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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; Idée</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>La gestion de services locaux sans argent</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 16:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AnciensUtilisateurs</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Certains d&#8217;entre vous connaissent peut-être l&#8217;existence d&#8217;alternatives économiques, telles qu&#8217;on peut en trouver par exemple sur Ékopedia. Bien souvent, il s&#8217;agit de variantes du Monopoly : au lieu d&#8217;utiliser des billets de banques, on utilise des papiers de débit/crédit en utilisant un nouveau nom d&#8217;unité (l&#8217;euro devient le &#171;&#160;champignon&#160;&#187;, le &#171;&#160;blé&#160;&#187;, la &#171;&#160;fleur&#160;&#187;, etc&#8230;); en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5323" title="Partage sans argent" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/echange-sans-argent.jpg" alt="echange-sans-argent" width="345" height="299" />Certains d&#8217;entre vous connaissent peut-être l&#8217;existence d&#8217;alternatives économiques, telles qu&#8217;on peut en trouver par exemple sur <strong><a href="http://fr.ekopedia.org/%C3%89conomie_alternative">Ékopedia</a></strong>. Bien souvent, il s&#8217;agit de variantes du Monopoly : au lieu d&#8217;utiliser des billets de banques, on utilise des papiers de débit/crédit en utilisant un nouveau nom d&#8217;unité (l&#8217;euro devient le &laquo;&nbsp;champignon&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;blé&nbsp;&raquo;, la &laquo;&nbsp;fleur&nbsp;&raquo;, etc&#8230;); en fonction des localités. Ainsi, des dizaines de milliers de personnes pratiquent ces alternatives dans plusieurs pays, mais celles-ci sont plutôt considérées comme des compléments, des bouées de secours. En effet, rares sont les personnes qui délaissent entièrement le système bancaire pour un autre système, excepté quand elles n&#8217;ont plus le choix.</p>
<p style="text-align: justify;">Le principe de partage du temps, dédié à la gestion des services locaux, est également un principe considérable comme une bouée de secours. Cependant, il offre également un nouvel avantage : celui de simplifier cette gestion locale, en n&#8217;imposant plus aux habitants d&#8217;utiliser une quelconque monnaie à inventer. Il n&#8217;y a donc plus de comptabilité locale à tenir à jour, avec des chiffres, des &#8211; et des +; accompagnée parfois de rappels stériles de rétablissement &laquo;&nbsp;nécessaire&nbsp;&raquo; d&#8217;un compte en positif (dans cette logique, si quelqu&#8217;un reçoit un service, il faudrait en contrepartie en rendre un également). Ce principe a été conçu en prenant en compte les erreurs de fonctionnement constatées ailleurs, afin d&#8217;éviter certaines dérives communes, tout en intégrant cette notion de Partage, en lieu et place de cette notion d&#8217;Échange qui n&#8217;est rien d&#8217;autre, généralement et selon moi, que l&#8217;expression d&#8217;une forme d&#8217;égoïsme.</p>
<p style="text-align: justify;">Le partage du temps permet donc, de façon bien organisée par le biais d&#8217;une gestion optimale du temps, de réunir des personnes prêtes à offrir une partie de leur temps libre. À ce jour, un premier site web &laquo;&nbsp;<a href="http://www.share-time.com"><strong>Share-Time.com</strong></a>&nbsp;&raquo; (ou partage du temps) applique ce nouveau principe et fournit le nécessaire pour qu&#8217;il puisse être reproduit ailleurs : un <span style="text-decoration: underline;">guide de mise en place</span> de bureaux locaux pour les habitants ne possédant pas de connexion internet, ainsi que des <span style="text-decoration: underline;">scripts élaborés</span> offerts aux webmasters souhaitant dupliquer librement le site pour leur propre localité. Il ne s&#8217;agit donc plus de &laquo;&nbsp;système d&#8217;Échange&nbsp;&raquo;, mais d&#8217;un simple principe de Partage. Celui qui pense toujours en terme d&#8217;échange, voulant tout de suite quelque chose en retour à son propre travail, ne pourrait donc apprécier ce principe. En pratique et de façon résumée, voici comment il fonctionne :</p>
<p style="text-align: justify;">- &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; possédant une certaine capacité/compétence peut l&#8217;annoncer dans son bureau local, ou sur un site web dédié. Le fait d&#8217;offrir un service très basique ou spécifique, avec une expérience de débutant ou de spécialiste n&#8217;a que peu d&#8217;importance : le fait principal est qu&#8217;il est prêt à partager de son temps libre; pour offrir un service quelconque.</p>
<p style="text-align: justify;">- &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo; consulte la liste des services disponibles, et fait appel à &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo;. Ce dernier lui offre son service, en sachant bien qu&#8217;il ne recevra rien en échange : ni autre service, ni argent, ni débit sur un compte virtuel. Par contre, &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo; possèdent un Historique Personnel d&#8217;Activité (HPA), celui-ci étant consultable publiquement dans une parfaite transparence. N&#8217;importe qui peut donc savoir qui a offert ou reçu un service, combien de fois et quand, depuis une date d&#8217;inscription. Par le biais de ces deux HPA, tout le monde sait alors que &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; ait offert un service à une certaine date (ayant duré un certain temps, ce qui est précisé), et que &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo; a reçu ce même service.</p>
<p style="text-align: justify;">- Un jour, &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; constate que le service proposé par &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; l&#8217;intéresse. Il le contacte, et &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; vient lui offrir ce service, sans rien recevoir. Et une fois de plus, les HPA de &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; sont mis à jour publiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fonctionnement est donc très simple car basé sur la notion du temps, une valeur naturelle de la vie si je puis dire, contrairement à l&#8217;argent, une valeur artificielle inventée par l&#8217;homme; dont l&#8217;utilisation n&#8217;est plus indispensable pour ceux étant capables de s&#8217;organiser par la Partage, plutôt que par l&#8217;échange direct. Pour tout ceux ayant un minimum de temps libre, je pense en particulier aux sans emploi, ceci représente une occasion d&#8217;instaurer une nouvelle forme d&#8217;économie plus libre dans leur localité. Par la même occasion, ils créent un nouvel espoir de changer les mentalités, en montrant l&#8217;exemple aux plus occupés. Ces derniers étant déjà fortement prisés par leur propre survie, un espoir de changement ne résiderait donc que parmi ceux ayant encore du temps libre.</p>
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		<title>Les bulles et l&#8217;énergie conditionnée</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 07:19:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anthropologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Celui qui a su désigner l&#8217;échec respiratoire de l&#8217;économie par l&#8217;image d&#8217;une « bulle qui éclate » a eu une riche idée. Les systèmes complexes sont définis par le fait qu&#8217;entre l&#8217;input et l&#8217;output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><strong>Celui qui a su désigner l&#8217;échec respiratoire de l&#8217;économie par l&#8217;image d&#8217;une « bulle qui éclate » a eu une riche idée.</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-5281" title="auto-destruction" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/auto-destruction.jpg" alt="auto-destruction" width="350" height="263" />Les systèmes complexes sont définis par le fait qu&#8217;entre l&#8217;input et l&#8217;output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le résultat n&#8217;est pas directement prévisible. Non seulement ce lien n&#8217;est pas direct, mais aussi en raison des conditions multiples une même cause peut avoir différents effets selon le moment choisi.<br />
 De là on peut dire qu&#8217;un système « juste » dans l&#8217;idéal est celui dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut d&#8217;abord saisir les règles morales et éthiques puis les appliquer convenablement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La technologie naturelle des réflexes consiste à détecter de façon approximative mais en tendant vers l&#8217;amélioration la ou les causes qu&#8217;il faut provoquer pour obtenir les effets désirés. Ce mécanisme est complètement indépendant des facteurs moraux ou éthiques.</p>
<p>Quand on vit au sein d&#8217;un système complexe telle que l&#8217;est l&#8217;économie d&#8217;aujourd&#8217;hui, le summum de l&#8217;intelligence pour se dépatouiller consiste à saisir ce qu&#8217;il faut faire pour amasser le plus d&#8217;argent afin de se trouver en sécurité. D&#8217;ailleurs mêmes les pauvres félicitent les riches en les croyant supérieurement intelligents, là où en fait ils ne le seraient que s&#8217;ils ne faisaient pas abstraction de l&#8217;éthique.</p>
<p>D&#8217;ailleurs c&#8217;est dommage que le terme de sécurité ne soit pas compris plus généralement dans ce sens, car la principale cause d&#8217;insécurité dans le monde est précisément l&#8217;injustice d&#8217;un système dont les inputs sont trop loin de la morale si on veut obtenir en retour un résultat positif en sortie de chaîne des cause-conséquences.</p>
<p>Dans la vie il y a deux sortes de personnes (gag), ceux qui sont trop honnêtes et restent pauvres et celles qui tiennent absolument à exercer leur intelligence au service de leur sécurité, en considérant que le bien obtenu confère un caractère moral à leurs actes.</p>
<p>Ceux qui veulent faire du fric savent très bien comment s&#8217;y prendre, tandis que la plupart de la masse des gens, bien qu&#8217;ils en auraient envie, se trouvent à chaque fois bloqués par un excès de contraintes morales, comme par exemple faire en priorité un métier plaisant. Si on pollue, on contamine, si on est insouciant et dégénéré, on a bien plus de chance de se trouver « en sécurité » au sein du système injuste. C&#8217;est cela qui fait son injustice.<span id="more-5280"></span></p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Les attentats du 11/9 aux états-unis ont traumatisé et définitivement lésé ce pays. Qu&#8217;il ait été déclenché de l&#8217;intérieur ou de l&#8217;extérieur, qui est la question sur laquelle tout le monde s&#8217;interroge, importe peu en fait, car finalement ce qui compte le plus est la chaîne des conséquences qui a été déclenchée : dans le monde entier tous les pays auto-proclamés démocratiques se sont sentis en insécurité, et ont renforcé leur tendance vers la dictature en prévision d&#8217;éventuels accidents de e genre, tels des traumatisés qui bondissent au moindre claquement de porte (ce qui constitue un ressort puissant auquel peuvent se fier ceux qui cogitent des actes réellement immoraux).</p>
<p>Le traumatisme vient de ce que la vérité sur la cause première n&#8217;ait jamais été élucidée. Tant qu&#8217;on ne connaîtra pas la raison ou ce qui était voulu, on restera dans un sentiment de lésion et de douleur.<br />
 Normalement le pragmatisme consiste à ne retenir que l&#8217;existant pour définir les buts recherchés, en partant du principe que la mise en oeuvre était soigneusement étudiée afin que les effets désirés soient ceux qui ont été effectivement obtenus.</p>
<p>Mais même ceux-là sont encore flous, on tend à penser en terme de nouvel ordre mondial, de dictature mondiale, de diminution de la population mondiale dans le but de sauver le système injuste, comme le faisceau de présomptions le plus probable, vue le genre d&#8217;intelligence qu&#8217;on est en droit d&#8217;attendre en général de la part des dirigeants. C&#8217;est une intelligence uniquement fondée sur les réflexes conditionnés par la pratique au sein du système injuste, c&#8217;est juste qu&#8217;ils savent « comment faire » (du fric), indépendamment de toutes les autres questions. Ils sont obligés de suivre des formations dans des grandes écoles, pour savoir « comment faire ». (Cela est sensé prédire le genre d&#8217;absurdité d&#8217;un monde où le « comment faire » n&#8217;est pas accessible à l&#8217;être doué de sa seule raison.)</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans une vision matinale j&#8217;ai vu une bulle jaillir. Si-si ! Je me demandais comment le savon allait se coller de façon à boucher le trou venant de la paille qui la gonfle. En fait c&#8217;est en tirant dessus, ça crée un tunnel qui avec le mouvement peut s&#8217;écraser et se coller, après quoi la bulle est complètement indépendante de l&#8217;environnement extérieur et se stabilise. J&#8217;avais la vision de cette bulle en train de se stabiliser quand je me suis dit qu&#8217;une fois hermétique, la quantité d&#8217;air à l&#8217;intérieur de la bulle était fixée, et la pression fluctuante.</p>
<p>Cette fluctuation de pression d&#8217;une quantité d&#8217;air fixe répond à une loi algorithmique que j&#8217;ai découverte en 2004, qui est l&#8217;algorithme du nombre Phi, qui permet d&#8217;obtenir ce nombre irrationnel à partir d&#8217;un calcul rationnel, au moyen d&#8217;un va-et-vient mécanique allant toujours en diminuant, que l&#8217;ordinateur calcule une une fraction de secondes.<br />
 Ceci est l&#8217;image de l&#8217;homéostasie, dans tout système une homéostasie a lieu et l&#8217;ensemble des objets qui concourent à un système répond le plus prioritairement à ce besoin qu&#8217;a le système global de trouver un équilibre.</p>
<p>Par exemple, voici un système injuste qui produit l&#8217;effet qu&#8217;en son sein, c&#8217;est l&#8217;immoralité qui permet d&#8217;obtenir un « output » favorable, c&#8217;est à dire que c&#8217;est l&#8217;injustice qui permet d&#8217;en sortir gagnant, j&#8217;ai nommé « le Poker » !<br />
 Dans ce jeu « jouer admirablement intelligemment » consiste à bluffer ses adversaires de la façon la plus efficace et invisible possible. Si, par éthique, on ne bluffe jamais, même en sachant très bien deviner les cartes des autres joueurs, alors sa mise de départ ne fait jamais que diminuer très progressivement mais sûrement vers la faillite complète. Car même quand on a les cartes gagnantes en main, et surtout à ce moment-là, il y a toujours un joueur pour prétendre avoir de meilleures cartes, ce à quoi on est tenté de ne pas céder (par envie de faire justice !). Mais ce bluffe étant systématique, il arrive aussi souvent qu&#8217;il n&#8217;en soit pas un. Le meilleur joueur au poker, peut prendre la « parole » au nom de tout le groupe à la vue d&#8217;un tirage, pour dire par exemple « ce tirage est pourri, je ne mise pas beaucoup ». Tout le monde étant d&#8217;accord, tout le monde mise autant, de façon à ce que les bonnes et les mauvaises cartes soient impossibles à détecter. A ce moment-là c&#8217;est une pensée de groupe qui agit, et celui qui a prit la parole a donné le ton. Mais intervient le bluffeur, qui dit « non pour moi ce tirage est merveilleux, je mise tout ! ». Alors celui qui a prit la parole peut soit révéler qu&#8217;en fait il a voulu bluffer tout le monde, soit se coucher et perdre sa mise, en pensant que le bluffeur en face a réellement un bon jeu. Après quoi les autres joueurs se couchent ou résistent selon leur jeu. Au poker si on agit de façon éthique et crédule, on perd. Et bien évidemment quand un joueur fait « tapis » à tous les coups, on se doute qu&#8217;il bluffe de façon arrogante, on voit qu&#8217;il casse toute la pensée de groupe, et le pire dans tout ça c&#8217;est qu&#8217;il remporte soit les mises de départ, soit la mise totale, bref qu&#8217;il gagne le plus souvent. En finale une fois un joueur a fait « tapis » dès le départ sans même regarder ses cartes. Les autres joueurs, stupéfaits, se sont trouvés dans une situation de combat contre l&#8217;immoralité, dans lequel ils ont d&#8217;autant plus de chances de perdre qu&#8217;ils sont nombreux à lutter.</p>
<p>C&#8217;est très pratique d&#8217;étudier le poker comme un système complexe dont la résultante dépend de facteurs sur lesquels nul n&#8217;a aucun contrôle (puisqu&#8217;en l&#8217;occurrence c&#8217;est le hasard qui décide).<br />
 Dans un vrai système complexe, les lois sont si nombreuses et contradictoires que le résultat est lui aussi très proche du hasard. <br />
 D&#8217;ailleurs c&#8217;est vraiment « par hasard » que les riches sont riches, les pauvres sont pauvres, et que les puissants et les faibles sont à la place qui est « la leur » (ce qui ne serait pas le cas dans un système compassionnel).<br />
 Et comme au poker, qui consiste à se débattre au sein d&#8217;un système injuste, plus on est puissant (en terme de richesse) plus on a de chances de provoquer la faillite des autres joueurs.<br />
 En fait toute la victoire se joue sur la pression psychologique qu&#8217;on peut exercer sur les autres, tels de cyniques sadiques.<br />
 Et si tous les joueurs s&#8217;entendent super bien, et cherchent une pureté dans le jeu est restant pragmatiques et malins, sans qu&#8217;un d&#8217;entre eux ne fasse d&#8217;interférences en se montrant arrogant, alors on observe que les gains de chaque joueurs s&#8217;équilibrent de plus en plus.</p>
<p>Au sein d&#8217;un système injuste, c&#8217;est l&#8217;injustice qui permet de s&#8217;en sortir ; c&#8217;est d&#8217;ailleurs ainsi qu&#8217;on définit la réalité de cette injustice.</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">Le système économique global est une bulle, dans laquelle on insuffle de l&#8217;air pour faire monter la pression. Au sein de ce système il y a de multiples sous-bulles qui font des échanges d&#8217;air et font varier leur pression mutuelle. Normalement ces échanges devraient se faire au sein d&#8217;un système clos dans lequel seuls les échanges occasionnent les variation de pression, de façon à ce que la quantité d&#8217;air globale soit constante et que seule la pression soit fluctuante.<br />
 Dans ce cas, c&#8217;est un système régit par l&#8217;or, qui est une quantité limitée à laquelle on affecte une valeur variable. Si il y a 1000 d&#8217;or en tout dans le monde, alors la valeur de toute chose doit s&#8217;accommoder des valeurs de toutes les autres choses pour trouver un équilibre.<br />
 Ce système semble plus saint que le système on on injecte constamment de l&#8217;argent et où la valeur de toutes les choses, du coup, ne fait qu&#8217;augmenter, sans jamais vraiment pouvoir prendre ses repères, de sorte que certaines bulles se mettent à gonfler de façon disproportionnée à la réalité des équilibres dont elle est la résultante. Le jour où on s&#8217;en rend compte cette bulle crève et l&#8217;air qu&#8217;il y a à l&#8217;intérieur est réinjectée aux bulles connectées à la première.</p>
<p>Mais ce système à quantité d&#8217;air globale fixe n&#8217;est qu&#8217;une image symbolique de la réalité qui doit être produite par un système juste. En réalité on doit se moquer, et être libres de faire varier la quantité globale, de façon à ce qu&#8217;elle s&#8217;auto-régule librement d&#8217;elle-même.<br />
 Ce qui compte le plus est le principe selon lequel la valeur de toutes choses ne s&#8217;étalonne qu&#8217;en raison de la valeur de toutes les autres choses. <br />
 Au sein d&#8217;un système « moins injuste » (on va dire) on aura prit soin d&#8217;établir des rapports entre les valeurs, de sorte à donner des grandes lignes qui ne doivent pas être franchies. Ce doivent êtres des lois proportionnelles et grossières, du type « l&#8217;énergie ne doit pas dépasser 5% des dépenses globales », « l&#8217;alimentation doit être suffisante partout et pour tous », « un produit manufacturé ne doit pas être plus de dix fois plus cher que le produit brut », etc&#8230;</p>
<p>En fait c&#8217;est un algorithme en temps réel qui doit dire, en partant d&#8217;un point fixe tel que « une baguette de pain = 1 », comment doivent s&#8217;étalonner tous les autres prix autour de ce premier repère imposé comme règle. Ainsi les coûts constitutifs de « la baguette de pain » doivent être inférieurs au prix « 1 », et les autres prix doivent s&#8217;apparenter à cette première valeur fixe, pour dire par exemple « un pain au chocolat = 1 aussi ; sachant qu&#8217;il ne peut décemment valoir « 2 ».<br />
 Ceci serait une première règle abstraite pour que les prix soient conditionnés les uns par rapport aux autres, de façon globale dans tout le système financier mondial. Un algorithme devra remplir cette tâche, et produire un prix en temps-réel, à l&#8217;instant de l&#8217;acqusition de toute marchandise.<br />
 Je ne sais pas si le lecteur suppose toute la mécanique qu&#8217;il doit y avoir derrière pour permettre ce résultat d&#8217;une confortable facilité et sécurité. Mais il est urgent et vital de se mettre en quête du système qui produit ce résultat.</p>
<h3 style="text-align: center;">°°°°°°°°°</h3>
<p style="text-align: justify;">En fait, quand un événement est sur le point de se produire, ça consiste en une énergie qui s&#8217;est condensée dans un accumulateur et qui y est restée bloquée. C&#8217;est un peu à l&#8217;image des traumatisme, il s&#8217;agit d&#8217;une énergie disponible qui n&#8217;a pas été dépensée et ne peu l&#8217;être qu&#8217;en présence d&#8217;une raison. Parfois (même souvent) au sein d&#8217;un système de haute densité énergétique, le moindre événement peut devenir le catalyseur de toute une somme d&#8217;événements qui étaient prêts à bondir.<br />
 C&#8217;est le cas dans les couples dysharmonieux qui sautent sur la moindre occasion pour s&#8217;étrangler mutuellement, c&#8217;est le cas dans les hémicycles de politiciens où, sous l&#8217;apparence d&#8217;une paisible raison un argument déclenche le feu aux poudres comme pour dire « ç&#8217;en est trop ! », et comme c&#8217;est le cas quand une bulle économique (engluée dans une illusion) prend soudain contact avec la réalité.</p>
<p>C&#8217;est pour cela que les vrais bon économistes disent que finalement, le système économique global en entier est une bulle sur le point d&#8217;éclater. Il ne s&#8217;agit pas de s&#8217;attaquer aux sous-bulles et de transférer les quantité d&#8217;air d&#8217;un point à un autres, même la sphère des ultra-riches de ce monde (qui connaît une inflation fulgurante, faut-il préciser) constitue une bulle dont l&#8217;éclatement va leur faire très mal, le jour où par exemple on considérera que l&#8217;or dans lequel ils se retranchent « par sécurité » n&#8217;est d&#8217;aucune valeur pour le système humain. Cela est largement prévisible.</p>
<p><strong>Les mécanismes de la nature, qui sont très certainement homéostasiques, permettent de laisser l&#8217;espoir qu&#8217;à un moment tout système injuste s&#8217;auto-détruise par sa propre faute, en libérant une grande quantité d&#8217;énergie condensée (opprimée) aussitôt qu&#8217;elle aura trouvé un moyen de se coordonner, et donc « une raison ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">8119</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://w41k.info/?read=28308">http://w41k.info/?read=28308</a>)</em></p>
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		<title>La gouvernance non démocratique et illégale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 14:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Thierry Brugvin (professeur en sociologie) Introduction Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par  <a href="http://thierry.brugvin.over-blog.com/">Thierry  Brugvin</a> (professeur en sociologie)</h3>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><img class="alignright size-full wp-image-5229" title="manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/manipulation.jpg" alt="manipulation" width="278" height="427" />Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique?<span> </span>Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) &#8211; Le pouvoir répressif et militaire &#8211; Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes &#8211; Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) &#8211; Le pouvoir idéologique &#8211; Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir.<span id="more-5236"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR FINANCIER:<br />
 BANQUES, DETTE ET PARADIS FISCAUX</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dette: instrument de domination des pays riches</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement à ce que l’opinion publique pense généralement, les flux financiers les plus importants vont donc du Sud vers le Nord. C’est finalement les plus pauvres qui aident les plus riches. En 2003, l&#8217;APD l&#8217;élevait à 54 Mds $ et le remboursement à 436 Mds, soit 8 fois plus (Ziegler, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Au moment de l’indépendance du Gabon en 1960, la Banque Mondiale a transféré à ce pays les dettes précédemment contractées par la France pour la colonisation du Gabon, ce qui est en violation complète des règles du droit international. Depuis, la mainmise des dirigeants français sur l’économie gabonaise ne s’est jamais démentie : Omar Bongo en est avant tout le garant. Une dette constituée dans ces conditions est illégitime et n’a pas à être remboursée&nbsp;&raquo; (Toussaint, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Concernant la Bolivie par exemple, selon Patrick PIRO «aucun économiste n&#8217;est dupe de ce miracle, c&#8217;est bien grâce à la coca et à la cocaïne que le pays n&#8217;a pas volé en éclat. Le trafic de la drogue a donné au pays des devises nécessaires au paiement de la dette » (Piro, 1994)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Boisgallais évalue, entre<span> </span>1 à 5%,<span> </span>l&#8217;aide publique bilatérale qui parvient réellement à la population, le reste partant en direction de construction d&#8217;infrastructure destinée à servir nos intérêts. Moins de 1% de l&#8217;APD bilatérale est consacrée aux ONG (Boisgallais, 1994). Selon Politis, le reste de l&#8217;aide bilatérale française se répartit globalement ainsi: 30 à 40% environ, pour les opérations de rééchelonnement de la dette ou révision des taux d&#8217;intérêts et parfois annulation partielle de dette &#8211; 20 à 25 % pour le salaire des coopérants pour des projets techniques, scientifiques, ou culturels, avec un salaire moyen de 4500 à 23 000 euros par mois. On comptait 3250 coopérants en 2001 &#8211; 15 à 25 % pour la promotion de la francophonie &#8211; 5 à 10 % pour l&#8217;aide financière aux projets pour l&#8217;étude et la réalisation d&#8217;équipements, d&#8217;infrastructure des transnationales françaises &#8211; 5 % destinés à l&#8217;armée, l&#8217;aide budgétaire, et le soutien aux plans d&#8217;ajustement structurels (Politis, 1998). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;été 1994, Lissouba, le président du Congo-B confie à Elf la responsabilité de gérer la dette pétrolière du pays. On observe une totale manque d&#8217;indépendance de l&#8217;Etat. En effet, Elf devient ainsi à la fois client de l&#8217;Etat et gestionnaire de son budget. (Verschave, 2001 : 44). Une entreprise capitaliste privée a ainsi eu la main mise sur un Etat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong> </strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les paradis fiscaux l&#8217;accélérateur de la gouvernance libérale et des délits politico-financiers</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les paradis fiscaux et les chambres de compensation (Clearstream) sont un instrument majeur de la corruption politique et de la spoliation économique des citoyens. Selon l&#8217;office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, en 1999; 50% des 4800 Mds de francs annuels dégagés par l&#8217;ensemble des activités criminelles du monde (trafics de drogue, prostitution, fausse monnaie&#8230;) seraient blanchis dans les paradis fiscaux. (ODCCP, 2000).La fraude et l’évasion fiscale représentaient, en 2003,<span> </span>environ 50 milliards d’euros pour la France, c’est à dire 17% du budget de l’Etat soit l’équivalent du déficit budgétaire (Attac, 2004). Pour les PED, l’évasion fiscale conduit à un manque à gagner dans les recettes fiscales de 50 milliards de dollars. L’équivalent de l’APD annuelle de l’ensemble des pays de l’OCDE (Foutoyet 2005). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La quasi totalité des grandes banques et entreprises européennes ou américaines a ouvert des succursales dans des paradis fiscaux. C&#8217;est par exemple le cas de la BNP Pari­bas, présente aux Bahamas et aux îles Caïman,<span> </span>idem pour le Crédit Agricole,la CIC, le Crédit Lyonnais, Natexis Ban­ques Populaires, la Société Générale, etc. Total réalise la plus grande partie de ses bénéfices dans des filiales enregistrées aux îles Bermudes et autres terri­toires off shore, etc. (Foutoyet, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Contrairement aux idées reçues, les paradis fiscaux ne sont donc pas un « sous­ système» à la marge de la machine économique : ils en sont l&#8217;un des roua­ges. En effet, on estime que plus de la moitié des transactions financières internationales transite par les para­dis fiscaux. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En 1991, le scandale international de la BCCI (Bank of Crédit and Commerce International), enregistrée au Luxembourg, a conduit à sa fermeture par la justice, a montré la liaison pouvant exister entre le trafic de drogue, le terrorisme, la haute finance et les services spéciaux (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le pouvoir des banques dans la gouvernance économique et politique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La politique monétaire permet de jouer sur les importations et exportations. C’est un outil fondamental de la souveraineté, comme l’est l’indépendance militaire par exemple. Or, les Etats africains n’ont pas cette liberté d’action et donc cette indépendance économique et politique. La Banque de France et maintenant la Banque centrale européenne avec l’euro ont décidé des dévaluations et du moment où elles ont eu lieu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques et les propriétaires des grandes banques (Rockefeller, Rothschild, Morgan&#8230;) représentent un des pivots du pouvoir mondial. D’une part parce que ces propriétaires disposent de sommes énormes : Le magazine Forbes décomptait 1125 milliardaires en 2008. (Kroll, 2008). Ceci leur permet d&#8217;acheter potentiellement absolument, tout ce qui peut servir leur objectif de puissance: entreprises, médias, biens divers. Mais de plus, ils ont la capacité de corrompre les dirigeants politiques, qui sont susceptibles de se laissent soudoyer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">D&#8217;autre part parce que les banques sont les lieux de dépôt de l&#8217;argent, et le lieu de transit des flux financiers qui sont l&#8217;énergie, le sang du système. Le blanchiment d&#8217;argent sale passait autrefois, par les banques des pays développés notamment, à présent cet argent transite plutôt préalablement par les banques des paradis fiscaux (Andorre, Caïmans, Luxembourg, Jersey&#8230;) ou encore au sein de Clearstream (la banque des banques) comme le soutien Denis Robert (2001). Ce dernier a mis à jour une des techniques de blanchiment, dans son ouvrage « Révélation », en analysant le fonctionnement des banques Clearstream et Euroclear. Ces dernières, grâce à un<span> </span>« mécanisme de compensation », font ainsi disparaître certaines transactions douteuses. Concernant, la BGPI, filiale du Crédit agricole Indosuez, il affirme, qu’elle possède elle aussi un compte S0418, chez Clearstream (Robert, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, quasiment toutes les grandes banques disposent de comptes dans les paradis fiscaux (Foutoyet, 2005). Ainsi, certaines, telle la FIBA d&#8217;Elf ont blanchi de l&#8217;argent, ou participé à l&#8217;évasion fiscale (Verschave, 2001 : 73).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les banques suisses, luxembourgeoises, notamment, avec les paradis fiscaux, renforcent les dérives du capitalisme illégal et la corruption, en blanchissant de l’argent sale, notamment grâce à la culture du secret, au refus de faire la transparence sur l’ensemble des comptes présents et des virements qui s’y déroulent. C’est un accélérateur de la criminalité grâce au blanchiment de l’argent lié au trafic de drogue, à la prostitution, à la fabrication de fausse monnaie, au racket&#8230;).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LES IDÉES<br />
 (IDÉOLOGIE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; gouvernance : la théorie hégémonique de la Banque Mondiale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A la Banque Mondiale, l’idéologie néo-libérale est hégémonique, c’est donc dans le cadre de cette politique qu’elle entend exercer ce qu’elle nomme une “bonne gouvernance”. La &laquo;&nbsp;bonne gouvernance&nbsp;&raquo;, pour la Banque mondiale est aussi synonyme de bonne gestion du développement” (World Bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum” (1998). Cependant, si cette politique se limite aux fonctions régaliennes, cela ne signifie pas un État faible. Il s’agit en réalité d’un “État gendarme” visant théoriquement à faire respecter les règles d’un marché concurrentiel et les libertés individuelles. Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c&#8217;est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels (privatisations, restrictions des budgets sociaux&#8230;), basés sur une politique économique néo-libérale. Ainsi, du fait du principe de conditionnalité auquel sont soumis les États pour recevoir des prêts de la Banque Mondiale, ceux-ci perdent la souveraineté sur leur politique nationale (George, 1994 : 184). Cette entorse à la souveraineté du peuple est “camouflée par les qualificatifs “d’empowerement” (la participation) et de “consensus&nbsp;&raquo; avec la société civile (Hidouci, 2003 : 6). On observe en effet une lutte idéologique, autour du concept de société civile, visant notamment à gagner “la bataille” pour une nouvelle forme de direction politique démocratique mondiale. Tandis que pour le grand public, la société civile signifie généralement les ONG, pour les organisations internationales telle l’OMC, il s’agit aussi des représentants des entreprises tel le MEDEF ou l’UNICE.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La corruption limite la démocratisation des États. Pourtant, les institutions financières internationales (IFI) agissent peu contre la corruption des dirigeants (lorsque les prêts qu&#8217;elles octroient sont détournés) (Gueye 2003 : 38).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La libéralisation et la privatisation de la régulation internationale </span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au cours du Forum Mondial de l’Economie de Davos, le 31 Janvier 1999, Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies, a proposé au monde des affaires, de mettre en oeuvre le Global Compact (le pacte global). Plus de 3 700 entreprises venant de 120 pays différents, adhéraient en 2007 au Global Compact. Parmi les dix principes du Global Compact, deux<span> </span>concernent les droits de l’homme, quatre sont destinés aux droits des travailleurs, trois concernent l’environnement et le dixième porte sur la lutte contre la corruption. Le Global Compact étant une forme de<span> </span>code de conduite élaboré par les pouvoirs publics internationaux. Les transnationales, telle Nike, Nestlé, ou Total qui l’ont adopté s’engage volontairement à le respecter, mais il n’est prévu de dispositif de vérification, ni de sanction. Les Nations Unies ont autorisé les ETN Nike et Shell notamment, à adhérer au Global Compact, alors qu’elles enfreignent régulièrement leurs propres codes de conduite et les normes sociales et environnementales. Le choix consiste à déléguer, aux acteurs économiques privés, certaines des fonctions traditionnellement dévolues au service public (service des eaux, retraitement des déchets, production énergétique..). D’une part, cela représente une orientation de politique économique très spécifique. Mais d’autre part, cela transforme la nature même des organisations internationales publiques qui deviennent des partenaires des entreprises privées, plutôt que des autorités de régulation au service du peuple et de l’intérêt général (Brugvin, 2007). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale s&#8217;est développée à partir de la gouvernance d&#8217;entreprise (Leach, Percy-Smith, 2001). Dans la gouvernance on observe &laquo;&nbsp;une normalisation technique envahissante&nbsp;&raquo; (Hidouci, 2003 : 7) qui tente d&#8217;évacuer la dimension politique sous le discours de la neutralité, en se cachant dernière le langage de la gouvernance des entreprises. La gouvernance conduit à substituer les normes juridiques (décidées par les pouvoirs publics représentant le peuple) par des normes techniques (crées par des intérêts privés) : codes de conduite, labels, normes comptables privées, normes ISO&#8230;). Tandis qu’une partie du code du travail est en partie votée par ce dernier, les codes de conduite liées aux conditions de travail ou les normes ISO sont souvent créées par des entreprises privés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Par ailleurs, L’OMC est le fer de lance du<span> </span>libéralisme économique, qui sont<span> </span>l’idéologie et le pouvoir politique hégémonique au plan mondial. Le mandat de l’OMC est la suppression des obstacles au commerce. Comme pour la Banque mondiale et le FMI, cela<span> </span>conduit à une privatisation de la société qui engendre une à une inégalité sociale, économique et politique<span> </span>nuisible à la démocratie. Par exemple, l’OMC a pour mandat la libéralisation des échanges commerciaux, ce qui a pour conséquence qu&#8217;elle impose les intérêts économiques des transnationales sur les droits sociaux des travailleurs et la souveraineté politique des Etats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les pouvoirs publics tiennent leur légitimité de l’élection par le suffrage populaire et doivent donc être présents, pour garantir, théoriquement, les intérêts du peuple dans les décisions qui concernent celui-ci. Les pouvoirs publics disposent de la plus forte légitimité pour décider des règles, normes et lois, à portée générale, qui relèvent du droit positif. Les entreprises privées ne disposent pas de cette légitimité élective, ni de l&#8217;indépendance économique. Par conséquent, elles ne disposent pas de la légitimité à décider des orientations générales de la société, à légiférer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE GLOBALE NON DEMOCRATIQUE PAR LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES PUBLIQUES:<br />
 (BM, FMI, ONU, OMC&#8230;)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La dépendance financière des agences de l’ONU<span> </span>vis à vis des entreprises privées</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En comparaison de l&#8217;étendue de la tâche qu&#8217;on lui attribue, ses ressources sont largement insuffisantes. En 1993, le total des ressources de l’ONU s&#8217;élève donc à environ 7,3 milliards de dollars. Les grandes déclarations proclamées à l’ONU, telle &laquo;&nbsp;la santé pour tous en l&#8217;an 2000,&nbsp;&raquo; ne sont pas toujours associées de mesures suffisamment précises et de moyens conséquents. Ce verbalisme n&#8217;a alors pour but que de donner bonne conscience aux administrateurs représentants les différents pays membres et de satisfaire les attentes de l&#8217;opinion publique. De telles déclarations, lorsqu&#8217;elles sont irréalistes, aboutissent à jeter la confusion et à masquer l&#8217;impact réel des programmes mis en œuvre. Depuis la création de l’ONU, en 1945, les grandes promesses se succèdent, telle que la « santé pour tous en l’an 2000 », mais elles ne sont quasiment jamais réalisées. L’opinion est satisfaite par les promesses faites, à chaque sommet international, mais comme elle a peu de mémoire (les journalistes non plus), elle oublie les précédentes. C’est un cercle sans fin de manipulation de l’opinion publique, dans la mesure où ses dirigeants savent très bien qu’ils ne pourront atteindre les objectifs affichés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Nous allons voir que l’ONU et l’OMS subissent parfois de graves dérives. Or,<span> </span>l’Etat français dispose d’une part non négligeable de responsabilité dans la mesure où il est représenté au sein du conseil d’administration de l’OMS et qu’il dispose du droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier s’avère l’organe le plus puissant de l’ONU, mais aussi le moins démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Malgré ses faiblesses, l’ONU est parvenue à de grandes réussites au service des plus pauvres. Pourtant, l’ONU, du fait de son influence, est l’objet de tentative de contrôle de la part des Etats dominants et de leurs transnationales, au sein du conseil de sécurité et de chacune de ses agences. Christian Joly rappelle les positions des organisations de solidarité internationale vis-à-vis de l&#8217;OMS : celles ci &laquo;&nbsp;continuent à voir la main des multinationales dans divers programmes de l&#8217;organisation. La collaboration de l&#8217;OMS, avec les firmes multinationales, est considérée comme une soumission aux lois du marché, au détriment de la satisfaction des besoins des populations&nbsp;&raquo; (Joly, 1987 :244-245)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">L’influence des lobbies industriels à l’ONU</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des lobbies industriels, à l’ONU, ne se limite pas à l’OMS ou au FNUAP. L’affaire «du programme pétrole contre nourriture » de l’ONU a éclaté, en janvier 2004. Dans son dernier rapport, le 7 septembre, la Commission d’enquête indépendante mise en place, en avril 2004, par Kofi Annan, a dénoncé une conduite «illicite, non éthique et corrompue» au sein de l&#8217;ONU et blâmé le secrétaire général Kofi Annan, lui-même, pour ses négligences et ses erreurs. «Notre mission était de chercher des fautes de gestion, dans le programme «pétrole contre nourriture» et des preuves de corruption au sein de l&#8217;ONU et par des entreprises sous contrat. «Malheureusement, nous avons trouvé les deux», a déploré son président, Paul Volcker (Rosett, 2005). « Dans un précédent rapport, en août, la Commission avait établi que le Chypriote Benon Sevan, lorsqu’il était responsable du programme «pétrole contre nourriture», avait empoché près de 150 000 dollars en pots-de-vin » (Mauriac, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les directeurs de la Banque Mondiale ont quant à eux aussi interrompus les prêts à différents pays, lorsqu&#8217;ils se heurtaient aux intérêts des Etats-Unis (même si officiellement il s’agissait d&#8217;autres motifs) précise Eric Toussaint. Dans le même ordre d’idée, la Banque Mondiale a systématiquement tenté de mettre en échec les régimes considérés comme des menaces pour les intérêts américains Parmi certains exemples les plus connus en Afrique, citons la dictature de Mobutu au Zaire, celle de Idi Amin Dada en Ouganda, d&#8217;Habyarimana au Rwanda à partir de 1973, d’Idris Déby au Tchad (Toussaint, 2006). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE LA PRODUCTION ET DU COMMERCE PAR LES ENTREPRISES:<br />
 EXPLOITATION, COMMERCE ILLÉGAL ET VIOLATION DES DROITS</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">L&#8217;exploitation légale par le capitalisme: premier facteur antidémocratique</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Marx explique que la pauvreté, l’exploitation des travailleurs permet leur domination et leur aliénation, qui<span> </span>limitent leur capacité à se former et donc leur capacité à tenir leur rôle de citoyen, c’est à dire à défendre la démocratie. Avant, de trouver d&#8217;éventuelles causes, relevant de l&#8217;illégalité, il faut en effet, chercher les causes de la pauvreté des pays en développement dans l’analyse marxiste notamment. Cette dernière explique les inégalités principalement par le rôle des infrastructures économiques, des rapports sociaux de production, les inégalités des termes de l’échange, la division internationale du travail entre le centre et la périphérie (Emmanuel, 1969)[1]. Cependant Gramsci, montre qu&#8217;il y a une interaction entre les infrastructures et les superstructures au sein &laquo;&nbsp;du bloc historique&nbsp;&raquo; et non un simple déterminisme des premières sur les secondes (Gramsci, 1975). Mais, en plus de l’exploitation inégale, il existe une exploitation illégale, que nous allons examiner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Sous payer les matières premières d&#8217;un pays</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La production du pétrole en Afrique, par les entreprises transnationales du pétrole permet d’engranger d’énormes profits, souvent au détriment du pays et surtout de la population. A ce sujet l’exemple d’Elf Total, une autre entreprise du pétrole, au Congo est fort instructif. Le président Lissouba a bradé à Elf, les parts que l’Etat du Congo-Brazzaville détenait dans Elf Congo. Le prix officiel de la vente était de 270 millions de francs, mais les estimations de la valeur réelle de ces parts sont de 4 à 16 fois supérieures! (LDC, 1997, 1998). Sous-évaluer la qualité du pétrole représente un autre technique, pour arriver au même fin.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les « cargaisons fantômes » : la non déclaration de la production</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Floch Prigent, ainsi qu’un ancien Ministre de l’Economie du pays ont reconnu que le CONGO aurait bénéficié d’au moins deux « cargaisons fantômes ». Dans les faits, un tanker vient chercher du pétrole ; il repart chargé mais cette cargaison, qui échappe à toute comptabilisation, s’évanouit dans la nature au profit des compagnies pétrolières et des élites dirigeantes du pays. Il n’est pas rare que la cargaison change plusieurs fois de propriétaire pour échapper à toute traçabilité (Harel, 2006).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">S’allier les services d’un élu grâce<span> </span>aux commissions et rétro-commissions</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Loik Le Floch Prigent, affirme lui-même dans un livre intitulé “Affaires Elf, affaires d’Etat” (2001), faisant le bilan de son procès, que “l’activité industrielle classique s’accompagne nécessairement de mécanismes qui permettent le financement d’opérations opaques (&#8230;). Au sein du groupe (Elf) qui fait deux cents milliards de francs de chiffre d’affaires par an, le volume de ces opérations (occultes) varie de trois cents à huit cents millions de francs). (&#8230;) Elf dépensait notamment ces fonds pour obtenir “des permis de forage” dans les pays ou la société n’était pas encore implantée. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’ensemble de ces commissions versées aux officiels du pays, via des intermédiaires, était d’un certaine façon le prolongement de la politique étrangère de la France, notamment dans les pays africains et c’est la raison pour laquelle le président d’Elf en informait la présidence de la république (française), ainsi que les ministres des Finances et du Budget” (Prigent,<span> </span>55-56). “Disons que le président d’Elf est à la fois le président d’une société pétrolière et ministre bis de la Coopération. Et c’est justement parce ce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu’elle a de tout temps financé les services secrets (&#8230;). Elf a servi au financement du parti gaulliste, et a même été créé pour ça&#8230;” (&#8230;). Puis ce fut le tour du parti socialiste. Certaines de ces affaires ont défrayé la chronique judiciaire (affaire Dumas, Deviers Joncourt, Sirven, Elf Thomson, avions renifleurs, affaires des frégates, etc.). (Prigent, 2001 : 54-55 et 63-64). “L’ensemble de la classe politique savait qu’Elf faisait du financement politique”. Les rétro-commissions servaient “à mettre sous influence celui qui les percevait. Au cas où&#8230; Au cas une affaire comme l’affaire Elf leur péterait à la figure. Si tout le monde se sert du gâteau, plus personne ne plus rien dire.” (Prigent, 2001, 66-67). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> <br />
 </span></p>
<p align="center"><strong>LA CONCURRENCE DES GOUVERNANCES NATIONALISTES (IMPERIALISME)<br />
 ET LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE DE L’ETAT</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les intérêts des entreprises cachés derrière les guerres locales et nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement à la lutte entre transnationales, se déroule une lutte entre Etats. Il s’agit de conflits déclarés (guerre) ou secrets (tels la guerre froide). Ce qui est en jeu, c’est le nationalisme, c’est à dire la volonté de puissance (Nietzsche, 1976), psychologique, politique ou économique, des dirigeants politiques, économiques et parfois même des peuples. Par leurs actions diplomatiques, militaires, politiques, les élus politiques viennent appuyer le développement des entreprises capitalistes nationales (l&#8217;impérialisme). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Derrière les conflits internes à une nation ou entre nations, il est rare qu’il n’y ait pas une quelconque influence d’un ou de plusieurs grandes puissances. En particulier, lorsqu’il s’agit des PED. Ne pas prendre en compte cette clé d’analyse, limite considérablement la compréhension du conflit en présence. Par exemple, le soutien de la France aux Hutus dans leur action de génocide envers les Tutsi (Coret, 2005) se comprend mieux lorsque l’on sait que les Tutsi étaient soutenus par les Etats-Unis notamment.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De 1945 jusqu’en 1989 (la chute du mur de Berlin) la guerre froide a été un des causes importantes des conflits. Une majorité des conflits nationaux (Burkina Faso, Angola, Chili, Bolivie&#8230;)<span> </span>étaient renforcés, attisés ou créés par la lutte entre le camp occidental, contre le camp soviétique. Malgré le discours d’indépendance de la France envers les Etats-Unis, notre pays a soutenu régulièrement ce dernier, notamment en favorisant la diffusion de l’arme atomique au camp occidental (Israël, Afrique du Sud durant l’apartheid&#8230;) (Lorentz, 2001).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le Partage amiable des zones d&#8217;influence fait aussi parti des instruments de contrôle. Durant, la guerre froide, un accord tacite entre les Etats-Unis et la France a permis à cette dernière d&#8217;exploiter et de contrôler l&#8217;Afrique francophone, tandis que les Etats Unis s&#8217;octroyaient l&#8217;Afrique anglophone et l&#8217;Amérique du Sud (Verschave, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le soutien des Etats aux intérêts des grands propriétaires capitalistes</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’Etat sert les intérêts des ETN, notamment pour des raisons d’indépendance énergétique nationale. M. Dominique Perreau, directeur des affaires économiques et financières au ministère des Affaires étrangères a déclaré que généralement &laquo;&nbsp;le ministre des Affaires étrangères use de son influence pour défendre les projets des compagnies françaises car l&#8217;Etat doit veiller à la sécurité des approvisionnements en pétrole et gaz naturel&nbsp;&raquo; (Aubert, 1999). Les présidents de la république jouent aussi le rôle de VIP pour les grandes transnationales de leur pays. Chirac était accompagné de plusieurs PDG, lors de son voyage en Chine, en octobre 2006. Nicolas Sarkozy fit de même et a ramené pour<span> </span>20 milliards d&#8217;euros de contrats pour<span> </span>les entreprises françaises, lors de son voyage en Chine en 2007(Les Echos, 26:/11/2007). Une large partie du soutien de la cellule africaine de l&#8217;Elysée, vis à vis des dictateurs, des guerres, des déploiements de l&#8217;armée française, etc. vise à protéger les intérêts des entreprises françaises. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les gouvernements et les ministères sont parfois doublés par des officines parallèles. C&#8217;est le cas du réseau Foccart, travaillant pour Elf, qui dirigeait en sous main tout la politique africaine de la France. Le soutien de l’Etat aux transnationales renforce leur capacité d’exploitation légale et illégale. La cellule africaine de l’Elysée, le Ministère des Affaires Etrangères, de l’identité nationale et de la coopération&#8230; qui devraient normalement fonctionner dans la légalité ne respectent pas toujours l’Etat de droit. Par exemple, les observateurs du ministère de la coopération qui ont cautionné les élections truquées au Tchad en mai 2006 (Survie, 2005).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DEMOCRATIQUE PAR LA CONTROLE ET LA VIOLENCE<br />
 (POUVOIR DE LA SÉCURITÉ ET DE RÉPRESSION)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">Soutien militaire des grandes puissances dites démocratiques aux dictatures alliées</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les républiques qui disent faire la promotion de la démocratie dans le monde, n’hésitent pas à appuyer les dictatures, lorsque leurs intérêts sont en jeu.<span> </span>Pendant les huit ans du règne Habré, la France n’a pas cessé d’accroître son aide financière et militaire à un régime qui préférait investir toutes les ressources du pays dans des dépenses militaires inconsidérées, à l’encontre des besoins fondamentaux de la population, comme la santé ou l’éducation. L’armée et l’administration &laquo;&nbsp;d’Hissène Habré engloutissaient chacune en moyenne 200 à 250 millions par an d’aide française. L’armée française a enfoui ses possibles états d’âme face aux 40 000 personnes exécutées, 50 000 personnes emprisonnées et 200 000 personnes dépossédées de leurs biens pour cause d’opposition au régime d’Hissein Habré” (Calatayud, 1992). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Cacher un coup d’Etat par un gouvernement étranger derrière une fausse révolte populaire nationale</strong></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En prenant l’aspect d’une rébellion classique, les mercenaires jettent le doute sur la légitimité de tel ou tel gouvernement et introduisent l’idée que le régime est précaire et n’a pas le soutien de toute la population et donc doit être condamné. Cela contraint donc le gouvernement à entrer en conflit et il devient alors l’agresseur aux yeux de la communauté internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De nombreux, putschistes et mercenaires sont financés par un Etat ou une entreprise étrangère, afin de servir leurs intérêts. Ainsi si le coup d&#8217;Etat réussit, ces derniers seront proches d&#8217;un pouvoir qui servira leurs projets économiques ou politiques. Si le coup d&#8217;Etat échoue, compte tenu du fait qu&#8217;ils ne sont pas les acteurs de ce coup de force, ils ont peu de chance d&#8217;être inquiétés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Lorsqu&#8217;un Etat A ne sert pas ou plus les intérêts des entreprises d&#8217;un Etat B, le gouvernement de ce dernier use parfois du coup d&#8217;Etat pour placer de nouveaux dirigeants au pouvoir, qui seront plus à même de servir leurs intérêts. Ce fut le cas, avec le gouvernement français qui décida de mener un coup d&#8217;Etat, via des rebelles locaux et / ou des mercenaires, notamment au Tchad, au Comores (avec Bob Denard),&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Là encore, l’Etat agresseur peut les utiliser sans être mis en cause, comme lors du coup d’Etat aux Comores en 1995 ou Bob Denard arrive avec 33 hommes pour monter à l’assaut du palais présidentiel de Saïd Djohar. L’Etat français intervient et arrête les mercenaires qui seront emprisonnés sauf Bob Denard, évacué par un appareil de l’armée française (Caminade, 2003). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La guerre au service des intérêts des entreprises nationales</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux, de hautes valeurs morales : la défense de la liberté, de la démocratie, de la justice. Mais derrière ces nobles motifs, les véritables motivations sont parfois moins claires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les guerres permettent de contrôler économiquement un pays afin de permettre aux entrepreneurs privés d’une nation de s’accaparer les richesses (pétrole, uranium, minerais&#8230;) ou humaines du pays, Le Chili aura été terrain d’expérimentation des théories libérales de Milton<span> </span>Friedman consistant à mettre sous tutelle les pays producteurs de matière première (énergie, métaux, nourriture&#8230;) afin de garder la maîtrise de l’économie mondiale. Cela supposait de briser les gouvernements et l’économie de ce type de pays (Petras, 2001 : 114).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La colonisation de l’Asie, de l’Amérique Latine et de l’Afrique sous le couvert d’apporter la civilisation visait d’abord cela. La traite négrière en Europe et en Amérique du Nord a servi cet objectif. La guerre des Etats-Unis contre l’Irak a permis à l’industrie pétrolière américaine de faire main basse sur les hydrocarbures du pays. Si la France s’est opposée à cette guerre, ce n’est pas seulement pour défendre l’Etat de droit, mais pour défendre les échanges privilégiés de ses industries avec l’Irak. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ce fut le cas par exemple de la Guerre du Biafra, dans laquelle la France soutenait les rebelles afin de récupérer le pétrole pour ses transnationales (Elf) (Verschave, 1999). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Le secret de la raison d’Etat : la boite de Pandore contre la transparence démocratique</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Au delà du financement pas toujours très légal, des services secrets, les Etats, sous le<span> </span>motif de la raison d’Etat, classent « top secret » certaines affaires. Le fait qu’il faille parfois, pour des raisons de défense nationale invoquer le « secret d’Etat », engendre un biais très préjudiciable dans la transparence de la démocratie. Si au départ, les motifs sont légitimes, ensuite, la pratique se développe et les élus, ou les administrateurs de l’Etat utilisent le motif de la raison d’Etat pour dissimuler des éléments dont leurs citoyens devraient légitimement être informés. En 1989, par exemple, sous les motifs officiels de ne pas inquiéter la population, les français n’ont pas été informés à temps des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En réalité, on peut supposer que le lobby militaro-industriel du nucléaire n’avait pas intérêt à laisser se développer une psychose autour du danger des centrales nucléaires. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De plus, on observe parfois une collusion entre les services secrets et les intérêts économiques privés. Maurice Robert, était chef de la sécurité d&#8217;Elf et ancien chef des services secret français en Afrique, pivot du réseau Foccart-Chirac<span> </span>(Verschave, 2001, 32). Par ailleurs, certains présidents africains ont été chaperonnés par un colonel de la DGSE, soi‑disant chargé de sa sécurité, et de multiples conseillers français. Par exemple, tous les conseillers du « président » ivoirien Houphouët‑Boigny étaient français (Verschave, 2000). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE PAR LA COMMUNICATION NON DEMOCRATIQUE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;"><strong><span lang="FR-CA"><br />
 </span></strong></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La communication comme instrument de propagande</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les campagnes de dénonciation des mouvements sociaux se heurtent aux campagnes de communication et de relations publiques des entreprises qui s&#8217;appuient sur une expertise et des ressources financières largement plus conséquentes. Les relations publiques sont ainsi qualifiées, dans les années 1920, &laquo;&nbsp;d&#8217;industrie du consentement&nbsp;&raquo; (Richter, 2004 : 149). Les relations publiques des entreprises sont, selon Harold D. Laswell, un de ses théoriciens, &laquo;&nbsp;la découverte que la propagande est moins coûteuse que la violence, la corruption, et autres techniques de contrôle&nbsp;&raquo; (Laswell, 1935: 524). Nous qualifierons pour notre part, de communication marketing, les pratiques de communication des entreprises qui visent à organiser le consentement du public, en s&#8217;appuyant sur des campagnes publicitaires, le packaging des produits et les relations publiques pour atteindre leurs fins, c&#8217;est à dire la maximisation de leur profit. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La novlangue : transformer la langue pour cacher une politique mal acceptée</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La novlangue, de même que le langage politiquement correct visent à transformer le mot trop connoté politiquement, pour en substituer d’autres qui n’éveilleront pas l’attention. Les dirigeants néo-libéraux sont passés maitres dans cet art. Alain Bihr, a écrit un ouvrage intitulé La novlangue néolibérale. Le rhétorique du fétichisme économique (Bihr, 2007), ou il en donnent divers exemples.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ainsi, le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l&#8217;Afrique) lancé par<span> </span>l&#8217;axe FMI – Banque Mondiale, dans sa rénovation du vocabulaire de l&#8217;ajustement structurel. Ce dernier ayant subit de nombreuses critiques, ils cherchent à travers une nouvelle formulation (la novlangue) à<span> </span>laisser penser que l’on prend mieux en compte les besoins des plus faibles. Mais étant donné que les principes fondamentaux restent de nature néo-libérale, les plus démunis restent toujours sur le bord du chemin. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La récupération conceptuelle au service de l’idéologie dominante</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Un autre instrument de l’hégémonie idéologique des néo-libéraux est leur aptitude à la récupération et à la manipulation conceptuelle, qui est relativement proche de la novlangue. La Banque utilise &laquo;&nbsp;des mots solennels et des formules magiques pour transformer la réalité (George, 1994 : 207). Face aux défenseurs de l&#8217;environnement qui risquaient de mettre un terme à la philosophie de la croissance illimitée, la Banque a utilisé la notion de développement durable en décrétant &laquo;&nbsp;la croissance durable&nbsp;&raquo;. Celle-ci n&#8217;était dès lors plus menaçante, l&#8217;idée de durabilité neutralisant le danger de destruction. &laquo;&nbsp;Le mouvement de défense de l&#8217;environnement qui craint pour son avenir s&#8217;est vu ainsi privé de ses armes conceptuelles&nbsp;&raquo;(George, 94 :208)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Enfin, les institutions de Breton Woods, exercent un pouvoir politique et culturel. Le rôle financier et économique n&#8217;est que la partie émergée de l&#8217;iceberg. La partie immergée relève donc de la foi, de la croyance, de la doctrine, du leadership intellectuel. Comme le dirait Pierre Bourdieu, la Banque est puissante parce qu&#8217;elle est capable d&#8217;échanger constamment du capital économique contre du capital symbolique et vice versa.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Susan George décrit la Banque comme « la main invisible du &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo; planétaire mis en oeuvre par le capitalisme libéral.<span> </span>Dans son livre Crédits Sans Frontières, elle attribue donc au Fond monétaire international et à la Banque des attributs et un fonctionnement quasi religieux. La doctrine remplace alors l&#8217;argumentation, malgré le discours qui se veut scientifique c&#8217;est bien d&#8217;idéologie qu&#8217;il s&#8217;agit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE PAR LE POUVOIR RELATIONNEL ET L&#8217;IDÉOLOGIE:<br />
 LE RÔLE DES RÉSEAUX ET DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>Les associations professionnelles contribuant à l&#8217;élaboration des politiques internationales</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les associations professionnelles (lobbies) exercent une influence parfois plus puissante sur les élus, que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, “ leur capital économique, culturel, symbolique, social (le réseau des relations)&nbsp;&raquo;, tels que les définit Bourdieu, certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques-uns sont des leaders politiques de premier plan. Mais la plupart d&#8217;entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou politique. Parmi, ces différentes organisations ont peu citer parmi les plus connus: CFR, Trilatérale, Bilderberg, WBRound Table, Bohemian Grove, Skulls&amp;bones&#8230; Or ces réseaux exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Gramsci (1975) a souligné le rôle des intellectuels dans l&#8217;hégémonie idéologique et la puissance des think thanks. Ces derniers sont des sortes de club de réflexion qui diffusent des idées. Les think thanks les plus influents, actuellement mettent la puissance de leurs idées et leurs meilleurs intellectuels au service de l’idéologie, des politiques des classes dominantes. Le sociologue français, Michel Crozier a ainsi réalisé, avec Samuel Huntington, un rapport<span> </span>en 1975, pour la commission trilatérale (Crozier) . </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Les dirigeants de la CCI, tel Maucher, ceux de l’ERT, et, des ETN telles Nestlé, Shell ou Unilever participent régulièrement aux rencontres de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003). C&#8217;est dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de Unilever et de la CIA.<span> </span>Selon le politologue Stephen Gill, Il a pour but “d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (&#8230;) entre les nations de l’axe atlantique&nbsp;&raquo; (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest. Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (&#8230;). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">David Rockefeller fut le fondateur du Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale. &laquo;&nbsp;Ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” selon M. R. Jennar (2005). D. Rockefeller a déclaré à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). “Ce même personnage avait déclaré huit ans plus tôt devant la Commission Trilatérale: la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Certains auteurs, tel Fritz Scharpf, estiment que la légitimité par l&#8217;élection peut nuire au résultat, puisque le peuple n&#8217;est pas un expert (Scharpf, 2000), qu&#8217;il est versatile et émotif. Scharpf privilégie une gouvernance fondée surtout sur les outputs, c&#8217;est-à-dire la légitimité par le résultat notamment économique, plutôt qu’une légitimité issue de l’élection par les peuples. C&#8217;est sur ce type d&#8217;argument, fondé sur la légitimité par le résultat, que se sont appuyés les régimes autoritaires pour justifier leur autoritarisme, souligne Hermet (2003 : 21). C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l&#8217;intérêt du peuple lui-même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La vision de Nietzsche illustre bien celles de certaines élites, tel Rockefeller. Pour Nietzsche, la démocratie est un fléau pour l&#8217;humanité, car elle inaugure le pouvoir de la masse, du peuple ignorant (Nietzsche, 1976). Spencer, un contemporain de Darwin, considérait que la loi du plus fort était une loi naturelle, qui devait s&#8217;appliquer aux sociétés humaines. Ne favoriser que les élites est préférable pour le développement de l&#8217;humanité, car c&#8217;est le sens de l&#8217;évolution naturelle, la sélection naturelle du plus fort sur le plus faible. Par conséquent,<span> </span>l&#8217;aide sociale, les services sociaux, l&#8217;école publique, sont nuisibles à l&#8217;humanité, car ils viennent gaspiller des ressources nécessaires pour développer les qualités des élites (Spencer, 1889).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Romano Prodi figure notamment parmi ces élites. En 2006, il dirige<span> </span>l’Italie, or il a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Avec Pascal Lamy, actuel directeur de l’OMC et autrefois représentant de l’UE à l’OMC, ils ont à participer aux réunions du groupe Bilderberg en 2001 et 2003. Tous les ans, les représentants de BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292). Précisons cependant, que le pouvoir des réseaux et des lobbies, n’est pas si important que certains voudraient le penser. S’ils disparaissaient, cela n’aurait qu’un impact relatif, dans la mesure, ou il ne sont qu’un aspect, parmi une bonne dizaine d’autres formes de gouvernance non démocratique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La puissance des réseaux contre la démocratie ?</span></span><span lang="FR-CA"> </span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Après sa victoire aux élections présidentielles, Nicolas Sarkosy invite au Fouquet&#8217;s, un palace parisien, les membres les plus proches de son réseau. On y trouvait notamment: B. Arnault, Bolloré, Dassault, Decaux, Bouygues (Parain d&#8217;un de ses fils), Desseigne (Barrière), Bernheim (Generali), Desmarais (Power Corporation), Kron (Alsthom), Frère (Suez), Proglio (Véolia)&#8230; (Chemin, 2005). De même au mariage de la fille de Bernard Arnaud, le 22 septembre 2005j, le magasine Paris Match, rapporte que 6 ministres en exercice étaient présents. Michel<span> </span>et Monique Pinçon, dans leur livre sur les grandes fortunes, montre que la richesse ne repose pas seulement sur l&#8217;argent mais sur des réseaux sociaux et un capital de privilèges socioculturels transmis par des dynasties familiales (2006). Cet aspect dynastique n&#8217;est pas sans rappeler les pratiques de la noblesse et de la royauté. Les privilèges officiels de l&#8217;aristocratie ont disparu pour la plupart (excepté pour certaines familles royales), mais cette pratique dynastique se perpétue, au plan social, économique et souvent même sur le plan du sang (mariage entre nobles). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Parallèlement aux réseaux politiques, on trouve des réseaux économiques. Par exemple dans les relations entre la France et l’Afrique, les réseaux les plus influents sont ceux d’Elf-Total, Bolloré-Rivaud, Bouygues, Castel… Les réseaux religieux et ésotériques ont aussi leur place. Il y a notamment les groupes catholiques, le Vatican, l’Opus Dei, la Loge P2… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le réseau francs-maçons, en France et dans le monde, contribue parfois à limiter l&#8217;impartialité des juges. Le magistrat, Eric de Montgolfier, a dénoncé certains agissements, puis en janvier 2004, le magistrat Bernard Bacou décide de saisir lui-même le conseil supérieur de la magistrature au sujet de doyen des juges d’instruction du tribunal de Nice, en l’accusant d’impartialité et de solidarité criminelle entre des prévenus et lui-même. En effet, ce juge était membre des francs-maçons et jugeait une affaire dans laquelle l&#8217;accusé était lui même membre des francs-maçons. Or un des premiers serments de la franc-maçonnerie est le serment de solidarité (Etchegoin, 2004).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’influence des puissances économiques sur les dirigeants politiques repose donc notamment sur les relations liées à leur statut important (capital symbolique),<span> </span>de négocier des accords ou des lois grâce à leurs poids économique (capital économique), de placer leurs anciens dirigeants dans les appareils politiques (capital social). Ou à l’inverse, les grands propriétaires capitalistes sont aussi en mesure de s’acheter les services d’ex-homme d’Etat, de se servir de leur image, de leur notoriété, de leur reconnaissance sociale (capital symbolique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA GOUVERNANCE NON DÉMOCRATIQUE ISSUE DE LA DIMENSION PSYCHO-SOCIOLOGIQUE<br />
 (SOCIO-IDENTITAIRE)</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Le besoin psychologique de pouvoir contre la démocratie</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On ne peut donc pas considérer que les problèmes politiques ne relèvent pas que de déficiences de nature sociale, mais aussi de faiblesses psychologiques donc individuelles. Plus les individus s’élèvent dans les structures du pouvoir économique ou politique, plus le besoin psychologique du pouvoir est susceptible d’être stimulé. Certains y succombent, d&#8217;autres non et d’autres préfèrent s&#8217;en écarter pour éviter ce type de difficultés. Ils s&#8217;en trouvent aussi qui restent pendant un temps à des postes de pouvoir sans succomber à ces vicissitudes. En effet, les problèmes d&#8217;ego et de pouvoir, d&#8217;agressivité, d&#8217;intolérance, etc. sont les premiers pas vers les pratiques anti-démocratiques, aussi bien au sein de la gouvernance globale non-démocratique, comme des mouvements sociaux d’ailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Alfred Adler (1870-1937) est un des trois pères fondateurs de la psychanalyse avec Freud et Karl Abraham. Il va élaborer une théorie de la psychologie individuelle, fondée sur le besoin de puissance visant à compenser un sentiment d&#8217;infériorité inhérent à tout être humain névrosé. C’est à dire tout le monde… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet, les meilleures lois, règlements et procédures promulguées par les organisations internationales, les Etats, les entreprises et même les associations ne suffiront pas à faire respecter la démocratie en leur sein et ni à l’extérieur. Car un comportement démocratique ne relève pas seulement d’un savoir faire. En effet, le dialogue démocratique suppose aussi le dialogue et l’écoute sincère entre les personnes, une certaine éthique de la discussion, une volonté de dialogue de chaque individu, une ouverture à l’autre dans le respect de ses limites, de ses différences&#8230; En un mot un savoir être ne se limitant pas à un savoir faire. Il y a peu d’espoir de “faire de la politique autrement” sans cette prise en mains du premier niveau politique: la conduite de chacun par lui-même. N’oublions pas ce vieil adage, “la fin ne peut justifier les moyens”. Pour cette raison l’autre pan de l’action politique, relève de l&#8217;action de soi sur soi. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Les différences de respect des règles sociales aux 3 étages de la société</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Fernand Braudel a montré que, depuis les origines de l’humanité, se sont édifiés progressivement trois étages de l’économie, auxquels correspondent trois étages de la société. Les trois étages de l’économie se sont constitués à travers un processus d’éloignement. Au rez-de-chaussée, l’étage de fondement, se développe une économie non-monétaire, de survie, de subsistance familiale. Au premier étage, est pratiquées l’économie d’échange local, c’est l’étage de la régulation légale. L’étage supérieur, étant celui de l’économie monde, celui de l’accumulation (des ressources et de la puissance), de la distance, de l’opacité&#8230; A cet étage, les acteurs font le contraire de ce qu’ils disent. Ils incitent à la pratique des règles du marché, mais grâce à leur puissance et leur éloignement de l’opinion publique, ils cherchent constamment à constituer des monopoles. Braudel montre ainsi qu’il existe un étage intermédiaire qui pratique les règles du jeu ; un premier étage qui ne les pratique pas encore et un étage supérieur qui ne les pratique plus, tout en tenant un double langage.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le même schéma se retrouve au niveau politique. au rez-de-chaussée il y a le clan et la famille. Au premier étage, l’échange, le débat public, la démocratie locale et à l’étage supérieur la macro politique qui pratique le double langage. Ainsi, au 3è étage de la pyramide, lorsque l’on appartient au groupe des élites, ou de la même classe sociale, on peut être tenté de se considérer comme supérieur, au-dessus des lois. C’est ce qui explique ainsi, que tant des dirigeants politiques et économiques, tel le PDG d’Elf, Roland Dumas, ou Charles Pasqua, par exemple, dérapent et se retrouvent devant les tribunaux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ils estiment qu’étant membres de l’élite, ils n’ont pas à fonctionner comme les autres, et qu’à la limite, s’ils le faisaient ce serait mauvais pour eux et pour l’intérêt général tel qu’ils le conçoivent. Ainsi, certains tels Rockefeller, se prononcent contre la démocratie car elle conduit à laisser le pouvoir à des ignorants et cela ne permet pas de prendre des bonnes décisions (Rockefeller, 1999). Ce sont les experts qui doivent décider. C’est pourquoi ils considèrent que, les référendums par exemple, tel celui sur le traité constitutionnel européen, sont préjudiciables à l’intérêt général, car les électeurs ne disposent pas de connaissances suffisantes pour voter en connaissance de cause. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">La pression sociale et l’imitation contre la légalité</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Beaucoup de citoyens ordinaires, s’ils étaient placés du jour au lendemain, aux commandes d&#8217;une transnationale exerçant des pratiques illégales ou d&#8217;une dictature, deviendraient probablement des dirigeants corrompus, ou des tyrans. D’une part pour des raisons psychologiques, liées au besoin de pouvoir (plus ou moins refoulé), tel que l’analyse Adler (1918). D’autre part du fait de la pression sociale de leurs collègues et de l’imitation, par l’isomorphisme (Powel, DiiMaggio: 1983 : 152), afin de rester conforme aux pratiques de ce milieu, à cette culture et de ces codes. L&#8217;individu tend à reproduire les pratiques de sa classe sociale. C’est le phénomène de &laquo;&nbsp;reproduction&nbsp;&raquo; décrit par Bourdieu (1972). Comme l&#8217;explique Braudel, lorsqu&#8217;un dirigeant exerce au &laquo;&nbsp;3e étage de la société&nbsp;&raquo;, au sommet des responsabilités nationales et internationales, il reproduit les règles sociales, les pratiques de ses paires qui se sentent au-dessus des lois créées pour la masse des citoyens.<span> </span>Ils se considèrent être membres de l&#8217;élite, donc au-dessus de celles-ci. Les abus du pouvoir, ne sont donc ni uniquement de nature psychologique, ni uniquement liés aux structures sociales, tel que l’explique Braudel. C&#8217;est donc une erreur de penser que tous les grands dictateurs sont des psychotiques (même si cela a pu être le cas parfois), même si souvent le « le pouvoir total rend totalement fou ». Il existe donc une relation dialectique entre le besoin psychologique du pouvoir, les structures de domination politique et économique, qui nuisent à la démocratie. On doit donc considérer que les problèmes politiques relèvent aussi bien de déficiences de nature sociale, donc collectives, que de faiblesses psychologiques donc individuelles. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Dialectique de l’individu et du collectif, du psychologique et du social</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est par un changement intérieur personnel (psychologique, pratique&#8230;), par le renoncement à son besoin de pouvoir sur l’autre, pour se consacrer à un véritable service des autres que la société évolue. En effet, lorsqu’une grande masse d’individus opèrent un changement de conscience, alors les règles sociétales, les lois internationales, les pouvoirs mondiaux se transforment vers plus d’équité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Ces changements de conscience et ses nouvelles règles sociétales, empêchent alors certains individus placés au sommet des organisations (économique, politique, sociale, religieuse…) de dériver vers leurs faiblesses (le besoin de pouvoir sans limite) qui les conduisent à reproduire les pratiques anti-démocratiques et parfois illégales des dirigeants précédents.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">C’est donc des changements intérieurs des individus qui agissent sur la régulation globale de la société, qui en retour façonnent de nouveaux individus par l’éducation des masses. Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que reproduire la situation en place.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Car une éducation des masses façonnées par des élites ou des peuples empreintes du besoin de pouvoir, ne fait que se reproduire elle même. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>LA THEORIE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Définition de la gouvernance adémocratique et illégale</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Robert Cox a développé une économie politique critique en prolongeant la pensée d’Antonio Gramsci au plan international. Cox distingue aussi « trois forces fondamentales : les forces matérielles, celle des idées, et celle des institutions. Mais, il n’y en a pas une parmi ces trois qui puisse exercer une action unidirectionnelle, car elles sont en interactions » (Cox 1996 : 96-99). Susan Strange (1196) ajoute à la tripartition de Gramsci et de Cox, un quatrième forme d&#8217;autorité, la sécurité (militaire, sociale, économique). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il y a un secteur qui est équitable et légal et démocratique (le visage officiel des relations Nord-Sud), cependant, celui-ci est lié à un pouvoir (la gouvernance) global &#8211; inégal &#8211; illégal, &#8211; et non démocratique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance globale non démocratique de l&#8217;Afrique signifie donc le pouvoir (la gouvernance par les entreprises, les pouvoirs publics, l’armée&#8230;) inégal, illégal et non démocratique par des acteurs de nationalités multiples visant à perpétuer la domination et l’exploitation économique et politique en Afrique, (et non du monde).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">On observe dans la réalité, un continuum sans véritable rupture entre les pôles opposés que sont la gouvernance légale et illégale, démocratique et non démocratique, privée et publique. Provisoirement, nous définirons aussi<span> </span>la démocratie comme la participation du plus grand nombre possible d’acteurs légitimes à une décision favorisant l’intérêt général. Nous y reviendrons plus en détails dans la suite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La gouvernance non démocratique relève<span> </span>(et/ou) :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance légale (et/ou) -non transparente (occulte) par des acteurs non légitimes du fait de leur nature, car : non indépendants économiquement, non élus démocratiquement et dont les décisions sont insuffisamment participatives.</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance illégale, c&#8217;est-à-dire ne respectant pas l’Etat de droit (les lois)</span></li>
<li><span lang="FR-CA">de la gouvernance inégale ne permettant pas l’égalité des conditions (Tocqueville), c’est à dire en terme bourdieusien une égalité au niveau du capital économique, social (réseaux, origines&#8230;.),<span> </span>culturel (connaissance, éducation, temps disponible pour cela&#8230;), capital symbolique (diplômes, titres, statuts&#8230;) (Bourdieu).</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En résumé la gouvernance non démocratique est une gouvernance illégale, (et/ou) inégale, non transparente, par des acteurs non légitimes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><strong>La démocratie ne peut être effective si on relève notamment:</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L&#8217;inégalité dans la propriété et la gestion de l&#8217;appareil économique et financier, (pouvoir capitaliste) &#8211; L&#8217;inégalité du temps pour se former et pour militer (Braibant, 2005) &#8211; L&#8217;inégalité<span> </span>des niveaux d&#8217;éducation &#8211; L&#8217;inégalité des conditions (de vie et de biens) Tocqueville (1948) qui entraîne : Une inégalité<span> </span>dans se capacité à supporter les conséquences des lois du fait d&#8217;inégalité économique -Une<span> </span>différence de priorité politique (égalité contre liberté) dans le vote des lois du fait de l&#8217;inégalité des conditions de vie (Noberto Bobbio).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En effet l&#8217;égalité juridique n&#8217;est pas réelle sans l&#8217;égalité économique et sociale (conditions de vie, possibilité de mobilité sociale) car l&#8217;exploitation économique capitaliste engendre la domination et l&#8217;aliénation des travailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance légale mais inégale et la gouvernance légale non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une grande partie de ce qui est décrit par FX Verschave, concernant ce qu&#8217;il nomme la «Françafrique», relève du légal. Par contre il s’agit de situation légale et en même temps inégale selon les partisans des politiques sociales. Par exemple lorsque Elf-Total va sous payer des ressources, tel le pétrole au Congo-Brazzaville (Verschave, 1999), une partie de ces transactions économiques s’inscrivent dans le champ légal, mais sont inégales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un second niveau, on peut porter l’analyse sur le plan légal et non démocratique. Les dirigeants du G8, tels les présidents français Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, ont généralement considéré que la gouvernance nationale et celle des organisations internationales sont légales et démocratiques. Dans une démocratie représentative, les dirigeants sont élus, donc il s’agit d’une démocratie. Cependant, un certain nombre d’auteurs Castoriadis (1996), Rosenvallon (1998) et d’associations telle Attac estiment qu’une<span> </span>démocratie représentative, si elle est bien légale, n’est pas véritablement démocratique. Sans démocratie participative, les citoyens ne peuvent plus participer aux décisions qu’une fois tous les 5 ans durant le mandat municipal ou présidentiel. De même le suffrage est censitaire au niveau de la Banque Mondiale et du FMI (George, 1994).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
