Archive pour la catégorie “Krach”

Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009)

Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l’été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s’est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie au double phénomène d’une cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni d’ici la fin de l’été 2009.

vague-scelerateAinsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l’équipe de LEAP/E2020 n’envisage pas du tout de reprise après l’été 2009 (ni d’ailleurs dans les douze mois à venir) (1). Bien au contraire, du fait de l’absence de traitement de fond des problèmes à l’origine de la crise, nous considérons que l’été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » (2) particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l’aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d’ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c’est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière (3) ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d’ici la fin de l’été 2009 (4).

Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d’opérateurs économiques et financiers tentés par l’euphorisation médiatique actuelle.

Dans ce numéro spécial « Eté 2009 » du GEAB, notre équipe présente bien entendu en détail ces trois vagues destructrices convergentes et leurs conséquences. Et notre équipe détaille en conclusion ses recommandations stratégiques (or, immobilier, bons, actions, devises) pour éviter d’être emporté par cet été meurtrier. Lire la suite de cet article… »

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par W Joseph Stroupe

« Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours sur les Etats-Unis – en dépit du rallye boursier en cours à Wall Street et des espoirs croissants que le pire est à présent derrière nous.

crise-du-dollarLa FED désirait que l’aversion hystérique des investisseurs mondiaux pour le risque n’existât pas, laquelle aversion atteignit son point culminant à l’automne 2008, lorsque les grandes banques de Wall Street s’effondrèrent en envoyant des secousses sismiques sur toute la planète. Après tout, la position des responsables de la FED est que cette crise a été essentiellement déclenchée par des investisseurs en proie à la panique, lesquels ont artificiellement entraîné la valeur des actifs financiers innovateurs de l’Amérique bien en dessous de leur valeur réelle, jetant injustement le discrédit sur des quantités massives de tels actifs, en les étiquetant de « toxiques » !

La FED a cru pouvoir insuffler une nouvelle vie à ces actifs et à l’économie américaine basée sur la bulle des actifs, en ouvrant à nouveau les vannes du crédit et en remplaçant la peur des investisseurs par la confiance – ce qui se traduit inévitablement par un plus gros appétit pour le risque. Un certain appétit pour le risque est à présent de retour. Mais le problème est que le dollar américain n’en tire pas bénéfice. A la place, ses blessures ne font que se rouvrir.

A partir du 2 juin dernier, le dollar a atteint son nouveau nadir de 2009 contre presque toutes les devises majeures, lâchant, rien que ce jour-là, un gros pour-cent contre l’euro, faisant complètement fi de la déclaration du Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, lors de sa visite en Chine, selon laquelle les Etats-Unis privilégient un dollar fort. Le 27 mai, la courbe du rendement des Bons du Trésor a grimpé vers un nouveau sommet, alors que la différence entre les bons à deux ans et ceux à dix ans a atteint 2,75%, frôlant même les 2,78% le 2 juin.

Les investisseurs mondiaux, aussi bien privés que publics (les banques centrales), expriment plus fort que jamais leurs craintes croissantes d’être exposés au dollar au-delà du court terme. Ils font également part de l’effondrement de leur confiance en cette devise, en tant que réserve sûre, au-delà du court-terme. Lire la suite de cet article… »

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Par Mike Whitney

Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ?

les-perils-de-la-titrisationCe n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces escroqueries ont fait la queue à l’extérieur du bâtiment de la Réserve Fédérale pour échanger leurs titres pourris contre des milliards de dollars de prêts financés par les contribuables. Pendant ce temps, l’effondrement du crédit a laissé le système financier en ruines et planté l’économie comme un piquet de tente. Les files de chômeurs s’allongent et les consommateurs réduisent leur budget sur tout, des soirées en ville aux déplacements jusqu’à l’épicerie. Et tout cela est dû à l’escroquerie financière pyramidale concoctée à Wall Street, qui s’est répandue à travers l’ensemble du système mondial comme une épidémie agressive de grippe. Ceci n’est pas une récession normale ; le système financier a explosé par le fait de banquiers avides qui se sont servis de « l’innovation financière » pour estropier le système et qui ont fait gonfler la plus grosse bulle spéculative de tous les temps. Et ils l’ont fait en toute légalité, utilisant un procédé peu connu qui s’appelle la titrisation.

