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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; argent</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l&#8217;été 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 08:59:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009) Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l&#8217;été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s&#8217;est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009)</em></h3>
<p style="text-align: justify;">Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l&#8217;été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s&#8217;est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie au double phénomène d&#8217;une cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5317" title="vague-scelerate" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vague-scelerate.gif" alt="vague-scelerate" width="360" height="248" />Ainsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l&#8217;équipe de LEAP/E2020 n&#8217;envisage pas du tout de reprise après l&#8217;été 2009 (ni d&#8217;ailleurs dans les douze mois à venir) (1). Bien au contraire, du fait de l&#8217;absence de traitement de fond des problèmes à l&#8217;origine de la crise, nous considérons que l&#8217;été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » (2) particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l&#8217;aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d&#8217;ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c&#8217;est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière (3) ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009 (4).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d&#8217;opérateurs économiques et financiers tentés par l&#8217;euphorisation médiatique actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce numéro spécial « Eté 2009 » du GEAB, notre équipe présente bien entendu en détail ces trois vagues destructrices convergentes et leurs conséquences. Et notre équipe détaille en conclusion ses recommandations stratégiques (or, immobilier, bons, actions, devises) pour éviter d&#8217;être emporté par cet été meurtrier. <span id="more-5301"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft" src="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1435110-1905017.jpg" alt="Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft" width="339" height="479" /></p>
<p> <strong>Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois)</p>
<p> Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour LEAP/E2020, loin des « jeunes pousses » (« green shoots ») aperçues depuis deux mois dans tous les coins de tableaux statistiques (5) par les médias financiers internationaux, leurs experts attitrés et les politiciens qui les écoutent (6), ce sont dix vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l&#8217;été 2009, traduisant la poursuite de l&#8217;aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l&#8217;été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au cœur du système global en crise :</p>
<ul>
<li>La vague du chômage massif: trois dates d&#8217;impact qui varient selon les pays d&#8217;Amérique, d&#8217;Europe, d&#8217;Asie, du Moyen-Orient et d&#8217;Afrique </li>
<li>La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes</li>
<li>La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l&#8217;inflation</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Le commerce mondial s'effondre : Graphique 1 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009) / Graphique 2 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009 (la ta" src="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1435110-1905018.jpg" alt="Le commerce mondial s'effondre : Graphique 1 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009) / Graphique 2 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009" width="680" height="441" /></p>
<p> <strong>Le commerce mondial s&#8217;effondre :</p>
<p> Graphique 1 : Évolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009)</p>
<p> Graphique 2 : Évolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois vagues ne sont en fait pas successives comme ces vagues scélérates appelées « trois soeurs » pourtant si destructrices ; elles sont bien plus dangereuses car elles sont simultanées, asynchrones et non parallèles. De ce fait, leur impact sur le système mondial est générateur de dislocation puisqu&#8217;elles l&#8217;atteignent sous divers angles, à différentes vitesses, avec des forces variables. La seule certitude à ce stade, c&#8217;est que le système international n&#8217;a jamais été aussi faible et démuni face à une telle situation : la réforme du FMI et des institutions de gouvernance mondiale annoncée au G20 de Londres reste lettre morte (7), le G8 ressemble de plus en plus à un club moribond dont tout le monde se demande désormais à quoi il peut bien servir (8), le leadership américain n&#8217;est déjà plus que l&#8217;ombre de lui-même qui tente désespérément de conserver des acheteurs pour ses bons du trésor (9), le système monétaire mondial est en pleine désintégration avec les Russes et les Chinois notamment qui accélèrent leur jeu pour se positionner dans l&#8217;après-Dollar, les entreprises ne voient aucune amélioration à l&#8217;horizon et accroissent leurs licenciements, des états de plus en plus nombreux vacillent sous le poids de leur dette accumulée pour « sauver les banques » et devront assumer une déferlante de faillites dès la fin de l&#8217;été (10). A l&#8217;image des banques, d&#8217;ailleurs, qui, après avoir soutiré encore une fois l&#8217;argent des épargnants crédules grâce à l&#8217;embellie des marchés financiers orchestrée ces dernières semaines, vont devoir reconnaître qu&#8217;elles sont toujours insolvables dès la fin de l&#8217;été 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni en particulier, l&#8217;effort financier public colossal réalisé en 2008 et début 2009 au seul profit des grandes banques a atteint un tel degré d&#8217;impopularité qu&#8217;il était devenu impossible au Printemps 2009 d&#8217;envisager de nouvelles infusions de fonds publics au profit des banques pourtant toujours insolvables (11). Il est alors devenu impératif d&#8217;orchestrer un « beau conte de fée » pour pousser l&#8217;épargnant moyen à injecter ses propres fonds dans le système financier. A coup de « green shoots », d&#8217;indices boursiers poussés vers le haut sans fondement économique réel et de « remboursements anticipés de fonds publics », la mise en condition a été effectuée. Ainsi, pendant que les grands investisseurs des monarchies pétrolières ou des pays asiatiques (12), profitant de l&#8217;aubaine, sortaient du capital des banques en question, une multitude de nouveaux petits actionnaires y entraient pleins d&#8217;espoir. Quand ils découvriront que les remboursements de fonds publics ne sont qu&#8217;une goutte d&#8217;eau par rapport à ce que ces mêmes banques ont obtenus en terme d&#8217;aide public (notamment pour garantir leurs actifs toxiques) et que, d&#8217;ici trois à quatre mois au maximum (comme analysé dans ce GEAB N°36), ces mêmes banques seront à nouveau sur le point de s&#8217;effondrer, ils constateront, impuissants, que leurs actions ne valent à nouveau plus rien.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD) - Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008" src="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1435110-1905020.jpg" alt="Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD) Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008" width="450" height="306" /></p>
<p> <strong>Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD)</p>
<p> Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Intoxiqués par les financiers, les dirigeants politiques de la planète vont à nouveau avoir la surprise après l&#8217;été de découvrir que tous les problèmes de l&#8217;année passée vont resurgir, démultipliés, car ils n&#8217;ont pas été traités, mais juste « enfouis » sous des masses immenses d&#8217;argent public. Une fois cet argent dilapidé par des banques insolvables, forcées à « sauver » des concurrents en pire état qu&#8217;elles-mêmes, ou dans des plans de stimulation économique mal conçus, les problèmes ressortent aggravés. Pour des centaines de millions d&#8217;habitants d&#8217;Amérique, d&#8217;Europe, d&#8217;Asie et d&#8217;Afrique, l&#8217;été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d&#8217;en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l&#8217;évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(1) Pas même de reprise sans emplois («jobless recovery ») comme essayent de nous le vendre nombre d&#8217;experts. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu&#8217;ils ne décident qu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre).</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Les « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_sc%C3%A9l%C3%A9rate">vagues scélérates</a> » sont des vagues océaniques très hautes, soudaines et qui étaient considérées comme très rares, même si aujourd&#8217;hui on sait qu&#8217;elles apparaissent au cours de pratiquement toutes les tempêtes d&#8217;une certaine importance. Les « vagues scélérates » peuvent atteindre des hauteurs de crête à creux de plus de 30 mètres et des pressions phénoménales. Ainsi, une vague normale de 3 mètres de haut exerce une pression de 6 tonnes/m². Une vague de tempête de 10 mètres de haut peut exercer une pression de 12 tonnes/m². Une vague scélérate de 30 mètres de haut peut exercer une pression allant jusqu&#8217;à 100 tonnes/m². Or, aucun navire n&#8217;est conçu pour résister à une telle pression. Il existe aussi le phénomène des « trois sœurs ». Il s&#8217;agit de trois « vagues scélérates » successives et d&#8217;autant plus dangereuses, car un bateau qui aurait eu le temps de réagir correctement aux deux premières, n&#8217;aurait en aucun cas les possibilités de se remettre dans une position favorable pour affronter la troisième. Selon LEAP/E2020, c&#8217;est à un phénomène de ce type que le monde va être confronté cet été ; et aucun état (navire) n&#8217;est en position favorable pour les affronter, même si certains sont plus en danger que d&#8217;autres comme l&#8217;anticipe ce GEAB N°36.</p>
<p style="text-align: justify;">(3) LEAP/E2020 considère que ses anticipations sur l&#8217;évolution socio-économique des différentes régions du monde publiées dans le GEAB N°28 (15/10/2008) sont toujours pertinentes.</p>
<p style="text-align: justify;">(4) Ou, plus exactement, dans chacune des régions, la dégradation de la situation ne pourra plus être masquée par des artifices médiatiques et boursiers.</p>
<p style="text-align: justify;">(5) Il sera d&#8217;ailleurs intéressant, en matière de statistiques économiques américaines, de suivre les conséquences de la révision par le <a href="http://www.bea.gov/scb/pdf/2009/06%20June/NIPA_%20Briefing.pdf">Bureau of Economic Analysis</a> des classifications et processus de calcul qui interviendra le 31/07/2009. En général, ce type de révisions a pour résultat de rendre plus complexe les comparaisons historiques et de modifier dans un sens favorable les statistiques importantes. Il suffit pour s&#8217;en rendre compte de constater comment les révisions précédentes ont permis de diminuer par 3 en moyenne le niveau d&#8217;inflation mesuré. Source : <a href="http://mwhodges.home.att.net/statistic-wizardry.htm">MWHodges</a>, 04/2008.</p>
<p style="text-align: justify;">(6)Les lecteurs du GEAB n&#8217;auront pas manqué de constater que ce sont exactement les mêmes personnes, médias et institutions qui, il y a 3 ans, trouvaient que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ; il y a 2 ans, qu&#8217;il n&#8217;y avait aucun risque de crise grave ; et il y a un an, que la crise était sous contrôle. Donc des avis d&#8217;une très grande fiabilité !</p>
<p style="text-align: justify;">(7) Sauf au niveau régional, où chaque entité politique s&#8217;organise à sa manière. Ainsi, profitant de l&#8217;effacement politique du Royaume-Uni englué dans la crise financière, la crise économique et la crise politique, l&#8217;UE est en train de mettre la City londonienne sous tutelle (source : <a href="http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/5508065/Calls-for-Brown-to-go-nuclear-in-City-battle-with-EU.html">Telegraph</a>, 11/06/2009). L&#8217;été 2009 risque ainsi de mettre fin à 300 ans d&#8217;histoire d&#8217;une City toute puissante au cœur du pouvoir britannique. A ce sujet, il faut lire le très instructif article de George Monbiot dans <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/jun/08/british-empire-colonies-banks-reform">The Guardian</a> du 08/06/2009 et surtout prendre le temps de lire le brillant essai de John Lanchester publié dans la <a href="http://www.lrb.co.uk/v31/n10/lanc01_.html">London Review of Books</a> du 28/05/2009 et intitulé « It&#8217;s finished ».</p>
<p style="text-align: justify;">(8) D&#8217;ailleurs qui se soucie encore des déclarations finales des G8, comme celle du G8 Finance du 13/06/2009 (source : <a href="http://www.forbes.com/2009/06/13/g8-finance-ministers-markets-economy-lecce-statement.html">Forbes</a>, 13/06/2009), à un moment où chacun agit en fait de son côté : Américains d&#8217;un côté, Canadiens et Européens de l&#8217;autre, Britanniques et Japonais au milieu, tandis que les Russes jouent un jeu différent ?</p>
<p style="text-align: justify;">(9) La mésaventure arrivée au Secrétaire d&#8217;Etat au Trésor américain, Timothy Geithner lors de son récent discours aux étudiants en économie de l&#8217;université de Shanghai est à ce titre très instructive : le public de l&#8217;amphithéâtre a éclaté de rire lorsqu’il s’est mis à expliquer doctement que les Chinois avaient fait un bon choix en investissant leurs avoirs en Bons du Trésor et en Dollars US (source : <a href="http://www.examiner.com/x-3747-Louisville-City-Hall-Examiner%7Ey2009m6d2-Chinese-laugh-at-Treasury-Secretary-Geithner?cid=exrss-Louisville-City-Hall-Examiner">Examiner/Reuters</a>, 02/06/2009) ! Or il n&#8217;est rien de pire pour un pouvoir établi que de susciter l&#8217;ironie ou le ridicule car la puissance n&#8217;est rien sans le respect (de la part à l&#8217;ami autant que de l&#8217;adversaire), surtout quand celui qui se moque est censé être « piégé » par celui qui est moqué. Cet éclat de rire vaut, selon LEAP/E2020, de longues démonstrations pour indiquer que la Chine ne sent pas du tout « piégée » par le Dollar US et que les autorités chinoises savent désormais exactement à quoi s&#8217;en tenir sur l&#8217;évolution du billet vert et des T-Bonds. Cette scène aurait été impensable il y a seulement douze mois, peut-être même il y a seulement six mois, d&#8217;abord parce que les Chinois étaient encore dupes, ensuite parce qu&#8217;ils pensaient qu&#8217;il fallait continuer à faire croire qu&#8217;ils étaient toujours dupes. Visiblement, à la veille de l&#8217;été 2009, cette préoccupation a disparu : plus besoin de feindre désormais comme l&#8217;indique ce sondage de 23 économistes chinois publié le jour de l&#8217;arrivée de Timothy Geithner à Pékin qui jugent les actifs américains « risqués » (source : <a href="http://news.xinhuanet.com/english/2009-05/31/content_11461910.htm">Xinhuanet</a>, 31/05/2009). Les mois à venir vont résonner de cet éclat de rire estudiantin…</p>
<p style="text-align: justify;">(10) Et il n&#8217;y a pas qu&#8217;aux Etats-Unis que les actionnaires seront systématiquement lésés par l&#8217;état sous prétexte de l&#8217;intérêt collectif supérieur, comme le montrent les pertes des fonds de pension qui avaient investi dans les actions de Chrysler ou GM, ou les pressions de la Fed et du gouvernement US sur Bank of America pour qu&#8217;elle cache à ses actionnaires l&#8217;état désastreux de Merrill Lynch au moment de son rachat. Sources : <a href="http://www.open.salon.com/blog/closureisamyth/2009/06/10/supreme_court_screws_chrysler_bondholders">OpenSalon</a>, 10/06/2009 / <a href="http://online.wsj.com/article/SB124045610029046349.html">WallStreetJournal</a>, 23/04/2009. Au Royaume-Uni, en Europe et en Asie, les mêmes causes produiront les mêmes effets. La « raison d&#8217;état » est depuis toujours l&#8217;excuse la plus simple pour justifier toutes les spoliations. Et les crises graves sont propices pour invoquer la « raison d&#8217;état ».</p>
<p style="text-align: justify;">(11) En Allemagne, un problème similaire se pose du fait de l&#8217;élection nationale de Septembre prochain. Après l&#8217;élection, les problèmes bancaires du pays feront la une des médias, avec plusieurs centaines de milliards d&#8217;actifs à risque dans les bilans des banques notamment régionales. On est loin de l&#8217;ampleur des problèmes des banques US ou britanniques, mais Berlin va sans aucun doute devoir faire face à des faillites potentielles. Source : <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jMrZsRd3EKDVppH2ehmQu6xJOISg">AFP/Google</a>, 25/04/2009. Et aux Etats-Unis, les banques aidées par l’état fédéral ont tout simplement diminué leurs prêts à l’économie alors qu’elles étaient censées faire le contraire. Source : <a href="http://money.cnn.com/2009/06/15/news/companies/tarp_banks_lending/index.htm?postversion=2009061516">CNNMoney</a>, 15/06/2009</p>
<p style="text-align: justify;">(12) Sources : <a href="http://www.ft.com/cms/s/6dcdae88-4ee6-11de-8c10-00144feabdc0,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F6dcdae88-4ee6-11de-8c10-00144feabdc0.html&amp;_i_referer=">Financial Times</a>, 01/06/2009; <a href="http://uk.biz.yahoo.com/04062009/323/temasek-sells-barclays-stake-1-bln-dlr-loss.html">YahooFinance</a>, 04/06/2009; <a href="http://www.streetinsider.com/Corporate+News/Temasek+Sells+Its+Bank+of+America+%28BAC%29">StreetInsider</a>+Holdings/4656921.html , 15/05/2009; <a href="http://www.ft.com/cms/s/c733052a-4ed9-11de-8c10-00144feabdc0,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2Fc733052a-4ed9-11de-8c10-00144feabdc0.html&amp;_i_referer=">Financial Times</a>, 01/06/2009</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source:<a href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-36-est-disponible!-Crise-systemique-globale-Le-choc-cumule-des-trois-vagues-scelerates-de-l-ete-2009_a3341.html"> leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Les bulles et l&#8217;énergie conditionnée</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 07:19:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Celui qui a su désigner l&#8217;échec respiratoire de l&#8217;économie par l&#8217;image d&#8217;une « bulle qui éclate » a eu une riche idée. Les systèmes complexes sont définis par le fait qu&#8217;entre l&#8217;input et l&#8217;output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><strong>Celui qui a su désigner l&#8217;échec respiratoire de l&#8217;économie par l&#8217;image d&#8217;une « bulle qui éclate » a eu une riche idée.</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-5281" title="auto-destruction" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/auto-destruction.jpg" alt="auto-destruction" width="350" height="263" />Les systèmes complexes sont définis par le fait qu&#8217;entre l&#8217;input et l&#8217;output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le résultat n&#8217;est pas directement prévisible. Non seulement ce lien n&#8217;est pas direct, mais aussi en raison des conditions multiples une même cause peut avoir différents effets selon le moment choisi.<br />
 De là on peut dire qu&#8217;un système « juste » dans l&#8217;idéal est celui dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut d&#8217;abord saisir les règles morales et éthiques puis les appliquer convenablement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La technologie naturelle des réflexes consiste à détecter de façon approximative mais en tendant vers l&#8217;amélioration la ou les causes qu&#8217;il faut provoquer pour obtenir les effets désirés. Ce mécanisme est complètement indépendant des facteurs moraux ou éthiques.</p>
<p>Quand on vit au sein d&#8217;un système complexe telle que l&#8217;est l&#8217;économie d&#8217;aujourd&#8217;hui, le summum de l&#8217;intelligence pour se dépatouiller consiste à saisir ce qu&#8217;il faut faire pour amasser le plus d&#8217;argent afin de se trouver en sécurité. D&#8217;ailleurs mêmes les pauvres félicitent les riches en les croyant supérieurement intelligents, là où en fait ils ne le seraient que s&#8217;ils ne faisaient pas abstraction de l&#8217;éthique.</p>
<p>D&#8217;ailleurs c&#8217;est dommage que le terme de sécurité ne soit pas compris plus généralement dans ce sens, car la principale cause d&#8217;insécurité dans le monde est précisément l&#8217;injustice d&#8217;un système dont les inputs sont trop loin de la morale si on veut obtenir en retour un résultat positif en sortie de chaîne des cause-conséquences.</p>
<p>Dans la vie il y a deux sortes de personnes (gag), ceux qui sont trop honnêtes et restent pauvres et celles qui tiennent absolument à exercer leur intelligence au service de leur sécurité, en considérant que le bien obtenu confère un caractère moral à leurs actes.</p>
<p>Ceux qui veulent faire du fric savent très bien comment s&#8217;y prendre, tandis que la plupart de la masse des gens, bien qu&#8217;ils en auraient envie, se trouvent à chaque fois bloqués par un excès de contraintes morales, comme par exemple faire en priorité un métier plaisant. Si on pollue, on contamine, si on est insouciant et dégénéré, on a bien plus de chance de se trouver « en sécurité » au sein du système injuste. C&#8217;est cela qui fait son injustice.<span id="more-5280"></span></p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Les attentats du 11/9 aux états-unis ont traumatisé et définitivement lésé ce pays. Qu&#8217;il ait été déclenché de l&#8217;intérieur ou de l&#8217;extérieur, qui est la question sur laquelle tout le monde s&#8217;interroge, importe peu en fait, car finalement ce qui compte le plus est la chaîne des conséquences qui a été déclenchée : dans le monde entier tous les pays auto-proclamés démocratiques se sont sentis en insécurité, et ont renforcé leur tendance vers la dictature en prévision d&#8217;éventuels accidents de e genre, tels des traumatisés qui bondissent au moindre claquement de porte (ce qui constitue un ressort puissant auquel peuvent se fier ceux qui cogitent des actes réellement immoraux).</p>
<p>Le traumatisme vient de ce que la vérité sur la cause première n&#8217;ait jamais été élucidée. Tant qu&#8217;on ne connaîtra pas la raison ou ce qui était voulu, on restera dans un sentiment de lésion et de douleur.<br />
 Normalement le pragmatisme consiste à ne retenir que l&#8217;existant pour définir les buts recherchés, en partant du principe que la mise en oeuvre était soigneusement étudiée afin que les effets désirés soient ceux qui ont été effectivement obtenus.</p>
<p>Mais même ceux-là sont encore flous, on tend à penser en terme de nouvel ordre mondial, de dictature mondiale, de diminution de la population mondiale dans le but de sauver le système injuste, comme le faisceau de présomptions le plus probable, vue le genre d&#8217;intelligence qu&#8217;on est en droit d&#8217;attendre en général de la part des dirigeants. C&#8217;est une intelligence uniquement fondée sur les réflexes conditionnés par la pratique au sein du système injuste, c&#8217;est juste qu&#8217;ils savent « comment faire » (du fric), indépendamment de toutes les autres questions. Ils sont obligés de suivre des formations dans des grandes écoles, pour savoir « comment faire ». (Cela est sensé prédire le genre d&#8217;absurdité d&#8217;un monde où le « comment faire » n&#8217;est pas accessible à l&#8217;être doué de sa seule raison.)</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans une vision matinale j&#8217;ai vu une bulle jaillir. Si-si ! Je me demandais comment le savon allait se coller de façon à boucher le trou venant de la paille qui la gonfle. En fait c&#8217;est en tirant dessus, ça crée un tunnel qui avec le mouvement peut s&#8217;écraser et se coller, après quoi la bulle est complètement indépendante de l&#8217;environnement extérieur et se stabilise. J&#8217;avais la vision de cette bulle en train de se stabiliser quand je me suis dit qu&#8217;une fois hermétique, la quantité d&#8217;air à l&#8217;intérieur de la bulle était fixée, et la pression fluctuante.</p>
<p>Cette fluctuation de pression d&#8217;une quantité d&#8217;air fixe répond à une loi algorithmique que j&#8217;ai découverte en 2004, qui est l&#8217;algorithme du nombre Phi, qui permet d&#8217;obtenir ce nombre irrationnel à partir d&#8217;un calcul rationnel, au moyen d&#8217;un va-et-vient mécanique allant toujours en diminuant, que l&#8217;ordinateur calcule une une fraction de secondes.<br />
 Ceci est l&#8217;image de l&#8217;homéostasie, dans tout système une homéostasie a lieu et l&#8217;ensemble des objets qui concourent à un système répond le plus prioritairement à ce besoin qu&#8217;a le système global de trouver un équilibre.</p>
<p>Par exemple, voici un système injuste qui produit l&#8217;effet qu&#8217;en son sein, c&#8217;est l&#8217;immoralité qui permet d&#8217;obtenir un « output » favorable, c&#8217;est à dire que c&#8217;est l&#8217;injustice qui permet d&#8217;en sortir gagnant, j&#8217;ai nommé « le Poker » !<br />
 Dans ce jeu « jouer admirablement intelligemment » consiste à bluffer ses adversaires de la façon la plus efficace et invisible possible. Si, par éthique, on ne bluffe jamais, même en sachant très bien deviner les cartes des autres joueurs, alors sa mise de départ ne fait jamais que diminuer très progressivement mais sûrement vers la faillite complète. Car même quand on a les cartes gagnantes en main, et surtout à ce moment-là, il y a toujours un joueur pour prétendre avoir de meilleures cartes, ce à quoi on est tenté de ne pas céder (par envie de faire justice !). Mais ce bluffe étant systématique, il arrive aussi souvent qu&#8217;il n&#8217;en soit pas un. Le meilleur joueur au poker, peut prendre la « parole » au nom de tout le groupe à la vue d&#8217;un tirage, pour dire par exemple « ce tirage est pourri, je ne mise pas beaucoup ». Tout le monde étant d&#8217;accord, tout le monde mise autant, de façon à ce que les bonnes et les mauvaises cartes soient impossibles à détecter. A ce moment-là c&#8217;est une pensée de groupe qui agit, et celui qui a prit la parole a donné le ton. Mais intervient le bluffeur, qui dit « non pour moi ce tirage est merveilleux, je mise tout ! ». Alors celui qui a prit la parole peut soit révéler qu&#8217;en fait il a voulu bluffer tout le monde, soit se coucher et perdre sa mise, en pensant que le bluffeur en face a réellement un bon jeu. Après quoi les autres joueurs se couchent ou résistent selon leur jeu. Au poker si on agit de façon éthique et crédule, on perd. Et bien évidemment quand un joueur fait « tapis » à tous les coups, on se doute qu&#8217;il bluffe de façon arrogante, on voit qu&#8217;il casse toute la pensée de groupe, et le pire dans tout ça c&#8217;est qu&#8217;il remporte soit les mises de départ, soit la mise totale, bref qu&#8217;il gagne le plus souvent. En finale une fois un joueur a fait « tapis » dès le départ sans même regarder ses cartes. Les autres joueurs, stupéfaits, se sont trouvés dans une situation de combat contre l&#8217;immoralité, dans lequel ils ont d&#8217;autant plus de chances de perdre qu&#8217;ils sont nombreux à lutter.</p>
<p>C&#8217;est très pratique d&#8217;étudier le poker comme un système complexe dont la résultante dépend de facteurs sur lesquels nul n&#8217;a aucun contrôle (puisqu&#8217;en l&#8217;occurrence c&#8217;est le hasard qui décide).<br />
 Dans un vrai système complexe, les lois sont si nombreuses et contradictoires que le résultat est lui aussi très proche du hasard. <br />
 D&#8217;ailleurs c&#8217;est vraiment « par hasard » que les riches sont riches, les pauvres sont pauvres, et que les puissants et les faibles sont à la place qui est « la leur » (ce qui ne serait pas le cas dans un système compassionnel).<br />
 Et comme au poker, qui consiste à se débattre au sein d&#8217;un système injuste, plus on est puissant (en terme de richesse) plus on a de chances de provoquer la faillite des autres joueurs.<br />
 En fait toute la victoire se joue sur la pression psychologique qu&#8217;on peut exercer sur les autres, tels de cyniques sadiques.<br />
 Et si tous les joueurs s&#8217;entendent super bien, et cherchent une pureté dans le jeu est restant pragmatiques et malins, sans qu&#8217;un d&#8217;entre eux ne fasse d&#8217;interférences en se montrant arrogant, alors on observe que les gains de chaque joueurs s&#8217;équilibrent de plus en plus.</p>
<p>Au sein d&#8217;un système injuste, c&#8217;est l&#8217;injustice qui permet de s&#8217;en sortir ; c&#8217;est d&#8217;ailleurs ainsi qu&#8217;on définit la réalité de cette injustice.</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Le système économique global est une bulle, dans laquelle on insuffle de l&#8217;air pour faire monter la pression. Au sein de ce système il y a de multiples sous-bulles qui font des échanges d&#8217;air et font varier leur pression mutuelle. Normalement ces échanges devraient se faire au sein d&#8217;un système clos dans lequel seuls les échanges occasionnent les variation de pression, de façon à ce que la quantité d&#8217;air globale soit constante et que seule la pression soit fluctuante.<br />
 Dans ce cas, c&#8217;est un système régit par l&#8217;or, qui est une quantité limitée à laquelle on affecte une valeur variable. Si il y a 1000 d&#8217;or en tout dans le monde, alors la valeur de toute chose doit s&#8217;accommoder des valeurs de toutes les autres choses pour trouver un équilibre.<br />
 Ce système semble plus saint que le système on on injecte constamment de l&#8217;argent et où la valeur de toutes les choses, du coup, ne fait qu&#8217;augmenter, sans jamais vraiment pouvoir prendre ses repères, de sorte que certaines bulles se mettent à gonfler de façon disproportionnée à la réalité des équilibres dont elle est la résultante. Le jour où on s&#8217;en rend compte cette bulle crève et l&#8217;air qu&#8217;il y a à l&#8217;intérieur est réinjectée aux bulles connectées à la première.</p>
<p>Mais ce système à quantité d&#8217;air globale fixe n&#8217;est qu&#8217;une image symbolique de la réalité qui doit être produite par un système juste. En réalité on doit se moquer, et être libres de faire varier la quantité globale, de façon à ce qu&#8217;elle s&#8217;auto-régule librement d&#8217;elle-même.<br />
 Ce qui compte le plus est le principe selon lequel la valeur de toutes choses ne s&#8217;étalonne qu&#8217;en raison de la valeur de toutes les autres choses. <br />
 Au sein d&#8217;un système « moins injuste » (on va dire) on aura prit soin d&#8217;établir des rapports entre les valeurs, de sorte à donner des grandes lignes qui ne doivent pas être franchies. Ce doivent êtres des lois proportionnelles et grossières, du type « l&#8217;énergie ne doit pas dépasser 5% des dépenses globales », « l&#8217;alimentation doit être suffisante partout et pour tous », « un produit manufacturé ne doit pas être plus de dix fois plus cher que le produit brut », etc&#8230;</p>
<p>En fait c&#8217;est un algorithme en temps réel qui doit dire, en partant d&#8217;un point fixe tel que « une baguette de pain = 1 », comment doivent s&#8217;étalonner tous les autres prix autour de ce premier repère imposé comme règle. Ainsi les coûts constitutifs de « la baguette de pain » doivent être inférieurs au prix « 1 », et les autres prix doivent s&#8217;apparenter à cette première valeur fixe, pour dire par exemple « un pain au chocolat = 1 aussi ; sachant qu&#8217;il ne peut décemment valoir « 2 ».<br />
 Ceci serait une première règle abstraite pour que les prix soient conditionnés les uns par rapport aux autres, de façon globale dans tout le système financier mondial. Un algorithme devra remplir cette tâche, et produire un prix en temps-réel, à l&#8217;instant de l&#8217;acqusition de toute marchandise.<br />
 Je ne sais pas si le lecteur suppose toute la mécanique qu&#8217;il doit y avoir derrière pour permettre ce résultat d&#8217;une confortable facilité et sécurité. Mais il est urgent et vital de se mettre en quête du système qui produit ce résultat.</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">En fait, quand un événement est sur le point de se produire, ça consiste en une énergie qui s&#8217;est condensée dans un accumulateur et qui y est restée bloquée. C&#8217;est un peu à l&#8217;image des traumatisme, il s&#8217;agit d&#8217;une énergie disponible qui n&#8217;a pas été dépensée et ne peu l&#8217;être qu&#8217;en présence d&#8217;une raison. Parfois (même souvent) au sein d&#8217;un système de haute densité énergétique, le moindre événement peut devenir le catalyseur de toute une somme d&#8217;événements qui étaient prêts à bondir.<br />
 C&#8217;est le cas dans les couples dysharmonieux qui sautent sur la moindre occasion pour s&#8217;étrangler mutuellement, c&#8217;est le cas dans les hémicycles de politiciens où, sous l&#8217;apparence d&#8217;une paisible raison un argument déclenche le feu aux poudres comme pour dire « ç&#8217;en est trop ! », et comme c&#8217;est le cas quand une bulle économique (engluée dans une illusion) prend soudain contact avec la réalité.</p>
<p>C&#8217;est pour cela que les vrais bon économistes disent que finalement, le système économique global en entier est une bulle sur le point d&#8217;éclater. Il ne s&#8217;agit pas de s&#8217;attaquer aux sous-bulles et de transférer les quantité d&#8217;air d&#8217;un point à un autres, même la sphère des ultra-riches de ce monde (qui connaît une inflation fulgurante, faut-il préciser) constitue une bulle dont l&#8217;éclatement va leur faire très mal, le jour où par exemple on considérera que l&#8217;or dans lequel ils se retranchent « par sécurité » n&#8217;est d&#8217;aucune valeur pour le système humain. Cela est largement prévisible.</p>
<p><strong>Les mécanismes de la nature, qui sont très certainement homéostasiques, permettent de laisser l&#8217;espoir qu&#8217;à un moment tout système injuste s&#8217;auto-détruise par sa propre faute, en libérant une grande quantité d&#8217;énergie condensée (opprimée) aussitôt qu&#8217;elle aura trouvé un moyen de se coordonner, et donc « une raison ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">8119</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://w41k.info/?read=28308">http://w41k.info/?read=28308</a>)</em></p>
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		<title>Les blessures du dollar se rouvrent</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par W Joseph Stroupe « Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par W Joseph Stroupe</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours sur les Etats-Unis – en dépit du rallye boursier en cours à Wall Street et des espoirs croissants que le pire est à présent derrière nous.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5265" title="crise-du-dollar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/crise-du-dollar.jpg" alt="crise-du-dollar" width="350" height="261" />La FED désirait que l’aversion hystérique des investisseurs mondiaux pour le risque n’existât pas, laquelle aversion atteignit son point culminant à l’automne 2008, lorsque les grandes banques de Wall Street s’effondrèrent en envoyant des secousses sismiques sur toute la planète. Après tout, la position des responsables de la FED est que cette crise a été essentiellement déclenchée par des investisseurs en proie à la panique, lesquels ont artificiellement entraîné la valeur des actifs financiers innovateurs de l’Amérique bien en dessous de leur valeur réelle, jetant injustement le discrédit sur des quantités massives de tels actifs, en les étiquetant de « toxiques » !</p>
<p style="text-align: justify;">La FED a cru pouvoir insuffler une nouvelle vie à ces actifs et à l’économie américaine basée sur la bulle des actifs, en ouvrant à nouveau les vannes du crédit et en remplaçant la peur des investisseurs par la confiance – ce qui se traduit inévitablement par un plus gros appétit pour le risque. Un certain appétit pour le risque est à présent de retour. Mais le problème est que le dollar américain n’en tire pas bénéfice. A la place, ses blessures ne font que se rouvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir du 2 juin dernier, le dollar a atteint son nouveau nadir de 2009 contre presque toutes les devises majeures, lâchant, rien que ce jour-là, un gros pour-cent contre l’euro, faisant complètement fi de la déclaration du Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, lors de sa visite en Chine, selon laquelle les Etats-Unis privilégient un dollar fort. Le 27 mai, la courbe du rendement des Bons du Trésor a grimpé vers un nouveau sommet, alors que la différence entre les bons à deux ans et ceux à dix ans a atteint 2,75%, frôlant même les 2,78% le 2 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs mondiaux, aussi bien privés que publics (les banques centrales), expriment plus fort que jamais leurs craintes croissantes d’être exposés au dollar au-delà du court terme. Ils font également part de l’effondrement de leur confiance en cette devise, en tant que réserve sûre, au-delà du court-terme.<span id="more-5261"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Faisons un bref retour en arrière et regardons cette crise mondiale avec recul. Lorsque la bulle immobilière américaine a commencé à éclater en 2006, des actifs financiers innovateurs intrinsèquement risqués, adossés à du papier hypothécaire, ont fini par être présentés pour ce qu’ils étaient réellement (des actifs « toxiques ») et, à la fin juillet 2007, la crise des subprime désormais célèbre est apparue.</p>
<p style="text-align: justify;">La contagion de toxicité s’est répandue pour infecter pratiquement tous les actifs innovateurs de ce genre, effaçant des quantités phénoménales de richesse et plongeant les banques et autres institutions financières étasuniennes dans la crise et la ruine. Les dégâts et la destruction se sont propagés à l’économie réelle, tandis qu’un grippage sévère et persistant a pratiquement fermé le robinet du crédit à tous les niveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette tempête grossissante, les investisseurs mondiaux paniqués et qui ont horreur du risque se sont débarrassés de ces actifs et de leurs investissements sur les marchés émergents considérés à risque, et ils se sont massivement réfugiés auprès du dollar, le faisant ainsi monter. La FED et les autres banques centrales ont commencé à dépenser des trillons [un trillon = mille milliards] de dollars dans le but de stabiliser le système financier en train de vaciller et de rétablir la confiance qui s’était complètement effondrée. Toutes ces interventions (qui se poursuivent encore aujourd’hui) ont à peine réussi à sauver d’un krach total le système financier mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui ne présage rien de bon, les investisseurs mondiaux, bien qu’ils eussent salué le dollar comme monnaie refuge pendant la tempête, se sont rués sur les actifs à court-terme, dédaignant visiblement l’ensemble des actifs à plus long terme libellés en dollar. Ce fait constituait une preuve accablante que la perte bien connue d’attraction stratégique mondiale du dollar en tant que valeur refuge n’avait en aucune manière été résolue. Au contraire, elle est ignorée pour l’instant.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Des blessures qui se rouvrent</h3>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, tandis que l’aversion au risque s’estompe et que l’appétit pour le risque revient, les investisseurs mondiaux réalisent qu’ils ont vendu un peu vite leurs actifs et leurs investissements non libellés en dollars sur les marchés émergents lorsque la crise s’est intensifiée l’année dernière. Les marchés émergents sont largement considérés comme étant ceux qui sortiront en premier de la crise et les actifs sur ces marchés sont à des prix des attrayants. Par conséquent, les investisseurs vendent maintenant leurs dollars pour racheter ces actifs considérés comme étant de meilleurs refuges que le dollar face au retour inévitable de l’inflation de dollars au-delà du court-terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait monter le rendement sur une multitude d’actifs financiers libellés en dollars, tels que les Bons du Trésor et les bons hypothécaires, et renvoie le dollar vers les plus bas de 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Les indices des marchés émergents et les matières premières montent en flèche tandis que les ressources des investisseurs y affluent à nouveau. La dépense excessive de l’Amérique et ses déficits qui atteignent des sommets, la politique monétaire débridée dans cette crise et l’effondrement de la confiance en la FED qui sera réellement incapable de supprimer une telle politique et l’excès de liquidités lorsque cela sera requis, provoquent l’enracinement profond dans l’esprit des investisseurs qu’une inflation de dollars est à prévoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La perception irrésistible des investisseurs mondiaux, que la FED, le Trésor et l’Administration sont en train de perdre le contrôle de la situation fiscale aux Etats-Unis et que l’inflation (plus probablement l’hyper-inflation) devient visiblement inévitable, menace d’infliger des dégâts irréversibles aux finances étasuniennes et au dollar lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Angela Merkel, la chancelière d’Allemagne, a lancé le 2 juin une mise en garde sévère sur ces positions, une mise en garde remarquable pour sa totale honnêteté et sa violation sans précédent de la règle cardinale de la politique allemande, selon laquelle les politiciens allemands ne commentent jamais la politique monétaire de cette banque centrale. Le fait qu’elle ait rompu cette règle indique que Berlin se sent extrêmement préoccupé par la dangereuse et risquée politique monétaire hyper-inflationniste prise dans cette crise. La Chancelière Merkel a lancé son attaque contre la Réserve Fédérale des Etats-Unis, la Banque d’Angleterre et la Banque Centrale Européenne. Voici ce qu’elle a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ce que les autres banques centrales ont fait doit cesser maintenant. Je suis très sceptique à propos de la portée des actions de la FED et sur la façon dont la Banque d’Angleterre a tracé sa propre ligne en Europe.</p>
<p>Même la Banque Centrale Européenne, d’une certaine manière, a cédé à la pression internationale avec son achat d’obligations sécurisées. Nous devons revenir à une politique monétaire indépendante et sensée, autrement, dans dix ans, nous retournerons là où nous en sommes aujourd’hui.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le 3 juin, le président de la FED en personne, Ben Bernanke, a lancé une mise en garde en disant que les déficits à long-terme menacent la stabilité financière même des Etats-Unis. Il a ajouté :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ces dernières semaines, le rendement des bons du trésor à long-terme et des crédits hypothécaires à taux fixes ont augmenté […] Ces augmentations semblent refléter les inquiétudes vis-à-vis des déficits fédéraux importants …</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, il a quelque peu minimisé le rôle de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la dépense américaine, cherchant à attribuer l’envolée record des rendements à d’autres facteurs. Il semble que les responsables de la FED ne veulent pas voir la vérité crue et entière sur le fait que les investisseurs mondiaux sont en train de perdre très vite confiance dans la situation fiscale américaine et dans le dollar.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une veine similaire, Richard Fisher, le président de la Banque de la Réserve Fédérale de Dallas, a lancé une mise en garde le 23 mai contre la monétisation de la dette américaine au moyen de l’achat de bons du Trésor, d’instruments financiers et autres actifs par la FED. Il a prévenu que cette politique risquée rend les investisseurs mondiaux de plus en plus nerveux. De plus, il a prévenu que le défi de la FED consiste à rassurer les marchés sur le fait que la FED ne se rend pas elle-même « la servante » de l’extrême prodigalité fiscale, presque comme si la promesse était suffisante en elle-même. Il a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Je pense que l’astuce ici est d’assister le fonctionnement des marchés privés sans signaler d’aucune façon ou d’aucune forme que la Réserve Fédérale prendra part à la monétisation de la largesse fiscale, des déficits et du programme de relance.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais les investisseurs tirent exactement cette conclusion alors qu’ils jugent la FED, non pas sur ses propos rassurants, mais plutôt sur sa politique et ses actions plus que jamais risquées. Et avec de nouvelles quantités colossales de Bons du Trésor qui inondent le marché, alors que le Trésor émet des trillons de dollars de nouvelle dette rien que pour cette année fiscale, les investisseurs, avant d’acheter ces actifs, exigent des prix plus bas et des rendements plus élevés sur ces titres.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon toute probabilité, la FED devra accroître de façon significative ses propres achats de Bons du Trésor à plus long-terme dans un effort visant à empêcher l’envolée des rendements d’échapper à tout contrôle et d’effacer totalement ses efforts à maintenir une politique monétaire hyper-débridée. Mais une telle manœuvre de dépréciation du dollar (l’émission de quantités encore plus énormes de dollars) ne fera que convaincre un peu plus les investisseurs que l’hyper-inflation est inévitable et, ce faisant, réduira encore plus l’attrait actuel pour le dollar, le tirant immédiatement plus bas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble certain que la FED ne le comprend pas : ses responsables semblent penser, sans aucun doute, qu’ils peuvent rassurer les investisseurs mondiaux, simplement en réitérant les assurances citées ci-dessus, mais sans changer véritablement et sérieusement de direction. Ils n’écoutent absolument pas la sagesse de la mise en garde d’Angela Merkel et de ceux qui pensent comme elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est de savoir si les banques centrales qui détiennent déjà beaucoup de dollars, à l’instar de la banque centrale chinoise, accroîtront de façon spectaculaire leur exposition au dollar risqué dans un effort d’enrayer son déclin, afin d’empêcher l’érosion de leurs avoirs actuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant en considération le niveau record d’angoisse à propos de leur exposition déjà importante au dollar, il semble hautement improbable qu’ils accroîtront maintenant de façon significative leur exposition, lorsque les risques liés au dollar augmentent de façon spectaculaire. Notez le commentaire du 2 juin à ce sujet de l’organe de presse de l’Etat chinois, le <em>China Daily</em>, dans un article intitulé : « Geithner Vend un Dollar Dévalué » :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Une autre raison à la faiblesse du dollar est la sombre perspective à laquelle sont confrontées les finances publiques des Etats-Unis. Les investisseurs sont inquiets des déficits budgétaires records du gouvernement américain. L’administration de Barack Obama pourrait être obligée d’émettre la somme gigantesque de 3.250 milliards de Bons du Trésor pour combler le trou noir financier d’un tel déficit aussi massif. Cela a toute chance de faire fuir les investisseurs en bons du trésor à long-terme libellés en dollars.</p>
<p>Lorsque les taux d’intérêts sont quasiment à zéro et que les options traditionnelles ont été épuisées, la Réserve Fédérale n’a aucun autre choix que de recourir à un « soulagement quantitatif » et d’acheter des Bons du Trésor. Mais elle gonflera l’offre de l’argent de base et accroîtra ainsi le risque d’une dévaluation du dollar. Bien que la dévaluation du dollar puisse être une bonne nouvelle pour les exportations américaines, elle érodera la confiance de l’investisseur et pourrait même conduire à l’effondrement de l’hégémonie du dollar.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs qui ont de la jugeote sont en train précisément de faire ce que Bill Gross, le fondateur du plus gros fonds obligataire du monde, PIMCO (<em>Pacific Investment Management Company</em>), leur a conseillé le 3 juin de faire. Il a prévenu que les finances américaines se détériorent sérieusement et que les investisseurs devraient rapidement diversifier leurs avoirs en dollars avant que les banques centrales ne le fassent inévitablement. Gross a réduit de façon importante ses avoirs en obligations du gouvernement américain de toutes les catégories au sein de son <em>Total Return Fund</em>, suivant ainsi le propre conseil qu’il a prodigué aux investisseurs mondiaux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Est-ce le début de la fin de cette bulle ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’elle soit encore naissante, la tendance actuelle consistant à vendre ses dollars pour acheter des actifs solides comporte le risque important de se transformer en une véritable débandade dans un avenir plus ou moins proche. Comment ça ? Comment cette tendance croissante à sortir du dollar pour aller vers des actifs solides pourrait-elle commencer à s’auto-alimenter pour devenir une débandade ?</p>
<p style="text-align: justify;">En supposant que le rallye en cours sur les marchés émergents est pour de vrai, comme l’indique fortement l’évidence, alors, chaque dollar vendu pour acheter dans ce rallye affaiblit un peu plus cette devise. Tandis que les investisseurs surveillent attentivement la valeur du dollar en constant déclin, ils chercheront à se prémunir des pertes en vendant des dollars pour des actifs solides, ce qui ne fera qu’accroître un peu plus l’offre de dollars et affaiblira encore plus cette devise.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu d’investisseurs auront les tripes pour faire basculer trop loin le dollar si son déclin s’accélère trop vite ou même s’il reste quelque peu progressif et qu’il ne se redresse pas rapidement. Ainsi, le cycle s’auto-alimente, devenant potentiellement une débandade pour sortir du dollar, faisant courir le risque d’un éclatement de la bulle des Bons du Trésor et une catastrophe pour les finances américaine, alors que les rendements et les taux d’intérêt se renforcent, que s’ensuivra un resserrement monétaire hors de tout contrôle et qu’un arrêt encore plus massif du crédit s’agrippera aux Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné qu’une telle richesse est à présent placée dans les Bons du Trésor à court-terme, les investisseurs qui refusent de reconduire leurs avoirs dans de nouveaux Bons du Trésor, mais exigent à la place leur remboursement afin d’acheter autre chose, pourraient placer le Trésor des Etats-Unis dans un sacré pétrin si la tendance actuelle naissante se transforme vraiment en quoi que soit ressemblant de près ou de loin à une débandade.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera en particulier le cas si les investisseurs mondiaux continuent de refuser d’acheter les Bons du Trésor à plus long-terme, refusant ainsi au Trésor une source cruciale de dollars lui permettant d’émettre les remboursements exigés par les investisseurs qui ne reconduisent pas leurs avoirs dans de nouveaux titres ou de nouvelles obligations.</p>
<p style="text-align: justify;">La vraie question ici, lorsque l’on imagine un éclatement possible de la bulle des Bons du Trésor, est de savoir si le cycle en cours de liquidation des dollars entraînant la faiblesse du dollar s’auto-alimentera jusqu’à un degré suffisant où le déclin du dollar s’accélèrera et deviendra désordonné ou si ce déclin pourra rester plus progressif et plus régulier. La réponse à cette question dépend de la psychologie des investisseurs et des évènements qui pourraient l’affecter.</p>
<p style="text-align: justify;">Si une panique sur le dollar se met en route, alors nous assisterons à une débandade et à un éclatement à grande échelle de la bulle des Bons du Trésor, ainsi qu’à une crise concomitante du dollar, à un effondrement renouvelé des finances américaines et à une dépression économique à grande échelle subséquente.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, les enjeux sont extraordinairement élevés pour les Etats-Unis en ce qui concerne le maintien d’une confiance mondiale dans les avoirs en dollars. D’une certaine façon perverse, la crise mondiale que nous avons déjà endurée, une crise qui a émané des Etats-Unis, a produit exactement ce dont le dollar avait besoin – une aversion extrême pour le risque et une ruée massive vers le dollar. Mais cette devise commence maintenant à perdre la course à l’attrait mondial alors que les investisseurs commencent à se tourner vers les actifs solides. Le dollar peut-il contenir ses pertes et maintenir ce qui lui reste d’attrait pour les investisseurs ? Pourrait-il même refaire ses pertes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>W Joseph Stroupe</strong> est expert en prévisions stratégiques et il est rédacteur en chef de la publication en ligne </em>Global Events Magazine</p>
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://atimes.com/atimes/Global_Economy/KF05Dj01.html"><em>&laquo;&nbsp;Dollar&#8217;s wounds reopen&nbsp;&raquo;</em></a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em></em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/economie/dollar_hyper_inflation_bons_du_tresor_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>Les périls de la titrisation : La plus grosse escroquerie de tous les temps ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Mike Whitney Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ? Ce n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par Mike Whitney</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5257" title="les-perils-de-la-titrisation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/les-perils-de-la-titrisation.png" alt="les-perils-de-la-titrisation" width="338" height="255" />Ce n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces escroqueries ont fait la queue à l’extérieur du bâtiment de la Réserve Fédérale pour échanger leurs titres pourris contre des milliards de dollars de prêts financés par les contribuables. Pendant ce temps, l’effondrement du crédit a laissé le système financier en ruines et planté l’économie comme un piquet de tente. Les files de chômeurs s’allongent et les consommateurs réduisent leur budget sur tout, des soirées en ville aux déplacements jusqu’à l’épicerie. Et tout cela est dû à l’escroquerie financière pyramidale concoctée à Wall Street, qui s’est répandue à travers l’ensemble du système mondial comme une épidémie agressive de grippe. Ceci n’est pas une récession normale ; le système financier a explosé par le fait de banquiers avides qui se sont servis de « l’innovation financière » pour estropier le système et qui ont fait gonfler la plus grosse bulle spéculative de tous les temps. Et ils l’ont fait en toute légalité, utilisant un procédé peu connu qui s’appelle la titrisation.</p>
<p>La titrisation – qui est la conversion de fonds communs de prêts en titres vendus sur le second marché – fournit le moyen d’exercer un effet de levier massif sur les dettes. Les banques se servent d’opérations hors bilan pour créer des titres afin de pouvoir éviter les obligations normales de réserve et les opérations de contrôle dérangeantes. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la qualité des prêts n’entre pas en ligne de compte, puisque les banques gagnent leur argent sur la création des prêts et autres commissions. Ce qui importe est la quantité, la quantité et la quantité ; une ligne d’assemblage de dimension industrielle de prêts nauséabonds déversés sur des investisseurs sans méfiance pour faire grossir les résultats. Et, bon sang, comme il est facile pour Wall Street d’engranger à tour de bras ce papier pourri lorsqu’il n’y a personne pour surveiller et que la FED joue aux <em>pompom girls</em> dans les gradins ! Dans une analyse de l’économiste Gary Gorton, rédigée pour la conférence de 2009 de la Banque de la Réserve Fédérale d’Atlanta sur les marchés financiers et intitulée « Giflé par la Main Invisible ; le Secteur Bancaire et la Panique de 2007 » [<em>"Slapped in the Face by the Invisible Hand; Banking and the Panic of 2007"</em>], l’auteur montre que les titres liés aux crédits hypothécaires ont connu un véritable gonflement, passant de 492,6 milliards de dollars en 1996 à 3.071,1 milliards de dollars en 2006. En tout, plus de 20 trillions [1 trillion = 1.000 milliards] de dollars de dette titrisée ont été vendus entre 1997 et 2007. Quelle quantité de cette dette s’avèrera sans valeur au fur et à mesure que les saisies monteront en flèche et que les bilans des banques seront de plus en plus sous pression ?<span id="more-5256"></span></p>
<p>La dérégulation a ouvert la boîte de Pandore, libérant un mélange bizarre d’opérations obscures hors bilan (SPV, SIV)<a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Mike_Whitney/titrisation_Wall_Street_Bernanke_050609.htm#1n">[1]</a> et de dérivés douteux aux noms étranges qui étaient utilisés pour amplifier l’effet de levier et empiler de la dette sur des fragments de capital de plus en plus petits. Il est facile de faire de l’argent lorsqu’on ne mise pas avec son pognon ! C’est ainsi que les dirigeants des fonds spéculatifs et les petits malins des fonds d’investissement privé deviennent riches. La titrisation a fourni aux banques l’occasion d’accorder des prêts de mauvaise qualité à des emprunteurs qui n’avaient aucun moyen de les rembourser et la possibilité de les transformer par magie en titres notés AAA. « Abracadabra ! » Tous les agents de relation publique de Wall Street ont claironné que la titrisation « démocratisait » le crédit parce que plus de personnes pouvaient emprunter à de meilleurs taux, étant donné que le financement provenait des investisseurs plutôt que des banques. Mais tout cela était un bobard. Le véritable objectif était de percevoir des profits colossaux en prélevant des salaires et des bonis énormes au départ, avant que les gens ne s’aperçoivent qu’ils avaient été trompés. L’ancien chef du FDIC [La <em>Federal Deposit Insurance Corporation</em>, qui préserve et favorise la confiance populaire dans le système financier des Etats-Unis] , William Seidman, avait déjà tout pigé 1993 lorsqu’il avait raflé la mise après le fiasco des prêts et de l’éparge. Voici ce qu’il disait dans ses mémoires :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>« Donnez comme instruction aux régulateurs de chercher le nouvel engouement dans l’industrie et de l’examiner attentivement. La prochaine erreur sera une nouvelle façon d’accorder un prêt qui ne sera pas remboursé. »</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout est dit. Les banques n’ont jamais espéré que les prêts seraient remboursés, ce qui explique pourquoi ils les ont accordés à des emprunteurs sans revenu, sans caution, sans emploi et avec un mauvais dossier bancaire. Cela n’avait aucun sens, en particulier pour quiconque se fût jamais assis en face d’un banquier méprisant, épluchant son profil d’emprunteur. Croyez-moi, les banquiers savent comment récupérer leur argent, si c’est leur véritable intention ! Dans ce cas, cela n’avait aucune importance. Ils voulaient juste maintenir à pleine vitesse aussi longtemps que possible leur racket de fausse monnaie. Pendant ce temps, le Maestro Greenspan les encourageait sur le banc de touche, chantant les louanges de la « nouvelle économie » et le palier élevé de prospérité qui avait été atteint grâce au capitalisme du laissez-faire. Pourquoi quelqu’un aurait-il pu se préoccuper de ce que Greenspan pensait ? De toute façon, la FED n’est qu’une filiale du cartel bancaire.</p>
<p>A présent que la bulle de la titrisation a éclaté, 40% du crédit qui avait coulé dans l’économie a été supprimé, déclenchant un krach boursier comme dans les années 30. Le patron de la FED, Bernanke, a remplacé Greenspan au pied levé et apporté une protection de 13 trillions de dollars pour empêcher le système financier de s’effondrer, mais l’économie plus large a poursuivi son plongeon historique. Bernanke essaye de boucher l’abîme qui s’est ouvert lorsque la titrisation s’est arrêtée brutalement et que le gaz a commencé à s’échapper de la bulle du crédit dans un énorme fracas. La démultiplication est en cours, malgré les nombreux programmes de la FED pour faire monter en régime la titrisation et restaurer l’économie spéculative basée sur les bulles. Le dernier coup de folie de Bernanke, le <em>Term Asset-backed securities Lending Facility (TALF)</em> [ou facilité de crédit sur les titres adossés à des actifs], fournit 94% de financement public aux investisseurs désireux d’acheter des prêts adossés à de la dette sur les cartes de crédit, les prêts aux étudiants, les prêts automobiles ou les prêts immobiliers d’entreprise. C’est une situation « non perdante » pour les gros investisseurs qui pensent que la dette titrisée fera son come-back. Mais c’est le problème ; personne n’y croit. Ces prêts attractifs, assortis d’une caution (presque) sans risque, n’ont pas réussi à appâter les grosses maisons de courtage et les directeurs de fonds spéculatifs. Bernanke a engrangé moins de 30 milliards de dollars dans un programme conçu pour prêter jusqu’à 1 trillion de dollars. Cela a été un échec total.</p>
<p>Pour comprendre la titrisation, il faut penser comme un banquier. Les banquiers pensent que les profits sont limités par les obligations légales de réserve. Donc, ce qu’ils veulent vraiment est développer le crédit sans ces réserves légales ; ce qui parviennent à cet objectif. Ils créent un au-delà déroutant d’instruments aux noms étranges et de procédés bizarres qui cachent le simple fait qu’ils créent de l’argent sur du vent. C’est ce qu’est réellement la titrisation ; une camelote sous-capitalisée qu’ils font passer pour des joyaux précieux. Voici comment l’économiste Henry CK Liu le résume dans son article « Mark-to-Market vs. Mark-to-Model » [Valeur du marché c/ Valeur du modèle] :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>« Le système bancaire de l’ombre a esquivé de façon détournée les obligations légales de réserve du régime et des institutions bancaires traditionnelles régulées et a encouragé un plan pyramidal inversé – comme les chaînes de lettre – avec un effet de levier qui monte en flèche, basé dans de nombreux cas sur un coussin de réserve non-existant. Cela a été révélé par l’effondrement d’AIG en 2008, provoqué par son assurance sur les dérivés financiers, connus sous le nom de <em>credit default swaps</em> (CDS) [dérivés sur événements de crédit ou contrats de protection entre acheteurs et vendeurs] …</p>
