L’Âyurvéda, Connaissance de la vie
Publié par Bouddha_Hindy dans : Alimentation Biologique, Bien-être, Santé, Âyurvéda
Par rester-en-bonne-sante
MERE DE TOUTES LES MEDECINES DOUCES ET NATURELLES
Le mot ‘AYURVEDA‘ est composé des mots sanskrit ‘AYUR‘ (Vie) et ‘VEDA‘ (Connaissance) et donc signifie littéralement « Connaissance de la Vie » ou « Science de la Vie« .
L’Âyurveda est une science, une philosophie, une manière de vivre, une méthode de santé plutôt qu’une méthode de soins, qui a pris naissance dans l’Inde Antique durant la période pré-Védique (il y a + de 5000 ans), et qui nous a été légué par les anciens grands sages (Rishis et Munis).
Les sages de l’époque soucieux de soulager la misère de l’humanité grandissante donnèrent naissance à cette philosophie, cette science de la vie, l’Âyurveda, selon une approche scientifique basée sur la recherche, l’observation, l’analyse et la méditation.
La médecine ayurvédique s’est développée durant des siècles à partir de l’observation de la nature (plantes, animaux, hommes, arbres, etc.) puis s’est répandue vers le Tibet, la Chine, la Russie, le Japon, l’Égypte, la Grèce et même jusque dans l’Empire Romain.
Le plus ancien traité ayurvédique, écrit en sanskrit, le Charaka Samhita, dans sa première version est une compilation écrite du résultat de ces observations, effectué par un des médecins et sage de l’époque, Charaka, aux alentours de 1000 ans avant JC.
Cet ouvrage qui a été remanié pour aboutir à la version que nous connaissons actuellement, datant des premiers siècles après JC, fait toujours autorité et sert de référence même encore de nos jours.
Selon l’Âyurveda, la santé repose sur la capacité de l’individu à vivre en harmonie
avec lui-même et avec son environnement.
Lorsque cet équilibre est rompu alors la maladie peut faire son apparition.
L’Âyurveda est employé depuis + de 5000 ans, sans interruption.
L’Âyurveda ne s’intéresse qu’au maintien et au rétablissement de cet équilibre physique et/ou psychologique en traitant la cause de la maladie (les déséquilibres) et non ses effets (les symptômes).
Dans l’Âyurveda, les traitements des maladies ou des affections passent avant tout par une compréhension profonde de l’individu dans sa globalité (corps, esprit, âme, style de vie) et par une prise en compte de sa singularité.
Des examens attentifs et poussés permettent de déterminer la constitution de chaque individu, la nature du déséquilibre et les différentes thérapies adaptées à chaque personne.
La médecine ayurvédique connait actuellement un intérêt grandissant dans le monde entier que ce soit de la part des médecins, toutes spécialités confondues, des scientifiques ou des individus malades ou en bonne santé, tous soucieux d’une amélioration de la qualité de la vie et de la qualité des soins.
Le but de l’Âyurveda est de fournir des conseils concernant l’alimentation et le
style de vie, de sorte que les personnes en bonne santé puissent rester en
bonne santé et celles avec des problèmes de santé puissent améliorer leur santé.
La médecine ayurvédique est un système de soins reconnut officiellement par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) depuis 1982, comme étant un système de soins VALABLE (mais utilisé avec succès depuis plusieurs milliers d’années).
HISTOIRE
Les origines de l’Âyurveda remontent à plus de 5000 ans avant JC car il en est fait mention déjà dans ce que tout le monde considère comme le livre le plus ancien du monde : le Rig Véda.
Les Védas, textes sacrés de l’Inde Antique sont considérés comme étant d’origine Divine.
Base de l’Hindouisme, ils sont au nombre de 4 : le Rig Veda, le Yajur Véda, le Sama Véda et l’Atharva Véda.
Viennent ensuite 4 Védas subsidiaires appelés Upa-Védas : l’Âyurveda (science de la santé), le Dhanurvéda (science de la guerre), le Gaudharvavéda (science de la musique) et l’Arthasastravéda (science de la politique).
Le Rig Véda, est le plus ancien et le plus important des 4 Védas. Il fut retranscrit en sanskrit tardivement, au cours des derniers millénaires. Il y est déjà fait mention d’astronomie, d’astrologie et d’ayurvéda.
Le sujet des Védas est la Connaissance de l’âme appelée « Atma Vidya« .
L’âme est notre « moi » véritable, séparé et distinct du corps matériel ainsi que du monde qui nous entoure.
Chaque Véda est constitué de 4 parties (faisant ainsi référence aux 4 étapes de la vie humaine) :
les Mantra-Samhitas (hymnes), les Brahmanas (explications des mantras ou rituels) les Aranyakas (textes de la forêt) et les Upanishads (révélations ou enseignements).
Les Upanishads sont la partie la plus importante des Védas et la plus connue en Occident. Elles ont fait leur apparition plus tard, à partir de 1000 avant JC et forment ce qu’on appelle le Védanta (la fin des Védas).
Elles constituent l’essence des Védas et traitent de la Connaissance de la Réalité Suprême (Nirguna Brahman).
Les Upanishads parlent de l’identité de l’âme individuelle et de l’âme Suprême et révèlent les vérités spirituelles les plus subtiles.
L’Inde est un pays qui a donné naissance à d’innombrables philosophes, philosophies et systèmes de pensée.
Kapila, sage et philosophe du 8ème siècle avant JC, considéré comme le Père de la doctrine de l’Évolution, donna naissance à la philosophie du Sankhya (connaissance de la vérité) qui influença d’ailleurs très fortement le Bouddhisme et le Yoga de Patanjali.
Toute la littérature concernant l’Âyurveda, ainsi que la philosophie du Yoga de Patanjali (2ème siècle avant JC) est basée sur le système ou la philosophie du Sankhya. C’est pourquoi Yoga et Âyurveda sont intimement liés.
Cette philosophie ou ce système explique les mystères de l’univers afin de permettre à l’âme de s’affranchir des liens de l’existence terrestre et donc des souffrances.
Il est important de se familiariser avec les principes de ce système afin de pouvoir appréhender correctement les concepts de l’Âyurveda.
PHILOSOPHIE DU SANKHYA
Kapila était un fervent adepte de la théorie des atomes et des molécules, déjà connu à l’époque en Inde (il y a 3000 ans) mais n’était pas satisfait avec l’idée que ceux-ci puissent être à l’origine de l’Univers.
Il pensait qu’il devait y avoir autre chose derrière ces atomes, à l’origine de leur création.
Il étudia d’une manière scientifique le processus de l’évolution et découvrit la véritable cause de l’univers phénoménal ainsi que certaines lois, qui sont en accord avec la science moderne actuelle.
Il en arriva à la conclusion suivante : QUELQUE CHOSE NE PEUT PAS PROVENIR DE RIEN
Il découvrit alors que la Prakriti (Nature) est la source de l’Évolution et le Purusha (Esprit ou Conscience) est la cause derrière la Prakriti inerte et insensible. Il en conclut donc que le contact entre la Prakriti et le Purusha fut la cause à l’origine de la « Création » de l’Univers.
La Prakriti (Nature) est une force créatrice, productrice. Elle est la source de tout l’Univers et elle est omniprésente.
Elle est infinie, éternelle et insensible et composée de 3 éléments interdépendants et interchangeables appelés les gunas (Sattva, Rajas et Tamas). Ce sont les constituants uniques de la Prakriti.
Le Purusha (Esprit ou Conscience) n’est ni créateur, ni le résultat d’une création. Il est indéfinissable.
Il est libre au-delà de la dualité, sensible, inactif, passif et observateur, infini et éternel.
Sous l’influence de Purusha, l’équilibre des 3 gunas (attributs) de la Prakriti fut perturbé, ce qui engendra l’apparition de l’Univers et son évolution en une infinie diversité.
TOUT CE QUI EXISTE DANS L’UNIVERS EST CONSTITUE PAR UNE COMBINAISON DE CES 3 GUNAS
- Sattva : Essence, Pureté, Clarté, Existence
– Rajas : Mouvement, Activité, Passion, Désir
- Tamas : Inertie, Paresse, Obscurité, Indolence
La première manifestation de la Prakriti est appelée Mahat ou Buddhi (Intelligence Cosmique) qui donna ensuite naissance à Ahamkara (l’Ego ou conscience du « Je ») qui se manifesta avec l’aide des 3 gunas en Manas (faculté de penser) et en 5 sens, 5 organes moteurs, 5 éléments subtils et 5 éléments grossiers.
Le Sankhya identifie 24 principes élémentaires (tattvas) ou étapes de l’Évolution constituant l’Univers matériel :
- Prakriti (Nature) constituée par les 3 gunas Sattva, Rajas et Tamas en parfait équilibre et non manifestés.
– Buddhi ou Intellect, faculté de discrimination
– Ahamkara ou Ego, sens du « Je suis »
– Manas ou Esprit, siège du désir
– Les 5 facultés et organes de la connaissance : Ouïe (oreilles), Toucher (peau), Vue (yeux), Goût (langue) et Odorat (nez).
– Les 5 facultés et organes de l’action : Élocution (bouche + cordes vocales), Possession (mains), Déplacement
(pieds), Procréation (organes génitaux) et Excrétion (anus).
– Les 5 éléments subtils : Son, Sensation, Forme, Saveur, Odeur.
– Les 5 éléments grossiers : Éther – Air - Feu - Eau – Terre.
Le Purusha constitue le 25ème principe élémentaire, restant éternellement au-delà du processus de l’Évolution.
Sattva + Rajas donnèrent naissance à l’univers organique : 5 sens + 5 organes de l’action + Esprit (Manas)
Tamas + Rajas donnèrent naissance à l’univers non organique : 5 éléments subtils et grossiers..
A cause de l’ignorance, l’être humain considère l’âme (Purusha) et le corps (Prakriti) comme une seule entité, ce qui donne naissance aux souffrances et aux peines de ce monde. L’ignorance est source de souffrance.
Lorsque l’être humain acquiert la Connaissance de la Vérité, faisant la distinction entre l’Âme (Purusha) et la Nature (Prakriti), alors seulement il peut atteindre le Nirvana.
La philosophie du Sankhya ne croit pas en l’existence d’un Dieu Créateur, mais accepte l’idée d’un principe éternel, immuable, omniscient, le Purusha.
Quelle est la nécessité d’un créateur lorsque la Théorie de l’Évolution suffit à tout expliquer ?
Tous les systèmes philosophiques Indiens, ainsi que le Bouddhisme, croient en la doctrine de l’Évolution.
Même ceux qui croient en Dieu croient en la théorie de l’Évolution !
Le mot « Création » qui véhicule l’idée de « faire apparaître quelque chose à partir rien » n’a sa place dans aucune philosophie Indienne, sans exception !
La philosophie du Yoga, de Patanjali, accepte complètement la théorie de l’évolution selon le système du Sankhya auquel elle ajoute le concept de Dieu en tant que Créateur.
Le Purusha décrit dans le Sankhya est connu dans le Yoga de Patanjali sous le nom de « Ishvara« , le Créateur.
AYURVEDA
Les sages de l’époque (Rishis et Munis) reçurent la science de l’Âyurveda durant leurs méditations sous la forme de connaissance directe, à travers des » révélations divines » de la Grande Intelligence Cosmique.
Cette connaissance couvre 3 aspects (Tri-sutras) :
- l’étiologie : la science des causes de la maladie
– la symptomatologie : l’étude et l’interprétation des symptômes
– la médication et les remèdes à base de plantes
Ces révélations sur l’Âyurveda furent transcrites beaucoup plus tard, depuis la tradition orale, en Ecritures Sacrées, mélangées parmi d’autres informations traitants des différents aspects de la vie et de la spiritualité.
Tous les passages des Védas, traitant de l’Âyurveda, furent ensuite réunis et compilés pour former des livres séparés. Le plus ancien ouvrage connu est l’Atreya Samhita, considéré comme le plus ancien livre de médecine.
L’Âyurveda contient des indications sur l’utilisation des plantes,
de la nourriture, des arômes, des pierres, des couleurs, du yoga,
des mantras, de l’astrologie (jyotish), du style de vie et de la chirurgie.
L’Atharva Véda (environ 1000 avant JC) donne la liste des 8 spécialités ou 8 branches de l’Âyurveda.
Les 8 différentes branches de l’Âyurveda (Ashtanga Ayurveda):
1. Kaya Chikistsa : Médecine interne (désordre de l’appareil digestif)
2. Kaumara Bhritya : Pédiatrie (maladie des enfants)
3. Bhuta Vidya : Psychiatrie
4. Shalakya Tantra : Oto-rhino-laryngologie + Ophtalmologie (yeux) + Odontologie (dents).
5. Shalya Chikitsa : Chirurgie et Obstétrique
6. Agada Tantra : Toxicologie (étude des poisons)
7. Rasayana Chikitsa : Science du rajeunissement ou antivieillissement (gérontologie et gériatrie)
8. Vajeekarana Tantra : Science de la fertilité (sexologie, gynécologie et utilisation des aphrodisiaques)
Aux alentours de 1500 avant JC, l’Âyurveda fut répartie en 2 branches distinctes : Atreya, l’école des médecins et Dhanvantari, l’école des chirurgiens, ce qui eut pour effet de présenter cette connaissance en tant que Science Médicale.
Chaque école donna naissance à un traité majeur sur l’Âyurveda.
Charaka, de l’école des médecins, donna naissance au » Charaka Samhita « qui vient compléter l’ouvrage précédent (Atreya Samhita) et traite de la philosophie de l’Âyurveda mais également des méthodes de diagnostic et des traitements du corps, de l’esprit et de l’âme, principalement au moyen de la médecine interne (Kaya Chikitsa).
Susruta, de l’école des chirurgiens, reconnu comme le Père de la chirurgie esthétique, donna naissance au
» Susruta Samhita « , traitant de la chirurgie prothétique (pour le remplacement des membres), de la chirurgie plastique ou esthétique, des césariennes et même de la chirurgie du cerveau.
Quelque 1500 ans après la naissance du « Charaka Samhita » soit vers 500 de notre ère, Vagbhata donna naissance au troisième traité majeur sur l’Âyurveda appelé » Ashtanga Hridaya Samhita « qui est en fait un mélange des connaissances des 2 écoles ayurvédiques (médecins et chirurgiens).
De 500 à 1900, 16 textes supplémentaires importants (Nighantus) sur l’Âyurveda virent le jour, ajoutant de nouveaux médicaments, de nouveaux champs d’applications, éliminant même des remèdes anciens, identifiant des substituts, etc. Ces textes mentionnent 1814 variétés de plantes alors à la mode à l’époque.
Durant la période médiévale l’Inde subit de nombreuses invasions et la propagation de l’Âyurveda fut stoppé.
L’Âyurveda continua d’être utilisé, étudié et développé mais localement.
Depuis le début du 20ème siècle l’Âyurveda a retrouvé sa place dans la société indienne et sa propagation va maintenant bien au-delà du pays puisqu’elle a déjà atteint tous les continents (à part peut-être l’Antarctique).
Au cours de l’Histoire, de nombreuses personnes de différents pays vinrent étudier l’Âyurveda et la philosophie en Inde puis ramenèrent ces connaissances dans leur pays (Chine, Tibet, Perse, Russie, Japon, Égypte, Grèce, etc.).
Paracelse qui est connu en Europe comme le Père de la médecine moderne s’inspira lui aussi beaucoup de l’Âyurveda.
Le but de l’Âyurveda est avant tout la promotion, le maintien et le prolongement d’une vie heureuse et en bonne santé.
L’Âyurveda a aussi comme objectif la prévention et le soin des maladies.
Pour appréhender correctement cette Science de la Vie il faut avant tout se replacer dans le contexte de l’époque.
La vie d’alors en Inde n’avait rien à voir avec la vie de maintenant et encore moins avec la vie en Occident.
Ceux qui ont déjà visité ce pays comprendront de quoi je parle mais ceux qui n’ont pas eu la chance de se rendre en Inde auront certainement beaucoup de difficultés à s’imaginer comment la vie peut s’y dérouler réellement.
En effet la religion y est partie intégrante de la vie, mais la conception de la religion en Inde n’a pas grand chose à voir avec celle de l’Occident. C’est avant tout une manière d’envisager la vie et non une pratique occasionnelle.
Le but de la vie en Occident est pour la plupart des gens de courir après la satisfaction de leurs propres désirs et l’acquisition de richesses matérielles (plaisirs des sens, pouvoir, richesse).
Le but de la vie en Inde est pour la majorité des gens d’atteindre le salut (moksha), la libération du cycle des renaissances (ou des réincarnations) tout en accomplissant leurs tâches quotidiennes en pleine conscience.
Le premier objectif de l’Âyurveda est d’aider l’être humain à accomplir les 4 tâches (Purusharthas) suivantes, ce qui nécessite une vie longue et en bonne santé
- Dharma : observer les lois sociales et morales et accomplir ses devoirs envers soi-même et les autres.
