Par Guillaume Duval et Christine Mounier

2008jsaA en croire les principaux média, le bien-être de tous passe par une croissance soutenue. Pourtant, pour un nombre croissant de personnes, un modèle économique d’avenir et responsable ne passe plus forcément par la croissance économique, mais au contraire par la décroissance.

Décroissance ou développement durable ? : Deux camps s’opposent sur les réponses à apporter aux problèmes environnementaux et aux besoins de la population.

Les événements climatiques extrêmes se multiplient, les déchets s’amoncellent, les nappes phréatiques s’épuisent ou sont polluées, le pétrole va devenir rare et son contrôle fait l’objet de conflits de plus en plus violents, que ce soit en Irak ou en Tchétchénie. Dans le même temps, la capacité du système économique à répondre aux besoins sociaux est de plus en plus contestée. Les inégalités mondiales se creusent et si une partie de l’Asie est en train de sortir du sous-développement, c’est en adoptant un mode de vie dévoreur de ressources non renouvelables. Bref, et chacun (ou presque) en convient désormais : on va dans le mur et il faut changer de mode de développement. Et pas dans un siècle, dès les prochaines années. Mais comment faire ? Un débat de plus en plus vif oppose les partisans d’une « décroissance soutenable », organisant le recul de l’économie monétaire, aux tenants d’un « développement durable » permettant de concilier croissance et écologie.

Sur la gravité de la situation, il n’y a pas de désaccord majeur entre les tenants du développement durable et les partisans de la décroissance. Ernst Ulrich von Weizsäcker, Amory et Hunter Lovins, tenants du développement durable, reprennent à leur compte, dans leur rapport « Facteur 4 », les très sombres prévisions établies par les Meadows dans leur célèbre rapport de 1972 au Club de Rome sur « les limites de la croissance ». Ils envisagent notamment le risque d’un effondrement brutal des productions agricole et industrielle et de la population mondiale dans les prochaines décennies. Quant à Lester Brown, autre tenant du développement durable, il consacre, dans Eco-économie, des pages aux « signes de la tension » qui ne rassurent pas davantage sur l’avenir. Il n’y a pas non plus de divergence sur la nécessité d’une décroissance très rapide de la consommation de matières premières et d’énergie, en particulier, bien sûr, des énergies fossiles.

L’éco-efficience au secours de la croissance

En revanche, les avis s’opposent sur le moyen d’y parvenir. Les tenants de l’éco-économie mettent en évidence les nombreux moyens techniques déjà connus pour consommer beaucoup moins de matières premières et d’énergie tout en produisant autant de biens et de services (à travers le recyclage et une autre conception des produits). C’est le fameux « facteur 4 » d’Ernst Ulrich von Weizsäcker : on peut produire autant avec quatre fois moins d’énergie et de matières premières. D’autres, plus ambitieux encore, parlent de facteur 10. Sans être des ennemis du marché, les tenants de l’éco-économie ne croient pas que les mécanismes marchands sont susceptibles de rétablir seuls les équilibres écologiques. Ils misent sur des politiques publiques très actives et sur une refonte des systèmes fiscaux en fonction de priorités écologiques. De plus, ils soulignent qu’il va falloir changer en un temps record l’essentiel de nos infrastructures : remodeler l’urbanisme, changer d’habitat, reconfigurer les moyens de production dans la plupart des industries, etc. Cet énorme effort d’investissement est générateur de croissance et, à la fois, nécessite de la croissance pour être mis en œuvre : la croissance faible des vingt dernières années en Europe a plus freiné la transformation écologique des modes de production et de consommation qu’elle ne l’a accélérée.

Attention à l’effet rebond

Les tenants de la décroissance ne croient pas du tout à un tel scénario. Ils mettent en particulier en avant ce qu’on appelle l’effet rebond : à chaque fois qu’on a réussi à économiser telle ou telle matière première pour produire un bien ou un service, l’effet de ce gain d’éco-efficience a été plus que compensé par un accroissement encore plus important des quantités produites. Exemple avec le développement des technologies de l’information et de la communication : elles devaient permettre de limiter la consommation de papier. Or, c’est l’inverse qui est constaté : du fait de ces technologies, jamais autant de choses n’ont été imprimées. Les tenants de cette analyse soulignent également l’impossibilité d’un recyclage intégral des matières premières : pour eux, le développement durable ne fait que retarder les échéances.

