Démenti sur l’Histoire Imprimer cette page Recommander cette page par email


L’écueil des empires

Notre histoire est pleine de trous. Au contraire des nobles et en dépit de l’importance que les Anciens y accordaient, peu de gens du peuple peuvent se vanter de posséder une généalogie dépassant 4 siècles et notre histoire de société commence déjà à s’effriter, dès que l’on remonte au-delà de cette époque. Les évènements du premier millénaire, nous sont pratiquement inconnus et ceux du début de notre ère, nous sont parvenus uniquement à cause de quelques écrits des historiens romains et Grecs anciens, dont les traductions se sont miraculeusement rendu jusqu’à nous.

Sans que les époques précédentes ne soient le plus complet des néants, peu de choses nous en sont parvenues à l’exception des pyramides et autres monuments quasi indestructibles, en plus des fonds de tombes que l’on gratte dédaigneusement du bout du pinceau, tout en assurant la divulgation exclusive des contenus qui ne respectent pas la rectitude historique, à la société sélecte des archéologues.

Curieusement, lorsque nous observons de près, le peu de témoignages qui nous parvient de la très ancienne histoire comme les pyramides ou encore les dolmens, nous y trouvons deux particularités notables. Le gigantisme et l’universalité.

En terme d’efforts humains, la grande pyramide de Kheops est une réalisation de proportion similaire à celle du barrage de la Baie James au Québec. La quantité de matériaux utilisée pour leurs réalisations, fut d’un même ordre de grandeur.

À l’aide d’une machinerie innombrable, de moyens issus de notre modernisme, de milliers de travailleurs et d’ingénieurs, la durée de travail nécessaire à la complétion du barrage de la Baie James, entre le dessin des plans et l’inauguration, fut de vingt ans. Le même temps qu’il fallut pour réaliser la pyramide de Kheops, du début à la fin.

Il faut de plus tenir compte, que dans certains cas la dimension et le poids de ces pierres, s’apparentent à celle d’un sous-marin moderne. Le gigantisme des matériaux utilisés pour leurs réalisations ou celle des dolmens est tel, que leur transport, même sur une courte distance, serait une tâche prodigieuse encore aujourd’hui en dépit de toute notre expertise et de notre machinerie moderne. L’utilisation du bambou, de la corde de jute et des esclaves pour leurs transports, tel que défini par les archéologues modernes, relève du ridicule.

Il n’y a pas que le gigantisme qui est en cause. Les pyramides et les monuments mégalithiques apparaissent sur tous les continents. Les pyramides possèdent toutes une architecture similaire et malgré les efforts manifestes pour les détruire ou les cacher sous une couche de terre pour en faire des montagnes, elles apparaissent dans plus de 90 pays.

Tout comme les archéologues modernes, nous pouvons baisser les yeux lorsque vient le temps de fournir des explications à ces éléments qui ne cadrent pas l’histoire officielle, ou nous devrons admettre que l’histoire ne dit pas tout.

Comme nous le démontrons dans l’histoire de notre société moderne, tout au plus 400 ans sont nécessaires pour mettre sur pied une société plus ou moins similaire à la nôtre, et un siècle ou deux seulement le sont, pour ramener le vulgaire à l’étape du trappeur-à-barbe, tout en conservant ici et là, des îlots de civilisations.

Il y a 400 ans, au moment même, où la majorité d’entre nous acquéraient des lettres de créance du catholicisme romain prouvant notre généalogie, survenait la Renaissance.

Semblable à un coup de départ, la barrière tombait et tous se mettaient à courir. En quelques années, l’art et la mécanique faisaient leurs apparitions, les sciences se mettaient à exister, l’Amérique était découverte, et pourtant…

La mécanique fit son apparition à travers des gens de génie, mais tout ce qu’ils découvraient, possédait des références antérieures dans l’histoire et n’était que vulgaires redécouvertes par l’entremise d’individus, qui allaient posséder leurs bustes dans le panthéon des héros modernes (15). Les sciences se mettaient à exister, mais elles avaient toutes pris naissance dans la Grèce antique, tant et si bien que les grands courants de pensée, basés sur les philosophies anciennes comme le néoplatonisme, existaient encore au début du vingtième siècle. Des contacts avaient eu lieu avec l’Amérique longtemps avant et aussi loin que l’on regarde, on y découvre toujours des hypothèses encore plus anciennes.
400 ans, est la limite de ce que nous sommes en mesure de jauger avec assez de précision, pour en tirer une conclusion relativement solide.

Au-delà, il ne peut y avoir de certitude. Nous sommes convaincus que l’époque romaine a eu lieu il y a de cela 2000 ans, parce que c’est ce qui nous a été enseigné. Elle pourrait être rapprochée à l’an 1000, ou au contraire repoussée à 1000 av. J.-C., que personne ne pourrait le contredire.

Créer un calendrier flou permettait de faire disparaître l’astrologie assurant une marque du temps incorruptible. Cette disparition permettait d’effacer l’histoire, pour ensuite resservir le savoir ancien qu’elle contenait sous une cause réduite par l’intermédiaire des nouveaux héros du scientisme moderne, dont la loyauté indéfectible était assurée par des motivateurs puissants, le narcissisme et l’argent. La disparition de l’astrologie permettait de redéfinir auprès des peuples les causes réelles des périodes de tumultes du climat vital et planétaire, pour ne laisser que des causes individuelles responsables, autorisant tous les excès sociaux servant à affermir et accroître la domination.

Un plan simple, d’une efficacité redoutable, qui impliquait un succès facile, surtout auprès d’hommes rompus au pouvoir de génération en génération et en possession de tout ce qui pouvait faire rêver et motiver les vulgaires.

Si efficace en fait, que le totalitarisme recherché, aurait déjà dû, être en place à l’époque macédonienne.

En dépit des la destruction du savoir, de la mémoire sociétale, des déportations, du paupérisme forcé, des turbulences astrologiques, des génocides culturels, territoriaux ou sélectifs comme le furent les hérésies et de l’éducation populaire, en dépit de tous les efforts un grain de sable insoupçonné se glissait à chaque fois dans l’engrenage et ce plan hélas si simple, ne parvenait pas à réaliser ses objectifs.

