &laquo;&nbsp;coût&nbsp;&raquo;, bien qu&#8217;en main d&#8217;oeuvre, des équipements de production, des bâtiments, du matériel de gestion, c&#8217;est-à-dire ce qui est à l&#8217;heure actuelle comptabilisé comme &laquo;&nbsp;immobilisations&nbsp;&raquo; et amorti, doit-il être répercuté proportionnellement sur le prix de vente, ou bien l&#8217;entreprise doit elle être considérée comme utilisateur final et payer cet achat&#8230; et si oui, avec quels fonds ?</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse est dans ce cas dans une notion &laquo;&nbsp;d&#8217;acte final d&#8217;achat virtuel&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;utilisation par l&#8217;entreprise est bien un &laquo;&nbsp;acte final d&#8217;achat&nbsp;&raquo; puisque les immobilisations ne seront plus transformées pour être revendues. Mais les entreprises ne disposent d&#8217;aucune trésorerie (dont elles n&#8217;ont d&#8217;ailleurs pas besoin) pour &laquo;&nbsp;acheter&nbsp;&raquo; ces biens nécessaires à leur activité. Alors ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notre proposition est la suivante : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la création d&#8217;un équipement nécessaire au fonctionnement d&#8217;une entreprise en aval (un outil de production, un bâtiment, un équipement), la monnaie équivalente va être émise et les participants à sa fabrication seront donc payés avec cette monnaie qu&#8217;à leur tour ils dépenseront dans le circuit de consommation ce qui permettra de détruire cette monnaie. Ces coûts des différentes chaînes en amont vont s&#8217;inclure proportionnellement dans le prix de l&#8217;objet fini sous forme d&#8217;une quôte part d&#8217;amortissement. Par exemple : un outillage qui a couté 100 en Rémunérations d&#8217;Activités cumulées amont, est amortissable sur 10 ans à raison de 10 par an. La chaîne amont de ceux qui l&#8217;ont fabriqué a touché 100, l&#8217;entreprise qui s&#8217;en sert pour créer 10 &laquo;&nbsp;objets&nbsp;&raquo; dans l&#8217;année rajoutera 1 à chaque objet produit. Donc, au terme de 100 objets produits (sur 10 ans) l&#8217;équilibre monétaire est récupéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur cette production des outils de production (immobilisations), la &laquo;&nbsp;C.E.S.&nbsp;&raquo; (Sociétaxe) est applicable, mais elle est &laquo;&nbsp;virtuelle&nbsp;&raquo; et n&#8217;interviendra donc que comptablement dans le &laquo;&nbsp;prix de vente&nbsp;&raquo; à l&#8217;entreprise utilisatrice. Cette entreprise utilisatrice amortira ces immobilisations suivant les régles d&#8217;amortissement en vigueur et répercutera la quôte part de cette C.E.S. virtuelle sur chaque unité produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc : le montant variable de cette C.E.S. &laquo;&nbsp;virtuelle&nbsp;&raquo; régulera les prix d&#8217;un outil de travail moins &laquo;&nbsp;sociétal&nbsp;&raquo; qu&#8217;un autre (on imagine que c&#8217;est pour une utilité équivalente), afin d&#8217;éviter d&#8217;arriver à l&#8217;inverse du but recherché, c&#8217;est-à-dire un outil au final moins cher qu&#8217;un autre, alors qu&#8217;il est moins sociétal. Il faut rajouter qu&#8217;une production par une entreprise moins sociétale se verra imposer une C.E.S. qui rendra ses produits plus chers que la concurrence et parallèlement des Rémunérations d&#8217;Activité moins élevés pour ses participants, autorégulant sa difficulté à trouver ceux-ci. En effet, dans le système écosociétal le but n&#8217;est pas de vendre n&#8217;importe quoi à n&#8217;importe quel prix et ce n&#8217;est pas la vente d&#8217;un produit bon marché qui fait sa force (un des cas du capitalisme actuel), mais bien la motivation de ses participants, donc des R.A. qu&#8217;ils peuvent obtenir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exemple :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul le R.A. est pris en compte dans le calcul non pas du prix de vente mais du coût de fabrication (prix de revient). Le prix de vente est modulé par le pourcentage de C.E.S. qui s&#8217;y applique plus les RA des intermédiaires (transports, distributeurs, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Le but d&#8217;une entreprise n&#8217;est plus spécialement de &laquo;&nbsp;vendre moins cher&nbsp;&raquo;, mais de produire dans le meilleur rapport &laquo;&nbsp;qualité sociétale/coût de fabrication&nbsp;&raquo; et c&#8217;est la C.E.S. qui ajuste le prix de vente pour tenir compte qu&#8217;à l&#8217;évidence, une entreprise, au plus elle produit sociétal, au plus son coût de fabrication sera élevé.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est évidemment un changement de paradigme difficile à assimiler et nous sommes bien dans une économie &laquo;&nbsp;dirigiste&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors on se retrouve effectivement devant le dilemme suivant :</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons l&#8217;exemple de trois fabriquants de lave-linge, A , B, C :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>A) Produit des lave linges qui présentent un faible coefficient sociétal (lors de tests) de 30&#8230; (mauvaise fiabilité, pollution environnante, gros consommateurs, etc.).</li>
<li>B) C&#8217;est beaucoup mieux, son coefficient est de 70.</li>
<li>C) On ne sait pas faire mieux actuellement : coef 100.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les participants (employés) de A auront un R.A. de 1.5, par exemple, 1.7 pour B, et 2.0 pour C. Et les autres paramétres sont identiques par ailleurs (temps nécessaire à la fabrication, frais généraux, amortissements, R.A. amont, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Admettons donc que la somme des R.A. + autres frais soit de 150 (euros, par exemple) pour A, il sera de 170 pour B et de 200 pour C pour fabriquer une machine.</p>
<p style="text-align: justify;">La C.E.S. interviendra pour le prix de vente de la manière suivante (c&#8217;est une suggestion, évidemment) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Pour A : 150 + C.E.S. 70 % = 255</li>
<li>Pour B : 170 + C.E.S. 30 % = 221</li>
<li>Pour C : 200 + C.E.S. 0% = 200</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Donc, une modulation de la C.E.S. (qui est essentiellement variable au long du temps et révisable à tout moment) permet de moduler également le prix de vente de manière à orienter la production vers de plus en plus d&#8217;effets sociétaux (et écologiques).</p>
<p style="text-align: justify;">Les R.A. non plus ne sont pas &laquo;&nbsp;fixés&nbsp;&raquo; mais évoluent &laquo;&nbsp;par comparaison&nbsp;&raquo; (il sera évidemment nécessaire de &laquo;&nbsp;lisser&nbsp;&raquo; les variations de manière à les rendre progressives).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet exemple, si une des entreprises performait pour les temps de production , le prix de revient unitaire baisserait sur cette variable, mais comme le RA des participants augmenterait il est possible que le prix de revient unitaire baisse, reste stable ou augmente&#8230; ce qui induirait une correction des C.E.S. de chaque produit similaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La &laquo;&nbsp;régle&nbsp;&raquo; proposée pour les consommables (exemples : énergie, papier, équipement de bureau, etc.) est identique à celle des &laquo;&nbsp;amortissables&nbsp;&raquo;. Ils entrent évidemment pour leur quôte part dans le prix de vente.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons que l&#8217;ensemble de cette notion et de cette explication est difficile à saisir, toute notre &laquo;&nbsp;éducation économique&nbsp;&raquo; s&#8217;insurgeant contre le fait qu&#8217;une entreprise puisse &laquo;&nbsp;bénéficier&nbsp;&raquo; d&#8217;un outil de travail sans avoir à le &laquo;&nbsp;payer&nbsp;&raquo;&#8230; mais n&#8217;oublions pas que dans l&#8217;éco-sociétalisme le but d&#8217;une entreprise n&#8217;est plus de faire du bénéfice, mais de produire les biens (ou services) nécessaires au confort et aux vrais besoins de la population.</p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, l&#8217;entreprise reçoit l&#8217;accord d&#8217;une dotation comptable ou &laquo;&nbsp;enveloppe&nbsp;&raquo; suivant les différents critères sociétaux définis, et correspondant d&#8217;une part à son propre indice sociétal déterminé suivant son type de production, d&#8217;autre part au nombre de ses &laquo;&nbsp;employés-participants&nbsp;&raquo;. Cest à l&#8217;I.E.M. que revient le soin de créditer les participants de l&#8217;entreprise, sur &laquo;&nbsp;ordre&nbsp;&raquo; de l&#8217;entreprise dans le cadre de son &laquo;&nbsp;enveloppe&nbsp;&raquo; globale. Pour l&#8217;évolution de la valeur sociétale produite on peut envisager qu&#8217;en cours d&#8217;année, si l&#8217;entreprise (le participant-directeur) estime que l&#8217;entreprise a fait une avancée sociétale, elle convoque les &laquo;&nbsp;inspecteurs&nbsp;&raquo; qui décident du nouveau taux sociétal et transmettent leurs conclusions à I.E.M. (ou à sa représentation locale). C&#8217;est ensuite au sein de l&#8217;entreprise que sont décidés les répartions des Rémunérations d&#8217;Acivité des différents participants, mais toujours dans les fourchettes autorisées .</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nota :</strong> Pour répondre d&#8217;une autre manière au problème que nous nous posions (à savoir &laquo;&nbsp;on pourrait se retrouver dans le cas extrême d&#8217;une structure dans laquelle les employés et les dirigeants font &laquo;&nbsp;acte de présence&nbsp;&raquo; afin de recevoir leur Rémunération d&#8217;Activité, mais dans lequel ils ne produiraient quasiment rien&nbsp;&raquo;)&#8230; et qui est dans le champ du possible (nul doute que les adversaires de l&#8217;écosociétalisme le soulèveront) voici quelques pistes, mais nous laissons aussi le soin à ceux qui poursuivront notre travail de recherche d&#8217;apporter d&#8217;autres solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est de toute façon la C.E.S. qui régulera les prix de ventes en dernier ressort, mais en plus :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Par comparaison avec la moyenne des entreprises produisant des biens similaires à qualité comparable, divisé par le nombre d&#8217;employés. Les employés d&#8217;une entreprise déviant trop des limites fixées dans une courbe de Gauss verraient diminuer leur coefficient de la variable 1 (utilité sociétale ou collective de la production) de la Rémunération d&#8217;activité.</li>
<li>Pour les services, la provenance du client. En effet, entre deux entreprises qui offrent le même service, celle qui attirera le plus de client, qui sera préférée à une autre entreprise plus proche, voilà celle qui a certainement droit à un bonus de productivité inclus dans la variable de la productivité comparative.</li>
<li>Par le bilan d&#8217;activité. Une entreprise doit justifier de son utilité en vendant sa production. Quand elle se crée elle a une activité prévisionnelle. Le bilan d&#8217;activité doit se rapprocher de près de cette prévision.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>=&gt; Le prix de vente &laquo;&nbsp;public&nbsp;&raquo; d&#8217;un bien fabriqué par une entreprise (consommation finale) est donc la somme sur laquelle s&#8217;applique au final la C.E.S. choisie, de :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>A l&#8217;amont : Rémunérations d&#8217;activités + quôte part d&#8217;amortissements + quôte part consommables + C.E.S. fictive.</li>
<li>Au dernier transformateur : Rémunérations d&#8217;activités + quôte part d&#8217;amortissements + quôte part consommables + C.E.S. fictive.</li>
<li>Au &laquo;&nbsp;distributeur&nbsp;&raquo;, dernier intermédiaire : Rémunérations d&#8217;activités + quôte part d&#8217;amortissements + quôte part consommables.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">&#8230; rapporté à l&#8217;unité produite et vendue.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>7.3 &#8211; Principe de détermination du montant de la C.E.S. et de la C.E.S. &laquo;&nbsp;fictive&nbsp;&raquo;</h2>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des fonctionnaires, suivant les consignes de proportionnalité données par les choix de la société civile (aidée par des économistes, sociologues, politiques, etc.), qui déterminent le montant de cette Contribution Eco Sociétale (C.E.S). Le montant de cette Contribution est toujours &laquo;&nbsp;par rapport à &#8230;&nbsp;&raquo; et donc évolutive et ajustable à tout moment, sous la réserve que le montant global de la C.E.S. issu de la commercialisation des biens et services de consommation (rajouté au loyer d&#8217;occupation résidentielle des sols) permette l&#8217;émission monétaire équivalente aux Revenus Sociaux (R.S.) et aux Rémunérations d&#8217;Activité (R.A.) non-marchands de l&#8217;ensemble de la population.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre08" name="chapitre08">Chapitre 8 : Synthétisation des échanges</a></h1>
<p style="text-align: justify;">Le terme &laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo; sera utilisé dans la suite. Il doit être entendu comme &laquo;&nbsp;autorisation budgétaire&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;autorisation d&#8217;engagement/autorisation de fonctionnement&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;autorisation de dépenses&nbsp;&raquo;. C&#8217;est l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire (l&#8217;I.E.M.) qui régule ces autorisations aux différents acteurs en fonction de l&#8217;activité globale et donc de la masse monétaire en circulation. Les demandes d&#8217;autorisation présentées par les acteurs sous forme de &laquo;&nbsp;budgets prévisionnels&nbsp;&raquo; qui pourront être diminués ou augmentés selon les besoins et les demandes de la société, les nécessités sociétales ou le risque inflationniste en cas d&#8217;excès de demande. Les dotations permettront également de limiter d&#8217;éventuels excès de &laquo;&nbsp;dépenses pharaoniques&nbsp;&raquo;. Bien évidemment, il n&#8217;y a pas de transfert réel de monnaie entre les acteurs, juste comptabilisation des prix de revient cumulés pour rester dans le cadre de cette dotation.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.1 &#8211; Les acteurs collectifs</h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong style="text-align: justify;">L&#8217;autorité monétaire (ou I.E.M.)</strong> : L&#8217;I.E.M. travaille en collaboration étroite avec un organisme de statistiques et un organisme d&#8217;aménagement du territoire.</li>
<li><strong style="text-align: justify;">Les organismes publics</strong> (gouvernements, régions, municipalités, hôpitaux, écoles, etc.) : Chacun a un compte achats/ventes où l&#8217;I.E.M. autorise un montant global de dépenses (&laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo;) au début de chaque exercice, sur présentation d&#8217;un budget prévisionnel correspondant aux investissements et aux dépenses de fonctionnement prévus.<br />
 Ces dotations ne sont pas cumulatives.</li>
<li><strong style="text-align: justify;">Les entreprises privées :</strong> Chacune a un compte achats/ventes où l&#8217;I.E.M. autorise un montant global de dépenses (&laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo;) au début de chaque exercice, sur présentation d&#8217;un budget prévisionnel correspondant aux investissements et aux dépenses de fonctionnement prévus.<br />
 Ces dotations ne sont pas cumulatives.</li>
<li><strong style="text-align: justify;">Les coopératives d&#8217;achats, coopératives de vente et autres associations de personnes :</strong> Comme la gestion de ces coopératives ou associations exige du temps de travail, elles sont considérées comme des entreprises privées et traitées comme telles par le système monétaire (voir plus haut).</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.2 : Les acteurs individuels</h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong style="text-align: justify;">Les personnes travaillant dans une entreprise privée :</strong> Chacune a un compte où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats inclus Contribution Eco Sociétale.</li>
</ul>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative (1) :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;entreprise peut distribuer ou faire distribuer par l&#8217;I.E.M. sa &laquo;&nbsp;dotation mensuelle de RA » correspondant à son activité globale suivant une répartition entre les participants qui ne peut pas dépasser, à temps de travail égal, le minimum et le maximum dans sa catégorie écosociétale globale correspondant à sa production.</li>
<li>Pour les personnes travaillant dans un organisme public : Chacune a un compte où l&#8217;I.E.M. dépose R.S. + R.A. et retire le montant des achats, C.E.S. comprise.</li>
<li><strong>Les personnes ne produisant pas</strong> (enfants, retraités, étudiants, handicapés, etc.) : Chacune a un compte où l&#8217;I.E.M. dépose le Revenu Social (y compris, le cas échéant, le complément comme les retraites par exemple) et retire le montant des achats inclus Contribution Eco Sociétale&#8230;</li>
<li><strong>Les artisans :</strong> personnes produisant seules (artistes, artisans, consultants et autres travailleurs à leur propre compte) : Chaque artisan crée une entreprise privée qui vend les biens et services produits et comptabilise les biens et services consommés ou usés par cette production; cette entreprise artisanale est traitée par le système monétaire comme toute autre entreprise privée (voir plus haut). Chaque artisan, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, a un compte personnel où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats, inclus Contribution Eco Sociétale&#8230;</li>
</ul>
</blockquote>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative (2)</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est l&#8217;artisan qui fixe le prix de sa main-d&#8217;œuvre dans les limites de la catégorie sociétale dont il fait partie. Dans ce cas, il achète ses matériels et matériaux (donc paye la C.E.S.). La facture au client comporte deux parties distinctes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le poste fournitures du chantier et amortissement du matériel. La dette de la C.E.S. est annulée sur le compte de l&#8217;artisan (ou remboursée s&#8217;il a déjà été débité).</li>
<li>La main d&#8217;œuvre. Le client est prélevé du montant total (heures d&#8217;activité correspondantes au R.A. des différents participants-employés de l&#8217;artisan + C.E.S. déterminée suivant le type d&#8217;activité), donc détruit en tant que consommation finale sur le compte du client.</li>
</ul>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>- les professions agricoles :</strong> Chaque agriculteur crée une entreprise privée qui vend les biens et services produits et comptabilise les biens et services consommés ou usés par cette production; cette entreprise est traitée par le système monétaire comme toute autre entreprise privée (voir plus haut). Les achats de bêtes dans le cas de l&#8217;éleveur sont assimilables à un amortissement du cas général. Chaque agriculteur, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, a un compte personnel où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats, inclus Contribution Eco Sociétale.<br />
 La &laquo;&nbsp;terre cultivable&nbsp;&raquo; doit être gratuite et distribuée en fonction des capacités de chacun (ou dans le cas d&#8217;une installation sur étude du dossier). Il n&#8217;y a aucun loyer à payer, donc aucune répercussion d&#8217;un loyer qui serait inclus dans les prix de vente des produits. Il est évident que la Rémunération d&#8217;Activité propre du cultivateur et de ses employés sont variables dans les limites de la catégorie sociétale dont il fait partie, suivant là aussi son propre choix, ce qui laissera une &laquo;&nbsp;marge de concurrence&nbsp;&raquo;. Mais à notre sens le rôle de l&#8217;agriculteur doit être élargi à celui de &laquo;&nbsp;gardien du paysage&nbsp;&raquo;, ce travail générant (comme d&#8217;ailleurs pour quelques autres professions) une Rémunération d&#8217;Activité non_marchande (il est &laquo;&nbsp;fonctionnarisé&nbsp;&raquo; sur cette part), complémentaire à sa Rémunération d&#8217;Activité marchande.</p>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>(complément possible)</strong> L&#8217;agriculteur, la paysan reçoit une terre qu&#8217;il peut considérer comme sienne tant qu&#8217;il est capable de la travailler. Si par hasard il est efficace, et que d&#8217;autres terres sont disponibles alentour, il peut aussi les réclamer pour lui. Si au contraire il perd sa capacité à la travailler (par exemple parce que ses enfants ont décidé d&#8217;abandonner la ferme et qu&#8217;il vieillit), alors la terre est concédé à quelqu&#8217;autre personne qui peut et veut en assumer l&#8217;exploitation.<br />
 Le sociétalisme étant par nature humaniste, et comme nous connaissons l&#8217;attachement, l&#8217;amour du paysan pour sa terre nous proposons qu&#8217;il soit possible de pratiquer &laquo;&nbsp;l&#8217;adoption&nbsp;&raquo; de son successeur. L&#8217;usufruit serait donc transférable par donation, à tout moment et sans droits ni taxes à acquitter. Ainsi, un paysan qui a passé sa vie à mettre sa terre en valeur, et qui n&#8217;a pas de successeurs familiaux (qu&#8217;elle qu&#8217;en soit la raison), peut choisir de la laisser quand il le souhaite à une personne qu&#8217;il sait capable de poursuivre son oeuvre.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>- les professions libérales :</strong> Chaque professionnel libéral crée une entreprise privée. Il dispose, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, d&#8217;un compte où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats, inclus Contribution Eco Sociétale&#8230; Chaque acte de profession libérale fait l&#8217;objet d&#8217;un « ticket modérateur » déduit du compte du client, lequel ticket modérateur est un prorata des revenus totaux des clients.</p>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative 1</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Prenons le cas de la médecine : il s&#8217;agit d&#8217;éviter deux excès en fonction des qualifications initiales d&#8217;un libéral, qui par ses qualifications mériterait un R.A. élevé mais aurait une activité très faible, ou au contraire, si la variable temps de travail intervient, une activité excessive au détriment des patients.<br />
 Il est d&#8217;abord déterminé un &laquo;&nbsp;indice&nbsp;&raquo; correspondant aux qualifications et à l&#8217;activité du professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons le cas de deux médecins spécialistes du secteur libéral qui ont les mêmes qualifications et doivent disposer d&#8217;un RA de 2,5 pour une activité reconnue normale (nombre d&#8217;actes mensuels) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>A) est 20% au-dessous de cette normale, mais c&#8217;est peut être parce qu&#8217;il prend plus de temps avec ses clients, son R.A. passe à 2,3 par exemple.</li>
<li>B) est 20% au-dessus, il &laquo;&nbsp;fait du chiffre&nbsp;&raquo;, mais son R.A. passe à 2,7.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Si le &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; fait intervenir le R.A. des praticiens, il sera 17% plus élevé pour le praticien B. L&#8217;autorégulation devrait, dans ce cas, pousser les patients à aller consulter de préférence le praticien A.</p>
</blockquote>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative 2</strong><br />
 Les professions libérales pourraient être considérées comme faisant partie du service public</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Les professions commerciales :</strong> Chaque distributeur crée une entreprise privée qui vend les biens et services produits et comptabilise les biens et services consommés ou usés par cette production; cette entreprise est traitée par le système monétaire comme toute autre entreprise privée. Le distributeur dispose, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, d&#8217;un compte où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats inclus Contribution Eco Sociétale&#8230;<br />
 Quel est l&#8217;indice sociétal final d&#8217;un distributeur ou d&#8217;une société privée commerciale? La question est difficile. Si un distributeur vend un produit d&#8217;une grande valeur sociétale positive alors que c&#8217;est l&#8217;inverse pour un autre (mais le besoin et la demande existent quand même, prenons simplement le cas des cigarettes), le distributeur qui a un rôle antisociétal mais indispensable peut-il en être tenu responsable? Nous ne le pensons pas, c&#8217;est la raison pour laquelle nous avons précédemment classé les distributeurs dans une catégorie intermédiaire: la sécurité. Car c&#8217;est bien la sécurité d&#8217;approvisionnement qu&#8217;ils assurent.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.3 &#8211; Les transferts monétaires entre acteurs</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Transferts entre acteurs individuels :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Tout échange de monnaie de personne à personne (achat de bien d&#8217;occasion, par exemple) se fait de gré à gré et hors C.E.S., mais est enregistré à l&#8217;I.E.M. à des fins statistiques.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Tansferts entre acteurs collectifs :</strong></p>
<ul>
<li>Les échanges de monnaie entre acteurs collectifs sont interdits.</li>
<li>L&#8217;I.E.M. collecte les informations des transactions entre acteurs collectifs et autorise à intervalles fixes une &laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo; aux organismes publics et aux entreprises privées. Ces autorisations de dépenses ne sont pas cumulatives.</li>
<li>Tout achat de biens ou services par un acteur collectif à un autre acteur collectif est comptabilisé comme achat (au montant calculé par le fournisseur – voir plus loin) servant à la production mais ne donne lieu à aucun paiement.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par une entreprise privée à un autre acteur collectif est comptabilisée au prorata à l&#8217;unité produite comme vente au montant de la somme des achats effectués pour produire ces biens ou services (y compris amortissements et frais de fonctionnement) plus le R.A. des employés pour la durée de ce travail mais ne donne lieu à aucun paiement.</li>
<li>Les organismes publics peuvent fournir gratuitement certains services essentiels (service de pompiers, par exemple) à d&#8217;autres acteurs collectifs.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par un organisme public à un acteur collectif est chargée au montant d&#8217;un &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; fixé par règlement mais ne donnant lieu à aucun paiement.</li>
<li>On appellera &laquo;&nbsp;loyer&nbsp;&raquo; le &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; chargé à un acteur collectif par le service d&#8217;affectation/occupation/usage des sols.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Tansferts entre acteurs individuels et collectifs :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les versements de Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité à un acteur individuel par l&#8217;I.E.M. se font à intervalles fixes (mensuels ou bi-hebdomadaires).</li>
<li>Les retraits correspondant aux achats + C.E.S. à un acteur individuel par l&#8217;I.E.M. sont calculés et effectués à chaque transaction de cet acteur.</li>
<li>L&#8217;I.E.M. collecte les informations de toutes les transactions des acteurs individuels.</li>
<li>L&#8217;I.E.M. ne procède à aucune autre transaction avec des acteurs individuels.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par une entreprise privée à un acteur individuel se fait au montant de la somme des achats effectués pour produire ces biens ou services (y compris amortissement et frais de fonctionnement) plus la Rémunération d&#8217;Activité des employés pour la durée de ce travail et plus la C.E.S. (le total de ces trois montants est retourné à l&#8217;I.E.M.).</li>
<li>Les organismes publics peuvent fournir gratuitement certains services essentiels (service de pompiers et d&#8217;ambulance, par exemple) aux acteurs individuels.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par un organisme public à un acteur individuel est chargée au montant d&#8217;un &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; fixé par règlement et comptabilisé comme une C.E.S., donc retourné à l&#8217;I.E.M..</li>
<li>On appellera &laquo;&nbsp;écoloyer&nbsp;&raquo; la C.E.S. chargée à un acteur individuel par le service d&#8217;affectation/occupation/usage des sols à titre résidentiel.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.4 &#8211; Les services et productions non-marchands</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans le calcul actuel du PIB, les économistes considèrent comme &laquo;&nbsp;productions non_marchandes&nbsp;&raquo; par exemple: l&#8217;éducation, la justice, la police, l&#8217;armée (on y trouve même le jardin potager personnel ou le logement !). Dans le capitalisme, concernant ces productions non_marchandes, c&#8217;est le coût en travail qui détermine la valeur et non pas l&#8217;utilité du service fourni. Ainsi, l&#8217;activité associative n&#8217;intervient pas dans le PIB.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en fait, le PIB n&#8217;est pas notre souci. Ce qui importe c&#8217;est le &laquo;&nbsp;bonheur individuel et collectif&nbsp;&raquo; et il n&#8217;existe pas encore d&#8217;indices fiables permettant de le calculer. Mais quoique ces indices n&#8217;existent pas, nous savons très bien qu&#8217;une société plus juste, plus confortable, plus tranquille, qui s&#8217;occupe mieux de ses malades et de ses personnes âgées, de même que de l&#8217;éducation de ses enfants, dans laquelle les transports sont facilités, etc, est une société où il fait bon vivre. N&#8217;est ce pas cela l&#8217;important ?</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque participant à la société, par son activité sociétale, apporte un petit plus à la qualité de vie générale. Comment donner une &laquo;&nbsp;valeur&nbsp;&raquo; à ceci, de telle manière à ce que ceux qui y participent le mieux ou le plus voient leur Rémunération d&#8217;activité améliorée, en remerciement de la part de toute la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Une proposition de classement des différentes activités a été donnée précédemment, nous n&#8217;y reviendrons pas considérant que ce n&#8217;est pas à nous de &laquo;&nbsp;décider&nbsp;&raquo; sauf à entrer dans le champ politique ou sociologique. Mais, exemple: une personne qui &laquo;&nbsp;donne&nbsp;&raquo; plusieurs heures de son temps pour apporter du &laquo;&nbsp;bienfait&nbsp;&raquo; au sein d&#8217;une association doit, à notre avis, recevoir un complément en &nbsp;&raquo; Rémunération d&#8217;Activité&nbsp;&raquo;. Bien, on le paye pour ses heures de travail&#8230; il a effectivement produit un service sociétal. Vous me direz, avec raison, qu&#8217;il va vite y avoir trop de monnaie en circulation par rapport aux biens produits et &laquo;&nbsp;à la vente&nbsp;&raquo; sauf à considérer ces activités comme étant &laquo;&nbsp;fonctionnarisées&nbsp;&raquo; et donc prises en charge par la communauté par le biais de la C.E.S.. Il nous semble donc qu&#8217;il faille que sur le compte du bénéficiaire soit déduit l&#8217;équivalent d&#8217;une Rémunération correspondante au service, éventuellement avec une C.E.S. égale à zéro. Il s&#8217;agit bien d&#8217;un payement, d&#8217;un transfert de monnaie (Il est évident que le bénévolat n&#8217;est toujours pas rémunéré: nous parlons ici de services rendus &laquo;&nbsp;payants&nbsp;&raquo;).</p>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative</strong><br />
 Lorsqu&#8217;un service aux particuliers est considéré comme une production sociétale collective indispensable, elle peut très bien être décidée &laquo;&nbsp;gratuite&nbsp;&raquo;. Dans ce cas, elle est considérée comme non_marchande et prise en charge par la société. Ceux qui la produisent sont donc considérés comme fonctionnaires. Si une quote-part est demandée au bénéficiaire (ticket modérateur), cette quote-part est considérée comme une C.E.S. et retranchée du compte du bénéficiaire.</p>
</blockquote>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.5 &#8211; la Sociétaxe dans les services et productions non-marchands</h2>
<p style="text-align: justify;">Celle ci doit permettre non seulement de partager le &laquo;&nbsp;Revenu social&nbsp;&raquo; au prorata de la consommation, mais également de couvrir les montants des Rémunérations d&#8217;activité de tous les fonctionnaires (employés de l&#8217;État et des collectivités locales), lesquels représentent près de 25% des salariés en France (4,5 millions), et dont le rôle est de satisfaire les besoins communs non-marchands : et nous revenons ici à la police, la justice, l&#8217;armée, l&#8217;éducation, etc&#8230; mais aussi, dans la recherche, l&#8217;équipement, et enfin la santé publique (hôpitaux et cliniques). Soit ces services et productions &laquo;&nbsp;fonctionnarisés&nbsp;&raquo; deviennent payants, soit ils restent une &laquo;&nbsp;charge collective&nbsp;&raquo; : c&#8217;est un choix politique mais surtout citoyen. L&#8217;usager doit-il payer individuellement pour ces services ou bien sont-ils à charge collective, les Rémunérations d&#8217;Activités (des fonctionnaires), étant dans cette dernière hypothèse couverts par la C.E.S.. ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dis autrement: doit-on les considérer comme une &laquo;&nbsp;consommation finale&nbsp;&raquo; ?</p>
<p style="text-align: justify;">Notre avis est que &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; : une collectivité locale peut facturer certains services rendus à des particuliers (pensons seulement au droit de stationnement ou aux parkings) dans la mesure où ce service ne bénéficie qu&#8217;à une partie de la population. Dans ce cas, le bénéficiaire n&#8217;aura qu&#8217;une C.E.S. à payer, par déduction sur son compte. Il n&#8217;y a aucun transfert monétaire vers la collectivité locale qui offre le service.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre09" name="chapitre09">Chapitre 9 : Questions et réponses</a></h1>
<p style="text-align: justify;"><em>Voici un petit jeu de réponses, à partir des questions qui nous ont été posées : Il peut évidemment y avoir quelques redites de certaines explications des chapitres qui précèdent. Le lecteur voudra bien nous en excuser.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q1 &#8211; Possibilité d&#8217;une écotaxe en tant qu&#8217;outil supplémentaire pour accélérer le mouvement ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi pas, mais nous ne sommes pas certains de son utilité puisque de toute façon la C.E.S. (SOCIÉTAXE) tiens compte des données écologiques; le système devrait s&#8217;autoréguler vers de plus en plus de biens &laquo;&nbsp;écologiques&nbsp;&raquo; en remplacement de ceux &laquo;&nbsp;anti-écologiques&nbsp;&raquo;.<br />
 Il reste néanmoins un outil qui est celui proposé dans le chapitre &laquo;&nbsp;utopie économique&nbsp;&raquo; p.178 et suivante du livre &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Un-regard-citoyen-sur-l%C3%A9conomie/dp/2913492118" target="_blank">Un regard citoyen sur l&#8217;économie</a>&nbsp;&raquo; : imposer aux fabricants la responsabilité finale du recyclage et du stockage des produits polluants qu&#8217;ils ont mis &laquo;&nbsp;sur le marché&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q2 &#8211; Définition de &laquo;&nbsp;l&#8217;activité sociétale&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une activité dont les conséquences sont les plus bénéfiques pour l&#8217;ensemble de la société. On peut re-préciser : plus économe pour les ressources, plus économe en temps de travail, plus écologique, plus sociale, plus &laquo;&nbsp;humaine&nbsp;&raquo;, et qui permettra d&#8217;orienter la production pour favoriser l&#8217;épanouissement humain dans le respect des équilibres naturels, &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q3 &#8211; Qui va payer toutes les études et recherche nécessaires au progrès ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette idée écosociétaliste les revenus sont un partage (mensuel) à tous les citoyens de la valeur de l&#8217;ensemble de l&#8217;activité d&#8217;une zone donnée (pays ou fédération de pays) suivant les variables citées. Il n&#8217;y a plus aucune notion de &laquo;&nbsp;recette&nbsp;&raquo;, juste une notion de &laquo;&nbsp;valeur sociétale&nbsp;&raquo;. Donc si un entrepreneur estime que mettre à l&#8217;étude un nouveau gadget sur une automobile est une avancée sociétale, ceux qui en sont capables viendront travailler avec lui et si la valeur sociétale est effectivement &laquo;&nbsp;meilleure&nbsp;&raquo; que celle dans laquelle ils travaillaient jusque là ils verront leur Rémunération d&#8217;Activité augmenter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q4 &#8211; Comment feront les propriétaires des grands appartements des quartiers chics et les belles villas pour les entretenir ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On pourra peut être faire 4 appartements à la place d&#8217;un grand&#8230; ce qui permettra de loger immédiatement les 80.000 sans abris français, non ?<br />
 Mais il n&#8217;y a aucune raison de vouloir déposséder un propriétaire de son &laquo;&nbsp;grand appartement&nbsp;&raquo;&#8230; il n&#8217;y a aucune intention de toucher à la propriété privée d&#8217;usage personnel dans l&#8217;idée sociétaliste.<br />
 Si les propriétaires ont des Rémunérations importantes, conséquence de leur niveau de rémunération déterminé par les variables (et donc de leur &laquo;&nbsp;engagement sociétal&nbsp;&raquo;) ils pourront les entretenir ou les acheter et payer l&#8217;écoloyer (droit &laquo;&nbsp;d&#8217;occupation du sol&nbsp;&raquo;). Ceux qui auront les meilleures Rémunérations sociétales pourront avoir les moyens d&#8217;acheter les plus belles choses&#8230; La valeur des biens est une fonction de leur rareté et des capacités d&#8217;achat d&#8217;une clientèle c&#8217;est bien dans la finalité de cette idée : ne plus lier les Rémunérations au &laquo;&nbsp;capital détenu&nbsp;&raquo; ou a une activité &laquo;&nbsp;destructrice&nbsp;&raquo;, mais à l&#8217;utilité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q5 &#8211; A qui seraient payés les loyers d&#8217;habitation ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un des points de discussion difficile. Si on part de l&#8217;état actuel de la propriété privée, un propriétaire peut louer son ou ses biens immobiliers, mais dans ce cas son revenu n&#8217;aurait plus aucun rapport avec une rémunération sociétale.<br />
 Imaginons deux cas qui peuvent se poser au moment de la mise en place de l&#8217;écosociétalisme; une des solutions pourrait être la suivante :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un propriétaire dispose d&#8217;un ou plusieurs biens immobiliers qu&#8217;il loue. Ces biens deviennent par décret &laquo;&nbsp;propriété de la nation&nbsp;&raquo;. Comme dans le système actuel (expropriation), le propriétaire doit être indemnisé. Son indemnisation consiste à lui assurer par exception, et jusqu&#8217;à la fin de sa vie, une Rémunération d&#8217;Activité non-marchande. Ce &laquo;&nbsp;droit&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas transmissible.</li>
<li>Même cas de figure mais les propriétés appartiennent à des sociétés (S.C&#8230;I, S.A., S.A.R.L.) : Chaque actionnaire est indemnisé de la même manière proportionnellement à sa mise de fond dans le système capitaliste jusqu&#8217;à un revenu d&#8217;activité non-marchand d&#8217;indice maximal.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Nous pensons que ces montants d&#8217;indemnisation en &laquo;&nbsp;Revenus d&#8217;Activité non-marchand&nbsp;&raquo; (qui seront évidemment payés par tous les citoyens consommateurs par l&#8217;intermédiaire des C.E.S. qu&#8217;ils payent lors de l&#8217;achat d&#8217;un bien ou sevice) devraient être déterminés par la Justice qui s&#8217;appuiera sur des lois votées par le Parlement. Evidemment les structures légales de propriété privée dans des structures de &laquo;&nbsp;sociétés commerciales&nbsp;&raquo; sont dissoutes puisque leur objet même est de faire des bénéfices. Néanmoins des formules de &laquo;&nbsp;propriété associative&nbsp;&raquo; pourraient les remplacer.<br />
 Les locataires payeront un écoloyer (celui du marché) par une simple destruction sur leur compte du montant, avec information à l&#8217;&nbsp;&raquo;Institut d&#8217;Émission Monétaire&nbsp;&raquo; (I.E.M.). L&#8217;équilibre de la monnaie par rapport à l&#8217;activité nationale n&#8217;est qu&#8217;un problème comptable de la valeur/durée retenue des biens. De toute façon ces biens feront l&#8217;objet d&#8217;une possibilité de vente aux particuliers qui désirent les acquérir pour leur résidence. Ceux qui ne trouvent pas acquéreurs entreront dans le &laquo;&nbsp;patrimoine national&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q6 &#8211; Qui va acheter les objets d&#8217;arts qui coûtent jusqu&#8217;à des millions d&#8217;euros ou d&#8217;autres biens et services coûteux ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est aussi à chacun de déterminer l&#8217;utilisation qu&#8217;il fait de ses revenus.<br />
 On pourra dire &laquo;&nbsp;mais personne ne pourra acheter des biens très chers avec des revenus seulement issus du travail et ils risquent de quitter la zone sociétale !&nbsp;&raquo;. Nous répondons : et alors ?<br />
 Ceci dit l&#8217;exportation d&#8217;objets d&#8217;arts sans autorisation est déjà interdite. Il n&#8217;y a pas d&#8217;empêchement d&#8217;achat, il suffit d&#8217;avoir les Rémunérations sociétales nécessaires (conséquence eux même d&#8217;une forte implication sociétale)&#8230; la valeur d&#8217;un objet rare suivra néanmoins la loi de l&#8217;offre et de la demande. S&#8217;il y avait exportation illégale d&#8217;un objet d&#8217;art, l&#8217;exportateur ne pourrait utiliser son argent étranger qu&#8217;à l&#8217;extérieur de la &laquo;&nbsp;zone sociétaliste&nbsp;&raquo;.<br />
 Quant à &laquo;&nbsp;c&#8217;est à chacun de dire ce qu&#8217;il trouve utile pour lui !&nbsp;&raquo;&#8230; Oui sous réserve qu&#8217;ils soient produits, mais l&#8217;autorégulation permise par l&#8217;augmentation des Rémunérations de ceux qui produisent d&#8217;une manière sociétale en opposition aux faibles Rémunérations de ceux qui produisent des produits inutiles amènera progressivement à ce que seuls les produits sociétaux seront fabriqués&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q7 &#8211; Qui va travailler pour effectuer des travaux qui n&#8217;ont guère d&#8217;intérêt ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si des services ou des productions marchandes ou non-marchandes sont sociétalement utiles ceux qui y participeront seront les mieux payés. Là encore nous restons dans la loi de l&#8217;offre et de la demande au niveau des Rémunérations d&#8217;Activité, même si ces Rémunérations sont déterminées par une structure &laquo;&nbsp;démocratique&nbsp;&raquo;. Si personne, pour des raisons de pénibilité ou autre, ne veut travailler à produire ces biens ou services pour une Rémunération d&#8217;Activité initiale donnée, l&#8217;augmentation de la Rémunération d&#8217;Activité pour cette catégorie d&#8217;emploi peut être un outil permettant de les y inciter.<br />
 Si des travaux sont sociétalement inutiles on abandonnera leur fabrication puisque personne ne souhaitera travailler à les produire pour une Rémunération faible.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q8 &#8211; Qui décidera ce qui est sociétalement utile ou pas ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nos concitoyens seront capables de déterminer ce qui est le plus sociétal, soit par des commissions citoyennes spécialisées, soit par référendum d&#8217;initiative citoyenne, soit par une structure administrative ou législative. Cette question deviendra le sujet politique prioritaire; elle modifiera le paysage politique et donnera un vrai sens à la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q9 &#8211; L&#8217;utilité sociétale de nombreuses associations sera difficile à justifier et cela est fait en LOISIR, pas en travail !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il ne semble pas normal de faire supporter par la collectivité de quelconques Rémunérations d&#8217;Activité au sein d&#8217;associations de &laquo;&nbsp;loisir&nbsp;&raquo;, sauf s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une demande collective (associations sociétalement utiles) : un animateur d&#8217;une association sociétalement utile serait bien évidemment rémunéré par un Revenu d&#8217;Activité non_marchand.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q10 &#8211; Il est à craindre que les Français les plus actifs ou inventifs quittent la France et l&#8217;U.E ce qui ne me semble pas très bon pour la société.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas certain du tout car il semble certain qu&#8217;on vivra mieux dans un système écosociétaliste, sauf peut être pour quelques &laquo;&nbsp;gros capitalistes&nbsp;&raquo; qui actuellement vivent sur le dos du reste de la société. Ca dépendrait aussi sans doute de l&#8217;échelle de Rémunération, mais quel intérêt de vivre dans un pays de &laquo;&nbsp;compétition économique&nbsp;&raquo; alors qu&#8217;on peut vivre dans un pays où celle ci a disparu et où la liberté d&#8217;entreprendre, de réfléchir ou de travailler n&#8217;est pas lié à la performance commerciale et compétitive mais l&#8217;amélioration du bien être de toute la société. La performance serait ainsi bien récompensée par la différence de Rémunération, mais cette différence ne serait plus la conséquence de la capacité à &laquo;&nbsp;enfoncer&nbsp;&raquo; son voisin ou voler la société, mais de mettre ses capacités à apporter plus d&#8217;humanisme dans la société.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q11 &#8211; Il n&#8217;empêche que le problème restera que les inactifs auront des ressources très proches des actifs; cela pose déjà un gros problème il ne devrait qu&#8217;augmenter.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pas nécessairement&#8230; l&#8217;échelle des Revenus d&#8217;Activité peut être de 1 à 3, de 1 à 5 ou de 1 à 10&#8230; ce n&#8217;est pas aux économistes d&#8217;en décider, mais c&#8217;est à eux d&#8217;expliquer qu&#8217;une échelle plus large diminue proportionnellement le niveau le plus bas du Revenu Social, puisque c&#8217;est l&#8217;ensemble de la production marchande qui est la base de calcul du montant de la C.E.S. (SOCIÉTAXE) qui peut être réparti.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q12 &#8211; Avec ce système en Europe comment échanger avec le reste du monde ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un système de type distributiste, on ne peut importer plus que ce qu&#8217;on exporte&#8230; dans un système qui ne serait pas mondialement sociétal devrait exister une &laquo;&nbsp;monnaie d&#8217;échange internationale&nbsp;&raquo; Cela pourrait être tel que Keynes l&#8217;avait proposé à Bretton Wood en 1944 sous forme d&#8217;une union de compensation internationale (The International Clearing Union) et une nouvelle unité de compte internationale qu&#8217;il avait appelé le &laquo;&nbsp;bancor&nbsp;&raquo;.<br />
 Le troc à l&#8217;import export est également une solution viable mais qui, pour des facilités comptables, amènera à une chambre de compensation et donc à l&#8217;établissement d&#8217;une unité de compte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q13 &#8211; Un étranger peut-il acheter chez nous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un étranger pourrait acheter chez nous avec la monnaie qu&#8217;il aurait &laquo;&nbsp;gagné&nbsp;&raquo; en action sociétale dans notre pays, mais plus logiquement payer en devises (puisque de toute façon, nous aurons besoin de devises pour certaines importations). Il en est de même si c&#8217;est pour passer des vacances en Europe par exemple&#8230; chaque monnaie a de toute façon un &laquo;&nbsp;taux de change&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q14 &#8211; Rôle de la publicité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La &laquo;&nbsp;publicité informative&nbsp;&raquo; (tel &laquo;&nbsp;60 millions de consommateurs&nbsp;&raquo;) doit garder son rôle. La publicité en tant que moteur à la consommation n&#8217;a plus de raison d&#8217;être puisque la finalité n&#8217;est plus de vendre toujours plus et de créer des besoins dont personne n&#8217;a besoin, et que vendre plus n&#8217;augmentera que peu la Rémunération de ceux qui fabriquent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q15 &#8211; Quid des taxes et impôts ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La simple réflexion concernant le système écosociétal démontre qu&#8217;il n&#8217;est plus nécessaire de lever taxes et impôts à part la C.E.S. (SOCIÉTAXE), uniquement &laquo;&nbsp;perçue&nbsp;&raquo; sur la consommation.<br />
 On peut considérer &laquo;&nbsp;l&#8217;écoloyer&nbsp;&raquo; comme une &laquo;&nbsp;Contribution d&#8217;habitation&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q16 &#8211; Serons-nous tous fonctionnaires ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non ! Dans notre esprit, puisque ces discussions sont parties d&#8217;un &laquo;&nbsp;modèle&nbsp;&raquo; que nous tentons de théoriser :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La production doit être comprise de manière globale (marchande et non-marchande si on reste dans les définitions actuelles). Dire à ce moment là qu&#8217;elles sont issues d&#8217;un travail fonctionnarisé n&#8217;a plus réellement &laquo;&nbsp;de sens&nbsp;&raquo;, car ce qui importe c&#8217;est l&#8217;effet sociétal qu&#8217;induit toute forme de production. Mais il restera évidemment des fonctionnaires employés de l&#8217;État ou des collectivités locales.</li>
<li>Ce n&#8217;est pas l&#8217;État qui devient l&#8217;employeur sur tout le système productif car il n&#8217;y a pas de changement concernant les structures productrices privées, mis à part l&#8217;actionnariat qui disparait ainsi que les notions même de bénéfice et d&#8217;investissement&#8230; mais c&#8217;est bien l&#8217;État, par l&#8217;intermédiaire de l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire qui distribue les revenus (Revenu Social et Rémunération d&#8217;Activité), cette distribution pouvant tout à fait être très décentralisée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc plutôt dire que c&#8217;est l&#8217;État qui est chargé du calcul de l&#8217;&nbsp;&raquo;activité nationale&nbsp;&raquo; et qui émet la monnaie correspondante&#8230; mais comme la monnaie n&#8217;est &laquo;&nbsp;qu&#8217;un signe&nbsp;&raquo; il peut très bien y avoir des intermédiaires de distribution qui seraient des structures collectives locales.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autre part la monnaie distribuée mensuellement est détruite à l&#8217;acte d&#8217;achat (ce qui n&#8217;est qu&#8217;une simple extrapolation du système de crédit bancaire actuel, sauf qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;intérêts) et le travail et ses effets productifs induisent des Rémunérations complémentaires au Revenu social. Le revenu total comporte donc deux éléments : d&#8217;une part un Revenu de base versé sans aucune condition à tous (Revenu Social), d&#8217;autre part une Rémunération complémentaire (Rémunération d&#8217;Activité)&#8230; l&#8217;ensemble des revenus ne pouvant être que le partage de la valeur globale de la production de biens et services &laquo;&nbsp;vendable&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q17 &#8211; Propriété du sol et du sous-sol ? indemnisation ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Hormis le cas particulier de l&#8217;habitation principale dont nous avons parlé, la propriété privée du sol et du sous-sol devient collective. Il n&#8217;y a aucune raison, si ce n&#8217;est une appropriation historique, que des particuliers (ou des sociétés) se soient &laquo;&nbsp;appropriés&nbsp;&raquo; (même légalement), par exemple des sources ou des mines pour tirer bénéfice de l&#8217;extraction de biens communs. Dans une période de transition, puisque l&#8217;écosociétalisme ne permet pas l&#8217;accumulation de capital si ce n&#8217;est celui de l&#8217;épargne individuelle (consommation différée), et jusqu&#8217;au décès des actuels propriétaires, une rémunération complémentaire pourrait leur être servie. Ce seraient les derniers &laquo;&nbsp;rentiers&nbsp;&raquo; d&#8217;une nouvelle société, et seulement limité à une génération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q18 &#8211; Une monnaie uniquement électronique présente de gros risques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Guère plus qu&#8217;actuellement les systèmes de cartes bancaires&#8230; mais pour ceux qui seraient allergiques, ou en cas de panne du système informatique, ou de perte de la &laquo;&nbsp;carte de monnaie électronique&nbsp;&raquo;, les chèques pourraient être autorisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q19 &#8211; Qui détermine le montant des C.E.S. (SOCIÉTAXE), et sur quelles bases ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des fonctionnaires, suivant les consignes de proportionnalité données par les choix de la société civile (aidée par des économistes, sociologues, politiques, etc.). Le montant de cette Contribution est toujours &laquo;&nbsp;par rapport à &#8230;&nbsp;&raquo; et donc évolutive et ajustable à tout moment, sous la réserve que le montant global issu de la commercialisation des biens et services de consommation (rajouté au loyer d&#8217;occupation résidentielle des sols) permette l&#8217;émission monétaire équivalente aux Revenus Sociaux et aux Rémunérations d&#8217;Activité non-marchande de l&#8217;ensemble de la population.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q20 &#8211; Je veux réaliser un objet artisanal pour un voisin : dois-je payer une C.E.S. (SOCIÉTAXE) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;exonération de C.E.S. dans le cas d&#8217;activités ponctuelles ne pose pas de gros problème, et peut même favoriser l&#8217;initiative individuelle et la micro-économie de proximité (système séliste), en simplifiant les démarches. Par contre, dès qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une activité permanente, d&#8217;un &laquo;&nbsp;métier&nbsp;&raquo;, d&#8217;une entreprise artisanale qui commence à embaucher, alors les règles changent, car il y a des salariés, qui doivent avoir un Revenu d&#8217;Activité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q 21: Peut-on dire que le système écosociétaliste est un intégrateur monétaire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le système écosociétaliste est bien un intégrateur qui tend à ramenerà zéro l&#8217;écart entre Somme des R.S. + Somme des R.A. + Somme des C.E.S. par le taux de C.E.S.. La valeur-cible de Somme des C.E.S pour le prochain cycle est une projection faite depuis l&#8217;erreur sur le cycle terminé, la valeur réelle dépendra des ventes en consommation finale (dont le détail est non-prédictible), ce qui garantit une erreur à la fin du prochain cycle, erreur qu&#8217;il faudra compenser au cycle suivant, etc. C&#8217;est le schéma classique d&#8217;un oscillateur, ce qui veut dire que l&#8217;existence d&#8217;un régime d&#8217;oscillation est garantie et que celle d&#8217;un régime chaotique est très probable.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, dans le cas de notre société, il y aurait chaque année un grand déballage, qui amènerait à &laquo;&nbsp;faire les compte&nbsp;&raquo; (le &laquo;&nbsp;bilan de la richesse nationale&nbsp;&raquo;). Donc, à la fin de chaque exercice annuel, ce qui représente un cycle assez long pour enregistrer les dérives, mais trop court pour ne pas pouvoir rattraper les écarts, il y aura publication de la masse monétaire émise et de la masse monétaire détruite. Par ailleurs, les données industrielles seront publiées en même temps, donnant une estimation, que l&#8217;on espère peu biaisée, de la valeur de la production.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ensemble de ces paramètres sera le point de départ de la nouvelle grille de la C.E.S (SOCIÉTAXE). C&#8217;est à dire que les taux de C.E.S seront ou augmentés ou diminués d&#8217;un même facteur, de façon à compenser l&#8217;écart monétaire à la fin de l&#8217;année suivante, par exemple en tablant sur une consommation et des révenus identiques. Bien sûr, des projections multi-factorielles sur les tendances évolutives des différents secteurs d&#8217;activités pourront être utilisées en tant qu&#8217;outil limitant les écarts entre prévision et réalité à la fin d&#8217;un cycle. Pourra aussi être prise en compte une évolution différenciée de la grille de la C.E.S, ainsi que de l&#8217;échelle des revenus, en fonction des changements sociaux attendus, ou voulus.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela pour dire que nous aurons affaire certes à un oscillateur, mais à un oscillateur entretenu, et en plus guidé dans des limites étroites par un processus de contrôle externe, ce qui étend considérablement son champ de stabilité. Cela implique par force un système centralisé de contrôle des activités économiques, mais, comme je l&#8217;avais déjà fait remarqué, le système physique réel peut être très décentralisé. Au sommet, un calculateur ne fait qu&#8217;intégrer les bilans comptables des comptes dont chaque serveur est gestionnaire, sans jamais entrer dans le détail des données individuelles. Ceci, outre l&#8217;avantage de protéger mieux la vie privée, garantit une forte indépendance aux événements extraordinaires, et donc une plus grande insensibilité à la paralysie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la mesure où toute destruction monétaire est le résultat d&#8217;un acte final d&#8217;achat par un individu, ou groupement d&#8217;individu titulaire d&#8217;un compte unique (cf. une coopérative de logement), il suffit pour chaque compte de faire le bilan (monnaie créé ou gagné par le commerce) &#8211; (monnaie dépensée). La somme de toutes les sommes donne le bilan global de l&#8217;activité monétaire. Par ailleurs, le sytème étant simplifié, l&#8217;utilité d&#8217;avoir plusieurs comptes est réduite, et donc la comptabilité est plus aisée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q22 &#8211; Puisque les municipalités (ou les régions) n&#8217;ont aucune rentrées fiscales propres, elles pourraient décider des travaux pharaoniques (ou une inflation de services) payés par la collectivité !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De la même manière qu&#8217;existent actuellement les dotations (c&#8217;est le terme officiel) aux communes et aux régions, l&#8217;I.E.M. (ou une administration rattachée) pourrait donner à ces structures une &laquo;&nbsp;dotation fictive&nbsp;&raquo; annuelle (&laquo;&nbsp;vous avez tel budget autorisé&nbsp;&raquo;) en fonction du nombre d&#8217;habitants ou d&#8217;autres critères tendant à des rééquilibrages dans les équipements des communes. Les municipalités choisissent ensuite, la répartition de la &laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo; comme maintenant en fonctionnement ou équipement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q23 &#8211; Que se passerait-il dans le cas d&#8217;une production totalement robotisée (y compris en amont) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cas le prix de vente ne serait &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; les Rémunérations d&#8217;Activité des intermédiaires (distributeurs) + la C.E.S. (qui prend en compte l&#8217;appauvrissement du pays en matières premières).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q24 &#8211; In fine, à qui appartient une entreprise et quel serait son statut légal ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une entreprise, quelle qu&#8217;elle soit, n&#8217;a aucune &laquo;&nbsp;appartenance privée&nbsp;&raquo; légale : elle appartient à l&#8217;ensemble de la collectivité et il ne lui est pas attribué de &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; dont elle n&#8217;a nul besoin. Elle est néanmoins &laquo;&nbsp;personne morale&nbsp;&raquo; et à ce titre une nouvelle forme de statut, probablement proche de statuts associatifs (ou coopératifs), devra être établie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q25 – La  C.E.S. ( SOCIÉTAXE) est-elle un prélèvement?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes plus ou moins dans le cas de la poule et de l&#8217;œuf. C&#8217;est à dire que d&#8217;une certaine manière, les Revenus Sociaux plus les Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands (R.S. et R.A.nm) sont payés par les &laquo;&nbsp;prélèvements&nbsp;&raquo; de C.E.S., mais le montant de la C.E.S. est justement adapté pour pouvoir payer/absorber ces rémunérations/revenus improductifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est donc invalide de penser en terme de &laquo;&nbsp;de la C.E.S. en plus permet de payer plus de Revenus&nbsp;&raquo;, ou au contraire &laquo;&nbsp;la baisse de production diminue les Revenus des non productifs&nbsp;&raquo;. Le système réel est de fixer a priori le montant de C.E.S. qui doit être distribué pour assurer les Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands, puis de ventiler ce montant sur la production en fonction des critères écosociétaux. Ensuite, le choix des variations est politique: ou bien on choisit de maintenir les revenus des non productifs en cas de baisse de la production, et donc on augmente proportionnellement le &laquo;&nbsp;prélèvement&nbsp;&raquo; sur chaque unité vendue, soit on choisit de maintenir les prix, mais ce faisant on diminue les Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les deux cas, une baisse de la production se traduit par une perte globale de pouvoir d&#8217;achat, ce qui devrait inciter les gens à travailler, et donc favoriser la production. C&#8217;est une boucle automatique de régulation.<br />
