La spiritualité s’oppose tout à fait à la définition du dictionnaire qui définit la modestie comme le sentiment de sa faiblesse qui pousse l’homme à s’abaisser volontairement en réprimant en lui tout mouvement d’orgueil, ou comme l’attitude de quelqu’un qui est humble, se considère sans indulgence, est porté à rabaisser ses propres mérites.

Ce qui est reconnu comme vrai dans ces affirmations, c’est que l’humilité doit s’appliquer à l’orgueilleux, dit le superbe. Mais la peur de l’orgueil, soit du débordement de l’ego, ne doit pas figer dans la fausse attitude qui implique l’abaissement, la volonté de se considérer ou d’être perçu comme inférieur, méprisable, indigne de la valeur qui est accordée. En elle-même, elle constitue la vertu de celui qui se présente comme il est, avec ses grandeurs (ses réalisations légitimes) et ses faiblesses (ses vulnérabilités), sans en ajouter ni en soustraire. Elle permet de servir, donc de jouer son rôle fonctionnel, sans se croire supérieur, mais en reconnaissant sa valeur. L’humilité doit surtout viser à reconnaître que sa perception du monde reste relative et partielle parce qu’elle est marquée de souvenirs d’un passé restés ancrés dans la mémoire, d’où ils continuent, de façon nuisible, à nourrir le présent, filtrant la réalité. En effet, ces souvenirs agissent comme des prismes qui prennent racine dans les expériences passées, conditionnent et filtrent la lumière du présent, donnant de la réalité une image déformée et réduite, de laquelle on dégage de fausses certitudes.

Mais, en général, pour ceux qui se vantent régulièrement, faisant l’étalage de leurs dons ou de leurs connaissances, ils ont surtout besoin de se prouver à eux-mêmes qu’ils sont capables de ce qu’ils avancent et ils demandent de la reconnaissance pour ce qu’ils font.

La vantardise est souvent signe d’une grande faiblesse intérieure.

Toute attitude apparente d‘abaissement ou de soumission dénote un complexe d’infériorité ou un manque d’estime de soi. Pour sa part, l’humilité origine d’une simplicité de cœur qui surgit de la reconnaissance que, au niveau terrestre, rien n’appartient à qui que ce soit en propre, mais que tout est donné par Dieu, par le truchement de la Hiérarchie ou de la Nature. Elle sert d’outil de progrès ou d’évolution pour celui qui, se sentant moins d’assurance, face à ses certitudes de tout savoir, se forme la volonté de continuer sa recherche. Alors, il se permet de reconnaître qu’il existe peut-être quelque chose qu’il ne connaît pas encore et dont la connaissance pourrait l’enrichir ou l’élever.

L’humilité doit amener un être humain à reconnaître ses limites temporaires et à abandonner son point de vue partiel sur la Réalité pour accepter d’élargir son intelligence et sa sagesse en embrassant l’Intelligence de Dieu. Voilà ce qui n’arrive généralement qu’après nombre de déceptions, de frustrations, de revirements, de souffrances, de désillusions relatives aux vérités partielles, aux croyances peu solides et aux fausses sécurités. En général, elle naît des tourments de la pensée chez celui qui s’est éloigné de son cœur.

L’humilité ne consiste jamais à s’abaisser par manque de confiance en soi ou par sentiment d’indignité. Sens de la convenance, elle invite au contraire à faire preuve d’une grande foi en soi-même pour s’exprimer comme on est.

Elle amène à s’exprimer par le cœur, à rester ouvert, à tout écouter, sans réagir par des mouvements d’ego. Elle élève à un degré d’équanimité qui permet de rester insensible aux louanges et aux insultes et prévient de faire étalage de ses œuvres. Cette vertu aide à échapper à la susceptibilité et aux piqûres d’amour-propre, amenant une grande sérénité à travers sa vulnérabilité.

L’être humble se reconnaît simplement en évolution, donc perfectible, sachant ne pas détenir encore toutes les réponses et les solutions. Ainsi, l’humilité ne consiste pas à se dévaloriser, mais à refuser de dépendre du regard des autres, de craindre de se montrer transparent et vulnérable, de s’assumer tel qu’on est sans déguisements, sans signes distinctifs. On ne craint pas d’avouer qu’on est à la fois réalisé et en devenir, soit provisoirement en état d’incomplétude apparente, jamais pleinement accompli ni réalisé tant qu’on est dans l’expérience. Elle implique encore qu’on puisse avouer et affirmer qu’on est en droit d’attendre, de recevoir, de devenir. Ce qui est possible dans la mesure où on a dépassé la peur de ses limites temporaires.

L’humilité, qui est une preuve d’amour et une source de pouvoir, n’est pas la soumission aveugle du faible qui se prosterne servilement devant les supposés puissants de ce monde, mais l’attitude de celui qui sait qu’il ne doit s’incliner que devant Dieu et qui ne regarde que vers ceux qui se sont accomplis en suivant la Volonté divine. Car elle consiste à se reconnaître comme dépendant de Dieu et redevable de lui seul, distinct de lui, mais uni à lui.

Elle aide à accepter sa condition d’être évoluant et elle prévient toute tentative de tenter de rivaliser avec le Créateur et ses créatures ou de les envier. Elle amène à se sentir subordonné à Dieu puisque, sans son assentiment, nul être ne peut accomplir quoi que ce soit, même pas lever le petit doigt.

L’humilité reste un guide qui prévient sans cesse de basculer dans l’orgueil, la vanité, la prétention, l’arrogance, la morgue, la hauteur. Elle invite à ne jamais courber la tête devant autrui, mais à ne jamais chercher à dominer. Elle invite à ne pas s’abaisser devant qui que ce soit et à refuser qu’un autre choisisse de ramper devant soi. Fondée sur l’amour, elle incline vers la compassion.

