KARMA

Karma individuel, collectif, planétaire

gdpoemeKarma ne récompense ni ne punit, c’est nous qui nous récompensons ou nous punissons, suivant que nous travaillons ou non avec la Nature, selon ses voies, et de concert avec elle, en agissant ainsi d’accord avec les lois dont dépend l’harmonie, ou en les violant.

Il n’y a pas un accident de notre vie, pas une mauvaise journée, pas un malheur que nous ne puissions imputer à nos propres actions dans cette vie, ou dans une vie antérieure.

La loi de karma est inextricablement mêlée à celle de la réincarnation… Il n’y a que cette doctrine qui puisse nous expliquer le problème mystérieux du bien et du mal, et réconcilier l’homme avec la terrible injustice apparente de la vie.

L’unité et la causalité universelles, la solidarité humaine, la loi de karma et la réincarnation sont les quatre anneaux de la chaîne d’or qui devrait unir l’humanité en une seule famille, en une seule Fraternité universelle.

En sociologie, comme dans toutes les branches de la vraie science, se vérifie la loi de causalité universelle, qui implique nécessairement, comme une conséquence logique, cette solidarité humaine sur laquelle insiste tant la Théosophie. Si l’action d’un seul réagit sur la vie de tous – et c’est là la véritable idée scientifique – il s’ensuit que l’on n’atteindra cette réelle solidarité, qui est à la base même de l’élévation de la race humaine, que si tous les hommes deviennent frères et toutes les femmes sœurs, et que si tous adoptent dans la pratique de leur vie quotidienne un vrai comportement de frères et sœurs. C’est dans cette action et cette réciprocité, cette conduite authentique qui devrait exister entre des frères et des sœurs, s’efforçant de vivre un pour tous et tous pour un, que se trouve l’un des principes fondamentaux de la Théosophie que chaque théosophe devrait se sentir tenu non seulement d’enseigner, mais de mettre en pratique dans sa vie personnelle.

Opérant sans cesse, karma agit également sur les planètes, les systèmes planétaires, les races, les nations, les familles et les individus. C’est la doctrine jumelle de la réincarnation.

L’individu ne peut pas plus se séparer de la race humaine que celle-ci de l’individu. La loi de karma s’applique également à tous, quoique tous ne soient pas également développés. En contribuant au développement de ses semblables, le théosophe croit non seulement les aider à accomplir leur karma, mais, en même temps, à s’acquitter strictement du sien. Il a toujours en vue le développement de l’humanité, dont lui et les autres font partie intégrante. Et il sait, de plus, que, chaque fois qu’il néglige de répondre aux injonctions de ce qu’il y a de plus élevé en lui, il retarde non seulement la marche de son progrès mais celle de tous les autres. Par ses actions, il a la faculté de rendre plus pénible, ou plus facile, à l’humanité l’accession au plan suivant et plus élevé de l’être.

Il ne faut pas perdre de vue le fait que chaque atome est soumis à la loi générale qui régit le corps entier auquel il appartient : ceci nous amène à une plus large conception de la loi karmique. Ne voyez-vous pas que l’ensemble amalgamé du karma individuel devient le karma de la nation à laquelle appartiennent les individus qui la composent, et qu’en outre la somme totale du karma national forme celui du monde? Les maux [sociaux] ne sont limités ni à l’individu, ni même à la nation, ils sont plus ou moins universels, et c’est en suivant cette large voie de l’interdépendance des hommes que la loi de karma trouve sa conclusion légitime et équitable.

Il est hors de question que karma puisse réajuster l’équilibre des forces dans la vie et le progrès du monde à moins de disposer de voies d’action larges et générales.

L’interdépendance des hommes est la cause de ce qu’on appelle le karma distributif. C’est dans cette loi que se trouve la solution du grand problème de la souffrance collective et du moyen de la soulager. C’est d’ailleurs par l’effet d’une loi occulte que nul homme ne peut s’élever au-dessus de ses imperfections individuelles sans élever en même temps, si peu soit-il, l’ensemble dont il est partie intégrante. De même, nul homme ne peut pécher seul, ni souffrir seul des effets du péché. En réalité, il n’existe rien de tel que la « séparativité », mais ce qui approche le plus cet état égoïste, et que permettent les lois de la vie, se trouve dans l’intention ou le motif.

Quand chaque individu aura contribué pour sa part au bien général, en apportant ce qu’il peut d’argent, de travail, de pensée ennoblissante, alors, et alors seulement, la balance du karma national s’équilibrera. Jusque-là, nous n’aurons aucun droit ni aucune raison de dire qu’il y a plus de vie sur la terre que la Nature n’en peut contenir. Il incombe aux âmes héroïques, aux sauveurs de notre race et de notre nation, de découvrir la cause de cette inégalité de pression du karma rétributif, et d’équilibrer la balance des forces par un effort suprême, en sauvant ainsi les peuples d’un cataclysme moral mille fois plus désastreux, et mauvais par ses effets durables, que ne le serait une catastrophe analogue, sur le plan physique, que vous semblez considérer comme le seul moyen possible de mettre fin à cette misère accumulée.