 Le terme &laquo;&nbsp;prélèvement&nbsp;&raquo; de C.E.S. est usurpé, puisque la C.E.S. est le puits monétaire, le pendant négatif de la création des Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands, tout autant que leur source ! Ce n&#8217;est donc pas à proprement parler un prélèvement en vue d&#8217;une redistribution, mais aussi un compensateur à posteriori de la masse monétaire émise pour payer les Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands du cycle précédent. D&#8217;où l&#8217;image de la poule et de l&#8217;œuf&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q26 &#8211; L&#8217;écosociétalisme n&#8217;est-il pas un nouvel habillage du marxisme, du socialisme, du communisme ou du collectivisme ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;écosociétalisme pourrait effectivement être un avatar du collectivisme si les &laquo;&nbsp;décisions de fonctionnement&nbsp;&raquo; étaient le fait non pas de la population à chaque niveau de subsidiarité, mais décrétées au sommet.<br />
 Dans l&#8217;esprit des sociétalistes, la collectivité n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;l&#8217;État&nbsp;&raquo; (un système administratif pyramidal) mais bien chacun des citoyens<br />
 Le système est proposé très décentralisé. Il n&#8217;y a pas d&#8217;entité supérieure (ou administrative) qui décide tout sur tout. Il reste un équilibre avec l&#8217;économie de marché puisque la demande (et la production) d&#8217;un produit ou d&#8217;un service, même s&#8217;il est peu sociétal, reste possible : ce n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;l&#8217;État&nbsp;&raquo; qui décide.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;État n&#8217;est pas la communauté et la communauté est plus que l&#8217;État. En ce sens l&#8217;État actuel outrepasse ses droits sur ceux de la communauté.<br />
 Il n&#8217;en reste pas moins évident que l&#8217;avènement du sociétalisme dans un État démocratique ne peut se concevoir sans qu&#8217;une majorité ne l&#8217;adopte.<br />
 Le sociétalisme prône la responsabilité individuelle : être responsable, cela veut dire assumer soi-même les conséquences de ses propres actes.<br />
 Il prône également la liberté individuelle, et cette liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. De ce fait, toute production destructrice étant nuisante, il est naturel que l&#8217;écosociétalisme propose de diminuer les revenus de ceux qui participent à ces productions et donc d&#8217;augmenter relativement ceux qui oeuvrent pour l&#8217;épanouissement de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo; à travers son environnement de biens et de services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les biens du domaine privé (l&#8217;habitation par exemple), l&#8217;épargne individuelle, les biens mobiliers restent du domaine privé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but d&#8217;une entreprise n&#8217;est plus de faire du bénéfice, mais de produire les biens (ou services) nécessaires au confort et aux vrais besoins de la population. Il n&#8217;est pas non plus spécialement de &laquo;&nbsp;vendre moins cher&nbsp;&raquo;, mais de produire dans le meilleur rapport &laquo;&nbsp;qualité sociétale/coût de fabrication&nbsp;&raquo; et c&#8217;est la Contribution Eco Sociétale (C.E.S.) qui ajuste le prix de vente pour tenir compte que le coût de fabrication sera plus élevé au moins sur une partie de la production si elle est plus sociétale, puisque les Rémunérations d&#8217;Activité individuelles (R.A.) de ceux qui produisent seront plus élevées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le collectivisme prône la propriété des moyens de production (capital productif) et d&#8217;échange (la monnaie) à la collectivité. Donc, à ce niveau, c&#8217;est exact, on peut dire que l&#8217;écosociétalisme est collectiviste. Néanmoins, tout &laquo;&nbsp;capital productif&nbsp;&raquo; est une richesse communautaire qui doit être préservé de l&#8217;appropriation individuelle dans le respect des générations à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le marxisme considère &laquo;&nbsp;De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins&nbsp;&raquo;, le sociétalisme envisage &laquo;&nbsp;A chacun sans condition suivant les besoins fondamentaux, et à chacun, en plus, selon son activité pour le bien commun&nbsp;&raquo;. Ce n&#8217;est plus collectiviste car l&#8217;effort individuel vers des effets sociétaux est récompensé et &laquo;&nbsp;l&#8217;échelle de récompense&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas fixée elle-même par le système (l&#8217;échelle des Rémunérations d&#8217;Activité est prise dans nos exemples de 0 à 3, mais elle pourrait l&#8217;être de 0 à X), mais bien par un choix démocratique.<br />
 L&#8217;économie écosociétale est si originale et innovante qu&#8217;elle constitue une véritable alternative au système économique établi mais il est vrai que sans des notions éthiques, morales et philosophiques l&#8217;écosociétalisme ne serait qu&#8217;un superbe mais inutile exercice de style.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q27 &#8211; Bien; le prix de vente intègre le prix des productions amonts et le coût du travail. Mais la monnaie qui sert à payer ce prix n&#8217;est pas reversée au producteur pour couvrir les frais induits : elle est détruite. Si les productions restent invendues, les finances de la coopérative de production ne s&#8217;en trouvent en rien pénalisées. Par contre il va alors se créer un déséquilibre entre la masse monétaire disponible et la richesse sociale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette observation est tout à fait pertinente. De ce fait nous apportons deux réponses sous deux angles de vue différents :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>1) – Tout ce qui est production invendue peut être considérée comme &laquo;&nbsp;production non-marchande&nbsp;&raquo;. Elle va donc être financée dans un premier temps par une augmentation de la C.E.S. sur l&#8217;ensemble des biens vendus.<br />
 A ce titre, cette production pourra, si c&#8217;est possible et nécessaire, être proposé sur le marché à un prix &laquo;&nbsp;soldé&nbsp;&raquo; jusqu&#8217;à ce que les stocks soient épuisés.<br />
 Dans le même temps, la coopérative de production sera informée (comme l&#8217;est actuellement une entreprise qui voit ses stocks augmenter) et si ses participants souhaitent garder chacun leur Rémunération d&#8217;Activité ils vont devoir réduire la production.<br />
 Que la masse monétaire ne soit pas &laquo;&nbsp;exactement&nbsp;&raquo; équilibrée à un instant &laquo;&nbsp;t&nbsp;&raquo; avec la richesse sociale n&#8217;est pas très important. Nous avons ce genre de déséquilibre dans le système actuel. Le principal est que l&#8217;inadéquation production-vente induise des correctifs les plus rapides possibles</li>
<li>2) – Comme toute entreprise, les entreprises coopératives écosociétales auront à tenir une comptabilité, qui tiendra compte de la valeur des entrées (machines, matières premières, fournitures annexes), et des sorties (amortissement, écoulement des stocks).<br />
 Il existe un principe assez simple à mettre en oeuvre, c&#8217;est celui qui consiste à suivre la monnaie sur chaque compte électronique des entreprises.<br />
 Lorsque le compte reçoit beaucoup plus de monnaie pour travail déclaré qu&#8217;il n&#8217;est enregistré de destruction de monnaie correspondant à l&#8217;achat de sa production, le compte est rééquilibré par des dotations diminuées jusqu&#8217;à épuisement du déséquilibre, autrement dit l&#8217;entreprise coopérative écosociétale ou l&#8217;artisan travaille en recevant un Revenu d&#8217;Activité réduit jusqu&#8217;à ce que la production excédentaire soit écoulée.<br />
 Deux cas de figure se présentent alors : soit la production est poursuivie, mais avec un prix décroissant par unité (puisque le Revenu d&#8217;Activité diminue pour une ou plusieurs étapes de fabrication), soit la production cesse ou se transforme pour correspondre à une véritable demande naturelle de la population.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q28 &#8211; Que deviennent les &laquo;&nbsp;professions&nbsp;&raquo; médiatiques à fort revenu (acteurs, mannequins, chanteurs, show-biz en général et les sportifs médiatisés tels footballeurs, pilotes de F1, ou autres) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quelle société voulons-nous ? Une société spectacle, une société du paraître, une société des inégalités, une société dans lesquels les revenus sont le plus souvent l&#8217;effet de la chance (qu&#8217;elle soit celle de la naissance, de l&#8217;héritage ou des gènes), ou une société dans laquelle chacun est rémunéré en fonction de son apport à cette même société et de l&#8217;effort individuel vers des effets sociétaux ?<br />
 L&#8217;échelle des Rémunérations d&#8217;Activité est bien un choix démocratique. Si ce choix démocratique décide qu&#8217;il faut permettre l&#8217;accès à 100 fois le revenu de base à ces gens, pourquoi pas, nous l&#8217;accepterons. Mais ce n&#8217;est pas notre choix !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q29 &#8211; Si j&#8217;ai bien compris, le sociétalisme propose de changer la logique de l&#8217;économie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui ! Et si l&#8217;objectif fondamental de l&#8217;Economie était l&#8217;être humain, son épanouissement, le profit collectif en lieu et place du profit individuel ?<br />
 Cela est possible en plus d&#8217;être souhaitable.<br />
 Comme la monnaie n&#8217;est qu&#8217;un déclencheur d&#8217;activité dans la mesure où ceux qui vont produire ont confiance dans l&#8217;émetteur qui leur garanti ainsi de pouvoir participer au partage des richesses produites, ne pourrais t-on avoir autant confiance dans l&#8217;État que dans les banques privées, dans une monnaie produite symétriquement à la production et détruite de la même manière lors de la consommation ? Evidemment que oui.<br />
 Dans l&#8217;entreprise sociétale, les résultats iront en partie aux apporteurs de travail, d&#8217;intelligence, d&#8217;imagination créatrice et pour une autre partie à l&#8217;ensemble de la société. Le coût des outils de production s&#8217;imputera dans les prix de revient. N&#8217;ayant plus besoin de capitaux, il ne restera plus que des apporteurs d&#8217;industrie. Leur risque sera celui du montant de leur rémunération et de la pérénité de leur activité.<br />
 Les statuts très libres de ces &laquo;&nbsp;entreprises sociétales&nbsp;&raquo; définiront l&#8217;objet social, le mode de désignation des dirigeants (partenaires généraux), le mode de prise de décision collective, le mode de répartition des Rémunérations d&#8217;Activité.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre10" name="chapitre10">Chapitre 10 : en guise de conclusion</a></h1>
<p style="text-align: justify;">Nous avons, dans les pages de ce livre, développé l&#8217;écosociétalisme, système monétaire et économique. Plusieurs fois nous avons fait allusion à un &laquo;&nbsp;système sociétal&nbsp;&raquo;, sans le définir plus avant qu&#8217;un &laquo;&nbsp;Mouvement&nbsp;&raquo; qui préconise, pour l&#8217;essentiel, l&#8217;instauration d&#8217;un système économique et politique basé sur les Droits de l&#8217;Homme et le respect de l&#8217;environnement, la réappropriation de la création monétaire par la collectivité, la gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie, la répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen, la démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité. La finalité du sociétalisme étant l&#8217;existence de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo; au travers de son épanouissement, ce qui conditionne réciproquement l&#8217;épanouissement de chacun des individus la composant.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;écosociétalisme ne pourra s&#8217;épanouir qu&#8217;au sein d&#8217;un système politique, moral, juridique et pénal qui reste encore à inventer, au sein d&#8217;un système de relations mondiales dans lequel chaque Nation ou même communauté sera amenée à penser &laquo;&nbsp;coopération&nbsp;&raquo; au lieu de &laquo;&nbsp;compétition&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons donc, puisque nous sommes dans la conclusion de ce livre, tenter de résumer simplement ce qu&#8217;est le sociétalisme dans son aspect économique, l&#8217;écosociétalisme, que nous avons développé tout au long de ces pages.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>10.1 &#8211; Le sociétalisme dans son aspect économique</h2>
<p style="text-align: justify;">Le sociétalisme considère que toute production de biens ou de service est, en tout et pour tout, la somme du travail des hommes, des machines ou des robots, aussi loin en amont qu&#8217;est analysée la production.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle principal de la monnaie est de permettre l&#8217;échange des biens et services produits par les différents acteurs de la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on veut pouvoir échanger les productions, il faut donc qu&#8217;à tout moment il y ait une quantité de monnaie disponible correspondant à la valeur des biens et des services à vendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi le Sociétalisme considère que chaque acte de travail &laquo;&nbsp;doit&nbsp;&raquo; être suivi d&#8217;une création monétaire équivalente, ce qui garanti la future vente du dit travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque c&#8217;est le travail qui induit la création de la monnaie, un entrepreneur n&#8217;a plus besoin d&#8217;un capital financier préalable à la production ou de trésorerie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi une entreprise commande ce dont elle a besoin auprès d&#8217;un fabricant en amont, sans avoir à l&#8217;acheter. Le fabricant amont sera rémunéré pour son travail (qui induit la création de la monnaie correspondante) et non pas par l&#8217;entreprise cliente.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;investissement financier ainsi que la propriété du capital productif ne sont donc pas une nécessité économique, mais une conséquence de notre système de fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans cette logique sociétale, si la production crée la monnaie, alors la consommation détruit la monnaie.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet une production représente un montant de monnaie. Il est donc logique que la somme représentant le produit ou le service disparaisse quand le produit ou le service est consommé (plus de pomme, plus d&#8217;argent pour la représenter).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous avons donc un nouveau schéma :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les salaires (et donc la monnaie correspondante) sont créés par le travail lui-même.</li>
<li>Une vente est une destruction de monnaie.</li>
<li>Les outils de productions ne se vendent pas.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pas évident au premier abord, ce système a ceci de formidable qu&#8217;il intègre en lui-même le &laquo;&nbsp;financement&nbsp;&raquo; des services publics et autres productions non commercialisables (non vendables, et donc ne générant pas de destruction de monnaie) par la simple introduction d&#8217;une contribution lors de chaque vente.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, en simplifiant, si un producteur a été payé 10 euros pour une production et si le prix de vente est de 15 euros, c&#8217;est bien 5 euros de plus qui seront détruit sur le compte de l&#8217;acheteur au moment de l&#8217;achat de la production. Il manquerait donc 5 euro dans notre économie. C&#8217;est donc ces 5 euros, destinés à rémunérer les producteurs de biens ou services publics non commercialisés, qui seront créés lors de cette vente.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est donc une &laquo;&nbsp;anti-taxe&nbsp;&raquo; (plutôt que de cumuler de la monnaie, elle la détruit). Cette &laquo;&nbsp;anti-taxe&nbsp;&raquo; (Contribution Eco Sociétale) peut être appliqué à des taux différents suivant la &laquo;&nbsp;qualité sociétale&nbsp;&raquo; d&#8217;une production. C&#8217;est à la collectivité de décider démocratiquement de l&#8217;intérêt plus ou moins sociétal d&#8217;une production.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons donc orienter l&#8217;économie vers des produits de qualité (moins chers car moins anti-taxé) tout en permettant aux services publics d&#8217;exister pleinement et ce, en totale compatibilité avec une économie de libre entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">La notion de marge commerciale n&#8217;a plus de sens, puisque c&#8217;est le travail du distributeur qui sera rémunéré, non pas un quelconque capital investi pour un achat de stock, du fond ou du local : les prix ne seront donc pas gonflé arbitrairement.</p>
<p style="text-align: justify;">La notion de prêt bancaire avec intérêt n&#8217;a également plus de sens : les prix de vente n&#8217;auront donc pas à intégrer le remboursement de quelconques intérêts (à ce jour les intérêts bancaires cumulés dans chaque production correspondent en moyenne à 50% du prix de vente H.T.).</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, les bases sont si différentes de ce que l&#8217;on connaît, que peut-être devrait-on se demander : &laquo;&nbsp;De quel bord est le Sociétalisme : Gauche ou Droite ?&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Et la réponse est &laquo;&nbsp;Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre évidemment&nbsp;&raquo;. L&#8217;argent créé par le travail, c&#8217;est du jamais vue depuis&#8230; que le troc n&#8217;existe plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Voyons cela !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans tous les systèmes existants :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La monnaie est créée (plus ou moins) arbitrairement.</li>
<li>La monnaie est (plus ou moins) échangeable, épargnable et productive d&#8217;intérêts.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le troc :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La monnaie n&#8217;existe pas, la production est elle-même la monnaie.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;monnaie&nbsp;&raquo; est donc directement créée par la production et directement détruite par la consommation.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le sociétalisme :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La création de la monnaie est en rapport direct avec la production et sa destruction est en rapport direct avec la consommation.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le sociétalisme c&#8217;est donc les avantages de la monnaie, avec les avantages du troc.<br />
 Et vu sous cet angle, aucun système ne peut y être comparé !</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sociétalisme est bien &laquo;&nbsp;le&nbsp;&raquo; nouvel axe à prendre.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>10.2 &#8211; Bases d&#8217;un système de comptabilité nationale</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans le système écosociétal que nous vous avons proposé, toute activité est valorisée suivant son effet sociétal, en plus ou en moins.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous proposons donc la mise en place progressive d&#8217;une autre comptabilité nationale en remplacement du PIB qui est actuellement le seul &laquo;&nbsp;indicateur&nbsp;&raquo; pris en compte par le politique dans lequel ce PIB est censé déterminer le &laquo;&nbsp;confort&nbsp;&raquo; et l&#8217;activité d&#8217;une population (et même le bonheur).</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord, en quoi devrait consister la comptabilité nationale et quelle serait son utilité. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on veut mesurer ? La richesse potentielle d&#8217;un pays ? La richesse sous forme de produits et services utilisables ou utilisés sur une période donnée ? Non, pas seulement ! Ce que nous voulons mesurer c&#8217;est l&#8217;importance de l&#8217;activité sociétale, c&#8217;est-à-dire celle qui s&#8217;avère globalement positive pour la société, l&#8217;individu et l&#8217;environnement. Un pays qui n&#8217;aurait aucun habitant et serait laissé totalement à l&#8217;état sauvage aurait un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; égal à zéro, mais un pays qui produirait toute sorte de choses en quantité industrielle tout en devenant globalement de moins en moins habitable, que ce soit par la destruction de ses forêts, la pollution ou la violence, aurait aussi un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; approchant de zéro.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pays qui produirait seulement le nécessaire pour sa population mais qui offrirait beaucoup de services bénéfiques aussi bien nationalement qu&#8217;internationalement, se soucierait réellement de l&#8217;environnement et participerait de façon importante à l&#8217;évolution des connaissances pour mieux comprendre le monde et tout ce qu&#8217;il contient, un tel pays devrait avoir un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; par habitant maximum.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pays qui se détériore globalement aurait un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; négatif alors qu&#8217;un pays qui s&#8217;améliore globalement (toujours dans le sens écosociétaliste) aurait un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; positif proportionnel à cette amélioration.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avions vu que l&#8217;important était d&#8217;abord de pouvoir &laquo;&nbsp;valoriser&nbsp;&raquo; l&#8217;activité globale d&#8217;un pays ou d&#8217;un groupe de pays (actif) et d&#8217;en déduire les &laquo;&nbsp;usures&nbsp;&raquo;, les pollutions, les amortissements (passif).</p>
<p style="text-align: justify;">En fonction de ce qui précède, nous pouvons déjà remarquer que la somme nationale des Rémunérations d&#8217;Activité (R.A.) est un bon indicateur de l&#8217;activité sociétale; en effet, les R.A. sont régulés par les variables et au plus les Rémunérations sont élevées au plus l&#8217;activité EST sociétale. Nous pouvons remarquer également que dans le système écosociétal ils représentent la somme des productions en &laquo;&nbsp;biens de capital&nbsp;&raquo; (machines, outils, réseaux de communication, hôpitaux, écoles, etc.) et en &laquo;&nbsp;biens de consommation&nbsp;&raquo; (objets ou services). Il s&#8217;agit bien de l&#8217;enrichissement du pays auquel il faut ajouter les importations. Il nous semble également indispensable de rajouter une valorisation &laquo;&nbsp;fictive&nbsp;&raquo; de tous les services collectifs issus des actions de bénévolat.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;opposé, nous pouvons considérer l&#8217;appauvrissement du pays. Entrent dans cette catégorie les dépréciations annuelles des biens de capital, qui sont en fait les amortissements ou les destructions naturelles, et la consommation. A ceci (appauvrissement) il faut également ajouter les utilisations non renouvelables (extractions du sous-sol, utilisation d&#8217;énergies non renouvelables). Enfin, on doit y rajouter les exportations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voici, à titre d&#8217;exemple, quelques indicateurs de développement qu&#8217;il faudrait prendre en compte :</strong><br />
 ( le (+) est écosociétal, le (-) produit un effet inverse )</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Espérance de vie à la naissance (+)</li>
<li>Taux d&#8217;alphabétisation des adultes (+)</li>
<li>Taux brut de scolarisation (+)</li>
<li>PIB par habitant et croissance annuelle (+)</li>
<li>Mortalité infantile (-)</li>
<li>Dépenses publiques consacrées à l&#8217;éducation et à l&#8217;enseignement en % PIB (+)</li>
<li>Nombre de médecins et d&#8217;infirmiers en % de population (+)</li>
<li>Consommation de cigarettes par adulte (-)</li>
<li>Taux de scolarisation (primaire, secondaire, supérieur) (+)</li>
<li>Inégalité en terme de revenus ou de consommation (10% les plus riches, 10% les plus pauvres) (-)</li>
<li>Dépenses militaires (-)</li>
<li>Service de la dette (-)</li>
<li>Chômage (jeunes, femmes et longue durée) (-)</li>
<li>Consommation de combustibles par habitant (-)</li>
<li>Consommation d&#8217;électricité par habitant (-)</li>
<li>Pourcentage d&#8217;équivalent pétrole produit par les énergies renouvelables sur la totalité de la consommation d&#8217;énergie (+)</li>
<li>Emission de dioxyde de carbone par habitant (-)</li>
<li>Quantité de déchets par habitant (-)</li>
<li>Ratification des traités sur l&#8217;environnement (+)</li>
<li>Production d&#8217;armes (importation, exportation) (-)</li>
<li>Effectif des forces armées (-)</li>
<li>Pourcentage de la population totale victime de crimes et délits (-)</li>
<li>Taux de participation des femmes à la vie publique (+)</li>
<li>Taux de satisfaction des travailleurs (+)</li>
<li>Abstentions moyennes aux élections (-)</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>10.3 – Les apports de l&#8217;écosociétalisme :</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l&#8217;ensemble de la société :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La suppression de toutes les magouilles et trafics permis par l&#8217;existence même de la monnaie fiduciaire (billets) dont il est impossible de suivre la trace au sein même du pays ou vers les paradis fiscaux (vol, drogue, banditisme, financements politiques, passes-droits, commissions occultes, pots de vins, etc.). Comme il est impossible d&#8217;amasser des billets de banque qui n&#8217;existent pas, il est donc impossible de transférer un montant &laquo;&nbsp;anonyme&nbsp;&raquo; à qui que ce soit. Toutes les transactions deviennent ainsi limpides et vérifiables soit par l&#8217;État soit par n&#8217;importe quel organisme vérificateur local.<br />
 Il devient aussi impossible d&#8217;échanger des &laquo;&nbsp;merci&nbsp;&raquo; contre une monnaie étrangère et ceci élimine donc toute spéculation sur la monnaie.</li>
<li>L&#8217;orientation vers une société plus écologique, respectueuse de l&#8217;utilisation des bien communs, mais surtout plus globalement sociétale</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour le citoyen salarié et/ou consommateur :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Pas d&#8217;intérêt sur les prêts individuels.</li>
<li>Pas d&#8217;impôts directs.</li>
<li>Pas d&#8217;impôts locaux.</li>
<li>Pas de prélèvements sociaux (charges salariales).</li>
<li>Un seul impôt indirect : la C.E.S. ou SOCIETAXE permettant de distribuer le Revenu Social (viatique) et de retraite, de payer la fonction publique, mais ayant en même temps un rôle régulateur sur la qualité de la production.</li>
<li>Le payement d&#8217;un &laquo;&nbsp;loyer&nbsp;&raquo; de jouissance privée d&#8217;un bien commun: le sol.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l&#8217;entreprise en tant qu&#8217;entité morale :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Pas de bénéfices.</li>
<li>Pas de budgets publicitaires qui gonflent les prix.</li>
<li>Pas de &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; nécessaire (trésorerie ou investissement), donc d&#8217;intérêt qui s&#8217;ajoutent au prix de revient, et de propriété actionnariale ou individuelle.</li>
<li>Pas de prélèvements sociaux (charges patronales).</li>
<li>Pas de &laquo;&nbsp;salaires&nbsp;&raquo; (mais un partage équitable d&#8217;une &laquo;&nbsp;masse monétaire&nbsp;&raquo; allouée chaque mois en fonction de sa production).</li>
<li>Pas de taxe professionnelle</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l&#8217;État ou les Collectivités :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Diminution importante de toutes les fonctions administratives (établissement et perception des impôts et taxes).</li>
<li>Plus besoin d&#8217;emprunter sur des marchés financiers pour décider de la mise en oeuvre de biens communs (la seule limite est la disponibilité de main d&#8217;œuvre, de machines ou de robots sur toute la chaîne de fabrication, mais aussi de décisions collectives pour éviter le gâchis, ce qui imposera les &laquo;&nbsp;autorisations de dépenses&nbsp;&raquo; gérées par l&#8217;I.E.M. &#8211; Institut d&#8217;Emission de la Monnaie).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Puisque le coût à la fabrication d&#8217;un produit ou d&#8217;un service payant ne sera plus que le cumul, proportionnellement au temps passé et aux indices sociétaux affectés, des Rémunérations des participants à la chaîne globale de fabrication (extraction, transport, transformation, distribution), à l&#8217;exclusion des intérêts bancaires qui interviennent actuellement pour près de 50% en moyenne dans les prix hors taxes des productions (Etude de l&#8217;économiste allemande Margritt Kennedy : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Lib%C3%A9rer-largent-linflation-taux-dint%C3%A9r%C3%AAts/dp/2880581613" target="_blank">Libérer l&#8217;argent des taux d&#8217;inflation et de l&#8217;intérêt</a>&nbsp;&raquo; aux éditions &laquo;&nbsp;Vivez Soleil&nbsp;&raquo; &#8211; éditions Tourmaline, 37 ter Rue des Tournelles, 74100 Ville la Grand, Tel: +33(0)4.50.87.27.09). C&#8217;est probablement une division par deux du temps de travail nécessaire pour acquérir les mêmes biens que nous pourrions espérer.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="annexes" name="annexes">Annexes</a></h1>
<ol>
<li><a title="Resume" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Resume" target="_blank">Résumé synthétique</a></li>
<li><a title="Comment pousse la monnaie" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=CreationMonetaire" target="_blank"> La création monétaire</a></li>
<li><a title="ChangerDeParadigme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme" target="_blank"> Changer de paradigme</a></li>
<li><a title="proposition de fonctionnement du système politique dans l'éco-sociétalisme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Organisation+Politique1" target="_blank"> Suggestion utopique d&#8217;organisation du système sociétal</a></li>
<li><a rel="external" href="http://www.societal.org/acs/" target="_blank">L&#8217;Association de Coopération Sociétale</a><br class="spacer_" /> </li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le système mondial unipolaire actuel doit être remplacé par un système de coopération</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 13:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos (le 28 janvier 2009) Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs, Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos<br />
 (le 28 janvier 2009)</h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-2682" title="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vladimir-poutine-davos-2009-300x200.jpg" alt="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" width="300" height="200" />Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,<br />
 Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.<br />
 Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.<br />
 Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise écono­mique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Il y a longtemps que la crise était dans l’air</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.<br />
 Le terme &laquo;&nbsp;perfect storm&nbsp;&raquo; désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.<br />
 Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.<br />
 Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Le système financier actuel a échoué<span id="more-2679"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’heure des éclaircissements est venue. Nous devons examiner avec pondération et sans méchanceté, sans nous perdre dans les détails, les causes profondes de la situation et essayer d’envisager l’avenir.<br />
 A notre avis, la crise est due à la combinaison de différents facteurs. Le système financier actuel a échoué. Le manque de régulations a contribué à la crise, si bien que des risques énormes n’ont pas été pris en compte comme il aurait fallu. Ajoutez à cela les disproportions colossales qui se sont accumulées au cours des dernières années, avant tout entre l’ampleur des opérations financières et la valeur fondamentale des avoirs et entre les charges croissantes pesant sur les prêts internationaux et l’origine de leurs garanties.<br />
 Le système entier de croissance écono­mique – dans lequel un centre régional ne cesse d’imprimer de la monnaie et consomme des biens matériels tandis qu’un autre produit des marchandises bon marché et accumule de l’argent imprimé par d’autres gouvernements – a subi un cuisant échec. J’ajouterai que ce système a laissé des régions entières, y compris dans l’Europe prospère, en marge des phénomènes économiques globaux et les a empêchées de prendre d’importantes décisions économiques et financières.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La course entre les indices boursiers et la capitalisation</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En outre, la prospérité ainsi générée a été répartie de manière très inégale entre les diverses couches de la population de certains pays, y compris les pays très développés et entre certains pays et régions. Une part importante de la population mondiale n’a pas accès à des logements confortables, à l’école et à des soins médicaux de qualité. Et l’essor économique global de ces dernières années n’a pas modifié radicalement la situation. Finalement, cette crise a également été provoquée par des attentes excessives. On a favorisé de manière injustifiée les appétits des sociétés. La course entre les indices boursiers et la capitalisation a commencé à éclipser la productivité du travail et la véritable efficacité des entreprises.<br />
 Malheureusement, les attentes exagérées n’ont pas concerné uniquement les milieux économiques. Elles ont encouragé une consommation individuelle accrue, avant tout dans le monde industrialisé. Il nous faut admettre que cette croissance ne reposait pas sur un potentiel réel. Cela représente une richesse non gagnée par le travail, un emprunt qui devra être remboursé par les générations futures.<br />
 Cette pyramide d’attentes devait s’écrouler tôt ou tard. Et c’est ce qui se passe sous nos yeux.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’accumulation des dettes publiques est destructrice</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En période de crise, on est fortement tenté de prendre des décisions simples et populaires. Cependant nous risquons de faire face à des complications beaucoup plus importantes si nous nous contentons de traiter les symp­tômes de la maladie.<br />
 Naturellement, tous les gouvernements nationaux et les responsables économiques doivent agir avec détermination; toutefois il importe d’éviter des décisions que, même prises dans cette situation de force majeure, nous regretterons plus tard. C’est pourquoi je voudrais commencer par mentionner des mesures spécifiques qui devraient être évitées et qui ne seront pas prises par la Russie.<br />
 Nous ne devons pas revenir à l’isola­tionnisme et à un égoïsme économique effréné. Les responsables des économies les plus importantes du monde sont tombés d’accord, lors du Sommet du G20 de novembre 2008 pour ne pas créer de barrières empêchant le commerce et les flux financiers mondiaux. La Russie partage ce principe. Même si une augmentation du protectionnisme va se révéler inévitable pendant la crise – nous le voyons aujourd’hui, à notre grand regret – nous devons tous faire preuve de mesure.<br />
 Une intervention excessive dans l’activité économique et une foi aveugle dans la toute-puissance de l’Etat constituent une autre erreur possible. Certes une intervention accrue de l’Etat en temps de crise est une réaction naturelle aux échecs de la régulation des marchés. Au lieu de rationaliser les mécanismes du marché, certains sont tentés d’augmenter le plus possible les interventions écono­miques de l’Etat. La concentration d’actifs excédentaires entre les mains de l’Etat constitue une mauvaise mesure anti-crise dans pratiquement tous les pays.<br />
 Au XXe siècle, l’Union soviétique a rendu absolu le pouvoir de l’Etat et cela a fini par rendre l’économie non compétitive. Cela nous coûte très cher et je suis sûr que personne ne souhaite réitérer cette erreur.<br />
 Nous ne devrions pas non plus ignorer que l’esprit de libre entreprise, avec le principe de responsabilité individuelle des hommes d’affaires, des investisseurs et des actionnaires pour leurs décisions a été sapé au cours des derniers mois. Ce n’est pas une raison de croire que nous pourrons obtenir de meilleurs résultats en rejetant la responsabilité sur l’Etat. De nombreux responsables écono­miques sont présents à cette rencontre. La tentation constante de recourir à l’aide de l’Etat est tout à fait compréhensible mais cette resource n’est pas inépuisable et ne constitue pas une panacée.<br />
 Et j’ajouterai ceci: les mesures anti-crise ne devraient pas dégénérer en populisme financier et dans le refus d’appliquer des politiques macroéconomiques responsables. L’augmentation injustifiée du déficit budgétaire et l’accumulation des dettes publiques sont aussi destructrices que les spéculations boursières aventureuses.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Avenir d’une économie des valeurs réelles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Malheureusement, nous n’avons pas saisi l’ampleur de la crise actuelle. Néanmoins, une chose est évidente: l’ampleur de la récession dépendra largement de mesures spéci­fiques de haute précision qui devront être prises par les gouvernements et les milieux économiques, de même que de nos efforts professionnels coordonnés.<br />
 Nous devons pour ainsi dire expier nos fautes passées et jouer cartes sur table. Cela signifie que nous devons évaluer la situation réelle et passer par profits et pertes toutes nos dettes «sans espoir» et nos actifs toxiques. <br />
 Certes, ce sera une procédure extrêmement douloureuse et déplaisante. Nombreux seront ceux qui n’accepteront pas ces mesures, craignant pour leur capitalisation, leurs bonus ou leur réputation. Cependant nous prolongerons la crise si nous n’assainissons pas nos bilans. Je crois que les autorités financières doivent mettre au point des mécanismes permettant d’annuler les dettes, mécanisme correspondant aux besoins économiques actuels.<br />
 Deuxièmement, en plus de l’assainissement de nos bilans, il est grand temps de nous débarrasser de la monnaie virtuelle, des rapports surfaits et des notations douteuses. Nous ne devons pas entretenir d’illusions sur les évaluations de l’économie globale et des entreprises même si elles sont le fait d’analystes importants.<br />
 En fait, notre proposition implique que la réforme du système des audits et des notations doit reposer sur le retour au concept fondamental de valeur d’actif plutôt que sur des notions subjectives. Nous pensons que l’économie du futur doit devenir une économie des valeurs réelles. Mais la manière d’y arriver n’est pas évidente. Je n’ai pas de réponse explicite. Réfléchissons-y ensemble. Après tout, c’est l’objectif de ce genre de forums, grâce à M. Schwab.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dangers de la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Troisièmement, la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve est dangereuse pour l’économie globale. Je pense que c’est clair pour tout le monde maintenant. Aussi serait-il raisonnable d’encourager la création, à l’avenir, de plusieurs monnaies de réserve fortes. Il est urgent de lancer un débat approfondi sur les moyens de faciliter un passage en douceur et irréversible à un nouveau modèle.<br />
 Quatrièmement, la plupart des pays convertissent leurs réserves nationales en monnaies étrangères et doivent par conséquent être convaincues que ces dernières sont sûres. Ceux qui émettent ces monnaies de réserve et de paiement ont tout intérêt à ce qu’elles soient utilisées par d’autres Etats.<br />
 Cela met l’accent sur les intérêts mutuels et l’interdépendance. En conséquence, il est important que ceux qui émettent une monnaie de réserve pratiquent des politiques monétaires plus transparentes. De plus, ces pays doivent s’engager à se conformer à des règles internationales de discipline macroécono­mique et financière. Nous pensons que cette demande n’est pas excessive.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système économique mondial plus équitable et plus efficace</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, le système financier global n’est pas la seule chose qui doive être réformée. Nous sommes confrontés à toute une série d’autres problèmes, si bien qu’un système fondé sur la coopération entre plusieurs centres importants doit remplacer le concept global unipolaire.<br />
 Nous devons renforcer le système de régulateurs mondiaux fondé sur le droit international et les accords multilatéraux afin d’empêcher le chaos et l’imprévisibilité dans ce monde multipolaire. Par conséquent, il est très important que nous réaffirmions le rôle des principales organisations et institutions internationales.<br />
 Je suis convaincu que nous pouvons mettre au point un système économique global plus équitable et plus efficace. Mais il est impossible – et actuellement inutile – d’élaborer ici, aujourd’hui, un projet détaillé.<br />
 Cependant, il est évident que tous les pays doivent avoir la garantie d’un accès aux ressources vitales, aux nouvelles technologies et au développement. Nous avons besoin de garanties réduisant le risque de crises récurrentes comparables à la crise actuelle. Naturellement, nous devons continuer de débattre de tous ces problèmes, notamment lors du prochain sommet du G20 à Londres en avril prochain. Nos décisions devraient répondre à la situation actuelle et tenir compte des besoins d’un monde d’après-crise. L’économie globale pourrait, par exemple, affronter le problème de la pénurie de ressources énergétiques et celui du risque de contrecarrer la croissance en essayant de maîtriser la crise.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’échange d’actifs fait partie de la sécurité énergétique</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Il y a trois ans, lors d’un sommet du G8, nous avons soulevé la question de la sécurité énergétique globale. Nous avons lancé un appel à la responsabilité des fournisseurs, des consommateurs et des pays de transit. Je pense qu’il est temps de créer des mécanismes vraiment efficaces afin de garantir cette responsabilité. Le seul moyen de le faire est de créer l’interdépendance, notamment par l’échange d’actifs sans aucune discrimination ni hypocrisie. C’est cette interdépendance qui entraîne une vraie responsabilité mutuelle.<br />
 Malheureusement, la Charte de l’énergie n’est pas devenue un instrument capable de régler les problèmes. Même les pays qui l’ont ratifiée l’ignorent au moment où ils devraient l’appliquer. <br />
 Je propose que nous élaborions un nouveau cadre légal international pour la sécurité énergétique. La réalisation de notre ini­tiative pourrait, je n’en doute pas, jouer un rôle politique comparable au traité établissant la Communauté européenne du charbon et de l’acier. C’est-à-dire que producteurs et consommateurs seraient finalement liés par un unique et véritable partenariat énergétique reposant sur une base légale bien définie.<br />
 Chacun d’entre nous comprend que des fluctuations importantes et imprévisibles des prix de l’énergie constituent un facteur colossal de déstabilisation de l’économie globale. La chute considérable des prix aujourd’hui entraînera une augmentation de la consommation des ressources. D’une part, les investissements dans les économies d’énergie et les énergies alternatives seront réduits et d’autre part on investira moins d’argent dans le pétrole, ce qui entraînera une baisse inévitable de la production. En dernier ressort, il en résultera une nouvelle hausse incontrôlée des prix durant un boom économique, préparant le terrain pour une nouvelle crise. <br />
 Il est nécessaire de revenir à un prix raisonnable reposant sur un équilibre entre l’offre et la demande afin de débarrasser la fixation du prix de l’élément spéculatif produit par de nombreux instruments financiers à terme.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Contribution de la Russie à la sécurité énergétique globale</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Garantir le transport des ressources énergé­tiques reste un défi. Il existe deux moyens d’y faire face et il faut les appliquer tous les deux. Le premier consiste à adopter le principe généralement reconnu des droits de douane sur les services de transit. Il peut être inscrit dans des textes légaux internationaux. Cette pratique devrait concerner le pétrole, le gaz, le combustible nucléaire et, dans une certaine mesure, la production d’électricité.<br />
 Le second consiste à développer et à diversifier les routes de transport de l’énergie. Nous avons travaillé dur et longtemps dans ce but. Au cours des seules dernières années, nous avons réalisé des projets de gazoducs tels que le Yamal-Europe et le Blue Stream. L’expérience a prouvé leur urgence et leur utilité. Je suis convaincu que les projets tels que le South Stream (gazoduc qui devrait relier la Russie à l’Italie en passant sous la mer Noire) et le North Stream (destiné à relier la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique) sont également nécessaires à la sécurité énergé­tique de l’Europe. Leur capacité totale est estimée à 85 milliards de m3 de gaz par année. Certains de nos partenaires et l’Europe ont récemment proposé d’augmenter cette capacité et nous sommes en train d’examiner leur proposition. Je crois en effet qu’il est temps d’envisager ce développement. <br />
 Gazprom et ses partenaires – Shell, Mitsui et Mitsubishi – vont bientôt mettre en service des installations de liquéfaction et de transport du gaz naturel produit dans la région de Sakhaline. Il s’agit là également d’une contribution de la Russie à la sécurité énergé­tique globale.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Développer les infrastructures de transport dans toutes les directions<br />
</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Soit dit en passant, la technologie GNL (gaz naturel liquéfié) et son marché ont de belles perspectives de croissance et sont extrêmement importantes pour la sécurité énergé­tique.<br />
 Nous développons l’infrastructure de nos oléoducs. La première section du Baltic Pipeline System (BPS) est déjà achevée. BPS-1 fournit jusqu’à 75 millions de tonnes de pétrole par année. J’ajouterai que le port de mer et les voies d’accès ont été construits en très peu de temps – quelques années – à partir de rien, dans une région sauvage.<br />
 Nous travaillons maintenant aux plans et à la construction du BPS-2, le second tronçon qui longe la côte du golfe de Finlande. Il devrait avoir une capacité de 50 millions de tonnes par année. En tout, 140 millions de tonnes de produits bruts et raffinés transiteront par le système.<br />
 Nous avons l’intention de construire des infrastructures de transport dans toutes les directions. La première étape de l’Eastern Siberia – Pacific Ocean en est à son stade final. Son terminal sera un nouveau port pétrolier situé dans la baie de Kozmina et une raffinerie de pétrole dans la région de Vladivostok. A l’avenir, un gazoduc sera construit parallèlement à l’oléoduc, en direction du Paci­fique et de la Chine.<br />
 Nous commençons un autre projet en collaboration avec le Turkménistan et le Kazakh­stan, le Caspian Pipeline. <br />
 J’insiste sur le fait que nous devrions certainement accorder une de nos priorités à l’environnement dans la mise en œuvre de ces projets. Nous avons toujours effectué des études d’impact en amont de chacun de nos projets afin de tenir compte des questions environnementales. Nous procédons également à des investissements importants dans la réhabilitation de l’environnement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système de crédit stable</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je ne peux pas ne pas mentionner ici les conséquences de la crise globale sur l’économie russe. Nous avons également été gravement affectés. Cependant, contrairement à beaucoup d’autres pays, nous avons accumulé des réserves importantes qui nous permettent de traverser avec assurance la période d’instabilité mondiale.<br />
 Cette crise a rendu plus évidents les pro­blèmes que nous avions, c’est-à-dire l’accent excessif mis sur les matières premières dans les exportations et l’économie en général ainsi que la faiblesse de notre marché financier. Le besoin de développer un certain nombre d’institutions financières, surtout dans un contexte compétitif, est devenu plus aigu.<br />
 Nous étions conscients de ces problèmes et nous avons cherché à les aborder peu à peu. Cette crise ne fait que nous rendre plus actifs en ce qui concerne les priorités déclarées sans pour autant changer notre stratégie, laquelle consiste à réaliser un renouveau qualitatif de la Russie dans les 10 à 12 pro­chaines années. <br />
 Notre politique anti-crise vise à soutenir la demande intérieure, à apporter des garanties sociales à la population et à créer des emplois. Comme de nombreux pays, nous avons réduit les impôts à la production, laissant l’argent à l’économie. Nous avons optimisé les dé­penses de l’Etat. Mais, je le répète, à côté de ces mesures de réponse rapide, nous travaillons à la création d’un programme de développement pour après la crise.<br />
 Nous sommes convaincus que ceux qui créent des conditions attractives pour des investissements globaux dès maintenant seront les leaders du rétablissement économique global. Nos priorités comprennent notamment la création d’un contexte favorable au commerce et le développement de la compétitivité, l’établissement d’un système de crédit stable reposant sur des ressources intérieures suffisantes, la mise en œuvre de projets de transports et d’autres infrastructures. <br />
 La Russie est déjà un important exportateur de produits alimentaires et notre contribution à la sécurité alimentaire mondiale ne fera qu’augmenter.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Nous avons également l’intention de développer les secteurs novateurs de l’économie, surtout ceux dans lesquels la Russie est compétitive : l’espace au sens large, l’énergie nucléaire et l’aviation. Dans ces domaines, nous avons déjà créé des liens de coopération avec d’autres pays. Un secteur de coopération prometteur pourrait être celui des économies d’énergie. Nous estimons qu’une meilleure efficacité énergétique est un des facteurs clés de sécurité énergétique et de développement. Nous allons continuer de réformer notre industrie énergétique et notamment adopter un nouveau système de fixation des prix fondé sur des tarifs économiquement justifiés. C’est là une de nos premières priorités. C’est important, en particulier dans le contexte de l’encouragement aux économies d’énergie. Nous poursuivrons notre politique d’ouverture aux investissements étrangers.<br />
 Je crois que l’économie du XXIe siècle est une économie des gens et non des entreprises. Le facteur intellectuel a gagné en importance dans l’économie. C’est pourquoi nous prévoyons d’offrir davantage d’opportunités aux individus afin qu’ils réalisent leur potentiel. <br />
 Nous sommes déjà un pays très développé et très instruit, mais il faut que les citoyens russes bénéficient d’une formation ultramoderne et d’excellente qualité dans les aptitudes professionnelles qui seront généralement exigées dans le monde de demain. Par conséquent, nous allons faire preuve d’initiative dans la promotion des pro­grammes scolaires. Nous allons développer des programmes d’échanges d’étudiants notamment au niveau international. Nous allons également créer des conditions qui feront que les meilleurs chercheurs et professeurs – quelle que soit leur nationalité – aient envie de venir travailler en Russie.<br />
 L’histoire a donné à la Russie une chance unique. Les événements récents font que nous devons réorganiser de toute urgence notre économie et actualiser notre sphère sociale. Nous n’avons pas l’intention de laisser passer cette chance. Notre pays doit sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La militarisation prive l’économie d’énormes ressources financières</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, je voudrais évoquer des problèmes qui dépassent le domaine purement écono­mique mais sont d’une grande actualité. <br />
 On entend malheureusement dire de plus en plus souvent qu’une augmentation des dépenses militaires pourrait résoudre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui. Le raisonnement est simple : les dépenses supplémentaires créent de nouveaux emplois dans un premier temps. C’est évident. A première vue, il semble que ce soit un bon moyen de lutter contre la crise et le chômage et cette politique pourrait même être tout à fait efficace à court terme. Mais la militarisation ne résoudra pas le problème à long terme; elle ne fera que le dissimuler pendant un certain temps. Elle retirera aux pays d’importantes ressources financières qui ne pourront pas être utilisées de manière plus judicieuse. Je suis convaincu qu’une réduction raisonnable des dépenses militaires accompagnée d’efforts en vue d’augmenter la sécurité globale rapportera certainement d’importants dividendes économiques.<br />
 J’espère que ce point de vue finira par prédominer au niveau mondial. Quant à nous, nous sommes prêts à des discussions approfondies sur la poursuite du désarmement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les conflits sont un moyen de détourner l’attention des problèmes sociaux et économiques</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la crise économique pourrait aggraver les tendances négatives de la politique globale. Récemment, le monde a été confronté à une montée inédite de la violence et à d’autres opérations agressives comme les incursions aventureuses de l’actuel gouvernement géorgien dans le Caucase, les attaques terro­ristes en Inde, l’escalade de la violence dans la bande de Gaza. Bien que ces événements ne soient pas directement liés, ils ont des traits communs.<br />
 Je pense tout d’abord à l’incapacité des organisations internationales à apporter des solutions constructives aux conflits régionaux ou à faire des propositions efficaces en vue de régler les conflits interethniques ou inter­étatiques. Les mécanismes politiques multilatéraux se sont révélés aussi inefficaces que les régulateurs financiers et économiques globaux.<br />
 A vrai dire, nous savons tous que provoquer l’instabilité politique et militaire ainsi que les conflits régionaux ou autres est un moyen de détourner l’attention de l’aggravation des problèmes sociaux et économiques inté­rieurs de certains pays. Malheureusement, on ne peut pas mettre un terme à ces tentatives. Pour empêcher ces scénarios, nous devons améliorer le système de relations internationales en le rendant plus efficace, plus sûr et plus stable.<br />
