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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; International</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Les blessures du dollar se rouvrent</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par W Joseph Stroupe « Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par W Joseph Stroupe</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours sur les Etats-Unis – en dépit du rallye boursier en cours à Wall Street et des espoirs croissants que le pire est à présent derrière nous.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5265" title="crise-du-dollar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/crise-du-dollar.jpg" alt="crise-du-dollar" width="350" height="261" />La FED désirait que l’aversion hystérique des investisseurs mondiaux pour le risque n’existât pas, laquelle aversion atteignit son point culminant à l’automne 2008, lorsque les grandes banques de Wall Street s’effondrèrent en envoyant des secousses sismiques sur toute la planète. Après tout, la position des responsables de la FED est que cette crise a été essentiellement déclenchée par des investisseurs en proie à la panique, lesquels ont artificiellement entraîné la valeur des actifs financiers innovateurs de l’Amérique bien en dessous de leur valeur réelle, jetant injustement le discrédit sur des quantités massives de tels actifs, en les étiquetant de « toxiques » !</p>
<p style="text-align: justify;">La FED a cru pouvoir insuffler une nouvelle vie à ces actifs et à l’économie américaine basée sur la bulle des actifs, en ouvrant à nouveau les vannes du crédit et en remplaçant la peur des investisseurs par la confiance – ce qui se traduit inévitablement par un plus gros appétit pour le risque. Un certain appétit pour le risque est à présent de retour. Mais le problème est que le dollar américain n’en tire pas bénéfice. A la place, ses blessures ne font que se rouvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir du 2 juin dernier, le dollar a atteint son nouveau nadir de 2009 contre presque toutes les devises majeures, lâchant, rien que ce jour-là, un gros pour-cent contre l’euro, faisant complètement fi de la déclaration du Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, lors de sa visite en Chine, selon laquelle les Etats-Unis privilégient un dollar fort. Le 27 mai, la courbe du rendement des Bons du Trésor a grimpé vers un nouveau sommet, alors que la différence entre les bons à deux ans et ceux à dix ans a atteint 2,75%, frôlant même les 2,78% le 2 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs mondiaux, aussi bien privés que publics (les banques centrales), expriment plus fort que jamais leurs craintes croissantes d’être exposés au dollar au-delà du court terme. Ils font également part de l’effondrement de leur confiance en cette devise, en tant que réserve sûre, au-delà du court-terme.<span id="more-5261"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Faisons un bref retour en arrière et regardons cette crise mondiale avec recul. Lorsque la bulle immobilière américaine a commencé à éclater en 2006, des actifs financiers innovateurs intrinsèquement risqués, adossés à du papier hypothécaire, ont fini par être présentés pour ce qu’ils étaient réellement (des actifs « toxiques ») et, à la fin juillet 2007, la crise des subprime désormais célèbre est apparue.</p>
<p style="text-align: justify;">La contagion de toxicité s’est répandue pour infecter pratiquement tous les actifs innovateurs de ce genre, effaçant des quantités phénoménales de richesse et plongeant les banques et autres institutions financières étasuniennes dans la crise et la ruine. Les dégâts et la destruction se sont propagés à l’économie réelle, tandis qu’un grippage sévère et persistant a pratiquement fermé le robinet du crédit à tous les niveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette tempête grossissante, les investisseurs mondiaux paniqués et qui ont horreur du risque se sont débarrassés de ces actifs et de leurs investissements sur les marchés émergents considérés à risque, et ils se sont massivement réfugiés auprès du dollar, le faisant ainsi monter. La FED et les autres banques centrales ont commencé à dépenser des trillons [un trillon = mille milliards] de dollars dans le but de stabiliser le système financier en train de vaciller et de rétablir la confiance qui s’était complètement effondrée. Toutes ces interventions (qui se poursuivent encore aujourd’hui) ont à peine réussi à sauver d’un krach total le système financier mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui ne présage rien de bon, les investisseurs mondiaux, bien qu’ils eussent salué le dollar comme monnaie refuge pendant la tempête, se sont rués sur les actifs à court-terme, dédaignant visiblement l’ensemble des actifs à plus long terme libellés en dollar. Ce fait constituait une preuve accablante que la perte bien connue d’attraction stratégique mondiale du dollar en tant que valeur refuge n’avait en aucune manière été résolue. Au contraire, elle est ignorée pour l’instant.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Des blessures qui se rouvrent</h3>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, tandis que l’aversion au risque s’estompe et que l’appétit pour le risque revient, les investisseurs mondiaux réalisent qu’ils ont vendu un peu vite leurs actifs et leurs investissements non libellés en dollars sur les marchés émergents lorsque la crise s’est intensifiée l’année dernière. Les marchés émergents sont largement considérés comme étant ceux qui sortiront en premier de la crise et les actifs sur ces marchés sont à des prix des attrayants. Par conséquent, les investisseurs vendent maintenant leurs dollars pour racheter ces actifs considérés comme étant de meilleurs refuges que le dollar face au retour inévitable de l’inflation de dollars au-delà du court-terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait monter le rendement sur une multitude d’actifs financiers libellés en dollars, tels que les Bons du Trésor et les bons hypothécaires, et renvoie le dollar vers les plus bas de 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Les indices des marchés émergents et les matières premières montent en flèche tandis que les ressources des investisseurs y affluent à nouveau. La dépense excessive de l’Amérique et ses déficits qui atteignent des sommets, la politique monétaire débridée dans cette crise et l’effondrement de la confiance en la FED qui sera réellement incapable de supprimer une telle politique et l’excès de liquidités lorsque cela sera requis, provoquent l’enracinement profond dans l’esprit des investisseurs qu’une inflation de dollars est à prévoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La perception irrésistible des investisseurs mondiaux, que la FED, le Trésor et l’Administration sont en train de perdre le contrôle de la situation fiscale aux Etats-Unis et que l’inflation (plus probablement l’hyper-inflation) devient visiblement inévitable, menace d’infliger des dégâts irréversibles aux finances étasuniennes et au dollar lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Angela Merkel, la chancelière d’Allemagne, a lancé le 2 juin une mise en garde sévère sur ces positions, une mise en garde remarquable pour sa totale honnêteté et sa violation sans précédent de la règle cardinale de la politique allemande, selon laquelle les politiciens allemands ne commentent jamais la politique monétaire de cette banque centrale. Le fait qu’elle ait rompu cette règle indique que Berlin se sent extrêmement préoccupé par la dangereuse et risquée politique monétaire hyper-inflationniste prise dans cette crise. La Chancelière Merkel a lancé son attaque contre la Réserve Fédérale des Etats-Unis, la Banque d’Angleterre et la Banque Centrale Européenne. Voici ce qu’elle a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ce que les autres banques centrales ont fait doit cesser maintenant. Je suis très sceptique à propos de la portée des actions de la FED et sur la façon dont la Banque d’Angleterre a tracé sa propre ligne en Europe.</p>
<p>Même la Banque Centrale Européenne, d’une certaine manière, a cédé à la pression internationale avec son achat d’obligations sécurisées. Nous devons revenir à une politique monétaire indépendante et sensée, autrement, dans dix ans, nous retournerons là où nous en sommes aujourd’hui.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le 3 juin, le président de la FED en personne, Ben Bernanke, a lancé une mise en garde en disant que les déficits à long-terme menacent la stabilité financière même des Etats-Unis. Il a ajouté :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ces dernières semaines, le rendement des bons du trésor à long-terme et des crédits hypothécaires à taux fixes ont augmenté […] Ces augmentations semblent refléter les inquiétudes vis-à-vis des déficits fédéraux importants …</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, il a quelque peu minimisé le rôle de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la dépense américaine, cherchant à attribuer l’envolée record des rendements à d’autres facteurs. Il semble que les responsables de la FED ne veulent pas voir la vérité crue et entière sur le fait que les investisseurs mondiaux sont en train de perdre très vite confiance dans la situation fiscale américaine et dans le dollar.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une veine similaire, Richard Fisher, le président de la Banque de la Réserve Fédérale de Dallas, a lancé une mise en garde le 23 mai contre la monétisation de la dette américaine au moyen de l’achat de bons du Trésor, d’instruments financiers et autres actifs par la FED. Il a prévenu que cette politique risquée rend les investisseurs mondiaux de plus en plus nerveux. De plus, il a prévenu que le défi de la FED consiste à rassurer les marchés sur le fait que la FED ne se rend pas elle-même « la servante » de l’extrême prodigalité fiscale, presque comme si la promesse était suffisante en elle-même. Il a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Je pense que l’astuce ici est d’assister le fonctionnement des marchés privés sans signaler d’aucune façon ou d’aucune forme que la Réserve Fédérale prendra part à la monétisation de la largesse fiscale, des déficits et du programme de relance.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais les investisseurs tirent exactement cette conclusion alors qu’ils jugent la FED, non pas sur ses propos rassurants, mais plutôt sur sa politique et ses actions plus que jamais risquées. Et avec de nouvelles quantités colossales de Bons du Trésor qui inondent le marché, alors que le Trésor émet des trillons de dollars de nouvelle dette rien que pour cette année fiscale, les investisseurs, avant d’acheter ces actifs, exigent des prix plus bas et des rendements plus élevés sur ces titres.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon toute probabilité, la FED devra accroître de façon significative ses propres achats de Bons du Trésor à plus long-terme dans un effort visant à empêcher l’envolée des rendements d’échapper à tout contrôle et d’effacer totalement ses efforts à maintenir une politique monétaire hyper-débridée. Mais une telle manœuvre de dépréciation du dollar (l’émission de quantités encore plus énormes de dollars) ne fera que convaincre un peu plus les investisseurs que l’hyper-inflation est inévitable et, ce faisant, réduira encore plus l’attrait actuel pour le dollar, le tirant immédiatement plus bas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble certain que la FED ne le comprend pas : ses responsables semblent penser, sans aucun doute, qu’ils peuvent rassurer les investisseurs mondiaux, simplement en réitérant les assurances citées ci-dessus, mais sans changer véritablement et sérieusement de direction. Ils n’écoutent absolument pas la sagesse de la mise en garde d’Angela Merkel et de ceux qui pensent comme elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est de savoir si les banques centrales qui détiennent déjà beaucoup de dollars, à l’instar de la banque centrale chinoise, accroîtront de façon spectaculaire leur exposition au dollar risqué dans un effort d’enrayer son déclin, afin d’empêcher l’érosion de leurs avoirs actuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant en considération le niveau record d’angoisse à propos de leur exposition déjà importante au dollar, il semble hautement improbable qu’ils accroîtront maintenant de façon significative leur exposition, lorsque les risques liés au dollar augmentent de façon spectaculaire. Notez le commentaire du 2 juin à ce sujet de l’organe de presse de l’Etat chinois, le <em>China Daily</em>, dans un article intitulé : « Geithner Vend un Dollar Dévalué » :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Une autre raison à la faiblesse du dollar est la sombre perspective à laquelle sont confrontées les finances publiques des Etats-Unis. Les investisseurs sont inquiets des déficits budgétaires records du gouvernement américain. L’administration de Barack Obama pourrait être obligée d’émettre la somme gigantesque de 3.250 milliards de Bons du Trésor pour combler le trou noir financier d’un tel déficit aussi massif. Cela a toute chance de faire fuir les investisseurs en bons du trésor à long-terme libellés en dollars.</p>
<p>Lorsque les taux d’intérêts sont quasiment à zéro et que les options traditionnelles ont été épuisées, la Réserve Fédérale n’a aucun autre choix que de recourir à un « soulagement quantitatif » et d’acheter des Bons du Trésor. Mais elle gonflera l’offre de l’argent de base et accroîtra ainsi le risque d’une dévaluation du dollar. Bien que la dévaluation du dollar puisse être une bonne nouvelle pour les exportations américaines, elle érodera la confiance de l’investisseur et pourrait même conduire à l’effondrement de l’hégémonie du dollar.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs qui ont de la jugeote sont en train précisément de faire ce que Bill Gross, le fondateur du plus gros fonds obligataire du monde, PIMCO (<em>Pacific Investment Management Company</em>), leur a conseillé le 3 juin de faire. Il a prévenu que les finances américaines se détériorent sérieusement et que les investisseurs devraient rapidement diversifier leurs avoirs en dollars avant que les banques centrales ne le fassent inévitablement. Gross a réduit de façon importante ses avoirs en obligations du gouvernement américain de toutes les catégories au sein de son <em>Total Return Fund</em>, suivant ainsi le propre conseil qu’il a prodigué aux investisseurs mondiaux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Est-ce le début de la fin de cette bulle ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’elle soit encore naissante, la tendance actuelle consistant à vendre ses dollars pour acheter des actifs solides comporte le risque important de se transformer en une véritable débandade dans un avenir plus ou moins proche. Comment ça ? Comment cette tendance croissante à sortir du dollar pour aller vers des actifs solides pourrait-elle commencer à s’auto-alimenter pour devenir une débandade ?</p>
<p style="text-align: justify;">En supposant que le rallye en cours sur les marchés émergents est pour de vrai, comme l’indique fortement l’évidence, alors, chaque dollar vendu pour acheter dans ce rallye affaiblit un peu plus cette devise. Tandis que les investisseurs surveillent attentivement la valeur du dollar en constant déclin, ils chercheront à se prémunir des pertes en vendant des dollars pour des actifs solides, ce qui ne fera qu’accroître un peu plus l’offre de dollars et affaiblira encore plus cette devise.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu d’investisseurs auront les tripes pour faire basculer trop loin le dollar si son déclin s’accélère trop vite ou même s’il reste quelque peu progressif et qu’il ne se redresse pas rapidement. Ainsi, le cycle s’auto-alimente, devenant potentiellement une débandade pour sortir du dollar, faisant courir le risque d’un éclatement de la bulle des Bons du Trésor et une catastrophe pour les finances américaine, alors que les rendements et les taux d’intérêt se renforcent, que s’ensuivra un resserrement monétaire hors de tout contrôle et qu’un arrêt encore plus massif du crédit s’agrippera aux Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné qu’une telle richesse est à présent placée dans les Bons du Trésor à court-terme, les investisseurs qui refusent de reconduire leurs avoirs dans de nouveaux Bons du Trésor, mais exigent à la place leur remboursement afin d’acheter autre chose, pourraient placer le Trésor des Etats-Unis dans un sacré pétrin si la tendance actuelle naissante se transforme vraiment en quoi que soit ressemblant de près ou de loin à une débandade.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera en particulier le cas si les investisseurs mondiaux continuent de refuser d’acheter les Bons du Trésor à plus long-terme, refusant ainsi au Trésor une source cruciale de dollars lui permettant d’émettre les remboursements exigés par les investisseurs qui ne reconduisent pas leurs avoirs dans de nouveaux titres ou de nouvelles obligations.</p>
<p style="text-align: justify;">La vraie question ici, lorsque l’on imagine un éclatement possible de la bulle des Bons du Trésor, est de savoir si le cycle en cours de liquidation des dollars entraînant la faiblesse du dollar s’auto-alimentera jusqu’à un degré suffisant où le déclin du dollar s’accélèrera et deviendra désordonné ou si ce déclin pourra rester plus progressif et plus régulier. La réponse à cette question dépend de la psychologie des investisseurs et des évènements qui pourraient l’affecter.</p>
<p style="text-align: justify;">Si une panique sur le dollar se met en route, alors nous assisterons à une débandade et à un éclatement à grande échelle de la bulle des Bons du Trésor, ainsi qu’à une crise concomitante du dollar, à un effondrement renouvelé des finances américaines et à une dépression économique à grande échelle subséquente.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, les enjeux sont extraordinairement élevés pour les Etats-Unis en ce qui concerne le maintien d’une confiance mondiale dans les avoirs en dollars. D’une certaine façon perverse, la crise mondiale que nous avons déjà endurée, une crise qui a émané des Etats-Unis, a produit exactement ce dont le dollar avait besoin – une aversion extrême pour le risque et une ruée massive vers le dollar. Mais cette devise commence maintenant à perdre la course à l’attrait mondial alors que les investisseurs commencent à se tourner vers les actifs solides. Le dollar peut-il contenir ses pertes et maintenir ce qui lui reste d’attrait pour les investisseurs ? Pourrait-il même refaire ses pertes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>W Joseph Stroupe</strong> est expert en prévisions stratégiques et il est rédacteur en chef de la publication en ligne </em>Global Events Magazine</p>
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://atimes.com/atimes/Global_Economy/KF05Dj01.html"><em>&laquo;&nbsp;Dollar&#8217;s wounds reopen&nbsp;&raquo;</em></a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em></em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/economie/dollar_hyper_inflation_bons_du_tresor_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>La gouvernance non démocratique et illégale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 14:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Thierry Brugvin (professeur en sociologie) Introduction Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par  <a href="http://thierry.brugvin.over-blog.com/">Thierry  Brugvin</a> (professeur en sociologie)</h3>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><img class="alignright size-full wp-image-5229" title="manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/manipulation.jpg" alt="manipulation" width="278" height="427" />Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique?<span> </span>Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) &#8211; Le pouvoir répressif et militaire &#8211; Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes &#8211; Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) &#8211; Le pouvoir idéologique &#8211; Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir.<span id="more-5236"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR FINANCIER:<br />
 BANQUES, DETTE ET PARADIS FISCAUX</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dette: instrument de domination des pays riches</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement à ce que l’opinion publique pense généralement, les flux financiers les plus importants vont donc du Sud vers le Nord. C’est finalement les plus pauvres qui aident les plus riches. En 2003, l&#8217;APD l&#8217;élevait à 54 Mds $ et le remboursement à 436 Mds, soit 8 fois plus (Ziegler, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Au moment de l’indépendance du Gabon en 1960, la Banque Mondiale a transféré à ce pays les dettes précédemment contractées par la France pour la colonisation du Gabon, ce qui est en violation complète des règles du droit international. Depuis, la mainmise des dirigeants français sur l’économie gabonaise ne s’est jamais démentie : Omar Bongo en est avant tout le garant. Une dette constituée dans ces conditions est illégitime et n’a pas à être remboursée&nbsp;&raquo; (Toussaint, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Concernant la Bolivie par exemple, selon Patrick PIRO «aucun économiste n&#8217;est dupe de ce miracle, c&#8217;est bien grâce à la coca et à la cocaïne que le pays n&#8217;a pas volé en éclat. Le trafic de la drogue a donné au pays des devises nécessaires au paiement de la dette » (Piro, 1994)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Boisgallais évalue, entre<span> </span>1 à 5%,<span> </span>l&#8217;aide publique bilatérale qui parvient réellement à la population, le reste partant en direction de construction d&#8217;infrastructure destinée à servir nos intérêts. Moins de 1% de l&#8217;APD bilatérale est consacrée aux ONG (Boisgallais, 1994). Selon Politis, le reste de l&#8217;aide bilatérale française se répartit globalement ainsi: 30 à 40% environ, pour les opérations de rééchelonnement de la dette ou révision des taux d&#8217;intérêts et parfois annulation partielle de dette &#8211; 20 à 25 % pour le salaire des coopérants pour des projets techniques, scientifiques, ou culturels, avec un salaire moyen de 4500 à 23 000 euros par mois. On comptait 3250 coopérants en 2001 &#8211; 15 à 25 % pour la promotion de la francophonie &#8211; 5 à 10 % pour l&#8217;aide financière aux projets pour l&#8217;étude et la réalisation d&#8217;équipements, d&#8217;infrastructure des transnationales françaises &#8211; 5 % destinés à l&#8217;armée, l&#8217;aide budgétaire, et le soutien aux plans d&#8217;ajustement structurels (Politis, 1998). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;été 1994, Lissouba, le président du Congo-B confie à Elf la responsabilité de gérer la dette pétrolière du pays. On observe une totale manque d&#8217;indépendance de l&#8217;Etat. En effet, Elf devient ainsi à la fois client de l&#8217;Etat et gestionnaire de son budget. (Verschave, 2001 : 44). Une entreprise capitaliste privée a ainsi eu la main mise sur un Etat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong> </strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les paradis fiscaux l&#8217;accélérateur de la gouvernance libérale et des délits politico-financiers</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Selon l&#8217;office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999; 50% des 4800 Mds de francs annuels dégagés par l&#8217;ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie&#8230;) seraient blanchis dans les paradis fiscaux. (ODCCP, 2000).La fraude et l’évasion fiscale représentaient, en 2003,<span> </span>environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est à dire 17% du budget de l’Etat soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004). Pour les PED, l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE (Foutoyet 2005). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La quasi totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C&#8217;est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman,<span> </span>idem pour le Crédit Agricole,la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­ques Populaires, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off shore, etc. (Foutoyet, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l&#8217;un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), enregistrée au Luxembourg, a conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le pouvoir des banques dans la gouvernance économique et politique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La politique monétaire permet de jouer sur les importations et exportations. C’est un outil fondamental de la souveraineté, comme l’est l’indépendance militaire par exemple. Or, les Etats africains n’ont pas cette liberté d’action et donc cette indépendance économique et politique. La Banque de France et maintenant la Banque centrale européenne avec l’euro ont décidé des dévaluations et du moment où elles ont eu lieu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan&#8230;) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes : Le magazine Forbes décomptait 1125 milliardaires en 2008. (Kroll, 2008). Ceci leur permet d&#8217;acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance: entreprises, médias, biens divers. Mais de plus, ils ont la capacité de corrompre les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laissent soudoyer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">D&#8217;autre part parce que les banques sont les lieux de dépôt de l&#8217;argent, et le lieu de transit des flux financiers qui sont l&#8217;énergie, le sang du système. Le blanchiment d&#8217;argent sale passait autrefois, par les banques des pays développés notamment, à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey&#8230;) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques) comme le soutien Denis Robert (2001). Ce dernier a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage « Révélation », en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Ces dernières, grâce à un<span> </span>« mécanisme de compensation », font ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Concernant, la BGPI, filiale du Crédit agricole Indosuez, il affirme, qu’elle possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005). Ainsi, certaines, telle la FIBA d&#8217;Elf ont blanchi de l&#8217;argent, ou participé à l&#8217;évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent. C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket&#8230;).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LES IDÉES<br />
 (IDÉOLOGIE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; gouvernance : la théorie hégémonique de la Banque Mondiale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A la Banque Mondiale, l’idéologie néo-libérale est hégémonique, c’est donc dans le cadre de cette politique qu’elle entend exercer ce qu’elle nomme une “bonne gouvernance”. La &laquo;&nbsp;bonne gouvernance&nbsp;&raquo;, pour la Banque mondiale est aussi synonyme de bonne gestion du développement” (World Bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum” (1998). Cependant, si cette politique se limite aux fonctions régaliennes, cela ne signifie pas un État faible. Il s’agit en réalité d’un “État gendarme” visant théoriquement à faire respecter les règles d’un marché concurrentiel et les libertés individuelles. Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c&#8217;est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels (privatisations, restrictions des budgets sociaux&#8230;), basés sur une politique économique néo-libérale. Ainsi, du fait du principe de conditionnalité auquel sont soumis les États pour recevoir des prêts de la Banque Mondiale, ceux-ci perdent la souveraineté sur leur politique nationale (George, 1994 : 184). Cette entorse à la souveraineté du peuple est “camouflée par les qualificatifs “d’empowerement” (la participation) et de “consensus&nbsp;&raquo; avec la société civile (Hidouci, 2003 : 6). On observe en effet une lutte idéologique, autour du concept de société civile, visant notamment à gagner “la bataille” pour une nouvelle forme de direction politique démocratique mondiale. Tandis que pour le grand public, la société civile signifie généralement les ONG, pour les organisations internationales telle l’OMC, il s’agit aussi des représentants des entreprises tel le MEDEF ou l’UNICE.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La corruption limite la démocratisation des États. Pourtant, les institutions financières internationales (IFI) agissent peu contre la corruption des dirigeants (lorsque les prêts qu&#8217;elles octroient sont détournés) (Gueye 2003 : 38).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La libéralisation et la privatisation de la régulation internationale </span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au cours du Forum Mondial de l’Economie de Davos, le 31 Janvier 1999, Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, a proposé au monde des affaires, de mettre en oeuvre le Global Compact (le pacte global). Plus de 3 700 entreprises venant de 120 pays différents, adhéraient en 2007 au Global Compact. Parmi les dix principes du Global Compact, deux<span> </span>concernent les droits de l’homme, quatre sont destinés aux droits des travailleurs, trois concernent l’environnement et le dixième porte sur la lutte contre la corruption. Le Global Compact étant une forme de<span> </span>code de conduite élaboré par les pouvoirs publics internationaux. Les transnationales, telle Nike, Nestlé, ou Total qui l’ont adopté s’engage volontairement à le respecter, mais il n’est prévu de dispositif de vérification, ni de sanction. Les Nations Unies ont autorisé les ETN Nike et Shell notamment, à adhérer au Global Compact, alors qu’elles enfreignent régulièrement leurs propres codes de conduite et les normes sociales et environnementales. Le choix consiste à déléguer, aux acteurs économiques privés, certaines des fonctions traditionnellement dévolues au service public (service des eaux, retraitement des déchets, production énergétique..). D’une part, cela représente une orientation de politique économique très spécifique. Mais d’autre part, cela transforme la nature même des organisations internationales publiques qui deviennent des partenaires des entreprises privées, plutôt que des autorités de régulation au service du peuple et de l’intérêt général (Brugvin, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale s&#8217;est développée à partir de la gouvernance d&#8217;entreprise (Leach, Percy-Smith, 2001). Dans la gouvernance on observe &laquo;&nbsp;une normalisation technique envahissante&nbsp;&raquo; (Hidouci, 2003 : 7) qui tente d&#8217;évacuer la dimension politique sous le discours de la neutralité, en se cachant dernière le langage de la gouvernance des entreprises. La gouvernance conduit à substituer les normes juridiques (décidées par les pouvoirs publics représentant le peuple) par des normes techniques (crées par des intérêts privés) : codes de conduite, labels, normes comptables privées, normes ISO&#8230;). Tandis qu’une partie du code du travail est en partie votée par ce dernier, les codes de conduite liées aux conditions de travail ou les normes ISO sont souvent créées par des entreprises privés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Par ailleurs, L’OMC est le fer de lance du<span> </span>libéralisme économique, qui sont<span> </span>l’idéologie et le pouvoir politique hégémonique au plan mondial. Le mandat de l’OMC est la suppression des obstacles au commerce. Comme pour la Banque mondiale et le FMI, cela<span> </span>conduit à une privatisation de la société qui engendre une à une inégalité sociale, économique et politique<span> </span>nuisible à la démocratie. Par exemple, l’OMC a pour mandat la libéralisation des échanges commerciaux, ce qui a pour conséquence qu&#8217;elle impose les intérêts économiques des transnationales sur les droits sociaux des travailleurs et la souveraineté politique des Etats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les pouvoirs publics tiennent leur légitimité de l’élection par le suffrage populaire et doivent donc être présents, pour garantir, théoriquement, les intérêts du peuple dans les décisions qui concernent celui-ci. Les pouvoirs publics disposent de la plus forte légitimité pour décider des règles, normes et lois, à portée générale, qui relèvent du droit positif. Les entreprises privées ne disposent pas de cette légitimité élective, ni de l&#8217;indépendance économique. Par conséquent, elles ne disposent pas de la légitimité à décider des orientations générales de la société, à légiférer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE GLOBALE NON DEMOCRATIQUE PAR LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PUBLIQUES:<br />
 (BM, FMI, ONU, OMC&#8230;)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dépendance financière des agences de l’ONU<span> </span>vis à vis des entreprises privées</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En comparaison de l&#8217;étendue de la tâche qu&#8217;on lui attribue, ses ressources sont largement insuffisantes. En 1993, le total des ressources de l’ONU s&#8217;élève donc à environ 7,3 milliards de dollars. Les grandes déclarations proclamées à l’ONU, telle &laquo;&nbsp;la santé pour tous en l&#8217;an 2000,&nbsp;&raquo; ne sont pas toujours associées de mesures suffisamment précises et de moyens conséquents. Ce verbalisme n&#8217;a alors pour but que de donner bonne conscience aux administrateurs représentants les différents pays membres et de satisfaire les attentes de l&#8217;opinion publique. De telles déclarations, lorsqu&#8217;elles sont irréalistes, aboutissent à jeter la confusion et à masquer l&#8217;impact réel des programmes mis en œuvre. Depuis la création de l’ONU, en 1945, les grandes promesses se succèdent, telle que la « santé pour tous en l’an 2000 », mais elles ne sont quasiment jamais réalisées. L’opinion est satisfaite par les promesses faites, à chaque sommet international, mais comme elle a peu de mémoire (les journalistes non plus), elle oublie les précédentes. C’est un cercle sans fin de manipulation de l’opinion publique, dans la mesure où ses dirigeants savent très bien qu’ils ne pourront atteindre les objectifs affichés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Nous allons voir que l’ONU et l’OMS subissent parfois de graves dérives. Or,<span> </span>l’Etat français dispose d’une part non négligeable de responsabilité dans la mesure où il est représenté au sein du conseil d’administration de l’OMS et qu’il dispose du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier s’avère l’organe le plus puissant de l’ONU, mais aussi le moins démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Malgré ses faiblesses, l’ONU est parvenue à de grandes réussites au service des plus pauvres. Pourtant, l’ONU, du fait de son influence, est l’objet de tentative de contrôle de la part des Etats dominants et de leurs transnationales, au sein du conseil de sécurité et de chacune de ses agences. Christian Joly rappelle les positions des organisations de solidarité internationale vis-à-vis de l&#8217;OMS : celles ci &laquo;&nbsp;continuent à voir la main des multinationales dans divers programmes de l&#8217;organisation. La collaboration de l&#8217;OMS, avec les firmes multinationales, est considérée comme une soumission aux lois du marché, au détriment de la satisfaction des besoins des populations&nbsp;&raquo; (Joly, 1987 :244-245)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">L’influence des lobbies industriels à l’ONU</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des lobbies industriels, à l’ONU, ne se limite pas à l’OMS ou au FNUAP. L’affaire «du programme pétrole contre nourriture » de l’ONU a éclaté, en janvier 2004. Dans son dernier rapport, le 7 septembre, la Commission d’enquête indépendante mise en place, en avril 2004, par Kofi Annan, a dénoncé une conduite «illicite, non éthique et corrompue» au sein de l&#8217;ONU et blâmé le secrétaire général Kofi Annan, lui-même, pour ses négligences et ses erreurs. «Notre mission était de chercher des fautes de gestion, dans le programme «pétrole contre nourriture» et des preuves de corruption au sein de l&#8217;ONU et par des entreprises sous contrat. «Malheureusement, nous avons trouvé les deux», a déploré son président, Paul Volcker (Rosett, 2005). « Dans un précédent rapport, en août, la Commission avait établi que le Chypriote Benon Sevan, lorsqu’il était responsable du programme «pétrole contre nourriture», avait empoché près de 150 000 dollars en pots-de-vin » (Mauriac, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les directeurs de la Banque Mondiale ont quant à eux aussi interrompus les prêts à différents pays, lorsqu&#8217;ils se heurtaient aux intérêts des Etats-Unis (même si officiellement il s’agissait d&#8217;autres motifs) précise Eric Toussaint. Dans le même ordre d’idée, la Banque Mondiale a systématiquement tenté de mettre en échec les régimes considérés comme des menaces pour les intérêts américains Parmi certains exemples les plus connus en Afrique, citons la dictature de Mobutu au Zaire, celle de Idi Amin Dada en Ouganda, d&#8217;Habyarimana au Rwanda à partir de 1973, d’Idris Déby au Tchad (Toussaint, 2006). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE LA PRODUCTION ET DU COMMERCE PAR LES ENTREPRISES:<br />
