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	<title>Commentaires sur : Phase IV de la crise systémique: début de la séquence d’insolvabilité globale</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Par : LeTransmuteur</title>
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		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 22:59:21 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1943&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Ouf, une bonne chose de faite, par François Leclerc&quot;&gt;L’actualité de la crise : Ouf, une bonne chose de faite&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas bien par quel bout prendre ce G7 de Rome qui vient de se terminer aujourd’hui. Peut-être par la stupéfiante déclaration de quelqu’un qui n’y assistait pas, Nicolas Sarkozy : « moi je n’ai pas à me plaindre d’avoir à gérer la crise du siècle et d’avoir à trouver des solutions. » a-t-il déclaré de Val d’Isère, où il assistait aux Mondiaux 2009 de ski alpin, pour y trouver certainement de l’inspiration. Ou bien par celle de Jean-Claude Trichet, président de la BCE, qui à propos de Timothy Geithner, secrétaire au Trésor US, a expliqué aux journalistes « Tim est très connaisseur, il sait de quoi il parle », sans bien entendu dire de quoi ils avaient parlé. Ou bien encore celle de Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances française, qui a qualifié le dîner qui réunissait vendredi soir les participants du G7 de « très sympathique et chaleureux ». Pour un peu, le communiqué final du G7 se limitait au menu des agapes et chacun repartait ensuite chez soi vaquer à ses petites affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les déclarations de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, étaient elles plus dignes de l’événement. Après avoir déclaré à l’AFP, à propos de ce même dîner, que « les gens ne chantent et ne dansent pas vraiment sur les tables », il a estimé que les économies des pays avancés sont en « profonde récession » et que l’économie mondiale est « proche de la récession ». Il a ensuite mis les points sur les « i ». « Le problème à traiter, c’est (…) la restructuration du secteur bancaire », estimant que la création d’une bad bank « est plutôt la solution la plus simple ». « Cela ne redémarre pas tant qu’on n’a pas nettoyé les bilans bancaires », a-t-il poursuivi, avant de conclure « Les banques qui ne sont pas viables, il faut réussir à les faire reprendre par les autres, voire les fermer ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne semblait pas spécialement pouvoir partager l’opinion du gouverneur de la Banque de France, Christain Noyer, pour qui « on ne doit pas noircir la situation », message que ce dernier a tenu a faire passer samedi en fin d’après-midi. On va finir par se demander, au fil de ses déclarations apaisantes, s’il ne va pas à la prochaine occasion carrément dire que tout va bien et qu’il ne comprend pas toute cette agitation, ces déjeuners, ces dîners et ces réunions. Jean-Claude Trichet, cultivant de son côté toujours son rôle de sphinx, n’excluait pas « des actions non traditionnelles additionnelles » de la BCE, ne parvenant pas a créer la surprise étant donné que c’est ce qu’il avait déjà annoncé fin janvier et qu’il persévérait dans cette formulation négative, se gardant bien d’annoncer quoi que ce soit. (Les « actions non traditionnelles additionnelles », c’est l’achat de bons du trésor ou d’actifs bancaires par la BCE, grâce à la « planche à billet »).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fallait pas chercher auprès des autres participants beaucoup plus de précisions sur les discussions. Timothy Geithner a donné comme seul éclairage : « nous allons travailler étroitement avec nos collègues du G7 et du G20 pour trouver un consensus sur des réformes qui répondent à l’ampleur des problèmes révélés par cette crise ». Se voulant positive, Christine Lagarde a pour sa part précisé que « tout le monde était d’accord que c’est sur l’investissement public qu’il faut faire porter l’effort tout de suite, pour que ça commence à produire des effets le plus rapidement possible », apportant ainsi des détails décisifs à la bonne compréhension des mesures décidées, rassurant par là même les contribuables des sept pays les plus riches du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que retenir du communiqué final ? Un vague satisfecit aux dirigeants chinois, pour tourner la page des déclarations initiales de Timothy Geithner, la réaffirmation de principe que le protectionnisme ce n’est pas bien et l’énumération, pour étoffer le texte, des mesures déjà prises par les uns et les autres des participants. Très maigre pour définir une réponse commune à la crise qualifiée pourtant de « tourmente financière ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La stabilisation de l’économie mondiale et des marchés financiers reste notre plus haute priorité » est-il réaffirmé, au cas où l’on en douterait. On lit plus loin que « le G7 s’engage à prendre toute nouvelle mesure qui se révèlerait nécessaire pour rétablir la pleine confiance dans le système financier mondial ». Le communiqué, enfin, ne voulant sans doute pas se borner à des généralités, conclut avec hardiesse en refilant le bébé au FMI, « crucial pour répondre efficacement et avec souplesse à la crise actuelle ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giulio Tremonti, ministre de l’économie italien a toutefois pris la peine de tenir sa propre conférence de presse, pour annoncer de « nouvelles règles afin qu’un nouvel ordre économique voie le jour », c’était bien le moins quand on est l’hôte de la conférence. Précisant qu’un corpus minimum, baptisé « étalon légal » par référence à l’ « étalon or », serait présenté au prochain G20 de Londres, visant notamment les paradis fiscaux et les fonds spéculatifs. Ce sujet a en effet été totalement ignoré par le communiqué final, à tel point que Christine Lagarde a cru devoir indiquer aux journalistes s’en être entretenue avec son homologue allemand Peter Steinbruck, afin d’étudier comment réglementer de manière plus rigoureuse les fonds spéculatifs et aborder la question des “centres non coopératifs”. On admirera la créativité dont fait preuve cette dernière formule, qui vaut bien les « actions non conventionnelles additionnelles » et « l’étalon légal ». Il a été précisé qu’une liste doit en être dressée, car on se rappelle que cette simple question préliminaire fait toujours débat, car il faudrait au préalable définir les critères selon lesquels un pays peut être considéré un « paradis fiscal », ce qui serait déjà une manière d’envisager d’éventuelles mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour clore ce déplorable bilan, on a également appris que les ministres participants au G7, afin de ne pas séparer sans rien décider, ont chargé leurs services de présenter un rapport sur une palette de principes communs sur l’intégrité et la transparence de l’activité financière internationale, sans faire référence explicitement aux hedge funds et aux paradis fiscaux. Dans les quatre prochains mois, ont-il demandé, ce qui augure bien des décisions qui devraient être prises par le G20, qui se tiendra dans maintenant environ six semaines.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1943" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Ouf, une bonne chose de faite, par François Leclerc">L’actualité de la crise : Ouf, une bonne chose de faite</a></h2>
<p>Je ne sais pas bien par quel bout prendre ce G7 de Rome qui vient de se terminer aujourd’hui. Peut-être par la stupéfiante déclaration de quelqu’un qui n’y assistait pas, Nicolas Sarkozy : « moi je n’ai pas à me plaindre d’avoir à gérer la crise du siècle et d’avoir à trouver des solutions. » a-t-il déclaré de Val d’Isère, où il assistait aux Mondiaux 2009 de ski alpin, pour y trouver certainement de l’inspiration. Ou bien par celle de Jean-Claude Trichet, président de la BCE, qui à propos de Timothy Geithner, secrétaire au Trésor US, a expliqué aux journalistes « Tim est très connaisseur, il sait de quoi il parle », sans bien entendu dire de quoi ils avaient parlé. Ou bien encore celle de Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances française, qui a qualifié le dîner qui réunissait vendredi soir les participants du G7 de « très sympathique et chaleureux ». Pour un peu, le communiqué final du G7 se limitait au menu des agapes et chacun repartait ensuite chez soi vaquer à ses petites affaires.</p>
<p>Les déclarations de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, étaient elles plus dignes de l’événement. Après avoir déclaré à l’AFP, à propos de ce même dîner, que « les gens ne chantent et ne dansent pas vraiment sur les tables », il a estimé que les économies des pays avancés sont en « profonde récession » et que l’économie mondiale est « proche de la récession ». Il a ensuite mis les points sur les « i ». « Le problème à traiter, c’est (…) la restructuration du secteur bancaire », estimant que la création d’une bad bank « est plutôt la solution la plus simple ». « Cela ne redémarre pas tant qu’on n’a pas nettoyé les bilans bancaires », a-t-il poursuivi, avant de conclure « Les banques qui ne sont pas viables, il faut réussir à les faire reprendre par les autres, voire les fermer ».</p>
<p>Il ne semblait pas spécialement pouvoir partager l’opinion du gouverneur de la Banque de France, Christain Noyer, pour qui « on ne doit pas noircir la situation », message que ce dernier a tenu a faire passer samedi en fin d’après-midi. On va finir par se demander, au fil de ses déclarations apaisantes, s’il ne va pas à la prochaine occasion carrément dire que tout va bien et qu’il ne comprend pas toute cette agitation, ces déjeuners, ces dîners et ces réunions. Jean-Claude Trichet, cultivant de son côté toujours son rôle de sphinx, n’excluait pas « des actions non traditionnelles additionnelles » de la BCE, ne parvenant pas a créer la surprise étant donné que c’est ce qu’il avait déjà annoncé fin janvier et qu’il persévérait dans cette formulation négative, se gardant bien d’annoncer quoi que ce soit. (Les « actions non traditionnelles additionnelles », c’est l’achat de bons du trésor ou d’actifs bancaires par la BCE, grâce à la « planche à billet »).</p>
<p>Il ne fallait pas chercher auprès des autres participants beaucoup plus de précisions sur les discussions. Timothy Geithner a donné comme seul éclairage : « nous allons travailler étroitement avec nos collègues du G7 et du G20 pour trouver un consensus sur des réformes qui répondent à l’ampleur des problèmes révélés par cette crise ». Se voulant positive, Christine Lagarde a pour sa part précisé que « tout le monde était d’accord que c’est sur l’investissement public qu’il faut faire porter l’effort tout de suite, pour que ça commence à produire des effets le plus rapidement possible », apportant ainsi des détails décisifs à la bonne compréhension des mesures décidées, rassurant par là même les contribuables des sept pays les plus riches du monde.</p>
<p>Que retenir du communiqué final ? Un vague satisfecit aux dirigeants chinois, pour tourner la page des déclarations initiales de Timothy Geithner, la réaffirmation de principe que le protectionnisme ce n’est pas bien et l’énumération, pour étoffer le texte, des mesures déjà prises par les uns et les autres des participants. Très maigre pour définir une réponse commune à la crise qualifiée pourtant de « tourmente financière ».</p>
<p>« La stabilisation de l’économie mondiale et des marchés financiers reste notre plus haute priorité » est-il réaffirmé, au cas où l’on en douterait. On lit plus loin que « le G7 s’engage à prendre toute nouvelle mesure qui se révèlerait nécessaire pour rétablir la pleine confiance dans le système financier mondial ». Le communiqué, enfin, ne voulant sans doute pas se borner à des généralités, conclut avec hardiesse en refilant le bébé au FMI, « crucial pour répondre efficacement et avec souplesse à la crise actuelle ».</p>
<p>Giulio Tremonti, ministre de l’économie italien a toutefois pris la peine de tenir sa propre conférence de presse, pour annoncer de « nouvelles règles afin qu’un nouvel ordre économique voie le jour », c’était bien le moins quand on est l’hôte de la conférence. Précisant qu’un corpus minimum, baptisé « étalon légal » par référence à l’ « étalon or », serait présenté au prochain G20 de Londres, visant notamment les paradis fiscaux et les fonds spéculatifs. Ce sujet a en effet été totalement ignoré par le communiqué final, à tel point que Christine Lagarde a cru devoir indiquer aux journalistes s’en être entretenue avec son homologue allemand Peter Steinbruck, afin d’étudier comment réglementer de manière plus rigoureuse les fonds spéculatifs et aborder la question des “centres non coopératifs”. On admirera la créativité dont fait preuve cette dernière formule, qui vaut bien les « actions non conventionnelles additionnelles » et « l’étalon légal ». Il a été précisé qu’une liste doit en être dressée, car on se rappelle que cette simple question préliminaire fait toujours débat, car il faudrait au préalable définir les critères selon lesquels un pays peut être considéré un « paradis fiscal », ce qui serait déjà une manière d’envisager d’éventuelles mesures.</p>
<p>Pour clore ce déplorable bilan, on a également appris que les ministres participants au G7, afin de ne pas séparer sans rien décider, ont chargé leurs services de présenter un rapport sur une palette de principes communs sur l’intégrité et la transparence de l’activité financière internationale, sans faire référence explicitement aux hedge funds et aux paradis fiscaux. Dans les quatre prochains mois, ont-il demandé, ce qui augure bien des décisions qui devraient être prises par le G20, qui se tiendra dans maintenant environ six semaines.</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
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		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-909</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 17:15:14 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1920&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Le décor est planté, le rideau s’ouvre, par François Leclerc&quot;&gt;L’actualité de la crise : Le décor est planté, le rideau s’ouvre&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« Halte au protectionnisme ! » entend-on proclamé de partout dans le monde, de chefs d’Etat, de premiers ministres, du FMI… Officiellement, le G7 de Rome de cette fin semaine semblerait devoir être prioritairement consacré à sa préoccupante résurgence, comme si, après le haro lancé sur le bonus des banquiers et les dividendes des actionnaires, une nouvelle campagne était lancée, un nouvel os donné à l’opinion publique, suffisamment familier pour qu’elle se jette dessus, en espérant qu’elle s’en contente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, des mesures protectionnistes, qui ne pourraient qu’aggraver la crise dans le contexte actuel, sont actuellement prises ou annoncées, ici ou là, et l’impression qui domine, dans le sauve qui peut mal dissimulé que l’on observe, est que personne ne compte trop sur les autres pour sauver sa peau. Faute d’être pour l’instant parvenu à trouver collectivement des solutions, qui néanmoins échappent tout autant individuellement à chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dernières sont pourtant activement recherchées. Toutes les réunions internationales annoncées pour ces prochaines semaines, depuis le G7 de demain jusqu’au G20 de début avril, vont y être fébrilement consacrées. Sans garantie de succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transparence, dans cette affaire, ne manque pas seulement aux marchés, largement fermés à toutes les exhortations, parce qu’ils croient tout simplement savoir où est leur intérêt. Elle fait aussi défaut du côté de tous ceux qui cherchent à sortir de ce guêpier, dirigeants politiques, hauts fonctionnaires internationaux, éminents patrons d’institutions financières qui ne le sont pas moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec leurs « sherpas » et dans le secret de leurs cabinets, pourtant, ils travaillent, soupèsent, élaborent des plans, organisent des fuites calculées et enfin, intriguent. Car c’est ce qu’ils savent le mieux faire. Mais tout cela n’est pas pour nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand une fuite n’est pas organisée par un esprit malin, et qu’une information est publiée qui ne devait pas l’être, on crie à l’espionnage, on perd un peu son sang froid, on assimile les journalistes à des espions. C’est en tout cas ce qui vient de se passer à Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans que l’on puisse dire avec certitude si ce dérapage incontrôlé est en rapport ou non avec l’article du Telegraph britannique du 11 février qui évoquait, chiffres et citations d’un document interne de la Commission à l’appui, l’impasse financière dans laquelle les Etats européens sont face à l’énormité du plan de sauvetage des banques qu’ils entrevoient maintenant. Ce terrible constat devenant sans appel puisqu’établi par les chiffres, ne concerne pas seulement l’Europe, mais aussi les USA. Il n’est tout simplement pas avouable, voilà tout. Il faut donc le cacher, et faire de même avec tout ce qui l’entoure. Rien de bien nouveau dans la forme, en réalité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets de bad bank sont donc à l’eau, en tout cas pour l’instant, ce qui a donné l’occasion à Willem Buiter de revenir à la charge à propos de la création d’une « good bank » sur son blog du Financial Times. En commençant par énumérer une première liste d’économistes qui, avec des variantes de détail, préconisent aussi la même démarche : Joseph Stiglitz, George Soros et, moins connu mais tout aussi pertinent, Paul Romer, senior fellow au « Stanford Institute for Economic Policy Research ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus impressionnant dans &lt;a href=&quot;http://blogs.ft.com/maverecon/&quot;&gt;sa démonstration&lt;/a&gt; n’est pas sa description des raisons, désormais largement identifiées, pour lesquelles une bad bank n’est pas finalement possible, mais la nécessité qu’il formule, avec une forte conviction, que la seule manière de ne pas recommencer les mêmes folies, plus tard, est de punir les actionnaires des banques actuelles, et de les laisser en tête à tête avec leurs actions toxiques, pour reconstruire à côté des banques saines et relancer avec elles le crédit. De consacrer les ressources publiques directement et sans ambages à cette œuvre, car le reste est gaspillage. Si vous n’en êtes pas convaincu, allez le lire. Si vous l’êtes, lisez-le quand même, car son texte est sans faille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au passage, voici ce qu’écrivait le 10 février dernier à Paris le quotidien économique La Tribune : « Plus de 1.000 banques américaines, soit une sur huit, risquent de faire faillite dans les trois à cinq ans à venir en raison d’une hausse des pertes sur les créances commerciales venant s’ajouter aux énormes pertes liées à la déconfiture du marché immobilier, écrit RBC Capital Markets. (…) RBC ajoute que la plupart des faillites concerneront des établissements ayant moins de deux milliards de dollars d’actif. “Les pertes sur créances du secteur bancaire US se mesureront en centaines de milliards de dollars durant ce cycle-ci”, prédit l’analyste de RBC Gerard Cassidy. “Le FDIC devra une fois de plus relever les taux de garantie des dépôts qu’il facture aux banques et solliciter le Trésor, sans doute pour des milliards de dollars. Au final, c’est le contribuable qui en pâtira, ainsi que le petit actionnaire”. » Commentaire personnel: à ce train-là, on finirait par se diriger tout seul vers la création d’une good bank, si on se contentait de ne rien faire d’autre…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les Echos, pour citer pour une fois une presse française qui, tout du moins à mon avis, ne brille pas en général par sa couverture de la crise financière mondiale, on peut parfois lire avec surprise Eric le Boucher, ancien chroniqueur du Monde, qui nous avait habitué à de véhémentes tirades à propos des immenses bénéfices apportés par la finance internationale, et qui ne perdait jamais une occasion de pourfendre les suppôts rétrogrades du « socialisme administratif ». Eric le Boucher cite désormais Nouriel Roubini proclamant que le système bancaire américain est virtuellement en faillite. Les temps changent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain commence un grand round de discussions et négociations internationales, à Rome, dont il est beaucoup attendu. La précédente attente était consacrée au plan de Timothy Geithner qui a, comme chacun sait plutôt déçu, vu que tout le monde pensait, et pense encore, que les USA, première puissance financière mondiale, principal repaire de la créativité financière, allait savoir réparer le mal qu’elle avait causé. Las !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe des temps, ce G7, autrefois lieu des arbitrages internationaux supérieurs entre grands, n’est plus de facto désormais qu’une réunion de préparation du G20. Le monde a changé d’axe, en voilà la meilleure symbolique. Sa réunion semblerait devoir être d’abord consacrée à la lutte contre le protectionnisme, je le rappelais en tête de ce billet, et nul doute que son communiqué final donnera à ce thème une large place. Les mauvais esprits, dont je fais incontestablement partie, penseront que cette question ne sera (n’a été) qu’accessoirement discutée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une interview au Financial Times de ce jour, Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances française, a tout de même annoncé la couleur. Elle préconise que la question de la réglementation et de l’encadrement des hedge funds ne soit pas oubliée. « En raison de la récession, a-t-elle déclaré, nos priorités ont quelque peu changé et je crains que nous ayons perdu de vue ce qui est à mes yeux prioritaire, afin de restaurer la confiance. Je veux parler d’un plan de mesures de régulation saines et solides. » Sans doute la ministre considère-t-elle, sans le dire ouvertement, que le moment est venu de réagir aux intenses campagnes de lobbying menées en coulisse ces derniers temps en faveur de mesures limitées de contrôle de ces fonds, pour faire la part du feu. La ministre semble vouloir aller plus loin, mais le diable étant dans les détails dans ce genre de chose, il faudra en juger à l’arrivée, si tout nous est dit, ce qui n’est pas du tout garanti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 février dernier, lors d’une conférence de presse donnée à Berlin, Peer Steinbrück, le ministre allemand des finances, a pour sa part salué la bonne disposition de l’administration Obama, qui aurait envoyé des « signes clairs en faveur d’une régulation directe des hedge funds ». Mais les temps ont-ils suffisamment changé ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1920" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Le décor est planté, le rideau s’ouvre, par François Leclerc">L’actualité de la crise : Le décor est planté, le rideau s’ouvre</a></h2>
<p>« Halte au protectionnisme ! » entend-on proclamé de partout dans le monde, de chefs d’Etat, de premiers ministres, du FMI… Officiellement, le G7 de Rome de cette fin semaine semblerait devoir être prioritairement consacré à sa préoccupante résurgence, comme si, après le haro lancé sur le bonus des banquiers et les dividendes des actionnaires, une nouvelle campagne était lancée, un nouvel os donné à l’opinion publique, suffisamment familier pour qu’elle se jette dessus, en espérant qu’elle s’en contente.</p>
<p>Certes, des mesures protectionnistes, qui ne pourraient qu’aggraver la crise dans le contexte actuel, sont actuellement prises ou annoncées, ici ou là, et l’impression qui domine, dans le sauve qui peut mal dissimulé que l’on observe, est que personne ne compte trop sur les autres pour sauver sa peau. Faute d’être pour l’instant parvenu à trouver collectivement des solutions, qui néanmoins échappent tout autant individuellement à chacun.</p>
<p>Ces dernières sont pourtant activement recherchées. Toutes les réunions internationales annoncées pour ces prochaines semaines, depuis le G7 de demain jusqu’au G20 de début avril, vont y être fébrilement consacrées. Sans garantie de succès.</p>
<p>La transparence, dans cette affaire, ne manque pas seulement aux marchés, largement fermés à toutes les exhortations, parce qu’ils croient tout simplement savoir où est leur intérêt. Elle fait aussi défaut du côté de tous ceux qui cherchent à sortir de ce guêpier, dirigeants politiques, hauts fonctionnaires internationaux, éminents patrons d’institutions financières qui ne le sont pas moins.</p>
<p>Avec leurs « sherpas » et dans le secret de leurs cabinets, pourtant, ils travaillent, soupèsent, élaborent des plans, organisent des fuites calculées et enfin, intriguent. Car c’est ce qu’ils savent le mieux faire. Mais tout cela n’est pas pour nous.</p>
<p>Quand une fuite n’est pas organisée par un esprit malin, et qu’une information est publiée qui ne devait pas l’être, on crie à l’espionnage, on perd un peu son sang froid, on assimile les journalistes à des espions. C’est en tout cas ce qui vient de se passer à Bruxelles.</p>
<p>Sans que l’on puisse dire avec certitude si ce dérapage incontrôlé est en rapport ou non avec l’article du Telegraph britannique du 11 février qui évoquait, chiffres et citations d’un document interne de la Commission à l’appui, l’impasse financière dans laquelle les Etats européens sont face à l’énormité du plan de sauvetage des banques qu’ils entrevoient maintenant. Ce terrible constat devenant sans appel puisqu’établi par les chiffres, ne concerne pas seulement l’Europe, mais aussi les USA. Il n’est tout simplement pas avouable, voilà tout. Il faut donc le cacher, et faire de même avec tout ce qui l’entoure. Rien de bien nouveau dans la forme, en réalité.</p>
<p>Les projets de bad bank sont donc à l’eau, en tout cas pour l’instant, ce qui a donné l’occasion à Willem Buiter de revenir à la charge à propos de la création d’une « good bank » sur son blog du Financial Times. En commençant par énumérer une première liste d’économistes qui, avec des variantes de détail, préconisent aussi la même démarche : Joseph Stiglitz, George Soros et, moins connu mais tout aussi pertinent, Paul Romer, senior fellow au « Stanford Institute for Economic Policy Research ».</p>
<p>Le plus impressionnant dans <a href="http://blogs.ft.com/maverecon/">sa démonstration</a> n’est pas sa description des raisons, désormais largement identifiées, pour lesquelles une bad bank n’est pas finalement possible, mais la nécessité qu’il formule, avec une forte conviction, que la seule manière de ne pas recommencer les mêmes folies, plus tard, est de punir les actionnaires des banques actuelles, et de les laisser en tête à tête avec leurs actions toxiques, pour reconstruire à côté des banques saines et relancer avec elles le crédit. De consacrer les ressources publiques directement et sans ambages à cette œuvre, car le reste est gaspillage. Si vous n’en êtes pas convaincu, allez le lire. Si vous l’êtes, lisez-le quand même, car son texte est sans faille.</p>
<p>Au passage, voici ce qu’écrivait le 10 février dernier à Paris le quotidien économique La Tribune : « Plus de 1.000 banques américaines, soit une sur huit, risquent de faire faillite dans les trois à cinq ans à venir en raison d’une hausse des pertes sur les créances commerciales venant s’ajouter aux énormes pertes liées à la déconfiture du marché immobilier, écrit RBC Capital Markets. (…) RBC ajoute que la plupart des faillites concerneront des établissements ayant moins de deux milliards de dollars d’actif. “Les pertes sur créances du secteur bancaire US se mesureront en centaines de milliards de dollars durant ce cycle-ci”, prédit l’analyste de RBC Gerard Cassidy. “Le FDIC devra une fois de plus relever les taux de garantie des dépôts qu’il facture aux banques et solliciter le Trésor, sans doute pour des milliards de dollars. Au final, c’est le contribuable qui en pâtira, ainsi que le petit actionnaire”. » Commentaire personnel: à ce train-là, on finirait par se diriger tout seul vers la création d’une good bank, si on se contentait de ne rien faire d’autre…</p>
<p>Dans les Echos, pour citer pour une fois une presse française qui, tout du moins à mon avis, ne brille pas en général par sa couverture de la crise financière mondiale, on peut parfois lire avec surprise Eric le Boucher, ancien chroniqueur du Monde, qui nous avait habitué à de véhémentes tirades à propos des immenses bénéfices apportés par la finance internationale, et qui ne perdait jamais une occasion de pourfendre les suppôts rétrogrades du « socialisme administratif ». Eric le Boucher cite désormais Nouriel Roubini proclamant que le système bancaire américain est virtuellement en faillite. Les temps changent.</p>
<p>Demain commence un grand round de discussions et négociations internationales, à Rome, dont il est beaucoup attendu. La précédente attente était consacrée au plan de Timothy Geithner qui a, comme chacun sait plutôt déçu, vu que tout le monde pensait, et pense encore, que les USA, première puissance financière mondiale, principal repaire de la créativité financière, allait savoir réparer le mal qu’elle avait causé. Las !</p>
<p>Signe des temps, ce G7, autrefois lieu des arbitrages internationaux supérieurs entre grands, n’est plus de facto désormais qu’une réunion de préparation du G20. Le monde a changé d’axe, en voilà la meilleure symbolique. Sa réunion semblerait devoir être d’abord consacrée à la lutte contre le protectionnisme, je le rappelais en tête de ce billet, et nul doute que son communiqué final donnera à ce thème une large place. Les mauvais esprits, dont je fais incontestablement partie, penseront que cette question ne sera (n’a été) qu’accessoirement discutée.</p>
<p>Dans une interview au Financial Times de ce jour, Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances française, a tout de même annoncé la couleur. Elle préconise que la question de la réglementation et de l’encadrement des hedge funds ne soit pas oubliée. « En raison de la récession, a-t-elle déclaré, nos priorités ont quelque peu changé et je crains que nous ayons perdu de vue ce qui est à mes yeux prioritaire, afin de restaurer la confiance. Je veux parler d’un plan de mesures de régulation saines et solides. » Sans doute la ministre considère-t-elle, sans le dire ouvertement, que le moment est venu de réagir aux intenses campagnes de lobbying menées en coulisse ces derniers temps en faveur de mesures limitées de contrôle de ces fonds, pour faire la part du feu. La ministre semble vouloir aller plus loin, mais le diable étant dans les détails dans ce genre de chose, il faudra en juger à l’arrivée, si tout nous est dit, ce qui n’est pas du tout garanti.</p>
<p>Le 9 février dernier, lors d’une conférence de presse donnée à Berlin, Peer Steinbrück, le ministre allemand des finances, a pour sa part salué la bonne disposition de l’administration Obama, qui aurait envoyé des « signes clairs en faveur d’une régulation directe des hedge funds ». Mais les temps ont-ils suffisamment changé ?</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-897</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 22:59:53 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1908&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Crédit pas tout à fait mort, par François Leclerc&quot;&gt;L’actualité de la crise : Crédit pas tout à fait mort&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plusieurs récentes enquêtes réalisées en France et en Europe auprès des directeurs financiers et des chefs d’entreprises viennent d’être rendues publiques. Elles apportent un éclairage instructif sur la crise du crédit. Sa recherche devient en effet, non sans surprise, la première préoccupation de ceux-ci. Ils s’appliquent beaucoup, également, à en limiter le besoin, vu sa rareté et son coût. Avec deux méthodes principales, la renégociation du crédit fournisseur et la réduction du crédit client. Avec les conséquences en chaîne que l’on devine.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l’autre extrémité de la chaîne, dans le monde des consommateurs, le crédit revolving, si dénoncé et pourtant toujours aussi florissant, continue de faire ses ravages. Il continue d’être massivement promotionné, se révélant un important argument de vente de biens de consommation comme l’électroménager. Concourant toujours autant au surendettement des ménages à faible revenu. Une histoire de la même famille que celle des subprimes américaines.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D’un côté on coupe les crédits, de l’autre on cherche à les maintenir, il ne s’agit pas des mêmes, mais dans les deux cas cela va amplifier la crise.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toujours dans le crédit, on se rappelle que de plus en plus de grandes entreprises ont créé des filiales spécialisés dans le financement des acquisitions de leur production par leurs clients, et on remarque qu’elles les renflouent ces temps-ci autant qu’elles le peuvent, car elles sont vitales pour elles. On se souvient également que l’activité de crédit, consenti ou imposé suivant les cas, est souvent à l’origine de l’essentiel des marges financières réalisées dans de nombreuses activités de production ou de distribution, non financières, considérées à faible rendement.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Profondément atteint, le système du crédit expose actuellement ses faiblesses et met ainsi en évidence le rôle de plus en plus élargi qui lui a été attribué pour contribuer au bon fonctionnement de l’économie. La fausse justification finale de l’activisme financier qui vient de s’écrouler à bout de souffle.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les sénateurs français envisagent de déposer un projet de loi en faveur du « crédit social », afin d’offrir une alternative au credit revolving. Un crédit qui n’en connaîtrait pas les tares en terme de coût final et qui serait plafonné à 3.000 euros, réservé aux ménages « les moins fortunés », selon l’absurde expression qui évite de dire « pauvres ». Restera encore à trouver, si cette loi qui serait un progrès indéniable devait être adoptée, les moyens qu’auront les mêmes ménages de rembourser leur « crédit social ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1908" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Crédit pas tout à fait mort, par François Leclerc">L’actualité de la crise : Crédit pas tout à fait mort</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs récentes enquêtes réalisées en France et en Europe auprès des directeurs financiers et des chefs d’entreprises viennent d’être rendues publiques. Elles apportent un éclairage instructif sur la crise du crédit. Sa recherche devient en effet, non sans surprise, la première préoccupation de ceux-ci. Ils s’appliquent beaucoup, également, à en limiter le besoin, vu sa rareté et son coût. Avec deux méthodes principales, la renégociation du crédit fournisseur et la réduction du crédit client. Avec les conséquences en chaîne que l’on devine.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">A l’autre extrémité de la chaîne, dans le monde des consommateurs, le crédit revolving, si dénoncé et pourtant toujours aussi florissant, continue de faire ses ravages. Il continue d’être massivement promotionné, se révélant un important argument de vente de biens de consommation comme l’électroménager. Concourant toujours autant au surendettement des ménages à faible revenu. Une histoire de la même famille que celle des subprimes américaines.</p>
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<p style="text-align: justify;">D’un côté on coupe les crédits, de l’autre on cherche à les maintenir, il ne s’agit pas des mêmes, mais dans les deux cas cela va amplifier la crise.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Toujours dans le crédit, on se rappelle que de plus en plus de grandes entreprises ont créé des filiales spécialisés dans le financement des acquisitions de leur production par leurs clients, et on remarque qu’elles les renflouent ces temps-ci autant qu’elles le peuvent, car elles sont vitales pour elles. On se souvient également que l’activité de crédit, consenti ou imposé suivant les cas, est souvent à l’origine de l’essentiel des marges financières réalisées dans de nombreuses activités de production ou de distribution, non financières, considérées à faible rendement.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Profondément atteint, le système du crédit expose actuellement ses faiblesses et met ainsi en évidence le rôle de plus en plus élargi qui lui a été attribué pour contribuer au bon fonctionnement de l’économie. La fausse justification finale de l’activisme financier qui vient de s’écrouler à bout de souffle.</p>
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<p style="text-align: justify;">Les sénateurs français envisagent de déposer un projet de loi en faveur du « crédit social », afin d’offrir une alternative au credit revolving. Un crédit qui n’en connaîtrait pas les tares en terme de coût final et qui serait plafonné à 3.000 euros, réservé aux ménages « les moins fortunés », selon l’absurde expression qui évite de dire « pauvres ». Restera encore à trouver, si cette loi qui serait un progrès indéniable devait être adoptée, les moyens qu’auront les mêmes ménages de rembourser leur « crédit social ».</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-873</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 08:57:32 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1901&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Première éclaboussure, par François Leclerc&quot;&gt;L’actualité de la crise : Première éclaboussure&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est des périodes où ce qui devrait rester confidentiel est révélé au grand jour. Ce n’est probablement que le commencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;James Crosby, vice-président de la Financial Services Authority (FSA), l’organisme britannique de supervision des banques, vient de démissionner mercredi, au cœur d’un scandale qui atteint également le gouvernement. Un épisode qui accroît les suspicions sur l’absence d’indépendance de cet organisme vis-à-vis des groupes financiers qu’il est censée superviser, alors que son impuissance à prévenir la crise était déjà critiquée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’affaire, qui vient d’éclater, remonte à 2005, du temps où James Crosby était directeur général d’HBOS, une banque que le gouvernement britannique a dû dernièrement secourir d’urgence, avant d’être rachetée par sa concurrente, Lloyds TSB. LBG, le groupe issu de ce rachat est détenu à 43,4% par l’Etat britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’époque, encore en pleine période euphorique à la City, le responsable du contrôle des risques de HBOS, Paul Moore, avait alerté la direction de la banque contre des prises de risques excessives, pour se retrouver licencié par James Crosby, qui prétend aujourd’hui que le licenciement était sans rapport avec le cri d’alarme poussé par Moore et résultait en réalité d’une réorganisation de routine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Moore, alors que son aventure était restée peu exploitée dans les médias, a finalement écrit à ce sujet à la commission parlementaire des Finances, qui s’est saisie et a interrogé à ce sujet, lors d’une audition télévisée, deux autres anciens patrons de la banque, qui ont tous deux démenti sa version. La presse s’est néanmoins emparée immédiatement de l’affaire. Puis l’opposition a réclamé une enquête officielle, avant que James Crosby, tout en réaffirmant son innocence, ne se décide à démissionner, afin de ne pas nuire, a-t-il dit, au bon fonctionnement de la FSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’affaire a pris une tournure politique, Gordon Brown étant finalement mis en cause directement, en raison de ses liens avec James Crosby.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1901" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Première éclaboussure, par François Leclerc">L’actualité de la crise : Première éclaboussure</a></h2>
<p>Il est des périodes où ce qui devrait rester confidentiel est révélé au grand jour. Ce n’est probablement que le commencement.</p>
<p>James Crosby, vice-président de la Financial Services Authority (FSA), l’organisme britannique de supervision des banques, vient de démissionner mercredi, au cœur d’un scandale qui atteint également le gouvernement. Un épisode qui accroît les suspicions sur l’absence d’indépendance de cet organisme vis-à-vis des groupes financiers qu’il est censée superviser, alors que son impuissance à prévenir la crise était déjà critiquée.</p>
<p>L’affaire, qui vient d’éclater, remonte à 2005, du temps où James Crosby était directeur général d’HBOS, une banque que le gouvernement britannique a dû dernièrement secourir d’urgence, avant d’être rachetée par sa concurrente, Lloyds TSB. LBG, le groupe issu de ce rachat est détenu à 43,4% par l’Etat britannique.</p>
<p>A l’époque, encore en pleine période euphorique à la City, le responsable du contrôle des risques de HBOS, Paul Moore, avait alerté la direction de la banque contre des prises de risques excessives, pour se retrouver licencié par James Crosby, qui prétend aujourd’hui que le licenciement était sans rapport avec le cri d’alarme poussé par Moore et résultait en réalité d’une réorganisation de routine.</p>
<p>Paul Moore, alors que son aventure était restée peu exploitée dans les médias, a finalement écrit à ce sujet à la commission parlementaire des Finances, qui s’est saisie et a interrogé à ce sujet, lors d’une audition télévisée, deux autres anciens patrons de la banque, qui ont tous deux démenti sa version. La presse s’est néanmoins emparée immédiatement de l’affaire. Puis l’opposition a réclamé une enquête officielle, avant que James Crosby, tout en réaffirmant son innocence, ne se décide à démissionner, afin de ne pas nuire, a-t-il dit, au bon fonctionnement de la FSA.</p>
<p>L’affaire a pris une tournure politique, Gordon Brown étant finalement mis en cause directement, en raison de ses liens avec James Crosby.</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Bouddha_Hindy</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-869</link>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 22:51:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-869</guid>
		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.biz.yahoo.com/11022009/202/primes-700-cadres-de-merrill-lynch-se-sont-partage-des.html&quot;&gt;Primes : 700 cadres de Merrill Lynch se sont partagé des millions de dollars&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;