 Il existe une quantité de questions à l’ordre du jour mondial auxquelles la plupart des pays ont un intérêt commun, notamment les politiques anti-crise dont nous discutons, les efforts communs pour réformer les institutions financières internationales, pour améliorer les mécanismes régulateurs, pour assurer la sécurité énergétique – qui exige une collaboration entre nous tous – et pour atténuer la crise alimentaire mondiale, qui est une question urgente.<br />
 La Russie est prête à aborder les questions internationales prioritaires. Nous espérons que tous nos partenaires d’Europe, d’Asie et des Etats-Unis, y compris le nouveau gouvernement américain, manifesteront de l’intérêt pour la collaboration dans le traitement de ces questions et d’autres encore. Nous souhaitons du succès à la nouvelle équipe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Associons nos ressources intellectuelles, morales et matérielles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En conclusion, je dirai que la communauté internationale doit faire face à toute une série de problèmes extrêmement compliqués qui pourraient par moments sembler écrasants. Pourtant, comme dit le proverbe, un voyage d’un millier de kilomètres commence par un seul pas. <br />
 Nous devons chercher quelles valeurs de base ont assuré les progrès de notre civilisation. L’intégrité et le rude travail, la responsabilité et la confiance en soi nous conduiront finalement au succès.<br />
 Nous ne devons pas désespérer. Nous pouvons et devons combattre cette crise en associant nos ressources intellectuelles, mo­rales et matérielles, mais c’est impossible sans confiance réciproque non seulement entre les acteurs économiques mais avant tout entre les nations. Aussi l’établissement de cette confiance est-il un objectif clé sur lequel nous devrions nous focaliser actuellement. La confiance et la solidarité permettront de surmonter les problèmes actuels et d’éviter de nouveaux chocs, de parvenir à la prospérité et au bien-être dans ce nouveau siècle.<br />
 Je vous remercie de votre attention.</p>
<p class="quelle" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://premier.gov.ru/eng/visits/world/95/1921.html" target="_blank">Gouvernement de la Fédération de Russie</a> &#8211; Traduction : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1430" target="_blank">Horizons et débats</a>)</em></p>
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		<title>Les Semences du monde &#8211; L&#8217;amélioration participative des plantes</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 15:29:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-2087" title="semences" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/semances11.jpg" alt="semences" width="364" height="238" /><strong>L&#8217;agriculture moderne est comme une vaste pyramide inversée; elle repose sur une base dangereusement étroite. Sur près de 250.000 variétés végétales propres à la culture, on n&#8217;en cultive aujourd&#8217;hui qu&#8217;environ 7.000, soit moins de 3 %. Le système hiérarchisé de la recherche agricole, qui considère les agriculteurs comme de simples bénéficiaires de la recherche plutôt que des participants à part entière, a grandement contribué à accroître la dépendance à l&#8217;égard de quelques variétés végétales. Cette tendance, de même que l&#8217;industrialisation croissante de l&#8217;agriculture, sont les principaux facteurs de ce qu&#8217;il est désormais convenu d&#8217;appeler l&#8217;« érosion génétique ». </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aborder la recherche et le développement agricole sous un angle nouveau pour conserver la diversité, améliorer les cultures et assurer à l&#8217;humanité une production alimentaire de qualité. Le présent ouvrage porte sur ce genre d&#8217;approche : la phytosélection participative. Passant en revue dix années de recherches sur l&#8217;agrobiodiversité financées par le <acronym title="Centre de recherches pour le développement international">CRDI</acronym>, il examine les questions fondamentales, de la conception des projets <em>in situ</em> aux droits des agriculteurs et des phytogénéticiens, et fait valoir l&#8217;importance de nouvelles lois et politiques à l&#8217;appui des objectifs énoncés. Les Semences du monde présente divers projets illustrant la collaboration des agriculteurs et des phytogénéticiens, qu&#8217;ils soient des hautes terres andines, des contreforts de l&#8217;Himalaya ou de régions plus éloignées encore. Suivant l&#8217;analyse des points forts – et des faiblesses – de ces projets, l&#8217;auteur propose des recommandations aux gouvernements et aux organismes œuvrant dans le domaine de la recherche et du développement agricole. Le livre se ferme sur une vue spéculative de la phytosélection participative dans une dizaine d&#8217;années.</p>
<p style="text-align: justify;">Diversité égale vie; diversité égale choix, aussi. Malheureusement, où que ce soit sur la planète, les sites où entretenir la diversité ou la créer sous une forme nouvelle sont de plus en plus limités. La diversité biologique, dans un environnement de plus en plus maîtrisé par l&#8217;homme, est sérieusement menacée. La mondialisation impose des limites aux manières dont les gens peuvent façonner et restructurer la diversité socio-économique, culturelle et politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, en bien des endroits, on s&#8217;efforce de valoriser, d&#8217;utiliser et de soutenir l&#8217;évolution de la diversité. En 1992, à l&#8217;issue de la Conférence des Nations Unies sur l&#8217;environnement et le développement (<span class="smallcaps">CNUED</span>, ou Sommet de la Terre), le personnel du Centre de recherches pour le développement international (<span class="smallcaps">CRDI</span>) du Canada a élaboré un programme à l&#8217;appui de ces efforts. Le programme du <span class="smallcaps">CRDI</span> sur la biodiversité est né avec l&#8217;intention de placer et de garder la diversité biologique en tête des priorités des organismes de développement et de recherche du Sud, du Canada et du globe. Cinq ans plus tard, ce programme devenait l&#8217;initiative de programme Utilisation durable de la biodiversité (<span class="smallcaps">UDB</span>), mais adoptait la même approche et conservait les objectifs premiers, soit :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>favoriser</strong> l&#8217;utilisation, la gestion et l&#8217;amélioration du savoir, des innovations et des pratiques des populations autochtones et des collectivités locales en matière de conservation et d&#8217;utilisation durable de la biodiversité;</li>
<li> <strong>élaborer</strong> des mesures incitatives, des méthodes et des politiques qui facilitent, d&#8217;une part, la conception de stratégies axées sur la conservation et l&#8217;amélioration de la biodiversité agricole et aquatique <em>in situ</em> et, d&#8217;autre part, la participation des collectivités à leur conception et mise en œuvre;</li>
<li> <strong>appuyer</strong> l&#8217;élaboration de politiques et de lois qui reconnaissent le droit des populations autochtones et des collectivités locales aux ressources génétiques et garantissent le partage équitable des avantages que procure l&#8217;utilisation de ces ressources.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ce numéro de la collection <em>Un Focus</em> présente quelques-uns des travaux de recherche sur la biodiversité qui se sont déroulés souvent dans de petites localités lointaines et mal connues du monde. Fondée sur un inventaire de l&#8217;appui accordé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> à la biodiversité agricole depuis une décennie, cette étude recense les efforts de tous les intervenants qui ont contribué à la réalisation des objectifs du développement et de la recherche. Cet ouvrage se veut instructif et formateur afin d&#8217;améliorer les travaux en cours non seulement sur les plans conceptuels et méthodologiques, mais aussi dans la pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours des dix dernières années, j&#8217;ai eu le grand privilège de nouer des relations étroites avec des chercheurs, des agriculteurs, des agents de vulgarisation et des représentants du gouvernement qui s&#8217;intéressent de près à la sélection végétale. Ils m&#8217;ont beaucoup appris. Je les remercie d&#8217;avoir osé s&#8217;éloigner des sentiers battus pour ouvrir de nouvelles voies à la recherche.<span id="more-2062"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Salvatore Ceccarelli, Noemi Espinoza, Sanjaya Gyawali, Humberto Lambrada Ríos, Yiching Song et Louise Sperling ont enrichi ce rapport de leurs commentaires. Je leur sais gré de leur généreuse contribution. Marcel Vernooij, directeur des politiques sur la biodiversité et l&#8217;agriculture aux Pays-Bas, et Louise Sperling, directrice de recherche sur la phytosélection participative au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, ont eu la bonté de répondre clairement à cette question fondamentale : <em>« Quelles décisions prenez-vous en matière d&#8217;agrobiodiversité dans le cadre de votre travail quotidien ? » </em>Leur réponse sans détour m&#8217;aura permis de proposer aux décideurs des recommandations concrètes qui, je l&#8217;espère, recevront un accueil favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des ans, mes collègues du <span class="smallcaps">CRDI</span> ont façonné et remanié les programmes sur la biodiversité et l&#8217;<span class="smallcaps">UDB</span>. Sans leur engagement désintéressé, leurs idées novatrices et leurs critiques constructives, l&#8217;appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> à la phytosélection participative n&#8217;aurait peut-être pas duré une décennie.</p>
<p style="text-align: justify;">Bob Stanley, rédacteur chevronné, n&#8217;a pas hésité à se lancer avec moi dans l&#8217;aventure que représente la rédaction d&#8217;un tel ouvrage. Ce livre témoigne de son talent. Je lui suis très reconnaissant de son inestimable contribution et de son extrême patience lors des inévitables multiples corrections.</p>
<p style="text-align: justify;">Bill Carman et le personnel de la Division des communications du <span class="smallcaps">CRDI</span> ont révisé le manuscrit et m&#8217;ont fait part de leurs judicieuses observations. Ils se sont également chargés de la production et de la publication. J&#8217;ai été très heureux de travailler avec eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Je remercie Nicole Pelletier pour la révision du texte et le choix du titre, et pour son support offert durant toutes les années de travail intensif.</p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux novateurs qui ont favorisé l&#8217;évolution de la diversité, la productivité agricole et la reconnaissance du savoir et des compétences des agriculteurs et des phytogénéticiens ont été pour moi une source d&#8217;inspiration. J&#8217;ose espérer que ces efforts et les nouvelles initiatives qui en résultent recevront des décideurs et des directeurs de recherche le solide appui dont ils ont besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet ouvrage est dédié à la mémoire de Marie Béatrice Dubé.</p>
<p><strong><em>Ronnie Vernooy</em></strong> (*)<br />
 Janvier 2003</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2><strong>Chapitre premier : L&#8217;enjeu</strong></h2>
<h3><strong>Les méga-cultures et l&#8217;érosion génétique</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un panneau, le long d&#8217;une route rurale quelque part au Canada, se lit ainsi :<em> Si vous avez mangé aujourd&#8217;hui, remerciez un fermier.</em> Il faudrait sans doute remercier aussi un sélectionneur de plantes puisque la majorité des résidents du Nord — tout comme une forte proportion des populations du Sud — mangent tous les jours grâce aux remarquables progrès des sciences et de la technologie agronomiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les sciences agronomiques qui nous ont permis de réfuter les prévisions pessimistes de Malthus et de continuer de nourrir une population mondiale qui ne cesse de croître. Bien que le rythme de croissance se soit atténué depuis la dernière génération, la marée humaine continue de s&#8217;étendre : aujourd&#8217;hui, la population mondiale atteint les six milliards; bientôt, nous serons huit milliards; et, en 2050, peut-être y aura-t-il sur terre jusqu&#8217;à dix milliards de personnes. Mais il est un fait déconcertant : à mesure que s&#8217;accroît la population humaine, le nombre de cultures vivrières dont la plupart d&#8217;entre nous sommes tributaires s&#8217;amenuise.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne sait exactement comment l&#8217;agriculture est née, il y a 8.000 ou 10.000 ans; comment nos ancêtres ont commencé à identifier, manipuler et gérer certaines plantes et créatures sauvages pour subsister. Nous savons cependant que l&#8217;invention de l&#8217;agriculture représente un tournant dans l&#8217;évolution de l&#8217;humanité qui a mené aux structures et aux systèmes sociaux que nous appelons « civilisation ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des siècles, les méthodes d&#8217;expérimentation agricole ont occasionné la domestication d&#8217;une gamme de plantes toujours croissante pour répondre aux besoins et préférences des gens, et aux conditions du milieu. Résultat : des milliers de variétés végétales différentes et génétiquement uniques sont cultivées dans les exploitations agricoles. Aujourd&#8217;hui, pourtant, les espèces végétales cultivées se limitent à 150 environ. L&#8217;alimentation des trois quarts de la population mondiale repose sur 12 d&#8217;entre elles, tandis que les approvisionnements alimentaires de la moitié de la planète proviennent d&#8217;un petit nombre de variétés de quelques espèces végétales seulement. Ce sont les « méga-cultures » : riz, blé, maïs, sorgho et millet, pommes de terre et patates douces.</p>
<p style="text-align: justify;">Les méga-cultures sont des plantes à haut rendement qui exigent d&#8217;importants moyens de production, développées par les scientifiques des centres internationaux de recherche agricole dans le monde entier. Elles constituent le fondement de la révolution verte qui a donné lieu à une croissance exponentielle de la production agricole dans plusieurs pays en développement et nourri des centaines de millions de personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce succès recèle une menace, toutefois. Le système hiérarchisé de la recherche agricole, qui considère les agriculteurs comme de simples bénéficiaires de la recherche plutôt que des participants à part entière, a grandement contribué à accroître la dépendance à l&#8217;égard de quelques variétés végétales. Cette tendance, de même que l&#8217;industrialisation croissante de l&#8217;agriculture, sont les principaux facteurs de ce qu&#8217;il est désormais convenu d&#8217;appeler l&#8217;« érosion génétique ». Ce terme désigne à la fois la disparition d&#8217;une espèce et la réduction de la variété — il n&#8217;englobe pas seulement les plantes, mais aussi les animaux et les micro-organismes — ainsi que la dégradation graduelle de processus garants de l&#8217;évolution de la diversité. Ces processus regroupent le savoir en constante évolution, les innovations, les pratiques et les diverses formes d&#8217;organisations d&#8217;agriculteurs au sein des populations autochtones et des collectivités locales. Les pratiques en matière de production, de récolte et de préparation des aliments font souvent partie intégrante de l&#8217;identité culturelle des collectivités.</p>
<p style="text-align: justify;">Le savoir des agriculteurs sur la diversité agricole revêt toujours une importance cruciale en bien des endroits, mais leurs cultures et leurs systèmes de culture sont aussi soumis à des exigences de plus en plus pressantes. L&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (<span class="smallcaps">FAO</span>) estime que, sur près de 250.000 variétés végétales propres à la culture, on n&#8217;en cultive aujourd&#8217;hui qu&#8217;environ 7.000, soit moins de 3 %. Le non-usage mène à l&#8217;abandon et, éventuellement, à l&#8217;extinction.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Selon la FAO, le remplacement de variétés locales par des variétés améliorées ou exotiques est la principale cause de l&#8217;érosion génétique dans le monde.</strong></p>
<h3><strong>L&#8217;importance de la diversité</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;agriculture moderne est comme une vaste pyramide inversée; elle repose sur une base dangereusement étroite. L&#8217;érosion génétique pourrait mettre en péril la sécurité alimentaire de demain s&#8217;il advenait une réduction de l&#8217;efficacité des variétés à haut rendement dont nous sommes désormais tributaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici un premier paradoxe : le succès même des sciences agronomiques a entraîné la concentration d&#8217;un petit nombre de variétés conçues pour la culture intensive et une diminution considérable de la diversité des variétés végétales pouvant servir à la recherche et au développement durable de l&#8217;agriculture.</p>
<p style="text-align: justify;">Par le passé, les chercheurs comptaient sur les agriculteurs qui préservaient des cultures assez diversifiées pour leur fournir le « nouveau matériel » génétique dont ils avaient besoin. Les sélectionneurs ont de plus en plus tendance à s&#8217;appuyer sur un nombre restreint de variétés améliorées. L&#8217;homogénéité de l&#8217;agriculture moderne menace cette source de diversité génétique et, partant, met en péril la sécurité alimentaire à l&#8217;échelle locale et mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire également que les sélectionneurs n&#8217;ont pas connu un succès absolu. Les variétés à rendement élevé exigent la plupart du temps beaucoup de soins, notamment un épandage régulier d&#8217;engrais et d&#8217;autres facteurs de production agricoles. Autrement dit, elles ne peuvent pas se développer dans des sols appauvris ou dans des conditions défavorables.</p>
<p style="text-align: justify;">En raison de ces contraintes, les variétés à haut rendement sont hors de portée pour des millions de petits agriculteurs qui n&#8217;ont pas les moyens de se procurer des semences et des fertilisants coûteux. Pis encore, la plupart de ces cultivateurs déclinent les offres des phytogénéticiens parce que les obtentions végétales qu&#8217;ils proposent ne sont pas conçues pour les terres pauvres : elles ne satisfont ni aux besoins des paysans, ni aux préférences locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, même s&#8217;ils disposent de peu de ressources, ces agriculteurs — des femmes, pour une large part — produisent jusqu&#8217;à 20 % des cultures vivrières de la planète. Environ le quart de la population mondiale dépend de ces terres marginales pour se nourrir.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, les paysans qui exploitent ce genre de terres ont recours à diverses pratiques agricoles; cultivent à la fois des céréales et des plantes potagères; élèvent quelques poules pondeuses ou quelques poulets destinés à la consommation; et, s&#8217;ils en ont les moyens, quelques porcs peut-être, des chèvres, une ou deux vaches. Ils sélectionnent et plantent des semences provenant de leurs propres récoltes, en échangent avec des voisins ou des membres de la famille. Parfois offertes en cadeau, les semences sont doublement appréciées. Pour beaucoup, c&#8217;est un gagne-pain, souvent subventionné par un travail ailleurs qu&#8217;à la ferme. Pendant les bonnes saisons, toutefois, il peut même y avoir des récoltes excédentaires à vendre au marché.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a un deuxième paradoxe : ces petits agriculteurs traditionnels pourraient bien détenir la clé de la croissance de la diversité biologique et culturelle. Car en luttant pour subsister sur ces sols pauvres et avec des ressources limitées, ces cultivateurs permettent aux variétés végétales d&#8217;évoluer. Ils sélectionnent des types de plantes (plutôt que des variétés) en se fondant sur leurs propres observations et selon leurs besoins particuliers. Ainsi, les conditions locales peuvent être favorables à des plantes basses mais robustes, ou encore la saveur, voire la couleur, de la plante à maturité peut avoir son importance.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en résulte que dans une large mesure, et cela pourra peut-être étonner, ces fermiers sont devenus les gardiens de la diversité. Grâce à leurs compétences en phytogénétique — fondées sur leur expérience et leur observation plutôt que sur des connaissances scientifiques — ils préservent la variation génétique essentielle à l&#8217;évolution et à l&#8217;adaptation continue des génotypes végétaux. Ils donnent aussi accès à une vaste diversité culturelle — qui s&#8217;exprime par le savoir local, la langue, les façons d&#8217;agir, diverses formes d&#8217;association — tout aussi importante pour la conservation de la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Repenser les stratégies de sélection classiques signifie avant tout reconnaître le rôle de premier plan que jouent les paysans.</strong></p>
<h3><strong>Un processus dynamique de conservation et d&#8217;amélioration</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Non seulement l&#8217;approche uniformisée de la sélection végétale ne convient-elle pas aux besoins des petits agriculteurs du monde en développement, mais elle contribue en outre à la perte de la diversité agricole, ou agrobiodiversité. À son tour, l&#8217;appauvrissement de l&#8217;agrobiodiversité réduit la capacité des écosystèmes agricoles de produire des ressources renouvelables. Les écosystèmes s&#8217;adaptent alors plus difficilement au changement, ce qui les rend encore plus fragiles. C&#8217;est un cercle vicieux. En 1998, la <span class="smallcaps">FAO</span> soulignait dans un rapport intitulé <em>The state of the world&#8217;s plant genetic resources for food and agriculture</em> qu&#8217;il faudra peut-être revoir les stratégies de sélection classiques sous un angle nouveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Repenser ces stratégies signifie avant tout reconnaître le rôle de premier plan que jouent les paysans de même que l&#8217;importance de leur savoir et de leur organisation sociale dans la gestion et la conservation de l&#8217;agrobiodiversité. La reconnaissance de ces rôles est ce qui fonde l&#8217;approche de la recherche agricole que l&#8217;on désigne par sélection végétale participative ou, de plus en plus, par phytosélection participative. <strong>En d&#8217;autres termes, l&#8217;objectif de la phytosélection participative consiste à faire en sorte que la recherche entreprise soit appropriée aux besoins des agriculteurs.</strong> Les chercheurs travaillent avec les paysans et la plus grande partie des essais se font sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la phytosélection participative, les agriculteurs ne jouent plus un rôle auxiliaire, ce sont des partenaires à part entière</strong>. De fait, il arrive fréquemment que les agriculteurs prennent les devants et, parfois, ils combinent les semences qu&#8217;ils ont eux-mêmes sélectionnées avec le matériel fourni par les phytogénéticiens. Les obtentions végétales des agriculteurs étant adaptées aux conditions locales, les résultats sont souvent plus probants. Et lorsque cela se produit, les paysans n&#8217;hésitent pas à procéder à la multiplication des semences et à les distribuer. <strong>Ces interventions donnent lieu à un processus dynamique de conservation et d&#8217;amélioration.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative et la conservation <em>in situ</em> de l&#8217;agrobiodiversité — c&#8217;est-à-dire la préservation de la diversité des espèces végétales dans les exploitations agricoles, dans les habitats d&#8217;où elles viennent et où elles continuent d&#8217;évoluer — sont deux méthodes complémentaires. Les petits agriculteurs sélectionnent leurs propres variétés améliorées uniquement pour survivre. Ils préservent ainsi la diversité, mais ils ne font pas la distinction entre conservation et développement. La phytosélection participative est une approche qui favorise à la fois le développement et la conservation de la diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche donne aux petits exploitants agricoles les moyens de prendre leur situation en mains et entérine la logique qui préside à leurs choix. Elle permet aux agriculteurs plus prospères d&#8217;exercer un plus grand contrôle sur leur vie et donne à ceux qui pratiquent une agriculture de subsistance ou qui ne récoltent que le minimum vital l&#8217;occasion de briser le cercle vicieux de la pauvreté. Les femmes des régions rurales sont sans doute celles qui bénéficient le plus de la phytosélection participative. Ce sont elles qui exécutent le gros des travaux agricoles, veillent au traitement et à l&#8217;entreposage du grain et d&#8217;autres plantes cultivées, et préparent les aliments. Et parce que, dans bien des régions, les femmes préservent aussi les meilleures semences pour la plantation, elles jouent un rôle déterminant dans la gestion des ressources phytogénétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici un troisième paradoxe : les pays les plus riches en matériel génétique sont souvent les plus pauvres en ressources économiques. Bon nombre des cultures dont le monde aujourd&#8217;hui proviennent des pays en développement — les pommes de terre des Andes en Amérique latine ou le blé de l&#8217;Asie centrale et de l&#8217;Asie occidentale, par exemple. Bien entendu, c&#8217;est aussi dans ces régions que l&#8217;on trouve la plus grande diversité génétique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2108" title="Diversité des principales plantes cultivées, par région (adaptation: FAO, 1998)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/diversite-des-principales-plantes-cultivees-par-region.jpg" alt="Diversité des principales plantes cultivées, par région (adaptation: FAO, 1998)" width="648" height="361" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Figure 1. Diversité des principales plantes cultivées, par région (adaptation: FAO, 1998)</strong>.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on veut préserver cette diversité pour assurer demain la sécurité alimentaire du genre humain, il faut trouver des moyens pour que les gens de ces régions, qui de fait en sont les gardiens, puissent enfin participer aux bénéfices. La phytosélection participative doit donc tenir compte aussi de l&#8217;épineuse question des droits des agriculteurs. C&#8217;est une notion que nombre de défenseurs de la sélection végétale participative ont épousée et qui est implicitement avalisée dans la Convention sur la diversité biologique qui prône <em>« le partage juste et équitable des avantages découlant de l&#8217;exploitation des ressources génétiques »</em>. Ce principe va au-delà d&#8217;une simple rétribution des agriculteurs en reconnaissance de leur rôle dans la conservation et l&#8217;amélioration des ressources phytogénétiques. Il permet également aux collectivités d&#8217;avoir la haute main sur leur propre matériel biologique, d&#8217;être partie prenante au partage du savoir et de la technologie, de ren-forcer leurs capacités et d&#8217;avoir accès aux terres et aux marchés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nombre de chercheurs estiment que la phytosélection participative est essentielle à la sécurité alimentaire mondiale.</strong></p>
<h3><strong>Une décennie de recherche</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a plusieurs façons d&#8217;aborder la phytosélection participative. Certains organismes de développement considèrent cette approche comme un moyen de réduire la pauvreté et d&#8217;accroître les disponibilités alimentaires dans certaines des régions les plus pauvres du globe. D&#8217;aucuns estiment qu&#8217;elle permet de faire de la recherche à moindre coût et de manière plus efficace. D&#8217;autres encore centrent la démarche sur les droits des agriculteurs et l&#8217;égalité des femmes. Nombre de chercheurs estiment que la phytosélection participative est essentielle à la sécurité alimentaire mondiale. Depuis 1992, le Centre de recherches pour le développement international (<span class="smallcaps">CRDI</span>) du Canada soutient tout particulièrement la recherche axée sur la conservation de la biodiversité. Aujourd&#8217;hui encore, il lui accorde toujours son concours dans le cadre de l&#8217;initiative de programme Utilisation durable de la biodiversité (<span class="smallcaps">UDB</span>). Témoin de cet appui soutenu, les nombreuses recherches appliquées dans les domaines de l&#8217;agriculture, des pêches, de la foresterie, de la nutrition et de la santé que le <span class="smallcaps">CRDI</span> a subventionnées au cours des années 1970 et 1980.</p>
<p style="text-align: justify;">Le présent ouvrage donne une vue d&#8217;ensemble de l&#8217;appui accordé pendant une décennie à la recherche portant directement ou indirectement sur la phytosélection participative. La réunion des résultats de ces recherches représente une somme de connaissances et d&#8217;expériences qui mérite d&#8217;être partagée. Le livre s&#8217;ouvre sur l&#8217;approche adoptée et sur les principaux thèmes de recherche, illustrés par de brefs rapports sur six projets menés dans diverses régions du monde. Puis, il examine les effets des projets à la lumière des résultats escomptés. Suivent des recommandations susceptibles d&#8217;ouvrir la voie à de nouvelles recherches inspirées des leçons des dix dernières années. En conclusion, nous émet-tons quelques hypothèses quant à l&#8217;orientation que pourraient prendre la recherche et les politiques sur la phytosélection participative pour peu qu&#8217;elles fassent partie des enjeux mondiaux de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 2 : L&#8217;approche</strong></h2>
<h3><strong>Le rôle central des collectivités locales</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;agrobiodiversité est un domaine complexe qui comporte de multiples aspects, mais essentiellement il s&#8217;agit de nourriture. Une nourriture plus abondante et de meilleure qualité, la sécurité et les disponibilités alimentaires pour tous. Toutefois, si l&#8217;on veut éviter de répéter les erreurs passées, il faut que les collectivités rurales, où l&#8217;on trouve la diversité, soient au cœur de l&#8217;action. Il faut amener les membres de ces collectivités à participer à part entière à une approche plus vaste de l&#8217;utilisation durable de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">La détermination du rôle central des collectivités locales repose sur un raisonnement scientifique : ce sont principalement ces collectivités rurales qui prennent en charge la plus grande part de la biodiversité de la planète. C&#8217;est dans les collectivités que se trouvent les compétences et le savoir qui ont contribué à la préservation de si nombreuses variétés de plantes, d&#8217;animaux, de poissons et de micro-organismes qui, pour elles comme pour nous, sont source de nourriture et de sécurité. Ce sont les collectivités qui façonnent et entretiennent les milieux qui soutiennent cette diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Des hautes terres andines aux contreforts de l&#8217;Himalaya, en passant par les zones arides de l&#8217;Afrique et du Moyen-Orient, des agriculteurs qui n&#8217;ont jamais entendu parler d&#8217;<em>agrobiodiversité</em> ont compris que la sélection et la conservation des meilleures semences, des souches les plus robustes, sont d&#8217;une extrême importance. Les agriculteurs et les membres des collectivités rurales — les femmes et les hommes en charge — valorisent l&#8217;agrobiodiversité parce qu&#8217;elle représente leur survie, certes, mais aussi pour une foule de raisons socioculturelles. D&#8217;autres s&#8217;intéressent à l&#8217;agrobiodiversité à cause de sa valeur écologique, économique et politique. Aussi est-il essentiel qu&#8217;avant de donner suite à toute mobilisation en vue de renforcer l&#8217;agrobiodiversité mondiale, on définisse clairement ce que signifie l&#8217;agrobiodiversité — et pour qui.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;agrobiodiversité est un vaste concept qui englobe toutes les facettes de la diversité biologique : des écosystèmes agricoles aux variétés végétales, en passant par le profil génétique des espèces végétales et animales. Du point de vue écologique, l&#8217;agrobiodiversité soutient et protège la vie humaine; elle fournit les ressources nécessaires à son évolution; elle accroît la capacité de production des écosystèmes. Appauvrir l&#8217;agrobiodiversité réduit la robustesse du système et sa capacité d&#8217;adaptation au changement. Les options qui s&#8217;offrent aux collectivités pour gérer leurs terres et leurs res-sources se trouvent alors limitées. Et voilà perdue l&#8217;occasion de créer et de recréer le savoir et les expériences des agriculteurs — les processus mêmes sur lesquels reposent la conservation, l&#8217;évolution et l&#8217;amélioration de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est essentiel de mettre fin à la perte de diversité. La participation des collectivités à cette entreprise est tout aussi fondamentale. Pour contrer efficacement le dépérissement de l&#8217;agrobiodiversité, il faut d&#8217;abord évaluer l&#8217;importance des ressources biologiques pour le gagne-pain des gens, en particulier dans les collectivités marginalisées. Ce sont souvent dans ces milieux marginaux que la concurrence et les conflits à l&#8217;égard des ressources sont les plus âpres. Il faut ensuite donner à ces collectivités l&#8217;occasion de participer à part entière aux démarches visant à favoriser l&#8217;utilisation durable de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est sur cette double visée que se fonde l&#8217;approche adoptée par le <span class="smallcaps">CRDI</span> pour la recherche sur la phytosélection participative — une approche axée sur trois objectifs précis :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> <strong>favoriser</strong> l&#8217;utilisation, la gestion et l&#8217;amélioration du savoir, des innovations et des pratiques des populations autochtones et des collectivités locales en matière de conservation et d&#8217;utilisation durable de la biodiversité;</li>
<li> <strong>élaborer</strong> des mesures incitatives, des méthodes et des politiques qui facilitent, d&#8217;une part, la conception de stratégies axées sur la conservation et l&#8217;amélioration de la biodiversité agricole <em>in situ</em> et, d&#8217;autre part, la participation des collectivités à leur conception et mise en œuvre;</li>
<li> <strong>appuyer</strong> l&#8217;élaboration de politiques et de lois qui reconnaissent le droit des populations autochtones et des collectivités locales aux ressources génétiques et garantissent le partage équitable des avantages que procure l&#8217;utilisation de ces ressources.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il ne s&#8217;agit pas là d&#8217;un point de vue isolé. Cette approche et ces objectifs s&#8217;inscrivent dans un contexte mondial dans le droit fil de l&#8217;article 12 de la Convention sur la diversité biologique, lequel porte sur la recherche et la formation. Ils se rapportent également à plusieurs autres articles de la Convention comme ceux qui traitent de conservation et d&#8217;utilisation durable, de conservation <em>in situ</em>, d&#8217;accès aux ressources génétiques et de coopération technique et scientifique, pour n&#8217;en citer que quelques-uns, ainsi qu&#8217;à d&#8217;autres accords internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La phytosélection participative exige une étroite collaboration entre les chercheurs, les agriculteurs et les éventuels intervenants pour améliorer la génétique végétale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De toute évidence, la question de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité est loin d&#8217;être simple. Il est urgent d&#8217;élaborer des méthodes qui tiennent compte des aspects biologiques et des facteurs sociaux qui composent ces systèmes complexes. Elles doivent aussi mettre à profit les liens entre les composantes locales et les structures économiques et politiques, plus vastes. La phytosélection participative est une approche qui exige une étroite collaboration entre les chercheurs, les agriculteurs et les éventuels intervenants pour améliorer la génétique végétale. La phytosélection participative couvre le cycle complet des activités de développement et de recherche associées à l&#8217;amélioration des ressources phytogénétiques, soit :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> la détermination des objectifs de la sélection;</li>
<li> la production de variabilité génétique, ou diversité;</li>
<li> la sélection au sein de populations variables pour mettre au point des matériels expérimentaux;</li>
<li> l&#8217;évaluation de ces matériels (ce qu&#8217;on appelle l&#8217;évaluation variétale participative ou la sélection participative de variétés);</li>
<li> la distribution des matériels;</li>
<li> la production et la distribution de semences.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Cette approche comprend également l&#8217;évaluation des politiques et/ou mesures législatives en vigueur, et l&#8217;élaboration de nouvelles dispositions, au besoin. Les agriculteurs et les sélectionneurs, et d&#8217;autres intervenants comme les commerçants, les fabricants, les distributeurs et les consommateurs, sont appelés à jouer différents rôles à divers moments, mais ils travaillent tous en collaboration pour apporter des changements.</p>
<h3><strong>Les questions pertinentes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Toute recherche commence par une question et poser les questions pertinentes, c&#8217;est déjà avoir fait la moitié du travail. La recherche sur la phytosélection participative ne porte pas uniquement sur la génétique et la pathologie végétale; elle s&#8217;intéresse aussi aux aspects économiques, anthropologiques et sociologiques comme à la production, à la commercialisation et, bien sûr, aux connaissances pratiques des agriculteurs. La définition des questions n&#8217;est pas une tâche simple, ce n&#8217;est que le début. Le véritable défi consiste à trouver des réponses appropriées au contexte dans lequel se déroule la recherche; des réponses susceptibles de s&#8217;appliquer dans d&#8217;autres situations.</p>
<p style="text-align: justify;">Les projets sur l&#8217;agrobiodiversité et la phytosélection participative sur lesquels porte le prochain chapitre tentent tous, d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, d&#8217;apporter une réponse à trois types de questions :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des questions relatives au savoir et aux pratiques en matière de conservation</em> in situ <em>et d&#8217;amélioration des ressources agricoles.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Que savent les agriculteurs des propriétés et des utilisations des ressources génétiques, y compris la conservation et l&#8217;amélioration ? Comment nous assurer du respect de ces connaissances et de leur utilisation <strong>appropriée et équitable</strong> tant pour les collectivités locales que pour l&#8217;ensemble de la société ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à une époque de changements agroécologiques et socioéconomiques. Quelles pratiques de gestion <strong>viables</strong>, quels mécanismes <strong>équitables</strong> de partage des coûts et avantages et quelles mesures incitatives <strong>utiles</strong> faudrait-il adopter pour faire progresser la conservation <em>in situ</em> et améliorer les ressources agricoles étant donné les changements qui se produisent ?</p>
<p style="text-align: justify;">Comment peut-on favoriser l&#8217;adoption de modèles participatifs au regard de la conservation et de l&#8217;amélioration des ressources phytogénétiques — des modèles qui entraînent des bénéfices mutuels, encouragent les échanges entre agriculteurs, et renforcent les liens entre le secteur structuré de la recherche et du développement et l&#8217;expérimentation agricole ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des questions qui ont trait à la participation :</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> Que peut-on faire pour inciter les gardiens de la biodiversité agricole à une <strong>participation significative</strong> à la recherche, au développement et à la prise de décisions ?</li>
<li> Quelles conditions ou modifications politiques et législatives pourraient être <strong>favorables</strong> à un tel projet ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><em>Des questions qui portent sur l&#8217;accès, la propriété et la rétribution :</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> Qu&#8217;en est-il des changements politiques ou législatifs ? Faut-il adopter de nouveaux règlements, de nouvelles mesures incitatives ou de nouvelles lois pour que les agriculteurs marginalisés puissent avoir un <strong>accès équitable</strong> à l&#8217;information et aux ressources dont ils ont besoin pour conserver et améliorer l&#8217;agrobiodiversité ?</li>
<li> Quels sont les effets des droits de propriété intellectuelle relatifs aux organismes vivants sur l&#8217;expérimentation et les innovations des agriculteurs ? Les agriculteurs ont-ils un <strong>accès équitable</strong> aux avantages qui découlent de ces processus ?</li>
<li> Comment faire en sorte que les intervenants en arrivent à des ententes sur l&#8217;accès équitable et la rétribution, avant que les interventions n&#8217;aient lieu ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ces questions témoignent d&#8217;une approche dynamique de la conservation et de l&#8217;amélioration des cultures qui englobe à la fois le recours à une méthode de recherche axée sur la phytosélection participative — comprenant des éléments comme l&#8217;analyse sociale ou des sexospécificités et la prise en compte de la dimension politique — et la formulation de politiques et de mesures législatives de remplacement.</p>
<h3><strong>La quête de solutions</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">À titre d&#8217;organisme de développement qui appuie la recherche sur la phytosélection participative et l&#8217;agrobiodiversité partout dans le monde, le <span class="smallcaps">CRDI</span> a accumulé une vaste base de données bien étoffées. La recherche qui a produit ces résultats comporte plusieurs des éléments exposés ci-dessus; bon nombre de projets sont toujours en cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours des dix années à l&#8217;étude, la recherche sur la phytosélection participative et l&#8217;agrobiodiversité s&#8217;est étendue plus ou moins également aux pays d&#8217;Afrique, d&#8217;Asie, d&#8217;Amérique latine et des Caraïbes, et du Moyen-Orient. Elle a consisté en divers projets mondiaux menés dans des sites de recherche sur tous les continents. Plusieurs projets ont été réalisés en collaboration avec d&#8217;autres organismes, notamment des centres affiliés au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), des organisations non gouvernementales (<span class="smallcaps">ONG</span>), des systèmes nationaux de recherche agricole et des universités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les projets de recherche sont aussi divers que les organismes participants. Ils portent sur les trois grands types de propagation des cultures en s&#8217;attardant aux principales cultures de base : le riz, les haricots et le maïs et, dans une moindre mesure, au sorgho. Bon nombre de ces projets étudient deux cultures ou plus, en particulier des combinaisons de variétés végétales à pollinisation libre, à pollinisation directe ou reproduites par clonage, outre les légumes et les fruits. Les systèmes d&#8217;exploitation agricole reposant sur des cultures multiples et les jardins privés ont aussi fait l&#8217;objet de recherches.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des projets de recherche ont été réalisés dans des agroécosystèmes défavorables. En l&#8217;occurrence, on entend par « défavorables » des régions agroécologiques caractérisées, en tout ou en partie, par des conditions climatiques difficiles, des sols pauvres ou un paysage accidenté. Certains travaux sont menés également dans des sites plus favorables afin de comparer les résultats et d&#8217;évaluer si les méthodes de sélection employées peuvent être utiles dans des conditions plus propices. Toutefois, le présent ouvrage est centré sur la recherche effectuée dans des conditions défavorables.</p>
<p style="text-align: justify;">Naturellement, la productivité et la diversité font, ensemble ou séparément, l&#8217;objet d&#8217;au moins la moitié des projets. Mais le renforcement de l&#8217;autonomie est aussi le thème de bon nombre de recherches. L&#8217;expression n&#8217;est pas utilisée ici simplement parce qu&#8217;elle est à la mode. Il s&#8217;agit d&#8217;une action réelle qui a pour but de faire des agriculteurs — et même de collectivités entières — de véritables partenaires de recherche. Elle vise aussi à améliorer les compétences techniques des agriculteurs-phytogénéticiens et à réitérer le droit des populations locales à l&#8217;exploitation de leurs ressources génétiques et aux avantages qui en découlent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le renforcement de l&#8217;autonomie vise à faire des agriculteurs de véritables partenaires de recherche et à réitérer le droit des populations locales à l&#8217;exploitation de leurs ressources génétiques et aux avantages qui en découlent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;approche participative peut prendre la forme de consultations ou d&#8217;une collaboration. Dans le premier cas, des spécialistes provenant du secteur officiel de la recherche consultent les agriculteurs et les autres intervenants, mais ceux-ci n&#8217;ont que peu ou pas d&#8217;influence directe sur le projet et ne prennent aucunement part aux décisions concernant l&#8217;orientation des travaux. Autrement dit, quoique le projet soit dit participatif, les chercheurs gardent la mainmise sur les décisions. Il est encourageant de constater, toutefois, que dans le cadre de certains projets récents, menés véritablement en collaboration, les chercheurs et les agriculteurs ont participé à part entière aux décisions et aux discussions sur toutes les étapes de la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;analyse en fonction des utilisateurs, surtout lorsqu&#8217;il s&#8217;agit des hommes et des femmes, fait généralement partie des éléments essentiels à toute recherche sérieuse dans le domaine de l&#8217;agriculture. Ce type d&#8217;analyse étudie les résultats selon une gamme de facteurs qui tiennent compte des inéquités économiques et de pouvoir de même que des écarts sociaux : sexe, âge, éducation, classe, caste et origine ethnique. Ainsi, les chercheurs ont constaté que les femmes sélectionnent les semences d&#8217;après des critères différents de ceux des hommes. En outre, différents groupes ethniques d&#8217;une même région peuvent avoir des préférences distinctes pour certains attributs alimentaires, comme la saveur, par exemple, ou le mode de cuisson.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;analyse des politiques est aussi un important volet de bien des projets d&#8217;amélioration des cultures. Par exemple, les politiques gouvernementales sur l&#8217;établissement des prix et la mise en marché peuvent être déterminantes du mode de gestion adopté par les exploitants agricoles. L&#8217;importance d&#8217;autres enjeux, notamment les droits de propriété intellectuelle et la certification des produits biologiques, s&#8217;accroît parallèlement à l&#8217;augmentation de la demande mondiale d&#8217;aliments biologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il importe de bien comprendre la relation entre l&#8217;agrobiodiversité et les gens qui en font usage, en prennent soin et en sont tributaires si l&#8217;on veut favoriser les interactions qui permettent d&#8217;améliorer et de conserver cette diversité. Le chapitre qui suit présente six « récits » de phytosélection participative : des exemples de projets qui aident précisément à mieux comprendre ce rapport. La réalisation de ces projets repose sur des méthodes de recherche novatrices qui ont pour but d&#8217;accroître la production alimentaire et semencière au profit de l&#8217;humanité tout entière.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 3 : Les expériences sur le terrain</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les six projets sur lesquels porte ce chapitre donnent un aperçu des nombreuses études sur l&#8217;agrobiodiversité et la phytosélection participative qui ont reçu l&#8217;appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> au cours de la dernière décennie. Ces projets ont été choisis parce qu&#8217;ils constituent un échantillon représentatif de la recherche au regard des systèmes de culture, des objectifs de la recherche, du type de participation et de la portée méthodologique. Les travaux ont été menés à bien par des centres affiliés au Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), par les systèmes nationaux de recherche agricole et par des organisations non gouvernementales (<span class="smallcaps">ONG</span>). Les projets se sont déroulés en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient ainsi qu&#8217;en Amérique latine; un seul est d&#8217;envergure internationale. Certains ont commencé il y a plusieurs années, d&#8217;autres ont débuté plus récemment mais les six initiatives sont toujours en cours. Le <span class="smallcaps">CRDI</span> en a publié une description plus étoffée, sur papier et en ligne : <strong><a href="http://www.crdi.ca/semences" target="_blank">La diversité, c&#8217;est la capacité de choisir</a></strong>.</p>
<h3><strong>La participation des agriculteurs à l&#8217;amélioration de l&#8217;orge en Afrique du Nord et au Moyen-Orient</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="2" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Culture</strong></td>
<td valign="top">Orge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs<br />
</strong></td>
<td valign="top">Productivité / diversité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les chercheurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">De plus en plus importante (politiques de recherche; amélioration génétique; mise en circulation des variétés)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4><strong>Une nouvelle façon de travailler avec les agriculteurs des régions arides</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans bien des régions de l&#8217;Afrique du Nord et du Moyen-Orient, le rendement de certaines cultures (comme l&#8217;orge, qui est une plante à pollinisation directe) est faible, bon an, mal an, et les récoltes déficitaires sont fréquentes. La malnutrition est généralisée dans les régions les plus pauvres et la famine est une menace constante. Les programmes de sélection classiques destinés à améliorer les cultures sont restés pratiquement sans effet, en grande partie parce que la majorité des agriculteurs ont refusé d&#8217;adopter de nouvelles variétés.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;approche traditionnelle, centralisée et hiérarchisée, ne tient guère compte des conditions réelles auxquels les agriculteurs doivent faire face. Que penser d&#8217;un programme de sélection décentralisé, qui prévoie la participation des agriculteurs dès le départ, incite les phytogénéticiens et les agriculteurs à travailler ensemble pour apprendre les uns des autres et qui tienne compte de ce que les agriculteurs ont à dire ? Voilà une idée révolutionnaire sans doute, mais qui a donné des résultats probants.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin des années 1990, des chercheurs du Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) ont été les premiers à proposer une nouvelle façon de travailler avec les agriculteurs dans les zones de pluies peu productives du Maroc, de la Syrie et de la Tunisie. Financée par le <span class="smallcaps">CRDI</span>, l&#8217;Italie et le <span class="smallcaps">MBZ/GTZ</span> [<em>ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement/Agence de coopération technique (Allemagne)</em>], cette initiative a réuni des agriculteurs et des phytogénéticiens ayant pour objectif commun de répondre aux besoins des gens qui doivent vivre et travailler dans les conditions difficiles caractéristiques de ces régions.</p>
<p style="text-align: justify;">En Syrie, par exemple, les agriculteurs « hôtes » de neuf collectivités ont été jumelés à deux stations de recherche. Ces agriculteurs et leurs voisins se sont chargés des essais sur les lignées expérimentales fournies par la station de recherche et sur les variétés sélectionnées par les agriculteurs eux-mêmes. Les agriculteurs et les phytogénéticiens ont évalué indépendamment les résultats d&#8217;essais successifs, qui ont eu lieu entre 1997 et 1999, et qui ont permis d&#8217;identifier plusieurs nouvelles variétés prometteuses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La sélection décentralisée dans les champs des agriculteurs évite d&#8217;avoir à rejeter des lignées utiles parce qu&#8217;elles affichent un piètre rendement dans les stations expérimentales, où les conditions sont certainement plus favorables.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est vite apparu que les critères de sélection des agriculteurs, en grande partie fondés sur des facteurs écologiques, sont fort différents de ceux utilisés par les programmes de sélection nationaux. Les sélections faites par les agriculteurs sont au moins aussi efficaces que celles des sélectionneurs, ce qui en a surpris plusieurs. Les rendements se sont améliorés là où la sélection végétale avait échoué auparavant. Devant ces résultats, les sélectionneurs n&#8217;ont pas hésité à adopter de nouvelles idées et attitudes, et à devenir partisans de l&#8217;approche participative.</p>
<p style="text-align: justify;">Conclusion : les premiers programmes de phytosélection n&#8217;ont pas eu d&#8217;effet sur les terres marginales parce que les critères de sélection employés tenaient rarement compte des caractéristiques jugées importantes par les agriculteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Corollaire : La sélection décentralisée dans les champs des agriculteurs évite d&#8217;avoir à rejeter des lignées utiles parce qu&#8217;elles affichent un piètre rendement dans les stations expérimentales — où les conditions sont certainement plus favorables grâce à la fertilisation ou à l&#8217;irrigation, par exemple<strong>. La sélection décentralisée, conjuguée à la participation des agriculteurs dès les premières étapes du processus, est une méthode efficace qui peut être adaptée aux espèces cultivées dans différentes conditions biophysiques et socioéconomiques et qui tient compte des besoins et des connaissances des agriculteurs.</strong></p>
<h4><strong>Veiller aux besoins et aux intérêts des agriculteurs</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont tiré d&#8217;autres leçons décisives de ce projet, par exemple que les agriculteurs peuvent s&#8217;occuper d&#8217;un grand nombre de lignées et/ou de populations. Ainsi, dans la deuxième phase des travaux effectués en Syrie, le nombre des lignées évaluées est passé d&#8217;environ 200 à 400 (voir le tableau 1). De fait, les agriculteurs ont volontiers saisi l&#8217;occasion de sélectionner un grand nombre de lignées. Certains ont même commencé à multiplier des semences de variétés sélectionnées, qu&#8217;ils partagent avec d&#8217;autres agriculteurs, ce qui réduit d&#8217;autant leur dépendance à l&#8217;égard des semences fournies par les phytogénéticiens. Ces nouvelles pratiques ont ouvert la voie à un processus plus dynamique d&#8217;amélioration des obtentions végétales puisque les nouveaux matériels génétiques peuvent désormais passer d&#8217;un agriculteur à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td colspan="5" align="center" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Tableau 1. Quantité de matériels de sélection générés par la recherche de l&#8217;ICARDA</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="30%" valign="bottom">Pays</td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom">Nombre de villages</td>
<td width="20%" align="center" valign="bottom">Lignées</td>
<td width="15%" align="center" valign="top">Dimension des Parcelles<br />
 (m<span class="superscript">2</span>)</td>
<td width="20%" align="center" valign="bottom">Nombre d&#8217;agriculteurs<br />
 par village</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Égypte</td>
<td align="center" valign="top">8</td>
<td align="center" valign="top">60</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">5</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Érythrée</td>
<td align="center" valign="top">3</td>
<td align="center" valign="top">155</td>
<td align="center" valign="top">3</td>
<td align="center" valign="top">10–12</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Jordanie</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">200</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">5–12</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Maroc</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">30–210</td>
<td align="center" valign="top">4,5</td>
<td align="center" valign="top">6–15</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Syrie (phase 1)</td>
<td align="center" valign="top">9</td>
<td align="center" valign="top">208</td>
<td align="center" valign="top">12</td>
<td align="center" valign="top">5–9</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Syrie (phase 2)</td>
<td align="center" valign="top">8</td>
<td align="center" valign="top">200–400</td>
<td align="center" valign="top">12</td>
<td align="center" valign="top">6–11</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Tunisie</td>
<td align="center" valign="top">6</td>
<td align="center" valign="top">25–210</td>
<td align="center" valign="top">4,5</td>
<td align="center" valign="top">10–20</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Yémen</td>
<td align="center" valign="top">3–6</td>
<td align="center" valign="top">100</td>
<td align="center" valign="top">3</td>