 EXPLOITATION, COMMERCE ILLÉGAL ET VIOLATION DES DROITS</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">L&#8217;exploitation légale par le capitalisme: premier facteur antidémocratique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Marx explique que la pauvreté, l’exploitation des travailleurs permet leur domination et leur aliénation, qui<span> </span>limitent leur capacité à se former et donc leur capacité à tenir leur rôle de citoyen, c’est à dire à défendre la démocratie. Avant, de trouver d&#8217;éventuelles causes, relevant de l&#8217;illégalité, il faut en effet, chercher les causes de la pauvreté des pays en développement dans l’analyse marxiste notamment. Cette dernière explique les inégalités principalement par le rôle des infrastructures économiques, des rapports sociaux de production, les inégalités des termes de l’échange, la division internationale du travail entre le centre et la périphérie (Emmanuel, 1969)[1]. Cependant Gramsci, montre qu&#8217;il y a une interaction entre les infrastructures et les superstructures au sein &laquo;&nbsp;du bloc historique&nbsp;&raquo; et non un simple déterminisme des premières sur les secondes (Gramsci, 1975). Mais, en plus de l’exploitation inégale, il existe une exploitation illégale, que nous allons examiner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Sous payer les matières premières d&#8217;un pays</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La production du pétrole en Afrique, par les entreprises transnationales du pétrole permet d’engranger d’énormes profits, souvent au détriment du pays et surtout de la population. A ce sujet l’exemple d’Elf Total, une autre entreprise du pétrole, au Congo est fort instructif. Le président Lissouba a bradé à Elf, les parts que l’Etat du Congo-Brazzaville détenait dans Elf Congo. Le prix officiel de la vente était de 270 millions de francs, mais les estimations de la valeur réelle de ces parts sont de 4 à 16 fois supérieures! (LDC, 1997, 1998). Sous-évaluer la qualité du pétrole représente un autre technique, pour arriver au même fin.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les « cargaisons fantômes » : la non déclaration de la production</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Floch Prigent, ainsi qu’un ancien Ministre de l’Economie du pays ont reconnu que le CONGO aurait bénéficié d’au moins deux « cargaisons fantômes ». Dans les faits, un tanker vient chercher du pétrole ; il repart chargé mais cette cargaison, qui échappe à toute comptabilisation, s’évanouit dans la nature au profit des compagnies pétrolières et des élites dirigeantes du pays. Il n’est pas rare que la cargaison change plusieurs fois de propriétaire pour échapper à toute traçabilité (Harel, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">S’allier les services d’un élu grâce<span> </span>aux commissions et rétro-commissions</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Loik Le Floch Prigent, affirme lui-même dans un livre intitulé “Affaires Elf, affaires d’Etat” (2001), faisant le bilan de son procès, que “l’activité industrielle classique s’accompagne nécessairement de mécanismes qui permettent le financement d’opérations opaques (&#8230;). Au sein du groupe (Elf) qui fait deux cents milliards de francs de chiffre d’affaires par an, le volume de ces opérations (occultes) varie de trois cents à huit cents millions de francs). (&#8230;) Elf dépensait notamment ces fonds pour obtenir “des permis de forage” dans les pays ou la société n’était pas encore implantée. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’ensemble de ces commissions versées aux officiels du pays, via des intermédiaires, était d’un certaine façon le prolongement de la politique étrangère de la France, notamment dans les pays africains et c’est la raison pour laquelle le président d’Elf en informait la présidence de la république (française), ainsi que les ministres des Finances et du Budget” (Prigent,<span> </span>55-56). “Disons que le président d’Elf est à la fois le président d’une société pétrolière et ministre bis de la Coopération. Et c’est justement parce ce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu’elle a de tout temps financé les services secrets (&#8230;). Elf a servi au financement du parti gaulliste, et a même été créé pour ça&#8230;” (&#8230;). Puis ce fut le tour du parti socialiste. Certaines de ces affaires ont défrayé la chronique judiciaire (affaire Dumas, Deviers Joncourt, Sirven, Elf Thomson, avions renifleurs, affaires des frégates, etc.). (Prigent, 2001 : 54-55 et 63-64). “L’ensemble de la classe politique savait qu’Elf faisait du financement politique”. Les rétro-commissions servaient “à mettre sous influence celui qui les percevait. Au cas où&#8230; Au cas une affaire comme l’affaire Elf leur péterait à la figure. Si tout le monde se sert du gâteau, plus personne ne plus rien dire.” (Prigent, 2001, 66-67). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> <br />
 </span></p>
<p align="center"><strong>LA CONCURRENCE DES GOUVERNANCES NATIONALISTES (IMPERIALISME)<br />
 ET LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ETAT</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les intérêts des entreprises cachés derrière les guerres locales et nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement à la lutte entre transnationales, se déroule une lutte entre Etats. Il s’agit de conflits déclarés (guerre) ou secrets (tels la guerre froide). Ce qui est en jeu, c’est le nationalisme, c’est à dire la volonté de puissance (Nietzsche, 1976), psychologique, politique ou économique, des dirigeants politiques, économiques et parfois même des peuples. Par leurs actions diplomatiques, militaires, politiques, les élus politiques viennent appuyer le développement des entreprises capitalistes nationales (l&#8217;impérialisme). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Derrière les conflits internes à une nation ou entre nations, il est rare qu’il n’y ait pas une quelconque influence d’un ou de plusieurs grandes puissances. En particulier, lorsqu’il s’agit des PED. Ne pas prendre en compte cette clé d’analyse, limite considérablement la compréhension du conflit en présence. Par exemple, le soutien de la France aux Hutus dans leur action de génocide envers les Tutsi (Coret, 2005) se comprend mieux lorsque l’on sait que les Tutsi étaient soutenus par les Etats-Unis notamment.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De 1945 jusqu’en 1989 (la chute du mur de Berlin) la guerre froide a été un des causes importantes des conflits. Une majorité des conflits nationaux (Burkina Faso, Angola, Chili, Bolivie&#8230;)<span> </span>étaient renforcés, attisés ou créés par la lutte entre le camp occidental, contre le camp soviétique. Malgré le discours d’indépendance de la France envers les Etats-Unis, notre pays a soutenu régulièrement ce dernier, notamment en favorisant la diffusion de l’arme atomique au camp occidental (Israël, Afrique du Sud durant l’apartheid&#8230;) (Lorentz, 2001).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Partage amiable des zones d&#8217;influence fait aussi parti des instruments de contrôle. Durant, la guerre froide, un accord tacite entre les Etats-Unis et la France a permis à cette dernière d&#8217;exploiter et de contrôler l&#8217;Afrique francophone, tandis que les Etats Unis s&#8217;octroyaient l&#8217;Afrique anglophone et l&#8217;Amérique du Sud (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le soutien des Etats aux intérêts des grands propriétaires capitalistes</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’Etat sert les intérêts des ETN, notamment pour des raisons d’indépendance énergétique nationale. M. Dominique Perreau, directeur des affaires économiques et financières au ministère des Affaires étrangères a déclaré que généralement &laquo;&nbsp;le ministre des Affaires étrangères use de son influence pour défendre les projets des compagnies françaises car l&#8217;Etat doit veiller à la sécurité des approvisionnements en pétrole et gaz naturel&nbsp;&raquo; (Aubert, 1999). Les présidents de la république jouent aussi le rôle de VIP pour les grandes transnationales de leur pays. Chirac était accompagné de plusieurs PDG, lors de son voyage en Chine, en octobre 2006. Nicolas Sarkozy fit de même et a ramené pour<span> </span>20 milliards d&#8217;euros de contrats pour<span> </span>les entreprises françaises, lors de son voyage en Chine en 2007(Les Echos, 26:/11/2007). Une large partie du soutien de la cellule africaine de l&#8217;Elysée, vis à vis des dictateurs, des guerres, des déploiements de l&#8217;armée française, etc. vise à protéger les intérêts des entreprises françaises. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les gouvernements et les ministères sont parfois doublés par des officines parallèles. C&#8217;est le cas du réseau Foccart, travaillant pour Elf, qui dirigeait en sous main tout la politique africaine de la France. Le soutien de l’Etat aux transnationales renforce leur capacité d’exploitation légale et illégale. La cellule africaine de l’Elysée, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’identité nationale et de la coopération&#8230; qui devraient normalement fonctionner dans la légalité ne respectent pas toujours l’Etat de droit. Par exemple, les observateurs du ministère de la coopération qui ont cautionné les élections truquées au Tchad en mai 2006 (Survie, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DEMOCRATIQUE PAR LA CONTROLE ET LA VIOLENCE<br />
 (POUVOIR DE LA SÉCURITÉ ET DE RÉPRESSION)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">Soutien militaire des grandes puissances dites démocratiques aux dictatures alliées</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les républiques qui disent faire la promotion de la démocratie dans le monde, n’hésitent pas à appuyer les dictatures, lorsque leurs intérêts sont en jeu.<span> </span>Pendant les huit ans du règne Habré, la France n’a pas cessé d’accroître son aide financière et militaire à un régime qui préférait investir toutes les ressources du pays dans des dépenses militaires inconsidérées, à l’encontre des besoins fondamentaux de la population, comme la santé ou l’éducation. L’armée et l’administration &laquo;&nbsp;d’Hissène Habré engloutissaient chacune en moyenne 200 à 250 millions par an d’aide française. L’armée française a enfoui ses possibles états d’âme face aux 40 000 personnes exécutées, 50 000 personnes emprisonnées et 200 000 personnes dépossédées de leurs biens pour cause d’opposition au régime d’Hissein Habré” (Calatayud, 1992). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Cacher un coup d’Etat par un gouvernement étranger derrière une fausse révolte populaire nationale</strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En prenant l’aspect d’une rébellion classique, les mercenaires jettent le doute sur la légitimité de tel ou tel gouvernement et introduisent l’idée que le régime est précaire et n’a pas le soutien de toute la population et donc doit être condamné. Cela contraint donc le gouvernement à entrer en conflit et il devient alors l’agresseur aux yeux de la communauté internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De nombreux, putschistes et mercenaires sont financés par un Etat ou une entreprise étrangère, afin de servir leurs intérêts. Ainsi si le coup d&#8217;Etat réussit, ces derniers seront proches d&#8217;un pouvoir qui servira leurs projets économiques ou politiques. Si le coup d&#8217;Etat échoue, compte tenu du fait qu&#8217;ils ne sont pas les acteurs de ce coup de force, ils ont peu de chance d&#8217;être inquiétés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Lorsqu&#8217;un Etat A ne sert pas ou plus les intérêts des entreprises d&#8217;un Etat B, le gouvernement de ce dernier use parfois du coup d&#8217;Etat pour placer de nouveaux dirigeants au pouvoir, qui seront plus à même de servir leurs intérêts. Ce fut le cas, avec le gouvernement français qui décida de mener un coup d&#8217;Etat, via des rebelles locaux et / ou des mercenaires, notamment au Tchad, au Comores (avec Bob Denard),&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Là encore, l’Etat agresseur peut les utiliser sans être mis en cause, comme lors du coup d’Etat aux Comores en 1995 ou Bob Denard arrive avec 33 hommes pour monter à l’assaut du palais présidentiel de Saïd Djohar. L’Etat français intervient et arrête les mercenaires qui seront emprisonnés sauf Bob Denard, évacué par un appareil de l’armée française (Caminade, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La guerre au service des intérêts des entreprises nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux, de hautes valeurs morales : la défense de la liberté, de la démocratie, de la justice. Mais derrière ces nobles motifs, les véritables motivations sont parfois moins claires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les guerres permettent de contrôler économiquement un pays afin de permettre aux entrepreneurs privés d’une nation de s’accaparer les richesses (pétrole, uranium, minerais&#8230;) ou humaines du pays, Le Chili aura été terrain d’expérimentation des théories libérales de Milton<span> </span>Friedman consistant à mettre sous tutelle les pays producteurs de matière première (énergie, métaux, nourriture&#8230;) afin de garder la maîtrise de l’économie mondiale. Cela supposait de briser les gouvernements et l’économie de ce type de pays (Petras, 2001 : 114).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La colonisation de l’Asie, de l’Amérique Latine et de l’Afrique sous le couvert d’apporter la civilisation visait d’abord cela. La traite négrière en Europe et en Amérique du Nord a servi cet objectif. La guerre des Etats-Unis contre l’Irak a permis à l’industrie pétrolière américaine de faire main basse sur les hydrocarbures du pays. Si la France s’est opposée à cette guerre, ce n’est pas seulement pour défendre l’Etat de droit, mais pour défendre les échanges privilégiés de ses industries avec l’Irak. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ce fut le cas par exemple de la Guerre du Biafra, dans laquelle la France soutenait les rebelles afin de récupérer le pétrole pour ses transnationales (Elf) (Verschave, 1999). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Le secret de la raison d’Etat : la boite de Pandore contre la transparence démocratique</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au delà du financement pas toujours très légal, des services secrets, les Etats, sous le<span> </span>motif de la raison d’Etat, classent « top secret » certaines affaires. Le fait qu’il faille parfois, pour des raisons de défense nationale invoquer le « secret d’Etat », engendre un biais très préjudiciable dans la transparence de la démocratie. Si au départ, les motifs sont légitimes, ensuite, la pratique se développe et les élus, ou les administrateurs de l’Etat utilisent le motif de la raison d’Etat pour dissimuler des éléments dont leurs citoyens devraient légitimement être informés. En 1989, par exemple, sous les motifs officiels de ne pas inquiéter la population, les français n’ont pas été informés à temps des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En réalité, on peut supposer que le lobby militaro-industriel du nucléaire n’avait pas intérêt à laisser se développer une psychose autour du danger des centrales nucléaires. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, on observe parfois une collusion entre les services secrets et les intérêts économiques privés. Maurice Robert, était chef de la sécurité d&#8217;Elf et ancien chef des services secret français en Afrique, pivot du réseau Foccart-Chirac<span> </span>(Verschave, 2001, 32). Par ailleurs, certains présidents africains ont été chaperonnés par un colonel de la DGSE, soi‑disant chargé de sa sécurité, et de multiples conseillers français. Par exemple, tous les conseillers du « président » ivoirien Houphouët‑Boigny étaient français (Verschave, 2000). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE PAR LA COMMUNICATION NON DEMOCRATIQUE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La communication comme instrument de propagande</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les campagnes de dénonciation des mouvements sociaux se heurtent aux campagnes de communication et de relations publiques des entreprises qui s&#8217;appuient sur une expertise et des ressources financières largement plus conséquentes. Les relations publiques sont ainsi qualifiées, dans les années 1920, &laquo;&nbsp;d&#8217;industrie du consentement&nbsp;&raquo; (Richter, 2004 : 149). Les relations publiques des entreprises sont, selon Harold D. Laswell, un de ses théoriciens, &laquo;&nbsp;la découverte que la propagande est moins coûteuse que la violence, la corruption, et autres techniques de contrôle&nbsp;&raquo; (Laswell, 1935: 524). Nous qualifierons pour notre part, de communication marketing, les pratiques de communication des entreprises qui visent à organiser le consentement du public, en s&#8217;appuyant sur des campagnes publicitaires, le packaging des produits et les relations publiques pour atteindre leurs fins, c&#8217;est à dire la maximisation de leur profit. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La novlangue : transformer la langue pour cacher une politique mal acceptée</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La novlangue, de même que le langage politiquement correct visent à transformer le mot trop connoté politiquement, pour en substituer d’autres qui n’éveilleront pas l’attention. Les dirigeants néo-libéraux sont passés maitres dans cet art. Alain Bihr, a écrit un ouvrage intitulé La novlangue néolibérale. Le rhétorique du fétichisme économique (Bihr, 2007), ou il en donnent divers exemples.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l&#8217;Afrique) lancé par<span> </span>l&#8217;axe FMI – Banque Mondiale, dans sa rénovation du vocabulaire de l&#8217;ajustement structurel. Ce dernier ayant subit de nombreuses critiques, ils cherchent à travers une nouvelle formulation (la novlangue) à<span> </span>laisser penser que l’on prend mieux en compte les besoins des plus faibles. Mais étant donné que les principes fondamentaux restent de nature néo-libérale, les plus démunis restent toujours sur le bord du chemin. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La récupération conceptuelle au service de l’idéologie dominante</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Un autre instrument de l’hégémonie idéologique des néo-libéraux est leur aptitude à la récupération et à la manipulation conceptuelle, qui est relativement proche de la novlangue. La Banque utilise &laquo;&nbsp;des mots solennels et des formules magiques pour transformer la réalité (George, 1994 : 207). Face aux défenseurs de l&#8217;environnement qui risquaient de mettre un terme à la philosophie de la croissance illimitée, la Banque a utilisé la notion de développement durable en décrétant &laquo;&nbsp;la croissance durable&nbsp;&raquo;. Celle-ci n&#8217;était dès lors plus menaçante, l&#8217;idée de durabilité neutralisant le danger de destruction. &laquo;&nbsp;Le mouvement de défense de l&#8217;environnement qui craint pour son avenir s&#8217;est vu ainsi privé de ses armes conceptuelles&nbsp;&raquo;(George, 94 :208)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Enfin, les institutions de Breton Woods, exercent un pouvoir politique et culturel. Le rôle financier et économique n&#8217;est que la partie émergée de l&#8217;iceberg. La partie immergée relève donc de la foi, de la croyance, de la doctrine, du leadership intellectuel. Comme le dirait Pierre Bourdieu, la Banque est puissante parce qu&#8217;elle est capable d&#8217;échanger constamment du capital économique contre du capital symbolique et vice versa.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Susan George décrit la Banque comme « la main invisible du &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo; planétaire mis en oeuvre par le capitalisme libéral.<span> </span>Dans son livre Crédits Sans Frontières, elle attribue donc au Fond monétaire international et à la Banque des attributs et un fonctionnement quasi religieux. La doctrine remplace alors l&#8217;argumentation, malgré le discours qui se veut scientifique c&#8217;est bien d&#8217;idéologie qu&#8217;il s&#8217;agit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR RELATIONNEL ET L&#8217;IDÉOLOGIE:<br />
 LE RÔLE DES RÉSEAUX ET DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les associations professionnelles contribuant à l&#8217;élaboration des politiques internationales</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les associations professionnelles (lobbies) exercent une influence parfois plus puissante sur les élus, que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, “ leur capital économique, culturel, symbolique, social (le réseau des relations)&nbsp;&raquo;, tels que les définit Bourdieu, certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques-uns sont des leaders politiques de premier plan. Mais la plupart d&#8217;entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou politique. Parmi, ces différentes organisations ont peu citer parmi les plus connus: CFR, Trilatérale, Bilderberg, WBRound Table, Bohemian Grove, Skulls&amp;bones&#8230; Or ces réseaux exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Gramsci (1975) a souligné le rôle des intellectuels dans l&#8217;hégémonie idéologique et la puissance des think thanks. Ces derniers sont des sortes de club de réflexion qui diffusent des idées. Les think thanks les plus influents, actuellement mettent la puissance de leurs idées et leurs meilleurs intellectuels au service de l’idéologie, des politiques des classes dominantes. Le sociologue français, Michel Crozier a ainsi réalisé, avec Samuel Huntington, un rapport<span> </span>en 1975, pour la commission trilatérale (Crozier) . </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les dirigeants de la CCI, tel Maucher, ceux de l’ERT, et, des ETN telles Nestlé, Shell ou Unilever participent régulièrement aux rencontres de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003). C&#8217;est dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de Unilever et de la CIA.<span> </span>Selon le politologue Stephen Gill, Il a pour but “d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (&#8230;) entre les nations de l’axe atlantique&nbsp;&raquo; (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest. Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (&#8230;). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">David Rockefeller fut le fondateur du Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale. &laquo;&nbsp;Ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” selon M. R. Jennar (2005). D. Rockefeller a déclaré à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). “Ce même personnage avait déclaré huit ans plus tôt devant la Commission Trilatérale: la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Certains auteurs, tel Fritz Scharpf, estiment que la légitimité par l&#8217;élection peut nuire au résultat, puisque le peuple n&#8217;est pas un expert (Scharpf, 2000), qu&#8217;il est versatile et émotif. Scharpf privilégie une gouvernance fondée surtout sur les outputs, c&#8217;est-à-dire la légitimité par le résultat notamment économique, plutôt qu’une légitimité issue de l’élection par les peuples. C&#8217;est sur ce type d&#8217;argument, fondé sur la légitimité par le résultat, que se sont appuyés les régimes autoritaires pour justifier leur autoritarisme, souligne Hermet (2003 : 21). C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l&#8217;intérêt du peuple lui-même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La vision de Nietzsche illustre bien celles de certaines élites, tel Rockefeller. Pour Nietzsche, la démocratie est un fléau pour l&#8217;humanité, car elle inaugure le pouvoir de la masse, du peuple ignorant (Nietzsche, 1976). Spencer, un contemporain de Darwin, considérait que la loi du plus fort était une loi naturelle, qui devait s&#8217;appliquer aux sociétés humaines. Ne favoriser que les élites est préférable pour le développement de l&#8217;humanité, car c&#8217;est le sens de l&#8217;évolution naturelle, la sélection naturelle du plus fort sur le plus faible. Par conséquent,<span> </span>l&#8217;aide sociale, les services sociaux, l&#8217;école publique, sont nuisibles à l&#8217;humanité, car ils viennent gaspiller des ressources nécessaires pour développer les qualités des élites (Spencer, 1889).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Romano Prodi figure notamment parmi ces élites. En 2006, il dirige<span> </span>l’Italie, or il a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Avec Pascal Lamy, actuel directeur de l’OMC et autrefois représentant de l’UE à l’OMC, ils ont à participer aux réunions du groupe Bilderberg en 2001 et 2003. Tous les ans, les représentants de BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292). Précisons cependant, que le pouvoir des réseaux et des lobbies, n’est pas si important que certains voudraient le penser. S’ils disparaissaient, cela n’aurait qu’un impact relatif, dans la mesure, ou il ne sont qu’un aspect, parmi une bonne dizaine d’autres formes de gouvernance non démocratique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La puissance des réseaux contre la démocratie ?</span></span><span lang="FR-CA"> </span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Après sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkosy invite au Fouquet&#8217;s, un palace parisien, les membres les plus proches de son réseau. On y trouvait notamment: B. Arnault, Bolloré, Dassault, Decaux, Bouygues (Parain d&#8217;un de ses fils), Desseigne (Barrière), Bernheim (Generali), Desmarais (Power Corporation), Kron (Alsthom), Frère (Suez), Proglio (Véolia)&#8230; (Chemin, 2005). De même au mariage de la fille de Bernard Arnaud, le 22 septembre 2005j, le magasine Paris Match, rapporte que 6 ministres en exercice étaient présents. Michel<span> </span>et Monique Pinçon, dans leur livre sur les grandes fortunes, montre que la richesse ne repose pas seulement sur l&#8217;argent mais sur des réseaux sociaux et un capital de privilèges socioculturels transmis par des dynasties familiales (2006). Cet aspect dynastique n&#8217;est pas sans rappeler les pratiques de la noblesse et de la royauté. Les privilèges officiels de l&#8217;aristocratie ont disparu pour la plupart (excepté pour certaines familles royales), mais cette pratique dynastique se perpétue, au plan social, économique et souvent même sur le plan du sang (mariage entre nobles). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement aux réseaux politiques, on trouve des réseaux économiques. Par exemple dans les relations entre la France et l’Afrique, les réseaux les plus influents sont ceux d’Elf-Total, Bolloré-Rivaud, Bouygues, Castel… Les réseaux religieux et ésotériques ont aussi leur place. Il y a notamment les groupes catholiques, le Vatican, l’Opus Dei, la Loge P2… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le réseau francs-maçons, en France et dans le monde, contribue parfois à limiter l&#8217;impartialité des juges. Le magistrat, Eric de Montgolfier, a dénoncé certains agissements, puis en janvier 2004, le magistrat Bernard Bacou décide de saisir lui-même le conseil supérieur de la magistrature au sujet de doyen des juges d’instruction du tribunal de Nice, en l’accusant d’impartialité et de solidarité criminelle entre des prévenus et lui-même. En effet, ce juge était membre des francs-maçons et jugeait une affaire dans laquelle l&#8217;accusé était lui même membre des francs-maçons. Or un des premiers serments de la franc-maçonnerie est le serment de solidarité (Etchegoin, 2004).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des puissances économiques sur les dirigeants politiques repose donc notamment sur les relations liées à leur statut important (capital symbolique),<span> </span>de négocier des accords ou des lois grâce à leurs poids économique (capital économique), de placer leurs anciens dirigeants dans les appareils politiques (capital social). Ou à l’inverse, les grands propriétaires capitalistes sont aussi en mesure de s’acheter les services d’ex-homme d’Etat, de se servir de leur image, de leur notoriété, de leur reconnaissance sociale (capital symbolique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE ISSUE DE LA DIMENSION PSYCHO-SOCIOLOGIQUE<br />
 (SOCIO-IDENTITAIRE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le besoin psychologique de pouvoir contre la démocratie</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On ne peut donc pas considérer que les problèmes politiques ne relèvent pas que de déficiences de nature sociale, mais aussi de faiblesses psychologiques donc individuelles. Plus les individus s’élèvent dans les structures du pouvoir économique ou politique, plus le besoin psychologique du pouvoir est susceptible d’être stimulé. Certains y succombent, d&#8217;autres non et d’autres préfèrent s&#8217;en écarter pour éviter ce type de difficultés. Ils s&#8217;en trouvent aussi qui restent pendant un temps à des postes de pouvoir sans succomber à ces vicissitudes. En effet, les problèmes d&#8217;ego et de pouvoir, d&#8217;agressivité, d&#8217;intolérance, etc. sont les premiers pas vers les pratiques anti-démocratiques, aussi bien au sein de la gouvernance globale non-démocratique, comme des mouvements sociaux d’ailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Alfred Adler (1870-1937) est un des trois pères fondateurs de la psychanalyse avec Freud et Karl Abraham. Il va élaborer une théorie de la psychologie individuelle, fondée sur le besoin de puissance visant à compenser un sentiment d&#8217;infériorité inhérent à tout être humain névrosé. C’est à dire tout le monde… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet, les meilleures lois, règlements et procédures promulguées par les organisations internationales, les Etats, les entreprises et même les associations ne suffiront pas à faire respecter la démocratie en leur sein et ni à l’extérieur. Car un comportement démocratique ne relève pas seulement d’un savoir faire. En effet, le dialogue démocratique suppose aussi le dialogue et l’écoute sincère entre les personnes, une certaine éthique de la discussion, une volonté de dialogue de chaque individu, une ouverture à l’autre dans le respect de ses limites, de ses différences&#8230; En un mot un savoir être ne se limitant pas à un savoir faire. Il y a peu d’espoir de “faire de la politique autrement” sans cette prise en mains du premier niveau politique: la conduite de chacun par lui-même. N’oublions pas ce vieil adage, “la fin ne peut justifier les moyens”. Pour cette raison l’autre pan de l’action politique, relève de l&#8217;action de soi sur soi. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les différences de respect des règles sociales aux 3 étages de la société</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Fernand Braudel a montré que, depuis les origines de l’humanité, se sont édifiés progressivement trois étages de l’économie, auxquels correspondent trois étages de la société. Les trois étages de l’économie se sont constitués à travers un processus d’éloignement. Au rez-de-chaussée, l’étage de fondement, se développe une économie non-monétaire, de survie, de subsistance familiale. Au premier étage, est pratiquées l’économie d’échange local, c’est l’étage de la régulation légale. L’étage supérieur, étant celui de l’économie monde, celui de l’accumulation (des ressources et de la puissance), de la distance, de l’opacité&#8230; A cet étage, les acteurs font le contraire de ce qu’ils disent. Ils incitent à la pratique des règles du marché, mais grâce à leur puissance et leur éloignement de l’opinion publique, ils cherchent constamment à constituer des monopoles. Braudel montre ainsi qu’il existe un étage intermédiaire qui pratique les règles du jeu ; un premier étage qui ne les pratique pas encore et un étage supérieur qui ne les pratique plus, tout en tenant un double langage.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le même schéma se retrouve au niveau politique. au rez-de-chaussée il y a le clan et la famille. Au premier étage, l’échange, le débat public, la démocratie locale et à l’étage supérieur la macro politique qui pratique le double langage. Ainsi, au 3è étage de la pyramide, lorsque l’on appartient au groupe des élites, ou de la même classe sociale, on peut être tenté de se considérer comme supérieur, au-dessus des lois. C’est ce qui explique ainsi, que tant des dirigeants politiques et économiques, tel le PDG d’Elf, Roland Dumas, ou Charles Pasqua, par exemple, dérapent et se retrouvent devant les tribunaux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ils estiment qu’étant membres de l’élite, ils n’ont pas à fonctionner comme les autres, et qu’à la limite, s’ils le faisaient ce serait mauvais pour eux et pour l’intérêt général tel qu’ils le conçoivent. Ainsi, certains tels Rockefeller, se prononcent contre la démocratie car elle conduit à laisser le pouvoir à des ignorants et cela ne permet pas de prendre des bonnes décisions (Rockefeller, 1999). Ce sont les experts qui doivent décider. C’est pourquoi ils considèrent que, les référendums par exemple, tel celui sur le traité constitutionnel européen, sont préjudiciables à l’intérêt général, car les électeurs ne disposent pas de connaissances suffisantes pour voter en connaissance de cause. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">La pression sociale et l’imitation contre la légalité</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Beaucoup de citoyens ordinaires, s’ils étaient placés du jour au lendemain, aux commandes d&#8217;une transnationale exerçant des pratiques illégales ou d&#8217;une dictature, deviendraient probablement des dirigeants corrompus, ou des tyrans. D’une part pour des raisons psychologiques, liées au besoin de pouvoir (plus ou moins refoulé), tel que l’analyse Adler (1918). D’autre part du fait de la pression sociale de leurs collègues et de l’imitation, par l’isomorphisme (Powel, DiiMaggio: 1983 : 152), afin de rester conforme aux pratiques de ce milieu, à cette culture et de ces codes. L&#8217;individu tend à reproduire les pratiques de sa classe sociale. C’est le phénomène de &laquo;&nbsp;reproduction&nbsp;&raquo; décrit par Bourdieu (1972). Comme l&#8217;explique Braudel, lorsqu&#8217;un dirigeant exerce au &laquo;&nbsp;3e étage de la société&nbsp;&raquo;, au sommet des responsabilités nationales et internationales, il reproduit les règles sociales, les pratiques de ses paires qui se sentent au-dessus des lois créées pour la masse des citoyens.<span> </span>Ils se considèrent être membres de l&#8217;élite, donc au-dessus de celles-ci. Les abus du pouvoir, ne sont donc ni uniquement de nature psychologique, ni uniquement liés aux structures sociales, tel que l’explique Braudel. C&#8217;est donc une erreur de penser que tous les grands dictateurs sont des psychotiques (même si cela a pu être le cas parfois), même si souvent le « le pouvoir total rend totalement fou ». Il existe donc une relation dialectique entre le besoin psychologique du pouvoir, les structures de domination politique et économique, qui nuisent à la démocratie. On doit donc considérer que les problèmes politiques relèvent aussi bien de déficiences de nature sociale, donc collectives, que de faiblesses psychologiques donc individuelles. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Dialectique de l’individu et du collectif, du psychologique et du social</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est par un changement intérieur personnel (psychologique, pratique&#8230;), par le renoncement à son besoin de pouvoir sur l’autre, pour se consacrer à un véritable service des autres que la société évolue. En effet, lorsqu’une grande masse d’individus opèrent un changement de conscience, alors les règles sociétales, les lois internationales, les pouvoirs mondiaux se transforment vers plus d’équité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces changements de conscience et ses nouvelles règles sociétales, empêchent alors certains individus placés au sommet des organisations (économique, politique, sociale, religieuse…) de dériver vers leurs faiblesses (le besoin de pouvoir sans limite) qui les conduisent à reproduire les pratiques anti-démocratiques et parfois illégales des dirigeants précédents.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est donc des changements intérieurs des individus qui agissent sur la régulation globale de la société, qui en retour façonnent de nouveaux individus par l’éducation des masses. Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que reproduire la situation en place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que se reproduire elle même. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA THEORIE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Définition de la gouvernance adémocratique et illégale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Robert Cox a développé une économie politique critique en prolongeant la pensée d’Antonio Gramsci au plan international. Cox distingue aussi « trois forces fondamentales : les forces matérielles, celle des idées, et celle des institutions. Mais, il n’y en a pas une parmi ces trois qui puisse exercer une action unidirectionnelle, car elles sont en interactions » (Cox 1996 : 96-99). Susan Strange (1196) ajoute à la tripartition de Gramsci et de Cox, un quatrième forme d&#8217;autorité, la sécurité (militaire, sociale, économique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il y a un secteur qui est équitable et légal et démocratique (le visage officiel des relations Nord-Sud), cependant, celui-ci est lié à un pouvoir (la gouvernance) global &#8211; inégal &#8211; illégal, &#8211; et non démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale non démocratique de l&#8217;Afrique signifie donc le pouvoir (la gouvernance par les entreprises, les pouvoirs publics, l’armée&#8230;) inégal, illégal et non démocratique par des acteurs de nationalités multiples visant à perpétuer la domination et l’exploitation économique et politique en Afrique, (et non du monde).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On observe dans la réalité, un continuum sans véritable rupture entre les pôles opposés que sont la gouvernance légale et illégale, démocratique et non démocratique, privée et publique. Provisoirement, nous définirons aussi<span> </span>la démocratie comme la participation du plus grand nombre possible d’acteurs légitimes à une décision favorisant l’intérêt général. Nous y reviendrons plus en détails dans la suite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance non démocratique relève<span> </span>(et/ou) :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance légale (et/ou) -non transparente (occulte) par des acteurs non légitimes du fait de leur nature, car : non indépendants économiquement, non élus démocratiquement et dont les décisions sont insuffisamment participatives.</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance illégale, c&#8217;est-à-dire ne respectant pas l’Etat de droit (les lois)</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance inégale ne permettant pas l’égalité des conditions (Tocqueville), c’est à dire en terme bourdieusien une égalité au niveau du capital économique, social (réseaux, origines&#8230;.),<span> </span>culturel (connaissance, éducation, temps disponible pour cela&#8230;), capital symbolique (diplômes, titres, statuts&#8230;) (Bourdieu).</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En résumé la gouvernance non démocratique est une gouvernance illégale, (et/ou) inégale, non transparente, par des acteurs non légitimes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>La démocratie ne peut être effective si on relève notamment:</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;inégalité dans la propriété et la gestion de l&#8217;appareil économique et financier, (pouvoir capitaliste) &#8211; L&#8217;inégalité du temps pour se former et pour militer (Braibant, 2005) &#8211; L&#8217;inégalité<span> </span>des niveaux d&#8217;éducation &#8211; L&#8217;inégalité des conditions (de vie et de biens) Tocqueville (1948) qui entraîne : Une inégalité<span> </span>dans se capacité à supporter les conséquences des lois du fait d&#8217;inégalité économique -Une<span> </span>différence de priorité politique (égalité contre liberté) dans le vote des lois du fait de l&#8217;inégalité des conditions de vie (Noberto Bobbio).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet l&#8217;égalité juridique n&#8217;est pas réelle sans l&#8217;égalité économique et sociale (conditions de vie, possibilité de mobilité sociale) car l&#8217;exploitation économique capitaliste engendre la domination et l&#8217;aliénation des travailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance légale mais inégale et la gouvernance légale non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une grande partie de ce qui est décrit par FX Verschave, concernant ce qu&#8217;il nomme la «Françafrique», relève du légal. Par contre il s’agit de situation légale et en même temps inégale selon les partisans des politiques sociales. Par exemple lorsque Elf-Total va sous payer des ressources, tel le pétrole au Congo-Brazzaville (Verschave, 1999), une partie de ces transactions économiques s’inscrivent dans le champ légal, mais sont inégales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un second niveau, on peut porter l’analyse sur le plan légal et non démocratique. Les dirigeants du G8, tels les présidents français Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, ont généralement considéré que la gouvernance nationale et celle des organisations internationales sont légales et démocratiques. Dans une démocratie représentative, les dirigeants sont élus, donc il s’agit d’une démocratie. Cependant, un certain nombre d’auteurs Castoriadis (1996), Rosenvallon (1998) et d’associations telle Attac estiment qu’une<span> </span>démocratie représentative, si elle est bien légale, n’est pas véritablement démocratique. Sans démocratie participative, les citoyens ne peuvent plus participer aux décisions qu’une fois tous les 5 ans durant le mandat municipal ou présidentiel. De même le suffrage est censitaire au niveau de la Banque Mondiale et du FMI (George, 1994).