- Artha : assurer son bien-être matériel (en suivant Dharma).
- Kama : réaliser ses désirs (en suivant Dharma).
- Moksha : atteindre la libération, briser le cycle des réincarnations.
L’Âyurveda, Science de la Vie, est beaucoup plus qu’un simple traité de médecine naturelle car le mot « ayur » qui signifie ‘vie » fait référence à l’ensemble des 4 éléments essentiels suivants :
- le corps physique (sharira)
– les organes des sens (indriya)
– l’esprit (manas)
– l’âme (atma)
L’Âyurveda ne se limite donc pas à l’étude et au traitement du corps physique.
PRINCIPES DE BASE
Le but de l’Âyurveda est avant tout
la promotion, le maintien et le prolongement d’une vie heureuse et en bonne santé.
L’Âyurveda a aussi comme objectif la prévention et le soin des maladies.
La science médicale de l’Âyurveda se fonde essentiellement sur les principes de base suivants :
1 – Le concept Loka Purusha.
2 – Les 3 Attributs primordiaux (Mahagunas)
3 – Les 5 Éléments de base (Panchmahabhutas)
4 – Les 3 Éléments fondamentaux du corps humain (Tridoshas – Dhatus – Malas)
– les 3 Humeurs primordiales (3 Doshas)
– les 7 principaux Tissus (7 Dhatus)
– les 3 principaux Déchets (3 Malas)
5 – Le Feu Biologique (Agni),
6 – Les 3 Énergies Vitales subtiles (Prana, Ojas et Tejas)
7 - Les Canaux (Srotas)
8 - Les 20 Propriétés des Substances et leurs Actions (Dravyaguna-shastra)
9 – Le concept Samanya-Vishesha.
10 - Les Saveurs, leurs Pouvoirs et leurs Effets (Rasa – Virya – Vipaka – Prabhava)
– les 6 Saveurs (Rasa)
– les 2 Énergies (Virya)
– les 3 Effets Post-Digestifs (Vipaka)
– le Potentiel Énergétique Spécial (Prabhava)
LE CONCEPT » LOKA PURUSHA «
Cette théorie dit tout simplement :
» L’homme est un Microcosme du Macrocosme (Nature ou Prakriti) «
Le corps humain est considéré comme une réplique miniature parfaite de la Nature (Cosmos ou Macrocosme) dans sa structure et dans son fonctionnement.
LES 3 ATTRIBUTS PRIMORDIAUX - TRIGUNA
Les 3 gunas SATTVA, RAJAS et TAMAS sont les 3 Substances Primordiales qui sont à l’origine de la création de toute chose existante dans l’Univers. Ils gouvernent totalement la matière et sont présents partout.
Ces 3 attributs primordiaux sont également à l’origine de la constitution psychologique de chaque individu.
Selon leur combinaison, unique pour chaque individu, ils déterminent nos comportements, nos tendances.
- Sattva : Essence, Pureté, Clarté, Existence
– Rajas : Mouvement, Activité, Passion, Désir
- Tamas : Inertie, Paresse, Obscurité, Indolence
La prédominance d’un des 3 gunas par rapport aux 2 autres détermine le type de constitution mentale.
Il existe 3 types de constitution psychologique :
Sattvika, Rajasika et Tamasika.
L’équilibre entre ces 3 gunas maintient l’esprit et indirectement, le corps, dans un état de bonne santé.
Une perturbation de cet équilibre est source de désordre mental (et indirectement physique).
Rajas et Tamas sont décrits comme les 2 doshas de l’esprit car Sattva ne peut être perturbé en aucune façon.
Sattva a pour caractéristiques l’essence, la paix, la clarté.
Il gouverne les organes des sens et il est responsable de la perception de la connaissance.
Rajas, a comme caractéristiques l’action et le mouvement.
Les désirs et les ambitions de toutes sortes proviennent de Rajas.
Tamas, lui est caractérisé par la lourdeur et la résistance.
Il produit des perturbations dans les processus de perception et les activités de l’esprit.
1 – La constitution Satvique (Sattvika), avec prédominance de Sattva
Caractère noble et spirituel avec un esprit stable et pur, marchant sur le chemin de la vérité et de la droiture.
Ces personnes ont bon caractère, des bonnes manières, possèdent un bon » self-control » et se mettent difficilement en colère. Elles sont capable de prendre des bonnes décisions grâce à un intellect clair, sont » assoiffées » de connaissance et ont besoin de 4 ou 5 heures de sommeil seulement.
Il y a 7 sous-types de Constitution Satvique :
- Brahma (saint homme)
– Arsha (sage)
– Indra
– Yama
– Varuna
– Kubera
– Gandharva
2 – La constitution Rajasique (Rajasika ou Rajasa), avec prédominance de Rajas
Ces personnes sont plutôt égoïstes, fières et ambitieuses avec une tendance à vouloir diriger les autres. Elles sont très vulnérables aux tentations et dominées par des émotions telles que la joie, la colère, l’attachement, la jalousie. Elles sont calmes et patientes tant que leurs intérêts ne sont pas menacés et amicales seulement avec ceux qui peuvent leur être utiles. Elles ont besoin de 8 heures de sommeil.
Il y a 6 sous-types de Constitution Rajasique :
- Asura
– Rakshasa
– Pishacha
– Sarpa
– Preta
– Shakuna
3 – La constitution Tamasique (Tamasika ou Tamasa), avec prédominance de Tamas
Ces personnes sont les moins intelligentes, paresseuses et très vite fatiguées par tout effort mental.
Elles ont tendance à avoir sommeil pendant la journée et évitent tout effort. Elles sont intéressées par les aspects pratiques de l’existence : manger, boire, dormir et le sexe. Elles sont extrêmement avides, irritables et n’ont pas de considération pour les autres au point de pouvoir leur faire du tort juste pour sauvegarder leurs propres intérêts.
Il y a 3 sous-types de Constitution Tamasique :
- Pashava (animal)
– Matsya (poisson)
– Vanaspatya (légume)
LES 5 ELEMENTS DE BASE – PANCHMAHABHUTAS
L’homme est à l’image de l’Univers.
C’est un Microcosme du Macrocosme (Miniature du Cosmos).
Chaque chose dans notre univers est composée des 5 éléments, y compris évidemment le corps humain :
- Éther ou Espace (Akasha)
– Air (Vayu)
– Feu (Tejas)
– Terre (Prithvi)
– Eau (Apa)
Ces cinq éléments forment la base de toute chose existante dans le monde matériel, du plus petit grain de poussière jusqu’à la physiologie complexe du corps humain.
L’équilibre correct entre ces 5 éléments est la clef du maintien de la santé.
Correspondance entre les 5 Éléments (Panchmahabhutas) et le corps humain
Éther ou Espace correspond aux espaces du corps (bouche, narines, estomac, etc.)
Air correspond aux mouvements à l’intérieur du corps (essentiellement dûs aux muscles) et aux gaz
Feu correspond aux enzymes (métabolisme, digestion, intelligence, etc.)
Eau correspond aux fluides corporels (plasma, salive, urine, etc.)
Terre correspond à la structure solide du corps (os, dents, cartilages, cheveux, etc.)
La Théorie des 5 Éléments Primordiaux (Panchmahabhutas) sert de base, avec succès, à tous les diagnostics et traitements en Âyurveda pour traiter aussi bien des désordres physiques que psychologiques.
Les 5 Éléments Primordiaux se manifestent à travers le fonctionnement des 5 sens (permettant à l’être humain de percevoir le monde qui l’entoure). Ceux-ci s’exprimant à leur tour au moyen des 5 fonctions physiologiques.
Les 5 Éléments et leurs organes et fonctions associés
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Élément |
Organe des sens |
Faculté des sens |
Organe moteur |
Faculté motrice |
|
Ether |
Oreilles |
Ouïe |
Cordes vocales + bouche |
Elocution |
|
Air |
Peau |
Toucher |
Mains |
Possession |
|
Feu |
Yeux |
Vue |
Pieds |
Déplacement |
|
Eau |
Langue |
Goût |
Organes génitaux |
Procréation |
|
Terre |
Nez |
Odorat |
Anus |
Excrétion |
Les 5 Éléments et leurs propriétés (Gunas), saveurs (Rasas), partie du corps et régime associés
|
Élément |
Propriétés |
Saveur |
Saveurs associées |
Partie du cors |
Aliments associé |
|
Éther |
Léger – Lisse Mou – Clair Statique |
non manifestée |
non |
Tous les passages du corps et les cavités |
Popcorn |
|
Air |
Léger - Mobile Rugueux – Clair |
Astringent |
Légèrement Amer, Acide |
Air aspiré et expiré et tous les mouvements du corps |
Air, oxygène et autres gaz + fumées de substances variées |
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Feu |
Vif -Rugueux |
Piquant |
Légèrement Astringent |
Système enzymatique |
Épices (poivre, gingembre, ail, asa-fœtida,..) |
|
Eau |
Lourd – Liquide Mou – Statique Lisse – FROID |
Sucré |
Légèrement Astringent, Acide et Salé |
Fluides corporels, sang, tissu adipeux, urine, selles, sueur, sperme |
Lait et fruits |
|
Terre |
Dur - Grossier |
Sucré |
Saveur légère |
Os, tendons, ongles, dents, muscles, peau, selles, cheveux, moelle épinière |
Riz, blé, sel minéral, carotte, betterave |
Relation entre les 5 Éléments (Panchmahabhutas) et les 3 Mahagunas (Qualités de l’Esprit)
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Élément |
Ether |
Air |
Feu |
Eau |
Terre |
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Guna |
Sattva |
Rajas |
Sattva + Rajas |
Sattva + Tamas |
Tamas |
Bien que les 5 Éléments (Panchmahabhutas) soient tous présents dans chaque individu, il est possible de classifier le genre humain en 5 types selon l’Élément prédominant dans la personne.
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Constitution |
Prédominance |
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Antariksha |
Ether (Akasha) |
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Vayavya |
Air (Vayu) |
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Taijasa |
Feu (Tejas) |
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Apya |
Eau (Apa) |
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Parthiva |
Terre (Prithvi) |
Cette méthode de classification n’est plus très utilisée.
On utilise surtout la classification en 7 types de constitution selon la prédominance des doshas.
LES 3 HUMEURS PRIMORDIALES – TRIDOSHA
Le mot « Dosha » vient du verbe « dusha » qui signifie « vicier » car ce sont les doshas qui sont à l’origine de la perte de la santé, lorsque leur état d’équilibre harmonieux est rompu entraînant toute une série de perturbations dans le corps et l’esprit.
Quand les 5 éléments constitutifs de notre Univers entrent dans la composition biologique d’un organisme vivant, ils se combinent pour donner 3 forces biologiques : les 3 doshas.
Ces 3 énergies vitales président chaque processus biologique et psychologique de tous les organismes vivants.
Un état harmonieux entre les 3 doshas est créateur d’équilibre et de santé, tandis qu’un déséquilibre se manifeste sous la forme de maladie ou d’affection.
C’est l’interaction de ces 3 forces qui détermine l’état de l’organisme
Les 3 doshas sont nommés : VATA, PITTA et KAPHA.
Ces 3 énergies biologiques fondamentales régulent tous les processus vitaux d’un individu.
On parle de molécules Vata, Pitta et Kapha comme étant le résultat de la combinaison biochimique des molécules des 5 éléments de base (Panchmahabhutas).
Chaque dosha est constitué de la combinaison de 2 parmi les 5 Éléments de base, dont il acquière les propriétés.
VATA = Éther (Akasha) + Air (Vayu) Vata a la mobilité et la vitesse de l’Air et de l’Éther
PITTA = Feu (Tejas) + Eau (Apa) Pitta a les qualités métaboliques du Feu et de l’Eau
KAPHA = Eau (Apa) + Terre (Prithvi) Kapha a la stabilité et la solidité de l’Eau et de la Terre
Chaque dosha peut prendre 3 états :
– Equilibré (samya),
– Augmenté (vruddhi) ou
– Diminué (kshaya).
Chaque individu est le résultat d’une combinaison UNIQUE
de ces 3 énergies fondamentales.
VATA
Le terme Vata vient du mot sanskrit « vaayu » qui signifie « ce qui fait bouger les choses ».
Il est souvent traduit par VENT.
Composé des 2 éléments les plus légers et subtils, il est considéré comme le dosha ayant le plus d’influence car il est la force derrière les 2 autres doshas qui sont incapables de mouvement sans lui.
Il est responsable de toutes les activités somatiques et des sensations.
Il gouverne toutes les fonctions nerveuses. Il est l’intelligence qui perçoit a travers les organes des sens (température, douceur, etc.) et qui convertit ces perceptions en données psychologiques puis dirige la réponse appropriée via les organes de l’action.
Il est responsable de tous les mouvements de l’esprit et du corps, l’organisation des cellules du corps, le mouvement de l’air dans nos poumons, le mouvement du sang dans le système sanguin, les pensées de l’esprit.
Il est responsable de l’équilibre entre les pensées et les émotions et donne naissance à la créativité, à l’activité et à la compréhension claire.
Du fait que VATA régule les processus nerveux impliqués dans le mouvement, les pensées, les émotions, la nutrition, la boisson, l’élimination et notre fonctionnement général, son dérèglement peut souvent avoir de très lourdes conséquences.
Il est responsable de l’origine, du maintien et de la destruction de la Vie.
Les personnes de constitution Vata ont les qualités des personnalités Sattvique et Rajasique.
L’Âyurveda a répertorié 80 sortes de perturbations dues à VATA.
PITTA
Le terme Pitta vient du mot sanskrit « tapa » qui signifie « chaleur ou chauffer ».
Il est souvent traduit par FEU.
Il préside à toutes les transformations chimiques et métaboliques du corps ainsi qu’à tous les processus responsables de production de chaleur. Il gouverne principalement les enzymes et les hormones.
Il gouverne notre capacité de digestion aussi bien de la nourriture physique que de la nourriture psychologique (des pensées) ainsi que notre capacité à percevoir la véritable nature des choses. En augmentant le métabolisme du cerveau il améliore les activités mentales.
Il est également responsable notamment de la pigmentation de la peau, de la faim, de la soif, de la vue, du courage. Il stimule l’intellect et crée l’enthousiasme et la détermination. Il est aussi responsable des émotions telles que la joie, la peur, le courage ou la colère.
Il augmente le catabolisme (l’inverse de l’anabolisme) partout dans le corps ainsi que la température du corps.
En augmentant la digestion et l’activité cellulaire il maintient la santé.
Les personnes de constitution Pitta ont les qualités des personnalités Sattvique et Rajasique.
L’Âyurveda a répertorié 40 sortes de perturbations dues à PITTA.
KAPHA
Le terme Kapha vient des 2 lettres « ka » et « pha » qui signifient respectivement « eau » et « s’épanouir« .
Le mot « shleshma » est un synonyme de kapha et dérive du mot sanskrit « shlish » qui signifie « ce qui tient les choses ensemble, enlacer ». Il est souvent traduit par EAU.
Il est la force qui fournit la structure à chaque chose depuis l’atome jusqu’au squelette.
Il donne la force, la stabilité et l’endurance, physique et psychologique, et il est responsable des sentiments humains tels que l’amour, la compassion, le pardon, la loyauté ou la patience.
Il est également responsable du système immunitaire et de la résistance aux maladies.
Son énergie est à l’origine de la capacité d’auto-guérison et des processus de réparation du corps.
Il est responsable de la croissance et du développement du corps.
Il agit aussi comme un régulateur pour contrôler les 2 énergies Vata et Pitta afin d’éviter toute activité excessive de leur part.
Il apporte la stabilité entre le corps, l’esprit et l’âme ainsi que la résistance. Il est l’énergie qui gouverne la formation des cellules et des tissus du corps qui sont constamment détruits et renouvelés (anabolisme).
La qualité des molécules Kapha du cerveau, qui est le siège de l’Esprit (Manas), donne lieu à une personnalité Sattvique ou Tamasique.
L’Âyurveda a répertorié 20 sortes de perturbations dues à KAPHA.
L’Âyurveda se concentre sur l’établissement et le maintien de l’équilibre des forces vitales qui sont en nous plutôt que sur les symptômes individuels des maladies.
Relations entre les 5 Éléments (Panchmahabhutas) et les doshas
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Dosha |
Éléments constitutifs |
Augmente le dosha |
Diminue le dosha |
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Vata |
Ether (Akasha) + Air (Vayu) |
Éther – Air |
Terre – Eau – Feu |
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Pitta |
Feu (Tejas) + Eau (Apa) |
Feu |
Terre – Eau – Air |
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Kapha |
Eau (Apa) + Terre (Prithvi) |
Terre – Eau |
Éther – Air – Feu |
Bien que présents dans tout le corps les Doshas le sont d’une façon prédominante dans certaines parties du corps.