Divers champs d’action du karma individuel et collectif

Il y a trois sortes de karma :

1) celui qui n’a pas encore commencé à produire des effets dans notre vie, d’autres causes karmiques opérant sur nous,

2) le karma que nous sommes maintenant en train de créer ou de mettre en réserve par nos pensées et nos actions,

3) le karma qui a commencé à produire des résultats.

Ces trois classes de karma gouvernent les hommes, les animaux, les mondes et les périodes d’évolution.
Les causes karmiques se divisent [également] en trois classes, elles doivent pouvoir agir dans des domaines différents. Elles opèrent sur l’homme dans sa nature mentale et intellectuelle, dans sa nature psychique, dans son corps et dans les événements.

Karma n’affecte jamais la nature spirituelle de l’homme et n’a aucune prise sur elle.

Responsabilité de l’homme et sa destinée

La croyance en karma fournit à l’homme la raison la plus haute d’accepter son sort dans la vie, et elle est pour lui le plus grand encouragement à faire des efforts pour améliorer la renaissance suivante. En effet, cette acceptation et ces efforts n’auraient aucune raison d’être si nous supposions que notre sort n’était pas le résultat de la Loi inéluctable, ou que notre destinée se trouvait en d’autres mains que les nôtres.

Appliquée à la vie morale de l’homme, karma est la loi de causalité éthique, de justice, la cause des naissances et des renaissances, mais également le moyen de se libérer de l’incarnation. Considérée d’un autre point de vue, c’est simplement les effets découlant des causes, action et réaction, l’exact résultat de chaque pensée et de chaque action. C’est l’acte et le résultat de l’acte, car le sens littéral du mot est action.

Nulle part nous ne trouvons de réponse ou de réconfort, sauf dans l’ancienne vérité que chaque homme crée et modèle sa propre destinée, étant le seul qui mette en mouvement les causes de son propre bonheur et de son propre malheur. Dans une vie il sème, dans la suivante il moissonne, et c’est ainsi que la loi de karma le pousse continuellement et éternellement.

Karma n’est pas fatalisme. Tout ce qui a été fait dans un corps antérieur aura des conséquences dont l’Ego [l'homme réel intérieur] jouira ou souffrira dans sa nouvelle incarnation, car ainsi que l’a dit saint Paul : « Mes frères, ne vous abusez point, on ne se joue pas de Dieu, ce que l’homme sème, il le moissonnera ». L’effet est dans la cause, et karma en produit la manifestation dans le corps, le cerveau et le mental fournis par la réincarnation.

Aucun acte n’est accompli sans avoir une pensée à sa racine, au moment de son accomplissement, ou comme motif préalable produisant un effet, un résultat dans cette incarnation ou dans la prochaine.

La vraie philosophie de karma rend sa dignité à l’homme

Une fois que nous nous serons pénétrés de l’idée que le principe de causalité universelle n’agit pas seulement dans le présent, mais englobe à la fois le passé, le présent et l’avenir, chaque action, sur le plan qui est actuellement le nôtre, trouvera naturellement et aisément sa vraie place et nous apparaîtra dans son véritable rapport avec nous-mêmes et avec les autres. Toute action mesquine et égoïste nous fait rétrograder, au lieu de nous faire avancer, tandis que toute pensée noble et tout acte désintéressé sont autant de degrés franchis dans notre ascension vers les plans plus élevés et plus glorieux de l’être. S’il n’y avait que cette vie, elle serait en vérité pauvre et médiocre sous bien des rapports, mais, considérée comme une préparation en vue de la prochaine sphère d’existence, il nous est loisible d’en faire la porte d’or par où nous pourrons un jour accéder – non pas seuls, en égoïstes, mais en compagnie de nos semblables – aux palais qui se trouvent au delà.

L’essentiel est de détruire la source la plus fertile de tout crime et de toute immoralité : la croyance que les hommes peuvent échapper aux conséquences de leurs propres actions. Qu’ils comprennent une bonne fois la vérité des lois de karma et de réincarnation, les plus grandes d’entre toutes les lois, et ils réaliseront en eux-mêmes la vraie dignité de la nature humaine, et ils se détourneront du mal en l’évitant comme ils fuiraient un danger physique.

