Archive pour la catégorie “Économie”
Achetez le Coffret 3 DVD
La Terre vue du Ciel
(Te Amo)
D’après l’oeuvre photographique de Yann Arthus-Bertrand
Un film de Renaud Delourme (1:05:05)
Avec les voix de Bernard Giraudeau et Nils Hugon
Musique originale de Armand Amar.
Un homme et un enfant parcourent la Terre, voyage géographique et historique, ils suivent pas à pas le paradoxe de la « nature » et de « l¹humanité ». Une histoire simple, celle d¹un livre raconté par un homme à un enfant avant qu’il ne s¹endorme, une histoire qui nourrit la nuit, un rêve éveillé. Des images extraordinaires, des sons et des musiques. Une histoire universelle.
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Mots-clefs : avenir, évolution, Gaïa, humanité, opposition, paradigme, réalité, société, soleil, système, terre
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De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions…) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu’arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l’html (protocole informatique qui permet à n’importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l’http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d’informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies – ce qui va métamorphoser l’économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l’un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.
Propos recueillis par Mélik N’Guédar.
Nouvelles Clés : Avant les années 70, personne n’avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu’il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d’Internet ? Aujourd’hui, vous dites que nous sommes à la veille d’un choc aussi grand, concernant non plus l’information, mais la monnaie ?
Jean-François Noubel : Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l’ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd’hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L’ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C’est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l’arrivée des « monnaies libres » (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.
Vous avez déjà joué au Monopoly, n’est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d’argent, le jeu s’arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d’outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d’aujourd’hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d’échange, non qu’ils soient pauvres dans l’absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d’une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n’y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.
Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s’introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d’intérêt, les déséquilibres s’accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l’intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd’hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s’amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d’auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de « loi de condensation », avec des boucles en « feedback » positif ou négatif.
Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l’économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le « principe Pareto » a montré que notre système monétaire n’était pas viable à long terme – tout le monde est d’accord là-dessus, même les dirigeants de l’US Federal Bank. C’est par nature un système à cycle court, où l’on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d’un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s’accroît jusqu’à l’absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s’il dit qu’il a « gagné », c’est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c’est-à-dire de l’architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d’une source extérieure qui leur fournit l’outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, cocréation, conscience, échange, évolution, humanité, intelligence, nanos, Nouvel-Age, paradigme, réalité, société, système, transmutation
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On résiste au système destructeur des sociétés et des écosystèmes depuis aussi longtemps qu’il existe et qu’il évolue. D’innombrables efforts ont été tentés, d’innombrables analyses ont été accumulées, des millions de courageux et de désespérés ont sacrifié leur vie pour défendre le bien commun. Toute l’information utile pour stimuler une évolution et l’éclairer est disponible depuis longtemps. Pourtant, le monstre est toujours là, plus fou que jamais. Est-ce parce qu’aucune force assez puissante ne lui a été opposée ? Ou parce que la méthode n’était pas la bonne ?
Résister à un adversaire est une action qui exige un fort investissement, surtout si l’adversaire est puissant. C’est une action prenante qui laisse peu de temps, peu de place pour cultiver autre chose. En plus des autres urgences du quotidien, il faut se préparer, s’entraîner et fourbir ses armes. Déjà, la résistance tend à monopoliser l’attention sur un seul objet. C’est là un danger, peut-être un piège.
Il est commun de rester crispé, arc-bouté dans une posture de défense face à un adversaire toujours menaçant. Il est très difficile de se détendre, de prendre du champ et d’apprécier la situation dans son ensemble.
S’opposer, c’est exercer une force contre la force de l’adversaire. S’opposer, c’est entrer dans une logique d’affrontement. Ce n’est pas choisir, c’est accepter le combat que veut imposer l’autre et, surtout, la forme de ce combat. C’est donc, sur son terrain, se mettre en position de s’adapter aux techniques de l’adversaire et, le plus souvent, de devoir emprunter les armes qu’il veut bien laisser traîner à notre portée… pour mieux nous perdre. Quand il ne les propose pas lui-même. S’opposer, se confronter aux pyramides hiérarchiques, à leur bureaucratie et à leur police est, donc, fortement structurant, et pas exactement de la façon envisagée au départ. Cela l’est d’autant plus que l’aspect sportif, ludique et attractif de la lutte n’est pas négligeable. On se laisse facilement emporter par son élan et l’exaltation du combat. Alors, même quand l’urgence s’est éloignée, le risque est grand de rester bloqué au stade du réflexe de défense en oubliant de construire ce que tous envisageaient. Là, commence l’engrenage vers la permanence d’une fonction : l’opposition.