Il existe plusieurs sous-types de Doshas en fonction de leur prédominance dans un organe particulier.
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Dosha |
Sous-type |
Organes de prédilection |
Fonctions spécifiques |
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Vata |
Prana |
Système respiratoire – Poumons – Haut de l’appareil gastro-intestinal |
Organes des sens et organes moteurs |
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Udana |
Diaphragme, poitrine, poumons, pharynx, nez |
Contrôle du centre de la parole. Maintien du teint, de la force, du zèle et de la mémoire. |
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Vyana |
Cœur – tout le corps |
Tous les mouvements volontaires ou involontaires du corps. Transmission des impulsions nerveuses, circulation sanguine. Système nerveux. |
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Samana |
Appareil gastro-intestinal (estomac, colon) |
Mouvements péristaltiques de l’estomac et des intestins. Permet de différencier les aliments utiles des excréments. |
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Apana |
Bassin – vessie – utérus – pénis – cuisses – muscles abdominaux |
Éjaculation du sperme, expulsion des menstrues, du fœtus, des matières fécales et de l’urine. |
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Pitta |
Pachaka |
Appareil gastro-intestinal |
Tous les enzymes (salive, estomac, etc.). |
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Ranjaka |
Foie, rate, estomac et intestin grêle |
Synthèse de l’hémoglobine et donner la couleur rouge au sang |
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Alochaka |
Yeux |
Perception de la lumière |
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Sadhaka |
Cerveau |
Assure le maintien des fonctions normales de l’Ego, de l’Esprit et de l’intellect. |
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Bhrajaka |
Peau |
Garde la peau tiède. Responsable du teint et de l’éclat de la peau et de l’absorption des produits appliqués sur la peau. |
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Kapha |
Avalambaka |
Poitrine, poumons |
Donne de la force aux poumons, à la cage thoracique, au cœur. Assure la lubrification des organes |
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Kledaka |
Estomac et intestin jusqu’au colon |
Secrétions de l’appareil gastro-intestinal. |
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Shelshmaka |
Articulations |
Liquide synovial. Assure la nutrition de l’extrémité des os et empêche la friction des articulations. |
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Bodhaka |
Bouche et gorge |
Humectage de la nourriture. Appréciation du goût par la langue |
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Tarpaka |
Boîte crânienne |
Assure la nutrition du cerveau et maintient les fonctions cérébrales (centres moteur et sensoriel) |
La beauté de l’Âyurveda réside dans la corrélation qui existe entre tous les processus métaboliques, physiologiques et pathologiques et le fonctionnement normal ou anormal des 3 éléments biologiques de base : Vata, Pitta et Kapha.
Cette approche extraordinaire non seulement simplifie la compréhension et la
manière d’aborder la maladie mais rend également possible la prescription
sur la base de symptômes avant même que la maladie ne se déclare.
Au moment où l’on réalise la véritable signification de Vata, Pitta et Kapha, on ne peut que tomber en admiration devant la Sagesse des anciens Maîtres (Munis et Rishis) qui ont formalisé tous ces processus biologiques en terme de BIOLOGIE MOLECULAIRE il y a déjà des MILLIERS D’ANNEES.
Tandis que la science moderne n’a commencé à réaliser l’importance de la biologie moléculaire que depuis seulement QUELQUES DIZAINES D’ANNEES !
LES 7 TISSUS PRINCIPAUX – 7 DHATUS
Le mot Dhatu vient du verbe « dhri » qui signifie « supporter, soutenir« .
Nous le traduisons par le mot « Tissu ».
L’Âyurveda a identifié 7 Tissus principaux, classés dans l’ordre suivant :
1 – Rasa (plasma ou fluides corporels)
2 – Rakta (tissu sanguin ou globules rouges du sang)
3 – Mamsa (tissus musculaires)
4 – Meda (tissus adipeux ou graisse)
5 – Asthi (tissus osseux et cartilages)
6 – Majja (moelle osseuse et tissus nerveux)
7 – Shukra et Artav (sperme et tissus reproducteur/génératif)
Les tissus constituent les unités structurelles de base du corps humain.
Ils assurent le maintien des fonctions des différents organes, des parties vitales du corps et de l’esprit.
Ils jouent un role très important dans la nutrition et le développement du corps ainsi que dans son mécanisme biologique de protection (système immunitaire).
Ils sont eux-mêmes composés de cellules, à une exception près, le tissu primaire Rasa (fluide, analogue au plasma) provenant directement de la nourriture, constitué de molécules Vata, Pitta et Kapha et destiné à nourrir tous les autres tissus.
La nourriture que nous prenons est d’abord digérée puis absorbée dans les intestins.
La partie utile de la nourriture est convertie en Rasa en 1 journée (24 heures).
Principes de fonctionnement
Les nutriments provenant de la nourriture nourrissent tous les tissus, y compris Rasa, grâce aux 3 processus de base suivants qui se déroulent simultanément :
- Irrigation : les nutriments sont transportés vers les tissus grâce aux vaisseaux sanguins
– Extraction sélective : chaque tissu extrait les nutriments dont il a besoin et effectue ses fonctions physiologiques
– Transformation : à partir des nutriments qu’il prend, chaque tissu produit aussi la nourriture pour le tissu suivant.
Rasa (le plasma) est transformé en Rakta (le sang) qui lui-même fournit des nutriments nécessaires à Mamsa (les muscles), lui-même fournissant des nutriments nécessaires à Meda (la graisse) etc.
Chaque tissu a ses propres enzymes spécifiques qui l’aident à digérer ses propres nutriments, à fabriquer ses tissus associés et à participer à la fabrication des autres tissus au moyen de son fluide d’énergie propre: Ojas.
Comme le nutriment de base (Rasa) est constitué des molécules Vata, Pitta et Kapha, issues de la digestion de la nourriture, le moindre déséquilibre dans l’harmonie des 3 doshas va se répercuter sur les tissus et donc sur l’ensemble du corps humain.
Selon le type de déséquilibre des doshas, un ou plusieurs doshas et dhatus seront directement impliqués dans la l’apparition de l’affection ou de la maladie.
La santé des dhatus (et donc celle du corps et de l’esprit) peut être assurée en maintenant un équilibre harmonieux entre les 3 doshas, de plusieurs façons et notamment par :
1 – un régime alimentaire approprié
2 – des exercices physiques appropriés
3 – un programme de « rajeunissement »
4 – la paix de l’esprit
LES 3 DECHETS PRINCIPAUX – 3 MALAS
Le mot Mala signifie littéralement « sale » ou « impur« .
Les déchets du corps sont appelés Malas car ils ont la capacité de rendre les tissus, les doshas et le corps sales ou impurs. Ils ont plusieurs origines possibles :
- la nourriture non absorbée (les selles)
– les cellules mortes et les produits issus de leur dégradation.
– les doshas (après avoir joué leur rôle les molécules Vata, Pitta et Kapha deviennent inactives et sont éliminés)
L’Âyurveda distingue 3 types principaux de déchets :
1 – Mutra (Urine)
2 – Purisha (Matières fécales)
3 – Sweda (Sueur)
L’Ayurvéda affirme qu’il y a Arogya (la santé ou l’absence de maladie) seulement si
les doshas, les dhatus et les malas sont dans un état d’équilibre.
1 – Mutra (Urine)
L’urine est d’abord produite pendant le processus digestif dans le gros intestin. Elle est ensuite acheminée ves les reins qui la filtrent puis elle est stockée dans la vessie pour élimination. La formation et l’élimination de l’urine sont très importants pour le maintien du volume du sang et de la pression sanguine.
Le bon fonctionnement de Mutra est lié à la consommation d’eau, au régime alimentaire, et à la condition mentale et physique. Le thé, le café et l’alcool stimule la formation d’urine mais augmente aussi le dosha Pitta.
2 – Purisha (Matières fécales)
Les matières fécales (purisha) sont produites pendant le processus digestif dans le gros intestin et sont ensuite acheminées vers le rectum pour évacuation. Elles sont constituées par la partie des aliments et des divers déchets provenant des tissus après absorption des substances essentielles.
Les matières fécales (purisha) sont essentielles au bon fonctionnement des intestins en leur conservant leur tonus.
Il est plus facile de supporter la constipation que la diarrhée, qui peut être fatale si elle se prolonge tandis qu »on peut vivre (pas très bien d’ailleurs) toute sa vie en étant constipé.
3 – Sweda (Sueur)
La sueur (sweda) est un sous-produit de Meda (tissu adipeux) généré lors de la formation des tissus.
La transpiration permet de réguler la température du corps, de conserver à la peau sa douceur, son élasticité et son tonus et maintient le bon fonctionnement des pores de la peau.
La sudation est essentielle pour le bon fonctionnement du corps.
Une transpiration excessive diminue la température du corps, pouvant créer des infections cutanées ou une déshydratation tandis qu’un manque de sueur va fragiliser la peau, la rendant rugueuse.
Il existe une relation entre la peau et les reins car ces deux organes s’occupent de l’élimination des déchets liquides du corps. La sueur et l’urine sont etroitement liées car durant l’été on transpire plus et on urine moins tandis que durant l’hiver on transpire moins et on urine plus.
L’excés de l’un entraine donc la diminution de l’autre.
Cependant il est important que l’équilibre de ces 2 fonctions soit respecté sinon on risque de voir apparaître des affections de type diabète, psoriasis ou dermatite (affections cutanées).
La santé est un état équilibré tant en qualité qu’en quantité des doshas, des dhatus et des malas.
Le corps humain n’est rien d’autre qu’une organisation d’organes en systèmes variés (digestif, nerveux, etc.), de tissus et de cellules qui fonctionnent en bonne coordination.
Le bon fonctionnement des processus vitaux dépend des molécules Vata, Pitta et Kapha provenant de l’alimentation (air, eau, nourriture.
Lorsque la qualité et/ou la quantité de ces molécules sont modifiées elles perturbent la structure et les fonctions du corps ce qui a pour effet l’apparition des maladies. Grace à des mesures appropriées il est heureusement possible de restaurer la quantité et la qualité des molécules Vata, Pitta et Kapha.
Lorsque ces molécules sont détraquées ou altérées à tel point qu’il n’est plus possible de leur faire retrouver leur état d’origine elles sont alors considérées par le corps comme des déchets (malas) et sont éliminées par les voies naturelles (urine, sueur et excréments).
LE FEU BIOLOGIQUE – AGNI
Le terme Agni signifie « Feu« .
C’est le Feu biologique responsable de la digestion et de tout le métabolisme.
Il est présent dans toutes les transformations qui interviennent dans le corps, que ce soit la digestion, l’absorption des nutriments, les modifications cellulaires, l’assimilation des perceptions sensorielles et mentales ou les émotions.
Il est notamment responsable de la digestion, de la vision, de la confusion et de la clarté d’esprit, de la peur et du courage, de la colère, etc.
Agni est présent dans chaque cellule et chaque tissu et il est indispensable au processus de nutrition et au système immunitaire car c’est lui qui détruit les bactéries et les toxines présentes dans l’estomac et les intestins.
Agni et Pitta sont étroitement liés : Pitta est le contenant et Agni est le contenu.
Selon l’Âyurveda il y a 13 types d’agni mais le plus important est Jatharagni, le feu gastrique (les jus digestifs) qui agit au niveau de l’estomac, du duodénum et de l’intestin grêle.
Les 12 autres types d’agnis dépendent de « Jatharagni« .
Le feu biologique des 7 tissus (dhatus), les 7 dhatu agnis permettant la construction des nouveaux tissus et le feu biologique des 5 Éléments, les 5 mahabhutagnis, permettant la digestion des 5 éléments en libérant ces derniers qui sont contenus dans la nourriture, constituent les 12 autres types d’Agni.
L’Âyurveda pense que la majorité des affections voire même toutes
les affections proviennent d’une défaillance d’Agni.
L’Âyurveda a identifié 4 types d’Agni* en correspondance avec chaque type de constitution :
1. Visham agni* (irrégulier)
Appétit irrégulier et digestion irrégulière, indigestion, crampes intestinales, constipation, selles sèches et gaz.
Commun chez les constitutions de type Vata.
Recommandations :
Utiliser les saveurs sucrée et piquante ainsi que Asafoetida, Trikatu et gingembre avant le repas.
2. Tikshna agni* (intense)
Une faim intense avec une pauvre digestion, une bouche desséchée, une gorge sèche, des selles molles et une sensation de brûlures dans les intestins sont les signes propres à une constitution Pitta.
Recommandations :
Utiliser des saveurs à moitié aigres pour diluer l’excès d’acidité ainsi que Shatavari (Asparagus racemosa), Guduchi (Tinosporia cordifolia) et Amalaki pour équilibrer Pitta.
3. Mandagni* (paresseux)
Le manque d’appétit, une digestion lente, un sentiment de lourdeur après le repas, des intestins paresseux, des sensations de froid, un besoin maladif de sucré sont des signes propres aux constitutions Kapha.
Recommandations :
Utiliser des saveurs piquantes et amères ainsi que Trikatu, Gingembre et Cannelle
4. Samagni* (équilibré)
Faim et digestion équilibrées. Nourriture digérée en 4 heures
Recommandations :
Utiliser les 6 saveurs et une alimentation équilibrée pour assurer le maintien d’un digestion équilibrée ainsi que du Triphala pour conserver le système digestif en bonne santé.
Quelques conseils pour rééquilibrer Agni* :
– Soyez à l’écoute de votre corps en ne mangeant que lorsque vous avez faim.
– Faites des repas légers en quantité et en qualité (évitez les aliments trop lourds, excessivement épicés ou gras)
– Laissez passer 4 à 6 heures entre les repas sans grignotages !
– Ne mangez pas entre les repas
– Lorsque votre haleine est fraîche cela signifie que le repas précédent a été digéré.
– Buvez de l’eau chaude pour stimuler Agni
– Faites un jeune de temps en temps
– Essayez aussi une mono diète comme par exemple ne manger que du riz pendant quelques jours
– Buvez des citrons pressés chauds et faites une cure de nettoyage saisonnière pour garder une bonne digestion.
– Utilisez les saveurs acide, piquante et salée en début de repas pour réveiller le feu digestif
– Buvez un jus de pamplemousse juste avant le repas (la saveur amère favorise la sécrétion d’acide hydrochlorique)
– Pour augmenter le feu digestif, utilisez : gingembre, poivre noir, cayenne, cannelle, poivre long, guduchi.
– Pour entretenir votre feu digestif utilisez : cardamome, musta et pushkaramoola
– Pratiquez des exercices de Yoga tels que : agnisara kriya, nauli, kapalabathi, bhastrika, mayurasana, paschimottanasana, matsyendrasana, surya namaskara.
LES 3 ENERGIES VITALES SUBTILES (PRANA – OJAS – TEJAS)
Selon l’Âyurveda, il existe plusieurs niveaux de fonctionnement du corps : physique, subtil et causal.
Les 3 énergies vitales Prana, Ojas et Tejas agissent au niveau subtil.
Leur fonctionnement correspond respectivement, au fonctionnement de Vata, Kapha et Pitta.
1 – Prana
C’est l’énergie vitale qui fait fonctionner la respiration, l’oxygénation des cellules et la circulation du sang.
Elle est également responsable de toutes les fonctions moteurs et sensorielles.
L’intelligence naturelle du corps s’exprime à travers Prana.
Par exemple, si un enfant souffre d’une déficience en calcium, l’intelligence naturelle de son corps va pousser celui-ci à manger de la boue, qui contient ce minéral.
Prana contrôle les fonctions les plus élevées telles que l’esprit, la mémoire, la pensée et les émotions.
Le siège de Prana est la tête.
Le fonctionnement physiologique du cœur est également sous son contrôle. C’est par le cœur qu’il pénètre dans le sang pour contrôler l’oxygénation des tissus (dhatus) et des organes vitaux.
Prana gouverne les fonctions biologiques des 2 autres énergies vitales : Ojas et Tejas.
Un désordre de Prana peut donc provoquer un déséquilibre d’Ojas et de Tejas, et vive-versa.
2 – Ojas
Ojas est l’énergie subtile des 7 tissus corporels (dhatus) qui est en charge de l’équilibre hormonal.
Chaque dhatu possède son propre réservoir d’énergie (rasa ojas, rakta ojas, mamsa ojas, meda ojas, etc.)
Ojas controle avec l’aide de Prana, les fonctions vitales du corps. Toutes les activités des cellules et des tissus dépendent de lui. Il est responsable du système immunitaire et de l’intelligence.
Le siège principal d’Ojas est le cœur, qui est l’organe vital le plus important.
Le lait maternel augmente Ojas dans le corps de l’enfant et lui permet de devenir robuste.
C’est durant le 8ème mois de la grossesse qu’Ojas passe du corps de la mère au foetus, ce qui explique que les enfants nés prématurément avant le 8 ème mois rencontrent plus de difficultés à survivre.
Au niveau psychologique, Ojas est responsable de l’amour, de la compassion, de la paix et de la créativité.