La banque d&#039;affaires américaine Merrill Lynch, absorbée le 1er janvier par Bank of America, a versé des primes supérieures au million de dollars à près de 700 de ses cadres dirigeants juste avant la fusion, a révélé mercredi le ministre de la Justice de l&#039;Etat de New York.

Dans une lettre ouverte au président de la commmission des services financiers de la Chambre des représentants, Andrew Cuomo a dénoncé la manoeuvre consistant à verser &quot;prématurément et secrètement&quot; un total de 3,6 milliards de dollars de primes en décembre.

Ces versements ont valu une citation à comparaître à l&#039;ancien PDG de Merrill Lynch, John Thain, limogé sans ménagement par son nouveau patron Kenneth Lewis le mois dernier.

La direction de Merrill Lynch, qui a cumulé 27 milliards de dollars de pertes en 2008, avait indiqué le 8 décembre que M. Thain et quatre autres dirigeants avaient renoncé à toucher une prime pour 2008, alors que des informations lui avaient prêté l&#039;intention de réclamer 10 millions de dollars.

M. Cuomo révèle cependant que quatre responsables de Merrill Lynch, qu&#039;il ne nomme pas, se sont partagé 121 millions de dollars de primes, et que 14 personnes ont touché 10 millions ou plus.

Au total, 696 personnes ont perçu des primes d&#039;un million de dollars ou plus, selon la justice new-yorkaise.

La missive de M. Cuomo a été rendue publique pour coincider avec l&#039;audition de huit patrons de grandes banques américaines devant la Chambre des représentants.

Fin janvier, le président Barack Obama s&#039;est emporté contre les primes &quot;honteuses&quot; que les sociétés de Wall Street ont verser à leurs employés en 2008 alors que les Américains en étaient de leur poche pour les maintenir à flot.

Les autorités de l&#039;Etat de New York ont indiqué que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l&#039;an dernier.

&lt;img src=&quot;http://ceoworld.biz/ceo/wp-content/uploads/2008/12/merrill-lynch-logo.jpg&quot; alt=&quot;Logo de la banque d&#039;affaires américaine Merrill Lynch&quot;  width=&quot;100&quot; height=&quot;100&quot;/&gt; </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://fr.biz.yahoo.com/11022009/202/primes-700-cadres-de-merrill-lynch-se-sont-partage-des.html">Primes : 700 cadres de Merrill Lynch se sont partagé des millions de dollars</a></h2>
<p>La banque d&#8217;affaires américaine Merrill Lynch, absorbée le 1er janvier par Bank of America, a versé des primes supérieures au million de dollars à près de 700 de ses cadres dirigeants juste avant la fusion, a révélé mercredi le ministre de la Justice de l&#8217;Etat de New York.</p>
<p>Dans une lettre ouverte au président de la commmission des services financiers de la Chambre des représentants, Andrew Cuomo a dénoncé la manoeuvre consistant à verser &laquo;&nbsp;prématurément et secrètement&nbsp;&raquo; un total de 3,6 milliards de dollars de primes en décembre.</p>
<p>Ces versements ont valu une citation à comparaître à l&#8217;ancien PDG de Merrill Lynch, John Thain, limogé sans ménagement par son nouveau patron Kenneth Lewis le mois dernier.</p>
<p>La direction de Merrill Lynch, qui a cumulé 27 milliards de dollars de pertes en 2008, avait indiqué le 8 décembre que M. Thain et quatre autres dirigeants avaient renoncé à toucher une prime pour 2008, alors que des informations lui avaient prêté l&#8217;intention de réclamer 10 millions de dollars.</p>
<p>M. Cuomo révèle cependant que quatre responsables de Merrill Lynch, qu&#8217;il ne nomme pas, se sont partagé 121 millions de dollars de primes, et que 14 personnes ont touché 10 millions ou plus.</p>
<p>Au total, 696 personnes ont perçu des primes d&#8217;un million de dollars ou plus, selon la justice new-yorkaise.</p>
<p>La missive de M. Cuomo a été rendue publique pour coincider avec l&#8217;audition de huit patrons de grandes banques américaines devant la Chambre des représentants.</p>
<p>Fin janvier, le président Barack Obama s&#8217;est emporté contre les primes &laquo;&nbsp;honteuses&nbsp;&raquo; que les sociétés de Wall Street ont verser à leurs employés en 2008 alors que les Américains en étaient de leur poche pour les maintenir à flot.</p>
<p>Les autorités de l&#8217;Etat de New York ont indiqué que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l&#8217;an dernier.</p>
<p><img src="http://ceoworld.biz/ceo/wp-content/uploads/2008/12/merrill-lynch-logo.jpg" alt="Logo de la banque d'affaires américaine Merrill Lynch"  width="100" height="100"/></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-867</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 19:54:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-867</guid>
		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1898&quot; title=&quot;Permanent Link: La belle époque où l’on pouvait encore collectiviser les pertes&quot;&gt;La belle époque où l’on pouvait encore collectiviser les pertes&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le rejet de la vente de Fortis à la BNP par ses actionnaires est intéressant à plusieurs points de vue. Le premier, c’est la révolte d’investisseurs contre l’intervention d’un État tentant de sauver les meubles. Le second, c’est la mise en évidence du caractère démesuré qu’ont pris les empires financiers par rapport aux États qui les abritent. On pense d’abord à l’Islande engloutie en raison de son secteur bancaire hypertrophié, ou de la Belgique, poids plume financier quand on la compare à sa banque Fortis, mais il s’agit aussi de la Grande-Bretagne désormais incapable de porter à bout de bras son secteur financier, il s’agit enfin des États–Unis qui reculent devant la tâche de mettre en place une banque de défaisance qui mettrait en quarantaine la masse de ses produits de dette aujourd’hui trop dépréciés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États et le monde découvre les conséquences à long terme de la &lt;strong&gt;privatisation des profits&lt;/strong&gt; alors que l’issue de secours si pratique autrefois de la &lt;strong&gt;collectivisation des pertes&lt;/strong&gt; a disparu de l’horizon des possibles.&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1898" title="Permanent Link: La belle époque où l’on pouvait encore collectiviser les pertes">La belle époque où l’on pouvait encore collectiviser les pertes</a></h2>
<p>Le rejet de la vente de Fortis à la BNP par ses actionnaires est intéressant à plusieurs points de vue. Le premier, c’est la révolte d’investisseurs contre l’intervention d’un État tentant de sauver les meubles. Le second, c’est la mise en évidence du caractère démesuré qu’ont pris les empires financiers par rapport aux États qui les abritent. On pense d’abord à l’Islande engloutie en raison de son secteur bancaire hypertrophié, ou de la Belgique, poids plume financier quand on la compare à sa banque Fortis, mais il s’agit aussi de la Grande-Bretagne désormais incapable de porter à bout de bras son secteur financier, il s’agit enfin des États–Unis qui reculent devant la tâche de mettre en place une banque de défaisance qui mettrait en quarantaine la masse de ses produits de dette aujourd’hui trop dépréciés.</p>
<p>Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États et le monde découvre les conséquences à long terme de la <strong>privatisation des profits</strong> alors que l’issue de secours si pratique autrefois de la <strong>collectivisation des pertes</strong> a disparu de l’horizon des possibles.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-847</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 11:20:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-847</guid>
		<description>Salut Alcidejet,
Voici un petit décodage faisant suite à la dernière chronique de François Leclerc :

Scaringella dit : 
&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1884#comment-16742&quot;&gt;10 février 2009 à 20:06 &lt;/a&gt;

Geithner est malin en demandant aux voleurs de fixer eux-même le prix de ce qu&#039;ils ont volé. Soyez francs les gars leur dit-il, pour une fois soyez honnêtes. En plus ils leur dit que l&#039;état ne changera pas le calcul du prix qui restera proche du prix du marché. Il leur dit donc que l&#039;état estime que cela ne vaut rien et que l&#039;argent publique ne renflouera que les potes de l&#039;administration au pouvoir. D&#039;où la gamelle du Dow Jones. Mais on sauvera les banques des potes pas de soucis. Par contre tous les boursicoteurs et autres spéculateurs qui ne sont pas dans les petits papiers sont tous en train de vendre.