 </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">La gouvernance illégale : le non respect de l’Etat de droit est<span> </span>non démocratique</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">A un 3ème niveau on peut analyser la gouvernance entre les PED et les pays développés sous l’angle de l’illégalité. Le non respect de la loi généralisé signifie l&#8217;absence de l&#8217;Etat de droit. Nous retiendrons la définition première et minimum de l&#8217;Etat de droit, il s&#8217;agit d&#8217;un système institutionnel dans<span> </span>lequel les pouvoirs publics sont soumis au respect du droit[2]. Ce n&#8217;est donc pas une démocratie parfaite, mais un minimum à atteindre pour pouvoir approfondir les autres dimensions.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">L’illégalité est un des aspects du non démocratique. Car la démocratie suppose le respect de la légalité, c’est à dire de l’Etat de droit, mais aussi, de la transparence, de la légitimité des représentants, de la participation, etc. La définition de néo-patrimonialisme de Jean-François Médard (1995 : 325-339) vient souligner que la notion de légalité dépend aussi de la culture d’un pays. Cependant, dans un régime républicain occidental fondé sur le respect de l&#8217;état de droit, sur le respect des lois, sur une séparation claire entre les biens publics et privés, les pratiques néo-patrimoniales relèvent de l&#8217;illégalité. Les élus du peuple qui s&#8217;y adonnent devraient donc être punis par la justice, or c&#8217;est rarement le cas et lorsqu&#8217;ils sont inculpés, cela donne lieu souvent à des non-lieux ou à des légères peines, qui ne sont mêmes pas systématiquement appliquées. Concernant le procès Elf, quelques semaines après son incarcération, André Tarallo (le monsieur Afrique d&#8217;Elf), &laquo;&nbsp;en sortait pour raisons médicales&nbsp;&raquo; et ne devait plus jamais y retourner. M. Tarallo avait fait appel. Un an plus tard, en mars 2005, le jugement était encore plus sévère : sept ans d&#8217;emprisonnement ferme et toujours la même peine d&#8217;amende, 2 millions d&#8217;euros. Or, cette forte amende n&#8217;a toujours pas été acquittée (Robert, 2007).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le pire est atteint lorsque que la situation est inégale, illégale et non démocratique. C’est le cas lorsqu’un service secret (CIA, DGSE) ou une transnationale finance des mercenaires pour fomenter un coup d’Etat, comme ce fut le cas d’Elf au Congo- Brazzaville (Verschave, 2001). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<h1 style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span lang="FR-CA"><span style="font-size: small;">Une typologie et non une description générale d’un système de gouvernance</span></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Précisons tout d’abord qu’il s’agit, dans un premier temps, de présenter une typologie de la gouvernance illégale et non démocratique. Ce n’est donc pas une description de l’étendue de la gouvernance illégale. Cela ne signifie aucunement que les citoyens des PED, n&#8217;aient aucune responsabilité et que la dimension illégale de la carence démocratique soit dominante. En effet, pour décrire le pouvoir (effectif) d’une forme de gouvernance illégale et non-démocratique sur la société, il faut être en mesure d’en établir :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<ul>
<li><span lang="FR-CA">Quel est le nombre et le pourcentage des décisions? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Les décisions illégales sont elles fondamentales ou secondaires ?<span> </span></span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont-elles structurelles ou conjoncturelles ? </span></li>
<li><span lang="FR-CA">Ces actions sont elles intentionnelles ou involontaires ? (Quelle est le<span> </span>degré d’intentionnalité des décisions?)</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Il ne s’agit donc ni d’en conclure, que les formes d’illégalité, telle la corruption sévissent partout et tout le temps ni à l’inverse d’en conclure que nous n’avons affaire qu’à un phénomène marginal. Les dirigeants politiques et économiques, qui observent le système capitaliste, repèrent les erreurs du système, mais ne les corrigent pas toujours, en particulier lorsque les dysfonctionnements (les injustices) les avantagent. Par exemple, le développement de la sous-traitance contribué à affaiblir le syndicalisme. Il n’a pas été pensé pour cela au début, mais a été utilisé pour cela ensuite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Une majorité des acteurs appartenant aux classes dominantes ont des intérêts communs. C’est pourquoi, il n’est pas nécessaire qu’ils s’organisent systématiquement et qu’ils se téléphonent, pour fédérer ses intérêts convergents. La gouvernance capitaliste globale fonctionne majoritairement ainsi dans sa dimension légale. Cependant, certains types d’actions illégales tels les coups d’Etats, les élections truquées, elles, sont généralement pensées dès leur origine.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Est-ce un système structuré, ou des décisions éparses et sans liens entre elles qui sont le fruit des hasards de la conjoncture et donc disposant d’une importance secondaire ? On relève que les pratiques de la françafrique durent au moins depuis la décolonisation, donc depuis plus de 50 ans. Pierre Péan, Smith et Glaser, François Xavier Verschave (Françafrique (1999), Noir Silence (2000), ou Noir Chirac (2003)) notamment, montrent à travers leurs différents ouvrages, qu’il y existe un système structuré concernant certains aspects de la gouvernance illégale (le mercenariat, la corruption, le détournement des matières premières&#8230;). Cependant, cela ne signifie pas pour autant, que l’ensemble de la gouvernance de l’Afrique, relève de l’illégalité. &#8230;). </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Mais un faible nombre d’actions illégales, si elles déterminent l’orientation à long terme d’un politique nationale, deviennent alors fondamentales. </span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p align="center"><strong>CONCLUSION</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Essayons à présent de hiérarchiser les différentes formes de<span> </span>pouvoir qui sont responsables de la situation actuelle de la pauvreté et des inégalités dans le monde.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La première cause, relève de l’éducation dans l’enfance et de la dimension psychologique. La seconde cause qui explique les inégalités sociales relève des déterminismes de la gouvernance économique, financière et idéologique. Gramsci (1975), puis Cox (1996) ont montré l&#8217;interaction entre les superstructures et les infrastructures, entre les forces productives et l&#8217;idéologie (de l&#8217;Etat, de la société civile&#8230;). Comme l’a montré Marx, les inégalités sont donc le résultat d&#8217;une lutte des classes, de l&#8217;exploitation, de la domination et de l&#8217;aliénation. Le capitalisme national et mondialisé reste donc la cause dominante, après la dimension psycho-sociologique, liée au besoin de pouvoir. Par conséquent, c&#8217;est autant le pouvoir et les causes politico idéologiques que le pouvoir et les causes économiques qui peuvent expliquer les inégalités actuelles mondiales et non la seule dimension économique. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">En particulier, c&#8217;est le pouvoir politique des propriétaires des biens économiques (finance et moyens de production), (les capitalistes) qui domine largement le pouvoir politique des dirigeants des pouvoirs publics. Donc, pour reprendre notre typologie il s&#8217;agit de la gouvernance économique, financière, idéologique et<span> </span>de la gouvernance par les pouvoirs publics (nationaux et internationaux).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">Le 4e niveau du pouvoir ou de la gouvernance regroupe la gouvernance par la violence (policière, militaire&#8230;), le pouvoir relationnel (les réseaux) et la gouvernance nationaliste (impérialiste).</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">La dimension illégale vient donc renforcer les carences de la gouvernance non-démocratique, mais reste finalement secondaire, même si elle semble largement sous-estimée. En effet, les causes premières sont les insuffisances psychologiques (besoin de pouvoir égocentrique), les carences de la démocratie (politique, économique et sociale), puis les causes économiques (le capitalisme économique) et enfin l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"><br />
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA">De même, si le capitalisme économique et politique peut expliquer la situation mondiale actuelle d&#8217;inégalité extrême, le libéralisme (avec sa dérégulation) ne vient que le renforcer, en accentuant encore les tendances vers le non respect des règles de certains des élites (la corruption). Ainsi, si le<span> </span>capitalisme libéral n&#8217;est pas la cause première des inégalités, il vient largement renforcer les faiblesses humaines (le besoin compulsif de pouvoir), le manque de démocratie<span> </span>et la tentation de la corruption et de l&#8217;illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"> </p>
<hr style="width: 100%;" />
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><strong><span lang="FR-CA">BIBLIOGRAPHIE</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><span lang="FR-CA"> </span></p>
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<li><span lang="FR-CA">VERSCHAVE François-Xavier, 2000, Noir Silence, Les arènes.</span></li>
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<li><span lang="FR-CA">ZIEGLER Jean, 2005, L&#8217;empire de la Honte, Ed. Fayard.<br />
 </span></li>
</ul>
<p><span lang="FR-CA"> </span></p>
<hr />
<p><em><span lang="FR-CA">[1] Emmanuel Arrighi, L&#8217;échange inégal. Essai sur les antagonismes dans les rapports économiques internationaux (Maspero, 1969)</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA"> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;" align="justify"><em><span lang="FR-CA">[2] Dans cette seconde définition (que nous ne retiendrons pas), l&#8217;Etat de droit se compose du respect des droits fondamentaux (civils et politiques), l&#8217;Etat libéral (Etat minimum, régalien, gendarme) et la démocratie libérale (pluralisme des partis, suffrage universel). &laquo;&nbsp;L&#8217;Etat de droit apparaît comme une organisation politique et sociale destinée à mettre en oeuvre les principes de la démocratie libérale&nbsp;&raquo; (Chevalier, Jacques, 1994,<span> </span>L&#8217;Etat de droit, Paris, 2e Edition, p.54).</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><em></em></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href=" http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=13555">mondialisation.ca</a>)<br />
 </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’illégalité de l’économie internationale</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 09:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel) La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-5237" title="justice" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/justice.jpg" alt="justice" width="323" height="279" /></p>
<p style="text-align: justify;">La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchan­dises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le dumping social est un principe de l’OMC</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué.<span id="more-5228"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine du libre-échange avantage considérablement les multinationales</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’idéologie de l’OMC est la doctrine du libre-échange, reprise par le Traité de Lisbonne. Actuellement, le commerce mondial repose tout au plus dans une faible mesure sur des avantages comparatifs, argument séduisant de la doctrine classique du libre-échange parce que toutes les ressources des économies impliquées ne sont pas utilisées à leur pleine capacité, ne serait-ce qu’à cause du chômage. Mais la libre circulation des capitaux elle-même ne conduit pas à des avantages réciproques. Les multinationales pro­fitent d’avantages importants que leur offrent les pays à bas coût du travail et commercialisent les produits fabriqués là-bas dans les pays à haut niveau de prix. Et leur marge bénéficiaire est élevée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Traité de Lisbonne impose aux pays membres de l’UE une circulation sans restrictions des capitaux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La réglementation du commerce mondial est complétée par la dérégulation nationale ou régionale de la circulation des capitaux, dans l’UE par l’art. 56-1 du Traité instituant la Communauté européenne, qui interdit «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers». Quelques exceptions servent à protéger l’union économique et monétaire contre de graves crises (art. 60). Les détenteurs de capitaux de pays tiers, c’est-à-dire du monde entier, peuvent les investir dans l’UE et également les en retirer sans restrictions. Une taxe mondiale sur les transactions spéculatives (taxe Tobin) serait contraire au Traité, tout autant qu’un impôt national ou communautaire correspondant (art. 58).</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les accords de l’OMC sont contraignants, également pour l’UE, bien que la pratique ne concède aux citoyens et aux entreprises aucun droit subjectif à en exiger le respect. La procédure de règlement des litiges a force de loi. Pour modifier les textes, 153 Etats doivent actuellement être d’accord. D’ailleurs, contrairement au Traité instituant la Communauté européenne, l’UE revendique la compétence exclusive en matière de politique commerciale (doctrine AETR). Même l’Etat le plus exportateur n’est pas habilité à conclure des accords commerciaux.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">C’est le lien étroit entre la réglementation du commerce mondial et la libre circulation des capitaux qui constitue le caractère illégal de l’ordre économique imposé aux peuples. Juridiquement, et de toute façon politiquement, cet ordre est dominant mais il est à l’origine, dans le monde, de constitutions incomplètes parce que ni les droits de l’homme ni les principes sociaux ne peuvent se défendre contre cet ordre néolibéral. L’Agenda 21 de 1992 par lequel les Nations Unies prônaient pour le monde entier une politique sociale et écologique ambitieuse mais à vrai dire antidémocratique n’a peut-être pas été oublié, mais on n’en parle pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le principe social est une mission de l’Etat</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La confiance dans le sens de la responsabilité morale des entreprises justifie leur caractère largement privé. Aucun Etat n’abandonne son destin sans nécessité à des entrepreneurs qui ne promettent pas de servir l’intérêt général. Le caractère privé est le droit d’agir comme bon nous semble. Mais la liberté, c’est la morale, et la loi morale, c’est le principe d’amour. Il est pour ainsi dire exclu que les acteurs capitalistes agissent moralement. Le droit commercial mondial manque pour cela de toutes les dispositions institutionnelles et matérielles nécessaires. La responsabilité sociale présuppose l’Etat et ses lois. Certes, les Etats doivent être des républiques, systèmes garantissant les libertés et dont la forme politique est la démocratie, moteur de la justice sociale lorsque les élections sont libres et qu’elles res­pectent le principe d’égalité. Mais cette justice sociale ne peut exister que dans un authentique Etat de droit. Les entreprises qui veulent et peuvent se débarrasser de leurs devoirs sociaux violent le principe constitutionnel allemand relatif à la propriété. L’art. 14-2 de la Loi fondamentale stipule ceci: «Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité.» Aucun Etat ne peut se désintéresser de la question sociale. Ils doivent tous satisfaire au principe social s’ils veulent être des collectivités de liberté. Mais dans le monde globalisé des entreprises, les Etats individuels ont perdu leurs pouvoirs en matière de politique économique et sociale. Ceux qui comptent sur le comportement moral des entrepreneurs méconnaissent les contraintes du marché.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Seul un Etat global pourrait contraindre les détenteurs de capitaux à respecter le principe social mais l’expérience nous apprend qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’un tel Etat mondial repose sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Il devrait rassembler trop d’individus pour pouvoir être vraiment démocratique. L’expérience nous montre que la solidarité est une question de proximité, de petites unités et d’un degré suffisant d’homogénéité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Intérêts des entreprises et intérêts généraux</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les entreprises permettent au peuple d’assurer leur existence et doivent par conséquent être soumises à ses lois. La conformité aux lois de leurs activités réalise le bien commun. C’est là la mission officielle des entreprises privées qui n’est rien d’autre que la réalisation de la volonté générale du peuple et donc de l’intérêt général. La recherche du profit par les entreprises doit pouvoir s’effectuer dans le cadre de l’intérêt général. Dans la mesure où les entreprises privées promettent une efficacité supérieure en agissant dans l’intérêt général, leur caractère privé est au service de cette fonction au sein de la république. L’organisation de la concurrence entre les entreprises est également l’affaire du peuple, qu’elle soit fixée dans des réglementations nationales ou internationales. Cependant les entreprises sont l’affaire du peuple: en tant que res publica, elles sont une res populi. Elles sont l’affaire non seulement des entrepreneurs mais également des salariés et par conséquent une res privata. Comme pour toutes les activités en république, les aspects étatiques et privés sont indissolublement liés, parce qu’ils sont déterminés à la fois par les intérêts de la collectivité et les intérêts particuliers.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les activités des entreprises ne sont protégées que de manière limitée par la Constitution: dans la garantie de la propriété (art. 14 de la Loi fondamentale), la liberté de la profession (art. 12-1) et la liberté d’agir (art. 2-1). Contrairement à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la Loi fondamentale ne formule aucune liberté générale d’entreprise. La liberté de circulation des capitaux doit se soumettre aux limites imposées par le principe social. Il n’y a pas de droits libéraux, il n’y a que des droits respectueux des principes sociaux. La liberté est soumise sans exceptions à la loi morale, à l’impératif catégorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Economie sociale de marché</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En raison de son caractère constitutionnel, le principe social est le principe déterminant de l’ordre économique allemand. La Loi fondamentale n’a pas établi d’ordre économique précis; toutefois, avec le principe social, elle impose au législateur, en matière d’économie, un principe de fraternité et, grâce aux droits fondamentaux, elle protège l’activité commerciale. L’ordre économique doit, conformément au principe social, garantir l’indépendance, mais également la responsabilité individuelle. Ce n’est pas l’économie de marché qui est l’ordre économique correspondant le mieux à la Loi fondamentale mais l’économie sociale de marché. C’est quand elle est orientée vers le marché et la concurrence que l’économie permet le mieux la réalisation sociale parce qu’on sait par expérience que ce sont le marché et la concurrence qui garantissent le mieux l’efficacité économique, mais seulement lorsque l’Etat veille à ce que le marché et la concurrence se soumettent au principe social, quand, en particulier, la répartition des biens, modifiée par les besoins et la production et également par le principe du marché est assurée, garantie qu’elle est par la propriété.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La doctrine de la propriété individuelle et sociale est le fondement de l’indépendance libérale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Dans l’économie sociale, la politique de l’emploi ne saurait être négligée car le travail est le moyen le plus général et le plus humain de parvenir à la propriété et par con­séquent à l’indépendance libérale sans laquelle l’homme n’est pas un citoyen. La garantie de la propriété protège non seulement le droit de posséder mais fonde un droit de tous à la propriété. Les conditions de travail sont la propriété des collaborateurs de l’entreprise. La garantie de la propriété implique un droit au travail tel qu’il est inscrit dans les textes des droits de l’homme. Seule une législation conforme à cette conception individuelle et sociale de la propriété satisfait au principe social. En Allemagne, le chômage élevé et les millions d’emplois sous-payés, en violation des droits de l’homme, sont le résultat d’une politique à la fois capitaliste et internationaliste à laquelle se sont pliées les oligarchies partisanes. Pour cela, on a essentiellement besoin d’argent et, à la rigueur, d’un peu de moralisme idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La logique de la libre circulation des capitaux est incompatible avec la responsabilité sociale</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Le principe déterminant des investisseurs globaux est le profit (shareholder value). Il commande la politique d’implantation des entreprises. Le capital et donc les entreprises peuvent être délocalisés quasiment vers n’importe quel Etat. Non seulement les entre­prises sont globales mais également les produits et les clients. Les conditions de transport notamment facilitent la délocalisation. Pour laisser une chance au travail dans leur pays, les gouvernements sont contraints de niveler leur politique fiscale et sociale et de déréguler le droit économique et environnemental. La concurrence entre Etats réduit les devoirs des entreprises à l’égard des Etats. Ce sont les principes personnels des actionnaires, la plupart du temps leur avantage, qui déterminent leur conduite. Une répartition solidaire du revenu national se ferait aux dépens des revenus du capital. La responsabilité sociale des détenteurs du capital est contraire à la «logique» de la circulation globale des capitaux. C’est le profit qui est le moteur de la globalisation et non pas, par exemple, la recherche du bien du peuple, et surtout pas de celui des pays pauvres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exploitation des peuples et asservissement des Etats</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’internationalisation de l’investissement des capitaux est un moyen efficace d’exploiter les peuples et d’asservir les Etats. Les théoriciens et les praticiens des marchés dénationalisés essaient de se disculper en invoquant le principe de la concurrence. La légitimité de la concurrence est élevée au rang d’une idéologie qui dispute sa légitimité aux Etats. La répartition optimale des ressources que les théories économiques attribuent à la concurrence globale peut éventuellement être expliquée par les modèles mathématiques de la théorie de l’équilibre, mais ces modèles n’ont rien à voir avec la réalité des marchés oligopolistes, qui sont imparfaits. Mais la concurrence, dont l’avantage en matière d’efficacité est incontestable lorsque l’Etat l’organise judicieusement, doit s’adapter à l’intérêt général. Elle ne peut être qu’un instrument des collectivités, à l’instar des entreprises. La concurrence internationale ne justifie pas le fait de «dédémocratiser» et de désocialiser les conditions de vie. Il n’y a aucune nécessité économique à cela.</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">La concurrence des marchés, pour qu’elle soit honnête et légale, suppose une égalité suffisante des chances que le droit doit garantir; pour une concurrence mondiale, il s’agit du droit commercial mondial. Pour le marché global, il n’existe (outre les règlementations partielles que nous avons mentionnées) pas de droit de la concurrence. Mais même un tel droit ne dispense pas d’un droit social fondamental. L’abus d’avantages locaux spécifiques aux dépens des peuples devrait être impossible. Les marchandises produites dans des conditions contraires aux droits de l’homme ne devraient pas pouvoir être vendues légalement. Or la pratique ne connaît même pas la notion de «marchandise illégale».</p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Quand les Etats entrent en concurrence, cela n’est légal que lorsque les conditions de vie sont suffisamment homogènes pour que les entreprises ne puissent pas miner l’autorité sociopolitique des Etats. Dans notre monde socialement hétérogène, la globalisation entraîne des abus sociaux qui peuvent ruiner les collectivités libérales ou en tout cas les plonger dans une crise. Elle n’apporte aucune aide aux peuples pauvres et opprimés. Seule une aide durable, avant tout le bouleversement des systèmes politiques, promet des chances de développement. Montesquieu écrivait déjà: «C’est dans les pays de la liberté que le négociant trouve des contradictions sans nombre; et il n’est jamais moins croisé par les lois que dans les pays de la servitude.» (De l’esprit des lois, XX, 2)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réduction du coût du travail entraîne une augmentation du coût social</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les délocalisations, décidées par des comités directeurs systématiquement corrompus par les bonus et d’autres rémunérations, dé­truisent la plupart du temps des emplois, c’est-à-dire, plus précisément, la propriété des travailleurs. Les entreprises globales cherchent à réduire au maximum les coûts du travail. Quand on congédie des travailleurs, c’est-à-dire qu’on les exproprie, on abandonne des êtres humains. L’Etat doit alors les prendre en charge et, le cas échéant, leur famille également. Les syndicats et la cogestion – la pratique l’a prouvé – ne peuvent pas vraiment empêcher cette politique d’entreprise qui contribue autant au chômage de masse ou qu’à l’exploitation des travailleurs, ce qui n’est pas moins grave. Les importations de produits bon marché n’améliorent pas le niveau de vie des peuples car les collectivités doivent financer les coûts de transfert sous forme de prestations sociales. L’économie nationale doit trouver les moyens financiers. Les multinationales exploitent aussi bien les peuples pauvres (on les fait travailler comme des esclaves) que les peuples riches (on les saigne à blanc) jusqu’à ce qu’ils tombent dans la pauvreté. Dans le monde entier, les hommes sont victimes de la globalisation de l’économie. Toutefois un petit nombre de personnes deviennent immensément riches, mais elles se désintéressent du sort actuel et futur des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Violation du principe fondamental de la vie en société</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Les citoyens «possèdent» également une part des entreprises. Cette propriété n’est rien d’autre que la souveraineté du peuple qui exercice une influence sur les entreprises par le biais de ses lois, qui a droit à une part de leurs résultats mais qui a également une part de responsabilité, en tout cas en ce qui concerne les salariés. La crise économique montre nettement ce que devrait être cette responsabilité. Les intérêts des citoyens ne peuvent plus guère s’imposer. Les entreprises peuvent échapper au patrimoine commun d’un Etat et se tourner vers des «Etats faibles» pour faire leurs affaires. Maintenant, les peuples peuvent être l’objet d’un chantage. Le caractère international de l’économie a supprimé les liens de solidarité entre les membres de la collectivité. L’ordre économique libéral a largement spolié les citoyens de leur «propriété». Cela correspond à la logique du néolibéralisme anti­étatique qui, grâce à la globalité, connaît un essor qui a entraîné un capitalisme extrême bien que celui-ci n’ait pas pour lui l’appui d’un seul droit de l’homme, pas même celui de la propriété, qui est lié à la personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les crises sont la loi du profit</strong></p>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Mais la crise du capitalisme est aussi celle de l’économie globalisée. Les mesures d’aide des différents Etats (que leurs budgets ne peuvent pas assumer), coordonnés au niveau international, sont peut-être le dernier sursaut du système capitaliste qui met en péril économies nationales et surtout les monnaies, donc la stabilité politique. Si le sauvetage réussit, il y aura un nouveau cycle – jusqu’à la prochaine crise, car les crises sont inhérentes au système capitaliste. C’est la loi du profit. En raison des sommes gigantesques représentées par les crédits spéculatifs sans valeur, les cycles sont plus rapides et les crises plus graves.<br />
 Comme il s’agit de protéger la propriété des citoyens et avant tout le droit au travail lié à la propriété, les entreprises ne doivent pas quitter les Etats et se soustraire aux lois du peuple car elles violent ainsi le principe fondamental de la vie en société, la liberté générale et le droit, qui repose uniquement sur la liberté de tous les citoyens. Sinon elles s’opposent au peuple et à l’Etat et avant tout à ses lois. Pourtant la république les y autorise, avant tout la libéralisation antisociale et la dérégulation de la circulation des capitaux. Le droit et par conséquent l’intérêt général sont encore, dans le monde actuel, l’affaire des peuples et des Etats, pour autant qu’ils respectent les droits de l’homme élémentaires. Res publica res populi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le capitalisme international prive les hommes de leurs droits et détruit la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le capitalisme international viole les droits des citoyens parce que ceux-ci ne peuvent pas vivre leur liberté face aux entreprises et la réaliser à l’aide des lois du bien commun. En effet, la répartition libérale des biens produits par la collectivité est rendue difficile, voire empêchée parce que les actionnaires, qui sont en marge de la citoyenneté, revendiquent une grande partie des profits, parce que la mise en œuvre du principe social fondé sur la démocratie est largement entravée faute d’influence suffisante de l’Etat. La dénationalisation des entreprises réduit l’importance du principe démocratique. En effet, le caractère privé imposé aux entreprises (dénationalisation fonctionnelle) réduit (tout à fait à dessein) la portée des élections parce que les citoyens et leurs représentants dans les parlements doivent renoncer à réaliser le bien commun au moyen des lois. D’une manière générale, la république se voit considérablement «dédémocratisée», désocialisée, délibéralisée (au sens d’une perte des libertés politiques) et, de manière plus fondamentale, privée du droit parce que les entreprises échappent à la république. Les sociétés agissent ainsi parce qu’on ne les en empêche pas. Les politiques ont permis cela parce qu’ils ont été séduits par des théories économiques de l’efficacité, en particulier par une doctrine du libre-échange mal comprise et peut-être également par l’idéologie des grandes puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">Les multinationales exigent à nouveau que les peuples soient à leur service. Elles leur font maintenant assumer les pertes occasionnées par leurs crédits aussi spéculatifs qu’excessifs. Cela bouleverse l’ordre économique. Les chefs des multinationales et des investisseurs institutionnels se pré­sentent comme les nouveaux maîtres du monde, «libres et riches» (Kenichi Ohmae). La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social, grave dévoiement du libre-échange. Les entreprises profitent des moyens que les politiques leur ont offerts.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1622">horizons-et-debats.ch</a>)</em></p>
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		<title>La construction en bottes de paille</title>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2009 17:52:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[- Guide Illustré - Sommaire Préface Introduction Un Abri Abordable et Efficace La Super-Isolation La Botte de Paille Préparation du Site Fondation du Sol Ossature et Contreventement Pose du Toit Monter les Murs en Bottes de Paille Enduire Les Bottes de Paille Mur Porteur Approches Alternatives Finition Préface Remerciements : Je remercie profondément tous ceux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">- Guide Illustré -</h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4706" title="la-construction-en-bottes-de-paille" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-construction-en-bottes-de-paille.jpg" alt="la-construction-en-bottes-de-paille" width="680" height="345" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="00"></a>Sommaire</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#01">Préface</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#02">Introduction</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#03">Un Abri Abordable et Efficace</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#04">La Super-Isolation</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#05">La Botte de Paille</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#06">Préparation du Site</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#07">Fondation du Sol</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#08">Ossature et Contreventement</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#09">Pose du Toit</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#10">Monter les Murs en Bottes de Paille</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#11">Enduire Les Bottes de Paille</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#12">Mur Porteur</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#13">Approches Alternatives</a><br />
 <a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#14">Finition</a><span id="more-4611"></span></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="01"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Préface</a></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Remerciements :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je remercie profondément tous ceux qui m&#8217;ont aidé à traduire ce document : Aurélien Moinier; Eymeric Magnant-Gaillou, Sylvia Wolfer; Jackie et Françoise Crémoux; Coralie de Bouter.</p>
<p><strong>Quelques conseils :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>absorbez un maximum d&#8217;information (n&#8217;ayez pas peur de l&#8217;anglais !)</li>
<li>suivez un ou plusieurs stages avant de commencer à bâtir en paille. (il y a beaucoup de temps à gagner et d&#8217;erreurs à éviter)</li>
<li>cultivez votre patience, car aller vite revient toujours cher.</li>
<li>vérifiez les références et soyez clair et précis lorsque vous travaillez avec des professionnels.</li>
<li>surtout, surtout, commencez avec un petit projet, comme un atelier ou une cabane pour qu&#8217;un projet de rêve ne devienne pas un cauchemar.</li>
</ul>
<p>J&#8217;espère que ce document vous aidera à réaliser vos projets.<br />
 Cordialement,<br />
 <em>André de Bouter, La Maison en Paille (association Loi 1901)</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="02"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Introduction</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis longtemps déjà, se fait ressentir le besoin d&#8217;un guide de base concis et illustré sur l&#8217;essentiel de la construction en bottes de paille. Ce document est ma tentative pour pallier à cette lacune. J&#8217;ai eu la chance de passer sept mois à aider à enseigner les techniques de ce type de construction, aux professionnels  et novices originaires de toute la Mongolie. Cette publication est originellement issue de cette formation. Pour m&#8217;avoir aidé à réaliser tout cela, mes remerciements les plus sincères vont à Scott Christiansen, Directeur de l&#8217;ADRA de Mongolie : (l&#8217;Agence d&#8217;Aides au Développement Adventiste),  E.Purev-Erdene,   architecte et artiste reconnu de Ulannbaatar en Mongolie et Kelly Lerner, amie et architecte de Berkeley, Californie.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien que cette technique d&#8217;utilisation de paille, comme matériau de construction, trouve ses racines dans les prairies du Nord des Etats-Unis, l&#8217;intérêt qu&#8217;elle suscite s&#8217;est rapidement répandu dans de nombreuses régions productrices de graines dans le monde, avec un enthousiasme grandissant. Le besoin de publier des informations accessibles à tous, même à des lecteurs non anglophones, se fait d&#8217;autant plus ressentir. J&#8217;ai donc rédigé ce livret de façon à ce qu&#8217;il soit facilement traduisible. De plus, l&#8217;utilisation d&#8217;icônes numérotées, dans certains paragraphes, oriente le lecteur vers de larges dessins ou croquis détaillés.Une nouvelle organisation, baptisée Builders Without Borders, (BWB : Les Bâtisseurs Sans Frontières) est née, à la suite d&#8217;un rassemblement de personnes animées par les mêmes sentiments d&#8217;espoir, à Kingston au Nouveau-Mexique. BWB est un réseau international de bâtisseurs utilisant des matériaux naturels. Elle crée des partenariats avec des communautés et organisations à travers le monde pour construire des logements abordables, à base de matériaux locaux, afin de travailler, ensemble, pour un futur durable. D&#8217;autres publications de BWB seront diffusées sur le site web de BWB <a href="http://www.builderswithoutborders.org">BuildersWithoutBorders.org</a>.<br />
 <em>Stephen Macdonald, Gita, New Mexico, décembre 1999.</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="03"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Un Abri Abordable &amp; Efficace</a></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Recherche d&#8217;un Toit</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un des besoins fondamentaux de l&#8217;homme (en fait, un de ses droits fondamentaux) est celui de posséder un abri. Sans être suffisamment  protégés contre les éléments, les hommes ne peuvent pas survivre longtemps. Pour un nombre de personnes, sans cesse grandissant, chercher un abri minimal est devenu un challenge délicat, au même titre que de trouver suffisamment de nourriture et d&#8217;eau potable. De plus, peu de régions ont une exploitation rationnelle et encore moins équitable, des ressources durables. Avec l&#8217;expansion de la population humaine, beaucoup de systèmes naturels mondiaux commencent à en ressentir les effets négatifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De Simples Abris de Paille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette augmentation de la demande, la construction en paille offre des avantages sérieux, la paille étant un matériau de construction qui se renouvelle tous les ans de façon relativement abondante. Dans la plupart des régions productrices de grain, on se débarrasse de la paille, (les tiges longues et creuses des plantes céréalières telles que le blé, l&#8217;avoine, le riz ou l&#8217;orge) car elle est considérée comme un déchet qui est souvent brûlé. Rien qu&#8217;aux Etats-Unis, environ cinq millions de maisons de paille, de taille modeste, et super isolées, auraient pu être construites, avec ce qui est brûlé chaque année : quel gâchis !<br />
 Les maisons n&#8217;ont pas besoin d&#8217;être trop chères ni trop compliquées à construire afin qu&#8217;elles soient à la portée des plus démunis. Il y a de multiples façons de construire des maisons simples et à la fois élégantes, utilisant des bottes de paille. Lorsqu&#8217;elles sont bien conçues, les maisons de paille se révèlent être des économiseurs d&#8217;énergie, donc d&#8217;argent (économie pour la construction et pour l&#8217;utilisation). Il en résulte une utilisation minimale des combustibles, un facteur important dans beaucoup de régions du globe et pour bon nombre de budgets familiaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Règles de Base pour dessiner Votre Maison</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les maisons économes en énergie et simples à construire, faites en bottes de paille, peuvent avoir beaucoup de formes. Elles vont d&#8217;une structure temporaire et rapide, comme celles utilisées pour les zones sinistrées, au système d&#8217;isolation par l&#8217;extérieur, autour des structures déjà existantes, jusqu&#8217;aux structures permanentes.</p>
<p>Pour faire des plans d&#8217;une maison en paille, adaptés aux besoins et à la situation locale, gardez à l&#8217;esprit ces règles générales :</p>
<ul>
<li>Déterminez l&#8217;espace dont vous avez réellement besoin :
<ul>
<li>Quel est le budget réaliste ?</li>
<li>Gardez une taille modeste et une conception simple, de façon à ce que ce soit facile à construire et que cela utilise le moins de matériaux possible.</li>
<li>Un projet simple permet, aux gens pourvus de bon sens, de quelques compétences en construction et d&#8217;un minimum d&#8217;outillage, de construire leur propre maison.</li>
</ul>
</li>
<li>Isolez l&#8217;extérieur du bâtiment avec des bottes et combinez cela avec de l&#8217;inertie à l&#8217;intérieur.</li>
<li>Profitez au maximum de l&#8217;énergie naturelle du soleil en étudiant l&#8217;implantation  et la conception de la façade sud (ou nord, sud de l&#8217;équateur).</li>
<li>Intégrez le plus grand nombre de vos fenêtres à cette façade pour capturer la luminosité du soleil. La surchauffe de votre maison l&#8217;été (par fenêtres accumulatrices de chaleur au Sud et Ouest) est évitée par les appentis, arbres, marquises, volets, etc. L&#8217;utilisation de volets, rideaux ou stores (isolés) est conseillée pour diminuer la perte de chaleur la nuit.</li>
<li>Utilisez des matériaux locaux, de préférence le moins travaillés possible comme des rondins de bois et de la terre. C&#8217;est non seulement du bon sens économique mais aussi du bon sens écologique.</li>
</ul>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4617" title="la-maison-en-paille-03" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-03.jpg" alt="la-maison-en-paille-03" width="204" height="190" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="04"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">La Super-Isolation</a></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux Approches pour Conserver la Chaleur (ou la fraîcheur)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un bâtiment super-isolé maintient des températures intérieures confortables grâce à la capacité supérieure de ses matériaux d&#8217;isolation à résister à la déperdition de chaleur.<br />
 Cette déperdition est souvent évaluée quantitativement par un indice de résistance ou valeur R (R= m².°C/W) qui, lorsque vous divisez 1 par R devient U ou valeur de conductivité.<br />
 Au contraire, un bâtiment non isolé avec des murs épais, tels que des murs moellons/pierre de taille, utilise son inertie élevée pour conduire, stocker et relâcher doucement la chaleur ou fraîcheur.</p>
<p style="text-align: justify;">On combine ces deux approches dans la stratégie &laquo;&nbsp;solaire passif&nbsp;&raquo; où des éléments de grande inertie tels que des sols en ciment, chaux ou terre, des murs en terre et enduits à l&#8217;intérieur d&#8217;une enveloppe de super-isolation comme les bottes de paille. Etant donnée la rapidité d&#8217;accroissement de la population et l&#8217;utilisation  des ressources dans le monde, appliquer des stratégies de super- isolation, de &#8216;solaire passif&#8217; en gardant les tailles des habitations modestes, peut vraiment faire la différence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La paille comme super-isolant</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La construction en bottes de paille est un moyen efficace d&#8217;être super-isolé (*) tout en limitant les dépenses, si bien entendu, la mise en œuvre des bottes est réalisée en auto-construction suivant les règles de l&#8217;art. On peut comparer un bâtiment édifié en bottes de paille à une bouteille Thermos hermétique qui conserverait de manière efficace la chaleur (ou la fraîcheur) emmagasinée ou produite à l&#8217;intérieur.</p>
<p><em>(*) Les murs en bottes de paille enduits ont une valeur R=6. Référence paraissant dans le livre : &nbsp;&raquo; L&#8217;isolation Ecologique &laquo;&nbsp;, page 123, de JP Oliva, Terre Vivante. R=6 est comparable à un mur en agglomérés creux de 20 cm avec une isolation en laine de verre de 25 cm. En général les murs en agglomérés sont isolés avec seulement une laine de verre de 7.5 cm.</em></p>
<p>Pour bien faire fonctionner votre &laquo;&nbsp;Thermos&nbsp;&raquo;  en bottes, nous vous conseillons de suivre deux règles de bases :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>La maison doit être toute entourée de l&#8217;isolation. Ne laissez pas de trous dans l&#8217;enveloppe en bottes (ni entre les bottes). Cela pour minimiser les ponts thermiques (pont thermique = déperdition de chaleur en un endroit peu isolé). Faite en sorte d&#8217;isoler votre plafond au moins autant que les murs (gardez le bouchon du Thermos fermé). Isolez bien le sol. Les fenêtres et les ouvertures (réellement des trous dans votre Thermos)doivent être de taille modeste, de bonne qualité, si possible côté soleil et protégées, la nuit, par des rideaux ou volets isolants.</li>
<li>Gardez l&#8217;isolant sec : il sera inefficace s&#8217;il est mouillé et la paille, tout comme d&#8217;autres isolations organiques, peut pourrir, si elle reste mouillée. Protégez la, à l&#8217;extérieur, avec une toiture en bonne état, ayant, de préférence, un débord de toit. Enduisez les murs ou faites un bardage. Dans des climats de froid extrême, un pare-vapeur (toujours du côté le plus chaud) peut-être conseillé, pour protéger l&#8217;isolant contre le flux de vapeur d&#8217;eau. Toutefois, malgré vos efforts, une ventilation adéquate est toujours essentielle pour éviter des problèmes d&#8217;humidité, surtout autour des fenêtres, fondations, et au grenier.</li>
</ol>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4618" title="la-maison-en-paille-04" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-04.jpg" alt="la-maison-en-paille-04" width="229" height="163" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="05"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">La Botte de Paille</a></h2>
<p><strong>Les Caractéristiques d&#8217;une Bonne Botte</strong></p>
<p>Une Botte de qualité pour la construction :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Est entièrement sèche. Une fois en main, une botte sèche semble relativement légère quand on la soulève, s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;humidité à l&#8217;intérieur (enfoncez profondément les doigts dans la botte pour vous en assurer)</li>
<li>Est composé de tiges fortes et flexibles. Il faut plier et tirer des tiges individuelles pour vérifier la force et la friabilité de celles-ci. Une paille mature, qui a été récoltée et stockée au sec et qui a une couleur dorée, fait les meilleures bottes.</li>
<li> Est bien compressée. Une botte compacte se déforme peu quand on la soulève par ses ficelles  (celles-ci sont plus résistantes quand elles sont en plastique).</li>
<li>A une taille relativement uniforme. La taille d&#8217;une botte peut varier, notamment au niveau de la longueur. La botte à 2 ficelles mesure environ 45 cm (18 pouces) de large, 35 cm (14 pouces) de hauteur et entre 85 à 105 cm (34-40 pouces) de long. La largeur et la hauteur des bottes dépend de la botteleuse (!)  et ne sont pas modifiables.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conseil:</strong> Vérifiez la taille et la qualité de vos bottes avant de les acheter. Prenez le temps d&#8217;éduquer ceux qui produisent vos bottes de construction avant la récolte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Manipulation  et Stockage correct</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une règle fondamentale de la construction en paille est de garder ses bottes sèches depuis la récolte jusqu&#8217;à l&#8217;achèvement de l&#8217;édifice. Cela demande aussi de les manipuler avec soin et de les stocker à l&#8217;abri de l&#8217;eau, de préférence dans un entrepôt ou bien sous une bonne bâche.<br />
 Prévoyez l&#8217;achat et le stockage de vos bottes bien à l&#8217;avance. En Mongolie, l&#8217;achat et le transport des matériaux vers le site, s&#8217;est révélé être un problème sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-4619" title="la-maison-en-paille-05" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-05.jpg" alt="la-maison-en-paille-05" width="228" height="248" /><strong>Les Ennemis de la Paille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que la paille soit bien plus résistante qu&#8217;on ne le pense, gardez bien à l&#8217;esprit ses trois principaux ennemis :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>La pourriture.</strong> Des bottes mouillées,  dont la composition en moisissure est supérieure à 20%, attirent la pourriture provoquée par l&#8217;action enzymatique des champignons.</li>
<li> <strong>Le feu.</strong> Bien que des bottes bien compressées soient assez résistantes au feu, la paille tombée de ces bottes peut représenter une source d&#8217;incendie. Soyez particulièrement prudent quant à la paille perdue dans le grenier et autour des cheminées. Gardez toujours votre site propre et à l&#8217;abri des fumeurs et méfiez vous de tous les outils provoquant des étincelles. Ayez toujours un extincteur à proximité.</li>
<li><strong>Les nuisibles.</strong> Les rongeurs, les oiseaux et autres insectes peuvent également trouver la paille agréable à vivre mais l&#8217;enduit fermera tous les points d&#8217;accès aux bottes. Il n&#8217;est pas nécessaire, ni très agréable pour les travailleurs  de saupoudrer de chaux (pensez à vos poumons) tous les rangs de bottes pour repousser les rongeurs. Il n&#8217;y a pas assez de graines dans les bottes de paille pour les nourrir.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: center;"><a name="06"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Préparation du Site</a></h2>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4620" title="la-maison-en-paille-06" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-06.jpg" alt="la-maison-en-paille-06" width="623" height="472" /></p>
<p><strong>Choisir un site</strong></p>
<p>Un bon site contient les critères suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Il respecte au maximum la zone environnante et son habitat.</li>
<li> Il est suffisamment large et relativement plat, afin d&#8217;éviter un travail excessif pour le déplacement de la terre issue des fondations.</li>
<li>Il offre un support fiable pour les fondations qui doivent être hors gel (en général hors gel en France est à -0.60 mètres).</li>
<li> Il doit permettre un bon système de drainage des eaux. Celle-ci doit s&#8217;éloigner de la maison. Il doit procurer une bonne exposition au sud, non obstruée, pour capter la chaleur du soleil (le &laquo;&nbsp;solaire passif&nbsp;&raquo;).</li>
<li> Il protège la maison contre des vents froids et autres facteurs climatiques.</li>
<li> Il donne une bonne vue.</li>
</ul>
<p><strong>Préparez le site</strong></p>
<p>Les étapes de préparation de votre site sont :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><img class="alignright size-full wp-image-4621" title="la-maison-en-paille-07" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-07.jpg" alt="la-maison-en-paille-07" width="227" height="140" />De délimiter des coins avec des piquets (chaise d&#8217;implantation). Pour respecter les angles droits, utilisez le théorème de Pythagore (simplifié par la technique 3-4-5, car 3² + 4² = 5²) voir.</li>
<li>Une fois le contour marqué au sol, terrasser la terre végétale et niveler une couche de gravier.</li>
<li>Re-vérification  des piquets d&#8217;angles pour plus de précision. Puis, attacher des ficelles (au niveau) pour l&#8217;implantation des fondations. Formule  de Pythagore A² + B² = C².<br />
 Par exemple pour une construction de 6x10m : 36 + 100 = 136 =&gt; C = 11.66 m.<br />
 Nota : Les chaises d&#8217;implantations doivent être placées à l&#8217;extérieur du contour fini de la maison, afin de ne pas avoir à les déplacer lors du terrassement.</li>
</ol>
<p><strong>Prévoir l&#8217;établissement des plans</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un projet couronné de succès demande une mise sur papier et une planification soignée, bien avant de commencer à mettre la main à la pâte. Il est fortement conseillé de demander, à la mairie, pour le permis de construire. En France, celui ci ce compose de plans détaillés, de photos du terrain et d&#8217;un formulaire à remplir. Prenez  note de ce qui suit avant de commencer à construire :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><img class="alignright size-full wp-image-4622" title="la-maison-en-paille-08" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-08.jpg" alt="la-maison-en-paille-08" width="228" height="202" />Faites un schéma directeur et des plans précis et détaillés comportant l&#8217;élévation des murs et montrant la mise en place des bottes. Vous pouvez laissez la dimension moyenne de vos bottes décider de la longueur (utilisez un échantillon de 10 balles ou plus), hauteur et largeur des murs. Cela vous évitera d&#8217;avoir à reboucher des trous ou à couper un trop grand nombre de bottes et de voir ces bottes raccourcis romprent la résistance des murs (chaque botte doit chevaucher les deux du dessous de façon quasi symétrique).</li>
<li>Ayez tous vos matériaux et outils de construction (que vous aviez déjà quantifié sur une liste de matériaux), déjà achetés et disponibles sur le site, avant le début de la construction. Assurez vous qu&#8217;ils soient transportés soigneusement et convenablement stockés.</li>
<li>Commencez la fabrication des cadres de portes/fenêtres, la préparation de charpente,… etc. le plus tôt possible, afin que tout soit prêt, quand vous en aurez besoin.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: center;"><a name="07"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Fondation et Sol</a></h2>
<p><strong>Les fondations</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des bonnes fondations créent un support stable et durable tout en protégeant les bottes de l&#8217;humidité du sol. Dans le cas d&#8217;une ossature bois toutes les charges (dite &laquo;&nbsp;mort&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;vivant&nbsp;&raquo;) sont concentrées sur les points ou les piliers sont posés. Le rôle principal de l&#8217;armature métallique dans un béton est d&#8217;éviter l&#8217;écartement de ces points de charge, très important dans des zones de fort gel et/ou de tremblements de terre. Les fondations doivent aussi élever, du sol, les murs de paille. Pour ces fondations, il existe de multiples alternatives au béton (le ciment est grand consommateur d&#8217;énergie grise, et pas donné non plus !) : gravier ou terre pisé, dans une tranchée, par exemple. Cela dépend de l&#8217;architecture choisie, renseignez-vous.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4623" title="la-maison-en-paille-09" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-09.jpg" alt="la-maison-en-paille-09" width="227" height="190" />Des broches en bambou, bois ou métal sont parfois incorporées dans les fondations pour que le premier rang de bottes soit bien fixé sur place. Dans les structures avec une ossature, où les bottes servent de remplissage et d&#8217;isolant et non pas comme éléments porteur, les broches ne sont pas obligatoires. Il est dangereux de travailler autour : couvrez les pour vous protéger. Il est conseillé d&#8217;élargir les fondations et d&#8217;augmenter la quantité d&#8217;armature, dans le béton, sous les poteaux. En Mongolie, nous avons inséré des poteaux bois de 10X10 cm dans des fouilles créées lors du coulage des fondations. Vérifiez le placement de toute armature et raccords métalliques (pour l&#8217;ossature et les cadres, dans le cas d&#8217;une fondation en béton) avant de couler les fondations.</p>
<p><strong>Un Sol en Paille ( ! Expérimental ! )</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4624" title="la-maison-en-paille-10" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-10.jpg" alt="la-maison-en-paille-10" width="227" height="224" />Dans les climats très froids, les bottes de paille ont été utilisées pour isoler le sol en bois ou en ciment. Cette technique est nouvelle et sa fiabilité dans le temps n&#8217;est pas encore connue.<br />
 Plus d&#8217;expériences et d&#8217;évaluations sont nécessaires !<br />
 L&#8217;élément critique, pour ce système, est que les bottes ne soient pas en contact avec le sol (humidité) : une technique est de les placer sur un remblai (une couche de graviers, de 10 cm lavés, non poreux et ventilés) qui permet de bien drainer et d&#8217;arrêter la remontée de l&#8217;humidité du sol (par action capillaire). Pour des chapes en béton, comme pour un sol en bois, les bottes sont placées à plat avec un espace de 5-10 cm entre chaque botte. Cette espace peut-être rempli avec du gravier.<br />
 Pour créer une chape, le mélange, chaux-graviers,  est coulé directement sur les bottes, avec une épaisseur de 10 cm (4in.) environ. Elle est tirée avec une règle et des guides pour obtenir un sol de niveau. Pour un plancher en bois les lambourdes sont mises entre les bottes (de niveau) sur le gravier. Le plancher, bouveté si possible, est posé sur les lambourdes. Une fois le bâtiment fini, il est bon d&#8217;isoler les soubassements, par l&#8217;extérieur pour couper les ponts thermiques. En Mongolie, nous avons utilisé &laquo;&nbsp;flyash&nbsp;&raquo; (cendre de mouches) couvert d&#8217;une couche de béton, mince et en pente, autour de la maison. Il est toujours conseillé de couper le pont thermique que peuvent représenter les fondations.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4625" title="la-maison-en-paille-11" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-11.jpg" alt="la-maison-en-paille-11" width="628" height="481" /><img class="aligncenter size-full wp-image-4626" title="la-maison-en-paille-12" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-12.jpg" alt="la-maison-en-paille-12" width="622" height="463" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="08"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Ossature et Contreventement</a></h2>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4627" title="la-maison-en-paille-13" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-13.jpg" alt="la-maison-en-paille-13" width="605" height="450" /></p>
<p><strong>Monter l&#8217;Ossature</strong></p>
<div id="attachment_4629" class="wp-caption alignright" style="width: 238px"><img class="size-full wp-image-4629" title="la-maison-en-paille-15" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-15.jpg" alt="figure 6" width="228" height="228" /><p class="wp-caption-text">figures 6</p></div>
<p>Une charpente rigide et porteuse supporte la totalité du poids de l&#8217;ensemble du toit et la transmet aux fondations. Une charpente bien conçue rend la structure en ballots de paille à étages multiples possible. Plusieurs principes d&#8217;ossatures sont possibles. Ici, nous utilisons du bois de construction de 10X10 cm, pour les poteaux verticaux comme pour les poutres horizontales.<br />
 Les poteaux peuvent être encastrés dans le ballot (figure 6 à gauche) ou simplement posés entre les ballots (figure 6 à droite) créant ainsi un espace vide que l&#8217;on rembourre avec de la paille ou bien encore positionnés à l&#8217;intérieur ou à l&#8217;extérieur du mur de ballots ce qui a l&#8217;avantage de pouvoir construire le mur sans interruption et en fournissant moins de travail. Les poutres doivent être attachées et renforcées avec soin aux poteaux pour garantir une bonne connexion  et un bon contreventement. En Mongolie, nous avons utilisées des agrafes métalliques (5a), comme des tés métalliques (5b) et des planches de bois (5c).</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<div id="attachment_4628" class="wp-caption aligncenter" style="width: 238px"><img class="size-full wp-image-4628" title="la-maison-en-paille-14" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-14.jpg" alt="la-maison-en-paille-14" width="228" height="93" /><p class="wp-caption-text">figures 5a, 5b, 5c</p></div>
<p><strong>Contreventements</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4630" title="la-maison-en-paille-16" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-16.jpg" alt="la-maison-en-paille-16" width="226" height="235" />C &#8216;est une bonne pratique que de donner du contreventement additionnel à l&#8217;ossature, surtout dans les régions où il peut y avoir des tremblements de terre et/ou de grands vents. C&#8217;est la partie diagonale que l&#8217;on voit dans une charpente ou ossature bois classique.<br />
 Des câbles en métal ont été utilisés : pour être efficaces, il faut qu&#8217;ils soient bien ancrés aux fondations et à la sablière.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est absolument impératif qu&#8217;un bâtiment soit contreventer (soit par l&#8217;ossature soit par des murs intérieurs et extérieurs) car un mur non contreventé risque de tomber. Des murs en paille peuvent servir pour contreventer, mais il n&#8217;existe pas de chiffres ou tableaux pour calculer comme pour le bois par exemple. Une ossature bois peut apporter de la solidité à votre bâtiment et permet également de construire le toit avant les murs. Ainsi vous pouvez remplir les murs en paille sous l&#8217;abri de votre toit.</p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="09"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Pose du Toit</a></h2>
<p><strong>La toiture</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4631" title="la-maison-en-paille-17" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-17.jpg" alt="la-maison-en-paille-17" width="226" height="240" />La qualité d&#8217;une maison en paille dépend surtout du toit qui la protège. En général, le toit est la partie la plus chère d&#8217;une construction, mais n&#8217;ayez pas peur, concevez le meilleur toit que vous pouvez. Les &laquo;&nbsp;fermettes&nbsp;&raquo; ont de nombreux avantages : la facilité de la pose, l&#8217;utilisation efficace du bois; elles laissent flexible, l&#8217;aménagement de l&#8217;intérieur et de l&#8217;extérieur.<br />
 La &laquo;&nbsp;fermette&nbsp;&raquo; que vous voyez dans le dessin à droite vous laisse assez de débordement de toit pour protéger votre mur en paille et aussi pour aérer les combles (attention à ne pas fermer la ventilation avec de la paille en vrac).<br />
 La toiture doit être bien fixée à l&#8217;ossature, surtout dans les régions de grands vents, d&#8217;autant plus que de larges débords de toit sont conseillés. Des tiges de fer ou de solides cordes entrelacées peuvent donner une protection supplémentaire sur les extrémités. Aussi contreventer par-dessous le faîtage (voir le dessin d&#8217;ensemble au début du chapitre suivant).</p>
<p><strong>Attention :</strong> certaines &laquo;&nbsp;fermettes&nbsp;&raquo; peuvent être lourdes et dangereuses, utilisez des cordes, guide- tobogan, l&#8217;aide de copains et le calme, pour réussir à terminer ce travail sans danger (voir le dessin d&#8217;ensemble au début du chapitre précédent).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4632" title="la-maison-en-paille-18" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-18.jpg" alt="la-maison-en-paille-18" width="227" height="178" /></p>
<p><strong>Couvertures</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de types de couvertures sont possibles. Les tôles métalliques sont appréciées, par énormément de personnes aux Etats-Unis, pour leurs durabilités et leurs capacités à capter l&#8217;eau de pluie destinée à la boisson. Pour n&#8217;importe qu&#8217;elle couverture il est impératif que celle-ci n&#8217;aie pas de fuites, surtout si vous isolez le plafond avec de la paille. Pensez également à une lame d&#8217;air entre l&#8217;isolant et le revêtement du toit (tuile/tôle etc.) pour éviter des dégâts liés à la condensation.</p>
<p><strong>Formes du toit</strong></p>
<p style="text-align: center;">Voici ci-dessous différentes formes de toit possibles :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4633" title="la-maison-en-paille-19" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-19.jpg" alt="la-maison-en-paille-19" width="430" height="186" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="10"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Monter les Murs en Bottes de Paille</a></h2>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4634" title="la-maison-en-paille-20" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-20.jpg" alt="la-maison-en-paille-20" width="605" height="466" /></p>
<p><strong>Construire les murs</strong></p>
<p>Monter les murs en bottes est l&#8217;étape rapide et amusante de la construction en paille. Je vous propose de :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Fixez les cadres des portes au fil à plomb et ayez les cadres des fenêtres prêts à être installés avant la montée des murs.</li>
<li>Installez les guides des coins qui peuvent être permanents si vous utilisez un bardage en bois (dans ce cas vous devrez quand même enduire les bottes pour leur protection au feu et contre les rongeurs).</li>
<li>Vérifiez, tout au long de la pose du mur, qu&#8217;il reste bien d&#8217;aplomb.</li>
<li>Ne rentrez pas vos bottes avec trop de force, vous risqueriez de ne plus garder votre mur droit, d&#8217;écarter vos murs et de mettre trop de pression sur les cadres. Il vaut mieux que les bottes soient un peu trop courtes que trop longues, pour qu&#8217;elles logent dans l&#8217;espace prévu. Vous comblerez les trous avec un peu de paille en vrac; ou, encore, examinez bien votre pile de bottes et cherchez une botte avec une longueur adaptée.</li>
<li>Recouvrez les fondations avec une matière imperméable pour que les bottes ne puissent pas être en contact avec l&#8217;humidité du sol qui remonte par capillarité.</li>
<li>Déposez les premières bottes à chaque angle de mur, à côté des cadres de portes et fenêtres et continuez vers le milieu du mur.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Vous assurez que chaque rang recouvre bien le rang inférieur en quinconce. Comblez les trous au fur et à mesure que vous montez. Il est essentiel de faire les appuis de fenêtre (en béton, bois ou autre), surtout pour les façades les plus exposées aux intempéries. Placez un papier goudronné (ou autre produit imperméable) sous chaque appuis de fenêtre juste avant que celles-ci ne soient installées. C&#8217;est l&#8217;endroit où le risque d&#8217;infiltration d&#8217;eau dans le mur en paille est le plus grand.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4635" title="la-maison-en-paille-21" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-21.jpg" alt="la-maison-en-paille-21" width="217" height="343" /></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4636" title="la-maison-en-paille-22" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-22.jpg" alt="la-maison-en-paille-22" width="228" height="135" />Il peut être utile (mais j&#8217;aurai tendance à penser le contraire) de planter dans chaque rang des broches en bois (deux pieux par botte de 0,5cm X 1m à partir du troisième rang: des bâtons aiguisés ou des bambous feront très bien l&#8217;affaire). Si votre toit gène, ne vous tracassez pas, vous pouvez les supprimer, sur le dernier rang, voir même sur les 2 derniers rangs. Cette technique est de moins en moins utilisée, car, une fois la construction achevée, ces broches ne servent plus à grande chose. Un &laquo;&nbsp;brochage&nbsp;&raquo; extérieur, qui compresse le mur comme une corset, est parfois utilisé. Cette technique est laborieuse mais ajoute de la rigidité aux murs. Le mur en paille sans enduit peut sembler très mou : ne vous inquiétez pas, l&#8217;enduit stabilisera vos murs. Dans le cas d&#8217;une construction en ossature bois, il est conseillé de faire en sorte que le mur en bottes soit, de temps à autre, lié à, ou bloqué dans, l&#8217;ossature.</p>
<p><strong>Fabriquer des Bottes de Taille Adaptées</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez dessiné votre bâtiment de façon à ce que ses dimensions soient des multiples de la longueur et de la hauteur moyenne de vos bottes, afin d&#8217;en avoir qu&#8217;un minimum à retoucher.<br />
 Cependant, quelques bottes devront être redimensionnés malgré tout. Pour cela :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Fabriquez plusieurs &laquo;&nbsp;aiguilles&nbsp;&raquo; (2) d&#8217;un diamètre de 5 mm et de 1 mètre de long, en frappant pour aplatir le bout d&#8217;une tige de métal que vous affûterez ensuite à l&#8217;autre bout; puis, vous percerez un trou de 5 mm environ sur l&#8217;extrémité aplatie, pour que la ficelle à bottes s&#8217;y enfile.</li>
<li>Procédez comme sur l&#8217;illustration suivante</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4637 aligncenter" title="la-maison-en-paille-23" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-23.jpg" alt="la-maison-en-paille-23" width="228" height="195" /></p>
<p style="text-align: justify;">Des bottes mal compressés peuvent être compactés dans une botteleuse manuelle que vous pouvez vous fabriquer (voir le dessin d&#8217;ensemble au début de ce chapitre). Pour ajuster les poteaux encastrables, la botte peut être facilement sciée à la main en faisant toutefois attention à ne pas couper la ficelle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4638 aligncenter" title="la-maison-en-paille-24" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-24.jpg" alt="la-maison-en-paille-24" width="230" height="193" /></p>
<p><strong>Isoler le Plafond</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les bottes ont été utilisées comme isolant pour le grenier ou le toit. Evidemment, la paille compressée est plus résistante à l&#8217;épreuve du feu que de la paille en vrac. (Utilisez donc la paille en vrac, seulement pour boucher les trous entre les bottes)<br />
 Si vous utilisez des bottes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Isolez, autour des conduits de cheminées, avec autre chose que de la paille : des isolants minéraux, donc ininflammables, comme la laine de verre ou de roches, fonctionnent très bien pour cela et sont obligatoires en France.</li>
<li>Enduisez le dessus et le dessous des bottes du plafond avec quelque chose de résistant au feu comme un enduit terre ou chaux (cela coupe aussi l&#8217;accès aux rongeurs).</li>
<li>Si vous habitez sous un climat avec des froids extrêmes, installez une barrière pare vapeur continue entre les bottes et la zone habitable.</li>
<li>Ventilez bien le grenier pour une bonne circulation de l&#8217;air et fermez toutes les ouvertures avec du grillage pour que les rongeurs n&#8217;aient pas d&#8217;accès.</li>
<li>Tenez compte du poids considérable des bottes de paille enduits et calculez votre charpente en conséquence.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: center;"><a name="11"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Enduire Les Bottes de Paille</a></h2>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4639" title="la-maison-en-paille-25" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-25.jpg" alt="la-maison-en-paille-25" width="627" height="462" /></p>
<p><strong>Avant d&#8217;enduire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Certains bâtisseurs recouvrent leurs murs de paille avec un enduit, sans aucun renforcement/grillage. Pour un enduit collant, à base d&#8217;argile ou de chaux, cela fonctionne très bien.<br />
 Alors qu&#8217;avec un enduit à base de ciment, il est recommandé de renforcer, le plus souvent, à l&#8217;aide d&#8217;un grillage métallique. André de Bouter : « Quand la construction en paille y fut réglementée aux Etats-Unis, elle était accordée avec l&#8217;utilisation du ciment. Les enduits à la chaux étaient très peu connus à l&#8217;époque, et les enduits terre encore moins. L&#8217;enduit ciment, le plus consommateur en énergie grise, est le plus rigide (il craque ainsi le plus vite) et respire le moins, donc il entraîne le plus de risques de dégâts liés à l&#8217;humidité qui rentre et qui n&#8217;arrive pas à sortir. L&#8217;enduit ciment est déconseillé. »<br />
 Pour des constructions avec une très haute résistance sismique, le grillage doit être très bien fixé aux fondations et sablières et se trouver, de préférence, dans l&#8217;enduit. Avec son &laquo;&nbsp;cœur mou&nbsp;&raquo; et sa &laquo;&nbsp;peau rigide&nbsp;&raquo;, la construction en paille offre, effectivement, une solution très intéressante pour des zones à risques sismiques. (voir &nbsp;&raquo; Buildings of Earth and Straw &laquo;&nbsp;, par l&#8217;ingénieur Bruce King).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour toutes sortes d&#8217;enduits il est conseillé de renforcer (avec un grillage plastique ou mattes en roseaux par exemple) les endroits à risque de fissures, tels que les endroits où l&#8217;enduit passe sur des matériaux différents ainsi qu&#8217;autour des ouvertures de portes et fenêtres (voir figure ci-dessous) (observer aussi les rebords de fenêtre en ciment coulé).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4640 aligncenter" title="la-maison-en-paille-26" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-26.jpg" alt="la-maison-en-paille-26" width="230" height="250" /></p>
<p style="text-align: justify;">Un système de renforcement d&#8217;enduit (voir figure ci-dessous), développé en Mongolie (où l&#8217;on ne trouve pas de grillage), utilise de fines lattes de bois (1 cm x 3 cm x 2 mètres de long), clouées horizontalement ou en croix (tous les 3-4 cm environ) sur des poteaux (5 cm x 5 cm x 2 mètres), posés à la verticale et espacés de façon régulière. Ces poteaux droits sont encastrés à l&#8217;intérieur des bottes (vous pouvez creuser les bottes avec le côtépointu d&#8217;un marteau, cela marche très bien), et fermement ficelé tous les deux rangs de bottes aux poteaux intérieurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-4641 aligncenter" title="la-maison-en-paille-27" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-27.jpg" alt="la-maison-en-paille-27" width="227" height="219" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les guides (voir figure ci-dessous) de coins sont sécurisés de la même manière. En Europe les enduits en ciment et les grillages sont quasi non-existants et aux Etats-Unis les enduits en terre deviennent de plus en plus acceptés et utilisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4642" title="la-maison-en-paille-28" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-28.jpg" alt="la-maison-en-paille-28" width="223" height="231" /></p>
<p><strong>Enduire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;enduit est appliqué à la main, à l&#8217;aide d&#8217;une taloche (ou Tyrolienne), ou projeté. Pour obtenir un bon résultat, il faut un peu d&#8217;entraînement. Il existe autant de recettes pour les bons enduits qu&#8217;il y a de personnes qui les appliquent. La plupart sont efficaces avec les bottes de paille.<br />
 Les enduits à base de ciment sont plus solides, mais ils ne respirent pas assez et sont moins facile à appliquer que la chaux, le plâtre ou les enduits terre; dans beaucoup d&#8217;endroits, le ciment n&#8217;est pas forcément à la portée de tous et de toutes les bourses.<br />
 Laissez les Murs Transpirer, ne scellez pas entièrement vos murs enduits à l&#8217;extérieur pour qu&#8217;ils puissent &laquo;&nbsp;transpirer&nbsp;&raquo; vers l&#8217;extérieur la vapeur d&#8217;eau, qui (inévitablement), revient dans vos murs, et plus particulièrement sous les climats de froid extrême, où un bon pare vapeur doit-être ajouté à l&#8217;intérieur aux murs et aux plafonds.</p>
<p><strong>Enduit Chaux</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En France, la plupart des enduits des maisons en paille sont réalisés avec chaux et sable, projetés par tyrolienne ou compresseur et/ou appliqués à la taloche (directement sur la paille, sans grillage).</p>
<ul>
<li> 1ère couche (très liquide et projeté)</li>
</ul>
<p style="padding-left: 60px;">½ volume  de chaux aérienne<br />
 ½ volume  de chaux hydraulique<br />
 3 volumes de sable (0-2mm)</p>
<ul>
<li>2ème et 3ème couche</li>
</ul>
<p style="padding-left: 60px;">1 volume de chaux aérienne<br />
 3 volumes de sable (0-2mm)</p>
<p style="text-align: justify;">Eviter d&#8217;enduire en pleine chaleur (afin que l&#8217;enduit ne sèche pas trop vite) et durant les périodes de gel.</p>
<p><strong>Enduits Terre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Des enduits terre prêts à l&#8217;emploi sont disponibles sur le marché Français et vous pouvez également travailler avec des terres locales. Les enduits terre, à l&#8217;extérieur, sont protégés par l&#8217;orientation du mur, une véranda, un débord de toit, un hydrofuge, un lait/badigeon/enduit de chaux.<br />
 Attention : Evitez d&#8217;enduire en automne ou hiver car le temps de séchage peut être trop long et provoquer de la moisissure.<br />
 Dans les enduits terre, le liant c&#8217;est l&#8217;argile. Des tests sont nécessaires pour déterminer le ratio argile-sable (souvent 1 volume d&#8217;argile pour 3-5 volumes de sable). Parfois,  de la paille broyée est ajoutée au couche de corps, cela sert à prévenir les craquelures.</p>
<p><strong>Enduit Ciment (André de Bouter : Déconseillé !)</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">1 volume de ciment portland<br />
 1 volume de chaux<br />
 8 volumes de sable propre finement tamisé</p>
<p style="text-align: justify;">Mélangez 80% du volume total de l&#8217;eau, la totalité du sable et toute la chaux et mixez pendant une minute. Puis ajoutez tout le ciment et de l&#8217;eau si besoin. Mélangez à nouveau pendant au moins dix minutes pour obtenir une consistance homogène et collante. D&#8217;habitude, on applique 2 ou 3 couches (en réduisant le nombre de volumes de sable à 6 pour la dernière couche). Conservez l&#8217;enduit ciment humide pendant plusieurs jours, le temps qu&#8217;il durcisse proprement.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Les Cloisons et Plafonds</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une technique de cloisonnage, également développée en Mongolie, utilise le même système de lattes en bois ou grillage (expliqué ci-dessus) cloués sur les deux côtés des poutres 5&#215;5 cm. On bourre doucement l&#8217;espace vide avec de la paille en vrac ou un mélange de terre-paille (plus d&#8217;inertie et moins de risque de rongeurs) et l&#8217;on enduit. Un mur en palettes rempli de terre et paille est également possible. Des plafonds enduits fournissent, aux greniers isolés avec des bottes de paille, une bonne protection contre le feu. Un grillage, plutôt que des lattes en bois, est mieux adapté, dans ce cas. Une couche, de verni imperméable, ou de peinture latex, étanche à l&#8217;eau, sur l&#8217;enduit, devrait suffire comme pare vapeur (étanche à l&#8217;eau mais pas à l&#8217;air).<img class="size-full wp-image-4643 aligncenter" title="la-maison-en-paille-29" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-29.jpg" alt="la-maison-en-paille-29" width="227" height="300" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="12"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Mur Porteur</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Il est possible de construire, avec des bottes de paille, sans utiliser d&#8217;ossature (poutres et poteaux) supportant toutes les charges (toiture, neige, intempéries, etc.) de la structure. A la place de l&#8217;ossature, ce sont les murs, en bottes de paille, eux-mêmes, qui supportent toutes les charges : les murs sont porteurs. Ce style de construction est parfois appelé &laquo;&nbsp;style Nebraska&nbsp;&raquo; car le développement de cette technique a fait ses preuves, depuis le début du 20éme siècle, dans les grandes zones de pâturage de l&#8217;Amérique  du Nord, particulièrement dans la zone de Sand Hills, au Nebraska. La toiture, relativement légère, mais de haute qualité, a une forme qui distribue les charges équitablement (une forme pyramidale est idéale).<br />
 En suivant cette approche du mur porteur, il faut considérer les points suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> Taille modeste de la structure (environ 140m² ou moins), pas d&#8217;étage.</li>
<li> Qualité des bottes : secs, bien compressés, uniformes.</li>
<li>Les murs : 8 rangs de bottes ou moins (si ce sont des bottes à 2 ficelles), bien plantés en quinconce, bien de niveau et d&#8217;aplomb.</li>
<li>Les cadres de portes et fenêtres doivent être suffisamment solides pour supporter les charges.</li>
<li>Une sablière rigide, attachée aux fondations par du fil de fer, des câbles, des sangles ou du grillage afin d&#8217;éviter que le vent ne puisse soulever le toit</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attention :</strong> Dans le cas d&#8217;un construction porteuse, n&#8217;enduisez pas avant que le tassement soit terminé (grâce aux poids du toit et du mur lui-même), cela peut prendre de deux à six semaines et représenter un tassement entre zéro et vingt centimètres, voir plus, si les bottes sont trop peu denses. Prévoyez donc un vide au dessus des cadres des portes et fenêtres. Il existe aussi des moyens pour pré-compresser, partiellement, les murs, (par exemple avec une sangle à cliquet passé dans la fondation et autour de la sablière). Mesurez la hauteur d&#8217;origine et son tassement pour voir quand elle ne se tasse plus, afin de pouvoir commencer à enduire les murs.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4695" title="la-maison-en-paille-30" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-30.jpg" alt="la-maison-en-paille-30" width="463" height="216" /></p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="13"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Approches Alternatives</a></h2>
<p><strong>Rénover en formant une enveloppe de paille</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vous n&#8217;avez pas beaucoup de temps, peu d&#8217;argent, vous ne pouvez pas vous permettre un autre projet de construction ou d&#8217;agrandissement ? Alors améliorez ce que vous avez déjà :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>En posant une couche de bottes enduits sur une nouvelle fondation autour de l&#8217;extérieur de votre maison.</li>
<li>En posant un bon pare vapeur au-dessous du plafond, puis en ajoutant une couche de bottes dans votre grenier (bottes couverts, de haut en bas, avec un enduit, pour les protéger du feu et des rongeurs). Ventilez mais évitez l&#8217;entrée des souris. Vérifiez que votre plafond et votre charpente peuvent supporter le poids considérable des bottes enduit.</li>
<li>En remplaçant vos vieilles menuiseries (cadres inclus) par des nouvelles, de meilleure qualité et qui économiseront l&#8217;énergie.</li>
<li>En réfléchissant au fait de déplacer la majorité de vos ouvertures (fenêtres plein sud pour un gain d&#8217;énergie solaire). En ajoutant une véranda fermée, serre ou sas devant la porte d&#8217;entrée.</li>
</ul>
<p><strong>Structures combinées</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un abri à base de bottes de paille peut inclure plusieurs techniques (ossature et murs porteurs).<br />
 Une des combinaisons possibles possède les paramètres suivants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> Un poteau central. (ossature)</li>
<li> Des murs de paille sans charpente (murs porteurs)</li>
<li>Une simple fondation faite de sacs de gravier bien tassés et ancrés dans le sol aplani, en appliquant un mélange de terre-paille pour remplir les trous.</li>
<li>Autres options : Contreventements, planches au plafond qui peuvent être enduites, pare vapeur, isolation du toit avec des bottes, dessus enduit, chevrons ficelés aux poutres à travers les bottes, tôles fixées sur les chevrons.</li>
</ul>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4645" title="la-maison-en-paille-31" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-31.jpg" alt="la-maison-en-paille-31" width="574" height="356" /></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<h2 style="text-align: center;"><a name="14"></a><a href="http://www.letransmuteur.net/la-construction-en-bottes-de-paille/#00">Finitions</a></h2>
