Archive pour la catégorie “Idée”
Certains d’entre vous connaissent peut-être l’existence d’alternatives économiques, telles qu’on peut en trouver par exemple sur Ékopedia. Bien souvent, il s’agit de variantes du Monopoly : au lieu d’utiliser des billets de banques, on utilise des papiers de débit/crédit en utilisant un nouveau nom d’unité (l’euro devient le « champignon », le « blé », la « fleur », etc…); en fonction des localités. Ainsi, des dizaines de milliers de personnes pratiquent ces alternatives dans plusieurs pays, mais celles-ci sont plutôt considérées comme des compléments, des bouées de secours. En effet, rares sont les personnes qui délaissent entièrement le système bancaire pour un autre système, excepté quand elles n’ont plus le choix.
Le principe de partage du temps, dédié à la gestion des services locaux, est également un principe considérable comme une bouée de secours. Cependant, il offre également un nouvel avantage : celui de simplifier cette gestion locale, en n’imposant plus aux habitants d’utiliser une quelconque monnaie à inventer. Il n’y a donc plus de comptabilité locale à tenir à jour, avec des chiffres, des – et des +; accompagnée parfois de rappels stériles de rétablissement « nécessaire » d’un compte en positif (dans cette logique, si quelqu’un reçoit un service, il faudrait en contrepartie en rendre un également). Ce principe a été conçu en prenant en compte les erreurs de fonctionnement constatées ailleurs, afin d’éviter certaines dérives communes, tout en intégrant cette notion de Partage, en lieu et place de cette notion d’Échange qui n’est rien d’autre, généralement et selon moi, que l’expression d’une forme d’égoïsme.
Le partage du temps permet donc, de façon bien organisée par le biais d’une gestion optimale du temps, de réunir des personnes prêtes à offrir une partie de leur temps libre. À ce jour, un premier site web « Share-Time.com » (ou partage du temps) applique ce nouveau principe et fournit le nécessaire pour qu’il puisse être reproduit ailleurs : un guide de mise en place de bureaux locaux pour les habitants ne possédant pas de connexion internet, ainsi que des scripts élaborés offerts aux webmasters souhaitant dupliquer librement le site pour leur propre localité. Il ne s’agit donc plus de « système d’Échange », mais d’un simple principe de Partage. Celui qui pense toujours en terme d’échange, voulant tout de suite quelque chose en retour à son propre travail, ne pourrait donc apprécier ce principe. En pratique et de façon résumée, voici comment il fonctionne :
- « A » possédant une certaine capacité/compétence peut l’annoncer dans son bureau local, ou sur un site web dédié. Le fait d’offrir un service très basique ou spécifique, avec une expérience de débutant ou de spécialiste n’a que peu d’importance : le fait principal est qu’il est prêt à partager de son temps libre; pour offrir un service quelconque.
- « B » consulte la liste des services disponibles, et fait appel à « A ». Ce dernier lui offre son service, en sachant bien qu’il ne recevra rien en échange : ni autre service, ni argent, ni débit sur un compte virtuel. Par contre, « A » et « B » possèdent un Historique Personnel d’Activité (HPA), celui-ci étant consultable publiquement dans une parfaite transparence. N’importe qui peut donc savoir qui a offert ou reçu un service, combien de fois et quand, depuis une date d’inscription. Par le biais de ces deux HPA, tout le monde sait alors que « A » ait offert un service à une certaine date (ayant duré un certain temps, ce qui est précisé), et que « B » a reçu ce même service.
- Un jour, « A » constate que le service proposé par « C » l’intéresse. Il le contacte, et « C » vient lui offrir ce service, sans rien recevoir. Et une fois de plus, les HPA de « A » et « C » sont mis à jour publiquement.
Le fonctionnement est donc très simple car basé sur la notion du temps, une valeur naturelle de la vie si je puis dire, contrairement à l’argent, une valeur artificielle inventée par l’homme; dont l’utilisation n’est plus indispensable pour ceux étant capables de s’organiser par la Partage, plutôt que par l’échange direct. Pour tout ceux ayant un minimum de temps libre, je pense en particulier aux sans emploi, ceci représente une occasion d’instaurer une nouvelle forme d’économie plus libre dans leur localité. Par la même occasion, ils créent un nouvel espoir de changer les mentalités, en montrant l’exemple aux plus occupés. Ces derniers étant déjà fortement prisés par leur propre survie, un espoir de changement ne résiderait donc que parmi ceux ayant encore du temps libre.