<td align="center" valign="top">15–20</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="5" valign="top">Source : Ceccarelli, 2000.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En outre, lorsqu&#8217;ils ont constaté que les critères de sélection des femmes étaient différents de ceux des hommes, les chercheurs ont fait valoir l&#8217;importance de déterminer dans quelles conditions et pour quelles raisons ils diffèrent. Ils se sont aussi rendu compte qu&#8217;en participant à la recherche, les agriculteurs se sentent investis d&#8217;un nouveau pouvoir qui leur donne suffisamment confiance pour prendre des décisions relatives à la création variétale de certaines espèces ou même à la dimension des parcelles et au nombre de sites d&#8217;essais.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont fait une autre découverte, sans doute tout aussi importante pour eux : le projet a mis en lumière la nécessité d&#8217;une formation particulière dans des domaines comme les protocoles d&#8217;expérimentation et l&#8217;analyse de données appropriées à des situations dont ils ne peuvent être maîtres comme c&#8217;est le cas dans les stations de recherche; par exemple, un champ dont un agriculteur est propriétaire et qui est géré par celui-ci.</p>
<h4><strong>Le prolongement du succès</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Cette approche novatrice a eu un tel succès que les agriculteurs ont demandé aux sélectionneurs de l&#8217;adopter et de travailler en collaboration avec eux à l&#8217;amélioration d&#8217;autres cultures. Elle a aussi fait son chemin dans d&#8217;autres pays de la région. L&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> appuie des programmes de phytosélection participative en Égypte, en Érythrée, en Jordanie et au Yémen. Au Bangladesh, en Syrie, en Turquie et au Yémen, la même approche est mise en application dans la recherche sur les lentilles. En outre, l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> a amorcé des travaux de recherche participative sur la gestion des ressources naturelles, en particulier sur la gestion durable des terres dans les régions arides.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout, le succès a été le même. Au Yémen, par exemple, un projet qui avait commencé dans trois villages seulement dans les hautes terres septentrionales s&#8217;est étendu en peu de temps à trois autres villages du plateau intérieur. L&#8217;approche participative a été reprise par d&#8217;autres projets réalisés par l&#8217;Agricultural Research and Extension Authority (<span class="smallcaps">AREA</span>), organisme de recherche national, partenaire de l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span>. Autre exemple : en Jordanie, les organismes officiels de recherche agricole ont commencé à transformer le programme national d&#8217;amélioration génétique de l&#8217;orge en un programme participatif, décentralisé, et à appliquer la phytosélection participative au froment et au blé dur.</p>
<h3><strong>Les comités locaux de recherche agricole en Amérique latine</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="85%">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"></td>
</tr>
<tr>
<td width="40%" valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td width="60%" valign="top">Haricots, maïs, manioc, pommes de terre, fruits</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Productivité / prise en charge / diversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les agriculteurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Variable</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">Secondaire</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>Expérimentation et apprentissage en commun</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans les pays du Nord, soumettre un problème à un comité équivaut trop souvent à une échappatoire aux mesures qui s&#8217;imposent. Rien de tel en Amérique latine : le comité, qui regroupe agriculteurs et chercheurs, est devenu une plaque tournante où se font l&#8217;évaluation, l&#8217;adaptation et la diffusion des nouvelles technologies. Qui plus est, le comité est aussi le point de départ de projets de développement rural comme la formation de groupes de crédit et de commercialisation. Les comités locaux de recherche agricole (<em>Comité de Investigación Agrícola Local</em> ou <span class="smallcaps">CIAL</span>, pour reprendre l&#8217;acronyme espagnol) se sont répandus dans toute l&#8217;Amérique latine et ils obtiennent des résultats qui étonnent les scientifiques des organismes de recherche traditionnels.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les <span class="smallcaps">CIAL</span> rassemblent les agriculteurs et les chercheurs en un processus d&#8217;expérimentation et d&#8217;apprentissage conjoint.</strong> Les comités locaux, dont la formule a d&#8217;abord été proposée par le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>), en Colombie, se sont rapidement multipliés. L&#8217;Amérique latine compte aujourd&#8217;hui environ 250 <span class="smallcaps">CIAL</span> très actifs. S&#8217;ils diffèrent par leur taille et leurs caractéristiques, ils partagent tous le même objectif : constituer un lien direct entre les organisations locales d&#8217;agriculteurs et les systèmes officiels de recherche agricole. Le <span class="smallcaps">CRDI</span> appuie des comités locaux de recherche agricole, directement et indirectement, en Colombie, en Équateur, au Honduras et au Nicaragua.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;établissement d&#8217;un réseau de comités locaux de recherche agricole expérimentés dans une région réduit de beaucoup la nécessité d&#8217;y organiser des travaux de recherche et des services de vulgarisation à grande échelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La majorité des <span class="smallcaps">CIAL</span> accordent une attention prioritaire à l&#8217;évaluation des variétés locales améliorées et à l&#8217;essai de nouvelles obtentions végétales pouvant être adaptées aux conditions locales. Bon nombre des nouvelles variétés testées par un comité local de recherche agricole proviennent de la collectivité; le maïs à pollinisation libre en est un exemple. D&#8217;autres, comme les hybrides, sont fournies par le secteur officiel de la recherche. Parfois, les variétés éprouvées sont produites par les deux systèmes. Les comités s&#8217;intéressent également à la lutte contre les parasites et les maladies ainsi qu&#8217;à la gestion des sols, de l&#8217;eau et des nutriments. Les cultures vivrières de base — haricots, maïs, pommes de terre et manioc — représentent plus de 80 % des recherches en milieu réel entreprises par les comités locaux.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" align="center">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top"><span style="font-size: small; text-align: center;"><strong>Tableau 2. Principales caractéristiques de 249 CIAL</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><span style="font-size: x-small;"><strong>Thèmes de recherche</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td width="60%" valign="top">Évaluation de variétés végétales</td>
<td width="40%" align="right" valign="top">62 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lutte contre les parasites et les maladies</td>
<td align="right" valign="top">19 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Gestion des sols, de l&#8217;eau et des nutriments</td>
<td align="right" valign="top">12 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Menu bétail</td>
<td align="right" valign="top">5 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Autres</td>
<td align="right" valign="top">2 %</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top"><span style="font-size: x-small;"><strong>Cultures étudiées</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Haricots</td>
<td align="right" valign="top">26 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Maïs</td>
<td align="right" valign="top">16 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Pommes de terre</td>
<td align="right" valign="top">14 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Légumes</td>
<td align="right" valign="top">13 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Manioc</td>
<td align="right" valign="top">12 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Fruits</td>
<td align="right" valign="top">9 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Autres</td>
<td align="right" valign="top">10 %</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top"><span style="font-size: x-small;"><strong>Représentation sexospécifique</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Hommes seulement</td>
<td align="right" valign="top">56 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Femmes seulement</td>
<td align="right" valign="top">7 %</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Hommes et femmes</td>
<td align="right" valign="top">37 %</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">Source : Ashby et al., 2000.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;établissement d&#8217;un réseau de comités locaux de recherche agricole expérimentés dans une région réduit de beaucoup la nécessité d&#8217;y organiser des travaux de recherche et des services de vulgarisation à grande échelle, étant donné que les collectivités rurales s&#8217;occupent elles-mêmes des essais et de l&#8217;adaptation des technologies.</p>
<p style="text-align: justify;">Les membres de la collectivité choisissent le thème de la recherche qui sera menée par le comité local lors d&#8217;une réunion publique, et ils fondent leur décision sur des critères comme les possibilités de succès, le nombre et les groupes de bénéficiaires, et les coûts probables de la recherche. Vient ensuite l&#8217;étape de la planification où le <span class="smallcaps">CIAL</span> et le reste de la collectivité déterminent les objectifs de l&#8217;expérimentation, les traitements et les mesures de contrôle, les matériels et les méthodes qui seront utilisés, les facteurs de production requis, les données à recueillir et les critères d&#8217;évaluation des résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, l&#8217;expérimentation est faite par des membres de la collectivité (des innovateurs chevronnés, par exemple), puis à l&#8217;issue de l&#8217;expérimentation le comité local rencontre le facilitateur (par exemple, un agronome associé à une <span class="smallcaps">ONG</span> locale) avec qui il évalue les données recueillies. Lors de l&#8217;analyse des résultats, les membres du <span class="smallcaps">CIAL</span> demandent aux intervenants de préciser ce qu&#8217;ils ont appris de l&#8217;expérience. Cette étape revêt une importance cruciale surtout lorsque l&#8217;essai de nouvelles variétés échoue ou que l&#8217;expérimentation donne des résultats inattendus.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, à l&#8217;occasion d&#8217;une des réunions publiques régulières de la collectivité, le <span class="smallcaps">CIAL</span> fait le point sur les activités, les résultats et les dépenses engagées dans le cadre de ses travaux et sollicite la réaction des membres de l&#8217;assemblée. Le comité local peut également faire des recommandations fondées sur les résultats de ses travaux, mais c&#8217;est la collectivité qui décide s&#8217;il doit poursuivre l&#8217;expérience, aborder un nouveau thème ou cesser ses activités. Le graphique en escalier de la figure 2 illustre les huit étapes du processus d&#8217;expérimentation des <span class="smallcaps">CIAL</span>.</p>
<h4><strong>L&#8217;expérience du Nicaragua</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce qu&#8217;est, en théorie, la façon de procéder des comités locaux de recherche agricole. En pratique, le processus est habituellement très dynamique et connaît des hauts et des bas.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2110" title="Graphique en escalier de l'intervention des CIAL (source : Ashby et al., 2000)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/graphique-en-escalier-de-l-intervention-des-cial.gif" alt="Graphique en escalier de l'intervention des CIAL (source : Ashby et al., 2000)" width="552" height="202" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Figure 2. Graphique en escalier de l&#8217;intervention des <span class="smallcaps">CIAL</span> (source : Ashby et al., 2000).</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voici comment ces comités sont nés dans la région montagneuse de Matagalpa, au Nicaragua, en 1997. Une équipe de chercheurs du Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>), en collaboration avec le personnel du programme Campesino a Campesino (un <span class="smallcaps">ONG</span>), a fait connaître le <span class="smallcaps">CIAL</span> à quatre collectivités du bassin hydrographique de la rivière Calico, dans le cadre d&#8217;un vaste projet de recherche sur la gestion des ressources naturelles financé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et la Direction du développement et de la coopération (<span class="smallcaps">DDC</span>, Suisse).</p>
<p style="text-align: justify;">À Wibuse, village défavorisé en amont du bassin, un comité formé d&#8217;hommes et de femmes de la collectivité a fait l&#8217;essai de nouvelles variétés de haricots. À El Jicaro, à mi-chemin du bassin hydrographique, deux comités se sont formés. Le premier, qui regroupe des villageois et des villageoises, a testé de nouvelles variétés de maïs et de haricots; le second, composé uniquement de femmes, a fait porter l&#8217;expérience sur les légumes et l&#8217;utilisation d&#8217;engrais organiques. À Piedras Largas, village situé en aval, un quatrième <span class="smallcaps">CIAL</span> s&#8217;est aussi intéressé à de nouvelles variétés de haricots.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs expériences ont échoué à cause de conditions météorologiques défavorables (dont un ouragan), des catastrophes naturelles, des parasites et des maladies végétales outre, parfois, une gestion déficience du projet. Malgré tout, les collectivités ont estimé que, dans l&#8217;ensemble, les résultats étaient positifs. À Wibuse et à El Jicaro, les comités locaux, aidés par <span class="smallcaps">PROFRIJOL</span>, réseau d&#8217;étude sur la production de légumineuses en Amérique centrale, et deux organismes nationaux de recherche agricole, ont organisé une nouvelle expérience sur diverses souches de haricots. L&#8217;essai a porté sur 90 lignées prometteuses et une variété déjà mise en circulation au Honduras. Cette diversité a impressionné les agriculteurs et devait leur donner plus de choix de production qu&#8217;auparavant. En outre, les agriculteurs étaient désormais en mesure d&#8217;effectuer leur sélection à partir de matériels génétiques beaucoup plus nombreux. Les deux <span class="smallcaps">CIAL</span> se sont partagé la gestion de la parcelle à Wibuse et ont réussi à obtenir de l&#8217;organisation nationale de recherche qu&#8217;elle détache du personnel sur le terrain : une première dans la région de San Dionisio.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;expérience de Matagalpa a montré que les points forts des comités locaux de recherche agricole dépassent largement les quelques faiblesses qui pourraient exister.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année suivante, les membres des quatre comités locaux, en collaboration avec l&#8217;équipe du <span class="smallcaps">CIAT</span>, ont organisé une réunion de tous les habitants du bassin hydrographique afin d&#8217;échanger les connaissances acquises, planifier les futures activités et déter-miner les besoins en matière de formation et d&#8217;aide technique. Plusieurs agriculteurs de collectivités voisines qui avaient entendu parlé des comités locaux de recherche agricole ont assisté à la réunion et, par la suite, certains d&#8217;entre eux ont pris part au second stage pratique organisé par le <span class="smallcaps">CIAL</span>, à l&#8217;échelle nationale. Quatre nouveaux comités locaux ont ainsi été créés et deux des agriculteurs (un homme et une femme), qui avaient suivi le cours, sont devenus <em>para-técnicos</em>, ou para-techniciens. Ils ont tous deux prêté main-forte aux <span class="smallcaps">CIAL</span>, déjà établis ou de création récente et, en 1999, ils ont contribué à la formation de deux autres comités locaux dans la région. En 2002, 14 <span class="smallcaps">CIAL</span> expérimentent dans la région de San Dionisio.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, le processus des <span class="smallcaps">CIAL</span> n&#8217;est pas parfait. La majorité des comités connaissent une évolution en dents de scie en raison du renouvellement de l&#8217;effectif, de l&#8217;engagement des gens dans des projets plus gratifiants dans l&#8217;immédiat et de l&#8217;inégalité du soutien technique. Il est encore parfois difficile d&#8217;obtenir la participation des femmes. Dans certains <span class="smallcaps">CIAL</span>, ce sont presque toujours les mêmes qui mettent la main à la pâte, soit les membres les plus engagés de la collectivité sur lesquels on peut généralement compter pour prendre part à ce genre d&#8217;activités. Mais, surtout, l&#8217;expérience de Matagalpa a montré que les points forts des comités locaux de recherche agricole dépassent largement les quelques faiblesses qui pourraient exister.</p>
<p style="text-align: justify;">À Matagalpa, plusieurs comités ont poussé plus loin l&#8217;expérience pour se pencher sur de nouveaux aspects des problèmes qui se posent à la collectivité tels que la fertilité du sol. Des agriculteurs, dont un bon nombre de femmes, ont ainsi pris la direction des opérations et, le cas échéant, des comités locaux de recherche agricole établissent entre eux des relations étroites afin d&#8217;échanger des idées et de se faire part des résultats obtenus au sein du bassin hydrographique et au-delà — à l&#8217;occasion des réunions annuelles des <span class="smallcaps">CIAL</span> au Honduras, par exemple. Ils tissent aussi des liens avec le secteur officiel, notamment avec les organismes de recherche et les organisations à vocation technologique.</p>
<h3><strong>L&#8217;innovation agricole à Cuba</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="1" cellpadding="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td valign="top">Haricots et maïs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Diversité / productivité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les chercheurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">De plus en plus importante (politiques sur les semences)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>La recherche de solutions de rechange viables</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Cuba a vu naître des regroupements assez semblables aux <span class="smallcaps">CIAL</span>. Ces groupes d&#8217;expérimentation agricole (ou <span class="smallcaps">GIC</span>) sont l&#8217;une des composantes essentielles d&#8217;un projet d&#8217;innovation agricole entrepris à Cuba.</p>
<p style="text-align: justify;">Mis à part l&#8217;industrie touristique, l&#8217;agriculture constitue toujours la pierre angulaire de la précaire économie cubaine. La crise économique qui a marqué l&#8217;île a entraîné, entre autres conséquences, le recul de la production agricole par rapport à un modèle industrialisé, axé sur l&#8217;exportation et fondé sur les monocultures, qui exige des apports agricoles considérables. La nécessité pousse les producteurs agricoles à adopter des systèmes d&#8217;exploitation plus diversifiés, exigeant moins de facteurs de production et centrés sur les marchés locaux. La crise a aussi occasionné la rapide détérioration du système classique, centralisé, sur lequel reposaient la production, l&#8217;amélioration et la distribution des semences.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces circonstances imprévues ont incité les chercheurs agricoles et les décideurs à explorer des solutions de rechange viables pour la production, l&#8217;amélioration et la distribution des semences, exploration qui a mis en lumière l&#8217;urgence de changements en profondeur du secteur agricole du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2000, un groupe pluridisciplinaire de chercheurs enthousiastes de l&#8217;<em>Instituto Nacional de Ciencias Agrícolas</em> (<span class="smallcaps">INCA</span>), spécialisés en biologie, en agronomie, en biochimie et en sociologie, a lancé un projet visant à améliorer la qualité et le rendement du maïs et du haricot. Ils s&#8217;attendent à ce que ce projet, qui met à profit les efforts conjugués de tous les intervenants en vue d&#8217;accroître la diversité des variétés et de renforcer les organisations locales d&#8217;agriculteurs, améliore considérablement la sécurité alimentaire à Cuba.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le renforcement des regroupements d&#8217;agriculteurs accroît leur capacité d&#8217;expérimentation et d&#8217;innovation, et raffermit leur position lorsqu&#8217;ils adressent une demande au secteur officiel de la recherche agricole.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet novateur a pour objet de renforcer la biodiversité agricole à Cuba pour mettre à la disposition des agriculteurs, des établissements de recherche agricole et des consommateurs une gamme d&#8217;obtentions végétales plus variée et de meilleure qualité. L&#8217;équipe de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span> a arrêté plusieurs objectifs précis en ce sens. D&#8217;abord, arriver à mieux saisir les connaissances qu&#8217;ont les agriculteurs locaux de la gestion et de la circulation des semences de maïs et de haricots. Ensuite, élaborer une méthode de sélection des variétés de maïs et de haricots en collaboration avec les <span class="smallcaps">GIC</span>. Enfin, diffuser les résultats obtenus par les <span class="smallcaps">GIC</span> en matière de sélection, de production et de distribution de semences améliorées de maïs et de haricots.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont aussi un but secondaire quoique tout aussi important : améliorer la capacité de recherche des divers organismes intéressés — notamment l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span>, les <span class="smallcaps">GIC</span>, les semenciers et le personnel de plusieurs universités — grâce à <strong>l&#8217;apprentissage par l&#8217;action</strong>. L&#8217;équipe du projet estime également que le renforcement des regroupements d&#8217;agriculteurs accroît leur capacité d&#8217;expérimentation et d&#8217;innovation, et raffermit leur position lorsqu&#8217;ils adressent une demande au secteur structuré de la recherche agricole.</p>
<h4><strong>Les foires des semences et les journées agricoles éducatives : l&#8217;occasion d&#8217;accroître l&#8217;accès à la diversité</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont recours aux foires des semences pour faire connaître aux agriculteurs de nouvelles variétés ou des souches moins répandues. Ces foires, organisées par des sélectionneurs, ont eu lieu au centre de recherche de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span>. Elles se sont avérées si populaires que des agriculteurs ont décidé d&#8217;organiser des expositions semblables dans leur collectivité. Ces événements donnent aux agriculteurs, aux phytogénéticiens et aux vulgarisateurs l&#8217;occasion de se côtoyer, d&#8217;évaluer les variétés végétales et de sélectionner celles qui leur paraissent les meilleures. Les sélectionneurs aident les agriculteurs dans la préparation du protocole expérimental, mais tous les essais sont adaptés au contexte local.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les résultats révélent que les femmes et les hommes sélectionnent des semences différentes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour en savoir davantage sur les préférences des agriculteurs, l&#8217;équipe du projet organise régulièrement des journées agricoles éducatives où les agriculteurs, hommes et femmes, ont l&#8217;occasion de faire part de leurs préférences. L&#8217;information recueillie lors de ces journées sur le terrain est d&#8217;une importance cruciale car elle permet aux phytogénéticiens d&#8217;identifier les plantes-mères disponibles et de déterminer les critères de sélection. Il est intéressant de constater que les résultats révèlent que les femmes et les hommes sélectionnent des semences différentes. Les agricultrices sélectionnent les semences pour leur rendement, les propriétés culinaires des variétés végétales et les caractéristiques esthétiques de la plante (la couleur, la forme ou l&#8217;éclat, par exemple). La préférence des hommes va au rendement, à la résistance aux maladies et à la grosseur de la cosse. Les semences qui ont été sélectionnées parmi les « préférées » sont remises aux agriculteurs quelques semaines après l&#8217;événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme à Cuba on ne connaissait pas d&#8217;approches participatives de ce genre, les chercheurs du projet ont servi de personnesressources à d&#8217;autres chercheurs intéressés par ce type de démarches. L&#8217;équipe s&#8217;est aussi penchée sur l&#8217;analyse génétique en collaboration avec les biotechnologues de l&#8217;Institut national de sciences agronomiques de Cuba.</p>
<p style="text-align: justify;">Cuba vit incontestablement une situation particulière, mais il est fort possible qu&#8217;un effondrement semblable du secteur industriel agricole se produise avant longtemps ailleurs dans la région, et dans le monde. Dans bien des pays, les pratiques culturales actuelles reposent largement sur le recours à des technologies et des fertilisants chimiques coûteux, outre diverses subventions publiques; à longue échéance, ces pratiques sont loin d&#8217;être durables. <strong>L&#8217;expérience cubaine aura vraisemblablement une incidence sur d&#8217;autres pays.</strong></p>
<h3><strong>L&#8217;enrichissement du maïs et du riz au Népal</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td width="40%" valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td width="60%" valign="top">Riz et maïs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Diversité / productivité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les agriculteurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Sexospécificité; origine ethnique</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">De plus en plus importante (mise en circulation des variétés; droits de propriété intellectuelle)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>La diversité des cultures locales et les moyens de subsistance dans les régions rurales</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Malgré toute sa splendeur himalayenne, le Népal est un pays à peine plus grand que l&#8217;île de Cuba; il occupe moins de 0,1 % des terres émergées du globe. Pourtant, plus de 2 % des plantes à fleurs du monde poussent dans ses montagnes et ses vallées. Le pays compte également, sur le plan des terres arables, une très forte densité de population : environ cinq personnes par hectare. La majorité des gens possèdent de très petites parcelles de terrain, et la diminution de la fertilité des sols conjuguée au morcellement des terres (en raison du patrimoine héréditaire) a entraîné un fort recul de la productivité. Dans les montagnes, les terres sont marginales dans les conditions les plus favorables et, depuis toujours, les agriculteurs y cultivent une gamme d&#8217;espèces végé-tales suffisante pour survivre.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;une <span class="smallcaps">ONG</span> sans but lucratif, appelée <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> (<em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em>), œuvre pour favoriser la gestion durable des ressources naturelles renouvelables et amélorer le gagne-pain des Népalais. Créée en 1995, <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> a son siège dans la ville de Pokhara, à 200 km à l&#8217;ouest de Katmandou, où elle contribue à la conservation et à l&#8217;utilisation durable de la biodiversité grâce à ses projets de recherche participative et à ses initiatives de développement, dont un bon nombre sont financés par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et par d&#8217;autres donateurs nationaux et internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">LI-BIRD</span> s&#8217;engage dans des activités diversifiées, dont les suivantes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> renforcer le fondement scientifique de la conservation <em>in situ</em> de l&#8217;agrobiodiversité en milieu réel dans diverses régions agroécologiques;</li>
<li> faire valoir l&#8217;importance des jardins privés pour la conservation à la ferme de ressources phytogénétiques afin d&#8217;améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs défavorisés;</li>
<li> appuyer l&#8217;application de programmes participatifs d&#8217;amélioration des cultures aux principales céréales dans des systèmes de production à rendement élevé;</li>
<li> mettre au point et perfectionner des outils et des techniques visant à sensibiliser les populations locales — par exemple, des foires et des séminaires itinérants sur la diversité ou des concours d&#8217;art dramatique et de chansons populaires;</li>
<li> effectuer des recherches stratégiques sur des sujets comme la réglementation des semences, les politiques publiques sur la vulgarisation et le crédit, les politiques sur l&#8217;agrobiodiversité et la gestion foncière afin d&#8217;aider les décideurs à prendre des décisions éclairées.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le Népal possède, outre une riche diversité de riz cultivé et d&#8217;espèces sauvages apparentées au riz, jusqu&#8217;à 2.000 cultivars traditionnels. Différentes variétés de riz sont cultivées à diverses fins : pour la consommation domestique, les festivals, la vente, comme produit d&#8217;accueil et même comme médicament. Aussi n&#8217;est-il pas étonnant que plusieurs des projets entrepris par <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> et financés par le <span class="smallcaps">CRDI</span> portent sur l&#8217;amélioration de la riziculture grâce à la phytosélection participative.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Même en l&#8217;absence d&#8217;un système officiel de distribution, les variétés végétales peuvent être disséminées sur de longues distances, surtout grâce à des relations personnelles et aux réseaux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dès 1985, le personnel de <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> (alors embauché par le Centre de recherche agricole de Lumle) innovait en adoptant la phytosélection participative lors d&#8217;essais décentralisés de variétés de riz résistant au froid dans le village de Chhomrong, en très haute altitude. Un grand nombre de projets de sélection participative du riz et du maïs ont été menés par la suite, tant dans des régions favorables où le rendement est meilleur que dans des régions où les conditions défavorables ne permettent qu&#8217;un rendement moindre. Ces projets visaient soit plusieurs buts généraux, dont l&#8217;accroissement de la productivité; la mise en valeur de la biodiversité; le renforcement des capacités de sélection des agriculteurs; la modification des politiques, soit certains objectifs particuliers.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table style="text-align: left" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top"><span style="font-size: small; text-align: center;"><strong>Tableau 3. Buts généraux et objectifs particuliers des projets de LI-BIRD</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="30%" align="center" valign="top"><strong>Project</strong></td>
<td width="30%" align="center" valign="top"><strong>Buts généraux</strong></td>
<td width="40%" align="center" valign="top"><strong>Objectifs particuliers</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Production de riz <em>chaite</em> (maturation au printemps) et de riz arrivant à maturitédurant la saison principale, dans une région favorable (Chitwan)</td>
<td valign="top">• Accroissement de la productivité<br />
 • Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Efficacité de la recherche<br />
 • Modification des politiques</td>
<td valign="top">• Mettre au point des variétés à faible alimentation en eau<br />
 • Améliorer le riz <em>masuli</em> afin d&#8217;accroître son rendement et sa tolérance aux maladies<br />
 • Éliminer les arêtes et accroître la hauteur des plants de riz basmati pusa<br />
 • Améliorer la qualité des grains du riz de la variété IR44595<br />
 • Accroître la résistance aux maladies de la variété CH-45<br />
 • améliorer la dormance des semences dans les champs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Cultivars traditionnels de riz dans des régions favorables et défavorables (Jumla, Kaski, Bara)</td>
<td valign="top">• Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Conservation <em>in situ</em><br />
 • Renforcement des capacités des agriculteurs<br />
 • Modification des politiques</td>
<td valign="top">• Conservation <em>in situ</em> et valorisation<br />
 • Amélioration des caractéristiques importantes pour la collectivité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Production de riz <em>ghaiya</em> dans une région défavorable (Tanahu)</td>
<td valign="top">• Accroissement de la productivité<br />
 • Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Besoins/préférences des utilisateurs<br />
 • Modification des politiques</td>
<td valign="top">• Utilisation de la diversité<br />
 • Tolérance à la sécheresse</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Production de maïs, dirigée par des agriculteurs, dans une région défavorable (Gulmi)</td>
<td valign="top">• Renforcement des capacités des agriculteurs<br />
 • Besoins/préférences des utilisateurs<br />
 • Accroissement de la productivité<br />
 • Mise en valeur de la biodiversité<br />
 • Conservation <em>in situ</em></td>
<td valign="top">• Améliorer la résistance à l&#8217;égrenage de la variété <em>thulo piyanlo</em><br />
 • Utilisation de la diversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Riziculture en haute altitude dans des régions défavorables (Maramche, Kaski)</td>
<td valign="top">• Renforcement des capacités des agriculteurs<br />
 • Besoins/préférences des utilisateurs<br />
 • Accroissement de la productivité</td>
<td valign="top">• Prévenir l&#8217;égrenage prématuré du riz M-3 (<em>Machhepuchhre-3</em>)<br />
 • Mettre au point une variété tolérante au froid et acceptée des agriculteurs</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">Source : Adaptation, Subedi et al., 2001, p. 75–86.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le village de Chhomrong figure au nombre des collectivités installées en haute altitude qui ont pris part à un projet de suivi de la propagation des variétés de riz, dans le cadre des programmes de phytosélection participative. Les chercheurs ont constaté que même en l&#8217;absence d&#8217;un système structuré, les variétés végétales peuvent être disséminées sur de longues distances, surtout grâce à des relations personnelles et aux réseaux. Cependant, le système de dissémination non structuré est très lent; en règle générale, les agriculteurs n&#8217;échangent ou ne vendent de nouvelles semences à l&#8217;extérieur de leur village qu&#8217;au bout de quatre ans. Le projet a mis en lumière la nécessité d&#8217;élaborer une méthode efficace pour mieux échelonner la dissémination dans l&#8217;intérêt de la collectivité tout entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre projet a porté sur le riz pluvial, connu localement sous le nom de riz <em>ghaiya</em>, qui se cultive sur les plateaux, les terrasses ou les versants des coteaux de forêts récemment déboisées et qui est alimenté en eau par les pluies. Ce sont surtout les agriculteurs pauvres qui s&#8217;adonnent à cette culture sur d&#8217;anciens cônes alluviaux non irrigués, appelés <em>tars.</em> Le <em>ghaiya</em> occupe une place très importante dans le système de culture, et les exploitants le préfèrent au maïs pour sa valeur nutritive et la provende fournie par les pailles de riz.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;étude a révélé que les cultivateurs de <em>ghaiya</em> possèdent une grande richesse de savoir sur la gestion des sols qui leur permet de maximiser le rendement des cultures. Les agriculteurs ont aussi démontré que la culture mixte du <em>ghaiya</em> et du maïs donne des rendements supérieurs et comporte un avantage pratique puisque quelques rangs de maïs plantés à plat dans les <em>tars</em> facilitent une répartition plus uniforme du <em>ghaiya.</em> Certains paysans, toutefois, préfèrent planter le maïs après le <em>ghaiya</em>, estimant que le sol y gagne en fertilité. La diversité règne toujours parmi les variétés indigènes de <em>ghaiya</em>, quoique le nombre de variétés cultivées varie selon les dimensions des terrains : plus les parcelles sont grandes, plus les variétés sont nombreuses. Dans la majorité des régions à l&#8217;étude, les agriculteurs cultivent au moins deux variétés dont la vitesse de maturation diffère.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la vallée de Pokhara, où le riz représente à la fois une culture vivrière et une culture marchande, un autre projet subventionné par le <span class="smallcaps">CRDI</span> a étudié les milieux de riziculture et l&#8217;état des variétés indigènes de riz, pluvial et aromatique. Les agriculteurs qui ont participé à cette étude ont souligné qu&#8217;il existe plus de 75 cultivars traditionnels locaux, mais que seuls 11 d&#8217;entre eux sont cultivés à grande échelle. Les semences de tous ces cultivars ont été recueillies à des fins de conservation, d&#8217;étude et, éventuellement, de promotion.</p>
<h4><strong>Informations et réalisations</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Au fil des ans, les travaux précurseurs de <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> dans diverses régions agroécologiques du Népal ont permis de recueillir de précieuses informations et ont donné lieu à d&#8217;importantes réalisations. En voici quelques exemples :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> La participation directe des agriculteurs a souvent permis de définir de nouveaux objectifs de sélection; d&#8217;où l&#8217;importance d&#8217;une méthode cyclique et adaptative plutôt que linéaire et rigide. Les foires des semences, les trousses d&#8217;information sur la biodiversité et les registres des collectivités sont des moyens utiles pour solliciter la participation des agriculteurs.</li>
<li> La participation des agriculteurs à la planification permet de fixer des objectifs en matière de sélection végétale qui répondent beaucoup mieux à leurs besoins et intérêts.</li>
<li> Dans les régions plus vastes et à forte productivité, il existe différents créneaux correspondant aux diverses préférences des utilisateurs; il faut envisager d&#8217;autres mécanismes qui tiennent compte de cette réalité biophysique et sociale.</li>
<li> La phytosélection participative a le pouvoir d&#8217;accroître la diversité. Elle accélère les changements en introduisant des gènes et des génotypes comme facteurs de production dans le processus constant de la conservation <em>in situ</em> des cultures.</li>
<li> Il n&#8217;existe pas de modèle qui dicte dans quelle mesure et sous quelle forme les agricultrices et les agriculteurs doivent prendre part à la sélection végétale. Toutefois, pour gérer ou orienter convenablement ce processus, il est essentiel de s&#8217;entendre sur les responsabilités de chacun et de les définir clairement.</li>
</ul>
<h3><strong>L&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="1" cellpadding="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="40%" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td width="60%" valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Cultures</td>
<td valign="top">Maïs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Objectifs (par ordre de priorité)</td>
<td valign="top">Diversité / productivité / prise en charge</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Participation</td>
<td valign="top">En collaboration; travaux dirigés par les chercheurs</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Analyse sociale</td>
<td valign="top">Sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Dimension politique</td>
<td valign="top">olitiques de recherche; amélioration génétique; politiques sur les semences</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>Lier agriculteurs et chercheurs</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans les hautes terres éloignées et hostiles du sud-ouest de la Chine, les paysans doivent lutter ferme pour arriver à subsister, contrairement aux plus favorisés qui peuvent s&#8217;adonner à l&#8217;agriculture dans les plaines septentrionales : la « ceinture du maïs » de la Chine. Pourtant, c&#8217;est dans cette région isolée que les premiers champs de maïs ont été plantés. Les agriculteurs y cultivent le maïs dont ils sont tributaires depuis d&#8217;innombrables générations. Ils conservent la diversité des ressources génétiques et des variétés de semences de maïs beaucoup plus nombreuses que ce qui se fait ailleurs au pays. Aujourd&#8217;hui, les hautes terres du sud-ouest de la Chine recèlent un trésor de diversité génétique, essentiel à l&#8217;avenir de la culture du maïs en Chine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maïs est devenu la culture fourragère la plus importante de Chine et la troisième culture vivrière du pays. C&#8217;est aussi le principal aliment de consommation courante des populations rurales défavorisées des hautes terres du Sud-Ouest. Le gouvernement chinois a adopté une approche moderne, axée sur la technologie, qui repose surtout sur le système officiel de production et de dissémination des semences. La mise au point et la distribution de variétés modernes — hybrides pour la plupart — des trois principales cultures vivrières de première nécessité (le riz, le blé et le maïs) ont été les tâches les plus importantes et les objectifs prioritaires du système officiel, chargé d&#8217;assurer la sécurité alimentaire nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">La culture de variétés hybrides de maïs se fait aujourd&#8217;hui dans environ 80 % des zones de production de cette céréale en Chine, en particulier dans les plaines septentrionales, région de culture uniforme et à haut rendement. L&#8217;instauration d&#8217;une économie de marché a donné naissance à un système de production et d&#8217;approvisionnement de semences de plus en plus axé sur les profits.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;amélioration des variétés hybrides et la production de semences hybrides attirent plus que jamais l&#8217;attention et les investissements. En revanche, une étude effectuée dans une des provinces du Sud-Ouest, Guangxi, révèle que plus de 80 % des approvisionnements en semences proviennent des systèmes de production des agriculteurs, si bien que la conservation de la diversité qui en découle sert les intérêts de tous les cultivateurs et leur assure un gagne-pain durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le patrimoine génétique du maïs amélioré en Chine a considérablement diminué au cours des dix dernières années. Bien que la collection nationale de germoplasme de maïs contienne environ 16.000 entrées, seules cinq grandes variétés hybrides de maïs couvrent 53 % de l&#8217;ensemble des zones de culture du maïs du pays. Dans la province de Guangxi, la collection de germoplasme de maïs regroupe environ 2.700 entrées; de ce nombre, plus de 1.700 sont des cultivars traditionnels venant de cette région. Toutefois, l&#8217;utilisation de ces matériels génétiques dans la phytosélection est très restreinte. Seuls trois principaux produits de croisement sont utilisés et les 14 hybrides qui ont été produits au cours des vingt dernières années sont, à divers degrés, de la même lignée consanguine. Entre-temps, dans plusieurs provinces, les cultivars traditionnels qu&#8217;on trouve dans les champs des agriculteurs se dégradent et disparaissent sous l&#8217;effet de la propagation continue des variétés modernes.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, la croissance économique en Chine est impressionnante, mais la pauvreté persiste dans bien des régions rurales, notamment la province de Guangxi, touchant en particulier les femmes et les ménages dont le chef est une femme. Une croissance rapide va de pair avec une dégradation accrue des ressources naturelles. Les changements de politiques sont beaucoup plus lents. La planification et la prise de décisions venant du sommet sont encore la norme dans plusieurs ordres de gouvernement. Mais même là, on commence à déceler une certaine ouverture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est urgent d&#8217;établir un rapport de collaboration et de complémentarité entre les institutions et les collectivités si l&#8217;on veut que la Chine puisse résoudre les problèmes auxquels elle fait face en matière de sécurité alimentaire et de biodiversité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà le cadre dans lequel s&#8217;inscrit un projet de recherche entrepris en 1999 par le Centre for Chinese Agricultural Policy (<span class="smallcaps">CCAP</span>) en collaboration avec le Guangxi Maize Research Institute (<span class="smallcaps">GMRI</span>). Ce projet s&#8217;inspire d&#8217;une étude financée par le Centre international d&#8217;amélioration du maïs et du blé (<span class="smallcaps">CIMMYT</span>) et est mené par une universitaire chinoise, candidate au doctorat, Yiching Song. Dans son évaluation de l&#8217;incidence du germoplasme de maïs fourni par le Centre international sur les paysans pauvres du sud-ouest de la Chine, elle s&#8217;est penchée en particulier sur le développement technologique et les processus de diffusion du système institutionnel et des collectivités.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre autres constatations, l&#8217;étude indique qu&#8217;il est urgent d&#8217;établir un rapport de collaboration et de complémentarité entre les institutions et les collectivités, au lieu de laisser libre cours à la situation actuelle de fonctionnement distinct et de conflit, si l&#8217;on veut que la Chine puisse résoudre les problèmes auxquels elle fait face en matière de sécurité alimentaire et de biodiversité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet de recherche, financé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et la Fondation Ford, a pour but de déterminer et d&#8217;évaluer les moyens de former un partenariat mutuellement avantageux entre les systèmes formel et informel en vue de mettre au point une variété de maïs propre à la région du Sud-Ouest. Les chercheurs visaient, en particulier, les deux objectifs suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> mieux mettre en valeur et utiliser les techniques permettant aux collectivités autochtones locales de conserver la biodiversité;</li>
<li> trouver des moyens d&#8217;amener ces collectivités à prendre part à la conception et à la mise en œuvre des programmes de conservation <em>in situ</em> de la biodiversité.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les membres de l&#8217;équipe proviennent de divers groupes et organismes; spécialisés dans différents domaines, ils peuvent intervenir sur plusieurs plans. Cinq groupes d&#8217;agricultrices, six villages, six centres de vulgarisation agricole, deux centres de sélection du secteur institutionnel et le <span class="smallcaps">CCAP</span> ont participé directement à la conception et à la mise en œuvre du projet. Au cours de la deuxième étape, qui vient de débuter, le projet tentera de lier plus étroitement la recherche-action communautaire et les processus de prise de décisions, en mettant tout en œuvre pour solliciter la participation directe des principaux décideurs chargés de l&#8217;élaboration des politiques sur le maïs, à l&#8217;échelle provinciale et nationale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les essais sur le terrain se sont révélés un moyen efficace de renforcer l&#8217;interaction, les communications et la collaboration parmi les intervenants.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À des fins de comparaison, les essais sur le terrain ont été dirigés soit par les chercheurs, soit par les agriculteurs, selon l&#8217;objectif visé par la recherche. Plus de 40 variétés ont été choisies comme cibles pour les essais de phytosélection participative et de sélection participative de variétés à la station du <span class="smallcaps">GMRI</span> et dans cinq villages. Parmi ces 40 variétés, trois ont été sélectionnées par les agriculteurs pour des raisons agronomiques, culturelles et économiques. Elles ont reçu l&#8217;approbation officielle et sont utilisées dans les villages où les essais ont eu lieu ainsi que dans les collectivités environnantes. En outre, cinq variétés exotiques fournies par le <span class="smallcaps">CIMMYT</span> ont été adaptées aux conditions locales et cinq cultivars traditionnels provenant des villages à l&#8217;étude ont été améliorés grâce aux efforts communs des agriculteurs et des sélectionneurs. Une variété améliorée (pour ce qui est de l&#8217;adaptation aux conditions locales et des préférences des agriculteurs), sélectionnée par des agricultrices, a été testée et homologuée par l&#8217;institution de sélection officielle; depuis, elle est utilisée dans toute la région du projet. Les sélectionneurs gouvernementaux ont identifié des matériels d&#8217;amélioration et des lignées consanguines très utiles, dont le vaste patrimoine génétique provient de cultivars traditionnels fournis par les agriculteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet comporte aussi d&#8217;autres avantages. Les essais sur le terrain se sont révélés un moyen efficace de renforcer l&#8217;interaction, les communications et la collaboration parmi les intervenants. Ils ont aussi permis de consolider la capacité organisationnelle et décisionnelle des agriculteurs locaux. Qui plus est, il s&#8217;est produit parmi les phytogénéticiens du secteur officiel un remarquable changement d&#8217;attitude, si bien que les institutions de sélection tiennent compte dorénavant des besoins et des intérêts des agriculteurs dans leurs programmes d&#8217;amélioration et leurs priorités de recherche. D&#8217;autre part, les décideurs provinciaux et nationaux sont de plus en plus nombreux à reconnaître les efforts et le savoir des agriculteurs en ce qui a trait à la gestion de la biodiversité génétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le succès de ce projet a incité l&#8217;Institut de recherche sur le maïs de Guangxi à combiner la conservation des banques de gènes et la conservation <em>in situ</em> des cultivars traditionnels. De son côté, l&#8217;Institut phytotechnique de Chine ajoutera à son programme national d&#8217;élargissement du patrimoine génétique les travaux effectués à Guangxi en matière de conservation de germoplasme. <strong>Quant au Centre de politique agricole de Chine, il a joué un rôle de premier plan en diffusant les résultats du projet à l&#8217;échelle nationale, accroissant ainsi ses répercussions et son influence.</strong> Par exemple, le projet a été présenté et a fait l&#8217;objet de discussions lors d&#8217;un colloque national sur la planification des politiques coordonné par le <span class="smallcaps">CCAP</span> et le <span class="smallcaps">CIMMYT</span>, à Beijing, en mars 2002. Cette importante conférence a réuni pour la première fois 40 éminents décideurs nationaux du secteur de l&#8217;agriculture et des chercheurs intéressés à l&#8217;amélioration du maïs, leur donnant l&#8217;occasion de discuter de l&#8217;adoption de l&#8217;approche participative comme solution de rechange et méthode complémentaire dans l&#8217;amélioration des cultures et la gestion de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<h3><strong>Le programme mondial Recherche participative et analyse du genre</strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<table border="0" cellspacing="1" cellpadding="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="45%" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Éléments clés</strong></span></td>
<td width="55%" valign="top"><br class="spacer_" /></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Cultures</strong></td>
<td width="61%" valign="top">Cultures à pollinisation libre, à pollinisation croisée et à propagation végétative</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Objectifs (par ordre de priorité)</strong></td>
<td valign="top">Productivité / prise en charge / diversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Participation</strong></td>
<td valign="top">ariable; consultations; en collaboration</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Analyse sociale</strong></td>
<td valign="top">Variable; sexospécificité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Dimension politique</strong></td>
<td valign="top">Variable; droits de propriété intellectuelle; politiques sur les semences; mise en circulation des variétés; politiques de recherche</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4></h4>
<h4>
</h4>
<h4><strong>La mise en valeur du rôle des femmes</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le programme le plus important à l&#8217;appui de la phytosélection participative à l&#8217;échelle mondiale est sans doute celui que subventionne le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>). Ce programme, appelé Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>), a pour objectif de favoriser les innovations institutionnelles, d&#8217;évaluer et d&#8217;élaborer des méthodes de recherche participative qui tiennent compte des sexospécificités, et de les mettre en application dans la sélection végétale et la gestion des cultures et des ressources naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">La <span class="smallcaps">RPAG</span> est coparrainée par quatre des centres internationaux de recherche agricole; ses activités sont financées par les gouvernements nationaux et divers donateurs, dont le <span class="smallcaps">CRDI</span>. Les systèmes nationaux de recherche agricole, des <span class="smallcaps">ONG</span> et des universités de divers coins du globe y participent. Comme son nom l&#8217;indique, le programme Recherche participative et analyse du genre met en valeur le rôle des femmes des régions rurales dans la gestion des ressources phytogénétiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Partout dans le monde en développement, les femmes ont des connaissances précises des caractéristiques particulières des diverses cultures et des préférences marquées à cet égard.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après vingt années d&#8217;efforts pour faire en sorte que la science réponde davantage aux besoins des paysans pauvres, il est logique de mettre en évidence le rôle et les besoins des femmes. Les femmes jouent des rôles multiples — culture, récolte, entreposage des plantes cultivées, et préparation des aliments. Mais sans doute n&#8217;y a-t-il pas de rôle plus important que celui qu&#8217;elles jouent dans le domaine de la sélection végétale. Les agricultrices sont non seulement des sélectionneurs prolifiques et compétentes, mais aussi les principales gestionnaires des ressources naturelles comme le sol et l&#8217;eau. Elles domestiquent les espèces sauvages et jouent un rôle capital dans la sélection et l&#8217;entreposage des semences des prochaines plantations. <strong>Partout dans le monde en développement, les femmes ont des connaissances précises des caractéristiques particulières des diverses cultures et des préférences marquées à cet égard. Des études révèlent que souvent les attentes et le savoir des hommes et des femmes diffèrent en matière de cultures, différences dont la recherche et les politiques devraient tenir compte.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les projets menés dans le cadre du programme mondial <span class="smallcaps">RPAG</span> appuient l&#8217;élaboration et l&#8217;évaluation des méthodes de recherche participative qui prennent en compte les sexospécificités. Ce soutien vise à faire adopter des démarches éprouvées par les centres internationaux de recherche agricole et, éventuellement, par les programmes nationaux. Bon nombre des activités décrites dans ce chapitre vont dans le même sens que la <span class="smallcaps">RPAG</span>. Ainsi en est-il des travaux des comités locaux de recherche agricole en Amérique latine, de la recherche sur l&#8217;orge menée par le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) au Moyen-Orient et de celle de <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> dans les hautes terres du Népal. Des équipes de chercheurs en Chine (<span class="smallcaps">CCAP</span>) et à Cuba (<span class="smallcaps">INCA</span>) ont aussi noué des liens avec les responsables de la <span class="smallcaps">RPAG</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre autres stratégies pour faire progresser la phytosélection participative au regard des sexospécificités, la <span class="smallcaps">RPAG</span> offre un programme d&#8217;octroi de petites subventions par concours. Au Pérou, par exemple, une subvention de ce genre a permis à des femmes de prendre part à la sélection de nouveaux clones de pommes de terre et, du coup, d&#8217;avoir leur mot à dire dans les décisions et la gestion des ressources. Comme ailleurs, ces femmes ont fait des choix différents de ceux des hommes. L&#8217;approche participative mise en application en Ouganda a donné lieu à une plus grande collaboration entre les hommes et les femmes et, au Kenya, elle a permis d&#8217;augmenter le nombre de femmes membres des comités de gestion locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les petites subventions représentent la principale composante de la recherche participative et analyse du genre sur le terrain, le personnel du programme entreprend également des recherches de pointe. Ainsi, une étude sur l&#8217;épineuse question de l&#8217;attribution des droits de propriété intellectuelle est née de la collaboration entre des chercheurs et des collectivités agricoles. Ces travaux viennent combler une grave lacune sur la scène internationale où les accords en vigueur attirent certes l&#8217;attention sur les droits des phytogénéticiens et des agriculteurs, mais n&#8217;abordent pas la répartition des avantages qui découlent du travail fait en collaboration.</p>
