Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l’été 2009
Publié par LeTransmuteur dans : Analyse, Finance, Krach, Économie
Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009)
Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l’été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s’est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie au double phénomène d’une cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni d’ici la fin de l’été 2009.
Ainsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l’équipe de LEAP/E2020 n’envisage pas du tout de reprise après l’été 2009 (ni d’ailleurs dans les douze mois à venir) (1). Bien au contraire, du fait de l’absence de traitement de fond des problèmes à l’origine de la crise, nous considérons que l’été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » (2) particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l’aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d’ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c’est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière (3) ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d’ici la fin de l’été 2009 (4).
Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d’opérateurs économiques et financiers tentés par l’euphorisation médiatique actuelle.
Dans ce numéro spécial « Eté 2009 » du GEAB, notre équipe présente bien entendu en détail ces trois vagues destructrices convergentes et leurs conséquences. Et notre équipe détaille en conclusion ses recommandations stratégiques (or, immobilier, bons, actions, devises) pour éviter d’être emporté par cet été meurtrier.

Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois)
Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft
Ainsi, pour LEAP/E2020, loin des « jeunes pousses » (« green shoots ») aperçues depuis deux mois dans tous les coins de tableaux statistiques (5) par les médias financiers internationaux, leurs experts attitrés et les politiciens qui les écoutent (6), ce sont dix vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l’été 2009, traduisant la poursuite de l’aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l’été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au cœur du système global en crise :
- La vague du chômage massif: trois dates d’impact qui varient selon les pays d’Amérique, d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique
- La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes
- La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l’inflation

Le commerce mondial s’effondre :
Graphique 1 : Évolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009)
Graphique 2 : Évolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009
Ces trois vagues ne sont en fait pas successives comme ces vagues scélérates appelées « trois soeurs » pourtant si destructrices ; elles sont bien plus dangereuses car elles sont simultanées, asynchrones et non parallèles. De ce fait, leur impact sur le système mondial est générateur de dislocation puisqu’elles l’atteignent sous divers angles, à différentes vitesses, avec des forces variables. La seule certitude à ce stade, c’est que le système international n’a jamais été aussi faible et démuni face à une telle situation : la réforme du FMI et des institutions de gouvernance mondiale annoncée au G20 de Londres reste lettre morte (7), le G8 ressemble de plus en plus à un club moribond dont tout le monde se demande désormais à quoi il peut bien servir (8), le leadership américain n’est déjà plus que l’ombre de lui-même qui tente désespérément de conserver des acheteurs pour ses bons du trésor (9), le système monétaire mondial est en pleine désintégration avec les Russes et les Chinois notamment qui accélèrent leur jeu pour se positionner dans l’après-Dollar, les entreprises ne voient aucune amélioration à l’horizon et accroissent leurs licenciements, des états de plus en plus nombreux vacillent sous le poids de leur dette accumulée pour « sauver les banques » et devront assumer une déferlante de faillites dès la fin de l’été (10). A l’image des banques, d’ailleurs, qui, après avoir soutiré encore une fois l’argent des épargnants crédules grâce à l’embellie des marchés financiers orchestrée ces dernières semaines, vont devoir reconnaître qu’elles sont toujours insolvables dès la fin de l’été 2009.
Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni en particulier, l’effort financier public colossal réalisé en 2008 et début 2009 au seul profit des grandes banques a atteint un tel degré d’impopularité qu’il était devenu impossible au Printemps 2009 d’envisager de nouvelles infusions de fonds publics au profit des banques pourtant toujours insolvables (11). Il est alors devenu impératif d’orchestrer un « beau conte de fée » pour pousser l’épargnant moyen à injecter ses propres fonds dans le système financier. A coup de « green shoots », d’indices boursiers poussés vers le haut sans fondement économique réel et de « remboursements anticipés de fonds publics », la mise en condition a été effectuée. Ainsi, pendant que les grands investisseurs des monarchies pétrolières ou des pays asiatiques (12), profitant de l’aubaine, sortaient du capital des banques en question, une multitude de nouveaux petits actionnaires y entraient pleins d’espoir. Quand ils découvriront que les remboursements de fonds publics ne sont qu’une goutte d’eau par rapport à ce que ces mêmes banques ont obtenus en terme d’aide public (notamment pour garantir leurs actifs toxiques) et que, d’ici trois à quatre mois au maximum (comme analysé dans ce GEAB N°36), ces mêmes banques seront à nouveau sur le point de s’effondrer, ils constateront, impuissants, que leurs actions ne valent à nouveau plus rien.

Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD)
Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008
Intoxiqués par les financiers, les dirigeants politiques de la planète vont à nouveau avoir la surprise après l’été de découvrir que tous les problèmes de l’année passée vont resurgir, démultipliés, car ils n’ont pas été traités, mais juste « enfouis » sous des masses immenses d’argent public. Une fois cet argent dilapidé par des banques insolvables, forcées à « sauver » des concurrents en pire état qu’elles-mêmes, ou dans des plans de stimulation économique mal conçus, les problèmes ressortent aggravés. Pour des centaines de millions d’habitants d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, l’été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d’en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l’évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.
Notes:
(1) Pas même de reprise sans emplois («jobless recovery ») comme essayent de nous le vendre nombre d’experts. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu’ils ne décident qu’il n’y a plus d’avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre).