Mots-clefs : abolition de l'argent, abondance, échange, entraide, local, partage, service, système
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Celui qui a su désigner l’échec respiratoire de l’économie par l’image d’une « bulle qui éclate » a eu une riche idée.
Les systèmes complexes sont définis par le fait qu’entre l’input et l’output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le résultat n’est pas directement prévisible. Non seulement ce lien n’est pas direct, mais aussi en raison des conditions multiples une même cause peut avoir différents effets selon le moment choisi.
De là on peut dire qu’un système « juste » dans l’idéal est celui dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut d’abord saisir les règles morales et éthiques puis les appliquer convenablement.
La technologie naturelle des réflexes consiste à détecter de façon approximative mais en tendant vers l’amélioration la ou les causes qu’il faut provoquer pour obtenir les effets désirés. Ce mécanisme est complètement indépendant des facteurs moraux ou éthiques.
Quand on vit au sein d’un système complexe telle que l’est l’économie d’aujourd’hui, le summum de l’intelligence pour se dépatouiller consiste à saisir ce qu’il faut faire pour amasser le plus d’argent afin de se trouver en sécurité. D’ailleurs mêmes les pauvres félicitent les riches en les croyant supérieurement intelligents, là où en fait ils ne le seraient que s’ils ne faisaient pas abstraction de l’éthique.
D’ailleurs c’est dommage que le terme de sécurité ne soit pas compris plus généralement dans ce sens, car la principale cause d’insécurité dans le monde est précisément l’injustice d’un système dont les inputs sont trop loin de la morale si on veut obtenir en retour un résultat positif en sortie de chaîne des cause-conséquences.
Dans la vie il y a deux sortes de personnes (gag), ceux qui sont trop honnêtes et restent pauvres et celles qui tiennent absolument à exercer leur intelligence au service de leur sécurité, en considérant que le bien obtenu confère un caractère moral à leurs actes.
Ceux qui veulent faire du fric savent très bien comment s’y prendre, tandis que la plupart de la masse des gens, bien qu’ils en auraient envie, se trouvent à chaque fois bloqués par un excès de contraintes morales, comme par exemple faire en priorité un métier plaisant. Si on pollue, on contamine, si on est insouciant et dégénéré, on a bien plus de chance de se trouver « en sécurité » au sein du système injuste. C’est cela qui fait son injustice. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, capitalisme, civilisation, consommation, démocratie, destruction, domination, humanité, intelligence, nature, observation, opposition, paradigme, révolution, société, système
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par Thierry Brugvin (professeur en sociologie)
Introduction
Depuis plus de vingt ans, la mondialisation éloigne les citoyens des lieux de décisions. Les citoyens français l’observent avec l’Union Européenne tandis qu’au plan international, le G8 impose son modèle politique dans le monde, au travers le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC en particulier. Au sein de ces différentes organisations, sous couvert d’un discours sur la « bonne gouvernance », les dirigeants libéraux privatisent les instances démocratiques en privilégiant le dialogue avec les entreprises au détriment des peuples, de leurs représentants, des ONG et en jouant la “société civile” contre les Etats.
Ces différents mécanismes relèvent généralement de la gouvernance inégale et non démocratique, mais restent pour une large part légaux. Cependant, il y a un autre champ qui lui est encore moins analysé, il s’agit de la dimension illégale de la gouvernance publique. Ce sont donc les différentes formes de la gouvernance politique et économique non démocratique, inégale et aussi illégale que nous allons analyser ici.
Comment les forces économiques influent-t-elles sur les décisions des pouvoirs publics, via les mécanismes de la gouvernance globale illégale, inégale et non démocratique? Notre hypothèse est la suivante: il existe une influence, une relation dialectique, entre la force des idées (idées, acteurs et institutions), les pouvoirs publics et les forces économiques (institutions, acteurs capitalistes, capital financier, forces productives (moyens de production, techniques, connaissances, forces de travail). Cependant les forces économiques exercent une influence dominante sur les pouvoirs publics et la force des idées, par le biais de la gouvernance globale. Or, une part non négligeable de cette gouvernance nationale et globale est exercée de manière illégale, et non démocratique, même s’il ne s’agit pas d’affirmer que toutes les pratiques relevant de la gouvernance s’avèrent illégales. Il s’agit donc ici d’une typologie et non d’une description exhaustive de la gouvernance globale.