Dans un cycle dépourvu de valeurs, l’humilité reste une denrée rare, parce qu’elle est mal comprise. Mais elle n’en reste pas moins une vertu capitale pour le métaphysicien et le mystique. Sans elle toutes les illusions sont à prévoir.

Dans nombre d’esprits, ce mot évoque un paradoxe difficile à résoudre. D’une part, tout aspirant peut se demander si elle trouve encore sa place dans le monde d’aujourd’hui, assoiffé de renommée. En agissant trop humblement, on peut craindre de perdre sa place, de perdre ses avantages légitimes, de se faire marcher dessus et de se faire écraser. D’autre part, elle évoque l’ascétisme, l’austérité et le renoncement infini de certains faux modèles dont on n’accepte pas encore le fanatisme et l’illuminisme. Sans compter qu’il étonne que certains personnages, qui ont, soi-disant, éviter d’attirer l’attention sur eux, se sont tenus à l’écart, dans une attitude effacée, n’ont réussi qu’à se donner de l’importance aux yeux d’un grand nombre. À considérer la célébrité de nombreux personnages mystiques, à prime abord modèles de simplicité, on peut se poser tant de questions.

Mais, justement, voilà ce qu’il faut comprendre, l’humilité ne consiste pas à prendre des attitudes effacées, mais à vivre dignement une vie simple qui se conforme au milieu juste et bon. Tout être a droit aux honneurs mérités, c’est la façon de les accueillir qui peut trahir l’hypocrisie d’une conduite forcée. Une notoriété honorable n’est pas forcément à fuir, si elle découle d’efforts discrets et sincères, plus que méritoires. C’est l’usage qu’on fait d’une réalité qui peut pervertir. D’ailleurs, la notoriété que les autres confèrent ne vient pas de soi, alors on n’en est pas responsable, n’en étant pas l’instigateur direct. Sans compter qu’il est rassurant que, malgré tant de faiblesses et d’erreurs humaines, certains sachent encore reconnaître la vertu et l’admirent avec respect.

Voilà pourquoi on ne saurait trop quoi faire de la définition des dictionnaires relatives à la modestie qui n’est ni un acte de déférence, ni un acte de courtoisie, ni un acte de gentillesse, ni un acte de soumission, car, s’il y a acte de soumission, ce n’est qu’à l’endroit de la Volonté divine. Quant à définir l’humilité comme un acte de modestie, elle amène à tourner en rond, ramenant à la synonymie.

Voilà qui témoigne que peu de gens se sont penchés sur la nature de cette noble vertu, qui répugne naturellement, comme on la définit. Recourir à l’étymologie, pour la définir, c’est encore compliquer les choses, puisque humilitas signifie petitesse. Car est-il normal et naturel de développer un sentiment de sa petitesse quand on est et reste pour l’éternité un digne Fils de Dieu ? Ne serait-ce pas déguiser un sentiment de supériorité ou de grandeur en un sentiment d’infériorité qui invite à se rétrécir ou à s’abaisser.

Il vaut mieux croire que l’humilité est la juste appréciation de ce qu’on est et de ce qu’on a, en toute simplicité, en toute conscience, en toute connaissance de cause, sans s’en ajouter ni s’en enlever. C’est une vertu de transparence par laquelle on apprend à tout situer dans une juste perspective, sans rien dénaturer ni biaiser. Les plus grands malentendus, à son propos, découlent de sa notion qui passe de la modestie à la servilité choisie et à l’effacement volontaire.

Se diminuer volontairement confine à l’imposture.

Quant à la servilité, elle évoque une soumission craintive qui peut dégénérer en assujettissement pouvant, ultimement et diversement, mener à la frustration, à l’obséquiosité, au reniement complet de ses droits, à l’effondrement de sa personnalité, à l’abdication de ses responsabilités, tout cela au seul profit des autres et à son plus grand détriment personnel.

En fait, l’humilité résulte d’un choix de se percevoir différemment, motivé par une aspiration intérieure de trouver sa juste place dans le monde et l’Univers. Elle démontre une connaissance véritable du Plan cosmique où Dieu exerce l’autorité suprême et manifeste une volonté. Elle implique une soumission à la Puissance de Dieu et une collaboration avec son souffle évolutif. Elle comprend la reconnaissance de la suprématie de son Esprit divin, parcelle divine en soi, acceptée comme une partie intégrante et indissoluble du tout et menant à un amour de soi invincible, à un grand respecte de soi, à une acceptation inconditionnelle de soi tel qu’on est.

Elle admet l’existence de degrés de réalisation dans la perfection au sein de l’ordre hiérarchique de l’Univers, conçu comme une vibration totale indivisible. L’humilité porte à accepter tous les êtres humains comme des frères et des sœurs, dont certains peuvent détenir une plus grande autorité ou une plus grande prospérité, légitimement accordée ou gagnée. Elle respecte tous les êtres comme des créatures de Dieu, soucieuse de leur bien-être et de leur évolution.

Tout meneur d’homme doit être désintéressé et agir humblement. Pour être dit bénévole, il doit être ainsi. Ceux qui échouent doivent d’abord attribuer leur échec à l’ignorance et à un manque d’humilité. On se bannit soi-même du royaume du succès en laissant ses réalisations monter à la tête. Mais on peut masquer son indécision et sa faiblesse sous des dehors d’humilité. Ce n’est pas faire preuve d’humilité que de se laisser balloter au gré des conseils contradictoires des gens de son entourage, en essayant de toujours plaire à tous et à chacun.

Mais c’est démontrer l’humilité que de rechercher conseil autour de soi, en écoutant avec patience, courtoisie et attention les avis de toutes tendances, lorsqu’on est confronté à de graves problèmes, persuadé que la vérité peut surgir d’une autre source, même d’un plus petit que soi. C’est attester d’humilité que d’accepter les avis contradictoires comme un reflet de sa propre confusion puisqu’on est un parmi les autres. C’est encore montrer de l’humilité que de prendre une décision éclairée de soi-même, après consultation, après avoir soumis tous les conseils à sa propre pensée, prenant position même si on est isolé, rejeté ou réprouvé.