(2) Les « vagues scélérates » sont des vagues océaniques très hautes, soudaines et qui étaient considérées comme très rares, même si aujourd’hui on sait qu’elles apparaissent au cours de pratiquement toutes les tempêtes d’une certaine importance. Les « vagues scélérates » peuvent atteindre des hauteurs de crête à creux de plus de 30 mètres et des pressions phénoménales. Ainsi, une vague normale de 3 mètres de haut exerce une pression de 6 tonnes/m². Une vague de tempête de 10 mètres de haut peut exercer une pression de 12 tonnes/m². Une vague scélérate de 30 mètres de haut peut exercer une pression allant jusqu’à 100 tonnes/m². Or, aucun navire n’est conçu pour résister à une telle pression. Il existe aussi le phénomène des « trois sœurs ». Il s’agit de trois « vagues scélérates » successives et d’autant plus dangereuses, car un bateau qui aurait eu le temps de réagir correctement aux deux premières, n’aurait en aucun cas les possibilités de se remettre dans une position favorable pour affronter la troisième. Selon LEAP/E2020, c’est à un phénomène de ce type que le monde va être confronté cet été ; et aucun état (navire) n’est en position favorable pour les affronter, même si certains sont plus en danger que d’autres comme l’anticipe ce GEAB N°36.
(3) LEAP/E2020 considère que ses anticipations sur l’évolution socio-économique des différentes régions du monde publiées dans le GEAB N°28 (15/10/2008) sont toujours pertinentes.
(4) Ou, plus exactement, dans chacune des régions, la dégradation de la situation ne pourra plus être masquée par des artifices médiatiques et boursiers.
(5) Il sera d’ailleurs intéressant, en matière de statistiques économiques américaines, de suivre les conséquences de la révision par le Bureau of Economic Analysis des classifications et processus de calcul qui interviendra le 31/07/2009. En général, ce type de révisions a pour résultat de rendre plus complexe les comparaisons historiques et de modifier dans un sens favorable les statistiques importantes. Il suffit pour s’en rendre compte de constater comment les révisions précédentes ont permis de diminuer par 3 en moyenne le niveau d’inflation mesuré. Source : MWHodges, 04/2008.
(6)Les lecteurs du GEAB n’auront pas manqué de constater que ce sont exactement les mêmes personnes, médias et institutions qui, il y a 3 ans, trouvaient que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ; il y a 2 ans, qu’il n’y avait aucun risque de crise grave ; et il y a un an, que la crise était sous contrôle. Donc des avis d’une très grande fiabilité !
(7) Sauf au niveau régional, où chaque entité politique s’organise à sa manière. Ainsi, profitant de l’effacement politique du Royaume-Uni englué dans la crise financière, la crise économique et la crise politique, l’UE est en train de mettre la City londonienne sous tutelle (source : Telegraph, 11/06/2009). L’été 2009 risque ainsi de mettre fin à 300 ans d’histoire d’une City toute puissante au cœur du pouvoir britannique. A ce sujet, il faut lire le très instructif article de George Monbiot dans The Guardian du 08/06/2009 et surtout prendre le temps de lire le brillant essai de John Lanchester publié dans la London Review of Books du 28/05/2009 et intitulé « It’s finished ».
(8) D’ailleurs qui se soucie encore des déclarations finales des G8, comme celle du G8 Finance du 13/06/2009 (source : Forbes, 13/06/2009), à un moment où chacun agit en fait de son côté : Américains d’un côté, Canadiens et Européens de l’autre, Britanniques et Japonais au milieu, tandis que les Russes jouent un jeu différent ?
(9) La mésaventure arrivée au Secrétaire d’Etat au Trésor américain, Timothy Geithner lors de son récent discours aux étudiants en économie de l’université de Shanghai est à ce titre très instructive : le public de l’amphithéâtre a éclaté de rire lorsqu’il s’est mis à expliquer doctement que les Chinois avaient fait un bon choix en investissant leurs avoirs en Bons du Trésor et en Dollars US (source : Examiner/Reuters, 02/06/2009) ! Or il n’est rien de pire pour un pouvoir établi que de susciter l’ironie ou le ridicule car la puissance n’est rien sans le respect (de la part à l’ami autant que de l’adversaire), surtout quand celui qui se moque est censé être « piégé » par celui qui est moqué. Cet éclat de rire vaut, selon LEAP/E2020, de longues démonstrations pour indiquer que la Chine ne sent pas du tout « piégée » par le Dollar US et que les autorités chinoises savent désormais exactement à quoi s’en tenir sur l’évolution du billet vert et des T-Bonds. Cette scène aurait été impensable il y a seulement douze mois, peut-être même il y a seulement six mois, d’abord parce que les Chinois étaient encore dupes, ensuite parce qu’ils pensaient qu’il fallait continuer à faire croire qu’ils étaient toujours dupes. Visiblement, à la veille de l’été 2009, cette préoccupation a disparu : plus besoin de feindre désormais comme l’indique ce sondage de 23 économistes chinois publié le jour de l’arrivée de Timothy Geithner à Pékin qui jugent les actifs américains « risqués » (source : Xinhuanet, 31/05/2009). Les mois à venir vont résonner de cet éclat de rire estudiantin…
(10) Et il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que les actionnaires seront systématiquement lésés par l’état sous prétexte de l’intérêt collectif supérieur, comme le montrent les pertes des fonds de pension qui avaient investi dans les actions de Chrysler ou GM, ou les pressions de la Fed et du gouvernement US sur Bank of America pour qu’elle cache à ses actionnaires l’état désastreux de Merrill Lynch au moment de son rachat. Sources : OpenSalon, 10/06/2009 / WallStreetJournal, 23/04/2009. Au Royaume-Uni, en Europe et en Asie, les mêmes causes produiront les mêmes effets. La « raison d’état » est depuis toujours l’excuse la plus simple pour justifier toutes les spoliations. Et les crises graves sont propices pour invoquer la « raison d’état ».