« Depuis l’Antiquité la plus reculée le genre humain, pris dans son ensemble, a toujours été convaincu de l’existence d’une entité spirituelle et personnelle dans l’homme physique personnel. Cette entité intérieure était plus ou moins divine suivant son degré de proximité avec la couronne [le pôle divin]. Plus cette union était intime, plus la destinée de l’homme était sereine, et moins les conditions extérieures étaient dangereuses. Une telle croyance n’est ni de la bigoterie ni de la superstition, mais un sentiment instinctif toujours présent de la proximité d’un autre monde spirituel et invisible, qui, bien que subjectif pour les sens de l’homme extérieur, est parfaitement objectif pour l’Ego intérieur. De plus, ces hommes de l’Antiquité croyaient qu’il y avait des conditions extérieures et des conditions intérieures qui pouvaient influencer la détermination de notre volonté sur nos actions. Ils rejetaient le fatalisme, car le fatalisme suppose l’action aveugle de quelque pouvoir plus aveugle encore. Mais ils croyaient à la destinée ou karma que, de sa naissance à sa mort, tout homme tisse fil par fil autour de lui-même, ainsi qu’une araignée sa toile, et, pour eux, cette destinée était guidée par cette présence que certains appellent l’ange gardien, ou au contraire, par l’homme intérieur astral qui nous est plus familier, mais qui n’est que trop souvent le mauvais génie de l’homme de chair, la personnalité. Ces deux réalités mènent l’HOMME, mais l’une d’elles doit nécessairement l’emporter, et dès le commencement même de la lutte invisible, la loi de compensation et de rétribution, sévère et implacable, entre en jeu et accomplit son œuvre en suivant avec vigilance les péripéties du combat. Quand le dernier fil est tissé, et que l’homme paraît comme enveloppé dans le filet qu’il a lui-même ourdi, il se trouve alors complètement sous l’empire de cette destinée qu’il a lui-même créée. Celle-ci l’immobilise alors comme le coquillage inerte au rocher immuable, ou l’emporte comme une plume, dans un tourbillon que ses propres actions ont soulevé » (Isis Dévoilée). Telle est la destinée de l’HOMME, le véritable Ego – et non de l’Automate, la coque vide que l’on prend pour lui. Et il lui appartient de devenir le vainqueur de la matière.

Comment soulager la charge collective de karma ?

En enseignant que la racine de toute la Nature, objective et subjective, et de tout ce qui peut exister d’autre dans l’univers, visible et invisible, est, a été, et sera toujours une essence unique absolue, d’où tout émane et au sein de laquelle tout retourne… c’est le devoir de tous les théosophes de contribuer par tous les moyens pratiques, et dans tous les pays, à répandre une éducation non sectaire.

En faisant comprendre une bonne fois aux hommes qu’aucun d’eux ne possède toute la vérité mais que leurs points de vue se complètent mutuellement, et que l’on ne peut trouver l’entière vérité que dans la combinaison de tous ces points de vue, après en avoir éliminé ce que chacun d’eux avait de faux, alors, la véritable fraternité en matière de religion sera établie. Le même raisonnement s’applique au monde physique.

Le devoir est ce qui est dû à l’humanité – à nos semblables, nos voisins, notre famille – et c’est surtout ce que nous devons à tous ceux qui sont plus pauvres et plus démunis que nous.

La reconnaissance pour tous, sans distinction de race, de couleur, de position sociale ou de naissance, de l’égalité de tous les droits et privilèges… la même justice, la même bonté, la même considération ou la même miséricorde que celle dont on souhaiterait bénéficier soi-même.

Amenons les hommes à sentir et à reconnaître au fond de leur coeur ce qu’est leur devoir véritable et réel envers tous, et tous les vieux abus de pouvoir, toutes les lois iniques en vigueur dans la nation et basées sur l’égoïsme humain, social ou politique, disparaîtront du même coup.

Approche mystique

Sache que nul effort, fût-ce le plus minime, dans une bonne ou une mauvaise direction, ne peut s’évanouir du monde des causes. Même la fumée dispersée ne reste pas sans traces.

« Une parole dure proférée dans des vies passées n’est pas détruite, mais elle revient toujours ».

Le poivrier ne produit jamais de roses, et l’étoile argentée du jasmin parfumé ne se change pas en épine ou en chardon.

Tu peux créer ce « jour » tes chances pour ton « lendemain ».

Dans le « Grand Voyage », les causes semées chaque heure portent chacune sa moisson d’effets, car une Justice rigide gouverne le Monde. D’un mouvement puissant aux effets infailliblement justes, elle dispense aux mortels des vies heureuses ou malheureuses, progéniture karmique de toutes les pensées et actions de jadis.

O toi au cœur patient, prends donc tout ce que le mérite a en réserve pour toi. Ne perds pas courage et contente-toi du destin. Tel est ton karma, le karma du cycle de tes naissances, la destinée de ceux qui, dans leur douleur et leur affliction, sont nés en même temps que toi, se réjouissent et pleurent de vie en vie, enchaînés à tes actions précédentes…

VIE  INTERIEURE

Les lois fondamentales de l’Être

La Doctrine Secrète, de Mme Blavatsky, évoque les lois fondamentales qui dominent le grand Univers, le « macrocosme » (avec tout ce qu’il contient – particulièrement l’homme qui, pour ainsi dire, le résume comme un petit univers, un microcosme) pour tenter de rendre compte de son sens et de sa dynamique.

