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L’Argent Dette de Paul Grignon (52:15)

« Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. »
Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941 – réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque

« Certains des plus grands hommes des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose. Ils savent qu’il existe quelque part une puissance si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive… qu’ils font bien, lorsqu’ils en parlent, de parler doucement. »
Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis

« Chaque fois qu’une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l’argent tout neuf. »
Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54

« Le procédé par lequel les banques créent de l’argent est tellement simple que l’esprit en est dégoûté. »
John Kenneth Galbraith, économiste

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font ses lois. »
Meyer Anselm Rothschild, banquier

La Dette…

Deux grands mystères dominent notre vie. L’amour et l’argent.

« Qu’est-ce que l’amour ? » est une question qui a été infiniment explorée dans les histoires, les chansons, les livres, les films, et à la télévision. Mais on ne peut pas en dire autant pour la question « Qu’est-ce que l’argent ? ». Il n’est pas étonnant que la théorie monétaire n’ait pas inspiré de films à gros budget. Mais on ne la mentionne même pas dans les écoles où la plupart d’entre nous sommes allés… Pour la plupart d’entre nous, la question « D’où vient la monnaie ? » évoque l’image d’un atelier imprimant des billets et frappant des pièces. Nous croyons que la monnaie est créée par le gouvernement. C’est vrai, mais seulement jusqu’à un certain point.

Ces valeurs symboliques de métal et de papier, que nous considérons comme la monnaie, sont effectivement produites par une agence gouvernementale, la « Mint ». Mais la vaste majorité de l’argent n’est pas créée par cette agence, elle est créée, en quantité phénoménale, chaque jour, par des entreprises privées, connues sous le nom de banques.

La plupart d’entre nous croyons que les banques prêtent de l’argent leur ayant été confié par des dépositaires. Cela est facile à imaginer, mais ce n’est pas la réalité. En fait, les banques créent l’argent qu’elles prêtent non pas à partir des possessions des propriétaires, ni de l’argent déposé, mais directement à partir de la promesse des emprunteurs de les rembourser. La signature de l’emprunteur sur le contrat de prêt constitue une obligation de payer à la banque le montant de l’emprunt plus les intérêts, ou alors de perdre la maison, la voiture, ou tout bien ayant constitué la garantie. C’est donc un engagement important pour l’emprunteur. Qu’est-ce que cette même signature implique pour la banque ? La banque se doit de faire exister le montant du prêt et simplement le marquer sur compte de l’emprunteur. Ca paraît invraisemblable ? Assurément, ça ne peut être la vérité… Mais ça l’est.

Pour comprendre comment ce miracle de la banque moderne est apparu, considérons cette belle histoire :

La Légende de l’Orfèvre

Il était une fois un temps où à peu près n’importe quoi pouvait servir de monnaie. Cela devait simplement être transportable, et assez de personnes devaient avoir la conviction que cela pourrait plus tard être échangé contre des choses d’une valeur réelle telles que de la nourriture, des habits, ou des abris. Coquillages, fèves de cacao, pierres précieuses, et mêmes des plumes, ont été utilisés comme monnaie. L’or et l’argent étaient attrayants, malléables, et facile à travailler. De fait certaines civilisations devinrent expertes avec ces métaux.

Les orfèvres rendirent le commerce bien plus facile en fabriquant des pièces, c’est-à-dire des unités standards de ces métaux, dont le poids et la pureté étaient certifiés. Pour protéger son or, l’orfèvre avait besoin d’un coffre. Et bientôt ses concitoyens vinrent frapper à sa porte, afin de louer un espace pour entreposer en sécurité leur propre or et leurs propres valeurs. Rapidement l’orfèvre loua tous les espaces de son coffre, et il gagnait un petit revenu de son affaire de location de coffre.

Les années passèrent, et l’orfèvre fit une observation avisée. Les dépositaires venaient rarement retirer leur or physiquement présent dans le coffre, et de plus ils ne venaient jamais en même temps. La raison était que les reçus que l’orfèvre avait donnés en échange de l’or, étaient échangés sur le marché comme si c’était l’or lui-même. Cette monnaie papier était bien plus pratique que les lourdes pièces, les montants pouvaient être simplement écrits au lieu d’être laborieusement comptés un par un pour chaque transaction.

En même temps l’orfèvre avait une autre affaire : il prêtait son propre or en faisant payer des intérêts. Comme ses reçus étaient unanimement acceptés, les emprunteurs demandaient pour les prêts des reçus en lieu et place d’or véritable. Au fur et à mesure que cette industrie se développait, de plus en plus de gens demandaient des prêts et cela donna à l’orfèvre une meilleure idée. Il savait que bien peu de ses dépositaires retiraient leur or, donc l’orfèvre se figura qu’il pouvait sans problème échanger des reçus contre l’or de ses dépositaires, en plus du sien. Aussi longtemps que les prêts étaient remboursés, ses dépositaires n’en sauraient rien, sans dommage pour eux.

Et l’orfèvre, désormais plus banquier qu’artisan, faisait un profit supérieur à ce qu’il aurait pu obtenir en ne prêtant que son propre or. Pendant des années l’orfèvre profita discrètement du revenu confortable des intérêts des prêts de l’or de ses dépositaires. Maintenant, en tant que prêteur proéminent, il était plus riche que ses concitoyens, et il l’affichait ostentatoirement. Des soupçons s’élevèrent selon lesquels l’orfèvre dépensait l’argent des dépositaires. Les dépositaires se rassemblèrent et menacèrent l’orfèvre de retirer leur or si celui-ci n’expliquait pas l’origine de sa récente fortune. Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre, cela ne tourna pas au désastre pour l’orfèvre. Malgré le caractère intrinsèquement frauduleux de sa démarche, son idée marchait parfaitement. Les dépositaires n’avaient rien perdu. Leur or était en sécurité dans le coffre de l’orfèvre.

Au lieu de retirer leur or, les dépositaires exigèrent que l’orfèvre, dorénavant leur banquier, partage ses profits avec eux en leur payant une partie des intérêts. Ce fut le début du système bancaire. Le banquier payait un faible taux d’intérêt sur les dépôts d’argent des clients, qu’il prêtait ensuite à un taux plus élevé. La différence couvrait les coûts des opérations ainsi que les profits. La logique du système était simple et cela semblait un moyen raisonnable de satisfaire les demandes de crédit.

Cependant ce n’est pas la façon dont le système bancaire fonctionne aujourd’hui. Notre orfèvre-banquier n’était pas satisfait de ses marges après avoir partagé les intérêts des prêts avec les dépositaires. De plus la demande de crédits s’accroissait rapidement car les Européens émigraient partout dans le monde. Mais les prêts étaient limités par le montant d’or que les clients avaient déposé. Et c’est là qu’il eut une idée bien plus subtile. Comme personne d’autre que lui ne savait ce que contenait le coffre, il pouvait prêter des reçus sur de l’or qui n’existait pas réellement. Aussi longtemps que les détenteurs de reçus ne venaient pas tous simultanément demander leur or, comment cela pourrait-il se savoir ?

Ce nouveau schéma fonctionna parfaitement, et le banquier devient immensément riche grâce aux intérêts sur des prêts d’or qui n’existaient pas. L’idée que le banquier puisse créer de l’argent à partir de rien était trop inimaginable pour être crue. Donc pendant longtemps cette pensée ne traversa pas l’esprit des gens. Mais le pouvoir d’inventer de l’argent monta à la tête du banquier comme vous pouvez tous l’imaginer. Finalement l’ampleur des prêts accordés et sa richesse affichée déclencha à nouveau des suspicions. Certains emprunteurs commencèrent à demander de l’or véritable à la place des représentations papier. Les rumeurs se propagèrent. Un jour beaucoup de riches dépositaires vinrent simultanément retirer leur or. C’en était fini.

Un océan de titulaires de reçus déferla dans les rues jouxtant les portes closes de la banque. Hélas le banquier n’avait pas assez d’or et d’argent pour honorer tous les reçus qu’il avait placés dans leurs mains. C’est ce qu’on appelle l’assaut de la banque, et c’est ce que chaque banquier redoute. Ce phénomène d’assaut a ruiné des banques individuelles, et, peu étonnamment, a fortement détérioré la confiance publique envers les banquiers. Il eût été simple de rendre illégale la pratique de la création d’argent ex nihilo mais les larges volumes de crédit que les banquiers offraient étaient devenus essentiels au succès de l’expansion commerciale de l’Europe, donc à la place cette pratique a été légalisée et régulée. Les banquiers ont accepté de limiter la quantité d’argent fictif de prêts pouvant être mis à disposition.

La limite était quand même bien supérieure à la valeur totale de l’or et l’argent entreposés dans le coffre ; souvent le rapport était de 9 dollars fictifs pour 1 dollar réel d’or. Ces régulations étaient soutenues par des inspections surprises. Il était également convenu que dans le cas d’un assaut des banques centrales aideraient les banques locales avec des transfusions d’urgence d’or. C’est seulement en cas d’assaut simultané sur plusieurs banques, que la bulle de crédit imploserait et que le système serait anéanti.

Le système monétaire aujourd’hui

Avec les années le système de réserves fractionnaires, avec son réseau intégré de banques soutenues par une banque centrale, est devenu le système monétaire dominant dans le monde. Dans le même temps la fraction d’or soutenant l’argent des dettes s’est invariablement réduit à néant.

La nature même de la monnaie a changé. Autrefois le dollar papier était vraiment un reçu qui pouvait être échangé contre un montant fixe d’or ou d’argent. Actuellement un dollar papier ou numérique ne peut être échangé que contre un autre dollar papier ou numérique. Avant, les crédits créés par les banques privées n’existaient que sous forme de document bancaire privé que les gens avaient le droit de refuser de même qu’aujourd’hui nous pouvons refuser un chèque privé.

A présent, un crédit bancaire privé est légalement convertible en monnaie fiduciaire issue par le gouvernement : les dollars, euros, livres, etc, que nous voyons habituellement comme de la monnaie. La monnaie fiduciaire est une devise créée par ordonnance ou décret gouvernemental et les lois en vigueur stipulent que les citoyens doivent accepter cette monnaie comme payement pour une dette sous peine qu’en cas de refus les tribunaux annulent la dette en question.

Donc maintenant la question est : Si les gouvernements et les banques peuvent tous deux créer de l’argent, combien d’argent existe-t-il ? Autrefois la quantité totale de monnaie existant était limitée par les quantités physiques effectives des objets servant de monnaie. Ainsi, afin de créer du nouvel or ou du nouvel argent, l’or ou l’argent devait être trouvé et extrait du sol.

Actuellement, l’argent est littéralement créé comme dette. De la monnaie est créée sitôt que quelqu’un contracte un prêt auprès d’une banque de ce fait la quantité totale de monnaie pouvant être créée n’a qu’une limite réelle : le niveau total de la dette. Les gouvernements imposent une limite statutaire supplémentaire sur la création d’argent neuf en établissant des règles appelées exigences de réserve fractionnaire. Pour la plupart arbitraires, les exigences de réserve fractionnaire varient d’un pays à l’autre, et de temps à autre. Dans le passé il était fréquent d’exiger que les banques possèdent au moins un dollar d’or réel dans leur coffre pour 10 dollars de monnaie-dette créés. Aujourd’hui les exigences de réserve ne s’appliquent plus au rapport entre l’argent neuf et l’or en dépôt, mais au rapport entre la monnaie-dette créée et la monnaie-dette existant déjà en dépôt à la banque. Aujourd’hui, la réserve d’une banque consiste en deux choses : le montant d’espèces émises par le gouvernement que la banque a déposées à la banque centrale plus le montant de monnaie-dette existante que la banque a en dépôt.

Pour illustrer cela d’une façon simple, imaginons une banque toute nouvelle sur le marché, qui n’a pas encore de dépositaire. Cependant les investisseurs ont constitué un dépôt de réserve de 1111,12 dollars d’espèces existantes, qu’ils ont mis à la banque centrale. La réserve fractionnaire en vigueur est 9:1.

1re étape: La banque ouvre et accueille son premier emprunteur, il a besoin de 10.000 dollars pour acheter une voiture. Avec le taux de réserve 9:1, la réserve de la nouvelle banque à la banque centrale, également dénommée base monétaire, lui permet de créer légalement neuf fois ce montant, soit 10.000 dollars, sur la base de la reconnaissance de dette de l’emprunteur. Ces 10.000 dollars ne sont pris de nulle part ailleurs, c’est de l’argent tout neuf, simplement inscrit sur le compte de l’emprunteur comme crédit bancaire. Ensuite l’emprunteur fait un chèque sur ce crédit pour acheter la voiture.