Les pratiques spirituelles et le célibat augmentent Ojas tandis que ceux qui pratiquent les actes sexuels ou la masturbation de manière excessive dispersent cette énergie au moment de l’orgasme.
Une augmentation d’Ojas rend l’individu heureux, fort et plein d’énergie.
Le ghee et le lait d’amandes préparés correctement permettent d’augmenter Ojas.
3 – Tejas
Tejas est l’énergie subtile qui dirige le feu biologique Agni (contenu dans le dosha Pitta) responsable du métabolisme, grâce au système enzymatique.
Tejas est nécessaire pour la nutrition et la transformation de chaque tissu (dhatu).
Chaque dhatu possède sa propre énergie subtile appelée dhatu-agni ou dathvagni, responsable du fonctionnement physiologique des tissus subtils.
Un régime inapproprié, des mauvaises habitudes de vie et l’utilisation excessive de médicaments sont sources de déséquilibre de Tejas.
Quand Tejas augmente il consume Ojas, réduisant la résistance immunitaire et surexcitant les fonctions de Prana.
Quand Tejas diminue, il en résulte une surproduction de tissus malades créant ainsi des tumeurs et bloquant le flux de Prana.
La longévité de la vie dépend du bon équilibre de ces 3 essences subtiles.
LES CANAUX – SROTAS
Selon l’Âyurveda, le corps humain est composé d’innombrables canaux ou passages corporels qui participent aux processus généraux d’assimilation et d’élimination.
La maladie se manifeste par un dérèglement du flux circulant dans ces canaux, qui peut prendre plusieurs formes :
- flux excessif
- flux trop faible
– flux circulant dans la mauvaise direction
– flux circulant en dehors de son canal
– blocage du flux
Le facteur principal de maladie est le blocage du flux et peut provenir des doshas (Vata, Pitta et Kapha) ou bien de l’accumulation des toxines (Ama), provenant essentiellement d’aliments mal digérés.
Les Srotas sont classés selon le fait que le canal dispose d’un orifice à la surface du corps ou pas (canal interne).
Les 2 yeux, les 2 oreilles, les 2 narines, la bouche, l’anus et l’urètre sont les 9 orifices externes des canaux.
Cependant le corps féminin a 3 orifices supplémentaires : le vagin et les 2 orifices mammaires.
Les canaux internes sont divisés en 2 sous-catégories : les grands canaux et les petits canaux.
Les petits canaux sont innombrables tandis que les grands canaux peuvent être comptés.
Bien que le nombre de types de srotas diffère, selon le Charaka Samhita (point de vue du médecin) ou le Susruta Samhita (point de vue du chirurgien), l’Âyurveda s’accorde à reconnaitre 16 types de srotas :
3 types de srotas directement liés à l’alimentation :
1 – Pranavaha srotas (canaux transportant l’oxygène : système respiratoire)
2 – Annavaha srotas (canaux transportant la nourriture : une partie du système digestif)
3 – Udakavaha srotas (canaux transportant l’eau : l’autre partie du système digestif)
7 types de srotas directement liés aux tissus (7 dhatus) :
4 – Rasavaha srotas (canaux transportant les fluides corporels : système lymphatique)
5 – Raktavaha srotas (canaux transportant le sang : une partie du système circulatoire)
6 – Mamsavaha srotas (canaux transportant les nutriments vers les tissus musculaires)
7 – Medavaha srotas ( canaux transportant la graisse vers les tissus adipeux)
8 – Ashtivaha srotas (canaux transportant les nutriments vers les tissus osseux)
9 – Majjvaha srotas (canaux transportant les nutriments vers les tissus nerveux)
10 – Shukravaha srotas (canaux transportant le sperme: système reproducteur masculin)
3 types de srotas directement liés aux déchets (3 malas) :
11 – Purishavaha srotas (canaux transportant les matières fécales)
12 – Mutravaha srotas (canaux transportant l’urine : système urinaire)
13 – Svedavaha srotas (canaux transportant la sueur)
2 types de srotas directement liés au corps féminin :
14 – Artavavaha srotas (canaux transportant les menstrues : système reproducteur féminin)
15 – Stanyavaha srotas (canaux transportant le lait maternel)
1 type de srotas en relation avec l’esprit
16 – Manovaha srotas (canaux transportant l’énergie mentale : système psychologique)
Le maintien de la circulation des flux dans les différents canaux est essentiel
pour la santé et pour la prévention des maladies.
LES 20 PROPRIETES DES SUBSTANCES ET LEURS ACTIONS
Dravyaguna-shastra est en réalité Dravyagunakarma-shastra, composé des mots dravya (substance), guna (propriété), karma (action) et shastra (connaissance) ce qui signifie donc littéralement la Connaissance des propriétés et des effets des substances.
Chaque substance de l’Univers peut être définie par ses propriétés et ses effets spécifiques.
Sans la substance, qui est le support, la propriété et l’effet ne peuvent pas exister.
Dravyaguna-shastra est très important et constitue une partie intégrante de la médecine ayurvédique.
Selon l’Âyurveda il n’y a rien dans ce monde qui ne puisse être utilisé comme un médicament, à condition de connaître de manière approfondie la substance avec ses propriétés (gunas) et ses actions (karmas) spécifiques.
Dravyaguna-shastra traite avant tout des substances végétales (plantes médicinales) mais également de quelques substances animales.
Selon la philosophie du Sankhya, l’Univers est composé d’innombrables dualités distinctes constamment en train d’évoluer : male/femelle, chaud/froid, bien/mal, etc.
La Nature crée des problèmes de santé et selon ce même principe de dualité l’Âyurveda pense qu’elle crée également des solutions ou des remèdes à ces problèmes (l’opposé).
L’Ayurvéda définit 20 propriétés (Gunas) réparties en 10 paires de propriétés antagonistes avec leurs actions (karmas) spécifiques sur l’organisme humain (3 doshas).
Les 20 propriétés (Gunas) des substances
|
Propriété |
Vata |
Pitta |
Kapha |
Agni |
Action (Karma) des substances (Dravyas) |
|
Chaud (Ushna) |
- |
+ |
- |
+ |
Augmente l’appétit et la transpiration. Provoque la soif et des sensations de brûlures. |
|
Dur |
+ |
- |
+ |
- |
Provoque dureté et rigidité du corps. Renforce les tissus (dhatus) et diminuent les excrétions (malas). |
|
Rugueux |
+ |
- |
- |
- |
Restreint la formation des dhatus (tissus), assèche les malas (déchets du corps) et rend les substances faciles à digérer |
|
Lourd |
+ |
- |
- |
- |
Lourd à digérer. Après la digestion ces substances amènent un manque d’initiative, augmente la vitesse de production des déchets et l’accumulation de la graisse. Crée lourdeur et léthargie. |
|
Vif |
+ |
+ |
- |
+ |
Cause des sensations de brûlure dans le corps, ulcère, perforation. Augmente la vivacité et la vitesse de compréhension. |
|
Liquide |
- |
+ |
+ |
- |
Augmente les secrétions corporelles (salivation, etc.) ainsi que la compassion et la cohésion. |
|
Trouble |
- |
- |
+ |
- |
Lubrifie le système, accélère les fonctions des dhatus. Donne de l’énergie et assure une correcte sécrétion des malas (déchets). Génère un manque de perception. |
|
Lent |
- |
- |
+ |
- |
Augmente les dhatus et la corpulence et ralentit les processus physiologiques. Crée apathie, indolence, lourdeur d’esprit. |
|
Mou |
- |
+ |
+ |
- |
Neutralise les sensations de brûlure et les suppurations. Crée douceur, délicatesse, relaxation, tendresse, amour, prévenance. |
|
Sec |
+ |
- |
- |
+ |
Sécheresse, constipation, nervosité, rigidité et perte de vitalité. Permet d’éliminer les mucosités. |
|
Léger |
+ |
+ |
- |
+ |
Substance légère à digérer permettant d’éliminer les mucosités. Augmente fraicheur, initiative et vivacité en diminuant la vitesse de production des déchets et en provoquant la perte de poids. |
|
Clair |
+ |
+ |
- |
+ |
Pacifie et crée l’isolement. Augmente le processus de guérison. |
|
Froid |
+ |
- |
+ |
- |
Soulage le patient souffrant de sensation de brûlures, soif, transpiration. Crée froideur, inconscience, contraction, peur et insensibilité. Ces substances réduisent le flux sanguin localement. |
|
Lisse |
- |
+ |
+ |
- |
Responsable de la réparation et de la guérison des tissus. Favorise l’évacuation des déchets. Augmente amour et prévenance. |
|
Mobile |
+ |
+ |
- |
+ |
Favorise l’évacuation des déchets, les tremblements, l’agitation, la nervosité, le manque de foi. |
|
Solide |
- |
- |
+ |
- |
Concentre les déchets. Augmente la solidité et la robustesse |
|
Subtil |
+ |
+ |
- |
+ |
Nettoie tous les canaux corporels (srotas) par son action catalytique, réduit la formation des dhatus, facilite la digestion. Augmente les sentiments et les émotions. |
|
Statique |
- |
- |
+ |
- |
Augmente la stabilité, la constipation et la foi. Stimule l’énergie, renforce les tissus et normalise les processus physiologiques. |
|
Grossier |
- |
- |
+ |
- |
Augmente les tissus et donc la corpulence. Provoque obstruction et obésité. Entrave l’activité des canaux (srotas). |
|
Onctueux |
- |
+ |
+ |
- |
Apporte vitalité et virilité. Augmente la souplesse des organes et les fluides lubrificateurs. Encourage la compassion et l’amour. |
(+) augmente le dosha/agni (-) diminue le dosha/agni
LE CONCEPT « SAMANYA – VISHESHA »
Ce concept fondamental de l’Âyurveda, traduit par le concept des similaires et des opposés nous dit :
Si les substances que nous consommons sont similaires aux substances du corps alors ces dernières augmentent et si les substances que nous consommons sont opposées aux substances du corps alors ces dernières diminuent.
Par exemple, en mangeant de la viande, nous augmentons la viande du corps, le tissu musculaire (Mamsa dhatu).
En consommant du lait de vache qui est lourd et onctueux nous diminuons le dosha Vata (qui est léger et sec).
Ce concept s’applique de la même manière :
1 – aux substances (Dravya Samanya) : la matière grasse augmente la graisse du corps (Meda dhatu)
2 – aux propriétés (Guna Samanya) : le lait de vache (lourd, froid et onctueux) augmente Kapha (qui a les
mêmes propriétés)
3 – aux actions (Karma Samanya) : l’activité ou l’exercice diminue Kapha (activité opposée)
Grâce à ce concept le médecin ayurvédique dispose de 3 moyens d’intervention.
Ce concept est fondamental pour le traitement des déséquilibres.
LES 6 SAVEURS – RASA
Le terme sanskrit « Rasa » que nous traduisons par Saveur a de nombreuses significations dont « essence« , « sève« , « délice artistique« , »dance« , « appréciation« , « note musicale« , « circulation« , « se sentir vivant« .
Toutes ces significations permettent d’appréhender l’importance de ce mot dans l’Âyurveda !
Les saveurs agissent directement sur notre système nerveux en passant par le Prana de la bouche pour atteindre le Prana de la tête, réveille Agni qui va secréter les sucs gastriques appropriés, assurant ainsi une digestion optimale.
La digestion commence en fait dans la bouche lorsque la langue sent le goût de la nourriture.
Saveur, appétit et digestion sont intimement liés. Tous les goûts sont essentiels à un bon fonctionnement du corps.
Les saveurs stimulent les nerfs, réveillent l’esprit et les sens et nous emplissent de vitalité.
L’Âyurveda distingue 6 saveurs (Rasa) qui ont chacune leurs propriétés intrinsèques et leurs effets spécifiques sur l’organisme entier.
Chaque saveur résulte de la combinaison de 2 Éléments de base (mahabhutas) dont elle possède les propriétés.
1 – Madhura (Sucré)
2 – Amla (Acide)
3 – Lavana (Salé)
4 – Tikta (Piquant)
5 – Katu (Amer)
6 – Kashaya (Astringent)
Les 6 Saveurs (6 Rasas)
|
Saveur |
Éléments |
Vata |
Pitta |
Kapha |
Propriétés |
|
Sucré |
Terre + Eau |
- |
- |
+ |
Nourrit et vivifie le corps et l’esprit. Diminue la faim et la soif. Développe les tissus. Bon pour les cheveux, les sens et Ojas. Augmente le lait maternel et aide a réparer les os brisés. |
|
Acide |
Terre + Feu |
- |
+ |
+ |
Rafraîchit. Aide à éliminer les déchets. Diminue les spasmes et les tremblements. Améliore appétit et digestion. Bon pour le cœur |
|
Salé |
Feu + Eau |
- |
+ |
+ |
Élimine les déchets et nettoie le corps. Augmente la capacité digestive et l’appétit. Nettoie les canaux obstrués (srotas) ainsi que les pores. Adoucit et détend les tissus. |
|
Piquant |
Air + Feu |
+ |
+ |
- |
Chasse tous types de sécrétion du corps. Diminue tous les tissus Kapha tels que sperme, lait et graisse. Améliore l’appétit. Dilate les canaux (srotas) et disloque les masses solides. |
|
Amer |
Air + Éther |
+ |
- |
- |
Purifie et assèche les secrétions. Anti-aphrodisiaque. |
|
Astringent |
Air + Terre |
+ |
- |
- |
Guérit, purifie et resserre toutes les parties du corps. |
(+) augmente le dosha (-) diminue le dosha
Chacune de nos cellules est affectée par la saveur des nutriments, ce qui implique que nos sens et notre esprit le sont également, par voie de conséquence !
La saveur (Rasa) a une influence prédominante sur toutes les autres influences physiques y compris sur celles des 3 doshas !
Les saveurs exercent une influence cruciale sur notre conscience et notre santé !
Elles constituent un merveilleux outil, simple et naturel, pour le maintien
et le rétablissement de l’équilibre des doshas.
Les 6 Saveurs prises en Excès
|
Saveur |
Résultats |
|
Sucré |
Peut provoquer des maladies provenant de Kapha comme obésité, dyspepsie, diabète, inconscience, tumeur maligne, etc… |
|
Acide |
Peut provoquer relâchement et mollesse, manque de vigueur, vertige, étourdissement, irritation, démangeaison, grosseur, fièvre et les désordres provenant de Pitta et Kapha. |
|
Salé |
Peut provoquer la calvitie et des cheveux grisonnants, des rides, la soif, des dérèglements cutanés et sanguins, la perte de vigueur physique. |
|
Piquant |
Peut provoquer la soif, une diminution des tissus reproducteurs et de la vigueur, des contractions, des tremblements, des douleurs autour de la taille et dans le dos et d’autres désordres de type Pitta et Kapha |
|
Amer |
Augmente Vata, causant toutes sortes de désordres de type Vata et une diminution des tissus. |
|
Astringent |
Provoque stase de la nourriture sans digestion, flatulences, douleurs dans la région du cœur, amaigrissement, perte de virilité, obstruction des canaux (srotas) et constipation. |
LES 2 ENERGIES – VIRYA
Virya est le second effet que produit la nourriture sur notre organisme.
Nous pouvons le traduire par « Énergie« .
La nourriture a 3 opportunités d’affecter notre organisme :
- le premier effet pourrait être qualifié d’effet pré-digestif qui commence avec la saveur (Rasa)
– le second effet pourrait être qualifié d’effet digestif (Virya)
– le troisième effet est lui clairement qualifié d’effet post-digestif (Vipaka)
Virya est classé en 2 catégories : Ushna (Chaud) et Sheeta (Froid) selon :
- qu’il augmente la capacité du corps à effectuer la digestion, libérant ainsi de l’énergie pour l’accomplissement
d’autres tâches métaboliques (Ushna – Chaud),
Ou au contraire
- qu’il diminue la capacité du corps à effectuer la digestion, en requérant un surplus d’énergie pour
l’accomplissement de la digestion (Sheeta – Froid).
Virya est principalement décrit en tant que Chaud et Froid mais il peut également être décrit comme :
Onctueux et Sec – Lourd et Léger.
Les substances Ushna (Chaud) provoquent : soif, sensation de brûlures, fatigue, transpiration.
Les substances Sheeta (Froid) provoquent : fermeté des tissus et rafraichissement du corps et de l’esprit.