En vérité, l’humilité est la racine de toutes les vertus et elle s’exprime dans la sérénité de l’âme. Elle constitue également la clef de l’accomplissement régulier. Secrètement, elle attire toujours l’estime des autres. Elle exprime sa fierté d’être à sa manière, d’être comme on pense. Elle implique la tolérance, la compréhension et la compassion, permettant, dans bien des cas, d’échapper à la tyrannie et à l’oppression. Elle accorde au tyran et à l’ennemi une bonté en puissance, laissant à la Loi de Dieu le soin de réprimer ou de réparer les injustices.

L’humilité l’emporte toujours précisément parce qu’elle amène à être juste et à s’identifier d’abord à la puissance infinie de l’Univers constructif. Elle pondère l’insolence, l’exigence, l’oppression, favorisant la paix et le triomphe du bien. Dieu est toujours du côté des humbles. Aussi, celui qui est humble se sait-il une majorité avec Dieu.

Amenant à se percevoir comme une parcelle de l’Infini, elle prévient du sentiment d’isolement ou de rejet.

Elle amène à agir sans considération de la quantité de ses biens, de l’importance de son succès, de l’ampleur de son autorité, de la hauteur de son développement spirituel. Elle maintient la sérénité dans la réussite comme dans l’échec, au faîte de sa notoriété ou de sa déchéance, de son bonheur ou de sa souffrance. Elle conduit à devenir l’image de Dieu dans sa vie quotidienne, donnant le sentiment d’invincibilité et d’impassibilité.

L’être humble est toujours bienveillant, même dans ses remontrances.

Incapable d’envie et de jalousie, il fait de son mieux pour aider les autres, indifférent qu’on le surpasse ou qu’on tente de l’exploiter. Il est l’ami de tous, des grands et des petits, des faibles et des forts, des riches et des pauvres, des pécheurs et des initiés. Il lui indiffère qu’on l’apprécie ou qu’on se moque de lui, qu’on l’encense ou qu’on le méprise, qu’on l’élève ou qu’on l’abaisse, car il sent n’avoir rien à perdre. Il se fiche des quolibets, des qu’en-dira-t-on, des rumeurs, des préjugés. Il cherche Dieu en chacun, les aimant autant qu’il révère Dieu. Se sentant frère ou sœur de l’Humanité, partie prenante de son destin, il exprime une sincère compassion et une grande prévenance envers tous, du déchu rejeté au puissant dirigeant le monde. Il évite de s’apitoyer sur quoi que ce soit, ni sur lui ni sur les autres, s’empêchant de déprimer davantage ceux qui l’entourent ou ceux qu’il aide. Il applique partout la règle d’or de la réciprocité amoureuse.

À ce propos, John Ruskin a écrit : Je pense que la preuve première d’un homme véritablement grand est son humilité. Les grands hommes authentiques ont l’impression curieuse que la grandeur ne vient pas d’eux mais passe à travers eux. Et ils perçoivent quelque chose de divin chez les autres hommes et sont d’une reconnaissance éternelle et sans pareille. En effet, l’être humble ne s’illusionne pas sur lui-même, ne se prenant pas pour un autre. Il est tellement occupé à se perfectionner ou à évoluer qu’il ne perçoit pas sa propre grandeur, en ce sens qu’il n’y porte pas attention et ne s’y arrête pas.

Sans nier sa valeur, l’être humble sait faire ressortir la grandeur des autres. Si on lui rend un service, il exprime une sincère gratitude, comme s’il le ressentait comme un privilège, jamais comme un dû. Il ne réclame rien pour lui-même, s’occupant de se procurer lui-même ce dont il a besoin, ouvert au service désintéressé, s’y adonnant dans la plus grande simplicité.

Il se reconnaît comme un simple canal comme les autres à travers lequel le Grand Œuvre doit s’accomplir.

Généreux, il s’occupe de son évolution, mais se garde du temps pour faciliter celle des autres.

Enthousiaste, il se perçoit comme un simple ouvrier dans les vignes du Seigneur. Il agit toujours en exemple discret de la perfection qu’il a acquise. Son intention n’est pas de se donner en spectacle : il a simplement appris à toujours donner le meilleur de lui-même, sans illusion sur ses réalisations. Son humilité est une inclination naturelle qu’il exerce comme un privilège, non comme une limitation qui lui est imposée. Il se satisfait de reconnaître la noblesse qu’elle confère aux autres, non à lui-même. Alors, il s’exprime comme s’il imitait, à sa manière, les plus grands modèles humains, en pleine connaissance de sa signification et des effets initiatiques.

Il accomplit plus pour le monde qu’on n’en saura jamais, car il ne se vante pas de ses initiatives discrètes, même s’il ne les cache pas. Il accomplit sa tâche pour l’amour du bien, non pour attirer la reconnaissance et l’estime.

À la vérité, l’humilité résulte d’une discipline rigoureuse appliquée contre l’ego par laquelle on rencontre son Moi supérieur en dissolvant son petit moi. Dans cette épreuve quotidienne qu’on s’impose à soi-même, on découvre sa grandeur et sa dignité de Fils de Dieu par laquelle on fusionne dans l’Être-Un.

Hélas, certains étudiants aiment parfois revêtir un masque de gourou ou de tuteur en présence de certains nouveaux-venus. Ils se targuent d’un vaste savoir occulte ou de pouvoirs psychiques hors du commun, se mêlant de donner les réponses à la place de l’instructeur. Cette attitude présomptueuses est une atteinte à l’humilité et un manque de compréhension parce qu’elle peut induire un débutant en erreur, risquant de compromettre son évolution spirituelle.

Comme on le voit, l’humilité, c’est la vertu de celui qui vénère sincèrement les manifestations, les préceptes et les principes spirituels, et qui se sent l’obligé des principes et des pouvoirs supérieurs.

