Archive pour la catégorie “Idée”
« Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force (…) et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’Etat détermine l’apparition des classes »,
Pierre Clastres, « La société contre l’Etat ».
L’histoire des mouvements sociaux montre la vérité du fonctionnement de la démocratie revue et corrigée à la mode représentative, cette représentation pas exactement faite pour être représentative de l’intérêt général, surtout depuis quelques décennies. Sans doute, les pressions de l’industrie et de la finance sur les élus et les fonctionnaires existent-elles depuis longtemps, mais elles ont pris un tour beaucoup plus professionnel depuis l’essor des « gestionnaires » (la technocratie) il y a cinquante à soixante ans. L’oligarchie étasunienne a amorcé le mouvement avec la création des institutions internationales de la guerre économique globalisée. Les dominants français ont suivi de près. A la fin des années cinquante, la création du « Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » dirigé par les technocrates Jacques Rueff et Louis Armand mobilisés pour assister les grands patrons de la spéculation en est une première démonstration. Au moins depuis la création de cette officine, qui a lancé la plus importante croissance des destructions écologiques, sociales et culturelles depuis l’essor industriel du XIXème siècle, jusqu’aux mobilisations actuelles de gauche comme de droite pour la « libération de la croissance », il y a continuité de l’aveuglement et des hommes. Entre-temps, le sabotage des mouvements sociaux et le détournement de leur image vidée de sens, la montée en puissance du lobby du nucléaire et l’avortement provoqué des énergies renouvelables en plein essor, la formation du lobby de l’amiante, son omniprésence et le contrôle des médias, l’influence de la Fondation Saint Simon, la libéralisation de la circulation des capitaux et autres dérégulations favorables à la finance, l’invasion de la publicité/propagande et le durcissement du contrôle des hommes au travail avec l’avènement de la « gestion des ressources humaines », etc. portent la marque du nouveau technocratisme et de sa rationalisation de l’exploitation. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : avenir, domination, évolution
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par samedi
Le billet de Paul Jorion intitulé La mort de Détroit, abordait une de ces menaces énormes que la crise financière contemporaine fait peser sur l’économie. Une économie bien réelle : « c’est tout un secteur industriel – et non des moindres – qui s’effondre : toute l’automobile américaine qui ne survivra probablement pas à l’année 2008. […] La faillite des trois grandes firmes de Détroit représenterait la perte de 1,1 million d’emplois parmi les employés et 1,4 million dans les secteurs liés ».
En réponse à cette esquisse d’« épreuve de réalité », Thomas, qui ne perd pas le Nord dans une tempête qui souffle peut-être encore quelques vallées plus loin, lance ces questions tranchantes :
Et que pensez vous de produire pendant vingt ans de plus des véhicules de trois tonnes et de 6 litres de cylindrée afin que le banlieusard américain continue à brûler sans compter des hydrocarbures pour aller acheter des chinoiseries au Wal-Mart ? Pensez vous que cette folie puisse cesser en douceur ?
Francis le canadien, sur un autre front du débat , a le bon goût de rappeler que la faillite annoncée d’un pan immense de l’industrie nord-américaine – ou occidentale, plus largement, à en croire les symptômes financiers similaires perceptibles en Europe – ne tient pas qu’à un effondrement passager de la finance. Quand bien même la « perfusion » serait appliquée – prolongée, pourrait-on dire – qu’espère-t-on reconstruire ? Etant donné le vide sectoriel béant qui a été engendré à force de délocalisations, que va-t-on bien pouvoir encore produire au Canada, aux USA, en Europe ? Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : avenir, évolution, humanité, paradigme
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C’est à notre génération de changer le monde…
pour toujours.
Après avoir collaboré sur les courts-métrages « Global Warning » et « Water Planet », Nadia Conners, Leila Conners Petersen et Leonardo DiCaprio décidèrent d’explorer une histoire plus vaste : celle de l’homme dans sa relation à la Terre.
Mettant à contribution plus de 70 savants, architectes, historiens et penseurs, les trois cinéastes filmèrent plus de 150 heures d’entretiens couvrant l’histoire de l’humanité, l’état des océans, de la terre et de l’air, les problèmes sociaux, créatifs et politiques auxquels nous sommes exposés, et les changements qu’ils appellent.
« Nous avons fait appel à des experts indépendants qui sont en première oigne face à ce qui est sans doute LE grand challenge de notre temps : l’effondrement des écosystèmes planétaires et la recherche de solutions pour un avenir durable », explique Leonardo DiCaprio.
« De notre côté, nous souhaitions comprendre pourquoi l’homme va droit dans le mur, et comment il peut changer de cap », indique la coscénariste, coréalisatrice/productrice Leila Conners Petersen.
Et sa sœur et collaboratrice Nadia Conners d’ajouter : « Un de mes grands bonheurs aura été de rencontrer sur ce film des gens qui m’avaient inspiré et ouvert l’esprit par leur œuvre et leurs écrits. Pouvoir dialoguer avec eux a été un honneur et une expérience hautement éclairante. »
http://nous-les-dieux.org/VIDEOS/La11emeHeure.flv
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Mots-clefs : avenir, évolution, Gaïa, humanité, terre
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Par Gilbert Dubouch
Le terme « argent » est un terme moderne pour exprimer ce qui existe depuis l’aube de l’humanité à savoir, un moyen d’étalonner (une unité de mesure) les échanges, donc les communications, entre les hommes.