L’opposition est prenante, obsédante. A force d’avoir la domination et ses agressions pour horizon, on se ferme au reste du monde, aux autres modes de fonctionnement, aux autres pensées, y compris ceux et celles qui sont censés être ceux de l’identité revendiquée. Le temps manque pour se décontracter, pouvoir prendre du recul, réfléchir et s’ouvrir. La philosophie et les pratiques alternatives aux logiques de l’affrontement sont délaissées. Cela limite d’autant le champ des perceptions et la capacité de compréhension de tout ce qui est étranger aux logiques de la domination. Même ceux qui résistent tout en veillant à ne pas se faire piéger doivent renoncer à d’autres activités, bien sûr les plus constructives, les plus conviviales, les plus gratifiantes. Ils risquent d’en être déformés et, paradoxalement, de se couper de la population des autres victimes, donc incapables d’agir efficacement. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : avenir, conscience, domination, évolution, Gaïa, humanité, intelligence, opposition, paradigme, réalité, vie
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« Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930 »
Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008)
LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir:
1.) la prise de conscience de la longue durée de la crise
2.) l’explosion du chômage dans le monde entier
3.) le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation
Ce point d’inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu’elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d’autres (voir GEAB N°28), qu’elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde « développé » et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l’économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n’ont plus qu’un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.
Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l’occasion d’une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d’analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c’est un résultat dont nous sommes fiers. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, conscience, crise, évolution, geab, humanité
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« Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force (…) et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’Etat détermine l’apparition des classes »,
Pierre Clastres, « La société contre l’Etat ».
L’histoire des mouvements sociaux montre la vérité du fonctionnement de la démocratie revue et corrigée à la mode représentative, cette représentation pas exactement faite pour être représentative de l’intérêt général, surtout depuis quelques décennies. Sans doute, les pressions de l’industrie et de la finance sur les élus et les fonctionnaires existent-elles depuis longtemps, mais elles ont pris un tour beaucoup plus professionnel depuis l’essor des « gestionnaires » (la technocratie) il y a cinquante à soixante ans. L’oligarchie étasunienne a amorcé le mouvement avec la création des institutions internationales de la guerre économique globalisée. Les dominants français ont suivi de près. A la fin des années cinquante, la création du « Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » dirigé par les technocrates Jacques Rueff et Louis Armand mobilisés pour assister les grands patrons de la spéculation en est une première démonstration. Au moins depuis la création de cette officine, qui a lancé la plus importante croissance des destructions écologiques, sociales et culturelles depuis l’essor industriel du XIXème siècle, jusqu’aux mobilisations actuelles de gauche comme de droite pour la « libération de la croissance », il y a continuité de l’aveuglement et des hommes. Entre-temps, le sabotage des mouvements sociaux et le détournement de leur image vidée de sens, la montée en puissance du lobby du nucléaire et l’avortement provoqué des énergies renouvelables en plein essor, la formation du lobby de l’amiante, son omniprésence et le contrôle des médias, l’influence de la Fondation Saint Simon, la libéralisation de la circulation des capitaux et autres dérégulations favorables à la finance, l’invasion de la publicité/propagande et le durcissement du contrôle des hommes au travail avec l’avènement de la « gestion des ressources humaines », etc. portent la marque du nouveau technocratisme et de sa rationalisation de l’exploitation. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : avenir, domination, évolution
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par samedi
Le billet de Paul Jorion intitulé La mort de Détroit, abordait une de ces menaces énormes que la crise financière contemporaine fait peser sur l’économie. Une économie bien réelle : « c’est tout un secteur industriel – et non des moindres – qui s’effondre : toute l’automobile américaine qui ne survivra probablement pas à l’année 2008. […] La faillite des trois grandes firmes de Détroit représenterait la perte de 1,1 million d’emplois parmi les employés et 1,4 million dans les secteurs liés ».