(11) En Allemagne, un problème similaire se pose du fait de l’élection nationale de Septembre prochain. Après l’élection, les problèmes bancaires du pays feront la une des médias, avec plusieurs centaines de milliards d’actifs à risque dans les bilans des banques notamment régionales. On est loin de l’ampleur des problèmes des banques US ou britanniques, mais Berlin va sans aucun doute devoir faire face à des faillites potentielles. Source : AFP/Google, 25/04/2009. Et aux Etats-Unis, les banques aidées par l’état fédéral ont tout simplement diminué leurs prêts à l’économie alors qu’elles étaient censées faire le contraire. Source : CNNMoney, 15/06/2009
(12) Sources : Financial Times, 01/06/2009; YahooFinance, 04/06/2009; StreetInsider+Holdings/4656921.html , 15/05/2009; Financial Times, 01/06/2009
(source: leap2020.eu)
Mots-clefs :argent, avenir, conscience, crise, évolution, geab, réalité, société, système














































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L’actualité de la crise : En avant comme avant
Le Washington Post publiait hier lundi, sous le titre « Des nouvelles fondations pour la finance », un article signé de Thimothy Geithner et Lawrence Summers (Tim and Larry, ces deux compères du Trésor et de la Maison Blanche), en avant-première de l’annonce imminente par Barack Obama des mesures de régulation financière que les Etats-Unis devraient adopter.
Mauvaise habitude, j’ai commencé par la fin et découvert assez stupéfait le paragraphe suivant, qui m’a semblé à juste titre, car c’est la conclusion de l’article, éclairer l’ensemble : « En restaurant la confiance du public dans notre système financier, les réformes de l’administration vont permettre à celui-ci de jouer son plus important rôle : transformer les revenus et les économies des travailleurs afin d’en faire les prêts qui vont aider les familles à acheter des maisons et des voitures, les parents à envoyer leurs enfants au lycée et les entrepreneurs à construire leurs affaire. Il est temps d’agir. »
Je reviendrai sur ces réformes et sur les origines qui sont données à la crise elle-même, quand le dispositif sera exposé dans le détail et plus dans ses très grandes lignes. Mais la sorte de candeur avec laquelle il est expliqué que tout va redevenir comme avant pour les Américains, et qu’ils vont à nouveau pouvoir s’endetter pour vivre, est proprement ahurissante pour moi. D’abord parce que rien n’est moins certain, tout du moins avec la même ampleur qu’avant, ensuite parce que cela semble aller de soi, comme si aucune autre issue n’était envisageable. J’ai à de nombreuses reprises parlé d’une machine à fabriquer de la dette (et à en vivre), je n’espérais pas le rencontrer un jour revendiqué de manière aussi directe par ceux-là même qui sont aux commandes.
Une annonce parmi d’autres de cet article a aussi particulièrement intéressé mon attention, au milieu de l’énumération des 5 grandes têtes de chapitre des mesures qui vont être rendues publiques. Il est question d’établir un « mécanisme », encore imprécisé, permettant d’aider « dans des circonstances exceptionnelles » (…) « les entreprises financières dont la chute pourrait menacer la stabilité du système financier ».
Il est donc concevable, reconnaissent ainsi nos deux mousquetaires, que l’impressionnante batterie des dispositifs envisagés par ailleurs ne soit pas décisive et qu’elle puisse quand même faillir… Ce qui est tout de même preuve d’une certaine lucidité, comme s’ils connaissaient bien leur monde pour en être issus.
Une seule précision est pour l’instant apportée, qui mérite d’être évoquée puisqu’elle a – on en parle beaucoup ces temps-ci – toute l’apparence d’un Graal : « cela donnera l’assurance que le gouvernement ne sera plus obligé de choisir entre sauvetages et effondrement financier ». Après avoir passé des heures à inventorier les subtilités et les fourberies du PPIP (partenariat public-privé) du Trésor, qui est sur une voie de garage mais était sensé débarrasser les banques de leurs actifs toxiques, je m’attends au pire et vais annuler tous mes rendez-vous, comme un grand de ce monde.
Par François Leclerc
VOICI LA lettre de juin : GEAB N°36
Vivement cet été !!! Enfin le vieux monde s’écroule…
Le « vieux monde » s’écroule, et pour ceux qui veulent faire émerger quelque chose de nouveau, je conseille d’éviter les alternatives économiques utilisant une monnaie intermédiaire. Si l’on s’oriente vers celles-ci, on retombera dans le même piège : comme une monnaie est à nouveau utilisée, à terme des systèmes bancaires vont se remettre en place (et ce sera reparti pour un tour…). Éviter aussi les trocs, on est désormais capables d’appliquer quelque chose de plus évolué, comme par exemple le principe de partage du temps (voir définition sur l’ekopedia).
@ JD,
Intéressante idée, mais qui semble aller assez loin si l’on doit se priver même du troc…
Je n’ai pas l’impression qu’il y ai beaucoup de société qui ai pu fonctionner sur ce principe unique ? Tu en connais ?
Ça ne semble fonctionner qu’au niveau local ? As-t-on des retours d’expérience ?
Bref… si tu veux bien développer plus ton idée, ce serait enrichissant pour nous tous.