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance illégale : le non respect de l’Etat de droit est<span> </span>non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un 3ème niveau on peut analyser la gouvernance entre les PED et les pays développés sous l’angle de l’illégalité. Le non respect de la loi généralisé signifie l&#8217;absence de l&#8217;Etat de droit. Nous retiendrons la définition première et minimum de l&#8217;Etat de droit, il s&#8217;agit d&#8217;un système institutionnel dans<span> </span>lequel les pouvoirs publics sont soumis au respect du droit[2]. Ce n&#8217;est donc pas une démocratie parfaite, mais un minimum à atteindre pour pouvoir approfondir les autres dimensions.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’illégalité est un des aspects du non démocratique. Car la démocratie suppose le respect de la légalité, c’est à dire de l’Etat de droit, mais aussi, de la transparence, de la légitimité des représentants, de la participation, etc. La définition de néo-patrimonialisme de Jean-François Médard (1995 : 325-339) vient souligner que la notion de légalité dépend aussi de la culture d’un pays. Cependant, dans un régime républicain occidental fondé sur le respect de l&#8217;état de droit, sur le respect des lois, sur une séparation claire entre les biens publics et privés, les pratiques néo-patrimoniales relèvent de l&#8217;illégalité. Les élus du peuple qui s&#8217;y adonnent devraient donc être punis par la justice, or c&#8217;est rarement le cas et lorsqu&#8217;ils sont inculpés, cela donne lieu souvent à des non-lieux ou à des légères peines, qui ne sont mêmes pas systématiquement appliquées. Concernant le procès Elf, quelques semaines après son incarcération, André Tarallo (le monsieur Afrique d&#8217;Elf), &laquo;&nbsp;en sortait pour raisons médicales&nbsp;&raquo; et ne devait plus jamais y retourner. M. Tarallo avait fait appel. Un an plus tard, en mars 2005, le jugement était encore plus sévère : sept ans d&#8217;emprisonnement ferme et toujours la même peine d&#8217;amende, 2 millions d&#8217;euros. Or, cette forte amende n&#8217;a toujours pas été acquittée (Robert, 2007).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le pire est atteint lorsque que la situation est inégale, illégale et non démocratique. C’est le cas lorsqu’un service secret (CIA, DGSE) ou une transnationale finance des mercenaires pour fomenter un coup d’Etat, comme ce fut le cas d’Elf au Congo- Brazzaville (Verschave, 2001). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Une typologie et non une description générale d’un système de gouvernance</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Précisons tout d’abord qu’il s’agit, dans un premier temps, de présenter une typologie de la gouvernance illégale et non démocratique. Ce n’est donc pas une description de l’étendue de la gouvernance illégale. Cela ne signifie aucunement que les citoyens des PED, n&#8217;aient aucune responsabilité et que la dimension illégale de la carence démocratique soit dominante. En effet, pour décrire le pouvoir (effectif) d’une forme de gouvernance illégale et non-démocratique sur la société, il faut être en mesure d’en établir :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">Quel est le nombre et le pourcentage des décisions? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Les décisions illégales sont elles fondamentales ou secondaires ?<span> </span></span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont-elles structurelles ou conjoncturelles ? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont elles intentionnelles ou involontaires ? (Quelle est le<span> </span>degré d’intentionnalité des décisions?)</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il ne s’agit donc ni d’en conclure, que les formes d’illégalité, telle la corruption sévissent partout et tout le temps ni à l’inverse d’en conclure que nous n’avons affaire qu’à un phénomène marginal. Les dirigeants politiques et économiques, qui observent le système capitaliste, repèrent les erreurs du système, mais ne les corrigent pas toujours, en particulier lorsque les dysfonctionnements (les injustices) les avantagent. Par exemple, le développement de la sous-traitance contribué à affaiblir le syndicalisme. Il n’a pas été pensé pour cela au début, mais a été utilisé pour cela ensuite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une majorité des acteurs appartenant aux classes dominantes ont des intérêts communs. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire qu’ils s’organisent systématiquement et qu’ils se téléphonent, pour fédérer ses intérêts convergents. La gouvernance capitaliste globale fonctionne majoritairement ainsi dans sa dimension légale. Cependant, certains types d’actions illégales tels les coups d’Etats, les élections truquées, elles, sont généralement pensées dès leur origine.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Est-ce un système structuré, ou des décisions éparses et sans liens entre elles qui sont le fruit des hasards de la conjoncture et donc disposant d’une importance secondaire ? On relève que les pratiques de la françafrique durent au moins depuis la décolonisation, donc depuis plus de 50 ans. Pierre Péan, Smith et Glaser, François Xavier Verschave (Françafrique (1999), Noir Silence (2000), ou Noir Chirac (2003)) notamment, montrent à travers leurs différents ouvrages, qu’il y existe un système structuré concernant certains aspects de la gouvernance illégale (le mercenariat, la corruption, le détournement des matières premières&#8230;). Cependant, cela ne signifie pas pour autant, que l’ensemble de la gouvernance de l’Afrique, relève de l’illégalité. &#8230;). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Mais un faible nombre d’actions illégales, si elles déterminent l’orientation à long terme d’un politique nationale, deviennent alors fondamentales. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>CONCLUSION</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Essayons à présent de hiérarchiser les différentes formes de<span> </span>pouvoir qui sont responsables de la situation actuelle de la pauvreté et des inégalités dans le monde.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La première cause, relève de l’éducation dans l’enfance et de la dimension psychologique. La seconde cause qui explique les inégalités sociales relève des déterminismes de la gouvernance économique, financière et idéologique. Gramsci (1975), puis Cox (1996) ont montré l&#8217;interaction entre les superstructures et les infrastructures, entre les forces productives et l&#8217;idéologie (de l&#8217;Etat, de la société civile&#8230;). Comme l’a montré Marx, les inégalités sont donc le résultat d&#8217;une lutte des classes, de l&#8217;exploitation, de la domination et de l&#8217;aliénation. Le capitalisme national et mondialisé reste donc la cause dominante, après la dimension psycho-sociologique, liée au besoin de pouvoir. Par conséquent, c&#8217;est autant le pouvoir et les causes politico idéologiques que le pouvoir et les causes économiques qui peuvent expliquer les inégalités actuelles mondiales et non la seule dimension économique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En particulier, c&#8217;est le pouvoir politique des propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production), (les capitalistes) qui domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. Donc, pour reprendre notre typologie il s&#8217;agit de la gouvernance économique, financière, idéologique et<span> </span>de la gouvernance par les pouvoirs publics (nationaux et internationaux).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le 4e niveau du pouvoir ou de la gouvernance regroupe la gouvernance par la violence (policière, militaire&#8230;), le pouvoir relationnel (les réseaux) et la gouvernance nationaliste (impérialiste).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire, même si elle semble largement sous-estimée. En effet, les causes premières sont les insuffisances psychologiques (besoin de pouvoir égocentrique), les carences de la démocratie (politique, économique et sociale), puis les causes économiques (le capitalisme économique) et enfin l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De même, si le capitalisme économique et politique peut expliquer la situation mondiale actuelle d&#8217;inégalité extrême, le libéralisme (avec sa dérégulation) ne vient que le renforcer, en accentuant encore les tendances vers le non respect des règles de certains des élites (la corruption). Ainsi, si le<span> </span>capitalisme libéral n&#8217;est pas la cause première des inégalités, il vient largement renforcer les faiblesses humaines (le besoin compulsif de pouvoir), le manque de démocratie<span> </span>et la tentation de la corruption et de l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">BIBLIOGRAPHIE</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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</ul>
<p><span lang="FR-CA"> </span></p>
<hr />
<p><em><span lang="FR-CA">[1] Emmanuel Arrighi, L&#8217;échange inégal. Essai sur les antagonismes dans les rapports économiques internationaux (Maspero, 1969)</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA">[2] Dans cette seconde définition (que nous ne retiendrons pas), l&#8217;Etat de droit se compose du respect des droits fondamentaux (civils et politiques), l&#8217;Etat libéral (Etat minimum, régalien, gendarme) et la démocratie libérale (pluralisme des partis, suffrage universel). &laquo;&nbsp;L&#8217;Etat de droit apparaît comme une organisation politique et sociale destinée à mettre en oeuvre les principes de la démocratie libérale&nbsp;&raquo; (Chevalier, Jacques, 1994,<span> </span>L&#8217;Etat de droit, Paris, 2e Edition, p.54).</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><em></em></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href=" http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=13555">mondialisation.ca</a>)<br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Discours de Barack Obama en Egypte au Caire le 4 juin 2009</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Le droit d’exister d’Israël ne peut être nié et ce même droit existe pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. » Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>« </strong><strong>Le droit d’exister d’Israël ne peut être nié et ce même droit existe pour la Palestine.  Les États-Unis n’acceptent pas la  légitimité de la continuation des colonies israéliennes. Ces  constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts  de paix. </strong><strong>Le moment est venu pour que ces colonies cessent. » </strong></em><em><br />
 </em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5212" title="barack_obama_egypte-juin-2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/barack_obama_egypte-juin-2009.jpg" alt="barack_obama_egypte-juin-2009" width="308" height="205" />Je vous remercie. Bonjour à tous. C’est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu’est le Caire et d’être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d’un siècle, l’université du Caire est une source de progrès pour l’Égypte. Ensemble, vous représentez l’harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier – tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l’islam et l’Occident se caractérisent par des siècles de co-existence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s’est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l’Occident un élément hostile aux traditions de l’islam.</p>
<p style="text-align: justify;">Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d’une minorité de musulmans, qui pour être réduite n’en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l’islam inévitablement hostile non seulement à l’Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l’homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C’est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis venu ici au Caire en quête d’un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas et qu’ils n’ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l’islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l’espace de cet après-midi, je n’ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l’avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre coeur et que trop souvent nous n’exprimons qu’à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l’écoute et d’apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d’entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C’est ce que je vais essayer de faire aujourd’hui – de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette conviction s’enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d’une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j’ai passé plusieurs années en Indonésie où j’ai entendu l’appel à la prière (azan) à l’aube et au crépuscule. Jeune homme, j’ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j’ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.<span id="more-5205"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Féru d’histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l’islam. C’est l’islam – dans des lieux tels qu’Al-Azhar –, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) &#8211; c’est de l’innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l’algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l’écriture et de l’imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l’élan des flèches de pierre vers le ciel, l’immortalité de la poésie et l’inspiration de la musique, l’élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l’histoire, l’islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l’égalité raciale. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais aussi que l’islam a de tout temps fait partie de l’histoire de l’Amérique. C’est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n’ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l’un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai donc connu l’islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l’Amérique et l’islam doit se fonder sur ce qu’est l’islam, et non sur ce qu’il n’est pas, et j’estime qu’il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l’islam où qu’ils se manifestent. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Or ce même principe doit s’appliquer à la façon dont l’Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l’Amérique n’est pas le stéréotype grossier d’un empire qui n’a d’autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l’une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d’une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l’idéal de l’égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots – sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum: « De plusieurs peuples, un seul ».</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, qu’un Américain d’origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d’encre. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Mais mon parcours n’est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s’est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages – y compris les près de sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd’hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d’éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C’est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu’on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C’est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Le doute n’est pas permis : l’islam fait bel et bien partie de l’Amérique. Et je suis convaincu que l’Amérique contient en elle la proposition vraie qu’indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose – vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ; aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C’est cela que nous avons en commun. C’est l’espoir de l’humanité tout entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n’est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu’à condition d’agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu’en nous abstenant d’y faire face c’est à nous tous que nous faisons tort.</p>
<p style="text-align: justify;">Car nous en avons fait récemment l’expérience : quand le système financier d’un pays particulier s’affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d’une arme nucléaire, le risque d’attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l’océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c’est notre conscience collective qui est souillée. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C’est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu’êtres humains.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une responsabilité difficile à assumer. Car l’histoire de l’humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus – et admettons-le, de religions &#8211; qui s’asservissent en visant leur propre intérêt. Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est auto-destructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d’individus au détriment d’un autre est inévitablement voué à l’échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d’ignorer les sources de tension. C’est l’inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m’exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">La première est celle de l’extrémisme violent sous toutes ses formes.</p>
<p style="text-align: justify;">À Ankara, j’ai fait clairement savoir que l’Amérique n’est pas – et ne sera jamais – en guerre contre l’islam. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. Et il m’incombe d’abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l’Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d’un large appui de<br />
 la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d’aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d’Amérique et de beaucoup d’autres pays, et qui n’avaient rien fait à personne. Mais al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd’hui encore sa détermination à commettre d’autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d’élargir son rayon d’action. Il ne s’agit pas là d’opinions à débattre – ce sont des faits à combattre.</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas &#8211; nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l’Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s’avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu’au dernier, si nous avions l’assurance que l’Afghanistan et maintenant le Pakistan n’abritaient pas d’éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d’Américains. Mais ce n’est pas encore le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi nous oeuvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les couts en cause, la volonté de l’Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d’entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions – et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l’homme, le progrès des nations et l’islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l’humanité tout entière, (Applaudissements) et que quiconque sauve quelqu’un, sauve l’humanité tout entière. (Applaudissements) La foi enracinée de plus d’un milliard d’habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s’agit de combattre l’extrémisme violent, l’islam ne fait pas partie du problème – il constitue une partie importante de la marche vers la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C’est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d’écoles et d’hôpitaux, de routes et d’entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C’est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais aussi aborder le dossier de l’Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d’un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l’Amérique la nécessité de recourir à la diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c’est possible. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : « J’espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu’elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l’effet. »</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, l’Amérique possède une double responsabilité : aider l’Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l’Irak aux Irakiens. J’ai fait clairement savoir au peuple irakien (Applaudissements) que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l’Irak appartient à l’Irak. C’est pour cette raison que j’ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d’ici au mois d’août de l’année prochaine. C’est pour cette raison que nous allons honorer l’accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d’ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d’ici à 2012. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Nous aiderons l’Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie. Mais c’est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, tout comme l’Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu’ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J’ai interdit sans équivoque l’usage de la torture par les États-Unis et j’ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d’ici au début de l’année prochaine. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">L’Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe.</p>
<p style="text-align: justify;">Les liens solides qui unissent l’Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l’aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l’antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d’un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l’esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich.</p>
<p style="text-align: justify;">Six millions de Juifs ont été tués – soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d’Israël aujourd’hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu’à évoquer dans l’esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d’un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n’ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations – grandes et petites – qui accompagnent l’occupation. Il n’est pas permis d’en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L’Amérique ne tournera pas le dos à l’aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des dizaines d’années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l’attention sur la dislocation consécutive à la fondation d’Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l’hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l’objet à l’intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l’une ou de l’autre partie, nos oeillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité. C’est dans l’intérêt d’Israël, dans l’intérêt de la Palestine, dans l’intérêt de l’Amérique, dans l’intérêt du monde. C’est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu’exige cette tâche. (Applaudissements) Les obligations qu’ont acceptées les parties en vertu de la Feuille de route sont claires. Pour que règne la paix, il est temps que les parties – et que nous tous –se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n’aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l’humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d’obtenir l’égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au coeur même de la création de l’Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l’Afrique du sud à l’Asie du sud ; de l’Europe de l’est à l’Indonésie. C’est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n’est pas un signe de courage ni de force. Ce n’est pas de cette manière que l’on revendique l’autorité morale ; c’est ainsi qu’on l’abdique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu’ils peuvent bâtir. L’Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaitre ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l’existence d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l’existence d’Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. (Applaudissements) Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d’Israël, l’absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l’initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d’asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d’Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu’Israël ne disparaitra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d’un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.</p>
<p style="text-align: justify;">Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d’oeuvrer pour le jour où les mères d’Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d’Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l’histoire d’Israh, (Applaudissements), &#8211; comme dans l’histoire d’Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l’égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette question a constitué une source de tension entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran. Pendant de nombreuses années, l’Iran s’est défini en partie par son opposition à mon pays et il existe en effet un passé tumultueux entre nos deux pays. En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu. Depuis la révolution islamique, l’Iran a joué un rôle dans la prise d’otages et dans des actes de violence à l’encontre des troupes et des civils américains. Cette histoire est bien connue. Plutôt que de rester emprisonné par le passé, j’ai dit clairement au peuple et aux dirigeants iraniens que mon pays est prêt à aller de l’avant. La question qui se pose maintenant n’est pas de savoir à quoi l’Iran s’oppose, mais plutôt quel est l’avenir qu’il souhaite bâtir.</p>
<p style="text-align: justify;">Je comprends qu’il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l’avant sans conditions préalables, sur la base d’un respect mutuel. Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n’est pas simplement dans l’intérêt des États-Unis, c’est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d’entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d’autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires. C’est pourquoi je réaffirme fermement l’engagement de l’Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d’armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l’Iran, devrait avoir le droit d’avoir accès à l’énergie nucléaire pacifique s’il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au coeur du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J’espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais – je sais qu’il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu’une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l’égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L’Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d’une élection pacifique. Mais j’ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s’exprimer et d’avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l’État de droit et l’application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s’agit pas simplement d’idéaux américains, il s’agit des droits de l’homme et c’est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">C’est vrai, il n’y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L’Amérique respecte la liberté d’expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques – à condition qu’ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d’autrui. (Applaudissements) Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.</p>
<p style="text-align: justify;">Un membre du public : Barack Obama, on vous aime !</p>
<p style="text-align: justify;">Président Obama : Je vous remercie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l’histoire de l’Andalousie et de Cordoue pendant l’Inquisition. Je l’ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C’est cet esprit qu’il nous faut aujourd’hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d’après leur conviction d’esprit, de coeur et d’âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s’épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l’aune du rejet des croyances d’autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s’acquitter de l’obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C’est pour cette raison que je suis résolu à oeuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s’acquitter de la zakat.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, il importe que les pays occidentaux évitent d’empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu’une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l’hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, la foi devrait nous unir. C’est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs. C’est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d’Arabie Saoudite et le leadership de la Turquie dans l’Alliance des civilisations. À travers le monde, nous pouvons transformer le dialogue en un service interreligieux de sorte que les ponts entre les êtres humains mènent à des actions en faveur de notre humanité commune, que ce soit pour lutter contre le paludisme en Afrique ou pour fournir des secours après une catastrophe naturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">La sixième question – la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes.<br />
 (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais – je sais, et vous pouvez le voir d’après ce public &#8211; que cette question suscite un sain débat. Je rejette l’opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d’une façon ou d’une autre moins égale, mais j’ai la conviction qu’une femme que l’on prive d’éducation est privée d’égalité. (Applaudissements) Et ce n’est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l’égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l’Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l’égalité des femmes continue dans beaucoup d’aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils (Applaudissements) et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l’humanité, hommes et femmes. Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C’est pour cela que les États-Unis oeuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l’alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l’école au monde du travail par l’intermédiaire du microfinancement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite. Le commerce peut s’accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s’agit d’un élément encore plus important, de notre identité, c’est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je sais aussi qu’on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud ont connu une prodigieuse croissance économique tout en conservant leur culture distincte. Il en va de même pour les progrès remarquables au sein de pays à majorité musulmane, de Kuala Lumpur à Dubaï. Par le passé et de nos jours, les communautés musulmanes ont été à la pointe de l’innovation et de l’éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n’ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l’esprit que l’éducation et l’innovation seront la monnaie d’échange du 21e siècle. (Applaudissements) Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J’attire l’attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l’Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s’agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine de l’éducation, nous allons élargir les programmes d’échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, (Applaudissements) tout en encourageant davantage d’Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l’enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d’affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane. Je vais aussi accueillir un Sommet sur l’entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d’approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour aider à concrétiser commercialement des idées pour qu’elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d’excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d’énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l’eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j’annonce aujourd’hui une nouvelle initiative avec l’Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d’aider nos populations à améliorer leur vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l’énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n’y parviendrons qu’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais qu’un grand nombre de gens – musulmans et non musulmans – se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès. Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu’il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s’affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n’irons jamais de l’avant. Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu’il faut – de façon soutenue – pour trouver un terrain d’entente, pour nous concentrer sur l’avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci n’est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blamer autrui que de s’examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C’est une croyance qui n’est pas nouvelle, qui n’est ni noire ni blanche ni basanée, qui n’est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C’est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le coeur de milliards d’êtres humains. C’est la foi dans autrui et c’est ce qui m’a mené ici aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l’esprit ce qui a été écrit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Saint Coran nous dit: ‘Ô hommes! Nous vous avons créés d&#8217;un mâle et d&#8217;une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Talmud nous dit : « Toute la Torah a pour objectif de promouvoir la paix. »</p>
<p style="text-align: justify;">La Bible nous dit : « Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C’est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous. Je vous remercie. Je vous remercie. (Applaudissements)</p>
<p style="text-align: center;">FIN</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.whitehouse.gov/files/documents/anewbeginning/SPEECH_as_delivered-French.pdf">whitehouse.gov</a>)</em></p>
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		<title>L’illégalité de l’économie internationale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel) La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-5237" title="justice" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/justice.jpg" alt="justice" width="323" height="279" /></p>