Les Saveurs et leur différents effets digestifs : Virya
|
Saveur |
Éléments |
Virya |
Pitta |
Virya |
Vata |
Kapha |
Virya |
|
Sucré |
Terre + Eau |
Froid (2) |
- |
Onctueux (3) |
- |
+ |
Lourd (3) |
|
Acide |
Terre + Feu |
Chaud (2) |
+ |
Onctueux (2) |
- |
+ |
Léger (1) |
|
Salé |
Feu + Eau |
Chaud (3) |
+ |
Onctueux (1) |
- |
+ |
Lourd (1) |
|
Piquant |
Feu + Air |
Chaud (1) |
+ |
Sec (1) |
+ |
- |
Léger (3) |
|
Amer |
Air + Éther |
Froid (1) |
- |
Sec (2) |
+ |
- |
Léger (2) |
|
Astringent |
Air + Terre |
Froid (3) |
- |
Sec (3) |
+ |
- |
Lourd (2) |
(1) (2) (3) par ordre décroissant (du + vers le -) (+) augmente le dosha (-) diminue le dosha
Le Virya Chaud (Ushna Virya) provoque une augmentation du Feu digestif ou Agni (et de Pitta, son contenant).
Le Virya Froid (Sheeta Virya) provoque une diminution du Feu digestif ou Agni (et de Pitta).
Le Virya Onctueux (Snigdha Virya) augmente Kapha et diminue Vata.
Le Virya Sec (Ruksha Virya) augmente Vata et diminue Kapha.
Le Virya Lourd (Guru Virya) encourage la prise de poids et la fermeté du corps.
Le Virya Léger (Laghu Virya) encourage la perte de poids et augmente l’appétit.
Classement des saveurs (Rasas) permettant de contrôler les doshas (en les diminuant), par ordre d’efficacité :
Vata : 1-Salé (Lavana) 2-Acide (Amla) 3-Sucré (Madhura)
Pitta : 1-Amer (Katu) 2-Sucré (Madhura) 3-Astringent (Kashaya)
Kapha : 1-Piquant (Tikta) 2-Amer (Katu) 3-Astringent (Kashaya)
Il y a évidemment des exceptions, comme toujours, parmi lesquelles nous trouvons :
- Viande : Sucré et Chaud
– Amalaki (fruit) : Acide et Froid
– Pippali (poivre long) : Amer et Chaud
– Haritaki (plante) : Astringent et Chaud
LES 3 EFFETS POST-DIGESTIFS – VIPAKA
Le troisième effet, non pas Kiss-cool mais Vipaka, correspond à l’effet produit une fois que la digestion est terminée et que les nutriments ont été assimilés profondément dans les tissus (dhatus).
L’Âyurveda distingue 3 Effets Post-Digestifs correspondant aux 3 saveurs : Sucré, Acide et Piquant.
La saveur de la nourriture ne disparaît pas, même après avoir été digérée.
Vipaka, l’Effet Post-Digestif est un concept UNIQUE, de l’Âyurveda.
Les Saveurs et leur différents effets post- digestifs : Vipaka
|
Saveur |
Éléments |
Vipaka |
Dosha |
Propriétés |
|
Sucré |
Terre + Eau |
Sucré |
Kapha |
Augmente les secrétions de Kapha y compris les secrétions sexuelles et le sperme et permet une élimination agréable de l’urine, des excréments et des gaz intestinaux. |
|
Acide |
Terre + Feu |
Acide |
Pitta |
Augmente l’acidité du corps en augmentant Pitta et en réduisant les secrétions sexuelles et le sperme. |
|
Salé |
Feu + Eau |
Sucré |
Kapha |
Augmente les secrétions de Kapha y compris les secrétions sexuelles et le sperme et permet une élimination agréable de l’urine, des excréments et des gaz intestinaux. |
|
Piquant |
Feu + Air |
Piquant |
Vata |
Tendance à créer des gaz, de la constipation et une urination douloureuse. Réduit les secrétions sexuelles et le sperme et procure difficulté et gêne dans leur évacuation. |
|
Amer |
Air + Éther |
Piquant |
Vata |
Tendance à créer des gaz, de la constipation et une urination douloureuse. Réduit les secrétions sexuelles et le sperme et procure difficulté et gêne dans leur évacuation. |
|
Astringent |
Air + Terre |
Piquant |
Vata |
Tendance à créer des gaz, de la constipation et une urination douloureuse. Réduit les secrétions sexuelles et le sperme et procure difficulté et gêne dans leur évacuation. |
- Les substances Sucré (Madhura) et Salé (Lavana) augmentent la salive et les autres secrétions de type Kapha
– Les substances Acide (Amla) augmentent l’acidité de l’estomac, la bile et autres manifestations de Pitta
– Les substances Piquant (Tikta), Amer (Katu) et Astringent (Kashaya) augmentent la sécheresse et les gaz du
colon en augmentant le dosha Vata
Le dosha associé avec Vipaka a tendance à être augmenté en cas d’utilisation à long terme des substances.
Le concept de Vipaka est tout spécialement bénéfique pour connaître
l’effet des substances en cas d’utilisation prolongée.
LE POTENTIEL ENERGETIQUE SUBTIL – PRABHAVA
Prabhava est le potentiel énergétique SUBTIL, des plantes, de la nourriture ou de n’importe quelle substance.
Prabhava a un effet direct et subtil sur l’esprit (Manas) ou sur le corps qui ne peut pas être expliqué logiquement sur la base des propriétés spécifiques attribuées aux 5 Éléments (Panchmahabhutas).
Par exemple une substance comme le beurre clarifié qui peut être soit laxative ou soit constipante, selon la quantité et la méthode d’absorption, a un Prabhava (potentiel énergétique subtil).
Prabhava comprend également :
- le pouvoir des mantras et des rituels
– le pouvoir du magnétisme
– le pouvoir des astres
– le pouvoir des couleurs
– le pouvoir des gemmes (pierres précieuses) en usage externe
LES DIFFERENTES CONSTITUTIONS
Chaque corps humain est constitué d’un mélange unique des 5 Éléments (Éther, Air, Feu, Eau et Terre) et des 3 énergies biologiques : Vata, Pitta et Kapha.
Ce sont les proportions de ces 3 doshas au moment de la naissance d’un individu qui déterminent son type constitutionnel essentiel ou PRAKRITI.
Prakriti vient du sanskrit et signifie « la création initiale » mais aussi « venir en avant dans la création » et représente la forme sous laquelle nous apparaissons dans la vie, avant que des déviations ne surviennent.
La Prakriti reste inchangée pendant toute une vie
et elle est déterminée génétiquement.
Ce concept multimillénaire rejoint le concept très récent d’ADN, de la médecine moderne (génétique).
Origine de la Prakriti
La vie démarre par la fertilisation d’un ovule par un spermatozoïde.
La constitution est déterminée génétiquement par d’une part la constitution de la mère (présente dans l’ovule) et d’autre part celle du père (présente dans le spermatozoïde).
Au moment de la combinaison entre l’ovule et le spermatozoïde, ce dernier peut soit neutraliser le dosha dominant de la mère soit au contraire l’augmenter.
Par exemple si la constitution de la mère est Vata et celle du père est également Vata la combinaison des 2 constitutions donnera une constitution Vata encore plus importante que celle de la mère ou du père.
Si au contraire la constitution de la mère est Vata et celle du père est Kapha, les 2 constitutions vont se combiner en diminuant les propriétés de Vata et de Kapha pour donner une constitution Vata-Kapha.
Durant la grossesse des facteurs environnementaux viennent se rajouter : le régime alimentaire, l’exercice physique, l’âge et la santé de la mère ainsi que des critères géographiques et climatiques.
La Prakriti se manifeste durant toute notre vie à travers notre apparence physique, nos goûts et nos penchants psychologiques. Elle détermine également, dans une certaine mesure, comment chaque individu développera des qualités humaines telles que l’amour ou la compassion.
Une personne avec une santé « optimum » a une constitution équilibrée, c’est-à-dire une constitution dans laquelle les 3 doshas sont « normaux » tant en quantité qu’en qualité (Sama Prakriti ou Vata-Pitta-Kapha Prakriti).
La plupart d’entre nous héritent d’une constitution « maladive » c’est-à-dire avec 1, 2 ou 3 doshas »anormaux« .
Selon notre constitution morpho-psychologique (Prakriti) nous sommes enclin à développer certaines maladies, ou certains types de maladie, sous l’influence de facteurs déclencheurs divers (internes et externes).
Il existe 7 principaux types de Prakriti, basées sur la prédominance d’un ou de plusieurs doshas :
Constitutions simples (1 dosha prédominant sur les 2 autres)
- Vata Prakriti
– Pitta Prakriti
– Kapha Prakriti
Constitutions doubles (2 doshas en quantité égale)
– Vata-Pitta (ou Pitta-Vata) Prakriti
– Vata-Kapha (ou Kapha-Vata) Prakriti
– Pitta-Kapha (ou Kapha-Pitta) Prakriti
Constitution équilibrée (3 doshas en quantité égale)
– Vata-Pitta-Kapha (ou Sama) Prakriti
Chaque dosha a des propriétés (gunas) spécifiques qui résultent de la combinaison des 2 Éléments qui le constitue.
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Constitution |
Propriétés (Gunas) |
Qualités |
|
Vata |
Sec, Léger, Mobile, Froid, Vif, Rugueux, Dur et Clair. |
Corps sec, fin et petit. Les cheveux, les ongles les dents et les yeux apparaissent comme étant secs. La voix est faible, lente, sèche. Mouvements et activités rapides. N’aime pas le froid. Rapide à démarrer un travail mais vite fatigué, blasé ou émotionnellement perturbé. Tremblements, raideurs et articulations qui craquent. Habituellement peu prospère financièrement. |
|
Pitta |
Chaud, Vif, Clair, Mobile, Liquide, Léger, légèrement Onctueux, saveurs : Acide et Piquant |
Personne ayant bon appétit et souvent soif. Sujet aux éruptions cutanées et aux grains de beauté. Cheveux doux avec tendance à la calvitie et aux cheveux gris prématurément ainsi qu’aux rides. Ne supporte pas la chaleur. Se met facilement en colère. Transpire beaucoup, avec une sueur ayant une odeur désagréable et produit de grande quantité d’urine et d’excréments. Peu d’enfants. Intellect moyen, connaissances modérées et durée de vie moyenne. |
|
Kapha |
Onctueux, Lisse, Mou, Statique, Solide, Lent, Froid, et Lourd |
Corps bien bâti et solide. Visage doux et clair. Apparence agréable et bienveillante. Agit avec lenteur même pour se nourrir. Corps plutôt froid et transpiration faible ainsi que pour l’appétit et la soif. Bonne libido qui donne beaucoup d’enfants. Personne savante, avec de bonnes connaissances, en bonne santé, robuste, énergique et dotée d’une longue durée de vie. |
Les constitutions doubles héritent des propriétés et des qualités conjuguées des 2 doshas qui les composent, selon une combinaison qui est propre à chaque individu.
Du point de vue du médecin Ayurvédique la connaissance précise de la Prakriti est absolument indispensable comme première étape pour déterminer une ligne de soins adaptée au patient.
La connaissance de la Prakriti donne au praticien les renseignements suivants :
- Les moyens les plus efficaces d’empêcher la maladie de surgir
- Un pronostic sur les maladies probables (prédispositions selon sa constitution)
- Le traitement le plus efficace
- L’effet des différentes saisons sur le corps
- La capacité de récupération de l’individu
- Le meilleur régime diététique pour cet individu
- La composition et le dosage des herbes médicinales pour une meilleure efficacité
- Le programme « rajeunissant » (Rasayana) le plus bénéfique
DESEQUILIBRES
Les déséquilibres peuvent se manifester de 2 façons : augmentation ou diminution des doshas.
Ils peuvent être dus à des facteurs internes : la nourriture, l’état psychologique ou l’âge mais aussi à des facteurs externes : le climat, l’activité physique, le moment de la journée, l’environnement social (harmonieux ou stressant).
Après la digestion, tous les aliments sont convertis par le corps en molécules Vata, Pitta et Kapha qui après absorption deviennent les constituants de Rasa (fluides corporels ou plasma).
Les molécules Vata sont dominantes dans les substances sèches et amères.
Les molécules Pitta sont dominantes dans les substances chaudes et piquantes.
Les molécules Kapha sont dominantes dans les substances sucrées et grasses.
Selon le concept Samanya-Vishesha :
- les substances ingérées similaires aux doshas vont provoquer une augmentation de ces doshas.
– les substances ingérées ayant des qualités opposées aux doshas vont provoquer une diminution de ces doshas.
Climat
Un climat ensoleillé et une exposition au soleil vont augmenter le nombre des particules énergétiques pénétrant dans le corps et il en résultera une augmentation de Pitta.
Un climat froid et sec provoquera une augmentation de Vata.
Un climat froid et humide provoquera une augmentation de Kapha.
Facteurs psychologiques
Un état d’esprit heureux et contenté diminue l’activité mentale et physique provoquant une augmentation de Kapha.
Un état d’esprit soucieux augmente l’activité mentale et physique, provoquant une augmentation de Vata et Pitta.
Exercice physique
L’activité physique diminue les molécules Kapha et augmente le nombre des molécules Vata et Pitta.
L’inactivité et le sommeil provoque l’augmentation du nombre des molécules Kapha.
Toutes les envies pressantes telles que urination, défécation, éternuement, etc. sont contrôlées par Vata.
La suppression ou la provocation artificielle de ces envies pressantes conduit à une augmentation de Vata.
L’âge
Durant l’enfance (0 – 16), la croissance et le développement sont les processus dominants (processus anaboliques) et demandent la rétention des molécules Kapha qui constituent la structure principale des cellules.
Durant la jeunesse (17 – 50) l’augmentation des processus métaboliques conduit à une augmentation du nombre des molécules Pitta.
Durant la vieillesse (> 50) la prépondérance des processus cataboliques conduit à une augmentation du nombre des molécules Vata.
Quelques facteurs causant l’augmentation des doshas
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Facteurs |
Vata + |
Pitta + |
Kapha + |
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Alimentation |
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|
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régime allégé, jeûné, alimentation irrégulière et inadéquate |
jeûner, aliments incompatibles, indigestion, nourriture carbonisée |
boire trop d’eau et surtout durant la nuit, manger en excès des aliments nourrissants, |
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certains types de vins |
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la plupart des vins et l’alcool |
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Rasa |
astringent, amer et piquant |
acide, salé et piquant |
sucré, acide et salé |
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Virya |
froid |
chaud |
froid |
|
Guna |
sec, léger, clair et tous les aliments qui constipent |
chaud, léger et les aliments fermentés |
lourd, onctueux, mou, grossier, lisse et les aliments semi-solides |
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Psychologie |
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|
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|
peur, peine, colère, soucis, anxiété, ennuis, excitation, impatience, joie excessive |
colère, peur, peine, envie, jalousie |
paresse, fainéantise, indolence, joie excessive |
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Activités |
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hyper activité |
hyper activité |
manque d’activité |
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excès d’exercice, la natation, la lutte, porter de lourdes charges, voyager, diriger des bœufs, des éléphants ou des chevaux. |
excès d’exercice, exposition au soleil |
manque d’exercice, paresse, repos excessif, dormir durant la journée et après les repas |
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parler trop et fort |
parler trop |
parler peu |
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excès de sexe |
excés de sexe |
peu de sexe |
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dormir peu et rester éveillé la nuit |
dormir peu |
dormir trop même pendant la journée |
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Age |
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vieillesse |
jeunesse |
enfance |
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Environnement |
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climat froid, vent sec, tempête, temps nuageux |
chaleur, poussière, fumée, climat chaud et sec |
pluie, climat froid et humide |
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après-midi (14h à 18h) |
mi-journée (10h à 14h) |
matin (06h à 10h) |
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de 02h à 06h |
de 22h à 02h |
de 18h à 02h |
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après la digestion |
pendant la digestion |
juste après le repas |
Les facteurs et les substances opposés à celles décrites dans le tableau
auront un effet inverse : la diminution des doshas.
ATTENTION :
Le dosha prédominant de votre constitution a tendance à augmenter plus facilement que les autres.
En connaissant votre constitution et les causes d’augmentation des déséquilibres vous pouvez faire en sorte de ne pas favoriser la naissance d’un déséquilibre mais également de ne pas l’aggraver s’il existe déjà.
Grâce à une attention de chaque jour (mais pas de chaque instant) vous serez en mesure de percevoir la naissance d’un déséquilibre, d’en comprendre la cause et d’y remédier en modifiant votre comportement.
Cela prend un peu de temps avant de percevoir les petits changements surtout si on n’a pas l’habitude d’être attentif à soi-même (pensées, sentiments, sensations, gestes, paroles, attitudes, actions).
Au début on est capable de sentir les changements flagrants et avec le temps on arrive à percevoir les changements plus faibles. Avec un peu d’expérience on arrive à percevoir avec évidence les causes de ces changements (par exemple le piment qu’on a mangé a midi ou le café qu’on a bu à 17h).
Un déséquilibre dans les doshas aura certainement un effet négatif sur notre psychologie qui en retour aura un effet négatif sur ce même déséquilibre.
Par exemple une augmentation de Vata va faire émerger des sentiments de peur ou de crainte qui eux-mêmes vont faire augmenter Vata davantage encore.