<p>Le Bureau du Contrôleur Monétaire et la Réserve Fédérale ont autorisé conjointement les banques détenant une assurance sur les CDS à maintenir dans leurs livres des actifs à risque super-senior sans rajouter de capital, parce que le risque était assuré. Normalement, si les banques détenaient des risques super-seniors dans leurs livres, elles devaient affecter un capital égal à 8% de l’engagement financier. Mais ce capital pouvait être réduit à un cinquième du montant normal (soit 20% de 8%, c’est à dire 160 dollars pour chaque tranche de risque égale à 10.000 dollars dans les livres) si les banques pouvaient prouver aux régulateurs que le risque de défaillance sur la portion super-senior des contrats était vraiment négligeable et si les titres émis par l’intermédiaire d’une structure de CDO (<em>collateralized debt obligation</em>) [obligation adossée à des actifs] portaient une notation de crédit AAA de la part d’une « agence de notation de crédit reconnue au plan national », telle que la notation d’AIG par Standard &amp; Poor.</p>
<p>Avec une assurance sur les CDS, les banques pouvaient alors réduire le capital normal de 800 millions de dollars pour chaque tranche de 10 milliards de dollars sur leurs livres à juste 160 millions de dollars, signifiant que les banques avec une assurance sur les CDS peuvent prêter jusqu’à cinq fois plus à partir du même capital. Les contrats CDO/CDS assurés pouvaient alors contourner les règles internationales sur le capital. <em>(Henry CK Liu, &laquo;&nbsp;Mark-to-Market vs. Mark-to-Model&nbsp;&raquo;)</em></p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La même règle s’applique aux dérivés (CDS) en tant qu’instruments titrisés qui ne sont pas non plus suffisamment capitalisés, parce que mettre de côté des réserves diminue la capacité de maximiser les profits. Tout se résume à la dernière ligne du bilan. La raison pour laquelle les CDS sont si bon marché, comparés à une assurance conventionnelle, est qu’il n’y a aucun moyen de savoir si l’opérateur a la capacité de payer les indemnisations. C’est de la fraude, sur une échelle gigantesque, ce qui explique pourquoi le système financier est entré en paralysie totale lorsque Lehman Bros a fait faillite. Personne ne savait si les trillions de dollars dans les contrats de caution seraient payés ou non. Il y a tout simplement plus de demandes d’indemnisation qu’il n’y a d’argent dans le système. Les crédits hypothécaires bidons et les fausses promesses de caution ne signifient rien. « Montrez-moi l’argent ! » Le système est sous l’eau et il ne peut pas être réparé par plus de liquidités par la FED en claquant des doigts.</p>
<p>Le système bancaire de l’ombre s’est effondré, pas parce que le marché est « gelé » ou parce que les investisseurs sont en état de panique après Lehman, mais parce que les dérivés et la titrisation ont été exposés comme des fraudes soutenues par un capital insuffisant. C’est de l’huile de serpent vendue par des charlatans. Voilà pourquoi les décideurs politiques européens résistent aux demandes de la FED de créer une facilité similaire au TALF pour redémarrer la titrisation. Le boulot de Bernanke est d’intervenir et de mettre un terme aux polissonneries, pas de rajouter des problèmes en restaurant le régime générateur de crédit qui a transféré des centaines de milliards de dollars des gens qui travaillent dur vers les gros banquiers-gansters et les escrocs de Wall Street.</p>
<hr style="width: 100%; text-align: justify;" />
<p style="text-align: justify;">Note :</p>
<p>[1] SPV = <em>special purpose vehicle</em>, véhicules spéciaux. Un SPV classique acquiert des crédits, avec une petite décote. En contrepartie, il émet des tranches d’obligations de risques divers. Parmi ces SPV existent des véhicules qu’on appelle « conduits ». Ils mettent d’un côté à l’actif des tranches d’obligations triple A provenant de la titrisation des crédits. En contrepartie, ils émettent du papier commercial (des obligations à très court terme). Ce papier commercial, baptisé ABCP (asset backed commercial paper), rapporte plus que les placements à court terme classiques, car il est garanti par des obligations à long terme, qui portent des taux plus élevés.</p>
<p>Une autre forme de SPV sont les SIV <em>(structured investment vehicles)</em>. D’un côté, on a toujours ces obligations triple A résultant de la découpe des crédits. De l’autre, les SIV émettent en contrepartie des papiers à moyen terme<em>(medium term notes)</em> mais aussi des « equity », des titres qui ressemblent à des actions. Là, il y a de grands problèmes. Car si la valeur des obligations triple A à l’actif du SIV chute de 3,5 %, l’equity perd 50 % de sa valeur. Comme aujourd’hui – les décotes sur les obligations triple A sont supérieures à 3,5% &#8211; beaucoup de SIV sont obligés de vendre. Mais vendre dans des marchés peu liquides exerce une pression supplémentaire sur les obligations qui perdent encore davantage de valeur, ce qui contraint le SIV à de nouvelles ventes… C’est un cercle vicieux. Certaines banques ont finalement pris leur responsabilité et les ont réincorporés en bilan. Mais cela crée une nouvelle tension sur le marché des liquidités, car il faut financer ces reprises. HSBC, Citigroup et d’autres ont repris sur leur bilan pour plusieurs dizaines de milliards de dollars de SIV. Cela les a poussés à thésauriser leur liquidité, bloquant le fonctionnement du marché interbancaire, ce qui explique pourquoi les banques centrales ont procédé, de manière concertée, à de grosses injections de liquidités. Et puis, on a encore inventé des véhicules plus instables, dont certains, basés sur des titrisations de titrisation, ont vu leur valeur tomber à zéro…</p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://counterpunch.org/whitney06052009.html">&laquo;&nbsp;The Perils of Securitization: The Biggest Rip Off Ever?&nbsp;&raquo;</a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em> </em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Mike_Whitney/titrisation_Wall_Street_Bernanke_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>La gouvernance non démocratique et illégale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 14:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Thierry Brugvin (professeur en sociologie) Introduction Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par  <a href="http://thierry.brugvin.over-blog.com/">Thierry  Brugvin</a> (professeur en sociologie)</h3>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><img class="alignright size-full wp-image-5229" title="manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/manipulation.jpg" alt="manipulation" width="278" height="427" />Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique?<span> </span>Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) &#8211; Le pouvoir répressif et militaire &#8211; Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes &#8211; Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) &#8211; Le pouvoir idéologique &#8211; Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir.<span id="more-5236"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR FINANCIER:<br />
 BANQUES, DETTE ET PARADIS FISCAUX</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dette: instrument de domination des pays riches</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement à ce que l’opinion publique pense généralement, les flux financiers les plus importants vont donc du Sud vers le Nord. C’est finalement les plus pauvres qui aident les plus riches. En 2003, l&#8217;APD l&#8217;élevait à 54 Mds $ et le remboursement à 436 Mds, soit 8 fois plus (Ziegler, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Au moment de l’indépendance du Gabon en 1960, la Banque Mondiale a transféré à ce pays les dettes précédemment contractées par la France pour la colonisation du Gabon, ce qui est en violation complète des règles du droit international. Depuis, la mainmise des dirigeants français sur l’économie gabonaise ne s’est jamais démentie : Omar Bongo en est avant tout le garant. Une dette constituée dans ces conditions est illégitime et n’a pas à être remboursée&nbsp;&raquo; (Toussaint, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Concernant la Bolivie par exemple, selon Patrick PIRO «aucun économiste n&#8217;est dupe de ce miracle, c&#8217;est bien grâce à la coca et à la cocaïne que le pays n&#8217;a pas volé en éclat. Le trafic de la drogue a donné au pays des devises nécessaires au paiement de la dette » (Piro, 1994)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Boisgallais évalue, entre<span> </span>1 à 5%,<span> </span>l&#8217;aide publique bilatérale qui parvient réellement à la population, le reste partant en direction de construction d&#8217;infrastructure destinée à servir nos intérêts. Moins de 1% de l&#8217;APD bilatérale est consacrée aux ONG (Boisgallais, 1994). Selon Politis, le reste de l&#8217;aide bilatérale française se répartit globalement ainsi: 30 à 40% environ, pour les opérations de rééchelonnement de la dette ou révision des taux d&#8217;intérêts et parfois annulation partielle de dette &#8211; 20 à 25 % pour le salaire des coopérants pour des projets techniques, scientifiques, ou culturels, avec un salaire moyen de 4500 à 23 000 euros par mois. On comptait 3250 coopérants en 2001 &#8211; 15 à 25 % pour la promotion de la francophonie &#8211; 5 à 10 % pour l&#8217;aide financière aux projets pour l&#8217;étude et la réalisation d&#8217;équipements, d&#8217;infrastructure des transnationales françaises &#8211; 5 % destinés à l&#8217;armée, l&#8217;aide budgétaire, et le soutien aux plans d&#8217;ajustement structurels (Politis, 1998). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;été 1994, Lissouba, le président du Congo-B confie à Elf la responsabilité de gérer la dette pétrolière du pays. On observe une totale manque d&#8217;indépendance de l&#8217;Etat. En effet, Elf devient ainsi à la fois client de l&#8217;Etat et gestionnaire de son budget. (Verschave, 2001 : 44). Une entreprise capitaliste privée a ainsi eu la main mise sur un Etat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong> </strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les paradis fiscaux l&#8217;accélérateur de la gouvernance libérale et des délits politico-financiers</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Selon l&#8217;office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999; 50% des 4800 Mds de francs annuels dégagés par l&#8217;ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie&#8230;) seraient blanchis dans les paradis fiscaux. (ODCCP, 2000).La fraude et l’évasion fiscale représentaient, en 2003,<span> </span>environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est à dire 17% du budget de l’Etat soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004). Pour les PED, l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE (Foutoyet 2005). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La quasi totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C&#8217;est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman,<span> </span>idem pour le Crédit Agricole,la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­ques Populaires, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off shore, etc. (Foutoyet, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l&#8217;un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), enregistrée au Luxembourg, a conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le pouvoir des banques dans la gouvernance économique et politique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La politique monétaire permet de jouer sur les importations et exportations. C’est un outil fondamental de la souveraineté, comme l’est l’indépendance militaire par exemple. Or, les Etats africains n’ont pas cette liberté d’action et donc cette indépendance économique et politique. La Banque de France et maintenant la Banque centrale européenne avec l’euro ont décidé des dévaluations et du moment où elles ont eu lieu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan&#8230;) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes : Le magazine Forbes décomptait 1125 milliardaires en 2008. (Kroll, 2008). Ceci leur permet d&#8217;acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance: entreprises, médias, biens divers. Mais de plus, ils ont la capacité de corrompre les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laissent soudoyer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">D&#8217;autre part parce que les banques sont les lieux de dépôt de l&#8217;argent, et le lieu de transit des flux financiers qui sont l&#8217;énergie, le sang du système. Le blanchiment d&#8217;argent sale passait autrefois, par les banques des pays développés notamment, à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey&#8230;) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques) comme le soutien Denis Robert (2001). Ce dernier a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage « Révélation », en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Ces dernières, grâce à un<span> </span>« mécanisme de compensation », font ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Concernant, la BGPI, filiale du Crédit agricole Indosuez, il affirme, qu’elle possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005). Ainsi, certaines, telle la FIBA d&#8217;Elf ont blanchi de l&#8217;argent, ou participé à l&#8217;évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent. C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket&#8230;).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LES IDÉES<br />
 (IDÉOLOGIE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; gouvernance : la théorie hégémonique de la Banque Mondiale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A la Banque Mondiale, l’idéologie néo-libérale est hégémonique, c’est donc dans le cadre de cette politique qu’elle entend exercer ce qu’elle nomme une “bonne gouvernance”. La &laquo;&nbsp;bonne gouvernance&nbsp;&raquo;, pour la Banque mondiale est aussi synonyme de bonne gestion du développement” (World Bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum” (1998). Cependant, si cette politique se limite aux fonctions régaliennes, cela ne signifie pas un État faible. Il s’agit en réalité d’un “État gendarme” visant théoriquement à faire respecter les règles d’un marché concurrentiel et les libertés individuelles. Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c&#8217;est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels (privatisations, restrictions des budgets sociaux&#8230;), basés sur une politique économique néo-libérale. Ainsi, du fait du principe de conditionnalité auquel sont soumis les États pour recevoir des prêts de la Banque Mondiale, ceux-ci perdent la souveraineté sur leur politique nationale (George, 1994 : 184). Cette entorse à la souveraineté du peuple est “camouflée par les qualificatifs “d’empowerement” (la participation) et de “consensus&nbsp;&raquo; avec la société civile (Hidouci, 2003 : 6). On observe en effet une lutte idéologique, autour du concept de société civile, visant notamment à gagner “la bataille” pour une nouvelle forme de direction politique démocratique mondiale. Tandis que pour le grand public, la société civile signifie généralement les ONG, pour les organisations internationales telle l’OMC, il s’agit aussi des représentants des entreprises tel le MEDEF ou l’UNICE.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La corruption limite la démocratisation des États. Pourtant, les institutions financières internationales (IFI) agissent peu contre la corruption des dirigeants (lorsque les prêts qu&#8217;elles octroient sont détournés) (Gueye 2003 : 38).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La libéralisation et la privatisation de la régulation internationale </span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au cours du Forum Mondial de l’Economie de Davos, le 31 Janvier 1999, Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, a proposé au monde des affaires, de mettre en oeuvre le Global Compact (le pacte global). Plus de 3 700 entreprises venant de 120 pays différents, adhéraient en 2007 au Global Compact. Parmi les dix principes du Global Compact, deux<span> </span>concernent les droits de l’homme, quatre sont destinés aux droits des travailleurs, trois concernent l’environnement et le dixième porte sur la lutte contre la corruption. Le Global Compact étant une forme de<span> </span>code de conduite élaboré par les pouvoirs publics internationaux. Les transnationales, telle Nike, Nestlé, ou Total qui l’ont adopté s’engage volontairement à le respecter, mais il n’est prévu de dispositif de vérification, ni de sanction. Les Nations Unies ont autorisé les ETN Nike et Shell notamment, à adhérer au Global Compact, alors qu’elles enfreignent régulièrement leurs propres codes de conduite et les normes sociales et environnementales. Le choix consiste à déléguer, aux acteurs économiques privés, certaines des fonctions traditionnellement dévolues au service public (service des eaux, retraitement des déchets, production énergétique..). D’une part, cela représente une orientation de politique économique très spécifique. Mais d’autre part, cela transforme la nature même des organisations internationales publiques qui deviennent des partenaires des entreprises privées, plutôt que des autorités de régulation au service du peuple et de l’intérêt général (Brugvin, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale s&#8217;est développée à partir de la gouvernance d&#8217;entreprise (Leach, Percy-Smith, 2001). Dans la gouvernance on observe &laquo;&nbsp;une normalisation technique envahissante&nbsp;&raquo; (Hidouci, 2003 : 7) qui tente d&#8217;évacuer la dimension politique sous le discours de la neutralité, en se cachant dernière le langage de la gouvernance des entreprises. La gouvernance conduit à substituer les normes juridiques (décidées par les pouvoirs publics représentant le peuple) par des normes techniques (crées par des intérêts privés) : codes de conduite, labels, normes comptables privées, normes ISO&#8230;). Tandis qu’une partie du code du travail est en partie votée par ce dernier, les codes de conduite liées aux conditions de travail ou les normes ISO sont souvent créées par des entreprises privés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Par ailleurs, L’OMC est le fer de lance du<span> </span>libéralisme économique, qui sont<span> </span>l’idéologie et le pouvoir politique hégémonique au plan mondial. Le mandat de l’OMC est la suppression des obstacles au commerce. Comme pour la Banque mondiale et le FMI, cela<span> </span>conduit à une privatisation de la société qui engendre une à une inégalité sociale, économique et politique<span> </span>nuisible à la démocratie. Par exemple, l’OMC a pour mandat la libéralisation des échanges commerciaux, ce qui a pour conséquence qu&#8217;elle impose les intérêts économiques des transnationales sur les droits sociaux des travailleurs et la souveraineté politique des Etats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les pouvoirs publics tiennent leur légitimité de l’élection par le suffrage populaire et doivent donc être présents, pour garantir, théoriquement, les intérêts du peuple dans les décisions qui concernent celui-ci. Les pouvoirs publics disposent de la plus forte légitimité pour décider des règles, normes et lois, à portée générale, qui relèvent du droit positif. Les entreprises privées ne disposent pas de cette légitimité élective, ni de l&#8217;indépendance économique. Par conséquent, elles ne disposent pas de la légitimité à décider des orientations générales de la société, à légiférer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE GLOBALE NON DEMOCRATIQUE PAR LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PUBLIQUES:<br />
 (BM, FMI, ONU, OMC&#8230;)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dépendance financière des agences de l’ONU<span> </span>vis à vis des entreprises privées</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En comparaison de l&#8217;étendue de la tâche qu&#8217;on lui attribue, ses ressources sont largement insuffisantes. En 1993, le total des ressources de l’ONU s&#8217;élève donc à environ 7,3 milliards de dollars. Les grandes déclarations proclamées à l’ONU, telle &laquo;&nbsp;la santé pour tous en l&#8217;an 2000,&nbsp;&raquo; ne sont pas toujours associées de mesures suffisamment précises et de moyens conséquents. Ce verbalisme n&#8217;a alors pour but que de donner bonne conscience aux administrateurs représentants les différents pays membres et de satisfaire les attentes de l&#8217;opinion publique. De telles déclarations, lorsqu&#8217;elles sont irréalistes, aboutissent à jeter la confusion et à masquer l&#8217;impact réel des programmes mis en œuvre. Depuis la création de l’ONU, en 1945, les grandes promesses se succèdent, telle que la « santé pour tous en l’an 2000 », mais elles ne sont quasiment jamais réalisées. L’opinion est satisfaite par les promesses faites, à chaque sommet international, mais comme elle a peu de mémoire (les journalistes non plus), elle oublie les précédentes. C’est un cercle sans fin de manipulation de l’opinion publique, dans la mesure où ses dirigeants savent très bien qu’ils ne pourront atteindre les objectifs affichés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Nous allons voir que l’ONU et l’OMS subissent parfois de graves dérives. Or,<span> </span>l’Etat français dispose d’une part non négligeable de responsabilité dans la mesure où il est représenté au sein du conseil d’administration de l’OMS et qu’il dispose du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier s’avère l’organe le plus puissant de l’ONU, mais aussi le moins démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Malgré ses faiblesses, l’ONU est parvenue à de grandes réussites au service des plus pauvres. Pourtant, l’ONU, du fait de son influence, est l’objet de tentative de contrôle de la part des Etats dominants et de leurs transnationales, au sein du conseil de sécurité et de chacune de ses agences. Christian Joly rappelle les positions des organisations de solidarité internationale vis-à-vis de l&#8217;OMS : celles ci &laquo;&nbsp;continuent à voir la main des multinationales dans divers programmes de l&#8217;organisation. La collaboration de l&#8217;OMS, avec les firmes multinationales, est considérée comme une soumission aux lois du marché, au détriment de la satisfaction des besoins des populations&nbsp;&raquo; (Joly, 1987 :244-245)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">L’influence des lobbies industriels à l’ONU</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des lobbies industriels, à l’ONU, ne se limite pas à l’OMS ou au FNUAP. L’affaire «du programme pétrole contre nourriture » de l’ONU a éclaté, en janvier 2004. Dans son dernier rapport, le 7 septembre, la Commission d’enquête indépendante mise en place, en avril 2004, par Kofi Annan, a dénoncé une conduite «illicite, non éthique et corrompue» au sein de l&#8217;ONU et blâmé le secrétaire général Kofi Annan, lui-même, pour ses négligences et ses erreurs. «Notre mission était de chercher des fautes de gestion, dans le programme «pétrole contre nourriture» et des preuves de corruption au sein de l&#8217;ONU et par des entreprises sous contrat. «Malheureusement, nous avons trouvé les deux», a déploré son président, Paul Volcker (Rosett, 2005). « Dans un précédent rapport, en août, la Commission avait établi que le Chypriote Benon Sevan, lorsqu’il était responsable du programme «pétrole contre nourriture», avait empoché près de 150 000 dollars en pots-de-vin » (Mauriac, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les directeurs de la Banque Mondiale ont quant à eux aussi interrompus les prêts à différents pays, lorsqu&#8217;ils se heurtaient aux intérêts des Etats-Unis (même si officiellement il s’agissait d&#8217;autres motifs) précise Eric Toussaint. Dans le même ordre d’idée, la Banque Mondiale a systématiquement tenté de mettre en échec les régimes considérés comme des menaces pour les intérêts américains Parmi certains exemples les plus connus en Afrique, citons la dictature de Mobutu au Zaire, celle de Idi Amin Dada en Ouganda, d&#8217;Habyarimana au Rwanda à partir de 1973, d’Idris Déby au Tchad (Toussaint, 2006). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE LA PRODUCTION ET DU COMMERCE PAR LES ENTREPRISES:<br />
 EXPLOITATION, COMMERCE ILLÉGAL ET VIOLATION DES DROITS</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">L&#8217;exploitation légale par le capitalisme: premier facteur antidémocratique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Marx explique que la pauvreté, l’exploitation des travailleurs permet leur domination et leur aliénation, qui<span> </span>limitent leur capacité à se former et donc leur capacité à tenir leur rôle de citoyen, c’est à dire à défendre la démocratie. Avant, de trouver d&#8217;éventuelles causes, relevant de l&#8217;illégalité, il faut en effet, chercher les causes de la pauvreté des pays en développement dans l’analyse marxiste notamment. Cette dernière explique les inégalités principalement par le rôle des infrastructures économiques, des rapports sociaux de production, les inégalités des termes de l’échange, la division internationale du travail entre le centre et la périphérie (Emmanuel, 1969)[1]. Cependant Gramsci, montre qu&#8217;il y a une interaction entre les infrastructures et les superstructures au sein &laquo;&nbsp;du bloc historique&nbsp;&raquo; et non un simple déterminisme des premières sur les secondes (Gramsci, 1975). Mais, en plus de l’exploitation inégale, il existe une exploitation illégale, que nous allons examiner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Sous payer les matières premières d&#8217;un pays</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La production du pétrole en Afrique, par les entreprises transnationales du pétrole permet d’engranger d’énormes profits, souvent au détriment du pays et surtout de la population. A ce sujet l’exemple d’Elf Total, une autre entreprise du pétrole, au Congo est fort instructif. Le président Lissouba a bradé à Elf, les parts que l’Etat du Congo-Brazzaville détenait dans Elf Congo. Le prix officiel de la vente était de 270 millions de francs, mais les estimations de la valeur réelle de ces parts sont de 4 à 16 fois supérieures! (LDC, 1997, 1998). Sous-évaluer la qualité du pétrole représente un autre technique, pour arriver au même fin.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les « cargaisons fantômes » : la non déclaration de la production</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Floch Prigent, ainsi qu’un ancien Ministre de l’Economie du pays ont reconnu que le CONGO aurait bénéficié d’au moins deux « cargaisons fantômes ». Dans les faits, un tanker vient chercher du pétrole ; il repart chargé mais cette cargaison, qui échappe à toute comptabilisation, s’évanouit dans la nature au profit des compagnies pétrolières et des élites dirigeantes du pays. Il n’est pas rare que la cargaison change plusieurs fois de propriétaire pour échapper à toute traçabilité (Harel, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">S’allier les services d’un élu grâce<span> </span>aux commissions et rétro-commissions</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Loik Le Floch Prigent, affirme lui-même dans un livre intitulé “Affaires Elf, affaires d’Etat” (2001), faisant le bilan de son procès, que “l’activité industrielle classique s’accompagne nécessairement de mécanismes qui permettent le financement d’opérations opaques (&#8230;). Au sein du groupe (Elf) qui fait deux cents milliards de francs de chiffre d’affaires par an, le volume de ces opérations (occultes) varie de trois cents à huit cents millions de francs). (&#8230;) Elf dépensait notamment ces fonds pour obtenir “des permis de forage” dans les pays ou la société n’était pas encore implantée. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’ensemble de ces commissions versées aux officiels du pays, via des intermédiaires, était d’un certaine façon le prolongement de la politique étrangère de la France, notamment dans les pays africains et c’est la raison pour laquelle le président d’Elf en informait la présidence de la république (française), ainsi que les ministres des Finances et du Budget” (Prigent,<span> </span>55-56). “Disons que le président d’Elf est à la fois le président d’une société pétrolière et ministre bis de la Coopération. Et c’est justement parce ce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu’elle a de tout temps financé les services secrets (&#8230;). Elf a servi au financement du parti gaulliste, et a même été créé pour ça&#8230;” (&#8230;). Puis ce fut le tour du parti socialiste. Certaines de ces affaires ont défrayé la chronique judiciaire (affaire Dumas, Deviers Joncourt, Sirven, Elf Thomson, avions renifleurs, affaires des frégates, etc.). (Prigent, 2001 : 54-55 et 63-64). “L’ensemble de la classe politique savait qu’Elf faisait du financement politique”. Les rétro-commissions servaient “à mettre sous influence celui qui les percevait. Au cas où&#8230; Au cas une affaire comme l’affaire Elf leur péterait à la figure. Si tout le monde se sert du gâteau, plus personne ne plus rien dire.” (Prigent, 2001, 66-67). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> <br />
 </span></p>
<p align="center"><strong>LA CONCURRENCE DES GOUVERNANCES NATIONALISTES (IMPERIALISME)<br />
 ET LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ETAT</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les intérêts des entreprises cachés derrière les guerres locales et nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement à la lutte entre transnationales, se déroule une lutte entre Etats. Il s’agit de conflits déclarés (guerre) ou secrets (tels la guerre froide). Ce qui est en jeu, c’est le nationalisme, c’est à dire la volonté de puissance (Nietzsche, 1976), psychologique, politique ou économique, des dirigeants politiques, économiques et parfois même des peuples. Par leurs actions diplomatiques, militaires, politiques, les élus politiques viennent appuyer le développement des entreprises capitalistes nationales (l&#8217;impérialisme). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Derrière les conflits internes à une nation ou entre nations, il est rare qu’il n’y ait pas une quelconque influence d’un ou de plusieurs grandes puissances. En particulier, lorsqu’il s’agit des PED. Ne pas prendre en compte cette clé d’analyse, limite considérablement la compréhension du conflit en présence. Par exemple, le soutien de la France aux Hutus dans leur action de génocide envers les Tutsi (Coret, 2005) se comprend mieux lorsque l’on sait que les Tutsi étaient soutenus par les Etats-Unis notamment.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De 1945 jusqu’en 1989 (la chute du mur de Berlin) la guerre froide a été un des causes importantes des conflits. Une majorité des conflits nationaux (Burkina Faso, Angola, Chili, Bolivie&#8230;)<span> </span>étaient renforcés, attisés ou créés par la lutte entre le camp occidental, contre le camp soviétique. Malgré le discours d’indépendance de la France envers les Etats-Unis, notre pays a soutenu régulièrement ce dernier, notamment en favorisant la diffusion de l’arme atomique au camp occidental (Israël, Afrique du Sud durant l’apartheid&#8230;) (Lorentz, 2001).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Partage amiable des zones d&#8217;influence fait aussi parti des instruments de contrôle. Durant, la guerre froide, un accord tacite entre les Etats-Unis et la France a permis à cette dernière d&#8217;exploiter et de contrôler l&#8217;Afrique francophone, tandis que les Etats Unis s&#8217;octroyaient l&#8217;Afrique anglophone et l&#8217;Amérique du Sud (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le soutien des Etats aux intérêts des grands propriétaires capitalistes</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’Etat sert les intérêts des ETN, notamment pour des raisons d’indépendance énergétique nationale. M. Dominique Perreau, directeur des affaires économiques et financières au ministère des Affaires étrangères a déclaré que généralement &laquo;&nbsp;le ministre des Affaires étrangères use de son influence pour défendre les projets des compagnies françaises car l&#8217;Etat doit veiller à la sécurité des approvisionnements en pétrole et gaz naturel&nbsp;&raquo; (Aubert, 1999). Les présidents de la république jouent aussi le rôle de VIP pour les grandes transnationales de leur pays. Chirac était accompagné de plusieurs PDG, lors de son voyage en Chine, en octobre 2006. Nicolas Sarkozy fit de même et a ramené pour<span> </span>20 milliards d&#8217;euros de contrats pour<span> </span>les entreprises françaises, lors de son voyage en Chine en 2007(Les Echos, 26:/11/2007). Une large partie du soutien de la cellule africaine de l&#8217;Elysée, vis à vis des dictateurs, des guerres, des déploiements de l&#8217;armée française, etc. vise à protéger les intérêts des entreprises françaises. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les gouvernements et les ministères sont parfois doublés par des officines parallèles. C&#8217;est le cas du réseau Foccart, travaillant pour Elf, qui dirigeait en sous main tout la politique africaine de la France. Le soutien de l’Etat aux transnationales renforce leur capacité d’exploitation légale et illégale. La cellule africaine de l’Elysée, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’identité nationale et de la coopération&#8230; qui devraient normalement fonctionner dans la légalité ne respectent pas toujours l’Etat de droit. Par exemple, les observateurs du ministère de la coopération qui ont cautionné les élections truquées au Tchad en mai 2006 (Survie, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DEMOCRATIQUE PAR LA CONTROLE ET LA VIOLENCE<br />
 (POUVOIR DE LA SÉCURITÉ ET DE RÉPRESSION)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">Soutien militaire des grandes puissances dites démocratiques aux dictatures alliées</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les républiques qui disent faire la promotion de la démocratie dans le monde, n’hésitent pas à appuyer les dictatures, lorsque leurs intérêts sont en jeu.<span> </span>Pendant les huit ans du règne Habré, la France n’a pas cessé d’accroître son aide financière et militaire à un régime qui préférait investir toutes les ressources du pays dans des dépenses militaires inconsidérées, à l’encontre des besoins fondamentaux de la population, comme la santé ou l’éducation. L’armée et l’administration &laquo;&nbsp;d’Hissène Habré engloutissaient chacune en moyenne 200 à 250 millions par an d’aide française. L’armée française a enfoui ses possibles états d’âme face aux 40 000 personnes exécutées, 50 000 personnes emprisonnées et 200 000 personnes dépossédées de leurs biens pour cause d’opposition au régime d’Hissein Habré” (Calatayud, 1992). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Cacher un coup d’Etat par un gouvernement étranger derrière une fausse révolte populaire nationale</strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En prenant l’aspect d’une rébellion classique, les mercenaires jettent le doute sur la légitimité de tel ou tel gouvernement et introduisent l’idée que le régime est précaire et n’a pas le soutien de toute la population et donc doit être condamné. Cela contraint donc le gouvernement à entrer en conflit et il devient alors l’agresseur aux yeux de la communauté internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De nombreux, putschistes et mercenaires sont financés par un Etat ou une entreprise étrangère, afin de servir leurs intérêts. Ainsi si le coup d&#8217;Etat réussit, ces derniers seront proches d&#8217;un pouvoir qui servira leurs projets économiques ou politiques. Si le coup d&#8217;Etat échoue, compte tenu du fait qu&#8217;ils ne sont pas les acteurs de ce coup de force, ils ont peu de chance d&#8217;être inquiétés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Lorsqu&#8217;un Etat A ne sert pas ou plus les intérêts des entreprises d&#8217;un Etat B, le gouvernement de ce dernier use parfois du coup d&#8217;Etat pour placer de nouveaux dirigeants au pouvoir, qui seront plus à même de servir leurs intérêts. Ce fut le cas, avec le gouvernement français qui décida de mener un coup d&#8217;Etat, via des rebelles locaux et / ou des mercenaires, notamment au Tchad, au Comores (avec Bob Denard),&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Là encore, l’Etat agresseur peut les utiliser sans être mis en cause, comme lors du coup d’Etat aux Comores en 1995 ou Bob Denard arrive avec 33 hommes pour monter à l’assaut du palais présidentiel de Saïd Djohar. L’Etat français intervient et arrête les mercenaires qui seront emprisonnés sauf Bob Denard, évacué par un appareil de l’armée française (Caminade, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La guerre au service des intérêts des entreprises nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux, de hautes valeurs morales : la défense de la liberté, de la démocratie, de la justice. Mais derrière ces nobles motifs, les véritables motivations sont parfois moins claires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les guerres permettent de contrôler économiquement un pays afin de permettre aux entrepreneurs privés d’une nation de s’accaparer les richesses (pétrole, uranium, minerais&#8230;) ou humaines du pays, Le Chili aura été terrain d’expérimentation des théories libérales de Milton<span> </span>Friedman consistant à mettre sous tutelle les pays producteurs de matière première (énergie, métaux, nourriture&#8230;) afin de garder la maîtrise de l’économie mondiale. Cela supposait de briser les gouvernements et l’économie de ce type de pays (Petras, 2001 : 114).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La colonisation de l’Asie, de l’Amérique Latine et de l’Afrique sous le couvert d’apporter la civilisation visait d’abord cela. La traite négrière en Europe et en Amérique du Nord a servi cet objectif. La guerre des Etats-Unis contre l’Irak a permis à l’industrie pétrolière américaine de faire main basse sur les hydrocarbures du pays. Si la France s’est opposée à cette guerre, ce n’est pas seulement pour défendre l’Etat de droit, mais pour défendre les échanges privilégiés de ses industries avec l’Irak. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ce fut le cas par exemple de la Guerre du Biafra, dans laquelle la France soutenait les rebelles afin de récupérer le pétrole pour ses transnationales (Elf) (Verschave, 1999). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Le secret de la raison d’Etat : la boite de Pandore contre la transparence démocratique</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au delà du financement pas toujours très légal, des services secrets, les Etats, sous le<span> </span>motif de la raison d’Etat, classent « top secret » certaines affaires. Le fait qu’il faille parfois, pour des raisons de défense nationale invoquer le « secret d’Etat », engendre un biais très préjudiciable dans la transparence de la démocratie. Si au départ, les motifs sont légitimes, ensuite, la pratique se développe et les élus, ou les administrateurs de l’Etat utilisent le motif de la raison d’Etat pour dissimuler des éléments dont leurs citoyens devraient légitimement être informés. En 1989, par exemple, sous les motifs officiels de ne pas inquiéter la population, les français n’ont pas été informés à temps des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En réalité, on peut supposer que le lobby militaro-industriel du nucléaire n’avait pas intérêt à laisser se développer une psychose autour du danger des centrales nucléaires. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, on observe parfois une collusion entre les services secrets et les intérêts économiques privés. Maurice Robert, était chef de la sécurité d&#8217;Elf et ancien chef des services secret français en Afrique, pivot du réseau Foccart-Chirac<span> </span>(Verschave, 2001, 32). Par ailleurs, certains présidents africains ont été chaperonnés par un colonel de la DGSE, soi‑disant chargé de sa sécurité, et de multiples conseillers français. Par exemple, tous les conseillers du « président » ivoirien Houphouët‑Boigny étaient français (Verschave, 2000). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE PAR LA COMMUNICATION NON DEMOCRATIQUE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La communication comme instrument de propagande</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les campagnes de dénonciation des mouvements sociaux se heurtent aux campagnes de communication et de relations publiques des entreprises qui s&#8217;appuient sur une expertise et des ressources financières largement plus conséquentes. Les relations publiques sont ainsi qualifiées, dans les années 1920, &laquo;&nbsp;d&#8217;industrie du consentement&nbsp;&raquo; (Richter, 2004 : 149). Les relations publiques des entreprises sont, selon Harold D. Laswell, un de ses théoriciens, &laquo;&nbsp;la découverte que la propagande est moins coûteuse que la violence, la corruption, et autres techniques de contrôle&nbsp;&raquo; (Laswell, 1935: 524). Nous qualifierons pour notre part, de communication marketing, les pratiques de communication des entreprises qui visent à organiser le consentement du public, en s&#8217;appuyant sur des campagnes publicitaires, le packaging des produits et les relations publiques pour atteindre leurs fins, c&#8217;est à dire la maximisation de leur profit. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La novlangue : transformer la langue pour cacher une politique mal acceptée</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La novlangue, de même que le langage politiquement correct visent à transformer le mot trop connoté politiquement, pour en substituer d’autres qui n’éveilleront pas l’attention. Les dirigeants néo-libéraux sont passés maitres dans cet art. Alain Bihr, a écrit un ouvrage intitulé La novlangue néolibérale. Le rhétorique du fétichisme économique (Bihr, 2007), ou il en donnent divers exemples.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l&#8217;Afrique) lancé par<span> </span>l&#8217;axe FMI – Banque Mondiale, dans sa rénovation du vocabulaire de l&#8217;ajustement structurel. Ce dernier ayant subit de nombreuses critiques, ils cherchent à travers une nouvelle formulation (la novlangue) à<span> </span>laisser penser que l’on prend mieux en compte les besoins des plus faibles. Mais étant donné que les principes fondamentaux restent de nature néo-libérale, les plus démunis restent toujours sur le bord du chemin. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La récupération conceptuelle au service de l’idéologie dominante</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Un autre instrument de l’hégémonie idéologique des néo-libéraux est leur aptitude à la récupération et à la manipulation conceptuelle, qui est relativement proche de la novlangue. La Banque utilise &laquo;&nbsp;des mots solennels et des formules magiques pour transformer la réalité (George, 1994 : 207). Face aux défenseurs de l&#8217;environnement qui risquaient de mettre un terme à la philosophie de la croissance illimitée, la Banque a utilisé la notion de développement durable en décrétant &laquo;&nbsp;la croissance durable&nbsp;&raquo;. Celle-ci n&#8217;était dès lors plus menaçante, l&#8217;idée de durabilité neutralisant le danger de destruction. &laquo;&nbsp;Le mouvement de défense de l&#8217;environnement qui craint pour son avenir s&#8217;est vu ainsi privé de ses armes conceptuelles&nbsp;&raquo;(George, 94 :208)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Enfin, les institutions de Breton Woods, exercent un pouvoir politique et culturel. Le rôle financier et économique n&#8217;est que la partie émergée de l&#8217;iceberg. La partie immergée relève donc de la foi, de la croyance, de la doctrine, du leadership intellectuel. Comme le dirait Pierre Bourdieu, la Banque est puissante parce qu&#8217;elle est capable d&#8217;échanger constamment du capital économique contre du capital symbolique et vice versa.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Susan George décrit la Banque comme « la main invisible du &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo; planétaire mis en oeuvre par le capitalisme libéral.<span> </span>Dans son livre Crédits Sans Frontières, elle attribue donc au Fond monétaire international et à la Banque des attributs et un fonctionnement quasi religieux. La doctrine remplace alors l&#8217;argumentation, malgré le discours qui se veut scientifique c&#8217;est bien d&#8217;idéologie qu&#8217;il s&#8217;agit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR RELATIONNEL ET L&#8217;IDÉOLOGIE:<br />
 LE RÔLE DES RÉSEAUX ET DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les associations professionnelles contribuant à l&#8217;élaboration des politiques internationales</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les associations professionnelles (lobbies) exercent une influence parfois plus puissante sur les élus, que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, “ leur capital économique, culturel, symbolique, social (le réseau des relations)&nbsp;&raquo;, tels que les définit Bourdieu, certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques-uns sont des leaders politiques de premier plan. Mais la plupart d&#8217;entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou politique. Parmi, ces différentes organisations ont peu citer parmi les plus connus: CFR, Trilatérale, Bilderberg, WBRound Table, Bohemian Grove, Skulls&amp;bones&#8230; Or ces réseaux exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Gramsci (1975) a souligné le rôle des intellectuels dans l&#8217;hégémonie idéologique et la puissance des think thanks. Ces derniers sont des sortes de club de réflexion qui diffusent des idées. Les think thanks les plus influents, actuellement mettent la puissance de leurs idées et leurs meilleurs intellectuels au service de l’idéologie, des politiques des classes dominantes. Le sociologue français, Michel Crozier a ainsi réalisé, avec Samuel Huntington, un rapport<span> </span>en 1975, pour la commission trilatérale (Crozier) . </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les dirigeants de la CCI, tel Maucher, ceux de l’ERT, et, des ETN telles Nestlé, Shell ou Unilever participent régulièrement aux rencontres de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003). C&#8217;est dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de Unilever et de la CIA.<span> </span>Selon le politologue Stephen Gill, Il a pour but “d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (&#8230;) entre les nations de l’axe atlantique&nbsp;&raquo; (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest. Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (&#8230;). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">David Rockefeller fut le fondateur du Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale. &laquo;&nbsp;Ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” selon M. R. Jennar (2005). D. Rockefeller a déclaré à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). “Ce même personnage avait déclaré huit ans plus tôt devant la Commission Trilatérale: la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Certains auteurs, tel Fritz Scharpf, estiment que la légitimité par l&#8217;élection peut nuire au résultat, puisque le peuple n&#8217;est pas un expert (Scharpf, 2000), qu&#8217;il est versatile et émotif. Scharpf privilégie une gouvernance fondée surtout sur les outputs, c&#8217;est-à-dire la légitimité par le résultat notamment économique, plutôt qu’une légitimité issue de l’élection par les peuples. C&#8217;est sur ce type d&#8217;argument, fondé sur la légitimité par le résultat, que se sont appuyés les régimes autoritaires pour justifier leur autoritarisme, souligne Hermet (2003 : 21). C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l&#8217;intérêt du peuple lui-même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La vision de Nietzsche illustre bien celles de certaines élites, tel Rockefeller. Pour Nietzsche, la démocratie est un fléau pour l&#8217;humanité, car elle inaugure le pouvoir de la masse, du peuple ignorant (Nietzsche, 1976). Spencer, un contemporain de Darwin, considérait que la loi du plus fort était une loi naturelle, qui devait s&#8217;appliquer aux sociétés humaines. Ne favoriser que les élites est préférable pour le développement de l&#8217;humanité, car c&#8217;est le sens de l&#8217;évolution naturelle, la sélection naturelle du plus fort sur le plus faible. Par conséquent,<span> </span>l&#8217;aide sociale, les services sociaux, l&#8217;école publique, sont nuisibles à l&#8217;humanité, car ils viennent gaspiller des ressources nécessaires pour développer les qualités des élites (Spencer, 1889).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Romano Prodi figure notamment parmi ces élites. En 2006, il dirige<span> </span>l’Italie, or il a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Avec Pascal Lamy, actuel directeur de l’OMC et autrefois représentant de l’UE à l’OMC, ils ont à participer aux réunions du groupe Bilderberg en 2001 et 2003. Tous les ans, les représentants de BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292). Précisons cependant, que le pouvoir des réseaux et des lobbies, n’est pas si important que certains voudraient le penser. S’ils disparaissaient, cela n’aurait qu’un impact relatif, dans la mesure, ou il ne sont qu’un aspect, parmi une bonne dizaine d’autres formes de gouvernance non démocratique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La puissance des réseaux contre la démocratie ?</span></span><span lang="FR-CA"> </span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Après sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkosy invite au Fouquet&#8217;s, un palace parisien, les membres les plus proches de son réseau. On y trouvait notamment: B. Arnault, Bolloré, Dassault, Decaux, Bouygues (Parain d&#8217;un de ses fils), Desseigne (Barrière), Bernheim (Generali), Desmarais (Power Corporation), Kron (Alsthom), Frère (Suez), Proglio (Véolia)&#8230; (Chemin, 2005). De même au mariage de la fille de Bernard Arnaud, le 22 septembre 2005j, le magasine Paris Match, rapporte que 6 ministres en exercice étaient présents. Michel<span> </span>et Monique Pinçon, dans leur livre sur les grandes fortunes, montre que la richesse ne repose pas seulement sur l&#8217;argent mais sur des réseaux sociaux et un capital de privilèges socioculturels transmis par des dynasties familiales (2006). Cet aspect dynastique n&#8217;est pas sans rappeler les pratiques de la noblesse et de la royauté. Les privilèges officiels de l&#8217;aristocratie ont disparu pour la plupart (excepté pour certaines familles royales), mais cette pratique dynastique se perpétue, au plan social, économique et souvent même sur le plan du sang (mariage entre nobles). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement aux réseaux politiques, on trouve des réseaux économiques. Par exemple dans les relations entre la France et l’Afrique, les réseaux les plus influents sont ceux d’Elf-Total, Bolloré-Rivaud, Bouygues, Castel… Les réseaux religieux et ésotériques ont aussi leur place. Il y a notamment les groupes catholiques, le Vatican, l’Opus Dei, la Loge P2… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le réseau francs-maçons, en France et dans le monde, contribue parfois à limiter l&#8217;impartialité des juges. Le magistrat, Eric de Montgolfier, a dénoncé certains agissements, puis en janvier 2004, le magistrat Bernard Bacou décide de saisir lui-même le conseil supérieur de la magistrature au sujet de doyen des juges d’instruction du tribunal de Nice, en l’accusant d’impartialité et de solidarité criminelle entre des prévenus et lui-même. En effet, ce juge était membre des francs-maçons et jugeait une affaire dans laquelle l&#8217;accusé était lui même membre des francs-maçons. Or un des premiers serments de la franc-maçonnerie est le serment de solidarité (Etchegoin, 2004).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des puissances économiques sur les dirigeants politiques repose donc notamment sur les relations liées à leur statut important (capital symbolique),<span> </span>de négocier des accords ou des lois grâce à leurs poids économique (capital économique), de placer leurs anciens dirigeants dans les appareils politiques (capital social). Ou à l’inverse, les grands propriétaires capitalistes sont aussi en mesure de s’acheter les services d’ex-homme d’Etat, de se servir de leur image, de leur notoriété, de leur reconnaissance sociale (capital symbolique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE ISSUE DE LA DIMENSION PSYCHO-SOCIOLOGIQUE<br />
 (SOCIO-IDENTITAIRE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le besoin psychologique de pouvoir contre la démocratie</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On ne peut donc pas considérer que les problèmes politiques ne relèvent pas que de déficiences de nature sociale, mais aussi de faiblesses psychologiques donc individuelles. Plus les individus s’élèvent dans les structures du pouvoir économique ou politique, plus le besoin psychologique du pouvoir est susceptible d’être stimulé. Certains y succombent, d&#8217;autres non et d’autres préfèrent s&#8217;en écarter pour éviter ce type de difficultés. Ils s&#8217;en trouvent aussi qui restent pendant un temps à des postes de pouvoir sans succomber à ces vicissitudes. En effet, les problèmes d&#8217;ego et de pouvoir, d&#8217;agressivité, d&#8217;intolérance, etc. sont les premiers pas vers les pratiques anti-démocratiques, aussi bien au sein de la gouvernance globale non-démocratique, comme des mouvements sociaux d’ailleurs. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Alfred Adler (1870-1937) est un des trois pères fondateurs de la psychanalyse avec Freud et Karl Abraham. Il va élaborer une théorie de la psychologie individuelle, fondée sur le besoin de puissance visant à compenser un sentiment d&#8217;infériorité inhérent à tout être humain névrosé. C’est à dire tout le monde… </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet, les meilleures lois, règlements et procédures promulguées par les organisations internationales, les Etats, les entreprises et même les associations ne suffiront pas à faire respecter la démocratie en leur sein et ni à l’extérieur. Car un comportement démocratique ne relève pas seulement d’un savoir faire. En effet, le dialogue démocratique suppose aussi le dialogue et l’écoute sincère entre les personnes, une certaine éthique de la discussion, une volonté de dialogue de chaque individu, une ouverture à l’autre dans le respect de ses limites, de ses différences&#8230; En un mot un savoir être ne se limitant pas à un savoir faire. Il y a peu d’espoir de “faire de la politique autrement” sans cette prise en mains du premier niveau politique: la conduite de chacun par lui-même. N’oublions pas ce vieil adage, “la fin ne peut justifier les moyens”. Pour cette raison l’autre pan de l’action politique, relève de l&#8217;action de soi sur soi. </span></p>