Si, en effet, ce monde, dont l’infini nous étonne, n’est pas un chaos mais un cosmos ordonné (où le vivant apparaît, se maintient, se développe, avec la conscience qui en émerge, selon ce qui semble être un « programme universel de Vie »), il doit en effet répondre à un système de lois cohérentes, qu’on peut esquisser comme il suit :

- la loi de causalité, qu’il faut postuler en premier, exprime l’idée que dans l’univers, visible ou invisible, tout obéit à des lois; le mot « miracle » est ici à proscrire, comme recouvrant un phénomène « merveilleux » dont on ignore actuellement les causes, mais qui doit lui aussi résulter d’une stricte causalité.

- la loi de conservation, à rapprocher de la première, exprime que tout se transforme, ou se métamorphose, mais ne s’abîme jamais dans le néant; en corollaire : rien ne sort jamais du néant – ce qui exclut le « miracle » de la création du monde ex nihilo.

- la loi d’Unité essentielle, postule que cette source et ce réceptacle sont une seule et même réalité - où se trouvent disponibles les infinies potentialités de manifestation des mondes, avec les lois éternelles qui les régiront, et où se préserve la mémoire, pour ainsi dire, de tout ce qui est survenu dans l’histoire des mondes disparus. Ce Tout Unique, infini, ne saurait se représenter comme un Être (à la façon des Dieux personnels des religions); ce serait plutôt l’ »Être » en soi, indéfinissable avec nos mots usuels, qui répondrait le mieux à l’idée qu’on pourrait se faire de l’Absolu.

- la loi de dynamique de l’Être invite à concevoir que cette source-réceptacle infinie, cette « Cause sans cause », comme l’appelle la Doctrine Secrète, resterait éternellement immuable dans son homogénéité, si ne surgissait pas de son sein une impulsion, conduisant à faire apparaître quelque chose de limité, et de temporel, sur fond d’infini et d’éternité; des myriades et des myriades de formes, lancées dans les orbites de l’Existence, du Devenir, sur fond d’Unité et d’Être Absolu. Cette dynamique de l’Être, inséparable de l’Être lui-même, n’a pas eu de commencement, et ne s’épuisera jamais. Cependant, elle s’exprime comme une pulsation – les battements d’un cœur vivant : le déploiement de la sphère du Devenir est limité dans le temps, il est suivi d’une phase de ré-immersion dans l’Être, également limitée, pour laisser place à de nouvelles alternances. Mais le durée de vie des phases déployées est suffisante – des milliards d’années – pour permettre d’y manifester largement quelque chose des infinies potentialités de la Source unique. Une conclusion évidente de cette loi est qu’il n’y a pas de commencement absolu ni de fin absolue du monde : il faudrait parler de recommencement et de fin provisoire – même si des milliards d’années s’écoulent normalement avant un prochain renouveau.

On peut prévoir encore quelques conséquences importantes de cette dynamique :

- la loi universelle des cycles, qui fait que tout est rythme, pulsation, vibration dans l’univers, dont la respiration se répercute à l’infini, dans les révolutions des corps célestes, les marées, les saisons, le cycle nycthéméral, dans les pulsations du centre du soleil comme dans le cycle de ses taches, les alternances de veille et de sommeil, ou de naissance et de mort, etc. Ainsi, dans ce monde, rien ne demeure immuable, mais, néanmoins, il se passe quelque chose, au fil de cette succession de phases provisoires; c’est ce qu’énonce le corollaire de cette loi :

- la loi universelle d’évolution qui interdit de postuler un Eternel Retour. Chaque monde qui vient à l’Existence se déploie, par stades successifs, de la Source Unique, homogène, invisible, jusqu’au plan le plus divisé, visible et matériel, où interagissent la multitude des êtres en devenir; et ce mouvement permet d’exploiter de nouvelles potentialités restées latentes jusqu’à présent; mais, comme cette expansion est limitée, elle finit par faire place au mouvement inverse de retour vers le réceptacle éternel; là encore, il se passe quelque chose : la récolte des innombrables progrès enregistrés est engrangée pour servir à de nouvelles semailles, dans un cycle d’univers futur.

- la loi universelle de karma exprime précisément que rien n’arrive par hasard, mais résulte d’une cause ou d’un ensemble de causes antérieures : l’évolution ne va pas à l’aveuglette, mais se guide sur les acquis et tentatives du passé, un univers apparaissant ainsi comme le « fils », ou le prolongement, du précédent, dont il exploite la récolte préservée après son extinction. Si, maintenant, on envisage ensemble toutes ces lois, on découvre

- la loi de perfectibilité indéfinie des formes (de conscience, matière ou énergie) apparaissant dans le monde manifesté du devenir : ce qui n’a pas encore été réalisé dans un univers, dans le sens de la perfection et de l’adaptation à des degrés d’évolution de plus en plus élevés, le sera dans un autre univers, grâce aux acquis engrangés dans l’intervalle.