Ainsi, nous présenterons les 7 pouvoirs, ou les 7 formes de gouvernance non démocratique ou illégale qui sont des obstacles fondamentaux à la démocratisation de la société. Il s’agit du pouvoir économique (productif, commercial, financier : banques, dette, paradis fiscaux) – Le pouvoir répressif et militaire – Les pouvoirs publics nationaux et internationaux non démocratique et leurs pratiques impérialistes – Le pouvoir relationnel (réseaux, lobbies…) – Le pouvoir idéologique – Le pouvoir communicationnel -Le besoin psycho-sociologique de pouvoir. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, capitalisme, civilisation, conscience, consommation, crise, démocratie, depression, destruction, developpement, domination, éducation, être humain, évolution, humanité, insurrection, liberté individuelle, lobby, Manipulation, nouvel ordre mondial, observation, opposition, paradigme, pauvreté, réalité, révolution, société, système, USA
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par Albrecht Schachtschneider (professeur de droit constitutionnel)
La politique de l’OMC a rendu possible le dumping social

La libre circulation des capitaux est un système injuste qui non seulement ne repose sur aucune base juridique mais détruit les principes fondamentaux des Etats constitutionnels, démocratiques et libéraux. La liberté globale de circulation des capitaux prive les Etats de leurs pouvoirs, libère l’économie de ses obligations éthiques et conduit inévitablement à des crises, comme celle que nous vivons aujourd’hui. C’est précisément cette liberté, introduite essentiellement sous la pression des grandes puissances par le biais de l’UE et de l’OMC, qui semble aujourd’hui où, suite à la crise financière, tous les pays manquent de capitaux, devenir la pierre d’achoppement de la politique de pouvoir. Mais au lieu de réfléchir aux erreurs commises et de mettre en œuvre les correctifs nécessaires, l’Allemagne tente de s’attaquer à des petits pays comme la Suisse et le Luxembourg qui, manifestement, maîtrisent mieux la crise. L’article qui suit explique les liens qui existent entre la crise financière et la libre circulation des capitaux.
Le cadre (il)légal de l’ordre économique mondial
Ce n’est pas seulement, ni essentiellement, la réglementation de l’Union européenne (UE) ni même les lois de ses Etats membres mais les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la libre circulation des capitaux qui constituent le cadre juridique de l’économie mondiale. L’UE est devenue une région dépendante du marché mondial.
Les accords du Cycle de l’Uruguay de 1994 (OMC) dérégulent de manière considérable la circulation mondiale des marchandises et des services (GATT et GATS) en supprimant les droits de douane et les autres obstacles au commerce ainsi qu’en interdisant les discriminations entre les Etats membres. Les principes directeurs sont celui du traitement de la nation la plus favorisée et celui du traitement national. Ainsi, les importations et les exportations ne rencontrent pratiquement plus d’obstacles. La majorité des Etats sont membres de l’OMC: les pays membres de l’Union européenne, la Chine, mais pas la Russie, avec laquelle les Etats-Unis sont en train de négocier. L’OMC connaît quelques instruments destinés à protéger juridiquement la concurrence, comme l’accord antidumping et l’accord antisubventions, qui ne sont pas très efficaces. Certes, les marchés agricoles sont encore largement exclus de la dérégulation. Les Etats-Unis et l’UE principalement protègent leurs agriculteurs et leur industrie agroalimentaire contre le marché mondial; ils subventionnent l’exportation de leurs produits agricoles aux dépens des pays moins développés, en particulier de ceux d’Afrique.
Le dumping social est un principe de l’OMC
Le droit commercial mondial ne connaît pas d’accords relatifs aux droits de l’homme et à la politique sociale. Certes, les membres de l’OMC sont tenus de respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui comprend également des droits sociaux. Mais on ne peut pas contraindre les Etats, et encore moins les individus, de les respecter, pas même dans l’UE et en Allemagne. En particulier, l’OMC ne connaît aucun accord de protection des travailleurs. Le dumping social est pour ainsi dire un principe de l’OMC, probablement dans l’intérêt de la compétitivité des pays les moins développés. Jusqu’ici, toutes les tentatives du Cycle de Doha de s’entendre sur des normes sociales ont échoué. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, capitalisme, crise, démocratie, domination, insurrection, liberté individuelle, lobby, Manipulation, nouvel ordre mondial, opposition, pauvreté, révolution, société, système, USA
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Publié par Alcidejet dans : Actualité, Afrique, Alimentation, Alimentation Biologique, Analyse, Biodiversité, Culture, Développement durable, Environement, Fraternité, Idée, International, Jardinage, Manipulation, Politique, Santé, Science & Technologies, Science de la vie, Sociologie, société, Écologie, Économie
Conférence Débat organisée par le CCFD avec Marc Dufumier, auteur et directeur de laboratoire à AgroParistech, et Christian Troubé, rédacteur en chef de La Vie, auteur de Les nouvelles famines, des catastrophes pas si naturelles, le 24 Avril 2009 au Centre de congrès Le Manège à Chambéry, en Savoie (73)
En partenariat avec le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le développement) et le soutien de nombreuses associations : la FMSEA (Fédération départementale des Syndicats des exploitants agricoles), la Confédération paysanne, le CMR (Chrétiens en monde rural), le Lycée agricole de Savoie et Artisans du monde, des collectivités territoriales rattachées à Peuples Solidaires.