En réponse à cette esquisse d’« épreuve de réalité », Thomas, qui ne perd pas le Nord dans une tempête qui souffle peut-être encore quelques vallées plus loin, lance ces questions tranchantes :
Et que pensez vous de produire pendant vingt ans de plus des véhicules de trois tonnes et de 6 litres de cylindrée afin que le banlieusard américain continue à brûler sans compter des hydrocarbures pour aller acheter des chinoiseries au Wal-Mart ? Pensez vous que cette folie puisse cesser en douceur ?
Francis le canadien, sur un autre front du débat , a le bon goût de rappeler que la faillite annoncée d’un pan immense de l’industrie nord-américaine – ou occidentale, plus largement, à en croire les symptômes financiers similaires perceptibles en Europe – ne tient pas qu’à un effondrement passager de la finance. Quand bien même la « perfusion » serait appliquée – prolongée, pourrait-on dire – qu’espère-t-on reconstruire ? Etant donné le vide sectoriel béant qui a été engendré à force de délocalisations, que va-t-on bien pouvoir encore produire au Canada, aux USA, en Europe ? Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : avenir, évolution, humanité, paradigme
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C’est à notre génération de changer le monde…
pour toujours.
Après avoir collaboré sur les courts-métrages « Global Warning » et « Water Planet », Nadia Conners, Leila Conners Petersen et Leonardo DiCaprio décidèrent d’explorer une histoire plus vaste : celle de l’homme dans sa relation à la Terre.
Mettant à contribution plus de 70 savants, architectes, historiens et penseurs, les trois cinéastes filmèrent plus de 150 heures d’entretiens couvrant l’histoire de l’humanité, l’état des océans, de la terre et de l’air, les problèmes sociaux, créatifs et politiques auxquels nous sommes exposés, et les changements qu’ils appellent.
« Nous avons fait appel à des experts indépendants qui sont en première oigne face à ce qui est sans doute LE grand challenge de notre temps : l’effondrement des écosystèmes planétaires et la recherche de solutions pour un avenir durable », explique Leonardo DiCaprio.
« De notre côté, nous souhaitions comprendre pourquoi l’homme va droit dans le mur, et comment il peut changer de cap », indique la coscénariste, coréalisatrice/productrice Leila Conners Petersen.
Et sa sœur et collaboratrice Nadia Conners d’ajouter : « Un de mes grands bonheurs aura été de rencontrer sur ce film des gens qui m’avaient inspiré et ouvert l’esprit par leur œuvre et leurs écrits. Pouvoir dialoguer avec eux a été un honneur et une expérience hautement éclairante. »
http://nous-les-dieux.org/VIDEOS/La11emeHeure.flv
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Mots-clefs : avenir, évolution, Gaïa, humanité, terre
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Par CyberMoine3000, le jeudi 11 décembre 2008.

Je discutais avec des personnes sur un forum à propos des « attentats » du 11 septembre 2001 et j’ai vu à quel point ils étaient fermés à toute discussion. Cela va au-delà de la simple mauvaise foi, c’était de la peur, une peur-panique.
J’ai compris que pour ces gens il était hors de question de changer de manière de voir les choses. Ils ont peur du changement, pas des petits changements mais du. Je peux les comprendre d’une certaine manière car je sais comment il est déjà difficile de changer de cadre de vie, alors changer de manière de penser c’est autrement plus compliqué. L’esprit n’aime pas aller se promener dans certains abysses car il a peur de ne plus pouvoir en sortir. Pourtant beaucoup d’entre nous sont conscients que pour que les choses s’améliorent dans le monde il faut un changement de paradigme c’est inévitable !
Le paradigme
« Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). C’est en quelque sorte un rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec un autre paradigme. » (Selon Wikipédia), une définition qui me convient tout à fait.
Ces gens sont dans un système de pensée précis et ils ne veulent pas qu’ils soient bousculés. Avoir une représentation (souvent) simpliste du monde les empêche d’assumer la responsabilité qui est celle d’un citoyen.
Certains sont bien contents de dire que leurs ancêtres sont morts pour la liberté. Mais ils n’ont même pas conscience qu’ils trahissent ce combat en ne protégeant pas cette liberté ! Cela est compréhensible puisque se croyant libres ils ne font plus attention aux chaînes qu’insidieusement on leur met. Ils sont convaincus que les élections sont démocratiques et que les personnes qu’ils élisent sont des démocrates attachés aux libertés individuelles et à la justice. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : avenir, évolution, paradigme, réalité, transmutation
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Par Philippe Grasset, lundi 8 décembre 2008.