Extrait du Timée de Platon :
Après avoir réglé tout cela, le dieu demeura à sa propre nature, et ses enfants qui avait compris et obéissaient aux désirs de leurs pères, reçurent le principe immortel de l’animal mortel, et, à l’imitation de leur propre créateur empruntèrent au monde des parcelles de feu, de terre, d’eau et d’air, qui devait lui être rendues un jour et les unit ensemble, non par des liens indissolubles comme ceux dont eux-mêmes étaient liés, mais par une multitude de chevilles invisibles à cause de leur petitesse, composant chaque corps des quatre éléments et enchaînant les cercles de l’immortel, sujet au flux et au reflux, dans le corps. Ces cercles, baignés d’une grande rivière dans le corps, ne pouvaient ni le maîtriser, ni être maîtrisés par lui, mais tantôt ils étaient entraînés de force et tantôt l’entraînaient, de sorte que l’animal tout entier se mouvait et progressait, de façon toutefois irrégulière, irrationnelle et n’importe comment dans les six mouvements, allant en avant, en arrière, puis à droite et à gauche, en bas et en haut, et dans toutes les six directions.

Beaucoup des textes des Anciens réfèrent à la métaphysique de l’homme, ce rapport étroit existant entre l’être physique, son âme et les êtres immatériels appelés créatures de Dieu, destinés à supporter l’homme selon ses propres choix individuels. Alors que tout ceci peut s’apparenter à l’alimentation d’un bassin de l’espoir et de l’impuissance dans notre éducation moderne, il est bon de savoir qu’à une époque lointaine, les hommes effectuèrent sur ce sujet, une quête systématique de la connaissance, en dressant un bilan des techniques et méthodes permettant d’atteindre des résultats avec la meilleure efficacité, tout comme le ferait notre science moderne.

C’est au cours du 19e siècle que la théorie de l’évolution de Darwin venait affronter celle de Dieu. Darwin, à l’analyse des anciennes formes de vies ayant existé sur la planète, expliquait alors, d’une manière très raisonnable, la façon dont la vie s’était diversifiée via un mélange d’amélioration continue et de hasard conduisant au résultat actuel, en prenant pour acquis que la Terre était un vase clos.

La venue de cette nouvelle théorie, fit à l’époque beaucoup de bruit et attisa les passions de ceux qui prônaient l’action de la philosophie divine, nommés les Créationistes.

La consécration de la théorie de Darwin survint durant les années 50, lorsqu’au cours d’une expérimentation scientifique, de l’hydrogène, de l’azote, de l’oxygène et de l’eau furent placés dans un ballon de verre, dans lequel fut injecté de l’électricité pour y simuler les éclairs. Au bout de quelques semaines, l’analyse des liquides du réservoir démontra la présence d’acides aminés, prouvant hors de tout doute selon la science, que Darwin avait raison.

Mais tout n’était pas dit. Curieusement, la théorie de Darwin laissait dans l’ombre deux questions fondamentales. La première est que la lutte prétendue entre les deux théories, était très inégale, puisque cette théorie de Darwin n’était en compétition contre rien du tout. Encore aujourd’hui, aucun scientifique digne de ce nom, n’est en mesure d’expliquer convenablement ce qu’était réellement le créationnisme de la théorie divine. De plus, bien qu’il soit possible de voir partout les formes de vies passées, desquelles il est possible de tirer la conclusion qu’elles menèrent aux formes de vies actuelles, en dépit de la bonne volonté de tous, nous sommes incapables de pointer un seul résultat de l’évolution qui aurait pris place au cours des derniers siècles, tel que la théorie de Darwin le prône. Pas un seul !

Les petits pois de Mendel le moine allemand, étaient bien réel et le papillon bleu qui était croisé avec le papillon rose donnait éventuellement un papillon bleu-rose, un mécanisme purement déductif. Mais un changement à celui à 5 ailes ou 5 pattes ou 3 antennes, où qui suggérait la possibilité d’un quelconque pas évolutif, comme celui ayant mené des dinosaures aux premiers mammifères, ou des premiers mammifères à l’homme, n’existait simplement pas.

Induction – Déduction.

L’expérience scientifique du réservoir produisant les acides aminés ne prouvait en rien la théorie de Darwin, puisqu’elle n’était pas en vase clos et que de l’électricité y était injectée, ce qui impliquait un apport extérieur, tel que la prétention de l’ancienne philosophie. Le mécanisme n’était donc pas celui d’un vase clos, purement déductif.

Darwin avait tout bien. Les formes de vies évoluaient et une fine ligne menait du dinosaure à l’homme. Mais la théorie de l’évolution de Darwin avait ceci de particulier qu’elle laissait tomber en cours de route un facteur important. L’évolution ne se produisait pas de façon continue, mais survenait par poussée, initiée par des changements provenant de l’extérieur, conséquence de la voix de Dieu.

La philosophie du divin. Induction.

Selon cet ancien savoir, la multitude de chevilles invisibles à cause de leur petitesse, sont les gênes, ce constituant élémentaire de l’ensemble des formes de vies. Le code génétique, soit la somme des gênes, ne passait pas son temps à changer du dinosaure à l’homme ou autre chose, mais soumise à la voix de Dieu, cette forme de rayonnement cosmique provenant de l’espace intersidéral, amplifié et modulé par la ronde des planètes, se faisait à des périodes précises et récurrentes. Cette radiation poussait dans une direction ou l’autre le code génétique, occasionnant sur la vie en général des changements, constituants de véritable pas de géant dans l’évolution, initiant des branches de vie tout à fait nouvelle et possédant leurs propres caractéristiques inventées.

Un neurone est la constituante primordiale du siège de nos pensées. Tout comme nous, il prend des décisions simples en fonction de paramètres, qui lui proviennent d’autres neurones extérieurs à lui-même. C’est l’assemblage en cascade d’une centaine de milliards de ces neurones, qui nous communiquent à un niveau humain, l’intelligence nécessaire à percevoir notre environnement. Tous ensembles, ils nous communiquent la puissance de déduire notre environnement, de le comprendre et d’y réagir en fonction d’une éducation que nous avons reçue.

Mais l’induction divine quant à elle, fait effectuer des bonds de géants à l’intelligence, passant orageusement du bâton à la fronde de David, ou du radeau au canoé.

Il est possible de décrire ce mécanisme d’une façon simple. Tout comme la construction biologique et sociétale des plantes et des animaux, être et vivre sur terre, implique absolument le respect du schème divin et rien de ce qui va à l’encontre de cette organisation de vie, n’est tolérée. Au contraire, tout ce qui favorise cette direction est avantagé.

C’est par ceci que surgirent aux moments les plus inattendus dans l’histoire du monde, des individus anonymes possédant une clarté de l’esprit inaliénable, doublée d’un charisme naturel, qui dessinèrent cette évolution de pensée. Des individus dont les paroles et le raisonnement coulèrent de source, qui suscitèrent un éveil à l’évidence en donnant le goût d’écouter et de rallier.

Appelés « saints » par les anciens, un mot largement corrompu, dont la signification réelle découle de « sain », signifiant incorruptible.

La botte cachée du peuple et la tare des empereurs.