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<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les différences de respect des règles sociales aux 3 étages de la société</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Fernand Braudel a montré que, depuis les origines de l’humanité, se sont édifiés progressivement trois étages de l’économie, auxquels correspondent trois étages de la société. Les trois étages de l’économie se sont constitués à travers un processus d’éloignement. Au rez-de-chaussée, l’étage de fondement, se développe une économie non-monétaire, de survie, de subsistance familiale. Au premier étage, est pratiquées l’économie d’échange local, c’est l’étage de la régulation légale. L’étage supérieur, étant celui de l’économie monde, celui de l’accumulation (des ressources et de la puissance), de la distance, de l’opacité&#8230; A cet étage, les acteurs font le contraire de ce qu’ils disent. Ils incitent à la pratique des règles du marché, mais grâce à leur puissance et leur éloignement de l’opinion publique, ils cherchent constamment à constituer des monopoles. Braudel montre ainsi qu’il existe un étage intermédiaire qui pratique les règles du jeu ; un premier étage qui ne les pratique pas encore et un étage supérieur qui ne les pratique plus, tout en tenant un double langage.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le même schéma se retrouve au niveau politique. au rez-de-chaussée il y a le clan et la famille. Au premier étage, l’échange, le débat public, la démocratie locale et à l’étage supérieur la macro politique qui pratique le double langage. Ainsi, au 3è étage de la pyramide, lorsque l’on appartient au groupe des élites, ou de la même classe sociale, on peut être tenté de se considérer comme supérieur, au-dessus des lois. C’est ce qui explique ainsi, que tant des dirigeants politiques et économiques, tel le PDG d’Elf, Roland Dumas, ou Charles Pasqua, par exemple, dérapent et se retrouvent devant les tribunaux.</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ils estiment qu’étant membres de l’élite, ils n’ont pas à fonctionner comme les autres, et qu’à la limite, s’ils le faisaient ce serait mauvais pour eux et pour l’intérêt général tel qu’ils le conçoivent. Ainsi, certains tels Rockefeller, se prononcent contre la démocratie car elle conduit à laisser le pouvoir à des ignorants et cela ne permet pas de prendre des bonnes décisions (Rockefeller, 1999). Ce sont les experts qui doivent décider. C’est pourquoi ils considèrent que, les référendums par exemple, tel celui sur le traité constitutionnel européen, sont préjudiciables à l’intérêt général, car les électeurs ne disposent pas de connaissances suffisantes pour voter en connaissance de cause. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">La pression sociale et l’imitation contre la légalité</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Beaucoup de citoyens ordinaires, s’ils étaient placés du jour au lendemain, aux commandes d&#8217;une transnationale exerçant des pratiques illégales ou d&#8217;une dictature, deviendraient probablement des dirigeants corrompus, ou des tyrans. D’une part pour des raisons psychologiques, liées au besoin de pouvoir (plus ou moins refoulé), tel que l’analyse Adler (1918). D’autre part du fait de la pression sociale de leurs collègues et de l’imitation, par l’isomorphisme (Powel, DiiMaggio: 1983 : 152), afin de rester conforme aux pratiques de ce milieu, à cette culture et de ces codes. L&#8217;individu tend à reproduire les pratiques de sa classe sociale. C’est le phénomène de &laquo;&nbsp;reproduction&nbsp;&raquo; décrit par Bourdieu (1972). Comme l&#8217;explique Braudel, lorsqu&#8217;un dirigeant exerce au &laquo;&nbsp;3e étage de la société&nbsp;&raquo;, au sommet des responsabilités nationales et internationales, il reproduit les règles sociales, les pratiques de ses paires qui se sentent au-dessus des lois créées pour la masse des citoyens.<span> </span>Ils se considèrent être membres de l&#8217;élite, donc au-dessus de celles-ci. Les abus du pouvoir, ne sont donc ni uniquement de nature psychologique, ni uniquement liés aux structures sociales, tel que l’explique Braudel. C&#8217;est donc une erreur de penser que tous les grands dictateurs sont des psychotiques (même si cela a pu être le cas parfois), même si souvent le « le pouvoir total rend totalement fou ». Il existe donc une relation dialectique entre le besoin psychologique du pouvoir, les structures de domination politique et économique, qui nuisent à la démocratie. On doit donc considérer que les problèmes politiques relèvent aussi bien de déficiences de nature sociale, donc collectives, que de faiblesses psychologiques donc individuelles. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Dialectique de l’individu et du collectif, du psychologique et du social</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est par un changement intérieur personnel (psychologique, pratique&#8230;), par le renoncement à son besoin de pouvoir sur l’autre, pour se consacrer à un véritable service des autres que la société évolue. En effet, lorsqu’une grande masse d’individus opèrent un changement de conscience, alors les règles sociétales, les lois internationales, les pouvoirs mondiaux se transforment vers plus d’équité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces changements de conscience et ses nouvelles règles sociétales, empêchent alors certains individus placés au sommet des organisations (économique, politique, sociale, religieuse…) de dériver vers leurs faiblesses (le besoin de pouvoir sans limite) qui les conduisent à reproduire les pratiques anti-démocratiques et parfois illégales des dirigeants précédents.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est donc des changements intérieurs des individus qui agissent sur la régulation globale de la société, qui en retour façonnent de nouveaux individus par l’éducation des masses. Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que reproduire la situation en place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que se reproduire elle même. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA THEORIE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Définition de la gouvernance adémocratique et illégale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Robert Cox a développé une économie politique critique en prolongeant la pensée d’Antonio Gramsci au plan international. Cox distingue aussi « trois forces fondamentales : les forces matérielles, celle des idées, et celle des institutions. Mais, il n’y en a pas une parmi ces trois qui puisse exercer une action unidirectionnelle, car elles sont en interactions » (Cox 1996 : 96-99). Susan Strange (1196) ajoute à la tripartition de Gramsci et de Cox, un quatrième forme d&#8217;autorité, la sécurité (militaire, sociale, économique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il y a un secteur qui est équitable et légal et démocratique (le visage officiel des relations Nord-Sud), cependant, celui-ci est lié à un pouvoir (la gouvernance) global &#8211; inégal &#8211; illégal, &#8211; et non démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale non démocratique de l&#8217;Afrique signifie donc le pouvoir (la gouvernance par les entreprises, les pouvoirs publics, l’armée&#8230;) inégal, illégal et non démocratique par des acteurs de nationalités multiples visant à perpétuer la domination et l’exploitation économique et politique en Afrique, (et non du monde).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On observe dans la réalité, un continuum sans véritable rupture entre les pôles opposés que sont la gouvernance légale et illégale, démocratique et non démocratique, privée et publique. Provisoirement, nous définirons aussi<span> </span>la démocratie comme la participation du plus grand nombre possible d’acteurs légitimes à une décision favorisant l’intérêt général. Nous y reviendrons plus en détails dans la suite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance non démocratique relève<span> </span>(et/ou) :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance légale (et/ou) -non transparente (occulte) par des acteurs non légitimes du fait de leur nature, car : non indépendants économiquement, non élus démocratiquement et dont les décisions sont insuffisamment participatives.</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance illégale, c&#8217;est-à-dire ne respectant pas l’Etat de droit (les lois)</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance inégale ne permettant pas l’égalité des conditions (Tocqueville), c’est à dire en terme bourdieusien une égalité au niveau du capital économique, social (réseaux, origines&#8230;.),<span> </span>culturel (connaissance, éducation, temps disponible pour cela&#8230;), capital symbolique (diplômes, titres, statuts&#8230;) (Bourdieu).</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En résumé la gouvernance non démocratique est une gouvernance illégale, (et/ou) inégale, non transparente, par des acteurs non légitimes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>La démocratie ne peut être effective si on relève notamment:</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;inégalité dans la propriété et la gestion de l&#8217;appareil économique et financier, (pouvoir capitaliste) &#8211; L&#8217;inégalité du temps pour se former et pour militer (Braibant, 2005) &#8211; L&#8217;inégalité<span> </span>des niveaux d&#8217;éducation &#8211; L&#8217;inégalité des conditions (de vie et de biens) Tocqueville (1948) qui entraîne : Une inégalité<span> </span>dans se capacité à supporter les conséquences des lois du fait d&#8217;inégalité économique -Une<span> </span>différence de priorité politique (égalité contre liberté) dans le vote des lois du fait de l&#8217;inégalité des conditions de vie (Noberto Bobbio).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet l&#8217;égalité juridique n&#8217;est pas réelle sans l&#8217;égalité économique et sociale (conditions de vie, possibilité de mobilité sociale) car l&#8217;exploitation économique capitaliste engendre la domination et l&#8217;aliénation des travailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance légale mais inégale et la gouvernance légale non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une grande partie de ce qui est décrit par FX Verschave, concernant ce qu&#8217;il nomme la «Françafrique», relève du légal. Par contre il s’agit de situation légale et en même temps inégale selon les partisans des politiques sociales. Par exemple lorsque Elf-Total va sous payer des ressources, tel le pétrole au Congo-Brazzaville (Verschave, 1999), une partie de ces transactions économiques s’inscrivent dans le champ légal, mais sont inégales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un second niveau, on peut porter l’analyse sur le plan légal et non démocratique. Les dirigeants du G8, tels les présidents français Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, ont généralement considéré que la gouvernance nationale et celle des organisations internationales sont légales et démocratiques. Dans une démocratie représentative, les dirigeants sont élus, donc il s’agit d’une démocratie. Cependant, un certain nombre d’auteurs Castoriadis (1996), Rosenvallon (1998) et d’associations telle Attac estiment qu’une<span> </span>démocratie représentative, si elle est bien légale, n’est pas véritablement démocratique. Sans démocratie participative, les citoyens ne peuvent plus participer aux décisions qu’une fois tous les 5 ans durant le mandat municipal ou présidentiel. De même le suffrage est censitaire au niveau de la Banque Mondiale et du FMI (George, 1994).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance illégale : le non respect de l’Etat de droit est<span> </span>non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un 3ème niveau on peut analyser la gouvernance entre les PED et les pays développés sous l’angle de l’illégalité. Le non respect de la loi généralisé signifie l&#8217;absence de l&#8217;Etat de droit. Nous retiendrons la définition première et minimum de l&#8217;Etat de droit, il s&#8217;agit d&#8217;un système institutionnel dans<span> </span>lequel les pouvoirs publics sont soumis au respect du droit[2]. Ce n&#8217;est donc pas une démocratie parfaite, mais un minimum à atteindre pour pouvoir approfondir les autres dimensions.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’illégalité est un des aspects du non démocratique. Car la démocratie suppose le respect de la légalité, c’est à dire de l’Etat de droit, mais aussi, de la transparence, de la légitimité des représentants, de la participation, etc. La définition de néo-patrimonialisme de Jean-François Médard (1995 : 325-339) vient souligner que la notion de légalité dépend aussi de la culture d’un pays. Cependant, dans un régime républicain occidental fondé sur le respect de l&#8217;état de droit, sur le respect des lois, sur une séparation claire entre les biens publics et privés, les pratiques néo-patrimoniales relèvent de l&#8217;illégalité. Les élus du peuple qui s&#8217;y adonnent devraient donc être punis par la justice, or c&#8217;est rarement le cas et lorsqu&#8217;ils sont inculpés, cela donne lieu souvent à des non-lieux ou à des légères peines, qui ne sont mêmes pas systématiquement appliquées. Concernant le procès Elf, quelques semaines après son incarcération, André Tarallo (le monsieur Afrique d&#8217;Elf), &laquo;&nbsp;en sortait pour raisons médicales&nbsp;&raquo; et ne devait plus jamais y retourner. M. Tarallo avait fait appel. Un an plus tard, en mars 2005, le jugement était encore plus sévère : sept ans d&#8217;emprisonnement ferme et toujours la même peine d&#8217;amende, 2 millions d&#8217;euros. Or, cette forte amende n&#8217;a toujours pas été acquittée (Robert, 2007).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le pire est atteint lorsque que la situation est inégale, illégale et non démocratique. C’est le cas lorsqu’un service secret (CIA, DGSE) ou une transnationale finance des mercenaires pour fomenter un coup d’Etat, comme ce fut le cas d’Elf au Congo- Brazzaville (Verschave, 2001). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Une typologie et non une description générale d’un système de gouvernance</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Précisons tout d’abord qu’il s’agit, dans un premier temps, de présenter une typologie de la gouvernance illégale et non démocratique. Ce n’est donc pas une description de l’étendue de la gouvernance illégale. Cela ne signifie aucunement que les citoyens des PED, n&#8217;aient aucune responsabilité et que la dimension illégale de la carence démocratique soit dominante. En effet, pour décrire le pouvoir (effectif) d’une forme de gouvernance illégale et non-démocratique sur la société, il faut être en mesure d’en établir :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">Quel est le nombre et le pourcentage des décisions? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Les décisions illégales sont elles fondamentales ou secondaires ?<span> </span></span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont-elles structurelles ou conjoncturelles ? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont elles intentionnelles ou involontaires ? (Quelle est le<span> </span>degré d’intentionnalité des décisions?)</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il ne s’agit donc ni d’en conclure, que les formes d’illégalité, telle la corruption sévissent partout et tout le temps ni à l’inverse d’en conclure que nous n’avons affaire qu’à un phénomène marginal. Les dirigeants politiques et économiques, qui observent le système capitaliste, repèrent les erreurs du système, mais ne les corrigent pas toujours, en particulier lorsque les dysfonctionnements (les injustices) les avantagent. Par exemple, le développement de la sous-traitance contribué à affaiblir le syndicalisme. Il n’a pas été pensé pour cela au début, mais a été utilisé pour cela ensuite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une majorité des acteurs appartenant aux classes dominantes ont des intérêts communs. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire qu’ils s’organisent systématiquement et qu’ils se téléphonent, pour fédérer ses intérêts convergents. La gouvernance capitaliste globale fonctionne majoritairement ainsi dans sa dimension légale. Cependant, certains types d’actions illégales tels les coups d’Etats, les élections truquées, elles, sont généralement pensées dès leur origine.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Est-ce un système structuré, ou des décisions éparses et sans liens entre elles qui sont le fruit des hasards de la conjoncture et donc disposant d’une importance secondaire ? On relève que les pratiques de la françafrique durent au moins depuis la décolonisation, donc depuis plus de 50 ans. Pierre Péan, Smith et Glaser, François Xavier Verschave (Françafrique (1999), Noir Silence (2000), ou Noir Chirac (2003)) notamment, montrent à travers leurs différents ouvrages, qu’il y existe un système structuré concernant certains aspects de la gouvernance illégale (le mercenariat, la corruption, le détournement des matières premières&#8230;). Cependant, cela ne signifie pas pour autant, que l’ensemble de la gouvernance de l’Afrique, relève de l’illégalité. &#8230;). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Mais un faible nombre d’actions illégales, si elles déterminent l’orientation à long terme d’un politique nationale, deviennent alors fondamentales. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>CONCLUSION</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Essayons à présent de hiérarchiser les différentes formes de<span> </span>pouvoir qui sont responsables de la situation actuelle de la pauvreté et des inégalités dans le monde.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La première cause, relève de l’éducation dans l’enfance et de la dimension psychologique. La seconde cause qui explique les inégalités sociales relève des déterminismes de la gouvernance économique, financière et idéologique. Gramsci (1975), puis Cox (1996) ont montré l&#8217;interaction entre les superstructures et les infrastructures, entre les forces productives et l&#8217;idéologie (de l&#8217;Etat, de la société civile&#8230;). Comme l’a montré Marx, les inégalités sont donc le résultat d&#8217;une lutte des classes, de l&#8217;exploitation, de la domination et de l&#8217;aliénation. Le capitalisme national et mondialisé reste donc la cause dominante, après la dimension psycho-sociologique, liée au besoin de pouvoir. Par conséquent, c&#8217;est autant le pouvoir et les causes politico idéologiques que le pouvoir et les causes économiques qui peuvent expliquer les inégalités actuelles mondiales et non la seule dimension économique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En particulier, c&#8217;est le pouvoir politique des propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production), (les capitalistes) qui domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. Donc, pour reprendre notre typologie il s&#8217;agit de la gouvernance économique, financière, idéologique et<span> </span>de la gouvernance par les pouvoirs publics (nationaux et internationaux).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le 4e niveau du pouvoir ou de la gouvernance regroupe la gouvernance par la violence (policière, militaire&#8230;), le pouvoir relationnel (les réseaux) et la gouvernance nationaliste (impérialiste).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire, même si elle semble largement sous-estimée. En effet, les causes premières sont les insuffisances psychologiques (besoin de pouvoir égocentrique), les carences de la démocratie (politique, économique et sociale), puis les causes économiques (le capitalisme économique) et enfin l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De même, si le capitalisme économique et politique peut expliquer la situation mondiale actuelle d&#8217;inégalité extrême, le libéralisme (avec sa dérégulation) ne vient que le renforcer, en accentuant encore les tendances vers le non respect des règles de certains des élites (la corruption). Ainsi, si le<span> </span>capitalisme libéral n&#8217;est pas la cause première des inégalités, il vient largement renforcer les faiblesses humaines (le besoin compulsif de pouvoir), le manque de démocratie<span> </span>et la tentation de la corruption et de l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">BIBLIOGRAPHIE</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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</ul>
<p><span lang="FR-CA"> </span></p>
<hr />
<p><em><span lang="FR-CA">[1] Emmanuel Arrighi, L&#8217;échange inégal. Essai sur les antagonismes dans les rapports économiques internationaux (Maspero, 1969)</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA">[2] Dans cette seconde définition (que nous ne retiendrons pas), l&#8217;Etat de droit se compose du respect des droits fondamentaux (civils et politiques), l&#8217;Etat libéral (Etat minimum, régalien, gendarme) et la démocratie libérale (pluralisme des partis, suffrage universel). &laquo;&nbsp;L&#8217;Etat de droit apparaît comme une organisation politique et sociale destinée à mettre en oeuvre les principes de la démocratie libérale&nbsp;&raquo; (Chevalier, Jacques, 1994,<span> </span>L&#8217;Etat de droit, Paris, 2e Edition, p.54).</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><em></em></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href=" http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=13555">mondialisation.ca</a>)<br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.letransmuteur.net/la-gouvernance-non-democratique-et-illegale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’illégalité de l’économie internationale</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/l-illegalite-de-l-economie-internationale/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel) La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-5237" title="justice" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/justice.jpg" alt="justice" width="323" height="279" /></p>
<p style="text-align: justify;">La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchan­dises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le dumping social est un principe de l’OMC</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué.<span id="more-5228"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine du libre-échange avantage considérablement les multinationales</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’idéologie de l’OMC est la doctrine du libre-échange, reprise par le Traité de Lisbonne. Actuellement, le commerce mondial repose tout au plus dans une faible mesure sur des avantages comparatifs, argument séduisant de la doctrine classique du libre-échange parce que toutes les ressources des économies impliquées ne sont pas utilisées à leur pleine capacité, ne serait-ce qu’à cause du chômage. Mais la libre circulation des capitaux elle-même ne conduit pas à des avantages réciproques. Les multinationales pro­fitent d’avantages importants que leur offrent les pays à bas coût du travail et commercialisent les produits fabriqués là-bas dans les pays à haut niveau de prix. Et leur marge bénéficiaire est élevée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Traité de Lisbonne impose aux pays membres de l’UE une circulation sans restrictions des capitaux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La réglementation du commerce mondial est complétée par la dérégulation nationale ou régionale de la circulation des capitaux, dans l’UE par l’art. 56-1 du Traité instituant la Communauté européenne, qui interdit «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers». Quelques exceptions servent à protéger l’union économique et monétaire contre de graves crises (art. 60). Les détenteurs de capitaux de pays tiers, c’est-à-dire du monde entier, peuvent les investir dans l’UE et également les en retirer sans restrictions. Une taxe mondiale sur les transactions spéculatives (taxe Tobin) serait contraire au Traité, tout autant qu’un impôt national ou communautaire correspondant (art. 58).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords de l’OMC sont contraignants, également pour l’UE, bien que la pratique ne concède aux citoyens et aux entreprises aucun droit subjectif à en exiger le respect. La procédure de règlement des litiges a force de loi. Pour modifier les textes, 153 Etats doivent actuellement être d’accord. D’ailleurs, contrairement au Traité instituant la Communauté européenne, l’UE revendique la compétence exclusive en matière de politique commerciale (doctrine AETR). Même l’Etat le plus exportateur n’est pas habilité à conclure des accords commerciaux.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">C’est le lien étroit entre la réglementation du commerce mondial et la libre circulation des capitaux qui constitue le caractère illégal de l’ordre économique imposé aux peuples. Juridiquement, et de toute façon politiquement, cet ordre est dominant mais il est à l’origine, dans le monde, de constitutions incomplètes parce que ni les droits de l’homme ni les principes sociaux ne peuvent se défendre contre cet ordre néolibéral. L’Agenda 21 de 1992 par lequel les Nations Unies prônaient pour le monde entier une politique sociale et écologique ambitieuse mais à vrai dire antidémocratique n’a peut-être pas été oublié, mais on n’en parle pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le principe social est une mission de l’Etat</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La confiance dans le sens de la responsabilité morale des entreprises justifie leur caractère largement privé. Aucun Etat n’abandonne son destin sans nécessité à des entrepreneurs qui ne promettent pas de servir l’intérêt général. Le caractère privé est le droit d’agir comme bon nous semble. Mais la liberté, c’est la morale, et la loi morale, c’est le principe d’amour. Il est pour ainsi dire exclu que les acteurs capitalistes agissent moralement. Le droit commercial mondial manque pour cela de toutes les dispositions institutionnelles et matérielles nécessaires. La responsabilité sociale présuppose l’Etat et ses lois. Certes, les Etats doivent être des républiques, systèmes garantissant les libertés et dont la forme politique est la démocratie, moteur de la justice sociale lorsque les élections sont libres et qu’elles res­pectent le principe d’égalité. Mais cette justice sociale ne peut exister que dans un authentique Etat de droit. Les entreprises qui veulent et peuvent se débarrasser de leurs devoirs sociaux violent le principe constitutionnel allemand relatif à la propriété. L’art. 14-2 de la Loi fondamentale stipule ceci: «Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité.» Aucun Etat ne peut se désintéresser de la question sociale. Ils doivent tous satisfaire au principe social s’ils veulent être des collectivités de liberté. Mais dans le monde globalisé des entreprises, les Etats individuels ont perdu leurs pouvoirs en matière de politique économique et sociale. Ceux qui comptent sur le comportement moral des entrepreneurs méconnaissent les contraintes du marché.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Seul un Etat global pourrait contraindre les détenteurs de capitaux à respecter le principe social mais l’expérience nous apprend qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un tel Etat mondial repose sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Il devrait rassembler trop d’individus pour pouvoir être vraiment démocratique. L’expérience nous montre que la solidarité est une question de proximité, de petites unités et d’un degré suffisant d’homogénéité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intérêts des entreprises et intérêts généraux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les entreprises permettent au peuple d’assurer leur existence et doivent par conséquent être soumises à ses lois. La conformité aux lois de leurs activités réalise le bien commun. C’est là la mission officielle des entreprises privées qui n’est rien d’autre que la réalisation de la volonté générale du peuple et donc de l’intérêt général. La recherche du profit par les entreprises doit pouvoir s’effectuer dans le cadre de l’intérêt général. Dans la mesure où les entreprises privées promettent une efficacité supérieure en agissant dans l’intérêt général, leur caractère privé est au service de cette fonction au sein de la république. L’organisation de la concurrence entre les entreprises est également l’affaire du peuple, qu’elle soit fixée dans des réglementations nationales ou internationales. Cependant les entreprises sont l’affaire du peuple: en tant que res publica, elles sont une res populi. Elles sont l’affaire non seulement des entrepreneurs mais également des salariés et par conséquent une res privata. Comme pour toutes les activités en république, les aspects étatiques et privés sont indissolublement liés, parce qu’ils sont déterminés à la fois par les intérêts de la collectivité et les intérêts particuliers.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les activités des entreprises ne sont protégées que de manière limitée par la Constitution: dans la garantie de la propriété (art. 14 de la Loi fondamentale), la liberté de la profession (art. 12-1) et la liberté d’agir (art. 2-1). Contrairement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la Loi fondamentale ne formule aucune liberté générale d’entreprise. La liberté de circulation des capitaux doit se soumettre aux limites imposées par le principe social. Il n’y a pas de droits libéraux, il n’y a que des droits respectueux des principes sociaux. La liberté est soumise sans exceptions à la loi morale, à l’impératif catégorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Economie sociale de marché</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En raison de son caractère constitutionnel, le principe social est le principe déterminant de l’ordre économique allemand. La Loi fondamentale n’a pas établi d’ordre économique précis; toutefois, avec le principe social, elle impose au législateur, en matière d’économie, un principe de fraternité et, grâce aux droits fondamentaux, elle protège l’activité commerciale. L’ordre économique doit, conformément au principe social, garantir l’indépendance, mais également la responsabilité individuelle. Ce n’est pas l’économie de marché qui est l’ordre économique correspondant le mieux à la Loi fondamentale mais l’économie sociale de marché. C’est quand elle est orientée vers le marché et la concurrence que l’économie permet le mieux la réalisation sociale parce qu’on sait par expérience que ce sont le marché et la concurrence qui garantissent le mieux l’efficacité économique, mais seulement lorsque l’Etat veille à ce que le marché et la concurrence se soumettent au principe social, quand, en particulier, la répartition des biens, modifiée par les besoins et la production et également par le principe du marché est assurée, garantie qu’elle est par la propriété.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine de la propriété individuelle et sociale est le fondement de l’indépendance libérale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Dans l’économie sociale, la politique de l’emploi ne saurait être négligée car le travail est le moyen le plus général et le plus humain de parvenir à la propriété et par con­séquent à l’indépendance libérale sans laquelle l’homme n’est pas un citoyen. La garantie de la propriété protège non seulement le droit de posséder mais fonde un droit de tous à la propriété. Les conditions de travail sont la propriété des collaborateurs de l’entreprise. La garantie de la propriété implique un droit au travail tel qu’il est inscrit dans les textes des droits de l’homme. Seule une législation conforme à cette conception individuelle et sociale de la propriété satisfait au principe social. En Allemagne, le chômage élevé et les millions d’emplois sous-payés, en violation des droits de l’homme, sont le résultat d’une politique à la fois capitaliste et internationaliste à laquelle se sont pliées les oligarchies partisanes. Pour cela, on a essentiellement besoin d’argent et, à la rigueur, d’un peu de moralisme idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La logique de la libre circulation des capitaux est incompatible avec la responsabilité sociale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le principe déterminant des investisseurs globaux est le profit (shareholder value). Il commande la politique d’implantation des entreprises. Le capital et donc les entreprises peuvent être délocalisés quasiment vers n’importe quel Etat. Non seulement les entre­prises sont globales mais également les produits et les clients. Les conditions de transport notamment facilitent la délocalisation. Pour laisser une chance au travail dans leur pays, les gouvernements sont contraints de niveler leur politique fiscale et sociale et de déréguler le droit économique et environnemental. La concurrence entre Etats réduit les devoirs des entreprises à l’égard des Etats. Ce sont les principes personnels des actionnaires, la plupart du temps leur avantage, qui déterminent leur conduite. Une répartition solidaire du revenu national se ferait aux dépens des revenus du capital. La responsabilité sociale des détenteurs du capital est contraire à la «logique» de la circulation globale des capitaux. C’est le profit qui est le moteur de la globalisation et non pas, par exemple, la recherche du bien du peuple, et surtout pas de celui des pays pauvres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exploitation des peuples et asservissement des Etats</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’internationalisation de l’investissement des capitaux est un moyen efficace d’exploiter les peuples et d’asservir les Etats. Les théoriciens et les praticiens des marchés dénationalisés essaient de se disculper en invoquant le principe de la concurrence. La légitimité de la concurrence est élevée au rang d’une idéologie qui dispute sa légitimité aux Etats. La répartition optimale des ressources que les théories économiques attribuent à la concurrence globale peut éventuellement être expliquée par les modèles mathématiques de la théorie de l’équilibre, mais ces modèles n’ont rien à voir avec la réalité des marchés oligopolistes, qui sont imparfaits. Mais la concurrence, dont l’avantage en matière d’efficacité est incontestable lorsque l’Etat l’organise judicieusement, doit s’adapter à l’intérêt général. Elle ne peut être qu’un instrument des collectivités, à l’instar des entreprises. La concurrence internationale ne justifie pas le fait de «dédémocratiser» et de désocialiser les conditions de vie. Il n’y a aucune nécessité économique à cela.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La concurrence des marchés, pour qu’elle soit honnête et légale, suppose une égalité suffisante des chances que le droit doit garantir; pour une concurrence mondiale, il s’agit du droit commercial mondial. Pour le marché global, il n’existe (outre les règlementations partielles que nous avons mentionnées) pas de droit de la concurrence. Mais même un tel droit ne dispense pas d’un droit social fondamental. L’abus d’avantages locaux spécifiques aux dépens des peuples devrait être impossible. Les marchandises produites dans des conditions contraires aux droits de l’homme ne devraient pas pouvoir être vendues légalement. Or la pratique ne connaît même pas la notion de «marchandise illégale».</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Quand les Etats entrent en concurrence, cela n’est légal que lorsque les conditions de vie sont suffisamment homogènes pour que les entreprises ne puissent pas miner l’autorité sociopolitique des Etats. Dans notre monde socialement hétérogène, la globalisation entraîne des abus sociaux qui peuvent ruiner les collectivités libérales ou en tout cas les plonger dans une crise. Elle n’apporte aucune aide aux peuples pauvres et opprimés. Seule une aide durable, avant tout le bouleversement des systèmes politiques, promet des chances de développement. Montesquieu écrivait déjà: «C’est dans les pays de la liberté que le négociant trouve des contradictions sans nombre; et il n’est jamais moins croisé par les lois que dans les pays de la servitude.» (De l’esprit des lois, XX, 2)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réduction du coût du travail entraîne une augmentation du coût social</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les délocalisations, décidées par des comités directeurs systématiquement corrompus par les bonus et d’autres rémunérations, dé­truisent la plupart du temps des emplois, c’est-à-dire, plus précisément, la propriété des travailleurs. Les entreprises globales cherchent à réduire au maximum les coûts du travail. Quand on congédie des travailleurs, c’est-à-dire qu’on les exproprie, on abandonne des êtres humains. L’Etat doit alors les prendre en charge et, le cas échéant, leur famille également. Les syndicats et la cogestion – la pratique l’a prouvé – ne peuvent pas vraiment empêcher cette politique d’entreprise qui contribue autant au chômage de masse ou qu’à l’exploitation des travailleurs, ce qui n’est pas moins grave. Les importations de produits bon marché n’améliorent pas le niveau de vie des peuples car les collectivités doivent financer les coûts de transfert sous forme de prestations sociales. L’économie nationale doit trouver les moyens financiers. Les multinationales exploitent aussi bien les peuples pauvres (on les fait travailler comme des esclaves) que les peuples riches (on les saigne à blanc) jusqu’à ce qu’ils tombent dans la pauvreté. Dans le monde entier, les hommes sont victimes de la globalisation de l’économie. Toutefois un petit nombre de personnes deviennent immensément riches, mais elles se désintéressent du sort actuel et futur des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Violation du principe fondamental de la vie en société</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les citoyens «possèdent» également une part des entreprises. Cette propriété n’est rien d’autre que la souveraineté du peuple qui exercice une influence sur les entreprises par le biais de ses lois, qui a droit à une part de leurs résultats mais qui a également une part de responsabilité, en tout cas en ce qui concerne les salariés. La crise économique montre nettement ce que devrait être cette responsabilité. Les intérêts des citoyens ne peuvent plus guère s’imposer. Les entreprises peuvent échapper au patrimoine commun d’un Etat et se tourner vers des «Etats faibles» pour faire leurs affaires. Maintenant, les peuples peuvent être l’objet d’un chantage. Le caractère international de l’économie a supprimé les liens de solidarité entre les membres de la collectivité. L’ordre économique libéral a largement spolié les citoyens de leur «propriété». Cela correspond à la logique du néolibéralisme anti­étatique qui, grâce à la globalité, connaît un essor qui a entraîné un capitalisme extrême bien que celui-ci n’ait pas pour lui l’appui d’un seul droit de l’homme, pas même celui de la propriété, qui est lié à la personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les crises sont la loi du profit</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mais la crise du capitalisme est aussi celle de l’économie globalisée. Les mesures d’aide des différents Etats (que leurs budgets ne peuvent pas assumer), coordonnés au niveau international, sont peut-être le dernier sursaut du système capitaliste qui met en péril économies nationales et surtout les monnaies, donc la stabilité politique. Si le sauvetage réussit, il y aura un nouveau cycle – jusqu’à la prochaine crise, car les crises sont inhérentes au système capitaliste. C’est la loi du profit. En raison des sommes gigantesques représentées par les crédits spéculatifs sans valeur, les cycles sont plus rapides et les crises plus graves.<br />
 Comme il s’agit de protéger la propriété des citoyens et avant tout le droit au travail lié à la propriété, les entreprises ne doivent pas quitter les Etats et se soustraire aux lois du peuple car elles violent ainsi le principe fondamental de la vie en société, la liberté générale et le droit, qui repose uniquement sur la liberté de tous les citoyens. Sinon elles s’opposent au peuple et à l’Etat et avant tout à ses lois. Pourtant la république les y autorise, avant tout la libéralisation antisociale et la dérégulation de la circulation des capitaux. Le droit et par conséquent l’intérêt général sont encore, dans le monde actuel, l’affaire des peuples et des Etats, pour autant qu’ils respectent les droits de l’homme élémentaires. Res publica res populi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le capitalisme international prive les hommes de leurs droits et détruit la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le capitalisme international viole les droits des citoyens parce que ceux-ci ne peuvent pas vivre leur liberté face aux entreprises et la réaliser à l’aide des lois du bien commun. En effet, la répartition libérale des biens produits par la collectivité est rendue difficile, voire empêchée parce que les actionnaires, qui sont en marge de la citoyenneté, revendiquent une grande partie des profits, parce que la mise en œuvre du principe social fondé sur la démocratie est largement entravée faute d’influence suffisante de l’Etat. La dénationalisation des entreprises réduit l’importance du principe démocratique. En effet, le caractère privé imposé aux entreprises (dénationalisation fonctionnelle) réduit (tout à fait à dessein) la portée des élections parce que les citoyens et leurs représentants dans les parlements doivent renoncer à réaliser le bien commun au moyen des lois. D’une manière générale, la république se voit considérablement «dédémocratisée», désocialisée, délibéralisée (au sens d’une perte des libertés politiques) et, de manière plus fondamentale, privée du droit parce que les entreprises échappent à la république. Les sociétés agissent ainsi parce qu’on ne les en empêche pas. Les politiques ont permis cela parce qu’ils ont été séduits par des théories économiques de l’efficacité, en particulier par une doctrine du libre-échange mal comprise et peut-être également par l’idéologie des grandes puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Les multinationales exigent à nouveau que les peuples soient à leur service. Elles leur font maintenant assumer les pertes occasionnées par leurs crédits aussi spéculatifs qu’excessifs. Cela bouleverse l’ordre économique. Les chefs des multinationales et des investisseurs institutionnels se pré­sentent comme les nouveaux maîtres du monde, «libres et riches» (Kenichi Ohmae). La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social, grave dévoiement du libre-échange. Les entreprises profitent des moyens que les politiques leur ont offerts.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1622">horizons-et-debats.ch</a>)</em></p>
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		<title>La menace de l’invasion de la canne à sucre GM</title>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2009 13:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde merveilleux des multinationales !!! Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em><img class="alignright size-full wp-image-4815" title="corporate-sugar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/corporate-sugar.jpg" alt="corporate-sugar" width="300" height="600" /></em><strong>Le monde merveilleux des multinationales !!!</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom de la production de soja dans le Cône sud de l’Amérique latine constitue l’une des évolutions agricoles les plus destructrices des vingt dernières années. Les entreprises responsables de ce boom font aujourd’hui une percée agressive dans la canne à sucre, en se concentrant sur de vastes étendues de terre dans les pays du sud où ils peuvent produire du sucre à bon marché. Si ce développement ne provoque pas de réaction, l’impact risque d’être sévère : la production de nourriture locale sera écrasée, les travailleurs et leurs communautés seront déplacés et exposés encore davantage aux effets des pesticides et l’agrobusiness étrangère resserrera encore son étau sur la production sucrière. Nous essaierons dans cet article de voir le rapport entre le développement de la canne à sucre génétiquement modifiée (GM) et les transformations de l’industrie du sucre dans le monde.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En une dizaine d’années seulement, presque toute les pampas argentines et d’énormes surfaces forestières et agricoles au Brésil, en Bolivie, en Uruguay et au Paraguay ont été transformées en déserts verts de monocultures de soja. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_1">1</a>] Le boom du soja en Amérique latine a été et est toujours un filon miraculeux pour l’agrobusiness. Il a fourni à la poignée de céréaliers géants qui dominent le marché international des oléagineux et  du fourrage un terrain bon marché et fertile pour assurer l’expansion et la consolidation de leurs activités dans le monde. Ces mêmes sociétés, Cargill, ADM et Bunge pour ne citer qu’elles, ont aussi fait des milliards de profits avec les ventes d’ engrais chimiques devenus indispensables. D’autres grandes entreprises étrangères, telles qu’ AGCO et John Deere, ont profité des ventes de tracteurs. Monsanto et Sygenta, quant à eux, ont engrangé des bénéfices records avec leurs semences génétiquement modifiées et leurs pesticides chimiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’invasion du soja s’appuie sur un modèle de production axé sur l’utilisation de semences génétiquement modifiées qui permettent de tolérer d’énormes doses d’herbicides chimiques. C’est Monsanto qui a fourni à la fois les semences et les herbicides, tandis qu’une nouvelle génération d’exploitations agricoles, dirigées principalement par des hommes d’affaires vivant dans les villes, louait ou s’emparait de vastes zones agricoles et y organisait le travail. A chaque fois que ce modèle a été déployé, il a forcé les petits paysans à partir et les communautés locales ont été dévastées par l’exode rural et la contamination chimique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant aux multinationales de l’agrobusiness, l’expérience du soja dans le Cône sud a montré comment exploiter avec profit l’expansion de l’agriculture industrielle dans les pays en développement. Elle a ouvert une nouvelle ère de conquête. Le sucre, qui a une longue histoire de destruction de l’environnement et de pure exploitation humaine, est probablement la prochaine récolte à être confrontée à un boom similaire à celui qu’a connu le soja, d’autant plus que de nouvelles espèces de sucre génétiquement modifiées poussent déjà dans les champs (voir encadré 1).<span id="more-4814"></span></p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 1 : La situation actuelle du sucre génétiquement  modifié </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de dix ans on expérimente avec la betterave et la canne à sucre GM. La canne à sucre a une composition génétique assez complexe qui rend les modifications génétiques difficiles. En revanche, il est plus simple de travailler sur la betterave GM et l’expérimentation dans ce domaine a donc été beaucoup plus poussée. En 2008, les premières betteraves GM commerciales, une variété génétiquement modifiée par Monsanto et le  sélectionneur de semences allemand KXS pour les rendre résistantes au glyphosate (le Roundup Ready), furent introduites aux Etats-Unis, puis au Canada. Toutes les plus grands semenciers de betteraves d’Amérique du Nord vendent déjà la betterave Roundup Ready. Des personnes bien informées prédisent que la quasi-totalité de la récolte  des États-Unis sera composée de Roundup Ready en 2009, à moins que les campagnes contre la betterave GM ne parviennent à renverser la vapeur (voir encadré 4). Dans l’UE, qui est de loin le plus gros marché de semences de betterave, les betteraves GM n’ont pas encore reçu l’accord de commercialisation, quoique les betteraves Round Up Ready aient été autorisées pour l’alimentation humaine et animale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est de la canne à sucre GM, Monsanto espère avoir une variété de Roundup Ready/Bt sur le marché d’ici 2015. D’autres grandes sociétés de biotechnologie travaillent aussi sur la canne à sucre. (1)</p>
<hr style="text-align: justify;" size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;">(1) Il faut signaler ici deux programmes de recherche importants sur la canne à sucre :  celui de CTC Brazil avec des variétés de canne à sucre GM à taux de saccharose élevé et un projet commun du Max Planck Institute (Allemagne) avec le Vasantdada Sugar Institute au Maharashtra (Inde) et la station de recherche (La Chacra) d’une association argentine de producteurs de canne à sucre à Santa Rosa, qui fait des essais de variétés modifiées par transformation chloroplastique.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une nouvelle carte de la production  de sucre dans le monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut  obtenir du sucre à partir de nombreuses variétés de plantes, mais aujourd’hui la production mondiale de sucre provient pour la plus grande part de la canne à sucre. Celle-ci représente en effet plus de 70% de la production mondiale de sucre et est cultivée sur environ 15 millions d’hectares dans plus de 100 pays dans les zones tropicales et subtropicales. La deuxième source de sucre la plus importante est la betterave, principalement cultivée dans l’hémisphère Nord sur 10 millions d’hectares dans au moins 50 pays. Cependant la carte de la production mondiale est en train de changer, en raison de l’expansion de ces cultures sur de nouveaux territoires.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 1 : Autorisations pour la betterave Roundup    Ready H7-1 de Monsanto et KWS</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Statut</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Culture/nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>USA, Canada, Japon</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Nourriture</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie, UE, Australie, Mexique,    Nouvelle-Zélande, Philippines, Corée du Sud, Russie, Singapour</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Trois éléments ont particulièrement altéré la géographie de la production de sucre. Tout d’abord l’émergence du Brésil comme le premier producteur mondial de sucre et de loin le plus grand exportateur du monde. Près des trois-quarts de l’expansion de la production de canne à sucre dans les dix dernières années concernent le Brésil. La surface consacrée à la canne a sucre y a augmenté en moyenne de 300 000 hectares par an entre 2000 et 2007, un taux de progression équivalent à celui du soja dans ce pays. En 2008, la surface de canne à sucre s’est accrue de 14%. Une proportion non négligeable de la production de canne à sucre brésilienne sert à l’industrie locale d’éthanol, mais une grande part se retrouve encore sur encore le marché mondial (cf. figure 3). Aujourd’hui, plus de la moitié des exportations mondiales de sucre non raffiné proviennent du Brésil, alors que le Brésil ne représentait que 7% de ces exportations au début des années 1990.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’avènement d’un si gros producteur à bas coûts, l’ancienne structure de la production mondiale est restée largement inchangée jusqu’à récemment, en raison des anciens accords de protection de la production domestique dans l’UE et aux Etats-Unis et des accords commerciaux préférentiels entre l’Europe et ses anciennes colonies qui dépendent encore fortement des exportations de sucre. Cependant, un deuxième élément, la réforme européenne sur le sucre, a frappé au cœur l’industrie du sucre et fait éclater l’ancien système d’organisation.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau 2 : Investissements    de quelques sociétés biotechnologiques dans la canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Projets canne à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dow Agrosciences (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Décembre 2008 : a signé un accord de recherche pour deux ans avec le Cooperative Research Centre for Sugar Industry Innovation through Biotechnology (Australie)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Syngenta (Suisse)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Expérimentation sur la canne à sucre Bt au Brésil et avec le Vasantdada Sugar Institute (Inde. A créé le Syngenta Centre for Sugarcane Biofuel Development sur le campus de l’Université de Technologie de Queensland (Australie) en 2007 et travaille actuellement avec John Deere sur une technologie de plantation de la canne à sucre qui devrait « permettre aux producteurs de replanter leurs champs plus fréquemment ».</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Dupont (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>La canne à sucre est un matière première pour le programme mondial de biobutonal en partenariat avec British Petroleum et Associated British Foods (British Sugar). Ils cherchent des pays pour investir dans la production de canne, en particulier la Chine et l’Inde. British Petroleum  a récemment investi de façon importante dans l’industrie du sucre brésilienne et dans un partenariat avec Verenium pour produire une « canne énergétique » qui peut pousser sur des terres impropres à la culture de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Amyris (USA)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Société de biotechnologie en partenariat avec Crystalsev, une des plus grandes sociétés de sucre/éthanol brésiliennes et le conglomérat Votorantim, pour développer un biodiesel à partir de la canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Quand l’Australie, le Brésil et la Thaïlande ont attaqué l’UE sur les subventions et mesures de protection domestiques de son industrie du sucre à l’OMC, l’UE a décidé de profiter de l’occasion pour faire disparaître de façon unilatérale le Protocole du sucre dont elle se servait depuis longtemps avec ses anciennes colonies et de bouleverser ses régimes domestiques. Des quotas ont été maintenus pour protéger les producteurs européens mais ils ont été réduits et affaiblis, de telle sorte que la production européenne se limitera désormais de plus en plus à quelques grandes régions de production sucrière, évitant ainsi que l’Europe ne continue à inonder la marché mondial de sucre subventionné. Le marché européen a également été ouvert aux importations sans quotas et sans taxes en provenance des Pays moins avancés (PMA) et des pays ayant signé les Accords de Partenariat Economique. En d’autres termes, les anciennes colonies ne pourront plus vendre à des prix protégés par l’UE, ce qui veut dire que, parmi elles, seuls les producteurs capables de produire à coûts très bas pourront encore exporter vers l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_3">3</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les réformes de l’Europe sur le sucre seront complètement appliquées en 2009, l’UE est censée passer soudainement du statut d’exportateur net, qui déversait des millions de tonnes de sucre subventionné sur le marché mondial, à celui d’importateur net. Cela provoque déjà un mouvement de délocalisation de la production sucrière de pays comme les îles Fidji, la Réunion et une bonne partie des Caraïbes, qui ont des coûts de production et de transport élevés, vers le Soudan, l’Ethiopie et le Mozambique, où les coûts de production sont bas et où l’accès à l’UE est facile, à la fois en termes d’accords commerciaux et de transport. En outre, en dehors de l’UE, les grands raffineurs de sucre, avides de sucre bon marché pour remplacer les exportations européennes, sont maintenant à la recherche de  réseaux d’approvisionnement alternatifs.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Table 3 : Les sept principaux producteurs de sucre du    monde</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Production de sucre (en t/an) </strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Sudzucker</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>4,24</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Royaume-Uni/UK</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,85</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Copersucar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,56</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Cosan</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3,15</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Eurosugar</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France/Allemagne</p>
</td>
<td valign="top">
<p>3</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Tereos</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>France</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,8</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Mitr Phol</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Thaïlande</p>
</td>
<td valign="top">
<p>2,7</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>* n’inclut pas l’éthanol</p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
<td valign="top">
<p><br class="spacer_" /></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le troisième élément qui modifie la carte de la production de sucre dans le monde est        l’ énorme avancée des agrocarburants. La canne à sucre est considérée comme l’un des matériaux de base les plus économiques, voire le plus économique, pour la production d’éthanol. Le marché mondial de l’éthanol s’étend rapidement, car un certain nombre des marchés pour les carburants dédiés au transport ont déjà mis ou vont mettre en application des décrets qui obligent à mélanger un certain pourcentage d’éthanol à l’essence. Avant la crise financière de 2008 et l’effondrement des prix du pétrole, l’industrie du sucre était submergée de projets d’investissements dans de nouvelles usines d’éthanol. Ces investissements ont beau avoir ralenti &#8211; beaucoup de projets ont été ainsi reportés ou annulés – les décrets gouvernementaux sont suffisants pour fournir un flux d’argent non négligeable aux projets de production d’éthanol. De nombreux projets à large échelle, comprenant des plantations de sucre,  sont ainsi en train de voir le jour de par le monde et forcent la production de sucre dans de nouvelles contrées. Les investissements concernent aussi les technologies qui pourraient ouvrir de nouveaux marchés pour les agrocarburants à base de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_4">4</a>] En bref, le marché croissant des agrocarburants a vraiment dopé la demande de sucre et, par voie de conséquence, accru le développement de la production mondiale de sucre (voir diagrammes 1 et 2).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est la fête pour  l’agrobusiness</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les grandes entreprises de l’agrobusiness qui sont derrière ces changements de la production mondiale de sucre et qui en empochent les profits. Les principales entreprises sucrières européennes se sont ainsi servies des réformes de l’UE sur le sucre pour consolider leur main-mise sur la production soumise à quotas en Europe même et pour s’introduire dans la production hors-frontières de l’UE dans des zones bon marché ayant un accès préférentiel à l’UE. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_5">5</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans les pays du Sud, les grands acteurs de l’industrie sucrière qui s’étaient traditionnellement concentrés sur leur production nationale, commencent eux aussi à investir les marchés étrangers. Ainsi Mitr Phol, la plus grande compagnie sucrière de Thaïlande, s’est installée au Laos pour produire et exporter vers l’UE, par l’intermédiaire d’un partenariat avec Tate &amp; Lyle.  De même, la société sucrière colombienne Manuelita opère maintenant au Pérou et au Brésil. Le Soudan et l’Ethiopie sont devenus des cibles particulièrement recherchées des investisseurs du Sud, avec la bénédiction de leurs gouvernements. Le gouvernement soudanais soutient qu’il veut faire passer la production de canne à sucre du pays de moins de 200 000 hectares cultivés aujourd’hui à 1,7 millions d’hectares. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_6">6</a>]</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" width="609" valign="top">
<p><strong>Tableau 4 : Principales entreprises sucrières européennes investissant dans la production et l’approvisionnement en sucre à l’étranger</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Société</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Associated    British Foods (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Chine, Malawi, Mali, Mozambique,    Swaziland, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tereos (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Mozambique, Brésil</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Sudzucker (Allemagne)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>île Maurice</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>JL Vilgrain  (France)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Cameroun, Tchad, République du    Congo</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>Tate &amp;    Lyle (R-U)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Égypte, Laos,    Zimbabwe</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td width="374" valign="top">
<p><strong>AlcoGroup (Belgique)</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p>Brésil, Île Maurice</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">De nouveaux joueurs sont en train de rentrer sur le terrain de l’industrie du sucre, surtout pour l’éthanol. Les géants du commerce céréalier, qui jusqu’à présent n’avaient pas été très impliqués dans la production de canne à sucre ou de betterave, utilisent désormais des moyens agressifs pour se faire une place dans l’industrie. Cargill, qui contrôle déjà 15% du commerce mondial du sucre, a récemment investi lourdement dans la production de canne à sucre au Brésil et au Mexique et a lancé  de nouveaux projets de partenariat pour des raffineries et/ou d’éthanol  en Syrie, en Inde et au Salvador. Même ADM, le roi de l’éthanol de maïs américain, a lancé son premier projet d’investissement dans la canne à sucre brésilienne en 2008 ; le partenariat concerne deux usines de sucre/éthanol et de grandes plantations. Les entreprises énergétiques et les entreprises de ressources naturelles, au Nord comme au Sud, suivent le même chemin, qu’il s’agisse d’acteurs bien établis, comme BP, ou de capital-risqueurs moins connus du secteur minier.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée générale est donc qu’on assiste actuellement à une expansion considérable de la production de sucre dans le monde. Cette production est concentrée géographiquement et se trouve entre les mains d’un nombre assez limité d’entreprises qui travaillent avec des chaînes de production et de distribution verticalement intégrées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le boom du sucre au Brésil </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le Brésil qui est le plus sévèrement affecté par les transformations de la production mondiale de sucre. L’industrie du sucre y est de plus en plus concentrée entre les mains de quelques familles surnommées au Brésil « les barons du sucre » et quelques entreprises étrangères qui opèrent en partenariat les unes avec les autres. L’investissement étranger afflue dans le sucre brésilien &#8211; il a été de 9 milliards de dollars US pour la seule année 2006 &#8211; et les barons du sucre ont consolidé leurs holdings et restructuré leurs entreprises pour exploiter cet afflux de capitaux. Quelques-uns ont même mis leurs affaires familiales en Bourse (bourse du Brésil). Il arrive souvent que les investisseurs étrangers achètent une participation majoritaire ou des intérêts minoritaires en laissant les barons du sucre s’occuper des opérations agricoles. Cependant, les investisseurs étrangers commencent à prendre un rôle dominant dans les deux domaines (voir encadré 2). En 2007-2008, 12% du sucre de canne brésilien a été transformé dans des sucreries appartenant à des compagnies étrangères, contre moins de 1% au début des années 2000. Si l’on inclut les sucreries dans lesquelles les étrangers ont une part minoritaire, on obtient un chiffre encore plus important (23%).  [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_7">7</a>] Aujourd’hui on voit distinctement que quelques conglomérats – des réseaux de transnationales et les grandes familles du sucre &#8211; contrôlent la majeure partie de l’industrie. Les trois principaux s’articulent autour de Cosan, Crystalsev et Copersucar qui, selon Maurilio Biagi Filho, président de Crystalsev, possèdent presque un tiers des sucreries du Brésil. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_8">8</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le boom du sucre brésilien, la production a glissé du Nord-Est du pays au centre-sud où le terrain est mieux adapté à une production fortement mécanisée. Des millions d’hectares de cerrado (savane arborée), une région du Brésil comparable à l’Amazonie  par la richesse de sa biodiversité, ont été défrichés pour faire place aux nouvelles cultures de canne à sucre. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_9">9</a>] Environ 90% de toute la production de sucre brésilienne provient des sucreries de cette région ; à peu près 60% de cette production est convertie en éthanol. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_10">10</a>] La région est devenue le support de base de l’industrie : Fortement soutenus par le gouvernement du président Lula, les barons du sucre locaux qui ont un poids politique et leurs partenaires étrangers n’ont eu aucun mal à faire avancer leurs plans d’expansion, transformant par là-même de vastes zones agricoles et forestières en champs de canne à sucre. Et s’il est vrai que la crise économique mondiale  a provoqué un certain  ralentissement, la Société financière internationale de la Banque mondiale IFC, la Banque de développement du Brésil (BNDES) et la Banque interaméricaine de développement (IBD) sont intervenues en apportant les fonds nécessaires  pour maintenir cette expansion et la consolider. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_11">11</a>] Plusieurs fonds d’investissement privés de centaines de millions de dollars ont été récemment établis pour acheter au Brésil des terres à convertir en cultures de canne à sucre. Parmi eux, on compte le fonds  Radar Propiedades, géré par Cosan, le fonds Calyx géré par Louis Dreyfus et le fonds Brasilagro géré par Cresud, une société qui appartient au baron du soja argentin Eduardo Elsztain. Il ne faut pas s’étonner que s’exacerbent les conflits pour les terres partout où se répand la culture de canne, de même que les violences infligées à tous ceux qui osent résister. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_12">12</a>]</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 2 : Les entreprises sucrières d’aujourd’hui au  Brésil : Guarani et CNAA </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Açúcar Guarani</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Açúcar Guarani est la filiale brésilienne de la transnationale sucrière française Tereos. L’entreprise exerce un contrôle sévère sur ses fournisseurs de sucre.<br />