La méthode à utiliser pour briser ce cercle vicieux est de calmer le dosha qui est en excès en adoptant un comportement alimentaire, physique et psychologique qui s’oppose à ce déséquilibre.
La prise de médicaments fait évidemment partie du comportement alimentaire.
SYMPTÔMES
Voici quelques symptômes parmi les plus courants.
Selon votre constitution il conviendra de surveiller plus particulièrement votre (vos) dosha(s) prédominant(s).
Déséquilibres de Vata
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Augmentation de Vata |
Diminution de Vata |
|
Désir de nourriture chaude, faiblesse, humeur changeante, assombrissement de la couleur de la peau, peau sèche et rugueuse, perte de poids, de force, voix rugueuse et rauque, constipation, dilatation de l’abdomen, insomnie, tremblements des membres, vertiges, conversations hors de propos, fonctionnement défectueux des organes des sens et des organes moteurs, nervosité, sentiment de peur, de confusion, de tristesse, d’insécurité, perte de créativité. |
Désir de nourriture légère, piquante, amère, astringente, sentiment d’épuisement, paresse, somnolence, engourdissement, sensations amoindries, mouvements et conversations lents, diminution du pouvoir digestif, dépression, plus les symptômes dus à une augmentation de Kapha comme salivation excessive, nausée, anorexie, … |
Déséquilibres de Pitta
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Augmentation de Pitta |
Diminution de Pitta |
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Faiblesse généralisée, désir pour des aliments froids et le froid en général, jaunisse ou coloration jaune de la peau, urine jaune sombre, selles de couleur jaunâtre, insomnie, inconscience, colère, haine, jalousie, scepticisme, soif excessive, frustration, éruptions cutanées, fièvre, perte du sommeil, sensations de brûlures, manque de discernement, fierté, jugements, critiques. |
Mouvements irréguliers des intestins, hypothermie, manque de pourvoir digestif, perte de l’éclat de la peau. |
Déséquilibres de Kapha
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Augmentation de Kapha |
Diminution de Kapha |
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Ennui, manque d’intérêt, négligence, manque de compassion, léthargie, excès de sommeil, sentiment d’abandon ou de manque d’amour, méchanceté ou manque de gentillesse, gourmandise, avidité, mauvais fonctionnement digestif, obésité, nausée, salivation excessive, affections du système respiratoire, toux, peau froide et moite, raideur et ankylose des articulations. |
Désir pour des aliments sucrés, lourds et gras, soif excessive, faiblesse générale, crampes, vertiges, étourdissements, sècheresse de la bouche, faible péristaltisme, douleurs corporelles. |
Comme vous pouvez le constater, des déséquilibres d’origines différentes peuvent se manifester sous la même forme (par exemple la diminution de Kapha ainsi que l’augmentation de Pitta peuvent se manifester sous la forme d’une soif excessive).
L’apparition d’un symptôme n’est donc pas suffisante pour déterminer la nature d’un déséquilibre.
Il y a de nombreuses méthodes de diagnostic qui permettent de mettre en évidence les différents symptômes.
Le praticien ayurvédique est en mesure de les associer et de les comparer pour arriver à une conclusion correcte sur l’état de santé du patient.
Notre intention ici est uniquement d’éveiller votre INTERET en vous faisant réaliser la BEAUTE de cette méthode de soins UNIQUE qui découle du CONCEPT DE BASE suivant :
Nous sommes une AME qui réside dans un CORPS et celui-ci obéit aux lois de la Nature.
Partant du fait que cette méthode fonctionne très bien depuis plusieurs milliers d’années on peut penser avec raison que la base de son FONDEMENT EST VALABLE.
Nous sommes effectivement une âme dans un corps et non pas un corps qui possède une âme !
Et la nuance est fondamentale !
Cette prise de conscience de notre véritable identité nous amène forcément à réfléchir à notre état de conscience, notre condition ici-bas et nos choix de mode de vie.
Et c’est ce que souhaite l’Âyurveda car la Santé du corps n’est qu’une partie de la Santé de l’individu.
Soigner le corps, ou en prendre soin, n’est PAS SUFFISANT pour pouvoir échapper à la maladie !
L’aspect psychologique est très important car ses effets sont souvent dévastateurs sur le corps. N’oublions pas que nous sommes l’âme (le conducteur) et que le corps ne fait qu’obéir à nos décisions, à nos choix et/ou les subir.
Il y 3000 ans environ, Charaka (auteur du « Charaka Samhita ») disait :
Les actions incorrectes et une alimentation malsaine
sont les 2 principales causes des maladies.
Lorsque nous pensons être un homme (ou une femme) notre conscience est alors victime de l’illusion de la matière.
Tout ce qui découle de cet état de conscience erroné (pensées, paroles, actions) ne peut donc pas être entièrement correct ou juste !
Cette ignorance de la Réalité ou de la Vérité, est à l’origine de nombreuses souffrances et maladies !
D’après la philosophie du Sankhya c’est l’ignorance qui est la cause de toutes les souffrances !
C’est d’ailleurs ce que pensent bon nombre de philosophes dont notamment Socrate.
Selon l’Âyurveda, le Bonheur (Bien-être) se trouve dans la Connaissance !
DIAGNOSTICS
Le terme diagnostic dans la médecine moderne fait référence au fait de déterminer la nature exacte de la maladie, une fois que celle-ci a fait son apparition.
Dans la médecine ayurvédique, le diagnostic est souvent un acte accompli par le praticien avant que la maladie ne fasse son apparition.
Selon l’Âyurveda la maladie se manifeste toujours par le déséquilibre des 3 humeurs (Vata, Pitta, Kapha),
des 7 tissus (dathus) et des 3 déchets (malas) du corps.
Le processus de développement de la maladie (Samprapti), y est clairement définit en 6 étapes :
1 – Chaya (accumulation du ou des doshas)
2 – Prakopa (augmentation de l’accumulation des doshas)
3 – Prasara (dissémination des doshas viciés dans tout le corps)
4 – Sthanasanshraya (localisation des doshas dans un tissu ou un organe faible)
5 – Vyakta (manifestation clinique de la maladie)
6 – Bheda (manifestation clinique de la maladie avec différentiation)
Les 4 premières étapes (Purva-rupa), sont propres à la médecine ayurvédique et constituent les
symptômes avant-coureurs de la maladie, avant que celle-ci ne se déclare.
Ils représentent la résistance offerte par les tissus et les organes aux attaques des doshas.
Il est important de démarrer le traitement durant ces 4 premières phases.
L’Âyurveda insiste donc sur la surveillance des symptômes, au jour le jour, et sur le rétablissement des déséquilibres dès que possible, le plus tôt étant évidemment le mieux.
Pour ce faire l’Âyurveda propose plusieurs méthodes de diagnostic que tout un chacun peut utiliser, ce qui
vaut à cette Science de la Vie, le qualificatif de » Science de l’Auto-guérison « .
Lorsque la maladie n’en est qu’aux stades précurseurs, tout le monde devrait être capable de déceler ces symptômes avec un peu pratique et d’attention et ensuite de les traiter par une alimentation et des exercices physiques et mentaux appropriés.
Ceci concerne les 3 ou 4 premières étapes du développement de la maladie UNIQUEMENT.
En nous donnant les informations de base permettant d’établir un diagnostic des signes précurseurs et ceux permettant d’effectuer le traitement des déséquilibres, l’Âyurveda mérite bien le qualificatif de » Science de l’auto-guérison ».
En fait avec l’Âyurveda on se soigne avant d’être vraiment malade !
Et c’est TANT MIEUX !
L’Âyurveda utilise notamment comme méthode de diagnostic :
- L’examen du pouls
– L’examen de la langue
– L’examen de l’urine
– L’examen des ongles
– L’examen du visage
ainsi que les techniques traditionnelles du corps médical comme la palpation, l’auscultation, la percussion et l’interrogation du patient auxquelles peuvent venir s’ajouter des examens du coeur, du foie, de la rate, des reins, des selles, des expectorations, de la sueur et de l’élocution.
» Un médecin qui n’est pas capable d’entrer dans le corps d’un patient avec la lampe de la
connaissance et de la compréhension ne pourra jamais soigner les maladies.
Il devrait d’abord étudier tous les facteurs, y compris l’environnement, qui ont une
influence sur l’affection d’un patient, et alors seulement prescrire un traitement.
Il est plus important de prévenir l’arrivée d’une maladie que de rechercher un traitement. «
Charaka, auteur du « Charaka Samhita »
ATTENTION :
En ce qui concerne les 2 dernières étapes du développement de la maladie, qui correspondent aux étapes diagnostiquées par la médecine moderne, il convient ABSOLUMENT de consulter un médecin.
EXAMEN DU POULS
La prise du pouls s’effectue sur l’artère radiale, sur la face antérieure externe du poignet avec les 3 doigts du milieu : l’index, le medium et l’annulaire, selon la photo ci-dessous.
La prise du pouls peut s’effectuer sur l’avant-bras gauche ou droit, car le pouls peut varier d’un côté à l’autre.
La prise du pouls ne doit pas être effectuée après :
un effort physique, un massage, après avoir mangé ou bu de l’alcool, pris un bain de soleil ou s’être assis à côté d’un feu ou après un rapport sexuel.
La prise du pouls peut également s’effectuer à partir d’autres parties du corps et notamment :
- l’artère carotide, à la base du cou,
– l’artère temporale, au-dessus des tempes,
– l’artère fémorale, à l’intérieur du haut de la cuisse, à la jonction avec le bassin,
– l’artère brachiale, à l’intérieur du pli du coude (là où on fait la prise de sang habituellement).
Pour ne citer que celles-ci…
La position de l’index indique les pulsations de Vata (80 à 100 pulsations par minute).
La position du majeur indique les pulsations de Pitta (70 à 80 pulsations par minute).
La position de l’annulaire indique les pulsations de Kapha (60 à 70 pulsations par minute)
Lorsque le pouls Vata prédomine il ressemble aux mouvements d’un Serpent, rapide et glissant.
Lorsque le pouls Pitta prédomine il ressemble aux mouvements d’une Grenouille, sautillant, excité et régulier.
Lorsque le pouls Kapha prédomine il ressemble aux mouvements d’un Cygne, flottant sur l’eau, lent et puissant.
En plus de donner une indication sur le dosha en excès, le pouls permet d’obtenir des indications sur l’état des différents organes, selon l’intensité de la pression exercée par les doigts.
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Poignet gauche |
Faible pression |
Forte pression |
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Vata (index) |
intestin grêle |
coeur |
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Pitta (majeur) |
estomac |
rate |
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Kapha (annulaire) |
vessie |
reins |
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Poignet droit |
Faible pression |
Forte pression |
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Vata (index) |
gros intestin |
poumons |
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Pitta (majeur) |
vésicule biliaire |
foie |
|
Kapha (annulaire) |
péricarde |
harmonie entre Vata, Pitta et Kapha |
Habituez-vous à prendre votre pouls à tout moment de la journée et observez les différences.
A titre d’entraînement, prenez votre pouls
- avant d’uriner et après avoir uriné,
– avant le repas quand vous avez faim et après le repas une fois rassasié(e),
– le soir au moment du coucher et le matin au lever du lit
– lorsque vous êtes énervé(e), stressé(e) ou en colère (attention : ça vous ne devriez pas
etc…
Puis comparez les résultats et tirez-en vos propres conclusions !
EXAMEN DE LA LANGUE
La langue est l’organe de l’élocution mais avant tout celui du goût.
Les saveurs sont perçues par la langue uniquement lorsque celle-ci est humide.
Il est possible de se faire une idée de se qui se passe dans le corps rien qu’en observant la langue !
Lors de l’examen de la langue, le praticien prend en compte les aspects suivants :
- sa couleur
– sa forme
– sa taille
– ses contours
– sa surface
Si votre langue est
- de couleur jaunâtre : cela indique un problème de vésicule biliaire ou de foie
– de couleur pâle : cela indique un état anémique ou un manque de sang dans le corps (dhatu Rakta)
– de couleur bleue : cela indique un problème du cœur
– de couleur marron/noire : cela indique un dérangement de Vata
– de couleur rouge ou jaune-vert : cela indique un dérangement de Pitta
– de couleur blanchâtre : cela indique un dérangement de Kapha (accumulation de mucus)
– déshydratée : cela indique un affaiblissement du dhatu Rasa (plasma)
Un revêtement de la langue indique la présence de toxines dans l’estomac ou les intestins.
Si uniquement la partie postérieure est recouverte cela correspond au gros intestin, tandis que le milieu de la langue correspond à l’estomac et à l’intestin grêle.
Observez votre langue dans un miroir !
La langue est en relation avec certains organes du corps.
Si vous constatez des décolorations, des creux ou des bosses, cela indique une défaillance de l’organe correspondant à la zone incriminée.
ATTENTION : Cette image est INVERSEE. Elle correspond à ce que vous voyez en vous regardant dans un miroir.
Vous pouvez l’imprimer et la coller à côté de votre miroir dans la salle de bains par exemple.
EXAMEN DE L’URINE
L’urine (mutra) est un des 3 malas ou déchets produits par le corps humain.
Elle est produite au niveau du gros intestin et dépend de l’eau et de la nourriture absorbés ainsi que de la température ambiante et de l’état physique et psychologique de l’individu.
Sa couleur varie selon l’état de santé de l’individu.
En cas d’un dérèglement de Pitta en excès, comme la fièvre ou la jaunisse, l’urine deviendra jaune foncée par exemple, et son taux d’acidité augmentera.
Une production d’urine régulière et équilibrée permet de maintenir une bonne pression sanguine.
Les substances comme le thé, le café ou l’alcool augmente le volume de l’urine mais également son taux d’acidité.
L’Âyurveda nous apprend que l’urine humaine est un laxatif naturel qui permet d’éliminer les poisons de l’organisme tout en favorisant le processus d’absorption et d’évacuation des excréments du gros intestin.
En prenant un verre d’urine chaque matin, recueillie en milieu de miction, cela aide à nettoyer et à éliminer les toxines du gros intestin, responsables de la plupart des maladies.
Cette méthode de soin nous surprend car on a l’habitude de penser en Occident que l’urine est sale alors qu’elle a de nombreuses propriétés bénéfiques à la santé.
Dans l’Âyurveda toute substance peut être utilisée comme un médicament.
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de l’urinothérapie (amaroli), méthode de soin millénaire utilisée par des milliers de personnes dans le monde, dont les résultats sont parfois surprenants sur l’organisme et la santé, comme en a témoigné par exemple ce malade atteint du Sida.
Marche à suivre pour l’examen de l’urine
Recueillez la première urine du matin, en milieu de miction uniquement (ne prenez pas le premier ni le dernier jet) dans un récipient propre.
L’urine a une odeur typique sans pour autant être désagréable.
Si l’odeur est très forte, infecte et dégoutante, cela indique la présence de toxines dans l’organisme.
Si l’odeur est acide et crée une sensation de brûlure, cela indique un dérangement de Pitta.
Si l’odeur est plutôt sucrée, cela peut indiquer un dérangement du genre diabète. Cela se confirme si en se passant un peu d’urine sur la peau on a une sensation de « chair de poule ».
Observez d’abord sa couleur
jaune sombre : dérangement de Pitta
marron/noir : dérangement de Vata
trouble, opaque : dérangement de kapha.
rouge : dérangement du sang
Avec un compte-gouttes, déposez à la surface une goutte d’huile de sésame.
– Si la goutte se répand instantanément, l’affection est facile à soigner.
– Si la goutte coule jusqu’à mi-hauteur, l’affection va être difficile à soigner
– Si la goutte coule jusqu’au fond du récipient, l’affection sera très difficile à soigner voire impossible.
Observez maintenant la manière dont la goutte s’étale à la surface.
– Si la goutte forme des mouvements de vague : dérangement de Vata
– Si la goutte forme des cercles avec des couleurs comme un arc-en-ciel : dérangement de Pitta
– Si la goutte forme plein de petites gouttes comme des perles : dérangement de Kapha.
EXAMEN DES ONGLES
Selon l’Âyurveda, les ongles sont un sous-produit du dhatu asthi (tissu osseux), un déchet des os.
Observez d’abord leur taille, leur forme, leur surface et leur contour.
Observez ensuite leur dureté, leur flexibilité et leur résistance.
Si les ongles sont secs, tordus, rugueux et cassants cela indique une prédominance de Vata dans le corps.
Si les ongles sont doux, roses, tendres, souples et légèrement brillants, cela indique une prédominance de Pitta dans le corps.
Si les ongles sont épais, durs, lisses et très brillants avec un contour uniforme cela indique une prédominance de Kapha.
Des lignes longitudinales indiquent une mauvaise absorption du système digestif.
Des lignes transversales indiquent une mauvaise nutrition ou une maladie de longue date.
Lorsque la surface est convexe, saillante en forme de bulbe, cela indique un cœur et des poumons fragiles.
Lorsque la surface est concave, en creux, cela indique une déficience en fer.