&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1884#comment-16753&quot;&gt;10 février 2009 à 21:54 &lt;/a&gt;

Obama est la pour faire passer la pilule du démantèlement des toutes les industries obsolètes des USA et bâtir les industries de demain. Après avoir remboursé les pertes des amis avec l&#039;argent des chômeurs et des malades. La nationalisation viendra quand les USA ne pourront plus emprunter aux chinois. Les USA cherchent d&#039;ailleurs à tuer ces achats de dette pour justifier les nationalisations. Qui serviront à éviter aux amis de payer le démantèlement puis la reconstruction des industries. Quand tout cela sera rentable on DONNERA ces industries aux amis. Grâce à BHO ça va se passer tout en douceur. C&#039;est pour ça qu&#039;il est là sinon je vois pas comment justifier les 600 millions pour mettre un noir président des USA. Surtout que ses idées c&#039;est celle de l&#039;establishment, rien d&#039;autre. L&#039;establishment nulle part dans le monde ne paie l&#039;impôt, c&#039;est dégradant.

Sarko lui est là parce que le français est râleur, pénible. Il enverra les CRS tous les jours déglinguer ceux qui ne seront pas d&#039;accord avec la même politique d&#039;escrocs que celle d&#039;Obama.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salut Alcidejet,<br />
Voici un petit décodage faisant suite à la dernière chronique de François Leclerc :</p>
<p>Scaringella dit :<br />
<a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1884#comment-16742">10 février 2009 à 20:06 </a></p>
<p>Geithner est malin en demandant aux voleurs de fixer eux-même le prix de ce qu&#8217;ils ont volé. Soyez francs les gars leur dit-il, pour une fois soyez honnêtes. En plus ils leur dit que l&#8217;état ne changera pas le calcul du prix qui restera proche du prix du marché. Il leur dit donc que l&#8217;état estime que cela ne vaut rien et que l&#8217;argent publique ne renflouera que les potes de l&#8217;administration au pouvoir. D&#8217;où la gamelle du Dow Jones. Mais on sauvera les banques des potes pas de soucis. Par contre tous les boursicoteurs et autres spéculateurs qui ne sont pas dans les petits papiers sont tous en train de vendre.</p>
<p><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1884#comment-16753">10 février 2009 à 21:54 </a></p>
<p>Obama est la pour faire passer la pilule du démantèlement des toutes les industries obsolètes des USA et bâtir les industries de demain. Après avoir remboursé les pertes des amis avec l&#8217;argent des chômeurs et des malades. La nationalisation viendra quand les USA ne pourront plus emprunter aux chinois. Les USA cherchent d&#8217;ailleurs à tuer ces achats de dette pour justifier les nationalisations. Qui serviront à éviter aux amis de payer le démantèlement puis la reconstruction des industries. Quand tout cela sera rentable on DONNERA ces industries aux amis. Grâce à BHO ça va se passer tout en douceur. C&#8217;est pour ça qu&#8217;il est là sinon je vois pas comment justifier les 600 millions pour mettre un noir président des USA. Surtout que ses idées c&#8217;est celle de l&#8217;establishment, rien d&#8217;autre. L&#8217;establishment nulle part dans le monde ne paie l&#8217;impôt, c&#8217;est dégradant.</p>
<p>Sarko lui est là parce que le français est râleur, pénible. Il enverra les CRS tous les jours déglinguer ceux qui ne seront pas d&#8217;accord avec la même politique d&#8217;escrocs que celle d&#8217;Obama.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Alcidejet</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-840</link>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 21:36:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-840</guid>
		<description>Je me noie dans ces explications... je l&#039;avoue.
Et j&#039;ai le désagréable sentiment que tout ceci est fait exprès.
A suivre...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je me noie dans ces explications&#8230; je l&#8217;avoue.<br />
Et j&#8217;ai le désagréable sentiment que tout ceci est fait exprès.<br />
A suivre&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-839</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 20:17:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-839</guid>
		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1884&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Autour du pot, par François Leclerc&quot;&gt;L’actualité de la crise : Autour du pot&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec les déclarations de Timothy Geithner de ce jour, l’administration Obama donne l’impression d’augmenter la mise, avec des effets d’annonce destinés à impressionner, mais elle continue en réalité de tourner autour du pot. C’est également le cas des Européens, au sortir de la réunion de Bruxelles des ministres des finances de l’Union européenne, à propos des modalités d’encadrement d’éventuelles bad banks, une perspective évoquée pour le moment en Grande-Bretagne, RFA et Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aux USA, il est dorénavant annoncé une enveloppe pouvant aller jusqu’à 1.000 milliards de dollars, au lieu des 200 initiaux acquis dans le cadre du TALF, afin d’aider le crédit à la consommation et aux petites entreprises. Vraisemblablement sous forme de garanties de la Fed, à l’exception, sans doute, d’une petite partie prise en charge par le Trésor. Le curseur de la création monétaire semble donc avoir été relevé par rapport à ce qu’annonçait ces jours derniers la presse américaine.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De nouvelles injections de fonds fédéraux sont prévus dans le système bancaire, sans que les montants et les conditions d’attribution n’en aient été précisés. On a seulement appris qu’un trust (une fiduciaire) allait regrouper les prises de participation de l’Etat.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nouveauté également, une structure à capitaux mixtes public/privé, dotée de 500 milliards de dollars, serait crée en vue d’inciter les investisseurs privés à acheter les actifs douteux des banques.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, un plan logement destiné à éviter de nouvelles saisies immobilières continue d’être à l’étude et sera prochainement annoncé.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au final, l’impression qui se dégage du plan est qu’il exprime beaucoup d’intentions, mais celles-ci devront se concrétiser. Et que les mécanismes complexes qui sont prévus devront être précisés pour devenir opérationnels. Et, enfin que la Fed se révèle comme prévu, très largement mise à contribution, afin que le Trésor ne le soit pas.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Auditionné mardi par la Chambre des représentants, Ben Bernanke, président de la Fed a d’ailleurs simultanément justifié l’importance des engagement pris par la banque centrale en déclarant que « les risques financiers inhérents aux crédits accordés par la Réserve fédérale ont été, d’après moi, largement dépassés par les risques auxquels le système financier et l’économie auraient été confrontés si nous n’avions pas agi ».&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Du côté européen, les très grandes lignes de mécanismes d’encadrement du rachat des actifs douteux on été annoncés lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion des ministres des Finances de Bruxelles. Il appartiendra à la Commission européenne de les concrétiser dans les semaines à venir, a-t-il été précisé. Un double objectif a été poursuivi, éviter les distorsions entre Etats et réduire les coûts qu’ils pourraient avoir à supporter. D’où l’idée de règles communes et d’une valorisation des actifs douteux selon une « approche correcte et cohérente ». Les commentateurs traduisent cette dernière formule en parlant de l’adoption de valeurs au plus près de celle du marché, ce qui n’est pas très explicite dans le contexte actuel, sauf à dire qu’elles seraient valorisées selon à un très bas niveau. Impliquant des dépréciations de la part des banques, puis des recapitalisations. On n’en sort pas. Il va falloir attendre pour en savoir plus, là aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1884" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Autour du pot, par François Leclerc">L’actualité de la crise : Autour du pot</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Avec les déclarations de Timothy Geithner de ce jour, l’administration Obama donne l’impression d’augmenter la mise, avec des effets d’annonce destinés à impressionner, mais elle continue en réalité de tourner autour du pot. C’est également le cas des Européens, au sortir de la réunion de Bruxelles des ministres des finances de l’Union européenne, à propos des modalités d’encadrement d’éventuelles bad banks, une perspective évoquée pour le moment en Grande-Bretagne, RFA et Belgique.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Aux USA, il est dorénavant annoncé une enveloppe pouvant aller jusqu’à 1.000 milliards de dollars, au lieu des 200 initiaux acquis dans le cadre du TALF, afin d’aider le crédit à la consommation et aux petites entreprises. Vraisemblablement sous forme de garanties de la Fed, à l’exception, sans doute, d’une petite partie prise en charge par le Trésor. Le curseur de la création monétaire semble donc avoir été relevé par rapport à ce qu’annonçait ces jours derniers la presse américaine.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">De nouvelles injections de fonds fédéraux sont prévus dans le système bancaire, sans que les montants et les conditions d’attribution n’en aient été précisés. On a seulement appris qu’un trust (une fiduciaire) allait regrouper les prises de participation de l’Etat.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Nouveauté également, une structure à capitaux mixtes public/privé, dotée de 500 milliards de dollars, serait crée en vue d’inciter les investisseurs privés à acheter les actifs douteux des banques.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Enfin, un plan logement destiné à éviter de nouvelles saisies immobilières continue d’être à l’étude et sera prochainement annoncé.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Au final, l’impression qui se dégage du plan est qu’il exprime beaucoup d’intentions, mais celles-ci devront se concrétiser. Et que les mécanismes complexes qui sont prévus devront être précisés pour devenir opérationnels. Et, enfin que la Fed se révèle comme prévu, très largement mise à contribution, afin que le Trésor ne le soit pas.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Auditionné mardi par la Chambre des représentants, Ben Bernanke, président de la Fed a d’ailleurs simultanément justifié l’importance des engagement pris par la banque centrale en déclarant que « les risques financiers inhérents aux crédits accordés par la Réserve fédérale ont été, d’après moi, largement dépassés par les risques auxquels le système financier et l’économie auraient été confrontés si nous n’avions pas agi ».</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Du côté européen, les très grandes lignes de mécanismes d’encadrement du rachat des actifs douteux on été annoncés lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion des ministres des Finances de Bruxelles. Il appartiendra à la Commission européenne de les concrétiser dans les semaines à venir, a-t-il été précisé. Un double objectif a été poursuivi, éviter les distorsions entre Etats et réduire les coûts qu’ils pourraient avoir à supporter. D’où l’idée de règles communes et d’une valorisation des actifs douteux selon une « approche correcte et cohérente ». Les commentateurs traduisent cette dernière formule en parlant de l’adoption de valeurs au plus près de celle du marché, ce qui n’est pas très explicite dans le contexte actuel, sauf à dire qu’elles seraient valorisées selon à un très bas niveau. Impliquant des dépréciations de la part des banques, puis des recapitalisations. On n’en sort pas. Il va falloir attendre pour en savoir plus, là aussi.</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Alcidejet</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-829</link>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 11:17:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-829</guid>
		<description>Un site plus qu&#039;intriguant, que je découvre tout juste... : &lt;a href=&quot;http://www.incapabledesetaire.com&quot;&gt;Incapable de se taire...&lt;/a&gt;
Pas facile de tout saisir, mais je sens qu&#039;il contient beaucoup !
&lt;blockquote&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.incapabledesetaire.com/marche.htm&quot;&gt;La Marche des Empereurs&lt;/a&gt;
La Marche des Empereurs est la séquence des évènements mondiaux susceptibles d’être en relation directe avec la convergence actuelle. Géo climat, guerre, politique, religion, maladie,  famine.