 Un tiers de son approvisionnement provient de ses propres plantations, où la mécanisation des récoltes est passée de 32% en 2004 à 80% en 2008. Le reste fait l’objet de contrats avec des fournisseurs externes qui sont obligés d’utiliser les variétés de canne à sucre de Guarani et d’adhérer aux systèmes utilisés par la société pour la préparation des sols, les semis, la récolte et les soins contre les maladies. Guarani est une des rares sociétés sucrières au Brésil à avoir signé avec le producteur d’éthanol suédois Sekab un contrat d’approvisionnement en éthanol durable, qui oblige à mécaniser complètement la production. (1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>The Companhia  Nacional de Açúcar e Álcool (CNNA)</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, Goldman Sachs a acheté 19% de la deuxième sucrerie du Brésil, Santa Elisa, qui fait partie du conglomérat Crystalsev. A la même période, Santa Elisa et Goldman Sachs ont lancé un partenariat de 300 millions de dollars US avec l’entreprise commerciale internationale Global Foods Holdings et le Carlyle Group, une firme américaine privée à capitaux propres. Ce partenariat, du nom de CNNA, avait pour but de mettre en route quatre grandes sucreries et usines d’éthanol, devenant ainsi l’un des trois principaux producteurs de sucre/éthanol du Brésil. Des représentants de la société affirment qu’ils ont l’intention de s’étendre dans les «  nouvelles » zones de culture de canne à sucre du centre-sud : Crystalsev sera chargé de la distribution à l’intérieur du pays, tandis que Global Foods Holding doit organiser le commerce international.  Le partenariat de CNNA a profité récemment d’une injection de capital de 270 millions de dollars US de la Banque interaméricaine de développement ainsi que d’un financement de 200 millions de dollars US de la part de la Banque de Développement  du Brésil (BNDES). Deux des sucreries sont déjà en activité et une troisième en construction. Au début de 2009, Carlyle a augmenté sa participation dans la société, devenant l’actionnaire principal, tandis que Santa Elisa se faisait exclure de la structure de direction. La société est donc maintenant dirigée par un fonds qui appartient entièrement à des entreprises étrangères, rassemblant le Carlyle Group, Goldman Sachs, le Global Foods Holding et Discovery Capital.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Sekab,  « Requirements for Sustainable Ethanol » <a href="http://tinyurl.com/dd6qvp" target="_blank">http://tinyurl.com/dd6qvp</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production poursuivi par les conglomérats du sucre au Brésil est celui d’une grande exploitation verticalement intégrée. Les sucreries possèdent ou louent les trois-quarts des terres à canne à sucre et les 60 000 producteurs brésiliens indépendants, dont les fermes font moins de 150 hectares, représentent seulement 27% de la production nationale. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_13">13</a>]. Les conditions de travail dans les plantations sont connues pour être brutales et au fur et à mesure que les sociétés sucrières prenaient de l’ampleur, elles ont pu exiger de plus en plus de leurs ouvriers qui sont généralement payés à la quantité de canne coupée. Le tonnage moyen de canne coupé journellement dans la région de São Paulo a doublé, passant de 5 à 6 tonnes par jour dans les années 1980 à 10 à 12 tonnes aujourd’hui, ce qui correspond à 12 000 coups de machette par jour. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_14">14</a>] Depuis 2000, les coupeurs de canne à sucre de cette région ont accru leur productivité de 11,9%, mais le salaire qu’ils reçoivent n’a augmenté que de 9,8% durant la même période. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_15">15</a>] Chaque année, certains ouvriers meurent d’épuisement et le travail forcé reste une pratique courante dans l’industrie. La Commission pastorale de la terre (Comissão Pastoral de Terra  ou CPT) rapporte que 2 164 ouvriers ont été libérés du travail forcé dans les plantations de sucre du Brésil en 2008. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_16">16</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle de production est aussi de plus en plus industriel et s’appuie sur des machines, de nouveaux cultivars et des intrants chimiques fournis par l’agrobusiness. Le boom de la canne à sucre est l’une des raisons principales pour lesquelles le marché brésilien des pesticides a été multiplié par quatre entre 1992 et 2006, atteignant une valeur de plus de 5 milliards de dollars US en 2007. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_17">17</a>] Cela a aussi généré un immense nouveau marché pour les entreprises de capitaux étrangers qui contrôlent également le marché brésilien des tracteurs. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_18">18</a>]  Pour les sociétés sucrières, la mécanisation réduit les besoins en main d’œuvre manuelle, leur épargnant en partie les exigences des ouvriers et les critiques internationales qui se font de plus en plus entendre sur les conditions de travail dans les plantations de sucre brésiliennes. Cela permet aussi d’éviter la pratique courante des brûlis avant la récolte à la main, ce qui est un argument de poids quand on parle des avantages environnementaux de l’éthanol brésilien. En fait, les critères de « durabilité »  décidés par les importateurs d’éthanol européens et leurs fournisseurs brésiliens exigent cette mécanisation. Dans la même veine, le gouvernement brésilien a introduit en 2007 un protocole destiné à interdire les brûlis sur 20% des champs de canne à sucre d’ici 2010 ; ce pourcentage doit atteindre 100% d’ici 2020.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer donc, ce qui caractérise l’expansion du sucre au Brésil  est le degré de contrôle des grandes entreprises, la conversion rapide et massive des terres et un modèle de production industriel, fondé sur l’exploitation de la main d’œuvre et l’usage de machines modernes et d’intrants fournis par l’agrobusiness. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_19">19</a>]  Le Brésil est sans aucun doute l’épicentre du boom mondial de la production de canne à sucre, mais un certain nombre d’autres pays sont en danger d’être eux aussi aspirés et entraînés dans le même modèle d’agrobusiness.  En effet, le Brésil est maintenant devenu le principal défenseur de l’éthanol à base de canne à sucre sur la scène internationale. Il fournit moyens financiers, investissements et technologie dans le monde entier aux pays qui acceptent de se lancer dans cette production.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p><strong>Tableau 5 : Les projets de    betterave tropicale de Syngenta</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p><strong>Partenaire</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Pays</strong></p>
</td>
<td valign="top">
<p><strong>Détails</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Maquiltec S.A.,    Campos Chilenos (EDF &amp; Man)</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Colombie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Le projet éthanol de 250 millions de dollars US a été mis en attente en janvier 2009 pour raisons financières. Une surface de 8 000 hectares de betterave est prévue. (1)</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>MIDROC</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Projet de 300 millions de dollars US dans l’État d’ Amhara, impliquant une plantation de 30 000hectares et un système de producteurs sous contrat.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Vasantdada Sugar Institute (VSI),    Harneshwar Agro Products</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Inde</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Avec la sucrerie Samarth Cooperative, VSI a cultivé des betteraves à usage alimentaire sur environ 48,5 hectares de terres et les a traitées dans une usine- pilote à Ambad, près de Jalna, au  Maharashtra. Avec Harneshwar Agro Products, il a passé un contrat de production de betterave avec les 12 000  fermiers actionnaires de la société et construit une usine de bio-éthanol, au Maharastra également.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Inconnu/ n.c.</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>La betterave est cultivée sur environ 70 000 hectares au Soudan et la production doit être augmentée par/grâce à  la création d’une sucrerie dans le Projet Gezira par des investisseurs des Émirats Arabes Unis. Syngenta a fait faire des essais de terrain sur sa betterave dans le pays.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="3" valign="top">
<p>1 – « Campos Chilenos paraliza proyecto de etanol en Columbia por US 270 millones por falta de financiamento », 29 January  <a href="http://tinyurl.com/bbfvdy" target="_blank">http://tinyurl.com/bbfvdy</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>Monsanto s’infiltre dans le sucre canadien. Jusqu’où  ira-t-il ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un élément essentiel dans l’histoire de l’expansion de la production sucrière brésilienne a été le développement de variétés adaptées à la région du Centre-Sud du pays et à la production d’éthanol. La plupart de ces variétés ont été développées par le Centrode Tecnologia Canavieira (CTC), un institut semi-privé qui était contrôlé par Copersucar mais appartient maintenant à un groupe rassemblant les plus grandes sucreries du Brésil. CTC avait l’habitude de faire payer des royalties aux non-membres mais refuse maintenant tout accès aux producteurs qui ne font pas partie de l’organisation et qui représentent plus de la moitié de la production de sucre du pays. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_20">20</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Un nouvel acteur, cependant, vient de faire son apparition sur la scène et est en train de grignoter la position dominante de CTC. CanaVialis, le plus grand sélectionneur privé de canne à sucre du monde, a été mis en place en 2003 par plusieurs sélectionneurs autrefois publics, avec le financement du conglomérat brésilien Votorantim. A côté de CanaVialis, une société sœur, Allelyx, est spécialisée dans la  biotechnologie de la canne à sucre. Comme CTC, CanaVialis travaille pour les principales sucreries qui leur font développer pour elles des variétés spécifiques. Canavalis a ainsi récemment signé un accord de 25 millions de dollars US avec Cosan pour ouvrir 10 stations de recherche et développer de nouvelles variétés de canne. L’entreprise a aussi développé des variétés pour la plantation de canne d’Odebrecht en Angola. Selon CanaVialis, leurs variétés occupent maintenant au moins 15% des surfaces cultivées en canne à sucre au Brésil. On peut donc dire qu’au Brésil, la sélection de canne à sucre est devenue une affaire potentiellement rentable, ce qui n’est pas encore le cas partout.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution n’a pas échappé au plus grand semencier mondial, Monsanto. En 2007, Monsanto a commencé un partenariat avec CanaVialis et Allelyx dans le but de développer des variétés de canne à sucre génétiquement modifiées pour résister au glyphosate (Roundup Ready). Puis à la fin de 2008, il a décidé de racheter les deux sociétés, pour 208 millions de dollars US, devenant ainsi soudainement la plus grande entreprise au monde de sélection de canne à sucre.</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" bgcolor="#cccccc">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encadré 3 : La betterave GM descend vers le sud </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas que dans l’Union européenne et en Amérique du Nord qu’on cultive la betterave sucrière. Elle est également cultivée à grande échelle en Chine, en Russie, en Europe de l’Est, en Égypte, au Soudan, en Turquie et en Argentine. En outre, Syngenta essaie de développer une betterave tropicale qui serait utilisée principalement pour faire de l’éthanol. Cette betterave peut être cultivée dans des zones où il n’y a pas suffisamment d’eau pour faire de la canne à sucre, ce qui devrait ouvrir de nouvelles contrées à la production de sucre. Syngenta prévoit une expansion à court terme de la production de betterave tropicale de 1 à 3 millions d’hectares dans le monde et a mené des essais de terrain dans de nombreux pays, parmi lesquels la Chine, l’Australie, la Thaïlande, le Vietnam, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Soudan, le Brésil, la Colombie, le Pérou, le Mexique et les États-Unis. (1) Actuellement les betteraves tropicales de Syngenta n’ont pas l’appellation d’OGM, mais l’entreprise  travaille beaucoup sur les betteraves GM et sa filiale Hilleshog est l’un des principaux fournisseurs de betterave Roundup Ready.</p>
<p style="text-align: justify;">1 – Communiqué de presse de Syngenta « Syngenta’s tropical sugar beets receive World Business and Development Award”, 25 septembre 2008, <a href="http://tinyurl.com/awxnpn" target="_blank">http://tinyurl.com/awxnqn</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Monsanto ne cache pas son intention d’utiliser le réseau des clients de CanaVialis et la collection de germaplasme de ce dernier pour introduire très largement la canne à sucre GM. Contrairement au soja, la canne à sucre est une plante vivace et les paysans ne la replantent que tous les cinq ans environ ; pour ce faire, ils utilisent des boutures, et non des semences. Monsanto prévoit donc de suivre l’exemple de CanaVialis pour vendre ses variétés, c’est à dire qu’il veut établir des contrats et partenariats avec les principales sucreries qui utiliseront ces variétés dans leurs propres plantations et dans les contrats de production conclus avec leurs propres fournisseurs. CanaVialis a déjà fait du développement variétal en Angola et en Californie et les variétés de canne à sucre destinées au Centre-Sud du Brésil sont cultivées dans d’autres parties du monde, par exemple au Soudan par Kenana Sugar, la plus grande entreprise sucrière intégrée du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La betterave Roundup Ready ouvre la voie à la canne à sucre GM de Monsanto. Elle a été introduite aux Etats-Unis et au Canada en 2008 et Monsanto a déjà l’accord des instances de réglementation pour exporter ses betteraves vers des marchés importants, tels que l’Europe et le Japon. Des autorisations réglementaires similaires pourraient être obtenues pour la canne à sucre Roundup Ready puisque, dans ce cas comme dans celui de la betterave, le produit raffiné ne contient apparemment plus trace de matériau transgénique. C’est du moins ce que prétendent les défenseurs du sucre GM. En Australie, où Dow et Syngenta collaborent avec les grands instituts de recherche sur la canne à sucre GM, l’industrie du sucre a déjà mis en place un lobby afin de faciliter l’introduction de la canne à sucre GM : le Sugarcane Gene Technology Group qui a copié le modèle du lobby américain de la betterave GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_21">21</a>]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des déserts de canne à sucre GM </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les autres cultures OGM qui ont été introduites sur le marché jusqu’à présent, la première série de canne à sucre GM qui se prépare sera modifiée pour résister au Roundup, l’herbicide au glyphosate de Monsanto. Tout comme avec le soja GM, l’intérêt de ces cultures de canne à sucre GM est qu’elles simplifient la production industrielle à grande échelle. L’essor du soja GM en Amérique latine s’explique par le fait que ce soja facilitait la tâche aux investisseurs de l’agrobusiness dont le souci majeur est d’engranger des bénéfices rapides sur de vastes zones fertiles. Ce sera exactement la même chose avec la canne à sucre GM : le caractère Roundup Ready fait du contrôle des mauvaises herbes une simple affaire d’arrosage des champs avec du glyphosate de temps en temps.</p>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="5">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p><strong>Tableau    6 : Exemples de conflits terre/eau provoqués par l’expansion de la canne    à sucre</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<h4>Pays</h4>
</td>
<td valign="top">
<h4>Conflit</h4>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mali</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Illovo (ABF) construit actuellement une usine d’éthanol et une sucrerie sur 14 000 hectares… l’Office du Niger. La Coordination nationale des organisations de paysans (CNOP) est opposée à ce projet.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Éthiopie</p>
</td>
<td valign="top">
<p>L’expansion de la production de canne à sucre dans le bassin de l’Awash a provoqué un conflit pour les terres avec les bergers xx de l’Afar dont le mode de vie est directement menacé par les nouveaux projets de canne à sucre.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Mozambique</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Les    paysans protestent contre un projet d’éthanol mené par la compagnie minière    Camec, parce qu’il les priverait d’eau.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Soudan</p>
</td>
<td valign="top">
<p>Des opposants du village d’El Wag dans l’état de White Nile ont bloqué une autoroute en juillet 2008 pour demander compensation pour la construction du nouveau projet White Nile. Des affrontements avec la police ont fait 3 morts parmi les villageois et 8 blessés.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">
<p>Brésil</p>
</td>
<td valign="top">
<p>En 2007, le Mouvement des sans-terres (MST) a envahi l’usine d’éthanol Cevesa de São Paulo appartenant à Cargill et un mois plus tard 6 000 hectares de terres, également à São Paulo, où ils ont mis le feu à 30 tonnes de canne à sucre qui n’était pas encore plantée.</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" valign="top">
<p>Sources : The Afar Human Rights Organisation,    “Ethiopian Givt endangers Afar pastoralists ecosystem”, 4 July 2007, <a href="http://tinyurl.com/dxa3ny" target="_blank">http://tinyurl.com/dxa3ny</a><br />
 <em>Juba Post, </em>25 October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cgoxn7" target="_blank">http://tinyurl.com/cgoxn7</a><br />
 Ethical-Sugar, “An exclusive Engine of Growth: The    Development Model of Brazilian Sugarcane”, January 2009, <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Le système est parfait pour les grandes multinationales du sucre qui accroissent ainsi leur contrôle vertical sur la production et la distribution mondiales de sucre. Il est totalement adapté à leurs stratégies d’intensification de la mécanisation de la production au Brésil comme ailleurs. Il facilitera la conversion d’encore plus de terres agricoles en terres de production de canne à sucre qui seront aux mains des grandes entreprises et serviront principalement à produire de l’éthanol. Les petits producteurs indépendants seront complètement exclus de ce système et de vastes zones qui pourraient être cultivées par des petits paysans pour leur propre production de nourriture seront transformées en de verts déserts de canne à sucre GM. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_22">22</a>] Pour donner une idée de la me sure des choses, il faut savoir que le Gouvernement brésilien prétend avoir identifié 44 millions d’hectares supplémentaires pour la production de canne à sucre, soit environ six fois la surface actuellement cultivée en canne à sucre (qui fournit déjà le tiers de la production mondiale). [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_23">23</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-production.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-product-sm.jpg" border="1" alt="sugar production graph" width="250" height="155" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;">Les effets d’un boom de la canne à sucre GM sur l’environnement et la santé seront également sévères. La canne à sucre Roundup Ready a beau simplifier les applications d’herbicides, l’expérience de l’Amérique latine avec le soja Roundup Ready montre comment il favorise l’abus de pesticides. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_24">24</a>] Parce que les cultures ont été génétiquement modifiées pour tolérer de fortes quantités de glyphosate, les champs sont noyés sous le pesticide souvent épandus par avion, sans tenir compte le moins du monde des populations environnantes. Pendant le processus d’autorisation de sa betterave GM aux Etats-Unis, le lobbying de Monsanto auprès de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a réussi à faire accepter une multiplication par cinquante des taux de résidus de glyphosate permissibles dans les racines de betterave. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_25">25</a>] Le Roundup (glyphosate) est un herbicide toxique qui présente des risques pour la santé humaine, même à des taux relativement bas. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_26">26</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, Le Roundup Ready risque d’encourager l’usage de multiples herbicides.  Dans la production mécanisée de canne à sucre, il est courant de ne pas labourer et c’est le glyphosate  qui est censé détruire les pailles sèches restantes quand vient le moment de replanter. Comme cette pratique ne sera pas possible quand les pailles seront résistantes au glyphosate, elle risque fort de nécessiter des doses d’herbicides supplémentaires. La présence croissante d’herbes tolérantes au glyphosate et de plantes spontanées Roundup Ready (maïs et soja), en particulier en Amérique latine, forcera également les opérations industrielles de culture de canne  Roundup Ready à utiliser davantage d’herbicides. Pour résoudre ce genre de problèmes avec son soja, Monsanto prétend qu’il va bientôt introduire un soja Roundup Ready qui serait également résistant à l’herbicide dicamba, de façon à ce que ces deux herbicides puissent être utilisés, pour assurer la destruction de toutes les herbes tolérantes au glyphosate. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_27">27</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont souvent les ouvriers agricoles qui sont le plus affectés par l’usage des pesticides. Jorge Chullén de l’ International Union of Food workers (IUF) affirme que le problème des pesticides pour les ouvriers des plantations de canne à sucre s’est accru dans les dernières années. Ceci est dû en particulier au fait que les sucreries ont de plus en plus tendance à sous-traiter les activités agricoles et à confier entre autres l’application des pesticides à des sous-traitants, éludant ainsi leurs responsabilités envers leurs ouvriers. Chullén décrit les conditions de travail  dans le cadre de ces opérations de sous-traitance comme « horribles » et déclare que cette pratique ne fait qu’accroître la détérioration les standards de sécurité pour les ouvriers. La canne à sucre GM pourrait donc doublement frapper les ouvriers : en augmentant leur exposition aux pesticides et en contribuant à un processus de mécanisation qui fait disparaître les emplois dans le secteur. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_28">28</a>]</p>
<p><a href="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3.jpg"><img class="alignnone" style="border: 1px solid black;" src="http://www.grain.org/seedling_files/seed-09-04-sugar-2-3-sm.jpg" border="1" alt="sugar graphs 2 and 3" width="250" height="312" /><br />
 (cliquer sur l&#8217;image)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sucre : l’envers du décor</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La production de canne à sucre est devenue si industrielle et tellement partie intégrante du système de production agroalimentaire que bien souvent les autres formes de production et d’usage ne sont pas reconnues. Pourtant, les communautés locales maintiennent des modes culturels fondés sur la canne à sucre qui sont entièrement différents –et importants. Quand elle n’est pas raffinée ni traitée chimiquement, la canne à sucre est en fait une plante très nourrissante, riche en vitamines et en minéraux. Elle représente une source alimentaire importante qui s’intègre dans un vaste système économique à petite échelle, qui va des fabricants de sucre de palme (jaggery ou gur) en Inde aux petits vendeurs de rues et leurs stands de jus de canne dans presque tous les pays tropicaux du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">En Colombie, les communautés ont une vieille tradition qui consiste à organiser des « trapiches comunitarios » (moulins communautaires), grâce auxquels ils transforment le jus de leur canne à sucre locale en un concentré qu’ils appellent panela. Comme dans d’autres régions d’Amérique latine, les paysans locaux colombiens continuent à cultiver leurs propres variétés de canne à sucre qui sont adaptées à leurs terres et à la fabrication de panela. Certaines de ces variétés traditionnelles ont fait l’objet d’études du Grand institut paysan (Instituto Mayor Campesino IMCA). Pour Erminsu Ivan David Pabón-Mincho, coordinateur de programmes à l’IMCA, les trapiches comunitarios et les variétés locales de canne à sucre sont essentiels pour la subsistance et le bien-être des communautés rurales de Colombie. Mais, poursuit-il, les récents efforts pour étendre la production de sucre dans le pays, en particulier pour en faire de l’éthanol, menacent de priver ces communautés des terres déjà très limitées qui servent à la production de leur propre canne. De plus, la réglementation gouvernementale concernant l’industrie du sucre est, selon lui, destinée à pénaliser la production artisanale de panela et à concentrer l’industrie du sucre entre les mains des grandes entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la canne à sucre GM, les communautés de ce genre constituent un obstacle à éliminer. Ce sont elles qui risquent le plus de perdre leurs terres dans l’expansion de la canne à sucre GM, de perdre leur travail à cause de la mécanisation de la production, de subir la pollution des herbicides et de voir leurs récoltes traditionnelles de canne contaminées par les OGM. Ce sont elles aussi qui risquent le plus de souffrir des effets nocifs du sucre GM, puisqu’elles consomment la canne telle quelle et en ont besoin comme source de nourriture et non pas seulement comme produit sucrant. Jusqu’à présent en effet, pour autoriser les betteraves GM, les autorités n’ont étudié que l’impact du sucre raffiné sur l’alimentation, alors que celui-ci est censé ne plus contenir de trace de matériau transgénique. [<a href="http://www.letransmuteur.net/la-menace-de-l-invasion-de-la-canne-a-sucre-gm/#_29">29</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Il est par conséquent important de s’opposer à la canne à sucre GM et au sucre GM en général, et ce pour de nombreuses raisons. Cette prise de position fait partie d’un mouvement de résistance plus vaste qui refuse que le sucre de l’agrobusiness accapare des terres agricoles qui devraient plutôt pouvoir permettre aux paysans de produire leur propre nourriture. C’est aussi une façon de rejeter l’industrialisation et la déshumanisation d’une culture vivrière qui a une valeur culturelle et économique essentielle pour de nombreuses communautés, surtout quand on considère l’essor actuel de l’éthanol à base de canne à sucre. Aujourd’hui ces communautés sont durement affectées par la collusion entre l’agrobusiness et les gouvernements pour redessiner la carte mondiale de la production du sucre. L’introduction de canne à sucre GM ne peut qu’exacerber leurs problèmes.</p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Lectures complémentaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">ETC Group (Action Group en Erosion, Technology and Concentration), “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008,<a href="http://tinyurl.com/dagctq" target="_blank">http://tinyurl.com/dagctq</a></p>
<p style="text-align: justify;">Javiera Rulli  (ed.), United Soy Republics: The truth about soy production in South America,  Grupo de Reflexión Rural, 2008.<br />
 <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a></p>
<p style="text-align: justify;">Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis – Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar,” 2009, <a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a></p>
<p style="text-align: justify;">Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a></p>
<p style="text-align: justify;">Lilian Joensen, Stella Semino and Helena Paul, “Argentina: A Case Study on the Impact of Genetically Engineered Soya”, Gaia Foundation, 2005,<a href="http://tinyurl.com/dz927p" target="_blank">http://tinyurl.com/dz927p</a></p>
<p style="text-align: justify;">GRAIN, numéro spécial de Seedling sur  les agrocarburant, juillet 2007, <a href="http://www.grain.org/seedling/?type=70">http://www.grain.org/seedling/?type=70</a></p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1<a name="_1"></a> &#8211;  Walter Pengue and Miguel Altieri, “GM soya bean: Latin America’s new colonizer”,  Seedling, January 2006, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=421">http://www.grain.org/seedling/?id=421</a> <br />
 2 - <a name="_2"></a>Günther Fischer, Edmar Teixeira, Eva Tothne Hizsnyik and Harrij van Velthuizen, “Land use dynamics and sugarcane production“, in Peter Zuurbier and Jos van de Vooren (eds), Sugarcane ethanol: Contributions to climate change mitigation and the environment, Wageningen Academic Publishers, The Netherlands, 2008.<br />
 3 – <a name="_3"></a>Histoire et analyse excellentes des réformes de l’UE sur le sucre, Ben Richardson, “Restructuring the EU–ACP sugar regime: Out of the strong there came forth sweetness”, Review of International Political Economy, 28 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/at9oax" target="_blank">http://tinyurl.com/at9oax</a> <br />
 4 – <a name="_4"></a>Pour une analyse plus détaillée, voir ETC Group, “Commodifying Nature’s Last Straw? Extreme Genetic Engineering and the Post-Petroleum Sugar Economy”, October 2008, <a href="http://tinyurl.com/cayhzo" target="_blank">http://tinyurl.com/cayhzo</a> <br />
 5 – <a name="_5"></a>L’Initiative “Tout sauf les armes”, lancée en mars 2001, ouvre l’UE aux importations en franchise de droits et de quotas en provenance de tous les pays moins avancés (PMA), avec des arrangements provisoires pour le sucre jusqu’en juillet 2009.<br />
 6 - <a name="_6"></a>“Sudan announces ambitious plan for sugar production”, Sudan  Tribune, 7 March 2008, <a href="http://tinyurl.com/apfern" target="_blank">http://tinyurl.com/apfern</a> <br />
 7 - <a name="_7"></a>União dos Produtores de Bioenergia (UDOP),  “Capital estrangeiro responde por 12% da cana moída no Brasil”, 4 February 2009,<a href="http://tinyurl.com/aalnjv" target="_blank">http://tinyurl.com/aalnjv</a> <br />
 8 - <a name="_8"></a>“Açúcar e álcool são os paradoxos da crise”,  Gazeta Mercantil, 17 November 2008, <a href="http://tinyurl.com/cntqny" target="_blank">http://tinyurl.com/cntqny</a> <br />
 9 - <a name="_9"></a>Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos and Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a> <br />
 10 -<a name="_10"></a> Ben Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The  Development Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 11 -<a name="_11"></a> En 2008, la BNDES a investi presque 25 milliards de dollars US dans l’industrie du sucre/éthanol (Centro de Monitoramento de Agrocombustíveis–Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a>)<br />
 Voir aussi l’ Inter-American Development Bank, “IDB backs $150 million Regional Financing Facility for Sugar and Bioenergy”, 16 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aatudm" target="_blank">http://tinyurl.com/aatudm</a> <br />
 12 <a name="_12"></a>–Voir par exemple le rapport de l’état du Mato Grosso do Sul, où la culture de la canne à sucre s’est récemment introduite : Mieceslau Kudlavicz and Juliana Grasiéli Mota Bueno, “A expansão canavieira em Mato Grosso do Sul,” Comissão Pastoral da Terra, 26 August 2008,<a href="http://tinyurl.com/cxnq6f" target="_blank">http://tinyurl.com/cxnq6f</a><br />
 13 &#8211; Ben<a name="_13"></a> Richardson, “An Exclusive Engine of Growth: The Development  Model of Brazilian Sugarcane”, Ethical-Sugar, 17 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a> <br />
 14 &#8211;  Silvia <a name="_14"></a>Noronha, Lúcia Ortiz and Sergio Schlesinger, “Agribusiness and Biofuels: An Explosive Mixture,” Friends of the Earth, Brazil, 2006.<br />
 15 &#8211; Centro<a name="_15"></a> de Monitoramento de Agrocombustíveis &#8211; Repórter Brasil, “O Brasil dos Agrocombustíveis: Os Impactos das Lavouras sobre a Terra, o Meio e a Sociedade, Volume 3 – Cana-de-açúcar”, 2009,<a href="http://tinyurl.com/bca4ev" target="_blank">http://tinyurl.com/bca4ev</a> <br />
 16 &#8211; CPT, “<a name="_16"></a>Em ano recorde em operações, mais de 4,6  mil trabalhadores são libertados”, 19 January 2009, <a href="http://tinyurl.com/dalpyc" target="_blank">http://tinyurl.com/dalpyc</a> <br />
 17 &#8211; Friedri<a name="_17"></a>ch Berschauer, “The long-term growth trends for the Brazilian agro business remain firmly intact”, Bayer CropScience, 20 April 2007,<a href="http://tinyurl.com/bd77dv" target="_blank">http://tinyurl.com/bd77dv</a> <br />
 18 – Les rapports financiers de 2005  montrent que l’industrie du tracteur brésilienne est contrôlée par<a name="_18"></a> AGCO/Valtra (65%), New Holland (18%) and John Deere (7.5%).<br />
 19 –<a name="_19"></a> Pour une étude plus complète sur la production brésilienne de canne à sucre, voir Maria Luisa Mendonça, “Impacts of Expansion of Sugarcane Monocropping for Ethanol Production”, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos e Comissão Pastoral da Terra, October 2008, disponible sur le site du Transnational Institute (TNI), <a href="http://tinyurl.com/dbrvu2" target="_blank">http://tinyurl.com/dbrvu2</a><br />
 20 - <a name="_20"></a>Janaína Simões, “Center of Sugarcane Technology indicates the path and sets the pace for technological innovation in the sugar and alcohol sector,” State University of Campinas, UNICAMP Innovation, 5 June 2006,<a href="http://tinyurl.com/bpg8xm" target="_blank">http://tinyurl.com/bpg8xm</a> <br />
 <a name="_21">21 – Voir la Queensland Cane Growers Organisation Ltd, 2008 Annual  Report,</a> <a href="http://tinyurl.com/bw9z57" target="_blank">http://tinyurl.com/bw9z57 </a><br />
 et A. Wynne, B. Milford and E. Wall, “Advancing sugarcane: leading and managing change,” Second ISSCT management workshop, Australia, May 2008,  <a href="http://tinyurl.com/dj3v79" target="_blank">http://tinyurl.com/dj3v79 </a> <br />
 22 &#8211; UITA, “Brasil:  la Caña de Azúcar avanza también sobre la pradera”, 14 May 2008, <a href="http://tinyurl.com/arjv5m" target="_blank">http://tinyurl.com/arjv5m</a> <br />
 23 <a name="_23"></a>- Safras &amp; Mercado, “Zoneamento pode expandir área de cana-de-açúcar em 44 milhões de hectares,” Notícias Agrícolas, 23 January 2009,<a href="http://tinyurl.com/c3jtvk" target="_blank">http://tinyurl.com/c3jtvk</a> <br />
 24 &#8211; L<a name="_24"></a>ilian Joensen, “The crop-sprayed villages of Argentina,” in Javiera Rulli (ed.), United Soy Republics. The truth about soy production in South America, Grupo de Reflexión Rural, 2008, <a href="http://tinyurl.com/d42upx" target="_blank">http://tinyurl.com/d42upx</a> <br />
 25 <a name="_25"></a>- Center for Food Safety, “Tainted Sugar”, Food Safety Fact  Sheet, June 2008, <a href="http://tinyurl.com/526b8c" target="_blank">http://tinyurl.com/526b8c</a> <br />
 26<a name="_26"></a> &#8211; N. Benachour and G-E. Séralini, “Glyphosate formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells”, Chem. Res. Toxicol., 22 (1), 2009, pp. 97–105; Dr Mae-Wan Ho and Brett Cherry, “Death by Multiple Poisoning, Glyphosate and Roundup,” ISIS Press Release, 11 February 2009, <a href="http://tinyurl.com/b9phjy" target="_blank">http://tinyurl.com/b9phjy</a> <br />
 <a name="_27"></a>27 &#8211; Voir GRAIN, “Twelve years of GM soya in  Argentina”, Seedling, January 2009, <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=578">grain.org/seedling/?id=578</a> <br />
 28<a name="_28"></a> – L’industrie du sucre brésilienne estime que la mécanisation va provoquer une perte nette de 114 000 emplois entre 2010 et 2021 dans l’état de São Paulo : Ethical-Sugar , “An Exclusive Engine of Growth: The Development Model of Brazilian Sugarcane,” January 2009<br />
 <a href="http://tinyurl.com/aooogg" target="_blank">http://tinyurl.com/aooogg</a>)<br />
 La mécanisation n’est pas nécessairement synonyme pour les ouvriers de plus de sûreté dans leurs conditions de travail. Une étude brésilienne conclut que les maladies chez les ouvriers sur les récoltes mécanisées sont similaires à celles des coupeurs de canne manuels. (R.A. Scopinho, F. Eid, C.E. Vian, P.R. Silva, “New technologies and workers’ health: mechanization of sugar cane harvesting,” Caderno Saúde Pública, 15 (1), January–March 1999, pp. 147–61).<br />
 29<a name="_29"></a> –  Voir par exemple Health Canada’s approval of H7-1 Roundup Ready sugar  beets, <a href="http://tinyurl.com/aszd94" target="_blank">http://tinyurl.com/aszd94</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<hr size="1" noshade="noshade" />
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.grain.org/seedling/?id=597">grain.org</a>)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bilderberg 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2009 10:12:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, la réunion du Groupe de Bilderberg a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Comme chaque année, la réunion du <a href="http://www.syti.net/Organisations/Bilderberg.html" target="_blank">Groupe de Bilderberg</a> a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au <a href="http://www.astir-palace.com/" target="_blank">Nafsika Astir Palace</a>, un palace 5 étoiles sur une presqu&#8217;ile, avec plages privées et port privé pour yachts.</span></p>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg2009_nafsikaastirpalace.jpg" alt="Bilderberg 2009: Nafsika Astir Palace" width="600" height="176" /></span></p>
<p>Parmi les participants de cette année, on remarque le nombre élevé d&#8217;invités turcs (banquiers, industriels, ministres, et responsables de médias), signe que l&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE est vraiment &laquo;&nbsp;dans les tuyaux&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Comme on pouvait s&#8217;y attendre, le secteur financier est encore plus présent que d&#8217;habitude.</p>
<p>Pour la France, on notera la présence du secrétaire général de l&#8217;UMP, Xavier Bertrand, de la ministre de l&#8217;économie et des finances Christine Lagarde, et pour la Suisse la présence étonnante du leader populiste Christoph Blocher.</p>
<p>Etaient également présents les deux principaux responsables de l&#8217;équipe économique d&#8217;Obama, Timothy Geithner et Lawrence Summers.</p>
<p>Enfin les absents les plus remarqués: Etienne Davignon (président de la Société Générale de Belgique), pourtant présent à toutes les réunions précédentes du Bilderberg, et celle de Maurice Lippens, ex-président de la Banque Fortis, récemment rachetée en partie par BNP et en partie nationalisée provisoirement par l&#8217;état belge.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><br />
 </span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009-small.jpg" alt="Bilderberg 2009: diagramme des participants" width="680" height="508" /></a><br />
 Le diagramme des connexions de quelques participants de la réunion 2009&#8230;<br />
 Cliquez sur l&#8217;image pour la télécharger en grand (fichier jpeg 3 Mo).</span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"> <br />
 </span></p>
<h3>Voici la liste des participants :<span id="more-4554"></span></h3>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Beatrix &#8211; <em>reine des Pays-Bas</em><br />
 Sofia &#8211; <em>reine d&#8217;Espagne</em><br />
 Konstantin &#8211; <em>ancien roi de Grèce</em><br />
 Prince Philipp &#8211; <em>prince de Belgique, membre du Club de Rome</em><br />
 Joseph Ackerman &#8211; <em>président de la <strong>Deutsche Bank</strong></em><br />
 Kieth Alexander &#8211; <em>directeur de le la <strong>NSA</strong></em><br />
 Georgios Alogoskoufis &#8211; <em>ancien ministre grec des finances</em><br />
 Roger Altman &#8211; <em>directeur de la banque d’affaires Evercore Partners, vice-ministre des finances sous la présidence de Clinton</em><br />
 Takis Arapoglou &#8211; <em>Président de la banque centrale de Grèce</em><br />
 <strong>Ali Babacan</strong> &#8211; <em>ministre turc des Affaires étrangères, coordonnateur des négociations d&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE</em><br />
 Dora Bakoyannis &#8211; <em>ministre des affaires étrangères en Grèce</em><br />
 Jon Frederik Baksaas &#8211; <em>Président de Telenor Norvège</em><br />
 Francisco Pinto Balsemão &#8211; <em>ex premier ministre portugais, actuel PDG de la principale holding de presse écrite et adio-visuelle portugaise, Impresa </em><br />
 <strong>Nicolas Baverez</strong> &#8211; <em>éditorialiste de l&#8217;hebdomadaire <strong>Le Point</strong> (propriété du Groupe Pinault)</em><br />
 Franco Bernabè &#8211; <em>président de Telecom Italia, vice-président de <strong>Rothschild Europe</strong></em><br />
 <strong>Xavier Bertrand</strong> &#8211; <em>Secrétaire général de l&#8217;<strong>UMP</strong></em><br />
 Carl Bildt &#8211; <em>ministre des affaires étrangères de Suède, ancien Premier ministre, ex envoyé spécial de l’ONU dans les Balkans</em><br />
 Jan Arne Björklund &#8211; <em>ministre de l&#8217;éducation et président du parti Folkpartiet en Suède</em><br />
 <strong>Christoph Blocher</strong> &#8211; <em>ancien conseiller fédéral et ancien chef du parti de l&#8217;UDC (parti de droite autoritaire et xénophobe en Suisse)</em><br />
 Alexandre Bompard &#8211; <em>PDG de <strong>Europe 1</strong> (propriété du Groupe Lagardère)</em><br />
 Vendeline von Bredow &#8211; <em>journaliste économique à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Oscar Bronner &#8211; <em>patron de presse autrichien</em><br />
 Max Boot &#8211; <em>auteur, historien, membre du CFR</em><br />
 Ana Botín &#8211; <em>directrice de la Banco Español de Credito, fille du président de la Banco de Santander, Emilio Botín</em><br />
 <strong>Henri de Castries</strong> &#8211; <em>président d&#8217;<strong>AXA</strong></em><br />
 Juan Luis Cebrián &#8211; <em>président de PRISA, groupe de médias espagnol, et co-fondateur d&#8217;El Païs (premier quotidien espagnol)</em><br />
 W. Edmund Clark &#8211; <em>président de Toronto-Dominion Bank (Canada)</em><br />
 Kenneth Harry Clarke &#8211; <em>député conservateur de Grande-Bretagne et ministre des finances dans le gouvernement fantôme de David Cameron</em><br />
 Luc Coene &#8211; <em>gouverneur adjoint de la Banque Nationale de Belgique</em><br />
 Sami Cohen &#8211; <em>directeur du quotidien turc Milliyet</em><br />
 Timothy C. Collins &#8211; <em>président Ripplewood Holdings</em><br />
 George David &#8211; <em>président de Coca Cola en Grèce</em><br />
 Sir Richard Billing Dearlove &#8211; <em>ex-directeur du <strong>MI6</strong> (services secrets britanniques)</em><br />
 Anna Diamantopoulou &#8211; <em>député du PASOK (parti socialiste grec)</em><br />
 Mario Draghi &#8211; <em>gouverneur de la Banque centrale italienne</em><br />
 Nicolas Eberstadt &#8211; <em>président  de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain)</em><br />
 Anders Eldrup &#8211; <em>président de DONG Energy Danemark</em><br />
 John Jacob Philip Elkann &#8211; <em>vice-président du groupe Fiat</em><br />
 Thomas Enders &#8211; <em>co-président d&#8217;<strong>EADS</strong>, président d&#8217;<strong>Airbus</strong></em><br />
 José Manuel Entrecanales &#8211; <em>président Acciona (groupe de BTP espagnol)</em><br />
 Werner Faymann &#8211; <em>chancelier autrichien, président du SPÖ (parti social-démocrate autrichien)</em><br />
 Isidro Fainé Casas &#8211; <em>président de <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 Niall Ferguson &#8211; <em>professeur d&#8217;histoire à la <strong>Harvard Business School</strong>, historien officiel des Rothschild</em><br />
 <strong>Timothy Geithner</strong> &#8211; <em>secrétaire au Trésor (ministres des finances) des États-Unis</em><br />
 Dermot Gleeson &#8211; <em><strong>conseiller du gouvernement irlandais</strong> et avocat d&#8217;affaires</em><br />
 Donald E. Graham &#8211; <em>PDG du <strong>Washinton Post</strong></em><br />
 Alfred Gusenbauer &#8211; <em>ex-chancelier d&#8217;Autriche</em><br />
 Victor Halberstadt &#8211; <em>professeur de sciences économiques Université de Leiden</em><br />
 Ernst Hirsch Ballin &#8211; <em>ministre de la Justice des Pays-Bas</em><br />
 <strong>Richard Holbrooke</strong> &#8211; <em>représentant spécial d&#8217;Obama pour le Pakistan et l&#8217;Afghanistan</em><br />
 Jan HM Hommen &#8211; <em>président <strong>ING Bank</strong></em><br />
 Jaap de Hoop Scheffer &#8211; <em>secrétaire général de l&#8217;<strong>OTAN</strong></em><br />
 James Logan Jones Jr. &#8211; <em>conseiller à la sécurité nationale d&#8217;Obama</em><br />
 Vernon Jordan &#8211; <em>ancien conseiller à la sécurité nationale du président Clinton, ancien membre de la Commission Baker-Hamilton sur l’Irak, directeur-associé de la <strong>banque d’affaire Lazard Frères</strong></em><br />
 Robert Kagan &#8211; <em>conseiller d&#8217;Obama pour la politique de sécurité, le terrorisme et les Balkans</em><br />
 Jyrki Katainen &#8211; <em>mministre des finances de la Finlande</em><br />
 <strong>Henry Kissinger</strong> &#8211; <em>ex ministre des affaires étrangères des Etats-Unis sous Nixon, président de Kissinger Associates</em><br />
 John M. Keane &#8211; <em>président de SCP Partner, ex-général américain</em><br />
 Muhtar Kent &#8211; <em>président de <strong>Coca-Cola</strong> Turquie</em><br />
 John Kerr &#8211; <em>vice-président de <strong>Royal Dutch Shell</strong>, membre de la Chambre des Lords</em><br />
 Baron Kerr of Kinlochard &#8211; vice-président de la Royal Dutch Shell, président du Centre for European Reform<br />
 Eckart von Klaeden &#8211; <em>porte-parole de la <strong>CDU</strong> (parti d&#8217;Angela Merkel, droite libérale allemande)</em><br />
 Klaus Kleinfed &#8211; <em>président de Alcoa</em><br />
 Mustafa Koç &#8211; <em>président de Koç Holding le plus grand conglomérat turc</em><br />
 Roland Koch &#8211; <em>vice-président de la <strong>CDU</strong>, ministre-président du Land de Hesse</em><br />
 Sami Kohen &#8211; <em>chroniqueur de politique extérieure du journal turc Milliyet</em><br />
 Henry Kravis &#8211; <em>président du <strong>Hudson Institute</strong> (think tank américain), président du fonds d’investissements Kohlberg Kravis Roberts &amp; Co</em><br />
 Marie-Josee Kravis &#8211; <em>membre du Hudson Institute et épouse de Henry Kravis</em><br />
 <strong>Neelie Kroes</strong> &#8211; <em>commissaire européen chargé de la concurrence</em><br />
 Odysseas Kyriakopoulos &#8211; <em>président de l&#8217;Association grecque des industriels, PDG des mines S&amp;B Group</em><br />
 <strong>Christine Lagarde</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie, de l&#8217;industrie et du travail en France</em><br />
 <strong>Pascal Lamy</strong> &#8211; <em>directeur général de l&#8217;<strong>OMC</strong>, ex commissaire européen chargé du commerce, ex négociateur européen pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em><br />
 Manuela Ferreira Leite &#8211; <em>président du PSD, parti social-démocrate portugais</em><br />
 Bernardino León &#8211; <em>secrétaire général du cabinet du premier ministre Zapatero</em><br />
 Peter Löscher &#8211; <em>président de <strong>Siemens</strong></em><br />
 <strong>Peter Mandelson</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie de Grande-Bretagne, ex commissaire européen chargé du commerce</em><br />
 Jessica Tuchman Mathews &#8211; <em>présidente de <strong>Carnegie Endowment for International Peace</strong> (think tank américain)</em><br />
 Philippe Maystadt &#8211; <em>président de la Banque européenne d&#8217;investissement (BEI, basée au Luxembourg)</em><br />
 Edward McBride &#8211; <em>journaliste à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Frank McKenna &#8211; <em>président du conseil d&#8217;administration de la Toronto Dominion Bank</em><br />
 John Micklethwait &#8211; <em>directeur de <strong>The Economist</strong></em><br />
 <strong>Thierry Montbrial</strong> &#8211; <em>President de l&#8217;IFRI (Institut français des relations internationales)</em><br />
 <strong>Mario Monti</strong> &#8211; <em>ex-commissaire européen chargé du marché intérieur, puis de la concurrence, actuellement président de l&#8217;Université Luigi Bocconi de Milan</em><br />
 Miguel Ángel Moratinos &#8211; <em>ministre des affaires étrangères d&#8217;Espagne</em><br />
 Craig Mundie &#8211; <em>stratège en chef de <strong>Microsoft</strong></em><br />
 Egil Myklebust &#8211; <em>président de la compagnie d’aviation SAS, Norsk Hydro ASA, membre du Conseil économique mondial pour le développement durable, ancien président du patronat norvégien</em><br />
 Matthias Nass &#8211; <em>rédacteur en chef adjoint du premier quotidien allemand <strong>Die Zeit</strong></em><br />
 Juan Maria Nin Génova &#8211; <em>président de la <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 <strong>Denis Olivennes</strong> &#8211; <em>directeur général du <strong>Nouvel Observateur</strong></em><br />
 Jorma Ollila &#8211; <em>ex-président de <strong>Nokia</strong> (membre du comité de direction du Bilderberg Group)</em><br />
 George Osboren &#8211; <em>chancelier de l&#8217;Échiquier (ministre des finances) de Grande-Bretabne</em><br />
 Frederic Oudea &#8211; <em>président de la <strong>Société Générale</strong></em><br />
 Cem Özdemir &#8211; <em>co-président du parti Alliance 90/Les Verts en Allemagne</em><br />
 Tommaso Padoa-Schioppa &#8211; <em>ex-ministre des finances italien, ex-membre du directoire de la BCE, président du comité directeur du <strong>FMI</strong></em><br />
 Alexis Papahelas &#8211; <em>journaliste de Kathimerini (journal grec)</em><br />
 Dimitris Papalexopoulos &#8211; <em>président de Titan Cement Company</em><br />
 Jannos Papathanasiou &#8211; <em>ministre grec des finances</em><br />
 <strong>Richard Perle</strong> &#8211; <em>ex conseiller à la sécurité de George W. Bush, l&#8217;un des concepteur de la guerre en Irak, membre important de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain néo-conservateur)</em><br />
 David Petraeus &#8211; <em>général quatre étoiles américain, commandant en chef de l&#8217;US Central Command pour le Moyen-Orient et en Asie centrale</em><br />
 Manuel Pinho &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie et Inovation au Portugal</em><br />
 Jean Pisani-Ferry &#8211; <em>directeur de Bruegel</em><br />
 Robert S. Prichard &#8211; <em>directeur du groupe de médias Toronto Star (Torstar), Canada</em><br />
 <strong>Romano Prodi</strong> &#8211; <em>ex-président de la Commission européenne, ex-premier ministre de l&#8217;Italie, responsable des opérations conjointes ONU-UA de maintien de la paix en Afrique</em><br />
 Hanna Rajalahti &#8211; <em>rédacteur en chef de Talouselämä</em><br />
 <strong>Olli Rehn</strong> &#8211; <em>commissaire européenne chargée de l&#8217;élargissement</em><br />
 Heather Reisman &#8211; <em>président de Indigo Books &amp; Music Inc, Canada</em><br />
 Eivind Reiten &#8211; <em>directeur général du groupe Norsk Hydro Petroleum</em><br />
 Michael Ringier &#8211; <em>président du Conseil d&#8217;administration de Ringier Holding AG, principal holding de presse et d&#8217;édition en Suisse</em><br />
 <strong>David Rockefeller</strong> &#8211; <em>banquier, fondateur du <strong>CFR</strong> (Council on Foreign Relations) et de la <strong>Commission Trilatérale</strong>, co-fondateur du Bilderberg Group</em><br />
 Dennis B. Ross &#8211; <em>Directeur du <strong>Washington Institute for Near East Policy</strong> (think tank américain spécialisé sur la géopolitique au Proche-Orient), conseiller spécial d’Hillary Clinton pour le Proche-Orient et l’Asie du Sud</em><br />
 Barnett R. Rubin &#8211; <em>directeur d&#8217;études et &laquo;&nbsp;senior fellow&nbsp;&raquo; du <strong>Centre of International Cooperation</strong>, politologue spécialiste de l’Afghanistan</em><br />
 Alberto Ruiz-Gallardòn &#8211; <em>maire de Madrid</em><br />
 Suzan Sabanci Dinçer &#8211; <em>président de Akbank (banque turque)</em><br />
 Indira Samarasekera &#8211; <em>présidente de l&#8217;université d&#8217;Alberta</em><br />
 Rudolf Scholten &#8211; <em>administrateur de Österreichische Kontrollbank AG</em><br />
 Jürgen Schrempp &#8211; <em>ex-président du directoire de DaimlerChrysler AG</em><br />
 Josette Sheeran &#8211; <em>directrice du <strong>Programme alimentaire mondial</strong> des <strong>Nations Unies</strong></em><br />
 Domenico Siniscalco &#8211; <em>vice-président de <strong>Morgan Stanley</strong></em><br />
 Pedro Solbes Mira &#8211; <em>ex ministre des finances d&#8217;Espagne</em><br />
 Sampatzi Saraz &#8211; <em>banquier turc</em><br />
 Sanata Seketa &#8211; <em>université du Canada</em><br />
 James B. Steinberg &#8211; <em>vice-ministre américain des affaires étrangères</em><br />
 Björn Stigson &#8211; <em>président de World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) </em><br />
 Yannis Stournaras &#8211; <em>directeur de la Foundation for Economic &amp; Industrial Research (IOBE)</em><br />
 <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> &#8211; <em>directeur du <strong>FMI</strong>, Fonds monétaire international</em><br />
 <strong>Lawrence Summers</strong> &#8211; <em>ex-économiste en chef de la Banque mondiale, ex-ministre des Finances sous Clinton, conseiller économique d&#8217;Obama</em><br />
 <strong>Peter Sutherland</strong> &#8211; <em>actuel président de <strong>BP</strong>, ex-commissaire européen chargé de la concurrence, ancien directeur du FMI, ex dirigeant de la banque d&#8217;affaires <strong>Goldman Sachs</strong> International</em><br />
 Nobuo Tanaka &#8211; <em>directeur de l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques</em><br />
 Martin Taylor &#8211; <em>président de Syngenta, ex-président de <strong>Barclays Bank</strong>, ex-secrétaire général du Bilderberg Group</em><br />
 Peter Thiel &#8211; <em>ex-président de <strong>PayPal</strong>, président de Clarium Capital Management</em><br />
 Helle Thorning-Schmidt &#8211; <em>président du parti social-démocrate au Danemark</em><br />
 Thomas Thune Andersen &#8211; <em>président de Maersk Oil, Danemark</em><br />
 Andreas Treichl &#8211; <em>président de Erste Group Bank AG </em><br />
 <strong>Jean-Claude Trichet</strong> &#8211; <em>président du directoire de de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Loukas Tsoukalis &#8211; <em>conseiller spécial du président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, président de ELIAMEP (Hellenic Foundation for European &amp; Foreign Policy, think tank grec de politique étrangère)</em><br />
 Agah Ugur &#8211; <em>président de Borusan Holding, Turquie</em><br />
 Matti Vanhanen &#8211; <em>premier ministre de Finlande</em><br />
 <strong>Daniel Vasella</strong> &#8211; <em>président de la multinationale pharmaceutique <strong>Novartis</strong></em><br />
 <strong>Jeroen van der Veer</strong> &#8211; <em>président de <strong>Royal Dutch Shell</strong></em><br />
 <strong>Guy Verhofstadt</strong> &#8211; <em>ancien Premier ministre de Belgique</em><br />
 <strong>Paul Volcker</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Fed</strong>, conseiller économique de Barack Obama</em><br />
 Jacob Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, administrateur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Marcus Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, directeur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Nout Wellink &#8211; <em>gouverneur de la banque centrale néerlandaise, membre de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Gerardus Johannes Wijers &#8211; <em>ex-ministre de l&#8217;économie des Pays-Bas</em><br />
 Martin Wolf &#8211; <em>rédacteur en chef au <strong>Financial Times</strong></em><br />
 <strong>James Wolfensohn</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, président du conseil international de Citigroup</em><br />
 <strong>Paul Wolfowitz</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, ex conseiller de George W. Bush, ex-vice-ministre de la défense des États-Unis, principal responsable de la guerre en Irak</em><br />
 Fareed Zakaria &#8211; <em>rédacteur en chef de <strong>Newsweek International</strong>, commentateur politique sur <strong>ABC News</strong>, au <strong>New York Times</strong>, au <strong>Wall Street Journal</strong>, au New Yorker et sur <strong>CNN</strong></em><br />
 <strong>Robert Zoellick</strong> &#8211; <em>président de la Banque mondiale, ex négociateur américain pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em></span></p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=137">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
<h3>Voici le communiqué officiel :</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</strong><br />
 BILDERBERG MEETINGS<br />
 17 mai 2009</span></p>
<p>Le 57è Bilderberg Meeting se tiendra à Vouliagmeni, en Grèce, du 14 au 17 mai 2009. La conférence traitera principalement de la crise financière, des gouvernements et du marché, du rôle des institutions, des économies de marché et des démocraties, de l&#8217;Irak et de l&#8217;Afghanistan, des Etats-Unis et du monde, du cyber-terrorisme, des nouveaux impérialismes, du protectionisme, et des défis post-Kyoto.</p>
<p>Environ 130 participants sont attendus dont les deux tiers viennent d&#8217;Europe et les autres d&#8217;Amérique du Nord. Environ un tiers d&#8217;entre eux viennent de la politique et des gouvernements, et les deux tiers viennent de la finance, de l&#8217;industrie, des services, de l&#8217;éducation et des communications. Le meeting est privé afin d&#8217;encourager les discussions franches et ouvertes.</p>
<p>Le Bilderberg tient son nom de l&#8217;hôtel en Hollande où s&#8217;est tenu le premier meeting, en mai 1954. Ce meeting pionnier pris forme autour de la préoccupation exprimée par des citoyens leaders des deux cotés de l&#8217;Atlantique, alors que l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest et l&#8217;Amérique du Nord travaillaient ensemble aussi étroitement que possible sur les problèmes communs d&#8217;importance critique. Il fut ressenti que des discussions régulières et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; pourraient aider à une meilleure compréhension des forces complexes et des tendances majeures affectant les nations occidentales dans la difficile période de l&#8217;après-guerre.</p>
<p>La Guerre Froide est maintenant terminée. Mais à presque tous les égards, il y a davantage, pas moins, de problèmes communs &#8211; du commerce à l&#8217;emploi, de la politique monétaire à l&#8217;investissement, des défis écologiques à la tâche de promouvoir la sécurité internationale. Il est difficile de penser à n&#8217;importe quelle question aussi bien en Europe qu&#8217;en Amérique du Nord pour lesquelles des solutions multilatérales n&#8217;auraient pas (&#8230;) <em>[ligne manquante sur le fax]</em></p>
<p>Ce qui est unique à propos du Bilderberg en tant que forum est le large éventail de citoyens leaders qui sont rassemblés pour environ trois jours de discussions informelles et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; à propos de thèmes liés aux préoccupations présentes, en particulier dans le domaine des affaires étrangères et de l&#8217;économie internationale. Le sentiment fort parmi les participants qu&#8217;au vu des différentes attitudes et expériences des nations occidentales, il demeure un besoin clair de développer encore plus loin une compréhension qui intègre ces préoccupations. Le caractère privé du meeting n&#8217;a pas d&#8217;autre propos que de permettre aux participants de parler librement et avec l&#8217;esprit ouvert.</p>
<p>En résumé, Le Bilderberg est un forum international petit, flexible, informel et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; dans lequel différents points de vue peuvent être exprimées et la compréhension mutuelle améliorée.</p>
<p>La seule activité du Bilderberg est cette Conférence annuelle. Durant le meeting, aucune conclusion n&#8217;est atteinte, aucune recommandation n&#8217;est faite, et aucune déclaration politique n&#8217;est formulée. Les noms des participants sont rendus disponibles à la presse. Les participants sont choisis en fonction de leur expérience, leur connaissance, et leur statut; tous les participants assistent au Bilderberg dans un cadre privé et non officiel.</p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=138">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
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		<title>La Terre peut-elle nourrir le monde aujourd&#8217;hui et demain ?</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 07:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à AgroParistech, et Christian Troubé, rédacteur en chef de La Vie, auteur de Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès Le Manège à Chambéry, en Savoie (73) En partenariat avec le CCFD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-4541" title="la-terre-aux-urgences" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-terre-aux-urgences.jpg" alt="la-terre-aux-urgences" width="360" height="293" />Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à <a href="http://www.agroparistech.fr/">AgroParistech</a>, et Christian Troubé, rédacteur en chef de <a href="http://www.lavie.fr/">La Vie</a>, auteur de <a href="http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746710092">Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles</a>, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès <em>Le Manège</em> à Chambéry, en Savoie (73)</strong></p>
<p>En partenariat avec le <a href="http://www.ccfd.asso.fr/">CCFD</a> <em>(Comité Catholique contre la Faim et pour le développement)</em> et le soutien de nombreuses associations : la <a href="http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/">FMSEA</a> <em>(Fédération départementale des Syndicats des exploitants agricoles)</em>, la <a href="http://www.confederationpaysanne.fr/">Confédération paysanne</a>, le <a href="http://cmr.cef.fr/">CMR</a> <em>(Chrétiens en monde rural)</em>, le <a href="http://www.reinach-formations.educagri.fr/spip.php?page=rubrique">Lycée agricole de Savoie</a> et <a href="http://www.artisansdumonde.org/">Artisans du monde</a>, des collectivités territoriales rattachées à <a href="http://www.peuples-solidaires.org/">Peuples Solidaires</a>.</p>
<p>Une manifestation dont l&#8217;engouement obligea les organisateurs à retransmettre la conférence dans une salle annexe, elle aussi remplie !</p>
<p><em>La bande est enregistrée sur plusieurs supports, elle présente donc 3 blancs de quelques seconde, mais qui n&#8217;entache en rien la qualité et l&#8217;intérêt de la conférence.</em></p>
<p>
 Durée : 2h04</p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci à Jean-François Druhen-Charnaux de nous avoir transmis ce document</em></p>
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		<title>Crise systémique globale : Juin 2009 – Quand le monde sort définitivement du cadre de référence des soixante dernières années</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2009 17:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°35 (15 mai 2009) Le surréalisme financier qui aura présidé aux évolutions boursières et aux indicateurs financiers et commentaires politiques de ces deux derniers mois est le chant du cygne du cadre de référence dans lequel le monde vit depuis 1945. De la même manière que, en Janvier 2007, dans le GEAB [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em><img class="size-full wp-image-4325 alignleft" title="Crise systemique globale" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-crise-systemique-globale.jpg" alt="Crise systemique globale" width="100" height="78" /></em><em>Communiqué public GEAB N°35 (15  mai 2009)</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le surréalisme financier qui aura présidé aux évolutions boursières et aux indicateurs financiers et commentaires politiques de ces deux derniers mois est le chant du cygne du cadre de référence dans lequel le monde vit depuis 1945. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">De la même manière que, en Janvier 2007, dans le GEAB N°11, LEAP/E2020 avait décrit la charnière 2006/2007 comme caractérisée par un « brouillard statistique » typique de l’entrée en récession et conçue pour faire douter les passagers que le Titanic était bien en train de couler (1), notre équipe considère aujourd&#8217;hui que cette fin de Printemps 2009 marque la sortie définitive du référentiel utilisé depuis une soixantaine d&#8217;années par les acteurs économiques, financiers et politiques mondiaux pour effectuer leurs prises de décisions, et en particulier de sa version « simplifiée », utilisée massivement depuis la chute du bloc communiste en 1989 (le référentiel étant alors devenu purement américano-centré). Au-delà de tout aspect théorique, cela signifie concrètement que les indicateurs que chacun a l&#8217;habitude d&#8217;utiliser pour ses décisions d&#8217;investissement, de rentabilité, de localisation, de partenariat, etc… sont devenus obsolètes, et qu&#8217;il faut désormais chercher ailleurs les indices pertinents si l’on veut éviter de prendre des décisions désastreuses.</p>