2e étape: La vendeuse dépose ces 10.000 dollars nouvellement créés à sa banque. Contrairement à la base monétaire déposée à la banque centrale, cet argent de crédit récemment créé ne peut pas être multiplié par le taux de réserve, en fait il est réparti selon la fraction de réserve. Au rapport de 9 pour 1, un nouveau prêt de 9.000 dollars peut être effectué sur la base de ce dépôt de 10.000 dollars.

3e étape: Lorsque ces 9.000 dollars sont déposés par une tierce personne à la banque qui les a initialement créés, ou une autre, ils deviennent la base légale d’un troisième crédit, cette fois pour un montant de 8.100 dollars. Telle une de ces poupées russes où chaque couche contient une poupée légèrement plus petite, chaque nouveau dépôt contient le potentiel pour un prêt légèrement plus petit suivant une série décroissante infinie. Maintenant, si l’argent prêté n’est pas déposé à la banque, le processus s’arrête, c’est la part imprévisible du mécanisme de création d’argent. Mais plus vraisemblablement, à chaque étape l’argent sera déposé dans une banque et le procédé de répartition peut se répéter encore et encore, jusqu’à ce que presque 100.000 dollars d’argent neuf soient créés au sein du système bancaire.

Tout cet argent a été créé entièrement à partir de dettes et le tout a été légalement autorisé par le dépôt initial d’une réserve de seulement 1.111,12 dollars qui sont restés assis, intacts, à la banque centrale. Ce qu’il y a de plus avec cet ingénieux système, c’est que la comptabilité de chaque banque de la chaine doit montrer que la banque a 10% en plus de dépôts que d’argent qu’elle a prêté. Cela donne aux banques un très bon motif pour acquérir des dépositaires, afin d’être capable d’émettre des prêts, supportant l’impression générale mais trompeuse, que l’argent prêté est celui des dépôts.

Maintenant, à moins que tous les prêts successifs aient été déposés dans la même banque, on ne peut pas affirmer qu’une banque multiplie sa base monétaire initiale d’un facteur de presque 90 en émettant des crédits à partir de rien. Cependant le système bancaire fonctionne en boucle fermée, les crédits créés dans une banque deviennent des dépôts dans une autre, et réciproquement. Dans un monde théorique d’échanges parfaitement uniformes, l’effet ultime serait exactement le même que si l’ensemble du processus avait lieu au sein d’une banque unique ; c’est-à-dire que la réserve initiale à la banque centrale d’un peu plus de 1100 dollars permet au système de collecter des intérêts sur jusqu’à 100 000 dollars qu’il n’a jamais eus. Les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas !

Si ça a l’air ridicule, essayez ceci : ces dernières décennies, sous la pression incessante des lobbies bancaires, les exigences de constituer un dépôt de réserve à la banque centrale nationale ont simplement disparu dans certains pays, et les taux de réserve actuels peuvent être bien supérieurs à 9:1. Pour certains types de compte, des taux de 20:1 ou 30:1 sont monnaie courante (super jeu de mots). [Pas de réserve du tout dans certains cas] Et encore plus récemment en introduisant des frais de prêts pour augmenter la contribution de l’emprunteur à la réserve, les banques ont désormais un moyen de circonvenir complètement les exigences de réserve. Donc, alors que les règles sont complexes, la réalité est, dans les faits, très simple : les banques peuvent créer autant d’argent que nous pouvons en emprunter.

Chacun sait inconsciemment que les banques ne prêtent pas d’argent. Quand vous prélevez de l’argent de votre compte épargne, la banque ne vous dit jamais que vous ne pouvez pas faire ça parce que l’argent a été prêté à quelqu’un d’autre.
(Mark Mansfield, économiste et auteur)

Malgré l’exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement représente typiquement moins de 5% de l’argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie existant aujourd’hui a été créée par quelqu’un signant une reconnaissance de dette à une banque. De plus, cette monnaie de crédit est créée et détruite en immenses quantités chaque jour, au fur et à mesure que les nouveaux prêts sont faits et les anciens remboursés.

J’ai bien peur que le citoyen ordinaire n’aimerait pas qu’on lui dise que les banques peuvent créer de la monnaie, et le font…. Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.
(Reginald McKenna, ex-président du conseil de la Middle Bank of England)

Les banques ne peuvent employer ce système monétaire qu’avec la coopération active du gouvernement. Tout d’abord les gouvernements font passer des lois instituant l’usage de la monnaie fiduciaire nationale, deuxièmement ils autorisent que les crédits privés bancaires soient convertis en devises gouvernementales, troisièmement les tribunaux font respecter les dettes et finalement les gouvernements font passer des régulations pour protéger le fonctionnement du système monétaire et sa crédibilité auprès du public, sans rien faire pour l’informer de la provenance réelle de l’argent. La simple vérité est que quand nous signons sur les pointillés un « prêt hypothécaire », notre engagement signé de payer, soutenu par les possessions que nous nous engageons à abandonner en cas de nonpaiement, est la seule chose de réelle valeur mise en jeu dans cette transaction.

Pour toute personne croyant que nous honorerons notre promesse, ce contrat de prêt, ou hypothèque, est maintenant un morceau de papier portable, échangeable, et vendable. Cela représente de la valeur, et est en conséquence une forme de monnaie. Cette monnaie (scripturale), l’emprunteur peut l’échange contre l’argent réel et palpable (fiduciaire).

Dans la vie réelle, un prêt signifie que le prêteur doit avoir quelque chose à prêter. Si tu as besoin d’un marteau, le fait que je te prête une promesse de fournir un marteau que je n’ai pas ne sera pas d’une grande utilité. Mais dans le monde artificiel de l’argent, la promesse d’une banque de payer de l’argent qu’elle n’a pas est reconnue comme monnaie, et nous l’acceptons telle quelle.

Ainsi notre moyen national d’échange est maintenant à la merci des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l’argent, mais des promesses de fournir de l’argent qu’elles n’ont pas.
(Irving Fisher, économiste et auteur)

Une fois que l’emprunteur a signé sa reconnaissance de dette, la banque compense la transaction en créant, en quelques frappes au clavier, sur un ordinateur, une dette correspondante de la banque vers l’emprunteur. Du point de vue de l’emprunteur, cela devient de l’argent de crédit sur son compte, et parce que le gouvernement autorise cette dette de la banque envers l’emprunteur à être convertie en devises, tout le monde doit l’accepter comme de la monnaie. Encore une fois la vérité est très simple. Sans le document signé par l’emprunteur la banque n’aurait rien à prêter.

Ne vous êtes-vous pas déjà demandé comment il se fait que tout le monde, gouvernements, entreprises, PME, familles, puissent être tous endettés en même temps, et pour des montants si astronomiques ? Ne vous êtes-vous pas posé la question : comment se fait-il qu’il y ait autant d’argent à prêter ? Maintenant vous savez. Il n’y en a pas. Les banques ne prêtent pas d’argent. Elles le créent simplement à partir de la dette et cette dette étant potentiellement illimitée, il en est de même pour l’argent à prêter. Et comme il apparaît, la situation contraire est également vraie.

Pas de dette, pas d’argent

N’est-il pas stupéfiant que malgré l’incroyable richesse des ressources de l’innovation, et de la productivité qui nous entourent, nous soyons presque tous, gouvernements, entreprises, individus, lourdement endettés envers les banquiers ? Si seulement les gens s’arrêtaient et pensaient : Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que les gens qui produisent les vraies richesses du monde soient endettés envers ceux qui ne font que prêter l’argent qui représente la richesse ? Encore plus étonnant, une fois que nous réalisons que l’argent est de la dette, nous réalisons que s’il n’y avait pas de dette, il n’y aurait pas d’argent.

C’est ainsi qu’est notre système monétaire. S’il n’y avait pas de dette dans le système, il n’y aurait aucun argent.
(Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed)

Si tout cela est une découverte, vous n’êtes pas les seuls. La plupart des gens imaginent que si toutes les dettes étaient payées, l’état de l’économie s’améliorerait. C’est certainement vrai à l’échelle individuelle. De même que nous avons plus d’argent à dépenser lorsque nous avons remboursé nos prêts, nous pensons que si tout le monde était dans le vert, il y aurait plus d’argent à dépenser en général.

Mais en vérité, c’est exactement le contraire. Il n’y aurait pas d’argent du tout. C’est ainsi, nous sommes complètement dépendants de crédits bancaires continuellement renouvelés pour qu’il y ait existence de l’argent. Pas de prêts, pas d’argent. C’est ce qui est arrivé pendant la Grande Dépression. La masse monétaire s’est effondrée au fur et à mesure que les prêts s’asséchaient.

C’est une pensée déconcertante. Nous sommes totalement dépendants des banques commerciales. Au départ, il faut toujours quelqu’un qui emprunte chaque dollar que nous avons en circulation, en espèces ou en crédit. Si les banques créent assez d’argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère. Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent. Quand on a une vision complète de l’ensemble, l’absurdité tragique de notre position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.
(Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie)

Une dette perpétuelle

Ce n’est pas tout. Les banques ne créent que le montant du principal. Elles ne créent pas l’argent pour payer les intérêts. D’où celui-ci est-il censé provenir ? Le seul endroit où les emprunteurs peuvent aller pour obtenir l’argent pour payer les intérêts est dans la masse monétaire globale de l’économie, mais presque toute -cette masse monétaire a été créée exactement de la même façon, il s’agit de crédit bancaire devant être remboursé avec plus que ce qui a été créé. Donc partout il y a d’autres emprunteurs dans la même situation essayant frénétiquement d’obtenir de l’argent dont ils ont besoin pour payer à la fois le principal et les intérêts à partir d’un réservoir d’argent qui ne contient que les principaux.

Il est clairement impossible que tout le monde rembourse le principal et les intérêts, car l’argent des intérêts n’existe pas. Cela peut même être exprimé par une simple formule mathématique. P/(P+I) honoreront leur contrat. I/(P+I) seront saisis.

Le grand problème est que pour les prêts à long terme, tels les hypothèques et les dettes gouvernementales, le total des intérêts excède de loin le principal, donc à moins que beaucoup d’argent supplémentaire ne soit créé pour payer les intérêts, cela engendre une grande proportion de faillites, et donc une économie non fonctionnelle. Pour maintenir une société fonctionnelle, le taux de faillites doit être bas. Et donc, pour accomplir cela, de plus en plus de nouvel argent-dette doit être créé pour satisfaire la demande actuelle d’argent pour payer les dettes précédentes. Mais bien sûr, ça rend juste la dette totale plus grande et donc encore plus d’intérêts doivent être payés résultant en une grandissante et inexorable spirale d’endettements.

C’est uniquement le délai temporel entre la création de l’argent des nouveaux prêts et les remboursements qui empêchent le manque global d’argent d’émerger et de mettre ainsi le système total en banqueroute. Cependant, comme le monstre insatiable du crédit grandit et grandit, le besoin de créer de plus en plus d’argent pour le nourrir se fait sentir de plus en plus urgemment.

Pourquoi les taux d’intérêt sont-ils si bas ? Pourquoi recevons-nous des cartes de crédit non sollicitées ? Pourquoi le gouvernement US dépense-t-il plus que jamais ? Cela serait-il pour empêcher l’effondrement complet du système ?

Une personne rationnelle se doit de demander : cela peut-il vraiment continuer pour toujours ? L’effondrement n’est-il pas inévitable ? Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire est que tel lors d’un jeu de chaises musicales, aussi longtemps que la musique tourne, il n’y a pas de perdants.
(Andrew Gause, historien de la monnaie)

L’argent facilite la production et l’échange, et avec la croissance de la masse monétaire, l’argent est de plus en plus dévalorisé à moins que le volume de production et d’échange dans le monde réel ne croisse de la même proportion. Ajoutez à cela le fait que quand nous entendons que l’économie croît de 3% chaque année, cela ressemble à une croissance constante, mais ça ne l’est pas. Les 3% de cette année représentent plus que les 3% de l’année dernière parce qu’il s’agit des 3% du nouveau total. Au lieu d’une ligne droite, telle que naturellement visualisée à partir des mots, la courbe de croissance est en fait exponentielle, de plus en plus abrupte.

La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.
(Albert A. Bartlett, physicien)

Le problème, bien sûr, est que la croissance perpétuelle de l’économie réelle exige une escalade permanente de l’utilisation des ressources et de l’énergie. De plus en plus d’objets doivent passer des ressources naturelles à la poubelle chaque année, sans arrêt pour éviter l’implosion du système.

Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut continuer à jamais dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.
(Kenneth Boulding, économiste)

Que pouvons-nous faire face à cette situation effrayante ? (Il peut y avoir épuisement des ressources et des talents, mais pourquoi devrait-il y avoir un jour épuisement d’argent ?) Une chose est sûre, nous avons besoin d’un concept d’argent radicalement différent. Il est temps que plus de personnes posent à elles-mêmes et à leurs gouvernements 4 questions simples. Partout dans le monde les gouvernements empruntent de l’argent à des banques privées, avec des intérêts. La dette des gouvernements est une composante importante de la dette totale, et le règlement de cette dette constitue une bonne part de nos impôts.

Maintenant, nous savons que les banques créent simplement l’argent qu’elles prêtent et que les gouvernements les ont autorisées à faire cela. (Création de monnaie soutenue uniquement par la dette.)

Donc la première question est : Pourquoi les gouvernements choisissent-ils d’emprunter de l’argent avec intérêts alors qu’un gouvernement pourrait créer lui-même, sans intérêts, l’argent dont il a besoin ?

Et la deuxième grande question est : Pourquoi créer l’argent comme dette ? Pourquoi ne pas créer de l’argent circulant en permanence sans qu’il ait besoin d’être perpétuellement ré-emprunté – avec intérêts- pour exister ?

La troisième question : Comment un système monétaire qui ne peut seulement fonctionner qu’avec une croissance en accélération permanente peut-il être employé pour bâtir une économie durable ? N’est-il pas logique qu’une accélération permanente de la croissance et la durabilité ne sont pas compatibles ?

Et finalement : Qu’y a-t-il dans notre système monétaire qui le rende totalement dépendant d’une croissance perpétuelle ? Que devrait-il être modifié pour permettre une économie durable ?

L’usure

Il fut un temps où facturer des intérêts sur un prêt était appelé « usure », et était passible de sanctions sévères, y compris la mort. Chaque grande religion a interdit l’usure. Les arguments contre cette pratique étaient essentiellement moraux. Il était maintenu que la seule finalité légitime de l’argent était de faciliter l’échange de biens et services réels. Toute forme de gain d’argent basée uniquement sur la possession d’argent était jugée comme l’acte d’un parasite ou d’un voleur. Cependant, comme les besoins en crédits du commerce grandissaient, les arguments moraux ont cédé face à l’argument selon lequel le prêt implique pour le prêteur un risque et un coût d’opportunité et conséquemment la tentative de faire un profit sur un prêt est justifié.

Aujourd’hui cette notion semble incongrue, aujourd’hui l’idée de gagner de l’argent avec de l’argent est vue comme un concept que chacun essaye d’employer. Pourquoi travailler quand tu peux faire travailler ton argent pour toi ?

Cependant, si on essaye de concevoir un futur durable, il est très clair que la facturation d’intérêts est à la fois un problème moral et pratique. Imaginez une société et une économie qui peut perdurer des siècles parce que, au lieu de piller ses ressources primaires d’énergie, elle se restreint à ce qui est produit chaque jour : pas plus de bois n’est coupé que ce qui pousse pendant la même période, toute l’énergie est renouvelable : solaire, gravitationnelle, géothermique, magnétique, ou toute autre méthode découverte. Cette société vit à l’intérieur des limites de ses propres ressources nonrenouvelables en réutilisant et recyclant chaque chose. Les populations s’y succèdent ainsi. Une telle société ne pourrait jamais fonctionner avec un système monétaire fondamentalement dépendant d’une croissance accélérant perpétuellement. Une économie stable aurait besoin d’une masse monétaire au moins capable de rester stable sans s’effondrer.

Disons que le volume total de cette masse monétaire stable est représenté par un grand cercle. Imaginons aussi que les prêteurs doivent avoir préalablement l’argent pour le prêter. Si des gens, au sein de cette masse monétaire, se mettent systématiquement à prêter de l’argent avec intérêt, leur part de la masse monétaire va croître. S’ils continuent à prêter avec intérêt tout l’argent remboursé, quel est la conséquence inévitable ? Que ce soit de l’or, de la monnaie fiduciaire, de la monnaiedette, cela importe peu, les prêteurs finiront avec tout l’argent et après que les recouvrements et les banqueroutes soient réglés, ils finiront également avec tous les biens. C’est seulement si les rendements des prêts à intérêts étaient uniformément distribués parmi la population que ce problème central serait résolu. Une lourde taxe des profits bancaires pourrait accomplir cet objectif, mais dès lors pourquoi les banques voudraient-elles exister ?

Si nous étions capables de sortir un jour de la situation actuelle, nous pourrions imaginer un système bancaire fonctionner comme service non-lucratif pour la société, répartissant les intérêts gagnés comme un dividende universel pour les citoyens, ou prêtant sans facturer aucun intérêt.

Je n’ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité, justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre argent… Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé. Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser, vous, moi, et toute personne liée au Congrès, d’être resté assis sans rien faire et d’avoir permis à un système aussi stupide d’être perpétué.
(Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976 président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975)

Changer le système

Si c’est la nature fondamentale de notre système qui pose problème, bricoler le système ne pourra jamais résoudre ces problèmes ; le système lui-même doit être remplacé. Beaucoup de critiques monétaires appellent à un retour à une monnaie basée sur l’or prétendant que l’or a pour lui un long historique de fiabilité. Ils ignorent les nombreuses arnaques pouvant être pratiquées avec l’or : ajustement des pièces, alliances du métal, prise de contrôle du marché, tout cela a été fait dans la Rome antique, et a contribué à sa chute. Certains défendent que l’argent est plus abondant que l’or et donc plus difficile à monopoliser.

Beaucoup mettent en doute la nécessité d’un retour aux métaux précieux. Personne ne veut recommencer à porter de lourds sacs de pièces pour les courses. Il est certain que de la monnaie papier, numérique, plastique, ou plus probablement biométrique, serait le moyen d’échange ultime, avec le même potentiel pour créer une dette aussi illimitée que nous avons aujourd’hui. En plus de cela, si l’or redevenait la seule base légale d’argent ceux qui n’ont pas d’or n’auraient soudain plus d’argent. D’autres demandeurs de réforme monétaire ont conclu que la cupidité et la malhonnêteté sont les principaux problèmes et qu’il y aurait de meilleurs moyens pour créer un système honnête et équitable que le retour à l’or ou à l’argent.

Des esprits inventifs ont proposé toute une panoplie de systèmes alternatifs pour créer de l’argent. Beaucoup de systèmes de troc privé créent de l’argent comme dette, comme le font les banques, mais c’est fait ouvertement et sans paiement d’intérêts. Un exemple est un système de troc où la dette est exprimée en promesses d’heures de travail, tous les travaux étant également équivalents à un nombre de dollars permettant aux heures d’être converties avec le prix des biens en dollars. Ce type de système monétaire peut être mis en place par toute personne pouvant trouver un moyen de faire la comptabilité ainsi que des participants volontaires et dignes de confiance.

La mise en place d’un système monétaire de troc local, même étant actuellement de peu d’utilité, serait une prudente mesure préventive, pour toute communauté. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, est un vaste sujet, requérant une volonté de changement et une capacité à penser hors du système. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, ne viendra pas facilement en raison des intérêts immensément puissants bénéficiant du système actuel qui feront tout leur possible pour maintenir leurs avantages.

A présent que nous avons vu que l’argent n’est qu’une idée, et qu’en réalité l’argent peut être ce que nous décidons, voici une idée très simple de concept alternatif à considérer. Ce modèle est basé sur des systèmes ayant autrefois fonctionné en Angleterre et en Amérique, systèmes ayant été rongés et détruits par les orfèvres-banquiers et leur système de réserve fractionnaire. Pour créer une économie basée sur de l’argent en permanence libre d’intérêts, l’argent pourrait être simplement créé et injecté dans l’économie par le gouvernement, préférablement sur des infrastructures durables facilitant l’économie, comme les routes, les voies ferrées, les ponts, les ports, et les marchés publics.

Cet argent ne serait pas créé comme dette, il serait créé comme valeur, la valeur résidant dans l’objet de la dépense. Si cet argent neuf facilitait une augmentation proportionnelle des échanges, faisant en sorte qu’il soit utilisé, cela ne causerait pas d’inflation. Si les dépenses du gouvernement causaient une inflation il y aurait deux voies d’action à considérer.

L’inflation est essentiellement équivalente à une taxe sur l’argent ; que la valeur de l’argent diminue de 20% ou que le gouvernement prenne 20% de notre argent, l’effet sur notre pouvoir d’achat est le même. De ce point de vue, l’inflation à la place des impôts peut être politiquement acceptable si elle est bien dépensée et contenue. Ou, le gouvernement pourrait choisir de contrer l’inflation en collectant de l’argent des impôts et en le mettant hors d’usage réduisant la masse monétaire et restaurant la valeur de l’argent. Pour contrôler la déflation, qui est le phénomène de la chute des rémunérations et des prix, le gouvernement dépenserait simplement plus d’argent déjà existant. Sans compétition de la création de monnaie-dette privée, les gouvernements auraient plus de contrôle effectif de leur masse monétaire nationale. Le public saurait qui blâmer si les choses tournaient mal, les gouvernements grandiraient et tomberaient sur leur capacité à préserver la valeur de l’argent.

Le gouvernement fonctionnerait essentiellement grâce aux impôts comme aujourd’hui mais l’argent des impôts serait bien plus utile puisque rien ne serait commis pour payer des intérêts aux banques privées. Il n’y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créait simplement l’argent dont il a besoin. Notre perpétuelle servitude collective envers les banques à travers le paiement des intérêts de la dette gouvernementale serait impossible.

L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, il se distingue de l’ancienne simplement par le fait qu’il est impersonnel, il n’y a pas de relation humaine entre le maître et l’esclave.
(Léon Tolstoï)

La force invisible

Personne n’est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu’il est libre.
(Goethe)

Ce qui nous a été enseigné de voir comme la démocratie et la liberté est devenu en réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique. Aussi longtemps que notre société entière restera fondamentalement dépendante du crédit bancaire pour sa masse monétaire, les banquiers seront en position de décider qui aura l’argent dont il a besoin et qui ne l’aura pas.

Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits.
(Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941 – réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque)

L’incapacité pour les colons d’obtenir le pouvoir d’émettre leur propre argent à l’écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d’indépendance.
(Benjamin Franklin)

Peu de gens sont conscients aujourd’hui que l’histoire des Etats-Unis depuis la révolution en 1776 a été en large part l’histoire d’une lutte épique pour la libération et l’indépendance vis-à-vis des banques européennes internationales. Cette lutte fut finalement perdue en 1913 quant le président Woodrow Wilson ratifia le Federal Reserve Act plaçant le cartel bancaire international en charge de la création de la monnaie américaine.

Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants.
(Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921)

La puissance de ce système est profondément enracinée de même que le silence de l’éducation et des médias à ce sujet. Il y a quelques années, le premier ministre canadien a fait mener un sondage chez les non-économistes: à la fois auprès de professionnels hautement qualifiés et de « monsieur tout le monde ». L’enquête a conclu qu’aucun d’entre eux n’avait une idée précise de la façon dont l’argent est fabriqué. En fait, il est probablement sûr de dire que la plupart des gens, y compris les employés de banques en première ligne ne se sont jamais donné le temps de considérer la question. Et toi ?

Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d’honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.
(John Adams, père fondateur de la Constitution américaine)

Le système moderne d’argent en tant que dette naquit il y a un peu plus de 300 ans quand la première Banque d’Angleterre fut mise en route avec un contrat royal pour le prêt fractionnaire de reçus d’or au taux modeste de 2 pour 1. Ce taux modeste n’était que le proverbial pied dans la porte. Le système est maintenant mondial créant des montants virtuellement illimités d’argent à partir d’air pur et a enchaîné presque chaque personne de cette planète à une dette perpétuellement croissante qui ne pourra jamais être payée.

Tout cela a-t-il pu arriver par accident ? Ou bien est-ce une conspiration ? De toute évidence il y a là quelque chose d’énorme…

Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce… et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent.
(James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné)

Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d’achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d’immenses sommes d’argent en intérêts. Le privilège de créer et d’émettre de la monnaie n’est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité.
(Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné)

Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile… Une fois qu’une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n’importe plus qui fait ses lois… L’usure, une fois aux commandes, coule n’importe quelle nation.
(William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada – qui nationalisa la Banque du Canada)

Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.
(David Rockefeller, s’adressant à la Commission Trilatérale, 1991)

Seuls les petits secrets doivent être protégés. Les grands sont gardés secrets par l’incrédulité du public.
(Marshall McLuhan, « gourou » des médias)

(source: bankster.tv)

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5 commentaires pour “L’Argent Dette”
  1. Pierre dit :

    J’aimerais que le débat soit ouvert.
    Vous êtes vous posés cette question. A qui profite ce système:

    A qui profite le système ?