Une manifestation dont l’engouement obligea les organisateurs à retransmettre la conférence dans une salle annexe, elle aussi remplie !
La bande est enregistrée sur plusieurs supports, elle présente donc 3 blancs de quelques seconde, mais qui n’entache en rien la qualité et l’intérêt de la conférence.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Durée : 2h04
Merci à Jean-François Druhen-Charnaux de nous avoir transmis ce document
Mots-clefs : Afrique, alimentation, amour, argent, avenir, besoins humains, consommation, croissance, developpement, éducation, entraide, environnement, humanité, nourriture, pauvreté, société, terre, vie
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l’architecte Jean Charles Fabre propose une vision nouvelle de votre habitation et offre une véritable réflexion sur l’éco-système à choisir et à bâtir en réalisant votre maison.
Approche sensible et énergétique d’un terrain
Faire le choix de construire une maison vivante, c’est avant toute chose se rendre perceptif aux qualités vitales du sol et de son environnement pour se les concilier et pouvoir s’en nourrir. Aussi le temps et l’importance de cette démarche préalable ne doivent-ils pas être minimisés. Je vous propose d’aborder le lieu, le terrain choisi, comme la « table des matières » – au sens propre – d’un livre – votre future maison – dont vous ignorez encore le contenu.
Si la situation vous le permet, ne soyez jamais pressé de construire. Ménagez-vous du temps pour aborder le lieu à plusieurs moments de l’année. Observez les arbres, leurs teintes, leur formes, et les vues que ménage la chute des feuilles à la saison hivernale. Les trouées de verdure permettent une relation nouvelle à notre environnement. Elles pourront se traduire par la suite dans la maison par le choix d’une ouverture orientée. L’arbre en tant que condensateur des énergies vitales d’un lieu (le Tchi des Chinois) vous donnera toujours une idée de potentiel énergétique à disposition sur votre terrain. Je suggère l’approche suivante :
Faites le choix d’un arbre qui, par sa forme, sa taille, son harmonie ou sa particularité vous semble l’arbre maître du lieu. Vous vous mettez dos à lui, puis mentalement vous vous identifiez à lui. Observez alors en tournant progressivement, sans perdre le contact du dos ce que l’arbre « voit » de son environnement. Vous aurez ainsi une idée des qualités particulières que « fixe » l’arbre.
Observez les mousses sur les troncs des arbres. Elles vous donneront la direction principale des pluies sur le site. Quant aux arbres penchés ils vous indiqueront la direction des vents dominants. Il se peut qu’un arbre penché ponctuellement révèle la sous-jacente d’un courant tellurique (cours d’eau, feuille). La présence d’arbres ou de sites foudroyés à proximité sont à ce titre, révélateurs.
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Mots-clefs : énergie, environnement, local, nature, transformation, vie
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Principes et fonctionnement

Principes
L’argent a été conçu comme un outil pour améliorer les échanges entre les hommes.
En effet, avant la création de l’argent, les échanges étaient limités au simple troc. La création de l’argent a permis d’étendre largement les échanges.
Mais aujourd’hui, les échanges entre les hommes sont limités car ils n’ont pas assez d’argent pour acheter tout ce dont ils ont besoin, créant marasme économique et chômage.
Pourquoi n’y a-t-il pas assez d’argent ?