La titrisation – qui est la conversion de fonds communs de prêts en titres vendus sur le second marché – fournit le moyen d’exercer un effet de levier massif sur les dettes. Les banques se servent d’opérations hors bilan pour créer des titres afin de pouvoir éviter les obligations normales de réserve et les opérations de contrôle dérangeantes. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la qualité des prêts n’entre pas en ligne de compte, puisque les banques gagnent leur argent sur la création des prêts et autres commissions. Ce qui importe est la quantité, la quantité et la quantité ; une ligne d’assemblage de dimension industrielle de prêts nauséabonds déversés sur des investisseurs sans méfiance pour faire grossir les résultats. Et, bon sang, comme il est facile pour Wall Street d’engranger à tour de bras ce papier pourri lorsqu’il n’y a personne pour surveiller et que la FED joue aux pompom girls dans les gradins ! Dans une analyse de l’économiste Gary Gorton, rédigée pour la conférence de 2009 de la Banque de la Réserve Fédérale d’Atlanta sur les marchés financiers et intitulée « Giflé par la Main Invisible ; le Secteur Bancaire et la Panique de 2007 » ["Slapped in the Face by the Invisible Hand; Banking and the Panic of 2007"], l’auteur montre que les titres liés aux crédits hypothécaires ont connu un véritable gonflement, passant de 492,6 milliards de dollars en 1996 à 3.071,1 milliards de dollars en 2006. En tout, plus de 20 trillions [1 trillion = 1.000 milliards] de dollars de dette titrisée ont été vendus entre 1997 et 2007. Quelle quantité de cette dette s’avèrera sans valeur au fur et à mesure que les saisies monteront en flèche et que les bilans des banques seront de plus en plus sous pression ? Lire la suite de cet article… »

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Crise systemique globaleCommuniqué public GEAB N°35 (15 mai 2009)

Le surréalisme financier qui aura présidé aux évolutions boursières et aux indicateurs financiers et commentaires politiques de ces deux derniers mois est le chant du cygne du cadre de référence dans lequel le monde vit depuis 1945.

De la même manière que, en Janvier 2007, dans le GEAB N°11, LEAP/E2020 avait décrit la charnière 2006/2007 comme caractérisée par un « brouillard statistique » typique de l’entrée en récession et conçue pour faire douter les passagers que le Titanic était bien en train de couler (1), notre équipe considère aujourd’hui que cette fin de Printemps 2009 marque la sortie définitive du référentiel utilisé depuis une soixantaine d’années par les acteurs économiques, financiers et politiques mondiaux pour effectuer leurs prises de décisions, et en particulier de sa version « simplifiée », utilisée massivement depuis la chute du bloc communiste en 1989 (le référentiel étant alors devenu purement américano-centré). Au-delà de tout aspect théorique, cela signifie concrètement que les indicateurs que chacun a l’habitude d’utiliser pour ses décisions d’investissement, de rentabilité, de localisation, de partenariat, etc… sont devenus obsolètes, et qu’il faut désormais chercher ailleurs les indices pertinents si l’on veut éviter de prendre des décisions désastreuses.

Ce phénomène d’obsolescence s’est accentué fortement depuis quelques mois sous la pression de deux tendances :

. d’une part, les tentatives désespérées de sauvetage du système financier mondial, et en particulier des systèmes américain et britannique, ont de facto « brisé les instruments de navigation » du fait des manipulations en tout genre effectuées par les établissements financiers eux-mêmes et par les Etats et banques centrales concernées. Parmi ces indicateurs affolés et affolants, les bourses sont le meilleur exemple. Nous y revenons d’ailleurs plus largement dans les recommandations de ce GEAB N°35. Et les deux graphiques ci-dessous illustrent magistralement comment ces efforts désespérés n’ont pas empêché un bouleversement majeur du classement des grandes banques mondiales (c’est essentiellement depuis 2007 que s’est enclenchée la fin de la domination historique américano-britannique de ce classement)

. d’autre part, les quantités astronomiques de liquidités injectées en une année dans le système financier mondial, et en particulier dans le système financier américain, ont conduit l’ensemble des acteurs financiers et politiques à une perte totale de contact avec la réalité. De fait, à ce stade, ils semblent tous atteints du syndrome de l’ivresse des profondeurs – qui déclenche chez ceux qu’il affecte une impossibilité à se repérer dans les profondeurs marines et les conduit à s’enfoncer toujours plus profondément en croyant en fait remonter vers la surface. L’ivresse des profondeurs financières a visiblement les mêmes effets que son homologue aquatique.