<p>Ce phénomène d&#8217;obsolescence s&#8217;est accentué fortement depuis quelques mois sous la pression de deux tendances :</p>
<p>. d&#8217;une part, les tentatives désespérées de sauvetage du système financier mondial, et en particulier des systèmes américain et britannique, ont de facto « brisé les instruments de navigation » du fait des manipulations en tout genre effectuées par les établissements financiers eux-mêmes et par les Etats et banques centrales concernées. Parmi ces indicateurs affolés et affolants, les bourses sont le meilleur exemple. Nous y revenons d&#8217;ailleurs plus largement dans les recommandations de ce GEAB N°35. Et les deux graphiques ci-dessous illustrent magistralement comment ces efforts désespérés n&#8217;ont pas empêché un bouleversement majeur du classement des grandes banques mondiales (c&#8217;est essentiellement depuis 2007 que s&#8217;est enclenchée la fin de la domination historique américano-britannique de ce classement)</p>
<p>. d&#8217;autre part, les quantités astronomiques de liquidités injectées en une année dans le système financier mondial, et en particulier dans le système financier américain, ont conduit l&#8217;ensemble des acteurs financiers et politiques à une perte totale de contact avec la réalité. De fait, à ce stade, ils semblent tous atteints du syndrome de l&#8217;ivresse des profondeurs &#8211; qui déclenche chez ceux qu&#8217;il affecte une impossibilité à se repérer dans les profondeurs marines et les conduit à s&#8217;enfoncer toujours plus profondément en croyant en fait remonter vers la surface. L&#8217;ivresse des profondeurs financières a visiblement les mêmes effets que son homologue aquatique.</p>
<p>Capteurs détruits ou pervertis, perte du sens de l&#8217;orientation des dirigeants financiers et politiques, voilà les deux facteurs-clés qui accélèrent la sortie du système international hors du référentiel de ces dernières décennies.<span id="more-4324"></span></p>
<div id="attachment_4326" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4326" title="Les 20 institutions financieres mondiales les plus importantes en 1999" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-les-20-institutions-financieres-mondiales.jpg" alt="Les 20 institutions financieres mondiales" width="450" height="389" /><p class="wp-caption-text">Les vingt institutions financières mondiales les plus importantes par capitalisation boursière en 1999 (en Milliards USD) - Source : Financial Times, 05/2009</p></div>
<p style="text-align: left;"> </p>
<div id="attachment_4327" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4327" title="geab35-les-20-institutions-financieres-mondiales-2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-les-20-institutions-financieres-mondiales-2009.jpg" alt="Les vingt institutions financières mondiales les plus importantes par capitalisation boursière en 2009 (en Milliards USD) - Source : Financial Times, 05/2009" width="450" height="392" /><p class="wp-caption-text">Les vingt institutions financières mondiales les plus importantes par capitalisation boursière en 2009 (en Milliards USD) - Source : Financial Times, 05/2009</p></div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est bien entendu l&#8217;une des caractéristiques de toute crise systémique. On peut d&#8217;ailleurs aisément constater que le système international auquel nous sommes habitués voit se multiplier les évènements ou les tendances qui sortent de cadres de référence multi-séculaires, prouvant à quel point cette crise est d&#8217;une nature sans équivalent dans l&#8217;histoire moderne. Et le seul moyen de mesurer l&#8217;ampleur des mouvements en cours est de prendre le recul de plusieurs siècles. A se limiter aux statistiques sur quelques décennies, on ne perçoit en fait que les détails de cette crise systémique globale ; on n&#8217;a pas la vue d&#8217;ensemble.</p>
<p>LEAP/E2020 citera ici pour l&#8217;exemple trois cas qui montrent que nous vivons une époque de rupture comme il n&#8217;en survient qu&#8217;une fois tous les deux ou trois siècles :</p>
<p>1. En 2009, le taux d&#8217;intérêt de la <a class="liens" href="http://www.bankofengland.co.uk/about/history/index.htm">Banque d&#8217;Angleterre</a> a atteint son plus bas niveau depuis la création de cette vénérable institution (0,5%), soit depuis 1694 (en 315 ans).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div id="attachment_4328" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4328" title="bank-of-england-evolution-taux-interet" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bank-of-england-evolution-taux-interet.jpg" alt="Evolution du principal taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre depuis sa création en 1694 - Source : Banque d'Angleterre, 05/2009" width="450" height="239" /><p class="wp-caption-text">Evolution du principal taux d&#39;intérêt de la Banque d&#39;Angleterre depuis sa création en 1694 - Source : Banque d&#39;Angleterre, 05/2009</p></div>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">2. En 2008, la <a class="liens" href="http://www.caissedesdepots.fr/spip.php?article19">Caisse des Dépôts et Consignations</a>, bras financier de l&#8217;état français depuis 1816 sous tous les régimes (royauté, empire, république, &#8230;), a connu sa première perte annuelle (en 193 ans) (2).</p>
<p>3. En Avril 2009, la Chine est devenu le premier partenaire commercial du Brésil, une position qui depuis des siècles anticipe fidèlement les ruptures majeures de leadership mondial. En effet, depuis que, il y a deux cents ans, le Royaume-Uni avait mis fin à trois siècles d&#8217;hégémonie portugaise, c&#8217;est seulement la deuxième fois qu&#8217;un pays accède à cette position. Les Etats-Unis, avaient en effet supplanté le Royaume-Uni au début des années 1930 comme premier partenaire du Brésil (3).</p>
<p>Nous ne reviendrons pas ici sur la multiplication des tendances propres aux Etats-Unis qui sortent également des référentiels nationaux de ces cent dernières années (au-delà, le pays n&#8217;a pas vraiment de référentiel utilisable pour des comparaisons pertinentes) : perte de valeur du Dollar, déficits publics, dette publique cumulée, déficits commerciaux cumulés, effondrement du marché immobilier, pertes des établissements financiers, … (4)</p>
<p>Mais, bien entendu, dans le pays au cœur de la crise systémique globale, les exemples de cette nature sont légions et largement commentés dans les numéros du GEAB depuis 2006. C&#8217;est en fait la multiplication de pays et de zones concernés qui est symptomatique de cette sortie de référentiel global : s&#8217;il y avait un seul pays concerné ou un seul secteur touché, il ne s&#8217;agirait que d&#8217;une période hors norme pour le pays ou le secteur considéré ; mais aujourd&#8217;hui, ce sont de nombreux pays, au cœur du système international, et une multitude de secteurs économiques et financiers qui sont affectés simultanément, par cette « sortie de route multi-séculaire ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div id="attachment_4329" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4329" title="geab35-evolution-des-marches-boursiers" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-evolution-des-marches-boursiers.jpg" alt="Evolution des marchés boursiers, corrigée de l'inflation, au cours des quatre dernières grandes crises économiques (en gris : 1929, en rouge : 1973, en vert : 2000, et en bleu : crise actuelle) - Source : Dshort/Commerzbank, 17/04/2009" width="450" height="327" /><p class="wp-caption-text">Evolution des marchés boursiers, corrigée de l&#39;inflation, au cours des quatre dernières grandes crises économiques (en gris : 1929, en rouge : 1973, en vert : 2000, et en bleu : crise actuelle) - Source : Dshort/Commerzbank, 17/04/2009</p></div>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour conclure sur cette perspective historique, nous nous contenterons de souligner que cette sortie de référentiels multi-séculaires est graphiquement visible sous la forme d&#8217;une courbe qui, tout simplement, sort du cadre qui permettait pourtant depuis des siècles de représenter l&#8217;évolution du phénomène ou de la valeur concernée. Et, la tendance à la sortie de ces cadres de référence traditionnels s&#8217;accélère, touchant un nombre de secteurs et de pays de plus en plus important. Ce phénomène renforce automatiquement la perte de signification des indicateurs utilisés quotidiennement ou mensuellement par les bourses, les gouvernements ou les instituts de statistiques, et accélère la prise de conscience généralisée du fait que les « indicateurs usuels » ne permettent plus de comprendre, ni même de représenter, l&#8217;évolution actuelle du monde. La planète abordera donc l&#8217;été 2009 sans aucun référentiel fiable disponible.</p>
<p>Bien entendu, chacun est libre de penser que la variation mensuelle de quelques points, en plus ou en moins, de tel ou tel indicateur économique ou financier, lui-même largement affecté par les interventions multiples des pouvoirs publics et des banques, est beaucoup plus porteuse de sens et d&#8217;information sur l&#8217;évolution de la crise actuelle, que ces sorties de référentiels multi-séculaires. Chacun est aussi libre de croire que ceux qui n&#8217;avaient prévu ni la crise ni son intensité sont aujourd&#8217;hui en mesure d’en connaître précisément la date de fin.</p>
<p>Notre équipe conseille à ces derniers d&#8217;aller voir (ou revoir) le film Matrix et de réfléchir aux conséquences de la manipulation des capteurs et indicateurs d’un environnement sur la perception de cet environnement. Cela ne sera pas inutile car, à l&#8217;image de Matrix (5), comme nous le détaillerons dans le GEAB N°36, spécial Eté 2009, les mois à venir pourront s&#8217;intituler « Crisis Reloaded » (6).</p>
<p>Dans ce GEAB N°35, nous formulons par ailleurs nos conseils concernant les indicateurs qui, dans cette période de transition entre deux référentiels, sont en mesure de fournir des informations pertinentes sur l&#8217;évolution de la crise et de l&#8217;environnement économique et financier.</p>
<p>Les deux autres grands thèmes de ce numéro de GEAB du mois de mai 2009 sont, d&#8217;une part, l&#8217;échec programmé des deux principaux plans de stimulation économique, à savoir les plans américain et chinois ; et, d&#8217;autre part, le recours du Royaume-Uni au FMI d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009.</p>
<p>Enfin, en matière de recommandations, notre équipe anticipe dans ce GEAB N°35 l&#8217;évolution des principaux marchés immobiliers mondiaux, ainsi que celle du marché des bons du trésor.</p>
<p class="spip" align="justify"> </p>
<p class="spip" align="justify"><em><strong>Notes:</strong></em></p>
<p class="spip" align="justify">(1) Notre équipe ajoutait à l&#8217;époque, « <span style="font-style: italic;">comme dans tout changement de phase, le passage par le point zéro est caractérisé par ce qu’on peut appeler le « brouillard statistique », qui voit les indicateurs pointer dans de directions opposées et les mesures donner des résultats contradictoires, avec des marges d’erreur désormais supérieures ou égales aux mesures elles-mêmes. En l’occurrence pour la planète en 2007, le naufrage qui va préoccuper tout le monde est celui des Etats-Unis, que LEAP/E2020 a décidé d’appeler la « Très Grande Dépression », d’une part parce que le nom « Grande Dépression » est déjà utilisé pour faire référence à la crise de 1929 et aux années qui ont suivi ; d’autre part car pour nos chercheurs, la nature et l’ampleur de ce qui va se passer est d’une tout autre dimension</span> ». Source : <a class="liens" href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-11-est-disponible-%21-Phase-d-Impact-de-la-Crise-Systemique-Globale-Les-six-aspects-de-la-Tres-Grande-Depression-US_a376.html">GEAB N°11</a>, 15/01/2007</p>
<p>(2) Source : <a class="liens" href="http://www.france24.com/fr/20090416-cdc-caisse-depots-enregistre-premiere-perte-200-ans-histoire-milliard-euro">France24</a>, 16/04/2009</p>
<p>(3) Source : <a class="liens" href="http://ourlatinamerica.blogspot.com/2009/05/china-becomes-brazils-top-trade-partner.html">TheLatinAmericanist</a>, 06/05/2009</p>
<p>(4) Les dirigeants politiques et les experts continuent à essayer de comparer la crise actuelle à la crise de 1929 comme si c&#8217;était un référentiel indépassable. Pourtant, aux Etats-Unis notamment, les tendances en cours ont dépassé dans de nombreux secteurs les évolutions qui ont caractérisé la « Grande Dépression ». LEAP/E2020 a d&#8217;ailleurs rappelé dans le <a class="liens" href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-31-Sommaire_a2681.html">GEAB N°31</a> qu&#8217;il fallait désormais cherché des références dans la grande crise mondiale de 1873-1896, soit plus d&#8217;un siècle en arrière.</p>
<p>(5) Dans la série des films <a class="liens" href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Matrix">Matrix</a>, les êtres humains vivent dans un environnement dont leur perception est manipulée informatiquement. Ils s&#8217;imaginent vivre une vie cossue alors qu&#8217;ils vivent dans une misère noire, mais toute leurs perceptions (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) sont manipulées.</p>
<p>(6) A l&#8217;image du titre du second épisode de la série Matrix, littéralement « Crise rechargée ».</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-35-est-disponible!-Crise-systemique-globale-Juin-2009-Quand-le-monde-sort-definitivement-du-cadre-de-reference_a3240.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Crise systémique : les solutions</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 12:32:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Gilles Bonafi KRACH : LE PIRE EST DEVANT NOUS ! Nouriel Roubini un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d&#8217;aujourd&#8217;hui annonce que le pire est devant nous ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par <a href="http://www.apophtegme.com/COUPS%20DE%20GUEULE/krach.htm">Gilles  Bonafi</a></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><strong><span style="color: #000000;">KRACH : LE PIRE EST DEVANT NOUS !</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton8424-98465.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3714" title="arton8424-98465" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton8424-98465.jpg" alt="arton8424-98465" width="355" height="158" /></a>Nouriel Roubini un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d&#8217;aujourd&#8217;hui annonce que <em> le pire est devant nous</em> ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait il ne s&#8217;agit ni d&#8217;une récession, ni d&#8217;un krach, mais d&#8217;une crise systémique. De quel système s&#8217;agit-il ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le fonctionnement de notre économie possède en effet deux tares majeures : la croissance perpétuelle et la création de la monnaie à partir de dettes.</p>
<p><span style="font-size: large;"> <span style="color: #000000;">I) La croissance perpétuelle </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Kenneth Boulding, économiste affirme :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Toute personne croyant qu&#8217;une croissance exponentielle peut continuer à l&#8217;infini dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il est en effet impossible de continuer à produire des biens de façon croissante sans détruire la planète. Ainsi, certains écologistes devraient méditer sur le fait que c&#8217;est la façon dont fonctionne ce système économique qui est responsable de la destruction de notre environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs Albert A. Bartlett, physicien en conclut :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.»</em></p>
<p><span style="font-size: large;"> <span style="color: #000000;">II) La création de la monnaie à partir de dettes </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants de la planète sont persuadés que l&#8217;on crée de la monnaie à partir des dépôts et des placements. C&#8217;est faux ! Il existe une vérité qui doit être révélée : l&#8217;argent est créé à partir de la dette.</p>
<p style="text-align: justify;">Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada de 1934 à 1954 a dit :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> «Chaque fois qu&#8217;une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l&#8217;argent tout neuf.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques (1988) affirme :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n&#8217;hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. </em></p>
<p style="text-align: justify;">John Kenneth Galbraith, économiste :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Le procédé par lequel les banques créent de l&#8217;argent est tellement simple que l&#8217;esprit en est dégoûté. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Donc, sans dette, pas d&#8217;argent, et sans argent, pas de dette. La crise des subprimes a d&#8217;ailleurs posé un problème fondamental puisque les crédits n&#8217;étaient pas honorés.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3713"></span>Lorsque l&#8217;on analyse le krach actuel sous cet angle, tout s&#8217;éclaire. Une économie fonctionnant sur la dette est contraire à l&#8217;évolution de l&#8217;espèce humaine car elle génère non seulement du malheur, mais, de plus, elle détruit la planète en l&#8217;obligeant à créer de la croissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc, tout est lié, et nous assistons aujourd&#8217;hui à la fin d&#8217;un système, avec en point d&#8217;orgue, la cessation de paiement (hyperinflation) des USA au deuxième trimestre 2009. La destruction du dollar est en cours et l&#8217;on devra remplacer cette monnaie par une autre (peut être l&#8217;<em>Améro</em> !</p>
<p style="text-align: justify;">Cette crise systémique va générer de grands drames (chômage, fonds de pensions détruits, guerres, etc).</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à la croisée des chemins et il n&#8217;existe malheureusement que 2 solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Je reprends ainsi l&#8217;analyse d&#8217;Immanuel Wallerstein chercheur au département de sociologie de l&#8217;université de Yale, ex-président de l&#8217;Association internationale de sociologie :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l&#8217;impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd&#8217;hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d&#8217;influencer l&#8217;avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s&#8217;imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé.<br />
 Je crois qu&#8217;il est tout aussi possible de voir s&#8217;installer un système d&#8217;exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est en cause ici, pour reprendre l&#8217;expression de Paul Jorion, <em> c&#8217;est la survie de l&#8217;espèce. </em> Nous avons l&#8217;opportunité historique de changer les choses et faire en sorte que cette forme d&#8217;esclavagisme cesse. Les élites par cupidité et faiblesse nous ont abandonnés, mais je sais qu&#8217;une grande partie d&#8217;entre elles ne veulent plus de ce fonctionnement stupide. Il faut donc que chaque citoyen et surtout ceux qui ont du pouvoir (Francs maçons, militaires, journalistes, religieux, etc) se lèvent et construisent un monde nouveau dans lequel l&#8217;homme, et non l&#8217;argent, retrouvera sa place.</p>
<p style="text-align: justify;">Mahatma Gandhi nous a prévenus :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> <strong>Vous participez à un système machiavélique de manière plus efficace en obéissant à ses ordres et décrets. Un tel système ne mérite pas l&#8217;allégeance. L&#8217;obéissance à ce système équivaut à s&#8217;associer à l&#8217;enfer. Une personne intelligente résistera de toute son âme à ce système diabolique.</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;"><strong>LES SOLUTIONS</strong></span><em><br />
 </em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;">N°1 : l’euro</span></span></h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’économie mondiale est entrée dans ce que je nomme la phase II. En effet, la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 avait déclenché le début de la plus grande crise économique de l’histoire humaine. Or, les gouvernements ont réagi en injectant des milliers de milliards de dollars ce qui a eu pour conséquence de ralentir pour quelques mois les effets destructeurs d’une crise systémique colossale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il ne manque plus que la défaillance d’une entreprise majeure (constructeurs automobiles US ou Citigroup par exemple) pour déclencher un tsunami qui sera autrement plus violent qu’en septembre. Celà se produira bientôt.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, la plupart des états sont en faillite (USA, Royaume-Uni, France, etc) ce qui peut être illustré par cette phrase du gouverneur de la banque centrale de Lettonie : « L’économie lettone est en état de mort clinique et nous n’avons que trois ou quatre minutes pour la ranimer. » (Figaro du 2 février).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour les USA le WorldNetDaily (mercredi 28 janvier) annonçait que « La Californie ne sera plus en mesure de régler ses factures à partir du 1er février. » ce que j’avais annoncé en septembre 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quant à notre pays, l’économiste Jean-Christophe Mounicq a déclaré le 10 février 2009 sur Reichman TV :&nbsp;&raquo;Beaucoup d’Etats, dont la France, vont faire faillite !&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nombreux sont ceux qui croient à la fin des Etats-Unis et du système capitaliste actuel et tous les spécialistes s’accordent aujourd’hui pour souligner la gravité de la situation mais personne ne donne de réponses pour en sortir. Il existe pourtant des solutions et, je vais ici analyser celles qui vont nous être proposées et qui ne résoudront pas le problème de fond.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. L’Euro.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le quotidien britannique The Daily Telegraph (12 février) affirme avoir consulté un document confidentiel de la Commission européenne qui évalue le montant total des « actifs toxiques » des banques européennes à 18000 milliards d’euros ! L’économiste et anthropologue Paul Jorion, visionnaire (il a été un des premiers à prédire la crise actuelle), avait d’ailleurs déclaré sur son blog, le 11 février 2009 :« Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États et le monde découvre les conséquences à long terme de la privatisation des profits alors que l’issue de secours si pratique autrefois de la collectivisation des pertes a disparu de l’horizon des possibles. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, il convient de mettre l’accent sur une information que peu de médias ont relayée : l’Allemagne qui désirait lever (emprunts d’Etat à 10 ans) mercredi 11 février, 6 milliards d’euros, n‘a reçu des investisseurs que 4,2 milliards. N’oublions pas que ces emprunts sont la source de financement de son plan de relance.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Stephen Jen (Morgan Stanley ) a ainsi déclaré récemment : « Le statut de l’euro comme monnaie de réserve internationale est remis en cause . »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">The Daily Telegraph va plus loin et fait une déclaration fracassante : « Les ministres et les autorités de l’UE craignent que le gouffre qui se creuse puisse engendrer une spirale vicieuse capable d’emporter aussi bien l’euro que l’UE elle-même. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De nombreux économistes mettent actuellement l’accent sur les dangers planant sur l’euro. Je rappelle que la BCE n’émet pas l’Euro. Ce sont les banques centrales nationales qui émettent la monnaie. Elles contrôlent donc leur dette nationale. Le système de l’euro est en effet instable (surtout en période de crise) à cause des divergences économiques au sein des différents pays de l’union européenne.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 3 février, l’économiste Jean Claude Werrebrouck dans son article (contreinfo) a brillamment résumé la situation :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« La solution serait, en Europe, de contourner la très dangereuse divergence croissante des taux d’intérêt sur la dette souveraine en mutualisant les risques. Ce contournement suppose la création d’une agence commune d’émission faisant disparaître les « spreads ». Mais cela suppose des stratégies de coopération interétatiques aboutissants à des règles contraignantes pour les Etats menacés de dépôt de bilan. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">A vrai dire, cette idée n’est pas nouvelle et l’on peut d’ailleurs remonter à Erik Robert Lindahl qui parlait dejà d’un trésor européen en 1930 et, en 1989, Carlo Ciampi (banquier et 10ème président de la République Italienne) avait fait une proposition qui désirait donner le monopole de l’émission de l’euro à la BCE (proposition Ciampi). Le rapport Lamfalussy (2004) avait été plus précis et démontrait la nécessité d’un régulateur unique. Un article récent de Bruegel (think tank oeuvrant pour le développement économique de l’europe) parle ainsi de la création d’un régulateur financier unique en Europe.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, l’urgence de la situation nous oblige à créer une « structure de défaisance » nous permettant de racheter les créances douteuses ce qui est pour le moment impossible car nous ne possédons pas un trésor européen. Ceci est confirmé par Anton Brender, chef économiste de la banque Dexia : « Il faut quelqu’un qui achète les dettes, or, même à l’échelle de la zone euro, il n’existe pas de Trésor commun. Voilà toute l’ambiguïté de l’Union monétaire européenne. Elle est dotée d’une même monnaie, mais la Banque centrale européenne ne dispose d’aucune autorité en matière prudentielle vis-à-vis des banques ». Source : Le Figaro.fr du 24 09 08. Plus récemment, l’économiste Michel Aglietta a démontré que le système de l’euro était fragile car il ne pouvait pas (contrairement à la FED) se positionner comme prêteur central en dernier ressort car la BCE n’émettait pas l’euro et possédait peu de fonds propres.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pourtant, la mise en place de ce trésor européen a toujours été perçue comme politiquement irréalisable. M. Maurice Blin avait ainsi souligné l’impossibilité de créer une autorité internationale unique, chargée de la régulation financière. Source : Bienvenue au Sénat (rapport d’information du mercredi 22 mars 2000).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, peu à peu, l’ampleur de la crise a modifié les points de vue. Ainsi, Christian de Boissieu, Professeur d’économie à l’Université de Paris I et Président du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier Ministre a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Du point de vue de la gouvernance, cette crise est apparue comme un nouveau défi pour une Europe en manque d’institutions politiques. » Nicolas Sarkozy a par ailleurs, devant le Parlement de Strasbourg, appelé, « à la lumière de la crise financière », à la création d’un &laquo;&nbsp;gouvernement économique clairement identifié&nbsp;&raquo; dans la zone euro, travaillant aux côtés de la Banque centrale européenne. Source : Le Point.fr (21/10/2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons donc, contrairement à ce que pensent certains, l’Europe sortira renforcée par cette crise car elle se dotera d’une BCE renforcée ayant le monopole de l’émission de l’euro, de fonds propres (création d’un impôt européen), d’un trésor européen, d’un « gouvernement économique » mais surtout s’élargira.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, les pays indépendants comme le Royaume-Uni et la Suisse  n’auront pas d’autres choix que d’intégrer la zone euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Jean-Pierre Jouyet directeur du Trésor au ministère des finances (de 2000 à 2004) a d’ailleurs affirmé le 21 octobre 2008 :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Soit la Grande-Bretagne reste à côté et la zone euro avancera, avec un maximum de coopération avec les Britanniques. Soit, lorsque les conditions seront réunies, elle rejoindra la zone euro. Celle-ci en serait alors plus forte pour affronter les défis de la régulation économique et financière. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les conditions sont aujourd’hui réunies car le Royaume-Uni est ruiné et sa devise s’effondre de jour en jour.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quant à la Suisse, l’on peut résumer son problème à une expression « too big to save » car UBS et Crédit Suisse, ses deux principales banques possèdent des bilans de 3000 milliards de dollars soit 10 fois le PIB du pays. L’euro sera là aussi la seule planche de salut. Je n’aborde même pas le problème de l’Irlande qui a littéralement « un revolver sur la tempe » et ratifiera le traité de Lisbonne pour s’en sortir.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Voilà, les adeptes de la « démondialisation » seront déçus ainsi que ceux qui pensaient pouvoir profiter de la crise pour changer ce système. Dans mon prochain article (N°2) je démontrerai de façon précise comment les autres pays seront obligés de s’intégrer dans des pôles continentaux (North American Union pour les USA par exemple) et surtout comment, face à la dislocation du système monétaire actuel, sera créée la nouvelle monnaie globale qui sera totalement déconnectée des états-nations.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il reste cependant quelques esprits brillants comme Paul Jorion qui ont compris que cette crise est le révélateur de problèmes structurels plus importants. Il va falloir ainsi s’interroger sur notre système économique basé sur la consommation à partir de dettes qui détruit notre planète et l’humanité qui est en nous.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La grande crise actuelle est surtout celle de l’esprit, une faillite intellectuelle majeure car nous sommes face à des problèmes (surpopulation, pollution, problèmes de l’eau, captation des richesses par quelques « seigneurs financiers ») que seule « une constitution pour l’économie » qui implique des changements radicaux pourra résoudre.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La sagesse des anciens peut nous éclairer, comme cette phrase de Sitting Bull, grand chef des sioux :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>“Après que le dernier arbre aura été coupé, après que la dernière rivière aura été empoisonnée, après que le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement vous vous rendrez compte que l’argent ne peut être mangé.”</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°2 : des monnaies continentales</strong></span></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon article <span class="spip_out">Crise systémique : les solutions (n°1 : l’euro)</span>, j’ai tenté d’expliquer les solutions qui seront apportées dans le cadre européen :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- stabilisation de la monnaie européenne avec une BCE ayant le monopole de l’émission de l’euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- création d’un trésor européen permettant de mettre en place une structure de défaisance permettant de sauver les banques.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- création d’un gouvernement économique, ce qui répond à la célèbre boutade de Kissinger : « l’Europe, quel numéro de téléphone ? ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- intégration des pays en difficultés (Royaume-Uni et Suisse).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je n’avais pas, volontairement, abordé le problème de l’Europe centrale et orientale qui va donc être étudié ici.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La crise systémique actuelle va ainsi totalement bouleverser le monde en détruisant les monnaies nationales et donc par conséquence, les états-nations, ce qui peut être illustré par cette phrase essentielle de Paul Jorion (sur son blog du 11 février 2009) : « Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à la crise, les différents pays du monde n’auront en effet qu’une seule solution, s’associer au sein d’unions continentales et mettre en place de nouvelles monnaies communes. Nous assistons donc, et cela va être analysé ici, à la mise en place accélérée de ce que certains nomment « le nouvel ordre mondial ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. Les pays d’Europe de l’Est.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ils sont en ce moment, au cœur de l’actualité. Ainsi, mardi 17 février, les agences Moody’s et Standard &amp; Poors ont indiqué que la crise en « Europe de l’Est » pourrait provoquer des problèmes aux banques occidentales qui ont prêté 1500 milliards de dollars (chiffre avancé par le rapport de Morgan Stanley). Moody’s prévoit donc de baisser la note des banques exposées sur l’Europe de l’Est. Source : Bloomberg, dimanche 22 février.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, la plupart des emprunts réalisés sont accordés en Franc-Suisse (60% pour la Hongrie selon la Banque Nationale Suisse) ce qui pose un problème gigantesque car les monnaies nationales s’effondrant, les remboursements explosent (plus de 30% en Roumanie par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) évalue un volume de défaillance qui devrait atteindre 10% ! Or, selon le quotidien « Le Monde » du 14 février 2009 : « Engagée à hauteur de 230 milliards d’euros, l’Autriche est le premier investisseur européen de la région ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le quotidien Der Standard de Vienne a d’ailleurs déclaré : « Un taux de défaillance de 10% conduirait à l’effondrement du secteur financier autrichien ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, au-delà du problème Autrichien, nous assistons dans cette région à la destruction des monnaies nationales.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le zloty polonais a ainsi perdu 36% de sa valeur depuis juillet, le forint hongrois 25% et la couronne tchèque près de 22% (Source : La Presse Affaire du 23 février 2009). Les économistes de la banque Dresner ont ainsi déclaré « les devises d’Europe de l’Est sont engluées dans une spirale de dépréciation », et « pour l’euro, c’est une bombe à retardement ». Source : Le Monde du 21 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je n’hésite pas à l’écrire ici, ces monnaies sont condamnées et seront remplacées par l’euro car il n’y a pas d’autres alternatives. Ceci est d’ailleurs confirmé par les discussions du gouvernement polonais concernant le taux de change ERM-2 qui est surnommé l’anti-chambre de l’Euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous allons de plus assister à une redistribution géopolitique de la région car une partie des pays de l’Est ne se tourneront pas vers l’Europe mais vers la Russie au sein de la CEEA.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">II. La CEEA</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La Communauté économique eurasienne est une organisation internationale de coopération économique qui a été créée en 2000. Elle est l’organisation économique de la CEI (regroupant 11 anciens pays du bloc soviétique) dont la Russie et la Biélorussie sont les acteurs principaux. Or, le 3 février, a eu lieu une réunion au Kremlin au cours de laquelle la création d’une monnaie unique : le rouble, ainsi que d’un espace économique commun ont été débattus. (Source : Courrier International du 4 février 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Un fond anticrise de 10 milliards de dollars a par ailleurs été créé. Le quotidien Vremia Novosteï a souligné l’importance de ce sommet en déclarant qu’il mettait en place : « Quelque chose comme l’OTAN et le FMI sous l’égide russe ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine a affirmé : « nous aidons nos plus proches pays qui ne peuvent tellement compter sur l’assistance d’autres Etats. La Russie ressent sa grande responsabilité dans l’espace de la CEI et en premier lieu de la Communauté économique eurasiatique (CEEA) ». Nous le voyons, cette crise est en train d’accélérer la coopération autour de la Russie. Le Kazakhstan, la Biélorussie, le Kirghizstan, l’Arménie, et le Tadjikistan sont déjà soutenus et un prêt à l’Ukraine ne saurait tarder.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les conséquences géopolitiques de la crise sont énormes. La Russie profite ainsi de la fragilité économique des USA pour renforcer son hégémonie et seule la Géorgie reste pour le moment la chasse gardée américaine. N’oublions pas que les USA doivent évacuer la grande base de Manas (Kirghizistan) et désirent donc s’installer en Géorgie afin de conserver une présence dans le Caucase du Sud.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Certains déclareront que la Russie ne pourra pas aider ses voisins car sa monnaie, le rouble est en difficulté. Elle a ainsi dépensé plus de 36% de ses réserves de change pour défendre sa monnaie. (Source : Contreinfo du 21 février 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, il faut le rappeler, le cours du rouble dépend étroitement du cours du baril de pétrole (qui est au plus bas actuellement à 40 dollars). Il existe cependant un sauveur providentiel pour la Russie : la guerre. En effet, Benyamin Netanyahou a dit : « Quand je formerai le nouveau gouvernement israélien, nous ferons ce que nous avons fait par le passé avec le réacteur de Saddam, ce qui nous a rapporté 20 ans de tranquilité. » Source Norman Salomon (antiwar) le 7 janvier 2006. Sans parler d’Avidgor Lieberman qui a insisté sur le fait que « l’Iran était l’ennemi public numéro 1 ».Source : Jerusalem Post du 10 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Fin janvier, 3000 tonnes de munitions (ce qui est totalement inhabituel) envoyées par les USA sont arrivées en Israël. Reuters a ainsi affirmé le 10 janvier 2009 que « ce genre d’affrètement vers Israël est rare. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le cours du baril explosera alors bien au-delà des 150 dollars, un scénario idéal pour le rouble !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La guerre en Iran (et plus tard au Pakistan) aura donc pour effet de « sauver » l’économie russe, un paradoxe (ordo ab chaos).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons ici, le lien entre la guerre et l’économie est direct. Il va falloir, et je le répète à chacun de mes articles, créer ce que Paul Jorion nomme « une constitution pour l’économie » qui nous préserve des monstruosités à venir.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon prochain article (n°3), je me pencherai sur le cas de l’Asie et surtout des Etats-Unis, tout un programme !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion, il est toujours intéressant d’avoir un regard extérieur sur ce que nous sommes et ce regard-là est impitoyable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>« <em class="spip">Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.</em> »</strong> <em>(Sitting Bull grand chef des sioux)</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: medium;">N°3 : un nouveau dollar</span></strong></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mes articles (n°<span class="spip_out">1</span> et <span class="spip_out">2</span>), je me suis attaché à démontrer que la crise actuelle ne pourrait pas avoir de solution économique. Elle nécessite en effet une réponse politique forte (une réponse insuffisante sera choisie), capable de bouleverser de fond en comble les structures monétaires et étatiques actuelles.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Henri Guaino conseiller spécial de Nicolas Sarkozy  a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">Si les experts ont du mal à imaginer un autre monde que celui dans lequel ils ont vécu, les responsables politiques sont davantage conscients de la nécessité du changement. Pour refonder le capitalisme, ils doivent imposer des solutions non pas techniques mais politiques.</em> » Source : Le Monde du 17 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’ai ainsi pointé du doigt le fait qu’au final, les grands ensembles continentaux sortiraient renforcés au détriment des nations. Ma réflexion s’était surtout focalisée sur l’Europe (l’euro) et le bloc euro-asiatique (CEEA). L’objectif sera ici de tenter de vous éclairer sur les solutions qui seront apportées en Asie dans le cadre de l’ASEAN et surtout aux USA.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. L’ASEAN</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 14ème sommet de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-Est créée en 1967 comprenant : Indonésie, Malaisie, les Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Myanmar et Cambodge) confirme ce que j’affirme depuis des mois.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, au-delà du fond d’entraide de 120 milliards de dollars (comme prévu par les accords de Chiang Mai), il convient de noter son élargissement en créant une zone de libre échange avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. De plus, la décision de créer une communauté économique (sur le modèle européen) a été confirmée (charte de l’ASEAN de décembre 2008). Source : AFP du 01 mars 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que cette communauté économique comprendra la Chine (accords de 2001 et déclaration de Dunhuang de septembre 2004). Source CCTV.Com du 28 février 2009. L’Inde, ayant pour principal partenaire commercial les pays d’Asie de l’Est, désire aussi intégrer l’ASEAN.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, un prochain sommet doit avoir lieu (10 et 12 avril 2009) entre l’ASEAN et ses partenaires qui sont : la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Corée du Sud, l’Inde, le Japon et la Chine. Source : XINHUA du 28 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’élargissement et le renforcement d’AFTA (accord de libre-échange opérationnel depuis le 01 janvier 2003) seront au programme. Nous le voyons donc, la crise va rapprocher les pays d’Asie sinistrés par la crise économique en cours et nous aurons très prochainement un grand pôle asiatique avec une monnaie unique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Robert Mundell, économiste, inventeur de la théorie des « zones monétaires optimales » (et partisan d’une monnaie mondiale) a donné son analyse à l’université Nankai de Tianjin en juin 2002. Il a déclaré que l’Asie devrait créer une organisation de monnaie unifiée, le dollar asiatique, qui devrait être établi au plus tôt, et que la Chine pourrait jouer le premier rôle dans cette organisation.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, en mars 2006, la Banque asiatique de développement (ADB) a annoncé l’idée d’une monnaie asiatique commune virtuelle : l’ACU (Asian currency Unit). N’oublions pas que sa valeur serait calculée à partir de la valeur moyenne (une « monnaie panier ») des principaux pays d’Asie (Chine, Corée du Sud, Japon et membres de l’ASEAN). Je vous rappelle au passage que l’ECU (unité monétaire européenne) est devenu l’euro et nous aurons là aussi un glissement d’une monnaie virtuelle vers une monnaie réelle. Bruno Jetin, économiste à Institut de recherche pour le développement (IRD, France) possède la même analyse et déclare : « Ces progrès rendent encore plus nécessaire la création d’une monnaie asiatique commune voire unique à l’instar de l’écu puis de l’euro. » Source : Le Réseau Asie du 01 juillet 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il existe cependant des preuves plus flagrantes de la montée en puissance de cette communauté asiatique. En effet, le 14 janvier 2009, la France a nommé Philippe Zeller ambassadeur auprès du secrétariat de l’ASEAN (le Royaume-Uni, la Chine et les USA ont eux aussi nommé des ambassadeurs).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Sur le site officiel du gouvernement, on peut d’ailleurs lire la déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’Union européenne se félicite de l’entrée en vigueur (15 décembre 2008) de la Charte de l’ASEAN. Ce texte, qui définit un nouveau cadre institutionnel, marque une étape importante dans le processus d’intégration régionale en Asie du Sud-Est.</em> »  Source : diplomatie.gouv.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas qu’elle représentera un marché de plus de 2 milliards de personnes et surtout, sera la première puissance économique mondiale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ainsi, les états, qui ne sont plus capables d’assumer seuls les coûts faramineux de la crise, sont obligés de s’intégrer au sein d’unions continentales. Il en sera de même pour les USA qui devront s’associer avec le Mexique et le Canada dans le cadre de l’Union Nord Américaine (North American Union).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">II. La NAU (North American Union).</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’avais, il y a quelques mois, déjà abordé le sujet de la NAU. Je vais ici en retracer l’historique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’histoire de l’unification du continent nord-américain débute en 1912, dans un ouvrage intitulé « Philip Dru administrateur » écrit par le conseiller du président Wilson, le colonel House.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">1er janvier 1994 est signé l’Aléna, un traité créant une zone de libre-échange entre les trois pays d’Amérique du Nord : le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Henry A. Kissinger, dans le Los Angeles Times du 18 juillet 1993 (p. M2) avait d’ailleurs déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’ALENA sera l’avancée la plus constructive vers un nouvel ordre mondial faite par un groupe de pays depuis la fin de la guerre froide, et le premier pas vers une vision encore plus large de la zone de libre-échange pour l’hémisphère ouest&#8230; L’ALENA n’est pas un accord commercial traditionnel mais l’architecture d’un nouveau système international.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Septembre 1999, l’économiste canadien G. Herbert Grubel publie un livre intitulé « The Case for Amero » qui reprend la même idée et annonce même une monnaie unique pour les trois pays : l’Améro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Août 2001, les choses se précisent lorsque Robert A. Pastor écrit « Toward North american community ». Dans cet ouvrage, il s’agit de créer une entité politique avec une monnaie unique qui remplacerait le dollar américain, le peso et le dollar canadien.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Le 23 mars 2005 est signé à Waco, au Texas, le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) dans le cadre de l’ALENA, de facto l’acte de naissance officieux de la NAU. Il existe des preuves de la création de cette nouvelle communauté que vous pouvez trouver sur le site du CFR (Council on Foreign Relations). Il suffit de cliquer sur « Publication type », ensuite « Task force reports » et vous trouverez 2 documents : Creating a North American Community et Building a North American Community. Comme vous pouvez le constater, je n’avance rien au hasard.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur de la crise, les USA n’ont plus le choix et doivent accélérer le processus d’intégration du continent nord américain et surtout changer de monnaie. Un petit tour d’horizon de la situation économique américaine permettra de mieux cerner le problème. Le PIB US a ainsi chuté de 6,2% au quatrième trimestre 2008 et « l<em class="spip">es statistiques publiées jusqu’ici pour le premier trimestre (2009) montrent que nous sommes partis pour un autre film d’horreur</em> », résume Rob Carnell, de la banque ING. Source : Libération.fr du 28 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je rappelle que le dernier chiffre du nombre de chômeurs indemnisés (26 février) dénombre 5 112 000 personnes auquel il faut ajouter les 650 000 chômeurs du seul mois de février. Nous aurons donc au mieux, 8 000 000 de personnes indemnisées fin juin. Et cela ne concerne que les chiffres officiels qui, nous le savons tous, sont inexacts et largement sous-évalués.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour rappel, la Maison Blanche a réalisé son budget sur une prévision de chute du PIB de 1,2% et il faudra donc trouver, si tout va bien, 700 milliards de dollars supplémentaires. Or, je le rappelle, le PIB des USA devrait baisser de plus de 10 % en 2009 (le PIB des USA a chuté de 9% de 1929 à 1930) ce qui équivaudrait à créer « ex nihilo » 1400 milliards de dollars. Ceci n’a pas été comptabilisé par Paul Craig Roberts (économiste et sous secrétaire au trésor dans l’administration Reagan) qui déclarait le 3 mars sur Contreinfo : « <em class="spip"> Les mesures économiques de Bush et Obama totalisent 1 600 milliards de dollars, et chaque dollar devra être emprunté, sans que personne ne sache où. Cette somme gigantesque va compromettre la valeur de la devise américaine, son rôle en tant que monnaie de réserve, la capacité du gouvernement des États-Unis d’honorer sa dette, ainsi que le niveau des prix</em>. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que les ventes d’automobiles se sont totalement effondrées aux USA. Ford a ainsi enregistré une baisse de 48% de ses ventes en février, Chrysler 44 % et General Motors 52,9 %.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, le compte à rebours a commencé pour General Motors et Chrysler qui devraient se déclarer très bientôt en faillite. Ce sera alors le krach ultime (la plus grosse faillite de tous les temps) qui entraînera la bourse et le chômage vers des profondeurs abyssales ce que démontrent différentes études, évaluant entre 2 et 3 millions le nombre de chômeurs supplémentaires (qu’il faudra ajouter aux 8 millions du mois de juin).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, le plus inquiétant concerne le versement des pensions. Raymond Van der Putten a ainsi démontré que le système US de retraite ne pouvait faire face à une crise économique majeure. Source : « La crise du système de retraite américain », BNP Paribas Conjoncture, janvier 2007.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC) qui a déjà un déficit de 13 milliards de dollars (évaluation de la cour des comptes américaines : GAO) devra garantir les pensions de millions d’américains, ce qui lui est impossible. Par exemple, General Motors doit verser 12,3 milliards de dollars pour les retraites avant 2014 (source : Moneynews.com du 6 mars 2009). L’état devra là aussi intervenir pour éviter l’effondrement de son système de retraite.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je vous invite de plus à consulter le rapport explosif (tout va mal !) du GAO de janvier 2008 dont voici le lien : rapport GAO du 17 janvier 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le gouvernement fédéral devra aussi aider ses états dont la plupart sont au bord de la faillite (Californie par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De plus, le LEAP/E2020 évalue à 10 000 milliards de dollars les « actifs fantômes » des banques que le gouvernement US devra « éponger ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Lorsque l’on additionne l’ensemble des dépenses supplémentaires qui devront être effectuées on se trouve donc très loin des 5000 milliards de l’économiste Nouriel Roubini. Le dollar ne survivra pas à cette épreuve (hyperinflation) et sa chute démarrera bientôt. Les USA changeront alors de monnaie, s’associeront avec le Canada et le Mexique. Une nouvelle devise apparaîtra (dollar nord américain ou améro) qui sera fortement dévaluée par rapport au dollar US (peut être un rapport de 1 à 1O) et qui permettra d’effacer les dettes.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Barack Obama aura ainsi raison car « L’Amérique sortira plus forte de la crise » et comme le phoenix (son emblème) renaîtra de ses cendres.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous assistons donc à un vaste remodelage du monde. Je n’ai pas parlé de l’Amérique du Sud, qui, pourtant, suivra le même chemin de l’unité dans le cadre du Mercosur avec là aussi une monnaie unique. L’Afrique, quant à elle, mettra plus de temps à s’unifier au sein de l’Union Africaine. Il reste bien évidemment le problème du Proche-Orient, un problème qui sera bientôt résolu par un conflit gigantesque : la troisième guerre mondiale qui permettra de redistribuer les cartes. N’oublions pas que l’Union Européenne est directement issue du second conflit mondial (Ordo ab Chao).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon quatrième et dernier article, j’étudierai les bouleversements qui seront apportés à notre système monétaire. Des changements fondamentaux qui vous surprendront à plus d’un titre et qui mélangeront monnaies locales, monnaies continentales et surtout monnaie mondiale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion, j’ai démontré que la crise actuelle détruit les monnaies nationales et donc par voie de conséquence, les Etats-nations qui se retrouvent dans l’obligation de s’intégrer à de grands ensembles continentaux. Pourtant, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux : la concentration du capital (les 250 plus riches possèdent autant que les 2,5 milliards les plus pauvres), la destruction de notre planète par notre société de consommation et la surpopulation.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La destruction des retraites (15 millions de Britanniques n’auront que le minimum versé par l’état, soit 540 livres sterling) et le chômage de masse perdureront. Partout, la protection sociale reculera et se soigner deviendra un luxe. Quant à notre liberté, elle risque fort de disparaître au profit d’états de plus en plus sécuritaires.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’idée de Paul Jorion de créer une nouvelle « constitution pour l’économie » s’impose donc. Je laisse ici ces pensées remarquables de Raoul Vaneigem (« Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l’opportunité de s’en défaire ») :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">A l’heure où la faillite de l’économie comme système de survie frappe de dérision tant d’efforts investis dans la rage de gagner plus, d’être le meilleur, de posséder davantage, peut-être un revirement d’attitude est-il prévisible, peut-être l’opiniâtreté mise à se délabrer dans le travail va-t-elle redécouvrir la création des êtres, des choses, de l’environnement comme plaisir d’exister ?</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em class="spip">L’économie propage ainsi la subversion mieux et plus vite qu’une horde d’agitateurs spécialisés. Il suffit de jeter un regard sur les vitrines spectaculaires où la société exhibe les modèles de sa respectabilité et de son infamie ; il n’y traîne plus guère que des spécimens défraîchis de rois, prêtres, papes, policiers, militaires, noblions, bourgeois, bureaucrates, prolétaires, riches, miséreux, exploiteurs, exploités&#8230; et l’on a peine à croire qu’autour de tels magots s’élevèrent, il n’y a pas si longtemps, les ardeurs de la haine et de l’admiration. Jamais une époque n’a été à ce point soldée à des prix défiant toute concurrence.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°4 : régions et monnaies complémentaires</strong></span></span></p>
<div class="article-chapo" style="text-align: justify;">Dans mon dernier article (n°3), j’ai tenté de démontrer que le dollar ne survivrait pas à la crise. Or, le 18 mars, la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette (je l’avais annoncé l’année dernière). Cette information a fait quelques lignes dans les quotidiens nationaux (rien à la télévision) qui, pour l’essentiel, ont commenté cela de façon positive. Pourtant, cette date restera dans les livres d’histoire et sera plus importante que le fameux jeudi noir (krach de 1929) car elle marque la fin, à plus ou moins brève échéance du dollar et donc des USA. Il est donc temps d’éteindre votre télévision et de vous informer sur le net.</div>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce jour là Paul Jorion annonçait sur son blog que c’était « la fin du capitalisme », les analystes de la banque Standard Chartered ont intitulé une note : &laquo;&nbsp;le jour où le dollar est mort&nbsp;&raquo; et Alan Ruskin, analyste chez RBS, déclarait : « Nous sommes témoins de la chute de Rome ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur de la crise, des experts de plus en plus nombreux, avancent l’idée que l’Europe et les USA risquent l’éclatement. J’ai démontré par ailleurs que de grands pôles continentaux (ASEAN, CEI, North American Union) sont en train d’émerger. Cela peut paraître contradictoire et pourtant ces deux phénomènes auront lieu. Nous assistons donc à la fin des nations avec l’apparition de grands ensembles qui auront pour échelon administratif les régions. Les monnaies nationales peu à peu seront remplacées par des monnaies complémentaires.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">La région, nouvel échelon administratif.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Peu d’experts ont compris l’importance du rapport Balladur sur les régions et surtout sa pertinence en pleine crise systémique. Pourtant, il est au cœur des solutions qui vont être apportées. Pour comprendre, il faut remonter en 1966.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, Herbert Marshall McLuhan, philosophe, sociologue, spécialiste des médias et conseiller du vatican écrit à cette époque là un livre fondamental « War and Peace in the global Village » publié en 1967 et qui signe l’acte de naissance d’un nouveau concept : le glocal. (wikipédia doit modifier sa base de donnée sur le glocal). Un monde bouleversé par les nouvelles technologies.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le glocal est en effet un mélange de global et de local qui sera l’architecture fondamentale du nouvel ordre mondial avec d’un côté, les continents (dans un premier temps car eux aussi disparaîtront), de l’autre, des régions et de grands pôles urbains. Le sociologue Blaise Galland a d’ailleurs démontré le bouleversement majeur des technologies de l’information et l’impact économique qu’elles provoquent au niveau de l’aménagement du territoire. Il a déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">le processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d’échange et de traitement de l’information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d’organisations socio-spatiales au niveau local.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je suis d’ailleurs surpris que personne n’étudie le krach sous l’angle des nouvelles technologies qui sont en train de bouleverser la « vieille économie ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’information est en effet fondamentale et elle possède une part de responsabilité majeure dans la crise actuelle car elle a permis d’accélérer les flux financiers de façon colossale et sur l’ensemble de la planète (crise mondiale). L’information, qui évolue de façon exponentielle pose ainsi le problème du contrôle, un contrôle totalement défaillant que certains ont appelé « la crise de la régulation » et que l’on va tenter de résoudre en renforçant les structures du FMI.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, économiste, spécialiste des monnaies (il a écrit « <em class="spip">The Future of Money</em> »), membre du club de Rome et surtout un des créateurs de l’euro a d’ailleurs brillamment étudié les liens existants entre information et économie. Pour lui, « T<em class="spip">out système complexe en forme de réseau, comme sont les écosystèmes, les organismes vivants, et les économies peut être perçu comme des systèmes de flux de matière, énergie et d’information.</em> » Je vais d’ailleurs démontrer que le rapport Balladur et les travaux de Lietaer sont intimement liés.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je vous invite à vous procurer le livre blanc de Bernard Lietaer intitulé « Toutes les options pour gérer une crise bancaire systémique » que vous pouvez télécharger en pdf car c’est un document fondamental.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, ainsi, pense que le fonctionnement en réseau de l’économie doit reposer sur les régions. Il a d’ailleurs écrit « Pour une Europe des Régions : les Régions, compléments nécessaires à l’Euro », (Paris : Fondation Mayer, 2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La même idée se retrouve dans le rapport Balladur qui déclare à la page 10 (rapport Balladur : Il est temps de décider) :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’échelon régional est apparu au Comité comme le mieux adapté aux conditions nouvelles de la compétitivité étant observé, au surplus, qu’il existe un consensus européen sur l’importance du niveau régional dans les politiques de développement.</em> » Les régions vont de plus en plus se retrouver seules face à des Etats-nations ruinés. Par ailleurs les articles 2 et 3 de la Charte européenne de l’autonomie locale précisent :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">l’autonomie locale doit être reconnu dans la législation interne » et que « par autonomie locale, on entend le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de régler et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité et au profit de leurs populations, une part effective des affaires publiques</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, lui, va plus loin : « <em class="spip"> Une décision importante de la part des gouvernements sera de permettre aux villes et aux gouvernements locaux de choisir eux &#8211; mêmes les monnaies complémentaires qu’il leur semble intéressant d’encourager en les acceptant en paiement de taxes de la ville ou de l’état.</em> » ( Livre blanc p 28).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Vous avez bien lu, les villes et les régions pourront créer des monnaies complémentaires. Certains pensent que cela est impossible et pourtant des expériences fonctionnent un peu partout comme en Suisse (WIR), ou en Allemagne (Chiemagauer).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En 1971 Jaime Lerner, le maire de Curitiba au Brésil a créé une monnaie sous forme de jeton de bus que les gens gagnaient en ramassant les ordures ce qui a permis à cette ville d’être une des plus prospère du Brésil. Jean-François Noubel parle même de monnaies libres qui permettraient un troisième niveau d’organisation économique dont la clé serait le travail collaboratif (comme Wikipédia par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer propose ainsi de créer des systèmes « Business-to-Business (B2B) » au niveau des entreprises (livre blanc p 27).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ceci n’est pas une hypothèse mais une réalité que Guerman Sterligov homme d’affaires russe est en train d’exploiter. Il a mis en place, dans toutes les grandes capitales (il a investi des millions d’euros dans ce projet à Londres, Paris, Bruxelles, Hongkong) un centre anticrise qui permet aux entreprises d’organiser des paiements à base de troc. Il a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">Adieu argent, crédit, taux d’intérêt&#8230; Le système capitaliste a atteint ses limites, il faut trouver de nouvelles règles du jeu</em> », « <em class="spip">Il ne s’agit pas seulement de troc mais d’un nouveau système de paiement, d’une nouvelle comptabilité.</em> » (Le Monde du 11.03.09).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La réalité dépasse la fiction et prouve que la crise systémique actuelle est bien plus grave que celle de 1929.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur du désastre économique, certains pourtant se posent la question de savoir si cette « régionalisation » du monde ne se fera pas dans la violence. Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l’automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. RIA Novosti du 24.11.2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 13 mars, Chuck Norris a ainsi organisé une rencontre des délégués de centaines de groupes armés texans pour discuter d’une éventuelle sécession du Texas. Face aux risques de guerre civile la FEMA a rapatrié un bataillon de l’armée US qui était en poste en Irak pour le déployer sur le sol US. (Source : Army news).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nathan Freier professeur au US Army War College, la principale institution de formation de l’armée pour les futurs officiers, conseiller et expert de politiques et d’analyse à la sécurité et à la défense a d’ailleurs rédigé un rapport qui met l’accent sur les risques de guerre civile aux USA (pages 31, 32 et 33 : <a class="spip_out" href="http://www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB890.pdf">www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB890.pdf</a>)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quoi qu’il en soit l’Union nord américaine du Canada et des USA est déjà une réalité et les régions (états désunis) qui seront créées par la violence ou sans violence s’intègreront au sein de cette union.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que le 27 novembre 2006, la Chambre des communes du Canada a reconnu que le Québec formait une « nation » au sein du Canada. Vous pouvez d’ailleurs trouver des cartes du Canada sur les sites officiels comprenant 5 régions : Le Canada atlantique, le Nord, l’Ontario, l’Ouest canadien et le Québec. Nous aurons donc une North American Union organisée dans un premier temps autour d’une dizaine de régions et qui intègrera le Mexique plus tard.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En ce qui nous concerne, nous assistons au même phénomène et le rapport Balladur qui prévoit dans sa proposition numéro 1 de « favoriser les regroupements volontaires de régions et la modification de leurs limites territoriales pour en réduire le nombre à une quinzaine » n’est qu’un épisode local qui se répètera partout en Europe.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous sommes en train de changer de monde et pourtant pour reprendre la célèbre formule du Comte de Lampedusa : « <em class="spip">il faut que tout change pour que rien ne change</em> ». En effet, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux d’un système économique obsolète. Francis Neri (spécialiste de l’éducation, de la formation et du conseil, Président de l’Institut Européen de socialisation et d’éducation) a pourtant dit l’essentiel : « <em class="spip">Les crises : économique, sociale, écologique, énergétique, des matières premières, alimentaires, sont inter reliées et l’on ne peut considérer l’une sans se préoccuper des autres</em>. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il faut donc analyser le problème dans sa globalité et à différents niveaux.</p>