<p style="text-align: justify;">Les avantages de la recherche participative sont bien connus, mais pour convaincre un plus grand nombre de chercheurs et de directeurs de recherche d&#8217;intégrer cette approche à leurs activités, il est essentiel de pouvoir comparer l&#8217;approche participative à d&#8217;autres démarches, plus traditionnelles. Le personnel du programme a mis au point et en application des outils pour la réalisation d&#8217;études d&#8217;impact empiriques tant dans le domaine de la phytosélection participative que dans celui de la gestion des ressources naturelles. L&#8217;étude a porté à la fois sur les incidences et les coûts, en accordant une attention spéciale aux effets de différents types de recherche participative ainsi qu&#8217;aux répercussions de la participation des agriculteurs à différents stades de la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats préliminaires laissent entendre que le fait de permettre aux agriculteurs de participer plus étroitement à la recherche et la plus grande marge de manœuvre ainsi obtenue a eu des effets favorables à plusieurs égards, dont l&#8217;accroissement de leurs revenus. Les résultats empiriques indiquent aussi que la recherche participative réduit les coûts en évitant la mise au point de techniques que les utilisateurs visés ne sont pas susceptibles d&#8217;adopter. Par exemple, la réaction de cultivateurs indonésiens peu après le début d&#8217;une recherche sur les patates douces a poussé les chercheurs à modifier la technologie proposée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Permettre aux agriculteurs de participer plus étroitement à la recherche et leur donner une plus grande marge de manœuvre a eu des effets favorables à plusieurs égards, dont l&#8217;accroissement de leurs revenus.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour faire valoir et faciliter davantage le recours à l&#8217;approche participative, le personnel de la <span class="smallcaps">RPAG</span> a créé un réseau de pratiques et de savoirs regroupant, entre autres, des <span class="smallcaps">ONG</span>, les systèmes nationaux de recherche agricole et les centres internationaux de recherche agricole. Des listes de diffusion favorisent les échanges continus de savoir-faire partout dans le monde tandis que des colloques internationaux rassemblent des centaines de spécialistes de tous les pays. Le personnel du programme a créé trois bases de données, accessibles au public, sur les projets reposant sur l&#8217;approche participative axée sur les sexospécificités, un réseau de contacts et des centres de liaison dans toutes les stations du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale. Il a aussi organisé de nombreux ateliers de formation sur les méthodes de recherche participative et analyse du genre, auxquels il a également participé, et publié plusieurs manuels d&#8217;instruction.</p>
<h3><strong>Qu&#8217;avons-nous accompli ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le tableau 4 résume les principaux résultats des six projets décrits précédemment. Le chapitre 4, quant à lui, montre comment ces projets et leurs résultats s&#8217;inscrivent dans le cadre général du programme de recherche du <span class="smallcaps">CRDI</span> sur la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table style="text-align: left;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td colspan="7" align="center" valign="top"><span style="font-size: small;"><strong>Tableau 4. Principaux résultats des projets choisis</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="10%" align="center" valign="bottom"><br class="spacer_" /></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>Amélioration de l&#8217;orge (ICARDA)</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>Comités locaux de recherche agricole (CIAL)</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>L&#8217;innovation agricole à Cuba</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>L&#8217;enrichissement du maïs et du riz au Népal (LI-BIRD)</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>L&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine</strong></td>
<td width="15%" align="center" valign="bottom"><strong>Recherche participative et analyse du genre (RPAG)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Méthodes novatrices</strong></td>
<td valign="top">Instauration des méthodes de phytosélection participative et de sélection participative de variétés en Afrique du Nord et au Moyen-Orient; essais décentralisés; attention particulière accordée aux interactions entre les génotypes et l&#8217;environnement</td>
<td valign="top">Mise au point d&#8217;une méthode d&#8217;essais communautaires <em>in situ</em>, dirigés par les agriculteurs (Amérique latine); nouvelle forme d&#8217;organisation locale de développement rural</td>
<td valign="top">Instauration des méthodes de phytosélection participative et de sélection participative de variétés à Cuba; foires des semences tenues pour la 1<span class="superscript">re</span> fois (diversité); introduction de méthodes semblables à celle des CIAL</td>
<td valign="top">Instauration des méthodes de phytosélection participative et de sélection participative de variétés au Népal; création de groupes locaux de recherche agricole; fréquentation accrue des foires des semences</td>
<td valign="top">Appui aux activités de sélection dirigées par des agriculteurs; renforcement des organisations locales; expansion des petites entreprises (semences)</td>
<td valign="top">Soutien et promotion de la phytosélection participative et de la sélection participative de variétés au sein du GCRAI, d&#8217;ONG et de SNRA; analyse et survol global des progrès des ONG, des SNRA et des CIRA en matière de règles d&#8217;exécution</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Nouveaux partenariats</strong></td>
<td valign="top">Collaboration du GCRAI et des SNRA dans divers pays</td>
<td valign="top">Établissement de relations entre des groupes d&#8217;agriculteurs et les SNRA, des ONG et le GCRAI; participation à part entière des agents de vulgarisation à la recherche</td>
<td valign="top">Création de coopératives de SNRA et de groupes d&#8217;agriculteurs</td>
<td valign="top">Collaboration entre des ONG et les SNRA et entre des ONG et le GCRAI</td>
<td valign="top">Collaboration entre les SNRA, des centres de vulgarisation et des groupes d&#8217;agriculteurs</td>
<td valign="top">Partenariats entre le GCRAI, des SNRA et des ONG</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Résultats des activités de sélection</strong></td>
<td valign="top">Amélioration de variétés; augmentation de la diversité; reconnaissance nationale des efforts des agriculteurs</td>
<td valign="top">Augmentation de la diversité; amélioration de variétés</td>
<td valign="top">Augmentation de la diversité; amélioration de la variété (maïs)</td>
<td valign="top">Amélioration de variétés; augmentation de la diversité</td>
<td valign="top">Amélioration de variétés; reconnaissance provinciale des efforts des agriculteurs</td>
<td valign="top">Augmentation de la diversité; amélioration de variétés</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Renforcement des capacités</strong></td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes et renforcement des compétences des chercheurs; reconnaissance des savoirs et des capacités des agriculteurs; amélioration des compétences en recherche</td>
<td valign="top">Renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs; changement d&#8217;attitudes des chercheurs; reconnaissance de la compétence des femmes dans la sélection et l&#8217;expérimentation</td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes et renforcement des compétences des chercheurs; renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs; reconnaissance de la compétence des femmes dans la sélection et l&#8217;expérimentation; habilitation des femmes à prendre part aux discussions sur les résultats des recherches et à faire de la production de semences une source de revenus</td>
<td valign="top">Renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs</td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes et renforcement des compétences des chercheurs; renforcement des capacités de recherche et d&#8217;organisation des agriculteurs; reconnaissance de la compétence des femmes dans la sélection et l&#8217;expérimentation</td>
<td valign="top">Changement d&#8217;attitudes des chercheurs et acquisition de nouvelles compétences; renforcement des capacités de recherche des agriculteurs; mise en valeur du rôle clé des femmes dans la gestion de l&#8217;agrobiodiversité</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>Modification de politiques</strong></td>
<td width="15%" valign="top">Adoption de la phytosélection participative par les SNRA; la décentralisation des essais est devenue monnaie courante</td>
<td valign="top">Adoption de la méthodologie par le SNRA (Colombie)</td>
<td valign="top">Progrès de l&#8217;approche participative dans le milieu de la recherche; application à d&#8217;autres programmes d&#8217;amélioration des cultures (riz, tomates)</td>
<td width="12%" valign="top">Reconnaissance officielle et mise en circulation de variétés sélection nées par des agriculteurs</td>
<td valign="top">Mise en circulation de variétés sélectionnées par des agriculteurs; progrès de l&#8217;approche participative dans le milieu de la recherche</td>
<td valign="top">Adoption de la phytosélection participative par le GCRAI dans son programme de recherche sur les activités de sélection</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="7" valign="top">CIAL : comité local de recherche agricole; GCRAI : Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale; ICARDA : Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches; LI-BIRD : <em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em>; ONG : organisation non gouvernementale; SNRA : systèmes nationaux de recherche agricole</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;amélioration de variétés végétales et/ou l&#8217;augmentation de la diversité permettent d&#8217;accroître également les disponibilités alimentaires, la diversité, la qualité et la quantité des ressources vivrières. Par exemple : des variétés précoces aident à combler les déficits alimentaires certains mois de l&#8217;année. Les variétés à rendement élevé contribuent à l&#8217;augmentation de la consommation alimentaire dans les ménages. Les variétés plus robustes exigent moins d&#8217;eau ou de facteurs de production, comme les engrais, et résistent mieux aux parasites et aux maladies. Les variétés bonifiées augmentent la valeur nutritive des aliments.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
 </strong></p>
<h2><strong>Chapitre 4 : Les leçons tirées de l&#8217;expérience</strong></h2>
<h3><strong>La phytosélection participative</strong></h3>
<h4><strong>Une solution partielle</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le chapitre précédent fait état de six projets représentatifs d&#8217;une décennie de recherche à travers le monde, dont certains sont toujours en cours. Ils révèlent que des agriculteurs, parfois des collectivités entières, se sentent investis d&#8217;un pouvoir jusque-là ignoré et qui leur permet d&#8217;avoir, ne serait-ce que dans une faible mesure, la haute main sur leurs ressources naturelles. Ils montrent que des scientifiques ont découvert la valeur de porter leurs travaux au-delà du laboratoire ou du centre de recherche pour profiter du savoir et de l&#8217;expérience des hommes et des femmes qui vivent de la terre. Évidemment, tout récit contient un message, une leçon; ces comptes rendus ne font pas exception. Quelles leçons pouvons-nous tirer de la revue de dix années de recherche ? Comment pouvons-nous mettre ces leçons à profit et améliorer la prise de décisions sur l&#8217;orientation future des politiques et de la recherche sur l&#8217;agriculture et l&#8217;environnement ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les enjeux sont évidents : l&#8217;érosion génétique progresse à un rythme alarmant. Nous en avons un exemple en Chine, où la collection de germoplasme de maïs contient environ 16 000 entrées, mais où seules cinq grandes variétés hybrides couvrent 53 % des zones de culture du maïs au pays. Cette situation se répète dans la majorité des terres nourricières du globe; elle donne un sens nouveau à l&#8217;expression « faire plus avec moins ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le revers de la médaille, c&#8217;est que les plus défavorisés de la planète dépendent des produits biologiques pour satisfaire jusqu&#8217;à 90 % de leurs besoins — en nourriture, combustible, médicaments, abri, transport. Environ 1,4 milliard de personnes, pour la plupart des paysans pauvres, utilisent et améliorent depuis toujours les semences provenant de leurs propres cultures, permettant ainsi de créer de nombreux cultivars traditionnels pour chaque espèce cultivée. Environ 75 % de la population mondiale s&#8217;en remettent aux médecines traditionnelles pour leurs soins de santé primaires. Ces ressources biologiques, y compris les compétences et les connaissances qui contribuent à cette diversité, sont de plus en plus menacées par les changements qui se produisent dans les structures sociales, économiques et politiques, dans les milieux naturels, et en raison de la demande croissante de ces mêmes ressources.</p>
<p style="text-align: justify;">La menace qui pèse sur la biodiversité est une question complexe dont les nombreuses ramifications nous touchent tous — que nous vivions au Nord ou dans les pays du Sud — parce qu&#8217;elle peut influer sur les disponibilités alimentaires. Si la phytosélection participative est une solution partielle, il est important de bien comprendre ce que cette approche relativement nouvelle de la recherche a permis d&#8217;accomplir et comment les résultats obtenus peuvent être appliqués plus efficacement à grande échelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que l&#8217;approche de la recherche sur l&#8217;agrobiodiversité, exposée au chapitre 2, se fonde sur trois objectifs communément admis : parfaire les connaissances sur l&#8217;agrobiodiversité; élaborer et expérimenter des pratiques et des mesures qui valorisent l&#8217;agrobiodiversité; créer des solutions de rechange, d&#8217;ordre politique et législatif, à l&#8217;appui de ces objectifs. C&#8217;est de là qu&#8217;il faut d&#8217;abord tirer des leçons, mais une nécessité sous-tend ces objectifs : retenir les résultats de projets qui ouvrent la voie à de nouvelles recherches et politiques (voir le tableau 4). En voici quelques exemples :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> recherche, sensibilisation, élaboration de méthodes et de politiques, innovation;</li>
<li> renforcement des capacités de recherche, individuelles et institutionnelles;</li>
<li> formation ou consolidation de partenariats entre les intervenants ou intersectoriels;</li>
<li> recherche et politiques répondant véritablement aux besoins des utilisateurs.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il importe de déterminer si la recherche a des répercussions directes ou indirectes. La recherche a-t-elle été adoptée et adaptée ailleurs ? A-t-elle eu un « effet multiplicateur » ? La recherche a-t-elle donné lieu à de nouvelles approches, de nouvelles réflexions ? Bref, s&#8217;est-on contenté de tirer des leçons de l&#8217;expérience ou les a-t-on mises en pratique ? Avons-nous tiré tous les enseignements possibles de nos expériences ?</p>
<h3><strong>L&#8217;agrobiodiversité</strong></h3>
<h4><strong>De l&#8217;importance de l&#8217;information et de l&#8217;identité collective</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans leurs efforts pour mieux faire connaître l&#8217;agrobiodiversité, les chercheurs ont consacré beaucoup de temps et d&#8217;énergie à réunir de la documentation et à décrire les cultures et les systèmes de culture existants ainsi que le savoir local ou indigène qui s&#8217;y rapporte. Leurs études laissent entendre qu&#8217;en bien des endroits<strong>, la conservation de l&#8217;agrobiodiversité fait partie intégrante de l&#8217;identité culturelle des gens</strong> et constitue généralement une façon de réagir à l&#8217;incertitude et à la fragilité environnementale, écologique et économique. Parfois, il s&#8217;agit simplement d&#8217;un moyen pour tirer parti des conditions du marché.</p>
<p style="text-align: justify;">La diversité et les connaissances qu&#8217;en ont les agriculteurs sont une réalité bien vivante dans nombre de régions, quoique nous ayons la preuve que l&#8217;on exerce sur les systèmes de culture traditionnels des pressions croissantes. Nous entendons par systèmes de culture, les céréales, les plantes racines, les légumineuses, les épices, les plantes fourragères et les espèces végétales comestibles « sauvages », ou non cultivées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a de nombreux exemples d&#8217;outils de recherche qui « circulent » d&#8217;un côté à l&#8217;autre — d&#8217;un chercheur ou d&#8217;un agriculteur à un autre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La pression exercée sur ces systèmes est en partie due aux forces du marché, mais plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte. Les sciences menacent les cultures et les systèmes de culture traditionnels parce qu&#8217;elles introduisent un nombre limité de variétés hybrides qui viennent remplacer un ensemble diversifié de variétés traditionnelles. L&#8217;activité humaine aussi y contribue par les migrations, la « modernisation » et, dans certaines régions, la guerre. Des catastrophes naturelles, comme les ouragans, les inondations et les tremblements de terre sont des facteurs imprévisibles mais omniprésents. Les modes d&#8217;utilisation des ressources est un autre élément qui a fait surface dans la dynamique de la diversité et l&#8217;espace dont les agriculteurs doivent disposer pour conserver ou accroître les variétés végétales. Il faudra procéder à d&#8217;autres recherches pour mieux comprendre ces facteurs et déterminer d&#8217;éventuelles pistes et moyens d&#8217;action.</p>
<p style="text-align: justify;">La dynamique de l&#8217;agrobiodiversité et les tendances dans ce domaine sont beaucoup mieux connues et étudiées aujourd&#8217;hui. Bien que l&#8217;envergure et la qualité des résultats varient, un bon nombre d&#8217;outils innovateurs ont été mis au point pour permettre l&#8217;analyse détaillée de ces tendances, à plusieurs égards : cultures, champs, systèmes d&#8217;exploitation. Il y a de nombreux exemples d&#8217;outils de recherche qui « circulent » d&#8217;un côté à l&#8217;autre — d&#8217;un chercheur ou d&#8217;un agriculteur à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons en outre accumulé une importante somme de connaissances sur les rapports entre les facteurs humains et biophysiques à des degrés divers. Les facteurs humains comprennent le savoir, les compétences, les besoins et les intérêts différents selon le sexe, l&#8217;âge, la classe sociale et l&#8217;origine ethnique. L&#8217;examen de leur influence sur les cultures, les systèmes de culture et le paysage (au sens scientifique du terme) lorsqu&#8217;ils sont associés aux facteurs biophysiques permet de mieux comprendre comment et pourquoi les collectivités conservent la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Un des premiers projets portant sur la biodiversité que le <span class="smallcaps">CRDI</span> ait appuyé consiste en une étude, entreprise en 1992, sur les facteurs de conservation du cultivar traditionnel de sorgho en Éthiopie, où l&#8217;on croit qu&#8217;est apparue cette graminée qui tient une place si importante dans l&#8217;alimentation humaine. Depuis lors, ce projet a connu bien des prolongements et il est toujours en cours. Il a servi à documenter — par des observations, des enquêtes et des entrevues — les vastes connaissances taxonomiques des agriculteurs éthiopiens et a confirmé l&#8217;importance de leur rôle dans la conservation de la diversité du cultivar traditionnel du sorgho dans les régions de Shewa, au Nord, et de Welo, au Sud, afin de réduire les risques d&#8217;homogénéisation. En outre, l&#8217;étude rassemble des informations sur le savoir des agriculteurs sur les conditions d&#8217;entreposage et la durée de vie des cultivars traditionnels du sorgho ainsi que sur les mesures à prendre pour réduire les pertes causées par les parasites. La recherche se centre sur deux domaines : la dynamique et les tendances de l&#8217;agrobiodiversité; et les critères de sélection des agriculteurs et des agricultrices selon que la sélection a lieu dans les champs, à l&#8217;échelle de la collectivité ou dans l&#8217;écosystème agricole tout entier. Elle examine aussi divers facteurs qui influent sur l&#8217;utilisation et la gestion de la diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres projets se sont penchés sur des systèmes de culture complexes et fort différents comme les jardins privés et les cultures sur brûlis, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, de même que sur les potagers indigènes en Afrique orientale et australe. D&#8217;autres encore portent sur les systèmes intégrés d&#8217;élevage d&#8217;animaux et de culture des végétaux tels que les systèmes d&#8217;exploitation de riz et de poisson dans le delta du Mékong au Viet Nam.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout dans le monde, les femmes jouent un rôle de premier plan dans la gestion de l&#8217;agrobiodiversité. La reconnaissance de ce rôle, toutefois, laisse à désirer en bien des endroits. Il faudrait également effectuer des études plus systématiques et rigoureuses sur les divers rôles que les femmes et les hommes sont appelés à jouer, et sur les conséquences sexospécifiques des changements qui touchent la diversité. Pour être utiles, cependant, les recherches sur cette question doivent aller au-delà d&#8217;une simple présentation des données selon le sexe des participants. L&#8217;âge, l&#8217;origine ethnique, la situation économique et le niveau d&#8217;instruction sont des facteurs dont il faut également tenir compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, les chercheurs disposent d&#8217;une foule de méthodes de recherche novatrices. Les programmes des petites subventions en est une. Ils financent une vaste gamme de projets et de méthodes sous un thème de recherche commun. Les programmes de recherche multilatéraux en est une autre. Ceux-ci fournissent un cadre de travail commun aux chercheurs qui adoptent une même approche et une même méthodologie, et fonctionnent en réseaux.</p>
<h3><strong>D&#8217;heureuses retombées</strong></h3>
<h4><strong>La valorisation de la conservation et de l&#8217;utilisation de l&#8217;agrobiodiversité</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans la majorité des recherches axées sur la phytosélection participative, la valorisation économique, sociale ou culturelle constitue un élément fondamental que l&#8217;on intègre dès le départ. Dans d&#8217;autres types de recherche, on ajoute cet élément uniquement après avoir réuni la documentation et terminé le descriptif du projet. Tout dépend de la conception du projet et de l&#8217;approche adoptée, mais dans les deux cas, les résultats sont impressionnants.</p>
<p style="text-align: justify;">Les outils et méthodes de recherche qui « circulent » d&#8217;une région ou d&#8217;un pays à un autre sont aussi une façon de valoriser l&#8217;investissement initial. Voilà pourquoi la production de retombées directes ou indirectes, maximisant l&#8217;incidence des résultats de la recherche, est un des objectifs de bon nombre de projets.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous l&#8217;avons vu, la méthode mise en application par le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>) en Colombie a été adoptée presque partout en Amérique latine. Environ 250 groupes d&#8217;agriculteurs se sont lancés dans des expériences pour accroître la diversité des cultures, améliorer la productivité et assurer la conservation des sols et de l&#8217;eau. Plus récemment, certains des éléments de l&#8217;approche ont fait leur chemin jusqu&#8217;en Chine et à Cuba. De même, le projet d&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine a repris des éléments d&#8217;un projet semblable parrainé par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>) au Mexique. Voici d&#8217;autres exemples : au Népal, des paysans de villages adjacents au site de recherche se sont inspirés de certains principes de la recherche et ont commencé à faire leurs propres expériences. En outre, devant le succès de travaux menés au Maroc, en Syrie et en Tunisie, le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) applique les enseignements tirés du projet sur l&#8217;amélioration de l&#8217;orge en Afrique du Nord et au Moyen-Orient à d&#8217;autres pays de la région et ailleurs dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines recherches connaissent une renommée mondiale. Ainsi, dans son rapport <em>The state of the world&#8217;s plant genetic resources for food and agriculture</em>, paru en 1998, la <span class="smallcaps">FAO</span> citait le programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement (<span class="smallcaps">CBDC</span>) comme exemple de conservation <em>in situ</em>. Ce programme est une initiative interrégionale lancée par divers organismes gouvernementaux et <span class="smallcaps">ONG</span> en Afrique, en Asie, en Amérique latine, aux Pays-Bas, en Norvège et au Canada.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1996, le <span class="smallcaps">CRDI</span> a participé à l&#8217;organisation de deux colloques internationaux, un en Inde et l&#8217;autre aux Pays-Bas, qui ont été le point de départ d&#8217;une collaboration toute nouvelle dans le domaine de la biodiversité des cultures. Dans le cadre du colloque tenu en Inde, des phytogénéticiens, des chercheurs et des militants politiques ont évalué les pratiques et les façons de penser en Asie méridionale au sujet de l&#8217;agrobiodiversité. Comme ils se sont tôt rendu compte de leur communauté d&#8217;idées et d&#8217;intérêts, ils ont exploré la convergence de leurs points de vue et les possibilités de collaboration future.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce colloque a donné des résultats concrets, notamment la création, en 1997, d&#8217;un programme de petites subventions, la Bourse agrodiversité. Ce programme aide les organismes et les chercheurs locaux qui travaillent avec des agriculteurs de l&#8217;Asie du Sud à entreprendre des projets de recherche appliquée sur l&#8217;utilisation de la biodiversité agricole — plantes sauvages, plantes cultivées et animaux d&#8217;élevage — pour répondre aux besoins des ménages agricoles et protéger l&#8217;environnement. Ces bourses favorisent également la collaboration et les échanges entre chercheurs ainsi que la diffusion de l&#8217;information parmi les secteurs structuré et non structuré sur les moyens pratiques d&#8217;accroître l&#8217;utilisation durable de la biodiversité agricole.</p>
<p style="text-align: justify;">Le colloque qui a eu lieu aux Pays-Bas a réuni un groupe, enthousiaste et se réclamant des mêmes idées, de chercheurs, de membres du personnel du <span class="smallcaps">GCRAI</span>, de la <span class="smallcaps">FAO</span>, d&#8217;organismes gouvernementaux européens, d&#8217;un certain nombre de systèmes nationaux de recherche agricole et de donateurs voulant explorer les enjeux, intérêts et méthodes qu&#8217;ils avaient en commun. Les participants ont passé en revue les activités de phytosélection participative menées par des sélectionneurs, des environnementalistes et des spécialistes en sciences sociales, et ils ont proposé des idées de collaboration afin de stimuler davantage la recherche et les pratiques de sélection végétale à l&#8217;échelon local.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce colloque a eu encore d&#8217;autres avantages car il a jeté les bases de ce qui allait devenir le programme de Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>). Ce programme du <span class="smallcaps">GCRAI</span> a d&#8217;abord été élaboré, à titre officieux, en 1996, puis établi en bonne et due forme l&#8217;année suivante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une vaste gamme de questions liées au commerce exigent une approche plus systématique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On a aussi amélioré l&#8217;expérience en reliant la conservation <em>in situ</em> et <em>ex situ</em>, et en renforçant les systèmes de production de semences au moyen de foires et de banques de semences, par exemple. Ces éléments se retrouvent dans le projet de l&#8217;<em>Instituto Nacional de Ciencias Agrícolas</em> (<span class="smallcaps">INCA</span>) à Cuba et dans celui sur l&#8217;amélioration du maïs en Chine. En outre, un projet mené au Costa Rica a tenté de servir d&#8217;intermédiaire pour la commercialisation de haricots <em>tapado</em> comme produit certifié biologique, au pays et à l&#8217;étranger : voilà un bon exemple de valeur ajoutée, du côté de la demande cette fois. À n&#8217;en pas douter, non seulement les produits certifiés biologiques, mais aussi une vaste gamme de questions liées au commerce, comme les pratiques déloyales et l&#8217;interdépendance des marchés, exigent une approche plus systématique.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut acquérir une bonne dose de connaissances et de compétences autant dans <strong>l&#8217;apprentissage par l&#8217;action</strong> que dans le cadre de projets de formation. La recherche a grandement contribué au renforcement des capacités de recherche, de documentation et de gestion de plusieurs individus et organisations. On trouve parmi les principaux organismes intéressés à la phytosélection participative un grand nombre d&#8217;organismes voués à la recherche, dont des <span class="smallcaps">ONG</span> comme <span class="smallcaps">LI-BIRD</span> (<em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em>) et <span class="smallcaps">SEARICE</span> (<em>Southeast Asian Institute for Community Empowerment</em>, une <span class="smallcaps">ONG</span> membre du programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement — <span class="smallcaps">CBDC</span>); des systèmes nationaux de recherche agricole comme l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span> à Cuba et le <span class="smallcaps">GMRI</span> en Chine; des établissements universitaires comme l&#8217;Université Can Tho au Viet Nam ou les universités de Guelph et d&#8217;Ottawa au Canada; des centres internationaux comme le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>), le Centre international d&#8217;amélioration du maïs et du blé (<span class="smallcaps">CIMMYT</span>), le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>), l&#8217;Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (<span class="smallcaps">ICRISAT</span>) et l&#8217;Institut international des ressources phytogénétiques (<span class="smallcaps">IPGRI</span>).</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs des projets réalisés par ces organismes ont exploré de nouvelles voies et comportaient souvent des risques, les chercheurs osant entreprendre des recherches fondées sur des méthodes novatrices, méconnues des institutions, et aller à contre-courant des pratiques de sélection habituelles. Le succès était loin d&#8217;être assuré et bon nombre de leurs collègues mettaient en doute l&#8217;avenir de la phytosélection participative. Deux de ces audacieuses entreprises ont eu de brillants résultats : le projet de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span> à Cuba et le projet d&#8217;amélioration du maïs en Chine. Tous deux ont mis des systèmes nationaux de recherche agricole à contribution et ont été menés dans des pays où l&#8217;on n&#8217;avait jamais entendu parler d&#8217;une telle approche participative. Les travaux sur l&#8217;amélioration de l&#8217;orge effectués par l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sont un autre exemple de la réussite d&#8217;un projet risqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le programme Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>) et les organismes participants ont fait des progrès sensibles vers la modification des politiques de recherche au sein du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>). Nous en voulons pour preuve la recommandation faite au Comité technique consultatif du <span class="smallcaps">GCRAI</span>, en 2000, par un groupe consultatif proposant que la phytosélection participative fasse partie intégrante du programme de sélection végétale de tous les centres du Groupe. En outre, le fait que l&#8217;équipe de recherche du projet de l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> sur l&#8217;amélioration de l&#8217;orge, dirigé par Salvatore Ceccarelli, ait publié un rapport qui a remporté un prestigieux prix décerné par le <span class="smallcaps">GCRAI</span>, en 2000, est un autre signe que l&#8217;importance des travaux novateurs en cours commence à être reconnue. Toutefois, les changements profonds sont encore très lents.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir recueilli et mis en rapport des thèmes, des approches et des méthodes de recherche utilisés dans le monde, le programme <span class="smallcaps">RPAG</span> a préparé un grand nombre de rapports exhaustifs. Ces documents, qui se fondent sur l&#8217;expérience globale de nombreuses équipes et divers projets, traitent des enjeux institution-nels et techniques en matière de phytosélection participative, tant du point de vue des phytogénéticiens du secteur officiel que de celui des agriculteurs-sélectionneurs. En 1999, le Groupe de travail sur la sélection des plantes de la <span class="smallcaps">RPAG</span> a également élaboré des lignes directrices détaillées pour la mise en œuvre de projets de phytosélection participative.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres projets ont donné lieu à quantité de documents de formation sur des méthodes particulières, comme une série préparée par le Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>) à l&#8217;intention des comités locaux de recherche agricole d&#8217;Amérique latine. De son côté, l&#8217;<span class="smallcaps">IPGRI</span> s&#8217;est fondé sur son programme mon-dial <em>in situ</em> pour élaborer un manuel de formation sur la conservation à la ferme de la diversité génétique des cultures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les résultats des projets démontrent clairement que les agriculteurs peuvent, et doivent, jouer un rôle de premier plan dans la recherche axée sur la phytosélection participative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quelles sont les démarches les plus efficaces, où et quand faut-il les mettre en pratique ? Il est encore trop tôt pour déterminer la viabilité des nombreuses approches qui ont été adoptées, ou sont en voie de l&#8217;être, et leur incidence à long terme sur le gagne-pain des agriculteurs. Toutefois, les démarches prônant la conservation de la diversité biologique gagnent du terrain dans bien des régions. Les rendements s&#8217;améliorent en quantité et/ou en qualité. Presque partout, on voit les capacités se renforcer. On a aussi constaté qu&#8217;il n&#8217;existe pas de solution uniforme à la conservation de l&#8217;agrobiodiversité et à l&#8217;amélioration des cultures — il faudrait que la diversité des méthodes de recherche aille de pair avec celle des cultures pour tenir compte de la réalité du monde rural.</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats des projets démontrent clairement que les agriculteurs peuvent, et doivent, jouer un rôle de premier plan dans la recherche axée sur la phytosélection participative et que l&#8217;on peut, et doit, inciter les exploitants agricoles à opter pour des pratiques culturales participatives. Ces constatations peuvent être considérées comme des résultats positifs. Cependant, plusieurs projets mettent en lumière une réalité beaucoup moins réjouissante : le manque de politiques à l&#8217;appui de changements comme ceux que préconise l&#8217;approche participative.</p>
<h3><strong>La recherche de solutions politiques et juridiques</strong></h3>
<h4><strong>L&#8217;appui national et international aux démarches locales</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Les politiques gouvernementales — ou le défaut de telles politiques — ont, comme il se doit, une incidence considérable sur les efforts qui se font partout dans le monde pour préserver l&#8217;agrobiodiversité. Dans nombre de pays, les fonctionnaires chargés de l&#8217;agriculture ne se préoccupent même pas de ces questions. Dans d&#8217;autres, elles sont considérées comme des questions secondaires et non comme des enjeux au cœur de la pérennité des ressources vivrières.</p>
<p style="text-align: justify;">Diverses études sur l&#8217;influence des politiques en vigueur (ou du manque de politiques) sur l&#8217;agrobiodiversité ont tenté de mieux comprendre, voire de modifier ces attitudes. Aussi, des solutions de rechange politiques et juridiques — mesures incitatives, règlements, lois — ont été proposées. Par exemple, le programme Recherche participative et analyse du genre a entrepris une recherche devant mener à l&#8217;élaboration d&#8217;une politique sur des questions comme la reconnaissance de la contribution des agriculteurs à l&#8217;agrobiodiversité, l&#8217;amélioration des cultures et les droits de propriété intellectuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;est avéré difficile d&#8217;établir un lien entre les points de vue et les intérêts des utilisateurs locaux et les politiques macroéconomiques, en particulier les politiques qui tiennent compte de tous les intervenants. Ainsi, comment veiller à ce que tous les intervenants aient voix au chapitre ou faire en sorte qu&#8217;existent des liens plus étroits entre les chercheurs et les agents de vulgarisation ou entre les chercheurs et les décideurs ? Il est manifeste qu&#8217;il faut entreprendre des études à plus long terme pour évaluer les effets des politiques, en procédant par exemple à l&#8217;analyse des éléments dissuasifs de certaines politiques. L&#8217;intégration des analyses à différents niveaux est une tâche complexe, et il est important que la recherche sur les politiques et les mesures législatives soit intégrée à la recherche axée sur l&#8217;amélioration du savoir et des systèmes de culture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il n&#8217;y a pas encore assez de chercheurs prêts à prendre part aux débats et aux processus d&#8217;élaboration et de mise en œuvre des politiques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En outre, il est essentiel qu&#8217;un plus grand nombre de chercheurs commencent à s&#8217;intéresser réellement aux répercussions des politiques et des mesures législatives sur la biodiversité, en général, et la phytosélection participative, en particulier. Bien qu&#8217;ils soient plus nombreux et se fassent entendre davantage, il n&#8217;y a pas encore assez de chercheurs prêts à prendre part aux débats et aux processus d&#8217;élaboration et de mise en œuvre des politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Zimbabwe a lancé un projet national en vue d&#8217;élaborer des lois sur les brevets en matière de droits de propriété intellectuelle. Il en est résulté un grand nombre de propositions pour la conception et la rédaction d&#8217;une loi et d&#8217;une politique nationales sur cette question. Un projet semblable a été entrepris au Viet Nam. Le projet zimbabwéen a aussi des répercussions à l&#8217;échelle régionale puisqu&#8217;il fait partie d&#8217;une initiative de l&#8217;Organisation de l&#8217;unité africaine (<span class="smallcaps">OUA</span>) visant à rédiger une loi modèle pour les pays membres. Une autre étude régionale a été réalisée sur les droits des sélectionneurs en Amérique latine.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même ordre d&#8217;idées, le Groupe Crucible a effectué des travaux d&#8217;envergure mondiale sur des questions de droit et de règlements qui sont à la fois novateurs et riches d&#8217;enseignements. Le Groupe Crucible est un collectif international qui regroupe 45 représentants de 25 pays, provenant de divers milieux : l&#8217;industrie privée, le secteur public, des groupes militants et des groupes autochtones. Ils prennent part aux discussions à titre personnel, mais tous partagent le même intérêt : la préservation et la mise en valeur du patrimoine génétique mondial. Ils abor-dent les enjeux de façon éclairée et formulent à l&#8217;intention des décideurs des recommandations sur l&#8217;utilisation, la conservation et la propriété des ressources phytogénétiques. Les résultats découlant de ces discussions — qui ont fait l&#8217;objet de consensus et de divergences — ont paru dans un ouvrage publié par le <span class="smallcaps">CRDI</span> en 1994, <em>Un brevet pour la vie : La propriété intellectuelle et ses effets sur le commerce, la biodiversité et le monde rural</em>. Ce livre contient 28 recommandations.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;issue de nouvelles discussions, les observations et les recommandations du Groupe Crucible ont été mises à jour et rendues publiques, en 2001, dans un ouvrage parrainé conjointement par le <span class="smallcaps">CRDI</span>, l&#8217;<span class="smallcaps">IPGRI</span> et la Fondation Dag Hammarskjöld, <em>Le Débat des semences : Volume 1 — Solutions politiques pour les ressources génétiques</em>; 15 recommandations y sont formulées. Le volume 2 du <em>Débat des semences</em>, publié en 2003, propose des solutions pour les lois nationales régissant la conservation et l&#8217;échange du germoplasme, la protection des connaissances autochtones et locales, et la mise en valeur des innovations biologiques. Plus récemment, le <span class="smallcaps">CRDI</span> et divers autres donateurs ont, en collaboration avec l&#8217;<span class="smallcaps">IPGRI</span>, créé l&#8217;Initiative stratégique sur les ressources génétiques (<span class="smallcaps">ISRG</span>) afin de poursuivre les travaux du Groupe Crucible.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres études entreprises dans le cadre de projets sur les cultures ont traité de questions liées à des organes directeurs inter-nationaux comme la Convention sur la diversité biologique (<span class="smallcaps">CDB</span>) et l&#8217;Organisation mondiale du commerce (<span class="smallcaps">OMC</span>). Ces efforts ont contribué à la sensibilisation à ces questions, à l&#8217;intégration d&#8217;enjeux importants aux objectifs officiels et à la prise en compte du point de vue des populations autochtones lors des négociations.</p>
<h3><strong>En bref</strong></h3>
<h4><strong>Un tour d&#8217;horizon des réalisations</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Depuis une dizaine d&#8217;années, les gens ont davantage pris conscience de l&#8217;importance de l&#8217;agrobiodiversité et en comprennent mieux les enjeux. Il existe aujourd&#8217;hui une masse d&#8217;informations sur les ressources phytogénétiques locales et leur utilisation, souvent dans des endroits éloignés et difficiles d&#8217;accès. Ces connaissances s&#8217;étendent à trois types de cultures, à trois continents, à de nombreuses agroécozones et à divers systèmes autochtones.</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats cumulés des recherches constituent une somme de données qui ont contribué à faire valoir l&#8217;intérêt de l&#8217;agrobiodiversité et favorisé son intégration dans les programmes de recherche internationaux, y compris ceux des organismes donateurs qui financent le développement international ou la recherche en développement.</p>
<p style="text-align: justify;">En particulier, de nouvelles méthodes interdisciplinaires ont été mises au point afin d&#8217;étudier l&#8217;agrobiodiversité et de renforcer les capacités locales de façon à conserver et accroître la diversité. Ces méthodes conjuguent différents éléments : consultation et collaboration des participants; expérimentation en milieu réel et dans les stations de recherche; analyse (à des degrés divers) différenciée de l&#8217;utilisation des ressources fondée principalement sur les sexospécificités. Ces méthodes et d&#8217;autres outils ont été solidement documentés et mis à la disposition des personnes intéressées par l&#8217;étude ou la mise en œuvre de la dynamique de l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans certains pays et organismes, des équipes continuent d&#8217;expérimenter ces nouvelles méthodes. Les projets dans le cadre desquels elles sont utilisées sont alors véritablement mis en vedette; ils attirent énormément l&#8217;attention mais ils font aussi, parfois, l&#8217;objet d&#8217;un examen rigoureux. L&#8217;institutionnalisation d&#8217;approches et de méthodes de recherche font explicitement partie des priorités de certaines initiatives, notamment de celles du programme Recherche participative et analyse du genre (<span class="smallcaps">RPAG</span>) du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>). Certains innovateurs ont déjà réussi à intégrer ces méthodes au programme de recherche national; c&#8217;est le cas du <span class="smallcaps">CIMMYT</span> au Mexique et de l&#8217;<span class="smallcaps">ICARDA</span> au Maroc et en Tunisie. D&#8217;autres équipes de chercheurs — en particulier celles affectées aux projets qui se déroulent en Chine, à Cuba, en Éthiopie, en Jordanie et au Népal — comptent influer d&#8217;ici peu sur les programmes de recherche de ces pays. Le Groupe Crucible, dont les publications ont présenté les enjeux sous un jour nouveau, a largement contribué à l&#8217;intégration des questions d&#8217;agrobiodiversité (comme le savoir autochtone, les droits des agriculteurs, l&#8217;accès aux avantages et le partage des bénéfices découlant de l&#8217;exploitation des ressources génétiques) aux programmes nationaux et internationaux d&#8217;élaboration des politiques. Comme ce rapport l&#8217;indique clairement, malgré le nombre de solutions de rechange (règlements, ententes, lois types) qui ont été proposées et dont on a prôné l&#8217;adoption, il reste encore beaucoup à faire pour consolider et étendre les domaines de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité, de l&#8217;amélioration des cultures et de la phytosélection participative.</p>
<h4><strong>Une preuve de progrès</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Vers la fin de 2002, la <span class="smallcaps">RPAG</span>, en collaboration avec une autre initiative du <span class="smallcaps">GCRAI</span>, le Programme de ressources génétiques à l&#8217;échelle du système (<span class="smallcaps">PRGES</span>), a organisé un colloque ayant pour thème « la qualité de l&#8217;approche scientifique de la sélection végétale participative ». Ce colloque a réuni 35 innovateurs, chercheurs et directeurs de recherche des quatre coins du monde, représentant le <span class="smallcaps">GCRAI</span>, les systèmes nationaux de recherche agri-cole, des <span class="smallcaps">ONG</span> et des organismes donateurs. Ils avaient pour objectif de passer en revue et de discuter des principes et des méthodes éventuellement applicables à la phytosélection participative. Les discussions ont porté notamment sur l&#8217;établissement des priorités, les essais <em>in situ</em> et l&#8217;évaluation des expériences, la mise à l&#8217;échelle, l&#8217;évaluation des incidences, l&#8217;application de l&#8217;approche holistique à la phytosélection participative et la biotechnologie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Non seulement ces partenariats modifient-ils les méthodes de recherche, mais ils permettent également de poser les jalons des futures innovations et des résultats à long terme.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce colloque de cinq jours a prouvé que la phytosélection participative a fait de remarquables progrès. Les principes et les méthodes ont été approfondis et mûris; le nombre de spécialistes et d&#8217;organismes qui appuient la phytosélection participative s&#8217;est accru et la portée de leurs travaux s&#8217;est étendue; et on commence à relier plus étroitement la phytosélection participative et la gestion intégrée des ressources naturelles, la reproduction de semences et les questions de l&#8217;accès, de la rétribution et du partage des avantages découlant des interventions dans ce domaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le colloque a été l&#8217;occasion de consolider les partenariats existants et d&#8217;en former de nouveaux — avantage qui passe souvent inaperçu lors de l&#8217;évaluation de tels événements. Non seulement ces partenariats modifient-ils les méthodes de recherche, mais ils permettent également de poser les jalons des futures innovations et des résultats à long terme de recherches davantage axées sur les besoins des utilisateurs.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 5 : Recommandations</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative exige une manière différente, novatrice, de considérer les besoins de l&#8217;humanité qui va bien au-delà de l&#8217;accroissement de la productivité. Cette approche a pour objectif d&#8217;accroître la productivité, bien sûr, mais aussi d&#8217;améliorer la diversité et de donner aux agriculteurs les moyens d&#8217;agir.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous l&#8217;avons vu, les approches collaboratives font intervenir de nombreux acteurs et ont recours à de rigoureuses méthodes participatives. Elles contribuent véritablement à la sécurité alimentaire et à l&#8217;amélioration des moyens de subsistance. Toutefois, les interventions sur le terrain — à la ferme et dans les collectivités — ne peuvent à elles seules soutenir ces solutions éprouvées. <strong>Pour assurer à long terme le succès de ces démarches, il faut les appuyer par des politiques, par des mesures qui en garantissent la mise en œuvre et, le cas échéant, par une législation connexe.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Combler le fossé qui existe entre la recherche sur le terrain et l&#8217;application généralisée des méthodes voulues pour soutenir le processus axé sur la conservation à long terme de la diversité constitue un défi politique de taille. La réalisation de cet objectif passe nécessairement par des mesures de redressement dans six domaines décisionnels de l&#8217;État et/ou du milieu de la recherche. Les politiques requises touchent le développement agricole, la conservation des ressources naturelles, la mise en circulation des nouvelles variétés, les droits de propriété intellectuelle, les droits des agriculteurs et des phytogénéticiens, la mise en marché et l&#8217;homologation des produits.</p>
<h3><strong>1. Les utilisateurs de la diversité des cultures au centre de l&#8217;action</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative prend toute sa pertinence dans une des situations suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="3" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%" valign="top">Dans des régions marginales, sujettes aux contraintes.</td>
<td width="50%" valign="top">Dans des régions hétérogènes du point de vue agroécologique ou socioculturel.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lorsque la productivité et la diversité sont des objectifs d&#8217;égale importance.</td>
<td valign="top">Lorsque la conservation et l&#8217;amélioration de la diversité sont les principaux objectifs.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lorsque l&#8217;amélioration vise des espèces d&#8217;une importance capitale pour les agriculteurs qui n&#8217;obtiennent pas de semences de stations de recherche, p. ex.les cultures « secondaires » (souvent pratiquées par des femmes).</td>
<td valign="top">Lorsque les agriculteurs ne peuvent s&#8217;adonner à la sélection végétale sans aide, p. ex. en présence de maladies requérant de nouvelles et nombreuses caractéristiques précises.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Lorsque les agriculteurs veulent une plus grande mainmise sur la sélection végétale et la production de semences.</td>
<td valign="top">Lorsque les approches de l&#8217;amélioration des cultures sont inefficaces ou improductives par suite de divergences entre les divers intervenants.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Tenter de relever ces défis en tout ou en partie suppose la volonté de travailler à partir d&#8217;un nouveau modèle de recherche et de développement : une approche qui contribue à accroître à la fois l&#8217;efficacité et l&#8217;efficience en plaçant les utilisateurs de la diversité des cultures au centre de l&#8217;action.</p>
<h3><strong>2. Les agriculteurs, les chercheurs et les autres intervenants sur un pied d&#8217;égalité</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle division du travail, de nouveaux partenariats, de nouvelles formes de collaboration, voilà les principes de la phytosélection participative. Les agriculteurs doivent prendre part à la recherche dans une mesure et par des moyens qui leur conviennent : autrement dit, il faut améliorer la qualité de leur participation. Les agriculteurs ne doivent plus être considérés comme des bénéficiaires passifs des technologies, des semences et de l&#8217;information. Il faut les inciter à jouer un rôle actif et à orienter les travaux. C&#8217;est aux agricultrices, en particulier, qu&#8217;il faut accorder la priorité. Non pas par « rectitude politique », mais bien en raison de la connaissance intime qu&#8217;ont les femmes de la production végétale et de la multiplication des semences, de leurs besoins et de leurs intérêts en matière de sécurité alimentaire, et de leur rôle de premier plan dans les ménages, les familles élargies et les réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sélectionneurs devraient travailler davantage <em>in situ</em> — à la ferme et dans les collectivités — et considérer les agriculteurs comme des collègues dont les connaissances, les compétences et l&#8217;expérience complètent les leurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand principe organisationnel sur lequel s&#8217;appuyer pour agir conformément aux réalités locales ne devrait plus être la centralisation mais bien la décentralisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sélectionneurs devraient aussi collaborer avec des spécialistes des sciences sociales et adopter une méthode de recherche inter-disciplinaire qui tienne compte de l&#8217;aspect biophysique et de la dimension sociale du processus dynamique sous-jacent à la conservation de la diversité.</p>
<h3><strong>3. Le partage des coûts et des avantages entre les agriculteurs et les chercheurs</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Sans doute faudra-t-il recueillir d&#8217;autres preuves dans diverses régions et différents contextes, mais il en existe déjà assez pour confirmer l&#8217;efficacité et la rentabilité de l&#8217;approche participative. Elle suppose une nouvelle organisation du temps, du travail et de la recherche qui accorde une plus grande place à l&#8217;interaction directe, en particulier sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, les périodes de démarrage exigent une forte concentration de main-d&#8217;œuvre, outre beaucoup de temps et d&#8217;efforts pour établir des rapports de confiance et de bonnes relations de travail. L&#8217;engagement à long terme revêt une importance particulière si l&#8217;on veut instaurer une collaboration fructueuse et être en mesure de faire face aux inévitables revers comme une mauvaise récolte due à la sécheresse, par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">La facilitation et le rassemblement sont des rôles nouveaux et importants que les chercheurs sont désormais appelés à jouer. Offrir une formation particulière à ceux qui ne possèdent pas ces compétences est un judicieux investissement. La collaboration entre des gens ayant des bagages différents — les chercheurs spécialisés dans divers domaines, les agriculteurs et agricultrices, les agents de vulgarisation — nécessite un équilibre entre une multitude d&#8217;idées, d&#8217;intérêts, de compétences et de personnalités. D&#8217;autre part, la gestion de la planification participative ainsi que la mise en œuvre, le suivi et l&#8217;évaluation des projets exigent que l&#8217;on veille à l&#8217;établissement d&#8217;un climat propice à des interactions et à des communications ouvertes et loyales. L&#8217;établissement et la consolidation de l&#8217;approche participative doivent être au cœur de ces priorités.</p>
<p style="text-align: justify;">La participation à la sélection végétale est aussi synonyme de changements : dans la façon dont se fait la sélection du germoplasme; dans la conception des parcelles d&#8217;essai; dans les lieux d&#8217;application des expériences; dans le processus d&#8217;évaluation des résultats.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette manière d&#8217;organiser le temps et le travail est ce qu&#8217;il est convenu d&#8217;appeler la gestion des processus. <strong>Ce mode de gestion prévoit que les efforts prometteurs ou probants seront récompensés par des primes d&#8217;encouragement et des rétributions supplémentaires.</strong> Les agriculteurs devraient être officiellement reconnus comme « co-auteurs » de nouvelles variétés ou de publications qui attestent les processus et les résultats définitifs. Les phytogénéticiens, pour leur part, devraient être reconnus et récompensés non seulement pour la mise en circulation de nouvelles variétés, mais aussi pour leur contribution au processus donnant lieu à ces nouveaux produits. Les subventions à la recherche devraient être destinées aux propositions qui trai-tent adéquatement des questions liées à la gestion des processus.</p>
<h3><strong>4. Cinq principes à retenir</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La phytosélection participative a trois objectifs principaux : accroître la productivité, augmenter la diversité et renforcer l&#8217;autonomie des agriculteurs et des autres intervenants. Pour contribuer à la réalisation de ces objectifs, nous devons surveiller comment et dans quelle mesure les méthodes et autres outils de recherche influent sur l&#8217;efficacité des travaux et sur la liberté d&#8217;action des gestionnaires des ressources locales. <strong>Les bonnes pratiques doivent produire des résultats valables et pertinents, susceptibles d&#8217;améliorer les conditions locales.</strong> La pertinence suppose que ces résultats peuvent être généralisés et qu&#8217;on peut en tirer des enseignements applicables ailleurs que sur le site de la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Les principes sont les suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> La recherche correspond à un ordre de priorité ou à un programme cohérent, précis et commun aux divers intervenants, et elle contribue à la formation de partenariats.</li>