<p style="text-align: justify;">La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchan­dises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le dumping social est un principe de l’OMC</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué.<span id="more-5228"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine du libre-échange avantage considérablement les multinationales</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’idéologie de l’OMC est la doctrine du libre-échange, reprise par le Traité de Lisbonne. Actuellement, le commerce mondial repose tout au plus dans une faible mesure sur des avantages comparatifs, argument séduisant de la doctrine classique du libre-échange parce que toutes les ressources des économies impliquées ne sont pas utilisées à leur pleine capacité, ne serait-ce qu’à cause du chômage. Mais la libre circulation des capitaux elle-même ne conduit pas à des avantages réciproques. Les multinationales pro­fitent d’avantages importants que leur offrent les pays à bas coût du travail et commercialisent les produits fabriqués là-bas dans les pays à haut niveau de prix. Et leur marge bénéficiaire est élevée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Traité de Lisbonne impose aux pays membres de l’UE une circulation sans restrictions des capitaux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La réglementation du commerce mondial est complétée par la dérégulation nationale ou régionale de la circulation des capitaux, dans l’UE par l’art. 56-1 du Traité instituant la Communauté européenne, qui interdit «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers». Quelques exceptions servent à protéger l’union économique et monétaire contre de graves crises (art. 60). Les détenteurs de capitaux de pays tiers, c’est-à-dire du monde entier, peuvent les investir dans l’UE et également les en retirer sans restrictions. Une taxe mondiale sur les transactions spéculatives (taxe Tobin) serait contraire au Traité, tout autant qu’un impôt national ou communautaire correspondant (art. 58).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords de l’OMC sont contraignants, également pour l’UE, bien que la pratique ne concède aux citoyens et aux entreprises aucun droit subjectif à en exiger le respect. La procédure de règlement des litiges a force de loi. Pour modifier les textes, 153 Etats doivent actuellement être d’accord. D’ailleurs, contrairement au Traité instituant la Communauté européenne, l’UE revendique la compétence exclusive en matière de politique commerciale (doctrine AETR). Même l’Etat le plus exportateur n’est pas habilité à conclure des accords commerciaux.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">C’est le lien étroit entre la réglementation du commerce mondial et la libre circulation des capitaux qui constitue le caractère illégal de l’ordre économique imposé aux peuples. Juridiquement, et de toute façon politiquement, cet ordre est dominant mais il est à l’origine, dans le monde, de constitutions incomplètes parce que ni les droits de l’homme ni les principes sociaux ne peuvent se défendre contre cet ordre néolibéral. L’Agenda 21 de 1992 par lequel les Nations Unies prônaient pour le monde entier une politique sociale et écologique ambitieuse mais à vrai dire antidémocratique n’a peut-être pas été oublié, mais on n’en parle pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le principe social est une mission de l’Etat</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La confiance dans le sens de la responsabilité morale des entreprises justifie leur caractère largement privé. Aucun Etat n’abandonne son destin sans nécessité à des entrepreneurs qui ne promettent pas de servir l’intérêt général. Le caractère privé est le droit d’agir comme bon nous semble. Mais la liberté, c’est la morale, et la loi morale, c’est le principe d’amour. Il est pour ainsi dire exclu que les acteurs capitalistes agissent moralement. Le droit commercial mondial manque pour cela de toutes les dispositions institutionnelles et matérielles nécessaires. La responsabilité sociale présuppose l’Etat et ses lois. Certes, les Etats doivent être des républiques, systèmes garantissant les libertés et dont la forme politique est la démocratie, moteur de la justice sociale lorsque les élections sont libres et qu’elles res­pectent le principe d’égalité. Mais cette justice sociale ne peut exister que dans un authentique Etat de droit. Les entreprises qui veulent et peuvent se débarrasser de leurs devoirs sociaux violent le principe constitutionnel allemand relatif à la propriété. L’art. 14-2 de la Loi fondamentale stipule ceci: «Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité.» Aucun Etat ne peut se désintéresser de la question sociale. Ils doivent tous satisfaire au principe social s’ils veulent être des collectivités de liberté. Mais dans le monde globalisé des entreprises, les Etats individuels ont perdu leurs pouvoirs en matière de politique économique et sociale. Ceux qui comptent sur le comportement moral des entrepreneurs méconnaissent les contraintes du marché.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Seul un Etat global pourrait contraindre les détenteurs de capitaux à respecter le principe social mais l’expérience nous apprend qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un tel Etat mondial repose sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Il devrait rassembler trop d’individus pour pouvoir être vraiment démocratique. L’expérience nous montre que la solidarité est une question de proximité, de petites unités et d’un degré suffisant d’homogénéité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intérêts des entreprises et intérêts généraux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les entreprises permettent au peuple d’assurer leur existence et doivent par conséquent être soumises à ses lois. La conformité aux lois de leurs activités réalise le bien commun. C’est là la mission officielle des entreprises privées qui n’est rien d’autre que la réalisation de la volonté générale du peuple et donc de l’intérêt général. La recherche du profit par les entreprises doit pouvoir s’effectuer dans le cadre de l’intérêt général. Dans la mesure où les entreprises privées promettent une efficacité supérieure en agissant dans l’intérêt général, leur caractère privé est au service de cette fonction au sein de la république. L’organisation de la concurrence entre les entreprises est également l’affaire du peuple, qu’elle soit fixée dans des réglementations nationales ou internationales. Cependant les entreprises sont l’affaire du peuple: en tant que res publica, elles sont une res populi. Elles sont l’affaire non seulement des entrepreneurs mais également des salariés et par conséquent une res privata. Comme pour toutes les activités en république, les aspects étatiques et privés sont indissolublement liés, parce qu’ils sont déterminés à la fois par les intérêts de la collectivité et les intérêts particuliers.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les activités des entreprises ne sont protégées que de manière limitée par la Constitution: dans la garantie de la propriété (art. 14 de la Loi fondamentale), la liberté de la profession (art. 12-1) et la liberté d’agir (art. 2-1). Contrairement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la Loi fondamentale ne formule aucune liberté générale d’entreprise. La liberté de circulation des capitaux doit se soumettre aux limites imposées par le principe social. Il n’y a pas de droits libéraux, il n’y a que des droits respectueux des principes sociaux. La liberté est soumise sans exceptions à la loi morale, à l’impératif catégorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Economie sociale de marché</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En raison de son caractère constitutionnel, le principe social est le principe déterminant de l’ordre économique allemand. La Loi fondamentale n’a pas établi d’ordre économique précis; toutefois, avec le principe social, elle impose au législateur, en matière d’économie, un principe de fraternité et, grâce aux droits fondamentaux, elle protège l’activité commerciale. L’ordre économique doit, conformément au principe social, garantir l’indépendance, mais également la responsabilité individuelle. Ce n’est pas l’économie de marché qui est l’ordre économique correspondant le mieux à la Loi fondamentale mais l’économie sociale de marché. C’est quand elle est orientée vers le marché et la concurrence que l’économie permet le mieux la réalisation sociale parce qu’on sait par expérience que ce sont le marché et la concurrence qui garantissent le mieux l’efficacité économique, mais seulement lorsque l’Etat veille à ce que le marché et la concurrence se soumettent au principe social, quand, en particulier, la répartition des biens, modifiée par les besoins et la production et également par le principe du marché est assurée, garantie qu’elle est par la propriété.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine de la propriété individuelle et sociale est le fondement de l’indépendance libérale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Dans l’économie sociale, la politique de l’emploi ne saurait être négligée car le travail est le moyen le plus général et le plus humain de parvenir à la propriété et par con­séquent à l’indépendance libérale sans laquelle l’homme n’est pas un citoyen. La garantie de la propriété protège non seulement le droit de posséder mais fonde un droit de tous à la propriété. Les conditions de travail sont la propriété des collaborateurs de l’entreprise. La garantie de la propriété implique un droit au travail tel qu’il est inscrit dans les textes des droits de l’homme. Seule une législation conforme à cette conception individuelle et sociale de la propriété satisfait au principe social. En Allemagne, le chômage élevé et les millions d’emplois sous-payés, en violation des droits de l’homme, sont le résultat d’une politique à la fois capitaliste et internationaliste à laquelle se sont pliées les oligarchies partisanes. Pour cela, on a essentiellement besoin d’argent et, à la rigueur, d’un peu de moralisme idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La logique de la libre circulation des capitaux est incompatible avec la responsabilité sociale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le principe déterminant des investisseurs globaux est le profit (shareholder value). Il commande la politique d’implantation des entreprises. Le capital et donc les entreprises peuvent être délocalisés quasiment vers n’importe quel Etat. Non seulement les entre­prises sont globales mais également les produits et les clients. Les conditions de transport notamment facilitent la délocalisation. Pour laisser une chance au travail dans leur pays, les gouvernements sont contraints de niveler leur politique fiscale et sociale et de déréguler le droit économique et environnemental. La concurrence entre Etats réduit les devoirs des entreprises à l’égard des Etats. Ce sont les principes personnels des actionnaires, la plupart du temps leur avantage, qui déterminent leur conduite. Une répartition solidaire du revenu national se ferait aux dépens des revenus du capital. La responsabilité sociale des détenteurs du capital est contraire à la «logique» de la circulation globale des capitaux. C’est le profit qui est le moteur de la globalisation et non pas, par exemple, la recherche du bien du peuple, et surtout pas de celui des pays pauvres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exploitation des peuples et asservissement des Etats</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’internationalisation de l’investissement des capitaux est un moyen efficace d’exploiter les peuples et d’asservir les Etats. Les théoriciens et les praticiens des marchés dénationalisés essaient de se disculper en invoquant le principe de la concurrence. La légitimité de la concurrence est élevée au rang d’une idéologie qui dispute sa légitimité aux Etats. La répartition optimale des ressources que les théories économiques attribuent à la concurrence globale peut éventuellement être expliquée par les modèles mathématiques de la théorie de l’équilibre, mais ces modèles n’ont rien à voir avec la réalité des marchés oligopolistes, qui sont imparfaits. Mais la concurrence, dont l’avantage en matière d’efficacité est incontestable lorsque l’Etat l’organise judicieusement, doit s’adapter à l’intérêt général. Elle ne peut être qu’un instrument des collectivités, à l’instar des entreprises. La concurrence internationale ne justifie pas le fait de «dédémocratiser» et de désocialiser les conditions de vie. Il n’y a aucune nécessité économique à cela.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La concurrence des marchés, pour qu’elle soit honnête et légale, suppose une égalité suffisante des chances que le droit doit garantir; pour une concurrence mondiale, il s’agit du droit commercial mondial. Pour le marché global, il n’existe (outre les règlementations partielles que nous avons mentionnées) pas de droit de la concurrence. Mais même un tel droit ne dispense pas d’un droit social fondamental. L’abus d’avantages locaux spécifiques aux dépens des peuples devrait être impossible. Les marchandises produites dans des conditions contraires aux droits de l’homme ne devraient pas pouvoir être vendues légalement. Or la pratique ne connaît même pas la notion de «marchandise illégale».</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Quand les Etats entrent en concurrence, cela n’est légal que lorsque les conditions de vie sont suffisamment homogènes pour que les entreprises ne puissent pas miner l’autorité sociopolitique des Etats. Dans notre monde socialement hétérogène, la globalisation entraîne des abus sociaux qui peuvent ruiner les collectivités libérales ou en tout cas les plonger dans une crise. Elle n’apporte aucune aide aux peuples pauvres et opprimés. Seule une aide durable, avant tout le bouleversement des systèmes politiques, promet des chances de développement. Montesquieu écrivait déjà: «C’est dans les pays de la liberté que le négociant trouve des contradictions sans nombre; et il n’est jamais moins croisé par les lois que dans les pays de la servitude.» (De l’esprit des lois, XX, 2)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réduction du coût du travail entraîne une augmentation du coût social</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les délocalisations, décidées par des comités directeurs systématiquement corrompus par les bonus et d’autres rémunérations, dé­truisent la plupart du temps des emplois, c’est-à-dire, plus précisément, la propriété des travailleurs. Les entreprises globales cherchent à réduire au maximum les coûts du travail. Quand on congédie des travailleurs, c’est-à-dire qu’on les exproprie, on abandonne des êtres humains. L’Etat doit alors les prendre en charge et, le cas échéant, leur famille également. Les syndicats et la cogestion – la pratique l’a prouvé – ne peuvent pas vraiment empêcher cette politique d’entreprise qui contribue autant au chômage de masse ou qu’à l’exploitation des travailleurs, ce qui n’est pas moins grave. Les importations de produits bon marché n’améliorent pas le niveau de vie des peuples car les collectivités doivent financer les coûts de transfert sous forme de prestations sociales. L’économie nationale doit trouver les moyens financiers. Les multinationales exploitent aussi bien les peuples pauvres (on les fait travailler comme des esclaves) que les peuples riches (on les saigne à blanc) jusqu’à ce qu’ils tombent dans la pauvreté. Dans le monde entier, les hommes sont victimes de la globalisation de l’économie. Toutefois un petit nombre de personnes deviennent immensément riches, mais elles se désintéressent du sort actuel et futur des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Violation du principe fondamental de la vie en société</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les citoyens «possèdent» également une part des entreprises. Cette propriété n’est rien d’autre que la souveraineté du peuple qui exercice une influence sur les entreprises par le biais de ses lois, qui a droit à une part de leurs résultats mais qui a également une part de responsabilité, en tout cas en ce qui concerne les salariés. La crise économique montre nettement ce que devrait être cette responsabilité. Les intérêts des citoyens ne peuvent plus guère s’imposer. Les entreprises peuvent échapper au patrimoine commun d’un Etat et se tourner vers des «Etats faibles» pour faire leurs affaires. Maintenant, les peuples peuvent être l’objet d’un chantage. Le caractère international de l’économie a supprimé les liens de solidarité entre les membres de la collectivité. L’ordre économique libéral a largement spolié les citoyens de leur «propriété». Cela correspond à la logique du néolibéralisme anti­étatique qui, grâce à la globalité, connaît un essor qui a entraîné un capitalisme extrême bien que celui-ci n’ait pas pour lui l’appui d’un seul droit de l’homme, pas même celui de la propriété, qui est lié à la personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les crises sont la loi du profit</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mais la crise du capitalisme est aussi celle de l’économie globalisée. Les mesures d’aide des différents Etats (que leurs budgets ne peuvent pas assumer), coordonnés au niveau international, sont peut-être le dernier sursaut du système capitaliste qui met en péril économies nationales et surtout les monnaies, donc la stabilité politique. Si le sauvetage réussit, il y aura un nouveau cycle – jusqu’à la prochaine crise, car les crises sont inhérentes au système capitaliste. C’est la loi du profit. En raison des sommes gigantesques représentées par les crédits spéculatifs sans valeur, les cycles sont plus rapides et les crises plus graves.<br />
 Comme il s’agit de protéger la propriété des citoyens et avant tout le droit au travail lié à la propriété, les entreprises ne doivent pas quitter les Etats et se soustraire aux lois du peuple car elles violent ainsi le principe fondamental de la vie en société, la liberté générale et le droit, qui repose uniquement sur la liberté de tous les citoyens. Sinon elles s’opposent au peuple et à l’Etat et avant tout à ses lois. Pourtant la république les y autorise, avant tout la libéralisation antisociale et la dérégulation de la circulation des capitaux. Le droit et par conséquent l’intérêt général sont encore, dans le monde actuel, l’affaire des peuples et des Etats, pour autant qu’ils respectent les droits de l’homme élémentaires. Res publica res populi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le capitalisme international prive les hommes de leurs droits et détruit la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le capitalisme international viole les droits des citoyens parce que ceux-ci ne peuvent pas vivre leur liberté face aux entreprises et la réaliser à l’aide des lois du bien commun. En effet, la répartition libérale des biens produits par la collectivité est rendue difficile, voire empêchée parce que les actionnaires, qui sont en marge de la citoyenneté, revendiquent une grande partie des profits, parce que la mise en œuvre du principe social fondé sur la démocratie est largement entravée faute d’influence suffisante de l’Etat. La dénationalisation des entreprises réduit l’importance du principe démocratique. En effet, le caractère privé imposé aux entreprises (dénationalisation fonctionnelle) réduit (tout à fait à dessein) la portée des élections parce que les citoyens et leurs représentants dans les parlements doivent renoncer à réaliser le bien commun au moyen des lois. D’une manière générale, la république se voit considérablement «dédémocratisée», désocialisée, délibéralisée (au sens d’une perte des libertés politiques) et, de manière plus fondamentale, privée du droit parce que les entreprises échappent à la république. Les sociétés agissent ainsi parce qu’on ne les en empêche pas. Les politiques ont permis cela parce qu’ils ont été séduits par des théories économiques de l’efficacité, en particulier par une doctrine du libre-échange mal comprise et peut-être également par l’idéologie des grandes puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Les multinationales exigent à nouveau que les peuples soient à leur service. Elles leur font maintenant assumer les pertes occasionnées par leurs crédits aussi spéculatifs qu’excessifs. Cela bouleverse l’ordre économique. Les chefs des multinationales et des investisseurs institutionnels se pré­sentent comme les nouveaux maîtres du monde, «libres et riches» (Kenichi Ohmae). La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social, grave dévoiement du libre-échange. Les entreprises profitent des moyens que les politiques leur ont offerts.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1622">horizons-et-debats.ch</a>)</em></p>
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		<title>Loose Change Final Cut</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 08:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Achetez ce DVD accompagné d&#8217;une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre 2001 Loose Change (Final Cut) en français (2:09:33) La version final du documentaire choc sur le 11 septembre 2001. Après Loose Change 1 et  Loose Change 2 (2005-2006), voici la troisième édition de ce documentaire vidéo. Le documentaire Loose Change, véritable phénomène [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://fnacventeflash.viapresse.com/kiosque/magazines/abonnement.asp?context=van&amp;icfam=&amp;codebarre=37806622200040005501&amp;paysnum=1&amp;chx=van&amp;choixpays=1"><em>Achetez ce DVD accompagné d&#8217;une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre 2001</em></a></p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-final-cut/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Loose Change (Final Cut) en français (2:09:33)</strong><br />
 <em>La version final du documentaire choc sur le 11 septembre 2001.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après Loose Change 1 et  <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-petite-monnaie/">Loose Change 2</a></strong> (2005-2006), voici la troisième édition de ce documentaire vidéo.</p>
<p style="text-align: justify;">Le documentaire Loose Change, véritable phénomène de société a battu tous les records d&#8217;audience sur le net (plus de 100 millions de vues !), a été diffusé par des dizaines de chaînes de télévision (dont Planète TV en France). Depuis 2007, il est disponible dans sa version finale.  Pourtant, AUCUN distributeur, aucune chaîne de télévision n&#8217;a voulu le diffuser. Des version française officieuse du Final Cut sont apparus sur le Net courant 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur Dylan Avery défend la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001. Il expose ainsi l&#8217;idée selon laquelle les attaques n&#8217;auraient pas été le résultat d&#8217;actions terroristes mais d&#8217;une série d&#8217;événements fomentés par le gouvernement américain de Georges W. Bush&#8230; Une première version du documentaire est sortie en format DVD en 2005 ! Initialement attendue pour le week-end précédent les commémorations du 11 septembre 2007, la version &laquo;&nbsp;Final Cut&nbsp;&raquo; est finalement sortie aux Etats-Unis le 11 novembre. <a href="http://www.reopen911.info/11-septembre/loose-change-final-cut-dans-les-kioques/">Le DVD officiel en version française est sortie le 14 avril 2009</a>.</p>
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		<title>Conférence à ne pas manquer: s’adapter au nouvel ordre mondial!</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 17:44:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Attention, attention, la grande coterie se rencontre. Les pharaons en cravates se rencontrent, les grands esprits se retrouvent. Tout d’abord, à Athènes, certains des plus importants hommes d’affaires et politiciens de la planète se sont rencontrés pour tenir leur rencontre annuelle secrète avec le groupe des Bilderberg, sous un contrôle de sécurité très étroit. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4676" title="capitalism" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/capitalism.jpg" alt="capitalism" width="340" height="426" /><strong>Attention, attention, la grande coterie se rencontre. Les pharaons en cravates se rencontrent, les grands esprits se retrouvent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, à Athènes, certains des plus importants hommes d’affaires et politiciens de la planète se sont rencontrés pour tenir leur <a href="http://www.letransmuteur.net/bilderberg-2009/">rencontre annuelle secrète avec le groupe des Bilderberg</a>, sous un contrôle de sécurité très étroit. Le luxueux hôtel, le Astir Palace, était protégé par des douzaines de policiers qui avaient pour mission de garder à l’écart la presse et le public, rapporte un journaliste de AFP.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, <a rel="#someid1" href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece">le Sunday Times</a> nous apprend qu’un club de milliardaires de l’Amérique s’était réuni pour discuter de leurs lourds soucis concernant la menace désastreuse environnementale, sociale et industrielle. Parmi les soucis les plus importants à émerger de cette rencontre est la surpopulation de la planète, ainsi que des différents moyens pour parvenir à la contrôler et la réduire. Dépopulation mondiale. Ils se sont eux aussi rencontrés en privé, à l’abri des regards indiscrets, « pour considérer comment leurs fortunes pouvaient être utilisées pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer les améliorations en santé et en éducation. Les philanthropes qui ont assisté au sommet organisé par l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, ont discutés de joindre leur force pour vaincre les obstacles politiques et religieux qui s’opposent au changement. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ce club nommé le « Good Club » par un « insider » inclue David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus fortuné de l’Amérique, Warren Buffett et George Soros, des financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et des dirigeants de grands médias, tels que Ted Turner et Oprah Winfrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous ne seront pas en reste. À Montréal va se tenir une conférence du 8 au 11 juin 2009, à l’Hôtel Hilton Montréal Bonaventure, intitullée: <a rel="#someid2" href="http://www.conferencedemontreal.com/"><strong>S’adapter au nouvel ordre mondial</strong></a>. Le tout se passe dans le cadre de la 15e conférence annuelle du Forum économique international des Amériques. Ça va être fantastique, amener vos enfants et des sandwichs. Parmi les fiers commanditaires de cet évènement, on retrouve Power Corporation du Canada du clan Desmarais, La Banque Royale du Canada, Rio Tinto Alcan, Génome Québec, GDF Suez, la Société générale de financement du Québec, Exportation et développement Canada (EDC), VIA Rail Canada, la Banque de développement du Canada (BDC),  Investissement Québec, la firme d’avocats Fraser Milner Casgrain, Deloitte, SNC Lavalin, le CRDI et la CSST, le HEC Montréal, La Presse, le National Post, le gouvernement du Québec et du Canada ainsi que de quelques banques internationales.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="#someid3" href="http://www.conferencedemontreal.com/New_Program.html">Au programme</a>:<span id="more-4675"></span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">S’ADAPTER AU NOUVEL ORDRE MONDIAL</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Nous traversons actuellement une période de crise économique et financière planétaire qui instaurera un nouvel ordre mondial. Les leaders internationaux et gouvernementaux, chefs d’État, gens d’affaires, universitaires, membres de syndicats et représentants de la société civile doivent se réunir et repenser leurs stratégies. Le moment est venu de développer des solutions multidisciplinaires innovatrices qui nous permettront de faire face aux nombreux défis que représente ce monde multipolaire et en améliorer l’état.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong><br />
 LES GRANDS THÈMES DES QUATRE JOURNÉES DU FORUM :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Lundi 8 juin 2009 :</strong> économie et gouvernance</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Mardi 9 juin 2009 :</strong> Journée du millénaire : développement durable, santé et énergie</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Mercredi 10 juin 2009 :</strong> le commerce international et les Amériques</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Jeudi 11 juin 2009 :</strong> finance internationale</p>
<p style="text-align: justify;">Vous aurez la chance, vous et vos enfants, d’entendre des somptueux invités spéciaux, tels que Madeleine ALBRIGHT, ancienne secrétaire d’État des États-Unis; Mark CARNEY, gouverneur de la Banque du Canada; Stockwell DAY, ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie Pacifique, Robert B. ZOELLICK, président, Groupe de la Banque mondiale; Paul Desmarais, président du conseil et co-chef de la direction, Power Corporation du Canada; L’honorable Pierre S. Pettigrew, conseiller de la direction, Deloitte et ex-ministre des Affaires étrangères et du Commerce international (Canada); Michael Wilson, ambassadeur du Canada aux États-Unis et plusieurs autres superbes personnages.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, régalez-vous, il y en a pour tout le monde. Les prix vont de $400 par personne pour la moitié d’une journée à $1600 pour les 4 jours. Les tarifs exécutifs varient de  $1 150 à $2 850. Une aubaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’est cela que ça prend pour s’adapter au <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/03/31/le-nouvel-ordre-mondial-saffiche-publiquement/">nouvel ordre mondial</a>, et bien moi, je n’hésite pas. On se retrouve là-bas!</p>
<p style="text-align: justify;">À bientôt!</p>
<p><strong>Par François Marginean</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/05/26/oye-oye-conference-a-ne-pas-manquer-sadapter-au-nouvel-ordre-mondial/">les7duquebec.wordpress.com</a>)</em></p>
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		<title>Le débat Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 12:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi 22 mai 2009 au matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine. Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span lang="FR-CA">L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi 22 mai 2009 au matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine. </span></strong></p>
<div id="attachment_4661" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-4661" title="obama-cheney" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/obama-cheney.jpg" alt="obama-cheney" width="300" height="391" /><p class="wp-caption-text">Dick Cheney est le &quot;Pingouin&quot;(*) de la Maison-Blanche (en référence au personnage du même nom dans Batman)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><span lang="FR-CA">Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. Ce discours d’Obama, consacré à la défense de sa décision de fermer le camp de prisonniers de Guantanamo, avait été planifié à la dernière minute. L’objectif était clairement de contrecarrer l’attaque de Cheney, le président en ayant été averti. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">L’attaque est survenue seulement quelques minutes après la fin des remarques d’Obama. Cheney, s’adressant à des membres d’un groupe de réflexion de droite du renseignement, a dénoncé le président de façon provocatrice et acerbe. Tournant en dérision les critiques d’Obama sur la politique d’ « interrogatoire musclé » de l’administration Bush, autrement dit la torture, l’ancien vice-président a presque accusé le président de vouloir aider et encourager les ennemis des Etats-Unis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney se trouve au centre d’une campagne de plus en plus incisive visant à mobiliser l’opposition au Congrès et, encore plus inquiétant, parmi ses alliés politiques et sympathisants dans l’armée et la Central Intelligence Agency, contre l’administration Obama. Le développement de l’influence de cette campagne a été reflété par le vote écrasant mercredi au Congrès qui s’est opposé au plan d’Obama de fermer la prison de Guantanamo. Le Sénat, dont la plupart des démocrates, soutenu par le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller III, qui a soulevé la menace posée par le transfert potentiel de prisonniers vers les pénitenciers des Etats-Unis, a voté contre la proposition de fermeture de Guantanamo.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En tentant de défendre les politiques de son administration, Obama a présenté ses propres décisions comme un certain effort d’arrière-garde désespéré pour rétablir le gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis après huit ans d’illégalité endémique de la part de l’administration précédente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Il a souligné la gravité de la menace posée au pouvoir constitutionnel en faisant remarquer qu’il prononçait son discours dans un couloir qui affichait les documents fondateurs de la démocratie américaine : la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits. Obama rappela à son auditoire qu’il avait « juré de préserver, protéger et défendre la Constitution », et déclara que « nous ne devons jamais, par opportunisme, tourner le dos à ces principes durables ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Obama a affirmé que sous la précédente administration, « notre gouvernement a pris des décisions basées sur la peur plutôt que la prévoyance; et bien trop souvent notre gouvernement a changé les faits et les preuves pour les adapter aux prédispositions idéologiques ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Appelant au rétablissement de « la loi et du jugement en bonne et due forme », Obama a déclaré que « les décisions prises au cours des huit dernières années ont établi une approche légale improvisée pour combattre le terrorisme qui n’était pas efficace et qui ne pouvait être soutenue : un cadre qui n’était pas basé sur nos traditions légales et institutions de longue date et qui ne s’est pas laissé guider par nos valeurs ». Les politiques de l’administration Bush, a-t-il dit, ont miné « la loi ». </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Dans la section la plus significative de son discours, qui nous informe sur la nature des luttes politiques qui ont fait rage aux plus hauts échelons de l’Etat, Obama a déclaré que les opposants de sa politique « adopte une perspective qui peut être résumée ainsi : “Tout est permis”. Leurs arguments suggèrent que l’objectif de la lutte contre le terrorisme peut justifier tous les moyens et que le président devrait avoir toute l’autorité voulue pour faire ce qu’il désire, admettant qu’ils soient d’accord avec ce président. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ayant recours à des euphémismes contredisant le sérieux de ses déclarations, Obama a mis en garde contre la présence de puissantes forces qui étaient prêtes à rompre avec les normes constitutionnelles : « De temps en temps, a-t-il dit, certains pensent que la sécurité et le succès des Etats-Unis exigent que nous nous éloignions des principes sacrés enchâssés dans cet édifice. Nous pouvons entendre de telles voix aujourd’hui. » <span id="more-4657"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La voix principale à laquelle il faisait référence était celle de Cheney. Le président ne se serait pas senti obligé de répliquer à l’ancien vice-président si Obama le percevait comme un excentrique de droite mécontent. En fait, Obama sait que Cheney, celui qui prenait vraiment les décisions dans l’administration Bush et l’homme qui avait dirigé un gouvernement secret, détient une énorme influence au Pentagone, à la CIA et dans d’autres sections moins connues de la bureaucratie du renseignement et de l’armée qui exerce un vaste pouvoir et qui n’est responsable devant personne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Dans ses remarques devant l’American Enterprise Institute, Cheney est passé à l’offensive contre Obama, traitant personnellement avec mépris l’administration et le président.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Les critiques d’Obama des méthodes d’interrogatoire « sont très injustes envers ceux qui travaillent dans les renseignements et les avocats qui méritent beaucoup mieux pour leurs services dévoués, » a déclaré Cheney. « Le danger ici est la perte de l’emphase sur la sécurité nationale et ce que ça requiert. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Sur un ton menaçant, Cheney ajouta : « Je conseillerais à l’administration d’être très prudente à l’avenir. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">L’ancien vice-président a pratiquement accusé Obama d’aider les terroristes et de commettre une trahison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">« Divulguer les mémos des interrogatoires étaient absolument à l’opposé des intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, » a-t-il déclaré. « De l’information top secrète se retrouvent maintenant dans les mains des terroristes, qui viennent de recevoir un important ajout dans leur manuel d’entraînement. Partout dans le monde, les gouvernements qui nous ont aidés à capturer des terroristes vont craindre que des opérations conjointes sensibles soient compromises. Et ceux qui travaillent à la CIA se demandent s’ils peuvent dépendre de la Maison-Blanche ou du Congrès pour obtenir un appui lorsque les choses vont se corser. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ces mots étaient particulièrement provocateurs et inquiétants, vu qu’ils évoquent délibérément des souvenirs des ressentiments de ceux qui travaillaient à la CIA contre l’administration Kennedy après l’invasion manquée de la baie des Cochons en 1961.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney a joyeusement fait remarquer que la décision de divulguer les mémos a été opposée par des gens à la tête de l’administration Obama, incluant le directeur de la CIA, Leon Panetta, et le directeur du renseignement national, Dennis Blair.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Cheney s’est moqué de la « fausse indignation » de ceux qui ont critiqué les méthodes d’interrogation employées par l’administration Bush. « Au cours de ma longue expérience à Washington, peu de choses ont suscité autant d’indignation artificielle et de faux moralisme que les méthodes d’interrogation utilisées contre quelques terroristes capturés. » Il ajouta que les critiques de ces méthodes « ne sont pas dans une position pour sermonner quiconque sur les “valeurs” ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Sans ambiguïté, l’ancien vice-président a défendu les techniques d’interrogation de l’administration Bush, insistant que « complètement exclure les méthodes d’interrogations musclées dans le futur est imprudent à l’extrême ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Il a continué en dénonçant la décision d’Obama de fermer Guantanamo, en lançant un avertissement : « Je pense que le président trouvera, après réflexion, que d’amener les pires terroristes aux États-Unis sera cause de grands dangers et regrets dans les années à venir. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Ce n’est pas une exagération que d’affirmer que cette confrontation publique entre Obama et Cheney n’a pas de précédent dans l’histoire américaine moderne. Croire que cet échange amer entre le président et l’ancien vice-président ne soulève pas d’importantes questions sur la viabilité de la démocratie américaine est le comble de la complaisance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Soyons clairs : Cheney parle pour les sections puissantes de la classe dirigeante, soutenue par des sections substantielles de l’appareil militaire et des services du renseignement, qui sont profondément hostiles à la démocratie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Quant à Obama, sa propre position est minée par des contradictions politiques profondes et insolubles. Son plaidoyer pour que la constitution soit respectée est complètement infirmé par le fait que son administration a accepté sans question les prémisses essentielles sur lesquelles étaient basées la politique étrangère de l’administration Bush : les Etats-Unis mènent une lutte desespérée contre le « terrorisme ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Tout en s’opposant à certains gestes de l’administration Bush, Obama évite prudemment de défier le mensonge politique fondamental à l’origine de tous ses crimes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">« Al-Qaïda planifie activement une autre attaque contre nous » a déclaré Obama dans le même discours mardi. « Nous savons que cette menace planera sur nous pour longtemps et que nous devons utiliser tous les  composantes de notre pouvoir pour la défaire. »  Et en fait, a affirmé Obama, son administration mène cette lutte de façon plus cohérente en « luttant contre les extrémistes en Afghanistan et au Pakistan qui nous ont attaqué le 11-Septembre ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Si Obama dit la vérité (que l’administration précédente a adopté une politique où « tout était permis »), alors les responsables doivent être poursuivis en tant que criminels politiques. Au lieu de cela, Obama est venu à leur défense en les décrivant comme étant trop zélés dans la poursuite d’une noble cause. « Confronté à des menaces incertaines, a-t-il dit, notre gouvernement a pris une série de décisions rapides. Et je crois que ces décisions étaient motivées par le désir sincère de protéger la population américaine. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En deux occasions, Obama a insisté que personne ne serait amené en justice pour les politiques de huit dernières années. Il s’est opposé à la création d’une commission indépendante et a insisté qu’il n’y aurait aucune tentative de « se concentrer sur le passé ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En indiquant qu’il ne poursuivra les conspirateurs autour de Cheney, Obama ne continue en fait que sa politique de couardise et d’accommodation qui a caractérisé son administration depuis sa mise en place. Chacune des ces concessions a encouragé les sections les plus à droite de l’Etat et a facilité la conspiration contre les droits démocratiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La temporisation d’Obama,  ses reculs constants, sont déterminés par les intérêts de classe qu’il représente. Peu importe les critiques qu’il fera de la politique de l’administration Bush, Obama a les mêmes objectifs essentiels. En termes de sa politique intérieure, il a continué à donner d’immenses sommes aux banques et aux investisseurs de Wall Street. En termes de  politique militaire, il continue l’occupation de l’Irak tout en élargissant la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Sa défense de la légalité est contredite par le fait que son administration a remis sur pied les commissions militaires pour juger les prisonniers de Guantanamo, a refusé de publier les photos sur la torture et, en général, a maintenu les mesures antidémocratiques de son prédécesseur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Malgré les avertissements que donne Obama sur l’érosion de la démocratie aux Etats-Unis, son administration, par ses actes mêmes, en facilite et en accélère l’effondrement. Il est impossible de combiner la guerre impérialiste avec la démocratie. La dernière ne peut survivre sans une opposition à  la première.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">Obama est incapable d’exposer le véritable contenu social et politique de l’attaque de Cheney, parce que cela demanderait d’exposer les objectifs politiques et les intérêts de classe réactionnaires qui motivent la « guerre au terrorisme ». De plus, cela demanderait un appel à une large mobilisation du peuple américain en défense des droits démocratiques. Mais dans une époque où l’administration met en œuvre une politique intérieure qui défend les intérêts de l’élite financière, l’administration Obama n’a pas l’intention de soulever le mécontentement populaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La défense des droits démocratiques ne peut être entreprise  par aucune faction de la classe dirigeante. Les institutions de la démocratie américaine sont déjà dans un état avancé de désintégration.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">La défense des droits démocratiques dépend de l’organisation politique indépendante de la classe ouvrière.</span></p>