<ul>
<li> Le premier niveau d’analyse, celui de la finance et de la titrisation a déjà été abondamment débattu.</li>
<li>Le deuxième niveau qui sera l’objet de ma prochaine étude (n°5 : une monnaie mondiale) car malheureusement, nos dirigeants sont incapables d’aller plus loin (ils servent le système), concerne le problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer.</li>
<li>Le troisième niveau concerne l’adaptation de notre système économique aux nouvelles technologies de l’information qui détruisent les emplois par millions. Une réflexion profonde doit être engagée sur la notion de travail (le chômage explose) qui est ne l’oublions pas une invention tardive de l’homme. Les tribus dites « primitives » estiment que c’est une aberration. Smohalla, chef indien Sokulls déclarait : « <em class="spip"> Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves</em>. »</li>
<li> Le quatrième niveau concerne l’énergie. La fin du pétrole est programmée et nous n’avons encore pas trouvé d’alternatives valables. Or, il faut le rappeler, toute notre économie repose sur cette énergie encore bon marché et facile d’utilisation (mais polluante).</li>
<li> Le cinquième niveau concerne le capitalisme lui-même qui est basé sur la consommation à partir de dettes. Un système totalement injuste que les plus grands économistes américains comme John Maynard Keynes ont critiqué : « <em class="spip">nous commençons à le mépriser</em>. » (L’autosuffisance nationale, 1933).</li>
<li>Le sixième niveau concerne la démocratie et notre liberté qui sont en danger. Par accumulation du capital (l’argent appelle l’argent), une petite poignée d’hommes finissent par avoir la réalité du pouvoir. J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous a pourtant mis en garde :</li>
</ul>
<p class="spip" style="text-align: justify; padding-left: 60px;">« <em class="spip">En fait, il peut n’y avoir qu’un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent</em> ». Source : « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.</p>
<ul>
<li> Le septième niveau concerne l’écocide que provoque notre système économique (Un écocide est un acte de destruction d’un écosystème, notamment par l’exploitation excessive de celui-ci).Certains parlent même d’écophagie. Je signale au passage que l’eau potable, élément essentiel de la vie commence à manquer.</li>
</ul>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Au final nos élites « <em class="spip">s’efforcent de réduire notre malheur plutôt que de construire notre bonheur</em> » pour reprendre la célèbre phrase de Bernard Weber et nous avons, nous intellectuels, un rôle majeur à jouer. La crise systémique actuelle est une opportunité unique pour changer de monde, mais il faut tout d’abord changer nous-mêmes et nous remettre en question.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Le boulot des intellectuels du courant dominant, c’est de servir en quelque sorte de « clergé laïque », de s’assurer du maintien de la foi doctrinale. Si vous remontez à une époque où l’Église dominait, c’est ce que faisait le clergé : c’étaient eux qui guettaient et traquaient l’hérésie. Et lorsque les sociétés sont devenues plus laïques [...], les mêmes contrôles sont restés nécessaires : les institutions devaient continuer à se défendre, après tout, et si elles ne pouvaient pas le faire en brûlant les gens sur le bûcher [...], il leur fallait trouver d’autres moyens. Petit à petit, cette responsabilité a été transférée vers la classe intellectuelle &#8211; être les gardiens de la vérité politique sacrée, des hommes de main en quelque sorte. » (Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, Noam Chomsky éd. éditions Aden, 2006, p. 187)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°5 : une constitution pour l’économie</strong></span></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On peut lire actuellement dans l’ensemble de la presse que l’économie mondiale redémarre, que la crise est sur le point de s’achever. C’est faux et voici pourquoi.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Abderrahmane MEBTOUL, expert international et surtout un des plus grands économiste d’Algérie a déclaré : « <em class="spip">de l’avis de tous, la crise actuelle est la pire que le monde ait connu depuis la grande dépression avec une perte en sous capitalisation, évaluée par le FMI, fin février 2009, à 52.000 milliards de dollars.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face aux catastrophes à venir, il a d’ailleurs lancé un appel, afin de mettre en place une cellule de crise en Algérie.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Selon l’agence Bloomberg, l’ensemble des dépenses, prêts et garanties offerts par l’Etat américain atteignent désormais les 12.800 milliards de dollars (PIB des USA : 14 000 milliards). <em class="spip">Boursier.com 31/03/2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’OCC (Office of the Controler of the Currency), l’agence de tutelle des banques Us a publié un rapport explosif (avril 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On apprend ainsi que la situation des prêts immobiliers est devenue incontrôlable avec 10 % de défaillances et surtout 694 056 procédures de saisies en cours au 4ème trimestre 2008. Vous pouvez d’ailleurs avoir le résumé de ces chiffres en consultant le tableau page 13 du rapport dont voici le lien : <a class="spip_out" href="http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2009-37a.pdf">http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2009-37a.pdf</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le département du Commerce a signalé que les mises en chantier ont chuté de 10,8% (510 000 au mois de mars) aux USA et que le nombre de permis de construire a reculé de 9% (513.000). <em class="spip">Source : Le Figaro.fr du 16/04/2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les 1000 milliards de dollars du G20 ont donc déjà été dépensés et je ne parle même pas de la faillite prochaine de General Motors et Chrysler (que j’avais annoncée l’année dernière).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Heureusement, il y a <a class="spip_out" href="http://robertreich.blogspot.com/2009/04/its-depression.html">Robert Reich</a>, ancien ministre du travail de Bill Clinton qui s’est « réveillé » le 3 avril et a indiqué sur son blog que la crise actuelle était comme en 1929 « une dépression » . Ouf, nous sommes sauvés !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer (qui a mis en place l’euro et spécialiste des questions monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA, dans son livre blanc en novembre 2008 :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« L’opération de sauvetage américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques suivantes du gouvernement américain, ajustée pour l’inflation : prix de l’achat de la Louisiane, le New Deal et le Plan Marshall, les guerres de Corée, du Vietnam, la débâcle de S&amp;L, la NASA et la course à lune réunis. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à cette pyramide de problèmes nos gouvernements mettent en place des solutions provisoires qui n’auront pour effet que d’aggraver encore plus la situation. Quelles sont ces solutions :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- le « bidouillage » de la comptabilité des banques.<br />
 &#8211; différer l’échéance fatale des prêts immobiliers aux USA.<br />
 &#8211; développer l’émission de DTS (droits de tirage spéciaux).</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">I. « Magouilles » comptables et prêts immobiliers US</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 02 avril, en plein G20, les USA ont changé leurs normes comptables ce qui va permettre d’après Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. d’améliorer le bilan des banques de 20 %. Un « miracle » a donc eu lieu qui permet désormais aux entreprises financières de fixer elles-mêmes le prix de leurs produits financiers (car il n’y a plus d’acheteurs) et tout cela sous la contrainte et les menaces. Arthur Levitt, ancien président de la SEC a dit :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« ce qui me perturbe le plus à propos de l’initiative de la FASB (l’organisme qui fixe les règles en matière de comptabilité, à l’origine de la nouvelle réglementation) est qu’elle semble résulter de menaces indignes de membres du Congrès, qui sont redevables à des représentants d’entreprises ».<em class="spip">Source : Bloomberg du 29 mars 2009 : « Mark-to-Market Lobby Buoys Bank Profits 20% as FASB May Say Yes »</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En Europe, Christine Lagarde (ministre de l’économie) indique « qu’il faut quand même que tout le monde soit placé sur un pied d’égalité », et donc, dans la liesse générale, les ministres européens des Finances réunis à Prague ont « appelé l’IASB (Bureau des standards comptables internationaux) à coopérer étroitement avec le FASB (américain) pour répondre immédiatement à ces problèmes. » Nous aurons ainsi droit nous aussi à notre « bidouillage » comptable. Nous vivons décidément une époque formidable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En ce qui concerne les prêts immobiliers US nous assistons au même phénomène. Je l’ai indiqué ci-dessus, 10 % des prêts immobiliers US ne sont pas remboursés. On renégocie donc à tour de bras et on retarde l’échéance qui sera fatale car la majeure partie de ces emprunteurs sont insolvables et la situation s’aggrave de jour en jour avec le chômage. D’ailleurs, un américain sur dix reçoit une aide en bons d’alimentation (<em class="spip">Reuters du vendredi 3 avril</em>) et 5,1 millions d’emplois ont été détruits depuis le début de la récession selon le journal Le Monde du vendredi 3 avril. C’est vrai, tout va bien ! Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez consulter l’excellent article de Paul Jorion du 12 avril (sur son blog) intitulé <a class="spip_out" href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=2778">La reprise aux États–Unis (non, je plaisante)</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion de cette première partie, je reprends les propos de Paul Krugman, prix nobel d’économie : « J’ai l’impression qu’elle [l’administration, ndlr] ne cherche qu’à gagner du temps au lieu d’admettre la réalité des pertes essuyées par les banques et de faire ce qui est nécessaire pour nettoyer ce foutoir. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il ose même une phrase digne d’un théoricien du complot : « Le problème est que nous avons une administration qui va chercher conseil chez ceux qui ont créé cette crise ». <em class="spip">Source : Libération.fr du 15 avril 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Au-delà de ce déni de réalité, nous nous apercevons que nos dirigeants sont face au problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer et tentent d’apporter des solutions que le G 20 a concrétisé en développant les DTS. Lorsque je lis certaines études sur la crise systémique actuelle, je suis stupéfait du manque de profondeur de certaines analyses. Ainsi, étudier le krach actuel en se focalisant sur les « dysfonctionnements » de la finance revient à donner une vision parcellaire du problème.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, il faut l’analyser dans sa globalité et notamment sur le plan monétaire.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La destruction du dollar en cours pose un problème fondamental au monde. En effet, quelle sera la monnaie de référence des échanges mondiaux ? Ainsi, cette crise est une crise systémique car, sur le plan strictement économique, nous assistons à la faillite de notre système monétaire. De nombreux économistes ont une vision étroite du krach actuel et désignent la finance comme seule responsable de nos malheurs. Or, certains commencent à aborder le problème structurel que pose notre système monétaire. Il est temps de faire un petit rappel historique.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">II. Analyse de la crise et DTS</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En juillet 1944, les USA imposaient au monde le dollar comme monnaie de référence. C’était la mise en place de la charte monétaire dite de Bretton Woods. Or, il faut le rappeler, le dollar était à l’époque convertible en or (35 dollars l’once). Jacques Rueff, économiste, et surtout clairvoyant, avait alors déclaré que c’était pour le monde « le secret d’un déficit sans larmes. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Puis, par étapes successives, le dollar a cessé d’être convertible en or (1971), pire encore, il est devenu « flottant » (1973), c’est-à-dire déconnecté de toute réalité économique. D’ailleurs, John Connally, secrétaire au trésor, déclarait en 1971 : « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Cerise sur le gâteau, on a abandonné le système de change fixe par les accords de Kingston de janvier 1976 (les plantes jamaïcaines peut-être !).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Georges Pompidou qui a travaillé à la banque Rothschild de 1954 à 1962 (donc un spécialiste des questions monétaires) avait à l’époque donné un bon aperçu de la situation :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« il n’y a pas de système monétaire international valable sans parités fixes ». Nous nous sommes donc peu à peu acheminés vers un « non système monétaire ». Une étude récente de la banque mondiale a ainsi démontré que nous avons eu 176 crises monétaires depuis 1971.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Comment les USA ont-ils pu maintenir ce système si longtemps ? Par la violence, bien sûr. Thomas Friedman, conseiller spécial de la secrétaire d’État Madeleine Albright sous l’administration Clinton, avait été très explicite :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« La main cachée qui tire les ficelles du marché a besoin d’un poing caché pour être efficace. McDonald’s ne saurait prospérer sans McDonnell Douglas&#8230; Et le poing caché qui assure un monde propice au développement des technologies de la Silicon Valley, c’est l’armée, les forces aériennes, la Marine et le Marine Corps américains ». <em class="spip">Source : Thomas Friedman, The Lexus and the Olive Tree : Understanding Globalization, Farrar, Strauss and Giroux, New York, 1999, p. 373</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">C’est d’ailleurs lui qui a promu les taux de change flottants en 1953 dans son article « The Case for Flexible Exchange Rates ». Il affirmait à l’époque qu’il fallait laisser les marchés déterminer la valeur des monnaies nationales. Cette vision anarcho-capitaliste de l’économie s’est diffusée partout dans le monde grâce à l’école de Chicago mais surtout au travers de la Société du Mont-Pèlerin (étrange pèlerinage !). Pascal Salin, ancien président de cette société, économiste et philosophe écrivait à l’époque : « Dans une période où le marxisme et l’interventionnisme étatique dominaient les esprits, Friedman a joué, à contre-courant, un rôle absolument irremplaçable. » Irremplaçable en effet car il a contribué à détruire l’économie mondiale après 176 crises monétaires !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ceux qui recherchent les coupables, feraient mieux de regarder de ce côté. L’idéologie libertarienne a été une catastrophe que nous payons très cher aujourd’hui. Karl Popper, qui a participé à la création de la société du Mont- Pèlerin prosélyte de l’ultra libéralisme, savait très bien ce qu’il faisait : « La liberté, si elle est illimitée, conduit à son contraire ; car si elle n’est pas protégée et restreinte par la loi, la liberté conduit nécessairement à la tyrannie du plus fort sur le plus faible. » <em class="spip">Karl Popper « La société ouverte », ch.12, section 2</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face au vide institutionnel, la finance a donc pris le dessus et la valeur de chaque monnaie a été déterminée par les marchés, une application directe des idées libertariennes de Milton Friedman qui a d’ailleurs obtenu un prix Nobel d’économie en 1976.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, James D Grant membre du CFR dans une discussion avec Paul Volcker (directeur du conseil pour la reconstruction économique) et Lawrence Summers (responsable actuel du conseil économique d’Obama), le 23 mai 2007, a dit : « <em class="spip">le dollar est basé sur la foi, nous émettons 850 milliards de dollar par an… Donc quelqu’un pense-t-il que c’est</em> …(inaudible) ». J’aime beaucoup la censure discrète (inaudible !). Nous sommes au mois de mai 2007 et ils savent que le système va dans le mur. Pour ceux qui comprennent l’anglais, un pur bijou ! Source : <a class="spip_out" href="http://www.cfr.org/publication/13468/bretton_woods_ii.html">http://www.cfr.org/publication/13468/bretton_woods_ii.html</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous connaissons la suite, une montagne de dette pour soutenir les USA, ce qui s’apparente à une taxe impériale, et nous avons laissé « <em class="spip">circuler 1000 fois plus d’argent qu’il n’existe d’actifs sous-jacents</em> » comme l’affirme Pierre Pascalon dans son étude pour l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques :« Il faut un véritable Bretton Woods II »).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, le 18 mars (« le jour où le dollar est mort », pour reprendre la célèbre phrase des analystes de la banque Standard Chartered) la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Igor Panarin ancien expert des USA au KGB enfonce le clou en déclarant : « Le dollar n’est garanti par rien. » Le journal russe Izvestia affirme quant à lui : « La dette étrangère du pays a grandi comme une avalanche ; c’est une pyramide, qui doit s’effondrer. » <em class="spip">Source : Bloomberg.com du 25 novembre 2008</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons, notre système monétaire basé sur le dollar n’est plus viable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le problème de la monnaie est donc au cœur de cette crise et vous avez remarqué que j’insiste lourdement sur ce point car les solutions qui seront « trouvées » seront d’ordre monétaire. J’ai expliqué dans mes quatre précédents articles que les monnaies nationales étaient en phase avancée de destruction (dollar, livre sterling par exemple) et que de nouvelles monnaies continentales (dollar nord-américain, <em class="spip">Acu</em> pour l’Asie, <em class="spip">Sucre</em> pour l’Amérique du sud, l’<em class="spip">Arabo</em> lancé par le Conseil de Coopération du Golfe), virtuelles dans un premier temps, étaient en train de naître. Ainsi, nous assistons à la destruction des nations écartelées entre de grands pôles continentaux d’une part et des régions d’autre part. Des monnaies complémentaires apparaissent comme les comptes Hour gérés par la Bank of Ithaca dans l’état de New York par exemple. Le dollar s’effondre donc et avec lui l’Empire US car le cœur économique du monde s’est déplacé vers l’Asie (Chine et Inde).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 19 février, le quotidien du peuple (<em class="spip">People’s Daily</em>) annonçait que « la Chine autorisait les pays en déficit commercial avec elle à produire des obligations en yuans (et non en dollars). »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Elle a de plus signé un accord avec l’Argentine lui permettant de payer en yuan et « a conclu des accords d’échange de devises d’une valeur totale de 95 milliards de dollars, avec la Malaisie, la Corée du Sud, Hong Kong, la Biélorussie, l’Indonésie, et maintenant l’ Argentine ». <em class="spip">Source : China Economic Review du 31 Mars 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’AFP, le 26 mars, a affirmé « qu’un groupe d’experts de l’ONU dirigé par l’économiste américain Joseph Stiglitz a préconisé un nouveau système monétaire international pour remplacer l’actuel, basé sur le dollar. Un nouveau système monétaire international, ressemblant à des droits de tirage spéciaux (DTS) très élargis » La Chine a enfoncé le clou en proposant que les droits de tirage spéciaux (DTS ou SDR en anglais) puissent jouer le rôle « de monnaie de réserve supra- souveraine. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Georges Soros a confirmé : « la monnaie américaine pourrait finalement être remplacée comme devise mondiale de réserve, éventuellement par les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international ». <em class="spip">Source : Reuters  le 06 avril 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les DTS ont été créés en 1966 par le FMI en complément des réserves officielles des pays membres, c’est un droit qui permet de « tirer » des devises. Les DTS sont déterminés en fonction d’un panier de valeur de 4 monnaies : le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. Il manque donc le yuan et le rouble.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, le 28 mars 2009, l’agence Reuters nous apprend que « la Russie est favorable à une extension du droit de tirage spécial (DTS) du Fonds monétaire international afin qu’il inclue le rouble, le yuan et l’or. » Ceci est dans le droit fil des propositions chinoises et confirmé par le Quotidien du peuple du samedi 11 avril.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Certains parlent même d’élargir le système à d’autres monnaies comme Arkadi Dvorkovitch, conseiller économique au Kremlin. Il faut cependant rappeler que le fonctionnement des droits de tirage spéciaux pose problème car il va falloir fixer de nouvelles quotités des monnaies qui constituent un DTS. Voici par exemple le panier de devises composant un DTS en octobre 2005 (Wikipédia) : 0,5770 USD &#8211; 0,4260 EUR &#8211; 21,000 JPY &#8211; 0,0984 GBP.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les quotités dépendent des quotes-parts des membres et vous l’avez deviné, les USA sont majoritaires avec 16, 77% des voix. Que va-t-il se passer lorsque la Russie et la Chine entreront dans le système ? Il faut rappeler que de par son fonctionnement, le droit de tirage spécial favorise celui qui fournit les liquidités et, je vous le rappelle, les USA sont ruinés (ils devront fournir 100 milliards de dollar pour le plan de relance du G20). La Chine devrait donc logiquement devenir un acteur majeur de cet instrument monétaire.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De plus, il s’agit d’un crédit et il faudra donc payer des intérêts .D’ailleurs, face aux besoins croissants de liquidités et la défaillance prochaine de nombreux états il est à craindre que le FMI ne laisse se développer les droits de tirage de manière anarchique. De nouveaux emprunts obligataires libellés en DTS apparaîtront, du crédit pour résoudre la crise du crédit, ubuesque.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce système est appelé à être provisoire et comme l’Ecu, monnaie virtuelle qui s’est transformée en euro, nous aurons dans un premier temps des monnaies continentales (Sucre, Acu, etc) qui deviendront réelles pour, au final, être regroupées au sein d’une monnaie unique mondiale dont plusieurs noms circulent (Global, Phoenix, Terra). Je désirais écrire un article au sujet de la monnaie mondiale (prochain opus) mais l’actualité des DTS a pris le dessus.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Voilà, j’espère vous avoir éclairé sur le fonctionnement de notre pauvre petite planète. Il manque cependant une analyse, et ce sera ma conclusion.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’ai été très surpris de ce qui a été écrit concernant l’arrestation de Bernard Madoff. Il a d’ailleurs été très étonné lui-même des accusations de monstre lancées contre lui. Sa ligne de défense est simple et elle devrait vous en dire long sur notre système économique. Il a ainsi déclaré que l’économie mondiale était une vaste pyramide de Ponzi et qu’il ne comprenait pas pourquoi il devenait le bouc émissaire d’un système alors qu’il en était le révélateur. Ce système qui fonctionne sur la dette et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts impose au fil des ans d’élargir la base de crédit. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule. Voilà, c’est aussi simple et stupide que cela. Le chômage va donc exploser, les retraites se transformeront en revenu minimum, la sécurité sociale sera réservée à quelques-uns. Dans les pays pauvres, on mourra de faim par millions.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La solution classique consiste à provoquer un gros conflit mondial, en attisant les haines, ce qui permet de se débarrasser des chômeurs et des stocks d’armes et ensuite de reconstruire. J’invite d’ailleurs ceux qui tiennent des propos virulents envers Israël ou les arabes à avoir en tête cet axe d’analyse. Le sentiment diffus que quelque chose de très grave est en préparation est omniprésent. Il reste cependant un petit espoir. Paul Jorion, sur son blog, réfléchit à l’élaboration d’une constitution pour l’économie qui se ferait sur le net et accessible par tous. J’invite donc ceux qui peuvent nous aider concrètement à prendre contact avec lui afin de changer ce monde abominable car il est temps de nous prendre en charge.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em class="spip">Jean Guéhenno :<strong>« Nous rêvons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie. »</strong></em></p>
<p class="spip" style="text-align: right;"><em class="spip">Source : <a href="http://www.legrandsoir.info/">legrandsoir</a><strong><br />
 </strong></em></p>
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		<title>La rupture du système monétaire international se confirme</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 08:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=3555</guid>
		<description><![CDATA[- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) - La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="access" style="text-align: center;"><em>- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -</em></p>
<div id="para_1" class="para_1746099 resize">
<div class="texte" style="text-align: justify;">
<h3 class="access" style="text-align: center;">La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois</h3>
<div class="access" style="text-align: center;"><img class="alignleft" title="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746099.jpg?v=1239831669" alt="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" width="80" height="60" /></div>
<div class="access">En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « <a class="liens" href="http://www.nytimes.com/2009/04/03/opinion/03krugman.html?_r=4">piège Dollar</a> » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur cortège d&#8217;experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US (2).</div>
<div class="access">Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s&#8217;évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais (3) à se débarrasser au plus vite de cette montagne d&#8217;actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois (4) est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s&#8217;évader du « piège Dollar » d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s&#8217;ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d&#8217;un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d&#8217;une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l&#8217;analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.</div>
</div>
</div>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3555"></span> <img class="aligncenter" title="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746100.jpg?v=1239831850" alt="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" /></p>
<div id="para_2" class="para_1746100 resize">
<div class="photo top">
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong>Evolution trimestrielle de l&#8217;accroissement des réserves de change chinoises &#8211; Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009</strong></div>
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">Derrière le « jeu de dupes » londonien, où chacun a prétendu croire qu’une collaboration internationale « historique » (5) était en action, on constate en fait une profonde division du G20 : les Américains et le Britanniques (suivis par un Japon docile) tentent désespérément de préserver leur contrôle sur le système financier mondial, en bloquant ou en diluant toute réforme significative donnant un pouvoir plus important aux autres acteurs du système, sans plus avoir assez de puissance pour imposer leurs objectifs. Les Chinois, les Russes, les Indiens, les Brésiliens, … essayent de rééquilibrer le système monétaire et financier international en leur faveur, mais sans pouvoir (ou peut-être même sans vouloir vraiment (6)) imposer une telle réforme. Les Européens (et quand on utilise ce terme il implique de plus en plus une UE sans le Royaume-Uni) s&#8217;avèrent de leur côté incapables de trancher entre les deux seules options qui s&#8217;offrent à eux : sombrer avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni en copiant leurs politiques ou bien remettre fondamentalement en cause le système monétaire et financier mondial actuel en partenariat avec les Chinois, les Russes, les Indiens et les Brésiliens. Ils arrivent à ne plus suivre Washington et Londres dans leur reproduction des politiques passées qui ont toutes déjà fait faillite (7), mais ils ne parviennent pas à oser préparer l&#8217;avenir.</div>
</div>
</div>
<div id="para_3" class="para_1746101 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746101.jpg?v=1239831905" alt="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>L&#8217;effondrement du commerce international n&#8217;a aucun précédent.</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d&#8217;après la corrélation historique entre le com</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Les Européens porteront d&#8217;ailleurs une responsabilité majeure si, dans la brève fenêtre temporelle qui reste (moins de six mois désormais), aucune action majeure n&#8217;est entreprise pour éviter la crise longue et tragique qui durera plus d&#8217;une décennie (8). Ils possèdent à la fois le savoir-faire technique pour aider au succès d&#8217;une devise internationale fondée sur un panier des principales monnaies et une méthode politique qui permet de gérer au mieux les intérêts stratégiques divers d&#8217;un ensemble de pays comme ceux dont la monnaie serait derrière la nouvelle devise internationale de référence. Pourtant, il existe aujourd&#8217;hui une évidente incapacité des dirigeants de l&#8217;UE (et notamment de la zone Euro) à assumer ces responsabilités, comme si finalement ils préféraient voir le système occidental finir de se briser (tout en proclamant le contraire) plutôt que de se battre pour en faire un pont vers un nouveau système mondial : que ce soit un choix (ce que LEAP/E2020 ne croit pas) ou que ce soit le simple résultat de la pusillanimité de dirigeants européens choisis pour leur docilité (vis-à-vis de Washington et des grands opérateurs économiques et financiers européens), dans tous les cas, leur neutralité est très dangereuse pour la planète puisqu&#8217;elle empêche le lancement d&#8217;un processus efficace permettant d’éviter une crise longue et tragique (9).</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p>Ainsi, dans ce GEAB N°34, nos chercheurs développent plus avant leurs anticipations sur les formes possibles que prendra la cessation de paiement américaine d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009 et que le mois d&#8217;Avril 2009 (principal mois de collecte des revenus fiscaux aux Etats-Unis) va rendre désormais impossible à masquer (10). La cessation de paiement des Etats-Unis à l&#8217;été 2009 est en effet d&#8217;une actualité toujours plus brûlante avec un déficit public désormais totalement hors de contrôle sur fond d&#8217;explosion des dépenses (+ 41%) et d&#8217;effondrement des recettes fiscales (-28%) comme l&#8217;a anticipé LEAP/E2020 il y a plus d&#8217;un an : pour le seul mois de Mars 2009, le déficit fédéral s&#8217;est monté à près de 200 Milliards USD (très largement au-dessus des prévision les plus pessimistes), soit à peine un peu moins de la moitié du déficit pourtant record de l&#8217;ensemble de l&#8217;année 2008 (11). Et le même phénomène se répète à tous les niveaux de la structure publique du pays : état fédéral, états fédérés (12), comtés, villes (13), … partout les recettes fiscales s&#8217;évanouissent entraînant de manière accélérée l&#8217;ensemble du pays dans une spirale déficitaire que personne (Washington en premier chef) ne maîtrise plus.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_4" class="para_1746102 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746102.jpg?v=1239832040" alt="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°34, nos chercheurs se penchent également sur le « mystère du cours de l&#8217;or ». Pour le métal jaune, nos chercheurs (non pas d&#8217;or, mais d&#8217;information) ont identifié quelques pistes très intéressantes pour comprendre pourquoi (14), alors que les acheteurs d&#8217;or sont légion et que dans de nombreux pays on signale des ruptures d&#8217;approvisionnement en pièces ou lingots d&#8217;or, le cours du métal jaune ne fait qu&#8217;osciller autour du même pivot depuis des mois.</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Enfin, notre équipe présente ses recommandations pour se préparer aux prochains mois de la crise en s&#8217;attachant ce mois-ci notamment à l&#8217;épargne en général et aux assurances-vie en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_5" class="para_1746103 resize">
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212; 					 <br />
 <span style="font-style: italic;">Notes</span>:</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>(1) Si l&#8217;ensemble des réserves chinoises est évalué désormais à environ 2.000 milliards USD, la part d&#8217;actifs libellés en Dollars US n&#8217;est au maximum que de 70%, ce qui donne environ 1.400 milliards USD. Le reste consiste essentiellement en actifs libellés en Euros.</p>
<p>(2) N&#8217;oublions pas que ce sont en général les mêmes « experts » qui prédisaient ces dernières années que l&#8217;économie mondiale bénéficierait de la suppression de la régulation des banques, que l&#8217;économie de l&#8217;Internet ouvrait la voie à une croissance sans fin, que les déficits américains étaient un signe de force, que les prix de l&#8217;immobilier US n&#8217;arrêteraient pas de monter et enfin que s&#8217;endetter sans restrictions était la forme moderne d&#8217;un enrichissement durable.</p>
<p>(3) Le message sur le nécessaire changement de devise internationale de référence que Pékin a adressé au monde entier, et aux autorités américaines en particulier, à la veille du sommet du G20 de Londres n&#8217;était absolument pas un « ballon d&#8217;essai » ou une tentative sans espoir de réussite. Les dirigeants chinois ne se faisaient aucune illusion sur la probabilité qu&#8217;un tel sujet soit discuté au cours de ce G20. Ils ont voulu imposer ce débat dans les couloirs du sommet afin de faire passer un message, un avertissement officieux à tous les acteurs du système monétaire international : pour Pékin, le système Dollar, c&#8217;est fini. Si personne ne veut préparer un système alternatif en commun, alors, cela se fera autrement. Et leurs actes, analysés dans ce numéro du GEAB, corroborent cette intention. D&#8217;ailleurs, et le hasard du calendrier politique est une rareté à Pékin, dans la même période sort un livre, intitulé « La Chine mécontente », qui demande une action plus volontariste des leaders chinois afin d&#8217;imposer leurs choix sur la scène internationale. Source : <a class="liens" href="http://bbs.chinadaily.com.cn/viewthread.php?gid=2&amp;tid=631613">ChinaDailyBBS</a>, 27/03/2009</p>
<p>(4) Un lien original pour suivre ce chiffre en temps réel : <a class="liens" href="http://www.chine-informations.com/guide/population-chinoise-en-temps-reel-population-en-chine_1891.html">Chine Information</a>.</p>
<p>(5) C&#8217;est en fait Angela Merkel qui a fait preuve de la plus grande clairvoyance en trouvant le mot juste sur la nature du sommet du G20 à Londres. Elle a dit que c&#8217;était une réunion « <a class="liens" href="http://www.bundeskanzlerin.de/nn_127694/Content/EN/Artikel/2006/07/2006-07-14-pressekonferenz-integrationsgipfel__en.html">presque historique</a> » ; et c&#8217;est bien le mot « presque » qui résume ce qui s&#8217;est passé à Londres. Les dirigeants du G20 ont « presque » abordé les questions essentielles ; ils ont « presque » défini un programme commun d&#8217;action; ils sont « presque » parvenus à lancer de nouvelles stimulations économiques et une nouvelle régulation financière mondiale; ils ont « presque » interdit les paradis fiscaux; et ils ont « presque » convaincu » l&#8217;opinion publique mondiale. « Presque », mais, hélas, pas réellement. Et cela fait une belle différence pour la suite de la crise.</p>
<p>(6) C&#8217;est en effet le dilemme du « jeu international » développé dans le GEAB N°33. A un certain moment, l&#8217;intérêt des joueurs qui montent en puissance est de laisser purement et simplement l&#8217;ancien jeu se briser net pour en reconstruire un qui leur convienne plutôt que de se battre pour transformer l&#8217;ancien jeu via une transition longue et incertaine.</p>
<p>(7) Notamment l&#8217;endettement public à outrance, qui est appelé par Washington et Londres « stimulus économique ».</p>
<p>(8) Le G20 de Londres s&#8217;inscrit directement dans la direction de cette crise de longue durée.</p>
<p>(9) A propos de l&#8217;UE, l&#8217;équipe de LEAP/E2020 souhaite souligner l&#8217;inanité des « analyses » économico-politiques, essentiellement issues d&#8217;éminents économistes et experts proches du Parti démocrate américain, que relayent actuellement les principaux médias internationaux, et qui se limitent à reprocher aux Européens … de ne pas faire comme Washington. Paul Krugman en tête, ces « grands amis » de l&#8217;Europe, qui l&#8217;aiment tant qu&#8217;ils pensent savoir mieux que les Européens ce qu&#8217;elle doit faire (et aussi ce qu&#8217;elle doit être car les mêmes prônent généralement aussi son extension à la Turquie, voire à Israël et à l&#8217;Asie centrale), feraient mieux de s&#8217;occuper de conseiller efficacement leur propre parti et leur nouveau président pour éviter l&#8217;effondrement de leur pays, car c&#8217;est bien de cela qu&#8217;il s&#8217;agit désormais. Enfin, et nous n&#8217;y reviendrons plus, il est quand même étonnant qu&#8217;un ensemble d&#8217;experts qui depuis des années a tant vanté les mérites d&#8217;un système qui aujourd&#8217;hui s&#8217;effondre sous les yeux de tous, ose encore donner des leçons au reste du monde. La plus élémentaire décence lui imposerait, au niveau international, la seule voie respectable possible : le silence. En tout cas, en Europe, ce discours, qui a bien entendu toujours ses relais académiques et journalistiques, ne passe plus car il vient tout droit d&#8217;une époque révolue. Comme le fait d&#8217;ailleurs régulièrement remarquer LEAP/E2020, il est bien évidemment nécessaire et légitime de porter un regard très critique sur l&#8217;UE, ses dirigeants et ses politiques ; mais le faire avec comme seul critère la conformité ou non aux orientations de Washington (ou Londres) est désormais inacceptable. Visiblement, à l&#8217;image des financiers qui n&#8217;ont pas encore compris qu&#8217;une page était tournée en ce qui concerne leurs stock-options et leurs « parachutes dorés », nombre d&#8217;intellectuels et de politiques n&#8217;ont pas encore bien intégré que leurs références, leurs valeurs et leurs analyses appartenaient désormais au passé. Qu&#8217;ils pensent aux élites du bloc soviétique … et ils comprendront comment et à quelle vitesse un système de pensée peut devenir obsolète.</p>
<p>(10) Outre la baisse des revenus fiscaux, on assiste dorénavant aux Etats-Unis à l&#8217;extension d&#8217;un mouvement de révolte contre l&#8217;utilisation des impôts pour sauver Wall Street et contre l&#8217;ampleur des déficits prévus, qui met en cause l&#8217;ensemble de la classe dirigeante américaine. Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/news/washington/2009-04-12-teaparties12_N.htm">USAToday</a>, 13/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/news/story/Bailout-anger-creates-perilous-times/story.aspx?guid=%7BE9A7B5F7-C084-4032-8DCA-2FE3BA26B76B">MarketWatch</a>} , 16/04/2009</p>
<p>(11) Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/money/economy/2009-04-10-march-budget-deficit_N.htm">USAToday</a>, 11/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/News/Story/Story.aspx?guid=%7B61748931-FC53-4C66-8708-2F000F1906ED">MarketWatch</a>} , 10/04/2009</p>
<p>(12) Ainsi en Californie, les premiers jours d&#8217;Avril laissent craindre des recettes très largement inférieures aux pires prévisions, entraînant un déficit budgétaire multiplié par deux pour la Californie par rapport aux prévisions d’il y a seulement quelques mois. Au niveau fédéral, un processus du même type est en cours, rendant désormais envisageable selon LEAP/E2020 un déficit fédéral annuel à près de 3.500 Milliards USD, soit plus de 20% du PNB des Etats-Unis. Source : <a class="liens" href="http://californiascapitol.com/blog/?p=335">CaliforniaCapitol</a>, 08/04/2009</p>
<p>(13) L&#8217;exemple de ces villes qui, comme Auburn dans la région de Seattle, doivent interdire leurs grands axes aux poids-lourds faute de moyens pour les entretenir est éloquent. Source : <a class="liens" href="http://seattle.bizjournals.com/seattle/stories/2009/04/13/story1.html?ana=e_ph">SeattleBusinessJournal</a>, 10/04/2009</p>
<p>(14) Et permettre ainsi d&#8217;anticiper les tendances des prochains mois.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="date" class="date">
<div class="access" style="text-align: right;"><em>Mercredi 15 Avril 2009</em></div>
</div>
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		</item>
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		<title>La décroissance : un modèle économique d’avenir ?</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 20:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Guillaume Duval et Christine Mounier A en croire les principaux média, le bien-être de tous passe par une croissance soutenue. Pourtant, pour un nombre croissant de personnes, un modèle économique d’avenir et responsable ne passe plus forcément par la croissance économique, mais au contraire par la décroissance. Décroissance ou développement durable ? : Deux camps s’opposent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong>Par </strong><small> <a href="http://www.wikio.fr/news/Guillaume+Duval"><span class="vcard author">Guillaume Duval</span></a></small><strong> et</strong> <a href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=9590">Christine Mounier</a></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/2008jsa.gif"><img class="alignright size-full wp-image-3542" title="2008jsa" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/2008jsa.gif" alt="2008jsa" width="305" height="372" /></a>A en croire les principaux média, le bien-être de tous passe par une croissance soutenue. Pourtant, pour un nombre croissant de personnes, un modèle économique d’avenir et responsable ne passe plus forcément par la croissance économique, mais au contraire par la décroissance.<br />
 </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Décroissance ou développement durable ? : Deux camps s’opposent sur les réponses à apporter aux problèmes environnementaux et aux besoins de la population.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les événements climatiques extrêmes se multiplient, les déchets s’amoncellent, les nappes phréatiques s’épuisent ou sont polluées, le pétrole va devenir rare et son contrôle fait l’objet de conflits de plus en plus violents, que ce soit en Irak ou en Tchétchénie. Dans le même temps, la capacité du système économique à répondre aux besoins sociaux est de plus en plus contestée. Les inégalités mondiales se creusent et si une partie de l’Asie est en train de sortir du sous-développement, c’est en adoptant un mode de vie dévoreur de ressources non renouvelables. Bref, et chacun (ou presque) en convient désormais : on va dans le mur et il faut changer de mode de développement. Et pas dans un siècle, dès les prochaines années. Mais comment faire ? Un débat de plus en plus vif oppose les partisans d’une « décroissance soutenable », organisant le recul de l’économie monétaire, aux tenants d’un « développement durable » permettant de concilier croissance et écologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la gravité de la situation, il n’y a pas de désaccord majeur entre les tenants du développement durable et les partisans de la décroissance. <a href="http://www.zebulon.fr/communique-presse/ernst-ulrich-von-weizsacker-holger-zinke-recompenses-role-pionnier-gestion-durable-8828.html">Ernst Ulrich von Weizsäcker</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Amory_Lovins">Amory et Hunter Lovins</a>, tenants du développement durable, reprennent à leur compte, dans leur rapport « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Facteur_4">Facteur 4</a> », les très sombres prévisions établies par les <a href="http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html">Meadows</a> dans leur célèbre rapport de 1972 au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Club_de_Rome">Club de Rome</a> sur « les limites de la croissance ». Ils envisagent notamment le risque d’un effondrement brutal des productions agricole et industrielle et de la population mondiale dans les prochaines décennies. Quant à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lester_Brown">Lester Brown</a>, autre tenant du développement durable, il consacre, dans Eco-économie, des pages aux « signes de la tension » qui ne rassurent pas davantage sur l’avenir. Il n’y a pas non plus de divergence sur la nécessité d’une décroissance très rapide de la consommation de matières premières et d’énergie, en particulier, bien sûr, des énergies fossiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-3538"></span>L’éco-efficience au secours de la croissance</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, les avis s’opposent sur le moyen d’y parvenir. Les tenants de l’éco-économie mettent en évidence les nombreux moyens techniques déjà connus pour consommer beaucoup moins de matières premières et d’énergie tout en produisant autant de biens et de services (à travers le recyclage et une autre conception des produits). C’est le fameux « facteur 4 » d’Ernst Ulrich von Weizsäcker : on peut produire autant avec quatre fois moins d’énergie et de matières premières. D’autres, plus ambitieux encore, parlent de facteur 10. Sans être des ennemis du marché, les tenants de l’éco-économie ne croient pas que les mécanismes marchands sont susceptibles de rétablir seuls les équilibres écologiques. Ils misent sur des politiques publiques très actives et sur une refonte des systèmes fiscaux en fonction de priorités écologiques. De plus, ils soulignent qu’il va falloir changer en un temps record l’essentiel de nos infrastructures : remodeler l’urbanisme, changer d’habitat, reconfigurer les moyens de production dans la plupart des industries, etc. Cet énorme effort d’investissement est générateur de croissance et, à la fois, nécessite de la croissance pour être mis en œuvre : la croissance faible des vingt dernières années en Europe a plus freiné la transformation écologique des modes de production et de consommation qu’elle ne l’a accélérée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attention à l’effet rebond</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les tenants de la décroissance ne croient pas du tout à un tel scénario. Ils mettent en particulier en avant ce qu’on appelle l’effet rebond : à chaque fois qu’on a réussi à économiser telle ou telle matière première pour produire un bien ou un service, l’effet de ce gain d’éco-efficience a été plus que compensé par un accroissement encore plus important des quantités produites. Exemple avec le développement des technologies de l’information et de la communication : elles devaient permettre de limiter la consommation de papier. Or, c’est l’inverse qui est constaté : du fait de ces technologies, jamais autant de choses n’ont été imprimées. Les tenants de cette analyse soulignent également l’impossibilité d’un recyclage intégral des matières premières : pour eux, le développement durable ne fait que retarder les échéances.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cœur de leur critique ne se fonde cependant pas sur ces difficultés bien réelles. Plus fondamentalement, ils reprennent le discours de ceux qui, avec Ivan Illich ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Ellul">Jacques Ellul</a>, critiquaient radicalement la société de consommation dans les années 60 et 70. « Ce n’est pas d’abord pour éviter les effets secondaires d’une chose qui serait bonne en soi qu’il nous faut renoncer à notre mode de vie &#8211; comme si nous avions à arbitrer entre le plaisir d’un mets exquis et les risques afférents. Non, c’est que le mets est intrinsèquement mauvais, et que nous serions bien plus heureux à nous détourner de lui. Vivre autrement pour vivre mieux », disait Ivan Illich.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’argent ne fasse pas le bonheur et que le produit intérieur brut (PIB) par habitant mesure très mal le bien-être, cela fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus parmi ceux qui critiquent la société actuelle. Y compris chez ceux qui sont favorables au développement durable, comme Ernst Ulrich von Weizsäcker, Amory et Hunter Lovins, qui consacrent tout un chapitre de leur livre à cette importante question. Mais, entre relativiser le PIB comme seule mesure du bien-être et prôner sa diminution, il y a un pas qu’il vaut sans doute mieux ne pas franchir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Des arguments qui ne sont pas tous bons</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les partisans de la décroissance assimilent la croissance de l’économie au seul développement des relations marchandes, agitant le spectre d’une marchandisation du monde. Si c’était le cas, ils auraient raison de vouloir faire reculer le PIB, mais ce n’est pas ce qui est observé : dans tous les pays développés, et cela malgré les discours et les efforts incessants des libéraux, la part de l’économie qui échappe à une logique purement marchande, via les prélèvements obligatoires, ne cesse d’augmenter. La croissance de l’économie monétaire n’est pas synonyme d’extension des rapports marchands : elle se traduit également par la mise en œuvre de mécanismes de solidarité non marchands et par la mutualisation de nombreux services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants des bidonvilles du Sud connaissent actuellement la marchandisation du monde : tout s’y achète et tout s’y vend (y compris souvent la justice et la police). Ce qui leur manque, et ce que la croissance peut et surtout doit leur apporter, ce sont des services non marchands comme des systèmes de santé, d’éducation, d’assainissement&#8230; Si on s’engageait sur la voie de la décroissance au Nord, il y a de fortes chances en revanche que ce soit cette partie mutualisée et non marchande de l’économie monétaire qui en fasse les frais la première. Les vingt dernières années de croissance faible en France et en Europe plaident plutôt en ce sens.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, pour résoudre les problèmes environnementaux, il n’y a guère d’autre solution que d’accroître le coût de nombreuses consommations (l’air, l’eau, le pétrole, les minerais, etc.), dont les prix actuels ne reflètent pas les dégâts causés sur l’environnement. Pour mettre fin à cette sous-tarification, cause de nombreux gaspillages, il ne s’agit pas de marchandiser encore plus le monde, mais d’imposer des taxes supplémentaires qui reflètent les coûts supportés par la collectivité. Cette indispensable extension de la sphère de l’économie monétaire est elle aussi porteuse d’une croissance de son volume.</p>
<p style="text-align: justify;">Les tenants de la décroissance dénoncent enfin les gaspillages qui caractérisent nos modes de vie par rapport à ce qui serait indispensable pour assurer nos besoins de base, se nourrir, se vêtir, se chauffer&#8230; Ils pointent notamment la mode des marques et les dépenses publicitaires qui la nourrissent. Mesurés à l’aune de nos stricts besoins physiques, le gaspillage ne fait aucun doute. Comme les profits qu’en tirent quelques multinationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, le capitalisme n’a pas inventé cette forte propension des hommes et des femmes à dépenser beaucoup de temps et d’argent pour des consommations « irrationnelles ». Les plus beaux monuments que nos ancêtres ont laissés sont le plus souvent des palais, des temples ou des cathédrales, alors même que la satisfaction de leurs besoins primaires était à l’époque bien moins évidente encore qu’aujourd’hui. Il n’empêche, ils réservaient à ces constructions de prestige la meilleure part des richesses qu’ils produisaient. Les formes de consommation irrationnelles d’aujourd’hui ont perdu tout substrat religieux. Mais leur fonction psychologique de réassurance individuelle et d’affirmation de soi vis- à-vis des autres est-elle si différente d’hier ? En disant cela, il ne s’agit pas de minimiser l’impact négatif, notamment écologique, des achats compulsifs et des multiples produits jetés sans être véritablement usés. Ni de dédouaner les pouvoirs publics de leur responsabilité dans la lutte contre ces comportements, et surtout contre les offres qui les suscitent, avec notamment les effets que l’on connaît en termes de santé publique. Mais il faut souligner la difficulté d’infléchir ces habitudes dans un cadre qui respecte les libertés individuelles. De tels comportements ne tiennent en effet pas simplement à la capacité d’intoxication de la publicité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> La question centrale de la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que peut-on faire dans un cadre démocratique ? Cette question est centrale dans le débat qui oppose les tenants du développement durable aux partisans de la décroissance. Un des risques que nous courons au XXIe siècle, c’est qu’on nous refasse, au nom de l’urgence écologique, le coup qu’on nous a fait au XXe siècle au nom de l’injustice sociale : une avant-garde auto proclamée s’arrogeant, au prétexte d’une prescience infaillible de l’avenir, la mission de faire le bonheur du peuple malgré lui et d’accoucher aux forceps d’un « homme nouveau ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est notamment parce qu’ils ne croient pas possible de « vendre » démocratiquement aux habitants du Nord une baisse de leurs biens et de leurs services que les tenants du développement durable cherchent les moyens de dissocier croissance et consommation de matières premières. Ils considèrent que, pour limiter les inégalités mondiales dans un cadre pacifique et démocratique, on ne peut se contenter de prendre aux habitants du Nord pour donner à ceux du Sud. Les tenants de la décroissance, quant à eux, sont généralement conscients de la difficulté de faire adopter démocratiquement leur projet politique. Ils refusent cependant l’idée d’imposer la décroissance par la force et ont confiance dans leur capacité à convaincre leurs concitoyens de la choisir volontairement. Le monde idéal qu’ils décrivent dans le quiz « Etes-vous développement durable ou décroissance soutenable ? », qui clôt l’ouvrage Objectif décroissance publié par <a href="http://www.revuesilence.net/">la revue Silence</a>, n’incite toutefois guère à l’optimisme quant à leurs chances de succès : monsieur ou madame « décroissance soutenable » n’a pas de téléviseur et ne regarde donc pas « certains soirs, les émissions intelligentes », il n’a pas non plus d’ordinateur personnel et de voiture, ne prend jamais l’avion et ne pratique pas le tourisme éthique, il n’achète pas de café, de thé ou de chocolat, même issus du commerce équitable et labellisés <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Havelaar_(association)">Max Havelaar</a>, et ne veut pas entendre parler de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_Tobin">taxe Tobin</a> ; il ne place pas son argent dans des fonds éthiques&#8230; Dur, dur ! Quoi qu’il en soit, et quel que soit le parti finalement choisi entre développement durable et décroissance soutenable, le temps presse : il faudra trouver les moyens de transformer profondément les modes de production et de consommation dans les années qui viennent.</p>
<h3 class="titre" style="text-align: justify;">La décroissance économique, ou la nécessaire prise de conscience de l’avenir de la planète</h3>
