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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; domination</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Déclassification</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 19:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Declassification (7:22) Auteur : Directe Killer, album : Kidas]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/declassification/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p><strong>Declassification (7:22)</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.myspace.com/directkiller"><img class="aligncenter size-full wp-image-5482" title="Kidas" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/Kidas.jpg" alt="Kidas" width="170" height="164" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Auteur : <strong>Directe Killer</strong>, album : <strong>Kidas<br />
 </strong></p>
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		<title>Les bulles et l&#8217;énergie conditionnée</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 07:19:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Celui qui a su désigner l&#8217;échec respiratoire de l&#8217;économie par l&#8217;image d&#8217;une « bulle qui éclate » a eu une riche idée. Les systèmes complexes sont définis par le fait qu&#8217;entre l&#8217;input et l&#8217;output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><strong>Celui qui a su désigner l&#8217;échec respiratoire de l&#8217;économie par l&#8217;image d&#8217;une « bulle qui éclate » a eu une riche idée.</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-5281" title="auto-destruction" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/auto-destruction.jpg" alt="auto-destruction" width="350" height="263" />Les systèmes complexes sont définis par le fait qu&#8217;entre l&#8217;input et l&#8217;output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le résultat n&#8217;est pas directement prévisible. Non seulement ce lien n&#8217;est pas direct, mais aussi en raison des conditions multiples une même cause peut avoir différents effets selon le moment choisi.<br />
 De là on peut dire qu&#8217;un système « juste » dans l&#8217;idéal est celui dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut d&#8217;abord saisir les règles morales et éthiques puis les appliquer convenablement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La technologie naturelle des réflexes consiste à détecter de façon approximative mais en tendant vers l&#8217;amélioration la ou les causes qu&#8217;il faut provoquer pour obtenir les effets désirés. Ce mécanisme est complètement indépendant des facteurs moraux ou éthiques.</p>
<p>Quand on vit au sein d&#8217;un système complexe telle que l&#8217;est l&#8217;économie d&#8217;aujourd&#8217;hui, le summum de l&#8217;intelligence pour se dépatouiller consiste à saisir ce qu&#8217;il faut faire pour amasser le plus d&#8217;argent afin de se trouver en sécurité. D&#8217;ailleurs mêmes les pauvres félicitent les riches en les croyant supérieurement intelligents, là où en fait ils ne le seraient que s&#8217;ils ne faisaient pas abstraction de l&#8217;éthique.</p>
<p>D&#8217;ailleurs c&#8217;est dommage que le terme de sécurité ne soit pas compris plus généralement dans ce sens, car la principale cause d&#8217;insécurité dans le monde est précisément l&#8217;injustice d&#8217;un système dont les inputs sont trop loin de la morale si on veut obtenir en retour un résultat positif en sortie de chaîne des cause-conséquences.</p>
<p>Dans la vie il y a deux sortes de personnes (gag), ceux qui sont trop honnêtes et restent pauvres et celles qui tiennent absolument à exercer leur intelligence au service de leur sécurité, en considérant que le bien obtenu confère un caractère moral à leurs actes.</p>
<p>Ceux qui veulent faire du fric savent très bien comment s&#8217;y prendre, tandis que la plupart de la masse des gens, bien qu&#8217;ils en auraient envie, se trouvent à chaque fois bloqués par un excès de contraintes morales, comme par exemple faire en priorité un métier plaisant. Si on pollue, on contamine, si on est insouciant et dégénéré, on a bien plus de chance de se trouver « en sécurité » au sein du système injuste. C&#8217;est cela qui fait son injustice.<span id="more-5280"></span></p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Les attentats du 11/9 aux états-unis ont traumatisé et définitivement lésé ce pays. Qu&#8217;il ait été déclenché de l&#8217;intérieur ou de l&#8217;extérieur, qui est la question sur laquelle tout le monde s&#8217;interroge, importe peu en fait, car finalement ce qui compte le plus est la chaîne des conséquences qui a été déclenchée : dans le monde entier tous les pays auto-proclamés démocratiques se sont sentis en insécurité, et ont renforcé leur tendance vers la dictature en prévision d&#8217;éventuels accidents de e genre, tels des traumatisés qui bondissent au moindre claquement de porte (ce qui constitue un ressort puissant auquel peuvent se fier ceux qui cogitent des actes réellement immoraux).</p>
<p>Le traumatisme vient de ce que la vérité sur la cause première n&#8217;ait jamais été élucidée. Tant qu&#8217;on ne connaîtra pas la raison ou ce qui était voulu, on restera dans un sentiment de lésion et de douleur.<br />
 Normalement le pragmatisme consiste à ne retenir que l&#8217;existant pour définir les buts recherchés, en partant du principe que la mise en oeuvre était soigneusement étudiée afin que les effets désirés soient ceux qui ont été effectivement obtenus.</p>
<p>Mais même ceux-là sont encore flous, on tend à penser en terme de nouvel ordre mondial, de dictature mondiale, de diminution de la population mondiale dans le but de sauver le système injuste, comme le faisceau de présomptions le plus probable, vue le genre d&#8217;intelligence qu&#8217;on est en droit d&#8217;attendre en général de la part des dirigeants. C&#8217;est une intelligence uniquement fondée sur les réflexes conditionnés par la pratique au sein du système injuste, c&#8217;est juste qu&#8217;ils savent « comment faire » (du fric), indépendamment de toutes les autres questions. Ils sont obligés de suivre des formations dans des grandes écoles, pour savoir « comment faire ». (Cela est sensé prédire le genre d&#8217;absurdité d&#8217;un monde où le « comment faire » n&#8217;est pas accessible à l&#8217;être doué de sa seule raison.)</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans une vision matinale j&#8217;ai vu une bulle jaillir. Si-si ! Je me demandais comment le savon allait se coller de façon à boucher le trou venant de la paille qui la gonfle. En fait c&#8217;est en tirant dessus, ça crée un tunnel qui avec le mouvement peut s&#8217;écraser et se coller, après quoi la bulle est complètement indépendante de l&#8217;environnement extérieur et se stabilise. J&#8217;avais la vision de cette bulle en train de se stabiliser quand je me suis dit qu&#8217;une fois hermétique, la quantité d&#8217;air à l&#8217;intérieur de la bulle était fixée, et la pression fluctuante.</p>
<p>Cette fluctuation de pression d&#8217;une quantité d&#8217;air fixe répond à une loi algorithmique que j&#8217;ai découverte en 2004, qui est l&#8217;algorithme du nombre Phi, qui permet d&#8217;obtenir ce nombre irrationnel à partir d&#8217;un calcul rationnel, au moyen d&#8217;un va-et-vient mécanique allant toujours en diminuant, que l&#8217;ordinateur calcule une une fraction de secondes.<br />
 Ceci est l&#8217;image de l&#8217;homéostasie, dans tout système une homéostasie a lieu et l&#8217;ensemble des objets qui concourent à un système répond le plus prioritairement à ce besoin qu&#8217;a le système global de trouver un équilibre.</p>
<p>Par exemple, voici un système injuste qui produit l&#8217;effet qu&#8217;en son sein, c&#8217;est l&#8217;immoralité qui permet d&#8217;obtenir un « output » favorable, c&#8217;est à dire que c&#8217;est l&#8217;injustice qui permet d&#8217;en sortir gagnant, j&#8217;ai nommé « le Poker » !<br />
 Dans ce jeu « jouer admirablement intelligemment » consiste à bluffer ses adversaires de la façon la plus efficace et invisible possible. Si, par éthique, on ne bluffe jamais, même en sachant très bien deviner les cartes des autres joueurs, alors sa mise de départ ne fait jamais que diminuer très progressivement mais sûrement vers la faillite complète. Car même quand on a les cartes gagnantes en main, et surtout à ce moment-là, il y a toujours un joueur pour prétendre avoir de meilleures cartes, ce à quoi on est tenté de ne pas céder (par envie de faire justice !). Mais ce bluffe étant systématique, il arrive aussi souvent qu&#8217;il n&#8217;en soit pas un. Le meilleur joueur au poker, peut prendre la « parole » au nom de tout le groupe à la vue d&#8217;un tirage, pour dire par exemple « ce tirage est pourri, je ne mise pas beaucoup ». Tout le monde étant d&#8217;accord, tout le monde mise autant, de façon à ce que les bonnes et les mauvaises cartes soient impossibles à détecter. A ce moment-là c&#8217;est une pensée de groupe qui agit, et celui qui a prit la parole a donné le ton. Mais intervient le bluffeur, qui dit « non pour moi ce tirage est merveilleux, je mise tout ! ». Alors celui qui a prit la parole peut soit révéler qu&#8217;en fait il a voulu bluffer tout le monde, soit se coucher et perdre sa mise, en pensant que le bluffeur en face a réellement un bon jeu. Après quoi les autres joueurs se couchent ou résistent selon leur jeu. Au poker si on agit de façon éthique et crédule, on perd. Et bien évidemment quand un joueur fait « tapis » à tous les coups, on se doute qu&#8217;il bluffe de façon arrogante, on voit qu&#8217;il casse toute la pensée de groupe, et le pire dans tout ça c&#8217;est qu&#8217;il remporte soit les mises de départ, soit la mise totale, bref qu&#8217;il gagne le plus souvent. En finale une fois un joueur a fait « tapis » dès le départ sans même regarder ses cartes. Les autres joueurs, stupéfaits, se sont trouvés dans une situation de combat contre l&#8217;immoralité, dans lequel ils ont d&#8217;autant plus de chances de perdre qu&#8217;ils sont nombreux à lutter.</p>
<p>C&#8217;est très pratique d&#8217;étudier le poker comme un système complexe dont la résultante dépend de facteurs sur lesquels nul n&#8217;a aucun contrôle (puisqu&#8217;en l&#8217;occurrence c&#8217;est le hasard qui décide).<br />
 Dans un vrai système complexe, les lois sont si nombreuses et contradictoires que le résultat est lui aussi très proche du hasard. <br />
 D&#8217;ailleurs c&#8217;est vraiment « par hasard » que les riches sont riches, les pauvres sont pauvres, et que les puissants et les faibles sont à la place qui est « la leur » (ce qui ne serait pas le cas dans un système compassionnel).<br />
 Et comme au poker, qui consiste à se débattre au sein d&#8217;un système injuste, plus on est puissant (en terme de richesse) plus on a de chances de provoquer la faillite des autres joueurs.<br />
 En fait toute la victoire se joue sur la pression psychologique qu&#8217;on peut exercer sur les autres, tels de cyniques sadiques.<br />
 Et si tous les joueurs s&#8217;entendent super bien, et cherchent une pureté dans le jeu est restant pragmatiques et malins, sans qu&#8217;un d&#8217;entre eux ne fasse d&#8217;interférences en se montrant arrogant, alors on observe que les gains de chaque joueurs s&#8217;équilibrent de plus en plus.</p>
<p>Au sein d&#8217;un système injuste, c&#8217;est l&#8217;injustice qui permet de s&#8217;en sortir ; c&#8217;est d&#8217;ailleurs ainsi qu&#8217;on définit la réalité de cette injustice.</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Le système économique global est une bulle, dans laquelle on insuffle de l&#8217;air pour faire monter la pression. Au sein de ce système il y a de multiples sous-bulles qui font des échanges d&#8217;air et font varier leur pression mutuelle. Normalement ces échanges devraient se faire au sein d&#8217;un système clos dans lequel seuls les échanges occasionnent les variation de pression, de façon à ce que la quantité d&#8217;air globale soit constante et que seule la pression soit fluctuante.<br />
 Dans ce cas, c&#8217;est un système régit par l&#8217;or, qui est une quantité limitée à laquelle on affecte une valeur variable. Si il y a 1000 d&#8217;or en tout dans le monde, alors la valeur de toute chose doit s&#8217;accommoder des valeurs de toutes les autres choses pour trouver un équilibre.<br />
 Ce système semble plus saint que le système on on injecte constamment de l&#8217;argent et où la valeur de toutes les choses, du coup, ne fait qu&#8217;augmenter, sans jamais vraiment pouvoir prendre ses repères, de sorte que certaines bulles se mettent à gonfler de façon disproportionnée à la réalité des équilibres dont elle est la résultante. Le jour où on s&#8217;en rend compte cette bulle crève et l&#8217;air qu&#8217;il y a à l&#8217;intérieur est réinjectée aux bulles connectées à la première.</p>
<p>Mais ce système à quantité d&#8217;air globale fixe n&#8217;est qu&#8217;une image symbolique de la réalité qui doit être produite par un système juste. En réalité on doit se moquer, et être libres de faire varier la quantité globale, de façon à ce qu&#8217;elle s&#8217;auto-régule librement d&#8217;elle-même.<br />
 Ce qui compte le plus est le principe selon lequel la valeur de toutes choses ne s&#8217;étalonne qu&#8217;en raison de la valeur de toutes les autres choses. <br />
 Au sein d&#8217;un système « moins injuste » (on va dire) on aura prit soin d&#8217;établir des rapports entre les valeurs, de sorte à donner des grandes lignes qui ne doivent pas être franchies. Ce doivent êtres des lois proportionnelles et grossières, du type « l&#8217;énergie ne doit pas dépasser 5% des dépenses globales », « l&#8217;alimentation doit être suffisante partout et pour tous », « un produit manufacturé ne doit pas être plus de dix fois plus cher que le produit brut », etc&#8230;</p>
<p>En fait c&#8217;est un algorithme en temps réel qui doit dire, en partant d&#8217;un point fixe tel que « une baguette de pain = 1 », comment doivent s&#8217;étalonner tous les autres prix autour de ce premier repère imposé comme règle. Ainsi les coûts constitutifs de « la baguette de pain » doivent être inférieurs au prix « 1 », et les autres prix doivent s&#8217;apparenter à cette première valeur fixe, pour dire par exemple « un pain au chocolat = 1 aussi ; sachant qu&#8217;il ne peut décemment valoir « 2 ».<br />
 Ceci serait une première règle abstraite pour que les prix soient conditionnés les uns par rapport aux autres, de façon globale dans tout le système financier mondial. Un algorithme devra remplir cette tâche, et produire un prix en temps-réel, à l&#8217;instant de l&#8217;acqusition de toute marchandise.<br />
 Je ne sais pas si le lecteur suppose toute la mécanique qu&#8217;il doit y avoir derrière pour permettre ce résultat d&#8217;une confortable facilité et sécurité. Mais il est urgent et vital de se mettre en quête du système qui produit ce résultat.</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">En fait, quand un événement est sur le point de se produire, ça consiste en une énergie qui s&#8217;est condensée dans un accumulateur et qui y est restée bloquée. C&#8217;est un peu à l&#8217;image des traumatisme, il s&#8217;agit d&#8217;une énergie disponible qui n&#8217;a pas été dépensée et ne peu l&#8217;être qu&#8217;en présence d&#8217;une raison. Parfois (même souvent) au sein d&#8217;un système de haute densité énergétique, le moindre événement peut devenir le catalyseur de toute une somme d&#8217;événements qui étaient prêts à bondir.<br />
 C&#8217;est le cas dans les couples dysharmonieux qui sautent sur la moindre occasion pour s&#8217;étrangler mutuellement, c&#8217;est le cas dans les hémicycles de politiciens où, sous l&#8217;apparence d&#8217;une paisible raison un argument déclenche le feu aux poudres comme pour dire « ç&#8217;en est trop ! », et comme c&#8217;est le cas quand une bulle économique (engluée dans une illusion) prend soudain contact avec la réalité.</p>
<p>C&#8217;est pour cela que les vrais bon économistes disent que finalement, le système économique global en entier est une bulle sur le point d&#8217;éclater. Il ne s&#8217;agit pas de s&#8217;attaquer aux sous-bulles et de transférer les quantité d&#8217;air d&#8217;un point à un autres, même la sphère des ultra-riches de ce monde (qui connaît une inflation fulgurante, faut-il préciser) constitue une bulle dont l&#8217;éclatement va leur faire très mal, le jour où par exemple on considérera que l&#8217;or dans lequel ils se retranchent « par sécurité » n&#8217;est d&#8217;aucune valeur pour le système humain. Cela est largement prévisible.</p>
<p><strong>Les mécanismes de la nature, qui sont très certainement homéostasiques, permettent de laisser l&#8217;espoir qu&#8217;à un moment tout système injuste s&#8217;auto-détruise par sa propre faute, en libérant une grande quantité d&#8217;énergie condensée (opprimée) aussitôt qu&#8217;elle aura trouvé un moyen de se coordonner, et donc « une raison ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">8119</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://w41k.info/?read=28308">http://w41k.info/?read=28308</a>)</em></p>
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		<title>Les blessures du dollar se rouvrent</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par W Joseph Stroupe « Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par W Joseph Stroupe</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours sur les Etats-Unis – en dépit du rallye boursier en cours à Wall Street et des espoirs croissants que le pire est à présent derrière nous.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5265" title="crise-du-dollar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/crise-du-dollar.jpg" alt="crise-du-dollar" width="350" height="261" />La FED désirait que l’aversion hystérique des investisseurs mondiaux pour le risque n’existât pas, laquelle aversion atteignit son point culminant à l’automne 2008, lorsque les grandes banques de Wall Street s’effondrèrent en envoyant des secousses sismiques sur toute la planète. Après tout, la position des responsables de la FED est que cette crise a été essentiellement déclenchée par des investisseurs en proie à la panique, lesquels ont artificiellement entraîné la valeur des actifs financiers innovateurs de l’Amérique bien en dessous de leur valeur réelle, jetant injustement le discrédit sur des quantités massives de tels actifs, en les étiquetant de « toxiques » !</p>
<p style="text-align: justify;">La FED a cru pouvoir insuffler une nouvelle vie à ces actifs et à l’économie américaine basée sur la bulle des actifs, en ouvrant à nouveau les vannes du crédit et en remplaçant la peur des investisseurs par la confiance – ce qui se traduit inévitablement par un plus gros appétit pour le risque. Un certain appétit pour le risque est à présent de retour. Mais le problème est que le dollar américain n’en tire pas bénéfice. A la place, ses blessures ne font que se rouvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir du 2 juin dernier, le dollar a atteint son nouveau nadir de 2009 contre presque toutes les devises majeures, lâchant, rien que ce jour-là, un gros pour-cent contre l’euro, faisant complètement fi de la déclaration du Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, lors de sa visite en Chine, selon laquelle les Etats-Unis privilégient un dollar fort. Le 27 mai, la courbe du rendement des Bons du Trésor a grimpé vers un nouveau sommet, alors que la différence entre les bons à deux ans et ceux à dix ans a atteint 2,75%, frôlant même les 2,78% le 2 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs mondiaux, aussi bien privés que publics (les banques centrales), expriment plus fort que jamais leurs craintes croissantes d’être exposés au dollar au-delà du court terme. Ils font également part de l’effondrement de leur confiance en cette devise, en tant que réserve sûre, au-delà du court-terme.<span id="more-5261"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Faisons un bref retour en arrière et regardons cette crise mondiale avec recul. Lorsque la bulle immobilière américaine a commencé à éclater en 2006, des actifs financiers innovateurs intrinsèquement risqués, adossés à du papier hypothécaire, ont fini par être présentés pour ce qu’ils étaient réellement (des actifs « toxiques ») et, à la fin juillet 2007, la crise des subprime désormais célèbre est apparue.</p>
<p style="text-align: justify;">La contagion de toxicité s’est répandue pour infecter pratiquement tous les actifs innovateurs de ce genre, effaçant des quantités phénoménales de richesse et plongeant les banques et autres institutions financières étasuniennes dans la crise et la ruine. Les dégâts et la destruction se sont propagés à l’économie réelle, tandis qu’un grippage sévère et persistant a pratiquement fermé le robinet du crédit à tous les niveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette tempête grossissante, les investisseurs mondiaux paniqués et qui ont horreur du risque se sont débarrassés de ces actifs et de leurs investissements sur les marchés émergents considérés à risque, et ils se sont massivement réfugiés auprès du dollar, le faisant ainsi monter. La FED et les autres banques centrales ont commencé à dépenser des trillons [un trillon = mille milliards] de dollars dans le but de stabiliser le système financier en train de vaciller et de rétablir la confiance qui s’était complètement effondrée. Toutes ces interventions (qui se poursuivent encore aujourd’hui) ont à peine réussi à sauver d’un krach total le système financier mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui ne présage rien de bon, les investisseurs mondiaux, bien qu’ils eussent salué le dollar comme monnaie refuge pendant la tempête, se sont rués sur les actifs à court-terme, dédaignant visiblement l’ensemble des actifs à plus long terme libellés en dollar. Ce fait constituait une preuve accablante que la perte bien connue d’attraction stratégique mondiale du dollar en tant que valeur refuge n’avait en aucune manière été résolue. Au contraire, elle est ignorée pour l’instant.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Des blessures qui se rouvrent</h3>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, tandis que l’aversion au risque s’estompe et que l’appétit pour le risque revient, les investisseurs mondiaux réalisent qu’ils ont vendu un peu vite leurs actifs et leurs investissements non libellés en dollars sur les marchés émergents lorsque la crise s’est intensifiée l’année dernière. Les marchés émergents sont largement considérés comme étant ceux qui sortiront en premier de la crise et les actifs sur ces marchés sont à des prix des attrayants. Par conséquent, les investisseurs vendent maintenant leurs dollars pour racheter ces actifs considérés comme étant de meilleurs refuges que le dollar face au retour inévitable de l’inflation de dollars au-delà du court-terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait monter le rendement sur une multitude d’actifs financiers libellés en dollars, tels que les Bons du Trésor et les bons hypothécaires, et renvoie le dollar vers les plus bas de 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Les indices des marchés émergents et les matières premières montent en flèche tandis que les ressources des investisseurs y affluent à nouveau. La dépense excessive de l’Amérique et ses déficits qui atteignent des sommets, la politique monétaire débridée dans cette crise et l’effondrement de la confiance en la FED qui sera réellement incapable de supprimer une telle politique et l’excès de liquidités lorsque cela sera requis, provoquent l’enracinement profond dans l’esprit des investisseurs qu’une inflation de dollars est à prévoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La perception irrésistible des investisseurs mondiaux, que la FED, le Trésor et l’Administration sont en train de perdre le contrôle de la situation fiscale aux Etats-Unis et que l’inflation (plus probablement l’hyper-inflation) devient visiblement inévitable, menace d’infliger des dégâts irréversibles aux finances étasuniennes et au dollar lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Angela Merkel, la chancelière d’Allemagne, a lancé le 2 juin une mise en garde sévère sur ces positions, une mise en garde remarquable pour sa totale honnêteté et sa violation sans précédent de la règle cardinale de la politique allemande, selon laquelle les politiciens allemands ne commentent jamais la politique monétaire de cette banque centrale. Le fait qu’elle ait rompu cette règle indique que Berlin se sent extrêmement préoccupé par la dangereuse et risquée politique monétaire hyper-inflationniste prise dans cette crise. La Chancelière Merkel a lancé son attaque contre la Réserve Fédérale des Etats-Unis, la Banque d’Angleterre et la Banque Centrale Européenne. Voici ce qu’elle a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ce que les autres banques centrales ont fait doit cesser maintenant. Je suis très sceptique à propos de la portée des actions de la FED et sur la façon dont la Banque d’Angleterre a tracé sa propre ligne en Europe.</p>
<p>Même la Banque Centrale Européenne, d’une certaine manière, a cédé à la pression internationale avec son achat d’obligations sécurisées. Nous devons revenir à une politique monétaire indépendante et sensée, autrement, dans dix ans, nous retournerons là où nous en sommes aujourd’hui.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le 3 juin, le président de la FED en personne, Ben Bernanke, a lancé une mise en garde en disant que les déficits à long-terme menacent la stabilité financière même des Etats-Unis. Il a ajouté :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ces dernières semaines, le rendement des bons du trésor à long-terme et des crédits hypothécaires à taux fixes ont augmenté […] Ces augmentations semblent refléter les inquiétudes vis-à-vis des déficits fédéraux importants …</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, il a quelque peu minimisé le rôle de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la dépense américaine, cherchant à attribuer l’envolée record des rendements à d’autres facteurs. Il semble que les responsables de la FED ne veulent pas voir la vérité crue et entière sur le fait que les investisseurs mondiaux sont en train de perdre très vite confiance dans la situation fiscale américaine et dans le dollar.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une veine similaire, Richard Fisher, le président de la Banque de la Réserve Fédérale de Dallas, a lancé une mise en garde le 23 mai contre la monétisation de la dette américaine au moyen de l’achat de bons du Trésor, d’instruments financiers et autres actifs par la FED. Il a prévenu que cette politique risquée rend les investisseurs mondiaux de plus en plus nerveux. De plus, il a prévenu que le défi de la FED consiste à rassurer les marchés sur le fait que la FED ne se rend pas elle-même « la servante » de l’extrême prodigalité fiscale, presque comme si la promesse était suffisante en elle-même. Il a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Je pense que l’astuce ici est d’assister le fonctionnement des marchés privés sans signaler d’aucune façon ou d’aucune forme que la Réserve Fédérale prendra part à la monétisation de la largesse fiscale, des déficits et du programme de relance.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais les investisseurs tirent exactement cette conclusion alors qu’ils jugent la FED, non pas sur ses propos rassurants, mais plutôt sur sa politique et ses actions plus que jamais risquées. Et avec de nouvelles quantités colossales de Bons du Trésor qui inondent le marché, alors que le Trésor émet des trillons de dollars de nouvelle dette rien que pour cette année fiscale, les investisseurs, avant d’acheter ces actifs, exigent des prix plus bas et des rendements plus élevés sur ces titres.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon toute probabilité, la FED devra accroître de façon significative ses propres achats de Bons du Trésor à plus long-terme dans un effort visant à empêcher l’envolée des rendements d’échapper à tout contrôle et d’effacer totalement ses efforts à maintenir une politique monétaire hyper-débridée. Mais une telle manœuvre de dépréciation du dollar (l’émission de quantités encore plus énormes de dollars) ne fera que convaincre un peu plus les investisseurs que l’hyper-inflation est inévitable et, ce faisant, réduira encore plus l’attrait actuel pour le dollar, le tirant immédiatement plus bas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble certain que la FED ne le comprend pas : ses responsables semblent penser, sans aucun doute, qu’ils peuvent rassurer les investisseurs mondiaux, simplement en réitérant les assurances citées ci-dessus, mais sans changer véritablement et sérieusement de direction. Ils n’écoutent absolument pas la sagesse de la mise en garde d’Angela Merkel et de ceux qui pensent comme elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est de savoir si les banques centrales qui détiennent déjà beaucoup de dollars, à l’instar de la banque centrale chinoise, accroîtront de façon spectaculaire leur exposition au dollar risqué dans un effort d’enrayer son déclin, afin d’empêcher l’érosion de leurs avoirs actuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant en considération le niveau record d’angoisse à propos de leur exposition déjà importante au dollar, il semble hautement improbable qu’ils accroîtront maintenant de façon significative leur exposition, lorsque les risques liés au dollar augmentent de façon spectaculaire. Notez le commentaire du 2 juin à ce sujet de l’organe de presse de l’Etat chinois, le <em>China Daily</em>, dans un article intitulé : « Geithner Vend un Dollar Dévalué » :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Une autre raison à la faiblesse du dollar est la sombre perspective à laquelle sont confrontées les finances publiques des Etats-Unis. Les investisseurs sont inquiets des déficits budgétaires records du gouvernement américain. L’administration de Barack Obama pourrait être obligée d’émettre la somme gigantesque de 3.250 milliards de Bons du Trésor pour combler le trou noir financier d’un tel déficit aussi massif. Cela a toute chance de faire fuir les investisseurs en bons du trésor à long-terme libellés en dollars.</p>
<p>Lorsque les taux d’intérêts sont quasiment à zéro et que les options traditionnelles ont été épuisées, la Réserve Fédérale n’a aucun autre choix que de recourir à un « soulagement quantitatif » et d’acheter des Bons du Trésor. Mais elle gonflera l’offre de l’argent de base et accroîtra ainsi le risque d’une dévaluation du dollar. Bien que la dévaluation du dollar puisse être une bonne nouvelle pour les exportations américaines, elle érodera la confiance de l’investisseur et pourrait même conduire à l’effondrement de l’hégémonie du dollar.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs qui ont de la jugeote sont en train précisément de faire ce que Bill Gross, le fondateur du plus gros fonds obligataire du monde, PIMCO (<em>Pacific Investment Management Company</em>), leur a conseillé le 3 juin de faire. Il a prévenu que les finances américaines se détériorent sérieusement et que les investisseurs devraient rapidement diversifier leurs avoirs en dollars avant que les banques centrales ne le fassent inévitablement. Gross a réduit de façon importante ses avoirs en obligations du gouvernement américain de toutes les catégories au sein de son <em>Total Return Fund</em>, suivant ainsi le propre conseil qu’il a prodigué aux investisseurs mondiaux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Est-ce le début de la fin de cette bulle ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’elle soit encore naissante, la tendance actuelle consistant à vendre ses dollars pour acheter des actifs solides comporte le risque important de se transformer en une véritable débandade dans un avenir plus ou moins proche. Comment ça ? Comment cette tendance croissante à sortir du dollar pour aller vers des actifs solides pourrait-elle commencer à s’auto-alimenter pour devenir une débandade ?</p>
<p style="text-align: justify;">En supposant que le rallye en cours sur les marchés émergents est pour de vrai, comme l’indique fortement l’évidence, alors, chaque dollar vendu pour acheter dans ce rallye affaiblit un peu plus cette devise. Tandis que les investisseurs surveillent attentivement la valeur du dollar en constant déclin, ils chercheront à se prémunir des pertes en vendant des dollars pour des actifs solides, ce qui ne fera qu’accroître un peu plus l’offre de dollars et affaiblira encore plus cette devise.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu d’investisseurs auront les tripes pour faire basculer trop loin le dollar si son déclin s’accélère trop vite ou même s’il reste quelque peu progressif et qu’il ne se redresse pas rapidement. Ainsi, le cycle s’auto-alimente, devenant potentiellement une débandade pour sortir du dollar, faisant courir le risque d’un éclatement de la bulle des Bons du Trésor et une catastrophe pour les finances américaine, alors que les rendements et les taux d’intérêt se renforcent, que s’ensuivra un resserrement monétaire hors de tout contrôle et qu’un arrêt encore plus massif du crédit s’agrippera aux Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné qu’une telle richesse est à présent placée dans les Bons du Trésor à court-terme, les investisseurs qui refusent de reconduire leurs avoirs dans de nouveaux Bons du Trésor, mais exigent à la place leur remboursement afin d’acheter autre chose, pourraient placer le Trésor des Etats-Unis dans un sacré pétrin si la tendance actuelle naissante se transforme vraiment en quoi que soit ressemblant de près ou de loin à une débandade.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera en particulier le cas si les investisseurs mondiaux continuent de refuser d’acheter les Bons du Trésor à plus long-terme, refusant ainsi au Trésor une source cruciale de dollars lui permettant d’émettre les remboursements exigés par les investisseurs qui ne reconduisent pas leurs avoirs dans de nouveaux titres ou de nouvelles obligations.</p>
<p style="text-align: justify;">La vraie question ici, lorsque l’on imagine un éclatement possible de la bulle des Bons du Trésor, est de savoir si le cycle en cours de liquidation des dollars entraînant la faiblesse du dollar s’auto-alimentera jusqu’à un degré suffisant où le déclin du dollar s’accélèrera et deviendra désordonné ou si ce déclin pourra rester plus progressif et plus régulier. La réponse à cette question dépend de la psychologie des investisseurs et des évènements qui pourraient l’affecter.</p>
<p style="text-align: justify;">Si une panique sur le dollar se met en route, alors nous assisterons à une débandade et à un éclatement à grande échelle de la bulle des Bons du Trésor, ainsi qu’à une crise concomitante du dollar, à un effondrement renouvelé des finances américaines et à une dépression économique à grande échelle subséquente.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, les enjeux sont extraordinairement élevés pour les Etats-Unis en ce qui concerne le maintien d’une confiance mondiale dans les avoirs en dollars. D’une certaine façon perverse, la crise mondiale que nous avons déjà endurée, une crise qui a émané des Etats-Unis, a produit exactement ce dont le dollar avait besoin – une aversion extrême pour le risque et une ruée massive vers le dollar. Mais cette devise commence maintenant à perdre la course à l’attrait mondial alors que les investisseurs commencent à se tourner vers les actifs solides. Le dollar peut-il contenir ses pertes et maintenir ce qui lui reste d’attrait pour les investisseurs ? Pourrait-il même refaire ses pertes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>W Joseph Stroupe</strong> est expert en prévisions stratégiques et il est rédacteur en chef de la publication en ligne </em>Global Events Magazine</p>
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://atimes.com/atimes/Global_Economy/KF05Dj01.html"><em>&laquo;&nbsp;Dollar&#8217;s wounds reopen&nbsp;&raquo;</em></a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em></em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/economie/dollar_hyper_inflation_bons_du_tresor_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>Les périls de la titrisation : La plus grosse escroquerie de tous les temps ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Mike Whitney Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ? Ce n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par Mike Whitney</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5257" title="les-perils-de-la-titrisation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/les-perils-de-la-titrisation.png" alt="les-perils-de-la-titrisation" width="338" height="255" />Ce n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces escroqueries ont fait la queue à l’extérieur du bâtiment de la Réserve Fédérale pour échanger leurs titres pourris contre des milliards de dollars de prêts financés par les contribuables. Pendant ce temps, l’effondrement du crédit a laissé le système financier en ruines et planté l’économie comme un piquet de tente. Les files de chômeurs s’allongent et les consommateurs réduisent leur budget sur tout, des soirées en ville aux déplacements jusqu’à l’épicerie. Et tout cela est dû à l’escroquerie financière pyramidale concoctée à Wall Street, qui s’est répandue à travers l’ensemble du système mondial comme une épidémie agressive de grippe. Ceci n’est pas une récession normale ; le système financier a explosé par le fait de banquiers avides qui se sont servis de « l’innovation financière » pour estropier le système et qui ont fait gonfler la plus grosse bulle spéculative de tous les temps. Et ils l’ont fait en toute légalité, utilisant un procédé peu connu qui s’appelle la titrisation.</p>
<p>La titrisation – qui est la conversion de fonds communs de prêts en titres vendus sur le second marché – fournit le moyen d’exercer un effet de levier massif sur les dettes. Les banques se servent d’opérations hors bilan pour créer des titres afin de pouvoir éviter les obligations normales de réserve et les opérations de contrôle dérangeantes. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la qualité des prêts n’entre pas en ligne de compte, puisque les banques gagnent leur argent sur la création des prêts et autres commissions. Ce qui importe est la quantité, la quantité et la quantité ; une ligne d’assemblage de dimension industrielle de prêts nauséabonds déversés sur des investisseurs sans méfiance pour faire grossir les résultats. Et, bon sang, comme il est facile pour Wall Street d’engranger à tour de bras ce papier pourri lorsqu’il n’y a personne pour surveiller et que la FED joue aux <em>pompom girls</em> dans les gradins ! Dans une analyse de l’économiste Gary Gorton, rédigée pour la conférence de 2009 de la Banque de la Réserve Fédérale d’Atlanta sur les marchés financiers et intitulée « Giflé par la Main Invisible ; le Secteur Bancaire et la Panique de 2007 » [<em>"Slapped in the Face by the Invisible Hand; Banking and the Panic of 2007"</em>], l’auteur montre que les titres liés aux crédits hypothécaires ont connu un véritable gonflement, passant de 492,6 milliards de dollars en 1996 à 3.071,1 milliards de dollars en 2006. En tout, plus de 20 trillions [1 trillion = 1.000 milliards] de dollars de dette titrisée ont été vendus entre 1997 et 2007. Quelle quantité de cette dette s’avèrera sans valeur au fur et à mesure que les saisies monteront en flèche et que les bilans des banques seront de plus en plus sous pression ?<span id="more-5256"></span></p>
<p>La dérégulation a ouvert la boîte de Pandore, libérant un mélange bizarre d’opérations obscures hors bilan (SPV, SIV)<a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Mike_Whitney/titrisation_Wall_Street_Bernanke_050609.htm#1n">[1]</a> et de dérivés douteux aux noms étranges qui étaient utilisés pour amplifier l’effet de levier et empiler de la dette sur des fragments de capital de plus en plus petits. Il est facile de faire de l’argent lorsqu’on ne mise pas avec son pognon ! C’est ainsi que les dirigeants des fonds spéculatifs et les petits malins des fonds d’investissement privé deviennent riches. La titrisation a fourni aux banques l’occasion d’accorder des prêts de mauvaise qualité à des emprunteurs qui n’avaient aucun moyen de les rembourser et la possibilité de les transformer par magie en titres notés AAA. « Abracadabra ! » Tous les agents de relation publique de Wall Street ont claironné que la titrisation « démocratisait » le crédit parce que plus de personnes pouvaient emprunter à de meilleurs taux, étant donné que le financement provenait des investisseurs plutôt que des banques. Mais tout cela était un bobard. Le véritable objectif était de percevoir des profits colossaux en prélevant des salaires et des bonis énormes au départ, avant que les gens ne s’aperçoivent qu’ils avaient été trompés. L’ancien chef du FDIC [La <em>Federal Deposit Insurance Corporation</em>, qui préserve et favorise la confiance populaire dans le système financier des Etats-Unis] , William Seidman, avait déjà tout pigé 1993 lorsqu’il avait raflé la mise après le fiasco des prêts et de l’éparge. Voici ce qu’il disait dans ses mémoires :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>« Donnez comme instruction aux régulateurs de chercher le nouvel engouement dans l’industrie et de l’examiner attentivement. La prochaine erreur sera une nouvelle façon d’accorder un prêt qui ne sera pas remboursé. »</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout est dit. Les banques n’ont jamais espéré que les prêts seraient remboursés, ce qui explique pourquoi ils les ont accordés à des emprunteurs sans revenu, sans caution, sans emploi et avec un mauvais dossier bancaire. Cela n’avait aucun sens, en particulier pour quiconque se fût jamais assis en face d’un banquier méprisant, épluchant son profil d’emprunteur. Croyez-moi, les banquiers savent comment récupérer leur argent, si c’est leur véritable intention ! Dans ce cas, cela n’avait aucune importance. Ils voulaient juste maintenir à pleine vitesse aussi longtemps que possible leur racket de fausse monnaie. Pendant ce temps, le Maestro Greenspan les encourageait sur le banc de touche, chantant les louanges de la « nouvelle économie » et le palier élevé de prospérité qui avait été atteint grâce au capitalisme du laissez-faire. Pourquoi quelqu’un aurait-il pu se préoccuper de ce que Greenspan pensait ? De toute façon, la FED n’est qu’une filiale du cartel bancaire.</p>
<p>A présent que la bulle de la titrisation a éclaté, 40% du crédit qui avait coulé dans l’économie a été supprimé, déclenchant un krach boursier comme dans les années 30. Le patron de la FED, Bernanke, a remplacé Greenspan au pied levé et apporté une protection de 13 trillions de dollars pour empêcher le système financier de s’effondrer, mais l’économie plus large a poursuivi son plongeon historique. Bernanke essaye de boucher l’abîme qui s’est ouvert lorsque la titrisation s’est arrêtée brutalement et que le gaz a commencé à s’échapper de la bulle du crédit dans un énorme fracas. La démultiplication est en cours, malgré les nombreux programmes de la FED pour faire monter en régime la titrisation et restaurer l’économie spéculative basée sur les bulles. Le dernier coup de folie de Bernanke, le <em>Term Asset-backed securities Lending Facility (TALF)</em> [ou facilité de crédit sur les titres adossés à des actifs], fournit 94% de financement public aux investisseurs désireux d’acheter des prêts adossés à de la dette sur les cartes de crédit, les prêts aux étudiants, les prêts automobiles ou les prêts immobiliers d’entreprise. C’est une situation « non perdante » pour les gros investisseurs qui pensent que la dette titrisée fera son come-back. Mais c’est le problème ; personne n’y croit. Ces prêts attractifs, assortis d’une caution (presque) sans risque, n’ont pas réussi à appâter les grosses maisons de courtage et les directeurs de fonds spéculatifs. Bernanke a engrangé moins de 30 milliards de dollars dans un programme conçu pour prêter jusqu’à 1 trillion de dollars. Cela a été un échec total.</p>
<p>Pour comprendre la titrisation, il faut penser comme un banquier. Les banquiers pensent que les profits sont limités par les obligations légales de réserve. Donc, ce qu’ils veulent vraiment est développer le crédit sans ces réserves légales ; ce qui parviennent à cet objectif. Ils créent un au-delà déroutant d’instruments aux noms étranges et de procédés bizarres qui cachent le simple fait qu’ils créent de l’argent sur du vent. C’est ce qu’est réellement la titrisation ; une camelote sous-capitalisée qu’ils font passer pour des joyaux précieux. Voici comment l’économiste Henry CK Liu le résume dans son article « Mark-to-Market vs. Mark-to-Model » [Valeur du marché c/ Valeur du modèle] :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>« Le système bancaire de l’ombre a esquivé de façon détournée les obligations légales de réserve du régime et des institutions bancaires traditionnelles régulées et a encouragé un plan pyramidal inversé – comme les chaînes de lettre – avec un effet de levier qui monte en flèche, basé dans de nombreux cas sur un coussin de réserve non-existant. Cela a été révélé par l’effondrement d’AIG en 2008, provoqué par son assurance sur les dérivés financiers, connus sous le nom de <em>credit default swaps</em> (CDS) [dérivés sur événements de crédit ou contrats de protection entre acheteurs et vendeurs] …</p>
<p>Le Bureau du Contrôleur Monétaire et la Réserve Fédérale ont autorisé conjointement les banques détenant une assurance sur les CDS à maintenir dans leurs livres des actifs à risque super-senior sans rajouter de capital, parce que le risque était assuré. Normalement, si les banques détenaient des risques super-seniors dans leurs livres, elles devaient affecter un capital égal à 8% de l’engagement financier. Mais ce capital pouvait être réduit à un cinquième du montant normal (soit 20% de 8%, c’est à dire 160 dollars pour chaque tranche de risque égale à 10.000 dollars dans les livres) si les banques pouvaient prouver aux régulateurs que le risque de défaillance sur la portion super-senior des contrats était vraiment négligeable et si les titres émis par l’intermédiaire d’une structure de CDO (<em>collateralized debt obligation</em>) [obligation adossée à des actifs] portaient une notation de crédit AAA de la part d’une « agence de notation de crédit reconnue au plan national », telle que la notation d’AIG par Standard &amp; Poor.</p>
<p>Avec une assurance sur les CDS, les banques pouvaient alors réduire le capital normal de 800 millions de dollars pour chaque tranche de 10 milliards de dollars sur leurs livres à juste 160 millions de dollars, signifiant que les banques avec une assurance sur les CDS peuvent prêter jusqu’à cinq fois plus à partir du même capital. Les contrats CDO/CDS assurés pouvaient alors contourner les règles internationales sur le capital. <em>(Henry CK Liu, &laquo;&nbsp;Mark-to-Market vs. Mark-to-Model&nbsp;&raquo;)</em></p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La même règle s’applique aux dérivés (CDS) en tant qu’instruments titrisés qui ne sont pas non plus suffisamment capitalisés, parce que mettre de côté des réserves diminue la capacité de maximiser les profits. Tout se résume à la dernière ligne du bilan. La raison pour laquelle les CDS sont si bon marché, comparés à une assurance conventionnelle, est qu’il n’y a aucun moyen de savoir si l’opérateur a la capacité de payer les indemnisations. C’est de la fraude, sur une échelle gigantesque, ce qui explique pourquoi le système financier est entré en paralysie totale lorsque Lehman Bros a fait faillite. Personne ne savait si les trillions de dollars dans les contrats de caution seraient payés ou non. Il y a tout simplement plus de demandes d’indemnisation qu’il n’y a d’argent dans le système. Les crédits hypothécaires bidons et les fausses promesses de caution ne signifient rien. « Montrez-moi l’argent ! » Le système est sous l’eau et il ne peut pas être réparé par plus de liquidités par la FED en claquant des doigts.</p>
<p>Le système bancaire de l’ombre s’est effondré, pas parce que le marché est « gelé » ou parce que les investisseurs sont en état de panique après Lehman, mais parce que les dérivés et la titrisation ont été exposés comme des fraudes soutenues par un capital insuffisant. C’est de l’huile de serpent vendue par des charlatans. Voilà pourquoi les décideurs politiques européens résistent aux demandes de la FED de créer une facilité similaire au TALF pour redémarrer la titrisation. Le boulot de Bernanke est d’intervenir et de mettre un terme aux polissonneries, pas de rajouter des problèmes en restaurant le régime générateur de crédit qui a transféré des centaines de milliards de dollars des gens qui travaillent dur vers les gros banquiers-gansters et les escrocs de Wall Street.</p>
<hr style="width: 100%; text-align: justify;" />
<p style="text-align: justify;">Note :</p>
<p>[1] SPV = <em>special purpose vehicle</em>, véhicules spéciaux. Un SPV classique acquiert des crédits, avec une petite décote. En contrepartie, il émet des tranches d’obligations de risques divers. Parmi ces SPV existent des véhicules qu’on appelle « conduits ». Ils mettent d’un côté à l’actif des tranches d’obligations triple A provenant de la titrisation des crédits. En contrepartie, ils émettent du papier commercial (des obligations à très court terme). Ce papier commercial, baptisé ABCP (asset backed commercial paper), rapporte plus que les placements à court terme classiques, car il est garanti par des obligations à long terme, qui portent des taux plus élevés.</p>
<p>Une autre forme de SPV sont les SIV <em>(structured investment vehicles)</em>. D’un côté, on a toujours ces obligations triple A résultant de la découpe des crédits. De l’autre, les SIV émettent en contrepartie des papiers à moyen terme<em>(medium term notes)</em> mais aussi des « equity », des titres qui ressemblent à des actions. Là, il y a de grands problèmes. Car si la valeur des obligations triple A à l’actif du SIV chute de 3,5 %, l’equity perd 50 % de sa valeur. Comme aujourd’hui – les décotes sur les obligations triple A sont supérieures à 3,5% &#8211; beaucoup de SIV sont obligés de vendre. Mais vendre dans des marchés peu liquides exerce une pression supplémentaire sur les obligations qui perdent encore davantage de valeur, ce qui contraint le SIV à de nouvelles ventes… C’est un cercle vicieux. Certaines banques ont finalement pris leur responsabilité et les ont réincorporés en bilan. Mais cela crée une nouvelle tension sur le marché des liquidités, car il faut financer ces reprises. HSBC, Citigroup et d’autres ont repris sur leur bilan pour plusieurs dizaines de milliards de dollars de SIV. Cela les a poussés à thésauriser leur liquidité, bloquant le fonctionnement du marché interbancaire, ce qui explique pourquoi les banques centrales ont procédé, de manière concertée, à de grosses injections de liquidités. Et puis, on a encore inventé des véhicules plus instables, dont certains, basés sur des titrisations de titrisation, ont vu leur valeur tomber à zéro…</p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://counterpunch.org/whitney06052009.html">&laquo;&nbsp;The Perils of Securitization: The Biggest Rip Off Ever?&nbsp;&raquo;</a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em> </em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Mike_Whitney/titrisation_Wall_Street_Bernanke_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>La gouvernance non démocratique et illégale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 14:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Thierry Brugvin (professeur en sociologie) Introduction Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par  <a href="http://thierry.brugvin.over-blog.com/">Thierry  Brugvin</a> (professeur en sociologie)</h3>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><img class="alignright size-full wp-image-5229" title="manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/manipulation.jpg" alt="manipulation" width="278" height="427" />Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique?<span> </span>Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) &#8211; Le pouvoir répressif et militaire &#8211; Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes &#8211; Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) &#8211; Le pouvoir idéologique &#8211; Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir.<span id="more-5236"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR FINANCIER:<br />
 BANQUES, DETTE ET PARADIS FISCAUX</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dette: instrument de domination des pays riches</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement à ce que l’opinion publique pense généralement, les flux financiers les plus importants vont donc du Sud vers le Nord. C’est finalement les plus pauvres qui aident les plus riches. En 2003, l&#8217;APD l&#8217;élevait à 54 Mds $ et le remboursement à 436 Mds, soit 8 fois plus (Ziegler, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Au moment de l’indépendance du Gabon en 1960, la Banque Mondiale a transféré à ce pays les dettes précédemment contractées par la France pour la colonisation du Gabon, ce qui est en violation complète des règles du droit international. Depuis, la mainmise des dirigeants français sur l’économie gabonaise ne s’est jamais démentie : Omar Bongo en est avant tout le garant. Une dette constituée dans ces conditions est illégitime et n’a pas à être remboursée&nbsp;&raquo; (Toussaint, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Concernant la Bolivie par exemple, selon Patrick PIRO «aucun économiste n&#8217;est dupe de ce miracle, c&#8217;est bien grâce à la coca et à la cocaïne que le pays n&#8217;a pas volé en éclat. Le trafic de la drogue a donné au pays des devises nécessaires au paiement de la dette » (Piro, 1994)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Boisgallais évalue, entre<span> </span>1 à 5%,<span> </span>l&#8217;aide publique bilatérale qui parvient réellement à la population, le reste partant en direction de construction d&#8217;infrastructure destinée à servir nos intérêts. Moins de 1% de l&#8217;APD bilatérale est consacrée aux ONG (Boisgallais, 1994). Selon Politis, le reste de l&#8217;aide bilatérale française se répartit globalement ainsi: 30 à 40% environ, pour les opérations de rééchelonnement de la dette ou révision des taux d&#8217;intérêts et parfois annulation partielle de dette &#8211; 20 à 25 % pour le salaire des coopérants pour des projets techniques, scientifiques, ou culturels, avec un salaire moyen de 4500 à 23 000 euros par mois. On comptait 3250 coopérants en 2001 &#8211; 15 à 25 % pour la promotion de la francophonie &#8211; 5 à 10 % pour l&#8217;aide financière aux projets pour l&#8217;étude et la réalisation d&#8217;équipements, d&#8217;infrastructure des transnationales françaises &#8211; 5 % destinés à l&#8217;armée, l&#8217;aide budgétaire, et le soutien aux plans d&#8217;ajustement structurels (Politis, 1998). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;été 1994, Lissouba, le président du Congo-B confie à Elf la responsabilité de gérer la dette pétrolière du pays. On observe une totale manque d&#8217;indépendance de l&#8217;Etat. En effet, Elf devient ainsi à la fois client de l&#8217;Etat et gestionnaire de son budget. (Verschave, 2001 : 44). Une entreprise capitaliste privée a ainsi eu la main mise sur un Etat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong> </strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les paradis fiscaux l&#8217;accélérateur de la gouvernance libérale et des délits politico-financiers</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Selon l&#8217;office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999; 50% des 4800 Mds de francs annuels dégagés par l&#8217;ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie&#8230;) seraient blanchis dans les paradis fiscaux. (ODCCP, 2000).La fraude et l’évasion fiscale représentaient, en 2003,<span> </span>environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est à dire 17% du budget de l’Etat soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004). Pour les PED, l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE (Foutoyet 2005). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La quasi totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C&#8217;est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman,<span> </span>idem pour le Crédit Agricole,la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­ques Populaires, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off shore, etc. (Foutoyet, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l&#8217;un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), enregistrée au Luxembourg, a conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le pouvoir des banques dans la gouvernance économique et politique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La politique monétaire permet de jouer sur les importations et exportations. C’est un outil fondamental de la souveraineté, comme l’est l’indépendance militaire par exemple. Or, les Etats africains n’ont pas cette liberté d’action et donc cette indépendance économique et politique. La Banque de France et maintenant la Banque centrale européenne avec l’euro ont décidé des dévaluations et du moment où elles ont eu lieu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan&#8230;) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes : Le magazine Forbes décomptait 1125 milliardaires en 2008. (Kroll, 2008). Ceci leur permet d&#8217;acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance: entreprises, médias, biens divers. Mais de plus, ils ont la capacité de corrompre les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laissent soudoyer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">D&#8217;autre part parce que les banques sont les lieux de dépôt de l&#8217;argent, et le lieu de transit des flux financiers qui sont l&#8217;énergie, le sang du système. Le blanchiment d&#8217;argent sale passait autrefois, par les banques des pays développés notamment, à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey&#8230;) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques) comme le soutien Denis Robert (2001). Ce dernier a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage « Révélation », en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Ces dernières, grâce à un<span> </span>« mécanisme de compensation », font ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Concernant, la BGPI, filiale du Crédit agricole Indosuez, il affirme, qu’elle possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005). Ainsi, certaines, telle la FIBA d&#8217;Elf ont blanchi de l&#8217;argent, ou participé à l&#8217;évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent. C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket&#8230;).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LES IDÉES<br />