Comme il a été suggéré plus haut, la dynamique de l’Etre Unique Infini, fait émerger les mondes où viennent à régner le discontinu, le multiple, l’hétérogène, dans des espaces orientés, avec toute la relativité qui s’y attache : les acteurs de ce théâtre d’évolution sont des myriades d’entités de toutes natures, de tout degré sur l’échelle du progrès ; mais cette multiplicité n’empêche pas ces « êtres en devenir » (ou monades en évolution) d’être toutes enracinées, pourrait-on dire, dans l’Etre éternel dont elles reflètent une parcelle de lumière dans leur conscience. D’où la conséquence essentielle :

- la loi de fraternité universelle, qui unit indissolublement toutes les monades, entraînées, sans exception, dans le mouvement d’évolution. Elle implique, comme pour les membres d’une même famille, une interaction constructive et une solidarité incontournable dans le devenir collectif : la dynamique de l’Etre impose à chaque acteur de jouer son rôle là où il est pour maintenir l’harmonie de la Nature. On peut trouver là la base d’une réelle écologie universelle.

On voit ici émerger l’idée d’un authentique « projet universel de Vie » qui, par l’impulsion naturelle qui entraînant la marée vivante des êtres en devenir, se met en place et se déploie dans l’ »intention », pourrait-on dire, de réaliser tous les degrés de perfection possibles dans les conditions particulières offertes par un monde donné.

Noter, ici encore, une différence essentielle avec les conceptions religieuses courantes : les êtres, à tous niveaux, ne sont pas les créatures impuissantes d’un Dieu omnipotent, régnant du haut des Cieux. Comme les rayons d’un même soleil, ils ont même origine – dont ils ne sont pas essentiellement séparés – et la trajectoire de leur évolution les amène à s’éveiller progressivement à la réalité de cette racine éternelle. Dans cette perspective également, chaque être a sa place, son rôle à jouer et n’est plus un simple figurant sur la scène de la Nature, comme on pourrait le croire aussi à propos des végétaux et des animaux, dans les mêmes conceptions courantes.

Quelle vie intérieure pratiquer (prière, méditation…)?

La Théosophie jette, sur l’ensemble des problèmes de la vie, une lumière souvent très vive et originale. Il s’agit d’un changement d’optique, d’un changement d’attitude sur le plan moral et mental.

« Il est inutile de jeûner tant que vous avez besoin de nourriture ». Mal compris, l’ascétisme consistera à s’imposer de force un régime de famine. Bien comprise, la discipline spirituelle amènera l’homme, par une progressive transformation de toute sa nature, à avoir moins besoin de manger de ces mets dont il se régalait jadis, mais à chercher naturellement une nourriture physique qui suffise à le maintenir en bonne santé, une nourriture mentale qui, loin de le disperser dans mille sujets d’intérêt, éclaire sa pensée et mobilise ses forces dans un service altruiste, et une nourriture spirituelle qui l’aide à se fondre dans l’universel.

Pour commencer, ne convient-il pas de faire le point en nous-mêmes – par un examen attentif des forces en présence dans notre être? Il faut bien reconnaître que nous obéissons ordinairement à un ensemble d’habitudes bien ancrées – une sorte de « pilote automatique » qui règle presque toute notre vie, avec nos préjugés, nos ornières mentales etc. – et comprendre à quel point notre personnalité terrestre, avec ses besoins, ses exigences, ses angoisses et ses espérances, est maîtresse chez nous, en nous obligeant à des comportements que notre raison jugeait hier légitimes, mais qu’elle risque vite de réprouver désormais à la lumière de la Théosophie, et, finalement, en nous détournant d’actions que nous souhaiterions secrètement du fond du cœur. Au centre de cette forteresse fermée à l’amour véritable, en raison de toute cette séparativité, règne le désir égoïste de vivre pour soi, le sentiment personnel.

Il faut de la méthode dans toute entreprise. Si c’est l’une des aspirations cruciales de notre vie de nous dégager de la prison du soi – détruire la prison sans toutefois tuer le prisonnier – est-ce que cela ne mérite pas qu’on réserve un temps de liberté au prisonnier qu’est notre conscience, pour lui permettre de vivre non plus sous l’emprise de l’existence incarnée mais – pour quelques moments – au rythme paisible et profond de ce que nous percevons comme notre Soi, la lumière du Maître unique, qui brille dans le cœur de tous les êtres ?

L’essentiel n’est-il pas de prendre du recul vis-à-vis du tourbillon des événements, et de construire avec vigilance un centre intérieur de paix, d’amour et de lumière, capable de devenir avec le temps une plate-forme inébranlable pour résister aux fluctuations du monde, mais aussi un lieu d’élection en nous-mêmes pour y recevoir l’inspiration de la source inépuisable de sagesse de notre être profond ? Construirait-on un pareil sanctuaire intérieur avec quelques pensées passagères, sans y mettre le prix d’efforts volontaires et répétés ?

La Théosophie recommande une démarche journalière (de préférence à heure fixe, pour profiter de la force d’un cycle que l’on établit à sa convenance).