&quot;Graduellement, petit à petit, les gens se sont habitués à être gouvernés par la surprise, et à subir des décisions qui furent le fruit de délibérations secrètes ; à croire que la situation était si complexe, que le gouvernement se devait d’agir, devant des informations que la population ne pouvaient comprendre, ou si dangereuse que même si les gens de la rue pouvaient comprendre, ils ne pourraient pas en discuter par cause de sécurité nationale... ils étaient gardés à l’écart des évènements, incapables de se rendre compte de la réalité, à moins de posséder un sens aigu de la politique, ce qui n’était ni souhaité, ni facilité.
- Essayez de me croire -
Chaque pas était si petit, si insignifiant, si bien expliqué ou, à l’occasion regretté... - Croyez-moi, ceci est vrai. - chaque action, chaque occasion pire que la précédente, mais à peine pire que la précédente. Et vous regardez se produire la suivante, et la suivante. Vous attendez celle qui choquera l’opinion publique, en espérant  secrètement que devant de tels évènements les autres vous rejoindront et résisteront d’une façon ou d’une autre... soudainement, tout s’effondre, tout à la fois... vous vous rappelez tout et votre coeur se brise. Trop tard. Vous êtes compromis au-delà de tout retour.&quot;

Un professeur allemand décrivant l’arrivée du Nazisme en Europe au journaliste Milton Mayer.
...
&quot;Nous Québécois, par notre langue et notre culture, sommes un écueil de ce grand plan. Nous ne sommes pas le seul, mais nous en somme un important qui devra être raboté avant de réécrire l’histoire. Ils l’ont fait à de nombreuses reprises et le referont encore!
La crise climatique de l’an 2000 a toujours été connue.&quot;

