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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; Philosophie</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Voir ce qui EST</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 12:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[SWAMI PRAJNANPAD Swami Prajnanpad est un brahmane indien du Bengale, héritier de la grande tradition religieuse hindoue, familier des textes traditionnels : Veda, Upanishad, Vedänta, Sâmkya, bouddhisme et tantrisme, qu&#8217;il interprète avec une vision nouvelle, parfois assez étonnante. Ce fût également un lecteur de Freud, dès 1925, au point qu&#8217;il incorpora dans sa pratique spirituelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span>SWAMI PRAJNANPAD</span></span></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/SWAMI-PRAJNANPAD1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5379" title="SWAMI PRAJNANPAD" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/SWAMI-PRAJNANPAD1.jpg" alt="SWAMI PRAJNANPAD" width="365" height="265" /></a>Swami Prajnanpad est un brahmane indien du Bengale, héritier de la grande tradition religieuse hindoue, familier des textes traditionnels : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Veda">Veda</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oupanishad">Upanishad</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9danta">Vedänta</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A2mkhya">Sâmkya</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouddhisme">bouddhisme</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tantrisme">tantrisme</a>, qu&#8217;il interprète avec une vision nouvelle, parfois assez étonnante. Ce fût également un lecteur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud">Freud</a>, dès 1925, au point qu&#8217;il incorpora dans sa pratique spirituelle une sorte de psychanalyse sur le divan qui lui semblait apporter une technique de purification des émotions et des traces latentes de l&#8217;inconscient, pour permettre d&#8217;être vraiment ici et maintenant. Il appela cette méthode, reprise depuis par certains de ses disciples, le <a href="http://www.memotherapie.fr/article-lying-non-faire.htm">lying</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, c&#8217;était un professeur de physique, et toute son approche spirituelle a bénéficié d&#8217;une rigueur toute scientifique, tant pour l&#8217;expérimentation, la validité des méthodes employées que pour la validation des résultats : <strong>&laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que la science ? Uniquement la recherche de la vérité! &laquo;&nbsp;</strong> disait-il &#8230; <strong>Aucune opposition à la connaissance de soi, n&#8217;est-ce pas&#8230;</strong> Swami a quitté son corps en 1974.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont ses disciples occidentaux, <a href="http://www.yogaetconnaissance.org/spip.php?rubrique34">Daniel Roumanoff</a>, puis surtout <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_Desjardins">Denise et Arnaud Desjardins</a>, qui firent connaître l&#8217;enseignement de Swami Prajnanpad ici, en France. Mais depuis, d&#8217;autres disciples indiens font découvrir au public occidental leur propre vécu de cet enseignement dont voici, par les écrits de <a href="http://www.amazon.fr/Entretiens-avec-Svami-Prajnanpad-Srinivasan/dp/2863161164">R. Srinivasan</a>, quelques lignes. Elles sont intéressantes avant tout par leur simplicité.</p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-5376"></span><em><strong><span>Écrit par </span></strong><a href="http://www.amazon.fr/Entretiens-avec-Svami-Prajnanpad-Srinivasan/dp/2863161164">R. Srinivasan</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Se déséduquer :</strong> Abandonner les idées, opinions, préjugés, attirances et répulsions, oui-dires, superstitions, traditions, croyances&#8230; puis ensuite:<br />
 <strong>Se rééduquer :</strong> Il faut calmement examiner ce qui est. Mettre de côté ce que vous n&#8217;avez pas examiné vous-même. Vous pouvez alors reconstruire une structure solide, juste et ouverte à la connaissance directe. Garder le vrai, éloigner le faux. Vous verrez alors que peu d&#8217;informations sont vraies. De première main. Les autres demandent complément d&#8217;informations. Mettez-les de côtés jusqu&#8217;à ce que vous ayez assez de documentation pour conclure, mais pas avant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA DIFFERENCE</strong><br />
 La première grande vérité. Parmi les milliards d&#8217;êtres et de choses, aucune n&#8217;est tout-à-fait semblable à une autre. Alors évitons de faire des associations par analogie, et sachons voir ces différences. On voit des ressemblances qui n&#8217;existent pas. C&#8217;est dû au manque de raffinement de notre vue. Avoir une vision fixe et rigide du monde extérieur est l&#8217;expression de l&#8217;ignorance et la cause de tous nos malheurs. Tout change, tout est différent mais nous ne réussissons pas à le percevoir. Nous voyons toujours ce que nous voulons voir. C&#8217;est l&#8217;illusion (Maya), un voile devant nos yeux, qui nous empêche de voir ce qui est. Fondamentalement, ce qu&#8217;il faut voir, c&#8217;est que tout est différent. Je suis ici, tu es là. Les deux sont différents.<br />
 Puisque tout est différent, personne ne peut s&#8217;attendre que l&#8217;autre agisse d&#8217;une manière particulière. Puisqu&#8217;il est différent, il ne peut que se comporter différemment. Il ne pourrait agir de la manière qui vous convient que s&#8217;il était vous, ce qui n&#8217;est pas le cas et si la situation dans laquelle il se trouve était la même que vous. Ainsi il faut essayer de comprendre les autres plutôt que de leur attribuer le qualificatif de bon ou mauvais. C&#8217;est ainsi que vous pouvez dépasser les différences et percevoir le caractère unique de chaque chose.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LE CHANGEMENT</strong><br />
 Deuxième grande vérité. Tout change partout et toujours. Ce qui rajoute une nouvelle dimension au déploiement des différences. Le changement, c&#8217;est la différence dans le temps. Y a-t-il une base derrière ces apparences ? Quelque chose de permanent ? Oui. C&#8217;est l&#8217;arrière plan sur lequel se produisent tous ces changements qui est réel. La vision qui perçoit le changement ne change pas. Ceci est permanent.<br />
 Aussi faites en sorte de percevoir et ressentir le changement dans chaque chose. Alors rien ne vous affectera, ne vous bouleversera, parce que vous savez que tout est simple phénomène et apparence. Quelle que soit l&#8217;apparence, vous demeurez calme, serein et désintéressé. C&#8217;est cela le samadhi : vous êtes lucide et non affecté. La vérité : Différence, changement&#8230; alors on ne peut comparer ! La comparaison est impossible ! Qu&#8217;est ce que la vérité ? Tout ce qui est, est la vérité. Vous êtes et donc, vous êtes la vérité. La vérité est ici et maintenant. Acceptez ce qui est et essayez de comprendre plutôt que de souhaiter que cela soit différent. Percevez cette différence, ce changement et adaptez-vous en conséquence. &laquo;&nbsp;Seule la vérité triomphe, l&#8217;illusion, jamais !&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA CAUSE ET L&#8217;EFFET</strong><br />
 Personne n&#8217;a jamais entendu parler d&#8217;un effet sans cause ni d&#8217;une cause sans effet&#8230; Quand quelque chose que vous ne voulez pas arrive, essayez de trouver pourquoi c&#8217;est arrivé. Rien n&#8217;arrive au hasard. Tout dépend d&#8217;une cause. Si vous ne voulez pas de cet effet, supprimez la cause ! Si c&#8217;est impossible, alors, c&#8217;est votre lot, il faudra l&#8217;accepter ! Pouvez-vous dire, non ce n&#8217;est pas arrivé ? Non, vous ne pouvez pas, puisque c&#8217;est là, alors, vous devez l&#8217;accepter, complètement, avec tout votre coeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA DUALITE DANS LA NATURE</strong><br />
 Il y a un changement continuel dans le monde extérieur. La vie et la mort se côtoient. Il y a la lumière et l&#8217;obscurité, le soleil et l&#8217;ombre, le plaisir et la douleur, la chaleur et le froid, l&#8217;amour et la haine etc&#8230; Ces opposés sont innombrables. Mais nous aimons certains et détestons les autres. Nous voulons les bons , pas les mauvais. Nous avons soif de plaisir, détestons la souffrance.<br />
 Mais la vie se compose de toutes ces expériences: bonnes et mauvaises, difficiles et faciles, simples et complexes. Nous voulons l&#8217;agréable et pas le désagréable. Ainsi, nous appauvrissons nos vies. Vivre, c&#8217;est tout expérimenter. Nous voulons le miel et pas la piqure de l&#8217;abeille. La mère désire un enfant, mais pas les douleurs de l&#8217;enfantement. Ceci est dû à l&#8217;ignorance. Le plaisir ne va pas sans la peine. C&#8217;est uniquement quand nous connaissons la peine que nous pouvons apprécier le plaisir. Seul l&#8217;homme qui a souffert de la chaleur du soleil peut apprécier la fraîcheur de l&#8217;ombre.<br />
 De plus rien n&#8217;est mauvais ou bon entièrement, absolument. Il y a seulement des différences. Le venin de cobra peut être mortel, et aussi sauver des vies dans d&#8217;autres circonstances thérapeutiques. Tout est relatif, autrement dit. Le bien et le mal sont relatifs. Ce qui est bien pour l&#8217;un est mal pour l&#8217;autre. Et chaque chose est un mélange de bien et de mal. Donc acceptez la réalité comme elle s&#8217;exprime dans la dualité et adaptez-vous en conséquence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;UNITE DE L&#8217;EXISTENCE</strong><br />
 Que voyez-vous autour de vous ? Partout un effort vers l&#8217;unité, vers la destruction de tout ce qui sépare l&#8217;homme de l&#8217;homme. Consciemment ou inconsciemment, nous cheminons vers l&#8217;unité, car nous savons que l&#8217;unité est le bonheur et la séparation la souffrance. Une action qui mène à l&#8217;unité est juste, celle qui mène à la séparation est mauvaise. Ce n&#8217;est qu&#8217;une fois transcendé les différences et les changements que le sage devient un avec tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LE MENTAL</strong><br />
 Il est ce qui vous éloigne de la réalité. Vous devez toujours vous orienter ici et maintenant. Le mental prend toujours l&#8217;apparence pour la réalité. Comment savoir si nous voyons la réalité ou l&#8217;apparence ? Si nous éprouvons un sentiment d&#8217;unité, c&#8217;est que nous voyons la réalité. Si nous avons l&#8217;impression d&#8217;être séparé de ce qui nous entoure, c&#8217;est que nous voyons l&#8217;apparence. La différence est uniquement dans l&#8217;apparence. L&#8217;apparition de l&#8217;émotion est le test qui signe la présence du mental.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;INCONSCIENT</strong><br />
 Il joue dans nos vies un rôle plus grand que nous croyons. Nous devons le découvrir à la lumière de la conscience. Ne rien censurer. Donc ne pas dire ceci est bien ou mal&#8230; Gardez l&#8217;esprit ouvert; soyez prêt à recevoir tout ce qui vient. Acceptez &laquo;&nbsp;ceci est à moi&nbsp;&raquo;. Alors tout deviendra conscient. Soyez à l&#8217;aise et parfaitement réconcilié avec ce que vous êtes. Quel que soit le désir, laissez-lui une place. Puis essayez de voir si ce désir a été comblé. Voyez pourquoi il disparaît. Un esprit divisé entre une partie inconsciente et une autre consciente ne peut jamais voir les choses comme elles sont.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA MEMOIRE</strong><br />
 La mémoire est l&#8217;ingérence du passé dans le présent. Le passé s&#8217;introduit en force simplement parce qu&#8217;il n&#8217;a pas été complètement accepté. Au moment où nous l&#8217;acceptons, nous en devons libre. La souffrance, les soucis, la tristesse apparaissent parce que l&#8217;on refuse ce qui arrive, ce qui est.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;EMOTION</strong><br />
 Témoigne du refus du passé, et du présent. Acceptez le passé, ainsi, vous pouvez accepter le présent. Quand nous voyons une chose comme elle est, nous n&#8217;éprouvons ni émotion ni excitation, mais au contraire un sentiment d&#8217;unité avec elle. La passion dans l&#8217;affirmation ou la négation est le signe que quelque chose, quelque part, ne va pas. Le sentiment n&#8217;est pas l&#8217;émotion. Il unit alors que l&#8217;émotion sépare. Il ne laisse pas de trace derrière lui&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LE DESIR</strong><br />
 Les désirs naissent de la double croyance que l&#8217;on peut obtenir quelque chose d&#8217;un autre et que l&#8217;on peut le garder de façon permanente. Ces deux croyances sont fausses. Personne ne donne jamais rien. L&#8217;autre ne donne que s&#8217;il obtient lui-même ce qu&#8217;il veut. Aussi vous faut-il donner d&#8217;abord. Et ce faisant, nous ne sommes pas sûrs que l&#8217;autre a reçu réellement; cela peut le laisser indifférent. Ensuite, croire que nous pourrons garder quoi que ce soit, c&#8217;est faire fi de l&#8217;impermanence de tout ce qui est. Alors, voyant cela, nous ne sommes plus emportés par le désir. Mais tant qu&#8217;ils sont là, ces désirs, nous devons les accueillir. Nous ne devons surtout pas les refouler, mais les réaliser consciemment et voir où ils nous mènent. Si le résultat est positif, nous pouvons les garder. S&#8217;ils entraînent de la souffrance, alors ils doivent disparaître.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA TENSION </strong><br />
 La tension enferme dans la souffrance. Ouvrons-nous, libérons les tensions à mesure par la lucidité. Ouverts, nous sommes libres. Quand vous êtes complètement ouverts, l&#8217;intérêt de chacun devient votre intérêt, vous êtes un avec le monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;EGO</strong><br />
 L&#8217;ego est ce qui nous fait dire: &laquo;&nbsp;c&#8217;est à moi! &nbsp;&raquo; C&#8217;est la projection sur l&#8217;extérieur. C&#8217;est la réaction du désir ou du refus, autrement dit l&#8217;émotion. Ex-movere, se meut vers l&#8217;extérieur (de soi). L&#8217;ego est la subjectivité, au sens courant du terme. Tout rapporter à moi. On ne peut connaître quelque chose qu&#8217;en l&#8217;expérimentant, et pour ce faire, nous devons lui dire oui, l&#8217;accueillir. Ainsi quand il n&#8217;y a pas d&#8217;effort ni pour courir vers, ni pour fuir, on sent que l&#8217;on est avec ce qui est. De même quand vous faites un travail, vous devez être totalement présent. Si vous mangez, alors &nbsp;&raquo; vous mangez &laquo;&nbsp;. C&#8217;est tout. Ne vous préoccupez pas ni de celui qui mange, ni de ce qui est mangé. Seulement &nbsp;&raquo; mangez &laquo;&nbsp;. Le &nbsp;&raquo; vous &nbsp;&raquo; disparaît. Pareillement, si vous faites un modèle et vous êtes modéliste, il n&#8217;y a que l&#8217;action de faire un modèle. Il n&#8217;y a pas d&#8217;ego ni de modèle. Ainsi, à n&#8217;importe quel moment, il y a seulement &nbsp;&raquo; ce qui est en train d&#8217;être &laquo;&nbsp;, il y a seulement Brahman. Seulement &nbsp;&raquo; Un sans second &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA SOCIETE</strong><br />
 Le sentiment d&#8217;appartenance sociale vient de la réalisation du fait que nous ne pouvons vivre sans les autres. Au début, les autres existent pour nous-mêmes. Mais rapidement, nous réalisons que nous ne pouvons pas prendre sans donner en retour. Aussi y a-t-il une relation avec les autres, où l&#8217;on donne et où l&#8217;on reçoit. Puis l&#8217;homme devient vraiment adulte; il trouve plus de satisfaction à donner qu&#8217;à recevoir. La véritable maturité de l&#8217;adulte est tout donner, ne rien prendre.<br />
 Vous ne pouvez garder le mental sur ce que vous êtes, le Soi. Mais essayez plutôt d&#8217;être libre du mental ; cela vous conduira au Soi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA QUETE DE SOI</strong><br />
 Si seulement nous avions la patiente d&#8217;examiner ces fausse identifications et d&#8217;atteindre le but suprême, nous nous verrions nous-mêmes comme conscience pure, calme et sereine. Nous devons partir de ce qui est sous nos yeux. Suis-je ce corps? Sans attente, désir et sans refus, observez&#8230; Si l&#8217;expérience vous montre que vous n&#8217;êtes pas ce corps, alors vous pourrez le dépasser. Et ainsi de suite pour les formes subtils de l&#8217;être individuel. Se débarrasser de tout ce qui est matière grossière ou subtile est l&#8217;essence de la quête.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PROGRESSER</strong><br />
 Chose naturelle, mais un pas après l&#8217;autre. Concentré dans l&#8217;instant. Sans comparaison avec le progrès des autres. Acceptez ce que vous avez fait: c&#8217;est exactement ce que vous pouviez faire, toute causalité intégrée. L&#8217;erreur est naturelle. La nature elle-même fait mille erreurs pour réussir une seule chose&#8230;<br />
 Personne ne peut vous connaître et donc personne ne peut parler de vous. Chacun a des pensées à votre sujet et exprime ses opinions sur l&#8217;image qu&#8217;il s&#8217;est faite de vous et non sur vous. Alors, pourquoi vous troubler ? Vous devez rester calme et silencieux comme s&#8217;ils parlaient de quelqu&#8217;un d&#8217;autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>VOIR ET PENSER</strong><br />
 Voir et penser sont très différents: on pense avec le mental et on voit avec la faculté de perception. Le mental projette le je sur l&#8217;objet, lequel est comme caché sous la pensée. Cessez de penser, car penser déforme votre vision et vous empêche de voir les choses comme elles sont. En pensant, nous jugeons: c&#8217;est bon ou mauvais, juste ou faux. Quand nous voyons les choses comme elles sont, il n&#8217;y a ni attirance, ni répulsion. Ce que vous voyez est en vous. Finalement, tout est en vous, c&#8217;est cela l&#8217;infini. Quand nous pensons à quelque chose, c&#8217;est que nous la désirons ou que nous la refusons. Mais si nous la prenons, nous prenons à la fois la positif et le négatif de cette chose, ce que malheureusement nous occultons souvent. La chose doit être vue comme un tout, sereinement on prend ou on laisse.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://non-dualite.fr/orientaux/voir_ce_qui_est.html#2">non-dualite</a></em></p>
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		<title>Que puis-je faire chaque jour pour me rendre heureux toute la vie?</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 08:00:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pourquoi sommes-nous incarné sur Terre ? La seul véritable réponse universelle à cette question est : Pour expérimenter le bonheur, pour être heureux !!! Mais qu&#8217;est-ce donc que le bonheur ? Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction ; un état agréable et équilibré de l&#8217;esprit et du corps, d&#8217;où la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4785" title="Clé du bonheur" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/cle-epanouissement.jpg" alt="cle-epanouissement" width="340" height="330" /><big><strong>Pourquoi sommes-nous incarné sur Terre ?</strong></big></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La seul véritable réponse universelle à cette question est :<br />
 Pour expérimenter le bonheur, pour être heureux !!!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><big><strong>Mais qu&#8217;est-ce donc que le bonheur ?</strong></big></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction ; un état agréable et équilibré de l&#8217;esprit et du corps, d&#8217;où la souffrance, l&#8217;inquiétude et le trouble sont absents ; un état de la conscience pleinement satisfaite.</strong></p>
<ul>
<li>Notre véhicule d&#8217;incarnation, le corps physique a été conçu pour le bonheur, pour être heureux.</li>
<li>Notre âme, l&#8217;aspect supraconscient qui nous anime et nous guide n&#8217;a également qu&#8217;un but ultime, notre bonheur, nous rendre heureux .</li>
<li>Mais notre conscience, l&#8217;interface psychique entre notre corps physique et notre âme, censée diriger notre vie, n&#8217;a malheureusement plus présent à l&#8217;esprit cet objectif primordial.<strong><br />
 </strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;Esprit</strong> des êtres humain est composé de trois facultés principales et complémentaires :</p>
<ul>
<li><strong>L&#8217;inconscience</strong>, qui gère nos expériences antérieurs et qui recycle tous nos passés.</li>
<li><strong>La conscience</strong>, qui nous révèle l&#8217;instant présent et qui enregistre moment après moment nos expériences successives.</li>
<li><strong>La supraconscience</strong>, qui envisage tous nos futurs possibles et qui influence notre devenir.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ce triumvirat de la gouvernance de l&#8217;être est aujourd&#8217;hui dysfonctionnel, principalement à cause du conditionnement sournois des consciences humaines exercé par un « système oligarchique mercantile » ayant découvert scientifiquement il y a un siècle environ <span style="text-decoration: underline;">qu&#8217;un être malheureux consomme dix fois plus qu&#8217;un être heureux</span> !!!<br />
 Nous sommes donc submergés <span style="text-decoration: underline;">à notre insu</span> depuis notre naissance par la diffusion en masse de messages de conditionnements subliminaux émis dans notre environnement par une « matrice systémique perverse » ayant pour objectif et comme effet de nous éloigner de notre raison d&#8217;être primordiale <span style="text-decoration: underline;">en nous rendant sciemment malheureux</span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Une fois que l&#8217;on a pris conscience de cet état de fait</span>, existe-t-il des clefs psychologiques de déconditionnement (du malheur que nous subissons) nous permettant de retrouver le chemin du bon sens qu&#8217;est celui du bonheur ?</p>
<p style="text-align: justify;">Oui !!! L&#8217;une d&#8217;elle est la suivante :<span id="more-5329"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque chaque matin au réveil, nous verbalisons en conscience cette question précise « auto-hypnotique » :<br />
 <big><strong>Que puis-je faire aujourd&#8217;hui pour me rendre heureux <span style="text-decoration: underline;">toute la vie</span> ?</strong></big><br />
 Les différentes parties composant notre être agissent alors en synergie simultanée (consciemment, inconsciemment, et supraconsciemment) dans un seul et même objectif commun : LA RÉALISATION CONCRÈTE DE NOTRE BONHEUR.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, et à chaque choix à faire ou direction à prendre dans notre vie, posons-vous cette même question essentielle :<br />
 <big><strong>Qu&#8217;est-ce qui va me rendre le plus heureux <span style="text-decoration: underline;">toute la vie</span> ?</strong></big><br />
 Notre ressenti et nos sens subtils nous donneront alors à coup sûr la bonne réponse, celle de l&#8217;accomplissement de notre but de vie, celle de notre réalisation personnelle, celle de notre bonheur.</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons certain que, par la suite et à chaque instant, toutes les forces de notre être ainsi que toutes les forces de l&#8217;Univers conspireront activement pour nous permettre de réaliser notre bonheur !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Car lorsqu&#8217;un être est véritablement heureux et qu&#8217;il rayonne littéralement de bonheur, celui-ci devient par essence un fragment de Dieu. Dans un tel état d&#8217;être, l&#8217;Amour, cette effusion d&#8217;énergie émanant de lui, se propage alors subtilement et progressivement dans son environnement immédiat, en contribuant ainsi activement à l&#8217;évolution de tout un chacun dans cette voie essentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvons personnellement la voie du bonheur afin que le miroir de nos âmes qu&#8217;est le monde actuel devienne enfin ce qu&#8217;il se doit d&#8217;être par nature.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"><big><strong>LE SENS DE LA VIE EST DE VIVRE POUR SE RENDRE VÉRITABLEMENT HEUREUX !!!</strong></big></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La philosophie du bonheur</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 21:15:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Angeline</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Françoise Bequet (texte publié avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur) &#160;&#187; L&#8217;homme est le reflet de ses pensées &#160;&#187; (Bouddha) Introduction Le bonheur… qu&#8217;est ce que c&#8217;est finalement ? Quelque chose d&#8217;absolu et de propre à chacun. Une manière d&#8217;être heureux, c&#8217;est à dire bien et satisfait, tout simplement le contraire de malheureux. Non palpable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">par Françoise Bequet</span></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"> </span><em>(texte  publié avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur)</em></p>
<div>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">&nbsp;&raquo; L&#8217;homme  est le reflet de ses pensées &nbsp;&raquo; </span></strong><em><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">(Bouddha)</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Introduction</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<h3 style="text-align: center;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><img class="alignright size-full wp-image-5113" title="bonheur" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bonheur.jpg" alt="bonheur" width="350" height="262" /></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le bonheur… qu&#8217;est ce que c&#8217;est  finalement ? Quelque chose d&#8217;absolu et de propre à chacun. Une manière d&#8217;être  heureux, c&#8217;est à dire bien et satisfait, tout simplement le contraire de  malheureux. Non palpable, il est une quête qui semble durer tout au long de la  vie. D&#8217;autre part le bonheur est communément identifié aux plaisirs et aux  joies. Or les plaisirs sont généralement éphémères, variables selon chaque  individu et, chez un même individu, selon les circonstances ils peuvent de plus  s&#8217;inverser en douleur et ne sont pas forcément en accord avec la raison ni avec  l&#8217;exigence morale. La quête de quelque chose que jamais vous n&#8217;avez jamais eu  l&#8217;impression de toucher ou de voir, ou alors de très, très loin. Vous l&#8217;avez  vous passer en une fraction de seconde et avant même d&#8217;avoir pu en savourer les  plaisirs, voilà qu&#8217;il vous échappe. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le bonheur finalement  c&#8217;est aussi un sentiment de réussite, qu&#8217;elle soit professionnelle ou familiale.  La sensation que tout vous réussit et que rien ne vous est impossible, la  réalisation de tous vos projets, de toutes vos envies des plus petites aux plus  grandes. Mais voilà, c&#8217;est le contraire qui arrive, vous trimez au travail pour  pas grand chose, votre vie sentimentale n&#8217;est pas vraiment ce que vous espériez  et vous avez constamment l&#8217; impression qu&#8217;un malheur de plus va vous arriver. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le plus grand obstacle au  bonheur est la peur. La peur qui devient angoisse, qui vous paralyse et stoppe  toute concrétisation de projet. Si le moyen-âge qualifiait les chevaliers de  sans peur et sans reproche, c&#8217;est peut-être parce que le courage fait avancer  les hommes plus loin et les rend meilleurs. Mais coincé dans votre peur vous  n&#8217;arrivez plus à avancer, votre vie est la même depuis une éternité et vous  n&#8217;avez plus aucun espoir de la modifier un jour. Alors, le bonheur, finalement,  vous avez cessé d&#8217;y croire, vous être devenu résigné, voire déprimé. Sans doute  vous vous posez une série de questions existentielle : mais putain, qu&#8217;est ce  que je fous ici ? Ou alors : Pourquoi je n&#8217;ai jamais eu de chance dans la vie  moi ? N&#8217;avez vous jamais eut l&#8217;impression de que de la chance vous n&#8217;en avez  jamais eut, qu&#8217;elle est toujours pour les autres ? La plupart des gens  l&#8217;attendent gentiment cette fameuse chance. Viendra-t-elle un jour sonner à ma  porte ? Ma foi…peut-être, les miracles il paraît que cela existe. Mais vous  savez… Vous risquez bien d&#8217;attendre comme un c.. toute votre vie. Certains  sombrent dans la déprime, pendant des mois, voire des années, sans jamais oser  en sortir, sans jamais oser se lancer, sans jamais rien résoudre. Déprime ou  pas, la majorité des perdants ne le sont ni par hasard ni par malchance, quoi  qu&#8217;ils puissent en dire. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Cet exposé a pour but de  vous faire prendre conscience d&#8217;une quantité de choses, de vous secouer, de vous faire  mal aussi car toute prise de conscience n&#8217;est pas toujours agréable. Mais vous  tenez votre vie en main et ce qui suit va vous expliquer comment la changer,  comment vaincre toutes les peurs qui vous paralysent et comment faire de vous  quelqu&#8217;un d&#8217;admirable et d&#8217;admiré. C&#8217;est à vous de voir si c&#8217;est ce que voulez  finalement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><span id="more-5036"></span><strong><span style="font-size: large;">La  responsabilité</span></strong><br />
</span></p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Chacun est responsable de  ses actes. Cela peut paraître une évidence et pourtant cela est bien souvent  loin d&#8217;être le cas. Le langage tenu habituellement est plutôt le suivant : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est pas ma faute,  tout ce qui m&#8217;arrive, je n&#8217;ai jamais de chance. &nbsp;&raquo;<br />
&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est pas ma faute si  je ne gagne pas d&#8217;argent, personne ne veut m&#8217;engager. &nbsp;&raquo;<br />
&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est pas ma  faute si je n&#8217;ai pas réussi, c&#8217;est le prof qui est contre moi &nbsp;&raquo;<br />
&nbsp;&raquo; ce n&#8217;est  pas ma faute si j&#8217;ai frappé sur mon frère, c&#8217;est lui qui m&#8217;ennuie. &laquo;&nbsp;</span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Comme je dis souvent je  vais vous envoyer une bonne gifle. Elle n&#8217;est que symbolique mais elle fait peut  être encore plus mal. Je vous dis : </span></p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">C&#8217;EST DE VOTRE  FAUTE.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Eh oui ! et j&#8217;insiste !<br />
Pourtant, le but n&#8217;est pas de culpabiliser comme un malade :<br />
Bouhhhh que  je suis malheureux, je ne sais rien faire, je suis vraiment lamentable, je ne  vaux rien du tout …<br />
La culpabilité est néfaste et n&#8217;apporte rien de bon, elle  vous dénigre et vous donne une mauvaise opinion de vous-même.<br />
Le but ici est  de relativiser, de réfléchir, de prendre conscience de son erreur et surtout d&#8217;y  faire face et de recommencer en allant toujours plus loin..<br />
Au lieu de  pleurer et de subir un problème quelqu&#8217;il soit, il faut y réfléchir et se dire,  qu&#8217;est ce que je vais bien pouvoir faire pour résoudre ceci ? Faites une liste  des solutions concrètes qui vous pouvez y apporter pour y remédier, choisissez  celle qui vous semble la meilleure. Dites vous qu&#8217;il n&#8217;y a pas de bon et de  mauvais choix mais que vous êtes prêt à assumer les conséquences de votre choix,  d&#8217;en tirer profit et de rectifier le tir si cela est nécessaire. </span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Evidement tout n&#8217;est pas  toujours simple dans la vie, c&#8217;est bien connu et c&#8217;est totalement vrai. Il peut  arriver des véritables malheurs sur lesquels vous ne pouvez avoir aucune  influence, comme la mort d&#8217;un être cher par exemple, un enfant, le conjoint. Il  s&#8217;ensuivra une période de deuil et cela est bien naturel. Mais votre vie  est-elle finie pour autant ? A la survenue du malheur, du coup dur vous allez  déprimer, vous allez accuser le coup et vous vous sentirez triste, c&#8217;est tout a  fait normal, sinon vous seriez insensible. Il vous faudra le temps de faire le  deuil, le temps de reprendre votre vie en main. Mais à un moment ou l&#8217;autre il  sera judicieux de faire face et de reprendre une vie normale, de s&#8217;orienter vers  de nouveaux objectifs et de finalement en ressortir renforcé. De nombreuses  personnes qui ont dans la vie subie beaucoup d&#8217;épreuves, s&#8217;en ressortent plus  fortes et meilleures. En se laissant aller à la déprime indéfiniment vous verrez  immanquablement vos amis et vos proches s&#8217;éloigner de vous qui vous prendront  pour un rabat joie et, disons le franchement, un chiant. Ils n&#8217;auront donc, par  la force des choses, aucune envie de venir vers vous et de passer du temps en  votre &nbsp;&raquo; mauvaise &nbsp;&raquo; compagnie. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je ne peux pas vous  promettre que plus jamais ne vous arrivera de malheur mais je peux vous assurer  que dés que vous appliquez cette méthode, vous pourrez è faire face. Et voilà ce  qui va changer votre vie : je me lance et je fais face.<br />
Concrètement, lorsque  vous subissez un échec, il est bon de réfléchir à ce qu&#8217;il s&#8217;est passé, à  comment y remédier. De ce dire : bon j&#8217;ai fait une bêtise, la prochaine fois je  ferai autrement et cela fonctionnera. Nous vivons finalement de nos expériences  et personne n&#8217;est censé avoir la science infuse et ne jamais se tromper est  quelque chose qui n&#8217;existe pas, je peux même vous dire que c&#8217;est la chose la  plus facile à faire.<br />
Lorsque vous subissez une épreuve, il faut y faire face  également, même si au départ vous subissez une courte période de déprime devant  une épreuve telle que la mort, la maladie, un accident grave.</span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">JE NE SUBIS PLUS, J&#8217;AGIS  POUR RESOUDRE !</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">&nbsp;&raquo; Voilà qui est bien  joli, sur le papier forcément, tout le monde peut le faire, mais en réel, c&#8217;est  bien autre chose, il faut être fort et pouvoir faire face, et moi je suis  faible, j&#8217;ai bien essayé mais je n&#8217;y arrive pas. Finalement ce n&#8217;est pas ma  faute, je suis né comme ça, c&#8217;est génétique. &nbsp;&raquo;<br />
Well, well, well, moi je peux  vous dire, vous avez en vous le pouvoir de le faire, et même de faire bien  d&#8217;autres choses encore, le pouvoir d&#8217;agir comme vous voulez agir…. De vaincre  toutes vos peurs et de trouver par la même un équilibre qui vous mènera au  bonheur que vous aurez choisi.<br />
Et je peux vous affirmer aussi que la méthode  présentée ici est simple comme bonjour, à la portée de tous, il suffit  simplement de le vouloir. Je vais vous expliquer comment : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><br />
<strong><span style="font-size: large;">Le  pouvoir du subconscient</span></strong></span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">La bonne veille méthode &nbsp;&raquo;  coué &nbsp;&raquo; si souvent ridiculisée bien à tort par la plus part des gens. Pourtant,  je peux vous le certifier, elle fonctionne ! Le tout étant de l&#8217;employer  intelligemment. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Dis papa ? comment ça  marche ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Notre cerveau se divise  en différentes zones. Notamment le conscient et l&#8217;inconscient, si bien connu des  Freudiens. Le soi, le non soi, le sur moi, voilà des mots dont la définition et  l&#8217;application ne sont pas toujours des plus simples pour les profanes. Il n&#8217;est  pas ici dans mon but de vous faire un long exposé sur le fonctionnement profond  du cerveau, je risquerai de vous ennuyer. Mais voyons simplement l&#8217;élément  suivant :<br />
Le conscient d&#8217;abord, qui nous fait agir comme nous désirons agir.  Je lève le bras, je marche, je pense, je mange, je bois, je réfléchis, je  différencie le bien du mal, j&#8217;analyse, je vis… au sens propre du  terme.<br />
L&#8217;inconscient ensuite, grande énigme pour la plupart d&#8217;entre nous.  Mais que peut-il bien se cacher la dedans ? En fait il reçoit nos pensées, mais  n&#8217;a aucun pouvoir de faire un tri, de prendre le bien pour laisser le mauvais.  Automatiquement il accepte tout comme juste. Ensuite, insidieusement, de manière  totalement inconsciente, ben oui forcément, il influence nos actes. Voilà une  vérité qui va changer votre vie définitivement, du jour au lendemain je peux  vous le certifier.<br />
Ainsi, si vous pensez : je n&#8217;y arriverai pas, je suis  bien trop bête. Eh bien vous n&#8217;y arriverez jamais quoi que vous fassiez.<br />
A  l&#8217;inverse, si vous pensez : je vais arriver, ce n&#8217;est pas plus difficile  qu&#8217;autre chose, d&#8217;autres l&#8217;ont fait avant moi. Vous êtes gagnant à 80%. 80%  c&#8217;est énorme, vu que vous n&#8217;avez encore rien fait si ce n&#8217;est que penser.<br />
L&#8217;important n&#8217;est même pas d&#8217;y croire, l&#8217;inconscient le reçoit, sans savoir  si c&#8217;est vrai, si c&#8217;est faux, si vous y croyez ou non, en terme clair, il s&#8217;en  fout, il se contente de recevoir.<br />
Voilà quelque chose qui va vous permettre  de déplacer des montagnes ! Oui ? vraiment ?<br />
Bien sur, restez REALISTE et  respectez quelques règles simples. Si vous répétez sans cesse : demain je suis  sur la lune, bien évidemment rien ne se passera. Eh oh ! faut pas déconner tout  de même.<br />
Parlez au présent, c&#8217;est important, ce que vous voulez changer  c&#8217;est aujourd&#8217;hui, demain vous changerez ce qui est pour demain, etc.… </span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><strong>Quelques exemples  simples : </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Vous avez mal de tête,  il ne sert à rien de dire : je n&#8217;ai pas mal de tête, c&#8217;est un fait puisque vous  avez mal de tête. Vous pouvez prendre un médicament ou même ne pas en prendre,  et puis pensez, ah j&#8217;ai pris un médicament, mon mal de tête est en train de  passer, d&#8217;ailleurs je le supporte très bien et il ne m&#8217;empêche pas de vivre.  Tiens j&#8217;ai de moins en moins mal de tête, tiens cela me met de bonne humeur. Ou  encore : mon mal de tête est supportable, il s&#8217;estompe.<br />