<p><strong>Touches finales</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;amusement que procure la réalisation de murs en paille est éphémère. Il vous reste encore beaucoup de tâches à accomplir, telles que l&#8217;installation  du chauffage, de l&#8217;électricité,  de la plomberie, le recouvrement des sols, l&#8217;agencement des cloisons intérieures, la mise en peinture….<br />
 La liste peut être longue !<br />
 Une attention particulière doit être portée aux :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> <strong>Système électrique</strong><br />
 Avant et pendant l&#8217;installation, gardez toujours à l&#8217;esprit les normes de sécurité contre les risques d&#8217;incendies. Il vous faut suffisamment de circuits munis d&#8217;interrupteur; utilisez des conduits ou encastrez simplement les fils électriques (interdit en France !!) entre deux couches d&#8217;enduit. Envisagez l&#8217;installation d&#8217;un système photovoltaïque avec un réseau en basse voltage.</li>
<li> <strong>Chauffage</strong><br />
 Installez un système de chauffage avec une performance appropriée à votre construction super isolée et donc facile à chauffer. L&#8217;installation  du chauffage demande aussi une grande précaution pour éviter, au maximum, les risques de dommage par le feu ou l&#8217;eau.</li>
<li> <strong>Objets suspendus</strong><br />
 Une fois l&#8217;enduit appliqué, des crochets ou des chevilles peuvent y être introduits, mais seulement pour des objets légers. Pensez à pré installer, à l&#8217;intérieur de vos murs, des bois (chevrons, poutres ou supports quelconques) pour éventuellement y fixer des objets lourds tels  que les radiateurs, la tuyauterie, les placards de cuisine, les étagères,&#8230; etc.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Infiltrations  d&#8217;eau et vapeur d&#8217;eau</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Evitez les fuites d&#8217;air excessives en utilisant des fenêtres et des portes de bonne qualité et étanches.<br />
 Des vérandas fermées ou des serres sont très utiles pour cela. Dans les climats de froid extrême, appliquez sur les murs intérieurs et les plafonds une bonne peinture (ou freine vapeur) qui coupe la vapeur d&#8217;eau pour garder au sec, les murs les plafonds en paille ainsi que les installations.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4646" title="la-maison-en-paille-32" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-32.jpg" alt="la-maison-en-paille-32" width="228" height="195" /></p>
<p><strong>De la maison au foyer</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un foyer n&#8217;est pas seulement une maison. Vous pouvez avoir d&#8217;autres projets, en dehors de la maison, faciles à faire avec la construction en paille, tels que :</p>
<ul>
<li> Une serre à potager, un local à légumes.</li>
<li> Une grange, un garage.</li>
<li> Un poulailler ou autre cage à animal.</li>
<li> Une palissade.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pensez également à :</p>
<ul>
<li> Des plantations d&#8217;arbres fruitiers, des haies.</li>
<li> La récupération des eaux de pluie.</li>
<li>Des terrasses et trottoirs en pourtour de maison pour contrôler et diriger l&#8217;écoulement de l&#8217;eau de pluie.</li>
</ul>
<p><strong>Toilettes à compost</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vos déjections sont de l&#8217;engrais. Recyclez vos &laquo;&nbsp;engrais&nbsp;&raquo; et les déchets organiques à l&#8217;aide d&#8217;une toilette sèche et de sciure de bois mis en un tas de compost. C&#8217;est aussi très pratique sur le chantier quant l&#8217;assainissement n&#8217;est pas encore installé. Il suffit d&#8217;ajouter une petite dose de sciure, après chaque visite aux toilettes. Vous videz le seau sur le tas de compost. Un an plus tard vous avez du bon compost.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4647" title="la-maison-en-paille-33" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-33.jpg" alt="la-maison-en-paille-33" width="340" height="399" /></p>
<p><strong>Maintenance  et Réparation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une construction n&#8217;est jamais, à proprement parler, terminée. Cela continue avec sa maintenance et d&#8217;éventuelles réparations; voici une liste non exhaustive de points à vérifier :</p>
<ul>
<li> Fuites du toit, corrosion, peintures.</li>
<li> L&#8217;enduit se craquelle et se brise-t-il ? faut-il enduire de nouveau ?</li>
<li> La paille dans les murs et au grenier est-elle sèche ?</li>
<li> Il a-t-il des animaux nuisibles ?</li>
<li>Les fenêtres et les portes sont-elles en bon état ? Doivent elles être repeintes ? Ont-elles des entrées d&#8217;air ? Sont-elles toujours en place ? (aplomb, niveaux).</li>
<li>La jonction, entre menuiserie et enduit, est-elle toujours étanche ?</li>
<li>Au grenier, l&#8217;isolation est-elle complète ? il a-t-il un dégât des eaux ? La cheminée est-elle étanche ? Y a-t-il suffisamment de ventilation ?</li>
<li>Le système de chauffage et la plomberie sont-ils en bon état ? Sécurisés ?</li>
<li>Le sol est-il en bon état ? Les sols en paille sont-ils en bon état ?</li>
<li>Le système de drainage du périmètre est-il toujours opérationnel ?</li>
</ul>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4648" title="la-maison-en-paille-34" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-34.jpg" alt="la-maison-en-paille-34" width="642" height="475" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-4615" title="la-maison-en-paille-01" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-01.jpg" alt="la-maison-en-paille-01" width="235" height="175" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Ecrit par :<br />
 S.O. MacDonald</p>
<p>Version française réalisée par:<br />
 &laquo;&nbsp;La Maison en Paille&nbsp;&raquo;, association loi 1901<br />
 <a href="http://www.lamaisonenpaille.com">LaMaisonEnPaille.com</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: right;"><img class="alignright size-full wp-image-4616" title="la-maison-en-paille-02" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-maison-en-paille-02.jpg" alt="la-maison-en-paille-02" width="250" height="156" /></p>
<p style="text-align: right;"> </p>
<p style="text-align: right;">Illustré par :<br />
 E. Purev-Erdene</p>
<p style="text-align: right;">Original réalisé par :<br />
 Builders Without Borders &#8211; BWB<br />
 <a href="http://www.builderswithoutborders.org">BuildersWithoutBorders.org</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Terre peut-elle nourrir le monde aujourd&#8217;hui et demain ?</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/la-terre-peut-elle-nourrir-le-monde-aujourdhui-et-demain/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 07:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à AgroParistech, et Christian Troubé, rédacteur en chef de La Vie, auteur de Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès Le Manège à Chambéry, en Savoie (73) En partenariat avec le CCFD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-full wp-image-4541" title="la-terre-aux-urgences" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/la-terre-aux-urgences.jpg" alt="la-terre-aux-urgences" width="360" height="293" />Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à <a href="http://www.agroparistech.fr/">AgroParistech</a>, et Christian Troubé, rédacteur en chef de <a href="http://www.lavie.fr/">La Vie</a>, auteur de <a href="http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746710092">Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles</a>, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès <em>Le Manège</em> à Chambéry, en Savoie (73)</strong></p>
<p>En partenariat avec le <a href="http://www.ccfd.asso.fr/">CCFD</a> <em>(Comité Catholique contre la Faim et pour le développement)</em> et le soutien de nombreuses associations : la <a href="http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/">FMSEA</a> <em>(Fédération départementale des Syndicats des exploitants agricoles)</em>, la <a href="http://www.confederationpaysanne.fr/">Confédération paysanne</a>, le <a href="http://cmr.cef.fr/">CMR</a> <em>(Chrétiens en monde rural)</em>, le <a href="http://www.reinach-formations.educagri.fr/spip.php?page=rubrique">Lycée agricole de Savoie</a> et <a href="http://www.artisansdumonde.org/">Artisans du monde</a>, des collectivités territoriales rattachées à <a href="http://www.peuples-solidaires.org/">Peuples Solidaires</a>.</p>
<p>Une manifestation dont l&#8217;engouement obligea les organisateurs à retransmettre la conférence dans une salle annexe, elle aussi remplie !</p>
<p><em>La bande est enregistrée sur plusieurs supports, elle présente donc 3 blancs de quelques seconde, mais qui n&#8217;entache en rien la qualité et l&#8217;intérêt de la conférence.</em></p>
<p>
 Durée : 2h04</p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci à Jean-François Druhen-Charnaux de nous avoir transmis ce document</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pour une maison écologique</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/pour-une-maison-ecologique/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2009 20:11:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Jean Charles Fabre l’architecte Jean Charles Fabre propose une vision nouvelle de votre habitation et offre une véritable réflexion sur l’éco-système à choisir et à bâtir en réalisant votre maison. Approche sensible et énergétique d’un terrain Faire le choix de construire une maison vivante, c’est avant toute chose se rendre perceptif aux qualités vitales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par <a href="http://www.amazon.fr/Maison-entre-Terre-Jean-Charles-Fabre/dp/2858293740">Jean Charles Fabre</a><br class="spacer_" /></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/5175k5hajdl_sl500_aa240_.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4506" title="5175k5hajdl_sl500_aa240_" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/5175k5hajdl_sl500_aa240_.jpg" alt="5175k5hajdl_sl500_aa240_" width="291" height="291" /></a>l’architecte Jean Charles Fabre propose une vision nouvelle de votre habitation et offre une véritable réflexion sur l’éco-système à choisir et à bâtir en réalisant votre maison.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Approche sensible et énergétique d’un terrain</span></span></h3>
<p><!-- debut_surligneconditionnel --></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Faire le choix de construire une maison vivante, c’est avant toute chose se rendre perceptif aux qualités vitales du sol et de son environnement pour se les concilier et pouvoir s’en nourrir. Aussi le temps et l’importance de cette démarche préalable ne doivent-ils pas être minimisés. Je vous propose d’aborder le lieu, le terrain choisi, comme la &laquo;&nbsp;table des matières&nbsp;&raquo; &#8211; au sens propre &#8211; d’un livre &#8211; votre future maison &#8211; dont vous ignorez encore le contenu.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Si la situation vous le permet, ne soyez jamais pressé de construire. Ménagez-vous du temps pour aborder le lieu à plusieurs moments de l’année. Observez les arbres, leurs teintes, leur formes, et les vues que ménage la chute des feuilles à la saison hivernale. Les trouées de verdure permettent une relation nouvelle à notre environnement. Elles pourront se traduire par la suite dans la maison par le choix d’une ouverture orientée. L’arbre en tant que condensateur des énergies vitales d’un lieu (le Tchi des Chinois) vous donnera toujours une idée de potentiel énergétique à disposition sur votre terrain. Je suggère l’approche suivante :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Faites le choix d’un arbre qui, par sa forme, sa taille, son harmonie ou sa particularité vous semble l’arbre maître du lieu. Vous vous mettez dos à lui, puis mentalement vous vous identifiez à lui. Observez alors en tournant progressivement, sans perdre le contact du dos ce que l’arbre &laquo;&nbsp;voit&nbsp;&raquo; de son environnement. Vous aurez ainsi une idée des qualités particulières que &laquo;&nbsp;fixe&nbsp;&raquo; l’arbre.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Observez les mousses sur les troncs des arbres. Elles vous donneront la direction principale des pluies sur le site. Quant aux arbres penchés ils vous indiqueront la direction des vents dominants. Il se peut qu’un arbre penché ponctuellement révèle la sous-jacente d’un courant tellurique (cours d’eau, feuille). La présence d’arbres ou de sites foudroyés à proximité sont à ce titre, révélateurs.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span id="more-4503"></span>Regardez comment les animaux non domestiques se comportent sur le terrain : les traces de fourmilières importantes ou de défilés de fourmis sont l’indice de fortes influences électriques localement. Elles peuvent avoir une cause naturelIe &#8211; courant électrique tellurique &#8211; ou artificielle : lignes à haute tension. Chercher à circonscrire ces zones, non pas pour les écarter a priori mais pour situer leur importance. Placez-vous de façon à voir l’herbe au ras du sol. Vous verrez apparaître à certains endroits des zones plus lumineuses ou plus verdoyantes. Elles seront pour vous l’indice, soit de zones plus humides en surface, soit de passage d’eau souterraine.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Considérez que l’orientation solaire du terrain est un des facteurs qui vitalisera le plus votre future maison. La protection du terrain au Nord et au Nord-Ouest par un bosquet d’arbres, une remontée de terrain ou la présence de rocher faisant &laquo;&nbsp;écran&nbsp;&raquo;, contribueront également à &laquo;&nbsp;contenir&nbsp;&raquo; l’énergie vitale du site.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Faites l’expérience suivante : considérez que votre terrain est une entité vivante à part entière. Observez les axes principaux de cet enclos. Voyez s’il existe des levers ou des couchers solaires qui coïncident exactement avec un axe de votre terrain. Notez la ou les dates qui correspondent. Ces dates sont les &laquo;&nbsp;jours anniversaires&nbsp;&raquo; du lieu. A ces dates, le temps et l’espace s’épousent. Ces notions, apparemment simplistes, fondent en vérité l’opérativité du trait dans la conception des édifices sacrés traditionnels (cathédrales&#8230;). Appuyez-vous sur cette convergence de l’espace et du temps. Cela pourra se traduire dans votre maison, par le choix de direction en résonance avec celles du terrain. Faites également l’expérience des orientations sonores sur votre terrain et ce, à différentes heures de la Journée. A savoir. notez ce que votre terrain, en tant qu’oreille vivante &#8211; espace vibratoire &#8211; perçoit. des sonorités aIentours (cloches, &#8211; bruissements, bruits de moteurs, espaces de non-bruit&#8230;).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Un caractère important à relever sur un site est aussi la manière dont les gens construisent traditionnellement. (0rientation et pentes des toitures, matériaux locaux). Ces faits relevés complèteront la &laquo;&nbsp;carte énergétique&nbsp;&raquo; ou table des matières que vous vous proposez d’établir. Parlez, rencontrez les gens des lieux environnants, vous aurez toujours à gagner quelques témoignages de vie. Car si les pierres sur votre sol, les arbres, les animaux témoignent de la vitalité du lieu combien plus encore peuvent témoigner les générations de familles qui s’y sont succédées.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Après vous être imbibé du lieu, avoir &#8211; senti la terre, l’avoir malaxée, vous en être pétri, entrez dans la légende du site, son histoire. Car sitôt que vous aurez choisi un terrain (ou sitôt qu’un terrain vous aura choisi), vous en êtes l’héritier. Notez tous les éléments de votre recherche comme l’on note au réveil les lambeaux de rêves dont on ne perçoit pas le sens dans sa globalité. Ne vous méprenez pas, vous construisez déjà votre maison. Soyez avant tout ludique. Venez lire sur votre terrain, y méditer, y dormir, y rêver. Laissez-vous féconder par cette terre, votre terre, tout comme cette Terre-Mère qui, pour les aborigènes d’Australie rend fécond par le rêve le futur géniteur. Ainsi l’enfant &#8211; votre maison &#8211; sera-t-il rêvé par vous, avant de naître dans un lieu choisi et rendu sacré. Et, que je sache, le sacré, &laquo;&nbsp;ça crée&nbsp;&raquo;.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Tellurisme et Archi-Texture du lieu</span></span></h3>
<p><!-- debut_surligneconditionnel --></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Jean-Charles Fabre, architecte géobiologique, nous parlait dans l’introduction de la manière de choisir un lieu pour bâtir une maison. Cette fois, il s’interroge sur l’orientation exacte de celle-ci sur le terrain. Le lieu où nous construisons est une image-miroir de notre terre intérieure. Entendons par là que ce lieu est virtuellement porteur de toutes nos potentialités ; la maison que nous y reconstruisons en est l’actua- lisation. Autrement dit, édifier sa maison conduit à suivre un processus de croissance personnelle. Mais c’est aussi un travail sur le couple et sur la famille qui s’engage. Une fois qu’il est entendu que nous sommes cette maison que nous construisons, nous pouvons nous exercer à rechercher sur notre lieu ses canaux d’énergie, son acupuncture terrestre. Réseaux Hartmann, Cury, Perey, cheminées cosmo-telluriques nous donneront de bonnes occasions de nous rendre disponibles à nous-mêmes.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">En rappel</h3>
<div class="spip_documents spip_documents_right" style="float: right; width: 190px; text-align: justify;"><img style="border-width: 0px;" src="http://www.nouvellescles.com/IMG/jpg/DM.jpg" alt="(JPG)" width="190" height="269" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<div class="spip_doc_descriptif" style="text-align: center;"><strong>Rencontre des forces cosmiques et telluriques. Influence du sol  et du sous-sol.</strong></div>
</div>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La nature du réseau Hartmann est essentiellement électromagnétique. Il s’exprime sous la forme d’une vaste trame réticulée orientée Nord-Sud et Est-Ouest. A la surface de la terre et des mers, chaque quadrillage, lorsque le sous-sol n’est pas perturbé, (présence souterraine d’un cours d’eau, d’une faille, d’une cavité) apparaît tous les 2,50 m dans la composante Est-Ouest et tous les 2 m dans la composante Nord-Sud. L’épaisseur de ces &laquo;&nbsp;murs&nbsp;&raquo; électromagnétiques &#8211; théoriquement &#8211; et orthogonaux est d’une vingtaine de centimètres.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce filet invisible présente 3 types de zones spécifiques : zones dites neutres dans l’espace central délimité par les champs de forces Nord-Sud et Est-Ouest ; zones de premières intensités correspondant aux lignes de forces proprement dites ; zones dites &laquo;&nbsp;radiantes&nbsp;&raquo;, au croisement des lignes de forces. Ces espaces très délimités (20 cm x 20 cm) sont encore appelés noeuds Hartmann (n.h) ou noeuds radiants. La composante verticale qui résulte de ces croisements est la plus active en particulier lorsque, conjointement au n.h, se combine la présence souterraine d’un cours d’eau ou d’une faille. Hartmann parle alors de point géopathogène. Quand un sous-sol est perturbé, on assiste à des transformations profondes du réseau Hartmann (r.h) : modification des directions Nord-Sud et Est-Ouest du réseau, diminution des zones &laquo;&nbsp;neutres&nbsp;&raquo;, contraction du réseau avec augmentation de surface des noeuds.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous verrons, lorsque nous étudierons l’intérieur de la maison, que le mauvais choix des matériaux peut entraîner des conséquences équivalentes à un &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; choix de lieu. Limitons-nous pour l’instant à évoquer les influences naturelles d’un terrain sur le r.h et leurs conséquences sur le vivant. On considèrera comme perturbateur pour l’organisme la présence d’un n.h à l’aplomb d’un cours d’eau souterrain ou d’une faille, et non la seule présence d’un n.h dans une chambre, par exemple. A la verticale de telles zones, les arbres développent des sortes de protubérances anarchiques le long du tronc (type cancer). Chacun de nous en aura sans doute fait l’observation lors d’une marche en forêt ou dans des jardins publics. Ainsi, à chaque détection, je retrouve la constante d’un sous-sol perturbé à l’aplomb de l’arbre malade. Les haies végétales aux abords de ces zones sont quant à elles moins fournies.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans le règne animal, d’autres observations sont liées au parcours qu’emprunte le r.h suivant les perturbations locales. Les insectes à mode de vie grégaire recherchent spontanément les zones de plus forte activité tellurique. Ainsi, lorsque vous aurez développé l’usage du &laquo;&nbsp;lobe antenne&nbsp;&raquo; mis au point par Hartmann, vous constaterez que les fourmilières se développent essentiellement sur des n.h. Vous observerez aussi que les couloirs de fourmis dans la nature correspondent aux lignes des plus fortes activités du réseau. Guêpes et frelons affectionnent également ces zones &laquo;&nbsp;radiantes&nbsp;&raquo;. Une expérience qui m’a été suggérée et que j’ai menée avec un ami apiculteur portait sur plusieurs ruchers.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Elle consistait à matérialiser au sol à l’aide de bandes de papier, le tracé du r.h puis de positionner les ruches sur des noeuds radiants, chacune d’elles étant orientée vers l’Est ; la production en miel dans ces conditions a presque doublé de l’ordinaire. Précaution à prendre : déplacer les ru- ches de quelques centimètres en zone neutre du r.h. durant la période de non-production. A défaut, il y a risque d’épuisement de l’essaim. Au cours de l’approche que vous aurez des réseaux telluriques, vous constaterez que certains animaux domestiques affectionnent égaIement les zones radiantes alors que d’autres les évitent. Ainsi les chats recherchent volontiers ces zones du réseau H alors que les chiens s’en éloignent.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Les orientations dans l’habitation </span></span></h3>
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<p class="spip" style="text-align: justify;">Avant de s’orienter dans l’espace un homme debout est axé. Ainsi appréhende-t-il spécialement six repères : le bas, le haut et les quatre directions cardinales.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Sa construction est a son image.</p>
<div class="spip_documents spip_documents_right" style="float: right; width: 150px; text-align: justify;"><img style="border-width: 0px;" src="http://www.nouvellescles.com/IMG/jpg/D1.jpg" alt="(JPG)" width="150" height="165" /></p>
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<div class="spip_doc_descriptif" style="text-align: center;"><strong>Chez les Dogons, au Mali, le lit comme la façade d’entrée est orienté tête au nord.</strong></div>
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<p class="spip" style="text-align: justify;">Sur sa maison, c’est déterminé le lieu de la coexistence des énergies issues de la terre avec lesquelles on compose (sur lesquelles la maison &laquo;&nbsp;se greffe&nbsp;&raquo;) et des influences du ciel que l’on cherche à se concilier. Nous avons vu que sur tout terrain préexiste un certain nombre de forces qu’il convient de repérer, avant l’implantation de la maison. En termes électriques, les influences cosmiques sont des charges positives et celles qui émanent de la terre, des charges négatives. Ainsi, notre planète se comporte comme l’armature négative d’un immense condensateur dont l’autre partie, le cosmos, serait de charge positive. Sitôt que l’on s’est assuré par un repérage systématique des bonnes qualités du lieu et de son environnement, on procède au choix des orientations de la maison.Au coeur de la future construction, son &laquo;&nbsp;noeud de vie&nbsp;&raquo;, on plante un pieu vertical sur le terrain. Cet acte permet de marquer plusieurs étapes dans l’élaboration du projet :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">1. Fixation des qualités sensibles du lieu par un geste symbolique. On plante en terre la première graine de notre projet, c’est une façon de prendre possession du lieu. Tout comme en acupuncture, le choix du moment dans l’année pour cet acte, voire le jour et l’heure, nous connecte avec les forces vives de la saison.Idéalement on respecte le cycle naturel de la descente de la sève dans les arbres. La période la plus propice est donc de la fin de l’automne, au début de l’hiver.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">2. Détermination de la direction Sud-Nord au midi solaire par l’observation de l’ombre portée de ce gnomon sur le sol.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">3. Le rapport de distance entre l’ombre postée et la hauteur du repère vertical pris comme unité, peut-être utilisé pour fixer une proportion que l’on utilise dans le tracée régulateur de la maison. Ce rapport s’avère intéressant pour définir la proportion à respecter entre la hauteur du bâtiment et sa profondeur.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">4. L’observation des levants et couchants solaires sur l’horizon du site permet de noter au solles directions qu’empruntent les ombres du gnomon à ces périodes. On peut inscrire ainsi notre futur bâtiment dans des orientations solaires en fonction de dates que l’on jugera opportunes pour les habitants</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ces choix directionnels sont rendus manifestes ultérieurement soit par la porte d’entrée (axe d’un levant) soit par des orifices ou fenêtres, soit par la direction globale de la maison. Prenons un exemple dans la tradition des cathédrales. Notre Dame de Chartres est orientée de sorte que le soleil se lève précisément dans l’axe du bâtiment le jour du solstice d’été.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Par ailleurs le soleil se couche précisément sur le portail royal (occidental) le jour du solstice d’hiver, ce qui établit un rapport d’espace-temps entre les fêtes de Saint-Jean le Baptiste</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">(24 Juin) et Saint Jean l’Evangéliste (27 Décembre) qui s’inscrit dans la construction.</p>
<div class="spip_documents spip_documents_right" style="float: right; width: 200px; text-align: justify;"><img style="border-width: 0px;" src="http://www.nouvellescles.com/IMG/jpg/D2.jpg" alt="(JPG)" width="200" height="108" /></p>
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<div class="spip_doc_descriptif" style="text-align: center;"><strong>La maison traditionnelle chinoise est orientée au sud. Ici, tout semble s’orienter autour de l’autel des ancêtres (centre-nord).</strong></div>
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<p class="spip" style="text-align: justify;">Plus modestement, lors d’une réalisation architecturale j’ai privilégié dans le bâtiment les axes correspondant aux levers et couchers solaires de la date anniversaire de la création de l’entreprise qui me commandait les travaux.Dans le cas d’une maison déjà existante, il est toujours intéressant de relever les directions principales qu’emprunte le bâtiment sur le site.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On peut ainsi le relier à des jours précis dans l’année. Ces jours marquent en quelque sorte les dates &laquo;&nbsp;d’épousailles&nbsp;&raquo; du soleil et la terre. A présent, voyons comment jouent les fonctions de la maison dans les directions de l’espace. Pour cela, référons-nous à l’ordre de l’alternance nuit-jour. Analogiquement, on associe à minuit, le Nord et l’hiver, aux premières heures du jour, l’Est et le Printemps, à midi solaire, le Sud et l’Eté, aux dernières heures du jour, l’Ouest et l’Automne.La course du soleil nous sert de référence pour positionner les fonctions des activités de la maison selon leur qualité.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De même que le soleil ouvre le jour par l’Est, de même aussi choisit-on globalement cette direction pour y associer énergétiquement cette position qui répond, pour les habitants, à la fonction des forces vives qui pénètreront la maison. La fonction d’élaboration de la nourriture à laquelle échoit la cuisine est située de préférence à l’Est ou à l’Ouest de la maison. A l’image de la lumière solaire qui, à son levant et à son couchant transmue progressivement, ces directions générales répondent à des processus de transformation auxquels sont soumis analogiquement les aliments.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le séjour, en tant que lieu d’échange et de partage de la famille, de réception des hôtes, se positionne en partie Sud. Tout comme les forces solaires dé midi qui président à cette orientation, c’est ici que s’exprimera le plus harmonieusement le rayonnement de la famille.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On peut privilégier une ouverture au Sud-Ouest afin de bénéficier jusqu’aux dernières lueurs de la lumière naturelle au coeur de la maison. On choisit de faire coincider l’emplacement du foyer-cheminée avec le &laquo;&nbsp;noeud-de-vie&nbsp;&raquo; de la maison, initialement marqué par le gnomon. Les fonctions de la maison se développent alors depuis cette origine selon un processus de croissance identique à celui des feuilles et des fleurs autour de la tige d’une plante.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La chambre présente une double fonctions : de repos et de régénération. Pour l’homme, la phase de repos dans le cycle est lié aux premières heures de la nuit jusqu’à minuit 1/2 H. du matin. La phase de régénération la prolonge jusqu’aux premières heures du jour.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La première phase est analogiquement reliée au Nord et à la saison hivernale, la seconde renvoie à l’Est et au renouveau printanier. Afin se mettre en accord avec le cycle naturel, la chambre présentera une fenêtre orientée vers l’Est de puiser au réveilles forces vives du levant. Si la pièce le permet le lit est orienté tête au Nord. Ainsi orienté dans le champs magnétique terrestre notre corps bénéficie d’une meilleure circulation plein Nord qui deviennent vite des &laquo;&nbsp;chambres froides&nbsp;&raquo;. La fonction &laquo;&nbsp;douche&nbsp;&raquo;d’une salle d’eau présentant un caractère vitalisant et de tonicité pour l’organisme, nous pouvons lui associer une position Est-Nord-Est dans le plan de la maison. La fonction&nbsp;&raquo; bain&nbsp;&raquo; quant à elle renvoie plus à des valeurs de détente, de relaxation, proche du repos nocturne.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">C’est le moment où les tensions se déracent et où notre corps, tout comme la lumière solaire, s’apprête à rentrer dans une phase de repli. L’orientation Ouest (N.O-S.O.)se situe globalement dans cette résonnance. On choisit de placer dans la partie Nord du plan tous les volumes techniques, aires de stockage, garage. Ainsi positionnées ces fonctions jouent le rôle d’espaces tampons par rapport aux pieces d’habitation. On cherche à regrouper dans cette même partie les différentes canalisations des eaux ainsi que l’arrivée du circuit électrique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Une fontaine d’intérieur dans une maison traduit l’âme sensible fonction complémentaire au foyer coeur de la maison. Elle joue, alors le rôle de poumon dans l’habitation (tel. l’atrium dans la villa romaine). Sa place n’est pas à sous estimer. Si l’on choisit de la placer vers l’entrée, c’est à dire vers l’Est, elle contribuera à créer une dynamique sensible et présidera à l’accueil des visiteurs.Si l’on opte pour la portée Ouest de la maison, elle sera perçue comme espace de méditation ou espace ludique quand, au coucher du soleil, l’eau jouera avec les derniers rayons de lumière. Faire le choix d’orientations précises permet d’inscrire un certain ordre céleste dans un ordre terrestre. Qu’ils soient symboliques ou énergétiques, esthétiques ou techniques les choix directionnel sous tendent la vitalité de la construction.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Mode constructif et matériaux de la maison</span></span></h3>
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<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">Rappel :</strong> lorsqu’on s’apprête à construire une maison, une attention particulière doit être portée à l’écosystème. La coexistence des pierres, d’espèces végétales et animales nous informe de l’équilibre naturel et sensibledu site ettémoigne de sa vitalité. La mémoire du lieu &#8211; son histoire, ses légendes à travers les étymologiesdes lieux-dits, les formes culturelles locales, son climat, son relief, ses cours d’eau sont autant d’expressions de l’&nbsp;&raquo;énergie&nbsp;&raquo; qui circule sur le site (tchi des chinois). On cherchera à se concilier ses vertus dans la maison, par le choix d’orientations symboliques et/ou énergétiques, prenant en compte les données du paysage. Mode constructionet matériaux occupent à cet égard un rôle majeur. Toutefois. fairele choixde matériaux de construction parce qu’ils sont naturels ne suffit pas. Il convient de se poser quelques questions les concernant. Plusieurs critères rentrent en ligne de compte.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">Critères de choix des matériaux</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les matériaux utilisés doivent permettre la respiration dela maison.Tout comme des vêtements, les matériaux régulent les échangés thermiques et hygrométriques avec l’extérieur. Un matériau trop isolant aux échanges gazeux développe à la longue une ambiance confinée : sensation comparable au port d’un vête- mentplastique qui accroît la transpiration. Ceci est le cas des bétons, des enduits et peintures plastifiés, des panneaux de façade P. V .C, isolants polystyrène et polyuréthane expansés&#8230; Dans une certaine mesure les briques de haute densité ou ayant subi un passage au feu de plus de 900°C. produisent une moindre respiration du bâtiment. Par contre les techniques mettant en oeuvre l’ossature bois, la paille (technique de remplissage d’une ossature bois, par exemple, Je tout enduit d’une coque chaux-sable), la pierre, la terre sous toutes ses formes (pisé, brique de terre crue, stabilisée à la chaux et/ou armée avec des fibres de seigle) répondent à ce critère. On peut aussi évoquer les techniques mettant en oeuvre par banchage (coffrage) sur ossature bois ou en dalle isolante sur terre battue, un composant à base de fibres végétales et de chaux, telles que le chanvre. Dans une orientation d’autoconstruction, la technique d’un &laquo;&nbsp;bois cordé&nbsp;&raquo; permet la réalisation de murs porteurs à partir de bûches maçonnées (mélange chaux, ciment sciure, sable). Le plâtre répond à ce premier critère tout en jouant un rôle de volant hygrométrique. Pour un enduit de façade, un mélange à base de chaux aérienne, de sable et de plâtre répond aussi à cette première exigence.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">Matériaux vivants</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">A ce critère répondent les matériaux les plus &laquo;&nbsp;yang&nbsp;&raquo;. Les matériaux ci-dessus énoncés rentrent dans ce registre : les bois massifs, paille, bois cordé, pierre. Les techniques utilisant des fibres végétales telles que le chanvre, seigle en mixité avec la chaux, créent en séchant une minéralisation du composant. De fait, le matériau acquiert une nouvelle structure apte à répondre à ce critère. Ce qui n’est pas le cas des panneaux de particules (agglomérées) rendus rigides par des résines synthétiques qui &laquo;&nbsp;gèlent&nbsp;&raquo; la fibre. De plus les colles que renferment ces matériaux comportent des produits toxiques (voir critères de toxicité).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Parmi les matériaux les moins struccurés ou n’évoluant pas vers une nouvelle structure, citons les bétons, le verre, l’acier, l’aluminium,les isolants polystyrène, polyuréthanne ; mais aussi les produits ayant subi une structuration artificielle par le passage à haute température tels que les laines de verre, de roche&#8230; Si l’on se réfère à ce critère de structuration, le liège en vrac, la laine de cellulose (isolation) ne présentent pas les qualités requises. Par contre : fibres de coco, plaques de liège massif&#8230;</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">Matériaux à faible énergie de transformation</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Rentrent dans cette catégorie Ies produits les moins dénaturés. Plus un matériau est transformé, plus il nécessite des techniques énergivores. Tel est le cas de l’aluminium très grand consommateur d’énergie, mais aussi le béton, l’acier et les produits issus de la pétrochimie. Dans ce registre, il est à prendre en compte le lieu de production tout autant que le coût environnemental du matériau, d’un point de vue humain &#8211; conséquences ethno-sociologiques &#8211; et d’un point de vue écologique. Le matériau à faible énergie de transformation est généralement celui qui est le plus respectueux de la nature, autant pendant sa phase de production que dans sa phase de recyclage.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">Matéria non dioactifs</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On trouve parmi les matériaux de construccion naturels ou transformés, des produits plus ou moins radioactifs. Citons le granit, le schiste et les graviers riches en silice. Le béton présente un degré de radio-activité supérieur à celuide la terre, lié au fait qu’il est soumis dans sa phase de production à de hautes températures. La conséquence en est le dégazage de radon. D’ou l’importance de prevoir une bonne ventilation du &laquo;&nbsp;hérisson&nbsp;&raquo; en sous-face d’une dalle en terre-plein. Si nous habitons sur un terrain schisteux ou gramtique, la radloactivité naturelle sera plus importante que sur un terrain calcaire Ile st toutefois déconseillé d’utiliser une pierre d’une autre provenance : les propriétés physico-chimiques différentes de deux matériaux risquentde créer un phénomènede micro-pile électrique dans le bâtiment. D’une façon générale on utilisera des matériaux issus du lieu, mais à faible énergie. Ce choix en particulier du bois,temporisera les éffets radioactifs du site.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">Adéquation de la technique du site</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le critère est ici celui de l’aéquation de la technique utilisée, eu égard aux conditions climatiques locales. Nombre de cités d’urgence édifiées dan le tiers-moude, en tôle ondulée et en parpaing de beton &laquo;&nbsp;importé&nbsp;&raquo; se sont révélées catastrophiques au regard du moded e vie de leurs habitants.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">Perméabilité aux rayonnements cosmiques et telluriques</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Un matériau bio-compatible est celui qui permetl e maximum de pénétration aux radiations biologiquement fastes pour l’organisme. Celles-ci se situent dans la gamme de fréquence des 3000 mégahertz. Ainsi, on perd 75% de ce rayonnement bénéfique sous une toiture de bois recouverte d’amiante-ciment. Elle se réduit à 17% sous une couverture en tuiles, et 5 à 10% sous une toiture en bardeaux de bois. La perte est sensiblement du même ordre avec une couverture en cuivre (perte d’environ 85% avec des feuilles d’aluminium !!). Une toiture terrasse en béton-bitume ne bloque pas moins de 90% des rayons bénéfiques, avec un filtrage de 50% rien que pour la dalle en béton. Alors qu’une dalle en torchis en retient moins de 10%.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le verre est également peu perméable à la bande de fréquence biologiquement favorable.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">La fée électricité </span></span></h3>
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<p class="spip" style="text-align: justify;">L’électricité et ses conséquences électromagnétiques sont, sans conteste, parmi les sources de pollution les plus fréquentes de notre environnement quotidien.De multiples interactions jouent entre ces champs artificiels et les échanges bioélectriques et biochimiques de l’ensemble des cellules de notre corps (le champs électrodynamique où « champs de vie » tel que défini par le pr Burr vers 1948). Ce type d’influences, d’autant plus pernicieuses qu’elles sont invisibles et indolores, modifient à long terme l’équilibre psychologique de certaines personnes. On note de plus en plus de cas de personnes qui développent des allergies et des hypersensibilités aux influences électromagnétiques : sensations de picotements, rougeurs cutanées, hyperacuité auditive aux grésillements des appareils électriques, etc&#8230;</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais aussi troubles circulatoires, insomnies, nausées.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’installation électrique dans notre cadre domestique requiert une attention particulière. Afin de limiter les influences des champs électriques et magnétiques, quelques précautions de base sont à prévoir.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> L’ensemble du circuit électrique, tout en respectant les normes et sections requises pour chaque usage, est réalisé en câble gainé ou blindé par un feuillard métallique ou bien placé sous tube d’acier. Ces blindages sont ensuite reliés au potentiel de mise à la terre. Par là, on centralise 100% le champ électrique et, suivant la section et le nombres de fils, on limite de 60% à 80% le champ magnétique le long des parcours électriques.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Les passages des fourreaux électriques se font toujours en périphérie de chaque pièce (évitez les diagonnes ou les réseaux « en pieuvre » dans la dalle à travers une pièce).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Si la construction le permet, et sans pour autant créer un risque de puissance au niveau de l’étage, on préfère les répartitions électriques des piècesà partir du plafond. (et non à partir du sol).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Dans le cas où le compteur est indépendant de la maison, l’arrivée électrique doit être enterrée jusqu’au tableau.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Ce même tableau électrique est situé le plus loin possible d’une « zone sensible » (chambre, séjour&#8230;) et plutôt dans le local technique (garage) en portée nord de la maison.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> L’installation électrique suit de préférence les zones moins sensibles de la maison (vestibule, couloir) et se développe « en épi » pour l’alimentation de chaque pièce.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Toutes les masses métalliques sont reliées à la terre (cadres de fenêtre, poutrelles, chéneaux&#8230;), à commencer par les armatures et treillis soudés utilisés pour les fondations et dallage (le cas échéant).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> En tant qu’exutoire, la prise de terre fait l’objet d’une attention particulière et d’une vérification fréquente. Elle est positionnée, s’il y a lieu, dans le jardin, à une distance raisonnable de la maison (2-3 m ou plus) et au nord de celle-ci. Sa résistance doit être de 50 K w au moins.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ne jamais la laisser traîner par négligence à fond de fouille dans les fondations.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Toute l’installation et les différentes liaisons se font avec fil de terre, lequel, entre autre, permet les raccordements domestiques, tels que prise d’antenne T.V. (qui capte des charges électriques dans l’atmosphère et les redifuse dans la maison), les masses métalliques d’objets divers qui rayonnent le courant du 50 Htz (pied de lampe, ossature d’abat-jour.)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Il peut s’avérer intéressant, même avec une câblerie blindée, d’étendre la protection en matière de champs électromagnétiques. Le disjoncteur différentiel général de commande et de protection permet de déconnecter réseau public et réseau domestique. Les appareils nécessitant une alimentation permanente (frigo&#8230;) seront branchés en dehors des circuits sensibles à protéger. Le disjoncteur différentiel permet d’éviter les champs induits dans l’installation durant la non utilisation des appareils. Il contribue à insérer « l’ambiance » électrique de la maison.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Les commandes électriques dans chaque pièce (interrupteur, commutateur, télérupteur) se font par l’interruption unipolaire du conducteur de phase.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> On veille toujours, dans les chambres &#8211; zones de protection maximale &#8211; à limiter l’équipement électrique. (Radio-réveil, chaîne HI-FI&#8230;) à proximité du lit. En effet, durant la phase de sommeil, l’organisme, lâchant une grande part de ses défenses, devient d’autant plus sensible aux influences immédiates de son environnement. Le lit orienté dans l’axe du champ magnétique, tête au nord, sera écarté, si le cas le permet, du mur d’appui d’environ 20 à 25 cm. Une telle disposition permet au corps de baigner dans un champs électromagnétique homogène. En effet, « l’effet falaise » (cf. travaux du pr Rocard) lié à la différence de masse gravimétrique provoque une perturbation du champ naturel de part et d’autre d’un mur sur plusieurs centimètres. D’où nécessité d’une marge de recul.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><img class="spip_puce" src="http://www.nouvellescles.com/puce.gif" alt="-" /> Dans le cadre d’une installation existante, et sans avoir à refaire celle-ci, il est possible d’avoir recours à un interrupteur automatique de champ (appelé aussi « relais de déconnexion » ou « biorupteur bipolaire » ) pour assaillir plusieurs chambres. Cet appareil de commande vise à déconnecter la partie du circuit électrique concerné durant la phase de non utilisation, tout en maintenant un circuit faible (6 V) suffisant pour l’éclairage nécessaire à une remise en usage du circuit à partir de la ou des pièces concernées. Ce dispositif nécessite, là aussi, de désolidariser circuit d’éclairage et appareils faisant l’objet d’une mise en tension permanente.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’une façon générale, tous les matériaux synthétiques (voilages synthétiques, moquettes, revêtements plastiques pour sol, murs, peintures) se chargent électriquement par simple frottement de l’air ou des pieds. Cette composante électrostatique augmente encore le confinage électrique d’origine technique trop mal identifié de nos maisons. L’ensemble de ces influences nous affectent à notre insu. N’oublions pas de mentionner que la nature des matières artificielles des vêtements que nous portons (chaussures isolantes, collants et sous-vêtements, vêtements acryliques) contribue elle aussi à cette surcharge électrique quotidienne. L’objet ici n’est pas d’éliminer la fée électricité de nos logis, mais de faire qu’avec le temps elle ne prenne pas ses habitudes à notre insu et ne devienne une marâtre tyrannique.</p>
<p class="spip" style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.nouvellescles.com/rubrique.php3?id_rubrique=126">nouvellescles</a></em></p>
<p><!-- finde_surligneconditionnel --></p>
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		<title>Les Systèmes d&#8217;Echange Locaux</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2009 20:33:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[Idée]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
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		<category><![CDATA[système]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>

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		<description><![CDATA[De Guide des Alternatives des Editions du Fraysse Principes et fonctionnement Principes L&#8217;argent a été conçu comme un outil pour améliorer les échanges entre les hommes. En effet, avant la création de l&#8217;argent, les échanges étaient limités au simple troc. La création de l&#8217;argent a permis d&#8217;étendre largement les échanges. Mais aujourd&#8217;hui, les échanges entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">De <a href="http://www.editionsdufraysse.fr/">Guide des Alternatives des Editions du Fraysse</a></h3>
<h1 style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;">Principes et fonctionnement</span></h1>
<p><span style="font-size: x-large;"><br />
 </span></p>
<h1 id="description" style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-large;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton10114_1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-4082" title="arton10114_1" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton10114_1.jpg" alt="arton10114_1" width="272" height="210" /></a></span></h1>
<h2 style="text-align: justify;">Principes</h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;argent a été conçu comme un outil pour améliorer les échanges entre les hommes.<br />
 En effet, avant la création de l&#8217;argent, les échanges étaient limités au simple troc. La création de l&#8217;argent a permis d&#8217;étendre largement les échanges.<br />
 Mais aujourd&#8217;hui, les échanges entre les hommes sont limités car ils n&#8217;ont pas assez d&#8217;argent pour acheter tout ce dont ils ont besoin, créant marasme économique et chômage.<br />
 Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas assez d&#8217;argent ?<br />
 En fait, il n&#8217;y a jamais eu autant d&#8217;argent qu&#8217;aujourd&#8217;hui, mais il ne sert plus prioritairement aux échanges entre les hommes. En effet, l&#8217;argent sert à gagner de l&#8217;argent en spéculant (comme avec les assurances vie qui se développent rapidement depuis quelques années), et donc il circule dans les circuits financiers de la spéculation (95% de l&#8217;argent sert au circuit spéculatif, 5% seulement servirait au commerce). Autre cause du manque d&#8217;argent : les gens ont peur de l&#8217;avenir, donc ils sont plus prudent dans leurs dépenses et modèrent leurs achats, ralentissant ainsi la vitesse de circulation de l&#8217;argent (le fait de retarder tous les mois de 3 jours ses achats, ralentit de 10% la vitesse de circulation de l&#8217;argent et donc diminue de 10% les transactions totales effectuées). De plus les banques qui gèrent l&#8217;argent le font dans leur propre intérêt (gagner de l&#8217;argent) et pas dans l&#8217;intérêt des hommes (très peu de banques prêtent aux personnes qui veulent créer leur emploi, obligeant à passer par la collecte directe de l&#8217;argent d&#8217;amis).<br />
 De nombreuses personnes disposent de temps libre (surtout avec le chômage actuel !) ou de production excédentaire qu&#8217;elles ne peuvent vendre car il n&#8217;y a pas d&#8217;argent pour les rémunérer.<br />
 Il y a des marchandises ou des personnes disponibles pour travailler, et aussi des acheteurs potentiels pour ses services et ses marchandises, mais il manque l&#8217;outil nécessaire (l&#8217;argent) pour que ces transactions s&#8217;effectuent.<br />
 Comme aujourd&#8217;hui l&#8217;argent ne joue plus son rôle vital de vecteur des transactions entre les hommes, il est urgent de créer un nouveau système permettant les transactions sous peine d&#8217;étouffement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4080"></span>Naissance du L.E.T.S.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ainsi que Michael Linton, écossais résidant dans l&#8217;île de Vancouver au Canada, imagina le LETSystem (Local Exchange and Trading System = Système d&#8217;Echange et de Commerce Local), afin d&#8217;aider les nombreuses personnes au chômage dans cette région et souvent douées d&#8217;un savoir-faire très utile pour tous. Ce système traduit en France par &laquo;&nbsp;Système d&#8217;Echange Local&nbsp;&raquo; ou SEL, s&#8217;est développé au Canada, aux USA, et en Grande Bretagne (plus de 200 groupes dans ce pays), permettant, dans les régions en crise, aux personnes utilisant ce principe de vivre normalement.<br />
 D&#8217;autres systèmes ont déjà fonctionné avec succès :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Wörgl en Autriche en 1932-33, ville de 5000 habitants avec 1500 chômeurs. Le maire créé une « monnaie franche » : au bout de 9 mois, il n&#8217;y a plus de chômeurs, de nombreux équipements sont construits, tout va pour le mieux sauf pour la Banque Nationale qui n&#8217;est pas d&#8217;accord. L&#8217;expérience s&#8217;arrête et les problèmes réapparaissent.</li>
<li>A Lignières en Berry en 56-57 et Marans en Charente Maritime en 57-58, la même chose s&#8217;est produite : le fisc est intervenu pour stopper ces réussites.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">On peut se poser la question de la légalité du Système d&#8217;Echange Local.<br />
 Se poser cette question, c&#8217;est rentrer dans le jeu de ceux qui ont fait les lois (en particulier les banquiers et les financiers).<br />
 Il faut plutôt se poser la question : <em>&laquo;&nbsp;Que nous dit notre conscience ? Faut il se laisser dépérir car nous n&#8217;avons pas les moyens d&#8217;acheter ce dont nous avons besoin, ou faut il vivre pleinement en créant les moyens pour respirer mieux, pour faire circuler l&#8217;énergie entre les hommes ?&nbsp;&raquo;</em><br />
 Actuellement, les Systèmes d&#8217;Echange Locaux sont tolérés, car les Etats ne savent pas résoudre les problèmes du système économique, et ils peuvent aider à désamorcer des violences qui inévitablement vont se produire dans le futur.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les avantages du SEL</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce système permet à la monnaie nationale de circuler et aux gens d&#8217;en avoir assez pour payer leurs impôts, électricité, téléphone, eau, et tous les objets manufacturés. Ce système dégage finalement plus d&#8217;argent pour les échanges nationaux (en particulier pour les taxes et impôts), donc chacun s&#8217;y retrouve.<br />
 Ce sont les productions locales qui vont être favorisées par ce système, évitant les importations lointaines et l&#8217;exploitation du tiers monde, en faisant travailler les personnes les plus proches de chez nous. Ainsi les agriculteurs et les artisans ne craignent plus les concurrences déloyales.<br />
 Ce réseau est très intéressant pour les personnes travaillant à mi-temps, ayant assez d&#8217;argent pour payer la part obligatoire en euros, le SEL permettant d&#8217;apporter la part complémentaire.<br />
 Dans le cadre économique actuel, il serait possible de faire disparaître tous les chômeurs (plus 5 millions de chômeurs, CES, RMI, stages divers&#8230;) en transformant de nombreux emplois à plein temps en emplois à mi-temps avec complément en SEL (4 millions d&#8217;emplois à plein temps transformés en 8 millions d&#8217;emplois à mi-temps). Pour l&#8217;Etat, les économies seraient considérable sur les indemnités chômage, de pré-retraite, de RMI, de CES&#8230;, et sur tous les stages de formation qui servent à cacher la misère, sans compter l&#8217;amélioration des situations psychologiques (plus de chômeurs dépressifs) diminuant les frais médicaux, les violences, les trafics de drogues&#8230;<br />
 Ce serait l&#8217;économie informelle au secours de l&#8217;économie institutionnelle. En France, l&#8217;Etat considère le SEL comme du travail au noir et donc ne veut pas la favoriser.<br />
 Certains pays comme la Nouvelle Zélande et l&#8217;Australie reconnaissent déjà l&#8217;intérêt des réseaux SEL pour permettre aux chômeurs de rester en contact avec le marché du travail, de ne pas entrer dans le circuit de l&#8217;assistanat et de maintenir des liens sociaux qui évitent la descente vers l&#8217;isolement et la marginalisation.<br />
 La création des SEL peut permettre aux hommes de continuer à vivre, même si l&#8217;économie mondiale s&#8217;écroule comme le montre les soubresauts de plus en plus importants des bourses et des monnaies.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Fonctionnement</h2>
<h3 style="text-align: justify;">La zone géographique</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour que le SEL puisse fonctionner, il faut que les gens ne soient pas trop éloignés pour que les personnes puissent se déplacer facilement les unes chez les autres pour effectuer les échanges. Cela peut être une grande ville, un département ou une partie de département.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le choix de l&#8217;unité d&#8217;échange</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour plusieurs groupes, l&#8217;unité de compte est le &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Une heure de travail comptera par exemple 60 Grains de sel. Toutes les compétences au sein du SEL sont mises sur un pied d&#8217;égalité. Ainsi, une heure de ménage pourra avoir la même valeur qu&#8217;une heure de cours informatique.<br />
 Ce principe est bien sûr à adapter selon les circonstances :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Certains échanges ne mobilisent pas la personne à 100% (garde d&#8217;animaux, mise à disposition de matériel, etc.). Dans ce cas, il semble logique que le taux horaire soit sensiblement plus faible.</li>
<li>Certains échanges nécessitent un temps de préparation. Le montant de l&#8217;échange devra tenir compte de ce temps supplémentaire.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est rare qu&#8217;il y ait une réglementation stricte, ou que des plafonds soient fixés&#8230; Vous pouvez ainsi laisser libre court à la négociation. Il est important de privilégier la notion de plaisir, qui doit primer sur la notion de temps (plaisir à échanger, à négocier, plaisir à exécuter, à donner, à recevoir) de même que la notion de don (ne pas avoir envie d&#8217;évaluer) ou la notion de solidarité (l&#8217;évaluation de l&#8217;échange peut dépendre des moyens de chacun au moment de l&#8217;échange). Ainsi pour ne pas s&#8217;enfermer dans une échelle d&#8217;évaluation stricte, il est laissé ce plaisir de négocier, cette liberté d&#8217;accepter ou de refuser un échange.<br />
 Il s&#8217;étudie actuellement la possibilité d&#8217;avoir des échanges entre plusieurs secteurs (par exemple pour aller en vacances dans une autre région) et si les groupes utilisent la même unité comptable, les échanges seront plus faciles.</p>
<p style="text-align: justify;">Avantage du SEL : si un jour ou l&#8217;autre la monnaie nationale s&#8217;écroule suite à la spéculation des financiers, le système SEL permet toujours aux personnes d&#8217;échanger même si l&#8217;économie officielle est dans le marasme noir.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;établissement d&#8217;un annuaire des membres</h3>
<p style="text-align: justify;">Le SEL ne peut bien fonctionner que si chacun connaît les offres et les demandes des autres membres du réseau. Il est donc établi régulièrement un annuaire recensant toutes les offres et les demandes, les compétences, le matériel disponible, l&#8217;état des comptes&#8230;<br />
 L&#8217;état des comptes ouvert à tous, permet de donner priorité pour le travail à ceux qui sont en négatif, et d&#8217;éviter de trop grosses transactions avec ceux qui sont trop en négatif.<br />
 Toutefois, il est nécessaire d&#8217;avoir des comptes en négatif pour faire tourner le système.<br />
 L&#8217;endettement n&#8217;est pas pénalisé et montre que l&#8217;on effectue des transactions, c&#8217;est le moteur du système. Par contre, les personnes qui ont beaucoup de positif et qui ne l&#8217;utilisent pas vont bloquer le système. Ce système est justement créé pour que l&#8217;énergie circule, donc gare au comportement de thésaurisation qui tue déjà le système économique officiel.<br />
 Dans certains groupes, les compteurs de grains de sel est remis à zéro à la fin de l&#8217;année pour éviter ce problème.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;enregistrement des échanges</h3>
<p style="text-align: justify;">Chaque membre dispose de bons d&#8217;échanges qu&#8217;il envoie, après transaction, à la personne chargée des enregistrement des transactions. Ces transactions sont enregistrées avec un programme informatique adapté au SEL, permettant régulièrement l&#8217;édition des comptes des transactions et de les distribuer à tous les membres.<br />
 Certains échanges peuvent s&#8217;effectuer pour moitié en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo; et pour moitié en euros (par exemple) lorsque le produit vendu est fabriqué avec des matières premières achetées en euros, car l&#8217;artisan doit pouvoir les payer lorsqu&#8217;elles viennent du circuit classique. Dans ce cas là, seul les Grains de Sel seront enregistrés, les transactions en euros n&#8217;intéressent pas le groupe.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les frais de fonctionnement</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour payer les frais de fonctionnement du SEL (téléphone, timbres, photocopies&#8230;), une cotisation annuelle est demandée, généralement de l&#8217;ordre de 15 euros, et certains SEL ont ajouté 120 Grains de Sel pour indemniser les personnes gérant le SEL.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les &laquo;&nbsp;marchés tout en Grain&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;">Certains groupes SEL organisent régulièrement des marchés réunissant tous les membres du groupe et où toutes les transactions s&#8217;effectuent en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Ces marchés sont très utiles pour permettre aux membres du réseau de faire connaissance et de permettre, outre des échanges de produits, d&#8217;échanger des informations et de créer des liens qui vont favoriser les échanges futurs.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La fiscalité et les assurances</h3>
<p style="text-align: justify;">Normalement toutes les transactions sont passibles de la TVA. Pour les échanges en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;», la TVA devrait être payé en &laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;. Une personne a rempli deux déclarations d&#8217;impôts, une pour les travaux en euros, une en Grain de Sel. A suivre&#8230;<br />
 Pour les personnes effectuant des travaux chez d&#8217;autres personnes, elles doivent avoir un statut et une assurance. Des études sont en cours pour trouver les meilleurs solutions.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La coordination des SEL</h3>
<p style="text-align: justify;">Afin de résoudre les problèmes qui se posent aux SEL, une coordination nationale se réunie régulièrement. Des informations sur les groupes étrangers sont aussi échangées.<br />
 La coordination a également pour but d&#8217;aider toutes les personnes qui veulent créer des SEL.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coordination :</strong> Sel&#8217;idaire &#8211; BP 34 &#8211; 80081 Amiens Cedex &#8211; <a href="http://www.selidaire.com/">www.selidaire.com</a></p>
<p style="text-align: justify;">A lire, le numéro 210 de &laquo;&nbsp;S!lence&nbsp;&raquo; de novembre 1996, un dossier sur le &laquo;&nbsp;SEL&nbsp;&raquo; avec les points de vue de François de Ravignan, Denis Clerc et Alain Lipietz. Deux autres articles ce dossier SEL dans le numéro 211 de décembre 1996.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le SEL et la justice</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>Le passage en justice de 3 membres du SEL Pyrénéens, loin d&#8217;ébranler ce système, a créé de nouvelles solidarités entre les membres de ce réseau et un afflux de demandes pour développer de nouveaux SEL.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Grain de Sel&nbsp;&raquo;</strong> par Alain Rollat, journal <em>Le Monde</em> du 10 janvier 1998.<br />
 LE RESPECT de la justice interdit de commenter ses jugements. Mais il n&#8217;est pas interdit de sourire à la justice quand ces jugements ridiculisent ceux qui la rende&#8230;<br />
 Par exemple, la condamnation à 300 euros d&#8217;amende avec sursis, que le tribunal de Grande Instance de Foix vient d&#8217;infliger, à la demande des professionnels ariègeois du bâtiment, à deux membres du Système d&#8217;Echange Local (SEL) pyrénéen, qu&#8217;elle a jugé coupables de travail clandestin pour avoir réparé le toit d&#8217;une voisine en échange de quelques légumes (journal Le Monde du 08.01.98), prendra assurément une place de choix dans le grand bétisier des anachronismes judiciaires.<br />
 Il est d&#8217;ailleurs dommage qu&#8217;Arte ait été, jusqu&#8217;à présent, la seule chaîne de télévision à mesurer la portée internationale de cette décision à laquelle la chaîne franco-allemande a consacré jeudi soir, l&#8217;essentiel de son journal de 19h30. Car il y a là de quoi illustrer à merveille, pour l&#8217;édification des générations futures, la difficulté chronique de la justice à vivre avec son temps.<br />
 Les magistrats en cause bénéficient, certes, comme tous les plaignants, de circonstances atténuantes. A première vue, le fonctionnement de ces réseaux d&#8217;entraide, qui remplacent l&#8217;argent par le troc, et au sein desquels on peut échanger des services contre des biens, la réparation d&#8217;un robinet contre un kilo de patate, la réfection d&#8217;un mur contre un cochon, ou une leçon de musique contre un bocal de champignons, semble procéder de la pratique moyenâgeuse remise au goût du jour par de singuliers utopistes.<br />
 La transparence qui caractérise ces échanges et la philosophie qui inspire ces communautés se traduisent par l&#8217;émergence de micro-sociétés parallèles dont les normes échappent à l&#8217;entendement de la société dominante parce qu&#8217;elles se fondent sur d&#8217;autres valeurs que les valeurs marchandes. Il en résulte donc, c&#8217;est vrai, en cas de contentieux, des situations de vide juridique.<br />
 Mais si, aujourd&#8217;hui, ces systèmes d&#8217;échange se développent partout en Europe, et pas seulement dans les campagnes, cela signifie qu&#8217;ils répondent à des besoins en remplissant un autre vide : <em>&laquo;&nbsp;Ils sont une parade contre la crise pour les gens sans argent&nbsp;&raquo;</em> souligne le sociologue Smaïn Laacher. <em>&laquo;&nbsp;Ils mettent une goutte d&#8217;huile dans les rouages de notre société de consommation&nbsp;&raquo;</em>, ajoutait jeudi soir la présentatrice du journal d&#8217;Arte. Elle concluait en souhaitant que l&#8217;Union Européenne reconnaisse vite leur utilité publique. Bonne idée ! Ces bricoleurs de solidarité sont en effet, pour l&#8217;instant, sur le terrain, les seuls à bâtir l&#8217;Europe sociale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Tribune de la Dépêche du Midi du 18 janvier 1998&#8243;</strong><br />
 &#8230; En revivifiant l&#8217;idée de lien social au sein de petits groupes locaux, en ravivant la notion de fraternité, nous ne faisons rien d&#8217;autre que de réaliser une école de solidarité et de démocratie. Qui pourrait s&#8217;en plaindre ? Surtout pas l&#8217;Etat qui sait le prix que lui coûte une carence de lien social (violence, solitude, déprime et maladie). Sans fraternité, pas de démocratie.<br />
 Cette nouvelle jurisprudence est la porte ouverte à des milliers de procès à venir visant les SEL !<br />
 Il faudrait alors aller plus loin en condamnant les &laquo;&nbsp;Restos du Coeur&nbsp;&raquo; qui font concurrence aux épiciers, la Croix Rouge qui fait concurrence aux ambulanciers&#8230; alors que les SEL existent depuis 20 ans dans de nombreux pays, il est bon de noter que le pays des Droits de l&#8217;Homme est le seul, à ce jour, a s&#8217;être permis de condamner l&#8217;entraide. Les sans-culottes peuvent aller se rhabiller&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.onpeutlefaire.com/les-systemes-d-echange-locaux">onpeutlefaire</a></em></p>
<hr />
<p>Lectures complémentaires :</p>
<div class="lectures-complementaires">
<ul>
<li><a href="http://www.onpeutlefaire.com/les-reseaux-d-echange-de-savoir">[Article] Les Réseaux d&#8217;Echange de Savoir</a></li>
<li><a href="http://selidaire.org/spip/">Site de Selidaire</a></li>
<li><a href="http://www.sel-terre.info/">Site de Sel Terre</a></li>
</ul>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>La décroissance : un modèle économique d’avenir ?</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/la-decroissance-un-modele-economique-d-avenir/</link>
		<comments>http://www.letransmuteur.net/la-decroissance-un-modele-economique-d-avenir/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 20:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Guillaume Duval et Christine Mounier A en croire les principaux média, le bien-être de tous passe par une croissance soutenue. Pourtant, pour un nombre croissant de personnes, un modèle économique d’avenir et responsable ne passe plus forcément par la croissance économique, mais au contraire par la décroissance. Décroissance ou développement durable ? : Deux camps s’opposent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong>Par </strong><small> <a href="http://www.wikio.fr/news/Guillaume+Duval"><span class="vcard author">Guillaume Duval</span></a></small><strong> et</strong> <a href="http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=9590">Christine Mounier</a></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/2008jsa.gif"><img class="alignright size-full wp-image-3542" title="2008jsa" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/2008jsa.gif" alt="2008jsa" width="305" height="372" /></a>A en croire les principaux média, le bien-être de tous passe par une croissance soutenue. Pourtant, pour un nombre croissant de personnes, un modèle économique d’avenir et responsable ne passe plus forcément par la croissance économique, mais au contraire par la décroissance.<br />
 </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Décroissance ou développement durable ? : Deux camps s’opposent sur les réponses à apporter aux problèmes environnementaux et aux besoins de la population.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les événements climatiques extrêmes se multiplient, les déchets s’amoncellent, les nappes phréatiques s’épuisent ou sont polluées, le pétrole va devenir rare et son contrôle fait l’objet de conflits de plus en plus violents, que ce soit en Irak ou en Tchétchénie. Dans le même temps, la capacité du système économique à répondre aux besoins sociaux est de plus en plus contestée. Les inégalités mondiales se creusent et si une partie de l’Asie est en train de sortir du sous-développement, c’est en adoptant un mode de vie dévoreur de ressources non renouvelables. Bref, et chacun (ou presque) en convient désormais : on va dans le mur et il faut changer de mode de développement. Et pas dans un siècle, dès les prochaines années. Mais comment faire ? Un débat de plus en plus vif oppose les partisans d’une « décroissance soutenable », organisant le recul de l’économie monétaire, aux tenants d’un « développement durable » permettant de concilier croissance et écologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la gravité de la situation, il n’y a pas de désaccord majeur entre les tenants du développement durable et les partisans de la décroissance. <a href="http://www.zebulon.fr/communique-presse/ernst-ulrich-von-weizsacker-holger-zinke-recompenses-role-pionnier-gestion-durable-8828.html">Ernst Ulrich von Weizsäcker</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Amory_Lovins">Amory et Hunter Lovins</a>, tenants du développement durable, reprennent à leur compte, dans leur rapport « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Facteur_4">Facteur 4</a> », les très sombres prévisions établies par les <a href="http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html">Meadows</a> dans leur célèbre rapport de 1972 au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Club_de_Rome">Club de Rome</a> sur « les limites de la croissance ». Ils envisagent notamment le risque d’un effondrement brutal des productions agricole et industrielle et de la population mondiale dans les prochaines décennies. Quant à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lester_Brown">Lester Brown</a>, autre tenant du développement durable, il consacre, dans Eco-économie, des pages aux « signes de la tension » qui ne rassurent pas davantage sur l’avenir. Il n’y a pas non plus de divergence sur la nécessité d’une décroissance très rapide de la consommation de matières premières et d’énergie, en particulier, bien sûr, des énergies fossiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-3538"></span>L’éco-efficience au secours de la croissance</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, les avis s’opposent sur le moyen d’y parvenir. Les tenants de l’éco-économie mettent en évidence les nombreux moyens techniques déjà connus pour consommer beaucoup moins de matières premières et d’énergie tout en produisant autant de biens et de services (à travers le recyclage et une autre conception des produits). C’est le fameux « facteur 4 » d’Ernst Ulrich von Weizsäcker : on peut produire autant avec quatre fois moins d’énergie et de matières premières. D’autres, plus ambitieux encore, parlent de facteur 10. Sans être des ennemis du marché, les tenants de l’éco-économie ne croient pas que les mécanismes marchands sont susceptibles de rétablir seuls les équilibres écologiques. Ils misent sur des politiques publiques très actives et sur une refonte des systèmes fiscaux en fonction de priorités écologiques. De plus, ils soulignent qu’il va falloir changer en un temps record l’essentiel de nos infrastructures : remodeler l’urbanisme, changer d’habitat, reconfigurer les moyens de production dans la plupart des industries, etc. Cet énorme effort d’investissement est générateur de croissance et, à la fois, nécessite de la croissance pour être mis en œuvre : la croissance faible des vingt dernières années en Europe a plus freiné la transformation écologique des modes de production et de consommation qu’elle ne l’a accélérée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attention à l’effet rebond</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les tenants de la décroissance ne croient pas du tout à un tel scénario. Ils mettent en particulier en avant ce qu’on appelle l’effet rebond : à chaque fois qu’on a réussi à économiser telle ou telle matière première pour produire un bien ou un service, l’effet de ce gain d’éco-efficience a été plus que compensé par un accroissement encore plus important des quantités produites. Exemple avec le développement des technologies de l’information et de la communication : elles devaient permettre de limiter la consommation de papier. Or, c’est l’inverse qui est constaté : du fait de ces technologies, jamais autant de choses n’ont été imprimées. Les tenants de cette analyse soulignent également l’impossibilité d’un recyclage intégral des matières premières : pour eux, le développement durable ne fait que retarder les échéances.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cœur de leur critique ne se fonde cependant pas sur ces difficultés bien réelles. Plus fondamentalement, ils reprennent le discours de ceux qui, avec Ivan Illich ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Ellul">Jacques Ellul</a>, critiquaient radicalement la société de consommation dans les années 60 et 70. « Ce n’est pas d’abord pour éviter les effets secondaires d’une chose qui serait bonne en soi qu’il nous faut renoncer à notre mode de vie &#8211; comme si nous avions à arbitrer entre le plaisir d’un mets exquis et les risques afférents. Non, c’est que le mets est intrinsèquement mauvais, et que nous serions bien plus heureux à nous détourner de lui. Vivre autrement pour vivre mieux », disait Ivan Illich.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’argent ne fasse pas le bonheur et que le produit intérieur brut (PIB) par habitant mesure très mal le bien-être, cela fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus parmi ceux qui critiquent la société actuelle. Y compris chez ceux qui sont favorables au développement durable, comme Ernst Ulrich von Weizsäcker, Amory et Hunter Lovins, qui consacrent tout un chapitre de leur livre à cette importante question. Mais, entre relativiser le PIB comme seule mesure du bien-être et prôner sa diminution, il y a un pas qu’il vaut sans doute mieux ne pas franchir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Des arguments qui ne sont pas tous bons</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les partisans de la décroissance assimilent la croissance de l’économie au seul développement des relations marchandes, agitant le spectre d’une marchandisation du monde. Si c’était le cas, ils auraient raison de vouloir faire reculer le PIB, mais ce n’est pas ce qui est observé : dans tous les pays développés, et cela malgré les discours et les efforts incessants des libéraux, la part de l’économie qui échappe à une logique purement marchande, via les prélèvements obligatoires, ne cesse d’augmenter. La croissance de l’économie monétaire n’est pas synonyme d’extension des rapports marchands : elle se traduit également par la mise en œuvre de mécanismes de solidarité non marchands et par la mutualisation de nombreux services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants des bidonvilles du Sud connaissent actuellement la marchandisation du monde : tout s’y achète et tout s’y vend (y compris souvent la justice et la police). Ce qui leur manque, et ce que la croissance peut et surtout doit leur apporter, ce sont des services non marchands comme des systèmes de santé, d’éducation, d’assainissement&#8230; Si on s’engageait sur la voie de la décroissance au Nord, il y a de fortes chances en revanche que ce soit cette partie mutualisée et non marchande de l’économie monétaire qui en fasse les frais la première. Les vingt dernières années de croissance faible en France et en Europe plaident plutôt en ce sens.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, pour résoudre les problèmes environnementaux, il n’y a guère d’autre solution que d’accroître le coût de nombreuses consommations (l’air, l’eau, le pétrole, les minerais, etc.), dont les prix actuels ne reflètent pas les dégâts causés sur l’environnement. Pour mettre fin à cette sous-tarification, cause de nombreux gaspillages, il ne s’agit pas de marchandiser encore plus le monde, mais d’imposer des taxes supplémentaires qui reflètent les coûts supportés par la collectivité. Cette indispensable extension de la sphère de l’économie monétaire est elle aussi porteuse d’une croissance de son volume.</p>
<p style="text-align: justify;">Les tenants de la décroissance dénoncent enfin les gaspillages qui caractérisent nos modes de vie par rapport à ce qui serait indispensable pour assurer nos besoins de base, se nourrir, se vêtir, se chauffer&#8230; Ils pointent notamment la mode des marques et les dépenses publicitaires qui la nourrissent. Mesurés à l’aune de nos stricts besoins physiques, le gaspillage ne fait aucun doute. Comme les profits qu’en tirent quelques multinationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, le capitalisme n’a pas inventé cette forte propension des hommes et des femmes à dépenser beaucoup de temps et d’argent pour des consommations « irrationnelles ». Les plus beaux monuments que nos ancêtres ont laissés sont le plus souvent des palais, des temples ou des cathédrales, alors même que la satisfaction de leurs besoins primaires était à l’époque bien moins évidente encore qu’aujourd’hui. Il n’empêche, ils réservaient à ces constructions de prestige la meilleure part des richesses qu’ils produisaient. Les formes de consommation irrationnelles d’aujourd’hui ont perdu tout substrat religieux. Mais leur fonction psychologique de réassurance individuelle et d’affirmation de soi vis- à-vis des autres est-elle si différente d’hier ? En disant cela, il ne s’agit pas de minimiser l’impact négatif, notamment écologique, des achats compulsifs et des multiples produits jetés sans être véritablement usés. Ni de dédouaner les pouvoirs publics de leur responsabilité dans la lutte contre ces comportements, et surtout contre les offres qui les suscitent, avec notamment les effets que l’on connaît en termes de santé publique. Mais il faut souligner la difficulté d’infléchir ces habitudes dans un cadre qui respecte les libertés individuelles. De tels comportements ne tiennent en effet pas simplement à la capacité d’intoxication de la publicité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> La question centrale de la démocratie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que peut-on faire dans un cadre démocratique ? Cette question est centrale dans le débat qui oppose les tenants du développement durable aux partisans de la décroissance. Un des risques que nous courons au XXIe siècle, c’est qu’on nous refasse, au nom de l’urgence écologique, le coup qu’on nous a fait au XXe siècle au nom de l’injustice sociale : une avant-garde auto proclamée s’arrogeant, au prétexte d’une prescience infaillible de l’avenir, la mission de faire le bonheur du peuple malgré lui et d’accoucher aux forceps d’un « homme nouveau ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est notamment parce qu’ils ne croient pas possible de « vendre » démocratiquement aux habitants du Nord une baisse de leurs biens et de leurs services que les tenants du développement durable cherchent les moyens de dissocier croissance et consommation de matières premières. Ils considèrent que, pour limiter les inégalités mondiales dans un cadre pacifique et démocratique, on ne peut se contenter de prendre aux habitants du Nord pour donner à ceux du Sud. Les tenants de la décroissance, quant à eux, sont généralement conscients de la difficulté de faire adopter démocratiquement leur projet politique. Ils refusent cependant l’idée d’imposer la décroissance par la force et ont confiance dans leur capacité à convaincre leurs concitoyens de la choisir volontairement. Le monde idéal qu’ils décrivent dans le quiz « Etes-vous développement durable ou décroissance soutenable ? », qui clôt l’ouvrage Objectif décroissance publié par <a href="http://www.revuesilence.net/">la revue Silence</a>, n’incite toutefois guère à l’optimisme quant à leurs chances de succès : monsieur ou madame « décroissance soutenable » n’a pas de téléviseur et ne regarde donc pas « certains soirs, les émissions intelligentes », il n’a pas non plus d’ordinateur personnel et de voiture, ne prend jamais l’avion et ne pratique pas le tourisme éthique, il n’achète pas de café, de thé ou de chocolat, même issus du commerce équitable et labellisés <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Havelaar_(association)">Max Havelaar</a>, et ne veut pas entendre parler de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_Tobin">taxe Tobin</a> ; il ne place pas son argent dans des fonds éthiques&#8230; Dur, dur ! Quoi qu’il en soit, et quel que soit le parti finalement choisi entre développement durable et décroissance soutenable, le temps presse : il faudra trouver les moyens de transformer profondément les modes de production et de consommation dans les années qui viennent.</p>
<h3 class="titre" style="text-align: justify;">La décroissance économique, ou la nécessaire prise de conscience de l’avenir de la planète</h3>
<p style="text-align: justify;">Parler de « décroissance économique », c’est implicitement renvoyer à deux autres notions économiques, celle d’économie libérale, et celle de développement durable, et s‘opposer à elles. Chacune de ces théories s’articule autour de quelques notions-clés.</p>