 (IDÉOLOGIE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; gouvernance : la théorie hégémonique de la Banque Mondiale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A la Banque Mondiale, l’idéologie néo-libérale est hégémonique, c’est donc dans le cadre de cette politique qu’elle entend exercer ce qu’elle nomme une “bonne gouvernance”. La &laquo;&nbsp;bonne gouvernance&nbsp;&raquo;, pour la Banque mondiale est aussi synonyme de bonne gestion du développement” (World Bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum” (1998). Cependant, si cette politique se limite aux fonctions régaliennes, cela ne signifie pas un État faible. Il s’agit en réalité d’un “État gendarme” visant théoriquement à faire respecter les règles d’un marché concurrentiel et les libertés individuelles. Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c&#8217;est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels (privatisations, restrictions des budgets sociaux&#8230;), basés sur une politique économique néo-libérale. Ainsi, du fait du principe de conditionnalité auquel sont soumis les États pour recevoir des prêts de la Banque Mondiale, ceux-ci perdent la souveraineté sur leur politique nationale (George, 1994 : 184). Cette entorse à la souveraineté du peuple est “camouflée par les qualificatifs “d’empowerement” (la participation) et de “consensus&nbsp;&raquo; avec la société civile (Hidouci, 2003 : 6). On observe en effet une lutte idéologique, autour du concept de société civile, visant notamment à gagner “la bataille” pour une nouvelle forme de direction politique démocratique mondiale. Tandis que pour le grand public, la société civile signifie généralement les ONG, pour les organisations internationales telle l’OMC, il s’agit aussi des représentants des entreprises tel le MEDEF ou l’UNICE.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La corruption limite la démocratisation des États. Pourtant, les institutions financières internationales (IFI) agissent peu contre la corruption des dirigeants (lorsque les prêts qu&#8217;elles octroient sont détournés) (Gueye 2003 : 38).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La libéralisation et la privatisation de la régulation internationale </span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au cours du Forum Mondial de l’Economie de Davos, le 31 Janvier 1999, Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, a proposé au monde des affaires, de mettre en oeuvre le Global Compact (le pacte global). Plus de 3 700 entreprises venant de 120 pays différents, adhéraient en 2007 au Global Compact. Parmi les dix principes du Global Compact, deux<span> </span>concernent les droits de l’homme, quatre sont destinés aux droits des travailleurs, trois concernent l’environnement et le dixième porte sur la lutte contre la corruption. Le Global Compact étant une forme de<span> </span>code de conduite élaboré par les pouvoirs publics internationaux. Les transnationales, telle Nike, Nestlé, ou Total qui l’ont adopté s’engage volontairement à le respecter, mais il n’est prévu de dispositif de vérification, ni de sanction. Les Nations Unies ont autorisé les ETN Nike et Shell notamment, à adhérer au Global Compact, alors qu’elles enfreignent régulièrement leurs propres codes de conduite et les normes sociales et environnementales. Le choix consiste à déléguer, aux acteurs économiques privés, certaines des fonctions traditionnellement dévolues au service public (service des eaux, retraitement des déchets, production énergétique..). D’une part, cela représente une orientation de politique économique très spécifique. Mais d’autre part, cela transforme la nature même des organisations internationales publiques qui deviennent des partenaires des entreprises privées, plutôt que des autorités de régulation au service du peuple et de l’intérêt général (Brugvin, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale s&#8217;est développée à partir de la gouvernance d&#8217;entreprise (Leach, Percy-Smith, 2001). Dans la gouvernance on observe &laquo;&nbsp;une normalisation technique envahissante&nbsp;&raquo; (Hidouci, 2003 : 7) qui tente d&#8217;évacuer la dimension politique sous le discours de la neutralité, en se cachant dernière le langage de la gouvernance des entreprises. La gouvernance conduit à substituer les normes juridiques (décidées par les pouvoirs publics représentant le peuple) par des normes techniques (crées par des intérêts privés) : codes de conduite, labels, normes comptables privées, normes ISO&#8230;). Tandis qu’une partie du code du travail est en partie votée par ce dernier, les codes de conduite liées aux conditions de travail ou les normes ISO sont souvent créées par des entreprises privés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Par ailleurs, L’OMC est le fer de lance du<span> </span>libéralisme économique, qui sont<span> </span>l’idéologie et le pouvoir politique hégémonique au plan mondial. Le mandat de l’OMC est la suppression des obstacles au commerce. Comme pour la Banque mondiale et le FMI, cela<span> </span>conduit à une privatisation de la société qui engendre une à une inégalité sociale, économique et politique<span> </span>nuisible à la démocratie. Par exemple, l’OMC a pour mandat la libéralisation des échanges commerciaux, ce qui a pour conséquence qu&#8217;elle impose les intérêts économiques des transnationales sur les droits sociaux des travailleurs et la souveraineté politique des Etats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les pouvoirs publics tiennent leur légitimité de l’élection par le suffrage populaire et doivent donc être présents, pour garantir, théoriquement, les intérêts du peuple dans les décisions qui concernent celui-ci. Les pouvoirs publics disposent de la plus forte légitimité pour décider des règles, normes et lois, à portée générale, qui relèvent du droit positif. Les entreprises privées ne disposent pas de cette légitimité élective, ni de l&#8217;indépendance économique. Par conséquent, elles ne disposent pas de la légitimité à décider des orientations générales de la société, à légiférer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE GLOBALE NON DEMOCRATIQUE PAR LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PUBLIQUES:<br />
 (BM, FMI, ONU, OMC&#8230;)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dépendance financière des agences de l’ONU<span> </span>vis à vis des entreprises privées</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En comparaison de l&#8217;étendue de la tâche qu&#8217;on lui attribue, ses ressources sont largement insuffisantes. En 1993, le total des ressources de l’ONU s&#8217;élève donc à environ 7,3 milliards de dollars. Les grandes déclarations proclamées à l’ONU, telle &laquo;&nbsp;la santé pour tous en l&#8217;an 2000,&nbsp;&raquo; ne sont pas toujours associées de mesures suffisamment précises et de moyens conséquents. Ce verbalisme n&#8217;a alors pour but que de donner bonne conscience aux administrateurs représentants les différents pays membres et de satisfaire les attentes de l&#8217;opinion publique. De telles déclarations, lorsqu&#8217;elles sont irréalistes, aboutissent à jeter la confusion et à masquer l&#8217;impact réel des programmes mis en œuvre. Depuis la création de l’ONU, en 1945, les grandes promesses se succèdent, telle que la « santé pour tous en l’an 2000 », mais elles ne sont quasiment jamais réalisées. L’opinion est satisfaite par les promesses faites, à chaque sommet international, mais comme elle a peu de mémoire (les journalistes non plus), elle oublie les précédentes. C’est un cercle sans fin de manipulation de l’opinion publique, dans la mesure où ses dirigeants savent très bien qu’ils ne pourront atteindre les objectifs affichés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Nous allons voir que l’ONU et l’OMS subissent parfois de graves dérives. Or,<span> </span>l’Etat français dispose d’une part non négligeable de responsabilité dans la mesure où il est représenté au sein du conseil d’administration de l’OMS et qu’il dispose du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier s’avère l’organe le plus puissant de l’ONU, mais aussi le moins démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Malgré ses faiblesses, l’ONU est parvenue à de grandes réussites au service des plus pauvres. Pourtant, l’ONU, du fait de son influence, est l’objet de tentative de contrôle de la part des Etats dominants et de leurs transnationales, au sein du conseil de sécurité et de chacune de ses agences. Christian Joly rappelle les positions des organisations de solidarité internationale vis-à-vis de l&#8217;OMS : celles ci &laquo;&nbsp;continuent à voir la main des multinationales dans divers programmes de l&#8217;organisation. La collaboration de l&#8217;OMS, avec les firmes multinationales, est considérée comme une soumission aux lois du marché, au détriment de la satisfaction des besoins des populations&nbsp;&raquo; (Joly, 1987 :244-245)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">L’influence des lobbies industriels à l’ONU</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des lobbies industriels, à l’ONU, ne se limite pas à l’OMS ou au FNUAP. L’affaire «du programme pétrole contre nourriture » de l’ONU a éclaté, en janvier 2004. Dans son dernier rapport, le 7 septembre, la Commission d’enquête indépendante mise en place, en avril 2004, par Kofi Annan, a dénoncé une conduite «illicite, non éthique et corrompue» au sein de l&#8217;ONU et blâmé le secrétaire général Kofi Annan, lui-même, pour ses négligences et ses erreurs. «Notre mission était de chercher des fautes de gestion, dans le programme «pétrole contre nourriture» et des preuves de corruption au sein de l&#8217;ONU et par des entreprises sous contrat. «Malheureusement, nous avons trouvé les deux», a déploré son président, Paul Volcker (Rosett, 2005). « Dans un précédent rapport, en août, la Commission avait établi que le Chypriote Benon Sevan, lorsqu’il était responsable du programme «pétrole contre nourriture», avait empoché près de 150 000 dollars en pots-de-vin » (Mauriac, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les directeurs de la Banque Mondiale ont quant à eux aussi interrompus les prêts à différents pays, lorsqu&#8217;ils se heurtaient aux intérêts des Etats-Unis (même si officiellement il s’agissait d&#8217;autres motifs) précise Eric Toussaint. Dans le même ordre d’idée, la Banque Mondiale a systématiquement tenté de mettre en échec les régimes considérés comme des menaces pour les intérêts américains Parmi certains exemples les plus connus en Afrique, citons la dictature de Mobutu au Zaire, celle de Idi Amin Dada en Ouganda, d&#8217;Habyarimana au Rwanda à partir de 1973, d’Idris Déby au Tchad (Toussaint, 2006). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE LA PRODUCTION ET DU COMMERCE PAR LES ENTREPRISES:<br />
 EXPLOITATION, COMMERCE ILLÉGAL ET VIOLATION DES DROITS</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">L&#8217;exploitation légale par le capitalisme: premier facteur antidémocratique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Marx explique que la pauvreté, l’exploitation des travailleurs permet leur domination et leur aliénation, qui<span> </span>limitent leur capacité à se former et donc leur capacité à tenir leur rôle de citoyen, c’est à dire à défendre la démocratie. Avant, de trouver d&#8217;éventuelles causes, relevant de l&#8217;illégalité, il faut en effet, chercher les causes de la pauvreté des pays en développement dans l’analyse marxiste notamment. Cette dernière explique les inégalités principalement par le rôle des infrastructures économiques, des rapports sociaux de production, les inégalités des termes de l’échange, la division internationale du travail entre le centre et la périphérie (Emmanuel, 1969)[1]. Cependant Gramsci, montre qu&#8217;il y a une interaction entre les infrastructures et les superstructures au sein &laquo;&nbsp;du bloc historique&nbsp;&raquo; et non un simple déterminisme des premières sur les secondes (Gramsci, 1975). Mais, en plus de l’exploitation inégale, il existe une exploitation illégale, que nous allons examiner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Sous payer les matières premières d&#8217;un pays</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La production du pétrole en Afrique, par les entreprises transnationales du pétrole permet d’engranger d’énormes profits, souvent au détriment du pays et surtout de la population. A ce sujet l’exemple d’Elf Total, une autre entreprise du pétrole, au Congo est fort instructif. Le président Lissouba a bradé à Elf, les parts que l’Etat du Congo-Brazzaville détenait dans Elf Congo. Le prix officiel de la vente était de 270 millions de francs, mais les estimations de la valeur réelle de ces parts sont de 4 à 16 fois supérieures! (LDC, 1997, 1998). Sous-évaluer la qualité du pétrole représente un autre technique, pour arriver au même fin.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les « cargaisons fantômes » : la non déclaration de la production</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Floch Prigent, ainsi qu’un ancien Ministre de l’Economie du pays ont reconnu que le CONGO aurait bénéficié d’au moins deux « cargaisons fantômes ». Dans les faits, un tanker vient chercher du pétrole ; il repart chargé mais cette cargaison, qui échappe à toute comptabilisation, s’évanouit dans la nature au profit des compagnies pétrolières et des élites dirigeantes du pays. Il n’est pas rare que la cargaison change plusieurs fois de propriétaire pour échapper à toute traçabilité (Harel, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">S’allier les services d’un élu grâce<span> </span>aux commissions et rétro-commissions</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Loik Le Floch Prigent, affirme lui-même dans un livre intitulé “Affaires Elf, affaires d’Etat” (2001), faisant le bilan de son procès, que “l’activité industrielle classique s’accompagne nécessairement de mécanismes qui permettent le financement d’opérations opaques (&#8230;). Au sein du groupe (Elf) qui fait deux cents milliards de francs de chiffre d’affaires par an, le volume de ces opérations (occultes) varie de trois cents à huit cents millions de francs). (&#8230;) Elf dépensait notamment ces fonds pour obtenir “des permis de forage” dans les pays ou la société n’était pas encore implantée. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’ensemble de ces commissions versées aux officiels du pays, via des intermédiaires, était d’un certaine façon le prolongement de la politique étrangère de la France, notamment dans les pays africains et c’est la raison pour laquelle le président d’Elf en informait la présidence de la république (française), ainsi que les ministres des Finances et du Budget” (Prigent,<span> </span>55-56). “Disons que le président d’Elf est à la fois le président d’une société pétrolière et ministre bis de la Coopération. Et c’est justement parce ce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu’elle a de tout temps financé les services secrets (&#8230;). Elf a servi au financement du parti gaulliste, et a même été créé pour ça&#8230;” (&#8230;). Puis ce fut le tour du parti socialiste. Certaines de ces affaires ont défrayé la chronique judiciaire (affaire Dumas, Deviers Joncourt, Sirven, Elf Thomson, avions renifleurs, affaires des frégates, etc.). (Prigent, 2001 : 54-55 et 63-64). “L’ensemble de la classe politique savait qu’Elf faisait du financement politique”. Les rétro-commissions servaient “à mettre sous influence celui qui les percevait. Au cas où&#8230; Au cas une affaire comme l’affaire Elf leur péterait à la figure. Si tout le monde se sert du gâteau, plus personne ne plus rien dire.” (Prigent, 2001, 66-67). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> <br />
 </span></p>
<p align="center"><strong>LA CONCURRENCE DES GOUVERNANCES NATIONALISTES (IMPERIALISME)<br />
 ET LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ETAT</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les intérêts des entreprises cachés derrière les guerres locales et nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement à la lutte entre transnationales, se déroule une lutte entre Etats. Il s’agit de conflits déclarés (guerre) ou secrets (tels la guerre froide). Ce qui est en jeu, c’est le nationalisme, c’est à dire la volonté de puissance (Nietzsche, 1976), psychologique, politique ou économique, des dirigeants politiques, économiques et parfois même des peuples. Par leurs actions diplomatiques, militaires, politiques, les élus politiques viennent appuyer le développement des entreprises capitalistes nationales (l&#8217;impérialisme). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Derrière les conflits internes à une nation ou entre nations, il est rare qu’il n’y ait pas une quelconque influence d’un ou de plusieurs grandes puissances. En particulier, lorsqu’il s’agit des PED. Ne pas prendre en compte cette clé d’analyse, limite considérablement la compréhension du conflit en présence. Par exemple, le soutien de la France aux Hutus dans leur action de génocide envers les Tutsi (Coret, 2005) se comprend mieux lorsque l’on sait que les Tutsi étaient soutenus par les Etats-Unis notamment.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De 1945 jusqu’en 1989 (la chute du mur de Berlin) la guerre froide a été un des causes importantes des conflits. Une majorité des conflits nationaux (Burkina Faso, Angola, Chili, Bolivie&#8230;)<span> </span>étaient renforcés, attisés ou créés par la lutte entre le camp occidental, contre le camp soviétique. Malgré le discours d’indépendance de la France envers les Etats-Unis, notre pays a soutenu régulièrement ce dernier, notamment en favorisant la diffusion de l’arme atomique au camp occidental (Israël, Afrique du Sud durant l’apartheid&#8230;) (Lorentz, 2001).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Partage amiable des zones d&#8217;influence fait aussi parti des instruments de contrôle. Durant, la guerre froide, un accord tacite entre les Etats-Unis et la France a permis à cette dernière d&#8217;exploiter et de contrôler l&#8217;Afrique francophone, tandis que les Etats Unis s&#8217;octroyaient l&#8217;Afrique anglophone et l&#8217;Amérique du Sud (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le soutien des Etats aux intérêts des grands propriétaires capitalistes</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’Etat sert les intérêts des ETN, notamment pour des raisons d’indépendance énergétique nationale. M. Dominique Perreau, directeur des affaires économiques et financières au ministère des Affaires étrangères a déclaré que généralement &laquo;&nbsp;le ministre des Affaires étrangères use de son influence pour défendre les projets des compagnies françaises car l&#8217;Etat doit veiller à la sécurité des approvisionnements en pétrole et gaz naturel&nbsp;&raquo; (Aubert, 1999). Les présidents de la république jouent aussi le rôle de VIP pour les grandes transnationales de leur pays. Chirac était accompagné de plusieurs PDG, lors de son voyage en Chine, en octobre 2006. Nicolas Sarkozy fit de même et a ramené pour<span> </span>20 milliards d&#8217;euros de contrats pour<span> </span>les entreprises françaises, lors de son voyage en Chine en 2007(Les Echos, 26:/11/2007). Une large partie du soutien de la cellule africaine de l&#8217;Elysée, vis à vis des dictateurs, des guerres, des déploiements de l&#8217;armée française, etc. vise à protéger les intérêts des entreprises françaises. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les gouvernements et les ministères sont parfois doublés par des officines parallèles. C&#8217;est le cas du réseau Foccart, travaillant pour Elf, qui dirigeait en sous main tout la politique africaine de la France. Le soutien de l’Etat aux transnationales renforce leur capacité d’exploitation légale et illégale. La cellule africaine de l’Elysée, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’identité nationale et de la coopération&#8230; qui devraient normalement fonctionner dans la légalité ne respectent pas toujours l’Etat de droit. Par exemple, les observateurs du ministère de la coopération qui ont cautionné les élections truquées au Tchad en mai 2006 (Survie, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DEMOCRATIQUE PAR LA CONTROLE ET LA VIOLENCE<br />
 (POUVOIR DE LA SÉCURITÉ ET DE RÉPRESSION)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">Soutien militaire des grandes puissances dites démocratiques aux dictatures alliées</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les républiques qui disent faire la promotion de la démocratie dans le monde, n’hésitent pas à appuyer les dictatures, lorsque leurs intérêts sont en jeu.<span> </span>Pendant les huit ans du règne Habré, la France n’a pas cessé d’accroître son aide financière et militaire à un régime qui préférait investir toutes les ressources du pays dans des dépenses militaires inconsidérées, à l’encontre des besoins fondamentaux de la population, comme la santé ou l’éducation. L’armée et l’administration &laquo;&nbsp;d’Hissène Habré engloutissaient chacune en moyenne 200 à 250 millions par an d’aide française. L’armée française a enfoui ses possibles états d’âme face aux 40 000 personnes exécutées, 50 000 personnes emprisonnées et 200 000 personnes dépossédées de leurs biens pour cause d’opposition au régime d’Hissein Habré” (Calatayud, 1992). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Cacher un coup d’Etat par un gouvernement étranger derrière une fausse révolte populaire nationale</strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En prenant l’aspect d’une rébellion classique, les mercenaires jettent le doute sur la légitimité de tel ou tel gouvernement et introduisent l’idée que le régime est précaire et n’a pas le soutien de toute la population et donc doit être condamné. Cela contraint donc le gouvernement à entrer en conflit et il devient alors l’agresseur aux yeux de la communauté internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De nombreux, putschistes et mercenaires sont financés par un Etat ou une entreprise étrangère, afin de servir leurs intérêts. Ainsi si le coup d&#8217;Etat réussit, ces derniers seront proches d&#8217;un pouvoir qui servira leurs projets économiques ou politiques. Si le coup d&#8217;Etat échoue, compte tenu du fait qu&#8217;ils ne sont pas les acteurs de ce coup de force, ils ont peu de chance d&#8217;être inquiétés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Lorsqu&#8217;un Etat A ne sert pas ou plus les intérêts des entreprises d&#8217;un Etat B, le gouvernement de ce dernier use parfois du coup d&#8217;Etat pour placer de nouveaux dirigeants au pouvoir, qui seront plus à même de servir leurs intérêts. Ce fut le cas, avec le gouvernement français qui décida de mener un coup d&#8217;Etat, via des rebelles locaux et / ou des mercenaires, notamment au Tchad, au Comores (avec Bob Denard),&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Là encore, l’Etat agresseur peut les utiliser sans être mis en cause, comme lors du coup d’Etat aux Comores en 1995 ou Bob Denard arrive avec 33 hommes pour monter à l’assaut du palais présidentiel de Saïd Djohar. L’Etat français intervient et arrête les mercenaires qui seront emprisonnés sauf Bob Denard, évacué par un appareil de l’armée française (Caminade, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La guerre au service des intérêts des entreprises nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux, de hautes valeurs morales : la défense de la liberté, de la démocratie, de la justice. Mais derrière ces nobles motifs, les véritables motivations sont parfois moins claires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les guerres permettent de contrôler économiquement un pays afin de permettre aux entrepreneurs privés d’une nation de s’accaparer les richesses (pétrole, uranium, minerais&#8230;) ou humaines du pays, Le Chili aura été terrain d’expérimentation des théories libérales de Milton<span> </span>Friedman consistant à mettre sous tutelle les pays producteurs de matière première (énergie, métaux, nourriture&#8230;) afin de garder la maîtrise de l’économie mondiale. Cela supposait de briser les gouvernements et l’économie de ce type de pays (Petras, 2001 : 114).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La colonisation de l’Asie, de l’Amérique Latine et de l’Afrique sous le couvert d’apporter la civilisation visait d’abord cela. La traite négrière en Europe et en Amérique du Nord a servi cet objectif. La guerre des Etats-Unis contre l’Irak a permis à l’industrie pétrolière américaine de faire main basse sur les hydrocarbures du pays. Si la France s’est opposée à cette guerre, ce n’est pas seulement pour défendre l’Etat de droit, mais pour défendre les échanges privilégiés de ses industries avec l’Irak. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ce fut le cas par exemple de la Guerre du Biafra, dans laquelle la France soutenait les rebelles afin de récupérer le pétrole pour ses transnationales (Elf) (Verschave, 1999). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Le secret de la raison d’Etat : la boite de Pandore contre la transparence démocratique</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au delà du financement pas toujours très légal, des services secrets, les Etats, sous le<span> </span>motif de la raison d’Etat, classent « top secret » certaines affaires. Le fait qu’il faille parfois, pour des raisons de défense nationale invoquer le « secret d’Etat », engendre un biais très préjudiciable dans la transparence de la démocratie. Si au départ, les motifs sont légitimes, ensuite, la pratique se développe et les élus, ou les administrateurs de l’Etat utilisent le motif de la raison d’Etat pour dissimuler des éléments dont leurs citoyens devraient légitimement être informés. En 1989, par exemple, sous les motifs officiels de ne pas inquiéter la population, les français n’ont pas été informés à temps des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En réalité, on peut supposer que le lobby militaro-industriel du nucléaire n’avait pas intérêt à laisser se développer une psychose autour du danger des centrales nucléaires. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, on observe parfois une collusion entre les services secrets et les intérêts économiques privés. Maurice Robert, était chef de la sécurité d&#8217;Elf et ancien chef des services secret français en Afrique, pivot du réseau Foccart-Chirac<span> </span>(Verschave, 2001, 32). Par ailleurs, certains présidents africains ont été chaperonnés par un colonel de la DGSE, soi‑disant chargé de sa sécurité, et de multiples conseillers français. Par exemple, tous les conseillers du « président » ivoirien Houphouët‑Boigny étaient français (Verschave, 2000). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE PAR LA COMMUNICATION NON DEMOCRATIQUE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La communication comme instrument de propagande</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les campagnes de dénonciation des mouvements sociaux se heurtent aux campagnes de communication et de relations publiques des entreprises qui s&#8217;appuient sur une expertise et des ressources financières largement plus conséquentes. Les relations publiques sont ainsi qualifiées, dans les années 1920, &laquo;&nbsp;d&#8217;industrie du consentement&nbsp;&raquo; (Richter, 2004 : 149). Les relations publiques des entreprises sont, selon Harold D. Laswell, un de ses théoriciens, &laquo;&nbsp;la découverte que la propagande est moins coûteuse que la violence, la corruption, et autres techniques de contrôle&nbsp;&raquo; (Laswell, 1935: 524). Nous qualifierons pour notre part, de communication marketing, les pratiques de communication des entreprises qui visent à organiser le consentement du public, en s&#8217;appuyant sur des campagnes publicitaires, le packaging des produits et les relations publiques pour atteindre leurs fins, c&#8217;est à dire la maximisation de leur profit. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La novlangue : transformer la langue pour cacher une politique mal acceptée</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La novlangue, de même que le langage politiquement correct visent à transformer le mot trop connoté politiquement, pour en substituer d’autres qui n’éveilleront pas l’attention. Les dirigeants néo-libéraux sont passés maitres dans cet art. Alain Bihr, a écrit un ouvrage intitulé La novlangue néolibérale. Le rhétorique du fétichisme économique (Bihr, 2007), ou il en donnent divers exemples.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l&#8217;Afrique) lancé par<span> </span>l&#8217;axe FMI – Banque Mondiale, dans sa rénovation du vocabulaire de l&#8217;ajustement structurel. Ce dernier ayant subit de nombreuses critiques, ils cherchent à travers une nouvelle formulation (la novlangue) à<span> </span>laisser penser que l’on prend mieux en compte les besoins des plus faibles. Mais étant donné que les principes fondamentaux restent de nature néo-libérale, les plus démunis restent toujours sur le bord du chemin. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La récupération conceptuelle au service de l’idéologie dominante</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Un autre instrument de l’hégémonie idéologique des néo-libéraux est leur aptitude à la récupération et à la manipulation conceptuelle, qui est relativement proche de la novlangue. La Banque utilise &laquo;&nbsp;des mots solennels et des formules magiques pour transformer la réalité (George, 1994 : 207). Face aux défenseurs de l&#8217;environnement qui risquaient de mettre un terme à la philosophie de la croissance illimitée, la Banque a utilisé la notion de développement durable en décrétant &laquo;&nbsp;la croissance durable&nbsp;&raquo;. Celle-ci n&#8217;était dès lors plus menaçante, l&#8217;idée de durabilité neutralisant le danger de destruction. &laquo;&nbsp;Le mouvement de défense de l&#8217;environnement qui craint pour son avenir s&#8217;est vu ainsi privé de ses armes conceptuelles&nbsp;&raquo;(George, 94 :208)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Enfin, les institutions de Breton Woods, exercent un pouvoir politique et culturel. Le rôle financier et économique n&#8217;est que la partie émergée de l&#8217;iceberg. La partie immergée relève donc de la foi, de la croyance, de la doctrine, du leadership intellectuel. Comme le dirait Pierre Bourdieu, la Banque est puissante parce qu&#8217;elle est capable d&#8217;échanger constamment du capital économique contre du capital symbolique et vice versa.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Susan George décrit la Banque comme « la main invisible du &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo; planétaire mis en oeuvre par le capitalisme libéral.<span> </span>Dans son livre Crédits Sans Frontières, elle attribue donc au Fond monétaire international et à la Banque des attributs et un fonctionnement quasi religieux. La doctrine remplace alors l&#8217;argumentation, malgré le discours qui se veut scientifique c&#8217;est bien d&#8217;idéologie qu&#8217;il s&#8217;agit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR RELATIONNEL ET L&#8217;IDÉOLOGIE:<br />
 LE RÔLE DES RÉSEAUX ET DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les associations professionnelles contribuant à l&#8217;élaboration des politiques internationales</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les associations professionnelles (lobbies) exercent une influence parfois plus puissante sur les élus, que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, “ leur capital économique, culturel, symbolique, social (le réseau des relations)&nbsp;&raquo;, tels que les définit Bourdieu, certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques-uns sont des leaders politiques de premier plan. Mais la plupart d&#8217;entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou politique. Parmi, ces différentes organisations ont peu citer parmi les plus connus: CFR, Trilatérale, Bilderberg, WBRound Table, Bohemian Grove, Skulls&amp;bones&#8230; Or ces réseaux exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Gramsci (1975) a souligné le rôle des intellectuels dans l&#8217;hégémonie idéologique et la puissance des think thanks. Ces derniers sont des sortes de club de réflexion qui diffusent des idées. Les think thanks les plus influents, actuellement mettent la puissance de leurs idées et leurs meilleurs intellectuels au service de l’idéologie, des politiques des classes dominantes. Le sociologue français, Michel Crozier a ainsi réalisé, avec Samuel Huntington, un rapport<span> </span>en 1975, pour la commission trilatérale (Crozier) . </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les dirigeants de la CCI, tel Maucher, ceux de l’ERT, et, des ETN telles Nestlé, Shell ou Unilever participent régulièrement aux rencontres de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003). C&#8217;est dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de Unilever et de la CIA.<span> </span>Selon le politologue Stephen Gill, Il a pour but “d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (&#8230;) entre les nations de l’axe atlantique&nbsp;&raquo; (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest. Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (&#8230;). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">David Rockefeller fut le fondateur du Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale. &laquo;&nbsp;Ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” selon M. R. Jennar (2005). D. Rockefeller a déclaré à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). “Ce même personnage avait déclaré huit ans plus tôt devant la Commission Trilatérale: la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Certains auteurs, tel Fritz Scharpf, estiment que la légitimité par l&#8217;élection peut nuire au résultat, puisque le peuple n&#8217;est pas un expert (Scharpf, 2000), qu&#8217;il est versatile et émotif. Scharpf privilégie une gouvernance fondée surtout sur les outputs, c&#8217;est-à-dire la légitimité par le résultat notamment économique, plutôt qu’une légitimité issue de l’élection par les peuples. C&#8217;est sur ce type d&#8217;argument, fondé sur la légitimité par le résultat, que se sont appuyés les régimes autoritaires pour justifier leur autoritarisme, souligne Hermet (2003 : 21). C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l&#8217;intérêt du peuple lui-même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La vision de Nietzsche illustre bien celles de certaines élites, tel Rockefeller. Pour Nietzsche, la démocratie est un fléau pour l&#8217;humanité, car elle inaugure le pouvoir de la masse, du peuple ignorant (Nietzsche, 1976). Spencer, un contemporain de Darwin, considérait que la loi du plus fort était une loi naturelle, qui devait s&#8217;appliquer aux sociétés humaines. Ne favoriser que les élites est préférable pour le développement de l&#8217;humanité, car c&#8217;est le sens de l&#8217;évolution naturelle, la sélection naturelle du plus fort sur le plus faible. Par conséquent,<span> </span>l&#8217;aide sociale, les services sociaux, l&#8217;école publique, sont nuisibles à l&#8217;humanité, car ils viennent gaspiller des ressources nécessaires pour développer les qualités des élites (Spencer, 1889).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Romano Prodi figure notamment parmi ces élites. En 2006, il dirige<span> </span>l’Italie, or il a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Avec Pascal Lamy, actuel directeur de l’OMC et autrefois représentant de l’UE à l’OMC, ils ont à participer aux réunions du groupe Bilderberg en 2001 et 2003. Tous les ans, les représentants de BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292). Précisons cependant, que le pouvoir des réseaux et des lobbies, n’est pas si important que certains voudraient le penser. S’ils disparaissaient, cela n’aurait qu’un impact relatif, dans la mesure, ou il ne sont qu’un aspect, parmi une bonne dizaine d’autres formes de gouvernance non démocratique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La puissance des réseaux contre la démocratie ?</span></span><span lang="FR-CA"> </span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Après sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkosy invite au Fouquet&#8217;s, un palace parisien, les membres les plus proches de son réseau. On y trouvait notamment: B. Arnault, Bolloré, Dassault, Decaux, Bouygues (Parain d&#8217;un de ses fils), Desseigne (Barrière), Bernheim (Generali), Desmarais (Power Corporation), Kron (Alsthom), Frère (Suez), Proglio (Véolia)&#8230; (Chemin, 2005). De même au mariage de la fille de Bernard Arnaud, le 22 septembre 2005j, le magasine Paris Match, rapporte que 6 ministres en exercice étaient présents. Michel<span> </span>et Monique Pinçon, dans leur livre sur les grandes fortunes, montre que la richesse ne repose pas seulement sur l&#8217;argent mais sur des réseaux sociaux et un capital de privilèges socioculturels transmis par des dynasties familiales (2006). Cet aspect dynastique n&#8217;est pas sans rappeler les pratiques de la noblesse et de la royauté. Les privilèges officiels de l&#8217;aristocratie ont disparu pour la plupart (excepté pour certaines familles royales), mais cette pratique dynastique se perpétue, au plan social, économique et souvent même sur le plan du sang (mariage entre nobles). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement aux réseaux politiques, on trouve des réseaux économiques. Par exemple dans les relations entre la France et l’Afrique, les réseaux les plus influents sont ceux d’Elf-Total, Bolloré-Rivaud, Bouygues, Castel… Les réseaux religieux et ésotériques ont aussi leur place. Il y a notamment les groupes catholiques, le Vatican, l’Opus Dei, la Loge P2… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le réseau francs-maçons, en France et dans le monde, contribue parfois à limiter l&#8217;impartialité des juges. Le magistrat, Eric de Montgolfier, a dénoncé certains agissements, puis en janvier 2004, le magistrat Bernard Bacou décide de saisir lui-même le conseil supérieur de la magistrature au sujet de doyen des juges d’instruction du tribunal de Nice, en l’accusant d’impartialité et de solidarité criminelle entre des prévenus et lui-même. En effet, ce juge était membre des francs-maçons et jugeait une affaire dans laquelle l&#8217;accusé était lui même membre des francs-maçons. Or un des premiers serments de la franc-maçonnerie est le serment de solidarité (Etchegoin, 2004).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des puissances économiques sur les dirigeants politiques repose donc notamment sur les relations liées à leur statut important (capital symbolique),<span> </span>de négocier des accords ou des lois grâce à leurs poids économique (capital économique), de placer leurs anciens dirigeants dans les appareils politiques (capital social). Ou à l’inverse, les grands propriétaires capitalistes sont aussi en mesure de s’acheter les services d’ex-homme d’Etat, de se servir de leur image, de leur notoriété, de leur reconnaissance sociale (capital symbolique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE ISSUE DE LA DIMENSION PSYCHO-SOCIOLOGIQUE<br />
 (SOCIO-IDENTITAIRE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le besoin psychologique de pouvoir contre la démocratie</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On ne peut donc pas considérer que les problèmes politiques ne relèvent pas que de déficiences de nature sociale, mais aussi de faiblesses psychologiques donc individuelles. Plus les individus s’élèvent dans les structures du pouvoir économique ou politique, plus le besoin psychologique du pouvoir est susceptible d’être stimulé. Certains y succombent, d&#8217;autres non et d’autres préfèrent s&#8217;en écarter pour éviter ce type de difficultés. Ils s&#8217;en trouvent aussi qui restent pendant un temps à des postes de pouvoir sans succomber à ces vicissitudes. En effet, les problèmes d&#8217;ego et de pouvoir, d&#8217;agressivité, d&#8217;intolérance, etc. sont les premiers pas vers les pratiques anti-démocratiques, aussi bien au sein de la gouvernance globale non-démocratique, comme des mouvements sociaux d’ailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Alfred Adler (1870-1937) est un des trois pères fondateurs de la psychanalyse avec Freud et Karl Abraham. Il va élaborer une théorie de la psychologie individuelle, fondée sur le besoin de puissance visant à compenser un sentiment d&#8217;infériorité inhérent à tout être humain névrosé. C’est à dire tout le monde… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet, les meilleures lois, règlements et procédures promulguées par les organisations internationales, les Etats, les entreprises et même les associations ne suffiront pas à faire respecter la démocratie en leur sein et ni à l’extérieur. Car un comportement démocratique ne relève pas seulement d’un savoir faire. En effet, le dialogue démocratique suppose aussi le dialogue et l’écoute sincère entre les personnes, une certaine éthique de la discussion, une volonté de dialogue de chaque individu, une ouverture à l’autre dans le respect de ses limites, de ses différences&#8230; En un mot un savoir être ne se limitant pas à un savoir faire. Il y a peu d’espoir de “faire de la politique autrement” sans cette prise en mains du premier niveau politique: la conduite de chacun par lui-même. N’oublions pas ce vieil adage, “la fin ne peut justifier les moyens”. Pour cette raison l’autre pan de l’action politique, relève de l&#8217;action de soi sur soi. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les différences de respect des règles sociales aux 3 étages de la société</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Fernand Braudel a montré que, depuis les origines de l’humanité, se sont édifiés progressivement trois étages de l’économie, auxquels correspondent trois étages de la société. Les trois étages de l’économie se sont constitués à travers un processus d’éloignement. Au rez-de-chaussée, l’étage de fondement, se développe une économie non-monétaire, de survie, de subsistance familiale. Au premier étage, est pratiquées l’économie d’échange local, c’est l’étage de la régulation légale. L’étage supérieur, étant celui de l’économie monde, celui de l’accumulation (des ressources et de la puissance), de la distance, de l’opacité&#8230; A cet étage, les acteurs font le contraire de ce qu’ils disent. Ils incitent à la pratique des règles du marché, mais grâce à leur puissance et leur éloignement de l’opinion publique, ils cherchent constamment à constituer des monopoles. Braudel montre ainsi qu’il existe un étage intermédiaire qui pratique les règles du jeu ; un premier étage qui ne les pratique pas encore et un étage supérieur qui ne les pratique plus, tout en tenant un double langage.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le même schéma se retrouve au niveau politique. au rez-de-chaussée il y a le clan et la famille. Au premier étage, l’échange, le débat public, la démocratie locale et à l’étage supérieur la macro politique qui pratique le double langage. Ainsi, au 3è étage de la pyramide, lorsque l’on appartient au groupe des élites, ou de la même classe sociale, on peut être tenté de se considérer comme supérieur, au-dessus des lois. C’est ce qui explique ainsi, que tant des dirigeants politiques et économiques, tel le PDG d’Elf, Roland Dumas, ou Charles Pasqua, par exemple, dérapent et se retrouvent devant les tribunaux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ils estiment qu’étant membres de l’élite, ils n’ont pas à fonctionner comme les autres, et qu’à la limite, s’ils le faisaient ce serait mauvais pour eux et pour l’intérêt général tel qu’ils le conçoivent. Ainsi, certains tels Rockefeller, se prononcent contre la démocratie car elle conduit à laisser le pouvoir à des ignorants et cela ne permet pas de prendre des bonnes décisions (Rockefeller, 1999). Ce sont les experts qui doivent décider. C’est pourquoi ils considèrent que, les référendums par exemple, tel celui sur le traité constitutionnel européen, sont préjudiciables à l’intérêt général, car les électeurs ne disposent pas de connaissances suffisantes pour voter en connaissance de cause. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">La pression sociale et l’imitation contre la légalité</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Beaucoup de citoyens ordinaires, s’ils étaient placés du jour au lendemain, aux commandes d&#8217;une transnationale exerçant des pratiques illégales ou d&#8217;une dictature, deviendraient probablement des dirigeants corrompus, ou des tyrans. D’une part pour des raisons psychologiques, liées au besoin de pouvoir (plus ou moins refoulé), tel que l’analyse Adler (1918). D’autre part du fait de la pression sociale de leurs collègues et de l’imitation, par l’isomorphisme (Powel, DiiMaggio: 1983 : 152), afin de rester conforme aux pratiques de ce milieu, à cette culture et de ces codes. L&#8217;individu tend à reproduire les pratiques de sa classe sociale. C’est le phénomène de &laquo;&nbsp;reproduction&nbsp;&raquo; décrit par Bourdieu (1972). Comme l&#8217;explique Braudel, lorsqu&#8217;un dirigeant exerce au &laquo;&nbsp;3e étage de la société&nbsp;&raquo;, au sommet des responsabilités nationales et internationales, il reproduit les règles sociales, les pratiques de ses paires qui se sentent au-dessus des lois créées pour la masse des citoyens.<span> </span>Ils se considèrent être membres de l&#8217;élite, donc au-dessus de celles-ci. Les abus du pouvoir, ne sont donc ni uniquement de nature psychologique, ni uniquement liés aux structures sociales, tel que l’explique Braudel. C&#8217;est donc une erreur de penser que tous les grands dictateurs sont des psychotiques (même si cela a pu être le cas parfois), même si souvent le « le pouvoir total rend totalement fou ». Il existe donc une relation dialectique entre le besoin psychologique du pouvoir, les structures de domination politique et économique, qui nuisent à la démocratie. On doit donc considérer que les problèmes politiques relèvent aussi bien de déficiences de nature sociale, donc collectives, que de faiblesses psychologiques donc individuelles. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Dialectique de l’individu et du collectif, du psychologique et du social</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est par un changement intérieur personnel (psychologique, pratique&#8230;), par le renoncement à son besoin de pouvoir sur l’autre, pour se consacrer à un véritable service des autres que la société évolue. En effet, lorsqu’une grande masse d’individus opèrent un changement de conscience, alors les règles sociétales, les lois internationales, les pouvoirs mondiaux se transforment vers plus d’équité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces changements de conscience et ses nouvelles règles sociétales, empêchent alors certains individus placés au sommet des organisations (économique, politique, sociale, religieuse…) de dériver vers leurs faiblesses (le besoin de pouvoir sans limite) qui les conduisent à reproduire les pratiques anti-démocratiques et parfois illégales des dirigeants précédents.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est donc des changements intérieurs des individus qui agissent sur la régulation globale de la société, qui en retour façonnent de nouveaux individus par l’éducation des masses. Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que reproduire la situation en place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que se reproduire elle même. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA THEORIE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Définition de la gouvernance adémocratique et illégale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Robert Cox a développé une économie politique critique en prolongeant la pensée d’Antonio Gramsci au plan international. Cox distingue aussi « trois forces fondamentales : les forces matérielles, celle des idées, et celle des institutions. Mais, il n’y en a pas une parmi ces trois qui puisse exercer une action unidirectionnelle, car elles sont en interactions » (Cox 1996 : 96-99). Susan Strange (1196) ajoute à la tripartition de Gramsci et de Cox, un quatrième forme d&#8217;autorité, la sécurité (militaire, sociale, économique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il y a un secteur qui est équitable et légal et démocratique (le visage officiel des relations Nord-Sud), cependant, celui-ci est lié à un pouvoir (la gouvernance) global &#8211; inégal &#8211; illégal, &#8211; et non démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale non démocratique de l&#8217;Afrique signifie donc le pouvoir (la gouvernance par les entreprises, les pouvoirs publics, l’armée&#8230;) inégal, illégal et non démocratique par des acteurs de nationalités multiples visant à perpétuer la domination et l’exploitation économique et politique en Afrique, (et non du monde).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On observe dans la réalité, un continuum sans véritable rupture entre les pôles opposés que sont la gouvernance légale et illégale, démocratique et non démocratique, privée et publique. Provisoirement, nous définirons aussi<span> </span>la démocratie comme la participation du plus grand nombre possible d’acteurs légitimes à une décision favorisant l’intérêt général. Nous y reviendrons plus en détails dans la suite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance non démocratique relève<span> </span>(et/ou) :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance légale (et/ou) -non transparente (occulte) par des acteurs non légitimes du fait de leur nature, car : non indépendants économiquement, non élus démocratiquement et dont les décisions sont insuffisamment participatives.</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance illégale, c&#8217;est-à-dire ne respectant pas l’Etat de droit (les lois)</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance inégale ne permettant pas l’égalité des conditions (Tocqueville), c’est à dire en terme bourdieusien une égalité au niveau du capital économique, social (réseaux, origines&#8230;.),<span> </span>culturel (connaissance, éducation, temps disponible pour cela&#8230;), capital symbolique (diplômes, titres, statuts&#8230;) (Bourdieu).</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En résumé la gouvernance non démocratique est une gouvernance illégale, (et/ou) inégale, non transparente, par des acteurs non légitimes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>La démocratie ne peut être effective si on relève notamment:</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;inégalité dans la propriété et la gestion de l&#8217;appareil économique et financier, (pouvoir capitaliste) &#8211; L&#8217;inégalité du temps pour se former et pour militer (Braibant, 2005) &#8211; L&#8217;inégalité<span> </span>des niveaux d&#8217;éducation &#8211; L&#8217;inégalité des conditions (de vie et de biens) Tocqueville (1948) qui entraîne : Une inégalité<span> </span>dans se capacité à supporter les conséquences des lois du fait d&#8217;inégalité économique -Une<span> </span>différence de priorité politique (égalité contre liberté) dans le vote des lois du fait de l&#8217;inégalité des conditions de vie (Noberto Bobbio).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet l&#8217;égalité juridique n&#8217;est pas réelle sans l&#8217;égalité économique et sociale (conditions de vie, possibilité de mobilité sociale) car l&#8217;exploitation économique capitaliste engendre la domination et l&#8217;aliénation des travailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance légale mais inégale et la gouvernance légale non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une grande partie de ce qui est décrit par FX Verschave, concernant ce qu&#8217;il nomme la «Françafrique», relève du légal. Par contre il s’agit de situation légale et en même temps inégale selon les partisans des politiques sociales. Par exemple lorsque Elf-Total va sous payer des ressources, tel le pétrole au Congo-Brazzaville (Verschave, 1999), une partie de ces transactions économiques s’inscrivent dans le champ légal, mais sont inégales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un second niveau, on peut porter l’analyse sur le plan légal et non démocratique. Les dirigeants du G8, tels les présidents français Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, ont généralement considéré que la gouvernance nationale et celle des organisations internationales sont légales et démocratiques. Dans une démocratie représentative, les dirigeants sont élus, donc il s’agit d’une démocratie. Cependant, un certain nombre d’auteurs Castoriadis (1996), Rosenvallon (1998) et d’associations telle Attac estiment qu’une<span> </span>démocratie représentative, si elle est bien légale, n’est pas véritablement démocratique. Sans démocratie participative, les citoyens ne peuvent plus participer aux décisions qu’une fois tous les 5 ans durant le mandat municipal ou présidentiel. De même le suffrage est censitaire au niveau de la Banque Mondiale et du FMI (George, 1994).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance illégale : le non respect de l’Etat de droit est<span> </span>non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un 3ème niveau on peut analyser la gouvernance entre les PED et les pays développés sous l’angle de l’illégalité. Le non respect de la loi généralisé signifie l&#8217;absence de l&#8217;Etat de droit. Nous retiendrons la définition première et minimum de l&#8217;Etat de droit, il s&#8217;agit d&#8217;un système institutionnel dans<span> </span>lequel les pouvoirs publics sont soumis au respect du droit[2]. Ce n&#8217;est donc pas une démocratie parfaite, mais un minimum à atteindre pour pouvoir approfondir les autres dimensions.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’illégalité est un des aspects du non démocratique. Car la démocratie suppose le respect de la légalité, c’est à dire de l’Etat de droit, mais aussi, de la transparence, de la légitimité des représentants, de la participation, etc. La définition de néo-patrimonialisme de Jean-François Médard (1995 : 325-339) vient souligner que la notion de légalité dépend aussi de la culture d’un pays. Cependant, dans un régime républicain occidental fondé sur le respect de l&#8217;état de droit, sur le respect des lois, sur une séparation claire entre les biens publics et privés, les pratiques néo-patrimoniales relèvent de l&#8217;illégalité. Les élus du peuple qui s&#8217;y adonnent devraient donc être punis par la justice, or c&#8217;est rarement le cas et lorsqu&#8217;ils sont inculpés, cela donne lieu souvent à des non-lieux ou à des légères peines, qui ne sont mêmes pas systématiquement appliquées. Concernant le procès Elf, quelques semaines après son incarcération, André Tarallo (le monsieur Afrique d&#8217;Elf), &laquo;&nbsp;en sortait pour raisons médicales&nbsp;&raquo; et ne devait plus jamais y retourner. M. Tarallo avait fait appel. Un an plus tard, en mars 2005, le jugement était encore plus sévère : sept ans d&#8217;emprisonnement ferme et toujours la même peine d&#8217;amende, 2 millions d&#8217;euros. Or, cette forte amende n&#8217;a toujours pas été acquittée (Robert, 2007).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le pire est atteint lorsque que la situation est inégale, illégale et non démocratique. C’est le cas lorsqu’un service secret (CIA, DGSE) ou une transnationale finance des mercenaires pour fomenter un coup d’Etat, comme ce fut le cas d’Elf au Congo- Brazzaville (Verschave, 2001). </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Une typologie et non une description générale d’un système de gouvernance</span></span></h1>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Précisons tout d’abord qu’il s’agit, dans un premier temps, de présenter une typologie de la gouvernance illégale et non démocratique. Ce n’est donc pas une description de l’étendue de la gouvernance illégale. Cela ne signifie aucunement que les citoyens des PED, n&#8217;aient aucune responsabilité et que la dimension illégale de la carence démocratique soit dominante. En effet, pour décrire le pouvoir (effectif) d’une forme de gouvernance illégale et non-démocratique sur la société, il faut être en mesure d’en établir :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">Quel est le nombre et le pourcentage des décisions? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Les décisions illégales sont elles fondamentales ou secondaires ?<span> </span></span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont-elles structurelles ou conjoncturelles ? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont elles intentionnelles ou involontaires ? (Quelle est le<span> </span>degré d’intentionnalité des décisions?)</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il ne s’agit donc ni d’en conclure, que les formes d’illégalité, telle la corruption sévissent partout et tout le temps ni à l’inverse d’en conclure que nous n’avons affaire qu’à un phénomène marginal. Les dirigeants politiques et économiques, qui observent le système capitaliste, repèrent les erreurs du système, mais ne les corrigent pas toujours, en particulier lorsque les dysfonctionnements (les injustices) les avantagent. Par exemple, le développement de la sous-traitance contribué à affaiblir le syndicalisme. Il n’a pas été pensé pour cela au début, mais a été utilisé pour cela ensuite. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une majorité des acteurs appartenant aux classes dominantes ont des intérêts communs. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire qu’ils s’organisent systématiquement et qu’ils se téléphonent, pour fédérer ses intérêts convergents. La gouvernance capitaliste globale fonctionne majoritairement ainsi dans sa dimension légale. Cependant, certains types d’actions illégales tels les coups d’Etats, les élections truquées, elles, sont généralement pensées dès leur origine.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Est-ce un système structuré, ou des décisions éparses et sans liens entre elles qui sont le fruit des hasards de la conjoncture et donc disposant d’une importance secondaire ? On relève que les pratiques de la françafrique durent au moins depuis la décolonisation, donc depuis plus de 50 ans. Pierre Péan, Smith et Glaser, François Xavier Verschave (Françafrique (1999), Noir Silence (2000), ou Noir Chirac (2003)) notamment, montrent à travers leurs différents ouvrages, qu’il y existe un système structuré concernant certains aspects de la gouvernance illégale (le mercenariat, la corruption, le détournement des matières premières&#8230;). Cependant, cela ne signifie pas pour autant, que l’ensemble de la gouvernance de l’Afrique, relève de l’illégalité. &#8230;). </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Mais un faible nombre d’actions illégales, si elles déterminent l’orientation à long terme d’un politique nationale, deviennent alors fondamentales. </span></p>