Capteurs détruits ou pervertis, perte du sens de l’orientation des dirigeants financiers et politiques, voilà les deux facteurs-clés qui accélèrent la sortie du système international hors du référentiel de ces dernières décennies. Lire la suite de cet article… »

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Par Gilles Bonafi

KRACH : LE PIRE EST DEVANT NOUS !

arton8424-98465Nouriel Roubini un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d’aujourd’hui annonce que le pire est devant nous ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait il ne s’agit ni d’une récession, ni d’un krach, mais d’une crise systémique. De quel système s’agit-il ?

Le fonctionnement de notre économie possède en effet deux tares majeures : la croissance perpétuelle et la création de la monnaie à partir de dettes.

I) La croissance perpétuelle

Kenneth Boulding, économiste affirme :

«Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut continuer à l’infini dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.»

Il est en effet impossible de continuer à produire des biens de façon croissante sans détruire la planète. Ainsi, certains écologistes devraient méditer sur le fait que c’est la façon dont fonctionne ce système économique qui est responsable de la destruction de notre environnement.

D’ailleurs Albert A. Bartlett, physicien en conclut :

«La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.»

II) La création de la monnaie à partir de dettes

Les habitants de la planète sont persuadés que l’on crée de la monnaie à partir des dépôts et des placements. C’est faux ! Il existe une vérité qui doit être révélée : l’argent est créé à partir de la dette.

Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada de 1934 à 1954 a dit :

«Chaque fois qu’une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l’argent tout neuf.»

Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques (1988) affirme :

«Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.

John Kenneth Galbraith, économiste :

Le procédé par lequel les banques créent de l’argent est tellement simple que l’esprit en est dégoûté.

Donc, sans dette, pas d’argent, et sans argent, pas de dette. La crise des subprimes a d’ailleurs posé un problème fondamental puisque les crédits n’étaient pas honorés.

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- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -

La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois

GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme
En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d’après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d’actifs libellés en Dollars US (1) ? D’après les dirigeants américains et leur cortège d’experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US (2).
Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s’évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais (3) à se débarrasser au plus vite de cette montagne d’actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois (4) est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s’évader du « piège Dollar » d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d’un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d’une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l’analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.

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Lettre ouverte aux dirigeants du G20

(publiée en anglais dans l’édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)

G20

Mesdames, Messieurs,

Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.

En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la 2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB), que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.

Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la 32ème édition de son bulletin, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.

Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?

Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.

Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.

Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.

LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020 Lire la suite de cet article… »

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Communiqué public GEAB N°33 (15 mars 2009)

Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City.

Attention manipulationPour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire international qui permette un nouveau jeu global intégrant équitablement tous les principaux acteurs mondiaux et réduire la crise à une durée de trois à cinq ans ; ou bien tenter de faire durer le système actuel et plonger le monde dès la fin 2009 dans une crise tragique de plus d’une décennie.

Dans ce GEAB N°33, nous décrivons ainsi les deux grandes lignes d’avenir qui resteront ouvertes jusqu’à l’été 2009. Au-delà de cette période, notre équipe considère en effet que l’option « crise courte » sera obsolète et que le monde s’engagera sur le chemin de la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise (1), et de la crise profonde de plus d’une décennie.

D’ailleurs, face à l’urgence, LEAP/E2020 publiera le 24 Mars prochain à l’échelle mondiale une lettre ouverte aux dirigeants du G20, modeste contribution de notre équipe pour tenter d’éviter une crise longue et tragique.

La situation s’avère d’autant plus inquiétante que des tensions croissantes se font jour à la veille du sommet du 2 Avril, qui voient émerger les menaces à peine voilées de certains dirigeants et des opérations de manipulation des opinions publiques par d’autres leaders du G20.

Nous revenons plus en détail sur ces éléments dans le GEAB N°33 dans lequel par ailleurs l’équipe de LEAP/E2020 a décidé de se livrer à un exercice utile pour tous ceux (y compris aux Etats-Unis d’où proviennent plus de 20% des lecteurs de LEAP/E2020) qu’exaspèrent l’illusion entretenue par les principaux médias occidentaux sur l’état du pilier américain de notre système actuel : anticiper l’état socio-économique des Etats-Unis d’ici un an, au Printemps 2010. Les tendances lourdes nous paraissent en effet être déjà suffisamment affirmées pour qu’une telle anticipation ait du sens. Un exercice du même ordre sera bien entendu effectué pour l’Union européenne, la Russie et la Chine dans les prochains numéros de GEAB.

Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009

Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009

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6 heures d’entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d’économie 2001.

5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité.

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CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)

http://nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-1.flv

Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?
Les subventions
Le commerce et les taxes douanières
Le déficit démocratique
La sécurité sociale
Le développement de l’économie de marché
Environnement et Mondialisation
La Mondialisation et les pays en développement
Pétrole, Bolivie et Venezuela
Les sociétés pétrolières en Alaska
La corruption et la malédiction des ressources naturelles
La mondialisation économique et l’emploi
Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)


CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16) Lire la suite de cet article… »

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Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos
(le 28 janvier 2009)

Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,
Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.
Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.
Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise écono­mique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.

Il y a longtemps que la crise était dans l’air

Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.
Le terme « perfect storm » désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.
Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.
Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.

Le système financier actuel a échoué Lire la suite de cet article… »

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Communiqué public GEAB N°32 (15  février 2009)

Dislocation geopolitique mondialeDepuis Février 2006, LEAP/E2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 grandes phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d’accélération, d’impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les évènements jusqu’à aujourd’hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l’incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise, caractérisée notamment par leur acharnement depuis plus d’un an à en traiter les conséquences au lieu de s’attaquer radicalement à ses causes, va faire entrer la crise systémique globale dans une cinquième phase à partir du 4° trimestre 2009 : la phase dite de dislocation géopolitique mondiale.


Selon LEAP/E2020, cette nouvelle phase de la crise sera ainsi façonnée par deux phénomènes majeurs organisant les évènements en deux séquences parallèles, à savoir :

  • Deux phénomènes majeurs :
    • La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète
    • La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux
  • Deux séquences parallèles :
    • La décomposition rapide de l’ensemble du système international actuel
    • La dislocation stratégique de grands acteurs globaux.

Nous avions espéré que la phase de décantation permettrait aux dirigeants du monde entier de tirer les conséquences de l’effondrement du système qui organise la planète depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Hélas, à ce stade, il n’est plus vraiment permis d’être optimiste en la matière (1). Aux Etats-Unis comme en Europe, en Chine ou au Japon, les dirigeants persistent à faire comme si le système global en question était seulement victime d’une panne passagère et qu’il suffisait d’y ajouter quantité de carburants (liquidités) et autres ingrédients (baisse de taux, achats d’actifs toxiques, plans de relance des industries en quasi-faillite,…) pour faire repartir la machine. Or, et c’est bien le sens du terme de « crise systémique globale » créé par LEAP/E2020 dès Février 2006, le système global est désormais hors d’usage. Il faut en reconstruire un nouveau au lieu de s’acharner à sauver ce qui ne peut plus l’être. Lire la suite de cet article… »

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Communiqué public GEAB N°31 (15 janvier 2009)

Lingots d'or dans une banqueEn 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d’un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d’ « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux annonces étaient en complet décalage avec les analyses dominantes du moment ; la suite a montré qu’elles étaient pourtant parfaitement justifiées. En fonction de la même logique d’anticipation, LEAP/E2020 estime aujourd’hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de « décantation »), à savoir la séquence d’insolvabilité globale.

Les graves conséquences de cette insolvabilité globale sont anticipées dans ce GEAB N°31, dont ce communiqué présente un extrait qui permet de bien poser l’enjeu que représente cette nouvelle séquence de la crise. Par ailleurs le GEAB N°31 présente les 29 « hausses et baisses » de l’année 2009 selon l’équipe de LEAP/E2020 : quinze tendances en hausse et quatorze en baisse qui constituent autant d’outils d’aide à la décision et à l’analyse pour ceux que l’année à venir inquiète ou intrigue.