<p style="text-align: justify;">L’économie libérale repose essentiellement sur l’idée de croissance où les performances économiques sont valorisées et recherchées pour elles-mêmes, indépendamment des critères humains ou écologiques, et se mesurent à l’augmentation du produit national. Ainsi réduite à sa plus simple définition, l’économie libérale est un concept avant tout quantitatif et unidimensionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le terme de « développement durable » est apparu pour la première fois dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Brundtland">le rapport Brundtland</a> (ONU, 1987), et est défini comme un « mode de développement qui satisfait les besoins du présent tout en permettant aux générations futures de satisfaire les leurs ». Or, cette définition prête à confusion, et permet à chacun de l’interpréter dans le sens qui l’arrange : ainsi, les industriels en retiennent surtout le mot « développement » et se voient autoriser en toute bonne conscience à produire toujours plus, de l’énergie, renouvelable ou non, des biens de consommation&#8230;, tout en s’assurant dans le même temps que cela ne se fait pas au détriment de l’environnement. Il s’agit alors pour eux de concilier leur exigence de croissance avec une forme de protection de l’environnement, où leur objectif de production n’est pas remis en cause, ni même limité, mais seulement assorti du souci de ne pas être trop agressif pour l’environnement. Mais les écologistes en particulier ne l’entendent pas ainsi, et récusent cette interprétation au profit d’une autre, plus contraignante pour les industriels : le développement durable permet effectivement de répondre aux besoins des générations actuelles, mais sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. A la différence de la manière dont le comprenaient les industriels, le second aspect de la définition l’emporte sur le premier, et la protection des diverses ressources, humaines et écologiques, devient dès lors une priorité sur la nécessité de production ou de croissance. Mais pour les tenants du développement durable, celui-ci est trop souvent réduit à sa seule dimension écologique, alors qu‘il devrait mettre en œuvre une approche globale où le développement durable, c’est-à-dire à long terme, n’est viable qu’en conciliant trois aspects indissociables : le respect de l’environnement, la justice sociale, la rentabilité économique. Car si le développement s’évalue de manière privilégiée dans le domaine économique, il s’apprécie aussi à la qualité des ressources humaines, à l’équité sociale, au bien-être des individus, mais aussi en termes d’environnement et de protection du milieu et des ressources naturelles. Mais lorsque la croissance conduit à une augmentation du produit national, mais aussi à un manque de repères identitaires, à de l’exclusion sociale ainsi qu’à une importante dégradation du milieu naturel, on peut sans doute parler de développement, mais assurément pas de développement durable. Est-il dès lors possible de concevoir une croissance qui s’assortirait en même temps d’un développement durable et général, c‘est-à-dire pas uniquement économique, qui permettrait d’assurer le mieux-être des hommes ? C’est pour cette raison que certains préfèrent parler de développement soutenable, entendant par-là ce que le milieu naturel pourrait supporter sur le long terme &#8211; ce qui revient à mettre l’accent sur la notion de durabilité (où il y a cohérence entre les besoins et les ressources naturelles globales sur le long terme) plutôt que sur la limite jusqu’à laquelle l’environnement supportera un développement économique sans dommage.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres, qui s’inspirent des travaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Georgescu-Roegen">Nicholas Georgescu-Roegen</a>, récusent la notion-même de développement durable et préfèrent parler de décroissance durable ou soutenable. Cette théorie est apparue à la suite d’une controverse sur la croissance du PIB. Ses tenants pensent que la croissance économique s’oppose aux valeurs qui devraient fonder la société occidentale en accentuant les déséquilibres Nord/Sud, l’inégalité sociale, la précarité et la pollution. Comme la planète ne peut soutenir le niveau de consommation actuel en particulier des pays riches, il est indispensable que les habitants de ces pays riches prennent conscience du déséquilibre économique et écologique planétaire et fassent une démarche volontaire pour voir baisser leur consommation de biens et d’énergie, ce qui doit passer, entre autres, par une politique accrue du recyclage.<em></em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.dossiersdunet.com/rubrique14.html">dossiersdunet</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.dossiersdunet.com/rubrique14.html"></a></em></p>
<h3 style="text-align: center;">par <a href="http://www.utopimages.org/index.php">Jean-Claude Decourt</a></h3>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: medium;">Film sur la décroissance entièrement auto-produit.</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/decroissance.gif"><img class="alignright size-full wp-image-3747" title="decroissance" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/decroissance.gif" alt="decroissance" width="261" height="319" /></a>&lt;&lt; Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même la seule chose qui se soit jamais produite. &gt;&gt;</strong> <em>Margaret Mead</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">Sur une planète finie, croissance infinie et « développement durable » sont impossibles, et la faiblesse de son audience est inversement proportionnelle à l’enjeu qu’elle représente.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">20 % de la population mondiale consomme 86 % des ressources naturelles (dont la moitié a déjà disparue en un siècle&#8230; et il faudra quelques décennies seulement, pour épuiser le reste).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Non content de piller le bien commun, notre modèle économique fondé sur le développement exponentiel, détruit inexorablement la nature et l’homme, aggrave les inégalités, compromet gravement l’avenir des générations futures.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour sauver la planète bleue, notre unique et merveilleux vaisseau, pour retrouver notre humanité, il est urgent d’en finir avec le capitalisme et de commencer à &laquo;&nbsp;décroître&nbsp;&raquo;.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Décroître économiquement et vivre plus simplement, ne signifie pas revenir à l’âge de pierre. Il s’agit de réhabiliter toutes les dimensions humaines, de reprendre le contrôle de nos existences en compensant nos peurs et nos manques autrement que par la consommation, d’imaginer de nouvelles solidarités, de re-localiser industrie, agriculture et énergies, de se ré-approprier la politique pour décider collectivement, d’imaginer de nouveaux rapports aux autres et à la nature, de donner un sens à nos vies.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La décroissance est inéluctable, mais, nous parlons ici d’aller vers une décroissance choisie, une sobriété heureuse, des sociétés festives et fraternelles. Si nous n’y parvenons pas, le choc sera rude, des éco-totalitarismes imposeront alors &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo; décroissance, tentant vainement d’empêcher la barbarie. Nous avons encore le choix&#8230; et peu de temps !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Et, quand bien même la Terre serait illimitée, nous serions contre la croissance, parce qu’elle détruit l’humain en nous.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous sommes bien plus que de simples &laquo;&nbsp;producteurs-consommateurs&nbsp;&raquo;. Travaillons moins, consommons moins, et à nous la vie !</p>
<p class="spip" style="text-align: center;"><!--more--></p>
<h3 style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/la-decroissance-un-modele-economique-d-avenir/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></h3>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p class="spip" style="text-align: center;"><strong>Simplicité volontaire et décroissance 1 (réflexions)</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: center;"><strong><em>Premier film (1h00) d’une série ( deux documentaires et une fiction ) </em></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://www.utopimages.org/index.php">utopimages</a></em><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sommet du G20 de Londres: la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 08:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettre ouverte aux dirigeants du G20 (publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09) Mesdames, Messieurs, Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lettre-ouverte-aux-dirigeants-du-g20.pdf" target="_blank">Lettre ouverte aux dirigeants du G20</a></h3>
<p style="text-align: center;"><em>(publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)</em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3114" title="G20" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/g20.jpg" alt="G20" width="360" height="241" /></p>
<p align="justify">Mesdames, Messieurs,</p>
<p align="justify">Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.</p>
<p align="justify">En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article227&amp;lang=fr" target="_blank">2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB),</a> que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.</p>
<p align="justify">Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la <a href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/">32ème édition de son bulletin</a>, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.</p>
<p align="justify"><strong>Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?</strong></p>
<p align="justify">Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.</p>
<p align="justify">Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.</p>
<p align="justify">Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.</p>
<p align="justify"><strong>LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020<span id="more-3113"></span></strong></p>
<p align="justify"><strong>1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !</strong></p>
<p align="justify">Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.</p>
<p align="justify">Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.</p>
<p align="justify"><strong>2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !</strong></p>
<p align="justify">Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !</strong></p>
<p align="justify">Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.</p>
<p align="justify"><strong>Ecrivez un communiqué simple et bref !</strong></p>
<p align="justify">Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !</p>
<p align="justify"><strong>Franck Biancheri</strong><br />
 Directeur des Etudes de LEAP/E2020<br />
 Président de Newropeans</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Jak Bank, banque suédoise sans taux d&#8217;intérêt</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:59:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En Suède, la JAK Bank pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an. LA BANQUE DE MEMBRES JAK : UN SYSTEME [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="size-full wp-image-4108 alignright" title="Jak Bank" src="http://ribh.files.wordpress.com/2009/03/jak_bank.jpg?w=200&amp;h=234" alt="jak_bank" width="200" height="234" /></em><span style="color: #000000;"><em>En Suède, la <a href="http://jak.se/" target="_blank">JAK Bank</a></em><em> pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an.</em></span></p>
<p><strong>LA BANQUE DE</strong><strong> MEMBRES JAK : UN SYSTEME DE PRETS ET D’EPARGNE SANS TAUX D’INTÉRÊT</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les prêts sont financés par les dépôts des membres JAK. Jusqu’en 2006 la totalité des membres ont économisé la somme de 87 millions €, et ont emprunté la somme de 76 millions € (en 2006). L’administration et les coûts de développement sont couverts par les cotisations d’adhésion annuelle et les frais des prêts (environ 2.5% du tarif effectif d’intérêt).</p>
<p style="text-align: justify;">En combinaison avec le compte d’épargne sans taux d’intérêt, nous avons deux produits – les deux sont sans taux d’intérêt :</p>
<ol>
<li>Le prêt-épargne équilibré (original) &#8211; plus favorable pour les particuliers.</li>
<li>L’instrument de prêt et de soutien à l’épargne (nouveau) – plutôt destiné aux associations et aux sociétés.</li>
</ol>
<p><strong>POURQUOI SANS TAUX D’INTÉRÊT ? <span id="more-3002"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous considérons qu’il est légitime de payer pour un travail fait ou pour une prise de risques, mais pas de gagner de l’argent seulement avec de l’argent. A notre point de vue il n’est pas moral de donner des prêts contre des taux intérêt où il n’y a ni travail, ni risque impliqué.</p>
<p style="text-align: justify;">L’usage des intérêts entraîne également des effets négatifs dans la société. Ceux-ci grèvent les prix des services et des marchandises lorsque les producteurs les ajoutent aux prix de vente pour couvrir les frais d’intérêt de leurs emprunts. Dans une économie basée sur l’intérêt, l’argent est transféré de ceux qui en ont le moins à ceux qui en ont le plus, et de cette façon les actifs se concentrent aux mains de quelques-uns.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, depuis que notre système monétaire moderne se base sur des dettes et que pratiquement tout l’argent est en forme de dettes qui doivent être remboursées avec des intérêts, nous avons un système d’argent qui croît exponentiellement. Tout ce qui croît exponentiellement va forcément un jour atteindre son point de rupture. Aujourd’hui nous avons un accroissement exponentiel aussi bien dans les actifs réels que dans les actifs financiers, y compris l’argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces raisons, le but majeur de JAK est une économie sans taux d’intérêt. A cette fin nous proposons :</p>
<ul>
<li>Des services bancaires basés sur un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt</li>
<li>Un soutien au dialogue de la Communauté JAK.</li>
</ul>
<p><strong>LE DIALOGUE DE LA COMMUNAUTÉ JAK </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une relation avec de l’argent impliqué est toujours une question de confiance. Les connaissances de notre idée « sans taux d’intérêt » et de nos activités, se diffusent mieux de bouche à oreille et entre personnes et leurs connaissances. Pour cette raison notre marketing se fait sur la base de dialogues entre les membres et d’autres personnes, sur les thèmes économie et intérêt. Nous sommes organisés pour soutenir tous les membres dans ce dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de membres augmente constamment. En 1991 nous étions 19 000 et actuellement (en 2007) nous sommes 33 000. L’augmentation de ces derniers 12 mois a été de 7%. Il y a 600 membres qui font la promotion du modèle JAK de façon plus active. La majorité fait partie de petites succursales. Ces succursales ne sont pas impliquées dans nos activités bancaires, seulement dans l’information de nos produits. La majorité fait partie du dialogue de la société civile en ce qui concerne nos systèmes bancaires et monétaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre magazine Grus &amp; Guld (Gravier &amp; Or) soutient les dialogues et séminaires de tous les membres. Les membres actifs reçoivent un appui financier par leurs succursales et leurs activités locales. Nous faisons une formation sur les principes JAK et nous organisons des réunions pour étayer le dialogue interne, très important pour ceux qui désirent propager les idées JAK autour d’eux.</p>
<p><strong>EVIDEMMENT NOUS AVONS UNE BANQUE ! </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avions besoin d’une banque et nous voulions l’utiliser selon nos normes éthiques. Nous ne voulions pas être exploités. C’est pourquoi nous avons créé notre propre banque.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>NOUS VOULONS UN AUTRE MONDE – JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est une association qui a une part active du système économique de notre société. Notre banque est un exemple pratique d’une économie juste et équitable qui montre qu’un autre monde est possible. JAK est différente parce qu’elle est sans taux d’intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres banques gagnent sur ceux qui empruntent en leur chargeant des frais. Le paiement d’ intérêts constitue une grande partie des frais totaux de la plupart des gens. N’oubliez pas que vous payez des intérêts non seulement à la banque – les intérêts font aussi partie du prix intégral du prix que vous payez pour les marchandises et les services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs, les transporteurs, les grossistes et les détaillants, tous ceux qui forment la chaîne de production, payent tous des intérêts. Naturellement ils l’ajoutent à leurs prix pour couvrir leurs intérêts. En fin de compte c’est le consommateur qui paye la plupart des coûts d’intérêt accumulés tout au long de la chaîne de production. Jusqu’à la moitié du prix de vente dans une boutique peut équivaloir à la couverture des taux d’intérêts. <strong>Dans le secteur du logement le montant peut atteindre jusqu’à 70%. </strong></p>
<p><strong>UNE VRAIE BANQUE SANS TAUX D’INTÉRÊT </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Connue simplement comme JAK, la Banque de Membres JAK est la première banque en Suède, peut-être dans le monde, où les membres partagent les bénéfices d’un système bancaire viable, sans taux d’intérêt. Les membres mêmes en sont responsables.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK a été fondée comme une association d’épargne et de prêts coopératifs en 1965 et a été nommé banque officiellement en décembre 1997 par le Gouvernement de Suède, sur recommandation de l’Autorité des Contrôles de Finances de l’Etat Suédois.</p>
<p style="text-align: justify;">Dû au fait que JAK est officiellement reconnue comme banque, les épargnes des membres sont couvertes par la garantie de dépôt du système bancaire suédois. La reconnaissance officielle confirme que JAK a la structure et la gestion accréditée et ainsi se présente comme une alternative intéressante et digne de confiance comparée à d’autres banques. La fonction plus importante de JAK est d’assurer des prêts et épargnes sans taux d’intérêt aux membres.</p>
<p><strong>UNE COUVERTURE NATIONALE, MAIS… </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous acceptons des dépôts et nous faisons des prêts en couronnes suédoises, SEK. Nous faisons des prêts hypothécaires ou des prêts sur garantie personnelle, mais la propriété du bénéficiaire doit être suédoise. Pour cette raison il y a peu d’étrangers parmi nos membres. Il y a une demande croissante d’information sur le système JAK et nous participons à des débats internationaux sur les banques sans taux d’intérêt. Nous ne cherchons pas de partenaires pour une expansion internationale de JAK, mais nous voulons faire notre possible, avec nos ressources limitées, pour partager nos connaissances et nos expériences avec d’autres personnes intéressés par des systèmes similaires dans leurs pays.</p>
<p><strong>Le prêt-épargne équilibré (original) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le produit d’origine que nous avons pratiqué depuis 1970. Il a été étudié pour les personnes voulant économiser pour ensuite emprunter, pour eux-mêmes, leurs proches ou leurs amis. Tous ces prêts devront être équilibrés par le montant de l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Un montant de prêt, mensuellement calculé, doit donc être équilibré par le même montant d’épargne. Cette épargne pourra se faire avant de solliciter le prêt et pendant la période de remboursement-épargne. Toutefois il y aura un accord avec la banque sur la date finale de remboursement et d’épargne. Parfois il faudra attendre trois mois excédant la date finale pour pouvoir retirer la somme épargnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple: Pour un prêt de SEK 100 000 pour une période de 10 ans, les paiements mensuels seront de SEK 1 775 (paiement 833, frais du prêt 108 et dépôt d’épargne 833). Si celui qui emprunte économise SEK 1 500 pendant les 48 mois qui précèdent le prêt, ses paiements mensuels diminueront de SEK 1 532 (paiement 833, frais 108 et épargne 590). Une fois le prêt remboursé, l’emprunteur pourra retirer SEK 100 000 dans le cas d’une pré-épargne, et SEK 70 843 dans l’autre.</p>
<p><strong>L’instrument de prêt et appui à l’épargne (nouveau) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le nouvel instrument que nous avons présenté en l’an 2001. Il est étudié en vue des petites sociétés et associations qui assurent le remboursement des frais et des paiements, mais pas plus. Ces prêts devront être balancés par une épargne, comme les prêts-épargne ordinaires. Le problème se résout si un acteur de plus se joint pour participer à l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand un prêt s’avère nécessaire pour le financement d’un projet important, il y a généralement des participants qui se préparent en économisant au préalable. Le premier pas sera d’obtenir UN COMPTE EN VUE D’ÉPARGNE dans la banque JAK. Ensuite les acteurs de soutien pourront ouvrir un COMPTE D’ÉPARGNE ET DE SOUTIEN. C’est à ces comptes qu’ils devront faire leurs dépôts comme soutien au projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui soutiennent les projets ne seront pas nécessairement membres de JAK, et ils sont libres de retirer leur argent s’ils le désirent. La banque JAK réagira néanmoins si le Fonds de Prêts et d’Épargne diminue au niveau en dessous du montant du prêt actuel, et demandera au groupe d’épargnants d’augmenter le fonds. Si le fonds ne se complétait pas, JAK exigerait le remboursement total du prêt dans le délai d’un an.</p>
<p style="text-align: justify;">Une petite société ou association peut solliciter un Compte d’obtention de soutien pour ses projets. La Banque fera l’évaluation du caractère de la demande avant d’accorder un tel compte. Le prêt sera maximisé pour équivaloir à la somme déposée au Compte d’Epargne et de soutien en étayant le bénéficiaire de soutien.</p>
<p><strong>L’ECONOMIE LOCALE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’urbanisation de la société et des grandes cités surpeuplées est un problème sans solutions. Le secteur financier fait partie d’un système d’économie globale qui vide économiquement les zones rurales pour investir ensuite dans les grandes villes et les villes universitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les banques grandissent par moyen de fusions d’entreprises commerciales et la rationalisation, la réduction du personnel et la liquidation des agences locales. Le résultat est que l’accès aux services financiers des petites entreprises diminue. La réduction des accès signifie aussi une réduction de l’offre des capitaux de prêt. L’accès aux capitaux à risques n’a jamais existé pour les petites entreprises.</p>
<p><strong>AGENCES LOCALES &#8211; POUR UNE ECONOMIE JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contact avec les membres se maintient à travers les représentants et les agences locales. Les activités dans les agences locales ne font pas partie du système bancaire. Ici, les membres s’entraident en faisant des plans d’épargne et de prêt. Il y a également un travail d’information qui se fait par des groupes d’étude et des expositions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe aussi un magazine en langue suédoise destiné aux membres, qui se nomme Grus&amp;Guld (Gravier&amp;Or). On y trouve des reportages sur les activités dans les agences locales, et il sert comme forum pour la discussion ouverte et active entre les membres et la direction de JAK. On y trouve des articles approfondis sur les thèmes concernant les finances personnelles et la vision de JAK d’une économie soutenue, juste et équitable pour tous. De plus il existe le site Internet <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">www.jak.se</a></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est favorable à une économie juste et équitable. Cela signifie une économie juste qui prend en compte tous les coûts de l’environnement et qui réussit à augmenter la prospérité de chacun à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK travaille activement pour la promotion d’une économie qui n’exploite ni les personnes ni la nature. Ceci se fait moyennant ses programmes de prêt et d’épargne et en informant sur les mauvais effets de l’intérêt sur l’argent.</p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><strong>Adresse : </strong><br />
 LA BANQUE DES MEMBRES JAK<br />
 Vasagatan 14 54150 SKÖVDE SUÈDE<br />
 Téléphone : +46 (0) 500 46 45 00 Fax +46 (0) 500 46 45 61<br />
 Courriel : <a href="mailto:jak@jak.se" target="_blank">jak@jak.se</a><br />
 <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">http://www.jak.se</a></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Note : cette version en français est une version raccourcie pour votre information seulement. Le texte en suédois est la version officielle et complète. </em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank">Wikipédia (anglais)</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/width="300"" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></td>
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</tr>
<tr>
<td><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/width="300"" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></td>
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</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://ribh.wordpress.com/2009/03/14/jak-bank-suede-parce-que-l%e2%80%99interet-est-le-cancer-de-l%e2%80%99economie/" target="_blank">RIBH, Le Portail de la Finance Islamique &#8211; Banques Islamiques &#8211; Crédit Immobilier &#8211; Finance Halal</a></em></p>
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		<title>Où va le monde Monsieur Stiglitz ?</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 16:23:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001. 5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. Achetez ce DVD [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">6 heures d&#8217;entretiens exclusifs avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Eugene_Stiglitz" target="_blank">Joseph Eugene Stiglitz</a>, le Prix Nobel d&#8217;économie 2001.</h3>
<p style="text-align: justify;"><span id="arial_9_000000"><strong>5 entretiens réalisés par <a href="http://www.cinefil.com/star/jacques-sarasin" target="_blank">Jacques Sarasin</a>. </strong>Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité. </span></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://dvd.nouvelobs.com/fiche_28.html" target="_blank">Achetez ce DVD (3.90€)</a></em></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH01.wmv" target="_blank">Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH02.wmv" target="_blank">Les subventions</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH03.wmv" target="_blank">Le commerce et les taxes douanières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH04.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH05.wmv" target="_blank">La sécurité sociale</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH06.wmv" target="_blank">Le développement de l&#8217;économie de marché</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH07.wmv" target="_blank">Environnement et Mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH08.wmv" target="_blank">La Mondialisation et les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH09.wmv" target="_blank">Pétrole, Bolivie et Venezuela</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH10.wmv" target="_blank">Les sociétés pétrolières en Alaska</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH11.wmv" target="_blank">La corruption et la malédiction des ressources naturelles</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH12.wmv" target="_blank">La mondialisation économique et l&#8217;emploi</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH13.wmv" target="_blank">Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16)<span id="more-2952"></span></h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH01.wmv" target="_blank">Le commerce et les accords commerciaux</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH02.wmv" target="_blank">Le rôle des sociétés dans la mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH03.wmv" target="_blank">Les droits de propriété intellectuelle et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH04.wmv" target="_blank">La biopiraterie et la biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH05.wmv" target="_blank">La recherche et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH06.wmv" target="_blank">Les privatisations</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH07.wmv target=">Comment faire fonctionner la mondialisation</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 3 : LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL (1:00:27)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH01.wmv" target="_blank">L’instabilité économique mondiale, les crises financières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH02.wmv" target="_blank">La crise asiatique, causes et conséquences</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH03.wmv" target="_blank">Le déficit américain</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH04.wmv" target="_blank">Le coût de l’instabilité économique pour les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH05.wmv" target="_blank">La libéralisation des marchés financiers</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH06.wmv" target="_blank">Les institutions financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH07.wmv" target="_blank">Les réserves financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH08.wmv" target="_blank">Les déficits</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 4 : MONDIALISATION ET ENVIRONNEMENT (42:15)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH01.wmv" target="_blank">L’environnement face à l’économie</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH02.wmv" target="_blank">Les raisons du réchauffement planétaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH03.wmv" target="_blank">Le protocole de Kyoto</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH04.wmv" target="_blank">Economie et pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH05.wmv" target="_blank">Déforestation et biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH06.wmv" target="_blank">Comment faire respecter les accords de Kyoto ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH07.wmv" target="_blank">Le coût social de la pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH08.wmv" target="_blank">Les intérêts de l&#8217;économie face à ceux de l&#8217;environnement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 5 : LA MONDIALISATION ET LES PAYS EN DEVELOPPEMENT (1:09:21)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH01.wmv" target="_blank">La sécurité et la Mondialisation, le terrorisme</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH02.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique et la guerre en Irak</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH03.wmv" target="_blank">L’immigration, raisons et impacts</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH04.wmv" target="_blank">La dette et les faillites</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH05.wmv" target="_blank">La corruption et le secret bancaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH06.wmv" target="_blank">Les aides aux pays en développement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<item>
		<title>Le mythe du capitalisme à visage humain</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 15:31:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Extraits du deuxième bulletin Sortir de l&#8217;Économie : Existe-t-il une économie à visage humain ?   Extrait p 4. On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du « Comment allez-vous, madame Economie ? Très bien, le prix de la conscience est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Extraits du deuxième bulletin</span></span><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"> <a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de l&#8217;Économie</a> :<br />
 <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     4.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><img class="alignright size-full wp-image-2920" title="Un capitalisme à visage humain" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/un-capitalisme-a-visage-humain.jpg" alt="Un capitalisme à visage humain" width="334" height="303" /></span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les     derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du <strong>« Comment allez-vous, madame Economie ?     Très bien, le prix de la conscience est déjà fortement à la hausse »</strong> : la marchandisation des pollutions par l’écocapitalisme cherchant à s’acheter une bonne conscience en compensant les émissions polluantes des pays du Nord par des transferts technologiques en vue des futures « non-émissions » des pays du Sud, se porte en effet à merveille. On voit aussi apparaître l’idée d&#8217;« un marché de crédits biodiversité », comme il existe un marché de crédits carbone pour lutter contre le réchauffement. L’idée serait de</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">payer</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">des « projets de compensation »  pour des dommages infligés à un environnement par la construction d’infrastructures (autoroutes, étalement urbain, etc.), selon « une grille fixant le prix d’un hectare de prairie, de forêt ou de zone humide ». Cette « grille » fixant la valeur de chaque habitat-type existe déjà aux Etats-Unis, où par exemple la destruction d’un hectare d’habitat à crevettes d’eau douce vous coûtera 290.000 euros. <strong>L’ingénierie     et la marchandisation environnementale tournent donc à plein régime.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><strong><br />
 </strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais la marchandisation des pollutions n’est pas seulement à l’oeuvre dans les cénacles du G8, elle est aussi à l’oeuvre dans les rangs de la militance écologiste et des économistes en chef de l&#8217;altermondialisme. Car finalement le boycott des «grandes surfaces» et de certaines «marques» pour mieux privilégier quelques formes de « commerce éthique » pour lequel on encouragera la consommation, n’est qu’un « nouveau » mode d’action qui cache une croyance naïve en la possibilité d’un capitalisme à visage humain, quand il ne fait pas de la consommation une forme d’action politique : <em>« Acheter, c’est     voter! »</em>, ce qui est le summum finalement de l’esprit marchand voulant faire jouer la concurrence, <em>« si vous n’aimez pas les pollutions, vous     achèterez »</em> et autre <em>« j’achète, donc je pense »</em>. Non seulement l’« alternative » repose simplement sur l’idée de faire toujours jouer la concurrence,     mais <strong>on marchandise aussi les mutilations incommensurables à la vie infligées par les nuisances écologiques ainsi que la simple décence de conditions de travail, par un autre calcul des prix de toujours la même mise en équivalence universelle</strong>. Et de plus en plus d’argent s’éloigne alors des sentiers battus pour s’en aller irriguer les circuits économiques « alternatifs » d’une supposée économie à visage humain. La consomm’action n’est que l’avant-garde de la mutation éco-capitaliste. <strong>Mais  partout le fluide du fric s’insinue par les moindres fissures qui s’entrouvrent à la longue dans le Rideau de fer de nos vies.</strong></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…)</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p     8.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’écologie des alternatifs est finalement l’avant-garde de l’écologie machinique de demain qui taxe, qui réglemente, qui sur-organise, qui fait décroître, partout la lutte contre les nuisances écologiques passent par leur mise en valeur, et comme toujours, «l’extension accélérée du marché oblige à y inclure, donc à tarifer ce qui lui échappe encore. Car dans la mesure où certains biens essentiels dont nul ne se préoccupe restent gratuits, ils sont exploités sans mesure. Pas besoin de se gêner puisqu’ils ne coûtent rien. C’est ainsi que la clarté des rivières, le silence des villes, l’azur de la Méditerranée, menacés de disparition, manqueront un beau jour à l’industrie elle-même. Il devient donc urgent d’en faire le décompte et d’en fixer la valeur, et la seule qui soit reconnue de tous [par nos écologistes machiniques comme alternatifs] est celle qui s’exprime en francs. Il va falloir déterminer les coûts, les indemnités à payer aux particuliers, à l’Etat et aux industriels eux-mêmes. C’est d’autant plus urgent que ce qui était donné par la nature doit être désormais fabriqué à grands frais. <strong>Demain les produits les plus chers seront l’air, l’eau, la mer ou les plages     épurées, recomposées à force de raffinements scientifiques et chimiques.</strong> La fabrication des éléments ou paysages qu’on avait autrefois pour rien sera sans doute l’industrie la plus     puissante, donc celle qui procure les plus gros profits ».<span id="more-2903"></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Note sur les noix de lavage et leur « commerce équitable » (p 5.)<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« On a vu arriver sur les marchés européens, depuis quelques années, un nouveau “produit miracle” : les noix de lavage venues des Indes qu’on utilise aussi bien en lessive qu’en savon ou shampoing… De quoi s’agit-il ? De noix produites par des « arbres à savon » (Sapindus Mukorossi), actuellement sauvages, dans certains états des Indes (l’Imachal Pradesh par exemple). Azimuts-Artisans du Népal, entreprise bien connue du commerce équitable, nous précise qu’un “collecteur” achète les noix aux paysans, après cueillette manuelle, pour les revendre à un grossiste qui va permettre de fournir la demande locale (en incorporant ces noix à des lessives chimiques). Que les habitants de ces états disposent ainsi d’un produit de lavage accessible, relativement écologique, fort bien. Qu’on développe cette activité économique pour fournir un marché européen (qui ne demande pas tant !) pose certains problèmes éthiques, économiques et sociaux autant qu’écologiques. En effet, les conséquences économiques, sociales humanitaires locales, à très court terme sont parfaitement prévisibles :<br />
 &#8211; développement pour l’exportation d’une ressource vivrière sauvage<br />
 &#8211; mise en culture, sans nécessité locale ni régionale<br />
 &#8211; tendance à la monoculture d’exportation (type quinoa, café, thé, sucre…) et déséquilibre régional<br />
 &#8211; déperdition des ressources similaires dans les pays importateurs (le saponaire en Europe, par exemple)<br />
 &#8211; effet pervers d’une “mode”, d’une “tendance” : d’autant plus que ces noix de lavage ont un résultat sensiblement éloigné de nos lessives européennes produites localement et sans danger pour l’environnement… Quand les bobo en auront assez des noix de lavage que restera-t-il aux Indiens de l’Himalaya… ?</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">L’importation en Europe de ces noix de lavage (avec l’aberration écologique que constitue son transport) relève très exactement de la fausse “bonne” idée qu’on peut assimiler à du néo-colonialisme ».</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Patrice de Bonneval, <em>Faites vos cosmétiques et vos shampoings</em>, éditions de l’Encyclopédie d’utovie, 2006, p. 40-41.<br />
 </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p. 6 à propos     du &laquo;&nbsp;minimum vital&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%; font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le capitalisme     n’est pas né de lui-même, mais du travail. C’est le salaire qui a déterminé le profit.</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Le salaire porte en lui un renoncement tel au droit de consommation, que je trouve absolument utopique vouloir l’utiliser à l’agencement de l’égalité économique. Le salaire qui a fondé l’asservissement de l’homme ne saurait, en toute honnêteté, participer à sa libération.<br />
 </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">[Gaston BRITEL],</span> <em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">La foire aux ânes ou de l’abolition du     salariat</span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">, éditions Le Coquelicot, 2007, p. 40-41     et p. 27.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Extrait p.     20</span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">(…) <span style="background: yellow none repeat scroll 0% 0%;">se  rapportant donc à une mesure d’équivalence générale et universelle, c’est-à-dire à l’argent, ce qui est reconnu n’est en rien ce travail à chaque fois particulier, il n’est qu’un travail quelconque, universel et général, c’est le « travail social nécessaire » d’un individu abstrait de toutes individualités, particularités et situations (grand, fort, peu costaud, timide, malheureux, mal réveillé, etc.) à effectuer cette dépense de force vivante : c’est un « travail mort » ou abstrait qui est seulement reconnu car général puisque sans rapport avec le vécu</span> (voir ci-dessous « Aliénation idéologique ou aliénation réelle ? »). La valeur des marchandises échangées devant s’équivaloir pour permettre l’acte achat/vente, les travaux contenus dans chacune de ces marchandises doivent aussi être équivalents.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Encart p.     19</span></strong></p>
<div style="border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><br />
 Aliénation idéologique ou réelle ?<br />
 </span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">« Le travail abstrait n’est pas une généralisation mentale, mais une réalité sociale, une abstraction qui devient réalité. Nous avons vu que, si toutes les marchandises doivent être échangeables entre elles, le travail contenu dans les marchandises doivent également être immédiatement échangeable. Il peut l’être seulement s’il est égal dans toutes les marchandises, s’il s’agit toujours du même travail. Le travail contenu dans une marchandise doit être égal au travail contenu dans toutes les autres marchandises. Dans la mesure où ils se représentent dans la valeur, tous les travaux valent seulement comme ‘‘dépenses de la force humaine de travail’’. Leur contenu concret est effacé, ils se valent tous. Ce n’est pas une opération purement mentale : en effet, leur valeur se représente dans une forme matérielle, la valeur d’échange, qui dans les conditions plus évoluées prend la forme d’une quantité déterminée d’argent. L’argent représente quelque chose d’abstrait – la valeur -, et il le représente en tant qu’abstrait. Une somme d’argent peut représenter n’importe quelle valeur d’usage, n’importe quel travail concret. Là où la circulation des biens est médiatisée par l’argent, l’abstraction est devenue bien réelle. On peut ainsi parler d’une ‘‘abstraction réelle’’. L’abstraction de toute qualité sensible, de toutes les valeurs d’usage, n’est pas un résumé mental, comme lorsqu’on fait abstraction des genres différents d’animaux pour parler de ‘‘l’animal’’ qui pourtant n’existe pas en tant que tel ».<br />
 A. Jappe, Les Aventures de la marchandise, p. 44-45.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">On sait pourtant que la compréhension nominaliste du fétichisme, conçu comme simple superstructure de « dispositifs » idéologiques, linguistiques, imaginaires, épistémologiques, etc. – et que par exemple J.-C. Michéa va rechercher jusque dans l’ « anthropologie pessimiste » de la philosophie politique du XVIIe siècle -, reste la perspective de l’ensemble des critiques actuelles de l’économie, de la «reconnaissance» d’Axel Honneth (La réification. Petit traité de théorie critique, Gallimard, 2007), en passant par Baudrillard et sa « syntaxe poétique » ou la « décolonisation de l’imaginaire » de S. Latouche, sans parler de ceux qui imaginent qu’il suffirait d’une simple critique de l’économisme pour l’équilibrer avec des paramètres écologiques, politiques ou sociaux, ou d’un rebond de la conscience et de la morale pour que la « baudruche économique » se dégonfle. <strong>Ce n&#8217;est pas parce qu’on change notre représentation du monde, que le monde change pour autant : ce n’est pas la conscience, l’imaginaire, etc., qui sont colonisés par une vision utilitariste des rapports humains ; c’est bien parce que l’échangisme marchand et son travail abstrait ont partout concrètement colonisé la possibilité même de la vie</strong>, que le monde n’est plus celui des représentations renversées, mais celui de la réalité renversée.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
</div>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><em><span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">Notre  époque a besoin d’une grande bouffée d’air frais, qui la revivifie. Vienne le temps où chaque individu, rejetant l’apathie dont tire sa force le pouvoir léthargique qui l’opprime, se change en guerrier sans armure et sans autre arme qu’une invisible force de vie. Qu’il combatte sans relâche pour ce qu’il a d’unique et de plus cher au monde, sa propre existence, vrai champ de bataille où nerfs, muscles, sensations, pensées répondent à la sollicitation de désirs obnubilés par la passion de jouir et que contrarient, refoulent, mutilent et nient les mécanismes d’une économie qui exploite le corps à l’égal de la terre.</span></em> <span style="font-size: 10pt; color: maroon; font-family: Verdana;">[Raoul VANEIGEM]</span> <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/nous-qui-desirons-sans-fin.pdf" target="_blank"><span style="color: #000080;">Nous qui désirons sans fin</span></a></span></strong></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-family: Verdana;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Avant  de clore et afin de répondre à tout commentaire, il me semble utile d&#8217;ajouter ce petit extrait de la page 3 du deuxième bulletin</span></span> <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/" target="_blank">Sortir de  l&#8217;Economie</a> :  <strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/existe-t-il-une-economie-a-visage-humain.pdf" target="_blank">Existe-t-il une économie à visage humain ?</a></strong></span></span></span><span style="font-family: Verdana;"><a href="http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;"><br />
 </span></span></span></a></span></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"> </span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"> </p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Mais quelle que soit la difficulté à respirer librement dans l’étouffoir de la cocotte minute planétaire qui ne cesse de monter en pression à chaque flambée du pétrole et des matières premières, <strong>nous n’avons pas besoin d’attendre d’être sortis de ce monde-là pour commencer à le critiquer sur ces bases, et au-delà des polémiques, ouvrir des débats politiques sur la nature des « compromis alternatifs » proposés et que nous devons passer &#8211; on est bien d’accord &#8211; avec lui.</strong> La rencontre chaotique de ce que nous pensons et ce que nous faisons est à ce prix là, et ce n’est avec le sentiment d’aucun plaisir que nous pouvons critiquer ici des amis, là des personnes respectables et des alternatives dans lesquelles nous avons été ou sommes encore, impliqués. <strong>Il s’agit donc en restant <span style="text-decoration: underline;">constructif</span> et pour ouvrir d’<span style="text-decoration: underline;">autres     champs</span> de lutte possibles, de mettre à jour les <span style="text-decoration: underline;">insuffisances</span>, les <span style="text-decoration: underline;">limites</span> mais aussi les     <span style="text-decoration: underline;">possibilités</span>, d’une critique passée et d’un autre faisceau de critiques</strong> qui a su ces dernières années se donner une certaine publicité – dans     tous les sens du terme.</span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em>(source: <a href="http://ploutopia.over-blog.com/article-28812694.html" target="_blank">ploutopia.over-blog.com</a>)</em></span></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;"><em><br />
 </em></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une alternative de société: l’écosociétalisme</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 12:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où l&#8217;intérêt particulier rejoint l&#8217;intérêt collectif Par André-Jacques Holbecq Editions Yves Michel (octobre 2005) Achetez ce livre En France, depuis début 2003, le Groupe de REcherche pour un Système SOciétal &#8211; GRESSO &#8211; initie un projet à la fois politique, le SOCIÉTALISME, mais aussi économique et monétaire, l&#8217;ÉCOSOCIÉTALISME. Les lignes qui suivent synthétisent les grandes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;">Où l&#8217;intérêt particulier rejoint l&#8217;intérêt collectif</h2>
<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9-Jacques_Holbecq" target="_blank">André-Jacques Holbecq</a></em></h3>
<h4 style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yvesmichel.org" target="_blank">Editions Yves Michel</a> (octobre 2005)</em></h4>
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.amazon.fr/Une-alternative-société-lécosociétalisme-particulier/dp/2913492347" target="_blank">Achetez ce livre</a></em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-2134" title="Une alternative de société : l'écosociétalisme - Où l'intérêt particulier rejoint l'intérêt collectif" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/ecosocietalisme.jpg" alt="Une alternative de société : l'écosociétalisme - Où l'intérêt particulier rejoint l'intérêt collectif" width="281" height="500" /></p>
<p>En France, depuis début 2003, le <strong>G</strong>roupe de <strong>RE</strong>cherche pour un <strong>S</strong>ystème <strong>SO</strong>ciétal &#8211; <strong>GRESSO</strong> &#8211; initie un projet à la fois politique, le SOCIÉTALISME,  mais aussi économique et monétaire, l&#8217;ÉCOSOCIÉTALISME.    Les lignes qui suivent synthétisent les grandes idées de ce projet développé dans les pages du <a href="http://tiki.societal.org" target="_blank">site de l&#8217;écosociétalisme</a> et auquel chacun est invité à participer sur le forum <a href="http://forum.societal.org" target="_blank">Destination Sociétale</a></p>
<p><strong>Le sociétalisme</strong> expose un projet démocratique réalisable et envisage les modalités de son avènement.<br />
 Il implique une organisation sociale post-capitaliste et son institutionnalisation par voie démocratique.</p>
<p><strong>L&#8217; éco</strong><strong>sociétalisme</strong> propose une alternative économique post-libérale, implique le déclin des systèmes financiers, boursiers et bancaires actuels.<br />
 Il répartit équitablement le pouvoir d&#8217;achat individuel, libère la  monnaie en fonction des biens et services produits, récupère  immédiatement la monnaie lors de son utilisation finale.</p>
<p><strong>Le sociétalisme a pour finalité</strong> :</p>
<ul>
<li>L&#8217;existence harmonieuse de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo;.</li>
<li>L&#8217;épanouissement de chacun des individus la composant.</li>
</ul>
<p><strong>Le </strong><strong>sociétalisme</strong><strong> veut </strong>:</p>
<ul>
<li>Orienter et réguler la consommation des ressources naturelles.</li>
<li> éviter l&#8217;effondrement des civilisations compte tenu des impasses  énergétiques, écologiques, alimentaires, climatiques, que nous  connaissons.</li>
</ul>
<p><strong>Le </strong><strong>sociétalisme</strong><strong> est  un mouvement d&#8217;idées qui préconise l&#8217;instauration d&#8217;un système économique et politique basé sur :</strong></p>
<ul>
<li>Les Droits de l&#8217;Homme et le respect de l&#8217;environnement.</li>
<li>La ré-appropriation de la création monétaire par la collectivité.</li>
<li>La gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie.</li>
<li>La répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen.</li>
<li>La démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité.</li>
</ul>
<p><strong>Le </strong><strong>sociétalisme</strong><strong> n&#8217;est</strong> :</p>
<ul>
<li>Ni un nouveau communisme.</li>
<li>Ni une adaptation boiteuse du capitalisme.</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;éco</strong><strong>sociétalisme</strong><strong> est :</strong></p>
<ul>
<li>Un système économique adapté aux exigences éthiques du sociétalisme.</li>
<li>Un outil monétaire &#8211; l&#8217;écomonétarisme qui, substitué au système  actuel, modifie la nature même de la monnaie et le circuit monétaire.</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;éco</strong><strong>sociétalisme</strong><strong>, nouveau moteur de développement, permet d&#8217;obtenir :</strong></p>
<ul>
<li>Plus de confort pour tous.</li>
<li>Plus de services.</li>
<li>Moins de consommation d&#8217;énergie.</li>
<li>Moins d&#8217;utilisation de matières premières.</li>
<li>Moins de production de déchets.</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;éco</strong><strong>sociétalisme</strong><strong>, outil de gestion équilibrée des ressources, instaure :</strong></p>
<ul>
<li>L&#8217;impossibilité d&#8217;accumulation individuelle de capital productif ou  financier (accumulation toujours effectuée au détriment des autres).</li>
<li>Des revenus fonctions de l&#8217;apport sociétal de chaque acteur (avec un  seuil permettant la satisfaction des besoins fondamentaux).</li>
<li>Des comptabilités nationales basées sur des indices de &laquo;&nbsp;Satisfaction  Individuelle et Collective&nbsp;&raquo; (et non plus sur un &laquo;&nbsp;Produit Intérieur&nbsp;&raquo;)..</li>
</ul>
<h2 style="text-align: center;"><a id="sommaire" name="sommaire" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#sommaire">SOMMAIRE</a><br />
 <span id="more-2133"></span></h2>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Introduction" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#introduction">Introduction</a></strong><br />
 Préface de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a><br />
 Avant Propos<br />
 Préambule</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 1 : l'écosociétalisme" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre01">Chapitre 1 : L&#8217;écosociétalisme</a></strong><br />
 1.1 &#8211; Qu&#8217;est ce que l&#8217;écosociétalisme ?<br />
 1.2 &#8211; Pourquoi ce nom ?<br />
 1.3 &#8211; Hypothèse et projet<br />
 1.4 &#8211; La fin du capitalisme&#8230; et après ?</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 2: les bases" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre02">Chapitre 2 : Les bases</a></strong><br />
 2.1 &#8211; Bases d&#8217;une &laquo;&nbsp;économie sociétale&nbsp;&raquo;<br />
 2.2 &#8211; Quatre questions primordiales</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 3: les revenus dans l'écosociétalisme" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre03">Chapitre 3 : Les revenus dans l&#8217;écosociétalisme</a></strong><br />
 3.1 &#8211; Deux types de revenus<br />
 3.2 &#8211; Conséquences diverses<br />
 3.3 &#8211; Comment serait déterminée la Rémunération d&#8217;Activité ?</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 4:  la circulation monétaire" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre04">Chapitre 4 :  La circulation monétaire</a></strong><br />
 4.1 &#8211; La CES ou SOCIETAXE<br />
 4.2 &#8211; Les critères déterminants le montant de la CES<br />
 4.3 &#8211; La répartition globale des revenus</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 5: la consommation" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre05">Chapitre 5 : La consommation</a></strong><br />
 5.1 &#8211; Les prix<br />
 5.2 &#8211; Les revenus<br />
 5.3 &#8211; Le crédit</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 6 : l'habitation, la revente, la succession" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre06">Chapitre 6 : L&#8217;habitation, la revente, la succession</a></strong><br />
 6.1 &#8211; La valeur du sol<br />
 6.2 &#8211; Plus value immobilière à  la revente ?<br />
 6.3 &#8211; A propos de la succession</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 7 : la production et la distribution de biens et services" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre07">Chapitre 7 : La production et la distribution de biens et services</a></strong><br />
 7.1 &#8211; Le prix de vente d&#8217;un &laquo;&nbsp;objet&nbsp;&raquo; dans l&#8217;écosociétalisme.<br />
 7.2 &#8211; Le cas général d&#8217;une production de biens ou de services.<br />
 7.3 &#8211; Principe de détermination du montant de la sociétaxe</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 8  : Synthétisation des échanges" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre08">Chapitre 8  : Synthétisation des échanges</a></strong><br />
 8.1 &#8211; Les acteurs collectifs<br />
 8.2 &#8211; Les acteurs individuels<br />
 8.3 &#8211; Les transferts monétaires entre acteurs<br />
 8.4 &#8211; Les services et productions non-marchands<br />
 8.5 &#8211; La sociétaxe dans les services et productions non-marchands</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 9 : questions et réponses" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre09">Chapitre 9 : Questions et réponses</a></strong></p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Chapitre 10 : en guise de conclusion" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#chapitre10">Chapitre 10 : En guise de conclusion</a></strong><br />
 10.1 &#8211; Le sociétalisme dans son aspect économique<br />
 10.2 &#8211; Bases d&#8217;un système de comptabilité nationale<br />
 10.3 &#8211; Les apports de l&#8217;écosociétalisme</p>
<p><strong><a title="Ecosociétalisme - Annexes" href="http://www.letransmuteur.net/une-alternative-de-societe-l-ecosocietalisme/#annexes">Annexes</a></strong></p>
<ol>
<li><a title="Resume" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Resume" target="_blank">Résumé synthétique</a></li>
<li><a title="Comment pousse la monnaie" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=CreationMonetaire" target="_blank"> La création monétaire</a></li>
<li><a title="ChangerDeParadigme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme" target="_blank"> Changer de paradigme</a></li>
<li><a title="proposition de fonctionnement du système politique dans l'éco-sociétalisme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Organisation+Politique1" target="_blank"> Suggestion utopique d&#8217;organisation du système sociétal</a></li>
<li><a rel="external" href="http://www.societal.org/acs/" target="_blank">L&#8217;Association de Coopération Sociétale</a></li>
</ol>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2 style="text-align: center;">Résumé des particularités de l&#8217;écosociétalisme&#8230;</h2>
<p><strong>MONNAIE</strong> :</p>
<ul>
<li> La monnaie écosociétale est appelée le &laquo;&nbsp;merci&nbsp;&raquo; et représente la Rémunération d&#8217;Activité perçue pour 6 minutes de travail au Coefficient d&#8217;Utilité Sociétale moyen.</li>
<li> Les &laquo;&nbsp;mercis&nbsp;&raquo; sont créés à la production des biens et services.</li>
<li> Les &laquo;&nbsp;mercis&nbsp;&raquo; sont détruits du compte des bénéficiaires lors de la consommation des biens et services.</li>
<li> L&#8217;épargne individuelle est la seule propriété financière.</li>
<li> L&#8217;intérêt est aboli.</li>
</ul>
<p><strong>DEUX CATÉGORIES DE REVENUS</strong> :</p>
<p><strong>(1) &#8211; Le Revenu Social (R.S.) ou &laquo;&nbsp;viatique&nbsp;&raquo;:</strong></p>
<ul>
<li> C&#8217;est un revenu inaliénable attribué égalitairement à chaque individu.</li>
<li> Il doit permettre de vivre et de satisfaire tous les besoins de base.</li>
<li> Il remplace toutes les aides et allocations actuelles.</li>
<li><em>S&#8217;y ajoutent suivant le cas :</em>
<ul>
<li> Le Revenu Social de retraite (RSr), fonction de l&#8217;apport sociétal au cours de l&#8217;activité professionnelle antérieure.</li>
<li> Le Revenu Social d&#8217;allocation (RSa), rétribution complémentaire éventuellement nécessaire (étudiants, malades, handicapés, etc.)</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><strong>(2) &#8211; La Rémunération d&#8217;Activité (R.A.) ou &laquo;&nbsp;salaire&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<ul>
<li> Il rétribue soit l&#8217;activité marchande ( RAm &#8211; Rémunération d&#8217;Activité marchande), soit la fonction publique (RAnm &#8211; Rémunération d&#8217;Activité non marchande) en fonction de l&#8217;effet sociétal de l&#8217;activité (Coefficient d&#8217;Utilité Sociétale) qui module le montant du R.A..</li>
<li> L&#8217;échelle des Rémunération d&#8217;Activité sera démocratiquement déterminée par la Nation sociétale, néanmoins nous proposons de la limiter de zéro à trois.</li>
</ul>
<p><strong>COEFFICIENT D’UTILITÉ SOCIÉTALE </strong>:</p>
<ul>
<li> Chaque actif se voit attribuer un &laquo;&nbsp;Coefficient d’Utilité Sociétale&nbsp;&raquo; moyenne de plusieurs facteurs propres au travailleur, à la production et aux besoins, toujours déterminé dans l&#8217;optique de l&#8217;effet sociétal de l&#8217;activité.</li>
<li> Ce &laquo;&nbsp;Coefficient d’Utilité Sociétale&nbsp;&raquo; est le multiplicateur de la Rémunération d&#8217;Activité de base (10 mercis par heure de travail au Coefficient d’Utilité Sociétale moyen), qui permet de faire évoluer une Rémunération d’Activité dans des limites au choix de la société (échelle des Rémunération d&#8217;Activité).</li>
</ul>
<p><strong>PRIX</strong> :</p>
<ul>
<li> Le prix hors taxe d&#8217;une production de bien ou service est la somme :
<ul>
<li>1) des Rémunération d&#8217;Activités (donc du travail humain) ayant permis à cette production d&#8217;exister et d&#8217;être distribuée.</li>
<li> 2) de la quote-part des frais généraux et des amortissements comptables qui s&#8217;y rattachent.</li>
</ul>
</li>
<li> La C.E.S. (Contribution Eco Sociétale) est ajoutée au prix hors taxe pour former le prix de vente d&#8217;une production.</li>
<li> Le montant de ce prix de vente est simplement déduit du compte de l&#8217;acquéreur lors de l&#8217;achat.</li>
</ul>
<p><strong>ENTREPRISE</strong> :</p>
<ul>
<li> Les participants à la production ou à la distribution (&laquo;&nbsp;commerçants&nbsp;&raquo;) sont rémunérés par les Rémunérations d&#8217;Activités.</li>
<li> La liberté d&#8217;entreprendre reste pleine et entière, mais les moyens de production sont confiés, à ceux qui en font la demande, par procédure de dotation.</li>
<li> Les moyens de production sont gérés par des coopératives ou des individus entrepreneurs.</li>
<li> La création des moyens de production ne nécessite pas de capital financier puisqu&#8217;ils sont eux même la somme des R.A. amonts.</li>
<li> La propriété des moyens de production, et des sols ou bâtiments  (agricoles ou industriels) est collective (nationale).</li>
<li> Les moyens de production sont confiés gracieusement à l&#8217;exploitant (agriculteur, industriel, distributeur).</li>
<li> Il n&#8217;existe pas de &laquo;&nbsp;marge bénéficiaire&nbsp;&raquo; sur les ventes.</li>
</ul>
<p><strong>PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE</strong> :</p>
<ul>
<li> La propriété est limitée aux biens meubles et à l&#8217;habitation,  lesquels sont transmissibles ou revendables sans droits fiscaux.</li>
<li> Nul n&#8217;est propriétaire des terrains construits ou constructibles, mais seulement locataire du sol auprès de la collectivité par un bail de durée indéfinie.</li>
<li> Le bâti reste propriété privée et familiale. Il est à ce titre transmissible aux héritiers sous réserve que ceux ci s&#8217;acquittent de l&#8217;écoloyer.</li>
<li> Un propriétaire peut vendre son habitation au montant du coût de revient ou transférer le solde de sa dotation.</li>
<li> Un propriétaire qui aurait nécessité ou envie de changer de lieu de résidence peut néanmoins louer son bien sous réserve que le loyer reçu soit au plus équivalent au loyer auquel il sera lui même tenu (il ne peut y avoir aucun enrichissement).</li>
</ul>
<p><strong>ÉCOLOYER</strong> :</p>
<ul>
<li> L&#8217;écoloyer représente un &laquo;&nbsp;droit d&#8217;occupation&nbsp;&raquo; du foncier aux occupants des logements individuels.</li>
<li> Son montant est déterminé localement.</li>
<li> Son montant est mensuellement détruit sur le compte de l&#8217;occupant.</li>
</ul>
<p><strong>TRANSMISSION DE PATRIMOINE</strong> :</p>
<ul>
<li> L&#8217;épargne monétaire n&#8217;est transmissible qu&#8217;une seule fois: elle n&#8217;est pas cumulable sur plusieurs générations.</li>
<li> La résidence familiale est transmissible sans limitation et reste affectée aux héritiers sous réserve de payement de l&#8217;écoloyer par ceux-ci.</li>
</ul>
<p><strong>CONTRIBUTION ÉCO SOCIÉTALE (C.E.S.)</strong> :</p>
<ul>
<li> La CES (Contribution Eco Sociétale) peut être considérée comme une taxe. Elle augmente le prix de chaque produit ou service d&#8217;un pourcentage de son coût de production, pourcentage variant selon l&#8217;impact écologique et sociétal du produit ou service et de sa chaîne de production.</li>
<li> La CES sert à orienter la production de biens et services vers les productions les plus sociétales et écologiques en terme de bilan global énergétique, matières premières non renouvelables et pollution.</li>
<li> La CES sert également à ABSORBER la monnaie déjà émise et distribuée aux individus sous forme de R.S et de R.A. Aucune autre taxe ni aucun autre impôt ne sont perçus, si on excepte l&#8217;écoloyer.</li>
</ul>
<p><strong>DOTATION</strong> :</p>
<ul>
<li> La dotation est :
<ul>
<li> 1)  une prévision de dépense autorisée programmée dans le temps.</li>
<li> 2)  une autorisation d&#8217;utilisation de bâtiments, matériels, outillages, etc.</li>
<li> 3)  une autorisation d&#8217;acquisition (remplace le crédit bancaire)</li>
</ul>
</li>
<li> La dotation supprime le recours aux formes traditionnelles de prêts et de crédits financiers.</li>
<li> Elle ne comporte aucune forme d&#8217;agios ou d&#8217;intérêts.</li>
</ul>
<p><em>On distingue trois formes principales de DOTATIONS</em> :</p>
<ul>
<li>1) Dotation aux organismes publics pour la création ou le fonctionnement des services publics nationaux ou locaux, accordée en fonction des besoins collectifs.</li>
<li> 2) Dotation aux organismes économiques productifs (entrepreneurs) sur vérification de leur projet économique (comparable à une autorisation de crédit d&#8217;un projet industriel ou commercial actuel).</li>
<li> 3) Dotation aux particuliers pour l&#8217;acquisition de biens mobiliers ou immobiliers, attribuée en fonction de la &laquo;&nbsp;capacité moyenne de remboursement&nbsp;&raquo;. Elle représente l&#8217;actuel &laquo;&nbsp;crédit&nbsp;&raquo; à la consommation ou immobilier.</li>
</ul>
<p><strong>CRITÈRES SOCIÉTAUX</strong> :</p>
<ul>
<li> Ces critères servent à estimer l&#8217;impact écosociétal d&#8217;une activité et donc le montant de la CES.</li>
<li> Ils guident la régulation politique de l&#8217;économie.</li>
<li> Ils déterminent, en conséquence, la Rémunération d&#8217;Activité (RA) de chaque personne en faisant intervenir au moins, dans le calcul du &laquo;&nbsp;Coefficient d&#8217;Utilité Sociétale&nbsp;&raquo; :
<ul>
<li> La production dans un secteur donné.</li>
<li>L&#8217;impact environnemental, l&#8217;utilité sociale.</li>
<li> Le déséquilibre de production/compétence par région.</li>
<li>La compétence particulière de la personne à l&#8217;activité exercée.</li>
<li> Ses autres compétences complémentaires reconnues.</li>
<li>Sa productivité et l&#8217;assiduité comparative.</li>
<li>L&#8217;âge.</li>
<li> L&#8217;utilité sociétale, collective ou particulière de la production.</li>
<li>Le gain ou la sauvegarde écologique.</li>
<li>La pénibilité et dangerosité du travail.</li>
<li>Les besoins locaux dans une profession donnée.</li>
<li>L&#8217;activité vitale pour la personne humaine.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<h1><a id="introduction" name="introduction">Introduction</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>Préface de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a></h2>
<p align="justify">Le livre d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9-Jacques_Holbecq" target="_blank">André-Jacques Holbecq</a> appartient à cette littérature bien exprimée par les promoteurs historiques de l&#8217;économie sociale et solidaire, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Owen" target="_blank">Owen</a>, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon" target="_blank">Proudhon</a>, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Fourier" target="_blank">Fourier</a> ou les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Andr%C3%A9_Godin" target="_blank">Godin</a>, celle de l&#8217;utopie concrète.</p>
<p align="justify">Utopie au sens originel d&#8217;un autre lieu permettant un autre regard sur le monde et cet autre regard permettant lui même de penser d&#8217;autres solutions à des problèmes vus sous un angle neuf. Mais utopie concrète car la radicalité de cette autre approche est au service de propositions extrêmement précises, détaillées voire chiffrées. Cette méthode a l&#8217;avantage de permettre la discussion démocratique : sur la monnaie, le capital, les revenus, les modalités de création d&#8217;une nouvelle « societaxe » très originale, cette approche permet d&#8217;ouvrir des questionnements, des adhésions souvent, des désaccords parfois. Dans tous les cas on y trouvera un stimulant passionnant pour toutes celles et ceux qui ne se satisfont pas des dégâts écologiques et humains que produit ce que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_E._Stiglitz" target="_blank">Joseph Stiglitz</a> a nommé le « fondamentalisme marchand » dans son livre « <a href="http://www.amazon.fr/Grande-D%C3%A9sillusion-Joseph-Eugene-Stiglitz/dp/2253155381" target="_blank">la grande Désillusion</a> ».</p>
<p align="justify">Un lecteur qui n&#8217;aurait pas lu d&#8217;autres textes d&#8217;André-Jacques Holbecq pourra certes se trouver quelque peu désarçonné par le propos presque technique de l&#8217;auteur. C&#8217;est en effet que celui-ci a choisi dans cet ouvrage de s&#8217;affronter aussi précisément que possible à la concrétisation des formes d&#8217;alternative à promouvoir au cœur de ce projet qu&#8217;il nomme l&#8217;écosocietalisme. Le terme renvoie à la dimension tout à la fois écologique et sociétale d&#8217;un projet alternatif plus large que la vision trop souvent étroite que nous nous faisons du domaine « social ». L&#8217;économie sociale et solidaire l&#8217;utilise de plus en plus souvent par exemple par la pratique du « bilan sociétal » qui permet une évaluation de l&#8217;activité de l&#8217;entreprise sur des critères écologiques et sociaux et pas seulement économiques et financiers ou par l&#8217;expérimentation en démarrage, dans le cadre d&#8217;un programme Equal européen, d&#8217;un projet de monnaie d&#8217;utilité écologique et sociale, le &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_compl%C3%A9mentaire_Sol" target="_blank">sol</a>&laquo;&nbsp;.</p>
<p align="justify">Si ce type d&#8217;ouvrage vient à son heure c&#8217;est que nous sommes dans une période historique critique où nous avons besoin de traiter les racines des principaux problèmes auxquels est confrontée l&#8217;humanité.</p>
<p align="justify">Souvenons-nous de la phrase d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Gramsci" target="_blank">Antonio Gramsci</a> : <em>l&#8217;ancien monde est en train de mourir, un nouveau monde est en train de naître, mais dans cette période intermédiaire, des monstres peuvent apparaître</em>. Nous sommes en train de vivre cette période, et les monstres sont apparus, avec des logiques irrationnelles et de grands dérapages collectifs, comme les guerres, les fondamentalismes et les terrorismes qui y sont associés.</p>
<p align="justify">Rappelons-nous les analyses prophétiques des années Trente, applicables à notre crise actuelle. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Maynard_Keynes" target="_blank">Keynes</a> avait parlé non pas d&#8217;une crise économique mais d&#8217;une crise de l&#8217;économique, car nos sociétés sont structurées autour de la lutte contre la pénurie et la rareté, alors que le problème actuel est souvent celui d&#8217;une abondance, qu&#8217;on ne sait pas gérer et qui génère ce que Keynes osait nommer, dans ses « Essais sur l&#8217;économie et la monnaie » une dépression nerveuse collective.</p>
<p align="justify">Les symptômes de la crise sont particulièrement visibles dans nos sociétés matériellement sur-développées, mais en voie de sous-développement sur le plan affectif, éthique et spirituel. En effet, nos sociétés, de plus en plus fascinées par les technologies de communication souffrent en réalité d&#8217;une triple rupture de communication : avec le cosmos et la nature, dans le rapport avec nous-mêmes (intériorité, sagesse, méditation) et dans le rapport à autrui.</p>
<p align="justify">Il faut entendre les grands dérèglements actuels, et y voir la nécessité de changer de paradigmes, de paramètres sociaux et économiques. Par exemple, l&#8217;essentiel de l&#8217;activité humaine est pensé autour de l&#8217;activité économique, une économie réduite à sa composante productiviste et industrielle, dont les effets destructeurs &#8211; sur l&#8217;environnement, et le tissu social &#8211; sont avérés. Ce modèle n&#8217;offre aux hommes qu&#8217;une seule perspective, devenir un producteur compétitif, l&#8217;autre étant un rival dans cette compétition. C&#8217;est la logique guerrière de la domination, de la captation des savoirs et du sens, de la possession des biens, et de l&#8217;autre. Dans ce modèle, on compense la pauvreté du projet de vie par une excitation dans l&#8217;ordre de l&#8217;<em>avoir</em> (consommer, posséder, dominer) et par le divertissement au sens pascalien du terme.</p>
<p align="justify">A cette logique en impasse s&#8217;oppose une autre logique, celle de ce que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rabhi" target="_blank">Pierre Rahbi</a> nomme la « sobriété heureuse » ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Majid_Rahnema" target="_blank">Majid Rahnema</a> « la simplicité volontaire ». C&#8217;est une logique de l&#8217;art de vivre et du bien être en entendant pleinement le terme &laquo;&nbsp;être&nbsp;&raquo; dans ce terme trop souvent banalisé.</p>
<p align="justify">La logique de l&#8217;avoir est illustrée par cette phrase de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohandas_Karamchand_Gandhi" target="_blank">Gandhi</a> : <em>Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun</em>. Cette logique a une limite écologique évidente. En termes d&#8217;empreinte écologique, on a mesuré que si les pays en développement adoptent le mode de vie des pays riches, il faudrait l&#8217;équivalent de plusieurs planètes en 2050 ! On comprend bien que le vieux monde ne peut plus continuer sur de telles bases.</p>
<p align="justify">En matière de climat, au lieu des petits pas du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Kyoto" target="_blank">protocole de Kyoto</a> &#8211; que l&#8217;on n&#8217;applique pas alors qu&#8217;il est déjà insuffisant &#8211; il faut des politiques publiques qui disent la vérité, et mettent en place les conditions démocratiques et culturelles pour examiner ensemble ce qu&#8217;il faut faire, si nous voulons éviter le désastre.</p>
<p align="justify">Nous parlons là d&#8217;une cure de désintoxication radicale : il ne s&#8217;agit pas de &laquo;&nbsp;verdir&nbsp;&raquo; le mode de développement actuel, mais d&#8217;en changer totalement la nature.<br />
 Il faut aussi changer nos modes de comptabilité nationale, car nos calculs des richesses sont en grande partie contre-productifs. C&#8217;est une erreur de penser qu&#8217;il y a d&#8217;une part des entreprises productrices de richesses, et d&#8217;autre part des activités qui ponctionnent ou prélèvent les richesses. Une entreprise serait impuissante dans un monde où l&#8217;eau serait devenue inconsommable, la terre empoisonnée et l&#8217;air irrespirable. Le non sens est le même si la population est illettrée et en mauvaise santé, du fait du démantèlement des services publics, ou si l&#8217;incivilité se développe. Ce qui veut dire que les biens communs essentiels (environnement, santé publique, morale civique&#8230;) sont aussi fondamentaux que la création et la transformation de richesses réalisée au sein de l&#8217;entreprise.</p>
<p align="justify">Voilà quelques unes des raisons qui nous poussent à écouter ceux qui, comme <a title="André-Jacques Holbecq" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=UserPageAJH" target="_blank">André-Jacques Holbecq</a> et les membres de son collectif, le &laquo;&nbsp;<a href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Charte" target="_blank">GRESSO</a>&laquo;&nbsp;, cherchent à donner un contenu concret aux projets alternatifs. C&#8217;est le mérite de ce livre que d&#8217;y contribuer avec force.</p>
<p align="justify"><strong><a href="http://viveret.over-blog.com/" target="_blank">Patrick Viveret</a></strong><br />
 <em>Philosophe, Magistrat à la Cours des Comptes</em>.<br />
 <em>Auteur, entre autres, du rapport &laquo;&nbsp;<a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/reconsiderer-la-richesse.pdf" target="_blank">Reconsidérer la Richesse</a>&nbsp;&raquo; (éditions de l&#8217;Aube) et de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Pourquoi-%C3%A7a-pas-plus-mal/dp/2213622078" target="_blank">Pourquoi ça ne va pas plus mal ?</a>&nbsp;&raquo; (Editions Fayard)</em>.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>Avant-propos</h2>
<p align="justify">Pour changer cette société par l&#8217;utilisation de l&#8217;outil économique, il y a deux manières de procéder. La première consiste à progressivement mettre plus d&#8217;écologie et de social dans l&#8217;économie (taxes diverses, émission monétaire, etc.), la seconde c&#8217;est de dire : « Faisons table rase et voyons&#8230; »</p>
<p align="justify">C&#8217;est la seconde que nous vous proposons ici. Mais pour en apprécier toute la « substantifique moelle » il est important de changer votre regard, il est important de changer de paradigme, de rester critique vis-à-vis de la « pensée unique » et du « économiquement correct ». Il est donc indispensable de lire le rapport « <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/reconsiderer-la-richesse.pdf" target="_blank">Reconsidérer la Richesse</a> » réalisé en janvier 2002 par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a>, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes, et dont l&#8217;introduction commence par ces paragraphes :</p>
<p align="justify">« Nous avons la preuve permanente que notre représentation actuelle de la richesse, et l&#8217;usage contre-productif que nous faisons de la monnaie, aggrave les problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre. Dans la plupart des dossiers qui ont été au cœur des débats publics de ces derniers mois, de la vache folle à l&#8217;Erika, de l&#8217;amiante aux accidents de la route, des conséquences de la grande tempête de décembre 1999 à la crise des carburants de l&#8217;automne 2000, il y a toujours un élément commun que l&#8217;on oublie curieusement de rappeler : ces catastrophes sont des bénédictions pour notre Produit Intérieur Brut, ce chiffre magique dont la progression s&#8217;exprime par un mot qui résume à lui seul la grande ambition de nos sociétés matériellement développées et éthiquement sous développées : LA CROISSANCE !</p>
<p align="justify"><strong>Plus de destructions = plus de PIB</strong></p>
<p align="justify">Car les centaines de milliards que coûtent à la collectivité ces destructions humaines et environnementales ne sont pas comptabilisées comme des destructions mais comme des apports de richesse dans la mesure où elles génèrent des activités économiques exprimées en monnaie. À supposer que nous n&#8217;ayons aucun accident matériel ou corporel, ni morts ni blessés sur les routes de France l&#8217;année prochaine, notre PIB baisserait de manière significative, la France perdrait une ou plusieurs places dans le classement des puissances économiques et l&#8217;on verrait nombre d&#8217;économistes nous annoncer d&#8217;un ton grave que la crise est de retour.</p>
<p align="justify"><strong>Les activités bénévoles font baisser le PIB</strong></p>
<p align="justify">Dans le même temps, toutes les activités bénévoles qui, grâce en particulier aux associations loi 1901, dont nous nous apprêtons à fêter le centenaire, ont permis d&#8217;éviter ou de limiter une partie des effets de ces catastrophes, par exemple en allant nettoyer les plages polluées ou en aidant gratuitement des handicapés, n&#8217;ont, elles, permis aucune progression de richesse et ont même contribué à faire baisser le produit intérieur brut en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Autant dire que nous marchons sur la tête et que dans le même temps où l&#8217;on va célébrer le rôle éminent des associations, nous continuerons à les traiter comptablement, non comme des productrices de richesses sociales mais comme des « ponctionneuses de richesse économiques » au titre des subventions qu&#8217;elles reçoivent.</p>
<p align="justify"><strong>Il est temps de changer de représentation</strong></p>
<p align="justify">Il est donc plus que temps de nous atteler à ce chantier considérable du changement de représentation de la richesse et de la fonction que joue la monnaie dans nos sociétés. Définir l&#8217;évaluation comme une délibération sur les valeurs. La question des « indicateurs » qui relève des outils ne peut donc être dissociée de celle des « critères » qui relève du débat sur les fins. « Oui à l&#8217;économie de marché, non à la société de marché. » Il s&#8217;agit, on l&#8217;a compris, de retrouver, à l&#8217;aube de ce siècle, la force originelle du principe associatif, celle qui cherche, à travers et au-delà l&#8217;économie, à substituer la logique coopérative des jeux gagnants/gagnants à la logique guerrière des jeux gagnants/perdants. »</p>
<p align="justify">Deux richesses fondamentales sont oubliées par l&#8217;économie dominante : les humains et leur environnement naturel. C&#8217;est pourquoi, note le rapport du <a href="http://www.undp.org/french/" target="_blank">PNUD</a>, « les biens ne doivent pas être valorisés intrinsèquement, mais considérés comme les instruments de la réalisation de certaines potentialités telles que la santé, la connaissance, l&#8217;estime de soi et l&#8217;aptitude à participer activement à la vie de la communauté ».</p>
<p align="justify">Ce sont ces idées qui ont guidé notre travail, et nous espérons que même si vous n&#8217;en approuvez pas toutes les suggestions, il aura au moins le mérite de vous faire réfléchir en vous montrant que d&#8217;autres voies sont possibles.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2><strong>Préambule</strong></h2>
<h3 style="color:#FFFFFF">‡</h3>
<h3><strong>A. Changer de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme" target="_blank">paradigme</a></strong></h3>
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong> 1) Les problèmes économiques : problèmes d&#8217;économie ou problèmes d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pist%C3%A9mologie" target="_blank">épistémologie</a> ?</strong></h4>
<p align="justify">Un changement de paradigme nécessite le plus souvent de surmonter des obstacles épistémologiques qui désignent « des représentations induites en particulier par les expériences premières que nous avons associées à un concept » (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Bachelard" target="_blank">Bachelard</a>). Cette notion d&#8217;obstacle permet de comprendre les raisons qui ont fait rejeter pendant plus de 100 ans la théorie de la circulation sanguine. Face à un changement de paradigme, les partisans d&#8217;un ancien paradigme ne sont pas sensibles aux caractéristiques d&#8217;un nouveau ni aux démonstrations qui réfutent l&#8217;ancien.</p>
<p align="justify">Les effets des dysfonctionnements économiques actuels, qui contribuent à plonger notre société dans le désarroi, ont autant une origine épistémologique qu&#8217;économique, car les applications du dogme des théories économiques actuelles sont toutes fondées sur la gestion des ressources rares.</p>
<p align="justify">Le paradigme actuel ne nous propose que la guerre comme seule solution trouvée à ce jour pour permettre à l&#8217;économie de dépasser ses propres contradictions</p>
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong>2) Le concept de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie" target="_blank">monnaie</a>&#8230;</strong></h4>
<p align="justify">Il a évolué et s&#8217;est transformé au cours des siècles, des coquillages à l&#8217;or, pour aboutir à une totale dématérialisation (depuis 1978) qui a pour conséquence qu&#8217;aucune monnaie n&#8217;a de contrepartie en matières précieuses ou rares.</p>
<p align="justify"><strong>Or, si une collectivité a :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un besoin,</li>
<li>La volonté de le satisfaire,</li>
<li>Les moyens techniques et énergétiques,</li>
<li>La main d&#8217;œuvre et le savoir-faire nécessaires,</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>&#8230; pourquoi ne peut-elle réaliser ce besoin par faute de financement ?</strong></p>
<p align="justify">L&#8217;obstacle épistémologique est que la monnaie reste conçue comme une réalité matérielle (précieuse) de quantité finie donc rare et épuisable, alors qu&#8217;elle ne l&#8217;est plus puisqu&#8217;elle est dématérialisée.</p>
<p align="justify"><strong>Il faut donc assimiler un nouveau paradigme dans lequel :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Aucune loi physique n&#8217;empêche un État, une Banque centrale ou de second rang de créer toute la monnaie nécessaire. Ne pas le faire est la conséquence d&#8217;actes volontaires, de lois humaines.</li>
<li>Contrairement à l&#8217;ancienne prémisse (ressources rares), la nouvelle est : comment écouler nos surplus pour mieux satisfaire nos désirs et nos besoins dans le respect de l&#8217;écologie planétaire (abondance permise par le progrès technologique).</li>
<li>La création monétaire peut être ajustée de telle manière à ce que l&#8217;ensemble du pouvoir d&#8217;achat soit équivalent à l&#8217;ensemble des productions susceptibles d&#8217;être vendues, et ceci en fonction de trois paramètres :
<ul style="text-align: justify;">
<li>1)  Le potentiel de production</li>
<li>2)  Les désirs d&#8217;achat</li>
<li>3)  Les conséquences écologiques</li>
</ul>
</li>
<li>L&#8217;équilibre des balances commerciales est à prendre en compte car il ne faut ni affaiblir les autres pays qui sont nos clients potentiels, ni s&#8217;affaiblir, pour éviter le risque de dépendance.</li>