15) Voir le mécanisme d’Antekythera



Ce qui est en haut, est en bas

Voilà que suivant les circonvolutions des planètes du céleste, le climat planétaire et vital ne se manifestait pas partout avec la même intensité. Certains endroits étaient nettement défavorisés et continuellement à l’écart ou sous la mire des calamités, comme les endroits rocheux ou les déserts. D’autres régions au contraire plus choyées, recevaient plus que leurs parts des bénéfices procurés par le céleste.

L’hémisphère nord était ainsi et il était divisé en 5 climats ou bandes de 1,000,000 de yards, s’étendant du pôle Nord jusqu’au 37ième parallèle (16). Selon les changements des temps survenant aux millénaires, les terres habitables variaient successivement au gré de ces climats, pour ne laisser à certaines époques qu’une bande réduite de 1,000,000 de yards autour du cercle arctique appelé le climat #1, qui s’accroissait au fur et à mesure des périodes, pour atteindre l’ensemble des cinq climats.

La philosophie des Anciens retient que les régions extérieures à ces climats, en deçà du 37ième parallèle, n’étaient jamais considérées comme habilitées à supporter adéquatement la vie, parce qu’inapte à recevoir cette essence divine et plus souvent qu’autrement sous le feu des calamités qui affectaient la planète. De plus, les variations périodiques du climat, n’allouaient pas des périodes de temps suffisamment importante, pour assurer le développement d’une société autre que temporaire. Le reste du temps, il n’y avait que d’étroites zones côtières qui étaient habitables.

Mais les sociétés temporaires, étaient justement ce que souhaitaient les puissants. Deux climats supplémentaires furent ajoutés, amenant cette frontière jusqu’au tropique du Cancer (17). Nous sommes aujourd’hui sur la fin de la seule époque, permettant un support à la vie dans ces deux climats et la dernière fois s’est produit il y a 6000 ans.

Ainsi avantagées par concomitances planétaires, c’est de ces régions couvertes par les cinq climats, que surgissaient toujours ces individus anonymes, capable de changer la face des états sans même lever une arme. Un de ces endroits était particulièrement avantagé sur les autres et la quantité de ces individus qu’elle a créée au fil des temps est telle, qu’elle représentait aux yeux des anciens un endroit privilégié, qui fut de ce fait appelé la terre Sainte, sur laquelle était construite une cité appelée la Ville Sainte.

Hiéropolis, aussi appelée Jerusalem à l’époque judéenne, n’était pas une petite cité. À une époque, elle abritait plus de trois millions d’individus avec toutes les structures nécessaires à leur support. Pas le genre d’endroit que l’on fait disparaître d’un vulgaire coup de balai. Et pourtant, constamment au centre des périls menaçant le pouvoir des maîtres, incapable de contenir la montée en puissance de ces individus, qui n’étaient à leurs yeux que des idéalistes incorruptibles et insensibles aux différents motivateurs, ils choisirent de la faire disparaître et ceci devint l’une des nombreuses raison de plus pour laquelle l’astrologie devait disparaître.

Mais faire disparaître la cité ne réglait pas tout. Cette disparition ne changeait rien à la qualité de l’endroit qui avait la particularité d’attirer les hommes comme des mouches. Qu’à cela ne tienne, il n’y avait qu’à faire disparaître l’endroit.


16) Grossièrement à la moitié des États-Unis et la Rive-Nord de l’actuelle Méditerranée.
17) À la hauteur du Mexique et de l’Égypte.



De l’Atlantide à la Terre Sainte

Le Critias de Platon nous parle de cette ancienne société disparue sous la mer, nommé Atlantide. Une société d’une puissance telle, qu’elle en était comparable à la nôtre. Tous ont pu suivre mes découvertes à ce sujet, alors que suivant la lecture d’un texte de l’ancienne histoire, ayant émergé au cours du 19e siècle appelé Oera Linda, j’ai pu forger une théorie pour le moins aventureuse d’une Atlantide, qui n’était pas située au centre de l’Atlantique, mais qui se révélait être l’Amérique actuelle.

Une théorie qui est demeurée ainsi, jusqu’au moment où l’analyse des cartes sous-marines des Antilles, de pair avec les cartes des anciens navigateurs, révélait dans la région jouxtant les petites Antilles et situé entre l’île de Cuba et la péninsule floridienne, une formation sous-marine gigantesque et parfaite, qui ne pouvait être le produit d’un simple hasard géologique.

C’est à cet endroit, précisément à l’endroit décrit par Critias, si on exceptait la prétention de nos historiens à l’effet que l’homme ancien ne possédait pas la capacité de traverser l’Atlantique, que se retrouvait à 100 mètres sous l’eau, une structure creusée dans l’île même qui la portait, formant un pentagone parfait. D’une dimension prodigieuse, ce pentagone de plus de 60 kilomètres de côté s’étend sur plus de 700 kilomètres carrés, possédait des détails qui reflétaient aussi la description du Critias de l’Atlantide.

Bien plus qu’une ville, la Cité D’or de l’Atlantide était une capitale du monde antédiluvien, une super puissance d’une richesse incomparable, qui s’effondrait dans un cataclysme il y a 11,000 ans.

La traversée de l’Atlantique était une réalité et l’homme ancien avait les capacités et les outils, nécessaires à parcourir les mers.

Comment une telle histoire avait pu être oubliée par les hommes modernes ? Pas tous les hommes modernes. Que les vulgaires.

Voici un extrait de la septième séance, du Troisième Congrès Historique du Journal de l’Institut Historique de Paris, du 17 septembre 1837, alors que M. Bole, ancien professeur d’histoire à la faculté des lettres de Toulouse, s’exprime en ces termes:

M. Bole :

Je citerai, comme pouvant aider à la résoudre, le Critias de Platon, qui m’a paru n’être qu’un fragment d’un ouvrage plus considérable sur le monde antédiluvien, fragment, qui n’a jamais été bien traduit dans notre langue, a été fort mal traité par M. Cuvier, dans son ouvrage sur les révolutions de la surface du globe. J’ai eu l’occasion d’en exprimer ma pensée à M. Cuvier, et j’ai l’assurance que, s’il eût vécu plus longtemps il n’aurait pas laissée subsister, dans le livre cité, une note d’autant plus extraordinaire, que ce livre n’est que la paraphrase de trois ou quatre propositions historiques de Platon dans son Critias.

M. de Rienzi examine en détail les opinions de MM. Fresse-Montval, de Monglare et Bole. Il ne croit pas beaucoup à l’identité que le premier découvre entre les Scythes et les peuplades qui, dès le commencement des temps héroïques, furent repoussées du nord au sud et d’orient en occident. On a, dit-il, entassé beaucoup de fables et de conjectures sur ces grandes migrations de peuplades. Et pourtant, avant de discuter, il serait bon de s’entendre sur la valeur des mots. Je serais, par exemple, fort aise de savoir, sans phrases, ce que M. Fresse-Montval appelle la Scythie, où il place la Scythie, quelles bornes il lui assigne.