- Vous êtes prit  d&#8217;une crise d&#8217;angoisse terrible, votre conjoint vous a passablement énervé, vous  n&#8217;avez qu&#8217;une envie c&#8217;est de lui mettre la raclée de sa vie. Vous pouvez dire  alors, je suis calme et détendu malgré que X m&#8217;a énervé, d&#8217;ailleurs je suis  complètement insensible à ses sarcasmes et ses remarques, et je suis calme, ce  n&#8217;est pas lui ou elle qui va réussir à gâcher ma vie. ( notez bien si le  problème conjugal est sérieux, il faudra aussi y faire face d&#8217;une manière  concrète et trouver la meilleure solution, le dialogue, une thérapie de couple,  etc… sinon cela reviendrait à subir de même et à ne jamais faire face à ses  problèmes pour les résoudre, vous subiriez alors dans une plénitude complète, ce  qui évidemment à la longue serait néfaste. L&#8217;exemple est là pour faire face à  l&#8217;urgence de l&#8217;angoisse.) </span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le temps de l&#8217;affirmation  doit être d&#8217;une dizaine de minutes et peut se répéter plusieurs fois sur une  même journée. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"> <strong>Autre exemple : </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Qu&#8217;est ce qui vous pose  problème dans l&#8217;immédiat ? Je ne vous connais pas, donc je ne peux pas le  savoir, mais inventons juste pour illustrer. Vous ne savez pas tapisser, cela  vous énerve. Pourtant il est grand temps de rafraîchir votre salon et la  personne qui devait venir le faire ne se décide pas à vous donner un coup de  main. La première chose c&#8217;est d&#8217;acquérir la connaissance, personne n&#8217;a la  science infuse et si vous n&#8217;avez jamais appris il faut vous instruire avant  tout. Un petit livre, une brochure explicative : la tapisserie en dix leçons,  lisez-le avec attention, notez les choses importantes. Ensuite, répétez-vous  plusieurs fois, peut-être même pendant plusieurs jours : je sais très bien  tapisser, d&#8217;ailleurs j&#8217;ai bien compris tout ce que livre expliquait, c&#8217;est  vraiment facile comme tout, un véritable jeu d&#8217;enfant. Le samedi sortez tout le  matériel nécessaire, mettez-vous au boulot et vous serez étonné du résultat !  Quelle fierté ! non ? Pour la première fois, vous n&#8217;avez pas dépendre de votre  ami pour donner à votre salon un air de printemps ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong><br />
Positiver ! </strong></span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je ne sais pas si comme  moi vous avez fini par remarquer combien les personnes qui nous entourent se  plaignent. Je ne peux pas vous dire d&#8217;ou cela vient mais cela est parfois  terrifiant. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- j&#8217;ai faim<br />
- j&#8217;ai  froid<br />
- le monde va mal<br />
- je n&#8217;ai plus de sous<br />
- si tu crois que la vie  est facile<br />
- j&#8217;en ai marre mais qu&#8217;est ce que j&#8217;en ai marre<br />
- je suis  tout le temps fatigué ces jours ci<br />
- j&#8217;ai mal de tête<br />
- quelle vie ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Tentez l&#8217;expérience  suivante : écoutez les gens autour de vous parler et hasardez-vous à ne pas vous  plaindre durant une journée entière. Vous constaterez à quel point nous sommes  devenus de voraces grincheux et comme il n&#8217;est pas aisé de ne pas suivre leur  mouvement. C&#8217;est un peu comme si un pessimisme constant nous entourait. Je ne  lance la pierre à personne, j&#8217;ai fait la même chose. Mais tant de plainte, tant  de rouspétances agissent inexorablement sur notre façon de nous comportez et sur  notre ressenti.<br />
Les phrases que vous pensez agissent sur votre inconscient,  nous venons de voir comment. Puisque vous possédez le pouvoir d&#8217;agir, autant le  faire positivement. Cela vous permettra d&#8217;avancer dans votre vie et de réaliser  les rêves que vous pensiez perdu depuis longtemps. Vous voulez entreprendre des  études, prendre de l&#8217;avancement ? Vous êtes trop vieux, depuis le temps que vous  vous le dites, vous êtes déjà fini c&#8217;est sur. Quel âge avez-vous ? 35 ? 40 ? 45  ? 50 ou plus ? Et vous vous trouvez trop vieux ? Me permettez-vous de rire ?  Merci. L&#8217;âge il est dans votre tête, c&#8217;est votre subconscient qui vous le dit.  Ou alors vous avez déjà pensé à reprendre des cours, mais vous avez des enfants  et vous devez vous en occuper. Vous avez d&#8217;abord dit que vous attendriez le  temps qu&#8217;ils entrent à l&#8217;école, puis, ce fut le temps qu&#8217;ils se débrouillent un  peu mieux tout seul, puis … Toutes ces attentes ne sont en fait que des excuses  à votre peur, elles vous confère une justification et vous donne bonne  conscience : finalement ce n&#8217;est pas ma faute, je me dois de penser aux enfants  avant tout ! Il faut absolument combattre cet état d&#8217;esprit !<br />
Commencez par  vous fixer des petits objectifs sur la vie de tous les jours, ces petites choses  sans importance qui vous agacent tellement.<br />
Un exemple, qui ne sera sans  doute pas le vôtre, c&#8217;est à vous de trouver ce qui vous agace mais qui  finalement ne semble pas si important.<br />
Vous ne parvenez pas à retenir ce que  vous lisez, finalement, ce n&#8217;est même pas la peine de commencer à lire, de toute  façon, vous n&#8217;aimez pas lire, alors…<br />
Dites-vous dans un premier temps que  vous n&#8217;êtes pas plus bête qu&#8217;un autre : je suis quelqu&#8217;un d&#8217;intelligent, je suis  même très intelligent.<br />
Ensuite, dites vous que la lecture est nécessaire à  la connaissance car elle vous permet d&#8217;évoluer, et qu&#8217;elle conduit à la sagesse  et donc forcément au bonheur : la lecture m&#8217;enrichit, je dois acquérir de la  connaissance pour ne pas mourir idiot.<br />
En final dites vous que vous retenez  tout ce que vous lisez, que vous lisez vite et facilement : je retiens tout ce  que je lis, je lis d&#8217;ailleurs très facilement.<br />
Vous deviendrez un dévoreur  de lignes imprimées.<br />
Autre exemple :<br />
Pour que la journée soit bonne,  dites vous tous les matins : je passe une bonne journée, je suis content de  vivre et de passer une bonne journée.<br />
Ce sont des petites choses  pratiquement insignifiantes, au début personne ne le remarquera mais c&#8217;est ce  qui fera que vous commencer à aller vers le bon chemin. Chaque victoire sur une  anxiété, sur une incapacité à faire quelque chose vous fera avancer toujours un  peu plus loin.</span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>la  confiance en soi</strong></span></p>
</div>
<div>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Pour que les autres aient  confiance en vous, vous devez absolument avoir confiance en vous. Ne demandez  pas aux autres de mettre leur foi en vous si vous leur offrez l&#8217;image de  quelqu&#8217;un d&#8217;indécis, d&#8217;incertain et qui ne sait jamais ce qu&#8217;il doit faire et à  quel moment il doit le faire. Vous n&#8217;avez pas de confiance en vous… aie…  Evidement, vous ne pouvez pas l&#8217;acheter au night shop du coin. Alors que faire ?<br />
Tout d&#8217;abord dites vous : j&#8217;ai confiance en moi, je suis quelqu&#8217;un de bien,  je suis quelqu&#8217;un de fort qui sait faire face à toutes les épreuves de la vie.  Plus rien ne me fait peur, plus rien ne m&#8217;arrête. Vous serez étonné des  résultats.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Ensuite, vous devez vous  affirmer. JE. Voilà quelqu&#8217;un d&#8217;important qu&#8217;il ne faudra plus jamais négliger.  Bien sûr cette façon de penser est égocentrique, au premier abord, mais je vous  montrerai par la suite dans quelle mesure l&#8217;employer à bon escient.<br />
Montrer  aux personnes qui vous côtoient que vous être sur de vous c&#8217;est aussi veiller à  son vocabulaire. Bannissez absolument tous les :</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- je ne sais pas<br />
- je  ne pense pas<br />
- oui peut-être<br />
- tu crois ?<br />
- je devrai<br />
- c&#8217;est un  problème<br />
- la vie est un combat<br />
- j&#8217;espère</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">et imposer vos idées,  refuser de faire ce que vous ne voulez pas faire et montrez vous comme quelqu&#8217;un  de déterminé : </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- je veux<br />
- je ne veux  pas<br />
- je sais<br />
- ou alors je ne sais pas mais je vais me renseigner (  personne ne vous demande non plus d&#8217;être une encyclopédie ambulante ! )<br />
- je  pourrais<br />
- la prochaine fois je vais assumer<br />
- c&#8217;est une bonne  leçon</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je sais ce que je veux et  je dirige ma vie pour obtenir ce que je veux. Encore une fois ici, j&#8217;insiste sur  le mot réaliste, cette méthode fait des miracles, mais a des limites. Répéter  que vous allez gagner à la loterie ou devenir riche du jour au lendemain, ne  servira pas à grand chose. Je connais certains esprits malins et je tenais à  préciser les choses.<br />
Quoi qu&#8217;il en soit, je reste persuadée que s&#8217;imposer  est indispensable dans la vie. Si vous vous mettez en avant, les autres vous  mettrons en avant, si vous agissez comme un perdant, les autres vous  considéreront comme tel. Je suis l&#8217;image que je projette et les autres me voient  comme je le projette.<br />
Choisissez aussi les tournures de phrases adéquates  afin de ne pas vexer l&#8217;autre.<br />
Exemple : vous avez du travail à faire et  votre mère vous tient la jambe au téléphone. Ne lui dites pas : je veux finir  mon boulot, tu m&#8217;en empêches et à cause de toi je vais prendre du retard. Elle  se vexerait et vous vous trouveriez avec une dispute sur les bras, et ce ne  serait pas, avouons le, très courtois de votre part. Dites lui, je dois te  laisser, je te téléphonerais plus tard, j&#8217;ai encore beaucoup de travail et je ne  veux pas me mettre en retard. Ainsi, vous vous montrez déterminé sans l&#8217;accuser  de quoique ce soit. N&#8217;oubliez pas non plus de la rappeler ! Etre fiable et  crédible est aussi une chose primordiale dans la vie. Si vous ne l&#8217;êtes pas, les  autres auront vite compris que finalement vous n&#8217;êtes qu&#8217;un beau parleur  terriblement imbus de sa personne. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">MAIS </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Si je suis quelqu&#8217;un de  bien, l&#8217;autre est quelqu&#8217;un de bien aussi. Ne le perdez pas de vue non plus, le  tout forme un ensemble. En aucun il faut se dire que vous êtes le tout puissant  et que le voisin c&#8217;est de la merde. Sinon vous risqueriez bien de tomber dans un  narcissisme qui finirait par faire de vous un solitaire. Respectez les autres  comme vous vous respectez vous-même, attachez leur autant d&#8217;importance qu&#8217;à  vous-même. Voici un &nbsp;&raquo; MAIS &nbsp;&raquo; court mais que vous devez constamment garder à  l&#8217;esprit : se valoriser sans jamais dévaloriser celui qui est à vos  côtés.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>Le don de  soi</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Donner est quelque chose  d&#8217;indispensable pour se sentir bien, car cela fait simplement de vous quelqu&#8217;un  d&#8217;apprécié, et selon une logique implacable, lorsque vous êtes apprécié vous  êtes bien. Il est fort à parier que du même coup vous allez recevoir aussi. De  nos jours, c&#8217;est plutôt chacun sa &nbsp;&raquo; merde &nbsp;&raquo; et moins je donne mieux je me sens.  Du moins mieux je pense me sentire, ce qui est totalement différent.<br />
Mais,  il y a toujours des mais, il ne s&#8217;agit pas de donner à tort et à travers, tout  le temps et n&#8217;importe comment. Ma politique est je donne pour rendre l&#8217;autre  heureux mais sans que jamais cela ne me rende malheureux, je rejette  l&#8217;intolérable et tout ce qui me nuit. L&#8217;intolérable est à mon sens une chose à  balayer de votre vie que cet intolérable soit pour vous ou pour les autres il  vous placera toujours dans une situation de frustration qui, si vous les  accumulez en tout cas, vous poussera au défaitisme et à la dépression. Là je  reviens sur le JE, vous vous souvenez cette personne qui à vos yeux doit être la  plus importante.<br />
Le premier but de l&#8217;aide doit être l&#8217;aide, le premier but  du don est le don. Cela paraît incontournable et pourtant. Combien d&#8217;entre vous  donne en attendant quelque chose en retour ? Cela me rappelle les enfants : tu  me donnes ta voiture et je serai ton meilleur ami. Quand vous aidez quelqu&#8217;un  faites le pour qu&#8217;il se sente bien, tout simplement. Pour améliorer sa vie, pour  lui permettre d&#8217;évoluer. Attendre quelque chose en retour vous plonge dans une  peur, peur de ne pas recevoir assez, peur d&#8217;être insatisfait. Attendre vous fait  aussi perdre un temps infini à penser que le monde est décidément trop cruel.  Vous finiriez par vouloir de plus en plus et de ne jamais en avoir assez, donc à  ne pas être bien. Plus d&#8217;amour, plus d&#8217;argent, plus de reconnaissance de  l&#8217;autre, plus de tout et inévitablement vous aurez peur de manquer. Il faut donc  tout simplement apprendre à être généreux. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Persuadé que personne ne  vous donne rien, vous en oubliez aussi de dire merci. Pourtant pensez à tout ce  que votre mère vous a donné tout au long de sa vie. Pensez à tout ce que votre  conjoint vous donne tous les jours. Pensez à tout ce que vos enfants vous  donnent tous les jours. Leur avez vous dit merci ? Peut-être tout simplement  merci d&#8217;être là. Vous montrez alors combien vous êtes attentifs aux attentions  que l&#8217;autre a pour vous et il en sera très heureux.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Vous pouvez donner une  infinité de choses même si vous n&#8217;êtes pas riche, vous pouvez donner vos  connaissances, donnez des compliments et faire des éloges, donnez de votre temps  ( a mon sens c&#8217;est la chose la plus difficile à donner.), donnez de l&#8217;amour, et  si vous en avez, donnez de l&#8217;argent. Je dis si vous en avez, car je sais que  certaines difficultés financières peuvent être une réelle entrave à un don  d&#8217;argent, finalement il est impossible de donner ce que vous ne possédez pas.  Quoi que… une pièce de 10 cent au mendiant du coin cela ne doit pas être  impossible à beaucoup de gens, à moins que vous ne soyez mendiant vous-même ! La  somme ne doit pas être vraiment importante, l&#8217;important étant de donner avec le  cœur, de faire de preuve d&#8217;altruisme. Encore une fois la peur du manque pousse  certaines personnes à amasser, amasser, amasser encore et surtout de ne jamais  rien donner, voire même de ne jamais rien dépenser. Il devient alors obsession  et une entrave au bonheur. Rien de mal de posséder, bien sur, mais donner en  gardant l&#8217;intime conviction que vous aurez toujours la possibilité d&#8217;acheter ce  que vous voudrez, voilà où est le bien. Donnez le dans les limites du  raisonnable et selon vos moyens, mais donnez. Comme pour tout, pour améliorer  votre relation avec l&#8217;argent vous devez trouver un juste équilibre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Ne vous laissez pas  abuser. Voilà un conseil que je donne car souvent j&#8217;ai vu certaines personnes  profiter de la gentillesse de l&#8217;autre. Encore ici une question d&#8217;équilibre,  donner à quelqu&#8217;un qui possède est à mon sens ce faire abuser. Quelqu&#8217;un vous  demande de faire quelque chose qu&#8217;il est tout à fait en mesure de faire, pour  qui vous prend-il et dans quel mesure vous respecte-t-il ? Ceci est d&#8217;autant  plus vrai quand les demandes sont quotidiennes et nombreuses. Le but n&#8217;étant en  aucun cas d&#8217;être la bonne poire prédestinée à toutes les tâches que le voisin  n&#8217;aime pas ! Finalement, l&#8217;esclavage est révolu depuis longtemps et exiger  toujours le même respect que vous accordez aux autres ! Et croyez moi à donner à  tort et à travers vous serez considéré comme faible et les autres n&#8217;auront pas  de respect pour vous. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>Penser à soi et  se montrer égoïste</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Voilà qui est paradoxal,  d&#8217;un côté je parle de donner, de l&#8217;autre je vous parle d&#8217;égoïsme. Encore une  fois tout est question d&#8217;équilibre. Si penser à l&#8217;autre est nécessaire, pensez à  soi l&#8217;est tout autant. Accordez vous des plaisirs, faites de votre vie ce que  vous voulez. Achetez ce qui vous manque depuis longtemps, ce qui reste depuis  tant d&#8217;années dans la vitrine du magasin, changez votre look si le vôtre ne vous  satisfait plus. Ne vous laissez pas abuser par les personnes négatives qui tente  de vous montrer combien votre attitude est mauvaise. Surtout que le grand  changement qui va s&#8217;opérer en vous en appliquant cette théorie va faire de vous  une toute autre personne. Votre entourage risque de ne pas comprendre ce qui  vous arrive. Voilà des années que vous vous terrez dans votre maison et  subitement vous émergez et vous sortez de votre coquille. Les voilà bien  étonnés, c&#8217;est parfaitement logique à mon sens. Les reproches risquent de  pleuvoir : comme tu as changé, comme tu es égoïste, tu ne penses même plus à  moi. Vous savez bien que c&#8217;est faux, simplement vous pensez à vous aussi. Vous  vous faîtes plaisir, vous réalisez vos rêves, vous reprenez un travail laissé  depuis longtemps, ou des études, ou tout autre chose, forcément vous voilà  maintenant devenu quelqu&#8217;un de bien. Votre humeur est rayonnante, vous êtes  heureux de vivre et forcément moins disponible pour vos proches. En plus, leur  humeur et leur vie n&#8217;a pas changée, seraient-ils jaloux de votre nouvelle chance  ? Peut-être bien.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Ne vous laissez pas abattre, voici un problème, et comme tout  problème vous devez y faire face et le résoudre. Expliquez d&#8217;ou vient ce  changement, ce qu&#8217;il vous apporte et pourquoi il est important pour vous. Si  votre interlocuteur est d&#8217;un pessimisme accablant, s&#8217;il est négatif et que rien  ne semble vouloir le faire changer, vous vous trouvez face à votre ancienne  image. Offrez lui la connaissance de la méthode et tendez de le guider lui aussi  vers une vie meilleure. Utilisez l&#8217;autosuggestion de la pensée positive pour  venir à bout des tensions que la situation crée. Insistez face au bonheur que  cela vous offre et expliquez lui que vous aimeriez que comme vous il se sente  bien. Beaucoup de personnes négatives vous diront combien vous êtes irréalistes,  combien la vie est dure et pénible et qu&#8217;il serait temps que vous redescendiez  sur terre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Si vous décidez de changer de travail, de déménager, de reprendre des  études ou tout autre chose qui changent le cour d&#8217;une vie et qu&#8217;en plus vous  montrez combien vous êtes satisfait, vous risquez en effet de faire monter en  eux un sentiment d&#8217;envie. Mais si après avoir tout tenté rien ne semble  fonctionner pour cette personne et qu&#8217;elle reste immanquablement fermée à toutes  vos propositions, et que vraiment vous constatez que vous ne pourrez jamais  arranger les choses, vous n&#8217;avez pas d&#8217;autres choix que de couper les ponts avec  cette personne. Même si cette personne est un parent, votre conjoint ou votre  meilleur ami. N&#8217;oubliez pas que par cette méthode tout peut vous arriver, vous  pourrez toujours y faire face. Vous êtes responsable de vos actes, non de ceux  des autres.<br />
Laissez de côté les personnes négatives et entourez-vous de gens  positifs, des gens qui pourront vous aider et vous guider dans votre nouvelle  entreprise quelqu&#8217;elle soit. N&#8217;ayez aucune peur d&#8217;entrer en contact avec eux,  vous serez surpris de leur réaction et de combien ils seront content de vous  accueillir et de vous aider. Une fois pour toutes : Cessez d&#8217;attendre ! Allez  vers eux et n&#8217;attendez jamais qu&#8217;ils viennent spontanément vers vous, vous  prouverez alors combien vous êtes sur de vous et déterminé. Vous verrez comme  vous serez accueilli par ces personnes qui seront désireuses de vous aider dans  votre entreprise.<br />
</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;">La  relaxation</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Voici un point important.  Si le travail apporte un sentiment d&#8217;une journée bien faite et bien remplie, la  relaxation est aussi une nécessité vitale. Faire le vide dans sa tête et laisser  aller tous ses muscles pour évacuer tout le stress de la journée. Vous avez à  votre disposition plusieurs méthodes. Soit choisir un groupe de relaxation, soit  un style de relaxation, soit vous débrouiller tout seul. Pour cela mettez une  musique douce, attention, surtout pas triste, juste douce. Installez vous  confortablement sur votre lit ou dans votre divan, fermez les yeux et pensez à  ce que la musique vous inspire. Quelque chose de relaxant, un endroit que vous  aimez bien, une plage, une maison de campagne, un souvenir de vacances. Puis,  répétez quelques phrases positives pour vous stimuler un peu : je suis bien et  détendu ; je suis quelqu&#8217;un de bien et apprécié de tous ; j&#8217;ai confiance en moi  et je suis fort ; je n&#8217;ai peur de rien et rien ne m&#8217;effraye ; je suis capable de  faire tout ce que je veux faire. Vous pouvez aussi répéter des phrases qui vous  sont propres sur des problèmes qui vous sont personnels. Cette séance peut se  faire le matin avant de commencer la journée ou le soir en la terminant. L&#8217;idéal  bien sur étant de le faire les deux fois, cela dépend à la fois de votre emploi  du temps et de vos besoins.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le choix de la musique est très important, je  suis d&#8217;ailleurs persuadée sans jamais avoir fait de musicothérapie qu&#8217;elle a un  effet très bénéfique sur notre vie. Faire le ménage ou travailler, quand cela  est possible, en écoutant une musique entraînante vous donne du cœur à  l&#8217;ouvrage. Vous vous sentez déjà moins seul aussi et joyeux. Choisissez donc des  chansons ou des musiques adéquates, laissez le blues de côté. Certains artistes,  même si leur voix et leur musique sont pleines de talents ont pour habitude de  chanter des choses sombres. Je pense à quelqu&#8217;un en particuliers, je  m&#8217;abstiendrais de la citer, mais une voix extraordinaire pour un texte  décourageant. Le résultat est la nostalgie assurée, et parfois je me dis que si  j&#8217;étais déprimée je me serais suicidée avant la fin de l&#8217;album. Préférez donc  les musiques un peu folle, un peu dingue, même si le texte ne change pas la face  du monde, il aura le mérite de vous faire rire et de vous mettre de bonne humeur  ! Et pour accentuer encore cette douce euphorie n&#8217;hésitez pas à chanter. Que  vous chantiez faux ou juste, bien ou mal cela n&#8217;a aucune importance, l&#8217;important  est de chanter et de chanter fort pour avancer toujours plus vite et toujours  plus loin. Conseil d&#8217;amie ! </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif; font-size: large;"><strong>La  communication</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">La communication c&#8217;est  l&#8217;outil indispensable à l&#8217;homme à moins que vous désirez vivre en ermite dans  une grotte des montagnes rocheuses. Mais voilà, comment communiquer ? Savez-vous  encore le faire ? Moi je peux vous affirmer que jamais avant dernièrement je  n&#8217;avais appris à le faire. Bien au contraire j&#8217;ai toujours appris à &nbsp;&raquo;  incommuniquer &laquo;&nbsp;. Je m&#8217;y prenais de travers et forcément les gens ne me  comprenaient pas et je ne les comprenaient pas non plus. J&#8217;entretenais donc,  avec mon entourage un dialogue de sourd ou personne n&#8217;entendait l&#8217;autre parler.  Apprendre à se connaître s&#8217;est aussi apprendre à se corriger à rectifier le tir.  Voici donc quelques clés qui devraient vous permettre de communiquer sereinement  avec la personne qui se trouve en face de vous.</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Passer du On au Je : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Oublier les culture qui  prône que l&#8217;emploi du je démontre une personnalité égoïste voire même  égocentrique. Le Je ne ramène pas tout à vous, il vous permet simplement de vous  positionner, de témoigner et permet à votre interlocuteur de se trouver face à  quelqu&#8217;un de réel et de présent. Il vous permet d&#8217;exprimer votre ressenti et  permettra à celui qui est en face de mieux vous comprendre. Le on, et parfois  même le nous quand il implique des sentiments à votre voisin sans que vous  sachiez vraiment ce qu&#8217;il pense, est très impersonnel, ils servent très souvent  de protection, une anti-investissement de sois même dans la relation  d&#8217;échange.<br />
Exemple :<br />
Nous avons passé une bonne soirée n&#8217;est-ce pas ?  C&#8217;est vous qui le dites ça, en ce qui vous concerne oui, la soirée fut bonne,  mais pour votre ami ? Vous l&#8217;obligez alors à vous suivre dans votre idée. Si  vous lui dites :<br />
J&#8217;ai passé une bonne soirée et toi ? Vous lui laissez la  possibilité de donner son propre avis et vous vous investissez en même temps  dans la relation.<br />
On va au cinéma ? Qui on ? Vous ? Lui ? Les enfants ? Les  amis ? Le boulanger du coin ? Si vous dites : j&#8217;aimerai vraiment aller au cinéma  ce soir, ou j&#8217;ai envie d&#8217;aller au cinéma avec toi ce soir, vous vous investissez  et vous exprimez votre ressenti tout en laissant à l&#8217;autre l&#8217;occasion de vous  répondre. Il sait que ce qui vous ferait plaisir. Ce n&#8217;est pas pour autant qu&#8217;il  le fera, mais il pourra vous exprimer à son tour si oui ou non il désire y aller  et pourquoi . </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- S&#8217;affirmer : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je me positionne et je  m&#8217;affirme. L&#8217;usage du questionnement direct domine dans la plupart des échanges.  Les conversations sont le plus souvent débutée par une question mobilisant ainsi  le système question-réponse. Appuyez-vous sur ce que vous sentez, sur ce qui  vous donne envie de faire ou de ne pas faire quelque chose.<br />
Tu n&#8217;as pas faim  ?<br />
Tu n&#8217;aimerais pas sortir avec le temps qu&#8217;il fait ? </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Vous pourriez dire : </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je mangerais bien  maintenant<br />
J&#8217;ai vraiment envie de sortir, il fait si beau. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Sentez-vous la différence  entre les différentes expressions ? </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">S&#8217;affirmer c&#8217;est oser la  confrontation en affirmant votre différence. Se confronter c&#8217;est tenter de se  faire reconnaître de l&#8217;autre avec ce que vous êtes et vous pouvez alors poser  votre propre parole à côté de celle de l&#8217;autre. Cette technique ouvre l&#8217;échange. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Respecter, se respecter  : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je reconnais mes  sentiments comme étant les miens et je les relie à ce que j&#8217;éprouve. Depuis  l&#8217;enfance nos sentiments sont censurés et aujourd&#8217;hui, ils ont d&#8217;énormes  difficultés à refaire surfaces, ils se transforment alors en ruminations et  ressentiments.<br />
- regarde tu fais de la peine à ton frère<br />
- fais donc  attention tu vas blesser ton ami<br />
Pourquoi ne pas dire : je suis contrariée  par tes paroles, ce que je t&#8217;ai entendu dire à ton frère me choque. J&#8217;ai peur  pour ton ami, je te demande d&#8217;arrêter de jouer de cette façon.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Pour respecter l&#8217;autre il  convient d&#8217;apprendre à parler de soi à l&#8217;autre au lieu de parler sur l&#8217;autre  :</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- parler sur l&#8217;autre  reviens à lui faire sans cesse des reproches : </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Tu ne pas donné d&#8217;amour  ses derniers temps<br />
Tu n&#8217;es pas à l&#8217;heure<br />
Tu as vu quel désordre tu as mit  dans le salon<br />
Tu ne t&#8217;intéresse pas à moi ! </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Cela devient alors  difficile pour l&#8217;autre, voire même impossible de ne pas monter dans  l&#8217;agressivité. Comme vous recevrez une réponse agressive vous y répondrez vous  aussi par l&#8217;agressivité. Voyez plutôt : </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Je me sens un peu  délaissée ces derniers temps, j&#8217;ai vraiment envie d&#8217;un câlin.<br />
J&#8217;ai eu peur,  je pensais que tu rentrerais plus tôt, je n&#8217;arrive pas à ne pas m&#8217;imaginer le  pire dans ces cas là, j&#8217;aimerais vraiment le savoir quand tu rentres plus tard.<br />
Je suis si fatiguée et je n&#8217;ai pas envie de ranger tout le désordre qu&#8217;il y  a dans le salon, je suis vraiment en colère.<br />
J&#8217;ai vraiment l&#8217;impression de  ne pas être comprise.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Pour exister devant  l&#8217;autre il est important de se définir en exprimant un ressenti clairement  énoncé.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- parler à sa place ou  répondre sur lui revient à ne pas lui laisser le droit à la parole, à l&#8217;empêcher  de s&#8217;exprimer.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Parlez à travers  l&#8217;autre c&#8217;est se servir de ce qu&#8217;il a dit pour m&#8217;exprimer. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Le propre d&#8217;un désir ou  d&#8217;un sentiment c&#8217;est qu&#8217;il a besoin d&#8217;être reconnu et entendu, tous ces désirs,  ces sentiment son énonçables, mais cela ne veut pas dire qu&#8217;ils sont tous  acceptables et que l&#8217;autre sera d&#8217;accord avec vous. Cela permet l&#8217;échange, tout  simplement.</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- L&#8217;écoute.</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Quand quelqu&#8217;un veut  parler c&#8217;est qu&#8217;il est demandeur, mais demandeur d&#8217;écoute et non de conseils.  Vous devez vous centrer sur la personne et non sur le problème pour pouvoir lire  entre les lignes et comprendre son ressenti, de la manière dont elle vit sa  difficulté ou son problème.<br />
L&#8217;enfant dit : je m&#8217;ennuie à l&#8217;école, je ne veux  plus y aller.<br />
La mère dit : l&#8217;école c&#8217;est important, tu dois y aller sinon  tu deviendras un bon à rien.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">La mère se base sur le  problème de l&#8217;école qui est le plus important pour elle, ne pas aller à aller  l&#8217;école est pour elle une chose impensable. L&#8217;enfant lui vit mal l&#8217;école, il vit  mal et s&#8217;y ennuie, voilà ce qui lui cause vraiment problème. Le problème est sa  difficulté à affronter l&#8217;école. </span></p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- Dites le ! </span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">De ne pas dire ce que  nous pensons nous risquons d&#8217;attendre éternellement que l&#8217;autre le comprenne. Ne  pas dire les sous-entendus c&#8217;est attendre que l&#8217;autre lise entre les lignes et  entendent ce qui n&#8217;est pas dit. Auriez-vous des dons de médium ?<br />
Si vous ne  dites pas à l&#8217;autre que vous êtes en souffrance, que vous avez envie de sortir  ou de danser, comment voulez vous qu&#8217;il le sache. Que votre oui veuille dire oui  et votre non non.<br />
<em>Exemple : </em><br />
Il devrait quand même savoir que je voulais  sortir par un aussi beau temps.<br />
Il aurait du comprendre que je n&#8217;aimais pas  son pull.<br />
Tu ne veux plus de gâteau n&#8217;est-ce pas ? Non merci. ( mince, j&#8217;ai  encore faim moi ! )</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">J&#8217;ai une phrase à vous  soumettre : &nbsp;&raquo; tu es vraiment sourd, tu n&#8217;entends jamais tout ce que je ne dis  pas ! &nbsp;&raquo; J.Salomé. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Elle vous fait sourire,  pourtant n&#8217;oubliez jamais que ce qui est évident pour vous ne l&#8217;est pas  forcément pour l&#8217;autre, alors, exprimez vous ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Voici la fin de  quelques bases pour une meilleure communication, mais elles sont, je le  reconnais un peu succinctes, mais elles pourront vous aider à améliorer dans un  premier temps votre relation avec autrui et rien ne vous empêche d&#8217;améliorer vos  connaissances sur le sujet.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><span style="font-size: large;"><strong>Conclusions.</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">Notre siècle est le  siècle des déprimés, des gens mal dans leur peau. Si la déprime et le  découragement sont votre quotidien, vous savez maintenant qu&#8217;il est possible d&#8217;y  remédier. Cette méthode n&#8217;a rien de scientifique et je ne peux pas vous prouver  par A+B que je suis dans le vrai, mais je vous défie également de me prouver par  A+B que je suis dans le faux. Libre à vous de l&#8217;appliquer ou de ne pas  l&#8217;appliquer, mais je vous dirais bien que qui n&#8217;essaye rien n&#8217;a rien. Pour moi  les effets ont été immédiats et très vite je me sens sentie tout autre, j&#8217;ai  encore bien sur des progrès à faire, des connaissances à acquérir. Je souhaite  d&#8217;ailleurs en avoir à faire et à acquérir jusqu&#8217;au derniers jours de mes jours  car j&#8217;ai toujours eu le sentiment que celui qui n&#8217;évolue plus est déjà mort.<br />
Bien sur, la vie n&#8217;est pas toujours rose et tous nous connaissons à un  moment ou un autre une période un peu rude, un malheur qui nous tombe dessus  alors que nous ne nous y attendions pas. Il y a des jours plus tristes et des  jours plus gais. Cette méthode n&#8217;a pas pour but de vous faire vivre dans un  monde à part et utopique qui n&#8217;aurait rien de commun avec la réalité. Son  dessein est de vous apprendre à voir l&#8217;ensemble des choses du bons côtés, de  réfléchir sur les problèmes qui se présentent à vous et de les solutionner avec  intelligence et enfin, elle doit vous permettre de faire face aux catastrophes  contre lesquelles personne n&#8217;a de pouvoir.<br />
Je ne souhaite qu&#8217;une chose, c&#8217;est  qu&#8217;en vous appliquant dans la pensée positive, vous vous en trouvez aussi  transformée que je l&#8217;ai été moi-même. Je vous remercie d&#8217;avoir prit la peine de  me lire jusqu&#8217;au bout de ces douze pages. Douze pages qui parlent de sujets bien  vastes et qu&#8217;il ne serait peut-être pas vain d&#8217;approfondir. Je vous engage donc  à consulter la bibliographie et d&#8217;aller plus loin dans votre quête du bien-être  et du bonheur.</span></p>
<hr />
<span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;"><strong>Bibliographie</strong></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" />
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,Times,serif;">- <strong>Salomé J</strong>, <em>T&#8217;es toi  quand tu parles, jalons pour une grammaire relationnelle</em>, Albin Michel, Paris,  1991<br />
- <strong>Jeffers S</strong>, <em>Tremblez mais Osez !</em>, Marabout, Paris,1987 ( Psychologie  N° 3669)<br />
- <strong>Sévigny D</strong>, <em>La pensée positive</em>, féminin.ch, Genève, 2001, <a href="http://www.feminin.ch/spiritual/pensee_positive.htm">www.feminin.ch</a><br />
- <strong>Chatagnon R</strong>, <em>la pensée  positive</em>, Shakti, Paris, 2002, <a href="http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/penseepo.htm">revue.shakti</a></span></p>
</div>
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		<title>Travail sur soi : Les clés de la transformation</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2009 19:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Channelling]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvel-Age]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité/Ésotérisme]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
		<category><![CDATA[évolution]]></category>
		<category><![CDATA[lacher prise]]></category>
		<category><![CDATA[pensée créatrice]]></category>
		<category><![CDATA[transformation]]></category>

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		<description><![CDATA[Les clés de la transformation Channeling (04/05/2009) proposé par Du ciel à la terre « Vous tous qui travaillez jour après jour pour avancer sur ce chemin de Lumière, pour mieux vous comprendre, pour intégrer davantage l&#8217;Amour et le restituer, vous tous qui vous questionnez en permanence oubliez trop souvent l&#8217;essentiel. Afin que vous puissiez avancer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 id="titres">
<div id="titre" style="text-align: center;">
<div id="titre">Les clés de la transformation</div>
<p><em>Channeling (</em>04/05/2009) <em>proposé par <a href="http://ducielalaterre.org/fichiers/travail_sur_soi/les_cl_s_de_la_transformation_Y63.php" target="_blank">Du ciel à la terre</a></em></p>
</div>
</h3>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3292" title="Du Ciel à la Terre" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/banniere-110par80.jpg" alt="banniere-110par80" width="110" height="80" /></p>