<li>Le déficit budgétaire est signe que les créations monétaires relatives aux échanges économiques possibles à l&#8217;intérieur du pays sont insuffisantes.</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Le lecteur trouvera en annexe cinq réflexions complémentaires sur le changement de paradigme :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La « monnaie fondante » ou « monnaie franche » : comment une solution simple a amené à relancer l&#8217;économie.</li>
<li>En pleine guerre&#8230;</li>
<li>Un « plan Marshall européen ».</li>
<li>Endettement public et idées préconçues.</li>
<li>Changer la présentation des comptes de la Nation.</li>
</ul>
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong>3) Dix <a href="http://www.universalis.fr/encyclopedie/T323977/PONCIF_esthetique.htm" target="_blank">poncifs</a> sur la richesse (extraits du rapport de Patrick Viveret)</strong></h4>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Le PIB est un bon indicateur de la richesse créée</strong><br />
 De la vache folle à l&#8217;Erika, de la tempête de décembre 1999 aux accidents de la route ou à l&#8217;explosion de l&#8217;usine AZF à Toulouse : toutes ces catastrophes sont des bénédictions pour notre produit intérieur brut ! Les centaines de milliards de francs qu&#8217;elles coûtent à la collectivité ne sont pas comptabilisées comme des destructions, mais comme des créations de richesse : dès lors qu&#8217;il faut payer des garagistes pour réparer les voitures endommagées, des cimentiers pour brûler les farines animales ou des médecins pour soigner les victimes de la pollution, des valeurs ajoutées monétaires sont enregistrées dans les comptes. Ce qui contribue à gonfler le PIB (produit intérieur brut).</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Seules les entreprises produisent de la richesse</strong><br />
 Notre système économique repose sur la stricte séparation entre, d&#8217;un côté, des entreprises considérées comme seules productrices de richesse et, de l&#8217;autre, des activités sociales et écologiques financées par prélèvement sur cette richesse. Un tel mythe condamne les associations à quémander leurs moyens d&#8217;existence à l&#8217;État ou à les rechercher sur le marché, faute de disposer de ressources directement liées aux richesses sociales qu&#8217;elles contribuent à créer ou à préserver. En termes de comptabilité nationale, les associations concourent à faire baisser le PIB en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Ce système pervers fait des services publics un secteur suspecté en permanence de parasitisme.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Les indicateurs de productivité de l&#8217;ère industrielle sont toujours valables</strong><br />
 Nous disposons d&#8217;outils de mesure de la productivité forgés pour favoriser une croissance matérielle de nature industrielle. Ceux-ci s&#8217;avèrent largement contre-productifs lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;affronter les trois grands défis de l&#8217;avenir : entrée dans l&#8217;ère informationnelle, enjeux écologiques, rôle des services relationnels (éducation, santé&#8230;) dans notre développement. Ainsi, en matière de santé, ce qui compte n&#8217;est pas le nombre de visites chez le médecin, mais le fait de savoir si l&#8217;on est guéri ou, mieux, si l&#8217;on échappe à tel ou tel risque. Or, dans la comptabilité actuelle, plus on fait de prévention, plus on casse la croissance (puisqu&#8217;on consomme moins de médicaments et d&#8217;heures d&#8217;hospitalisation) !</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>La monnaie sert d&#8217;abord à faciliter l&#8217;échange</strong><br />
 Exact, mais pour une part seulement. Le mot « payer » vient du latin pacare, qui signifie pacifier et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Montesquieu" target="_blank">Montesquieu</a> a développé une théorie du « doux commerce » comme alternative à la guerre. Mais, si la monnaie remplit cette fonction lorsqu&#8217;elle facilite l&#8217;échange entre partenaires, elle devient facteur de violence quand elle se fait outil de domination d&#8217;un capitalisme relevant plus de la volonté de puissance que du désir d&#8217;échange. Que des personnes désireuses d&#8217;échanger et de créer des activités ne puissent le faire au motif qu&#8217;elles sont insolvables est en contradiction avec la théorie de la monnaie comme outil d&#8217;échange.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L&#8217;argent reste le fondement de tout système d&#8217;échange</strong><br />
 Le système d&#8217;échange le plus universel entre les êtres humains est en réalité celui du temps. Celui-ci remplit d&#8217;autant mieux les rôles d&#8217;unité de compte et de moyen d&#8217;échange traditionnellement dévolus à la monnaie que ses unités (heures, minutes, secondes) ont l&#8217;avantage, contrairement à l&#8217;argent, d&#8217;être universellement reconnues et invariables. Bref, ce qu&#8217;on appelle l&#8217;argent, et qui n&#8217;est en fait que la « monnaie de marché », n&#8217;est qu&#8217;un cas particulier de l&#8217;échange de temps. Il serait plus judicieux de dire que « l&#8217;argent, c&#8217;est du temps » plutôt que « le temps, c&#8217;est de l&#8217;argent ».</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>C&#8217;est la rareté qui fait la vraie valeur d&#8217;un bien</strong><br />
 Nous définissons la valeur, au sens économique, par la rareté. Mais cette intuition devient fausse lorsqu&#8217;elle dénie toute valeur à des biens non rares mais dont la perte serait irréparable : l&#8217;air est abondant et gratuit, mais sa disparition condamnerait l&#8217;espèce humaine. Ce qui montre que la valeur marchande est un sous-ensemble d&#8217;un système de valeurs plus élevé, dont il suffit de simuler la perte pour découvrir l&#8217;importance.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Les ressources planétaires sont insuffisantes pour satisfaire tous les besoins</strong><br />
 La guerre économique actuelle, que l&#8217;on nous présente comme liée à des logiques de rareté et de survie, se situe dans un contexte où les besoins fondamentaux des six milliards d&#8217;êtres humains peuvent être satisfaits. Les chiffres du <a href="http://www.undp.org/french/" target="_blank">PNUD</a> (Programme des Nations unies pour le développement) sont éloquents : il faudrait environ 40 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim, permettre l&#8217;accès à l&#8217;eau potable pour tous, pour les loger décemment et combattre les grandes épidémies. Soit dix fois moins que pour les dépenses mondiales de publicité !</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L&#8217;économie est née de la nécessité d&#8217;affecter des ressources rares</strong><br />
 Dans la plupart des cas, ce n&#8217;est pas la rareté mais l&#8217;abondance qui caractérise la nature : que l&#8217;on pense à l&#8217;abondance des espèces, des cellules et, de manière générale, à la formidable profusion dont témoigne le phénomène de la vie&#8230; Loin que l&#8217;économie apparaisse comme l&#8217;activité de base, condition de toute survie, elle est beaucoup plus, à partir de sa réinvention moderne au XIXe siècle, l&#8217;idéologie dominante de la société industrielle.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L&#8217;économie joue un rôle central dans toutes les sociétés humaines</strong><br />
 S&#8217;il est un trait commun à la plupart des civilisations, c&#8217;est la subordination du travail, de la production et, plus largement, de la sphère économique à des activités ou des valeurs jugées plus fondamentales comme la politique, la culture, la philosophie. Même <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith" target="_blank">Adam Smith</a>, le père de notre économie politique, estimait que le vrai rôle de l&#8217;économie était, en organisant l&#8217;abondance, de réunir les conditions pour construire ensuite une « république philosophique ». Quant à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Maynard_Keynes" target="_blank">Keynes</a>, il considérait que l&#8217;économie devrait occuper, à terme, une place réduite dans l&#8217;activité sociale et les économistes accepter que leur rôle ne soit pas plus important que celui des « dentistes ».</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Il n&#8217;y a pas d&#8217;alternative au plan international sur ces questions</strong><br />
 Dès aujourd&#8217;hui, on peut s&#8217;appuyer sur un courant de recherche international pour faciliter la transformation de nos systèmes de représentation de la richesse. En témoignent les indicateurs de développement humain et de pauvreté élaborés par le <a href="http://www.undp.org/french/" target="_blank">PNUD</a>, ceux de l&#8217;Union européenne sur des indicateurs environnementaux et sociaux, le débat récent sur la « responsabilité sociale de l&#8217;entreprise » et même certaines études de la <a href="http://www.banquemondiale.org/" target="_blank">Banque mondiale</a> et de l&#8217;<a href="http://www.oecd.org/home/0,3305,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html" target="_blank">OCDE</a> sur « le capital social » et le « capital naturel ». Enfin et surtout, l&#8217;exigence croissante de la société civile mondiale pousse les acteurs institutionnels et économiques à bouger sur cette question : la rencontre de Québec « <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2001/10/PALMIERI/" target="_blank">globaliser la solidarité</a> », organisée par les <a href="http://www.tessolidaire.com/" target="_blank">acteurs de l&#8217;économie sociale et solidaire</a>, et le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_social_mondial" target="_blank">Forum social mondial de Porto Alegre</a> ont tous inscrit la reconsidération de la richesse à leur ordre du jour. Du coup, il devient difficile d&#8217;arguer du fait que la France ne saurait s&#8217;engager seule dans une stratégie de transformation pour justifier l&#8217;immobilisme.<br />
 Hors des circuits commerciaux et financiers traditionnels, des réseaux informels de solidarité se mettent en place dans nombre de pays. Loin d&#8217;être négligeable, leur action est aujourd&#8217;hui prise en compte par les autorités.</li>
</ul>
<h3 style="color:#FFFFFF">‡</h3>
<h3><strong>B. Changer son regard sur le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail" target="_blank">travail</a></strong></h3>
<p align="justify"><strong>Pourquoi travaille-t-on ?</strong><br />
 Pour gagner de l&#8217;argent qui permet de satisfaire les besoins élémentaires et superflus, mais aussi pour s&#8217;occuper, satisfaire un besoin de réalisation de soi, créer, « faire » et pour pouvoir être fier du travail réalisé, et éventuellement par amour, pour aider les gens qui nous entourent.</p>
<p align="justify"><strong>Est-ce que c&#8217;est le travail qui crée la monnaie ?</strong><br />
 Non, évidemment, mais c&#8217;est le travail qui est « payé » en monnaie, laquelle n&#8217;est qu&#8217;un « signe » et facilite les échanges de biens ou services divers. Par le travail, l&#8217;invention, la création, chacun participe selon ses capacités à la vie de la société.</p>
<p align="justify">Cette monnaie est le plus souvent virtuelle. Elle peut n&#8217;être que des chiffres sur un compte en banque, sur un chèque (monnaie scripturale). Le papier monnaie (les pièces et billets) n&#8217;est absolument pas nécessaire pour les échanges.</p>
<p align="justify">« On » nous dit : « Il faut augmenter en permanence le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/PIB" target="_blank">PIB</a>, sinon il y aura de plus en plus de chômeurs » ou bien : « Si l&#8217;on ne crée pas des emplois, comment payer les retraites ? ». Pour augmenter cette croissance, il est nécessaire (dans l&#8217;esprit capitaliste) de créer et de vendre de plus en plus de biens&#8230; et c&#8217;est le rôle, actuellement, de la publicité et des « faux progrès » (tous les besoins dont on n&#8217;a pas réellement besoin, le packaging, la mode, la fragilisation volontaire du matériel vendu qui oblige à un remplacement plus rapide, etc.).</p>
<p align="justify">Alors évidemment, empêtrés dans leur logique financière, « ils » ne veulent pas entendre parler de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9croissance_soutenable" target="_blank">décroissance</a>. Mais en fait, de quelle décroissance parlons-nous ? De ne plus fabriquer tout ce qui est inutile, polluant ou fragile ? Est-ce que ça peut vraiment avoir un effet « négatif » sur notre confort (alors que ça en a un sur le PIB) ? Car il est aussi de vrais progrès (la facilité de la vie, le confort, les inventions utiles) ; il s&#8217;agira de savoir les différencier.</p>
<p align="justify">Si nous ne devions plus fabriquer ces objets ou ces services inutiles, évidemment qu&#8217;il y aurait réduction du nombre d&#8217;emplois. Mais vous voyez bien que l&#8217;on crée des besoins pour maintenir des emplois&#8230; qui ne servent à rien, seulement à justifier de donner un pouvoir d&#8217;achat à des gens qui vont inutilement travailler au prix de déplacements inutiles et de la pollution conséquente (« tu te réveilles très vite le matin, pour aller très vite te raser, pour ensuite partir très vite fabriquer des rasoirs ultra perfectionnés qui raseront très vite des gens qui ont besoin de se raser très vite le matin pour aller fabriquer des rasoirs qui rasent très vite des gens qui&#8230; »).</p>
<p align="justify">À titre d&#8217;hypothèse, pensons à une société où tous les biens facturés (entrant dans le PIB) seraient produits par des robots lesquels également produits par des robots, etc&#8230;. donc dans lequel il n&#8217;y aurait plus de « travail humain ». Il n&#8217;y aurait évidemment plus de salaires et les compensations seraient limitées (puisqu&#8217;il n&#8217;y aurait quasiment plus d&#8217;impôts sur le revenu, plus de charges salariales ou patronales), donc plus aucune possibilité de « pouvoir d&#8217;achat » de la population&#8230; une société à 100 % de chômage dans laquelle tous les biens seraient disponibles&#8230; mais dans laquelle aucun bien ne pourrait être acheté faute de revenus.</p>
<p align="justify">Cette évolution qui semble utopique est quand même celle qui prévaut depuis 100 ans&#8230; disons qu&#8217;au lieu d&#8217;être à 100% on n&#8217;en n&#8217;est qu&#8217;à 60% (rapport de la population totale inoccupée sur le nombre d&#8217;actifs). Imaginez ce que serait le taux de « chômage » si on ne produisait que ce qui est seulement nécessaire ou souhaitable !&#8230;</p>
<p align="justify">Nous sommes donc (collectivement) les acteurs actifs et passifs d&#8217;un système complètement stupide. Non seulement les acteurs, mais aussi les esclaves !</p>
<p align="justify">Ne vous êtes vous jamais retrouvé devant le problème suivant : un appareil ménager de moins de deux ans qui tombe en panne ? On vous dit : « Ah ! c&#8217;est l&#8217;électronique ; la réparation, c&#8217;est 2/3 du prix d&#8217;un neuf, il vaut mieux changer&#8230; »</p>
<p align="justify">Il faut donc favoriser les valeurs de durabilité, de solidité, d&#8217;économie d&#8217;énergie à l&#8217;utilisation. Il faut obtenir pour chaque bien produit un bilan des coûts énergétiques et écologiques à la fabrication, à l&#8217;utilisation moyenne pour la durée de vie de l&#8217;appareil, au retraitement de ses composants lors de sa mise à la destruction.</p>
<p align="justify">Vous allez nous dire : « Oui, mais si on fabrique plus économique, plus solide, réparable, ce sont des pans entiers de nos usines qui vont tourner au ralenti, et donc le chômage qui va augmenter ». Plutôt que d&#8217;essayer de vous démontrer que c&#8217;est justement ce raisonnement qui nous emmène vers le gouffre, pouvez-vous, amis lecteurs, réfléchir quelques secondes en essayant d&#8217;imaginer une société dans laquelle tout serait jetable à la suite de la première utilisation&#8230; une société sans doute de plein emploi (emplois de fabrication, mais aussi emplois nombreux d&#8217;enfouissement des déchets), une société dans laquelle le PIB serait extraordinaire, mais serez-vous plus heureux de devoir en échange marcher sur des décharges ?&#8230; Le meilleur déchet est celui que l&#8217;on ne produit pas !</p>
<p align="justify">On nous dit, « mais cette société utopique de production durable serait la cause probable d&#8217;une nouvelle augmentation prévisible (et conséquente) du chômage : elle va créer des besoins énormes de monnaie pour payer des gens qui ne travaillent pas. Où trouver cette monnaie alors qu&#8217;il y a moins de production ?&#8230; Les travailleurs payent déjà des charges et des impôts trop importants qui sont répercutés sur la consommation des biens et services ». Nous rajoutons qu&#8217;il n&#8217;y a pas que les productions de biens inutiles, il y a aussi celles des services inutiles, qu&#8217;ils soient dans la fonction publique (des pans entiers des services des impôts qui n&#8217;auraient plus de raison d&#8217;être dans un système simplifié) ou dans le privé.</p>
<p align="justify">La seule réponse qu&#8217;il semble possible d&#8217;apporter sera développée dans ce livre. Mais souvenons-nous que la monnaie actuelle n&#8217;est que la représentation symbolique d&#8217;une créance auprès d&#8217;une banque : c&#8217;est la demande de crédit qui permet la création de monnaie et non pas la monnaie existante qui permet le crédit. Cette phrase est très importante. Comme le précise la <a href="http://www.banque-france.fr/" target="_blank">Banque de France</a> dans un opuscule de 1971, La Monnaie et la Politique monétaire, dans lequel se trouve écrit « <em>Les particuliers – même paraît-il certains banquiers – ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l&#8217;argent en compte et c&#8217;est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n&#8217;est pas conforme à la réalité car ce sont les crédits qui font les dépôts.</em> »</p>
<p align="justify">Et puis souvenons-nous aussi qu&#8217;il y a seulement 150 ans le temps de travail représentait 70 % des heures d&#8217;une vie, de la naissance à la mort. À ce jour il ne représente plus que 12 % alors que le confort global n&#8217;est même plus comparable. L&#8217;avènement maintenant proche (à 20 ans ?) des nanotechnologies va, on ne peut en douter, nous faire faire un nouveau bond vers plus de temps libre. Nous ne pourrons régler le problème du chômage et des retraites dans notre système actuel, sauf à avoir besoin de créer de plus en plus de « productions inutiles ». Pour 8 ou 9 milliards d&#8217;individus, ce n&#8217;est plus cinq « Terres » qu&#8217;il faudrait (estimation actuelle pour un niveau de vie mondial équivalent à celui des Européens et des Américains), mais dix ! Ceci dit, nous n&#8217;en arriverons pas là : la solution évidente pour le grand capital est celui de destructions massives permettant la reconstruction : c&#8217;est ainsi que fonctionne l&#8217;économie pour le bonheur de quelques-uns !</p>
<p align="justify">Donc : ce n&#8217;est pas seulement pour vivre que nous travaillons mais aussi pour permettre au système de se maintenir. Il faudra donc travailler moins, mais mieux ; travailler utilement, pour produire mieux, plus utile, plus sociétal.</p>
<p align="justify"><strong>À ce qui précède nous pouvons rajouter :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Depuis toujours, certains revenus ne sont pas exclusivement lié au travail humain&#8230; il en est qui sont liés au « travail du temps » (et non au temps de travail) dans le système financier (les intérêts) pour les inactifs qui ne laissent que des miettes du gâteau à ceux qui les font vivre. Dans cette catégorie également la « grande propriété » transmise par héritage, souvent conséquence d&#8217;attitudes brigandes d&#8217;ancêtres.</li>
<li>Les services sociétalement les plus utiles sont souvent les moins bien rémunérés (pensons aux soins aux aînés ou aux malades) alors que notre société n&#8217;a pas réussi à empêcher les truands (même en cols blancs) de se remplir les poches.</li>
</ul>
<h3 style="color:#FFFFFF">‡</h3>
<h3><strong>C. Changer son regard sur « le capital » </strong></h3>
<p align="justify">Comprendre et admettre ce qui précède est absolument nécessaire pour la bonne compréhension de l&#8217;ensemble du système écosociétal que nous développons dans la suite de ce livre.</p>
<p align="justify">Le système actuel est tellement ancré dans notre manière de raisonner que nous estimons « le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Capital" target="_blank">capital</a> » (définition : montant financier nécessaire pour organiser la production) comme l&#8217;un des éléments indispensables pour « produire » (que ce soit des biens ou des services). Nous allons tenter de vous démontrer le contraire, mais il faudra laisser de coté vos idées préconçues.</p>
<p align="justify">En fait, nous affirmons que « la nature ne se faisant pas payer » (en monnaie), toute production ne nécessite que du travail, qu&#8217;il soit celui de l&#8217;homme, de la machine (ou du robot), ou parfois des deux ensembles.</p>
<p align="justify"><strong>Prenons un exemple. Pour fabriquer une voiture il faut :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Extraire des matières premières (du minerai de fer pour fabriquer de l&#8217;acier)</li>
<li>Transporter ce minerai, le traiter dans des hauts fourneaux</li>
<li>Le « travailler » pour en faire des tôles</li>
<li>Le transporter à nouveau</li>
<li>Le mettre en forme</li>
<li>L&#8217;assembler, le souder</li>
<li>Le peindre</li>
<li>Le transporter à nouveau</li>
<li>L&#8217;assembler avec d&#8217;autres matériaux ou produits finis qui auront suivi un circuit identique</li>
<li>De l&#8217;énergie</li>
</ul>
<p align="justify">Nous avons sûrement oublié de multiples étapes, de multiples intermédiaires, mais nous sommes certains que vous voyez très bien ce que nous voulons dire. À tous les niveaux il y a du travail à réaliser pour que les différentes branches du réseau se rejoignent afin de permettre la fabrication et la distribution d&#8217;un « produit fini ».</p>
<p align="justify">De plus, nous savons ce que vous allez nous dire, nous l&#8217;avons souvent entendu : « Mais il faut du capital pour acheter les matières premières, les camions ou les wagons de transport, les bâtiments, les robots, l&#8217;outillage, etc. ».</p>
<p align="justify">Il faut du capital parce que jamais nous n&#8217;avons essayé de concevoir une société moderne dans laquelle le capital n&#8217;était pas nécessaire. Mais prenez chacun de ces éléments individuellement, ou bien imaginez que la production complète de tout ce qu&#8217;il faut pour construire une voiture, y compris les productions en amont (les bâtiments, les robots, etc.), soient extraites et fabriquées par la même entreprise. Où est le capital nécessaire (si ce n&#8217;est dans cette hypothèse celui servant éventuellement à payer une redevance au propriétaire de la mine, mais c&#8217;est un sujet sur lequel nous reviendrons parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une appropriation illégale d&#8217;un bien commun qui n&#8217;est pas « payant » à la nature qui nous l&#8217;offre) ?</p>
<p align="justify">Évidemment, vous pourrez argumenter qu&#8217;il faut pouvoir payer les salaires en attendant que les biens produits soient vendus. Nous verrons que cette argumentation ne tient plus dans l&#8217;écosociétalisme.</p>
<p align="justify">En analysant chaque poste, nous voyons bien qu&#8217;il n&#8217;y a que du travail. Du travail pour extraire, du travail pour transformer, du travail pour déplacer&#8230; y compris pour fabriquer chacun des « outils » nécessaires (les bâtiments, les moyens de transport, les ordinateurs, le mobilier, l&#8217;outillage, etc.), du travail pour assembler ensemble des constituants avec d&#8217;autres matériaux ou produits finis qui auront suivi un circuit identique, de l&#8217;énergie pour tout cela, extraite, transportée et transformée, par et avec le travail des hommes ou des machines.</p>
<p align="justify"><strong>=&gt; Si nous avons besoin de capital, créé par le système bancaire contre rémunération, c&#8217;est que le « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme" target="_blank">capitalisme</a> » s&#8217;est approprié les moyens de production, les accès aux matières premières et même la création monétaire, et qu&#8217;il fonctionne grâce à ce système qu&#8217;il a lui-même mis en place.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Nous pouvons nous en passer !</strong></p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre01" name="chapitre01">Chapitre 1 : L&#8217;écosociétalisme</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.1 &#8211; Qu&#8217;est ce que l&#8217;écosociétalisme ?</h2>
<p align="justify">C&#8217;est la théorie d&#8217;un système économique et monétaire sans capital financier ni intérêt, sans propriété privée des moyens de production, sans appropriation privée des biens communs.</p>
<p align="justify">Nous démontrons qu&#8217;il n&#8217;y a nul besoin de capital pour produire. Nous affirmons que la monnaie ne doit plus être payante (comme elle l&#8217;est actuellement, car fabriquée par le système bancaire privé) mais correspondre à tout moment à la production . La monnaie, mise en circulation lors de la production de biens et services, est détruite lors de son utilisation.</p>
<p align="justify">Seul importe le travail réalisé, qu&#8217;il soit celui des hommes, des machines ou des robots.</p>
<p align="justify">Les revenus des personnes sont la somme d&#8217;un revenu social égalitaire entre tous (permettant de satisfaire tous les besoins de base) et d&#8217;un revenu d&#8217;activité équitable établi sur l&#8217;effet sociétal de cette activité.</p>
<p align="justify">La notion même de P.I.B. n&#8217;a plus de sens en tant qu&#8217;indice de richesse&#8230; mais en a t-elle jamais eu ? (voir le <a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/reconsiderer-la-richesse.pdf" target="_blank">rapport</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Viveret" target="_blank">Patrick Viveret</a>)<br />
 Nous tentons de développer une première approche d&#8217;une échelle de revenus plus équitable et d&#8217;étudier globalement les conséquences de la mise en place d&#8217;un tel système &laquo;&nbsp;écosociétal&nbsp;&raquo; sur les revenus individuels et la production.</p>
<p align="justify">Nous tenterons de montrer qu&#8217;un tel système simplifie considérablement l&#8217;ensemble des structures monétaires et administratives (un seul &laquo;&nbsp;impôt&nbsp;&raquo; ou taxe)<br />
 Nous estimons que le système écosociétal peut être un candidat à une alternative au système capitaliste libéral sans tomber dans les travers de systèmes étatiques centralisés.</p>
<p align="justify">Une nouvelle approche telle que celle-ci ne sera possible qu&#8217;accompagnée d&#8217;un <strong>changement de paradigme.</strong></p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.2 &#8211; Pourquoi ce nom ?</h2>
<p align="justify">Simplement parce que la proposition que nous faisons entre totalement dans la définition du &laquo;&nbsp;sociétalisme&nbsp;&raquo; qui est : &laquo;&nbsp;Mouvement citoyen mondial qui préconise, pour l&#8217;essentiel, l&#8217;instauration d&#8217;un système économique et politique basé sur les Droits de l&#8217;Homme et le respect de l&#8217;environnement, la réappropriation de la création monétaire par la collectivité, la gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie, la répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen, la démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité. La finalité est l&#8217;existence de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo; au travers de son épanouissement, ce qui conditionne réciproquement l&#8217;épanouissement de chacun des individus la composant. &laquo;&nbsp;</p>
<p align="justify"><strong>Certaines idées développées dans ce site ne sont pas totalement nouvelles. Elles ont été appelé &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Distributisme" target="_blank">distributisme</a>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abondancisme" target="_blank">abondancisme</a>&nbsp;&raquo; ou par d&#8217;autres noms. Mais il existe deux anciennes tendances principales:</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;une lie le &laquo;&nbsp;revenu citoyen&nbsp;&raquo; à ce qui est appelé &laquo;&nbsp;Contrat Social&nbsp;&raquo;, imposant un certain nombre d&#8217;heures de travail social pour obtenir un minimum vital.</li>
<li>L&#8217;autre considère que le partage des richesses doit être totalement équivalent, nonobstant le travail ou l&#8217;apport de chacun à la société.</li>
</ul>
<p align="justify">N&#8217;étant totalement d&#8217;accord avec aucune de ces deux optiques qui ne nous semblent pas assez pragmatiques (trop utopiques), et bien que de nombreux points soient similaires au distributisme, c&#8217;est une autre proposition que nous faisons ici, ce qui justifie un nouveau nom. Mais le nom n&#8217;est pas l&#8217;important; quel qu&#8217;il soit, l&#8217;important reste que ces idées (ou certaines) puissent un jour être mises en application à travers la Planète. Nous allons dans un mur, chacun le sait&#8230; l&#8217;urgence est de trouver une solution !</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.3 &#8211; Hypothèse et projet</h2>
<p align="justify">Notre hypothèse est que le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_capitalisme" target="_blank">capitalisme libéral</a> vit ses dernières années, une crise majeure imposera de le remettre en question. Cette analyse est partagée par beaucoup, qu&#8217;ils soient économistes, politiques ou même banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>Les &laquo;&nbsp;rustines&nbsp;&raquo; ne permettront pas d&#8217;éviter son éclatement due à deux causes principales :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les limites écologiques, en recyclage ou en disponibilité de matières premières, sur notre planète rendent impossible le &laquo;&nbsp;rêve&nbsp;&raquo; capitaliste de voir 7 ou 8 milliards d&#8217;individus accéder à une consommation sans limite. Il s&#8217;agit donc de proposer la mise en place d&#8217;un système auto correcteur et orientant la consommation vers les productions les plus sociétales en surtaxant celles qui sont néfastes.</li>
<li>La spirale sans fin de la création monétaire basée sur le crédit lequel doit être remboursé avec intérêt, lui-même créateur de nouveaux crédits et intérêts. On en arrive à l&#8217;aberration que 95% des échanges financiers sur la planète n&#8217;ont plus rien à voir avec les échanges de biens et de services, rôle principal de la monnaie.</li>
</ul>
<p align="justify">Le projet qui suit est de présenter une alternative complète à ce système économique et monétaire actuel, sous forme d&#8217;un modèle qui pourra (peut-être) inspirer les instances dirigeantes lorsqu&#8217;elles devront remettre à plat le système actuel.</p>
<p align="justify">Il semble qu&#8217;il soit possible de « synthétiser » dans un document unique l&#8217;ensemble de ces réflexions, dans un cadre d&#8217;application futur européen, si ce n&#8217;est mondial. En effet, un système économique quel qu&#8217;il soit ne peut fonctionner indépendamment à une échelle trop restreinte. Il est nécessaire que la zone englobante soit au moins relativement autonome en ce qui concerne la production de biens et de services, et, si elle ne l&#8217;est pas, qu&#8217;elle soit capable d&#8217;exporter ce que d&#8217;autres ne peuvent ou ne savent pas produire.</p>
<p align="justify">La question fondamentale est : quel système monétaire, économique et social mettrions nous en place si nous en avions le pouvoir ou si nous avions à conseiller les dirigeants ?</p>
<p align="justify">Il nous semble inutile de refaire une énième critique du système économique ultra libéral, de son lot d&#8217;injustice et de pauvreté dans un environnement d&#8217;abondance. Ces critiques existent partout pour ceux qui veulent se donner la peine de se renseigner, il suffit de lire les <a href="rapports du PNUD" target="_blank">rapports du PNUD</a>&#8230; souvenons nous seulement que dans notre société d&#8217;abondance, dans l&#8217;Europe des 25, il y a plus de 40 millions de pauvres.<br />
 Il s&#8217;agit donc de faire œuvre de construction.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>1.4 &#8211; La fin du capitalisme&#8230; et après ?</h2>
<p align="justify">Lorsque l&#8217;on réfléchit à ce que nous avons appelé &laquo;&nbsp;écosociétalisme&nbsp;&raquo; on aboutit à un certain nombre de réflexions qu&#8217;il n&#8217;est pas toujours simple de faire partager, le système marchand et monétaire actuel semblant tellement &laquo;&nbsp;évident&nbsp;&raquo; à la majorité de nos populations.</p>
<p align="justify">Dans la lignée du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Distributisme" target="_blank">distributisme</a>, d&#8217;autres s&#8217;y sont déjà essayés, plus ou moins; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Clifford_Hugh_Douglas" target="_blank">Douglas</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Even" target="_blank">Even</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon" target="_blank">Proudhon</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Silvio_Gesell" target="_blank">Gessel</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Duboin" target="_blank">Duboin</a>, Dartan, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Mounier" target="_blank">Mounier</a>, par exemple. Mais il était sans doute un peu trop tôt, il manquait les moyens techniques de gestion de la monnaie. Peut-on relancer et améliorer cette grande idée ?</p>
<p align="justify">Les objections qui viennent naturellement à l&#8217;esprit des lecteurs ou des interlocuteurs sont : &laquo;&nbsp;quoi, vous pensez qu&#8217;il faut remplacer le capitalisme, source de progrès ? et le remplacer par quoi ? par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Communisme" target="_blank">communisme</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Collectivisme_%C3%A9conomique" target="_blank">collectiviste</a> ? vous avez vu où ça a mené les pays de l&#8217;Est !&nbsp;&raquo; et ils rajoutent souvent &laquo;&nbsp;même si le capitalisme est injuste, il est un formidable moteur de développement&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"><strong>La question est : peut-on trouver un moteur au moins aussi performant mais nettement plus &laquo;&nbsp;sociétal&nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre02" name="chapitre02">Chapitre 2 : Les bases</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>2.1 &#8211; Bases d&#8217;une &laquo;&nbsp;économie sociétale&nbsp;&raquo;</h2>
<p align="justify">Le secteur marchand, par définition, n&#8217;a qu&#8217;un but: enrichir l&#8217;entreprise et ses actionnaires.</p>
<p align="justify">L&#8217;enrichissement de l&#8217;entreprise est censée rendre les salariés plus riches, les retraités plus riches, et même l&#8217;État plus riche au travers de la privatisation des services publics !</p>
<p align="justify">A ce titre, on justifie la suppression des frontières pour les marchandises et les capitaux, on déréglemente, on dénie aux générations futures le droit à un environnement vivable, on appauvrit les services publics et on les privatise ensuite, on démantèle le droit du travail et les droits sociaux, on justifie la politique des bas salaires et des emplois précaires, on enrichit les détenteurs de capitaux au détriment des travailleurs, et on spécule à tout va&#8230; etc&#8230;</p>
<p align="justify"><strong>Mais de quelles richesses parlons-nous ?</strong></p>
<p align="justify"><strong>Le premier constat</strong> est que l&#8217;indicateur de richesse, le dieu PIB (voir notes) &#8211; lequel n&#8217;est pas, et de loin, représentatif du bonheur et de la qualité de vie d&#8217;une population &#8211; fausse totalement l&#8217;analyse que peuvent faire les décideurs.</p>
<p align="justify"><strong>Il suffit de réfléchir à deux exemples :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Une catastrophe (naturelle comme celle de la tempête de 1999) ou artificielle (la pollution de l&#8217;Erika) va augmenter le PIB. Les populations sont-elles plus heureuses après ces deux catastrophes ?</li>
<li>Pour &laquo;&nbsp;faire consommer&nbsp;&raquo; les aliments produits; le packaging, la publicité et la distribution ont des budgets trois fois supérieurs aux prix des aliments eux-mêmes.</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Le second constat</strong> est que l&#8217;individu et sa remarquable puissance d&#8217;imagination et d&#8217;invention, son naturel qui le pousse à se tourner vers les autres lorsqu&#8217;on lui en donne les moyens et sous réserve qu&#8217;il ne soit pas mis, par le peu de considération porté à son travail, au ban de la société, reste le centre de la préoccupation du sociétalisme mais aussi d&#8217;autres philosophies humanistes qui sont malheureusement écrasées par le libéralisme marchand.</p>
<p align="justify">Nous pensons que l&#8217;État ou accessoirement les collectivités locale ne peuvent et ne doivent que s&#8217;occuper de l&#8217;enrichissement (en biens réels: et il ne s&#8217;agit pas seulement des &laquo;&nbsp;biens matériels&nbsp;&raquo; mais également des &laquo;&nbsp;biens immatériels&nbsp;&raquo; c&#8217;est-à-dire les services) de la collectivité. Il ne peut être qu&#8217;un &laquo;&nbsp;donneur d&#8217;ordre&nbsp;&raquo; (ce qui n&#8217;exclue pas un secteur public d&#8217;entreprises, tels l&#8217;énergie, les transports, la poste, l&#8217;éducation, la santé, etc.) et le régulateur dans une société où l&#8217;individu doit garder toute liberté d&#8217;entreprendre&#8230; mais entreprendre pour le bien être de la société en même temps que le sien, et pas seulement pour celui-ci en se moquant des conséquences.</p>
<p align="justify"><strong>Le troisième constat</strong> est que nous vivons, sans nous en rendre encore réellement compte, dans une société d&#8217;abondance. Mais que nous continuons à nous comporter comme si demain, d&#8217;un seul coup, nous allions revenir à cette société de disette et de pauvreté de biens qui l&#8217;a précédé, laquelle pouvait justifier l&#8217;accumulation de capital.</p>
<p align="justify"><strong>Le quatrième constat</strong> a trait à l&#8217;état du monde, au limites de la croissance et au &laquo;&nbsp;développement&nbsp;&raquo; durable :</p>
<p align="justify">Comme <a href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/" target="_blank">Nicolas Hulot</a> qui écrit dans &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/syndrome-du-Titanic-Nicolas-Hulot/dp/2702134181" target="_blank">Le syndrome du Titanic</a>&nbsp;&raquo; :</p>
<p align="justify"><em>&laquo;&nbsp;Des milliardaires qui occupent les suites de luxe jusqu&#8217;aux immigrants entassés en fond de cale, tous sont embarqués dans le même voyage – et pour le même naufrage. Et pourtant, alors que l&#8217;iceberg approche et que le bateau devrait dévier de son cap, l&#8217;orchestre continue de jouer, les passagers de se distraire, et l&#8217;équipage de passer de groupe en groupe afin de rassurer tout le monde&nbsp;&raquo;</em></p>
<p align="justify">Nous estimons que quatre impasses principales (l&#8217;impasse énergétique, l&#8217;impasse climatique, l&#8217;impasse alimentaire et l&#8217;impasse monétaire), IMPOSENT de modifier d&#8217;urgence non seulement notre modèle de développement, mais également notre modèle de civilisation.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>2.2 &#8211; Quatre questions primordiales</h2>
<ol>
<li><strong>En ce qui concerne la création monétaire :</strong> Comment créer et faire circuler une monnaie qui ne soit plus &laquo;&nbsp;payante&nbsp;&raquo;, qui soit la représentation des richesses réelles, tout en permettant la poursuite du progrès et du bien être qu&#8217;a permis le crédit pour une partie (limitée) de la population ? (voir notes)</li>
<li><strong>En ce qui concerne les motivations individuelles :</strong> Comment offrir le revenu le plus juste qui soit ? Loin de nous l&#8217;idée parfois soutenue que l&#8217;homme est par nature paresseux. Nous pensons au contraire que s&#8217;il ne devait pas se battre chaque jour dans un monde où la compétition est la règle d&#8217;or, il pourrait au contraire mieux développer toutes ses facultés dont profiterait la collectivité. Mais, et sans doute pour les quelques générations à venir, il restera parfois des obligations &laquo;&nbsp;sociales&nbsp;&raquo; pas toujours plaisantes, ou fatiguantes. Alors le revenu, transformable en pouvoir d&#8217;achat et de confort, reste pour nous la meilleure des motivations et le moyen le plus juste qu&#8217;a la société de remercier ceux qui font, pour le bien de la collectivité, le travail que peu ont envie de faire.</li>
<li><strong>En ce qui concerne les motivations collectives :</strong> Comment laisser une planète vivable à nos descendants sans revenir au niveau de &laquo;&nbsp;confort&nbsp;&raquo; du 19° siécle ? Comment satisfaire néanmoins les besoins immenses d&#8217;une majorité des populations terrestres ? Nous pensons que c&#8217;est possible.</li>
<li><strong>En ce qui concerne le calcul de la richesse et de la comptabilité nationale :</strong> Comment donner une valorisation positive ou négative (qui ne soit pas seulement une « valeur marchande ») aux productions (secteur marchand mais aussi non marchand tels; éducation parentale, associatif, culture, etc.), compte tenu de leurs impacts sociétal et écologique ? Comment ensuite calculer cette valorisation qui n&#8217;est plus le PIB, mais un indicateur de &laquo;&nbsp;l&#8217;Activité&nbsp;&raquo; sous toutes ses formes ?</li>
</ol>
<blockquote><p align="justify"><strong>Notes :</strong></p>
<p align="justify"><strong>- Qu&#8217;est ce que le PIB (Produit Intérieur Brut) ?</strong><br />
 C&#8217;est la somme des valeurs ajoutées de toutes les productions effectuées au cours de l&#8217;année.<br />
 La &laquo;&nbsp;valeur ajoutée&nbsp;&raquo; est la différence entre le prix d&#8217;achat et le prix de revente (ne pas confondre avec le bénéfice qui est une part de la valeur ajoutée: celle qui reste lorsque tous les frais de la production ont été comptablisés).<br />
 En 2000, le PIB français était de 1405 milliards d&#8217;euros</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;">Composants du PIB:</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>758 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;sociétés&nbsp;&raquo; &#8211; la valeur ajoutée de la production marchande.</li>
<li>226 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;administrations&nbsp;&raquo; &#8211; certaines productions non marchande (des services qui ne sont pas vendus comme: la défense, l&#8217;éducation publique ou la justice). La valeur est calculée en fonction des coûts de production principalement constitué par des salaires.</li>
<li>69 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;ménages&nbsp;&raquo; &#8211; Production pour compte final propre (valeur du loyer du logement, production du jardin potager familial), y compris les entreprises individuelles et les institutions sans but lucratif au service des ménages.</li>
<li>152 milliards d&#8217;euros : &laquo;&nbsp;impôts&nbsp;&raquo; &#8211; Sur les produits nets de subventions.</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>- L&#8217;article 104 du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Maastricht" target="_blank">Traité de Maastricht</a>&#8230; comment a t&#8217;on pu signer cet article ?</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Il est interdit à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_europ%C3%A9enne" target="_blank">BCE</a> et aux banques centrales des états membres, ci-après dénomées &laquo;&nbsp;banques centrales nationales&nbsp;&raquo; d&#8217;accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres; l&#8217;acquisition directe, auprès d&#8217;eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.</li>
<li>Le paragraphe 1 ne s&#8217;applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la BCE, du même traitement que les établissements privés de crédit.</li>
</ul>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Note sur le paragraphe 1 :</span> La masse monétaire sert à rémunérer la production nationale, elle est constituée par:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Soit le cumul des découverts accordés par la banque centrale, ils sont accordés sans taux d&#8217;intérêt. La rémunération est nette. L&#8217;État n&#8217;est pas endetté.</li>
<li>Soit le cumul des emprunts auprès des banques. En ce cas la rémunération de la production nationale est amputée des taux d&#8217;intérêt. C&#8217;est le système que nous subissons. L&#8217;Etat et les citoyens sont artificiellement surendettés (l&#8217;endettement représente plus de 6 mois de PIB, soit environ 700 milliards d&#8217;euros. Le seul intérêt de la dette représente annuellement 85% du total de l&#8217;impôt sur le revenu).</li>
<li>Soit par la combinaison des deux systèmes (situation jusqu&#8217;en 1973).</li>
</ul>
</blockquote>
<blockquote><p align="justify">L&#8217;article 104 a ceci de monstrueux qu&#8217;il interdit le premier cas de figure pour imposer le second qui est fondé sur une gigantesque malversation.</p>
</blockquote>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Note sur le paragraphe 2 :</span> Il stipule que les établissements publics ayant une fonction bancaire sont soumis au même traitement que les banques privées.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p align="justify"><strong>- La création monétaire</strong> !<br />
 La première chose, c&#8217;est qu&#8217;il faut rejeter complètement une idée sans doute enfouie au fond de votre esprit lorsque vous allez voir un banquier en disant &laquo;&nbsp;j&#8217;ai besoin d&#8217;un prêt&nbsp;&raquo;, ou &laquo;&nbsp;j&#8217;ai besoin d&#8217;un découvert&nbsp;&raquo;. Cette idée, c&#8217;est celle de penser que pour qu&#8217;un banquier puisse vous proposer un crédit, il FAUT qu&#8217;un épargnant soit passé avant vous à la banque pour y déposer des économies correspondantes au prêt que vous allez demander, et que, quasiment, c&#8217;est l&#8217;épargne d&#8217;un autre que le banquier va vous prêter, en prenant sa commission au passage (l&#8217;intérêt)&#8230; C&#8217;est FAUX, ce n&#8217;est pas ainsi que ça se passe.</p>
<p align="justify">Ce n&#8217;est pas de la monnaie épargnée ou déposée que vous prête un banquier&#8230; d&#8217;ailleurs, si vous avez la chance d&#8217;être plutôt en positif sur votre compte, vous pouvez vous apercevoir que jamais votre banque vous a dit &laquo;&nbsp;On a utilisé l&#8217;argent que vous aviez en dépot chez nous pour le préter à Monsieur Untel&#8230; désolé, votre compte est maintenant à zéro, jusqu&#8217;à ce que Monsieur Untel rembourse&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p align="justify">Il y a une phrase que connaissent bien les économistes (pas tous, hélas), mais qu&#8217;oublient très souvent les banquiers (le feraient-ils exprès ?), et qui est &laquo;&nbsp;Ce ne sont pas les dépôts qui permettent les crédits, mais ce sont les crédits qui permettent les dépôts&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"><strong>Du chinois ? &#8230;.</strong></p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre03" name="chapitre03">Chapitre 3 : Les revenus dans l&#8217;écosociétalisme</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>3.1 &#8211; Deux types de revenus</h2>
<p align="justify">L&#8217;écosociétalisme se fonde sur l&#8217;évidence essentielle que, pour qu&#8217;une production (de biens ET de services) puisse être acquise, il faut que les acheteurs disposent de la monnaie correspondant au prix de la vente de cette production augmenté des taxes éventelles. C&#8217;est donc son montant global calculé mensuellement qui doit être distribué aux citoyens pour utilisation dans la &laquo;&nbsp;consommation&nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"><strong>L&#8217;écosociétalisme propose que cette monnaie soit distribuée équitablement sous deux formes :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify"><strong>a) Le Revenu Social (R.S.)</strong><br />
 Le RS est versé d&#8217;une manière égalitaire à chaque citoyen adulte, sans condition :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Il doit permettre de vivre et de satisfaire tous les besoins de base.</li>
<li>Il est le &laquo;&nbsp;Revenu Citoyen&nbsp;&raquo; d&#8217;autres réflexions d&#8217;économistes.</li>
<li>Il est inaliénable, égal pour tous les adultes.</li>
<li>Pour les enfants il est proportionnel à l&#8217;âge (voir note).</li>
<li>Il est complété par un <strong>complément de retraite</strong> fonction de l&#8217;apport sociétal au cours de l&#8217;activité professionnelle antérieure, et à ce titre est un pourcentage de la somme des R.A. percus dans la vie professionnelle active. A celui ci peut être inclus un bonus pour activités associatives non rémunérées mais reconnues.</li>
<li>Complété par une rétribution éventuellement nécessaire (étudiants, malades, handicapés, etc.).</li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify">Au fil des gains de productivité dus à la robotique, il pourra évoluer afin de satisfaire le confort moral minimum (de telle manière à ce qu&#8217;aucun citoyen ne se sente rejeté ou humilié par l&#8217;absence d&#8217;un élément qui ne soit pas nécessairement considéré comme un besoin de base, mais qui, par son absence, pourrait lui donner le sentiment d&#8217;être marginalisé). Ce Revenu Social pourrait être versé en partie sous forme de &laquo;&nbsp;bons d&#8217;achats&nbsp;&raquo; de tous les produits de base nécessaires.</p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify">Le Revenu Social ne doit pas se substituer à la juste rémunération d&#8217;une activité que nous appelons &laquo;&nbsp;Revenu d&#8217;Activité&nbsp;&raquo; (R.A.).</p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify"><strong>b) Le Revenu (Rémunération) d&#8217;Activité (R.A.)</strong><br />
 Il est versé d&#8217;une manière équitable à chaque citoyen actif qui apporte ses capacités et son travail à la société. Le Revenu d&#8217;Activité s&#8217;ajoute à son Revenu Social pour lui permettre d&#8217;améliorer le confort dont il peut jouir, lui et les siens. C&#8217;est démocratiquement qu&#8217;est déterminé le revenu maximum, et pour des raisons d&#8217;éthique, il est compris dans notre approche entre 0 et 3 RS, mais il n&#8217;y a pas de lien entre eux.</p>
<p style="padding-left: 30px;" align="justify">Il existe deux catégories de R.A. :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li><strong>R.A.m &#8211; Revenu d&#8217;Activité marchand</strong> &#8211; Revenu d&#8217;Activité versé à un citoyen participant à la production de produits et services vendus. (Il a parfois été noté R.A.p pour &laquo;&nbsp;productif&nbsp;&raquo;)</li>
<li><strong>R.A.nm &#8211; Revenu d&#8217;Activité non-marchand</strong> &#8211; Revenu d&#8217;Activité correspondant à des activités générant des biens et services d&#8217;intéret collectif. (Il a parfois été noté R.A.np pour &laquo;&nbsp;non productif&nbsp;&raquo;)</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>3.2 &#8211; Conséquences diverses</h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le Revenu Social PLUS le Revenu d&#8217;Activité forment ensemble la Rémunération Individuelle versé mensuellement sur le compte de chaque citoyen sous forme d&#8217;une monnaie (garder l&#8217;euro ou envisager une nouvelle monnaie ? Vous verrez apparaître parfois dans la suite de cette présentation le terme de &laquo;&nbsp;MERCIS&nbsp;&raquo; qui représente la rémunération de 6 minutes de travail au coefficient 1).</li>
<li>Un porte monnaie électronique <strong>PIP</strong> et gestion bancaire enregistrent tous les mouvements.</li>
<li>Lors de chaque acte d&#8217;achat final (voir note) la monnaie utilisée correspondante est détruite.</li>
<li>Dans la pratique écosociétale :
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;entrepreneur (celui qui a projet d&#8217;entreprendre) fait connaître son projet,</li>
<li>ceux qui veulent y participer s&#8217;y investissent par leur travail,</li>
<li>Tous ceux qui participent à la production reçoivent un Revenu d&#8217;Activité,</li>
<li>L&#8217;entrepreneur &laquo;&nbsp;n&#8217;achète pas&nbsp;&raquo; formellement le matériel ou l&#8217;équipement dont il peut avoir besoin pour produire; Il le commande simplement à qui le produit.</li>
</ul>
</li>
<li>C&#8217;est au moment de la vente finale, c&#8217;est à dire à la vente au consommateur d&#8217;une production finalisée, que la monnaie est détruite sur le compte de l&#8217;acheteur final.</li>
<li>Le calcul du solde de la richesse crée par l&#8217;activité remplace le système de comptabilité national actuel qu&#8217;est le PIB et devient le véritable indicateur de la richesse collective :
<ul style="text-align: justify;">
<li>porte en actif les créations humaines de la période donnée,</li>
<li>porte en passif les destructions (naturelles ou artificielles), y compris l&#8217;usure et l&#8217;amortissement.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>3.3 &#8211; Comment serait déterminé le Revenu d&#8217;Activité ?</h2>
<p style="text-align: justify;">A cette question nous apportons trois alternatives (mais il peut y en avoir d&#8217;autres).</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on désire réguler ce marché de l&#8217;emploi, la principale difficulté réside dans le mode de calcul conduisant à l&#8217;appréciation d&#8217;une rémunération équitable pour chaque profession.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;efficacité de l&#8217;écosociétalisme à résoudre les problèmes sociaux dépendra essentiellement de ses modalités d&#8217;application et, en tout premier lieu, du choix des valeurs qui lui seront attachées. Nous ne voudrions pas ici nous substituer à l&#8217;opinion publique qui doit être souveraine dans leur hiérarchisation mais simplement avancer quelques éléments d&#8217;information.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous n&#8217;avons pas la prétention de définir seuls ce projet global. Lorsque les états-majors politiques seront acquis à l&#8217;idée de l&#8217;écosociétalisme ils développeront vraisemblablement leurs propres priorités. La sagesse conduit à leur présenter un projet original à partir duquel ils pourront se situer.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant d&#8217;aborder la suite, nous voudrions désamorcer par avance l&#8217;argument selon lequel il serait impossible ou arbitraire de quantifier l&#8217;utilité sociale d&#8217;une profession. Si vous réunissez cent personnes au hasard, vous n&#8217;en trouverez pas deux qui perçoivent la même rémunération mais nul ne s&#8217;en offusque. Il serait d&#8217;autant plus stupide d&#8217;éluder la réflexion en évoquant une impossibilité pratique d&#8217;aboutir à un consensus sur les niveaux de rémunération.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but du sociétalisme est le bien-être de la personne humaine au sein d&#8217;une société la plus équilibrée possible. L&#8217;aspect économique du sociétalisme (l&#8217;écosociétalisme) est un des outils.</p>
<p style="text-align: justify;">La première démarche à accomplir est donc de se demander ce qui concourt ou fait obstacle à ce bien-être. La deuxième est de peser l&#8217;impact positif ou négatif de chaque activité professionnelle sur ce bien-être.</p>
<p style="text-align: justify;">La première opération consiste à fixer une rémunération de base pour une activité professionnelle à intérêt social minimal (cette rémunération de base s&#8217;ajoutant évidemment au &laquo;&nbsp;Revenu Social&nbsp;&raquo; distribué sans condition).</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde opération consiste, à partir de cette rémunération de base, à déterminer la rémunération des différentes activités en la protégeant de l&#8217;arbitraire. Imaginons ici que la loi, ou n&#8217;importe quelle structure démocratique ou citoyenne, détermine l&#8217;échelle maximale de la Rémunération d&#8217;Activité entre 1 et X d&#8217;un équivalent actuel du &laquo;&nbsp;revenu minimum&nbsp;&raquo; (base de revenu pour un travail de 35 h par semaine).</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong><span style="text-decoration: underline;">Alternative 1 :</span></strong></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>C&#8217;est &laquo;&nbsp;l&#8217;offre et la demande&nbsp;&raquo; de main d&#8217;œuvre qui régulent le montant de cette Rémunération d&#8217;Activité</strong>, en sachant, et nous le verrons plus loin, qu&#8217;un produit ou un service peu sociétal sera frappé d&#8217;une forte Contribution (la C.E.S.: Contribution Eco Sociétale, ou Sociétaxe).</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Donc un produit (ou un service) peu sociétal coûtera relativement plus cher et en conséquence il aura moins d&#8217;acheteur, donc il y aura moins de travail dans cette branche, donc les Rémunérations d&#8217;Activité proposées par les entreprises baisseront par l&#8217;excès de l&#8217;offre de main d&#8217;œuvre.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Par contre un produit (ou un service) très sociétal coûtera moins cher (régulation du prix de vente par la C.E.S. / Sociétaxe) et se vendra donc mieux, donc aura besoin de plus de producteurs qui de ce fait verront leurs Rémunérations d&#8217;Activité augmenter par l&#8217;effet de la demande de main d&#8217;œuvre.</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong><span style="text-decoration: underline;">Alternative 2 :</span></strong></h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>La Rémunération d&#8217;Activité est dépendante de trois indices, dont la moyenne dans la population considérée est de 50% :</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>- un Indice Personnel,</strong> détermine l&#8217;adéquation entre les compétences de l&#8217;individu et le travail effectué.<br />
 Cet indice est un garde-fou :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Il empêche des personnes sans réelle formation de dévaloriser les compétences acquises par d&#8217;autres dans le domaine d&#8217;activité considéré.</li>
<li>Il freine l&#8217;emploi de personnes sur-qualifiées à des postes requérant de faibles compétences.</li>
<li>Il varie suivant l&#8217;adéquation ou l&#8217;inadéquation entre compétences proposées et compétences requises.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Une personne qui exerce exactement dans le domaine où sont requises ses compétences pourra prétendre à une rémunération maximale.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les autres critères qui déterminent l&#8217;indice personnel seront :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Les compétences particulières reconnues</li>
<li>La productivité comparative</li>
<li>L&#8217;âge du travailleur</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>- un Indice d&#8217;Impact sociétal</strong>, défini l&#8217;aspect plus ou moins sociétal de l&#8217;activité exercée :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Il augmente avec l&#8217;effet bénéfique de l&#8217;activité.</li>
<li>Il est défini pour chaque production ou activité de service par une structure locale compétente et démocratique, selon :</li>
<li>L&#8217;adéquation de l&#8217;activité proposée avec les besoins locaux, </li>
<li>Une grille établie nationalement pour juger de l&#8217;impact environnemental de l&#8217;activité.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les critères de la grille servant à l&#8217;évaluation de la qualité de la production sont principalement :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Utilité sociétale ou collective de la production</li>
<li>Gain écologique</li>
<li>Pénibilité et dangerosité du travail</li>
<li>Besoins locaux dans une profession donnée</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Mais aussi, la réponse aux questions suivantes concernant l&#8217;activité considérée :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Est-elle d&#8217;une importance vitale pour la personne humaine ?</li>
<li>Implique-t-elle un risque vital pour celui qui l&#8217;exerce ?</li>
<li>Est-elle au service de tous sans distinctions ?</li>
<li>Est-elle directement en rapport avec la personne humaine ?</li>
<li>Se situe-t-elle à un moment délicat (fragilité, souffrance) de la vie humaine ?</li>
<li>Répond-elle à un besoin de base de la personne humaine ?</li>
<li>Est-elle au service d&#8217;une des valeurs de base de notre société ? Si oui, à quel rang ?</li>
<li>N&#8217;a-t-elle des effets positifs supérieurs aux effets négatifs ? Dans quelle proportion ?</li>
<li>Concourt-elle à réduire la fracture sociale ?</li>
<li>Est-elle compatible avec l&#8217;essor économique, la création de richesses nécessaires à la société ou aux besoins des particuliers?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>- un Indice de Satisfaction de la clientèle</strong> (par exemple obtenue par sondage ou au moment de l&#8217;achat : Sur une échelle de 1 à 10 quel est votre niveau de satisfaction pour cette transaction ?)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>=&gt; La Rémunération d&#8217;Activité obtenue s&#8217;établit donc comme suit :</strong><br />
 <strong>=  k+ (X * (Indice Personnel * Indice d&#8217;Impact sociétal * Indice de Satisfaction de la clientèle))</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Note :</strong> dans lequel &laquo;&nbsp;k&nbsp;&raquo; représente le plancher de Rémunération d&#8217;Activité admis par la société (il est imaginable que cet indice soit de 0, afin de ne pas rémunérer, en plus du Revenu Social, des activés anti sociales) et dans lequel &laquo;&nbsp;X&nbsp;&raquo; représente le choix de la société concernant la Rémunération d&#8217;Activité maximale.</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h4 style="color:#FFFFFF">‡</h4>
<h4><strong><span style="text-decoration: underline;">Alternative 3</span></strong> <em>(cette présentation est issue des réflexions de Jean- Marc Flament)</em> :</h4>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Considérant que le bien-être de la personne humaine est primordial, la première démarche à accomplir est donc de se demander ce qui concourt ou fait obstacle à ce bien-être. La deuxième est de peser l&#8217;impact positif ou négatif de chaque activité professionnelle sur ce bien-être et sur la société dans son ensemble.<br />
 Parmi les valeurs &laquo;&nbsp;marchandes&nbsp;&raquo; constitutives du bien-être, on notera certainement la santé, la liberté, la sécurité, la justice et le plaisir, mais il ne s&#8217;agit bien, dans cette présentation, que d&#8217;un exemple.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>A &#8211; La santé</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>L&#8217;accès aux soins urgents suite à un accident ou à une crise. Dans ces moments de grande détresse, l&#8217;imminence des secours atteint pour la personne humaine une valeur considérable. La vie en dépend très souvent (Professions concernées: Pompier, sauveteur, ambulancier, infirmier, chirurgien, brancardier, médecin, anesthésiste, garde-malade, secouriste,&#8230; Le fait qu&#8217;aucun critère financier ou autre n&#8217;est requis avant intervention en rehausse encore la valeur sociale).</li>
<li>L&#8217;accès aux soins ordinaires assure une plus grande longévité et une meilleure qualité de vie à la personne humaine.</li>
<li>L&#8217;accès à une alimentation saine et variée est une condition au maintien en bonne santé. Trop souvent, des questions de rentabilité conduisent à une baisse qualitative des produits d&#8217;alimentation.</li>
<li>L&#8217;accès à l&#8217;hygiène et à la protection contre les intempéries regroupe un ensemble assez vaste de métiers et professions en rapport avec l&#8217;habitat</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>B &#8211; La liberté</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>La liberté est avant tout une question de compétence. Je ne serai jamais libre de piloter un avion si je n&#8217;ai pas appris à le faire, jamais libre d&#8217;écrire un livre pour communiquer mes convictions si je ne sais pas écrire, jamais libre de contester une addition si je ne peux compter, jamais libre de visiter tel pays lointain si j&#8217;ignore son existence&#8230;</li>
<li>L&#8217;égalité des chances devant l&#8217;instruction est donc un paramètre important de notre liberté, le seul qui puisse un jour permettre à un enfant issu d&#8217;un milieu défavorisé de progresser socialement. La profession d&#8217;enseignant s&#8217;accompagne d&#8217;une grande responsabilité.</li>
<li>Le droit à l&#8217;information objective est un élément capital pour l&#8217;exercice de la liberté.</li>
<li>Les moyens de locomotion et les personnes qui les construisent ou participent à leur mise à la disposition du public remplissent une autre condition à l&#8217;usage de la liberté.</li>
<li>Les moyens de communication garantissent la liberté d&#8217;exprimer et d&#8217;échanger des opinions, de nouer des contacts, de s&#8217;associer&#8230;</li>
<li>Les moyens d&#8217;entreprendre conditionnent la liberté d&#8217;entreprendre.</li>
<li>L&#8217;accès à la culture et à la liberté d&#8217;expression qu&#8217;elle véhicule est un élément du bien-être.</li>
<li>L&#8217;accès à la connaissance, donc d&#8217;une manière générale, les &laquo;&nbsp;chercheurs &nbsp;&raquo; (sciences en général), les &laquo;&nbsp;penseurs&nbsp;&raquo; (philosophes, sociologues, etc), certains écrivains et éditeurs (sauf ceux qui produisent du &laquo;&nbsp;loisir&nbsp;&raquo;, classé dans la catégorie &laquo;&nbsp;plaisir&nbsp;&raquo;).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>C &#8211; La sécurité</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>C&#8217;est un concept également vaste parce qu&#8217;il englobe, à des degrés d&#8217;importance différents, la sécurité des personnes et celle des biens.</li>
<li>Le droit à la protection des personnes est le premier élément auquel on songe en matière de sécurité.</li>
<li>Le droit à la protection des biens implique à peu près les mêmes catégories professionnelles mais aussi quelques autres: services de gardiennage, techniciens en systèmes d&#8217;alarme, assurances&#8230;</li>
<li>Mais la sécurité, c&#8217;est également le droit d&#8217;approvisionnement. Nous plaçons donc dans cette catégorie les commerçants, les transporteurs, les grossistes, etc..</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>D &#8211; La Justice</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Le besoin de justice est une aspiration commune au genre humain. Il s&#8217;exprime cependant sur des terrains divers, en matière pénale comme en matière sociale.</li>
<li>Le souci n°1 de l&#8217;ensemble des justiciables, quelle que soit l&#8217;action en cause, est l&#8217;égalité des chances devant la Justice.</li>
<li>La notion de justice ne se circonscrit pas uniquement dans le secteur du même nom. La justice sociale, par exemple, exige que chacun soit récompensé selon son mérite (« A travail égal, salaire égal »). C&#8217;est la tâche des responsables syndicaux et des personnes qu&#8217;ils emploient.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>E &#8211; Le plaisir</strong></p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Le bien-être de la personne humaine dépend aussi des plaisirs qui lui sont accessibles. Sans doute, dans l&#8217;urgence, la valeur « plaisir » cède-t-elle le pas aux autres valeurs ci-dessus commentées &#8211; et qui d&#8217;ailleurs la conditionnent &#8211; mais on peut se demander avec les psychologues si le plaisir n&#8217;est pas la finalité de tous les choix d&#8217;une existence.</li>
<li>Le plaisir, c&#8217;est aussi le loisir actif.</li>
<li>Le plaisir, c&#8217;est enfin le loisir passif et donc l&#8217;ensemble des acteurs, travailleurs et organisateurs de spectacles, et nous y mettons toutes les formes d&#8217;art.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Après ce tour d&#8217;horizon qui nous a permis de mieux cerner les justifications de rémunération dans la société du 21e siècle, il reste à quantifier son montant à attribuer à chacun en fonction de formules qui nous protégeront de l&#8217;arbitraire, et à partir de la rémunération de base à déterminer la rémunération des différentes activités par l&#8217;importance sociale du secteur en fonction de la hiérarchie des valeurs. En supposant que celle-ci corresponde en ordre décroissant à la présentation, les métiers et professions verraient par exemple leur rémunération établie comme suit, en admettant que la décision soit prise d&#8217;une échelle des Rémunérations d&#8217;Activité de 1 à 3 :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Santé : la rémunération de base multipliée par 2 à 3</li>
<li>Liberté : la rémunération de base multipliée par 1,8 à 2,8</li>
<li>Sécurité : la rémunération de base multipliée par 1,6 à 2,6</li>
<li>Justice : la rémunération de base multipliée par 1,4 à 2,4</li>
<li>Plaisir : la rémunération de base multipliée par 1,2 à 2,2</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les fonctions ne pouvant être reprises dans aucune de ces rubriques restent à la rémunération de base soit 1.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>Dans le cadre d&#8217;une entreprise,</strong> c&#8217;est l&#8217;entreprise qui reçoit les montants cumulés des rémunérations et qui les distribue en son sein (accord direction-syndicats) en fonction des critères de l&#8217;écosociétalisme, à savoir :</p>
<ul style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
<li>Temps de travail &laquo;&nbsp;productif&nbsp;&raquo;</li>
<li>Pénibilité interne du travail</li>
<li>Besoins en main d&#8217;œuvre dans une spécialité donnée (offre et demande) interne à l&#8217;entreprise</li>
<li>Niveau de formation</li>
</ul>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Tous ces réglages supplémentaires doivent d&#8217;ailleurs être confiés au débat démocratique. Ce qui est véritablement important, c&#8217;est de poser une évaluation claire des aspects utiles et nocifs d&#8217;une activité en fonction du projet de société espéré. C&#8217;est également le rôle des partis politiques et des assemblées de citoyens.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Le débat sur les différentes méthodes de détermination de la Rémunération d&#8217;Activité reste ouvert.</p>
<hr style="border: 1px solid #cccccc; width: 70%; color: #ffffff;" noshade="noshade" />
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre04" name="chapitre04">Chapitre 4 : La circulation monétaire</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>4.1 &#8211; La C.E.S (Contribution Eco Sociétale ou  SOCIETAXE)</h2>
<p style="text-align: justify;">Théoriquement le prix de revient d&#8217;un bien ou d&#8217;un service est déterminé &laquo;&nbsp;hors taxe&nbsp;&raquo; par le cumul des Revenus d&#8217;Activités de tous les participants ou intervenants (rapporté à l&#8217;unité produite et distribuée). Évidemment, ce montant global correspond exactement aux coûts de production de ces biens ou services, et ne permet donc pas de financer le &laquo;&nbsp;Revenu Social&nbsp;&raquo; qui lui est &laquo;&nbsp;non productif&nbsp;&raquo; de biens (alors qu&#8217;il peut l&#8217;être de &laquo;&nbsp;bien être&nbsp;&raquo;), de même tout ce qui n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;vendu&nbsp;&raquo; (la fonction publique, la recherche, la justice, l&#8217;armée, la police, les services sociaux, les retraites, etc.), mais qui néanmoins induit des Revenus d&#8217;Activités que nous appellons &laquo;&nbsp;non marchands&nbsp;&raquo; (RAnm).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un complément, ajouté au prix de production, est donc nécessaire. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Notre proposition va vers une unique taxe, perçue au moment de l&#8217;acte final d&#8217;achat et inclue dans les prix de vente. Afin qu&#8217;elle soit totalement dans l&#8217;esprit du sociétalisme, cette taxe serait proportionnelle à l&#8217;impact de la fabrication (ou du service) sur l&#8217;environnement ou la santé (donc variable suivant l&#8217;impact sociétal de chaque production). Tel objet dont la fabrication demande plus de matières premières qu&#8217;il ne faut pas gâcher sera ainsi vendu plus cher qu&#8217;un objet semblable dont la fabrication a eu le même &laquo;&nbsp;coût&nbsp;&raquo; humain mais ayant moins compromis l&#8217;environnement, la santé ou les réserves non renouvelables. C&#8217;est bien une taxe &laquo;&nbsp;écologique&nbsp;&raquo; permettant d&#8217;une part de moduler le coût des produits, les plus polluants ou les moins &laquo;&nbsp;sociétaux&nbsp;&raquo; devenant les plus chers, d&#8217;autre part de couvrir monétairement la &laquo;&nbsp;redistribution&nbsp;&raquo; nécessaire au RS.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous proposons d&#8217;appeler cette taxe la &laquo;&nbsp;C.E.S&nbsp;&raquo; (Contribution Eco Sociétale) ou SOCIETAXE applicable avec une forte proportionnalité en fonction des arguments écologiques et sociétaux. Ce serait, nous le redisons, la seule taxe, mais qui pourrait être modulée de zéro à l&#8217;infini. Il n&#8217;y en a pas besoin d&#8217;autre (sauf cas de l&#8217;importation que nous verrons plus en détail dans la seconde partie), il n&#8217;y a pas non plus d&#8217;autres impôts. A cette taxe seraient seulement rajoutés les &laquo;&nbsp;loyers&nbsp;&raquo;, droits d&#8217;occupation privée des sols (voir chapitre 6).</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien comprendre que même si nous parlons de &laquo;&nbsp;perception&nbsp;&raquo; de cette contribution et du loyer, il n&#8217;y a aucun transfert de cette monnaie perçue vers un quelconque compte administratif. Non, c&#8217;est seulement une destruction de la monnaie correspondante sur le compte de l&#8217;acheteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au niveau de la circulation monétaire, nous aurions donc le schéma suivant :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" style="border: 0pt none;" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/ecosocietalisme-schema1.png" border="0" alt="Ecosociétalisme - Schéma 1" width="500" height="326" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques indications :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>IEM (IEDM) est l&#8217; Institut d&#8217;Emission de la Monnaie; il s&#8217;agit en fait d&#8217;une Banque Centrale qui régule l&#8217;émission de la monnaie et sa distribution à la population suivant la Rémunération Sociétale Individuelle (Revenu Social + Revenu d&#8217;Activité), et détruit la monnaie électroniquement lors de son utilisation finale. Elle travaille en relation étroite avec les administrations de planification des territoires.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;population passive&nbsp;&raquo; est l&#8217;ensemble de la population. Tous les individus reçoivent au moins le Revenu Social.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;population active &nbsp;&raquo; est l&#8217;ensemble des producteurs du pays. Le montant global est l&#8217;ensemble des Revenus d&#8217;Activités.</li>
<li>RA1, RA2, RA3, RAnm représentent les Revenus d&#8217;Activités qui se cumulent à partir d&#8217;une production amont).</li>
<li>La C.E.S (SOCIETAXE),  plus les loyers qui n&#8217;ont pas été isolés dans ce schéma de principe, est estimée à 40% en moyenne.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Réflexions complémentaires :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le traçage de la monnaie, unité par unité, alourdirait considérablement le système, en obligeant à une centralisation immédiate des infos d&#8217;échange (gros débit d&#8217;information). Connaître seulement les volumes monétaires détruits est beaucoup plus simple, puisqu&#8217;il est possible d&#8217;imaginer un système hiérarchique pyramidal, avec à la base des serveurs locaux, qui transmettent les informations (volumes de monnaie détruite) à des serveurs régionaux, puis nationaux (puis mondiaux ?). Il est également possible que des serveurs intermédiaires soient autorisés à créer la monnaie, et ne transmettent aux serveurs centraux que le bilan de leur activité, à échéance régulière. Ainsi, le bilan national annuel est simple à faire, et l&#8217;ensemble du système est facile à gérer. Basé sur une philosophie de division des tâches, le système est moins sensible à la panne générale qu&#8217;un système instantanément centralisé. De plus, en prévision d&#8217;un cas de panne informatique, les citoyen disposeront d&#8217;un carnet de chèques en secours.</p>
<p style="text-align: justify;">Le système le plus simple et le plus sûr fait appel à deux clés, qui signent mutuellement l&#8217;acte de vente. Le client authentifie la paiement par son code, lié comme aujourd&#8217;hui à son moyen de paiement électronique (et d&#8217;ici peu il n&#8217;y aura plus besoin de code; les cartes monétaires disposeront d&#8217;un verrou sous forme d&#8217;une reconnaissance de l&#8217;empreinte digitale du pouce qui tient la carte). Le vendeur, lui, certifie la vente (donc l&#8217;acte de consommation finale) par l&#8217;envoi de son code professionnel (connu auprès des autorités, comme aujourd&#8217;hui avec les n° SIRET et autres) lors d&#8217;une connexion journalière ou hebdomadaire reprenant tous les transferts. Dans ce cas, il y a ordre de destruction de la monnaie.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre particuliers maintenant (par exemple sur la revente d&#8217;un bien d&#8217;occasion qui n&#8217;est plus soumis à une C.E.S.). C&#8217;est très simple aussi : chacun s&#8217;identifie, confirme son identité par son code, et l&#8217;acheteur indique quelle somme doit être rétirée de son compte. Cette somme est immédiatement versée sur le compte du vendeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une autre manière de présenter cette circulation monétaire : </strong>&laquo;&nbsp;<a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/le-flux-monetaire-ecosocietal.pdf" target="_blank">le flux monétaire écosociétal</a>&nbsp;&raquo; (par Brieuc Le Fèvre)</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>4.2 &#8211; Les critères déterminants le montant de la C.E.S (ou SOCIETAXE)</h2>
<p style="text-align: justify;">Sans être certain d&#8217;avoir listé la totalité des critères qui pourraient entrer dans la détermination du montant de la C.E.S., en voici une liste (il est important de comprendre que ces critères ne peuvent avoir de &laquo;&nbsp;valeur absolue&nbsp;&raquo;, c&#8217;est les uns par rapport aux autres qu&#8217;il sera possible de donner un &laquo;&nbsp;pourcentage&nbsp;&raquo;. Ils peuvent être variables dans le temps également) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Quantité de matières premières utilisées (une faible quantité nécessaire induit une C.E.S plus faible).</li>
<li>Rareté des matières premières (au plus les matières premières sont rares, au plus la C.E.S est élevée).</li>
<li>Quantité d&#8217;énergie utilisée (exemple: la consommation des véhicules ou des types de chauffage).</li>
<li>&laquo;&nbsp;Qualité&nbsp;&raquo; de l&#8217;énergie utilisée (une énergie &laquo;&nbsp;propre&nbsp;&raquo; ne sera que peu taxée).</li>
<li>Quantité de déchets induits (la C.E.S est proportionnelle à la quantité de déchets induits par la production).</li>
<li>&laquo;&nbsp;Qualité&nbsp;&raquo; des déchets (recyclabilité, dangerosité, etc.) (des déchets parfaitement recyclables sont peu taxés : la durée nécessaire pour un complet recyclage naturel peut aussi être prise en compte).</li>
<li>Utilité sociale (un fort impact positif sur la qualité positive de la vie collective).</li>
<li>Utilité individuelle (la C.E.S est plus élevée sur un produit apportant peu d&#8217;avantages en terme de confort individuel).</li>
<li>Impact environnemental global (esthétique du paysage, par exemple).</li>
<li>Impact sur la santé des agents de production (participants) (le bruit, un produit chimique néfaste, un environnement pollué, etc.).</li>
<li>Impact sur la santé des consommateurs (que ce soient des produits agricoles ou industriels).</li>
<li>Durabilité (un produit plus durable ou fiable qu&#8217;un autre sera moins taxé).</li>
<li>Economie d&#8217;utilisation (d&#8217;éventuels autres critères que l&#8217;énergie consommée).</li>
<li>Substitut aux importations (un produit permettant d&#8217;éviter les importations d&#8217;un autre (même usage) sera moins taxé.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>4.3. La répartition globale</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons tenter d&#8217;apporter un premier exemple de ce que serait la répartition des Revenus (Les données de ce chapitre correspondent aux statistiques officielles françaises arrondies).</p>
<p style="text-align: justify;">Le but est d&#8217;effectuer un partage de la richesse le plus équitable possible en tenant compte des critères développés précédemment.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous reprenons les données officielles : Le PIB est de 1.400 milliards d&#8217;euros. Au recensement 1999, il y a 23 millions &laquo;&nbsp;d&#8217;actifs&nbsp;&raquo; occupés et 3,5 millions de &laquo;&nbsp;chômeurs&nbsp;&raquo; (au sens du recensement, c&#8217;est à dire qui ont formulé le souhait de travailler) pour une population totale de 60 millions.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque actif &laquo;&nbsp;produit&nbsp;&raquo; chacun en moyenne 1.400 milliards d&#8217;euros divisé par 23 millions, 60.869 euros par an, ce qui représente, pour une durée moyenne de travail de 37 h par semaine et 47 semaines, soit 1.740 h par an, environ 35 euros de l&#8217;heure.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a en fait un total de 26,5 millions de personnes souhaitant en principe travailler (actifs + chômeurs).</p>
<p style="text-align: justify;">Admettons que tous ces gens travaillent en moyenne 37 heures par semaine dans la &laquo;&nbsp;production&nbsp;&raquo; de biens ou de services proprement dit (tel que décompté actuellement) et qu&#8217;ils passent en plus 8 heures dans des activités &laquo;&nbsp;secondaires&nbsp;&raquo; rémunérés d&#8217;utilité sociétale et/ou éducatives (une activité sociétale externe à la famille est considérée comme une production dans l&#8217;écosociétalisme, telles les activités associatives, alors qu&#8217;elle est bénévole et non comptabilisée dans le PIB), ce qui fait donc un total de 45 heures d&#8217;activité par semaine.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; et qu&#8217;il y a toujours, en moyenne, 47 semaines d&#8217;activité dans l&#8217;année.</p>
<p style="text-align: justify;">Le total des heures d&#8217;activité qu&#8217;il faudrait prendre en compte pour cette catégorie active de la population est donc de 56 milliards d&#8217;heures.<br />
 Prenons maintenant les autres catégories de population dont les activités ne sont pas comptabilisées dans le PIB (activités associatives ou sociales bénévoles) et estimons quelles peuvent être les heures.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li> 8 millions de 18/60 ans &laquo;&nbsp;non actifs&nbsp;&raquo; ; estimé à 2 h par semaine, soit, arrondis, 100 h par an, total 800 millions.</li>
<li> 5 millions de 61 à 74 ans dont la moitié (2,5) gardent ce genre d&#8217;activité, à 50%, soit 1.000 h par an, total 2,5 milliards d&#8217;heures.<br />
 Le total des heures d&#8217;activité qu&#8217;il faudrait prendre en compte pour l&#8217;ensemble de la population est donc de 56 + 0,8 + 2,5 = 59,3 milliards d&#8217;heures, arrondis à 60 milliards).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">&#8230; ce qui, multiplié par la même valeur moyenne de production horaire de 35 euros, donne un montant de l&#8217;actif de &laquo;&nbsp;l&#8217;Activité Globale Nationale&nbsp;&raquo; de 2.100 Milliards d&#8217;euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais de l&#8217;actif, il faut déduire le passif : l&#8217;usure ou l&#8217;amortissement des biens publics et de production, les destructions naturelles ou artificielles qui ne sont pas &laquo;&nbsp;consommation individuelle&nbsp;&raquo;. Nous ne disposons pas de chiffres précis concernant cela mais on peut les estimer à environ 550 milliards d&#8217;euros. Nous devons avouer que nous avons aussi arrondi cette estimation à un montant qui nous arrangeait pour la suite des calculs, mais s&#8217;il devait être inférieur dans la réalité, ce ne serait que &laquo;&nbsp;bonus&nbsp;&raquo; pour le calcul qui suit.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste donc 1.450 milliards d&#8217;euros (arrondis), valorisation du solde de l&#8217;activité humaine nationale sous forme de création de biens et de services marchands et non-marchands.</p>
<p style="text-align: justify;">Admettons que nous acceptions une répartition globale de ce solde d&#8217;Activité Globale sous forme de Rémunération sur une échelle de 1 à 4 (mais il peut être de 1 à N, ce n&#8217;est pas aux économistes d&#8217;en décider) suivant &laquo;&nbsp;l&#8217;activité sociétale&nbsp;&raquo; de chacun. Cette &laquo;&nbsp;échelle des Rémunérations&nbsp;&raquo; peut sembler étroite, mais n&#8217;oublions pas qu&#8217;il s&#8217;agit de &laquo;&nbsp;net&nbsp;&raquo; (puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;impôt sur le revenu) et qu&#8217;il ne reste que la C.E.S. en tant que taxe.</p>
