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	<title>LeTransmuteur.Net &#187; Finance</title>
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	<description>COMPRENONS, INFORMONS, CONCEVONS ET RÉALISONS ENSEMBLE CE MONDE EN MUTATION !</description>
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		<title>Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l&#8217;été 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 08:59:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009)
Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l&#8217;été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s&#8217;est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009)</em></h3>
<p style="text-align: justify;">Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l&#8217;été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s&#8217;est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie au double phénomène d&#8217;une cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5317" title="vague-scelerate" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vague-scelerate.gif" alt="vague-scelerate" width="360" height="248" />Ainsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l&#8217;équipe de LEAP/E2020 n&#8217;envisage pas du tout de reprise après l&#8217;été 2009 (ni d&#8217;ailleurs dans les douze mois à venir) (1). Bien au contraire, du fait de l&#8217;absence de traitement de fond des problèmes à l&#8217;origine de la crise, nous considérons que l&#8217;été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » (2) particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l&#8217;aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d&#8217;ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c&#8217;est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière (3) ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009 (4).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d&#8217;opérateurs économiques et financiers tentés par l&#8217;euphorisation médiatique actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce numéro spécial « Eté 2009 » du GEAB, notre équipe présente bien entendu en détail ces trois vagues destructrices convergentes et leurs conséquences. Et notre équipe détaille en conclusion ses recommandations stratégiques (or, immobilier, bons, actions, devises) pour éviter d&#8217;être emporté par cet été meurtrier. <span id="more-5301"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft" src="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1435110-1905017.jpg" alt="Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft" width="339" height="479" /></p>
<p> <strong>Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois)</p>
<p> Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour LEAP/E2020, loin des « jeunes pousses » (« green shoots ») aperçues depuis deux mois dans tous les coins de tableaux statistiques (5) par les médias financiers internationaux, leurs experts attitrés et les politiciens qui les écoutent (6), ce sont dix vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l&#8217;été 2009, traduisant la poursuite de l&#8217;aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l&#8217;été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au cœur du système global en crise :</p>
<ul>
<li>La vague du chômage massif: trois dates d&#8217;impact qui varient selon les pays d&#8217;Amérique, d&#8217;Europe, d&#8217;Asie, du Moyen-Orient et d&#8217;Afrique </li>
<li>La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes</li>
<li>La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l&#8217;inflation</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Le commerce mondial s'effondre : Graphique 1 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009) / Graphique 2 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009 (la ta" src="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1435110-1905018.jpg" alt="Le commerce mondial s'effondre : Graphique 1 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009) / Graphique 2 : Evolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009" width="680" height="441" /></p>
<p> <strong>Le commerce mondial s&#8217;effondre :</p>
<p> Graphique 1 : Évolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs (1991-02/2009)</p>
<p> Graphique 2 : Évolution annuelle des exportations de 15 grands pays exportateurs entre février 2008 et février 2009</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois vagues ne sont en fait pas successives comme ces vagues scélérates appelées « trois soeurs » pourtant si destructrices ; elles sont bien plus dangereuses car elles sont simultanées, asynchrones et non parallèles. De ce fait, leur impact sur le système mondial est générateur de dislocation puisqu&#8217;elles l&#8217;atteignent sous divers angles, à différentes vitesses, avec des forces variables. La seule certitude à ce stade, c&#8217;est que le système international n&#8217;a jamais été aussi faible et démuni face à une telle situation : la réforme du FMI et des institutions de gouvernance mondiale annoncée au G20 de Londres reste lettre morte (7), le G8 ressemble de plus en plus à un club moribond dont tout le monde se demande désormais à quoi il peut bien servir (8), le leadership américain n&#8217;est déjà plus que l&#8217;ombre de lui-même qui tente désespérément de conserver des acheteurs pour ses bons du trésor (9), le système monétaire mondial est en pleine désintégration avec les Russes et les Chinois notamment qui accélèrent leur jeu pour se positionner dans l&#8217;après-Dollar, les entreprises ne voient aucune amélioration à l&#8217;horizon et accroissent leurs licenciements, des états de plus en plus nombreux vacillent sous le poids de leur dette accumulée pour « sauver les banques » et devront assumer une déferlante de faillites dès la fin de l&#8217;été (10). A l&#8217;image des banques, d&#8217;ailleurs, qui, après avoir soutiré encore une fois l&#8217;argent des épargnants crédules grâce à l&#8217;embellie des marchés financiers orchestrée ces dernières semaines, vont devoir reconnaître qu&#8217;elles sont toujours insolvables dès la fin de l&#8217;été 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni en particulier, l&#8217;effort financier public colossal réalisé en 2008 et début 2009 au seul profit des grandes banques a atteint un tel degré d&#8217;impopularité qu&#8217;il était devenu impossible au Printemps 2009 d&#8217;envisager de nouvelles infusions de fonds publics au profit des banques pourtant toujours insolvables (11). Il est alors devenu impératif d&#8217;orchestrer un « beau conte de fée » pour pousser l&#8217;épargnant moyen à injecter ses propres fonds dans le système financier. A coup de « green shoots », d&#8217;indices boursiers poussés vers le haut sans fondement économique réel et de « remboursements anticipés de fonds publics », la mise en condition a été effectuée. Ainsi, pendant que les grands investisseurs des monarchies pétrolières ou des pays asiatiques (12), profitant de l&#8217;aubaine, sortaient du capital des banques en question, une multitude de nouveaux petits actionnaires y entraient pleins d&#8217;espoir. Quand ils découvriront que les remboursements de fonds publics ne sont qu&#8217;une goutte d&#8217;eau par rapport à ce que ces mêmes banques ont obtenus en terme d&#8217;aide public (notamment pour garantir leurs actifs toxiques) et que, d&#8217;ici trois à quatre mois au maximum (comme analysé dans ce GEAB N°36), ces mêmes banques seront à nouveau sur le point de s&#8217;effondrer, ils constateront, impuissants, que leurs actions ne valent à nouveau plus rien.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD) - Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008" src="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1435110-1905020.jpg" alt="Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD) Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008" width="450" height="306" /></p>
<p> <strong>Accroissements respectifs du PNB (en vert) et de la dette US (en rouge) (en Milliards USD)</p>
<p> Sources : US Federal Reserve / US Bureau of Economic Analysis / Chris Puplava, 2008</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Intoxiqués par les financiers, les dirigeants politiques de la planète vont à nouveau avoir la surprise après l&#8217;été de découvrir que tous les problèmes de l&#8217;année passée vont resurgir, démultipliés, car ils n&#8217;ont pas été traités, mais juste « enfouis » sous des masses immenses d&#8217;argent public. Une fois cet argent dilapidé par des banques insolvables, forcées à « sauver » des concurrents en pire état qu&#8217;elles-mêmes, ou dans des plans de stimulation économique mal conçus, les problèmes ressortent aggravés. Pour des centaines de millions d&#8217;habitants d&#8217;Amérique, d&#8217;Europe, d&#8217;Asie et d&#8217;Afrique, l&#8217;été 2009 va être une terrible transition vers un appauvrissement durable du fait de la perte de leur emploi sans perspective d&#8217;en retrouver un avant deux, trois ou quatre années; ou du fait de l&#8217;évaporation de leurs économies placées directement en bourse, dans des fonds de retraite par capitalisation ou des placements bancaires liés à la bourse ou libellés en Dollar US ou en Livre britannique; ou bien du fait de leur investissement dans des entreprises poussées à attendre désespérément une embellie qui ne viendra pas avant longtemps.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(1) Pas même de reprise sans emplois («jobless recovery ») comme essayent de nous le vendre nombre d&#8217;experts. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en zone Euro, au Japon, ce sera une reprise sans reprise (« recoveryless recovery »), une pure invention destinée à essayer de faire re-consommer des consommateurs américains ou britanniques insolvables et à faire patienter le plus longtemps possible les pays acheteurs de Bons du Trésor US et de Gilts britanniques (avant qu&#8217;ils ne décident qu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;avenir pour leurs produits aux pays du Dollar et de la Livre).</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Les « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_sc%C3%A9l%C3%A9rate">vagues scélérates</a> » sont des vagues océaniques très hautes, soudaines et qui étaient considérées comme très rares, même si aujourd&#8217;hui on sait qu&#8217;elles apparaissent au cours de pratiquement toutes les tempêtes d&#8217;une certaine importance. Les « vagues scélérates » peuvent atteindre des hauteurs de crête à creux de plus de 30 mètres et des pressions phénoménales. Ainsi, une vague normale de 3 mètres de haut exerce une pression de 6 tonnes/m². Une vague de tempête de 10 mètres de haut peut exercer une pression de 12 tonnes/m². Une vague scélérate de 30 mètres de haut peut exercer une pression allant jusqu&#8217;à 100 tonnes/m². Or, aucun navire n&#8217;est conçu pour résister à une telle pression. Il existe aussi le phénomène des « trois sœurs ». Il s&#8217;agit de trois « vagues scélérates » successives et d&#8217;autant plus dangereuses, car un bateau qui aurait eu le temps de réagir correctement aux deux premières, n&#8217;aurait en aucun cas les possibilités de se remettre dans une position favorable pour affronter la troisième. Selon LEAP/E2020, c&#8217;est à un phénomène de ce type que le monde va être confronté cet été ; et aucun état (navire) n&#8217;est en position favorable pour les affronter, même si certains sont plus en danger que d&#8217;autres comme l&#8217;anticipe ce GEAB N°36.</p>
<p style="text-align: justify;">(3) LEAP/E2020 considère que ses anticipations sur l&#8217;évolution socio-économique des différentes régions du monde publiées dans le GEAB N°28 (15/10/2008) sont toujours pertinentes.</p>
<p style="text-align: justify;">(4) Ou, plus exactement, dans chacune des régions, la dégradation de la situation ne pourra plus être masquée par des artifices médiatiques et boursiers.</p>
<p style="text-align: justify;">(5) Il sera d&#8217;ailleurs intéressant, en matière de statistiques économiques américaines, de suivre les conséquences de la révision par le <a href="http://www.bea.gov/scb/pdf/2009/06%20June/NIPA_%20Briefing.pdf">Bureau of Economic Analysis</a> des classifications et processus de calcul qui interviendra le 31/07/2009. En général, ce type de révisions a pour résultat de rendre plus complexe les comparaisons historiques et de modifier dans un sens favorable les statistiques importantes. Il suffit pour s&#8217;en rendre compte de constater comment les révisions précédentes ont permis de diminuer par 3 en moyenne le niveau d&#8217;inflation mesuré. Source : <a href="http://mwhodges.home.att.net/statistic-wizardry.htm">MWHodges</a>, 04/2008.</p>
<p style="text-align: justify;">(6)Les lecteurs du GEAB n&#8217;auront pas manqué de constater que ce sont exactement les mêmes personnes, médias et institutions qui, il y a 3 ans, trouvaient que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ; il y a 2 ans, qu&#8217;il n&#8217;y avait aucun risque de crise grave ; et il y a un an, que la crise était sous contrôle. Donc des avis d&#8217;une très grande fiabilité !</p>
<p style="text-align: justify;">(7) Sauf au niveau régional, où chaque entité politique s&#8217;organise à sa manière. Ainsi, profitant de l&#8217;effacement politique du Royaume-Uni englué dans la crise financière, la crise économique et la crise politique, l&#8217;UE est en train de mettre la City londonienne sous tutelle (source : <a href="http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/5508065/Calls-for-Brown-to-go-nuclear-in-City-battle-with-EU.html">Telegraph</a>, 11/06/2009). L&#8217;été 2009 risque ainsi de mettre fin à 300 ans d&#8217;histoire d&#8217;une City toute puissante au cœur du pouvoir britannique. A ce sujet, il faut lire le très instructif article de George Monbiot dans <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/jun/08/british-empire-colonies-banks-reform">The Guardian</a> du 08/06/2009 et surtout prendre le temps de lire le brillant essai de John Lanchester publié dans la <a href="http://www.lrb.co.uk/v31/n10/lanc01_.html">London Review of Books</a> du 28/05/2009 et intitulé « It&#8217;s finished ».</p>
<p style="text-align: justify;">(8) D&#8217;ailleurs qui se soucie encore des déclarations finales des G8, comme celle du G8 Finance du 13/06/2009 (source : <a href="http://www.forbes.com/2009/06/13/g8-finance-ministers-markets-economy-lecce-statement.html">Forbes</a>, 13/06/2009), à un moment où chacun agit en fait de son côté : Américains d&#8217;un côté, Canadiens et Européens de l&#8217;autre, Britanniques et Japonais au milieu, tandis que les Russes jouent un jeu différent ?</p>
<p style="text-align: justify;">(9) La mésaventure arrivée au Secrétaire d&#8217;Etat au Trésor américain, Timothy Geithner lors de son récent discours aux étudiants en économie de l&#8217;université de Shanghai est à ce titre très instructive : le public de l&#8217;amphithéâtre a éclaté de rire lorsqu’il s’est mis à expliquer doctement que les Chinois avaient fait un bon choix en investissant leurs avoirs en Bons du Trésor et en Dollars US (source : <a href="http://www.examiner.com/x-3747-Louisville-City-Hall-Examiner%7Ey2009m6d2-Chinese-laugh-at-Treasury-Secretary-Geithner?cid=exrss-Louisville-City-Hall-Examiner">Examiner/Reuters</a>, 02/06/2009) ! Or il n&#8217;est rien de pire pour un pouvoir établi que de susciter l&#8217;ironie ou le ridicule car la puissance n&#8217;est rien sans le respect (de la part à l&#8217;ami autant que de l&#8217;adversaire), surtout quand celui qui se moque est censé être « piégé » par celui qui est moqué. Cet éclat de rire vaut, selon LEAP/E2020, de longues démonstrations pour indiquer que la Chine ne sent pas du tout « piégée » par le Dollar US et que les autorités chinoises savent désormais exactement à quoi s&#8217;en tenir sur l&#8217;évolution du billet vert et des T-Bonds. Cette scène aurait été impensable il y a seulement douze mois, peut-être même il y a seulement six mois, d&#8217;abord parce que les Chinois étaient encore dupes, ensuite parce qu&#8217;ils pensaient qu&#8217;il fallait continuer à faire croire qu&#8217;ils étaient toujours dupes. Visiblement, à la veille de l&#8217;été 2009, cette préoccupation a disparu : plus besoin de feindre désormais comme l&#8217;indique ce sondage de 23 économistes chinois publié le jour de l&#8217;arrivée de Timothy Geithner à Pékin qui jugent les actifs américains « risqués » (source : <a href="http://news.xinhuanet.com/english/2009-05/31/content_11461910.htm">Xinhuanet</a>, 31/05/2009). Les mois à venir vont résonner de cet éclat de rire estudiantin…</p>
<p style="text-align: justify;">(10) Et il n&#8217;y a pas qu&#8217;aux Etats-Unis que les actionnaires seront systématiquement lésés par l&#8217;état sous prétexte de l&#8217;intérêt collectif supérieur, comme le montrent les pertes des fonds de pension qui avaient investi dans les actions de Chrysler ou GM, ou les pressions de la Fed et du gouvernement US sur Bank of America pour qu&#8217;elle cache à ses actionnaires l&#8217;état désastreux de Merrill Lynch au moment de son rachat. Sources : <a href="http://www.open.salon.com/blog/closureisamyth/2009/06/10/supreme_court_screws_chrysler_bondholders">OpenSalon</a>, 10/06/2009 / <a href="http://online.wsj.com/article/SB124045610029046349.html">WallStreetJournal</a>, 23/04/2009. Au Royaume-Uni, en Europe et en Asie, les mêmes causes produiront les mêmes effets. La « raison d&#8217;état » est depuis toujours l&#8217;excuse la plus simple pour justifier toutes les spoliations. Et les crises graves sont propices pour invoquer la « raison d&#8217;état ».</p>
<p style="text-align: justify;">(11) En Allemagne, un problème similaire se pose du fait de l&#8217;élection nationale de Septembre prochain. Après l&#8217;élection, les problèmes bancaires du pays feront la une des médias, avec plusieurs centaines de milliards d&#8217;actifs à risque dans les bilans des banques notamment régionales. On est loin de l&#8217;ampleur des problèmes des banques US ou britanniques, mais Berlin va sans aucun doute devoir faire face à des faillites potentielles. Source : <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jMrZsRd3EKDVppH2ehmQu6xJOISg">AFP/Google</a>, 25/04/2009. Et aux Etats-Unis, les banques aidées par l’état fédéral ont tout simplement diminué leurs prêts à l’économie alors qu’elles étaient censées faire le contraire. Source : <a href="http://money.cnn.com/2009/06/15/news/companies/tarp_banks_lending/index.htm?postversion=2009061516">CNNMoney</a>, 15/06/2009</p>
<p style="text-align: justify;">(12) Sources : <a href="http://www.ft.com/cms/s/6dcdae88-4ee6-11de-8c10-00144feabdc0,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F6dcdae88-4ee6-11de-8c10-00144feabdc0.html&amp;_i_referer=">Financial Times</a>, 01/06/2009; <a href="http://uk.biz.yahoo.com/04062009/323/temasek-sells-barclays-stake-1-bln-dlr-loss.html">YahooFinance</a>, 04/06/2009; <a href="http://www.streetinsider.com/Corporate+News/Temasek+Sells+Its+Bank+of+America+%28BAC%29">StreetInsider</a>+Holdings/4656921.html , 15/05/2009; <a href="http://www.ft.com/cms/s/c733052a-4ed9-11de-8c10-00144feabdc0,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2Fc733052a-4ed9-11de-8c10-00144feabdc0.html&amp;_i_referer=">Financial Times</a>, 01/06/2009</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<hr style="width: 100%;" />
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source:<a href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-36-est-disponible!-Crise-systemique-globale-Le-choc-cumule-des-trois-vagues-scelerates-de-l-ete-2009_a3341.html"> leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Les blessures du dollar se rouvrent</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:21:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[par W Joseph Stroupe
« Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">par W Joseph Stroupe</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Faites attention aux souhaits que vous exprimez, ils pourraient se réaliser ! » Cet adage s’applique parfaitement à la Réserve Fédérale des Etats-Unis, alors que celle-ci entre dans ce qui pourrait s’avérer être une phase entièrement nouvelle et plus dangereuse de la crise économique et financière qui se concentre toujours sur les Etats-Unis – en dépit du rallye boursier en cours à Wall Street et des espoirs croissants que le pire est à présent derrière nous.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5265" title="crise-du-dollar" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/crise-du-dollar.jpg" alt="crise-du-dollar" width="350" height="261" />La FED désirait que l’aversion hystérique des investisseurs mondiaux pour le risque n’existât pas, laquelle aversion atteignit son point culminant à l’automne 2008, lorsque les grandes banques de Wall Street s’effondrèrent en envoyant des secousses sismiques sur toute la planète. Après tout, la position des responsables de la FED est que cette crise a été essentiellement déclenchée par des investisseurs en proie à la panique, lesquels ont artificiellement entraîné la valeur des actifs financiers innovateurs de l’Amérique bien en dessous de leur valeur réelle, jetant injustement le discrédit sur des quantités massives de tels actifs, en les étiquetant de « toxiques » !</p>
<p style="text-align: justify;">La FED a cru pouvoir insuffler une nouvelle vie à ces actifs et à l’économie américaine basée sur la bulle des actifs, en ouvrant à nouveau les vannes du crédit et en remplaçant la peur des investisseurs par la confiance – ce qui se traduit inévitablement par un plus gros appétit pour le risque. Un certain appétit pour le risque est à présent de retour. Mais le problème est que le dollar américain n’en tire pas bénéfice. A la place, ses blessures ne font que se rouvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir du 2 juin dernier, le dollar a atteint son nouveau nadir de 2009 contre presque toutes les devises majeures, lâchant, rien que ce jour-là, un gros pour-cent contre l’euro, faisant complètement fi de la déclaration du Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, lors de sa visite en Chine, selon laquelle les Etats-Unis privilégient un dollar fort. Le 27 mai, la courbe du rendement des Bons du Trésor a grimpé vers un nouveau sommet, alors que la différence entre les bons à deux ans et ceux à dix ans a atteint 2,75%, frôlant même les 2,78% le 2 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs mondiaux, aussi bien privés que publics (les banques centrales), expriment plus fort que jamais leurs craintes croissantes d’être exposés au dollar au-delà du court terme. Ils font également part de l’effondrement de leur confiance en cette devise, en tant que réserve sûre, au-delà du court-terme.<span id="more-5261"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Faisons un bref retour en arrière et regardons cette crise mondiale avec recul. Lorsque la bulle immobilière américaine a commencé à éclater en 2006, des actifs financiers innovateurs intrinsèquement risqués, adossés à du papier hypothécaire, ont fini par être présentés pour ce qu’ils étaient réellement (des actifs « toxiques ») et, à la fin juillet 2007, la crise des subprime désormais célèbre est apparue.</p>
<p style="text-align: justify;">La contagion de toxicité s’est répandue pour infecter pratiquement tous les actifs innovateurs de ce genre, effaçant des quantités phénoménales de richesse et plongeant les banques et autres institutions financières étasuniennes dans la crise et la ruine. Les dégâts et la destruction se sont propagés à l’économie réelle, tandis qu’un grippage sévère et persistant a pratiquement fermé le robinet du crédit à tous les niveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette tempête grossissante, les investisseurs mondiaux paniqués et qui ont horreur du risque se sont débarrassés de ces actifs et de leurs investissements sur les marchés émergents considérés à risque, et ils se sont massivement réfugiés auprès du dollar, le faisant ainsi monter. La FED et les autres banques centrales ont commencé à dépenser des trillons [un trillon = mille milliards] de dollars dans le but de stabiliser le système financier en train de vaciller et de rétablir la confiance qui s’était complètement effondrée. Toutes ces interventions (qui se poursuivent encore aujourd’hui) ont à peine réussi à sauver d’un krach total le système financier mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui ne présage rien de bon, les investisseurs mondiaux, bien qu’ils eussent salué le dollar comme monnaie refuge pendant la tempête, se sont rués sur les actifs à court-terme, dédaignant visiblement l’ensemble des actifs à plus long terme libellés en dollar. Ce fait constituait une preuve accablante que la perte bien connue d’attraction stratégique mondiale du dollar en tant que valeur refuge n’avait en aucune manière été résolue. Au contraire, elle est ignorée pour l’instant.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Des blessures qui se rouvrent</h3>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, tandis que l’aversion au risque s’estompe et que l’appétit pour le risque revient, les investisseurs mondiaux réalisent qu’ils ont vendu un peu vite leurs actifs et leurs investissements non libellés en dollars sur les marchés émergents lorsque la crise s’est intensifiée l’année dernière. Les marchés émergents sont largement considérés comme étant ceux qui sortiront en premier de la crise et les actifs sur ces marchés sont à des prix des attrayants. Par conséquent, les investisseurs vendent maintenant leurs dollars pour racheter ces actifs considérés comme étant de meilleurs refuges que le dollar face au retour inévitable de l’inflation de dollars au-delà du court-terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait monter le rendement sur une multitude d’actifs financiers libellés en dollars, tels que les Bons du Trésor et les bons hypothécaires, et renvoie le dollar vers les plus bas de 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Les indices des marchés émergents et les matières premières montent en flèche tandis que les ressources des investisseurs y affluent à nouveau. La dépense excessive de l’Amérique et ses déficits qui atteignent des sommets, la politique monétaire débridée dans cette crise et l’effondrement de la confiance en la FED qui sera réellement incapable de supprimer une telle politique et l’excès de liquidités lorsque cela sera requis, provoquent l’enracinement profond dans l’esprit des investisseurs qu’une inflation de dollars est à prévoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La perception irrésistible des investisseurs mondiaux, que la FED, le Trésor et l’Administration sont en train de perdre le contrôle de la situation fiscale aux Etats-Unis et que l’inflation (plus probablement l’hyper-inflation) devient visiblement inévitable, menace d’infliger des dégâts irréversibles aux finances étasuniennes et au dollar lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Angela Merkel, la chancelière d’Allemagne, a lancé le 2 juin une mise en garde sévère sur ces positions, une mise en garde remarquable pour sa totale honnêteté et sa violation sans précédent de la règle cardinale de la politique allemande, selon laquelle les politiciens allemands ne commentent jamais la politique monétaire de cette banque centrale. Le fait qu’elle ait rompu cette règle indique que Berlin se sent extrêmement préoccupé par la dangereuse et risquée politique monétaire hyper-inflationniste prise dans cette crise. La Chancelière Merkel a lancé son attaque contre la Réserve Fédérale des Etats-Unis, la Banque d’Angleterre et la Banque Centrale Européenne. Voici ce qu’elle a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ce que les autres banques centrales ont fait doit cesser maintenant. Je suis très sceptique à propos de la portée des actions de la FED et sur la façon dont la Banque d’Angleterre a tracé sa propre ligne en Europe.</p>