Le cœur de leur critique ne se fonde cependant pas sur ces difficultés bien réelles. Plus fondamentalement, ils reprennent le discours de ceux qui, avec Ivan Illich ou Jacques Ellul, critiquaient radicalement la société de consommation dans les années 60 et 70. « Ce n’est pas d’abord pour éviter les effets secondaires d’une chose qui serait bonne en soi qu’il nous faut renoncer à notre mode de vie – comme si nous avions à arbitrer entre le plaisir d’un mets exquis et les risques afférents. Non, c’est que le mets est intrinsèquement mauvais, et que nous serions bien plus heureux à nous détourner de lui. Vivre autrement pour vivre mieux », disait Ivan Illich.

Que l’argent ne fasse pas le bonheur et que le produit intérieur brut (PIB) par habitant mesure très mal le bien-être, cela fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus parmi ceux qui critiquent la société actuelle. Y compris chez ceux qui sont favorables au développement durable, comme Ernst Ulrich von Weizsäcker, Amory et Hunter Lovins, qui consacrent tout un chapitre de leur livre à cette importante question. Mais, entre relativiser le PIB comme seule mesure du bien-être et prôner sa diminution, il y a un pas qu’il vaut sans doute mieux ne pas franchir.

Des arguments qui ne sont pas tous bons

Les partisans de la décroissance assimilent la croissance de l’économie au seul développement des relations marchandes, agitant le spectre d’une marchandisation du monde. Si c’était le cas, ils auraient raison de vouloir faire reculer le PIB, mais ce n’est pas ce qui est observé : dans tous les pays développés, et cela malgré les discours et les efforts incessants des libéraux, la part de l’économie qui échappe à une logique purement marchande, via les prélèvements obligatoires, ne cesse d’augmenter. La croissance de l’économie monétaire n’est pas synonyme d’extension des rapports marchands : elle se traduit également par la mise en œuvre de mécanismes de solidarité non marchands et par la mutualisation de nombreux services.

Les habitants des bidonvilles du Sud connaissent actuellement la marchandisation du monde : tout s’y achète et tout s’y vend (y compris souvent la justice et la police). Ce qui leur manque, et ce que la croissance peut et surtout doit leur apporter, ce sont des services non marchands comme des systèmes de santé, d’éducation, d’assainissement… Si on s’engageait sur la voie de la décroissance au Nord, il y a de fortes chances en revanche que ce soit cette partie mutualisée et non marchande de l’économie monétaire qui en fasse les frais la première. Les vingt dernières années de croissance faible en France et en Europe plaident plutôt en ce sens.

De plus, pour résoudre les problèmes environnementaux, il n’y a guère d’autre solution que d’accroître le coût de nombreuses consommations (l’air, l’eau, le pétrole, les minerais, etc.), dont les prix actuels ne reflètent pas les dégâts causés sur l’environnement. Pour mettre fin à cette sous-tarification, cause de nombreux gaspillages, il ne s’agit pas de marchandiser encore plus le monde, mais d’imposer des taxes supplémentaires qui reflètent les coûts supportés par la collectivité. Cette indispensable extension de la sphère de l’économie monétaire est elle aussi porteuse d’une croissance de son volume.

Les tenants de la décroissance dénoncent enfin les gaspillages qui caractérisent nos modes de vie par rapport à ce qui serait indispensable pour assurer nos besoins de base, se nourrir, se vêtir, se chauffer… Ils pointent notamment la mode des marques et les dépenses publicitaires qui la nourrissent. Mesurés à l’aune de nos stricts besoins physiques, le gaspillage ne fait aucun doute. Comme les profits qu’en tirent quelques multinationales.

Ceci dit, le capitalisme n’a pas inventé cette forte propension des hommes et des femmes à dépenser beaucoup de temps et d’argent pour des consommations « irrationnelles ». Les plus beaux monuments que nos ancêtres ont laissés sont le plus souvent des palais, des temples ou des cathédrales, alors même que la satisfaction de leurs besoins primaires était à l’époque bien moins évidente encore qu’aujourd’hui. Il n’empêche, ils réservaient à ces constructions de prestige la meilleure part des richesses qu’ils produisaient. Les formes de consommation irrationnelles d’aujourd’hui ont perdu tout substrat religieux. Mais leur fonction psychologique de réassurance individuelle et d’affirmation de soi vis- à-vis des autres est-elle si différente d’hier ? En disant cela, il ne s’agit pas de minimiser l’impact négatif, notamment écologique, des achats compulsifs et des multiples produits jetés sans être véritablement usés. Ni de dédouaner les pouvoirs publics de leur responsabilité dans la lutte contre ces comportements, et surtout contre les offres qui les suscitent, avec notamment les effets que l’on connaît en termes de santé publique. Mais il faut souligner la difficulté d’infléchir ces habitudes dans un cadre qui respecte les libertés individuelles. De tels comportements ne tiennent en effet pas simplement à la capacité d’intoxication de la publicité.