<p style="text-align: justify;">Indice 1 pour le Revenu Social, sans aucune activité. Dans ce groupe nous incluons les enfants, suivant la répartition de la note du chapitre 3.</p>
<p style="text-align: justify;">Indice 1 à 3 pour la Rémunération d&#8217;Activité y compris la retraite. Mais le fait que nous choisissions ici l&#8217;indice &laquo;&nbsp;1&#8243; du Revenu Social équivalent à l&#8217;indice de la Rémunération d&#8217;Activité la plus basse n&#8217;est pour nous qu&#8217;une facilité de calcul, il n&#8217;y a pas de lien entre les deux.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pouvoir avoir une idée de la répartition, nous allons établir une &laquo;&nbsp;population équivalente&nbsp;&raquo; en regard de chacune des catégories, ce qui donnera une population équivalente globale en considérant des moyennes.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La &laquo;&nbsp;population équivalente productive&nbsp;&raquo; est celle qui a une activité rémunérée et reçoit la Rémunération d&#8217;Activité.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;population équivalente non-productive&nbsp;&raquo; est celle qui reçoit le Revenu Social et/ou un complément de retraite, reconnaissance de son activité passée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Mais quel que soit la manière dont on veut présenter les choses, une partie de la population qui travaille le fait, et pour elle-même, et aussi par solidarité afin de permettre à ceux qui ne sont pas productifs de vivre dignement. On ne peut distribuer ce qui n&#8217;a pas été produit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous obtenons donc le tableau résumé suivant :</strong></p>
<table border="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="20%" align="center"><strong>Tranche</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population équivalente productive</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population équivalente non productive</strong></td>
<td width="10%" align="center"><strong>Population équivalente Totale</strong></td>
<td width="40%" align="center"><strong>Notes et explications</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">Enfants et adolescents (0/18 ans).</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">14 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">7 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">7 millions</td>
<td width="40%">Voir note 4 : la moyenne du Revenu Social équivaut à 50% en considérant une répartition équilibrée des tranches d&#8217;âge.</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">Adultes qui travaillent (ou travailleraient dans un système sociétal) (18/60 ans).</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">26.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">53 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">26.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">79.5 millions</td>
<td width="40%">Ils reçoivent d&#8217;une part le revenue social (indice 1), d&#8217;autre part le revenu d&#8217;activité de 1 à 3 (moyenne prise à 2). Le total est donc de &laquo;&nbsp;3&#8243;</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">Adultes ne travaillant pas (18/60 ans).</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">8 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">8 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">8 millions</td>
<td width="40%">Revenu Social d&#8217;indice 1 uniquement</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">La moitié des 60 à 74 ans dont on peut considérer qu&#8217;ils gardent une activité sociétale partielle et bénéficient d&#8217;une &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo; au prorata de leur activité sociétale passée.</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">2.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">2.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">7.5 millions</td>
<td width="40%">Ils reçoivent d&#8217;une part le revenu social (indice 1), d&#8217;autre part le revenu d&#8217;activité de 1 à 3 (moyenne prise à 2, mais sur 50%, soit &laquo;&nbsp;1&#8243;). Le total est donc de &laquo;&nbsp;2&#8243;, auquel il faut ajouter le revenu d&#8217;activité, moyenne de leurs activités passées, qui leur fait bénéficier d&#8217;un complément sous forme de &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo; de 1. Total &laquo;&nbsp;3&#8243;</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">L&#8217;autre moitié des 60 à 74 ans, inactifs.</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">2.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">5 millions</td>
<td width="40%">Revenu d&#8217;activité, moyenne de leurs activités passées, qui leur fait bénéficier d&#8217;un complément sous forme de &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo; estimé à 1 ajouté au revenu social 1, soit &laquo;&nbsp;2&#8243;</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">seniors de plus de 75 ans inactifs</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">6.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">0</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">13 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">13 millions</td>
<td width="40%">Revenu social + revenu d&#8217;activité (En considérant que la moyenne de leurs activités passées leur fait bénéficier d&#8217;un complément sous forme de &laquo;&nbsp;retraite&nbsp;&raquo;), de 1. Total &laquo;&nbsp;2&#8243;.</td>
</tr>
<tr>
<td width="20%" valign="middle">POPULATION</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">60 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">55.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">64.5 millions</td>
<td width="10%" align="center" valign="middle">120 millions</td>
<td width="40%"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Chaque &laquo;&nbsp;part de rémunération&nbsp;&raquo; (indice 1) vaut donc en réalité 1.450 milliards divisés par 120 millions, soit 12.000 euros par an (Rémunération d&#8217;indice 1 = 1.000 euros par mois).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, nous le redisons, ce n&#8217;est pas aux économistes de déterminer l&#8217;échelle des Rémunérations ; c&#8217;est au peuple, aux politiques ou à des structures démocratiques spécialisées, sachant que si l&#8217;échelle de la Rémunération d&#8217;Activité s&#8217;élargit, toutes choses restant égales par ailleurs, chaque part d&#8217;indice 1 diminue. Mais en aucun cas d&#8217;éventuels cumuls de Rémunérations d&#8217;Activités ne pourront permettre de dépasser le seuil maximum fixé par la loi, car c&#8217;est aussi un des fondements de la philosophie et de la morale sociétale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Revenu  Social doit permettre de vivre et de satisfaire tous les besoins de base.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ici que pourrait éventuellement intervenir, si la société le souhaite, une notion d&#8217;Engagement de Participation Citoyen : la collectivité pourrait demander, en échange du Revenu Social, une participation sociétale sous forme d&#8217;un &laquo;&nbsp;service civil&nbsp;&raquo; de deux ou trois ans par exemple, pas nécessairement consécutifs.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre05" name="chapitre05">Chapitre 5 : La consommation</a></h1>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>5.1. Les prix</h2>
<p style="text-align: justify;">Les prix, dans l&#8217;écosociétalisme, se calculent à partir du temps de travail humain utilisé pour fabriquer un bien ou apporter un service. L&#8217;idéal théorique, que nous avons vu dans ce qui précède, est de sommer les Rémunérations d&#8217;Activité amonts à une fabrication. Néanmoins une forte simplification est possible en prenant la moyenne nationale des Rémunérations d&#8217;Activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc pour la détermination d&#8217;un prix, le temps de travail est multiplié par l&#8217;indice moyen de Rémunération d&#8217;Activité de la population nationale. Par ce biais, le prix brut de production est immédiatement dérivé du temps de travail nécessaire pour assurer la production, et la valeur de production des produits et services consommables est égale au nombre de monnaies/heure émises pour assurer cette même production.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Prix de Vente au Public (PVP) sont cependant supérieurs aux Prix de Production (PP), du fait de la ventilation sur les prix de production de la masse monétaire émise (la Contribution Eco Sociétale / C.E.S.) pour assurer les Revenus Sociaux (R.S.) et les Rémunérations d&#8217;Activité non_marchands (RA.nm).</p>
<p style="text-align: justify;">On a donc : PVP= PP + C.E.S.</p>
<p style="text-align: justify;">Le taux de base de la C.E.S. est égal au complément à 100 du facteur d&#8217;impact de la production (donc base %= 100 &#8211; facteur d&#8217;impact).</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, l&#8217;équilibre monétaire implique que la masse monétaire détruite par la C.E.S. soit égale à la somme des RS (Revenus Sociaux) et RAnm (Rémunération d&#8217;Activité non_marchand).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour atteindre cet équilibre, la base de la C.E.S. sur chaque produit vendu est multipliée par un facteur d&#8217;équilibrage, défini nationalement sur la base des statistiques de la période précédente, et après projection des tendances passées sur l&#8217;avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce travail incombe par exemple à un Bureau des Statistiques Economiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le Prix de Vente au Public d&#8217;un bien ou service est calculé comme suit :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PVP= Temps de travail * RA horaire moyen * (1 + (1-facteur d&#8217;impact/100) * facteur d&#8217;équilibrage)</strong></p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>5.2. Les Revenus</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu que tout citoyen touchait un Revenu Social permettant de vivre correctement auquel s&#8217;ajoute, s&#8217;il a une activité, sa Rémunération d&#8217;Activité. Nous avons pris, pour des facilités de calcul, la base de la Rémunération d&#8217;Activité équivalente à celle du Revenu Social, mais nous le répétons, les deux ne doivent pas être liés.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons quelques exemples :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Famille de deux enfants de 5 et 8 ans :</strong><br />
 Cas d&#8217;une famille de deux enfants de 5 et 8 ans dont l&#8217;un des parents reste au foyer afin de participer à l&#8217;éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre parent travaille dans un secteur de la justice et touche son Revenu Social de 1.000 euros par mois, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 2,1 relative à son activité de 2.100 euros, soit un total de 3.100 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conjoint qui ne travaille pas touche une rémunération de 1, soit 1.000 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&#8217;enfant de 5 ans, la répartition donnerait 1.000 * 5/18, soit 278 euros par mois sur l&#8217;année en cours. Pour l&#8217;enfant de 8 ans, la répartition donnerait 1000 * 8/18, soit 444 euros par mois sur l&#8217;année en cours. Ceci fait un total d&#8217;environ 4.800 euros par mois pour cette famille.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Famille sans enfant :</strong><br />
 Cas d&#8217;une famille sans enfant dont les deux conjoints travaillent dans le spectacle en bénéficiant d&#8217;une rémunération de base 1,4 et 1,7 respectivement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier conjoint qui travaille touche son &laquo;&nbsp;Revenu Social&nbsp;&raquo; de 1.000 euros par mois, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 1,7 relative à son activité artistique de 1.700 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second conjoint touche son Revenu Social de 1.000 euros, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 1,4 relative à son activité artistique de 1.400 euros.<br />
 Ceci fait un total de 5.100 euros par mois pour cette famille.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Célibataire médecin :</strong><br />
 Cas d&#8217;un célibataire médecin travaillant beaucoup et bénéficiant d&#8217;une rémunération de base 2,9.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui-ci touche son Revenu Social de 1.000 euros, plus une Rémunération d&#8217;Activité de base 2,9 relative à son activité de 2.900 euros, soit un total de 3.900 euros par mois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Le retraité sans activité complémentaire :</strong><br />
 Cas d&#8217;un retraité seul qui n&#8217;a pu justifier que d&#8217;une faible activité sociétale pendant sa vie active et dont la Rémunération d&#8217;Activité antérieure est établie en moyenne à 1,2.</p>
<p style="text-align: justify;">Son Revenu Social est de 1.000 euros, et sa retraite de 1.200 soit un total de 2.200 euros par mois.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>5.3. Le crédit</h2>
<p style="text-align: justify;">Le principe général veut qu&#8217;il n&#8217;y ait plus de &laquo;&nbsp;propriété privée&nbsp;&raquo; mais richesse collective. Cette richesse collective est pour nous celle de la terre, de l&#8217;air, de l&#8217;eau, du sous-sol, de la monnaie, des outils de production. La propriété de la résidence de famille, aussi bien que des biens de consommation sont &laquo;&nbsp;privés&nbsp;&raquo; : d&#8217;ailleurs l&#8217;accès à une meilleure &laquo;&nbsp;qualité de vie&nbsp;&raquo; est une motivation à trouver et à fournir une activité mieux rémunérée (donc plus sociétale).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;une de ces familles peut avoir besoin ou envie d&#8217;accéder au crédit pour, par exemple, faire construire une résidence principale. Dans l&#8217;écosociétalisme, puisque qu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;intérêts sur les prêts et mieux, plus de &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; à prêter, comment ce problème peut-il se résoudre ?</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas que chaque unité monétaire doit être détruite après son utilisation finale. Chaque unité monétaire correspond qui plus est à une part d&#8217;activité, une &laquo;&nbsp;production&nbsp;&raquo;&#8230; y compris la production d&#8217;une habitation&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas non plus que toute la &laquo;&nbsp;chaîne de production&nbsp;&raquo; qui abouti à la construction (matériaux, transformation, transport, construction proprement dite) ne sera pas payée par l&#8217;accédant à la propriété mais par la collectivité. Néanmoins, cet accédant se doit de rembourser la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons le cas de la famille 2 qui dispose d&#8217;un total de 5.100 euros par mois et souhaite utiliser 1.500 euros en remboursements mensuels pour son achat dont le temps de fabrication cumulé représentent des Rémunérations d&#8217;Activité cumulés plus &laquo;&nbsp;C.E.S.&nbsp;&raquo; (Sociétaxe) de 200.000 euros. N&#8217;oublions pas que les matériaux nécessaires à la construction et l&#8217;équipement ont eux-même une valeur qui est le cumul des Rémunérations des différents intervenants nécessaires pour l&#8217;extraction, la transformation, le transport, le stockage, etc. , augmenté, puisqu&#8217;il s&#8217;agit de consommation finale, de la seule Contribution &laquo;&nbsp;C.E.S.&nbsp;&raquo; (Sociétaxe).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette famille décide de payer sur 10 ans, ce qui représente 20.000 euros par an, ce qui est raisonnable compte tenu de ses Rémunérations cumulées de 61.200 euros par an.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a aucun intérêt évidemment. &laquo;&nbsp;On&nbsp;&raquo; ne lui prête pas d&#8217;argent dans la réalité, &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo; lui autorise seulement l&#8217;accession à la propriété à crédit. Ce &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo; est l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire ou sa succursale locale.</p>
<p style="text-align: justify;">La collectivité va lui autoriser cette transaction en émettant une quantité de monnaie supplémentaire de 200.000 euros qu&#8217;elle va devoir récupérer de cette famille, puis la détruire au cours des 10 ans à raison du 1/10° par an.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plusieurs cas peuvent se présenter :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La famille peut voir ses revenus diminuer et se retrouve dans l&#8217;incapacité de rembourser. On peut parer à ce risque par une &laquo;&nbsp;assurance mutuelle&nbsp;&raquo;, comme c&#8217;est d&#8217;ailleurs le cas actuellement.</li>
<li>La famille désire revendre. C&#8217;est l&#8217;acheteur qui reprendra le solde de la dette (comptant ou à crédit). Nous verrons cela dans la page suivante qui soulève la question du prix des terrains constructibles et de la transmission successorale.</li>
</ul>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre06" name="chapitre06">Chapitre 6 : L&#8217;habitation, la revente, la succession</a></h1>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas que chaque unité monétaire (euro ou MERCI) doit être détruit après son utilisation finale. Qui plus est, chacune correspond à une activité, une &laquo;&nbsp;production&nbsp;&raquo; mais ne peut être représentative d&#8217;un &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; ou des intérêts d&#8217;un capital.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a d&#8217;autre part, présent dans les fondements même du sociétalisme, la notion de &laquo;&nbsp;biens collectifs communs&nbsp;&raquo;, ce que la nature nous donne sans se faire payer :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les sous sols (pétrole, uranium, eau, sources, mines, etc.).</li>
<li>L&#8217;air, l&#8217;eau, le sol.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le problème du sol, puisqu&#8217;il est le plan qui nous permet de vivre et de produire, fait donc l&#8217;objet d&#8217;un traitement particulier. Les terrains pour y construire sont un cas particulier dans celui-ci. C&#8217;est un euphémisme de dire que le système actuel n&#8217;est pas satisfaisant : la mise en place d&#8217;un P.O.S. (Plan d&#8217;Occupation des Sols) communal est fondamentalement d&#8217;une injustice criante. Un propriétaire d&#8217;un terrain en bordure d&#8217;une zone constructible peut, aujourd&#8217;hui, voir le prix de son terrain valoir des dizaines de fois plus que celui de son voisin qui ne l&#8217;est pas, toutes choses restant égales par ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un problème complexe et difficile. Nous n&#8217;avons pas la prétention de détenir LA solution, mais ce qui est présenté à la suite est sans doute une des solutions possibles.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>6.1 &#8211; La valeur du sol</h2>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;il soit propriété par transmission, achat préalable à la mise en oeuvre de l&#8217;écosociétalisme, pour soi ou pour spéculation ou &laquo;&nbsp;réserves foncières&nbsp;&raquo; on a l&#8217;habitude de considérer que le sol puisse être &laquo;&nbsp;propriété privée transmissible&nbsp;&raquo; que ce soit par vente ou leg.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la &laquo;&nbsp;rareté relative&nbsp;&raquo; de certains terrain constructibles qui en font leur valeur (centre ville, bords de mer, etc.). L&#8217;administration communale ou autre doit rester juge de ce qui peut être construit ou non.</p>
<p style="text-align: justify;">La meilleure solution envisageable est de considérer les terrains comme exclus de la propriété privée et de considérer une valeur locative que le &laquo;&nbsp;locataire&nbsp;&raquo; payera sur ses Rémunération sous forme d&#8217;un loyer avec bail emphytéotique. Oui, mais à qui ?</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il le payait à un &laquo;&nbsp;propriétaire privé&nbsp;&raquo; nous serions en dehors du système économique proposé. Ce &laquo;&nbsp;loyer d&#8217;utilisation&nbsp;&raquo; doit donc être payé à la communauté&#8230; sous forme de monnaie qui sera détruite, la consommation finale étant justement l&#8217;utilisation de ce terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Se pose également le problème de l&#8217;accès à la location de ce terrain sur lequel sera construit un immeuble ou une habitation individuelle. Là aussi un exemple sera plus parlant. Imaginons un magnifique terrain avec vue mer. La municipalité a décidé d&#8217;y autoriser la construction. Le &laquo;&nbsp;loyer&nbsp;&raquo; du bail emphytéotique du terrain est fixé, mais il va y avoir des dizaines de prétendants qui tous ont des revenus sensiblement équivalents leur permettant de payer celui ci et de construire. A ce jour, le problème s&#8217;autorégule par la loi de l&#8217;offre et de la demande, favorisant bien évidemment ceux qui ont le plus de capital ou de moyens financiers, quelle que soit l&#8217;origine des fonds, y compris illégale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La solution qui nous semble la plus juste est la suivante :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Une large &laquo;&nbsp;information&nbsp;&raquo; est faite pendant un délai assez long, permettant à chacun d&#8217;être également informé.</li>
<li>Lorsque les prétendants se sont fait connaître, et après vérification de leurs capacités de satisfaire au paiement de la &laquo;&nbsp;location&nbsp;&raquo; suivant les montants définis par la municipalité, et de la construction, c&#8217;est un tirage au sort qui déterminera le bénéficiaire afin d&#8217;éviter tout passe-droit.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Proposition, par exemple au niveau d&#8217;une commune, d&#8217;une agglomération de commune ou d&#8217;une ville :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un quota réservé à des métiers précis permettant de vivre harmonieusement dans une autarcie maximale (dans une zone géographiquement limitée).</li>
<li>Un quota réservé aux &laquo;&nbsp;enfants du pays&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Un quota ouvert, parce que le brassage &laquo;&nbsp;hasardeux&nbsp;&raquo; est source de vitalité.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>6.2 &#8211; Plus value immobilière à la revente ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous nous posions la question de savoir ce que devient une éventuelle plus value sur la revente et que devient le montant déjà versé ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut considérer qu&#8217;il n&#8217;y a plus possibilité de &laquo;&nbsp;travail au noir&nbsp;&raquo; (puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus de monnaie &laquo;&nbsp;non tracée&nbsp;&raquo;). Néanmoins il ne peut être question de faire la &laquo;&nbsp;chasse au troc&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il soit représenté par des objets ou du temps de travail : le système séliste est tout à fait compatible avec l&#8217;écosociétalisme et même le bienvenu. Qui plus est, un propriétaire ou locataire d&#8217;une habitation peut améliorer de lui même son habitat&#8230; et il est logique que de ce fait sa valeur augmente; comme dans l&#8217;actuel système fiscal de détermination des &laquo;&nbsp;plus values&nbsp;&raquo;, s&#8217;il peut en justifier.</p>
<p style="text-align: justify;">Reprenons notre exemple précédent et imaginons qu&#8217;au terme de 4 ans cette famille désire changer de logement. Elle a déjà remboursé 80.000 euros (qui ont été détruits) sur un total &laquo;&nbsp;emprunté&nbsp;&raquo; &#8211; mais nous préférerons utiliser le terme &laquo;&nbsp;avancé&nbsp;&raquo; &#8211; de 200.000. Elle peut justifier de 30.000 euros de &laquo;&nbsp;travaux et embellissements&nbsp;&raquo;. Comme la spéculation immobilière n&#8217;est pas envisageable dans le sociétalisme puisque nous considérons que la valeur de l&#8217;habitation est totalement liée au travail effectué pour la fabrication, son &laquo;&nbsp;autorisation de prix de vente&nbsp;&raquo; sera de 230.000 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Si plus d&#8217;un acheteur se présente, nous pourrons utiliser le même système qu&#8217;en ce qui concerne les terrains, c&#8217;est-à-dire le recours éventuel au &laquo;&nbsp;tirage au sort&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le remboursement déjà effectué majoré des travaux réalisés, soit un total de 110.000 euros correspond au &laquo;&nbsp;cash&nbsp;&raquo; que va devoir lui remettre l&#8217;acheteur (qu&#8217;il l&#8217;ait disponible ou qu&#8217;il l&#8217;emprunte), et sera donc une épargne utilisable dans le futur pour cette famille. Si l&#8217;acheteur dispose du solde, ce montant sera remis à l&#8217;institut d&#8217;émission monétaire pour destruction : sinon, il prendra lui aussi un crédit qu&#8217;il remboursera sur la période choisie et acceptée par l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire (via éventuellement des structures locales de celui ci). En conclusion : il ne peut y avoir de &laquo;&nbsp;plus values&nbsp;&raquo; injustifiées et la stabilisation du prix de l&#8217;immobilier ancien sera total (hors loyer d&#8217;occupation du sol décidé par la commune).</p>
<p style="text-align: justify;">Et si par hasard les indices de la construction montrent une augmentation, celui çi est appliqué sur la somme restant à payer par l&#8217;acheteur.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>6.3 &#8211; A propos de la succession</h2>
<p style="text-align: justify;">Le rôle des économistes est de tenter d&#8217;analyser les conséquences économiques et sociales du système qu&#8217;ils proposent. Ce sera aux politiques, aux autres spécialistes et au peuple de poursuivre avec eux cette réflexion dans les détails pour adapter si nécessaire les principes de base.</p>
<p style="text-align: justify;">Les biens successoraux peuvent être &laquo;&nbsp;mobiliers&nbsp;&raquo; (y compris monétaires), ou &laquo;&nbsp;immobiliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Reprenons le cas de notre famille en imaginant cette fois qu&#8217;elle a deux enfants :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;un des conjoint décède: la famille hérite de l&#8217;habitation et il n&#8217;y a aucune taxe à la succession.</li>
<li>Les deux conjoints décèdent: les enfants héritent, il n&#8217;y a aucune taxe.</li>
<li>Les conjoints décèdent après la vente. Leurs biens monétaires sont donc de 110.000 euros : les enfants héritent &#8230; toujours aucune taxe.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Si cette famille n&#8217;avait pas d&#8217;enfants et qu&#8217;elle ait désigné un ou des héritiers, notre réflexion nous amène à penser qu&#8217;elle doit avoir la possibilité de transmettre à qui elle veut ses économies, son épargne (laquelle, nous le rappellons, n&#8217;est pas productive d&#8217;intérêt et sera détruite lors d&#8217;actes d&#8217;achats), sans qu&#8217;il n&#8217;y ait besoin de percevoir aucune taxe, laquelle intervient seulement lors de l&#8217;achat final.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre l&#8217;accumulation au cours de plusieurs générations va à l&#8217;encontre de l&#8217;idée de l&#8217;écosociétalisme. On peut réguler le problème de la manière suivante: seuls sont transmissibles les valeurs épargnées au cours d&#8217;une vie, c&#8217;est-à-dire les biens représentant la différence entre ceux dont dispose une personne à la fin de son existence et ceux dont elle a disposé par héritage.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voyons donc que le système successoral est très simple mais se posera le problème de la transition du système capitaliste au système écosociétal. Quid des fortunes (et des biens immobiliers, des terrains, de l&#8217;or, de la monnaie, des actions, des brevets, etc.) accumulés et transmises par quelques familles au cours des générations, hormis la résidence familiale ? Notre avis sur cette question serait que ces biens doivent être rendus à la collectivité, les seuls transmissibles étant ceux acquis &laquo;&nbsp;écosociétalement&nbsp;&raquo; au cours d&#8217;une vie d&#8217;activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne risque t&#8217;on pas une fuite, une exportation illégale par exemple des oeuvres d&#8217;art détenues par ces familles fortunées qui voudront monayer ces accumulations de capital et éviter une &laquo;&nbsp;nationalisation&nbsp;&raquo; au décès de leur propriétaire, sans indemnisation ? Sans doute, mais c&#8217;est une décision politique qu&#8217;il faudra sans doute prendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque dans le système écosociétal toute la monnaie est &laquo;&nbsp;tracée&nbsp;&raquo; il ne peut y avoir de monnaie &laquo;&nbsp;noire&nbsp;&raquo;. De toute façon celle ci ne pourrait être considérée que comme de la &laquo;&nbsp;fausse monnaie&nbsp;&raquo;. Il n&#8217;y a plus &laquo;&nbsp;d&#8217;actions&nbsp;&raquo; (ni aucune forme de &laquo;&nbsp;capitaux mobiliers&nbsp;&raquo;) à transmettre, puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;actionnaires (inutiles, puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;investissements financiers nécessaires à la création d&#8217;unités de production).</p>
<p style="text-align: justify;">Reste juste la transmission de &laquo;&nbsp;biens mobiliers&nbsp;&raquo; : ayant été fabriqués, achetés et la monnaie correspondante détruite, leur valeur résiduelle est &laquo;&nbsp;revendable&nbsp;&raquo; à un particulier quelconque. Celui-ci ne pourra s&#8217;en rendre acquéreur qu&#8217;en transmettant au vendeur une partie de son épargne issue de la répartition sociétale nationale. Il n&#8217;y a donc aucune raison de taxer là non plus, ni sur la succession, ni sur une éventuelle transaction entre particuliers.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous rendez vous compte à quel point l&#8217;écosociétalisme peut &laquo;&nbsp;simplifier&nbsp;&raquo; toute la gestion nationale et les relations entre l&#8217;État et les citoyens ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez eu le courage de lire ces pages jusqu&#8217;ici, vous avez maintenant une bonne idée de ce qui est proposé dans l&#8217;écosociétalisme, forme moderne du distributisme</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre07" name="chapitre07">Chapitre 7 : La production et la distribution de biens et services</a>&gt;</h1>
<p style="text-align: justify;">La &laquo;&nbsp;Rémunération d&#8217;Activité&nbsp;&raquo;, correspondant à la rémunération des citoyens actifs, sera déterminé soit par un libre choix entre les demandeurs et les offreurs de travail, dans les limites de l&#8217;échelle de Rémunérations fixée par la loi (échelle des Rémunérations d&#8217;Activité), soit dans un système plus &laquo;&nbsp;dirigiste&nbsp;&raquo;, par l&#8217;application d&#8217;un certain nombre de variables (ou de critères) que nous avons listé précédemment. Dans ce cas ces critères devront faire l&#8217;objet, préalablement à leur détermination, d&#8217;un large débat de société réunissant des économistes, des politiques, des syndicalistes, des sociologues, des représentants associatifs, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un système capitaliste la production et la productivité sont les premiers indices de la bonne santé d&#8217;une entreprise ou disons d&#8217;un &laquo;&nbsp;producteur&nbsp;&raquo; dans le sens général. Comment régler ce problème dans une société écosociétaliste ? On pourrait se retrouver dans le cas extrême d&#8217;une structure dans laquelle les employés et les dirigeants font &laquo;&nbsp;acte de présence&nbsp;&raquo; afin de recevoir leur Rémunération d&#8217;Activité, mais dans lequel ils ne produiraient quasiment rien. Nous reverrons donc ce problème, mais il faut d&#8217;abord bien comprendre comment est déterminé le prix de vente d&#8217;un bien fabriqué.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>7.1 – Rappel de la détermination d&#8217;un prix de vente dans l&#8217;écosociétalisme</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>1) La somme des Rémunérations d&#8217;Activité (ou d&#8217;un R.A. national moyen), ramenés à l&#8217;unité produite, de :
<ul>
<li>Toutes les productions intermédiaires nécessaires en amont (extraction des matières premières, transformations, transports, outillages, équipements, services extérieurs, bâtiments, etc.).</li>
<li>La production proprement dite (études, fabrication, mais aussi services généraux nécessaires au fonctionnement de l&#8217;entreprise).</li>
<li>L&#8217;énergie.</li>
<li>La distribution (incluant le stockage).</li>
</ul>
</li>
<li>2) Augmenté d&#8217;une Contribution (C.E.S. ou sociétaxe) dont le montant est proportionnellement inverse à &laquo;&nbsp;l&#8217;effet sociétal&nbsp;&raquo; de la production. Le montant global de cette Contribution doit couvrir l&#8217;ensemble des Revenus Sociaux distribué à toute la population, des Revenus d&#8217;Activités des productions de biens et services publics gratuits, et des retraites.<br />
 Plutôt qu&#8217;employé, nous préférons le terme de &laquo;&nbsp;participant&nbsp;&raquo; qui correspond mieux à l&#8217;esprit de l&#8217;écosociétalisme. Tout employé est un participant à la production.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>7.2 &#8211; Le cas général d&#8217;une production de biens ou de services.</h2>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&#8217;une production (au sens très large de bien ou service) est achetée ou utilisée par le consommateur final, c&#8217;est à dire qu&#8217;elle ne doit plus être transformée par une quelconque structure commerciale, c&#8217;est que son cycle de fabrication et de distribution est terminé. Le consommateur final va donc l&#8217;acheter, mais la monnaie de cet achat, au lieu de s&#8217;accumuler dans une trésorerie devenue inutile (celle du fournisseur), sera électroniquement transférée à l&#8217;Institut d&#8217;Émission (et de Distribution) Monétaire, et détruite (ou détruite sans transfert).</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, une première question : Le &laquo;&nbsp;coût&nbsp;&raquo;, bien qu&#8217;en main d&#8217;oeuvre, des équipements de production, des bâtiments, du matériel de gestion, c&#8217;est-à-dire ce qui est à l&#8217;heure actuelle comptabilisé comme &laquo;&nbsp;immobilisations&nbsp;&raquo; et amorti, doit-il être répercuté proportionnellement sur le prix de vente, ou bien l&#8217;entreprise doit elle être considérée comme utilisateur final et payer cet achat&#8230; et si oui, avec quels fonds ?</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse est dans ce cas dans une notion &laquo;&nbsp;d&#8217;acte final d&#8217;achat virtuel&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;utilisation par l&#8217;entreprise est bien un &laquo;&nbsp;acte final d&#8217;achat&nbsp;&raquo; puisque les immobilisations ne seront plus transformées pour être revendues. Mais les entreprises ne disposent d&#8217;aucune trésorerie (dont elles n&#8217;ont d&#8217;ailleurs pas besoin) pour &laquo;&nbsp;acheter&nbsp;&raquo; ces biens nécessaires à leur activité. Alors ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notre proposition est la suivante : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la création d&#8217;un équipement nécessaire au fonctionnement d&#8217;une entreprise en aval (un outil de production, un bâtiment, un équipement), la monnaie équivalente va être émise et les participants à sa fabrication seront donc payés avec cette monnaie qu&#8217;à leur tour ils dépenseront dans le circuit de consommation ce qui permettra de détruire cette monnaie. Ces coûts des différentes chaînes en amont vont s&#8217;inclure proportionnellement dans le prix de l&#8217;objet fini sous forme d&#8217;une quôte part d&#8217;amortissement. Par exemple : un outillage qui a couté 100 en Rémunérations d&#8217;Activités cumulées amont, est amortissable sur 10 ans à raison de 10 par an. La chaîne amont de ceux qui l&#8217;ont fabriqué a touché 100, l&#8217;entreprise qui s&#8217;en sert pour créer 10 &laquo;&nbsp;objets&nbsp;&raquo; dans l&#8217;année rajoutera 1 à chaque objet produit. Donc, au terme de 100 objets produits (sur 10 ans) l&#8217;équilibre monétaire est récupéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur cette production des outils de production (immobilisations), la &laquo;&nbsp;C.E.S.&nbsp;&raquo; (Sociétaxe) est applicable, mais elle est &laquo;&nbsp;virtuelle&nbsp;&raquo; et n&#8217;interviendra donc que comptablement dans le &laquo;&nbsp;prix de vente&nbsp;&raquo; à l&#8217;entreprise utilisatrice. Cette entreprise utilisatrice amortira ces immobilisations suivant les régles d&#8217;amortissement en vigueur et répercutera la quôte part de cette C.E.S. virtuelle sur chaque unité produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc : le montant variable de cette C.E.S. &laquo;&nbsp;virtuelle&nbsp;&raquo; régulera les prix d&#8217;un outil de travail moins &laquo;&nbsp;sociétal&nbsp;&raquo; qu&#8217;un autre (on imagine que c&#8217;est pour une utilité équivalente), afin d&#8217;éviter d&#8217;arriver à l&#8217;inverse du but recherché, c&#8217;est-à-dire un outil au final moins cher qu&#8217;un autre, alors qu&#8217;il est moins sociétal. Il faut rajouter qu&#8217;une production par une entreprise moins sociétale se verra imposer une C.E.S. qui rendra ses produits plus chers que la concurrence et parallèlement des Rémunérations d&#8217;Activité moins élevés pour ses participants, autorégulant sa difficulté à trouver ceux-ci. En effet, dans le système écosociétal le but n&#8217;est pas de vendre n&#8217;importe quoi à n&#8217;importe quel prix et ce n&#8217;est pas la vente d&#8217;un produit bon marché qui fait sa force (un des cas du capitalisme actuel), mais bien la motivation de ses participants, donc des R.A. qu&#8217;ils peuvent obtenir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exemple :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul le R.A. est pris en compte dans le calcul non pas du prix de vente mais du coût de fabrication (prix de revient). Le prix de vente est modulé par le pourcentage de C.E.S. qui s&#8217;y applique plus les RA des intermédiaires (transports, distributeurs, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Le but d&#8217;une entreprise n&#8217;est plus spécialement de &laquo;&nbsp;vendre moins cher&nbsp;&raquo;, mais de produire dans le meilleur rapport &laquo;&nbsp;qualité sociétale/coût de fabrication&nbsp;&raquo; et c&#8217;est la C.E.S. qui ajuste le prix de vente pour tenir compte qu&#8217;à l&#8217;évidence, une entreprise, au plus elle produit sociétal, au plus son coût de fabrication sera élevé.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est évidemment un changement de paradigme difficile à assimiler et nous sommes bien dans une économie &laquo;&nbsp;dirigiste&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors on se retrouve effectivement devant le dilemme suivant :</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons l&#8217;exemple de trois fabriquants de lave-linge, A , B, C :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>A) Produit des lave linges qui présentent un faible coefficient sociétal (lors de tests) de 30&#8230; (mauvaise fiabilité, pollution environnante, gros consommateurs, etc.).</li>
<li>B) C&#8217;est beaucoup mieux, son coefficient est de 70.</li>
<li>C) On ne sait pas faire mieux actuellement : coef 100.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les participants (employés) de A auront un R.A. de 1.5, par exemple, 1.7 pour B, et 2.0 pour C. Et les autres paramétres sont identiques par ailleurs (temps nécessaire à la fabrication, frais généraux, amortissements, R.A. amont, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Admettons donc que la somme des R.A. + autres frais soit de 150 (euros, par exemple) pour A, il sera de 170 pour B et de 200 pour C pour fabriquer une machine.</p>
<p style="text-align: justify;">La C.E.S. interviendra pour le prix de vente de la manière suivante (c&#8217;est une suggestion, évidemment) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Pour A : 150 + C.E.S. 70 % = 255</li>
<li>Pour B : 170 + C.E.S. 30 % = 221</li>
<li>Pour C : 200 + C.E.S. 0% = 200</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Donc, une modulation de la C.E.S. (qui est essentiellement variable au long du temps et révisable à tout moment) permet de moduler également le prix de vente de manière à orienter la production vers de plus en plus d&#8217;effets sociétaux (et écologiques).</p>
<p style="text-align: justify;">Les R.A. non plus ne sont pas &laquo;&nbsp;fixés&nbsp;&raquo; mais évoluent &laquo;&nbsp;par comparaison&nbsp;&raquo; (il sera évidemment nécessaire de &laquo;&nbsp;lisser&nbsp;&raquo; les variations de manière à les rendre progressives).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet exemple, si une des entreprises performait pour les temps de production , le prix de revient unitaire baisserait sur cette variable, mais comme le RA des participants augmenterait il est possible que le prix de revient unitaire baisse, reste stable ou augmente&#8230; ce qui induirait une correction des C.E.S. de chaque produit similaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La &laquo;&nbsp;régle&nbsp;&raquo; proposée pour les consommables (exemples : énergie, papier, équipement de bureau, etc.) est identique à celle des &laquo;&nbsp;amortissables&nbsp;&raquo;. Ils entrent évidemment pour leur quôte part dans le prix de vente.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons que l&#8217;ensemble de cette notion et de cette explication est difficile à saisir, toute notre &laquo;&nbsp;éducation économique&nbsp;&raquo; s&#8217;insurgeant contre le fait qu&#8217;une entreprise puisse &laquo;&nbsp;bénéficier&nbsp;&raquo; d&#8217;un outil de travail sans avoir à le &laquo;&nbsp;payer&nbsp;&raquo;&#8230; mais n&#8217;oublions pas que dans l&#8217;éco-sociétalisme le but d&#8217;une entreprise n&#8217;est plus de faire du bénéfice, mais de produire les biens (ou services) nécessaires au confort et aux vrais besoins de la population.</p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, l&#8217;entreprise reçoit l&#8217;accord d&#8217;une dotation comptable ou &laquo;&nbsp;enveloppe&nbsp;&raquo; suivant les différents critères sociétaux définis, et correspondant d&#8217;une part à son propre indice sociétal déterminé suivant son type de production, d&#8217;autre part au nombre de ses &laquo;&nbsp;employés-participants&nbsp;&raquo;. Cest à l&#8217;I.E.M. que revient le soin de créditer les participants de l&#8217;entreprise, sur &laquo;&nbsp;ordre&nbsp;&raquo; de l&#8217;entreprise dans le cadre de son &laquo;&nbsp;enveloppe&nbsp;&raquo; globale. Pour l&#8217;évolution de la valeur sociétale produite on peut envisager qu&#8217;en cours d&#8217;année, si l&#8217;entreprise (le participant-directeur) estime que l&#8217;entreprise a fait une avancée sociétale, elle convoque les &laquo;&nbsp;inspecteurs&nbsp;&raquo; qui décident du nouveau taux sociétal et transmettent leurs conclusions à I.E.M. (ou à sa représentation locale). C&#8217;est ensuite au sein de l&#8217;entreprise que sont décidés les répartions des Rémunérations d&#8217;Acivité des différents participants, mais toujours dans les fourchettes autorisées .</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nota :</strong> Pour répondre d&#8217;une autre manière au problème que nous nous posions (à savoir &laquo;&nbsp;on pourrait se retrouver dans le cas extrême d&#8217;une structure dans laquelle les employés et les dirigeants font &laquo;&nbsp;acte de présence&nbsp;&raquo; afin de recevoir leur Rémunération d&#8217;Activité, mais dans lequel ils ne produiraient quasiment rien&nbsp;&raquo;)&#8230; et qui est dans le champ du possible (nul doute que les adversaires de l&#8217;écosociétalisme le soulèveront) voici quelques pistes, mais nous laissons aussi le soin à ceux qui poursuivront notre travail de recherche d&#8217;apporter d&#8217;autres solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est de toute façon la C.E.S. qui régulera les prix de ventes en dernier ressort, mais en plus :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Par comparaison avec la moyenne des entreprises produisant des biens similaires à qualité comparable, divisé par le nombre d&#8217;employés. Les employés d&#8217;une entreprise déviant trop des limites fixées dans une courbe de Gauss verraient diminuer leur coefficient de la variable 1 (utilité sociétale ou collective de la production) de la Rémunération d&#8217;activité.</li>
<li>Pour les services, la provenance du client. En effet, entre deux entreprises qui offrent le même service, celle qui attirera le plus de client, qui sera préférée à une autre entreprise plus proche, voilà celle qui a certainement droit à un bonus de productivité inclus dans la variable de la productivité comparative.</li>
<li>Par le bilan d&#8217;activité. Une entreprise doit justifier de son utilité en vendant sa production. Quand elle se crée elle a une activité prévisionnelle. Le bilan d&#8217;activité doit se rapprocher de près de cette prévision.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>=&gt; Le prix de vente &laquo;&nbsp;public&nbsp;&raquo; d&#8217;un bien fabriqué par une entreprise (consommation finale) est donc la somme sur laquelle s&#8217;applique au final la C.E.S. choisie, de :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>A l&#8217;amont : Rémunérations d&#8217;activités + quôte part d&#8217;amortissements + quôte part consommables + C.E.S. fictive.</li>
<li>Au dernier transformateur : Rémunérations d&#8217;activités + quôte part d&#8217;amortissements + quôte part consommables + C.E.S. fictive.</li>
<li>Au &laquo;&nbsp;distributeur&nbsp;&raquo;, dernier intermédiaire : Rémunérations d&#8217;activités + quôte part d&#8217;amortissements + quôte part consommables.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">&#8230; rapporté à l&#8217;unité produite et vendue.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>7.3 &#8211; Principe de détermination du montant de la C.E.S. et de la C.E.S. &laquo;&nbsp;fictive&nbsp;&raquo;</h2>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des fonctionnaires, suivant les consignes de proportionnalité données par les choix de la société civile (aidée par des économistes, sociologues, politiques, etc.), qui déterminent le montant de cette Contribution Eco Sociétale (C.E.S). Le montant de cette Contribution est toujours &laquo;&nbsp;par rapport à &#8230;&nbsp;&raquo; et donc évolutive et ajustable à tout moment, sous la réserve que le montant global de la C.E.S. issu de la commercialisation des biens et services de consommation (rajouté au loyer d&#8217;occupation résidentielle des sols) permette l&#8217;émission monétaire équivalente aux Revenus Sociaux (R.S.) et aux Rémunérations d&#8217;Activité (R.A.) non-marchands de l&#8217;ensemble de la population.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre08" name="chapitre08">Chapitre 8 : Synthétisation des échanges</a></h1>
<p style="text-align: justify;">Le terme &laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo; sera utilisé dans la suite. Il doit être entendu comme &laquo;&nbsp;autorisation budgétaire&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;autorisation d&#8217;engagement/autorisation de fonctionnement&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;autorisation de dépenses&nbsp;&raquo;. C&#8217;est l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire (l&#8217;I.E.M.) qui régule ces autorisations aux différents acteurs en fonction de l&#8217;activité globale et donc de la masse monétaire en circulation. Les demandes d&#8217;autorisation présentées par les acteurs sous forme de &laquo;&nbsp;budgets prévisionnels&nbsp;&raquo; qui pourront être diminués ou augmentés selon les besoins et les demandes de la société, les nécessités sociétales ou le risque inflationniste en cas d&#8217;excès de demande. Les dotations permettront également de limiter d&#8217;éventuels excès de &laquo;&nbsp;dépenses pharaoniques&nbsp;&raquo;. Bien évidemment, il n&#8217;y a pas de transfert réel de monnaie entre les acteurs, juste comptabilisation des prix de revient cumulés pour rester dans le cadre de cette dotation.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.1 &#8211; Les acteurs collectifs</h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong style="text-align: justify;">L&#8217;autorité monétaire (ou I.E.M.)</strong> : L&#8217;I.E.M. travaille en collaboration étroite avec un organisme de statistiques et un organisme d&#8217;aménagement du territoire.</li>
<li><strong style="text-align: justify;">Les organismes publics</strong> (gouvernements, régions, municipalités, hôpitaux, écoles, etc.) : Chacun a un compte achats/ventes où l&#8217;I.E.M. autorise un montant global de dépenses (&laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo;) au début de chaque exercice, sur présentation d&#8217;un budget prévisionnel correspondant aux investissements et aux dépenses de fonctionnement prévus.<br />
 Ces dotations ne sont pas cumulatives.</li>
<li><strong style="text-align: justify;">Les entreprises privées :</strong> Chacune a un compte achats/ventes où l&#8217;I.E.M. autorise un montant global de dépenses (&laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo;) au début de chaque exercice, sur présentation d&#8217;un budget prévisionnel correspondant aux investissements et aux dépenses de fonctionnement prévus.<br />
 Ces dotations ne sont pas cumulatives.</li>
<li><strong style="text-align: justify;">Les coopératives d&#8217;achats, coopératives de vente et autres associations de personnes :</strong> Comme la gestion de ces coopératives ou associations exige du temps de travail, elles sont considérées comme des entreprises privées et traitées comme telles par le système monétaire (voir plus haut).</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.2 : Les acteurs individuels</h2>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong style="text-align: justify;">Les personnes travaillant dans une entreprise privée :</strong> Chacune a un compte où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats inclus Contribution Eco Sociétale.</li>
</ul>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative (1) :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;entreprise peut distribuer ou faire distribuer par l&#8217;I.E.M. sa &laquo;&nbsp;dotation mensuelle de RA » correspondant à son activité globale suivant une répartition entre les participants qui ne peut pas dépasser, à temps de travail égal, le minimum et le maximum dans sa catégorie écosociétale globale correspondant à sa production.</li>
<li>Pour les personnes travaillant dans un organisme public : Chacune a un compte où l&#8217;I.E.M. dépose R.S. + R.A. et retire le montant des achats, C.E.S. comprise.</li>
<li><strong>Les personnes ne produisant pas</strong> (enfants, retraités, étudiants, handicapés, etc.) : Chacune a un compte où l&#8217;I.E.M. dépose le Revenu Social (y compris, le cas échéant, le complément comme les retraites par exemple) et retire le montant des achats inclus Contribution Eco Sociétale&#8230;</li>
<li><strong>Les artisans :</strong> personnes produisant seules (artistes, artisans, consultants et autres travailleurs à leur propre compte) : Chaque artisan crée une entreprise privée qui vend les biens et services produits et comptabilise les biens et services consommés ou usés par cette production; cette entreprise artisanale est traitée par le système monétaire comme toute autre entreprise privée (voir plus haut). Chaque artisan, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, a un compte personnel où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats, inclus Contribution Eco Sociétale&#8230;</li>
</ul>
</blockquote>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative (2)</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est l&#8217;artisan qui fixe le prix de sa main-d&#8217;œuvre dans les limites de la catégorie sociétale dont il fait partie. Dans ce cas, il achète ses matériels et matériaux (donc paye la C.E.S.). La facture au client comporte deux parties distinctes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le poste fournitures du chantier et amortissement du matériel. La dette de la C.E.S. est annulée sur le compte de l&#8217;artisan (ou remboursée s&#8217;il a déjà été débité).</li>
<li>La main d&#8217;œuvre. Le client est prélevé du montant total (heures d&#8217;activité correspondantes au R.A. des différents participants-employés de l&#8217;artisan + C.E.S. déterminée suivant le type d&#8217;activité), donc détruit en tant que consommation finale sur le compte du client.</li>
</ul>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>- les professions agricoles :</strong> Chaque agriculteur crée une entreprise privée qui vend les biens et services produits et comptabilise les biens et services consommés ou usés par cette production; cette entreprise est traitée par le système monétaire comme toute autre entreprise privée (voir plus haut). Les achats de bêtes dans le cas de l&#8217;éleveur sont assimilables à un amortissement du cas général. Chaque agriculteur, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, a un compte personnel où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats, inclus Contribution Eco Sociétale.<br />
 La &laquo;&nbsp;terre cultivable&nbsp;&raquo; doit être gratuite et distribuée en fonction des capacités de chacun (ou dans le cas d&#8217;une installation sur étude du dossier). Il n&#8217;y a aucun loyer à payer, donc aucune répercussion d&#8217;un loyer qui serait inclus dans les prix de vente des produits. Il est évident que la Rémunération d&#8217;Activité propre du cultivateur et de ses employés sont variables dans les limites de la catégorie sociétale dont il fait partie, suivant là aussi son propre choix, ce qui laissera une &laquo;&nbsp;marge de concurrence&nbsp;&raquo;. Mais à notre sens le rôle de l&#8217;agriculteur doit être élargi à celui de &laquo;&nbsp;gardien du paysage&nbsp;&raquo;, ce travail générant (comme d&#8217;ailleurs pour quelques autres professions) une Rémunération d&#8217;Activité non_marchande (il est &laquo;&nbsp;fonctionnarisé&nbsp;&raquo; sur cette part), complémentaire à sa Rémunération d&#8217;Activité marchande.</p>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>(complément possible)</strong> L&#8217;agriculteur, la paysan reçoit une terre qu&#8217;il peut considérer comme sienne tant qu&#8217;il est capable de la travailler. Si par hasard il est efficace, et que d&#8217;autres terres sont disponibles alentour, il peut aussi les réclamer pour lui. Si au contraire il perd sa capacité à la travailler (par exemple parce que ses enfants ont décidé d&#8217;abandonner la ferme et qu&#8217;il vieillit), alors la terre est concédé à quelqu&#8217;autre personne qui peut et veut en assumer l&#8217;exploitation.<br />
 Le sociétalisme étant par nature humaniste, et comme nous connaissons l&#8217;attachement, l&#8217;amour du paysan pour sa terre nous proposons qu&#8217;il soit possible de pratiquer &laquo;&nbsp;l&#8217;adoption&nbsp;&raquo; de son successeur. L&#8217;usufruit serait donc transférable par donation, à tout moment et sans droits ni taxes à acquitter. Ainsi, un paysan qui a passé sa vie à mettre sa terre en valeur, et qui n&#8217;a pas de successeurs familiaux (qu&#8217;elle qu&#8217;en soit la raison), peut choisir de la laisser quand il le souhaite à une personne qu&#8217;il sait capable de poursuivre son oeuvre.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>- les professions libérales :</strong> Chaque professionnel libéral crée une entreprise privée. Il dispose, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, d&#8217;un compte où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats, inclus Contribution Eco Sociétale&#8230; Chaque acte de profession libérale fait l&#8217;objet d&#8217;un « ticket modérateur » déduit du compte du client, lequel ticket modérateur est un prorata des revenus totaux des clients.</p>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative 1</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Prenons le cas de la médecine : il s&#8217;agit d&#8217;éviter deux excès en fonction des qualifications initiales d&#8217;un libéral, qui par ses qualifications mériterait un R.A. élevé mais aurait une activité très faible, ou au contraire, si la variable temps de travail intervient, une activité excessive au détriment des patients.<br />
 Il est d&#8217;abord déterminé un &laquo;&nbsp;indice&nbsp;&raquo; correspondant aux qualifications et à l&#8217;activité du professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons le cas de deux médecins spécialistes du secteur libéral qui ont les mêmes qualifications et doivent disposer d&#8217;un RA de 2,5 pour une activité reconnue normale (nombre d&#8217;actes mensuels) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>A) est 20% au-dessous de cette normale, mais c&#8217;est peut être parce qu&#8217;il prend plus de temps avec ses clients, son R.A. passe à 2,3 par exemple.</li>
<li>B) est 20% au-dessus, il &laquo;&nbsp;fait du chiffre&nbsp;&raquo;, mais son R.A. passe à 2,7.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Si le &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; fait intervenir le R.A. des praticiens, il sera 17% plus élevé pour le praticien B. L&#8217;autorégulation devrait, dans ce cas, pousser les patients à aller consulter de préférence le praticien A.</p>
</blockquote>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative 2</strong><br />
 Les professions libérales pourraient être considérées comme faisant partie du service public</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Les professions commerciales :</strong> Chaque distributeur crée une entreprise privée qui vend les biens et services produits et comptabilise les biens et services consommés ou usés par cette production; cette entreprise est traitée par le système monétaire comme toute autre entreprise privée. Le distributeur dispose, de même que les éventuels participants qui travaillent avec lui, d&#8217;un compte où l&#8217;I.E.M. dépose Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité et retire le montant des achats inclus Contribution Eco Sociétale&#8230;<br />
 Quel est l&#8217;indice sociétal final d&#8217;un distributeur ou d&#8217;une société privée commerciale? La question est difficile. Si un distributeur vend un produit d&#8217;une grande valeur sociétale positive alors que c&#8217;est l&#8217;inverse pour un autre (mais le besoin et la demande existent quand même, prenons simplement le cas des cigarettes), le distributeur qui a un rôle antisociétal mais indispensable peut-il en être tenu responsable? Nous ne le pensons pas, c&#8217;est la raison pour laquelle nous avons précédemment classé les distributeurs dans une catégorie intermédiaire: la sécurité. Car c&#8217;est bien la sécurité d&#8217;approvisionnement qu&#8217;ils assurent.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.3 &#8211; Les transferts monétaires entre acteurs</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Transferts entre acteurs individuels :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Tout échange de monnaie de personne à personne (achat de bien d&#8217;occasion, par exemple) se fait de gré à gré et hors C.E.S., mais est enregistré à l&#8217;I.E.M. à des fins statistiques.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Tansferts entre acteurs collectifs :</strong></p>
<ul>
<li>Les échanges de monnaie entre acteurs collectifs sont interdits.</li>
<li>L&#8217;I.E.M. collecte les informations des transactions entre acteurs collectifs et autorise à intervalles fixes une &laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo; aux organismes publics et aux entreprises privées. Ces autorisations de dépenses ne sont pas cumulatives.</li>
<li>Tout achat de biens ou services par un acteur collectif à un autre acteur collectif est comptabilisé comme achat (au montant calculé par le fournisseur – voir plus loin) servant à la production mais ne donne lieu à aucun paiement.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par une entreprise privée à un autre acteur collectif est comptabilisée au prorata à l&#8217;unité produite comme vente au montant de la somme des achats effectués pour produire ces biens ou services (y compris amortissements et frais de fonctionnement) plus le R.A. des employés pour la durée de ce travail mais ne donne lieu à aucun paiement.</li>
<li>Les organismes publics peuvent fournir gratuitement certains services essentiels (service de pompiers, par exemple) à d&#8217;autres acteurs collectifs.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par un organisme public à un acteur collectif est chargée au montant d&#8217;un &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; fixé par règlement mais ne donnant lieu à aucun paiement.</li>
<li>On appellera &laquo;&nbsp;loyer&nbsp;&raquo; le &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; chargé à un acteur collectif par le service d&#8217;affectation/occupation/usage des sols.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Tansferts entre acteurs individuels et collectifs :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les versements de Revenus Sociaux + Rémunération d&#8217;Activité à un acteur individuel par l&#8217;I.E.M. se font à intervalles fixes (mensuels ou bi-hebdomadaires).</li>
<li>Les retraits correspondant aux achats + C.E.S. à un acteur individuel par l&#8217;I.E.M. sont calculés et effectués à chaque transaction de cet acteur.</li>
<li>L&#8217;I.E.M. collecte les informations de toutes les transactions des acteurs individuels.</li>
<li>L&#8217;I.E.M. ne procède à aucune autre transaction avec des acteurs individuels.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par une entreprise privée à un acteur individuel se fait au montant de la somme des achats effectués pour produire ces biens ou services (y compris amortissement et frais de fonctionnement) plus la Rémunération d&#8217;Activité des employés pour la durée de ce travail et plus la C.E.S. (le total de ces trois montants est retourné à l&#8217;I.E.M.).</li>
<li>Les organismes publics peuvent fournir gratuitement certains services essentiels (service de pompiers et d&#8217;ambulance, par exemple) aux acteurs individuels.</li>
<li>Toute vente de biens ou services par un organisme public à un acteur individuel est chargée au montant d&#8217;un &laquo;&nbsp;ticket modérateur&nbsp;&raquo; fixé par règlement et comptabilisé comme une C.E.S., donc retourné à l&#8217;I.E.M..</li>
<li>On appellera &laquo;&nbsp;écoloyer&nbsp;&raquo; la C.E.S. chargée à un acteur individuel par le service d&#8217;affectation/occupation/usage des sols à titre résidentiel.</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.4 &#8211; Les services et productions non-marchands</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans le calcul actuel du PIB, les économistes considèrent comme &laquo;&nbsp;productions non_marchandes&nbsp;&raquo; par exemple: l&#8217;éducation, la justice, la police, l&#8217;armée (on y trouve même le jardin potager personnel ou le logement !). Dans le capitalisme, concernant ces productions non_marchandes, c&#8217;est le coût en travail qui détermine la valeur et non pas l&#8217;utilité du service fourni. Ainsi, l&#8217;activité associative n&#8217;intervient pas dans le PIB.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en fait, le PIB n&#8217;est pas notre souci. Ce qui importe c&#8217;est le &laquo;&nbsp;bonheur individuel et collectif&nbsp;&raquo; et il n&#8217;existe pas encore d&#8217;indices fiables permettant de le calculer. Mais quoique ces indices n&#8217;existent pas, nous savons très bien qu&#8217;une société plus juste, plus confortable, plus tranquille, qui s&#8217;occupe mieux de ses malades et de ses personnes âgées, de même que de l&#8217;éducation de ses enfants, dans laquelle les transports sont facilités, etc, est une société où il fait bon vivre. N&#8217;est ce pas cela l&#8217;important ?</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque participant à la société, par son activité sociétale, apporte un petit plus à la qualité de vie générale. Comment donner une &laquo;&nbsp;valeur&nbsp;&raquo; à ceci, de telle manière à ce que ceux qui y participent le mieux ou le plus voient leur Rémunération d&#8217;activité améliorée, en remerciement de la part de toute la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Une proposition de classement des différentes activités a été donnée précédemment, nous n&#8217;y reviendrons pas considérant que ce n&#8217;est pas à nous de &laquo;&nbsp;décider&nbsp;&raquo; sauf à entrer dans le champ politique ou sociologique. Mais, exemple: une personne qui &laquo;&nbsp;donne&nbsp;&raquo; plusieurs heures de son temps pour apporter du &laquo;&nbsp;bienfait&nbsp;&raquo; au sein d&#8217;une association doit, à notre avis, recevoir un complément en &nbsp;&raquo; Rémunération d&#8217;Activité&nbsp;&raquo;. Bien, on le paye pour ses heures de travail&#8230; il a effectivement produit un service sociétal. Vous me direz, avec raison, qu&#8217;il va vite y avoir trop de monnaie en circulation par rapport aux biens produits et &laquo;&nbsp;à la vente&nbsp;&raquo; sauf à considérer ces activités comme étant &laquo;&nbsp;fonctionnarisées&nbsp;&raquo; et donc prises en charge par la communauté par le biais de la C.E.S.. Il nous semble donc qu&#8217;il faille que sur le compte du bénéficiaire soit déduit l&#8217;équivalent d&#8217;une Rémunération correspondante au service, éventuellement avec une C.E.S. égale à zéro. Il s&#8217;agit bien d&#8217;un payement, d&#8217;un transfert de monnaie (Il est évident que le bénévolat n&#8217;est toujours pas rémunéré: nous parlons ici de services rendus &laquo;&nbsp;payants&nbsp;&raquo;).</p>
<blockquote><p style="text-align: justify;"><strong>Alternative</strong><br />
 Lorsqu&#8217;un service aux particuliers est considéré comme une production sociétale collective indispensable, elle peut très bien être décidée &laquo;&nbsp;gratuite&nbsp;&raquo;. Dans ce cas, elle est considérée comme non_marchande et prise en charge par la société. Ceux qui la produisent sont donc considérés comme fonctionnaires. Si une quote-part est demandée au bénéficiaire (ticket modérateur), cette quote-part est considérée comme une C.E.S. et retranchée du compte du bénéficiaire.</p>
</blockquote>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>8.5 &#8211; la Sociétaxe dans les services et productions non-marchands</h2>
<p style="text-align: justify;">Celle ci doit permettre non seulement de partager le &laquo;&nbsp;Revenu social&nbsp;&raquo; au prorata de la consommation, mais également de couvrir les montants des Rémunérations d&#8217;activité de tous les fonctionnaires (employés de l&#8217;État et des collectivités locales), lesquels représentent près de 25% des salariés en France (4,5 millions), et dont le rôle est de satisfaire les besoins communs non-marchands : et nous revenons ici à la police, la justice, l&#8217;armée, l&#8217;éducation, etc&#8230; mais aussi, dans la recherche, l&#8217;équipement, et enfin la santé publique (hôpitaux et cliniques). Soit ces services et productions &laquo;&nbsp;fonctionnarisés&nbsp;&raquo; deviennent payants, soit ils restent une &laquo;&nbsp;charge collective&nbsp;&raquo; : c&#8217;est un choix politique mais surtout citoyen. L&#8217;usager doit-il payer individuellement pour ces services ou bien sont-ils à charge collective, les Rémunérations d&#8217;Activités (des fonctionnaires), étant dans cette dernière hypothèse couverts par la C.E.S.. ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dis autrement: doit-on les considérer comme une &laquo;&nbsp;consommation finale&nbsp;&raquo; ?</p>
<p style="text-align: justify;">Notre avis est que &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; : une collectivité locale peut facturer certains services rendus à des particuliers (pensons seulement au droit de stationnement ou aux parkings) dans la mesure où ce service ne bénéficie qu&#8217;à une partie de la population. Dans ce cas, le bénéficiaire n&#8217;aura qu&#8217;une C.E.S. à payer, par déduction sur son compte. Il n&#8217;y a aucun transfert monétaire vers la collectivité locale qui offre le service.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre09" name="chapitre09">Chapitre 9 : Questions et réponses</a></h1>
<p style="text-align: justify;"><em>Voici un petit jeu de réponses, à partir des questions qui nous ont été posées : Il peut évidemment y avoir quelques redites de certaines explications des chapitres qui précèdent. Le lecteur voudra bien nous en excuser.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q1 &#8211; Possibilité d&#8217;une écotaxe en tant qu&#8217;outil supplémentaire pour accélérer le mouvement ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi pas, mais nous ne sommes pas certains de son utilité puisque de toute façon la C.E.S. (SOCIÉTAXE) tiens compte des données écologiques; le système devrait s&#8217;autoréguler vers de plus en plus de biens &laquo;&nbsp;écologiques&nbsp;&raquo; en remplacement de ceux &laquo;&nbsp;anti-écologiques&nbsp;&raquo;.<br />
 Il reste néanmoins un outil qui est celui proposé dans le chapitre &laquo;&nbsp;utopie économique&nbsp;&raquo; p.178 et suivante du livre &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Un-regard-citoyen-sur-l%C3%A9conomie/dp/2913492118" target="_blank">Un regard citoyen sur l&#8217;économie</a>&nbsp;&raquo; : imposer aux fabricants la responsabilité finale du recyclage et du stockage des produits polluants qu&#8217;ils ont mis &laquo;&nbsp;sur le marché&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q2 &#8211; Définition de &laquo;&nbsp;l&#8217;activité sociétale&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une activité dont les conséquences sont les plus bénéfiques pour l&#8217;ensemble de la société. On peut re-préciser : plus économe pour les ressources, plus économe en temps de travail, plus écologique, plus sociale, plus &laquo;&nbsp;humaine&nbsp;&raquo;, et qui permettra d&#8217;orienter la production pour favoriser l&#8217;épanouissement humain dans le respect des équilibres naturels, &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q3 &#8211; Qui va payer toutes les études et recherche nécessaires au progrès ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette idée écosociétaliste les revenus sont un partage (mensuel) à tous les citoyens de la valeur de l&#8217;ensemble de l&#8217;activité d&#8217;une zone donnée (pays ou fédération de pays) suivant les variables citées. Il n&#8217;y a plus aucune notion de &laquo;&nbsp;recette&nbsp;&raquo;, juste une notion de &laquo;&nbsp;valeur sociétale&nbsp;&raquo;. Donc si un entrepreneur estime que mettre à l&#8217;étude un nouveau gadget sur une automobile est une avancée sociétale, ceux qui en sont capables viendront travailler avec lui et si la valeur sociétale est effectivement &laquo;&nbsp;meilleure&nbsp;&raquo; que celle dans laquelle ils travaillaient jusque là ils verront leur Rémunération d&#8217;Activité augmenter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q4 &#8211; Comment feront les propriétaires des grands appartements des quartiers chics et les belles villas pour les entretenir ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On pourra peut être faire 4 appartements à la place d&#8217;un grand&#8230; ce qui permettra de loger immédiatement les 80.000 sans abris français, non ?<br />
 Mais il n&#8217;y a aucune raison de vouloir déposséder un propriétaire de son &laquo;&nbsp;grand appartement&nbsp;&raquo;&#8230; il n&#8217;y a aucune intention de toucher à la propriété privée d&#8217;usage personnel dans l&#8217;idée sociétaliste.<br />
 Si les propriétaires ont des Rémunérations importantes, conséquence de leur niveau de rémunération déterminé par les variables (et donc de leur &laquo;&nbsp;engagement sociétal&nbsp;&raquo;) ils pourront les entretenir ou les acheter et payer l&#8217;écoloyer (droit &laquo;&nbsp;d&#8217;occupation du sol&nbsp;&raquo;). Ceux qui auront les meilleures Rémunérations sociétales pourront avoir les moyens d&#8217;acheter les plus belles choses&#8230; La valeur des biens est une fonction de leur rareté et des capacités d&#8217;achat d&#8217;une clientèle c&#8217;est bien dans la finalité de cette idée : ne plus lier les Rémunérations au &laquo;&nbsp;capital détenu&nbsp;&raquo; ou a une activité &laquo;&nbsp;destructrice&nbsp;&raquo;, mais à l&#8217;utilité sociale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q5 &#8211; A qui seraient payés les loyers d&#8217;habitation ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un des points de discussion difficile. Si on part de l&#8217;état actuel de la propriété privée, un propriétaire peut louer son ou ses biens immobiliers, mais dans ce cas son revenu n&#8217;aurait plus aucun rapport avec une rémunération sociétale.<br />
 Imaginons deux cas qui peuvent se poser au moment de la mise en place de l&#8217;écosociétalisme; une des solutions pourrait être la suivante :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un propriétaire dispose d&#8217;un ou plusieurs biens immobiliers qu&#8217;il loue. Ces biens deviennent par décret &laquo;&nbsp;propriété de la nation&nbsp;&raquo;. Comme dans le système actuel (expropriation), le propriétaire doit être indemnisé. Son indemnisation consiste à lui assurer par exception, et jusqu&#8217;à la fin de sa vie, une Rémunération d&#8217;Activité non-marchande. Ce &laquo;&nbsp;droit&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas transmissible.</li>
<li>Même cas de figure mais les propriétés appartiennent à des sociétés (S.C&#8230;I, S.A., S.A.R.L.) : Chaque actionnaire est indemnisé de la même manière proportionnellement à sa mise de fond dans le système capitaliste jusqu&#8217;à un revenu d&#8217;activité non-marchand d&#8217;indice maximal.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Nous pensons que ces montants d&#8217;indemnisation en &laquo;&nbsp;Revenus d&#8217;Activité non-marchand&nbsp;&raquo; (qui seront évidemment payés par tous les citoyens consommateurs par l&#8217;intermédiaire des C.E.S. qu&#8217;ils payent lors de l&#8217;achat d&#8217;un bien ou sevice) devraient être déterminés par la Justice qui s&#8217;appuiera sur des lois votées par le Parlement. Evidemment les structures légales de propriété privée dans des structures de &laquo;&nbsp;sociétés commerciales&nbsp;&raquo; sont dissoutes puisque leur objet même est de faire des bénéfices. Néanmoins des formules de &laquo;&nbsp;propriété associative&nbsp;&raquo; pourraient les remplacer.<br />
 Les locataires payeront un écoloyer (celui du marché) par une simple destruction sur leur compte du montant, avec information à l&#8217;&nbsp;&raquo;Institut d&#8217;Émission Monétaire&nbsp;&raquo; (I.E.M.). L&#8217;équilibre de la monnaie par rapport à l&#8217;activité nationale n&#8217;est qu&#8217;un problème comptable de la valeur/durée retenue des biens. De toute façon ces biens feront l&#8217;objet d&#8217;une possibilité de vente aux particuliers qui désirent les acquérir pour leur résidence. Ceux qui ne trouvent pas acquéreurs entreront dans le &laquo;&nbsp;patrimoine national&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q6 &#8211; Qui va acheter les objets d&#8217;arts qui coûtent jusqu&#8217;à des millions d&#8217;euros ou d&#8217;autres biens et services coûteux ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est aussi à chacun de déterminer l&#8217;utilisation qu&#8217;il fait de ses revenus.<br />
 On pourra dire &laquo;&nbsp;mais personne ne pourra acheter des biens très chers avec des revenus seulement issus du travail et ils risquent de quitter la zone sociétale !&nbsp;&raquo;. Nous répondons : et alors ?<br />
 Ceci dit l&#8217;exportation d&#8217;objets d&#8217;arts sans autorisation est déjà interdite. Il n&#8217;y a pas d&#8217;empêchement d&#8217;achat, il suffit d&#8217;avoir les Rémunérations sociétales nécessaires (conséquence eux même d&#8217;une forte implication sociétale)&#8230; la valeur d&#8217;un objet rare suivra néanmoins la loi de l&#8217;offre et de la demande. S&#8217;il y avait exportation illégale d&#8217;un objet d&#8217;art, l&#8217;exportateur ne pourrait utiliser son argent étranger qu&#8217;à l&#8217;extérieur de la &laquo;&nbsp;zone sociétaliste&nbsp;&raquo;.<br />
 Quant à &laquo;&nbsp;c&#8217;est à chacun de dire ce qu&#8217;il trouve utile pour lui !&nbsp;&raquo;&#8230; Oui sous réserve qu&#8217;ils soient produits, mais l&#8217;autorégulation permise par l&#8217;augmentation des Rémunérations de ceux qui produisent d&#8217;une manière sociétale en opposition aux faibles Rémunérations de ceux qui produisent des produits inutiles amènera progressivement à ce que seuls les produits sociétaux seront fabriqués&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q7 &#8211; Qui va travailler pour effectuer des travaux qui n&#8217;ont guère d&#8217;intérêt ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si des services ou des productions marchandes ou non-marchandes sont sociétalement utiles ceux qui y participeront seront les mieux payés. Là encore nous restons dans la loi de l&#8217;offre et de la demande au niveau des Rémunérations d&#8217;Activité, même si ces Rémunérations sont déterminées par une structure &laquo;&nbsp;démocratique&nbsp;&raquo;. Si personne, pour des raisons de pénibilité ou autre, ne veut travailler à produire ces biens ou services pour une Rémunération d&#8217;Activité initiale donnée, l&#8217;augmentation de la Rémunération d&#8217;Activité pour cette catégorie d&#8217;emploi peut être un outil permettant de les y inciter.<br />
 Si des travaux sont sociétalement inutiles on abandonnera leur fabrication puisque personne ne souhaitera travailler à les produire pour une Rémunération faible.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q8 &#8211; Qui décidera ce qui est sociétalement utile ou pas ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nos concitoyens seront capables de déterminer ce qui est le plus sociétal, soit par des commissions citoyennes spécialisées, soit par référendum d&#8217;initiative citoyenne, soit par une structure administrative ou législative. Cette question deviendra le sujet politique prioritaire; elle modifiera le paysage politique et donnera un vrai sens à la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q9 &#8211; L&#8217;utilité sociétale de nombreuses associations sera difficile à justifier et cela est fait en LOISIR, pas en travail !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il ne semble pas normal de faire supporter par la collectivité de quelconques Rémunérations d&#8217;Activité au sein d&#8217;associations de &laquo;&nbsp;loisir&nbsp;&raquo;, sauf s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une demande collective (associations sociétalement utiles) : un animateur d&#8217;une association sociétalement utile serait bien évidemment rémunéré par un Revenu d&#8217;Activité non_marchand.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q10 &#8211; Il est à craindre que les Français les plus actifs ou inventifs quittent la France et l&#8217;U.E ce qui ne me semble pas très bon pour la société.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas certain du tout car il semble certain qu&#8217;on vivra mieux dans un système écosociétaliste, sauf peut être pour quelques &laquo;&nbsp;gros capitalistes&nbsp;&raquo; qui actuellement vivent sur le dos du reste de la société. Ca dépendrait aussi sans doute de l&#8217;échelle de Rémunération, mais quel intérêt de vivre dans un pays de &laquo;&nbsp;compétition économique&nbsp;&raquo; alors qu&#8217;on peut vivre dans un pays où celle ci a disparu et où la liberté d&#8217;entreprendre, de réfléchir ou de travailler n&#8217;est pas lié à la performance commerciale et compétitive mais l&#8217;amélioration du bien être de toute la société. La performance serait ainsi bien récompensée par la différence de Rémunération, mais cette différence ne serait plus la conséquence de la capacité à &laquo;&nbsp;enfoncer&nbsp;&raquo; son voisin ou voler la société, mais de mettre ses capacités à apporter plus d&#8217;humanisme dans la société.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q11 &#8211; Il n&#8217;empêche que le problème restera que les inactifs auront des ressources très proches des actifs; cela pose déjà un gros problème il ne devrait qu&#8217;augmenter.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pas nécessairement&#8230; l&#8217;échelle des Revenus d&#8217;Activité peut être de 1 à 3, de 1 à 5 ou de 1 à 10&#8230; ce n&#8217;est pas aux économistes d&#8217;en décider, mais c&#8217;est à eux d&#8217;expliquer qu&#8217;une échelle plus large diminue proportionnellement le niveau le plus bas du Revenu Social, puisque c&#8217;est l&#8217;ensemble de la production marchande qui est la base de calcul du montant de la C.E.S. (SOCIÉTAXE) qui peut être réparti.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q12 &#8211; Avec ce système en Europe comment échanger avec le reste du monde ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un système de type distributiste, on ne peut importer plus que ce qu&#8217;on exporte&#8230; dans un système qui ne serait pas mondialement sociétal devrait exister une &laquo;&nbsp;monnaie d&#8217;échange internationale&nbsp;&raquo; Cela pourrait être tel que Keynes l&#8217;avait proposé à Bretton Wood en 1944 sous forme d&#8217;une union de compensation internationale (The International Clearing Union) et une nouvelle unité de compte internationale qu&#8217;il avait appelé le &laquo;&nbsp;bancor&nbsp;&raquo;.<br />
 Le troc à l&#8217;import export est également une solution viable mais qui, pour des facilités comptables, amènera à une chambre de compensation et donc à l&#8217;établissement d&#8217;une unité de compte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q13 &#8211; Un étranger peut-il acheter chez nous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un étranger pourrait acheter chez nous avec la monnaie qu&#8217;il aurait &laquo;&nbsp;gagné&nbsp;&raquo; en action sociétale dans notre pays, mais plus logiquement payer en devises (puisque de toute façon, nous aurons besoin de devises pour certaines importations). Il en est de même si c&#8217;est pour passer des vacances en Europe par exemple&#8230; chaque monnaie a de toute façon un &laquo;&nbsp;taux de change&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q14 &#8211; Rôle de la publicité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La &laquo;&nbsp;publicité informative&nbsp;&raquo; (tel &laquo;&nbsp;60 millions de consommateurs&nbsp;&raquo;) doit garder son rôle. La publicité en tant que moteur à la consommation n&#8217;a plus de raison d&#8217;être puisque la finalité n&#8217;est plus de vendre toujours plus et de créer des besoins dont personne n&#8217;a besoin, et que vendre plus n&#8217;augmentera que peu la Rémunération de ceux qui fabriquent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q15 &#8211; Quid des taxes et impôts ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La simple réflexion concernant le système écosociétal démontre qu&#8217;il n&#8217;est plus nécessaire de lever taxes et impôts à part la C.E.S. (SOCIÉTAXE), uniquement &laquo;&nbsp;perçue&nbsp;&raquo; sur la consommation.<br />
 On peut considérer &laquo;&nbsp;l&#8217;écoloyer&nbsp;&raquo; comme une &laquo;&nbsp;Contribution d&#8217;habitation&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q16 &#8211; Serons-nous tous fonctionnaires ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non ! Dans notre esprit, puisque ces discussions sont parties d&#8217;un &laquo;&nbsp;modèle&nbsp;&raquo; que nous tentons de théoriser :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La production doit être comprise de manière globale (marchande et non-marchande si on reste dans les définitions actuelles). Dire à ce moment là qu&#8217;elles sont issues d&#8217;un travail fonctionnarisé n&#8217;a plus réellement &laquo;&nbsp;de sens&nbsp;&raquo;, car ce qui importe c&#8217;est l&#8217;effet sociétal qu&#8217;induit toute forme de production. Mais il restera évidemment des fonctionnaires employés de l&#8217;État ou des collectivités locales.</li>