<p>Même la Banque Centrale Européenne, d’une certaine manière, a cédé à la pression internationale avec son achat d’obligations sécurisées. Nous devons revenir à une politique monétaire indépendante et sensée, autrement, dans dix ans, nous retournerons là où nous en sommes aujourd’hui.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le 3 juin, le président de la FED en personne, Ben Bernanke, a lancé une mise en garde en disant que les déficits à long-terme menacent la stabilité financière même des Etats-Unis. Il a ajouté :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Ces dernières semaines, le rendement des bons du trésor à long-terme et des crédits hypothécaires à taux fixes ont augmenté […] Ces augmentations semblent refléter les inquiétudes vis-à-vis des déficits fédéraux importants …</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, il a quelque peu minimisé le rôle de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la dépense américaine, cherchant à attribuer l’envolée record des rendements à d’autres facteurs. Il semble que les responsables de la FED ne veulent pas voir la vérité crue et entière sur le fait que les investisseurs mondiaux sont en train de perdre très vite confiance dans la situation fiscale américaine et dans le dollar.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une veine similaire, Richard Fisher, le président de la Banque de la Réserve Fédérale de Dallas, a lancé une mise en garde le 23 mai contre la monétisation de la dette américaine au moyen de l’achat de bons du Trésor, d’instruments financiers et autres actifs par la FED. Il a prévenu que cette politique risquée rend les investisseurs mondiaux de plus en plus nerveux. De plus, il a prévenu que le défi de la FED consiste à rassurer les marchés sur le fait que la FED ne se rend pas elle-même « la servante » de l’extrême prodigalité fiscale, presque comme si la promesse était suffisante en elle-même. Il a déclaré :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Je pense que l’astuce ici est d’assister le fonctionnement des marchés privés sans signaler d’aucune façon ou d’aucune forme que la Réserve Fédérale prendra part à la monétisation de la largesse fiscale, des déficits et du programme de relance.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais les investisseurs tirent exactement cette conclusion alors qu’ils jugent la FED, non pas sur ses propos rassurants, mais plutôt sur sa politique et ses actions plus que jamais risquées. Et avec de nouvelles quantités colossales de Bons du Trésor qui inondent le marché, alors que le Trésor émet des trillons de dollars de nouvelle dette rien que pour cette année fiscale, les investisseurs, avant d’acheter ces actifs, exigent des prix plus bas et des rendements plus élevés sur ces titres.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon toute probabilité, la FED devra accroître de façon significative ses propres achats de Bons du Trésor à plus long-terme dans un effort visant à empêcher l’envolée des rendements d’échapper à tout contrôle et d’effacer totalement ses efforts à maintenir une politique monétaire hyper-débridée. Mais une telle manœuvre de dépréciation du dollar (l’émission de quantités encore plus énormes de dollars) ne fera que convaincre un peu plus les investisseurs que l’hyper-inflation est inévitable et, ce faisant, réduira encore plus l’attrait actuel pour le dollar, le tirant immédiatement plus bas.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble certain que la FED ne le comprend pas : ses responsables semblent penser, sans aucun doute, qu’ils peuvent rassurer les investisseurs mondiaux, simplement en réitérant les assurances citées ci-dessus, mais sans changer véritablement et sérieusement de direction. Ils n’écoutent absolument pas la sagesse de la mise en garde d’Angela Merkel et de ceux qui pensent comme elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est de savoir si les banques centrales qui détiennent déjà beaucoup de dollars, à l’instar de la banque centrale chinoise, accroîtront de façon spectaculaire leur exposition au dollar risqué dans un effort d’enrayer son déclin, afin d’empêcher l’érosion de leurs avoirs actuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant en considération le niveau record d’angoisse à propos de leur exposition déjà importante au dollar, il semble hautement improbable qu’ils accroîtront maintenant de façon significative leur exposition, lorsque les risques liés au dollar augmentent de façon spectaculaire. Notez le commentaire du 2 juin à ce sujet de l’organe de presse de l’Etat chinois, le <em>China Daily</em>, dans un article intitulé : « Geithner Vend un Dollar Dévalué » :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>Une autre raison à la faiblesse du dollar est la sombre perspective à laquelle sont confrontées les finances publiques des Etats-Unis. Les investisseurs sont inquiets des déficits budgétaires records du gouvernement américain. L’administration de Barack Obama pourrait être obligée d’émettre la somme gigantesque de 3.250 milliards de Bons du Trésor pour combler le trou noir financier d’un tel déficit aussi massif. Cela a toute chance de faire fuir les investisseurs en bons du trésor à long-terme libellés en dollars.</p>
<p>Lorsque les taux d’intérêts sont quasiment à zéro et que les options traditionnelles ont été épuisées, la Réserve Fédérale n’a aucun autre choix que de recourir à un « soulagement quantitatif » et d’acheter des Bons du Trésor. Mais elle gonflera l’offre de l’argent de base et accroîtra ainsi le risque d’une dévaluation du dollar. Bien que la dévaluation du dollar puisse être une bonne nouvelle pour les exportations américaines, elle érodera la confiance de l’investisseur et pourrait même conduire à l’effondrement de l’hégémonie du dollar.</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les investisseurs qui ont de la jugeote sont en train précisément de faire ce que Bill Gross, le fondateur du plus gros fonds obligataire du monde, PIMCO (<em>Pacific Investment Management Company</em>), leur a conseillé le 3 juin de faire. Il a prévenu que les finances américaines se détériorent sérieusement et que les investisseurs devraient rapidement diversifier leurs avoirs en dollars avant que les banques centrales ne le fassent inévitablement. Gross a réduit de façon importante ses avoirs en obligations du gouvernement américain de toutes les catégories au sein de son <em>Total Return Fund</em>, suivant ainsi le propre conseil qu’il a prodigué aux investisseurs mondiaux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Est-ce le début de la fin de cette bulle ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’elle soit encore naissante, la tendance actuelle consistant à vendre ses dollars pour acheter des actifs solides comporte le risque important de se transformer en une véritable débandade dans un avenir plus ou moins proche. Comment ça ? Comment cette tendance croissante à sortir du dollar pour aller vers des actifs solides pourrait-elle commencer à s’auto-alimenter pour devenir une débandade ?</p>
<p style="text-align: justify;">En supposant que le rallye en cours sur les marchés émergents est pour de vrai, comme l’indique fortement l’évidence, alors, chaque dollar vendu pour acheter dans ce rallye affaiblit un peu plus cette devise. Tandis que les investisseurs surveillent attentivement la valeur du dollar en constant déclin, ils chercheront à se prémunir des pertes en vendant des dollars pour des actifs solides, ce qui ne fera qu’accroître un peu plus l’offre de dollars et affaiblira encore plus cette devise.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu d’investisseurs auront les tripes pour faire basculer trop loin le dollar si son déclin s’accélère trop vite ou même s’il reste quelque peu progressif et qu’il ne se redresse pas rapidement. Ainsi, le cycle s’auto-alimente, devenant potentiellement une débandade pour sortir du dollar, faisant courir le risque d’un éclatement de la bulle des Bons du Trésor et une catastrophe pour les finances américaine, alors que les rendements et les taux d’intérêt se renforcent, que s’ensuivra un resserrement monétaire hors de tout contrôle et qu’un arrêt encore plus massif du crédit s’agrippera aux Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné qu’une telle richesse est à présent placée dans les Bons du Trésor à court-terme, les investisseurs qui refusent de reconduire leurs avoirs dans de nouveaux Bons du Trésor, mais exigent à la place leur remboursement afin d’acheter autre chose, pourraient placer le Trésor des Etats-Unis dans un sacré pétrin si la tendance actuelle naissante se transforme vraiment en quoi que soit ressemblant de près ou de loin à une débandade.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera en particulier le cas si les investisseurs mondiaux continuent de refuser d’acheter les Bons du Trésor à plus long-terme, refusant ainsi au Trésor une source cruciale de dollars lui permettant d’émettre les remboursements exigés par les investisseurs qui ne reconduisent pas leurs avoirs dans de nouveaux titres ou de nouvelles obligations.</p>
<p style="text-align: justify;">La vraie question ici, lorsque l’on imagine un éclatement possible de la bulle des Bons du Trésor, est de savoir si le cycle en cours de liquidation des dollars entraînant la faiblesse du dollar s’auto-alimentera jusqu’à un degré suffisant où le déclin du dollar s’accélèrera et deviendra désordonné ou si ce déclin pourra rester plus progressif et plus régulier. La réponse à cette question dépend de la psychologie des investisseurs et des évènements qui pourraient l’affecter.</p>
<p style="text-align: justify;">Si une panique sur le dollar se met en route, alors nous assisterons à une débandade et à un éclatement à grande échelle de la bulle des Bons du Trésor, ainsi qu’à une crise concomitante du dollar, à un effondrement renouvelé des finances américaines et à une dépression économique à grande échelle subséquente.</p>
<p style="text-align: justify;">Par conséquent, les enjeux sont extraordinairement élevés pour les Etats-Unis en ce qui concerne le maintien d’une confiance mondiale dans les avoirs en dollars. D’une certaine façon perverse, la crise mondiale que nous avons déjà endurée, une crise qui a émané des Etats-Unis, a produit exactement ce dont le dollar avait besoin – une aversion extrême pour le risque et une ruée massive vers le dollar. Mais cette devise commence maintenant à perdre la course à l’attrait mondial alors que les investisseurs commencent à se tourner vers les actifs solides. Le dollar peut-il contenir ses pertes et maintenir ce qui lui reste d’attrait pour les investisseurs ? Pourrait-il même refaire ses pertes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>W Joseph Stroupe</strong> est expert en prévisions stratégiques et il est rédacteur en chef de la publication en ligne </em>Global Events Magazine</p>
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://atimes.com/atimes/Global_Economy/KF05Dj01.html"><em>&laquo;&nbsp;Dollar&#8217;s wounds reopen&nbsp;&raquo;</em></a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em></em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/economie/dollar_hyper_inflation_bons_du_tresor_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>Les périls de la titrisation : La plus grosse escroquerie de tous les temps ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 13:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Mike Whitney
Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ?
Ce n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces escroqueries ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par Mike Whitney</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Est-il possible de faire des centaines de milliards de dollars de profit sur des titres qui ne sont adossés à rien d’autre que des entrées virtuelles dans un livre de prêt ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-5257" title="les-perils-de-la-titrisation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/les-perils-de-la-titrisation.png" alt="les-perils-de-la-titrisation" width="338" height="255" />Ce n’est pas seulement possible ; cela a été fait. Et à présent, les gredins qui ont encaissé sur ces escroqueries ont fait la queue à l’extérieur du bâtiment de la Réserve Fédérale pour échanger leurs titres pourris contre des milliards de dollars de prêts financés par les contribuables. Pendant ce temps, l’effondrement du crédit a laissé le système financier en ruines et planté l’économie comme un piquet de tente. Les files de chômeurs s’allongent et les consommateurs réduisent leur budget sur tout, des soirées en ville aux déplacements jusqu’à l’épicerie. Et tout cela est dû à l’escroquerie financière pyramidale concoctée à Wall Street, qui s’est répandue à travers l’ensemble du système mondial comme une épidémie agressive de grippe. Ceci n’est pas une récession normale ; le système financier a explosé par le fait de banquiers avides qui se sont servis de « l’innovation financière » pour estropier le système et qui ont fait gonfler la plus grosse bulle spéculative de tous les temps. Et ils l’ont fait en toute légalité, utilisant un procédé peu connu qui s’appelle la titrisation.</p>
<p>La titrisation – qui est la conversion de fonds communs de prêts en titres vendus sur le second marché – fournit le moyen d’exercer un effet de levier massif sur les dettes. Les banques se servent d’opérations hors bilan pour créer des titres afin de pouvoir éviter les obligations normales de réserve et les opérations de contrôle dérangeantes. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la qualité des prêts n’entre pas en ligne de compte, puisque les banques gagnent leur argent sur la création des prêts et autres commissions. Ce qui importe est la quantité, la quantité et la quantité ; une ligne d’assemblage de dimension industrielle de prêts nauséabonds déversés sur des investisseurs sans méfiance pour faire grossir les résultats. Et, bon sang, comme il est facile pour Wall Street d’engranger à tour de bras ce papier pourri lorsqu’il n’y a personne pour surveiller et que la FED joue aux <em>pompom girls</em> dans les gradins ! Dans une analyse de l’économiste Gary Gorton, rédigée pour la conférence de 2009 de la Banque de la Réserve Fédérale d’Atlanta sur les marchés financiers et intitulée « Giflé par la Main Invisible ; le Secteur Bancaire et la Panique de 2007 » [<em>"Slapped in the Face by the Invisible Hand; Banking and the Panic of 2007"</em>], l’auteur montre que les titres liés aux crédits hypothécaires ont connu un véritable gonflement, passant de 492,6 milliards de dollars en 1996 à 3.071,1 milliards de dollars en 2006. En tout, plus de 20 trillions [1 trillion = 1.000 milliards] de dollars de dette titrisée ont été vendus entre 1997 et 2007. Quelle quantité de cette dette s’avèrera sans valeur au fur et à mesure que les saisies monteront en flèche et que les bilans des banques seront de plus en plus sous pression ?<span id="more-5256"></span></p>
<p>La dérégulation a ouvert la boîte de Pandore, libérant un mélange bizarre d’opérations obscures hors bilan (SPV, SIV)<a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Mike_Whitney/titrisation_Wall_Street_Bernanke_050609.htm#1n">[1]</a> et de dérivés douteux aux noms étranges qui étaient utilisés pour amplifier l’effet de levier et empiler de la dette sur des fragments de capital de plus en plus petits. Il est facile de faire de l’argent lorsqu’on ne mise pas avec son pognon ! C’est ainsi que les dirigeants des fonds spéculatifs et les petits malins des fonds d’investissement privé deviennent riches. La titrisation a fourni aux banques l’occasion d’accorder des prêts de mauvaise qualité à des emprunteurs qui n’avaient aucun moyen de les rembourser et la possibilité de les transformer par magie en titres notés AAA. « Abracadabra ! » Tous les agents de relation publique de Wall Street ont claironné que la titrisation « démocratisait » le crédit parce que plus de personnes pouvaient emprunter à de meilleurs taux, étant donné que le financement provenait des investisseurs plutôt que des banques. Mais tout cela était un bobard. Le véritable objectif était de percevoir des profits colossaux en prélevant des salaires et des bonis énormes au départ, avant que les gens ne s’aperçoivent qu’ils avaient été trompés. L’ancien chef du FDIC [La <em>Federal Deposit Insurance Corporation</em>, qui préserve et favorise la confiance populaire dans le système financier des Etats-Unis] , William Seidman, avait déjà tout pigé 1993 lorsqu’il avait raflé la mise après le fiasco des prêts et de l’éparge. Voici ce qu’il disait dans ses mémoires :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>« Donnez comme instruction aux régulateurs de chercher le nouvel engouement dans l’industrie et de l’examiner attentivement. La prochaine erreur sera une nouvelle façon d’accorder un prêt qui ne sera pas remboursé. »</p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout est dit. Les banques n’ont jamais espéré que les prêts seraient remboursés, ce qui explique pourquoi ils les ont accordés à des emprunteurs sans revenu, sans caution, sans emploi et avec un mauvais dossier bancaire. Cela n’avait aucun sens, en particulier pour quiconque se fût jamais assis en face d’un banquier méprisant, épluchant son profil d’emprunteur. Croyez-moi, les banquiers savent comment récupérer leur argent, si c’est leur véritable intention ! Dans ce cas, cela n’avait aucune importance. Ils voulaient juste maintenir à pleine vitesse aussi longtemps que possible leur racket de fausse monnaie. Pendant ce temps, le Maestro Greenspan les encourageait sur le banc de touche, chantant les louanges de la « nouvelle économie » et le palier élevé de prospérité qui avait été atteint grâce au capitalisme du laissez-faire. Pourquoi quelqu’un aurait-il pu se préoccuper de ce que Greenspan pensait ? De toute façon, la FED n’est qu’une filiale du cartel bancaire.</p>
<p>A présent que la bulle de la titrisation a éclaté, 40% du crédit qui avait coulé dans l’économie a été supprimé, déclenchant un krach boursier comme dans les années 30. Le patron de la FED, Bernanke, a remplacé Greenspan au pied levé et apporté une protection de 13 trillions de dollars pour empêcher le système financier de s’effondrer, mais l’économie plus large a poursuivi son plongeon historique. Bernanke essaye de boucher l’abîme qui s’est ouvert lorsque la titrisation s’est arrêtée brutalement et que le gaz a commencé à s’échapper de la bulle du crédit dans un énorme fracas. La démultiplication est en cours, malgré les nombreux programmes de la FED pour faire monter en régime la titrisation et restaurer l’économie spéculative basée sur les bulles. Le dernier coup de folie de Bernanke, le <em>Term Asset-backed securities Lending Facility (TALF)</em> [ou facilité de crédit sur les titres adossés à des actifs], fournit 94% de financement public aux investisseurs désireux d’acheter des prêts adossés à de la dette sur les cartes de crédit, les prêts aux étudiants, les prêts automobiles ou les prêts immobiliers d’entreprise. C’est une situation « non perdante » pour les gros investisseurs qui pensent que la dette titrisée fera son come-back. Mais c’est le problème ; personne n’y croit. Ces prêts attractifs, assortis d’une caution (presque) sans risque, n’ont pas réussi à appâter les grosses maisons de courtage et les directeurs de fonds spéculatifs. Bernanke a engrangé moins de 30 milliards de dollars dans un programme conçu pour prêter jusqu’à 1 trillion de dollars. Cela a été un échec total.</p>
<p>Pour comprendre la titrisation, il faut penser comme un banquier. Les banquiers pensent que les profits sont limités par les obligations légales de réserve. Donc, ce qu’ils veulent vraiment est développer le crédit sans ces réserves légales ; ce qui parviennent à cet objectif. Ils créent un au-delà déroutant d’instruments aux noms étranges et de procédés bizarres qui cachent le simple fait qu’ils créent de l’argent sur du vent. C’est ce qu’est réellement la titrisation ; une camelote sous-capitalisée qu’ils font passer pour des joyaux précieux. Voici comment l’économiste Henry CK Liu le résume dans son article « Mark-to-Market vs. Mark-to-Model » [Valeur du marché c/ Valeur du modèle] :</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<blockquote><p>« Le système bancaire de l’ombre a esquivé de façon détournée les obligations légales de réserve du régime et des institutions bancaires traditionnelles régulées et a encouragé un plan pyramidal inversé – comme les chaînes de lettre – avec un effet de levier qui monte en flèche, basé dans de nombreux cas sur un coussin de réserve non-existant. Cela a été révélé par l’effondrement d’AIG en 2008, provoqué par son assurance sur les dérivés financiers, connus sous le nom de <em>credit default swaps</em> (CDS) [dérivés sur événements de crédit ou contrats de protection entre acheteurs et vendeurs] …</p>
<p>Le Bureau du Contrôleur Monétaire et la Réserve Fédérale ont autorisé conjointement les banques détenant une assurance sur les CDS à maintenir dans leurs livres des actifs à risque super-senior sans rajouter de capital, parce que le risque était assuré. Normalement, si les banques détenaient des risques super-seniors dans leurs livres, elles devaient affecter un capital égal à 8% de l’engagement financier. Mais ce capital pouvait être réduit à un cinquième du montant normal (soit 20% de 8%, c’est à dire 160 dollars pour chaque tranche de risque égale à 10.000 dollars dans les livres) si les banques pouvaient prouver aux régulateurs que le risque de défaillance sur la portion super-senior des contrats était vraiment négligeable et si les titres émis par l’intermédiaire d’une structure de CDO (<em>collateralized debt obligation</em>) [obligation adossée à des actifs] portaient une notation de crédit AAA de la part d’une « agence de notation de crédit reconnue au plan national », telle que la notation d’AIG par Standard &amp; Poor.</p>
<p>Avec une assurance sur les CDS, les banques pouvaient alors réduire le capital normal de 800 millions de dollars pour chaque tranche de 10 milliards de dollars sur leurs livres à juste 160 millions de dollars, signifiant que les banques avec une assurance sur les CDS peuvent prêter jusqu’à cinq fois plus à partir du même capital. Les contrats CDO/CDS assurés pouvaient alors contourner les règles internationales sur le capital. <em>(Henry CK Liu, &laquo;&nbsp;Mark-to-Market vs. Mark-to-Model&nbsp;&raquo;)</em></p>
</blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La même règle s’applique aux dérivés (CDS) en tant qu’instruments titrisés qui ne sont pas non plus suffisamment capitalisés, parce que mettre de côté des réserves diminue la capacité de maximiser les profits. Tout se résume à la dernière ligne du bilan. La raison pour laquelle les CDS sont si bon marché, comparés à une assurance conventionnelle, est qu’il n’y a aucun moyen de savoir si l’opérateur a la capacité de payer les indemnisations. C’est de la fraude, sur une échelle gigantesque, ce qui explique pourquoi le système financier est entré en paralysie totale lorsque Lehman Bros a fait faillite. Personne ne savait si les trillions de dollars dans les contrats de caution seraient payés ou non. Il y a tout simplement plus de demandes d’indemnisation qu’il n’y a d’argent dans le système. Les crédits hypothécaires bidons et les fausses promesses de caution ne signifient rien. « Montrez-moi l’argent ! » Le système est sous l’eau et il ne peut pas être réparé par plus de liquidités par la FED en claquant des doigts.</p>
<p>Le système bancaire de l’ombre s’est effondré, pas parce que le marché est « gelé » ou parce que les investisseurs sont en état de panique après Lehman, mais parce que les dérivés et la titrisation ont été exposés comme des fraudes soutenues par un capital insuffisant. C’est de l’huile de serpent vendue par des charlatans. Voilà pourquoi les décideurs politiques européens résistent aux demandes de la FED de créer une facilité similaire au TALF pour redémarrer la titrisation. Le boulot de Bernanke est d’intervenir et de mettre un terme aux polissonneries, pas de rajouter des problèmes en restaurant le régime générateur de crédit qui a transféré des centaines de milliards de dollars des gens qui travaillent dur vers les gros banquiers-gansters et les escrocs de Wall Street.</p>
<hr style="width: 100%; text-align: justify;" />
<p style="text-align: justify;">Note :</p>
<p>[1] SPV = <em>special purpose vehicle</em>, véhicules spéciaux. Un SPV classique acquiert des crédits, avec une petite décote. En contrepartie, il émet des tranches d’obligations de risques divers. Parmi ces SPV existent des véhicules qu’on appelle « conduits ». Ils mettent d’un côté à l’actif des tranches d’obligations triple A provenant de la titrisation des crédits. En contrepartie, ils émettent du papier commercial (des obligations à très court terme). Ce papier commercial, baptisé ABCP (asset backed commercial paper), rapporte plus que les placements à court terme classiques, car il est garanti par des obligations à long terme, qui portent des taux plus élevés.</p>
<p>Une autre forme de SPV sont les SIV <em>(structured investment vehicles)</em>. D’un côté, on a toujours ces obligations triple A résultant de la découpe des crédits. De l’autre, les SIV émettent en contrepartie des papiers à moyen terme<em>(medium term notes)</em> mais aussi des « equity », des titres qui ressemblent à des actions. Là, il y a de grands problèmes. Car si la valeur des obligations triple A à l’actif du SIV chute de 3,5 %, l’equity perd 50 % de sa valeur. Comme aujourd’hui – les décotes sur les obligations triple A sont supérieures à 3,5% &#8211; beaucoup de SIV sont obligés de vendre. Mais vendre dans des marchés peu liquides exerce une pression supplémentaire sur les obligations qui perdent encore davantage de valeur, ce qui contraint le SIV à de nouvelles ventes… C’est un cercle vicieux. Certaines banques ont finalement pris leur responsabilité et les ont réincorporés en bilan. Mais cela crée une nouvelle tension sur le marché des liquidités, car il faut financer ces reprises. HSBC, Citigroup et d’autres ont repris sur leur bilan pour plusieurs dizaines de milliards de dollars de SIV. Cela les a poussés à thésauriser leur liquidité, bloquant le fonctionnement du marché interbancaire, ce qui explique pourquoi les banques centrales ont procédé, de manière concertée, à de grosses injections de liquidités. Et puis, on a encore inventé des véhicules plus instables, dont certains, basés sur des titrisations de titrisation, ont vu leur valeur tomber à zéro…</p>
<hr style="width: 100%;" />
<p style="text-align: justify;"><em>article original : <a href="http://counterpunch.org/whitney06052009.html">&laquo;&nbsp;The Perils of Securitization: The Biggest Rip Off Ever?&nbsp;&raquo;</a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em> </em><em>(source: </em><a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Mike_Whitney/titrisation_Wall_Street_Bernanke_050609.htm">QuestionsCritiques.free.fr</a>)</p>
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		<title>Conférence à ne pas manquer: s’adapter au nouvel ordre mondial!</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 17:44:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Attention, attention, la grande coterie se rencontre. Les pharaons en cravates se rencontrent, les grands esprits se retrouvent.