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<p align="center"><strong>CONCLUSION</strong></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Essayons à présent de hiérarchiser les différentes formes de<span> </span>pouvoir qui sont responsables de la situation actuelle de la pauvreté et des inégalités dans le monde.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La première cause, relève de l’éducation dans l’enfance et de la dimension psychologique. La seconde cause qui explique les inégalités sociales relève des déterminismes de la gouvernance économique, financière et idéologique. Gramsci (1975), puis Cox (1996) ont montré l&#8217;interaction entre les superstructures et les infrastructures, entre les forces productives et l&#8217;idéologie (de l&#8217;Etat, de la société civile&#8230;). Comme l’a montré Marx, les inégalités sont donc le résultat d&#8217;une lutte des classes, de l&#8217;exploitation, de la domination et de l&#8217;aliénation. Le capitalisme national et mondialisé reste donc la cause dominante, après la dimension psycho-sociologique, liée au besoin de pouvoir. Par conséquent, c&#8217;est autant le pouvoir et les causes politico idéologiques que le pouvoir et les causes économiques qui peuvent expliquer les inégalités actuelles mondiales et non la seule dimension économique. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En particulier, c&#8217;est le pouvoir politique des propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production), (les capitalistes) qui domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. Donc, pour reprendre notre typologie il s&#8217;agit de la gouvernance économique, financière, idéologique et<span> </span>de la gouvernance par les pouvoirs publics (nationaux et internationaux).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le 4e niveau du pouvoir ou de la gouvernance regroupe la gouvernance par la violence (policière, militaire&#8230;), le pouvoir relationnel (les réseaux) et la gouvernance nationaliste (impérialiste).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire, même si elle semble largement sous-estimée. En effet, les causes premières sont les insuffisances psychologiques (besoin de pouvoir égocentrique), les carences de la démocratie (politique, économique et sociale), puis les causes économiques (le capitalisme économique) et enfin l&#8217;illégalité.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De même, si le capitalisme économique et politique peut expliquer la situation mondiale actuelle d&#8217;inégalité extrême, le libéralisme (avec sa dérégulation) ne vient que le renforcer, en accentuant encore les tendances vers le non respect des règles de certains des élites (la corruption). Ainsi, si le<span> </span>capitalisme libéral n&#8217;est pas la cause première des inégalités, il vient largement renforcer les faiblesses humaines (le besoin compulsif de pouvoir), le manque de démocratie<span> </span>et la tentation de la corruption et de l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">BIBLIOGRAPHIE</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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 </span></li>
</ul>
<p><span lang="FR-CA"> </span></p>
<hr />
<p><em><span lang="FR-CA">[1] Emmanuel Arrighi, L&#8217;échange inégal. Essai sur les antagonismes dans les rapports économiques internationaux (Maspero, 1969)</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA">[2] Dans cette seconde définition (que nous ne retiendrons pas), l&#8217;Etat de droit se compose du respect des droits fondamentaux (civils et politiques), l&#8217;Etat libéral (Etat minimum, régalien, gendarme) et la démocratie libérale (pluralisme des partis, suffrage universel). &laquo;&nbsp;L&#8217;Etat de droit apparaît comme une organisation politique et sociale destinée à mettre en oeuvre les principes de la démocratie libérale&nbsp;&raquo; (Chevalier, Jacques, 1994,<span> </span>L&#8217;Etat de droit, Paris, 2e Edition, p.54).</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><em></em></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href=" http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=13555">mondialisation.ca</a>)<br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’illégalité de l’économie internationale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel) La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-5237" title="justice" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/justice.jpg" alt="justice" width="323" height="279" /></p>
<p style="text-align: justify;">La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchan­dises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le dumping social est un principe de l’OMC</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué.<span id="more-5228"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine du libre-échange avantage considérablement les multinationales</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’idéologie de l’OMC est la doctrine du libre-échange, reprise par le Traité de Lisbonne. Actuellement, le commerce mondial repose tout au plus dans une faible mesure sur des avantages comparatifs, argument séduisant de la doctrine classique du libre-échange parce que toutes les ressources des économies impliquées ne sont pas utilisées à leur pleine capacité, ne serait-ce qu’à cause du chômage. Mais la libre circulation des capitaux elle-même ne conduit pas à des avantages réciproques. Les multinationales pro­fitent d’avantages importants que leur offrent les pays à bas coût du travail et commercialisent les produits fabriqués là-bas dans les pays à haut niveau de prix. Et leur marge bénéficiaire est élevée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Traité de Lisbonne impose aux pays membres de l’UE une circulation sans restrictions des capitaux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La réglementation du commerce mondial est complétée par la dérégulation nationale ou régionale de la circulation des capitaux, dans l’UE par l’art. 56-1 du Traité instituant la Communauté européenne, qui interdit «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers». Quelques exceptions servent à protéger l’union économique et monétaire contre de graves crises (art. 60). Les détenteurs de capitaux de pays tiers, c’est-à-dire du monde entier, peuvent les investir dans l’UE et également les en retirer sans restrictions. Une taxe mondiale sur les transactions spéculatives (taxe Tobin) serait contraire au Traité, tout autant qu’un impôt national ou communautaire correspondant (art. 58).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords de l’OMC sont contraignants, également pour l’UE, bien que la pratique ne concède aux citoyens et aux entreprises aucun droit subjectif à en exiger le respect. La procédure de règlement des litiges a force de loi. Pour modifier les textes, 153 Etats doivent actuellement être d’accord. D’ailleurs, contrairement au Traité instituant la Communauté européenne, l’UE revendique la compétence exclusive en matière de politique commerciale (doctrine AETR). Même l’Etat le plus exportateur n’est pas habilité à conclure des accords commerciaux.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">C’est le lien étroit entre la réglementation du commerce mondial et la libre circulation des capitaux qui constitue le caractère illégal de l’ordre économique imposé aux peuples. Juridiquement, et de toute façon politiquement, cet ordre est dominant mais il est à l’origine, dans le monde, de constitutions incomplètes parce que ni les droits de l’homme ni les principes sociaux ne peuvent se défendre contre cet ordre néolibéral. L’Agenda 21 de 1992 par lequel les Nations Unies prônaient pour le monde entier une politique sociale et écologique ambitieuse mais à vrai dire antidémocratique n’a peut-être pas été oublié, mais on n’en parle pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le principe social est une mission de l’Etat</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La confiance dans le sens de la responsabilité morale des entreprises justifie leur caractère largement privé. Aucun Etat n’abandonne son destin sans nécessité à des entrepreneurs qui ne promettent pas de servir l’intérêt général. Le caractère privé est le droit d’agir comme bon nous semble. Mais la liberté, c’est la morale, et la loi morale, c’est le principe d’amour. Il est pour ainsi dire exclu que les acteurs capitalistes agissent moralement. Le droit commercial mondial manque pour cela de toutes les dispositions institutionnelles et matérielles nécessaires. La responsabilité sociale présuppose l’Etat et ses lois. Certes, les Etats doivent être des républiques, systèmes garantissant les libertés et dont la forme politique est la démocratie, moteur de la justice sociale lorsque les élections sont libres et qu’elles res­pectent le principe d’égalité. Mais cette justice sociale ne peut exister que dans un authentique Etat de droit. Les entreprises qui veulent et peuvent se débarrasser de leurs devoirs sociaux violent le principe constitutionnel allemand relatif à la propriété. L’art. 14-2 de la Loi fondamentale stipule ceci: «Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité.» Aucun Etat ne peut se désintéresser de la question sociale. Ils doivent tous satisfaire au principe social s’ils veulent être des collectivités de liberté. Mais dans le monde globalisé des entreprises, les Etats individuels ont perdu leurs pouvoirs en matière de politique économique et sociale. Ceux qui comptent sur le comportement moral des entrepreneurs méconnaissent les contraintes du marché.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Seul un Etat global pourrait contraindre les détenteurs de capitaux à respecter le principe social mais l’expérience nous apprend qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un tel Etat mondial repose sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Il devrait rassembler trop d’individus pour pouvoir être vraiment démocratique. L’expérience nous montre que la solidarité est une question de proximité, de petites unités et d’un degré suffisant d’homogénéité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intérêts des entreprises et intérêts généraux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les entreprises permettent au peuple d’assurer leur existence et doivent par conséquent être soumises à ses lois. La conformité aux lois de leurs activités réalise le bien commun. C’est là la mission officielle des entreprises privées qui n’est rien d’autre que la réalisation de la volonté générale du peuple et donc de l’intérêt général. La recherche du profit par les entreprises doit pouvoir s’effectuer dans le cadre de l’intérêt général. Dans la mesure où les entreprises privées promettent une efficacité supérieure en agissant dans l’intérêt général, leur caractère privé est au service de cette fonction au sein de la république. L’organisation de la concurrence entre les entreprises est également l’affaire du peuple, qu’elle soit fixée dans des réglementations nationales ou internationales. Cependant les entreprises sont l’affaire du peuple: en tant que res publica, elles sont une res populi. Elles sont l’affaire non seulement des entrepreneurs mais également des salariés et par conséquent une res privata. Comme pour toutes les activités en république, les aspects étatiques et privés sont indissolublement liés, parce qu’ils sont déterminés à la fois par les intérêts de la collectivité et les intérêts particuliers.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les activités des entreprises ne sont protégées que de manière limitée par la Constitution: dans la garantie de la propriété (art. 14 de la Loi fondamentale), la liberté de la profession (art. 12-1) et la liberté d’agir (art. 2-1). Contrairement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la Loi fondamentale ne formule aucune liberté générale d’entreprise. La liberté de circulation des capitaux doit se soumettre aux limites imposées par le principe social. Il n’y a pas de droits libéraux, il n’y a que des droits respectueux des principes sociaux. La liberté est soumise sans exceptions à la loi morale, à l’impératif catégorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Economie sociale de marché</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En raison de son caractère constitutionnel, le principe social est le principe déterminant de l’ordre économique allemand. La Loi fondamentale n’a pas établi d’ordre économique précis; toutefois, avec le principe social, elle impose au législateur, en matière d’économie, un principe de fraternité et, grâce aux droits fondamentaux, elle protège l’activité commerciale. L’ordre économique doit, conformément au principe social, garantir l’indépendance, mais également la responsabilité individuelle. Ce n’est pas l’économie de marché qui est l’ordre économique correspondant le mieux à la Loi fondamentale mais l’économie sociale de marché. C’est quand elle est orientée vers le marché et la concurrence que l’économie permet le mieux la réalisation sociale parce qu’on sait par expérience que ce sont le marché et la concurrence qui garantissent le mieux l’efficacité économique, mais seulement lorsque l’Etat veille à ce que le marché et la concurrence se soumettent au principe social, quand, en particulier, la répartition des biens, modifiée par les besoins et la production et également par le principe du marché est assurée, garantie qu’elle est par la propriété.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine de la propriété individuelle et sociale est le fondement de l’indépendance libérale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Dans l’économie sociale, la politique de l’emploi ne saurait être négligée car le travail est le moyen le plus général et le plus humain de parvenir à la propriété et par con­séquent à l’indépendance libérale sans laquelle l’homme n’est pas un citoyen. La garantie de la propriété protège non seulement le droit de posséder mais fonde un droit de tous à la propriété. Les conditions de travail sont la propriété des collaborateurs de l’entreprise. La garantie de la propriété implique un droit au travail tel qu’il est inscrit dans les textes des droits de l’homme. Seule une législation conforme à cette conception individuelle et sociale de la propriété satisfait au principe social. En Allemagne, le chômage élevé et les millions d’emplois sous-payés, en violation des droits de l’homme, sont le résultat d’une politique à la fois capitaliste et internationaliste à laquelle se sont pliées les oligarchies partisanes. Pour cela, on a essentiellement besoin d’argent et, à la rigueur, d’un peu de moralisme idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La logique de la libre circulation des capitaux est incompatible avec la responsabilité sociale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le principe déterminant des investisseurs globaux est le profit (shareholder value). Il commande la politique d’implantation des entreprises. Le capital et donc les entreprises peuvent être délocalisés quasiment vers n’importe quel Etat. Non seulement les entre­prises sont globales mais également les produits et les clients. Les conditions de transport notamment facilitent la délocalisation. Pour laisser une chance au travail dans leur pays, les gouvernements sont contraints de niveler leur politique fiscale et sociale et de déréguler le droit économique et environnemental. La concurrence entre Etats réduit les devoirs des entreprises à l’égard des Etats. Ce sont les principes personnels des actionnaires, la plupart du temps leur avantage, qui déterminent leur conduite. Une répartition solidaire du revenu national se ferait aux dépens des revenus du capital. La responsabilité sociale des détenteurs du capital est contraire à la «logique» de la circulation globale des capitaux. C’est le profit qui est le moteur de la globalisation et non pas, par exemple, la recherche du bien du peuple, et surtout pas de celui des pays pauvres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exploitation des peuples et asservissement des Etats</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’internationalisation de l’investissement des capitaux est un moyen efficace d’exploiter les peuples et d’asservir les Etats. Les théoriciens et les praticiens des marchés dénationalisés essaient de se disculper en invoquant le principe de la concurrence. La légitimité de la concurrence est élevée au rang d’une idéologie qui dispute sa légitimité aux Etats. La répartition optimale des ressources que les théories économiques attribuent à la concurrence globale peut éventuellement être expliquée par les modèles mathématiques de la théorie de l’équilibre, mais ces modèles n’ont rien à voir avec la réalité des marchés oligopolistes, qui sont imparfaits. Mais la concurrence, dont l’avantage en matière d’efficacité est incontestable lorsque l’Etat l’organise judicieusement, doit s’adapter à l’intérêt général. Elle ne peut être qu’un instrument des collectivités, à l’instar des entreprises. La concurrence internationale ne justifie pas le fait de «dédémocratiser» et de désocialiser les conditions de vie. Il n’y a aucune nécessité économique à cela.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La concurrence des marchés, pour qu’elle soit honnête et légale, suppose une égalité suffisante des chances que le droit doit garantir; pour une concurrence mondiale, il s’agit du droit commercial mondial. Pour le marché global, il n’existe (outre les règlementations partielles que nous avons mentionnées) pas de droit de la concurrence. Mais même un tel droit ne dispense pas d’un droit social fondamental. L’abus d’avantages locaux spécifiques aux dépens des peuples devrait être impossible. Les marchandises produites dans des conditions contraires aux droits de l’homme ne devraient pas pouvoir être vendues légalement. Or la pratique ne connaît même pas la notion de «marchandise illégale».</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Quand les Etats entrent en concurrence, cela n’est légal que lorsque les conditions de vie sont suffisamment homogènes pour que les entreprises ne puissent pas miner l’autorité sociopolitique des Etats. Dans notre monde socialement hétérogène, la globalisation entraîne des abus sociaux qui peuvent ruiner les collectivités libérales ou en tout cas les plonger dans une crise. Elle n’apporte aucune aide aux peuples pauvres et opprimés. Seule une aide durable, avant tout le bouleversement des systèmes politiques, promet des chances de développement. Montesquieu écrivait déjà: «C’est dans les pays de la liberté que le négociant trouve des contradictions sans nombre; et il n’est jamais moins croisé par les lois que dans les pays de la servitude.» (De l’esprit des lois, XX, 2)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réduction du coût du travail entraîne une augmentation du coût social</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les délocalisations, décidées par des comités directeurs systématiquement corrompus par les bonus et d’autres rémunérations, dé­truisent la plupart du temps des emplois, c’est-à-dire, plus précisément, la propriété des travailleurs. Les entreprises globales cherchent à réduire au maximum les coûts du travail. Quand on congédie des travailleurs, c’est-à-dire qu’on les exproprie, on abandonne des êtres humains. L’Etat doit alors les prendre en charge et, le cas échéant, leur famille également. Les syndicats et la cogestion – la pratique l’a prouvé – ne peuvent pas vraiment empêcher cette politique d’entreprise qui contribue autant au chômage de masse ou qu’à l’exploitation des travailleurs, ce qui n’est pas moins grave. Les importations de produits bon marché n’améliorent pas le niveau de vie des peuples car les collectivités doivent financer les coûts de transfert sous forme de prestations sociales. L’économie nationale doit trouver les moyens financiers. Les multinationales exploitent aussi bien les peuples pauvres (on les fait travailler comme des esclaves) que les peuples riches (on les saigne à blanc) jusqu’à ce qu’ils tombent dans la pauvreté. Dans le monde entier, les hommes sont victimes de la globalisation de l’économie. Toutefois un petit nombre de personnes deviennent immensément riches, mais elles se désintéressent du sort actuel et futur des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Violation du principe fondamental de la vie en société</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les citoyens «possèdent» également une part des entreprises. Cette propriété n’est rien d’autre que la souveraineté du peuple qui exercice une influence sur les entreprises par le biais de ses lois, qui a droit à une part de leurs résultats mais qui a également une part de responsabilité, en tout cas en ce qui concerne les salariés. La crise économique montre nettement ce que devrait être cette responsabilité. Les intérêts des citoyens ne peuvent plus guère s’imposer. Les entreprises peuvent échapper au patrimoine commun d’un Etat et se tourner vers des «Etats faibles» pour faire leurs affaires. Maintenant, les peuples peuvent être l’objet d’un chantage. Le caractère international de l’économie a supprimé les liens de solidarité entre les membres de la collectivité. L’ordre économique libéral a largement spolié les citoyens de leur «propriété». Cela correspond à la logique du néolibéralisme anti­étatique qui, grâce à la globalité, connaît un essor qui a entraîné un capitalisme extrême bien que celui-ci n’ait pas pour lui l’appui d’un seul droit de l’homme, pas même celui de la propriété, qui est lié à la personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les crises sont la loi du profit</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mais la crise du capitalisme est aussi celle de l’économie globalisée. Les mesures d’aide des différents Etats (que leurs budgets ne peuvent pas assumer), coordonnés au niveau international, sont peut-être le dernier sursaut du système capitaliste qui met en péril économies nationales et surtout les monnaies, donc la stabilité politique. Si le sauvetage réussit, il y aura un nouveau cycle – jusqu’à la prochaine crise, car les crises sont inhérentes au système capitaliste. C’est la loi du profit. En raison des sommes gigantesques représentées par les crédits spéculatifs sans valeur, les cycles sont plus rapides et les crises plus graves.<br />
 Comme il s’agit de protéger la propriété des citoyens et avant tout le droit au travail lié à la propriété, les entreprises ne doivent pas quitter les Etats et se soustraire aux lois du peuple car elles violent ainsi le principe fondamental de la vie en société, la liberté générale et le droit, qui repose uniquement sur la liberté de tous les citoyens. Sinon elles s’opposent au peuple et à l’Etat et avant tout à ses lois. Pourtant la république les y autorise, avant tout la libéralisation antisociale et la dérégulation de la circulation des capitaux. Le droit et par conséquent l’intérêt général sont encore, dans le monde actuel, l’affaire des peuples et des Etats, pour autant qu’ils respectent les droits de l’homme élémentaires. Res publica res populi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le capitalisme international prive les hommes de leurs droits et détruit la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le capitalisme international viole les droits des citoyens parce que ceux-ci ne peuvent pas vivre leur liberté face aux entreprises et la réaliser à l’aide des lois du bien commun. En effet, la répartition libérale des biens produits par la collectivité est rendue difficile, voire empêchée parce que les actionnaires, qui sont en marge de la citoyenneté, revendiquent une grande partie des profits, parce que la mise en œuvre du principe social fondé sur la démocratie est largement entravée faute d’influence suffisante de l’Etat. La dénationalisation des entreprises réduit l’importance du principe démocratique. En effet, le caractère privé imposé aux entreprises (dénationalisation fonctionnelle) réduit (tout à fait à dessein) la portée des élections parce que les citoyens et leurs représentants dans les parlements doivent renoncer à réaliser le bien commun au moyen des lois. D’une manière générale, la république se voit considérablement «dédémocratisée», désocialisée, délibéralisée (au sens d’une perte des libertés politiques) et, de manière plus fondamentale, privée du droit parce que les entreprises échappent à la république. Les sociétés agissent ainsi parce qu’on ne les en empêche pas. Les politiques ont permis cela parce qu’ils ont été séduits par des théories économiques de l’efficacité, en particulier par une doctrine du libre-échange mal comprise et peut-être également par l’idéologie des grandes puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Les multinationales exigent à nouveau que les peuples soient à leur service. Elles leur font maintenant assumer les pertes occasionnées par leurs crédits aussi spéculatifs qu’excessifs. Cela bouleverse l’ordre économique. Les chefs des multinationales et des investisseurs institutionnels se pré­sentent comme les nouveaux maîtres du monde, «libres et riches» (Kenichi Ohmae). La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social, grave dévoiement du libre-échange. Les entreprises profitent des moyens que les politiques leur ont offerts.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1622">horizons-et-debats.ch</a>)</em></p>
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		<title>HOME &#8211; un film de Yann Arthus-Bertrand</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2009 06:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hymne à la Terre HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n&#8217;est pas qu&#8217;un documentaire engagé, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/home-un-film-de-yann-arthus-bertrand/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<h2 style="text-align: justify;">Hymne à la Terre</h2>
<p style="text-align: justify;">HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n&#8217;est pas qu&#8217;un documentaire engagé, c&#8217;est un magnifique objet cinématographique. Chaque plan est à couper le souffle et nous montre la Terre, notre Terre, comme jamais nous ne l&#8217;avons vue. Chaque image nous met face à ce que nous sommes en train de détruire et à toutes ces merveilles que nous pouvons encore préserver. &laquo;&nbsp;Vu du ciel, on a besoin de moins d&#8217;explications&nbsp;&raquo;. La perception que l&#8217;on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle. HOME va directement toucher la sensibilité de chacun d&#8217;entre nous et nous faire prendre conscience que nous devons changer notre regard sur le monde. HOME traite des grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés et nous montre comment tout interagit sur notre planète.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Synopsis</h3>
<p style="text-align: justify;">En 200 000 ans d&#8217;existence, l&#8217;homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d&#8217;année d&#8217;évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l&#8217;humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un projet citoyen</h2>
<p style="text-align: justify;">En nous offrant les images inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant partager son émerveillement autant que son inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une pierre à l&#8217;édifice que nous devons, tous ensemble, reconstruire. HOME a pour mission de faire bouger les mentalités, de nous faire prendre conscience des mouvements tectoniques à l&#8217;oeuvre et de nous inciter à nous engager pour agir.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre impact sur la Terre est plus fort que ce qu&#8217;elle peut supporter : nous consommons trop, et nous sommes en train d&#8217;épuiser toutes ses ressources. Depuis le ciel, on voit facilement les endroits où la Terre est blessée. HOME explique simplement les problèmes actuels, tout en disant qu&#8217;il existe une solution. Le sous-titre du film pourrait être &laquo;&nbsp;il est trop tard pour être pessimiste&nbsp;&raquo;. Nous sommes à la croisée des chemins, des décisions importantes doivent être prises pour changer le monde. Ce que nous disons dans le film, tout le monde le sait, mais personne ne veut vraiment le croire. HOME est donc une pierre supplémentaire à l&#8217;édifice construit par les associations écologiques pour revenir à plus de bon sens et changer notre façon de consommer et de vivre.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un événement mondial</h2>
<p style="text-align: justify;">Au delà du film, HOME sera un événement mondial : pour la première fois dans l&#8217;histoire, ce long-métrage sera en effet montré en même temps dans plus de 50 pays.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la date symbolique du 5 juin 2009, Journée Mondiale de l&#8217;Environnement, qui a été choisie pour cette diffusion simultanée &#8211; et le plus souvent gratuite &#8211; sur tous les supports : cinéma, télé, DVD et Internet. L&#8217;objectif de Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, de Luc Besson, distributeur, et de François-Henri Pinault, président du groupe PPR, soutien officiel du film, est ainsi de toucher le plus grande nombre possible, et de nous convaincre que nous avons tous une responsabilité à l&#8217;égard de la planète.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>NOUS AVONS TOUS RENDEZ-VOUS AVEC LA PLANETE LE 5 JUIN !<span id="more-5154"></span></strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Conférence de presse du 5 juin 2008</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=egqF0NtEAo0">http://www.youtube.com/watch?v=egqF0NtEAo0</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=egqF0NtEAo0"><img src="http://img.youtube.com/vi/egqF0NtEAo0/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Conférence de presse du 9 mars 2009</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Tn22AxIV4aI">http://www.youtube.com/watch?v=Tn22AxIV4aI</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Tn22AxIV4aI"><img src="http://img.youtube.com/vi/Tn22AxIV4aI/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; La musique du film par Armand Amar</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=CjNdsxmlRb4">http://www.youtube.com/watch?v=CjNdsxmlRb4</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=CjNdsxmlRb4"><img src="http://img.youtube.com/vi/CjNdsxmlRb4/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Le soutien de PPR</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=BBEJs0Ds57Q">http://www.youtube.com/watch?v=BBEJs0Ds57Q</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=BBEJs0Ds57Q"><img src="http://img.youtube.com/vi/BBEJs0Ds57Q/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; L&#8217;écologie</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FpKvPcfBs1I">http://www.youtube.com/watch?v=FpKvPcfBs1I</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FpKvPcfBs1I"><img src="http://img.youtube.com/vi/FpKvPcfBs1I/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; L&#8217;aventure HOME avec Yann Arthus-Bertrand</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aIIHaoK3YQY">http://www.youtube.com/watch?v=aIIHaoK3YQY</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aIIHaoK3YQY"><img src="http://img.youtube.com/vi/aIIHaoK3YQY/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME (Bande-annonce)</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=GItD10Joaa0">http://www.youtube.com/watch?v=GItD10Joaa0</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=GItD10Joaa0"><img src="http://img.youtube.com/vi/GItD10Joaa0/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>HOME &#8211; Le tournage</strong><br />
 
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZDDpHHGVsUM">http://www.youtube.com/watch?v=ZDDpHHGVsUM</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZDDpHHGVsUM"><img src="http://img.youtube.com/vi/ZDDpHHGVsUM/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Loose Change Final Cut</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 08:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Achetez ce DVD accompagné d&#8217;une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre 2001 Loose Change (Final Cut) en français (2:09:33) La version final du documentaire choc sur le 11 septembre 2001. Après Loose Change 1 et  Loose Change 2 (2005-2006), voici la troisième édition de ce documentaire vidéo. Le documentaire Loose Change, véritable phénomène [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://fnacventeflash.viapresse.com/kiosque/magazines/abonnement.asp?context=van&amp;icfam=&amp;codebarre=37806622200040005501&amp;paysnum=1&amp;chx=van&amp;choixpays=1"><em>Achetez ce DVD accompagné d&#8217;une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre 2001</em></a></p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-final-cut/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Loose Change (Final Cut) en français (2:09:33)</strong><br />
 <em>La version final du documentaire choc sur le 11 septembre 2001.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après Loose Change 1 et  <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-petite-monnaie/">Loose Change 2</a></strong> (2005-2006), voici la troisième édition de ce documentaire vidéo.</p>
<p style="text-align: justify;">Le documentaire Loose Change, véritable phénomène de société a battu tous les records d&#8217;audience sur le net (plus de 100 millions de vues !), a été diffusé par des dizaines de chaînes de télévision (dont Planète TV en France). Depuis 2007, il est disponible dans sa version finale.  Pourtant, AUCUN distributeur, aucune chaîne de télévision n&#8217;a voulu le diffuser. Des version française officieuse du Final Cut sont apparus sur le Net courant 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur Dylan Avery défend la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001. Il expose ainsi l&#8217;idée selon laquelle les attaques n&#8217;auraient pas été le résultat d&#8217;actions terroristes mais d&#8217;une série d&#8217;événements fomentés par le gouvernement américain de Georges W. Bush&#8230; Une première version du documentaire est sortie en format DVD en 2005 ! Initialement attendue pour le week-end précédent les commémorations du 11 septembre 2007, la version &laquo;&nbsp;Final Cut&nbsp;&raquo; est finalement sortie aux Etats-Unis le 11 novembre. <a href="http://www.reopen911.info/11-septembre/loose-change-final-cut-dans-les-kioques/">Le DVD officiel en version française est sortie le 14 avril 2009</a>.</p>
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		<title>La menace de l’invasion de la canne à sucre GM</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2009 13:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde merveilleux des multinationales !!! Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em><img class="alignright size-full wp-image-4815" title="corporate-sugar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/corporate-sugar.jpg" alt="corporate-sugar" width="300" height="600" /></em><strong>Le monde merveilleux des multinationales !!!</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée (GM) et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En une dizaine d’années seulement, presque toute les pampas argentines et d’énormes surfaces forestières et agricoles au Brésil, en Bolivie, en Uruguay et au Paraguay ont été transformées en déserts verts de monocultures de soja. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_1">1</a>] Le boom du soja en Amérique latine a été et est toujours un filon miraculeux pour l’agrobusiness. Il a fourni à la poignée de céréaliers géants qui dominent le marché international des oléagineux et  du fourrage un terrain bon marché et fertile pour assurer l’expansion et la consolidation de leurs activités dans le monde. Ces mêmes sociétés, Cargill, ADM et Bunge pour ne citer qu’elles, ont aussi fait des milliards de profits avec les ventes d’ engrais chimiques devenus indispensables. D’autres grandes entreprises étrangères, telles qu’ AGCO et John Deere, ont profité des ventes de tracteurs. Monsanto et Sygenta, quant à eux, ont engrangé des bénéfices records avec leurs semences génétiquement modifiées et leurs pesticides chimiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’invasion du soja s’appuie sur un modèle de production axé sur l’utilisation de semences génétiquement modifiées qui permettent de tolérer d’énormes doses d’herbicides chimiques. C’est Monsanto qui a fourni à la fois les semences et les herbicides, tandis qu’une nouvelle génération d’exploitations agricoles, dirigées principalement par des hommes d’affaires vivant dans les villes, louait ou s’emparait de vastes zones agricoles et y organisait le travail. A chaque fois que ce modèle a été déployé, il a forcé les petits paysans à partir et les communautés locales ont été dévastées par l’exode rural et la contamination chimique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant aux multinationales de l’agrobusiness, l’expérience du soja dans le Cône sud a montré comment exploiter avec profit l’expansion de l’agriculture industrielle dans les pays en développement. Elle a ouvert une nouvelle ère de conquête. Le sucre, qui a une longue histoire de destruction de l’environnement et de pure exploitation humaine, est probablement la prochaine récolte à être confrontée à un boom similaire à celui qu’a connu le soja, d’autant plus que de nouvelles espèces de sucre génétiquement modifiées poussent déjà dans les champs (voir encadré 1).<span id="more-4814"></span></p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 1 : La situation actuelle du sucre génétiquement  modifié </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de dix ans on expérimente avec la betterave et la canne à sucre GM. La canne à sucre a une composition génétique assez complexe qui rend les modifications génétiques difficiles. En revanche, il est plus simple de travailler sur la betterave GM et l’expérimentation dans ce domaine a donc été beaucoup plus poussée. En 2008, les premières betteraves GM commerciales, une variété génétiquement modifiée par Monsanto et le  sélectionneur de semences allemand KXS pour les rendre résistantes au glyphosate (le Roundup Ready), furent introduites aux Etats-Unis, puis au Canada. Toutes les plus grands semenciers de betteraves d’Amérique du Nord vendent déjà la betterave Roundup Ready. Des personnes bien informées prédisent que la quasi-totalité de la récolte  des États-Unis sera composée de Roundup Ready en 2009, à moins que les campagnes contre la betterave GM ne parviennent à renverser la vapeur (voir encadré 4). Dans l’UE, qui est de loin le plus gros marché de semences de betterave, les betteraves GM n’ont pas encore reçu l’accord de commercialisation, quoique les betteraves Round Up Ready aient été autorisées pour l’alimentation humaine et animale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est de la canne à sucre GM, Monsanto espère avoir une variété de Roundup Ready/Bt sur le marché d’ici 2015. D’autres grandes sociétés de biotechnologie travaillent aussi sur la canne à sucre. (1)</p>
<hr style="text-align: justify;" size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;">(1) Il faut signaler ici deux programmes de recherche importants sur la canne à sucre :  celui de CTC Brazil avec des variétés de canne à sucre GM à taux de saccharose élevé et un projet commun du Max Planck Institute (Allemagne) avec le Vasantdada Sugar Institute au Maharashtra (Inde) et la station de recherche (La Chacra) d’une association argentine de producteurs de canne à sucre à Santa Rosa, qui fait des essais de variétés modifiées par transformation chloroplastique.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une nouvelle carte de la production  de sucre dans le monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut  obtenir du sucre à partir de nombreuses variétés de plantes, mais aujourd’hui la production mondiale de sucre provient pour la plus grande part de la canne à sucre. Celle-ci représente en effet plus de 70% de la production mondiale de sucre et est cultivée sur environ 15 millions d’hectares dans plus de 100 pays dans les zones tropicales et subtropicales. La deuxième source de sucre la plus importante est la betterave, principalement cultivée dans l’hémisphère Nord sur 10 millions d’hectares dans au moins 50 pays. Cependant la carte de la production mondiale est en train de changer, en raison de l’expansion de ces cultures sur de nouveaux territoires.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 1 : Autorisations pour la betterave Roundup    Ready H7-1 de Monsanto et KWS</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Statut</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Culture/nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>USA, Canada, Japon</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie, UE, Australie, Mexique,    Nouvelle-Zélande, Philippines, Corée du Sud, Russie, Singapour</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Trois éléments ont particulièrement altéré la géographie de la production de sucre. Tout d’abord l’émergence du Brésil comme le premier producteur mondial de sucre et de loin le plus grand exportateur du monde. Près des trois-quarts de l’expansion de la production de canne à sucre dans les dix dernières années concernent le Brésil. La surface consacrée à la canne a sucre y a augmenté en moyenne de 300 000 hectares par an entre 2000 et 2007, un taux de progression équivalent à celui du soja dans ce pays. En 2008, la surface de canne à sucre s’est accrue de 14%. Une proportion non négligeable de la production de canne à sucre brésilienne sert à l’industrie locale d’éthanol, mais une grande part se retrouve encore sur encore le marché mondial (cf. figure 3). Aujourd’hui, plus de la moitié des exportations mondiales de sucre non raffiné proviennent du Brésil, alors que le Brésil ne représentait que 7% de ces exportations au début des années 1990.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’avènement d’un si gros producteur à bas coûts, l’ancienne structure de la production mondiale est restée largement inchangée jusqu’à récemment, en raison des anciens accords de protection de la production domestique dans l’UE et aux Etats-Unis et des accords commerciaux préférentiels entre l’Europe et ses anciennes colonies qui dépendent encore fortement des exportations de sucre. Cependant, un deuxième élément, la réforme européenne sur le sucre, a frappé au cœur l’industrie du sucre et fait éclater l’ancien système d’organisation.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 2 : Investissements    de quelques sociétés biotechnologiques dans la canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Projets canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dow Agrosciences (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Décembre 2008 : a signé un accord de recherche pour deux ans avec le Cooperative Research Centre for Sugar Industry Innovation through Biotechnology (Australie)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Syngenta (Suisse)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Expérimentation sur la canne à sucre Bt au Brésil et avec le Vasantdada Sugar Institute (Inde. A créé le Syngenta Centre for Sugarcane Biofuel Development sur le campus de l’Université de Technologie de Queensland (Australie) en 2007 et travaille actuellement avec John Deere sur une technologie de plantation de la canne à sucre qui devrait « permettre aux producteurs de replanter leurs champs plus fréquemment ».</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dupont (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>La canne à sucre est un matière première pour le programme mondial de biobutonal en partenariat avec British Petroleum et Associated British Foods (British Sugar). Ils cherchent des pays pour investir dans la production de canne, en particulier la Chine et l’Inde. British Petroleum  a récemment investi de façon importante dans l’industrie du sucre brésilienne et dans un partenariat avec Verenium pour produire une « canne énergétique » qui peut pousser sur des terres impropres à la culture de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Amyris (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Société de biotechnologie en partenariat avec Crystalsev, une des plus grandes sociétés de sucre/éthanol brésiliennes et le conglomérat Votorantim, pour développer un biodiesel à partir de la canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Quand l’Australie, le Brésil et la Thaïlande ont attaqué l’UE sur les subventions et mesures de protection domestiques de son industrie du sucre à l’OMC, l’UE a décidé de profiter de l’occasion pour faire disparaître de façon unilatérale le Protocole du sucre dont elle se servait depuis longtemps avec ses anciennes colonies et de bouleverser ses régimes domestiques. Des quotas ont été maintenus pour protéger les producteurs européens mais ils ont été réduits et affaiblis, de telle sorte que la production européenne se limitera désormais de plus en plus à quelques grandes régions de production sucrière, évitant ainsi que l’Europe ne continue à inonder la marché mondial de sucre subventionné. Le marché européen a également été ouvert aux importations sans quotas et sans taxes en provenance des Pays moins avancés (PMA) et des pays ayant signé les Accords de Partenariat Economique. En d’autres termes, les anciennes colonies ne pourront plus vendre à des prix protégés par l’UE, ce qui veut dire que, parmi elles, seuls les producteurs capables de produire à coûts très bas pourront encore exporter vers l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_3">3</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les réformes de l’Europe sur le sucre seront complètement appliquées en 2009, l’UE est censée passer soudainement du statut d’exportateur net, qui déversait des millions de tonnes de sucre subventionné sur le marché mondial, à celui d’importateur net. Cela provoque déjà un mouvement de délocalisation de la production sucrière de pays comme les îles Fidji, la Réunion et une bonne partie des Caraïbes, qui ont des coûts de production et de transport élevés, vers le Soudan, l’Ethiopie et le Mozambique, où les coûts de production sont bas et où l’accès à l’UE est facile, à la fois en termes d’accords commerciaux et de transport. En outre, en dehors de l’UE, les grands raffineurs de sucre, avides de sucre bon marché pour remplacer les exportations européennes, sont maintenant à la recherche de  réseaux d’approvisionnement alternatifs.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Table 3 : Les sept principaux producteurs de sucre du    monde</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Production de sucre (en t/an) </strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Sudzucker</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>4,24</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Royaume-Uni/UK</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,85</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Copersucar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,56</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Cosan</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,15</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Eurosugar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France/Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Tereos</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,8</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Mitr Phol</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Thaïlande</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,7</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>* n’inclut pas l’éthanol</p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le troisième élément qui modifie la carte de la production de sucre dans le monde est        l’ énorme avancée des agrocarburants. La canne à sucre est considérée comme l’un des matériaux de base les plus économiques, voire le plus économique, pour la production d’éthanol. Le marché mondial de l’éthanol s’étend rapidement, car un certain nombre des marchés pour les carburants dédiés au transport ont déjà mis ou vont mettre en application des décrets qui obligent à mélanger un certain pourcentage d’éthanol à l’essence. Avant la crise financière de 2008 et l’effondrement des prix du pétrole, l’industrie du sucre était submergée de projets d’investissements dans de nouvelles usines d’éthanol. Ces investissements ont beau avoir ralenti &#8211; beaucoup de projets ont été ainsi reportés ou annulés – les décrets gouvernementaux sont suffisants pour fournir un flux d’argent non négligeable aux projets de production d’éthanol. De nombreux projets à large échelle, comprenant des plantations de sucre,  sont ainsi en train de voir le jour de par le monde et forcent la production de sucre dans de nouvelles contrées. Les investissements concernent aussi les technologies qui pourraient ouvrir de nouveaux marchés pour les agrocarburants à base de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_4">4</a>] En bref, le marché croissant des agrocarburants a vraiment dopé la demande de sucre et, par voie de conséquence, accru le développement de la production mondiale de sucre (voir diagrammes 1 et 2).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est la fête pour  l’agrobusiness</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les grandes entreprises de l’agrobusiness qui sont derrière ces changements de la production mondiale de sucre et qui en empochent les profits. Les principales entreprises sucrières européennes se sont ainsi servies des réformes de l’UE sur le sucre pour consolider leur main-mise sur la production soumise à quotas en Europe même et pour s’introduire dans la production hors-frontières de l’UE dans des zones bon marché ayant un accès préférentiel à l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_5">5</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans les pays du Sud, les grands acteurs de l’industrie sucrière qui s’étaient traditionnellement concentrés sur leur production nationale, commencent eux aussi à investir les marchés étrangers. Ainsi Mitr Phol, la plus grande compagnie sucrière de Thaïlande, s’est installée au Laos pour produire et exporter vers l’UE, par l’intermédiaire d’un partenariat avec Tate &amp; Lyle.  De même, la société sucrière colombienne Manuelita opère maintenant au Pérou et au Brésil. Le Soudan et l’Ethiopie sont devenus des cibles particulièrement recherchées des investisseurs du Sud, avec la bénédiction de leurs gouvernements. Le gouvernement soudanais soutient qu’il veut faire passer la production de canne à sucre du pays de moins de 200 000 hectares cultivés aujourd’hui à 1,7 millions d’hectares. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_6">6</a>]</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" width="609" valign="top">