<li> La recherche traite de la dynamique complexe des changements qui s&#8217;opèrent dans les processus et systèmes humains et des ressources naturelles, et elle tente de mieux faire comprendre ces éléments, en particulier à l&#8217;échelle locale.</li>
<li> La recherche repose sur plusieurs méthodes et sources d&#8217;informations à la fois.</li>
<li> La recherche contribue à une planification concertée axée sur le changement social.</li>
<li> La recherche est fondée sur l&#8217;apprentissage itératif et des boucles de rétroaction, de sorte que l&#8217;échange de l&#8217;information est constant et bidirectionnel.</li>
</ul>
<h3><strong>5. Déterminer les résultats grâce au suivi et à l&#8217;évaluation participative</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Tenir compte des besoins et des intérêts des utilisateurs suppose une façon différente de proposer des résultats. Nous ne pouvons plus nous fonder uniquement sur des critères prédéfinis pour des endroits éloignés des champs et de la réalité des agriculteurs. Nous ne pouvons plus accepter uniquement les points de vue et les jugements des chercheurs et des gestionnaires. Il faut mettre au point de nouveaux outils, indicateurs et mécanismes de suivi qui tiennent compte du caractère dynamique, coopératif et plurilatéral de la phytosélection participative.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;évaluation et la surveillance participative est une approche qui envisage les méthodes de recherche sous un angle nouveau. Elle regroupe les chercheurs et d&#8217;autres intervenants — agriculteurs, représentants du gouvernement et agents de vulgarisation — pour surveiller et évaluer les activités de recherche ou de développement. Cette approche, lorsqu&#8217;elle est intégrée au cycle d&#8217;un projet, consolide les volets apprentissage et reddition des comptes et accroît l&#8217;efficacité du projet, surtout parce que les intervenants se rendent compte que <strong>ce n&#8217;est pas seulement l&#8217;objet de l&#8217;évaluation qui importe, mais aussi qui s&#8217;en charge.</strong> L&#8217;évaluation et la surveillance participative permet de mieux comprendre comment sont représentés et négociés les divers intérêts et préoccupations.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, cette approche donne aux chercheurs et au personnel des administrations locales l&#8217;occasion de mieux saisir en quoi consistent les besoins et les intérêts des agriculteurs et des agricultrices. En participant plus activement à l&#8217;évaluation et à l&#8217;analyse des changements, les divers intervenants sont mieux à même de comprendre ce qui se passe effectivement sur le terrain et de tenir compte du point de vue des femmes et des hommes selon les différents groupes d&#8217;âge, classes ou origines ethniques. Cette approche incite les gens à exposer leurs succès et à apprendre les uns des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;évaluation et la surveillance participative fait appel à divers outils, dont des diagrammes de toutes sortes; l&#8217;analyse <span class="smallcaps">FFPM</span> (forces, faiblesses, possibilités et menaces); des matrices et courbes d&#8217;incidences; des groupes de discussions et des formulaires d&#8217;autoévaluation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les critères et les indicateurs utilisés mesurent les résultats en fonction de leurs effets sur les éléments suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> amélioration de la production à la ferme (rendement supérieur, augmentation de la valeur culinaire des grains);</li>
<li> augmentation de la diversité <em>in situ</em> (augmentation du nombre de variétés par cycle, introduction de variétés résistant à la sécheresse);</li>
<li> renforcement des organisations locales de gestion des cultures et de production de semences (les agricultrices se chargent de la production et de la mise en marché des semences, et les agriculteurs organisent les groupes de recherche locaux);</li>
<li> sélection plus dynamique et participative (les sélectionneurs professionnels comprennent mieux les critères importants pour les agriculteurs);</li>
<li> toujours dans le secteur formel, organisation plus dynamique et intégrée de la sélection végétale et de la production de semences (décentralisation des essais, inclusion de cultivars traditionnels dans les programmes de sélection);</li>
<li> renforcement de l&#8217;autonomie (les agriculteurs demandent aux phytogénéticiens d&#8217;étendre la phytosélection participative à d&#8217;autres cultures, des agriculteurs forment d&#8217;autres agriculteurs).</li>
</ul>
<h3><strong>6. Créer une nouvelle génération de spécialistes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;apprentissage par l&#8217;action est un bon moyen de créer un vivier de spécialistes chevronnés au sein des organismes publics et privés. Il faut toutefois concevoir, mettre en œuvre et évaluer de nouvelles méthodes d&#8217;enseignement et de formation pour élargir ce cercle de spécialistes et accélérer l&#8217;adoption de l&#8217;approche participative. <strong>Les spécialistes des sciences naturelles (phytogénéticiens et agronomes), des sciences sociales (économistes, sociologues et anthropologues) et les avocats doivent étendre le champ de leurs connaissances et parfaire leurs compétences dans plus d&#8217;un domaine.</strong> Ils doivent apprendre à travailler ensemble et à mieux se compléter. Ils doivent être en mesure d&#8217;utiliser les méthodes participatives appropriées. Ils doivent, en outre, pouvoir rassembler divers intervenants et favoriser la collaboration et des communications fluides et suivies.</p>
<p style="text-align: justify;">De brefs cours de formation ou stages peuvent conduire à l&#8217;acquisition de nouvelles connaissances et compétences, mais il faudra des changements plus fondamentaux dans les programmes de deuxième et troisième cycles pour former les futurs directeurs de recherche et gestionnaires de politiques.</p>
<h3><strong>Le défi</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut aussi, dès maintenant, élaborer des mesures de redressement dans ces six domaines</strong> afin de mettre à profit ce qui a déjà été accompli, non seulement par le <span class="smallcaps">CRDI</span> mais aussi par les organismes ayant les mêmes centres d&#8217;intérêt ailleurs dans le monde. Il est cependant déplorable que l&#8217;élaboration des politiques soit un processus aussi lent et complexe, dont la nature même le soumet à l&#8217;influence des instances locales, nationales ou internationales. Si nous voulons préserver la biodiversité de la planète, nous devons nous donner les moyens de vaincre cette inertie structurelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour reprendre les termes du Groupe Crucible <strong>:</strong></p>
<p><em>Les décideurs doivent trouver le moyen de stimuler l&#8217;innovation aux niveaux communautaire, national et international — dans les secteurs public et privé, formel et informel. Le défi [. . . ] consiste à trouver des mécanismes équitables permettant à ces diverses formes d&#8217;innovation de collaborer pour le bienfait de l&#8217;humanité.</em></p>
<p style="text-align: justify;">—  (<em>Un brevet pour la vie</em>, CRDI 1994, p. 47)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Chapitre 6 : Une vision de l&#8217;avenir</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les quatre premiers chapitres, nous avons étudié quelquesunes des questions entourant l&#8217;agrobiodiversité, passé en revue dix années des recherches sur l&#8217;agrobiodiversité et la phytosélection participative qui ont été appuyées dans divers pays, décrit d&#8217;importantes réalisations et fait état des enseignements que nous en avons retenu. Il nous est clairement apparu qu&#8217;il reste encore beaucoup à faire et, surtout, à apprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos six recommandations incitent à passer à l&#8217;action dans plusieurs domaines :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> action à l&#8217;échelle mondiale donnant lieu aux changements requis pour assurer la conservation de la diversité;</li>
<li> action qui rapprocherait la recherche « en laboratoire » et les essais dans les exploitations agricoles;</li>
<li> action qui pousserait plus loin les connaissances et l&#8217;expérience en phytosélection participative.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Mais les recommandations, en fin de compte, ne sont toujours que des mots. Ce qui importe, ce sont les actions concrètes et cela représente un défi politique de taille. Dans ce dernier chapitre, nous nous hasarderons à faire une extrapolation de ces recommandations. <strong>Les pages qui suivent présentent une vue spéculative de la situation dans une dizaine d&#8217;années.</strong> Pour cette incursion dans l&#8217;avenir, nous supposerons que les <span class="smallcaps">ONG</span>, les systèmes nationaux de recherche agricole, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), les décideurs et les donateurs auront la volonté et les ressources nécessaires pour donner suite à ces recommandations. Nous sommes en 2012. Repassons donc les six recommandations formulées au chapitre 5 pour voir où elles peuvent mener.</p>
<h3><strong>Une pertinence accrue</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>En Chine, la participation au projet des décideurs et des instances politiques chargés de l&#8217;agriculture est d&#8217;une importance cruciale car ainsi ils se rendent compte que les choses peuvent se faire différemment.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Yiching Song (directrice de projet, Chine, 2002)</p>
<h4><strong>La production de semences n&#8217;est plus un « après-coup »</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans la Chine de 2012, les décideurs et les instances politiques chargés de l&#8217;agriculture participent activement à la conservation de la biodiversité. L&#8217;importance primordiale de la conservation de l&#8217;agrobiodiversité est donc généralement reconnue et la phytosélection participative est désormais considérée comme une nouvelle façon, plus rationnelle, d&#8217;améliorer les cultures et d&#8217;accroître la diversité des ressources phytogénétiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nouveauté d&#8217;égale importance : la phytosélection participative est acceptée comme méthode de recherche.</strong> On comprend toutefois que la phytosélection participative ne peut se suffire à elle-même si on ne lui fournit pas l&#8217;espace et l&#8217;appui dont elle a besoin dans le milieu dans lequel elle évolue. Les attitudes sociales quant à la production alimentaire et à la conservation de la biodiversité ont aussi beaucoup changé. Chez tous ceux qui interviennent d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre dans le cycle nourricier — agriculteurs, chercheurs, fabricants ou décideurs — « prendre soin de la terre » est devenu la norme. La production a augmenté, en particulier dans les régions où les besoins sont les plus criants, et on a entrepris de mettre en œuvre les mesures voulues pour renouveler les sciences agronomiques, les technologies et les politiques agricoles. La phytosélection participative et la conservation de la biodiversité sont associées au développement rural et agricole durable. La phytosélection participative est sortie de son carcan. Elle ne se centre plus uniquement sur les cultures et la diversité des espèces végétales, mais s&#8217;intéresse aussi aux gens — aux femmes et aux hommes qui, grâce à leurs connaissances et compétences ainsi qu&#8217;à la souplesse de leurs modes de gestion, conservent à la ferme et à l&#8217;extérieur la variété de ressources agricoles dont ils sont tributaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais surtout, la production des semences n&#8217;est plus une étape à laquelle on pense après coup. Il y a, d&#8217;un côté, la phytosélection participative et, de l&#8217;autre, la production et l&#8217;échange des semences : ce sont des tâches indissociables. Dans cette vision de l&#8217;avenir, il est généralement reconnu que la phytosélection participative, aussi indispensable qu&#8217;elle soit, ne peut se poursuivre que si elle est soutenue par des systèmes de production de semences, locaux et nationaux, rentables et évolutifs. À Guangxi, par exemple, de nombreuses petites sociétés, dont plusieurs sont dirigées par des femmes, ont vu le jour. Elles entreposent et vendent une gamme de cultivars traditionnels de maïs et à pollinisation libre beau-coup plus variée que ce que le marché était en mesure d&#8217;offrir à peine quelques années auparavant.</p>
<h3><strong>De nouveaux partenariats</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Le comité de recherches agricoles est un des seuls groupes qui participent aux activités d&#8217;amélioration variétale au Népal. Lors de leurs premières visites de la station de recherche, avant leur participation aux activités, les membres du comité critiquaient les chercheurs. Mais après avoir observé pendant trois ou quatre ans les travaux de recherche, ils ont mieux compris de quoi il s&#8217;agit.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Sanjaya Gyawali (chercheur, Népal, 2002)</p>
<h4><strong>Tout est relié</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dans ce nouveau contexte où la phytosélection participative est reconnue comme étant la norme, il est logique que les activités communautaires de conservation de l&#8217;agrobiodiversité et d&#8217;amélioration des cultures soient liées aux changements qui se produisent sur la scène politique nationale et internationale. Les collectivités ont ainsi la possibilité d&#8217;être partie à des accords internationaux comme la Convention sur la diversité biologique, le Traité international de la <span class="smallcaps">FAO</span> sur les ressources phytogénétiques et l&#8217;Accord de l&#8217;<span class="smallcaps">OMC</span> sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce. Le contexte mondial appuie la diversité des efforts locaux et la diversité locale oriente les démarches mondiales et y contribue.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;un des premiers à se lancer dans cette expérience en 2012, le Népal est un chef de file et est considéré par plusieurs comme un exemple à suivre. Les comités d&#8217;agriculteurs, formés à parts égales d&#8217;hommes et de femmes, travaillent en étroite collaboration avec le secteur formel à la mise au point et à l&#8217;évaluation de nouvelles variétés ainsi qu&#8217;aux essais des techniques après-récoltes. La reconnaissance par l&#8217;État des droits des agriculteurs a non seulement valu aux collectivités rurales d&#8217;être traitées avec respect, mais elle leur a aussi permis de participer davantage aux affaires communautaires et d&#8217;améliorer l&#8217;économie locale. Les foires sur la biodiversité sont populaires et attirent un auditoire nombreux. En outre, les lauréats des concours organisés lors de ces événements sont invités à devenir membres des comités locaux et régionaux de mise en circulation des nouvelles variétés végétales.</p>
<h3><strong>La qualité des interactions et de la collaboration</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Même si je suis convaincu de l&#8217;importance de la science dans la phytosélection participative, la clé du succès d&#8217;un projet consiste en l&#8217;établissement de relations humaines harmonieuses qui, elles, doivent être fondées sur le respect. J&#8217;ai été à même de constater que c&#8217;est là que le bât blesse pour certains systèmes nationaux de recherche agricole et plusieurs scientifiques internationaux.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Salvatore Ceccarelli (directeur de projet, Syrie, 2002)</p>
<h4><strong>Reconnaître la contribution des agriculteurs</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le recours à la phytosélection participative s&#8217;étant généralement répandu, on considère normal, en 2012, que les chercheurs, les agents de vulgarisation et les agriculteurs — et d&#8217;autres intervenants comme les fabricants et les commerçants — travaillent main dans la main. Ils mettent à profit l&#8217;accès qu&#8217;ont les chercheurs à diverses sources de connaissances, des principes et méthodes de sélection aux techniques de production des semences et aux études en sciences sociales. Ces intervenants s&#8217;en remet-tent davantage au savoir-faire des agriculteurs et à leurs capacités de gestion et d&#8217;organisation pour tenir compte plus précisément des besoins et des intérêts d&#8217;un vaste groupe d&#8217;utilisateurs et des différences fondées sur le sexe, l&#8217;âge, la classe et l&#8217;origine ethnique.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme les attitudes ont changé, les questions d&#8217;éthique et les droits de propriété intellectuelle font systématiquement partie des programmes de recherche et d&#8217;élaboration des politiques; ces questions sont intégrées aux nouvelles initiatives <strong>au tout début</strong>. On soulève et règle désormais bon nombre de questions qui étaient ignorées auparavant; par exemple : le consentement préalable éclairé, les ententes explicites <em>ex ante</em> sur l&#8217;accès aux ressources et le partage des avantages, la reconnaissance de la contribution des agriculteurs aux démarches créatrices, la reconnaissance des droits des agriculteurs de distribuer, échanger et vendre les semences. Ces questions font partie intégrante des politiques et des pratiques des centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), des systèmes nationaux de recherche agricole et des <span class="smallcaps">ONG</span> de même que des programmes d&#8217;enseignement et de formation.</p>
<p><strong>L&#8217;adoption de meilleures pratiques</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>À ce jour, les principales réalisations sont les changements qui se sont opérés dans le processus et la structure de la sélection végétale pour en arriver à une formule qui tienne davantage compte des agriculteurs. Ce sont des changements à long terme qui vont bien au-delà du cycle d&#8217;un projet. Citons, entre autres, la décentralisation des expériences vers les exploitations agricoles; la conception d&#8217;essais</em> in situ <em>de façon à être bien compris des agriculteurs et qui prévoient leur collaboration dans des situations réelles; l&#8217;utilisation judicieuse et l&#8217;intégration des évaluations fournies par les agriculteurs.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Louise Sperling (ancienne coordonnatrice de la phytosélection participative au programme <span class="smallcaps">RPAG</span>, 2002)</p>
<h4><strong>Le prolongement du succès</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Comme la phytosélection participative n&#8217;est plus contestée mais suscite un vif intérêt, les analyses à long terme des tendances de la biodiversité et la documentation à ce sujet sont plus facilement accessibles. Vers la fin de 2012, plus de 150 chercheurs, directeurs de recherche, agriculteurs et représentants du gouvernement, de tous les coins du monde, assistent à un colloque sur les pratiques de la phytosélection participative. Certains des participants se souviennent d&#8217;un colloque semblable, organisé en 2002, où l&#8217;on voyait déjà des signes prometteurs de progrès dans ce domaine. Dix ans plus tard, les analyses sociales, selon les règles de l&#8217;art, sont devenues monnaie courante dans bon nombre de pays. Les chercheurs et les décideurs tiennent compte systématiquement de la relation entre l&#8217;utilisation des ressources, la diversité et les moyens de subsistance des populations rurales, en particulier des populations pauvres. Plusieurs participants indiquent que l&#8217;analyse des rapports de force, des processus organisationnels et de l&#8217;élaboration des politiques fait automatiquement partie des projets de recherche sur la biodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Une représentante du ministère de l&#8217;Agriculture livre une présentation sur l&#8217;incidence de la phytosélection participative sur l&#8217;élaboration des politiques officielles et souligne que ces politiques doivent rester souples et tenir compte des réalités sur le terrain. L&#8217;essentiel, insiste-t-elle, est que la recherche participative et la gestion des ressources naturelles permettent aux gardiens de la biodiversité de faire face plus efficacement à l&#8217;évolution et à l&#8217;hétérogénéité des agroécosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Un groupe d&#8217;agriculteurs et de chercheurs de Cuba fait état de l&#8217;adoption et du respect d&#8217;une loi conçue expressément non seulement pour reconnaître la contribution des agriculteurs à la diversité et à l&#8217;amélioration des cultures, mais aussi pour leur garantir un accès équitable à la diversité et un juste partage des avantages. Cette loi a déjà une incidence favorable sur la vie des agriculteurs dans le pays tout entier.</p>
<h3><strong>Une participation de haute tenue</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Les femmes acceptent volontiers l&#8217;invitation à participer à un comité local de recherche agricole(<span class="smallcaps">CIAL</span>) dans leur collectivité. Je crois que cette réponse enthousiaste tient à leur impression que ces comités leur permettront d&#8217;améliorer leurs moyens de subsistance. Elles estiment aussi que la participation à un</em> <span class="smallcaps">CIAL</span> <em>leur donne l&#8217;occasion</em> <em>de montrer leurs compétences, leurs capacités et leur potentiel, et qu&#8217;ainsi elles peuvent contribuer à résoudre les problèmes auxquels doit faire face leur collectivité.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Noemi Espinoza (chercheuse, Nicaragua, 2002)</p>
<h4><strong>Susciter le respect, exercer une influence</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">En Amérique latine, en 2012, les comités locaux de recherche agricole sont beaucoup plus qu&#8217;un mouvement; dans plusieurs pays, ils font partie du ministère de l&#8217;Agriculture qui assure aussi leur financement. Au Nicaragua et dans un certain nombre d&#8217;autres pays, les représentants de ces comités sont des membres respectés et influents des organismes consultatifs provinciaux et nationaux en matière de politique. Les gouvernements ainsi que des institutions nationales et internationales allouent des ressources pour faire en sorte que la phytosélection participative soit au cœur de toutes les recherches et politiques agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le suivi et l&#8217;évaluation ne sont plus la prérogative des chercheurs. Ces tâches importantes sont effectuées en collaboration avec les agriculteurs et d&#8217;autres intervenants qui assurent le suivi et l&#8217;évaluation des activités de recherche ou de développement. Cette nouvelle approche découle en grande partie de l&#8217;adoption généralisée des principes de la phytosélection participative qui a permis d&#8217;améliorer les relations avec les gens et leur participation.</p>
<p style="text-align: justify;">En règle générale, les <span class="smallcaps">CIAL</span> sont ouverts à tous et accueillent ceux qui, pendant longtemps, n&#8217;étaient pas considérés comme des participants valables — les femmes et les membres des ménages pauvres, en particulier. Cette nouvelle ouverture d&#8217;esprit résulte de mûres réflexions sur la prise de décisions à diverses étapes du cycle de la recherche et du développement. La participation, l&#8217;établissement des priorités et la prise de décisions en collaboration sont devenues des pratiques courantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le changement sans doute le plus important, c&#8217;est que le modèle des comités locaux de recherche agricole s&#8217;est répandu partout dans le monde. En Asie et en Afrique, et même dans certains pays du Nord, des collectivités ont mis sur pied leur propre version du « comité local de recherche agricole » afin d&#8217;avoir davantage prise sur la biodiversité et leur gagne-pain.</p>
<h3><strong>Une nouvelle génération de spécialistes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Notre objectif est de réussir à former des professionnels qui soient en mesure de travailler autant dans le domaine des sciences naturelles que dans celui des sciences sociales.</em></p>
<p style="text-align: justify;">— Humberto Ríos Labrada (directeur du projet de l&#8217;<span class="smallcaps">INCA</span>, Cuba, 2002)</p>
<h4><strong>Former les chefs de file de demain</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Dernier aspect, mais non le moindre : l&#8217;adoption généralisée de la phytosélection participative comme nouvelle méthode de recherche a permis de dégager les ressources nécessaires pour mettre au point de nouveaux programmes et matériels d&#8217;enseignement et d&#8217;apprentissage en réponse à la demande accrue de meilleurs cours de formation. Un tel cours sur l&#8217;amélioration participative des plantes vient d&#8217;être mis sur pied à Cuba et attire des chercheurs du monde entier. En 2012, la phytosélection participative soulève l&#8217;enthousiasme d&#8217;une nouvelle génération de jeunes professionnels qui veulent participer à l&#8217;effort mondial pour assurer la conservation de la biodiversité. Ce sont les chercheurs et les directeurs de recherche de demain : des acteurs au rôle déterminant et des participants résolus, en nombre suffisant pour soutenir des programmes de recherche sur l&#8217;agrobiodiversité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2><strong>Annexe 1 : Glossaire</strong></h2>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">AREA</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Agricultural Research and Extension Authority</em> [Yémen] [Agence de vulgarisation et de recherche agricole)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Biodiversité agricole :</strong></span> <span class="glossdef">Aussi appelée agrobiodiversité, désigne la variété et la variabilité des espèces animales et végétales, et des micro-organismes qui servent directement ou indirectement à l'alimentation et à l'agriculture (plantes cultivées, bétail, foresterie, pêches). Elle comprend la diversité des ressources génétiques (variétés, obtentions, etc.) et des espèces utilisées comme nourriture, combustible ou fourrage, pour leurs fibres ou la fabrication de produits pharmaceutiques.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">BMZ/GTZ</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Bundesministerium für Wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung</em> (Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement) <strong>/</strong> <em>Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit</em> (Agence allemande de coopération technique)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CBDC</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Community Biodiversity Development and Conservation Program</em> (Programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CCAP</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Center for Chinese Agricultural Policy</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CDB</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Convention sur la diversité biologique</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIAL</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Comité de Investigación Agrícola Local</em> (Comité local de recherche agricole)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIAT</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Centro Internacional de Agricultura Tropical</em> (Centre international d'agriculture tropicale)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIMMYT</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Centro Internacional de Mejoramiento de Maíz y Trigo</em> (Centre international d'amélioration du maïs et du blé)</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CIRA</span> :</strong></span> <span class="glossdef">centre international de recherche agricole</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation des banques de gènes :</strong></span> <span class="glossdef">voir Conservation <em>ex situ</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation en milieu réel ou à la ferme :</strong></span> <span class="glossdef">voir Conservation <em>in situ</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation e</strong><em><strong>x situ</strong></em> <strong>:</strong></span> <span class="glossdef">Littéralement, conservation « hors-site ». La conservation d'une plante loin de son habitat originel ou naturel, par exemple dans une banque de gènes (endroit où la température et l'humidité sont artificiellement contrôlées) ou un jardin botanique, et son entreposage dans son intégralité ou sous forme de semence, de tissu ou de pollen.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Conservation</strong> <em><strong>in situ</strong></em> <strong>:</strong></span> <span class="glossdef">Littéralement, conservation « sur place ». La conservation de plantes ou d'animaux dans des régions où ils acquièrent leurs propriétés distinctives : dans la nature ou dans les champs des agriculteurs. Comparer avec conservation <em>ex situ</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CNUED</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">CRDI</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Centre de recherches pour le développement international.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Cultivar :</strong></span> <span class="glossdef">voir <em>Variété végétale.</em></span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Cultivar traditionnel :</strong></span> <span class="glossdef">Variété d'une plante cultivée hétérogène, mise au point par un agriculteur, adaptée aux conditions écologiques locales et à qui on a assigné un nom local.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">DDC</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Direction du développement et de la coopération (Suisse).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Droits de propriété intellectuelle :</strong></span> <span class="glossdef">Lois qui accordent le monopole aux créateurs d'idées ou de savoir. Les droits de propriété intellectuelle se présentent sous cinq formes principales : brevets, droits des phytogénéticiens, droits d'auteur, marques de commerce et secrets de fabrication.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Droits des agriculteurs :</strong></span> <span class="glossdef">Reconnaissance des agriculteurs (présents, passés et futurs) comme innovateurs agricoles <em>in situ</em> qui, collectivement, conservent et mettent au point des ressources phytogénétiques partout dans le monde. À ce titre, les agriculteurs sont reconnus comme des innovateurs ayant droit à la reconnaissance de leur intégrité intellectuelle et à une rétribution lorsque leurs innovations sont commercialisées.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Droits des phytogénéticiens :</strong></span> <span class="glossdef">voir <em>Droits de propriété intellectuelle</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Érosion génétique :</strong></span> <span class="glossdef">Perte de diversité génétique au sein d'une population de même espèce, réduction du patrimoine génétique d'une espèce ou disparition avec le temps de la totalité d'une espèce.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Espèces végétales :</strong></span> <span class="glossdef">Groupe d'organismes capables de se reproduire par croisement au sein d'une même espèce à l'exclusion de tout autre. En taxinomie, elles sont classées par subdivisions d'un genre, soit un groupe de sujets étroitement liés et descendant d'une même plante-mère.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">FAO</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">FFPM</span> :</strong></span> <span class="glossdef">forces, faiblesses, possibilités et menaces.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">GCRAI</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Génotype végétal :</strong></span> <span class="glossdef">Constitution génétique complète d'une même variété végétale. On dit d'une espèce végétale qu'elle est « hors-type » lorsqu'elle s'écarte des caractères normaux d'une variété ou d'une lignée.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">GIC</span> :</strong></span> <span class="glossdef">groupe d'expérimentation agricole (Cuba).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">GMRI</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Guangxi Maize Research Institute</em> (Guangxi, Chine).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Hybride (généralité) :</strong></span> <span class="glossdef">Première génération d'individus résultant du croisement de deux plantes-mères différentes. Plante intermédiaire résultant du croisement de deux biotypes différents, ou plus, de même espèce ou de biotypes de deux espèces différentes.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">ICARDA</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">ICRISAT</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">INCA</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Instituto Nacional de Ciencias Agrícolas</em> (Institut national de sciences agronomiques, Cuba).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">IPGRI</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Institut international des ressources phytogénétiques.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">OSRG</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Initiative stratégique sur les ressources génétiques.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">LI-BIRD</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em> (Initiatives locales de conservation de la biodiversité, de la recherche et du développement — Népal).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Lignées expérimentales :</strong></span> <span class="glossdef">Ensemble d'individus descendant d'un ancêtre commun, cette définition étant plus étroite que celle de souche ou de variété. Une lignée pure est un clone. En phytosélection, « lignée » se rapporte à tout groupe d'individus génétiquement uniformes dérivés d'une même plante-mère.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Mise en circulation des variétés :</strong></span> <span class="glossdef">Approbation officielle de la multiplication et de la distribution d'une variété.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Obtention végétale :</strong></span> <span class="glossdef">voir <em>Variété végétale.</em></span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">OMC</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Organisation mondiale du commerce.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">ONG</span> :</strong></span> <span class="glossdef">organisation non gouvernementale.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">OUA</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Organisation de l'unité africaine.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Phytosélection participative :</strong></span> <span class="glossdef">Sommairement définie, il s'agit d'une approche fondée sur une étroite collaboration entre chercheurs et agriculteurs, et éventuellement d'autres intervenants, afin d'améliorer les ressources phytogénétiques de même espèce. La phytosélection participative couvre le cycle complet des activités de développement et de recherche associées à l'amélioration de la génétique végétale : la détermination des objectifs de la sélection; la production de variabilité génétique ou diversité; la sélection au sein de populations variables pour mettre au point des matériels expérimentaux; l'évaluation de ces matériels (ce qu'on appelle la <em>sélection participative de variétés</em>); la distribution des matériels; la production, la diffusion et la distribution de semences. Cette approche comprend également l'évaluation des politiques et/ou mesures législatives en vigueur, et l'élaboration de nouvelles dispositions, au besoin. Les agriculteurs et les phytogénéticiens — et d'autres intervenants comme les commerçants, les fabricants, les distributeurs et les consommateurs — sont appelés à jouer différents rôles à divers moments, mais ils travaillent tous en collaboration pour apporter des changements.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">PROFRIJOL</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Programa Cooperativo Regional de Frijol para Centro América, México y El Caribe</em> (réseau d'étude sur la production de légumineuses).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">PRGES</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Programme de ressources génétiques à l'échelle du système (du <span class="smallcaps">GCRAI</span>).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Résilience de l'écosystème :</strong></span> <span class="glossdef">Capacité des écosystèmes à main-tenir leur intégrité en dépit des perturbations. Un écosystème est un ensemble dynamique de micro-organismes, de plantes et d'animaux, y compris les collectivités humaines et leurs milieux non biologiques, interagissant comme une entité fonctionnelle.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">RPAG</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Recherche participative et analyse du genre (programme du <span class="smallcaps">GCRAI</span>).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">SEARICE</span> :</strong></span> <span class="glossdef"><em>Southeast Asian Institute for Community Empowerment</em> (Institut d'éducation communautaire de l'Asie du Sud-Est).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Sélection participative de variétés :</strong></span> <span class="glossdef">Sélection de lignées fixes (y compris les cultivars traditionnels) dans des milieux déterminés et selon des critères choisis par les agriculteurs. La méthode consiste en quatre étapes : (1) analyse de la situation et identification des besoins de variétés; (2) recherche de matériels génétiques appropriés; (3) expérimentation avec de nouvelles obtentions végétales dans les champs des agriculteurs et selon leurs propres pratiques culturales; (4) vaste dissémination des variétés préférées des agriculteurs.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Sélection végétale décentralisée (programme) :</strong></span> <span class="glossdef">Ensemble bien défini d'expériences d'amélioration génétique effectuées dans divers sites locaux (collectivités, champs d'agriculteurs) et représentant les conditions réelles de ces régions agricoles par opposition aux expériences faites dans une station de recherche centrale où ne sont pas reproduites les conditions réelles des exploitations agricoles.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">SNRA</span></strong> : systèmes nationaux de recherche agricole.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong><span class="smallcaps">UDB</span> :</strong></span> <span class="glossdef">Utilisation durable de la biodiversité (initiative de programme du <span class="smallcaps">CRDI</span>).</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Variété à pollinisation libre :</strong></span> <span class="glossdef">Variété reproduite par des agents naturels — par exemple, le vent, les insectes — et non par l'intervention humaine, par opposition aux variétés hybrides.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossterm"><strong>Variété végétale :</strong></span> <span class="glossdef">En botanique classique, la variété est définie comme une sous-espèce. On entend par variété agricole, un groupe de plantes qui se distingue d'autres variétés de même espèce par sa structure et son rendement similaires. Synonyme d'<em>obtention végétale</em> et de <em>cultivar</em>.</span></p>
<p class="glossentry" style="text-align: justify;"><span class="glossdef"><br />
 </span></p>
<h2><strong>Annexe 2 : Sources et ressources</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ce livre a pour thème principal l'appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> à la recherche sur la biodiversité agricole. Pour les lecteurs qui veulent en apprendre davantage sur ce sujet, il existe une abondante documentation, en imprimés et sur l'Internet. Nous ne présentons ici qu'un survol des sources et ressources susceptibles d'inciter à une étude plus en profondeur. Cette liste reprend la structure du livre, les ressources étant classées par chapitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre sert également de référence au site web du <span class="smallcaps">CRDI</span> sur la phytosélection participative : <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.crdi.ca/semences" target="_blank">La diversité, c'est la capacité de choisir</a></span></strong>. Le texte intégral est disponible en ligne et oriente le lecteur vers une riche bibliothèque qui explore dix années de recherches sur l'agrobiodiversité et la phytosélection participative.</p>
<h3><strong>L'enjeu</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les ouvrages suivants brossent un tableau général très intéressant de l'agrobiodiversité à travers le monde, des profils de pays, des diverses tendances (en s'arrêtant à leur dynamique, à leurs causes et à leurs conséquences) ainsi que des questions des échanges commerciaux, de l'accès aux ressources génétiques et des avantages découlant de leur exploitation :</p>
<p style="text-align: justify;">Dutfield, G., 2002, <em>Intellectual property rights, trade and biodiversity</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Earthscan.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">FAO</span> (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), 1998, <em>The state of the world's plant genetic resources for food and agriculture</em>, Rome (Italie), <span class="smallcaps">FAO</span>. Disponible en version imprimée et sur cédérom; voir aussi le site web de la <span class="smallcaps">FAO</span> sur les ressources phytogénétiques : <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.fao.org/ag/cgrfa/French/Default.htm" target="_blank">Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Fowler, C. et P. Mooney, 1990, Shattering: food, politics, and the loss of genetic diversity, Tucson (Texas, <span class="smallcaps">É.-U</span>.), University of Arizona Press. Voir aussi le site web de l'<em>Action Group on Erosion, Technology and Concentration</em> (<span class="smallcaps">ETC</span>), anciennement la Fondation internationale pour l'essor rural (<span class="smallcaps">RAFI</span>), à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.etcgroup.org/" target="_blank">ETC Group</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Posey, D. A. et G. Dutfield, 1997, <em>Le marché mondial de la propriété intellectuelle : Droits des communautés traditionnelles et indigènes</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pretty, J., 2002, <em>Agri-culture: reconnecting people, land and nature</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Earthscan.</p>
<p style="text-align: justify;">Robinson, R., 1995, <em>Return to resistance: breeding crops to reduce pesticide dependence</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, 2001, <em>Global biodiversity outlook</em>, Montréal (Québec, Canada), Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique. Voir la version française du résumé analytique de cet ouvrage : <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.biodiv.org/doc/publications/gbo/gbo-summ-fr.pdf" target="_blank">Résumé analytique.pdf</a></span></strong>) et le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.biodiv.org/secretariat/?lg=2" target="_blank">site web du Secrétariat</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ten Kate, K. et Laird, S.A., 1999, <em>The commercial use of biodiversity</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Earthscan.</p>
<p style="text-align: justify;">Thrupp, L.A., 1998, <em>Cultivating diversity: agrobiodiversity and food security,</em> Washington, <span class="smallcaps">D.C</span>. (<span class="smallcaps">É.-U</span>.), World Resources Institute. Voir aussi le site web du <strong><a href="http://www.wri.org/">World Resources Institute</a></strong><strong></strong>.</p>
<h3><strong>L'approche</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir des détails sur l'initiative de programme Utilisation durable de la biodiversité (<span class="smallcaps">UDB</span>) et les projets de recherche parrainés par l'<span class="smallcaps">UDB</span>, cliquer sur <strong>Biodiversité</strong> sous l'explorateur du site réseau du <strong><span class="WebLink"><a href="http://network.idrc.ca/" target="_blank">CRDI</a></span></strong>. Outre de nombreux renseignements pertinents, ce site donne un aperçu de l'appui du <span class="smallcaps">CRDI</span> à la recherche sur l'agrobiodiversité. Voir en particulier :</p>
<p style="text-align: justify;">Vernooy, R., 2001, <em>Harvesting together: the International Development Research Centre's support for research on agrobiodiversity (results and challenges)</em>, Initiative de programme <span class="smallcaps">UDB</span>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>.</p>
<h3><strong>Les expériences sur le terrain</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Diverses études de cas, des rapports de recherche, les reportages d'<em>Explore</em> (le magazine électronique du <span class="smallcaps">CRDI</span>) et d'autres informations connexes sont disponibles en ligne. Cliquer sur les « études de cas » du <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.crdi.ca/semences" target="_blank">site web du CRDI</a></span></strong> sur la phytosélection participative<strong><span class="WebLink"><a href="http://www.crdi.ca/semences"></a></span></strong>.</p>
<h4><strong>La participation des agriculteurs à l'amélioration de l'orge en Afrique du Nord et au Moyen-Orient</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voir la <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.icarda.cgiar.org/" target="_blank">description du projet</a></span></strong>. Ce site présente plusieurs documents de recherche et une vue d'ensemble des travaux du Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (<span class="smallcaps">ICARDA</span>) sur la « participation des agriculteurs ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ceccarelli, S., Grando, S. et R. H. Booth, 1996, « International breeding programmes and resource-poor farmers: crop improvements in difficult environments », <em>in</em> Eyzaguirre, P. et M. Iwanaga (dir.), <em>Participatory plant breeding. Proceedings of a workshop on participatory plant breeding</em>, 26–29 juillet 1995 [Wageningen (Pays-Bas)], Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>, p. 99-116.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceccarelli, S., 2000, « Decentralized participatory plant breeding: adapting crops to environments and clients », <em>in Proceedings of the 8th International Barley Genetics Symposium, 22–27 October 2000, Adelaide, Australia,</em> Glen Osmond (Australie), Department of Plant Science, Adelaide University, vol. 1, p. 159-166.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceccarelli, S., Grando, S., Tutwiler, R., Baha, J., Martini, A.M., Salahieh, Goodchild, A. et M. Michael, 2000, « A methodological study on participatory barley breeding I. Selection phase », <em>Euphytica</em>, 111, 91-104.</p>
<h4><strong>L&#8217;amélioration du maïs dans le sud-ouest de la Chine</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voir le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.ccap.org.cn/" target="_blank">site du Centre for Chinese Agricultural Policy (CCAP)</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Song, Y., 1999, <em>&laquo;&nbsp;New&nbsp;&raquo; seed in &laquo;&nbsp;old&nbsp;&raquo; China: impact of <span class="smallcaps">CIMMYT</span> collaborative programme on maize breeding in southwestern China</em>, Wageningen (Pays-Bas), Wageningen Agricultural University.</p>
<p style="text-align: justify;">Song, Y., 2003, « Linking the formal and informal systems for crop development and biodiversity enhancement », <em>Conservation</em> <em>and sustainable use of agricultural biodiversity: a sourcebook</em>, Los Baños (Philippines), <span class="smallcaps">CIP-UPWARD</span>.</p>
<h4><strong>La innovation agricole à Cuba</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir de plus amples renseignements sur ce projet, voir <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.programa-fpma.org.ni/" target="_blank">Programa de Fitomejoramiento Participativo</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Rios Labrada, H., 2003, « Farmer participation and access to agricultural biodiversity: responses to plant breeding limitations in Cuba », <em>Conservation and sustainable use of agricultural biodiversity: a sourcebook</em>, Los Baños (Philippines), <span class="smallcaps">CIP-UPWARD</span>.</p>
<h4><strong>Les comités locaux de recherche agricole en Amérique latine</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le site web du Centre international d&#8217;agriculture tropicale (<span class="smallcaps">CIAT</span>) présente en détail divers travaux des comités locaux de recherche agricole (<span class="smallcaps">CIAL</span>), notamment <strong></strong><strong><a href="http://www.ciat.cgiar.org/ipra/ing/" target="_blank">le projet</a></strong> dont il est question dans le présent ouvrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ashby, J.A., Braun, A.R., Gracia, T., Guerrero, M.P., Hernández, L.A., Quirós, C.A. et J.I. Roa, 2000, <em>Investing in Farmers as Researchers: Experience with Local Agricultural Research Committees in Latin America</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">CIAT</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Humphries, S., González, J., Jiménez, J. et F. Sierra, 2000, <em>Searching for sustainable land use practices in Honduras: Lessons from a programme of participatory research with hillside farmers</em>, <span class="smallcaps">A</span>g<span class="smallcaps">REN</span> Network Paper No. 104, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), Overseas Development Institute. <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.odi.org.uk/agren/papers/agrenpaper_104.pdf" target="_blank">AgREN Network Paper N°104.pdf</a></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vernooy, R., Baltodano, M.E., Beltrán, J., Espinoza, N. Extra Tag D. Tijerino, 2001, « Towards participatory management of natural resources: experiences from the Calico River watershed in Nicaragua » <em>in</em> Lilja, N., Ashby, J. et L. Sperling (dir <em>.</em>), <em>Assessing the impact of participatory research and gender analysis. Program for Participatory Research and Gender Analysis</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">CIAT</span>, p. 247-262.</p>
<h4><strong>L&#8217;enrichissement du maïs et du riz au Népal</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Voir le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.libird.org/" target="_blank">site web de <em>Local Initiatives for Biodiversity, Research and Development</em> (LI-BIRD)</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">RPAG</span> (programme Recherche participative et analyse du genre), 2001, <em>An exchange of experiences from South and Southeast Asia. Proceedings of the international symposium on participatory plant breeding and participatory plant genetic resource enhancement</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">RPAG/CIAT</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette publication contient plusieurs articles, dont les trois suivants qui portent en particulier sur le projet de recherche mené au Népal :</p>
<p style="text-align: justify;">Subedi, A., Joshi, K.D., Rana, R.B. et M. Subedi, 2001<em>, Participatory plant breeding in diverse production environments and institutional settings: experience from a Nepalese <span class="smallcaps">NGO</span></em>, p. 75-86.</p>
<p style="text-align: justify;">Joshi, K.D., Sthapit, B.R. et J. R. Witcombe, 2001, <em>The impact of participatory plant breeding (<span class="smallcaps">PPB</span>) on landrace diversity: a case study for high-altitude rice in Nepal</em>, p. 303-310.</p>
<p style="text-align: justify;">Subedi, M., Shrestha, P.K., Sunwar, S. et A. Subedi, 2001, <em>Role of farmers in setting breeding goals</em>, p. 311-318.</p>
<h4><strong>Le programme mondial Recherche participative et analyse du genre</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Le <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.prgaprogram.org/" target="_blank">site du programme RPAG</a></span></strong> présente un grand nombre de sources et de ressources utiles, dont un rapport quinquennal sur les activités de <span class="smallcaps">RPAG</span>, récemment publié, et le Rapport annuel 2002 de l&#8217;organisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Eyzaguirre, P. et M. Iwanaga (dir.), 1996, <em>Participatory plant breeding. Proceedings of a workshop on participatory plant breeding</em>, 26–29 juillet 1995 [Wageningen (Pays-Bas)], Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">RPAG</span> (Programme Recherche participative et analyse du genre), 1999<em>, Crossing perspectives: farmers and scientists in participatory plant breeding</em>, Cali (Colombie), <span class="smallcaps">RPAG/CIAT</span>.</p>
<h3><strong>Les leçons tirées de l&#8217;expérience, Recommandations, Une vision de l&#8217;avenir</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les titres suivants sont des abrégés d&#8217;études sur la conservation et l&#8217;amélioration des cultures dans le monde, parrainées par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et d&#8217;autres donateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Almekinders, C. et W. de Boef (dir.), 2000, <em>Encouraging diversity: crop development and conservation in plant genetic resources</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">ITDG</span> Publishing.</p>
<p style="text-align: justify;">Brush, S.B., (dir.), 2000, <em>Genes in the field: on-farm conservation of crop diversity,</em> Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI/IPGRI/</span> Lewis Publishers.</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="smallcaps">CIP-UPWARD</span> (International Potato Center, User&#8217;s Perspectives with Agricultural Research and Development), 2003, <em>Conservation and sustainable use of agricultural biodiversity: a sourcebook</em>, Los Baños (Philippines), <span class="smallcaps">UPWARD</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cleveland, D.A et D. Soleri (dir), 2002, <em>Farmers, scientists and plant breeding: integrating knowledge and practice</em>, Wallingford (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">CABI</span> Publishers.</p>
<p style="text-align: justify;">Cooper, H.D., Spillane, C. et T. Hodgkin, 2001, <em>Broadening the genetic bases of crop production</em>, Wallingford (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">CABI</span> Publishers; Rome (Italie), <span class="smallcaps">FAO</span>; Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">de Boef, W., Amanor, K., Wellard, K.et A. Bebbington (dir.), 1993, <em>Cultivating knowledge: genetic diversity, farmer experimentation, and crop research</em>, Londres (<span class="smallcaps">R.-U</span>.), <span class="smallcaps">ITDG</span> Publishing.</p>
<p style="text-align: justify;">Friis-Hansen, E. et B. Sthapit (dir.), 2000, <em>Participatory approaches to the conservation and use of plant genetic resources</em>, Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Groupe Crucible, 1994, <em>Un brevet pour la vie — La propriété intellectuelle et ses effets sur le commerce, la biodiversité et le monde rural</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>. Voir le texte intégral en ligne à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/booktique" target="_blank">http://www.idrc.ca/booktique</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Groupe Crucible <span class="smallcaps">II</span>, 2001, <em>Le Débat des semences : Volume 1 — Solutions politiques pour les ressources génétiques</em> (Un Brevet pour la vie <em>revisité</em>), Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI/IPGRI/DHF</span>. Voir le texte intégral en ligne à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/booktique" target="_blank">http://www.idrc.ca/booktique</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">2003, <em>Le Débat des semences : Volume 2 — Solutions pour les lois nationales régissant le contrôle des ressources génétiques et des innovations biologiques</em>, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI/IPGRI/DHF</span>. Voir le texte intégral en ligne à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/booktique" target="_blank">http://www.idrc.ca/booktique</a></span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Jarvis, D., Sthapit, B. et L. Sears (dir.), 2000, <em>Conserving agricultural biodiversity in situ: a scientific basis for sustainable agriculture</em>, Rome (Italie), <span class="smallcaps">IPGRI</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Partap, T.et B. Sthapit. B (dir.), 1998, <em>Managing agrobiodiversity: farmers&#8217; changing perspectives and institutional responses in the Hindu Kush-Himalayan region</em>, Kathmandou (Népal), International Center for Integrated Mountain Development.</p>
<p style="text-align: justify;">Prain, G. et C. P. Bagalanon (dir.), 1998, <em>Conservation and change: farmer management of agricultural biodiversity in the context of development</em>, Los Baños, (Philippines), <span class="smallcaps">UPWARD</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sperling, L. et M. Loevinsohn (dir.), 1997, Using diversity: Enhancing and maintaining genetic resources on farm, Ottawa (Ontario, Canada), <span class="smallcaps">CRDI</span>. Cet ouvrage est disponible en version électronique seulement à <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.idrc.ca/library/document/104582/" target="_blank">http://www.idrc.ca/library/document/104582/</a></span></strong>.</p>