Tout d’abord, à Athènes, certains des plus importants hommes d’affaires et politiciens de la planète se sont rencontrés pour tenir leur rencontre annuelle secrète avec le groupe des Bilderberg, sous un contrôle de sécurité très étroit. Le luxueux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-4676" title="capitalism" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/capitalism.jpg" alt="capitalism" width="340" height="426" /><strong>Attention, attention, la grande coterie se rencontre. Les pharaons en cravates se rencontrent, les grands esprits se retrouvent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, à Athènes, certains des plus importants hommes d’affaires et politiciens de la planète se sont rencontrés pour tenir leur <a href="http://www.letransmuteur.net/bilderberg-2009/">rencontre annuelle secrète avec le groupe des Bilderberg</a>, sous un contrôle de sécurité très étroit. Le luxueux hôtel, le Astir Palace, était protégé par des douzaines de policiers qui avaient pour mission de garder à l’écart la presse et le public, rapporte un journaliste de AFP.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, <a rel="#someid1" href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece">le Sunday Times</a> nous apprend qu’un club de milliardaires de l’Amérique s’était réuni pour discuter de leurs lourds soucis concernant la menace désastreuse environnementale, sociale et industrielle. Parmi les soucis les plus importants à émerger de cette rencontre est la surpopulation de la planète, ainsi que des différents moyens pour parvenir à la contrôler et la réduire. Dépopulation mondiale. Ils se sont eux aussi rencontrés en privé, à l’abri des regards indiscrets, « pour considérer comment leurs fortunes pouvaient être utilisées pour ralentir la croissance de la population mondiale et accélérer les améliorations en santé et en éducation. Les philanthropes qui ont assisté au sommet organisé par l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, ont discutés de joindre leur force pour vaincre les obstacles politiques et religieux qui s’opposent au changement. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ce club nommé le « Good Club » par un « insider » inclue David Rockefeller Jr, le patriarche de la dynastie la plus fortuné de l’Amérique, Warren Buffett et George Soros, des financiers, Michael Bloomberg, le maire de New York, et des dirigeants de grands médias, tels que Ted Turner et Oprah Winfrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous ne seront pas en reste. À Montréal va se tenir une conférence du 8 au 11 juin 2009, à l’Hôtel Hilton Montréal Bonaventure, intitullée: <a rel="#someid2" href="http://www.conferencedemontreal.com/"><strong>S’adapter au nouvel ordre mondial</strong></a>. Le tout se passe dans le cadre de la 15e conférence annuelle du Forum économique international des Amériques. Ça va être fantastique, amener vos enfants et des sandwichs. Parmi les fiers commanditaires de cet évènement, on retrouve Power Corporation du Canada du clan Desmarais, La Banque Royale du Canada, Rio Tinto Alcan, Génome Québec, GDF Suez, la Société générale de financement du Québec, Exportation et développement Canada (EDC), VIA Rail Canada, la Banque de développement du Canada (BDC),  Investissement Québec, la firme d’avocats Fraser Milner Casgrain, Deloitte, SNC Lavalin, le CRDI et la CSST, le HEC Montréal, La Presse, le National Post, le gouvernement du Québec et du Canada ainsi que de quelques banques internationales.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="#someid3" href="http://www.conferencedemontreal.com/New_Program.html">Au programme</a>:<span id="more-4675"></span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">S’ADAPTER AU NOUVEL ORDRE MONDIAL</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Nous traversons actuellement une période de crise économique et financière planétaire qui instaurera un nouvel ordre mondial. Les leaders internationaux et gouvernementaux, chefs d’État, gens d’affaires, universitaires, membres de syndicats et représentants de la société civile doivent se réunir et repenser leurs stratégies. Le moment est venu de développer des solutions multidisciplinaires innovatrices qui nous permettront de faire face aux nombreux défis que représente ce monde multipolaire et en améliorer l’état.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong><br />
 LES GRANDS THÈMES DES QUATRE JOURNÉES DU FORUM :</strong></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Lundi 8 juin 2009 :</strong> économie et gouvernance</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Mardi 9 juin 2009 :</strong> Journée du millénaire : développement durable, santé et énergie</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Mercredi 10 juin 2009 :</strong> le commerce international et les Amériques</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><strong>Jeudi 11 juin 2009 :</strong> finance internationale</p>
<p style="text-align: justify;">Vous aurez la chance, vous et vos enfants, d’entendre des somptueux invités spéciaux, tels que Madeleine ALBRIGHT, ancienne secrétaire d’État des États-Unis; Mark CARNEY, gouverneur de la Banque du Canada; Stockwell DAY, ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie Pacifique, Robert B. ZOELLICK, président, Groupe de la Banque mondiale; Paul Desmarais, président du conseil et co-chef de la direction, Power Corporation du Canada; L’honorable Pierre S. Pettigrew, conseiller de la direction, Deloitte et ex-ministre des Affaires étrangères et du Commerce international (Canada); Michael Wilson, ambassadeur du Canada aux États-Unis et plusieurs autres superbes personnages.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, régalez-vous, il y en a pour tout le monde. Les prix vont de $400 par personne pour la moitié d’une journée à $1600 pour les 4 jours. Les tarifs exécutifs varient de  $1 150 à $2 850. Une aubaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’est cela que ça prend pour s’adapter au <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/03/31/le-nouvel-ordre-mondial-saffiche-publiquement/">nouvel ordre mondial</a>, et bien moi, je n’hésite pas. On se retrouve là-bas!</p>
<p style="text-align: justify;">À bientôt!</p>
<p><strong>Par François Marginean</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2009/05/26/oye-oye-conference-a-ne-pas-manquer-sadapter-au-nouvel-ordre-mondial/">les7duquebec.wordpress.com</a>)</em></p>
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		<title>Bilderberg 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2009 10:12:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, la réunion du Groupe de Bilderberg a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Comme chaque année, la réunion du <a href="http://www.syti.net/Organisations/Bilderberg.html" target="_blank">Groupe de Bilderberg</a> a rassemblé dans le plus grand secret l&#8217;élite de la finance, de l&#8217;économie, de la politique et des médias. Elle s&#8217;est tenue du 14 au 17 mai en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d&#8217;Athènes, au <a href="http://www.astir-palace.com/" target="_blank">Nafsika Astir Palace</a>, un palace 5 étoiles sur une presqu&#8217;ile, avec plages privées et port privé pour yachts.</span></p>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg2009_nafsikaastirpalace.jpg" alt="Bilderberg 2009: Nafsika Astir Palace" width="600" height="176" /></span></p>
<p>Parmi les participants de cette année, on remarque le nombre élevé d&#8217;invités turcs (banquiers, industriels, ministres, et responsables de médias), signe que l&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE est vraiment &laquo;&nbsp;dans les tuyaux&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Comme on pouvait s&#8217;y attendre, le secteur financier est encore plus présent que d&#8217;habitude.</p>
<p>Pour la France, on notera la présence du secrétaire général de l&#8217;UMP, Xavier Bertrand, de la ministre de l&#8217;économie et des finances Christine Lagarde, et pour la Suisse la présence étonnante du leader populiste Christoph Blocher.</p>
<p>Etaient également présents les deux principaux responsables de l&#8217;équipe économique d&#8217;Obama, Timothy Geithner et Lawrence Summers.</p>
<p>Enfin les absents les plus remarqués: Etienne Davignon (président de la Société Générale de Belgique), pourtant présent à toutes les réunions précédentes du Bilderberg, et celle de Maurice Lippens, ex-président de la Banque Fortis, récemment rachetée en partie par BNP et en partie nationalisée provisoirement par l&#8217;état belge.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><br />
 </span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bilderberg-diagramme-2009-small.jpg" alt="Bilderberg 2009: diagramme des participants" width="680" height="508" /></a><br />
 Le diagramme des connexions de quelques participants de la réunion 2009&#8230;<br />
 Cliquez sur l&#8217;image pour la télécharger en grand (fichier jpeg 3 Mo).</span><span style="font-family: verdana,sans-serif;"> <br />
 </span></p>
<h3>Voici la liste des participants :<span id="more-4554"></span></h3>
<p><span style="font-family: verdana,sans-serif;">Beatrix &#8211; <em>reine des Pays-Bas</em><br />
 Sofia &#8211; <em>reine d&#8217;Espagne</em><br />
 Konstantin &#8211; <em>ancien roi de Grèce</em><br />
 Prince Philipp &#8211; <em>prince de Belgique, membre du Club de Rome</em><br />
 Joseph Ackerman &#8211; <em>président de la <strong>Deutsche Bank</strong></em><br />
 Kieth Alexander &#8211; <em>directeur de le la <strong>NSA</strong></em><br />
 Georgios Alogoskoufis &#8211; <em>ancien ministre grec des finances</em><br />
 Roger Altman &#8211; <em>directeur de la banque d’affaires Evercore Partners, vice-ministre des finances sous la présidence de Clinton</em><br />
 Takis Arapoglou &#8211; <em>Président de la banque centrale de Grèce</em><br />
 <strong>Ali Babacan</strong> &#8211; <em>ministre turc des Affaires étrangères, coordonnateur des négociations d&#8217;adhésion de la Turquie à l&#8217;UE</em><br />
 Dora Bakoyannis &#8211; <em>ministre des affaires étrangères en Grèce</em><br />
 Jon Frederik Baksaas &#8211; <em>Président de Telenor Norvège</em><br />
 Francisco Pinto Balsemão &#8211; <em>ex premier ministre portugais, actuel PDG de la principale holding de presse écrite et adio-visuelle portugaise, Impresa </em><br />
 <strong>Nicolas Baverez</strong> &#8211; <em>éditorialiste de l&#8217;hebdomadaire <strong>Le Point</strong> (propriété du Groupe Pinault)</em><br />
 Franco Bernabè &#8211; <em>président de Telecom Italia, vice-président de <strong>Rothschild Europe</strong></em><br />
 <strong>Xavier Bertrand</strong> &#8211; <em>Secrétaire général de l&#8217;<strong>UMP</strong></em><br />
 Carl Bildt &#8211; <em>ministre des affaires étrangères de Suède, ancien Premier ministre, ex envoyé spécial de l’ONU dans les Balkans</em><br />
 Jan Arne Björklund &#8211; <em>ministre de l&#8217;éducation et président du parti Folkpartiet en Suède</em><br />
 <strong>Christoph Blocher</strong> &#8211; <em>ancien conseiller fédéral et ancien chef du parti de l&#8217;UDC (parti de droite autoritaire et xénophobe en Suisse)</em><br />
 Alexandre Bompard &#8211; <em>PDG de <strong>Europe 1</strong> (propriété du Groupe Lagardère)</em><br />
 Vendeline von Bredow &#8211; <em>journaliste économique à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Oscar Bronner &#8211; <em>patron de presse autrichien</em><br />
 Max Boot &#8211; <em>auteur, historien, membre du CFR</em><br />
 Ana Botín &#8211; <em>directrice de la Banco Español de Credito, fille du président de la Banco de Santander, Emilio Botín</em><br />
 <strong>Henri de Castries</strong> &#8211; <em>président d&#8217;<strong>AXA</strong></em><br />
 Juan Luis Cebrián &#8211; <em>président de PRISA, groupe de médias espagnol, et co-fondateur d&#8217;El Païs (premier quotidien espagnol)</em><br />
 W. Edmund Clark &#8211; <em>président de Toronto-Dominion Bank (Canada)</em><br />
 Kenneth Harry Clarke &#8211; <em>député conservateur de Grande-Bretagne et ministre des finances dans le gouvernement fantôme de David Cameron</em><br />
 Luc Coene &#8211; <em>gouverneur adjoint de la Banque Nationale de Belgique</em><br />
 Sami Cohen &#8211; <em>directeur du quotidien turc Milliyet</em><br />
 Timothy C. Collins &#8211; <em>président Ripplewood Holdings</em><br />
 George David &#8211; <em>président de Coca Cola en Grèce</em><br />
 Sir Richard Billing Dearlove &#8211; <em>ex-directeur du <strong>MI6</strong> (services secrets britanniques)</em><br />
 Anna Diamantopoulou &#8211; <em>député du PASOK (parti socialiste grec)</em><br />
 Mario Draghi &#8211; <em>gouverneur de la Banque centrale italienne</em><br />
 Nicolas Eberstadt &#8211; <em>président  de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain)</em><br />
 Anders Eldrup &#8211; <em>président de DONG Energy Danemark</em><br />
 John Jacob Philip Elkann &#8211; <em>vice-président du groupe Fiat</em><br />
 Thomas Enders &#8211; <em>co-président d&#8217;<strong>EADS</strong>, président d&#8217;<strong>Airbus</strong></em><br />
 José Manuel Entrecanales &#8211; <em>président Acciona (groupe de BTP espagnol)</em><br />
 Werner Faymann &#8211; <em>chancelier autrichien, président du SPÖ (parti social-démocrate autrichien)</em><br />
 Isidro Fainé Casas &#8211; <em>président de <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 Niall Ferguson &#8211; <em>professeur d&#8217;histoire à la <strong>Harvard Business School</strong>, historien officiel des Rothschild</em><br />
 <strong>Timothy Geithner</strong> &#8211; <em>secrétaire au Trésor (ministres des finances) des États-Unis</em><br />
 Dermot Gleeson &#8211; <em><strong>conseiller du gouvernement irlandais</strong> et avocat d&#8217;affaires</em><br />
 Donald E. Graham &#8211; <em>PDG du <strong>Washinton Post</strong></em><br />
 Alfred Gusenbauer &#8211; <em>ex-chancelier d&#8217;Autriche</em><br />
 Victor Halberstadt &#8211; <em>professeur de sciences économiques Université de Leiden</em><br />
 Ernst Hirsch Ballin &#8211; <em>ministre de la Justice des Pays-Bas</em><br />
 <strong>Richard Holbrooke</strong> &#8211; <em>représentant spécial d&#8217;Obama pour le Pakistan et l&#8217;Afghanistan</em><br />
 Jan HM Hommen &#8211; <em>président <strong>ING Bank</strong></em><br />
 Jaap de Hoop Scheffer &#8211; <em>secrétaire général de l&#8217;<strong>OTAN</strong></em><br />
 James Logan Jones Jr. &#8211; <em>conseiller à la sécurité nationale d&#8217;Obama</em><br />
 Vernon Jordan &#8211; <em>ancien conseiller à la sécurité nationale du président Clinton, ancien membre de la Commission Baker-Hamilton sur l’Irak, directeur-associé de la <strong>banque d’affaire Lazard Frères</strong></em><br />
 Robert Kagan &#8211; <em>conseiller d&#8217;Obama pour la politique de sécurité, le terrorisme et les Balkans</em><br />
 Jyrki Katainen &#8211; <em>mministre des finances de la Finlande</em><br />
 <strong>Henry Kissinger</strong> &#8211; <em>ex ministre des affaires étrangères des Etats-Unis sous Nixon, président de Kissinger Associates</em><br />
 John M. Keane &#8211; <em>président de SCP Partner, ex-général américain</em><br />
 Muhtar Kent &#8211; <em>président de <strong>Coca-Cola</strong> Turquie</em><br />
 John Kerr &#8211; <em>vice-président de <strong>Royal Dutch Shell</strong>, membre de la Chambre des Lords</em><br />
 Baron Kerr of Kinlochard &#8211; vice-président de la Royal Dutch Shell, président du Centre for European Reform<br />
 Eckart von Klaeden &#8211; <em>porte-parole de la <strong>CDU</strong> (parti d&#8217;Angela Merkel, droite libérale allemande)</em><br />
 Klaus Kleinfed &#8211; <em>président de Alcoa</em><br />
 Mustafa Koç &#8211; <em>président de Koç Holding le plus grand conglomérat turc</em><br />
 Roland Koch &#8211; <em>vice-président de la <strong>CDU</strong>, ministre-président du Land de Hesse</em><br />
 Sami Kohen &#8211; <em>chroniqueur de politique extérieure du journal turc Milliyet</em><br />
 Henry Kravis &#8211; <em>président du <strong>Hudson Institute</strong> (think tank américain), président du fonds d’investissements Kohlberg Kravis Roberts &amp; Co</em><br />
 Marie-Josee Kravis &#8211; <em>membre du Hudson Institute et épouse de Henry Kravis</em><br />
 <strong>Neelie Kroes</strong> &#8211; <em>commissaire européen chargé de la concurrence</em><br />
 Odysseas Kyriakopoulos &#8211; <em>président de l&#8217;Association grecque des industriels, PDG des mines S&amp;B Group</em><br />
 <strong>Christine Lagarde</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie, de l&#8217;industrie et du travail en France</em><br />
 <strong>Pascal Lamy</strong> &#8211; <em>directeur général de l&#8217;<strong>OMC</strong>, ex commissaire européen chargé du commerce, ex négociateur européen pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em><br />
 Manuela Ferreira Leite &#8211; <em>président du PSD, parti social-démocrate portugais</em><br />
 Bernardino León &#8211; <em>secrétaire général du cabinet du premier ministre Zapatero</em><br />
 Peter Löscher &#8211; <em>président de <strong>Siemens</strong></em><br />
 <strong>Peter Mandelson</strong> &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie de Grande-Bretagne, ex commissaire européen chargé du commerce</em><br />
 Jessica Tuchman Mathews &#8211; <em>présidente de <strong>Carnegie Endowment for International Peace</strong> (think tank américain)</em><br />
 Philippe Maystadt &#8211; <em>président de la Banque européenne d&#8217;investissement (BEI, basée au Luxembourg)</em><br />
 Edward McBride &#8211; <em>journaliste à <strong>The Economist</strong></em><br />
 Frank McKenna &#8211; <em>président du conseil d&#8217;administration de la Toronto Dominion Bank</em><br />
 John Micklethwait &#8211; <em>directeur de <strong>The Economist</strong></em><br />
 <strong>Thierry Montbrial</strong> &#8211; <em>President de l&#8217;IFRI (Institut français des relations internationales)</em><br />
 <strong>Mario Monti</strong> &#8211; <em>ex-commissaire européen chargé du marché intérieur, puis de la concurrence, actuellement président de l&#8217;Université Luigi Bocconi de Milan</em><br />
 Miguel Ángel Moratinos &#8211; <em>ministre des affaires étrangères d&#8217;Espagne</em><br />
 Craig Mundie &#8211; <em>stratège en chef de <strong>Microsoft</strong></em><br />
 Egil Myklebust &#8211; <em>président de la compagnie d’aviation SAS, Norsk Hydro ASA, membre du Conseil économique mondial pour le développement durable, ancien président du patronat norvégien</em><br />
 Matthias Nass &#8211; <em>rédacteur en chef adjoint du premier quotidien allemand <strong>Die Zeit</strong></em><br />
 Juan Maria Nin Génova &#8211; <em>président de la <strong>Caixa Bank</strong></em><br />
 <strong>Denis Olivennes</strong> &#8211; <em>directeur général du <strong>Nouvel Observateur</strong></em><br />
 Jorma Ollila &#8211; <em>ex-président de <strong>Nokia</strong> (membre du comité de direction du Bilderberg Group)</em><br />
 George Osboren &#8211; <em>chancelier de l&#8217;Échiquier (ministre des finances) de Grande-Bretabne</em><br />
 Frederic Oudea &#8211; <em>président de la <strong>Société Générale</strong></em><br />
 Cem Özdemir &#8211; <em>co-président du parti Alliance 90/Les Verts en Allemagne</em><br />
 Tommaso Padoa-Schioppa &#8211; <em>ex-ministre des finances italien, ex-membre du directoire de la BCE, président du comité directeur du <strong>FMI</strong></em><br />
 Alexis Papahelas &#8211; <em>journaliste de Kathimerini (journal grec)</em><br />
 Dimitris Papalexopoulos &#8211; <em>président de Titan Cement Company</em><br />
 Jannos Papathanasiou &#8211; <em>ministre grec des finances</em><br />
 <strong>Richard Perle</strong> &#8211; <em>ex conseiller à la sécurité de George W. Bush, l&#8217;un des concepteur de la guerre en Irak, membre important de l&#8217;<strong>American Enterprise Institute</strong> (think tank américain néo-conservateur)</em><br />
 David Petraeus &#8211; <em>général quatre étoiles américain, commandant en chef de l&#8217;US Central Command pour le Moyen-Orient et en Asie centrale</em><br />
 Manuel Pinho &#8211; <em>ministre de l&#8217;économie et Inovation au Portugal</em><br />
 Jean Pisani-Ferry &#8211; <em>directeur de Bruegel</em><br />
 Robert S. Prichard &#8211; <em>directeur du groupe de médias Toronto Star (Torstar), Canada</em><br />
 <strong>Romano Prodi</strong> &#8211; <em>ex-président de la Commission européenne, ex-premier ministre de l&#8217;Italie, responsable des opérations conjointes ONU-UA de maintien de la paix en Afrique</em><br />
 Hanna Rajalahti &#8211; <em>rédacteur en chef de Talouselämä</em><br />
 <strong>Olli Rehn</strong> &#8211; <em>commissaire européenne chargée de l&#8217;élargissement</em><br />
 Heather Reisman &#8211; <em>président de Indigo Books &amp; Music Inc, Canada</em><br />
 Eivind Reiten &#8211; <em>directeur général du groupe Norsk Hydro Petroleum</em><br />
 Michael Ringier &#8211; <em>président du Conseil d&#8217;administration de Ringier Holding AG, principal holding de presse et d&#8217;édition en Suisse</em><br />
 <strong>David Rockefeller</strong> &#8211; <em>banquier, fondateur du <strong>CFR</strong> (Council on Foreign Relations) et de la <strong>Commission Trilatérale</strong>, co-fondateur du Bilderberg Group</em><br />
 Dennis B. Ross &#8211; <em>Directeur du <strong>Washington Institute for Near East Policy</strong> (think tank américain spécialisé sur la géopolitique au Proche-Orient), conseiller spécial d’Hillary Clinton pour le Proche-Orient et l’Asie du Sud</em><br />
 Barnett R. Rubin &#8211; <em>directeur d&#8217;études et &laquo;&nbsp;senior fellow&nbsp;&raquo; du <strong>Centre of International Cooperation</strong>, politologue spécialiste de l’Afghanistan</em><br />
 Alberto Ruiz-Gallardòn &#8211; <em>maire de Madrid</em><br />
 Suzan Sabanci Dinçer &#8211; <em>président de Akbank (banque turque)</em><br />
 Indira Samarasekera &#8211; <em>présidente de l&#8217;université d&#8217;Alberta</em><br />
 Rudolf Scholten &#8211; <em>administrateur de Österreichische Kontrollbank AG</em><br />
 Jürgen Schrempp &#8211; <em>ex-président du directoire de DaimlerChrysler AG</em><br />
 Josette Sheeran &#8211; <em>directrice du <strong>Programme alimentaire mondial</strong> des <strong>Nations Unies</strong></em><br />
 Domenico Siniscalco &#8211; <em>vice-président de <strong>Morgan Stanley</strong></em><br />
 Pedro Solbes Mira &#8211; <em>ex ministre des finances d&#8217;Espagne</em><br />
 Sampatzi Saraz &#8211; <em>banquier turc</em><br />
 Sanata Seketa &#8211; <em>université du Canada</em><br />
 James B. Steinberg &#8211; <em>vice-ministre américain des affaires étrangères</em><br />
 Björn Stigson &#8211; <em>président de World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) </em><br />
 Yannis Stournaras &#8211; <em>directeur de la Foundation for Economic &amp; Industrial Research (IOBE)</em><br />
 <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> &#8211; <em>directeur du <strong>FMI</strong>, Fonds monétaire international</em><br />
 <strong>Lawrence Summers</strong> &#8211; <em>ex-économiste en chef de la Banque mondiale, ex-ministre des Finances sous Clinton, conseiller économique d&#8217;Obama</em><br />
 <strong>Peter Sutherland</strong> &#8211; <em>actuel président de <strong>BP</strong>, ex-commissaire européen chargé de la concurrence, ancien directeur du FMI, ex dirigeant de la banque d&#8217;affaires <strong>Goldman Sachs</strong> International</em><br />
 Nobuo Tanaka &#8211; <em>directeur de l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques</em><br />
 Martin Taylor &#8211; <em>président de Syngenta, ex-président de <strong>Barclays Bank</strong>, ex-secrétaire général du Bilderberg Group</em><br />
 Peter Thiel &#8211; <em>ex-président de <strong>PayPal</strong>, président de Clarium Capital Management</em><br />
 Helle Thorning-Schmidt &#8211; <em>président du parti social-démocrate au Danemark</em><br />
 Thomas Thune Andersen &#8211; <em>président de Maersk Oil, Danemark</em><br />
 Andreas Treichl &#8211; <em>président de Erste Group Bank AG </em><br />
 <strong>Jean-Claude Trichet</strong> &#8211; <em>président du directoire de de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Loukas Tsoukalis &#8211; <em>conseiller spécial du président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, président de ELIAMEP (Hellenic Foundation for European &amp; Foreign Policy, think tank grec de politique étrangère)</em><br />
 Agah Ugur &#8211; <em>président de Borusan Holding, Turquie</em><br />
 Matti Vanhanen &#8211; <em>premier ministre de Finlande</em><br />
 <strong>Daniel Vasella</strong> &#8211; <em>président de la multinationale pharmaceutique <strong>Novartis</strong></em><br />
 <strong>Jeroen van der Veer</strong> &#8211; <em>président de <strong>Royal Dutch Shell</strong></em><br />
 <strong>Guy Verhofstadt</strong> &#8211; <em>ancien Premier ministre de Belgique</em><br />
 <strong>Paul Volcker</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Fed</strong>, conseiller économique de Barack Obama</em><br />
 Jacob Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, administrateur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Marcus Wallenberg &#8211; <em>banquier et grand industriel de Suède, directeur du fonds d’investissements Investor AB</em><br />
 Nout Wellink &#8211; <em>gouverneur de la banque centrale néerlandaise, membre de la <strong>Banque centrale européenne</strong></em><br />
 Gerardus Johannes Wijers &#8211; <em>ex-ministre de l&#8217;économie des Pays-Bas</em><br />
 Martin Wolf &#8211; <em>rédacteur en chef au <strong>Financial Times</strong></em><br />
 <strong>James Wolfensohn</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, président du conseil international de Citigroup</em><br />
 <strong>Paul Wolfowitz</strong> &#8211; <em>ancien président de la <strong>Banque mondiale</strong>, ex conseiller de George W. Bush, ex-vice-ministre de la défense des États-Unis, principal responsable de la guerre en Irak</em><br />
 Fareed Zakaria &#8211; <em>rédacteur en chef de <strong>Newsweek International</strong>, commentateur politique sur <strong>ABC News</strong>, au <strong>New York Times</strong>, au <strong>Wall Street Journal</strong>, au New Yorker et sur <strong>CNN</strong></em><br />
 <strong>Robert Zoellick</strong> &#8211; <em>président de la Banque mondiale, ex négociateur américain pour les accords du GATT, de l&#8217;AGCS et de l&#8217;AMI</em></span></p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=137">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
<h3>Voici le communiqué officiel :</h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: verdana,sans-serif;"><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</strong><br />
 BILDERBERG MEETINGS<br />
 17 mai 2009</span></p>
<p>Le 57è Bilderberg Meeting se tiendra à Vouliagmeni, en Grèce, du 14 au 17 mai 2009. La conférence traitera principalement de la crise financière, des gouvernements et du marché, du rôle des institutions, des économies de marché et des démocraties, de l&#8217;Irak et de l&#8217;Afghanistan, des Etats-Unis et du monde, du cyber-terrorisme, des nouveaux impérialismes, du protectionisme, et des défis post-Kyoto.</p>
<p>Environ 130 participants sont attendus dont les deux tiers viennent d&#8217;Europe et les autres d&#8217;Amérique du Nord. Environ un tiers d&#8217;entre eux viennent de la politique et des gouvernements, et les deux tiers viennent de la finance, de l&#8217;industrie, des services, de l&#8217;éducation et des communications. Le meeting est privé afin d&#8217;encourager les discussions franches et ouvertes.</p>
<p>Le Bilderberg tient son nom de l&#8217;hôtel en Hollande où s&#8217;est tenu le premier meeting, en mai 1954. Ce meeting pionnier pris forme autour de la préoccupation exprimée par des citoyens leaders des deux cotés de l&#8217;Atlantique, alors que l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest et l&#8217;Amérique du Nord travaillaient ensemble aussi étroitement que possible sur les problèmes communs d&#8217;importance critique. Il fut ressenti que des discussions régulières et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; pourraient aider à une meilleure compréhension des forces complexes et des tendances majeures affectant les nations occidentales dans la difficile période de l&#8217;après-guerre.</p>
<p>La Guerre Froide est maintenant terminée. Mais à presque tous les égards, il y a davantage, pas moins, de problèmes communs &#8211; du commerce à l&#8217;emploi, de la politique monétaire à l&#8217;investissement, des défis écologiques à la tâche de promouvoir la sécurité internationale. Il est difficile de penser à n&#8217;importe quelle question aussi bien en Europe qu&#8217;en Amérique du Nord pour lesquelles des solutions multilatérales n&#8217;auraient pas (&#8230;) <em>[ligne manquante sur le fax]</em></p>
<p>Ce qui est unique à propos du Bilderberg en tant que forum est le large éventail de citoyens leaders qui sont rassemblés pour environ trois jours de discussions informelles et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; à propos de thèmes liés aux préoccupations présentes, en particulier dans le domaine des affaires étrangères et de l&#8217;économie internationale. Le sentiment fort parmi les participants qu&#8217;au vu des différentes attitudes et expériences des nations occidentales, il demeure un besoin clair de développer encore plus loin une compréhension qui intègre ces préoccupations. Le caractère privé du meeting n&#8217;a pas d&#8217;autre propos que de permettre aux participants de parler librement et avec l&#8217;esprit ouvert.</p>
<p>En résumé, Le Bilderberg est un forum international petit, flexible, informel et &laquo;&nbsp;off the record&nbsp;&raquo; dans lequel différents points de vue peuvent être exprimées et la compréhension mutuelle améliorée.</p>
<p>La seule activité du Bilderberg est cette Conférence annuelle. Durant le meeting, aucune conclusion n&#8217;est atteinte, aucune recommandation n&#8217;est faite, et aucune déclaration politique n&#8217;est formulée. Les noms des participants sont rendus disponibles à la presse. Les participants sont choisis en fonction de leur expérience, leur connaissance, et leur statut; tous les participants assistent au Bilderberg dans un cadre privé et non officiel.</p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="font-family: verdana,sans-serif;">(source: <a href="http://blog.syti.net/index.php?article=138">Sity.Net &#8211; Le Blog</a>)</span></em></p>
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		<title>Crise systémique globale : Juin 2009 – Quand le monde sort définitivement du cadre de référence des soixante dernières années</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2009 17:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°35 (15  mai 2009)
Le surréalisme financier qui aura présidé aux évolutions boursières et aux indicateurs financiers et commentaires politiques de ces deux derniers mois est le chant du cygne du cadre de référence dans lequel le monde vit depuis 1945. 