Nous revenons ici sur une déclaration récente (3 décembre) du Prix Nobel de la paix 2006, l’économiste bangladeshi Muhammad Yunus qui s’est transformé en activiste de l’aide aux pauvres, en très grand nombre, dans son pays. On comprendra que c’est pour cette deuxième fonction qu’il a reçu le Prix. Muhammad Yunus est sans aucun doute un homme plein de sagesse. Ainsi, dans ses déclarations qui ont plus à voir avec cette sagesse qu’avec l’économie, il expédie prestement la crise financière dans le rayon des commodités accessoires et de distraction. Le fait est, à notre sens, que l’idée qu’il développe n’est pas fausse; par contre, son appréciation de l’ampleur et des conditions de cette distraction nous semble partielle, voire erronée, et nous souffrons de l’absence d’une appréciation de la cause de cette distraction.
La remarque de Muhammad Yunus est simple: la crise financière n’est qu’une partie d’une crise beaucoup plus grave et beaucoup plus vaste (nous nous reconnaissons dans ce constat). Elle a servi en l’occurrence à camoufler le reste, ou bien son effet (volontaire ou involontaire, on le verra) a permis de camoufler le reste. (Nous dirions que la puissance et l’aspect incontestablement spectaculaire de cette crise, notamment grâce aux moyens de communication, ont effectivement eu ce résultat, de toutes les façons temporaire.)
Le site RAW Story, reprenant AFP, présente des extraits des déclarations de Muhammad Yunus, ce 3 décembre. Ces remarques permettent d’offrir une suggestion d’appréciation acceptable de notre habileté diabolique à faire d’un événement catastrophique, non pas la source d’une réflexion sur le reste, mais un outil de dissimulation du reste. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : crise
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Par Chris Marsden le 2 décembre 2008
L’Islande est confrontée à une catastrophe économique et sociale. Sa population de 300.000 personnes subit, plus qu’aucun autre pays avancé et de façon plus immédiate, l’impact de la crise financière mondiale.
C’est la raison pour laquelle ce qui est en train de se passer en Islande est un aperçu des évolutions qui vont inévitablement se produire dans des pays bien plus grands et sur la scène internationale.

Le système bancaire de l’Islande s’est effondré, plongeant l’économie toute entière dans un déclin qui va s’accélérant. En l’espace de sept jours au mois d’octobre, les trois principales banques du pays sont devenues insolvables et le gouvernement a été forcé d’intervenir pour les reprendre. Le gouvernement travailliste de Gordon Brown en Grande-Bretagne a eu recours aux lois anti-terroristes pour essayer de faire revenir de force les centaines de millions investis en Islande par des particuliers, des fonds de retraites d’entreprises, des municipalités, des associations caritatives et des forces de police. La plupart de ces investissements ne seront pas récupérés.
L’échelle colossale des pertes provient de ce que l’Islande a cherché à devenir un centre d’investissements spéculatifs internationaux, et ce en indexant les taux d’intérêt des banques à l’inflation qui dépassait les 15 pour cent. Les banques islandaises proposaient des taux d’intérêt souvent supérieurs de 50 pour cent aux taux disponibles ailleurs.
A leur apogée, les banques islandaises détenaient des avoirs étrangers équivalant à dix fois le produit intérieur brut (PIB) du pays, avec la majorité de ces investissements fondés sur des prêts internationaux. Cela représentait une énorme bulle spéculative reposant sur une pyramide de dettes non viables.
L’Islande est effectivement en faillite et incapable de rembourser ses dettes colossales. Les pertes subies par ses créditeurs étrangers sont estimées à plus de 40 milliards de dollars. Icesave, la banque en ligne de Landsbanki par exemple a attiré plus de 6,75 milliards de dollars d’investissements du Royaume Uni et 1,5 milliards des Pays-Bas. Ces deux pays exigent que ces sommes leur soient retournées, mais il s’agit d’une dette plus élevée que la totalité du PIB de l’Islande. Comme l’a fait remarquer Jon Danielsson, directeur d’études à la London School of Economics, « En comparaison, le montant total des réparations exigées de l’Allemagne à la fin de la Première guerre mondiale tournait autour de 85 pour cent de son PIB. » Lire la suite de cet article… »
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Par Gilbert Dubouch
Le terme « argent » est un terme moderne pour exprimer ce qui existe depuis l’aube de l’humanité à savoir, un moyen d’étalonner (une unité de mesure) les échanges, donc les communications, entre les hommes.