Contrairement à ce que les dirigeants politiques mondiaux, à l’image de leurs banquiers centraux, semblent penser, le problème de liquidité qu’ils essayent de résoudre par des baisses historiques de taux d’intérêts et une création monétaire illimitée, n’est pas une cause mais une conséquence de la crise actuelle. C’est bel et bien un problème de solvabilité qui crée les « trous noirs » dans lesquels disparaissent les liquidités, qu’ils s’appellent bilans des banques (1), endettements des ménages (2), faillites d’entreprises ou déficits publics. Avec une estimation conservatrice des « actifs fantômes » mondiaux portée désormais à plus de 30.000 milliards USD (3), notre équipe considère que le monde fait désormais face à une insolvabilité généralisée frappant évidemment en premier lieu les pays et les organisations (publiques ou privées) surendettés et/ou très dépendants des services financiers. Lire la suite de cet article… »

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http://nous-les-dieux.org/VIDEOS/ArgentDette1.flv

L’Argent Dette de Paul Grignon (52:15)

« Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. »
Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941 – réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque

« Certains des plus grands hommes des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose. Ils savent qu’il existe quelque part une puissance si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive… qu’ils font bien, lorsqu’ils en parlent, de parler doucement. »
Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis

« Chaque fois qu’une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l’argent tout neuf. »
Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54

« Le procédé par lequel les banques créent de l’argent est tellement simple que l’esprit en est dégoûté. »
John Kenneth Galbraith, économiste

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font ses lois. »
Meyer Anselm Rothschild, banquier

La Dette… Lire la suite de cet article… »

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« Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930 »

Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008)

DéconstructionLEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir:

1.) la prise de conscience de la longue durée de la crise

2.) l’explosion du chômage dans le monde entier

3.) le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation

Ce point d’inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu’elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d’autres (voir GEAB N°28), qu’elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde « développé » et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l’économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n’ont plus qu’un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.

Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l’occasion d’une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d’analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c’est un résultat dont nous sommes fiers. Lire la suite de cet article… »

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Par CyberMoine3000, le jeudi 11 décembre 2008.

Changement de paradigme

Je discutais avec des personnes sur un forum à propos des « attentats » du 11 septembre 2001 et j’ai vu à quel point ils étaient fermés à toute discussion. Cela va au-delà de la simple mauvaise foi, c’était de la peur, une peur-panique.

J’ai compris que pour ces gens il était hors de question de changer de manière de voir les choses. Ils ont peur du changement, pas des petits changements mais du. Je peux les comprendre d’une certaine manière car je sais comment il est déjà difficile de changer de cadre de vie, alors changer de manière de penser c’est autrement plus compliqué. L’esprit n’aime pas aller se promener dans certains abysses car il a peur de ne plus pouvoir en sortir. Pourtant beaucoup d’entre nous sont conscients que pour que les choses s’améliorent dans le monde il faut un changement de paradigme c’est inévitable !

Le paradigme

« Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). C’est en quelque sorte un rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec un autre paradigme. » (Selon Wikipédia), une définition qui me convient tout à fait.

Ces gens sont dans un système de pensée précis et ils ne veulent pas qu’ils soient bousculés. Avoir une représentation (souvent) simpliste du monde les empêche d’assumer la responsabilité qui est celle d’un citoyen.

Certains sont bien contents de dire que leurs ancêtres sont morts pour la liberté. Mais ils n’ont même pas conscience qu’ils trahissent ce combat en ne protégeant pas cette liberté ! Cela est compréhensible puisque se croyant libres ils ne font plus attention aux chaînes qu’insidieusement on leur met. Ils sont convaincus que les élections sont démocratiques et que les personnes qu’ils élisent sont des démocrates attachés aux libertés individuelles et à la justice. Lire la suite de cet article… »

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Par Philippe Grasset, lundi 8 décembre 2008.

Nous revenons ici sur une déclaration récente (3 décembre) du Prix Nobel de la paix 2006, l’économiste bangladeshi Muhammad Yunus qui s’est transformé en activiste de l’aide aux pauvres, en très grand nombre, dans son pays. On comprendra que c’est pour cette deuxième fonction qu’il a reçu le Prix. Muhammad Yunus est sans aucun doute un homme plein de sagesse. Ainsi, dans ses déclarations qui ont plus à voir avec cette sagesse qu’avec l’économie, il expédie prestement la crise financière dans le rayon des commodités accessoires et de distraction. Le fait est, à notre sens, que l’idée qu’il développe n’est pas fausse; par contre, son appréciation de l’ampleur et des conditions de cette distraction nous semble partielle, voire erronée, et nous souffrons de l’absence d’une appréciation de la cause de cette distraction.