Je partage toutes les idées de M. de Monglave sur la lacune que présente ce mémoire relativement à l’écriture proprement dite.

C’était là le fonds du mémoire ; ce n’en est pas malheureusement l’accessoire : nous regretterons tous cette perte.

Je ne sais trop pourquoi, à propos de systèmes d’écriture, M. Bole est venu nous parler de l’Atlantide. Eh! mon Dieu, quel est celui d’entre nous qui ne se soit pas occupé, une fois au moins, dans cette vie, de cette question tant controversée ? Malheureusement, plus nous avançons, moins le voile s’éclaircit. Je serais, pour ma part, charmé que M. Bole pût appuyer son système de quelques preuves nouvelles ; mais, à vous dire vrai, j’y compte peu. Tout a été dit sur cette question.

M. Bole reprend la parole :

Le déluge atlantique, dit-il, est établi de la manière la plus authentique ; il l’est par le témoignage de l’histoire ; il l’est par l’enveloppe du globe ; il l’est par le nom de l’Atlantide, qui atteste encore cette catastrophe. Le jeune Solon, ayant été envoyé en Egypte pour y perfectionner son éducation, fut recommandé à un vénérable vieillard, prêtre de Saïs, qui, le conduisant dans un des temples de cette ville, lui dit, en lui montrant les caractères hiéroglyphiques qui étaient tracés sur les murs : Vous autres Grecs, vous n’êtes que des enfants en histoire ; vous n’admettez qu’un déluge ; il en est quatre au moins dont on pourrait donner l’histoire précise. Là-dessus, le prêtre raconte notamment le dernier de ces déluges, le cataclysme qui avait englouti le monde atlantique. Il désigne avec une rare précision la distance du détroit des Colonnes aux Antilles, le golfe du Mexique, la mer véritable qui en est environnée, le double continent des deux Amériques. Il nous apprend que cet immense continent. Situé vis-à-vis des Antilles, et l’Égypte, qui était à l’extrémité opposée de l’Atlantide, formaient des colonies de ce vaste empire ; et ce qu’il y a de bien remarquable, ce sont les rapports qui existent, en effet, entre ces deux pays. Je vais en signaler deux seulement.

Le prêtre de Saïs qui voulut bien expliquer quelques fragments d’histoire au jeune Solon, lui donna une description assez détaillée du déluge : c’est une des planches de la Genèse, qui se conservait en Égypte sur les murs des temples. Voyez-vous, lui disait-il, cette ligne d’hommes qu’on représente sans bouche ? On les figure ainsi parce que, privés du secours des lettres, ils mouraient muets pour la postérité, grammatsi teleutan aphonous. Venait ensuite l’anéantissement de l’espèce humaine par le déluge et le salut de quelques-uns dans des barques.

Eh bien ! cette planche de la Genèse atlantique a été retrouvée près du lac de Saint-Christophe, dans le Mexique. Gémelli-Carreri nous l’a conservée, sans en avoir vu le rapport avec le Critias. Il la tenait du seigneur Catzicasgo y Theotihuacan , l’un des descendants de Montezuma. Ces vieilles planches des livres liturgiques des Metciti, ou plutôt des peuples qui les avaient très anciennement précédés, sont fort rares, parce que les Espagnols les ont fait détruire.

Une seconde preuve bien plus frappante de la véracité du Critias, est dans un fait certain, que personne encore n’a remarqué. Platon nous dit quelque chose de l’histoire des Atlantes, et il nous apprend qu’un prince du nom d’Atlas avait régné sur ce peuple ; qu’il était si sage et si vénéré que tout le pays avait pris son nom . On le donnait aux villes, aux rivières, aux montagnes, aux premiers-nés des familles. Tout ce qu’on voulait désigner avec affection ou complaisance s’appelait Atlas sous ce prince et sous ses descendants. Eh bien ! à l’époque de la conquête de Cortès, les Meciti possédaient un ouvrage national que Cortès parvint, non sans peine, à faire traduire ; c’était l’histoire de la conquête du Mexique, faite par les Meciti, eux-mêmes conquis par Cortès. À cette époque, leur pays était divisé en deux cents provinces. Sur ces deux cents, quatre-vingts portaient le nom d’Atlas, sans aucune altération, au commencement, à la fin, au milieu des mots :

Atla-pulco.
Atla-Hancha,
Atla-Cuiliuayan,
Mac-atlan,
Maz-atlan,
Am-atlan.
Reep-atlan,
Chichibu-atla-tacula,
Cuezcomaq-antla-huacan.

Je n’ose, Messieurs, vous citer pareillement de mémoire le passage grec du Critias, qu’il faut rapprocher de tous ces noms qui le vérifient d’une manière si étonnante. Mais j’en ai été assez frappé pour être bien sûr que vous le trouverez dans l’édition in-folio d’Henri Etienne, avec la traduction latine, p. 114, lettre A. Si le savant Grotius eût connu ces faits, il n’aurait pas commis la bévue de donner aux provinces américaines qui se terminent en « lan», une origine allemande ou anglaise, car le mot anglais on allemand qui veut dire pays, n’est pas lan mais land.

D’ailleurs, y a-t-il rien de plus ridicule et de moins fondé que cette étymologie de Grotius? — Un journal nous a parlé, il y a trois ou quatre mois, d’une ville qu’on vient de découvrir en Amérique, et qui s’appelle Antlan. Ce nom ne m’étonne pas, après le passage que j’ai cité de Platon. Ainsi, je maintiens ce que j’ai dit sur le Critias comme fragment curieux, authentique, irréfragable de l’histoire antédiluvienne, et j’en tire pour conséquence que les hiéroglyphes étaient des véritables caractères graphiques antédiluviens.

M. Eugène de Monglave :

Tout ce qu’a dit l’orateur qui descend de la tribune, est savant, fort savant, trop savant peut-être ; mais est-il bien resté dans la question ? je ne le pense pas. il nous a conduits avec Solon dans les temples de l’Égypte ; puis, reconstruisant d’un coup de baguette la vieille Atlantide de Platon, il nous a fait traverser à pieds secs l’Océan, et a fini par nous perdre dans les pyramides du Mexique. Pourquoi ce long voyage ? je ne l’ai pas trop compris, je l’avoue. Il s’agissait, si je ne me trompe, des différents modes d’écriture et nullement de l’Atlantide de Platon. Ce sujet a été traité à fond dans cette enceinte, an congrès de 1855. Je regrette que l’honorable préopinant n’y ait pas assisté ; il aurait été témoin des laborieuses recherches de notre collègue M. Farcy ; il m’aurait vu jeter aussi quelque lueur sur cette vieille question tant controversée. Tout cela est imprimé dans deux gros volumes auxquels je renvoie M. Bole. Pour le moment, tenons-nous-en, je vous prie, à la question graphique qui nous occupe, et n’en sortons plus.