<p style="text-align: justify;">« <strong>Vous tous qui travaillez jour après jour pour avancer sur ce chemin de Lumière, pour mieux vous comprendre, pour intégrer davantage l&#8217;Amour et le restituer, vous tous qui vous questionnez en permanence oubliez trop souvent l&#8217;essentiel.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Afin que vous puissiez avancer beaucoup plus vite, il n&#8217;y a pas de techniques, il n&#8217;y a simplement que la compréhension de ce que vous êtes et surtout l&#8217;attention par rapport à ce que vous êtes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les êtres humains ne sont pas assez attentifs à leurs pensées, à leurs sentiments, à leurs émotions. Ils sont en permanence confrontés les uns aux autres. Ils vivent parfois dans la dualité. La confrontation n&#8217;est pas forcément quelque chose qui heurte, qui est négatif. Elle peut être élevante lorsque la raison de cette confrontation est comprise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous vous avons déjà donné mille et une clés, mais une grande partie de ces clés n&#8217;ont pas encore été utilisées</strong>. Pourquoi ne les avez-vous pas utilisées ? Parce que, <strong>dans votre vie actuelle, vous êtes encore beaucoup trop influencé par votre environnement,</strong> beaucoup trop sensible à votre environnement, parce que votre centre émotionnel est encore trop sensible lui aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce centre émotionnel doit être maîtrisé</strong> . Vous ne devez pas l&#8217;annihiler car, au travers de vos ressentis, il a une immense importance dans la compréhension de ce que vous êtes et de la vie, mais <strong>vous devez ne pas vous laisser engloutir par des émotions que vous ne pouvez pas gérer. <span id="more-4479"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a encore un grand travail à faire sur vos peurs. Les peurs sont multiples, et tant que vous ne les reconnaîtrez pas toutes, vous serez en attente d&#8217;un réel et rapide avancement. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous comprenons qu&#8217;à l&#8217;époque actuelle vous avez envie d&#8217;aller beaucoup plus vite, parce que vous sentez que l&#8217;échéance est toute proche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous n&#8217;avez pas fait ce qui est essentiel pour vous, c&#8217;est-à-dire relativiser vos expériences de vie</strong> . Essayez de voir votre vie avec beaucoup plus de recul, ne vous laissez pas happer par tout ce qui vous entoure, par le monde du travail, par vos relations avec les autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si vous arrivez à relativiser, à lâcher prise, à accepter tout ce qui se présente à vous avec sagesse, avec philosophie, avec Amour, beaucoup de difficultés serons enlevées de votre route,</strong> et à ce moment-là vous ne marcherez plus à petits pas comme vous le faites maintenant, vous avancerez à très grands pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est également essentiel de prendre conscience de ce que vous êtes au niveau votre âme, au niveau de votre divinité, </strong> et non au niveau de ce que le miroir vous montre de vous-même. Il est très important de prendre conscience de la puissance qui est en vous au travers de votre divinité, au travers de votre âme. Vous vous arrêtez toujours à l&#8217;aspect extérieur que vous voyez de vous-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si vous avez une grande ouverture par rapport à beaucoup de vos frères, vous êtes encore emprisonné dans ce qu&#8217;a été votre éducation, dans ce qu&#8217;on vous a inculqué. Il est très difficile d&#8217;enlever cette programmation si puissante. Elle se fait au quotidien au travers de tout ce que vous entendez, parce que vous n&#8217;avez pas encore la capacité de trier le bon grain de l&#8217;ivraie, de distinguer la vérité du mensonge. Vous avez maintenant une immense intuition qui grandit de plus en plus quant à ce qu&#8217;est le mensonge au niveau de la manipulation de vos médias, mais au travers de vos ressentis, au travers de vos émotions, vous n&#8217;avez pas encore tout à fait la capacité de discerner la vérité du mensonge parce que votre centre émotionnel vous trompe bien souvent. Vous vous laissez déstabiliser pour certaines choses qui n&#8217;en valent vraiment pas la peine, donc vous n&#8217;avez pas le bon discernement par rapport à elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avancerez à grand pas lorsque vous vous laisserez emporter par le fleuve de la vie, lorsque vous n&#8217;opposerez aucune résistance à toutes les expériences qui se présenteront à vous, lorsque vous n&#8217;aurez plus aucune souffrance, aucune gêne par rapport à votre milieu de travail ou relationnel, lorsque tout sera simple pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les êtres humains se compliquent la vie en permanence et ils ne s&#8217;en rendent pas compte. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Apprenez réellement à vivre l&#8217;Amour Inconditionnel, la fraternité, la paix et la joie partagée dans votre famille, dans vos relations. Vous êtes au sommet du matérialisme, mais chaque être humain a été formaté de façon à vivre égoïstement. Dans vos médias, alors qu&#8217;on pourrait vous donner tellement de possibilités d&#8217;évoluer, on ne vous donne que des informations involutives.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous comprenons qu&#8217;il est difficile pour vous d&#8217;avancer avec toutes les lourdeurs, les charges émotionnelles et parfois fictives que l&#8217;on met sur votre dos. Nous le répétons encore et encore : dans l&#8217;enseignement que nous vous avons donné depuis tant et tant d&#8217;années, vous avez tout pour avancer ! Mais tant que cela n&#8217;est pas totalement venu à votre conscience, vous pouvez passer à côté d&#8217;un trésor qui pourrait vous permettre de faire un grand bon dans la connaissance de vous-même.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tant que vous serez en révolte par rapport à ceux qui vous entourent, par rapport à ce que font les autres humains à la planète Terre, par rapport à ce qui se passe autour de vous, certaines vérités vous seront occultées. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr vous ne devez pas tout laisser faire, vous devez être en réaction, mais dans la sagesse et dans la maîtrise et non dans la violence et la révolte. Essayez de comprendre la grande différence.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour vous, êtres humains, ce sera de plus en plus difficile, parce que vous êtes dans le passage de la transition. Pour vous, <strong>la transition a déjà commencé</strong>. Vous ne vous en rendez pas forcément compte, bien que vous ayez des difficultés dans votre corps, des difficultés d&#8217;existence et d&#8217;immenses besoins, envies et désirs d&#8217;avancer plus vite et davantage vers la Lumière et l&#8217;Amour Universel.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous êtes poussé par le besoin de vous transformer, mais il faut vous en donner les moyens, et actuellement même si nous mettons ces moyens à votre disposition les forces d&#8217;involution sont extrêmement actives. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils me disent aussi ceci : </em></p>
<p style="text-align: justify;">« Il y a une immense protection pour tous les Enfants de Lumière, pour tous les Travailleurs de Lumière, et si vous faites ce que nous vous disons, si vous vous laissez entraîner dans le fleuve de la vie sans résistance, si vous appliquez l&#8217;Amour Inconditionnel pour vous et pour toute vie, si vous avez du respect pour vous-même et pour les autres, si vous n&#8217;essayez pas de vous juger vous-même ou de juger qui que ce soit, si vous essayez d&#8217;accepter les autres tels qu&#8217;ils sont, si vous essayez un tout petit peu de mettre en application ce que nous vous avons enseigné jusqu&#8217;à ce jour, vous ne serez absolument pas atteint par les forces d&#8217;involution. Il faut que vous en ayez la certitude !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vos freins importants sont les doutes, les peurs, la lassitude, le renoncement.</strong> Ces freins sont importants car ils retardent le moment où vous prendrez connaissance de votre héritage, c&#8217;est-à-dire de tout ce que vous avez engrangé et qui vous attend au plus profond de vous-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ressortira comme un immense cadeau. Mais êtes-vous prêts à accueillir réellement ce cadeau ? Etes-vous prêt à faire ressurgir du plus profond de vous-même tous les trésors que vous avez enfoui de vie en vie, expérience après expérience ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour avancer, il est important de vous regarder vivre.</strong> Essayez de prendre conscience de tout ce que vous faites dans le sens de la Lumière et de tout ce que vous faites dans le sens de l&#8217;involution, parce que vous êtes encore dans la dualité. Vous n&#8217;avez pas encore passé le cap de votre réalisation dans l&#8217;unité. Tant que vous serez encore dans la dualité vous serez toujours en bagarre avec vous-même. C&#8217;est pour cette raison que vous devez être vigilant. Il faut que votre dualité se transforme en unité.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous avons dit maintes et maintes fois, et nous le répétons encore parce que vous n&#8217;entendez pas toujours ce que nous vous disons ou parce que vous l&#8217;oubliez aussi vite que nous vous l&#8217;avons dit : vous en êtes à une période extraordinaire de votre vie. Soyez certain que vous allez tous vivre des moments extraordinaires, de façon différente bien sûr, parce que vous êtes tous différents au niveau de votre évolution, de vos expériences et de votre vécu.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne pouvons pas dire la même chose pour tous vos frères humains. <strong>Plus vous avancerez vers la Lumière, plus vous la percevrez.</strong> Elle vous attend. Elle est si proche de vous que vous pourriez la touchez si vous tendiez votre main ! Elle est en vous !</p>
<p style="text-align: justify;">Il est beaucoup plus facile pour vous, humains, d&#8217;essayer de voir à l&#8217;extérieur de vous que de percevoir ce qui est à l&#8217;intérieur. Il faudra aussi apprendre à le ressentir. Il faudra apprendre à vous écouter vivre. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Je vois maintenant une magnifique planète et une humanité très importante. Je vois notre Terre avec d&#8217;autres yeux. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Je vois cette fin de cycle et aussi quelque chose de merveilleux : tout pourrait changer en une seconde. C&#8217;est comme si, en une seconde, Dieu déposait sa merveilleuse main de Lumière sur notre Planète et ouvrait la conscience de tous les êtres humains. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Je vois comme si d&#8217;un seul coup il n&#8217;y avait plus de turbulences, comme si l&#8217;humanité avait basculé dans la dimension supérieure, c&#8217;est-à-dire la cinquième dimension comme par un coup de baguette magique. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Je ne sais pas pourquoi ils me disent cela alors que ce n&#8217;était pas le langage qu&#8217;ils avaient jusqu&#8217;à ce jour. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Ils me disent ceci</em> :</p>
<p style="text-align: justify;">« Tout peut être différent non seulement de ce que nous vous avons dit, mais de ce que vous avez imaginé.</p>
<p style="text-align: justify;">La puissance des dieux créateurs, la puissance de la Source est infinie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il suffirait un certain pourcentage de l&#8217;humanité s&#8217;ouvrant à la Lumière et à l&#8217;Amour Universel pour que cette main de Lumière et d&#8217;Amour se positionne sur la planète Terre et transforme toute vie. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils me montrent ceci : cette immense main de Lumière de la Source absorbe tout ce qui est noirceur, aussi bien en nous que dans toute vie, tout ce qui a été émis depuis des millions d&#8217;années sur ce monde. C&#8217;est comme le miracle de la transformation, le miracle de la résurrection dans l&#8217;Amour et la Lumière. Ils me disent</em> :</p>
<p style="text-align: justify;">« Au lieu de penser aux choses terribles qui pourraient arriver à votre humanité, à ceux qui vous entourent et à vous-même, pensez plutôt aux choses merveilleuses qui peuvent arriver à votre humanité et à vous-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Sachez, et nous le répétons, que <strong>l&#8217;association de mille, cinq mille, dix mille pensées de Lumière et d&#8217;Amour peut faire basculer le destin de ce monde et aussi celui de votre système solaire. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vous, Enfants de la Terre, avez une immense puissance créatrice et vous ne vous en rendez pas compte. Vous êtes au plus profond de la matière, donc vous pouvez agir sur elle, vous pouvez aider à la sublimation de la matière. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&#8217;ai toujours cette impression de miracle, comme si c&#8217;était réellement possible. Ils me disent encore : </em></p>
<p style="text-align: justify;">« <strong>Il faut toujours croire au miracle !</strong> Le miracle peut s&#8217;accomplir dans chacune de vos vies d&#8217;une seconde à l&#8217;autre ! Le miracle peut aussi être créé par la puissance d&#8217;Amour, par la puissance de la pensée créatrice qui sont en vous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Comprenez que le miracle peut s&#8217;accomplir si vous associez des millions des millions de pensées créatrices allant dans le même sens !</strong> Les pensées d&#8217;Amour et de Lumière créatrices seront perçues par les dieux créateurs et par la Source. La Source, le Père, étant en toute vie, Il ressentira l&#8217;Amour et la Lumière qui émanent de Ses enfants. Comme un Père aimant, Il évitera de faire souffrir Ses enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quoi qu&#8217;il arrive sur votre monde, ayez toujours des pensées de confiance, de paix, de Lumière et d&#8217;Amour.</strong> Intégrez la sagesse chaque jour davantage. Elle est beaucoup plus facile à intégrer que vous le supposez.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez une fausse idée de ce qu&#8217;est réellement la sagesse. Vous, êtres humains, vous compliquez beaucoup de choses au niveau de votre évolution parce que vous mentalisez en permanence. A partir du moment où vous mentaliserez beaucoup moins, tout sera plus facile pour vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous espérons que ce que nous vous avons dit sera entendu de la bonne manière. Si vous n&#8217;avez pas entendu, nous recommencerons, nous le répéterons encore et encore jusqu&#8217;à ce que l&#8217;éveil se produise en vous et jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il soit total. »</p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://ducielalaterre.org/fichiers/travail_sur_soi/les_cl_s_de_la_transformation_Y63.php" target="_blank">Du Ciel à la Terre</a></em></p>
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		<title>L’histoire du-la conteur-euse sans nom</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/lhistoire-du-la-conteur-euse-sans-nom/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 21:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Un Conteur Sans Nom&#8230; Une histoire, un conte&#8230; A partager&#8230; Un conte ça se partage, ça se transmet &#8230; Aller, va déclamer ce conte à quelqu&#8217;un&#8230;! Il était une fois un-e conteur-euse (les conteur-euses sont à la fois conteur et conteuse ou ni l’un ni l’une ni l’autre c’est la faute à la grammaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par Un Conteur Sans Nom&#8230;<br />
</h3>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Une histoire, un conte&#8230; A partager&#8230; Un conte ça se partage, ça se transmet &#8230; Aller, va déclamer ce conte à quelqu&#8217;un&#8230;!</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/storagecanoeca.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4409" title="storagecanoeca" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/storagecanoeca.jpg" alt="storagecanoeca" width="301" height="228" /></a>Il était une fois un-e conteur-euse (les conteur-euses sont à la fois conteur et conteuse ou ni l’un ni l’une ni l’autre c’est la faute à la grammaire française où c’est toujours le masculin qui l’emporte…Mais pas cette fois ! Cette fois on dira pas « il » ni « elle » on dira « il-elle » Et pas « conteur » ni « conteuse » on dira conteur-euse Voilà ! ).<br />
 Donc ce-cette conteur-euse n’avait pas de nom. Hé non…Alors, dans la « vraie vie » c’est sûr on a forcément un nom.<br />
 Même que c’est tes parents qui te le donne à la naissance et c’est obligé de figurer à l’état civil et sur tes papiers après, que ça te plaise ou non, tu le portes toute la vie et tu l’écris dans la marge de ton cahier en haut à gauche…<br />
 Mais dans le monde des histoires, c’est plus pareil, c’est pas comme dans la vraie vie, dans le monde des histoires, on choisit les noms, on choisit les noms de ses personnages, les noms des lieux , les noms des dieux et les noms de toutes les créatures du monde qu’on vient d’inventer sans ça, si on donne pas de nom, y a rien qu’existe… Et puis on se donne un nom à soi-même, souvent on se casse pas la tête et on prend vite fait le nom qu’on porte dans la « vraie vie ».<br />
 Mais parfois c’est plus compliqué…Parce que la « vraie vie » n’est pas si « vraie » qu’elle en a l’air, parfois elle est truquée et puis parce que les noms c’est pas commode, ils ne sont jamais innocents, ils peuvent même être très dangereux.<br />
 Parce que non seulement les noms ont toujours eut le pouvoir de faire exister des choses et des êtres qui n’existent pas, mais surtout les noms racontent des histoires, c’est ça qui est dangereux. Alors si vous me demandez qu’est-ce qu’il y a de dangereux à raconter de simples histoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4399"></span>Je vous dirais que c’est parce que dans une histoire, il y a une façon de voir le monde et lorsqu’on la raconte elle se transmet à celles et ceux qui l’écoutent, exactement comme un virus et le virus des histoires est redoutable puisqu’il se propage à la vitesse de la pensée (qui comme vous le savez est encore plus rapide que la lumière).<br />
 Une seule fois suffit pour que vos convictions soient ébranlées, si elle est racontée deux ou trois fois, c’est suffisant pour que toute votre vie bascule.<br />
 Si elle est racontée plus de mille fois, elle transforme TOUT sur son passage, elle peut changer vos relations avec les autres, changer votre image de vous-même, changer votre façon d’apprécier la qualité d’un instant.<br />
 Et pour peu que tout le monde l’est entendu une fois, alors la petite histoire toute simple, toute bête, bouleverse la grande Histoire, celle qui s’écrit avec un grand « H » et qui donne l’impression d’être tout-e petit-e et de pas pouvoir faire grand-chose.<br />
 Parce que justement la petite histoire avec un petit « h », elle nous répète inlassablement que chacun-chacune d’entre nous a le pouvoir de TOUT changer.<br />
 Et rien que ça, ça on dirait une phrase toute faite, une phrase toute bête. Et bien pas du tout ! En fait c’est une formule magique qui si elle prononcée correctement exauce tous les voeux ! La petite histoire répète aussi souvent que tout est à sa place et que c’est nous qui voyons tout de travers.<br />
 Par exemple on voit les histoires comme des virus qui se propagent, alors qu’en « vrai » se sont des lunettes qui nous feraient voir plus net.<br />
 Avouez qui faut vraiment pas avoir les yeux dans les orbites, pour confondre des virus et des lunettes. C’est comme si on confond, je sais pas moi, un sursaut de conscience avec une maladie contagieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">On finir par croire que tout ce qui change est dangereux et pour éviter de prendre des risques on ne « rentre » plus dans les histoires.<br />
 Parce que les histoires, c’est pas simplement qu’on les écoute, ça c’est pas forcément dangereux, mais il arrive qu’on rentre dedans et ça c’est terrible.<br />
 C’est pas comme de rentrer à la maison où il y a peut-être un goûter qui nous attend c’est plutôt comme de rentrer dans un lieu inconnu sans rien savoir du tout de ce qui nous attend. Et chaque nouvelle phrase de l’histoire est comme une porte derrière laquelle on ne sait pas du tout ce qui peut y avoir…<br />
 Il y a peut-être un énorme loup derrière la porte, ou un terrible dragon ou une fée farfelue ou une sorcière hirsute ou un fabuleux trésor, ou une vérité cachée ou un doute planant, on sait pas…<br />
 Quand on rentre dans une histoire, on voit plus avec ses yeux à soi, on voit avec les yeux de l’histoire. Et ça, ça change TOUT. Et oui, il faut savoir qu’une histoire ça change TOUT. On ne peut pas « rentrer » dans une histoire si on est pas prêt à changer de vision du monde Et changer de vision du monde c’est à la fois changer De monde et changer Le monde Et tout cela est bien sûr impossible sans changer soi-même.<br />
 On ne peut pas « rentrer » dans une histoire si on n&#8217;est pas prêt à TOUT changer.<br />
 Et comme les mondes dépendent essentiellement de comment ils sont perçus, et comme c’est valable pour le monde des histoires, et comme tous-tes les conteur-euses vivent dans le monde des histoires, et comme tous les noms racontent eux aussi des histoires et inventent des mondes et comme ce qui semble « vrai » ne l’est pas forcément et vice versa… On comprend mieux maintenant qu’un-e conteur-euse d’histoires puisse hésiter à se trouver un nom…<br />
 Il se trouve que le-la conteur-euse de cette histoire (l’histoire du-la conteur-euse sans nom) ne voulait pas d’un nom qui en dise long ni d’un nom qui n’évoque rien.<br />
 Il-elle aimait par-dessus tout entendre et raconter des histoires et il-elle détestait le mensonge et les non-dits. C’est pourquoi il-elle parti en quête de son « vrai nom ».<br />
 Le nom que lui avait donné ses parents à la naissance n’avait rien à voir avec son « vrai nom » tout comme la vie qu’on appelle quotidienne n&#8217;a rien à voir avec la « vraie vie »… Je sais, ça paraît pas simple…<br />
 Mais il se trouve que rien n’est plus mal employé que le mot « vrai », par exemple on dira la « vraie vie » pour parler des jours ordinaires et pour ne pas la confondre avec la vie dans les histoires qui serait donc une « autre » vie, une vie moins vraie. Alors que dans les histoires la vie est plus vraie que la « vraie vie » puisqu’elles changent TOUT, La vie ordinaire elle, se répète parfois si souvent qu’on oublie ce que c’est que la Vie.<br />
 Et on est tellement parvenu à faire semblant de vivre, au lieu de vivre pour de vrai qu’on en vient à confondre le vrai du faux.<br />
 Et si par bonheur la vie ordinaire prend une tournure magique on dira que c’est un « vrai » conte de fée.<br />
 Mais si une simple histoire transforme votre vie quotidienne en conte de fée, en posant sur la vie un regard extraordinaire qui ferait de chaque instant un miracle.<br />
 On ne dira pas que l’histoire est vraie, on dira qu’elle est belle…C’est tout… Et on cherchera encore désespérément la vérité ailleurs.<br />
 Mais pour notre conteur-euse c’est tout différent La vie, TOUTE LA VIE, est un événement magique des plus faramineux.<br />
 La vie est l’histoire la plus incroyable de l’univers quelle que soit la façon dont on la raconte ! Même la vie « ordinaire » c’est toujours LA VIE. Et la vie c’est toujours extraordinaire ! Il y aura toujours des histoires pour la raconter, mais jamais de noms qui puissent la qualifier.<br />
 Toutes les histoires sont vraies mais tous les noms sont faux ! Voilà ce qui a poussé-e notre conteur-euse a chercher son « vrai nom», non pas dans la vraie-fausse vie de tous les jours où on distingue mal le vrai du faux, mais dans la vraie-fausse vie des histoires où un simple nom change TOUT.<br />
 Et le-la conteur-euse à cherché-e partout dans le monde des histoires. Il-elle a demandé-e à toutes les histoires quel était son « vrai nom ».<br />
 Et il-elle s’est fait-e traité-e de tous les noms de la terre, plus d’autres tout à fait inattendus… Un jour c’était « Coquille Vide » le lendemain c’était « Ni Vu Ni Connu ».<br />
 Quand ce n’était pas « Arbre Qui Parle » c’était « Ombre Sans Nom » Il y avait eu « Petit-Grand Rêve », « Enfant Perdu », «Source », « Océan », « Clarté »,« Soleil »,« Nébuleuse » et « Tous Les Noms De La Terre » plus d’autres tout à fait inattendus…<br />
 Tous ces jolis noms disaient vrai mais ils racontaient toujours une autre histoire que la sienne. « Je cherche mon vrai nom, celui qui raconte ma propre histoire… »<br />
 Et il-elle rentrait dans chaque histoire comme dans un miroir et cherchait à se reconnaître.<br />
 Tout au bout du conte il y avait toujours une lumière qui lui ouvrait les yeux mais cette lumière n’avait pas de nom.<br />
 Alors le-la conteur-euse interrogea ses propres histoires les plus intimes, celles qui font semblant de dormir en silence depuis qu’elles sont nées mais qui sont toujours là, bien présentes dans tout ce qu’on raconte.<br />
 Et ces propres histoires les plus intimes racontaient toute la même chose : « Il n’y a rien qui t’appartienne en propre ! Ni choses, ni qualités, ni nom, ni histoire…<br />
 Ton vrai nom n’existe pas ! Nous sommes toutes libres et toi aussi tu es libre : Tu peux te raconter ce que tu veux, tu sera toujours plus vaste que tout ce que tu crois pouvoir être. Nous savons que tu as encore besoin d’histoire et toi, tu sais que tu n’as plus besoin de nom. »<br />
 Alors le-la conteur-euse devint comme la lumière tout au bout du conte, c&#8217;est-à-dire sans nom. Je me dois de préciser, puisque c’est « moi » qui raconte cette histoire et que « moi » non plus je n’ai pas de nom, que d’être sans nom n’est pas de tout repos.<br />
 <strong>On veut mettre un nom sur l’histoire, on veut mettre un visage sur ce nom puis un masque sur ce visage et enfin donner un prix à ce masque.<br />
 Mais l’histoire ne joue pas la comédie. L’histoire est ce qu’elle est, elle n’en dit pas plus. On veut toujours la rendre plus bavarde lui faire dire ce qu’elle n’a pas dit. Alors on l’étudie, on la décortique, on cherche à la comprendre et finalement on oublie de rentrer dedans et de changer sa façon de voir le monde et de tout changer avec elle …</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://ecoclash.over-blog.org/article-18556077.html">ecoclash</a></em><strong><br />
 </strong></p>
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		<title>Medecine pour la Terre</title>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2009 09:14:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Serena</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chamanisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Sandra Ingerman L’homme possède la capacité de guérir la terre Sandra Ingerman pratique et enseigne le voyage chamanique depuis plus de vingt ans. Ses multiples communications avec les esprits de la nature lui ont montré que l’homme possède la capacité de guérir la terre et de transmuter toutes les pollutions. Elle nous parle ici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par <a href="http://www.editions-tredaniel.com/sandra-ingerman-auteur-1235.html">Sandra Ingerman</a></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>L’homme possède la capacité de guérir la terre<br />
 </strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-3917 alignright" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/6e97.jpg" alt="6e97" width="250" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sandra Ingerman pratique et enseigne le voyage chamanique depuis plus de vingt ans. Ses multiples communications avec les esprits de la nature lui ont montré que l’homme possède la capacité de guérir la terre et de transmuter toutes les pollutions. Elle nous parle ici de ce travail avec les esprits de la nature.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Quand nous étions enfants, nous savions qu’un esprit habitait chaque chose. Nous parlions à des êtres invisibles, aux arbres, au ciel, à la lune, aux oiseaux, à nos animaux domestiques, etc. Dans le monde entier, les hommes ont fait de même depuis des milliers d’années. Durant notre processus de socialisation, nous avons appris à vivre et à nous comporter dans la</p>
<p style="text-align: justify;">société moderne. Pour la plupart d’entre nous, les portes séparant les différents mondes se sont fermées quand on nous a interdit de parler à nos amis imaginaires. Les mondes invisibles n’eurent alors plus de réalité pour nous. Ce phénomène a changé le cours de l’histoire humaine, car les mondes spirituels nous sont devenus moins accessibles, tout comme la magie de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors que vous commencez à observer le monde naturel, à être en harmonie avec lui, le voile entre les mondes rationnel et invisible commence à s’ouvrir. Vous vous</p>
<p style="text-align: justify;">apercevrez que votre relation au monde naturel sera différente, qu’il s’agisse de plantes, d’arbres, d’animaux, d’insectes ou de rochers. Vous commencerez à communiquer avec ces êtres vivants, sous la forme de visions, de sensations, de messages télépathiques, d’odeurs et de goûts. Nous devons ranimer nos sens invisibles pour pouvoir nous ouvrir aux formes de vie avec lesquelles nous partageons cette planète. Je me souviens de cette chamane sibérienne qui disait à tous ses patients : «Fermez vos grosses oreilles et ouvrez vos fines oreilles». C’est une métaphore de ce qu’il faut faire pour contrôler les sens qui nous ouvrent à une réalité que nous avons oubliée.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3916"></span>Les hommes des sociétés primitives ont toujours parlé aux esprits des plantes, des arbres, des animaux, des rochers, des éléments et de tous les êtres vivants. Telle plan</p>
<p style="text-align: justify;">te guérit telle maladie, et c’est elle-même qui l’indique au guérisseur. Pour trouver des ressources en nourriture, les hommes interrogeaient les animaux et interprétaient les présages offerts par la nature. Les êtres vivants disposent d’une masse d’informations qu’ils souhaitent partager avec les humains, mais il est impossible de communiquer avec ces êtres dans un état de conscience ordinaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, diverses maladies ne peuvent être traitées qu’avec des plantes originaires des forêts tropicales d’Amérique du Sud. Les chamans de la région identifièrent quelle plante pouvait guérir telle ou telle maladie en observant sa forme et en s’adressant à elle dans un état de conscience altéré.</p>
<p style="text-align: justify;">En dehors des esprits des végétaux, il existe d’autres types d’esprits de la nature avec lesquels l’homme communique depuis toujours. Dans certaines sociétés, on communique ainsi avec les devas et les fées, des êtres magiques qui vivent sur des territoires habités par l’homme. En collaborant avec ces êtres, on peut transformer ces territoires. La Fondation Findhorn, dans le nord de l’Ecosse, est une communauté spirituelle fondée en 1962. Elle est renommée dans le monde entier pour ses potagers et jardins miraculeux, dont les fleurs et les légumes stupéfient le visiteur par leur beauté et leur taille extraordinaire, mais aussi par les méthodes de culture employées dans des conditions très difficiles. Durant des années, des gens venus du monde entier ont afflué à Findhorn pour admirer ce miracle de la vie. A Perelandra, en Virginie, Michaelle Small Wright a créé un autre jardin miraculeux où les cultures se font en collaboration avec les esprits de la nature. D’énormes légumes y poussent sans engrais chimiques ni pesticides. Imaginez quelle énergie vous recevriez en consommant des fruits et légumes cultivés dans des conditions aussi harmonieuses et magiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En Islande, le gouvernement et les entreprises du bâtiment collaborent avec le «peuple caché» &#8211; elfes, nains et fées. Des cartes indiquant leurs lieux de résidence ont été dressées, et toute construction nouvelle doit prendre en compte l’habitat du «petit peuple». Les entreprises du bâtiment se sont aperçues qu’elles faisaient des économies lorsqu’elles soumettaient leurs plans de construction au «petit peuple» avant le lancer les travaux. Sinon, tout allait de travers &#8211; le matériel se cassait ou les ouvriers tombaient malades -, ce qui doublait ou triplait les coûts de construction.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est temps de revenir à un mode de vie où l’homme établit un partenariat créatif avec les esprits de la nature. Tout d’abord, nous devons en avoir le désir. Ensuite, nous devons focaliser notre intention sur l’invocation des esprits de la nature. Nous devons être capables d’imaginer qu’une telle coopération est possible. Et si notre démarche est fondée sur l’amour, les esprits de la nature nous répondront. En réalisant que nous formons un tout avec les arbres, les plantes, les insectes, les oiseaux, les animaux, les rochers, l’eau, le feu, l’air, la terre, le soleil, la lune, les nuages et les étoiles, nous créons le principe d’union et d’harmonie qui complète la formule de transmutation. Ainsi, nous comprendrons peu à peu que la pollution et les toxines que nous avons créées en raison de notre manque d’harmonie, commenceront naturellement à disparaître d’elles-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Toute les formes de vie sur cette planète possèdent une intelligence. Observez comment des formes de vie différentes trouvent leur nourriture et survivent dans des conditions difficiles, et votre être profond comprendra que toute vie est intelligente. Non seulement les êtres humains et la nature transmutent des substances, mais d’autres formes de vie le font aussi, les abeilles par exemple, qui transmutent le miel en gelée royale. La seule différence entre nous et les autres formes de vie est que notre destin est de prendre soin de la terre afin que toute vie puisse s’épanouir.</p>
<p style="text-align: justify;">En réponse à notre refus persistant d’emprunter la voie de l’harmonie, les éléments se déchaînent de plus en plus. On peut se demander si la nature ne reflète pas notre manque d’harmonie et notre violence. Il y a de plus en plus de tremblements de terre, des incendies ravagent de nombreuses régions du monde, ouragans et tornades font d’innombrables victimes, tandis que de nombreux pays sont la proie de sécheresses ou d’inondations de grande ampleur. Face à ces éléments déchaînés, les gens commencent à s’intéresser aux connaissances des peuples primitifs qui, depuis des temps immémoriaux, travaillent avec les esprits maîtres du climat. En 1998, le nord de l’Amazonie fut ravagé par de gigantesques incendies de forêts dus à El Nino, tuant des millions d’animaux et détruisant des centaines de milliers d’hectares de terres. La technologie moderne se révéla totalement impuissante face à un tel phénomène. Heureusement, les chamans brésiliens vinrent à la rescousse. Ils invoquèrent les esprits, dansèrent, chantèrent et accomplirent leurs rituels, jusqu’à ce que la pluie vienne et éteigne tous les incendies.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Indiens hopis du sud-ouest des États-Unis sont réputés pour leur capacité à contrôler le climat. On a fait aussi appel à eux dans des régions accablées de terribles sécheresses. Les chamans de Chine font venir la pluie en effectuant des danses particulières. Il est important de noter que les lois de l’univers ne soutiennent pas ceux qui utilisent des méthodes spirituelles pour manipuler l’environnement à des fins égoïstes. Il ne s’agit pas de manipuler, mais de coopérer. Il s’agit de retrouver l’harmonie, de sorte qu’un climat favorable à la vie puisse être restauré.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez pratiquer ces exercices pour vous familiariser avec ces idées. Observez les forces de la nature là où vous vivez, apaisez votre esprit et ouvrez une «ligne de communication» qui vous permettra de recevoir des messages de sagesse par des voies invisibles. Commencez par travailler avec une plante que vous aimez particulièrement, dans votre jardin ou dans un parc. Restez en compagnie de cette plante et plongez-vous dans un état où vous serez en mesure de parler avec elle. Il ne s’agit pas de s’exprimer à voix haute. C’est un processus qui exige de vous un état profond de tranquillité intérieure. Vous pouvez accomplir le même processus avec des roches, des insectes, des oiseaux et des animaux de votre environnement. Naturellement, il est peu probable qu’un insecte, un oiseau ou un animal reste tranquillement à côté de vous. Mais vous pouvez communiquer avec eux lorsqu’ils traversent votre champ de vision. Ainsi, vous pouvez vous adresser directement aux forces de la nature pour obtenir des conseils sur la manière de vivre à nouveau harmonieusement et prendre soin de la terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les peuples du monde entier savent que l’endroit où l’on vit est habité par un esprit. L’esprit du lieu était honoré et invoqué lors de cérémonies de guérison ou à l’occasion de festivités à plusieurs reprises dans l’année. Là encore, pour vivre en harmonie, l’esprit qui est en toute chose doit être reconnu à tous les niveaux. En abandonnant nos propres traditions spirituelles, nous avons perdu une ressource d’une valeur inestimable &#8211; le pouvoir du lieu. Chaque terrain est habité non seulement par des esprits de la nature, mais aussi par son propre esprit. Tout comme la terre est vivante là où nous vivons et travaillons, ces lieux ont eux aussi un esprit, qui peut être invoqué pour créer une collaboration harmonieuse et pour obtenir pouvoir et soutien.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, quand des groupes se rassemblent pour accomplir des rituels et des cérémonies, l’esprit du lieu n’est pas souvent honoré. Nous estimons que nous pouvons parcourir n’importe quel territoire et accomplir notre travail spirituel. Si c’est probablement vrai, n’oublions pas la politesse élémentaire que l’on nous a enseignée durant notre enfance. Montrez-vous donc simplement courtois avant d’accomplir un travail spirituel dans un lieu quelconque. Présentez-vous à l’esprit du lieu et faites-lui part de vos intentions. Vous vous apercevrez que vous disposerez ainsi de davantage de pouvoir pour mener à bien votre projet.</p>