L’empire étasunien est en faillite
Cette semaine marque la fin du règne de la monnaie de réserve mondiale dollar, le début d’une terrible période de déclin économique et politique aux États-Unis, et le dernier souffle du pouvoir suprême étasunien. C’est fini. Ils ne reviendront plus. Et ce qui se profile sera très, très douloureux.
Barack Obama et la famille mafieuse de Wall Street, aidés par des médias qui colporte toujours des commérages ridicules et des imbécillités en tant que nouvelles, au moment où nous essuyons la plus grande crise économique de notre histoire, ont pu nous duper, mais le reste du monde sait que nous sommes en faillite. Et ces pays sont damnés s’ils continuent à s’appuyer sur un dollar dilaté et à soutenir les énormes déficits budgétaires fédéraux, gonflés de plus de 2 billions de dollars, qui financent l’expansion impériale des États-Unis en Eurasie et notre système de capitalisme de casino. Ils nous tiennent à la gorge. Ils sont sur le point de presser.
Des réunions se tiendront lundi et mardi à Ekaterinbourg, en Russie, (Sverdlovsk autrefois) entre le Président chinois Hu Jintao, le Président russe Dmitri Medvedev et d’autres hauts fonctionnaires des six pays de l’Organisation de Coopération de Shanghai. Les États-Unis, qui ont demandé à participer, se sont vus refuser l’admission. Regardez attentivement ce qui s’y passe. Selon l’économiste Michael Hudson, la rencontre est « la réunion la plus importante du 21ème siècle jusqu’ici. »
Il s’agit du premier pas formel de nos principaux partenaires commerciaux pour remplacer le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. S’ils réussissent, la valeur du dollar plongera considérablement, le coût des importations, notamment du pétrole, montera en flèche, les taux d’intérêt grimperont, et les emplois s’évanouiront à un rythme qui fera ressembler ces derniers mois à une époque prospère. Les services étatiques et fédéraux seront réduits ou fermés par manque de fonds. Les États-Unis vont commencer à ressembler à la République de Weimar ou au Zimbabwe. Obama, doté par beaucoup des qualités d’un sauveur, semblera soudain pitoyable, inepte et faible. Et la colère, qui a suscité quelques coups de feu et crimes, motivée par la haine ces dernières semaines, engloutira de vastes pans de la classe moyenne et ouvrière, privés de leurs droits et abasourdis. Ces gens exigeront vengeance, des changements radicaux, le renouveau de l’ordre et de la moralité, un déploiement pro-fasciste, de la droite chrétienne aux voyous qui propagent des discours de haine sur Fox News, assurera le pays qu’ils imposeront.
J’ai appelé Hudson, qui a un article dans le Financial Times de lundi, « Le tournant de Yekaterinburg : La dé-dollarisation et la fin de l’hégémonie financière et militaire des États-Unis. » Selon Hudson, « Ekaterinbourg pourrait devenir connu, non seulement comme le lieu du décès des tsars, mais aussi comme celui de l’empire étasunien. » Son article est intéressant à lire, avec l’inquiétant exposé de John Lanchester sur le système bancaire mondial, intitulé « C’est fini, » paru dans le numéro du 28 mai du London Review of Books.
« Ça signifie la fin du dollar, » m’a dit Hudson. « Ça veut dire que la Chine, la Russie, l’Inde, le Pakistan, l’Iran, forment une zone financière et militaire pour faire sortir les États-Unis de l’Eurasie. La nature du déficit de la balance des paiements est essentiellement militaire. La moitié des dépenses discrétionnaires des États-Unis sont militaires. Le déficit se retrouve entre les mains de banques étrangères, des banques centrales. Elles n’ont pas d’autre choix que de recycler l’argent pour acheter la dette du gouvernement étasunien. Les pays asiatiques ont financé leur propre encerclement militaire. Ils ont été forcés d’accepter des dollars qui n’ont aucune chance d’être remboursés. Ils paient les États-Unis pour qu’ils les agressent. Ils veulent parvenir à se débarrasser de cela. »
La Chine, comme le souligne Hudson, est déjà parvenu à des accords commerciaux bilatéraux avec le Brésil et la Malaisie, pour libeller leur commerce en yuan de Chine plutôt qu’en dollar, euro ou livre. La Russie promet d’inaugurer le commerce en rouble et en monnaies locales. Le gouverneur de la banque centrale de Chine a ouvertement appelé à l’abandon de la monnaie de réserve dollar, suggérant d’utiliser à sa place les Droits de Tirages Spéciaux du Fonds monétaire international. Ce que sera le nouveau système demeure obscur, mais la chute du dollar a bel et bien commencé. L’objectif, selon les paroles du Président russe, est de construire un « ordre mondial multipolaire, » qui brisera la situation économique des États-Unis et, par extension, leur domination militaire. Tant qu’elle peut se défaire de ses devises étasuniennes, la Chine dépenses ses réserves de dollars avec frénésie, achetant des usines et des biens dans le monde entier. C’est pourquoi Aluminum Corp. de Chine a fait d’aussi grandes concessions lors de sa tentative ratée pour sauver ses 19,5 milliards de dollars dans l’alliance avec les entreprises minières de Rio Tinto en Australie. Elle a désespérément besoin de jeter ses dollars.