La question centrale de la démocratie

Que peut-on faire dans un cadre démocratique ? Cette question est centrale dans le débat qui oppose les tenants du développement durable aux partisans de la décroissance. Un des risques que nous courons au XXIe siècle, c’est qu’on nous refasse, au nom de l’urgence écologique, le coup qu’on nous a fait au XXe siècle au nom de l’injustice sociale : une avant-garde auto proclamée s’arrogeant, au prétexte d’une prescience infaillible de l’avenir, la mission de faire le bonheur du peuple malgré lui et d’accoucher aux forceps d’un « homme nouveau ».

C’est notamment parce qu’ils ne croient pas possible de « vendre » démocratiquement aux habitants du Nord une baisse de leurs biens et de leurs services que les tenants du développement durable cherchent les moyens de dissocier croissance et consommation de matières premières. Ils considèrent que, pour limiter les inégalités mondiales dans un cadre pacifique et démocratique, on ne peut se contenter de prendre aux habitants du Nord pour donner à ceux du Sud. Les tenants de la décroissance, quant à eux, sont généralement conscients de la difficulté de faire adopter démocratiquement leur projet politique. Ils refusent cependant l’idée d’imposer la décroissance par la force et ont confiance dans leur capacité à convaincre leurs concitoyens de la choisir volontairement. Le monde idéal qu’ils décrivent dans le quiz « Etes-vous développement durable ou décroissance soutenable ? », qui clôt l’ouvrage Objectif décroissance publié par la revue Silence, n’incite toutefois guère à l’optimisme quant à leurs chances de succès : monsieur ou madame « décroissance soutenable » n’a pas de téléviseur et ne regarde donc pas « certains soirs, les émissions intelligentes », il n’a pas non plus d’ordinateur personnel et de voiture, ne prend jamais l’avion et ne pratique pas le tourisme éthique, il n’achète pas de café, de thé ou de chocolat, même issus du commerce équitable et labellisés Max Havelaar, et ne veut pas entendre parler de taxe Tobin ; il ne place pas son argent dans des fonds éthiques… Dur, dur ! Quoi qu’il en soit, et quel que soit le parti finalement choisi entre développement durable et décroissance soutenable, le temps presse : il faudra trouver les moyens de transformer profondément les modes de production et de consommation dans les années qui viennent.

La décroissance économique, ou la nécessaire prise de conscience de l’avenir de la planète

Parler de « décroissance économique », c’est implicitement renvoyer à deux autres notions économiques, celle d’économie libérale, et celle de développement durable, et s‘opposer à elles. Chacune de ces théories s’articule autour de quelques notions-clés.

L’économie libérale repose essentiellement sur l’idée de croissance où les performances économiques sont valorisées et recherchées pour elles-mêmes, indépendamment des critères humains ou écologiques, et se mesurent à l’augmentation du produit national. Ainsi réduite à sa plus simple définition, l’économie libérale est un concept avant tout quantitatif et unidimensionnel.

Le terme de « développement durable » est apparu pour la première fois dans le rapport Brundtland (ONU, 1987), et est défini comme un « mode de développement qui satisfait les besoins du présent tout en permettant aux générations futures de satisfaire les leurs ». Or, cette définition prête à confusion, et permet à chacun de l’interpréter dans le sens qui l’arrange : ainsi, les industriels en retiennent surtout le mot « développement » et se voient autoriser en toute bonne conscience à produire toujours plus, de l’énergie, renouvelable ou non, des biens de consommation…, tout en s’assurant dans le même temps que cela ne se fait pas au détriment de l’environnement. Il s’agit alors pour eux de concilier leur exigence de croissance avec une forme de protection de l’environnement, où leur objectif de production n’est pas remis en cause, ni même limité, mais seulement assorti du souci de ne pas être trop agressif pour l’environnement. Mais les écologistes en particulier ne l’entendent pas ainsi, et récusent cette interprétation au profit d’une autre, plus contraignante pour les industriels : le développement durable permet effectivement de répondre aux besoins des générations actuelles, mais sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. A la différence de la manière dont le comprenaient les industriels, le second aspect de la définition l’emporte sur le premier, et la protection des diverses ressources, humaines et écologiques, devient dès lors une priorité sur la nécessité de production ou de croissance. Mais pour les tenants du développement durable, celui-ci est trop souvent réduit à sa seule dimension écologique, alors qu‘il devrait mettre en œuvre une approche globale où le développement durable, c’est-à-dire à long terme, n’est viable qu’en conciliant trois aspects indissociables : le respect de l’environnement, la justice sociale, la rentabilité économique. Car si le développement s’évalue de manière privilégiée dans le domaine économique, il s’apprécie aussi à la qualité des ressources humaines, à l’équité sociale, au bien-être des individus, mais aussi en termes d’environnement et de protection du milieu et des ressources naturelles. Mais lorsque la croissance conduit à une augmentation du produit national, mais aussi à un manque de repères identitaires, à de l’exclusion sociale ainsi qu’à une importante dégradation du milieu naturel, on peut sans doute parler de développement, mais assurément pas de développement durable. Est-il dès lors possible de concevoir une croissance qui s’assortirait en même temps d’un développement durable et général, c‘est-à-dire pas uniquement économique, qui permettrait d’assurer le mieux-être des hommes ? C’est pour cette raison que certains préfèrent parler de développement soutenable, entendant par-là ce que le milieu naturel pourrait supporter sur le long terme – ce qui revient à mettre l’accent sur la notion de durabilité (où il y a cohérence entre les besoins et les ressources naturelles globales sur le long terme) plutôt que sur la limite jusqu’à laquelle l’environnement supportera un développement économique sans dommage.