<p><strong>Par Joe Kishore</strong> &#8211; 22 mai 2009</p>
<p><em>(* notes sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pingouin_(Batman)">le pingouin dans Batman</a>)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.wsws.org/francais/News/2009/mai2009/dict-m25.shtml">wsws.org</a>)</em></p>
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		<title>Bilderberg 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2009 10:12:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, la réunion du Groupe de Bilderberg a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Comme chaque année, la réunion du <a href="http://www.syti.net/Organisations/Bilderberg.html" target="_blank">Groupe de Bilderberg</a> a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au <a href="http://www.astir-palace.com/" target="_blank">Nafsika Astir Palace</a>, un palace 5 étoiles sur une presqu&#8217;ile, avec plages privées et port privé pour yachts.</span></p>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg2009_nafsikaastirpalace.jpg" alt="Bilderberg 2009: Nafsika Astir Palace" width="600" height="176" /></span></p>
<p>Parmi les participants de cette année, on remarque le nombre élevé d&#8217;invités turcs (banquiers, industriels, ministres, et responsables de médias), signe que l&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE est vraiment &laquo;&nbsp;dans les tuyaux&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Comme on pouvait s&#8217;y attendre, le secteur financier est encore plus présent que d&#8217;habitude.</p>
<p>Pour la France, on notera la présence du secrétaire général de l&#8217;UMP, Xavier Bertrand, de la ministre de l&#8217;économie et des finances Christine Lagarde, et pour la Suisse la présence étonnante du leader populiste Christoph Blocher.</p>
<p>Etaient également présents les deux principaux responsables de l&#8217;équipe économique d&#8217;Obama, Timothy Geithner et Lawrence Summers.</p>
<p>Enfin les absents les plus remarqués: Etienne Davignon (président de la Société Générale de Belgique), pourtant présent à toutes les réunions précédentes du Bilderberg, et celle de Maurice Lippens, ex-président de la Banque Fortis, récemment rachetée en partie par BNP et en partie nationalisée provisoirement par l&#8217;état belge.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><br />
 </span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009-small.jpg" alt="Bilderberg 2009: diagramme des participants" width="680" height="508" /></a><br />
 Le diagramme des connexions de quelques participants de la réunion 2009&#8230;<br />
 Cliquez sur l&#8217;image pour la télécharger en grand (fichier jpeg 3 Mo).</span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"> <br />
 </span></p>
<h3>Voici la liste des participants :<span id="more-4554"></span></h3>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Beatrix &#8211; <em>reine des Pays-Bas</em><br />
 Sofia &#8211; <em>reine d&#8217;Espagne</em><br />
 Konstantin &#8211; <em>ancien roi de Grèce</em><br />
 Prince Philipp &#8211; <em>prince de Belgique, membre du Club de Rome</em><br />
 Joseph Ackerman &#8211; <em>président de la <strong>Deutsche Bank</strong></em><br />
 Kieth Alexander &#8211; <em>directeur de le la <strong>NSA</strong></em><br />
 Georgios Alogoskoufis &#8211; <em>ancien ministre grec des finances</em><br />
 Roger Altman &#8211; <em>directeur de la banque d’affaires Evercore Partners, vice-ministre des finances sous la présidence de Clinton</em><br />
 Takis Arapoglou &#8211; <em>Président de la banque centrale de Grèce</em><br />
 <strong>Ali Babacan</strong> &#8211; <em>ministre turc des Affaires étrangères, coordonnateur des négociations d&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE</em><br />
 Dora Bakoyannis &#8211; <em>ministre des affaires étrangères en Grèce</em><br />
 Jon Frederik Baksaas &#8211; <em>Président de Telenor Norvège</em><br />
 Francisco Pinto Balsemão &#8211; <em>ex premier ministre portugais, actuel PDG de la principale holding de presse écrite et adio-visuelle portugaise, Impresa </em><br />
 <strong>Nicolas Baverez</strong> &#8211; <em>éditorialiste de l&#8217;hebdomadaire <strong>Le Point</strong> (propriété du Groupe Pinault)</em><br />
 Franco Bernabè &#8211; <em>président de Telecom Italia, vice-président de <strong>Rothschild Europe</strong></em><br />
 <strong>Xavier Bertrand</strong> &#8211; <em>Secrétaire général de l&#8217;<strong>UMP</strong></em><br />
 Carl Bildt &#8211; <em>ministre des affaires étrangères de Suède, ancien Premier ministre, ex envoyé spécial de l’ONU dans les Balkans</em><br />
 Jan Arne Björklund &#8211; <em>ministre de l&#8217;éducation et président du parti Folkpartiet en Suède</em><br />
 <strong>Christoph Blocher</strong> &#8211; <em>ancien conseiller fédéral et ancien chef du parti de l&#8217;UDC (parti de droite autoritaire et xénophobe en Suisse)</em><br />
 Alexandre Bompard &#8211; <em>PDG de <strong>Europe 1</strong> (propriété du Groupe Lagardère)</em><br />
 Vendeline von Bredow &#8211; <em>journaliste économique à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Oscar Bronner &#8211; <em>patron de presse autrichien</em><br />
 Max Boot &#8211; <em>auteur, historien, membre du CFR</em><br />
 Ana Botín &#8211; <em>directrice de la Banco Español de Credito, fille du président de la Banco de Santander, Emilio Botín</em><br />
 <strong>Henri de Castries</strong> &#8211; <em>président d&#8217;<strong>AXA</strong></em><br />
 Juan Luis Cebrián &#8211; <em>président de PRISA, groupe de médias espagnol, et co-fondateur d&#8217;El Païs (premier quotidien espagnol)</em><br />
 W. Edmund Clark &#8211; <em>président de Toronto-Dominion Bank (Canada)</em><br />
 Kenneth Harry Clarke &#8211; <em>député conservateur de Grande-Bretagne et ministre des finances dans le gouvernement fantôme de David Cameron</em><br />
 Luc Coene &#8211; <em>gouverneur adjoint de la Banque Nationale de Belgique</em><br />
 Sami Cohen &#8211; <em>directeur du quotidien turc Milliyet</em><br />
 Timothy C. Collins &#8211; <em>président Ripplewood Holdings</em><br />
 George David &#8211; <em>président de Coca Cola en Grèce</em><br />
 Sir Richard Billing Dearlove &#8211; <em>ex-directeur du <strong>MI6</strong> (services secrets britanniques)</em><br />
 Anna Diamantopoulou &#8211; <em>député du PASOK (parti socialiste grec)</em><br />
 Mario Draghi &#8211; <em>gouverneur de la Banque centrale italienne</em><br />
 Nicolas Eberstadt &#8211; <em>président  de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain)</em><br />
 Anders Eldrup &#8211; <em>président de DONG Energy Danemark</em><br />
 John Jacob Philip Elkann &#8211; <em>vice-président du groupe Fiat</em><br />
 Thomas Enders &#8211; <em>co-président d&#8217;<strong>EADS</strong>, président d&#8217;<strong>Airbus</strong></em><br />
 José Manuel Entrecanales &#8211; <em>président Acciona (groupe de BTP espagnol)</em><br />
 Werner Faymann &#8211; <em>chancelier autrichien, président du SPÖ (parti social-démocrate autrichien)</em><br />
 Isidro Fainé Casas &#8211; <em>président de <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 Niall Ferguson &#8211; <em>professeur d&#8217;histoire à la <strong>Harvard Business School</strong>, historien officiel des Rothschild</em><br />
 <strong>Timothy Geithner</strong> &#8211; <em>secrétaire au Trésor (ministres des finances) des États-Unis</em><br />
 Dermot Gleeson &#8211; <em><strong>conseiller du gouvernement irlandais</strong> et avocat d&#8217;affaires</em><br />
 Donald E. Graham &#8211; <em>PDG du <strong>Washinton Post</strong></em><br />
 Alfred Gusenbauer &#8211; <em>ex-chancelier d&#8217;Autriche</em><br />
 Victor Halberstadt &#8211; <em>professeur de sciences économiques Université de Leiden</em><br />
 Ernst Hirsch Ballin &#8211; <em>ministre de la Justice des Pays-Bas</em><br />
 <strong>Richard Holbrooke</strong> &#8211; <em>représentant spécial d&#8217;Obama pour le Pakistan et l&#8217;Afghanistan</em><br />
 Jan HM Hommen &#8211; <em>président <strong>ING Bank</strong></em><br />
 Jaap de Hoop Scheffer &#8211; <em>secrétaire général de l&#8217;<strong>OTAN</strong></em><br />
 James Logan Jones Jr. &#8211; <em>conseiller à la sécurité nationale d&#8217;Obama</em><br />
 Vernon Jordan &#8211; <em>ancien conseiller à la sécurité nationale du président Clinton, ancien membre de la Commission Baker-Hamilton sur l’Irak, directeur-associé de la <strong>banque d’affaire Lazard Frères</strong></em><br />
 Robert Kagan &#8211; <em>conseiller d&#8217;Obama pour la politique de sécurité, le terrorisme et les Balkans</em><br />
 Jyrki Katainen &#8211; <em>mministre des finances de la Finlande</em><br />
 <strong>Henry Kissinger</strong> &#8211; <em>ex ministre des affaires étrangères des Etats-Unis sous Nixon, président de Kissinger Associates</em><br />
 John M. Keane &#8211; <em>président de SCP Partner, ex-général américain</em><br />
 Muhtar Kent &#8211; <em>président de <strong>Coca-Cola</strong> Turquie</em><br />
 John Kerr &#8211; <em>vice-président de <strong>Royal Dutch Shell</strong>, membre de la Chambre des Lords</em><br />
 Baron Kerr of Kinlochard &#8211; vice-président de la Royal Dutch Shell, président du Centre for European Reform<br />
 Eckart von Klaeden &#8211; <em>porte-parole de la <strong>CDU</strong> (parti d&#8217;Angela Merkel, droite libérale allemande)</em><br />
 Klaus Kleinfed &#8211; <em>président de Alcoa</em><br />
 Mustafa Koç &#8211; <em>président de Koç Holding le plus grand conglomérat turc</em><br />
 Roland Koch &#8211; <em>vice-président de la <strong>CDU</strong>, ministre-président du Land de Hesse</em><br />
 Sami Kohen &#8211; <em>chroniqueur de politique extérieure du journal turc Milliyet</em><br />
 Henry Kravis &#8211; <em>président du <strong>Hudson Institute</strong> (think tank américain), président du fonds d’investissements Kohlberg Kravis Roberts &amp; Co</em><br />
 Marie-Josee Kravis &#8211; <em>membre du Hudson Institute et épouse de Henry Kravis</em><br />
 <strong>Neelie Kroes</strong> &#8211; <em>commissaire européen chargé de la concurrence</em><br />
 Odysseas Kyriakopoulos &#8211; <em>président de l&#8217;Association grecque des industriels, PDG des mines S&amp;B Group</em><br />
 <strong>Christine Lagarde</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie, de l&#8217;industrie et du travail en France</em><br />
 <strong>Pascal Lamy</strong> &#8211; <em>directeur général de l&#8217;<strong>OMC</strong>, ex commissaire européen chargé du commerce, ex négociateur européen pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em><br />
 Manuela Ferreira Leite &#8211; <em>président du PSD, parti social-démocrate portugais</em><br />
 Bernardino León &#8211; <em>secrétaire général du cabinet du premier ministre Zapatero</em><br />
 Peter Löscher &#8211; <em>président de <strong>Siemens</strong></em><br />
 <strong>Peter Mandelson</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie de Grande-Bretagne, ex commissaire européen chargé du commerce</em><br />
 Jessica Tuchman Mathews &#8211; <em>présidente de <strong>Carnegie Endowment for International Peace</strong> (think tank américain)</em><br />
 Philippe Maystadt &#8211; <em>président de la Banque européenne d&#8217;investissement (BEI, basée au Luxembourg)</em><br />
 Edward McBride &#8211; <em>journaliste à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Frank McKenna &#8211; <em>président du conseil d&#8217;administration de la Toronto Dominion Bank</em><br />
 John Micklethwait &#8211; <em>directeur de <strong>The Economist</strong></em><br />
 <strong>Thierry Montbrial</strong> &#8211; <em>President de l&#8217;IFRI (Institut français des relations internationales)</em><br />
 <strong>Mario Monti</strong> &#8211; <em>ex-commissaire européen chargé du marché intérieur, puis de la concurrence, actuellement président de l&#8217;Université Luigi Bocconi de Milan</em><br />
 Miguel Ángel Moratinos &#8211; <em>ministre des affaires étrangères d&#8217;Espagne</em><br />
 Craig Mundie &#8211; <em>stratège en chef de <strong>Microsoft</strong></em><br />
 Egil Myklebust &#8211; <em>président de la compagnie d’aviation SAS, Norsk Hydro ASA, membre du Conseil économique mondial pour le développement durable, ancien président du patronat norvégien</em><br />
 Matthias Nass &#8211; <em>rédacteur en chef adjoint du premier quotidien allemand <strong>Die Zeit</strong></em><br />
 Juan Maria Nin Génova &#8211; <em>président de la <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 <strong>Denis Olivennes</strong> &#8211; <em>directeur général du <strong>Nouvel Observateur</strong></em><br />
 Jorma Ollila &#8211; <em>ex-président de <strong>Nokia</strong> (membre du comité de direction du Bilderberg Group)</em><br />
 George Osboren &#8211; <em>chancelier de l&#8217;Échiquier (ministre des finances) de Grande-Bretabne</em><br />
 Frederic Oudea &#8211; <em>président de la <strong>Société Générale</strong></em><br />
 Cem Özdemir &#8211; <em>co-président du parti Alliance 90/Les Verts en Allemagne</em><br />
 Tommaso Padoa-Schioppa &#8211; <em>ex-ministre des finances italien, ex-membre du directoire de la BCE, président du comité directeur du <strong>FMI</strong></em><br />
 Alexis Papahelas &#8211; <em>journaliste de Kathimerini (journal grec)</em><br />
 Dimitris Papalexopoulos &#8211; <em>président de Titan Cement Company</em><br />
 Jannos Papathanasiou &#8211; <em>ministre grec des finances</em><br />
 <strong>Richard Perle</strong> &#8211; <em>ex conseiller à la sécurité de George W. Bush, l&#8217;un des concepteur de la guerre en Irak, membre important de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain néo-conservateur)</em><br />
 David Petraeus &#8211; <em>général quatre étoiles américain, commandant en chef de l&#8217;US Central Command pour le Moyen-Orient et en Asie centrale</em><br />
 Manuel Pinho &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie et Inovation au Portugal</em><br />
 Jean Pisani-Ferry &#8211; <em>directeur de Bruegel</em><br />
 Robert S. Prichard &#8211; <em>directeur du groupe de médias Toronto Star (Torstar), Canada</em><br />
 <strong>Romano Prodi</strong> &#8211; <em>ex-président de la Commission européenne, ex-premier ministre de l&#8217;Italie, responsable des opérations conjointes ONU-UA de maintien de la paix en Afrique</em><br />
 Hanna Rajalahti &#8211; <em>rédacteur en chef de Talouselämä</em><br />
 <strong>Olli Rehn</strong> &#8211; <em>commissaire européenne chargée de l&#8217;élargissement</em><br />
 Heather Reisman &#8211; <em>président de Indigo Books &amp; Music Inc, Canada</em><br />
 Eivind Reiten &#8211; <em>directeur général du groupe Norsk Hydro Petroleum</em><br />
 Michael Ringier &#8211; <em>président du Conseil d&#8217;administration de Ringier Holding AG, principal holding de presse et d&#8217;édition en Suisse</em><br />
 <strong>David Rockefeller</strong> &#8211; <em>banquier, fondateur du <strong>CFR</strong> (Council on Foreign Relations) et de la <strong>Commission Trilatérale</strong>, co-fondateur du Bilderberg Group</em><br />
 Dennis B. Ross &#8211; <em>Directeur du <strong>Washington Institute for Near East Policy</strong> (think tank américain spécialisé sur la géopolitique au Proche-Orient), conseiller spécial d’Hillary Clinton pour le Proche-Orient et l’Asie du Sud</em><br />
 Barnett R. Rubin &#8211; <em>directeur d&#8217;études et &laquo;&nbsp;senior fellow&nbsp;&raquo; du <strong>Centre of International Cooperation</strong>, politologue spécialiste de l’Afghanistan</em><br />
 Alberto Ruiz-Gallardòn &#8211; <em>maire de Madrid</em><br />
 Suzan Sabanci Dinçer &#8211; <em>président de Akbank (banque turque)</em><br />
 Indira Samarasekera &#8211; <em>présidente de l&#8217;université d&#8217;Alberta</em><br />
 Rudolf Scholten &#8211; <em>administrateur de Österreichische Kontrollbank AG</em><br />
 Jürgen Schrempp &#8211; <em>ex-président du directoire de DaimlerChrysler AG</em><br />
 Josette Sheeran &#8211; <em>directrice du <strong>Programme alimentaire mondial</strong> des <strong>Nations Unies</strong></em><br />
 Domenico Siniscalco &#8211; <em>vice-président de <strong>Morgan Stanley</strong></em><br />
 Pedro Solbes Mira &#8211; <em>ex ministre des finances d&#8217;Espagne</em><br />
 Sampatzi Saraz &#8211; <em>banquier turc</em><br />
 Sanata Seketa &#8211; <em>université du Canada</em><br />
 James B. Steinberg &#8211; <em>vice-ministre américain des affaires étrangères</em><br />
 Björn Stigson &#8211; <em>président de World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) </em><br />
 Yannis Stournaras &#8211; <em>directeur de la Foundation for Economic &amp; Industrial Research (IOBE)</em><br />
 <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> &#8211; <em>directeur du <strong>FMI</strong>, Fonds monétaire international</em><br />
 <strong>Lawrence Summers</strong> &#8211; <em>ex-économiste en chef de la Banque mondiale, ex-ministre des Finances sous Clinton, conseiller économique d&#8217;Obama</em><br />
 <strong>Peter Sutherland</strong> &#8211; <em>actuel président de <strong>BP</strong>, ex-commissaire européen chargé de la concurrence, ancien directeur du FMI, ex dirigeant de la banque d&#8217;affaires <strong>Goldman Sachs</strong> International</em><br />
 Nobuo Tanaka &#8211; <em>directeur de l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques</em><br />
 Martin Taylor &#8211; <em>président de Syngenta, ex-président de <strong>Barclays Bank</strong>, ex-secrétaire général du Bilderberg Group</em><br />
 Peter Thiel &#8211; <em>ex-président de <strong>PayPal</strong>, président de Clarium Capital Management</em><br />
 Helle Thorning-Schmidt &#8211; <em>président du parti social-démocrate au Danemark</em><br />
 Thomas Thune Andersen &#8211; <em>président de Maersk Oil, Danemark</em><br />
 Andreas Treichl &#8211; <em>président de Erste Group Bank AG </em><br />
 <strong>Jean-Claude Trichet</strong> &#8211; <em>président du directoire de de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Loukas Tsoukalis &#8211; <em>conseiller spécial du président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, président de ELIAMEP (Hellenic Foundation for European &amp; Foreign Policy, think tank grec de politique étrangère)</em><br />
 Agah Ugur &#8211; <em>président de Borusan Holding, Turquie</em><br />
 Matti Vanhanen &#8211; <em>premier ministre de Finlande</em><br />
 <strong>Daniel Vasella</strong> &#8211; <em>président de la multinationale pharmaceutique <strong>Novartis</strong></em><br />
 <strong>Jeroen van der Veer</strong> &#8211; <em>président de <strong>Royal Dutch Shell</strong></em><br />
 <strong>Guy Verhofstadt</strong> &#8211; <em>ancien Premier ministre de Belgique</em><br />
 <strong>Paul Volcker</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Fed</strong>, conseiller économique de Barack Obama</em><br />
 Jacob Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, administrateur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Marcus Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, directeur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Nout Wellink &#8211; <em>gouverneur de la banque centrale néerlandaise, membre de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Gerardus Johannes Wijers &#8211; <em>ex-ministre de l&#8217;économie des Pays-Bas</em><br />
 Martin Wolf &#8211; <em>rédacteur en chef au <strong>Financial Times</strong></em><br />
 <strong>James Wolfensohn</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, président du conseil international de Citigroup</em><br />
 <strong>Paul Wolfowitz</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, ex conseiller de George W. Bush, ex-vice-ministre de la défense des États-Unis, principal responsable de la guerre en Irak</em><br />
 Fareed Zakaria &#8211; <em>rédacteur en chef de <strong>Newsweek International</strong>, commentateur politique sur <strong>ABC News</strong>, au <strong>New York Times</strong>, au <strong>Wall Street Journal</strong>, au New Yorker et sur <strong>CNN</strong></em><br />
 <strong>Robert Zoellick</strong> &#8211; <em>président de la Banque mondiale, ex négociateur américain pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em></span></p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=137">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
<h3>Voici le communiqué officiel :</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</strong><br />
 BILDERBERG MEETINGS<br />
 17 mai 2009</span></p>
<p>Le 57è Bilderberg Meeting se tiendra à Vouliagmeni, en Grèce, du 14 au 17 mai 2009. La conférence traitera principalement de la crise financière, des gouvernements et du marché, du rôle des institutions, des économies de marché et des démocraties, de l&#8217;Irak et de l&#8217;Afghanistan, des Etats-Unis et du monde, du cyber-terrorisme, des nouveaux impérialismes, du protectionisme, et des défis post-Kyoto.</p>
<p>Environ 130 participants sont attendus dont les deux tiers viennent d&#8217;Europe et les autres d&#8217;Amérique du Nord. Environ un tiers d&#8217;entre eux viennent de la politique et des gouvernements, et les deux tiers viennent de la finance, de l&#8217;industrie, des services, de l&#8217;éducation et des communications. Le meeting est privé afin d&#8217;encourager les discussions franches et ouvertes.</p>
<p>Le Bilderberg tient son nom de l&#8217;hôtel en Hollande où s&#8217;est tenu le premier meeting, en mai 1954. Ce meeting pionnier pris forme autour de la préoccupation exprimée par des citoyens leaders des deux cotés de l&#8217;Atlantique, alors que l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest et l&#8217;Amérique du Nord travaillaient ensemble aussi étroitement que possible sur les problèmes communs d&#8217;importance critique. Il fut ressenti que des discussions régulières et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; pourraient aider à une meilleure compréhension des forces complexes et des tendances majeures affectant les nations occidentales dans la difficile période de l&#8217;après-guerre.</p>
<p>La Guerre Froide est maintenant terminée. Mais à presque tous les égards, il y a davantage, pas moins, de problèmes communs &#8211; du commerce à l&#8217;emploi, de la politique monétaire à l&#8217;investissement, des défis écologiques à la tâche de promouvoir la sécurité internationale. Il est difficile de penser à n&#8217;importe quelle question aussi bien en Europe qu&#8217;en Amérique du Nord pour lesquelles des solutions multilatérales n&#8217;auraient pas (&#8230;) <em>[ligne manquante sur le fax]</em></p>
<p>Ce qui est unique à propos du Bilderberg en tant que forum est le large éventail de citoyens leaders qui sont rassemblés pour environ trois jours de discussions informelles et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; à propos de thèmes liés aux préoccupations présentes, en particulier dans le domaine des affaires étrangères et de l&#8217;économie internationale. Le sentiment fort parmi les participants qu&#8217;au vu des différentes attitudes et expériences des nations occidentales, il demeure un besoin clair de développer encore plus loin une compréhension qui intègre ces préoccupations. Le caractère privé du meeting n&#8217;a pas d&#8217;autre propos que de permettre aux participants de parler librement et avec l&#8217;esprit ouvert.</p>
<p>En résumé, Le Bilderberg est un forum international petit, flexible, informel et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; dans lequel différents points de vue peuvent être exprimées et la compréhension mutuelle améliorée.</p>
<p>La seule activité du Bilderberg est cette Conférence annuelle. Durant le meeting, aucune conclusion n&#8217;est atteinte, aucune recommandation n&#8217;est faite, et aucune déclaration politique n&#8217;est formulée. Les noms des participants sont rendus disponibles à la presse. Les participants sont choisis en fonction de leur expérience, leur connaissance, et leur statut; tous les participants assistent au Bilderberg dans un cadre privé et non officiel.</p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=138">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
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		<title>La Terre peut-elle nourrir le monde aujourd&#8217;hui et demain ?</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 07:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à AgroParistech, et Christian Troubé, rédacteur en chef de La Vie, auteur de Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès Le Manège à Chambéry, en Savoie (73) En partenariat avec le CCFD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-4541" title="la-terre-aux-urgences" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-terre-aux-urgences.jpg" alt="la-terre-aux-urgences" width="360" height="293" />Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à <a href="http://www.agroparistech.fr/">AgroParistech</a>, et Christian Troubé, rédacteur en chef de <a href="http://www.lavie.fr/">La Vie</a>, auteur de <a href="http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746710092">Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles</a>, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès <em>Le Manège</em> à Chambéry, en Savoie (73)</strong></p>
<p>En partenariat avec le <a href="http://www.ccfd.asso.fr/">CCFD</a> <em>(Comité Catholique contre la Faim et pour le développement)</em> et le soutien de nombreuses associations : la <a href="http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/">FMSEA</a> <em>(Fédération départementale des Syndicats des exploitants agricoles)</em>, la <a href="http://www.confederationpaysanne.fr/">Confédération paysanne</a>, le <a href="http://cmr.cef.fr/">CMR</a> <em>(Chrétiens en monde rural)</em>, le <a href="http://www.reinach-formations.educagri.fr/spip.php?page=rubrique">Lycée agricole de Savoie</a> et <a href="http://www.artisansdumonde.org/">Artisans du monde</a>, des collectivités territoriales rattachées à <a href="http://www.peuples-solidaires.org/">Peuples Solidaires</a>.</p>
<p>Une manifestation dont l&#8217;engouement obligea les organisateurs à retransmettre la conférence dans une salle annexe, elle aussi remplie !</p>
<p><em>La bande est enregistrée sur plusieurs supports, elle présente donc 3 blancs de quelques seconde, mais qui n&#8217;entache en rien la qualité et l&#8217;intérêt de la conférence.</em></p>
<p>
 Durée : 2h04</p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci à Jean-François Druhen-Charnaux de nous avoir transmis ce document</em></p>
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		<title>Grippe Porcine &#8211; Vers une pandémie</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 15:03:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Excellente émission de C dans l&#8217;air Grippe : les virus mutants   C dans l&#8217;air &#8211; Grippe : Les virus mutants (lundi 27 avril 2009) &#8211; 1h07   Des Amériques en passant par l’Europe et l’Asie, le monde est en état d’alerte face à la menace de grippe porcine. Le Mexique, qui décompte à ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;">Excellente émission de <a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&amp;id_rubrique=1142" target="_blank">C dans l&#8217;air</a><br />
 Grippe : les virus mutants<br />
</h2>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/grippe-porcine-vers-une-pandemie/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p><br />
 C dans l&#8217;air &#8211; Grippe : Les virus mutants (lundi 27 avril 2009) &#8211; 1h07</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p>Des Amériques en passant par l’Europe et l’Asie, le monde est en état d’alerte face à la menace de grippe porcine. Le Mexique, qui décompte à ce jour 103 morts, a renforcé ses mesures de précaution, tandis que l’OMS a lancé un cri d’alarme face au risque de pandémie.</p>
<p style="&lt;span">Stades de football vidés de leurs spectateurs, écoles closes et lieux publics désertés, la plus grande agglomération du monde, Mexico, avec les 20 millions d’habitants que compte la mégapôle, est, depuis dimanche 27 avril 2009, à l’arrêt. En effet, elle tente de juguler le virus de la grippe A/H1N1, d’origine porcine, qui, dans le pays, a causé 20 décès avérés, 83 &laquo;&nbsp;probables&nbsp;&raquo;, ainsi que plus de 1 600 personnes malades.</p>
<p><span id="more-3754"></span></p>
<p>Aux Etats-Unis, où 40 cas non mortels ont été confirmés, &laquo;&nbsp;l’état d’urgence sanitaire&nbsp;&raquo; a été déclaré dimanche, et au Canada, 6 cas ont été signalés. En Europe, un a été confirmé en Espagne et plusieurs personnes ont été mises en observation au Danemark, en Suède, en Suisse. Tout comme au Brésil, en Colombie, en Australie ou en Nouvelle-Zélande.</p>
<p style="&lt;span">En France, où aucun cas n’a été avéré pour le moment, les ministères de la Santé et des Affaires étrangères ont appelé les touristes français à destination et en provenance du Mexique à se montrer particulièrement vigilants. De son côté, la Commission européenne a conseillé aux Européens de s’abstenir de tout voyage non indispensable vers les zones affectés, afin d’éviter tout risque d’extension de la contagion. Bruxelles a aussi proposé la tenue, jeudi 30 avril, d’une réunion extraordinaire des vingt-sept ministres de la Santé de l’Union européenne. Et ce, alors que l’Organisation mondiale de la santé, qui avait mis en garde, dès dimanche, contre un &laquo;&nbsp;potentiel pandémique&nbsp;&raquo; du virus, a annoncé qu’elle avançait à ce lundi la réunion de son Comité d’urgence sur la grippe porcine, afin d’éventuellement décider de relever le niveau d’alerte sanitaire mondiale.</p>
<p>Maladie respiratoire très contagieuse, cette grippe identifiée comme A/H1N1 peut toucher &laquo;&nbsp;des jeunes adultes en bonne santé&nbsp;&raquo;, a averti les autorités mondiales de la santé et a pour symptômes ceux d’une grippe saisonnière : fièvre, toux, écoulement nasal, douleurs articulaires et/ou musculaires.</p>
<table style="width: 680px; height: 109px;" border="0" cellspacing="20">
<tbody>
<tr>
<td style="padding-left: 30px;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Invités :</span></strong></td>
<td style="padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ouvrages :</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td>
<ul>
<li><a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=biographie&amp;id_article=4315">Jean-Claude  Manuguerra</a> (Vétérinaire et virologue à l’<a href="http://www.pasteur.fr/" target="_blank">Institut Pasteur</a> de Paris)</li>
</ul>
<ul>
<li><a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=biographie&amp;id_article=4316"><span class="t14 blanc bold">Guillaume  Roué</span></a>(Président de l’<a href="http://www.leporc.com/" target="_blank">Interprofession nationale porcine</a>)</li>
</ul>
<ul>
<li><a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=biographie&amp;id_article=4317">Jean-François  Saluzzo</a> (Virologue, expert auprès de l’<a href="http://www.who.int/fr/" target="_new">Organisation Mondiale de la Santé</a>)</li>
</ul>
</td>
<td>
<ul>
<li><a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&amp;id_rubrique=1142#"><em>Les virus émergents<br />
 </em></a>Antoine Gessain, Jean-Claude Manuguerra (Ed. PUC, coll. Que sais-je ?, 2006)</li>
</ul>
<ul>
<li><a href="http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&amp;id_rubrique=1142#"><em>Grippe aviaire </em>&laquo;&nbsp;Sommes-nous prêts ?&nbsp;&raquo;</a><br />
 Jean-François Saluzzo, Catherine Lacroix-Gerdil (Ed. Belin, 2006)</li>
</ul>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr />
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a href="http://www.incapabledesetaire.com/predict.htm" target="_blank">IncapableDeSeTaire.com</a></h2>
<h2 style="text-align: center;">La Grippe Porcine</h2>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>La grippe du porc ou swine flu s&#8217;étend rapidement. L&#8217;<a href="http://www.lefigaro.fr/sante/2009/04/26/01004-20090426ARTFIG00034-grippe-porcine-l-oms-evoque-une-pandemie-.php">Organisation Mondiale   de la Santé</a> demande une   réunion d&#8217;urgence et parle de pandémie. <a href="http://blogs.suntimes.com/sweet/2009/04/swine_flu_and_white_house.html">Rencontre d&#8217;urgence   à la Maison Blanche</a></p>
<p><a href="http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/N25473389.htm">Selon le CDC   américain, elle ne pourra pas être contenue</a></p>
<p><a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/04/23/AR2009042304116.html">Des cas en   Californie et au Texas</a> et de la <a href="http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5g-G1kSAM9yaH00eBrXD2S5s-3ZhgD97Q5KVO0">Nouvelle Zélande à   la France.</a> <a href="http://www.nydailynews.com/ny_local/2009/04/26/2009-04-26_a_waiting_room_full_of_anxiety__face_masks.html">New-York</a>, <a href="http://www.romandie.com/infos/afp/display.asp?id=090426032409.5j3vr1h2.asp" target="_self">Mexico:   messes annulées</a>, <a href="http://uk.reuters.com/article/topNews/idUKTRE53O2NU20090426">Les mexicains se   terrent</a>, <a href="http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLQ42568120090426" target="_self">Un   lycée ferme au Texas</a></p>
<p><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20090426.OBS4678/google_map__grippe_porcine_vers_lepidemie_.html">Carte Google pour   suivre les cas déclarés (1)</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><a href="http://www.incapabledesetaire.com/predict.htm">Carte Google de l&#8217;évolution de l&#8217;épidémie (2)</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Ce qui ne câdre pas avec la grande image:</p>
<p>La grippe porcine serait-elle génétiquement sélective?   Actuellement, il n&#8217;y a que les mexicains qui en meurent.</p>
<p>Ici au Québec, les agences de la Santé ne font rien,   et des milliers de travailleurs mexicains se préparent à venir aider   l&#8217;agriculture québecoise.</p>
<p><a href="http://www.rense.com/general85/wicked.htm">Un exercice d&#8217;entraînement sur   une possible pandémie avait pris place au Texas, en mars.</a></p>
<p>Tôt cette semaine, <a href="http://carlosmiller.com/2009/04/20/el-paso-cop-arrests-journalists-for-doing-their-job/">deux journaliste de   ABC</a>, qui effectuaient un reportage   sur un accident de véhicule à El Paso Texas, ont été arrêtés pour ne pas   avoir obtempérés à l&#8217;ordre d&#8217;un policier de cesser de filmer. La caméra   déposée au sol, a continuée à enregistrer des images pendant plus d&#8217;une heure   après l&#8217;arrestation. Beaucoup de spéculations ont été faites sur les raisons   de l&#8217;arrestation, une de celle-ci est que l&#8217;on voit sur la bobine des   militaires participer aux activités d&#8217;urgences et que selon le commentateur   de ABC, des divisions de l&#8217;armée américaines en Irak, ont été ramenés aux Texas   en service, et que c&#8217;était un sujet interdit par les journalistes.</p>
<p>En deux mots: si je savais que la période était   propice aux développements d&#8217;une pandémie, ils le savaient aussi. Ne soyez   pas leurs jouets. Aucune confiance à faire à ces gens!!</p>
<p>Faire la différence c&#8217;est peut-être de fournir aux cellules de votre corps, <a href="http://monnouvel.espace.xooit.fr/t625-Les-oligo-elements-les-vitamines.htm#p4017">les outils pour s&#8217;en   prémunir</a>.  &#8212; <a href="http://www.incapabledesetaire.com/rebelog.htm">Ne sous-estimez pas le pouvoir   de l&#8217;eau tournée</a>.</p>
<p>Faire la différence pour les vôtres, c&#8217;est de placer votre famille en quarantaine pour au   moins 48 heures, dès qu&#8217;un cas se déclare dans votre environnement et peut-être   même, dans votre région.</p>
<p style="text-align: justify;">Faire la différence, c&#8217;est assumer qu&#8217;il y a une possibilité, que tout ceci soit vraiment   une pandémie et qu&#8217;elle mène à court terme vers un chaos social. Ayez en main   ce qu&#8217;il faut pour survivre en isolement quelques semaines.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: center;"><a href="http://www.incapabledesetaire.com/predict.htm">Le virus du porc, ça schlingue et ils sont tous sur les   nerfs</a></h2>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>L&#8217;<a href="http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5ieU3zNy248vBJzgiHVq6brAen1Ug">OMS passe en DEFCON   4</a> &#8212; 150 pays sont en état d&#8217;alerte&#8212;,   <a href="http://www.forbes.com/feeds/ap/2009/04/27/ap6344156.html">tous agissent comme   si c&#8217;était une pandémie</a>. Il y   aurait des <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/talking_point/8018428.stm">centaines de morts   non-recensés au Mexique</a>. &#8212; <a href="http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5h0A8I0OQHEVn0YID2eINEOVNPxsgD97QV79O1">Certains se sont fait demander de garder le silence.</a> &#8212; <a href="http://www.telegraph.co.uk/health/swine-flu/5231570/Mexican-authorities-accused-of-initial-cover-up-over-swine-flu.html">Les autorités mexicaines sont accusées d&#8217;avoir caché l&#8217;apparition du virus</a></p>
<p>1300 cas de virus possible sous observation  &#8212; <a href="http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/8476587">40 cas confirmés aux USA</a> &#8212;  <a href="http://news.xinhuanet.com/english/2009-04/28/content_11269551.htm">6 cas confirmés au Canada</a></p>
<p>La peur d&#8217;une pandémie occasionne <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hrqYkZUDNVkZgXFPArH6vpMqtXAQ">des vagues dans l&#8217;économie</a> et les médias parlent plus de ce sujet, que de la pandémie même. &#8212; <a href="http://www.guardian.co.uk/business/feedarticle/8476758">Mêmes les commandes d&#8217;aliments chutent</a> &#8212; <a href="http://abcbourse.com/marches/sanofi-aventis-bondit-vers-les-42e_146859_SANp.aspx">Pendant que les vendeux de pilules jubilent</a></p>
<p>Les Japonais surveillaient l&#8217;entrée des fiévreux dans les aéroports grâce à des caméras infrarouges, pendant que le Le directeur de la santé publique du Québec Alain Poirier explique &laquo;&nbsp;que ce n&#8217;est pas sa job&nbsp;&raquo; &#8212; Mais il y a déjà des médecins qui expliquent dans les médias, qu&#8217;une telle pandémie est la responsabilité de chacun. (FY)</p>
<p>Et Charest vogue&#8230; le premier ministre du Québec <a href="http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/04/20090427-155243.html">qui-dit-que-tout-va-bien</a> en dépit de <a href="http://www.radio-canada.ca/regions/estrie/2009/04/27/003-grippe-cas-suspect.shtml">trois cas suspect au Québec</a>. Pas de problème à se rendre au Mexique&#8230;</p>
<p><a href="http://www.idemc.org/index.php?area=">Nouvelle carte des cas de virus dans le monde</a></p>
<p>Comme si le Mexique n&#8217;en avait pas assez, la région est touchée par un <a href="http://www.infowars.com/powerful-earthquake-rocks-swine-flu-plagued-mexico-city/">puissant tremblement de terre</a>.</p>
<p>Certains se demandent si ce virus aurait pu être créé par l&#8217;homme comme celui de <a href="http://groups.google.com/group/total_truth_sciences/browse_thread/thread/6f7f5e2b0a6e550e">la grippe espagnole</a>.</p>
<p>Non! Il y a deux ans, ils sont allés déterrer du pergélisol des cadavres de la grippe espagnole de 1918. S&#8217;ils avaient eu cette intention, JAMAIS nous n&#8217;aurions entendu parler de cette histoire, qui fut beurrée partout dans les médias.</p>
<p>C&#8217;est simplement trop gros et ça s&#8217;appelle une direction médiatique. Ne tombez pas dans ce panneau ridicule.</p>