L’humilité invite à se donner une image exacte de soi-même, à se sentir un fils parmi d’autres frères et d’autres sœurs, à ne pas dépasser les limites de ses convictions personnelles, de manière à ne pas les exercer de façon autoritaire et offensante pour les autres ou au détriment des autres.

Elle invite ensuite à considérer ses réussites, non comme la seule conséquence d’une bonne connaissance et d’efforts personnels, mais comme le fruit du bon usage des principes naturels du Cosmos, à la disposition de tous. Dans la réussite, au lieu de s’enfler d’orgueil et de vanité, il faut témoigner de sa reconnaissance en s’offrant pour aider ceux qui en sont dignes et en ont vraiment besoin.

L’humilité s’exprime par une attitude de dévotion, de gratitude et de tolérance.

Cette vertu prédispose à devenir coupe, véhicule de l’Eau divine, au lieu de se faire citerne.

Paradoxalement, l’humilité exprime un état de respect, de dignité et de fierté légitime. C’est la vertu de celui qui sait s’estimer à sa juste mesure, en toute grandeur et en toute simplicité. Une personne humble reconnaît spontanément qu’elle ne détient rien en propre ou par elle-même, et elle se considère comme l’instrument de la Vie, sachant que tout lui vient d’En-Haut. Elle sait dire: Sans toi, je ne suis rien; avec toi, je suis Tout. L’humilité apprend à chacun à savoir demander et à attendre le verdict qui suivra sa demande.

La personne humble respecte tout, surtout la Vie. Elle est reconnaissante de ce qui lui arrive, acceptant qu’il n’y a pas de hasard. Aussi ne pense-t-elle jamais à accuser qui que ce soit de ses revers, de ses délais et de ses échecs. Elle sait tout mettre en œuvre pour changer, dans son univers, ce qui ne lui convient pas, avec patience, persévérance et méthode. Consciente de ses limites, elle sait s’adapter aux circonstances et s’abandonner à Dieu. Elle est toujours capable de préserver, en elle et autour d’elle, ce qu’il y a de plus beau et de meilleur, ne ressentant jamais l’envie et la jalousie.

Jamais l’humilité ne doit être confondue avec l’ascétisme et l’esprit de sacrifice. L’humilité ne comporte aucun mépris des choses de ce monde, un désir de retrait du monde, un refus des désirs et des besoins normaux, une lutte contre ses penchants naturels.

Il ne faut pas confondre non plus l’humilité avec l’abnégation qui porte certains êtres à refuser de se distraire, de sourire, de témoigner de leur joie, de participer aux conversations des autres, L’humilité ne doit pas conduire non plus à subir béatement la provocation, à endurer les insultes dans la douleur, à porter des vêtements sombres et défraîchis, à adopter un régime de vie trop frugal, à refuser d’améliorer sa position sociale ou économique, à mépriser la joie instinctive et normale qui accompagne une réussite personnelle. Ces attitudes constituent une corruption et une transgression des principes cosmiques. Elles sont hypocrites et stériles.

L’humilité ne doit pas s’exercer dans la privation, mais dans le détachement, non dans la résignation, le rassasiement, mais dans l’acceptation, l’adaptation et la créativité. Elle n’a rien à voir avec l’asservissement aux autres, le souci de se concilier les bonnes grâces d’autrui, pouvant aller, chez certains, jusqu’aux prévenances, à la Politesse, à la servilité ridicules. L’humilité n’a pas davantage à voir avec l’obséquiosité, cette attitude servile et rampante qui mène à s’effacer en se disant inférieur, indigne, méprisable et à courber l’échine devant les autres dans un esprit de compassion ou de miséricorde mal compris. On ne rend jamais un service utile en faisant à la place d’autrui ce qu’il est capable de faire par lui-même ou ce qu’il n’a pas demandé qu’on fasse.

Swami Prabhupadâ disait: Par humilité, il faut entendre l’état dans lequel on est libre du désir de se voir honoré par autrui.

Au premier chef, l’humilité invite à éviter de succomber à l’orgueil et à la vanité, au désir de dominer, à la tentation de réagir aux compliments ou aux insultes. La personne humble recherche toujours sa vraie place et assigne aux autres celle qui leur revient de droit. Si elle refuse de s’abaisser volontairement devant les autres, elle refuse aussi que les autres rampent devant elle.

Bertrand Duhaime (Douraganandâ)

(source : LaVoix-VoieDesSages.com)

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17 commentaires pour “L’humilité”
  1. Serena dit :

    Voici un texte qui demande à être lu et relu.
    Merci Karen.

  2. karen dit :

    Merci Serena d’être allée jusqu’au bout !!  :lol:

    Je l’avais trouvé intéressant, bien qu’un peu long !! Il pourrait sûrement être synthétisé.

    Bises.

  3. philo dit :

    Merci Karen pour ce texte que j’ai lu avec beaucoup d’attention !!

    Peut-être que pour certains initiés de longue date il devrait être synthétisé mais pas pour les petits petits nouveaux en quête de quiétude. :roll: Encore merci à toi qui transmets aussi bien.

    Avec toute mon affection et ma gratitude.

  4. Kohlan dit :

    Oui Vraiment,
    Merci Karen d’avoir proposé ce texte à la réflexion générale, la modestie est pour moi une nécessité, une façon d’être très profonde et ma façon d’être ouvert et d’accueillir. Certains mettent des bijoux, moi je me pare de modestie !! C’est vrai !!  Bon, pour une fois que je suis sérieux, n’allez pas rire !!! Oui, c’est ma coquetterie à moi !! hihi

  5. Serena dit :

    En guise de synthèse, j’ai lu quelque part que « l’humilité est une arme redoutable contre l’égo« .