Comme le dit l’Évangile : « le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Luc, 17,21). C’est donc là qu’il faut chercher le divin,. Bien entendu, il ne s’agit pas ici de prier l’Absolu – que nulle pensée ne peut atteindre – mais de chercher à faire rayonner en soi-même la Lumière du Logos, « la lumière du Maître Unique, la lumière une et impérissable de l’Esprit », qui « darde dès le début ses rayons resplendissants sur le disciple » (Voix du Silence).

À ce niveau de recherche ardente, la prière va tendre à se dépouiller de sa coloration psychique et s’exprimer dans un mouvement d’élévation du soi vers le Soi, comme un appel au Soi divin, pour jeter un pont de conscience vers lui, communiquer avec lui, et finalement réaliser la communion du soi purifié et métamorphosé avec le Soi Éternel. Dans ses Notes sur la Bhagavad-Gîtâ (chap.XVII), W.Q. Judge remarque : « La prière, ou l’aspiration, qui vise à atteindre la lumière spirituelle et la sagesse, est la plus élevée de toutes – peu importe à qui ou à quoi elle est adressée. Toutes les religions enseignent cette sorte de prière, les autres formes étant toutes égoïstes et inutiles du point de vue spirituel ».

La vraie prière n’est pas une demande mais « plutôt un mystère, un procédé occulte par lequel les pensées et les désirs finis et conditionnés, que l’esprit absolu inconditionné ne peut s’assimiler, sont convertis en volitions spirituelles, et en la volonté, un tel procédé s’appelle une « transmutation spirituelle ».

On oppose souvent la prière à la méditation silencieuse, en insistant sur le fait que l’orant prononce ou murmure (d’une façon audible ou intérieurement) une prière faite de mots. Cependant, même verbalisée, la véritable prière ne peut être une formule stéréotypée apprise par cœur : comme la méditation, volonté, intelligence et cœur sont mobilisés dans la prière. Elle peut s’exprimer diversement comme invocation, contemplation, vœu, serment d’allégeance au divin, ou reconnaissance de la vérité spirituelle réalisée dans l’approche du divin, etc.

On doit aussi remarquer les conditions indispensables pour prier : elles ressemblent tout à fait à celles de la méditation. Isolement – pas de prière en public, mais dans le secret, (Jésus lui-même a toujours prié à l’écart de ses disciples). Recueillement et ouverture de tout l’être intérieur à la présence intime du Soi, pour élever vers lui la pensée et le cœur.

Importante mise en garde de Jésus à ses disciples : réglez d’abord votre différend avec votre frère avant de prier. Le pardon des offenses doit être effectif si l’on ne veut pas que le pouvoir magique de la prière se retourne contre soi. L’appel au Soi supérieur est une démarche solennelle qui peut être lourde de conséquences si le fidèle y recourt sans s’être purifié, ou – pire encore – en poursuivant un but égoïste.

La véritable méditation ne consiste pas à s’asseoir en tailleur, faire le vide dans le mental et « méditer » (dans le sens de réfléchir mentalement sur un thème élevé) ou répéter une formule sacrée, comme on en trouve dans les livres orientaux.

L’art de la méditation repose sur une science consommée de l’Homme, sous tous ses aspects, que le yogi exploite délibérément, avec une volonté spirituelle toujours active, en gardant constamment en vue le but à atteindre. La « technique » de méditation de la Bhagavad-Gîtâ se résume aux points suivants :

1. Isolement de l’être terrestre psycho-physique, loin des stimulations ordinaires de la vie incarnée (choix d’un lieu retiré, d’un siège magnétiquement pur, relaxation et fermeture des sens, du cœur et du mental à tout objet extérieur, ou intérieur, pouvant les perturber, etc.)

2. Adoption d’une ferme attitude, conforme au but visé (le corps droit matérialise le trait d’union entre le ciel et la terre, la volonté est active, le cœur et le mental sont concentrés en un point, etc.).

3. Ouverture de tout l’être intérieur tourné vers l’Infini (tous les pouvoirs de perception et d’action étant mobilisés par un seul désir suprême, qui, à ce niveau, est un Amour sans bornes.

4. Utilisation du pouvoir magique des sons (mantra) et d’autres moyens connus du yogi, pour « sortir » vers l’universel, et l’atteindre en pleine conscience.

Ainsi sommairement esquissée, la méditation est une discipline divine, et non pas une technique passe-partout pour Occidentaux non préparés, intéressés par un développement personnel. La Théosophie met l’aspirant solennellement en garde : sans une préparation adéquate, une purification réelle et profonde du motif, et une compréhension claire de ce qui se passe dans la méditation, l’utilisation de techniques « orientales », avec postures de hatha-yoga, respirations spéciales, répétition de mantras, etc. a plus de chances de conduire à des mésaventures psychiques (voire à un désastre) qu’à une illumination spirituelle, et d’amener à « sortir »… dans l’astral plutôt que vers l’Infini.