« La Chine tente de se débarrasser du maximum de dollars possible dans un échange de saloperies contre des ressources, » a dit Hudson. « Elle donnera ses dollars aux pays disposés à vendre leurs ressources, puisque les États-Unis refusent de vendre leurs industries de pointe, même Unocal, au péril jaune. Elle réalise que ces dollars seront sans valeur assez rapidement. »
Les architectes de ce nouvel échange mondial réalisent que s’ils torpillent le dollar des États-Unis, ils brisent aussi leur domination militaire. Nos dépenses militaires ne peuvent être soutenues sans le cycle de lourds emprunts. Le budget officiel de la défense des États-Unis pour l’année fiscale 2008 est de 623 milliards de dollars, avant d’ajouter des choses comme la recherche nucléaire. Selon la Central Intelligence Agency, le budget militaire national le plus proche est celui de la Chine, avec 65 milliards de dollars.
Il existe trois catégories de déficits de balance des paiements. Les États-Unis importent plus qu’ils n’exportent. C’est du négoce. Wall Street et les compagnies étasuniennes raflent des sociétés étrangères. C’est de la circulation de capitaux. Le troisième et plus important déficit de la balance des paiements au cours des 50 dernières années concerne les dépenses du Pentagone à l’étranger. Les dépenses militaires sont principalement responsable du déficit de la balance des paiements des cinq dernières décennies. Regardez la table cinq du rapport de la balance des paiements, publié dans le Survey of Current Business trimestriel, et vérifiez sous les dépenses militaires. Là vous pouvez voir le déficit.
Pour financer notre économie de guerre permanente, nous avons inondé le monde de dollars. Les bénéficiaires étrangers rapportent les dollars à leur banque centrale contre de la monnaie locale. Les banques centrales ont ensuite un problème. Si la banque centrale ne dépense pas l’argent aux États-Unis, le taux de change contre le dollar va monter. Cela pénalise les exportateurs. Ceci a permis aux États-Unis d’imprimer de l’argent sans restriction pour acheter des importations et des sociétés étrangères, financer l’expansion militaire et faire en sorte que les pays étrangers comme la Chine continuent à acheter des bons du Trésor. Ce cycle est désormais terminé. Dès que le dollar ne pourra plus inonder les banques centrales et que personne n’achètera de bons du trésor, notre empire s’effondrera. La débauche de dépenses de l’armée, environ 1 billion de dollars quand tout est compté, sera insoutenable.
« Nous devrons financer nos propres dépenses militaires, » a prévenu Hudson, « et la seule façon de le faire sera de réduire fortement le niveau des salaires. La guerre des classes sera de retour dans l’entreprise. La finance de Wall Street comprend cela. C’est pourquoi, dans une énorme arnaque, elle a donné à Bush et Obama ces 10 billions de dollars, pour qu’ils puissent avoir assez d’argent pour survivre. »
La démarche désespérée d’emprunter pour sortir de la débâcle financière a encouragé un niveau d’intervention étatique inédit depuis la Seconde Guerre Mondiale. Ça nous mène aussi en territoire inconnu.
« Nous avons dû en effet déclarer la guerre pour sortir du trou créé par notre système économique, » a écrit Lanchester dans le London Review of Books. « Il n’y a aucun modèle ou précédent à cela, et aucun moyen de débattre que c’est vraiment bon, parce que, dans tel ou tel modèle de capitalisme… il n’existe pas de modèle. Ce n’est pas censé marcher ainsi, et il n’y a pas de feuille de route pour ce qui s’est passé. »
Le coût de la vie quotidienne, de l’achat de nourriture, des soins médicaux, deviendra une difficulté pour tous, sauf pour quelques-uns quand le dollar plongera. Les États et les villes verront leur fonds de pension drainés et finalement coupés. Le gouvernement sera forcé de vendre les infrastructures, notamment les routes et les transports, à des sociétés privées. Nous serons de plus en plus ponctionnés par les services publics privatisés — pensez à Enron –, par ceux qui étaient autrefois réglementés et subventionnés. L’immobilier commercial et privé aura une valeur inférieure, à la moitié de leur valeur actuelle. La valeur négative des capitaux propres sur les maisons, qui harcèle déjà 25 pour cent des foyers étasuniens, se développera jusqu’à inclure pratiquement tous les biens des propriétaires. Il sera difficile d’emprunter et impossible de vendre des biens immobiliers, sauf en acceptant d’énormes pertes. Bloc après bloc, il y aura des magasins vides et des maisons condamnées. Les saisies seront épidémiques. Il y aura de longues files devant la soupe populaire et beaucoup, beaucoup de sans-abri. Nos médias contrôlés, déjà rebattus et superficiels, feront des heures supplémentaires pour nous anesthésier avec des potins inutiles, des spectacles, du sexe, de la violence gratuite, de la peur et du bric-à-brac politique tape-à-l’œil. Les États-Unis seront composés d’un sous-prolétariat de dépossédés et d’une minuscule oligarchie qui entretiendra un système néo-féodal impitoyable et brutal pour sécuriser le parc à bétail. Ceux qui résistent seront réduits au silence, beaucoup par la force. Nous allons payerons un prix terrible, et nous le ferons bientôt, pour les méfaits grossiers du gratin au pouvoir.
Source : Alterinfo
Original : http://www.truthdig.com/report/print/20090614_the_american_empire_is_bankrupt/
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
@ jchanneling,
Je me suis permis de remplacer ton lien qui était erroné par un nouveau lien vers la version complète du GEAB N°36 du 16 juin 2006 !!!