<p style="text-align: justify;">En vous présentant à l’esprit du lieu où vous vivez et travaillez, vous découvrirez également qu’un lien harmonieux se crée avec une source de pouvoir qui peut vous assurer soutien et sagesse dans votre vie. C’est particulièrement important si vous vivez dans une ville dont il n’est pas facile de contacter l’esprit, en raison du ciment et des bâtiments qui recouvrent tout. Avant de partir en voyage, méditez pour rencontrer l’esprit de la ville ou du pays où vous vous rendez. Cela créera une relation qui rendra vos voyages plus riches et plus féconds. Le fait d’entrer en contact avec l’esprit du lieu est un autre aspect du travail de création d’union, un élément clé de notre travail avec la transmutation, car là encore nous honorons toute la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Promenez-vous dans votre voisinage. Notez s’il y a un lieu qui vous attire. Asseyez-vous et faites le calme dans votre esprit. Utilisez votre respiration pour animer l’énergie dans votre corps, puis ouvrez votre cœur. A présent, présentez-vous à l’esprit du lieu et faites-lui savoir que vous souhaitez établir un contact avec lui. Dites-lui que vous l’honorez, et remerciez-le de vous avoir donné un endroit aussi merveilleux pour y vivre. Demandez-lui s’il apprécierait un petit cadeau de votre part en guise de remerciement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ouvrez vos sens invisibles et notez si l’esprit du lieu se signale à votre attention d’une manière ou d’une autre. En établissant une relation avec cet esprit, cet endroit deviendra un lieu de pouvoir, où vous pourrez revenir pour vous régénérer, pour trouver paix de l’esprit et guérison. Vous remarquerez sans doute que votre vie s’écoule plus facilement quand vous aurez établi un lien avec la force vitale du lieu où vous vivez.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez recommencer le même processus avec l’esprit de votre lieu de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous êtes citadin, vous pouvez établir un lien avec un lieu précis, dans un parc ou dans la campagne environnante, qui constituera pour vous un lieu de pouvoir, de guérison et de régénération. Dans cette vie, mon rêve, mon désir et mon intention sont de vivre le paradis sur terre. Dans mes ateliers sur le chamanisme, l’une des premières cérémonies que nous accomplissons avec mes groupes consiste à invoquer les esprits bienveillants, qui viendront alors nous enseigner, nous soutenir et nous aider. Je crois qu’il est important de faire part aux esprits de nos intentions, sinon, cela reviendrait à appeler quelqu’un au téléphone pour ensuite ne rien lui dire. Bien entendu, cette personne finira par vous raccrocher au nez.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand j’agite ma crécelle pour invoquer les esprits, je leur communique toujours en silence mon intention d’obtenir le paradis sur terre pour le groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors d’un voyage chamanique à propos de la rédaction de ce texte, j’ai reçu un message puissant. On me disait qu’il est important de savoir qu’il n’y a pas de frontière entre le paradis et la terre. C’est une illusion qui a créé cette séparation apparente. Là encore, on me disait que notre ego et notre mental ont tendu un voile entre les mondes.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que je poursuivais mes recherches sur ce problème, on m’indiqua que je devais percevoir la beauté en toute chose tout au long de la journée. Mon esprit protecteur me dit que dans ces conditions, mes dons de perception s’amélioreraient. A présent, pour approfondir ce processus, sachez que lorsque votre perception se modifie, votre réalité change elle aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exercice suivant me fut révélé lors du voyage chamanique que j’effectuai pour remédier à l’illusion d’une séparation entre le ciel et la terre. Voyez la beauté en toute chose, à chaque instant de la journée. Le premier pas pour ce faire consiste à se placer dans un état de profonde réception.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette pratique ouvrira les voiles entre les mondes. Il n’est pas facile d’accomplir cette tâche. Montrez-vous patient. Chaque jour, soyez particulièrement attentif pour être en mesure de voir la beauté en chacun et en toute chose. Chaque jour, vous serez capable de vous concentrer un peu mieux sur cet exercice. Comme vous pouvez l’imaginer, vous serez bientôt en mesure de considérer la vie d’une manière totalement différente, ce qui changera votre réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour guérir la terre grâce à la transmutation, vous devez vous relier aux éléments, aux plantes, aux animaux et à toutes les forces de la nature. Vous devez rétablir un lien avec la toile de la vie, et comprendre que vous n’en n’êtes pas séparé. Enfin, vous devez voir la beauté en toute chose. En modifiant votre perception, vous changerez votre réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici la formule de transmutation utilisée ici : Intention : vous devez avoir la forte intention de retourner à un mode de vie en accord avec les lois de la nature, en gardant à l’esprit que vous faites partie du réseau de la vie et des cycles de la nature, qui vous gouvernent.</p>
<p style="text-align: justify;">Amour : en vous ouvrant à la sagesse des arbres, des plantes, des animaux, des insectes, du soleil, de la lune, des étoiles et des éléments, vous découvrirez que toutes les formes de vie prospèrent grâce à l’amour, et que l’amour est la clé de l’harmonie. Harmonie : si vous retrouvez l’harmonie en suivant le fleuve de la vie, celui-ci vous apportera à son tour l’harmonie, à vous-même et à la planète.</p>
<p style="text-align: justify;">Union : en gardant à l’esprit votre lien au réseau de la vie et à l’esprit qui est en toute chose, vous serez à nouveau en union avec vous-même, le reste de la vie et le divin.</p>
<p style="text-align: justify;">Focalisation : focalisez-vous sur votre intention d’ouvrir des «lignes de communication» avec les esprits de la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">Concentration : concentrez-vous sur votre volonté farouche de changer votre mode de vie pour retrouver une harmonie avec vous-même et avec le monde naturel.</p>
<p style="text-align: justify;">Imagination : vous devez être capable d’imaginer à nouveau les esprits et les forces de la nature qui vivent autour de vous et en vous, ainsi qu’un monde d’harmonie et d’équilibre. Vous devez être capable d’utiliser votre imagination pour voir la beauté en toute chose.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sandra Ingerman</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.magazinelinitiation.com/Webzine/W_TsNs_Auteurs.php?ID=173">magazinelinitiation</a></em><br class="spacer_" /></p>
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		<title>De la Voie Lactée aux sentiers vers Compostelle</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/de-la-voie-lactee-aux-sentiers-vers-compostelle/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Apr 2009 18:55:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fraternité]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Collection Vers Compostelle &#8211; Edition ACIR Compostelle Un parcours dans la géographie « Les lieux sont des personnes à qui l’Humanité qui est en nous a donné une physionomie. » Marcel PROUST “ Le voyageur est encore, ce qui importe le plus dans le voyage&#8230; Voir n’est point commun. La vision est la conquête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par Collection Vers Compostelle &#8211; <a href="http://www.chemins-compostelle.com/missions.html">Edition ACIR Compostelle</a><br class="spacer_" /></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><strong>Un parcours dans la géographie</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/trace-ancien-compostelle.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3612" title="trace-ancien-compostelle" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/trace-ancien-compostelle.jpg" alt="trace-ancien-compostelle" width="389" height="306" /></a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les lieux sont des personnes à qui l’Humanité qui est en nous a donné une physionomie. »</em><br />
 <strong>Marcel PROUST</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>“ Le voyageur est encore, ce qui importe le plus dans le voyage&#8230; Voir n’est point commun. La vision est la conquête de la vie. On voit toujours, plus ou moins, comme on est. Le monde est plein d’aveugles aux yeux ouverts sous une taie; en tout spectacle, c’est leur cornée qu’ils contemplent, et leur taie grise qu’ils saisissent&#8230;<br />
 Un homme voyage pour sentir et pour vivre. À mesure qu’il voit du pays, c’est lui-même qui vaut mieux la peine d’être vu. Il se fait chaque jour plus riche de tout ce qu’il découvre. Voilà pourquoi le voyage est si beau quand on l’a derrière soi; il n’est plus et l’on demeure&#8230; ”</em><br />
 <strong>André SUARES, Le Voyage du Condottiere</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>“ Faire le chemin, c’est faire l’apprentissage de la porte étroite. Se dépouiller, partir, quitter ses proches, ses amis, ses biens, sa carte de visite, pour n’emmener que l’essentiel, six à huit kilos de nécessaire pour vivre au jour le jour. Au présent. Mais, pour bien vivre une telle expérience, il faut partir au moins trois semaines. C’est le temps qu’il faut pour abandonner ses peurs, et n’être plus qu’avec soi même ”</em><br />
 <strong>Jean L Faycelles (Lot) cité par Jean Claude BOURLES dans “ Passants de Compostelle ” Payot</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>COMPOSTELLE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ville espagnole du nord-ouest de la Galice dont elle est le siège du Gouvernement Régional. Sa Vieille ville est inscrite au Patrimoine Mondial depuis 1985. Son développement résulte de la découverte du tombeau supposé être celui de l’apôtre.<br />
 Nom d’origine celte « ILWYBR » signifiant « lieu de passage » et « DUNUM » hauteur, ou d’origine latine « CAMPUS STELLAE » (Xème siècle) signifiant « Champ de l’étoile » : une étoile aurait désigné le lieu de la sépulture de l’apôtre à l’ermite Pélage.<br />
 D’après l’historien J. CHOCHEYRAS, le lieu de la sépulture d’un hérétique Priscillien mort au IVème siècle. Depuis le IXème siècle, la tradition chrétienne y situe le tombeau de l’apôtre conduit, depuis la Palestine, par une barque de pierre guidée par la main de Dieu. Depuis un siècle, les historiens et les archéologues ont conjugué leurs recherches : s’il y a bien un tombeau attesté, et si une translation d’un corps dans une barque de pierre échouée sur le sol galicien peut aussi bien trouver explication, il se peut aussi qu’il y ait eu christianisation (c’est à dire récupération à des fins politiques et religieuses) d’un culte antérieur, païen ou hérétique, que l’Eglise ne savait effacer autrement.</p>
<p style="text-align: justify;">La controverse historique nous invite à rejoindre le propos de l’historien Bartolomé BENNASSAR dans son ouvrage « Saint-Jacques de Compostelle » Julliard 1970 p 99 et s :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il est impossible de prouver que St-Jacques est venu prêcher l’évangile en Espagne&#8230; Mais il est tout aussi impossible de prouver que Saint-Jacques n’est pas venu de son vivant en Espagne&#8230; En outre la tradition elle même reconnaît si peu de succès à la prédication de Saint-Jacques (on lui attribue selon les cas de deux à neuf disciples !) qu’elle aurait pu laisser peu de traces. Il n’est pas niable que le voyage de Saint-Jacques en Galice est parfaitement vraisemblable au plan matériel : les Phéniciens entretenaient des relations régulières avec l’Andalousie&#8230; s’aventuraient aussi dans l’Atlantique à la recherche de l’étain et relâchaient dans les rias galiciennes&#8230; Il reste encore à se demander pourquoi naquit la légende, si légende il y a : car en tout état de<br />
 cause, elle s’est formée au plus tard au VIIème siècle, c’est à dire avant que l’Espagne eût besoin d’un sauveur&#8230;Enfin, la Galice du IVème siècle témoigne d’une étonnante maturité chrétienne puisqu’elle devient déjà foyer d’hérésies&#8230; L’empreinte orientale est déjà profonde en Galice. Tout cela ne suffit pas à fonder une conviction&#8230;Mais il faut croire que la Galice à qui la croyance populaire sinon la recherche scientifique, a fait don de l’apôtre, était dès le haut Moyen-Age un milieu prédestiné aux grandes aventures de la foi. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span id="more-3605"></span></em><strong>FINISTERRE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Fin des Terres émergées du continent; situées au lieu du soleil couchant, les Finis Terrae symbolisent la porte du royaume des morts, l’anéantissement. L’étendue océane face à ce cap Finisterre galicien était aussi appelée « Mer des Morts ».<br />
 Extrémités du continent européen : Cornouailles, Bretagne et Galice.<br />
 Synonyme de Bouts du Monde, chargé de rêves aventuriers.<br />
 Les côtes espagnoles de l’Atlantique sont parcourues de courants marins remontant vers le nord et qui jettentsur les rivages, épaves et cadavres ou navires désemparés.<br />
 But ou aboutissement de la pérégrination sur les Chemins de Compostelle en suivant l’axe de la course solaire (est-ouest) : le pèlerin comme le soleil suit une course; l’arrivée à l’ouest signifie le déclin de l’astre comme l’anéantissement de l’homme. Mais, le soleil réapparaîtra à l’est, vers Jérusalem et la terre Sainte, pour un nouveau jour ainsi que renaîtra l’Homme dont l’âme à son tour débutera le Grand Voyage (mort et résurrection).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>VOIE LACTEE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En astronomie, la Voie lactée consiste en une nébuleuse composée de milliards d’étoiles, de gaz et de poussières qui se présentent à l’observateur terrestre sous la forme d’une bande blanchâtre et floue par nuit claire.<br />
 Titre d’un film de Luis BUNUEL<br />
 Pour les Tatars musulmans, elle constitue le chemin des pèlerins de La Mecque</p>
<p style="text-align: justify;">Autre nom porté par le faisceau des Chemins de Saint-Jacques de l’Allemagne jusqu’à Compostelle.<br />
 Assimilation réalisée par les chansons de geste depuis les environs de l’an mil, en référence au « Songe de Charlemagne » : Saint-Jacques apparaît à l’Empereur et lui demande d’aller délivrer son tombeau entre les mains des sarrazins, en suivant le sillage de la Voie Lactée. Cette littérature entretient la croyance que l’épopée du Grand Empereur se rencontre sur les chemins de Compostelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Signification symbolique commune à plusieurs civilisations :</p>
<p style="text-align: justify;">chemin du salut des âmes souvent comparé au serpent, au fleuve, à une trace de pas, à une giclée de lait, à une couture et à un arbre;<br />
 voyage entre deux mondes, voie de l’immortalité, lieu de passage des âmes entre les mondes terrestre et céleste et les conduisant au paradis éternel;<br />
 frontière entre le monde du mouvement et l’immobile éternité;<br />
 voie empruntée par « tous ceux qui vont d’un lieu à l’autre de la terre ou du cosmos, d’un plan à l’autre de la connaissance ». B. BENNASSAR</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LIEUX DE PELERINAGE chrétiens</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Trois lieux majeurs autour du tombeau du Christ ou d’un apôtre étaient désignés à la dévotion du chrétien : Jérusalem, Rome, Compostelle. Une multitude d’autres lieux de recueillement recevaient les pèlerins attirés par les reliques, ou encore vers des lieux où la tradition antique situait un culte, païen autrefois, et christianisé.<br />
 D’après le “ Manuel des Inquisiteurs ” de Bernardo GUI (1323) en usage chez les inquisiteurs de Carcassonne, d’Albi ou de Toulouse, le pardon des pêchés ou les pénitences des &laquo;&nbsp;hérétiques&nbsp;&raquo; peut s&#8217;accomplir par le pèlerinage en direction des lieux majeurs ou mineurs :</p>
<ul>
<li> &#8211; lieux de pèlerinages majeurs : “ Saint-Jacques de Compostelle, Rome, Saint-Thomas de Cantorbéry, Les Trois-Rois de Cologne. Ceux qui se rendaient dans la ville Eternelle devaient habituellement y rester une quinzaine de jours, afin d’effectuer la visite des tombeaux des saints et des églises à laquelle le Saint-Siège avait attaché des indulgences nombreuses et fructueuses. ”</li>
</ul>
<ul>
<li>- lieux de pèlerinage mineurs :</li>
</ul>
<p style="text-align: left; padding-left: 60px;">Notre-Dame de Rocamadour<br />
 Notre-Dame du Puy (en Velay)<br />
 Notre-Dame de Vauvert<br />
 Notre-Dame de Sérignan<br />
 Notre-Dame des Tables à Montpellier<br />
 Saint-Guilhem du Désert<br />
 Saint-Gilles en Provence<br />
 Saint-Pierre de Montmajour<br />
 Sainte-Marthe de Tarascon<br />
 Sainte-Marie-Magdeleine de Saint-Maximin<br />
 Saint-Antoine de Viennois<br />
 Saint-Martial et Saint-Léonard en Limousin<br />
 Notre-Dame de Chartres<br />
 Saint-Denis en Parisis, (évangélisateur des Gaules)<br />
 Saint-Seurin de Bordeaux<br />
 Notre-Dame de Souillac<br />
 Sainte-Foi de Conques<br />
 Saint-Paul de Narbonne<br />
 Saint-Vincent de Castres<br />
 Saint-Etienne de Toulouse et Saint-Sernin de Toulouse : visites annuelles et à vie<br />
 Saint-Nazaire de Carcassonne<br />
 Sainte-Cécile d’Albi<br />
 Saint-Antoine de Pamiers<br />
 Notre-Dame d’Auch</p>
<p style="text-align: justify;">Les pèlerins s’engageaient par serment à se mettre en route dans un délai (court) à partir du jour de la délivrance de leurs lettres pénitentielles qui leur servaient de sauf-conduits. A leur retour, ils présentaient à l’inquisiteur des certificats attestant qu’ils avaient accompli les pèlerinages et visites obligatoires. ”</p>
<p style="text-align: justify;">On peut ajouter à la liste de l’Inquisiteur, destinée aux pêcheurs et repentis des &laquo;&nbsp;hérésies&nbsp;&raquo; en terre occitane, d’autres hauts lieux de dévotion :<br />
 Saint Michel au Mont-Saint-Michel, saint Marc à Venise, saint Rémi de Reims,…<br />
 De nombreux autres lieux existaient pour une dévotion plus locale, le culte chrétien ayant été substitué à un culte celte antérieur.<br />
 Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, le culte de Marie Salomé, mère de saint Jacques, s’est très tôt développé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les lieux secondaires de pèlerinage se sont développés depuis le XVIIème siècle pour plusieurs raisons :</p>
<ul>
<li> &#8211; contrôle plus étroit des populations (par l’Etat) et des âmes (oeuvre de la Contre-Réforme catholique)</li>
<li> &#8211; enracinement de la dévotion chrétienne dans des lieux plus immédiatement accessibles, à travers des signes et des pratiques plus quotidiennes ou plus intériorisées.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Au XIXème et au XXème siècle, le culte de la Vierge s’est développé et de nouveaux lieux sont apparus, de la visite desquels le croyant espère des Grâces ou manifeste sa reconnaissance pour une Grâce obtenue : La Salette (1846), Lourdes (1858), Fatima, Czestochowa (Pologne), Medjugorje (Herzégovine),&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LES ITINERAIRES VERS COMPOSTELLE EN FRANCE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« tous les chemins mènent à Rome » &#8230; et à Compostelle<br />
 <strong>Anonyme</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’une des premières sources de la connaissance est la description des itinéraires présentée dans un manuscrit des années 1130, attribué au moine poitevin Aimery PICAUD.<br />
 Sa description est succincte :<br />
 <em>« Il y a quatre routes qui, menant à Saint-Jacques, se réunissent en une seule à Puente la Reina, en territoire<br />
 espagnol; l’une passe par Saint-Gilles, Montpellier, Toulouse et le Somport; une autre par Notre-Dame du Puy,<br />
 Sainte-Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac; une autre traverse Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay,<br />
 Saint-Léonard de Limousin et la ville de Périgueux; une autre encore passa par Saint-Martin de Tours, Saint-<br />
 Hilaire de Poitiers, Saint-Jean-d’Angély, Saint-Eutrope de Saintes et la ville de Bordeaux.<br />
 La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle qui passe par Saint-Martin se<br />
 réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le<br />
 Somport; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques. »</em><br />
 <strong>(traduit par Jeanne VIELLIARD &#8211; Le Guide du pèlerin &#8211; Vrin &#8211; 1997)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des indications plus nombreuses permettent de tracer plus précisément l’itinéraire espagnol.<br />
 (Voir nos documents sur chacune des voies et la carte ci-après)</p>
<p style="text-align: justify;">Ce « guide » dessine le premier tableau des chemins de Compostelle en France et en Espagne : l’auteur énumère les lieux de dévotion « aux corps saints qui reposent sur la route de Saint-Jacques et que les pèlerins doivent visiter ».<br />
 Aujourd&#8217;hui, des historiens sérieux critiquent les présentations qui, depuis une quarantaine d&#8217;années, lui ont donné une importance excessive.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;auteur a privilégié &laquo;&nbsp;ses&nbsp;&raquo; saints et leurs sanctuaires au détriment d&#8217;autres sanctuaires et d&#8217;autres dévotions. Il ne décrit pas des itinéraires à parcourir car les lieux indiqués sont trop éloignés les uns des autres. Contrairement à l&#8217;idée répandue, son récit est peu détaillé pour l’itinéraire français. Peut-être n&#8217;a-t-il fait que noter de manière partielle des habitudes établies ?</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, ce « guide » n’a pas pu servir de guide pratique de voyage. Antérieur à l’imprimerie, on en trouve peu de copie. Sans diffusion, il n’a pu être ni connu, ni utilisé. Aussi, son audience, probablement faible, n’a pu inspirer les voyageurs jusqu’à une époque récente. L’idée généralement admise qu’il est un « vrai » guide, au sens moderne de notre « guide du Routard » n’est qu’une image, un anachronisme.<br />
 Publié pour la première fois dans sa totalité en 1882, puis traduit du latin et publié en français en 1938, ce « guide » évoque les étapes, les reliques à vénérer, les caractères des habitants des régions traversées, les difficultés du voyage. A partir de son récit, les historiens ont voulu en déduire les quatre « têtes des chemins » qui correspondraient à des parcours entre les grands sanctuaires.<br />
 De véritables guides apparaissent avec l’imprimerie (XVIème siècle). On les appelle des « itinéraires ». Ils fournissent une liste des lieux où se rendre successivement. L’imprimerie facilite la diffusion populaire de ces récits de pèlerins. On en tient compte aujourd’hui pour préciser la trame des « chemins de Compostelle ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LES ITINERAIRES EN ESPAGNE : el camino francés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aimery PICAUD le décrit plus précisément. Les recherches archéologique et historique révèlent la précision de son tracé qui en fait un &laquo;&nbsp;vrai chemin&nbsp;&raquo;. Il est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1993. Ce « chemin des Français » est appelé ainsi, d’une part parce qu’il était parcouru par les pèlerins qui venaient de France ou y retournaient, d’autre part parce qu’il était un axe de peuplement le long de la frontière avec les Maures, favorisé par les rois à travers franchises et privilèges.<br />
 Le chemin navarrais depuis le col de Roncevaux, où se place la légende de Roland, et le chemin aragonais qui descend du col du Somport, se réunissent en un seul, le camino francès, à Puente la Reina. Ces deux itinéraires, bien signalés et équipés de nombreux hébergements publics, commerciaux ou religieux, connaissent une forte fréquentation. Depuis les années 70, les Autonomies soutenues par l&#8217;Union Européenne ont largement investi pour équiper ces itinéraires qui rencontrent une sur fréquentation à certaines époques de l&#8217;année..</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LA RECONNAISSANCE DES VIEILLES VOIES DE CIRCULATION</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A la suite d’Aimery PICAUD, des voyageurs ou des pèlerins ont laissé des récits détaillés des itinéraires parcourus.<br />
 Grâce à ces récits et aux travaux d&#8217;historiens tels qu’Emile MALE, Jeanne VIELLIARD, Elie LAMBERT, René de LA COSTE MESSELIERE, grâce aux études locales, il est convenu de distinguer :<br />
 ¨ <strong><span style="text-decoration: underline;">les quatre grands chemins</span></strong> qui prennent leur source dans quatre hauts lieux de dévotion en raison de l’importance des reliques ou de la notoriété des saints qui y avaient vécu :</p>
<ul>
<li>- la Via PODIENSIS ou route du Puy-en-Velay, la plus anciennement connue depuis que l’évêque GODESCALC s’est rendu à Compostelle en l’an 950;</li>
<li>- la Via TOLOSANA ou route d’Arles ou encore route de Saint-Gilles ou route de Toulouse aussi appelée route de Provence, la plus méridionale des quatre, la Voie du SUD, parcourue dans les deux sens par ceux qui se rendaient à Compostelle, Rome ou Jérusalem;</li>
<li>- la Via LEMOVICENSIS ancrée sur la colline de Vézelay en Bourgogne s’étire en Limousin et en Aquitaine;</li>
<li>- la Via TURONENSIS reçoit les pèlerins du nord passant par Paris, Tours (sanctuaire de Saint-Martin) et traverse le Poitou.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Chacun d’eux recevait les pèlerins venus de l’Europe entière par différentes voies de ralliement appelées OBERSTRASSE ou NIEDERSTRASSE.</p>
<p style="text-align: justify;">¨ <span style="text-decoration: underline;"><strong>les itinéraires</strong></span>, ou énumérations de localités, sont des « guides » composés par les pèlerins à partir du XIVème siècle :</p>
<p style="text-align: justify;">l’itinéraire de Namur (1380), le récit du Sire de Caumont (vers 1417), le récit de deux voyageurs, les Frères Platter, à travers la France (XVIème siècle), le guide rédigé par un prêtre italien, Domenico LAFFI (publié en 1676), l’itinéraire de Senlis (1690) à l’usage des habitants de cette ville voulant se rendre en pèlerinage à Compostelle, ou encore les parcours de paysans, picards ou béarnais, se rendant en pèlerinage au XVIIIème siècle.<br />
 Ces récits, nombreux et plus détaillés, donnent des listes de localités à traverser au départ de Bruges, de Senlis, d’Avignon&#8230; jusqu’à Santiago de Compostelle.<br />
 Les usages des pèlerins ou les attitudes des riverains sont connus grâce à leurs témoignages.<br />
 Ils sont complétés par la connaissance des itinéraires des messageries et postes royales, par l’étude du réseau routier depuis l’antiquité ou encore par le repérage d’anciennes voies romaines. Le pèlerin fréquente les mêmes routes.<br />
 Grâce à cette compilation, l&#8217;historien peut retracer les voies de circulation les plus courues, les bretelles, les variantes, les écarts qui conduisent aux routes traditionnelles ou en distraient le cheminant. Mais, l’aboutissement se trouve toujours aux portes des cols pyrénéens.<br />
 Rocamadour, Saint-Gilles&#8230; possédaient leurs propres itinéraires d’accès, parcourus par les pèlerins et jalonnés d’étapes.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>¨ <span style="text-decoration: underline;"><strong>les cheminements, bretelles, routes secondaires&#8230;</strong></span> : tous les autres itinéraires qui au départ de telle ou telle localité les relient aux grands itinéraires et sont jalonnés d’hôpitaux, de chapelles dédiées au culte de l’apôtre, ou encore de traces pèlerines (testaments, sépultures de pèlerins&#8230;)</li>
<li>¨ <span style="text-decoration: underline;"><strong>des routes maritimes</strong></span> conduisaient les pèlerins et les marchands scandinaves, flamands, néerlandais et anglais vers les côtes normandes, aquitaines ou galiciennes. Les italiens ou les croates débarquaient à Barcelone ou Tarragone.</li>
<li>¨ Jusqu’à une époque récente, il n’y avait pas de <span style="text-decoration: underline;"><strong>cartes</strong></span> pratiques.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En 1520, une carte dessinée pour Charles Quint, la Carta Itineraria Europae, figure les tracés français et leurs prolongements : l’Oberstrasse et la Niederstrasse. La première carte synthétique est contemporaine, dressée en 1934 pour le Musée des Monuments Français et complétée par la suite grâce aux études des historiens et des érudits. Les cartes pratiques (échelle 1/25 000 ou 1/50 000) constituent une heureuse invention moderne. Mais, il en faut plusieurs pour couvrir l’ensemble d’un itinéraire : 29 cartes pour le Chemin d’Arles sur sa partie française.<br />
 Aujourd’hui, le progrès des connaissances permet de dresser des &laquo;&nbsp;cartes&nbsp;&raquo; illustrant les principaux itinéraires vers Compostelle et leurs variantes. Grâce à ces connaissances, les différents partenaires peuvent oeuvrer en faveur de leurs aménagements et de leurs animations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AUJOURD’HUI&#8230; LA RENAISSANCE DES ANCIENS ITINERAIRES VERS COMPOSTELLE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les itinéraires de pèlerinage vers Compostelle sont des parcours entre des sanctuaires conservant des reliques.<br />
 Ces lieux et leurs reliques sont de notoriété variable. Le pèlerin privilégie les uns au détriment d&#8217;autres. Ainsi, il enchaîne ses visites auprès des corps saints et accomplit son itinéraire. Les uns s’arrêtent, d’autres continuent vers Compostelle&#8230; Certains en reviendront. D’autres sont restés en Espagne et ont peuplé les terres et les villes nouvelles que les guerriers arrachaient aux royaumes musulmans d’Al Andalus.<br />
 Ces itinéraires ont variés dans le temps et l’espace. Pèlerins vers le sanctuaire local ou vers les grands sanctuaires lointains se sont mêlés sur les mêmes routes. C’est le pas du cheminant, pèlerin, touriste ou randonneur, qui, depuis le seuil familier, trace <span style="text-decoration: underline;">son itinéraire</span> au gré de sa volonté et se rend vers tel ou tel lieu pour les raisons les plus variées.<br />
 Aujourd’hui, beaucoup croient trouver « le vrai chemin de Compostelle ». C’est une rançon du succès&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La présence d’une coquille sur un linteau de porte ou une sépulture dans une église, la dédicace d&#8217;une chapelle ou d&#8217;une église&#8230; constituent des indices d’appartenance à un itinéraire de pèlerinage. Ils ne sont pas suffisants. Il faut un ensemble d’indices qui permettent de présumer ou d’attester d&#8217;une fréquentation par des pèlerins traçant leur itinéraire de leurs pas. Les chercheurs étudient :</p>
<ul>
<li>- le maillage de chemins locaux, la présence des lieux d’accueil avérés, la toponymie, la géographie</li>
<li>- la présence de reliques vénérées, d’hôpitaux, de ponts et de gués</li>
<li>- les témoignages, la comptabilité des hôpitaux et des abbayes, les sépultures conservés dans les services d’archives&#8230;</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les itinéraires étant par essence individuels, débutaient au seuil familier. Il n’y avait donc pas de point de rassemblement obligatoire, à la différence de l’usage actuel : les randonneurs se rendent en train, en voiture ou en avion au Puy-en-Velay, en Arles, à Vézelay ou à Tours&#8230; pour « faire le chemin ».<br />
 Toutefois, si le pèlerin médiéval rejoignait ses semblables en certains lieux pour « faire le chemin », c’était par souci de sécurité et d’entraide.<br />
 Le chemin est le support physique (route ou sentier) des itinéraires (trajets) suivis par tout un chacun. Il n’y a pas de chemin strictement « historique » car :</p>
<ul>
<li>- un itinéraire suivi est affaire personnelle,</li>
<li>- le tracé des routes parcourues a évolué au fil de l&#8217;histoire (guerres, épidémies&#8230;) et au rythme de l’aménagement d’infrastructures nouvelles (ponts, bastides&#8230;).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">« Historique » dépend donc de l’époque !.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur d&#8217;aussi longues distances et durant une aussi longue période (plus de mille ans), les chemins ont varié. Ces chemins étaient moins des routes ou des sentiers précis que des couloirs de circulation, des zones de passage sur des territoires. Le tracé des routes dans ces couloirs, ces zones de passage, connaissaient une fluctuation en fonction de la création d’une bastide ou d’un hébergement, de la construction d’un pont ou de l’insécurité d’une province&#8230; Parfois même, il peut y avoir discussion sur le rôle d’étape de telle ou telle localité.<br />
 Tracer avec exactitude le chemin entre deux étapes et dessiner une carte, c&#8217;est figer ce qui est dynamique, créatif, en évolution dans le temps de l&#8217;histoire et la géographie.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, il pourrait y avoir autant de « chemins de Compostelle » que de routes reliant campagnes et agglomérations. Il est illusoire de vouloir tous les rouvrir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;authenticité historique n&#8217;est donc pas dans le chemin mais dans l&#8217;étape. Une <span style="text-decoration: underline;">étape</span> est attestée par la présence d’un accueil ou d’une dévotion ou d’un sanctuaire possédant des reliques, ou par la situation de passage obligé sur un axe naturel de circulation, ou par des témoignages qui attestent de d&#8217;un passage habituel. Les étapes, lieux d’échanges culturels et spirituels, peuvent être considérées comme « historiques ». Elles portent la mémoire de pierre de ces itinéraires. Les pèlerins convergent vers ces étapes. Entre deux étapes, le pèlerin d’hier fréquente <span style="text-decoration: underline;">les chemins en usage</span> (anciennes voies romaines, gués ou nouveaux ponts, voirie entretenue par les pouvoirs civils ou religieux et fréquentée par les marchands, les artistes, les troupes armées&#8230;). Il emprunte les mêmes voies naturelles de circulation que celles des autres hommes au cours de l’histoire, depuis les celtes, les romains et jusqu’à notre époque&#8230;Ainsi qu’un historien a pu l’écrire, le chemin est comme une « corde qui vibre : il y a des points de passage nécessaires qui en constituent les noeuds et entre eux, se creusent des ventres plus ou moins importants ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nul ne peut ainsi prétendre se situer exactement, mètre après mètre, dans les pas des « millions de pèlerins »…<br />
 Mais l&#8217;essentiel n&#8217;est il pas dans ce qui est vécu !</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chemins ne furent jamais aussi bien décrits et presque figés sur un tracé précis que depuis leur réhabilitation comme sentier de Grande Randonnée (à partir des années 70). Aujourd&#8217;hui, la voirie parcourue par le pèlerin du Moyen Age est sous le goudron de nos routes. On y substitue les sentiers en pleine nature ouverts à la marche à pied. Mais, il en résulte des sinuosités et les écarts sont fréquents entre le sentier homologué en GR et un improbable itinéraire dit « historique ».</p>
<p style="text-align: justify;">Si les parcours prennent des libertés, l&#8217;adaptation tient compte d&#8217;un souci de sécurité, d’agrément, de découverte des terroirs, des possibilités d’hospitalité, de l&#8217;histoire (étapes des pèlerins anciens, points de passage attestés, dévotions, monuments).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AUJOURD’HUI&#8230; CHOISIR SON ITINERAIRE EN FRANCE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un itinéraire même dépourvu de balisage et d&#8217;organisation reste praticable !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Certains des itinéraires principaux sont ouverts, équipés</strong> (balisage, guides pratiques, hébergements en grand nombre) et fréquentés <strong>dans le cadre des sentiers de Grande Randonnée</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> &#8211; la Voie du <strong>PUY-EN-VELAY (GR 65)</strong> ouverte depuis 1975 et en cours de prolongation jusqu’à Genève. Un itinéraire alternatif est en cours d’émergence au départ du PUY-EN-VELAY ou de <strong>CLERMONT-FERRAND</strong> en direction de <strong>ROCAMADOUR</strong> à travers le département du Cantal.</li>
<li> &#8211; la Voie <strong>d’ARLES-SAINT-GILLES ou Voie du Sud (GR 653</strong>) ouvert dans les années 80, en cours de requalification (travaux d’amélioration du sentier, création d’hébergements, développement des éditionspratiques et culturelles, formation&#8230;)</li>
<li> &#8211; depuis <strong>NAMUR</strong> (Belgique) jusqu&#8217;à <strong>VEZELAY (GR654)</strong></li>
<li> &#8211; les voies transversales situées autour du sanctuaire de <strong>ROCAMADOUR</strong>, à l’écart entre les itinéraires du <strong>PUY EN-VELAY</strong> et de <strong>VEZELAY</strong> et traversant le Quercy et l’Agenais, sont rétablies entant que sentier de Grande Randonnée <strong>GR 652, GR 36, GR 46 et GR 6</strong>;</li>
<li> &#8211; enfin, plus localement, <strong>les chemins MONTOIS</strong>, ou voies d’accès au Mont Saint-Michel. Ailleurs en Normandie, les études sont en cours pour l&#8217;ouverture d&#8217;itinéraires.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">D’autres voies piétonnes émergent progressivement grâce à l’action conjuguée de nombreux intervenants (communes, Conseils Généraux, associations, comités de randonnée) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>- <strong>la Voie de VEZELAY</strong> jusqu&#8217;à Saint-Jean Pied De Port : elle n&#8217;est pas ouverte en sentier GR. Un balisage discontinu comme Itinéraire Culturel y est implanté. Elle fait l&#8217;objet d&#8217;un guide pratique détaillé. Leshébergements y sont insuffisants.</li>
<li>- <strong>la Voie de TOURS</strong> : la requalification débute de manière originale, par l’édition d’un guide pratique synthétisant l’ensemble des contacts et des informations sur les patrimoines. Il n&#8217;y a pas de balisage commesentier GR.</li>
<li>- <strong>la Voie du PIEMONT PYRENEEN</strong>, souvent présentée comme une variante de la Voie d’Arles, dessert les vallées et les cols de franchissement des Pyrénées. Elle est un trait d’union symbolique des cols alpins et pyrénéens. Elle a fait l&#8217;objet d&#8217;un sentier balisé en Ariège (GR 78). Comme l&#8217;itinéraire de Tours, un premier guide pratique (2002) la présente dans son intégralité. A l&#8217;horizon 2004/2005, l&#8217;itinéraire devrait être relié à celui d&#8217;Arles et prolongé jusqu&#8217;à la frontière italienne. L&#8217;ouverture des passages vers l&#8217;Espagne par les vallées d&#8217;Aure et d&#8217;Ossau est actuellement l&#8217;objet de discussion au sein des collectivités et des actions ont été entreprises ou sont en attente de financement. La <strong>Vallée d&#8217;Aure</strong> fait l&#8217;objet d&#8217;un récent topo-guide.</li>
<li>- une liaison entre <strong>CONQUES</strong> (Voie du Puy) ou <strong>RODEZ</strong> vers <strong>TOULOUSE</strong> (Voie d’Arles-Saint-Gilles) par le Bas-Rouergue et le Tarn : aucun document disponible, aucun balisage ni accueil structuré. Repérage en cours.</li>
<li>- Plusieurs <strong>liaisons sont établies entre l’itinéraire d’Arles et l’itinéraire du Piémont Pyrénéen</strong>. Le nouveau sentier de Grande Randonnée (GR 86) relie Blagnac (ville voisine de Toulouse) par la vallée de la Garonne, à Saint-Bertrand de Comminges.</li>
<li>Un sentier de randonnée relie Maubourguet à Lourdes.</li>
<li>- <strong>la Voie REGORDANE</strong> <strong>du Puy-en-Velay jusqu&#8217;à Saint-Gilles du Gard</strong> : un des plus vieux axes de communication de France parcouru par les pèlerins circulant entre ces deux importants centres de pèlerinage au moyen âge. Bien étudiée, son développement marque le pas. Les informations pratiques ne sont accessibles que sur l&#8217;internet. Pas de balisage.</li>
<li>- <strong>la Voie du LITTORAL ou Voie des Anglais</strong>, qui court de Soulac en Gironde à Hendaye, n’est que partiellement balisée : en Gironde et pour les cyclistes. Les piétons sont invités à suivre ce balisage. Un dépliant descriptif a été édité.</li>
<li>- <strong>la bretelle reliant NARBONNE à Saint-Gervais sur Mare</strong> sur la Voie d’ARLES et passant par l’ancienne abbaye de FONCAUDE au coeur du vignoble languedocien : repérage réalisé. Ni balisage ni édition pour l&#8217;instant.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour ces itinéraires, ils peuvent n’être que partiellement ou pas balisés, peu ou mal dotés d’hébergements.<br />
 Certains ne font l&#8217;objet d&#8217;aucun guide pratique ou topo-guide complètement renseigné. Ainsi, ils impliquent des efforts particuliers d’information. Le goudron y est fréquent. Une solitude ouvre encore ces voies à l’esprit d’aventure et à une grande liberté d’organisation !</p>