<p>J&#8217;ai pu annoncer la venue de virus, parce qu&#8217;il y a une autre cause qui n&#8217;a simplement rien à voir avec les laboratoires, la même qu&#8217;en 1918. Ils veulent être certains que tous, penseront que ces virus ont été créés par des gros méchants. Ils veulent ainsi enterrer la cause réelle et créer un chaos social.</p>
<p>N&#8217;empêche que certains auraient pu réagir plus vite !</p>
<p>Je reviens sur ma question de base, pourquoi n&#8217;y a t&#8217;il que les mexicains qui meurent? Une maladie génétiquement sélective? Ou n&#8217;aurions-nous pas plutôt affaire à une maladie à deux phases, qui resurgit d&#8217;une façon beaucoup plus néfaste, après une accalmie de quelques jours: Attention aux mutations, les prochains jours seront critiques. Notre surveillance devra se multiplier par 1000, dès qu&#8217;il y aura des morts hors du Mexique. N&#8217;oublions pas qu&#8217;une double phase, laisse tout le temps nécessaire au virus de s&#8217;installer dans une population.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr />
<h4><span style="text-decoration: underline;"><span style="text-decoration: underline;">Quelques liens proposés dans les commentaires :</span></span></h4>
<ul>
<li>Conseils sur les traitements et plantes naturels par Gabrielle : <a class="external" href="http://monnouvel.espace.xooit.fr/t625-Les-oligo-elements-les-vitamines.htm?start=15" target="_blank">Les Fees Meres &amp; Les Peres Siffleurs</a></li>
<li>Un joli poême proposé sur IncapableDeSeTaire : <a href="#poeme">Commentaire ICI</a></li>
<li>La Pandémie et son impact dans l’imaginaire collectif : <a class="external" href="http://www.oppressoir.net/LA-PANDEMIE-IMAGINAIRE.html" target="_blank">La pandémie imaginaire</a></li>
<li>Sanofi-aventis investit 100 millions € pour construire une usine de vaccin  grippal saisonnier et pandémique au Mexique (communiqué du <span style="color: #ff0000;">9 Mars 2009</span> !) : <a href="http://www.letransmuteur.net/grippe-porcine-vers-une-pandemie/#comment-2411">Commentaire ICI</a></li>
<li><span class="external">Désinformation ? : </span><a class="external" href="http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?idForum=3152&amp;idMess=47396" target="_blank">HoaxBuster &#8211; Grippe aviaire, Tamiflu, Roche, Rumsfeld et les autres…</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Sommet du G20 de Londres: la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 08:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettre ouverte aux dirigeants du G20 (publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09) Mesdames, Messieurs, Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lettre-ouverte-aux-dirigeants-du-g20.pdf" target="_blank">Lettre ouverte aux dirigeants du G20</a></h3>
<p style="text-align: center;"><em>(publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)</em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3114" title="G20" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/g20.jpg" alt="G20" width="360" height="241" /></p>
<p align="justify">Mesdames, Messieurs,</p>
<p align="justify">Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.</p>
<p align="justify">En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article227&amp;lang=fr" target="_blank">2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB),</a> que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.</p>
<p align="justify">Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la <a href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/">32ème édition de son bulletin</a>, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.</p>
<p align="justify"><strong>Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?</strong></p>
<p align="justify">Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.</p>
<p align="justify">Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.</p>
<p align="justify">Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.</p>
<p align="justify"><strong>LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020<span id="more-3113"></span></strong></p>
<p align="justify"><strong>1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !</strong></p>
<p align="justify">Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.</p>
<p align="justify">Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.</p>
<p align="justify"><strong>2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !</strong></p>
<p align="justify">Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !</strong></p>
<p align="justify">Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.</p>
<p align="justify"><strong>Ecrivez un communiqué simple et bref !</strong></p>
<p align="justify">Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !</p>
<p align="justify"><strong>Franck Biancheri</strong><br />
 Directeur des Etudes de LEAP/E2020<br />
 Président de Newropeans</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		</item>
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		<title>Où va le monde Monsieur Stiglitz ?</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 16:23:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001. 5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. Achetez ce DVD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Eugene_Stiglitz" target="_blank">Joseph Eugene Stiglitz</a>, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001.</h3>
<p style="text-align: justify;"><span id="arial_9_000000"><strong>5 entretiens réalisés par <a href="http://www.cinefil.com/star/jacques-sarasin" target="_blank">Jacques Sarasin</a>. </strong>Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. </span></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://dvd.nouvelobs.com/fiche_28.html" target="_blank">Achetez ce DVD (3.90€)</a></em></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH01.wmv" target="_blank">Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH02.wmv" target="_blank">Les subventions</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH03.wmv" target="_blank">Le commerce et les taxes douanières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH04.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH05.wmv" target="_blank">La sécurité sociale</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH06.wmv" target="_blank">Le développement de l&#8217;économie de marché</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH07.wmv" target="_blank">Environnement et Mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH08.wmv" target="_blank">La Mondialisation et les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH09.wmv" target="_blank">Pétrole, Bolivie et Venezuela</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH10.wmv" target="_blank">Les sociétés pétrolières en Alaska</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH11.wmv" target="_blank">La corruption et la malédiction des ressources naturelles</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH12.wmv" target="_blank">La mondialisation économique et l&#8217;emploi</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH13.wmv" target="_blank">Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16)<span id="more-2952"></span></h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH01.wmv" target="_blank">Le commerce et les accords commerciaux</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH02.wmv" target="_blank">Le rôle des sociétés dans la mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH03.wmv" target="_blank">Les droits de propriété intellectuelle et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH04.wmv" target="_blank">La biopiraterie et la biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH05.wmv" target="_blank">La recherche et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH06.wmv" target="_blank">Les privatisations</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH07.wmv target=">Comment faire fonctionner la mondialisation</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 3 : LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL (1:00:27)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH01.wmv" target="_blank">L’instabilité économique mondiale, les crises financières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH02.wmv" target="_blank">La crise asiatique, causes et conséquences</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH03.wmv" target="_blank">Le déficit américain</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH04.wmv" target="_blank">Le coût de l’instabilité économique pour les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH05.wmv" target="_blank">La libéralisation des marchés financiers</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH06.wmv" target="_blank">Les institutions financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH07.wmv" target="_blank">Les réserves financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH08.wmv" target="_blank">Les déficits</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 4 : MONDIALISATION ET ENVIRONNEMENT (42:15)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH01.wmv" target="_blank">L’environnement face à l’économie</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH02.wmv" target="_blank">Les raisons du réchauffement planétaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH03.wmv" target="_blank">Le protocole de Kyoto</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH04.wmv" target="_blank">Economie et pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH05.wmv" target="_blank">Déforestation et biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH06.wmv" target="_blank">Comment faire respecter les accords de Kyoto ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH07.wmv" target="_blank">Le coût social de la pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH08.wmv" target="_blank">Les intérêts de l&#8217;économie face à ceux de l&#8217;environnement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 5 : LA MONDIALISATION ET LES PAYS EN DEVELOPPEMENT (1:09:21)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH01.wmv" target="_blank">La sécurité et la Mondialisation, le terrorisme</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH02.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique et la guerre en Irak</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH03.wmv" target="_blank">L’immigration, raisons et impacts</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH04.wmv" target="_blank">La dette et les faillites</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH05.wmv" target="_blank">La corruption et le secret bancaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH06.wmv" target="_blank">Les aides aux pays en développement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Loose Change (petite monnaie)</title>
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		<comments>http://www.letransmuteur.net/loose-change-petite-monnaie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 10:33:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[version 100% française (1:17:47) de la 2ème édition remastérisé par Planete TV Un document tout simplement exceptionnel : une analyse des attentats du 11 septembre 2001 mais surtout une étude qui montre comment le gouvernement américain est à l&#8217;origine de ces attaques. Ce documentaire d&#8217;un cinéaste de 21 ans, Dylan Avery, est considéré comme le meilleur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/loose-change-petite-monnaie/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><strong>version 100% française (1:17:47) de la 2ème édition remastérisé par <a href="http://www.planete.tm.fr/" target="_blank">Planete TV</a></strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<p><strong>Un document tout simplement exceptionnel : une analyse des attentats du 11 septembre 2001 mais surtout une étude qui montre comment le gouvernement américain est à l&#8217;origine de ces attaques. Ce documentaire d&#8217;un cinéaste de 21 ans, Dylan Avery, est considéré comme le meilleur documentaire révélant les mensonges et vérités sur le 9/11 (<a class="external text" title="http://www.loosechange911.com" rel="nofollow" href="http://www.loosechange911.com/" target="_blank">loosechange911.com</a>).</strong></p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 100%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h3><span class="mw-headline">11 septembre 2001 : Loose Change, le nouveau film qui bouscule la &laquo;&nbsp;pensée unique&nbsp;&raquo; </span></h3>
<p style="text-align: justify;">On a peine à le croire : un jeune réalisateur de 22 ans, Dylan Avery, a été l’invité de <a class="external text" title="http://www.dailymotion.com/video/83245" rel="nofollow" href="http://www.dailymotion.com/video/83245" target="_blank">Fox News</a>, la chaîne TV pro-Bush, pour présenter son film contestant la version officielle fournie par la Maison Blanche sur les attentats du 11 septembre 2001.</p>
<p style="text-align: justify;">Dylan Avery va beaucoup plus loin que Michael Moore. Presque cinq ans après les attentats qui ont le plus influencé les rapports internationaux dans l’après-guerre, les critiques sur le manque de transparence de l’administration américaine semblent retrouver un second souffle grâce à la réactivité des blogs, des vidéo-blogs (ou vlogs), et surtout à l’effort constant des familles de victimes, de jeunes journalistes, de professeurs d’université ou d’hommes et de femmes politiques téméraires.<span id="more-2696"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques jours en effet, non seulement la blogosphère, mais aussi les grands médias et le monde politique s’enflamment suite à la diffusion impressionnante du deuxième volet du documentaire américain <em>Loose Change</em> sur les attentats du 11 septembre (diffusion assurée au début via des réseaux P2P, notamment Emule et ensuite par les sites de diffusion de vidéo comme <em>Google Video</em> et <em>Daily Motion</em>). Comme je l’ai décrit dans un article récent, avec l’explosion du phénomène de la vidéo sur Internet, <em>&laquo;&nbsp;nous allons voir apparaître prochainement une nouvelle catégorie de vidéo-blogueurs que l’on pourrait appeler les &laquo;&nbsp;activistes&nbsp;&raquo; ou, si on veut enlever toute connotation politique, les &laquo;&nbsp;témoins citoyens&nbsp;&raquo;. Il s’agit de tous ceux qui auront décidé de témoigner de certains dysfonctionnements graves de notre société en les filmant&nbsp;&raquo;</em>. Bref, une vidéo-surveillance à l’envers est en train de voir le jour, non plus du haut vers le bas mais du bas vers le haut. Jusqu’à maintenant la vidéo-surveillance permettait aux hommes politiques de surveiller les dérives potentielles de leurs citoyens. La <em>&laquo;&nbsp;vlog surveillance&nbsp;&raquo;</em> permettra de faire l’inverse comme l’a très bien compris à un niveau local <a class="external text" title="http://www.dailymotion.com/grebert" rel="nofollow" href="http://www.dailymotion.com/grebert" target="_blank">Christophe Grebert</a>, le <em>&laquo;&nbsp;Putéolien qui a décidé de l’ouvrir&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela dit, il est évident que ce processus n’est pas sans risques, et les dérives potentielles sont importantes notamment vers la désinformation, ne serait-ce qu’en raison de la facilité pour tout un chacun de manipuler des images ou des vidéos. Néanmoins, ce phénomène est inéluctable et c’est à nous de trouver les garde-fous nécessaires pour minimiser ces dangers. C’est pourquoi il faut prendre le temps de regarder ce film jusqu’au bout pour se faire son opinion.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, dans le cas de ces nouvelles vidéos qui circulent sur plusieurs médias et blogs anglophones et désormais aussi sur certains sites francophones (<a class="external text" title="http://www.reopen911.info/" rel="nofollow" href="http://www.reopen911.info/" target="_blank">ReOpen911.info</a>, <a class="external text" title="http://blpwebzine.blogs.com/nuesweb/2006/03/11_septembre_le.html" rel="nofollow" href="http://blpwebzine.blogs.com/nuesweb/2006/03/11_septembre_le.html" target="_blank">Nuesblog</a>, Yahoo Actualités, etc.), force est de constater qu’un véritable travail d’enquête a été mené par les réalisateurs. Leur méthode est simple, factuelle et se base exclusivement sur les bandes vidéos des grandes chaînes, les témoignages qui ont été filmés à l’époque, les différentes enquêtes mises en place. A la différence de Michael Moore, qui enrichissait ses films à charge à partir d’une vision préconçue, les réalisateurs de <em>Loose Change</em> nous donnent des instruments pour forger notre propre opinion.</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme le dit le célèbre journaliste de Radio-Canada, <a class="external text" title="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/accueil-03-17-2006.shtml" rel="nofollow" href="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/accueil-03-17-2006.shtml" target="_blank">Bruno Guglielminetti</a> il s’agit là <em>&laquo;&nbsp;d’un documentaire troublant, qui ébranle les théories bien établies concernant les événements du 11 septembre. J’ai rarement vu un reportage aussi bien documenté sur le sujet et surtout, avec autant de reconstitution. (&#8230;) Un documentaire à voir absolument !&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est en effet notre devoir de citoyen de visionner, analyser, décortiquer, et éventuellement critiquer ou dénoncer ce genre de document. Voilà la mission d’un véritable &laquo;&nbsp;<a class="external text" title="http://www.pronetariat.com/" rel="nofollow" href="http://www.pronetariat.com/" target="_blank">pronétaire</a>&nbsp;&raquo; à l’ère du numérique. Sans rentrer dans une paranoïa conspirationniste, force est de constater que la version officielle semble être contredite sur plusieurs points notamment en ce qui concerne l’écroulement sur elles-mêmes des tours jumelles (ainsi que la tour WT7 dans l’après-midi, alors qu’elle n’a été touchée par aucun avion). En effet, la grande improbabilité de l’écroulement des tours, consécutivement aux incendies et sans utilisation d’explosif, a été dénoncée par des nombreux chercheurs, universitaires et ingénieurs, spécialisés dans la démolition contrôlée de bâtiments (cf. vidéo <a class="external text" title="http://www.dailymotion.com/video/72311" rel="nofollow" href="http://www.dailymotion.com/video/72311" target="_blank">Collapse or Implosion ?</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, comme le montre bien cet <a class="external text" title="http://www.villagevoice.com/news/0608,murphy,72254,6.html" rel="nofollow" href="http://www.villagevoice.com/news/0608,murphy,72254,6.html" target="_blank">article</a> de Jarret Murphy, de plus en plus de citoyens souhaitent l’ouverture d’une nouvelle commission d’enquête et des chercheurs, comme le professeur <a class="external text" title="http://www.voltairenet.org/auteur122153.html?lang=fr" rel="nofollow" href="http://www.voltairenet.org/auteur122153.html?lang=fr" target="_blank">David Ray Griffin</a> et le physicien <a class="external text" title="http://www.physics.byu.edu/research/energy/" rel="nofollow" href="http://www.physics.byu.edu/research/energy/" target="_blank">Steven Jones</a> (Department of Physics and Astronomy &#8211; Brigham Young University) s’interrogent sur les faiblesses scientifiques de la théorie officielle. Griffin fait également partie d’un groupe récemment créé (<a class="external text" title="http://www.stj911.org/" rel="nofollow" href="http://www.stj911.org/" target="_blank">Scholars for 9/11 Truth &amp; Justice</a>) fédérant une cinquantaine de chercheurs universitaires qui contestent la théorie de l’administration Bush et parmi lesquels on retrouve des journalistes, des scientifiques, des universitaires, des philosophes. De plus en plus d’observateurs s’accordent à penser qu’il reste encore beaucoup de zones d’ombre sur les événements du 11 septembre 2001.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien évidemment, toute attaque à la théorie officielle sur le 11 septembre provoque des réactions immédiates. Ainsi, la neutralité des articles qui concernent ce groupe est remise en cause par certaines personnes même directement sur la <a class="external text" title="http://en.wikipedia.org/wiki/Talk:Scholars_for_9/11_Truth" rel="nofollow" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Talk:Scholars_for_9/11_Truth" target="_blank">Wikipedia</a>. Et comme on pouvait s’y attendre, les bruits les plus fous commencent aussi à circuler sur Dylan Avery, le réalisateur américain auteur des deux documentaires que nous publions ici. En effet, vient de démarrer sur Internet une campagne de déstabilisation pour le <a class="external text" title="http://www.wingtv.net/thorn2006/darylsmith10.html" rel="nofollow" href="http://www.wingtv.net/thorn2006/darylsmith10.html" target="_blank">décrédibiliser</a> : <em>&laquo;&nbsp;There are also rumors that Dylan Avery, when he is not intoxicated on alcohol, is on some other drug, usually marijuana&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, une <a class="external text" title="http://en.wikipedia.org/wiki/9/11_Truth_Movement" rel="nofollow" href="http://en.wikipedia.org/wiki/9/11_Truth_Movement" target="_blank">nouvelle génération de chercheurs</a> en quête de vérité, qui se coordonnent surtout via Internet, semble succéder à la génération de ceux qui craignent encore pour leur métier, leur carrière, s’ils apparaissaient comme trop critiques, voire <em>&laquo;&nbsp;conspirationnistes&nbsp;&raquo;</em>. N’oublions pas le rôle contraignant sur la <em>&laquo;&nbsp;liberté de penser&nbsp;&raquo;</em> du <a class="external text" title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriot_Act" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriot_Act" target="_blank">USA Patriot Act II</a>, le profond respect du drapeau, de la présidence, et la persistance du traumatisme de cet événement <em>&laquo;&nbsp;inscrit dans le marbre&nbsp;&raquo;</em> de l’histoire des Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement aux mass media qui semblent avoir définitivement classé l’affaire <em>&laquo;&nbsp;11 septembre&nbsp;&raquo;</em>, Internet et les <em>&laquo;&nbsp;médias des masses&nbsp;&raquo;</em> permettent à tout à chacun de sa forger son opinion, de valider ou d’invalider ses propres certitudes&#8230; On touche ici du doigt le rôle (ou les limites ?) du <em>&laquo;&nbsp;journalisme pronétaire&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par <a class="external text" title="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=3221" rel="nofollow" href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=3221" target="_blank">Carlo Revelli</a>, le lundi 20 mars 2006.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">mises à jour :</span><br />
 &#8211; Bruno Guglielminetti, après sa brève sur <a class="external text" title="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/commentaires-70830.shtml" rel="nofollow" href="http://www.radio-canada.ca/radio/techno/commentaires-70830.shtml" target="_blank">Radio Canada</a>, vient de publier un <a class="external text" title="http://www.ledevoir.com/2006/03/20/104764.html" rel="nofollow" href="http://www.ledevoir.com/2006/03/20/104764.html" target="_blank">article encore plus détaillé</a> sur le quotidien <em>Le Devoir</em> qui est considéré comme un des journaux les plus influents et respecté au Québec. Voilà ce qu’il dit : <em>&laquo;&nbsp;Voilà une belle illustration du journalisme citoyen à l’ère d’Internet et surtout, d’un agrégateur de contenu aussi important que Google. Après tout, le réalisateur était loin d’un budget à la Michael Moore et, pourtant, il a réussi à produire un documentaire digne de la programmation des Grands Reportages de RDI. Et ce document vidéo, d’une durée de 1h20, a été produit à l’aide d’un ordinateur portable Presario de Compaq à 1500 dollars utilisant les logiciels Adobe Premiere Pro 7.0 et After Effects 6.5.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<item>
		<title>Le système mondial unipolaire actuel doit être remplacé par un système de coopération</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 13:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos (le 28 janvier 2009) Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs, Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos<br />
 (le 28 janvier 2009)</h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-2682" title="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vladimir-poutine-davos-2009-300x200.jpg" alt="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" width="300" height="200" />Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,<br />
 Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.<br />
 Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.<br />
 Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise écono­mique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Il y a longtemps que la crise était dans l’air</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.<br />
 Le terme &laquo;&nbsp;perfect storm&nbsp;&raquo; désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.<br />
 Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.<br />
 Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Le système financier actuel a échoué<span id="more-2679"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’heure des éclaircissements est venue. Nous devons examiner avec pondération et sans méchanceté, sans nous perdre dans les détails, les causes profondes de la situation et essayer d’envisager l’avenir.<br />
 A notre avis, la crise est due à la combinaison de différents facteurs. Le système financier actuel a échoué. Le manque de régulations a contribué à la crise, si bien que des risques énormes n’ont pas été pris en compte comme il aurait fallu. Ajoutez à cela les disproportions colossales qui se sont accumulées au cours des dernières années, avant tout entre l’ampleur des opérations financières et la valeur fondamentale des avoirs et entre les charges croissantes pesant sur les prêts internationaux et l’origine de leurs garanties.<br />
 Le système entier de croissance écono­mique – dans lequel un centre régional ne cesse d’imprimer de la monnaie et consomme des biens matériels tandis qu’un autre produit des marchandises bon marché et accumule de l’argent imprimé par d’autres gouvernements – a subi un cuisant échec. J’ajouterai que ce système a laissé des régions entières, y compris dans l’Europe prospère, en marge des phénomènes économiques globaux et les a empêchées de prendre d’importantes décisions économiques et financières.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La course entre les indices boursiers et la capitalisation</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En outre, la prospérité ainsi générée a été répartie de manière très inégale entre les diverses couches de la population de certains pays, y compris les pays très développés et entre certains pays et régions. Une part importante de la population mondiale n’a pas accès à des logements confortables, à l’école et à des soins médicaux de qualité. Et l’essor économique global de ces dernières années n’a pas modifié radicalement la situation. Finalement, cette crise a également été provoquée par des attentes excessives. On a favorisé de manière injustifiée les appétits des sociétés. La course entre les indices boursiers et la capitalisation a commencé à éclipser la productivité du travail et la véritable efficacité des entreprises.<br />
 Malheureusement, les attentes exagérées n’ont pas concerné uniquement les milieux économiques. Elles ont encouragé une consommation individuelle accrue, avant tout dans le monde industrialisé. Il nous faut admettre que cette croissance ne reposait pas sur un potentiel réel. Cela représente une richesse non gagnée par le travail, un emprunt qui devra être remboursé par les générations futures.<br />
 Cette pyramide d’attentes devait s’écrouler tôt ou tard. Et c’est ce qui se passe sous nos yeux.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’accumulation des dettes publiques est destructrice</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En période de crise, on est fortement tenté de prendre des décisions simples et populaires. Cependant nous risquons de faire face à des complications beaucoup plus importantes si nous nous contentons de traiter les symp­tômes de la maladie.<br />
 Naturellement, tous les gouvernements nationaux et les responsables économiques doivent agir avec détermination; toutefois il importe d’éviter des décisions que, même prises dans cette situation de force majeure, nous regretterons plus tard. C’est pourquoi je voudrais commencer par mentionner des mesures spécifiques qui devraient être évitées et qui ne seront pas prises par la Russie.<br />
 Nous ne devons pas revenir à l’isola­tionnisme et à un égoïsme économique effréné. Les responsables des économies les plus importantes du monde sont tombés d’accord, lors du Sommet du G20 de novembre 2008 pour ne pas créer de barrières empêchant le commerce et les flux financiers mondiaux. La Russie partage ce principe. Même si une augmentation du protectionnisme va se révéler inévitable pendant la crise – nous le voyons aujourd’hui, à notre grand regret – nous devons tous faire preuve de mesure.<br />
 Une intervention excessive dans l’activité économique et une foi aveugle dans la toute-puissance de l’Etat constituent une autre erreur possible. Certes une intervention accrue de l’Etat en temps de crise est une réaction naturelle aux échecs de la régulation des marchés. Au lieu de rationaliser les mécanismes du marché, certains sont tentés d’augmenter le plus possible les interventions écono­miques de l’Etat. La concentration d’actifs excédentaires entre les mains de l’Etat constitue une mauvaise mesure anti-crise dans pratiquement tous les pays.<br />
 Au XXe siècle, l’Union soviétique a rendu absolu le pouvoir de l’Etat et cela a fini par rendre l’économie non compétitive. Cela nous coûte très cher et je suis sûr que personne ne souhaite réitérer cette erreur.<br />
 Nous ne devrions pas non plus ignorer que l’esprit de libre entreprise, avec le principe de responsabilité individuelle des hommes d’affaires, des investisseurs et des actionnaires pour leurs décisions a été sapé au cours des derniers mois. Ce n’est pas une raison de croire que nous pourrons obtenir de meilleurs résultats en rejetant la responsabilité sur l’Etat. De nombreux responsables écono­miques sont présents à cette rencontre. La tentation constante de recourir à l’aide de l’Etat est tout à fait compréhensible mais cette resource n’est pas inépuisable et ne constitue pas une panacée.<br />
 Et j’ajouterai ceci: les mesures anti-crise ne devraient pas dégénérer en populisme financier et dans le refus d’appliquer des politiques macroéconomiques responsables. L’augmentation injustifiée du déficit budgétaire et l’accumulation des dettes publiques sont aussi destructrices que les spéculations boursières aventureuses.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Avenir d’une économie des valeurs réelles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Malheureusement, nous n’avons pas saisi l’ampleur de la crise actuelle. Néanmoins, une chose est évidente: l’ampleur de la récession dépendra largement de mesures spéci­fiques de haute précision qui devront être prises par les gouvernements et les milieux économiques, de même que de nos efforts professionnels coordonnés.<br />
 Nous devons pour ainsi dire expier nos fautes passées et jouer cartes sur table. Cela signifie que nous devons évaluer la situation réelle et passer par profits et pertes toutes nos dettes «sans espoir» et nos actifs toxiques. <br />
 Certes, ce sera une procédure extrêmement douloureuse et déplaisante. Nombreux seront ceux qui n’accepteront pas ces mesures, craignant pour leur capitalisation, leurs bonus ou leur réputation. Cependant nous prolongerons la crise si nous n’assainissons pas nos bilans. Je crois que les autorités financières doivent mettre au point des mécanismes permettant d’annuler les dettes, mécanisme correspondant aux besoins économiques actuels.<br />
 Deuxièmement, en plus de l’assainissement de nos bilans, il est grand temps de nous débarrasser de la monnaie virtuelle, des rapports surfaits et des notations douteuses. Nous ne devons pas entretenir d’illusions sur les évaluations de l’économie globale et des entreprises même si elles sont le fait d’analystes importants.<br />
 En fait, notre proposition implique que la réforme du système des audits et des notations doit reposer sur le retour au concept fondamental de valeur d’actif plutôt que sur des notions subjectives. Nous pensons que l’économie du futur doit devenir une économie des valeurs réelles. Mais la manière d’y arriver n’est pas évidente. Je n’ai pas de réponse explicite. Réfléchissons-y ensemble. Après tout, c’est l’objectif de ce genre de forums, grâce à M. Schwab.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dangers de la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Troisièmement, la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve est dangereuse pour l’économie globale. Je pense que c’est clair pour tout le monde maintenant. Aussi serait-il raisonnable d’encourager la création, à l’avenir, de plusieurs monnaies de réserve fortes. Il est urgent de lancer un débat approfondi sur les moyens de faciliter un passage en douceur et irréversible à un nouveau modèle.<br />
 Quatrièmement, la plupart des pays convertissent leurs réserves nationales en monnaies étrangères et doivent par conséquent être convaincues que ces dernières sont sûres. Ceux qui émettent ces monnaies de réserve et de paiement ont tout intérêt à ce qu’elles soient utilisées par d’autres Etats.<br />
 Cela met l’accent sur les intérêts mutuels et l’interdépendance. En conséquence, il est important que ceux qui émettent une monnaie de réserve pratiquent des politiques monétaires plus transparentes. De plus, ces pays doivent s’engager à se conformer à des règles internationales de discipline macroécono­mique et financière. Nous pensons que cette demande n’est pas excessive.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système économique mondial plus équitable et plus efficace</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, le système financier global n’est pas la seule chose qui doive être réformée. Nous sommes confrontés à toute une série d’autres problèmes, si bien qu’un système fondé sur la coopération entre plusieurs centres importants doit remplacer le concept global unipolaire.<br />
 Nous devons renforcer le système de régulateurs mondiaux fondé sur le droit international et les accords multilatéraux afin d’empêcher le chaos et l’imprévisibilité dans ce monde multipolaire. Par conséquent, il est très important que nous réaffirmions le rôle des principales organisations et institutions internationales.<br />
 Je suis convaincu que nous pouvons mettre au point un système économique global plus équitable et plus efficace. Mais il est impossible – et actuellement inutile – d’élaborer ici, aujourd’hui, un projet détaillé.<br />
 Cependant, il est évident que tous les pays doivent avoir la garantie d’un accès aux ressources vitales, aux nouvelles technologies et au développement. Nous avons besoin de garanties réduisant le risque de crises récurrentes comparables à la crise actuelle. Naturellement, nous devons continuer de débattre de tous ces problèmes, notamment lors du prochain sommet du G20 à Londres en avril prochain. Nos décisions devraient répondre à la situation actuelle et tenir compte des besoins d’un monde d’après-crise. L’économie globale pourrait, par exemple, affronter le problème de la pénurie de ressources énergétiques et celui du risque de contrecarrer la croissance en essayant de maîtriser la crise.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’échange d’actifs fait partie de la sécurité énergétique</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Il y a trois ans, lors d’un sommet du G8, nous avons soulevé la question de la sécurité énergétique globale. Nous avons lancé un appel à la responsabilité des fournisseurs, des consommateurs et des pays de transit. Je pense qu’il est temps de créer des mécanismes vraiment efficaces afin de garantir cette responsabilité. Le seul moyen de le faire est de créer l’interdépendance, notamment par l’échange d’actifs sans aucune discrimination ni hypocrisie. C’est cette interdépendance qui entraîne une vraie responsabilité mutuelle.<br />
 Malheureusement, la Charte de l’énergie n’est pas devenue un instrument capable de régler les problèmes. Même les pays qui l’ont ratifiée l’ignorent au moment où ils devraient l’appliquer. <br />
 Je propose que nous élaborions un nouveau cadre légal international pour la sécurité énergétique. La réalisation de notre ini­tiative pourrait, je n’en doute pas, jouer un rôle politique comparable au traité établissant la Communauté européenne du charbon et de l’acier. C’est-à-dire que producteurs et consommateurs seraient finalement liés par un unique et véritable partenariat énergétique reposant sur une base légale bien définie.<br />
 Chacun d’entre nous comprend que des fluctuations importantes et imprévisibles des prix de l’énergie constituent un facteur colossal de déstabilisation de l’économie globale. La chute considérable des prix aujourd’hui entraînera une augmentation de la consommation des ressources. D’une part, les investissements dans les économies d’énergie et les énergies alternatives seront réduits et d’autre part on investira moins d’argent dans le pétrole, ce qui entraînera une baisse inévitable de la production. En dernier ressort, il en résultera une nouvelle hausse incontrôlée des prix durant un boom économique, préparant le terrain pour une nouvelle crise. <br />
 Il est nécessaire de revenir à un prix raisonnable reposant sur un équilibre entre l’offre et la demande afin de débarrasser la fixation du prix de l’élément spéculatif produit par de nombreux instruments financiers à terme.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Contribution de la Russie à la sécurité énergétique globale</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Garantir le transport des ressources énergé­tiques reste un défi. Il existe deux moyens d’y faire face et il faut les appliquer tous les deux. Le premier consiste à adopter le principe généralement reconnu des droits de douane sur les services de transit. Il peut être inscrit dans des textes légaux internationaux. Cette pratique devrait concerner le pétrole, le gaz, le combustible nucléaire et, dans une certaine mesure, la production d’électricité.<br />
 Le second consiste à développer et à diversifier les routes de transport de l’énergie. Nous avons travaillé dur et longtemps dans ce but. Au cours des seules dernières années, nous avons réalisé des projets de gazoducs tels que le Yamal-Europe et le Blue Stream. L’expérience a prouvé leur urgence et leur utilité. Je suis convaincu que les projets tels que le South Stream (gazoduc qui devrait relier la Russie à l’Italie en passant sous la mer Noire) et le North Stream (destiné à relier la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique) sont également nécessaires à la sécurité énergé­tique de l’Europe. Leur capacité totale est estimée à 85 milliards de m3 de gaz par année. Certains de nos partenaires et l’Europe ont récemment proposé d’augmenter cette capacité et nous sommes en train d’examiner leur proposition. Je crois en effet qu’il est temps d’envisager ce développement. <br />
 Gazprom et ses partenaires – Shell, Mitsui et Mitsubishi – vont bientôt mettre en service des installations de liquéfaction et de transport du gaz naturel produit dans la région de Sakhaline. Il s’agit là également d’une contribution de la Russie à la sécurité énergé­tique globale.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Développer les infrastructures de transport dans toutes les directions<br />