En fait, il n’y a jamais eu autant d’argent qu’aujourd’hui, mais il ne sert plus prioritairement aux échanges entre les hommes. En effet, l’argent sert à gagner de l’argent en spéculant (comme avec les assurances vie qui se développent rapidement depuis quelques années), et donc il circule dans les circuits financiers de la spéculation (95% de l’argent sert au circuit spéculatif, 5% seulement servirait au commerce). Autre cause du manque d’argent : les gens ont peur de l’avenir, donc ils sont plus prudent dans leurs dépenses et modèrent leurs achats, ralentissant ainsi la vitesse de circulation de l’argent (le fait de retarder tous les mois de 3 jours ses achats, ralentit de 10% la vitesse de circulation de l’argent et donc diminue de 10% les transactions totales effectuées). De plus les banques qui gèrent l’argent le font dans leur propre intérêt (gagner de l’argent) et pas dans l’intérêt des hommes (très peu de banques prêtent aux personnes qui veulent créer leur emploi, obligeant à passer par la collecte directe de l’argent d’amis).
De nombreuses personnes disposent de temps libre (surtout avec le chômage actuel !) ou de production excédentaire qu’elles ne peuvent vendre car il n’y a pas d’argent pour les rémunérer.
Il y a des marchandises ou des personnes disponibles pour travailler, et aussi des acheteurs potentiels pour ses services et ses marchandises, mais il manque l’outil nécessaire (l’argent) pour que ces transactions s’effectuent.
Comme aujourd’hui l’argent ne joue plus son rôle vital de vecteur des transactions entre les hommes, il est urgent de créer un nouveau système permettant les transactions sous peine d’étouffement.
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Mots-clefs : avenir, consommation, crise, échange, entraide, ferme, local, service, société, système, vie
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A en croire les principaux média, le bien-être de tous passe par une croissance soutenue. Pourtant, pour un nombre croissant de personnes, un modèle économique d’avenir et responsable ne passe plus forcément par la croissance économique, mais au contraire par la décroissance.
Décroissance ou développement durable ? : Deux camps s’opposent sur les réponses à apporter aux problèmes environnementaux et aux besoins de la population.
Les événements climatiques extrêmes se multiplient, les déchets s’amoncellent, les nappes phréatiques s’épuisent ou sont polluées, le pétrole va devenir rare et son contrôle fait l’objet de conflits de plus en plus violents, que ce soit en Irak ou en Tchétchénie. Dans le même temps, la capacité du système économique à répondre aux besoins sociaux est de plus en plus contestée. Les inégalités mondiales se creusent et si une partie de l’Asie est en train de sortir du sous-développement, c’est en adoptant un mode de vie dévoreur de ressources non renouvelables. Bref, et chacun (ou presque) en convient désormais : on va dans le mur et il faut changer de mode de développement. Et pas dans un siècle, dès les prochaines années. Mais comment faire ? Un débat de plus en plus vif oppose les partisans d’une « décroissance soutenable », organisant le recul de l’économie monétaire, aux tenants d’un « développement durable » permettant de concilier croissance et écologie.
Sur la gravité de la situation, il n’y a pas de désaccord majeur entre les tenants du développement durable et les partisans de la décroissance. Ernst Ulrich von Weizsäcker, Amory et Hunter Lovins, tenants du développement durable, reprennent à leur compte, dans leur rapport « Facteur 4 », les très sombres prévisions établies par les Meadows dans leur célèbre rapport de 1972 au Club de Rome sur « les limites de la croissance ». Ils envisagent notamment le risque d’un effondrement brutal des productions agricole et industrielle et de la population mondiale dans les prochaines décennies. Quant à Lester Brown, autre tenant du développement durable, il consacre, dans Eco-économie, des pages aux « signes de la tension » qui ne rassurent pas davantage sur l’avenir. Il n’y a pas non plus de divergence sur la nécessité d’une décroissance très rapide de la consommation de matières premières et d’énergie, en particulier, bien sûr, des énergies fossiles.
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Mots-clefs : argent, avenir, bonheur, conscience, effort, société, système, vie
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(publiée en anglais dans l’édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)

Mesdames, Messieurs,
Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.
En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la 2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB), que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.
Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la 32ème édition de son bulletin, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.
Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?
Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.
Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.
Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.
LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020 Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, armageddon, avenir, crise, domination, évolution, humanité, insurrection, nouvel ordre mondial, obama, observation, opposition, paix, peur, réalité, révolution, société, système, USA
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En Suède, la JAK Bank pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an.
LA BANQUE DE MEMBRES JAK : UN SYSTEME DE PRETS ET D’EPARGNE SANS TAUX D’INTÉRÊT
Les prêts sont financés par les dépôts des membres JAK. Jusqu’en 2006 la totalité des membres ont économisé la somme de 87 millions €, et ont emprunté la somme de 76 millions € (en 2006). L’administration et les coûts de développement sont couverts par les cotisations d’adhésion annuelle et les frais des prêts (environ 2.5% du tarif effectif d’intérêt).