La discussion sur le mémoire de M. Fresse-Montval continuera à la prochaine séance.

Voici un extrait des déclarations lors de la huitième séance, ayant eu lieu le jour suivant, alors qu’un nouveau président agissait comme maître de séance, Monsieur le Chevalier Alex Lenoir.

Monsieur le Chevalier Alex Lenoir :

Après M. de Monglave, est venu M. Bole , qui a paru traiter avec quelque dédain l’opinion que nous avions émise sur l’origine des hiéroglyphes. Entièrement préoccupé de l’existence de l’Atlantide et des récits qu’en a conservé Platon, il a voulu que l’écriture hiéroglyphique fût antédiluvienne, c’est-à-dire antérieure au cataclysme qui a submergé l’Atlantide, le seul déluge, a-t-il ajouté, dont nous puissions parler.
J’en demande bien pardon à l’honorable orateur, mais le cataclysme qui a submergé l’Atlantide me semble au contraire le seul dont il ne nous soit pas possible de parler.

En effet, Messieurs, quand des hommes spéciaux ont traité la question la plume à la main et à tête reposée, quand ils ont consulté tous les documents qui existent relativement à cette question, quand l’inspection du lieu même que Platon a décrit, a été faite par eux, et que malgré tant d’indices et de probabilités ils suspendent encore leur jugement, j’ose croire qu’il y aurait chez nous bien de la hardiesse à nous prononcer affirmativement, surtout lorsque ce n’est que par improvisation et avec des réminiscences, que nous pouvons traiter une thèse aussi controversée.

L’intérêt, du premier de ces deux extraits, réside dans l’aparté que fit le professeur Bole, au cours de l’agenda concernant le sujet des hiéroglyphes. Cet aparté, explique le fait qu’il n’ait pas été cité à la table des matières comme sujet spécifique, et qu’il soit parvenu jusqu’à nous.
L’intérêt du second est de démontrer l’omerta qui existait sur ce sujet, par l’arrivée d’un nouveau président, possédant le titre de chevalier et par la façon dont cette question, fut cavalièrement éclipsée de la séance, spécifiant que le cataclysme de l’Atlantide était le seul dont il n’était pas possible de parler, puisqu’il avait déjà été traité par des hommes spéciaux possédant toutes les données, n’hésitant pas à balafrer au passage le professeur Bole en le traitant poliment d’improvisateur travaillant à partir de réminiscences.

Sous cet angle, l’Égypte des pyramides, n’était qu’une colonie survivante d’un monde déjà disparu depuis longtemps.

Mais les choses ne se sont pas arrêtées là en Amérique.

Voici ce que Georgius Hornius (1620-1670) disait dans sa dissertation sur l’Amérique:

En vain objectera-t-on qu’il n’est pas possible que les Scythes ou Tartares n’aient jamais pu se déterminer à entreprendre une transmigration si longue et si dangereuse : car Pline et Ammien Marcellin affirment que les Scythes-Cannibales ou Anthropophages, dépeuplèrent toute la contrée voisine, et forcèrent les habitants à s’enfuir dans les régions les plus éloignées, pour y trouver un nouveau séjour. Les noms de ces peuples Cannibales sont en quelque sorte ensevelis dans l’oubli, quoique, suivant Hornius, on en trouve encore quelques restes en Amérique. Du côté de la Floride, il y a un peuple nommé Apalatci ou Apalcheni , qui pourrait, à en juger par la ressemblance des noms, être le même que les Apalaei ou Massagetes, dont quelques descendants se font vraisemblablement transportés dans le Nouveau Monde ; car nous trouvons les Mazarecae ou Mafatecae, formant une des quatre nations de la nouvelle Espagne, et les Massachasetae, Massachusetae (ce qui approche encore davantage du nom Massagaseta), situés dans la Nouvelle Angleterre. Les Tambi, ancien peuple du Pérou, suivant Hornius, descendent des Tabieni de Ptolémée, desquels le promontoire de Tabis ou Tabin a tiré son nom. Nous inférons de là, que les Tabieni habitaient les mêmes lieux qu’habitent actuellement le Jukagri, les Koraecki, les Tschuktschi, les Liutori, les Kamtschadali et lesKurili ; c’est-à-dire, cette partie de l’Asie qui est le plus au nord-est, vers le promontoire que nous venons d’indiquer, et par conséquent que les Tartares Asiatiques, les Sibériens & les Kamtschatkiens, contribuèrent à peupler le Nouveau Monde.

Hornius nous apprend qu’il y eut une transmigration des Huns, des Turcs, des Tartares, des Mogols, et autres nations scythes en Amérique. Les Huns, ou du moins une branche de ce peuple placée dans la partie la plus reculée de l’Asie, portaient le nom de Cunadani ou Canadani, d’après Canad, endroit peu éloigné de la mer, où quelques-uns d’eux demeuraient. Leurs descendants ont bâti dans la Hongrie une ville nommée Chonad ou Chunad, dont les habitants, ainsi que ceux des environs, portent encore actuellement le nom de Chonadi ou Cunadi. C’est d’eux, suivant Hornius, que les Sauvages du Canada tirent leur nom et leur origine. Et comme un Auteur digne de foi assigne aux Huyrones des demeures dans le voisinage des Mogols, il croie que ces Huyrones ont été les ancêtres des Hurons, situés sur les frontières du Canada, et que les Hunni ou Chuni, avec les Alani, dont ils étaient voisins ont été pareillement les ancêtres des Chonfuli , peuple dont le pays est situé aux environs de Nicaragua. Le même Auteur suppose que les Parii, ancien peuple scythe, ont peuplé la région de Paria en Amérique. Ajoutons qu’Hérodote, parlant d’un peuple Scythe ou tartare, appelé Napa, et d’un autre peuple qu’il nomme Pali, notre Auteur conjecture que les Népi, dans l’île de la Trinité, descendent des premiers, et les Otapali dans la Floride, des autres. Les Turcs semblent avoir été appelés Lyrca par Hérodote, et sont, suivant Hornius, les ancêtres des Iroquois. Bien plus, comme les Hyrcaniens descendent des Lyrcae , et portaient dans leur propre Langue le nom de Tzuruki, il considère les Souriquois comme leur postérité. Les mots Mexicains Teu & Tépec, qui signifient Dieu & une Montagne, avaient la même signification dans l’ancien langage turc : ce qu’il regarde comme une preuve de la vérité de son opinion. On trouve quelques traces des Mogols dans les Tamogali et dans les Mogoles, aux environs de Rio de la Plata. Choten ou Chotena, Paita, et Tangur ou Tanguth sont des noms propres de lieux dans la grande Tartarie ; de même, on trouve Coton dans le Chili, Paita dans le Pérou, et Tangora dans le même pays. Les noms propres Mexicains se terminent presque tous en an, comme Teutitlan ou Coatlan, Hazatlan, Quezatlan, Potutlan, etc. L’on en peut dire autant des mots Tartares, Indiens, ainsi que de ceux des autres peuples Orientaux. Plusieurs des noms propres Scythes ou Huns, sont précédés de la particule Al ; ce qui est ordinaire aux habitants de Jucatan, et des parties adjacentes de l’Amérique septentrionale. Un Roi Américain, nommé Tatarax, régna autrefois dans Quivara. Il semble avoir été d’extraction Tartare : car les Turcs & les Tartares ajoutent fréquemment la particule ax aux noms propres de leurs Princes, sans compter que le mot de Tarar se trouve dans le nom de ce Prince. D’autres Monarques Américains ont porté les noms de Stalderax, d’Almorax, de Merebax, et de Naguatax. De même, Aztlan, ancien nom dans le Royaume du Mexique, répond exactement à celui d’Aztlan Beg ; Prince Turc, qui vivait en Natolie vers 1300 de notre Ere.