(une fois n’est pas coutume, normalement j’attends un mois avant de diffuser ces lettres confidentielles payantes, mais c’est l’été, c’est chaud, et c’est pour la bonne cause, alors…)
@ yoananda,
Je ne sais pas si se priver du troc requiert d’aller assez loin, mais il est certain que le fait de se baser uniquement sur ce principe n’est pas suffisant : il faut également devoir gérer l’alimentation et les biens. À cet égard le premier site web appliquant ce principe, cité en annexe sur cette même page Ekopedia, permet une gestion de ces différents aspects : à la fois les services sans monnaie intermédiaire, par extension le domaine alimentaire (grâce au partage de terres), et enfin les « transmissions » d’objets, appareils ou matériels – sorte d’intermédiaire entre le don et le prêt. J’ai dans l’idée de rédiger un article dédié ici, car j’estime ce site très novateur et source d’un nouvel espoir de changement global (et à court/moyen terme, de surcroît). Mais si c’est pour qu’il se noie dans la masse des autres articles après cinq jours, cela ne vaudrait pas la peine, à moins que LeTransmuteur me proposerait quelque chose. Je me souviens aussi qu’un rendez-vous est organisé le mois prochain entre « transmuteurs », je pourrais donc également venir faire une présentation (si cela intéresserait du monde).
Un article ne se perd pas forcément dans les archives, et surtout pas s’il trouve un fort échos (comme par exemple l’ABC du potager ou HO’OPONOPONO – Amour de lumière ou encore le Calendrier Maya – Ian Xel Lungold et Johan Calleman )
Trouver la justesse entre proposer une information et l’imposer n’est pas chose facile. Nous nous y efforçons tous je crois.
Je veux t’inspiré par mes mots à faire non le bon choix, mais celui que te dicte ton coeur et ta raison. Et en plus le dialogue est ouvert.
Bonjour et bienvenu JD,
Ekopedia se trouve depuis peu dans la rubrique liens Divers (colonne de droite).
En ce qui concerne les articles et comme le précise Alcidejet, ceux ayant de l’audience figure automatiquement dans la rubrique « sujets les plus actifs » (sur les 7 derniers jours) et « Sujets les plus consultés » (depuis l’ouverture du site). De plus on ne peut présumer à l’avance de l’intérêt que suscitera un article avant même qu’il soit écrit. Je t’invite donc à le rédiger (voir fonctionnement).
Pour ce qui est des rencontres informelles du 14 juillet 2009, tu es bien entendu le bienvenu pour y faire une présentation (il suffit pour cela de t’inscrire en renvoyant un email à revolution2009@letransmuteur.net en précisant ton pseudonyme et le nombre de personne t’accompagnant) .
J’aime beaucoup la dynamique qui est en train de se créer ici sur ce site…
L’initiative de letransmuteur est géniale: vivement qu’on se parle de vive voix.
Pour le site, letransmuteur.net et les admins et l’équipe… et si on rangeait les titres_liens de ce même thème dans une rubrique ou un article exprès ?
Là j’écris sur l’ordi de quelqu’un… et mon mien j’ose plus l’ouvrir, donc mireille = en panne, mais j’aimerais tant aider aussi… mais bon peut-être n’est-ce pas adapté à la fluidité de ces instants… je vous trouve super organisés… c’est marrant comme tout circule… enfin, pour mon idée, c’est vous qui verrez ! Merci pour tout ce boulot en tous les cas… mille mercis !
Je suis surpris de voir « Enfin le vieux monde s’écroule » !
, les radis au salpêtre piquants…)
En stratégie il n’est pas très conseillé de vendre la peau de l’ours.
Ensuite le fait qu’un participant qui organise sa propre prise au piège est inhabituel et suspect jusqu’à preuve du contraire et tant qu’il existe des téléphones rouges par exemples ou leur nouvelle version sous-cutanée ou en aérosol et surtout après des 11/09…
Des solution de remplacements viable voila ce qui est nécessaire… et pour les SEL c’est très bien en théorie mais en URSS le système n’a parait-il pas tenu ses promesses pour le conflit des trois partisans « radis rose/carottes/appréciation personnelle », surtout en période de disette. Et il faut être déjà parfaitement autonome pour savoir se faire « rouler » joyeusement et avec le sourire béat (en gros avoir des carottes à donner… mais la terre est basse et les carottes sans engrais sont petites
Alors les grands économistes et théoriciens c’est peut-être le moment de vous connecter à un canal correct pour proposer des vraies alternatives qui peuvent éviter le petit bouton rouge en rassurant pas exemple un pauv-type dans un bureau ovale… ou un autre dans le boudoir de la Pompadour et bien d’autres nabotins de la citrouille en Kreme de lin.
Autrement que font ces marchands de rêves ou de spiritualité trouilleuse en ce moment à part surfer sur l’écroulement avec des kits de survie, le stylo qui réalise les rêves contre bien autre chose que des radis et des carottes. Pour arriver à cet état, il faudrait peut-être qu’ils donnent tous l’exemple de l’intégrité comme un Socrate… au fait combien coûte l’abonnement pour savoir s’il faut acheter de l’or ou de l’immobilier ?
Est-ce un truc de riche, ou seulement simplement de la lecture du catalogue du regretté Manufrance pour faire rèver le 1/4-monde ? (pardon ! Le 5ème monde par égard à la chanouille 5D !)
Des solutions voila ce qui est nécessaire, plus de blabla, des résultats.
Crises Pandémie : Un Automne 2009 Tectonique !
Le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) qui se dit un organe de recherches indépendant, n’est autre qu’un outil de propagande du parti Newropean, favorable à une Europe pro-mondialiste et dirigés par le même homme, Franck Biancheri (lire La guerre psychologique du LEAP/E2020). Spécialiste du catastrophisme, Franck Biancheri se vante d’avoir prévu point par point les étapes de la crise actuelle longtemps avant son déclenchement. Très écouté des dirigeants de grands groupes européens qui lui attribuent un véritable talent, ses prédictions sont toutes vivement attendues. Cet amalgame politique n’enlève en rien à la pertinence de ses prévisions.
