Où va le monde Monsieur Stiglitz ?
Publié par LeTransmuteur dans : Analyse, Biodiversité, Culture, Développement durable, Films, Finance, Fraternité, Idée, International, Krach, Politique, Écologie, Économie
6 heures d’entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d’économie 2001.
5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité.
CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-1.flv
Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?
Les subventions
Le commerce et les taxes douanières
Le déficit démocratique
La sécurité sociale
Le développement de l’économie de marché
Environnement et Mondialisation
La Mondialisation et les pays en développement
Pétrole, Bolivie et Venezuela
Les sociétés pétrolières en Alaska
La corruption et la malédiction des ressources naturelles
La mondialisation économique et l’emploi
Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)
CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16)
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-2.flv
Le commerce et les accords commerciaux
Le rôle des sociétés dans la mondialisation
Les droits de propriété intellectuelle et les brevets
La biopiraterie et la biodiversité
La recherche et les brevets
Les privatisations
Comment faire fonctionner la mondialisation
CHAPITRE 3 : LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL (1:00:27)
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-3.flv
L’instabilité économique mondiale, les crises financières
La crise asiatique, causes et conséquences
Le déficit américain
Le coût de l’instabilité économique pour les pays en développement
La libéralisation des marchés financiers
Les institutions financières mondiales
Les réserves financières mondiales
Les déficits
CHAPITRE 4 : MONDIALISATION ET ENVIRONNEMENT (42:15)
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-4.flv
L’environnement face à l’économie
Les raisons du réchauffement planétaire
Le protocole de Kyoto
Economie et pollution
Déforestation et biodiversité
Comment faire respecter les accords de Kyoto ?
Le coût social de la pollution
Les intérêts de l’économie face à ceux de l’environnement
CHAPITRE 5 : LA MONDIALISATION ET LES PAYS EN DEVELOPPEMENT (1:09:21)
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-5.flv
La sécurité et la Mondialisation, le terrorisme
Le déficit démocratique et la guerre en Irak
L’immigration, raisons et impacts
La dette et les faillites
La corruption et le secret bancaire
Les aides aux pays en développement















































Flux RSS des articles
Nous y sommes
Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre,déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marré. Franchement on a bien profité. Et l’on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.
Mais nous y sommes. À la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » manderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidée, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore), on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés.
S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
À condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
À ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. À ce prix, nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas
(Archéozoologue, historienne et écrivain)
Ces vidéos de Stiglitz sont absolument fondamentales à voir, car il s’agit d’un prix Nobel d’économie, semi dissident qui a claqué la porte de la banque mondiale dont il avait la charge à une époque. C’est un point de vue de l’intérieur, qui explique comment les multinationales ont pris le pouvoir au dessus des états-nations via le vide juridique international, et ont créé ce qu’il nomme le « déficit démocratique » source de nombreux déséquilibres qui minent le processus de mondialisation censé nous apporter plus de confort / sécurité / abondance matérielle.
C’est donc une vidéo vulgarisatrice, qui s’adresse à un très large public, et qui sait malgré tout rester percutante, sans démagogie ni prosélytisme ou dogmatisme. C’est suffisamment rare pour le souligner, car souvent les vidéos anti-nouvel ordre mondial sont bourrées d’inexactitudes, des raccourcis affligeants, de semi et contre vérités qui les décrédibilises auprès de l’élite intellectuelle, et par contre coup d’un large public (alors que dans le fond, elles n’ont pas tort de dénoncer ces abus).
Donc, cette vidéo est incontournable selon moi, si l’on vise un large public de personnes non convaincues d’avances. Évidement pour les alter-mondialistes, ce sera frustrant car n’allant pas assez loin dans la réflexion. Mais bon…
Les hommes étant ce qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts, plus il y a de dirigisme d’état plus il y a de corruption et de paralysie dans l’économie, l’URSS l’a prouvé.
Dépenser l’argent des autres est facile, dans le privé l’argent à dépenser est limité et les freins à la dépense sont efficaces. Dans le public la richesse de l’état paraît inépuisable et les freins à la dépense sont inefficaces.