<p><strong>Tableau 4 : Principales entreprises sucrières européennes investissant dans la production et l’approvisionnement en sucre à l’étranger</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Chine, Malawi, Mali, Mozambique,    Swaziland, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tereos (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Mozambique, Brésil</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Sudzucker (Allemagne)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>île Maurice</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>JL Vilgrain  (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Cameroun, Tchad, République du    Congo</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tate &amp;    Lyle (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Égypte, Laos,    Zimbabwe</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>AlcoGroup (Belgique)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil, Île Maurice</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">De nouveaux joueurs sont en train de rentrer sur le terrain de l’industrie du sucre, surtout pour l’éthanol. Les géants du commerce céréalier, qui jusqu’à présent n’avaient pas été très impliqués dans la production de canne à sucre ou de betterave, utilisent désormais des moyens agressifs pour se faire une place dans l’industrie. Cargill, qui contrôle déjà 15% du commerce mondial du sucre, a récemment investi lourdement dans la production de canne à sucre au Brésil et au Mexique et a lancé  de nouveaux projets de partenariat pour des raffineries et/ou d’éthanol  en Syrie, en Inde et au Salvador. Même ADM, le roi de l’éthanol de maïs américain, a lancé son premier projet d’investissement dans la canne à sucre brésilienne en 2008 ; le partenariat concerne deux usines de sucre/éthanol et de grandes plantations. Les entreprises énergétiques et les entreprises de ressources naturelles, au Nord comme au Sud, suivent le même chemin, qu’il s’agisse d’acteurs bien établis, comme BP, ou de capital-risqueurs moins connus du secteur minier.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée générale est donc qu’on assiste actuellement à une expansion considérable de la production de sucre dans le monde. Cette production est concentrée géographiquement et se trouve entre les mains d’un nombre assez limité d’entreprises qui travaillent avec des chaînes de production et de distribution verticalement intégrées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom du sucre au Brésil </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le Brésil qui est le plus sévèrement affecté par les transformations de la production mondiale de sucre. L’industrie du sucre y est de plus en plus concentrée entre les mains de quelques familles surnommées au Brésil « les barons du sucre » et quelques entreprises étrangères qui opèrent en partenariat les unes avec les autres. L’investissement étranger afflue dans le sucre brésilien &#8211; il a été de 9 milliards de dollars US pour la seule année 2006 &#8211; et les barons du sucre ont consolidé leurs holdings et restructuré leurs entreprises pour exploiter cet afflux de capitaux. Quelques-uns ont même mis leurs affaires familiales en Bourse (bourse du Brésil). Il arrive souvent que les investisseurs étrangers achètent une participation majoritaire ou des intérêts minoritaires en laissant les barons du sucre s’occuper des opérations agricoles. Cependant, les investisseurs étrangers commencent à prendre un rôle dominant dans les deux domaines (voir encadré 2). En 2007-2008, 12% du sucre de canne brésilien a été transformé dans des sucreries appartenant à des compagnies étrangères, contre moins de 1% au début des années 2000. Si l’on inclut les sucreries dans lesquelles les étrangers ont une part minoritaire, on obtient un chiffre encore plus important (23%).  [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_7">7</a>] Aujourd’hui on voit distinctement que quelques conglomérats – des réseaux de transnationales et les grandes familles du sucre &#8211; contrôlent la majeure partie de l’industrie. Les trois principaux s’articulent autour de Cosan, Crystalsev et Copersucar qui, selon Maurilio Biagi Filho, président de Crystalsev, possèdent presque un tiers des sucreries du Brésil. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_8">8</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le boom du sucre brésilien, la production a glissé du Nord-Est du pays au centre-sud où le terrain est mieux adapté à une production fortement mécanisée. Des millions d’hectares de cerrado (savane arborée), une région du Brésil comparable à l’Amazonie  par la richesse de sa biodiversité, ont été défrichés pour faire place aux nouvelles cultures de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_9">9</a>] Environ 90% de toute la production de sucre brésilienne provient des sucreries de cette région ; à peu près 60% de cette production est convertie en éthanol. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_10">10</a>] La région est devenue le support de base de l’industrie : Fortement soutenus par le gouvernement du président Lula, les barons du sucre locaux qui ont un poids politique et leurs partenaires étrangers n’ont eu aucun mal à faire avancer leurs plans d’expansion, transformant par là-même de vastes zones agricoles et forestières en champs de canne à sucre. Et s’il est vrai que la crise économique mondiale  a provoqué un certain  ralentissement, la Société financière internationale de la Banque mondiale IFC, la Banque de développement du Brésil (BNDES) et la Banque interaméricaine de développement (IBD) sont intervenues en apportant les fonds nécessaires  pour maintenir cette expansion et la consolider. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_11">11</a>] Plusieurs fonds d’investissement privés de centaines de millions de dollars ont été récemment établis pour acheter au Brésil des terres à convertir en cultures de canne à sucre. Parmi eux, on compte le fonds  Radar Propiedades, géré par Cosan, le fonds Calyx géré par Louis Dreyfus et le fonds Brasilagro géré par Cresud, une société qui appartient au baron du soja argentin Eduardo Elsztain. Il ne faut pas s’étonner que s’exacerbent les conflits pour les terres partout où se répand la culture de canne, de même que les violences infligées à tous ceux qui osent résister. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_12">12</a>]</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 2 : Les entreprises sucrières d’aujourd’hui au  Brésil : Guarani et CNAA </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Açúcar Guarani</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Açúcar Guarani est la filiale brésilienne de la transnationale sucrière française Tereos. L’entreprise exerce un contrôle sévère sur ses fournisseurs de sucre.<br />
 Un tiers de son approvisionnement provient de ses propres plantations, où la mécanisation des récoltes est passée de 32% en 2004 à 80% en 2008. Le reste fait l’objet de contrats avec des fournisseurs externes qui sont obligés d’utiliser les variétés de canne à sucre de Guarani et d’adhérer aux systèmes utilisés par la société pour la préparation des sols, les semis, la récolte et les soins contre les maladies. Guarani est une des rares sociétés sucrières au Brésil à avoir signé avec le producteur d’éthanol suédois Sekab un contrat d’approvisionnement en éthanol durable, qui oblige à mécaniser complètement la production. (1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>The Companhia  Nacional de Açúcar e Álcool (CNNA)</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, Goldman Sachs a acheté 19% de la deuxième sucrerie du Brésil, Santa Elisa, qui fait partie du conglomérat Crystalsev. A la même période, Santa Elisa et Goldman Sachs ont lancé un partenariat de 300 millions de dollars US avec l’entreprise commerciale internationale Global Foods Holdings et le Carlyle Group, une firme américaine privée à capitaux propres. Ce partenariat, du nom de CNNA, avait pour but de mettre en route quatre grandes sucreries et usines d’éthanol, devenant ainsi l’un des trois principaux producteurs de sucre/éthanol du Brésil. Des représentants de la société affirment qu’ils ont l’intention de s’étendre dans les «  nouvelles » zones de culture de canne à sucre du centre-sud : Crystalsev sera chargé de la distribution à l’intérieur du pays, tandis que Global Foods Holding doit organiser le commerce international.  Le partenariat de CNNA a profité récemment d’une injection de capital de 270 millions de dollars US de la Banque interaméricaine de développement ainsi que d’un financement de 200 millions de dollars US de la part de la Banque de Développement  du Brésil (BNDES). Deux des sucreries sont déjà en activité et une troisième en construction. Au début de 2009, Carlyle a augmenté sa participation dans la société, devenant l’actionnaire principal, tandis que Santa Elisa se faisait exclure de la structure de direction. La société est donc maintenant dirigée par un fonds qui appartient entièrement à des entreprises étrangères, rassemblant le Carlyle Group, Goldman Sachs, le Global Foods Holding et Discovery Capital.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Sekab,  « Requirements for Sustainable Ethanol » <a href="http://tinyurl.com/dd6qvp" target="_blank">http://tinyurl.com/dd6qvp</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production poursuivi par les conglomérats du sucre au Brésil est celui d’une grande exploitation verticalement intégrée. Les sucreries possèdent ou louent les trois-quarts des terres à canne à sucre et les 60 000 producteurs brésiliens indépendants, dont les fermes font moins de 150 hectares, représentent seulement 27% de la production nationale. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_13">13</a>]. Les conditions de travail dans les plantations sont connues pour être brutales et au fur et à mesure que les sociétés sucrières prenaient de l’ampleur, elles ont pu exiger de plus en plus de leurs ouvriers qui sont généralement payés à la quantité de canne coupée. Le tonnage moyen de canne coupé journellement dans la région de São Paulo a doublé, passant de 5 à 6 tonnes par jour dans les années 1980 à 10 à 12 tonnes aujourd’hui, ce qui correspond à 12 000 coups de machette par jour. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_14">14</a>] Depuis 2000, les coupeurs de canne à sucre de cette région ont accru leur productivité de 11,9%, mais le salaire qu’ils reçoivent n’a augmenté que de 9,8% durant la même période. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_15">15</a>] Chaque année, certains ouvriers meurent d’épuisement et le travail forcé reste une pratique courante dans l’industrie. La Commission pastorale de la terre (Comissão Pastoral de Terra  ou CPT) rapporte que 2 164 ouvriers ont été libérés du travail forcé dans les plantations de sucre du Brésil en 2008. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_16">16</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production est aussi de plus en plus industriel et s’appuie sur des machines, de nouveaux cultivars et des intrants chimiques fournis par l’agrobusiness. Le boom de la canne à sucre est l’une des raisons principales pour lesquelles le marché brésilien des pesticides a été multiplié par quatre entre 1992 et 2006, atteignant une valeur de plus de 5 milliards de dollars US en 2007. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_17">17</a>] Cela a aussi généré un immense nouveau marché pour les entreprises de capitaux étrangers qui contrôlent également le marché brésilien des tracteurs. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_18">18</a>]  Pour les sociétés sucrières, la mécanisation réduit les besoins en main d’œuvre manuelle, leur épargnant en partie les exigences des ouvriers et les critiques internationales qui se font de plus en plus entendre sur les conditions de travail dans les plantations de sucre brésiliennes. Cela permet aussi d’éviter la pratique courante des brûlis avant la récolte à la main, ce qui est un argument de poids quand on parle des avantages environnementaux de l’éthanol brésilien. En fait, les critères de « durabilité »  décidés par les importateurs d’éthanol européens et leurs fournisseurs brésiliens exigent cette mécanisation. Dans la même veine, le gouvernement brésilien a introduit en 2007 un protocole destiné à interdire les brûlis sur 20% des champs de canne à sucre d’ici 2010 ; ce pourcentage doit atteindre 100% d’ici 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer donc, ce qui caractérise l’expansion du sucre au Brésil  est le degré de contrôle des grandes entreprises, la conversion rapide et massive des terres et un modèle de production industriel, fondé sur l’exploitation de la main d’œuvre et l’usage de machines modernes et d’intrants fournis par l’agrobusiness. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_19">19</a>]  Le Brésil est sans aucun doute l’épicentre du boom mondial de la production de canne à sucre, mais un certain nombre d’autres pays sont en danger d’être eux aussi aspirés et entraînés dans le même modèle d’agrobusiness.  En effet, le Brésil est maintenant devenu le principal défenseur de l’éthanol à base de canne à sucre sur la scène internationale. Il fournit moyens financiers, investissements et technologie dans le monde entier aux pays qui acceptent de se lancer dans cette production.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Tableau 5 : Les projets de    betterave tropicale de Syngenta</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Partenaire</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Détails</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Maquiltec S.A.,    Campos Chilenos (EDF &amp; Man)</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Le projet éthanol de 250 millions de dollars US a été mis en attente en janvier 2009 pour raisons financières. Une surface de 8 000 hectares de betterave est prévue. (1)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>MIDROC</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Projet de 300 millions de dollars US dans l’État d’ Amhara, impliquant une plantation de 30 000hectares et un système de producteurs sous contrat.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Vasantdada Sugar Institute (VSI),    Harneshwar Agro Products</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Inde</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Avec la sucrerie Samarth Cooperative, VSI a cultivé des betteraves à usage alimentaire sur environ 48,5 hectares de terres et les a traitées dans une usine- pilote à Ambad, près de Jalna, au  Maharashtra. Avec Harneshwar Agro Products, il a passé un contrat de production de betterave avec les 12 000  fermiers actionnaires de la société et construit une usine de bio-éthanol, au Maharastra également.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Inconnu/ n.c.</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>La betterave est cultivée sur environ 70 000 hectares au Soudan et la production doit être augmentée par/grâce à  la création d’une sucrerie dans le Projet Gezira par des investisseurs des Émirats Arabes Unis. Syngenta a fait faire des essais de terrain sur sa betterave dans le pays.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p>1 – « Campos Chilenos paraliza proyecto de etanol en Columbia por US 270 millones por falta de financiamento », 29 January  <a href="http://tinyurl.com/bbfvdy" target="_blank">http://tinyurl.com/bbfvdy</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Monsanto s’infiltre dans le sucre canadien. Jusqu’où  ira-t-il ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un élément essentiel dans l’histoire de l’expansion de la production sucrière brésilienne a été le développement de variétés adaptées à la région du Centre-Sud du pays et à la production d’éthanol. La plupart de ces variétés ont été développées par le Centrode Tecnologia Canavieira (CTC), un institut semi-privé qui était contrôlé par Copersucar mais appartient maintenant à un groupe rassemblant les plus grandes sucreries du Brésil. CTC avait l’habitude de faire payer des royalties aux non-membres mais refuse maintenant tout accès aux producteurs qui ne font pas partie de l’organisation et qui représentent plus de la moitié de la production de sucre du pays. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_20">20</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Un nouvel acteur, cependant, vient de faire son apparition sur la scène et est en train de grignoter la position dominante de CTC. CanaVialis, le plus grand sélectionneur privé de canne à sucre du monde, a été mis en place en 2003 par plusieurs sélectionneurs autrefois publics, avec le financement du conglomérat brésilien Votorantim. A côté de CanaVialis, une société sœur, Allelyx, est spécialisée dans la  biotechnologie de la canne à sucre. Comme CTC, CanaVialis travaille pour les principales sucreries qui leur font développer pour elles des variétés spécifiques. Canavalis a ainsi récemment signé un accord de 25 millions de dollars US avec Cosan pour ouvrir 10 stations de recherche et développer de nouvelles variétés de canne. L’entreprise a aussi développé des variétés pour la plantation de canne d’Odebrecht en Angola. Selon CanaVialis, leurs variétés occupent maintenant au moins 15% des surfaces cultivées en canne à sucre au Brésil. On peut donc dire qu’au Brésil, la sélection de canne à sucre est devenue une affaire potentiellement rentable, ce qui n’est pas encore le cas partout.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution n’a pas échappé au plus grand semencier mondial, Monsanto. En 2007, Monsanto a commencé un partenariat avec CanaVialis et Allelyx dans le but de développer des variétés de canne à sucre génétiquement modifiées pour résister au glyphosate (Roundup Ready). Puis à la fin de 2008, il a décidé de racheter les deux sociétés, pour 208 millions de dollars US, devenant ainsi soudainement la plus grande entreprise au monde de sélection de canne à sucre.</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 3 : La betterave GM descend vers le sud </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas que dans l’Union européenne et en Amérique du Nord qu’on cultive la betterave sucrière. Elle est également cultivée à grande échelle en Chine, en Russie, en Europe de l’Est, en Égypte, au Soudan, en Turquie et en Argentine. En outre, Syngenta essaie de développer une betterave tropicale qui serait utilisée principalement pour faire de l’éthanol. Cette betterave peut être cultivée dans des zones où il n’y a pas suffisamment d’eau pour faire de la canne à sucre, ce qui devrait ouvrir de nouvelles contrées à la production de sucre. Syngenta prévoit une expansion à court terme de la production de betterave tropicale de 1 à 3 millions d’hectares dans le monde et a mené des essais de terrain dans de nombreux pays, parmi lesquels la Chine, l’Australie, la Thaïlande, le Vietnam, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Soudan, le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Mexique et les États-Unis. (1) Actuellement les betteraves tropicales de Syngenta n’ont pas l’appellation d’OGM, mais l’entreprise  travaille beaucoup sur les betteraves GM et sa filiale Hilleshog est l’un des principaux fournisseurs de betterave Roundup Ready.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Communiqué de presse de Syngenta « Syngenta’s tropical sugar beets receive World Business and Development Award”, 25 septembre 2008, <a href="http://tinyurl.com/awxnpn" target="_blank">http://tinyurl.com/awxnqn</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Monsanto ne cache pas son intention d’utiliser le réseau des clients de CanaVialis et la collection de germaplasme de ce dernier pour introduire très largement la canne à sucre GM. Contrairement au soja, la canne à sucre est une plante vivace et les paysans ne la replantent que tous les cinq ans environ ; pour ce faire, ils utilisent des boutures, et non des semences. Monsanto prévoit donc de suivre l’exemple de CanaVialis pour vendre ses variétés, c’est à dire qu’il veut établir des contrats et partenariats avec les principales sucreries qui utiliseront ces variétés dans leurs propres plantations et dans les contrats de production conclus avec leurs propres fournisseurs. CanaVialis a déjà fait du développement variétal en Angola et en Californie et les variétés de canne à sucre destinées au Centre-Sud du Brésil sont cultivées dans d’autres parties du monde, par exemple au Soudan par Kenana Sugar, la plus grande entreprise sucrière intégrée du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La betterave Roundup Ready ouvre la voie à la canne à sucre GM de Monsanto. Elle a été introduite aux Etats-Unis et au Canada en 2008 et Monsanto a déjà l’accord des instances de réglementation pour exporter ses betteraves vers des marchés importants, tels que l’Europe et le Japon. Des autorisations réglementaires similaires pourraient être obtenues pour la canne à sucre Roundup Ready puisque, dans ce cas comme dans celui de la betterave, le produit raffiné ne contient apparemment plus trace de matériau transgénique. C’est du moins ce que prétendent les défenseurs du sucre GM. En Australie, où Dow et Syngenta collaborent avec les grands instituts de recherche sur la canne à sucre GM, l’industrie du sucre a déjà mis en place un lobby afin de faciliter l’introduction de la canne à sucre GM : le Sugarcane Gene Technology Group qui a copié le modèle du lobby américain de la betterave GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_21">21</a>]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des déserts de canne à sucre GM </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les autres cultures OGM qui ont été introduites sur le marché jusqu’à présent, la première série de canne à sucre GM qui se prépare sera modifiée pour résister au Roundup, l’herbicide au glyphosate de Monsanto. Tout comme avec le soja GM, l’intérêt de ces cultures de canne à sucre GM est qu’elles simplifient la production industrielle à grande échelle. L’essor du soja GM en Amérique latine s’explique par le fait que ce soja facilitait la tâche aux investisseurs de l’agrobusiness dont le souci majeur est d’engranger des bénéfices rapides sur de vastes zones fertiles. Ce sera exactement la même chose avec la canne à sucre GM : le caractère Roundup Ready fait du contrôle des mauvaises herbes une simple affaire d’arrosage des champs avec du glyphosate de temps en temps.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau    6 : Exemples de conflits terre/eau provoqués par l’expansion de la canne    à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<h4>Pays</h4>
</td>
<td valign="top">
<h4>Conflit</h4>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mali</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Illovo (ABF) construit actuellement une usine d’éthanol et une sucrerie sur 14 000 hectares… l’Office du Niger. La Coordination nationale des organisations de paysans (CNOP) est opposée à ce projet.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>L’expansion de la production de canne à sucre dans le bassin de l’Awash a provoqué un conflit pour les terres avec les bergers xx de l’Afar dont le mode de vie est directement menacé par les nouveaux projets de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mozambique</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Les    paysans protestent contre un projet d’éthanol mené par la compagnie minière    Camec, parce qu’il les priverait d’eau.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Des opposants du village d’El Wag dans l’état de White Nile ont bloqué une autoroute en juillet 2008 pour demander compensation pour la construction du nouveau projet White Nile. Des affrontements avec la police ont fait 3 morts parmi les villageois et 8 blessés.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>En 2007, le Mouvement des sans-terres (MST) a envahi l’usine d’éthanol Cevesa de São Paulo appartenant à Cargill et un mois plus tard 6 000 hectares de terres, également à São Paulo, où ils ont mis le feu à 30 tonnes de canne à sucre qui n’était pas encore plantée.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p>Sources : The Afar Human Rights Organisation,    “Ethiopian Givt endangers Afar pastoralists ecosystem”, 4 July 2007, <a href="http://tinyurl.com/dxa3ny" target="_blank">http://tinyurl.com/dxa3ny</a><br />
 <em>Juba Post, </em>25 October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cgoxn7" target="_blank">http://tinyurl.com/cgoxn7</a><br />
 Ethical-Sugar, “An exclusive Engine of Growth: The    Development Model of Brazilian Sugarcane”, January 2009, <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le système est parfait pour les grandes multinationales du sucre qui accroissent ainsi leur contrôle vertical sur la production et la distribution mondiales de sucre. Il est totalement adapté à leurs stratégies d’intensification de la mécanisation de la production au Brésil comme ailleurs. Il facilitera la conversion d’encore plus de terres agricoles en terres de production de canne à sucre qui seront aux mains des grandes entreprises et serviront principalement à produire de l’éthanol. Les petits producteurs indépendants seront complètement exclus de ce système et de vastes zones qui pourraient être cultivées par des petits paysans pour leur propre production de nourriture seront transformées en de verts déserts de canne à sucre GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_22">22</a>] Pour donner une idée de la me sure des choses, il faut savoir que le Gouvernement brésilien prétend avoir identifié 44 millions d’hectares supplémentaires pour la production de canne à sucre, soit environ six fois la surface actuellement cultivée en canne à sucre (qui fournit déjà le tiers de la production mondiale). [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_23">23</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-production.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-product-sm.jpg" border="1" alt="sugar production graph" width="250" height="155" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;">Les effets d’un boom de la canne à sucre GM sur l’environnement et la santé seront également sévères. La canne à sucre Roundup Ready a beau simplifier les applications d’herbicides, l’expérience de l’Amérique latine avec le soja Roundup Ready montre comment il favorise l’abus de pesticides. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_24">24</a>] Parce que les cultures ont été génétiquement modifiées pour tolérer de fortes quantités de glyphosate, les champs sont noyés sous le pesticide souvent épandus par avion, sans tenir compte le moins du monde des populations environnantes. Pendant le processus d’autorisation de sa betterave GM aux Etats-Unis, le lobbying de Monsanto auprès de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a réussi à faire accepter une multiplication par cinquante des taux de résidus de glyphosate permissibles dans les racines de betterave. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_25">25</a>] Le Roundup (glyphosate) est un herbicide toxique qui présente des risques pour la santé humaine, même à des taux relativement bas. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_26">26</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, Le Roundup Ready risque d’encourager l’usage de multiples herbicides.  Dans la production mécanisée de canne à sucre, il est courant de ne pas labourer et c’est le glyphosate  qui est censé détruire les pailles sèches restantes quand vient le moment de replanter. Comme cette pratique ne sera pas possible quand les pailles seront résistantes au glyphosate, elle risque fort de nécessiter des doses d’herbicides supplémentaires. La présence croissante d’herbes tolérantes au glyphosate et de plantes spontanées Roundup Ready (maïs et soja), en particulier en Amérique latine, forcera également les opérations industrielles de culture de canne  Roundup Ready à utiliser davantage d’herbicides. Pour résoudre ce genre de problèmes avec son soja, Monsanto prétend qu’il va bientôt introduire un soja Roundup Ready qui serait également résistant à l’herbicide dicamba, de façon à ce que ces deux herbicides puissent être utilisés, pour assurer la destruction de toutes les herbes tolérantes au glyphosate. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_27">27</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont souvent les ouvriers agricoles qui sont le plus affectés par l’usage des pesticides. Jorge Chullén de l’ International Union of Food workers (IUF) affirme que le problème des pesticides pour les ouvriers des plantations de canne à sucre s’est accru dans les dernières années. Ceci est dû en particulier au fait que les sucreries ont de plus en plus tendance à sous-traiter les activités agricoles et à confier entre autres l’application des pesticides à des sous-traitants, éludant ainsi leurs responsabilités envers leurs ouvriers. Chullén décrit les conditions de travail  dans le cadre de ces opérations de sous-traitance comme « horribles » et déclare que cette pratique ne fait qu’accroître la détérioration les standards de sécurité pour les ouvriers. La canne à sucre GM pourrait donc doublement frapper les ouvriers : en augmentant leur exposition aux pesticides et en contribuant à un processus de mécanisation qui fait disparaître les emplois dans le secteur. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_28">28</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3-sm.jpg" border="1" alt="sugar graphs 2 and 3" width="250" height="312" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sucre : l’envers du décor</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La production de canne à sucre est devenue si industrielle et tellement partie intégrante du système de production agroalimentaire que bien souvent les autres formes de production et d’usage ne sont pas reconnues. Pourtant, les communautés locales maintiennent des modes culturels fondés sur la canne à sucre qui sont entièrement différents –et importants. Quand elle n’est pas raffinée ni traitée chimiquement, la canne à sucre est en fait une plante très nourrissante, riche en vitamines et en minéraux. Elle représente une source alimentaire importante qui s’intègre dans un vaste système économique à petite échelle, qui va des fabricants de sucre de palme (jaggery ou gur) en Inde aux petits vendeurs de rues et leurs stands de jus de canne dans presque tous les pays tropicaux du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">En Colombie, les communautés ont une vieille tradition qui consiste à organiser des « trapiches comunitarios » (moulins communautaires), grâce auxquels ils transforment le jus de leur canne à sucre locale en un concentré qu’ils appellent panela. Comme dans d’autres régions d’Amérique latine, les paysans locaux colombiens continuent à cultiver leurs propres variétés de canne à sucre qui sont adaptées à leurs terres et à la fabrication de panela. Certaines de ces variétés traditionnelles ont fait l’objet d’études du Grand institut paysan (Instituto Mayor Campesino IMCA). Pour Erminsu Ivan David Pabón-Mincho, coordinateur de programmes à l’IMCA, les trapiches comunitarios et les variétés locales de canne à sucre sont essentiels pour la subsistance et le bien-être des communautés rurales de Colombie. Mais, poursuit-il, les récents efforts pour étendre la production de sucre dans le pays, en particulier pour en faire de l’éthanol, menacent de priver ces communautés des terres déjà très limitées qui servent à la production de leur propre canne. De plus, la réglementation gouvernementale concernant l’industrie du sucre est, selon lui, destinée à pénaliser la production artisanale de panela et à concentrer l’industrie du sucre entre les mains des grandes entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la canne à sucre GM, les communautés de ce genre constituent un obstacle à éliminer. Ce sont elles qui risquent le plus de perdre leurs terres dans l’expansion de la canne à sucre GM, de perdre leur travail à cause de la mécanisation de la production, de subir la pollution des herbicides et de voir leurs récoltes traditionnelles de canne contaminées par les OGM. Ce sont elles aussi qui risquent le plus de souffrir des effets nocifs du sucre GM, puisqu’elles consomment la canne telle quelle et en ont besoin comme source de nourriture et non pas seulement comme produit sucrant. Jusqu’à présent en effet, pour autoriser les betteraves GM, les autorités n’ont étudié que l’impact du sucre raffiné sur l’alimentation, alors que celui-ci est censé ne plus contenir de trace de matériau transgénique. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_29">29</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Il est par conséquent important de s’opposer à la canne à sucre GM et au sucre GM en général, et ce pour de nombreuses raisons. Cette prise de position fait partie d’un mouvement de résistance plus vaste qui refuse que le sucre de l’agrobusiness accapare des terres agricoles qui devraient plutôt pouvoir permettre aux paysans de produire leur propre nourriture. C’est aussi une façon de rejeter l’industrialisation et la déshumanisation d’une culture vivrière qui a une valeur culturelle et économique essentielle pour de nombreuses communautés, surtout quand on considère l’essor actuel de l’éthanol à base de canne à sucre. Aujourd’hui ces communautés sont durement affectées par la collusion entre l’agrobusiness et les gouvernements pour redessiner la carte mondiale de la production du sucre. L’introduction de canne à sucre GM ne peut qu’exacerber leurs problèmes.</p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Lectures complémentaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">ETC Group (Action Group en Erosion, Technology and Concentration), “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008,<a href="http://tinyurl.com/dagctq" target="_blank">http://tinyurl.com/dagctq</a></p>
<p style="text-align: justify;">Javiera Rulli  (ed.), United Soy Republics: The truth about soy production in South America,  Grupo de Reflexión Rural, 2008.<br />
 <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a></p>
<p style="text-align: justify;">Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis – Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar,” 2009, <a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a></p>
<p style="text-align: justify;">Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a></p>
<p style="text-align: justify;">Lilian Joensen, Stella Semino and Helena Paul, “Argentina: A Case Study on the Impact of Genetically Engineered Soya”, Gaia Foundation, 2005,<a href="http://tinyurl.com/dz927p" target="_blank">http://tinyurl.com/dz927p</a></p>
<p style="text-align: justify;">GRAIN, numéro spécial de Seedling sur  les agrocarburant, juillet 2007, <a href="http://www.grain.org/seedling/?type=70">http://www.grain.org/seedling/?type=70</a></p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1<a name="_1"></a> &#8211;  Walter Pengue and Miguel Altieri, “GM soya bean: Latin America’s new colonizer”,  Seedling, January 2006, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=421">http://www.grain.org/seedling/?id=421</a> <br />
 2 - <a name="_2"></a>Günther Fischer, Edmar Teixeira, Eva Tothne Hizsnyik and Harrij van Velthuizen, “Land use dynamics and sugarcane production“, in Peter Zuurbier and Jos van de Vooren (eds), Sugarcane ethanol: Contributions to climate change mitigation and the environment, Wageningen Academic Publishers, The Netherlands, 2008.<br />
 3 – <a name="_3"></a>Histoire et analyse excellentes des réformes de l’UE sur le sucre, Ben Richardson, “Restructuring the EU–ACP sugar regime: Out of the strong there came forth sweetness”, Review of International Political Economy, 28 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/at9oax" target="_blank">http://tinyurl.com/at9oax</a> <br />
 4 – <a name="_4"></a>Pour une analyse plus détaillée, voir ETC Group, “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cayhzo" target="_blank">http://tinyurl.com/cayhzo</a> <br />
 5 – <a name="_5"></a>L’Initiative “Tout sauf les armes”, lancée en mars 2001, ouvre l’UE aux importations en franchise de droits et de quotas en provenance de tous les pays moins avancés (PMA), avec des arrangements provisoires pour le sucre jusqu’en juillet 2009.<br />
 6 - <a name="_6"></a>“Sudan announces ambitious plan for sugar production”, Sudan  Tribune, 7 March 2008, <a href="http://tinyurl.com/apfern" target="_blank">http://tinyurl.com/apfern</a> <br />
 7 - <a name="_7"></a>União dos Produtores de Bioenergia (UDOP),  “Capital estrangeiro responde por 12% da cana moída no Brasil”, 4 February 2009,<a href="http://tinyurl.com/aalnjv" target="_blank">http://tinyurl.com/aalnjv</a> <br />
 8 - <a name="_8"></a>“Açúcar e álcool são os paradoxos da crise”,  Gazeta Mercantil, 17 November 2008, <a href="http://tinyurl.com/cntqny" target="_blank">http://tinyurl.com/cntqny</a> <br />
 9 - <a name="_9"></a>Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a> <br />
 10 -<a name="_10"></a> Ben Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The  Development Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 11 -<a name="_11"></a> En 2008, la BNDES a investi presque 25 milliards de dollars US dans l’industrie du sucre/éthanol (Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis–Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a>)<br />
 Voir aussi l’ Inter-American Development Bank, “IDB backs $150 million Regional Financing Facility for Sugar and Bioenergy”, 16 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aatudm" target="_blank">http://tinyurl.com/aatudm</a> <br />
 12 <a name="_12"></a>–Voir par exemple le rapport de l’état du Mato Grosso do Sul, où la culture de la canne à sucre s’est récemment introduite : Mieceslau Kudlavicz and Juliana Grasiéli Mota Bueno, “A expansão canavieira em Mato Grosso do Sul,” Comissão Pastoral da Terra, 26 August 2008,<a href="http://tinyurl.com/cxnq6f" target="_blank">http://tinyurl.com/cxnq6f</a><br />
 13 &#8211; Ben<a name="_13"></a> Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The Development  Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 14 &#8211;  Silvia <a name="_14"></a>Noronha, Lúcia Ortiz and Sergio Schlesinger, “Agribusiness and Biofuels: An Explosive Mixture,” Friends of the Earth, Brazil, 2006.<br />
 15 &#8211; Centro<a name="_15"></a> de Monitoramento de Agrocombustíveis &#8211; Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a> <br />
 16 &#8211; CPT, “<a name="_16"></a>Em ano recorde em operações, mais de 4,6  mil trabalhadores são libertados”, 19 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/dalpyc" target="_blank">http://tinyurl.com/dalpyc</a> <br />
 17 &#8211; Friedri<a name="_17"></a>ch Berschauer, “The long-term growth trends for the Brazilian agro business remain firmly intact”, Bayer CropScience, 20 April 2007,<a href="http://tinyurl.com/bd77dv" target="_blank">http://tinyurl.com/bd77dv</a> <br />
 18 – Les rapports financiers de 2005  montrent que l’industrie du tracteur brésilienne est contrôlée par<a name="_18"></a> AGCO/Valtra (65%), New Holland (18%) and John Deere (7.5%).<br />
 19 –<a name="_19"></a> Pour une étude plus complète sur la production brésilienne de canne à sucre, voir Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos e Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a><br />
 20 - <a name="_20"></a>Janaína Simões, “Center of Sugarcane Technology indicates the path and sets the pace for technological innovation in the sugar and alcohol sector,” State University of Campinas, UNICAMP Innovation, 5 June 2006,<a href="http://tinyurl.com/bpg8xm" target="_blank">http://tinyurl.com/bpg8xm</a> <br />
 <a name="_21">21 – Voir la Queensland Cane Growers Organisation Ltd, 2008 Annual  Report,</a> <a href="http://tinyurl.com/bw9z57" target="_blank">http://tinyurl.com/bw9z57 </a><br />
 et A. Wynne, B. Milford and E. Wall, “Advancing sugarcane: leading and managing change,” Second ISSCT management workshop, Australia, May 2008,  <a href="http://tinyurl.com/dj3v79" target="_blank">http://tinyurl.com/dj3v79 </a> <br />
 22 &#8211; UITA, “Brasil:  la Caña de Azúcar avanza también sobre la pradera”, 14 May 2008, <a href="http://tinyurl.com/arjv5m" target="_blank">http://tinyurl.com/arjv5m</a> <br />
 23 <a name="_23"></a>- Safras &amp; Mercado, “Zoneamento pode expandir área de cana-de-açúcar em 44 milhões de hectares,” Notícias Agrícolas, 23 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/c3jtvk" target="_blank">http://tinyurl.com/c3jtvk</a> <br />
 24 &#8211; L<a name="_24"></a>ilian Joensen, “The crop-sprayed villages of Argentina,” in Javiera Rulli (ed.), United Soy Republics. The truth about soy production in South America, Grupo de Reflexión Rural, 2008, <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a> <br />
 25 <a name="_25"></a>- Center for Food Safety, “Tainted Sugar”, Food Safety Fact  Sheet, June 2008, <a href="http://tinyurl.com/526b8c" target="_blank">http://tinyurl.com/526b8c</a> <br />
 26<a name="_26"></a> &#8211; N. Benachour and G-E. Séralini, “Glyphosate formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells”, Chem. Res. Toxicol., 22 (1), 2009, pp. 97–105; Dr Mae-Wan Ho and Brett Cherry, “Death by Multiple Poisoning, Glyphosate and Roundup,” ISIS Press Release, 11 February 2009, <a href="http://tinyurl.com/b9phjy" target="_blank">http://tinyurl.com/b9phjy</a> <br />
 <a name="_27"></a>27 &#8211; Voir GRAIN, “Twelve years of GM soya in  Argentina”, Seedling, January 2009, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=578">grain.org/seedling/?id=578</a> <br />
 28<a name="_28"></a> – L’industrie du sucre brésilienne estime que la mécanisation va provoquer une perte nette de 114 000 emplois entre 2010 et 2021 dans l’état de São Paulo : Ethical-Sugar , “An Exclusive Engine of Growth: The Development Model of Brazilian Sugarcane,” January 2009<br />
 <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a>)<br />
 La mécanisation n’est pas nécessairement synonyme pour les ouvriers de plus de sûreté dans leurs conditions de travail. Une étude brésilienne conclut que les maladies chez les ouvriers sur les récoltes mécanisées sont similaires à celles des coupeurs de canne manuels. (R.A. Scopinho, F. Eid, C.E. Vian, P.R. Silva, “New technologies and workers’ health: mechanization of sugar cane harvesting,” Caderno Saúde Pública, 15 (1), January–March 1999, pp. 147–61).<br />
 29<a name="_29"></a> –  Voir par exemple Health Canada’s approval of H7-1 Roundup Ready sugar  beets, <a href="http://tinyurl.com/aszd94" target="_blank">http://tinyurl.com/aszd94</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=597">grain.org</a>)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Conférence à ne pas manquer: s’adapter au nouvel ordre mondial!</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 17:44:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Attention, attention, la grande coterie se rencontre. Les pharaons en cravates se rencontrent, les grands esprits se retrouvent. Tout d’abord, à Athènes, certains des plus importants hommes d’affaires et politiciens de la planète se sont rencontrés pour tenir leur rencontre annuelle secrète avec le groupe des Bilderberg, sous un contrôle de sécurité très étroit. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4676" title="capitalism" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/capitalism.jpg" alt="capitalism" width="340" height="426" /><strong>Attention, attention, la grande coterie se rencontre. Les pharaons en cravates se rencontrent, les grands esprits se retrouvent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, à Athènes, certains des plus importants hommes d’affaires et politiciens de la planète se sont rencontrés pour tenir leur <a href="http://www.letransmuteur.net/bilderberg-2009/">rencontre annuelle secrète avec le groupe des Bilderberg</a>, sous un contrôle de sécurité très étroit. Le luxueux hôtel, le Astir Palace, était protégé par des douzaines de policiers qui avaient pour mission de garder à l’écart la presse et le public, rapporte un journaliste de AFP.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, <a rel="#someid1" href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece">le Sunday Times</a> nous apprend qu’un club de milliardaires de l’Amérique s’était réuni pour discuter de leurs lourds soucis concernant la menace désastreuse environnementale, sociale et industrielle. Parmi les soucis les plus importants à émerger de cette rencontre est la surpopulation de la planète, ainsi que des différents moyens pour parvenir à la contrôler et la réduire. Dépopulation mondiale. Ils se sont eux aussi rencontrés en privé, à l’abri des regards indiscrets, « pour considérer comment leurs fortunes pouvaient être utilisées pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer les améliorations en santé et en éducation. Les philanthropes qui ont assisté au sommet organisé par l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, ont discutés de joindre leur force pour vaincre les obstacles politiques et religieux qui s’opposent au changement. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ce club nommé le « Good Club » par un « insider » inclue David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus fortuné de l’Amérique, Warren Buffett et George Soros, des financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et des dirigeants de grands médias, tels que Ted Turner et Oprah Winfrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous ne seront pas en reste. À Montréal va se tenir une conférence du 8 au 11 juin 2009, à l’Hôtel Hilton Montréal Bonaventure, intitullée: <a rel="#someid2" href="http://www.conferencedemontreal.com/"><strong>S’adapter au nouvel ordre mondial</strong></a>. Le tout se passe dans le cadre de la 15e conférence annuelle du Forum économique international des Amériques. Ça va être fantastique, amener vos enfants et des sandwichs. Parmi les fiers commanditaires de cet évènement, on retrouve Power Corporation du Canada du clan Desmarais, La Banque Royale du Canada, Rio Tinto Alcan, Génome Québec, GDF Suez, la Société générale de financement du Québec, Exportation et développement Canada (EDC), VIA Rail Canada, la Banque de développement du Canada (BDC),  Investissement Québec, la firme d’avocats Fraser Milner Casgrain, Deloitte, SNC Lavalin, le CRDI et la CSST, le HEC Montréal, La Presse, le National Post, le gouvernement du Québec et du Canada ainsi que de quelques banques internationales.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="#someid3" href="http://www.conferencedemontreal.com/New_Program.html">Au programme</a>:<span id="more-4675"></span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">S’ADAPTER AU NOUVEL ORDRE MONDIAL</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Nous traversons actuellement une période de crise économique et financière planétaire qui instaurera un nouvel ordre mondial. Les leaders internationaux et gouvernementaux, chefs d’État, gens d’affaires, universitaires, membres de syndicats et représentants de la société civile doivent se réunir et repenser leurs stratégies. Le moment est venu de développer des solutions multidisciplinaires innovatrices qui nous permettront de faire face aux nombreux défis que représente ce monde multipolaire et en améliorer l’état.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong><br />
 LES GRANDS THÈMES DES QUATRE JOURNÉES DU FORUM :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Lundi 8 juin 2009 :</strong> économie et gouvernance</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Mardi 9 juin 2009 :</strong> Journée du millénaire : développement durable, santé et énergie</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Mercredi 10 juin 2009 :</strong> le commerce international et les Amériques</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Jeudi 11 juin 2009 :</strong> finance internationale</p>
<p style="text-align: justify;">Vous aurez la chance, vous et vos enfants, d’entendre des somptueux invités spéciaux, tels que Madeleine ALBRIGHT, ancienne secrétaire d’État des États-Unis; Mark CARNEY, gouverneur de la Banque du Canada; Stockwell DAY, ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie Pacifique, Robert B. ZOELLICK, président, Groupe de la Banque mondiale; Paul Desmarais, président du conseil et co-chef de la direction, Power Corporation du Canada; L’honorable Pierre S. Pettigrew, conseiller de la direction, Deloitte et ex-ministre des Affaires étrangères et du Commerce international (Canada); Michael Wilson, ambassadeur du Canada aux États-Unis et plusieurs autres superbes personnages.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, régalez-vous, il y en a pour tout le monde. Les prix vont de $400 par personne pour la moitié d’une journée à $1600 pour les 4 jours. Les tarifs exécutifs varient de  $1 150 à $2 850. Une aubaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’est cela que ça prend pour s’adapter au <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/03/31/le-nouvel-ordre-mondial-saffiche-publiquement/">nouvel ordre mondial</a>, et bien moi, je n’hésite pas. On se retrouve là-bas!</p>
<p style="text-align: justify;">À bientôt!</p>
<p><strong>Par François Marginean</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/05/26/oye-oye-conference-a-ne-pas-manquer-sadapter-au-nouvel-ordre-mondial/">les7duquebec.wordpress.com</a>)</em></p>
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		<title>Le débat Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 12:44:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi 22 mai 2009 au matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine. Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span lang="FR-CA">L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi 22 mai 2009 au matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine. </span></strong></p>
<div id="attachment_4661" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-4661" title="obama-cheney" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/obama-cheney.jpg" alt="obama-cheney" width="300" height="391" /><p class="wp-caption-text">Dick Cheney est le &quot;Pingouin&quot;(*) de la Maison-Blanche (en référence au personnage du même nom dans Batman)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><span lang="FR-CA">Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. Ce discours d’Obama, consacré à la défense de sa décision de fermer le camp de prisonniers de Guantanamo, avait été planifié à la dernière minute. L’objectif était clairement de contrecarrer l’attaque de Cheney, le président en ayant été averti. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">L’attaque est survenue seulement quelques minutes après la fin des remarques d’Obama. Cheney, s’adressant à des membres d’un groupe de réflexion de droite du renseignement, a dénoncé le président de façon provocatrice et acerbe. Tournant en dérision les critiques d’Obama sur la politique d’ « interrogatoire musclé » de l’administration Bush, autrement dit la torture, l’ancien vice-président a presque accusé le président de vouloir aider et encourager les ennemis des Etats-Unis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney se trouve au centre d’une campagne de plus en plus incisive visant à mobiliser l’opposition au Congrès et, encore plus inquiétant, parmi ses alliés politiques et sympathisants dans l’armée et la Central Intelligence Agency, contre l’administration Obama. Le développement de l’influence de cette campagne a été reflété par le vote écrasant mercredi au Congrès qui s’est opposé au plan d’Obama de fermer la prison de Guantanamo. Le Sénat, dont la plupart des démocrates, soutenu par le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller III, qui a soulevé la menace posée par le transfert potentiel de prisonniers vers les pénitenciers des Etats-Unis, a voté contre la proposition de fermeture de Guantanamo.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En tentant de défendre les politiques de son administration, Obama a présenté ses propres décisions comme un certain effort d’arrière-garde désespéré pour rétablir le gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis après huit ans d’illégalité endémique de la part de l’administration précédente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Il a souligné la gravité de la menace posée au pouvoir constitutionnel en faisant remarquer qu’il prononçait son discours dans un couloir qui affichait les documents fondateurs de la démocratie américaine : la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits. Obama rappela à son auditoire qu’il avait « juré de préserver, protéger et défendre la Constitution », et déclara que « nous ne devons jamais, par opportunisme, tourner le dos à ces principes durables ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Obama a affirmé que sous la précédente administration, « notre gouvernement a pris des décisions basées sur la peur plutôt que la prévoyance; et bien trop souvent notre gouvernement a changé les faits et les preuves pour les adapter aux prédispositions idéologiques ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Appelant au rétablissement de « la loi et du jugement en bonne et due forme », Obama a déclaré que « les décisions prises au cours des huit dernières années ont établi une approche légale improvisée pour combattre le terrorisme qui n’était pas efficace et qui ne pouvait être soutenue : un cadre qui n’était pas basé sur nos traditions légales et institutions de longue date et qui ne s’est pas laissé guider par nos valeurs ». Les politiques de l’administration Bush, a-t-il dit, ont miné « la loi ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Dans la section la plus significative de son discours, qui nous informe sur la nature des luttes politiques qui ont fait rage aux plus hauts échelons de l’Etat, Obama a déclaré que les opposants de sa politique « adopte une perspective qui peut être résumée ainsi : “Tout est permis”. Leurs arguments suggèrent que l’objectif de la lutte contre le terrorisme peut justifier tous les moyens et que le président devrait avoir toute l’autorité voulue pour faire ce qu’il désire, admettant qu’ils soient d’accord avec ce président. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ayant recours à des euphémismes contredisant le sérieux de ses déclarations, Obama a mis en garde contre la présence de puissantes forces qui étaient prêtes à rompre avec les normes constitutionnelles : « De temps en temps, a-t-il dit, certains pensent que la sécurité et le succès des Etats-Unis exigent que nous nous éloignions des principes sacrés enchâssés dans cet édifice. Nous pouvons entendre de telles voix aujourd’hui. » <span id="more-4657"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La voix principale à laquelle il faisait référence était celle de Cheney. Le président ne se serait pas senti obligé de répliquer à l’ancien vice-président si Obama le percevait comme un excentrique de droite mécontent. En fait, Obama sait que Cheney, celui qui prenait vraiment les décisions dans l’administration Bush et l’homme qui avait dirigé un gouvernement secret, détient une énorme influence au Pentagone, à la CIA et dans d’autres sections moins connues de la bureaucratie du renseignement et de l’armée qui exerce un vaste pouvoir et qui n’est responsable devant personne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Dans ses remarques devant l’American Enterprise Institute, Cheney est passé à l’offensive contre Obama, traitant personnellement avec mépris l’administration et le président.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Les critiques d’Obama des méthodes d’interrogatoire « sont très injustes envers ceux qui travaillent dans les renseignements et les avocats qui méritent beaucoup mieux pour leurs services dévoués, » a déclaré Cheney. « Le danger ici est la perte de l’emphase sur la sécurité nationale et ce que ça requiert. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Sur un ton menaçant, Cheney ajouta : « Je conseillerais à l’administration d’être très prudente à l’avenir. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">L’ancien vice-président a pratiquement accusé Obama d’aider les terroristes et de commettre une trahison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">« Divulguer les mémos des interrogatoires étaient absolument à l’opposé des intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, » a-t-il déclaré. « De l’information top secrète se retrouvent maintenant dans les mains des terroristes, qui viennent de recevoir un important ajout dans leur manuel d’entraînement. Partout dans le monde, les gouvernements qui nous ont aidés à capturer des terroristes vont craindre que des opérations conjointes sensibles soient compromises. Et ceux qui travaillent à la CIA se demandent s’ils peuvent dépendre de la Maison-Blanche ou du Congrès pour obtenir un appui lorsque les choses vont se corser. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ces mots étaient particulièrement provocateurs et inquiétants, vu qu’ils évoquent délibérément des souvenirs des ressentiments de ceux qui travaillaient à la CIA contre l’administration Kennedy après l’invasion manquée de la baie des Cochons en 1961.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney a joyeusement fait remarquer que la décision de divulguer les mémos a été opposée par des gens à la tête de l’administration Obama, incluant le directeur de la CIA, Leon Panetta, et le directeur du renseignement national, Dennis Blair.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney s’est moqué de la « fausse indignation » de ceux qui ont critiqué les méthodes d’interrogation employées par l’administration Bush. « Au cours de ma longue expérience à Washington, peu de choses ont suscité autant d’indignation artificielle et de faux moralisme que les méthodes d’interrogation utilisées contre quelques terroristes capturés. » Il ajouta que les critiques de ces méthodes « ne sont pas dans une position pour sermonner quiconque sur les “valeurs” ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Sans ambiguïté, l’ancien vice-président a défendu les techniques d’interrogation de l’administration Bush, insistant que « complètement exclure les méthodes d’interrogations musclées dans le futur est imprudent à l’extrême ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Il a continué en dénonçant la décision d’Obama de fermer Guantanamo, en lançant un avertissement : « Je pense que le président trouvera, après réflexion, que d’amener les pires terroristes aux États-Unis sera cause de grands dangers et regrets dans les années à venir. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ce n’est pas une exagération que d’affirmer que cette confrontation publique entre Obama et Cheney n’a pas de précédent dans l’histoire américaine moderne. Croire que cet échange amer entre le président et l’ancien vice-président ne soulève pas d’importantes questions sur la viabilité de la démocratie américaine est le comble de la complaisance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Soyons clairs : Cheney parle pour les sections puissantes de la classe dirigeante, soutenue par des sections substantielles de l’appareil militaire et des services du renseignement, qui sont profondément hostiles à la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Quant à Obama, sa propre position est minée par des contradictions politiques profondes et insolubles. Son plaidoyer pour que la constitution soit respectée est complètement infirmé par le fait que son administration a accepté sans question les prémisses essentielles sur lesquelles étaient basées la politique étrangère de l’administration Bush : les Etats-Unis mènent une lutte desespérée contre le « terrorisme ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Tout en s’opposant à certains gestes de l’administration Bush, Obama évite prudemment de défier le mensonge politique fondamental à l’origine de tous ses crimes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">« Al-Qaïda planifie activement une autre attaque contre nous » a déclaré Obama dans le même discours mardi. « Nous savons que cette menace planera sur nous pour longtemps et que nous devons utiliser tous les  composantes de notre pouvoir pour la défaire. »  Et en fait, a affirmé Obama, son administration mène cette lutte de façon plus cohérente en « luttant contre les extrémistes en Afghanistan et au Pakistan qui nous ont attaqué le 11-Septembre ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Si Obama dit la vérité (que l’administration précédente a adopté une politique où « tout était permis »), alors les responsables doivent être poursuivis en tant que criminels politiques. Au lieu de cela, Obama est venu à leur défense en les décrivant comme étant trop zélés dans la poursuite d’une noble cause. « Confronté à des menaces incertaines, a-t-il dit, notre gouvernement a pris une série de décisions rapides. Et je crois que ces décisions étaient motivées par le désir sincère de protéger la population américaine. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En deux occasions, Obama a insisté que personne ne serait amené en justice pour les politiques de huit dernières années. Il s’est opposé à la création d’une commission indépendante et a insisté qu’il n’y aurait aucune tentative de « se concentrer sur le passé ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En indiquant qu’il ne poursuivra les conspirateurs autour de Cheney, Obama ne continue en fait que sa politique de couardise et d’accommodation qui a caractérisé son administration depuis sa mise en place. Chacune des ces concessions a encouragé les sections les plus à droite de l’Etat et a facilité la conspiration contre les droits démocratiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La temporisation d’Obama,  ses reculs constants, sont déterminés par les intérêts de classe qu’il représente. Peu importe les critiques qu’il fera de la politique de l’administration Bush, Obama a les mêmes objectifs essentiels. En termes de sa politique intérieure, il a continué à donner d’immenses sommes aux banques et aux investisseurs de Wall Street. En termes de  politique militaire, il continue l’occupation de l’Irak tout en élargissant la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Sa défense de la légalité est contredite par le fait que son administration a remis sur pied les commissions militaires pour juger les prisonniers de Guantanamo, a refusé de publier les photos sur la torture et, en général, a maintenu les mesures antidémocratiques de son prédécesseur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Malgré les avertissements que donne Obama sur l’érosion de la démocratie aux Etats-Unis, son administration, par ses actes mêmes, en facilite et en accélère l’effondrement. Il est impossible de combiner la guerre impérialiste avec la démocratie. La dernière ne peut survivre sans une opposition à  la première.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Obama est incapable d’exposer le véritable contenu social et politique de l’attaque de Cheney, parce que cela demanderait d’exposer les objectifs politiques et les intérêts de classe réactionnaires qui motivent la « guerre au terrorisme ». De plus, cela demanderait un appel à une large mobilisation du peuple américain en défense des droits démocratiques. Mais dans une époque où l’administration met en œuvre une politique intérieure qui défend les intérêts de l’élite financière, l’administration Obama n’a pas l’intention de soulever le mécontentement populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La défense des droits démocratiques ne peut être entreprise  par aucune faction de la classe dirigeante. Les institutions de la démocratie américaine sont déjà dans un état avancé de désintégration.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La défense des droits démocratiques dépend de l’organisation politique indépendante de la classe ouvrière.</span></p>