Le modèle de méditation fourni par la Bhagavad-Gîtâ devrait se transposer à notre échelle. Pour nous aussi se recommandent les conditions : isolement, ferme attitude (extérieure et intérieure), ouverture de la conscience vers un seul but, etc. Quant aux mantras et formules sanskrites des yogis, la Théosophie décourage leur emploi, en général, dans l’ignorance où nous sommes de leur sens réel, de leurs effets potentiels, de leur prononciation correcte – et sans l’attitude de pure dévotion qui devrait accompagner leur usage, cependant nous disposons d’autres moyens efficaces, à notre échelle, pour aider la conscience à se libérer de sa prison, pour « sortir vers l’Infini ». La Bhagavad-Gîtâ, la Voix du Silence, l’Évangile, sont pleins de « mots magiques » qui ont un sens puissant pour l’intelligence du cœur et dont la résonance silencieuse peut emplir l’espace du sanctuaire intérieur ; et les images et idées élevées que l’on peut choisir de contempler sont autant de moyens magiques pour mettre la conscience en harmonie de vibration avec sa source éternelle.

La méditation n’est pas un rêve de sagesse idéale que l’on s’octroie, pour l’oublier bien vite et s’identifier de nouveau au personnage éphémère que l’on joue sur la scène terrestre. Elle devrait se prolonger à tous les instants de notre vie : face aux événements, il faudrait maintenant s’efforcer d’avoir un comportement différent avec la nouvelle perspective acquise à l’heure de la méditation.

Dans la pratique, on n’oubliera pas deux points essentiels :

a) la Nature ne procède pas par bonds, il faut de la mesure en toute chose. La méditation est propre à l’homme modéré qui sait équilibrer les différentes phases de sa vie, même s’il a un désir débordant de la rendre plus spirituelle.

b) faute d’avoir parcouru toute la démarche qui élève à la vraie méditation, il faut veiller au motif qui pousse à cette discipline, en consacrant par avance tout le bénéfice qui en résultera au service des autres moins privilégiés. Faute de quoi, grand est le danger d’exalter le sentiment du moi, à la suite de quelques expériences enrichissantes que l’on pourrait faire dans la méditation.

LA  GAYATRI

« Dévoile, O Toi qui soutiens l’Univers, de qui tout procède, à qui tout doit retourner, cette face du Vrai Soleil que cache maintenant un vase de lumière d’or, afin que nous puissions voir la vérité, et remplir tout notre devoir pendant notre voyage vers ton centre sacré. »

Qu’est-ce que la Gayatri? C’est le verset sacré des Hindous qui commence par Om, leur mot et leur lettre sacrés. Les premiers mots sont: Om, Bhur Bhurvah!

Le premier mot renferme l’affirmation des trois périodes d’un Manvantara et les trois pouvoirs de ce grand Etre qui seul Est. C’est le commencement, le milieu et la fin d’un manvantara, et les trois pouvoirs de la Création (ou manifestation) de la Préservation (ou continuation), et de la Destruction. Les trois premiers mots: Om, Bhur, Bhurvah, attirent l’attention sur les trois mondes et les désignent. Le vers tout entier est une aspiration dans le sens le plus élevé. Tout Brahmane, lors de son initiation, reçoit des instructions supplémentaires au sujet de ce verset, mais excusez-moi de ne pouvoir les donner, car je ne puis l’expliquer que de la façon dont j’en ai été moi-même instruit.

Dévoile est le cri de l’homme qui est décidé à connaître la vérité et qui perçoit que quelque chose la lui dérobe. Elle est cachée par ses effets Karmiques qui l’ont placé dans un état où son cerveau et ses désirs sont trop puissants pour que son soi supérieur puisse les traverser, aussi longtemps qu’il reste insouciant et ignorant. Ce cri ne s’adresse pas à un dieu fait par l’homme, faisant preuve de partialité, de passion et ayant des attributs, mais au Soi supérieur qui voit en secret et mène à la lumière. Il est dirigé vers ce qui constitue la base et le soutien de l’Univers et qui n’est rien d’autre que le Soi de chaque homme qui se tient comme un oiseau sur un arbre, regardant, tandis qu’un autre mange le fruit.