D’autres, qui s’inspirent des travaux de Nicholas Georgescu-Roegen, récusent la notion-même de développement durable et préfèrent parler de décroissance durable ou soutenable. Cette théorie est apparue à la suite d’une controverse sur la croissance du PIB. Ses tenants pensent que la croissance économique s’oppose aux valeurs qui devraient fonder la société occidentale en accentuant les déséquilibres Nord/Sud, l’inégalité sociale, la précarité et la pollution. Comme la planète ne peut soutenir le niveau de consommation actuel en particulier des pays riches, il est indispensable que les habitants de ces pays riches prennent conscience du déséquilibre économique et écologique planétaire et fassent une démarche volontaire pour voir baisser leur consommation de biens et d’énergie, ce qui doit passer, entre autres, par une politique accrue du recyclage.

Source : dossiersdunet


par Jean-Claude Decourt

Film sur la décroissance entièrement auto-produit.

decroissance<< Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même la seule chose qui se soit jamais produite. >> Margaret Mead

Sur une planète finie, croissance infinie et « développement durable » sont impossibles, et la faiblesse de son audience est inversement proportionnelle à l’enjeu qu’elle représente.

20 % de la population mondiale consomme 86 % des ressources naturelles (dont la moitié a déjà disparue en un siècle… et il faudra quelques décennies seulement, pour épuiser le reste).

Non content de piller le bien commun, notre modèle économique fondé sur le développement exponentiel, détruit inexorablement la nature et l’homme, aggrave les inégalités, compromet gravement l’avenir des générations futures.

Pour sauver la planète bleue, notre unique et merveilleux vaisseau, pour retrouver notre humanité, il est urgent d’en finir avec le capitalisme et de commencer à « décroître ».

Décroître économiquement et vivre plus simplement, ne signifie pas revenir à l’âge de pierre. Il s’agit de réhabiliter toutes les dimensions humaines, de reprendre le contrôle de nos existences en compensant nos peurs et nos manques autrement que par la consommation, d’imaginer de nouvelles solidarités, de re-localiser industrie, agriculture et énergies, de se ré-approprier la politique pour décider collectivement, d’imaginer de nouveaux rapports aux autres et à la nature, de donner un sens à nos vies.

La décroissance est inéluctable, mais, nous parlons ici d’aller vers une décroissance choisie, une sobriété heureuse, des sociétés festives et fraternelles. Si nous n’y parvenons pas, le choc sera rude, des éco-totalitarismes imposeront alors « leur » décroissance, tentant vainement d’empêcher la barbarie. Nous avons encore le choix… et peu de temps !

Et, quand bien même la Terre serait illimitée, nous serions contre la croissance, parce qu’elle détruit l’humain en nous.

Nous sommes bien plus que de simples « producteurs-consommateurs ». Travaillons moins, consommons moins, et à nous la vie !

http://letransmuteur.net/wp-content/uploads/Simplicite volontaire et decroissance.flv


Simplicité volontaire et décroissance 1 (réflexions)

Premier film (1h00) d’une série ( deux documentaires et une fiction )

Source : utopimages

Mots-clefs :, , , , , , ,
5 commentaires pour “La décroissance : un modèle économique d’avenir ?”
  1. Redge dit :

    Voici un excellent entrevue avec Hervé Kempf, auteur du livre Pour sauver la planète, sortez du capitalisme.