<p><strong>Par Joe Kishore</strong> &#8211; 22 mai 2009</p>
<p><em>(* notes sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pingouin_(Batman)">le pingouin dans Batman</a>)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.wsws.org/francais/News/2009/mai2009/dict-m25.shtml">wsws.org</a>)</em></p>
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		<title>Bilderberg 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2009 10:12:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, la réunion du Groupe de Bilderberg a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Comme chaque année, la réunion du <a href="http://www.syti.net/Organisations/Bilderberg.html" target="_blank">Groupe de Bilderberg</a> a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au <a href="http://www.astir-palace.com/" target="_blank">Nafsika Astir Palace</a>, un palace 5 étoiles sur une presqu&#8217;ile, avec plages privées et port privé pour yachts.</span></p>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg2009_nafsikaastirpalace.jpg" alt="Bilderberg 2009: Nafsika Astir Palace" width="600" height="176" /></span></p>
<p>Parmi les participants de cette année, on remarque le nombre élevé d&#8217;invités turcs (banquiers, industriels, ministres, et responsables de médias), signe que l&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE est vraiment &laquo;&nbsp;dans les tuyaux&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Comme on pouvait s&#8217;y attendre, le secteur financier est encore plus présent que d&#8217;habitude.</p>
<p>Pour la France, on notera la présence du secrétaire général de l&#8217;UMP, Xavier Bertrand, de la ministre de l&#8217;économie et des finances Christine Lagarde, et pour la Suisse la présence étonnante du leader populiste Christoph Blocher.</p>
<p>Etaient également présents les deux principaux responsables de l&#8217;équipe économique d&#8217;Obama, Timothy Geithner et Lawrence Summers.</p>
<p>Enfin les absents les plus remarqués: Etienne Davignon (président de la Société Générale de Belgique), pourtant présent à toutes les réunions précédentes du Bilderberg, et celle de Maurice Lippens, ex-président de la Banque Fortis, récemment rachetée en partie par BNP et en partie nationalisée provisoirement par l&#8217;état belge.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><br />
 </span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009-small.jpg" alt="Bilderberg 2009: diagramme des participants" width="680" height="508" /></a><br />
 Le diagramme des connexions de quelques participants de la réunion 2009&#8230;<br />
 Cliquez sur l&#8217;image pour la télécharger en grand (fichier jpeg 3 Mo).</span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"> <br />
 </span></p>
<h3>Voici la liste des participants :<span id="more-4554"></span></h3>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Beatrix &#8211; <em>reine des Pays-Bas</em><br />
 Sofia &#8211; <em>reine d&#8217;Espagne</em><br />
 Konstantin &#8211; <em>ancien roi de Grèce</em><br />
 Prince Philipp &#8211; <em>prince de Belgique, membre du Club de Rome</em><br />
 Joseph Ackerman &#8211; <em>président de la <strong>Deutsche Bank</strong></em><br />
 Kieth Alexander &#8211; <em>directeur de le la <strong>NSA</strong></em><br />
 Georgios Alogoskoufis &#8211; <em>ancien ministre grec des finances</em><br />
 Roger Altman &#8211; <em>directeur de la banque d’affaires Evercore Partners, vice-ministre des finances sous la présidence de Clinton</em><br />
 Takis Arapoglou &#8211; <em>Président de la banque centrale de Grèce</em><br />
 <strong>Ali Babacan</strong> &#8211; <em>ministre turc des Affaires étrangères, coordonnateur des négociations d&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE</em><br />
 Dora Bakoyannis &#8211; <em>ministre des affaires étrangères en Grèce</em><br />
 Jon Frederik Baksaas &#8211; <em>Président de Telenor Norvège</em><br />
 Francisco Pinto Balsemão &#8211; <em>ex premier ministre portugais, actuel PDG de la principale holding de presse écrite et adio-visuelle portugaise, Impresa </em><br />
 <strong>Nicolas Baverez</strong> &#8211; <em>éditorialiste de l&#8217;hebdomadaire <strong>Le Point</strong> (propriété du Groupe Pinault)</em><br />
 Franco Bernabè &#8211; <em>président de Telecom Italia, vice-président de <strong>Rothschild Europe</strong></em><br />
 <strong>Xavier Bertrand</strong> &#8211; <em>Secrétaire général de l&#8217;<strong>UMP</strong></em><br />
 Carl Bildt &#8211; <em>ministre des affaires étrangères de Suède, ancien Premier ministre, ex envoyé spécial de l’ONU dans les Balkans</em><br />
 Jan Arne Björklund &#8211; <em>ministre de l&#8217;éducation et président du parti Folkpartiet en Suède</em><br />
 <strong>Christoph Blocher</strong> &#8211; <em>ancien conseiller fédéral et ancien chef du parti de l&#8217;UDC (parti de droite autoritaire et xénophobe en Suisse)</em><br />
 Alexandre Bompard &#8211; <em>PDG de <strong>Europe 1</strong> (propriété du Groupe Lagardère)</em><br />
 Vendeline von Bredow &#8211; <em>journaliste économique à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Oscar Bronner &#8211; <em>patron de presse autrichien</em><br />
 Max Boot &#8211; <em>auteur, historien, membre du CFR</em><br />
 Ana Botín &#8211; <em>directrice de la Banco Español de Credito, fille du président de la Banco de Santander, Emilio Botín</em><br />
 <strong>Henri de Castries</strong> &#8211; <em>président d&#8217;<strong>AXA</strong></em><br />
 Juan Luis Cebrián &#8211; <em>président de PRISA, groupe de médias espagnol, et co-fondateur d&#8217;El Païs (premier quotidien espagnol)</em><br />
 W. Edmund Clark &#8211; <em>président de Toronto-Dominion Bank (Canada)</em><br />
 Kenneth Harry Clarke &#8211; <em>député conservateur de Grande-Bretagne et ministre des finances dans le gouvernement fantôme de David Cameron</em><br />
 Luc Coene &#8211; <em>gouverneur adjoint de la Banque Nationale de Belgique</em><br />
 Sami Cohen &#8211; <em>directeur du quotidien turc Milliyet</em><br />
 Timothy C. Collins &#8211; <em>président Ripplewood Holdings</em><br />
 George David &#8211; <em>président de Coca Cola en Grèce</em><br />
 Sir Richard Billing Dearlove &#8211; <em>ex-directeur du <strong>MI6</strong> (services secrets britanniques)</em><br />
 Anna Diamantopoulou &#8211; <em>député du PASOK (parti socialiste grec)</em><br />
 Mario Draghi &#8211; <em>gouverneur de la Banque centrale italienne</em><br />
 Nicolas Eberstadt &#8211; <em>président  de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain)</em><br />
 Anders Eldrup &#8211; <em>président de DONG Energy Danemark</em><br />
 John Jacob Philip Elkann &#8211; <em>vice-président du groupe Fiat</em><br />
 Thomas Enders &#8211; <em>co-président d&#8217;<strong>EADS</strong>, président d&#8217;<strong>Airbus</strong></em><br />
 José Manuel Entrecanales &#8211; <em>président Acciona (groupe de BTP espagnol)</em><br />
 Werner Faymann &#8211; <em>chancelier autrichien, président du SPÖ (parti social-démocrate autrichien)</em><br />
 Isidro Fainé Casas &#8211; <em>président de <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 Niall Ferguson &#8211; <em>professeur d&#8217;histoire à la <strong>Harvard Business School</strong>, historien officiel des Rothschild</em><br />
 <strong>Timothy Geithner</strong> &#8211; <em>secrétaire au Trésor (ministres des finances) des États-Unis</em><br />
 Dermot Gleeson &#8211; <em><strong>conseiller du gouvernement irlandais</strong> et avocat d&#8217;affaires</em><br />
 Donald E. Graham &#8211; <em>PDG du <strong>Washinton Post</strong></em><br />
 Alfred Gusenbauer &#8211; <em>ex-chancelier d&#8217;Autriche</em><br />
 Victor Halberstadt &#8211; <em>professeur de sciences économiques Université de Leiden</em><br />
 Ernst Hirsch Ballin &#8211; <em>ministre de la Justice des Pays-Bas</em><br />
 <strong>Richard Holbrooke</strong> &#8211; <em>représentant spécial d&#8217;Obama pour le Pakistan et l&#8217;Afghanistan</em><br />
 Jan HM Hommen &#8211; <em>président <strong>ING Bank</strong></em><br />
 Jaap de Hoop Scheffer &#8211; <em>secrétaire général de l&#8217;<strong>OTAN</strong></em><br />
 James Logan Jones Jr. &#8211; <em>conseiller à la sécurité nationale d&#8217;Obama</em><br />
 Vernon Jordan &#8211; <em>ancien conseiller à la sécurité nationale du président Clinton, ancien membre de la Commission Baker-Hamilton sur l’Irak, directeur-associé de la <strong>banque d’affaire Lazard Frères</strong></em><br />
 Robert Kagan &#8211; <em>conseiller d&#8217;Obama pour la politique de sécurité, le terrorisme et les Balkans</em><br />
 Jyrki Katainen &#8211; <em>mministre des finances de la Finlande</em><br />
 <strong>Henry Kissinger</strong> &#8211; <em>ex ministre des affaires étrangères des Etats-Unis sous Nixon, président de Kissinger Associates</em><br />
 John M. Keane &#8211; <em>président de SCP Partner, ex-général américain</em><br />
 Muhtar Kent &#8211; <em>président de <strong>Coca-Cola</strong> Turquie</em><br />
 John Kerr &#8211; <em>vice-président de <strong>Royal Dutch Shell</strong>, membre de la Chambre des Lords</em><br />
 Baron Kerr of Kinlochard &#8211; vice-président de la Royal Dutch Shell, président du Centre for European Reform<br />
 Eckart von Klaeden &#8211; <em>porte-parole de la <strong>CDU</strong> (parti d&#8217;Angela Merkel, droite libérale allemande)</em><br />
 Klaus Kleinfed &#8211; <em>président de Alcoa</em><br />
 Mustafa Koç &#8211; <em>président de Koç Holding le plus grand conglomérat turc</em><br />
 Roland Koch &#8211; <em>vice-président de la <strong>CDU</strong>, ministre-président du Land de Hesse</em><br />
 Sami Kohen &#8211; <em>chroniqueur de politique extérieure du journal turc Milliyet</em><br />
 Henry Kravis &#8211; <em>président du <strong>Hudson Institute</strong> (think tank américain), président du fonds d’investissements Kohlberg Kravis Roberts &amp; Co</em><br />
 Marie-Josee Kravis &#8211; <em>membre du Hudson Institute et épouse de Henry Kravis</em><br />
 <strong>Neelie Kroes</strong> &#8211; <em>commissaire européen chargé de la concurrence</em><br />
 Odysseas Kyriakopoulos &#8211; <em>président de l&#8217;Association grecque des industriels, PDG des mines S&amp;B Group</em><br />
 <strong>Christine Lagarde</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie, de l&#8217;industrie et du travail en France</em><br />
 <strong>Pascal Lamy</strong> &#8211; <em>directeur général de l&#8217;<strong>OMC</strong>, ex commissaire européen chargé du commerce, ex négociateur européen pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em><br />
 Manuela Ferreira Leite &#8211; <em>président du PSD, parti social-démocrate portugais</em><br />
 Bernardino León &#8211; <em>secrétaire général du cabinet du premier ministre Zapatero</em><br />
 Peter Löscher &#8211; <em>président de <strong>Siemens</strong></em><br />
 <strong>Peter Mandelson</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie de Grande-Bretagne, ex commissaire européen chargé du commerce</em><br />
 Jessica Tuchman Mathews &#8211; <em>présidente de <strong>Carnegie Endowment for International Peace</strong> (think tank américain)</em><br />
 Philippe Maystadt &#8211; <em>président de la Banque européenne d&#8217;investissement (BEI, basée au Luxembourg)</em><br />
 Edward McBride &#8211; <em>journaliste à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Frank McKenna &#8211; <em>président du conseil d&#8217;administration de la Toronto Dominion Bank</em><br />
 John Micklethwait &#8211; <em>directeur de <strong>The Economist</strong></em><br />
 <strong>Thierry Montbrial</strong> &#8211; <em>President de l&#8217;IFRI (Institut français des relations internationales)</em><br />
 <strong>Mario Monti</strong> &#8211; <em>ex-commissaire européen chargé du marché intérieur, puis de la concurrence, actuellement président de l&#8217;Université Luigi Bocconi de Milan</em><br />
 Miguel Ángel Moratinos &#8211; <em>ministre des affaires étrangères d&#8217;Espagne</em><br />
 Craig Mundie &#8211; <em>stratège en chef de <strong>Microsoft</strong></em><br />
 Egil Myklebust &#8211; <em>président de la compagnie d’aviation SAS, Norsk Hydro ASA, membre du Conseil économique mondial pour le développement durable, ancien président du patronat norvégien</em><br />
 Matthias Nass &#8211; <em>rédacteur en chef adjoint du premier quotidien allemand <strong>Die Zeit</strong></em><br />
 Juan Maria Nin Génova &#8211; <em>président de la <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 <strong>Denis Olivennes</strong> &#8211; <em>directeur général du <strong>Nouvel Observateur</strong></em><br />
 Jorma Ollila &#8211; <em>ex-président de <strong>Nokia</strong> (membre du comité de direction du Bilderberg Group)</em><br />
 George Osboren &#8211; <em>chancelier de l&#8217;Échiquier (ministre des finances) de Grande-Bretabne</em><br />
 Frederic Oudea &#8211; <em>président de la <strong>Société Générale</strong></em><br />
 Cem Özdemir &#8211; <em>co-président du parti Alliance 90/Les Verts en Allemagne</em><br />
 Tommaso Padoa-Schioppa &#8211; <em>ex-ministre des finances italien, ex-membre du directoire de la BCE, président du comité directeur du <strong>FMI</strong></em><br />
 Alexis Papahelas &#8211; <em>journaliste de Kathimerini (journal grec)</em><br />
 Dimitris Papalexopoulos &#8211; <em>président de Titan Cement Company</em><br />
 Jannos Papathanasiou &#8211; <em>ministre grec des finances</em><br />
 <strong>Richard Perle</strong> &#8211; <em>ex conseiller à la sécurité de George W. Bush, l&#8217;un des concepteur de la guerre en Irak, membre important de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain néo-conservateur)</em><br />
 David Petraeus &#8211; <em>général quatre étoiles américain, commandant en chef de l&#8217;US Central Command pour le Moyen-Orient et en Asie centrale</em><br />
 Manuel Pinho &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie et Inovation au Portugal</em><br />
 Jean Pisani-Ferry &#8211; <em>directeur de Bruegel</em><br />
 Robert S. Prichard &#8211; <em>directeur du groupe de médias Toronto Star (Torstar), Canada</em><br />
 <strong>Romano Prodi</strong> &#8211; <em>ex-président de la Commission européenne, ex-premier ministre de l&#8217;Italie, responsable des opérations conjointes ONU-UA de maintien de la paix en Afrique</em><br />
 Hanna Rajalahti &#8211; <em>rédacteur en chef de Talouselämä</em><br />
 <strong>Olli Rehn</strong> &#8211; <em>commissaire européenne chargée de l&#8217;élargissement</em><br />
 Heather Reisman &#8211; <em>président de Indigo Books &amp; Music Inc, Canada</em><br />
 Eivind Reiten &#8211; <em>directeur général du groupe Norsk Hydro Petroleum</em><br />
 Michael Ringier &#8211; <em>président du Conseil d&#8217;administration de Ringier Holding AG, principal holding de presse et d&#8217;édition en Suisse</em><br />
 <strong>David Rockefeller</strong> &#8211; <em>banquier, fondateur du <strong>CFR</strong> (Council on Foreign Relations) et de la <strong>Commission Trilatérale</strong>, co-fondateur du Bilderberg Group</em><br />
 Dennis B. Ross &#8211; <em>Directeur du <strong>Washington Institute for Near East Policy</strong> (think tank américain spécialisé sur la géopolitique au Proche-Orient), conseiller spécial d’Hillary Clinton pour le Proche-Orient et l’Asie du Sud</em><br />
 Barnett R. Rubin &#8211; <em>directeur d&#8217;études et &laquo;&nbsp;senior fellow&nbsp;&raquo; du <strong>Centre of International Cooperation</strong>, politologue spécialiste de l’Afghanistan</em><br />
 Alberto Ruiz-Gallardòn &#8211; <em>maire de Madrid</em><br />
 Suzan Sabanci Dinçer &#8211; <em>président de Akbank (banque turque)</em><br />
 Indira Samarasekera &#8211; <em>présidente de l&#8217;université d&#8217;Alberta</em><br />
 Rudolf Scholten &#8211; <em>administrateur de Österreichische Kontrollbank AG</em><br />
 Jürgen Schrempp &#8211; <em>ex-président du directoire de DaimlerChrysler AG</em><br />
 Josette Sheeran &#8211; <em>directrice du <strong>Programme alimentaire mondial</strong> des <strong>Nations Unies</strong></em><br />
 Domenico Siniscalco &#8211; <em>vice-président de <strong>Morgan Stanley</strong></em><br />
 Pedro Solbes Mira &#8211; <em>ex ministre des finances d&#8217;Espagne</em><br />
 Sampatzi Saraz &#8211; <em>banquier turc</em><br />
 Sanata Seketa &#8211; <em>université du Canada</em><br />
 James B. Steinberg &#8211; <em>vice-ministre américain des affaires étrangères</em><br />
 Björn Stigson &#8211; <em>président de World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) </em><br />
 Yannis Stournaras &#8211; <em>directeur de la Foundation for Economic &amp; Industrial Research (IOBE)</em><br />
 <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> &#8211; <em>directeur du <strong>FMI</strong>, Fonds monétaire international</em><br />
 <strong>Lawrence Summers</strong> &#8211; <em>ex-économiste en chef de la Banque mondiale, ex-ministre des Finances sous Clinton, conseiller économique d&#8217;Obama</em><br />
 <strong>Peter Sutherland</strong> &#8211; <em>actuel président de <strong>BP</strong>, ex-commissaire européen chargé de la concurrence, ancien directeur du FMI, ex dirigeant de la banque d&#8217;affaires <strong>Goldman Sachs</strong> International</em><br />
 Nobuo Tanaka &#8211; <em>directeur de l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques</em><br />
 Martin Taylor &#8211; <em>président de Syngenta, ex-président de <strong>Barclays Bank</strong>, ex-secrétaire général du Bilderberg Group</em><br />
 Peter Thiel &#8211; <em>ex-président de <strong>PayPal</strong>, président de Clarium Capital Management</em><br />
 Helle Thorning-Schmidt &#8211; <em>président du parti social-démocrate au Danemark</em><br />
 Thomas Thune Andersen &#8211; <em>président de Maersk Oil, Danemark</em><br />
 Andreas Treichl &#8211; <em>président de Erste Group Bank AG </em><br />
 <strong>Jean-Claude Trichet</strong> &#8211; <em>président du directoire de de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Loukas Tsoukalis &#8211; <em>conseiller spécial du président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, président de ELIAMEP (Hellenic Foundation for European &amp; Foreign Policy, think tank grec de politique étrangère)</em><br />
 Agah Ugur &#8211; <em>président de Borusan Holding, Turquie</em><br />
 Matti Vanhanen &#8211; <em>premier ministre de Finlande</em><br />
 <strong>Daniel Vasella</strong> &#8211; <em>président de la multinationale pharmaceutique <strong>Novartis</strong></em><br />
 <strong>Jeroen van der Veer</strong> &#8211; <em>président de <strong>Royal Dutch Shell</strong></em><br />
 <strong>Guy Verhofstadt</strong> &#8211; <em>ancien Premier ministre de Belgique</em><br />
 <strong>Paul Volcker</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Fed</strong>, conseiller économique de Barack Obama</em><br />
 Jacob Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, administrateur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Marcus Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, directeur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Nout Wellink &#8211; <em>gouverneur de la banque centrale néerlandaise, membre de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Gerardus Johannes Wijers &#8211; <em>ex-ministre de l&#8217;économie des Pays-Bas</em><br />
 Martin Wolf &#8211; <em>rédacteur en chef au <strong>Financial Times</strong></em><br />
 <strong>James Wolfensohn</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, président du conseil international de Citigroup</em><br />
 <strong>Paul Wolfowitz</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, ex conseiller de George W. Bush, ex-vice-ministre de la défense des États-Unis, principal responsable de la guerre en Irak</em><br />
 Fareed Zakaria &#8211; <em>rédacteur en chef de <strong>Newsweek International</strong>, commentateur politique sur <strong>ABC News</strong>, au <strong>New York Times</strong>, au <strong>Wall Street Journal</strong>, au New Yorker et sur <strong>CNN</strong></em><br />
 <strong>Robert Zoellick</strong> &#8211; <em>président de la Banque mondiale, ex négociateur américain pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em></span></p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=137">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
<h3>Voici le communiqué officiel :</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</strong><br />
 BILDERBERG MEETINGS<br />
 17 mai 2009</span></p>
<p>Le 57è Bilderberg Meeting se tiendra à Vouliagmeni, en Grèce, du 14 au 17 mai 2009. La conférence traitera principalement de la crise financière, des gouvernements et du marché, du rôle des institutions, des économies de marché et des démocraties, de l&#8217;Irak et de l&#8217;Afghanistan, des Etats-Unis et du monde, du cyber-terrorisme, des nouveaux impérialismes, du protectionisme, et des défis post-Kyoto.</p>
<p>Environ 130 participants sont attendus dont les deux tiers viennent d&#8217;Europe et les autres d&#8217;Amérique du Nord. Environ un tiers d&#8217;entre eux viennent de la politique et des gouvernements, et les deux tiers viennent de la finance, de l&#8217;industrie, des services, de l&#8217;éducation et des communications. Le meeting est privé afin d&#8217;encourager les discussions franches et ouvertes.</p>
<p>Le Bilderberg tient son nom de l&#8217;hôtel en Hollande où s&#8217;est tenu le premier meeting, en mai 1954. Ce meeting pionnier pris forme autour de la préoccupation exprimée par des citoyens leaders des deux cotés de l&#8217;Atlantique, alors que l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest et l&#8217;Amérique du Nord travaillaient ensemble aussi étroitement que possible sur les problèmes communs d&#8217;importance critique. Il fut ressenti que des discussions régulières et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; pourraient aider à une meilleure compréhension des forces complexes et des tendances majeures affectant les nations occidentales dans la difficile période de l&#8217;après-guerre.</p>
<p>La Guerre Froide est maintenant terminée. Mais à presque tous les égards, il y a davantage, pas moins, de problèmes communs &#8211; du commerce à l&#8217;emploi, de la politique monétaire à l&#8217;investissement, des défis écologiques à la tâche de promouvoir la sécurité internationale. Il est difficile de penser à n&#8217;importe quelle question aussi bien en Europe qu&#8217;en Amérique du Nord pour lesquelles des solutions multilatérales n&#8217;auraient pas (&#8230;) <em>[ligne manquante sur le fax]</em></p>
<p>Ce qui est unique à propos du Bilderberg en tant que forum est le large éventail de citoyens leaders qui sont rassemblés pour environ trois jours de discussions informelles et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; à propos de thèmes liés aux préoccupations présentes, en particulier dans le domaine des affaires étrangères et de l&#8217;économie internationale. Le sentiment fort parmi les participants qu&#8217;au vu des différentes attitudes et expériences des nations occidentales, il demeure un besoin clair de développer encore plus loin une compréhension qui intègre ces préoccupations. Le caractère privé du meeting n&#8217;a pas d&#8217;autre propos que de permettre aux participants de parler librement et avec l&#8217;esprit ouvert.</p>
<p>En résumé, Le Bilderberg est un forum international petit, flexible, informel et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; dans lequel différents points de vue peuvent être exprimées et la compréhension mutuelle améliorée.</p>
<p>La seule activité du Bilderberg est cette Conférence annuelle. Durant le meeting, aucune conclusion n&#8217;est atteinte, aucune recommandation n&#8217;est faite, et aucune déclaration politique n&#8217;est formulée. Les noms des participants sont rendus disponibles à la presse. Les participants sont choisis en fonction de leur expérience, leur connaissance, et leur statut; tous les participants assistent au Bilderberg dans un cadre privé et non officiel.</p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=138">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Déforestation : à qui profite le désastre ?</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/deforestation-a-qui-profite-le-desastre/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/deforestation-a-qui-profite-le-desastre/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 14:08:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De Bernard Duterme L’ampleur de la déforestation – 130 000 km² par an – s’apparente à un désastre écologique et social. Particulièrement concernées : l’Amazonie, l’Afrique centrale et l’Indonésie. En cause, la survie des pauvres, l’industrie agroalimentaire et forestière, le consumérisme des riches. La protection de la biodiversité et l’atténuation des changements climatiques passent nécessairement par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">De <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2849501948/new-shop-amazon-media-21/ref=asc_df_2849501948340150"><strong>Bernard Duterme</strong></a></h3>
<div class="chapo">
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-3572" title="sdm-gene-02-deforestation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/sdm-gene-02-deforestation.jpg" alt="sdm-gene-02-deforestation" width="416" height="225" />L’ampleur de la déforestation – 130 000 km² par an – s’apparente à un désastre écologique et social. Particulièrement concernées : l’Amazonie, l’Afrique centrale et l’Indonésie. En cause, la survie des pauvres, l’industrie agroalimentaire et forestière, le consumérisme des riches. La protection de la biodiversité et l’atténuation des changements climatiques passent nécessairement par un questionnement radical des logiques productivistes et des inégalités.</strong></p>
</div>
<div class="texte">par    <strong>Bernard Duterme</strong></div>
<div class="texte">
<p class="spip" align="justify">Problématique complexe aux causes et aux effets multiples, la déforestation correspond d’abord à une évolution mondiale alarmante. Crise alimentaire, changements climatiques, impasses énergétiques… les tendances lourdes de l’actualité de ce début de 21e siècle, de par leurs connexions plus ou moins manifestes avec le déboisement et la dégradation des forêts, obligent la communauté internationale à enfin donner l’importance qu’il mérite au phénomène. Le déclin rapide des superficies boisées ne date pourtant pas de ce millénaire. A la faveur d’autres lames de fond – l’urbanisation, les pollutions, l’agro industrialisation, la pauvreté… – aux liens implicites ou explicites avec la déforestation, le constat aurait déjà dû mobiliser les consciences. Sans doute les risques apparaissaient-ils plus éloignés.</p>
<p class="spip" align="justify">Toujours est-il, on le devine, que la diminution avancée du couvert forestier à l’échelle mondiale s’avère intimement liée, dans ses logiques et dans sa portée, aux modèles de production et de consommation privilégiés ces dernières décennies, voire ces derniers siècles. S’en tenir ici à une approche strictement descriptive ou technique de la problématique ne pourra donc suffire, même si, dans un premier temps, il convient d’en prendre la mesure. Qu’entend-on par déforestation ? Quelle est son ampleur ? Quelles régions et populations du monde concerne-t-elle ? En quoi pose-t-elle problème ? Dans un deuxième temps, nous traiterons des causes évidentes et sous-jacentes de la déforestation, ainsi que de ses principaux moteurs et acteurs, pour ensuite débattre des enjeux cruciaux et des politiques auxquels elle renvoie.</p>
<p class="spip" align="justify"><span id="more-3570"></span>Importance des forêts et ampleur de la déforestation</p>
<p class="spip" align="justify">Aujourd’hui, les forêts naturelles couvrent encore un quart des terres émergées du globe (CIRAD, 2008) et remplissent toujours de multiples fonctions, tant écologiques qu’économiques, sociales et culturelles. Des fonctions notamment environnementales donc, qui, à la faveur des progrès des connaissances scientifiques, apparaissent chaque jour plus précieuses, à la fois innombrables et inestimables, indispensables à la perpétuation de la vie sur terre. Contribution au cycle de l’eau, à la régulation du climat, à la protection des sols, au stockage de carbone et plus globalement au maintien et à l’entretien de la biodiversité…, le rôle vital des forêts est avéré. Sans elles, les sécheresses ou les inondations s’amplifient, les terrains s’érodent, le climat se réchauffe, les espèces végétales et animales disparaissent [<strong><span>1</span></strong>]  .</p>
<p class="spip" align="justify">Les fonctions sociales, économiques et culturelles du couvert forestier sont elles aussi manifestes… et documentées. Selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, 2008) – la principale agence des Nations unies active sur cette problématique –, les forêts hébergeraient quelque 350 millions de personnes dans le monde. Pour la Banque mondiale, <em class="spip">« dans les pays en développement, 1,2 milliard de personnes dépendent de systèmes d’exploitation agroforestiers qui favorisent la productivité agricole et assurent des revenus »</em> (Banque mondiale, 2004). Et selon le Pnud, plus de 2 milliards d’humains tireraient, à des degrés divers, leurs moyens d’existence, leur bois de feu, leurs plantes médicinales et leurs aliments, des forêts (Pnud, 2000). Non seulement les produits forestiers fournissent des protéines, des matières grasses, des vitamines et des minéraux que ne contiennent pas la plupart des aliments de base, mais ils permettent aussi de combattre la faim lorsque la sécheresse, les inondations, les ravageurs ou les maladies déciment les cultures.</p>
<p class="spip" align="justify">A la dendroénergie (énergie tirée du bois) sont imputables de 7 à 9% de l’énergie consommée dans le monde. Ce chiffre atteint 80% dans plusieurs pays du Sud et dépasse même les 90% au Burundi, en République dominicaine, au Bhoutan, au Népal… (FAO, 2007). Autre rôle crucial de zones boisées souvent négligées : les mangroves, ces forêts de palétuviers que l’on trouve sur les côtes tropicales et qui n’occupent plus qu’environ 150 000 km² de superficie, sont considérées comme <em class="spip">« essentielles aux cycles de vie de la majorité des espèces piscicoles vendues sur les marchés mondiaux »</em> (Banque mondiale, 2004). Au-delà, l’importance du secteur forestier dans l’économie et le commerce international (330 milliards de dollars, près de 4% des échanges de l’ensemble des matières premières, 14 millions d’emplois…) est une réalité bien établie.</p>
<p class="spip" align="justify">Qu’en est-il dès lors de l’évolution du couvert forestier ? De l’ampleur de la déforestation ? Si <em class="spip">« le monde possède aujourd’hui un peu moins de 4 milliards d’hectares de superficie boisée »</em> (ce total inclut les nouvelles plantations de monocultures d’arbres, quel que soit leur déficit en biodiversité par rapport aux forêts primaires), le déboisement <em class="spip">« se poursuit au rythme alarmant d’environ 13 millions d’hectares par an »</em>, c’est-à-dire quelque 130 000 km² annuels, plus de quatre fois la superficie de la Belgique, un quart de la France (FAO, 2007). Perte nette estimée, après régénération et nouvelles plantations (sans tenir compte donc de la qualité des « forêts » comptabilisées) : 8 millions d’hectares par année, soit 220 km² par jour…</p>
<p class="spip" align="justify">Pour alarmant qu’il soit, le phénomène est inégalement réparti. Globalement, si les superficies des forêts boréales et tempérées ont stagné ou ont légèrement progressé ces dernières décennies (après avoir plongé ces derniers siècles, particulièrement en Europe occidentale et aux Etats-Unis), c’est d’abord dans les régions tropicales que les forêts reculent à un rythme soutenu depuis le milieu du 20e siècle, rythme qui s’est encore accru au tournant des années 2000. En témoigne notamment l’évolution récente des superficies boisées des quatre pays qui possèdent à eux seuls pratiquement la moitié de toutes les forêts de la planète : alors que la Russie (1er pays forestier) perd annuellement 0,1 million d’hectares, que le Canada (3e) affiche un solde pratiquement nul et que l’étendue des forêts aux Etats-Unis (4e) progresse de 0,2 million d’hectares, celles du Brésil (2e pays forestier) en revanche régressent de 3,1 millions d’hectares chaque année.</p>
<p class="spip" align="justify">Depuis 1990, on calcule que le Brésil a perdu de la sorte quelque 50 millions d’hectares de forêts, plus de 10% de son couvert total. Les deux autres grands bassins forestiers intertropicaux – la zone Malaisie/Indonésie et l’Afrique centrale – ne sont pas en reste. Ainsi, sur la même période, l’Indonésie a perdu environ 32 millions d’hectares de surfaces boisées, plus d’un tiers de son couvert actuel. Et l’Afrique centrale, 14 millions d’hectares, quelque 6% de ses forêts.</p>
<p class="spip" align="justify">Le Soudan, la Birmanie, la Zambie, la Tanzanie, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Zimbabwe et le Venezuela figurent, derrière le Brésil et l’Indonésie, dans les dix pays dont la diminution nette annuelle du couvert forestier en chiffres absolus est la plus importante. Au rythme actuel, sept Etats perdent chaque année plus de 3% de leurs forêts : les Comores (-7,4%), le Burundi (-5,2%), le Togo (-4,5%), la Mauritanie (-3,4%), le Nigeria (-3,3%), l’Afghanistan (-3,1%) et le Honduras (-3,1%). Trente autres pays affichent des reculs supérieurs à 1% par an (FAO, 2007).</p>
<p class="spip" align="justify">Cas particulier et de taille : la Chine. A lui seul, son reboisement soutenu explique le faible ralentissement de la déforestation planétaire enregistré entre 2000 et 2005 par rapport aux années 1990. Le couvert forestier chinois s’accroît en effet au taux annuel de 2,2% depuis 2000, ce qui équivaut tout de même à 4 millions d’hectares par an. En 2005, les nouvelles plantations de production s’étendaient déjà en Chine sur plus de 700 000 km²… Cela étant, le solde mondial annuel reste, on l’a vu, largement négatif et d’autant plus préoccupant que dans nombre de cas, les replantations qui atténuent dans les chiffres l’ampleur de l’hémorragie, diminuent de fait sur le terrain la qualité et l’utilité intrinsèques des forêts, quand elles n’aggravent pas les déséquilibres écologiques. Autre aspect non reflété par ces tendances générales : la dégradation des forêts sur pied elles-mêmes, du fait des différentes formes de pollution, des coupes sélectives mais destructrices du voisinage, etc. (World Rainforest Movement, 2007).</p>
<h3 class="spip">Causes de la déforestation</h3>
<p class="spip" align="justify">L’élucidation des causes de la déforestation est difficile et controversée. A fortiori lorsqu’il s’agit de désigner les responsabilités et, au-delà, les acteurs qui tirent effectivement profit de la tendance. Celle-ci étant désormais considérée universellement comme un « désastre » ou, pour le moins, comme un « sujet de préoccupation majeur », la mise au jour de ses logiques et le dévoilement de ses gagnants et perdants sont devenus l’enjeu politique, plus ou moins assumé, de nombre d’études et de rapports, de prises de position multiples et de luttes d’influence. La complexité du phénomène, la difficulté de le mesurer dans ses formes diverses et l’hétérogénéité des données produites ne facilitent pas le défi de l’explication causale.</p>
<p class="spip" align="justify">Pour autant, une idée fausse semble en perte de vitesse. Celle, malthusienne, qui attribue invariablement et exclusivement au fléau de la pression démographique le recul des espaces vierges. L’image dichotomique avait l’avantage de la simplicité : nous sommes tous responsables au même titre de la dégradation irrémédiable d’une nature jusque-là « intacte ». C’est elle ou nous ! Elle sans nous (Rossi et André, 2006). Conséquence logique pour les courants « conservationnistes » : il faut délimiter des « aires protégées », mettre le capital « naturel » sous cloche, le rendre imperméable aux perturbations de l’homme. Premières victimes de cette conception figée, édénique et désanthropisée de la biodiversité : les populations agroforestières, privées d’accès à leur propre environnement parce que considérées comme principales coupables de sa dégradation. Comme nous le verrons plus loin, c’est se tromper et de diagnostic et de remède.</p>
<p class="spip" align="justify">Une autre idée reçue, moins fondamentale mais répandue dans l’opinion, est à nuancer d’emblée : celle qui confond déboisement et extraction industrielle des « bois précieux ». Or les ressorts de la déforestation ne se limitent pas à l’exploitation commerciale des forêts tropicales. Légale ou illégale, elle n’en est pas même la principale cause. Elle est en quelque sorte, oserait-on dire, « l’arbre qui cache la forêt ». Certes importante et hautement problématique lorsqu’elle n’est pas durable et que les populations locales ne bénéficient pas de ses retombées, la coupe pour l’exportation vers le Nord de grumes d’Indonésie, d’Afrique centrale et d’ailleurs arrive en réalité loin derrière le moteur le plus actif du déboisement qu’est l’agriculture. L’agriculture sous toutes ses formes : agriculture vivrière bien sûr, mais surtout agroindustrie d’exportation, utilisation croissante du sol pour produire ce que réclame le marché mondial, pour l’approvisionner en céréales, en viande, en huile, en pâte à papier, en carburants&#8230; L’expansion agricole serait ainsi responsable de plus de la moitié des destructions de forêts (Delacote, 2008 ; FAO, 2007).</p>
<p class="spip" align="justify"><strong class="spip">Agriculture de subsistance, agrobusiness et « fast wood »</strong></p>
<p class="spip" align="justify">Dans certaines régions du monde, en particulier en Afrique subsaharienne, cette expansion, ce déplacement continu de « la frontière agricole » est d’abord le fait des petits paysans, en quête de parcelles à cultiver. Non pas que ceux-ci soient par nature les prédateurs inconséquents d’écosystèmes dont ils sont les premiers à payer la dégradation, mais là où le manque de perspectives, de terres et de ressources est tel qu’il n’y a pas d’autres solutions, la pression des pauvres sur les forêts s’accroît inexorablement. De situations de « cohabitation équitable » avec le milieu forestier – où l’empreinte des communautés locales sur la biodiversité participe à son nécessaire renouvellement – on passe à des situations où la marginalisation des paysans engendre une utilisation non durable des forêts. La technique itinérante du brûlis qui, dans des systèmes agraires à l’équilibre, permet de renouveler la fertilité par la friche, devient dans ces conditions de rareté un vecteur performant de destruction des forêts.</p>
<p class="spip" align="justify">Le lien pauvreté-déforestation, assimilable à un cercle vicieux – le déboisement générant lui-même une série de conséquences dramatiques pour les populations locales –, est modulé par un faisceau de facteurs contextuels, plus ou moins opérants selon les régions. Parmi ceux-ci : l’orientation des politiques agraires, d’accès à la terre, de développement, la variation des prix agricoles, le droit foncier, l’état des infrastructures, les circuits commerciaux locaux et nationaux… et au-delà, les formes d’insertion dans le marché mondial et les ajustements macroéconomiques auxquels ont été soumis ces dernières années la plupart des pays dans lesquels la pauvreté est devenue <em class="spip">« le terreau de la déforestation » (Alternatives économiques</em>, 2008).</p>
<p class="spip" align="justify">Prendre ces facteurs en considération, c’est admettre que <em class="spip">« l’action de développement durable doit se concentrer sur l’évolution économique des populations, sur la réduction des situations de pauvreté et de vulnérabilité »</em>, plutôt que sur des <em class="spip">« solutions d’ordre strictement écologique »</em> et des <em class="spip">« politiques de conservation qui s’attaquent aux symptômes et pas aux causes »</em> (Rossi et André, 2006).</p>
<p class="spip" align="justify">Si la pauvreté prend donc sa part dans la quête de terres agricoles au détriment du couvert forestier tropical, les usages industriels axés sur l’exportation et l’accumulation de profits sous-tendent les pratiques les plus prédatrices. <em class="spip">« Il y a déforestation parce que des usages autres sont financièrement plus rentables que l’utilisation durable de la forêt, tout au moins pour les acteurs qui déboisent »</em>, explique l’économiste Alain Karsenty du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, le CIRAD. <em class="spip">« Là où les conditions économiques le permettent, il est plus profitable de faire des plantations de palmier à huile, de cacao ou de soja que d’exploiter durablement la forêt, et a fortiori de la conserver. Il est également souvent plus rentable de convertir la forêt naturelle en plantations d’arbres à croissance rapide pour la fabrication de pâte à papier. »</em> (Karsenty, 2007)</p>
<p class="spip" align="justify">En ligne de mire, l’agroindustrie, particulièrement florissante en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, qui alimente depuis plusieurs décennies le marché mondial en maïs et en soja (brésilien, argentin…) pour l’élevage européen, en viande pour les fast-foods nord-américains, en huile de palme (indonésienne, malaise, nigériane…) pour l’industrie alimentaire et cosmétique, en pâte de bois et en cellulose pour la fabrication du papier, etc. L’expansion de l’ensemble du secteur – et par conséquent la pression sur les forêts – est boostée aujourd’hui par la montée en puissance de la demande en agrocarburants, dérivés eux-mêmes, dans leurs différentes formes, de la plupart de ces cultures intensives, qu’elles soient oléifères (soja, palmiers à huile…), riches en sucre (maïs, canne…) ou autres encore (cellulose…).</p>
<p class="spip" align="justify">Si cette industrie génère d’importants bénéfices pour les Etats producteurs et les grands groupes nationaux et transnationaux de l’agrobusiness, la logique et les effets de son mode de production dominant ouvrent sur de sérieuses impasses. Des impasses qui débordent la seule problématique de la déforestation, pour embrasser notamment celle de la sécurité alimentaire. Le schéma type est celui de la monoculture homogène à perte de vue, sur d’immenses propriétés foncières, aux méthodes de travail de plus en plus mécanisées, peu coûteuses en main-d’œuvre, mais gourmandes en pesticides et généralement en eau. Socialement, elle présuppose la concentration de la terre et vise la concentration des revenus, le plus souvent au détriment d’importants secteurs du monde rural (paysans sans terre, autochtones, populations agroforestières…), parfois expropriés ou expulsés, le plus souvent laissés en marge, tenus à distance ou intégrés à la force de travail dans des conditions aléatoires, en termes de salaire, de rythme d’activité, d’exposition aux épandages chimiques…</p>
<p class="spip" align="justify">En matière d’impact environnemental, la plupart des études – militantes ou académiques, officielles et non officielles – convergent dans leurs grandes lignes : l’agroindustrie et la monoculture d’arbres à croissance rapide, ce que le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) appelle très pertinemment le fast wood, participent à la dégradation accélérée du milieu ambiant et à l’érosion de la biodiversité. Le fait est que, de multiples façons et souvent de manière irréversible, ces cultures portent atteinte aux forêts, aux prairies, à la qualité des sols, aux ressources hydriques, à la diversité biologique. Le World Rainforest Movement, principale coalition mondiale d’organisations mobilisées contre la déforestation, parle à juste titre de la création de « déserts verts » à propos de l’extension de ce type de production à haute rentabilité, mais dont les externalités négatives, en termes de pollution, d’épuisement des terres, de consommation en eau, de contamination des nappes phréatiques et de la chaîne alimentaire…, font au mieux l’objet de compensations symboliques de la part des grands noms de l’agrobusiness.</p>
<p class="spip" align="justify">A la logique du profit, le secteur sacrifie volontiers la raison écologique, en plantant par exemple nombre d’espèces exotiques hors de leur région d’origine ou de leur habitat naturel, pourvu que les rendements suivent, que les conditions favorables à la croissance rapide et au développement de l’agroindustrie soient réunies : climat atmosphérique (selon la latitude, la vitesse de pousse peut être multipliée par cinq) et social (malléabilité des acteurs sociaux et politiques) propice, facilité d’accès à la terre et aux forêts, qualité des sols, approvisionnement en eau aisé, résistance aux pollutions, réglementation locale laxiste en matière de cultures transgéniques…</p>
<p class="spip" align="justify">Ces dernières connaissent en effet une progression constante, en dépit des incertitudes et des risques. Sous la pression des multinationales du secteur, plus de la moitié du soja cultivé aujourd’hui est génétiquement modifié. Cela pourrait réduire la demande en pesticides grâce à l’utilisation de variétés moins exposées aux maladies, mais la résistance de ces variétés aux herbicides peut également encourager leur épandage massif. La tendance touche aussi les arbres et en particulier les plantations en rang d’oignons de <em class="spip">fast wood</em>, celles-là mêmes que les grands recensements du couvert forestier dans le monde, notamment ceux de la FAO, continuent à comptabiliser au même titre que les forêts naturelles ou primaires, à la richesse en faune et en flore pourtant incomparable.</p>
<p class="spip" align="justify">Ainsi, au Brésil, la recherche s’est portée sur la modification génétique de l’eucalyptus et des essais ont été réalisés sur le terrain, avec pour objectif d’exacerber certaines caractéristiques de l’essence : la vitesse de croissance, la contenance en cellulose et la tolérance au glysophate, cet herbicide de triste réputation pour ses effets secondaires nocifs sur le vivant. Au Chili, deux défis sont en passe d’être relevés : la manipulation des gènes des pins pour les rendre résistants à un insecte (la mite du bourgeon) qui affecte les plantations ; et la modification génétique des eucalyptus pour leur permettre de mieux affronter le froid et pour pouvoir ainsi étendre les plantations – auxquelles s’opposent les indigènes mapuches – vers le Sud et plus haut dans la cordillère (World Rainforest Movement, 2008).</p>
<p class="spip" align="justify">Plus globalement, on l’aura compris, l’expansion de l’agroindustrie exportatrice au préjudice des forêts s’inscrit au centre de la double problématique de la sécurité alimentaire et de la faim dans le monde, que l’on a vue resurgir en 2007 à la faveur de la forte hausse des prix agricoles. Hausse essentiellement provoquée par la demande accrue des économies émergentes, la faiblesse des stocks, l’envolée de la production des agrocraburants [<strong><span>2</span></strong>] et la flambée des prix du pétrole, le tout exacerbé par la spéculation. Mais hausse qui met surtout en lumière, à travers les crises sociales qu’elle génère en Afrique, en Asie et en Amérique latine, les impasses du modèle – longtemps préconisé par le FMI et la Banque mondiale [<strong><span>3</span></strong>] – du « tout à l’exportation » au détriment des cultures vivrières et des marchés locaux, ainsi que les aberrations de la mise en concurrence des paysans du Sud à la productivité faible, avec les exportations des surplus du Nord, souvent subventionnées, qui inondent les villes des pays en développement (Berthelot, 2008 ; Zacharie, 2008).</p>
<p class="spip" align="justify">Sur fond de crise alimentaire, la pression sur la terre et donc sur les forêts tropicales a tendance à s’accroître encore. Davantage cependant pour approvisionner le marché mondial en produits agricoles, en viande, en pâte à papier et depuis peu en carburants, que pour privilégier l’agriculture paysanne locale dont dépendent pourtant plusieurs centaines de millions de familles dans les pays du Sud. Derrière le modèle productiviste dominant et non durable qui hypothèque la survie des populations agroforestières, érode la biodiversité et dope les émissions de carbone liées au déboisement, un modèle consumériste se perpétue dans les pays riches et là où la croissance économique permet aux plus fortunés de s’aligner sur les standards occidentaux.</p>
<p class="spip" align="justify"><strong class="spip"> Extraction de bois de feu et de bois rond industriel</strong></p>
<p class="spip" align="justify">Si l’affectation des terres boisées à l’agriculture, à l’élevage et à l’industrie du fast wood constitue donc de fait le principal ressort de la déforestation, d’autres causes directes et indirectes ne peuvent être sous-estimées. Parmi celles-ci, bien sûr, l’usage non durable des forêts elles-mêmes, qui renvoie lui aussi, pour les régions tropicales, tantôt à la récolte de bois de feu (ou bois de chauffe) par les habitants locaux, tantôt à l’exploitation et au commerce national et international de bois rond industriel.</p>
<p class="spip" align="justify">La première serait de loin la principale consommatrice des ressources ligneuses dans les pays en développement. En Afrique, selon la FAO, 90% du bois prélevé sert de combustible, essentiellement pour le chauffage et la cuisson dans les zones rurales et les quartiers pauvres des villes. Le prélèvement qui se fait d’ordinaire par abattage d’arbres ou ramassage de branches tombées à terre, dépasse largement la coupe annuelle autorisée et apparaît comme « illégal » au regard du cadre juridique existant dans la plupart des pays…</p>
<p class="spip" align="justify">La tendance, similaire en importance dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Asie du Sud (entre 80% et 90% du bois prélevé y sert de bois de chauffe) et moins nette en Asie de l’Est et en Amérique du Sud (+- 50%), correspond à la géographie de la pauvreté dans le monde et appelle moins des explications démographiques, techniques ou ethniques que des analyses politiques des conditions socioéconomiques et culturelles qui amènent des pans entiers des populations nationales à participer activement à la disparition de leurs forêts. Si la dendroénergie est appelée à devenir, face à l’épuisement des combustibles fossiles, une composante significative des politiques énergétiques des pays riches, force est de reconnaître que dans ses formes dominantes actuelles (bois de chauffe dans les pays pauvres), elle crée plus de problèmes qu’elle n’en résout.</p>
<p class="spip" align="justify">Le cas d’Haïti, développé plus loin dans ce numéro d’<em class="spip">Alternatives Sud</em> par Ilionor Louis, illustre bien l’impact calamiteux de l’inégale répartition des richesses et du dénuement d’une majorité de la population sur des forêts qui ne couvrent déjà plus que 3,7% du territoire national et continuent à disparaître au rythme d’environ 1% par an. Ces pauvres qui déboisent et produisent du charbon de bois pour alimenter les cuisines populaires de tout un pays sont aussi les premières victimes des effets de pareil désastre écologique, en particulier des dégâts des inondations qui en résultent. Au-delà, Ilionor Louis souligne le manque d’efficacité des alternatives techniques ou partielles – promotion de réchauds améliorés, utilisation de gaz de pétrole liquéfié… – et fait de la lutte contre la pauvreté et de la redistribution, les conditions préalables à un reboisement durable.</p>
<p class="spip" align="justify">A côté de la pauvreté, l’autre grand motif d’extraction réside dans l’alimentation du marché mondial par l’industrie de l’exploitation forestière. Si l’Europe, l’Amérique du Nord et le Japon, rejoints par la Chine ces dernières années, dominent de la tête et des épaules le commerce international du bois en tant que principaux producteurs, exportateurs et importateurs des produits de la sylviculture, là où les problèmes les plus aigus se posent en matière de déforestation, de dégradation ou de gestion non durable des forêts, c’est dans l’abattage abusif, destructeur et illégal tel qu’il a tendance à être pratiqué dans les régions tropicales.</p>