De la même manière que, en Janvier 2007, dans le GEAB [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em><img class="size-full wp-image-4325 alignleft" title="Crise systemique globale" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-crise-systemique-globale.jpg" alt="Crise systemique globale" width="100" height="78" /></em><em>Communiqué public GEAB N°35 (15  mai 2009)</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le surréalisme financier qui aura présidé aux évolutions boursières et aux indicateurs financiers et commentaires politiques de ces deux derniers mois est le chant du cygne du cadre de référence dans lequel le monde vit depuis 1945. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">De la même manière que, en Janvier 2007, dans le GEAB N°11, LEAP/E2020 avait décrit la charnière 2006/2007 comme caractérisée par un « brouillard statistique » typique de l’entrée en récession et conçue pour faire douter les passagers que le Titanic était bien en train de couler (1), notre équipe considère aujourd&#8217;hui que cette fin de Printemps 2009 marque la sortie définitive du référentiel utilisé depuis une soixantaine d&#8217;années par les acteurs économiques, financiers et politiques mondiaux pour effectuer leurs prises de décisions, et en particulier de sa version « simplifiée », utilisée massivement depuis la chute du bloc communiste en 1989 (le référentiel étant alors devenu purement américano-centré). Au-delà de tout aspect théorique, cela signifie concrètement que les indicateurs que chacun a l&#8217;habitude d&#8217;utiliser pour ses décisions d&#8217;investissement, de rentabilité, de localisation, de partenariat, etc… sont devenus obsolètes, et qu&#8217;il faut désormais chercher ailleurs les indices pertinents si l’on veut éviter de prendre des décisions désastreuses.</p>
<p>Ce phénomène d&#8217;obsolescence s&#8217;est accentué fortement depuis quelques mois sous la pression de deux tendances :</p>
<p>. d&#8217;une part, les tentatives désespérées de sauvetage du système financier mondial, et en particulier des systèmes américain et britannique, ont de facto « brisé les instruments de navigation » du fait des manipulations en tout genre effectuées par les établissements financiers eux-mêmes et par les Etats et banques centrales concernées. Parmi ces indicateurs affolés et affolants, les bourses sont le meilleur exemple. Nous y revenons d&#8217;ailleurs plus largement dans les recommandations de ce GEAB N°35. Et les deux graphiques ci-dessous illustrent magistralement comment ces efforts désespérés n&#8217;ont pas empêché un bouleversement majeur du classement des grandes banques mondiales (c&#8217;est essentiellement depuis 2007 que s&#8217;est enclenchée la fin de la domination historique américano-britannique de ce classement)</p>
<p>. d&#8217;autre part, les quantités astronomiques de liquidités injectées en une année dans le système financier mondial, et en particulier dans le système financier américain, ont conduit l&#8217;ensemble des acteurs financiers et politiques à une perte totale de contact avec la réalité. De fait, à ce stade, ils semblent tous atteints du syndrome de l&#8217;ivresse des profondeurs &#8211; qui déclenche chez ceux qu&#8217;il affecte une impossibilité à se repérer dans les profondeurs marines et les conduit à s&#8217;enfoncer toujours plus profondément en croyant en fait remonter vers la surface. L&#8217;ivresse des profondeurs financières a visiblement les mêmes effets que son homologue aquatique.</p>
<p>Capteurs détruits ou pervertis, perte du sens de l&#8217;orientation des dirigeants financiers et politiques, voilà les deux facteurs-clés qui accélèrent la sortie du système international hors du référentiel de ces dernières décennies.<span id="more-4324"></span></p>
<div id="attachment_4326" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4326" title="Les 20 institutions financieres mondiales les plus importantes en 1999" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-les-20-institutions-financieres-mondiales.jpg" alt="Les 20 institutions financieres mondiales" width="450" height="389" /><p class="wp-caption-text">Les vingt institutions financières mondiales les plus importantes par capitalisation boursière en 1999 (en Milliards USD) - Source : Financial Times, 05/2009</p></div>
<p style="text-align: left;"> </p>
<div id="attachment_4327" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4327" title="geab35-les-20-institutions-financieres-mondiales-2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-les-20-institutions-financieres-mondiales-2009.jpg" alt="Les vingt institutions financières mondiales les plus importantes par capitalisation boursière en 2009 (en Milliards USD) - Source : Financial Times, 05/2009" width="450" height="392" /><p class="wp-caption-text">Les vingt institutions financières mondiales les plus importantes par capitalisation boursière en 2009 (en Milliards USD) - Source : Financial Times, 05/2009</p></div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est bien entendu l&#8217;une des caractéristiques de toute crise systémique. On peut d&#8217;ailleurs aisément constater que le système international auquel nous sommes habitués voit se multiplier les évènements ou les tendances qui sortent de cadres de référence multi-séculaires, prouvant à quel point cette crise est d&#8217;une nature sans équivalent dans l&#8217;histoire moderne. Et le seul moyen de mesurer l&#8217;ampleur des mouvements en cours est de prendre le recul de plusieurs siècles. A se limiter aux statistiques sur quelques décennies, on ne perçoit en fait que les détails de cette crise systémique globale ; on n&#8217;a pas la vue d&#8217;ensemble.</p>
<p>LEAP/E2020 citera ici pour l&#8217;exemple trois cas qui montrent que nous vivons une époque de rupture comme il n&#8217;en survient qu&#8217;une fois tous les deux ou trois siècles :</p>
<p>1. En 2009, le taux d&#8217;intérêt de la <a class="liens" href="http://www.bankofengland.co.uk/about/history/index.htm">Banque d&#8217;Angleterre</a> a atteint son plus bas niveau depuis la création de cette vénérable institution (0,5%), soit depuis 1694 (en 315 ans).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div id="attachment_4328" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4328" title="bank-of-england-evolution-taux-interet" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/bank-of-england-evolution-taux-interet.jpg" alt="Evolution du principal taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre depuis sa création en 1694 - Source : Banque d'Angleterre, 05/2009" width="450" height="239" /><p class="wp-caption-text">Evolution du principal taux d&#39;intérêt de la Banque d&#39;Angleterre depuis sa création en 1694 - Source : Banque d&#39;Angleterre, 05/2009</p></div>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">2. En 2008, la <a class="liens" href="http://www.caissedesdepots.fr/spip.php?article19">Caisse des Dépôts et Consignations</a>, bras financier de l&#8217;état français depuis 1816 sous tous les régimes (royauté, empire, république, &#8230;), a connu sa première perte annuelle (en 193 ans) (2).</p>
<p>3. En Avril 2009, la Chine est devenu le premier partenaire commercial du Brésil, une position qui depuis des siècles anticipe fidèlement les ruptures majeures de leadership mondial. En effet, depuis que, il y a deux cents ans, le Royaume-Uni avait mis fin à trois siècles d&#8217;hégémonie portugaise, c&#8217;est seulement la deuxième fois qu&#8217;un pays accède à cette position. Les Etats-Unis, avaient en effet supplanté le Royaume-Uni au début des années 1930 comme premier partenaire du Brésil (3).</p>
<p>Nous ne reviendrons pas ici sur la multiplication des tendances propres aux Etats-Unis qui sortent également des référentiels nationaux de ces cent dernières années (au-delà, le pays n&#8217;a pas vraiment de référentiel utilisable pour des comparaisons pertinentes) : perte de valeur du Dollar, déficits publics, dette publique cumulée, déficits commerciaux cumulés, effondrement du marché immobilier, pertes des établissements financiers, … (4)</p>
<p>Mais, bien entendu, dans le pays au cœur de la crise systémique globale, les exemples de cette nature sont légions et largement commentés dans les numéros du GEAB depuis 2006. C&#8217;est en fait la multiplication de pays et de zones concernés qui est symptomatique de cette sortie de référentiel global : s&#8217;il y avait un seul pays concerné ou un seul secteur touché, il ne s&#8217;agirait que d&#8217;une période hors norme pour le pays ou le secteur considéré ; mais aujourd&#8217;hui, ce sont de nombreux pays, au cœur du système international, et une multitude de secteurs économiques et financiers qui sont affectés simultanément, par cette « sortie de route multi-séculaire ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div id="attachment_4329" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-4329" title="geab35-evolution-des-marches-boursiers" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/geab35-evolution-des-marches-boursiers.jpg" alt="Evolution des marchés boursiers, corrigée de l'inflation, au cours des quatre dernières grandes crises économiques (en gris : 1929, en rouge : 1973, en vert : 2000, et en bleu : crise actuelle) - Source : Dshort/Commerzbank, 17/04/2009" width="450" height="327" /><p class="wp-caption-text">Evolution des marchés boursiers, corrigée de l&#39;inflation, au cours des quatre dernières grandes crises économiques (en gris : 1929, en rouge : 1973, en vert : 2000, et en bleu : crise actuelle) - Source : Dshort/Commerzbank, 17/04/2009</p></div>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour conclure sur cette perspective historique, nous nous contenterons de souligner que cette sortie de référentiels multi-séculaires est graphiquement visible sous la forme d&#8217;une courbe qui, tout simplement, sort du cadre qui permettait pourtant depuis des siècles de représenter l&#8217;évolution du phénomène ou de la valeur concernée. Et, la tendance à la sortie de ces cadres de référence traditionnels s&#8217;accélère, touchant un nombre de secteurs et de pays de plus en plus important. Ce phénomène renforce automatiquement la perte de signification des indicateurs utilisés quotidiennement ou mensuellement par les bourses, les gouvernements ou les instituts de statistiques, et accélère la prise de conscience généralisée du fait que les « indicateurs usuels » ne permettent plus de comprendre, ni même de représenter, l&#8217;évolution actuelle du monde. La planète abordera donc l&#8217;été 2009 sans aucun référentiel fiable disponible.</p>
<p>Bien entendu, chacun est libre de penser que la variation mensuelle de quelques points, en plus ou en moins, de tel ou tel indicateur économique ou financier, lui-même largement affecté par les interventions multiples des pouvoirs publics et des banques, est beaucoup plus porteuse de sens et d&#8217;information sur l&#8217;évolution de la crise actuelle, que ces sorties de référentiels multi-séculaires. Chacun est aussi libre de croire que ceux qui n&#8217;avaient prévu ni la crise ni son intensité sont aujourd&#8217;hui en mesure d’en connaître précisément la date de fin.</p>
<p>Notre équipe conseille à ces derniers d&#8217;aller voir (ou revoir) le film Matrix et de réfléchir aux conséquences de la manipulation des capteurs et indicateurs d’un environnement sur la perception de cet environnement. Cela ne sera pas inutile car, à l&#8217;image de Matrix (5), comme nous le détaillerons dans le GEAB N°36, spécial Eté 2009, les mois à venir pourront s&#8217;intituler « Crisis Reloaded » (6).</p>
<p>Dans ce GEAB N°35, nous formulons par ailleurs nos conseils concernant les indicateurs qui, dans cette période de transition entre deux référentiels, sont en mesure de fournir des informations pertinentes sur l&#8217;évolution de la crise et de l&#8217;environnement économique et financier.</p>
<p>Les deux autres grands thèmes de ce numéro de GEAB du mois de mai 2009 sont, d&#8217;une part, l&#8217;échec programmé des deux principaux plans de stimulation économique, à savoir les plans américain et chinois ; et, d&#8217;autre part, le recours du Royaume-Uni au FMI d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009.</p>
<p>Enfin, en matière de recommandations, notre équipe anticipe dans ce GEAB N°35 l&#8217;évolution des principaux marchés immobiliers mondiaux, ainsi que celle du marché des bons du trésor.</p>
<p class="spip" align="justify"> </p>
<p class="spip" align="justify"><em><strong>Notes:</strong></em></p>
<p class="spip" align="justify">(1) Notre équipe ajoutait à l&#8217;époque, « <span style="font-style: italic;">comme dans tout changement de phase, le passage par le point zéro est caractérisé par ce qu’on peut appeler le « brouillard statistique », qui voit les indicateurs pointer dans de directions opposées et les mesures donner des résultats contradictoires, avec des marges d’erreur désormais supérieures ou égales aux mesures elles-mêmes. En l’occurrence pour la planète en 2007, le naufrage qui va préoccuper tout le monde est celui des Etats-Unis, que LEAP/E2020 a décidé d’appeler la « Très Grande Dépression », d’une part parce que le nom « Grande Dépression » est déjà utilisé pour faire référence à la crise de 1929 et aux années qui ont suivi ; d’autre part car pour nos chercheurs, la nature et l’ampleur de ce qui va se passer est d’une tout autre dimension</span> ». Source : <a class="liens" href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-11-est-disponible-%21-Phase-d-Impact-de-la-Crise-Systemique-Globale-Les-six-aspects-de-la-Tres-Grande-Depression-US_a376.html">GEAB N°11</a>, 15/01/2007</p>
<p>(2) Source : <a class="liens" href="http://www.france24.com/fr/20090416-cdc-caisse-depots-enregistre-premiere-perte-200-ans-histoire-milliard-euro">France24</a>, 16/04/2009</p>
<p>(3) Source : <a class="liens" href="http://ourlatinamerica.blogspot.com/2009/05/china-becomes-brazils-top-trade-partner.html">TheLatinAmericanist</a>, 06/05/2009</p>
<p>(4) Les dirigeants politiques et les experts continuent à essayer de comparer la crise actuelle à la crise de 1929 comme si c&#8217;était un référentiel indépassable. Pourtant, aux Etats-Unis notamment, les tendances en cours ont dépassé dans de nombreux secteurs les évolutions qui ont caractérisé la « Grande Dépression ». LEAP/E2020 a d&#8217;ailleurs rappelé dans le <a class="liens" href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-31-Sommaire_a2681.html">GEAB N°31</a> qu&#8217;il fallait désormais cherché des références dans la grande crise mondiale de 1873-1896, soit plus d&#8217;un siècle en arrière.</p>
<p>(5) Dans la série des films <a class="liens" href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Matrix">Matrix</a>, les êtres humains vivent dans un environnement dont leur perception est manipulée informatiquement. Ils s&#8217;imaginent vivre une vie cossue alors qu&#8217;ils vivent dans une misère noire, mais toute leurs perceptions (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) sont manipulées.</p>
<p>(6) A l&#8217;image du titre du second épisode de la série Matrix, littéralement « Crise rechargée ».</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/GEAB-N-35-est-disponible!-Crise-systemique-globale-Juin-2009-Quand-le-monde-sort-definitivement-du-cadre-de-reference_a3240.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Crise systémique : les solutions</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 12:32:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Gilles  Bonafi
KRACH : LE PIRE EST DEVANT NOUS !
Nouriel Roubini un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d&#8217;aujourd&#8217;hui annonce que  le pire est devant nous ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Par <a href="http://www.apophtegme.com/COUPS%20DE%20GUEULE/krach.htm">Gilles  Bonafi</a></h3>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><strong><span style="color: #000000;">KRACH : LE PIRE EST DEVANT NOUS !</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton8424-98465.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3714" title="arton8424-98465" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/arton8424-98465.jpg" alt="arton8424-98465" width="355" height="158" /></a>Nouriel Roubini un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d&#8217;aujourd&#8217;hui annonce que <em> le pire est devant nous</em> ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait il ne s&#8217;agit ni d&#8217;une récession, ni d&#8217;un krach, mais d&#8217;une crise systémique. De quel système s&#8217;agit-il ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le fonctionnement de notre économie possède en effet deux tares majeures : la croissance perpétuelle et la création de la monnaie à partir de dettes.</p>
<p><span style="font-size: large;"> <span style="color: #000000;">I) La croissance perpétuelle </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Kenneth Boulding, économiste affirme :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Toute personne croyant qu&#8217;une croissance exponentielle peut continuer à l&#8217;infini dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il est en effet impossible de continuer à produire des biens de façon croissante sans détruire la planète. Ainsi, certains écologistes devraient méditer sur le fait que c&#8217;est la façon dont fonctionne ce système économique qui est responsable de la destruction de notre environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs Albert A. Bartlett, physicien en conclut :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.»</em></p>
<p><span style="font-size: large;"> <span style="color: #000000;">II) La création de la monnaie à partir de dettes </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les habitants de la planète sont persuadés que l&#8217;on crée de la monnaie à partir des dépôts et des placements. C&#8217;est faux ! Il existe une vérité qui doit être révélée : l&#8217;argent est créé à partir de la dette.</p>
<p style="text-align: justify;">Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada de 1934 à 1954 a dit :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> «Chaque fois qu&#8217;une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l&#8217;argent tout neuf.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques (1988) affirme :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n&#8217;hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. </em></p>
<p style="text-align: justify;">John Kenneth Galbraith, économiste :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Le procédé par lequel les banques créent de l&#8217;argent est tellement simple que l&#8217;esprit en est dégoûté. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Donc, sans dette, pas d&#8217;argent, et sans argent, pas de dette. La crise des subprimes a d&#8217;ailleurs posé un problème fondamental puisque les crédits n&#8217;étaient pas honorés.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3713"></span>Lorsque l&#8217;on analyse le krach actuel sous cet angle, tout s&#8217;éclaire. Une économie fonctionnant sur la dette est contraire à l&#8217;évolution de l&#8217;espèce humaine car elle génère non seulement du malheur, mais, de plus, elle détruit la planète en l&#8217;obligeant à créer de la croissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc, tout est lié, et nous assistons aujourd&#8217;hui à la fin d&#8217;un système, avec en point d&#8217;orgue, la cessation de paiement (hyperinflation) des USA au deuxième trimestre 2009. La destruction du dollar est en cours et l&#8217;on devra remplacer cette monnaie par une autre (peut être l&#8217;<em>Améro</em> !</p>
<p style="text-align: justify;">Cette crise systémique va générer de grands drames (chômage, fonds de pensions détruits, guerres, etc).</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à la croisée des chemins et il n&#8217;existe malheureusement que 2 solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Je reprends ainsi l&#8217;analyse d&#8217;Immanuel Wallerstein chercheur au département de sociologie de l&#8217;université de Yale, ex-président de l&#8217;Association internationale de sociologie :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l&#8217;impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd&#8217;hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d&#8217;influencer l&#8217;avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s&#8217;imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé.<br />
 Je crois qu&#8217;il est tout aussi possible de voir s&#8217;installer un système d&#8217;exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est en cause ici, pour reprendre l&#8217;expression de Paul Jorion, <em> c&#8217;est la survie de l&#8217;espèce. </em> Nous avons l&#8217;opportunité historique de changer les choses et faire en sorte que cette forme d&#8217;esclavagisme cesse. Les élites par cupidité et faiblesse nous ont abandonnés, mais je sais qu&#8217;une grande partie d&#8217;entre elles ne veulent plus de ce fonctionnement stupide. Il faut donc que chaque citoyen et surtout ceux qui ont du pouvoir (Francs maçons, militaires, journalistes, religieux, etc) se lèvent et construisent un monde nouveau dans lequel l&#8217;homme, et non l&#8217;argent, retrouvera sa place.</p>
<p style="text-align: justify;">Mahatma Gandhi nous a prévenus :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> <strong>Vous participez à un système machiavélique de manière plus efficace en obéissant à ses ordres et décrets. Un tel système ne mérite pas l&#8217;allégeance. L&#8217;obéissance à ce système équivaut à s&#8217;associer à l&#8217;enfer. Une personne intelligente résistera de toute son âme à ce système diabolique.</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;"><strong>LES SOLUTIONS</strong></span><em><br />
 </em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;">N°1 : l’euro</span></span></h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’économie mondiale est entrée dans ce que je nomme la phase II. En effet, la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 avait déclenché le début de la plus grande crise économique de l’histoire humaine. Or, les gouvernements ont réagi en injectant des milliers de milliards de dollars ce qui a eu pour conséquence de ralentir pour quelques mois les effets destructeurs d’une crise systémique colossale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il ne manque plus que la défaillance d’une entreprise majeure (constructeurs automobiles US ou Citigroup par exemple) pour déclencher un tsunami qui sera autrement plus violent qu’en septembre. Celà se produira bientôt.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, la plupart des états sont en faillite (USA, Royaume-Uni, France, etc) ce qui peut être illustré par cette phrase du gouverneur de la banque centrale de Lettonie : « L’économie lettone est en état de mort clinique et nous n’avons que trois ou quatre minutes pour la ranimer. » (Figaro du 2 février).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour les USA le WorldNetDaily (mercredi 28 janvier) annonçait que « La Californie ne sera plus en mesure de régler ses factures à partir du 1er février. » ce que j’avais annoncé en septembre 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quant à notre pays, l’économiste Jean-Christophe Mounicq a déclaré le 10 février 2009 sur Reichman TV :&nbsp;&raquo;Beaucoup d’Etats, dont la France, vont faire faillite !&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nombreux sont ceux qui croient à la fin des Etats-Unis et du système capitaliste actuel et tous les spécialistes s’accordent aujourd’hui pour souligner la gravité de la situation mais personne ne donne de réponses pour en sortir. Il existe pourtant des solutions et, je vais ici analyser celles qui vont nous être proposées et qui ne résoudront pas le problème de fond.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. L’Euro.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le quotidien britannique The Daily Telegraph (12 février) affirme avoir consulté un document confidentiel de la Commission européenne qui évalue le montant total des « actifs toxiques » des banques européennes à 18000 milliards d’euros ! L’économiste et anthropologue Paul Jorion, visionnaire (il a été un des premiers à prédire la crise actuelle), avait d’ailleurs déclaré sur son blog, le 11 février 2009 :« Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États et le monde découvre les conséquences à long terme de la privatisation des profits alors que l’issue de secours si pratique autrefois de la collectivisation des pertes a disparu de l’horizon des possibles. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, il convient de mettre l’accent sur une information que peu de médias ont relayée : l’Allemagne qui désirait lever (emprunts d’Etat à 10 ans) mercredi 11 février, 6 milliards d’euros, n‘a reçu des investisseurs que 4,2 milliards. N’oublions pas que ces emprunts sont la source de financement de son plan de relance.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Stephen Jen (Morgan Stanley ) a ainsi déclaré récemment : « Le statut de l’euro comme monnaie de réserve internationale est remis en cause . »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">The Daily Telegraph va plus loin et fait une déclaration fracassante : « Les ministres et les autorités de l’UE craignent que le gouffre qui se creuse puisse engendrer une spirale vicieuse capable d’emporter aussi bien l’euro que l’UE elle-même. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De nombreux économistes mettent actuellement l’accent sur les dangers planant sur l’euro. Je rappelle que la BCE n’émet pas l’Euro. Ce sont les banques centrales nationales qui émettent la monnaie. Elles contrôlent donc leur dette nationale. Le système de l’euro est en effet instable (surtout en période de crise) à cause des divergences économiques au sein des différents pays de l’union européenne.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 3 février, l’économiste Jean Claude Werrebrouck dans son article (contreinfo) a brillamment résumé la situation :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« La solution serait, en Europe, de contourner la très dangereuse divergence croissante des taux d’intérêt sur la dette souveraine en mutualisant les risques. Ce contournement suppose la création d’une agence commune d’émission faisant disparaître les « spreads ». Mais cela suppose des stratégies de coopération interétatiques aboutissants à des règles contraignantes pour les Etats menacés de dépôt de bilan. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">A vrai dire, cette idée n’est pas nouvelle et l’on peut d’ailleurs remonter à Erik Robert Lindahl qui parlait dejà d’un trésor européen en 1930 et, en 1989, Carlo Ciampi (banquier et 10ème président de la République Italienne) avait fait une proposition qui désirait donner le monopole de l’émission de l’euro à la BCE (proposition Ciampi). Le rapport Lamfalussy (2004) avait été plus précis et démontrait la nécessité d’un régulateur unique. Un article récent de Bruegel (think tank oeuvrant pour le développement économique de l’europe) parle ainsi de la création d’un régulateur financier unique en Europe.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, l’urgence de la situation nous oblige à créer une « structure de défaisance » nous permettant de racheter les créances douteuses ce qui est pour le moment impossible car nous ne possédons pas un trésor européen. Ceci est confirmé par Anton Brender, chef économiste de la banque Dexia : « Il faut quelqu’un qui achète les dettes, or, même à l’échelle de la zone euro, il n’existe pas de Trésor commun. Voilà toute l’ambiguïté de l’Union monétaire européenne. Elle est dotée d’une même monnaie, mais la Banque centrale européenne ne dispose d’aucune autorité en matière prudentielle vis-à-vis des banques ». Source : Le Figaro.fr du 24 09 08. Plus récemment, l’économiste Michel Aglietta a démontré que le système de l’euro était fragile car il ne pouvait pas (contrairement à la FED) se positionner comme prêteur central en dernier ressort car la BCE n’émettait pas l’euro et possédait peu de fonds propres.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pourtant, la mise en place de ce trésor européen a toujours été perçue comme politiquement irréalisable. M. Maurice Blin avait ainsi souligné l’impossibilité de créer une autorité internationale unique, chargée de la régulation financière. Source : Bienvenue au Sénat (rapport d’information du mercredi 22 mars 2000).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, peu à peu, l’ampleur de la crise a modifié les points de vue. Ainsi, Christian de Boissieu, Professeur d’économie à l’Université de Paris I et Président du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier Ministre a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Du point de vue de la gouvernance, cette crise est apparue comme un nouveau défi pour une Europe en manque d’institutions politiques. » Nicolas Sarkozy a par ailleurs, devant le Parlement de Strasbourg, appelé, « à la lumière de la crise financière », à la création d’un &laquo;&nbsp;gouvernement économique clairement identifié&nbsp;&raquo; dans la zone euro, travaillant aux côtés de la Banque centrale européenne. Source : Le Point.fr (21/10/2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons donc, contrairement à ce que pensent certains, l’Europe sortira renforcée par cette crise car elle se dotera d’une BCE renforcée ayant le monopole de l’émission de l’euro, de fonds propres (création d’un impôt européen), d’un trésor européen, d’un « gouvernement économique » mais surtout s’élargira.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, les pays indépendants comme le Royaume-Uni et la Suisse  n’auront pas d’autres choix que d’intégrer la zone euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Jean-Pierre Jouyet directeur du Trésor au ministère des finances (de 2000 à 2004) a d’ailleurs affirmé le 21 octobre 2008 :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Soit la Grande-Bretagne reste à côté et la zone euro avancera, avec un maximum de coopération avec les Britanniques. Soit, lorsque les conditions seront réunies, elle rejoindra la zone euro. Celle-ci en serait alors plus forte pour affronter les défis de la régulation économique et financière. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les conditions sont aujourd’hui réunies car le Royaume-Uni est ruiné et sa devise s’effondre de jour en jour.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quant à la Suisse, l’on peut résumer son problème à une expression « too big to save » car UBS et Crédit Suisse, ses deux principales banques possèdent des bilans de 3000 milliards de dollars soit 10 fois le PIB du pays. L’euro sera là aussi la seule planche de salut. Je n’aborde même pas le problème de l’Irlande qui a littéralement « un revolver sur la tempe » et ratifiera le traité de Lisbonne pour s’en sortir.