Les Epicerini, peuple du Canada, apprirent aux Européens, quand ces derniers arrivèrent dans leur pays, qu’à une grande distance d’eux ; vers l’occident, il y avait une nation qui disait que des Marchands étrangers sans barbe, venait fréquemment dans de grands vaisseaux, pour faire commerce avec elle. On prétend qu’on a trouvé sur les côtes de Quivira plusieurs vaisseaux, dont les proues étaient ornées d’or & d’argent ; ce qui prouve que ces vaisseaux avaient appartenu à des Chinois, ou à des Japonais. Acosta atteste que quelques vaisseaux Chinois considérables ont fait naufrage sur les côtes de la mer du Nord, au-dessus de la Floride. Il y avait dans Quatulca une tradition reçue, selon laquelle des Négociants étrangers y étaient arrivés de l’Occident, après un long voyage, et que ces Négociants avaient des habits de soie : d’où nous concluons que les Chinois ont visité l’Amérique, et communiqué quelques-unes de leurs coutumes aux habitants de ce pays : ce qui prouve aussi le rapport entre la manière d’écrire des Chinois et celle des Américains. Nous ne croyons cependant point qu’un grand nombre de Chinois natifs se soient établis dans le Nouveau Monde : ce peuple aime trop passionnément son pays. Il paraît que les Japonais ont aussi commercé avec les Américains. Les Chiapanecae, qui vinrent de Nicaragua, mais originairement du Mexique et de la Californie, semblent, à en juger par leur nom, descendus de quelques Japonais passés en Amérique. On trouve aussi quelques traces de Japonais dans le nom Chiapa, qui est celui d’une rivière, d’un lac et d’une province du Mexique, comme aussi dans le Ker-Japon de l’île de la Trinité.

Ajoutons que dans la Langue Japonaise, Tonus signifie le Soleil, la Lune et les Étoiles, comme aussi les Gouverneurs, les Rois et les Princes, et que les Mexicains appellent le Soleil Tanatiticus, et la Lune Tona. Les habitants d’Hispaniola désignaient aussi les Nobles ou les Princes par le mot de Taino, Les Tartares appelaient anciennement les Japonais, Zipangri, et quand Colomb arriva à S. Domingue, et qu’il apprit que les naturels du pays appelaient une partie de leur Isle Zipangi, il crut être au Japon. Le nom de Montezuma ou Motezuma, titre ordinaire des Rois du Mexique, est manifestement d’origine Japonaise , Motazaiuma, suivant Hornius, étant un titre affecté aux Monarques Japonais. Mais, quoique les Japonais aient laissé quelques-uns de leurs compatriotes en Amérique, le nombre ne peut en avoir été considérable. Ce peuple, d’origine Chinoise, a sans doute observé les coutumes politiques de la Chine. Cependant, comme sous le nom de Chinois différents Auteurs orientaux comprennent quelques Tartares, d’un caractère opposé à celui des vrais Chinois, nous supposons que les premiers accompagnèrent les autres, ainsi que les Japonais dans leur trajet en Amérique. Il s’ensuit que le Nouveau Monde a été peuplé particulièrement par les habitants de la Tartarie Asiatique.

Observons encore que le fondateur de l’Empire du Pérou se nommait Manco ou Mancu, selon les Américains mêmes. Or, Manco ou Mancu est évidemment le même nom que Manchew. Il faut donc que quelques colonies de Manchew soient venues s’établir en Amérique, et particulièrement au Pérou. Cet Empire & celui du Mexique ayant formé la partie la plus policée du Nouveau Monde, on suppose que les Chinois ont le plus fréquenté les habitants de ces pays, et y ont établi des colonies. Remarquons encore que les Tartares Manchew, amenés probablement par les Chinois, fondèrent l’Empire Péruvien, comme ceux qui accompagnèrent les Japonais, élevèrent celui du Mexique. Ainsi les Chinois et les Japonais semblent avoir seuls commercé avec les Américains, communiqué à ces peuples plusieurs de leurs noms, de leurs coutumes, etc. et amené avec eux les Tartares Manchew dans cette immense région. Or ces Tartares sont une branche de ceux qui habitent la partie la plus septentrionale de l’Asie.

Le P. Jartous a publié une description curieuse de la fameuse plante Ginseng ; il la composa en 1709, dans le temps même qu’on recueillait cette plante, qui paraît originaire de la Tartane Manchew. Le P. Jartoux s’était imaginé qu’elle ne croissait que dans le Canada : cette idée engagea le P. Lafîtau, missionnaire Jésuite, dans le Canada, à faire des recherches sur le ginseng. Il y réussit enfin au bout de trois mois. Il y avait déjà longtemps que les Américains connaissaient les vertus de cette plante, et qu’elle portait parmi eux le nom de Garent-oguen, qui signifie les cuisses d’un homme ; le nom Tartare ou Chinois du ginseng, a la même lignification. Cela surprit le P. Lafitau; il en conclut avec raison que l’Amérique septentrionale tenait à la Tartarie, ou du moins à quelque pays contigu à l’une et à l’autre, puisqu’il est impossible, sans cela, que les Tartares et les Américains eussent désigné les mêmes choses par les mêmes noms. Nous trouverions de nouvelles preuves, si nous examinions les plantes et les animaux, les coutumes et les religions, etc. de ces deux vastes continents, formant avec les mers qui leur appartiennent, la partie la plus considérable de notre globe.