Lorsque la surface est parsemée de taches blanches, cela indique une déficience en calcium ou en zinc.
Une couleur pâle est synonyme d’anémie.
Une couleur jaunâtre révèle un foie délicat ou une jaunisse.
Une couleur bleue est synonyme d’un cœur faible.
Chaque doigt de la main correspond à un organe du corps
- pouce : cerveau et crâne
- index : poumons
- majeur : intestin grêle
- annulaire : rein
- auriculaire : cœur
Alors que des taches blanches sur l’ongle du majeur indiquent une mauvaise absorption du calcium dans l’intestin grêle, les mêmes taches blanches sur l’ongle de l’index indique un dépôt de calcium dans les poumons, tandis que sur l’ongle de l’annulaire cela indique un dépôt de calcium dans le rein.
EXAMEN DU VISAGE
Le visage nous donne de nombreuses indications sur notre état de santé mentale et physique.
Ne dit-on pas que le visage est le miroir de l’âme ? (idem pour les yeux d’ailleurs)
1 – Le front
Il nous apporte des indications concernant notre état psychologique.
- Des rides horizontales indiquent un profond état d’anxiété, d’inquiétude.
– Une ligne verticale entre les sourcils, du côté droit, indique que vos émotions sont refoulées dans le foie.
– Une ligne verticale entre les sourcils, du côté gauche, indique que vos émotions sont retenues dans la rate.
2 – Les yeux
Les yeux nous donne des indications sur la constitution de la personne :
Vata : Yeux petits et nerveux, enfoncés, avec la paupière inférieure tombante. Cils fins, secs et peu nombreux.
Le blanc de l’œil est trouble. L’iris est sombre (marron ou noir).
Pitta : Yeux de taille modérée, vifs, sensibles à la lumière et brillants. Cils fins, gras et peu nombreux.
L’iris est rouge ou jaunâtre. Le blanc des yeux a tendance à devenir rouge.
Kapha : Yeux grands, beaux et humides avec des cils longs, gras et épais. Le blanc de l’œil est très blanc.
L’iris est pâle, de couleur bleue ou noir.
Si les paupières inférieures sont pleines et gonflées cela indique que les reins sont abimés, affaiblis.
Si les paupières supérieures sont tombantes cela dénote un manque de confiance, un sentiment d’insécurité et donc un dérangement de Vata.
Des yeux proéminents indiquent un disfonctionnement de la glande thyroïde.
Si l’iris est entouré d’un anneau blanc cela indique un excès de sel ou de sucre. Cela peut également indiquer une tension corporelle. Si cet anneau est proéminent et très blanc cela indique une dégénérescence des articulations.
Des tâches marron sur l’iris indiquent une mauvaise absorption du fer dans les intestins.
3 – Le nez
Une décoloration sur le nez ou le haut des joues indique que le corps n’absorbe pas le fer ou l’acide folique et que le métabolisme ne fonctionne pas correctement, c’est-à-dire que agni est affaibli.
La forme du nez donne des indications sur la constitution de la personne :
Vata : nez tordu
Pitta : nez pointu
Kapha : nez émoussé
4 – Les lèvres
La forme des lèvres donne des indications sur la constitution de la personne :
Vata : lèvres fines et sèches
Pitta : lèvres rouges
Kapha : lèvres épaisses et onctueuses
Des lèvres sèches ou craquelées indique une déshydratation et un dérangement de Vata.
Des lèvres pâles sont souvent synonymes d’anémie
Des lèvres avec des taches brunes sont le signe d’une indigestion chronique et peuvent indiquer la présence de vers intestinaux
Des lèvres avec un herpès ou des cloques indique un dérangement de Pitta.
Un tremblement des lèvres indique de la peur, de l’anxiété ou de l’inquiétude, dérangement de Vata.
Les lèvres, comme la langue, sont en relation avec certains organes du corps.
Des décolorations, des creux ou des bosses, indique une défaillance de l’organe correspondant à cette zone.
THERAPIES
L’objectif des traitements ayurvédiques est de maintenir ou de rétablir l’équilibre des 3 humeurs (doshas) :
Vata, Pitta et Kapha, et aussi celle des 7 tissus (dhatus), des 3 déchets (malas) et des 3 gunas de l’esprit.
Les thérapies ayurvédiques sont conçues pour éliminer
les affections complètement et de manière permanente.
Elles agissent de différentes manières :
– en équilibrant les doshas
– en augmentant le pouvoir de digestion
– en s’assurant de l’élimination correcte des déchets du corps (malas)
– en augmentant la capacité immunitaire
– en développant un tempérament spirituel
Elles peuvent notamment impliquer :
- un régime alimentaire équilibré
- l’exercice physique
– la méditation
– la musique
– l’astrologie
– le yoga
– un nettoyage interne
– l’utilisation de pierres précieuses et semi-précieuses
– l’utilisation de pâtes et de compresses d’herbes
– la transpiration
– les massages
– des médications à base d’herbes et/ou de minéraux
Cependant, avant de s’occuper du rétablissement de l’équilibre des doshas il est nécessaire et même indispensable de s’assurer que les toxines (ama) responsables des affections ont bien été éliminées du corps.
Dans le cas contraire, celles-ci risquent de s’infiltrer encore plus profondément dans les tissus ce qui aurait pour résultat l’inverse du but recherché.
Un traitement superficiel de la maladie amènera forcément une solution superficielle, c’est-à-dire une disparition momentanée des symptômes mais la cause fondamentale de l’affection n’étant pas éliminée (les toxines) la maladie refera obligatoirement surface sous une forme ou une autre.
L’Âyurveda s’intéresse au traitement de la cause de la maladie
et non aux traitements des symptômes.
Les thérapies ayurvédiques peuvent se présenter sous 4 formes :
1 – Élimination et neutralisation des toxines (purification)
2 – Médicaments et actes chirurgicaux (action curative)
3 – Régime alimentaire
4 – Style de vie
Elles peuvent être classées en 2 catégories principales :
1 – Santarpan ou renforcement
2 – Apatarpan or élimination
1 – Santarpan ou Renforcement
Ce type de thérapie a pour objectif l’amélioration des défenses immunitaires de l’organisme, d’Ojas, du bonheur, de la paix de l’esprit et de la longévité.
Santarpan comprend essentiellement Rasayana (cure antivieillissement) et Vajikarana (la Science des aphrodisiaques).
2 – Apatarpan ou Élimination
Les thérapies faisant partie d’Apatarpan sont les thérapies qui ont pour objectif l’élimination des toxines du corps et le rétablissement de l’équilibre des doshas perturbés.
Selon le degré de perturbation des doshas on utilisera l’une ou l’autre de ces thérapies.
L’Âyurveda préconise plusieurs types de traitement pour l’élimination et/ou la neutralisation des toxines (ama) selon l’état de perturbation des doshas
- Si l’affection est récente et que le dosha n’est pas trop augmenté, alors un simple jeûne peut suffire à restaurer son équilibre
- Si le dosha est moyennement augmenté, l’utilisation de médicaments (substances) permet de rétablir l’équilibre du dosha à l’intérieur du corps. Ce type de thérapie est appelée Shamana.
- Si l’affection est chronique et que l’augmentation du dosha est très forte, il faudra alors utiliser un autre type de thérapie pour chasser du corps le(s) dosha(s) en excès. Ce type de thérapie est appelée Shodhana.
ALIMENTATION
L’alimentation est un traitement à part entière de la médecine ayurvédique au même titre que le Panchakarma ou les massages à base d’huiles (abhiyanga).
La nourriture a une influence directe sur notre esprit et sur notre corps !
Les aliments non seulement nourrissent le corps mais également servent à maintenir et à rétablir l’équilibre des 3 doshas ce qui est ESSENTIEL pour rester en bonne santé.
L’alimentation, dans l’Âyurveda est avant tout utilisée comme traitement préventif, mais pas uniquement !
Une alimentation appropriée peut également permettre d’éliminer ou de neutraliser les toxines du corps.
Une alimentation correcte, c’est-à-dire sans mauvaises associations d’aliments ni excès, et une alimentation adaptée à notre constitution (Prakriti) nous permettent de conserver un bon équilibre des 3 doshas (Vata, Pitta et Kapha) ce qui nous assure de rester en bonne santé.
L’Âyurveda suggère de manger jusqu’à ce que l’appétit soit satisfait c’est-à-dire que vous ne devriez rempir votre estomac avec de la nourriture qu’à la moitié de sa contenance en conservant un peu de place pour les liquides et pour l’air afin d’assurer une bonne digestion.
Lorsque vous êtes malade ou souffrant vous ne devriez prendre que des repas légers puis de la nourritutre normale en petites quantités jusqu’à ce que votre appétit soit à moitié satisfait seulement (petits repas).
Il n’y a pas UN régime idéal UNIQUE pour tous les individus !
La bonne nourriture des uns peut être un poison pour les autres !
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Pour savoir quels sont les aliments qui conviennent à votre constitution commencez par faire le test pour connaître votre constitution, si vous ne l’avez pas déjà fait ! Les aliments à éviter en fonction de votre constitution, sont les aliments qui ont tendance à faire augmenter les doshas principaux de votre constitution. Par exemple si vous avez une constitution de type Vata-Pitta vous devriez éviter de consommer les aliments qui augmentent Vata et Pitta ou tout au moins les préparer de manière à contrebalancer leurs propriétés naturelles en rajoutant des épices qui auront pour effet de diminuer Vata et Pitta.
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Un régime alimentaire convenable dans le cas d’une maladie, est équivalent à 100 médicaments et aucune quantité de médicaments ne peut apporter de bons résultats sans observer un régime diététique approprié. (Charaka Samhita) |
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Quand le régime est mauvais, les médicaments sont inutiles. |
LES COMBINAISONS ALIMENTAIRES
La combinaison des aliments revêt une importance toute particulière dans l’Ayurvéda.
En effet une mauvaise association d’aliments va perturber le bon fonctionnement du feu gastrique digestif (Agni) et donc l’équilibre des 3 doshas et sera créatrice de toxines (Ama), source de toutes les maladies !
Quelques règles à respecter pour éviter la formation des toxines :
– Manger séparément les produits riches en protéines ou graisses et les produits tels que légumes et féculents.
- Ne pas mélanger les féculents avec œuf, thé, produit laitier, banane, datte, et la plupart des fruits
- Ne pas mélanger le lait avec yaourt, poisson, viande, œuf, fruit acide, cerise, lait caillé, pain à la levure
- Ne pas mélanger les œufs avec lait, viande, yaourt, melon, poisson, banane
- Ne pas mélanger le mais avec datte, raisin et banane
- Ne pas mélanger le citron avec yaourt, lait, concombre et tomate
- Ne pas mélanger le yaourt avec lait, fruit acide, melon, viande, poisson, mangue, banane, fromage et féculent
- Ne pas mélanger le melon avec céréale, féculent, friture, produit laitier
- Éviter de manger des aliments cuits et crus au cours du même repas (plus difficile à digérer)
- Manger les fruits frais seuls !
- Ne pas faire bouillir et encore moins faire cuire le miel (chauffé au-delà de 40 °C il devient nocif).
- Ne pas consommer des boissons chaudes après avoir consommé alcool, miel ou lait caillé/yaourt.
- Ne pas conserver le ghee (beurre clarifié) dans un récipient en bronze
- Certains légumes et certaines céréales sont déconseillées à certaines périodes de l’année, en fonction des saisons.
LES ALIMENTS CRUS
L’Âyurveda recommande de cuire la nourriture pour un meilleure digestibilité.
Cependant si votre digestion est suffisamment forte pour que vous consommiez des crudités sans pour autant créer de toxines (ama) alors l’Âyurveda ne voit aucune objection à la consommation d’aliments crus.
Quelques symptômes révélateurs de la présente de toxines :
- votre langue est recouverte d’une pellicule blanche le matin au réveil
- vous vous endormez après un repas (bâillements)
- vous vous sentez fatigué toute la journée même après une bonne nuit de sommeil
- votre appétit est faible
- vous avez un besoin maladif d’aliments qui ne sont pas forcément bons pour votre constitution
- vous manquez d’enthousiasme et de motivation
- vous vous sentez déconnecté du réel et votre esprit est lourd
- vous avez des gaz abdominaux tout spécialement après un bon repas
- vous vous sentez lourd et/ou constipé
UNE ALIMENTATION DIGESTE
Quelques conseils en vrac pour bien digérer votre nourriture
- Choisissez des aliments qui conviennent à votre constitution
- Parmi ces aliments choisissez de préférence les plus digestes
- Choisissez des aliments naturels de culture biologique, sans pesticides ni conservateurs
– Mangez des aliments sattviques (qui favorisent la clarté mentale, la paix)
- Mastiquer lentement et longuement votre nourriture avant de l’avaler
- Pensez à ce que vous mangez et ne faites rien d’autre en même temps (comme regarder la télé par exemple)
- Prenez conscience de ce que vous avez dans la bouche, soyez pleinement conscient de la nourriture
- Mangez modérément en quantité (vous devez sortir de table avec un léger sentiment de faim)
- Évitez de manger quand vous avez soif et de boire quand vous avez faim.
- Ne buvez pas beaucoup en mangeant et surtout pas de boisson glacée qui freinerait votre digestion
- Buvez des boissons tièdes parfumées au fenouil, au citron, au gingembre, au cumin
- Consommez des fruits et des légumes mûrs (évitez les aliments pas assez ou trop mûrs)
- Consommez des épices pour faciliter la digestion et ceux qui s’accordent avec votre constitution
- Faites tremper les fruits secs et les oléagineux (amandes, noisettes, etc.) avant de les consommer.
- Buvez de l’eau tiède ou des infusions d’herbes et d’épices entre les repas pour aider la digestion
- Le repas le plus important doit être pris entre 12H et 14H lorsque le pouvoir digestif est à son maximum
- Combinez les 6 saveurs à chaque repas en mariant les aliments et les épices
- Relaxez-vous une dizaine de minutes après le repas et/ou faites une petite marche digestive
UTILISATION DES 6 SAVEURS
L’Âyurveda préconise d’utiliser les 6 saveurs au cours de chaque repas de façon à maintenir l’équilibre dans notre corps des 3 doshas.
Les 6 saveurs sont des aides précieuses pour contrebalancer les doshas à un moment donné.
Pour rééquilibrer un excès de Vata par exemple il suffira d’utiliser plus de saveurs salé, acide et sucré.
L’utilisation des « chutneys » au cours du repas permet d’introduire les 6 saveurs dans un seul aliment.
En cas d’urgence, si vous n’avez pas le temps de cuisiner, cela peut s’avérer très pratique.
On peut également utiliser un mélange d’épices qui contient 6 saveurs.
Cependant il est préférable de puiser les saveurs dans les aliments frais et les céréales le plus possible.
L’alimentation en Amérique du Nord est souvent déséquilibrée car elle privilégie seulement 3 saveurs (sucré, salé, acide).
VEGETARIEN OU NON-VEGETARIEN ?
La nourriture non-végétarienne a longtemps été considérée comme étant supérieure car plus énergétique donc donnant plus de force et d’endurance.
Mais il a été maintenant scientifiquement établi que la nourriture végétarienne est plus naturelle et plus utile à l’être humain.
Le régime non-végétarien contient des acides gras saturés en cholestérol qui sont les causes premières de problèmes coronaires, cardio-vasculaires, maladies des yeux et hypertension.
Seulement 60% de ses composants sont utiles au corps humains et les 40% restants contiennent des toxines nocives. De plus cette nourriture est lourde à digérer et produit de l’acidité qui a son tour apporte des problèmes gastro-intestinaux.
Les fruits et les légumes sont riches en fibres et ont une action réductrice sur les désordres de type coronaire, cancer du système digestif, obésité, diabète, constipation, hernie hiatale, syndrome du côlon irritable (colopathie spasmodique), colites, carries dentaires et calculs biliaires.
D’autre part beaucoup de maladies se développent et sont transmises par les protéines animales (maladie de la vache folle, salmonellose, encéphalite bovine, fièvre du poulet, etc.).
Si on examine la physiologie des herbivores et des carnivores on constate :
- que les animaux carnivores ont des dents longues, pointues et coupantes et des petites glandes salivaires ainsi qu’un foie proportionnellement plus grand que celui des herbivores qui leur permet de neutraliser de 10 à 15% d’acide urique supplémentaire. La longueur des intestins est d’environ 3 fois la taille du corps, ce qui permet une évacuation rapide du corps de la viande en décomposition et en putréfaction.
- les humains ont des glandes salivaires plus importantes et la longueur de leurs intestins est d’environ 10 à 12 fois la longueur du corps, ce qui explique les nombreux problèmes de constipation, de colites ou de cancer du colon rencontrés par les mangeurs de viande car la viande en putréfaction reste trop longtemps dans les intestins.