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Voilà, les adeptes de la « démondialisation » seront déçus ainsi que ceux qui pensaient pouvoir profiter de la crise pour changer ce système. Dans mon prochain article (N°2) je démontrerai de façon précise comment les autres pays seront obligés de s’intégrer dans des pôles continentaux (North American Union pour les USA par exemple) et surtout comment, face à la dislocation du système monétaire actuel, sera créée la nouvelle monnaie globale qui sera totalement déconnectée des états-nations.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il reste cependant quelques esprits brillants comme Paul Jorion qui ont compris que cette crise est le révélateur de problèmes structurels plus importants. Il va falloir ainsi s’interroger sur notre système économique basé sur la consommation à partir de dettes qui détruit notre planète et l’humanité qui est en nous.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La grande crise actuelle est surtout celle de l’esprit, une faillite intellectuelle majeure car nous sommes face à des problèmes (surpopulation, pollution, problèmes de l’eau, captation des richesses par quelques « seigneurs financiers ») que seule « une constitution pour l’économie » qui implique des changements radicaux pourra résoudre.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La sagesse des anciens peut nous éclairer, comme cette phrase de Sitting Bull, grand chef des sioux :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>“Après que le dernier arbre aura été coupé, après que la dernière rivière aura été empoisonnée, après que le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement vous vous rendrez compte que l’argent ne peut être mangé.”</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°2 : des monnaies continentales</strong></span></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon article <span class="spip_out">Crise systémique : les solutions (n°1 : l’euro)</span>, j’ai tenté d’expliquer les solutions qui seront apportées dans le cadre européen :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- stabilisation de la monnaie européenne avec une BCE ayant le monopole de l’émission de l’euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- création d’un trésor européen permettant de mettre en place une structure de défaisance permettant de sauver les banques.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- création d’un gouvernement économique, ce qui répond à la célèbre boutade de Kissinger : « l’Europe, quel numéro de téléphone ? ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- intégration des pays en difficultés (Royaume-Uni et Suisse).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je n’avais pas, volontairement, abordé le problème de l’Europe centrale et orientale qui va donc être étudié ici.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La crise systémique actuelle va ainsi totalement bouleverser le monde en détruisant les monnaies nationales et donc par conséquence, les états-nations, ce qui peut être illustré par cette phrase essentielle de Paul Jorion (sur son blog du 11 février 2009) : « Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à la crise, les différents pays du monde n’auront en effet qu’une seule solution, s’associer au sein d’unions continentales et mettre en place de nouvelles monnaies communes. Nous assistons donc, et cela va être analysé ici, à la mise en place accélérée de ce que certains nomment « le nouvel ordre mondial ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. Les pays d’Europe de l’Est.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ils sont en ce moment, au cœur de l’actualité. Ainsi, mardi 17 février, les agences Moody’s et Standard &amp; Poors ont indiqué que la crise en « Europe de l’Est » pourrait provoquer des problèmes aux banques occidentales qui ont prêté 1500 milliards de dollars (chiffre avancé par le rapport de Morgan Stanley). Moody’s prévoit donc de baisser la note des banques exposées sur l’Europe de l’Est. Source : Bloomberg, dimanche 22 février.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, la plupart des emprunts réalisés sont accordés en Franc-Suisse (60% pour la Hongrie selon la Banque Nationale Suisse) ce qui pose un problème gigantesque car les monnaies nationales s’effondrant, les remboursements explosent (plus de 30% en Roumanie par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) évalue un volume de défaillance qui devrait atteindre 10% ! Or, selon le quotidien « Le Monde » du 14 février 2009 : « Engagée à hauteur de 230 milliards d’euros, l’Autriche est le premier investisseur européen de la région ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le quotidien Der Standard de Vienne a d’ailleurs déclaré : « Un taux de défaillance de 10% conduirait à l’effondrement du secteur financier autrichien ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, au-delà du problème Autrichien, nous assistons dans cette région à la destruction des monnaies nationales.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le zloty polonais a ainsi perdu 36% de sa valeur depuis juillet, le forint hongrois 25% et la couronne tchèque près de 22% (Source : La Presse Affaire du 23 février 2009). Les économistes de la banque Dresner ont ainsi déclaré « les devises d’Europe de l’Est sont engluées dans une spirale de dépréciation », et « pour l’euro, c’est une bombe à retardement ». Source : Le Monde du 21 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je n’hésite pas à l’écrire ici, ces monnaies sont condamnées et seront remplacées par l’euro car il n’y a pas d’autres alternatives. Ceci est d’ailleurs confirmé par les discussions du gouvernement polonais concernant le taux de change ERM-2 qui est surnommé l’anti-chambre de l’Euro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous allons de plus assister à une redistribution géopolitique de la région car une partie des pays de l’Est ne se tourneront pas vers l’Europe mais vers la Russie au sein de la CEEA.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">II. La CEEA</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La Communauté économique eurasienne est une organisation internationale de coopération économique qui a été créée en 2000. Elle est l’organisation économique de la CEI (regroupant 11 anciens pays du bloc soviétique) dont la Russie et la Biélorussie sont les acteurs principaux. Or, le 3 février, a eu lieu une réunion au Kremlin au cours de laquelle la création d’une monnaie unique : le rouble, ainsi que d’un espace économique commun ont été débattus. (Source : Courrier International du 4 février 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Un fond anticrise de 10 milliards de dollars a par ailleurs été créé. Le quotidien Vremia Novosteï a souligné l’importance de ce sommet en déclarant qu’il mettait en place : « Quelque chose comme l’OTAN et le FMI sous l’égide russe ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine a affirmé : « nous aidons nos plus proches pays qui ne peuvent tellement compter sur l’assistance d’autres Etats. La Russie ressent sa grande responsabilité dans l’espace de la CEI et en premier lieu de la Communauté économique eurasiatique (CEEA) ». Nous le voyons, cette crise est en train d’accélérer la coopération autour de la Russie. Le Kazakhstan, la Biélorussie, le Kirghizstan, l’Arménie, et le Tadjikistan sont déjà soutenus et un prêt à l’Ukraine ne saurait tarder.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les conséquences géopolitiques de la crise sont énormes. La Russie profite ainsi de la fragilité économique des USA pour renforcer son hégémonie et seule la Géorgie reste pour le moment la chasse gardée américaine. N’oublions pas que les USA doivent évacuer la grande base de Manas (Kirghizistan) et désirent donc s’installer en Géorgie afin de conserver une présence dans le Caucase du Sud.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Certains déclareront que la Russie ne pourra pas aider ses voisins car sa monnaie, le rouble est en difficulté. Elle a ainsi dépensé plus de 36% de ses réserves de change pour défendre sa monnaie. (Source : Contreinfo du 21 février 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, il faut le rappeler, le cours du rouble dépend étroitement du cours du baril de pétrole (qui est au plus bas actuellement à 40 dollars). Il existe cependant un sauveur providentiel pour la Russie : la guerre. En effet, Benyamin Netanyahou a dit : « Quand je formerai le nouveau gouvernement israélien, nous ferons ce que nous avons fait par le passé avec le réacteur de Saddam, ce qui nous a rapporté 20 ans de tranquilité. » Source Norman Salomon (antiwar) le 7 janvier 2006. Sans parler d’Avidgor Lieberman qui a insisté sur le fait que « l’Iran était l’ennemi public numéro 1 ».Source : Jerusalem Post du 10 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Fin janvier, 3000 tonnes de munitions (ce qui est totalement inhabituel) envoyées par les USA sont arrivées en Israël. Reuters a ainsi affirmé le 10 janvier 2009 que « ce genre d’affrètement vers Israël est rare. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le cours du baril explosera alors bien au-delà des 150 dollars, un scénario idéal pour le rouble !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La guerre en Iran (et plus tard au Pakistan) aura donc pour effet de « sauver » l’économie russe, un paradoxe (ordo ab chaos).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons ici, le lien entre la guerre et l’économie est direct. Il va falloir, et je le répète à chacun de mes articles, créer ce que Paul Jorion nomme « une constitution pour l’économie » qui nous préserve des monstruosités à venir.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon prochain article (n°3), je me pencherai sur le cas de l’Asie et surtout des Etats-Unis, tout un programme !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion, il est toujours intéressant d’avoir un regard extérieur sur ce que nous sommes et ce regard-là est impitoyable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>« <em class="spip">Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.</em> »</strong> <em>(Sitting Bull grand chef des sioux)</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: medium;">N°3 : un nouveau dollar</span></strong></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mes articles (n°<span class="spip_out">1</span> et <span class="spip_out">2</span>), je me suis attaché à démontrer que la crise actuelle ne pourrait pas avoir de solution économique. Elle nécessite en effet une réponse politique forte (une réponse insuffisante sera choisie), capable de bouleverser de fond en comble les structures monétaires et étatiques actuelles.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Henri Guaino conseiller spécial de Nicolas Sarkozy  a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">Si les experts ont du mal à imaginer un autre monde que celui dans lequel ils ont vécu, les responsables politiques sont davantage conscients de la nécessité du changement. Pour refonder le capitalisme, ils doivent imposer des solutions non pas techniques mais politiques.</em> » Source : Le Monde du 17 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’ai ainsi pointé du doigt le fait qu’au final, les grands ensembles continentaux sortiraient renforcés au détriment des nations. Ma réflexion s’était surtout focalisée sur l’Europe (l’euro) et le bloc euro-asiatique (CEEA). L’objectif sera ici de tenter de vous éclairer sur les solutions qui seront apportées en Asie dans le cadre de l’ASEAN et surtout aux USA.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">I. L’ASEAN</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 14ème sommet de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-Est créée en 1967 comprenant : Indonésie, Malaisie, les Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Myanmar et Cambodge) confirme ce que j’affirme depuis des mois.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, au-delà du fond d’entraide de 120 milliards de dollars (comme prévu par les accords de Chiang Mai), il convient de noter son élargissement en créant une zone de libre échange avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. De plus, la décision de créer une communauté économique (sur le modèle européen) a été confirmée (charte de l’ASEAN de décembre 2008). Source : AFP du 01 mars 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que cette communauté économique comprendra la Chine (accords de 2001 et déclaration de Dunhuang de septembre 2004). Source CCTV.Com du 28 février 2009. L’Inde, ayant pour principal partenaire commercial les pays d’Asie de l’Est, désire aussi intégrer l’ASEAN.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, un prochain sommet doit avoir lieu (10 et 12 avril 2009) entre l’ASEAN et ses partenaires qui sont : la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Corée du Sud, l’Inde, le Japon et la Chine. Source : XINHUA du 28 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’élargissement et le renforcement d’AFTA (accord de libre-échange opérationnel depuis le 01 janvier 2003) seront au programme. Nous le voyons donc, la crise va rapprocher les pays d’Asie sinistrés par la crise économique en cours et nous aurons très prochainement un grand pôle asiatique avec une monnaie unique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Robert Mundell, économiste, inventeur de la théorie des « zones monétaires optimales » (et partisan d’une monnaie mondiale) a donné son analyse à l’université Nankai de Tianjin en juin 2002. Il a déclaré que l’Asie devrait créer une organisation de monnaie unifiée, le dollar asiatique, qui devrait être établi au plus tôt, et que la Chine pourrait jouer le premier rôle dans cette organisation.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, en mars 2006, la Banque asiatique de développement (ADB) a annoncé l’idée d’une monnaie asiatique commune virtuelle : l’ACU (Asian currency Unit). N’oublions pas que sa valeur serait calculée à partir de la valeur moyenne (une « monnaie panier ») des principaux pays d’Asie (Chine, Corée du Sud, Japon et membres de l’ASEAN). Je vous rappelle au passage que l’ECU (unité monétaire européenne) est devenu l’euro et nous aurons là aussi un glissement d’une monnaie virtuelle vers une monnaie réelle. Bruno Jetin, économiste à Institut de recherche pour le développement (IRD, France) possède la même analyse et déclare : « Ces progrès rendent encore plus nécessaire la création d’une monnaie asiatique commune voire unique à l’instar de l’écu puis de l’euro. » Source : Le Réseau Asie du 01 juillet 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il existe cependant des preuves plus flagrantes de la montée en puissance de cette communauté asiatique. En effet, le 14 janvier 2009, la France a nommé Philippe Zeller ambassadeur auprès du secrétariat de l’ASEAN (le Royaume-Uni, la Chine et les USA ont eux aussi nommé des ambassadeurs).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Sur le site officiel du gouvernement, on peut d’ailleurs lire la déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’Union européenne se félicite de l’entrée en vigueur (15 décembre 2008) de la Charte de l’ASEAN. Ce texte, qui définit un nouveau cadre institutionnel, marque une étape importante dans le processus d’intégration régionale en Asie du Sud-Est.</em> »  Source : diplomatie.gouv.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas qu’elle représentera un marché de plus de 2 milliards de personnes et surtout, sera la première puissance économique mondiale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ainsi, les états, qui ne sont plus capables d’assumer seuls les coûts faramineux de la crise, sont obligés de s’intégrer au sein d’unions continentales. Il en sera de même pour les USA qui devront s’associer avec le Mexique et le Canada dans le cadre de l’Union Nord Américaine (North American Union).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">II. La NAU (North American Union).</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’avais, il y a quelques mois, déjà abordé le sujet de la NAU. Je vais ici en retracer l’historique.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’histoire de l’unification du continent nord-américain débute en 1912, dans un ouvrage intitulé « Philip Dru administrateur » écrit par le conseiller du président Wilson, le colonel House.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">1er janvier 1994 est signé l’Aléna, un traité créant une zone de libre-échange entre les trois pays d’Amérique du Nord : le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Henry A. Kissinger, dans le Los Angeles Times du 18 juillet 1993 (p. M2) avait d’ailleurs déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’ALENA sera l’avancée la plus constructive vers un nouvel ordre mondial faite par un groupe de pays depuis la fin de la guerre froide, et le premier pas vers une vision encore plus large de la zone de libre-échange pour l’hémisphère ouest&#8230; L’ALENA n’est pas un accord commercial traditionnel mais l’architecture d’un nouveau système international.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Septembre 1999, l’économiste canadien G. Herbert Grubel publie un livre intitulé « The Case for Amero » qui reprend la même idée et annonce même une monnaie unique pour les trois pays : l’Améro.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Août 2001, les choses se précisent lorsque Robert A. Pastor écrit « Toward North american community ». Dans cet ouvrage, il s’agit de créer une entité politique avec une monnaie unique qui remplacerait le dollar américain, le peso et le dollar canadien.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- Le 23 mars 2005 est signé à Waco, au Texas, le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) dans le cadre de l’ALENA, de facto l’acte de naissance officieux de la NAU. Il existe des preuves de la création de cette nouvelle communauté que vous pouvez trouver sur le site du CFR (Council on Foreign Relations). Il suffit de cliquer sur « Publication type », ensuite « Task force reports » et vous trouverez 2 documents : Creating a North American Community et Building a North American Community. Comme vous pouvez le constater, je n’avance rien au hasard.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur de la crise, les USA n’ont plus le choix et doivent accélérer le processus d’intégration du continent nord américain et surtout changer de monnaie. Un petit tour d’horizon de la situation économique américaine permettra de mieux cerner le problème. Le PIB US a ainsi chuté de 6,2% au quatrième trimestre 2008 et « l<em class="spip">es statistiques publiées jusqu’ici pour le premier trimestre (2009) montrent que nous sommes partis pour un autre film d’horreur</em> », résume Rob Carnell, de la banque ING. Source : Libération.fr du 28 février 2009.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je rappelle que le dernier chiffre du nombre de chômeurs indemnisés (26 février) dénombre 5 112 000 personnes auquel il faut ajouter les 650 000 chômeurs du seul mois de février. Nous aurons donc au mieux, 8 000 000 de personnes indemnisées fin juin. Et cela ne concerne que les chiffres officiels qui, nous le savons tous, sont inexacts et largement sous-évalués.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Pour rappel, la Maison Blanche a réalisé son budget sur une prévision de chute du PIB de 1,2% et il faudra donc trouver, si tout va bien, 700 milliards de dollars supplémentaires. Or, je le rappelle, le PIB des USA devrait baisser de plus de 10 % en 2009 (le PIB des USA a chuté de 9% de 1929 à 1930) ce qui équivaudrait à créer « ex nihilo » 1400 milliards de dollars. Ceci n’a pas été comptabilisé par Paul Craig Roberts (économiste et sous secrétaire au trésor dans l’administration Reagan) qui déclarait le 3 mars sur Contreinfo : « <em class="spip"> Les mesures économiques de Bush et Obama totalisent 1 600 milliards de dollars, et chaque dollar devra être emprunté, sans que personne ne sache où. Cette somme gigantesque va compromettre la valeur de la devise américaine, son rôle en tant que monnaie de réserve, la capacité du gouvernement des États-Unis d’honorer sa dette, ainsi que le niveau des prix</em>. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que les ventes d’automobiles se sont totalement effondrées aux USA. Ford a ainsi enregistré une baisse de 48% de ses ventes en février, Chrysler 44 % et General Motors 52,9 %.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, le compte à rebours a commencé pour General Motors et Chrysler qui devraient se déclarer très bientôt en faillite. Ce sera alors le krach ultime (la plus grosse faillite de tous les temps) qui entraînera la bourse et le chômage vers des profondeurs abyssales ce que démontrent différentes études, évaluant entre 2 et 3 millions le nombre de chômeurs supplémentaires (qu’il faudra ajouter aux 8 millions du mois de juin).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Mais, le plus inquiétant concerne le versement des pensions. Raymond Van der Putten a ainsi démontré que le système US de retraite ne pouvait faire face à une crise économique majeure. Source : « La crise du système de retraite américain », BNP Paribas Conjoncture, janvier 2007.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC) qui a déjà un déficit de 13 milliards de dollars (évaluation de la cour des comptes américaines : GAO) devra garantir les pensions de millions d’américains, ce qui lui est impossible. Par exemple, General Motors doit verser 12,3 milliards de dollars pour les retraites avant 2014 (source : Moneynews.com du 6 mars 2009). L’état devra là aussi intervenir pour éviter l’effondrement de son système de retraite.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je vous invite de plus à consulter le rapport explosif (tout va mal !) du GAO de janvier 2008 dont voici le lien : rapport GAO du 17 janvier 2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le gouvernement fédéral devra aussi aider ses états dont la plupart sont au bord de la faillite (Californie par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De plus, le LEAP/E2020 évalue à 10 000 milliards de dollars les « actifs fantômes » des banques que le gouvernement US devra « éponger ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Lorsque l’on additionne l’ensemble des dépenses supplémentaires qui devront être effectuées on se trouve donc très loin des 5000 milliards de l’économiste Nouriel Roubini. Le dollar ne survivra pas à cette épreuve (hyperinflation) et sa chute démarrera bientôt. Les USA changeront alors de monnaie, s’associeront avec le Canada et le Mexique. Une nouvelle devise apparaîtra (dollar nord américain ou améro) qui sera fortement dévaluée par rapport au dollar US (peut être un rapport de 1 à 1O) et qui permettra d’effacer les dettes.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Barack Obama aura ainsi raison car « L’Amérique sortira plus forte de la crise » et comme le phoenix (son emblème) renaîtra de ses cendres.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous assistons donc à un vaste remodelage du monde. Je n’ai pas parlé de l’Amérique du Sud, qui, pourtant, suivra le même chemin de l’unité dans le cadre du Mercosur avec là aussi une monnaie unique. L’Afrique, quant à elle, mettra plus de temps à s’unifier au sein de l’Union Africaine. Il reste bien évidemment le problème du Proche-Orient, un problème qui sera bientôt résolu par un conflit gigantesque : la troisième guerre mondiale qui permettra de redistribuer les cartes. N’oublions pas que l’Union Européenne est directement issue du second conflit mondial (Ordo ab Chao).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans mon quatrième et dernier article, j’étudierai les bouleversements qui seront apportés à notre système monétaire. Des changements fondamentaux qui vous surprendront à plus d’un titre et qui mélangeront monnaies locales, monnaies continentales et surtout monnaie mondiale.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion, j’ai démontré que la crise actuelle détruit les monnaies nationales et donc par voie de conséquence, les Etats-nations qui se retrouvent dans l’obligation de s’intégrer à de grands ensembles continentaux. Pourtant, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux : la concentration du capital (les 250 plus riches possèdent autant que les 2,5 milliards les plus pauvres), la destruction de notre planète par notre société de consommation et la surpopulation.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La destruction des retraites (15 millions de Britanniques n’auront que le minimum versé par l’état, soit 540 livres sterling) et le chômage de masse perdureront. Partout, la protection sociale reculera et se soigner deviendra un luxe. Quant à notre liberté, elle risque fort de disparaître au profit d’états de plus en plus sécuritaires.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’idée de Paul Jorion de créer une nouvelle « constitution pour l’économie » s’impose donc. Je laisse ici ces pensées remarquables de Raoul Vaneigem (« Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l’opportunité de s’en défaire ») :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">A l’heure où la faillite de l’économie comme système de survie frappe de dérision tant d’efforts investis dans la rage de gagner plus, d’être le meilleur, de posséder davantage, peut-être un revirement d’attitude est-il prévisible, peut-être l’opiniâtreté mise à se délabrer dans le travail va-t-elle redécouvrir la création des êtres, des choses, de l’environnement comme plaisir d’exister ?</em></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em class="spip">L’économie propage ainsi la subversion mieux et plus vite qu’une horde d’agitateurs spécialisés. Il suffit de jeter un regard sur les vitrines spectaculaires où la société exhibe les modèles de sa respectabilité et de son infamie ; il n’y traîne plus guère que des spécimens défraîchis de rois, prêtres, papes, policiers, militaires, noblions, bourgeois, bureaucrates, prolétaires, riches, miséreux, exploiteurs, exploités&#8230; et l’on a peine à croire qu’autour de tels magots s’élevèrent, il n’y a pas si longtemps, les ardeurs de la haine et de l’admiration. Jamais une époque n’a été à ce point soldée à des prix défiant toute concurrence.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°4 : régions et monnaies complémentaires</strong></span></span></p>