<p style="text-align: justify;">De nombreux sentiers de petite ou grande randonnée peuvent servir de liaison entre des itinéraires ou des régions situées à l&#8217;écart des itinéraires traditionnels et précités et faciliter ainsi la pérégrination depuis son domicile. Il n&#8217;est pas possible d&#8217;en rendre compte. Consulter la carte IGN des sentiers de randonnée ne France ou la FFRP et ses comités.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres itinéraires encore font l&#8217;objet de travaux de repérage et d&#8217;édition de &laquo;&nbsp;guides&nbsp;&raquo; par des associations. Ces guides sont trop sommaires ou la requalification n&#8217;est pas assez engagée pour être signalés.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><strong>Tableau des distances d&#8217;après les guides pratiques les plus couramment utilisés</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><!--[if gte mso 9]><xml> <w :WordDocument> </w><w :View>Normal</w> <w :Zoom>0</w> <w :TrackMoves /> <w :TrackFormatting /> <w :DoNotShowRevisions /> <w :DoNotPrintRevisions /> <w :DoNotShowMarkup /> <w :DoNotShowComments /> <w :DoNotShowInsertionsAndDeletions /> <w :DoNotShowPropertyChanges /> <w :HyphenationZone>21</w> <w :PunctuationKerning /> <w :ValidateAgainstSchemas /> <w :SaveIfXMLInvalid>false</w> <w :IgnoreMixedContent>false</w> <w :AlwaysShowPlaceholderText>false</w> <w :DoNotPromoteQF /> <w :LidThemeOther>FR</w> <w :LidThemeAsian>X-NONE</w> <w :LidThemeComplexScript>X-NONE</w> <w :Compatibility> <w :BreakWrappedTables /> <w :SnapToGridInCell /> <w :WrapTextWithPunct /> <w :UseAsianBreakRules /> <w :DontGrowAutofit /> <w :SplitPgBreakAndParaMark /> <w :DontVertAlignCellWithSp /> <w :DontBreakConstrainedForcedTables /> <w :DontVertAlignInTxbx /> <w :Word11KerningPairs /> <w :CachedColBalance /> </w> <w :BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w> 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<table class="MsoTableGrid" style="border: medium none; border-collapse: collapse; height: 181px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="699">
<tbody>
<tr>
<td style="border: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>DÉPART</strong></p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>ARRIVÉE</strong></p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>Jours   de marche</strong></p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"><strong>km</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Arles</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">62</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1588</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Le Puy en Velay</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">62</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1530</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Tours</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">71</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1691</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Vézelay</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">62</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1448</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Narbonne</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">55</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">1314</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Saint-Jean-Pied-de-Port</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Puente-La-Reina</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">4</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">92</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Col du Somport</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Puente-La-Reina</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">6</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">158</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Puente-La-Reina</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">29</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">699</p>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 125.9pt;" width="168" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Santiago de Compostela</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 134.65pt;" width="180" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">Cap Finisterre</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 92.15pt;" width="123" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">4</p>
</td>
<td style="padding: 0cm 5.4pt; width: 70.9pt;" width="95" valign="top">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center">91</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.chemins-compostelle.com/Fichiers/00-VoieLacteeGeographie.pdf"><cite>chemins-<strong>compostelle</strong></cite></a></em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>La cécité écologique</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/la-cecite-ecologique/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 19:50:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Michel Tarrier, le 20 mars 2009. « Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. » (Karl Marx) « Le capitalisme a le pouvoir de transformer en drogue, immédiatement et continuellement, le venin qui lui est lancé au visage, et de s’en délecter. » (Bertolt Brecht) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?auteur346&amp;PHPSESSID=e94f487da8e3df2110e86853b7f5edda" target="_blank">Michel Tarrier</a>, le 20 mars 2009.</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. »</strong><br />
(Karl Marx)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le capitalisme a le pouvoir de transformer en drogue, immédiatement et continuellement, le venin qui lui est lancé au visage, et de s’en délecter. »</strong><br />
(Bertolt Brecht)</p>
<div id="attachment_3158" class="wp-caption alignright" style="width: 350px"><img class="size-full wp-image-3158" title="exhortation-in-red-ring" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/exhortation-in-red-ring.jpg" alt="Illustration de Veer Munshi : &quot;Exhortation in red ring&quot;" width="340" height="414" /><p class="wp-caption-text">Illustration de Veer Munshi : &quot;Exhortation in red ring&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout au long des trois derniers siècles, puis avec une acuité hors pair au fil des dernières décennies, prophète du progrès matériel, reniant toute connaissance intuitive et « illuminée », le mode occidental, l’américanisation et son image exportée, ont redéfini le monde autour d’eux.<br />
Si vivre, c’est &laquo;&nbsp;in primis&nbsp;&raquo; préférer et exclure, nous n’avons pas failli à cette interprétation.<br />
Le résultat est une désolation de la biosphère, une violation de ce monde et de nous-mêmes.<br />
Mais ceci n’est rien pour un système « mariole », fondé sur le déni, qui se gausse de tout parce qu’il a l’intime conviction que les richesses acquises dans un rapport de force des plus dégueulasses serviront de privilège à la survie.<br />
Par contre, une irréfutable leçon est donnée par le réchauffement climatique, plafonnement définitif de la notion de croissance, preuve par neuf de l’irréversibilité d’un développement empirique.<br />
C’est une claque bien méritée.<br />
Il en est donc fini de plastronner et Monsanto peut toujours envoyer sa police des gènes dans le champ du voisin qui n’avait rien demandé !<br />
Au moment où un maître du monde allait s’approprier les semences de la vie et en finir avec les abeilles et les coccinelles, dites bêtes à bon dieu, nous faisant, une fois de plus, accroire que c’était pour sauver l’humanité, le ciel nous tombe sur la tête.</strong></p>
<p align="justify">Originellement, toutes causes pouvant entraîner une crise écologique étaient évidemment naturelles. Présentement, la responsabilité anthropique se profile presque toujours à l’horizon, y compris dans ce que les journaux titrent complaisamment de catastrophes « naturelles ». Même quand la responsabilité humaine n’est pas le phénomène déclencheur, son influence suffit à conférer une plus grande amplitude au désastre. C’est un point de vue illustré par des exemples probants. Le 6 janvier 2007, une secousse de 3,1 sur l’échelle de Richter fut ressentie depuis la région suisse de Bâle jusqu’en Alsace. Elle faisait suite à un premier séisme de magnitude 3,4 datée du 8 décembre, suivi d’une réplique de magnitude 2,5 le 15 décembre suivant. Ces frémissements de l’écorce terrestre étaient liés à la construction d’une méga centrale géothermique. Les responsables ont reconnu que l’injection d’eau sous haute pression à 5000 mètres de profondeur avait provoqué ces secousses. Et reparlons des effets du dernier tsunami dans l’océan Indien, démultipliés par la dégradation côtière occasionnée par des activités spéculatives, spécialement la dommageable néantisation de la mangrove protectrice. Reparlons aussi des inondations meurtrières en Haïti ou à Madagascar, dont le déboisement et ses effets érosifs impliquent de violents lessivages ; sans omettre de citer les incendies forestiers répétitifs et sans commune mesure avec ceux naturels et sporadiques qui sont parfaitement salutaires aux écosystèmes. Il est ainsi très aisé de prédire les prochains cataclysmes favorisés par l’action humaine, et même d’en pronostiquer potentiellement l’impact de dangerosité. Nous avons tant l’habitude de jouer avec le feu que la politique de la terre brûlée est un symptôme chronique, presque familier. Stratégiquement, cette tactique de la terre brûlée est une solution de la dernière chance qui consiste à avancer en détruisant tout derrière soi, afin de ne donner aucune chance de ravitaillement à l’ennemi. Comble du crétinisme, notre ennemi est donc nous-mêmes ! On vient seulement de s’en apercevoir et de se rappeler que nous avons éthologiquement mal évolué depuis nos ancêtres les Gaulois. La sympathie que nous éprouvons pour Astérix tiendrait donc de l’effet nostalgique ?<span id="more-3157"></span></p>
<p align="justify">Les catastrophes naturelles doivent être interprétées afin de mesurer comment notre impact intentionnel y préside. Séismes, éruptions volcaniques, inondations, glissements de terrain, raz-de-marée, ouragans, tempêtes, incendies, canicules et tous phénomènes naturels de grande ampleur ayant une incidence destructrice, sont parties prenantes de nos actions, tant en amont qu’en aval. En amont, notre dégradation du milieu les induit ou les amplifie ; en aval, notre manque de prévoyance nous rend impuissants. Souvenons-nous, par exemple, des violentes et légitimes polémiques animées en leur temps par Haroun Tazieff, en matière d’absence de constructions antisismiques, ou de manque de prévision rationnelle en cas d’éruptions volcaniques. Maintenant que « nous savons », on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles nous nous acharnons allègrement à construire, puis reconstruire, des mégapoles en des sites exposés ? Si la pensée urbanistique des décideurs politiques se limite à la représentation du temps historique d’un mandat électoral, ou tout au plus de quelques générations, les géologues sont là pour les remettre dans la relativité géophysique. Si notre progrès à la fois détruit et ne permet pas de sauver par anticipation, il est vraiment délétère. L’habitude monothéiste à penser que la Nature est domesticable et domestiquée, taillable et corvéable à merci, a de lourdes conséquences. En matière de gouvernance environnementale, et de discrédit de l’autre sexe, de l’autre race, de l’autre espèce, le poids des religions fut vraiment celui d’une enclume. Quand ça tourne mal, c’est la légitimation morale de la sanction qui prend le relais de nos délinquances économiques et de nos coupables incompétences. On s’envole dans les égarements émotionnels, on se repend des fléaux que nous avons provoqués en invoquant malédictions et calamités d’une Terre en colère, on fait sortir de la trousse théologique un dieu courroucé et acariâtre comme s’il s’agissait d’une entité humaine ! <em>Deus ex machina</em> ! C’est l’Âge de fer, ou plus exactement un temps féodal et théocratique. Selon Michael Marcavage, directeur de l’organisation évangéliste <em>Repent America</em>, l’ouragan Katrina de 2005 était une « <em>action de Dieu</em> » visant à détruire « <em>une ville pécheresse</em> » où devait se tenir un festival homosexuel ! Quant à la vision du rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux israélien Shass, elle portait sur un châtiment de Dieu consécutif à l’approbation par George W. Bush d’un démantèlement des colonies juives de la bande de Gaza ! Les pertes occasionnées par l’ouragan portaient essentiellement sur le fait que la Nouvelle-Orléans, encerclée de trois côtés par l’eau, a été construite en dessous du niveau de la mer et que sa protection contre les inondations permanentes est assurée par un système de digues et de pompes dont la prévention était rendue inefficace par un manque chronique d’investissements, notamment au niveau des quartiers nécessiteux, tel le Lower Ninth Ward. Lors de la catastrophe, la pesanteur des secours apportés et la sempiternelle ségrégation raciale furent au banc des accusés. La grande majorité des victimes était les déshérités d’origine afro-américaine, sans possibilité de s’échapper, voire refoulés des supermarchés des quartiers blancs qui pouvaient leur servir d’abris. Un vrai désastre basé sur le mensonge et amplifié par les règles iniques du capitalisme.</p>
<p align="justify">Le sentiment de la crainte de Dieu, garant inventé de notre vie, fut probablement l’un des thèmes magistraux de la philosophie. De Kierkegaard à Heidegger, les philosophes s’en défendaient, avouant même en cherchant à s’en affranchir qu’ils n’en n’étaient pas indemnes. « <em>Avoir peur de Dieu, de la mort, de la maladie, de soi-même, n’explique en rien le phénomène de peur. La peur étant primordiale, elle peut être présente aussi sans ces objets</em> » disait Cioran. Et si au moins cette théologie de la peur et d’une punition divine nous enseignait implicitement l’obéissance aux lois de la Nature. Mais il n’en est rien et nous continuons à faire nos « <em>cochoncetés en toute quiétude sous prétexte qu’on nous a béni </em> », comme poétisait Léo Ferré. Spinoza argumentait déjà que, fondé sur l’opinion, l’objectif des religions était de tenir en respect les hommes. À l’aune d’une grande débâcle écologique, alors que la fête est finie, que les carottes sont cuites et que nous sommes tous perdants – y compris ceux qui, dans une espèce d’hébétude hilare et de prépondérance que leur confère le simple port d’un costard-cravate pensent encore tirer les ficelles &#8211; si l’on examine le comportement écologique, au moins des sociétés monothéistes, on constate que cette utilité sociale d’une règle collective a failli. On accepte donc de payer les pots cassés et on s’arrange avec la sanction. Nos recettes sont nulles et <em>Homo sapiens</em> <em>credulus</em> (et <em>perfidus</em>) a toujours fait un drôle de commerce, non seulement avec son dieu, mais aussi avec les lois naturelles. Il appréhende la catastrophe qu’il désigne comme naturelle sur le mode d’un pendant négatif du miracle, et fait la balance avec les deux. Mais à l’échelle de la Nature, la notion de destin, de fatalité bonne ou mauvaise, n’a aucun sens, les règles sont une constante. Il n’existe ni main de la providence, ni malheur, ni miracle, ni malédiction, ni bonne étoile, ni oiseau de mauvais augure, ni araignée du soir-espoir. Le déterminisme et son principe de causalités ne sont pas le fatalisme religieux. Les événements qui ont lieu dans la Nature et leurs conjonctures sont naturels, c’est tout !</p>
<p align="justify">Pour nous situer dans cette crispation écologique où nous sommes empêtrés, le mieux est de s’interroger sur la définition scientifique d’une telle crise. À la lettre, une crise écologique se manifeste lorsque le milieu de vie d’une espèce ou d’une population évolue sur un mode défavorable à sa survie. À la suite de modifications de facteurs abiotiques, par exemple d’ordre atmosphérique, l’environnement se dégrade, certaines ressources se tarissent. Ou bien ce sont les prédateurs dont la pression est trop marquée, ou bien encore la qualité de vie est hypothéquée par une acmé démographique (surpopulation). Spatialement, l’événement peut être local (marée noire, pollution d’un fleuve) ou global (réchauffement climatique). Son impact peut être parcellaire et restreint à un nombre de sujets, ou entraîner la disparition d’une espèce ou d’un groupe d’espèces (par exemple par anéantissement de l’habitat, comme c’est le cas pour les grands singes ou l’ours polaire ; ou encore par rupture de la chaîne alimentaire). Certaines grandes phases d’extinction ont vu l’éradication de la majorité des espèces vivant sur le globe. La biodiversité peut paradoxalement en sortir gagnante, lorsqu’une espèce territorialement exclusive libère sa niche écologique au profit d’une diversification. La durée d’une crise écologique est variable, d’un court laps de temps à des millions d’années. Sans produire une extinction finale, une crise écologique peut engendrer une vie difficile pour les survivants. Les affres que notre modernité impose aux peuples indigènes sont de cette catégorie. Un autre exemple est l’exode de populations ne jouissant plus des conditions adéquates de vie sédentaire ou souffrant de crises alimentaires (le cas d’école est le « suicide » collectif des lemmings). Ce sont les réfugiés de l’environnement, ou écoréfugiés, tels les Africains qui cherchent à accoster sur la rive européenne de la Méditerranée occidentale ou les Latino-américains que la pauvreté pousse, par le Mexique, à s’introduire aux États-Unis. Leur nombre est déjà évalué à 200 millions de personnes (<em>Source : Division de la population des Nations unies</em>), soit deux fois plus qu’en 1980. Il n’y en avait que 600 000 par an dans les années 1960 et leur augmentation sera exponentielle. Ils rejoignent d’autres migrants, ceux des pays en guerre, tels les 30 000 Somaliens qui, pour fuir les combats opposant les forces gouvernementales aux milices islamiques, accomplissent la périlleuse traversée du golfe d’Aden pour gagner, morts ou vifs, les côtes du Yémen où la mitraille des gardes-côtes yéménites les attend.</p>
<p align="justify">Notre crise offre le cumul de toutes les menaces d’ordres biotiques et abiotiques. Elle résulte d’une surpopulation, dominée par un système de castes et de caprices, d’une mainmise de technologies agressives et contraires aux moindres règles environnementales, d’un abus systématique d’usages illustré par une agriculture chimique et intensive qui décime les interdépendances qui nous régissent, le tout induisant une pollution à nulle autre pareille, un épuisement des ressources, une érosion galopante dont le corollaire est la désertification fatale. Il ne faut pas être très futé pour comprendre qu’un tel programme risque de faire la vie invivable à tous les Terriens, et participera à l’élimination progressive et sélective de la jeune espèce <em>Homo sapiens</em>. Comble de l’injustice pour les croyants de « bonne foi », ce seront les innocents qui se retrouveront les premiers dans la fournaise et ainsi, une fois de plus, un dieu reconnaîtra les « chiens ». La date inaugurale de ce point de non-retour pour la planète Terre serait 2050. Toutes les expertises aboutissent à cette période de milieu de notre siècle, prenant aussi en compte un événement aussi contraignant que celui de la fin de l’ère des énergies fossiles et de l’impossibilité de les remplacer à pareille échelle par des technologies alternatives. L’incontournable fascination de la croissance et du développement à tous crins, tout comme un mercantilisme porté aux nues, ont pavé le chemin qui mène au délitement planétaire. La locomotive économique sans rails écologiques n’ira pas beaucoup plus loin. Notre méconnaissance des équilibres de la Terre, nos désirs de conquêtes et d’expansion pour amasser, entasser, engranger avec cynisme et satisfaction, se retournent contre nous. Qu’avait-on appris à l’école, à l’université, au bordel, à la messe et devant le tube cathodique ? « <em>L’homme a détruit un à un les systèmes de défense de l’organisme planétaire </em> » constate Jean-Marie Pelt. Un tel constat n’empêche pas certains de continuer, en rayant ces arguments qui ne sont que des faits avérés et dont une partie de l’humanité souffre déjà cruellement. L’économie traditionnelle s’est construite sur une modélisation uniquement sociale, faisant fi du milieu écologique de notre espèce. La Terre n’était pas un grenier inépuisable, nos gestions minières des écosystèmes et des ressources étaient pour le moins erronées. Avec notre logique inversée, nos prétentions dérisoires, nous sortons perdants, les bras ballants, les yeux hagards, d’un face à face constant avec la Nature. La Terre était une île vivante, la théorie Gaïa et la marche homéostatique de la planète bleue, foyer tellurique de l’humanité, n’était pas un conte pour endormir les enfants prodiges mais pour réveiller les adultes attardés. Tout était dans tout et nous avons procédé en tranches, comme le charcutier du coin. Et des milliards de charcutiers, ça peut faire du mal à la planète ! Aujourd’hui, nous avons fait sauter la plupart des thermostats et nous sommes perdus. Il y a, entre la Terre-mère et chacun de nous, comme un cordon ombilical sacré. Et les terriens qui l’ont coupé sont des extraterrestres. Mais : « <em>L’homme a en lui le goût de détruire. Et ce n’est pas le prêchi-prêcha des bien-pensants qui mettra fin à cette malédiction que nous portons dans nos gènes&#8230; La saloperie humaine est la même partout. Fort de ce constat, je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre que d’injurier l’humanité, de dénoncer son absurdité et sa cruauté&#8230;</em> », écrit Patrick Declerck.</p>
<p align="justify">Le destin de l’île de la Natividad est un contre exemple à celui de l’île de Pâques, ou d’Haïti… À Trinidad, une modeste communauté autonome de 300 pêcheurs mexicains a pris les devants des quotas imposés par les autorités gouvernementales. Pêcheurs sous-marins à haut risque, ils ont aussi l’avantage d’exploiter l’ormeau, un coquillage univalve très rémunérateur parce que mets excellent et prisé. Après avoir, dans un premier temps d’aveuglement, surexploité son environnement, cette communauté a mis en place une politique de prélèvements régulés et de stricte préservation, créant ses propres réserves marines et une surveillance draconienne contre tout pillage. Par la sagacité de ses habitants, un site apparemment hostile est ainsi devenu un modèle de préservation environnemental et de gestion soucieuse des ressources, marines en l’occurrence. Il s’agit là d’une modélisation de ce que pourrait être une bienveillante dictature verte dont l’avènement (comment ?) serait le seul et unique recours pour mettre un terme à la gabegie mondiale. Mais un tel modèle ne nous intéresse qu’à la condition qu’il soit folklorisable, susceptible d’occuper le créneau télévisé d’un documentaire de bonne conscience entre deux pubs productivistes. Nous aurions trop à en craindre s’il venait à menacer globalement nos mauvaises manières.</p>
<p align="justify">Le constat n’est pas sans rappeler l’allégorie de la caverne de Platon, ces hommes immobilisés dans une grotte, tournant le dos à l’entrée et ne voyant que leurs ombres et celles projetées par des objets loin derrière eux. Écologiquement, cette impossible accession à la réalité, ce déni de l’évidence au nom des idées reçues, ne sont plus seulement métaphoriques, mais pure représentation. Plus les vitres de nos demeures sont grandes, plus nous sommes braqués sur un poste de télévision et moins nous percevons le paysage réel.</p>
<p align="justify">C’est de cette crise dont il est maintenant question. On peut toujours y ajouter un à-côté religieux et probabiliste, aller en chercher la prédiction dans une bible ou chez Nostradamus, cela ne change en rien que nous en sommes à la fois pleinement les auteurs et les victimes.</p>
<p align="justify">D’un point de vue social, le monothéisme engendre le fascisme, l’impérialisme et le capitalisme. D’un point de vue philosophique, il sous-tend la dichotomie, la dualité et l’absence de diversité. D’un point de vue psychologique, il génère des conceptions rigides, linéaires et figées. Et d’un point de vue agricole, il accouche de la monoculture et de la destruction de la diversité biologique. L’enseignement d’un anthropocentrisme révélé conduit donc, quelque part, à la négation même de la vie et d’un séjour pérenne de l’homme sur la Terre. On peut se questionner sur le pourquoi du succès des religions monothéistes !</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1145" target="_blank">LaRevueDesRessources.org</a>)</em></p>
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		<title>La transformation cellulaire: mythe et réalité</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 10:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Reprogrammer les cellules,  avoir accès à la matière même du corps, est-ce un fait ou une interprétation d&#8217;un mental sensoriel qui se la joue? Est-il possible de s&#8217;interroger ensemble sur cela, afin de voir, en toute bienveillance et avec rigueur, quel est l&#8217;enjeu de la transformation réelle du corps, et avec elle de la transformation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-3080" title="soleil-dans-la-nuit2" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/soleil-dans-la-nuit2.jpg" alt="soleil-dans-la-nuit2" width="200" height="313" /></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Reprogrammer les cellules,  avoir accès à la matière même du corps, est-ce un fait ou une interprétation d&#8217;un mental sensoriel qui se la joue? </strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Est-il possible de s&#8217;interroger ensemble sur cela, afin de voir, en toute bienveillance et avec rigueur, quel est l&#8217;enjeu de la transformation réelle du corps, et avec elle de la transformation de toute la spiritualité humaine.<br />
 </strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong>Rappel clair et de rigueur par un pourfendeur d&#8217;illusions: Solaris, extrait de son livre <em>Le Soleil dans la Nuit</em> </strong><strong>(entretiens radioactifs). </strong></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="color: #000080;">(&#8230;) &nbsp;&raquo; Je n&#8217;hésite pas à le dire aujourd&#8217;hui, il y a dans l&#8217;<em>Agenda de Mère</em> et les textes de Satprem un tel engouement pour la Transformation supramentale, un tel feu d&#8217;enthousiasme, malgré le pénible et le terrible du labeur dont ils témoignent en même temps, qu&#8217;ils ont d&#8217;après moi fait l&#8217;impasse sur de nombreuses nuances pédagogiques d&#8217;instruction concernant les conditions de passage du Yoga spirituel au Yoga supramental telles que Sri Aurobindo les avait énoncées. De ce fait, ils ont à mon sens induit en erreur nombre de leurs lecteurs en laissant entendre que la Descente décisive du supramental de 1956 dispenserait dorénavant les aspirants au yoga intégral de passer par les étapes ascensionnelles de la phase spirituelle proprement dite. (&#8230;) On ne s&#8217;intéresse alors qu&#8217;au &laquo;&nbsp;yoga des cellules&nbsp;&raquo; tandis qu&#8217;on n&#8217;a même pas commencé à observer ce qu&#8217;est le mécanisme de la pensée dans le cerveau! (&#8230;)</span></p>
<p><span style="color: #000080;">Pour revenir au Yoga supramental, il y a cette identification au corps, plus précisément à la pensée-corps qui, <em>dès qu&#8217;il y a l&#8217;éprouvé de cette mystérieuse Présence universelle ascendante ou descendante</em>, dit que c&#8217;est &laquo;&nbsp;physique&nbsp;&raquo;, sans avoir la moindre notion du <em>corps physique subtil.</em> Or comme nous l&#8217;avons indiqué précédemment, c&#8217;est <em>lui</em> en fait le premier touché, et non le corps physique dense! (&#8230;)</span></p>
<p><span style="color: #000080;">Précisons donc pour dire qu&#8217;il n&#8217;est pas envisageable de parler de conscience &laquo;&nbsp;cellulaire&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;nettoyage des cellules ou des mémoires cellulaires&nbsp;&raquo; sans une intériorisation qui va jusqu&#8217;au dévoilement du Moi Divin au plus profond. Celui-ci assume et guide les expériences de la Nature! (&#8230;)</span></p>
<p><span style="color: #000080;">Ressentir des intensités d&#8217;énergie qui s&#8217;illustrent dans le physique symbolique ne vous met pas en correspondance immédiate avec le plan de la Conscience corporelle. La Force peut très bien travailler de cette façon dans différents corps ou autres centres affiliés à ces corps et provoquer des symptômes que votre mentalité la plus superficielle s&#8217;empresse d&#8217;interpréter selon l&#8217;idéal de la Transformation supramentale, interprétation relative à une identification au mental sensoriel qui ne veut pas lâcher et récupère ainsi l&#8217;expérience &#8211; récupération d&#8217;ailleurs inévitable tant que l&#8217;on ne s&#8217;est pas abandonné si possible à lé vérification d&#8217;un Connaissant du processus&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #000080;">(&#8230;) Lorsque je vois l&#8217;immense chantier qui est ouvert dans mon véhicule, ici, je suis perplexe face aux &laquo;&nbsp;corporélistes&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;tout bout de champ&nbsp;&raquo;. Je les invite à une vérification à laquelle ils ne répondent jamais! (&#8230;)</span></p>
<p><span style="color: #000080;">Le positionnement mental, le plus subtil soit-il, ne cesse de vouloir revendiquer la pérennité de son option, de son point de vue, et chaque religion va jusqu&#8217;à affirmer que son prophète est le dernier des prophètes, que tout a été dit et qu&#8217;il n&#8217;y a plus rien à dire de nouveau; on voit toutes les guerres que cela suscite (&#8230;)<br />
 </span></p>
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		<title>Se comprendre pour se vivre</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Feb 2009 12:58:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>conscienceducoeur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette réflexion, fruit d’une compréhension, mène au lâcher-prise des notions de recherche et de spiritualité. Il n’est pas question d’une théorie de plus, mais plutôt d’une démarche individuelle visant à sortir de nos croyances par l’intelligence et la réflexion. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Cette réflexion, fruit d’une compréhension, mène au lâcher-prise des notions de recherche et de spiritualité. Il n’est pas question d’une théorie de plus, mais plutôt d’une démarche individuelle visant à sortir de nos croyances par l’intelligence et la réflexion.</em></p>
<h3 style="text-align: justify; color:#9900FF"><img class="alignright size-full wp-image-2613" title="Conscience du coeur" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/logo-cdc.jpg" alt="Conscience du coeur" width="275" height="394" /></h3>
<h3 style="text-align: justify; color:#9900FF">&laquo;&nbsp;Se comprendre pour se vivre&nbsp;&raquo; signifie :<br />Comprendre ce que nous ne sommes pas,<br />
pour Vivre ce que nous sommes.</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour plusieurs raisons, il est impossible de décrire <span style="text-decoration: underline;">ce que nous sommes</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, parce qu’il s’agit d’une sensation de soi toute personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, si nous pouvions définir ce que nous sommes, cela signifierait que nous en aurions déjà connaissance. Au cours de cette présentation nous comprendrons que le savoir nous relie irrémédiablement au passé, ce qui, par conséquent, nous empêche de vivre notre monde avec un regard constamment neuf.</p>
<p style="text-align: justify;">S’il était possible de définir ce que nous sommes vraiment, le désir ou la volonté d’atteindre cet état spécifique, relèverait d’une croyance qui nous demanderait d’adopter des comportements préétablis. Cette définition étoufferait d’emblée la sensation de soi. Pour  ces raisons il est évident que toutes les méthodes spirituelles, philosophiques et psychologiques mènent toujours à une définition ou à l’application d’un concept que l’on s’imposerait lorsqu’il s’agit de vivre la sensation de soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous entamerons la partie « <span style="text-decoration: underline;">se comprendre</span> » pour se vivre, par une question simple que nous nous sommes probablement déjà posée :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est ce qui nous rend la vie parfois si pénible, qui nous fait entrer dans le conflit, dans la dépression, dans la maladie, dans la souffrance, dans la passion&#8230; ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Posée autrement cette même question peut nous sembler plus embarrassante, car elle vient toucher nos croyances de plein fouet :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est ce qui nous pousse à courir après la paix, l’harmonie, la santé, le bonheur, l’amour inconditionnel&#8230; ?<span id="more-2608"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Notre existence étant entièrement basée sur notre passé nous imaginons, en comparaison avec ce que nous connaissons du monde, un paradis terrestre ou un état intérieur parfait. Ces projections merveilleuses émanent d’une attente issue d’une comparaison entre ce que nous croyons être et ce que nous voudrions être. Par le désir d’autre chose que soi, nous entrons en conflit avec le monde intérieur et extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">La comparaison, la séparation et le conflit naissent de nos croyances, c&#8217;est-à-dire de notre passé. Sur base de ce passé, nous nous sommes construit une identité à partir de laquelle nous inventons le monde constamment.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque nous sortons de la constatation de la globalité, nous sommes dans notre passé. J’entends par globalité, tout ce qui est, tout ce que nous sommes sans séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre soi et l’autre. Que je regarde le monde extérieur ou que je vive une sensation intérieure, je perçois toujours la même chose, c’est-à-dire ce que je suis.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous ne vivons pas cette globalité, nous ne pouvons qu’interpréter le monde à partir de notre passé, en comparant tout ce qui compose l’extérieur et en nous séparant non seulement de nous-mêmes mais également des autres. Jusqu’à présent aucune théorie politique ou spirituelle n’a réussi à résoudre ce conflit fondamental entre soi et l’autre. Aucune doctrine ne nous invite réellement à vivre la globalité, car la spiritualité &#8211; tout comme la politique &#8211; repose sur des croyances fondatrices que sont la liberté, la fraternité, l’amour, la compassion&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sortir de notre passé, synonyme de croyances, il est nécessaire de comprendre de quelle manière nous envisageons notre existence autour d’événements. Comment nous considérons ces événements à partir de notre passé tout en continuant à l’alimenter par nos interprétations.</p>
<p style="text-align: justify;">Je nous suggère de lire les propos qui suivent à partir de notre intelligence et pas, comme nous avons tendance à le faire, à partir de nos concepts, ni en cherchant à savoir si les propos tenus correspondent ou non à nos croyances ou à ce que nous avons lu, entendu ou expérimenté précédemment. Soyons juste à l’écoute, sans interférences, et ressentons ce qui se passe en nous. Car comprendre sans interférer, c’est tout autre chose que juste acquiescer, comparer ou réfuter.</p>
<h3 style="text-align: justify; color:#9900FF">Qu’est ce que notre passé ? Comment influence-t-il l’idée que nous nous faisons du présent, et par conséquent du futur ? Comment le passé nous déconnecte-t-il de ce que nous sommes ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce que nous sommes est globalité. Cette globalité ne fait plus de distinction entre l’intérieur et l’extérieur, entre le cœur, le corps et le mental, entre le profane et le sacré&#8230; Vivre cette globalité exclut toute intervention de notre passé.</p>
<p style="text-align: justify;">Habituellement, nous interprétons le monde en créant une multitude d’événements à partir de pensées qui prennent leur source dans ce que nous avons emmagasiné comme connaissances, nous appartenant ou non, ce qui revient en définitive à la même chose. Nous comparons ce que nous percevons avec notre passé, c’est-à-dire avec l’accumulation de tout ce que nous avons comparé et retenu d’événements précédents. En d’autres termes, sur la base d’événements passés, nous créons de nouveaux événements qui nous remplissent de nouvelles croyances ou du moins renforcent les anciennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les événements de nos existences ne sont en définitive qu’une interprétation résultant de notre passé. Ainsi, créer un événement, c’est ajouter quelque chose à la réalité. A ce moment, nous sortons de notre globalité pour entrer dans l’illusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, devant un paysage notre première réaction est généralement d’interpréter ce que nous voyons ; ce qui nous empêche de le vivre. Nos premières réactions sont souvent : c’est beau, c’est laid, ce lieu s’appelle ainsi, je connais, je l’ai déjà vu&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dès lors, percevons-nous ce paysage comme faisant partie de notre globalité ou faisons-nous l’expérience du concept « beau », c&#8217;est-à-dire de la comparaison de ce que nous voyons avec les souvenirs que nous avons emmagasinés ? Ne sommes-nous pas simplement dans notre pensée qui catalogue la réalité en fonction du beau et du laid, du moyennement beau et du très laid ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong> Ainsi, comparer un paysage à un autre, un humain à un autre, un animal à un autre, un végétal à un autre&#8230; nous pousse constamment dans le déni de notre globalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous qualifions un événement en nous basant sur notre passé qui donne naissance à la pensée conflictuelle qui nous entraine dans des combats incessants avec ce que nous sommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour expliquer l’idée de la pensée conflictuelle, arrêtons-nous un instant à ce que nous appelons la guerre, qui n’est que l’expression la plus meurtrière du conflit, pour nous rendre compte qu’elle n’est qu’une question de dualité et d’identité, c&#8217;est-à-dire d’idéaux, de croyances, de justifications, d’interprétations&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La guerre est uniquement le reflet de nos conflits intérieurs. Elle se manifeste dans tous nos comportements et pas uniquement avec des armes lourdes, mais avec des mots, des gestes, des regards, des concepts, des croyances. La guerre est un conflit entre deux croyances, entre deux interprétations, entre deux appartenances politiques ou religieuses qui nous font considérer l’autre comme différent de soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous identifions en tant qu’homme ou femme, blanc ou noir, grand ou petit, généreux ou égoïste, adepte d’une religion, d’un parti politique, victime d’une situation, comme étant dans la vérité et sous la protection de dieu ou par une nationalité&#8230; Le simple fait de se définir crée déjà une séparation, un conflit, c&#8217;est-à-dire un événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Si un jour, notre voisin d’en face nous adresse une parole estimée diffamatoire, donc qui agresse une de nos croyances, nous entrons en conflit. Nous pourrions l’insulter, le frapper, le poursuivre en justice, voire sortir les armes. En restant obnubilé par les événements et leurs interprétations, nous entrons dans une guerre où le voisin de mon voisin d’en face, qui partagent des mêmes croyances, s’unissent contre moi et mon voisin d’à coté qui partageons d’autres croyances. Le conflit entrainant le conflit, la machine dévastatrice de la pensée conflictuelle est en marche.</p>