  2. Bouddha_Hindy dit :

    Salut Redge,

    Voici un excellent livre d’Hervé Kempf : Comment les riches détruisent la planète pour complément d’information.

  3. La truie qui file dit :

    Dans l’article il est mentionné les temples antiques et des autres oeuvres d’art antique en tant qu’inutile . Il y a un tout autre point de vue qui peut etre etayé par l’étude « sacrée » de ces monuments .
    En  grece en egypte antique ou ailleurs les batiments et meme les objets de la vie quotidienne etaient concus et fabriqués conformément d’apres les regles d’harmonie naturelles et universelles.
    On peut consulter à ce propos toute une série de travaux sur les formes par exemple « Dynamic Symetry » de Jay Hambidge , un resume en francais se trouve également dans un livre de M Ghyka Esthetique des proportions dans la nature et dans les arts.
    Et le point de vue profond de cette démarche est l’activation des etres vivants indispensable pour compenser la perte de l’influence naturelle du milieu par des productions humaines .Celles ci devaient se rapprocher des modeles de la vie et de ses forces structurantes *

    * ndlr cette etude va en réalité bien plus loin mais en ce moment l’information à ce sujet bien que disponible , devoyé par une recherche de manipulation  collective (marketing, politique ,militaire….) . Une révélation approfondie parait trop précoce serait catastrophique car utilisée à des fins radicalement opposées . Le moyen de supprimer cet effet de bord est actuellement inconnu .

    Et à une epoque certains chef avaient meme interdit l’utilisation de certaines techniques pour les meme raisons : exemple de la poudre ou du naphte connus depuis 4000 ans mais prohibés dans l’empire du milieu et celle du soleil levant .

    Les production de ce type ne sont pas une fin en soi mais seulement un moyen ce qui n’est pas le cas d’aucun modele social ou economique contemporain  y compris developpement durable ou la décroissance .
    Les anciens avait compris que la finalité  ultime de toute activité humaine  ne devait etre en aucun cas la seule satisfaction des besoins des hommes mais l’ elevation de conscience les amenant progressivement à se placer au sein de la création comme co-créateur .

    Il y donc une autre modele à concevoir que de se limiter à des problemes matériels . C’est une  chance de pouvoir intégrer des connaissances et des progres  techniques realisés à des conceptions d’un autre ordre .Encore faut t’il commencer par en  accepter  les regles d’ethique preliminaire  : en premier lieu reguler la cupidité   . Je m’adresse ici aux créateurs /artistes /ingénieurs /artisans /ouvriers : l’art-science ou l’exercice de toute activité créatrice doit maintenant participer à cette réédification   : la création consciente , responsable et veritablement spirituelle et non l’activité ego-centrique ! Un modele economique et social en decoule ineluctablement : le monde à vecu pendant des millénaires sans pétrole et finalement la plupart des gens etaient plus heureux globalement dans la sobriété que maintenant dans la quete effrenée de la profusion .

    Des petits gags :
    imaginez que l’or soit aussi facile à recolter que du sable ou que les hommes possedent le pouvoir du Cresus , A la fin il ne pouvait meme plus se nourrir !
    Imaginez que demain un héritier de Tesla et de quelques autres livrent l’energie gratuite et illimitée à 6 milliards d’insatiables  et en les faisant vivre aussi richement que des rois du pétrole ! la terre en quelques mois serai tellement chaude et dévastée que meme les océans s’evaporeraient ! 
    A propos du NWO, des calamités et tout le reste …: posez quelques questions dans une zone de residence urbaine prolétaire , dans un guetto  de pays du tiers monde . En grande majorité, si ils pouvaient ces individus feraient la meme chose et la plupart de ceux qui prétendent le contraire les hypocrites-arrivistes du Charity New Age Business . Alors collectivement le NWO et son cortège de misère est largement entretenu par l’attitude coupable des victimes : il faut leur apprendre l‘intention autre pour commencer !

    Ce reve est l’harmonie du monde d’abord  …le reste viendra de surcroit  et c’est le sens subtil  de la loi d’attraction !

  4. Bouddha_Hindy dit :

    Bonjour à tous,

    Je vous invite à regarder le film (1h00) sur la décroissance, entièrement auto produit par Jean Claude Decourt que j’ai ajouté à la fin de cet article. A diffuser sans modération…..

    Amitié à tous

  5.  

Accélérez votre navigation sur ce site en utilisant :
Mozilla Firefox
Le navigateur Internet libre garanti sans OGM !