Le Capitaine Behring trouva le pays à plus de cinquante milles d’Allemagne, à l’Orient de Kamtshatka, peuplé, suivant les apparences ; car y étant arrivé à l’embouchure d’une grande rivière, il envoya à terre quelques hommes qui ne revinrent plus. Il est probable qu’ils furent tués ou retenus par les naturels du pays. Quelques ouvrages publiés dans le mois d’octobre 1737, parlent des habitants de certaines Isles entre Kamtshatka, le Japon et l’Amérique. Convenons cependant que la relation trop peu détaillée des découvertes des Russes dans ces régions ne suffit pas, pour qu’à cet égard on puisse avoir découvert la vérité. On peut seulement conjecturer avec vraisemblance, que les Îles ou le continent entre Kamtschatka, le Japon & la Californie, que les Européens ne connaissent qu’à peine, ne manquent pas d’habitants. Il est probable que ces habitants sont venus de Tartarie, de Kamtschatka & du Japon ou ils font leur séjour. Concluons que les premiers Californiens, et les habitants des parties adjacentes, ont pris le même chemin. Il est prouvé que la Tartarie & le Japon ont été peuplés avant l’Amérique, comme étant plus près du pays de Sinhar, où tout le genre humain était rassemblé avant la dispersion. Il paraît par les dernières découvertes faites à l’est du Japon et du Kamtschatka, et par les habitants qu’on y a trouvés, que l’Amérique a été peuplée par des colonies du nord-est de l’Asie. Cette conséquence est fondée, quand on accorderait à M. Dobbs que l’extrémité la plus reculée du pays découvert par le Capitaine Behring, est à sept ou huit cents lieues de la partie la plus avancée de la Californie, qui du moins nous soit connue.

Déjà à cette époque, la censure régnait sur ce sujet et ces gens ne faisaient que remettre en place les pièces du puzzle de la façon la plus intelligente du moment, en dépit de la désinformation éducationnelle dont ils furent victimes et de cette pression indue pour ne pas révéler certains éléments essentiels de l’histoire.

Dans cet extrait du Nouveau dictionnaire des origines, inventions et découvertes, nous pouvons comprendre le nettoyage auquel étaient soumis les déportés, qui tentaient d’apporter avec eux manuscrits et livres au cours de leurs voyages.

Nouveau dictionnaire des origines, inventions et découvertes

Rasés, médecin arabe, non seulement il déposa, comme un gage, une quantité considérable de vaisselle, niais encore, il fut obligé de nommer un seigneur pour lui servir de caution dans l’acte par lequel il s’engageait à rendre ses livres à la Faculté. Dans le XIe. siècle, on inventa le papier dont tout le monde se sert aujourd’hui, et cette nouvelle invention, en augmentant le nombre des manuscrits, facilita singulièrement l’étude des sciences.

Plusieurs siècles avant l’intention de l’imprimerie, différents gouvernements avaient défendu les manuscrits et les avaient fait livrer aux flammes. Cela est arrivé souvent chez les Grecs et les Romains. À Athènes les ouvrages de Protagoras furent prohibés et tous les exemplaires que l’on en put découvrir furent brûlés par le crieur public. À Rome, le sénat fit brûler les livres de Numa trouvés dans son tombeau, parce qu’ils étaient en opposition avec la religion de l’état. Goname le peuple de Rome était extrêmement superstitieux et que les livres des astrologues l’entretenaient dans cette disposition, le sénat fit souvent supprimer ces ouvrages par le préteur. L’empereur Auguste fit brûler tout à la fois plus de vingt mille exemplaires de ces ouvrages des astrologues.

Il avait commencé par le livre du satirique Labienus : ce fut le premier ouvrage condamné au feu et Auguste fit une loi contre les livres de ce genre. Sous Tibère, le sénat condamna aux flammes l’ouvrage de l’historien Crétius. Antiochus Épiphane fit brûler les livres des juifs et dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les livres des chrétiens furent traitées de la même manière. Kusèbe nous apprend que Dioctétien fit brûler la Bible. Après que la religion chrétienne fut établie, le clergé exerça contre les livres qui ne s’accordaient pas avec les dogmes reçus le même genre de proscription. Ainsi, les livres d’Anus furent condamnés au feu, et Constantin menaça de mort ceux qui en recèleraient. Le concile d’Éphèse obtint de l’Empereur Théodose II que les livres de Nestorius fussent brûlés et chaque siècle vit renouveler la même persécution.

Ainsi, dès que l’homme perdait l’information relative à ses origines, ce n’était plus qu’une question de quelques générations avant qu’une éducation systématique, doublée de la crainte des foudres des puissants, avant que les jeunes ne reviennent à la maison avec une histoire complètement tordue, que personne n’osait plus rectifier.

La Nouvelle Angleterre, la Nouvelle France, la Nouvelle Bretagne, il y eut aussi à une époque la Nouvelle Belgique, la Nouvelle Allemagne, la Nouvelle Espagne. Ce qualificatif de nouveau, n’a pas été prêté sans raison. Dans notre fausse histoire, rien n’a été fait à la légère. En 1492, Colomb était à la recherche des Indes situé près de la Chine, dans la terre de l’Asie. Il mit effectivement le pied en Inde, près du pays des Sins, dans ce grand continent qu’était l’Asea.

Ce n’est que plus tard, alors que l’Amérique devenait l’Inde occidentale, que le Bengale devint l’Inde orientale, celle actuelle. L’Asea était l’Amérique, ou la terre du milieu, ainsi appelée parce qu’elle pouvait être rejointe par les navigateurs, quelle que soit la direction vers laquelle ils naviguaient. La fausse prémisse, soutenant l’hypothèse d’Hornius, est que la colonisation a bien eu lieu à une époque antérieure à celle de Colomb, mais dans la mauvaise direction. La terre native de l’homme au teint blanc, aujourd’hui porteur de la civilisation, la terre de toute l’histoire avant celle de la Rome Italique, était l’Amérique.

Ces changements engageaient rapidement à la popularisation d’un autre nom pour les Indes Orientales et furent appelés « Amérique », qui n’était qu’une évolution du mot « Amerech », lui-même dérivé du mot « Armorique », un territoire qui fut plus tard assimilé à une province française.