<p style="text-align: justify;">Souvent nous arrêtons les conflits soit par manque de moyens humains ou matériels, soit en signant une paix qui n’est que le revers de la médaille de la guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces deux cas, la situation reste inchangée. La paix n’arrête pas les conflits, elle les camouffle simplement. Avec la paix, la problématique conflictuelle est toujours bien présente, car nous n’avons pas reconnu nos croyances, c&#8217;est-à-dire notre identité. Ainsi la paix est un concept au même titre que la guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le fait que la paix et la guerre n’apportent aucune compréhension et donc aucun changement dans nos croyances soulève la question du comment en sortir ? Comment se vivre si nous ne pouvons pas prendre appui sur l’aspect positif de nos qualités ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La manière d’aborder nos problèmes nous amène généralement dans une voie sans issue, que ce soit un conflit intérieur, révélé par exemple par un dégout de soi, ou un conflit extérieur, révélé par exemple par l’échec d’une relation amoureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous tentons toujours de justifier nos actes. « Je le quitte parce qu’il m’a dit que j’étais égoïste, lorsque lui-même est macho », « Le fait qu’il soit venu avec son avocat m’a fait entrer dans une grosse colère et j’en ai tout de suite pris un aussi », « Je ne m’aime pas parce que je ne suis pas assez altruiste ou parce que mes fesses sont trop&#8230; ». Cette justification appelle à des réactions qui ne tiennent pas compte de la globalité de la situation. Il en va de même dans les guerres, entres adeptes de religions ou de politiques différentes. Sous prétexte d’obtenir réparation, nous justifions une vengeance, qui entrainera inévitablement un nouvel appel à la vengeance. Et bien souvent, au bout du compte, plus personne ne connait les raisons exactes du conflit, car la haine et la vengeance ont pris le dessus et suffisent pour justifier nos actes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans toutes situations conflictuelles, ne serait-il pas plus simple de reconnaître nos émotions sans chercher à les justifier et donc à nous déresponsabiliser. Pour in fine, se rendre compte que la douleur d’une mère, d’un père, d’une sœur&#8230; est la même pour tous les êtres humains, que les belligérants vivent des souffrances identiques, même s’ils les justifient différemment à partir d’une futile identité religieuse ou politique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le cas d’une séparation amoureuse, plutôt que d’entrer en conflit, ne serait-il pas plus simple de reconnaitre un sentiment de tristesse basé sur l’espérance déçue d’une vie heureuse, d’une peur de la solitude ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette perspective qui nous invite à se vivre, est-elle empreinte d’amour, d’unité&#8230; ou simplement de ce que nous sommes, sans séparation identitaire avec l’autre ? Autrement dit, avons-nous besoin de contacter nos qualités ou aurions-nous simplement à prendre conscience de nos pensées, de nos émotions, de nos faits et gestes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour éviter de nous regarder sans détours et sans jugements, juste tels que nous sommes dans notre vie quotidienne, nous avons inventé « la spiritualité », «  la recherche », « le retour à la source »&#8230;</p>
<h3 style="text-align: justify; color:#9900FF">Maintenant que nous avons effleuré la question générale des croyances, nous allons voir pourquoi les êtres engagés dans la spiritualité souffrent plus que les autres. En effet, ils ont beaucoup plus de croyances et donc plus de difficultés à les lâcher.</h3>
<p style="text-align: justify;">La spiritualité est un autre piège de la pensée. Elle vise seulement à expérimenter ce que nous ne sommes pas. Le monde de la spiritualité, religieuse ou new-age, est toujours lié à des concepts qui n’existent que parce que nous ne vivons pas ce que nous sommes et surtout, parce que nous comparons notre état actuel avec un état imaginaire de perfection ou de divin.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours des siècles les dogmes spirituels n’ont pas changé. Ils se basent toujours sur les mêmes concepts et par conséquent, nous imposent des comportements similaires qui nous déconnectent de la globalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la spiritualité, nous rencontrons fréquemment les mêmes termes : la source et les maîtres, le cœur et l’incarnation, la vie et le karma, le soi divin et l’amour, les énergies et les vibrations, la compassion et la paix intérieure, le bien et le mal, l’instant présent, les chakras&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Issus de notre pensée, tous ces concepts sont imaginaires et par conséquent inaccessibles. Dans ce texte, j’évoquerais trois concepts clés de la spiritualité : l’éveil, l’instant présent et l’amour. A eux seuls, ils peuvent expliquer pourquoi la spiritualité nous entraine dans une détresse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L’éveil</span> est l’objectif commun des chercheurs spirituels. Ce seul concept d’éveil suffit à dévaster nos existences en nous déconnectant de ce que nous sommes. L’idée véhiculée par la notion d’éveil instille la perspective d’un état de perfection, d’une ultime compréhension, de l’excellence de nos qualités. L’éveil serait cet état où notre part d’ombre disparaitrait complètement au profit de notre lumière intérieure. Le danger de cette croyance est qu’elle nous garde dans un conflit permanent avec ce que nous ressentons. Nos émotions sont des leviers de compréhension lorsqu’elles ne sont pas étouffées par la spiritualité, l’interprétation ou la justification.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir d’un ressenti considéré comme négatif, nous installons très rapidement une qualité considérée comme positive. Nous avons souvent tendance à camoufler une colère sous une apparence de joie ou d’amour inconditionnel. Pour y arriver nous pensons qu’un soin énergétique, une méditation ou une gymnastique orientale&#8230; peuvent nous aider. Cependant, après ces diverses pratiques, pouvons-nous constater qu’en dehors d’une apparence de bien-être que l’on attribue à la reconnexion avec notre identité spirituelle, rien n’a fondamentalement changé ? Ce jeu peut durer jusqu’au jour ou nous réalisons que nous sommes passés à coté de ce que nous sommes par la volonté d’atteindre un état prédéfinit.</p>
<p style="text-align: justify;">En nous déviant de notre capacité de nous comprendre, la spiritualité nous entraine dans la culpabilité et l’attente. Elle impose une vérité : « prête à croire » qui, par définition, ne peut en aucun cas nous convenir. Si elle devait néanmoins nous convenir, c’est que nous aurions fait une croix sur notre liberté et notre intelligence.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tous les dogmes religieux ou politiques, la spiritualité a la principale tare de nous empêcher de penser par nous-mêmes, par conséquent de vivre ce que nous sommes en laissant émerger nos sensations sans les penser, c&#8217;est-à-dire sans croyance, sans définition.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe également le concept du vide qui précède l’éveil : le fameux saut dans le vide, le lâcher-prise absolu avant la rencontre avec notre essence divine. Ce que nous sommes n’est pourtant ni vide ni plein, ni rien ni tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment expérimenter le vide sans connaître le tout ? Avec la notion du vide précédent l’éveil, n’inventons-nous pas un prétexte afin de ne pas affronter nos croyances par une compréhension personnelle qui pourrait nous bouleverser ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong> Nous camouflons la peur de ce bouleversement sous des prétextes comme : attendre le bon moment, une avancé spirituelle individuelle ou collective, un signe, un voyage initiatique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre aspect pernicieux de la spiritualité est celui de nous maintenir dans le temps. En insinuant l’existence de l’<span style="text-decoration: underline;">instant présent</span>, elle nous fige dans la pensée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pouvons-nous réellement vivre l’instant présent sans la notion de temps, de passé et de futur ? Cet instant présent n’est-il pas encore une fuite vers un état conceptuel auquel nous devrions constamment revenir par la pensée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le concept spirituel le plus résistant, après l’existence de dieu ou d’une énergie créatrice, est celui de <span style="text-decoration: underline;">l’amour</span> (voir &laquo;&nbsp;<a href="http://conscience.du.coeur.free.fr/textes/texte20_traite_de_soi.html" target="_blank">Traité de soi</a>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.letransmuteur.net/la-perversite-de-l-amour/" target="_blank">Perversité de l’amour</a>&laquo;&nbsp;).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais cet amour, que nous sommes si nombreux à évoquer, peut-il vraiment être un concept ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong> Oui. Il suffit de penser à l’amour pour l’expérimenter. Il suffit de fuir une émotion de tristesse au profit de l’amour pour se sentir mieux. La pensée crée l’état, l’expérience. Si nous focalisons notre attention sur, par exemple, un mal de tête, quelques minutes suffisent pour effectivement le ressentir. Il en est de même si nous nous focalisons sur l’amour.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette expérience, issue de notre pensée, nous a-t-elle réellement transformés ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong> Evidemment non, car c’est simplement la non-reconnaissance d’une émotion ou d’une croyance qui nous fait nous réfugier dans le concept amour.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus des concepts d’éveil et d’instant présent, la spiritualité nous parle d’unité et de paix lorsqu’il suffit de comprendre – individuellement &#8211; les fondements de nos conflits avec l’autre. Elle nous parle d’énergies et de vibrations, de plans et de dimensions, d’anges et d’êtres de lumière, d’une terre mère et d’un père divin, de matière et d’éther, de protection et de bienveillance venues d’en-haut&#8230; Avec tous ces concepts, nous nous délions de ce que nous sommes lorsque nous ne savons pas ce qu’est vivre sans la séparation spirituelle du cœur, du corps et du mental.</p>
<p style="text-align: justify;">Les théories et techniques spirituelles, nous apprennent à écouter un cœur, une source d’amour, à expérimenter une expansion de conscience, en étouffant un mental dont il faut absolument se séparer, car il serait notre principal obstacle&#8230; Nous empilons toutes ces idées spirituelles dans notre impossible quête. Lorsque nous sommes enfants nos parents nous narrent l’histoire merveilleuse du père Noël, et lorsque nous sommes grands nous continuons à croire en d’autres histoires racontées par des enseignants spirituels ou des éminences politiques.></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que nous reste-t-il si l’ensemble de la spiritualité est conceptuel ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong> Il reste soi, cette globalité qui ne nécessite, par évidence, aucune définition ni aucune histoire extraordinaire. Ce que nous sommes n’est accessible que par la compréhension de ce que nous ne somme pas et pour cela, toute la spiritualité qui ne fait que définir des concepts, ne peut pas nous aider.</p>
<h3 style="text-align: justify; color:#9900FF">Si la spiritualité est une grande illusion, comment sortir de la pensée conflictuelle ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Paradoxalement par la pensée elle-même, car seule la pensée peut comprendre la pensée. Le mental ne connait pas la clef de notre libération, il en est la clé. Il ne s’agit pas de trouver une vérité absolue mais bien sa propre vérité. Une vérité qui correspond à ce que nous sommes et qui nous permet de comprendre comment nous fonctionnons par la pensée. Comprendre comment nos croyances provoquent des réactions, plutôt que des actions qui, elles, seraient l’expression libre de ce que nous sommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’est donc pas question d’adopter de nouvelles propositions spirituelles qui viendraient remplacer ou renforcer une croyance existante. Il ne s’agit pas non plus de se comprendre à partir de nos croyances, car dans ce cas, nous partirions sur du connu (notre mémoire, notre passé, nos souvenirs, c&#8217;est-à-dire ce qui n’existe plus), ce qui nous empêcherait de voir l’évidence d’une compréhension qui nous ramène à soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est également impératif de sortir des techniques, des rituels et de la notion de chercheur qui n’ont pour seul objectif que d’expérimenter des concepts. Nous n’avons pas à trouver un état spécifique mais à vivre nos émotions même si elles peuvent sembler, au regard de notre conditionnement social ou spirituel, peu reluisantes, manquant de sagesse, de noblesse ou de divin&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour sortir de la pensée nous n’avons qu’à vivre nos émotions lorsqu’elles se présentent, sans les définir, sans fuir dans la justification ou l’interprétation de notre passé ou de nos présumées vies antérieures. Nous accusons les autres et les événements d’être la cause de nos souffrances, de nos déceptions&#8230; Ces accusations placent notre responsabilité à l’extérieur de nous (mon père m’a menti, ma grand-mère ne m’aime pas, je porte un secret familial trop lourd, mon mari me trompe, la société me manipule, la pluie me dérange, le chien du voisin m’énerve&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Si se comprendre pour se vivre est une démarche qui semble simple, cela s’avère parfois difficile. En effet, lâcher nos croyances, qui sont le fondement de nos existences, est une expérience inédite que nous ne pouvons pas envisager aisément. En voici les raisons majeures :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Nous avons pris l’habitude socialement et spirituellement de <span style="text-decoration: underline;">remplacer une croyance par une autre</span>. Nous passons du communisme au fascisme ou du socialisme au libéralisme à partir de l’interprétation que nous nous faisons de la politique et en fonction de nos attentes extérieures. Il en va de même pour la spiritualité, nous passons d’un thérapeute à l’autre, d’une technique à l’autre, d’une promesse à l’autre parce que nous n’y trouvons pas ce que nous attendons. Comme en politique, la machine des nouveaux concepts est très lucrative car elle répond à une demande de bonheur qui viendrait de l’extérieur.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Nous cherchons constamment</span> à l’extérieur quelque chose que nous ne trouverons pas davantage à l’intérieur.</li>
<li>Il n’est également pas aisé de concevoir que ce que nous sommes (notre globalité) ne peut être défini. Dès que nous croyons connaitre un état de conscience de soi, nous ne faisons que reconnaitre une croyance. Dès lors, nous cherchons par tous les moyens de retrouver cet état connu. Nous avons tellement l’habitude d’entreprendre une démarche pour obtenir un résultat, qu’<span style="text-decoration: underline;">envisager de se comprendre sans attente est inacceptable</span>.</li>
<li>Se comprendre passe souvent par une <span style="text-decoration: underline;">émotion dite négative</span> comme une souffrance, un conflit. C’est au moment où nous tentons de fuir en remplaçant une émotion par une autre, que nous devons être le plus vigilants afin de ne pas chercher une solution plutôt que de vivre ce qui se passe en nous.</li>
<li>La réflexion qui mène à <span style="text-decoration: underline;">la compréhension passe inévitablement par le mental</span>. Le mental ou l’égo sont souvent mal considérés dans la spiritualité. Donnant la préférence aux expériences vécues à partir du cœur, notre tête serait un obstacle.</li>
<li>Nous sommes constamment à la <span style="text-decoration: underline;">recherche d’autre chose que soi</span>. Cette attente qui nous pousse vers l’extérieur est très répandue, autant dans la spiritualité que dans la vie sociale. Nous cherchons souvent une satisfaction immédiate censée nous soulager de nos émotions dérangeantes. En nous occupant des autres, en lisant des récits fabuleux, en priant ou en méditant nous faisons, plus au moins inconsciemment, l’impasse sur nos souffrances. Nous espérons changer les autres, la société et le monde afin qu’ils correspondent à notre croyance en un monde juste, équitable, paisible, libéré de la corruption et de la manipulation&#8230; Nous souhaitons des changements intérieurs ou extérieurs au lieu d’aller à la rencontre de ce qui crée en nous-mêmes ce monde injuste, inégal, en perpétuel conflit. Cette compulsion à vouloir changer le monde extérieur nous éloigne de ce que nous sommes. Se vivre exige de sortir de la fuite et de l’espoir. Se vivre demande d’écouter ses pensées, quelles qu’elles soient, de lâcher la notion du bien et du mal, de se libérer de l’attente d’une vérité ou d’un changement extérieur ou intérieur&#8230;</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">C’est pour ces raisons qu’une démarche sans techniques, ni vérités toutes faites, peut paraitre ardue. Nous n’avons pas l’habitude non seulement de reconnaître, mais d’écouter nos émotions. Il est plus rassurant d’inventer un concept pour s’y réfugier que de réaliser que nous sommes entièrement responsables de notre existence. Il n’est pas évident d’admettre que, tôt ou tard, nous devrons lâcher toutes nos connaissances, exception faite de la pensée pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous sommes capables de penser, nous sommes capables de nous vivre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voici les questions à se poser. Ai-je vraiment envie de vivre ou est-ce que je choisis encore d’alimenter mes pensées conflictuelles ? Est-ce que je fais le choix de la liberté ou est-ce que je préfère survivre au travers de concepts ? </strong></p>
<h3 style="text-align: justify; color:#9900FF">Devenir des penseurs avertis et non plus des êtres soumis.</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons devenir les penseurs avertis de notre existence en entrant dans une logique de compréhension. Lorsque nous comprenons que les racines du passé conditionnent notre existence, nous nous en libérons. Sans cela, nous entretenons notre malaise en nous focalisant sur autre chose que ce que nous vivons.</p>
<p style="text-align: justify;">Se comprendre demande d’utiliser ce que nous partageons tous au-delà de nos apparentes différences culturelles, sociales ou philosophiques : l’émotion et la pensée. Il n’est plus question de qualités exceptionnelles, de niveau spirituel, d’intelligence littéraire ou scientifique. En d’autres mots, l’émotion et la pensée sont les racines de notre reliance, pour autant que nous les exprimions telles quelles, sans justification ou interprétation.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette intelligence nous mène en droite ligne à ce que nous sommes. Nous pouvons enfin sortir de la pensée conflictuelle, du temps, de nos croyances, de nos peurs, de nos doutes, de nos attentes&#8230; Cela procure une sensation de soi inexplicable, juste à vivre. Cette démarche ne s’arrête jamais, elle mène à une compréhension de soi de plus en plus profonde, à une reconnaissance de plus en plus affinée de notre ressenti.</p>
<p style="text-align: justify;">Se comprendre pour se vivre mène inéluctablement l’être humain à sa globalité par la compréhension de ce qu’il n’est pas, c’est finalement réaliser l’évidence que tout est soi. Avec notre intelligence nous sortons du conflit intérieur et extérieur, pour enfin réaliser l’envergure de l’être l’humain conscient de ce qu’il est.</p>
<p>Fraternellement,</p>
<p><strong>Olivier</strong></p>
<p align="right">(source: <a href="http://conscience.du.coeur.free.fr/textes/texte_se_comprendre_pour_se_vivre.html" target="_blank">conscienceducoeur.tk</a>)</p>
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		<title>Les 3 portes de la Sagesse</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 15:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
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		<description><![CDATA[Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage. &#171;&#160;Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie&#160;&#187;, demanda le Prince. &#171;&#160;Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable&#160;&#187;, répondit le Sage. &#171;&#160;Cependant je veux bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-2274" title="Les trois portes de la Sagesse" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/les-trois-portes-de-la-sagesse.bmp" alt="Les trois portes de la Sagesse" width="400" height="300" />Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie&nbsp;&raquo;</em>, demanda le Prince.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable&nbsp;&raquo;</em>, répondit le Sage. <em>&laquo;&nbsp;Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>CHANGE LE MONDE</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;C’était bien là mon intention&nbsp;&raquo;</em>, pensa le Prince, <em>&laquo;&nbsp;car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.&nbsp;&raquo;</em> Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : <em>&laquo;&nbsp;Qu’as-tu appris sur le chemin ?&nbsp;&raquo;<span id="more-2271"></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J’ai appris&nbsp;&raquo;</em>, répondit le Prince, <em>&laquo;&nbsp;à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;C’est bien&nbsp;&raquo;, dit le Vieil Homme. &laquo;&nbsp;Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.&nbsp;&raquo; Et il disparut.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>CHANGE LES AUTRES</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;C’était bien là mon intention&nbsp;&raquo;</em>, pensa-t-il. <em>&laquo;&nbsp;Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration.&nbsp;&raquo;</em> Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : <em>&laquo;&nbsp;Qu’as-tu appris sur le chemin ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J’ai appris&nbsp;&raquo;</em>, répondit le Prince, <em>&laquo;&nbsp;que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Tu as raison&nbsp;&raquo;</em>, dit le Sage. <em>&laquo;&nbsp;Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.&nbsp;&raquo;</em> Et le Vieil Homme disparut.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>CHANGE-TOI TOI-MÊME</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire&nbsp;&raquo;,</em> se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.</p>
<p style="text-align: justify;">Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : <em>&laquo;&nbsp;Qu’as-tu appris sur le chemin ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J’ai appris&nbsp;&raquo;</em>, répondit le Prince, <em>&laquo;&nbsp;qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;C’est bien&nbsp;&raquo;</em>, dit le Sage.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Oui&nbsp;&raquo;</em>, poursuivit le Prince, <em>&laquo;&nbsp;mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;C’est justement ton prochain apprentissage&nbsp;&raquo;</em>, dit le Vieux Sage. <em>&laquo;&nbsp;Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.&nbsp;&raquo;</em> Et il disparut.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>ACCEPTE-TOI TOI-MÊME</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. <em>&laquo;&nbsp;Quand on combat on devient aveugle&nbsp;&raquo;</em>, se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : <em> &laquo;&nbsp;Qu’as-tu appris sur le chemin ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J’ai appris&nbsp;&raquo;</em>, répondit le Prince, <em>&laquo;&nbsp;que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;C’est bien&nbsp;&raquo;</em>, dit le Vieil Homme, <em>&laquo;&nbsp;c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>ACCEPTE LES AUTRES</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.<em> &laquo;&nbsp;Qu’as-tu appris sur le chemin ?&nbsp;&raquo;</em> demanda ce dernier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J’ai appris&nbsp;&raquo;</em>, répondit le Prince, <em>&laquo;&nbsp;qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;C’est bien&nbsp;&raquo;</em>, dit le Vieux Sage. <em>&laquo;&nbsp;C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>ACCEPTE LE MONDE</strong></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Curieux&nbsp;&raquo;</em>, se dit-il, <em>&laquo;&nbsp;que je n’aie pas vu cette inscription la première fois.&nbsp;&raquo;</em> Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Qu’as-tu appris sur le chemin ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;J’ai appris&nbsp;&raquo;</em>, dit le Prince, <em>&laquo;&nbsp;que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C’est la 3ème Sagesse&nbsp;&raquo;</em>, dit le Vieil Homme. <em>&laquo;&nbsp;Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil&nbsp;&raquo;</em>, dit le Vieux Sage, <em>&laquo;&nbsp;celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Et le Vieil Homme disparut.</p>
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		<title>Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 13:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité/Ésotérisme]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Connais-toi toi-même&#160;&#187; : cette inscription placée sur le fronton du temple de la pythie de Delphes est très célèbre. Cependant cette devise delphique, qu&#8217;on attribua à tort à Socrate, n&#8217;était pas un encouragement à une connaissance psychologique de soi, mais un rappel à l&#8217;ordre. Elle avait pour but de remémorer aux individus qu&#8217;ils n&#8217;étaient que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignright size-full wp-image-1363" title="La conscience de Soi !" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-conscience-de-soi.jpg" alt="La conscience de Soi !" width="331" height="216" /></em><strong>&laquo;&nbsp;Connais-toi toi-même&nbsp;&raquo;</strong><strong> : cette inscription placée sur le fronton du temple de la pythie de Delphes est très célèbre. Cependant cette devise delphique, qu&#8217;on attribua à tort à Socrate, n&#8217;était pas un encouragement à une connaissance psychologique de soi, mais un rappel à l&#8217;ordre. Elle avait pour but de remémorer aux individus qu&#8217;ils n&#8217;étaient que des mortels : elle invitait les voyageurs à la prise de conscience de leurs propres limites. On oublie d&#8217;ailleurs que cette exhortation, &laquo;&nbsp;Connais-toi toi-même&nbsp;&raquo;, était suivie de &laquo;&nbsp;… et tu connaîtras l&#8217;univers et les dieux.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un individu disposant d&#8217;une connaissance parfaite de soi serait donc l&#8217;égal d&#8217;un dieu. Pour les philosophes grecs, la connaissance de soi-même est synonyme de sagesse. Elle permettrait en effet à l&#8217;individu de prendre conscience de ses propres limites, de se libérer de ses défauts, de développer ses qualités, et, en faisant abstraction de tout ce qui dans le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas personnel, de prendre conscience de sa véritable identité et, au fond, de sa liberté.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La devise delphique laisse entendre que nous ne nous connaissons pas réellement, que la connaissance de soi n&#8217;est pas une donnée immédiate de la conscience. Elle nous invite donc à entreprendre une recherche, une descente dans les profondeurs de notre intériorité pour trouver l&#8217;essence de notre être. Or, cette recherche passe d&#8217;abord par la découverte et l&#8217;affirmation de notre moi. Cette affirmation est le fondement de la philosophie cartésienne en même temps que celui de toute entreprise de recherche de sa propre identité. Pour approfondir la connaissance que nous avons de nous-mêmes, il faut donc se demander s&#8217;il est légitime de parler du soi par soi et quels en seraient les moyens et les conditions.<span id="more-1361"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La recherche de la connaissance de soi a une condition : le sentiment de notre être. Descartes, dans son Discours sur la méthode, prouve que l&#8217;affirmation <em>&laquo;&nbsp;Je pense, donc je suis&nbsp;&raquo;</em> (c&#8217;est à dire le cogito, <em>&laquo;&nbsp;premier principe&nbsp;&raquo;</em> de la philosophie cartésienne) est <em>&laquo;&nbsp;si ferme et si assurée que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques [ne sont] pas capables de l&#8217;ébranler.&nbsp;&raquo;</em> En effet, il est possible de douter de tout, même de l&#8217;existence effective de notre corps et du monde autour de nous, sauf de l&#8217;existence de notre pensée, de notre je. A partir du moment où nous nous rendons compte de l&#8217;irréfutabilité de l&#8217;existence de notre pensée indépendante, nous prenons conscience de notre <em>&laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo;</em>. Il nous est permis alors d&#8217;entamer la recherche de notre <em>&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est à dire de la nature de notre propre identité.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains philosophes imaginent que nous avons à tout moment <em>&laquo;&nbsp;la conscience intime de notre moi&nbsp;&raquo;</em> (Hume), que nous avons un sentiment invincible de la connaissance de nous-mêmes que nous ne mettons que rarement en doute. Cependant, avoir un sentiment immédiat de notre être, ce n&#8217;est pas avoir une connaissance pleine et entière de soi. Il arrive que nous nous surprenions nous-mêmes, ou que nous passions par de graves crises de remise en question. Notre comportement, notre façon de penser varient suivant nos expériences. La connaissance de soi implique une recherche, et cette recherche doit disposer de moyens adaptés à son but.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes a priori les mieux placés pour nous connaître ; par l&#8217;introspection, nous pouvons accéder à une certaine connaissance de nos sentiments, de nos qualités et de nos défauts, de nos motivations et de nos convictions. Mais accède-t-on à un niveau particulier de la réalité mentale par l&#8217;introspection, ou cette méthode tend-elle a susciter l&#8217;objet même auquel elle prétend accéder ? Le paradoxe de l&#8217;introspection est que le sujet se confond avec l&#8217;acte de s&#8217;observer lui-même. De même l&#8217;introspection est normalisée par le langage. Il n&#8217;en reste pas moins que l&#8217;idée de <em>&laquo;&nbsp;savoir&nbsp;&raquo;</em> ce qu&#8217;on est soi-même soulève des difficultés de principe : en quel sens emploie-t-on<em> &laquo;&nbsp;savoir&nbsp;&raquo;</em>, s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;intériorité ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il paraît difficile par ce moyen d&#8217;avoir une connaissance objective de nous-mêmes : la connaissance que nous pouvons avoir de nous par l&#8217;introspection passe à travers le filtre de l&#8217;opinion que nous nous faisons de nous. Ainsi, nous pouvons être tentés d&#8217;exagérer, d&#8217;amoindrir ou de taire certains de nos défauts. Dans son roman de science-fiction La Révolution des Fourmis, Bernard Werber nous rappelle que <em>&laquo;&nbsp;pour comprendre un système, il faut… s&#8217;en extraire.&nbsp;&raquo;</em> Or, il est impossible de <em>&laquo;&nbsp;sortir de soi&nbsp;&raquo;</em> ! Je suis à la fois le sujet et l&#8217;objet. Le <em>&laquo;&nbsp;Je&nbsp;&raquo;</em> qui pense le moi en est une émanation. L&#8217;introspection ne peut, seule, mener à la connaissance de soi. De plus, elle est presque impuissante à juger nos actions sans prise de recul : le temps et l&#8217;expérience qu&#8217;il délivre permet parfois de porter un regard réellement critique sur le <em>&laquo;&nbsp;soi&nbsp;&raquo;</em> que l&#8217;on était auparavant &#8211; mais elle ne peut permettre d&#8217;éviter les ennuis ayant résulté d&#8217;une mauvaise action passée de notre part, elle permet tout au plus de prendre conscience de nos erreurs passées.</p>
<p style="text-align: justify;">Il apparaît donc clair que l&#8217;introspection ne peut suffire au philosophe recherchant son identité réelle. Il lui est indispensable de prendre en compte les réactions de l&#8217;Autre devant les manifestations dans le monde extérieur de sa pensée, de ses sentiments. Si possible, il devra faire directement appel au jugement de l&#8217;Autre. Il lui sera ainsi permis de prendre conscience de ce qu&#8217;il se cachait, de ce à quoi il n&#8217;avait pas pensé. Il aura l&#8217;impression que la vérité lui <em>&laquo;&nbsp;saute aux yeux&nbsp;&raquo;</em>, et il aura fait un grand pas dans la connaissance qu&#8217;il a de sa propre intériorité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce deuxième moyen d&#8217;accéder à la connaissance de soi n&#8217;est pas parfait ; en effet, la vision que l&#8217;Autre nous donne de nous-mêmes, si elle a le mérite d&#8217;être différente de la nôtre, n&#8217;est pas purement objective : son jugement peut être déformé par l&#8217;amitié ou l&#8217;antipathie qu&#8217;il éprouve pour nous. En outre, sa critique est nécessairement incomplète, puisqu&#8217;elle ne peut s&#8217;appliquer que sur les traits de notre caractère que nous laissons transparaître, consciemment ou non, au-dehors. L&#8217;Autre ne peut voir que mon masque social, le <em>&laquo;&nbsp;persona&nbsp;&raquo;</em> des latins. De plus, l&#8217;Autre n&#8217;a pas forcément connaissance de notre expérience personnelle, qui influence considérablement notre psychisme. De sa place, il ne voit qu&#8217;une facette, qu&#8217;une manifestation de notre personnalité, certainement influencée par sa présence. Le regard de l&#8217;observateur modifie déjà l&#8217;objet d&#8217;observation : alors quand cet objet est un sujet capable de se modifier lui-même, cela nous entraîne dans un jeu de miroirs peu propice à l&#8217;observation.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, nous sommes des êtres changeants : notre manière d&#8217;être, notre rapport aux choses, nos convictions, peuvent varier infiniment d&#8217;un moment de notre vie à un autre. Là encore, notre expérience personnelle joue un grand rôle sur ce que nous sommes, en influençant l&#8217;évolution de nos pensées conscientes et inconscientes. Deux amis d&#8217;enfance se retrouvant après plusieurs années risquent de ne plus se reconnaître, voire de ne plus prendre plaisir en compagnie de l&#8217;autre, tandis que si leurs voies ne s&#8217;étaient pas séparées, leur amitié serait peut-être restée intacte.</p>
<p style="text-align: justify;">La connaissance de soi ne peut donc être à la fois totale et définitive : l&#8217;évolution de ce que nous sommes, conditionnée par l&#8217;évolution du monde autour de nous, est un processus continu, qui ne connaît de fin qu&#8217;avec la mort. <em>&laquo;&nbsp;La crainte, le désir, l&#8217;espérance nous élancent vers l&#8217;avenir, et nous dérobent le sentiment et la considération de ce qui est, pour nous amuser à ce qui sera, voire quand nous ne serons plus&nbsp;&raquo;</em> Montaigne, (Essais 1.3) souligne ainsi la perpétuelle mutation, la marche en avant de l&#8217;être. Il montre aussi que notre faculté à nous projeter vers l&#8217;avenir constitue un obstacle à la connaissance de notre moi.</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il est probable de retrouver chez un individu les mêmes traits de caractère à différentes étapes de sa vie, il est fort rare que ces caractéristiques mêmes qui font la spécificité de cette personne n&#8217;aient pas évolué tout au long de son existence. <em>&laquo;&nbsp;On ne peut pas descendre deux fois dans le même fleuve.&nbsp;&raquo;</em> (Héraclite.) La recherche de notre <em>&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;</em> s&#8217;apparente donc à la recherche philosophique de la sagesse, dans la mesure où cette recherche est infinie. Se connaître soi-même, ce serait se chercher à chaque instant, s&#8217;exercer sans cesse à l&#8217;autocritique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet appel régulier à l&#8217;autocritique, on l&#8217;a vu, doit s&#8217;appuyer à la fois sur l&#8217;introspection et l&#8217;appel au regard de l&#8217;Autre, et rechercher la vérité dans la confrontation des subjectivités. La recherche de la nature du <em>&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;</em> nécessite un esprit critique envers soi-même, une grande capacité d&#8217;abstraction (puisqu&#8217;il faut s&#8217;efforcer d&#8217;oublier son amour-propre pour se considérer le moins subjectivement possible), une grande constance (il ne faut jamais se surprendre à croire que l&#8217;on se connaît <em>&laquo;&nbsp;une fois pour toutes&nbsp;&raquo;</em>) et un esprit à la fois analytique et synthétique : pour arriver à la connaissance de soi, il faut en effet savoir confronter efficacement les subjectivités (la sienne et celle de l&#8217;Autre) pour en faire jaillir la vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant est-il possible d&#8217;accéder à une connaissance pleine et entière de soi ? Il est clair que les moyens que nous avons passés en revue permettent d&#8217;explorer notre intériorité, mais leur combinaison adroite peut-elle, seule, nous amener à la connaissance de l&#8217;ensemble de notre être ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les découvertes de la psychanalyse, et les travaux des différents philosophes que l&#8217;on peut qualifier de <em>&laquo;&nbsp;précurseurs&nbsp;&raquo;</em> de cette science, semblent prouver que non. En effet, notre conscience ne serait qu&#8217;une partie de notre <em>&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;</em> total, autrement dit, l&#8217;Homme est plus que la simple conscience qui semble a priori le diriger. Rêves, actes manqués, lapsus, névroses et psychoses diverses attestent l&#8217;existence d&#8217;un <em>&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;</em> plus profond que notre <em>&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;</em> pensant et organisateur de pensée, d&#8217;un inconscient formé de pensées refoulées par un <em>&laquo;&nbsp;organe de censure&nbsp;&raquo;</em> de notre conscience mais qui, parfois, remontent à la surface &#8211; et se traduisent par des <em>&laquo;&nbsp;symptômes&nbsp;&raquo;</em> parfois dangereux pour la personne.</p>