De Châtillon
&lt;/blockquote&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un site plus qu&#8217;intriguant, que je découvre tout juste&#8230; : <a href="http://www.incapabledesetaire.com">Incapable de se taire&#8230;</a><br />
Pas facile de tout saisir, mais je sens qu&#8217;il contient beaucoup !</p>
<blockquote><p>
<a href="http://www.incapabledesetaire.com/marche.htm">La Marche des Empereurs</a><br />
La Marche des Empereurs est la séquence des évènements mondiaux susceptibles d’être en relation directe avec la convergence actuelle. Géo climat, guerre, politique, religion, maladie,  famine.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Graduellement, petit à petit, les gens se sont habitués à être gouvernés par la surprise, et à subir des décisions qui furent le fruit de délibérations secrètes ; à croire que la situation était si complexe, que le gouvernement se devait d’agir, devant des informations que la population ne pouvaient comprendre, ou si dangereuse que même si les gens de la rue pouvaient comprendre, ils ne pourraient pas en discuter par cause de sécurité nationale&#8230; ils étaient gardés à l’écart des évènements, incapables de se rendre compte de la réalité, à moins de posséder un sens aigu de la politique, ce qui n’était ni souhaité, ni facilité.<br />
- Essayez de me croire -<br />
Chaque pas était si petit, si insignifiant, si bien expliqué ou, à l’occasion regretté&#8230; -- Croyez-moi, ceci est vrai. -- chaque action, chaque occasion pire que la précédente, mais à peine pire que la précédente. Et vous regardez se produire la suivante, et la suivante. Vous attendez celle qui choquera l’opinion publique, en espérant  secrètement que devant de tels évènements les autres vous rejoindront et résisteront d’une façon ou d’une autre&#8230; soudainement, tout s’effondre, tout à la fois&#8230; vous vous rappelez tout et votre coeur se brise. Trop tard. Vous êtes compromis au-delà de tout retour.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Un professeur allemand décrivant l’arrivée du Nazisme en Europe au journaliste Milton Mayer.<br />
&#8230;<br />
&laquo;&nbsp;Nous Québécois, par notre langue et notre culture, sommes un écueil de ce grand plan. Nous ne sommes pas le seul, mais nous en somme un important qui devra être raboté avant de réécrire l’histoire. Ils l’ont fait à de nombreuses reprises et le referont encore!<br />
La crise climatique de l’an 2000 a toujours été connue.&nbsp;&raquo;</p>
<p>De Châtillon
</p></blockquote>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-819</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 18:47:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-819</guid>
		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1876&quot; title=&quot;Permanent Link: Rideau !&quot;&gt;Rideau !&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le message que l’on recevra demain de la bouche de Mr. Geithner, le nouveau ministre des finances américain, c’est que le salut ne viendra pas des États–Unis. Il nous annoncera une myriade d’initiatives insignifiantes représentant une poussière d’intérêts particuliers et où tous les méchants seront amplement récompensés : hedge funds, paradis fiscaux, spéculateurs à la petite et à la grande semaine et financiers véreux. « Everybody knows the good guys lost », tout le monde sait que les bons ont perdu, chantait déjà Léonard Cohen. On aurait pu espérer un &lt;em&gt;New Deal&lt;/em&gt; à la Franklin D. Roosevelt, manque de pot, ce coup-ci cela aurait coûté beaucoup trop cher et on se tourne plutôt vers les rustines : ça tiendra ce que ça pourra !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s’inquiétait déjà à la vue de l’équipe qu’Obama entreprit de constituer au lendemain de son élection et où l’on retrouvait les survivants les plus éclopés de l’équipe Clinton, et dont le meilleur exemple est Larry Summers : les convertis les plus récents à l’ultralibéralisme et donc les plus dangereux. Geithner accusant la Chine de manipulation de sa devise lors de sa confirmation devant le Sénat, le 21 janvier, donnait le ton : pas de gratitude à attendre des États–Unis envers la Chine pour le sauvetage du consommateur américain durant la période 2002-2007. Ce sera désormais chacun pour soi : si les Chinois ont été assez bêtes pour acheter à coup de dizaines de milliards de dollars les titres adossés à des prêts hypothécaires américains, tant pis pour eux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le communisme s’écroula en 1989, il existait un plan B : s’il mourait de sa belle mort, c’est qu’il avait eu tort et le capitalisme raison, et plus on prendrait de celui-ci, mieux on se porterait. Comme on le sait maintenant, le doublage de la dose a précipité la mort du patient. Petit problème cependant pour nous en 2009 : le capitalisme s’écrase en flammes, et il n’existe pas de plan B.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ce sera le repli sur soi, le protectionnisme à tout va, l’apparition de seigneurs de la guerre : plus-radical-que-moi-tu meurs ! (Madame Merkel en héritera probablement d’un en provenance de Bavière dans les jours qui viennent comme ministre de l’économie : bonjour les dégâts !) Les pays les plus malheureux tomberont dans la guerre civile, les plus heureux constitueront des gouvernements d’unité nationale mobilisés contre leurs voisins (qui sont les responsables évidents de leurs déboires) : Israël et Iran, l’Inde et le Pakistan (à coups d’armes nucléaires), que sais-je encore, l’imagination en cette matière sera certainement au pouvoir : le Venezuela et la Colombie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un aspect positif cependant : tout cela devrait nous laisser un peu plus de temps, entre deux coups de canon et de bombes atomiques, pour réfléchir au plan B qui nous permettra de résoudre les vrais problèmes que nous devrons bientôt affronter : quand nous aurons en 2050 épuisé le pétrole, l’eau potable et l’air respirable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Paul Jorion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1876" title="Permanent Link: Rideau !">Rideau !</a></h2>
<p>Le message que l’on recevra demain de la bouche de Mr. Geithner, le nouveau ministre des finances américain, c’est que le salut ne viendra pas des États–Unis. Il nous annoncera une myriade d’initiatives insignifiantes représentant une poussière d’intérêts particuliers et où tous les méchants seront amplement récompensés : hedge funds, paradis fiscaux, spéculateurs à la petite et à la grande semaine et financiers véreux. « Everybody knows the good guys lost », tout le monde sait que les bons ont perdu, chantait déjà Léonard Cohen. On aurait pu espérer un <em>New Deal</em> à la Franklin D. Roosevelt, manque de pot, ce coup-ci cela aurait coûté beaucoup trop cher et on se tourne plutôt vers les rustines : ça tiendra ce que ça pourra !</p>
<p>On s’inquiétait déjà à la vue de l’équipe qu’Obama entreprit de constituer au lendemain de son élection et où l’on retrouvait les survivants les plus éclopés de l’équipe Clinton, et dont le meilleur exemple est Larry Summers : les convertis les plus récents à l’ultralibéralisme et donc les plus dangereux. Geithner accusant la Chine de manipulation de sa devise lors de sa confirmation devant le Sénat, le 21 janvier, donnait le ton : pas de gratitude à attendre des États–Unis envers la Chine pour le sauvetage du consommateur américain durant la période 2002-2007. Ce sera désormais chacun pour soi : si les Chinois ont été assez bêtes pour acheter à coup de dizaines de milliards de dollars les titres adossés à des prêts hypothécaires américains, tant pis pour eux !</p>
<p>Quand le communisme s’écroula en 1989, il existait un plan B : s’il mourait de sa belle mort, c’est qu’il avait eu tort et le capitalisme raison, et plus on prendrait de celui-ci, mieux on se porterait. Comme on le sait maintenant, le doublage de la dose a précipité la mort du patient. Petit problème cependant pour nous en 2009 : le capitalisme s’écrase en flammes, et il n’existe pas de plan B.</p>
<p>Alors ce sera le repli sur soi, le protectionnisme à tout va, l’apparition de seigneurs de la guerre : plus-radical-que-moi-tu meurs ! (Madame Merkel en héritera probablement d’un en provenance de Bavière dans les jours qui viennent comme ministre de l’économie : bonjour les dégâts !) Les pays les plus malheureux tomberont dans la guerre civile, les plus heureux constitueront des gouvernements d’unité nationale mobilisés contre leurs voisins (qui sont les responsables évidents de leurs déboires) : Israël et Iran, l’Inde et le Pakistan (à coups d’armes nucléaires), que sais-je encore, l’imagination en cette matière sera certainement au pouvoir : le Venezuela et la Colombie ?</p>
<p>Un aspect positif cependant : tout cela devrait nous laisser un peu plus de temps, entre deux coups de canon et de bombes atomiques, pour réfléchir au plan B qui nous permettra de résoudre les vrais problèmes que nous devrons bientôt affronter : quand nous aurons en 2050 épuisé le pétrole, l’eau potable et l’air respirable.</p>
<p><strong>Par Paul Jorion</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-804</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 07:07:11 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-804</guid>
		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1868&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Un plan qui fait de nécessité vertu, par François Leclerc&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;L’actualité de la crise : Un plan qui fait de nécessité vertu&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Apprécier un plan qui n’a pas encore été dévoilé officiellement est un exercice un peu scabreux. Mais de nombreuses informations ont « fuité » dans la presse américaine, permettant de se faire une idée des grandes lignes des mesures qui devaient initialement être annoncées par le Trésor US demain lundi, avant report à mardi, il y a moins d’une heure. D’ores et déjà, si l’on ne peut évidemment pas prévoir les chances de succès de ce nouveau plan, dont la mise au point finale pose visiblement problème, on peut apprécier les considérations qui nécessairement l’inspirent.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est un programme déjà adopté en novembre dernier, le TALF (Term Asset-backed Securities Loan Facility), qui est semble-t-il destiné à jouer un rôle vedette, avec la contribution financière de la Fed et le soutien technique d’une palette d’organismes, sous tutelle ou administration de l’Etat : Fannie Mae et Freddie Mac (organismes de refinancement hypothécaire), ainsi que l’organisme fédéral d’assurance des dépôts bancaires (FDIC).&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;Cette dernière administration dispose déjà d’un programme garantissant certaines catégories de dettes bancaires pendant trois ans, une facilité depuis étendue à dix ans. Les discussions se poursuivaient tout dernièrement entre le Trésor et le FDIC, afin de déterminer quelles dettes seraient effectivement couvertes. On devrait en savoir plus mardi. La Fed veut également faciliter l’accès au crédit des consommateurs et des petites entreprises. Sous l’ombrelle du TALF et de son budget de 200 milliards de dollars, la banque centrale ferait des prêts afin d’aider à financer des investisseurs détenteurs d’actifs de qualité adossés à des prêts « nouveaux ou récents », dans les domaines de l’éducation (prêts étudiants), des voitures et des cartes de crédit, ainsi que des emprunts garantis de petites entreprises. Larry Summers, conseiller économique de Barack Obama, a pour sa part indiqué aujourd’hui dimanche qu’il comporterait plus de 50 milliards de dollars destinés à éviter des saisies immobilières. Les hedge funds et fonds de gestion privée seraient éligibles à ce programme. Enfin, et ce n’est pas la moindre des mesures, le champ d’action du TALF devrait être étendu, afin d’inciter des investisseurs à acheter aux banques des actifs douteux, le gouvernement les garantissant afin de limiter leurs pertes en cas de dépréciation de ces titres.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le second volet du TARP (Troubled Asset Relief Program), également déjà adopté, serait par ailleurs utilisé pour injecter des fonds dans le système bancaire, très mal en point à voir le nombre de fermetures de banques régionales ces temps-ci, dans des conditions plus rigoureuses que le premier volet et qui restent à préciser. On parle dans la presse de conversion des actions préférentielles en titres ordinaires, transformant ainsi de la dette en actions.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En premier lieu, il est nécessaire de situer ces mesures dans leur contexte politique. Un compromis vient d’être péniblement adopté au sein du Sénat, afin de permettre l’adoption du plan de relance de l’administration Obama. Les discussions portaient à la fois sur l’ampleur de l’enveloppe financière du plan et sur ses allocations. Les Républicains, logiques avec eux-mêmes et persévérants dans leurs erreurs, ont cherché à en diminuer le total et à privilégier des réductions d’impôts. Le gouvernement américain se voyait mal redemander des fonds aux parlementaires dans ces conditions et cette considération politique à court terme a de toute évidence pesé sur la conception d’ensemble du plan. L’histoire se fait parfois à petits pas, faute de pouvoir faire de grandes enjambées.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le lourd contexte des finances publiques américaines doit être également évoqué, un facteur bien plus important à moyen et long terme.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui semble caractériser le plan, une fois acquis qu’il va nécessiter peu de sorties en cash du Trésor, c’est qu’il repousse à plus tard la solution introuvable au problèmes des actifs toxiques. Exit le projet de bad bank. Pour des raisons de coût, donc, mais aussi parce que personne, pas plus qu’hier et pas moins que demain, ne sait quoi faire de ce paquet d’actif, de cette énorme pelote inextricablement emmêlée. Des estimations chiffrées des besoins de financement créés par la création d’une bad bank montrent qu’ils feraient exploser, avec des conséquences imprévisibles et qu’il vaut mieux ne même pas imaginer, les montants que le Trésor devrait aller chercher sur le marché. J’y reviens plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’issue trouvée, la mise à disposition d’un programme de garanties de la Fed, a certes le grand mérite d’exister, mais elle a le grand défaut de repousser le problème à plus tard (à échéance de dix ans, dans le cadre du TALF actuel). Avec le grand risque de n’être, à terme, qu’un pur et simple étalement des payements, au frais de l’Etat et des contribuables. On abandonne à leur triste sort les actifs toxiques et l’on s’efforce donc de relancer sous toutes ses formes le crédit aux particuliers, nerf de la guerre de la croissance US, voilà la philosophie du plan. Quant aux actifs toxiques, les conditions financières qui vont être offertes vont-elles satisfaire les investisseurs ?&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rappel, le TALF prévoit la création ultérieure d’un « special purpose vehicle » (SPV) destiné à accueillir les actifs finalement délaissés par les investisseurs et de tout un mécanisme faisant notamment appel au Trésor, qui participerait aux pertes éventuelles (et éminemment probables), mais à hauteur maximum 20 milliards de dollars. Pour le solde, il suffira alors d’observer le gonflement de la taille du bilan de la Fed.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On comprend donc que l’administration Obama fait ce qu’elle peut dans le cadre des contraintes qui pèsent sur elle. Ces limitations financières permettent toutefois d’exprimer dès maintenant des doutes sur l’efficacité de son plan. Augurant qu’elle devra nécessairement se remettre prochainement à l’ouvrage. Washington a d’ailleurs déjà reconnu que les fonds du TARP ne seraient pas suffisants. Pourrait-il en être autrement, si l’on considère la multiplicité et l’ampleur des objectifs qui sont simultanément poursuivis, au regard du montant limité du programme ? En réalité, elle n’a toujours pas de solution à la même question lancinante : comment sortir de ce trou sans fond ?&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’hebdomadaire britannique The Economist a donné le 5 février un intéressant éclairage, sous un titre en forme de métaphore maritime « une vague de nouveaux emprunts menace le port dans la tempête » .&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les bons du Trésor à 10 ans ont vu leur rendement grimper de 2,04% à la mi-décembre à 2,9% au 4 février. Rapprochant, pour le comprendre, cet accroissement des taux de l’annonce faite par le Trésor US qu’il allait emprunter au premier trimestre 2009 un montant de 493 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S’appuyant sur l’estimation faite par Wrightson ICAP, un institut de recherche américain pointu, d’un montant total d’émissions de 1.800 milliards de dollars cette année, à comparer avec 1.500 milliards l’année précédente, The Economist s’interroge sur les conséquences de ces émissions faramineuses sur les taux, l’addition des émissions de 2008 et 2009 dépassant le montant net des emprunts de ces 27 dernières années. D’autant que le Trésor US doit en plus faire face à la compétition que représente l’émission d’obligations par les grandes entreprises, à d’importants niveaux en raison d’un accès difficile au crédit bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, facteur aggravant d’après le journal, les investisseurs pourraient également s’inquiéter du fait que les USA puissent décider de soulager le poids de leur dette grâce à l’inflation. Alors, conclut The Economist, « la tempête frapperait le Trésor ».&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On croit mieux comprendre les débats qui ont agité la Fed ces deux dernières semaines, et dont peu a transparu. Utiliser à grande échelle les ressources de la création monétaire, une bien grande tentation, reviendrait à se tirer une balle dans le pied, vu l’endettement colossal du pays et, surtout, ses besoins estimés de financement non moins gigantesques. Prétendre par ce biais effacer une partie de la dette actuelle et à venir, c’est donner aux investisseurs, dont il est beaucoup attendu, le pire signal. Induire une irrésistible nouvelle montée des taux, pour commencer. Où placer le curseur entre création de la dette et création monétaire, c’est tout le redoutable problème qui est posé, et qui va sans nul doute continuer de l’être sans réponse affirmée. Il semble n’y avoir, en effet, que de mauvaises solutions à disposition. C’est le lot commun de cette crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1868" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Un plan qui fait de nécessité vertu, par François Leclerc" >L’actualité de la crise : Un plan qui fait de nécessité vertu</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Apprécier un plan qui n’a pas encore été dévoilé officiellement est un exercice un peu scabreux. Mais de nombreuses informations ont « fuité » dans la presse américaine, permettant de se faire une idée des grandes lignes des mesures qui devaient initialement être annoncées par le Trésor US demain lundi, avant report à mardi, il y a moins d’une heure. D’ores et déjà, si l’on ne peut évidemment pas prévoir les chances de succès de ce nouveau plan, dont la mise au point finale pose visiblement problème, on peut apprécier les considérations qui nécessairement l’inspirent.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">C’est un programme déjà adopté en novembre dernier, le TALF (Term Asset-backed Securities Loan Facility), qui est semble-t-il destiné à jouer un rôle vedette, avec la contribution financière de la Fed et le soutien technique d’une palette d’organismes, sous tutelle ou administration de l’Etat : Fannie Mae et Freddie Mac (organismes de refinancement hypothécaire), ainsi que l’organisme fédéral d’assurance des dépôts bancaires (FDIC).</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;"><span></span>Cette dernière administration dispose déjà d’un programme garantissant certaines catégories de dettes bancaires pendant trois ans, une facilité depuis étendue à dix ans. Les discussions se poursuivaient tout dernièrement entre le Trésor et le FDIC, afin de déterminer quelles dettes seraient effectivement couvertes. On devrait en savoir plus mardi. La Fed veut également faciliter l’accès au crédit des consommateurs et des petites entreprises. Sous l’ombrelle du TALF et de son budget de 200 milliards de dollars, la banque centrale ferait des prêts afin d’aider à financer des investisseurs détenteurs d’actifs de qualité adossés à des prêts « nouveaux ou récents », dans les domaines de l’éducation (prêts étudiants), des voitures et des cartes de crédit, ainsi que des emprunts garantis de petites entreprises. Larry Summers, conseiller économique de Barack Obama, a pour sa part indiqué aujourd’hui dimanche qu’il comporterait plus de 50 milliards de dollars destinés à éviter des saisies immobilières. Les hedge funds et fonds de gestion privée seraient éligibles à ce programme. Enfin, et ce n’est pas la moindre des mesures, le champ d’action du TALF devrait être étendu, afin d’inciter des investisseurs à acheter aux banques des actifs douteux, le gouvernement les garantissant afin de limiter leurs pertes en cas de dépréciation de ces titres.