<p style="text-align: justify;">Parler de « décroissance économique », c’est implicitement renvoyer à deux autres notions économiques, celle d’économie libérale, et celle de développement durable, et s‘opposer à elles. Chacune de ces théories s’articule autour de quelques notions-clés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’économie libérale repose essentiellement sur l’idée de croissance où les performances économiques sont valorisées et recherchées pour elles-mêmes, indépendamment des critères humains ou écologiques, et se mesurent à l’augmentation du produit national. Ainsi réduite à sa plus simple définition, l’économie libérale est un concept avant tout quantitatif et unidimensionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le terme de « développement durable » est apparu pour la première fois dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Brundtland">le rapport Brundtland</a> (ONU, 1987), et est défini comme un « mode de développement qui satisfait les besoins du présent tout en permettant aux générations futures de satisfaire les leurs ». Or, cette définition prête à confusion, et permet à chacun de l’interpréter dans le sens qui l’arrange : ainsi, les industriels en retiennent surtout le mot « développement » et se voient autoriser en toute bonne conscience à produire toujours plus, de l’énergie, renouvelable ou non, des biens de consommation&#8230;, tout en s’assurant dans le même temps que cela ne se fait pas au détriment de l’environnement. Il s’agit alors pour eux de concilier leur exigence de croissance avec une forme de protection de l’environnement, où leur objectif de production n’est pas remis en cause, ni même limité, mais seulement assorti du souci de ne pas être trop agressif pour l’environnement. Mais les écologistes en particulier ne l’entendent pas ainsi, et récusent cette interprétation au profit d’une autre, plus contraignante pour les industriels : le développement durable permet effectivement de répondre aux besoins des générations actuelles, mais sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. A la différence de la manière dont le comprenaient les industriels, le second aspect de la définition l’emporte sur le premier, et la protection des diverses ressources, humaines et écologiques, devient dès lors une priorité sur la nécessité de production ou de croissance. Mais pour les tenants du développement durable, celui-ci est trop souvent réduit à sa seule dimension écologique, alors qu‘il devrait mettre en œuvre une approche globale où le développement durable, c’est-à-dire à long terme, n’est viable qu’en conciliant trois aspects indissociables : le respect de l’environnement, la justice sociale, la rentabilité économique. Car si le développement s’évalue de manière privilégiée dans le domaine économique, il s’apprécie aussi à la qualité des ressources humaines, à l’équité sociale, au bien-être des individus, mais aussi en termes d’environnement et de protection du milieu et des ressources naturelles. Mais lorsque la croissance conduit à une augmentation du produit national, mais aussi à un manque de repères identitaires, à de l’exclusion sociale ainsi qu’à une importante dégradation du milieu naturel, on peut sans doute parler de développement, mais assurément pas de développement durable. Est-il dès lors possible de concevoir une croissance qui s’assortirait en même temps d’un développement durable et général, c‘est-à-dire pas uniquement économique, qui permettrait d’assurer le mieux-être des hommes ? C’est pour cette raison que certains préfèrent parler de développement soutenable, entendant par-là ce que le milieu naturel pourrait supporter sur le long terme &#8211; ce qui revient à mettre l’accent sur la notion de durabilité (où il y a cohérence entre les besoins et les ressources naturelles globales sur le long terme) plutôt que sur la limite jusqu’à laquelle l’environnement supportera un développement économique sans dommage.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres, qui s’inspirent des travaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Georgescu-Roegen">Nicholas Georgescu-Roegen</a>, récusent la notion-même de développement durable et préfèrent parler de décroissance durable ou soutenable. Cette théorie est apparue à la suite d’une controverse sur la croissance du PIB. Ses tenants pensent que la croissance économique s’oppose aux valeurs qui devraient fonder la société occidentale en accentuant les déséquilibres Nord/Sud, l’inégalité sociale, la précarité et la pollution. Comme la planète ne peut soutenir le niveau de consommation actuel en particulier des pays riches, il est indispensable que les habitants de ces pays riches prennent conscience du déséquilibre économique et écologique planétaire et fassent une démarche volontaire pour voir baisser leur consommation de biens et d’énergie, ce qui doit passer, entre autres, par une politique accrue du recyclage.<em></em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.dossiersdunet.com/rubrique14.html">dossiersdunet</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.dossiersdunet.com/rubrique14.html"></a></em></p>
<h3 style="text-align: center;">par <a href="http://www.utopimages.org/index.php">Jean-Claude Decourt</a></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: medium;">Film sur la décroissance entièrement auto-produit.</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/decroissance.gif"><img class="alignright size-full wp-image-3747" title="decroissance" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/decroissance.gif" alt="decroissance" width="261" height="319" /></a>&lt;&lt; Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même la seule chose qui se soit jamais produite. &gt;&gt;</strong> <em>Margaret Mead</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">Sur une planète finie, croissance infinie et « développement durable » sont impossibles, et la faiblesse de son audience est inversement proportionnelle à l’enjeu qu’elle représente.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">20 % de la population mondiale consomme 86 % des ressources naturelles (dont la moitié a déjà disparue en un siècle&#8230; et il faudra quelques décennies seulement, pour épuiser le reste).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Non content de piller le bien commun, notre modèle économique fondé sur le développement exponentiel, détruit inexorablement la nature et l’homme, aggrave les inégalités, compromet gravement l’avenir des générations futures.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour sauver la planète bleue, notre unique et merveilleux vaisseau, pour retrouver notre humanité, il est urgent d’en finir avec le capitalisme et de commencer à &laquo;&nbsp;décroître&nbsp;&raquo;.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Décroître économiquement et vivre plus simplement, ne signifie pas revenir à l’âge de pierre. Il s’agit de réhabiliter toutes les dimensions humaines, de reprendre le contrôle de nos existences en compensant nos peurs et nos manques autrement que par la consommation, d’imaginer de nouvelles solidarités, de re-localiser industrie, agriculture et énergies, de se ré-approprier la politique pour décider collectivement, d’imaginer de nouveaux rapports aux autres et à la nature, de donner un sens à nos vies.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La décroissance est inéluctable, mais, nous parlons ici d’aller vers une décroissance choisie, une sobriété heureuse, des sociétés festives et fraternelles. Si nous n’y parvenons pas, le choc sera rude, des éco-totalitarismes imposeront alors &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo; décroissance, tentant vainement d’empêcher la barbarie. Nous avons encore le choix&#8230; et peu de temps !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Et, quand bien même la Terre serait illimitée, nous serions contre la croissance, parce qu’elle détruit l’humain en nous.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous sommes bien plus que de simples &laquo;&nbsp;producteurs-consommateurs&nbsp;&raquo;. Travaillons moins, consommons moins, et à nous la vie !</p>
<p class="spip" style="text-align: center;"><!--more--></p>
<h3 style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/la-decroissance-un-modele-economique-d-avenir/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></h3>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p class="spip" style="text-align: center;"><strong>Simplicité volontaire et décroissance 1 (réflexions)</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: center;"><strong><em>Premier film (1h00) d’une série ( deux documentaires et une fiction ) </em></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.utopimages.org/index.php">utopimages</a></em><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sommet du G20 de Londres: la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 08:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettre ouverte aux dirigeants du G20 (publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09) Mesdames, Messieurs, Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lettre-ouverte-aux-dirigeants-du-g20.pdf" target="_blank">Lettre ouverte aux dirigeants du G20</a></h3>
<p style="text-align: center;"><em>(publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)</em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3114" title="G20" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/g20.jpg" alt="G20" width="360" height="241" /></p>
<p align="justify">Mesdames, Messieurs,</p>
<p align="justify">Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.</p>
<p align="justify">En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article227&amp;lang=fr" target="_blank">2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB),</a> que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.</p>
<p align="justify">Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la <a href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/">32ème édition de son bulletin</a>, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.</p>
<p align="justify"><strong>Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?</strong></p>
<p align="justify">Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.</p>
<p align="justify">Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.</p>
<p align="justify">Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.</p>
<p align="justify"><strong>LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020<span id="more-3113"></span></strong></p>
<p align="justify"><strong>1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !</strong></p>
<p align="justify">Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.</p>
<p align="justify">Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.</p>
<p align="justify"><strong>2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !</strong></p>
<p align="justify">Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !</strong></p>
<p align="justify">Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.</p>
<p align="justify"><strong>Ecrivez un communiqué simple et bref !</strong></p>
<p align="justify">Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !</p>
<p align="justify"><strong>Franck Biancheri</strong><br />
 Directeur des Etudes de LEAP/E2020<br />
 Président de Newropeans</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Jak Bank, banque suédoise sans taux d&#8217;intérêt</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:59:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<description><![CDATA[En Suède, la JAK Bank pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an. LA BANQUE DE MEMBRES JAK : UN SYSTEME [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="size-full wp-image-4108 alignright" title="Jak Bank" src="http://ribh.files.wordpress.com/2009/03/jak_bank.jpg?w=200&amp;h=234" alt="jak_bank" width="200" height="234" /></em><span style="color: #000000;"><em>En Suède, la <a href="http://jak.se/" target="_blank">JAK Bank</a></em><em> pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an.</em></span></p>
<p><strong>LA BANQUE DE</strong><strong> MEMBRES JAK : UN SYSTEME DE PRETS ET D’EPARGNE SANS TAUX D’INTÉRÊT</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les prêts sont financés par les dépôts des membres JAK. Jusqu’en 2006 la totalité des membres ont économisé la somme de 87 millions €, et ont emprunté la somme de 76 millions € (en 2006). L’administration et les coûts de développement sont couverts par les cotisations d’adhésion annuelle et les frais des prêts (environ 2.5% du tarif effectif d’intérêt).</p>
<p style="text-align: justify;">En combinaison avec le compte d’épargne sans taux d’intérêt, nous avons deux produits – les deux sont sans taux d’intérêt :</p>
<ol>
<li>Le prêt-épargne équilibré (original) &#8211; plus favorable pour les particuliers.</li>
<li>L’instrument de prêt et de soutien à l’épargne (nouveau) – plutôt destiné aux associations et aux sociétés.</li>
</ol>
<p><strong>POURQUOI SANS TAUX D’INTÉRÊT ? <span id="more-3002"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous considérons qu’il est légitime de payer pour un travail fait ou pour une prise de risques, mais pas de gagner de l’argent seulement avec de l’argent. A notre point de vue il n’est pas moral de donner des prêts contre des taux intérêt où il n’y a ni travail, ni risque impliqué.</p>
<p style="text-align: justify;">L’usage des intérêts entraîne également des effets négatifs dans la société. Ceux-ci grèvent les prix des services et des marchandises lorsque les producteurs les ajoutent aux prix de vente pour couvrir les frais d’intérêt de leurs emprunts. Dans une économie basée sur l’intérêt, l’argent est transféré de ceux qui en ont le moins à ceux qui en ont le plus, et de cette façon les actifs se concentrent aux mains de quelques-uns.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, depuis que notre système monétaire moderne se base sur des dettes et que pratiquement tout l’argent est en forme de dettes qui doivent être remboursées avec des intérêts, nous avons un système d’argent qui croît exponentiellement. Tout ce qui croît exponentiellement va forcément un jour atteindre son point de rupture. Aujourd’hui nous avons un accroissement exponentiel aussi bien dans les actifs réels que dans les actifs financiers, y compris l’argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces raisons, le but majeur de JAK est une économie sans taux d’intérêt. A cette fin nous proposons :</p>
<ul>
<li>Des services bancaires basés sur un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt</li>
<li>Un soutien au dialogue de la Communauté JAK.</li>
</ul>
<p><strong>LE DIALOGUE DE LA COMMUNAUTÉ JAK </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une relation avec de l’argent impliqué est toujours une question de confiance. Les connaissances de notre idée « sans taux d’intérêt » et de nos activités, se diffusent mieux de bouche à oreille et entre personnes et leurs connaissances. Pour cette raison notre marketing se fait sur la base de dialogues entre les membres et d’autres personnes, sur les thèmes économie et intérêt. Nous sommes organisés pour soutenir tous les membres dans ce dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de membres augmente constamment. En 1991 nous étions 19 000 et actuellement (en 2007) nous sommes 33 000. L’augmentation de ces derniers 12 mois a été de 7%. Il y a 600 membres qui font la promotion du modèle JAK de façon plus active. La majorité fait partie de petites succursales. Ces succursales ne sont pas impliquées dans nos activités bancaires, seulement dans l’information de nos produits. La majorité fait partie du dialogue de la société civile en ce qui concerne nos systèmes bancaires et monétaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre magazine Grus &amp; Guld (Gravier &amp; Or) soutient les dialogues et séminaires de tous les membres. Les membres actifs reçoivent un appui financier par leurs succursales et leurs activités locales. Nous faisons une formation sur les principes JAK et nous organisons des réunions pour étayer le dialogue interne, très important pour ceux qui désirent propager les idées JAK autour d’eux.</p>
<p><strong>EVIDEMMENT NOUS AVONS UNE BANQUE ! </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avions besoin d’une banque et nous voulions l’utiliser selon nos normes éthiques. Nous ne voulions pas être exploités. C’est pourquoi nous avons créé notre propre banque.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>NOUS VOULONS UN AUTRE MONDE – JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est une association qui a une part active du système économique de notre société. Notre banque est un exemple pratique d’une économie juste et équitable qui montre qu’un autre monde est possible. JAK est différente parce qu’elle est sans taux d’intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres banques gagnent sur ceux qui empruntent en leur chargeant des frais. Le paiement d’ intérêts constitue une grande partie des frais totaux de la plupart des gens. N’oubliez pas que vous payez des intérêts non seulement à la banque – les intérêts font aussi partie du prix intégral du prix que vous payez pour les marchandises et les services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs, les transporteurs, les grossistes et les détaillants, tous ceux qui forment la chaîne de production, payent tous des intérêts. Naturellement ils l’ajoutent à leurs prix pour couvrir leurs intérêts. En fin de compte c’est le consommateur qui paye la plupart des coûts d’intérêt accumulés tout au long de la chaîne de production. Jusqu’à la moitié du prix de vente dans une boutique peut équivaloir à la couverture des taux d’intérêts. <strong>Dans le secteur du logement le montant peut atteindre jusqu’à 70%. </strong></p>
<p><strong>UNE VRAIE BANQUE SANS TAUX D’INTÉRÊT </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Connue simplement comme JAK, la Banque de Membres JAK est la première banque en Suède, peut-être dans le monde, où les membres partagent les bénéfices d’un système bancaire viable, sans taux d’intérêt. Les membres mêmes en sont responsables.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK a été fondée comme une association d’épargne et de prêts coopératifs en 1965 et a été nommé banque officiellement en décembre 1997 par le Gouvernement de Suède, sur recommandation de l’Autorité des Contrôles de Finances de l’Etat Suédois.</p>
<p style="text-align: justify;">Dû au fait que JAK est officiellement reconnue comme banque, les épargnes des membres sont couvertes par la garantie de dépôt du système bancaire suédois. La reconnaissance officielle confirme que JAK a la structure et la gestion accréditée et ainsi se présente comme une alternative intéressante et digne de confiance comparée à d’autres banques. La fonction plus importante de JAK est d’assurer des prêts et épargnes sans taux d’intérêt aux membres.</p>
<p><strong>UNE COUVERTURE NATIONALE, MAIS… </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous acceptons des dépôts et nous faisons des prêts en couronnes suédoises, SEK. Nous faisons des prêts hypothécaires ou des prêts sur garantie personnelle, mais la propriété du bénéficiaire doit être suédoise. Pour cette raison il y a peu d’étrangers parmi nos membres. Il y a une demande croissante d’information sur le système JAK et nous participons à des débats internationaux sur les banques sans taux d’intérêt. Nous ne cherchons pas de partenaires pour une expansion internationale de JAK, mais nous voulons faire notre possible, avec nos ressources limitées, pour partager nos connaissances et nos expériences avec d’autres personnes intéressés par des systèmes similaires dans leurs pays.</p>
<p><strong>Le prêt-épargne équilibré (original) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le produit d’origine que nous avons pratiqué depuis 1970. Il a été étudié pour les personnes voulant économiser pour ensuite emprunter, pour eux-mêmes, leurs proches ou leurs amis. Tous ces prêts devront être équilibrés par le montant de l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Un montant de prêt, mensuellement calculé, doit donc être équilibré par le même montant d’épargne. Cette épargne pourra se faire avant de solliciter le prêt et pendant la période de remboursement-épargne. Toutefois il y aura un accord avec la banque sur la date finale de remboursement et d’épargne. Parfois il faudra attendre trois mois excédant la date finale pour pouvoir retirer la somme épargnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple: Pour un prêt de SEK 100 000 pour une période de 10 ans, les paiements mensuels seront de SEK 1 775 (paiement 833, frais du prêt 108 et dépôt d’épargne 833). Si celui qui emprunte économise SEK 1 500 pendant les 48 mois qui précèdent le prêt, ses paiements mensuels diminueront de SEK 1 532 (paiement 833, frais 108 et épargne 590). Une fois le prêt remboursé, l’emprunteur pourra retirer SEK 100 000 dans le cas d’une pré-épargne, et SEK 70 843 dans l’autre.</p>
<p><strong>L’instrument de prêt et appui à l’épargne (nouveau) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le nouvel instrument que nous avons présenté en l’an 2001. Il est étudié en vue des petites sociétés et associations qui assurent le remboursement des frais et des paiements, mais pas plus. Ces prêts devront être balancés par une épargne, comme les prêts-épargne ordinaires. Le problème se résout si un acteur de plus se joint pour participer à l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand un prêt s’avère nécessaire pour le financement d’un projet important, il y a généralement des participants qui se préparent en économisant au préalable. Le premier pas sera d’obtenir UN COMPTE EN VUE D’ÉPARGNE dans la banque JAK. Ensuite les acteurs de soutien pourront ouvrir un COMPTE D’ÉPARGNE ET DE SOUTIEN. C’est à ces comptes qu’ils devront faire leurs dépôts comme soutien au projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui soutiennent les projets ne seront pas nécessairement membres de JAK, et ils sont libres de retirer leur argent s’ils le désirent. La banque JAK réagira néanmoins si le Fonds de Prêts et d’Épargne diminue au niveau en dessous du montant du prêt actuel, et demandera au groupe d’épargnants d’augmenter le fonds. Si le fonds ne se complétait pas, JAK exigerait le remboursement total du prêt dans le délai d’un an.</p>
<p style="text-align: justify;">Une petite société ou association peut solliciter un Compte d’obtention de soutien pour ses projets. La Banque fera l’évaluation du caractère de la demande avant d’accorder un tel compte. Le prêt sera maximisé pour équivaloir à la somme déposée au Compte d’Epargne et de soutien en étayant le bénéficiaire de soutien.</p>
<p><strong>L’ECONOMIE LOCALE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’urbanisation de la société et des grandes cités surpeuplées est un problème sans solutions. Le secteur financier fait partie d’un système d’économie globale qui vide économiquement les zones rurales pour investir ensuite dans les grandes villes et les villes universitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les banques grandissent par moyen de fusions d’entreprises commerciales et la rationalisation, la réduction du personnel et la liquidation des agences locales. Le résultat est que l’accès aux services financiers des petites entreprises diminue. La réduction des accès signifie aussi une réduction de l’offre des capitaux de prêt. L’accès aux capitaux à risques n’a jamais existé pour les petites entreprises.</p>
<p><strong>AGENCES LOCALES &#8211; POUR UNE ECONOMIE JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contact avec les membres se maintient à travers les représentants et les agences locales. Les activités dans les agences locales ne font pas partie du système bancaire. Ici, les membres s’entraident en faisant des plans d’épargne et de prêt. Il y a également un travail d’information qui se fait par des groupes d’étude et des expositions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe aussi un magazine en langue suédoise destiné aux membres, qui se nomme Grus&amp;Guld (Gravier&amp;Or). On y trouve des reportages sur les activités dans les agences locales, et il sert comme forum pour la discussion ouverte et active entre les membres et la direction de JAK. On y trouve des articles approfondis sur les thèmes concernant les finances personnelles et la vision de JAK d’une économie soutenue, juste et équitable pour tous. De plus il existe le site Internet <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">www.jak.se</a></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est favorable à une économie juste et équitable. Cela signifie une économie juste qui prend en compte tous les coûts de l’environnement et qui réussit à augmenter la prospérité de chacun à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK travaille activement pour la promotion d’une économie qui n’exploite ni les personnes ni la nature. Ceci se fait moyennant ses programmes de prêt et d’épargne et en informant sur les mauvais effets de l’intérêt sur l’argent.</p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><strong>Adresse : </strong><br />
 LA BANQUE DES MEMBRES JAK<br />
 Vasagatan 14 54150 SKÖVDE SUÈDE<br />
 Téléphone : +46 (0) 500 46 45 00 Fax +46 (0) 500 46 45 61<br />
 Courriel : <a href="mailto:jak@jak.se" target="_blank">jak@jak.se</a><br />
 <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">http://www.jak.se</a></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Note : cette version en français est une version raccourcie pour votre information seulement. Le texte en suédois est la version officielle et complète. </em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank">Wikipédia (anglais)</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/width="300"" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></td>
<td><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/width="300"" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></td>
</tr>
<tr>
<td><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/width="300"" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></td>
<td><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/width="300"" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://ribh.wordpress.com/2009/03/14/jak-bank-suede-parce-que-l%e2%80%99interet-est-le-cancer-de-l%e2%80%99economie/" target="_blank">RIBH, Le Portail de la Finance Islamique &#8211; Banques Islamiques &#8211; Crédit Immobilier &#8211; Finance Halal</a></em></p>
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		<title>L&#8217;Abominable SOYA-Bean</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:45:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alimentation Biologique]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article accessible sur le site doctorsaredangerous, Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth. . La source de cet article traduit en français : hartkeisonline Les dangers du soja expliquée par Santé activiste Elaine Hollingsworth Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &#171;&#160;alternative&#160;&#187; de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>L&#8217;article ci-dessous est la traduction brute de l&#8217;article </em><em>accessible sur le site </em><strong><em><a href="http://www.doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous</a>, </em></strong><br />
 <em>Rédigé en anglais par Elaine Hollingsworth.</em><strong><em> </em></strong>. <em>La source de cet article traduit en français : <a href="http://hartkeisonline.com/fr/2009/02/27/dangers-of-soy-explained-by-health-activist-elaine-hollingsworth/" target="_blank"><strong>hartkeisonline</strong></a></em><em></em></p>
<h1><span style="font-size: medium;"><img class="alignright size-full wp-image-3009" title="Le soja contre la vie - Affiche" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1.jpg" alt="dossier_soja_304_-_ruralinfos-affiche1" width="320" height="478" /></span></h1>
<h1><span style="font-size: medium;">Les dangers du soja expliquée par Santé activiste <a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank">Elaine Hollingsworth</a></span></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour voir, lire et entendre à ce sujet dans les plus grands et &laquo;&nbsp;alternative&nbsp;&raquo; de vie des médias que vous pensez que l&#8217;omniprésence de soja et ses dérivés sont les plus polyvalents, naturel, facile à coeur, l&#8217;amélioration de la santé, la prévention de graisse, la croissance la promotion de denrées alimentaires et, en général, adorable jamais cultivés sur notre bonne terre.</p>
<p style="text-align: justify;">A simple, facile à cultiver haricots, qui fait partie de notre alimentation depuis l&#8217;aube de la civilisation, prometteurs pour la santé et la vitalité de l&#8217;intolérance au lactose, les nouveau-nés, les personnes âgées, la ménopause, la frêle, le sport, la santé consciente et à peu près tout le monde aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est peu coûteux, disponible partout, sur son propre ou comme un ingrédient essentiel dans des milliers d&#8217;autres produits alimentaires, tels que le pain, les gâteaux, de confiseries, de lait maternisé, du lait et des substituts de viande, de céréales pour petit déjeuner, les sauces, les grignotines, les pâtes, il forme la base de la non-stick sprays cuisine.  Il est largement utilisé dans les flux et stock est dans la plupart des aliments pour animaux de compagnie.  Les médecins, des agriculteurs, des nutritionnistes, des athlètes, des compagnies, les autorités gouvernementales &#8211; tout cela fait un point de nous dire le degré de sécurité et de santé-ce qui est étonnant-alimentaire.  Il est tellement bien et sans danger, ils nous disent, que c&#8217;est souvent même pas comme un ingrédient dans de nombreux aliments transformés.</p>
<p style="text-align: justify;">Partout dans le monde, des centaines de millions d&#8217;hectares sont consacrés à sa culture, une culture de garantir à des millions d&#8217;agriculteurs qui ont mangé de payer une taxe pour les développeurs de leurs souches modifiées génétiquement pour aider Monsanto Chemical Company et d&#8217;autres grandes entreprises la diffusion de l&#8217;Evangile que de soja est bon pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage que depuis des décennies, ces mêmes développeurs et de sociétés ont connu et volontairement supprimé les éléments de preuve que l&#8217;ingestion prolongée de soja provoque le cancer et d&#8217;autres maladies mortelles, qui détruit l&#8217;os, des ravages avec les systèmes hormonaux des hommes et des animaux semblables, réprime la la libido et, même si éliminés de notre alimentation au lendemain, est si ancrée dans la chaîne alimentaire et les organes de tous ceux qui ont jamais ingéré, que ses effets négatifs encore la peste de la santé des générations à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">La vérité derrière la ouvertement l&#8217;intégration commerciale de l&#8217;Abominable Bean dans l&#8217;ouest de l&#8217;alimentation est une inquiétante histoire de la fraude, l&#8217;irresponsabilité des entreprises, la cupidité, la mauvaise science, du public et des médias de manipulation, de corruption, d&#8217;intimidation, de l&#8217;opportunisme politique, la répression, les manœuvres juridiques, réglementaires et de l&#8217;inaction incompétence gouvernementale qui fait de l&#8217;oeil, comme les compagnies de tabac Good Guys.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas seulement mettre en danger la vie des produits autorisés à être cultivés, fabriqués et vendus, mais dans ce cas, ses producteurs et pousseurs ont réussi à créer leur propre mythologie autour de ce que les organismes gouvernementaux de réglementation et de surveillance de la santé sont appelés, soit de ne pas faire leurs devoirs ou de flambement des sous pression.  Ils donnent pushers soja virtuelle carte blanche pour continuer à désinformer, la confusion et le poison, non seulement ceux qui sont suckered en consommant leurs produits toxiques, mais aussi tous ceux qui, sans l&#8217;obligation de participer de cette bombe à retardement toxiques par l&#8217;intermédiaire de son placement dans tous les types de base les denrées alimentaires et dans l&#8217;alimentation des animaux et de volaille destinés à la consommation humaine.  Le tabagisme passif est une chose, l&#8217;alimentation forcée est une autre.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Physiological Havoc<span id="more-3007"></span></span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Souvent, les gens me disent que j&#8217;ai eu tout faux et envoyez-moi les réimpressions d&#8217;articles de magazine en citant «des preuves scientifiques solides&nbsp;&raquo; qui &laquo;&nbsp;prouve&nbsp;&raquo; merveilleux et sans danger pour tout le monde est le soja, ou me garantir que &laquo;&nbsp;Sanitarium ne vendraient pas si elle n&#8217;est pas OK &laquo;&nbsp;. Il ne semble pas avoir eu lieu pour eux, ou peut-être qu&#8217;ils ne se soucient pas, ce que presque toutes les« preuves »et la« recherche »sur lesquels elle est fondée a été publié et, en général, financés par , les mêmes sociétés qui produisent et vendent le matériel.  Ou qu&#8217;ils sont de perpétuer le «tout le monde le sait&nbsp;&raquo; mythes urbains afin utilement mis en appel éditoriales libérale disséminés dans les pages des médias grand public et, malheureusement, dans de nombreuses axée sur la santé et modes de vie que la publication devrait savoir mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup plus pénible, et jamais mentionné dans les producteurs de &laquo;&nbsp;preuves scientifiques solides» sont les contes de j&#8217;entends, presque quotidiennement, par les parents dont les bébés filles ont commencé menstruation, développé des poils pubiens, sous les seins de l&#8217;odeur et aussi jeunes que quatre et cinq ans.  Ou dont les fils adolescents sont trop gênés de douche avec leurs camarades parce qu&#8217;ils ont augmenté les seins des femmes parce que leurs proportions ou des organes génitaux ne se sont pas développées.</p>
<p style="text-align: justify;">Après mon apparition sur la chaîne australienne de 7 Sunrise programme de petits-déjeuners, en août 2002, notre bureau a été inondé d&#8217;appels téléphoniques et les e-mails de mon soutien mises en garde sur les dangers du soja.  Le plus troublant a été de mères dont les enfants souffrent des symptômes habituels de soya, et par l&#8217;extrême le pire était le témoignage d&#8217;une mère bouleversée, qui a décrit son fils tragique enfance.  Elle avait bu copieusement quantités de lait de soja pendant la grossesse &#8211; sans le empoisonnement de son fils avec une femme aux hormones.  Ensuite, parce que les oestrogènes ont endommagé son système de reproduction, elle a été incapable d&#8217;allaiter son bébé et a reçu plus d&#8217;œstrogène de la formule de soja baby son médecin lui a dit de l&#8217;utilisation.  Son fils de l&#8217;appareil génital ne se développent pas, mais ses seins et il a refusé d&#8217;aller à l&#8217;école jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il ait eu une double mastectomie.  Ne connaissant pas la cause de leurs problèmes de santé, la famille a continué à boire le lait de soja et, aujourd&#8217;hui, à 21, son fils a besoin d&#8217;un autre double mastectomie, mais ils ne peuvent pas se le permettre.</p>
<p style="text-align: justify;">En termes simples, mais de toute évidence pas assez simple pour certains dans la profession médicale, nourrir un bébé de soja est l&#8217;équivalent de lui donner cinq pilules contraceptives par jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous voulez convaincre votre professionnel de la santé, faites lui connaitre ce site: <a href="http://www.cfsan.fda.gov" target="_blank"><strong>CFSAN</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le Service suisse de la santé met de cette façon: &laquo;&nbsp;100 gr de protéine de soya est l&#8217;équivalent d&#8217;un oestrogène pilule contraceptive&nbsp;&raquo;, et il existe de nombreuses autres études publiées depuis le début des années 1960, qui confirment ce fait indéniable.  De nombreux scientifiques et professionnels de la santé affirment que la poursuite de l&#8217;utilisation du soja dans le lait maternisé est une forme de génocide, car ces effets sont connus et publiés avec la communauté scientifique depuis des décennies.  Le système endocrinien fine dépend des hormones à des concentrations de minuscules comme un trillionth d&#8217;un gramme d&#8217;influencer l&#8217;environnement de l&#8217;utérus, et l&#8217;argent avide de soja propagandistes exhorter les femmes à détruire cet environnement fragile avec les oestrogènes chargé de soja.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">&laquo;&nbsp;Je ne savais pas&nbsp;&raquo;</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Fréquemment, comme dans le cas cité ci-dessus, de boire le lait de soja pendant la grossesse peut causer un défaut de produire le lait maternel, ce qui conduit alors à nourrir le bébé, de soja.  Il est tragique qu&#8217;un si grand nombre de cas les plus douloureux de soja, les dommages que j&#8217;ai entendu personnellement sont ceux de femmes qui ont précisément cette expérience.  Souvent, ces femmes ne peuvent pas retenir leurs larmes lors de la description des horribles problèmes de santé dont leurs enfants souffrent.  Ils ne cessent de me répéter, &laquo;&nbsp;je ne savais pas, je ne savais juste pas, le médecin m&#8217;a dit de le boire pour mes os et cela a conduit à alimenter de soja, mon bébé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1997, l&#8217;American Academy of Pediatrics&#8217; Comité sur la nutrition a indiqué, «l&#8217;aluminium dans le lait maternel est de 4 à 65ng/mL.  Formules à base de soja contiennent de 600 à 1300ng/ML &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, une récente étude de l&#8217;Université de Californie-Irvine dirigé par Francis Crinella, professeur de pédiatrie, a fait de l&#8217;augmentation du risque de problèmes de comportement tels que le TDAH sont déclenchées par de fortes concentrations de manganèse dans le soja.  Selon Crinella », formule de lait de soja contient environ 80 fois les niveaux de manganèse présents dans le lait maternel, ce qui pose le risque que les nourrissons peuvent recevoir trop de manganèse dans les premières semaines de vie.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Outre les ravages concernant la fragilité du système hormonal, des troubles gastro-intestinaux graves subis par les enfants à cause du soja, sont maintenant monnaie courante.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Money Spinner</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La société multinationale Nestlé est l&#8217;un des principaux annonceurs de soja; mai-vous souvenir d&#8217;eux comme de la société qui a pour nourrissons aux pays du tiers monde, en décourageant l&#8217;allaitement et la mise à mort, selon l&#8217;Organisation mondiale de la santé, 1,5 millions de bébés chaque année.  Eh bien, ils sont encore à lui, sans vergogne leur flagellation des formules de lait de soja, tels que ALSOY en dépit de tous les éléments de preuve qu&#8217;il est mortel.  Rien d&#8217;étonnant, vraiment, si l&#8217;on considère la taille du marché pour les préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">The Washington Times, le magazine d&#8217;investigation, Insight sur l&#8217;actualité (Juin 26, 2001), cite un expert indépendant estime que les formules à base de soja représentent environ 750 millions de dollars annuel de $ 3 milliards de chiffre d&#8217;affaires pour toutes les formules.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les risques tels que ceux mentionnés ci-dessus doivent avoir été suffisante pour l&#8217;utilisation de ce tueur de haricots à être interdit d&#8217;années, au moins dans la formule bébé?  Et même si les régulateurs ne sont pas prêts à agir, en dépit de tous les bien-connues et facilement accessible des preuves, comment se fait-il que les médecins sont encore la prescription de soja?  Seul le gouvernement britannique a, jusqu&#8217;à présent, a commencé à prendre au sérieux les avertissements des scientifiques indépendants, et envisage une interdiction de la vente de soja à base de préparations pour nourrissons.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;aluminium est l&#8217;un des minéraux les plus répandus dans le sol, mais il n&#8217;a pas d&#8217;incidence sur la plupart des cultures.  Le soya plante, cependant, a une affinité pour l&#8217;aluminium, qui extrait du sol et se concentre dans les haricots.  Cette contamination est aggravée quand les haricots sont jetés dans des réservoirs en aluminium et soumis à un lavage à l&#8217;acide au cours de processus.  Inévitablement, des traces d&#8217;aluminium provenant des deux sources sont absorbés dans l&#8217;organisme par la consommation de soja.</p>
<p style="text-align: justify;">Lait de soja contient 100 fois plus d&#8217;aluminium que du lait de vache non traité.  Et, tandis que sur la question de ce qu&#8217;on appelle le lait de soja, avez-vous déjà vu une vache de soja?  Vous ne pouvez pas un lait de soja, en vue d&#8217;obtenir que la recherche pure, en invitant vapeurs de liquide blanc en photo de façon attrayante dans les annonces, nombre de processus sont nécessaires.  Il est nécessaire pour moudre les grains à haute température, et ensuite le reste des huiles par les solvants dangereux, dont certains restent dans le repas.  La farine est mélangée avec une solution alcaline et de sucres, dans un procédé de séparation visant à éliminer les fibres.  Ensuite, il est précipité et séparés, au moyen d&#8217;un lavage à l&#8217;acide.  À chaque étape de traitement d&#8217;une petite quantité de poison dans le reste de soja.  Dire les organismes gouvernementaux de réglementation, il est si petit, un montant qu&#8217;il ne compte pas.  Je me demande qui leur a dit?  Et pourquoi ne pas prendre l&#8217;avis de scientifiques qui disent qu&#8217;elle ne compte, en raison de son accumulation dans le corps pendant de longues périodes, l&#8217;ingestion de soja?  Etes-vous vraiment heureux d&#8217;accepter le fabricant de l&#8217;assurance qu&#8217;il est sécuritaire de manger une petite quantité de poison chaque jour, peut-être plusieurs fois par jour, jusqu&#8217;à ce que vous avez un grave problème de santé?</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de mes recherches, je suis tombé sur douze produits chimiques qui sont ajoutés après ces processus, la plupart d&#8217;entre eux et la majorité imprononçable connue pour être dangereuse, si elle n&#8217;est pas mortelle.  Je ne vais pas vous ennuyer avec les noms, mais, croyez-moi, tu ne voudrais pas que n&#8217;importe où près de chez vous, et encore moins dans votre corps.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Lécithine</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à la variété naturelle trouvée dans les free-range, les œufs, les noix, les graines et les avocats, ce sous-produit est toujours rance, et est extrait de la boue à gauche après le pétrole est retiré de haricots.  Elle contient des niveaux élevés de pesticides et les solvants.  Et devinez quoi?  Plutôt que d&#8217;expédier à la décharge de déchets toxiques à laquelle elle appartient, les fabricants ont créé un autre lieu très rentables du marché hors de lui comme une «bonne santé», additif alimentaire.  Parmi ses qualités charmant est la capacité de provoquer de graves douleurs articulaires (souvent confondu avec l&#8217;arthrite), et de graves goutte.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Phytoestrogens</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le fait est que le soja contient de nombreuses phytoestrogènes, un nom descriptif pour l&#8217;usine de produits chimiques ayant des effets oestrogéniques.  Ils se produisent dans la nature pour aider à réguler les cycles et l&#8217;élevage d&#8217;animaux, sous une forme synthétique, sont utilisés dans l&#8217;agriculture pour la même raison.  L&#8217;omniprésent pilule anticonceptionnelle est, bien entendu, la version synthétique de l&#8217;homme.  À fortes doses ou pendant de longues périodes, les phytoestrogènes devenir anti-oestrogène.  Des doses beaucoup plus élevées sont en chimiothérapie pour tuer les cellules cancéreuses.</p>
<p style="text-align: justify;">La classe de composés chimiques appelés phytoestrogènes contient des dizaines de sous-classes, tels que coumestans, de lignanes et des stérols, dont chacune contient des sous-classes.  Isoflavones de soja contient de nombreuses, y compris les sous-classes ernistein, et coumestrol daidzéine.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques savent depuis des années les isoflavones de soja dans les produits peuvent déprimer la thyroïde.  Dès les années 1950, les phytoestrogènes sont liés à l&#8217;augmentation des cas de cancer, la stérilité, la leucémie et la perturbation endocrinienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Charlotte Gerson, de la Gerson cancérologie aux Etats-Unis, a publié une recherche détaillée (Gerson Clinic: Cancer Research, 1 Juin 2001 &#8211; 61 (11): 4325-8) prouvant que le phytoestrogène génistéine est plus cancérigène puis DES (diéthylstilbestrol) , un œstrogène de synthèse de drogues qui a été donné à des millions de femmes enceintes surtout de 1928-1971.  Rares sont ceux qui ne pas être au courant de la mort et de misère que médicament infligées à d&#8217;innombrables femmes et leurs filles.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Forbidden Food</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mme Gerson a également écrit le texte suivant dans la newsletter de guérison Gerson: &laquo;&nbsp;soya contiennent hemaglutinin, un caillot de promotion de la substance qui provoque des globules rouges à agglutiner.  Ces grappes de cellules sanguines sont incapables de bien absorber l&#8217;oxygène aux fins de distribution aux tissus du corps, qui peut endommager le cœur. »Dans son ouvrage,« A la thérapie du cancer &#8211; Résultats de 50 cas », le père de Charlotte, Max Gerson , MD, de soja et de mettre les produits au soja sur la liste d&#8217;aliments interdits pour les patients thérapie Gerson.</p>
<p style="text-align: justify;">Le US Department of Energy des risques pour la santé de laboratoire a publié des recherches montrant que les isoflavones de soja agissent de la même manière que les hors-la-loi insecticide DDT pour causer le cancer des cellules de se multiplier.  En 1988, un universitaire taïwanais équipe dirigée par le Dr Theodore Kay a fait remarquer que plus d&#8217;un demi-siècle de soja a été connu pour provoquer la thyroïde l&#8217;élargissement, en particulier des femmes et des enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Mike Fitzpatrick, un toxicologue, qui est respecté à l&#8217;avant-garde de la nouvelle-Zélande, la campagne contre le soja, a rédigé un document en 1998 en invoquant une grande partie de l&#8217;ouvrage publié sur les dangers des isoflavones de soja, qu&#8217;il a présenté à la US Food and Drug Administration (FDA ).  Ce document a également été publié dans le Prix-Pottenger Nutrition Foundation Journal sous le titre Isoflavones: panacée ou poison?  Et puis comme les formules de soja et de l&#8217;effet sur la thyroïde dans le New Zealand Medical Journal (Février 2000).  Il est long, détaillé et effrayant.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques-unes des choses qu&#8217;il a à dire: &laquo;&nbsp;La toxicité pour les animaux d&#8217;isoflavones soulevée pour la première fois la prise de conscience de la communauté scientifique sur le fait que les isoflavones de soja sont des perturbateurs endocriniens &#8230; Il ya eu de profonds effets endocriniens négatifs chez toutes les espèces animales étudiées pour la date &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">En plainspeak, cela signifie que votre système glandulaire peut être endommagé par le soja, et si votre glandes ne fonctionnent pas correctement, votre santé en souffrira considérablement.  Il y a plus: «isoflavones de soja augmentent le risque de cancer du sein d&#8217;isoflavones de soja perturbe le cycle menstruel pendant et jusqu&#8217;à trois mois après, l&#8217;administration &#8230; Dietary concentration de génistéine mai stimuler les cellules du sein à entrer dans le cycle cellulaire.  .  On a exprimé la crainte que les femmes nourri l&#8217;isolat de protéine de soja ont une incidence accrue d&#8217;hyperplasie épithéliale.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces nombreuses autres études crédibles avertissant les femmes des effets néfastes de la consommation prolongée de soja, comment, en toute conscience, les ménages peuvent australien des marques comme Herron, NOVOGEN et les icônes de l&#8217;auto-proclamé de la bonne santé, et Blackmores Sanitarium, continuer à promouvoir la l&#8217;utilisation de soja et les isoflavones de soja, extrait de «toniques» pour les femmes d&#8217;âge moyen de la ménopause?  Ou bien les professionnels de la santé affirme que souscrire de soja est un coffre-fort, alternative naturelle au THS?  Ce qu&#8217;ils font pression n&#8217;est ni sûr, ni naturel, et ils devraient avoir honte de ce qui suggère que ce soit.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">L&#8217;acide phytique</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acide phytique totalement détruit la crédibilité du fabricant affirme que les produits au soja sont une bonne source de calcium et d&#8217;aider à prévenir osteoporasis.  Parce que le soja contient de l&#8217;acide phytique plus que tout autre grain ou à impulsion, et parce que l&#8217;acide phytique diminue l&#8217;absorption des minéraux en particulier le calcium, le soja en fait des bandes de votre corps de calcium.  Les inhibiteurs de l&#8217;enzyme dans le bloc de la trypsine du soja et d&#8217;autres enzymes essentiels à une bonne santé.  Cela peut engendrer de graves détresse gastrique, réduit la digestion des protéines, et la cause des lacunes chroniques dans les acides aminés essentiels.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Golden Eggs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Rapprocher les actions clandestines de l&#8217;industrie du soja dans l&#8217;arène publique a été véritablement une entreprise de David et Goliath proportions.  La machine de relations publiques vantant les vertus du soja a été globale et implacable.  Elle doit être &#8211; il ya au moins 100 millions d&#8217;hectares de soja cultivés dans le Stares seul, en grande partie génétiquement modifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">En Australie, il est estimé que près de 50.000 hectares sont cultivés.  Affichage de la nature de la duplicité qui ingénieux même Machiavel serait sûrement applaudir, et conscient de l&#8217;inquiétude du public sur les aliments génétiquement modifiés et la tendance à produire de l&#8217;agriculture biologique, Monsanto Corporation dispose de 45 millions d&#8217;hectares de soja génétiquement modifié de plus en plus les États-Unis.  La loi américaine permet à ces cultures à être mélangé avec une petite quantité de fèves de soya biologiques, et la combinaison résultante mai alors être étiqueté biologique!  Et vous pensez encore que le gouvernement ne les laissera pas mentir à vous?</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces niveaux de production en jeu, un marché doit être trouvée, augmenté et mis à jour.  À cette fin, les agriculteurs américains de soja contribuent à environ 80 millions de dollars par an pour financer ce qui est l&#8217;un des plus efficaces campagnes de propagande jamais connu au monde occidental.  La résultante de forte puissance qui assure la publicité blitz &#8216;news&#8217; histoires sur les bénéfices de soja sont partout, renforcée par plusieurs millions de dollars en campagnes de publicité.</p>
<p style="text-align: justify;">Thumb populaires à travers tout le magazine féminin, lire le journal, regarder la télévision et à compter, par exemple, ceux des boissons de soya seul.  Soy les producteurs, les transformateurs et les fabricants dépensent des milliards de dollars de publicité de la «bonté de leurs produits.</p>
<p style="text-align: justify;">Considérez les mots du Dr Raymond Peat, a noté le physiologiste endocrinien à l&#8217;Université de l&#8217;Oregon, qui a été l&#8217;un des premiers à tirer la sonnette d&#8217;alarme sur les dangers du THS, des années avant de finalement fait les manchettes: <br />
 &laquo;&nbsp;Il ya un instinct grégaire chez les gens qui&nbsp;&raquo; travaillent dans la science &laquo;&nbsp;qui le rend facile de croire ce que les sons plausibles, si beaucoup d&#8217;autres gens disent que c&#8217;est vrai.  Parfois, de puissants intérêts économiques aider les gens à changer leurs croyances.  Par exemple, deux des plus grandes industries dans le mot, l&#8217;industrie et de l&#8217;estrogène soja industrie, dépenser de grandes quantités d&#8217;argent pour aider les gens à croire certaines choses plausible sonorité qui les aident à vendre leurs produits. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions ajouter à cela la tendance pour les personnes à croire ce qu&#8217;ils veulent faire croire, surtout quand il est réconfortant, rassurant et vient de «quelqu&#8217;un qui sait».</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Le Mythe d&#8217;Asie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Nous avons tous lu les communiqués de presse élogieux sur le soja, l&#8217;oreille à ce que les professionnels de la santé nous ont dit, et certainement il n&#8217;y a pas de question sur le «fait» que les femmes asiatiques ne sont bien sur le soja et les aliments ont quelques problèmes à la ménopause ou l&#8217;ostéoporose.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces arguments sont fallacieux et donc dépendante de ce que le monde de la publicité commerciale plus efficace machine voudrait nous faire croire qu&#8217;il est difficile de savoir par où commencer.  Mais ici, dit:</p>
<p style="text-align: justify;">Soy ne comporte pas une part importante du Japon, d&#8217;Asie ou de tout autre régime.  Et il est probable que peu de la production nationale est passée de soja génétiquement modifié cultivar qui domine le marché occidental.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf dans la pauvreté et en temps de famine, les Asiatiques consomment du soja en quantités infimes &#8211; de 7 à 8 grammes par jour &#8211; et la plupart de ce qui a été fermenté de 3 à 5 ans pour éliminer les toxines.  Le processus de fermentation permet également de réduire la croissance dépresseurs dans tous les produits au soja, mais ne supprime pas entièrement.  Les Japonais mangent une petite quantité de miso et de tofu dans le cadre de bouillon riche en minéraux, suivis par la viande ou du poisson, ce qui compense certains des dangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Raymond de tourbe et d&#8217;autres ont montré que le tofu (un dérivé du soja) est associé à la consommation de la démence.  Dans une importante étude américaine, huit mille hommes japonais-américain de Hawaï ont été évalués à mi-vie pour la consommation de tofu et de son rapport avec le fonctionnement du cerveau et des changements structurels dans la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont effectué cerveau neuro-radiologiques imaginer, de vastes études de la fonction cognitive, et post mortem suivi.  Parmi les sujets de l&#8217;étude, une augmentation du niveau de tofu à la consommation a été trouvé associé à des indications de l&#8217;atrophie cérébrale et des troubles cognitifs dans la vie.  Ils ont même constaté, à l&#8217;autopsie, le gonflement des cavités du cerveau et une diminution de son poids lourd parmi les mangeurs de tofu.  Cette étude a été rapporté dans Le Journal de l&#8217;American College of Nutrition, avril 2000.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Goitrogens</span></strong></h2>
<p><a title="cretinism.jpg" href="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg"><img class="wrapright alignleft" src="http://nourishedmagazine.com.au/files/2008/01/cretinism.jpg" alt="cretinism.jpg" width="162" height="255" /></a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que sur le thème de la consommation de soja dans les pays d&#8217;Asie, l&#8217;un réel et amère vérité qui n&#8217;apparaît pas dans celui des producteurs, c&#8217;est que les documents à distribuer une incidence anormalement élevée de crétinisme dans certaines parties de la Chine, où le soja est largement consommé, parce que les gens sont trop pauvres pour obtenir d&#8217;autres formes de protéines, a été liée à des dommages au cerveau causés par l&#8217;iode-depleting effet de base de soja goitrogens sur la thyroïde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nouvelle-Zélande toxicologue Dr Mike Fitzpatrick dit, &laquo;&nbsp;Une étude épidémiologique en Chine a montré que le soja à haute dose ne sont pas de protection contre le cancer du sein.  Il ya eu plusieurs études similaires, qui ont réfuté la théorie selon laquelle le soja permet de prévenir le cancer du sein. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, les Asiatiques, à la différence des Occidentaux, ne guzzle l&#8217;isolat de protéine de soja en tant que substitut du lait.  Le lait n&#8217;est pas une partie de leur culture.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Bad Science</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Alors, comment ces «mythes» sont originaires?  Au cours des dernières années, plusieurs études ont été publiées concernant l&#8217;effet du soja sur la santé humaine.  Bien que de soja se vanter d&#8217;études financées par les femmes asiatiques souffrent beaucoup moins de cas de cancer du sein que les femmes américaines, ils négligent de souligner que ces femmes d&#8217;Asie de manger une alimentation qui est radicalement différente de celle de leurs homologues occidentaux.  La norme de l&#8217;alimentation asiatique composé de plus de produits naturels, de plus grandes quantités de légumes et plus de poisson.  Leurs régimes alimentaires sont également en baisse dans les produits chimiques et de toxines, comme ils mangent beaucoup moins d&#8217;aliments transformés.  Il est probable que ces études sont influencés par le fait que la hausse des taux de cancer chez les peuples d&#8217;Asie qui se déplacent vers les États-Unis d&#8217;Amérique et d&#8217;adopter des régimes alimentaires.  Ignorant l&#8217;alimentation et de remarquables changements de mode de vie, d&#8217;assumer seule la réduction des niveaux de soja dans les régimes d&#8217;Amérique et l&#8217;Asie est un facteur déterminant dans le taux de cancer plus grande, est la mauvaise science.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l&#8217;ostéoporose / ménopause protection du mythe, il est absurde d&#8217;en déduire que le soja protège les femmes asiatiques.  Leurs habitudes et leurs régimes alimentaires, comme mentionné ci-dessus contenant peu de malbouffe, sont totalement différentes de tuyau d&#8217;Occidentaux.  En outre, ils ont rarement la fumée ou boire de l&#8217;alcool, et ne l&#8217;ont pas remplacé la vitamine D contenant du beurre avec la dégradation de l&#8217;huile de soya margarine si populaire auprès des Occidentaux malavisées.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">B12 Lie</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Parmi les autres arguments à l&#8217;appui de l&#8217;État que de soja fermenté de soja des produits comme le natto, tempeh ou contiennent des niveaux élevés de vitamine B12.  Il s&#8217;agit en fait d&#8217;un inactif B12 analogique, et non pas utilisé comme une vitamine dans le corps humain.  Certains chercheurs spéculent ce analogiques mai effectivement servir à bloquer l&#8217;absorption du corps B12.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Allergènes</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Il a également été constaté que les réactions allergiques aux graines de soja sont beaucoup plus fréquents que tous les autres légumineuses.  Même l&#8217;American Academy of Pediatrics admet que l&#8217;exposition au début de soja par les préparations lactées commerciales mai sera une des principales causes de soja, des allergies chez les enfants plus âgés et les adultes.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Truth Will Out</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement britannique envisage de restreindre la vente de la base de soja pour nourrissons, et le Congrès américain est en train de prendre au sérieux une multitude de plaintes et d&#8217;actions en cours contre Monsanto, au nom des millions d&#8217;Américains dont les vies ont été ruinées par la cupidité des entreprises de cette drogue légalisée pousseur.  Ceci est largement dû aux efforts de la Weston A Price Foundation, Washington organisme d&#8217;intérêt public qui a mené une implacable campagne de lobbying politique au Congrès des comités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots d&#8217;un ancien utilisateur de soja sont à envisager.  Voici quelques extraits d&#8217;une lettre envoyée par notre diététicienne hôpital Joyce Gross, MA, RD, LD / N à ses propres patients et d&#8217;amis, qu&#8217;elle a bien voulu me permet de publier ci-dessous.</p>