<p style="text-align: justify;">Freud, le fondateur de la psychanalyse, affirme même dans sa Métapsychologie que <em>&laquo;&nbsp;ce n&#8217;est qu&#8217;au prix d&#8217;une prétention intenable que l&#8217;on peut exiger que tout ce qui se produit dans le domaine psychique doive aussi être connu de la conscience.&nbsp;&raquo;</em> Autrement dit, la conscience ne représente qu&#8217;une infime partie de notre moi, et toute connaissance de ce que nous sommes vraiment est définitivement hors de notre portée.</p>
<p style="text-align: justify;">La conscience ne serait qu&#8217;une île minuscule, perdue au milieu d&#8217;un immense océan de pulsions refoulées. Les habitants de l&#8217;île de Conscience seraient de malheureux sauvages, toujours le ventre vide, en même temps effrayés et attirés par l&#8217;étendue d&#8217;eau sans limites s&#8217;étalant autour de leur territoire. L&#8217;île de Conscience est régulièrement submergée par les vagues de l&#8217;inconscient, causant des dégâts considérables.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Consciencieux aimeraient découvrir le vaste monde, mais les misérables arbres aux branches tordues poussant sur le sol rocailleux de leur îlot ne peuvent suffire à la construction du navire de fort tonnage qui pourrait servir à leur expédition. De plus, certains d&#8217;entre eux sont terrifiés par la Mer de l&#8217;Inconscience et par les créatures qui en habitent les profondeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, il existe sur l&#8217;île de Conscience des terres en friches, inexplorées par ses habitants. Dans ses Nouveaux essais sur l&#8217;entendement humain, Leibniz montre qu&#8217; <em>&laquo;&nbsp;il y a à tout moment une infinité de perceptions en nous, mais sans aperception et sans réflexion, […] dont nous ne nous apercevons pas.&nbsp;&raquo;</em> Il existe en effet des <em>&laquo;&nbsp;degrés&nbsp;&raquo;</em> dans l&#8217;échelle de la conscience : conscience en sommeil, conscience éveillée, conscience active, conscience absolue. Il faut bien admettre que la plupart du temps, nous ne prenons pas la peine d&#8217;analyser tous les messages qui nous parviennent. En passant d&#8217;un degré de conscience à un autre, nous éprouvons, en un court instant, la sensation d&#8217;un homme qui, après des années passées dan un cachot obscur, recouvre sa liberté et contemple à nouveau la lumière du jour. Cependant nous passons la plus grande partie de notre vie dans la pénombre de notre conscience, nous ne prenons en compte, des sensations qui nous parviennent du monde extérieur, que celles qui s&#8217;imposent directement à nous avec force ; or, pour accéder à la pleine conscience de nous-mêmes et du monde extérieur, il faudrait réinvestir le terrain de notre entendement, et ramener vers la conscience tout ce qui nous parvient, ainsi que tout ce que nous avons en apparence oublié mais qui agit encore sur notre psychisme. C&#8217;est un véritable travail de tous les instants, peut-être le véritable sens du mythe de Sisyphe.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement, nous serions condamnés à mener une vie de fantômes, au milieu des ténèbres de l&#8217;absence de conscience. <em>&laquo;&nbsp;Nous sommes des automates les trois quarts de notre vie&nbsp;&raquo;</em>, disait Leibniz. En effet, nous sommes le plus souvent guidés par nos habitudes, nos réflexes, notre éducation et nos sentiments inconscients que par notre véritable conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">Faut-il cependant, devant les faits mis en évidence par la psychanalyse, abandonner toute recherche de soi ? Faut-il, au contraire, poursuivre l&#8217;entreprise commencée et aller toujours plus avant dans la recherche de la connaissance de soi ? Avons-nous les moyens d&#8217;explorer notre inconscient ?</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il est fort improbable que nous puissions parvenir à une connaissance absolue de nous-mêmes &#8211; ce qui ferait de nous l&#8217;égal des <em>&laquo;&nbsp;dieux&nbsp;&raquo;</em> qu&#8217;évoque l&#8217;inscription du temple de Delphes -, nous pouvons tout de même accéder à une meilleure connaissance de nous-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;introspection nous permet de mettre de l&#8217;ordre dans nos sentiments, l&#8217;appel au regard de l&#8217;Autre nous donne une vision de nous-mêmes plus objective, la psychanalyse permet de faire remonter à la surface du conscient nos désirs secrets, le maintien en éveil de notre conscience agrandit notre entendement, et l&#8217;esprit d&#8217;autocritique assure la constance de nos recherches, indispensable dans la mesure où nous sommes des êtres de changement et où nous ne sommes plus les mêmes d&#8217;un moment de notre vie à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son essai L&#8217;Être et le Néant, le philosophe existentialiste français Jean-Paul Sartre évoque le problème psychanalytique du refoulement. D&#8217;après Freud, nous avons en nous des pulsions inconscientes, que notre conscience refuse de laisser s&#8217;exprimer. Force est alors d&#8217;admettre que <em>&laquo;&nbsp;la censure, pour appliquer son activité avec discernement, doit connaître ce qu&#8217;elle refoule.&nbsp;&raquo;</em> Or, la censure doit nécessairement <em>&laquo;&nbsp;avoir conscience de discerner&nbsp;&raquo;</em> les impulsions dangereuses. Les résistances du malade soigné par la psychanalyse <em>&laquo;&nbsp;impliquent au niveau de la censure une représentation du refoulé en tant que tel.&nbsp;&raquo;</em> Les efforts de la censure pour empêcher le dévoilement de l&#8217;objet refoulé impliquent en effet <em>&laquo;&nbsp;une compréhension du but vers quoi tendent les questions du psychanalyste et un acte de liaison synthétique par lequel elle compare la vérité du complexe refoulé à l&#8217;hypothèse psychanalytique qui le vise.&nbsp;&raquo;</em> Si nous n&#8217;avons pas conscience de <em>&laquo;&nbsp;ces différentes opérations&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est que la censure est <em>&laquo;&nbsp;conscience d&#8217;être conscience de la tendance à refouler, mais précisément pour n&#8217;en être pas conscience.&nbsp;&raquo;</em> Autrement dit, la censure fait preuve de <em>&laquo;&nbsp;mauvaise foi&nbsp;&raquo;</em> sartrienne ; et nous avons en réalité conscience de ce que nous voulons cacher à la fois aux autres et à nous-mêmes. <br />
 Une autre manière de savoir qui je suis serait de réinvestir les <em>&laquo;&nbsp;friches&nbsp;&raquo;</em> de ma conscience. Rêveries, fantasmes, imagination font également partie de moi. Les refuser comme <em>&laquo;&nbsp;folles du logis&nbsp;&raquo;</em> nierait des pans entiers de ma personnalité. Nous sommes devant un autre paradoxe : si la rêverie est une conscience qui diminue, elle ouvre également sur le monde intérieur, à mi-chemin de la conscience et du rêve.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Je&nbsp;&raquo;</em>, on l&#8217;a vu est le sujet se pensant dans l&#8217;immédiateté, avec certains inconvénients comme l&#8217;étroitesse du champ de la conscience, sa subordination à un projet immédiat. Dans la rêverie, nous dit Gaston Bachelard ( introduction de La poétique de la rêverie), <em>&laquo;&nbsp;la poésie constitue à la fois le rêveur et son monde&nbsp;&raquo;</em>, une sorte de réconciliation du je et du moi. En nous obligeant à une prise de conscience, à un retour systématique sur nous-mêmes, cette manière d&#8217;utiliser l&#8217;image n&#8217;est pas une rêverie poétique mais &laquo;&nbsp;<em>un accroissement de conscience, […], un renforcement de la cohérence psychique.&nbsp;&raquo;</em> Bachelard propose de laisser vivre en nous la rêverie pour mieux en jouir et l&#8217;étudier, pour mieux nous construire.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si toute connaissance définitive de notre <em>&laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;</em> est à jamais hors de portée du champ de nos investigations, il est absolument nécessaire de parvenir à une meilleure connaissance de soi-même. Cette connaissance permettrait de faire en nous-mêmes la distinction entre ce qui procède de l&#8217;habitude, de l&#8217;éducation, des réflexes, du conditionnement social et ce qui procède de notre volonté consciente et indépendante.</p>
<p style="text-align: justify;">Se demander ce que l&#8217;on peut savoir de soi est un enjeu considérable. Notre relation à nous-mêmes conditionne une claire perception non seulement de nous-mêmes, mais aussi du monde et des autres, des relations que j&#8217;entretiens avec ce monde. Je est le mieux placé pour parler de moi, même si cette place est parfois inconfortable ! Tous les moyens semblent bons pour se connaître, c&#8217;est à dire choisir sa vie. La marche vers la connaissance de soi est donc, au fond, une marche vers la liberté, une démarche philosophique.</p>
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		<title>Combattre la pauvreté, construire la paix</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 18:05:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Texte intégral du message de S.S. Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2009 Au début de cette nouvelle année, je désire adresser à tous mes vœux de paix et, par ce message, inviter chacun à réfléchir sur le thème: Combattre la pauvreté, construire la paix. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Texte intégral du message de S.S. Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2009</em></h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;"><img class="alignright size-full wp-image-1354" title="La Paix" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-paix.jpg" alt="La Paix" width="250" height="467" />A</span>u début de cette nouvelle année, je désire adresser à tous mes vœux de paix et, par ce message, inviter chacun à réfléchir sur le thème: Combattre la pauvreté, construire la paix. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, dans le message pour la Journée mondiale de la paix de 1993, avait déjà souligné les répercussions négatives que la situation de pauvreté de populations entières finit par avoir sur la paix. De fait, la pauvreté figure souvent parmi les facteurs qui favorisent ou aggravent les conflits, y compris armés. A leur tour, ces derniers alimentent de tragiques situations de pauvreté. «Une autre menace réelle pour la paix se confirme dans le monde et devient de plus en plus grave – écrivait Jean-Paul II: – de nombreuses personnes et même des populations entières vivent aujourd’hui dans des conditions d’extrême pauvreté. L’inégalité entre riches et pauvres est devenue plus évidente, même dans les pays économiquement les plus développés. Il s’agit là d’un problème qui s’impose à la conscience de l’humanité, car la situation dans laquelle se trouvent nombre de personnes offense leur dignité foncière et, en conséquence, compromet le progrès authentique et harmonieux de la communauté mondiale».<sup>1</sup></p>
<h4 style="text-align: justify;">Phénomène complexe de la mondialisation</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans ce contexte, combattre la pauvreté implique donc une prise en considération attentive du phénomène complexe de la mondialisation. Cette prise en compte est importante déjà du point de vue méthodologique, parce qu’elle invite à utiliser le fruit des recherches menées par les économistes et les sociologues sur les divers aspects de la pauvreté. La référence à la mondialisation devrait, également, revêtir un sens spirituel et moral, car elle nous pousse à considérer les pauvres dans la perspective consciente que nous participons tous à un unique projet divin, celui de la vocation à construire une unique famille dans laquelle tous – individus, peuples et nations – règlent leurs comportements en les basant sur les principes de fraternité et de responsabilité.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Toute forme de pauvreté non choisie prend racine dans le manque de respect envers la dignité transcendante de la personne humaine<span id="more-1353"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans cette perspective, il est nécessaire d’avoir une vision ample et détaillée de la pauvreté. Si la pauvreté n’était que matérielle, les sciences sociales, qui nous aident à mesurer les phénomènes sur la base de données de caractère surtout quantitatif, seraient suffisantes pour en éclairer les caractéristiques principales. Nous savons cependant qu’il existe des pauvretés immatérielles, qui ne sont pas la conséquence directe et automatique de carences matérielles. Par exemple, dans les sociétés riches et avancées, se trouvent des phénomènes de marginalisation, de pauvreté relationnelle, morale et spirituelle: il s’agit de personnes intérieurement désorientées, qui connaissent diverses formes de malaise malgré le bien-être économique. Je pense, d’une part, à ce qu’on appelle le «sous-développement moral»<sup>2</sup> et, de l’autre, aux consé­quences négatives du «surdéveloppement».<sup>3</sup> Je n’oublie pas non plus que, dans les sociétés dites «pauvres», la croissance économique est souvent freinée par des obstacles culturels, qui ne permettent pas une utilisation correcte des ressources. Il demeure vrai, quoi qu’il en soit, que toute forme de pauvreté non choisie prend racine dans le manque de respect envers la dignité transcendante de la personne humaine. Quand l’homme n’est pas considéré dans l’intégralité de sa vocation et que les exigences d’une véritable «écologie humaine»<sup>4</sup> ne sont pas respectées, les dynamiques perverses de la pauvreté se déclenchent aussi, comme cela apparaît évident dans certains domaines que j’évoquerai brièvement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Pauvreté et implications morales</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">L</span>a pauvreté est souvent mise en relation, comme étant sa cause directe, avec la croissance démographique. En conséquence de quoi, sont mises en œuvre des campagnes de réduction des naissances, conduites au niveau international, recourant aussi à des méthodes qui ne respectent ni la dignité de la femme ni le droit des époux à choisir de manière responsable le nombre de leurs enfants<sup>5</sup> et souvent même, ce qui est plus grave, qui ne respectent pas le droit à la vie. L’élimination de millions d’enfants non-nés, au nom de la lutte contre la pauvreté, constitue en réalité la disparition des plus pauvres parmi les êtres humains. Face à cela, le fait est qu’en 1981, environ 40% de la population mondiale vivait au-dessous du seuil de pauvreté absolue, tandis qu’aujourd’hui ce pourcentage a diminué de moitié et que sont sorties de la pauvreté des populations que caractérise, entre autres, une forte augmentation démographique. Cette donnée met en évidence que les ressources existeraient pour résoudre le problème de la pauvreté, même en présence d’une croissance de la population. Il ne faut pas oublier que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours, la population sur la terre a augmenté de quatre milliards et que, dans une large mesure, ce phénomène concerne des pays qui ont récemment émergés sur la scène internationale comme de nouvelles puissances économiques et qui ont connu un développement rapide précisément grâce au nombre élevé de leurs habitants. En outre, parmi les Nations les plus développées, celles qui ont les taux de natalité les plus élevés jouissent des meilleures potentialités de développement. En d’autres termes, il apparaît que la population est une richesse et non un facteur de pauvreté.</p>
<p class="kasten-gesamt" style="text-align: justify;">Le niveau global actuel des dépenses militaires des Etats est préoccupant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, le fait est que «les immenses ressources matérielles et humaines engagées pour les dépenses militaires et pour les armements sont en réalité soustraites aux projets de développement des peuples, spécialement à ceux qui sont les plus pauvres et qui ont le plus besoin d’aide. Cela va à l’encontre de ce que la Charte des Nations-Unies elle-même affirme, quand elle engage la communauté internationale et les Etats en particulier, ‹à favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationale en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde› (art. 26)».<sup>6</sup></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>ne autre source de préoccupation est constituée par les maladies pandémiques comme, par exemple, la malaria, la tuberculose et le sida, qui, dans la mesure où elles frappent les secteurs productifs de la population, influent grandement sur l’aggravation des condi­tions générales du pays. Les tentatives pour freiner les conséquences de ces maladies sur la population n’atteignent pas toujours des résultats significatifs. Il arrive, en outre, que les pays victimes de certaines de ces pandémies doivent subir, pour y faire face, le chantage de ceux qui conditionnent les aides économiques à la mise en œuvre de politiques contraires à la vie. Il est en particulier difficile de combattre le sida, qui est une cause dramatique de pauvreté, si les problématiques morales liées à la diffusion du virus ne sont pas affrontées. Il faut en premier lieu mettre en œuvre des campagnes qui éduquent, surtout les jeunes, à une sexualité qui soit conforme à la dignité de la personne; des initiatives réalisées en ce sens ont déjà obtenu des résultats significatifs, en faisant diminuer la diffusion du VIH. Il faut ensuite mettre à la disposition des peuples pauvres les médicaments et les soins nécessaires; ce qui suppose un engagement fort en faveur de la recherche médicale et des innovations thérapeutiques, ainsi qu’une application souple, quand cela s’avère nécessaire, des règles internationales qui régissent la propriété intellectuelle, afin de garantir à tous les soins sanitaires de base nécessaires.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Pauvreté des enfants</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>n troisième domaine, qui est l’objet d’attention dans les programmes de lutte contre la pauvreté et qui en manifeste la dimension morale intrinsèque, est la pauvreté des enfants. Quand la pauvreté frappe une famille, les enfants en sont les victimes les plus vulnérables: presque la moitié des personnes qui vivent dans la pauvreté absolue est aujourd’hui constituée par des enfants. Considérer la pauvreté en se mettant du côté des enfants conduit à retenir comme prioritaires les objectifs qui les intéressent plus directement comme, par exemple, l’attention aux mères de famille, le travail éducatif, l’accès aux vaccins, aux soins médicaux et à l’eau potable, la sauvegarde de l’environnement et, surtout, l’engagement pour la défense de la famille et pour la stabilité des relations en son sein. Quand la famille s’affaiblit, les préjudices retombent inévitablement sur les enfants. Là où la dignité de la femme et de la mère n’est pas protégée, ceux qui en subissent les conséquences, ce sont d’abord et toujours les enfants.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Désarmement et développement</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>n quatrième domaine qui, du point de vue moral, mérite une particulière attention est la relation qui existe entre le désarmement et le développement. Le niveau global actuel des dépenses militaires des Etats est préoccupant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, le fait est que «les immenses ressources matérielles et humaines engagées pour les dépenses militaires et pour les armements sont en réalité soustraites aux projets de développement des peuples, spécialement à ceux qui sont les plus pauvres et qui ont le plus besoin d’aide. Cela va à l’encontre de ce que la Charte des Nations-Unies elle-même affirme, quand elle engage la communauté internationale et les Etats en particulier, ‹à favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationale en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde› (art. 26)».<sup>6</sup></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cet état de chose n’aide pas mais, au contraire, il constitue un obstacle sérieux à la poursuite des grands objectifs de développement de la communauté internationale. En outre, une croissance excessive des dépenses militaires risque d’accélérer une course aux armements qui provoque des poches de sous-développement et de désespoir, se transformant ainsi paradoxalement en facteurs d’instabilité, de tension et de conflit. Comme l’a sagement déclaré mon vénéré prédécesseur Paul VI, «Le développement est le nouveau nom de la paix».<sup>7</sup> Les Etats sont donc appelés à réfléchir sérieusement sur les raisons les plus profondes des conflits, souvent allumés par l’injustice, et à y remédier par une autocritique courageuse. Si l’on par­vient à une amélioration des relations, cela devrait permettre une réduction des dépenses d’armements. Les ressources économisées pourront être destinées à des projets de développement des personnes et des peuples plus pauvres et nécessiteux: l’engagement consenti en ce sens est un engagement pour la paix au sein de la famille humaine.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>n cinquième domaine relatif à la lutte contre la pauvreté matérielle concerne la crise alimentaire actuelle, qui compromet la satisfaction des besoins élémentaires. Cette crise n’est pas tant caractérisée par l’insuffisance de nourriture, mais davantage par les difficultés d’accès à celle-ci et par des mouvements spéculatifs et, donc, aussi par un déficit de coordination des institutions politiques et économiques en mesure de faire face aux nécessités et aux urgences. La malnutrition peut aussi entraîner de graves dommages psychophysiques aux populations, privant de nombreuses personnes des énergies nécessaires pour sortir, sans une aide particulière, de leur situation de pauvreté. La conséquence est que ces populations ne sont pas en mesure de sortir seules de leur sous-développement. Cela contribue à élargir la fourchette des inégalités, provoquant des réactions qui risquent de devenir violentes. Ces dernières années, les données sur l’évolution de la pauvreté relative indiquent toutes un accroissement de l’écart entre riches et pauvres. Les causes princi­pales de ce phénomène sont sans doute, d’une part, le changement technologique, dont les bénéfices se concentrent dans la zone la plus élevée de la distribution du revenu et, d’autre part, la dynamique des prix des produits industriels, qui augmentent beaucoup plus rapidement que les prix des produits agricoles et des matières premières que possèdent les pays les plus pauvres. Il arrive ainsi que la majeure partie de la population des pays les plus pauvres souffre d’une double marginalisation: en termes de revenus plus bas et de prix plus élevés.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Lutte contre la pauvreté et solidarité globale</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">L</span>’une des voies maîtresses pour construire la paix est une mondialisation ayant pour objectif les intérêts de la grande famille humaine.<sup>8</sup> Cependant pour gérer ainsi la mondialisation, il faut une forte solidarité globale<sup>9</sup> entre pays riches et pays pauvres, de même qu’au sein de chaque pays, même s’il est riche. Un «code éthique commun»<sup>10</sup> est nécessaire, dont les normes n’auraient pas seulement un caractère conventionnel, mais seraient enracinées dans la loi naturelle inscrite par le Créateur dans la conscience de tout être humain (cf. Rm 2, 14-15). Ne nous sentons-nous pas appelés, chacun, au fond de notre conscience, à apporter notre propre contribution au bien commun et à la paix sociale? La mondialisation élimine certaines barrières, mais cela ne signifie pas qu’elle ne puisse pas en construire de nouvelles; elle rap­proche les peuples, mais la proximité territoriale et temporelle ne crée pas, de soi, les condi­tions d’une véritable communion et d’une paix authentique. La marginalisation des pauvres de la planète ne peut trouver de remède valide dans la mondialisation que si chaque homme se sent personnellement blessé par les injustices existant dans le monde et par les violations des droits de l’homme qui y sont liées. L’Eglise, qui est «signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain»,<sup>11</sup> continuera à offrir sa contri­bution afin que soient dépassées les injustices et les incompréhensions et qu’advienne un monde plus pacifique et plus solidaire.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans le domaine du commerce international et des transactions financières, des processus sont aujourd’hui en place qui permettent une intégration positive des économies, ce qui contribue à l’amélioration des conditions générales; mais il y a aussi des processus en sens inverse, qui suscitent des divisions entre les peuples et la marginalisation, créant ainsi de dangereux risques de guerres et de conflits. Dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, le commerce international des biens et des services s’est accru de manière extrêmement rapide, avec un dynamisme qui n’avait jamais eu de précédents au cours de l’histoire. Une grande partie du commerce mondial concer­nait les pays d’industrialisation ancienne, auxquels se sont ajoutés de manière significative de nombreux pays émergents qui en sont devenus des acteurs importants. Mais d’autres pays, dont le revenu est bas, demeurent largement en marge des mouvements d’échanges commerciaux. Leur croissance s’est trouvée ralentie par la chute rapide, dans les der­nières décennies, du cours des matières premières qui représentent la quasi totalité de leurs exportations. Dans ces pays, africains pour la plupart, la dépendance par rapport aux exportations des matières premières continue à représenter un puissant facteur de risque. Je voudrais ici renouveler un appel afin que tous les pays aient les mêmes possibilités d’accès au marché mondial, en évitant toute exclusion et toute marginalisation.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">U</span>ne réflexion similaire peut être conduite à propos du domaine financier, qui concerne l’un des aspects premiers du phénomène de la mondialisation, grâce au développement de l’électronique et aux politiques de libéralisation des flux monétaires entre les différents pays. La fonction objectivement la plus importante de la finance, celle qui consiste à soutenir à long terme la possibilité d’investissements et donc de développement, se révèle aujourd’hui tout à fait fragile: elle subit les contrecoups négatifs d’un système d’échanges financiers – au niveau national et mondial – basé sur une logique du très court terme, qui a pour but l’accroissement de la valeur des activités financières et se concentre sur la gestion technique des diverses formes de risque. La récente crise démontre aussi comment l’activité financière est parfois guidée par des logiques purement auto-référencées et dépourvues de considération, à long terme, pour le bien commun. Le nivellement des objectifs des opérateurs financiers mondiaux à l’échelle du très court terme, diminue la capacité de la finance de jouer son rôle de pont entre le présent et l’avenir, pour soutenir la création de nouvelles possibilités de production et de travail sur une longue période. Une finance limitée au court terme et au très court terme devient dangereuse pour tous, même pour ceux qui réussissent à en tirer profit dans les périodes d’euphorie financière.<sup>12</sup></p>
<p class="kasten-gesamt" style="text-align: justify;">Les Etats sont donc appelés à réfléchir sérieusement sur les raisons les plus profondes des conflits, souvent allumés par l’injustice, et à y remédier par une autocritique courageuse. Si l’on parvient à une amélioration des relations, cela devrait permettre une réduction des dépenses d’armements. Les ressources économisées pourront être destinées à des projets de développement des personnes et des peuples plus pauvres et nécessiteux: l’engagement consenti en ce sens est un engagement pour la paix au sein de la famille humaine.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">I</span>l ressort de tout cela que la lutte contre la pauvreté exige une coopération aussi bien sur le plan économique que sur le plan juridique qui permette à la communauté internationale et en particulier aux pays pauvres de trouver et de mettre en œuvre des solutions coordonnées pour affronter ces pro­blèmes en donnant un cadre juridique efficace à l’activité économique. Elle requiert en outre des incitations pour créer des institutions efficaces et participatives, ainsi que des soutiens pour lutter contre la criminalité et promouvoir une culture de la légalité. On ne peut nier, par ailleurs, que les politiques fondées sur l’assistance sont à l’origine de nombreux échecs dans l’aide aux pays pauvres. Investir dans la formation des personnes et développer sur un mode inclusif une culture spécifique de l’initiative constitue actuellement, semble-t-il, la démarche appropriée à moyen et long terme. Si, pour se développer, les activités économiques ont besoin d’un contexte favorable, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas accorder d’attention aux problèmes du revenu. Si l’on a fort à propos souligné que l’accroissement du revenu par tête ne peut pas constituer de manière absolue la fin de l’action politico-économique, on ne doit pas pour autant oublier que celui-ci représente un moyen important pour atteindre l’objectif de la lutte contre la faim et l’extrême pauvreté. A cet égard, doit être écartée comme une illusion l’idée selon laquelle une politique de pure redistribution des richesses existantes puisse résoudre le problème définitivement. Dans une économie moderne, en effet, la valeur de la richesse dépend dans une importante mesure de sa capacité de créer du revenu pour le présent et pour l’avenir. La création de valeurs devient donc une obligation incontournable, dont il faut tenir compte pour lutter de manière efficace et durable contre la pauvreté matérielle.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mettre les pauvres à la première place suppose, enfin, que les acteurs du marché international construisent un espace où puisse se développer une juste logique économique, et que les acteurs institutionnels mettent en œuvre une juste logique politique ainsi qu’une correcte logique de participation capable de valoriser la société civile, locale et internationale. Les Organismes internationaux eux-mêmes reconnaissent de nos jours combien sont précieuses et profitables les initiatives économiques de la société civile ou des administrations locales pour permettre la sauvegarde et l’insertion dans la société des couches de population qui, souvent, sont au-dessous du seuil de l’extrême pauvreté et qui, en même temps, sont difficilement atteintes par les aides officielles. L’histoire du développement économique du XXe siècle montre que de bonnes politiques de développement relèvent de la responsabilité des hommes et de la création de synergies positives entre marchés, société civile et Etats. En particulier, la société civile a un rôle de premier plan dans tout processus de développement, parce que le développement est essentiellement un phénomène culturel et que la culture naît et se développe dans le domaine civil.<sup>13</sup></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">C</span>omme mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II l’a affirmé, la mondialisation «se présente avec un caractère très marqué d’ambivalence»<sup>14</sup> et elle doit donc être gérée avec une sage vigilance.<sup>15</sup> Cette forme de sagesse requiert que l’on tienne compte en premier lieu des besoins des pauvres de la terre, en mettant fin au scandale de la disproportion entre les problèmes de la pauvreté et les mesures prévues pour les affronter. Cette disproportion, si elle est d’ordre culturel et politique, est avant tout d’ordre spirituel et moral. Souvent, on s’arrête sur les causes superficielles et instrumentales de la pauvreté, sans aller jusqu’au cœur de l’homme où s’enra­cinent l’avidité et l’étroitesse de vues. Les problèmes du développement, des aides et de la coopération internationale sont parfois envisagés sans qu’il y ait un véritable engagement des personnes, mais simplement comme des questions techniques face auxquelles on se limite à la mise en place de structures, d’accords tarifaires et à la concession de financements anonymes. La lutte contre la pauvreté requiert au contraire des hommes et des femmes qui vivent en profondeur la fraternité et qui soient capables d’accompagner les personnes, les familles et les communautés sur les chemins d’un authentique développement humain.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Conclusion</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>ans l’encyclique Centisimus annus, Jean-Paul II mettait en garde à propos de la nécessité «d’abandonner la mentalité qui consi­dère les pauvres – personnes et peuples – presque comme un fardeau, comme d’ennuyeux importuns qui prétendent consommer ce que d’autres ont produit. Les pauvres – écrivait-il – revendiquent le droit d’avoir leur part des biens matériels et de mettre à profit leur capacité de travail afin de créer un monde plus juste et plus prospère pour tous».<sup>16</sup> Dans la réalité mondialisée actuelle, il apparaît avec toujours plus d’évidence que la paix ne se construit que si l’on assure à tous la possibilité d’une croissance raisonnable: tôt ou tard, en effet, tous doivent payer les conséquences des distorsions de systèmes injustes. Seule l’inconscience peut conduire à construire une maison dorée avec tout autour le désert et la désolation. La mondialisation, à elle seule, est incapable de construire la paix et, dans bien des cas, au contraire, elle crée des divisions et des conflits. Celle-ci révèle plutôt un besoin: celui d’être orientée vers un objectif de solidarité profonde qui veut le bien de chacun et de tous. Prise dans ce sens, la mondialisation doit être considérée comme une occasion propice pour réaliser quelque chose d’important dans la lutte contre la pauvreté et pour mettre à la disposition de la justice et de la paix des ressources qui semblaient jusqu’alors inimaginables.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">D</span>epuis toujours, la doctrine sociale de l’Eglise s’est préoccupée des pauvres. Au temps de l’encyclique Rerum novarum, il s’agissait principalement des ouvriers de la nouvelle société industrielle; dans le magistère social de Pie XI, de Pie XII, de Jean XXIII, de Paul VI et de Jean-Paul II, ont été mises en lumière de nouvelles pauvretés à mesure que l’horizon de la question sociale se faisait plus vaste, au point de prendre des dimensions mondiales.<sup>17</sup> Il faut considérer cet élargissement de la question sociale au niveau mondial non seulement comme une extension quantitative, mais aussi comme un approfondissement qualitatif concernant la vie de l’homme et les besoins de la famille humaine. Pour cette raison, l’Eglise, tandis qu’elle suit avec attention les phénomènes actuels de la mondialisation et leur influence sur les pauvretés humaines, montre les nouveaux aspects de la question sociale, non seulement dans leur extension, mais aussi dans leur profondeur, en ce sens qu’ils concernent l’identité de l’homme et sa relation à Dieu. Il s’agit de principes de doctrine sociale qui tendent à mettre en lumière les points de rencontre entre pauvreté et mondialisation et à orienter l’action vers la construction de la paix. Parmi ces principes, il est opportun de rappeler ici, de manière particulière, à la lumière du primat de la charité, l’«amour préférentiel pour les pauvres»<sup>18</sup> dont toute la tradition chrétienne témoigne depuis l’Eglise des origines (cf. Ac 4, 32–36; 1 Co 16, 1; 2 Co 8–9; Ga 2, 10).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">«<span style="font-weight: bold;">Q</span>ue chacun joue le rôle qui lui revient et qu’il ne tarde pas», écrivait en 1891 Léon XIII, en ajoutant: «Quant à l’Eglise, jamais elle n’abandonnera, en aucune manière, son œuvre».<sup>19</sup> Cette conscience accompagne encore aujourd’hui l’action de l’Eglise envers les pauvres, en qui elle reconnaît le Christ,<sup>20</sup> et elle entend sans cesse résonner en son cœur le commandement du Prince de la paix à ses Apôtres: «Vos date illis manducare – donnez-leur vous-mêmes à manger» (Lc 9,13). Fidèle à cette invitation de son Seigneur, la Communauté chrétienne ne manquera jamais de donner à la famille humaine tout entière son soutien dans les élans de solidarité créative, non seulement pour donner le superflu mais surtout pour que changent «les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés».<sup>21</sup> A chaque disciple du Christ, comme aussi à toute personne de bonne volonté, j’adresse donc en ce début d’année un chaleureux appel à élargir l’espace de son cœur vers les nécessités des pauvres et à faire tout ce qu’il est concrètement possible de faire pour leur venir en aide. Car demeure incontestablement vrai le principe selon lequel «combattre la pauvreté, c’est construire la paix».</p>
<h3>Benedictus PP. XV, du Vatican, le 8 décembre 2008.</h3>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 80%;" />
<p>Notes :</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p class="fussnote">(<em>1)    Message pour la Journée de la Paix, 1993, n. 1.<br />
 (2)    Paul VI, Encycl. Populorum progressio, n. 19.<br />
 (3)    Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, n. 28.<br />
 (4)    Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 38.<br />
 (5)    Cf. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, n. 37; Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, n. 25.<br />