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Le second volet du TARP (Troubled Asset Relief Program), également déjà adopté, serait par ailleurs utilisé pour injecter des fonds dans le système bancaire, très mal en point à voir le nombre de fermetures de banques régionales ces temps-ci, dans des conditions plus rigoureuses que le premier volet et qui restent à préciser. On parle dans la presse de conversion des actions préférentielles en titres ordinaires, transformant ainsi de la dette en actions.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">En premier lieu, il est nécessaire de situer ces mesures dans leur contexte politique. Un compromis vient d’être péniblement adopté au sein du Sénat, afin de permettre l’adoption du plan de relance de l’administration Obama. Les discussions portaient à la fois sur l’ampleur de l’enveloppe financière du plan et sur ses allocations. Les Républicains, logiques avec eux-mêmes et persévérants dans leurs erreurs, ont cherché à en diminuer le total et à privilégier des réductions d’impôts. Le gouvernement américain se voyait mal redemander des fonds aux parlementaires dans ces conditions et cette considération politique à court terme a de toute évidence pesé sur la conception d’ensemble du plan. L’histoire se fait parfois à petits pas, faute de pouvoir faire de grandes enjambées.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Le lourd contexte des finances publiques américaines doit être également évoqué, un facteur bien plus important à moyen et long terme.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Ce qui semble caractériser le plan, une fois acquis qu’il va nécessiter peu de sorties en cash du Trésor, c’est qu’il repousse à plus tard la solution introuvable au problèmes des actifs toxiques. Exit le projet de bad bank. Pour des raisons de coût, donc, mais aussi parce que personne, pas plus qu’hier et pas moins que demain, ne sait quoi faire de ce paquet d’actif, de cette énorme pelote inextricablement emmêlée. Des estimations chiffrées des besoins de financement créés par la création d’une bad bank montrent qu’ils feraient exploser, avec des conséquences imprévisibles et qu’il vaut mieux ne même pas imaginer, les montants que le Trésor devrait aller chercher sur le marché. J’y reviens plus loin.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">L’issue trouvée, la mise à disposition d’un programme de garanties de la Fed, a certes le grand mérite d’exister, mais elle a le grand défaut de repousser le problème à plus tard (à échéance de dix ans, dans le cadre du TALF actuel). Avec le grand risque de n’être, à terme, qu’un pur et simple étalement des payements, au frais de l’Etat et des contribuables. On abandonne à leur triste sort les actifs toxiques et l’on s’efforce donc de relancer sous toutes ses formes le crédit aux particuliers, nerf de la guerre de la croissance US, voilà la philosophie du plan. Quant aux actifs toxiques, les conditions financières qui vont être offertes vont-elles satisfaire les investisseurs ?</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Rappel, le TALF prévoit la création ultérieure d’un « special purpose vehicle » (SPV) destiné à accueillir les actifs finalement délaissés par les investisseurs et de tout un mécanisme faisant notamment appel au Trésor, qui participerait aux pertes éventuelles (et éminemment probables), mais à hauteur maximum 20 milliards de dollars. Pour le solde, il suffira alors d’observer le gonflement de la taille du bilan de la Fed.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">On comprend donc que l’administration Obama fait ce qu’elle peut dans le cadre des contraintes qui pèsent sur elle. Ces limitations financières permettent toutefois d’exprimer dès maintenant des doutes sur l’efficacité de son plan. Augurant qu’elle devra nécessairement se remettre prochainement à l’ouvrage. Washington a d’ailleurs déjà reconnu que les fonds du TARP ne seraient pas suffisants. Pourrait-il en être autrement, si l’on considère la multiplicité et l’ampleur des objectifs qui sont simultanément poursuivis, au regard du montant limité du programme ? En réalité, elle n’a toujours pas de solution à la même question lancinante : comment sortir de ce trou sans fond ?</p>
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<p style="text-align: justify;">L’hebdomadaire britannique The Economist a donné le 5 février un intéressant éclairage, sous un titre en forme de métaphore maritime « une vague de nouveaux emprunts menace le port dans la tempête » .</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Les bons du Trésor à 10 ans ont vu leur rendement grimper de 2,04% à la mi-décembre à 2,9% au 4 février. Rapprochant, pour le comprendre, cet accroissement des taux de l’annonce faite par le Trésor US qu’il allait emprunter au premier trimestre 2009 un montant de 493 milliards de dollars.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">S’appuyant sur l’estimation faite par Wrightson ICAP, un institut de recherche américain pointu, d’un montant total d’émissions de 1.800 milliards de dollars cette année, à comparer avec 1.500 milliards l’année précédente, The Economist s’interroge sur les conséquences de ces émissions faramineuses sur les taux, l’addition des émissions de 2008 et 2009 dépassant le montant net des emprunts de ces 27 dernières années. D’autant que le Trésor US doit en plus faire face à la compétition que représente l’émission d’obligations par les grandes entreprises, à d’importants niveaux en raison d’un accès difficile au crédit bancaire.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Enfin, facteur aggravant d’après le journal, les investisseurs pourraient également s’inquiéter du fait que les USA puissent décider de soulager le poids de leur dette grâce à l’inflation. Alors, conclut The Economist, « la tempête frapperait le Trésor ».</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">On croit mieux comprendre les débats qui ont agité la Fed ces deux dernières semaines, et dont peu a transparu. Utiliser à grande échelle les ressources de la création monétaire, une bien grande tentation, reviendrait à se tirer une balle dans le pied, vu l’endettement colossal du pays et, surtout, ses besoins estimés de financement non moins gigantesques. Prétendre par ce biais effacer une partie de la dette actuelle et à venir, c’est donner aux investisseurs, dont il est beaucoup attendu, le pire signal. Induire une irrésistible nouvelle montée des taux, pour commencer. Où placer le curseur entre création de la dette et création monétaire, c’est tout le redoutable problème qui est posé, et qui va sans nul doute continuer de l’être sans réponse affirmée. Il semble n’y avoir, en effet, que de mauvaises solutions à disposition. C’est le lot commun de cette crise.</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-801</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 22:59:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-801</guid>
		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1856&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Chômage en hausse, le cours de l’or aussi, par François Leclerc&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;L’actualité de la crise : Chômage en hausse, le cours de l’or aussi&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le vote attendu du plan de relance américain par le Sénat et l’annonce des nouvelles mesures de sauvetage des banques par le Trésor US, dès lundi, sont espérés comme le Messie dans le monde entier. Car, bien que chacun des pays atteints de plein fouet par la crise financière essaye d’y faire face de son côté, dans le désordre et sans trop de succès jusqu’à maintenant, la compréhension qu’il n’y aura d’autre solution que mondiale grandit et s’impose. Que c’est aux USA, à l’épicentre de la crise, de peser dorénavant de tout leur poids. Et qu’il sera toujours temps, ensuite, de panser les plaies, longuement, et de préparer l’avenir, si possible plus rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’ampleur des suppressions d’emploi, de la baisse de l’activité ou des commandes démontre en effet qu’il n’est plus possible de continuer à prendre son temps et de vivre au rythme des arbitrages du Sénat américain, des mesures d’urgence au coup par coup, ou bien encore des plans successifs. D’où le coup de semonce peu diplomatique à l’égard de ce dernier de Barack Obama, et l’attente. D’où, également, l’article de Martin Wolf dans le Financial Times, mon étonnant bréviaire depuis peu, fondant tous ses espoirs sur l’administration Obama devant l’impuissance britannique et la chute inexorable de la livre sterling.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour une fois, toutefois, je dois provisoirement quitter le monde de la finance et des banques pour celui du travail et de l’emploi.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aux USA, 598.000 emplois ont disparu en janvier (après correction des variations saisonnières). Réactives comme elles savent l’être dans ce domaine, les entreprises américaines licencient à tour de bras, dans tous les domaines d’activité. La tendance est à la suppression d’un demi million d’emplois par mois. A l’autre bout du monde et de la chaîne financière, en Chine, plus de 20 millions de travailleurs migrants (ces émigrés de l’intérieur des pays émergents) sont désormais sans travail et rentrent forcés et contraints dans leurs campagnes et au royaume de la misère. En Russie, prise dans l’étau de la crise économique, entre la chute du rouble et celle du pétrole, les autorités se préparent à leur manière généralement expéditive à des troubles sociaux. Au Canada, 129.000 emplois ont disparu en janvier, du jamais vu depuis 30 ans. Les mesures de chômage partiel lancées par de nombreuses grandes entreprises de l’industrie allemande, Daimler, Volkswagen ou BASF, se poursuivent et ont concerné 290.600 salariés en janvier, selon le pointage mensuel de l’Agence fédérale pour l’emploi (BA). Le chômage a en Espagne atteint un niveau record depuis 12 ans, en janvier, avec 3,3 millions de demandeurs d’emplois et le taux le plus élevé de l’Union européenne.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand ce ne sont pas les statistiques de l’emploi qui défrayent la chronique, ce sont celles de la production qui prennent le relais. Oubliées déjà, les nouvelles désastreuses de l’industrie automobile. Place à celles de l’industrie électronique, sur laquelle tous les espoirs de croissance reposaient. Les principales multinationales de l’électronique japonaises (Sony, Panasonic, Hitachi, Toshiba, NEC, Canon et Sharp) vont sacrifier 66.000 salariés, victimes collatérales de la hausse du yen et des pertes financières prévisionnelles pour l’exercice en cours de leurs entreprises. La production industrielle allemande a reculé de 4,6% en décembre sur un mois, selon des données publiées vendredi dernier. De décembre 2007 à décembre 2008, cette même production a affiché un recul cumulé de 7,5%, selon un communiqué du ministère de l’Economie. Les carnets de commande sont sur la même tendance, augurant mal des choses. En Grande-Bretagne, la production industrielle et manufacturière a diminué de 1,7% sur le mois en décembre, pour chuter de 9,4% sur un an, selon les statistiques de l’Office des statistiques nationales (ONS).&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si l’on prend la situation sous l’angle de la consommation, les données ne sont pas meilleures. Selon la Fed, l’encours des crédits à la consommation aux USA a reculé en décembre de 3,1% en rythme annuel, enregistrant son troisième mois consécutif de baisse. Ce n’était pas arrivé depuis 27 ans. La détérioration de la situation de l’économie brésilienne, en plein boom avant la crise, est due à la chute drastique du crédit au cours du dernier trimestre 2008, qui a atteint les classes moyennes brésiliennes, très friandes de crédit à la consommation. Cela a entraîné une baisse vertigineuse de la demande interne, un des moteurs de la croissance avec l’exportation agro-alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toutes ces informations, faut-il le préciser, ont été publiées dans les seules et dernières 48 heures sur les fils des agences de presse.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qui s’étonnera, dans ces conditions alarmantes, que l’or redevienne au galop une valeur refuge, sachant qu’il n’y en aura pas pour tout le monde ? Vendredi, le métal jaune a terminé à 913 dollars l’once sur le London Bullion Exchange. Les prix de l’or devraient dans les trois prochains mois se situer autour de 1.000 dollars l’once, selon Goldman Sachs. Les projections ne faisaient précédemment état que de cours à hauteur de 700 dollars l’once. L’or fait en effet office de “monnaie de dernier recours”, dans un environnement où des banqueroutes d’Etats sont redoutées. Une corrélation étroite unit en règle générale la valeur du dollar et le prix de l’or, mais celle-ci a largement disparu en raison du risque financier accru que, d’après les analystes, les Etats représentent désormais. Ce n’est pas fini. Les Etats sont les prêteurs en dernier recours, l’or la monnaie en dernier recours, who’s next ?&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En avant première et en provenance du Wall Street Journal et du New York Times :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’Etat américain aurait renoncé à nationaliser des banques et à créer une bad bank. Le plan finalement envisagé, qui doit être annoncé lundi prochain, impliquerait la Fed, Fannie Mae et Freddie Mac (organismes de refinancement hypothécaire), ainsi que l’organisme fédéral d’assurance des dépôts bancaires (FDIC).&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il s’agirait d’étendre un programme annoncé en novembre dernier par la Fed et le Trésor, prévoyant que la Fed prête à des investisseurs institutionnels afin qu’ils achètent des titres permettant à des organismes de crédit à la consommation de se refinancer.Il pourrait dorénavant être étendu, afin d’inciter des investisseurs à acheter aux banques des actifs douteux, le gouvernement les garantissant afin de limiter leurs pertes en cas de dépréciation de ces titres.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’avantage de ce plan est qu’il n’obligerait pas le gouvernement à aller à nouveau devant le Congrès, la Fed le finançant pour la plus grande part.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le secteur bancaire devrait également bénéficier d’injections de capitaux publics, mais avec des conditions plus draconiennes que sous l’égide de Henry Paulson, le précédent secrétaire au Trésor.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1856" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Chômage en hausse, le cours de l’or aussi, par François Leclerc" >L’actualité de la crise : Chômage en hausse, le cours de l’or aussi</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Le vote attendu du plan de relance américain par le Sénat et l’annonce des nouvelles mesures de sauvetage des banques par le Trésor US, dès lundi, sont espérés comme le Messie dans le monde entier. Car, bien que chacun des pays atteints de plein fouet par la crise financière essaye d’y faire face de son côté, dans le désordre et sans trop de succès jusqu’à maintenant, la compréhension qu’il n’y aura d’autre solution que mondiale grandit et s’impose. Que c’est aux USA, à l’épicentre de la crise, de peser dorénavant de tout leur poids. Et qu’il sera toujours temps, ensuite, de panser les plaies, longuement, et de préparer l’avenir, si possible plus rapidement.</p>
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<p style="text-align: justify;">L’ampleur des suppressions d’emploi, de la baisse de l’activité ou des commandes démontre en effet qu’il n’est plus possible de continuer à prendre son temps et de vivre au rythme des arbitrages du Sénat américain, des mesures d’urgence au coup par coup, ou bien encore des plans successifs. D’où le coup de semonce peu diplomatique à l’égard de ce dernier de Barack Obama, et l’attente. D’où, également, l’article de Martin Wolf dans le Financial Times, mon étonnant bréviaire depuis peu, fondant tous ses espoirs sur l’administration Obama devant l’impuissance britannique et la chute inexorable de la livre sterling.</p>
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<p style="text-align: justify;">Pour une fois, toutefois, je dois provisoirement quitter le monde de la finance et des banques pour celui du travail et de l’emploi.</p>
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<p style="text-align: justify;">Aux USA, 598.000 emplois ont disparu en janvier (après correction des variations saisonnières). Réactives comme elles savent l’être dans ce domaine, les entreprises américaines licencient à tour de bras, dans tous les domaines d’activité. La tendance est à la suppression d’un demi million d’emplois par mois. A l’autre bout du monde et de la chaîne financière, en Chine, plus de 20 millions de travailleurs migrants (ces émigrés de l’intérieur des pays émergents) sont désormais sans travail et rentrent forcés et contraints dans leurs campagnes et au royaume de la misère. En Russie, prise dans l’étau de la crise économique, entre la chute du rouble et celle du pétrole, les autorités se préparent à leur manière généralement expéditive à des troubles sociaux. Au Canada, 129.000 emplois ont disparu en janvier, du jamais vu depuis 30 ans. Les mesures de chômage partiel lancées par de nombreuses grandes entreprises de l’industrie allemande, Daimler, Volkswagen ou BASF, se poursuivent et ont concerné 290.600 salariés en janvier, selon le pointage mensuel de l’Agence fédérale pour l’emploi (BA). Le chômage a en Espagne atteint un niveau record depuis 12 ans, en janvier, avec 3,3 millions de demandeurs d’emplois et le taux le plus élevé de l’Union européenne.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Quand ce ne sont pas les statistiques de l’emploi qui défrayent la chronique, ce sont celles de la production qui prennent le relais. Oubliées déjà, les nouvelles désastreuses de l’industrie automobile. Place à celles de l’industrie électronique, sur laquelle tous les espoirs de croissance reposaient. Les principales multinationales de l’électronique japonaises (Sony, Panasonic, Hitachi, Toshiba, NEC, Canon et Sharp) vont sacrifier 66.000 salariés, victimes collatérales de la hausse du yen et des pertes financières prévisionnelles pour l’exercice en cours de leurs entreprises. La production industrielle allemande a reculé de 4,6% en décembre sur un mois, selon des données publiées vendredi dernier. De décembre 2007 à décembre 2008, cette même production a affiché un recul cumulé de 7,5%, selon un communiqué du ministère de l’Economie. Les carnets de commande sont sur la même tendance, augurant mal des choses. En Grande-Bretagne, la production industrielle et manufacturière a diminué de 1,7% sur le mois en décembre, pour chuter de 9,4% sur un an, selon les statistiques de l’Office des statistiques nationales (ONS).</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Si l’on prend la situation sous l’angle de la consommation, les données ne sont pas meilleures. Selon la Fed, l’encours des crédits à la consommation aux USA a reculé en décembre de 3,1% en rythme annuel, enregistrant son troisième mois consécutif de baisse. Ce n’était pas arrivé depuis 27 ans. La détérioration de la situation de l’économie brésilienne, en plein boom avant la crise, est due à la chute drastique du crédit au cours du dernier trimestre 2008, qui a atteint les classes moyennes brésiliennes, très friandes de crédit à la consommation. Cela a entraîné une baisse vertigineuse de la demande interne, un des moteurs de la croissance avec l’exportation agro-alimentaire.</p>
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<p style="text-align: justify;">Toutes ces informations, faut-il le préciser, ont été publiées dans les seules et dernières 48 heures sur les fils des agences de presse.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Qui s’étonnera, dans ces conditions alarmantes, que l’or redevienne au galop une valeur refuge, sachant qu’il n’y en aura pas pour tout le monde ? Vendredi, le métal jaune a terminé à 913 dollars l’once sur le London Bullion Exchange. Les prix de l’or devraient dans les trois prochains mois se situer autour de 1.000 dollars l’once, selon Goldman Sachs. Les projections ne faisaient précédemment état que de cours à hauteur de 700 dollars l’once. L’or fait en effet office de “monnaie de dernier recours”, dans un environnement où des banqueroutes d’Etats sont redoutées. Une corrélation étroite unit en règle générale la valeur du dollar et le prix de l’or, mais celle-ci a largement disparu en raison du risque financier accru que, d’après les analystes, les Etats représentent désormais. Ce n’est pas fini. Les Etats sont les prêteurs en dernier recours, l’or la monnaie en dernier recours, who’s next ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En avant première et en provenance du Wall Street Journal et du New York Times :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Etat américain aurait renoncé à nationaliser des banques et à créer une bad bank. Le plan finalement envisagé, qui doit être annoncé lundi prochain, impliquerait la Fed, Fannie Mae et Freddie Mac (organismes de refinancement hypothécaire), ainsi que l’organisme fédéral d’assurance des dépôts bancaires (FDIC).</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agirait d’étendre un programme annoncé en novembre dernier par la Fed et le Trésor, prévoyant que la Fed prête à des investisseurs institutionnels afin qu’ils achètent des titres permettant à des organismes de crédit à la consommation de se refinancer.Il pourrait dorénavant être étendu, afin d’inciter des investisseurs à acheter aux banques des actifs douteux, le gouvernement les garantissant afin de limiter leurs pertes en cas de dépréciation de ces titres.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avantage de ce plan est qu’il n’obligerait pas le gouvernement à aller à nouveau devant le Congrès, la Fed le finançant pour la plus grande part.</p>