Dans un pays communiste les dirigeants ont un pouvoir énorme, ce pouvoir nécessite des capacités qui sont surhumaines et les dérapages sont inévitables. Le moindre mal est le libéralisme. Le libéralisme absolu est dangereux, les « sans foi ni loi » peuvent en profiter d’une façon anormale. Le problème est d’avoir un contrôle raisonnable du libéralisme. Le communisme élimine la propriété privée, le libéralisme la cultive mais dans le libéralisme une limite à la propriété privée devrait être mise sur pied pour éviter des crises économiques graves comme celle que nous vivons actuellement car pour être encore plus riche des gens très riche n’hésitent pas a semer la pauvreté chez ceux qui sont moins riche qu’eux.
Il faut limiter les pouvoirs de ceux qui sont à la tête d’énormes multinationales comparables à des états.
Pour limiter le capitalisme, il faudrait que, à l’échelle internationale par exemple par le G20, il soit interdit à une personne physique de posséder en actions dans des personnes morales ainsi qu’en propriétés et matériels destinés à lui rapporter de l’argent une valeur totale supérieure à l’équivalent de cinq cents millions d’euros, ses biens de consommation personnels et familiale à savoir résidences principale et secondaires, objets d’arts, mobiliers, automobiles, yachts et avions personnels ne seraient pas inclus dans cette limite de propriété.
Tout ce qui dépasserait la valeur de cinq cent millions d’euros, utilisable pour des spéculations, devrait devenir la propriété du pays où la personne physique en question est née.
Pourquoi 500 millions et pas 100 ou 10 ? Dans un monde libéral avec limite une personne physique qui participe à la création ou à l’exploitation d’une société industrielle ou commerciale doit pouvoir avoir dans cette société une participation dont la valeur pourrait atteindre 500 millions d’euros, de plus une personne physique doit pouvoir être en position de s’acheter un jet ou un yacht de plus de 40 mètres, en conséquence une personne physique doit pouvoir avoir 500 millions dans le « business ».
Cette limite de propriété serait un petit pas vers le communisme et pourrait éviter des pas plus grands avec leurs inconvénients majeurs, elle devrait inciter les personnes très riches à moins spéculer et à consommer, son influence contre les crises économiques et financières comme celles que nous vivons actuellement devrait être bénéfique.
Avec la mondialisation la France dit pays « industrialisé » a de moins en moins de personnes qui travaillent dans l’industrie. Les industries sont de plus en plus automatisées ou décentralisées, bientôt il y aura plus de chômeurs que de personnes travaillant dans l’industrie et, en conséquence, la politique de l’emploi doit être entièrement revue.
Ce sont les cultures « bio » qui vont devenir une source très importante de travail. Le gouvernement a le devoir de prendre les dispositions qui vont faciliter les développements des cultures « bio » en France, c’est véritablement un retour à la terre dont il s’agit.
Une action presque révolutionnaire consisterait à ce que chaque personne, enfant, adulte, vieillard, née en Europe occidentale et habitant en France ainsi que les immigrés munis de « papiers » reçoive chaque mois de l’état une somme dont la valeur correspondrait au RMI et que toute les personnes salariées et retraitées aient leur salaires et leurs retraites diminués de la somme correspondante. Toutes les allocations familiales ainsi que les allocations chômages actuelles seraient supprimées. L’impôt sur le revenu serait adapté en conséquence pour les personnes ayant des revenus immobiliers ou financiers
L’équilibre financier pour l’état serait obtenu par une adaptation des différentes TVA en fonction des différents produits ainsi que par une adaptation des impôts sur les revenus des personnes physiques et des sociétés.
Chaque individu payerait lui-même sa cotisation d’assurance maladie, cette cotisation serait très faible pour les chômeurs.
Cette réforme révolutionnaire permettrait de réduire pratiquement à néant le travail au noir et les entreprises françaises seraient plus compétitives, la taxe professionnelle n’aurait pas besoin d’être supprimée, elle pourrait même être augmentée.
Chercher la quadrature du cercle en étant payé par l’état sans aucun contrôle n’est plus possible, chaque université doit avoir un « patron », merci Véronique Pécresse.
En France, actuellement, les « élus » ne sont plus respectés, leurs autorités ne sont pas reconnues par l’ensemble de la population. Quand un « élu » prend une décision elle n’est pas admise par tout le monde et ceux qui sont contre descendent dans la rue pour que l’élu annule sa décision, la démocratie est ridiculisée.
Pour rétablir la démocratie et qu’une décision soit admise par tout le monde et soit mise en pratique il faudrait que l’élu définisse la décision à prendre et que la décision soit prise ou refusée par un référendum donc par le peuple, cette décision serait alors respectée par tout le monde. En conséquence le problème est d’avoir un système informatique qui permette de faire d’une façon rapide et simple des référendums à l’échelle nationale, sans cela la France paraît extrêmement difficile à réformer.