    Un interview d’André-Jacques Holbecq par Yves Michel.

    « Il faut réduire la dette! ». On crie à la faillite! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies ».

    Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une quarantaine d’années, l’État français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors qu’auparavant on se suffisait à nous-mêmes? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?

    André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la « chose économique », leur but est de permettre aux citoyens de « savoir », afin qu’ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l’on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l’immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l’argent ne sont que « vrais-faux »

  2. LeTransmuteur dit :

    La Réserve fédérale monte les décors pour une hyperinflation style Weimar

    La Réserve fédérale (Fed) a carrément refusé la requête de l’un des principaux service de presse financiers, de révéler le nom des bénéficiaires d’un prêt d’urgence de plus de 2 billions de dollars du contribuable, et de faire connaître les actifs qu’elle accepte en garantie. Ses avocats ont eu recours à l’excuse bizarre d’agir ainsi pour protéger les « secrets commerciaux. » Est-ce un secret que le système financier étasunien soit de facto en faillite ? La dernière démarche de la Fed est en outre révélatrice du degré de panique et du défaut de stratégie claire dans les rangs les plus élevés de l’institution financière étasunienne. Le gonflement sans précédent par la Fed de la Base Monétaire ces dernières semaines, crée les conditions futures, peut-être avant 2010, d’une d’hyperinflation style Weimar.

    Le 7 novembre, Bloomberg a déposé un recours en justice, en vertu de la US Freedom of Information Act (FOIA, loi garantissant le droit à s’informer librement), demandant des détails sur les clauses de onze nouveaux plans de prêts de la Fed, créés pendant l’aggravation de la crise financière.

    La Fed a répondu le 8 décembre, affirmant son droit à cacher les notes de service internes ainsi que les informations sur les « secrets commerciaux » et les « données commerciale. » La banque centrale a confirmé qu’une recherche dans les dossiers trouvait 231 pages de documents relatifs à la requête.

    Ces dernières semaines, la Fed de Bernanke est intervenue pour assumer la mission qui était l’objectif initial des 700 milliards de dollars du Troubled Asset Relief Program (TARP, plan de retape pour avoirs toxiques) de la Trésorerie. À la différence du TARP, dans le renflouage par la Fed d’une institution financière en difficulté, les prêts ne disposent pas des garanties du contrôle imposé par le Congrès. Peut-être que ce sont les « secrets commerciaux, » si jalousement gardés du public, de l’infortuné président de la Fed, Ben Bernanke.

    L’hyperinflation approche ?

    Le total des prêts d’urgence de la Fed a dépassé les 2 billions de dollar le 6 novembre. De manière surprenante, il a grimpé de 138 pour cent, ou 1,23 billions de dollars, en 12 semaines depuis le 14 septembre, lorsque les gouverneurs des banques centrales ont assoupli les normes de garantie pour accepter des valeurs mobilières non notées AAA. Ils ont fait cela en sachant qu’un choc dramatique pour le système financier surviendrait dans les jours suivants, puisque, de concert avec l’administration Bush, ils ont décidé de le laisser se produire.

    Le 15 septembre, l’administration Bush avec Bernanke et Tim Geithner, président de la Fed de New York et nouveau Secrétaire au Trésor désigné par Obama, ont convenu de laisser couler Lehman Brothers, la quatrième plus grande banque d’affaires, qui ne peut plus payer les intérêts des produits dérivés et des autres obligations, pour une valeur incalculable en milliards, détenus par des investisseurs dans le monde entier. Cet événement, tel que c’est maintenant largement admis, a déclenché une panique financière systémique, car personne ne savait plus bien quelles normes appliquait le gouvernement pour décider qu’un établissement était « trop gros pour sombrer » ou qu’il ne l’était pas. Depuis lors, le Ministre des Finances a inversé sa politique de renflouage bancaire à plusieurs reprises, ce qui a fait penser à beaucoup qu’Henry Paulson et l’administration de Washington avec la Fed, avaient perdu tout contrôle.

    En réponse à l’accentuation de la crise, la Fed de Bernanke a décidé de dilater ce qui est techniquement appelé la Base Monétaire, définie par le total des réserves des banques et l’argent en circulation, la base pour de possibles prêts bancaires très important dans l’économie. Depuis la défaillance de Lehman Brothers, cette base monétaire a grossi de façon spectaculaire en fin octobre, au taux de 38% d’une année à l’autre, ce qui était sans précédent en 95 ans d’histoire de la Fed, depuis sa création en 1913. Selon les données de la Fed, le taux de croissance antérieur le plus haut était de 28% en septembre 1939, au moment où les États-Unis développaient l’industrie pour la guerre en Europe.

    Dans la première semaine de décembre l’expansion de la base monétaire est passée au taux incroyable de 76% en seulement 3 mois. Elle est passée de 836 milliards de dollars en décembre 2007, au moment où la crise semblait contenue, à 1.479 milliards de dollars en décembre 2008, une explosion de 76% en un an. En outre, jusqu’à septembre 2008, le mois de l’effondrement de Lehman Brothers, la Fed maintenait l’essor de la base monétaire pratiquement à plat. L’expansion de 76% s’est déroulée presque entièrement dans les trois derniers mois, ce qui implique un taux d’accroissement annualisé de plus de 300%.

    En dépit de cela, les banques ne prêtent plus, ce qui signifie que l’économie étasunienne est en chute libre dans une dépression à une échelle sans précédant depuis les années 30. Les banques ne prêtent plus en grande partie du fait des règles de prêt des accords bancaires internationaux de Bâle, qui les force à mettre de côté 8% de leur capital en garantie de tout nouveau prêt commercial. Les banques n’ont encore aucune idée de la somme de leurs possessions en hypothèques et autres titres véreux, susceptibles de perdre leur valeur dans les mois à venir, ce qui les force à lever des sommes de capitaux énormes pour rester solvable. Il est bien « plus sûr » de raisonner comme elles le font : passer leurs avoirs toxiques à la Fed pour gagner des intérêts sur les billets de banque du Trésor obtenus en retour, qu’elles détiennent maintenant. Le prêt bancaire est risqué en période de dépression.

    Par conséquent, les banques échangent 2 billions de dollars de présumés déchets toxiques, composés de titres adossés à des hypothèques à risque, d’actions et d’autres crédits à haut risque, contre de la monnaie de la Fed et des bons du Trésor ou d’autres titres du gouvernement notés (toujours) AAA, c’est-à-dire sans risque. Le résultat est que la Fed détient quelque 2 billions de dollars, composé en majorité de titres de pacotille du système financier. Les emprunteurs incluent Lehman Brothers, Citigroup et JPMorgan Chase, la plus grande banque d’affaires des États-Unis. Les banques s’opposent à toute divulgation d’information parce que ça pourrait signaler leur « faiblesse » et stimuler la vente à découvert ou un retrait précipité de leurs déposants.

    Ce qui rend la situation encore plus critique, c’est le modèle bancaire utilisé en premier par les banques étasuniennes à partir de la fin des années 70 pour augmenter les dépôts, c’est-à-dire, acquérir des « dépôts en gros » en empruntant du jour au lendemain auprès d’autres banques sur le marché interbancaire. Depuis la défaillance de Lehman Brothers, la perte de confiance est si grande qu’aucune banque nulle part n’ose s’en remettre assez à ses consœurs pour emprunter. Cela laisse seulement l’activité de dépôt au détail du secteur privé et des sociétés d’épargne ou de vérification des comptes.

    Remplacer le dépôt de gros par le dépôt de détail est un processus qui dans le meilleur des cas prendra des années, pas des semaines. Naturellement, la Fed ne veut pas en discuter. C’est manifestement aussi à l’origine de son refus brutal de révéler la nature de ses 2 billions de dollars d’avoirs acquis auprès des banques membres et des autres institutions financières. Autrement dit, c’était à la Fed de révéler au public précisément quelle « garantie » elle a reçu des banques, le public connaîtrait ainsi les pertes possibles que peut subir le gouvernement.

    Le Congrès exige plus de transparence de la Fed et du Trésor sur son prêt de renflouage. Le 10 décembre, lors d’auditions du Comité des Services Financiers de la Chambre, le député David Scott, un Démocrate de Géorgie, a déclaré que les Étasuniens ont été « embobinés, «  un terme argotique pour escroqués.

    Hoquet et ouragan

    Le président de la Fed, Ben S. Bernanke, et le Secrétaire au Trésor, Henry Paulson, ont dit en septembre qu’ils satisferaient devant le Congrès aux demandes de transparence pour les 700 milliards de dollars du renflouage bancaire. La Freedom of Information Act oblige les agences fédérales à mettre les documents gouvernementaux à la disposition de la presse et du public.

    Début décembre, l’organisme de surveillance du Congrès, le GAO, a émis son premier mandat d’examen sur le prêt de 700 milliards du TARP fait par le Trésor. Cette analyse a noté qu’en 30 jours, après le début du programme, le bureau de Henry Paulson a remis 150 milliards de dollars du contribuable aux institutions financières, sans nécessité de rendre compte sur comment est utilisé l’argent. Il semble que le Trésor de Henry Paulson ait vraiment jeté un « tarp » sur l’ensemble du renflouage du contribuable [le sigle TARP évoque le mot tarp qui signifie bâche (=>camouflage), ndt]. 

    Renforçant ainsi les ennuis dans l’ancienne Mecque du monde financier, le Congrès des États-Unis, en grande partie pour des raisons idéologiques, a choqué le système financier en refusant de donner même une misérable somme de 14 milliards de dollars de prêts d’urgence aux trois grands de l’automobile, General Motors, Chrysler et Ford .

    S’il y a des chances que le Trésor étende le crédit d’urgence aux entreprises jusqu’au 20 janvier ou jusqu’à ce que le Congrès nouvellement élu puisse réfléchir à un nouveau plan, la perspective d’une réaction en chaîne de faillites dues à l’effondrement des trois sociétés géant est très proche. Ce qui est laissé en dehors du débat, c’est que ces trois sociétés réunies constituent 25% de toutes les obligations d’entreprises en circulation aux États-Unis. Elles sont détenues par des fonds de pension privés, des fonds communs de placement, des banques et autres. Si les fournisseurs de pièces d’automobile des trois grands sont inclus, on estime qu’un billion d’obligations de sociétés risquent maintenant d’être en non-paiement par réaction en chaîne. Ce genre de faillite pourrait déclencher un cataclysme financier qui ferait ressembler ce qui s’est passé depuis Lehman Brothers à un simple hoquet dans un ouragan.

    En plus, les actions de panique de la Fed depuis septembre, par son grossissement explosif de la base monétaire, ont ouvert les vannes d’une hyperinflation zimbabwéenne. Le nouvel argent n’est plus « gelé » grâce aux actions de compensation de la Fed, une démarche très exceptionnelle indiquant son désespoir. Avant septembre, les perfusions d’argent de la Fed étaient gelées, pour rendre « neutre » l’effet d’inflation possible.

    Définition d’une très grande dépression

    Ça veut dire que, dès que les banques recommenceront enfin à prêter, dans un an peut-être, ça inondera de liquidités l’économie étasunienne au milieu d’une dépression déflationniste. À ce moment-là ou peut-être bien avant, le dollar s’effondrera en tant que titulaire étranger des bons du Trésor étasunien et des autres actifs en circulation. Ce ne sera pas agréable car le résultat pourrait être une forte appréciation de l’euro et un effet paralysant sur les exportations en Allemagne et ailleurs, si les pays de l’UE et les autres pays en dehors du dollar comme la Russie, les membres de l’OPEP et, surtout, la Chine n’organisent pas une nouvelle zone de stabilisation séparée du dollar.

    Le monde sera confronté aux plus grands défis financiers et économiques de l’histoire dans les mois à venir. La future administration Obama est face au choix de nationaliser littéralement le système de crédit, afin de garantir le flux de crédit pour l’économie réelle au cours des 5 à 10 ans prochains, ou face à une apocalypse économique à côté de laquelle les années 30 ressembleront à une légère récession.   