<h3><strong>Pour en savoir plus</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour obtenir de plus amples renseignements sur certains des projets et des organismes subventionnés par le <span class="smallcaps">CRDI</span> et dont le présent ouvrage fait état, voir les sites web suivants :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.cbdcprogram.org/" target="_blank">http://www.cbdcprogram.org</a></span></strong> : Le programme communautaire de conservation de la biodiversité et du développement est une initiative internationale qui appuie les efforts déployés par les collectivités agricoles pour conserver et enrichir l&#8217;agrobiodiversité. [En anglais seulement]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.cimmyt.cgiar.org/" target="_blank">http://www.cimmyt.cgiar.org</a></span></strong> : Le Centre international d&#8217;amélioration du maïs et du blé (<span class="smallcaps">CIMMYT</span>) exécute des recherches sur le maïs et le blé afin d&#8217;aider les populations à vaincre la faim et la pauvreté et à pratiquer une agriculture respectueuse de l&#8217;environnement. Le <span class="smallcaps">CIMMYT</span> est l&#8217;un des 16 centres internationaux de recherche agricole (<span class="smallcaps">CIRA</span>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.icrisat.cgiar.org/" target="_blank">http://www.icrisat.cgiar.org</a></span></strong> : L&#8217;Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (<span class="smallcaps">ICRISAT</span>), qui fait également partie des 16 <span class="smallcaps">CIRA</span>, a pour mandat d&#8217;améliorer la qualité de vie des pauvres des régions semi-arides au moyen de stratégies alliant la génétique et la gestion des ressources naturelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.ipgri.cgiar.org/" target="_blank">http://www.ipgri.cgiar.org</a></span></strong> : L&#8217;Institut international des ressources phytogénétiques (<span class="smallcaps">IPGRI</span>), l&#8217;une des 16 institutions de recherche du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (<span class="smallcaps">GCRAI</span>), a pour mandat de favoriser le progrès de la conservation et de l&#8217;utilisation durable des ressources génétiques végétales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span class="WebLink"><a href="http://www.searice.org.ph/programs.htm" target="_blank">http://www.searice.org.ph/programs.htm</a></span></strong> : The Southeast Asia Regional Initiatives for Community Empowerment est une <span class="smallcaps">ONG</span> vouée à la recherche et à la défense des droits dans la région de l&#8217;Asie du Sud-Est. Elle s&#8217;intéresse en particulier à la conservation, au développement et à l&#8217;utilisation durable des ressources phytogénétiques.</p>
<h2>
<hr />
<strong>L&#8217;Éditeur</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2091" title="Les Semences du monde" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/les-semences-du-monde1.jpg" alt="Les Semences du monde" width="217" height="331" />Le Centre de recherches pour le développement international est une société d&#8217;État créée par le Parlement du Canada, en 1970, pour aider les chercheurs et les collectivités du monde en développement à trouver des solutions viables à leurs problèmes sociaux, économiques et environnementaux. Le Centre appuie en particulier le renforcement des capacités de recherche indigènes susceptibles d&#8217;étayer les politiques et les technologies dont les pays en développement ont besoin pour édifier des sociétés plus saines, plus équitables et plus prospères.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Éditions du <span class="smallcaps">CRDI</span> publient les résultats de travaux de recherche et d&#8217;études sur des questions mondiales et régionales intéressant le développement durable et équitable. Les Éditions du <span class="smallcaps">CRDI</span> enrichissent les connaissances sur l&#8217;environnement et favorisent ainsi une plus grande compréhension et une plus grande équité dans le monde. Le catalogue des Éditions du <span class="smallcaps">CRDI</span> contient la liste de tous les titres disponibles (voir <strong><span class="WebLink"><a href="http://www.crdi.ca/booktique/index_f.cfm" target="_blank">www.crdi.ca/booktique/index_f.cfm</a></span></strong>).</p>
<p style="text-align: justify;">(*)<strong> Ronnie Vernooy</strong> est spécialiste de programme principal au Centre de recherches pour le développement international, à Ottawa (Canada). Spécialisé en sociologie rurale, il s&#8217;intéresse en particulier à l&#8217;organisation et à l&#8217;expérimentation agricoles, à la gestion des ressources naturelles, à l&#8217;agrobiodiversité, aux méthodes de recherche-action participative ainsi qu&#8217;au suivi et à l&#8217;évaluation des projets de recherche. Ses travaux en cours portent sur l&#8217;Asie du Sud-Est, l&#8217;Amérique centrale et Cuba. Le Nicaragua lui tient spécialement à cœur; il y a effectué des recherches sur l&#8217;environnement des montagnes et des régions côtières au cours des années 1985–1986, 1988–1991 et 1997–1998. Parmi ses plus récents ouvrages, citons <em>Taking care of what we have: participatory natural resource management on the Caribbean coast of Nicaragua</em> (co-édition <span class="smallcaps">CRDI-CIDCA/UCA</span>, 2000), <em>Para una mina de oro se necesita una mina de plata: historiando sobre la Costa Caribe de Nicaragua 1910–1979</em> (<span class="smallcaps">CIDCA-UCA</span>, 2000), et <em>Voices for change: participatory monitoring and evaluation in China</em> (co-édition <span class="smallcaps">CRDI-YSTP</span>, 2003).</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Découvrir et réaliser sa raison d’être: Traité de Melquisédec</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/decouvrir-et-realiser-sa-raison-d-etre-traite-de-melquisedec/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 16:09:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Recueilli dans l&#8217;oasis de Dar Al-Rahman, par Alain Houel*, Paris, 2001. Les secrets de la connaissance de soi et de l&#8217;épanouissement personnel, révélés par un Maître. A lire si vous visez l&#8217;épanouissement personnel et la sérénité. Le livre fournit des pistes de réflexion pour d&#8217;abord découvrir notre raison d&#8217;être puis par la suite pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Recueilli dans l&#8217;oasis de Dar Al-Rahman, par Alain Houel*, Paris, 2001.</em><strong></strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les secrets de la connaissance de soi et de l&#8217;épanouissement personnel, révélés par un Maître. A lire si vous visez l&#8217;épanouissement personnel et la sérénité. Le livre fournit des pistes de réflexion pour d&#8217;abord découvrir notre raison d&#8217;être puis par la suite pour la réaliser dans notre vie actuelle. Il nous invite à identifier clairement cette mission et à construire une vision en accord avec elle. Puis, il nous éveille aux pièges et aux obstacles que nous rencontrerons inévitablement sur ce parcours d&#8217;actualisation de notre légende personnelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: x-small;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1687" title="Découvrir sa vrai raison d'être" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/raison-etre.jpg" alt="Découvrir sa vrai raison d'être" width="700" height="350" /></span></strong></p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Chapitre 1 &#8211; Découvrir sa raison d&#8217;être</strong></h4>
<p style="text-align: justify;">Pour savoir ce que tu es venu faire sur terre, il faut commencer par te poser la question.<br />
 Beaucoup passent leur vie à foncer en avant sans jamais se demander où ils vont. Ils souffrent sans savoir pourquoi et se réveillent quelquefois trop tard pour vivre leur vraie vie.</p>
<p>Tout commence par un sentiment d&#8217;insatisfaction avec ton état présent.<br />
 Car pourquoi te donnerais-tu la peine de changer si tu es heureux de ce que tu es ?</p>
<p>Supposons que tu ne sois pas heureux et que tu n&#8217;aies pas la moindre idée du sens de ta vie. La seule chose que tu sais, c&#8217;est que tu te sens perdu ; tu ne sais pas où tu vas. Tu n&#8217;es pas heureux et tu voudrais que cela change.<br />
 Surtout ne demande pas aux autres de te donner la direction. Tu ne peux éviter de trouver toi-même tes propres réponses qui sont déjà inscrites en toi.<br />
 Si tu n&#8217;arrives pas à entrer en contact avec les couches profondes de ton esprit où se trouvent ces réponses, fais-toi aider par un accoucheur de rêves.</p>
<p>L&#8217;accoucheur de rêves sait comment guider ta quête, mais il ne te proposera de réponse.<br />
 S&#8217;il le fait, fuis-le car il cherche à prendre possession de ton être.<br />
 L&#8217;accoucheur de rêves t&#8217;aidera à reconnaître ton génie personnel, c&#8217;est-à-dire ce sans quoi tu ne serais pas toi en ce moment de ta vie.<br />
 Cherche un accoucheur de rêves autour de toi et tu finiras par en trouver un.</p>
<p>Ton génie personnel est comme une graine d&#8217;arbre endormie dans sa coque protectrice. Il se peut qu&#8217;elle germe dès le premier printemps, à l&#8217;ombre du grand arbre qui l&#8217;a engendrée.</p>
<p>Il se peut qu&#8217;elle soit calcinée par un feu de forêt et ne germe jamais.<br />
 Il se peut qu&#8217;elle roule au loin, emportée par le courant de la vie, sans germer, en conservant intacte, pendant des années, toute sa capacité à donner une belle plante.<br />
 Un jour arrive où elle trouve des conditions favorables à son épanouissement. Elle donne alors un arbre qui porte des fruits et engendre des graines à son tour.<br />
 Une longue vie humaine est quelquefois nécessaire pour cela.</p>
<p>Un enfant est unique parce qu&#8217;il est la combinaison unique de particules venues par transformations successives de la nuit des temps et du plus profond de l&#8217;espace.<br />
 Ce qui te rend unique c&#8217;est aussi la combinaison toute personnelle de tes désirs, de ta tradition, de ton histoire et des circonstances de ta vie. Cette combinaison ne peut être identique à aucune autre dans l&#8217;Univers.<br />
 De ce fait, il y a en toi et en chaque être humain, quelque chose d&#8217;unique que tu apportes au monde, que tu le veuilles ou non, sans quoi le monde ne serait pas complètement ce qu&#8217;il est.<span id="more-1686"></span></p>
<p>Les lignes de ta main forment un dessin qui n&#8217;appartient qu&#8217;à toi. De la même façon, tu as une mission sur terre qui n&#8217;appartient qu&#8217;à toi.<br />
 Cette mission se réalise même si tu ne la connais pas. Mais, quand tu en deviens conscient, le sens de ta vie t&#8217;apparaît. Tu es alors en mesure d&#8217;agir en accord avec ta mission, plutôt que contre elle, par ignorance ou confusion.<br />
 Ne t&#8217;étonne donc pas que l&#8217;on ait cherché le sens du destin dans les lignes de la main.<br />
 Mais c&#8217;est là une méthode erronée, car c&#8217;est attendre que quelqu&#8217;un d‘autre te donne la réponse, alors que cette réponse doit venir de toi.</p>
<p>Ne t&#8217;attends pas à ce que ta raison d&#8217;être soit claire pour toi dès le premier jour, à moins de bénéficier d&#8217;une grâce particulière.<br />
 Cependant, la première réponse qui te viendra à l&#8217;esprit sera sans doute la bonne. Note-la et conserve-la précieusement pour la relire plus tard.<br />
 Il se peut que tu doives attendre plusieurs années avant de te reconnaître en elle.</p>
<p>En cherchant ta raison d&#8217;être, tu trouveras peut-être plusieurs réponses. Tu exploreras des voies différentes. Tu connaîtras le doute.<br />
 Dans tous les cas, garde espoir. Un jour, la réponse deviendra pour toi aussi claire que la raison d&#8217;être de l&#8217;eau pour la plante.</p>
<p>Au-delà de ta raison d&#8217;être cosmique que tu partages avec le reste du genre humain, tu as, comme chaque individu, une raison d&#8217;être personnelle qui rend ta contribution au monde irremplaçable.<br />
 Tu dois découvrir ce qui fait que le monde est un peu plus riche du fait de ton existence.</p>
<p>Ta raison d&#8217;être ne demande pas à être révélée par une inspiration divine.<br />
 Elle est déjà inscrite en toi : dans ce que tu aimes, ce qui t&#8217;excite, ce que tu sais faire, ce que tu aimerais faire&#8230;<br />
 Ce dont tu as besoin pour la reconnaître, c&#8217;est de mieux te connaître toi-même.</p>
<p>Ta raison d&#8217;être t&#8217;a été donnée dès ton enfance, avant que ne tombe sur toi le voile de l&#8217;oubli.<br />
 Te souvenir de ce que tu aurais voulu être quand tu étais encore connecté à l&#8217;Âme du Monde, est une bonne façon de retrouver le fil qui te conduira à ta réponse.</p>
<p>Une autre bonne façon de procéder est de te demander quels sont tes talents particuliers. Ce que tu réussis mieux que les autres autour de toi ou ce que tu prends le plus de plaisir à faire. Ce que l&#8217;on pourrait appeler ton génie personnel.<br />
 Quoi que ce soit, sache que ta raison d&#8217;être sur terre est pleine de joie et de plaisir. <br />
 Sinon, pourquoi te donnerais-tu la peine de la trouver ?</p>
<p>Le plaisir est une piste sûre pour te conduire à la mission qui est ta contribution à la création du monde.<br />
 Car la Création n&#8217;est pas terminée. L&#8217;Univers est une co-création dans laquelle tu as ton rôle à jouer comme créateur responsable, jusqu&#8217;à ton dernier jour.<br />
 Ta présence et ton action apportent au monde quelque chose qui ne peut venir que de toi.</p>
<p>Ta mission personnelle ne sera pas forcément quelque chose qui sera applaudie par le monde.<br />
 Il se peut que ton action soit discrète et produise des effets bénéfiques profonds autour de toi sans même que tu t&#8217;en rendes compte.<br />
 Il se peut que tu ne saches jamais les effets que tu as produits et pourtant tu auras accompli beaucoup.<br />
 Quelle que soit ta raison d&#8217;être, ce qui importe le plus c&#8217;est que, si tu lui es fidèle, tu vivras ta vie avec plénitude et jubilation. C&#8217;est là le signe que tu es dans le juste, et non l&#8217;importance apparente de ce que tu auras accompli.</p>
<p>Découvrir ta raison d&#8217;être sur terre n&#8217;est pas un processus de réflexion logique.<br />
 C&#8217;est un processus dans lequel tu dois engager toute ta volonté et ton coeur.<br />
 Car c&#8217;est seulement si tu engages tout ton être dans la découverte de qui tu es, que tu trouveras ta mission essentielle.</p>
<p>Ta raison d&#8217;être pourra être dite en quelques mots. C&#8217;est une phrase simple et puissante qui explique quel est ton apport essentiel.<br />
 Il se peut que tu souhaites y ajouter une déclaration sur ce à quoi tu crois le plus. Comme tout être humain tu as ton propre système de valeurs. C&#8217;est à dire qu&#8217;il y a des choses que tu mets en premier, d&#8217;autres en second, en troisième et ainsi de suite. <br />
 Pour voir clair dans ta vie, et ne pas trop hésiter au moment de faire des choix difficiles, il te faut avoir précisé ton échelle de valeurs.</p>
<p>Il se peut que certaines de tes valeurs soient en conflit les unes avec les autres.<br />
 Il se peut que certaines choses auxquelles tu donnes de l&#8217;importance soient de fausses valeurs.<br />
 Pour mettre de l&#8217;ordre dans tout cela tu peux te faire aider par l&#8217;accoucheur de rêves qui est aussi un accoucheur de valeurs.</p>
<p>Quand tes actions seront en accord avec ta raison d&#8217;être, tu trouveras que ta vie a un sens. Tu te sentiras porté par une énergie fluide et joyeuse et, si tu perds le sens du temps, ce sera un signe certain que tu es en accord profond avec toi-même.<br />
 Parce que, à ce moment-là, tu seras connecté à un courant d&#8217;énergie qui te dépasse et tu t&#8217;approcheras de la conscience d&#8217;éternité.</p>
<p>Une fois que tu connaîtras ta mission sur terre, tu auras la boussole qui te permettra de savoir si tu es en accord ou non avec elle.<br />
 A chaque instant tu pourras te dire : “Ce que je fais est en harmonie avec qui je suis essentiellement”, ou au contraire : “Je suis en train d&#8217;oublier qui je suis et de gâcher mon génie personnel”.<br />
 Mais une boussole ne donne pas le but à atteindre.<br />
 Maintenant il te faut savoir ce que tu veux vraiment dans ta vie. Quels sont tes rêves secrets, tes désirs, et les objectifs que tu pourras atteindre en manifestant tes qualités uniques.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 2 &#8211; Construire sa vision</h4>
<p style="text-align: justify;">Une raison d&#8217;être sans but est comme un cultivateur sans terre ou un artiste-peintre sans couleur.<br />
 Pour être en accord avec sa nature, le cultivateur a besoin d&#8217;une terre à ensemencer et le peintre d&#8217;une surface sur laquelle exprimer son talent.<br />
 De même, pour que tu puisses réaliser ta mission, as-tu besoin d&#8217;un champ d&#8217;action.<br />
 Savoir qui tu es, n&#8217;est pas suffisant pour accomplir ta légende personnelle. Pour cela, il te faut impérativement savoir ce que tu veux, te fixer des objectifs et agir pour les atteindre.</p>
<p>Pour te choisir des buts, commence par faire une liste complète de tous tes désirs. De tout ce que tu regretterais de ne pas avoir fait, avoir eu, ou avoir été, si tu arrivais à la fin de ta vie sans les avoir réalisés.<br />
 Surtout, ne te demande pas si cette liste est raisonnable. Ne cherche pas à établir d&#8217;ordre de priorité.<br />
 Autorise-toi à rêver et fais la liste la plus complète possible. Le reste viendra plus tard.</p>
<p>Tes rêves et tes désirs ne doivent être connus que de toi.<br />
 Tout au long de ta vie, on t&#8217;a peut être répété : “Ce n‘est pas possible ; il faut avoir les pieds sur terre ; tu te prends pour qui ?”<br />
 Le moment est venu de te mettre à l&#8217;abri des étouffe-rêves et de laisser libre cours à tes désirs les plus fous et les plus secrets.<br />
 Si tu n&#8217;y arrives pas, demande-toi : “Si, par magie, j&#8217;avais tous les pouvoirs, tout le temps et tout l&#8217;argent nécessaire, qu&#8217;est-ce que j&#8217;aimerais faire, avoir et être ?”</p>
<p>Au moment de faire ta liste, tu te demandes peut-être de combien de temps de vie tu disposes.<br />
 Quel que soit ton âge, cela, personne ne le sait.<br />
 Tes vraies limites temporelles sont à l&#8217;intérieur de toi-même.<br />
 À combien d&#8217;années en avant es-tu capable d&#8217;imaginer ton avenir, c&#8217;est-à-dire, quel est ton horizon temporel maximum ?<br />
 Songe que certains sont capables d&#8217;imaginer leur vie dans d&#8217;autres dimensions, au-delà de leur mort physique.</p>
<p>Le temps est-il pour toi un phénomène circulaire qui se répète régulièrement, sans grand changement ?<br />
 Ou bien est-il une ligne droite ouverte sur un horizon plus ou moins lointain ?<br />
 Tes buts te tirent au travers de ta vie ; plus tu seras capable de te voir fonctionner loin dans le futur, plus tu pourras avoir une vie riche.</p>
<p>Si, malgré tous tes efforts, ta liste de désirs ne dépasse pas sept, il se peut que tu aies laissé tes rêves s&#8217;endormir, à force de répéter qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas raisonnables.<br />
 Le moment est venu de te demander : “Qui dit que ce n&#8217;est pas raisonnable ?”<br />
 Ou peut-être as-tu besoin de grandir à l&#8217;intérieur de toi-même pour être capable de gérer de plus grandes choses à l&#8217;extérieur de toi.</p>
<p>Sois remercié si avec ton désir vient un projet de déraison. Car tous les vrais progrès sont l&#8217;oeuvre d&#8217;hommes et de femmes déraisonnables.<br />
 Autorise-toi à rêver grand, à imaginer fou, sans t&#8217;occuper du “qu&#8217;en dira-t-on”.<br />
 Plus ton sentiment de puissance intérieure sera grand, plus grandes seront tes aspirations et plus grandes tes réalisations.<br />
 Plus grand sera ton défi, plus grande sera ta récompense.<br />
 Sois déraisonnable et alors ta vie sera fantastique.</p>
<p>Au moment de te fixer des buts, il ne faut surtout pas te demander “comment” tu parviendras à les réaliser.<br />
 Si tu te poses la question, tu trouveras toujours ta vision trop ambitieuse et tu la réviseras “à la baisse”.<br />
 Donne-toi la permission de prendre un objectif plus grand que toi !<br />
 La façon dont tu parviendras à tes fins sera peut-être une surprise totale pour toi.</p>
<p>Ton premier but est peut-être de gagner beaucoup d&#8217;argent. Souviens-toi alors que tu as une mission à accomplir sur terre pour être au mieux de toi-même.<br />
 L&#8217;argent pour l&#8217;argent n&#8217;a jamais constitué une raison d&#8217;être.<br />
 L&#8217;argent est seulement un symbole d&#8217;énergie qui te permet d&#8217;aller faire ton marché sans avoir à échanger trois cents grammes de poèmes contre un kilo de pain.<br />
 Te fixer tes buts financiers est utile, à condition de garder à l&#8217;esprit comment ils contribuent à ta raison d&#8217;être.</p>
<p>Un autre piège consiste à confondre le symbole avec l&#8217;expérience recherchée.<br />
 Un beau cheval, une grande maison, un corps svelte, un tour du monde en bateau, une carrière réussie et même une relation amoureuse ou une expérience spirituelle ne constituent pas une fin en soi.<br />
 Ce sont des moyens pour obtenir quelque chose d&#8217;autre à l&#8217;intérieur de toi, une expérience interne.<br />
 Alors, avant de te fixer un but, demande-toi : “Quel est mon besoin profond ? Quelle est l&#8217;expérience que je veux vivre ?”<br />
 Ainsi tu te donnes la possibilité de voir ton besoin satisfait d&#8217;une autre façon que celle à laquelle tu avais pensé. Tu te donnes une référence interne qui te permettra de savoir si tu as fait le bon choix et si tu es en train d&#8217;atteindre ton but.</p>
<p>Trop de rêves et de désirs à la fois ne constituent pas une vision, c&#8217;est pourquoi il te faut effectuer une sélection et faire une description claire du résultat final auquel tu aspires.<br />
 Commence par éliminer ce que tu ne veux pas vraiment. Ce que tu as mis là parce que les autres l&#8217;ont et que tu ne peux pas être moins qu&#8217;eux.<br />
 Prends chaque chose et demande-toi si tu es prêt à t&#8217;engager vraiment pour l&#8217;obtenir. Es-tu prêt à payer le prix en effort, travail, et persistance, tout en étant profondément heureux de le faire ?<br />
 Mais surtout demande-toi, pour chaque chose, de quelle façon elle va dans le sens de ta raison d&#8217;être.</p>
<p>Quand tu auras réduit ta liste à moins d&#8217;une dizaine de désirs et que tu les auras classés par ordre d&#8217;importance, répond pour chacun d&#8217;eux aux questions suivantes : “A quoi saurai-je que mon but est atteint ? Quel sera le résultat observable ? Qu&#8217;est-ce que je me dirai ? Quel sera mon ressenti ?”<br />
 Il est essentiel que cette description du résultat final recherché soit la plus précise possible. C&#8217;est cette description qui constituera ta vision.<br />
 Fais attention à ce que tu y mets, tu as toutes les chances de l&#8217;obtenir.</p>
<p>Les images de ce tu veux accomplir te seront aussi nécessaires que le dessin d&#8217;un puzzle de mille pièces que tu voudrais construire. Sans l&#8217;image finale, comment réaliser ce puzzle ?<br />
 Ta vision commence donc comme une image mentale détaillée de ce que tu veux voir arriver dans le futur. Elle peut être comparée à des images vivantes que tu pourras consulter dans ton esprit à volonté. La simple évocation de cette image aura le pouvoir d&#8217;éveiller en toi une émotion positive et elle te stimulera à accomplir le nécessaire pour l&#8217;atteindre.<br />
 Cette image sera le trésor qui constitue l&#8217;objet de ta quête.</p>
<p>Bien entendu, il n&#8217;y a pas de place pour le doute dans ta vision. Plus tu y mettras d&#8217;émotion et de certitude, plus son pouvoir d&#8217;attraction sera grand.<br />
 Plus tu y mettras de précision, plus vite tu l&#8217;atteindras.<br />
 Une fois que ta vision sera claire dans ta tête, écris-là et illustre-là avec des images pour la verrouiller en toi et y revenir aussi souvent que nécessaire.<br />
 De cette façon, ta vision restera stable pendant que la réalité quotidienne changera.<br />
 Chaque mot, chaque image et chaque son se gravera dans ton subconscient et se réalisera avec des détails surprenants si tu restes centré sur le trésor que tu veux atteindre.</p>
<p>Quand le moment sera venu de passer à l‘action, il se peut que tu ne saches pas par quoi commencer. Tu es attiré par la quête de plusieurs trésors. Dois-tu te concentrer sur un seul et renoncer aux autres ? Peux-tu te permettre d&#8217;en poursuivre plusieurs à la fois ?<br />
 Il n&#8217;y a pas une seule bonne réponse à ces questions. Mais l&#8217;expérience montre que ton efficacité maximum est atteinte quand tu poursuis un seul objectif à la fois, avec tout ton coeur et toute ton énergie.<br />
 Demande-toi : “Si je ne pouvais réaliser qu&#8217;une seule chose avec ce qui me reste de vie, qu&#8217;est-ce que ce serait ?”<br />
 Prends alors cet objectif, réalise-le et va de l&#8217;avant. Les autres suivront.</p>
<p>Dans la durée, il est bon que ta vision intègre les sept domaines de ton existence : ta vie intellectuelle, vie affective, vie économique, vie professionnelle, santé physique, expression de soi et vie spirituelle.<br />
 Cette intégration suppose que tu travailles à plus d&#8217;un objectif à la fois. Mais, dans ta liste d&#8217;actions à mener, tu devras toujours être capable de mettre en premier le plus important pour toi.<br />
 Tu sauras ce qui constitue ton grand trésor et tes petits trésors en apprenant à lire les signes dans le grand livre du Monde.</p>
<p>La clé de ta réussite sera que ton principal objectif devienne pour toi une nécessité absolue, une souffrance.<br />
 Alors tu te retrouveras à faire le nécessaire, sans effort et sans fatigue, porté par la joie de suivre un chemin qui a du coeur.<br />
 Prends des engagements suffisamment importants pour qu&#8217;ils te motivent, reste centré sur ta vision et implique-toi activement dans ta quête.<br />
 Il n&#8217;y a pas d&#8217;autre secret.</p>
<p>Je t&#8217;ai demandé de ne pas penser au “comment” pour le choix de ta quête. Les quêtes sont souvent des rêves qui semblent impossibles et qui, pourtant, sont accomplis.<br />
 Pour que ce soit une vraie quête, il faut que tu n&#8217;aies pas la moindre idée de comment tu vas pouvoir la réaliser.<br />
 Car si le choix de ton défi est basé sur ce que tu sais pouvoir faire et si tu calcules tes probabilités de réussite, ce n&#8217;est pas une quête, mais un choix raisonné et raisonnable et l&#8217;ennui t&#8217;attend au bord du chemin.</p>
<p>Garde tes visions pour toi-même. Elles peuvent faire peur à ton entourage, car chacun croit impossible pour les autres ce qu&#8217;il croit impossible pour lui-même.<br />
 Attention à ceux qui veulent te voir rester dans une vision limitée de toi-même. Ce sont des étouffe rêves, des sorciers noirs sur ta route.</p>
<p>En dernier lieu, rappelle-toi toujours que le voyage compte plus que le but.<br />
 Il se peut que ton existence terrestre se termine sans que tu aies trouvé ton trésor.<br />
 Si cela t&#8217;arrive, je te souhaite d&#8217;avoir compris l&#8217;immense valeur qui réside dans le processus qui conduit au but.<br />
 Si tu prends plaisir à réaliser tes objectifs en harmonie avec ta raison d&#8217;être, tu pourras apprendre à être détaché des résultats.<br />
 Car le bonheur est un chemin à emprunter, pas un aboutissement ou endroit dans lequel être.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 3 &#8211; Connaître les dangers du chemin</h4>
<p style="text-align: justify;">Le chemin qui conduit à ton trésor est semé de pièges. C&#8217;est pourquoi ceux qui arrivent au bout de leur quête sont aussi peu nombreux.<br />
 Même l&#8217;aventurier le plus téméraire s&#8217;informe sur les dangers qu&#8217;il risque de rencontrer et prend toutes les précautions possibles.<br />
 Voici une liste qui te permettra de te préparer.<br />
 Cependant, le Dragon annoncé n&#8217;est jamais semblable au Dragon réel. Face à lui il te faudra te souvenir qui tu es vraiment et où tu veux aller.</p>
<p>Il y a les menaces du dehors et les menaces du dedans. Celles qui proviennent de ton environnement et celles qui proviennent de toi-même.<br />
 Mais &#8211; au bout du compte &#8211; ces deux menaces ne font qu&#8217;une, car elles n&#8217;existent que parce que tu leur permets d&#8217;exister.<br />
 Regarde un serpent qui paralyse un homme de peur et le tue. Ce même serpent est ensuite tué par un autre homme qui le fait cuire et en fait un met savoureux.<br />
 D&#8217;où provient la menace : de l&#8217;homme ou du serpent ?</p>
<p>Ta quête est en danger quand rien ne va plus comme tu voudrais.<br />
 La première question à te poser, est de savoir si ton intention est toujours claire. Car si tu n&#8217;as pas les résultats souhaités, c&#8217;est que des croyances contradictoires agissent en toi.<br />
 Tu dis oui à ton projet et tu l&#8217;interromps avec un “mais”. Ce petit mot est souvent toute la distance qui sépare la réussite de l&#8217;échec, car il signifie que tu ne veux pas vraiment ce que tu dis vouloir. Ou qu&#8217;il y a autre chose que tu veux avec plus de force.<br />
 Quand une partie de toi veut une chose et une autre partie de toi en veut une autre, demande-toi: “De quel côté est mon coeur, de quel côté sont mes raisonnements mesquins, mes peurs et mes doutes? ”<br />
 Si l&#8217;un des deux choix met plus d&#8217;amour, de joie et de créativité dans ta vie, c&#8217;est là que se trouve ta richesse.</p>
<p>Trop de gens prétendent qu&#8217;ils veulent quelque chose qu&#8217;ils ne veulent pas vraiment.<br />
 Pour être sûr de ce que tu veux il te suffira d&#8217;observer pour quoi tu te bats en ce moment. Ce qui est vrai, c&#8217;est ce que tu manifestes au travers de tes actions. Si tu passes dix-sept heures par jour à ton travail et ne vois jamais tes enfants, ne prétends pas que tes enfants sont ton trésor.<br />
 C&#8217;est juste une histoire que tu te racontes pour ne pas voir la vérité.</p>
<p>Beaucoup sont prisonniers du petit confort de leurs habitudes. Même si leur situation leur déplaît, une voix leur chuchote à l&#8217;oreille : “Qui te dis que ce sera mieux autrement ? Au moins, ici, tu es chez toi, c&#8217;est ton territoire, tu le connais bien. Reste tranquille. Au-delà, tu ne sais pas ce qui t&#8217;attend.”<br />
 Au début de sa vie, le petit d&#8217;homme part à la découverte du Monde avec toute la curiosité et la confiance d&#8217;un être qui sait que quelque part un trésor l&#8217;attend.<br />
 En chemin, il apprend la peur de l&#8217;inconnu et se met à craindre la douleur.<br />
 Mais comment la chenille deviendrait-elle papillon si elle était paralysée par la douleur de la métamorphose et la crainte de l&#8217;inconnu ?</p>
<p>Un autre grand obstacle est l&#8217;inefficacité.<br />
 Certains ne se rendent pas compte que s&#8217;ils n&#8217;obtiennent que ce qu&#8217;ils ont toujours obtenu c&#8217;est qu&#8217;ils ne font que ce qu&#8217;ils ont toujours fait.<br />
 D&#8217;autres dépensent une énergie immense à nager contre le courant et à résister pour ne pas être poussés au delà de leurs limites.<br />
 Ils échouent lamentablement en prétendant avoir essayé dur. Malheureusement l&#8217;Univers ne nous récompense pas pour avoir essayé dur.<br />
 L&#8217;effort n&#8217;ajoute pas de valeur au résultat. Il l&#8217;alourdit. Un effort sans résultat est de l&#8217;énergie gaspillée mal à propos.<br />
 C&#8217;est quand il réalise ses chefs-d&#8217;œuvre sans effort que le calligraphe devient un maître. Mais combien de travail sur lui-même doit faire un homme pour en arriver à la fluidité naturelle du roseau dessinant des spirales parfaites à la surface de l&#8217;eau ? <br />
 Si tu défends tes faiblesses et tes limites, elles t&#8217;appartiennent. Mais il serait plus efficace de te battre pour les faire voler en éclat.<br />
 Et si tu vas vers ton but, dans le respect de ta raison d&#8217;être mais avec de grands efforts, à quoi résistes-tu ?</p>
<p>Un autre danger réside dans le bavardage et la poudre aux yeux.<br />
 Il y a ceux qui utilisent leur raison d&#8217;être et leurs buts vitaux comme sujet de conversation pour se rendre intéressants face aux autres. Ce faisant, ils dissipent leur énergie ; ils s&#8217;exposent à l&#8217;attaque des étouffe-rêves ; ils se racontent quelquefois tellement d&#8217;histoires que celles-ci finissent par remplacer l&#8217;action et la réalisation de leurs projets.<br />
 D&#8217;autres jouent avec les forces invisibles sans se rendre compte du mal qu&#8217;ils se font. Les paroles ont une puissance, et quoi que ce soit que nous disions, nous finissons par l&#8217;attirer. Certains vivent dans la critique et les pensées négatives et s&#8217;étonnent que rien ne marche dans leur vie.<br />
 Personne ne peut échapper à la loi du semeur selon laquelle nous récoltons ce que nous avons semé.</p>
<p>Selon la sagesse des Anciens, la peur est la petite mort car elle nous fait perdre le contact avec notre être essentiel.<br />
 Les épaves d&#8217;innombrables rêves sont échouées au fond de l&#8217;océan des terreurs de l&#8217;Humanité.<br />
 Tu te prépares des jours difficiles si tu laisses la peur diriger ta vie car l&#8217;homme s‘attire ce qu&#8217;il redoute et, en se concentrant sur ce qu&#8217;il ne veut pas, il le perpétue.<br />
 Par la peur, tu focalises ton attention sur ce que tu veux éviter et tu te retrouves dans la position de celui qui marche en regardant dans son dos et ne peut éviter le trou qui s&#8217;ouvre devant lui.<br />
 La peur est une terrible conseillère, car nous allons là où nous mettons notre attention et, si tu as peur de quelque chose, cette chose viendra vers toi.<br />
 Tu gagneras en force, courage et confiance chaque fois que tu feras face à ta peur. Pour cela tu dois savoir que tu es plus grand qu&#8217;elle et tu dois faire ce que tu penses ne pas pouvoir faire.<br />
 Continue à mettre un pas devant l&#8217;autre en gardant le regard fixé sur ton objectif. Un jour viendra où cette compagne indésirable t&#8217;aura abandonné pour toujours.</p>
<p>Trop souvent tu t‘imposes des règles restrictives qui sabotent tes efforts de réussite.<br />
 Ce faisant tu ressembles à cette femme qui rêvait d&#8217;avoir cinq enfants, mais ne voulait concevoir que pendant les éclipses de lune.<br />
 Quand tu tournes en rond sans trouver la sortie du labyrinthe, arrête-toi pour regarder le ciel. Le chemin de sortie est peut-être tracé dans les étoiles.</p>
<p>Le long de ta route tu rencontreras de nombreuses bifurcations.<br />
 Si tu demandes à un passant la bonne direction, tu as toutes les chances de te retrouver en route vers le but de ce passant, non vers le tien. C&#8217;est-à-dire que tu t&#8217;exposes à vivre selon le désir des autres. Demande-toi alors qui dirige ta vie : toi ou les autres ?<br />
 Un autre danger est la tentation de revenir en arrière. Si tu prends peur face à une épreuve et fais marche arrière, tu perds l&#8217;occasion de dépasser cela. Mais la vie est généreuse et l&#8217;épreuve se présentera encore et encore, jusqu&#8217;à ce que tu aies appris la leçon qu&#8217;elle avait préparée pour toi.</p>
<p>La vie est une succession inévitable de choix pour lesquels tu as plus ou moins d&#8217;informations. Ne reste pas paralysé devant les incertitudes du chemin et ne dépense pas trop d&#8217;énergie dans le choix lui-même.</p>
<p>Quand ton coeur décide, il n&#8217;y a pas place pour le doute. Quand ta tête décide en pesant longuement le pour et le contre, tu t&#8217;éloignes forcément du chemin qui a du coeur.<br />
 Bouge, va de l&#8217;avant. En cours de route tu recevras de nouvelles informations que tu n&#8217;aurais jamais obtenues si tu étais resté sur place.<br />
 S&#8217;il s&#8217;avère que ton choix n&#8217;était pas le bon, il te sera toujours possible de faire un nouveau choix.</p>
<p>La traversée du désert immense est semée d&#8217;épreuves pour le voyageur imprudent.<br />
 L&#8217;une des plus terribles est le découragement. Trop souvent l&#8217;aventurier imagine avec tous les détails l&#8217;oasis dont il veut devenir le prince. Mais il ne se pose pas la question du prix à payer pour cela.<br />
 Il croit aux tapis volant et aux histoires de bon génie réalisant les voeux dans l&#8217;instant, sans effort.<br />
 Les bons génies existent, mais ils sont une exception. La Règle dit que si l&#8217;on veut vraiment quelque chose on peut l&#8217;avoir. Mais il faut être prêt à en payer le prix.</p>
<p>D&#8217;autres ont une vision du temps trop étroite. Ils ne se demandent pas combien de temps leur prendra la réalisation de leur rêve. Au troisième jour, ils ont l&#8217;impression qu&#8217;une éternité s&#8217;est déjà écoulée. Ils croient qu&#8217;ils n&#8217;y arriveront jamais et se découragent.<br />
 Ta liste de désirs peut être longue mais tu ne peux jamais être sûr de l&#8217;ordre dans lequel il te sera donné de les satisfaire.<br />
 Certains viendront plus tôt que tu ne l&#8217;avais imaginé. Pour d&#8217;autres, il te faudra attendre jusqu&#8217;au crépuscule de ton existence terrestre. Ce qui compte, c&#8217;est de maintenir ta vision dans la durée et de ne jamais cesser d&#8217;accomplir des pas dans sa direction.</p>
<p>Peut-être trouves-tu le monde dans lequel tu vis beaucoup trop dur. Tu crois que le destin gâte certaines personnes et en punit d&#8217;autres. Il y en a pour qui tout est facile et d&#8217;autres pour qui tout est difficile.<br />
 Si tu penses cela, c&#8217;est qu&#8217;il est temps pour toi de considérer que les choses difficiles qui t&#8217;arrivent sont à ton avantage et non contre toi.<br />
 Tu peux interpréter toute épreuve ou difficulté rencontrée sur ta route comme une malédiction. Mais tu es libre de la considérer comme un défi ou comme une opportunité pour apprendre et devenir plus fort.<br />
 L&#8217;alpiniste qui observe la paroi de roche à pic qu&#8217;il a l&#8217;intention d&#8217;escalader pourrait se plaindre des difficultés créés pour lui par la nature. Bien au contraire, il se réjouit des fissures et des petites prises qui lui permettront de réaliser son ascension.<br />
 Il ne méprise pas la moindre aspérité sous prétexte qu&#8217;elle est petite et utilise tout à son avantage.<br />
 De la même façon, tu dois apprendre à tout utiliser pour progresser vers ton but. Alors le monde deviendra pour toi un lieu plein d&#8217;opportunités.</p>
<p>Une autre façon de ne pas arriver à son but est de prétendre y arriver sans aucune aide.<br />
 Dans ce cas, ne t&#8217;étonne pas de te retrouver en difficulté car on ne peut aider celui qui croit avoir tout ce qu&#8217;il faut. Il n&#8217;est pas prêt à recevoir.<br />
 Celui qui ne sait pas recevoir passe à côté des cadeaux que l&#8217;univers place sur sa route, sans les voir. Car le monde est tel que nous croyons qu&#8217;il est. Si nous ne croyons pas aux cadeaux, nous ne voyons pas ceux qui sont là pour nous.<br />
 Quand tu commenceras quelque chose qui semble un défi, étudie d&#8217;abord tous les soutiens disponibles. Ensuite passe à l&#8217;action.</p>
<p>Sur ton chemin il se peut que tu obtiennes des réussites qui te feront perdre de vue ta vraie raison d&#8217;être. Le succès te montera à la tête. L&#8217;amour t&#8217;enivrera. Prenant le mirage pour la source, tu croiras que tu es arrivé et qu&#8217;il est inutile de poursuivre ta quête.<br />
 Si tu t&#8217;endors là et te réveilles beaucoup plus tard, peut être seras-tu devenu trop lourd et maladroit pour remonter sur ton cheval et les vautours te mangeront les yeux.</p>
<p>Sur ta route tu rencontreras des défaitistes pour qui rien n&#8217;est possible parce qu&#8217;ils ont tout raté. Ils essayeront de te faire partager leur vision noire des choses.<br />
 Tu rencontreras aussi des gens raisonnables qui chercheront à te faire entrer dans le rang parce que ton aventure les inquiète.<br />
 Tu rencontreras les étouffe-rêves pour qui ton trésor ne vaut rien et qui considèrent qu&#8217;une pyramide n&#8217;est qu&#8217;un tas de pierres.<br />
 Ce seront autant d&#8217;épreuves que tu surmonteras sans mal si tu restes connecté à ta vérité, celle qui est au plus profond de toi.</p>
<p>La peur d&#8217;échouer peut rendre ton rêve impossible, car ce que tu crois impossible reste impossible.<br />
 Ta vision peut être très ambitieuse, mais si tu conserves le moindre doute sur ta capacité à l&#8217;atteindre, ce doute agira comme un poison insidieux. Tu hésiteras au moment où tu devrais te lancer, tu dormiras au moment où tu devais être éveillé.<br />
 C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;homme qui fut chargé d&#8217;aller au jardin des Hespérides pour en rapporter un fruit sacré qui se multiplierait et donnerait la richesse à sa ville. Il avait un an pour cela. S&#8217;il échouait il serait mis à mort.<br />
 Ce fruit unique mettait un an à mûrir. Il poussait dans un arbre gigantesque à une hauteur inatteignable. Il lui fallait donc attendre qu&#8217;il soit mûr et qu&#8217;il se détache de l&#8217;arbre. Il l&#8217;attraperait alors avant qu&#8217;il ne touche le sol, sinon le fruit s&#8217;écraserait et serait définitivement perdu.<br />
 L&#8217;homme se mit à la perpendiculaire du fruit et attendit, attendit et attendit. Au bout d&#8217;une semaine, il se sentit très fatigué et commença à désespérer de pouvoir réussir. “Je dois dormir un peu, pensa-t-il. Le fruit n&#8217;a pas l&#8217;air bien mûr. Après tout, il ne tombera peut-être que dans plusieurs mois.”<br />
 Il s&#8217;assoupit quelques minutes et fut éveillé en sursaut, par le bruit du fruit s&#8217;écrasant à côté de lui. La suite, heureusement, lui apprit qu&#8217;il ne faut jamais désespérer.</p>
<p>Un autre danger te guette sur le chemin, celui de la crainte d&#8217;être déçu.<br />
 A Samarkand, un riche marchand avait décidé qu&#8217;il ne se marierait qu&#8217;avec une femme parfaite. Les candidates ne manquaient pas mais, pour se décider, il ne disposait que de leur portrait miniature sur ivoire envoyé par la famille. Or, comme chacun sait, ces portraits sont trompeurs et il craignait d&#8217;être déçu. Il remit donc chaque fois sa décision à plus tard et les années passèrent sans qu&#8217;il se mariât.<br />
 C&#8217;est le jour où il souffrit d&#8217;un mal qui le laissa à moitié paralysé qu&#8217;il réalisa qu&#8217;il était trop tard pour convoler et qu&#8217;il n&#8217;aurait jamais d&#8217;héritier. Tout ce pour quoi il avait lutté jusque là perdit son sens pour lui.<br />
 Quel que soit ton rêve, il te faut être prêt à affronter la réalité. A trop vouloir te prémunir contre la déception tu risques de ne rien entreprendre.<br />
 La réalité peut être au delà ou en deçà de tes espérances. Ce n&#8217;est qu&#8217;en ayant le courage de te décider malgré l&#8217;incertitude que tu le sauras. Ne rien décider serait la preuve d&#8217;un manque de confiance dans la générosité de la Vie et te condamnerait à un échec certain.</p>
<p>Si ton rêve survit aux voleurs d&#8217;âmes, au désert immense, à la peur d&#8217;échouer, aux étouffe-rêves, à la tentation de la facilité, à la crainte d&#8217;être déçu et au mirage de la fausse réussite, tu connaîtras la joie sans pareille de l&#8217;être accompli. Celle que les paroles sont impuissantes à décrire.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 4 &#8211; Apprendre à surmonter les obstacles</h4>
<p style="text-align: justify;">Sur le chemin qui conduit à ton trésor il n&#8217;y a pas que des pièges. Il y a aussi une quantité de ressources, d&#8217;aides et d&#8217;opportunités que je vais maintenant t&#8217;aider à découvrir.<br />
 Tout fonctionne comme si la vie était banale et ennuyeuse jusqu&#8217;au jour où tu as trouvé ta raison d&#8217;être et où tu t&#8217;es choisi un ou plusieurs défis. Tu étais installé tranquillement sur la berge, en train de végéter, et tu t&#8217;es embarqué dans un canot pour naviguer sur un fleuve impétueux.<br />
 A partir de ce moment, tu as dû ramer pour guider ton embarcation. Tu as rencontré des rapides, des tourbillons, des écueils et des contre-courants, des plages de sable et des sables mouvants.<br />
 Mais peut-être as-tu perçu qu&#8217;une grâce particulière t&#8217;accompagnait et que tu trouvais les ressources et les forces nécessaires pour venir à bout de chaque épreuve.<br />
 Les jours et les mois ont passé dans cette navigation et, si tu as eu le courage de continuer, tes muscles se sont développés. Ce qui te paraissait difficile ne l&#8217;est plus.<br />
 Tu as appris en faisant. Tu as reçu en donnant. Un jour est venu où, sans oublier le but de ton voyage, guider ton canot entre les récifs s&#8217;est transformé en un pur plaisir. Les embruns, l&#8217;air pur, les animaux sauvages jouant sur les berges, le ciel changeant : tout cela est maintenant pour toi un enchantement que tu n&#8217;échangerais pas pour une sieste sur la berge.<br />
 Et tu t&#8217;es souvenu : le bonheur est un chemin à emprunter, pas un but à atteindre.</p>
<p>Il y a une condition première pour que tu puisses bénéficier de toutes les aides que l&#8217;Univers t&#8217;envoie : c&#8217;est de t&#8217;engager pour de bon dans ta quête.<br />
 S&#8217;engager pour de bon signifie créer une situation irréversible. Si ce n&#8217;est pas irréversible, tu as toujours la possibilité de revenir à ton état antérieur. Une partie de ton énergie te tire vers l&#8217;avant, vers ta vision, pendant qu&#8217;une autre te tire vers l&#8217;arrière.<br />
 Lorsque tu auras fait le pas, définitivement, dans ton engagement, en ayant abandonné toute possibilité de retour, la Providence t&#8217;accompagnera.</p>
<p>Dans mes préceptes, j&#8217;ai évité jusqu&#8217;à présent de parler de “comment” ta vision pourra bien se réaliser, alors qu&#8217;il se peut que tu sois très loin d&#8217;avoir les moyens requis pour y parvenir.<br />
 Plusieurs fois il t&#8217;a été dit que la Providence viendrait à ton secours. Mais qu&#8217;est-ce que la Providence, et comment l&#8217;aider ?<br />
 La première vérité à ce sujet c&#8217;est que, en créant une vision très distante de ta situation actuelle, tu t&#8217;es inventé un méchant problème. Maintenant que tu désires cette vision plus que tout, ta situation présente t&#8217;est devenue insupportable.<br />
 La bonne nouvelle c&#8217;est que cette distance entre ta réalité et ton rêve provoque une tension en toi qui va stimuler ton énergie et ta créativité au-delà de tout ce que tu aurais pu imaginer. Du fait de cet inconfort, de cet étirement, tu vas trouver en toi et au dehors des ressources que tu ne soupçonnais même pas.<br />
 Cette Providence, c&#8217;est toi qui va la créer tant que tu sauras te maintenir en état de “manque” envers ce qui constitue le but de ton existence.</p>
<p>Une autre manifestation de la Providence est plus mystérieuse. C&#8217;est, par exemple, la personne qui n&#8217;a pas le premier centime pour financer le voyage dont elle rêve et qui trouve un pot rempli de pièces d&#8217;argent enterré dans son jardin.<br />
 Il t&#8217;a déjà été dit qu&#8217;il est indispensable d&#8217;écrire tes buts, de les illustrer avec des images, de les nourrir avec toute la force de ton imagination.<br />
 Un effet de cette image mentale est de mettre en route des énergies qui travaillent pour toi et dont tu ne peux savoir quand elles t&#8217;apporteront le coup de pouce décisif.<br />
 Sur terre, aucune création humaine ne peut exister qui n&#8217;ait été créée deux fois : la première dans l&#8217;imagination de quelqu&#8217;un, la deuxième dans le monde physique.<br />
 Tu ne peux pas savoir à l&#8217;avance combien de temps et combien de travail va demander la réalisation de ta vision. Tu ne le sauras que quand tu seras arrivé.<br />
 Ce qui est sûr, c&#8217;est que tu dois être prêt à maintenir ton effort quoi qu&#8217;il arrive et que la Providence permet quelquefois qu&#8217;un projet soit réalisé avec un minimum de temps et d&#8217;effort, comme “par miracle”.</p>
<p>Si ton projet aboutit rapidement, tu es en droit de demander : à quoi bon puisque le bonheur est dans le chemin ?<br />
 Ne t&#8217;est-il donc pas venu à l&#8217;esprit que ton but n&#8217;était qu&#8217;une étape sur la route, vers un but plus grand, et que ta vision pouvait être incluse dans une vision plus grande ?<br />
 Nous sommes limités par notre difficulté à prendre conscience de notre grandeur. Il y a en toi et en tout être humain, un réservoir de ressources et de possibilités qui ne sera jamais épuisé dans la durée d&#8217;une vie humaine.<br />
 Tu n&#8217;arriveras pas à réaliser tous les possibles de ce que tu es, et les frontières reculeront au fur et à mesure que tu avanceras.<br />
 Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;attend au-delà des étoiles ?</p>
<p>Quand mon grand père organisa la première caravane pour aller vendre des moutons et des chameaux au-delà de l&#8217;Euphrate, la monnaie fut créée pour faciliter ses échanges.<br />
 Depuis, l&#8217;or a été le meilleur ami de l&#8217;homme et aussi son pire ennemi.<br />
 Peut-être te demandes-tu quel rôle il est souhaitable de donner à l&#8217;argent dans ta quête. Dois-tu le rechercher ou le mépriser ? Te sera-t-il donné facilement ou devras-tu peiner pour l&#8217;obtenir ?<br />
 L&#8217;argent peut te paraître une condition indispensable pour réaliser certains de tes rêves.<br />
 L&#8217;erreur consisterait à te focaliser sur l&#8217;obtention de cet argent au lieu de rester concentré sur ta vision.<br />
 L&#8217;argent n&#8217;est qu&#8217;un moyen et il se peut qu&#8217;il te soit donné des moyens, autres que l&#8217;argent, auxquels tu n&#8217;avais pas pensé.<br />
 Ce qui est sûr, c&#8217;est que tu n&#8217;attireras pas l&#8217;argent dont tu as besoin si tu le méprises et si tu ne t&#8217;en préoccupes pas.<br />
 Tu ne l&#8217;attireras pas non plus si tu as du mépris pour toi-même. Change l&#8217;image de ce que tu crois mériter, donne plus de valeur à ce que tu entreprends et tu verras comment l&#8217;argent vient à toi dans la même proportion.</p>
<p>La valeur que tu te donnes aura un effet permanent sur ta réussite et pas seulement sur ta réussite financière.<br />
 Mais comment peux-tu être sûr que tu mérites les bonnes choses qui croisent ton chemin ? La pire des folies serait de ne pas te donner la peine de ramasser la perle fine qui se trouve dans l&#8217;huître que tu viens d&#8217;ouvrir.<br />
 Crois-tu que le destin aurait mis cette perle dans tes mains si tu ne la méritais pas ?<br />
 Accepte la manne qui tombe parfois dans le désert et cesse, je t&#8217;en prie, de te demander si tu la mérites ou si elle est bonne pour toi. Tu peux te croire sans valeur et être quand même digne des cadeaux de la vie. D&#8217;autant plus que ces cadeaux sont là pour te permettre d&#8217;apporter ta contribution unique à la Création.</p>
<p>Sur le chemin il va te falloir une bonne dose de hardiesse et de confiance en toi. Or, on ne naît pas avec une confiance en soi définitive. Elle est comme tes muscles: si tu ne lui donnes pas d&#8217;exercice, elle s&#8217;étiole.<br />
 La meilleure façon de développer la confiance en soi est de prendre des risques.<br />
 C&#8217;est là un exercice qui est généralement peu plaisant car il suppose de faire quelque chose pour laquelle tu n&#8217;es pas très bon ou qui ne t&#8217;est pas familière.<br />
 Les gens qui n&#8217;ont pas de quête évitent de prendre des risques. Ils créent autour d&#8217;eux des remparts qui les protègent de l&#8217;imprévu, mais qui, en même temps, les enferment et les maintiennent prisonniers.<br />
 Prendre un risque est un acte de confiance en soi. Quand tu auras fait face avec succès à un petit risque, tu pourras en prendre de plus grands.<br />
 Sur un plan pratique, cela signifie que tu dois chercher à faire ce que tu crains le plus, c&#8217;est-à-dire tout le contraire de ce dont tu as envie. L&#8217;idée est d&#8217;arriver à ce que tu crois être tes limites et d&#8217;aller au delà.<br />
 Chaque fois que tu auras ce courage, tu amélioreras ta confiance en toi parce que tu découvriras que tu es capable d&#8217;infiniment plus de choses que ce que tu croyais.<br />
 Si tu n&#8217;avais pas essayé, comment aurais-tu pu le savoir ?</p>
<p>Au moment de fixer ton but, il se peut que tu n&#8217;aies pas la moindre idée de la route à suivre.<br />
 Tu es alors dans la situation de Mehmet, cet éleveur de chèvres du désert d&#8217;Arabie, qui décida un jour d&#8217;aller voir la mer. Dans sa tribu, personne n&#8217;était sûr de l&#8217;endroit où elle se trouvait. Mehmet ne savait donc même pas dans quelle direction partir.<br />
 Un mendiant aveugle de passage lui raconta que le sel qu&#8217;ils achetaient venaient de la mer et que sur le ses bords vivaient de grands oiseaux blancs au cri disgracieux.<br />
 Mehmet s&#8217;en alla donc en sens inverse des caravanes de sel. Comme il avait entendu dire que toutes les rivières se jettent dans la mer, il suivit le cours de la première qu&#8217;il rencontra. Mais celle-ci disparaissait dans les sables du désert.<br />
 Il ne se laissa pas décourager et trouva des indices: un collier de coquillages au cou d&#8217;une jeune fille ; du poisson séché sur l&#8217;étal d&#8217;un marché ; un jouet en forme de bateau entre les mains d&#8217;un enfant.<br />
 Un jour, il entendit les cris disgracieux des mouettes, sentit dans la brise une odeur chargée de sel et découvrit enfin, avec émerveillement, l&#8217;immensité liquide.<br />
 Ces informations sur son chemin sont ce qu&#8217;on appelle des “signes”. Tous différents, chacun était cependant en relation avec la mer qu&#8217;il cherchait. Mais ils n&#8217;avaient de sens pour Mehmet que parce qu&#8217;il cherchait la mer. Ils n&#8217;auraient rien signifié s&#8217;il avait été en quête d&#8217;un point d&#8217;eau dans le désert.</p>
<p>Le propre des signes, c&#8217;est de ne pas être d&#8217;une lecture évidente. Un même signe peut avoir une signification pour une personne et une signification totalement différente pour une autre, selon le sens de leur quête.<br />
 Tu ne peux donc laisser le soin aux autres d&#8217;observer et d&#8217;interpréter les signes extérieurs pour toi. C&#8217;est quelque chose que tu dois apprendre à faire par toi-même.<br />
 Quant aux signes internes, toi seul peux y être attentif et les interpréter. C&#8217;est là un savoir-faire élémentaire : une bonne décision s&#8217;accompagne d&#8217;une sensation de détente. Une décision douteuse ou mauvaise est signalée par une tension. Si ta tête te dit que ton choix est bon et ton estomac qu&#8217;il est douteux: écoute ton estomac, c&#8217;est-à-dire ton intuition.<br />
 Attention de ne pas considérer, a priori, un signe comme sans importance. Un oiseau dans le ciel peut te dire autant qu&#8217;un chargement de poisson séché.<br />
 Les signes sont parfois trompeurs, comme le fleuve qui disparaît dans les sables. C&#8217;est une invitation à la prudence et non à la perte de confiance dans les signes.<br />
 Mais là où tu trouveras les informations les plus précieuses, c&#8217;est dans les réponses que te donne l&#8217;univers. Tu ne fais pas un pas sans provoquer un écho auquel il est bon que tu sois attentif. Il n&#8217;y a pas de meilleur moyen de savoir s&#8217;il y a de l&#8217;eau dans un puits profond, que d&#8217;y lancer un caillou et d&#8217;écouter s&#8217;il y a un “plouf” au bout de sa chute.</p>
<p>Si tu te trouves mêlé à un problème épineux, demande-toi : “Quel message ai-je choisi de ne pas entendre ?” Tu verras qu&#8217;il y a toujours eu des signes annonciateurs que tu as ignoré, et que tu aurais pu te préparer à l&#8217;épreuve ou même l&#8217;éviter.<br />
 Il s&#8217;agit là d&#8217;un enseignement très important car si tu n&#8217;utilises pas l&#8217;information que l&#8217;Univers te donne, tu seras condamné à répéter inlassablement les mêmes erreurs.<br />
 Souviens-toi que du dois trouver les réponses par toi-même, ce qui signifie qu&#8217;il n&#8217;existe pas quelqu&#8217;un, quelque part, qui sait mieux que toi et pourra t&#8217;enseigner.<br />
 La Vie est ton professeur.<br />
 L&#8217;accoucheur de rêves peut t&#8217;aider à trouver ta vision. Peut être même pourra-t-il t&#8217;aider à “apprendre à apprendre” de la vie elle-même.<br />
 Mais ne compte pas sur lui pour te renseigner à chaque pas. S&#8217;il fait bien son travail, il te conseillera de lancer toi-même la pierre dans le puits pour savoir s&#8217;il y a de l&#8217;eau.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de route qui te conduise à ton but en ligne droite.<br />
 Pour atteindre le port, le marin doit tirer des bords avec son voilier, donnant l&#8217;impression à celui qui ne connaît rien à la navigation qu&#8217;il fait de nombreux détours inutiles. Mais le marin n&#8217;atteint sa destination que parce qu&#8217;il corrige sa course tout le temps.<br />
 De même devras-tu apprendre à naviguer au plus près du vent, en utilisant les courants à ton avantage. Cela suppose de faire des détours si le vent change ou si tu rencontres des rochers.<br />
 Cette image s&#8217;applique aussi à ta quête. Trop souvent tu voudrais arriver droit au but. Tu le vois si proche et il te faut faire tant de détours !<br />
 Mais il serait absurde de vouloir faire abstraction des rochers qui sont comme les épreuves de ton existence. Reconnais ce qui arrive, traverse-le, dépasse-le et cela restera derrière toi.<br />
 Tu peux aussi prendre plaisir aux détours et songer à tous les impatients qui se sont épuisés ou fracassés, parce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas appris à parler le langage de la mer. Ils ont résisté contre le courant, lutté avec les rochers et n&#8217;ont pas su danser avec le vent.</p>
<p>Tu peux être capable de réussir beaucoup, à condition de croire suffisamment en toi et en ta vision.<br />
 Tout au long de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, des hommes ont réalisé des choses qui semblaient a priori impossibles à leurs contemporains. N&#8217;écoute donc pas ceux qui te diront que ce que tu poursuis est impossible. Ils ne font que projeter sur toi leur vision étroite d&#8217;eux-mêmes et de la création.<br />
 Tu peux lorsque tu crois pouvoir.<br />
 Crois-tu que le premier homme à s&#8217;aventurer au delà des colonnes d&#8217;Hercule savait ce qui l&#8217;attendait ? Pourtant, il a agi comme s&#8217;il connaissait déjà le pays de l&#8217;ivoire et de l&#8217;ébène. Il est parti comme s&#8217;il savait comment faire et comme s&#8217;il était sûr d&#8217;y arriver. Sinon aucun homme d&#8217;équipage n&#8217;aurait accepté de le suivre.<br />
 Engage-toi sur la route avec hardiesse et agis avec certitude jusqu&#8217;au bout. C&#8217;est comme cela que l&#8217;homme a réalisé tous ses exploits depuis les origines.</p>
<p>Peut-être te demandes-tu si faire des plans d&#8217;action augmenterait tes chances de réussite dans ta quête.<br />
 Darius, Roi des Perses, avait fait le rêve de reconstruire les merveilleux jardins suspendus de Sémiramis à Babylone. Ses architectes lui avaient présenté des plans et il avait commencé à faire réunir les matériaux pour réaliser cet oeuvre dont la vision enchantait son esprit.<br />
 Il n&#8217;avait pas prévu qu&#8217;un grec nommé Alexandre le chasserait de son trône.<br />
 Faire des plans est une bonne façon de prendre tes objectifs au sérieux et de réunir les ressources nécessaires pour les réaliser. Mais, à la vérité, les plans ne fonctionnent jamais comme on les avait prévus.<br />
 Si, malgré tout, tu fais des plans, tes chances d&#8217;arriver à tes fins augmenteront considérablement.</p>
<p>Je t&#8217;ai donné le conseil de ne pas utiliser ta vision comme sujet de conversation banale. Cela ne signifie pas qu&#8217;il te faut garder tes buts secrets pour toujours et pour tout le monde.<br />