C’est pourquoi, s’il est important de relayer ici l’extrait de leur dernier bulletin, non pour faire la promotion de ce think tank, mais il serait bon de mettre en relation la dislocation du système mondial annoncée, avec celle de la prévision pandémique : la France n’échappera pas à une épidémie cet automne, comme pouvant être la pandémie du siècle, plus virulente et plus mortelle qu’elle ne l’est aujourd’hui du fait de ses mutations multiples et inévitables. Étrange parallèle sachant que l’on nous prépare depuis des mois à une gouvernance mondiale et à un marché transatlantique, à limiter la population pour sauver la planète, du « new deal écologique » et, depuis quelques semaines, à une vaccination globale obligatoire. Sans oublier non plus, les propos tenus par le président de la banque mondiale : il existe un risque de grave crise sociale dans le monde.
Il est tout à fait étonnant de constater par ce rapprochement, la curieuse coïncidence de ces deux événements qui, s’ils se produisent, se croiseront simultanément et exactement à la même période. Il y a dans la médiatisation de ces informations, une forme induite propre à inoculer la peur parmi la population. La stratégie du choc par l’effroi dont parle Naomi Klein, semble vouloir être mise à profit en prévision d’une rentrée sociale très mouvementée, aggravée par les conséquences économiques et financières catastrophiques.
Il y a comme un phénomène entonnoir inéluctable dans ces projections. Mais bien sûr, à chacun et à chacune de se faire sa propre opinion. Liberté est donnée de ne voir ici, que des prédictions n’ayant aucunes relations entre elles, si ce n’est que nous sommes déjà, qu’on le veuille ou non, entrés dans une période révolutionnaire tectonique.
« La crise comme toutes les crises, provoquées ou non, ont pour avantages lorsqu’elles sont, de faire voter des lois qui, dans des contextes de paix relatives, n’auraient jamais été votées. »
Ceci dit, j’apprécie grandement le contenu de ce site, une dimension spirituelle qui manque parfois cruellement en ces temps, mais que cela n’empêche pas d’essayer de voir la réalité et de suspendre quelques temps son incrédulité.
Bien cordialement.
Merci de ton intervention Sam’s.
Ton approche est riche et bien organisée.
Pour ma part, je n’ai encore jamais pensé que ces choses qui vont arriver soient sans corrélations. J’ai même plutôt tendance à croire que tout est bien méticuleusement maîtrisés, nourris et voulus. Et je te rejoins, ne pas oublier d’y adjoindre la spiritualité est important, comme de se mettre les mains dans un potager, discuter des étoiles en ayant les pieds bien sur terre, etc…
Chercher la 3ème voix et pas une des 2 que la dualité semble nous imposer !
Au plaisir.
9 000 milliards de dollars à la FED disparu et le silence des médias
9 000 milliards de dollars soit 9 billions en Francais , ou 9 trillions en norme US ou encore 9 000 000 000 000 $ (en chiffres ça parle tout de suite plus) l’équivalent de 30 000 dollars pour chaque americain ou plus serieusement
1500 dollars pour chaque habitant de la planete ( sachant que nombre d’eux ne gagnent pas plus 1 dollars par jour )
quatre fois ce que le trésor USA doit à la Chine. C’est 100 000 euros pour chaque Français
voila le triste resultat du vol de la FED dont on vient de decouvrir le pot aux roses et étonnement : Silence dans le medias (depuis le 6 mai 2009)
Pourtant on avait fait un foin du diable concernant l’affaire Kerviel : 5 milliards
ou dernierement l’affaire Madoff : 50 milliards
Au regard de la somme faramineuse, vraiment des petits joueurs
Pourquoi une telle omerta dans l’information ? il y a t’il un mot d’ordre lancé pour ne pas faire de vagues sur cette histoire donc la source est une video/ débat surealiste entre le rep Alan Grayson et une inspectrice generale de la FED au sénat americain :
Je vous joins la vidéo pour ceux qui comprennent la langue, pour les autres un résumé traduit, et de toutes façons il suffit de voir l’air embarrassé, et les incohérences de l’inspectrice de la FED pour comprendre.
(actuellement 390 000 vues : a vous de monter le score !)
ON NE SAIT PAS OU EST PASSE L’ARGENT!!!!!!
DANS L’HISTOIRE DE LA FINANCE AMERICAINE IL N’Y A PAS DE PRECEDENT
COMME CELUI-CI.
-Inspecteur Sherman, vous êtes bien inspecteur à la fédérale réserve?
-Absolument
-Vous avez conduit une enquête je suppose sur le rôle de la FED dans
l’aide accordée a LEHMAN BROTHERS ?
-Dans cette affaire particulière, nous n’avons pas conduit d’enquête
-Avez vous diligente une enquête sur les trillions de $ qui ont disparu
de vos livres comptables aux dire de Bloomberg?
-Nous avons actuellement regardé pour évaluer les risques
-Cela je le comprends mais avez vous fait une enquête spécifique sur ce
sujet précis?
-(hésitation) Nous sommes dans le processus de commencer quelque chose
a ce sujet.
-Vous êtes l’inspecteur général, alors connaissez vous l’identité de
ceux ou celui qui sont receveur des fonds?
-Concernant cette transaction nous n’avons pas encore enquêté sur ce
point précis.
-Etes vous au courant de la disparition de ces trillions de $ qui ont
disparu de vos livres comptables?