<div class="article-chapo" style="text-align: justify;">Dans mon dernier article (n°3), j’ai tenté de démontrer que le dollar ne survivrait pas à la crise. Or, le 18 mars, la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette (je l’avais annoncé l’année dernière). Cette information a fait quelques lignes dans les quotidiens nationaux (rien à la télévision) qui, pour l’essentiel, ont commenté cela de façon positive. Pourtant, cette date restera dans les livres d’histoire et sera plus importante que le fameux jeudi noir (krach de 1929) car elle marque la fin, à plus ou moins brève échéance du dollar et donc des USA. Il est donc temps d’éteindre votre télévision et de vous informer sur le net.</div>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce jour là Paul Jorion annonçait sur son blog que c’était « la fin du capitalisme », les analystes de la banque Standard Chartered ont intitulé une note : &laquo;&nbsp;le jour où le dollar est mort&nbsp;&raquo; et Alan Ruskin, analyste chez RBS, déclarait : « Nous sommes témoins de la chute de Rome ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur de la crise, des experts de plus en plus nombreux, avancent l’idée que l’Europe et les USA risquent l’éclatement. J’ai démontré par ailleurs que de grands pôles continentaux (ASEAN, CEI, North American Union) sont en train d’émerger. Cela peut paraître contradictoire et pourtant ces deux phénomènes auront lieu. Nous assistons donc à la fin des nations avec l’apparition de grands ensembles qui auront pour échelon administratif les régions. Les monnaies nationales peu à peu seront remplacées par des monnaies complémentaires.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong class="spip">La région, nouvel échelon administratif.</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Peu d’experts ont compris l’importance du rapport Balladur sur les régions et surtout sa pertinence en pleine crise systémique. Pourtant, il est au cœur des solutions qui vont être apportées. Pour comprendre, il faut remonter en 1966.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, Herbert Marshall McLuhan, philosophe, sociologue, spécialiste des médias et conseiller du vatican écrit à cette époque là un livre fondamental « War and Peace in the global Village » publié en 1967 et qui signe l’acte de naissance d’un nouveau concept : le glocal. (wikipédia doit modifier sa base de donnée sur le glocal). Un monde bouleversé par les nouvelles technologies.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le glocal est en effet un mélange de global et de local qui sera l’architecture fondamentale du nouvel ordre mondial avec d’un côté, les continents (dans un premier temps car eux aussi disparaîtront), de l’autre, des régions et de grands pôles urbains. Le sociologue Blaise Galland a d’ailleurs démontré le bouleversement majeur des technologies de l’information et l’impact économique qu’elles provoquent au niveau de l’aménagement du territoire. Il a déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">le processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d’échange et de traitement de l’information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d’organisations socio-spatiales au niveau local.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je suis d’ailleurs surpris que personne n’étudie le krach sous l’angle des nouvelles technologies qui sont en train de bouleverser la « vieille économie ».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’information est en effet fondamentale et elle possède une part de responsabilité majeure dans la crise actuelle car elle a permis d’accélérer les flux financiers de façon colossale et sur l’ensemble de la planète (crise mondiale). L’information, qui évolue de façon exponentielle pose ainsi le problème du contrôle, un contrôle totalement défaillant que certains ont appelé « la crise de la régulation » et que l’on va tenter de résoudre en renforçant les structures du FMI.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, économiste, spécialiste des monnaies (il a écrit « <em class="spip">The Future of Money</em> »), membre du club de Rome et surtout un des créateurs de l’euro a d’ailleurs brillamment étudié les liens existants entre information et économie. Pour lui, « T<em class="spip">out système complexe en forme de réseau, comme sont les écosystèmes, les organismes vivants, et les économies peut être perçu comme des systèmes de flux de matière, énergie et d’information.</em> » Je vais d’ailleurs démontrer que le rapport Balladur et les travaux de Lietaer sont intimement liés.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Je vous invite à vous procurer le livre blanc de Bernard Lietaer intitulé « Toutes les options pour gérer une crise bancaire systémique » que vous pouvez télécharger en pdf car c’est un document fondamental.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, ainsi, pense que le fonctionnement en réseau de l’économie doit reposer sur les régions. Il a d’ailleurs écrit « Pour une Europe des Régions : les Régions, compléments nécessaires à l’Euro », (Paris : Fondation Mayer, 2008).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La même idée se retrouve dans le rapport Balladur qui déclare à la page 10 (rapport Balladur : Il est temps de décider) :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">L’échelon régional est apparu au Comité comme le mieux adapté aux conditions nouvelles de la compétitivité étant observé, au surplus, qu’il existe un consensus européen sur l’importance du niveau régional dans les politiques de développement.</em> » Les régions vont de plus en plus se retrouver seules face à des Etats-nations ruinés. Par ailleurs les articles 2 et 3 de la Charte européenne de l’autonomie locale précisent :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">l’autonomie locale doit être reconnu dans la législation interne » et que « par autonomie locale, on entend le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de régler et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité et au profit de leurs populations, une part effective des affaires publiques</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer, lui, va plus loin : « <em class="spip"> Une décision importante de la part des gouvernements sera de permettre aux villes et aux gouvernements locaux de choisir eux &#8211; mêmes les monnaies complémentaires qu’il leur semble intéressant d’encourager en les acceptant en paiement de taxes de la ville ou de l’état.</em> » ( Livre blanc p 28).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Vous avez bien lu, les villes et les régions pourront créer des monnaies complémentaires. Certains pensent que cela est impossible et pourtant des expériences fonctionnent un peu partout comme en Suisse (WIR), ou en Allemagne (Chiemagauer).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En 1971 Jaime Lerner, le maire de Curitiba au Brésil a créé une monnaie sous forme de jeton de bus que les gens gagnaient en ramassant les ordures ce qui a permis à cette ville d’être une des plus prospère du Brésil. Jean-François Noubel parle même de monnaies libres qui permettraient un troisième niveau d’organisation économique dont la clé serait le travail collaboratif (comme Wikipédia par exemple).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer propose ainsi de créer des systèmes « Business-to-Business (B2B) » au niveau des entreprises (livre blanc p 27).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ceci n’est pas une hypothèse mais une réalité que Guerman Sterligov homme d’affaires russe est en train d’exploiter. Il a mis en place, dans toutes les grandes capitales (il a investi des millions d’euros dans ce projet à Londres, Paris, Bruxelles, Hongkong) un centre anticrise qui permet aux entreprises d’organiser des paiements à base de troc. Il a ainsi déclaré :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« <em class="spip">Adieu argent, crédit, taux d’intérêt&#8230; Le système capitaliste a atteint ses limites, il faut trouver de nouvelles règles du jeu</em> », « <em class="spip">Il ne s’agit pas seulement de troc mais d’un nouveau système de paiement, d’une nouvelle comptabilité.</em> » (Le Monde du 11.03.09).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La réalité dépasse la fiction et prouve que la crise systémique actuelle est bien plus grave que celle de 1929.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur du désastre économique, certains pourtant se posent la question de savoir si cette « régionalisation » du monde ne se fera pas dans la violence. Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l’automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. RIA Novosti du 24.11.2008.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 13 mars, Chuck Norris a ainsi organisé une rencontre des délégués de centaines de groupes armés texans pour discuter d’une éventuelle sécession du Texas. Face aux risques de guerre civile la FEMA a rapatrié un bataillon de l’armée US qui était en poste en Irak pour le déployer sur le sol US. (Source : Army news).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nathan Freier professeur au US Army War College, la principale institution de formation de l’armée pour les futurs officiers, conseiller et expert de politiques et d’analyse à la sécurité et à la défense a d’ailleurs rédigé un rapport qui met l’accent sur les risques de guerre civile aux USA (pages 31, 32 et 33 : <a class="spip_out" href="http://www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB890.pdf">www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB890.pdf</a>)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Quoi qu’il en soit l’Union nord américaine du Canada et des USA est déjà une réalité et les régions (états désunis) qui seront créées par la violence ou sans violence s’intègreront au sein de cette union.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">N’oublions pas que le 27 novembre 2006, la Chambre des communes du Canada a reconnu que le Québec formait une « nation » au sein du Canada. Vous pouvez d’ailleurs trouver des cartes du Canada sur les sites officiels comprenant 5 régions : Le Canada atlantique, le Nord, l’Ontario, l’Ouest canadien et le Québec. Nous aurons donc une North American Union organisée dans un premier temps autour d’une dizaine de régions et qui intègrera le Mexique plus tard.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En ce qui nous concerne, nous assistons au même phénomène et le rapport Balladur qui prévoit dans sa proposition numéro 1 de « favoriser les regroupements volontaires de régions et la modification de leurs limites territoriales pour en réduire le nombre à une quinzaine » n’est qu’un épisode local qui se répètera partout en Europe.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous sommes en train de changer de monde et pourtant pour reprendre la célèbre formule du Comte de Lampedusa : « <em class="spip">il faut que tout change pour que rien ne change</em> ». En effet, toutes ces réformes ne résoudront pas les problèmes fondamentaux d’un système économique obsolète. Francis Neri (spécialiste de l’éducation, de la formation et du conseil, Président de l’Institut Européen de socialisation et d’éducation) a pourtant dit l’essentiel : « <em class="spip">Les crises : économique, sociale, écologique, énergétique, des matières premières, alimentaires, sont inter reliées et l’on ne peut considérer l’une sans se préoccuper des autres</em>. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il faut donc analyser le problème dans sa globalité et à différents niveaux.</p>
<ul>
<li> Le premier niveau d’analyse, celui de la finance et de la titrisation a déjà été abondamment débattu.</li>
<li>Le deuxième niveau qui sera l’objet de ma prochaine étude (n°5 : une monnaie mondiale) car malheureusement, nos dirigeants sont incapables d’aller plus loin (ils servent le système), concerne le problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer.</li>
<li>Le troisième niveau concerne l’adaptation de notre système économique aux nouvelles technologies de l’information qui détruisent les emplois par millions. Une réflexion profonde doit être engagée sur la notion de travail (le chômage explose) qui est ne l’oublions pas une invention tardive de l’homme. Les tribus dites « primitives » estiment que c’est une aberration. Smohalla, chef indien Sokulls déclarait : « <em class="spip"> Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves</em>. »</li>
<li> Le quatrième niveau concerne l’énergie. La fin du pétrole est programmée et nous n’avons encore pas trouvé d’alternatives valables. Or, il faut le rappeler, toute notre économie repose sur cette énergie encore bon marché et facile d’utilisation (mais polluante).</li>
<li> Le cinquième niveau concerne le capitalisme lui-même qui est basé sur la consommation à partir de dettes. Un système totalement injuste que les plus grands économistes américains comme John Maynard Keynes ont critiqué : « <em class="spip">nous commençons à le mépriser</em>. » (L’autosuffisance nationale, 1933).</li>
<li>Le sixième niveau concerne la démocratie et notre liberté qui sont en danger. Par accumulation du capital (l’argent appelle l’argent), une petite poignée d’hommes finissent par avoir la réalité du pouvoir. J. K. Galbraith économiste et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy nous a pourtant mis en garde :</li>
</ul>
<p class="spip" style="text-align: justify; padding-left: 60px;">« <em class="spip">En fait, il peut n’y avoir qu’un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent</em> ». Source : « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.</p>
<ul>
<li> Le septième niveau concerne l’écocide que provoque notre système économique (Un écocide est un acte de destruction d’un écosystème, notamment par l’exploitation excessive de celui-ci).Certains parlent même d’écophagie. Je signale au passage que l’eau potable, élément essentiel de la vie commence à manquer.</li>
</ul>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Au final nos élites « <em class="spip">s’efforcent de réduire notre malheur plutôt que de construire notre bonheur</em> » pour reprendre la célèbre phrase de Bernard Weber et nous avons, nous intellectuels, un rôle majeur à jouer. La crise systémique actuelle est une opportunité unique pour changer de monde, mais il faut tout d’abord changer nous-mêmes et nous remettre en question.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« Le boulot des intellectuels du courant dominant, c’est de servir en quelque sorte de « clergé laïque », de s’assurer du maintien de la foi doctrinale. Si vous remontez à une époque où l’Église dominait, c’est ce que faisait le clergé : c’étaient eux qui guettaient et traquaient l’hérésie. Et lorsque les sociétés sont devenues plus laïques [...], les mêmes contrôles sont restés nécessaires : les institutions devaient continuer à se défendre, après tout, et si elles ne pouvaient pas le faire en brûlant les gens sur le bûcher [...], il leur fallait trouver d’autres moyens. Petit à petit, cette responsabilité a été transférée vers la classe intellectuelle &#8211; être les gardiens de la vérité politique sacrée, des hommes de main en quelque sorte. » (Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, Noam Chomsky éd. éditions Aden, 2006, p. 187)</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: medium;"><strong>N°5 : une constitution pour l’économie</strong></span></span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On peut lire actuellement dans l’ensemble de la presse que l’économie mondiale redémarre, que la crise est sur le point de s’achever. C’est faux et voici pourquoi.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Abderrahmane MEBTOUL, expert international et surtout un des plus grands économiste d’Algérie a déclaré : « <em class="spip">de l’avis de tous, la crise actuelle est la pire que le monde ait connu depuis la grande dépression avec une perte en sous capitalisation, évaluée par le FMI, fin février 2009, à 52.000 milliards de dollars.</em> »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face aux catastrophes à venir, il a d’ailleurs lancé un appel, afin de mettre en place une cellule de crise en Algérie.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Selon l’agence Bloomberg, l’ensemble des dépenses, prêts et garanties offerts par l’Etat américain atteignent désormais les 12.800 milliards de dollars (PIB des USA : 14 000 milliards). <em class="spip">Boursier.com 31/03/2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’OCC (Office of the Controler of the Currency), l’agence de tutelle des banques Us a publié un rapport explosif (avril 2009).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">On apprend ainsi que la situation des prêts immobiliers est devenue incontrôlable avec 10 % de défaillances et surtout 694 056 procédures de saisies en cours au 4ème trimestre 2008. Vous pouvez d’ailleurs avoir le résumé de ces chiffres en consultant le tableau page 13 du rapport dont voici le lien : <a class="spip_out" href="http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2009-37a.pdf">http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2009-37a.pdf</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le département du Commerce a signalé que les mises en chantier ont chuté de 10,8% (510 000 au mois de mars) aux USA et que le nombre de permis de construire a reculé de 9% (513.000). <em class="spip">Source : Le Figaro.fr du 16/04/2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les 1000 milliards de dollars du G20 ont donc déjà été dépensés et je ne parle même pas de la faillite prochaine de General Motors et Chrysler (que j’avais annoncée l’année dernière).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Heureusement, il y a <a class="spip_out" href="http://robertreich.blogspot.com/2009/04/its-depression.html">Robert Reich</a>, ancien ministre du travail de Bill Clinton qui s’est « réveillé » le 3 avril et a indiqué sur son blog que la crise actuelle était comme en 1929 « une dépression » . Ouf, nous sommes sauvés !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Bernard Lietaer (qui a mis en place l’euro et spécialiste des questions monétaires) avait donné une image exacte de l’ampleur de la crise aux USA, dans son livre blanc en novembre 2008 :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« L’opération de sauvetage américaine coûtera plus que la somme de toutes les activités historiques suivantes du gouvernement américain, ajustée pour l’inflation : prix de l’achat de la Louisiane, le New Deal et le Plan Marshall, les guerres de Corée, du Vietnam, la débâcle de S&amp;L, la NASA et la course à lune réunis. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face à cette pyramide de problèmes nos gouvernements mettent en place des solutions provisoires qui n’auront pour effet que d’aggraver encore plus la situation. Quelles sont ces solutions :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">- le « bidouillage » de la comptabilité des banques.<br />
 &#8211; différer l’échéance fatale des prêts immobiliers aux USA.<br />
 &#8211; développer l’émission de DTS (droits de tirage spéciaux).</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">I. « Magouilles » comptables et prêts immobiliers US</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 02 avril, en plein G20, les USA ont changé leurs normes comptables ce qui va permettre d’après Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. d’améliorer le bilan des banques de 20 %. Un « miracle » a donc eu lieu qui permet désormais aux entreprises financières de fixer elles-mêmes le prix de leurs produits financiers (car il n’y a plus d’acheteurs) et tout cela sous la contrainte et les menaces. Arthur Levitt, ancien président de la SEC a dit :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« ce qui me perturbe le plus à propos de l’initiative de la FASB (l’organisme qui fixe les règles en matière de comptabilité, à l’origine de la nouvelle réglementation) est qu’elle semble résulter de menaces indignes de membres du Congrès, qui sont redevables à des représentants d’entreprises ».<em class="spip">Source : Bloomberg du 29 mars 2009 : « Mark-to-Market Lobby Buoys Bank Profits 20% as FASB May Say Yes »</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En Europe, Christine Lagarde (ministre de l’économie) indique « qu’il faut quand même que tout le monde soit placé sur un pied d’égalité », et donc, dans la liesse générale, les ministres européens des Finances réunis à Prague ont « appelé l’IASB (Bureau des standards comptables internationaux) à coopérer étroitement avec le FASB (américain) pour répondre immédiatement à ces problèmes. » Nous aurons ainsi droit nous aussi à notre « bidouillage » comptable. Nous vivons décidément une époque formidable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En ce qui concerne les prêts immobiliers US nous assistons au même phénomène. Je l’ai indiqué ci-dessus, 10 % des prêts immobiliers US ne sont pas remboursés. On renégocie donc à tour de bras et on retarde l’échéance qui sera fatale car la majeure partie de ces emprunteurs sont insolvables et la situation s’aggrave de jour en jour avec le chômage. D’ailleurs, un américain sur dix reçoit une aide en bons d’alimentation (<em class="spip">Reuters du vendredi 3 avril</em>) et 5,1 millions d’emplois ont été détruits depuis le début de la récession selon le journal Le Monde du vendredi 3 avril. C’est vrai, tout va bien ! Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez consulter l’excellent article de Paul Jorion du 12 avril (sur son blog) intitulé <a class="spip_out" href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=2778">La reprise aux États–Unis (non, je plaisante)</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En conclusion de cette première partie, je reprends les propos de Paul Krugman, prix nobel d’économie : « J’ai l’impression qu’elle [l’administration, ndlr] ne cherche qu’à gagner du temps au lieu d’admettre la réalité des pertes essuyées par les banques et de faire ce qui est nécessaire pour nettoyer ce foutoir. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Il ose même une phrase digne d’un théoricien du complot : « Le problème est que nous avons une administration qui va chercher conseil chez ceux qui ont créé cette crise ». <em class="spip">Source : Libération.fr du 15 avril 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Au-delà de ce déni de réalité, nous nous apercevons que nos dirigeants sont face au problème de notre système monétaire dont le pilier (le dollar) est en train de s’effondrer et tentent d’apporter des solutions que le G 20 a concrétisé en développant les DTS. Lorsque je lis certaines études sur la crise systémique actuelle, je suis stupéfait du manque de profondeur de certaines analyses. Ainsi, étudier le krach actuel en se focalisant sur les « dysfonctionnements » de la finance revient à donner une vision parcellaire du problème.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En effet, il faut l’analyser dans sa globalité et notamment sur le plan monétaire.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La destruction du dollar en cours pose un problème fondamental au monde. En effet, quelle sera la monnaie de référence des échanges mondiaux ? Ainsi, cette crise est une crise systémique car, sur le plan strictement économique, nous assistons à la faillite de notre système monétaire. De nombreux économistes ont une vision étroite du krach actuel et désignent la finance comme seule responsable de nos malheurs. Or, certains commencent à aborder le problème structurel que pose notre système monétaire. Il est temps de faire un petit rappel historique.</p>
<h3 class="spip" style="text-align: justify;">II. Analyse de la crise et DTS</h3>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En juillet 1944, les USA imposaient au monde le dollar comme monnaie de référence. C’était la mise en place de la charte monétaire dite de Bretton Woods. Or, il faut le rappeler, le dollar était à l’époque convertible en or (35 dollars l’once). Jacques Rueff, économiste, et surtout clairvoyant, avait alors déclaré que c’était pour le monde « le secret d’un déficit sans larmes. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Puis, par étapes successives, le dollar a cessé d’être convertible en or (1971), pire encore, il est devenu « flottant » (1973), c’est-à-dire déconnecté de toute réalité économique. D’ailleurs, John Connally, secrétaire au trésor, déclarait en 1971 : « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Cerise sur le gâteau, on a abandonné le système de change fixe par les accords de Kingston de janvier 1976 (les plantes jamaïcaines peut-être !).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Georges Pompidou qui a travaillé à la banque Rothschild de 1954 à 1962 (donc un spécialiste des questions monétaires) avait à l’époque donné un bon aperçu de la situation :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« il n’y a pas de système monétaire international valable sans parités fixes ». Nous nous sommes donc peu à peu acheminés vers un « non système monétaire ». Une étude récente de la banque mondiale a ainsi démontré que nous avons eu 176 crises monétaires depuis 1971.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Comment les USA ont-ils pu maintenir ce système si longtemps ? Par la violence, bien sûr. Thomas Friedman, conseiller spécial de la secrétaire d’État Madeleine Albright sous l’administration Clinton, avait été très explicite :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">« La main cachée qui tire les ficelles du marché a besoin d’un poing caché pour être efficace. McDonald’s ne saurait prospérer sans McDonnell Douglas&#8230; Et le poing caché qui assure un monde propice au développement des technologies de la Silicon Valley, c’est l’armée, les forces aériennes, la Marine et le Marine Corps américains ». <em class="spip">Source : Thomas Friedman, The Lexus and the Olive Tree : Understanding Globalization, Farrar, Strauss and Giroux, New York, 1999, p. 373</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">C’est d’ailleurs lui qui a promu les taux de change flottants en 1953 dans son article « The Case for Flexible Exchange Rates ». Il affirmait à l’époque qu’il fallait laisser les marchés déterminer la valeur des monnaies nationales. Cette vision anarcho-capitaliste de l’économie s’est diffusée partout dans le monde grâce à l’école de Chicago mais surtout au travers de la Société du Mont-Pèlerin (étrange pèlerinage !). Pascal Salin, ancien président de cette société, économiste et philosophe écrivait à l’époque : « Dans une période où le marxisme et l’interventionnisme étatique dominaient les esprits, Friedman a joué, à contre-courant, un rôle absolument irremplaçable. » Irremplaçable en effet car il a contribué à détruire l’économie mondiale après 176 crises monétaires !</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ceux qui recherchent les coupables, feraient mieux de regarder de ce côté. L’idéologie libertarienne a été une catastrophe que nous payons très cher aujourd’hui. Karl Popper, qui a participé à la création de la société du Mont- Pèlerin prosélyte de l’ultra libéralisme, savait très bien ce qu’il faisait : « La liberté, si elle est illimitée, conduit à son contraire ; car si elle n’est pas protégée et restreinte par la loi, la liberté conduit nécessairement à la tyrannie du plus fort sur le plus faible. » <em class="spip">Karl Popper « La société ouverte », ch.12, section 2</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Face au vide institutionnel, la finance a donc pris le dessus et la valeur de chaque monnaie a été déterminée par les marchés, une application directe des idées libertariennes de Milton Friedman qui a d’ailleurs obtenu un prix Nobel d’économie en 1976.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">D’ailleurs, James D Grant membre du CFR dans une discussion avec Paul Volcker (directeur du conseil pour la reconstruction économique) et Lawrence Summers (responsable actuel du conseil économique d’Obama), le 23 mai 2007, a dit : « <em class="spip">le dollar est basé sur la foi, nous émettons 850 milliards de dollar par an… Donc quelqu’un pense-t-il que c’est</em> …(inaudible) ». J’aime beaucoup la censure discrète (inaudible !). Nous sommes au mois de mai 2007 et ils savent que le système va dans le mur. Pour ceux qui comprennent l’anglais, un pur bijou ! Source : <a class="spip_out" href="http://www.cfr.org/publication/13468/bretton_woods_ii.html">http://www.cfr.org/publication/13468/bretton_woods_ii.html</a>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous connaissons la suite, une montagne de dette pour soutenir les USA, ce qui s’apparente à une taxe impériale, et nous avons laissé « <em class="spip">circuler 1000 fois plus d’argent qu’il n’existe d’actifs sous-jacents</em> » comme l’affirme Pierre Pascalon dans son étude pour l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques :« Il faut un véritable Bretton Woods II »).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, le 18 mars (« le jour où le dollar est mort », pour reprendre la célèbre phrase des analystes de la banque Standard Chartered) la FED (banque centrale US) a décidé de racheter des bons du trésor, ce qui revient à monétiser la dette.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Igor Panarin ancien expert des USA au KGB enfonce le clou en déclarant : « Le dollar n’est garanti par rien. » Le journal russe Izvestia affirme quant à lui : « La dette étrangère du pays a grandi comme une avalanche ; c’est une pyramide, qui doit s’effondrer. » <em class="spip">Source : Bloomberg.com du 25 novembre 2008</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Nous le voyons, notre système monétaire basé sur le dollar n’est plus viable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le problème de la monnaie est donc au cœur de cette crise et vous avez remarqué que j’insiste lourdement sur ce point car les solutions qui seront « trouvées » seront d’ordre monétaire. J’ai expliqué dans mes quatre précédents articles que les monnaies nationales étaient en phase avancée de destruction (dollar, livre sterling par exemple) et que de nouvelles monnaies continentales (dollar nord-américain, <em class="spip">Acu</em> pour l’Asie, <em class="spip">Sucre</em> pour l’Amérique du sud, l’<em class="spip">Arabo</em> lancé par le Conseil de Coopération du Golfe), virtuelles dans un premier temps, étaient en train de naître. Ainsi, nous assistons à la destruction des nations écartelées entre de grands pôles continentaux d’une part et des régions d’autre part. Des monnaies complémentaires apparaissent comme les comptes Hour gérés par la Bank of Ithaca dans l’état de New York par exemple. Le dollar s’effondre donc et avec lui l’Empire US car le cœur économique du monde s’est déplacé vers l’Asie (Chine et Inde).</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le 19 février, le quotidien du peuple (<em class="spip">People’s Daily</em>) annonçait que « la Chine autorisait les pays en déficit commercial avec elle à produire des obligations en yuans (et non en dollars). »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Elle a de plus signé un accord avec l’Argentine lui permettant de payer en yuan et « a conclu des accords d’échange de devises d’une valeur totale de 95 milliards de dollars, avec la Malaisie, la Corée du Sud, Hong Kong, la Biélorussie, l’Indonésie, et maintenant l’ Argentine ». <em class="spip">Source : China Economic Review du 31 Mars 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’AFP, le 26 mars, a affirmé « qu’un groupe d’experts de l’ONU dirigé par l’économiste américain Joseph Stiglitz a préconisé un nouveau système monétaire international pour remplacer l’actuel, basé sur le dollar. Un nouveau système monétaire international, ressemblant à des droits de tirage spéciaux (DTS) très élargis » La Chine a enfoncé le clou en proposant que les droits de tirage spéciaux (DTS ou SDR en anglais) puissent jouer le rôle « de monnaie de réserve supra- souveraine. »</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Georges Soros a confirmé : « la monnaie américaine pourrait finalement être remplacée comme devise mondiale de réserve, éventuellement par les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international ». <em class="spip">Source : Reuters  le 06 avril 2009</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les DTS ont été créés en 1966 par le FMI en complément des réserves officielles des pays membres, c’est un droit qui permet de « tirer » des devises. Les DTS sont déterminés en fonction d’un panier de valeur de 4 monnaies : le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. Il manque donc le yuan et le rouble.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Or, le 28 mars 2009, l’agence Reuters nous apprend que « la Russie est favorable à une extension du droit de tirage spécial (DTS) du Fonds monétaire international afin qu’il inclue le rouble, le yuan et l’or. » Ceci est dans le droit fil des propositions chinoises et confirmé par le Quotidien du peuple du samedi 11 avril.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Certains parlent même d’élargir le système à d’autres monnaies comme Arkadi Dvorkovitch, conseiller économique au Kremlin. Il faut cependant rappeler que le fonctionnement des droits de tirage spéciaux pose problème car il va falloir fixer de nouvelles quotités des monnaies qui constituent un DTS. Voici par exemple le panier de devises composant un DTS en octobre 2005 (Wikipédia) : 0,5770 USD &#8211; 0,4260 EUR &#8211; 21,000 JPY &#8211; 0,0984 GBP.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les quotités dépendent des quotes-parts des membres et vous l’avez deviné, les USA sont majoritaires avec 16, 77% des voix. Que va-t-il se passer lorsque la Russie et la Chine entreront dans le système ? Il faut rappeler que de par son fonctionnement, le droit de tirage spécial favorise celui qui fournit les liquidités et, je vous le rappelle, les USA sont ruinés (ils devront fournir 100 milliards de dollar pour le plan de relance du G20). La Chine devrait donc logiquement devenir un acteur majeur de cet instrument monétaire.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">De plus, il s’agit d’un crédit et il faudra donc payer des intérêts .D’ailleurs, face aux besoins croissants de liquidités et la défaillance prochaine de nombreux états il est à craindre que le FMI ne laisse se développer les droits de tirage de manière anarchique. De nouveaux emprunts obligataires libellés en DTS apparaîtront, du crédit pour résoudre la crise du crédit, ubuesque.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce système est appelé à être provisoire et comme l’Ecu, monnaie virtuelle qui s’est transformée en euro, nous aurons dans un premier temps des monnaies continentales (Sucre, Acu, etc) qui deviendront réelles pour, au final, être regroupées au sein d’une monnaie unique mondiale dont plusieurs noms circulent (Global, Phoenix, Terra). Je désirais écrire un article au sujet de la monnaie mondiale (prochain opus) mais l’actualité des DTS a pris le dessus.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Voilà, j’espère vous avoir éclairé sur le fonctionnement de notre pauvre petite planète. Il manque cependant une analyse, et ce sera ma conclusion.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">J’ai été très surpris de ce qui a été écrit concernant l’arrestation de Bernard Madoff. Il a d’ailleurs été très étonné lui-même des accusations de monstre lancées contre lui. Sa ligne de défense est simple et elle devrait vous en dire long sur notre système économique. Il a ainsi déclaré que l’économie mondiale était une vaste pyramide de Ponzi et qu’il ne comprenait pas pourquoi il devenait le bouc émissaire d’un système alors qu’il en était le révélateur. Ce système qui fonctionne sur la dette et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts impose au fil des ans d’élargir la base de crédit. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule. Voilà, c’est aussi simple et stupide que cela. Le chômage va donc exploser, les retraites se transformeront en revenu minimum, la sécurité sociale sera réservée à quelques-uns. Dans les pays pauvres, on mourra de faim par millions.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">La solution classique consiste à provoquer un gros conflit mondial, en attisant les haines, ce qui permet de se débarrasser des chômeurs et des stocks d’armes et ensuite de reconstruire. J’invite d’ailleurs ceux qui tiennent des propos virulents envers Israël ou les arabes à avoir en tête cet axe d’analyse. Le sentiment diffus que quelque chose de très grave est en préparation est omniprésent. Il reste cependant un petit espoir. Paul Jorion, sur son blog, réfléchit à l’élaboration d’une constitution pour l’économie qui se ferait sur le net et accessible par tous. J’invite donc ceux qui peuvent nous aider concrètement à prendre contact avec lui afin de changer ce monde abominable car il est temps de nous prendre en charge.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em class="spip">Jean Guéhenno :<strong>« Nous rêvons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie. »</strong></em></p>