<p style="text-align: justify;">Le secteur bancaire devrait également bénéficier d’injections de capitaux publics, mais avec des conditions plus draconiennes que sous l’égide de Henry Paulson, le précédent secrétaire au Trésor.</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-767</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 10:26:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-767</guid>
		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1835&quot; title=&quot;Permanent Link: L’actualité de la crise : Le Financial Times, une lecture qui pince fort, par François Leclerc&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;L’actualité de la crise : Le Financial Times, une lecture qui pince fort&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a des gestes étroitement associés dans la vie de tous les jours. Ouvrir le Financial Times m’amène immanquablement à me pincer ces temps-ci. Les propos qui y sont tenus n’auraient pas avant été imaginables dans ses colonnes. Paul Jorion citait l’article de Janet Tavakoli, paru dans le FT, démontant certains mécanismes du krach financier pour déplorer qu’aucun de ses acteurs ne soit aujourd’hui devant les tribunaux. A quelques pages du même journal, j’ai lu la fameuse « lex column » commentant, hier jeudi, les décisions de limitation des salaires des banquiers annoncées par Barack Obama. Le chroniqueur faisait remarquer, pour en mettre en doute la portée, qu’ « en réalité, celles (les banques) qui ont besoin d’une aide exceptionnelle devraient déjà être une propriété publique et que leur dirigeants devraient émarger sur la feuille de paie du service public ».&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toujours dans la même prestigieuse colonne, un article sur les CDO faisait état de la descente aux enfers de leur valorisation, 350 milliards de dollars au premier trimestre 2007, virtuellement rien du tout actuellement, selon Creditflux, la société qui fait autorité en matière d’information sur les produits dérivés et les hedge funds. “The Lex column” concluait en recommandant l’utilisation de la lumière du jour comme étant « le meilleur désinfectant » pour les livres de compte des banques, ainsi qu’une « injection massive de transparence, renforcée par une réglementation » sur ces produits financiers.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A quelques pages de cette rubrique, un article de David Pilling était publié sous le titre « La Chine devrait augmenter les salaires afin de stimuler la demande », reposant sur la comparaison, à propos de la contribution à la croissance de la consommation des ménages, entre les USA et la Chine. 72 pour cent dans un cas, environ 40 pc dans l’autre. L’article s’appuyait également sur des données japonaises, comparant l’évolution des dividendes perçus par les actionnaires à celle des salaires, de 2001 à 2005. Plus 175 pour cent d’augmentation des premiers, une diminution nominale de 6 pour cent pour les derniers. Voilà la vérité toute nue, après avoir été dévoilée dans le Financial Times.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’idée d’un nécessaire rééquilibrage global entre salaire et profit est la conséquence logique d’une analyse macro-économique comparée de deux des principales puissances économiques du monde et non pas d’une proclamation anticapitaliste que l’on ne s’attendrait pas à trouver dans cet honorable quotidien de la City. L’une structurellement endettée et l’autre débordant d’excédents. L’une bénéficiant (en moyenne) de hauts salaires, l’autre de bas revenus. L’une empruntant à l’autre, qui vend ses produits meilleur marché chez la première. Mais l’article de David Pilling aurait tout aussi bien pu s’intituler « les Américains vont devoir consommer moins ou produire à moindre coût », une perspective plus difficile à évoquer mais tout aussi envisageable dans le cadre de ce rééquilibrage. L’heure de vérité n’est pas toujours bonne à sonner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par François Leclerc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1835" title="Permanent Link: L’actualité de la crise : Le Financial Times, une lecture qui pince fort, par François Leclerc" >L’actualité de la crise : Le Financial Times, une lecture qui pince fort</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Il y a des gestes étroitement associés dans la vie de tous les jours. Ouvrir le Financial Times m’amène immanquablement à me pincer ces temps-ci. Les propos qui y sont tenus n’auraient pas avant été imaginables dans ses colonnes. Paul Jorion citait l’article de Janet Tavakoli, paru dans le FT, démontant certains mécanismes du krach financier pour déplorer qu’aucun de ses acteurs ne soit aujourd’hui devant les tribunaux. A quelques pages du même journal, j’ai lu la fameuse « lex column » commentant, hier jeudi, les décisions de limitation des salaires des banquiers annoncées par Barack Obama. Le chroniqueur faisait remarquer, pour en mettre en doute la portée, qu’ « en réalité, celles (les banques) qui ont besoin d’une aide exceptionnelle devraient déjà être une propriété publique et que leur dirigeants devraient émarger sur la feuille de paie du service public ».</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Toujours dans la même prestigieuse colonne, un article sur les CDO faisait état de la descente aux enfers de leur valorisation, 350 milliards de dollars au premier trimestre 2007, virtuellement rien du tout actuellement, selon Creditflux, la société qui fait autorité en matière d’information sur les produits dérivés et les hedge funds. “The Lex column” concluait en recommandant l’utilisation de la lumière du jour comme étant « le meilleur désinfectant » pour les livres de compte des banques, ainsi qu’une « injection massive de transparence, renforcée par une réglementation » sur ces produits financiers.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">A quelques pages de cette rubrique, un article de David Pilling était publié sous le titre « La Chine devrait augmenter les salaires afin de stimuler la demande », reposant sur la comparaison, à propos de la contribution à la croissance de la consommation des ménages, entre les USA et la Chine. 72 pour cent dans un cas, environ 40 pc dans l’autre. L’article s’appuyait également sur des données japonaises, comparant l’évolution des dividendes perçus par les actionnaires à celle des salaires, de 2001 à 2005. Plus 175 pour cent d’augmentation des premiers, une diminution nominale de 6 pour cent pour les derniers. Voilà la vérité toute nue, après avoir été dévoilée dans le Financial Times.</p>
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<p style="text-align: justify;">L’idée d’un nécessaire rééquilibrage global entre salaire et profit est la conséquence logique d’une analyse macro-économique comparée de deux des principales puissances économiques du monde et non pas d’une proclamation anticapitaliste que l’on ne s’attendrait pas à trouver dans cet honorable quotidien de la City. L’une structurellement endettée et l’autre débordant d’excédents. L’une bénéficiant (en moyenne) de hauts salaires, l’autre de bas revenus. L’une empruntant à l’autre, qui vend ses produits meilleur marché chez la première. Mais l’article de David Pilling aurait tout aussi bien pu s’intituler « les Américains vont devoir consommer moins ou produire à moindre coût », une perspective plus difficile à évoquer mais tout aussi envisageable dans le cadre de ce rééquilibrage. L’heure de vérité n’est pas toujours bonne à sonner.</p>
<p><strong>Par François Leclerc</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-769</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 21:00:15 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=1828&quot; title=&quot;Liens permanent vers L’entretien du Président de la République française&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;L’entretien du Président de la République française&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je viens de regarder et d’écouter Mr. Sarkozy. Ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est son « On regrette toujours les petites phrases ! », à propos de sa petite phrase précisément qu’en France on ne remarque pas les grèves. Parce que ce n’était pas simplement hautain ou condescendant de dire ça, c’était pire : c’était anti-démocratique. Parce que les gens ne font pas la grève, ne vont pas à la manif’, parce qu’ils ont simplement le sens de la fête : ils font la grève parce que ce qu’ils demandent d’une autre manière, personne ne l’entend. Ils font la grève comme une dame qu’on a vu : parce qu’il ne leur reste que 80 euros.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La France, c’est une démocratie et ça, c’est une très belle chose. Ça permet entre autres que des journalistes puissent poser au président les questions insolentes que tout le monde se pose, sans se retrouver le lendemain en prison, torturés ou assassinés. Ça n’a pas toujours été le cas, même en France, et il faut que ça continue, merci donc à tous ceux qui y veillent.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je passe sur les questions franco-françaises et j’en viens à la finance. Je terminerai par l’économie.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Modifier la rémunération des traders, c’est du détail : si les traders touchent des millions, c’est parce qu’ils sont rémunérés à la commission sur des opérations spéculatives qui rapportent des milliards dans les salles de marché des établissements financiers. Ce qu’il faut faire, c’est interdire aux banques ces opérations spéculatives sur fonds propres et la question de la rémunération des traders s’en trouvera automatiquement réglée.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Même chose pour les agences de notation : si elles ont fait du mauvais boulot, c’est qu’en tant qu’ingénieur financier on est payé tant pour travailler chez elles et cinq fois plus pour travailler dans une banque. Qu’on ne vienne pas dire, comme l’a fait le Président, que le dimanche tel titre avait une note “AAA” et le lundi “BBB” ou “CCC” si l’événement qui est intervenu entretemps est la faillite de Lehman Brothers ! Il n’y aurait aucun rapport entre les deux ? Et les agences de notation ne devraient pas en tenir compte ? Bien sûr elles tirent des plans sur la comète, bien sûr elles ont attribué des notes à des CDO synthétiques sur la base de matrices de corrélations, bien sûr il y a des choses à améliorer, mais si on cherche des responsables, les agences de notation ne sont pas le premier endroit où il faille aller chercher.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Repenser, comme le Président français l’a dit, la titrisation et le hors-bilan, qui permettent aux dirigeants d’établissements financiers et aux actionnaires d’empocher par anticipation le prix de leurs châteaux en Espagne : excellente idée ! De même pour la régulation de tous les établissements financiers, y compris les hedge funds.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les paradis fiscaux : ce ne sera pas une mince affaire, et il faudra à Mr. Sarkozy, et comme Alain Duhamel a eu raison de le souligner, des alliés, et des alliés de marque, pas seulement la Russie et le Brésil. Le président Obama viendra paraît-il en France en avril, ce sera le moment opportun de lui rappeler le projet de loi contre les paradis fiscaux qu’il avait déposé en 2007, à l’époque où il n’était encore que sénateur de l’Illinois.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Banques de mauvais aloi » (&lt;em&gt;bad banks&lt;/em&gt;), la France n’en aurait pas besoin parce que les banques françaises se porteraient mieux que les autres. Si c’est vrai, tant mieux, si c’est parce que les banques françaises ont retardé l’heure du bilan, alors ce n’aura été que reculer pour mieux sauter.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais le plus important, ce n’est pas la finance, et si l’on n’avait parlé que d’elle, on n’en serait pas beaucoup plus avancé. Le plus important, c’est le partage du profit : c’est le fait qu’on a bâti le château de cartes de la prospérité économique des trente dernières années sur l’endettement des ménages, c’est le fait que si tout allait bien c’était parce qu’on surfait sur la crête d’une bulle du crédit. Pour que les choses repartent, et ne repartent pas à la vitesse du bolide dans le même cul-de-sac, il faut que les ménages puissent vivre de l’argent qu’ils gagnent et pas seulement de celui qu’ils empruntent. Cela, Mr. Sarkozy affirme l’avoir entendu. Et il semble qu’il l’a non seulement entendu mais qu’il y a aussi réfléchi : trois tiers, un pour les actionnaires, un pour les salariés et un pour l’investissement. L’étape suivante sera que l’argent ne doive pas toujours être emprunté, qu’on fasse en sorte désormais qu’il se trouve au bon endroit pour commencer. Mais les trois tiers et le fait que le partage soit au menu des rencontres sociales du 18 février, c’est un excellent début : ne boudons donc pas notre plaisir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Paul Jorion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2 class="posttitle"><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=1828" title="Liens permanent vers L’entretien du Président de la République française" >L’entretien du Président de la République française</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Je viens de regarder et d’écouter Mr. Sarkozy. Ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est son « On regrette toujours les petites phrases ! », à propos de sa petite phrase précisément qu’en France on ne remarque pas les grèves. Parce que ce n’était pas simplement hautain ou condescendant de dire ça, c’était pire : c’était anti-démocratique. Parce que les gens ne font pas la grève, ne vont pas à la manif’, parce qu’ils ont simplement le sens de la fête : ils font la grève parce que ce qu’ils demandent d’une autre manière, personne ne l’entend. Ils font la grève comme une dame qu’on a vu : parce qu’il ne leur reste que 80 euros.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">La France, c’est une démocratie et ça, c’est une très belle chose. Ça permet entre autres que des journalistes puissent poser au président les questions insolentes que tout le monde se pose, sans se retrouver le lendemain en prison, torturés ou assassinés. Ça n’a pas toujours été le cas, même en France, et il faut que ça continue, merci donc à tous ceux qui y veillent.</p>
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<p style="text-align: justify;">Je passe sur les questions franco-françaises et j’en viens à la finance. Je terminerai par l’économie.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Modifier la rémunération des traders, c’est du détail : si les traders touchent des millions, c’est parce qu’ils sont rémunérés à la commission sur des opérations spéculatives qui rapportent des milliards dans les salles de marché des établissements financiers. Ce qu’il faut faire, c’est interdire aux banques ces opérations spéculatives sur fonds propres et la question de la rémunération des traders s’en trouvera automatiquement réglée.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Même chose pour les agences de notation : si elles ont fait du mauvais boulot, c’est qu’en tant qu’ingénieur financier on est payé tant pour travailler chez elles et cinq fois plus pour travailler dans une banque. Qu’on ne vienne pas dire, comme l’a fait le Président, que le dimanche tel titre avait une note “AAA” et le lundi “BBB” ou “CCC” si l’événement qui est intervenu entretemps est la faillite de Lehman Brothers ! Il n’y aurait aucun rapport entre les deux ? Et les agences de notation ne devraient pas en tenir compte ? Bien sûr elles tirent des plans sur la comète, bien sûr elles ont attribué des notes à des CDO synthétiques sur la base de matrices de corrélations, bien sûr il y a des choses à améliorer, mais si on cherche des responsables, les agences de notation ne sont pas le premier endroit où il faille aller chercher.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Repenser, comme le Président français l’a dit, la titrisation et le hors-bilan, qui permettent aux dirigeants d’établissements financiers et aux actionnaires d’empocher par anticipation le prix de leurs châteaux en Espagne : excellente idée ! De même pour la régulation de tous les établissements financiers, y compris les hedge funds.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Les paradis fiscaux : ce ne sera pas une mince affaire, et il faudra à Mr. Sarkozy, et comme Alain Duhamel a eu raison de le souligner, des alliés, et des alliés de marque, pas seulement la Russie et le Brésil. Le président Obama viendra paraît-il en France en avril, ce sera le moment opportun de lui rappeler le projet de loi contre les paradis fiscaux qu’il avait déposé en 2007, à l’époque où il n’était encore que sénateur de l’Illinois.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">« Banques de mauvais aloi » (<em>bad banks</em>), la France n’en aurait pas besoin parce que les banques françaises se porteraient mieux que les autres. Si c’est vrai, tant mieux, si c’est parce que les banques françaises ont retardé l’heure du bilan, alors ce n’aura été que reculer pour mieux sauter.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;">Mais le plus important, ce n’est pas la finance, et si l’on n’avait parlé que d’elle, on n’en serait pas beaucoup plus avancé. Le plus important, c’est le partage du profit : c’est le fait qu’on a bâti le château de cartes de la prospérité économique des trente dernières années sur l’endettement des ménages, c’est le fait que si tout allait bien c’était parce qu’on surfait sur la crête d’une bulle du crédit. Pour que les choses repartent, et ne repartent pas à la vitesse du bolide dans le même cul-de-sac, il faut que les ménages puissent vivre de l’argent qu’ils gagnent et pas seulement de celui qu’ils empruntent. Cela, Mr. Sarkozy affirme l’avoir entendu. Et il semble qu’il l’a non seulement entendu mais qu’il y a aussi réfléchi : trois tiers, un pour les actionnaires, un pour les salariés et un pour l’investissement. L’étape suivante sera que l’argent ne doive pas toujours être emprunté, qu’on fasse en sorte désormais qu’il se trouve au bon endroit pour commencer. Mais les trois tiers et le fait que le partage soit au menu des rencontres sociales du 18 février, c’est un excellent début : ne boudons donc pas notre plaisir !</p>
<p><strong>Par Paul Jorion</strong></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Kohlan</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-759</link>
		<dc:creator>Kohlan</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 20:52:28 +0000</pubDate>
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		<description>Le récit de Catherine OK. La bulle devait éclater depuis 10 ans, c&#039;est le Japon qui finançait les Etats-Unis qui a retardé les effets. Alors, d&#039;abord les Etats-Unis, après c&#039;est nous. C&#039;est juste une question de temps. Je connais la situation et la souffrance actuelle des américains, cependant sachez que c&#039;est ce qui nous attend. Donc prenons conscience que le rêve Français ne s&#039;effondre lui aussi car les chiffres sont les chiffres et bientôt nous n&#039;aurons rien à envier aux Américains.
Cependant, le peuple Américain compte des gens talentueux et de qualité et de haut niveau spirituel et sont les amis d&#039;ailleurs. La casse du géant économique en cours nous concerne tous car elle est porteuse de guerres futures. Nous devons changer maintenant (la Terre passe en 5eme dimension pour info) et nous devons ne plus collaborer à ce monde MAINTENANT. Je suis joignable personnellement à cette adresse email : contactarobasechemin-de-joie.com</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le récit de Catherine OK. La bulle devait éclater depuis 10 ans, c&#8217;est le Japon qui finançait les Etats-Unis qui a retardé les effets. Alors, d&#8217;abord les Etats-Unis, après c&#8217;est nous. C&#8217;est juste une question de temps. Je connais la situation et la souffrance actuelle des américains, cependant sachez que c&#8217;est ce qui nous attend. Donc prenons conscience que le rêve Français ne s&#8217;effondre lui aussi car les chiffres sont les chiffres et bientôt nous n&#8217;aurons rien à envier aux Américains.<br />
Cependant, le peuple Américain compte des gens talentueux et de qualité et de haut niveau spirituel et sont les amis d&#8217;ailleurs. La casse du géant économique en cours nous concerne tous car elle est porteuse de guerres futures. Nous devons changer maintenant (la Terre passe en 5eme dimension pour info) et nous devons ne plus collaborer à ce monde MAINTENANT. Je suis joignable personnellement à cette adresse email : contactarobasechemin-de-joie.com</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Alcidejet</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-732</link>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 20:12:30 +0000</pubDate>
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		<description>Non non, je n&#039;insinue pas les choses... si je les pense vous avez du remarquer que je ne me gênais pas de le dire... :grin:

Je lis les extraits de François Leclerc plus difficilement que Pierre Jovanovic qui est plus abordable à mon sens, mais je ne crois pas qu&#039;ils aient de désaccord majeur... enfin je ne voudrais pas parler pour eux...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Non non, je n&#8217;insinue pas les choses&#8230; si je les pense vous avez du remarquer que je ne me gênais pas de le dire&#8230; <img src='http://www.letransmuteur.net/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':grin:' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je lis les extraits de François Leclerc plus difficilement que Pierre Jovanovic qui est plus abordable à mon sens, mais je ne crois pas qu&#8217;ils aient de désaccord majeur&#8230; enfin je ne voudrais pas parler pour eux&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Kohlan</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-728</link>
		<dc:creator>Kohlan</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 19:32:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-728</guid>
		<description>Faut pas mélanger informations et faits d&#039;hiver !! lol</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Faut pas mélanger informations et faits d&#8217;hiver !! lol</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : LeTransmuteur</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-725</link>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 15:38:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-725</guid>
		<description>Salut Alcidejet,
Est-ce-que tu sous-entends que ce qui est posté plus haut n&#039;est pas proche de la réalité ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salut Alcidejet,<br />
Est-ce-que tu sous-entends que ce qui est posté plus haut n&#8217;est pas proche de la réalité ?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Alcidejet</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/phase-4-de-la-crise-systemique-debut-de-la-sequence-d-insolvabilite-globale/#comment-723</link>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 14:03:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.letransmuteur.net/?p=1572#comment-723</guid>
		<description>Si vous voulez avoir une information plus proche de la réalité, passez donc de temps en temps sur &lt;a href=&quot;http://www.jovanovic.com/blog.htm&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Le Blog de Pierre Jovanovic&lt;/a&gt;.
Une excellente revue de presse qui mérite d&#039;être diffusée tant elle synthétise tout ce qui ne passe pas au JT des grands média manipulateurs français !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous voulez avoir une information plus proche de la réalité, passez donc de temps en temps sur <a href="http://www.jovanovic.com/blog.htm" >Le Blog de Pierre Jovanovic</a>.<br />
Une excellente revue de presse qui mérite d&#8217;être diffusée tant elle synthétise tout ce qui ne passe pas au JT des grands média manipulateurs français !</p>
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