L’argent, un moyen

Il s’agit donc d’un médium utilisé pour se nourrir, pour échanger et pour créer ; il est, à ce titre, neutre, c’est-à-dire qu’il contient les 2 polarités fondamentales de la manifestation divine puisqu’il peut très bien être utilisé à bon ou à mauvais escient mais également à bon et à mauvais escient. Or, aujourd’hui comme hier, « l’argent » est l’objet de tous les phantasmes, de toutes les projections, de toutes les convoitises. Pourquoi un médium, dont l’existence n’a d’autre but que de fluidifier les relations humaines, a-t-il été chargé de (presque) tous les maux de l’humanité ? Pourquoi de neutre, « l’argent » est-il devenu sale, corrupteur, bénéfique, maléfique, objet de culpabilité voire de culpabilisation … ?
Une recherche de réponse pourrait nous mener à ce grand débat sur l’intérêt ou la plus-value recueillie sur des sommes possédées. La perception d’intérêt, de plus-values sur « l’argent » prêté ou placé serait la plus grande hérésie humaine car contraire au principe divin qui met à la disposition de tout humain Sa Création afin que celui-ci en jouisse comme bon lui semble mais en respectant l’harmonie collective. Il y a là deux erreurs d’appréciation : d’une part, parce que la Création divine n’est pas parfaite dans le sens achevée, elle est parfaite dans son fonctionnement, mais elle est en devenir comme IL l’est LUI-même. Tout est mouvement, évolution et chaque règne (minéral, végétal, animal, humain) a fourni une base d’évolution au règne suivant par « une plus-value » qui a permis l’évolution du minéral, au végétal, à l’animal et à l’humain. La plus-value est donc une création divine et l’humain essaie de la répliquer, maladroitement peut-être, à travers le principe de plus-value et d’intérêt sur le médium « argent » ; d’autre part, encore une fois, on cherche la source d’un mal-être hors de soi en fustigeant ceux qui s’enrichissent, et qui enrichissent les autres, au lieu de chercher en soi ce qui nous perturbe personnellement ( est-ce parce que nous ne sommes pas récipiendaires de ces plus-values ? ). Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, évolution, humanité, système
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Par André Gorz, Le Sauvage, septembre-octobre 1973.

Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villa sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux.
La chose est assez communément admise, s’agissant des villas sur la côte. Aucun démagogue n’a encore osé prétendre que démocratiser le droit aux vacances, c’était appliquer le principe : Une villa avec plage privée pour chaque famille française. Chacun comprend que si chacune des treize ou quatorze millions de familles devait disposer ne serait-ce que 10 m de côte, il faudrait 140.000 km de plages pour que tout le monde soit servi ! En attribuer à chacun sa portion, c’est découper les plages en bandes si petites — ou serrer les villas si près les unes contre les autres — que leur valeur d’usage en devient nulle et que disparaît leur avantage par rapport à un complexe hôtelier. Bref, la démocratisation de l’accès aux plages n’admet qu’une seule solution : la solution collectiviste. Et cette solution passe obligatoirement par la guerre au luxe que constituent les plages privées, privilèges qu’une petite minorité s’arroge aux dépens de tous. Lire la suite de cet article… »
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Par Alain Adriaens, chercheur-associé à Etopia, novembre 2008.
Avant-propos
« Nous n’avons rien vu venir, disent-ils, Monsieur le commissaire…». Mensonge ! Cette crise financière mondiale était très prévisible et d’ailleurs annoncée par des économistes qui ne sont pas aux ordres du système. Certains ont avancé l’image que, depuis la mi-2007, les responsables économiques retenaient leur souffle en voyant le vase de cristal osciller sur le bord la table. Par des déclarations lénifiantes, ils ont gagné du temps mais le vase a fini par tomber… Aujourd’hui encore le ton rassurant est de rigueur mais ceux qui avaient osé dire que le roi était nu nous annoncent que, contrairement à ce qu’affirment tous les trois jours les porte-parole officiels, il est douteux que « Le pire est derrière nous ».
Yann Moulier Boutang a brillamment recensé les écrits des économistes hétérodoxes qui ont produit les analyses prémonitoires (1) de la chute de l’empire du dollar. Repassons avec lui le scénario du film censuré « Chronique d’une crise annoncée ».