C’est de cela que procède la manifestation de tout l’Univers. Les anciens prétendaient que tout existait en réalité uniquement dans l’idée, et c’est pourquoi on enseignait au Yogi pratiquant, chose qu’il découvrait bientôt par lui-même, que le soleil, la lune et les étoiles étaient en lui, et tant qu’il ne l’avait pas appris, il ne pouvait avancer. Cette doctrine est très ancienne, et elle est acceptée de nos jours par beaucoup de penseurs modernes. Car ils s’aperçoivent en raisonnant, qu’aucun objet ne pénètre dans l’œil, et soit que nous percevions par la vue, par le toucher ou par tout autres sens, les objets n’existent jamais qu’en idée. Autrefois, on le démontrait de deux manières. D’abord, en montrant au disciple l’interpénétration réelle de deux mondes. Ainsi, tandis que nous vivons ici parmi ces choses que nous appelons objectives, d’autres êtres vivent de même en nous et parmi nous, comme aussi dans nos objets, y poursuivant leur tâche, percevant les objets de leur plan comme objectifs, et tout à fait inconscients de notre présence et de nos objets qui nous paraissent si matériels. Ce qui était vrai alors, l’est tout autant maintenant. D’ailleurs, si ce n’était pas exact, l’hypnotisme moderne, la clairvoyance et la clair audience seraient impossibles. Et l’on démontrait ceci par une seconde méthode similaire aux expériences de mesmérisme et d’hypnotisme, avec cette différence que le sujet était doué du pouvoir de sortir de lui-même et de noter, grâce à une conscience double, son propre état. Si l’on érigeait devant lui une barrière en bois qu’il percevait clairement, et savait être un obstacle pour la vue et le mouvement à l’état normal, lorsqu’il était hypnotisé il ne la voyait plus et percevait tous les objets se trouvant derrière l’obstacle; et lorsqu’il voulait passer outre, mais était arrêté par une force, il se demandait comment le vide pouvait empêcher son corps d’avancer. C’est une expérience actuelle et ancienne. Elle démontre clairement la nature illusoire de l’objectivité. Celle-ci n’est réelle que d’une façon relative, car le mental ne voit aucun objet, mais seulement leur idée, et il est ainsi conditionné de par sa propre évolution et le restera tant qu’il n’aura pas développé d’autres pouvoirs et d’autres qualités.

La prière exprimée dans les vers: Dévoile la face du Vrai Soleil, fait appel au Soi Supérieur pour qu’il luise en nous et accomplisse son œuvre d’illumination. Ce vers révèle aussi un fait naturel inconnu des modernes, c’est que le soleil que nous voyons n’est pas le vrai soleil, et que la lumière de l’intellect n’est pas le vrai soleil de notre être moral. Nos ancêtres des temps lointains savaient comment tirer du Soleil visible les forces contenues dans le Soleil Réel. Nous l’avons momentanément oublié, parce que notre évolution et notre descente dans l’enfer de la matière pour la rédemption de l’ensemble, ont interposé un écran entre le Soleil et nous. Les Chrétiens disent que Jésus resta aux enfers pendant trois jours. C’est correct, mais ce n’est pas particulier à Jésus. L’humanité fait de même, c’est-à-dire, en langage mystique, que nous devons descendre dans la matière durant trois périodes si immensément longues, qu’on doit attribuer le logarithme d’un jour à chaque période. Ce ne fut pas Napier qui le premier connut les logarithmes; on les enseignait dans les mystères sous leur forme pure, car c’était uniquement grâce à eux qu’on parvenait à établir certains calculs énormes.

Que cache maintenant un vase de Lumière d’Or, c’est-à-dire que la lumière du Soleil Réel, le Soi Supérieur, est cachée par le sang contenu dans le vase du corps mortel. Le sang se présente sous deux aspects, dont on ne parle pas ici, l’un étant une aide à la perception, l’autre étant un obstacle. Par lui, on signifie ici les passions et les désirs, Kama, le soi personnel, la soif de vivre. C’est cela qui nous voile la vraie lumière. Tant que le désir et la personnalité resteront puissants, la lumière sera trouble, et nous prendrons les mots pour la connaissance, et la connaissance pour ce que nous souhaitons connaître et réaliser.

Le but de cette prière, c’est de pouvoir arriver à faire tout notre devoir, après avoir acquis la vérité, tandis que nous progressons dans notre voyage vers ton Centre Sacré. Tel est notre pèlerinage, que nous devons accomplir non pas seul et égoïstement, mais avec l’humanité tout entière. Car le Centre Sacré n’est pas le ciel brahmanique d’Indra, ni le paradis chrétien égoïste, acquis sans mérite, tandis que les méritants souffrent les peines de l’enfer. C’et ce lieu où tous se réunissent, où tous ne font qu’un. C’est là, et alors, que les trois grands sons du premier mot de la prière se fondent en un seul, sans aucun son. Voilà la seule prière véritable, la seule aspiration rédemptrice

(source: Theosophie.fr)


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Un commentaire pour “Karma et Vie Intérieure”
  1. Orphys dit :

    Je n’ai pas tout lu, mais ce que j’ai lu, du moins sur cette page, reprend des idées  humanistes qui sont instinctivement les miennes et ce dès le plus jeune age.
    Mon étonnement vient de l’habillage, l’ornementation avec des références à des doctrines secrètes pour aboutir à des lois.
    Mais pour l’essentiel je suis d’accord avec le contenu, dont je vais quand même approfondir ma lecture, ne serait-ce que par curiosité pour cette culture orientale.
    Que l’humanité reprenne ses droits, il est urgent de prendre conscience de notre action bonne ou mauvaise sur la terre.
    Amicalement.

  2.  
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