 

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Les Indes, Armorique, Amerech, Galilée étaient partie intégrante de l’Asea d’origine, l’endroit ou était situé la Terre Sainte, berceau d’accueil de l’humanité et identifié sous le nom de Vinhland à la frontière du Vermont et du Québec, sur cette carte géographique du grand empire des Normands de 975 à 1210, insérée à la toute fin du livre Les Rythmes du Climat de Ed LeDanois.


Cette carte montrait une bien curieuse planète. Une planète qui ne comprend qu’une seule communauté humaine d’apparence complexe, ce griffonnage situé à la hauteur du Vermont. Le reste étant constitué d’avant postes, prenant l’apparence de comptoirs commerciaux.

C’est au début de notre ère que le grand Empire Romain, dit le « Saint-Empire Germanique » s’installa dans l’Europe actuelle et constitua un des deux pôles de ce Nouveau Monde, celui du nouveau dieu. L’autre de ces pôles, le Vinhland, la Terre Sainte, constamment sous les feux de l’empire, se retrouva déchirée et démantelée dans les siècles qui suivirent. C’est au cours du 14ième siècle, soit un peu avant la Renaissance et la découverte de Colomb que l’empire appliqua la phase finale de son plan, celle dans laquelle ils quitteraient officiellement l’Amérique avec les leurs, laissant derrière tous ceux qui ne souhaitaient pas adhérer à la nouvelle histoire impériale, le temps qu’il faudrait pour effacer la mémoire des nouvelles générations, avant de revenir.

À l’aide d’une piraterie organisée et de la censure des cartes marines, un siècle fut nécessaire pour tordre suffisamment la mémoire des hommes et assurer une nouvelle histoire. À quoi bon conquêtes et guerres, puisqu’après la disparition de l’Amérique, il n’y avait plus qu’à la découvrir et à la posséder.

Et voici dans la Biographie des Sagamos d’où venait le nom de Québec, prétendu depuis un héritage des Indiens.

M. de Champlain, comme ceux qui l’avaient devancé, fait une description magnifique du pays qu’il parcourait, et, dit l’auteur des « Beautés de l’Histoire du Canada », elle n’était pas exagérée. Ces forêts primitives, et ces vastes nappes d’eau, les unes toutes peuplées de daims et de chevreuils, les autres de castors et de poissons délicieux,devaient offrir des solitudes enchanteresses et admirables points de vue. La nature devait y être pleine d’une majesté vénérable, et y déployer une magnifique fécondité. Et Québec [52] s’élevait déjà comme un vaste amphithéâtre.

Note de l’auteur 52: Je crois avec M. Andrew Stuart, que Québec est un nom propre français. Le comte de Suffolk, un des lieutenants de Henri V (1387 -1422), portait sur son sceau le nom de « Québec », qui était sans doute quelque lieu de Normandie où il avait signalé sa valeur.
La Terre Sainte et le reste de l’histoire véritable, étaient simplement escamotés, l’objectif était atteint.

Le Christ of Colomb ne découvrait pas, il redécouvrait. Une telle position enlevait aux puissants l’obligation d’expliquer dans la suite de l’histoire, qu’elle avait été en fait conquise. Pas de guerre, puisqu’il n’y avait qu’à envoyer quelques couvertures infectées de variole et le travail se ferait de lui-même. Pas de guerre, puisque la terre d’Amérique n’était plus connue, les autochtones n’étaient pas des humains, les tuer n’était donc pas inhumain.

À partir de ce jour, l’orient cessait d’être la définition d’une direction, et la méditerranée cessait d’être la définition d’une étendue d’eau encadrée de terre.

Notre histoire est un plan de conquête qui se déroule depuis 3 millénaires. Les décadences de société furent imparables. Imparables, parce que les sociétés avaient été préparées en conséquence. Comprenons bien le sens de cette phrase. Ces préparations ne visaient pas à prévoir et se parer contre de tels effondrements, mais au contraire de les accélérer et de les rendre implacables. Une tâche qui s’est poursuivie depuis.

Elles furent, et continueront d’être des évènements graves.

En mettant du monde neuf, qui n’a plus mémoire de ces connaissances, qui n’a plus le savoir permettant de connaître la provenance de ces évolutions, qui ne possèdent plus ses racines, la science de la petite cause pouvait enfin s’élaborer. Au fil du temps, le nettoyage de ceux qui possédaient le savoir, finirait invariablement par éliminer les rébellions. Lorsque ces évènements survenaient et qu’un d’entre eux découvrait le pot aux roses, il n’y avait plus qu’à prétendre à l’idiot du village ou l’illumination. Tous en rigoleraient un grand coup !

Être membre d’une élite et victime du syndrome de dieu, lié par le secret professionnel ou lié par celui de la sécurité nationale ou par celui de la confrérie, est du pareil au même et n’a jamais visé à protéger le savoir des autres gangs, mais des yeux du peuple, du vulgaire, du manant, de celui qui n’a pas eu la chance d’être informé de ce qui se tramait, celui qui n’avait pas le fric nécessaire pour aller à l’école et qui malgré tout, a trimé dur toute sa vie pour élever sa famille, croyant à tort qu’il participait à sa société, alors qu’en réalité il participait à encaver plus profondément cette différence entre des classes invisibles de notre société.

Pour y arriver, ils ont dû éduquer ceux qui restaient, que tout ce qui venait avant, n’était que balivernes et imbécillités, instaurant du coup l’obscurantisme.

Histoire des sciences occultes

Mais son origine remonte au premier jour où des hommes instruits voulurent assurer à leurs connaissances, un caractère surnaturel et à un prix incommunicable, pour paraître eux-mêmes supérieurs à l’humanité, et dominer sur les restes des mortels.

Quels furent, sur l’esprit humain, en général, et d’abord sur la science elle-même et sur les hommes qui la cultivaient, les effets de ces habitudes jalouses, et si contraires à la philosophie libérale qui se fait aujourd’hui un noble devoir du soin de répandre les lumières ? Cette disposition générale dut surtout s’appliquer à l’étude des sciences occultes : on ne cherchait que des moyens de produire des merveilles et tout ce qui ne devait pas y conduire semblait peu digne d’attention.

D’une telle méthode, il ne peut que résulter des connaissances partielles, interrompues par de vastes et importantes lacunes et non pas une science dont toutes les parties enchaînées entre elles se rappellent mutuellement, en sorte que la connexité de l’ensemble préserve les détails de tomber dans
l’oubli.

Chaque secret, chaque connaissance pouvait se perdre isolément et l’habitude du mystère rendait chaque jour le danger plus probable. Ceux qui douteraient de notre assertion peuvent la vérifier sur des faits modernes.

 

Ajout : Vidéo faite par l’auteur lors d’un voyage d’exploration pour tenter de ramener des images de la société archaïque.

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Lire la suite : 1969 – Le Plan

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