En combinaison avec le compte d’épargne sans taux d’intérêt, nous avons deux produits – les deux sont sans taux d’intérêt :
- Le prêt-épargne équilibré (original) – plus favorable pour les particuliers.
- L’instrument de prêt et de soutien à l’épargne (nouveau) – plutôt destiné aux associations et aux sociétés.
POURQUOI SANS TAUX D’INTÉRÊT ? Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, entraide, intelligence, pauvreté, service, société, système
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Publié par LeTransmuteur dans : Analyse, Biodiversité, Culture, Développement durable, Films, Finance, Fraternité, Idée, International, Krach, Politique, Écologie, Économie
6 heures d’entretiens exclusifs avec Joseph Eugene Stiglitz, le Prix Nobel d’économie 2001.
5 entretiens réalisés par Jacques Sarasin. Comment la globalisation affecte l’économie mondiale, le réchauffement de la planète et l’environnement, le commerce et l’immigration, les pays en voie de développement, la sécurité et le terrorisme, et le futur de l’humanité.
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CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz-1.flv
Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?
Les subventions
Le commerce et les taxes douanières
Le déficit démocratique
La sécurité sociale
Le développement de l’économie de marché
Environnement et Mondialisation
La Mondialisation et les pays en développement
Pétrole, Bolivie et Venezuela
Les sociétés pétrolières en Alaska
La corruption et la malédiction des ressources naturelles
La mondialisation économique et l’emploi
Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)
Mots-clefs : Afrique, alimentation, argent, avenir, conscience, crise, domination, évolution, humanité, nature, nouvel ordre mondial, observation, opposition, paix, réalité, société, système, USA, vie
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Extraits du deuxième bulletin Sortir de l’Économie :
Existe-t-il une économie à visage humain ?
Extrait p 4.
On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du « Comment allez-vous, madame Economie ? Très bien, le prix de la conscience est déjà fortement à la hausse » : la marchandisation des pollutions par l’écocapitalisme cherchant à s’acheter une bonne conscience en compensant les émissions polluantes des pays du Nord par des transferts technologiques en vue des futures « non-émissions » des pays du Sud, se porte en effet à merveille. On voit aussi apparaître l’idée d’« un marché de crédits biodiversité », comme il existe un marché de crédits carbone pour lutter contre le réchauffement. L’idée serait de payer des « projets de compensation » pour des dommages infligés à un environnement par la construction d’infrastructures (autoroutes, étalement urbain, etc.), selon « une grille fixant le prix d’un hectare de prairie, de forêt ou de zone humide ». Cette « grille » fixant la valeur de chaque habitat-type existe déjà aux Etats-Unis, où par exemple la destruction d’un hectare d’habitat à crevettes d’eau douce vous coûtera 290.000 euros. L’ingénierie et la marchandisation environnementale tournent donc à plein régime.
Mais la marchandisation des pollutions n’est pas seulement à l’oeuvre dans les cénacles du G8, elle est aussi à l’oeuvre dans les rangs de la militance écologiste et des économistes en chef de l’altermondialisme. Car finalement le boycott des «grandes surfaces» et de certaines «marques» pour mieux privilégier quelques formes de « commerce éthique » pour lequel on encouragera la consommation, n’est qu’un « nouveau » mode d’action qui cache une croyance naïve en la possibilité d’un capitalisme à visage humain, quand il ne fait pas de la consommation une forme d’action politique : « Acheter, c’est voter! », ce qui est le summum finalement de l’esprit marchand voulant faire jouer la concurrence, « si vous n’aimez pas les pollutions, vous achèterez » et autre « j’achète, donc je pense ». Non seulement l’« alternative » repose simplement sur l’idée de faire toujours jouer la concurrence, mais on marchandise aussi les mutilations incommensurables à la vie infligées par les nuisances écologiques ainsi que la simple décence de conditions de travail, par un autre calcul des prix de toujours la même mise en équivalence universelle. Et de plus en plus d’argent s’éloigne alors des sentiers battus pour s’en aller irriguer les circuits économiques « alternatifs » d’une supposée économie à visage humain. La consomm’action n’est que l’avant-garde de la mutation éco-capitaliste. Mais partout le fluide du fric s’insinue par les moindres fissures qui s’entrouvrent à la longue dans le Rideau de fer de nos vies.
(…)
Extrait p 8.