 (6)    Benoît XVI, Lettre au Cardinal Renato Raffaele Martino à l’occasion du Séminaire international organisé par le Conseil pontifical Justice et Paix sur le thème: «Désarmement, développement et paix. Perspectives pour un désarmement intégral», 10 avril 2008: L’Osservatore Romano, 13.04.2008, p. 8.<br />
 (7)    Encycl., Populorum progressio, n. 87.<br />
 (8)    Cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 58.<br />
 (9)    Cf. Jean-Paul II, Discours à l’audience aux ACLI, 27 avril 2002, 4: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XXV, 1 [2002], 637.<br />
 (10)    Jean-Paul II, Discours à l’Assemblée Plénière de l’Académie Pontificale des Sciences sociales, 27 avril 2001, 4: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XXIV, 1 [2001], 802.<br />
 (11)    Concile Œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 1.<br />
 (12)    Cf. Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise, n. 368.<br />
 (13)    Cf. Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise, n. 356.<br />
 (14)    Discours aux Dirigeants de syndicats de travailleurs et de grandes entreprises, 2 mai 2000, 3: La Documentation catholique, 97 (2000), p. 456.<br />
 (15)    Cf. Discours à l’Assemblée plénière de l’Académie pontificale des Sciences, 11 novembre 2002, 2: Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XXV, 2 [2002], 699.<br />
 (16)    Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 28.<br />
 (17)   Cf. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, n. 3.<br />
 (18)    Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 57.<br />
 (19)    Léon XIII, Encycl. Rerum novarum, n. 45.<br />
 (20)    Cf. Jean-Paul II, Encycl. Centesimus annus, n. 58.<br />
 (21)   Ibid., n. 58.</em></p>
<p class="fussnote" style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1360" target="_blank">horizons-et-debats.ch</a>)<br />
 </em></p>
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		<title>Le Jour où La Peur s&#8217;arrêta</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 13:56:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MattDieu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai encore la peur des critiques, des préjugés. (et plein d&#8217;autres sûrement &#8230; ) Je ne prétends pas détenir LA voie du Bonheur, de l&#8217;Amour, du Bien-être, chacun doit trouver sa voie. J&#8217;avais juste envie d&#8217;écrire, d&#8217;être moi-même et de vous faire partager ces quelques mots qui auront chacun une signification propre à vous-même et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai encore la peur des critiques, des préjugés.  (et plein d&#8217;autres sûrement &#8230; <img src='http://www.letransmuteur.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  )</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne prétends pas détenir LA voie du Bonheur, de l&#8217;Amour, du Bien-être, chacun doit trouver sa voie.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;avais juste envie d&#8217;écrire, d&#8217;être moi-même et de vous faire partager ces quelques mots qui auront chacun une signification propre à vous-même et que vous interprétez selon votre dictionnaire intérieur. J&#8217;ai essayé d&#8217;être le plus clair possible, je ne veux pas faire de débat, ce sont juste des «informations» que vous pouvez recevoir ou refuser.</p>
<p style="text-align: justify;">Et vous ne trouverez bien sûr aucune solution pratique pour vous &laquo;&nbsp;guérir&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à vous de les trouver.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1205" title="Peur du noir" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/peur-du-noir.gif" alt="peur-du-noir" width="273" height="312" /><strong>Chapitre Premier et Dernier :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> La peur de la Mort,<br />
 La peur de vivre dans la rue,<br />
 La peur d&#8217;être seul,<br />
 La peur de ne pas pouvoir être heureux,<br />
 La peur de l&#8217;inconnu,<br />
 La peur de la violence,<br />
 La peur du vide,<br />
 La peur des maladies,<br />
 La peur de la souffrance,<br />
 La peur de la «crise»,<br />
 La peur de changer,<br />
 La peur d&#8217;aimer,<br />
 La peur d&#8217;être soi-même,<br />
 La peur de vieillir,<br />
 La peur de ne pas plaire,<br />
 La peur de ne pas satisfaire son Ego,<br />
 La peur de vivre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Pourquoi les peurs régissent-elles autant notre vie alors qu&#8217;il faudrait que l&#8217;on régisse nos peurs,</p>
<p style="text-align: justify;">La Peur renforce l&#8217;Ego, la Peur paralyse nos actions, la Peur est au fond de nous, bien ancrée.</p>
<p style="text-align: justify;">La Peur s&#8217;installe dans nos discussions, sournoisement, dans nos écrits, dans nos pensées, partout, elle est présente.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes dans un monde où la Peur a pris une trop grande partie de notre vie; il est tout à fait recevable qu&#8217;affronter ses peurs est un travail qui demande une volonté et un état de conscience plus «ouvert»; plus les peurs sont ancrées, obscures, plus l&#8217;affrontement est difficile, on se replie sur soi, on se rassure.</p>
<p style="text-align: justify;">Avoir conscience de ses peurs est déjà un pas vers ce qu&#8217;on peut appeler la Liberté, il faudra ensuite les combattre sans violence, il suffit d&#8217;agir avec Amour, un Amour sincère, une foi en l&#8217;Amour irrésistible et ce n&#8217;est chose simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Le détachement, l&#8217;acceptation, le constat, l&#8217;observation permettent de mieux affronter ses peurs et d&#8217;être soi-même à tout moment, d&#8217;être en pleine conscience tout le long de sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Peurs se reflètent dans notre vie extérieure et nous empêchent d&#8217;être le Nous qui aimerait tant s&#8217;exprimer dans cette dimension matérielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La Peur crée notre pollution mentale, ce que j&#8217;appelle pollution mentale est le flot de pensées continu (soucis, choses à faire, &#8230;) qui prend quasiment toute votre attention et qui vous empêche de vous écouter réellement, d&#8217;être vous-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos peurs formatent nos Enfants, nous ne les rendons pas libres, nous leur transmettons nos peurs, nos angoisses et elles s&#8217;ancrent en eux profondément.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous laissons un héritage difficile autant dans la vie extérieure que la vie intérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais un jour, et cela est mon intime conception de la Vie, tout le monde a l&#8217;occasion de prendre conscience de ses peurs, d&#8217;ouvrir ses yeux intérieurs.<br />
 Tout être vivant aura l&#8217;occasion de voir la Vie, sa Vie, comme un film sans fin ni début où il faut être spectateur et acteur simultanément.<br />
 Et où il faut se détacher des choses que l&#8217;on juge mauvaise dans notre parcours, de voir le tout comme un enchaînement d&#8217;actes et de conséquences sans aucun jugement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour où la Peur s&#8217;arrêtera, nous ne serons plus là devant notre écran, caché, nous serons nous-même parmi Nous, le Tout, Dieu, la Vie, le nom que vous voulez.<strong><br />
 </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce texte est inspiré et écrit par Vous.</em></p>
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		<title>Le contrat tacite</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 10:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le contrat tacite &#8211; J&#8217;accepte J’accepte de lire enfin dans son intégralité le contrat tacite de 33 points, qui m’est soumis ci-dessous et que je signe tous les jours sans me poser une seule question. Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l&#8216;accord [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Le contrat tacite &#8211; J&#8217;accepte<br />
 </h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-1109" title="Dormeur" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dormeur.jpg" alt="Dormeur" width="680" height="359" />J’accepte de lire enfin dans son intégralité le contrat tacite de 33 points, qui m’est soumis ci-dessous et que je signe tous les jours sans me poser une seule question.</strong></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l<span style="text-decoration: underline;">&#8216;accord tacite d&#8217;une sorte de contrat passé avec chacun d&#8217;entre nous</span>, dont voici dans les grandes lignes le contenu :<span id="more-1092"></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(1)</strong> J&#8217;accepte la compétition comme base de notre système, même si j&#8217;ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l&#8217;immense majorité des perdants.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(2)</strong> J&#8217;accepte d&#8217;être humilié ou exploité à condition qu&#8217;on me permette à mon tour d&#8217;humilier ou d&#8217;exploiter quelqu&#8217;un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(3)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(4)</strong> J&#8217;accepte de rémunérer les banques pour qu&#8217;elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu&#8217;elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j&#8217;accepte implicitement). J&#8217;accepte aussi qu’elles prélèvent une forte commission pour me prêter de l&#8217;argent qui n&#8217;est autre que celui des autres clients.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(5)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on congèle et que l&#8217;on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s&#8217;écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(6)</strong> J&#8217;accepte qu&#8217;il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu&#8217;on le fasse lentement en ingérant ou en inhalant des substances toxiques autorisées par les états.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(7)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on fasse la guerre pour faire régner la paix.<br />
 J&#8217;accepte qu&#8217;au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J&#8217;accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d&#8217;armes et faire tourner l&#8217;économie mondiale.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(8)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une énergie coûteuse et polluante, et je suis d&#8217;accord pour empêcher toute tentative de substitution s&#8217;il s&#8217;avérait que l&#8217;on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l&#8217;énergie, ce qui serait notre perte.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(9)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un ennemi et nous encouragent à le tuer.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(10)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on divise l&#8217;opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l&#8217;impression de faire avancer le système. J’accepte d&#8217;ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu&#8217;elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(11)</strong> J&#8217;accepte que le pouvoir de façonner l&#8217;opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd&#8217;hui aux mains d&#8217;affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu&#8217;ils en feront.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(12)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;idée que le bonheur se résume au confort, à l&#8217;amour, au sexe, et la liberté d&#8217;assouvissement de tous les désirs, car c&#8217;est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai: je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(13)</strong> J&#8217;accepte que la valeur d&#8217;une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu&#8217;on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu&#8217;on l&#8217;exclue du système si elle n&#8217;est plus assez productive.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(14)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l&#8217;éducation et de la santé des générations futures.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(15)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on mette au banc de la société les personnes âgées dont l&#8217;expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l&#8217;univers) nous savons que l&#8217;expérience ne se partage ni ne se transmet.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(16)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j&#8217;ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu&#8217;entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(17)</strong> J&#8217;accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l&#8217;avenir de la vie et de la planète.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(18)</strong> J&#8217;accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu&#8217;on me le signale explicitement. J&#8217;accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l&#8217;agroalimentaire de breveter le vivant, d&#8217;engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l&#8217;agriculture mondiale.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(19)</strong> J&#8217;accepte que les banques internationales prêtent de l&#8217;argent aux pays souhaitant s&#8217;armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu&#8217;il vaut mieux financer les deux bords afin d&#8217;être sûr de gagner de l&#8217;argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s&#8217;ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(20)</strong> J&#8217;accepte que les multinationales s&#8217;abstiennent d&#8217;appliquer les progrès sociaux de l&#8217;occident dans les pays défavorisés. Considérant que c&#8217;est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu&#8217;on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l&#8217;homme et du citoyen, nous n&#8217;avons pas le droit de faire de l&#8217;ingérence.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(21)</strong> J&#8217;accepte que les hommes politiques puissent être d&#8217;une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d&#8217;ailleurs que c&#8217;est normal au vu des fortes pressions qu&#8217;ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(22)</strong> J&#8217;accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l&#8217;agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(23)</strong> J&#8217;accepte que le reste de la planète, c&#8217;est-à-dire quatre milliards d&#8217;individus, puisse penser différemment à condition qu&#8217;il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d&#8217;expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(24)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;idée qu&#8217;il n&#8217;existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d&#8217;une conscience et d&#8217;un langage, ce n&#8217;est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(25)</strong> J&#8217;accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu&#8217;aujourd&#8217;hui tout ceci n&#8217;existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l&#8217;entendons sans cesse dans nos discours politiques.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(26)</strong> J&#8217;accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l&#8217;explication du mystère de nos origines. Et j&#8217;accepte que la nature ait pu mettre des millions d&#8217;années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(27)</strong> J&#8217;accepte la recherche du profit comme but suprême de l&#8217;Humanité, et l&#8217;accumulation des richesses comme l&#8217;accomplissement de la vie humaine.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(28)</strong> J&#8217;accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J&#8217;accepte l&#8217;augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d&#8217;éléments radioactifs dans la nature. J&#8217;accepte l&#8217;utilisation de toutes sortes d&#8217;additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c&#8217;est qu&#8217;ils sont utiles et sans danger.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(29)</strong> J&#8217;accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu&#8217;elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(30)</strong> J&#8217;accepte cette situation, et j&#8217;admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l&#8217;améliorer.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(31)</strong> J&#8217;accepte d&#8217;être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(32)</strong> J&#8217;accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J&#8217;accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(33)</strong> J&#8217;accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste <a href="http://arbredespossibles2.free.fr/SF/Matrix.html" target="_blank">matrice</a> que vous placez devant mes yeux pour m&#8217;empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;">Si vous êtes contre, vous pouvez toujours mettre en œuvre les ressources de l&#8217;amitié et de l&#8217;amour, de la fraternité et de la responsabilité partagée, réfléchir, concevoir, oser et tisser, comme le permet l&#8217;Internet&#8230; tout retard rapproche du néant.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;">Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.syti.net/ContratTacite.html" target="_blank">syti.net</a>)</em></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;">
<p>Le même en vidéo Partie 1:<br />
<p><a href="http://www.letransmuteur.net/le-contrat-tacite/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>Qu&#8217;est ce que vivre ?</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Dec 2008 19:17:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Pierre Rabhi le jeudi 10 mai 2007. Il ne faut pas s&#8217;accrocher aux alternatives en se disant qu&#8217;elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l&#8217;éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rabhi" target="_blank">Pierre Rabhi</a> le jeudi 10 mai 2007.</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vivre.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-855" title="Vivre" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vivre.jpg" alt="Vivre" width="400" height="533" /></a><strong>Il ne faut pas s&#8217;accrocher aux alternatives en se disant qu&#8217;elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l&#8217;éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. Il s&#8217;agit d&#8217;un état d&#8217;une nature simple : J&#8217;appartiens au mystère de la vie et rien ne me sépare de rien. Je suis relié, conscient et heureux de l&#8217;être.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est là que se pose la question fondamentale : qu&#8217;est-ce que vivre ? Nous avons choisi la frénésie comme mode d&#8217;existence et nous inventons des machines pour nous la rendre supportable. Le temps-argent, le temps-production, le temps sportif où l&#8217;on est prêt à faire exploser son cœur et ses poumons pour un centième de seconde&#8230; tout cela est bien étrange. Tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, celui qu&#8217;il faut gagner, nos véhicules, nos avions, nos ordinateurs nous font oublier que ce n&#8217;est pas le temps qui passe mais nous qui passons. Nos cadences cardiaques et respiratoires devraient nous rappeler à chaque seconde que nous sommes réglés sur le rythme de l&#8217;univers.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;intelligence collective existe-t-elle vraiment ? Je l&#8217;ignore mais je tiens pour ma part à me relier sur ce qui me parait moins déterminé par la subjectivité et la peur, à savoir l&#8217;intelligence universelle. Cette intelligence qui ne semble pas chargée des tourments de l&#8217;humanité, cette intelligence qui régit à la fois le macrocosme et le microcosme et que je pressens dans la moindre petite graine de plante, comme dans les grands processus et manifestations de la vie. Face à l&#8217;immensité de ce mystère, j&#8217;ai tendance à croire que notre raison d&#8217;être est l&#8217;enchantement. La finalité humaine n&#8217;est pas de produire pour consommer, de consommer pour produire ou de tourner comme le rouage d&#8217;une machine infernale jusqu&#8217;à l&#8217;usure totale. C&#8217;est pourtant à cela que nous réduit cette stupide civilisation où l&#8217;argent prime sur tout mais ne peut offrir que le plaisir. Des milliards d&#8217;euros sont impuissants à nous donner la joie, ce bien immatériel que nous recherchons tous, consciemment ou non, car il représente le bien suprême, à savoir la pleine satisfaction d&#8217;exister.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous arrivions à cet enchantement, nous créerions une symphonie et une vibration générales. Croyants ou non, bouddhistes, chrétiens, musulmans, juifs et autres, nous y trouverions tous notre compte et nous aurions aboli les clivages pour l&#8217;unité suprême à laquelle l&#8217;intelligence nous invite. Prétendre que l&#8217;on génère l&#8217;enchantement serait vaniteux. En revanche, il faut se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation. Ne serait-ce pas là la plénitude de la vie ?</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post/2007/05/10/Quest-ce-que-vivre" target="_blank">PierreRabhi.org</a>)</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Changer de paradigme</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Dec 2008 21:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Par CyberMoine3000, le jeudi 11 décembre 2008. Je discutais avec des personnes sur un forum à propos des « attentats » du 11 septembre 2001 et j’ai vu à quel point ils étaient fermés à toute discussion. Cela va au-delà de la simple mauvaise foi, c’était de la peur, une peur-panique. J’ai compris que pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="mailto:cybermoine3000@yahoo.fr" target="_blank">CyberMoine3000</a>, le jeudi 11 décembre 2008.<a href="mailto:cybermoine3000@yahoo.fr" target="_blank"><br />
</a></em></h3>
<p><img class="alignright size-full wp-image-714" title="Changement de paradigme" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/changement-de-paradigme.jpg" alt="Changement de paradigme" width="279" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je discutais avec des personnes sur un forum à propos des « attentats » du 11 septembre 2001 et j’ai vu à quel point ils étaient fermés à toute discussion. Cela va au-delà de la simple mauvaise foi, c’était de la peur, une peur-panique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> J’ai compris que pour ces gens il était hors de question de changer de manière de voir les choses. Ils ont peur du changement, pas des petits changements mais du. Je peux les comprendre d’une certaine manière car je sais comment il est déjà difficile de changer de cadre de vie, alors changer de manière de penser c’est autrement plus compliqué. L’esprit n’aime pas aller se promener dans certains abysses car il a peur de ne plus pouvoir en sortir. Pourtant beaucoup d’entre nous sont conscients que pour que les choses s’améliorent dans le monde il faut un changement de paradigme c’est inévitable !</strong></p>
<h2 class="access">Le paradigme</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>« Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). C&#8217;est en quelque sorte un rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec un autre paradigme. »</em> (Selon Wikipédia), une définition qui me convient tout à fait.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces gens sont dans un système de pensée précis et ils ne veulent pas qu’ils soient bousculés. Avoir une représentation (souvent) simpliste du monde les empêche d’assumer la responsabilité qui est celle d’un citoyen.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains sont bien contents de dire que leurs ancêtres sont morts pour la liberté. Mais ils n’ont même pas conscience qu’ils trahissent ce combat en ne protégeant pas cette liberté ! Cela est compréhensible puisque se croyant libres ils ne font plus attention aux chaînes qu&#8217;insidieusement on leur met. Ils sont convaincus que les élections sont démocratiques et que les personnes qu’ils élisent sont des démocrates attachés aux libertés individuelles et à la justice.<span id="more-711"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Certains ne se posent même pas la question de savoir si un despote peut dans un premier temps se faire passer pour un démocrate, pour ensuite montrer son vrai visage. Quand vous leur parlez de cette éventualité, ils se braquent comme terrifiés par une telle possibilité. A force de se reposer sur leurs lauriers ils sont devenus paresseux intellectuellement, préférant utiliser leur intelligence à la recherche de plaisirs futiles. Ce sont plaisirs futiles qui obsèdent leurs esprits et surpassent en termes d’importance la défense des libertés fondamentales. Comprenant ceci certaines personnes ivres de pouvoir nourrissent ce monstre hideux qu’est la société de consommation afin d’endormir encore plus les gens qu’ils comptent dominer. Il n’y a qu’à voir les exemples que certains donnent pour défendre leur mode de vie. On est libre de s’habiller comme on veut, de faire ce que l’on veut, de dire ce que l’on veut, de porter atteinte à la morale des bien-pensants etc… Je leur demande alors de regarder attentivement dans quels domaines ils sont réellement libres et les conséquences de cette liberté. Ils prétendent être libres de s’exprimer, mais sur quels sujets leur demande-je ? Sur les sujets vraiment importants ou sur des sujets futiles ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi leur demande-je, on vous dit qu’il y a des sujets sur lesquels on ne doit pas s’exprimer, l’exemple d’Ardisson disant à Dieudonné que l’on ne doit pas critiquer les juifs me venant à l’esprit. Ils disent qu’à cause de ce que les français ont fait aux juifs lors de la deuxième guerre mondiale ceux-ci (les français) ont perdu le droit de critiquer leurs <em>« anciennes victimes »</em>. Donc leur dis-je, à cause de cela vous serez à jamais redevables aux juifs ? Vous devriez vous plier à leurs 4 volontés pour l’éternité ? Et donc s’ils vous demandent de sacrifier tous vos intérêts, vous le ferez ? Mais où est donc votre liberté ?</p>
<p style="text-align: justify;">De même certains chantent les louanges des américains car ceux-ci les ont sauvés des horribles nazis lors de cette même guerre (et sans peur des contradictions ils dénigrent les soviétiques qui ont pourtant perdu des dizaines de millions de vies pour vaincre les nazis et ont donc contribué activement à leur liberté). Mais leur dis-je, ignorez-vous pourquoi les américains sont intervenus ? Était-ce pour vous sauver ou pour leurs intérêts ? Pensez-vous que ce sont de gentils philanthropes désintéressés qui n’agissent que par amour du bien ? Et bien sûr les dommages collatéraux comme les femmes françaises violées par les soldats américains sont oubliées, car le jeu en valait la chandelle. Alors nous avons toute une catégorie de gens qui se croient redevables envers certaines personnes et en vertu de ça sont prêts à accepter tout et n’importe quoi venant de ces <em>« créanciers ».</em> Or ce tout et n’importe quoi engage leurs enfants alors que ceux-ci n’ont rien demandé. En ce sens ce sont des esclaves qui s’ignorent et changer de paradigme nécessite de réveiller ces gens.</p>
<h2>Réveiller les « mentalement morts »</h2>
<p style="text-align: justify;">Que vous soyez redevables envers vos parents parce qu’ils vous ont élevé cela est compréhensible et même admirable. Mais ce n’est pas pour autant que si vous voyiez un de vos parents commettre par exemple un crime pédophile que vous allez le laisser faire ou le laisser s’en tirer à bon compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi la justice est quelque chose de primordiale ! Sans justice c’est l’anarchie. Car un jour votre enfant pourrait être victime d’un pédophile que quelqu’un qui pensait comme vous a décidé de laisser en liberté. Alors je dis aux gens qu’ils ont des dirigeants, ok ! Nous savons parce que l’histoire nous l’enseigne que les dirigeants sont souvent des monstres alors en vertu de quoi ceux d’aujourd’hui seraient mieux que ceux d’hier. Est-ce qu’à présent ils boivent un élixir nommé <em>« démocratie »</em> qui les transforme en <em>« saints »</em> ou en personnes incapables de faire des atrocités ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons appris que certaines personnes en pleine démocratie ont autorisé que des hommes et femmes soient utilisés comme cobayes humains (1) aux Etats-Unis par exemple. N’est-ce pas un crime odieux, bien plus grave que de sacrifier des milliers de personnes pour une guerre (la guerre exigeant toujours des sacrifices) ? Ces personnes qui s’attachent mordicus à la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, sont prêtes à voir des monstres ailleurs mais refusent de voir des monstres chez eux (parce que ça n’arrive qu’aux autres) ! Certains refusent ne serait-ce que d’avoir à penser qu’un monstre ait pu s’asseoir dans la maison blanche car cela signifierait plusieurs choses notamment :</p>
<p style="padding-left: 30px;">•	La démocratie est un leurre qui peut permettre à des monstres d’accéder au pouvoir</p>
<p style="padding-left: 30px;">•	Eux sont des idiots et des aveugles ou pire des ignorants</p>
<p style="text-align: justify;">Accepter cette histoire, c’est accepter qu’ils sont faibles et naïfs, ce qui est bien loin de l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Ils préfèrent qu’on leur dise qu’ils sont beaux, forts et un peuple élu !</p>
<p style="text-align: justify;">Et que ceux qu’ils ont élus sont à leur service pour leur plus grand bien. Mais que disait De Gaulle ? :<br />
<em>&laquo;&nbsp;Pour pouvoir devenir le maître, le politicien se fait passer pour le servant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et les empereurs romains utilisaient les jeux et le pain pour occuper le peuple et l’empêcher de se mêler de politique car :<br />
<em>&laquo;&nbsp;La politique est un mécanisme qui sert à empêcher les gens de prendre part à ce qui les concerne directement.&nbsp;&raquo;</em> Paul Valéry</p>
<p style="text-align: justify;">Et avec la démocratie ils l’ont réussi admirablement car :<br />
<em>&laquo;&nbsp;En démocratie, la politique est l&#8217;art de faire croire au peuple qu&#8217;il gouverne.&nbsp;&raquo;</em> Louis Latzarus</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ont été abusés car :<br />
<em>&laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas de mauvais peuple, il n&#8217;y a que des mauvais bergers. Un peuple ne se trompe pas, il est trompé.&nbsp;&raquo;</em> Jean-Jacques Servan-Schreiber, journaliste et homme politique français
</p>
<p style="text-align: justify;">Les démons se servent d’un péché capital, la vanité ! En refusant de voir que l’on est un être imparfait qui se peut se tromper lourdement on fait le jeu du démon ! En refusant de faire appel à notre conscience nous ne devenons qu’un pion sur un échiquier qui nous dépasse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le remarquable film <em>« l’associé du diable »</em> le montre admirablement. Pour réveiller le mentalement mort il faut prendre des exemples simples mais surtout <em>« parlants »</em> qui vont lui montrer son ignorance ! Mais il ne faut surtout pas le prendre de haut, il est nécessaire de lui faire comprendre que tout le monde a quelque chose à apprendre y compris vous qui lui parlez !</p>
<h2>Nous sommes tous des ignorants qui d’une certaine manière l’ignorent</h2>
<p style="text-align: justify;">Il est donc nécessaire d’étudier le monde qui est autour de soi, d’écouter les déclarations des personnes dites importantes et aussi de lire celles de certains <em>« sages »</em> de l’histoire afin de les confronter à la réalité. Que disait Aristote par exemple :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Il est aussi dans l&#8217;intérêt d&#8217;un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu&#8217;il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu&#8217;il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu&#8217;il n’ait pas le temps pour la rébellion.&nbsp;&raquo;</em> Aristote</p>
<p style="text-align: justify;">L’érudit pourrait dire que cela relève du simple bon sens ignorant que pour certaines personnes ce n’est pas évident du tout. Car ces personnes n’ont pas la connaissance, ne connaissent pas l’histoire ! L’érudit se faisant arrogant ne va pas essayer de comprendre pourquoi certaines choses ne sont pas évidentes pour tout le monde et se fait ainsi complices de ceux qui veulent maintenir le peuple dans les ténèbres. Il (l’érudit) doit savoir que lui-même a pris du temps pour se construire son paradigme et qu’il n’a pas basculé <em>« rebelle »</em> du jour au lendemain.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de choses sont dites dans cette phrase du philosophe grec. Tout une frange de la population doit trimer pour survivre et n’a pas le temps de penser à autre chose. On remarque d’ailleurs que c’est quand ils sont poussés dans leurs derniers retranchements qu’ils agissent et souvent de la manière voulue par ceux qui sont aux pouvoirs. On les a convaincus que s’ils ne bossaient pas ils allaient crever. N’ayant pas la connaissance et le savoir pour développer un autre système alternatif (ou n’ayant tout simplement pas d’exemples sous les yeux), ils sont obligés de se soumettre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;La politique est l&#8217;ensemble des procédés par lesquels des hommes sans prévoyance mènent des hommes sans mémoire.&nbsp;&raquo;</em> Jean Mistler</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes sans mémoire parce que ceux qui nous précèdent ont mal fait leur travail. Nous sommes souvent ce que nos parents et notre société ont fait de nous. Nous savons tous par exemple l’importance que l’éducation a pour l’enfant. Malheureusement certaines personnes ne sont tout simplement pas prêtes à assumer la responsabilité d’être parent. Quand elles le sont, c’est par accident, accident qui devient fort regrettable pour l’enfant qui n’a rien demandé. Pour donc connaître une personne il faut connaître son origine, sa famille, son parcours. On ne peut juger quelqu’un sans le connaître, sans connaître sa vie avec une très grande précision.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement de nos jours puisque nous sommes dans une société où tout va très vite, nous portons des jugements à l’emporte-pièce ! Nous créons donc des injustices, or l’injustice mène au chaos et à l’anarchie. Peut-on demander aux petits palestiniens d’être de gentils boy-scouts après tout ce qu’ils ont enduré ?</p>
<p style="text-align: justify;">Un de mes amis me disait qu’il avait discuté avec un vieil homme qui a fait la guerre d’Algérie. Ce vieil homme lui a dit que certains soldats français (soldats qu’on avait convaincus d’avoir affaire à des sous-humains) éventraient des femmes enceinte et jouaient au football avec le fœtus et ce devant le regard incrédule de certains jeunes algériens. Que peuvent penser ces jeunes de ces <em>« français »</em>, ne vont-ils pas les assimiler à des monstres ? Imaginons-nous que nous soyons victimes de quelque chose de semblable, comment réagirions-nous ? Et quel impact cela aurait eu sur notre vie ? Or nous n’aimons pas nous mettre à la place des gens, mais nous aimons nous ériger en juge tout puissant ! Pour changer de paradigme nous devons tous (que nous soyons éveillés ou non) changer de manière de penser !</p>
<h2>Changer de paradigme</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui sont éveillés et qui ont beaucoup de connaissance, il leur est nécessaire de prendre conscience que malgré tout ce qu’ils savent ou qu’ils croient savoir, ils ont encore beaucoup à apprendre ! Moi-même ce sont souvent des enfants qui m’ont donné des leçons d’humilité !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un SDF qui m’a montré à quel point j’étais ignorant, arrogant voire méprisant. On a toujours besoin d’un plus <em>« petit »</em> que soit ! Quand nous voulons faire partager ce que l’on sait, il ne faut pas parler aux gens comme si c’était une évidence. C’est pour cela qu’avant d’aborder un sujet avec quelqu’un j’essaie en lui posant des questions de savoir s’il connaît le sujet ou du moins de déterminer ce qu’il en sait. S’il ne le connaît pas j’essaie de lui expliquer ou de lui donner de la documentation dessus, afin que lors de notre prochaine rencontre nous puissions avoir une discussion plus intense et plus intéressante. Pour expliquer aussi un sujet il faut donner des exemples, simples, concrets et accessibles. Ce qui implique qu’il nous faut avoir une grande maîtrise sur ce sujet. Nous devons savoir qu’éveiller les gens est un travail sensible et de longue haleine, car c’est un travail à la fois de destruction et de construction. Destruction des idées reçues (les idées reçues ne peuvent toutes être détruites en même temps), mais aussi construction d’un nouveau paradigme. Il nous faut donc nous armer de patience et de toute la bonne volonté dont nous pouvons faire preuve.</p>
<p style="text-align: justify;">La seule condition au triomphe du mal, a écrit le grand penseur anglais Edmund Burke, c&#8217;est l&#8217;inaction des gens de bien. L’inaction peut prendre diverses formes. Soit vous ne savez pas éveiller les gens au bien, soit vous n’essayez même pas. Certains pensent que les humains sont mauvais et qu’il n’est pas nécessaire d’essayer de les éveiller. Moi j’ai vu le bon dans l’humain, tout comme j’ai vu le mal. J’ai souvent constaté que le mal émergeait quand il n’y avait pas de guides et de justice. Quand vous avez des jeunes qui n’ont pour exemples que des personnes maléfiques qui en plus s’en sortent toujours comment, vouliez-vous qu’ils sachent que le bien existe ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si les gens éveillés ne sont pas des modèles comment espèrent-ils que les choses changent ? Oui c’est une lourde responsabilité qui incombe aux <em>« gens de bien »</em> et ils ne peuvent se défiler ! S’ils se défilent et bien le mal triomphera c’est inévitable, car la nature a horreur du vide. Il incombe donc aux gens de bien d’être des professeurs avec tout ce que cela implique. Ils ne peuvent donc se laisser séduire par le pouvoir que leur confère leur savoir. Ils sont donc condamnés à être irréprochables, vaste programme en perspective. Mais si c’était facile on n’aurait pas besoin d’eux…</p>
<h3>Note :</h3>
<p><em>(1) <a href="http://911truth-sherbrooke.org/2008/12/07/historique-des-experimentations-secretes-humaines-des-usa/" target="_blank">Historique des expérimentations secrètes humaines des U.S.A.</a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.alterinfo.net/Changer-de-paradigme_a26909.html" target="_blank">alterinfo.net</a>)</em></p>
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