</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Soit dit en passant, la technologie GNL (gaz naturel liquéfié) et son marché ont de belles perspectives de croissance et sont extrêmement importantes pour la sécurité énergé­tique.<br />
 Nous développons l’infrastructure de nos oléoducs. La première section du Baltic Pipeline System (BPS) est déjà achevée. BPS-1 fournit jusqu’à 75 millions de tonnes de pétrole par année. J’ajouterai que le port de mer et les voies d’accès ont été construits en très peu de temps – quelques années – à partir de rien, dans une région sauvage.<br />
 Nous travaillons maintenant aux plans et à la construction du BPS-2, le second tronçon qui longe la côte du golfe de Finlande. Il devrait avoir une capacité de 50 millions de tonnes par année. En tout, 140 millions de tonnes de produits bruts et raffinés transiteront par le système.<br />
 Nous avons l’intention de construire des infrastructures de transport dans toutes les directions. La première étape de l’Eastern Siberia – Pacific Ocean en est à son stade final. Son terminal sera un nouveau port pétrolier situé dans la baie de Kozmina et une raffinerie de pétrole dans la région de Vladivostok. A l’avenir, un gazoduc sera construit parallèlement à l’oléoduc, en direction du Paci­fique et de la Chine.<br />
 Nous commençons un autre projet en collaboration avec le Turkménistan et le Kazakh­stan, le Caspian Pipeline. <br />
 J’insiste sur le fait que nous devrions certainement accorder une de nos priorités à l’environnement dans la mise en œuvre de ces projets. Nous avons toujours effectué des études d’impact en amont de chacun de nos projets afin de tenir compte des questions environnementales. Nous procédons également à des investissements importants dans la réhabilitation de l’environnement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système de crédit stable</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je ne peux pas ne pas mentionner ici les conséquences de la crise globale sur l’économie russe. Nous avons également été gravement affectés. Cependant, contrairement à beaucoup d’autres pays, nous avons accumulé des réserves importantes qui nous permettent de traverser avec assurance la période d’instabilité mondiale.<br />
 Cette crise a rendu plus évidents les pro­blèmes que nous avions, c’est-à-dire l’accent excessif mis sur les matières premières dans les exportations et l’économie en général ainsi que la faiblesse de notre marché financier. Le besoin de développer un certain nombre d’institutions financières, surtout dans un contexte compétitif, est devenu plus aigu.<br />
 Nous étions conscients de ces problèmes et nous avons cherché à les aborder peu à peu. Cette crise ne fait que nous rendre plus actifs en ce qui concerne les priorités déclarées sans pour autant changer notre stratégie, laquelle consiste à réaliser un renouveau qualitatif de la Russie dans les 10 à 12 pro­chaines années. <br />
 Notre politique anti-crise vise à soutenir la demande intérieure, à apporter des garanties sociales à la population et à créer des emplois. Comme de nombreux pays, nous avons réduit les impôts à la production, laissant l’argent à l’économie. Nous avons optimisé les dé­penses de l’Etat. Mais, je le répète, à côté de ces mesures de réponse rapide, nous travaillons à la création d’un programme de développement pour après la crise.<br />
 Nous sommes convaincus que ceux qui créent des conditions attractives pour des investissements globaux dès maintenant seront les leaders du rétablissement économique global. Nos priorités comprennent notamment la création d’un contexte favorable au commerce et le développement de la compétitivité, l’établissement d’un système de crédit stable reposant sur des ressources intérieures suffisantes, la mise en œuvre de projets de transports et d’autres infrastructures. <br />
 La Russie est déjà un important exportateur de produits alimentaires et notre contribution à la sécurité alimentaire mondiale ne fera qu’augmenter.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Nous avons également l’intention de développer les secteurs novateurs de l’économie, surtout ceux dans lesquels la Russie est compétitive : l’espace au sens large, l’énergie nucléaire et l’aviation. Dans ces domaines, nous avons déjà créé des liens de coopération avec d’autres pays. Un secteur de coopération prometteur pourrait être celui des économies d’énergie. Nous estimons qu’une meilleure efficacité énergétique est un des facteurs clés de sécurité énergétique et de développement. Nous allons continuer de réformer notre industrie énergétique et notamment adopter un nouveau système de fixation des prix fondé sur des tarifs économiquement justifiés. C’est là une de nos premières priorités. C’est important, en particulier dans le contexte de l’encouragement aux économies d’énergie. Nous poursuivrons notre politique d’ouverture aux investissements étrangers.<br />
 Je crois que l’économie du XXIe siècle est une économie des gens et non des entreprises. Le facteur intellectuel a gagné en importance dans l’économie. C’est pourquoi nous prévoyons d’offrir davantage d’opportunités aux individus afin qu’ils réalisent leur potentiel. <br />
 Nous sommes déjà un pays très développé et très instruit, mais il faut que les citoyens russes bénéficient d’une formation ultramoderne et d’excellente qualité dans les aptitudes professionnelles qui seront généralement exigées dans le monde de demain. Par conséquent, nous allons faire preuve d’initiative dans la promotion des pro­grammes scolaires. Nous allons développer des programmes d’échanges d’étudiants notamment au niveau international. Nous allons également créer des conditions qui feront que les meilleurs chercheurs et professeurs – quelle que soit leur nationalité – aient envie de venir travailler en Russie.<br />
 L’histoire a donné à la Russie une chance unique. Les événements récents font que nous devons réorganiser de toute urgence notre économie et actualiser notre sphère sociale. Nous n’avons pas l’intention de laisser passer cette chance. Notre pays doit sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La militarisation prive l’économie d’énormes ressources financières</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, je voudrais évoquer des problèmes qui dépassent le domaine purement écono­mique mais sont d’une grande actualité. <br />
 On entend malheureusement dire de plus en plus souvent qu’une augmentation des dépenses militaires pourrait résoudre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui. Le raisonnement est simple : les dépenses supplémentaires créent de nouveaux emplois dans un premier temps. C’est évident. A première vue, il semble que ce soit un bon moyen de lutter contre la crise et le chômage et cette politique pourrait même être tout à fait efficace à court terme. Mais la militarisation ne résoudra pas le problème à long terme; elle ne fera que le dissimuler pendant un certain temps. Elle retirera aux pays d’importantes ressources financières qui ne pourront pas être utilisées de manière plus judicieuse. Je suis convaincu qu’une réduction raisonnable des dépenses militaires accompagnée d’efforts en vue d’augmenter la sécurité globale rapportera certainement d’importants dividendes économiques.<br />
 J’espère que ce point de vue finira par prédominer au niveau mondial. Quant à nous, nous sommes prêts à des discussions approfondies sur la poursuite du désarmement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les conflits sont un moyen de détourner l’attention des problèmes sociaux et économiques</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la crise économique pourrait aggraver les tendances négatives de la politique globale. Récemment, le monde a été confronté à une montée inédite de la violence et à d’autres opérations agressives comme les incursions aventureuses de l’actuel gouvernement géorgien dans le Caucase, les attaques terro­ristes en Inde, l’escalade de la violence dans la bande de Gaza. Bien que ces événements ne soient pas directement liés, ils ont des traits communs.<br />
 Je pense tout d’abord à l’incapacité des organisations internationales à apporter des solutions constructives aux conflits régionaux ou à faire des propositions efficaces en vue de régler les conflits interethniques ou inter­étatiques. Les mécanismes politiques multilatéraux se sont révélés aussi inefficaces que les régulateurs financiers et économiques globaux.<br />
 A vrai dire, nous savons tous que provoquer l’instabilité politique et militaire ainsi que les conflits régionaux ou autres est un moyen de détourner l’attention de l’aggravation des problèmes sociaux et économiques inté­rieurs de certains pays. Malheureusement, on ne peut pas mettre un terme à ces tentatives. Pour empêcher ces scénarios, nous devons améliorer le système de relations internationales en le rendant plus efficace, plus sûr et plus stable.<br />
 Il existe une quantité de questions à l’ordre du jour mondial auxquelles la plupart des pays ont un intérêt commun, notamment les politiques anti-crise dont nous discutons, les efforts communs pour réformer les institutions financières internationales, pour améliorer les mécanismes régulateurs, pour assurer la sécurité énergétique – qui exige une collaboration entre nous tous – et pour atténuer la crise alimentaire mondiale, qui est une question urgente.<br />
 La Russie est prête à aborder les questions internationales prioritaires. Nous espérons que tous nos partenaires d’Europe, d’Asie et des Etats-Unis, y compris le nouveau gouvernement américain, manifesteront de l’intérêt pour la collaboration dans le traitement de ces questions et d’autres encore. Nous souhaitons du succès à la nouvelle équipe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Associons nos ressources intellectuelles, morales et matérielles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En conclusion, je dirai que la communauté internationale doit faire face à toute une série de problèmes extrêmement compliqués qui pourraient par moments sembler écrasants. Pourtant, comme dit le proverbe, un voyage d’un millier de kilomètres commence par un seul pas. <br />
 Nous devons chercher quelles valeurs de base ont assuré les progrès de notre civilisation. L’intégrité et le rude travail, la responsabilité et la confiance en soi nous conduiront finalement au succès.<br />
 Nous ne devons pas désespérer. Nous pouvons et devons combattre cette crise en associant nos ressources intellectuelles, mo­rales et matérielles, mais c’est impossible sans confiance réciproque non seulement entre les acteurs économiques mais avant tout entre les nations. Aussi l’établissement de cette confiance est-il un objectif clé sur lequel nous devrions nous focaliser actuellement. La confiance et la solidarité permettront de surmonter les problèmes actuels et d’éviter de nouveaux chocs, de parvenir à la prospérité et au bien-être dans ce nouveau siècle.<br />
 Je vous remercie de votre attention.</p>
<p class="quelle" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://premier.gov.ru/eng/visits/world/95/1921.html" target="_blank">Gouvernement de la Fédération de Russie</a> &#8211; Traduction : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1430" target="_blank">Horizons et débats</a>)</em></p>
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		<title>2009 : la fin des mensonges d’État ? Meilleurs vœux, Monsieur le Président.</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jan 2009 12:29:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Christian Cotten, le 15 janvier 2009. Monsieur le Président, cher Nicolas, Permettez-moi de vous offrir tous mes vœux de réussite pour cette année Neuve. J’apprécie votre courage et votre volonté de rupture et ne saurais mieux faire que vous encourager dans la voie de la réforme que vous avez choisie avec détermination. Permettez-moi, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em><strong>Par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Cotten" target="_blank">Christian Cotten</a>, le 15 janvier 2009.</strong></em></h3>
<p class="Normal" style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1489" title="Nicolas Sarkozy" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/nicolas-sarkozy.jpg" alt="Nicolas Sarkozy" width="300" height="457" />Monsieur le Président, cher Nicolas,</p>
<p class="Normal" style="text-align: justify;">Permettez-moi de vous offrir tous mes vœux de réussite pour cette année Neuve.</p>
<p class="Normal" style="text-align: justify;">J’apprécie votre courage et votre volonté de rupture et ne saurais mieux faire que vous encourager dans la voie de la réforme que vous avez choisie avec détermination.</p>
<p class="Normal" style="text-align: justify;">Permettez-moi, en guise de soutien à votre tâche de leader charismatique et inspiré, de vous offrir quelques suggestions de fou du roi pour la meilleure conduite de vos actions en 2009. Je sais que vous les apprécierez à leur juste valeur.</p>
<h3 class="Titre2" style="text-align: center;"><strong>Noces Intérieures et conception d’un seul et unique État de Palestine</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Monsieur le Président, vous êtes à ce jour le seul dirigeant international capable d’apporter la paix au Proche-Orient. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une part de vous est juive. Votre parcours et votre autorité démontrent, par vos comportements, la puissance et la fougue d’un pur-sang arabe.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, au fond, vous êtes des nôtres, membres de cette association virtuelle que le psychosociologue Pierre Weil, fondateur de l’Université de la Paix à Brasilia, désignait ainsi en l’appelant encore de ses vœux à la veille de son récent décès : <em>Association Catholique de Juifs</em><em> Protestants pour le Mahométisme Bouddhiste&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Vous êtes le seul homme politique contemporain capable de mener à bien ce magnifique projet, dont quantités d’acteurs, ici et ailleurs, Israéliens, Palestiniens, Américains, Européens… ont désormais bien compris qu’il était la seule et unique voie raisonnable et réaliste vers la paix : <strong>concevoir et construire un seul et unique État de Palestine, laïc, multiracial et pluri-spirituel, solidaire et accueillant tant les occupants historiquement légitimes que les Juifs nomades.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais pour cela, il va vous falloir accomplir vos Noces Intérieures : réconcilier en vous le Juif et l’Arabo-Musulman.</strong> Vous en avez l’âge et la compétence. En aurez-vous le courage et la volonté ? Je vous le souhaite, avec l’aide de vos femmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour cela, il va falloir sortir du mensonge </strong>: tandis que les Palestiniens meurent dans l’horreur et l’ignoble du sacrifice des femmes et des enfants, le gisement de gaz maritime de la zone côtière de Gaza attend d’être exploité, pour financer le futur de l’État de Palestine. Est-ce honnête, Monsieur le Président, de cacher cette réalité-là à vos concitoyens ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ou encore, de cacher comment le Hamas a été si longtemps financé et encouragé par Israël pour contrer toute mise en place d’un processus de paix et permettre une politique de colonisation, d’apartheid, de mise en esclavage économique et, pour finir, d’enfermement concentrationnaire de ceux que l’intégrisme religieux le plus totalitaire de faux croyants considère comme des sous-hommes qu’il serait justifié d’éliminer ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons sortir de cette perversion radicale du monde occidental vis-à-vis de la Palestine : y importer les violences historiques de l’Europe, pour se faire pardonner et se débarrasser de nos Juifs au prix du massacre de ceux qui, dans les années trente, avaient fait de leur pays le premier exportateur mondial d’oranges.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quoi qu’il se passe demain sur le terrain, Israël a déjà perdu toutes ses guerres</strong>, passées, présentes et futures, contre le peuple palestinien, malgré les souffrances infligées à celui-ci, tant les guerres médiatiques que politiques et militaires. Tous les rabbins juifs orthodoxes que nous rencontrons, d’ici ou d’outre-atlantique, rappellent cette vérité : <strong>un État sioniste, raciste et colonisateur en Palestine est une hérésie et une impasse spirituelle absolue</strong> ; le peuple des Juifs a pour mission sur cette planète d’y apporter la paix, non les violences sans fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ou alors, il va falloir vraiment procéder à un génocide progressif mais définitif des Palestiniens, à l’uranium appauvri par exemple, comme les essais déjà en cours : il faudra assumer aussi de tuer en même temps à petit feu, grâce aux vents du désert, tous les Juifs que l’Occident s’ingénie à rassembler là, pour, au final, leur perte. Voudrez-vous sérieusement faire partie de ceux qui devront assumer un jour devant l’Histoire tant le génocide des Palestiniens que celui des Juifs d’Israël, encerclés qu’ils sont par le monde musulman ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le monde occidental a réussi, il y a quelques années, à faire sortir l’Afrique du Sud de l’apartheid et des violences interraciales : le même travail vous attend, Monsieur le Président, du côté de la Palestine. Sauf à choisir la voie du pire, pour nous tous : l’importation du conflit judéo-palestinien ici même, en France et en Europe. Je suis persuadé que ce n’est pas ce que vous souhaitez.</p>
<h3 class="Titre2" style="text-align: center;"><strong>Science et Conscience<span id="more-1487"></span></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelques mois, le contre-amiral Pinon et plusieurs scientifiques co-signataires vous écrivaient ceci dans une lettre ouverte : <strong>(…) Il faut bien admettre que nous avons possiblement affaire à une intrusion extraterrestre, c’est-à-dire à la présence non désirée d’êtres intelligents appartenant à une ou plusieurs planètes de la Voie lactée ou d’une autre galaxie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au moment même d’une conférence de presse de l’Association Astronautique et Aéronautique de France réunissant en octobre dernier quelques-uns des experts les plus compétents dans l’étude scientifique des faits extraterrestres, le même respectable militaire déclarait notamment, dans le journal Nexus de novembre 2008 <strong>:<em> </em>Nous sommes aujourd’hui sur le point d’accéder au statut de civilisation extraterrestre</strong>. Et ceci encore : <strong>Il appartiendra au chef de l’État de décider de l’information nécessaire à porter à la connaissance de l’opinion publique</strong> (…).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, un autre expert reconnu des phénomènes aérospatiaux non identifiés, Jean-Jacques Vélasco, ancien du CNES, disait dans un journal de la société Mac Donald : <em>Si une personne me dit qu’elle ne croit pas aux Ovnis, je répondrai que moi aussi je n’y crois pas. Car nous ne sommes pas là dans le domaine de la croyance, comme en religion. Nous sommes dans le domaine des connaissances. Je l’inviterais plutôt à se documenter, à lire des ouvrages sérieux sur le sujet.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président, vous avez confié à Christian Blanc la conduite d’un très beau projet de développement d’une <strong><em>Silicon Valley à la française</em></strong>, sur nos plus belles terres agricoles du plateau de Saclay, dans le sud-ouest de l’Île-de-France.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où donc est l’Université des Sciences Extraterrestres ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président, c’est de votre rôle d’anticiper le futur et de guider votre pays sur un chemin de beauté, de bonté et de vérité, de paix, d’amour et de prospérité. Je suis certain que votre âme est en accord profond avec cela. Comment voulez-vous orienter la recherche française et faire d’elle l’une des toutes premières du monde si vous ignorez et laisser ignorer le Réel dans lequel nous vivons ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le médecin urgentiste américain Steven Greer</strong>, un des meilleurs experts mondiaux de la balbutiante discipline de l’exo-science explique ceci, accessible à tout esprit un peu ouvert au monde : <strong>les civilisations extraterrestres</strong> qui nous entourent, sans doute depuis plusieurs millénaires – et interagissent sans cesse avec l’espèce humaine – <strong>tiennent leur inaccessible puissance technologique</strong>, si supérieure à la nôtre qu’à peu près aucun scientifique humain ne comprend « comment ça marche », <strong>d’une alliance remarquable entre deux familles scientifiques : les sciences de la matière et les sciences de la conscience.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où M. Christian Blanc prévoit-il de construire sur le plateau de Saclay une Université des Sciences de la Conscience ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Car la science du futur, Monsieur le Président, celle qui est quasiment prête à ce jour à nous apporter les technologies énergétiques gratuites et individuelles qui nous permettront de sortir des âges sombres du pétrole et de l’uranium, minéraux de mort et de destruction, cette science du futur, dans le train de laquelle j’espère de tout cœur que notre pays saura prendre sa place, cette science est déjà en train de se construire dans ce lieu-là : le tissage entre sciences de la matière et sciences de la conscience, sciences de la terre et sciences cosmiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président, j’espère que votre ouverture d’esprit vous permettra de mesurer l’importance de ce qui précède, comme de ce qui suit maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Dr Steven Greer, au long de ses livres, permet de comprendre et intégrer cette idée : <strong>le « <em>statut de civilisation interplanétaire </em></strong><strong>» dont parlent quelques-uns de vos plus brillants militaires et qui attend notre espèce et la planète Terre, n’est accessible qu’à une condition : la paix sur Terre et la démonstration de notre capacité collective à sortir des peurs et des haines raciales.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Car une civilisation aussi violente et raciste que la nôtre ne peut évidemment pas entrer dans cet état-là dans la cour cosmique des civilisations extraterrestres. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est bien pour cette raison, comme vous le savez sans doute, que les phénomènes aéronautiques non identifiés se multiplient depuis 1945 : pour limiter la casse cosmique de nos folies nucléaires. Les statistiques sont claires : les courbes <em>activités nucléaires terrestres/visites extraterrestres</em> sont rigoureusement en cohérence.</p>
<p style="text-align: justify;">Saurez-vous, Monsieur le Président, être le premier dirigeant européen à lever publiquement le voile du mensonge qui cache au plus grand nombre le fait extraterrestre ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci vous permettrait alors d’être cohérent avec mon premier vœu : <strong>pour construire les sciences du futur, l’espèce humaine va devoir accéder à la paix véritable, au-delà de toute peur des autres races, terrestres et non terrestres.</strong> Le problème prioritaire dans ce champ-là est bien celui que nous évoquions plus haut : <strong>la paix judéo-palestinienne, dont tout esprit ouvert à la sagesse sait qu’elle viendra avec la naissance d’un nouvel État unique de Palestine.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’imagine aisément que votre emploi du temps ne vous autorise guère à aller au cinéma : <em>Le jour où la Terre s’arrêta</em>, regardé non comme un film de science-fiction mais comme un roman documentaire scientifique vous aidera à mieux comprendre mes propos et leur enjeu : il n’y aura pas de recherche française digne de notre culture si les institutions continuent à s’enfermer dans leur obscurantisme quasi-religieux de négation du réel. L’espèce humaine survivra à cette unique condition : muter radicalement. Car, comme l’exprime si clairement et crûment l’extraterrestre de service du film cité : si l’espèce humaine continue sur sa lancée actuelle, la Terre périra et les hommes avec. Si l’espèce humaine disparaît, la Terre survivra…</p>
<h3 class="Titre2" style="text-align: center;"><strong>Mensonges, confiance et santé</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nos concitoyens n’ont plus confiance dans les grands médias, pas plus qu’envers une grande partie du corps médical ou des laboratoires de l’industrie pharmaco-chimique, dont nous savons désormais qu’ils nous rendent tout autant malades qu’ils nous soignent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Monsieur le Président, souhaitez-vous vraiment que vos enfants et petits-enfants perdent leur fertilité</strong> grâce aux pesticides ou risquent leur vie en subissant dès leur naissance les vaccins-poisons que les connivences entre marchands privés et experts d’État tentent de nous imposer sur les budgets sans fond de la Sécurité Sociale ?</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président, vous avez dès demain ce pouvoir : <strong>mettre fin à l’empoisonnement progressif de nos enfants par les vaccins et les pesticides agricoles, OGM ou non, ou par les psychotropes</strong> sans cesse renouvelés qui font de notre pays le champion mondial toutes catégories de drogues légales, poisons de nos si fragiles cerveaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je suis certain que votre Ministre de la Justice a parfaitement compris qu’il est plus sage de protéger sa fille des fanatiques de la vaccination </strong>: le raisonnement eugéniste officiel <em>bénéfices/risques,</em> qui fait tolérer la certitude absolue de nombres de morts et d’handicapés à vie, au nom de « la santé publique » (au nom de la pureté de la race ?) face à des risques futurs et hypothétiques, est un raisonnement proprement inacceptable : souhaiteriez-vous, Monsieur le Président, risquer la mort ou le handicap à vie d’une de vos futures petites-filles, en la soumettant à un vaccin-poison, pour un très éventuel risque qu’elle pourrait courir à 45 ans d’un cancer du col de l’utérus et ce, au motif que la vacciner et peut-être bien la tuer à l’âge de 10 ans, alors qu’elle est en pleine santé, serait le prix à payer pour la santé publique future ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Merci donc M. le Président, de soutenir ceux de vos concitoyens qui sauront endiguer cette folie-là </strong>: les emplois détruits chez les (al)chimistes noirs fabricants de poisons se retrouveront chez les producteurs de vie.</p>
<h3 class="Titre2" style="text-align: center;"><strong>Justice et intégrité</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous sommes quelques-uns à le savoir : vous conservez dans votre gouvernement certains acteurs, au motif essentiel qu’ils exercent sur vous ce chantage : soit je reste, soit je parle. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien entendu, je ne parle ici ni de Mme Rachida Dati, ni de Mme Alliot-Marie, ni de M. Georges Fenech, dont certains pensent qu’ils disposent sur leurs bureaux de quelques poubelles de la République qui pourraient être désagréables si elles étaient déversées sur la place publique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout cela est-il bien honnête, de part et d’autre ?</strong> Comment les Français pourraient-ils retrouver la confiance perdue dans l’institution judiciaire et la classe politique en étant informés de ces réalités triviales ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment les Français peuvent-ils retrouver confiance tout en soupçonnant que votre projet de supprimer les juges d’instruction ne poursuit d’autre but que de protéger certains coquins de la politique des taquineries des juges ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une urgence s’impose en 2009 dans le champ judiciaire : <strong>mettre en place la réforme constitutionnelle du CSM</strong>, récemment votée, qui autorise les justiciables à saisir les plus hautes autorités de l’État lorsqu’ils sont confrontés à la corruption judicaire endémique dans ce pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Et aller au-delà encore : <strong>accepter que <em>l’autorité judiciaire</em></strong><strong> deviennent un </strong><strong><em>pouvoir judiciaire.</em></strong> C’est à ce prix-là – la réelle indépendance du système judiciaire, en lieu et place d’une dépendance de soumission malsaine au politique – que vous pourrez vraiment imposer à l’institution judiciaire la mutation culturelle dont vous savez combien elle est désormais indispensable : la négation des victimes – au nom de la pertinence des poursuites au regard de l’intérêt de la société – aboutit à des catastrophes judiciaires et des violences institutionnelles en croissance, au profit des connivences et des intérêts cachés de certains justiciables privilégiés protégés par des réseaux obscurs, dont sont trop souvent victimes au premier chef les femmes, les enfants et les vieillards.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour finir : vous êtes sans doute, une fois encore, le seul dirigeant français capable de cette prouesse : <strong>vider les prisons de tous ceux, trop nombreux, qui n’ont rien à y faire.</strong> Oserez-vous, Monsieur le Président ? J’espère que vous en aurez l’intelligence intuitive, de celui qui sait « sentir » ce qu’il est nécessaire d’entreprendre pour réussir.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous souhaite, Monsieur le Président, une très belle année sur la planète Terre, de services rendus à l’humanité toute entière et de renoncement à vos dérives égotiques. Les femmes qui vous entourent et que vous aimez tant sauront vous y aider. Ne nous décevez pas, Monsieur le Président. Vous avez tout mon soutien dans la poursuite des objectifs proposés ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec tout le respect dû à vos hautes fonctions.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p align="right"><strong>Christian Cotten</strong>,<br />
 Psychosociologue</p>
<p align="right">Enquête : contributions de <strong>Smaïn Bedrouni,<br />
 <a href="http://www.morpheus.fr" target="_blank">Frédéric Morin</a></strong> <strong>et Liliane Portehaut</strong></p>
<p class="Normal" align="left"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/2009voeuxaupresident.pdf">Au format pdf</a> téléchargeable pour diffusion</p>
<p class="Normal" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.politiquedevie.net/Articles2009/VoeuxAuPresident150109.htm" target="_blank">PolitiqueDeVie.net</a>)</em></p>
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		<title>Création monétaire: l’article 123 du Traité de Lisbonne</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 16:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Etienne Chouard Avez-vous déjà entendu parler de l’article 104 du Traité de Maastricht ? Si ce n’est pas le cas, vous feriez bien de vous y intéresser. Il est passé inaperçu dans les médias, et pourtant il ne date pas d’hier&#8230; Cet article &#8211; devenu l’article 123 du Traité de Lisbonne &#8211; stipule que les Etats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://etienne.chouard.free.fr/" target="_blank">Etienne Chouard</a></em><br />
</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/creation-monetaire-l-article-123-du-traite-de-lisbonne/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avez-vous déjà entendu parler de l’article 104 du Traité de Maastricht ? Si ce n’est pas le cas, vous feriez bien de vous y intéresser. Il est passé inaperçu dans les médias, et pourtant il ne date pas d’hier&#8230;</strong></p>
<p><strong> Cet article &#8211; devenu l’article 123 du Traité de Lisbonne &#8211; stipule que les Etats membres de la Communauté européenne n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Banques_centrales" target="_blank">banque centrale</a>, mais sont dans l’obligation d’emprunter auprès de banques privées, moyennant de très forts intérêts. Auparavant, les prêts accordés aux nations concernées n’étaient pas assujettis à l’intérêt, seul le montant net de l’emprunt était remboursé.<br />
Depuis, les &laquo;&nbsp;banksters&nbsp;&raquo; ont pris le contrôle d’une grande partie de la &laquo;&nbsp;création monétaire&nbsp;&raquo;, en accord avec les personnages politiques censés nous représenter, nous protéger, dans tous les sens du terme.<br />
Résultat : les banques privées en question génèrent des profits colossaux grâce à nos impôts ! Et la dette publique ne cesse de s’accroître inexorablement au fil du temps.</strong></p>
<p>La France est surendettée et ce n’est rien de le dire (déficit officiel : 2 000 milliards d’euros !) Si c’était une société privée, elle aurait déposé le bilan depuis bien longtemps. Donc, pour combler les trous dans les caisses, pour paraître cette grande, prospère et puissante nation qu’elle fut jadis, la France réclame aux banques privées des fonds, qu’elle obtient immédiatement, car l’affaire est juteuse pour les créanciers. Faute de pouvoir équilibrer la balance budgétaire année après année, elle doit emprunter à nouveau. Primo pour faire fonctionner le pays, secundo pour rembourser le montant du précédent prêt, tertio pour rembourser les intérêts de ce dernier, d’un pourcentage indécent. Et ainsi de suite&#8230; C’est un cercle vicieux infernal ! Et cette arnaque engendre un effet inflationniste néfaste in fine.</p>
<p>Evidemment, cet article figure dans le Traité de Lisbonne, ou dans le &laquo;&nbsp;Traité simplifié&nbsp;&raquo; (*). Vous savez ce traité que nos représentants politiques désirent imposer coûte que coûte, qu’on le veuille ou non. Ils n’imaginent pas une seconde se débarrasser d’une telle aubaine qui a profité durant des décennies aux petits copains des lobbies financiers.</p>
<p>Dans la vidéo ci-dessous <a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Chouard" target="_blank">Etienne Chouard</a> &#8211; lors d’une conférence à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence le 15 janvier 2008 &#8211; explique comment nos dirigeants ont mis en œuvre ce système financier qui rend exsangue l’économie de certains pays européens. La dette n’est pas un sort du destin, ou due à de malencontreuses erreurs politiques. Ceci a été conçu et entretenu afin entre autres d’enrichir les nouveaux seigneurs à l’insu des citoyens.</p>
<p>Je pense que pour ceux qui croient encore que nos dirigeants politiques - qui se passent le relais depuis des décennies &#8211; incarnent des êtres responsables et altruistes, élus pour le bien du peuple, pour ces gens-là, le réveil risque d’être brutal. La démocratie est morte depuis longtemps, il faut se rendre à l’évidence&#8230;</p>
<p>(*) Et il ne s’agit &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; de l’article 123 du Traité de Lisbonne. Je vous laisse imaginer la myriade d’articles et stratégies qui vont à l’encontre du pragmatisme et de la raison (OGM, lois liberticides&#8230;), à l’encontre du peuple, seul souverain en démocratie (étymologiquement et théoriquement parlant).</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.lepost.fr/article/2008/12/27/1368158_avez-vous-deja-entendu-parler-de-l-article-104-du-traite-de-maastricht.html" target="_blank">LePost.fr</a>)</em></p>
<h4 style="text-align: left;">Pour allez plus loin sur la création monétaire : <a href="http://www.bankster.tv/" target="_blank">Bankster.tv</a> | <a href="http://www.fauxmonnayeurs.org/index.php?lng=fr" target="_blank">FauxMonnayeurs.org</a> | <a href="http://www.public-debt.org/" target="_blank">La Dette Publique</a></h4>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Nous y sommes</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 11:40:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Fred Vargas (archéologue et écrivain), le 16 décembre 2008. Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l&#8217;incurie de l&#8217;humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l&#8217;homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu&#8217;elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Vargas" target="_blank">Fred Varga</a><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Vargas" target="_blank">s</a> (archéologue et écrivain), le 16 décembre 2008.<br />
 </em></h3>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1276" title="Fred Vargas" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/fred-vargas.jpg" alt="Fred Vargas" width="354" height="366" /><strong>Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l&#8217;incurie de l&#8217;humanité, nous y sommes.</strong></p>
<p><strong>Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l&#8217;homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu&#8217;elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d&#8217;insouciance. Nous avons chanté, dansé.<br />
 </strong><br />
 Quand je dis <em>« nous »</em>, entendons un quart de l&#8217;humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l&#8217;eau, nos fumées dans l&#8217;air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu&#8217;on s&#8217;est bien amusés.</p>
<p>On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l&#8217;atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.</p>
<p>Franchement on s&#8217;est marré. Franchement on a bien profité. Et l&#8217;on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu&#8217;il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.</p>
<p>Mais nous y sommes. À la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu&#8217;on ne l&#8217;a pas choisie. <em>« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? »</em> demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui.</p>
<p>On n&#8217;a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C&#8217;est la mère Nature qui l&#8217;a décidée, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d&#8217;uranium, d&#8217;air, d&#8217;eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l&#8217;exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d&#8217;ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.</p>
<p>Évidemment, dit comme ça, on comprend qu&#8217;on n&#8217;a pas le choix, on s&#8217;exécute illico et, même, si on a le temps, on s&#8217;excuse, affolés et honteux. D&#8217;aucuns, un brin rêveurs, tentent d&#8217;obtenir un délai, de s&#8217;amuser encore avec la croissance. Peine perdue.</p>
<p>Il y a du boulot, plus que l&#8217;humanité n&#8217;en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l&#8217;eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l&#8217;avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, -  attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille &#8211; récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore), on n&#8217;en a plus, on a tout pris dans les mines, on s&#8217;est quand même bien marrés.</p>
<p>S&#8217;efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l&#8217;Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d&#8217;échappatoire, allons-y. Encore qu&#8217;il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l&#8217;ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n&#8217;empêche en rien de danser le soir venu, ce n&#8217;est pas incompatible.</p>
<p>À condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie &#8211; une autre des grandes spécialités de l&#8217;homme, sa plus aboutie peut-être. À ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. À ce prix, nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.</p>