<li>Ce n&#8217;est pas l&#8217;État qui devient l&#8217;employeur sur tout le système productif car il n&#8217;y a pas de changement concernant les structures productrices privées, mis à part l&#8217;actionnariat qui disparait ainsi que les notions même de bénéfice et d&#8217;investissement&#8230; mais c&#8217;est bien l&#8217;État, par l&#8217;intermédiaire de l&#8217;Institut d&#8217;Emission Monétaire qui distribue les revenus (Revenu Social et Rémunération d&#8217;Activité), cette distribution pouvant tout à fait être très décentralisée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc plutôt dire que c&#8217;est l&#8217;État qui est chargé du calcul de l&#8217;&nbsp;&raquo;activité nationale&nbsp;&raquo; et qui émet la monnaie correspondante&#8230; mais comme la monnaie n&#8217;est &laquo;&nbsp;qu&#8217;un signe&nbsp;&raquo; il peut très bien y avoir des intermédiaires de distribution qui seraient des structures collectives locales.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autre part la monnaie distribuée mensuellement est détruite à l&#8217;acte d&#8217;achat (ce qui n&#8217;est qu&#8217;une simple extrapolation du système de crédit bancaire actuel, sauf qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;intérêts) et le travail et ses effets productifs induisent des Rémunérations complémentaires au Revenu social. Le revenu total comporte donc deux éléments : d&#8217;une part un Revenu de base versé sans aucune condition à tous (Revenu Social), d&#8217;autre part une Rémunération complémentaire (Rémunération d&#8217;Activité)&#8230; l&#8217;ensemble des revenus ne pouvant être que le partage de la valeur globale de la production de biens et services &laquo;&nbsp;vendable&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q17 &#8211; Propriété du sol et du sous-sol ? indemnisation ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Hormis le cas particulier de l&#8217;habitation principale dont nous avons parlé, la propriété privée du sol et du sous-sol devient collective. Il n&#8217;y a aucune raison, si ce n&#8217;est une appropriation historique, que des particuliers (ou des sociétés) se soient &laquo;&nbsp;appropriés&nbsp;&raquo; (même légalement), par exemple des sources ou des mines pour tirer bénéfice de l&#8217;extraction de biens communs. Dans une période de transition, puisque l&#8217;écosociétalisme ne permet pas l&#8217;accumulation de capital si ce n&#8217;est celui de l&#8217;épargne individuelle (consommation différée), et jusqu&#8217;au décès des actuels propriétaires, une rémunération complémentaire pourrait leur être servie. Ce seraient les derniers &laquo;&nbsp;rentiers&nbsp;&raquo; d&#8217;une nouvelle société, et seulement limité à une génération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q18 &#8211; Une monnaie uniquement électronique présente de gros risques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Guère plus qu&#8217;actuellement les systèmes de cartes bancaires&#8230; mais pour ceux qui seraient allergiques, ou en cas de panne du système informatique, ou de perte de la &laquo;&nbsp;carte de monnaie électronique&nbsp;&raquo;, les chèques pourraient être autorisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q19 &#8211; Qui détermine le montant des C.E.S. (SOCIÉTAXE), et sur quelles bases ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des fonctionnaires, suivant les consignes de proportionnalité données par les choix de la société civile (aidée par des économistes, sociologues, politiques, etc.). Le montant de cette Contribution est toujours &laquo;&nbsp;par rapport à &#8230;&nbsp;&raquo; et donc évolutive et ajustable à tout moment, sous la réserve que le montant global issu de la commercialisation des biens et services de consommation (rajouté au loyer d&#8217;occupation résidentielle des sols) permette l&#8217;émission monétaire équivalente aux Revenus Sociaux et aux Rémunérations d&#8217;Activité non-marchande de l&#8217;ensemble de la population.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q20 &#8211; Je veux réaliser un objet artisanal pour un voisin : dois-je payer une C.E.S. (SOCIÉTAXE) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;exonération de C.E.S. dans le cas d&#8217;activités ponctuelles ne pose pas de gros problème, et peut même favoriser l&#8217;initiative individuelle et la micro-économie de proximité (système séliste), en simplifiant les démarches. Par contre, dès qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une activité permanente, d&#8217;un &laquo;&nbsp;métier&nbsp;&raquo;, d&#8217;une entreprise artisanale qui commence à embaucher, alors les règles changent, car il y a des salariés, qui doivent avoir un Revenu d&#8217;Activité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q 21: Peut-on dire que le système écosociétaliste est un intégrateur monétaire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le système écosociétaliste est bien un intégrateur qui tend à ramenerà zéro l&#8217;écart entre Somme des R.S. + Somme des R.A. + Somme des C.E.S. par le taux de C.E.S.. La valeur-cible de Somme des C.E.S pour le prochain cycle est une projection faite depuis l&#8217;erreur sur le cycle terminé, la valeur réelle dépendra des ventes en consommation finale (dont le détail est non-prédictible), ce qui garantit une erreur à la fin du prochain cycle, erreur qu&#8217;il faudra compenser au cycle suivant, etc. C&#8217;est le schéma classique d&#8217;un oscillateur, ce qui veut dire que l&#8217;existence d&#8217;un régime d&#8217;oscillation est garantie et que celle d&#8217;un régime chaotique est très probable.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, dans le cas de notre société, il y aurait chaque année un grand déballage, qui amènerait à &laquo;&nbsp;faire les compte&nbsp;&raquo; (le &laquo;&nbsp;bilan de la richesse nationale&nbsp;&raquo;). Donc, à la fin de chaque exercice annuel, ce qui représente un cycle assez long pour enregistrer les dérives, mais trop court pour ne pas pouvoir rattraper les écarts, il y aura publication de la masse monétaire émise et de la masse monétaire détruite. Par ailleurs, les données industrielles seront publiées en même temps, donnant une estimation, que l&#8217;on espère peu biaisée, de la valeur de la production.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ensemble de ces paramètres sera le point de départ de la nouvelle grille de la C.E.S (SOCIÉTAXE). C&#8217;est à dire que les taux de C.E.S seront ou augmentés ou diminués d&#8217;un même facteur, de façon à compenser l&#8217;écart monétaire à la fin de l&#8217;année suivante, par exemple en tablant sur une consommation et des révenus identiques. Bien sûr, des projections multi-factorielles sur les tendances évolutives des différents secteurs d&#8217;activités pourront être utilisées en tant qu&#8217;outil limitant les écarts entre prévision et réalité à la fin d&#8217;un cycle. Pourra aussi être prise en compte une évolution différenciée de la grille de la C.E.S, ainsi que de l&#8217;échelle des revenus, en fonction des changements sociaux attendus, ou voulus.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela pour dire que nous aurons affaire certes à un oscillateur, mais à un oscillateur entretenu, et en plus guidé dans des limites étroites par un processus de contrôle externe, ce qui étend considérablement son champ de stabilité. Cela implique par force un système centralisé de contrôle des activités économiques, mais, comme je l&#8217;avais déjà fait remarqué, le système physique réel peut être très décentralisé. Au sommet, un calculateur ne fait qu&#8217;intégrer les bilans comptables des comptes dont chaque serveur est gestionnaire, sans jamais entrer dans le détail des données individuelles. Ceci, outre l&#8217;avantage de protéger mieux la vie privée, garantit une forte indépendance aux événements extraordinaires, et donc une plus grande insensibilité à la paralysie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la mesure où toute destruction monétaire est le résultat d&#8217;un acte final d&#8217;achat par un individu, ou groupement d&#8217;individu titulaire d&#8217;un compte unique (cf. une coopérative de logement), il suffit pour chaque compte de faire le bilan (monnaie créé ou gagné par le commerce) &#8211; (monnaie dépensée). La somme de toutes les sommes donne le bilan global de l&#8217;activité monétaire. Par ailleurs, le sytème étant simplifié, l&#8217;utilité d&#8217;avoir plusieurs comptes est réduite, et donc la comptabilité est plus aisée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q22 &#8211; Puisque les municipalités (ou les régions) n&#8217;ont aucune rentrées fiscales propres, elles pourraient décider des travaux pharaoniques (ou une inflation de services) payés par la collectivité !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De la même manière qu&#8217;existent actuellement les dotations (c&#8217;est le terme officiel) aux communes et aux régions, l&#8217;I.E.M. (ou une administration rattachée) pourrait donner à ces structures une &laquo;&nbsp;dotation fictive&nbsp;&raquo; annuelle (&laquo;&nbsp;vous avez tel budget autorisé&nbsp;&raquo;) en fonction du nombre d&#8217;habitants ou d&#8217;autres critères tendant à des rééquilibrages dans les équipements des communes. Les municipalités choisissent ensuite, la répartition de la &laquo;&nbsp;dotation&nbsp;&raquo; comme maintenant en fonctionnement ou équipement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q23 &#8211; Que se passerait-il dans le cas d&#8217;une production totalement robotisée (y compris en amont) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cas le prix de vente ne serait &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; les Rémunérations d&#8217;Activité des intermédiaires (distributeurs) + la C.E.S. (qui prend en compte l&#8217;appauvrissement du pays en matières premières).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q24 &#8211; In fine, à qui appartient une entreprise et quel serait son statut légal ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une entreprise, quelle qu&#8217;elle soit, n&#8217;a aucune &laquo;&nbsp;appartenance privée&nbsp;&raquo; légale : elle appartient à l&#8217;ensemble de la collectivité et il ne lui est pas attribué de &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; dont elle n&#8217;a nul besoin. Elle est néanmoins &laquo;&nbsp;personne morale&nbsp;&raquo; et à ce titre une nouvelle forme de statut, probablement proche de statuts associatifs (ou coopératifs), devra être établie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q25 – La  C.E.S. ( SOCIÉTAXE) est-elle un prélèvement?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes plus ou moins dans le cas de la poule et de l&#8217;œuf. C&#8217;est à dire que d&#8217;une certaine manière, les Revenus Sociaux plus les Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands (R.S. et R.A.nm) sont payés par les &laquo;&nbsp;prélèvements&nbsp;&raquo; de C.E.S., mais le montant de la C.E.S. est justement adapté pour pouvoir payer/absorber ces rémunérations/revenus improductifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est donc invalide de penser en terme de &laquo;&nbsp;de la C.E.S. en plus permet de payer plus de Revenus&nbsp;&raquo;, ou au contraire &laquo;&nbsp;la baisse de production diminue les Revenus des non productifs&nbsp;&raquo;. Le système réel est de fixer a priori le montant de C.E.S. qui doit être distribué pour assurer les Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands, puis de ventiler ce montant sur la production en fonction des critères écosociétaux. Ensuite, le choix des variations est politique: ou bien on choisit de maintenir les revenus des non productifs en cas de baisse de la production, et donc on augmente proportionnellement le &laquo;&nbsp;prélèvement&nbsp;&raquo; sur chaque unité vendue, soit on choisit de maintenir les prix, mais ce faisant on diminue les Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les deux cas, une baisse de la production se traduit par une perte globale de pouvoir d&#8217;achat, ce qui devrait inciter les gens à travailler, et donc favoriser la production. C&#8217;est une boucle automatique de régulation.<br />
 Le terme &laquo;&nbsp;prélèvement&nbsp;&raquo; de C.E.S. est usurpé, puisque la C.E.S. est le puits monétaire, le pendant négatif de la création des Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands, tout autant que leur source ! Ce n&#8217;est donc pas à proprement parler un prélèvement en vue d&#8217;une redistribution, mais aussi un compensateur à posteriori de la masse monétaire émise pour payer les Revenus Sociaux et Rémunérations d&#8217;Activités non-marchands du cycle précédent. D&#8217;où l&#8217;image de la poule et de l&#8217;œuf&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q26 &#8211; L&#8217;écosociétalisme n&#8217;est-il pas un nouvel habillage du marxisme, du socialisme, du communisme ou du collectivisme ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;écosociétalisme pourrait effectivement être un avatar du collectivisme si les &laquo;&nbsp;décisions de fonctionnement&nbsp;&raquo; étaient le fait non pas de la population à chaque niveau de subsidiarité, mais décrétées au sommet.<br />
 Dans l&#8217;esprit des sociétalistes, la collectivité n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;l&#8217;État&nbsp;&raquo; (un système administratif pyramidal) mais bien chacun des citoyens<br />
 Le système est proposé très décentralisé. Il n&#8217;y a pas d&#8217;entité supérieure (ou administrative) qui décide tout sur tout. Il reste un équilibre avec l&#8217;économie de marché puisque la demande (et la production) d&#8217;un produit ou d&#8217;un service, même s&#8217;il est peu sociétal, reste possible : ce n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;l&#8217;État&nbsp;&raquo; qui décide.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;État n&#8217;est pas la communauté et la communauté est plus que l&#8217;État. En ce sens l&#8217;État actuel outrepasse ses droits sur ceux de la communauté.<br />
 Il n&#8217;en reste pas moins évident que l&#8217;avènement du sociétalisme dans un État démocratique ne peut se concevoir sans qu&#8217;une majorité ne l&#8217;adopte.<br />
 Le sociétalisme prône la responsabilité individuelle : être responsable, cela veut dire assumer soi-même les conséquences de ses propres actes.<br />
 Il prône également la liberté individuelle, et cette liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. De ce fait, toute production destructrice étant nuisante, il est naturel que l&#8217;écosociétalisme propose de diminuer les revenus de ceux qui participent à ces productions et donc d&#8217;augmenter relativement ceux qui oeuvrent pour l&#8217;épanouissement de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo; à travers son environnement de biens et de services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les biens du domaine privé (l&#8217;habitation par exemple), l&#8217;épargne individuelle, les biens mobiliers restent du domaine privé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but d&#8217;une entreprise n&#8217;est plus de faire du bénéfice, mais de produire les biens (ou services) nécessaires au confort et aux vrais besoins de la population. Il n&#8217;est pas non plus spécialement de &laquo;&nbsp;vendre moins cher&nbsp;&raquo;, mais de produire dans le meilleur rapport &laquo;&nbsp;qualité sociétale/coût de fabrication&nbsp;&raquo; et c&#8217;est la Contribution Eco Sociétale (C.E.S.) qui ajuste le prix de vente pour tenir compte que le coût de fabrication sera plus élevé au moins sur une partie de la production si elle est plus sociétale, puisque les Rémunérations d&#8217;Activité individuelles (R.A.) de ceux qui produisent seront plus élevées.</p>
<p style="text-align: justify;">Le collectivisme prône la propriété des moyens de production (capital productif) et d&#8217;échange (la monnaie) à la collectivité. Donc, à ce niveau, c&#8217;est exact, on peut dire que l&#8217;écosociétalisme est collectiviste. Néanmoins, tout &laquo;&nbsp;capital productif&nbsp;&raquo; est une richesse communautaire qui doit être préservé de l&#8217;appropriation individuelle dans le respect des générations à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le marxisme considère &laquo;&nbsp;De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins&nbsp;&raquo;, le sociétalisme envisage &laquo;&nbsp;A chacun sans condition suivant les besoins fondamentaux, et à chacun, en plus, selon son activité pour le bien commun&nbsp;&raquo;. Ce n&#8217;est plus collectiviste car l&#8217;effort individuel vers des effets sociétaux est récompensé et &laquo;&nbsp;l&#8217;échelle de récompense&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas fixée elle-même par le système (l&#8217;échelle des Rémunérations d&#8217;Activité est prise dans nos exemples de 0 à 3, mais elle pourrait l&#8217;être de 0 à X), mais bien par un choix démocratique.<br />
 L&#8217;économie écosociétale est si originale et innovante qu&#8217;elle constitue une véritable alternative au système économique établi mais il est vrai que sans des notions éthiques, morales et philosophiques l&#8217;écosociétalisme ne serait qu&#8217;un superbe mais inutile exercice de style.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q27 &#8211; Bien; le prix de vente intègre le prix des productions amonts et le coût du travail. Mais la monnaie qui sert à payer ce prix n&#8217;est pas reversée au producteur pour couvrir les frais induits : elle est détruite. Si les productions restent invendues, les finances de la coopérative de production ne s&#8217;en trouvent en rien pénalisées. Par contre il va alors se créer un déséquilibre entre la masse monétaire disponible et la richesse sociale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette observation est tout à fait pertinente. De ce fait nous apportons deux réponses sous deux angles de vue différents :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>1) – Tout ce qui est production invendue peut être considérée comme &laquo;&nbsp;production non-marchande&nbsp;&raquo;. Elle va donc être financée dans un premier temps par une augmentation de la C.E.S. sur l&#8217;ensemble des biens vendus.<br />
 A ce titre, cette production pourra, si c&#8217;est possible et nécessaire, être proposé sur le marché à un prix &laquo;&nbsp;soldé&nbsp;&raquo; jusqu&#8217;à ce que les stocks soient épuisés.<br />
 Dans le même temps, la coopérative de production sera informée (comme l&#8217;est actuellement une entreprise qui voit ses stocks augmenter) et si ses participants souhaitent garder chacun leur Rémunération d&#8217;Activité ils vont devoir réduire la production.<br />
 Que la masse monétaire ne soit pas &laquo;&nbsp;exactement&nbsp;&raquo; équilibrée à un instant &laquo;&nbsp;t&nbsp;&raquo; avec la richesse sociale n&#8217;est pas très important. Nous avons ce genre de déséquilibre dans le système actuel. Le principal est que l&#8217;inadéquation production-vente induise des correctifs les plus rapides possibles</li>
<li>2) – Comme toute entreprise, les entreprises coopératives écosociétales auront à tenir une comptabilité, qui tiendra compte de la valeur des entrées (machines, matières premières, fournitures annexes), et des sorties (amortissement, écoulement des stocks).<br />
 Il existe un principe assez simple à mettre en oeuvre, c&#8217;est celui qui consiste à suivre la monnaie sur chaque compte électronique des entreprises.<br />
 Lorsque le compte reçoit beaucoup plus de monnaie pour travail déclaré qu&#8217;il n&#8217;est enregistré de destruction de monnaie correspondant à l&#8217;achat de sa production, le compte est rééquilibré par des dotations diminuées jusqu&#8217;à épuisement du déséquilibre, autrement dit l&#8217;entreprise coopérative écosociétale ou l&#8217;artisan travaille en recevant un Revenu d&#8217;Activité réduit jusqu&#8217;à ce que la production excédentaire soit écoulée.<br />
 Deux cas de figure se présentent alors : soit la production est poursuivie, mais avec un prix décroissant par unité (puisque le Revenu d&#8217;Activité diminue pour une ou plusieurs étapes de fabrication), soit la production cesse ou se transforme pour correspondre à une véritable demande naturelle de la population.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q28 &#8211; Que deviennent les &laquo;&nbsp;professions&nbsp;&raquo; médiatiques à fort revenu (acteurs, mannequins, chanteurs, show-biz en général et les sportifs médiatisés tels footballeurs, pilotes de F1, ou autres) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quelle société voulons-nous ? Une société spectacle, une société du paraître, une société des inégalités, une société dans lesquels les revenus sont le plus souvent l&#8217;effet de la chance (qu&#8217;elle soit celle de la naissance, de l&#8217;héritage ou des gènes), ou une société dans laquelle chacun est rémunéré en fonction de son apport à cette même société et de l&#8217;effort individuel vers des effets sociétaux ?<br />
 L&#8217;échelle des Rémunérations d&#8217;Activité est bien un choix démocratique. Si ce choix démocratique décide qu&#8217;il faut permettre l&#8217;accès à 100 fois le revenu de base à ces gens, pourquoi pas, nous l&#8217;accepterons. Mais ce n&#8217;est pas notre choix !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Q29 &#8211; Si j&#8217;ai bien compris, le sociétalisme propose de changer la logique de l&#8217;économie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui ! Et si l&#8217;objectif fondamental de l&#8217;Economie était l&#8217;être humain, son épanouissement, le profit collectif en lieu et place du profit individuel ?<br />
 Cela est possible en plus d&#8217;être souhaitable.<br />
 Comme la monnaie n&#8217;est qu&#8217;un déclencheur d&#8217;activité dans la mesure où ceux qui vont produire ont confiance dans l&#8217;émetteur qui leur garanti ainsi de pouvoir participer au partage des richesses produites, ne pourrais t-on avoir autant confiance dans l&#8217;État que dans les banques privées, dans une monnaie produite symétriquement à la production et détruite de la même manière lors de la consommation ? Evidemment que oui.<br />
 Dans l&#8217;entreprise sociétale, les résultats iront en partie aux apporteurs de travail, d&#8217;intelligence, d&#8217;imagination créatrice et pour une autre partie à l&#8217;ensemble de la société. Le coût des outils de production s&#8217;imputera dans les prix de revient. N&#8217;ayant plus besoin de capitaux, il ne restera plus que des apporteurs d&#8217;industrie. Leur risque sera celui du montant de leur rémunération et de la pérénité de leur activité.<br />
 Les statuts très libres de ces &laquo;&nbsp;entreprises sociétales&nbsp;&raquo; définiront l&#8217;objet social, le mode de désignation des dirigeants (partenaires généraux), le mode de prise de décision collective, le mode de répartition des Rémunérations d&#8217;Activité.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="chapitre10" name="chapitre10">Chapitre 10 : en guise de conclusion</a></h1>
<p style="text-align: justify;">Nous avons, dans les pages de ce livre, développé l&#8217;écosociétalisme, système monétaire et économique. Plusieurs fois nous avons fait allusion à un &laquo;&nbsp;système sociétal&nbsp;&raquo;, sans le définir plus avant qu&#8217;un &laquo;&nbsp;Mouvement&nbsp;&raquo; qui préconise, pour l&#8217;essentiel, l&#8217;instauration d&#8217;un système économique et politique basé sur les Droits de l&#8217;Homme et le respect de l&#8217;environnement, la réappropriation de la création monétaire par la collectivité, la gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie, la répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen, la démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité. La finalité du sociétalisme étant l&#8217;existence de &laquo;&nbsp;la société humaine&nbsp;&raquo; au travers de son épanouissement, ce qui conditionne réciproquement l&#8217;épanouissement de chacun des individus la composant.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;écosociétalisme ne pourra s&#8217;épanouir qu&#8217;au sein d&#8217;un système politique, moral, juridique et pénal qui reste encore à inventer, au sein d&#8217;un système de relations mondiales dans lequel chaque Nation ou même communauté sera amenée à penser &laquo;&nbsp;coopération&nbsp;&raquo; au lieu de &laquo;&nbsp;compétition&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons donc, puisque nous sommes dans la conclusion de ce livre, tenter de résumer simplement ce qu&#8217;est le sociétalisme dans son aspect économique, l&#8217;écosociétalisme, que nous avons développé tout au long de ces pages.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>10.1 &#8211; Le sociétalisme dans son aspect économique</h2>
<p style="text-align: justify;">Le sociétalisme considère que toute production de biens ou de service est, en tout et pour tout, la somme du travail des hommes, des machines ou des robots, aussi loin en amont qu&#8217;est analysée la production.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle principal de la monnaie est de permettre l&#8217;échange des biens et services produits par les différents acteurs de la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on veut pouvoir échanger les productions, il faut donc qu&#8217;à tout moment il y ait une quantité de monnaie disponible correspondant à la valeur des biens et des services à vendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi le Sociétalisme considère que chaque acte de travail &laquo;&nbsp;doit&nbsp;&raquo; être suivi d&#8217;une création monétaire équivalente, ce qui garanti la future vente du dit travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque c&#8217;est le travail qui induit la création de la monnaie, un entrepreneur n&#8217;a plus besoin d&#8217;un capital financier préalable à la production ou de trésorerie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi une entreprise commande ce dont elle a besoin auprès d&#8217;un fabricant en amont, sans avoir à l&#8217;acheter. Le fabricant amont sera rémunéré pour son travail (qui induit la création de la monnaie correspondante) et non pas par l&#8217;entreprise cliente.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;investissement financier ainsi que la propriété du capital productif ne sont donc pas une nécessité économique, mais une conséquence de notre système de fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans cette logique sociétale, si la production crée la monnaie, alors la consommation détruit la monnaie.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet une production représente un montant de monnaie. Il est donc logique que la somme représentant le produit ou le service disparaisse quand le produit ou le service est consommé (plus de pomme, plus d&#8217;argent pour la représenter).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous avons donc un nouveau schéma :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les salaires (et donc la monnaie correspondante) sont créés par le travail lui-même.</li>
<li>Une vente est une destruction de monnaie.</li>
<li>Les outils de productions ne se vendent pas.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pas évident au premier abord, ce système a ceci de formidable qu&#8217;il intègre en lui-même le &laquo;&nbsp;financement&nbsp;&raquo; des services publics et autres productions non commercialisables (non vendables, et donc ne générant pas de destruction de monnaie) par la simple introduction d&#8217;une contribution lors de chaque vente.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, en simplifiant, si un producteur a été payé 10 euros pour une production et si le prix de vente est de 15 euros, c&#8217;est bien 5 euros de plus qui seront détruit sur le compte de l&#8217;acheteur au moment de l&#8217;achat de la production. Il manquerait donc 5 euro dans notre économie. C&#8217;est donc ces 5 euros, destinés à rémunérer les producteurs de biens ou services publics non commercialisés, qui seront créés lors de cette vente.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est donc une &laquo;&nbsp;anti-taxe&nbsp;&raquo; (plutôt que de cumuler de la monnaie, elle la détruit). Cette &laquo;&nbsp;anti-taxe&nbsp;&raquo; (Contribution Eco Sociétale) peut être appliqué à des taux différents suivant la &laquo;&nbsp;qualité sociétale&nbsp;&raquo; d&#8217;une production. C&#8217;est à la collectivité de décider démocratiquement de l&#8217;intérêt plus ou moins sociétal d&#8217;une production.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons donc orienter l&#8217;économie vers des produits de qualité (moins chers car moins anti-taxé) tout en permettant aux services publics d&#8217;exister pleinement et ce, en totale compatibilité avec une économie de libre entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">La notion de marge commerciale n&#8217;a plus de sens, puisque c&#8217;est le travail du distributeur qui sera rémunéré, non pas un quelconque capital investi pour un achat de stock, du fond ou du local : les prix ne seront donc pas gonflé arbitrairement.</p>
<p style="text-align: justify;">La notion de prêt bancaire avec intérêt n&#8217;a également plus de sens : les prix de vente n&#8217;auront donc pas à intégrer le remboursement de quelconques intérêts (à ce jour les intérêts bancaires cumulés dans chaque production correspondent en moyenne à 50% du prix de vente H.T.).</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, les bases sont si différentes de ce que l&#8217;on connaît, que peut-être devrait-on se demander : &laquo;&nbsp;De quel bord est le Sociétalisme : Gauche ou Droite ?&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Et la réponse est &laquo;&nbsp;Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre évidemment&nbsp;&raquo;. L&#8217;argent créé par le travail, c&#8217;est du jamais vue depuis&#8230; que le troc n&#8217;existe plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Voyons cela !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans tous les systèmes existants :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La monnaie est créée (plus ou moins) arbitrairement.</li>
<li>La monnaie est (plus ou moins) échangeable, épargnable et productive d&#8217;intérêts.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le troc :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La monnaie n&#8217;existe pas, la production est elle-même la monnaie.</li>
<li>La &laquo;&nbsp;monnaie&nbsp;&raquo; est donc directement créée par la production et directement détruite par la consommation.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le sociétalisme :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La création de la monnaie est en rapport direct avec la production et sa destruction est en rapport direct avec la consommation.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le sociétalisme c&#8217;est donc les avantages de la monnaie, avec les avantages du troc.<br />
 Et vu sous cet angle, aucun système ne peut y être comparé !</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sociétalisme est bien &laquo;&nbsp;le&nbsp;&raquo; nouvel axe à prendre.</p>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>10.2 &#8211; Bases d&#8217;un système de comptabilité nationale</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans le système écosociétal que nous vous avons proposé, toute activité est valorisée suivant son effet sociétal, en plus ou en moins.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous proposons donc la mise en place progressive d&#8217;une autre comptabilité nationale en remplacement du PIB qui est actuellement le seul &laquo;&nbsp;indicateur&nbsp;&raquo; pris en compte par le politique dans lequel ce PIB est censé déterminer le &laquo;&nbsp;confort&nbsp;&raquo; et l&#8217;activité d&#8217;une population (et même le bonheur).</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord, en quoi devrait consister la comptabilité nationale et quelle serait son utilité. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on veut mesurer ? La richesse potentielle d&#8217;un pays ? La richesse sous forme de produits et services utilisables ou utilisés sur une période donnée ? Non, pas seulement ! Ce que nous voulons mesurer c&#8217;est l&#8217;importance de l&#8217;activité sociétale, c&#8217;est-à-dire celle qui s&#8217;avère globalement positive pour la société, l&#8217;individu et l&#8217;environnement. Un pays qui n&#8217;aurait aucun habitant et serait laissé totalement à l&#8217;état sauvage aurait un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; égal à zéro, mais un pays qui produirait toute sorte de choses en quantité industrielle tout en devenant globalement de moins en moins habitable, que ce soit par la destruction de ses forêts, la pollution ou la violence, aurait aussi un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; approchant de zéro.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pays qui produirait seulement le nécessaire pour sa population mais qui offrirait beaucoup de services bénéfiques aussi bien nationalement qu&#8217;internationalement, se soucierait réellement de l&#8217;environnement et participerait de façon importante à l&#8217;évolution des connaissances pour mieux comprendre le monde et tout ce qu&#8217;il contient, un tel pays devrait avoir un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; par habitant maximum.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pays qui se détériore globalement aurait un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; négatif alors qu&#8217;un pays qui s&#8217;améliore globalement (toujours dans le sens écosociétaliste) aurait un bilan de &laquo;&nbsp;Comptabilité Sociétale&nbsp;&raquo; positif proportionnel à cette amélioration.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avions vu que l&#8217;important était d&#8217;abord de pouvoir &laquo;&nbsp;valoriser&nbsp;&raquo; l&#8217;activité globale d&#8217;un pays ou d&#8217;un groupe de pays (actif) et d&#8217;en déduire les &laquo;&nbsp;usures&nbsp;&raquo;, les pollutions, les amortissements (passif).</p>
<p style="text-align: justify;">En fonction de ce qui précède, nous pouvons déjà remarquer que la somme nationale des Rémunérations d&#8217;Activité (R.A.) est un bon indicateur de l&#8217;activité sociétale; en effet, les R.A. sont régulés par les variables et au plus les Rémunérations sont élevées au plus l&#8217;activité EST sociétale. Nous pouvons remarquer également que dans le système écosociétal ils représentent la somme des productions en &laquo;&nbsp;biens de capital&nbsp;&raquo; (machines, outils, réseaux de communication, hôpitaux, écoles, etc.) et en &laquo;&nbsp;biens de consommation&nbsp;&raquo; (objets ou services). Il s&#8217;agit bien de l&#8217;enrichissement du pays auquel il faut ajouter les importations. Il nous semble également indispensable de rajouter une valorisation &laquo;&nbsp;fictive&nbsp;&raquo; de tous les services collectifs issus des actions de bénévolat.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;opposé, nous pouvons considérer l&#8217;appauvrissement du pays. Entrent dans cette catégorie les dépréciations annuelles des biens de capital, qui sont en fait les amortissements ou les destructions naturelles, et la consommation. A ceci (appauvrissement) il faut également ajouter les utilisations non renouvelables (extractions du sous-sol, utilisation d&#8217;énergies non renouvelables). Enfin, on doit y rajouter les exportations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voici, à titre d&#8217;exemple, quelques indicateurs de développement qu&#8217;il faudrait prendre en compte :</strong><br />
 ( le (+) est écosociétal, le (-) produit un effet inverse )</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Espérance de vie à la naissance (+)</li>
<li>Taux d&#8217;alphabétisation des adultes (+)</li>
<li>Taux brut de scolarisation (+)</li>
<li>PIB par habitant et croissance annuelle (+)</li>
<li>Mortalité infantile (-)</li>
<li>Dépenses publiques consacrées à l&#8217;éducation et à l&#8217;enseignement en % PIB (+)</li>
<li>Nombre de médecins et d&#8217;infirmiers en % de population (+)</li>
<li>Consommation de cigarettes par adulte (-)</li>
<li>Taux de scolarisation (primaire, secondaire, supérieur) (+)</li>
<li>Inégalité en terme de revenus ou de consommation (10% les plus riches, 10% les plus pauvres) (-)</li>
<li>Dépenses militaires (-)</li>
<li>Service de la dette (-)</li>
<li>Chômage (jeunes, femmes et longue durée) (-)</li>
<li>Consommation de combustibles par habitant (-)</li>
<li>Consommation d&#8217;électricité par habitant (-)</li>
<li>Pourcentage d&#8217;équivalent pétrole produit par les énergies renouvelables sur la totalité de la consommation d&#8217;énergie (+)</li>
<li>Emission de dioxyde de carbone par habitant (-)</li>
<li>Quantité de déchets par habitant (-)</li>
<li>Ratification des traités sur l&#8217;environnement (+)</li>
<li>Production d&#8217;armes (importation, exportation) (-)</li>
<li>Effectif des forces armées (-)</li>
<li>Pourcentage de la population totale victime de crimes et délits (-)</li>
<li>Taux de participation des femmes à la vie publique (+)</li>
<li>Taux de satisfaction des travailleurs (+)</li>
<li>Abstentions moyennes aux élections (-)</li>
</ul>
<h2 style="color:#FFFFFF">‡</h2>
<h2>10.3 – Les apports de l&#8217;écosociétalisme :</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l&#8217;ensemble de la société :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La suppression de toutes les magouilles et trafics permis par l&#8217;existence même de la monnaie fiduciaire (billets) dont il est impossible de suivre la trace au sein même du pays ou vers les paradis fiscaux (vol, drogue, banditisme, financements politiques, passes-droits, commissions occultes, pots de vins, etc.). Comme il est impossible d&#8217;amasser des billets de banque qui n&#8217;existent pas, il est donc impossible de transférer un montant &laquo;&nbsp;anonyme&nbsp;&raquo; à qui que ce soit. Toutes les transactions deviennent ainsi limpides et vérifiables soit par l&#8217;État soit par n&#8217;importe quel organisme vérificateur local.<br />
 Il devient aussi impossible d&#8217;échanger des &laquo;&nbsp;merci&nbsp;&raquo; contre une monnaie étrangère et ceci élimine donc toute spéculation sur la monnaie.</li>
<li>L&#8217;orientation vers une société plus écologique, respectueuse de l&#8217;utilisation des bien communs, mais surtout plus globalement sociétale</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour le citoyen salarié et/ou consommateur :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Pas d&#8217;intérêt sur les prêts individuels.</li>
<li>Pas d&#8217;impôts directs.</li>
<li>Pas d&#8217;impôts locaux.</li>
<li>Pas de prélèvements sociaux (charges salariales).</li>
<li>Un seul impôt indirect : la C.E.S. ou SOCIETAXE permettant de distribuer le Revenu Social (viatique) et de retraite, de payer la fonction publique, mais ayant en même temps un rôle régulateur sur la qualité de la production.</li>
<li>Le payement d&#8217;un &laquo;&nbsp;loyer&nbsp;&raquo; de jouissance privée d&#8217;un bien commun: le sol.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l&#8217;entreprise en tant qu&#8217;entité morale :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Pas de bénéfices.</li>
<li>Pas de budgets publicitaires qui gonflent les prix.</li>
<li>Pas de &laquo;&nbsp;capital&nbsp;&raquo; nécessaire (trésorerie ou investissement), donc d&#8217;intérêt qui s&#8217;ajoutent au prix de revient, et de propriété actionnariale ou individuelle.</li>
<li>Pas de prélèvements sociaux (charges patronales).</li>
<li>Pas de &laquo;&nbsp;salaires&nbsp;&raquo; (mais un partage équitable d&#8217;une &laquo;&nbsp;masse monétaire&nbsp;&raquo; allouée chaque mois en fonction de sa production).</li>
<li>Pas de taxe professionnelle</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l&#8217;État ou les Collectivités :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Diminution importante de toutes les fonctions administratives (établissement et perception des impôts et taxes).</li>
<li>Plus besoin d&#8217;emprunter sur des marchés financiers pour décider de la mise en oeuvre de biens communs (la seule limite est la disponibilité de main d&#8217;œuvre, de machines ou de robots sur toute la chaîne de fabrication, mais aussi de décisions collectives pour éviter le gâchis, ce qui imposera les &laquo;&nbsp;autorisations de dépenses&nbsp;&raquo; gérées par l&#8217;I.E.M. &#8211; Institut d&#8217;Emission de la Monnaie).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Puisque le coût à la fabrication d&#8217;un produit ou d&#8217;un service payant ne sera plus que le cumul, proportionnellement au temps passé et aux indices sociétaux affectés, des Rémunérations des participants à la chaîne globale de fabrication (extraction, transport, transformation, distribution), à l&#8217;exclusion des intérêts bancaires qui interviennent actuellement pour près de 50% en moyenne dans les prix hors taxes des productions (Etude de l&#8217;économiste allemande Margritt Kennedy : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Lib%C3%A9rer-largent-linflation-taux-dint%C3%A9r%C3%AAts/dp/2880581613" target="_blank">Libérer l&#8217;argent des taux d&#8217;inflation et de l&#8217;intérêt</a>&nbsp;&raquo; aux éditions &laquo;&nbsp;Vivez Soleil&nbsp;&raquo; &#8211; éditions Tourmaline, 37 ter Rue des Tournelles, 74100 Ville la Grand, Tel: +33(0)4.50.87.27.09). C&#8217;est probablement une division par deux du temps de travail nécessaire pour acquérir les mêmes biens que nous pourrions espérer.</p>
<h1 style="color:#FFFFFF">‡</h1>
<h1><a id="annexes" name="annexes">Annexes</a></h1>
<ol>
<li><a title="Resume" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Resume" target="_blank">Résumé synthétique</a></li>
<li><a title="Comment pousse la monnaie" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=CreationMonetaire" target="_blank"> La création monétaire</a></li>
<li><a title="ChangerDeParadigme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme" target="_blank"> Changer de paradigme</a></li>
<li><a title="proposition de fonctionnement du système politique dans l'éco-sociétalisme" href="http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Organisation+Politique1" target="_blank"> Suggestion utopique d&#8217;organisation du système sociétal</a></li>
<li><a rel="external" href="http://www.societal.org/acs/" target="_blank">L&#8217;Association de Coopération Sociétale</a><br class="spacer_" /> </li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>42</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le système mondial unipolaire actuel doit être remplacé par un système de coopération</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/le-systeme-mondial-unipolaire-actuel-doit-etre-remplace-par-un-systeme-de-cooperation/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 13:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos (le 28 janvier 2009) Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs, Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos<br />
 (le 28 janvier 2009)</h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-2682" title="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vladimir-poutine-davos-2009-300x200.jpg" alt="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" width="300" height="200" />Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,<br />
 Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.<br />
 Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.<br />
 Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise écono­mique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Il y a longtemps que la crise était dans l’air</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.<br />
 Le terme &laquo;&nbsp;perfect storm&nbsp;&raquo; désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.<br />
 Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.<br />
 Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Le système financier actuel a échoué<span id="more-2679"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’heure des éclaircissements est venue. Nous devons examiner avec pondération et sans méchanceté, sans nous perdre dans les détails, les causes profondes de la situation et essayer d’envisager l’avenir.<br />
 A notre avis, la crise est due à la combinaison de différents facteurs. Le système financier actuel a échoué. Le manque de régulations a contribué à la crise, si bien que des risques énormes n’ont pas été pris en compte comme il aurait fallu. Ajoutez à cela les disproportions colossales qui se sont accumulées au cours des dernières années, avant tout entre l’ampleur des opérations financières et la valeur fondamentale des avoirs et entre les charges croissantes pesant sur les prêts internationaux et l’origine de leurs garanties.<br />
 Le système entier de croissance écono­mique – dans lequel un centre régional ne cesse d’imprimer de la monnaie et consomme des biens matériels tandis qu’un autre produit des marchandises bon marché et accumule de l’argent imprimé par d’autres gouvernements – a subi un cuisant échec. J’ajouterai que ce système a laissé des régions entières, y compris dans l’Europe prospère, en marge des phénomènes économiques globaux et les a empêchées de prendre d’importantes décisions économiques et financières.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La course entre les indices boursiers et la capitalisation</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En outre, la prospérité ainsi générée a été répartie de manière très inégale entre les diverses couches de la population de certains pays, y compris les pays très développés et entre certains pays et régions. Une part importante de la population mondiale n’a pas accès à des logements confortables, à l’école et à des soins médicaux de qualité. Et l’essor économique global de ces dernières années n’a pas modifié radicalement la situation. Finalement, cette crise a également été provoquée par des attentes excessives. On a favorisé de manière injustifiée les appétits des sociétés. La course entre les indices boursiers et la capitalisation a commencé à éclipser la productivité du travail et la véritable efficacité des entreprises.<br />
 Malheureusement, les attentes exagérées n’ont pas concerné uniquement les milieux économiques. Elles ont encouragé une consommation individuelle accrue, avant tout dans le monde industrialisé. Il nous faut admettre que cette croissance ne reposait pas sur un potentiel réel. Cela représente une richesse non gagnée par le travail, un emprunt qui devra être remboursé par les générations futures.<br />
 Cette pyramide d’attentes devait s’écrouler tôt ou tard. Et c’est ce qui se passe sous nos yeux.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’accumulation des dettes publiques est destructrice</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En période de crise, on est fortement tenté de prendre des décisions simples et populaires. Cependant nous risquons de faire face à des complications beaucoup plus importantes si nous nous contentons de traiter les symp­tômes de la maladie.<br />
 Naturellement, tous les gouvernements nationaux et les responsables économiques doivent agir avec détermination; toutefois il importe d’éviter des décisions que, même prises dans cette situation de force majeure, nous regretterons plus tard. C’est pourquoi je voudrais commencer par mentionner des mesures spécifiques qui devraient être évitées et qui ne seront pas prises par la Russie.<br />
 Nous ne devons pas revenir à l’isola­tionnisme et à un égoïsme économique effréné. Les responsables des économies les plus importantes du monde sont tombés d’accord, lors du Sommet du G20 de novembre 2008 pour ne pas créer de barrières empêchant le commerce et les flux financiers mondiaux. La Russie partage ce principe. Même si une augmentation du protectionnisme va se révéler inévitable pendant la crise – nous le voyons aujourd’hui, à notre grand regret – nous devons tous faire preuve de mesure.<br />
 Une intervention excessive dans l’activité économique et une foi aveugle dans la toute-puissance de l’Etat constituent une autre erreur possible. Certes une intervention accrue de l’Etat en temps de crise est une réaction naturelle aux échecs de la régulation des marchés. Au lieu de rationaliser les mécanismes du marché, certains sont tentés d’augmenter le plus possible les interventions écono­miques de l’Etat. La concentration d’actifs excédentaires entre les mains de l’Etat constitue une mauvaise mesure anti-crise dans pratiquement tous les pays.<br />
 Au XXe siècle, l’Union soviétique a rendu absolu le pouvoir de l’Etat et cela a fini par rendre l’économie non compétitive. Cela nous coûte très cher et je suis sûr que personne ne souhaite réitérer cette erreur.<br />
 Nous ne devrions pas non plus ignorer que l’esprit de libre entreprise, avec le principe de responsabilité individuelle des hommes d’affaires, des investisseurs et des actionnaires pour leurs décisions a été sapé au cours des derniers mois. Ce n’est pas une raison de croire que nous pourrons obtenir de meilleurs résultats en rejetant la responsabilité sur l’Etat. De nombreux responsables écono­miques sont présents à cette rencontre. La tentation constante de recourir à l’aide de l’Etat est tout à fait compréhensible mais cette resource n’est pas inépuisable et ne constitue pas une panacée.<br />
 Et j’ajouterai ceci: les mesures anti-crise ne devraient pas dégénérer en populisme financier et dans le refus d’appliquer des politiques macroéconomiques responsables. L’augmentation injustifiée du déficit budgétaire et l’accumulation des dettes publiques sont aussi destructrices que les spéculations boursières aventureuses.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Avenir d’une économie des valeurs réelles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Malheureusement, nous n’avons pas saisi l’ampleur de la crise actuelle. Néanmoins, une chose est évidente: l’ampleur de la récession dépendra largement de mesures spéci­fiques de haute précision qui devront être prises par les gouvernements et les milieux économiques, de même que de nos efforts professionnels coordonnés.<br />
 Nous devons pour ainsi dire expier nos fautes passées et jouer cartes sur table. Cela signifie que nous devons évaluer la situation réelle et passer par profits et pertes toutes nos dettes «sans espoir» et nos actifs toxiques. <br />
 Certes, ce sera une procédure extrêmement douloureuse et déplaisante. Nombreux seront ceux qui n’accepteront pas ces mesures, craignant pour leur capitalisation, leurs bonus ou leur réputation. Cependant nous prolongerons la crise si nous n’assainissons pas nos bilans. Je crois que les autorités financières doivent mettre au point des mécanismes permettant d’annuler les dettes, mécanisme correspondant aux besoins économiques actuels.<br />
 Deuxièmement, en plus de l’assainissement de nos bilans, il est grand temps de nous débarrasser de la monnaie virtuelle, des rapports surfaits et des notations douteuses. Nous ne devons pas entretenir d’illusions sur les évaluations de l’économie globale et des entreprises même si elles sont le fait d’analystes importants.<br />
 En fait, notre proposition implique que la réforme du système des audits et des notations doit reposer sur le retour au concept fondamental de valeur d’actif plutôt que sur des notions subjectives. Nous pensons que l’économie du futur doit devenir une économie des valeurs réelles. Mais la manière d’y arriver n’est pas évidente. Je n’ai pas de réponse explicite. Réfléchissons-y ensemble. Après tout, c’est l’objectif de ce genre de forums, grâce à M. Schwab.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dangers de la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Troisièmement, la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve est dangereuse pour l’économie globale. Je pense que c’est clair pour tout le monde maintenant. Aussi serait-il raisonnable d’encourager la création, à l’avenir, de plusieurs monnaies de réserve fortes. Il est urgent de lancer un débat approfondi sur les moyens de faciliter un passage en douceur et irréversible à un nouveau modèle.<br />
 Quatrièmement, la plupart des pays convertissent leurs réserves nationales en monnaies étrangères et doivent par conséquent être convaincues que ces dernières sont sûres. Ceux qui émettent ces monnaies de réserve et de paiement ont tout intérêt à ce qu’elles soient utilisées par d’autres Etats.<br />
 Cela met l’accent sur les intérêts mutuels et l’interdépendance. En conséquence, il est important que ceux qui émettent une monnaie de réserve pratiquent des politiques monétaires plus transparentes. De plus, ces pays doivent s’engager à se conformer à des règles internationales de discipline macroécono­mique et financière. Nous pensons que cette demande n’est pas excessive.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système économique mondial plus équitable et plus efficace</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, le système financier global n’est pas la seule chose qui doive être réformée. Nous sommes confrontés à toute une série d’autres problèmes, si bien qu’un système fondé sur la coopération entre plusieurs centres importants doit remplacer le concept global unipolaire.<br />
 Nous devons renforcer le système de régulateurs mondiaux fondé sur le droit international et les accords multilatéraux afin d’empêcher le chaos et l’imprévisibilité dans ce monde multipolaire. Par conséquent, il est très important que nous réaffirmions le rôle des principales organisations et institutions internationales.<br />
 Je suis convaincu que nous pouvons mettre au point un système économique global plus équitable et plus efficace. Mais il est impossible – et actuellement inutile – d’élaborer ici, aujourd’hui, un projet détaillé.<br />
 Cependant, il est évident que tous les pays doivent avoir la garantie d’un accès aux ressources vitales, aux nouvelles technologies et au développement. Nous avons besoin de garanties réduisant le risque de crises récurrentes comparables à la crise actuelle. Naturellement, nous devons continuer de débattre de tous ces problèmes, notamment lors du prochain sommet du G20 à Londres en avril prochain. Nos décisions devraient répondre à la situation actuelle et tenir compte des besoins d’un monde d’après-crise. L’économie globale pourrait, par exemple, affronter le problème de la pénurie de ressources énergétiques et celui du risque de contrecarrer la croissance en essayant de maîtriser la crise.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’échange d’actifs fait partie de la sécurité énergétique</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Il y a trois ans, lors d’un sommet du G8, nous avons soulevé la question de la sécurité énergétique globale. Nous avons lancé un appel à la responsabilité des fournisseurs, des consommateurs et des pays de transit. Je pense qu’il est temps de créer des mécanismes vraiment efficaces afin de garantir cette responsabilité. Le seul moyen de le faire est de créer l’interdépendance, notamment par l’échange d’actifs sans aucune discrimination ni hypocrisie. C’est cette interdépendance qui entraîne une vraie responsabilité mutuelle.<br />
 Malheureusement, la Charte de l’énergie n’est pas devenue un instrument capable de régler les problèmes. Même les pays qui l’ont ratifiée l’ignorent au moment où ils devraient l’appliquer. <br />
 Je propose que nous élaborions un nouveau cadre légal international pour la sécurité énergétique. La réalisation de notre ini­tiative pourrait, je n’en doute pas, jouer un rôle politique comparable au traité établissant la Communauté européenne du charbon et de l’acier. C’est-à-dire que producteurs et consommateurs seraient finalement liés par un unique et véritable partenariat énergétique reposant sur une base légale bien définie.<br />
 Chacun d’entre nous comprend que des fluctuations importantes et imprévisibles des prix de l’énergie constituent un facteur colossal de déstabilisation de l’économie globale. La chute considérable des prix aujourd’hui entraînera une augmentation de la consommation des ressources. D’une part, les investissements dans les économies d’énergie et les énergies alternatives seront réduits et d’autre part on investira moins d’argent dans le pétrole, ce qui entraînera une baisse inévitable de la production. En dernier ressort, il en résultera une nouvelle hausse incontrôlée des prix durant un boom économique, préparant le terrain pour une nouvelle crise. <br />
 Il est nécessaire de revenir à un prix raisonnable reposant sur un équilibre entre l’offre et la demande afin de débarrasser la fixation du prix de l’élément spéculatif produit par de nombreux instruments financiers à terme.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Contribution de la Russie à la sécurité énergétique globale</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Garantir le transport des ressources énergé­tiques reste un défi. Il existe deux moyens d’y faire face et il faut les appliquer tous les deux. Le premier consiste à adopter le principe généralement reconnu des droits de douane sur les services de transit. Il peut être inscrit dans des textes légaux internationaux. Cette pratique devrait concerner le pétrole, le gaz, le combustible nucléaire et, dans une certaine mesure, la production d’électricité.<br />
 Le second consiste à développer et à diversifier les routes de transport de l’énergie. Nous avons travaillé dur et longtemps dans ce but. Au cours des seules dernières années, nous avons réalisé des projets de gazoducs tels que le Yamal-Europe et le Blue Stream. L’expérience a prouvé leur urgence et leur utilité. Je suis convaincu que les projets tels que le South Stream (gazoduc qui devrait relier la Russie à l’Italie en passant sous la mer Noire) et le North Stream (destiné à relier la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique) sont également nécessaires à la sécurité énergé­tique de l’Europe. Leur capacité totale est estimée à 85 milliards de m3 de gaz par année. Certains de nos partenaires et l’Europe ont récemment proposé d’augmenter cette capacité et nous sommes en train d’examiner leur proposition. Je crois en effet qu’il est temps d’envisager ce développement. <br />
 Gazprom et ses partenaires – Shell, Mitsui et Mitsubishi – vont bientôt mettre en service des installations de liquéfaction et de transport du gaz naturel produit dans la région de Sakhaline. Il s’agit là également d’une contribution de la Russie à la sécurité énergé­tique globale.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Développer les infrastructures de transport dans toutes les directions<br />
</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Soit dit en passant, la technologie GNL (gaz naturel liquéfié) et son marché ont de belles perspectives de croissance et sont extrêmement importantes pour la sécurité énergé­tique.<br />
 Nous développons l’infrastructure de nos oléoducs. La première section du Baltic Pipeline System (BPS) est déjà achevée. BPS-1 fournit jusqu’à 75 millions de tonnes de pétrole par année. J’ajouterai que le port de mer et les voies d’accès ont été construits en très peu de temps – quelques années – à partir de rien, dans une région sauvage.<br />
 Nous travaillons maintenant aux plans et à la construction du BPS-2, le second tronçon qui longe la côte du golfe de Finlande. Il devrait avoir une capacité de 50 millions de tonnes par année. En tout, 140 millions de tonnes de produits bruts et raffinés transiteront par le système.<br />
 Nous avons l’intention de construire des infrastructures de transport dans toutes les directions. La première étape de l’Eastern Siberia – Pacific Ocean en est à son stade final. Son terminal sera un nouveau port pétrolier situé dans la baie de Kozmina et une raffinerie de pétrole dans la région de Vladivostok. A l’avenir, un gazoduc sera construit parallèlement à l’oléoduc, en direction du Paci­fique et de la Chine.<br />
 Nous commençons un autre projet en collaboration avec le Turkménistan et le Kazakh­stan, le Caspian Pipeline. <br />
 J’insiste sur le fait que nous devrions certainement accorder une de nos priorités à l’environnement dans la mise en œuvre de ces projets. Nous avons toujours effectué des études d’impact en amont de chacun de nos projets afin de tenir compte des questions environnementales. Nous procédons également à des investissements importants dans la réhabilitation de l’environnement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système de crédit stable</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je ne peux pas ne pas mentionner ici les conséquences de la crise globale sur l’économie russe. Nous avons également été gravement affectés. Cependant, contrairement à beaucoup d’autres pays, nous avons accumulé des réserves importantes qui nous permettent de traverser avec assurance la période d’instabilité mondiale.<br />
 Cette crise a rendu plus évidents les pro­blèmes que nous avions, c’est-à-dire l’accent excessif mis sur les matières premières dans les exportations et l’économie en général ainsi que la faiblesse de notre marché financier. Le besoin de développer un certain nombre d’institutions financières, surtout dans un contexte compétitif, est devenu plus aigu.<br />
 Nous étions conscients de ces problèmes et nous avons cherché à les aborder peu à peu. Cette crise ne fait que nous rendre plus actifs en ce qui concerne les priorités déclarées sans pour autant changer notre stratégie, laquelle consiste à réaliser un renouveau qualitatif de la Russie dans les 10 à 12 pro­chaines années. <br />
 Notre politique anti-crise vise à soutenir la demande intérieure, à apporter des garanties sociales à la population et à créer des emplois. Comme de nombreux pays, nous avons réduit les impôts à la production, laissant l’argent à l’économie. Nous avons optimisé les dé­penses de l’Etat. Mais, je le répète, à côté de ces mesures de réponse rapide, nous travaillons à la création d’un programme de développement pour après la crise.<br />
 Nous sommes convaincus que ceux qui créent des conditions attractives pour des investissements globaux dès maintenant seront les leaders du rétablissement économique global. Nos priorités comprennent notamment la création d’un contexte favorable au commerce et le développement de la compétitivité, l’établissement d’un système de crédit stable reposant sur des ressources intérieures suffisantes, la mise en œuvre de projets de transports et d’autres infrastructures. <br />
 La Russie est déjà un important exportateur de produits alimentaires et notre contribution à la sécurité alimentaire mondiale ne fera qu’augmenter.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Nous avons également l’intention de développer les secteurs novateurs de l’économie, surtout ceux dans lesquels la Russie est compétitive : l’espace au sens large, l’énergie nucléaire et l’aviation. Dans ces domaines, nous avons déjà créé des liens de coopération avec d’autres pays. Un secteur de coopération prometteur pourrait être celui des économies d’énergie. Nous estimons qu’une meilleure efficacité énergétique est un des facteurs clés de sécurité énergétique et de développement. Nous allons continuer de réformer notre industrie énergétique et notamment adopter un nouveau système de fixation des prix fondé sur des tarifs économiquement justifiés. C’est là une de nos premières priorités. C’est important, en particulier dans le contexte de l’encouragement aux économies d’énergie. Nous poursuivrons notre politique d’ouverture aux investissements étrangers.<br />
 Je crois que l’économie du XXIe siècle est une économie des gens et non des entreprises. Le facteur intellectuel a gagné en importance dans l’économie. C’est pourquoi nous prévoyons d’offrir davantage d’opportunités aux individus afin qu’ils réalisent leur potentiel. <br />
 Nous sommes déjà un pays très développé et très instruit, mais il faut que les citoyens russes bénéficient d’une formation ultramoderne et d’excellente qualité dans les aptitudes professionnelles qui seront généralement exigées dans le monde de demain. Par conséquent, nous allons faire preuve d’initiative dans la promotion des pro­grammes scolaires. Nous allons développer des programmes d’échanges d’étudiants notamment au niveau international. Nous allons également créer des conditions qui feront que les meilleurs chercheurs et professeurs – quelle que soit leur nationalité – aient envie de venir travailler en Russie.<br />
 L’histoire a donné à la Russie une chance unique. Les événements récents font que nous devons réorganiser de toute urgence notre économie et actualiser notre sphère sociale. Nous n’avons pas l’intention de laisser passer cette chance. Notre pays doit sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La militarisation prive l’économie d’énormes ressources financières</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, je voudrais évoquer des problèmes qui dépassent le domaine purement écono­mique mais sont d’une grande actualité. <br />
 On entend malheureusement dire de plus en plus souvent qu’une augmentation des dépenses militaires pourrait résoudre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui. Le raisonnement est simple : les dépenses supplémentaires créent de nouveaux emplois dans un premier temps. C’est évident. A première vue, il semble que ce soit un bon moyen de lutter contre la crise et le chômage et cette politique pourrait même être tout à fait efficace à court terme. Mais la militarisation ne résoudra pas le problème à long terme; elle ne fera que le dissimuler pendant un certain temps. Elle retirera aux pays d’importantes ressources financières qui ne pourront pas être utilisées de manière plus judicieuse. Je suis convaincu qu’une réduction raisonnable des dépenses militaires accompagnée d’efforts en vue d’augmenter la sécurité globale rapportera certainement d’importants dividendes économiques.<br />
 J’espère que ce point de vue finira par prédominer au niveau mondial. Quant à nous, nous sommes prêts à des discussions approfondies sur la poursuite du désarmement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les conflits sont un moyen de détourner l’attention des problèmes sociaux et économiques</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la crise économique pourrait aggraver les tendances négatives de la politique globale. Récemment, le monde a été confronté à une montée inédite de la violence et à d’autres opérations agressives comme les incursions aventureuses de l’actuel gouvernement géorgien dans le Caucase, les attaques terro­ristes en Inde, l’escalade de la violence dans la bande de Gaza. Bien que ces événements ne soient pas directement liés, ils ont des traits communs.<br />
 Je pense tout d’abord à l’incapacité des organisations internationales à apporter des solutions constructives aux conflits régionaux ou à faire des propositions efficaces en vue de régler les conflits interethniques ou inter­étatiques. Les mécanismes politiques multilatéraux se sont révélés aussi inefficaces que les régulateurs financiers et économiques globaux.<br />
 A vrai dire, nous savons tous que provoquer l’instabilité politique et militaire ainsi que les conflits régionaux ou autres est un moyen de détourner l’attention de l’aggravation des problèmes sociaux et économiques inté­rieurs de certains pays. Malheureusement, on ne peut pas mettre un terme à ces tentatives. Pour empêcher ces scénarios, nous devons améliorer le système de relations internationales en le rendant plus efficace, plus sûr et plus stable.<br />
 Il existe une quantité de questions à l’ordre du jour mondial auxquelles la plupart des pays ont un intérêt commun, notamment les politiques anti-crise dont nous discutons, les efforts communs pour réformer les institutions financières internationales, pour améliorer les mécanismes régulateurs, pour assurer la sécurité énergétique – qui exige une collaboration entre nous tous – et pour atténuer la crise alimentaire mondiale, qui est une question urgente.<br />
 La Russie est prête à aborder les questions internationales prioritaires. Nous espérons que tous nos partenaires d’Europe, d’Asie et des Etats-Unis, y compris le nouveau gouvernement américain, manifesteront de l’intérêt pour la collaboration dans le traitement de ces questions et d’autres encore. Nous souhaitons du succès à la nouvelle équipe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Associons nos ressources intellectuelles, morales et matérielles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En conclusion, je dirai que la communauté internationale doit faire face à toute une série de problèmes extrêmement compliqués qui pourraient par moments sembler écrasants. Pourtant, comme dit le proverbe, un voyage d’un millier de kilomètres commence par un seul pas. <br />
 Nous devons chercher quelles valeurs de base ont assuré les progrès de notre civilisation. L’intégrité et le rude travail, la responsabilité et la confiance en soi nous conduiront finalement au succès.<br />
 Nous ne devons pas désespérer. Nous pouvons et devons combattre cette crise en associant nos ressources intellectuelles, mo­rales et matérielles, mais c’est impossible sans confiance réciproque non seulement entre les acteurs économiques mais avant tout entre les nations. Aussi l’établissement de cette confiance est-il un objectif clé sur lequel nous devrions nous focaliser actuellement. La confiance et la solidarité permettront de surmonter les problèmes actuels et d’éviter de nouveaux chocs, de parvenir à la prospérité et au bien-être dans ce nouveau siècle.<br />
 Je vous remercie de votre attention.</p>
<p class="quelle" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://premier.gov.ru/eng/visits/world/95/1921.html" target="_blank">Gouvernement de la Fédération de Russie</a> &#8211; Traduction : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1430" target="_blank">Horizons et débats</a>)</em></p>
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		<title>15 mars 2009: journée mondiale Zeitgeist (Zday)</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 09:22:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Zeitgeist &#8211; l&#8217;esprit du moment (1:57:40) Zeitgeist Addendum (2:03:07) Le But Le Moyen est la Fin : Nous sommes résolus à restaurer les nécessités fondamentales et la conscience environnementale des espèces à travers la préconisation des compréhensions les plus courantes sur ce que nous sommes vraiment, et que la science, la nature et la technologie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong> </strong><strong><a href="http://nous-les-dieux.org/Zeitgeist" target="_blank">Zeitgeist &#8211; l&#8217;esprit du moment</a> (1:57:40)</strong></h3>
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<h3 style="text-align: center;"><a href="http://nous-les-dieux.org/Zeitgeist_Addendum" target="_blank"><strong>Zeitgeist Addendum</strong></a><strong> (2:03:07)</strong></h3>
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<h2 style="text-align: left;"><a name="rlm"></a><span id="more-2320"></span></h2>
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<h3 style="text-align: justify;">Le But</h3>
<p style="text-align: justify;">Le Moyen est la Fin :</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes résolus à restaurer les nécessités fondamentales et la conscience environnementale des espèces à travers la préconisation des compréhensions les plus courantes sur ce que nous sommes vraiment, et que la science, la nature et la technologie (plutôt que la religion, la politique et l&#8217;argent) détiennent les clés de notre développement personnel, non seulement en tant qu&#8217;êtres humains, mais aussi en tant que civilisation, à la fois structurellement et spirituellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les idées centrales de cette conscience sont la reconnaissance des éléments émergents et symbiotiques de lois naturelles et le fait que l&#8217;alignement avec ces compréhensions sont le fondement de nos institutions personnelles et sociales, la vie sur Terre peut et prospèrera en un système qui se développera positivement, où les suites sociales négatives, telles que la stratification (division) sociale, la guerre, les préjugés, l&#8217;élitisme et l&#8217;activité criminelle seront en constante diminution et, dans l&#8217;idéal, pourraient disparaitre dans le spectre du comportement humain lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette éventualité est, bien évidemment, très difficile à accepter pour la plupart des humains, car nous avons été conditionnés par la société à penser que le crime, la corruption et la malhonnêteté étaient &laquo;&nbsp;normales&nbsp;&raquo; et qu&#8217;il y aurait toujours des gens qui voudront abuser, blesser ou tirer avantage des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">La religion est le principal instigateur (auteur) de cette propagande, car la mentalité du &laquo;&nbsp;Nous et Eux&nbsp;&raquo; ou du &laquo;&nbsp;Bien et du Mal&nbsp;&raquo; encourage cette fausse hypothèse.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalité est que nous vivons dans une société qui crée le raréfaction. La conséquence de ce manque est que les êtres humains doivent se comporter de manière a survivre, même si cela signifie qu&#8217;ils doivent tricher ou voler pour obtenir ce qu&#8217;ils veulent.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre étude nous a amené à conclure que le manque est une des causes les plus importantes de l&#8217;aberrance du comportement humain, tout en conduisant, par d&#8217;autres moyens, à des formes complexes de névrose. Un regard statistique sur la toxicomanie, le crime et le taux d&#8217;incarcération révèle que la pauvreté et les conditions sociales malsaines font partie du vécu de ceux engagés dans de tels comportements.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Êtres Humains ne sont ni bons ni mauvais&#8230; ils courent, ne cessant de modifier leur(s) expérience(s) que la vie leur influe. La &laquo;&nbsp;qualité&nbsp;&raquo; d&#8217;un être humain (si une telle chose devait exister) est directement reliée à l&#8217;éducation et de cette manière aux systèmes de croyance dans lequel ils ont été conditionnés.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évidente réalité a été grossièrement négligée et de nos jours les gens pensent primitivement que la compétition, la cupidité et la corruption sont des éléments &laquo;&nbsp;greffés&nbsp;&raquo; au comportement humain et que, de ce fait, nous devons posséder des prisons, une police et en conséquence une hiérarchie de contrôle différentiel pour que la société puisse gérer ces &laquo;&nbsp;tendances&nbsp;&raquo;. C&#8217;est complètement illogique et faux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le point important est qu&#8217;afin de changer les choses pour le meilleur fondamentalement, vous devez commencer par vous attaquer aux causes profondes. Le système actuel des sociétés de la &laquo;&nbsp;punition&nbsp;&raquo; est démodé, inhumain et improductif. Quand un Serial Killer (tueur en série) est attrapé, la majorité des gens s&#8217;agitent et crient pour la mort de cette personne. Tout ceci est arriéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Une société réellement saine d&#8217;esprit, qui est consciente de ce que nous sommes et comment nos systèmes de valeur sont créés, considèrerait la personne et chercherait à apprendre les raisons derrière ses actions violentes. Cette information irait ensuite dans un département de recherche qui réfléchirait à comment faire en sorte que de tels comportements ne se reproduisent plus, et ceci à travers l&#8217;éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est temps de mettre fin à ce patchwork. Il est temps de commencer une nouvelle approche sociale qui est mise à jour avec les connaissances actuelles. Hélas, la société actuelle fonctionne encore amplement sur le démodé, les dispositions superstitieuses et les résolutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est aussi important de souligner qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;utopies ou de conclusion. Tous les signes désignent un changement perpétuel à tous les niveaux. À son tour, ce sont nos actions personnelles de tous les jours qui façonnent et perpétuent les systèmes sociaux en place. Néanmoins, paradoxalement, ce sont aussi nos influences environnementales qui créent nos perspectives et, par conséquent, nos visions du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, le véritable changement ne viendra pas seulement de l&#8217;ajustement de vos compréhensions personnelles et de vos résolutions, mais viendra également du changement des structures sociales qui influencent ces compréhensions et résolutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Les systèmes élitiques du pouvoir ne sont que peu affectés sur le long terme par les protestations traditionnelles et les mouvements politiques. Nous devons aller au-delà de ces &laquo;&nbsp;rebellions de constatation&nbsp;&raquo; et agir avec un outil bien plus puissant :</p>
<p style="text-align: justify;">Nous arrêterons de soutenir le système, tout en prônant constamment la connaissance, la paix, l&#8217;unité et la compassion. Nous ne pouvons &laquo;&nbsp;affronter le système&nbsp;&raquo;. La haine, la colère et la &laquo;&nbsp;mentalité de la guerre&nbsp;&raquo; sont des moyens de changement voué à l&#8217;échec, car perpétuant les mêmes outils que les systèmes corrompus de pouvoir utilisent pour leur maintien du contrôle.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La Distorsion et la Paralysie</h3>
<p style="text-align: justify;">Quand nous comprendrons que tous les systèmes sont en voie de développement et constamment dans un état d&#8217;évolution, ainsi que le fait que nous sommes symbiotiquement connectés à la nature et entre nous de la manière la plus simple mais néanmoins profonde, nous forçant à réaliser que notre intégrité personnelle est aussi élevée que l&#8217;intégrité du reste de la société, nous réaliserons donc à quel point nos repères sociaux étaient altérés et arriérés et comment leur perpétuation est responsable de l&#8217;instabilité de notre société.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Système Monétaire, par exemple, a longtemps été considéré comme un aspect positif dans la société du au fait qu&#8217;il incitait à la production et au progrès. De nos jours, le système monétaire est devenu un outil pour la division et la contrôle totalitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la forme ultime de &laquo;&nbsp;Diviser pour mieux régner&nbsp;&raquo; dont les hypothèses profondes sont :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Nous devons nous affronter les uns les autres pour survivre.</li>
<li>L&#8217;Homme doit avoir une récompense &laquo;&nbsp;stimulante&nbsp;&raquo; pour faire quoi que ce soit de significatif.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Dans la mesure du premier point (Nous devons nous affronter les uns les autres pour survivre), cette caractéristique de &#8216;compétition&#8217; dans le système garantit la corruption dans la société à tous les niveaux, car le crédo est &laquo;&nbsp;Nous contre eux&nbsp;&raquo;. Beaucoup débattent à propos du fait que le &laquo;&nbsp;système de marché libre&nbsp;&raquo; est efficace&#8230; mais il est corrompu de nos jours en raison des mauvaises politiques, du favoritisme, des sauvetages financiers, etc. Ils affirment que si un marché libre &laquo;&nbsp;pure&nbsp;&raquo; pouvait exister tout irait bien. C&#8217;est faux, car ce que vous voyez aujourd&#8217;hui EST le marché libre, avec tous ses avantages différentiels et sa corruption. Aucune loi n&#8217;empêchera jamais les opérations d&#8217;initiés, les collusions, les monopoles, les abus de travail, la pollution, l&#8217;obsolescence planifiée &#8230; c&#8217;est ce qu&#8217;un système basé sur la compétition produit à coup sûr, car fondé sur l&#8217;idée de tirer profit des autres pour le profit. Un point c&#8217;est tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons commencer à nous séparer de ces idéaux oppressants et aller vers un système &laquo;&nbsp;conçu&nbsp;&raquo; pour faire vivre les êtres humains&#8230; et non plus les forcer à s&#8217;affronter pour survivre. En ce qui concerne le second point (L&#8217;Homme doit avoir une récompense &laquo;&nbsp;stimulante&nbsp;&raquo; pour faire quoi que ce soit de significatif), c&#8217;est tout simplement une perspective triste et incroyablement négative de l&#8217;être humain en général. Se dire qu&#8217;une personne doit être &laquo;&nbsp;structurellement motivée&nbsp;&raquo; ou par conséquent &laquo;&nbsp;forcée&nbsp;&raquo; à faire quoi que ce soit, est tout bonnement absurde. Souvenez-vous lorsque vous étiez un enfant et n&#8217;aviez aucune idée de ce qu&#8217;était l&#8217;argent. Vous jouiez, étiez curieux et faisiez de nombreuses choses&#8230; pourquoi ? Car vous en aviez envie. Cependant, plus le temps passe dans notre système, plus cette curiosité naturelle et cette auto-motivation disparait chez l&#8217;Homme, car ils sont contraints à se conformer au système de travail spécialisé, compartimenté et prédéfini pour survivre. Ceci, au final, crée souvent une rébellion naturelle au sein de la personne due à l&#8217;obligation forcée, et c&#8217;est ainsi qu&#8217;on en arrive à la séparation du &laquo;&nbsp;loisir&nbsp;&raquo; et du &laquo;&nbsp;travail&nbsp;&raquo;. La paresse censée exister par le biais des partisans du système monétaire (qui clament qu&#8217;il produit une motivation) ne reconnait pas ça. Dans une véritable société, les gens suivraient leurs penchants naturels et travailleraient pour participer à la société non pas parce qu&#8217;ils sont &laquo;&nbsp;payés&nbsp;&raquo; pour ça, mais parce qu&#8217;ils ont une plus grande sensibilisation qui reconnait que contribuer à la société les aide autant que cela aide les autres. Il s&#8217;agit de l&#8217;état de conscience le plus élevé que nous espérons faire communiquer. Votre récompense pour avoir contribuer à la société est le bien-être de cette société&#8230; qui, au final, servira votre bien-être.</p>
<p style="text-align: justify;">À présent, en mettant ces choses en perspective, il est important de comprendre que notre monde est actuellement dirigé, indéniablement, par un petit groupe d&#8217;hommes dominant ayant les postes les plus élevés des institutions les plus importantes dans la société &#8211; Les Affaires et la Finance (Business and Finance). La mise en place d&#8217;un gouvernement est en tandem avec l&#8217;influence et le pouvoir des sociétés et des banques. Le sang de la vie est l&#8217;argent, ce qui est, en fait, une illusion qui a désormais peu de pertinence pour la société et qui sert d&#8217;outil à la manipulation et la division associé à une sorte d&#8217;organisation sociale qui garantit l&#8217;élitisme, le crime, la guerre et la stratification (division) sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Simultanément, on apprend aux individus qu&#8217;être &laquo;&nbsp;correct&nbsp;&raquo; est ce qui les définit en tant qu&#8217;être humain. Ce fait d&#8217;être &laquo;&nbsp;correct&nbsp;&raquo; est directement relié aux valeurs prédominantes de la société elle-même. Par conséquent, ceux qui acceptent et soutiennent les points de vue du système social sont considérés comme &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo;, tandis que ceux qui sont en désaccord sont considérés comme &laquo;&nbsp;anormaux&nbsp;&raquo; ou même &laquo;&nbsp;subversifs&nbsp;&raquo;. Que ce soit le dogme d&#8217;une tradition sociale unique, ou l&#8217;alignement avec une religion mondialement établie, la base est la même : Matérialisme Intellectuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors nous nous rendons compte que la connaissance et en conséquence nos institutions sont en constante évolution, nous constatons que tout système de croyance qui prétend &laquo;&nbsp;savoir&nbsp;&raquo; quoi que ce soit, sans contestation possible, est voué à l&#8217;échec. La religion, avec son fondement dans la foi, est le roi de la distorsion, car il revendique savoir quelque chose de définitif à propos d&#8217;un sujet aussi complexe et insaisissable que les origines de l&#8217;espèce humaine, et c&#8217;est tout simplement impossible dans un univers émergent (en développement).</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci étant dit, nous réalisons donc que, tout aussi dangereux que les structures du pouvoir établies, le sont les personnes qui ont été conditionnées pour accepter totalement les compréhensions immuables avancées par ces systèmes&#8230; devenant de ce fait les &laquo;&nbsp;Garants attitrés du Statu Quo (situation figée)&nbsp;&raquo;. Cela s&#8217;applique à tous les systèmes, principalement politiques, financiers et religieux. Depuis que l&#8217;identité des personnes est devenue liée aux doctrines d&#8217;un pays, d&#8217;une religion ou à une éthique de Business (Affaires), il est souvent très difficile pour une personne d&#8217;en changer, car son identité a été associée aux idéologies qui lui ont été imposées. Ils perpétuent par conséquent la doctrine de l&#8217;institution, simplement pour maintenir leur intégrité personnelle, telle qu&#8217;ils la perçoivent. Nous devons mettre fin à ce cycle, car il paralyse notre développement non seulement en tant qu&#8217;individus mais aussi en tant que société.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La Vérité et la Transition</h3>
<p style="text-align: justify;">Une fois que nous aurons compris que l&#8217;intégrité de nos propres existences est directement reliée à l&#8217;intégrité de la Terre, de la Vie et de tous les autres Êtres Humains, le chemin que nous aurons à arpenter sera prédéfini. À son tour, une fois que nous aurons réalisé que c&#8217;est la science, la technologie et par conséquent la créativité humaine qui instaure le progrès dans nos vies, nous serons alors capables de reconnaître nos véritables priorités pour le progrès et le développement social et personnel. Ces points étant indiqués, nous pouvons voir que la Religion, la Politique et le système de travail basé sur l&#8217;argent et la compétition sont des moyens obsolètes de fonctionnement social, que doivent désormais être critiqués et dépassés. Notre vocation est de parvenir à un système social qui agit sans argent ni politique, while allowing superstition to work itself out as education flourishes. Personne n&#8217;a le droit de dire à une autre ce qu&#8217;elle doit croire, car personne n&#8217;a une compréhension totale de quoi que ce soit. Cependant, si nous nous penchons sur les procédés naturels de la vie, nous verrons alors comment nous pouvons nous aligner avec la nature et de cette manière notre chemin sera bien plus clair.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, beaucoup de personnes sont inquiètes à propos de l&#8217;augmentation de la population mondiale, tandis que certaines figures despotiques comme Henry Kissinger affirment qu&#8217;une &laquo;&nbsp;réduction&nbsp;&raquo; est nécessaire. C&#8217;est, évidemment, assez effrayant. Cependant la véritable question subsiste : Est-ce que l&#8217;augmentation de la population est si néfaste ? La réponse est que, d&#8217;un point de vue scientifique, la Terre peut supporter beaucoup plus de personnes si besoin est, une fois que la technologie de pointe sera exploitée. Notre planète est composée à 70% d&#8217;eau, et les cités sur la mer (un des nombreux projets de Jacque Fresco) sont la prochaine étape. Par la suite, l&#8217;éducation sur la vie en général informera les personnes quant aux conséquences de leurs actes reproductifs et l&#8217;augmentation de la population sera tout naturellement ralentie au fur et à mesure que les gens commenceront à réaliser de quelle manière ils sont liés à la planète et à sa capacité d&#8217;accueil.</p>