La remarque de Muhammad Yunus est simple: la crise financière n’est qu’une partie d’une crise beaucoup plus grave et beaucoup plus vaste (nous nous reconnaissons dans ce constat). Elle a servi en l’occurrence à camoufler le reste, ou bien son effet (volontaire ou involontaire, on le verra) a permis de camoufler le reste. (Nous dirions que la puissance et l’aspect incontestablement spectaculaire de cette crise, notamment grâce aux moyens de communication, ont effectivement eu ce résultat, de toutes les façons temporaire.)

Le site RAW Story, reprenant AFP, présente des extraits des déclarations de Muhammad Yunus, ce 3 décembre. Ces remarques permettent d’offrir une suggestion d’appréciation acceptable de notre habileté diabolique à faire d’un événement catastrophique, non pas la source d’une réflexion sur le reste, mais un outil de dissimulation du reste. Lire la suite de cet article… »

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Par Chris Marsden le 2 décembre 2008

L’Islande est confrontée à une catastrophe économique et sociale. Sa population de 300.000 personnes subit, plus qu’aucun autre pays avancé et de façon plus immédiate, l’impact de la crise financière mondiale.

C’est la raison pour laquelle ce qui est en train de se passer en Islande est un aperçu des évolutions qui vont inévitablement se produire dans des pays bien plus grands et sur la scène internationale.

Le système bancaire de l’Islande s’est effondré, plongeant l’économie toute entière dans un déclin qui va s’accélérant. En l’espace de sept jours au mois d’octobre, les trois principales banques du pays sont devenues insolvables et le gouvernement a été forcé d’intervenir pour les reprendre. Le gouvernement travailliste de Gordon Brown en Grande-Bretagne a eu recours aux lois anti-terroristes pour essayer de faire revenir de force les centaines de millions investis en Islande par des particuliers, des fonds de retraites d’entreprises, des municipalités, des associations caritatives et des forces de police. La plupart de ces investissements ne seront pas récupérés.

L’échelle colossale des pertes provient de ce que l’Islande a cherché à devenir un centre d’investissements spéculatifs internationaux, et ce en indexant les taux d’intérêt des banques à l’inflation qui dépassait les 15 pour cent. Les banques islandaises proposaient des taux d’intérêt souvent supérieurs de 50 pour cent aux taux disponibles ailleurs.

A leur apogée, les banques islandaises détenaient des avoirs étrangers équivalant à dix fois le produit intérieur brut (PIB) du pays, avec la majorité de ces investissements fondés sur des prêts internationaux. Cela représentait une énorme bulle spéculative reposant sur une pyramide de dettes non viables.

L’Islande est effectivement en faillite et incapable de rembourser ses dettes colossales. Les pertes subies par ses créditeurs étrangers sont estimées à plus de 40 milliards de dollars. Icesave, la banque en ligne de Landsbanki par exemple a attiré plus de 6,75 milliards de dollars d’investissements du Royaume Uni et 1,5 milliards des Pays-Bas. Ces deux pays exigent que ces sommes leur soient retournées, mais il s’agit d’une dette plus élevée que la totalité du PIB de l’Islande. Comme l’a fait remarquer Jon Danielsson, directeur d’études à la London School of Economics, « En comparaison, le montant total des réparations exigées de l’Allemagne à la fin de la Première guerre mondiale tournait autour de 85 pour cent de son PIB. » Lire la suite de cet article… »

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PRÉVISIBILITÉ DE LA CRISE FINANCIÈRE MONDIALE :

MENSONGES, CRIMES…

… ET CHÂTIMENT ?

Par Alain Adriaens, chercheur-associé à Etopia, novembre 2008.

Avant-propos

« Nous n’avons rien vu venir, disent-ils, Monsieur le commissaire…». Mensonge ! Cette crise financière mondiale était très prévisible et d’ailleurs annoncée par des économistes qui ne sont pas aux ordres du système. Certains ont avancé l’image que, depuis la mi-2007, les responsables économiques retenaient leur souffle en voyant le vase de cristal osciller sur le bord la table. Par des déclarations lénifiantes, ils ont gagné du temps mais le vase a fini par tomber… Aujourd’hui encore le ton rassurant est de rigueur mais ceux qui avaient osé dire que le roi était nu nous annoncent que, contrairement à ce qu’affirment tous les trois jours les porte-parole officiels, il est douteux que « Le pire est derrière nous ».