-Nous n’avons pas conduit d’enquête spéciale dans notre juridiction à
ce sujet pour la clarifier, et nous n’avons pas juridiction non plus
pour certains détails de l’enquête.
-Madame, 9 trillions de $ ce qui représente $30,000 par chaque habitant
américain, incluant toutes couches de population, vous me dites ne
pas être responsable de l’enquête, alors qui l’est?
-(hésitant) qui est responsable concernant l’enquête………….
pouvez vous reposer la question!
-Qu’avez vous fait concernant la disparition de cette argent sur vos
livres aux dires de Bloomberg, pour un montant de 9 trillions de $,
dans les 8 derniers mois?
-Je dois regarder l’article de Bloomberg, articles d’ailleurs que je
n’ai pas lu.
-Madame ce n’est pas la question! Je repose la question, ou sont passés
les 9 trillions de $ disparus de vos comptes?
-A ce point nous conduisons une enquête a haut niveau
-Avez-vous conduit cette enquête depuis septembre dernier?
-Nous sommes en train de collecter les informations pour savoir ce qui
se passe concernant ce sujet.
-Vous êtes en train de me dire que personne ne suit la trace d’une
façon régulière de la disparition de cet argent!!
-Je ne sais pas et nous ne sommes pas en position de pouvoir dire si
c’est une perte ou quoique ce soit d’autre
-Mon temps est écoulé Mrs Chairman, mais je suis choque que personne a
la FED ou même l’inspecteur générale ne puisse avoir trace de tout ceci.
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je voudrais remercier par ce present post quelques acteurs de la transmission de cette information dont vous pourrez suivre certains élements non repris ici en cliquant sur les liens suivants tel que
Pierre JC Allard sur Agoravox qui m’a fait decouvrir l’info
Liberté Internet dont j’ai recopié le texte ci dessous
Zabeau : membre du Post : a lire ces divers articles aussi !
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En esperant que La Redaction du Post aura le courage de mettre cette information en avant sur son site par le biais de la fonction :info choisi par la rédaction (ne connaissant pas la marche a suivre un coup de main ?)
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Après Vous n’auriez pas vu mon or?, voici une nouvelle péripétie d’une dimension inimaginable.
On s’inquiétait pour la dette US, qui vient de dépasser les 11300 milliards de dollars US , mais on découvre avec stupéfaction que la banque centrale des USA, la “Federal Reserve”, qui n’est en fait rien d’autre qu’un cartel constitué par les plus grands établissements bancaires des États-Unis d’Amérique, aurait égaré pas moins de 9000 milliards de dollars
Disparus, volatilisés, plus aucune trace de ce qui représente une dette supplémentaire de 30 000 dollars par citoyen des USA. Je n’ose imaginer les motivations et les mécanismes qui se cachent derrière ce qui constitue – à mon très humble avis – un détournement de fonds organisé par quelques banksters privilégiés, qui ont compris que le système qu’ils ont mis en place court à sa perte et va s’effondrer.
Pendant que la population devra trimer dur pour tenter de réparer les dégâts et rebâtir une nouvelle société sur les ruines du mercantilisme et du monétarisme mis en place par les autorités américaines à la botte de ces mêmes bangsters, ces derniers auront probablement déjà pris la poudre d’escampette après avoir accumulé des fortunes qu’ils auront précautionneusement fait sortir du pays et placés dans des actifs tangibles.
Cette fortune accumulée par les bangsters constitue la plus grande escroquerie jamais mise en place, le système pyramidal d’exploitation de la population le plus monstrueux qui n’ait jamais été manigancé, et qui leur permettra de se mettre bien à l’abris en attendant que les conséquences du Tsunami s’estompent, mais plus grâve encore, leur permettra ensuite de refaire surface une fois que la crise touchera à sa fin, dans plusieurs années au minimum, pour perpétuer leur domination sur le système économique grâce aux fortunes qu’ils auront accumulées, et céder en héritage à leurs descendants un contrôle élargi du pouvoir politique.
La catastrophe se rapproche à grandes enjambées et il devient selon moi urgent et impératif de fuir les marchés d’action à toutes jambes. La baisse soudaine du dollars US la semaine dernière et la hausse simultanée des taux sur les obligations à long terme du trésor US (voir l’analyse On ira pas plus haut!) sont les signes précurseurs d’une crise monétaire et financière en voie d’accélération, dont on ose à peine imaginer les conséquences.
En 2001, le 10 Septembre, c’est-à-dire la veille des funestement célèbres attentats du 11 Septembre 2001, Donald Rumsfeld déclarait que le Pentagone avait égaré de manière inexpliquable la somme de 2300 milliards de dollars US.
( a titre informatif : 500 milliards de dollars US correspond environ au budget annuel de la defense : 9 000 milliards ! de quoi faire tourner la machine de guerre pendant 18 ans )
Hello,
Merci pour la transmission de l’info que j’avais d’ailleurs déjà relayée
On peut lire le discours de Donald Rumsfeld en traduction automatique : Ici
Et la vidéo sous titrée au sénat Là
Dans la même lignée :
FERMETURE PLANIFIÉE DES BANQUES AMÉRICAINE POUR SEPTEMBRE ?
Bob Chapman spécialiste financier, réputée pour sa fiabilité en matière d’information économique et financière prévoit que le gouvernement américain pourrait annoncer la fermeture des banques américaines.
Cette décision pourrait intervenir en Septembre.
Des sources bien placées ont indiqué à Bob Chapman que certaines ambassades américaines se débarrassent du dollar américain par l’achat massif de devises locales. (en rapport avec la situation géographique de l’ambassade) La suite