    Un peu longuet le texte, c’est vrai !!! :wink:

  6. Bouddha_Hindy dit :

    L’intelligence de l’humilité

    « L’humilité est l’intelligence de celui qui ose. La modestie, l’orgueil de celui qui n’ose pas. »
    (Tariq Demens, Diaphorismes, p. 76)

    Que signifie oser ? L’attitude de celui qui affronte la peur. J’ose quand je redoute un acte (me jeter à l’eau, changer de vie…), mais que je ne m’abstiens pas pour autant. Il est bien des manières d’éviter la peur ! Celle du téméraire, qui ne la connaît pas parce qu’il est inconscient du réel, et qui agit, mais sans conscience. Celle du lâche, qui neutralise son effroi en s’abstenant d’aller vers ce qui l’effraye. Lui est conscient, mais n’agit pas. Au contraire, celui qui ose a malgré tout peur, mais il agit quand même. Il accepte l’expérience de la peur.

    N’est-ce pas là une première définition de l’humilité ? La peur repose en effet sur le sentiment que je ne contrôle pas tout, que mon système de défense ne me rend pas invulnérable : je peux être blessé, tué, je peux souffrir. La peur est une connaissance : je ne suis pas tout-puissant. Être humble, c’est donc d’abord comprendre les limites inhérentes à sa condition. En cela, déjà, l’humilité est une intelligence. Mais cela ne suffit pas. Car comprendre ses propres limites, c’est aussi le risque de s’y laisser enfermer. On s’en contente. On n’a pas la « prétention » de dépasser sa condition… Humilité ? Non, modestie ! Je suis alors modeste dans mes ambitions, modeste dans ma conception de la vie, fier d’être modeste, puisque l’usage fait de la modestie une vertu. « L’orgueil de celui qui n’ose pas »…

    Dans les tragédies grecques, l’arrogance de celui qui prétendait dépasser sa condition (le péché d’ubris) était sévèrement puni par les dieux. Mais c’est que le héros ne comptait alors que sur ses seules forces, dont les limites échappaient à son intelligence. Entre la modestie de celui qui ne s’aventure pas au-delà de ses propres limites et le délire de toute-puissance de celui qui refuse de les reconnaître, il y a une autre voie, celle de l’humilité : comprendre ses limites, -- mais pour aller au-delà ! Le trac de l’artiste en donne un bon exemple. Le véritable acteur a conscience, au moment d’entrer sur scène, que tout ce qu’il sait (son texte), tout ce qu’il sait faire (sa technique), tout ce qu’il maîtrise, tout cela est cruellement insuffisant.

    Car pour que l’art ait lieu, il faut plus : cela qui ne peut que lui être donné s’il se dispose à le recevoir, et qui est de l’ordre du mystère : cette présence, cette justesse -- la grâce. Il a donc peur, car il sait que l’aventure de la scène est au-delà de ses seules forces. Mais il y va quand même, dans l’espérance que lui soit donné ce qui le dépasse et donne sens à l’aventure de son art et de sa vie.

    Le trac, dont Louis Jouvet disait qu’il vient avec le talent, est l’humilité de l’artiste. Et celle-ci est une intelligence de la vie, du pouvoir créateur de la vie. Or chaque situation de notre vie, pour qu’elle donne toute sa fécondité, n’est- elle pas au-delà de nos seules forces ? Ne requiert-elle pas l’inspiration, la grâce, et donc l’humilité qui en est le terreau ? L’humilité, soeur de la foi -- celle qui déplace les montagnes.

    Par Denis Marquet

  7. Melodia dit :

    Bonjour à tous,

    Ah ! L’HUMILITÉ ! Enseignement suprême de la sagesse !

    Intéressant également ce texte que tu nous fais partager Bouddha_Hindy.

    Ce thème, que tu soulèves Karen, est d’une grande importance pour notre élévation intérieure.
    Car l’humilité est un reflet de la connaissance, de la conscience de ce qui est, sans apriori ni démesure. Elle s’acquière avec l’expérience, par la sagesse et l’intelligence de l’observation dans le lâcher-prise de tout jugement de valeur, c’est à dire par l’acceptation de ce que sont les choses, et non de ce que l’on voudrait par obstination, ou par craintes, qu’elles soient.

    Bien des peurs nécessitent d’être guéries pour accéder à l’humilité.
    C’est une clef essentielle à la clarté de l’esprit, de la vision, du regard que l’on pose sur tout ce qui nous entoure, et nous amène à une plus juste compréhension de l’ensemble.
    C’est la voie vers la liberté et la connaissance.
    Et c’est effectivement à cela que l’on reconnait la sagesse d’un être.

    Une chose, toutefois, me dérange dans ce texte: « Elle démontre une connaissance véritable du Plan cosmique où Dieu exerce l’autorité suprême et manifeste une volonté. Elle implique une soumission à la Puissance de Dieu… »
    J’émets toujours de grandes réserves quant au sens de ce genre de phrase qui suggère la séparation avec notre essence divine, ce qu’a si bien exploité l’église, comme toute forme de religion, à des fins de pouvoir.
    Cela nous déresponsabilise, ce qui peut sembler confortable au premier abord, mais nous ôte insidieusement tout pouvoir, ou plus exactement toute confiance en soi, toute la connaissance, la capacité, la grandeur de notre propre pouvoir, et par extension, notre capacité d’auto-guérison et de création.
    Aucun être au dessus de nous ne gouverne qui nous sommes.
    Observons bien à quel esclavagisme nous a mené ce renoncement du libre-arbitre, à céder tout pouvoir à autrui, à l’extérieur de nous-même. La perte de confiance en est une des graves conséquences.

    Ayons donc, l’humilité d’assumer qui nous sommes.
    Et rappelons-nous que personne d’autre ne nous sauvera que nous-mêmes.
    Mais bien sûr, nous recevons de l’aide à la hauteur du courage que cela nous demande.
    Nous sommes seuls décideurs, il est impératif d’en prendre conscience et de le revendiquer, surtout vis-à-vis de soi-même, mais sommes toujours accompagnés dans notre démarche. Tous nos guides intérieurs sont présents en permanence. Toutes les aides et les clefs nous sont offertes au cours de nos rencontres, de nos expériences, que nous allons bravement chercher pour parfaire notre évolution.
    Alors, ayons l’humilité d’accepter toutes les aides méritées, mais rappelons-nous que c’est bien grâce à nous, à notre courage, si nous avançons.