<p class="spip" align="justify">Souvent, la coupe elle-même fait déjà plus de dégâts qu’elle ne le devrait. <em class="spip">« Partout en région tropicale, les pratiques inappropriées continuent largement de prévaloir, au détriment du bien-être de la main-d’œuvre et de la population locale, de l’efficacité et de la durabilité de l’environnement »</em> (FAO, 2007). En cause donc, les dommages collatéraux de l’abattage sélectif de « bois précieux », l’absence de plans d’exploitation, les débardages dévastateurs, le manque de contrôle, la construction anarchique de routes de pénétration, etc. Les organisations internationales, comme l’OIBT (Organisation internationale des bois tropicaux) et la FAO, ainsi que les principaux centres d’étude indépendants (CIRAD, CIFOR…) en conviennent : malgré le poids relatif minoritaire des forêts tropicales dans l’approvisionnement en bois du commerce mondial [<strong><span>4</span></strong>], leur surexploitation est une réalité et l’illégalité des pratiques atteint des proportions démesurées.</p>
<p class="spip" align="justify">Le pourcentage de grumes prélevées illicitement, usinées sur place ou propulsées sur le marché international, dépasserait régulièrement les 50% (au Brésil, au Cameroun, au Ghana…), voire les 75% (en Indonésie…). Globalement, l’exploitation illégale représenterait au moins un tiers du volume du bois tropical échangé chaque année. La tendance, selon Alain Karsenty du CIRAD, connaîtrait même un essor soutenu. Si cet accroissement provient sans doute du comportement prédateur des compagnies forestières, il serait d’abord le résultat de l’introduction par les Etats locaux de tentatives de régulation de l’exploitation par des contraintes de gestion et d’organisation territoriale, les nouvelles lois créant logiquement de nouveaux hors-la-loi&#8230; Mais l’essor de l’illégalité renvoie aussi à des dynamiques plus complexes, variables selon les pays et les niveaux de développement.</p>
<p class="spip" align="justify">Ainsi par exemple, là où les Etats ont mené des politiques volontaristes de développement de l’industrie locale du bois, appuyées sur l’interdiction d’exporter des grumes non usinées, les surcapacités de transformation atteintes <em class="spip">« produisent un effet d’irréversibilité : le coût social et politique du désinvestissement est trop élevé pour être une option retenue, et la fuite en avant dans l’exploitation illégale est une solution implicitement admise. »</em> (Karsenty, 2003) C’est notamment le cas en Indonésie et en Malaisie où les niveaux officiels de prélèvements soutenables sont constamment et copieusement dépassés pour pouvoir alimenter l’industrie à satiété.</p>
<p class="spip" align="justify">Ailleurs, c’est d’abord la quasi-absence de l’Etat ou son caractère mafieux ou les deux à la fois – absence de moyens et forte corruption – qui laissent les coudées franches aux entreprises forestières détentrices de confortables concessions. En Afrique, le secteur demeure largement dominé par les groupes européens (Rougier, Pasquet, Danzer, Alpi, Fipcam…), mais aussi malais, libanais et chinois (la Chine, premier importateur mondial de bois rond industriel depuis 2004 – et premier exportateur de meubles… –, importe à elle seule la moitié des grumes en provenance des régions tropicales). Des réformes importantes ont toutefois été entreprises ces quinze dernières années visant à doter les Etats nationaux de codes forestiers plus contraignants, de modalités d’adjudication plus équitables, d’outils de surveillance, de quotas de coupe à transformer localement, etc. Avec des résultats inégaux et parfois contradictoires.</p>
<p class="spip" align="justify">En effet, l’introduction de nouvelles exigences pour les compagnies forestières a entraîné des restructurations et une concentration accrue du secteur. D’où une marginalisation et une « informalisation » croissante des filières d’approvisionnement pour les usages nationaux. <em class="spip">« Ce phénomène est, en partie, lié à l’extraversion de l’industrie du bois, notamment en Afrique centrale, où les grandes entreprises exportent de 80% à 100% de leur production. Les consommateurs africains désargentés doivent se rabattre sur un secteur semi-artisanal en pleine expansion (il représente près du double de la production du secteur industriel au Ghana et au moins le quadruple en RDC), dont l’impact écologique peut être redoutable. Enfin, les niveaux élevés de corruption et l’implication personnelle fréquente du milieu politique et administratif dans l’économie forestière minent les systèmes de régulation. »</em> (Karsenty, 2006)</p>
<p class="spip" align="justify">Deux rapports publiés en 2008 confirment, pour la République démocratique du Congo, l’échec des réformes du domaine de la foresterie. Le premier, élaboré par Global Witness en charge de l’Observation indépendante des forêts (OIF), souligne, dans ses conclusions, <em class="spip">« l’absence complète de contrôles significatifs, une ambiguïté juridique et un manque de pratiques standardisées, laissant le secteur dans une situation d’anarchie et conférant un terrain propice aux pratiques abusives et frauduleuses »</em>. Le second, produit par le Panel d’inspection de la Banque mondiale, stigmatise surtout le manque de considération pour les populations locales et l’environnement dont ont fait preuve les réformes de l’exploitation industrielle du bois, soutenues par la Banque elle-même. Ailleurs, les experts de Greenpeace décrivent par le détail « le pillage » des forêts d’Afrique centrale par les multinationales, au mépris des autochtones, de la faune et de la flore, et du droit local&#8230;</p>
<p class="spip" align="justify">En Europe et en Amérique du Nord surtout, en amont ou en aval de la sensibilité en hausse des opinions publiques à cette facette de la déforestation – « la main basse des consommateurs des pays riches sur les bois précieux tropicaux » –, de multiples initiatives publiques et privées ont vu le jour, destinées à favoriser une exploitation forestière durable dans les pays du Sud. Notamment par le biais de la « certification ». Toutes ne se valent cependant pas. Elles varient en crédibilité selon les méthodes de vérification mises en oeuvre, selon les critères retenus quant à l’origine et la nature des produits, selon qu’elles émanent des entreprises du secteur, des Etats ou des ONG, ou encore de combinaisons de ces différents acteurs [<strong><span>5</span></strong>]… Les plus opportunistes de ces initiatives sont peu convaincantes, les plus officielles sont peu contraignantes, les plus contraignantes sont peu respectées. Certaines toutefois ont permis des améliorations sensibles.</p>
<p class="spip" align="justify"><strong class="spip">Urbanisation, exploitation minière, barrages, tourisme, pollutions, incendies…</strong></p>
<p class="spip" align="justify">Outre la consommation non durable de bois et la pression de l’agriculture et de l’élevage sur les forêts, d’autres causes de la déforestation sont encore à mentionner. Et d’abord, d’autres usages du sol qui grignotent sensiblement le couvert forestier tropical. Des phénomènes aussi globaux et évidents que l’urbanisation et la construction d’infrastructures bien sûr – dans le sud et l’est de l’Amazonie brésilienne et le long de l’Amazone et de ses affluents, d’immenses étendues sont désormais classées « zones urbaines » et peuplées aujourd’hui d’environ 70% des 14 millions d’habitants que compte la région –, mais aussi des intrusions et des impacts plus précis et dévastateurs liés à la prospection et aux exploitations minières et pétrolières, à la construction de grands barrages, à l’établissement d’implantations touristiques, ou encore, dans les mangroves, à l’élevage industriel de crevettes…</p>
<p class="spip" align="justify">En la matière, les exemples abondent où les opérations sont conçues et réalisées par des investisseurs extérieurs, non seulement au détriment des forêts et des écosystèmes locaux, mais aussi à l’insu des populations des lieux concernés, dépossédées de leurs terres et de leurs ressources ou victimes directes des nuisances et des pollutions occasionnées. Eléments clés de ces diverses formes de pénétration dans les forêts : les routes. Encouragée par les autorités pour « mettre en valeur » de nouvelles régions, leur construction, privée ou publique, planifiée ou anarchique, signe l’arrêt de mort à terme de forêts jusque-là préservées, par les effets en chaîne qu’elle déclenche. Les conséquences d’une exploitation ciblée – d’acajou, d’or, d’argent ou d’autres ressources précieuses – sont souvent plus destructrices que l’exploitation elle-même.</p>
<p class="spip" align="justify">Ainsi, en Amazonie, une fois les premiers exploitants passés, <em class="spip">« les routes servent de voies d’accès à un mélange détonant d’occupants sans titre, de spéculateurs, de grands propriétaires terriens et, invariablement, de bandits armés. Tous ces requins atteignent le cœur jusque-là impénétrable de la forêt, puis détruisent les pistes et changent la disposition des lieux pour faire croire qu’ils sont chez eux. L’appropriation des terres par la corruption, l’intimidation et la falsification de titres de propriété est tellement répandue qu’elle porte un nom : ‘grilagem’, du mot portugais ‘grilo’, ‘criquet’. Ceux qui s’y adonnent, les ‘grileiros’, sont depuis longtemps connus pour leur talent à faire ‘vieillir’ prématurément de prétendus titres de propriété dans un tiroir où ont été placés des criquets affamés »</em> (National Geographic, 2007). A l’exception d’un petit nombre d’autoroutes nationales et fédérales, la quasi-totalité des routes d’Amazonie ont été construites illégalement.</p>
<p class="spip" align="justify">Les feux de forêts constituent une autre menace permanente pour les régions tropicales boisées. Près de la moitié seraient volontaires, pour déboiser et par la suite, on l’a vu, pour cultiver. L’autre moitié sont accidentels et ont tendance à s’accroître, en raison de la diminution des pluies, consécutive au… déboisement des forêts pluviales. L’aggravation des sécheresses liées au réchauffement de la planète amplifie encore les risques et les effets d’incendies susceptibles de dévaster des régions entières.</p>
<p class="spip" align="justify">Les effets destructeurs de certaines pollutions, des pluies acides, des attaques de ravageurs – insectes, maladies, nématodes, parasites… – entrent aussi en ligne de compte. Selon la FAO, s’il est difficile de quantifier les impacts réels, il est avéré que <em class="spip">« la rapidité des transports et la libéralisation du commerce »</em>, ainsi que l’expansion des <em class="spip">« monocultures »</em> au préjudice de la biodiversité <em class="spip">« ont favorisé la diffusion des ravageurs »</em> (FAO, 2007). Encore une fois donc, les causes de la déforestation apparaissent intimement liées aux modèles productivistes et consuméristes dominants.</p>
<h3 class="spip">Déforestation et changements climatiques</h3>
<p class="spip" align="justify">Depuis le début des années 2000, pratiquement chaque semaine nous apporte de nouvelles données qui indiquent comment les changements climatiques affectent déjà profondément et affecteront davantage encore le couvert forestier mondial (Alternatives Sud, 2006). Ainsi, il nous a été donné de voir comment la prolifération de certains insectes consécutive à des canicules répétées en régions tempérées ou à des hivers exceptionnellement doux en zones boréales pouvait hypothéquer la survie des principaux massifs forestiers de la planète. La propagation du dendroctone du pin ponderosa dans l’ouest du Canada, par exemple, constitue l’infestation la plus importante jamais enregistrée en Amérique du Nord. Si en 2005 elle avait déjà fait perdre, en volume de bois tué, l’équivalent de six ans de récolte à la Colombie britannique, elle pourrait affecter d’ici à 2013, 80% des pins à maturité de cette province canadienne, et s’étendre vers le Nord (The Canadian Chamber of Commerce, 2007).</p>
<p class="spip" align="justify">A l’inverse des impacts du réchauffement de la terre sur les forêts, le rôle de ces dernières dans l’atténuation des changements climatiques, et en particulier dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre, a également pris beaucoup de relief ces dernières années. Pour devenir peut-être la bouée de sauvetage d’une communauté internationale en quête de solutions efficaces et consensuelles. Dès lors, la future politique climatique mondiale, discutée lors du Sommet de Bali en décembre 2007, va-t-elle permettre en retour de renverser la tendance en matière de déforestation ? Réussir, au nom de la réduction globale des émissions de carbone, là où les scientifiques, les mouvements écologistes, indigènes ou paysans et certaines politiques publiques ont échoué ces dernières décennies ? Bien qu’elles aient longtemps été sous-estimées, voire ignorées ou contredites, les estimations convergent enfin : la déforestation, à son rythme actuel, est responsable d’environ 20 à 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, principales causes du réchauffement de la planète. Plus précisément, la destruction de la forêt tropicale provoque chaque année plus de rejet que l’ensemble du secteur des transports à travers le monde. Dans les pays du Sud, 35% des émissions sont dues au déboisement et jusqu’à 65% dans les régions les plus pauvres.</p>
<p class="spip" align="justify">D’une part donc, c’est connu, les forêts absorbent et stockent naturellement du carbone en grande quantité [<strong><span>6</span></strong>], d’autre part, sous les tropiques, elles permettent aussi la formation de nuages qui contribuent à limiter le réchauffement en réfléchissant la lumière du soleil. Elles jouent un rôle crucial dans le refroidissement et l’assainissement de l’atmosphère, dans la provision d’eau douce et de pluie. La forêt amazonienne, à elle seule, emmagasine le plus grand volume d’eau douce de la planète et rejetterait dans l’air 20 milliards de tonnes de vapeur en une seule journée.</p>
<p class="spip" align="justify">Bref, la préservation des forêts apparaît aujourd’hui essentielle à l’efficacité des efforts mondiaux entrepris pour atténuer les changements climatiques. D’autant plus depuis que le rapport Stern, du nom de l’ancien vice-président de la Banque mondiale, est venu corroborer en 2006 que les initiatives de réduction de la déforestation étaient dans l’ensemble moins coûteuses que celles entreprises dans d’autres secteurs. Quatre stratégies au moins sont envisagées : la diminution de la déforestation et de la dégradation des forêts ; la reforestation ; l’augmentation de la densité de stockage de carbone du couvert forestier existant ; et enfin, la revalorisation des produits issus des forêts, visant à rendre cette forme d’occupation des sols plus rentable que d’autres…</p>
<p class="spip" align="justify">Le Protocole de Kyoto &#8211; établi par les Nations unies en 1998 et entré en vigueur en 2005 &#8211; permettait déjà aux pays développés, via le mécanisme de développement propre, de « réduire leurs émissions » en finançant des projets de reforestation dans les pays du Sud (<em class="spip">Alternatives Sud</em>, 2006). Si, à en croire la FAO, les retombées sur le secteur forestier en sont encore à ce jour très modestes, la qualité environnementale des projets financés est également pour le moins controversée. L’idée débattue fin 2007 lors du Sommet mondial de Bali sur le climat, pour donner suite au Protocole de Kyoto au-delà de 2013, consiste à ajouter à ce mécanisme des dispositifs récompensant les Etats qui luttent contre la déforestation. <em class="spip">« Il s’agirait de rémunérer ainsi les tonnes de carbone qui ne seront pas parties en fumée »</em> (<em class="spip">Alternatives économiques</em>, 2008). De rétribuer les <em class="spip">« déforestations évitées ».</em></p>
<p class="spip" align="justify">De nouveau, le projet prête le flanc à plusieurs niveaux de critiques. Techniques d’abord, de faisabilité. Comment mesurer la « déforestation évitée » ? R. Pirard et A. Karsenty identifient trois difficultés : <em class="spip">« la légitimité de l’extrapolation à partir des tendances historiques ; la capacité d’estimation des scénarios de référence de type prédictif ; enfin, la possibilité réelle d’imputer à différentes politiques publiques la baisse du taux de déforestation et, plus encore, d’en mesurer l’effet net »</em> (2007). Le risque est grand en effet qu’un tel dispositif incite à accélérer le déboisement avant l’entrée en vigueur du mécanisme, récompense de fait les pays qui ont déjà déboisé tout ce qui pouvait l’être, génère des réductions fictives d’émissions, rémunère des diminutions de déforestation qui auraient de toutes façons eu lieu, ouvre la porte à diverses formes de chantage à la coupe et nourrisse un nouveau marché d’expertise et de consultance forestières…</p>
<p class="spip" align="justify">Au-delà des problèmes de faisabilité en effet, il est à craindre que les mesures préconisées exonèrent à moindres frais les pays du Nord de leurs responsabilités et avantagent plus les entreprises forestières, leurs plantations et leurs consultants que les forêts tropicales elles-mêmes et leurs habitants. Ce point de vue, partagé par la plupart des organisations sociales internationales actives contre la déforestation, comme la Global Forest Coalition, le World Rainforest Movement, le Forest Peoples Programme et l’International Alliance of Indigenous and Tribal Peoples of the Tropical Forest, va de pair avec l’analyse selon laquelle ce nouveau système mondial d’incitants financiers à réduire la déforestation, plutôt qu’identifier et freiner ses véritables moteurs et ses principaux responsables – la pauvreté dans les régions tropicales, les intérêts de l’industrie et le consumérisme des pays riches –, risque en réalité de finir par récompenser, dans sa mise en application, les entreprises et les gouvernements qui la stimulent (Reyes, 2008).</p>
<p class="spip" align="justify">Parmi les grands promoteurs d’initiatives et de nouveaux mécanismes visant à la « réduction des émissions dues à la déforestation (RED) », figure la Banque mondiale, mobilisée elle aussi pour une <em class="spip">« meilleure gestion forestière »</em>, susceptible d’<em class="spip">« accroître les revenus en milieu rural »</em> et d’<em class="spip">« aider l’ensemble de la planète à atténuer le changement climatique de façon plus énergique »</em>. Moyens préconisés : une activation des <em class="spip">« marchés du carbone actuels (qui) n’exploitent que très peu les bénéfices potentiels du CO2 lié aux forêts »</em> et des incitants publics et privés au déboisement évité et au reboisement (Banque mondiale, 2007). Mais, que ces politiques soient menées dans le cadre du projet de « Partenariat mondial pour les forêts », imaginé par la Banque dès 2006 de concert avec les grandes ONG conservationnistes, les Etats et les entreprises, ou à travers le « Fonds de partenariat pour le carbone forestier », lancé à Bali fin 2007, elles font aussi l’objet de sévères critiques.</p>
<p class="spip" align="justify">Des critiques qui portent d’abord sur la prééminence des approches globales fondées sur le marché… et ses vertus philanthropiques.<em class="spip"> « Bien que la Banque mondiale favorise un financement mixte pour la déforestation évitée, elle est in fine une importante pionnière et partisane de l’échange de carbone. Les économistes de la Banque insistent sur le fait que seuls les marchés pourront rapporter assez de fonds pour assurer l’efficacité des efforts mondiaux d’atténuation des changements climatiques. De fait, le plan de financement de son Fonds de partenariat pour le carbone forestier suppose que celui-ci sera financé presque entièrement par des fonds commerciaux à partir de 2014 »</em> (Griffiths, 2007).</p>
<p class="spip" align="justify">Les populations tributaires des forêts d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine et leurs organisations représentatives nourrissent quant à elles de vives craintes à l’égard du peu de cas que les initiatives de la Banque en matière de foresterie du carbone, font des questions sociales et de droits humains. <em class="spip">« Comment une organisation si favorable ces dernières années aux industries d’extraction, à l’exploitation forestière marchande, à l’agrobusiness et aux plantations à croissance rapide tiendrait-elle compte des droits, des réalités et de l’avis des peuples autochtones ? ».</em> Plus d’un indice technique permet en effet de comprendre que, dans leurs formes actuelles, les nouveaux dispositifs de primes aux pratiques prétendument durables, à l’extraction à impact réduit et aux activités de reboisement finiront par profiter d’abord à de grands concessionnaires commerciaux, aux sociétés d’exploitation forestière et de plantation industrielle (Forest People Programme, 2008 ; Lovera, 2007).</p>
<p class="spip" align="justify">C’est désormais une évidence, l’apparent consensus dans la mobilisation mondiale pour atténuer le réchauffement climatique en préservant les forêts est lourd de contradictions et d’intérêts antagoniques, lorsqu’il n’aggrave pas lui-même le problème.</p>
<h3 class="spip">Solutions politiques locales, nationales ou mondiales ?</h3>
<p class="spip" align="justify">Quelles politiques dès lors mettre en œuvre aux niveaux nationaux et international pour renverser la tendance périlleuse de la déforestation, au bénéfice prioritaire tant des populations locales que de l’équilibre environnemental global ? D’apparence ingénue, la question en contient d’autres. Le principal défi à relever se situe sans doute moins dans la formulation technique idéale de ce en quoi devrait consister une gestion « durable » des forêts – une gestion qui assure leur renouvellement [<strong><span>7</span></strong>] – que dans la désignation des espaces réels de souveraineté. A qui revient-il d’énoncer, d’exécuter ou de garantir une exploitation raisonnée des terres et des ressources forestières ? A qui appartiennent-elles et au nom de quels intérêts sont-elles gérées ?</p>
<p class="spip" align="justify">Dans ce débat comme dans d’autres, une première ligne de fracture oppose les tenants d’une privatisation des forêts – au motif que le propriétaire privé est plus enclin que l’autorité étatique à garantir la reconstitution d’un bien dont il tire son revenu (<span class="spip_out">www.libres.org</span>) – aux défenseurs d’une gestion publique théoriquement seule à même d’orchestrer l’accès aux richesses forestières en privilégiant l’intérêt national. Si les premiers semblent faire peu de cas du comportement essentiellement prédateur des grands concessionnaires forestiers, particulièrement là où les velléités de régulation ne font pas le poids, les seconds nourrissent cependant peu d’illusions sur les capacités réelles d’intervention de bon nombre d’Etats du Sud et, dans les pays où les gouvernements disposent des moyens de leur politique, sur l’orientation effective des arbitrages opérés entre les intérêts de l’industrie forestière, de l’agrobusiness, des communautés locales et de l’environnement.</p>
<p class="spip" align="justify">Un deuxième clivage distingue les niveaux de pouvoir : régime international, souveraineté nationale ou gestion communautaire ? <em class="spip">« Les forêts ne sont pas considérées comme des biens publics mondiaux alors qu’elles fournissent plusieurs de ces biens publics comme le maintien de la biodiversité ou l’atténuation des changements climatiques »</em>, regrette le CIRAD. <em class="spip">« Elles sont soumises à la stricte souveraineté des Etats. Un pays peut actuellement laisser détruire ses forêts pour la production de biocarburants ou par l’exploitation illégale du bois. La question d’une gouvernance mondiale des forêts se pose de manière de plus en plus pressante »</em> (CIRAD, 2007). Ce à quoi certains pays du Sud ont tendance à répondre aujourd’hui sur le mode des déclarations du président brésilien Lula : <em class="spip">« Les pays riches sont malins, ils édictent des normes contre la déforestation, après avoir détruit leurs propres forêts »</em> (<em class="spip">Le Monde</em>, 1er mars 2007). Et de s’appuyer sur une étude réalisée par l’Institut brésilien de recherche agronomique (Embrapa), où il est démontré que l’Europe n’a conservé que 0,3% des forêts existant il y a huit mille ans, contre 69% au Brésil…</p>
<p class="spip" align="justify">Cela étant, malgré les réformes des codes forestiers nationaux et les réglementations environnementales engagées ces dernières années, souvent à l’instigation des grands bailleurs internationaux, les politiques de plusieurs Etats tropicaux restent sous le feu des critiques des défenseurs de la nature et des mouvements populaires locaux. En particulier les politiques forestières du Brésil qui, en dépit de mesures draconiennes prises par le gouvernement Lula (interdiction d’abattage dans certaines zones, conditionnalités environnementales au crédit public…), continuent à donner priorité aux appétits du secteur agroindustriel, grand pourvoyeur de devises, spécialement en période de hausse des cours mondiaux des denrées alimentaires et des carburants&#8230; En face, les associations de lutte contre la déforestation y trouvent de nouvelles raisons d’appuyer l’idée d’une transmission de la propriété des forêts des Etats vers les communautés locales, probablement plus sensibles à la nécessité de maintenir leur pérennité ; « les hommes qui vivent de la forêt étant ceux qui la font vivre ».</p>
<p class="spip" align="justify">C’est dans cet esprit que s’inscrivent les douze principes de l’« Initiative de Mumbai – Porto Alegre pour les forêts », lancée en 2004 et 2005 par une convergence d’organisations sociales des cinq continents. On y plaide bien sûr pour la préservation des forêts et le respect des droits et des intérêts des populations qui les habitent ou en sont tributaires, mais on y invite aussi les gouvernements à fournir un environnement politique, juridique et social favorable à la gouvernance des forêts par les communautés elles-mêmes. On y dénonce enfin la marchandisation de la nature, l’exploitation forestière et les plantations industrielles, ainsi que les dénommés projets de développement et de conservation de certaines ONG et institutions internationales, <em class="spip">« qui provoquent la déforestation et la dégradation des forêts, le déplacement des populations forestières ou la perte de leurs moyens de subsistance ».</em></p>
<p class="spip" align="justify">Il n’y a cependant pas de solution simple pour, à la fois, lutter contre la pauvreté qui entretient un cercle vicieux avec la déforestation, et brider les intérêts des industries d’exportation et le consumérisme des pays riches. La démarche implique <em class="spip">« un ensemble de politiques locales et globales qui doivent par ailleurs être cohérentes entre elles. Cela va de la valorisation des produits issus de l’agriculture et de l’exploitation forestière durables »</em> à des politiques structurelles de redistribution foncière, de soutien aux marchés locaux, d’appui technique à l’agriculture de subsistance et à l’agroforesterie, de développement des rendements agricoles par des méthodes écologiques, de régulation drastique des fronts pionniers dédiés aux cultures d’exportation, de sécurisation juridique du statut des forêts et de leur intégration dans l’aménagement du territoire et la planification de sa gestion, de renforcement des systèmes de contrôle, etc. (Delacote, 2008).</p>
<p class="spip" align="justify">De multiples études indiquent que la productivité des forêts gérées durablement suffirait largement à couvrir l’ensemble de nos besoins. A condition bien sûr, touchons du bois, d’oser mettre en cause les configurations actuelles du commerce mondial, les modes de production sur lesquels il s’appuie et les modèles de consommation qu’il alimente&#8230; Le chantier est immense et complexe, mais, on l’aura compris, la lutte contre la déforestation n’a de sens que couplée aux défis de la crise alimentaire, des changements climatiques, des impasses énergétiques et des inégalités dans le monde.</p>
<h3 class="spip">Bibliographie</h3>
<p class="spip" align="justify"><em class="spip">Alternatives économiques</em> (2008), « La pauvreté, terreau de la déforestation », Paris, n°265.</p>
<p class="spip" align="justify"><em class="spip">Alternatives Sud</em> (2006), « Changements climatiques : impasses et perspectives », Paris-Louvain-la-Neuve, Syllepse-CETRI, Vol. XIII, n°2.</p>
<p class="spip" align="justify">Banque mondiale (2004), www.go.worldbank.org/IEG2T30IS0.</p>
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<p class="spip" align="justify">Berthelot J. (2008), « Démêler le vrai du faux sur la flambée des prix agricoles mondiaux », www.france.attac.org.</p>
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<p class="spip" align="justify">CIFOR (2008), www.cifor.cgiar.org.</p>
<p class="spip" align="justify">CIRAD (2007), Atelier international sur les politiques forestières et la « déforestation évitée », www.cirad.fr/fr/presse/communique.php ?id=305.</p>
<p class="spip" align="justify">CIRAD (2008), www.cirad.fr/fr/regard_sur/foret.php.</p>
<p class="spip" align="justify">Delacote Ph. (2008), « La pauvreté, terreau de la déforestation », <em class="spip">Alternatives économiques</em>, n°265.</p>
<p class="spip" align="justify">Duterme B. (1999), « Comment la déforestation a aggravé l’ouragan Mitch », <em class="spip">Amérique centrale</em>, édition spéciale.</p>
<p class="spip" align="justify">FAO (2007), <em class="spip">Situation des forêts du monde 2007</em>, Rome.</p>
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<p class="spip" align="justify">Griffiths T. (2007), ‘RED’ <em class="spip">Alerte rouge ? La ‘déforestation évitée’ et les droits des peuples autochtones et des communautés locales</em>, Moreton-in-Marsh, FPP.</p>
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<p class="spip" align="justify">Lovera S. (2007), « La disminucion de la deforestación en el Convenio sobre el Clima : ¿se trata de financiar bosques, plantaciones o empresas forestales ? », <em class="spip">Cobertura Forestal</em>, www.globalforestcoalition.org.</p>
<p class="spip" align="justify">National Geographic (2007), « Amazonie : que reste-t-il de la forêt ? », n°89, février.</p>
<p class="spip" align="justify">OIBT (2006), www.itto.or.jp/live/PageDisplayHandler ?pageId=199, 25 mai.</p>
<p class="spip" align="justify">Pirard R. et Karsenty A. (2007), « Changement climatique : faut-il récompenser la ‘déforestation évitée’ ? », <em class="spip">Nature sciences sociétés</em>, 15(4).</p>
<p class="spip" align="justify">Pnud (2000), www.undp.org/povertyreport/exec/french.html.</p>
<p class="spip" align="justify">Reyes O. (2008), « Cuando el dinero crece en los arboles », www.tni.org.</p>
<p class="spip" align="justify">Rossi G. et André V. (2006), « La biodiversité : questions de perspectives », <em class="spip">Annales de géographie</em>, vol. 115, n°651.</p>
<p class="spip" align="justify">United Nations (2008), <em class="spip">Non-legally binding instrument on all types of forests</em>, Resolution adopted by the General Assembly, 62/98.</p>
<p class="spip" align="justify">The Canadian Chamber of Commerce (2007), www.chamber.ca.</p>
<p class="spip" align="justify">World Rainforest Movement (2007), <em class="spip">Transgenic Trees</em>, Montevideo, WRM Briefing.</p>
<p class="spip" align="justify">World Rainforest Movement (2008), www.wrm.org.uy.</p>
<p class="spip" align="justify">Zacharie A. (2008), « Investir dans la souveraineté alimentaire », <em class="spip">Imagine</em>, n°67, mai-juin</p>
</div>
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<h2>Notes</h2>
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<p class="spip_note">[<strong><span>1</span></strong>] Les forêts abriteraient plus de 80% de la biodiversité terrestre (www.worldbank.org Forests and Forestry), deux tiers de toutes les espèces vivantes et le déboisement pourrait être responsable de la disparition de 100 espèces par jour (www.fao.org/forestry).</p>
<p class="spip_note">[<strong><span>2</span></strong>] En mai 2008, le numéro deux du Fonds monétaire international (FMI), John Lipsky, estimait que « le développement des agrocarburants » était « responsable de 70% de la hausse des prix du maïs et de 40% de celle des graines de soja » (Le Soir, 9 mai 2008). En juillet 2008, un nouveau rapport de la Banque mondiale calculait que « le développement des agrocarburants avait provoqué une hausse des prix alimentaires de 75% depuis 2002 » (The Guardian, 5 juillet 2008).</p>
<p class="spip_note">[<strong><span>3</span></strong>] Ce modèle, promu dans le cadre des politiques d’ajustement structurel dès le début des années 1980 et appuyé à partir de 1995 par les règles de l’Organisation mondiale du commerce, a incité les pays en développement à se désengager de l’agriculture vivrière et à se spécialiser dans l’exportation de cultures de rente, comme le coton, le cacao, le café ou les produits miniers, afin de leur permettre d’augmenter leurs recettes, de payer leur dette extérieure et d’importer les excédents alimentaires à bas prix produits par le marché mondial (Zacharie, 2008).</p>
<p class="spip_note">[<strong><span>4</span></strong>] En 2004, l’extraction de bois rond industriel a atteint 50 millions de m³ en Océanie, 70 millions en Afrique, 170 millions en Amérique latine, 230 millions en Asie, 505 millions en Europe et 620 millions en Amérique du Nord, pour un total mondial de 1,65 milliard de m³.</p>
<p class="spip_note">[<strong><span>5</span></strong>] Exemples : la convention Cites (1973), signée par 173 Etats, entend contrôler le commerce d’espèces menacées d’extinction ; le certificat FSC (Forest Stewarship Council, 1993), créé par des ONG, des propriétaires forestiers et des industriels du secteur, est délivré aux produits issus d’une « gestion forestière durable et responsable » ; le plan d’action FLEGT (Forest Law Enforcement on Governance and Trade, 2004) de l’Union européenne vise à interdire les importations de bois et de produits forestiers extraits illégalement ; etc.</p>
<p class="spip_note">[<strong><span>6</span></strong>] Si les arbres produisent de l’oxygène et « fixent » le carbone, ils cessent d’en accumuler quand ils arrivent à maturité, voire en rejettent quand ils commencent à se décomposer, donc pas seulement lorsqu’on les coupe. On parle de forêts à bilan carbone positif ou « puits de carbone » (lorsque des jeunes pieds remplacent progressivement les anciens) et de bilan carbone négatif lorsqu’une gestion non durable ne favorise pas le renouvellement ou pire, lorsqu’on procède à des coupes à blanc ou à des déboisements par le feu.</p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;">[<strong><span>7</span></strong>] Certes, les définitions de la « durabilité » varient selon les acteurs… Ainsi celle de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT, organisation qui réunit une soixantaine d’Etats producteurs et consommateurs de bois tropical) peine à dissimuler ses limites : il s’agit de gérer les forêts « sans porter atteinte à leurs valeurs intrinsèques et à leur productivité future et sans entraîner trop d’effets préjudiciables à l’environnement physique et social » (OIBT, 2006).</p>
<p class="spip_note" style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.cetri.be/spip.php?article847&amp;lang=fr">cetri.be</a></em></p>
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		<title>La rupture du système monétaire international se confirme</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 08:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) - La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="access" style="text-align: center;"><em>- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -</em></p>
<div id="para_1" class="para_1746099 resize">
<div class="texte" style="text-align: justify;">
<h3 class="access" style="text-align: center;">La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois</h3>
<div class="access" style="text-align: center;"><img class="alignleft" title="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746099.jpg?v=1239831669" alt="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" width="80" height="60" /></div>
<div class="access">En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « <a class="liens" href="http://www.nytimes.com/2009/04/03/opinion/03krugman.html?_r=4">piège Dollar</a> » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur cortège d&#8217;experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US (2).</div>
<div class="access">Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s&#8217;évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais (3) à se débarrasser au plus vite de cette montagne d&#8217;actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois (4) est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s&#8217;évader du « piège Dollar » d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s&#8217;ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d&#8217;un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d&#8217;une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l&#8217;analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.</div>
</div>
</div>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3555"></span> <img class="aligncenter" title="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746100.jpg?v=1239831850" alt="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" /></p>
<div id="para_2" class="para_1746100 resize">
<div class="photo top">
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong>Evolution trimestrielle de l&#8217;accroissement des réserves de change chinoises &#8211; Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009</strong></div>
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">Derrière le « jeu de dupes » londonien, où chacun a prétendu croire qu’une collaboration internationale « historique » (5) était en action, on constate en fait une profonde division du G20 : les Américains et le Britanniques (suivis par un Japon docile) tentent désespérément de préserver leur contrôle sur le système financier mondial, en bloquant ou en diluant toute réforme significative donnant un pouvoir plus important aux autres acteurs du système, sans plus avoir assez de puissance pour imposer leurs objectifs. Les Chinois, les Russes, les Indiens, les Brésiliens, … essayent de rééquilibrer le système monétaire et financier international en leur faveur, mais sans pouvoir (ou peut-être même sans vouloir vraiment (6)) imposer une telle réforme. Les Européens (et quand on utilise ce terme il implique de plus en plus une UE sans le Royaume-Uni) s&#8217;avèrent de leur côté incapables de trancher entre les deux seules options qui s&#8217;offrent à eux : sombrer avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni en copiant leurs politiques ou bien remettre fondamentalement en cause le système monétaire et financier mondial actuel en partenariat avec les Chinois, les Russes, les Indiens et les Brésiliens. Ils arrivent à ne plus suivre Washington et Londres dans leur reproduction des politiques passées qui ont toutes déjà fait faillite (7), mais ils ne parviennent pas à oser préparer l&#8217;avenir.</div>
</div>
</div>
<div id="para_3" class="para_1746101 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746101.jpg?v=1239831905" alt="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>L&#8217;effondrement du commerce international n&#8217;a aucun précédent.</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d&#8217;après la corrélation historique entre le com</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Les Européens porteront d&#8217;ailleurs une responsabilité majeure si, dans la brève fenêtre temporelle qui reste (moins de six mois désormais), aucune action majeure n&#8217;est entreprise pour éviter la crise longue et tragique qui durera plus d&#8217;une décennie (8). Ils possèdent à la fois le savoir-faire technique pour aider au succès d&#8217;une devise internationale fondée sur un panier des principales monnaies et une méthode politique qui permet de gérer au mieux les intérêts stratégiques divers d&#8217;un ensemble de pays comme ceux dont la monnaie serait derrière la nouvelle devise internationale de référence. Pourtant, il existe aujourd&#8217;hui une évidente incapacité des dirigeants de l&#8217;UE (et notamment de la zone Euro) à assumer ces responsabilités, comme si finalement ils préféraient voir le système occidental finir de se briser (tout en proclamant le contraire) plutôt que de se battre pour en faire un pont vers un nouveau système mondial : que ce soit un choix (ce que LEAP/E2020 ne croit pas) ou que ce soit le simple résultat de la pusillanimité de dirigeants européens choisis pour leur docilité (vis-à-vis de Washington et des grands opérateurs économiques et financiers européens), dans tous les cas, leur neutralité est très dangereuse pour la planète puisqu&#8217;elle empêche le lancement d&#8217;un processus efficace permettant d’éviter une crise longue et tragique (9).</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p>Ainsi, dans ce GEAB N°34, nos chercheurs développent plus avant leurs anticipations sur les formes possibles que prendra la cessation de paiement américaine d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009 et que le mois d&#8217;Avril 2009 (principal mois de collecte des revenus fiscaux aux Etats-Unis) va rendre désormais impossible à masquer (10). La cessation de paiement des Etats-Unis à l&#8217;été 2009 est en effet d&#8217;une actualité toujours plus brûlante avec un déficit public désormais totalement hors de contrôle sur fond d&#8217;explosion des dépenses (+ 41%) et d&#8217;effondrement des recettes fiscales (-28%) comme l&#8217;a anticipé LEAP/E2020 il y a plus d&#8217;un an : pour le seul mois de Mars 2009, le déficit fédéral s&#8217;est monté à près de 200 Milliards USD (très largement au-dessus des prévision les plus pessimistes), soit à peine un peu moins de la moitié du déficit pourtant record de l&#8217;ensemble de l&#8217;année 2008 (11). Et le même phénomène se répète à tous les niveaux de la structure publique du pays : état fédéral, états fédérés (12), comtés, villes (13), … partout les recettes fiscales s&#8217;évanouissent entraînant de manière accélérée l&#8217;ensemble du pays dans une spirale déficitaire que personne (Washington en premier chef) ne maîtrise plus.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_4" class="para_1746102 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746102.jpg?v=1239832040" alt="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°34, nos chercheurs se penchent également sur le « mystère du cours de l&#8217;or ». Pour le métal jaune, nos chercheurs (non pas d&#8217;or, mais d&#8217;information) ont identifié quelques pistes très intéressantes pour comprendre pourquoi (14), alors que les acheteurs d&#8217;or sont légion et que dans de nombreux pays on signale des ruptures d&#8217;approvisionnement en pièces ou lingots d&#8217;or, le cours du métal jaune ne fait qu&#8217;osciller autour du même pivot depuis des mois.</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Enfin, notre équipe présente ses recommandations pour se préparer aux prochains mois de la crise en s&#8217;attachant ce mois-ci notamment à l&#8217;épargne en général et aux assurances-vie en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_5" class="para_1746103 resize">
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212; 					 <br />
 <span style="font-style: italic;">Notes</span>:</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>(1) Si l&#8217;ensemble des réserves chinoises est évalué désormais à environ 2.000 milliards USD, la part d&#8217;actifs libellés en Dollars US n&#8217;est au maximum que de 70%, ce qui donne environ 1.400 milliards USD. Le reste consiste essentiellement en actifs libellés en Euros.</p>
<p>(2) N&#8217;oublions pas que ce sont en général les mêmes « experts » qui prédisaient ces dernières années que l&#8217;économie mondiale bénéficierait de la suppression de la régulation des banques, que l&#8217;économie de l&#8217;Internet ouvrait la voie à une croissance sans fin, que les déficits américains étaient un signe de force, que les prix de l&#8217;immobilier US n&#8217;arrêteraient pas de monter et enfin que s&#8217;endetter sans restrictions était la forme moderne d&#8217;un enrichissement durable.</p>
<p>(3) Le message sur le nécessaire changement de devise internationale de référence que Pékin a adressé au monde entier, et aux autorités américaines en particulier, à la veille du sommet du G20 de Londres n&#8217;était absolument pas un « ballon d&#8217;essai » ou une tentative sans espoir de réussite. Les dirigeants chinois ne se faisaient aucune illusion sur la probabilité qu&#8217;un tel sujet soit discuté au cours de ce G20. Ils ont voulu imposer ce débat dans les couloirs du sommet afin de faire passer un message, un avertissement officieux à tous les acteurs du système monétaire international : pour Pékin, le système Dollar, c&#8217;est fini. Si personne ne veut préparer un système alternatif en commun, alors, cela se fera autrement. Et leurs actes, analysés dans ce numéro du GEAB, corroborent cette intention. D&#8217;ailleurs, et le hasard du calendrier politique est une rareté à Pékin, dans la même période sort un livre, intitulé « La Chine mécontente », qui demande une action plus volontariste des leaders chinois afin d&#8217;imposer leurs choix sur la scène internationale. Source : <a class="liens" href="http://bbs.chinadaily.com.cn/viewthread.php?gid=2&amp;tid=631613">ChinaDailyBBS</a>, 27/03/2009</p>
<p>(4) Un lien original pour suivre ce chiffre en temps réel : <a class="liens" href="http://www.chine-informations.com/guide/population-chinoise-en-temps-reel-population-en-chine_1891.html">Chine Information</a>.</p>
<p>(5) C&#8217;est en fait Angela Merkel qui a fait preuve de la plus grande clairvoyance en trouvant le mot juste sur la nature du sommet du G20 à Londres. Elle a dit que c&#8217;était une réunion « <a class="liens" href="http://www.bundeskanzlerin.de/nn_127694/Content/EN/Artikel/2006/07/2006-07-14-pressekonferenz-integrationsgipfel__en.html">presque historique</a> » ; et c&#8217;est bien le mot « presque » qui résume ce qui s&#8217;est passé à Londres. Les dirigeants du G20 ont « presque » abordé les questions essentielles ; ils ont « presque » défini un programme commun d&#8217;action; ils sont « presque » parvenus à lancer de nouvelles stimulations économiques et une nouvelle régulation financière mondiale; ils ont « presque » interdit les paradis fiscaux; et ils ont « presque » convaincu » l&#8217;opinion publique mondiale. « Presque », mais, hélas, pas réellement. Et cela fait une belle différence pour la suite de la crise.</p>
<p>(6) C&#8217;est en effet le dilemme du « jeu international » développé dans le GEAB N°33. A un certain moment, l&#8217;intérêt des joueurs qui montent en puissance est de laisser purement et simplement l&#8217;ancien jeu se briser net pour en reconstruire un qui leur convienne plutôt que de se battre pour transformer l&#8217;ancien jeu via une transition longue et incertaine.</p>
<p>(7) Notamment l&#8217;endettement public à outrance, qui est appelé par Washington et Londres « stimulus économique ».</p>
<p>(8) Le G20 de Londres s&#8217;inscrit directement dans la direction de cette crise de longue durée.</p>
<p>(9) A propos de l&#8217;UE, l&#8217;équipe de LEAP/E2020 souhaite souligner l&#8217;inanité des « analyses » économico-politiques, essentiellement issues d&#8217;éminents économistes et experts proches du Parti démocrate américain, que relayent actuellement les principaux médias internationaux, et qui se limitent à reprocher aux Européens … de ne pas faire comme Washington. Paul Krugman en tête, ces « grands amis » de l&#8217;Europe, qui l&#8217;aiment tant qu&#8217;ils pensent savoir mieux que les Européens ce qu&#8217;elle doit faire (et aussi ce qu&#8217;elle doit être car les mêmes prônent généralement aussi son extension à la Turquie, voire à Israël et à l&#8217;Asie centrale), feraient mieux de s&#8217;occuper de conseiller efficacement leur propre parti et leur nouveau président pour éviter l&#8217;effondrement de leur pays, car c&#8217;est bien de cela qu&#8217;il s&#8217;agit désormais. Enfin, et nous n&#8217;y reviendrons plus, il est quand même étonnant qu&#8217;un ensemble d&#8217;experts qui depuis des années a tant vanté les mérites d&#8217;un système qui aujourd&#8217;hui s&#8217;effondre sous les yeux de tous, ose encore donner des leçons au reste du monde. La plus élémentaire décence lui imposerait, au niveau international, la seule voie respectable possible : le silence. En tout cas, en Europe, ce discours, qui a bien entendu toujours ses relais académiques et journalistiques, ne passe plus car il vient tout droit d&#8217;une époque révolue. Comme le fait d&#8217;ailleurs régulièrement remarquer LEAP/E2020, il est bien évidemment nécessaire et légitime de porter un regard très critique sur l&#8217;UE, ses dirigeants et ses politiques ; mais le faire avec comme seul critère la conformité ou non aux orientations de Washington (ou Londres) est désormais inacceptable. Visiblement, à l&#8217;image des financiers qui n&#8217;ont pas encore compris qu&#8217;une page était tournée en ce qui concerne leurs stock-options et leurs « parachutes dorés », nombre d&#8217;intellectuels et de politiques n&#8217;ont pas encore bien intégré que leurs références, leurs valeurs et leurs analyses appartenaient désormais au passé. Qu&#8217;ils pensent aux élites du bloc soviétique … et ils comprendront comment et à quelle vitesse un système de pensée peut devenir obsolète.</p>
<p>(10) Outre la baisse des revenus fiscaux, on assiste dorénavant aux Etats-Unis à l&#8217;extension d&#8217;un mouvement de révolte contre l&#8217;utilisation des impôts pour sauver Wall Street et contre l&#8217;ampleur des déficits prévus, qui met en cause l&#8217;ensemble de la classe dirigeante américaine. Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/news/washington/2009-04-12-teaparties12_N.htm">USAToday</a>, 13/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/news/story/Bailout-anger-creates-perilous-times/story.aspx?guid=%7BE9A7B5F7-C084-4032-8DCA-2FE3BA26B76B">MarketWatch</a>} , 16/04/2009</p>
<p>(11) Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/money/economy/2009-04-10-march-budget-deficit_N.htm">USAToday</a>, 11/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/News/Story/Story.aspx?guid=%7B61748931-FC53-4C66-8708-2F000F1906ED">MarketWatch</a>} , 10/04/2009</p>
<p>(12) Ainsi en Californie, les premiers jours d&#8217;Avril laissent craindre des recettes très largement inférieures aux pires prévisions, entraînant un déficit budgétaire multiplié par deux pour la Californie par rapport aux prévisions d’il y a seulement quelques mois. Au niveau fédéral, un processus du même type est en cours, rendant désormais envisageable selon LEAP/E2020 un déficit fédéral annuel à près de 3.500 Milliards USD, soit plus de 20% du PNB des Etats-Unis. Source : <a class="liens" href="http://californiascapitol.com/blog/?p=335">CaliforniaCapitol</a>, 08/04/2009</p>
<p>(13) L&#8217;exemple de ces villes qui, comme Auburn dans la région de Seattle, doivent interdire leurs grands axes aux poids-lourds faute de moyens pour les entretenir est éloquent. Source : <a class="liens" href="http://seattle.bizjournals.com/seattle/stories/2009/04/13/story1.html?ana=e_ph">SeattleBusinessJournal</a>, 10/04/2009</p>
<p>(14) Et permettre ainsi d&#8217;anticiper les tendances des prochains mois.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="date" class="date">
<div class="access" style="text-align: right;"><em>Mercredi 15 Avril 2009</em></div>
</div>
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		<title>Chacun est seul maître de sa destinée</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 20:23:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Issu du dernier chapitre du tome 2 &#171;&#160;le plus grand secret&#160;&#187; de David Icke Chacun est seul maître de sa destinée même si on essaye de nous faire croire le contraire. Mais si nous laissons une force extérieure manipuler notre esprit et nos émotions,nous lui conférons le pouvoir de contrôler notre expérience physique et par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Issu du dernier chapitre du tome 2 &laquo;&nbsp;<a href="http://www.conspiration.cc/livres/liv_icke_plusgrandsecret.htm">le plus grand secret</a>&nbsp;&raquo; de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Icke">David Icke</a></em></h3>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;"><img class="alignright size-full wp-image-3256" title="Le plus grand secret" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/le-plus-grand-secret.gif" alt="le-plus-grand-secret" width="290" height="448" /></h3>
<p style="text-align: justify;"><span class="Article_texte">Chacun est seul maître de    sa destinée même si on essaye de nous faire croire le contraire.    Mais si nous laissons une force extérieure manipuler notre esprit et    nos émotion</span><span class="Article_texte">s</span><span class="Article_texte">,nous lui conférons le pouvoir de contrôler    notre expérience physique et par conséquent notre destinée,    ce qui est le cas pour l&#8217;immense majorité des habitants de notre planète.    Cependant, chacun peut à tout moment reprendre le contrôle de ses    pensées et de ses émotions. <br />
 Chacun peut co-créer à tout moment sa réalité et    prendre conscience de sa responsabilité à 100 % de ce qui lui    arrive : &laquo;&nbsp;on récolte toujours ce que l&#8217;on a semé&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Prenons l&#8217;exemple de la &laquo;&nbsp;psychose    à l&#8217;Anthrax&nbsp;&raquo;. Des reportages télévisés nous    mettaient déjà en garde contre les risques d&#8217;une guerre bactériologique    en nous montrant des masques à gaz&#8230; AVANT que quoi que ce soit arrive    pour conditionner les masses à la peur et à la psychose. Puis,    comme par magie, des cas d&#8217;anthrax sont apparus aux USA, et les médias    ont fait monter la mayonnaise à partir d&#8217;un dizaine de cas, employant    constamment les mots &laquo;&nbsp;peur&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;psychose&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;panique&nbsp;&raquo;    pour affoler les populations, créer littéralement de toute pièce    ce climat de psychose collective centré sur les &laquo;&nbsp;risques&nbsp;&raquo; lors    de la distribution du courrier et nous préparant à des vaccinations    massives &laquo;&nbsp;pour notre bien et notre sécurité&nbsp;&raquo;. C&#8217;est    tellement gros&#8230; et pourtant les plus grosses ficelles sont celles qui fonctionnent    le mieux !!! Car les populations gobent ce qu&#8217;elles entendent à la radio    et à la télé, ce qu&#8217;elles lisent dans les journaux, pour    elles c&#8217;est &laquo;&nbsp;la vérité&nbsp;&raquo;, celle qu&#8217;on leur dicte de façon    quasi hypnotique, comme à un troupeau de moutons dirigé vers les    camps de concentration de la pensée unique en attendant l&#8217;abattoir&#8230;</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Notre esprit et nos émotions    vibrent sur des longueurs d&#8217;onde de fréquences variées, lesquelles    sont fonction des pensées et des sentiments que nous formons. Nos vibrations    mentales et émotionnelles sont émises sous forme d&#8217;une série    d&#8217;ondes vibratoires et celles-ci, en retour, attirent vers nous des ondes vibratoires    similaires sous la forme de personnes, de lieux, d&#8217;habitudes et expériences.    Nous attirons ce que nous émettons. Lorsque nous croyons être victimes    des circonstances et n&#8217;exercer aucun contrôle sur nos vies, nous nous    harmonisons aux énergies (êtres et expériences) qui vibrent    à cette même fréquence. Nous créons ainsi une expérience    physique qui nous amène à nous sentir impuissants et victimes    des circonstances.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: center;"><span id="more-3255"></span><strong>LA CRAINTE D&#8217;UNE CHOSE EST LA MEILLEURE GARANTIE D&#8217;ATTIRER CETTE CHOSE.</strong></p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">La peur de manquer d&#8217;argent, de la solitude, de la maladie, du rejet, d&#8217;une    attaque&#8230; se concrétise immanquablement dans notre monde physique, comme    la peur de ne pas arriver à dormir crée l&#8217;insomnie ! Il est inutile    de rejeter sur autrui la cause et le blâme de nos malheurs. Si nous nous    sentons malheureux, c&#8217;est que nos pensées et nos sentiments ont engendré    notre malheur car manipulés par les médias, la politique, la religion,    l&#8217;éducation&#8230; Nous sommes seuls responsables de notre vie et surtout    de la manière dont nous agissons (souvent nous ré-agissons à    des stimulis extérieurs). Ce qui signifie que chacun peut susciter, créer    la réalité dont il rêve car chacun possède toutes    les cle</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">fs de la création mais ne s&#8217;en souvient pas toujours. Il suffit    de le ressentir, de le vivre et notre monde en sera transformé. Il suffit    d&#8217;AGIR MAINTENANT et non demain ou &laquo;&nbsp;quand on aura le temps&nbsp;&raquo; !!!</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Il est essentiel que chacun se libère,    mais il est également important de nous aider à nous libérer    les uns les autres. Les prisonniers ont été manipulés pour    se surveiller les uns les autres. L&#8217;humanité est tout autant le troupeau    de moutons que le chien berger. La Fraternité noire a mis en place des    les normes religieuses, politiques, économiques, médicales, scientifiques,    d&#8217;éducation&#8230; en contrôlant ces professions et, conséquemment,    les normes de chacune promues par les médias sous son contrôle.    La grande majorité des gens vivent leur existence à travers ces    normes et lui donnent le pouvoir de programmer leur sens de ce qui est possible    et impossible, leur potentiel qui est fortement bridé, leur état    dépendant du système et leurs activités tournées    entièrement vers la matérialité et les &laquo;&nbsp;religions-prison&nbsp;&raquo;.    Est-ce une vie satisfaisante ? <br />