<p style="text-align: justify;">«Certains d&#8217;entre vous mai se rappeler que l&#8217;année dernière, j&#8217;ai été vanter de soja avec le reste de la profession médicale concernant ses effets bénéfiques.  J&#8217;ai été la consommation de soja pour sa phytoestrogène effet d&#8217;atténuer les symptômes de la ménopause.  J&#8217;ai été berné comme tant d&#8217;autres non soupçonner consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;J&#8217;ai développé la maladie de Hashimoto ou aiguë de la thyroïdite de Hashimoto, qui est une grave maladie auto-immune que les effets de la glande thyroïde.  (En termes de base, cela signifie que ma thyroïde est attaqué lui-même et je ne peut plus produire l&#8217;hormone thyroïdienne).  Mes premiers symptômes figurent des choses comme des douleurs articulaires aiguës en particulier dans mes mains, &laquo;&nbsp;déclencher&nbsp;&raquo; les doigts, le syndrome du canal carpien, le gain de poids excessif (j&#8217;ai gagné environ 25 lbs. Dans 3-4 semaines&#8230; &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir décrit comment son auto-diagnostic et de recherche créé à l&#8217;origine et la condition que les médecins qu&#8217;elle a consultés au premier pas de reconnaître, Joyce a informé ses amis:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230;  Depuis, j&#8217;ai découvert que Hashi peuvent prendre 8 ans pour le diagnostic (nous ne sommes pas d&#8217;anticorps au lendemain de celle-ci) &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Le soja est une industrie de plusieurs milliards de dollars l&#8217;industrie dans ce pays, de sorte qu&#8217;ils tentent de garder ce calme, même si il ya eu les médecins de la FDA qui ont écrit des documents de position concernant les dangers du soja&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Avec autant de nouveaux produits contenant du soja à venir, la poursuite de&nbsp;&raquo; vanter &laquo;&nbsp;de celui-ci comme un avantage majeur, de plus en plus de femmes vont devenir hypothyroïdie.  Je travaille actuellement comme experte en nutrition dans le traitement de la dépression, troubles bipolaires et les problèmes de toxicomanie.  Je ne peux pas vous dire combien de femmes qui sont admises pour la dépression sont aussi hypothyroïdie au point, maintenant que le médecin vérifie automatiquement leur TSH avant la psychiastrists même de commencer leurs médicaments de prescription.  Si je n&#8217;avais pas été aussi catégoriques sur la prise en charge des problèmes de santé moi-même, en août dernier, j&#8217;aurais pu très facilement être mise en liquidation d&#8217;un patient dans mon hôpital. &laquo;&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Méfiez-vous des acheteurs</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le Sanitarium Health Food Company commerciale, en franchise d&#8217;impôt issu de l&#8217;église SDA fait une large gamme de produits contenant du soja, qui sont tous réclamés par Sanitarium prouvé à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1998, la Commission néo-zélandais du Commerce a lancé une poursuite contre Sanitarium plus de 150 pour la publication de la publicité trompeuse de son lait de soja So Good, dans lequel différentes non liées à la santé allégations ont été faites.  Le NZCC action a été réglée hors cour après Sanitarium a signé un décret de consentement et entré un acte de confiance qui s&#8217;engage à ne pas répéter les revendications.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff0000;">Soy Protein Isolate (SPI)</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le stuff est toxique!  Si vous en doutez, il est possible que pour les &laquo;&nbsp;autorités&nbsp;&raquo; pour permettre une telle substance à être mélangés dans presque tous les aliments transformés, de lire la totalité de SOJA STORY, dans laquelle le Dr Daniel explique que l&#8217;isolat de protéine de soja contient «&#8230; environ 38 composés, y compris le pétrole , mais sans s&#8217;y limiter: butyle, des esters méthyliques et éthyliques d&#8217;acides gras, des phénols, des esters diphenyls et phényle; Abietic les dérivés de l&#8217;acide, diehydroabietinal, l&#8217;hexanal et le 2-butyle-2octenal aldéhydes, esters méthyliques d&#8217;acides dehydroabietic; dehydroabietene et abietatriene &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr Daniel SPI expose la façon dont l&#8217;augmentation des exigences pour les vitamines E, K, D et B12 et les détails la façon dont les nitrosamines cancérigènes et lysinoalanines sont créés au cours du traitement, n&#8217;est pas surprenant, de graves carences en substances minérales apparaissent chez les animaux de laboratoire nourris SPI.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, si vous achetez des aliments transformés, vous ne serez pas en mesure d&#8217;éviter et de SPI, <strong>il ne sera pas nécessairement figurer sur l&#8217;étiquette.</strong> Cette mortelle de &laquo;&nbsp;nourriture&nbsp;&raquo; appartient à la décharge de déchets toxiques, mais le multi-nationaux sont l&#8217;élimination de celui-ci en vous, votre famille et FORMULES DE BABY.  J&#8217;appelle cela un génocide.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces affirmations, et d&#8217;autres encore, sont bien documentées, et ont été disponibles depuis de nombreuses années, avec de nouveaux éléments de preuve disponibles presque tous les jours.  Des références détaillées pour tous les papiers et les extraits que j&#8217;ai tirées de ce chapitre sont trop nombreux pour être inclus ici, mais beaucoup d&#8217;entre eux peuvent être trouvés dans une section spéciale sur mon site, qui contient l&#8217;équivalent de 16 pages A4 de références ( près de la longueur de ce chapitre) pour les études scientifiques prouvant les dangers du soja, couvrant une période de 50 années à ce jour.</p>
<hr />
<p><span style="color: #0000ff;">À propos de l&#8217;auteur</span>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Elaine Hollingsworth, auteur de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Control-Health-Escape-Sickness-Industry/dp/0646402978" target="_blank"><strong>Prenez le contrôle de votre santé et la maladie Escape industrie</strong></a>&nbsp;&raquo; et <strong><a href="doctorsaredangerous.com" target="_blank">doctorsaredangerous.com</a></strong>, a fait campagne pour dénoncer les dangers et les insuffisances de ce qu&#8217;on appelle l&#8217;industrie de la santé et de la manipulation et la malhonnêteté de la nourriture et les fabricants de médicaments pour plus de 50 ans.</p>
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		<title>Tensions transatlantiques croissantes à la veille du G20</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 07:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°33 (15 mars 2009) Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City. Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em></em><em>Communiqué public GEAB N°33 (15  mars 2009)</em></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2976" title="Attention manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/attention-manipulation.jpg" alt="Attention manipulation" width="63" height="80" /><strong>Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire international qui permette un nouveau jeu global intégrant équitablement tous les principaux acteurs mondiaux et réduire la crise à une durée de trois à cinq ans ; ou bien tenter de faire durer le système actuel et plonger le monde dès la fin 2009 dans une crise tragique de plus d&#8217;une décennie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°33, nous décrivons ainsi les deux grandes lignes d&#8217;avenir qui resteront ouvertes jusqu&#8217;à l&#8217;été 2009. Au-delà de cette période, notre équipe considère en effet que l&#8217;option « crise courte » sera obsolète et que le monde s&#8217;engagera sur le chemin de la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise (1), et de la crise profonde de plus d&#8217;une décennie.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs, face à l&#8217;urgence, LEAP/E2020 publiera le 24 Mars prochain à l&#8217;échelle mondiale une lettre ouverte aux dirigeants du G20, modeste contribution de notre équipe pour tenter d&#8217;éviter une crise longue et tragique.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation s&#8217;avère d&#8217;autant plus inquiétante que des tensions croissantes se font jour à la veille du sommet du 2 Avril, qui voient émerger les menaces à peine voilées de certains dirigeants et des opérations de manipulation des opinions publiques par d&#8217;autres leaders du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous revenons plus en détail sur ces éléments dans le GEAB N°33 dans lequel par ailleurs l&#8217;équipe de LEAP/E2020 a décidé de se livrer à un exercice utile pour tous ceux (y compris aux Etats-Unis d&#8217;où proviennent plus de 20% des lecteurs de LEAP/E2020) qu&#8217;exaspèrent l&#8217;illusion entretenue par les principaux médias occidentaux sur l&#8217;état du pilier américain de notre système actuel : anticiper l&#8217;état socio-économique des Etats-Unis d&#8217;ici un an, au Printemps 2010. Les tendances lourdes nous paraissent en effet être déjà suffisamment affirmées pour qu&#8217;une telle anticipation ait du sens. Un exercice du même ordre sera bien entendu effectué pour l&#8217;Union européenne, la Russie et la Chine dans les prochains numéros de GEAB.</p>
<div id="attachment_2977" class="wp-caption aligncenter" style="width: 526px"><img class="size-full wp-image-2977" title="Evolution du sentiment d'inquetude aux USA" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-du-sentiment-d-inquetude-aux-usa.jpg" alt="Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009" width="516" height="400" /><p class="wp-caption-text">Graphique synthétique de l&#39;évolution du sentiment d&#39;inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d&#39;un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d&#39;achat; en rose : inquiétude sur l&#39;emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009</p></div>
<p><span id="more-2975"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un même souci de fiabilité des informations, l&#8217;équipe de LEAP/E2020, qui dès Décembre 2007, dans le <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article513&amp;lang=fr" target="_blank">GEAB N°20</a>, avait mis en garde contre le risque immobilier en Europe centrale et orientale, a décidé d&#8217;analyser dans ce communiqué public du GEAB N°33 la réalité de la soi-disant « bombe bancaire est-européenne » qui a envahi les médias depuis environ un mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce sujet nous paraît pertinent c&#8217;est qu&#8217;il représente selon nous une tentative délibérée de la part de Wall Street et de la City (2) de faire croire à une fracture de l&#8217;UE et d&#8217;instiller l&#8217;idée d&#8217;un risque « mortel » pesant sur la zone Euro, en relayant sans discontinuer de fausses informations sur le « risque bancaire venu d&#8217;Europe de l&#8217;Est » et en tentant de stigmatiser une zone Euro « frileuse » face aux mesures « volontaristes » américaines ou britanniques. L&#8217;un des objectifs est également de tenter de détourner l&#8217;attention internationale de l&#8217;aggravation des problèmes financiers à New-York et Londres, tout en affaiblissant la position européenne à la veille du sommet du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée est brillante : reprendre un thème déjà bien connu des opinions publiques, assurant ainsi une adhésion facile au nouveau contenu ; y intégrer une ou deux analogies frappantes pour assurer une large reprise dans les médias et sur l&#8217;Internet (faites « crise bancaire europe est » sur Google, le résultat est éloquent) ; puis utiliser le concours de quelques hommes et organisations <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/lige" target="_blank">liges</a> influentes toujours disponibles pour un mensonge supplémentaire. Avec un tel cocktail, il est même possible de faire croire pour un temps que la guerre en Irak est un succès, que la crise des subprime n&#8217;affectera pas la sphère financière, que la crise financière n&#8217;affectera pas l&#8217;économie réelle, que la crise n&#8217;est pas vraiment grave, et que si elle est grave, tout est en fait sous contrôle !</p>
<p style="text-align: justify;">Alors en ce qui nous concerne ici, le thème déjà bien connu, c&#8217;est la  séparation entre la « Vieille Europe » et la « Nouvelle Europe », entre une Europe riche et égoïste et une Europe pauvre et pleine d&#8217;espoir. De Rumsfeld pour l&#8217;Irak au Royaume-Uni pour l&#8217;élargissement, c&#8217;est une antienne qui a nous a été répétée sans discontinuité pendant dix ans par tous les médias anglo-saxons et affidés, et dont en particulier certains médias britanniques se sont faits une spécialité (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Les analogies sont ici au nombre de deux : l&#8217;Europe de l&#8217;Est, c&#8217;est « la crise des subprime de l&#8217;UE » (sous-entendu, chacun a forcément une crise de subprime chez soi (4)); et une crise en Europe de l&#8217;Est aura le même effet terrible que la Crise asiatique de 1997 (sûrement parce que tout ça se passe à l&#8217;Est (5)).</p>
<p style="text-align: justify;">Et les relais disponibles sont nombreux. Tout d&#8217;abord, on trouve une agence de notation, en l&#8217;occurrence Moodys (6), qui comme ses congénères, est d&#8217;une part au service intégral de Wall Street, et d&#8217;autre part incapable de voir un éléphant dans un couloir (ils ont juste raté les subprimes, les CDS, Bear Stearn, Lehman Brothers, AIG, …). Mais, mystérieusement, la presse financière continue à relayer leurs opinions, appliquant sûrement un principe plein d&#8217;humanité consistant à penser qu&#8217;un jour par simple hasard statistique ils finiront pas évaluer quelque chose correctement. Dans notre cas, l&#8217;écho fut unanime : Moodys avait identifié bien à l&#8217;avance une énorme « bombe » cachée dans l&#8217;arrière-cour de la zone Euro (car c&#8217;est bien de l&#8217;Euro qu&#8217;il s&#8217;agit ici)&#8230; qui ne manquerait pas de dévaster le système financier européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, pour crédibiliser la chose, on utilise quelques médias viscéralement anti-Euro (comme le Telegraph par exemple, qui par ailleurs produit pourtant de très bonnes analyses sur la crise, mais que la chute de la Livre et de l&#8217;économie britannique a tendance à aveugler ces temps-ci en ce qui concerne la zone Euro) et on diffuse une information qu&#8217;on supprime ensuite (car elle est inexacte) pour lui donner le sel de l&#8217;interdit, du secret (7) qui dévoilerait un « tsunami financier » mondial en préparation notamment du fait des engagements des banques de la Vieille Europe dans le secteur financier de la Nouvelle Europe (8). On remue tout cela chaque jour via les principaux médias financiers américains et britanniques, sachant que les autres suivront par habitude. Et avec l&#8217;UE c&#8217;est tellement facile puisqu&#8217;il lui faut toujours un long moment pour comprendre et encore plus de temps pour réagir, avec l&#8217;inévitable dissension qui permet de faire rebondir la manipulation. Cette fois-ci, c&#8217;est le Premier Ministre hongrois, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferenc_Gyurcs%C3%A1ny" target="_blank">Ferenc Gyurcsany</a>, qui joue le rôle du « pauvre petit nouvel Européen martyr ». Pour mémoire, les Hongrois tentent en vain de se débarrasser de lui depuis qu&#8217;il a involontairement avoué il y a 2 ans avoir menti à son peuple pour se faire réélire, en confirmant dans la foulée qu&#8217;il avait endetté son pays au-delà de toute limite raisonnable. Et c&#8217;est lui qui annonce des chiffres délirants pour un plan de sauvetage du système financier de l&#8217;Europe de l&#8217;Est, mettant à nouveau en position de « méchants » ou d&#8217; « inconscients » les vieux Européens. Le refus de ces derniers est mis en exergue par l&#8217;ensemble de la presse américaine et britannique, concluant bien entendu à l&#8217;inévitable échec de la solidarité européenne, … et minorant (ou oubliant même parfois) le fait que ce sont les Polonais ou les Tchèques qui ont été les plus virulents contre les exigences aberrantes du Premier Ministre hongrois (9). La tentative d&#8217;affaiblir la zone Euro et l&#8217;UE par l&#8217;Est peut donc se poursuivre. Il faut attendre les déclarations répétées des dirigeants de la zone Euro, l&#8217;annonce d&#8217;un plan de soutien financier substantiel (au regard des risques réels) et les communiqués musclés des dirigeants politiques et des banquiers centraux de la région pour que cette manipulation commence à perdre un peu de sa vigueur. Mais elle n&#8217;a toujours pas disparu, car le parallèle est maintenu dans les médias mentionnés entre crise des subprime et crise de l&#8217;immobilier en Europe de l&#8217;Est; comme si la Hongrie équivalait à la Californie, ou la Lettonie à la Floride.</p>
<p style="text-align: justify;">Car là est bien le noeud du problème : la taille a de l&#8217;importance en matière économique et financière, et ce n&#8217;est pas la queue qui fait bouger le chien, comme certains voudraient visiblement le faire croire.</p>
<p style="text-align: justify;">Si dès Décembre 2007, à un moment où nos « experts actuels en crise d&#8217;Europe de l&#8217;Est » n&#8217;avaient pas la moindre idée du problème, LEAP/E2020 avait souligné le risque immobilier important pesant sur les pays européens concernés (Lettonie, Hongrie, Roumanie,&#8230;) et bien entendu leurs créditeurs (Autriche, suisse en particulier), il était tout aussi évident pour notre équipe que c&#8217;était un problème très limité aux pays concernés. Il y a bien des problèmes à venir pour ces opérateurs et ces pays, mais ils ne sont pas plus grave que la moyenne des problèmes du système financier mondial ; et sans aucune mesure avec les problèmes des places financières de New-York, Londres ou de Suisse. Rappelons-nous que la banque la plus citée comme « détonateur » de cette « bombe » est européenne, à savoir la banque autrichienne Raiffeisen, a réalisé un profit en hausse de 17% en 2008 ; une performance au-delà des espoirs les plus fous de la plupart des banques américaines ou britanniques comme le fait remarquer fort justement William Gamble, l&#8217;un des rares analystes s&#8217;être intéressé à la réalité de la situation (10).</p>
<div id="attachment_2978" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-2978" title="PIB de l'union européenne en 2008" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pib-de-l-union-europeenne-2008.jpg" alt="PIB de l'Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 " width="600" height="300" /><p class="wp-caption-text">PIB de l&#39;Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 </p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui connaissent mal la géographie de l&#8217;UE, le titre « la Hongrie en banqueroute » ou « la Lettonie en banqueroute » peut paraître tout-à-fait comparable à « la Californie en banqueroute ». Pour ceux qui perdent leur travail à cause de ces faillites, c&#8217;est en effet un problème identique. Mais en terme d&#8217;impact plus large, il n&#8217;y a aucun rapport entre les deux. Ainsi, la Californie, durement frappée par la crise des subprimes, est l&#8217;état le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis alors que la Lettonie est un pays pauvre avec une population égale à moins de 1% de celle de l&#8217;UE (contre 12% de la population US pour la Californie (11)). Le PIB de la Hongrie représente à peine 1,1% du PIB de la zone Euro (pour la Lettonie ce chiffre est de 0,2%) (12) : soit une proportion comparable à celle de l&#8217;Oklahoma (1% du PIB des Etats-Unis (13)), pas à celle de la Floride. On est donc loin d&#8217;une Europe de l&#8217;Est porteuse d&#8217;une crise des subprime à l&#8217;européenne. L&#8217;ensemble des nouveaux Etats membres de l&#8217;UE pèse moins de 10% du PIB de l&#8217;UE (et parmi ceux-là, les plus riches ou les plus gros comme la Tchéquie ou la Pologne ne sont quasiment pas affectés). La somme en jeu, pour le système financier européen, se situe dans le pire des cas autour de 100 Milliards EUR (130 milliards USD) (14), soit une somme très modique à l&#8217;échelle du système financier de l&#8217;UE (15). D&#8217;ailleurs, l&#8217;UE a pris la tête d&#8217;un consortium injectant déjà près de 25 Milliards € (soit 20% du scénario le plus grave) pour stabiliser la situation (16), dont la récente baisse du Franc suisse diminue encore la gravité.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, last but not least, en Europe de l&#8217;Est, l&#8217;immobilier récent gardera une valeur importante (même si plus faible qu&#8217;en 2007/2008) car, après 50 ans de communisme, il y a une pénurie d&#8217;immeubles modernes. Alors qu&#8217;aux Etats-Unis, les maisons construites pendant le boum immobilier de ces dernières années sont des constructions en surnombre, d&#8217;une qualité très variable et qui déjà sont en train de se dégrader dans les états les plus touchés. Il y a là une vraie destruction de richesse pour les propriétaires, l&#8217;économie, les créditeurs et les banques.</p>
<p style="text-align: justify;">La complexité de cette crise impose d&#8217;être très vigilant pour identifier les tendances et les facteurs qui sont réellement porteurs de graves dangers et ne pas se laisser abuser par les rumeurs ou les fausses informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous espérons donc que cette explication détaillée permettra non seulement de tordre le cou au mensonge orchestré autour de la soi-disant « bombe financière » d&#8217;Europe de l&#8217;Est (17) ; et qu&#8217;elle servira d&#8217;exemple pour permettre à chacun de « briser les apparences » et d&#8217;aller chercher « derrière le miroir » des médias financiers dominants les éléments factuels qui seuls permettent de se faire une idée précise.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le sommet du G20 de Londres ne parvient pas à éviter l&#8217;entrée dans la phase de dislocation géopolitique mondiale, ces opérations de manipulation et de déstabilisation vont se multiplier, chaque bloc cherchant à discréditer son adversaire, comme dans tout jeu à somme nulle (18) : ce qu&#8217;il perd, je le gagne.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><em>Notes :</em></p>
<p><em>(1) Voir <a class="liens" href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/" target="_blank">GEAB N°32</a><br />
 (2) Relayés par tout ce que ces deux places comptent de médias et experts financiers, dont la plupart n&#8217;avait même pas idée du problème immobilier/financier de certains pays d&#8217;Europe de l&#8217;Est quand LEAP/E2020 l&#8217;analysait en décembre 2007. <br />
 (3) Nulle surprise donc à ce que Marketwatch reprenne dans un article sur le sujet les accusations à leur propos de la Banque Centrale tchèque. Source : <a href="http://www.marketwatch.com/news/story/Austrias-Erste-says-debt-levels/story.aspx?guid=%7BF7C61CF2-FB3C-4373-B59C-92E0F41D5D30" target="_blank">Marketwatch</a>, 09/03/2009. 					 <br />
 (4) Ce qui est pourtant faux. Aucun autre pays, à part les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne connaît une telle convergence de facteurs catastrophiques. <br />
 (5) Alors que les pays d&#8217;Europe centrale et orientale touchés (Hongrie, pays baltes, Bulgarie, Roumanie) sont totalement marginaux dans l&#8217;économie mondiale, les pays d4asie du Sud-Est étaient des acteurs-clés de la globalisation des années 1990. <br />
 (6) Source : <a href="http://uk.reuters.com/article/hotStocksNewsUS/idUKTRE51G1EO20090217" target="_blank">Reuters</a>, 17/02/2009<br />
 (7) Et qui fait que même les sites avisés sont incertains sur l&#8217;attitude à avoir vis-à-vis de cette « information », entretenant donc la crédibilité de l&#8217; «information »., comme par exemple c&#8217;est le cas de Gary North, le 19/02/2009, sur le site <a href="http://www.lewrockwell.com/north/north689.html" target="_blank">LewRockwell.com</a>. 					 <br />
 (8) Source : <a href="http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/4623525/Failure-to-save-East-Europe-will-lead-to-worldwide-meltdown.html" target="_blank">Telegraph</a>, 15/02/2009<br />
 (9) Source: <a class="liens" href="http://www.easybourse.com/bourse-actualite/marches/eu-leaders-reject-aid-for-the-east-with-east-s-backing-625520" target="_blank">EasyBourse</a>, 01/03/2009<br />
 (10) Source : <a href="http://seekingalpha.com/article/122856-are-eastern-europe-s-economic-problems-overstated" target="_blank">SeekingAlpha</a>, 26/02/2009  (11) Source : Statistiques 2007, <a href="http://quickfacts.census.gov/qfd/states/06000.html" target="_blank">US Census Bureau</a>.<br />
 (12) Source : Statistiques 2008, <a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&amp;init=1&amp;plugin=1&amp;language=fr&amp;pcode=tec00001" target="_blank">Eurostat</a>. Et les pays baltes sont « couvés » par les pays scandinaves, en particulier par la Suède qui prend grand soin à éviter une spirale incontrôlable dans la région. Source : <a href="http://www.iht.com/articles/2009/03/12/business/krona.php?page=1" target="_blank">International Herald Tribune</a>, 12/03/2009<br />
 (13) Source : Statistiques 2008, <a href="http://www.bea.gov/regional/gdpmap/GDPMap.aspx" target="_blank">Bureau of Economic Analysis</a>, US Department of Commerce.<br />
 (14) Source : <a href="http://www.baltic-course.com/eng/analytics/?doc=10712" target="_blank">Baltic Course</a>, 05/03/2009<br />
 (15) Et ridicule au regard des centaines de milliards que n&#8217;arrêtent pas d&#8217;injecter dans leurs banques de manière répétée les gouvernements américain et britannique.<br />
 (16) Source : <a href="http://www.eib.org/about/press/2009/2009-029-ebrd-eib-and-world-bank-group-join-forces-to-support-central-and-eastern-europe.htm?lang=-en" target="_blank">Banque Européenne d&#8217;Investissement</a>, 27/02/2009<br />
 (17) Et nous ne nous attardons pas ici sur l&#8217;amalgame fait avec l&#8217;Ukraine (amalgame auquel Nouriel Roubini, pourtant généralement plus avisé, a également prêté son concours – source : <a href="http://www.forbes.com/2009/02/25/eastern-europe-eu-banks-euro-opinions-columnists_nouriel_roubini.html" target="_blank">Forbes</a>, 26/02/2009), qui non seulement n&#8217;appartient pas à l&#8217;UE, mais en plus est un pion de Washington et Londres depuis la « révolution orange ». L&#8217;actuel effondrement de l&#8217;Ukraine, s&#8217;il peut poser problème à l&#8217;UE comme tout facteur d&#8217;instabilité à ses frontières, illustre surtout l&#8217; « effondrement du Mur Dollar » au détriment des positions américaines car c&#8217;est la Russie qui va y retrouver son influence. Au moment où à Wall Street et à la City, les grandes banques s&#8217;effondrent ou sont nationalisées, on a vraiment assisté avec cette manipulation à faire cacher la forêt américano-britannique par l&#8217;arbre est-européen. Certains s&#8217;y sont certainement laissé prendre en toute honnêteté d&#8217;ailleurs car l&#8217;histoire était si crédible : « &laquo;&nbsp;si non è vero è bello&nbsp;&raquo; » comme disent les Italiens. <br />
 (18) Ce que deviendra le monde à partir de la fin 2009 si un nouveau jeu n&#8217;est pas lancé d&#8217;ici l&#8217;été prochain.</em></p>
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		<title>Où va le monde Monsieur Stiglitz ?</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 16:23:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001. 5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. Achetez ce DVD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Eugene_Stiglitz" target="_blank">Joseph Eugene Stiglitz</a>, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001.</h3>
<p style="text-align: justify;"><span id="arial_9_000000"><strong>5 entretiens réalisés par <a href="http://www.cinefil.com/star/jacques-sarasin" target="_blank">Jacques Sarasin</a>. </strong>Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. </span></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://dvd.nouvelobs.com/fiche_28.html" target="_blank">Achetez ce DVD (3.90€)</a></em></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH01.wmv" target="_blank">Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH02.wmv" target="_blank">Les subventions</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH03.wmv" target="_blank">Le commerce et les taxes douanières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH04.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH05.wmv" target="_blank">La sécurité sociale</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH06.wmv" target="_blank">Le développement de l&#8217;économie de marché</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH07.wmv" target="_blank">Environnement et Mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH08.wmv" target="_blank">La Mondialisation et les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH09.wmv" target="_blank">Pétrole, Bolivie et Venezuela</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH10.wmv" target="_blank">Les sociétés pétrolières en Alaska</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH11.wmv" target="_blank">La corruption et la malédiction des ressources naturelles</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH12.wmv" target="_blank">La mondialisation économique et l&#8217;emploi</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH13.wmv" target="_blank">Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16)<span id="more-2952"></span></h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH01.wmv" target="_blank">Le commerce et les accords commerciaux</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH02.wmv" target="_blank">Le rôle des sociétés dans la mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH03.wmv" target="_blank">Les droits de propriété intellectuelle et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH04.wmv" target="_blank">La biopiraterie et la biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH05.wmv" target="_blank">La recherche et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH06.wmv" target="_blank">Les privatisations</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH07.wmv target=">Comment faire fonctionner la mondialisation</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 3 : LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL (1:00:27)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH01.wmv" target="_blank">L’instabilité économique mondiale, les crises financières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH02.wmv" target="_blank">La crise asiatique, causes et conséquences</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH03.wmv" target="_blank">Le déficit américain</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH04.wmv" target="_blank">Le coût de l’instabilité économique pour les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH05.wmv" target="_blank">La libéralisation des marchés financiers</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH06.wmv" target="_blank">Les institutions financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH07.wmv" target="_blank">Les réserves financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH08.wmv" target="_blank">Les déficits</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 4 : MONDIALISATION ET ENVIRONNEMENT (42:15)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH01.wmv" target="_blank">L’environnement face à l’économie</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH02.wmv" target="_blank">Les raisons du réchauffement planétaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH03.wmv" target="_blank">Le protocole de Kyoto</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH04.wmv" target="_blank">Economie et pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH05.wmv" target="_blank">Déforestation et biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH06.wmv" target="_blank">Comment faire respecter les accords de Kyoto ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH07.wmv" target="_blank">Le coût social de la pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH08.wmv" target="_blank">Les intérêts de l&#8217;économie face à ceux de l&#8217;environnement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 5 : LA MONDIALISATION ET LES PAYS EN DEVELOPPEMENT (1:09:21)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH01.wmv" target="_blank">La sécurité et la Mondialisation, le terrorisme</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH02.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique et la guerre en Irak</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH03.wmv" target="_blank">L’immigration, raisons et impacts</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH04.wmv" target="_blank">La dette et les faillites</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH05.wmv" target="_blank">La corruption et le secret bancaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH06.wmv" target="_blank">Les aides aux pays en développement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<item>
		<title>La débâcle du monde : Quelles sont nos chances pour sur-vivre ?</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/la-debacle-du-monde-quelles-sont-nos-chances-pour-sur-vivre/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/la-debacle-du-monde-quelles-sont-nos-chances-pour-sur-vivre/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 14:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>karen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://www.carreno.monespace.be/fr/albums/Paysage/Colonisation_d__Orion.jpg" alt="" width="345" height="278" /><strong>« Plutôt que d’interroger, nous nous interrogeons sur l’avenir de l’homme en général et de l’Occident en particulier puisque c’est lui qui dominera le monde matériel. Cet Occident est malade de son intelligence. Il a beau être savant, il n’arrive pas à saisir une vérité essentielle tant il est vrai qu’il est assoiffé de conquête et de pouvoir, aveuglé par l’illusion de sa puissance, prônant l’argent pour Dieu. » L’Emir Abd El Kader dans &laquo;&nbsp;El Maoukef&nbsp;&raquo; (1860)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est bien connu que les millénarismes ont eu pour but, entre autre, de faire émerger un &laquo;&nbsp;homme nouveau&nbsp;&raquo; dont le comportement moral serait plus exemplaire. Nous savons que &laquo;&nbsp;la terreur de l’an 1.000&#8243; a vu une frénésie de religion s’emparer des hommes qui s’accusant de tous les maux étaient convaincu que la fin du monde approchait , l’apocalypse et la parousie du Christ venant il fallait expier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le XXe siècle, a été, pour la majorité des peuples des continents du Sud, celui de la tyrannie sous une forme ou sous une autre d’un Occident européen au fait de sa puissance, bardé de certitudes et imprimant au reste du monde sa marque : celle d’une façon de vivre où l’homme n’est plus au centre de la préoccupation mais un rouage, en un mot : un produit marchand.</p>
<p style="text-align: justify;">Fait nouveau, cette façon de vivre débridée fait du gaspillage des ressources de la Terre, forcément limitées, l’alpha et l’oméga du progrès. Tragique erreur s’il en est ! la Terre proteste et nous le fait savoir par des signes de plus en plus récurrents : les perturbations climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">« Mardi 23 septembre 2008, écrit Frédéric Joignot, retenez cette date. Ce fut &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;, le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément ? <br />
 Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources &#8211; aliments, combustibles, etc. &#8211; et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons &laquo;&nbsp;le jour du dépassement&nbsp;&raquo;.<br />
 Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans ? Notre crédit terrestre s’épuise &#8211; après le crédit bancaire ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;">« Les chercheurs évaluent &laquo;&nbsp;l&#8217;empreinte écologique&nbsp;&raquo; d’Homo sapiens en hectares terrestres. L’OCDE en donne cette définition : &laquo;&nbsp;La mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée.&nbsp;&raquo; Nous avons largement dépassé notre quota, globalement. La Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant. Or, la consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs. Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains &#8211; voitures, eau chaude à volonté, viande chaque jour, énergies fossiles à la demande&#8230; -, il lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre. »</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes donc avertis, nous épuisons les ressources annuelles de la Terre plus rapidement qu’elles ne se constituent. Notre démographie n’est-elle pas la cause de nos malheurs écologiques, mais aussi politiques, sociaux, militaires, comme l’affirmait déjà l’austère Thomas Malthus&#8230; en 1798 ? qui affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32&#8230;) et les ressources, de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5&#8230;). Inévitablement, nous irions vers l’épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous. L’empreinte écologique, le réchauffement qui s’accélère combinés à une croissance forte de la population ne ramènent-ils pas l’humanité à une situation « malthusienne » &#8211; une spirale tragique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Prenez Ted Turner, fondateur de la chaîne d’actualités CNN, il déclarait en avril 2008 sur la chaîne PBS : « Nous sommes trop nombreux. Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique. [...] Tous les habitants de la planète doivent s’engager à avoir un ou deux enfants, c’est tout. [...] Ne pas contrôler la population est un suicide. » Cette angoisse peut aussi être amplifiée par des mensonges modernes sur l’invasion venue du Sud surpeuplé. Mais, contredisant cette démagogie, un rapport publié en 2004 par le département des affaires économiques et sociales de l’ONU (World Population to 2300) indique que les immigrés venus des pays pauvres contribueront pour 4% à la croissance démographique des pays développés d’ici à 2050 &#8211; aujourd’hui pour 3% -, ce qui rajeunira une Europe vieillissante ».(1)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir ?<span id="more-2942"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée par le peuplement sera celle des ressources : les pays, les sols, la Terre pourront-ils nourrir &#8211; et supporter &#8211; une population de 9 ou 10 milliards d’habitants ? <br />
 Aujourd’hui, 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. Les agronomes rappellent combien, depuis un demi-siècle, sans se soucier des populations locales, les pays du Nord ont financé les cultures d’exportation des pays du Sud &#8211; le coton, l’herbage d’élevage -  au détriment des cultures vivrières. Ces politiques néocoloniales ont ruiné l’agriculture de ces pays, avec l’aide de gouvernements autoritaires et corrompus. Encore une fois nous voyons un colonialisme postcolonial qui continue à faire de la « colonie » devenue formellement indépendante un appendice de la métropole qui aspire les ressources aussi bien physiques et depuis quelque temps aussi les rares cerveaux formés dans ces Suds épuisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport 2008 de l’OCDE, Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030, est aussi alarmiste que la FAO. Il nous promet, en l’absence d’une politique mondiale volontariste, un avenir très désagréable.</p>
<p style="text-align: justify;">Un réchauffement de 1,7°C à 2,4°C en 2050 &#8211; prévision basse. Sécheresse, tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. L’accroissement du stress hydrique pour 3 milliards d’humains, une eau mal répartie. Une pollution accrue de l’air. La croissance de la population humaine est-elle la cause première des fléaux annoncés ? Les experts de l’OCDE répondent : « Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l’environnement ne proviennent pas du nombre d’habitants mais de leurs habitudes de consommation. »(1)</p>
<p style="text-align: justify;">On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1.400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le changement climatique est en marche, cette course vers l’abîme a déjà ses victimes dans les pays démunis. Les pays industrialisés font des reformettes qui ne régleront pas le problème de fond qui est celui de donner un coup de frein rapide à l’utilisation des énergies fossiles en développant les énergies renouvelables avant que le changement ne soit irréversible. Le président Obama semble l’avoir compris mais en aura-t-il les moyens ? Sera-t-il suivi ? La crise financière et un pétrole bradé à 40 dollars sont en train de compromettre le recours urgent aux énergies renouvelables. Il est à craindre que ce seront les pays vulnérables qui ne se sont pas apprêtés qui en subiront les conséquences tragiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme. Le colon n’a plus de présence physique, il se contente de gérer à distance au nom de la dictature du marché, du libéralisme sauvage et d’une mondialisation que l’on nous disait inéluctable. Autre conséquence tragique, le marché n’a pas laissé intacts les fondements des sociétés. En ce temps de « délitement des valeurs » que l’on pensait immuables, beaucoup de certitudes ont été ébranlées. Le capital symbolique qui a été sédimenté et qui part par pans entiers sous les coups de boutoir du marché du libéralisme fruit d’une mondialisation sans éthique. Les sociétés qualifiées il y a si longtemps de « primitives » sont en train de perdre leur identité sous la pression d’un Occident qui série, catalogue et dicte sa norme.(2)</p>
<p style="text-align: justify;">L’Occident ne se contente pas d’imposer sa vision du monde à la fois par la science et la force, il s’attaque depuis quelques années aux identités. Au moment où même dans les pays occidentaux et à des degrés divers les nations luttent pour ne pas perdre leur identité, les pays du Sud sont en train de perdre leurs dernières défenses immunitaires constituées par leurs traditions ancestrales. Cette désymbolisation du monde mise en évidence par Dany Robert Dufour est en train de pénétrer en profondeur le tissu social. <br />
 A juste titre, la mondialisation et le néolibéralisme peuvent être tenus pour responsables de cette débâcle planétaire. Dans ce monde de plus en plus incertain, l’individu éprouve le besoin d’un retour à des « valeurs sûres » qui lui font retrouver une identité ethnique voire religieuse que la modernité avait réduite.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, un autre dégât est la fameuse « perte de repères chez les jeunes », induite par la précarité de la vie temporelle et spirituelle, n’a alors rien d’étonnant : Il est, cependant, illusoire de croire que quelques leçons de morale à « l’ancienne » même dans les pays où la tradition et la religion tentent encore de maintenir la structure sociale, pourraient suffire à enrayer les dommages causés par le libéralisme.(2) De ce fait, une servitude attend l’individu- sujet. C’est l’asservissement au marché, au libéralisme sauvage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Pierre Bourdieu, le libéralisme est à voir comme un programme de « destruction des structures collectives » et de promotion d’un nouvel ordre fondé sur le culte de « l’individu seul mais libre ». Le néolibéralisme vise à la ruine des instances collectives construites de longue date par exemple, les syndicats, les formes politiques, mais aussi et surtout la culture en ce qu’elle a de plus structurant et de ce que nous pensions être pérennes(3). <br />
 La valeur intrinsèque de l’individu est indexée sur sa valeur marchande. Voilà le monde que nous propose l’Occident du &laquo;&nbsp;money-théisme&nbsp;&raquo;<strong>. </strong>La valeur symbolique, écrit le philosophe Dany-Robert Dufour, est ainsi démantelée au profit de la simple et neutre valeur monétaire de la marchandise de sorte que plus rien d’autre, aucune autre considération (morale, traditionnelle, transcendante&#8230;), ne puisse faire entrave à sa libre circulation(4)</p>
<p style="text-align: justify;">La crise est aujourd’hui une réalité concrète pour tous les citoyens de la planète. Elle nécessite des changements radicaux pour mettre fin au néolibéralisme qui vient de nous mener au bord du gouffre. Pourtant, que ce soit les plans de relance décidés par les gouvernements des différents pays, ou les conclusions du premier Sommet du G20 qui s’est tenu à Washington en novembre dernier, les gouvernements et les financiers semblent plus soucieux de sauver le système que de répondre véritablement aux enjeux de la crise. Voilà donc la planète des consuméristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos valeurs n’en sont pas sortis indemnes pour autant. Même dans les pays industrialisés cette course vers le profit a démantelé toutes les conquêtes sociales. Ainsi en France et comme l’écrivent Patrick Braouezec et Michel Onfray « (&#8230;) Retirer toutes les protections collectives, l’en-commun qui permet à chacun d’être concepteur et acteur d’un avenir humain partagé, pour livrer les individus, marchandises parmi d’autres, au service d’une économie mondialisée conçue comme source de profits financiarisés bien davantage que comme moteur de progrès. (..) L’économie ne saurait se résumer à la course au profit, au mépris des hommes et de la civilisation ; et que tout système économique et politique, pour avoir un avenir, se doit de porter un mouvement de l’humanité vers le progrès. (&#8230;) Le refus de la marchandisation générale, y compris de l’homme, est non seulement le fondement d’un humanisme contemporain, mais est aussi indispensable au mouvement de la société si on considère que ses évolutions ont pour but d’améliorer toujours la condition humaine. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chaque fois que l’organisation sociale a nié l’homme, la civilisation a reculé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« A l’inverse, les avancées de civilisation émancipatrices sont toujours le résultat de conquêtes gagnées dans les luttes et les révoltes populaires. »(5)</em> Comment sauver la planète et tous ses habitants ? Toute l’argumentation de remise en cause des vertus de la croissance, mesurée sur la base de l’évolution du produit intérieur brut (PIB), n’a de sens que dans les pays du capitalisme avancé, où existe dans certaines classes sociales assez d’aisance matérielle pour rêver d’autres paradis. <br />
 Vue dans une perspective mondiale, la décroissance est une préoccupation de riches, une petite minorité &#8211; dans sa très grande candeur, elle s’inquiète parfois de voir tous les Chinois posséder un automobile, sans aller jusqu’au bout de sa pensée : on maintient le reste du monde en sous-développement pour sauver la « planète » ? Il s’agirait, entend-on, de proclamer avec force que l’argent ne fait pas le bonheur, qu’il y a autre chose dans la vie que l’accumulation de biens matériels.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est naturellement faire abstraction des couches sociales qui, de plus en plus larges, peinent à joindre les deux bouts, qui n’ont d’autre choix que mal manger, mal se vêtir et mal se loger. Le remède miracle : le bien-être, notion subjective s’il en est. Il ne faudrait plus « maximiser » la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997, Pierre Bourdieu avec sa lucidité coutumière se posait la question « des coûts sociaux de la violence économique et avait tenté de jeter les bases d’une économie du bonheur. »(6) C’est en fait de cela qu’il s’agit : le bonheur est-il indexé, &#8211; comme en Occident &#8211; sur la possession toujours plus boulimique des biens matériels ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ne devons-nous pas chercher une autre façon d’être heureux en consommant mieux ? en consommant moins ?. Ce qui passe , naturellement , par le partage pour éviter un bouleversement irréversible de la vie sur Terre, notre seule et unique Terre, à moins de faire comme une compagnie américaine qui vend des lots de terrain&#8230;sur la Lune !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par </strong><strong><a class="liste_article_titre" href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=8669" target="_blank"><strong>chems eddine Chitour</strong></a></strong>, le vendredi 13 mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<p style="text-align: justify;"><em>(1) Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux ? Le Monde 09.01.09 <br />
 (2) Chems Eddine Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006<br />
 (3) Pierre Bourdieu. « Le néolibéralisme comme révolution conservatrice », 1997, in Interventions 1961-2001, Agone, 2002. <br />
 (4) Dany Robert Dufour : L’Art de réduire les têtes, Editions Denoël, Paris. 2003. <br />
 (5) Patrick Braouezec et Michel Onfray, Une politique de régression. Le Monde du 21.01.08<br />
 (6) Pierre Bourdieu. L’essence du libéralisme, le Monde diplomatique mars 1998. Pr Chems Eddine CHITOUR Ecole Polytechnique Alger</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52881" target="_blank">agoravox.fr)</a></em> <a href="http://terresacree.org/" target="_blank"><br />
 </a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le mythe du capitalisme à visage humain</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 15:31:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Extraits du deuxième bulletin Sortir de l&#8217;Économie : Existe-t-il une économie à visage humain ?   Extrait p 4. On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du « Comment allez-vous, madame Economie ? Très bien, le prix de la conscience est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Extraits du deuxième bulletin</span></span><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"> <a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de l&#8217;Économie</a> :<br />
 <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     4.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><img class="alignright size-full wp-image-2920" title="Un capitalisme à visage humain" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/un-capitalisme-a-visage-humain.jpg" alt="Un capitalisme à visage humain" width="334" height="303" /></span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les     derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du <strong>« Comment allez-vous, madame Economie ?     Très bien, le prix de la conscience est déjà fortement à la hausse »</strong> : la marchandisation des pollutions par l’écocapitalisme cherchant à s’acheter une bonne conscience en compensant les émissions polluantes des pays du Nord par des transferts technologiques en vue des futures « non-émissions » des pays du Sud, se porte en effet à merveille. On voit aussi apparaître l’idée d&#8217;« un marché de crédits biodiversité », comme il existe un marché de crédits carbone pour lutter contre le réchauffement. L’idée serait de</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">payer</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">des « projets de compensation »  pour des dommages infligés à un environnement par la construction d’infrastructures (autoroutes, étalement urbain, etc.), selon « une grille fixant le prix d’un hectare de prairie, de forêt ou de zone humide ». Cette « grille » fixant la valeur de chaque habitat-type existe déjà aux Etats-Unis, où par exemple la destruction d’un hectare d’habitat à crevettes d’eau douce vous coûtera 290.000 euros. <strong>L’ingénierie     et la marchandisation environnementale tournent donc à plein régime.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais la marchandisation des pollutions n’est pas seulement à l’oeuvre dans les cénacles du G8, elle est aussi à l’oeuvre dans les rangs de la militance écologiste et des économistes en chef de l&#8217;altermondialisme. Car finalement le boycott des «grandes surfaces» et de certaines «marques» pour mieux privilégier quelques formes de « commerce éthique » pour lequel on encouragera la consommation, n’est qu’un « nouveau » mode d’action qui cache une croyance naïve en la possibilité d’un capitalisme à visage humain, quand il ne fait pas de la consommation une forme d’action politique : <em>« Acheter, c’est     voter! »</em>, ce qui est le summum finalement de l’esprit marchand voulant faire jouer la concurrence, <em>« si vous n’aimez pas les pollutions, vous     achèterez »</em> et autre <em>« j’achète, donc je pense »</em>. Non seulement l’« alternative » repose simplement sur l’idée de faire toujours jouer la concurrence,     mais <strong>on marchandise aussi les mutilations incommensurables à la vie infligées par les nuisances écologiques ainsi que la simple décence de conditions de travail, par un autre calcul des prix de toujours la même mise en équivalence universelle</strong>. Et de plus en plus d’argent s’éloigne alors des sentiers battus pour s’en aller irriguer les circuits économiques « alternatifs » d’une supposée économie à visage humain. La consomm’action n’est que l’avant-garde de la mutation éco-capitaliste. <strong>Mais  partout le fluide du fric s’insinue par les moindres fissures qui s’entrouvrent à la longue dans le Rideau de fer de nos vies.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…)</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     8.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’écologie des alternatifs est finalement l’avant-garde de l’écologie machinique de demain qui taxe, qui réglemente, qui sur-organise, qui fait décroître, partout la lutte contre les nuisances écologiques passent par leur mise en valeur, et comme toujours, «l’extension accélérée du marché oblige à y inclure, donc à tarifer ce qui lui échappe encore. Car dans la mesure où certains biens essentiels dont nul ne se préoccupe restent gratuits, ils sont exploités sans mesure. Pas besoin de se gêner puisqu’ils ne coûtent rien. C’est ainsi que la clarté des rivières, le silence des villes, l’azur de la Méditerranée, menacés de disparition, manqueront un beau jour à l’industrie elle-même. Il devient donc urgent d’en faire le décompte et d’en fixer la valeur, et la seule qui soit reconnue de tous [par nos écologistes machiniques comme alternatifs] est celle qui s’exprime en francs. Il va falloir déterminer les coûts, les indemnités à payer aux particuliers, à l’Etat et aux industriels eux-mêmes. C’est d’autant plus urgent que ce qui était donné par la nature doit être désormais fabriqué à grands frais. <strong>Demain les produits les plus chers seront l’air, l’eau, la mer ou les plages     épurées, recomposées à force de raffinements scientifiques et chimiques.</strong> La fabrication des éléments ou paysages qu’on avait autrefois pour rien sera sans doute l’industrie la plus     puissante, donc celle qui procure les plus gros profits ».<span id="more-2903"></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Note sur les noix de lavage et leur « commerce équitable » (p 5.)<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« On a vu arriver sur les marchés européens, depuis quelques années, un nouveau “produit miracle” : les noix de lavage venues des Indes qu’on utilise aussi bien en lessive qu’en savon ou shampoing… De quoi s’agit-il ? De noix produites par des « arbres à savon » (Sapindus Mukorossi), actuellement sauvages, dans certains états des Indes (l’Imachal Pradesh par exemple). Azimuts-Artisans du Népal, entreprise bien connue du commerce équitable, nous précise qu’un “collecteur” achète les noix aux paysans, après cueillette manuelle, pour les revendre à un grossiste qui va permettre de fournir la demande locale (en incorporant ces noix à des lessives chimiques). Que les habitants de ces états disposent ainsi d’un produit de lavage accessible, relativement écologique, fort bien. Qu’on développe cette activité économique pour fournir un marché européen (qui ne demande pas tant !) pose certains problèmes éthiques, économiques et sociaux autant qu’écologiques. En effet, les conséquences économiques, sociales humanitaires locales, à très court terme sont parfaitement prévisibles :<br />
 &#8211; développement pour l’exportation d’une ressource vivrière sauvage<br />
 &#8211; mise en culture, sans nécessité locale ni régionale<br />
 &#8211; tendance à la monoculture d’exportation (type quinoa, café, thé, sucre…) et déséquilibre régional<br />
 &#8211; déperdition des ressources similaires dans les pays importateurs (le saponaire en Europe, par exemple)<br />
 &#8211; effet pervers d’une “mode”, d’une “tendance” : d’autant plus que ces noix de lavage ont un résultat sensiblement éloigné de nos lessives européennes produites localement et sans danger pour l’environnement… Quand les bobo en auront assez des noix de lavage que restera-t-il aux Indiens de l’Himalaya… ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’importation en Europe de ces noix de lavage (avec l’aberration écologique que constitue son transport) relève très exactement de la fausse “bonne” idée qu’on peut assimiler à du néo-colonialisme ».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Patrice de Bonneval, <em>Faites vos cosmétiques et vos shampoings</em>, éditions de l’Encyclopédie d’utovie, 2006, p. 40-41.<br />
 </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p. 6 à propos     du &laquo;&nbsp;minimum vital&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%; font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le capitalisme     n’est pas né de lui-même, mais du travail. C’est le salaire qui a déterminé le profit.</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le salaire porte en lui un renoncement tel au droit de consommation, que je trouve absolument utopique vouloir l’utiliser à l’agencement de l’égalité économique. Le salaire qui a fondé l’asservissement de l’homme ne saurait, en toute honnêteté, participer à sa libération.<br />
 </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">[Gaston BRITEL],</span> <em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">La foire aux ânes ou de l’abolition du     salariat</span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">, éditions Le Coquelicot, 2007, p. 40-41     et p. 27.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p.     20</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…) <span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%;">se  rapportant donc à une mesure d’équivalence générale et universelle, c’est-à-dire à l’argent, ce qui est reconnu n’est en rien ce travail à chaque fois particulier, il n’est qu’un travail quelconque, universel et général, c’est le « travail social nécessaire » d’un individu abstrait de toutes individualités, particularités et situations (grand, fort, peu costaud, timide, malheureux, mal réveillé, etc.) à effectuer cette dépense de force vivante : c’est un « travail mort » ou abstrait qui est seulement reconnu car général puisque sans rapport avec le vécu</span> (voir ci-dessous « Aliénation idéologique ou aliénation réelle ? »). La valeur des marchandises échangées devant s’équivaloir pour permettre l’acte achat/vente, les travaux contenus dans chacune de ces marchandises doivent aussi être équivalents.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Encart p.     19</span></strong></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Aliénation idéologique ou réelle ?<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« Le travail abstrait n’est pas une généralisation mentale, mais une réalité sociale, une abstraction qui devient réalité. Nous avons vu que, si toutes les marchandises doivent être échangeables entre elles, le travail contenu dans les marchandises doivent également être immédiatement échangeable. Il peut l’être seulement s’il est égal dans toutes les marchandises, s’il s’agit toujours du même travail. Le travail contenu dans une marchandise doit être égal au travail contenu dans toutes les autres marchandises. Dans la mesure où ils se représentent dans la valeur, tous les travaux valent seulement comme ‘‘dépenses de la force humaine de travail’’. Leur contenu concret est effacé, ils se valent tous. Ce n’est pas une opération purement mentale : en effet, leur valeur se représente dans une forme matérielle, la valeur d’échange, qui dans les conditions plus évoluées prend la forme d’une quantité déterminée d’argent. L’argent représente quelque chose d’abstrait – la valeur -, et il le représente en tant qu’abstrait. Une somme d’argent peut représenter n’importe quelle valeur d’usage, n’importe quel travail concret. Là où la circulation des biens est médiatisée par l’argent, l’abstraction est devenue bien réelle. On peut ainsi parler d’une ‘‘abstraction réelle’’. L’abstraction de toute qualité sensible, de toutes les valeurs d’usage, n’est pas un résumé mental, comme lorsqu’on fait abstraction des genres différents d’animaux pour parler de ‘‘l’animal’’ qui pourtant n’existe pas en tant que tel ».<br />
 A. Jappe, Les Aventures de la marchandise, p. 44-45.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On sait pourtant que la compréhension nominaliste du fétichisme, conçu comme simple superstructure de « dispositifs » idéologiques, linguistiques, imaginaires, épistémologiques, etc. – et que par exemple J.-C. Michéa va rechercher jusque dans l’ « anthropologie pessimiste » de la philosophie politique du XVIIe siècle -, reste la perspective de l’ensemble des critiques actuelles de l’économie, de la «reconnaissance» d’Axel Honneth (La réification. Petit traité de théorie critique, Gallimard, 2007), en passant par Baudrillard et sa « syntaxe poétique » ou la « décolonisation de l’imaginaire » de S. Latouche, sans parler de ceux qui imaginent qu’il suffirait d’une simple critique de l’économisme pour l’équilibrer avec des paramètres écologiques, politiques ou sociaux, ou d’un rebond de la conscience et de la morale pour que la « baudruche économique » se dégonfle. <strong>Ce n&#8217;est pas parce qu’on change notre représentation du monde, que le monde change pour autant : ce n’est pas la conscience, l’imaginaire, etc., qui sont colonisés par une vision utilitariste des rapports humains ; c’est bien parce que l’échangisme marchand et son travail abstrait ont partout concrètement colonisé la possibilité même de la vie</strong>, que le monde n’est plus celui des représentations renversées, mais celui de la réalité renversée.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><em><span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">Notre  époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre.</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">[Raoul VANEIGEM]</span> <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/nous-qui-desirons-sans-fin.pdf" target="_blank"><span style="color: #000080;">Nous qui désirons sans fin</span></a></span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Avant  de clore et afin de répondre à tout commentaire, il me semble utile d&#8217;ajouter ce petit extrait de la page 3 du deuxième bulletin</span></span> <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de  l&#8217;Economie</a> :  <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span><span style="font-family: Verdana;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br />
 </span></span></span></a></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais quelle que soit la difficulté à respirer librement dans l’étouffoir de la cocotte minute planétaire qui ne cesse de monter en pression à chaque flambée du pétrole et des matières premières, <strong>nous n’avons pas besoin d’attendre d’être sortis de ce monde-là pour commencer à le critiquer sur ces bases, et au-delà des polémiques, ouvrir des débats politiques sur la nature des « compromis alternatifs » proposés et que nous devons passer &#8211; on est bien d’accord &#8211; avec lui.</strong> La rencontre chaotique de ce que nous pensons et ce que nous faisons est à ce prix là, et ce n’est avec le sentiment d’aucun plaisir que nous pouvons critiquer ici des amis, là des personnes respectables et des alternatives dans lesquelles nous avons été ou sommes encore, impliqués. <strong>Il s’agit donc en restant <span style="text-decoration: underline;">constructif</span> et pour ouvrir d’<span style="text-decoration: underline;">autres     champs</span> de lutte possibles, de mettre à jour les <span style="text-decoration: underline;">insuffisances</span>, les <span style="text-decoration: underline;">limites</span> mais aussi les     <span style="text-decoration: underline;">possibilités</span>, d’une critique passée et d’un autre faisceau de critiques</strong> qui a su ces dernières années se donner une certaine publicité – dans     tous les sens du terme.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em>(source: <a href="http://ploutopia.over-blog.com/article-28812694.html" target="_blank">ploutopia.over-blog.com</a>)</em></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em><br />
 </em></span></p>
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