    En laissant de côté ce qui paraissait être de flagrantes manipulations politiques des principales données économiques de la part de l’administration étasunienne actuelle avant l’élection de novembre, dans une vaine tentative de minimiser l’ampleur de la crise économique en cours, les chiffres sont sans précédent. Pour la semaine se terminant le 6 décembre, les déclarations initiales sur le chômage ont grimpé au niveau le plus haut depuis novembre 1982. Plus de quatre millions de travailleurs subsistent au chômage, ce qui est également un maximum depuis 1982, et en novembre les entreprises étasuniennes ont réduit l’emploi au rythme le plus rapide en 34 ans. À ce jour, quelques 1.900.000 emplois ont disparu aux États-Unis en 2008.

    En aparté, juste un sujet en rapport pour ceux qui ont la mémoire longue. 1982 fut le fond de ce qui fut alors appelé la Récession Volcker. Paul Volcker, une tentacule de la famille Rockefeller chez Chase Manhattan, a été attiré de New York pour appliquer sa « thérapie de choc » des taux d’intérêt à l’économie, afin, comme il l’a dit, « d’extirper l’inflation de l’économie. » Il a beaucoup trop extirpé puisque l’économie est entrée en récession, et sa politique de taux d’intérêt élevé a fait exploser ce que l’on a appelé la Crise de la Dette du Tiers Monde. Ce même Paul Volcker a été nommé par Barack Obama au poste de président du nouvellement constitué Economic Recovery Advisory Board (conseil consultatif pour le redressement économique) du Président, ce qui n’est guère un motif de louange.

    La débâcle économique en cours aux États-Unis a été entraînée par l’effondrement des 3 billions du marché à haut risque du subprime et des prêts hypothécaires de classe Alt-A. Bernanke, le président de la Fed a été enregistré déclarant que le pire devrait être terminé fin décembre. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, comme il le sait bien. Ce même Bernanke déclarait en octobre 2005 qu’« aucune bulle immobilière n’allait faire faillite. » Voilà pour la qualité des prédictions de cet économiste de Princeton. Le S&P Case-Schiller US National Home Price Index, couramment utilisé, montrait une chute de 17% par an au troisième trimestre, une tendance en augmentation. Selon certaines estimations, il faudra encore cinq à sept ans avant que les prix de l’immobilier étasunien atteignent le fond. En 2009, comme la révision des taux d’intérêt sur quelque 1 billion de valeurs Alt-A des prêts hypothécaires étasuniens commencera à verser sa quote-part, le taux d’abandon de domicile et de saisie immobilière va exploser. Peu des soi-disant programmes d’amélioration du prêt hypothécaire proposés à ce jour n’atteindront la grande majorité touchée. Ce processus, à son tour, permettra l’accélération puisque des millions d’Étasuniens perdront leur job dans les prochains mois.

    John Williams, du très respecté rapport du Shadow Government Statistics, a récemment publié une définition de la Dépression, un terme qui a été délibérément retiré en tant qu’événement non reproductible du lexique économique après la Seconde Guerre Mondiale. Depuis lors, tout ralentissement est appelé « récession. » Williams m’a expliqué il y a quelques années qu’il avait beaucoup de mal à interroger les autorités économiques du Bureau des Analyses Économiques du Ministère du Commerce étasunien et du Bureau National de Recherche Économique (NBER), ainsi que de nombreux économistes du secteur privé, pour trouver une définition plus précise de « récession, dépression » et « grande dépression. » C’est à peu près la seule tentative de donner une définition plus précise de ces termes.

    Ce qu’il a trouvé était la première définition officielle du NBER du terme récession : Deux ou plusieurs trimestres consécutifs de décroissance du PIB réel, ou la limitation de la masse salariale des employés et de la production industrielle. Une dépression est une récession dont le pic bas de décroissance dépasse 10% du PIB. Selon Williams, dans une Grande Dépression, le pic bas de décroissance dépasse 25% du PIB.

    Dans la période allant d’août 1929 jusqu’à ce qu’il quitte son mandat, le Président Herbert Hoover supervisa 43 mois d’une longue décroissance économique étasunienne, de 33%. Barack Obama semble en passe de battre ce record, en présidant ce que les historiens pourraient vraisemblablement appeler la Très Grande Dépression de 2008-2014, à moins qu’il ne trouve une nouvelle équipe de conseillers financiers avant le jour d’inauguration de son mandat, le 20 janvier. En évitant absolument des choses du style recyclage du président de la Fed de New York, comme Paul Volckers ou Larry Summers. Le besoin est dans une stratégie radicalement nouvelle, plaçant la quasi-totalité de l’économie des États-Unis dans quelque forme de réorganisation d’urgence des faillites, du style « Chapitre 11 » où les banques passent en pertes sèches jusqu’à 90% de leurs avoirs toxiques afin de sauver l’économie réelle pour la population étasunienne et le reste du monde. Le papier monnaie peut facilement être détruit. Pas la vie humaine. Dans le processus, il serait peut-être temps pour le Congrès d’envisager de réintégrer la Fed sous le giron du gouvernement fédéral, comme le spécifie la Constitution originale, et rende plus facile pour chacun l’opération entière. Si cela paraît extrême, relisez peut-être cet article dans six mois.

  3. LeTransmuteur dit :

    Les bailleurs de fonds de l’ombre : Signification de la politique de prêt à taux zéro

    Toutes les banques centrales agissent de concert.

    La désinformation véhiculée par la presse financière crée de la confusion parmi la population.

    Lorsque la vérité sortira au sein du peuple malheureux, il y aura du sang dans les rues.

    Il s’agit ici d’un avertissement lancé par le FMI !

    INTRODUCTION

    La désinformation véhiculée au cours des douze derniers mois par la presse financière mondiale sur la cause du tsunami financier mondial obéit au même objectif que celui de la presse marchande mondiale, lorsque cette dernière perpétue les mensonges visant à endormir le peuple afin qu’il soutienne les criminels de guerre, en l’occurrence Bush, Blair et Howard, pour lancer les guerres barbares contre l’Irak et l’Afghanistan ayant abouti au génocide de millions de personnes, à la mutilation de centaines de milliers d’autres, physiquement et psychologiquement, et la destruction complète d’une nation.

    Les guerres déchaînées jusqu’ici, plus précisément la « guerre contre le terrorisme, » ont été lancées pour préserver le pouvoir politique et militaire des bailleurs de fonds de l’ombre.

    Cette guerre contre le terrorisme est le plus grand show militaire qui permet de distraire le peuple états-unien du vol et du pillage de son économie et de la destruction de sa Constitution.

    Depuis l’été 2007, nous sommes témoin d’un effort concerté des banques mondiales, centrales, commerciales et d’affaires, dans le but de préserver le pouvoir financier des bailleurs de fonds de l’ombre, un pouvoir établi sur la tromperie, et dont chaque détail est organisé à la manière d’une infâme chaîne de Ponzi (NDT : « Chaîne de Ponzi » se réfère à monsieur Charles Ponzi, une figure emblématique d’un système de vente pyramidale adroitement maquillé).

    Au cours des sept dernières années, ce système de Ponzi s’est mondialisée grâce aux bailleurs de fonds de l’ombre, siphonnant ainsi des centaines de milliards à de soi-disant investisseurs avertis et à des fonds souverains. À son apogée, cette magouille à la Ponzi était estimée valoir plus de 500 mille milliards de dollars, avec une part d’un peu moins de 60 mille milliards de dollars en Credit Default Swap (CDS, Swap sur défaillance) !

    Derrière les gros titres sur la destruction financière balayant toute la planète, se cache une autre histoire. Une sombre histoire d’hommes qui ont orchestré la crise, accumulant d’énormes richesses et pouvoirs au détriment de millions de gens aujourd’hui sans emploi et dont la maison a été saisie. Ce groupe d’hommes privilégiés maîtrise totalement l’évolution de la situation. Qui sont-ils ?

    LE POUVOIR OCCULTE

    Ce pouvoir occulte est pratiquement indestructible car, à travers les âges, toute tentative visant à dévoiler ses intentions secrètes et à démasquer les hommes cachés derrière la scène a été qualifiée de « théorie de conspiration, » et ceux qui risquent leur richesse et leur réputation en le dévoilant sont accusés d’être des « théoriciens de conspiration. »

    Et ce, en dépit du fait que plusieurs initiés, séduits auparavant par ce pouvoir et qui s’en sont par la suite éloignés, ont écrit au sujet de ces hommes et de leurs plans mondiaux.

    Certaines « âmes charitables » ont visité mon site Internet et sont intervenues auprès de moi pour que je ne fasse aucune référence au pouvoir caché, car « je serai alors stigmatisé de théoricien de conspiration et je perdrais toute crédibilité. » Ce sont ces âmes charitables qui sont les alliés inconscients et les outils de propagande du pouvoir caché. Ce sont les soldats du pouvoir de l’ombre et les premiers à être abattus. Ils n’apprennent jamais et, s’ils persistent, ils doivent être considérés comme des collaborateurs.

    J’ai donné des références détaillées sur le pouvoir occulte dans mes livres. Je vais résumer ci-dessous ce que les initiés ont déclaré au fil des ans. Pour ceux qui connaissent ces écrits, il serait bon qu’ils les relisent pour renforcer leur détermination à démasquer ce pouvoir occulte jusqu’à la victoire totale.

    En substance, le pouvoir caché est le mystérieux bailleur de fonds mondial, les hommes et femmes qui contrôlent et gèrent le système de prêt occulte. Et ils contrôlent aussi tout dirigeant politique, directement et indirectement, dans chaque partie du monde, dans tout pays, Malaisie incluse !

    Dans notre optique, toute personne niant cela est un folle, mais une alliée indispensable du point de vue des bailleurs de fonds de l’ombre.

    Veuillez considérer les révélations suivante de célèbres initiés.

    Napoléon Bonaparte

    Quand un gouvernement dépend de l’argent des banquiers, ce sont ces derniers et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. L’argent est sans patrie, les financiers sont sans patriotisme et sans éthique, leur seul but est le gain.

    Nicolas Machiavel

    L’universalité des hommes se repaît de l’apparence comme de la réalité ; souvent même l’apparence les frappe et les satisfait plus que la réalité même.

    James Madison (4ème Président des États-Unis)

    L’histoire révèle que les banquiers utilisent toute forme d’abus, d’intrigue, de supercherie et de tout moyen violent possible afin de garder leur emprise sur les gouvernements en contrôlant la monnaie et son émission.

    Abraham Lincoln (16ème Président des États-Unis)

    Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix et conspire contre elle dans les temps d’adversité. Il est plus despotique qu’une monarchie, plus insolent qu’une dictature, plus égoïste qu’une bureaucratie.

    James Garfield (20ème Président des États-Unis)

    Celui qui contrôle la masse monétaire d’un pays est le maître de ses industries et de son commerce.

    Le Très Honorable Reginald McKenna, Chancelier de l’Échiquier

    J’ai bien peur que le citoyen ordinaire n’aimerait pas qu’on lui dise que les banques peuvent créer la monnaie, et qu’elles le font. La quantité d’argent existant dépend seulement de l’action des banques, en augmentant et diminuant les dépôts et les achats bancaires. Chaque prêt, découvert, ou achat bancaire crée un dépôt, et chaque remboursement de prêt, de découvert ou de vente bancaire détruit un dépôt. Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.

    Sir Josiah Stamp, Gouverneur de la Banque d’Angleterre

    La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits.

    Woodrow Wilson (28ème Président des États-Unis)

    Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes arrivés à être l’un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, l’un des plus contrôlés et dominés, non pas par la conviction et le vote de la majorité, mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants.

    Je suis le plus malheureux des hommes. J’ai inconsciemment ruiné mon pays.

    (Woodrow Wilson regrettait d’avoir signé la loi sanctionnant la création de la Fed)

    Felix Frankfurter, Juge à la Cour Suprême

    À Washington les vrais dirigeants sont invisibles et ils exercent leur pouvoir en coulisses.

    Louis T. McFadden, Président du Comité sur les banques et les devises

    En 1932 :

    En vérité, la Réserve fédérale a usurpé le gouvernement des États-Unis. Elle contrôle tout ici et elle contrôle l’ensemble de nos affaires étrangères. Elle fait et défait à volonté les gouvernements…

    En 1933 :

    Roosevelt a ramené avec lui de Wall Street James P. Warburg, le fils de Paul M. Warburg, fondateur et premier président du conseil d’administration du Système de la Réserve fédérale…

    En 1950 :

    Ce même Warburg a eu l’audace et l’arrogance de proclamer devant le Sénat des États-Unis : « Nous aurons un gouvernement mondial que nous l’aimions ou pas. La question est seulement si nous l’aurons par consentement ou par conquête. »

    Barry Goldwater, Sénateur

    La plupart des étasuniens n’ont aucune compréhension réelle de la façon dont les bailleurs de fonds internationaux procèdent. Les comptes de l’organisation de la Réserve fédérale n’ont jamais été vérifiés. Elle opère indépendamment du contrôle du Congrès et… elle manipule le crédit des États-Unis.