 Personne n&#8217;aspire à autre chose ?</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Ceux dont le système de croyance    est rigidifié se défendent contre l&#8217;apparition de toute idée    nouvelle qui pourrait faire s&#8217;écrouler tout leur fragile système    de valeurs auxquels ils s&#8217;accrochent comme à leurs vieux vêtements    dans lesquels ils ne peuvent plus rentrer depuis bien longtemps. Et pourtant,    cette époque en est une de changements dans laquelle sont en train de    s&#8217;effondrer tous les vieux systèmes de croyance. Faut-il s&#8217;accrocher    désespérément &laquo;&nbsp;au bon vieux temps&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;construire    avec enthousiasme le nouveau paradigme&nbsp;&raquo; ? Chacun est libre de ses choix,    encore faut-il recevoir des informations de différentes sources (non    toutes issues des mêmes personnes en haut de la pyramide qui contrôle     les médias), pour pouvoir effectuer un véritable choix ! C&#8217;est    le temps propice pour vider notre esprit de toute croyance (dévalider    les &laquo;&nbsp;connaissances&nbsp;&raquo; ingurgitées laborieusement année    après année auxquelles nous avons fini par nous identifier) et    nous ouvrir à l&#8217;infini champ des possibilités qui s&#8217;offrent à    nous.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Pour retrouver notre pouvoir de contrôler    consciemment notre destinée, il nous faut faire face aux conséquences    de nos actes jusqu&#8217;à ce que nos yeux se désillent et que la lumière    revienne. Ainsi, les guerres, les conflits, les manipulations continueront jusqu&#8217;à    ce que nous comprenions qu&#8217;il appartient à chacun de nous de changer    notre réalité. Et répondre à la violence par la    violence est la pire solution car cela ne peut qu&#8217;entraîner une surenchère    de violence. Il n&#8217;y aurait pas de meilleures prémices à l&#8217;avènement    d&#8217;une dictature mondiale car cela fournit à la Fraternité noire    qui tire les ficelles le prétexte pour utiliser son armement de haute    technologie pour écraser l&#8217;opposition (à ses intérêts    économiques et à l&#8217;avènement de la dictature mondiale au    moyen des organisations crées dans ce but connues sous leurs initiales&#8230;)    au nom de la loi, celle du plus fort ; La fable de La Fontaine : &laquo;&nbsp;Le loup    et l&#8217;agneau&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas loin mais je peux vous garantir que le loup ne peut    rien contre des milliers, des millions d&#8217;agneaux qui reprennent leur pouvoir    et n&#8217;ont plus peur de lui&#8230;</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Nous pouvons utiliser notre amour et    notre intelligence pour observer cette situation et modifier notre état    sans qu&#8217;aucun coup de feu ne soit tiré ! Changer la situation, changer    de paradigme se fera sans confrontation car il n&#8217;y a pas d&#8217;attraction vibratoire    entre les membres de la Fraternité noire et les Eclaireurs de la lumière    qui proposent de nouvelles perspectives de réalité. Le lien vibratoire    entre la Fraternité noire et l&#8217;humanité se fait par l&#8217;intermédiaire    de la peur car la Fraternité noire est consumée par la peur, dans    la peur elle est sur son territoire et nous entraîne donc chez elle pour    contrôler notre psychisme et nos émotions. Sur ce terrain là,    la peur, et tous ses sous-produits que sont la haine, l&#8217;agression, la violence,    la culpabilité, la manipulation,&#8230;nous sommes perdants d&#8217;avance car    ce sont des experts dénués de tous sentiments&#8230;</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Notre seule façon de faire face    à ce défi est de nous placer dans un spectre de fréquences    que la Fraternité noire ne peut atteindre, elle peut à peine l&#8217;imaginer,    c&#8217;est la fréquence de l&#8217;amour, et cette haute fréquence nous permet    de transformer le monde sans résistance, sans opposition, sans conflit.    Lorsque nous ouvrons notre coeur à l&#8217;amour, le chakra du coeur se met    à tourner à une vitesse et à une puissance vives, élevant    la fréquence vibratoire de la vie, qui est le pur amour. Notre âme    étant pur amour, nous recréerons le lien vibratoire avec l&#8217;incroyable    pouvoir du soi multidimensionnel. La coquille d&#8217;oeuf du contrôle dans    lequel nous nous sommes laissés emprisonnés explosera.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">La longueur d&#8217;onde rapide et courte    de l&#8217;amour active les antennes de notre ADN qui nous lient au cosmos. De plus,    un chakra du coeur ouvert s&#8217;harmonise avec la pulsion cosmique en provenance    de la Terre, du Soleil, et du centre de la galaxie et transmet cette pulsion    de transformation à notre cerveau et à chaque cellule de notre    corps. Ce processus transformera considérablement notre esprit, nos émotions    et notre forme physique tandis qu&#8217;ils se synchroniseront sur ces vibrations    en accélération, pendant cette période de grand changement    et d&#8217;évolution. Les bonds subséquents qui surviendront dans nos    fréquences personnelles, nous arracherons de cette fosse vibratoire qu&#8217;est    la peur, pour nous propulser bien au-delà de la quatrième dimension    inférieure de laquelle les forces noires de la Fraternité nous    manipulent. Ce contrôle ne sera plus possible parce que la fréquence    sur laquelle les forces noires nous influencent ne sera plus notre fréquence    de réception, c&#8217;est comme si nous changions de chaîne de radio    ou de télévision, abandonnant un vieux programme sans intérêt    pour une chaîne mieux adaptée à nos aspirations.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Donc, nous avons le choix : peur ou    amour, prison (en partie non visible) ou liberté. La conscience humaine    a besoin d&#8217;expérimenter ces choix, en vertu de la loi du libre-arbitre,    c&#8217;est un cadeau qui nous est fait de pouvoir connaître les conséquences    de la peur, d&#8217;avoir concédé notre pouvoir infini à des    forces extérieures (parents, médias, politiques, employeurs, religions,    hommes de science, et en dernier recours à ceux qui tirent les ficelles    dans l&#8217;ombre&#8230;). Le processus évolutif est un processus d&#8217;amour et non    de punition. L&#8217;évolution ne punit pas les actions mais nous présente    les conséquences de ces dernières, ce qui est très différent.    Sans cela nous ne pourrions pas évoluer. Allons-nous changer maintenant    ou nous faut-il davantage de guerres, de famines, de souffrances avant que se    fasse la lumière ?</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Si nous récupérons notre    pouvoir et nous libérons de certains shémas de pensée,    de croyance et de mode de vie, peu nous importe les agissements de la Fraternité    noire. Un contrôle centralisé deviendra impossible parce qu&#8217;il    est impossible d&#8217;imposer ce type de type de contrôle par la diversité.    Il n&#8217;est possible que par l&#8217;uniformité. Trois choses transformeront la    vie sur Terre et mettrons fin au contrôle sur la psychée     humaine :</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p class="Article_texte" align="justify">1 &#8211; Nous renonçons à      la peur de l&#8217;opinion d&#8217;autrui et nous exprimons l&#8217;unicité de notre      point de vue et de notre mode de vie, en particulier s&#8217;il s&#8217;écarte      de la norme. A ce moment, nous cesserons d&#8217;être des moutons suivant      le troupeau.</p>
<p class="Article_texte" align="justify">2 &#8211; Nous laissons aux autres la possibilité      d&#8217;en faire autant, sans peur de s&#8217;attirer le ridicule ou d&#8217;être condamnés      en raison de leur différence. En agissant de la sorte, nous cesserons      d&#8217;être le chien de garde qui surveille le troupeau pour le contraindre      à se conformer à ce que nous croyons être la vérité      (exemple bien connu, parmi tant d&#8217;autres, des &laquo;&nbsp;conseils de l&#8217;ordre&nbsp;&raquo;      de professions libérales).</p>
<p class="Article_texte" align="justify">3 &#8211; Personne ne cherchera à      imposer ses convictions aux autres et respectera la liberté de pensée      et de choix. (pas de &laquo;&nbsp;chasses aux sorcières&nbsp;&raquo;, que la nouvelle      inquisition a renommé &laquo;&nbsp;sectes&nbsp;&raquo; pour mieux attaquer les minorités      spirituelles qui dérangent).</p>
</blockquote>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Muni de ces informations, chacun créera    SON nouveau paradigme, la réalité de ses rêves, qui ne sera    pas le rêve de son voisin car c&#8217;est la diversité et le foisonnement    d&#8217;expériences créatrices et novatrices qui est important. Il s&#8217;agit    tout simplement de libérer le canal qui nous relie aux dimensions supérieures    pour entrer en contact avec les plus hautes sphères de la sagesse, de    l&#8217;amour et de l&#8217;inspiration pour qu&#8217;elles nous conduisent vers les actions les    plus indiquées pour NOUS. Il n&#8217;est pas nécessaire pour cela de    se réunir ni de fonder de nouveaux partis politiques (ce qui n&#8217;empêche    pas de le faire car tout est permis). Il suffit de transcender la coquille des    émotions nées des vibrations inférieures, notamment la    peur, et la loi de l&#8217;attraction vibratoire nous mettra en contact avec les personnes    et les organismes qui nous permettront de transformer la planète.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Le seul fait de redresser notre situation    personnelle nous permet de redresser le monde car nous sommes le monde et le    monde est nous. Ce que nous appelons la société est la sommes    des pensées et des émotions humaines. Cette dernière est    une réflexion de nos attitudes. Quand nous en changeons, nous <br />
 transformons la société. La force créatrice se trouve en    nous et cherche désespérément à s&#8217;exprimer. Si nous    ouvrions nos coeurs à une vision plus large du possible, nous pourrions    libérer la force créatrice qui réside en chacun de nous    et lui permettre d&#8217;exprimer son potentiel. Quel monde merveilleux allons-nous    voir naître où foisonneront l&#8217;inspiration et la diversité    ! Un monde guidé par la force créatrice et non par les profits    des banquiers de la Fraternité noire.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Le défi est d&#8217;imaginer l&#8217;inimaginable    car nous sommes TOUS extraordinaires et tout-puissants !   La pensée    est le fruit de l&#8217;intellect et celui-ci est influencé par la programmation    de nos yeux et de nos oreilles, bombardé chaque jour de mensonges, de    répression et de fausses représentations décidées    par les médias et ceux qui se cachent à l&#8217;arrière du décor.    Cependant, lorsque nous ressentons les choses, nous nous mettons en relation    avec notre centre cardiaque, notre intuition, notre lien avec le cosmos. Ce    qui transforma ma vie plus que tout fut de décider de faire confiance    à mon intuition chaque fois qu&#8217;elle contredisait mon intellect, chaque    fois mon intuition se révéla exacte. Ce choix peut être    parfois exigeant et douloureux parce que notre intuition, qui n&#8217;est pas associée    à la nécessité de se conformer aux normes, défie    toute convention. Mais elle vous conduira toujours vers le meilleur choix pour    votre évolution personnelle. <br />
 Même si l&#8217;intellect crie : &laquo;&nbsp;Que vont penser ta famille, tes collègues,    tes voisins ? Comment vas-tu gagner ta vie, te sentir en sécurité    ?&nbsp;&raquo; nous avons toujours le choix, nous pouvons toujours dire oui et suivre    nos intuitions. <br />
 L&#8217;intellect doit rester subordonné à l&#8217;intuition et non pas se    prendre pour le maître qui contrôle tout car il devient alors le    geolier de notre prison.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">De plus en plus de personnes s&#8217;éveillent    aujourd&#8217;hui à leur véritable identité. Un processus de    guérison est en cours et la cause du malaise doit être cerné    pour que nous puissions nous guérir en connaissance de cause. <br />
 Cette fréquence ramène à la surface tout ce qui était    demeuré caché, collectivement et individuellement. Les relations    personnelles se dénouent, les gens perdent leur emploi, les relations    avec la famille et les amis sont en pleine transformation.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Nous créons notre réalité    et nous sommes maîtres de notre destinée essentiellement au moyen    de nos intentions. La plupart des gens qui se plaignent que rien n&#8217;arrive dans    leur vie n&#8217;ont que peu ou pas d&#8217;intentions. <br />
 Par contre, si nous concentrons notre intention vers un but précis, tout    ce dont nous aurons besoin pour l&#8217;atteindre parviendra jusqu&#8217;à nous.    Beaucoup clament ici et là qu&#8217;elles veulent transformer leur être    et leur vie et s&#8217;harmoniser à la nouvelle vibration, mais lorsque surviennent    les défis, elles s&#8217;esquivent vite et retournent à leur vie antérieure.    Et pourtant, ce sont ces défis qui nous libèrent.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: justify;">Lorsque nous affirmons notre intention    de nous transformer, cela attire à nous les personnes et les expériences    convenables pour amener les émotions réprimées à    la surface afin que nous puissions les confronter. La même chose se produit    à l&#8217;échelle collective. l&#8217;information qui sort maintenant nous    permet de voir la situation en face, sans peur, pour y remédier. Le voile    se lève sur ce qui était caché et dénié.    Nous vivons une merveilleuse époque si nous nous branchons sur la vibration    de la danse cosmique, le vent du changement, le rythme du rebranchement à    tout ce qui fut, est et sera de toute éternité. Nous sommes venus    sur Terre pour changer les choses pour nous-mêmes et pour les autres.    Nous avons maintenant TOUS l&#8217;occasion de le faire ! <br />
 Saisissons-là sans plus tarder et qu&#8217;on en finisse avec ce contrôle    ! Il n&#8217;est possible à une minorité de contrôler des milliards    d&#8217;individus que parce qu&#8217;ils y consentent, même involontairement. <br />
 Nous ne sommes pas obligés d&#8217;y consentir (enfin, pas encore !!!) et il    nous est encore possible de changer cette situation simplement en étant    nous-mêmes, en permettant aux autres de l&#8217;être et en jouissant du    don merveilleux qu&#8217;est la vie.</p>
<p class="Article_texte" style="text-align: center;"><span class="Article_texte"><strong>Ce n&#8217;est    plus le moment d&#8217;avoir peur ou de se cacher. <br />
 C&#8217;est le moment de chanter et danser.<br />
 Allez vivre votre rêve, le bal va commencer</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="color: #000000;"><span class="Article_texte">&laquo;&nbsp;&#8230;Car    il n&#8217;y a rien de caché qui ne doive être manifesté et rien    n&#8217;est demeuré secret que pour venir au grand jour.&nbsp;&raquo; (Marc IV-22)</span></span></strong></em><span style="color: #000000;"><span class="Article_texte"><br />
 </span></span></p>
<p style="text-align: right;">Source : <a href="http://inspiration.ifrance.com/_private/creer.sa.realite.htm">Le Nouveau Paradigme</a></p>
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		<title>La cécité écologique</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 19:50:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Michel Tarrier, le 20 mars 2009. « Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. » (Karl Marx) « Le capitalisme a le pouvoir de transformer en drogue, immédiatement et continuellement, le venin qui lui est lancé au visage, et de s’en délecter. » (Bertolt Brecht) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?auteur346&amp;PHPSESSID=e94f487da8e3df2110e86853b7f5edda" target="_blank">Michel Tarrier</a>, le 20 mars 2009.</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. »</strong><br />
(Karl Marx)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le capitalisme a le pouvoir de transformer en drogue, immédiatement et continuellement, le venin qui lui est lancé au visage, et de s’en délecter. »</strong><br />
(Bertolt Brecht)</p>
<div id="attachment_3158" class="wp-caption alignright" style="width: 350px"><img class="size-full wp-image-3158" title="exhortation-in-red-ring" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/exhortation-in-red-ring.jpg" alt="Illustration de Veer Munshi : &quot;Exhortation in red ring&quot;" width="340" height="414" /><p class="wp-caption-text">Illustration de Veer Munshi : &quot;Exhortation in red ring&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout au long des trois derniers siècles, puis avec une acuité hors pair au fil des dernières décennies, prophète du progrès matériel, reniant toute connaissance intuitive et « illuminée », le mode occidental, l’américanisation et son image exportée, ont redéfini le monde autour d’eux.<br />
Si vivre, c’est &laquo;&nbsp;in primis&nbsp;&raquo; préférer et exclure, nous n’avons pas failli à cette interprétation.<br />
Le résultat est une désolation de la biosphère, une violation de ce monde et de nous-mêmes.<br />
Mais ceci n’est rien pour un système « mariole », fondé sur le déni, qui se gausse de tout parce qu’il a l’intime conviction que les richesses acquises dans un rapport de force des plus dégueulasses serviront de privilège à la survie.<br />
Par contre, une irréfutable leçon est donnée par le réchauffement climatique, plafonnement définitif de la notion de croissance, preuve par neuf de l’irréversibilité d’un développement empirique.<br />
C’est une claque bien méritée.<br />
Il en est donc fini de plastronner et Monsanto peut toujours envoyer sa police des gènes dans le champ du voisin qui n’avait rien demandé !<br />
Au moment où un maître du monde allait s’approprier les semences de la vie et en finir avec les abeilles et les coccinelles, dites bêtes à bon dieu, nous faisant, une fois de plus, accroire que c’était pour sauver l’humanité, le ciel nous tombe sur la tête.</strong></p>
<p align="justify">Originellement, toutes causes pouvant entraîner une crise écologique étaient évidemment naturelles. Présentement, la responsabilité anthropique se profile presque toujours à l’horizon, y compris dans ce que les journaux titrent complaisamment de catastrophes « naturelles ». Même quand la responsabilité humaine n’est pas le phénomène déclencheur, son influence suffit à conférer une plus grande amplitude au désastre. C’est un point de vue illustré par des exemples probants. Le 6 janvier 2007, une secousse de 3,1 sur l’échelle de Richter fut ressentie depuis la région suisse de Bâle jusqu’en Alsace. Elle faisait suite à un premier séisme de magnitude 3,4 datée du 8 décembre, suivi d’une réplique de magnitude 2,5 le 15 décembre suivant. Ces frémissements de l’écorce terrestre étaient liés à la construction d’une méga centrale géothermique. Les responsables ont reconnu que l’injection d’eau sous haute pression à 5000 mètres de profondeur avait provoqué ces secousses. Et reparlons des effets du dernier tsunami dans l’océan Indien, démultipliés par la dégradation côtière occasionnée par des activités spéculatives, spécialement la dommageable néantisation de la mangrove protectrice. Reparlons aussi des inondations meurtrières en Haïti ou à Madagascar, dont le déboisement et ses effets érosifs impliquent de violents lessivages ; sans omettre de citer les incendies forestiers répétitifs et sans commune mesure avec ceux naturels et sporadiques qui sont parfaitement salutaires aux écosystèmes. Il est ainsi très aisé de prédire les prochains cataclysmes favorisés par l’action humaine, et même d’en pronostiquer potentiellement l’impact de dangerosité. Nous avons tant l’habitude de jouer avec le feu que la politique de la terre brûlée est un symptôme chronique, presque familier. Stratégiquement, cette tactique de la terre brûlée est une solution de la dernière chance qui consiste à avancer en détruisant tout derrière soi, afin de ne donner aucune chance de ravitaillement à l’ennemi. Comble du crétinisme, notre ennemi est donc nous-mêmes ! On vient seulement de s’en apercevoir et de se rappeler que nous avons éthologiquement mal évolué depuis nos ancêtres les Gaulois. La sympathie que nous éprouvons pour Astérix tiendrait donc de l’effet nostalgique ?<span id="more-3157"></span></p>
<p align="justify">Les catastrophes naturelles doivent être interprétées afin de mesurer comment notre impact intentionnel y préside. Séismes, éruptions volcaniques, inondations, glissements de terrain, raz-de-marée, ouragans, tempêtes, incendies, canicules et tous phénomènes naturels de grande ampleur ayant une incidence destructrice, sont parties prenantes de nos actions, tant en amont qu’en aval. En amont, notre dégradation du milieu les induit ou les amplifie ; en aval, notre manque de prévoyance nous rend impuissants. Souvenons-nous, par exemple, des violentes et légitimes polémiques animées en leur temps par Haroun Tazieff, en matière d’absence de constructions antisismiques, ou de manque de prévision rationnelle en cas d’éruptions volcaniques. Maintenant que « nous savons », on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles nous nous acharnons allègrement à construire, puis reconstruire, des mégapoles en des sites exposés ? Si la pensée urbanistique des décideurs politiques se limite à la représentation du temps historique d’un mandat électoral, ou tout au plus de quelques générations, les géologues sont là pour les remettre dans la relativité géophysique. Si notre progrès à la fois détruit et ne permet pas de sauver par anticipation, il est vraiment délétère. L’habitude monothéiste à penser que la Nature est domesticable et domestiquée, taillable et corvéable à merci, a de lourdes conséquences. En matière de gouvernance environnementale, et de discrédit de l’autre sexe, de l’autre race, de l’autre espèce, le poids des religions fut vraiment celui d’une enclume. Quand ça tourne mal, c’est la légitimation morale de la sanction qui prend le relais de nos délinquances économiques et de nos coupables incompétences. On s’envole dans les égarements émotionnels, on se repend des fléaux que nous avons provoqués en invoquant malédictions et calamités d’une Terre en colère, on fait sortir de la trousse théologique un dieu courroucé et acariâtre comme s’il s’agissait d’une entité humaine ! <em>Deus ex machina</em> ! C’est l’Âge de fer, ou plus exactement un temps féodal et théocratique. Selon Michael Marcavage, directeur de l’organisation évangéliste <em>Repent America</em>, l’ouragan Katrina de 2005 était une « <em>action de Dieu</em> » visant à détruire « <em>une ville pécheresse</em> » où devait se tenir un festival homosexuel ! Quant à la vision du rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux israélien Shass, elle portait sur un châtiment de Dieu consécutif à l’approbation par George W. Bush d’un démantèlement des colonies juives de la bande de Gaza ! Les pertes occasionnées par l’ouragan portaient essentiellement sur le fait que la Nouvelle-Orléans, encerclée de trois côtés par l’eau, a été construite en dessous du niveau de la mer et que sa protection contre les inondations permanentes est assurée par un système de digues et de pompes dont la prévention était rendue inefficace par un manque chronique d’investissements, notamment au niveau des quartiers nécessiteux, tel le Lower Ninth Ward. Lors de la catastrophe, la pesanteur des secours apportés et la sempiternelle ségrégation raciale furent au banc des accusés. La grande majorité des victimes était les déshérités d’origine afro-américaine, sans possibilité de s’échapper, voire refoulés des supermarchés des quartiers blancs qui pouvaient leur servir d’abris. Un vrai désastre basé sur le mensonge et amplifié par les règles iniques du capitalisme.</p>
<p align="justify">Le sentiment de la crainte de Dieu, garant inventé de notre vie, fut probablement l’un des thèmes magistraux de la philosophie. De Kierkegaard à Heidegger, les philosophes s’en défendaient, avouant même en cherchant à s’en affranchir qu’ils n’en n’étaient pas indemnes. « <em>Avoir peur de Dieu, de la mort, de la maladie, de soi-même, n’explique en rien le phénomène de peur. La peur étant primordiale, elle peut être présente aussi sans ces objets</em> » disait Cioran. Et si au moins cette théologie de la peur et d’une punition divine nous enseignait implicitement l’obéissance aux lois de la Nature. Mais il n’en est rien et nous continuons à faire nos « <em>cochoncetés en toute quiétude sous prétexte qu’on nous a béni </em> », comme poétisait Léo Ferré. Spinoza argumentait déjà que, fondé sur l’opinion, l’objectif des religions était de tenir en respect les hommes. À l’aune d’une grande débâcle écologique, alors que la fête est finie, que les carottes sont cuites et que nous sommes tous perdants – y compris ceux qui, dans une espèce d’hébétude hilare et de prépondérance que leur confère le simple port d’un costard-cravate pensent encore tirer les ficelles &#8211; si l’on examine le comportement écologique, au moins des sociétés monothéistes, on constate que cette utilité sociale d’une règle collective a failli. On accepte donc de payer les pots cassés et on s’arrange avec la sanction. Nos recettes sont nulles et <em>Homo sapiens</em> <em>credulus</em> (et <em>perfidus</em>) a toujours fait un drôle de commerce, non seulement avec son dieu, mais aussi avec les lois naturelles. Il appréhende la catastrophe qu’il désigne comme naturelle sur le mode d’un pendant négatif du miracle, et fait la balance avec les deux. Mais à l’échelle de la Nature, la notion de destin, de fatalité bonne ou mauvaise, n’a aucun sens, les règles sont une constante. Il n’existe ni main de la providence, ni malheur, ni miracle, ni malédiction, ni bonne étoile, ni oiseau de mauvais augure, ni araignée du soir-espoir. Le déterminisme et son principe de causalités ne sont pas le fatalisme religieux. Les événements qui ont lieu dans la Nature et leurs conjonctures sont naturels, c’est tout !</p>
<p align="justify">Pour nous situer dans cette crispation écologique où nous sommes empêtrés, le mieux est de s’interroger sur la définition scientifique d’une telle crise. À la lettre, une crise écologique se manifeste lorsque le milieu de vie d’une espèce ou d’une population évolue sur un mode défavorable à sa survie. À la suite de modifications de facteurs abiotiques, par exemple d’ordre atmosphérique, l’environnement se dégrade, certaines ressources se tarissent. Ou bien ce sont les prédateurs dont la pression est trop marquée, ou bien encore la qualité de vie est hypothéquée par une acmé démographique (surpopulation). Spatialement, l’événement peut être local (marée noire, pollution d’un fleuve) ou global (réchauffement climatique). Son impact peut être parcellaire et restreint à un nombre de sujets, ou entraîner la disparition d’une espèce ou d’un groupe d’espèces (par exemple par anéantissement de l’habitat, comme c’est le cas pour les grands singes ou l’ours polaire ; ou encore par rupture de la chaîne alimentaire). Certaines grandes phases d’extinction ont vu l’éradication de la majorité des espèces vivant sur le globe. La biodiversité peut paradoxalement en sortir gagnante, lorsqu’une espèce territorialement exclusive libère sa niche écologique au profit d’une diversification. La durée d’une crise écologique est variable, d’un court laps de temps à des millions d’années. Sans produire une extinction finale, une crise écologique peut engendrer une vie difficile pour les survivants. Les affres que notre modernité impose aux peuples indigènes sont de cette catégorie. Un autre exemple est l’exode de populations ne jouissant plus des conditions adéquates de vie sédentaire ou souffrant de crises alimentaires (le cas d’école est le « suicide » collectif des lemmings). Ce sont les réfugiés de l’environnement, ou écoréfugiés, tels les Africains qui cherchent à accoster sur la rive européenne de la Méditerranée occidentale ou les Latino-américains que la pauvreté pousse, par le Mexique, à s’introduire aux États-Unis. Leur nombre est déjà évalué à 200 millions de personnes (<em>Source : Division de la population des Nations unies</em>), soit deux fois plus qu’en 1980. Il n’y en avait que 600 000 par an dans les années 1960 et leur augmentation sera exponentielle. Ils rejoignent d’autres migrants, ceux des pays en guerre, tels les 30 000 Somaliens qui, pour fuir les combats opposant les forces gouvernementales aux milices islamiques, accomplissent la périlleuse traversée du golfe d’Aden pour gagner, morts ou vifs, les côtes du Yémen où la mitraille des gardes-côtes yéménites les attend.</p>
<p align="justify">Notre crise offre le cumul de toutes les menaces d’ordres biotiques et abiotiques. Elle résulte d’une surpopulation, dominée par un système de castes et de caprices, d’une mainmise de technologies agressives et contraires aux moindres règles environnementales, d’un abus systématique d’usages illustré par une agriculture chimique et intensive qui décime les interdépendances qui nous régissent, le tout induisant une pollution à nulle autre pareille, un épuisement des ressources, une érosion galopante dont le corollaire est la désertification fatale. Il ne faut pas être très futé pour comprendre qu’un tel programme risque de faire la vie invivable à tous les Terriens, et participera à l’élimination progressive et sélective de la jeune espèce <em>Homo sapiens</em>. Comble de l’injustice pour les croyants de « bonne foi », ce seront les innocents qui se retrouveront les premiers dans la fournaise et ainsi, une fois de plus, un dieu reconnaîtra les « chiens ». La date inaugurale de ce point de non-retour pour la planète Terre serait 2050. Toutes les expertises aboutissent à cette période de milieu de notre siècle, prenant aussi en compte un événement aussi contraignant que celui de la fin de l’ère des énergies fossiles et de l’impossibilité de les remplacer à pareille échelle par des technologies alternatives. L’incontournable fascination de la croissance et du développement à tous crins, tout comme un mercantilisme porté aux nues, ont pavé le chemin qui mène au délitement planétaire. La locomotive économique sans rails écologiques n’ira pas beaucoup plus loin. Notre méconnaissance des équilibres de la Terre, nos désirs de conquêtes et d’expansion pour amasser, entasser, engranger avec cynisme et satisfaction, se retournent contre nous. Qu’avait-on appris à l’école, à l’université, au bordel, à la messe et devant le tube cathodique ? « <em>L’homme a détruit un à un les systèmes de défense de l’organisme planétaire </em> » constate Jean-Marie Pelt. Un tel constat n’empêche pas certains de continuer, en rayant ces arguments qui ne sont que des faits avérés et dont une partie de l’humanité souffre déjà cruellement. L’économie traditionnelle s’est construite sur une modélisation uniquement sociale, faisant fi du milieu écologique de notre espèce. La Terre n’était pas un grenier inépuisable, nos gestions minières des écosystèmes et des ressources étaient pour le moins erronées. Avec notre logique inversée, nos prétentions dérisoires, nous sortons perdants, les bras ballants, les yeux hagards, d’un face à face constant avec la Nature. La Terre était une île vivante, la théorie Gaïa et la marche homéostatique de la planète bleue, foyer tellurique de l’humanité, n’était pas un conte pour endormir les enfants prodiges mais pour réveiller les adultes attardés. Tout était dans tout et nous avons procédé en tranches, comme le charcutier du coin. Et des milliards de charcutiers, ça peut faire du mal à la planète ! Aujourd’hui, nous avons fait sauter la plupart des thermostats et nous sommes perdus. Il y a, entre la Terre-mère et chacun de nous, comme un cordon ombilical sacré. Et les terriens qui l’ont coupé sont des extraterrestres. Mais : « <em>L’homme a en lui le goût de détruire. Et ce n’est pas le prêchi-prêcha des bien-pensants qui mettra fin à cette malédiction que nous portons dans nos gènes&#8230; La saloperie humaine est la même partout. Fort de ce constat, je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre que d’injurier l’humanité, de dénoncer son absurdité et sa cruauté&#8230;</em> », écrit Patrick Declerck.</p>
<p align="justify">Le destin de l’île de la Natividad est un contre exemple à celui de l’île de Pâques, ou d’Haïti… À Trinidad, une modeste communauté autonome de 300 pêcheurs mexicains a pris les devants des quotas imposés par les autorités gouvernementales. Pêcheurs sous-marins à haut risque, ils ont aussi l’avantage d’exploiter l’ormeau, un coquillage univalve très rémunérateur parce que mets excellent et prisé. Après avoir, dans un premier temps d’aveuglement, surexploité son environnement, cette communauté a mis en place une politique de prélèvements régulés et de stricte préservation, créant ses propres réserves marines et une surveillance draconienne contre tout pillage. Par la sagacité de ses habitants, un site apparemment hostile est ainsi devenu un modèle de préservation environnemental et de gestion soucieuse des ressources, marines en l’occurrence. Il s’agit là d’une modélisation de ce que pourrait être une bienveillante dictature verte dont l’avènement (comment ?) serait le seul et unique recours pour mettre un terme à la gabegie mondiale. Mais un tel modèle ne nous intéresse qu’à la condition qu’il soit folklorisable, susceptible d’occuper le créneau télévisé d’un documentaire de bonne conscience entre deux pubs productivistes. Nous aurions trop à en craindre s’il venait à menacer globalement nos mauvaises manières.</p>
<p align="justify">Le constat n’est pas sans rappeler l’allégorie de la caverne de Platon, ces hommes immobilisés dans une grotte, tournant le dos à l’entrée et ne voyant que leurs ombres et celles projetées par des objets loin derrière eux. Écologiquement, cette impossible accession à la réalité, ce déni de l’évidence au nom des idées reçues, ne sont plus seulement métaphoriques, mais pure représentation. Plus les vitres de nos demeures sont grandes, plus nous sommes braqués sur un poste de télévision et moins nous percevons le paysage réel.</p>
<p align="justify">C’est de cette crise dont il est maintenant question. On peut toujours y ajouter un à-côté religieux et probabiliste, aller en chercher la prédiction dans une bible ou chez Nostradamus, cela ne change en rien que nous en sommes à la fois pleinement les auteurs et les victimes.</p>
<p align="justify">D’un point de vue social, le monothéisme engendre le fascisme, l’impérialisme et le capitalisme. D’un point de vue philosophique, il sous-tend la dichotomie, la dualité et l’absence de diversité. D’un point de vue psychologique, il génère des conceptions rigides, linéaires et figées. Et d’un point de vue agricole, il accouche de la monoculture et de la destruction de la diversité biologique. L’enseignement d’un anthropocentrisme révélé conduit donc, quelque part, à la négation même de la vie et d’un séjour pérenne de l’homme sur la Terre. On peut se questionner sur le pourquoi du succès des religions monothéistes !</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1145" target="_blank">LaRevueDesRessources.org</a>)</em></p>
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		<title>Sommet du G20 de Londres: la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 08:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettre ouverte aux dirigeants du G20 (publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09) Mesdames, Messieurs, Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lettre-ouverte-aux-dirigeants-du-g20.pdf" target="_blank">Lettre ouverte aux dirigeants du G20</a></h3>
<p style="text-align: center;"><em>(publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)</em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3114" title="G20" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/g20.jpg" alt="G20" width="360" height="241" /></p>
<p align="justify">Mesdames, Messieurs,</p>
<p align="justify">Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.</p>
<p align="justify">En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article227&amp;lang=fr" target="_blank">2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB),</a> que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.</p>
<p align="justify">Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la <a href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/">32ème édition de son bulletin</a>, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.</p>
<p align="justify"><strong>Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?</strong></p>
<p align="justify">Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.</p>
<p align="justify">Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.</p>
<p align="justify">Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.</p>
<p align="justify"><strong>LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020<span id="more-3113"></span></strong></p>
<p align="justify"><strong>1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !</strong></p>
<p align="justify">Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.</p>
<p align="justify">Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.</p>
<p align="justify"><strong>2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !</strong></p>
<p align="justify">Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !</strong></p>
<p align="justify">Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.</p>
<p align="justify"><strong>Ecrivez un communiqué simple et bref !</strong></p>
<p align="justify">Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !</p>
<p align="justify"><strong>Franck Biancheri</strong><br />
 Directeur des Etudes de LEAP/E2020<br />
 Président de Newropeans</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Jamais Avec la Manipulation Electronique de l’Humain</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 09:49:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[système]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=3056</guid>
		<description><![CDATA[NEWSLETTER N° 45 du 19 mars 2009 Mouvement &#171;&#160;J.A.M.E.H.&#171;&#160; (Jamais Avec La Manipulation Electronique de l’Humain) Si vous désirez y être abonné, il vous suffit simplement d&#8217;écrire à notre adresse e-mail : jameh@jameh.org (pour vous désinscrire : écrire à la même adresse) &#171;&#160;Pour que le mal triomphe il ne suffit que d&#8217;une seule chose&#8230; que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">NEWSLETTER   N° 45 du 19 mars 2009</h3>
<p><br class="spacer_" />
</p>
<h3 style="text-align: center;">Mouvement &laquo;&nbsp;<a href="http://www.jameh.org/" target="_blank">J.A.M.E.H.</a>&laquo;&nbsp;<br />
  (Jamais Avec  La   Manipulation Electronique de l’Humain)</h3>
<p style="text-align: center;"><em>Si vous désirez y être  abonné, il vous suffit simplement d&#8217;écrire à notre adresse e-mail :<a title="mailto:jameh@skynet.be" href="mailto:jameh@skynet.be" target="_blank"> </a><a href="mailto:jameh@jameh.org" target="_blank">jameh@jameh.org </a><br />
  (pour vous désinscrire : écrire à la même adresse)</em></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pour  que le mal triomphe il ne suffit que d&#8217;une seule chose&#8230; que les gens de bien ne fassent rien !&nbsp;&raquo; </strong>(Edmund Burke)</p>
<table border="0" width="100%" align="center">
<tbody>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>1 &#8211; ZEN city</strong> (un roman d’anticipation sur la technologie RFID)<br />
          <a href="http://www.netlexfrance.net/2009/02/06/zen-city-un-roman-danticipation-sur-la-technologie-rfid/" target="_blank">http://www.netlexfrance.net/2009/02/06/zen-city-un-roman-danticipation-sur-la-technologie-rfid/</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>2 &#8211; Des publicités et des informations adaptatives dans la rue</strong><br />
          <a href="http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57876.htm" target="_blank">http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57876.htm</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>3 &#8211; En Suisse</strong></p>
<p>Manifestation &laquo;&nbsp;NON Aux RFID&nbsp;&raquo;, 12 MARS 2009 en Suisse, à BÂLE<br />
          <a href="http://rfid-nein.ch/event.html" target="_blank">http://rfid-nein.ch/event.html</a></p>
<p>Passeport biométrique : le PS dit non<br />
          <a href="http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=5001&amp;broadcastId=645348&amp;bcItemId=10327994" target="_blank">http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=5001&amp;broadcastId=645348&amp;bcItemId=10327994</a></p>
<p>Les Verts Suisses opposés au passeport biométrique <br />
          <a href="http://www.mag-securs.com/spip.php?article12830" target="_blank">http://www.mag-securs.com/spip.php?article12830</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>4 &#8211; Données privées</strong></p>
<p>Le groupe européen d’experts est dissous<br />
          <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39387267,00.htm" target="_blank">http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39387267,00.htm</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>5 &#8211; Business<br />
          <span id="more-3056"></span><br />
          </strong></p>
<p>Portail pour la promotion, la compréhension, l&#8217;échange d&#8217;information sur les solutions biométriques<br />
          <a href="http://www.biometrie-online.net/index.php" target="_blank">http://www.biometrie-online.net/index.php</a></p>
<p>Faut-il une boule de cristal pour voir l’avenir de la RFID dans la crise actuelle ?<br />
          <a href="http://www.blog.adminet.fr/faut-il-une-boule-de-cristal-pour-voir-l-avenir-de...-synd0083655.html" target="_blank">http://www.blog.adminet.fr/faut-il-une-boule-de-cristal-pour-voir-l-avenir-de&#8230;-synd0083655.html</a></p>
<p>Article &laquo;&nbsp;optimiste&nbsp;&raquo; à mettre en parallèle avec le 1<sup>er</sup> paragraphe de l&#8217;article en lien ci-dessous, réservé sur la sécurité des RFID. Cela suggère une question : aveuglement ou calcul ? (Nota : Nous ne partageons évidemment pas la conclusion finale du 1<sup>er</sup> paragraphe).</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>6 &#8211; Nouvelles frontières ?</strong><br />
          <a href="http://www.internetactu.net/2009/03/10/nouvelles-frontieres/" target="_blank">http://www.internetactu.net/2009/03/10/nouvelles-frontieres/</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>7 &#8211; VeriChip</strong></p>
<p>VeriChip Creates Division to Focus and Invest in Clean and Alternative Energy Sector (VeriChip crée la Division pour se focaliser et investir dans le secteur d&#8217;énergie de substitution propre)<br />
          <a href="http://www.tradingmarkets.com/.site/news/Stock%20News/2218920/" target="_blank">http://www.tradingmarkets.com/.site/news/Stock%20News/2218920/ </a></p>
<p>Note : stratégie ? opportunisme ? (en rappel Verichip produit des implants sous-cutanés en particulier pour humains)&#8230; &laquo;&nbsp;Commentant la nouvelle division, Scott R. Silverman, Président exécutif, a dit :&nbsp;&raquo;Avec notre pays dans ses conditions économiques courantes, il y a deux secteurs clairs dans lesquels l&#8217;administration d&#8217;Obama investira fortement &#8211; des soins de santé et énergie. En raison de notre positionnement unique actuellement et notre bilan fort, VeriChip s&#8217;apprête à capitaliser sur les deux&nbsp;&raquo;.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>8 &#8211; Pollution électro-magnétique</strong></p>
<p>ZigBee : plus d&#8217;infrarouge pour la TV<br />
          <a href="http://www.presence-pc.com/actualite/zigbee-telecommande-33916/" target="_blank">http://www.presence-pc.com/actualite/zigbee-telecommande-33916/</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>9 &#8211; Vidéo</strong></p>
<p>Microchiping the population is not a theory, its a plan ! Implanter des micro-puces chez les gens, ce n&#8217;est pas qu&#8217;une théorie, c&#8217;est un projet.<br />
          <a href="
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hgcZUIc3oks">http://www.youtube.com/watch?v=hgcZUIc3oks</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hgcZUIc3oks"><img src="http://img.youtube.com/vi/hgcZUIc3oks/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
<p> target=&nbsp;&raquo;_blank&nbsp;&raquo;>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hgcZUIc3oks">http://www.youtube.com/watch?v=hgcZUIc3oks</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hgcZUIc3oks"><img src="http://img.youtube.com/vi/hgcZUIc3oks/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
<p></a></p>
<p>Extrait de ce qui est dit dans cette séquence vidéo : &laquo;&nbsp;je vous assure que vous (les gouvernants ?) allez imposer le puçage&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>10 &#8211; Parcours d’une puce RFID dans une chaîne industrielle</strong></p>
<p><a href="http://www.cea.fr/var/cea/storage/static/fr/jeunes/animation/aLaLoupe/RFID/ind" target="_blank">http://www.cea.fr/var/cea/storage/static/fr/jeunes/animation/aLaLoupe/RFID/index.htm</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>11 &#8211; HomeLook</strong></p>
<p><a href="http://www.homelook.net/fr/video-de-demonstration" target="_blank">http://www.homelook.net/fr/video-de-demonstration</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>12 &#8211; Real Future Store : le magasin de demain</strong></p>
<p><a href="http://vimeo.com/1757451?pg=embed&amp;sec=" target="_blank">http://vimeo.com/1757451?pg=embed&amp;sec=</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>13 &#8211; Biométrie</strong></p>
<p>Votre doigt est la clé<br />
          <a href="http://www.mag-securs.com/spip.php?article13059" target="_blank">http://www.mag-securs.com/spip.php?article13059</a></p>
<p>La Révolution Biométrique est en Marche<br />
          <a href="http://www.lesnewsdunet.com/lesactus/communique-1236007244.html" target="_blank">http://www.lesnewsdunet.com/lesactus/communique-1236007244.html</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>14 &#8211; Lobbying et communication</strong></p>
<p>Une nouvelle vision de l&#8217;Internet<br />
          <a href="http://www.infos-industrielles.com/dossiers/1876.asp" target="_blank">http://www.infos-industrielles.com/dossiers/1876.asp</a></p>
<p>RFID In Europe : l&#8217;UE veut structurer l&#8217;élan RFID en Europe <br />
          <a href="http://www.lemagit.fr/article/rfid-europe-internet-des-objets/2705/1/rfid-europe-veut-structurer-elan-rfid-europe/" target="_blank">http://www.lemagit.fr/article/rfid-europe-internet-des-objets/2705/1/rfid-europe-veut-structurer-elan-rfid-europe/</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>15 &#8211; Justifier, valoriser et habituer le public aux outils RFIDS :</strong></p>
<p>Vers le développement de la carte biométrique d&#8217;embarquement <br />
          <a href="http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/21770/vers-le-developpement-de-la-carte-biometrique-embarquement.php" target="_blank">http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/21770/vers-le-developpement-de-la-carte-biometrique-embarquement.php</a></p>
<p>Une puce contre la surchauffe des footballeurs américains <br />
          <a href="http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,4291451,00-une-puce-contre-la-surchauffe-des-footballeurs-americains-.html" target="_blank">http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,4291451,00-une-puce-contre-la-surchauffe-des-footballeurs-americains-.html</a></p>
<p>Lecteurs RFID : fusion progressive du téléviseur et de l&#8217;informatique <br />
          <a href="http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2009/03/20090310-083322.html" target="_blank">http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2009/03/20090310-083322.html</a></p>
<p>Live Japon : puces bénignes, ou vues comme telles <br />
          <a href="http://www.clubic.com/actualite-262620-live-japon-puces-benignes-vues-telles.html" target="_blank">http://www.clubic.com/actualite-262620-live-japon-puces-benignes-vues-telles.html</a></p>
<p>Violet, Amusement et GS1 lancent un magazine avec une puce RFID <br />
          <a href="http://www.neteco.com/264638-violet-amusement-gs1-lancent-magazine-puce-rfid.html" target="_blank">http://www.neteco.com/264638-violet-amusement-gs1-lancent-magazine-puce-rfid.html</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>16 &#8211; Surveillance civile</strong></p>
<p>David Brin: «Sous surveillance, et alors ?» <br />
          <a href="http://www.20minutes.fr/article/303150/High-Tech-David-Brin-Sous-surveillance-et-alors.php" target="_blank">http://www.20minutes.fr/article/303150/High-Tech-David-Brin-Sous-surveillance-et-alors.php</a></p>
<p>Nota: Ou comment faire avaler une couleuvre avec beaucoup de miel !</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>17 &#8211; Pour une gestion plus raisonnée des frontières</strong></p>
<p><a href="http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?article_id=10916&amp;cPath=1" target="_blank">http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?article_id=10916&amp;cPath=1</a></p>
<p>Anonymat sur le net : Mythe ou réalité ?<br />
          <a href="http://www.freenews.fr/nat/6591-presse-anonymat-sur-le-net-mythe-ou-realite.html" target="_blank">http://www.freenews.fr/nat/6591-presse-anonymat-sur-le-net-mythe-ou-realite.html</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>18 &#8211; RFID</strong></p>
<p>Rions (encore) un peu avec la sécurité des passeports RFiD (et en VF) <br />
          <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/02/18/rigolons-encore-un-peu-avec-la-securite-des-passeports-rfid-et-en-vf/" target="_blank">http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/02/18/rigolons-encore-un-peu-avec-la-securite-des-passeports-rfid-et-en-vf/</a></p>
<p>L&#8217;ISO invite la RFID dans votre téléphone mobile<br />
          <a href="http://www.usinenouvelle.com/article/l-iso-invite-la-rfid-dans-votre-telephone-mobile.160009" target="_blank">http://www.usinenouvelle.com/article/l-iso-invite-la-rfid-dans-votre-telephone-mobile.160009</a></p>
<p>RFID : Intel travaille sur un tag alimenté par les ondes radio <br />
          <a href="http://www.lemagit.fr/article/rfid-recherche-internet-des-objets/2609/1/rfid-intel-travaille-sur-tag-alimente-par-les-ondes-radio-des-lecteurs/" target="_blank">http://www.lemagit.fr/article/rfid-recherche-internet-des-objets/2609/1/rfid-intel-travaille-sur-tag-alimente-par-les-ondes-radio-des-lecteurs/</a></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td height="31" valign="top">
<p><strong>19 &#8211; Nanotechnologies</strong></p>
<p>Lancement d&#8217;un débat public à l&#8217;automne <br />
          <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hUOVlrP-6_5Iyw_HjgOYTLuyyPpg" target="_blank">http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hUOVlrP-6_5Iyw_HjgOYTLuyyPpg</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="right"><em>(source: <a title="http://www.jameh.org/" href="http://www.jameh.org/" target="_blank">jameh.org</a>)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Abominable SOYA-Bean</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/l-abominable-soya-bean/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/l-abominable-soya-bean/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:45:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation Biologique]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article accessible sur le site doctorsaredangerous, Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth. . La source de cet article traduit en français : hartkeisonline Les dangers du soja expliquée par Santé activiste Elaine Hollingsworth Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &#171;&#160;alternative&#160;&#187; de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article </em><em>accessible sur le site </em><strong><em><a href="http://www.doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous</a>, </em></strong><br />
 <em>Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth.</em><strong><em> </em></strong>. <em>La source de cet article traduit en français : <a href="http://hartkeisonline.com/fr/2009/02/27/dangers-of-soy-explained-by-health-activist-elaine-hollingsworth/" target="_blank"><strong>hartkeisonline</strong></a></em><em></em></p>
<h1><span style="font-size: medium;"><img class="alignright size-full wp-image-3009" title="Le soja contre la vie - Affiche" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1.jpg" alt="dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1" width="320" height="478" /></span></h1>
<h1><span style="font-size: medium;">Les dangers du soja expliquée par Santé activiste <a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank">Elaine Hollingsworth</a></span></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &laquo;&nbsp;alternative&nbsp;&raquo; de vie des médias que vous pensez que l&#8217;omniprésence de soja et ses dérivés sont les plus polyvalents, naturel, facile à coeur, l&#8217;amélioration de la santé, la prévention de graisse, la croissance la promotion de denrées alimentaires et, en général, adorable jamais cultivés sur notre bonne terre.</p>
<p style="text-align: justify;">A simple, facile à cultiver haricots, qui fait partie de notre alimentation depuis l&#8217;aube de la civilisation, prometteurs pour la santé et la vitalité de l&#8217;intolérance au lactose, les nouveau-nés, les personnes âgées, la ménopause, la frêle, le sport, la santé consciente et à peu près tout le monde aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est peu coûteux, disponible partout, sur son propre ou comme un ingrédient essentiel dans des milliers d&#8217;autres produits alimentaires, tels que le pain, les gâteaux, de confiseries, de lait maternisé, du lait et des substituts de viande, de céréales pour petit déjeuner, les sauces, les grignotines, les pâtes, il forme la base de la non-stick sprays cuisine.  Il est largement utilisé dans les flux et stock est dans la plupart des aliments pour animaux de compagnie.  Les médecins, des agriculteurs, des nutritionnistes, des athlètes, des compagnies, les autorités gouvernementales &#8211; tout cela fait un point de nous dire le degré de sécurité et de santé-ce qui est étonnant-alimentaire.  Il est tellement bien et sans danger, ils nous disent, que c&#8217;est souvent même pas comme un ingrédient dans de nombreux aliments transformés.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout dans le monde, des centaines de millions d&#8217;hectares sont consacrés à sa culture, une culture de garantir à des millions d&#8217;agriculteurs qui ont mangé de payer une taxe pour les développeurs de leurs souches modifiées génétiquement pour aider Monsanto Chemical Company et d&#8217;autres grandes entreprises la diffusion de l&#8217;Evangile que de soja est bon pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage que depuis des décennies, ces mêmes développeurs et de sociétés ont connu et volontairement supprimé les éléments de preuve que l&#8217;ingestion prolongée de soja provoque le cancer et d&#8217;autres maladies mortelles, qui détruit l&#8217;os, des ravages avec les systèmes hormonaux des hommes et des animaux semblables, réprime la la libido et, même si éliminés de notre alimentation au lendemain, est si ancrée dans la chaîne alimentaire et les organes de tous ceux qui ont jamais ingéré, que ses effets négatifs encore la peste de la santé des générations à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">La vérité derrière la ouvertement l&#8217;intégration commerciale de l&#8217;Abominable Bean dans l&#8217;ouest de l&#8217;alimentation est une inquiétante histoire de la fraude, l&#8217;irresponsabilité des entreprises, la cupidité, la mauvaise science, du public et des médias de manipulation, de corruption, d&#8217;intimidation, de l&#8217;opportunisme politique, la répression, les manœuvres juridiques, réglementaires et de l&#8217;inaction incompétence gouvernementale qui fait de l&#8217;oeil, comme les compagnies de tabac Good Guys.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas seulement mettre en danger la vie des produits autorisés à être cultivés, fabriqués et vendus, mais dans ce cas, ses producteurs et pousseurs ont réussi à créer leur propre mythologie autour de ce que les organismes gouvernementaux de réglementation et de surveillance de la santé sont appelés, soit de ne pas faire leurs devoirs ou de flambement des sous pression.  Ils donnent pushers soja virtuelle carte blanche pour continuer à désinformer, la confusion et le poison, non seulement ceux qui sont suckered en consommant leurs produits toxiques, mais aussi tous ceux qui, sans l&#8217;obligation de participer de cette bombe à retardement toxiques par l&#8217;intermédiaire de son placement dans tous les types de base les denrées alimentaires et dans l&#8217;alimentation des animaux et de volaille destinés à la consommation humaine.  Le tabagisme passif est une chose, l&#8217;alimentation forcée est une autre.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Physiological Havoc<span id="more-3007"></span></span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Souvent, les gens me disent que j&#8217;ai eu tout faux et envoyez-moi les réimpressions d&#8217;articles de magazine en citant «des preuves scientifiques solides&nbsp;&raquo; qui &laquo;&nbsp;prouve&nbsp;&raquo; merveilleux et sans danger pour tout le monde est le soja, ou me garantir que &laquo;&nbsp;Sanitarium ne vendraient pas si elle n&#8217;est pas OK &laquo;&nbsp;. Il ne semble pas avoir eu lieu pour eux, ou peut-être qu&#8217;ils ne se soucient pas, ce que presque toutes les« preuves »et la« recherche »sur lesquels elle est fondée a été publié et, en général, financés par , les mêmes sociétés qui produisent et vendent le matériel.  Ou qu&#8217;ils sont de perpétuer le «tout le monde le sait&nbsp;&raquo; mythes urbains afin utilement mis en appel éditoriales libérale disséminés dans les pages des médias grand public et, malheureusement, dans de nombreuses axée sur la santé et modes de vie que la publication devrait savoir mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup plus pénible, et jamais mentionné dans les producteurs de &laquo;&nbsp;preuves scientifiques solides» sont les contes de j&#8217;entends, presque quotidiennement, par les parents dont les bébés filles ont commencé menstruation, développé des poils pubiens, sous les seins de l&#8217;odeur et aussi jeunes que quatre et cinq ans.  Ou dont les fils adolescents sont trop gênés de douche avec leurs camarades parce qu&#8217;ils ont augmenté les seins des femmes parce que leurs proportions ou des organes génitaux ne se sont pas développées.</p>