L’écologie des alternatifs est finalement l’avant-garde de l’écologie machinique de demain qui taxe, qui réglemente, qui sur-organise, qui fait décroître, partout la lutte contre les nuisances écologiques passent par leur mise en valeur, et comme toujours, «l’extension accélérée du marché oblige à y inclure, donc à tarifer ce qui lui échappe encore. Car dans la mesure où certains biens essentiels dont nul ne se préoccupe restent gratuits, ils sont exploités sans mesure. Pas besoin de se gêner puisqu’ils ne coûtent rien. C’est ainsi que la clarté des rivières, le silence des villes, l’azur de la Méditerranée, menacés de disparition, manqueront un beau jour à l’industrie elle-même. Il devient donc urgent d’en faire le décompte et d’en fixer la valeur, et la seule qui soit reconnue de tous [par nos écologistes machiniques comme alternatifs] est celle qui s’exprime en francs. Il va falloir déterminer les coûts, les indemnités à payer aux particuliers, à l’Etat et aux industriels eux-mêmes. C’est d’autant plus urgent que ce qui était donné par la nature doit être désormais fabriqué à grands frais. Demain les produits les plus chers seront l’air, l’eau, la mer ou les plages épurées, recomposées à force de raffinements scientifiques et chimiques. La fabrication des éléments ou paysages qu’on avait autrefois pour rien sera sans doute l’industrie la plus puissante, donc celle qui procure les plus gros profits ». Lire la suite de cet article… »
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Où l’intérêt particulier rejoint l’intérêt collectif
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En France, depuis début 2003, le Groupe de REcherche pour un Système SOciétal – GRESSO – initie un projet à la fois politique, le SOCIÉTALISME, mais aussi économique et monétaire, l’ÉCOSOCIÉTALISME. Les lignes qui suivent synthétisent les grandes idées de ce projet développé dans les pages du site de l’écosociétalisme et auquel chacun est invité à participer sur le forum Destination Sociétale
Le sociétalisme expose un projet démocratique réalisable et envisage les modalités de son avènement.
Il implique une organisation sociale post-capitaliste et son institutionnalisation par voie démocratique.
L’ écosociétalisme propose une alternative économique post-libérale, implique le déclin des systèmes financiers, boursiers et bancaires actuels.
Il répartit équitablement le pouvoir d’achat individuel, libère la monnaie en fonction des biens et services produits, récupère immédiatement la monnaie lors de son utilisation finale.
Le sociétalisme a pour finalité :
- L’existence harmonieuse de « la société humaine ».
- L’épanouissement de chacun des individus la composant.
Le sociétalisme veut :
- Orienter et réguler la consommation des ressources naturelles.
- éviter l’effondrement des civilisations compte tenu des impasses énergétiques, écologiques, alimentaires, climatiques, que nous connaissons.
Le sociétalisme est un mouvement d’idées qui préconise l’instauration d’un système économique et politique basé sur :
- Les Droits de l’Homme et le respect de l’environnement.
- La ré-appropriation de la création monétaire par la collectivité.
- La gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie.
- La répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen.
- La démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité.
Le sociétalisme n’est :
- Ni un nouveau communisme.
- Ni une adaptation boiteuse du capitalisme.
L’écosociétalisme est :
- Un système économique adapté aux exigences éthiques du sociétalisme.
- Un outil monétaire – l’écomonétarisme qui, substitué au système actuel, modifie la nature même de la monnaie et le circuit monétaire.
L’écosociétalisme, nouveau moteur de développement, permet d’obtenir :
- Plus de confort pour tous.
- Plus de services.
- Moins de consommation d’énergie.
- Moins d’utilisation de matières premières.
- Moins de production de déchets.
L’écosociétalisme, outil de gestion équilibrée des ressources, instaure :
- L’impossibilité d’accumulation individuelle de capital productif ou financier (accumulation toujours effectuée au détriment des autres).
- Des revenus fonctions de l’apport sociétal de chaque acteur (avec un seuil permettant la satisfaction des besoins fondamentaux).
- Des comptabilités nationales basées sur des indices de « Satisfaction Individuelle et Collective » (et non plus sur un « Produit Intérieur »)..
Mots-clefs : argent, avenir, bonheur, cocréation, conscience, crise, échange, enchantement, entraide, évolution, humanité, intelligence, nouvel ordre mondial, Nouvel-Age, paradigme, réalité, service, société, système, terre, transmutation, vie
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Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos
(le 28 janvier 2009)
Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,
Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.
Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.
Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise économique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.
Il y a longtemps que la crise était dans l’air
Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.
Le terme « perfect storm » désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.
Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.
Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.
Mots-clefs : argent, avenir, crise, domination, échange, évolution, humanité, nouvel ordre mondial, opposition, paradigme, peur, réalité, société, système, USA
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http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/zeitgeist.flv
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/ZeitgeistAddendum.flv
Mots-clefs : argent, avenir, cocréation, conscience, domination, entraide, évolution, Gaïa, humanité, nature, nouvel ordre mondial, opposition, paix, paradigme, pauvreté, réalité, religion, service, société, système, terre, transmutation, vie
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En effet, depuis 1973, l’État s’est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d’émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l’État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d’énormes intérêts. À l’heure du « pouvoir d’achat chancelant » et des « caisses vides », il n’est plus acceptable que notre argent, issu de notre travail, ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l’emploi et des services publics, course sans fin à la croissance, destruction de l’environnement, etc..
Nous vous proposons de nous mobiliser citoyennement en agissant immédiatement par voie de pétition électronique à vos élus départementaux (députés, sénateurs), pour restaurer le droit légitime des Nations à émettre leur propre monnaie.
Devenez une partie de la solution, passez à l’action :
Veuillez effacer « Votre Prénom », « Votre Nom » et « Votre E-Mail » avant de rentrer vos coordonnées et de choisir votre département de résidence (si vous ne choisissez pas de département, un pétition test vous sera envoyée à l’adresse E-Mail spécifiée).
Texte de la pétition électronique :
Sujet : Pour que l’argent nous serve au lieu de nous asservir !
Madame, Monsieur,
J´ai une question essentielle à vous poser… Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, conscience, crise, domination, évolution, humanité, intelligence, opposition, paradigme, pauvreté, réalité, société, système, transmutation
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Le contrat tacite – J’accepte
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
J’accepte de lire enfin dans son intégralité le contrat tacite de 33 points, qui m’est soumis ci-dessous et que je signe tous les jours sans me poser une seule question.
Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l‘accord tacite d’une sorte de contrat passé avec chacun d’entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu : Lire la suite de cet article… »
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La Terre vue du Ciel
(Te Amo)
D’après l’oeuvre photographique de Yann Arthus-Bertrand
Un film de Renaud Delourme (1:05:05)
Avec les voix de Bernard Giraudeau et Nils Hugon
Musique originale de Armand Amar.
Un homme et un enfant parcourent la Terre, voyage géographique et historique, ils suivent pas à pas le paradoxe de la « nature » et de « l¹humanité ». Une histoire simple, celle d¹un livre raconté par un homme à un enfant avant qu’il ne s¹endorme, une histoire qui nourrit la nuit, un rêve éveillé. Des images extraordinaires, des sons et des musiques. Une histoire universelle.
* * *
Mots-clefs : avenir, évolution, Gaïa, humanité, opposition, paradigme, réalité, société, soleil, système, terre
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De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions…) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu’arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l’html (protocole informatique qui permet à n’importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l’http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d’informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies – ce qui va métamorphoser l’économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l’un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.
Propos recueillis par Mélik N’Guédar.
Nouvelles Clés : Avant les années 70, personne n’avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu’il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d’Internet ? Aujourd’hui, vous dites que nous sommes à la veille d’un choc aussi grand, concernant non plus l’information, mais la monnaie ?
Jean-François Noubel : Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l’ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd’hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L’ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C’est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l’arrivée des « monnaies libres » (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.
Vous avez déjà joué au Monopoly, n’est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d’argent, le jeu s’arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d’outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d’aujourd’hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d’échange, non qu’ils soient pauvres dans l’absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d’une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n’y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.
Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s’introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d’intérêt, les déséquilibres s’accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l’intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd’hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s’amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d’auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de « loi de condensation », avec des boucles en « feedback » positif ou négatif.
Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l’économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le « principe Pareto » a montré que notre système monétaire n’était pas viable à long terme – tout le monde est d’accord là-dessus, même les dirigeants de l’US Federal Bank. C’est par nature un système à cycle court, où l’on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d’un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s’accroît jusqu’à l’absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s’il dit qu’il a « gagné », c’est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c’est-à-dire de l’architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d’une source extérieure qui leur fournit l’outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, cocréation, conscience, échange, évolution, humanité, intelligence, nanos, Nouvel-Age, paradigme, réalité, société, système, transmutation
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