Le contexte
C’est en mars 2007 qu’il est devenu évident qu’une crise financière globale se préparait. On constatait en effet la multiplication des défauts de paiement des traites hypothécaires des ménages étatsuniens. Une montagne de prêts permettant l’accession à la propriété fut le moyen utilisé pour relancer la croissance aux USA après la crise sévère due à l’éclatement de la bulle Internet en 2001. A la différence des crises financières précédentes (Brésil, Mexique, Corée, Thaïlande, bulle Internet), restées limitées à un secteur ou à un pays, cette crise, dite des subprimes, a dégénéré en une situation qualifiée par Alan Greenspan, ex dirigeant de la FED (Réserve fédérale, Banque centrale américaine) de « crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale ».
L’ampleur des pertes des établissements financiers et des banques, d’abord évaluée à quelques millions de dollars, a atteint la centaine de millions de dollars en janvier 2007, puis plusieurs centaines de millions. En avril 2007, la Fed estimait que les pertes pour les banques pourraient s’élever de 100 à 150 milliards de $ pour un marché de 8.400 milliards de crédits. Fin octobre on portait le chiffre à 400 milliards de dollars. Fin 2007, Goldman Sachs estimait les pertes à 2.000 milliards de dollars. Le Fonds Monétaire International annonçait en avril 2008 que « le montant des pertes pourrait atteindre quelque 945 milliards de dollars ». Malgré les divers plans de sauvetage improvisés par le Etats en septembre et octobre 2008, on estime les pertes comptables à un minimum de 3.000 milliards de $. Si le G7 du printemps 2008 a exigé des banques un bilan des pertes réelles, c’est parce que les chiffres qu’elles communiquaient étaient largement sous-estimés. La décision d’évaluer le bilan des entreprises à la valeur actuelle du marché et non plus au coût historique d’acquisition favorisait la spéculation dans un marché haussier. Dans un marché baissier, cela fut une des causes majeures de l’effondrement des banques qui ont dû avouer leurs pertes et surtout les provisionner.
Les communicateurs au service du système bancaire émettaient des informations rassurantes, mentaient par omission, manipulaient les bilans et parfois même réalisaient des faux en écriture (affaires Enron, Parmalat…). En parallèle, mais non médiatisés, des économistes hétérodoxes produisaient des analyses présentant une toute autres vision du futur proche. Lire la suite de cet article… »
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Webcast de Lyndon LaRouche le 18 novembre 2008
http://www.dailymotion.com/video/x7gefg
Après les résultats de l’élection américaine et l’échec prévisible du G20, Lyndon LaRouche a donné une conférence internet internationale depuis Washington, pour discuter des mesures qui doivent être immédiatement adoptées pour éviter une désintégration totale du système économique mondial et son cortège d’horreurs.
Le discours introductif dure une heure, et le séance de questions-réponses commence à la 70ème minute.
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Gagner des centaines de milliards en prêtant à des pauvres incapables de rembourser? C’est fou. C’est moderne. C’est possible. La finance mondiale l’a fait. Suivez nous chez Walt Lehman et Morgan Disney, au pays des contes et légendes de la stabilité financière.

Bienvenue au pays merveilleux de la finance, chez Walt Lehman, Morgan Disney, dans les vertes vallées du crédit illimité où serpente fraîche et vivifiante la rivière liquidité. Bienvenue au pays ou l’on peut prêter l’argent que l’on n’a pas à des gens qui ne pourront pas rembourser et s’en mettre plein les fouilles. Bienvenue au pays ou les risques sortent couverts et n’ont jamais froid grâce aux nouveaux bas de laine en obligations synthétiques et à la couverture miraculeuse qui protège de la volatilité. Où les swaps-dou-ha swinguent avec les spreads.
Bienvenue sur la planète ou tout le monde à la dette solide, la dette de l’emploi, et personne la dette à claques. Bienvenue au pays des fonds, des fonds de fonds, des crédits default swap où il y a du spread à se faire sur les put et les call; où les Collateralized debt obligations (CDO) sont juteuses comme des tranches d’Asset-Backed securities regroupées. Bienvenue chez les Helocs, les Alt A, les subprime, les adjustable-rate mortgages et autres cadeaux pour les pauvres. Tu ne rembourses rien la première année, et après tu perds ta maison.