    Henry Ford

    Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si ce n’était pas le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin.

    Les citations précédentes représentent la pure vérité braquée devant vos yeux et pour laquelle les bailleurs de fonds de l’ombre ont investi des milliards au fil des ans pour contrôler la presse marchande internationale, et ils ont grassement payé en particulier des économistes, des historiens et des politiciens, pour qu’ils véhiculent des mensonges afin de détourner l’attention et dissimuler leur plan caché.

    La citation suivante indignera la plupart d’entre-vous et transformera votre point de vue sur plusieurs problèmes mondiaux… Elle a été écrite par un juif courageux à un autre juif courageux.

    Benjamin H. Friedman, lettre au Dr David Goldstein du 10 octobre 1954

    L’histoire du monde des derniers siècles et les événements actuels ici et à l’étranger confirment l’existence d’une telle conspiration (visant à détruire la chrétienté et à s’approprier le pouvoir mondial). Le réseau mondial de conspirateurs diaboliques met en œuvre ce complot contre la foi chrétienne, alors que les chrétiens semblent ne pas en avoir conscience. Le clergé chrétien semble être encore plus ignorant ou plus indifférent face à cette conspiration que ne le sont les autres Chrétiens… Tout cela semble navrant.

    PETIT DÉTOUR HISTORIQUE

    Pour assurer leur ordre du jour mondial, les bailleurs de fonds de l’ombre ont besoin d’une base nationale, pour d’abord consolider leur pouvoir et promulguer les lois leur permettant d’assurer leur monopole d’émission de monnaie et de crédit. La première cible fut l’Angleterre, et c’est pourquoi la première banque centrale fut la Banque d’Angleterre. Presque chaque loi garantissant aux bailleurs de fonds leur pouvoir économique et politique débridé peut être retracée jusqu’aux bases juridiques de l’instauration de la Banque d’Angleterre en tant que banque centrale et à son droit à créer du « crédit » sans entrave.

    La livre sterling était la devise de choix pour la conquête du monde et elle a permis de faire naître le puissant Empire Britannique, sur lequel le soleil ne se couche jamais ! C’était un empire basé sur la dette. Quand la combine à la Ponzi de la livre sterling s’est effilochée, la Grande-Bretagne n’était plus d’aucune utilité et les bailleurs de fonds de l’ombre ont changé de pays pour organiser un nouveau système de Ponzi.

    Le pays devenu la cible suivante fut les États-Unis, et le moyen fut le Système de la Réserve fédérale. Ce fut une longue lutte, mais les bailleurs de fonds de l’ombre ont finalement eu gain de cause. Par la suite, ils créèrent le plus grand empire financier de l’histoire, mais ils étaient encore loin de leur ultime objectif secret, tel qu’il fut proclamé avec arrogance James P. Warburg : L’instauration d’un gouvernement mondial par soumission ou consentement !

    Aujourd’hui, les bailleurs de fonds de l’ombre ont acquis une puissance militaire inégalée, mais, ce faisant, ils ont mis en péril le système de la monnaie fiduciaire. C’est à cause de la masse d’argent nécessaire pour entretenir et prolonger la puissance militaire des États-Unis, ainsi que leurs bases militaires dans les pays satellites partout dans le monde en plus de l’occupation de l’Allemagne et du Japon depuis leur défaite en 1945.

    Il est important de comprendre que les bailleurs de fonds de l’ombre sont par nature des parasites qui doivent se nourrir continuellement de dettes. Le financement des aventures militaires garanti un flot continu de dettes et d’intérêts composés. Les dettes engendrent d’autres dettes !

    Dès que les dettes atteignent le point de saturation, la pyramide de Ponzi s’effondre. D’où la nécessité de relancer ou de recréer une autre magouille, à défaut de quoi l’empire financier des bailleurs de fonds de l’ombre ne pourrait plus être sustenté.

    BRETTON WOODS (I) : LA COMBINE À LA PONZI DE L’APRÈS DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

    À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis étaient la super-puissance incontestée et le plus grand créancier.

    Les bailleurs de fonds de l’ombre ont créé différentes formes de prêts gigantesques, tels que le Plan Marshall, sous prétexte de relancer l’économie dévastée de l’Europe et de l’Asie. Sous couvert dudit plan économique altruiste de l’après guerre se dissimulait le projet visant à faire du dollar US la seule et unique monnaie remplaçant la livre sterling.

    Après la Deuxième Guerre Mondiale, les bailleurs de fonds de l’ombre avaient sous leur contrôle les pays débiteurs suivants :

    Le Canada,

    les pays du continent d’Amérique du Sud,

    les pays d’Europe, à l’ouest de l’ancien « Rideau de Fer, »

    les pays du continent d’Afrique,

    les pays du Moyen-Orient,

    les pays d’Asie, à l’ouest de l’ancien « Rideau de Bambou, »

    l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

    Afin de s’assurer du consentement des pays débiteurs à se servi du dollar comme monnaie de réserve, il fut convenu que le dollar serait convertible en or, au prix de 35 dollars l’once.

    Jamais les bailleurs de fonds de l’ombre n’avaient été aussi bien. Puis, ils sont devenus gourmands.

    Comme les orfèvres d’antan, les bailleurs de fonds de l’ombre ont créé plus de crédits qu’il n’y avait d’or pour soutenir le dollar à titre de monnaie de réserve. Il y avait aussi les nombreuses guerres nécessitant finance, en particulier la guerre du Vietnam et les guerres par procuration en Afrique et en Amérique Latine. Il y avait une énorme fuite dans les avoirs en or de Fort Knox.

    Cela a donné lieu à une crise de confiance dans le système dollar de Bretton Woods (I).

    Pour résoudre cette crise et maintenir le statut exclusif du dollar US, les bailleurs de fonds de l’ombre imaginèrent une combine brillante, une variante de Bretton Woods (I).

    BRETTON WOODS (II) – LE SUBLIME SYSTÈME DE LA MONNAIE FIDUCIAIRE

    Tel que le décréta le Président Nixon, le dollar ne pourrait plus être convertible en or.

    Pour atteindre sa plénitude, le plan d’ensemble de la magouille comportait deux parties.

    La première partie fut le recours à la tactique d’intimidation simple. La Guerre Froide fut manigancée et intensifiée pour créer le mythe d’une Union Soviétique capable de déclencher une guerre nucléaire contre les « pays libres, » ce qui nécessitait par conséquent une défense que seuls les États-Unis étaient en mesure de fournir, puisqu’ils étaient la nation la plus puissante au monde.

    La contrepartie à la protection des États-Unis garantissant la défense collective était que les pays devraient continuer à recourir au dollar dans tout échange international.

    Nonobstant le fait que les pays débiteurs approuvaient le nouvel accord, les bailleurs de fonds de l’ombre craignaient toujours que, tôt ou tard, les débiteurs en viennent à comprendre qu’ils ne détiennent que du papier sans valeur. Si cette situation devait se produire, le dollar serait délaissé comme s’il s’agissait de déchets toxiques, et ce serait la fin du système des bailleurs de fonds de l’ombre.

    La deuxième partie a donc été lancée et l’homme choisi pour mettre en œuvre cette escroquerie n’était autre qu’Henry Kissinger. Il a obtenu un accord avec le monarque saoudien corrompu ainsi qu’avec d’autres tyrans de moindre importance de la région afin que le prix du pétrole soit manipulé de manière à faire exploser les cours et, en échange de leur incalculable richesse et de leur puissance financière, tout le commerce pétrolier devraient dorénavant se négocier en dollars, et les pétrodollars devraient être rapatriés aux États-Unis pour y être investis dans des actifs en dollars.

    De façon pervertie, le dollar était désormais soutenu par le pétrole brut au lieu de l’or, puisque, sans dollars, aucune nation ne pourrait acheter de pétrole.

    En une nuit, le dollar-papier-hygiénique retrouvait son prestige et sa qualité de monnaie de réserve mondiale.

    Pourtant, une fois encore les bailleurs de fonds de l’ombre sont devenus avides. Ils en sont venus à la folle conclusion qu’ils pourraient créer des crédits illimités (des dettes sans fin) sortis du néant, et que rien ne pouvait être plus intelligent !

    À la fin des années 80, il devenait évident pour les bailleurs de fonds de l’ombre que la demande et l’utilisation du pétrole brut seraient insuffisants pour maintenir le niveau de crédit nécessaire au soutien de la pyramide de dettes.

    Le Plan B, le Yen Carry Trade, a été mis en action. L’emprunt en yen à taux d’intérêt zéro, réinvesti dans des actifs en dollar portant des taux d’intérêt élevés. Les Japonais, un peuple conquis et toujours sous occupation militaire, ne pouvaient se plaindre, et, de cette manière, ils ont souffert en silence pendant plus de dix ans. Le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale était sauvé, mais pas pour longtemps.

    L’instabilité au Moyen-Orient est devenue une préoccupation majeure. Saddam Hussein avait des idées de grandeur. Il aspirait à devenir la puissance régionale, mais l’opération Tempête du Désert saborda ses grands espoirs. L’Iran, après s’être remis des ravages de la guerre de huit ans avec l’Irak, a commencé à s’affirmer et sa force grandissante a été perçue comme une menace au désir de sécurité des bailleurs de fonds de l’ombre et de leurs compères mafiosi, les grandes compagnies pétrolières.

    Un Plan C était nécessaire. La carte de la Chine a dû être jouée !

    LE FACTEUR CHINE

    Dans les années 80, Deng Xiaoping a annoncé au monde entier que la Chine pratiquait un Socialisme à la sauce chinoise. Être Rouge est sans importance, pour un chat peu importe sa couleur tant qu’il attrape des souris !

    La Chine souhaitait se moderniser et rattraper l’Occident. Elle avait une main-d’œuvre abondante, bon marché et disciplinée. Mais le développement était lent et les investissements étrangers se limitaient à certaines régions.

    Chez eux, aux États-Unis, les industriels concernés étaient définitivement vaincus par les Japonais et les Coréens. L’une après l’autre les industries sont devenues moins compétitives, et les coûts montaient. Une solution devait être trouvée.

    Les bailleurs de fonds de l’ombre avaient leur part de soucis. Comment accélérer la dynamique de création du crédit dans une économie déclinante ? Moins de dettes signifie moins d’intérêts composés et donc moins de profits. CQFD.

    Les bailleurs de fonds de l’ombre ont réalisé assez tôt que, si la dette était tirée par la consommation, ce serait la solution. Il devrait y avoir une base industrielle qui pourrait produire d’énormes quantités de marchandises répondant aux exigences de la dette.

    La Chine a pesé lourd globalement dans la manigance de l’affaire.

    Les bailleurs de fonds de l’ombre ont conclu avec la Chine un marché sur le modèle de l’accord du pétrodollar. Il y aurait d’immenses délocalisations industrielles vers la Chine, d’énormes investissements dans les usines et les équipements de production de marchandises pour le marché étasunien et européen en échange du commerce libellé en dollars. Et, plus important encore, il fut convenu que les dollars des excédents commerciaux seraient réinvestis dans des actifs en dollars.

    C’était une offre que la Chine pouvait difficilement refuser. C’était le moyen de développer rapidement son économie et de se moderniser à toute allure. La Chine a accepté et la suite, tout le monde la connaît !

    Les consommateurs ont emprunté plus que jamais pour acheter des produits de Chine. Les dollars recyclés en provenance de Chine ont financé la bulle de la consommation : accession à la propriété, à l’automobile, au matériel électronique, aux jouets, aux vêtements etc. La Chine est devenue l’usine du monde et son économie a fait un bond de géant. En une décennie, la Chine a accumulé des réserves en dollars s’élevant à 2.000 milliards de dollars. D’autres pays d’Asie ont sauté dans le train en marche et ont accumulé d’énormes réserves de dollars. Ces immenses réserves devaient être investies et les États-Unis les ont attirées dans des placements exotiques, créés par des lauréats du prix Nobel et des scientifiques en montée exponentielle.