Yann Moulier Boutang a brillamment recensé les écrits des économistes hétérodoxes qui ont produit les analyses prémonitoires (1) de la chute de l’empire du dollar. Repassons avec lui le scénario du film censuré « Chronique d’une crise annoncée ».

Le contexte

C’est en mars 2007 qu’il est devenu évident qu’une crise financière globale se préparait. On constatait en effet la multiplication des défauts de paiement des traites hypothécaires des ménages étatsuniens. Une montagne de prêts permettant l’accession à la propriété fut le moyen utilisé pour relancer la croissance aux USA après la crise sévère due à l’éclatement de la bulle Internet en 2001. A la différence des crises financières précédentes (Brésil, Mexique, Corée, Thaïlande, bulle Internet), restées limitées à un secteur ou à un pays, cette crise, dite des subprimes, a dégénéré en une situation qualifiée par Alan Greenspan, ex dirigeant de la FED (Réserve fédérale, Banque centrale américaine) de « crise la plus grave depuis la seconde guerre mondiale ».

L’ampleur des pertes des établissements financiers et des banques, d’abord évaluée à quelques millions de dollars, a atteint la centaine de millions de dollars en janvier 2007, puis plusieurs centaines de millions. En avril 2007, la Fed estimait que les pertes pour les banques pourraient s’élever de 100 à 150 milliards de $ pour un marché de 8.400 milliards de crédits. Fin octobre on portait le chiffre à 400 milliards de dollars. Fin 2007, Goldman Sachs estimait les pertes à 2.000 milliards de dollars. Le Fonds Monétaire International annonçait en avril 2008 que « le montant des pertes pourrait atteindre quelque 945 milliards de dollars ». Malgré les divers plans de sauvetage improvisés par le Etats en septembre et octobre 2008, on estime les pertes comptables à un minimum de 3.000 milliards de $. Si le G7 du printemps 2008 a exigé des banques un bilan des pertes réelles, c’est parce que les chiffres qu’elles communiquaient étaient largement sous-estimés. La décision d’évaluer le bilan des entreprises à la valeur actuelle du marché et non plus au coût historique d’acquisition favorisait la spéculation dans un marché haussier. Dans un marché baissier, cela fut une des causes majeures de l’effondrement des banques qui ont dû avouer leurs pertes et surtout les provisionner.

Les communicateurs au service du système bancaire émettaient des informations rassurantes, mentaient par omission, manipulaient les bilans et parfois même réalisaient des faux en écriture (affaires Enron, Parmalat…). En parallèle, mais non médiatisés, des économistes hétérodoxes produisaient des analyses présentant une toute autres vision du futur proche. Lire la suite de cet article… »

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Webcast de Lyndon LaRouche le 18 novembre 2008

http://www.dailymotion.com/video/x7gefg

Après les résultats de l’élection américaine et l’échec prévisible du G20, Lyndon LaRouche a donné une conférence internet internationale depuis Washington, pour discuter des mesures qui doivent être immédiatement adoptées pour éviter une désintégration totale du système économique mondial et son cortège d’horreurs.

Le discours introductif dure une heure, et le séance de questions-réponses commence à la 70ème minute.

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USA: Paulson ne veut plus toucher à son enveloppe dici à larrivée dObama

Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a déclaré lundi qu’il ne comptait pas puiser davantage dans les 700 milliards de dollars mis à sa disposition par le Congrès pour sauver les banques d’ici à la prise de fonction du président Barack Obama, le 20 janvier.

« Je vais faire ce que nous devons faire pour maintenir un système fort, mais je ne vais pas chercher à engager de nouvelles choses à moins qu’elles ne soient nécessaires, à moins qu’elle n’aient un grand sens », a déclaré M. Paulson dans un entretien mis en ligne par le Wall Street Journal.

« Je veux préserver la puissance de feu et la flexibilité que nous avons maintenant » pour « ceux qui viennent après nous », a-t-il ajouté.

Sur les 700 milliards débloqués par le Congrès début octobre, M. Paulson a reçu l’autorisation de dépenser 350 milliards. Il devait normalement revenir devant le Congrès pour obtenir le déblocage de la seconde moitié des fonds.

Le Trésor a déjà alloué 290 milliards de dollars: 250 milliards destinés à renflouer des banques et 40 milliards sous forme de prêt à l’assureur AIG. Il lui reste donc théoriquement 60 milliards à dépenser sur la première tranche. Lire la suite de cet article… »

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