<p style="text-align: justify;">De ce fait, le seul &laquo;&nbsp;gouvernement&nbsp;&raquo; pouvant réellement exister est la Terre et ses ressources. À partir de là, toutes les possibilités peuvent être évaluées. C&#8217;est pourquoi une unification de tous les pays est nécessaire, car l&#8217;information la plus importante que nous pouvons posséder en tant qu&#8217;espèce est une évaluation complète et très détaillée de ce que nous avons sur cette planète. De la même manière que vous examineriez les ressources d&#8217;une acre de terre pour voir ce que vous pourriez y faire, c&#8217;est de ça dont nous avons besoin qu&#8217;il se passe avec la planète dans le but de développer ce que nous sommes capables en tant qu&#8217;espèce, une ressource pure.</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, la plupart qui examineront les idées présentées précédemment ne cesseront de se demander : &laquo;&nbsp;Comment pouvons-nous faire ceci compte tenu de la distorsion des systèmes de valeurs actuellement en marche ? Comment réaliser ce changement, cette transition aussi énorme ?&nbsp;&raquo; C&#8217;est, évidemment, la question la plus complexe. La réponse : Il fat bien commencer quelque part. Il y a nombre de choses qui peuvent être réalisées par une seule personne ou une communauté et qui peuvent donner forme à cette vision. Le pas le plus important est l&#8217;éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 15 Mars 2009 (ou &laquo;&nbsp;ZDAY&nbsp;&raquo; comme il a été appelé en 2008), il y aura une journée d&#8217;action mondiale pour répandre la conscience de cette orientation sociale. Notre espoir est de voir s&#8217;organiser le plus de réunions possibles dans de nombreuses villes, états et pays. Notre site thezeitgeistmovement.com va faire en sorte de fournir les éléments nécessaires dans le plus de langues possible, tout en faisant notre possible pour aider chaque sous-groupe. Nous ne vous demanderons jamais d&#8217;argent. Nous sommes là pour aider, car nous acceptons et comprenons une vérité primordiale qui a été oubliée pendant très longtemps :</p>
<p style="text-align: justify;">Plus vous donnez, plus vous recevez.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci pour votre aide.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.thezeitgeistmovement.com/joomla/index.php?Itemid=126" target="_blank">thezeitgeistmovement.com</a>)</em></p>
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		<title>Pour que l’argent nous serve, au lieu de nous asservir !</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 13:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En effet, depuis 1973, l&#8217;État s&#8217;est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d&#8217;émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l&#8217;État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d&#8217;énormes intérêts. À l&#8217;heure du &#171;&#160;pouvoir d&#8217;achat chancelant&#160;&#187; et des &#171;&#160;caisses vides&#160;&#187;, il n&#8217;est plus acceptable que notre argent, issu de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>En effet, depuis 1973, l&#8217;État s&#8217;est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d&#8217;émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l&#8217;État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d&#8217;énormes intérêts. À l&#8217;heure du &laquo;&nbsp;pouvoir d&#8217;achat chancelant&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;caisses vides&nbsp;&raquo;, il n&#8217;est plus acceptable que notre argent, issu de notre travail, ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l&#8217;emploi et des services publics, course sans fin à la croissance, destruction de l&#8217;environnement, etc..</strong></p>
<h3>Nous vous proposons de nous mobiliser citoyennement en agissant immédiatement par voie de <span style="text-decoration: underline;">pétition électronique à vos élus départementaux</span> (<em>députés, sénateurs</em>), pour restaurer le droit légitime des Nations à émettre leur propre monnaie.</h3>
<p style="color: #9933cc;"><big><strong>Devenez une partie de la solution, passez à l&#8217;action :</strong></big></p>
<p style="color: #ff0000;"><em>Veuillez effacer &laquo;&nbsp;Votre Prénom&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Votre Nom&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Votre E-Mail&nbsp;&raquo; avant de rentrer vos coordonnées et de <span style="text-decoration: underline;">choisir votre département de résidence</span> (si vous ne choisissez pas de département, un pétition test vous sera envoyée à l&#8217;adresse E-Mail spécifiée).</em></p>
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<option value="philippeduron@orange.fr, pleroy.ldumont@orange.fr, cleteurtre@falaise.fr, nameline@assemblee-nationale.fr, jmlefrancdepute@wanadoo.fr, jycousin@assemblee-nationale.fr, a.dupont@senat.fr, jl.dupont@senat.fr, notices-senateurs@senat.fr">14 Calvados</option>
<option value="vdescoeur@cg15.fr, jean-yves.bony@orange.fr, p.jarlier@senat.fr, j.mezard@senat.fr">15 Cantal</option>
<option value="jcviollet@wanadoo.fr, marie-line.reynaud@wanadoo.fr, jlambert@assemblee-nationale.fr, mpinville@assemblee-nationale.fr, n.bonnefoy@senat.fr, m.boutant@senat.fr">16 Charente</option>
<option value="maxime.bono@ville-larochelle.fr, jl.leonard@chatelaillonplage.fr, cquere@assemblee-nationale.fr, jcbeaulieu@assemblee-nationale.fr, didierquentin@voila.fr, c.belot@senat.fr, michel.doublet@wanadoo.fr, d.laurentsenateur17@orange.fr&gt;17 Charente-Maritime&lt;/option&gt; &lt;option value=">18 Cher</option>
<option value="fhollande@assemblee-nationale.fr, permanence.nauche@orange.fr, jpdupont@assemblee-nationale.fr, b.bourzai@senat.fr, r.teulade@senat.fr">19 Corrèze</option>
<option value="srenucci@assemblee-nationale.fr, cderoccaserra@assemblee-nationale.fr, depute-gandolfi@orange.fr, pgiacobbi@cg2b.fr">20 Corse</option>
<option value="bernarddepierre@wanadoo.fr, permanence@remi-delatte.com, cadarciaux@assemblee-nationale.fr, francois.sauvadet@wanadoo.fr, alain.suguenot@wanadoo.fr, a.houpert@senat.fr, f.patriat@senat.fr, f.rebsamen@senat.fr">21 Côte-d&#8217;Or</option>
<option value="bousquetsb@wanadoo.fr, jean-gaubert@wanadoo.fr, mlefur@assemblee-nationale.fr, oget.mr@wanadoo.fr, erhel.corinne@orange.fr, y.botrel@senat.fr, j.cheve@senat.fr, gerard.lecam@wanadoo.fr">22 Côtes-d&#8217;Armor</option>
<option value="mvergnier@assemblee-nationale.fr, auclair.j@wanadoo.fr, jj.lozach@senat.fr">23 Creuse</option>
<option value="pascaldeguilhem@free.fr, garrigue.daniel.depute@wanadoo.fr, clanglade@assemblee-nationale.fr, gpeiro@assemblee-nationale.fr, c.berit-debat@senat.fr, b.cazeau@senat.fr">24 Dordogne</option>
<option value="francoise@branget.com, jgrosperrin@assemblee-nationale.fr, marcelbonnot@yahoo.fr, pmoscovici@assemblee-nationale.fr, jean-marie.binetruy@wanadoo.fr, m.bourquin@senat.fr, notices-senateurs@senat.fr, c.jeannerot@senat.fr">25 Doubs</option>
<option value="patrick.labaune@orange.fr, courriel@franck-reynier.fr, hmariton@assemblee-nationale.fr, gabriel.biancheri@wanadoo.fr, besson.jean@wanadoo.fr, d.guillaume@senat.fr, bernard.piras@wanadoo.fr">26 Drôme</option>
<option value="glefrand@assemblee-nationale.fr, jean.pierre.nicolas@wanadoo.fr, marc.vampa.depute@orange.fr, francois.loncle@wanadoo.fr, fgilard@assemblee-nationale.fr, h.maurey@senat.fr, l.poniatowski@senat.fr">27 Eure</option>
<option value="jean-pierre.gorges.depute@wanadoo.fr, g.hamel@ville-dreux.fr, laure@la-raudiere.com, ph.vigier@wanadoo.fr, j.billard@senat.fr, g.cornu@senat.fr, a.de-montgolfier@senat.fr">28 Eure-et-Loir</option>
<option value="contact@urvoas.org, patricia.adam-deputee@wanadoo.fr, marguerite.lamour@wanadoo.fr, permanence.lebranchu@wanadoo.fr, jacques-leguen@wanadoo.fr, cmenard@assemblee-nationale.fr, annick.leloch.deputee@orange.fr, glebris@assemblee-nationale.fr, m.blondin@senat.fr, jl.fichet@senat.fr, f.marc@senat.fr, p.paul@senat.fr">29 Finistère</option>
<option value="info@yvan-lachaud.com, emourrut.depute@wanadoo.fr, permanencejmroubaud@wanadoo.fr, mroustan@assemblee-nationale.fr, dumas.william@wanadoo.fr, jp.fournier@senat.fr, f.laurent-perrigot@senat.fr">30 Gard</option>
<option value="catherine.lemorton@orange.fr, depute.bapt@wanadoo.fr, contact@pierrecohen.net, martinemartinel@orange.fr, imbert.francoise@wanadoo.fr, monique.iborra@orange.fr, patrick.lemasle@wanadoo.fr, jean-louis.idiart@wanadoo.fr, b.auban@senat.fr, a.chatillon@senat.fr, f.laborde@senat.fr, jj.mirassou@senat.fr, jp.plancade@senat.fr">31 Haute-Garonne</option>
<option value="ph.martin-depute@wanadoo.fr, biemouret.gisele@orange.fr, a.demontesquiou@senat.fr, r.vall@senat.fr">32 Gers</option>
<option value="jpgarraud@assemblee-nationale.fr, philippe.plisson@free.fr, chantal.bourrague@wanadoo.fr, delaunay.deputee@orange.fr, nmamere@assemblee-nationale.fr, clacuey@wanadoo.fr, contact@pascalegot.fr, msainte-marie@assemblee-nationale.fr, arousset@assemblee-nationale.fr, f.deluga@leteich.fr, martine.faure2007@orange.fr, a.anziani@senat.fr, f.cartron@senat.fr, mh.des-esgaulx@senat.fr, x.pintat@senat.fr">33 Gironde</option>
<option value="jdomergue@assemblee-nationale.fr, a.vezinhet.depute@orange.fr, jpgrand@assemblee-nationale.fr, permanence.lecou@wanadoo.fr, mesquida.depute@wanadoo.fr, aboud.elie@orange.fr, gdettore@assemblee-nationale.fr, mt.bruguiere@senat.fr, r.navarro@senat.fr, robert.tropeano@orange.fr">34 Hérault</option>
<option value="jmboucheron@assemblee-nationale.fr, ptourtelier@assemblee-nationale.fr, marcel.rogemont@wanadoo.fr, jrmarsac@wanadoo.fr, pmehaign@club-internet.fr, contact@thierry-benoit.fr, rcouanau@assemblee-nationale.fr, e.herve@senat.fr, v.kles@senat.fr, d.de-legge@senat.fr, j.le-menn@senat.fr">35 Ille-et-Vilaine</option>
<option value="msapin@assemblee-nationale.fr, nforissier@assemblee-nationale.fr, jpchanteguet@assemblee-nationale.fr, jf.mayet@senat.fr, l.pinton@senat.fr">36 Indre</option>
<option value="contact@jean-patrick-gille.fr, c.greff@wanadoo.fr, mtouraine@assemblee-nationale.fr, mlezeau@cg37.fr, pbriand@assemblee-nationale.fr, mariefrance.beaufils@wanadoo.fr, y.dauge@senat.fr, d.leclerc@senat.fr">37 Indre-et-Loire</option>
<option value="genevieve.fioraso@gmail.com, michel.issindou@free.fr, mdestot@assemblee-nationale.fr, president.finances@assemblee-nationale.fr, francois.brottes@wanadoo.fr, moyne-bressand.alain@wanadoo.fr, georges.colombier@orange.fr, jremiller@assemblee-nationale.fr, avallini@assemblee-nationale.fr, a.david@senat.fr, j.faure@senat.fr, l.mermaz@senat.fr, bernard.saugey@wanadoo.fr">38 Isère</option>
<option value="jacques.pelissard@ville-lons-le-saunier.fr, marie-christine.dalloz390@orange.fr, jmsermier-dole@wanadoo.fr, g.bailly@senat.fr, senat.barbiergilbert@wanadoo.fr">39 Jura</option>
<option value="alain.vidalies@orange.fr, jpdufau@assemblee-nationale.fr, hemmanuelli@assemblee-nationale.fr">40 Landes</option>
<option value="nperruchot@assemblee-nationale.fr, pmartin-lalande@assemblee-nationale.fr, mleroy.depute@wanadoo.fr, p.fauchon@senat.fr, j.gourault@senat.fr">41 Loir-et-Cher</option>
<option value="rjuanico@assemblee-nationale.fr, contact@jlgagnaire.com, frochebloine@assemblee-nationale.fr, dcinieri@assemblee-nationale.fr, ynicolin@assemblee-nationale.fr, pclement@assemblee-nationale.fr, j-f.chossy@wanadoo.fr, b.fournier@senat.fr, jc.frecon@wanadoo.fr, j.mathon@wanadoo.fr, michel.thiolliere.senateur@wanadoo.fr">42 Loire</option>
<option value="jpmarcon@assemblee-nationale.fr, jproriol.permanence@wanadoo.fr, contact@jean-boyer.com, agouteyron-senateur@wanadoo.fr">43 Haute-Loire</option>
<option value="serge.poignant@wanadoo.fr, permanence.fderugy@orange.fr, mfclergeau@assemblee-nationale.fr, jmayrault@assemblee-nationale.fr, dominiqueraimbourg@orange.fr, contact@michelmenard.fr, michel.hunault-depute@wanadoo.fr, christophepriou@wanadoo.fr, mobouille@assemblee-nationale.fr, pboennec@assemblee-nationale.fr, f.autain@senat.fr, c.gautier@senat.fr, g.gautier@senat.fr, m.papon@senat.fr, a.trillard@senat.fr">44 Loire-Atlantique</option>
<option value="ocarre@assemblee-nationale.fr, sergegrouard.deputemaire45@wanadoo.fr, jl.bernard.depute@wanadoo.fr, doorjp@wanadoo.fr, jean-paul.charie@orange.fr, e.dolige@senat.fr, j.rozier@senat.fr, jp.sueur@senat.fr">45 Loiret</option>
<option value="orliacdominique@orange.fr, launay.depute@wanadoo.fr, senateurmilhau@orange.fr, gerard-miquel@wanadoo.fr">46 Lot</option>
<option value="jdionisdusejour@assemblee-nationale.fr, mdiefenbacher@assemblee-nationale.fr, j.cahuzac@jcahuzac.fr, j.francois-poncet@senat.fr, d.soulage@senat.fr">47 Lot-et-Garonne</option>
<option value="contact@francissaintleger.fr, pmorelalhuissier@assemblee-nationale.fr, jacques.blanc@senat.fr">48 Lozère</option>
<option value="pjeanneteau@assemblee-nationale.fr, secretariat.mairie@mairie-trelaze.fr, jctaugourdeau.depute@wanadoo.fr, michelpirondepute@wanadoo.fr, gbourdouleix@ville-cholet.fr, hdecharette@assemblee-nationale.fr, contact@marclaffineur.org, c.gaudin@senat.fr, a.lardeux@senat.fr, d.raoul@senat.fr">49 Maine-et-Loire</option>
<option value="philippegosselin50@orange.fr, guenhael.huet@yahoo.fr, cousin.alain@wanadoo.fr, claude.gatignol.permanence@wanadoo.fr, bcazeneuve@assemblee-nationale.fr, j.bizet@senat.fr, jp.godefroy@senat.fr, jean-francois.le.grand@cg50.fr">50 Manche</option>
<option value="contact@catherine-vautrin.fr, jeanclaude-thomas@wanadoo.fr, contact@benoistapparu.com, charles.de-courson@wanadoo.fr, pamartin@assemblee-nationale.fr, y.detraigne@senat.fr, jc.etienne@senat.fr, f.ferat@senat.fr">51 Marne</option>
<option value="sdelong@assemblee-nationale.fr, fcornut-gentille@assemblee-nationale.fr, c.guene@senat.fr, b.sido@senat.fr">52 Haute-Marne</option>
<option value="ggarot@assemblee-nationale.fr, marc.bernier53@wanadoo.fr, favennec.yannick@wanadoo.fr, j.arthuis@senat.fr, f.zocchetto@senat.fr">53 Mayenne</option>
<option value="lhenart@assemblee-nationale.fr, hferon@assemblee-nationale.fr, permanence@v-r-d.fr, permanence.lamblin@yahoo.fr, permanence@morenvillier.com, jean-yves.le-deaut@wanadoo.fr, ceckert@assemblee-nationale.fr, evelyne-didier@wanadoo.fr, j.panis@senat.fr, d.reiner@senat.fr">54 Meurthe-et-Moselle</option>
<option value="bpancher.depute@orange.fr, Jean-Louis.Dumont@wanadoo.fr, g.longuet@senat.fr">55 Meuse</option>
<option value="fgoulard@assemblee-nationale.fr, michelgrall.depute@orange.fr, gerardlorgeouxdepute@wanadoo.fr, loicbouvard-ploermel@wanadoo.fr, folivier-coupeau@assemblee-nationale.fr, jlenay@assemblee-nationale.fr, o.herviaux@senat.fr, j.kergueris@senat.fr, j.de-rohan@senat.fr">56 Morbihan</option>
<option value="michel.liebgott@wanadoo.fr, permanence.francoisgrosdidier@voila.fr, djacquat@wanadoo.fr, a.marty-depute@wanadoo.fr, clett@wanadoo.fr, pierrelang@wanadoo.fr, wojciechowski1@orange.fr, afilippetti@assemblee-nationale.fr, permanence.grommerch@orange.fr, p.leroy@senat.fr, jp.masseret@senat.fr, gisele.printz@wanadoo.fr, jm.todeschini@senat.fr">57 Moselle</option>
<option value="martine-carrillon@wanadoo.fr, gorce.gaetan@wanadoo.fr, christian.paul@wanadoo.fr, d.boulaud@senat.fr, rene-pierre.signe@wanadoo.fr">58 Nièvre</option>
<option value="cvanneste@hotmail.fr, yvesdurand.lomme@orange.fr, hutinchristian@orange.fr, mdelebarre@assemblee-nationale.fr, jpdecool@orange.fr, fhostalier@assemblee-nationale.fr, jjcandelier@assemblee-nationale.fr, contact@marc-dolez.org, fxvillain@wanadoo.fr, proy@assemblee-nationale.fr, contact@bernard-roman.org, abocquet@assemblee-nationale.fr, mairie-saint-saulve@wanadoo.fr, contact@christianbataille.org, christinemarin@orange.fr, jean-luc@perat.fr, bderosier@assemblee-nationale.fr, acacheux@cudl-lille.fr, mpdaubresse@ville-lambersart.fr, hr.huyghe@orange.fr, thierry.lazaro@wanadoo.fr, fvercamer@assemblee-nationale.fr, d.baert@ville-wattrelos.fr, bgerard@assemblee-nationale.fr, mc.blandin@senat.fr, m.demessine@senat.fr, b.descamps@senat.fr, s.desmarescaux@senat.fr, b.frimat@senat.fr, jr.lecerf@senat.fr, jacques.legendre@wanadoo.fr, p.mauroy@senat.fr, i.renar@wanadoo.fr, alex.turk@wanadoo.fr">59 Nord</option>
<option value="permanence.dassault@wanadoo.fr, jfmancel@assemblee-nationale.fr, michel.francaix@ville-chambly.fr, christian.patria@wanadoo.fr, ldegauchy@assemblee-nationale.fr, gonnot2007@yahoo.fr, contact@edouard-courtial.org, p.marini@senat.fr, senateur.vantomme@wanadoo.fr, a.vasselle@senat.fr">60 Oise</option>
<option value="ydeniaud@assemblee-nationale.fr, jclenoir@assemblee-nationale.fr, sbassot@assemblee-nationale.fr, a.lambert@senat.fr">61 Orne</option>
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<option value="osaugues@assemblee-nationale.fr, aneri@assemblee-nationale.fr, louis.giscard-destaing@wanadoo.fr, jpbacquet@assemblee-nationale.fr, chassaigne.a@wanadoo.fr, jean.michel10@wanadoo.fr, m.andre@senat.fr, jm.juilhard@senat.fr">63 Puy-de-Dôme</option>
<option value="martine.lignieres-cassou@wanadoo.fr, f.bayrou@lesdemocrates.fr, dhabib.orthez@wanadoo.fr, jlassalle@assemblee-nationale.fr, jeangrenetdepute@numericable.fr, dpoulou@assemblee-nationale.fr, d.borotra@senat.fr, a.cazalet@senat.fr, a.jarraud@senat.fr">64 Pyrénées-Atlantiques</option>
<option value="pierre.forgues@laposte.net, c.robin-rodrigo@wanadoo.fr, glavany.jean@wanadoo.fr, j.durrieu@senat.fr, f.fortassin@senat.fr">65 Hautes-Pyrénées</option>
<option value="daniel.mach@wanadoo.fr, arlette.franco@free.fr, francois-calvet@wanadoo.fr, jacquelineirles@wanadoo.fr, jp.alduy@senat.fr, senateur.paul.blanc@wanadoo.fr">66 Pyrénées-Orientales</option>
<option value="contact@armandjung-depute.fr, maurer.jean-philippe@wanadoo.fr, schneider.depute@wanadoo.fr, ybur@assemblee-nationale.fr, aherth@assemblee-nationale.fr, alain.ferry2@wanadoo.fr, depute@blessig.org, reiss.depute@wanadoo.fr, francois.loos@yahoo.fr, f.grignon@senat.fr, f.keller@senat.fr, p.richert@senat.fr, r.ries@senat.fr, e.sittler@senat.fr">67 Bas-Rhin</option>
<option value="ericstraumann@yahoo.fr, christjl@wanadoo.fr, reitzer.jeanluc@free.fr, jean.ueberschlag@wanadoo.fr, depute.grosskost@wanadoo.fr, francis.hillmeyer@wanadoo.fr, michel.sordi.depute@wanadoo.fr, h.haenel@senat.fr, j.muller@senat.fr, p.schillinger@senat.fr, c.troendle@senat.fr">68 Haut-Rhin</option>
<option value="cguilloteau@assemblee-nationale.fr, rdurand@assemblee-nationale.fr, mterrot@michel-terrot.com, permanence.pmeunier@orange.fr, andregerin@orange.fr, michel.havard.depute@orange.fr, pamuet@assemblee-nationale.fr, jltouraine@assemblee-nationale.fr, contact@perben.com, pcochet@assemblee-nationale.fr, p.crozon@orange.fr, jjqueyranne@assemblee-nationale.fr, vercherepatrice@orange.fr, bperrut@wanadoo.fr, fn.buffet@senat.fr, g.collomb@senat.fr, c.demontes@senat.fr, m.dini@senat.fr, g.fischer@senat.fr, e.lamure@senat.fr, m.mercier@senat.fr">69 Rhône</option>
<option value="p.debray@free.fr, permanence@depute-villaume.fr, michel.raison@michel-raison.net, y.krattinger@senat.fr, jp.michel@senat.fr">70 Haute-Saône</option>
<option value="gvoisin@assemblee-nationale.fr, jmnesme@assemblee-nationale.fr, jpanciaux@assemblee-nationale.fr, mathus.didier@wanadoo.fr, csirugue@assemblee-nationale.fr, amontebourg@assemblee-nationale.fr, r.beaumont@senat.fr, jp.courtois@senat.fr, JeanPaul.Emorine@wanadoo.fr">71 Saône-et-Loire</option>
<option value="fabienne.labrette.menagerlm1@orange.fr, contact@mariettakaramanli.fr, bpavy@assemblee-nationale.fr, dominique.le-mener@voila.fr, jp.chauveau@senat.fr, mp.cleach@senat.fr, r.duluart@senat.fr">72 Sarthe</option>
<option value="dord@blogdord.fr, hgaymard@assemblee-nationale.fr, mbouvard@icor.fr, t.repentin@senat.fr, jp.vial@senat.fr">73 Savoie</option>
<option value="bernard.accoyer@wanadoo.fr, ltardy@assemblee-nationale.fr, msaddier@assemblee-nationale.fr, cbirraux@cg74.fr, p.mahut@marcfrancina.net, jp.amoudry@senat.fr, jean-claude.carle@wanadoo.fr, p.herisson@senat.fr">74 Haute-Savoie</option>
<option value="blisko@wanadoo.fr, ycochet@assemblee-nationale.fr, philippegoujon@hotmail.com, jflamour@assemblee-nationale.fr, cgoasguen@assemblee-nationale.fr, bdebre@assemblee-nationale.fr, fdepanafieu@assemblee-nationale.fr, annick-lepetit@wanadoo.fr, caresche@club-internet.fr, contact@danielvaillant.net, mbillard@assemblee-nationale.fr, jccambadelis@assemblee-nationale.fr, georgepaulangevin@yahoo.fr, jtiberi@assemblee-nationale.fr, maurillac@assemblee-nationale.fr, pierre.lellouche@wanadoo.fr, tdreyfus@assemblee-nationale.fr, dhoffman-rispal@assemblee-nationale.fr, p.bloche@wanadoo.fr, smazetier@assemblee-nationale.fr, jmleguen@assemblee-nationale.fr, d.assouline@senat.fr, n.borvo@senat.fr, a.boumediene-thiery@senat.fr, jp.caffet@senat.fr, j.desessard@senat.fr, ph.dominati@senat.fr, c.dumas@senat.fr, mt.hermange@senat.fr, b.khiari@senat.fr, r.madec@senat.fr, y.pozzodiborgo@senat.fr, r.romani@senat.fr">75 Paris</option>
<option value="atrassy-paillogues@assemblee-nationale.fr, hurel.sandrine@wanadoo.fr, mlejeune.depute76@wanadoo.fr, vfourneyron@assemblee-nationale.fr, fguegot@assemblee-nationale.fr, p.bourguignon@mairie-sotteville-les-rouen.fr, lfabius@assemblee-nationale.fr, cbouillon@assemblee-nationale.fr, jplecoq-6vgo@wanadoo.fr, besselat.depute@wanadoo.fr, an.dpaul@wanadoo.fr, fidelin.monti@wanadoo.fr, p.gelard@senat.fr, m.massion@senat.fr, c.morin-desailly@senat.fr, revet.charles@wanadoo.fr">76 Seine-Maritime</option>
<option value="jean-claude.mignon@wanadoo.fr, contact@didier-julia.org, dmathiot@ville-melun.fr, cjacob@assemblee-nationale.fr, friester@assemblee-nationale.fr, jfcope@assemblee-nationale.fr, yves.albarello@gmail.com, cbrunel@assemblee-nationale.fr, geoffroy.depute@wanadoo.fr, m.billout@senat.fr, y.bodin@senat.fr, n.bricq@senat.fr, m.houel@senat.fr, jj.hyest@senat.fr, c.melot@senat.fr">77 Seine-et-Marne</option>
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<option value="contact@maxime-gremetz.fr, ojarde@assemblee-nationale.fr, jerome@bignon.info, gilbert.mathon80@orange.fr, depute.demilly@wanadoo.fr, agest@assemblee-nationale.fr, m.deneux@senat.fr, d.dubois@senat.fr, p.martin@senat.fr">80 Somme</option>
<option value="jvalax@assemblee-nationale.fr, thierry.carcenac@wanadoo.fr, contact@philippe-folliot.fr, boulzeb@yahoo.fr, j.alquier@senat.fr, j-m.pastor@wanadoo.fr">81 Tarn</option>
<option value="brigitte.bareges@wanadoo.fr, spinel@assemblee-nationale.fr, y.collin@senat.fr">82 Tarn-et-Garonne</option>
<option value="permanence.levy@wanadoo.fr, vitel.depute@wanadoo.fr, jeanpierre.giran@wanadoo.fr, couve.jean-michel@wanadoo.fr, gginesta@assemblee-nationale.fr, jean-sebastien.vialatte@mairie-six-fours.fr, py.collombat@senat.fr, c.hummel@senat.fr, f.trucy@senat.fr">83 Var</option>
<option value="marie-josee.roig@mairie-avignon.com, bouchetjc@wanadoo.fr, jmferrand@assemblee-nationale.fr, tmariani@assemblee-nationale.fr, alain.dufaut@wanadoo.fr, c.haut@wanadoo.fr, a.milon@senat.fr">84 Vaucluse</option>
<option value="jlpreel@orange.fr, permanence@dominique-caillaud.com, louis.guedon885@orange.fr, veronique.besse@vendee.fr, dominique-souchet@orange.fr, p.darniche@senat.fr, jc.merceron@senat.fr, b.retailleau@senat.fr">85 Vendée</option>
<option value="aclaeys@assemblee-nationale.fr, ccoutelle@assemblee-nationale.fr, jmclement@assemblee-nationale.fr, jpabelin@assemblee-nationale.fr, a.fouche@senat.fr">86 Vienne</option>
<option value="monique_boulestin@ville-limoges.fr, dboisserie@assemblee-nationale.fr, mf.peroldumont@wanadoo.fr, arodet@assemblee-nationale.fr, jp.demerliat@senat.fr, jc.peyronnet@senat.fr">87 Haute-Vienne</option>
<option value="michelheinrich.depute@wanadoo.fr, gcherpion@assemblee-nationale.fr, f.vannson@wanadoo.fr, jjgaultier.depute@wanadoo.fr, j.pierre@senat.fr, c.poncelet@senat.fr">88 Vosges</option>
<option value="jp.soisson@wanadoo.fr, jeanmarie.rolland@free.fr, mlfort@assemblee-nationale.fr, p.bordier@senat.fr, h.deraincourt@senat.fr">89 Yonne</option>
<option value="dmeslot@assemblee-nationale.fr, michel.zumkeller@wanadoo.fr, jp.chevenement@senat.fr">90 Territoire de Belfort</option>
<option value="jdray@assemblee-nationale.fr, maire@mairie-evry.fr, depute@franckmarlin.com, gcolot@assemblee-nationale.fr, gmalherbe.permanence@orange.fr, p.lasbordes@wanadoo.fr, contact@francois-lamy.org, fbriand@assemblee-nationale.fr, ndupont-aignan@assemblee-nationale.fr, gtron@assemblee-nationale.fr, l.beteille@senat.fr, cl.campion@senat.fr, jl.melenchon@senat.fr, b.vera@senat.fr">91 Essonne</option>
<option value="flefebvre@assemblee-nationale.fr, mhamiable@assemblee-nationale.fr, jpschosteck@assemblee-nationale.fr, gsiffredi@assemblee-nationale.fr, r.muzeau@orange.fr, maeschlimann@assemblee-nationale.fr, jakossowski@yahoo.fr, jacqueline.fraysse@mairie-nanterre.fr, pbalkany@assemblee-nationale.fr, joelle.ceccaldi@mairie-puteaux.fr, pollier@assemblee-nationale.fr, jjguillet@assemblee-nationale.fr, pc.baguet@mairie-boulogne-billancourt.fr, r.badinter@senat.fr, d.badre@senat.fr, i.debre@senat.fr, jp.fourcade@senat.fr, jacques.gautier@senat.fr, b.gonthier-maurin@senat.fr">92 Hauts-de-Seine</option>
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</select>
<input id="Go" name="Go" type="submit" value="Envoyez la pétition électronique ci-dessous à vos élus départementaux !!!" />
</form>
</div>
<p><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pour-que-l-argent-nous-serve-au-lieu-de-nous-asservir.rtf" target="_blank">Texte de la pétition électronique</a></strong> :</p>
<p><em>Sujet : Pour que l&#8217;argent nous serve au lieu de nous asservir !</em></p>
<p>Madame, Monsieur,</p>
<p><strong>J´ai une question essentielle à vous poser&#8230;<span id="more-1337"></span></strong></p>
<p>Comme vous, sans doute, je me sens très concerné par la dégradation des conditions de vie sur notre planète. Pourtant, en dépit des bonnes intentions, et quelles que soient les mesures prises par les gouvernements successifs depuis une trentaine d´années, la situation globale ne cesse de se détériorer : déploiement d´une dynamique qui favorise la croissance d´îlots peuplés d´une élite cumulant fortune, pouvoirs et privilèges, au milieu d´un océan grandissant de misère, d´injustice sociale, d´exclusion, bref de souffrances génératrices de violences sous toutes ses formes, tout cela sur fond de menace écologique pressante. Comment expliquer une telle impuissance à une époque où, paradoxalement, l´humanité n´a jamais disposé d´autant de connaissances et de moyens technologiques ?</p>
<p>À vrai dire la situation est purement absurde : qu´il s´agisse de l´emploi, la santé, l´éducation, l´énergie, l´alimentation, etc. Nous n´avons pas une, mais un vaste choix de solutions possibles.</p>
<p>Sur quoi butte-t-on ? Sur le manque d´argent qui permettrait de mettre en oeuvre ces solutions. Car on ne meurt pas de faim faute de nourriture, on meurt de faim faute de l´argent qui permettrait d´y accéder. On ne meurt pas de maladie faute de médicaments, on meurt faute de pouvoir les acheter ; on n´est pas au chômage faute d´emploi, on y est faute de pouvoir rémunérer le travail. Et ainsi de suite&#8230;</p>
<p>Alors, tous les efforts portent sur la recherche d´une croissance forte qui serait, dit-on, la seule méthode susceptible d´apporter les ressources financières suffisantes pour relever les défis de notre temps. Mais n´est-ce pas vouloir éteindre l´incendie avec de l´essence quand on sait que le plus grand danger qui menace la planète vient justement des dommages collatéraux causés par la croissance ? N´est-ce pas aussi ignorer que la nature de l´argent moderne permettrait, si on le voulait vraiment, de l´émettre à la hauteur de ce que l´urgence humanitaire et écologique exige ? Si vous êtes renseigné(e), et vous êtes à une place qui vous permet de l´être plus que tout autre, vous n´êtes pas sans savoir ce qui suit :</p>
<div>
<ul>
<li> L´argent aujourd´hui n´est plus limité comme avant par une quantité de matière précieuse. Il est totalement dématérialisé depuis 1971. Il est créé et ne prend « existence » que par simple inscription dans une comptabilité bancaire. <strong><em>Les seules limites sont les règles que la société se donne.</em></strong></li>
</ul>
<ul>
<li> Il y a peu de temps encore (avant le 3 janvier 1973), la Banque de France avait le droit d´émettre en faveur des Collectivités — et en particulier de l´État — la monnaie nécessaire à financer leurs développements. <strong><em>Ainsi, pas d´intérêts ruineux puisque ces intérêts n´étaient dus qu´à la Banque de France et donc revenaient à l´ensemble de la collectivité au travers de sa banque nationale.</em></strong></li>
</ul>
</div>
<p><strong>Or, qui crée aujourd´hui cette monnaie dont nous avons collectivement tant besoin ?</strong></p>
<p><strong>Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce sont les banques privées par le moyen du crédit.</strong></p>
<p>Que l´on puisse créer de l´argent à partir de rien sort tellement de nos schémas mentaux que nous refusons de le voir, d´autant plus que l´iceberg ne montre que sa partie émergée. Ce qui est visible, c´est l´utilisation de l´épargne. Il semble à l´évidence que les banques prêtent aux uns les sommes épargnées par d´autres. Et c´est vrai en partie. Quand l´État emprunte sur les marchés financiers, il y a bien derrière des investisseurs — banques, compagnies d´assurance, fonds de pension, particuliers — qui « achètent » de la dette publique avec des sommes épargnées.</p>
<p>Mais la partie immergée de l´iceberg cache le fait que l´argent est devenu <strong>une dette par nature</strong>, car pour qu´il y en ait, il faut au préalable qu´il ait été créé lors d´un crédit. Ainsi, contrairement à ce que pense la plupart des gens, ce n´est pas l´épargne qui permet l´emprunt mais l´emprunt qui permet l´épargne.</p>
<p><strong>Dès lors, la vraie question est de déterminer QUI a LÉGITIMITÉ quant au pouvoir de créer la monnaie-crédit, dans quelles conditions et pour en faire quoi ?</strong></p>
<p><strong>Le privé ?</strong> Dans ce cas, l´argent ne peut être créé que de manière sélective, sur des critères de rentabilité et de solvabilité au service prioritaire des actionnaires du système, sans souci de l´intérêt général.</p>
<p><strong>Le public ?</strong> Dans ce cas, l´argent peut être créé sur des critères d´intérêt commun.</p>
<p>Force est de constater que malheureusement, aujourd´hui, <span style="text-decoration: underline;">sans débat public préalable</span>, les Nations sont rabaissées au même rang que chacun de leurs citoyens. Elles sont <strong><em>obligées d´emprunter l´argent tiré initialement du néant auprès du privé</em></strong> et de payer de substantiels intérêts, ce qu´elles n´auraient pas à faire si elles exerçaient leur droit légitime d´émettre leur propre monnaie.</p>
<p>Nous payons, bon an mal an, 40 milliards d´euros par an <span style="text-decoration: underline;">pour les seuls intérêts</span>, ce qu´on appelle élégamment “le service de la dette”. C´est l´équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 porte-avions “Charles de Gaulle”. C´est prélever sur notre travail et notre production plus de 100 millions d´euros par jour, oui, par jour, et le transférer à ceux qui sont déjà les plus riches, eux qui, d´ailleurs, peuvent ainsi nous les reprêter, à nouveau contre intérêt… Et tandis que la richesse publique sert à gonfler chaque année un peu plus les poches des plus privilégiés, nous laissons se détériorer les services publics, nous supprimons des acquis sociaux et nous ne trouvons pas l´argent nécessaire aux investissements structurels qu´exigent la gravité et l´urgence des problèmes actuels !</p>
<p>Imaginez-vous la force que nous aurions à notre disposition si les États pouvaient de nouveau mobiliser toutes les ressources de leurs Peuples pour affronter ensemble les terribles problèmes que connaît notre planète, au lieu de s´éreinter à chercher une vaine croissance qui ne profite de toute façon qu´à la minorité la plus nantie ?</p>
<p>Alors voici ma question :</p>
<p><strong>Pourquoi personne parmi nos <span style="text-decoration: underline;">représentants</span> ne se lève pour pointer le ridicule et le scandale d´une situation qui est à l´origine de la plupart des maux dont souffrent les peuples ?</strong></p>
<p>Si la vie de votre enfant était en jeu, accepteriez-vous de le laisser partir alors que tout est là pour le sauver? Eh bien oui, sa vie est en jeu ainsi que celle de tous les enfants de la Terre, et je pense que, comme moi, vous ne pouvez accepter l´idée de les condamner au seul motif de faire semblant d´ignorer que la cause essentielle des problèmes vient de ce que le pouvoir de création monétaire, revenant de droit aux Nations, a été abandonné au système bancaire privé.</p>
<p>Je vous demande donc de me dire clairement quelle est votre position à ce sujet <strong>et ce que vous comptez faire concrètement pour que la création monétaire — au moins celle nécessaire à l´équipement et à l´investissement de la Nation et qui n´est donc pas inflationniste — soit reprise au privé et rendue au public</strong>, comme le suggèrent plusieurs économistes, afin que nous puissions mettre en œuvre, sans frein, toutes les ressources humaines et technologiques dont nous disposons pour répondre aux défis de notre temps. Et ne me répondez surtout pas que c´est chose impossible dans le système mondialisé actuel : les systèmes que nous construisons sont à l´image de ce que nous voulons. Voulez-vous un monde inféodé aux intérêts de la finance privée, ou un monde où vos enfants pourront vivre libres, en paix, et dans une suffisance heureuse au milieu de peuples solidaires ? Les lois votées jusqu´à présent ont livré le monde aux banquiers&#8230; Si tel n´est pas votre choix, il faut en proposer d´autres.</p>
<p>Comptant sur votre réponse et plus encore sur un réel engagement de votre part dans cette voie, je vous prie d´agréer mes salutations citoyennes.</p>
<p>Pour que l´argent nous serve au lieu de nous asservir !</p>
<p>Respectueusement votre,<br />
 Un citoyen informé.</p>
<p><strong>Prénom Nom &#8211; E-Mail</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Pour mémoire, voici un historique de l´évolution du droit de création monétaire depuis 1973 :</p>
<blockquote>
<ul>
<li> 3 janvier 1973 – Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la Banque de France, nous trouvons en particulier cet Article 25 très court qui bloque toute possibilité d´avance au Trésor : <strong><em>« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l´escompte de la Banque de France »</em></strong>. Cette décision correspond à une privatisation de l´argent et ramène la Nation au même rang que n´importe lequel de ses citoyens. La dette publique trouve son origine précisément là.</li>
<li>1976 &#8211; Sans aucune justification économique, sans débat public préalable, le Gouvernement de Raymond Barre décide que l´État paiera les intérêts de sa dette au-delà du taux d´inflation. Ce faisant, il place l´État au service des créanciers. Et l´on s´étonne du montant de la dette publique après trente-deux ans de ce régime ? </li>
<li>1981 &#8211; N´oublions pas, dans ce parcours, la proposition de loi organique du député et économiste Tovy Grjebine, n° 157, enregistrée le 22 juillet 1981. Cette loi avait pour but de limiter le rôle de l´endettement dans la création de la monnaie et de permettre une nouvelle politique économique assurant la résorption du chômage et l´indépendance énergétique, en utilisant une technique de financement obtenu par le changement des contreparties monétaires. Cette loi qui aurait permis à la Nation de financer son développement sans s´endetter n´a pas été votée.</li>
<li>1992 &#8211; La gauche au pouvoir nous invite à ratifier par référendum, les yeux fermés, le traité de Maastricht qui précise en son<strong> article 104</strong> : <strong><em>« Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales” d´accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l´acquisition directe, auprès d´eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »</em></strong></li>
<li>4 août 1993 – La loi n° 93.980 est votée. Cette loi donne son « indépendance » à la Banque de France et interdit à celle-ci, dans son article 3, d´autoriser des découverts ou d´accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l´acquisition des titres de leur dette. L´État est désormais condamné par le plus haut niveau du droit à subir une charge non nécessaire d´intérêts.</li>
<li>2008 – Alors que le Traité pour une Constitution Européenne, qui réaffirmait l´<strong>article 104 du Traité de Maastricht</strong>, était rejeté par une large majorité du peuple français lors du référendum de 2005, ce traité, remodelé dans la forme mais pas dans le fond et baptisé <strong>Traité de Lisbonne</strong> est cette fois ratifié par l´Assemblée Nationale et confirme cette disposition dans son<strong> article 123</strong>.</li>
</ul>
</blockquote>
<p><strong>Liens :</strong></p>
<blockquote><p><a title="Création monétaire: La dette publique, une affaire rentable" href="http://www.dailymotion.com/video/x6vy8m_la-dette-publique-une-affaire-renta_news">La dette publique, une affaire rentable</a></p>
<p><a title="Création monétaire: l´article 123 du Traité de Lisbonne" href="http://www.dailymotion.com/video/x5swz0_maastricht-article-104_news">Création monétaire: l´article 123 du Traité de Lisbonne</a></p>
<p><a title="ink: L´Argent Dette" href="http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news">L´Argent Dette</a></p>
<p><a title="The Corporation" href="http://nous-les-dieux.org/The_Corporation">The Corporation</a> (sous titré en français)</p>
<p><a title="Les Faux Monnayeurs !" href="http://www.fauxmonnayeurs.org/">Les Faux Monnayeurs</a></p>
<p><a title="Bankster" href="http://www.bankster.tv/">Bankster</a></p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: center;"><em>Recommander cet article à un(e) ami(e) :</em></p>
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		<title>Le contrat tacite</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 10:10:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le contrat tacite &#8211; J&#8217;accepte J’accepte de lire enfin dans son intégralité le contrat tacite de 33 points, qui m’est soumis ci-dessous et que je signe tous les jours sans me poser une seule question. Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l&#8216;accord [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Le contrat tacite &#8211; J&#8217;accepte<br />
 </h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-1109" title="Dormeur" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dormeur.jpg" alt="Dormeur" width="680" height="359" />J’accepte de lire enfin dans son intégralité le contrat tacite de 33 points, qui m’est soumis ci-dessous et que je signe tous les jours sans me poser une seule question.</strong></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l<span style="text-decoration: underline;">&#8216;accord tacite d&#8217;une sorte de contrat passé avec chacun d&#8217;entre nous</span>, dont voici dans les grandes lignes le contenu :<span id="more-1092"></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(1)</strong> J&#8217;accepte la compétition comme base de notre système, même si j&#8217;ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l&#8217;immense majorité des perdants.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(2)</strong> J&#8217;accepte d&#8217;être humilié ou exploité à condition qu&#8217;on me permette à mon tour d&#8217;humilier ou d&#8217;exploiter quelqu&#8217;un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(3)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(4)</strong> J&#8217;accepte de rémunérer les banques pour qu&#8217;elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu&#8217;elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j&#8217;accepte implicitement). J&#8217;accepte aussi qu’elles prélèvent une forte commission pour me prêter de l&#8217;argent qui n&#8217;est autre que celui des autres clients.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(5)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on congèle et que l&#8217;on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s&#8217;écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(6)</strong> J&#8217;accepte qu&#8217;il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu&#8217;on le fasse lentement en ingérant ou en inhalant des substances toxiques autorisées par les états.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(7)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on fasse la guerre pour faire régner la paix.<br />
 J&#8217;accepte qu&#8217;au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J&#8217;accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d&#8217;armes et faire tourner l&#8217;économie mondiale.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(8)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une énergie coûteuse et polluante, et je suis d&#8217;accord pour empêcher toute tentative de substitution s&#8217;il s&#8217;avérait que l&#8217;on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l&#8217;énergie, ce qui serait notre perte.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(9)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un ennemi et nous encouragent à le tuer.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(10)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on divise l&#8217;opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l&#8217;impression de faire avancer le système. J’accepte d&#8217;ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu&#8217;elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(11)</strong> J&#8217;accepte que le pouvoir de façonner l&#8217;opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd&#8217;hui aux mains d&#8217;affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu&#8217;ils en feront.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(12)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;idée que le bonheur se résume au confort, à l&#8217;amour, au sexe, et la liberté d&#8217;assouvissement de tous les désirs, car c&#8217;est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai: je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(13)</strong> J&#8217;accepte que la valeur d&#8217;une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu&#8217;on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu&#8217;on l&#8217;exclue du système si elle n&#8217;est plus assez productive.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(14)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l&#8217;éducation et de la santé des générations futures.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(15)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on mette au banc de la société les personnes âgées dont l&#8217;expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l&#8217;univers) nous savons que l&#8217;expérience ne se partage ni ne se transmet.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(16)</strong> J&#8217;accepte que l&#8217;on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j&#8217;ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu&#8217;entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(17)</strong> J&#8217;accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l&#8217;avenir de la vie et de la planète.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(18)</strong> J&#8217;accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu&#8217;on me le signale explicitement. J&#8217;accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l&#8217;agroalimentaire de breveter le vivant, d&#8217;engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l&#8217;agriculture mondiale.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(19)</strong> J&#8217;accepte que les banques internationales prêtent de l&#8217;argent aux pays souhaitant s&#8217;armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu&#8217;il vaut mieux financer les deux bords afin d&#8217;être sûr de gagner de l&#8217;argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s&#8217;ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(20)</strong> J&#8217;accepte que les multinationales s&#8217;abstiennent d&#8217;appliquer les progrès sociaux de l&#8217;occident dans les pays défavorisés. Considérant que c&#8217;est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu&#8217;on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l&#8217;homme et du citoyen, nous n&#8217;avons pas le droit de faire de l&#8217;ingérence.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(21)</strong> J&#8217;accepte que les hommes politiques puissent être d&#8217;une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d&#8217;ailleurs que c&#8217;est normal au vu des fortes pressions qu&#8217;ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(22)</strong> J&#8217;accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l&#8217;agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(23)</strong> J&#8217;accepte que le reste de la planète, c&#8217;est-à-dire quatre milliards d&#8217;individus, puisse penser différemment à condition qu&#8217;il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d&#8217;expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(24)</strong> J&#8217;accepte l&#8217;idée qu&#8217;il n&#8217;existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d&#8217;une conscience et d&#8217;un langage, ce n&#8217;est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(25)</strong> J&#8217;accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu&#8217;aujourd&#8217;hui tout ceci n&#8217;existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l&#8217;entendons sans cesse dans nos discours politiques.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(26)</strong> J&#8217;accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l&#8217;explication du mystère de nos origines. Et j&#8217;accepte que la nature ait pu mettre des millions d&#8217;années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(27)</strong> J&#8217;accepte la recherche du profit comme but suprême de l&#8217;Humanité, et l&#8217;accumulation des richesses comme l&#8217;accomplissement de la vie humaine.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(28)</strong> J&#8217;accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J&#8217;accepte l&#8217;augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d&#8217;éléments radioactifs dans la nature. J&#8217;accepte l&#8217;utilisation de toutes sortes d&#8217;additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c&#8217;est qu&#8217;ils sont utiles et sans danger.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(29)</strong> J&#8217;accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu&#8217;elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(30)</strong> J&#8217;accepte cette situation, et j&#8217;admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l&#8217;améliorer.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(31)</strong> J&#8217;accepte d&#8217;être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(32)</strong> J&#8217;accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J&#8217;accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;"><strong>(33)</strong> J&#8217;accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste <a href="http://arbredespossibles2.free.fr/SF/Matrix.html" target="_blank">matrice</a> que vous placez devant mes yeux pour m&#8217;empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;">Si vous êtes contre, vous pouvez toujours mettre en œuvre les ressources de l&#8217;amitié et de l&#8217;amour, de la fraternité et de la responsabilité partagée, réfléchir, concevoir, oser et tisser, comme le permet l&#8217;Internet&#8230; tout retard rapproche du néant.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;">Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.</p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.syti.net/ContratTacite.html" target="_blank">syti.net</a>)</em></p>
<p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;">
<p>Le même en vidéo Partie 1:<br />
<p><a href="http://www.letransmuteur.net/le-contrat-tacite/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>La Terre vue du Ciel</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 17:48:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="external text" title="http://www.amazon.fr/Terre-vue-ciel-amo-Coffret/dp/B000BNSPAS/ref=pd_sim_b_3" rel="nofollow" href="http://www.amazon.fr/Terre-vue-ciel-amo-Coffret/dp/B000BNSPAS/">Achetez le Coffret 3 DVD</a><br />
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.yannarthusbertrand2.org/" target="_blank"><big><strong>La Terre vue du Ciel</strong></big></a></p>
<p style="text-align: center;"><big><strong> </strong><strong> <em>(Te Amo)</em></strong></big></p>
<p style="text-align: center;"><big><strong><em> </em></strong></big></p>
<p style="text-align: center;"><strong>D&#8217;après l&#8217;oeuvre photographique de <a class="external text" title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Arthus-Bertrand" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Arthus-Bertrand">Yann Arthus-Bertrand</a><br />
 Un film de <a class="external text" title="http://www.unifrance.org/annuaires/personne/310930/renaud-delourme" rel="nofollow" href="http://www.unifrance.org/annuaires/personne/310930/renaud-delourme">Renaud Delourme</a><span class="external text"> (1:05:05)</span><br />
 Avec les voix de <a class="external text" title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Giraudeau" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Giraudeau">Bernard Giraudeau</a> et <a class="external text" title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nils_Hugon" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nils_Hugon">Nils Hugon</a><br />
 Musique originale de <a class="external text" title="http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Amar" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Amar">Armand Amar</a>.</strong></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Un homme et un enfant parcourent la Terre, voyage géographique et historique, ils suivent pas à pas le paradoxe de la &laquo;&nbsp;nature&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;l¹humanité&nbsp;&raquo;. Une histoire simple, celle d¹un livre raconté par un homme à un enfant avant qu&#8217;il ne s¹endorme, une histoire qui nourrit la nuit, un rêve éveillé. Des images extraordinaires, des sons et des musiques. Une histoire universelle.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
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		<title>Open Money: bientôt chacun créera sa propre monnaie</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 13:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entretien avec Jean-François Noubel. De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions&#8230;) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu&#8217;arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Entretien avec <a href="http://www.noubel.com/wiki/tiki-index.php?page=A+propos" target="_blank">Jean-François Noubel</a>.</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="size-full wp-image-976 alignright" title="Open Money" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/open-money.jpg" alt="Open Money" width="253" height="380" />De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions&#8230;) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu&#8217;arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l&#8217;html (protocole informatique qui permet à n&#8217;importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l&#8217;http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d&#8217;informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies &#8211; ce qui va métamorphoser l&#8217;économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l&#8217;un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em>Propos recueillis par Mélik N&#8217;Guédar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nouvelles Clés :</strong> Avant les années 70, personne n&#8217;avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu&#8217;il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d&#8217;Internet ? Aujourd&#8217;hui, vous dites que nous sommes à la veille d&#8217;un choc aussi grand, concernant non plus l&#8217;information, mais la monnaie ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François Noubel :</strong> Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l&#8217;ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd&#8217;hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L&#8217;ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C&#8217;est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l&#8217;arrivée des <em>« monnaies libres »</em> (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez déjà joué au Monopoly, n&#8217;est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d&#8217;argent, le jeu s&#8217;arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d&#8217;outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d&#8217;échange, non qu&#8217;ils soient pauvres dans l&#8217;absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d&#8217;une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n&#8217;y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s&#8217;introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d&#8217;intérêt, les déséquilibres s&#8217;accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l&#8217;intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd&#8217;hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s&#8217;amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d&#8217;auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de <em>« loi de condensation »</em>, avec des boucles en &laquo;&nbsp;feedback&nbsp;&raquo; positif ou négatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l&#8217;économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le <em>« principe Pareto »</em> a montré que notre système monétaire n&#8217;était pas viable à long terme &#8211; tout le monde est d&#8217;accord là-dessus, même les dirigeants de l&#8217;US Federal Bank. C&#8217;est par nature un système à cycle court, où l&#8217;on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d&#8217;un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s&#8217;accroît jusqu&#8217;à l&#8217;absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s&#8217;il dit qu&#8217;il a <em>« gagné »</em>, c&#8217;est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c&#8217;est-à-dire de l&#8217;architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d&#8217;une source extérieure qui leur fournit l&#8217;outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi.<span id="more-974"></span></p>
<p><strong>LES LETS ET LA REDÉCOUVERTE DE LA MONNAIE LIBRE</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> N&#8217;en a-t-il pas toujours été ainsi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Au cours de l&#8217;histoire, l&#8217;humanité s&#8217;est inventé une foule de moyens monétaires et nous nous trompons quand nous pensons que notre système est le fruit d&#8217;une longue évolution universelle : il est jeune, droit sorti de l&#8217;Angleterre victorienne, qui l&#8217;a taillé pour servir l&#8217;idéologie industrielle. Depuis, c&#8217;est devenu un processus planétaire, qui a énormément évolué, notamment depuis vingt ans, en devenant digital. Les conséquences de la digitalisation sont considérables : nous vivons de plus en plus sur des cartes de crédit, donc avec de l&#8217;argent payant, et les puissants peuvent désormais transférer des sommes colossales d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la planète d&#8217;un simple clic d&#8217;ordinateur.</p>
<p style="text-align: justify;">La première monnaie libre remonte, elle, à environ un siècle. L&#8217;un de ses inventeurs, était un Autrichien qui, après un tour du monde, s&#8217;était retrouvé chez lui, une région économiquement sinistrée. Son idée fut de relancer l&#8217;activité en inventant une monnaie locale <em>« fondante »</em>. C&#8217;est une monnaie qui, non seulement ne rapporte pas d&#8217;intérêt, mais qui perd de la valeur si l&#8217;on ne s&#8217;en sert pas. Au bout d&#8217;un mois, par exemple, si vous ne l&#8217;avez pas utilisée, vous pouvez la jeter, car on imprime d&#8217;autres billets. Cette architecture décourage la thésaurisation monétaire et encourage la dépense, l&#8217;investissement et la thésaurisation de biens. Du coup les tendances inégalitaires décrites par <em>Pareto</em> se trouvent bloquées. Changeant la règle du jeu monétaire, vous changez les comportements et toute l&#8217;économie repart. Cet Autrichien a si bien réussi qu&#8217;on l&#8217;a&#8230; jeté en prison ! Il arrivait trop tôt. À cette époque, attaquer la centralisation étatique était un tabou.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la crise de 29, on va voir les habitants de certaines zones totalement ruinées et démonétarisées se remettre au troc et, s&#8217;apercevant que celui-ci ne peut pas mener loin, redécouvrir le principe de base de la monnaie, qui correspond à un processus naturel. Toutes sortes de monnaies locales sont ainsi apparues dans les années 30, en Europe et en Amérique. Là aussi, la question deviendra politique et la réponse sera le New Deal, puis, de façon radicale, la seconde guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Pour notre génération, tout commence avec les fameux Lets canadiens&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Lets que l&#8217;on a traduit par <em>« Local exchange tip system »</em>, alors que le sens originel était simplement <em>« let&#8217;s do it »</em> ! C&#8217;est parti vers 1982, d&#8217;un certain <em>Michael Lynton</em>, membre de notre groupe actuel, qui vivait à l&#8217;époque près de Vancouver, dans une vallée en crise, après que l&#8217;armée ait quitté la zone. <em>Lynton</em> eut l&#8217;idée géniale de créer un système de crédit mutuel sans banque du tout. Pas de source extérieure, on se fait confiance : chaque fois que j&#8217;achète quelque chose, c&#8217;est noté en moins ; chaque fois que je vends quelque chose, c&#8217;est noté en plus. Nul besoin d&#8217;avoir accumulé de l&#8217;argent au préalable, c&#8217;est l&#8217;échange qui crée spontanément la monnaie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces Canadiens qualifièrent leur nouvelle monnaie de <em>« CC »</em> (pour <em>« Community Currencies »</em>). Leur système fit tâche d&#8217;huile dans le monde entier. En France, on vit ainsi apparaître différents <em>SEL</em> (<em>« système d&#8217;échange local »</em>). On estime qu&#8217;il existe aujourd&#8217;hui dans le monde environ cinq mille monnaies locales de ce genre. Elles sont généralement restées en marge de la société, dans des réseaux de chômeurs, des quartiers défavorisés, chez des révolutionnaires de l&#8217;écologie, etc. Une version des <em>Lets</em> est indexée sur le temps. Le <em>« time banking »</em>, qui fonctionne sur du <em>« time dollar »</em>, est devenu une institution aux États-Unis. Dans les zones en crise, que la monnaie a désertées, les gens au chômage sont riches en temps ! Comme ils disposent aussi de savoirs faire, il suffit de mettre en place un système d&#8217;information et de comptabilité des échanges, pour que l&#8217;activité reparte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Pourquoi ces systèmes sont-ils restés marginaux ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> D&#8217;abord parce que l&#8217;économie principale, hyper puissante, reste pour le moment opérationnelle. D&#8217;autre part, ces nouvelles monnaies supposent une participation très active, militante. Si vous avez du travail et que votre train de vie vous va, votre motivation restera molle. Il en est allé autrement dans certains cas, notamment en Argentine, où la monnaie s&#8217;est brusquement effondrée. Imaginez que tous vos euros ne vaillent plus rien du jour au lendemain, votre motivation va changer. D&#8217;abord, vous allez descendre dans la rue, pour chercher quoi échanger, afin de couvrir vos besoins fondamentaux. En moins d&#8217;une semaine, vous vous apercevrez que le troc pur ne marche pas, ou très mal, qu&#8217;il faut un système d&#8217;information derrière. Donc, pour pouvoir manger, vous allez devoir acquérir une culture de la monnaie. Celle-ci commence par un inventaire de vos richesses. Qu&#8217;avez-vous à offrir ? Enseigner l&#8217;anglais ? Les œufs de votre poulailler ? Transporter des personnes ou des marchandises dans votre voiture ? Tout le monde se livre à cette recherche. On découvre alors que des gens qui n&#8217;avaient aucune valeur dans le système étatique et bancaire, en trouvent soudain une. Par exemple des femmes illettrées, absentes des radars économiques <em>« normaux »</em>, découvrent qu&#8217;elles ont de la valeur, parce qu&#8217;elles peuvent : cuisiner, jardiner, coudre, laver, garder des enfants, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> En pleine crise, on imagine en effet que sont revalorisées les savoirs faire pragmatiques, liés à la survie. Par contre, si je suis épistémologue ou neurochirurgien, je risque d&#8217;avoir du mal à monnayer ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Pas forcément. Certes, au moment d&#8217;un crack économique, les étages s&#8217;effondrent et on en revient à une base quasiment biologique. Mais le monde se reconstruit vite. On retrouve ce que les psycho-sociologues appellent la <em>« pyramide de Maslow »</em> : les premières semaines, vous avez besoin de boire, de manger, de vous chauffer, etc. ; au bout d&#8217;un mois, vous aurez peut-être envie de vous faire couper les cheveux ; puis de reprendre vos cours de yoga, ou de piano. La sophistication revient plus vite qu&#8217;on ne croit. Ce fut le cas des <em>« réseaux de troc »</em> argentins, qui ont rapidement adopté un modèle de <em>« monnaie fondante »</em>. Des spécialistes les ont rejoints, par exemple l&#8217;économiste <em>Eloisa Primavera</em>, qui fait partie de notre petit cercle&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette histoire argentine a bien marché, touchant des millions de personnes. Et puis tout s&#8217;est effondré, en quelques semaines. Pourquoi ? D&#8217;abord parce que la monnaie officielle est revenue en force et que les vieilles habitudes ont repris. Ensuite, sur un point essentiel, ce système restait classique : il y avait toujours une banque, qui créait la monnaie, fondante ou pas, une source extérieure aux transactions. Dans le meilleur des cas, cette source est honnête et indexe bien la masse monétaire aux besoins, mais au bout du compte, il y eut assez d&#8217;erreurs et de malversations, pour que la majorité se rabatte sur le système étatique réparé. On pourrait citer de nombreux autres exemples, l&#8217;Australie, l&#8217;Afrique du Sud et des tas d&#8217;endroits dans le monde, avec parfois le soutien des États. Ici même, il y a le projet européen <em>Sol</em>, dans lequel <em>Patrick Viveret</em> est très investi. Mais sur un point essentiel, ça reste classique : la source monétaire est extérieure à l&#8217;<em>« écosystème »</em>, alors que la monnaie du futur, dont je voudrais vous parler maintenant, émane des agents eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Venons-en donc enfin à cette nouvelle vision !</p>
<p><strong>DES MILLIONS DE MONNAIES SUR LE WEB !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> C&#8217;est un processus monétaire révolutionnaire, comparable à ce qui s&#8217;est passé pour les médias. Revenez vingt ans en arrière, nous avions quelques dizaines de mass-médias, journaux, télés, radios, pour des dizaines de millions de citoyens. Ces médias étaient tous propriété d&#8217;États ou de grands groupes. En face, l&#8217;individu était isolé, démuni. Aujourd&#8217;hui, grâce à Internet, nous sommes des millions à avoir des blogs et des sites, qui diffusent toutes sortes d&#8217;informations, provenant de millions d&#8217;émetteurs. La source n&#8217;est plus extérieure à nous. Ce phénomène est en train de bouleverser les flux d&#8217;information, la gouvernance et donc la réalité du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La monnaie constitue la prochaine étape. Il n&#8217;y a plus aucune raison, ni économique, ni idéologique, ni technique, pour que la monnaie continue à émaner d&#8217;une source extérieure, prise dans une architecture centralisée et inégalitaire. Désormais, l&#8217;infrastructure technique, les connaissances, l&#8217;idéologie, tout est prêt pour que chacun puisse créer sa ou ses monnaies. Dans les années qui viennent, vous allez voir apparaître des millions de monnaies, comme vous avez aujourd&#8217;hui des millions de médias. Si je vous avais parlé de millions de médias il y a vingt ans, vous m&#8217;auriez ri au nez. En réalité, personne n&#8217;est relié à des millions de médias, chacun se relie plutôt aux vingt, dix, cinq ou trois médias dont il a besoin et qui lui correspondent. Pour la monnaie, nous allons assister à un phénomène similaire. Vous n&#8217;allez pas adhérer à des millions de monnaies, mais à quelques-unes, qui vous correspondront. Par exemple à la monnaie de votre quartier, avec laquelle vous allez pouvoir payer votre coiffeur, votre boulanger, votre épicier, etc. À l&#8217;autre extrême, admettons que vous soyez philatéliste spécialisé dans le papillon, vous allez adhérer à la communauté mondiale des collectionneurs de ces timbres-là, qui aura sa propre monnaie, le <em>Butterfly</em>, permettant de s&#8217;échanger des timbres sans passer par le dollar, l&#8217;euro ou le yen. Chacun va déterminer ses appartenances monétaires en fonction de ses besoins. Si vous vous apercevez que l&#8217;essentiel de vos achats provient de votre région, vous allez adhérer à une communauté monétaire régionale. Si vous voyagez beaucoup dans telle partie du monde, vous allez vous retrouver dans un réseau de gens comme vous, qui vont développer leur propre monnaie. Même votre immeuble peut avoir sa monnaie, pour acheter et vendre, par exemple du covoiturage, des cours particuliers, du baby-sitting, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces monnaies se créeront aussi facilement que se crée aujourd&#8217;hui un groupe de discussion sur le web. Au début tous les comptes sont à zéro et puis on commence les échanges et les comptes se mettent à bouger, en plus ou en moins&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Admettons que je m&#8217;installe au fond de la campagne, et que je veuille adhérer à une monnaie locale pour payer ma nourriture. Mon compte va très vite se trouver dans le rouge, car je n&#8217;aurai rien à offrir en échange dans cette région, n&#8217;étant hélas ni artisan, ni jardinier, ni cuisinier, ni infirmier, ni même enseignant &#8211; seule une grande ville sophistiquée peut éventuellement avoir besoin des services d&#8217;un journaliste, non ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Je poursuis ma description, vous allez voir comment tout cela se met en place. En allant du plus petit vers le plus grand, vous avez d&#8217;abord une monnaie de quartier utilisée par quelques dizaines de personnes ; puis une monnaie locale ou régionale comptant quelques centaines de milliers d&#8217;utilisateurs ; puis des monnaies nationales ou transnationales, qui auront des dizaines de millions, voire des centaines de millions de membres. Vous pouvez par exemple très bien imaginer une monnaie internationale <em>« Créatifs Culturels »</em>, dont les tenants garantiront : <em>« Tout ce qui circule chez nous est garanti durable, éthique, pacifique, clean, bio, etc. »</em> À l&#8217;intérieur d&#8217;un cercle d&#8217;une telle ampleur, s&#8217;établiront une éthique, une gouvernance, une fiscalité interne&#8230; et là, on aura besoin de journalistes, vous trouverez votre place.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Quelqu&#8217;un comme moi ne peut donc fonctionner qu&#8217;avec la monnaie d&#8217;un gros réseau mondial ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. : </strong>Même si c&#8217;était le cas, cela ne poserait pas de problème. Comme aujourd&#8217;hui, vous aurez des gens dont 80% des échanges continueront à se faire sur le plan local et qui n&#8217;utiliseront que des monnaies de la région. Mais même eux ont besoin de s&#8217;acheter, mettons, de l&#8217;essence, pour laquelle ils auront besoin d&#8217;une monnaie globale &#8211; cela représentera peut-être 10% ou 20% de leurs transactions. À l&#8217;inverse, d&#8217;autres fonctionneront majoritairement avec des monnaies internationales. Tout cela donnera toutes sortes d&#8217;échanges.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Concrètement, si j&#8217;arrive chez le boulanger, j&#8217;arrive avec quoi en poche : des pièces, des billets, un chéquier ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Une carte magnétique, vraisemblablement. De ce point de vue, la carte de crédit bancaire a bien préparé le travail. Aujourd&#8217;hui, il peut arriver que vous entriez dans un magasin qui ne prend pas votre type de carte de crédit. Vous choisissez alors un autre mode de paiement, ce n&#8217;est pas plus compliqué que ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Mais ce système ne représente-t-il pas une sorte de régression hyper compliquée, comme au temps où chaque seigneurie frappait sa propre monnaie et où les gens passaient leur temps à changer une monnaie contre une autre ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Internet aurait semblé horriblement compliqué si j&#8217;avais dû vous l&#8217;expliquer en théorie avant que ça n&#8217;existe. Nous allons vers un monde qui comportera des millions de monnaies et donc des millions de parités, et pourtant ça ne sera pas compliqué. L&#8217;immense différence avec l&#8217;époque que vous évoquez tient au fait que toutes ces <em>« open moneys »</em> (monnaies libres) seront créées par les gens eux-mêmes et non par les seigneurs locaux. Cela change tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Mais nous, Européens, qui sommes si contents d&#8217;avoir aujourd&#8217;hui le même euro, de Gibraltar à Varsovie, n&#8217;allons-nous pas juste à rebours de ce que vous dites ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Ça n&#8217;est pas contradictoire. En gros, il s&#8217;agit de laisser chaque écosystème exprimer spontanément ses besoins. Le projet <em>« Open Money »</em> consiste à dire : <em>« Voilà l&#8217;outil pour créer toutes les monnaies que vous voulez, avec les architectures, la gouvernance et les limites que vous voulez, indexée sur ce que vous voulez : des dollars, des heures, des kilowatts, rien&#8230; »</em> C&#8217;est donc un méta-système que nous sommes en train de mettre en place. De la même façon qu&#8217;ont été établis le protocole <em>http</em>, avec interface utilisateur, qui permet à des machines très différentes de communiquer les unes avec les autres sur le réseau mondial, et aussi le système <em>html</em>, qui permet à toute personne de faire du contenu et de le communiquer sur ce réseau (cf encadré ci-contre), nous sommes en train de créer un nouveau protocole, appelons-le provisoirement <em>htxx</em>, qui permettra à tout collectif de se créer sa ou ses monnaies.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Des experts monétaires partagent-ils votre point de vue ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Oui, par exemple <em>Bernard Lietaer</em>, co-fondateur de l&#8217;euro, ancien de la banque centrale européenne, qui s&#8217;explique dans son best-seller &laquo;&nbsp;<a href="http://www.transaction.net/money/book/" target="_blank">The future of money</a>&laquo;&nbsp;. Il vient de produire pour le <em>Club de Rome</em> un document faisant le lien entre ce qu&#8217;il appelle les <em>« monnaies complémentaires »</em> et la durabilité. C&#8217;est un réformiste, très politique. Selon lui, la monnaie principale est yang, masculine, compétitive, dynamique, et les <em>« monnaies complémentaires »</em> sont yin, féminines, servant quand on n&#8217;a pas besoin d&#8217;être en compétition, mais en collaboration, avec partage de savoir, développement durable, etc. Il pense qu&#8217;un bon dosage entre monnaies yin et yang nous permettra de naviguer à long terme. Je ne partage pas tout à fait son point de vue, même si c&#8217;est un ami que j&#8217;estime beaucoup.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Le prospectiviste <em>Mark Luyckx</em> nous disait récemment que plusieurs milliers d&#8217;entreprises belges fonctionnaient déjà en partie avec leur propre monnaie&#8230; Mais pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau protocole ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Il permettra à chacun de se créer des comptes, à partir desquels il pourra émettre et recevoir autant de monnaies qu&#8217;il voudra. Aujourd&#8217;hui, vous avez par exemple un compte email, que vous pouvez communiquer, pour participer à des groupes de discussion ou à des réseaux de toutes sortes. À partir de ce compte, vous émettez et recevez des emails. Eh bien, de la même façon, vous aurez un compte <em>CC</em> (community currency) qui vous permettra de vous connecter à n&#8217;importe quelle monnaie en quelques clics et de pouvoir émettre et recevoir de ces monnaies-là.</p>
<p><strong>UNE GOUVERNANCE ÉTHIQUE INTÉGRÉE DANS UN LOGICIEL</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Il y a une différence de taille entre l&#8217;information et la monnaie : par définition, la première est illimitée &#8211; si j&#8217;utilise une information, je n&#8217;en prive personne -, alors que la monnaie symbolise une richesse qui, quelle qu&#8217;elle soit, ne peut malheureusement pas se démultiplier ! Qu&#8217;est-ce qui va ancrer ces monnaies libres dans le réel matériel de la rareté ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Imaginez une partie de Monopoly où, à la place de la banque, chacun des joueurs achète et vend librement, avec des comptes, initialement égaux, qui montent et qui descendent en fonction des échanges. Les joueurs de ce collectif décident du type de produits ou de services échangés. Ils fixent aussi les limites du marché : jusqu&#8217;où peut-on descendre dans le débit et grimper dans le crédit ? Exemple simple pour faire comprendre, un groupe de personnes pratiquant le covoiturage peut décider de prendre comme règle de gouvernance que personne ne pourra descendre plus bas que -200 km, ni monter plus haut que +200 km. Si vous avez déjà donné 200 km, vous devez absolument vous faire covoiturer par les autres, tout ce que vous donnerez en plus ne sera pas comptabilisé. Inversement, si vous avez déjà pris 200 km, vous avez épuisé votre crédit et il vous faut covoiturer les autres si vous voulez continuer à fonctionner dans ce collectif. Autrement dit, un collectif peut décider que personne ne s&#8217;endettera ni ne s&#8217;enrichira au-delà d&#8217;un certain pourcentage de la masse monétaire globale de ce collectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Cas de figure plus élaboré, qui va forcément se retrouver dans les grandes monnaies libres : un système de <em>« réputation »</em>, comme sur e-bay. Imaginons par exemple que vous ayez cinq ans d&#8217;ancienneté dans tel système monétaire, avec 4.000 transactions, dont 99% tout à fait réussies, votre réputation sera très positive et votre ligne de crédit très large &#8211; vous pourrez même prétendre à un emprunt pour acheter votre maison. Si par contre vous avez été souvent dans le rouge, que plusieurs fois vous n&#8217;avez pas rempli vos engagements, votre marge de crédit sera plus étroite. Si vous vous comportez vraiment mal, vous allez même être repéré par tout le net et aucun groupe monétaire ne vous acceptera plus. Bien sûr, quand vous démarrez dans un nouveau réseau, vous avez une petite marge, qui s&#8217;élargira en fonction de votre plus ou moins bonne réputation. Tout cela est en fait de la gouvernance engrammée dans la technologie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> C&#8217;est automatique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Mieux que ça. Réfléchissez à l&#8217;essence même de cette technologie : en soi, c&#8217;est de la conscience embarquée, ou engrammée. Pensez aux premières heures de e-bay. Combien de gens ont dit, à l&#8217;époque : <em>« Ça ne marchera jamais ! On a déjà du mal à acheter la tondeuse du voisin, ou à la lui vendre par peur des chèques en bois, comment irais-je faire des enchères avec un type à l&#8217;autre bout du monde que je n&#8217;ai jamais vu ?! »</em> La réponse, c&#8217;est que vous n&#8217;avez pas à faire confiance à cet inconnu, mais à la technologie, non pas parce qu&#8217;elle serait <em>« automatique »</em>, mais parce qu&#8217;on y a engrammé une structure de gouvernance. L&#8217;accord tacite est intégré au mode opératoire. Les transactions en ligne sur la toile n&#8217;ont pas besoin d&#8217;une confiance explicite, le protocole mis en place règle ces problèmes-là.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;une des grandes erreurs de la plupart des économistes aujourd&#8217;hui, est de dire qu&#8217;il faut d&#8217;abord la confiance pour qu&#8217;une nouvelle monnaie soit possible. C&#8217;était vrai dans l&#8217;ancien paradigme, mais faux dans le nouveau. C&#8217;est ce qu&#8217;on voit aussi dans <em>Wikipédia</em>, dont on se moquait : <em>« Ça ne peut pas marcher ! »</em> Mais on a créé la gouvernance dans la technologie du <em>Wiki</em>. Eh bien, nous sommes en train de préparer la même chose pour la monnaie !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Une rumeur récente prétend que beaucoup d&#8217;articles de <em>Wikipédia</em> sont manipulées par les multinationales, les maffias, les services secrets, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Soyons pratique : tout système se jauge à sa résilience, c&#8217;est-à-dire à sa capacité d&#8217;embrasser les forces en présence. <em>Wikipédia</em> peut-il continuer, malgré la pathologie humaine ? Jusqu&#8217;à preuve du contraire, la réponse est oui. Bien sûr que les lobbies, les grandes entreprises, les États, sans compter certains groupes extrémistes, tentent d&#8217;influencer certaines informations stratégiques. Malgré cela, <em>Wikipédia</em> est déjà la plus grande encyclopédie du monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Jusqu&#8217;à présent, la plupart des expériences de <em>« monnaie locale »</em> réussies &#8211; dans les années 30 à Wörgel (Autriche), les années 50 à Lignières-en-Berry, les années 90 à Buenos Aires &#8211; ont été finalement stoppées par l&#8217;État, jaloux de son supposé monopole monétaire. Vous pensez que les <em>« monnaies libres »</em> pourront tranquillement se développer sur le web, sans que les États ne les sabotent ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Ça embête surtout les puissances financières qui contrôlent les États. Cela dit, toute grande innovation s&#8217;installe en deux temps : un premier temps d&#8217;activisme social, souvent idéologique, qui crée un contexte, où se coulent, dans un second temps, des inventions beaucoup plus pragmatiques. Celles-ci sont forcément confrontées à l&#8217;ancien ordre établi, menacé dans sa survie. C&#8217;est valable à toutes les époques. Au Moyen-âge, vous avez des gens qui disent : <em>« Il faut traduire la Bible pour que tout le monde puisse la lire. »</em> Cette idée révolutionnaire révulse l&#8217;Église, qui voit le monde s&#8217;effondrer et s&#8217;abrite derrière le fait que c&#8217;est techniquement impossible. Mais voilà que <em>Güttenberg</em> résout la question en inventant l&#8217;imprimerie, qui va métamorphoser la culture et fonder une nouvelle civilisation ! La même chose est en train de se passer aujourd&#8217;hui avec la monnaie. La première phase est accomplie, le contexte est là, creusé par toutes sortes d&#8217;expériences, dans une situation de crise économique larvée. L&#8217;étape suivante ? D&#8217;un côté, les activistes sociaux des forums alter-mondialistes réclament que l&#8217;on passe par la voie politique, en légiférant, interdisant, fiscalisant, bref en utilisant le système présent. De l&#8217;autre côté, vous avez les inventeurs, parmi lesquels je situe notre petit groupe. Nous ne sommes pas dans une logique de combat, même si nous voyons bien les défauts du système. Nous sommes juste en train d&#8217;inventer le système suivant !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Qui appartient à votre groupe ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Une dizaine de personnes, dont <em>Eric Harrys Brown</em>, <em>Ernie Jacob</em> ou le fameux <em>Michael Lynton</em>, l&#8217;inventeur des <em>Lets</em> qui, en vingt-cinq ans, a vraiment connu la traversée du désert du visionnaire. Aujourd&#8217;hui, nous avons quasiment achevé, l&#8217;architecture du protocole &#8211; c&#8217;est le plus complexe -, la gouvernance, les modèles économiques sous-jacents, la stratégie de lancement, puis de déploiement&#8230; mon propre rôle a été de diffuser la nouvelle. De plus en plus de gens dans le monde veulent en être ! Prochaine étape, début février 2008, nous nous réunissons une semaine au Mexique, pour mettre quelques dizaines de personnes au diapason, puis nous répartir en groupes de travail sur les modèles économiques, ou les vecteurs de diffusion, ou encore la levée de fonds&#8230; car ce qui nous sépare désormais du lancement, ce sont les quelques millions de vieux dollars ou d&#8217;euros nécessaires aux deux années de travail à plein temps qui le précéderont &#8211; il s&#8217;agira forcément de fonds éthiques, reposant sur une stratégie à long terme, et je n&#8217;hésite pas à dire : sur une vision spirituelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> De quelle façon ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> La réponse est multiple. Toutes les grandes inventions humaines, depuis la maîtrise du feu ou de la roue, ont contribué à l&#8217;évolution spirituelle de l&#8217;humanité. Quand un rêve réussit à s&#8217;incarner dans la matière, la conscience se déploie. Il y a plus de conscience dans un monde qui contient des livres que dans un monde qui n&#8217;en contient pas. Mais ça va plus profond. Des êtres qui auraient toujours vécu en prison, se verraient eux-mêmes comme naturellement limités. Transposés dans une nature fleurie, quelque chose se déploie en eux. La vie moderne actuelle rogne une grande partie de notre éventail de possibilités. Tout ce qui n&#8217;est pas monnayable a du mal à prouver sa valeur. Connaissez-vous le <em>« Wealth Aknowlegment System »</em> (<em>WAS</em>) ou <em>« système de reconnaissance de la richesse »</em> ? C&#8217;est une façon d&#8217;interroger la personne sur sa richesse intrinsèque, son identité profonde, son âme. Le système monétaire actuel permet des échanges globaux, entre humains qui ne se connaissent pas, mais seulement pour une toute petite partie de leurs vraies richesses. Que deviennent les autres richesses ? Une partie d&#8217;entre elles n&#8217;a pas besoin d&#8217;être comptabilisée, ne concernant que la sphère intime. La plupart des autres sont niées, ou dégradées. Alors que dans des systèmes d&#8217;échanges différents, comme ceux que permettront les monnaies libres, tout un pan de la richesse, donc de la conscience humaine pourra se révéler. Mais pour vraiment vous parler du <em>WAS</em>, il faudra que vous reveniez nous voir. C&#8217;est l&#8217;autre moitié de notre programme.</p>
<p><strong>Les protocoles qui ont fondé le web</strong></p>
<p><strong>http :</strong> <em>Le Hypertext Transfer Protocol, littéralement « protocole de transfert hypertexte », est un langage informatique de communication client-serveur, développé pour le World Wide Web. Les clients HTTP les plus connus sont les navigateurs Web permettant à un utilisateur d&#8217;accéder à un serveur contenant les données. Il existe aussi des systèmes pour récupérer automatiquement le contenu d&#8217;un site, tels que les aspirateurs de site ou les robots d&#8217;indexation.</em></p>
<p><strong>html :</strong> <em>Le Hypertext Markup Language, est un langage informatique de balisage conçu pour écrire les pages Web, et notamment pour créer de l&#8217;hypertexte, d&#8217;où son nom. HTML permet aussi de structurer sémantiquement et de mettre en page le contenu des pages, d&#8217;inclure des ressources multimédias dont des images, des formulaires de saisie, et des applets. Il permet de créer des documents interopérables avec des équipements très variés et de soutenir l&#8217;accessibilité du Web.</em></p>
<p><strong>Htcc :</strong> <em>Verrons-nous apparaître bientôt un Hypertext Current Currency, ou protocole permettant la circulation de monnaies libres ? That&#8217;s a good question.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1366" target="_blank">NouvellesClés.com</a>)</em></p>
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