<p style="text-align: justify;">Après mon apparition sur la chaîne australienne de 7 Sunrise programme de petits-déjeuners, en août 2002, notre bureau a été inondé d&#8217;appels téléphoniques et les e-mails de mon soutien mises en garde sur les dangers du soja.  Le plus troublant a été de mères dont les enfants souffrent des symptômes habituels de soya, et par l&#8217;extrême le pire était le témoignage d&#8217;une mère bouleversée, qui a décrit son fils tragique enfance.  Elle avait bu copieusement quantités de lait de soja pendant la grossesse &#8211; sans le empoisonnement de son fils avec une femme aux hormones.  Ensuite, parce que les oestrogènes ont endommagé son système de reproduction, elle a été incapable d&#8217;allaiter son bébé et a reçu plus d&#8217;œstrogène de la formule de soja baby son médecin lui a dit de l&#8217;utilisation.  Son fils de l&#8217;appareil génital ne se développent pas, mais ses seins et il a refusé d&#8217;aller à l&#8217;école jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ait eu une double mastectomie.  Ne connaissant pas la cause de leurs problèmes de santé, la famille a continué à boire le lait de soja et, aujourd&#8217;hui, à 21, son fils a besoin d&#8217;un autre double mastectomie, mais ils ne peuvent pas se le permettre.</p>
<p style="text-align: justify;">En termes simples, mais de toute évidence pas assez simple pour certains dans la profession médicale, nourrir un bébé de soja est l&#8217;équivalent de lui donner cinq pilules contraceptives par jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous voulez convaincre votre professionnel de la santé, faites lui connaitre ce site: <a href="http://www.cfsan.fda.gov" target="_blank"><strong>CFSAN</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le Service suisse de la santé met de cette façon: &laquo;&nbsp;100 gr de protéine de soya est l&#8217;équivalent d&#8217;un oestrogène pilule contraceptive&nbsp;&raquo;, et il existe de nombreuses autres études publiées depuis le début des années 1960, qui confirment ce fait indéniable.  De nombreux scientifiques et professionnels de la santé affirment que la poursuite de l&#8217;utilisation du soja dans le lait maternisé est une forme de génocide, car ces effets sont connus et publiés avec la communauté scientifique depuis des décennies.  Le système endocrinien fine dépend des hormones à des concentrations de minuscules comme un trillionth d&#8217;un gramme d&#8217;influencer l&#8217;environnement de l&#8217;utérus, et l&#8217;argent avide de soja propagandistes exhorter les femmes à détruire cet environnement fragile avec les oestrogènes chargé de soja.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">&laquo;&nbsp;Je ne savais pas&nbsp;&raquo;</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Fréquemment, comme dans le cas cité ci-dessus, de boire le lait de soja pendant la grossesse peut causer un défaut de produire le lait maternel, ce qui conduit alors à nourrir le bébé, de soja.  Il est tragique qu&#8217;un si grand nombre de cas les plus douloureux de soja, les dommages que j&#8217;ai entendu personnellement sont ceux de femmes qui ont précisément cette expérience.  Souvent, ces femmes ne peuvent pas retenir leurs larmes lors de la description des horribles problèmes de santé dont leurs enfants souffrent.  Ils ne cessent de me répéter, &laquo;&nbsp;je ne savais pas, je ne savais juste pas, le médecin m&#8217;a dit de le boire pour mes os et cela a conduit à alimenter de soja, mon bébé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1997, l&#8217;American Academy of Pediatrics&#8217; Comité sur la nutrition a indiqué, «l&#8217;aluminium dans le lait maternel est de 4 à 65ng/mL.  Formules à base de soja contiennent de 600 à 1300ng/ML &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, une récente étude de l&#8217;Université de Californie-Irvine dirigé par Francis Crinella, professeur de pédiatrie, a fait de l&#8217;augmentation du risque de problèmes de comportement tels que le TDAH sont déclenchées par de fortes concentrations de manganèse dans le soja.  Selon Crinella », formule de lait de soja contient environ 80 fois les niveaux de manganèse présents dans le lait maternel, ce qui pose le risque que les nourrissons peuvent recevoir trop de manganèse dans les premières semaines de vie.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Outre les ravages concernant la fragilité du système hormonal, des troubles gastro-intestinaux graves subis par les enfants à cause du soja, sont maintenant monnaie courante.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Money Spinner</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La société multinationale Nestlé est l&#8217;un des principaux annonceurs de soja; mai-vous souvenir d&#8217;eux comme de la société qui a pour nourrissons aux pays du tiers monde, en décourageant l&#8217;allaitement et la mise à mort, selon l&#8217;Organisation mondiale de la santé, 1,5 millions de bébés chaque année.  Eh bien, ils sont encore à lui, sans vergogne leur flagellation des formules de lait de soja, tels que ALSOY en dépit de tous les éléments de preuve qu&#8217;il est mortel.  Rien d&#8217;étonnant, vraiment, si l&#8217;on considère la taille du marché pour les préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">The Washington Times, le magazine d&#8217;investigation, Insight sur l&#8217;actualité (Juin 26, 2001), cite un expert indépendant estime que les formules à base de soja représentent environ 750 millions de dollars annuel de $ 3 milliards de chiffre d&#8217;affaires pour toutes les formules.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les risques tels que ceux mentionnés ci-dessus doivent avoir été suffisante pour l&#8217;utilisation de ce tueur de haricots à être interdit d&#8217;années, au moins dans la formule bébé?  Et même si les régulateurs ne sont pas prêts à agir, en dépit de tous les bien-connues et facilement accessible des preuves, comment se fait-il que les médecins sont encore la prescription de soja?  Seul le gouvernement britannique a, jusqu&#8217;à présent, a commencé à prendre au sérieux les avertissements des scientifiques indépendants, et envisage une interdiction de la vente de soja à base de préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;aluminium est l&#8217;un des minéraux les plus répandus dans le sol, mais il n&#8217;a pas d&#8217;incidence sur la plupart des cultures.  Le soya plante, cependant, a une affinité pour l&#8217;aluminium, qui extrait du sol et se concentre dans les haricots.  Cette contamination est aggravée quand les haricots sont jetés dans des réservoirs en aluminium et soumis à un lavage à l&#8217;acide au cours de processus.  Inévitablement, des traces d&#8217;aluminium provenant des deux sources sont absorbés dans l&#8217;organisme par la consommation de soja.</p>
<p style="text-align: justify;">Lait de soja contient 100 fois plus d&#8217;aluminium que du lait de vache non traité.  Et, tandis que sur la question de ce qu&#8217;on appelle le lait de soja, avez-vous déjà vu une vache de soja?  Vous ne pouvez pas un lait de soja, en vue d&#8217;obtenir que la recherche pure, en invitant vapeurs de liquide blanc en photo de façon attrayante dans les annonces, nombre de processus sont nécessaires.  Il est nécessaire pour moudre les grains à haute température, et ensuite le reste des huiles par les solvants dangereux, dont certains restent dans le repas.  La farine est mélangée avec une solution alcaline et de sucres, dans un procédé de séparation visant à éliminer les fibres.  Ensuite, il est précipité et séparés, au moyen d&#8217;un lavage à l&#8217;acide.  À chaque étape de traitement d&#8217;une petite quantité de poison dans le reste de soja.  Dire les organismes gouvernementaux de réglementation, il est si petit, un montant qu&#8217;il ne compte pas.  Je me demande qui leur a dit?  Et pourquoi ne pas prendre l&#8217;avis de scientifiques qui disent qu&#8217;elle ne compte, en raison de son accumulation dans le corps pendant de longues périodes, l&#8217;ingestion de soja?  Etes-vous vraiment heureux d&#8217;accepter le fabricant de l&#8217;assurance qu&#8217;il est sécuritaire de manger une petite quantité de poison chaque jour, peut-être plusieurs fois par jour, jusqu&#8217;à ce que vous avez un grave problème de santé?</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de mes recherches, je suis tombé sur douze produits chimiques qui sont ajoutés après ces processus, la plupart d&#8217;entre eux et la majorité imprononçable connue pour être dangereuse, si elle n&#8217;est pas mortelle.  Je ne vais pas vous ennuyer avec les noms, mais, croyez-moi, tu ne voudrais pas que n&#8217;importe où près de chez vous, et encore moins dans votre corps.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Lécithine</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à la variété naturelle trouvée dans les free-range, les œufs, les noix, les graines et les avocats, ce sous-produit est toujours rance, et est extrait de la boue à gauche après le pétrole est retiré de haricots.  Elle contient des niveaux élevés de pesticides et les solvants.  Et devinez quoi?  Plutôt que d&#8217;expédier à la décharge de déchets toxiques à laquelle elle appartient, les fabricants ont créé un autre lieu très rentables du marché hors de lui comme une «bonne santé», additif alimentaire.  Parmi ses qualités charmant est la capacité de provoquer de graves douleurs articulaires (souvent confondu avec l&#8217;arthrite), et de graves goutte.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Phytoestrogens</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le fait est que le soja contient de nombreuses phytoestrogènes, un nom descriptif pour l&#8217;usine de produits chimiques ayant des effets oestrogéniques.  Ils se produisent dans la nature pour aider à réguler les cycles et l&#8217;élevage d&#8217;animaux, sous une forme synthétique, sont utilisés dans l&#8217;agriculture pour la même raison.  L&#8217;omniprésent pilule anticonceptionnelle est, bien entendu, la version synthétique de l&#8217;homme.  À fortes doses ou pendant de longues périodes, les phytoestrogènes devenir anti-oestrogène.  Des doses beaucoup plus élevées sont en chimiothérapie pour tuer les cellules cancéreuses.</p>
<p style="text-align: justify;">La classe de composés chimiques appelés phytoestrogènes contient des dizaines de sous-classes, tels que coumestans, de lignanes et des stérols, dont chacune contient des sous-classes.  Isoflavones de soja contient de nombreuses, y compris les sous-classes ernistein, et coumestrol daidzéine.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques savent depuis des années les isoflavones de soja dans les produits peuvent déprimer la thyroïde.  Dès les années 1950, les phytoestrogènes sont liés à l&#8217;augmentation des cas de cancer, la stérilité, la leucémie et la perturbation endocrinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Charlotte Gerson, de la Gerson cancérologie aux Etats-Unis, a publié une recherche détaillée (Gerson Clinic: Cancer Research, 1 Juin 2001 &#8211; 61 (11): 4325-8) prouvant que le phytoestrogène génistéine est plus cancérigène puis DES (diéthylstilbestrol) , un œstrogène de synthèse de drogues qui a été donné à des millions de femmes enceintes surtout de 1928-1971.  Rares sont ceux qui ne pas être au courant de la mort et de misère que médicament infligées à d&#8217;innombrables femmes et leurs filles.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Forbidden Food</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mme Gerson a également écrit le texte suivant dans la newsletter de guérison Gerson: &laquo;&nbsp;soya contiennent hemaglutinin, un caillot de promotion de la substance qui provoque des globules rouges à agglutiner.  Ces grappes de cellules sanguines sont incapables de bien absorber l&#8217;oxygène aux fins de distribution aux tissus du corps, qui peut endommager le cœur. »Dans son ouvrage,« A la thérapie du cancer &#8211; Résultats de 50 cas », le père de Charlotte, Max Gerson , MD, de soja et de mettre les produits au soja sur la liste d&#8217;aliments interdits pour les patients thérapie Gerson.</p>
<p style="text-align: justify;">Le US Department of Energy des risques pour la santé de laboratoire a publié des recherches montrant que les isoflavones de soja agissent de la même manière que les hors-la-loi insecticide DDT pour causer le cancer des cellules de se multiplier.  En 1988, un universitaire taïwanais équipe dirigée par le Dr Theodore Kay a fait remarquer que plus d&#8217;un demi-siècle de soja a été connu pour provoquer la thyroïde l&#8217;élargissement, en particulier des femmes et des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Mike Fitzpatrick, un toxicologue, qui est respecté à l&#8217;avant-garde de la nouvelle-Zélande, la campagne contre le soja, a rédigé un document en 1998 en invoquant une grande partie de l&#8217;ouvrage publié sur les dangers des isoflavones de soja, qu&#8217;il a présenté à la US Food and Drug Administration (FDA ).  Ce document a également été publié dans le Prix-Pottenger Nutrition Foundation Journal sous le titre Isoflavones: panacée ou poison?  Et puis comme les formules de soja et de l&#8217;effet sur la thyroïde dans le New Zealand Medical Journal (Février 2000).  Il est long, détaillé et effrayant.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques-unes des choses qu&#8217;il a à dire: &laquo;&nbsp;La toxicité pour les animaux d&#8217;isoflavones soulevée pour la première fois la prise de conscience de la communauté scientifique sur le fait que les isoflavones de soja sont des perturbateurs endocriniens &#8230; Il ya eu de profonds effets endocriniens négatifs chez toutes les espèces animales étudiées pour la date &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">En plainspeak, cela signifie que votre système glandulaire peut être endommagé par le soja, et si votre glandes ne fonctionnent pas correctement, votre santé en souffrira considérablement.  Il y a plus: «isoflavones de soja augmentent le risque de cancer du sein d&#8217;isoflavones de soja perturbe le cycle menstruel pendant et jusqu&#8217;à trois mois après, l&#8217;administration &#8230; Dietary concentration de génistéine mai stimuler les cellules du sein à entrer dans le cycle cellulaire.  .  On a exprimé la crainte que les femmes nourri l&#8217;isolat de protéine de soja ont une incidence accrue d&#8217;hyperplasie épithéliale.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces nombreuses autres études crédibles avertissant les femmes des effets néfastes de la consommation prolongée de soja, comment, en toute conscience, les ménages peuvent australien des marques comme Herron, NOVOGEN et les icônes de l&#8217;auto-proclamé de la bonne santé, et Blackmores Sanitarium, continuer à promouvoir la l&#8217;utilisation de soja et les isoflavones de soja, extrait de «toniques» pour les femmes d&#8217;âge moyen de la ménopause?  Ou bien les professionnels de la santé affirme que souscrire de soja est un coffre-fort, alternative naturelle au THS?  Ce qu&#8217;ils font pression n&#8217;est ni sûr, ni naturel, et ils devraient avoir honte de ce qui suggère que ce soit.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">L&#8217;acide phytique</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acide phytique totalement détruit la crédibilité du fabricant affirme que les produits au soja sont une bonne source de calcium et d&#8217;aider à prévenir osteoporasis.  Parce que le soja contient de l&#8217;acide phytique plus que tout autre grain ou à impulsion, et parce que l&#8217;acide phytique diminue l&#8217;absorption des minéraux en particulier le calcium, le soja en fait des bandes de votre corps de calcium.  Les inhibiteurs de l&#8217;enzyme dans le bloc de la trypsine du soja et d&#8217;autres enzymes essentiels à une bonne santé.  Cela peut engendrer de graves détresse gastrique, réduit la digestion des protéines, et la cause des lacunes chroniques dans les acides aminés essentiels.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Golden Eggs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Rapprocher les actions clandestines de l&#8217;industrie du soja dans l&#8217;arène publique a été véritablement une entreprise de David et Goliath proportions.  La machine de relations publiques vantant les vertus du soja a été globale et implacable.  Elle doit être &#8211; il ya au moins 100 millions d&#8217;hectares de soja cultivés dans le Stares seul, en grande partie génétiquement modifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">En Australie, il est estimé que près de 50.000 hectares sont cultivés.  Affichage de la nature de la duplicité qui ingénieux même Machiavel serait sûrement applaudir, et conscient de l&#8217;inquiétude du public sur les aliments génétiquement modifiés et la tendance à produire de l&#8217;agriculture biologique, Monsanto Corporation dispose de 45 millions d&#8217;hectares de soja génétiquement modifié de plus en plus les États-Unis.  La loi américaine permet à ces cultures à être mélangé avec une petite quantité de fèves de soya biologiques, et la combinaison résultante mai alors être étiqueté biologique!  Et vous pensez encore que le gouvernement ne les laissera pas mentir à vous?</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces niveaux de production en jeu, un marché doit être trouvée, augmenté et mis à jour.  À cette fin, les agriculteurs américains de soja contribuent à environ 80 millions de dollars par an pour financer ce qui est l&#8217;un des plus efficaces campagnes de propagande jamais connu au monde occidental.  La résultante de forte puissance qui assure la publicité blitz &#8216;news&#8217; histoires sur les bénéfices de soja sont partout, renforcée par plusieurs millions de dollars en campagnes de publicité.</p>
<p style="text-align: justify;">Thumb populaires à travers tout le magazine féminin, lire le journal, regarder la télévision et à compter, par exemple, ceux des boissons de soya seul.  Soy les producteurs, les transformateurs et les fabricants dépensent des milliards de dollars de publicité de la «bonté de leurs produits.</p>
<p style="text-align: justify;">Considérez les mots du Dr Raymond Peat, a noté le physiologiste endocrinien à l&#8217;Université de l&#8217;Oregon, qui a été l&#8217;un des premiers à tirer la sonnette d&#8217;alarme sur les dangers du THS, des années avant de finalement fait les manchettes: <br />
 &laquo;&nbsp;Il ya un instinct grégaire chez les gens qui&nbsp;&raquo; travaillent dans la science &laquo;&nbsp;qui le rend facile de croire ce que les sons plausibles, si beaucoup d&#8217;autres gens disent que c&#8217;est vrai.  Parfois, de puissants intérêts économiques aider les gens à changer leurs croyances.  Par exemple, deux des plus grandes industries dans le mot, l&#8217;industrie et de l&#8217;estrogène soja industrie, dépenser de grandes quantités d&#8217;argent pour aider les gens à croire certaines choses plausible sonorité qui les aident à vendre leurs produits. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions ajouter à cela la tendance pour les personnes à croire ce qu&#8217;ils veulent faire croire, surtout quand il est réconfortant, rassurant et vient de «quelqu&#8217;un qui sait».</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Le Mythe d&#8217;Asie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Nous avons tous lu les communiqués de presse élogieux sur le soja, l&#8217;oreille à ce que les professionnels de la santé nous ont dit, et certainement il n&#8217;y a pas de question sur le «fait» que les femmes asiatiques ne sont bien sur le soja et les aliments ont quelques problèmes à la ménopause ou l&#8217;ostéoporose.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces arguments sont fallacieux et donc dépendante de ce que le monde de la publicité commerciale plus efficace machine voudrait nous faire croire qu&#8217;il est difficile de savoir par où commencer.  Mais ici, dit:</p>
<p style="text-align: justify;">Soy ne comporte pas une part importante du Japon, d&#8217;Asie ou de tout autre régime.  Et il est probable que peu de la production nationale est passée de soja génétiquement modifié cultivar qui domine le marché occidental.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf dans la pauvreté et en temps de famine, les Asiatiques consomment du soja en quantités infimes &#8211; de 7 à 8 grammes par jour &#8211; et la plupart de ce qui a été fermenté de 3 à 5 ans pour éliminer les toxines.  Le processus de fermentation permet également de réduire la croissance dépresseurs dans tous les produits au soja, mais ne supprime pas entièrement.  Les Japonais mangent une petite quantité de miso et de tofu dans le cadre de bouillon riche en minéraux, suivis par la viande ou du poisson, ce qui compense certains des dangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Raymond de tourbe et d&#8217;autres ont montré que le tofu (un dérivé du soja) est associé à la consommation de la démence.  Dans une importante étude américaine, huit mille hommes japonais-américain de Hawaï ont été évalués à mi-vie pour la consommation de tofu et de son rapport avec le fonctionnement du cerveau et des changements structurels dans la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont effectué cerveau neuro-radiologiques imaginer, de vastes études de la fonction cognitive, et post mortem suivi.  Parmi les sujets de l&#8217;étude, une augmentation du niveau de tofu à la consommation a été trouvé associé à des indications de l&#8217;atrophie cérébrale et des troubles cognitifs dans la vie.  Ils ont même constaté, à l&#8217;autopsie, le gonflement des cavités du cerveau et une diminution de son poids lourd parmi les mangeurs de tofu.  Cette étude a été rapporté dans Le Journal de l&#8217;American College of Nutrition, avril 2000.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Goitrogens</span></strong></h2>
<p><a title="cretinism.jpg" href="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg"><img class="wrapright alignleft" src="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg" alt="cretinism.jpg" width="162" height="255" /></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que sur le thème de la consommation de soja dans les pays d&#8217;Asie, l&#8217;un réel et amère vérité qui n&#8217;apparaît pas dans celui des producteurs, c&#8217;est que les documents à distribuer une incidence anormalement élevée de crétinisme dans certaines parties de la Chine, où le soja est largement consommé, parce que les gens sont trop pauvres pour obtenir d&#8217;autres formes de protéines, a été liée à des dommages au cerveau causés par l&#8217;iode-depleting effet de base de soja goitrogens sur la thyroïde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nouvelle-Zélande toxicologue Dr Mike Fitzpatrick dit, &laquo;&nbsp;Une étude épidémiologique en Chine a montré que le soja à haute dose ne sont pas de protection contre le cancer du sein.  Il ya eu plusieurs études similaires, qui ont réfuté la théorie selon laquelle le soja permet de prévenir le cancer du sein. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, les Asiatiques, à la différence des Occidentaux, ne guzzle l&#8217;isolat de protéine de soja en tant que substitut du lait.  Le lait n&#8217;est pas une partie de leur culture.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Bad Science</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Alors, comment ces «mythes» sont originaires?  Au cours des dernières années, plusieurs études ont été publiées concernant l&#8217;effet du soja sur la santé humaine.  Bien que de soja se vanter d&#8217;études financées par les femmes asiatiques souffrent beaucoup moins de cas de cancer du sein que les femmes américaines, ils négligent de souligner que ces femmes d&#8217;Asie de manger une alimentation qui est radicalement différente de celle de leurs homologues occidentaux.  La norme de l&#8217;alimentation asiatique composé de plus de produits naturels, de plus grandes quantités de légumes et plus de poisson.  Leurs régimes alimentaires sont également en baisse dans les produits chimiques et de toxines, comme ils mangent beaucoup moins d&#8217;aliments transformés.  Il est probable que ces études sont influencés par le fait que la hausse des taux de cancer chez les peuples d&#8217;Asie qui se déplacent vers les États-Unis d&#8217;Amérique et d&#8217;adopter des régimes alimentaires.  Ignorant l&#8217;alimentation et de remarquables changements de mode de vie, d&#8217;assumer seule la réduction des niveaux de soja dans les régimes d&#8217;Amérique et l&#8217;Asie est un facteur déterminant dans le taux de cancer plus grande, est la mauvaise science.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l&#8217;ostéoporose / ménopause protection du mythe, il est absurde d&#8217;en déduire que le soja protège les femmes asiatiques.  Leurs habitudes et leurs régimes alimentaires, comme mentionné ci-dessus contenant peu de malbouffe, sont totalement différentes de tuyau d&#8217;Occidentaux.  En outre, ils ont rarement la fumée ou boire de l&#8217;alcool, et ne l&#8217;ont pas remplacé la vitamine D contenant du beurre avec la dégradation de l&#8217;huile de soya margarine si populaire auprès des Occidentaux malavisées.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">B12 Lie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les autres arguments à l&#8217;appui de l&#8217;État que de soja fermenté de soja des produits comme le natto, tempeh ou contiennent des niveaux élevés de vitamine B12.  Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un inactif B12 analogique, et non pas utilisé comme une vitamine dans le corps humain.  Certains chercheurs spéculent ce analogiques mai effectivement servir à bloquer l&#8217;absorption du corps B12.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Allergènes</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Il a également été constaté que les réactions allergiques aux graines de soja sont beaucoup plus fréquents que tous les autres légumineuses.  Même l&#8217;American Academy of Pediatrics admet que l&#8217;exposition au début de soja par les préparations lactées commerciales mai sera une des principales causes de soja, des allergies chez les enfants plus âgés et les adultes.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Truth Will Out</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement britannique envisage de restreindre la vente de la base de soja pour nourrissons, et le Congrès américain est en train de prendre au sérieux une multitude de plaintes et d&#8217;actions en cours contre Monsanto, au nom des millions d&#8217;Américains dont les vies ont été ruinées par la cupidité des entreprises de cette drogue légalisée pousseur.  Ceci est largement dû aux efforts de la Weston A Price Foundation, Washington organisme d&#8217;intérêt public qui a mené une implacable campagne de lobbying politique au Congrès des comités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots d&#8217;un ancien utilisateur de soja sont à envisager.  Voici quelques extraits d&#8217;une lettre envoyée par notre diététicienne hôpital Joyce Gross, MA, RD, LD / N à ses propres patients et d&#8217;amis, qu&#8217;elle a bien voulu me permet de publier ci-dessous.</p>
<p style="text-align: justify;">«Certains d&#8217;entre vous mai se rappeler que l&#8217;année dernière, j&#8217;ai été vanter de soja avec le reste de la profession médicale concernant ses effets bénéfiques.  J&#8217;ai été la consommation de soja pour sa phytoestrogène effet d&#8217;atténuer les symptômes de la ménopause.  J&#8217;ai été berné comme tant d&#8217;autres non soupçonner consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;J&#8217;ai développé la maladie de Hashimoto ou aiguë de la thyroïdite de Hashimoto, qui est une grave maladie auto-immune que les effets de la glande thyroïde.  (En termes de base, cela signifie que ma thyroïde est attaqué lui-même et je ne peut plus produire l&#8217;hormone thyroïdienne).  Mes premiers symptômes figurent des choses comme des douleurs articulaires aiguës en particulier dans mes mains, &laquo;&nbsp;déclencher&nbsp;&raquo; les doigts, le syndrome du canal carpien, le gain de poids excessif (j&#8217;ai gagné environ 25 lbs. Dans 3-4 semaines&#8230; &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir décrit comment son auto-diagnostic et de recherche créé à l&#8217;origine et la condition que les médecins qu&#8217;elle a consultés au premier pas de reconnaître, Joyce a informé ses amis:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230;  Depuis, j&#8217;ai découvert que Hashi peuvent prendre 8 ans pour le diagnostic (nous ne sommes pas d&#8217;anticorps au lendemain de celle-ci) &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Le soja est une industrie de plusieurs milliards de dollars l&#8217;industrie dans ce pays, de sorte qu&#8217;ils tentent de garder ce calme, même si il ya eu les médecins de la FDA qui ont écrit des documents de position concernant les dangers du soja&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Avec autant de nouveaux produits contenant du soja à venir, la poursuite de&nbsp;&raquo; vanter &laquo;&nbsp;de celui-ci comme un avantage majeur, de plus en plus de femmes vont devenir hypothyroïdie.  Je travaille actuellement comme experte en nutrition dans le traitement de la dépression, troubles bipolaires et les problèmes de toxicomanie.  Je ne peux pas vous dire combien de femmes qui sont admises pour la dépression sont aussi hypothyroïdie au point, maintenant que le médecin vérifie automatiquement leur TSH avant la psychiastrists même de commencer leurs médicaments de prescription.  Si je n&#8217;avais pas été aussi catégoriques sur la prise en charge des problèmes de santé moi-même, en août dernier, j&#8217;aurais pu très facilement être mise en liquidation d&#8217;un patient dans mon hôpital. &laquo;&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Méfiez-vous des acheteurs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le Sanitarium Health Food Company commerciale, en franchise d&#8217;impôt issu de l&#8217;église SDA fait une large gamme de produits contenant du soja, qui sont tous réclamés par Sanitarium prouvé à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1998, la Commission néo-zélandais du Commerce a lancé une poursuite contre Sanitarium plus de 150 pour la publication de la publicité trompeuse de son lait de soja So Good, dans lequel différentes non liées à la santé allégations ont été faites.  Le NZCC action a été réglée hors cour après Sanitarium a signé un décret de consentement et entré un acte de confiance qui s&#8217;engage à ne pas répéter les revendications.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Soy Protein Isolate (SPI)</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le stuff est toxique!  Si vous en doutez, il est possible que pour les &laquo;&nbsp;autorités&nbsp;&raquo; pour permettre une telle substance à être mélangés dans presque tous les aliments transformés, de lire la totalité de SOJA STORY, dans laquelle le Dr Daniel explique que l&#8217;isolat de protéine de soja contient «&#8230; environ 38 composés, y compris le pétrole , mais sans s&#8217;y limiter: butyle, des esters méthyliques et éthyliques d&#8217;acides gras, des phénols, des esters diphenyls et phényle; Abietic les dérivés de l&#8217;acide, diehydroabietinal, l&#8217;hexanal et le 2-butyle-2octenal aldéhydes, esters méthyliques d&#8217;acides dehydroabietic; dehydroabietene et abietatriene &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Daniel SPI expose la façon dont l&#8217;augmentation des exigences pour les vitamines E, K, D et B12 et les détails la façon dont les nitrosamines cancérigènes et lysinoalanines sont créés au cours du traitement, n&#8217;est pas surprenant, de graves carences en substances minérales apparaissent chez les animaux de laboratoire nourris SPI.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, si vous achetez des aliments transformés, vous ne serez pas en mesure d&#8217;éviter et de SPI, <strong>il ne sera pas nécessairement figurer sur l&#8217;étiquette.</strong> Cette mortelle de &laquo;&nbsp;nourriture&nbsp;&raquo; appartient à la décharge de déchets toxiques, mais le multi-nationaux sont l&#8217;élimination de celui-ci en vous, votre famille et FORMULES DE BABY.  J&#8217;appelle cela un génocide.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces affirmations, et d&#8217;autres encore, sont bien documentées, et ont été disponibles depuis de nombreuses années, avec de nouveaux éléments de preuve disponibles presque tous les jours.  Des références détaillées pour tous les papiers et les extraits que j&#8217;ai tirées de ce chapitre sont trop nombreux pour être inclus ici, mais beaucoup d&#8217;entre eux peuvent être trouvés dans une section spéciale sur mon site, qui contient l&#8217;équivalent de 16 pages A4 de références ( près de la longueur de ce chapitre) pour les études scientifiques prouvant les dangers du soja, couvrant une période de 50 années à ce jour.</p>
<hr />
<p><span style="color: #0000ff;">À propos de l&#8217;auteur</span>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Elaine Hollingsworth, auteur de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank"><strong>Prenez le contrôle de votre santé et la maladie Escape industrie</strong></a>&nbsp;&raquo; et <strong><a href="doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous.com</a></strong>, a fait campagne pour dénoncer les dangers et les insuffisances de ce qu&#8217;on appelle l&#8217;industrie de la santé et de la manipulation et la malhonnêteté de la nourriture et les fabricants de médicaments pour plus de 50 ans.</p>
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		<title>Tensions transatlantiques croissantes à la veille du G20</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 07:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°33 (15 mars 2009) Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City. Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em></em><em>Communiqué public GEAB N°33 (15  mars 2009)</em></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2976" title="Attention manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/attention-manipulation.jpg" alt="Attention manipulation" width="63" height="80" /><strong>Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire international qui permette un nouveau jeu global intégrant équitablement tous les principaux acteurs mondiaux et réduire la crise à une durée de trois à cinq ans ; ou bien tenter de faire durer le système actuel et plonger le monde dès la fin 2009 dans une crise tragique de plus d&#8217;une décennie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°33, nous décrivons ainsi les deux grandes lignes d&#8217;avenir qui resteront ouvertes jusqu&#8217;à l&#8217;été 2009. Au-delà de cette période, notre équipe considère en effet que l&#8217;option « crise courte » sera obsolète et que le monde s&#8217;engagera sur le chemin de la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise (1), et de la crise profonde de plus d&#8217;une décennie.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs, face à l&#8217;urgence, LEAP/E2020 publiera le 24 Mars prochain à l&#8217;échelle mondiale une lettre ouverte aux dirigeants du G20, modeste contribution de notre équipe pour tenter d&#8217;éviter une crise longue et tragique.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation s&#8217;avère d&#8217;autant plus inquiétante que des tensions croissantes se font jour à la veille du sommet du 2 Avril, qui voient émerger les menaces à peine voilées de certains dirigeants et des opérations de manipulation des opinions publiques par d&#8217;autres leaders du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous revenons plus en détail sur ces éléments dans le GEAB N°33 dans lequel par ailleurs l&#8217;équipe de LEAP/E2020 a décidé de se livrer à un exercice utile pour tous ceux (y compris aux Etats-Unis d&#8217;où proviennent plus de 20% des lecteurs de LEAP/E2020) qu&#8217;exaspèrent l&#8217;illusion entretenue par les principaux médias occidentaux sur l&#8217;état du pilier américain de notre système actuel : anticiper l&#8217;état socio-économique des Etats-Unis d&#8217;ici un an, au Printemps 2010. Les tendances lourdes nous paraissent en effet être déjà suffisamment affirmées pour qu&#8217;une telle anticipation ait du sens. Un exercice du même ordre sera bien entendu effectué pour l&#8217;Union européenne, la Russie et la Chine dans les prochains numéros de GEAB.</p>
<div id="attachment_2977" class="wp-caption aligncenter" style="width: 526px"><img class="size-full wp-image-2977" title="Evolution du sentiment d'inquetude aux USA" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-du-sentiment-d-inquetude-aux-usa.jpg" alt="Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009" width="516" height="400" /><p class="wp-caption-text">Graphique synthétique de l&#39;évolution du sentiment d&#39;inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d&#39;un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d&#39;achat; en rose : inquiétude sur l&#39;emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009</p></div>
<p><span id="more-2975"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un même souci de fiabilité des informations, l&#8217;équipe de LEAP/E2020, qui dès Décembre 2007, dans le <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article513&amp;lang=fr" target="_blank">GEAB N°20</a>, avait mis en garde contre le risque immobilier en Europe centrale et orientale, a décidé d&#8217;analyser dans ce communiqué public du GEAB N°33 la réalité de la soi-disant « bombe bancaire est-européenne » qui a envahi les médias depuis environ un mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce sujet nous paraît pertinent c&#8217;est qu&#8217;il représente selon nous une tentative délibérée de la part de Wall Street et de la City (2) de faire croire à une fracture de l&#8217;UE et d&#8217;instiller l&#8217;idée d&#8217;un risque « mortel » pesant sur la zone Euro, en relayant sans discontinuer de fausses informations sur le « risque bancaire venu d&#8217;Europe de l&#8217;Est » et en tentant de stigmatiser une zone Euro « frileuse » face aux mesures « volontaristes » américaines ou britanniques. L&#8217;un des objectifs est également de tenter de détourner l&#8217;attention internationale de l&#8217;aggravation des problèmes financiers à New-York et Londres, tout en affaiblissant la position européenne à la veille du sommet du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée est brillante : reprendre un thème déjà bien connu des opinions publiques, assurant ainsi une adhésion facile au nouveau contenu ; y intégrer une ou deux analogies frappantes pour assurer une large reprise dans les médias et sur l&#8217;Internet (faites « crise bancaire europe est » sur Google, le résultat est éloquent) ; puis utiliser le concours de quelques hommes et organisations <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/lige" target="_blank">liges</a> influentes toujours disponibles pour un mensonge supplémentaire. Avec un tel cocktail, il est même possible de faire croire pour un temps que la guerre en Irak est un succès, que la crise des subprime n&#8217;affectera pas la sphère financière, que la crise financière n&#8217;affectera pas l&#8217;économie réelle, que la crise n&#8217;est pas vraiment grave, et que si elle est grave, tout est en fait sous contrôle !</p>
<p style="text-align: justify;">Alors en ce qui nous concerne ici, le thème déjà bien connu, c&#8217;est la  séparation entre la « Vieille Europe » et la « Nouvelle Europe », entre une Europe riche et égoïste et une Europe pauvre et pleine d&#8217;espoir. De Rumsfeld pour l&#8217;Irak au Royaume-Uni pour l&#8217;élargissement, c&#8217;est une antienne qui a nous a été répétée sans discontinuité pendant dix ans par tous les médias anglo-saxons et affidés, et dont en particulier certains médias britanniques se sont faits une spécialité (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Les analogies sont ici au nombre de deux : l&#8217;Europe de l&#8217;Est, c&#8217;est « la crise des subprime de l&#8217;UE » (sous-entendu, chacun a forcément une crise de subprime chez soi (4)); et une crise en Europe de l&#8217;Est aura le même effet terrible que la Crise asiatique de 1997 (sûrement parce que tout ça se passe à l&#8217;Est (5)).</p>
<p style="text-align: justify;">Et les relais disponibles sont nombreux. Tout d&#8217;abord, on trouve une agence de notation, en l&#8217;occurrence Moodys (6), qui comme ses congénères, est d&#8217;une part au service intégral de Wall Street, et d&#8217;autre part incapable de voir un éléphant dans un couloir (ils ont juste raté les subprimes, les CDS, Bear Stearn, Lehman Brothers, AIG, …). Mais, mystérieusement, la presse financière continue à relayer leurs opinions, appliquant sûrement un principe plein d&#8217;humanité consistant à penser qu&#8217;un jour par simple hasard statistique ils finiront pas évaluer quelque chose correctement. Dans notre cas, l&#8217;écho fut unanime : Moodys avait identifié bien à l&#8217;avance une énorme « bombe » cachée dans l&#8217;arrière-cour de la zone Euro (car c&#8217;est bien de l&#8217;Euro qu&#8217;il s&#8217;agit ici)&#8230; qui ne manquerait pas de dévaster le système financier européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, pour crédibiliser la chose, on utilise quelques médias viscéralement anti-Euro (comme le Telegraph par exemple, qui par ailleurs produit pourtant de très bonnes analyses sur la crise, mais que la chute de la Livre et de l&#8217;économie britannique a tendance à aveugler ces temps-ci en ce qui concerne la zone Euro) et on diffuse une information qu&#8217;on supprime ensuite (car elle est inexacte) pour lui donner le sel de l&#8217;interdit, du secret (7) qui dévoilerait un « tsunami financier » mondial en préparation notamment du fait des engagements des banques de la Vieille Europe dans le secteur financier de la Nouvelle Europe (8). On remue tout cela chaque jour via les principaux médias financiers américains et britanniques, sachant que les autres suivront par habitude. Et avec l&#8217;UE c&#8217;est tellement facile puisqu&#8217;il lui faut toujours un long moment pour comprendre et encore plus de temps pour réagir, avec l&#8217;inévitable dissension qui permet de faire rebondir la manipulation. Cette fois-ci, c&#8217;est le Premier Ministre hongrois, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferenc_Gyurcs%C3%A1ny" target="_blank">Ferenc Gyurcsany</a>, qui joue le rôle du « pauvre petit nouvel Européen martyr ». Pour mémoire, les Hongrois tentent en vain de se débarrasser de lui depuis qu&#8217;il a involontairement avoué il y a 2 ans avoir menti à son peuple pour se faire réélire, en confirmant dans la foulée qu&#8217;il avait endetté son pays au-delà de toute limite raisonnable. Et c&#8217;est lui qui annonce des chiffres délirants pour un plan de sauvetage du système financier de l&#8217;Europe de l&#8217;Est, mettant à nouveau en position de « méchants » ou d&#8217; « inconscients » les vieux Européens. Le refus de ces derniers est mis en exergue par l&#8217;ensemble de la presse américaine et britannique, concluant bien entendu à l&#8217;inévitable échec de la solidarité européenne, … et minorant (ou oubliant même parfois) le fait que ce sont les Polonais ou les Tchèques qui ont été les plus virulents contre les exigences aberrantes du Premier Ministre hongrois (9). La tentative d&#8217;affaiblir la zone Euro et l&#8217;UE par l&#8217;Est peut donc se poursuivre. Il faut attendre les déclarations répétées des dirigeants de la zone Euro, l&#8217;annonce d&#8217;un plan de soutien financier substantiel (au regard des risques réels) et les communiqués musclés des dirigeants politiques et des banquiers centraux de la région pour que cette manipulation commence à perdre un peu de sa vigueur. Mais elle n&#8217;a toujours pas disparu, car le parallèle est maintenu dans les médias mentionnés entre crise des subprime et crise de l&#8217;immobilier en Europe de l&#8217;Est; comme si la Hongrie équivalait à la Californie, ou la Lettonie à la Floride.</p>
<p style="text-align: justify;">Car là est bien le noeud du problème : la taille a de l&#8217;importance en matière économique et financière, et ce n&#8217;est pas la queue qui fait bouger le chien, comme certains voudraient visiblement le faire croire.</p>
<p style="text-align: justify;">Si dès Décembre 2007, à un moment où nos « experts actuels en crise d&#8217;Europe de l&#8217;Est » n&#8217;avaient pas la moindre idée du problème, LEAP/E2020 avait souligné le risque immobilier important pesant sur les pays européens concernés (Lettonie, Hongrie, Roumanie,&#8230;) et bien entendu leurs créditeurs (Autriche, suisse en particulier), il était tout aussi évident pour notre équipe que c&#8217;était un problème très limité aux pays concernés. Il y a bien des problèmes à venir pour ces opérateurs et ces pays, mais ils ne sont pas plus grave que la moyenne des problèmes du système financier mondial ; et sans aucune mesure avec les problèmes des places financières de New-York, Londres ou de Suisse. Rappelons-nous que la banque la plus citée comme « détonateur » de cette « bombe » est européenne, à savoir la banque autrichienne Raiffeisen, a réalisé un profit en hausse de 17% en 2008 ; une performance au-delà des espoirs les plus fous de la plupart des banques américaines ou britanniques comme le fait remarquer fort justement William Gamble, l&#8217;un des rares analystes s&#8217;être intéressé à la réalité de la situation (10).</p>
<div id="attachment_2978" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-2978" title="PIB de l'union européenne en 2008" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pib-de-l-union-europeenne-2008.jpg" alt="PIB de l'Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 " width="600" height="300" /><p class="wp-caption-text">PIB de l&#39;Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 </p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui connaissent mal la géographie de l&#8217;UE, le titre « la Hongrie en banqueroute » ou « la Lettonie en banqueroute » peut paraître tout-à-fait comparable à « la Californie en banqueroute ». Pour ceux qui perdent leur travail à cause de ces faillites, c&#8217;est en effet un problème identique. Mais en terme d&#8217;impact plus large, il n&#8217;y a aucun rapport entre les deux. Ainsi, la Californie, durement frappée par la crise des subprimes, est l&#8217;état le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis alors que la Lettonie est un pays pauvre avec une population égale à moins de 1% de celle de l&#8217;UE (contre 12% de la population US pour la Californie (11)). Le PIB de la Hongrie représente à peine 1,1% du PIB de la zone Euro (pour la Lettonie ce chiffre est de 0,2%) (12) : soit une proportion comparable à celle de l&#8217;Oklahoma (1% du PIB des Etats-Unis (13)), pas à celle de la Floride. On est donc loin d&#8217;une Europe de l&#8217;Est porteuse d&#8217;une crise des subprime à l&#8217;européenne. L&#8217;ensemble des nouveaux Etats membres de l&#8217;UE pèse moins de 10% du PIB de l&#8217;UE (et parmi ceux-là, les plus riches ou les plus gros comme la Tchéquie ou la Pologne ne sont quasiment pas affectés). La somme en jeu, pour le système financier européen, se situe dans le pire des cas autour de 100 Milliards EUR (130 milliards USD) (14), soit une somme très modique à l&#8217;échelle du système financier de l&#8217;UE (15). D&#8217;ailleurs, l&#8217;UE a pris la tête d&#8217;un consortium injectant déjà près de 25 Milliards € (soit 20% du scénario le plus grave) pour stabiliser la situation (16), dont la récente baisse du Franc suisse diminue encore la gravité.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, last but not least, en Europe de l&#8217;Est, l&#8217;immobilier récent gardera une valeur importante (même si plus faible qu&#8217;en 2007/2008) car, après 50 ans de communisme, il y a une pénurie d&#8217;immeubles modernes. Alors qu&#8217;aux Etats-Unis, les maisons construites pendant le boum immobilier de ces dernières années sont des constructions en surnombre, d&#8217;une qualité très variable et qui déjà sont en train de se dégrader dans les états les plus touchés. Il y a là une vraie destruction de richesse pour les propriétaires, l&#8217;économie, les créditeurs et les banques.</p>
<p style="text-align: justify;">La complexité de cette crise impose d&#8217;être très vigilant pour identifier les tendances et les facteurs qui sont réellement porteurs de graves dangers et ne pas se laisser abuser par les rumeurs ou les fausses informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous espérons donc que cette explication détaillée permettra non seulement de tordre le cou au mensonge orchestré autour de la soi-disant « bombe financière » d&#8217;Europe de l&#8217;Est (17) ; et qu&#8217;elle servira d&#8217;exemple pour permettre à chacun de « briser les apparences » et d&#8217;aller chercher « derrière le miroir » des médias financiers dominants les éléments factuels qui seuls permettent de se faire une idée précise.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le sommet du G20 de Londres ne parvient pas à éviter l&#8217;entrée dans la phase de dislocation géopolitique mondiale, ces opérations de manipulation et de déstabilisation vont se multiplier, chaque bloc cherchant à discréditer son adversaire, comme dans tout jeu à somme nulle (18) : ce qu&#8217;il perd, je le gagne.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><em>Notes :</em></p>
<p><em>(1) Voir <a class="liens" href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/" target="_blank">GEAB N°32</a><br />
 (2) Relayés par tout ce que ces deux places comptent de médias et experts financiers, dont la plupart n&#8217;avait même pas idée du problème immobilier/financier de certains pays d&#8217;Europe de l&#8217;Est quand LEAP/E2020 l&#8217;analysait en décembre 2007. <br />
 (3) Nulle surprise donc à ce que Marketwatch reprenne dans un article sur le sujet les accusations à leur propos de la Banque Centrale tchèque. Source : <a href="http://www.marketwatch.com/news/story/Austrias-Erste-says-debt-levels/story.aspx?guid=%7BF7C61CF2-FB3C-4373-B59C-92E0F41D5D30" target="_blank">Marketwatch</a>, 09/03/2009. 					 <br />
 (4) Ce qui est pourtant faux. Aucun autre pays, à part les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne connaît une telle convergence de facteurs catastrophiques. <br />
 (5) Alors que les pays d&#8217;Europe centrale et orientale touchés (Hongrie, pays baltes, Bulgarie, Roumanie) sont totalement marginaux dans l&#8217;économie mondiale, les pays d4asie du Sud-Est étaient des acteurs-clés de la globalisation des années 1990. <br />
 (6) Source : <a href="http://uk.reuters.com/article/hotStocksNewsUS/idUKTRE51G1EO20090217" target="_blank">Reuters</a>, 17/02/2009<br />
 (7) Et qui fait que même les sites avisés sont incertains sur l&#8217;attitude à avoir vis-à-vis de cette « information », entretenant donc la crédibilité de l&#8217; «information »., comme par exemple c&#8217;est le cas de Gary North, le 19/02/2009, sur le site <a href="http://www.lewrockwell.com/north/north689.html" target="_blank">LewRockwell.com</a>. 					 <br />
 (8) Source : <a href="http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/4623525/Failure-to-save-East-Europe-will-lead-to-worldwide-meltdown.html" target="_blank">Telegraph</a>, 15/02/2009<br />
 (9) Source: <a class="liens" href="http://www.easybourse.com/bourse-actualite/marches/eu-leaders-reject-aid-for-the-east-with-east-s-backing-625520" target="_blank">EasyBourse</a>, 01/03/2009<br />
 (10) Source : <a href="http://seekingalpha.com/article/122856-are-eastern-europe-s-economic-problems-overstated" target="_blank">SeekingAlpha</a>, 26/02/2009  (11) Source : Statistiques 2007, <a href="http://quickfacts.census.gov/qfd/states/06000.html" target="_blank">US Census Bureau</a>.<br />
 (12) Source : Statistiques 2008, <a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&amp;init=1&amp;plugin=1&amp;language=fr&amp;pcode=tec00001" target="_blank">Eurostat</a>. Et les pays baltes sont « couvés » par les pays scandinaves, en particulier par la Suède qui prend grand soin à éviter une spirale incontrôlable dans la région. Source : <a href="http://www.iht.com/articles/2009/03/12/business/krona.php?page=1" target="_blank">International Herald Tribune</a>, 12/03/2009<br />
 (13) Source : Statistiques 2008, <a href="http://www.bea.gov/regional/gdpmap/GDPMap.aspx" target="_blank">Bureau of Economic Analysis</a>, US Department of Commerce.<br />
 (14) Source : <a href="http://www.baltic-course.com/eng/analytics/?doc=10712" target="_blank">Baltic Course</a>, 05/03/2009<br />
 (15) Et ridicule au regard des centaines de milliards que n&#8217;arrêtent pas d&#8217;injecter dans leurs banques de manière répétée les gouvernements américain et britannique.<br />
 (16) Source : <a href="http://www.eib.org/about/press/2009/2009-029-ebrd-eib-and-world-bank-group-join-forces-to-support-central-and-eastern-europe.htm?lang=-en" target="_blank">Banque Européenne d&#8217;Investissement</a>, 27/02/2009<br />
 (17) Et nous ne nous attardons pas ici sur l&#8217;amalgame fait avec l&#8217;Ukraine (amalgame auquel Nouriel Roubini, pourtant généralement plus avisé, a également prêté son concours – source : <a href="http://www.forbes.com/2009/02/25/eastern-europe-eu-banks-euro-opinions-columnists_nouriel_roubini.html" target="_blank">Forbes</a>, 26/02/2009), qui non seulement n&#8217;appartient pas à l&#8217;UE, mais en plus est un pion de Washington et Londres depuis la « révolution orange ». L&#8217;actuel effondrement de l&#8217;Ukraine, s&#8217;il peut poser problème à l&#8217;UE comme tout facteur d&#8217;instabilité à ses frontières, illustre surtout l&#8217; « effondrement du Mur Dollar » au détriment des positions américaines car c&#8217;est la Russie qui va y retrouver son influence. Au moment où à Wall Street et à la City, les grandes banques s&#8217;effondrent ou sont nationalisées, on a vraiment assisté avec cette manipulation à faire cacher la forêt américano-britannique par l&#8217;arbre est-européen. Certains s&#8217;y sont certainement laissé prendre en toute honnêteté d&#8217;ailleurs car l&#8217;histoire était si crédible : « &laquo;&nbsp;si non è vero è bello&nbsp;&raquo; » comme disent les Italiens. <br />
 (18) Ce que deviendra le monde à partir de la fin 2009 si un nouveau jeu n&#8217;est pas lancé d&#8217;ici l&#8217;été prochain.</em></p>
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