 En fait, il y a une étape où ta vision est vulnérable car tu n&#8217;es pas encore sûr de toi et tu pourrais être victime des étouffe-rêves.<br />
 Mais quand ta vision a grandi en toi et qu&#8217;elle est devenue suffisamment forte, tu peux en parler pour trouver les soutiens dont tu as besoin.<br />
 Une autre raison pour en parler est de t&#8217;assurer, avant de te lancer, que ta décision ne causera pas de tort à ceux qu&#8217;elle affecte directement.<br />
 Peut-être y a-t-il parmi tes proches un esprit semblable au tien qui saura t&#8217;encourager dans ta quête. Souviens-toi qu&#8217;un véritable ami n&#8217;est pas quelqu&#8217;un qui prétend savoir mieux que toi ce que tu dois faire. C&#8217;est quelqu&#8217;un que tu crois quand il t&#8217;affirme qu&#8217;il te sait capable de réussir ce que tu veux.<br />
 Tes chances seront multipliées si une seule personne, en qui tu as confiance, croit en toi.</p>
<p>Quand tu regardes autour de toi et que tu vois la réussite des autres, tu te demandes peut-être quel est le secret qui te permettrait d&#8217;y arriver aussi bien qu&#8217;eux.<br />
 Ce traité t&#8217;a livré une grande partie de ces secrets, afin que tu puisses te joindre au choeur des créateurs talentueux et responsables.</p>
<p>Mais il y en a un sur lequel je n&#8217;ai pas assez insisté: c&#8217;est la vertu de la persévérance.<br />
 Au long des millénaires, les exemples illustrant ce principe sont innombrables et tu as déjà entendu l&#8217;histoire du chercheur d&#8217;émeraudes de Golconde qui abandonna son effort à deux doigts de la pierre fabuleuse qui fit la fortune de son remplaçant.</p>
<p> La réussite t&#8217;appartiendra si tu n&#8217;abandonnes jamais. Tu dois être convaincu que lorsqu&#8217;une porte se ferme, une autre s&#8217;ouvre.<br />
 Si on te refuse l&#8217;aide que tu demandes, ne le prends pas personnellement : continue à demander jusqu&#8217;à obtenir ce que tu désires. Chaque fois que tu rencontreras un “NON” et que tu continueras, tu deviendras plus fort.<br />
 N&#8217;écoute jamais en toi la petite voix qui te dit : “Tu n&#8217;y arriveras pas”. Ce n&#8217;est pas ta voix, mais celle de l&#8217;étouffe rêves, trop heureux de se faire entendre.<br />
 Le moment où tu es le plus découragé est peut-être celui où tu es le plus près de ton but.<br />
 Ne dévie pas de ton intention initiale. Relève-toi après chaque chute. Sois patient et obstiné. Puise des forces dans ta raison d&#8217;être et entretiens ta vision. Tu te retrouveras du côté de ceux que tu admirais.</p>
<p>Tu seras peut-être tenté d&#8217;abandonner ta quête parce que certains problèmes te paraîtront insolubles. Tu te diras : “Ce n‘est pas la peine. J&#8217;ai visé trop haut. Ce n&#8217;est pas faisable.”</p>
<p>J&#8217;ai vu comme cela, au fil des siècles, des gens se noyer dans un verre d&#8217;eau. Ils passaient leur vie à fondre du plomb en espérant le transformer en or, alors que pour cela il aurait suffi qu&#8217;ils vendent ce plomb.<br />
 Sache que tout problème comporte une solution, mais que tu ne peux espérer résoudre un problème avec le même mode de pensée qui l&#8217;a créé.<br />
 Face à des échecs répétés, tu as appris à persévérer. Cela ne veut pas dire continuer inlassablement à te lancer contre la vitre comme une mouche attrapée au piège. Quand répéter la même chose ne te donne pas le résultat attendu, fais autre chose.<br />
 Saches aussi que la solution à ton problème doit être plus grande que le problème lui même : on n&#8217;utilise pas un petit hameçon pour attraper un gros poisson. Ne propose pas à un adulte de dormir dans le berceau d&#8217;un nouveau-né.</p>
<p>Une bonne façon de réussir est de concentrer ton énergie sur ce qui dépend de toi.<br />
 Je me souviens d&#8217;un homme généreux qui, au retour d&#8217;un voyage, faisait des cauchemars en se souvenant des dégâts causés par la sécheresse dans une province du Sud. Il était préoccupé de ne rien pouvoir faire pour améliorer le sort des enfants qu&#8217;il avait vu la peau collée sur les os par la famine.<br />
 Pendant ce temps, les gens de son village vinrent lui demander sa contribution pour réparer la digue qui retenait le fleuve, mais il ne voulut rien faire parce qu&#8217;il était trop préoccupé par le sort de ces enfants mourant de faim dans le Sud.<br />
 Sa maison fut la première emportée par la crue.<br />
 Beaucoup de gens sont préoccupés par des problèmes sur lesquels ils ne peuvent avoir aucune influence et ils négligent d&#8217;agir sur ce qui est à leur portée.<br />
 Le principe qui te guide doit être inverse : commence par t&#8217;occuper de ce qui dépend directement de toi. Les résultats que tu obtiendras te permettront d&#8217;agrandir énormément ton cercle d&#8217;influence.<br />
 S&#8217;il avait suivi ce principe, notre homme aurait un jour pu canaliser l&#8217;eau de sa rivière jusqu&#8217;à cette province du Sud, la mettant ainsi à l&#8217;abri de la sécheresse.</p>
<p>L&#8217;Univers a mis en l&#8217;homme des ressources dont nul n&#8217;a encore exploré toute l&#8217;étendue. Dans nos luttes quotidiennes nous n&#8217;utilisons qu&#8217;une faible partie des trésors qui existent en nous.<br />
 Nous naissons tous différents, avec des possibilités aussi diverses que celles qui existent entre une terre à vignes et une terre à blé.<br />
 Tu n&#8217;auras pas de raison de te réjouir si tu hérites d&#8217;une riche terre à blé et n&#8217;en fais rien. De même, peut être y a-t-il en toi un bon musicien ou un magnifique jardinier ? Le germe de ce talent est ce que l&#8217;Univers t&#8217;a donné en héritage. Mais, si tu ne le cultives pas, il eut mieux valu pour toi naître avec les deux bras en moins.<br />
 Si tu ne fais rien avec ton potentiel, il ne vaut rien, il est perdu. Il est même moins que rien, car il reste coincé en travers de ta gorge et te fait mal.<br />
 C&#8217;est à toi de te cultiver et de faire fructifier les dons que l&#8217;Univers t&#8217;a donné. Combien de fois as-tu accepté que les enseignements que tu as reçus restent sans effet sur ton comportement ?<br />
 Si ton investissement ne se traduit pas par des changements dans ta vie, il aura été stérile.<br />
 Et si ce traité ne doit te servir à rien, cesses-en immédiatement la lecture.</p>
<p>Tu avances dans la vie, heureux des surprises du parcours et confiant dans ta réussite. Tu vises un résultat tout en étant détaché de ce résultat.<br />
 Peut-être n&#8217;as tu pas réalisé que ton bonheur d&#8217;être est déjà un résultat, et tu serais bien avisé de sentir de la gratitude pour cela.<br />
 Le sentiment de gratitude fait partie de la joie d&#8217;être en vie. Si tu vénères un Dieu, remercie-le selon les rituels appropriés. Si tu n&#8217;en vénères pas, offre ta gratitude à l&#8217;Univers. Tu seras alors dans ce que l&#8217;on appelle “état de grâce”, et tous les bienfaits seront sur toi.</p>
<h4 style="text-align: center;">Chapitre 5 &#8211; Au-delà du désir, la sagesse</h4>
<p style="text-align: justify;">Il ne t&#8217;aura peut-être pas échappé qu&#8217;il ne suffit pas d&#8217;atteindre des buts ambitieux pour être heureux.<br />
 Il se peut que tu aies atteint la vision que tu nourrissais depuis ton enfance, après avoir surmonté bien des épreuves et que, pourtant, tu ressentes un grand vide en toi. Il te manque encore quelque chose et tu ne sais pas quoi. Le sens que tu t&#8217;étais donné n&#8217;est pas aussi fort que tu croyais et tu te demandes s&#8217;il y a un Sens au-delà du sens.<br />
 Quand on croit en un Dieu ou mieux encore, quand on connaît Dieu, on a une réponse à la question du sens ultime de la vie.<br />
 Mais la divinité est peut-être pour toi un grand mystère que tu n&#8217;es pas prêt à approcher.<br />
 Rassure-toi. Il existe aussi un chemin pour ceux qui n&#8217;attendent rien d&#8217;une Vérité Révélée. Dès la plus haute antiquité, à l&#8217;époque où régnaient sur la terre des dieux depuis longtemps déchus, l&#8217;homme a su trouver des réponses sans en référer à une autorité externe.<br />
 Cette Sagesse est plus que jamais actuelle.</p>
<p>Mais qu&#8217;est-ce que la Sagesse ? Est Sage celui qui a une vraie compréhension de soi, des autres et du Monde. Mais l&#8217;étude des livres ne sera jamais suffisante pour obtenir cette compréhension. Elle est le résultat de l&#8217;expérience de vie, à condition que l&#8217;on sache apprendre de la vie. C&#8217;est pourquoi on représente souvent les Sages comme des vieillards à la longue barbe blanche.<br />
 Mais il y a une Sagesse propre à chaque âge de la vie : la Sagesse du jeune homme est dans la hardiesse et la prise de risque; celle de l&#8217;homme mûr dans la responsabilité et le pouvoir créateur; celle de l&#8217;homme plus âgé dans la sérénité et la capacité d&#8217;enseigner.<br />
 Ainsi on ne peut dire qui est le plus sage. Mais, pour parvenir à la Sagesse de chaque âge, certains principes doivent être respectés.</p>
<p>Tu me demandes s&#8217;il faut un Maître de Sagesse.<br />
 Maintes fois je t&#8217;ai répété que la Vie est notre véritable Maître. Mais peut-être penses-tu que tu as déjà appris les leçons que la vie avait à t&#8217;offrir ?<br />
 Pour certains, ce sont des leçons de survie face à la violence, la cruauté, l&#8217;injustice et la pauvreté. Ils ont appris ces leçons et sont restés vivants, mais ils n&#8217;ont pas trouvé le bonheur.<br />
 Rappelle-toi que le même signe peut être interprété de multiples manières selon ton but et ton intention. Un homme battu à mort sous tes yeux peut te décider à devenir un guerrier impitoyable, à te mettre au service des déshérités, ou bien à partir vivre ailleurs parce que ta place n&#8217;est pas là.<br />
 Pour savoir quel est le bon choix, demande-toi quel est celui qui est le plus favorable à la Vie.</p>
<p>Ne commets pas l&#8217;erreur de croire que l&#8217;accoucheur de rêves qui t&#8217;a aidé à sortir de la confusion et à clarifier ta vision est aussi un Guide de Sagesse. Il ne l&#8217;est ni plus ni moins que l&#8217;arracheur de dents qui te soulage d&#8217;une douleur ou que le charpentier qui répare ton toit.<br />
 Trouver un Guide de Sagesse est un cadeau rare qui est donné à celui qui est prêt. Car peut être l&#8217;as-tu côtoyé sans le voir.<br />
 Ton Guide de Sagesse est un homme ou une femme qui a parcouru le chemin avant toi. Il ne peut te guider que jusqu&#8217;au point qu&#8217;il a atteint lui même. Peut-être es-tu appelé à aller bien au-delà.<br />
 N&#8217;attends pas de lui qu&#8217;il t&#8217;enseigne ce qu&#8217;il a appris de la vie car il sait que cela ne te serait d&#8217;aucune utilité.<br />
 A quoi te servirait d&#8217;avoir lu trente-trois traités sur la compassion, si la souffrance de ton ennemi n&#8217;éveille aucune pitié dans ton coeur ?</p>
<p>La seule façon pour toi de trouver un Guide est d&#8217;être attentif aux signes et d&#8217;écouter ton coeur.<br />
 Ton guide doit réunir au moins deux conditions : il y a en lui quelque chose que tu aimerais avoir et tu te sens absolument sûr en sa compagnie. C&#8217;est-à-dire que tu es convaincu de sa bienveillance envers toi et de sa capacité à te mettre sur la voie.<br />
 Cette confiance est essentielle car avoir un Guide de Sagesse n&#8217;est pas de tout repos. Si tu te décides à suivre ses instructions, il te plongera dans un tourbillon qui te remuera jusqu&#8217;aux tripes. Il te poussera sans cesse hors de tes limites et te proposera des actions de services que tu n&#8217;aurais jamais faites par toi-même.<br />
 Mais, à tout moment, tu seras libre de t&#8217;arrêter pour te reposer ou faire le point, libre de changer de guide ou de ne plus en avoir.<br />
 C&#8217;est là ce qui permet de reconnaître un vrai Guide de Sagesse : jamais il n&#8217;attache et n&#8217;asservit son disciple. Au contraire, il se réjouit quand celui-ci gagne en autonomie, et son amour l&#8217;accompagne quand il le voit s&#8217;éloigner en volant de ses propres ailes.<br />
 Mais quand son disciple s&#8217;attarde trop à ses côtés ou cherche à se protéger sous sa robe, il le jette dehors sans ménagement.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas d&#8217;apprentissage de la sagesse sans action, parce que l&#8217;Univers physique est un immense terrain d&#8217;action.<br />
 Regarde autour de toi : les astres sont-ils immobiles ? Les plantes cessent-elle de pousser ? Les roches ne se transforment-elles pas sous l&#8217;action du vent, de l&#8217;eau, de l&#8217;air et du feu ?<br />
 En prenant conscience de ta raison d&#8217;être et en agissant en accord avec elle pour atteindre des buts, tu as pris résolument un chemin de sagesse. Car la nature de l&#8217;homme est de manifester ses rêves dans le monde physique, naturellement et sans effort, comme celle de l&#8217;oranger est de donner des oranges et celle de l&#8217;aigle est de chasser du haut des airs.<br />
 Fou serait l&#8217;aigle qui voudrait devenir tortue, l&#8217;oranger qui essaierait de donner des abricots et l&#8217;homme qui ferait le métier de son père, sans amour, parce qu&#8217;il s&#8217;y croit obligé.</p>
<p>Une étape importante dans le chemin vers la Sagesse, est de comprendre que ce qui compte n&#8217;est pas l&#8217;objet de la quête.<br />
 Dans les temps anciens, les belles dames demandaient à leur Chevalier d&#8217;aller affronter des dragons. Mais ce qu&#8217;ils y gagnaient n&#8217;était pas de la gloire et je n&#8217;ai pas souvenir qu&#8217;il y ait eu un dragon plus glorieux qu&#8217;un autre.<br />
 En fait, on peut le dire maintenant, les dragons n&#8217;existaient pas. Ce que les Chevaliers allaient affronter, c&#8217;était leur peur de l&#8217;inconnu ; ce qu&#8217;ils mettaient à l&#8217;épreuve, c&#8217;était leur capacité à dépasser leurs limites. Ils en revenaient plus sages, ayant appris qu&#8217;il n&#8217;y a pas un enjeu plus important qu&#8217;un autre quand l&#8217;enjeu est soi-même.<br />
 Cela ne sert donc à rien de te demander si la quête que tu t&#8217;es choisie est la bonne, ou si elle est pour toute la vie, ou ce qui se passera après. Ce qui compte, c&#8217;est que tu aies une quête qui ait du coeur et du sens pour toi et non une quête qui te fasse régresser en gonflant ton ego.<br />
 Il n&#8217;y a pas de quête plus “noble” ou plus grandiose qu&#8217;une autre. Etre la première femme à marcher sur la lune ou parvenir à parler sans bégayer, sont des quêtes d&#8217;égale valeur pour l&#8217;Ame du Monde, si toutes deux aident leurs auteurs à devenir meilleurs.</p>
<p>Tout au long de ton cheminement, tu apprendras à reconnaître les lois qui régissent l&#8217;Univers et à agir en accord avec elles.<br />
 Aucune personne sensée ne prétendrait s&#8217;opposer au mouvement des marées ou au flux de la respiration, qui expulse l&#8217;air vicié afin de pouvoir inspirer de l&#8217;air pur.<br />
 Pourtant combien de tes contemporains prétendent recevoir sans donner, se guérir sans se purifier et être heureux sans aimer ?</p>
<p>Tout chemin de sagesse conduit à l&#8217;Amour et c&#8217;est dans l&#8217;amour que se trouve la plénitude.<br />
 Tu penses peut-être que l&#8217;amour passion provoque quelquefois les pires excès et la plus grande des folies. C&#8217;est parce que cet amour est chargé d&#8217;une énergie qui déborde comme un fleuve en crue, arrachant tout sur son passage.<br />
 Pourtant l&#8217;amour, comme l&#8217;eau, est toujours chargé d&#8217;un potentiel de vie bienfaisante. Il existe en tout être humain, comme une braise qui ne s&#8217;éteindra que quand la vie s&#8217;en ira de son corps.<br />
 Chez certains, ces braises deviennent une flamme claire qui réchauffe et illumine alentour. Chez d&#8217;autres, ces braises sont cachées loin au centre d&#8217;un bloc de charbon froid qui remplace leur coeur.<br />
 Le bonheur n&#8217;existe pas sans l&#8217;amour. L&#8217;Amour est le commencement et la fin de toute vie. Sans lui, l&#8217;humanité ne sera pas sauvée d&#8217;une disparition prématurée.<br />
 Grâce à lui, tu pourras contribuer à la fraternité entre les hommes, respectueuse des différences et gage d&#8217;évolution vers une plus haute civilisation.</p>
<p>Personne ne peut prétendre avoir réponse à tout. Plus tu avancera en Sagesse, plus tu t&#8217;approcheras de l&#8217;insondable mystère de l&#8217;Univers.<br />
 Tu apprendras à dialoguer avec le doute et à considérer l&#8217;incertitude et l&#8217;ambiguïté comme des ressources.<br />
 Tu apprendras à penser en dehors des règles, à utiliser des informations contradictoires, à être ouvert à toutes les sources et à chercher plus d&#8217;une réponse à tes questions.<br />
 Tu transcenderas les limites du temps et, navigant librement sur le champ des pures potentialités, peut-être te sera-t-il donné, au-delà du chaos, de te connecter à l&#8217;unité de toutes choses.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.club-positif.com" target="_blank">club-positif.com</a>)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>* Alain Houel possède une licence d&#8217;ethnologie et s&#8217;est spécialisé en sociologie de la communication en préparant un doctorat à l&#8217;École Pratique des Hautes Études de Paris. En 1971, il répond à l&#8217;appel des grands espaces en émigrant au Vénézuéla. Pendant onze années passées dans ce pays, il profite des loisirs que lui laissent ses missions de formation et de communication pour partager la vie des indiens d&#8217;Amazonie et des paysans des Andes. Après un détour par la Colombie et les États-Unis où il se spécialise en psychologie appliquée à la communication, il rejoint Paris où il exerce depuis dix-huit ans son activité d&#8217;écrivain, de consultant et de formateur. Il est l&#8217;auteur de plusieurs ouvrages, dont &laquo;&nbsp;Comment faire face aux gens difficiles&nbsp;&raquo; aux Editions Dangles.</em></p>
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		<title>Appel à un regroupement fraternel et humaniste</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jan 2009 14:51:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Je veux être un homme heureux&#160;&#187; de William Sheller Mes amis, mes frères et sœurs, Devant les difficultés de notre temps, devant la fin du socialisme et la fin prochaine du capitalisme, j’en appelle à la compassion féminine et à la raison masculine pour un sursaut des consciences et des cœurs. Explorons une troisième voie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>&laquo;&nbsp;Je veux être un  homme heureux&nbsp;&raquo; de William Sheller</strong><br />
 <p><a href="http://www.letransmuteur.net/appel-a-un-regroupement-fraternel-et-humaniste/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mes amis, mes frères et  sœurs,</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Devant les difficultés de notre temps, devant la fin du  socialisme et la fin prochaine du capitalisme, j’en appelle à la compassion  féminine et à la raison masculine pour un sursaut des consciences et des cœurs.  Explorons une troisième voie et de nouvelles possibilités d’organisation de  notre vie, sachons entreprendre en donnant la priorité au respect des gens et de  la Terre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que partout se forment des groupes autour de votre famille,  votre voisinage, vos amis, vos relations, tous ceux qui ont envie qu’un nouveau  monde arrive et qui veulent ÊTRE ce changement. Ne vous demandez pas ce que  votre gouvernement peut faire pour vous mais plutôt ce que vous allez faire pour  l’humanité et votre planète !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est plus que temps de créer des  économies parallèles et locales. Le recours à l&#8217;entraide et au troc va se mettre  en place pour passer les caps difficiles. Toutes les solutions pour réduire  notre dépendance envers l&#8217;énergie, l&#8217;alimentation et le pouvoir de l&#8217;argent vont  être envisagées et mises en œuvre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Faisons voler en éclats les limites  d’une démocratie impuissante à résoudre les grands problèmes de notre temps,  reprenons notre puissance en nous organisant d’abord localement puis de proche  en proche par délégation, sur un plan mondial.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Face aux grandes  difficultés que nous allons affronter en 2009 et 2010 deux solutions se  présenteront toujours, toutes deux viables mais avec plus ou moins de dégâts :  le pillage ou l’entraide, la voie dure ou la voie douce, la voie extrême ou la  voie médiane, la voie de l’affrontement ou la voie pacifique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que ces  regroupements ne constituent ni un parti politique, ni une association mais le  libre rapprochement d’êtres sensibles et désireux de s’entraider. Il existe tant  d’actions de proximité à lancer !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Libre à chacun de transmettre et de  répondre à cet appel en prenant, le moment venu, les initiatives adéquates  autour de soi.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce texte n’est pas signé et ne doit pas l’être afin que  les citoyens du monde s’en emparent et le mettent en pratique ! Nous sommes sur  la voie d’un monde heureux&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://presencedamour.over-blog.fr/article-26258013.html" target="_blank">presencedamour.over-blog.fr</a>)</em></p>
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		<title>Open Money: bientôt chacun créera sa propre monnaie</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 13:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entretien avec Jean-François Noubel. De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions&#8230;) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu&#8217;arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Entretien avec <a href="http://www.noubel.com/wiki/tiki-index.php?page=A+propos" target="_blank">Jean-François Noubel</a>.</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="size-full wp-image-976 alignright" title="Open Money" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/open-money.jpg" alt="Open Money" width="253" height="380" />De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions&#8230;) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu&#8217;arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l&#8217;html (protocole informatique qui permet à n&#8217;importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l&#8217;http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d&#8217;informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies &#8211; ce qui va métamorphoser l&#8217;économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l&#8217;un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em>Propos recueillis par Mélik N&#8217;Guédar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nouvelles Clés :</strong> Avant les années 70, personne n&#8217;avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu&#8217;il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d&#8217;Internet ? Aujourd&#8217;hui, vous dites que nous sommes à la veille d&#8217;un choc aussi grand, concernant non plus l&#8217;information, mais la monnaie ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François Noubel :</strong> Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l&#8217;ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd&#8217;hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L&#8217;ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C&#8217;est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l&#8217;arrivée des <em>« monnaies libres »</em> (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez déjà joué au Monopoly, n&#8217;est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d&#8217;argent, le jeu s&#8217;arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d&#8217;outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d&#8217;échange, non qu&#8217;ils soient pauvres dans l&#8217;absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d&#8217;une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n&#8217;y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s&#8217;introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d&#8217;intérêt, les déséquilibres s&#8217;accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l&#8217;intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd&#8217;hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s&#8217;amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d&#8217;auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de <em>« loi de condensation »</em>, avec des boucles en &laquo;&nbsp;feedback&nbsp;&raquo; positif ou négatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l&#8217;économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le <em>« principe Pareto »</em> a montré que notre système monétaire n&#8217;était pas viable à long terme &#8211; tout le monde est d&#8217;accord là-dessus, même les dirigeants de l&#8217;US Federal Bank. C&#8217;est par nature un système à cycle court, où l&#8217;on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d&#8217;un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s&#8217;accroît jusqu&#8217;à l&#8217;absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s&#8217;il dit qu&#8217;il a <em>« gagné »</em>, c&#8217;est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c&#8217;est-à-dire de l&#8217;architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d&#8217;une source extérieure qui leur fournit l&#8217;outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi.<span id="more-974"></span></p>
<p><strong>LES LETS ET LA REDÉCOUVERTE DE LA MONNAIE LIBRE</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> N&#8217;en a-t-il pas toujours été ainsi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Au cours de l&#8217;histoire, l&#8217;humanité s&#8217;est inventé une foule de moyens monétaires et nous nous trompons quand nous pensons que notre système est le fruit d&#8217;une longue évolution universelle : il est jeune, droit sorti de l&#8217;Angleterre victorienne, qui l&#8217;a taillé pour servir l&#8217;idéologie industrielle. Depuis, c&#8217;est devenu un processus planétaire, qui a énormément évolué, notamment depuis vingt ans, en devenant digital. Les conséquences de la digitalisation sont considérables : nous vivons de plus en plus sur des cartes de crédit, donc avec de l&#8217;argent payant, et les puissants peuvent désormais transférer des sommes colossales d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la planète d&#8217;un simple clic d&#8217;ordinateur.</p>
<p style="text-align: justify;">La première monnaie libre remonte, elle, à environ un siècle. L&#8217;un de ses inventeurs, était un Autrichien qui, après un tour du monde, s&#8217;était retrouvé chez lui, une région économiquement sinistrée. Son idée fut de relancer l&#8217;activité en inventant une monnaie locale <em>« fondante »</em>. C&#8217;est une monnaie qui, non seulement ne rapporte pas d&#8217;intérêt, mais qui perd de la valeur si l&#8217;on ne s&#8217;en sert pas. Au bout d&#8217;un mois, par exemple, si vous ne l&#8217;avez pas utilisée, vous pouvez la jeter, car on imprime d&#8217;autres billets. Cette architecture décourage la thésaurisation monétaire et encourage la dépense, l&#8217;investissement et la thésaurisation de biens. Du coup les tendances inégalitaires décrites par <em>Pareto</em> se trouvent bloquées. Changeant la règle du jeu monétaire, vous changez les comportements et toute l&#8217;économie repart. Cet Autrichien a si bien réussi qu&#8217;on l&#8217;a&#8230; jeté en prison ! Il arrivait trop tôt. À cette époque, attaquer la centralisation étatique était un tabou.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la crise de 29, on va voir les habitants de certaines zones totalement ruinées et démonétarisées se remettre au troc et, s&#8217;apercevant que celui-ci ne peut pas mener loin, redécouvrir le principe de base de la monnaie, qui correspond à un processus naturel. Toutes sortes de monnaies locales sont ainsi apparues dans les années 30, en Europe et en Amérique. Là aussi, la question deviendra politique et la réponse sera le New Deal, puis, de façon radicale, la seconde guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Pour notre génération, tout commence avec les fameux Lets canadiens&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Lets que l&#8217;on a traduit par <em>« Local exchange tip system »</em>, alors que le sens originel était simplement <em>« let&#8217;s do it »</em> ! C&#8217;est parti vers 1982, d&#8217;un certain <em>Michael Lynton</em>, membre de notre groupe actuel, qui vivait à l&#8217;époque près de Vancouver, dans une vallée en crise, après que l&#8217;armée ait quitté la zone. <em>Lynton</em> eut l&#8217;idée géniale de créer un système de crédit mutuel sans banque du tout. Pas de source extérieure, on se fait confiance : chaque fois que j&#8217;achète quelque chose, c&#8217;est noté en moins ; chaque fois que je vends quelque chose, c&#8217;est noté en plus. Nul besoin d&#8217;avoir accumulé de l&#8217;argent au préalable, c&#8217;est l&#8217;échange qui crée spontanément la monnaie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces Canadiens qualifièrent leur nouvelle monnaie de <em>« CC »</em> (pour <em>« Community Currencies »</em>). Leur système fit tâche d&#8217;huile dans le monde entier. En France, on vit ainsi apparaître différents <em>SEL</em> (<em>« système d&#8217;échange local »</em>). On estime qu&#8217;il existe aujourd&#8217;hui dans le monde environ cinq mille monnaies locales de ce genre. Elles sont généralement restées en marge de la société, dans des réseaux de chômeurs, des quartiers défavorisés, chez des révolutionnaires de l&#8217;écologie, etc. Une version des <em>Lets</em> est indexée sur le temps. Le <em>« time banking »</em>, qui fonctionne sur du <em>« time dollar »</em>, est devenu une institution aux États-Unis. Dans les zones en crise, que la monnaie a désertées, les gens au chômage sont riches en temps ! Comme ils disposent aussi de savoirs faire, il suffit de mettre en place un système d&#8217;information et de comptabilité des échanges, pour que l&#8217;activité reparte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Pourquoi ces systèmes sont-ils restés marginaux ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> D&#8217;abord parce que l&#8217;économie principale, hyper puissante, reste pour le moment opérationnelle. D&#8217;autre part, ces nouvelles monnaies supposent une participation très active, militante. Si vous avez du travail et que votre train de vie vous va, votre motivation restera molle. Il en est allé autrement dans certains cas, notamment en Argentine, où la monnaie s&#8217;est brusquement effondrée. Imaginez que tous vos euros ne vaillent plus rien du jour au lendemain, votre motivation va changer. D&#8217;abord, vous allez descendre dans la rue, pour chercher quoi échanger, afin de couvrir vos besoins fondamentaux. En moins d&#8217;une semaine, vous vous apercevrez que le troc pur ne marche pas, ou très mal, qu&#8217;il faut un système d&#8217;information derrière. Donc, pour pouvoir manger, vous allez devoir acquérir une culture de la monnaie. Celle-ci commence par un inventaire de vos richesses. Qu&#8217;avez-vous à offrir ? Enseigner l&#8217;anglais ? Les œufs de votre poulailler ? Transporter des personnes ou des marchandises dans votre voiture ? Tout le monde se livre à cette recherche. On découvre alors que des gens qui n&#8217;avaient aucune valeur dans le système étatique et bancaire, en trouvent soudain une. Par exemple des femmes illettrées, absentes des radars économiques <em>« normaux »</em>, découvrent qu&#8217;elles ont de la valeur, parce qu&#8217;elles peuvent : cuisiner, jardiner, coudre, laver, garder des enfants, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> En pleine crise, on imagine en effet que sont revalorisées les savoirs faire pragmatiques, liés à la survie. Par contre, si je suis épistémologue ou neurochirurgien, je risque d&#8217;avoir du mal à monnayer ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Pas forcément. Certes, au moment d&#8217;un crack économique, les étages s&#8217;effondrent et on en revient à une base quasiment biologique. Mais le monde se reconstruit vite. On retrouve ce que les psycho-sociologues appellent la <em>« pyramide de Maslow »</em> : les premières semaines, vous avez besoin de boire, de manger, de vous chauffer, etc. ; au bout d&#8217;un mois, vous aurez peut-être envie de vous faire couper les cheveux ; puis de reprendre vos cours de yoga, ou de piano. La sophistication revient plus vite qu&#8217;on ne croit. Ce fut le cas des <em>« réseaux de troc »</em> argentins, qui ont rapidement adopté un modèle de <em>« monnaie fondante »</em>. Des spécialistes les ont rejoints, par exemple l&#8217;économiste <em>Eloisa Primavera</em>, qui fait partie de notre petit cercle&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette histoire argentine a bien marché, touchant des millions de personnes. Et puis tout s&#8217;est effondré, en quelques semaines. Pourquoi ? D&#8217;abord parce que la monnaie officielle est revenue en force et que les vieilles habitudes ont repris. Ensuite, sur un point essentiel, ce système restait classique : il y avait toujours une banque, qui créait la monnaie, fondante ou pas, une source extérieure aux transactions. Dans le meilleur des cas, cette source est honnête et indexe bien la masse monétaire aux besoins, mais au bout du compte, il y eut assez d&#8217;erreurs et de malversations, pour que la majorité se rabatte sur le système étatique réparé. On pourrait citer de nombreux autres exemples, l&#8217;Australie, l&#8217;Afrique du Sud et des tas d&#8217;endroits dans le monde, avec parfois le soutien des États. Ici même, il y a le projet européen <em>Sol</em>, dans lequel <em>Patrick Viveret</em> est très investi. Mais sur un point essentiel, ça reste classique : la source monétaire est extérieure à l&#8217;<em>« écosystème »</em>, alors que la monnaie du futur, dont je voudrais vous parler maintenant, émane des agents eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Venons-en donc enfin à cette nouvelle vision !</p>
<p><strong>DES MILLIONS DE MONNAIES SUR LE WEB !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> C&#8217;est un processus monétaire révolutionnaire, comparable à ce qui s&#8217;est passé pour les médias. Revenez vingt ans en arrière, nous avions quelques dizaines de mass-médias, journaux, télés, radios, pour des dizaines de millions de citoyens. Ces médias étaient tous propriété d&#8217;États ou de grands groupes. En face, l&#8217;individu était isolé, démuni. Aujourd&#8217;hui, grâce à Internet, nous sommes des millions à avoir des blogs et des sites, qui diffusent toutes sortes d&#8217;informations, provenant de millions d&#8217;émetteurs. La source n&#8217;est plus extérieure à nous. Ce phénomène est en train de bouleverser les flux d&#8217;information, la gouvernance et donc la réalité du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La monnaie constitue la prochaine étape. Il n&#8217;y a plus aucune raison, ni économique, ni idéologique, ni technique, pour que la monnaie continue à émaner d&#8217;une source extérieure, prise dans une architecture centralisée et inégalitaire. Désormais, l&#8217;infrastructure technique, les connaissances, l&#8217;idéologie, tout est prêt pour que chacun puisse créer sa ou ses monnaies. Dans les années qui viennent, vous allez voir apparaître des millions de monnaies, comme vous avez aujourd&#8217;hui des millions de médias. Si je vous avais parlé de millions de médias il y a vingt ans, vous m&#8217;auriez ri au nez. En réalité, personne n&#8217;est relié à des millions de médias, chacun se relie plutôt aux vingt, dix, cinq ou trois médias dont il a besoin et qui lui correspondent. Pour la monnaie, nous allons assister à un phénomène similaire. Vous n&#8217;allez pas adhérer à des millions de monnaies, mais à quelques-unes, qui vous correspondront. Par exemple à la monnaie de votre quartier, avec laquelle vous allez pouvoir payer votre coiffeur, votre boulanger, votre épicier, etc. À l&#8217;autre extrême, admettons que vous soyez philatéliste spécialisé dans le papillon, vous allez adhérer à la communauté mondiale des collectionneurs de ces timbres-là, qui aura sa propre monnaie, le <em>Butterfly</em>, permettant de s&#8217;échanger des timbres sans passer par le dollar, l&#8217;euro ou le yen. Chacun va déterminer ses appartenances monétaires en fonction de ses besoins. Si vous vous apercevez que l&#8217;essentiel de vos achats provient de votre région, vous allez adhérer à une communauté monétaire régionale. Si vous voyagez beaucoup dans telle partie du monde, vous allez vous retrouver dans un réseau de gens comme vous, qui vont développer leur propre monnaie. Même votre immeuble peut avoir sa monnaie, pour acheter et vendre, par exemple du covoiturage, des cours particuliers, du baby-sitting, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces monnaies se créeront aussi facilement que se crée aujourd&#8217;hui un groupe de discussion sur le web. Au début tous les comptes sont à zéro et puis on commence les échanges et les comptes se mettent à bouger, en plus ou en moins&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Admettons que je m&#8217;installe au fond de la campagne, et que je veuille adhérer à une monnaie locale pour payer ma nourriture. Mon compte va très vite se trouver dans le rouge, car je n&#8217;aurai rien à offrir en échange dans cette région, n&#8217;étant hélas ni artisan, ni jardinier, ni cuisinier, ni infirmier, ni même enseignant &#8211; seule une grande ville sophistiquée peut éventuellement avoir besoin des services d&#8217;un journaliste, non ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Je poursuis ma description, vous allez voir comment tout cela se met en place. En allant du plus petit vers le plus grand, vous avez d&#8217;abord une monnaie de quartier utilisée par quelques dizaines de personnes ; puis une monnaie locale ou régionale comptant quelques centaines de milliers d&#8217;utilisateurs ; puis des monnaies nationales ou transnationales, qui auront des dizaines de millions, voire des centaines de millions de membres. Vous pouvez par exemple très bien imaginer une monnaie internationale <em>« Créatifs Culturels »</em>, dont les tenants garantiront : <em>« Tout ce qui circule chez nous est garanti durable, éthique, pacifique, clean, bio, etc. »</em> À l&#8217;intérieur d&#8217;un cercle d&#8217;une telle ampleur, s&#8217;établiront une éthique, une gouvernance, une fiscalité interne&#8230; et là, on aura besoin de journalistes, vous trouverez votre place.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Quelqu&#8217;un comme moi ne peut donc fonctionner qu&#8217;avec la monnaie d&#8217;un gros réseau mondial ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. : </strong>Même si c&#8217;était le cas, cela ne poserait pas de problème. Comme aujourd&#8217;hui, vous aurez des gens dont 80% des échanges continueront à se faire sur le plan local et qui n&#8217;utiliseront que des monnaies de la région. Mais même eux ont besoin de s&#8217;acheter, mettons, de l&#8217;essence, pour laquelle ils auront besoin d&#8217;une monnaie globale &#8211; cela représentera peut-être 10% ou 20% de leurs transactions. À l&#8217;inverse, d&#8217;autres fonctionneront majoritairement avec des monnaies internationales. Tout cela donnera toutes sortes d&#8217;échanges.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Concrètement, si j&#8217;arrive chez le boulanger, j&#8217;arrive avec quoi en poche : des pièces, des billets, un chéquier ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Une carte magnétique, vraisemblablement. De ce point de vue, la carte de crédit bancaire a bien préparé le travail. Aujourd&#8217;hui, il peut arriver que vous entriez dans un magasin qui ne prend pas votre type de carte de crédit. Vous choisissez alors un autre mode de paiement, ce n&#8217;est pas plus compliqué que ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Mais ce système ne représente-t-il pas une sorte de régression hyper compliquée, comme au temps où chaque seigneurie frappait sa propre monnaie et où les gens passaient leur temps à changer une monnaie contre une autre ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Internet aurait semblé horriblement compliqué si j&#8217;avais dû vous l&#8217;expliquer en théorie avant que ça n&#8217;existe. Nous allons vers un monde qui comportera des millions de monnaies et donc des millions de parités, et pourtant ça ne sera pas compliqué. L&#8217;immense différence avec l&#8217;époque que vous évoquez tient au fait que toutes ces <em>« open moneys »</em> (monnaies libres) seront créées par les gens eux-mêmes et non par les seigneurs locaux. Cela change tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Mais nous, Européens, qui sommes si contents d&#8217;avoir aujourd&#8217;hui le même euro, de Gibraltar à Varsovie, n&#8217;allons-nous pas juste à rebours de ce que vous dites ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Ça n&#8217;est pas contradictoire. En gros, il s&#8217;agit de laisser chaque écosystème exprimer spontanément ses besoins. Le projet <em>« Open Money »</em> consiste à dire : <em>« Voilà l&#8217;outil pour créer toutes les monnaies que vous voulez, avec les architectures, la gouvernance et les limites que vous voulez, indexée sur ce que vous voulez : des dollars, des heures, des kilowatts, rien&#8230; »</em> C&#8217;est donc un méta-système que nous sommes en train de mettre en place. De la même façon qu&#8217;ont été établis le protocole <em>http</em>, avec interface utilisateur, qui permet à des machines très différentes de communiquer les unes avec les autres sur le réseau mondial, et aussi le système <em>html</em>, qui permet à toute personne de faire du contenu et de le communiquer sur ce réseau (cf encadré ci-contre), nous sommes en train de créer un nouveau protocole, appelons-le provisoirement <em>htxx</em>, qui permettra à tout collectif de se créer sa ou ses monnaies.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Des experts monétaires partagent-ils votre point de vue ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Oui, par exemple <em>Bernard Lietaer</em>, co-fondateur de l&#8217;euro, ancien de la banque centrale européenne, qui s&#8217;explique dans son best-seller &laquo;&nbsp;<a href="http://www.transaction.net/money/book/" target="_blank">The future of money</a>&laquo;&nbsp;. Il vient de produire pour le <em>Club de Rome</em> un document faisant le lien entre ce qu&#8217;il appelle les <em>« monnaies complémentaires »</em> et la durabilité. C&#8217;est un réformiste, très politique. Selon lui, la monnaie principale est yang, masculine, compétitive, dynamique, et les <em>« monnaies complémentaires »</em> sont yin, féminines, servant quand on n&#8217;a pas besoin d&#8217;être en compétition, mais en collaboration, avec partage de savoir, développement durable, etc. Il pense qu&#8217;un bon dosage entre monnaies yin et yang nous permettra de naviguer à long terme. Je ne partage pas tout à fait son point de vue, même si c&#8217;est un ami que j&#8217;estime beaucoup.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Le prospectiviste <em>Mark Luyckx</em> nous disait récemment que plusieurs milliers d&#8217;entreprises belges fonctionnaient déjà en partie avec leur propre monnaie&#8230; Mais pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau protocole ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Il permettra à chacun de se créer des comptes, à partir desquels il pourra émettre et recevoir autant de monnaies qu&#8217;il voudra. Aujourd&#8217;hui, vous avez par exemple un compte email, que vous pouvez communiquer, pour participer à des groupes de discussion ou à des réseaux de toutes sortes. À partir de ce compte, vous émettez et recevez des emails. Eh bien, de la même façon, vous aurez un compte <em>CC</em> (community currency) qui vous permettra de vous connecter à n&#8217;importe quelle monnaie en quelques clics et de pouvoir émettre et recevoir de ces monnaies-là.</p>
<p><strong>UNE GOUVERNANCE ÉTHIQUE INTÉGRÉE DANS UN LOGICIEL</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Il y a une différence de taille entre l&#8217;information et la monnaie : par définition, la première est illimitée &#8211; si j&#8217;utilise une information, je n&#8217;en prive personne -, alors que la monnaie symbolise une richesse qui, quelle qu&#8217;elle soit, ne peut malheureusement pas se démultiplier ! Qu&#8217;est-ce qui va ancrer ces monnaies libres dans le réel matériel de la rareté ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Imaginez une partie de Monopoly où, à la place de la banque, chacun des joueurs achète et vend librement, avec des comptes, initialement égaux, qui montent et qui descendent en fonction des échanges. Les joueurs de ce collectif décident du type de produits ou de services échangés. Ils fixent aussi les limites du marché : jusqu&#8217;où peut-on descendre dans le débit et grimper dans le crédit ? Exemple simple pour faire comprendre, un groupe de personnes pratiquant le covoiturage peut décider de prendre comme règle de gouvernance que personne ne pourra descendre plus bas que -200 km, ni monter plus haut que +200 km. Si vous avez déjà donné 200 km, vous devez absolument vous faire covoiturer par les autres, tout ce que vous donnerez en plus ne sera pas comptabilisé. Inversement, si vous avez déjà pris 200 km, vous avez épuisé votre crédit et il vous faut covoiturer les autres si vous voulez continuer à fonctionner dans ce collectif. Autrement dit, un collectif peut décider que personne ne s&#8217;endettera ni ne s&#8217;enrichira au-delà d&#8217;un certain pourcentage de la masse monétaire globale de ce collectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Cas de figure plus élaboré, qui va forcément se retrouver dans les grandes monnaies libres : un système de <em>« réputation »</em>, comme sur e-bay. Imaginons par exemple que vous ayez cinq ans d&#8217;ancienneté dans tel système monétaire, avec 4.000 transactions, dont 99% tout à fait réussies, votre réputation sera très positive et votre ligne de crédit très large &#8211; vous pourrez même prétendre à un emprunt pour acheter votre maison. Si par contre vous avez été souvent dans le rouge, que plusieurs fois vous n&#8217;avez pas rempli vos engagements, votre marge de crédit sera plus étroite. Si vous vous comportez vraiment mal, vous allez même être repéré par tout le net et aucun groupe monétaire ne vous acceptera plus. Bien sûr, quand vous démarrez dans un nouveau réseau, vous avez une petite marge, qui s&#8217;élargira en fonction de votre plus ou moins bonne réputation. Tout cela est en fait de la gouvernance engrammée dans la technologie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> C&#8217;est automatique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Mieux que ça. Réfléchissez à l&#8217;essence même de cette technologie : en soi, c&#8217;est de la conscience embarquée, ou engrammée. Pensez aux premières heures de e-bay. Combien de gens ont dit, à l&#8217;époque : <em>« Ça ne marchera jamais ! On a déjà du mal à acheter la tondeuse du voisin, ou à la lui vendre par peur des chèques en bois, comment irais-je faire des enchères avec un type à l&#8217;autre bout du monde que je n&#8217;ai jamais vu ?! »</em> La réponse, c&#8217;est que vous n&#8217;avez pas à faire confiance à cet inconnu, mais à la technologie, non pas parce qu&#8217;elle serait <em>« automatique »</em>, mais parce qu&#8217;on y a engrammé une structure de gouvernance. L&#8217;accord tacite est intégré au mode opératoire. Les transactions en ligne sur la toile n&#8217;ont pas besoin d&#8217;une confiance explicite, le protocole mis en place règle ces problèmes-là.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;une des grandes erreurs de la plupart des économistes aujourd&#8217;hui, est de dire qu&#8217;il faut d&#8217;abord la confiance pour qu&#8217;une nouvelle monnaie soit possible. C&#8217;était vrai dans l&#8217;ancien paradigme, mais faux dans le nouveau. C&#8217;est ce qu&#8217;on voit aussi dans <em>Wikipédia</em>, dont on se moquait : <em>« Ça ne peut pas marcher ! »</em> Mais on a créé la gouvernance dans la technologie du <em>Wiki</em>. Eh bien, nous sommes en train de préparer la même chose pour la monnaie !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Une rumeur récente prétend que beaucoup d&#8217;articles de <em>Wikipédia</em> sont manipulées par les multinationales, les maffias, les services secrets, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Soyons pratique : tout système se jauge à sa résilience, c&#8217;est-à-dire à sa capacité d&#8217;embrasser les forces en présence. <em>Wikipédia</em> peut-il continuer, malgré la pathologie humaine ? Jusqu&#8217;à preuve du contraire, la réponse est oui. Bien sûr que les lobbies, les grandes entreprises, les États, sans compter certains groupes extrémistes, tentent d&#8217;influencer certaines informations stratégiques. Malgré cela, <em>Wikipédia</em> est déjà la plus grande encyclopédie du monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Jusqu&#8217;à présent, la plupart des expériences de <em>« monnaie locale »</em> réussies &#8211; dans les années 30 à Wörgel (Autriche), les années 50 à Lignières-en-Berry, les années 90 à Buenos Aires &#8211; ont été finalement stoppées par l&#8217;État, jaloux de son supposé monopole monétaire. Vous pensez que les <em>« monnaies libres »</em> pourront tranquillement se développer sur le web, sans que les États ne les sabotent ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Ça embête surtout les puissances financières qui contrôlent les États. Cela dit, toute grande innovation s&#8217;installe en deux temps : un premier temps d&#8217;activisme social, souvent idéologique, qui crée un contexte, où se coulent, dans un second temps, des inventions beaucoup plus pragmatiques. Celles-ci sont forcément confrontées à l&#8217;ancien ordre établi, menacé dans sa survie. C&#8217;est valable à toutes les époques. Au Moyen-âge, vous avez des gens qui disent : <em>« Il faut traduire la Bible pour que tout le monde puisse la lire. »</em> Cette idée révolutionnaire révulse l&#8217;Église, qui voit le monde s&#8217;effondrer et s&#8217;abrite derrière le fait que c&#8217;est techniquement impossible. Mais voilà que <em>Güttenberg</em> résout la question en inventant l&#8217;imprimerie, qui va métamorphoser la culture et fonder une nouvelle civilisation ! La même chose est en train de se passer aujourd&#8217;hui avec la monnaie. La première phase est accomplie, le contexte est là, creusé par toutes sortes d&#8217;expériences, dans une situation de crise économique larvée. L&#8217;étape suivante ? D&#8217;un côté, les activistes sociaux des forums alter-mondialistes réclament que l&#8217;on passe par la voie politique, en légiférant, interdisant, fiscalisant, bref en utilisant le système présent. De l&#8217;autre côté, vous avez les inventeurs, parmi lesquels je situe notre petit groupe. Nous ne sommes pas dans une logique de combat, même si nous voyons bien les défauts du système. Nous sommes juste en train d&#8217;inventer le système suivant !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Qui appartient à votre groupe ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Une dizaine de personnes, dont <em>Eric Harrys Brown</em>, <em>Ernie Jacob</em> ou le fameux <em>Michael Lynton</em>, l&#8217;inventeur des <em>Lets</em> qui, en vingt-cinq ans, a vraiment connu la traversée du désert du visionnaire. Aujourd&#8217;hui, nous avons quasiment achevé, l&#8217;architecture du protocole &#8211; c&#8217;est le plus complexe -, la gouvernance, les modèles économiques sous-jacents, la stratégie de lancement, puis de déploiement&#8230; mon propre rôle a été de diffuser la nouvelle. De plus en plus de gens dans le monde veulent en être ! Prochaine étape, début février 2008, nous nous réunissons une semaine au Mexique, pour mettre quelques dizaines de personnes au diapason, puis nous répartir en groupes de travail sur les modèles économiques, ou les vecteurs de diffusion, ou encore la levée de fonds&#8230; car ce qui nous sépare désormais du lancement, ce sont les quelques millions de vieux dollars ou d&#8217;euros nécessaires aux deux années de travail à plein temps qui le précéderont &#8211; il s&#8217;agira forcément de fonds éthiques, reposant sur une stratégie à long terme, et je n&#8217;hésite pas à dire : sur une vision spirituelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> De quelle façon ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> La réponse est multiple. Toutes les grandes inventions humaines, depuis la maîtrise du feu ou de la roue, ont contribué à l&#8217;évolution spirituelle de l&#8217;humanité. Quand un rêve réussit à s&#8217;incarner dans la matière, la conscience se déploie. Il y a plus de conscience dans un monde qui contient des livres que dans un monde qui n&#8217;en contient pas. Mais ça va plus profond. Des êtres qui auraient toujours vécu en prison, se verraient eux-mêmes comme naturellement limités. Transposés dans une nature fleurie, quelque chose se déploie en eux. La vie moderne actuelle rogne une grande partie de notre éventail de possibilités. Tout ce qui n&#8217;est pas monnayable a du mal à prouver sa valeur. Connaissez-vous le <em>« Wealth Aknowlegment System »</em> (<em>WAS</em>) ou <em>« système de reconnaissance de la richesse »</em> ? C&#8217;est une façon d&#8217;interroger la personne sur sa richesse intrinsèque, son identité profonde, son âme. Le système monétaire actuel permet des échanges globaux, entre humains qui ne se connaissent pas, mais seulement pour une toute petite partie de leurs vraies richesses. Que deviennent les autres richesses ? Une partie d&#8217;entre elles n&#8217;a pas besoin d&#8217;être comptabilisée, ne concernant que la sphère intime. La plupart des autres sont niées, ou dégradées. Alors que dans des systèmes d&#8217;échanges différents, comme ceux que permettront les monnaies libres, tout un pan de la richesse, donc de la conscience humaine pourra se révéler. Mais pour vraiment vous parler du <em>WAS</em>, il faudra que vous reveniez nous voir. C&#8217;est l&#8217;autre moitié de notre programme.</p>
<p><strong>Les protocoles qui ont fondé le web</strong></p>
<p><strong>http :</strong> <em>Le Hypertext Transfer Protocol, littéralement « protocole de transfert hypertexte », est un langage informatique de communication client-serveur, développé pour le World Wide Web. Les clients HTTP les plus connus sont les navigateurs Web permettant à un utilisateur d&#8217;accéder à un serveur contenant les données. Il existe aussi des systèmes pour récupérer automatiquement le contenu d&#8217;un site, tels que les aspirateurs de site ou les robots d&#8217;indexation.</em></p>
<p><strong>html :</strong> <em>Le Hypertext Markup Language, est un langage informatique de balisage conçu pour écrire les pages Web, et notamment pour créer de l&#8217;hypertexte, d&#8217;où son nom. HTML permet aussi de structurer sémantiquement et de mettre en page le contenu des pages, d&#8217;inclure des ressources multimédias dont des images, des formulaires de saisie, et des applets. Il permet de créer des documents interopérables avec des équipements très variés et de soutenir l&#8217;accessibilité du Web.</em></p>
<p><strong>Htcc :</strong> <em>Verrons-nous apparaître bientôt un Hypertext Current Currency, ou protocole permettant la circulation de monnaies libres ? That&#8217;s a good question.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1366" target="_blank">NouvellesClés.com</a>)</em></p>
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		<title>Un annuaire gratuit de terres</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 15:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AnciensUtilisateurs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation Biologique]]></category>
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		<description><![CDATA[À l&#8217;heure où, peut-être, certaines  personnes se demanderaient où se diriger pour trouver une alimentation plus saine, et qui soit proche de leur domicile, le nouveau site stop-caddy.org a été mis en place pour répondre à ce besoin d&#8217;information. Celui-ci a été conçu sous forme d&#8217;annuaire gratuit, depuis lequel il est possible de localiser des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/jardin-terre.jpg" target="_blank"><img class="size-full wp-image-906 alignright" title="Jardin Terre" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/jardin-terre.jpg" alt="Jardin Terre" width="360" height="211" /></a><strong>À l&#8217;heure où, peut-être, certaines  personnes se demanderaient où se diriger pour trouver une alimentation plus saine, et qui soit proche de leur domicile, le nouveau site <big><a href="http://www.stop-caddy.org" target="_blank">stop-caddy.org</a></big> a été mis en place pour répondre à ce besoin d&#8217;information. Celui-ci a été conçu sous forme d&#8217;annuaire gratuit, depuis lequel il est possible de localiser des fermes commerciales (principalement), vendant par exemple directement leurs productions aux particuliers. Également, il est possible de <a href="http://www.stop-caddy.org/site/account.php?action=contactAdmin" target="_blank">référencer</a> (en tant que propriétaire) ou de <a href="http://www.stop-caddy.org/site/location.php" target="_blank">localiser</a> (en tant que demandeur) une terre à cultiver, cette fois-ci pour s&#8217;alimenter sans bourse délier (notez que la fonction de localisation est la même utilisée pour les fermes commerciales).</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle à ce but premier, le site propose également une solution de base à la crise économique en cours d&#8217;amorçage. De base, parce qu&#8217;il ne prétend bien sûr pas solutionner les problèmes divers et variés que subit la planète et ses habitants. Néanmoins, pour les personnes qui souhaitent vivre simplement, et de façon plutôt détachée à cette mode du &laquo;&nbsp;matérialisme ambiant&nbsp;&raquo;; le site devrait pouvoir intéresser davantage. Le principe, en résumé, consiste d&#8217;une part à gérer les échanges de tout types de services (dont la valeur d&#8217;échange n&#8217;est plus l&#8217;argent, mais la notion du temps), et d&#8217;autre part à permettre de faire cultiver une terre; par le biais de ce référencement non-commercial cité juste avant.<span id="more-884"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Si des internautes souhaitent en savoir plus, je les invite tout d&#8217;abord à lire la page explicative du site (celle-ci est simple et courte, car il n&#8217;en faut pas plus), ensuite je suis ouvert pour répondre à toute question ici en commentaires.</p>
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