    La liberté n’est donc pas synonyme de solitude, mais de grandeur, de la joyeuse conscience d’être relié au tout.
    L’humilité nous donne accès à la fabuleuse richesse d’être à son tour, élève et enseignant.
    Ainsi nous nous offrons le grand cadeau d’apprendre en permanence et de grandir! 

    Merci à vous tous de ces profonds partages.  :razz:

    Que L’AMOUR et la SAGESSE soient !!!

  8. philo dit :

    L’humilité va de pair avec la simplicité. Ce sont des vertus qui s’opposent à l’orgueil, à la suffisance ou à l’arrogance. La personne humble est celle qui reconnaît ses limites et ses fragilités.

    L’humilité est la vision claire de notre œil intérieur par laquelle nous nous connaissons tels que nous sommes sans aucune complaisance. Se croire exceptionnel est commun, se reconnaître commun est exceptionnel. C’est le signe de la vraie grandeur et de la dignité, humble sans servilité, simple sans affectation.
    Avec toutes mes pensées affectueuses.

  9. karen dit :

    Bonjour à tous,

    Et merci pour toutes vos belles réflexions sur ce sujet.

    Comme toi, mélodia, j’émets quelques réserves sur cette phrase :
    “Elle démontre une connaissance véritable du Plan cosmique où Dieu exerce l’autorité suprême et manifeste une volonté. Elle implique une soumission à la Puissance de Dieu…”

    Pour faire très court, je résumerais ce qu’est pour moi l’humilité.
    C’est : la conscience de ses limites, avec bien entendu l’acceptation qui en découle.

    J’ai beaucoup aimé ce que tu donnes en citation Bouddha_hindy et que tu développes :
    « L’humilité est l’intelligence de celui qui ose. La modestie, l’orgueil de celui qui n’ose pas. »
    Cela nous ramène une fois encore à la peur, ce terrible frein à ce qu’il y a de plus beau en l’Être humain.

    Tendrement.

  10. Kohlan dit :

    La modestie c’est aussi apprendre à aimer les petits pas, les petites choses (soit disant) et c’est en final, l’élégance suprême !!

    J’ai été éduqué sans relâche depuis l’age de 7 ans à la placer dans mon coeur, maintenant elle fait partie de ma vie. C’est un outil d’éveil tellement magnifique et j’ai l’impression que je n’arrive pas à vous transmettre ma propre expérience.  Bien sur, je pourrai retrouver quelque beau texte à mettre en lecture mais je répugne à cela, je laisse à mon coeur seul, la parole.
    Alors, la modestie, tu la craches ou quoi Kohlan !!
    eh minuten minuten hein !! Yo !!
    Je dirais que c’est  savoir rester à sa place, savoir attendre, savoir réserver à l’autre aussi une place, savoir se mettre en retrait quand c’est nécessaire et n’agir uniquement que par bienveillance.

    Ben voilà, quand on veut on peut !!

    A plus (pensez quand même à mes bisous, mes réserves s’épuisent).