De plus, en considérant le fait que le corps des animaux non-végétariens contient 10 fois plus d’acide chlorhydrique que celui des végétariens et sachant que le corps humain n’est pas fait pour une telle concentration d’acide chlorhydrique il paraît raisonnable de conclure que le régime végétarien est plus profitable et bénéfique au corps humain.
FAST FOOD – NOURRITURE RAPIDE
Prenons par exemple le repas de base typique : hamburger + frites + soda + ketchup.
Ce type d’alimentation ne contient que 3 saveurs sur 6 : sucré, salé et acide.
La viande, le pain et le soda sont sucrés ; les frites sont salées et le vinaigre du ketchup est acide.
Ces 3 saveurs calment Vata (le diminue) mais augmentent Kapha.
Les déséquilibres de Vata sont très courants dans les sociétés occidentales et sont dûs principalement au mode vie : stress, agitation, insécurité, anxiété, etc…
C’est pourquoi ce type de nourriture est tellement apprécié par les occidentaux car elle aide à calmer ce type de problème émotionnel.
Mais cette nourriture n’est pas bonne pour la santé, car elle est déséquilibrée et difficile à digérer (3 saveurs seulement).
En augmentant Kapha, cette nourriture a pour effet de créer :
- léthargie
– surpoids
– dépression
– lourdeur d’esprit et
– avidité.
Le docteur James Brooks, auteur du livre « Ayurvedic Secrets to Longevity and Total Health« pense que ce déséquilibre nutritionnel peut conduire à des comportements d’accoutumances de toutes sortes.
Le corps et l’esprit sont insatisfaits et recherchent désespérément quelque chose mais l’individu ne sait pas ce qui lui manque !
Le type d’accoutumance qui en découle peut alors être alimentaire mais pas uniquement.
Cela peut-être également le tabac, l’alcool, les drogues, le sexe, l’adrénaline (sensations fortes), le shopping,… ce type de comportement apportant alors un sentiment de satisfaction qui tend à rééquilibrer les 3 doshas.
MODIFIER SES MAUVAISES HABITUDES
Ainsi parlait (ou plutôt écrivait) le Sage » Charaka » (il y a environ 3000 ans) :
|
« Un être intelligent devrait rompre progressivement avec une mauvaise habitude et renouer progressivement avec ce qui est bon pour la santé. Quelques recommandations pour ce processus progressif : Dans une première étape, il convient d’échanger un quart des mauvaises habitudes contre des bonnes. Un deuxième quart au bout d’un certain temps, Et les deux autres quarts au bout du même temps multiplié par deux et trois. Les erreurs auxquelles il est remédié peu à peu ne reviennent jamais ; |
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Il ne faut surtout pas changer brusquement de régime alimentaire par exemple pour passer d’un régime carnivore à un régime végétarien, végétalien ou macrobiotique ! Le changement de régime, comme tous les changements d’habitudes, doit se faire progressivement ! |
CLASSIFICATION DE LA NOURRITURE
Les aliments peuvent être classifiés selon leur effet sur le corps et l’esprit (l’état d’esprit et/ou l’humeur) !
Les aliments sont Sattviques, Rajasiques ou Tamasiques !
Aliments sattviques :
Procurent joie, gaieté, sérénité et clarté mentale en augmentant l’énergie mentale et spirituelle.
Tous les aliments frais, juteux, légers, onctueux, nourrissants, sucrés et savoureux !
- Lait
– Beurre
– Beurre clarifié (ghee)
– Fruits frais mûrs
– Amandes, noisettes, noix, etc.
– Dattes
– Céréales (blé, orge, riz, etc…)
– Légumes mûrs qui sont doux et sucrés (tomates, haricots verts, etc…)
– Graines germées (blé, pousse de soja, alfalfa, etc…)
Les personnes ayant un tempérament sattvique se délectent avec des aliments juteux, doux au toucher et au goût et à l’aspect agréable qui sont très nourrissants et plein d’énergie.
Aliments Rajasiques
Apportent sensualité, sexualité, gourmandise, avidité, jalousie, colère, égoïsme et illusion.
Les aliments amers, acides, salés, piquants, chauds et secs.
- Puri
– Kachori
– Lait caillé
– Aubergines
– Oignons, ail, ciboulette, poireaux
– Condiments piquants (piment, etc…)
– Citron
– Thé et café
– Tabac
– Feuilles de bétel
Les personnes ayant un tempérament rajasique ne sont pas satisfaites tant que leur estomac n’est pas plein d’aliments à la saveur piquante et que leur palais n’est pas brûlé par le piment et/ou le poivre.
Elles aiment préparer toutes sortes de plats pour satisfaire leur palais !
Aliments Tamasiques
Apportent pessimisme, ignorance, manque de bon sens, paresse, indolence, tendances criminelles et doutes.
Les aliments défraîchis, secs, qui sentent mauvais et qui ont mauvais goût ou pas de gût du tout (insipides).
- Tous les produits cuisinés à l’avance
– Aliments gardés trop longtemps au réfrigérateur
– Conserves
– Viandes
– Poissons
– Œufs
– Vin, alcool
Les personnes ayant un tempérament tamasique mangent à midi de la nourriture qui a été cuisiné le jour précédent et aiment la nourriture qui est à moitié cuite ou brûlée (trop cuite).
Source : rester-en-bonne-sante
Mots-clefs :alchimie, alimentation, cellule, énergie, nature, soleil, terre, vie















































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Merci pour ce superbe article !
L’univers apparait d’une manière presque simple. Je veux dire, l’univers apparait comme accessible à la compréhension de chaque homme, et non pas de quelques uns comme on pourrait le croire en lisant certains livres. Après il y a peut être un peu de compliqué dans tout ça, mais c’est vrai que Rome ne s’est pas construite en un seul jour !
Et c’est pas très marrant si on galère pas un peu en premier. Après on peut être fier des fruits de notre travail intérieur !
“et non pas comme quelque chose de réservé à quelques uns”.
Merci rocher,
C’est une parmi toutes les Connaissances de la Vie que nous avons perdu au fil du temps…. Il nous appartient de les réapprendre et de les diffuser le plus largement possible afin de les rendre accessibles à tous !
« il nous appartient », c’est peut être encore une des seules barrières. Attendre que les autres viennent les faire à notre place. Comme on peut attendre que l’état vienne nous verser des indemnités sans pour autant chercher à travailler.
C’est pour cela que nous devons devenir ou redevenir RESPONSABLES de nous même !
Par contre je ne suis pas d’accord, la vraie Mère : c’est notre Terre. Et tout ceux qui ont appris sur leur corps et leur esprit, ils ne l’ont pas tiré d’un ordinateur. Mais comme c’est marqué, de leurs observations de la terre et de l’univers. Tout est marqué, après à nous de se rappeler et de lire.
Et pour retransmettre, il faut intégrer et vivre ce qu’on a pu lire. C’est l’étape d’après, peut être…
Pourquoi les scientifiques diraient des trucs plus vrais, que ce qui est fait depuis des siècles. Chasser, pécher et cueillir lorsque on a besoin de manger. Et pourquoi lorsque l’on sent quelque chose comme vrai, on devrait d’abord s’en référer aux scientifiques ou aux livres pour qu’il nous disent leurs visons ? On ce maltraite sans arrêt, on est très méchant avec notre vrai nous même, et c’est pas très super !
Merci Bouddha_hindy
Dans le classement le fait d’avoir besoin de dormir dans la journée peut m’inclure dans ce classement : 3 – La constitution Tamasique (Tamasika ou Tamasa), avec prédominance de Tamas Ces personnes sont les moins intelligentes, paresseuses et très vite fatiguées par tout effort mental. Elles ont tendance à avoir sommeil pendant la journée et évitent tout effort. Donc je fait partie selon cette méthode des créatures les moins douées (comme Edgard Cayce , les chats , les oiseaux et un certain nombre de créatures qui hibernent ! je n’en suis pas surpris devant les horizon infinis à explorer …) Concernant la prise du pouls , la chine de l’acupuncture en compte la bagatelle de 7 et il y a des vrais acupuncteurs qui guérissent un patient en 3 secondes dans certains cas et bien d’autres qui demandent beaucoup d’or pour des nombreuses consultations …La différence ? Les premiers voient les catégories , les méridiens et les remèdes quasiment instantanément ! Comment y sont t-ils parvenus ? En étudiant un temps , puis en renonçant volontairement à toute tentative de classement . Le ressenti s’exprime , les catégories sont mouvantes comme l’esprit et se transforment comme dans le livre des mutations … Un jour un esprit patient fera certainement une agréable synthèse de tous ces systèmes qui semblent si lointains les uns des autres . Sera t-il un type « Brahma » ou « intouchable » comme la truie ?
Ce système est un corpus de doctrine complexe et vaste qui semble englober toute la connaissance . Et pourtant l’Inde avec ce système est tombé dans les ténèbres . N’y a t-il pas au milieu un certain nombre de transcription dont l’essence est trop abstraites pour les transcrire dans notre entendement comme les pop-corn avec l’éther ? Siddartha Gautama était instruit de cette doctrine ( et des autres …) pourtant il semble qu’il n’a conservé qu’une petite partie des enseignements en se débarrassant d’une certaine lourdeur d’erreurs d’interprétations perpétuées d’age en age . (Et ceci il y seulement 2500 ans) Cette nuit j’ai rêvé d’un paradoxe lié à des méthodes manichéennes figées de classement : Une plante la ronce est considérée comme envahissante exactement comme des pensées encombrantes . Donc dans la plupart des méthodes dogmatiques on cherche à couper ou arracher les ronces qui en fin de compte augmentent de vitalité ! Par contre les mêmes ronces amorcent un processus de modification du milieu , jouent le rôle de pionnière et disparaissent naturellement en faisant place à d’autres plantes . Et il semble que dans le domaine des pensées c’est la même chose .La nature fait son œuvre et le miracle est d’observer ses méthodes … Un médecin fait de longues études autant en Orient qu’en Occident mais avec des systèmes particuliers et incompatibles pour chacun de leurs techniciens . Et il y a parmi eux certains qui deviennent médecin doué de clairvoyance et du pouvoir de guérir . (et aussi les nombreux autres …) Et ces fameux médecins de ces écoles quelle est la différence ? L’intuition , le ressenti naturel , l’empathie ,l’amour et le respect profond de la vie et ceci est au-delà de toutes les catégories dogmatiques . Certains disent « le don » ! Alors
un jour peut être, je ne dirai plus « fontaine je ne boirai pas de ton eau », très cher père.
Mais sérieux, arrêtez, arrête d’écrire. Ça me ferais presque croire que dans l’écriture il y a un peu de vérité. Et là, je brulerai d’avoir cru à ma propre contre vérité.
Je connaitrais deux personnes qui pourraient être intéressées par votre histoire de rassembler et synthétiser et ..etc ! Mais elles auraient d’abord leur esprit à présent et leur corps à entretenir avant de se mettre à cette histoire de tarée ! Mais sérieux la truie demande aux sanglier s’y il croit encore en sa propre fierté.
@ rocher,
Merci du conseil entendu.
Une invitation à ne plus rassembler, synthétiser, au partage de ses impressions ?
Tout autre point de vue est-il si mauvais qu’il est classé comme taré !
Plaisant pour un rocher d’inviter à ses points de vues monolithiques.
Un tel refus de dialogue ne date pas d’hier ni même d’avant hier, certains saddhu maitrisent tellement leur corps que tout le reste est superflu puisqu’ils ont atteint la perfection !
http://www.ex-premie.org/papers-fr/hindpl1-fr.htm
Arrête t’as pas le droit de dire la vérité :
Saez – Jeune Et Con
envoyé par lewa – Music videos, artist interviews, concerts and more.
» faites l’amour et la guerre » disait le zonard du quartier.
Mais il disait aussi » pour connaitre la bague mariez vous » ! Et pour se connaitre soi même il faudrait alors faire être son être à l’extérieur, histoire de se percevoir à travers sa propre création.
Mais nous serions des êtres de lumière venus faire l’expérience de notre propre êtres..
Et une dernière, faire du spirituellement correct c’est encore rentrer dans un moule du non être !
Je vais te répondre, clairement j’espère !
Par rapport au saddhu qui aurait atteint la perfection il ne serait finalement plus vraiment être humain ? Mais non c’est pas vrai ! Être vrai signifie être un vrai être humain. Et dès lors que l’on se contenterait de visions de lumière et d’extase ou autre on ne serait pas encore un vrai être humain, parce que l’être humain est un être social et c’est vrai ! Le temps des retraites, séparé du monde est peut être terminé, il serait peut être temps d’entrer dans le monde. Mais pour y être, il n’y pas de demie vérité, on peut y être, ou ne pas y être.
» Ne crois pas en l’amour mais va au fond de la forêt trouver la Fileuse et son rouet » un grimpeur poète et d’autres choses encore.
Je terminerai par te remercier, pour me permettre de sortir de la prison dans laquelle j’ai préféré m’enfermer, pour me préserver de l’éclat brûlant de l’être vrai, peut être.
Saez Ceux qui sont en laisse
envoyé par Absinth30 – Explore other music videos.
»de n’être qu’un nuage qui recherche son ciel » merde !
@ Rocher,
En ce moment dans le monde les gens ont peur et ensuite ils souffrent, ou dans l’autre sens comme tu veut.
Alors ils s’enferment et ils se lamentent sur eux mêmes puis sur le monde éventuellement pour oublier de voir l’éclat d’un regard, l’éclat de leur jeunesse dans un miroir qui se voile de leurs torpeurs.
… Il y a longtemps à 18 ans, il était déjà vieux et mort à lui-même et à la vie…
Maintenant la barbe s’est teintée d’argent et parfois le petit enfant se réveille pour tuer et faire revivre ce vieil homme de n’avoir voulu vivre avec son époque.
Ce matin il souffre encore de ces malheurs du monde qui sont la tristesse de ces vieux enfants qui ne se lassent pas d’attendre pour réveiller la jeunesse de l’éternel printemps de leur terre.
Le monde est grisaille vu d’ici, alors celui-là s’enfonce dans ce coma qui lui redonne des ailes et une couleur flamboyante à un corps de lumière.
Le monde s’éloigne un peu, et c’est une belle sphère bleue comme on voudrais l’offrir en joyau à sa bien aimée, un souffle sur le brouillard quelque part, et la pluie tombe. Les ailes se replient et c’est le retour dans un corps engourdi de ne pouvoir mouler cette âme trop brulante et vaste pour l’accueillir…
Maintenant c’est déjà le soir mais la pluie est tombée et les oiseaux du ciel chantent dans la lumière du soleil qui fait resplendir chaque goutte sur des feuilles vertes et les fleurs printanières.
Quel était le sujet déjà ? Ah oui un héritage du passé qui ne limitait au commencement pas à des rites et des prescriptions alimentaires… il y a 2000 ans les aliments étaient plus proches des plantes sauvages et l’art de la diète était plus souvent pour faire l’éducation des cuisiniers. A cette époque qui dure encore un peu les gens profitaient de la connaissance péniblement acquise et jalousement gardée d’une langue tellement sacrée qu’elle a finit par s’alourdir des mauvaises copies.
Et comme tous les trésors vivants ils ne se bonifient rarement quand on les conserve sous clé et surtout quand des enfants pleurent ou qu’on brule celles qui ont offert leur amour et leur vie au nom d’un système figé.
Il faut oublier ces cartes postales et grappiller un peu ça et là les meilleurs recettes ! Effectivement il y en a des excellentes plus haut mais à condition de les adapter ou de prétendre vivre comme il y a 4000 ans.
Pour quelques uns à l’esprit perfectible dans un corps effectivement en bonne santé était offert l’art du calcul mental, l’art de connaitre les événements par les cycles et l’art du verbe vivant qu’on dit « magie ». L’image intérieure prenait la couleur des intentions et participait à l’harmonie du monde. Et cette grande leçon n’est pas perdue, elle est dans la simplicité, dans le secret de l’éclat de ton propre regard quand tu sourit de tout ton coeur à ta bien aimée et en écoutant dans le chant des oiseaux.
Et le vieux/jeune Ram n ‘a pas emporté les nuages ni le ciel la-bas, car les deux sont en toi comme dans toutes les créatures… il se couche là-bas maintenant pour se lever ailleurs à la poursuite d’un rêve teinté par les autres étoiles!
Mais arrête eeh t’es pas très très claire et je comprends pas le pourquoi de tes phrases, qu’est ce que tu veux dire en quatre ou cinq mots ?
ALLLAHHHH AKBARRRR .
Shankia la vérité sort de ton être ..
Ton Nom sacré ce devrait d’être vénéré, et à travers lui tu connaitrais l’être qui te vénère les mystères de l’univers entier.
Je suis pénétré par son désir de connaitre l’univers entier. Je ne peux résister car ce à quoi je résiste persisterait et ce que je regarderais disparaitrait. Mais alors, l’univers disparaitra. Trop fier de mes trips électriques.