L’argent, un moyen

Il s’agit donc d’un médium utilisé pour se nourrir, pour échanger et pour créer ; il est, à ce titre, neutre, c’est-à-dire qu’il contient les 2 polarités fondamentales de la manifestation divine puisqu’il peut très bien être utilisé à bon ou à mauvais escient mais également à bon et à mauvais escient. Or, aujourd’hui comme hier, « l’argent » est l’objet de tous les phantasmes, de toutes les projections, de toutes les convoitises. Pourquoi un médium, dont l’existence n’a d’autre but que de fluidifier les relations humaines, a-t-il été chargé de (presque) tous les maux de l’humanité ? Pourquoi de neutre, « l’argent » est-il devenu sale, corrupteur, bénéfique, maléfique, objet de culpabilité voire de culpabilisation … ?
Une recherche de réponse pourrait nous mener à ce grand débat sur l’intérêt ou la plus-value recueillie sur des sommes possédées. La perception d’intérêt, de plus-values sur « l’argent » prêté ou placé serait la plus grande hérésie humaine car contraire au principe divin qui met à la disposition de tout humain Sa Création afin que celui-ci en jouisse comme bon lui semble mais en respectant l’harmonie collective. Il y a là deux erreurs d’appréciation : d’une part, parce que la Création divine n’est pas parfaite dans le sens achevée, elle est parfaite dans son fonctionnement, mais elle est en devenir comme IL l’est LUI-même. Tout est mouvement, évolution et chaque règne (minéral, végétal, animal, humain) a fourni une base d’évolution au règne suivant par « une plus-value » qui a permis l’évolution du minéral, au végétal, à l’animal et à l’humain. La plus-value est donc une création divine et l’humain essaie de la répliquer, maladroitement peut-être, à travers le principe de plus-value et d’intérêt sur le médium « argent » ; d’autre part, encore une fois, on cherche la source d’un mal-être hors de soi en fustigeant ceux qui s’enrichissent, et qui enrichissent les autres, au lieu de chercher en soi ce qui nous perturbe personnellement ( est-ce parce que nous ne sommes pas récipiendaires de ces plus-values ? ). Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, évolution, humanité, système
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Par André Gorz, Le Sauvage, septembre-octobre 1973.

Le vice profond des bagnoles, c’est qu’elles sont comme les châteaux ou les villa sur la Côte : des biens de luxe inventés pour le plaisir exclusif d’une minorité de très riches et que rien, dans leur conception et leur nature, ne destinait au peuple. A la différence de l’aspirateur, de l’appareil de T.S.F. ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d’usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme la villa sur la côte, n’a d’intérêt et d’avantages que dans la mesure où la masse n’en dispose pas. C’est que, par sa conception comme par sa destination originelle, la bagnole est un bien de luxe. Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux.
La chose est assez communément admise, s’agissant des villas sur la côte. Aucun démagogue n’a encore osé prétendre que démocratiser le droit aux vacances, c’était appliquer le principe : Une villa avec plage privée pour chaque famille française. Chacun comprend que si chacune des treize ou quatorze millions de familles devait disposer ne serait-ce que 10 m de côte, il faudrait 140.000 km de plages pour que tout le monde soit servi ! En attribuer à chacun sa portion, c’est découper les plages en bandes si petites — ou serrer les villas si près les unes contre les autres — que leur valeur d’usage en devient nulle et que disparaît leur avantage par rapport à un complexe hôtelier. Bref, la démocratisation de l’accès aux plages n’admet qu’une seule solution : la solution collectiviste. Et cette solution passe obligatoirement par la guerre au luxe que constituent les plages privées, privilèges qu’une petite minorité s’arroge aux dépens de tous. Lire la suite de cet article… »
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Webcast de Lyndon LaRouche le 18 novembre 2008
http://www.dailymotion.com/video/x7gefg
Après les résultats de l’élection américaine et l’échec prévisible du G20, Lyndon LaRouche a donné une conférence internet internationale depuis Washington, pour discuter des mesures qui doivent être immédiatement adoptées pour éviter une désintégration totale du système économique mondial et son cortège d’horreurs.
Le discours introductif dure une heure, et le séance de questions-réponses commence à la 70ème minute.
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« S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, [les chefs d’Etat] seraient inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. »
Alors que le G20 peine à établir les prémisses de ce que pourrait être de nouvelles règles du jeu de la finance internationale, voire du capitalisme, on ne peut que constater la différence de traitement entre la crise financière et la crise écologique et climatique. L’urgence de la première n’est pas contestable et on peut que souscrire aux souhaits de certains États de voir mettre en place un nouveau Bretton Woods. Il faut toutefois souligner qu’en s’attaquant au volet financier de la crise mondiale, les chefs d’État refusent en réalité de s’attaquer aux causes, la transformation du capitalisme, la croissance des inégalités et les bases artificielles de la croissance passée fondée sur la spéculation et l’économie financière, pour ne viser que les effets. S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, ils serait inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. Or, le volet énergétique et climatique de cette même crise présente le même caractère d’urgence, car, comme en matière financière, tous les voyants sont au rouge. Lire la suite de cet article… »
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