  11. Bonjour à tous,
    Ici l’auteur du texte L’Humilité. Il est toujours étrange de voir quelqu’un commenter ses textes et remettre en question l’une ou l’autre de ses affirmations sans qu’il ait pris la peine de chercher à vous connaître et de s’enquérir du sens que vous avez voulu leur donner. Ainsi, on peut jouer au Sage qui peut se permettre de reprendre jusqu’à un Initié, ce qui permet de donner l’impression qu’on le dépasse au moins d’une tête, mais ne fait pas très humble.  La nature humaine est bien étrange, elle qui ne réalise pas que, quoi qu’il soit dit, quelqu’un trouvera toujours moyen de dire exactement le contraire. Cela fait partie de la quête de Dieu qui explore les extrêmes, à travers ses Étincelles divines, de l’Ombre absolue à la Lumière suprême, histoire de discerner à travers elle où se situe le Juste Milieu.
    Si j’ai bien compris, Melodia ne partage pas ma vision de Dieu et ma compréhension de la liberté. Il est vrai que le Bouddhisme, par exemple, n’est pas très à l’aise avec la notion de Dieu et le Déterminisme cosmique. Pourtant, je ne suis pas le seul ni le moindre à penser ce que j’ai exprimé. Dans un récent channeling, qu’on peut retrouver sur le site LesPasseurs.com, l’archange Michaël considère comme un débordement d’ego la prétention humaine au libre arbitre, ce qu’il identifie comme un leurre et une illusion du mental. Ainsi, l’être humain ne prétendrait à l’exercice du libre arbitre que tant qu’il est mené par son petit moi, une création de son mental. Il déclare même que, lorsqu’il atteint un certain niveau de conscience, vibrant au diapason de la Conscience suprême, trop heureux de servir son Plan cosmique tel qu’il est, l’Être réalisé ne tient plus à cette notion étrange et anachronique qui relie à la dualité des choix. Car le fait de fusionner dans la Conscience cosmique n’amène pas à perdre son individualité. Il est vrai que pour accepter ce message, il faut croire à la faculté de certains médiums de capter des messages en provenance de la Hiérarchie invisible. 
    Quoi qu’il en soit, si elle m’avait consulté, elle aurait appris que, à plusieurs égards, je partageais déjà son point de vue par rapport aux manipulations possibles de la conscience. Mais de là à se servir d’une phrase de mon texte pour faire référence aux aberrations du passé de certaines religions, je considère qu’il y a dérive. On peut croire en un Être unique sans confondre la Vérité suprême avec les découvertes partielles qui font la vérité de chacun et qui conduisent ultimement chaque être au même Centre divin et sans nier que chacun a droit à sa propre vérité et à son propre rythme évolutif pour s’y élever. D’abord, je n’appartiens à aucune religion et je n’apprécie pas personnellement les jeux de pouvoir. J’estime que le pouvoir doit progressivement servir à s’engendrer un monde à son image et à sa ressemblance, non à dominer et asservir autrui.
    Alors, quoi qu’on dise, je n’arrêterai pas de si tôt d’enseigner que Dieu a conçu la Création à partir d’une Idée première ou Archétype originel qui contient ontologiquement, dès le départ, sa propre finalité immuable. À l’intérieur de ce Système parfait, l’être humain, dût-il apparemment être enfermé dans une bulle de liberté, ne pourrait en rien altérer ou modifier le Plan primordial du Créateur, si ce n’est de façon bien illusoire. Si l’être humain est véritablement doté d’un complet libre arbitre, il ne peut l’exercer qu’à l’intérieur de sa petite sphère et il ne peut s’imposer qu’à ceux qu’il parvient à dominer en leur faisant peur ou en les convainquant qu’il est supérieur à eux et qu’ils gagneraient à se soumettre à lui. Mais, même là, grâce à la Causalité immuable, il serait tôt ou tard ramené à l’Ordre cosmique. La Loi d’action et réaction ou de cause à effet intervient à point nommé, donc au moment le plus opportun, ne visant jamais à punir, mais à former à la sagesse, aidant à faire comprendre le sens véritable de la Vie et les modalités des principes de la Loi unique. Elle amène le mal apparent à se détruire par lui-même et le bien apparent à se multiplier au centuple. Ainsi, je crois qu’on peut enseigner que la Création divine porte sa propre finalité et que l’homme ne peut rien y changer sans être qualifié d’imposteur ou de dominateur. Dans tout domaine, le faussaire se servira des mêmes moyens que l’être vrai pour manipuler les autres. Comme le disait mon Maître, la notion de la dualité, source des notions de bien et de mal, et la notion de l’Unité, source de l’Être indivisible,  procèdent de la même quête mentale qui vise à comprendre la Réalité suprême et à la reconnaître à travers soi.
    Quant aux gens qui trouvent certains textes trop longs, je me demande s’ils ne succombent pas à la tentation contemporaine de la facilité et de la rapidité qui amène à tout aborder à la sauvette de façon superficielle parce qu’on veut tout connaître et expérimenter et qu’on est toujours trop pressé pour approfondir. De nos jours, pour cultiver cette illusion qu’on peut être compétent et efficace tout en se pressant, on résume et vulgarise tout, ce qui amène à se croire un expert alors qu’on ne fonctionne qu’avec un ramassis de croyances et d’approximations.  Il existe une maxime métaphysique qui dit: Hâte-toi lentement, à ton rythme, au meilleur de tes moyens et de ta compréhension. Ainsi, par la perfection du moment tu parviendras à reconnaître la Perfection des Perfections qui t’habite et à te découvrir un avec elleEt en apprenant à aimer ce que tu fais ou à faire ce que tu aimes, tu découvriras que tu gagnes toujours par dix le temps que tu crois perdre.
    Pour ma part, je commence à trouver un texte long quand il ne m’apprend plus rien ou qu’il se répète sans but rhétorique ou didactique. Mais tant qu’il me fournit de la substance par des idées nouvelles ou par la reprise d’idées sous un autre angle, je le trouve justifié et pertinent. Mais je comprends que si on n’aime pas lire pour se cultiver, s’ouvrir l’esprit et donner de l’expansion à sa conscience, tout texte écrit semble trop long.
    Sur ces propos amoureux, pour ma première visite sur ce site, j’offre mes pensées les plus lumineuses. Bonne route à tous! Et au plaisir.

    Douraganandâ

  12. Alcidejet dit :

    Bienvenue sur ce blog !
    Gagnera-t-on ton intérêt et le partage de tes réponses. Je l’espère…

    On juge tous autrui pour se donner raison et nourrir malgré nous des peurs et d’autres jugements… et j’avoue que ton texte et la réponse n’en sont pas exempts…

    « Un texte trop long » : je crois surtout que c’est une appréciation toute personnelle (appelons-la « jugement » si on en a le besoin). Exemple : je suis dans les premiers à critiquer un texte trop long, je n’ai d’ailleurs pas fini de lire le tien, et pourtant ce matin je j’ai adoré lire et finir celui là :
    Protégez-vous des électrochocs et surtensions d’Ombres et Lumière

    Merci et à bientôt Douraganandâ,
    Amitiés.

  13. karen dit :

    Merci Bertrand Duhaime d’être venu sur le site suite aux commentaires de votre texte.
    Je l’avais beaucoup aimé. Mais il est naturel, je crois de ne pas pouvoir toujours partager la pensée de l’auteur. Et c’est bien quand il explicite ses propos !!! Ceux-ci résultant ben évidemment, de son vécu, de ses pensées…
    Pour ce qui est de la la longueur, souvent les lecteurs de forum sont découragés par la longueur d’un texte… nous sommes dans un monde hélas, où tout « doit » aller vite… et ne sait plus se hâter lentement, comme vous le dites.

    Merci en tout cas pour votre intervention !

    Amitiés.

  14. Bernie dit :

    La tradition chrétienne a trahie l’humilité en la remplaçant par la culpabilité. C’est cette fausse notion que la plupart transporte ! Cet article permet d’y voir plus clair, et que l’humilité est en fait, une forme de reconnaissance du pouvoir suprême, dont nous sommes tous détenteurs, appelé Dieu ou autre, mais dont nous sommes obligés pour l’instant, d’en accepter notre incapacité à en donner une explication scientifique !
    Mais, n’est ce pas mieux ainsi ?
    Nous les Dieux, mais pourquoi ? That is the question !
    Vive l’humilité (la vraie !)
    A+

  15. Melodia dit :

    Bonjour à tous, :razz:

    @ Bertrand Duhaime,

    Sois le bienvenu Bertrand, et merci de ton intérêt pour nos commentaires.