<p class="spip" style="text-align: right;"><em class="spip">Source : <a href="http://www.legrandsoir.info/">legrandsoir</a><strong><br />
 </strong></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.letransmuteur.net/crise-systemique-les-solutions/feed/</wfw:commentRss>
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		<title>La rupture du système monétaire international se confirme</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 08:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouddha_Hindy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -


La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois

En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « piège Dollar » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur cortège d&#8217;experts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="access" style="text-align: center;"><em>- Communiqué public GEAB N°34 (15 avril 2009) -</em></p>
<div id="para_1" class="para_1746099 resize">
<div class="texte" style="text-align: justify;">
<h3 class="access" style="text-align: center;">La prochaine étape de la crise sera déterminée par un rêve chinois</h3>
<div class="access" style="text-align: center;"><img class="alignleft" title="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746099.jpg?v=1239831669" alt="GEAB N°34 est disponible! Eté 2009 : La rupture du système monétaire international se confirme" width="80" height="60" /></div>
<div class="access">En effet, à quoi peut bien rêver Pékin pris, d&#8217;après Washington, dans le « <a class="liens" href="http://www.nytimes.com/2009/04/03/opinion/03krugman.html?_r=4">piège Dollar</a> » de ses 1.400 milliards d&#8217;actifs libellés en Dollars US (1) ? D&#8217;après les dirigeants américains et leur cortège d&#8217;experts médiatiques, à continuer à être prisonnier et même à renforcer cette condition carcérale en achetant toujours plus de Bons du Trésor et de Dollars US (2).</div>
<div class="access">Pourtant, tout le monde sait à quoi rêve vraiment un prisonnier ? A s&#8217;évader bien sûr, à sortir de sa prison. Aussi, pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que Pékin cherche sans relâche désormais (3) à se débarrasser au plus vite de cette montagne d&#8217;actifs « toxiques » que sont devenus les Bons du Trésor US et la devise américaine sous laquelle la richesse de 1 milliard 300 millions de Chinois (4) est emprisonnée. Dans ce GEAB N°34, notre équipe détaille donc les « tunnels et les galeries » que Pékin creuse discrètement depuis plusieurs mois dans le système économique et financier mondial afin de s&#8217;évader du « piège Dollar » d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s&#8217;ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international, dans la droite ligne d&#8217;un G20 de Londres dont le communiqué final se lit comme la « chronique d&#8217;une dislocation géopolitique annoncée » ainsi que LEAP/E2020 l&#8217;analyse dans ce numéro du Global Europe Anticipation Bulletin.</div>
</div>
</div>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3555"></span> <img class="aligncenter" title="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746100.jpg?v=1239831850" alt="Evolution trimestrielle de l'accroissement des réserves de change chinoises - Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009" /></p>
<div id="para_2" class="para_1746100 resize">
<div class="photo top">
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong>Evolution trimestrielle de l&#8217;accroissement des réserves de change chinoises &#8211; Source : Banque centrale de Chine / New York Times, 04/2009</strong></div>
<div class="legende legende_1746100" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">Derrière le « jeu de dupes » londonien, où chacun a prétendu croire qu’une collaboration internationale « historique » (5) était en action, on constate en fait une profonde division du G20 : les Américains et le Britanniques (suivis par un Japon docile) tentent désespérément de préserver leur contrôle sur le système financier mondial, en bloquant ou en diluant toute réforme significative donnant un pouvoir plus important aux autres acteurs du système, sans plus avoir assez de puissance pour imposer leurs objectifs. Les Chinois, les Russes, les Indiens, les Brésiliens, … essayent de rééquilibrer le système monétaire et financier international en leur faveur, mais sans pouvoir (ou peut-être même sans vouloir vraiment (6)) imposer une telle réforme. Les Européens (et quand on utilise ce terme il implique de plus en plus une UE sans le Royaume-Uni) s&#8217;avèrent de leur côté incapables de trancher entre les deux seules options qui s&#8217;offrent à eux : sombrer avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni en copiant leurs politiques ou bien remettre fondamentalement en cause le système monétaire et financier mondial actuel en partenariat avec les Chinois, les Russes, les Indiens et les Brésiliens. Ils arrivent à ne plus suivre Washington et Londres dans leur reproduction des politiques passées qui ont toutes déjà fait faillite (7), mais ils ne parviennent pas à oser préparer l&#8217;avenir.</div>
</div>
</div>
<div id="para_3" class="para_1746101 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746101.jpg?v=1239831905" alt="L'effondrement du commerce international n'a aucun précédent - Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d'après la corrélation historique entre le com" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>L&#8217;effondrement du commerce international n&#8217;a aucun précédent.</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution annuelle à partir des taux trimestriels (courbe en trait continu : évolution en cours / courbe en petits pointillés : prévision d&#8217;après la corrélation historique entre le com</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Les Européens porteront d&#8217;ailleurs une responsabilité majeure si, dans la brève fenêtre temporelle qui reste (moins de six mois désormais), aucune action majeure n&#8217;est entreprise pour éviter la crise longue et tragique qui durera plus d&#8217;une décennie (8). Ils possèdent à la fois le savoir-faire technique pour aider au succès d&#8217;une devise internationale fondée sur un panier des principales monnaies et une méthode politique qui permet de gérer au mieux les intérêts stratégiques divers d&#8217;un ensemble de pays comme ceux dont la monnaie serait derrière la nouvelle devise internationale de référence. Pourtant, il existe aujourd&#8217;hui une évidente incapacité des dirigeants de l&#8217;UE (et notamment de la zone Euro) à assumer ces responsabilités, comme si finalement ils préféraient voir le système occidental finir de se briser (tout en proclamant le contraire) plutôt que de se battre pour en faire un pont vers un nouveau système mondial : que ce soit un choix (ce que LEAP/E2020 ne croit pas) ou que ce soit le simple résultat de la pusillanimité de dirigeants européens choisis pour leur docilité (vis-à-vis de Washington et des grands opérateurs économiques et financiers européens), dans tous les cas, leur neutralité est très dangereuse pour la planète puisqu&#8217;elle empêche le lancement d&#8217;un processus efficace permettant d’éviter une crise longue et tragique (9).</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p>Ainsi, dans ce GEAB N°34, nos chercheurs développent plus avant leurs anticipations sur les formes possibles que prendra la cessation de paiement américaine d&#8217;ici la fin de l&#8217;été 2009 et que le mois d&#8217;Avril 2009 (principal mois de collecte des revenus fiscaux aux Etats-Unis) va rendre désormais impossible à masquer (10). La cessation de paiement des Etats-Unis à l&#8217;été 2009 est en effet d&#8217;une actualité toujours plus brûlante avec un déficit public désormais totalement hors de contrôle sur fond d&#8217;explosion des dépenses (+ 41%) et d&#8217;effondrement des recettes fiscales (-28%) comme l&#8217;a anticipé LEAP/E2020 il y a plus d&#8217;un an : pour le seul mois de Mars 2009, le déficit fédéral s&#8217;est monté à près de 200 Milliards USD (très largement au-dessus des prévision les plus pessimistes), soit à peine un peu moins de la moitié du déficit pourtant record de l&#8217;ensemble de l&#8217;année 2008 (11). Et le même phénomène se répète à tous les niveaux de la structure publique du pays : état fédéral, états fédérés (12), comtés, villes (13), … partout les recettes fiscales s&#8217;évanouissent entraînant de manière accélérée l&#8217;ensemble du pays dans une spirale déficitaire que personne (Washington en premier chef) ne maîtrise plus.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_4" class="para_1746102 resize">
<p style="text-align: center;"><img title="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" src="http://www.leap2020.eu/photo/1325485-1746102.jpg?v=1239832040" alt="Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009) - Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)" /></p>
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Evolution des revenus fiscaux de sociétés aux Etats-Unis (1930 – 2009)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong>Sources : US Department of Commerce / Réserve Fédérale de Saint Louis (Estimation 2° et 3° trimestres 2009 par EconomicEdge)</strong></div>
<div class="access" style="text-align: center;"><strong><br />
 </strong></div>
<div class="access" style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°34, nos chercheurs se penchent également sur le « mystère du cours de l&#8217;or ». Pour le métal jaune, nos chercheurs (non pas d&#8217;or, mais d&#8217;information) ont identifié quelques pistes très intéressantes pour comprendre pourquoi (14), alors que les acheteurs d&#8217;or sont légion et que dans de nombreux pays on signale des ruptures d&#8217;approvisionnement en pièces ou lingots d&#8217;or, le cours du métal jaune ne fait qu&#8217;osciller autour du même pivot depuis des mois.</div>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Enfin, notre équipe présente ses recommandations pour se préparer aux prochains mois de la crise en s&#8217;attachant ce mois-ci notamment à l&#8217;épargne en général et aux assurances-vie en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
</div>
</div>
</div>
<div id="para_5" class="para_1746103 resize">
<div class="texte">
<div class="access" style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212; 					 <br />
 <span style="font-style: italic;">Notes</span>:</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>(1) Si l&#8217;ensemble des réserves chinoises est évalué désormais à environ 2.000 milliards USD, la part d&#8217;actifs libellés en Dollars US n&#8217;est au maximum que de 70%, ce qui donne environ 1.400 milliards USD. Le reste consiste essentiellement en actifs libellés en Euros.</p>
<p>(2) N&#8217;oublions pas que ce sont en général les mêmes « experts » qui prédisaient ces dernières années que l&#8217;économie mondiale bénéficierait de la suppression de la régulation des banques, que l&#8217;économie de l&#8217;Internet ouvrait la voie à une croissance sans fin, que les déficits américains étaient un signe de force, que les prix de l&#8217;immobilier US n&#8217;arrêteraient pas de monter et enfin que s&#8217;endetter sans restrictions était la forme moderne d&#8217;un enrichissement durable.</p>
<p>(3) Le message sur le nécessaire changement de devise internationale de référence que Pékin a adressé au monde entier, et aux autorités américaines en particulier, à la veille du sommet du G20 de Londres n&#8217;était absolument pas un « ballon d&#8217;essai » ou une tentative sans espoir de réussite. Les dirigeants chinois ne se faisaient aucune illusion sur la probabilité qu&#8217;un tel sujet soit discuté au cours de ce G20. Ils ont voulu imposer ce débat dans les couloirs du sommet afin de faire passer un message, un avertissement officieux à tous les acteurs du système monétaire international : pour Pékin, le système Dollar, c&#8217;est fini. Si personne ne veut préparer un système alternatif en commun, alors, cela se fera autrement. Et leurs actes, analysés dans ce numéro du GEAB, corroborent cette intention. D&#8217;ailleurs, et le hasard du calendrier politique est une rareté à Pékin, dans la même période sort un livre, intitulé « La Chine mécontente », qui demande une action plus volontariste des leaders chinois afin d&#8217;imposer leurs choix sur la scène internationale. Source : <a class="liens" href="http://bbs.chinadaily.com.cn/viewthread.php?gid=2&amp;tid=631613">ChinaDailyBBS</a>, 27/03/2009</p>
<p>(4) Un lien original pour suivre ce chiffre en temps réel : <a class="liens" href="http://www.chine-informations.com/guide/population-chinoise-en-temps-reel-population-en-chine_1891.html">Chine Information</a>.</p>
<p>(5) C&#8217;est en fait Angela Merkel qui a fait preuve de la plus grande clairvoyance en trouvant le mot juste sur la nature du sommet du G20 à Londres. Elle a dit que c&#8217;était une réunion « <a class="liens" href="http://www.bundeskanzlerin.de/nn_127694/Content/EN/Artikel/2006/07/2006-07-14-pressekonferenz-integrationsgipfel__en.html">presque historique</a> » ; et c&#8217;est bien le mot « presque » qui résume ce qui s&#8217;est passé à Londres. Les dirigeants du G20 ont « presque » abordé les questions essentielles ; ils ont « presque » défini un programme commun d&#8217;action; ils sont « presque » parvenus à lancer de nouvelles stimulations économiques et une nouvelle régulation financière mondiale; ils ont « presque » interdit les paradis fiscaux; et ils ont « presque » convaincu » l&#8217;opinion publique mondiale. « Presque », mais, hélas, pas réellement. Et cela fait une belle différence pour la suite de la crise.</p>
<p>(6) C&#8217;est en effet le dilemme du « jeu international » développé dans le GEAB N°33. A un certain moment, l&#8217;intérêt des joueurs qui montent en puissance est de laisser purement et simplement l&#8217;ancien jeu se briser net pour en reconstruire un qui leur convienne plutôt que de se battre pour transformer l&#8217;ancien jeu via une transition longue et incertaine.</p>
<p>(7) Notamment l&#8217;endettement public à outrance, qui est appelé par Washington et Londres « stimulus économique ».</p>
<p>(8) Le G20 de Londres s&#8217;inscrit directement dans la direction de cette crise de longue durée.</p>
<p>(9) A propos de l&#8217;UE, l&#8217;équipe de LEAP/E2020 souhaite souligner l&#8217;inanité des « analyses » économico-politiques, essentiellement issues d&#8217;éminents économistes et experts proches du Parti démocrate américain, que relayent actuellement les principaux médias internationaux, et qui se limitent à reprocher aux Européens … de ne pas faire comme Washington. Paul Krugman en tête, ces « grands amis » de l&#8217;Europe, qui l&#8217;aiment tant qu&#8217;ils pensent savoir mieux que les Européens ce qu&#8217;elle doit faire (et aussi ce qu&#8217;elle doit être car les mêmes prônent généralement aussi son extension à la Turquie, voire à Israël et à l&#8217;Asie centrale), feraient mieux de s&#8217;occuper de conseiller efficacement leur propre parti et leur nouveau président pour éviter l&#8217;effondrement de leur pays, car c&#8217;est bien de cela qu&#8217;il s&#8217;agit désormais. Enfin, et nous n&#8217;y reviendrons plus, il est quand même étonnant qu&#8217;un ensemble d&#8217;experts qui depuis des années a tant vanté les mérites d&#8217;un système qui aujourd&#8217;hui s&#8217;effondre sous les yeux de tous, ose encore donner des leçons au reste du monde. La plus élémentaire décence lui imposerait, au niveau international, la seule voie respectable possible : le silence. En tout cas, en Europe, ce discours, qui a bien entendu toujours ses relais académiques et journalistiques, ne passe plus car il vient tout droit d&#8217;une époque révolue. Comme le fait d&#8217;ailleurs régulièrement remarquer LEAP/E2020, il est bien évidemment nécessaire et légitime de porter un regard très critique sur l&#8217;UE, ses dirigeants et ses politiques ; mais le faire avec comme seul critère la conformité ou non aux orientations de Washington (ou Londres) est désormais inacceptable. Visiblement, à l&#8217;image des financiers qui n&#8217;ont pas encore compris qu&#8217;une page était tournée en ce qui concerne leurs stock-options et leurs « parachutes dorés », nombre d&#8217;intellectuels et de politiques n&#8217;ont pas encore bien intégré que leurs références, leurs valeurs et leurs analyses appartenaient désormais au passé. Qu&#8217;ils pensent aux élites du bloc soviétique … et ils comprendront comment et à quelle vitesse un système de pensée peut devenir obsolète.</p>
<p>(10) Outre la baisse des revenus fiscaux, on assiste dorénavant aux Etats-Unis à l&#8217;extension d&#8217;un mouvement de révolte contre l&#8217;utilisation des impôts pour sauver Wall Street et contre l&#8217;ampleur des déficits prévus, qui met en cause l&#8217;ensemble de la classe dirigeante américaine. Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/news/washington/2009-04-12-teaparties12_N.htm">USAToday</a>, 13/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/news/story/Bailout-anger-creates-perilous-times/story.aspx?guid=%7BE9A7B5F7-C084-4032-8DCA-2FE3BA26B76B">MarketWatch</a>} , 16/04/2009</p>
<p>(11) Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/money/economy/2009-04-10-march-budget-deficit_N.htm">USAToday</a>, 11/04/2009 ; <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/News/Story/Story.aspx?guid=%7B61748931-FC53-4C66-8708-2F000F1906ED">MarketWatch</a>} , 10/04/2009</p>
<p>(12) Ainsi en Californie, les premiers jours d&#8217;Avril laissent craindre des recettes très largement inférieures aux pires prévisions, entraînant un déficit budgétaire multiplié par deux pour la Californie par rapport aux prévisions d’il y a seulement quelques mois. Au niveau fédéral, un processus du même type est en cours, rendant désormais envisageable selon LEAP/E2020 un déficit fédéral annuel à près de 3.500 Milliards USD, soit plus de 20% du PNB des Etats-Unis. Source : <a class="liens" href="http://californiascapitol.com/blog/?p=335">CaliforniaCapitol</a>, 08/04/2009</p>
<p>(13) L&#8217;exemple de ces villes qui, comme Auburn dans la région de Seattle, doivent interdire leurs grands axes aux poids-lourds faute de moyens pour les entretenir est éloquent. Source : <a class="liens" href="http://seattle.bizjournals.com/seattle/stories/2009/04/13/story1.html?ana=e_ph">SeattleBusinessJournal</a>, 10/04/2009</p>
<p>(14) Et permettre ainsi d&#8217;anticiper les tendances des prochains mois.</p>
</div>
</div>
</div>
<div id="date" class="date">
<div class="access" style="text-align: right;"><em>Mercredi 15 Avril 2009</em></div>
</div>
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		<title>Sommet du G20 de Londres: la dernière chance avant la dislocation géopolitique mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 08:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettre ouverte aux dirigeants du G20
(publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)

Mesdames, Messieurs,
Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lettre-ouverte-aux-dirigeants-du-g20.pdf" target="_blank">Lettre ouverte aux dirigeants du G20</a></h3>
<p style="text-align: center;"><em>(publiée en anglais dans l&#8217;édition mondiale du Financial Times le 24/03/09)</em></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-3114" title="G20" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/g20.jpg" alt="G20" width="360" height="241" /></p>
<p align="justify">Mesdames, Messieurs,</p>
<p align="justify">Il vous reste moins d’un semestre pour éviter que la planète s’enfonce dans une crise dont elle mettra plus d’une décennie à sortir, avec un terrible cortège de malheurs et de souffrance. Cette lettre ouverte de LEAP/E2020, qui dès Février 2006 avait annoncé l’imminence d’une « crise systémique globale », veut tenter de vous indiquer brièvement pourquoi il en est ainsi, et comment éviter cela.</p>
<p align="justify">En effet, si vous avez commencé à soupçonner l’ampleur de la crise il y a moins d’un an, c’est dès Février 2006, dans la <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article227&amp;lang=fr" target="_blank">2ème édition de son « Global Europe Anticipation Bulletin » (GEAB),</a> que LEAP/E2020 avait annoncé que le monde entrait dans la « phase de déclenchement » d’une crise d’ampleur historique. Et depuis cette date, LEAP/E2020 a continué, chaque mois, à anticiper d’une manière très fiable les évolutions de la crise dans laquelle le monde entier se débat désormais. Ce qui nous conduit à vous écrire cette lettre ouverte dont nous espérons qu’elle éclairera vos choix dans quelques jours.</p>
<p align="justify">Et cette crise s’aggrave dangereusement. Récemment, à l’occasion de la <a href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/">32ème édition de son bulletin</a>, LEAP/E2020 a ainsi lancé une alerte très importante qui vous concerne directement, vous les dirigeants du G20 : si, réunis à Londres le 2 Avril prochain, vous n’êtes pas capables d’adopter des décisions audacieuses et innovantes en vous concentrant sur l’essentiel, et d’entamer leur mise en oeuvre d’ici l’été 2009, alors la crise entrera à la fin de cette année dans la phase de « dislocation géopolitique généralisée » qui affectera tout autant le système international que la structure même des grandes entités politiques comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l’UE. Et vous ne contrôlerez alors plus rien pour le malheur des six milliards d’habitants de notre planète.</p>
<p align="justify"><strong>Votre choix : une crise de 3 à 5 ans ou un crise de plus d’une décennie ?</strong></p>
<p align="justify">Hélas, comme rien ne vous a préparé à affronter une crise d’une telle ampleur historique, jusqu’à présent, vous ne vous êtes occupés que des symptômes ou des causes secondaires. Vous avez pensé qu’il suffisait d’ajouter de l’essence ou de l’huile au moteur mondial, sans vous rendre compte qu’il était tout simplement cassé, sans espoir de réparation. C’est un nouveau moteur qu’il faut construire. Et le temps presse car chaque mois qui passe détériore un peu plus l’ensemble du système international.</p>
<p align="justify">Comme dans toute crise majeure, il faut aller à l’essentiel. Comme dans toute crise de dimension historique, le seul choix est entre entreprendre au plus vite des changements radicaux et raccourcir considérablement la durée de la crise et ses conséquences tragiques; ou au contraire refuser les changements radicaux en tentant de sauvegarder l’existant, pour ne réussir qu’à prolonger durablement la crise et accroître toutes ses conséquences négatives. A Londres, le 2 Avril prochain, vous aurez ainsi le choix entre résoudre la crise en 3 à 5 ans d’une manière organisée; ou bien au contraire, entraîner la planète dans une décennie terrible.</p>
<p align="justify">Nous nous bornerons donc ici à mettre en avant trois conseils que nous considérons comme stratégiques, c’est-à-dire, que pour LEAP/E2020, s’ils ne sont pas mis en oeuvre d’ici l’été 2009, la dislocation géopolitique mondiale deviendra inévitable à partir de la fin de cette année.</p>
<p align="justify"><strong>LES 3 CONSEILS DE LEAP/E2020<span id="more-3113"></span></strong></p>
<p align="justify"><strong>1. La clé de la crise, c’est la création d’une nouvelle devise internationale de référence !</strong></p>
<p align="justify">Le premier conseil se résume à une idée très simple : la clé de la crise actuelle se trouve dans la réforme du système monétaire international hérité de l’après-1945 afin de créer une nouvelle devise internationale de référence. Le Dollar américain et l’économie des Etats-Unis ne sont plus en mesure d’être les piliers de l’ordre économique, financier et monétaire mondial. Tant que ce problème stratégique n’est pas abordé directement, puis traité, la crise s’approfondira car il est au coeur des crises des produits financiers dérivés, des banques, des prix de l’énergie, … et de leurs conséquences en terme de chômage massif et de baisses des niveaux de vie. Il est donc vital que cette question soit l’objet principal du Sommet du G20 de Londres et que les premiers éléments de solution y soient lancés. La solution à ce problème est d’ailleurs bien connue : il s’agit de créer une devise de référence internationale (qu’on pourrait appeler le « Global ») fondée sur un panier de monnaies correspondant aux principales économies de la planète, à savoir le Dollar US, l’Euro, le Yen, le Yuan, le Khaleel (monnaie commune des etats pétroliers du Golfe qui sera lancée au 1° Janvier 2010), le Rouble, le Real, … . et de faire gérer cette devise par un « Institut Monétaire Mondial », dont le Conseil d’ Administration reflète les poids respectifs des monnaies composant le « Global ». Vous devez demander au FMI et aux banques centrales concernées de préparer un tel plan pour Juin 2009 avec objectif de mise en oeuvre au 1° Janvier 2010. C’est votre seul moyen de reprendre l’initiative sur le temps de déroulement de la crise. Et c’est le seul moyen de concrétiser la mise en oeuvre d’une globalisation partagée, en en partageant la monnaie qui est au coeur de toute activité économique et financière.</p>
<p align="justify">Selon LEAP/E2020, si une telle alternative au système actuel en plein effondrement n’a pas commencé à être préparée d’ici l’été 2009, démontrant qu’il existe une autre voie que le « chacun pour soi », le système monétaire international actuel ne passera pas l’été. Et si certains Etats du G20 pensent qu’il vaut mieux garder le plus longtemps les privilèges que leur procure le statu quo, ils devraient méditer sur le fait qu’aujourd’hui ils peuvent encore influencer de manière décisive la forme que prendra ce nouveau système monétaire mondial. Une fois la phase de dislocation géopolitique entamée, ils perdront au contraire toute aptitude à le faire.</p>
<p align="justify"><strong>2. Contrôlez l’ensemble des banques au plus vite !</strong></p>
<p align="justify">Le second conseil est déjà largement évoqué dans les discussions préalables à votre réunion. Il devrait être donc aisé de l’adopter. Il s’agit de mettre en place d’ici la fin 2009 un système de contrôle des banques à l’échelle mondiale qui supprime tout « trou noir ». Plusieurs options vous sont déjà proposées par les experts. Tranchez dès maintenant. Nationalisez au plus vite quand il le faut ! C’est en tout cas le seul moyen de prévenir un nouvel endettement massif des établissements financiers comme celui qui a contribué à la crise actuelle; et de montrer aux opinions publiques que vous êtes crédibles face aux banquiers.</p>
<p align="justify"><strong>3. Faites évaluer au plus vite par le FMI les systèmes financiers US, britannique et suisse !</strong></p>
<p align="justify">Le troisième conseil touche à nouveau une question très sensible politiquement qui pourtant est incontournable. Il est indispensable que le FMI remette au G20, au plus tard, en Juillet 2009, une évaluation indépendante des trois systèmes financiers nationaux au coeur de la crise financière : ceux des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Aucune solution durable ne pourra en effet être efficacement mise en oeuvre tant que personne n’a la moindre idée des ravages causés par la crise dans ces trois piliers du système financier mondial. Et il n’est plus temps de « prendre des gants » avec des pays qui sont au coeur du chaos financier actuel.</p>
<p align="justify"><strong>Ecrivez un communiqué simple et bref !</strong></p>
<p align="justify">Pour terminer, nous nous permettrons seulement de rappeler que vous avez désormais à restaurer la confiance chez 6 milliards de personnes, et des dizaines de millions d’institutions publiques et privées. Alors, n’oubliez pas de rédiger un communiqué court, qui ne fasse pas plus de deux pages, qui ne contienne pas plus de trois ou quatre idées centrales et qui soit lisible par des non-experts. Sinon, vous ne serez pas lu hors du cercle étroit des spécialistes et vous ne pourrez donc pas ressusciter la confiance du plus grand nombre condamnant ainsi la crise à s’aggraver. Si cette lettre ouverte vous aide à sentir que l’Histoire vous jugera pour ce que vous aurez réussi à faire ou pas lors de ce Sommet, alors elle n’aura pas été inutile. Sachez simplement, que selon LEAP/E2020, vos peuples respectifs n’attendront pas plus d’une année pour vous juger. Une chose est néanmoins certaine : cette fois-ci vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu !</p>
<p align="justify"><strong>Franck Biancheri</strong><br />
 Directeur des Etudes de LEAP/E2020<br />
 Président de Newropeans</p>
<p align="right"><em>(source: <a href="http://www.leap2020.eu/Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Jak Bank, banque suédoise sans taux d&#8217;intérêt</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:59:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alcidejet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En Suède, la JAK Bank pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an.