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		<title>Demandons-nous de quoi les habitants de la planète ont vraiment besoin et comment nous allons organiser l’avenir</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 14:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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		<description><![CDATA[par Karl Müller, le 29 décembre 2008. La campagne présidentielle puis l&#8217;élection du président des Etats-Unis Barack Obama ont amené, dans le monde, de nombreuses personnes amèrement déçues par 8 années de gouvernement George W. Bush à trouver dans les deux mots slogans d&#8217;Obama &#8211; « change » (changement) et « hope » (espoir) &#8211; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>par Karl Müller, le 29 décembre 2008.<br />
 </em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-1232" title="La planète des singes" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-planete-des-singes.jpg" alt="La planète des singes" width="360" height="440" />La campagne présidentielle puis l&#8217;élection du président des Etats-Unis Barack Obama ont amené, dans le monde, de nombreuses personnes amèrement déçues par 8 années de gouvernement George W. Bush à trouver dans les deux mots slogans d&#8217;Obama &#8211; « change » (changement) et « hope » (espoir) &#8211; la promesse d&#8217;un monde meilleur. A cela s&#8217;ajoute le fait que pour la première fois dans l&#8217;histoire, un Afro-américain, c&#8217;est-à-dire un membre d&#8217;un groupe de population qui avait été défavorisé pendant des siècles, s&#8217;est présenté et a été élu.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cependant ces promesses suffiront-elles à améliorer le monde dans lequel nous vivons ? N&#8217;est-il pas urgent, quelques semaines avant son entrée en fonctions, de marquer un temps d&#8217;arrêt, de regarder sincèrement en arrière et de nous demander à quels défis le monde va devoir faire face ces prochains mois et ces prochaines années. Que faut-il faire pour que la situation s&#8217;améliore ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous ne pouvons pas abandonner cette question essentielle aux &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Think_tanks" target="_blank">think tanks</a>&nbsp;&raquo; des grandes puissances, des partis et des &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lobby" target="_blank">lobbys</a>&nbsp;&raquo; car il faut supposer, malheureusement, qu&#8217;ils s&#8217;intéressent généralement moins au bien commun qu&#8217;aux intérêts de leurs commanditaires et de leurs financiers.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Or le droit international est valable pour tous et doit être respecté par tous. A notre époque d&#8217;armes de destruction massive nucléaires, biologiques, chimiques et autres, la raison du plus fort doit, au niveau international, faire place au droit, sinon l&#8217;existence même de l&#8217;humanité sera menacée.</p>
<p style="text-align: justify;">Les crimes de guerre, la détresse et la misère que le monde a subis au cours des dernières années au nom de la <em>« démocratie »</em> nécessitent une réparation qui ne peut aboutir que si toutes les cultures se respectent mutuellement. C&#8217;est uniquement sur cette base que les peuples du monde pourront créer des structures fondées sur l&#8217;égalité et dans lesquelles chaque peuple sera libre d&#8217;organiser et de développer son économie et sa culture ainsi que de coopérer au plan international.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne peut ni ne doit dire qu&#8217;il connaît la solution aux problèmes à régler, mais il existe des débuts d&#8217;approche. On y trouve des principes pour la recherche d&#8217;un nouveau système économique qui, dans le contexte de l&#8217;actuelle crise financière, ont été proposés de divers côtés, par exemple par des économies importantes comme celles du Japon, de la Chine et de la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son discours sur l&#8217;état de la nation du 5 novembre, jour de l&#8217;élection d&#8217;<em>Obama</em>, le président russe <em>Medvedev</em> a montré que le monde n&#8217;est plus disposé à accepter qu&#8217;une seule grande puissance détermine un unique mode de vie et un unique système économique. Au début de son discours, il a établi un parallèle entre la guerre en Géorgie, qui a été imposée à la Russie, et la crise financière mondiale. Pour <em>Medvedev</em>, il est nécessaire de créer des mécanismes destinés à bloquer les décisions erronées, égoïstes et parfois tout simplement dangereuses de quelques membres de la communauté internationale. En effet, aussi bien la crise du Caucase que la crise financière sont la conséquence de la politique menée par le gouvernement américain fondée sur des décisions unilatérales et ne supportant aucune critique.<span id="more-1200"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon <em>Medvedev</em>, après l&#8217;effon­drement de l&#8217;Union soviétique, la conviction des dirigeants américains que leur politique était incontestablement la seule qui soit juste a conduit à de très graves erreurs de calcul. La crise financière mondiale résulte du fait que les Etats-Unis ont négligé de prendre leurs décisions en concertation avec les autres acteurs des marchés globaux et qu&#8217;ils ont perdu tout sens de la mesure.</p>
<p style="text-align: justify;">A la fin de son discours, le président russe est revenu sur ses réflexions initiales. Il a réclamé un nouveau système sécuritaire mondial ainsi qu&#8217;une nouvelle architecture financière et a présenté des suggestions à ce sujet: renforcer les fondements juridiques des relations internationales afin que les prin­cipes universellement reconnus du droit international déterminent les règles du jeu dans l&#8217;arène internationale; créer un système international multipolaire; se mettre d&#8217;accord sur des procédures diplomatiques universelles visant à résoudre les crises; engager un dialogue international afin de mettre au point le plus vite possible les règles d&#8217;un système financier mondial libéré de l&#8217;actuel monopole américain. (<a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1320" target="_blank">Le discours complet est documenté dans Horizons et débats no 50 du 15/12/08.</a>)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Medvedev</em> n&#8217;est pas le seul à réfléchir sérieusement à l&#8217;avenir de la politique mondiale. Dans un ouvrage paru récemment, <em>« <a href="http://www.amazon.fr/d%C3%A9fi-asiatique-Kishore-Mahbubani/dp/2213637520" target="_blank">Le Défi asiatique</a> »</em> (Fayard, 2008), <a href="http://www.mahbubani.net/" target="_blank"><em>Kishore Mahbubani</em></a> montre que les Etats asiatiques ne sont plus disposés à se soumettre à l&#8217;occident, qu&#8217;ils agissent dans le monde avec de plus en plus d&#8217;assurance, qu&#8217;ils ont leur propre idée du monde de demain et qu&#8217;ils n&#8217;acceptent plus l&#8217;hypocrisie que l&#8217;occident manifeste dans ses exigences concernant la démocratie et les droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous autres Européens devons apprendre à écouter attentivement les nombreuses autres voix dans le monde et comprendre que le principe de l&#8217;égalité des droits implique que nous ne pouvons plus revendiquer le droit à la conduite spirituelle du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela ne veut pas dire que nous man­quions de critères fondamentaux. En 1945, après des années de lutte et sous la pression d&#8217;expériences amères, de nombreux représentants des Etats du monde ont créé l&#8217;<em>Organisation des Nations Unies</em> et se sont imposé des règles énoncées dans la <em>Charte des Nations Unies</em>. Nous devons nous souvenir que celle-ci stipule que les membres des <em>Nations Unies</em> sont <em>« résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre »</em> et <em>« à proclamer à nouveau [leur] foi dans les droits fondamentaux de l&#8217;homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l&#8217;égalité des droits des hommes et des femmes ainsi que des nations, grandes et petites »</em>.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Les Nations Unies se sont fixé les objectifs suivants :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin: prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d&#8217;écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d&#8217;agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l&#8217;ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;</li>
<li>Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l&#8217;égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d&#8217;eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;</li>
<li>Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d&#8217;ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l&#8217;homme et des libertés fondamen­tales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;</li>
<li>Etre un centre où s&#8217;harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, 60 ans plus tard, ces objectifs sont loin d&#8217;être réalisés et les responsables sont avant tout les <em>Etats-Unis</em> qui n&#8217;ont pas voulu jusqu&#8217;ici soumettre leur politique à ces principes. Ils ne l&#8217;ont pas fait au cours des décennies qui ont suivi la <em>Seconde Guerre mondiale</em> et encore moins depuis la fin de la <em>guerre froide</em>, il y a 18 ans, années de mensonges d&#8217;Etat et d&#8217;une politique de puissance foulant aux pieds le droit international.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a eu le mensonge sur les soldats irakiens censés retirer des prématurés de leurs couveuses, mensonge destiné à mieux justifier la <em>guerre du Golfe de 1991</em>, les mensonges destinés à justifier la <em>guerre en Yougoslavie</em> (cf. Jörg Becker, Mira Beham, Operation Balkan: Werbung für Krieg und Tod, 2. Auflage, Nomos, 2008), le <em>mensonge du 11-Septembre</em> visant à justifier la <em>guerre en Afghanistan en 2001</em>, opération planifiée depuis longtemps, le <em>mensonge sur les armes de destruction massive</em> destiné à justifier la <em>guerre du Golfe de 2003</em> et le mensonge du gouvernement américain consistant à prétendre qu&#8217;il cherche à améliorer la situation des Palestiniens alors qu&#8217;en même temps le lobby pro-israélien (cf. John J. Mearsheimer, Stephen M. Walt , <a href="http://www.amazon.fr/lobby-pro-isra%C3%A9lien-politique-%C3%A9trang%C3%A8re-am%C3%A9ricaine/dp/2707152617" target="_blank">Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine</a>, la Découverte, 2007) ne cesse d&#8217;exercer son influence et que, par exemple, on fait pression sur le gouvernement égyptien pour qu&#8217;il maintienne fermée la frontière avec la <em>bande de Gaza</em> afin que les Palestiniens continuent d&#8217;y végéter et d&#8217;y souffrir comme dans un ghetto (<em>« Neue Zürcher Zeitung »</em> du 20/12/08).</p>
<p style="text-align: justify;">La politique américaine a versé beaucoup de sang, elle a commis une quantité énorme de crimes de guerre et de crimes contre l&#8217;humanité et même là où elle exerce un <em>« soft power »</em>, on constate un système de soumission et d&#8217;exploitation inhumain qui glisse imperceptiblement vers l&#8217;assassinat individuel ou de masse. D&#8217;anciennes personnes de l&#8217;intérieur comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Perkins" target="_blank">J<em>ohn Perkins</em></a> (cf. <a href="http://www.amazon.fr/confessions-dun-assassin-financier-manipulation/dp/2896260013" target="_blank">Les confessions d&#8217;un assassin financier</a>. Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis, Ariane, 2005 ou <a href="http://www.amazon.fr/Lhistoire-secr%C3%A8te-lempire-am%C3%A9ricain-financiers/dp/2923640047" target="_blank">L&#8217;histoire secrète de l&#8217;Empire américain</a>. Assassins financiers, chacals et la vérité sur la corruption à l&#8217;échelle globale, Alterre Editions, 2008) l&#8217;ont bien montré.</p>
<p style="text-align: justify;">Il apparaît clairement que les violations du droit international commises par la politique américaine vont au-delà des intérêts du complexe militaro-industriel. Elles sont dues à une rapacité sans bornes et à la quête de suprématie de très puissants milieux financiers américains et autres qui tentent non seulement de contrôler le système financier mondial mais qui ont mis le grappin sur l&#8217;économie réelle et ne reculent devant aucun crime pour parvenir à leurs fins. Leur stratégie vise à s&#8217;assurer la domination financière mondiale. Dans son livre <em>« <a href="http://www.amazon.fr/strat%C3%A9gie-choc-mont%C3%A9e-capitalisme-d%C3%A9sastre/dp/2742775447" target="_blank">La stratégie du choc</a>. Montée d&#8217;un capitalisme du désastre »</em> (Actes Sud, 2008), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein" target="_blank"><em>Naomi Klein</em></a> l&#8217;a démontré pour de nombreux pays qui ont subi guerres et catastrophes: le but unique était de faire régner un capitalisme sauvage de la pire espèce.</p>
<p style="text-align: justify;">Et il ne faut pas se leurrer: la population américaine elle-même est touchée ou va l&#8217;être. Aux <em>Etats-Unis</em>, 40 millions de personnes souffrent de la faim, des centaines de milliers d&#8217;anciens combattants sont tombés gravement malades des suites de la guerre, de l&#8217;utilisation illégale des armes à l&#8217;uranium en <em>Irak</em>, en <em>Yougoslavie</em>, en <em>Afghanistan</em>, tout comme les habitants de ces pays mais les politiques et l&#8217;Etat ne se préoccupent pas du sort de ces victimes américaines. On est prêt à sacrifier des milliers de compatriotes. Les doutes sur la version officielle des événements du 11 septembre 2001 sont de plus en plus solides.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pays d&#8217;Europe qui se sont associés à la politique américaine ou ont élaboré leurs propres projets dans le sillage des Etats-Unis sont également concernés; la nouvelle <em>Allemagne</em>, par exemple qui, depuis 1990, s&#8217;est détournée de nombreux acquis positifs de la <em>RFA</em> et de la <em>RDA</em> si bien qu&#8217;aujourd&#8217;hui, il y dans le monde non seulement de plus en plus d&#8217;engagements militaires mais de plus en plus de misère sociale, de plus en plus d&#8217;enfants qui souffrent de la pauvreté, voire de la faim.</p>
<p style="text-align: justify;">Des députés au Bundestag allemand ont même qualifié d&#8217;<em>« incendiaires »</em> les milieux responsables de la crise financière mondiale. Mais cela a l&#8217;air presque anodin en regard du mal qui a été fait dans le monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Et maintenant, allons-nous oublier et nous satisfaire de la promesse de <em>« changement »</em> et d&#8217;<em>« espoir »</em>, de celle du <em>« nouveau visage »</em> de la politique américaine dont parle celui qui tire les ficelles derrière <em>Obama</em>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zbigniew_Brzezinski" target="_blank"><em>Zbigniew Brzezinski</em></a>, auteur du livre <em>« <a href="http://www.amazon.fr/grand-%C3%A9chiquier-Zbigniew-Brzezinski/dp/2012789447" target="_blank">Le grand échiquier</a>. L&#8217;Amérique et le reste du monde »</em> (Hachette littératures, 2000) et de la nature inchangée de cette effroyable puissance ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Brzezinski</em> vient d&#8217;écrire une suite: <em>« Second Chance: Three Presidents and the Crisis of American Superpower »</em> (The Perseus Books Group, 2008), dans laquelle il évoque les<em> « erreurs »</em> des 20 dernières années pendant lesquelles les <em>Etats-Unis</em> ont perdu la face dans le monde et n&#8217;ont plus été ca­pables de pratiquer leur politique de suprématie mon­diale sans rencontrer contestations et obstacles, ce qui peut et doit changer grâce à un <em>« nouveau visage »</em> !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qu&#8217;on apprend sur l&#8217;équipe entourant le nouveau président des<em> Etats-Unis</em> est également alarmant. Horizons et débats en a parlé dans des numéros précédents (cf. Paul Craig Roberts, <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1282" target="_blank">Obama a trompé ses électeurs en choisissant ses conseillers</a>, no 47 du 24/11/08 et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Chossudovsky" target="_blank"><em>Michel Chossudovsky</em></a>, <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1313" target="_blank">Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama</a>, no 49 du 8/12/08).</p>
<p style="text-align: justify;">On peut prévoir dès maintenant que cette équipe ne va rien apporter de bon au monde tant qu&#8217;<em>Obama</em> ne réalisera pas une véritable coupure et ne basera pas sa politique de relations internationales sur le droit international ainsi que sur la <em>Charte des Nations Unies</em>, et ne poursuivra pas systématiquement tous les crimes de guerre et les crimes contre l&#8217;humanité commis par les gouvernements précédents (dont ceux des présidents <em>Clinton</em> et <em>Bush</em> père), tant qu&#8217;il ne travaillera pas à l&#8217;élaboration d&#8217;un système financier et économique mondial destiné à répondre aux besoins des hommes et non à satisfaire l&#8217;avidité d&#8217;un petit nombre d&#8217;individus.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>De quoi l&#8217;humanité a-t-elle besoin ? Quels sont les problèmes auxquels nous devons réfléchir ensemble et apporter des solutions satisfaisantes ? </strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Avant tout, il faut cesser immédiatement de tuer sur cette planète. <em>« La paix n&#8217;est pas tout mais sans elle, rien n&#8217;est possible »</em>, a déclaré très justement l&#8217;ancien chancelier fédéral allemand et prix Nobel de la paix <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Willy_Brandt" target="_blank"><em>Willy Brandt</em></a>. Il faut à nouveau condamner la guerre. Les responsables des guerres d&#8217;agression doivent faire l&#8217;objet de poursuites pénales. Les dommages occasionnés doivent être réparés dans la mesure du possible et les infrastructures détruites doivent être reconstruites. Les proches des innocents tués doivent être indemnisés.</li>
<li>Il faut respecter l&#8217;égalité de droits et la souveraineté de tous les Etats. Cette souveraineté implique également ce que stipule l&#8217;article premier du <em>Pacte international des droits civils et politique</em> de 1966 :</li>
</ul>
<blockquote style="text-align: justify;"><ol>
<li>Tous les peuples ont le droit de disposer d&#8217;eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.</li>
<li>Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l‘intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance.</li>
</ol>
</blockquote>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Comment réaliser un système économique et financier global qui fasse que plus personne dans le monde ne vive dans la pauvreté ni ne souffre de la faim ?</li>
<li>Sur cette planète, un milliard de personnes souffrant de la faim et 2 milliards &#8211; c&#8217;est-à-dire 1/3 de l&#8217;humanité &#8211; vivant avec moins de 2 dollars par jour sont comme une tumeur dans notre conscience à tous. Comment faire pour que tous les habitants de la Terre aient un toit, suffisamment d&#8217;eau et de nourriture et soient à l&#8217;abri des persécutions et de l&#8217;oppression ?</li>
<li>Que faut-il faire pour que tous les hommes jouissent pleinement de leur droit aux meilleurs soins médicaux possibles et pour que des millions de personnes cessent de souffrir et de mourir de maladies faciles à guérir et d&#8217;épidémies évitables ?</li>
<li>Comment faire pour mettre fin à toutes les formes de colonialisme et d&#8217;impérialisme afin que les gouvernements, les Etats et les hommes jouissent des mêmes droits, se traitent mutuellement d&#8217;égal à égal, concluent honnêtement tous les traités nécessaires et soient obligés de renoncer à l&#8217;usage de la force ?</li>
<li>Comment pouvons-nous apprendre que nous ne sommes pas seulement là pour agir sur la nature mais que nous en faisons partie, que nous avons une responsabilité à son égard, à l&#8217;égard de ses richesses ainsi qu&#8217;envers les générations futures ?</li>
<li>Comment ouvrir à tous les enfants et à tous les jeunes l&#8217;accès à la meilleure éducation possible afin qu&#8217;ils aient de bonnes perspectives d&#8217;avenir ? Comment mettre un frein à la privatisation du système éducatif qui accentue les inégalités sociales ?</li>
<li>Que faire pour que la dignité de l&#8217;homme soit mieux respectée et que chacun trouve un sens authentique à sa vie afin de renoncer à l&#8217;égoïsme et apporte sa contribution au bien commun ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Autant de questions auxquelles on ne peut pas répondre du jour au lendemain. Mais si nous ne commençons pas à y réfléchir ensemble dans notre pays et ailleurs dans le monde, nous passerons à côté du changement radical nécessaire et de l&#8217;occasion qui s&#8217;offre à nous de réaliser notre humanité.</p>
<hr style="width: 80%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le plan Brzezinski</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Vassaux et tributaires</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Ses vassaux et ses tributaires, dont certains poussent les marques d&#8217;allégeance jusqu&#8217;à souhaiter des liens encore plus étroits avec Washington, sont répartis sur l&#8217;ensemble des continents. » (cf. carte p. 48: « La suprématie mondiale américaine »). (p. 47)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Exercice apparemment consensuel de l&#8217;hégémonie américaine</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« La domination culturelle des Etats-Unis a jusqu&#8217;à présent été un aspect sous-estimé de sa puissance globale. » [...] Elle « crée un contexte propice à l&#8217;exercice indirect et apparemment consensuel de l&#8217;hégémonie américaine ». (p. 51/53)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Qui gouverne l&#8217;Europe de l&#8217;Est domine le heartland »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Qui gouverne le heartland (cœur continental) domine l&#8217;île-monde; Qui gouverne l&#8217;île-monde domine le monde. » (p.66)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>L&#8217;Europe &#8211; tête de pont géostratégique des Etats-Unis</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Surtout, l&#8217;Europe est la tête de pont géostratégique fondamentale de l&#8217;Amérique. [...] L&#8217;Alliance atlantique lui permet d&#8217;exercer une influence politique et d&#8217;avoir un poids militaire directement sur le continent. [...] Si l&#8217;Europe s&#8217;élargissait, cela accroîtrait automatiquement l&#8217;influence directe des Etats-Unis. » (p. 88)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>L&#8217;Europe de l&#8217;Ouest et l&#8217;Europe centrale &#8211; protectorats américains</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Pour le dire sans détour, l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest reste dans une large mesure un protectorat américain et ses Etats rappellent ce qu&#8217;étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires. » (p. 88)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Manipuler les acteurs sur l&#8217;échiquier eurasien</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« La longévité et la stabilité de la suprématie américaine sur le monde dépendront entièrement de la façon dont ils manipuleront ou sauront satisfaire les principaux acteurs géostratégiques présents sur l&#8217;échiquier eurasien et dont ils parviendront à gérer les pivots géopolitiques clés de cette région. » (p. 250)<br />
 « A l&#8217;image de la stratégie du jeu d&#8217;échecs, les responsables de la politique internationale américaine doivent avoir plusieurs coups d&#8217;avance en tête, de manière à prévoir les contre-attaques possibles. » (p. 253)<br />
 « A court terme, il y va de l&#8217;intérêt des Etats-Unis de consolider et de préserver le pluralisme géopolitique qui prévaut sur la carte d&#8217;Eurasie. Par le biais de manœuvres politiques et de manipulations, on pourra ainsi prévenir l&#8217;émergence d&#8217;une coalition hostile. » (p. 253)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Zbigniew Brzezinski</em>: <a href="http://www.amazon.fr/grand-%C3%A9chiquier-Zbigniew-Brzezinski/dp/2012789447" target="_blank">Le grand échiquier</a> &#8211; L&#8217;Amérique et le reste du monde. 1997. ISBN 2-227-13519-0.<br />
 Version originale: The Grand Chessboard. American Primary and Its Geostrategic Imperatives. New York 1997.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Zbigniew Brzezinski</em> a été conseiller à la sécurité du président <em>Carter</em> entre 1977 et 1981. A la suite il a été professeur de politique étrangère des Etats-Unis à l&#8217;<em>Université Johns Hopkins de Baltimore</em> et conseiller au <em>Center for Strategic and International Studies</em> (CSIS) à Washington D.C.</p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">WTC 7</span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Quand on se plonge dans ce sujet, on s&#8217;aperçoit d&#8217;emblée qu&#8217;il y a un grand débat planétaire autour de ce qui s&#8217;est réellement passé le 11 septembre 2001. L&#8217;information que nous avons n&#8217;est pas très précise. Ce qui pose question dans ce rapport de 600 pages est que la troisième tour qui s&#8217;est effondrée ce jour là, n&#8217;est même pas mentionnée. La commission ne parle que de l&#8217;effondrement de deux tours, les <em>« Twin Towers »</em>. Alors qu&#8217;il y a une troisième tour, haute de 170 mètres, qui s&#8217;est effondrée; la tour appelée WTC 7. On parle d&#8217;un petit incendie dans son cas. J&#8217;ai parlé avec des professeurs qui connaissent bien la structure des bâtiments; ils disent qu&#8217;un petit incendie ne peut pas détruire une structure d&#8217;une pareille dimension. »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: Entretien avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniele_Ganser" target="_blank"><em>Daniele Ganser</em></a>, réalisé par <em>Silvia Cattori</em>. « <a href="http://www.danieleganser.ch/assets/files/Inhalte/Interviews/Zeitungsinterviews/pdf_06/GanserInterviewVoltairenet29dez06.pdf" target="_blank">La stratégie de la tension &#8211; Le terrorisme non revendiqué de l&#8217;OTAN</a> ».</p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">« Cet avion n&#8217;a pas pu passer par ce trou »</span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Une de mes activités dans l&#8217;armée était la surveillance de l&#8217;interprétation des images pour les divisions scientifiques et techniques des Services secrets pendant la guerre froide. Je mesurais des pièces d&#8217;équipement soviétique. C&#8217;était ma tâche. Je regarde le trou dans le Pentagone. Et je regarde la taille d&#8217;un avion censé avoir touché le Pentagone. Et je me dis: « Cet &#8211; avion &#8211; n&#8217;a &#8211; pas &#8211; pu &#8211; passer &#8211; par &#8211; ce &#8211; trou. » Mais alors, qu&#8217;est-ce qui a touché le Pentagone ? Où est l&#8217;engin ? Qu&#8217;est-ce qui se passe ici ? »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: <a href="
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-9CNToaP2Ew">http://www.youtube.com/watch?v=-9CNToaP2Ew</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-9CNToaP2Ew"><img src="http://img.youtube.com/vi/-9CNToaP2Ew/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
<p> target=&nbsp;&raquo;_blank&nbsp;&raquo;>Général de division <em>Stubblebine</em></a>, United States Army Intelligence and Security Command de 1981 à 1984.</p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">« Les crises sont, d&#8217;une certaine façon, les zones franches de la démocratie »</span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Seule une crise &#8211; réelle ou supposée &#8211; peut produire des changements. Lorsqu&#8217;elle se produit, les mesures à prendre dépendent des idées alors en vigueur. Telle est, me semble-t-il, notre véritable fonction: trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu&#8217;à ce que des notions politiquement impossibles deviennent politiquement inévitables. »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Friedman" target="_blank">Milton Friedman</a></em>, <a href="http://www.amazon.fr/Capitalisme-liberte-Friedman-Milton/dp/2221023358" target="_blank">Capitalisme et liberté</a>. In: <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein" target="_blank">Naomi Klein</a></em>, <a href="http://www.amazon.fr/strat%C3%A9gie-choc-mont%C3%A9e-capitalisme-d%C3%A9sastre/dp/2742775447" target="_blank">La stratégie du choc</a>, p. 15</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Le genre de crise que <em>Friedman</em> avait en tête était une crise économique et non militaire. Il avait compris que, en temps normal, les travailleurs veulent des emplois et des augmentations de salaire, les propriétaires revendiquent des impôts peu élevés et une régulation réduite au minimum, et que c&#8217;est aux politiciens qu&#8217;il incombe d&#8217;établir un équilibre entre ces forces contradictoires. En revanche, lorsque survient une crise économique suffisamment grave &#8211; dépréciation marquée d&#8217;une devise, effondrement du marché, forte récession -, tout vole en éclats, et les dirigeants sont libre de faire le nécessaire (ou ce qu&#8217;ils considèrent comme tel) pour résoudre la crise dans laquelle est plongé le pays. Les crises sont, d&#8217;une certaine façon, les zones franches de la démocratie &#8211; des <em>« moments vacants »</em> au cours desquels les règles habituelles touchant le consentement et le consensus ne semblent pas s&#8217;appliquer. »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein" target="_blank"><em>Naomi Klein</em></a>, <a href="http://www.amazon.fr/strat%C3%A9gie-choc-mont%C3%A9e-capitalisme-d%C3%A9sastre/dp/2742775447" target="_blank">La stratégie du choc</a> &#8211; la montée d&#8217;un capitalisme du désastre, 2008, p. 174, ISBN 978-2-7427-7544-6</p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">« Obama a battu tous les records de servilité »</span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Après des mois de courses ardues et amères et un combat impitoyable, <em>Barack Obama</em> a vaincu sa rivale impressionnante, <em>Hillary Clinton</em>.<br />
 Et <em>Obama</em>, qu&#8217;a-t-il fait en premier après son étonnante victoire ? Il a couru à l&#8217;assemblée du lobby d&#8217;Israël (AIPAC) et a prononcé un discours qui a battu tous les records de servilité et de basse flatterie. [...]<br />
 La basse flatterie d&#8217;<em>Obama</em> devant le lobby israélien est facile à déceler et ressort plus que les efforts semblables des autres candidats.<br />
 Pourquoi ? Parce que son succès vertigineux aux élections primaires est dû uniquement et exclusivement à ses promesses d&#8217;apporter un changement, un <em>« change »</em>, c&#8217;est-à-dire de mettre un terme aux pratiques infâmes de Washington et de remplacer le vieux cynique par une jeune personne courageuse qui ne trahirait pas ses principes.<br />
 Et voilà ! La toute première chose qu&#8217;il entreprend après sa nomination assurée par son parti: il compromet ses principes. Et comment !<br />
 Eh bien, il a promis de protéger la sécurité d&#8217;Israël par tous les moyens. C&#8217;est la coutume. Eh bien, il a prononcé de sombres menaces contre l&#8217;<em>Iran</em> bien qu&#8217;il ait promis de rencontrer le dirigeant iranien et de résoudre tous les problèmes d&#8217;une manière pacifique. Eh bien, il a promis de ramener nos trois soldats capturés, (par erreur, il croit que les trois sont des prisonniers du <em>Hezbollah</em> &#8211; cette erreur montre d&#8217;ailleurs que ses connaissances de nos affaires sont très superficielles).<br />
 Mais, sa déclaration sur Jérusalem dépasse toutes les bornes. Il n&#8217;est pas exagéré de l&#8217;appeler un scandale.<br />
 Aucun Palestinien, aucun Arabe, aucun musulman ne fera la paix avec <em>Israël</em>, si le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haram_al-Sharif" target="_blank"><em>Haram-al-Sharif</em></a> (appelé aussi Esplanade des mosquées), l&#8217;un des trois lieux les plus sacrés de l&#8217;<em>Islam</em> et le symbole prééminent du nationalisme palestinien, n&#8217;est pas mis sous l&#8217;autorité palestinienne. C&#8217;est un des problèmes-clés du conflit. C&#8217;est précisément pour cette raison que la <em>conférence de Camp David</em> a été annulée bien que l&#8217;ancien Premier ministre <em>Ehud Barak</em> ait été prêt à partager Jérusalem, et n&#8217;importe comment.<br />
 Aujourd&#8217;hui, <em>Obama</em> arrive et va chercher à la décharge le slogan rabâché du <em>« Jérusalem non partagé, capitale d&#8217;Israël pour l&#8217;éternité »</em>. Depuis Camp David, tous les gouvernements israéliens ont compris que ce mantra est un obstacle insurmontable pour un processus de paix. C&#8217;est pourquoi il a disparu de l&#8217;arsenal des slogans officiels &#8211; en silence, presque en secret. Seule la droite israélienne (et juive américaine) y tient, et cela pour le même motif, afin d&#8217;étouffer dans l&#8217;œuf toute chance de paix qui nécessiterait un démontage des colonies. [...]<br />
 Je suis sûr en tout cas d&#8217;une chose: les déclarations d&#8217;Obama à la conférence de l&#8217;AIPAC sont très, très mauvaises pour la paix. Et ce qui est mauvais pour la paix, l&#8217;est aussi pour Israël, pour le monde et pour le peuple palestinien.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: <a href="http://zope.gush-shalom.org/home/en/channels/avnery/1212871846" target="_blank">Uri Avnery. No, I Can&#8217;t !</a></p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">Les coûts de la guerre depuis le 11 septembre 2001 (chiffres officiels)</span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Avec le vote de finances rectificatives pour l&#8217;année fiscale 2008 et pour le crédit relais (H.R. 2642/P.L. 110-252) pour l&#8217;année fiscale 2009 du 30 juin 2008, le <em>Congrès des Etats-Unis</em> a donné son accord pour des dépenses de 864 milliards de dollars pour des engagements militaires, la sécurisation des bases militaires, la reconstruction, l&#8217;assistance, les coûts des ambassades des <em>USA</em> et pour le système de santé des vétérans, suite aux trois opérations commencées le 11 septembre 2001: <em>Operation Enduring Freedom</em> (OEF) contre l&#8217;<em>Afghanistan</em> et d&#8217;autres opérations de la guerre contre le terrorisme, <em>Operation Noble Eagle</em> (ONE) pour l&#8217;amélioration de la sécurité des bases militaires et <em>Operation Iraqi Freedom</em> (OIF).<br />
 Cette somme de 864 milliards de dollars couvre toutes les dépenses relatives à la guerre depuis l&#8217;année fiscale 2001 en partie jusqu&#8217;à 2009, pour des livraisons de tiers, pour le budget normal moyen et les dépenses courantes. Le service de recherche du <em>Congrès des USA</em> estime que 657 milliards de dollars (76%) en sont dépensés pour l&#8217;<em>Irak</em>, 173 milliards de dollars (20%) pour l&#8217;<em>Afghanistan</em> et 28 milliards (3%) pour l&#8217;amélioration de la sécurité des bases militaires, l&#8217;utilisation de 5 milliards de dollars ne pouvant pas être vérifiée. Environ 94% des moyens vont au ministère de la Défense, 6% sont utilisés pour les programmes d&#8217;assistance et les ambassades des <em>USA</em> et moins de 1% pour les vétérans. En juillet 2008, les mensualités du ministère de la Défense seulement pour des contrats de tiers et des coûts du personnel s&#8217;élevaient à environ 12,3 milliards de dollars, y compris 9,9 milliards de dollars pour l&#8217;<em>Irak</em> et 2,4 milliards de dollars pour l&#8217;<em>Afghanistan</em>.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: Congressional Research Service, <a href="http://www.fas.org/sgp/crs/natsec/RL33110.pdf" target="_blank">Report for Congress</a>, Order Code RL33110 du 15/10/08.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Avec les 657 milliards de dollars déboursé pour la guerre en <em>Irak</em> 10.777.823 instituteurs auraient pu être payés aux <em>USA</em> pendant une année, ou bien on aurait pu construire 5.103.740 logements sociaux.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: <a href="http://www.nationalpriorities.org/" target="_blank">NationalPriorities.org</a></p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">Trois millions d&#8217;enfants directement menacés</span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Trois millions d&#8217;enfants ont été directement menacés par les bombardements arbitraires des agresseurs de l&#8217;<em>OTAN</em>. Depuis le début de l&#8217;agression, beaucoup d&#8217;enfants ont été blessés et tués. Presque 250.000 enfants réfugiés des anciennes républiques yougoslaves, la<em> Croatie</em> et la <em>Bosnie-Herzégovine</em>, qui avaient trouvé un refuge dans la <em>République fédérale de Yougoslavie</em>, ont été encore une fois exposés aux horreurs de la guerre. Depuis le début de l&#8217;agression, les enfants n&#8217;ont pas la possibilité d&#8217;aller à l&#8217;école, et on estime que presque 100.000 enfants ne pourrons pas commencer l&#8217;école cet automne parce que de nombreuses écoles de la maternelle et du primaire ont été détruites par les bombes de l&#8217;<em>OTAN</em>. »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: Yugoslav Daily Survey, no 2402, Special Issue, 8/6/1999 (Traduction Horizons et débats)</p>
<h4 style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><span style="text-decoration: underline;">Doug Rokke* demande que les victimes de la guerre soient indemnisées</span></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les armes à l&#8217;UA utilisées par le passé et actuellement, les composants radioactifs du matériel américain et étranger détruit et les matériels radioactifs industriels, médicaux et de recherche ont engendré une contamination inacceptable. Aussi faut-il procéder à la décontamination demandée par l&#8217;U.S. Army Regulation 700-48. Elle devrait inclure celle de tous les matériels radioactifs résultant d&#8217;opérations militaires. [...] En conclusion, le <em>Président des Etats-Unis George W. Bush</em>, le <em>Premier ministre britannique Tony Blair</em> et le <em>Premier ministre israélien Ehud Olmert</em> doivent reconnaître qu&#8217;ils sont responsables de l&#8217;utilisation délibérée de munitions à l&#8217;UA illégales &#8211; leurs propres <em>« bombes sales »</em> &#8211; qui causent des dommages sanitaires et environnementaux.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Ces trois hommes politiques devraient ordonner :</p>
<ol style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li> des soins médicaux pour toutes les victimes,</li>
<li>une décontamination complète de l&#8217;environnement,</li>
<li>l&#8217;arrêt immédiat de toutes mesures de représailles à l&#8217;encontre de ceux d&#8217;entre nous qui réclament le respect des directives relatives aux soins médicaux et à la décontamination,</li>
<li>l&#8217;arrêt de l&#8217;utilisation des munitions à l&#8217;UA que les Nations Unies ont déclarées illégales.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Source: <a href="http://www.uruknet.info/" target="_blank">uruknet.info</a> du 24/7/06   (Traduction Horizons et débats)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>* Doug Rokke a été directeur de l’US-Army Depleted Uranium Project. </em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1347" target="_blank">horizons-et-debats.ch</a>)</em><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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