    Comme le souligne Bernie, la tradition chrétienne a effectivement trahit la notion d’humilité pour permettre à l’église d’exercer son pouvoir sur ses congénères, et c’est à ça en particulier que je faisais référence.
    La médecine en fait tout autant, retirant par son principe de fonctionnement toute faculté d’auto-guérison dont chacun est pourvu.
    Tout cela crée une fausse notion de séparation, c’est pourquoi j’en appelle à la prudence quand on parle d’un pouvoir extérieur, mais rassure toi, je ne me sens au dessus d’aucune essence divine, je ne me sens au dessus de rien d’ailleurs.
    Pardonne-moi si mon commentaire a pu te blesser car là n’était pas mon intention, aussi j’en fais appel à ton humble compassion pour n’y voir que la traduction d’une certaine révolte en moi des manipulations de l’église. Le sens des mots que l’on prononce n’est pas le même pour chacun, ce qui prête facilement à confusion. Et « Dieu », en est un exemple par excellence !

    J’ai pris le temps de lire ton texte avec grand intérêt, aussi j’espère avoir le plaisir d’en lire d’autres et d’un partage fraternel avec toi.
    Je ne suis moi-même attachée à aucune religion, mais ressens les forces divines qui sont autour, au delà, et aussi en nous, dont je n’y vois aucune autorité mais une grande et magnifique puissance qui ne cherche à soumettre mais au contraire à unifier.
    Cette petite nuance est pour moi d’une grande importance, mais c’est en rapport aux souffrances de ma propre expérience face à l’église, et des dégâts que je constate sur bon nombre d’êtres humains qui ont perdu toute confiance en eux à cause d’une certaine notion de pouvoir extérieur. Ceci pour te confirmer que mon commentaire n’était nullement dirigé contre toi personnellement, aussi ai-je peut-être fait preuve de maladresse à ton égard, involontairement, pour l’exprimer.

    C’est en ce sens également que j’en défends le « libre arbitre », uniquement dans le but de ramener chacun à la responsabilité de ses propres choix, à la conscience de son propre pouvoir, et surtout la liberté de son autonomie, mais cela ne m’empêche d’avoir conscience de la grandeur de l’essence divine, ou quelle qu’en soit l’appellation donnée, d’une force magnifique, et de ressentir d’une grande justesse le message de l’Archange Michaël dont tu nous fais part à ce sujet.

    J’espère avoir là clarifié quelques points, afin que tu n’en ressentes un désaccord qui n’était le sens de mon propos.

    Merci de ton partage.
    A très bientôt, j’espère, parmi nous.

    Que L’AMOUR soit !!!

  16. Chère Melodia, c’est ne pas me connaître que de croire que je puisse me vexer quand quelqu’un émet un commentaire qui s’oppose au mien ou qui, même, tente de le nier ou de l’infirmer. Il y a trente ans que j’enseigne et j’en ai vu des vertes et des pas mûres.  De ce fait, dans ma vie personnelle, j’ai appris à me détacher du regard et de l’opinion d’autrui et à m’évaluer à partir de ce que j’en pense moi-même et de ce que me fait ressentir ma Conscience intime. Au contraire, je crois que la confrontation des idées aide à obtenir une vision plus complète de la Grande Réalité unique. Chacun avance sur la Voie évolutive, fort de sa vérité, acquise au gré d’expériences tantôt joyeuses, tantôt neutres, tantôt douloureuses, une vérité  qui complète celle des autres. Chacun peut en apprendre à l’autre, même celui qu’on croit le plus petit. Pour tout explorer de la Grande Réalité, les uns montent du côté lumineux de la Pyramide cosmique;  d’autres, de son côté ténébreux; et ceux qui restent des deux côtés ombragés. À moins qu’ils choisissent de tourner en rond, jusqu’à s’en lasser, au pied de celle-ci, ce qui est le lot de ceux qui trouvent plus aisé de se lancer dans un cercle vicieux en terrain plat. À la vérité, en général, je ne me mêle même pas de répondre à ceux qui me commentent, que leurs propos soient positifs ou négatifs. C’est en alliant le négatif et le positif qu’on devient constructif. Mais, parce que j’ai pris la peine de lire certains commentaires, j’ai trouvé qu’ils témoignaient d’une telle maturité, d’une telle  sérénité, d’une telle ouverture de coeur et d’esprit et d’un tel besoin de comprendre, que j’ai pensé corriger ta perception. Par l’interprétation personnelle qu’elle suppose, la perception de l’un amène souvent celle de l’autre à prendre une tangente qui peut  s’écarter de la pensée ou de l’intention d’un auteur, ce qui, d’une perception à une autre, peut finalement entraîner dans l’erreur des astronautes. Or, quand les perceptions ont trop dévié, il est plus difficile de les ramener au centre juste et bon. Alors, tu peux dormir en paix, j’ai apprécié ton intervention, qui m’a permis de préciser ma pensée, et je n’émets vers toi que des vibrations d’Amour. Sois assuré que je suis un type paisible et pacifique de nature, même si je ne laisse pas tout passer.  Merci à toi et au plaisir.

  17. kohlan dit :

    Mélodia dit « La personne humble est celle qui reconnaît ses limites et ses fragilités. » Quelle importance ? Quel intérêt ? Mes limites et mes possibilités de Kohlan passé ? hihi
    On s’en fout !!!
    Au pire, je suis amoureux de mes limites et de mes fragilités, je frime avec. hihi
    Regarde mes belles oreilles d’âne !!!
    Et pour l’instant présent, ne sommes-nous pas les divins propriétaires de la conscience de « Ichinen Sazen » c’est à dire 3.000 potentialités possibles en un seul instant de vie ?
    Être humble est à mon sens est s’être détaché de l’orgueil et donc, il n’y a même plus d’orgueil à être humble, n’est ce pas ?

  18.  
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