Bienvenue sur la grande roue des crédits à gogos, sur les montagnes russes des emprunts montés sur des hypothèques comme des drag Queens sur des talons hauts et maquillés tout pareil. Bienvenue dans la grande lessiveuse de la dispersion des risques où l’on fait bouillir le sous-jacent adossé à des tranches mezzanine equity et senior dans un special purpose vehicle qui tous les soirs passe ramasser les créances qui puent triées comme des déchets ménagers. Lire la suite de cet article… »
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Les responsables de la crise devaient être lourdement condamnés. Le capitalisme devait être refondé. Sarkozy et Brown annonçaient un « nouveau Bretton Woods », révolutionnaire. Mais le sommet aura finalement accouché d’une souris. Car on découvre aujourd’hui qu’il ne s’agissait que d’une rencontre amicale, sans ordre du jour, portant sur une crise dont les causes font débat, et qui se tient dans un pays maître sans gouvernement opérationnel.
Résultat du G20 – plan d’action – analyse et critiques

Du vague peu concret
Résultat ? Des recommandations au niveau mondial, floues et déjà évoquées à maintes reprises : relancer l’économie mondiale et stabiliser les marchés financiers de façon coordonnée, ouvrir la gouvernance économique mondiale aux pays émergents, encourager l’aide au développement, renforcer la transparence et la responsabilité, favoriser une régulation saine, et refuser le protectionnisme. Des principes plus que des « mesures »… ce que confirme le document, dans lequel les Vingt annoncent être « déterminés à prendre des mesures rapides pour mettre en œuvre ces principes« . A charge pour les ministres des finances de se débrouiller pour en faire sortir quelque chose de consistant.
Du concret un peu… vague
Au chapitre des « mesures concrètes » : des recommandations concernant les normes comptables mondiales, la surveillance des agences de notation, l’amélioration de la gestion du risque bancaire, la réforme des institutions financières internationales. Impressionnant sur le papier, sauf que le document ne présente aucune contrainte, et que ces recommandations restent le plus souvent au niveau des intentions. En clair, rendez-vous en avril 2009, pour voir ce que les ministres des finances nous auront concocté, et voir quelles notes ils se seront données, car une auto-évaluation du « plan d’action » est aussi prévue à cette date. Lire la suite de cet article… »
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« S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, [les chefs d’Etat] seraient inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. »
Alors que le G20 peine à établir les prémisses de ce que pourrait être de nouvelles règles du jeu de la finance internationale, voire du capitalisme, on ne peut que constater la différence de traitement entre la crise financière et la crise écologique et climatique. L’urgence de la première n’est pas contestable et on peut que souscrire aux souhaits de certains États de voir mettre en place un nouveau Bretton Woods. Il faut toutefois souligner qu’en s’attaquant au volet financier de la crise mondiale, les chefs d’État refusent en réalité de s’attaquer aux causes, la transformation du capitalisme, la croissance des inégalités et les bases artificielles de la croissance passée fondée sur la spéculation et l’économie financière, pour ne viser que les effets. S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, ils serait inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. Or, le volet énergétique et climatique de cette même crise présente le même caractère d’urgence, car, comme en matière financière, tous les voyants sont au rouge. Lire la suite de cet article… »
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Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a déclaré lundi qu’il ne comptait pas puiser davantage dans les 700 milliards de dollars mis à sa disposition par le Congrès pour sauver les banques d’ici à la prise de fonction du président Barack Obama, le 20 janvier.
« Je vais faire ce que nous devons faire pour maintenir un système fort, mais je ne vais pas chercher à engager de nouvelles choses à moins qu’elles ne soient nécessaires, à moins qu’elle n’aient un grand sens », a déclaré M. Paulson dans un entretien mis en ligne par le Wall Street Journal.
« Je veux préserver la puissance de feu et la flexibilité que nous avons maintenant » pour « ceux qui viennent après nous », a-t-il ajouté.
Sur les 700 milliards débloqués par le Congrès début octobre, M. Paulson a reçu l’autorisation de dépenser 350 milliards. Il devait normalement revenir devant le Congrès pour obtenir le déblocage de la seconde moitié des fonds.
Le Trésor a déjà alloué 290 milliards de dollars: 250 milliards destinés à renflouer des banques et 40 milliards sous forme de prêt à l’assureur AIG. Il lui reste donc théoriquement 60 milliards à dépenser sur la première tranche. Lire la suite de cet article… »
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