    LE CASINO DES PRODUITS DÉRIVÉS

    L’ingénierie financière des bailleurs de fonds de l’ombre a accéléré le développement du crédit. Les États-Unis ont ouvert la voie. Au cours des dix dernières années, alors que les revenus stagnaient, les dépenses de consommation atteignaient le record de 8.340 milliards de dollars, alimentées par le prêt à la consommation bon marché : prêt hypothécaire, prêt sur carte de crédit, prêt automobile, prêt vacances, etc.

    La titrisation du flux croissant des intérêts composés d’un large éventail de dettes à la consommation était naturelle et logique dans la partie suivante de création de crédit pour le casino des produits dérivés. Les dettes ont été tranchées en rondelles et en cubes pour former les CDO, les CDO synthétiques, les CLO, les MBS, les CDS etc., vendus dans le monde entier. La demande de titrisation était si grande que les banques et les courtiers en hypothèques étaient même disposés à faire des prêts aux emprunteurs sans prendre d’information sur leur solvabilité. Avec à propos, ils ont été appelés « Liars’ Loans » (prêts des menteurs) !

    En 2004, 157 milliards de CDO ont été émis. Puis ils ont augmenté en flèche, atteignant la somme extraordinaire de 557 milliards de dollars en 2006. Et quand il n’y a plus eu assez de crédits hypothécaires titrisés en CDO, Wall Street a créé le « CDO synthétique, » une obligation sans prêt ni titre sous-jacent, mais ayant prétendument un flux de revenu basé sur un contrat parallèle et sur des fonds de prévoyance qui pourraient ou non engendrer quelque paiement d’intérêts. L’investissement est risqué, abruti ! Aux plus grands risques les plus grands gains !

    Au cours du premier trimestre de 2007, la création de CDO a déferlé plus avant, dirigée par Merrill Lynch qui en a vendu pour près de 29 milliards de dollars en février et mars, soixante pour cent de plus que dans la période de deux mois précédente ; Goldman Sachs en a vendu pour 10 milliards de dollars en mars, plus du double de la valeur de février, et Citigroup en a vendu pour 9 milliards de dollars en mars, un tiers de plus que le mois précédent. Les CDO étaient en vogue, ils représentaient le billet pour la richesse radieuse.

    Les États-Unis, en particulier Wall Street était devenus « La Mecque de la dette. »

    Le reste du monde a sauté dans le train en marche. Tant de CDO ont été empaquetés et vendus si vite, que personne n’a eu le temps de déterminer quelles valeurs étaient titrisées sous forme de CDO. « Juste faire du commerce, juste faire du commerce, » était le refrain du ballet des traders.

    Le tableau ci-dessous parle de lui-même du fiasco du subprime.

    Année

    Valeur en milliard de dollars

    Total du prêt hypothécaire émis

    Part du prêt hypothécaire à risque (subprime)

    Part des titres sur prêts hypothécaires à risque

    2001

    2.210

    190

    95

    2002

    2.890

    231

    121

    2003

    3.950

    335

    202

    2004

    2.920

    540

    401

    2005

    3.120

    625

    507

    2006

    2.980

    600

    183

    Les bailleurs de fonds de l’ombre ont aussi trouvé une combine rapportant un autre énorme flux de revenus tout en protégeant l’investisseur. Ce micmac s’appelle le Credit Default Swaps (CDS, Swap sur défaillance).

    La valeur nominale totale des CDS a été estimée comme suit (en milliards de dollars) :

    2001 : 918,9

    2002 : 2.200

    2003 : 3.800

    2004 : 8.400

    2005 : 17.100

    2006 : 34.400

    2007 : 62.200

    Juin 2008 : 54.600


    Le monde était devenu accro à la dette !

    Ensuite la bulle immobilière s’est crevée, et avec elle la gigantesque magouille à la Ponzi.

    Les créanciers sont désormais confrontés à un dilemme. Que faire des tombereaux de dollars sans valeur, maintenant appelés par dérision « déchets toxiques. » Refuser de faire tout échange, brader, continuer à être remboursé en dollar-papier-hygiénique ou arrêter la planche à billets ?

    Nous sommes maintenant dans cette situation critique.

    LE DERNIER STRATAGÈME DES BAILLEURS DE FONDS DE L’OMBRE

    La décision de la Fed de réduire le taux directeur à 0,25 pour cent signifie qu’elle s’est embarquée dans une politique d’intérêts à taux zéro (ZIRP) et met en œuvre la politique du Quantitative Easing (QE [politique d’intérêts minimums, mise en œuvre au Japon lors de la déflation des années 2000, NDT]), pour ouvrir le robinet de l’« offre du crédit sans borne. »

    En jargon profane, pour encourager plus de dettes : créances hypothécaires, dettes de cartes de crédit, prêts automobiles et, plus important, relancer le casino des produits dérivés, actuellement en survie. C’est la toxicomanie qui a soutenu le système financier mondial dans les vingt dernières années et de manière plus marquée depuis les sept dernières années !

    La politique ZIRP/QE annoncée est la dernière balle de l’arsenal de la Fed ou, comme je l’ai déjà exposé en utilisant une autre analogie, le dernier jeu, le dernier jeton de la table de paris. Après ça, il ne restera pas de munitions.

    Cet énorme pari prendra six mois à se jouer, mais il s’achèvera par un fiasco aussi sûrement que le Soleil se lèvera à l’Est demain.

    Mais un aspect plus menaçant de la politique d’intérêt à taux zéro, qui n’a été souligné par aucun commentateur économiste ou financier, est que les États-Unis sous l’actuel régime Bush ont fait savoir au monde entier qu’ils ne peuvent ni ne veulent plus couvrir le paiement des intérêts de la dette du pays, qui se chiffrent en billions.

    Bush a déclaré que les États-Unis sont en banqueroute dans tous leurs projets et objectifs, et qu’ils n’ont pas les moyens de couvrir les intérêts dus, qui dépassent la somme principale.

    Bush, Bernanke et Paulson ont donc d’un commun accord fait un bras d’honneur aux créanciers mondiaux, déclarant sans aucune ambiguïté que :

    Vous, créanciers, vous les trous du c#&, vous pouvez vous branler. Vous savez, je sais et tout le foutu monde sait que les supers États-Unis n’ont même pas le revenu pour couvrir les intérêts dont le montant s’élève à quelques centaines de milliards de dollars par an.

    Alors arrêtons les faux-semblants. Nous devons des billions et en plus de ça les intérêts courent en centaines de milliards de dollars, qui sont capitalisés en cas d’impayé. Et chaque année nous devons emprunter auprès de vous, juste pour payer les intérêts, afin d’éviter un rappel pour défaillance. Il y a eu tellement d’occasions où nous avons manqué à nos engagements, mais vous nous avez permis de prolonger pour maintenir la façade des supers États-Unis toujours à flot.

    Nous ne flottons pas comme un morceau de bois, nous sommes plutôt en train de sombrer rapidement ! Cessons les foutaises et soyons réalistes.

    Voici donc l’offre. Et vous crétins écoutez bien car ce sera dit une fois et une fois seulement.

    Vous devriez être plus que satisfaits d’avoir déjà perçu tant d’intérêts sur les dettes. Toutes ces années vous n’étiez que trop heureux de nous voir imprimer du papier sans valeur pour payer vos produits et servir des intérêts. C’est une arnaque incroyable et pas fatiguante dont nous avons bénéficié toutes ces années. Vous faisiez aussi partie de l’escroquerie

    Si vous insistez pour que je continue à vous payer en papier sans valeur, pourquoi insistez-vous pour que nous émettions encore du papier sans valeur pour payer les intérêts ? C’est juste un peu plus de papier hygiénique. Vous regorgez de papier hygiénique !

    Le papier hygiénique est sans valeur. Ainsi, c’est le moment de payer « le papier hygiénique des intérêts » de la dette de papier hygiénique

    Ça y est ! Nous ne paierons dorénavant plus d’intérêt en papier hygiénique. Nous allons imprimer plus de papier hygiénique pour payer ce que nous voulons acheter. Si vous voulez faire commerce avec nous, vous obtiendrez du papier hygiénique, mais sans intérêt. Un point c’est tout !

    Il s’agit de la plus grande ironie qui soit. La Fed, le plus grand bailleur de fonds ainsi que ses comparses mafiosi disent à leurs créanciers d’aller se faire foutre ! Lorsque les débiteurs ne peuvent plus payer les intérêts exorbitants ni le principal, les prédateurs financiers exigent que les débiteurs leur donnent leur peau en guise de remboursement. Mais quand ils empruntent ils remboursent en monnaie-papier-hygiénique et s’en tire avec ça !

    Et maintenant, ils ont même l’audace de donner un ultimatum :

    Nous sommes les plus grands acheteurs de la ville. Si vous ne voulez pas de notre papier hygiénique, ça nous convient. Vous pouvez obtenir du papier de soie des Européens, du papier de bambou des japonais et tout ce qui est proposé. Qui va prétendre que le papier de soie fait un meilleur boulot que le pur papier hygiénique ? Hé, c’est un marché libre. Faites votre choix !

    C’est la partie de poker finale. Bush, Bernanke et Paulson font le pari que personne ne les prendra au mot, qu’ils abandonneront et cesseront de vendre des produits aux États-Unis d’Amérique. Bush espère que la crainte de la récession et des troubles sociaux dans les pays créanciers les forceront à capituler.

    Malheureusement, ce subterfuge échouera. La raison en est simple. Les États-Unis ne peuvent pas fournir les produits désirés par le consommateur étasunien, même les choses les plus élémentaires. Les industries manufacturières sont anémiques, tandis que les autres ne font que vivoter. Sans les importations les États-Unis vont devoir fermer dans un délai de six mois.

    Il y aura d’énormes émeutes partout aux États-Uni, avec des meurtres de gens pour la nourriture et les autres produits de première nécessité. Les matières premières, les marchandises de base et autres biens destinés à la fabrication ne seront plus disponibles. Il n’y aura plus de voitures sur les autoroutes ! Des millions d’Étasuniens autorisés à avoir des armes traqueront dans les rues tout ce dont ils pourront s’emparer.

    Vous pouvez parier votre dernier dollar que les bailleurs de fonds de l’ombre et son acolyte militaire imposeront la loi martiale.

    Les préparatifs sont déjà en cours.

    LE SOBRE AVERTISSEMENT DU PRESIDENT BUSH

    Mardi le 9 décembre 2008, le président Bush a déclaré dans un discours fasciste, « J’ai abandonné les principes du marché libre pour sauver le système du marché libre. »

    Si vous, les gars là-bas, ne l’avez pas encore compris, ce qu’a dit Bush est : J’impose la dictature !

    C’est parce que, selon la sagesse populaire, le contraire du « marché libre » est le « contrôle étatique de l’économie. » En un mot, le Socialisme, l’État fort.

    La Fed et le Trésor, de connivence avec le Congrès, ont d’ores et déjà approuvé et financé les temps forts, l’acquisition des grandes banques de Wall Street, grâce au Troubled Asset Relief Program (TARP), au Term Asset-Backed Securities Loan Facility (TALF) et au plan de renflouage de 700 milliards de dollars. Plusieurs commentateurs financiers étasuniens ont déjà reconnu que c’est purement et simplement une nationalisation des institutions financières.

    Bientôt, ce sera la nationalisation des grandes sociétés telles que General Electric, GM, Ford et Chrysler, trop grosses pour avoir la permission de faire faillite.

    C’est trop exagéré ? Il suffit de regarder les événements qui ont mené à la Première et à la Seconde Guerre Mondiale et aux dictatures en Amérique Latine dans les années 70.

    Comment aurait fait Franklin Roosevelt pour sortir de la pagaille des années 30 sans les grandes politiques gouvernementales et l’entrée en guerre en Europe, contre l’Allemagne, et contre le Japon en Asie ? Il a même décrété que les étasuniens ne pouvaient plus posséder d’or sous quelque forme. Tout l’or a été confisqué. Le Président Roosevelt gouvernait d’une poigne de fer, ne croyez pas le contraire.

    Maintenant que le monde entier sait que le dollar de la Réserve fédérale n’est que du papier hygiénique, et même si c’est la « monnaie légale » selon la loi (c’est-à-dire que de par la loi, le papier hygiénique doit être accepté pour le paiement intégral de toute dette, faute de quoi la dette est considérée réglée), les prêteurs de l’ombre ne peuvent pas se permettre le risque d’une rébellion armée ouverte et de l’abolition du système de monnaie fiduciaire. Dans ces circonstances, il est donc nécessaire d’imposer l’utilisation du dollar-papier-hygiénique par la force militaire et la brutalité.

    Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le « parler dictatorial, » il n’y a pas de message plus clair pour préparer les élitistes à la prochaine catastrophe que l’annonce de l’abolition des principes du marché libre. L’accent est mis sur le mot « libre » et non pas sur « marché. »

    Nous pouvons discutailler de la justesse de mon interprétation jusqu’à la saint-glinglin. Le temps sera seul juge.

    UN GOUVERNEMENT MONDIAL PAR SOUMISSION OU PAR CONSENTEMENT

    James P. Warburg, fils de Paul M. Warburg (premier président du conseil d’administration du Federal Reserve System), a déclaré que leur objectif ultime est un gouvernement mondial. Mais cet objectif ne peut être réalisé tant que les États-Unis se sont pas complètement soumis. Un gouvernement mondial ne peut advenir qu’en créant une crise embrasant le monde entier depuis les États-Unis. Cette crise ne sera pas résolue par un seul pays, il ne le pourrait pas. Il faudra que ce soit une résolution mondiale. Et, puisque les pays ne peuvent œuvrer qu’à travers un mécanisme commun, il y a donc besoin d’une institution ou d’un mécanisme international.

    L’Organisation des Nations Unies est le précédent à partir duquel un nouveau gouvernement mondial verra le jour.

    Depuis le début de la crise, Henry Kissinger appelle les dirigeants du monde entier et les persuade de se soumettre à cette tentative s’ils veulent éviter un fléau généralisé.

    Et ce sera un gouvernement socialiste mondial. Avant de protester et de déclarer que je suis fou, laissez-moi dire ici une fois pour toutes que je suis en pleine possession de mes facultés. J’ai fait des recherches.

    Le Capitalisme et le Socialisme sont deux faces d’une même pièce de monnaie frappée par les mêmes bailleurs de fonds. Ces deux idéologies ne servent qu’un seul maître : les bailleurs de fonds de l’ombre.

    Pour les sceptiques, veuillez considérer les faits suivants :

    1) La Révolution d’Octobre russe, dirigée par Lénine, a été financée par les banquiers, et de manière plus précise, par des banquiers de New York et de Berlin. À New York, le financement a été organisé par la firme bancaire Kuhn, Loeb & Co, dont la direction comptait M. J. Schiff et M. Warburg, le fondateur de la Réserve fédérale. À Berlin, le banquier allemand était le frère de M. Warburg de New York.

    2) Le 16 janvier 1962, le magazine Look and Life a publié la déclaration suivante de David Ben Gourion, le tout premier Premier Ministre d’Israël, alors encore en fonction :

    L’image du monde de 1987 se dessine dans ma tête : La guerre froide est chose du passé. En Russie, la pression interne toujours croissante de l’intelligentia pour davantage de liberté, et la pression des masses pour élever leur niveau de vie, peuvent amener la démocratisation progressive de l’Union Soviétique. D’autre part, l’influence croissante des travailleurs et des agriculteurs, et la montée de l’importance politique des hommes de science peut transformer les États-Unis en État providence avec une économie planifiée. L’Europe de l’Est et de l’Ouest deviendront autonomes en tant que fédérations d’États dotés d’un régime démocratique et socialiste… les pays seront réunis dans une alliance mondiale, disposant de forces de police internationales. Toutes les armées seront supprimées et il n’y aura plus de guerres. À Jérusalem, l’Organisation des Nations Unies (une véritable union de nations) construira le sanctuaire des prophètes pour servir l’union fédérée de tous les continents ; ce sera le siège de la Cour Suprême de l’humanité qui réglera toute dispute entre les continents fédérés, comme le prophétisa Isaïe.

    3) Suite au succès de la Révolution d’Octobre russe et de l’abdication du tsar Nicolas II, le Premier Ministre britannique David Lloyd George a déclaré au Parlement que la Grande-Bretagne avait atteint l’un de ses principaux objectifs de guerre.

    4) Le principal objectif du Capitalisme et du Socialisme est la centralisation de l’autorité d’un groupe d’élite politique qui possède ou qui contrôle tous les moyens de production et l’émission de la monnaie et du crédit ; l’ancien objectif ayant été obtenu grâce à diverses formes de monopole et le nouveau grâce au monopole public.

    POURQUOI LA GUERRE EST INÉVITABLE

    Pour prouver ce point de vue, permettez-moi d’utiliser une simple analogie.

    Les journaux rapportent souvent qu’une certaine personne a été sauvagement battue pour avoir omis de rembourser ses dettes à un bailleur de fonds. En Malaisie, les prêteurs sont souvent qualifiés de « Ah-longs » (NDT : Un bailleur de fonds généralement issu du crime organisé à des taux d’intérêt élevés). C’est même le cas lorsque la dette est dérisoire. Si le prêteur d’argent adoptait la « méthode douce » pour se faire rembourser un prêt, il pourrait encourager les non-paiements. La brutalité assure le plein respect des engagements !

    Il en va ainsi pour les nations. Lorsque la survie même d’une nation est en jeu pour cause économique et/ou de guerre monétaire, pensez-vous vraiment que ce pays en danger ne partirait pas en guerre ?

    Les États-Unis ont envahi l’Irak non pas à cause d’une menace d’armes de destruction massive de Saddam Hussein, mais pour le pétrole brut et parce que Saddam vendait le sien en euro plutôt qu’en dollar-papier-hygiénique.

    Les bailleurs de fonds de l’ombre sont dans une situation désespérée et ils lanceront une guerre mondiale pour éviter l’effondrement du système de la monnaie fiduciaire. La guerre sera financée par les grandes banques centrales et leurs mandataires, les 8 à 10 banques mondiales commerciales et d’investissement. Comme pour la Guerre Mondiale I et II, les élitistes de la City de Londres et de Wall Street seront les principaux instigateurs de ce complot insidieux.

    Quiconque doute de ce scénario devrait se poser une simple question : Pensez-vous que les puissances financières centralisées en Occident accepteraient et toléreraient la perte de leur pouvoir financier ?

    J’utilise ces termes imagés parce que le citoyen moyen ne s’est pas encore rendu compte de la portée réelle des dernières annonces du Président Bush, sur l’abandon des « principes du marché libre » aux États-Unis, et de Bernanke de la Fed sur la politique d’intérêt à taux zéro. Pire encore, la majorité des dirigeants politiques des pays du tiers monde sont tout aussi ignorants. C’était évident lors du Sommet de l’APEC au Pérou. À l’instar du citoyen moyen, ces dirigeants n’ont aucune idée de la façon dont fonctionne le système de la monnaie fiduciaire. Quand Washington et Londres disent « imprimez », « ouvrez les robinets », « baissez les taux d’intérêt », ou l’inverse, il leur suffit de suivre aveuglément. Il y a eu une seule exception, lorsque la Malaisie s’est désengagée au cours de la crise financière de 1997. Mais cette situation ne fut que temporaire, car le nouveau régime Badawi a succombé à l’ancien système.

    Pourra-t-on empêcher que cette guerre ne se produise ?

    Il existe une petite chance. Si les patriotes étasuniens, qui sont légalement armés, se rebellent et résistent à l’imposition de la loi martiale, la guerre mondiale pourrait être évitée.

    Le FMI a déjà prévenu que, si les États-Unis ne parvenaient pas à résoudre la crise, il y aura d’énormes troubles sociaux.

    Le sang coulera dans les rues ! La force militaire aurait pour adversaire de courageuses milices ayant la fière tradition d’avoir vaincu autrefois la grande puissance coloniale britannique.

    Oserons-nous espérer une seconde Révolution Américaine ?

    Matthias Chang, Mondialisation.ca, Le 8 janvier 2009.

    Matthias Chang est avocat et il a occupé la fonction de secrétaire politique auprès de l’ancien Premier Ministre de Malaisie, Tun Dr. Mahathir Mohamad. Il est l’auteur de trois best-sellers, « Future FastForward », « Brainwashed for War, Programmed to Kill », et « The Shadow Money-Lenders and the Global Financial Tsunami », publiés aux États-Unis et en Malaisie. Depuis ses études en Angleterre à la fin des années 60, il demeure toujours activement impliqué dans le mouvement pacifiste. Il réside à Kuala Lumpur en Malaisie, et peut être contacté aux adresses matthias@skzcchambers.com et matthiaswenchieh@gmail.com.

  4. LeTransmuteur dit :

    Money Creation ‘ex nihilo’

    Robert Mittelstaedt, qui a déjà eu l’occasion d’intervenir sur ce blog, a produit une vidéo intitulée Money Creation ‘ex nihilo’ . Son message, comme vous le verrez, est identique à celui que je vous ai proposé ici au fil des mois.

    En guise d’introduction, je vous offre quelques extraits d’un livre que je suis en train de rédiger, sur le même sujet exactement que celui traité par Mittelstaedt dans sa vidéo :

    Les banques n’ont cependant pas le droit de prêter tout l’argent sur votre compte-courant : elles sont obligées de tenir compte de votre désir éventuel de récupérer les sommes déposées sans préavis, comme le compte-courant le permet. Les réserves qu’elles sont tenues de maintenir légalement sont appelées « réserves fractionnaires ». Ces réserves sont faibles, aujourd’hui de l’ordre de 2 % généralement. Ce taux de 2 % a été calculé pour permettre à la banque de faire face aux retraits en temps ordinaire. Ceci suppose bien entendu une grande confiance de la part des déposants que leur argent demeure effectivement à leur disposition. En cas de panique bancaire ces 2 % ne feraient, cela va sans dire, pas l’affaire : seules des réserves couvrant la totalité des sommes déposées, c’est–à–dire des réserves fractionnaires de 100 % pourraient l’assurer.

    Le système des réserves fractionnaires permet à l’argent inutilisé de ne pas être simplement thésaurisé mais d’être utilisé par l’économie là où le besoin s’en fait sentir. À cette fin, la fiction est maintenue que, bien que l’argent sur les comptes-courants aie été prêté -- à l’exception des réserves fractionnaires -- il demeure aussi disponible pour celui qui l’avait déposé sur son compte-courant. En général, lorsque celui-ci se présente pour retirer son argent, les réserves fractionnaires s’appliquant à une multitude de comptes permettent que la somme lui soit rendue. Si ce n’était pas le cas la banque devrait recourir à un expédient : ponctionner ses fonds propres, emprunter sur le marché interbancaire ou emprunter auprès de sa banque centrale.

    Le système des réserves fractionnaires permet en fait une démultiplication monétaire qu’on aurait tort cependant de confondre avec une « création monétaire », le principe de conservation des quantités restant d’application sans être jamais enfreint.

    Bien que les réserves fractionnaires soient aujourd’hui en général de 2 %, les illustrations de la manière dont le système opère utilisent le plus souvent le chiffre de 10 % et je ne faillerai pas à la tradition. La raison pour un nombre plus élevé se comprendra aisément. Voici comment le système fonctionne. Eusèbe dépose 100 € sur son compte à la banque. La banque est obligée de conserver sur cette somme des réserves fractionnaires de 10 %. Le reste elle peut le prêter. Ce qu’elle fait : Casimir avait besoin de 90 € et elle les lui accorde.

    Le calcul à partir des réserves fractionnaires ne produit de chiffres mirobolants : 9 fois plus de crédits que de dépôts pour 10 %, 49 fois plus pour 2 %, que dans un seul cas de figure -- qui n’a pas la moindre plausibilité dans le monde réel : qu’au sein de la chaîne de ceux qui empruntent, chacun utilise la totalité du montant de son prêt pour le déposer sur un compte à vue… tout en ne s’inquiétant pas du fait qu’il doive verser des intérêts pour ce privilège. Certains n’hésitent cependant pas à affirmer qu’un dépôt autorise une banque à accorder des crédits 9 fois, 49 fois… supérieurs aux dépôts. Comme seul un abruti emprunterait de l’argent à sa banque pour le laisser ensuite dormir sur un compte à vue, alors que sa banque lui compte des intérêts au fur et à mesure que le temps passe, la seule situation présentant une certaine vraisemblance est donc celle mise en scène par l’illustration initiale : celle où l’argent sur le compte-courant d’Eusèbe est prêtée à Casimir à concurrence de ce que les réserves fractionnaires autorisent, autrement dit que la banque est à même de percevoir des intérêts sur une somme un peu inférieure (90 % pour des réserves fractionnaires se montant à 10 %) à celle qui fut déposée initialement.

    Par Paul Jorion

  5. LeTransmuteur dit :

    BANKSTER « Vol au dessus de tout soupçon » le livre (267 pages) est disponible en téléchargement gratuit !!!
    Vous pouvez le commander en édition Livre francais au format Royal sur le site bankster.tv

  6.  
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