LA BANQUE DE MEMBRES JAK : UN SYSTEME DE [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="size-full wp-image-4108 alignright" title="Jak Bank" src="http://ribh.files.wordpress.com/2009/03/jak_bank.jpg?w=200&amp;h=234" alt="jak_bank" width="200" height="234" /></em><span style="color: #000000;"><em>En Suède, la <a href="http://jak.se/" target="_blank">JAK Bank</a></em><em> pratique depuis 1970 un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt. La licence bancaire a été obtenue en 1997. Formellement JAK est une banque coopérative. Actuellement elle a 33 000 membres et la croissance des membres est de 7% par an.</em></span></p>
<p><strong>LA BANQUE DE</strong><strong> MEMBRES JAK : UN SYSTEME DE PRETS ET D’EPARGNE SANS TAUX D’INTÉRÊT</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les prêts sont financés par les dépôts des membres JAK. Jusqu’en 2006 la totalité des membres ont économisé la somme de 87 millions €, et ont emprunté la somme de 76 millions € (en 2006). L’administration et les coûts de développement sont couverts par les cotisations d’adhésion annuelle et les frais des prêts (environ 2.5% du tarif effectif d’intérêt).</p>
<p style="text-align: justify;">En combinaison avec le compte d’épargne sans taux d’intérêt, nous avons deux produits – les deux sont sans taux d’intérêt :</p>
<ol>
<li>Le prêt-épargne équilibré (original) &#8211; plus favorable pour les particuliers.</li>
<li>L’instrument de prêt et de soutien à l’épargne (nouveau) – plutôt destiné aux associations et aux sociétés.</li>
</ol>
<p><strong>POURQUOI SANS TAUX D’INTÉRÊT ? <span id="more-3002"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous considérons qu’il est légitime de payer pour un travail fait ou pour une prise de risques, mais pas de gagner de l’argent seulement avec de l’argent. A notre point de vue il n’est pas moral de donner des prêts contre des taux intérêt où il n’y a ni travail, ni risque impliqué.</p>
<p style="text-align: justify;">L’usage des intérêts entraîne également des effets négatifs dans la société. Ceux-ci grèvent les prix des services et des marchandises lorsque les producteurs les ajoutent aux prix de vente pour couvrir les frais d’intérêt de leurs emprunts. Dans une économie basée sur l’intérêt, l’argent est transféré de ceux qui en ont le moins à ceux qui en ont le plus, et de cette façon les actifs se concentrent aux mains de quelques-uns.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, depuis que notre système monétaire moderne se base sur des dettes et que pratiquement tout l’argent est en forme de dettes qui doivent être remboursées avec des intérêts, nous avons un système d’argent qui croît exponentiellement. Tout ce qui croît exponentiellement va forcément un jour atteindre son point de rupture. Aujourd’hui nous avons un accroissement exponentiel aussi bien dans les actifs réels que dans les actifs financiers, y compris l’argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces raisons, le but majeur de JAK est une économie sans taux d’intérêt. A cette fin nous proposons :</p>
<ul>
<li>Des services bancaires basés sur un système de prêts et d’épargne sans taux d’intérêt</li>
<li>Un soutien au dialogue de la Communauté JAK.</li>
</ul>
<p><strong>LE DIALOGUE DE LA COMMUNAUTÉ JAK </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une relation avec de l’argent impliqué est toujours une question de confiance. Les connaissances de notre idée « sans taux d’intérêt » et de nos activités, se diffusent mieux de bouche à oreille et entre personnes et leurs connaissances. Pour cette raison notre marketing se fait sur la base de dialogues entre les membres et d’autres personnes, sur les thèmes économie et intérêt. Nous sommes organisés pour soutenir tous les membres dans ce dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de membres augmente constamment. En 1991 nous étions 19 000 et actuellement (en 2007) nous sommes 33 000. L’augmentation de ces derniers 12 mois a été de 7%. Il y a 600 membres qui font la promotion du modèle JAK de façon plus active. La majorité fait partie de petites succursales. Ces succursales ne sont pas impliquées dans nos activités bancaires, seulement dans l’information de nos produits. La majorité fait partie du dialogue de la société civile en ce qui concerne nos systèmes bancaires et monétaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre magazine Grus &amp; Guld (Gravier &amp; Or) soutient les dialogues et séminaires de tous les membres. Les membres actifs reçoivent un appui financier par leurs succursales et leurs activités locales. Nous faisons une formation sur les principes JAK et nous organisons des réunions pour étayer le dialogue interne, très important pour ceux qui désirent propager les idées JAK autour d’eux.</p>
<p><strong>EVIDEMMENT NOUS AVONS UNE BANQUE ! </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avions besoin d’une banque et nous voulions l’utiliser selon nos normes éthiques. Nous ne voulions pas être exploités. C’est pourquoi nous avons créé notre propre banque.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>NOUS VOULONS UN AUTRE MONDE – JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est une association qui a une part active du système économique de notre société. Notre banque est un exemple pratique d’une économie juste et équitable qui montre qu’un autre monde est possible. JAK est différente parce qu’elle est sans taux d’intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres banques gagnent sur ceux qui empruntent en leur chargeant des frais. Le paiement d’ intérêts constitue une grande partie des frais totaux de la plupart des gens. N’oubliez pas que vous payez des intérêts non seulement à la banque – les intérêts font aussi partie du prix intégral du prix que vous payez pour les marchandises et les services.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs, les transporteurs, les grossistes et les détaillants, tous ceux qui forment la chaîne de production, payent tous des intérêts. Naturellement ils l’ajoutent à leurs prix pour couvrir leurs intérêts. En fin de compte c’est le consommateur qui paye la plupart des coûts d’intérêt accumulés tout au long de la chaîne de production. Jusqu’à la moitié du prix de vente dans une boutique peut équivaloir à la couverture des taux d’intérêts. <strong>Dans le secteur du logement le montant peut atteindre jusqu’à 70%. </strong></p>
<p><strong>UNE VRAIE BANQUE SANS TAUX D’INTÉRÊT </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Connue simplement comme JAK, la Banque de Membres JAK est la première banque en Suède, peut-être dans le monde, où les membres partagent les bénéfices d’un système bancaire viable, sans taux d’intérêt. Les membres mêmes en sont responsables.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK a été fondée comme une association d’épargne et de prêts coopératifs en 1965 et a été nommé banque officiellement en décembre 1997 par le Gouvernement de Suède, sur recommandation de l’Autorité des Contrôles de Finances de l’Etat Suédois.</p>
<p style="text-align: justify;">Dû au fait que JAK est officiellement reconnue comme banque, les épargnes des membres sont couvertes par la garantie de dépôt du système bancaire suédois. La reconnaissance officielle confirme que JAK a la structure et la gestion accréditée et ainsi se présente comme une alternative intéressante et digne de confiance comparée à d’autres banques. La fonction plus importante de JAK est d’assurer des prêts et épargnes sans taux d’intérêt aux membres.</p>
<p><strong>UNE COUVERTURE NATIONALE, MAIS… </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous acceptons des dépôts et nous faisons des prêts en couronnes suédoises, SEK. Nous faisons des prêts hypothécaires ou des prêts sur garantie personnelle, mais la propriété du bénéficiaire doit être suédoise. Pour cette raison il y a peu d’étrangers parmi nos membres. Il y a une demande croissante d’information sur le système JAK et nous participons à des débats internationaux sur les banques sans taux d’intérêt. Nous ne cherchons pas de partenaires pour une expansion internationale de JAK, mais nous voulons faire notre possible, avec nos ressources limitées, pour partager nos connaissances et nos expériences avec d’autres personnes intéressés par des systèmes similaires dans leurs pays.</p>
<p><strong>Le prêt-épargne équilibré (original) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le produit d’origine que nous avons pratiqué depuis 1970. Il a été étudié pour les personnes voulant économiser pour ensuite emprunter, pour eux-mêmes, leurs proches ou leurs amis. Tous ces prêts devront être équilibrés par le montant de l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Un montant de prêt, mensuellement calculé, doit donc être équilibré par le même montant d’épargne. Cette épargne pourra se faire avant de solliciter le prêt et pendant la période de remboursement-épargne. Toutefois il y aura un accord avec la banque sur la date finale de remboursement et d’épargne. Parfois il faudra attendre trois mois excédant la date finale pour pouvoir retirer la somme épargnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple: Pour un prêt de SEK 100 000 pour une période de 10 ans, les paiements mensuels seront de SEK 1 775 (paiement 833, frais du prêt 108 et dépôt d’épargne 833). Si celui qui emprunte économise SEK 1 500 pendant les 48 mois qui précèdent le prêt, ses paiements mensuels diminueront de SEK 1 532 (paiement 833, frais 108 et épargne 590). Une fois le prêt remboursé, l’emprunteur pourra retirer SEK 100 000 dans le cas d’une pré-épargne, et SEK 70 843 dans l’autre.</p>
<p><strong>L’instrument de prêt et appui à l’épargne (nouveau) </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci est le nouvel instrument que nous avons présenté en l’an 2001. Il est étudié en vue des petites sociétés et associations qui assurent le remboursement des frais et des paiements, mais pas plus. Ces prêts devront être balancés par une épargne, comme les prêts-épargne ordinaires. Le problème se résout si un acteur de plus se joint pour participer à l’épargne.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand un prêt s’avère nécessaire pour le financement d’un projet important, il y a généralement des participants qui se préparent en économisant au préalable. Le premier pas sera d’obtenir UN COMPTE EN VUE D’ÉPARGNE dans la banque JAK. Ensuite les acteurs de soutien pourront ouvrir un COMPTE D’ÉPARGNE ET DE SOUTIEN. C’est à ces comptes qu’ils devront faire leurs dépôts comme soutien au projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui soutiennent les projets ne seront pas nécessairement membres de JAK, et ils sont libres de retirer leur argent s’ils le désirent. La banque JAK réagira néanmoins si le Fonds de Prêts et d’Épargne diminue au niveau en dessous du montant du prêt actuel, et demandera au groupe d’épargnants d’augmenter le fonds. Si le fonds ne se complétait pas, JAK exigerait le remboursement total du prêt dans le délai d’un an.</p>
<p style="text-align: justify;">Une petite société ou association peut solliciter un Compte d’obtention de soutien pour ses projets. La Banque fera l’évaluation du caractère de la demande avant d’accorder un tel compte. Le prêt sera maximisé pour équivaloir à la somme déposée au Compte d’Epargne et de soutien en étayant le bénéficiaire de soutien.</p>
<p><strong>L’ECONOMIE LOCALE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’urbanisation de la société et des grandes cités surpeuplées est un problème sans solutions. Le secteur financier fait partie d’un système d’économie globale qui vide économiquement les zones rurales pour investir ensuite dans les grandes villes et les villes universitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les banques grandissent par moyen de fusions d’entreprises commerciales et la rationalisation, la réduction du personnel et la liquidation des agences locales. Le résultat est que l’accès aux services financiers des petites entreprises diminue. La réduction des accès signifie aussi une réduction de l’offre des capitaux de prêt. L’accès aux capitaux à risques n’a jamais existé pour les petites entreprises.</p>
<p><strong>AGENCES LOCALES &#8211; POUR UNE ECONOMIE JUSTE ET EQUITABLE </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le contact avec les membres se maintient à travers les représentants et les agences locales. Les activités dans les agences locales ne font pas partie du système bancaire. Ici, les membres s’entraident en faisant des plans d’épargne et de prêt. Il y a également un travail d’information qui se fait par des groupes d’étude et des expositions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe aussi un magazine en langue suédoise destiné aux membres, qui se nomme Grus&amp;Guld (Gravier&amp;Or). On y trouve des reportages sur les activités dans les agences locales, et il sert comme forum pour la discussion ouverte et active entre les membres et la direction de JAK. On y trouve des articles approfondis sur les thèmes concernant les finances personnelles et la vision de JAK d’une économie soutenue, juste et équitable pour tous. De plus il existe le site Internet <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">www.jak.se</a></p>
<p style="text-align: justify;">JAK est favorable à une économie juste et équitable. Cela signifie une économie juste qui prend en compte tous les coûts de l’environnement et qui réussit à augmenter la prospérité de chacun à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">JAK travaille activement pour la promotion d’une économie qui n’exploite ni les personnes ni la nature. Ceci se fait moyennant ses programmes de prêt et d’épargne et en informant sur les mauvais effets de l’intérêt sur l’argent.</p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><strong>Adresse : </strong><br />
 LA BANQUE DES MEMBRES JAK<br />
 Vasagatan 14 54150 SKÖVDE SUÈDE<br />
 Téléphone : +46 (0) 500 46 45 00 Fax +46 (0) 500 46 45 61<br />
 Courriel : <a href="mailto:jak@jak.se" target="_blank">jak@jak.se</a><br />
 <a href="http://www.jak.se/" target="_blank">http://www.jak.se</a></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Note : cette version en français est une version raccourcie pour votre information seulement. Le texte en suédois est la version officielle et complète. </em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/JAK_members_bank" target="_blank">Wikipédia (anglais)</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<table border="0">
<tbody>
<tr>
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</tr>
</tbody>
</table>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;"><em>Source : <a href="http://ribh.wordpress.com/2009/03/14/jak-bank-suede-parce-que-l%e2%80%99interet-est-le-cancer-de-l%e2%80%99economie/" target="_blank">RIBH, Le Portail de la Finance Islamique &#8211; Banques Islamiques &#8211; Crédit Immobilier &#8211; Finance Halal</a></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tensions transatlantiques croissantes à la veille du G20</title>
		<link>http://www.letransmuteur.net/tensions-transatlantiques-croissantes-a-la-veille-du-g20/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 07:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°33 (15  mars 2009)
Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City.
Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire international [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em></em><em>Communiqué public GEAB N°33 (15  mars 2009)</em></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>Exemple d’une tentative de déstabilisation du système bancaire de l’UE et de l’Euro par Wall Street et la City.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-2976" title="Attention manipulation" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/attention-manipulation.jpg" alt="Attention manipulation" width="63" height="80" /><strong>Pour LEAP/E2020, les alternatives offertes aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres le 2 Avril prochain sont au nombre de deux : reconstruire un nouveau système monétaire international qui permette un nouveau jeu global intégrant équitablement tous les principaux acteurs mondiaux et réduire la crise à une durée de trois à cinq ans ; ou bien tenter de faire durer le système actuel et plonger le monde dès la fin 2009 dans une crise tragique de plus d&#8217;une décennie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce GEAB N°33, nous décrivons ainsi les deux grandes lignes d&#8217;avenir qui resteront ouvertes jusqu&#8217;à l&#8217;été 2009. Au-delà de cette période, notre équipe considère en effet que l&#8217;option « crise courte » sera obsolète et que le monde s&#8217;engagera sur le chemin de la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise (1), et de la crise profonde de plus d&#8217;une décennie.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs, face à l&#8217;urgence, LEAP/E2020 publiera le 24 Mars prochain à l&#8217;échelle mondiale une lettre ouverte aux dirigeants du G20, modeste contribution de notre équipe pour tenter d&#8217;éviter une crise longue et tragique.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation s&#8217;avère d&#8217;autant plus inquiétante que des tensions croissantes se font jour à la veille du sommet du 2 Avril, qui voient émerger les menaces à peine voilées de certains dirigeants et des opérations de manipulation des opinions publiques par d&#8217;autres leaders du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous revenons plus en détail sur ces éléments dans le GEAB N°33 dans lequel par ailleurs l&#8217;équipe de LEAP/E2020 a décidé de se livrer à un exercice utile pour tous ceux (y compris aux Etats-Unis d&#8217;où proviennent plus de 20% des lecteurs de LEAP/E2020) qu&#8217;exaspèrent l&#8217;illusion entretenue par les principaux médias occidentaux sur l&#8217;état du pilier américain de notre système actuel : anticiper l&#8217;état socio-économique des Etats-Unis d&#8217;ici un an, au Printemps 2010. Les tendances lourdes nous paraissent en effet être déjà suffisamment affirmées pour qu&#8217;une telle anticipation ait du sens. Un exercice du même ordre sera bien entendu effectué pour l&#8217;Union européenne, la Russie et la Chine dans les prochains numéros de GEAB.</p>
<div id="attachment_2977" class="wp-caption aligncenter" style="width: 526px"><img class="size-full wp-image-2977" title="Evolution du sentiment d'inquetude aux USA" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-du-sentiment-d-inquetude-aux-usa.jpg" alt="Graphique synthétique de l'évolution du sentiment d'inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d'un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d'achat; en rose : inquiétude sur l'emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009" width="516" height="400" /><p class="wp-caption-text">Graphique synthétique de l&#39;évolution du sentiment d&#39;inquiétude collective aux Etats-Unis (en bleu : sentiment d&#39;un risque de crise grave ; en vert : sentiment de pouvoir d&#39;achat; en rose : inquiétude sur l&#39;emploi) - Source : Chart of Doom, 02/2009</p></div>
<p><span id="more-2975"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un même souci de fiabilité des informations, l&#8217;équipe de LEAP/E2020, qui dès Décembre 2007, dans le <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article513&amp;lang=fr" target="_blank">GEAB N°20</a>, avait mis en garde contre le risque immobilier en Europe centrale et orientale, a décidé d&#8217;analyser dans ce communiqué public du GEAB N°33 la réalité de la soi-disant « bombe bancaire est-européenne » qui a envahi les médias depuis environ un mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce sujet nous paraît pertinent c&#8217;est qu&#8217;il représente selon nous une tentative délibérée de la part de Wall Street et de la City (2) de faire croire à une fracture de l&#8217;UE et d&#8217;instiller l&#8217;idée d&#8217;un risque « mortel » pesant sur la zone Euro, en relayant sans discontinuer de fausses informations sur le « risque bancaire venu d&#8217;Europe de l&#8217;Est » et en tentant de stigmatiser une zone Euro « frileuse » face aux mesures « volontaristes » américaines ou britanniques. L&#8217;un des objectifs est également de tenter de détourner l&#8217;attention internationale de l&#8217;aggravation des problèmes financiers à New-York et Londres, tout en affaiblissant la position européenne à la veille du sommet du G20.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée est brillante : reprendre un thème déjà bien connu des opinions publiques, assurant ainsi une adhésion facile au nouveau contenu ; y intégrer une ou deux analogies frappantes pour assurer une large reprise dans les médias et sur l&#8217;Internet (faites « crise bancaire europe est » sur Google, le résultat est éloquent) ; puis utiliser le concours de quelques hommes et organisations <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/lige" target="_blank">liges</a> influentes toujours disponibles pour un mensonge supplémentaire. Avec un tel cocktail, il est même possible de faire croire pour un temps que la guerre en Irak est un succès, que la crise des subprime n&#8217;affectera pas la sphère financière, que la crise financière n&#8217;affectera pas l&#8217;économie réelle, que la crise n&#8217;est pas vraiment grave, et que si elle est grave, tout est en fait sous contrôle !</p>
<p style="text-align: justify;">Alors en ce qui nous concerne ici, le thème déjà bien connu, c&#8217;est la  séparation entre la « Vieille Europe » et la « Nouvelle Europe », entre une Europe riche et égoïste et une Europe pauvre et pleine d&#8217;espoir. De Rumsfeld pour l&#8217;Irak au Royaume-Uni pour l&#8217;élargissement, c&#8217;est une antienne qui a nous a été répétée sans discontinuité pendant dix ans par tous les médias anglo-saxons et affidés, et dont en particulier certains médias britanniques se sont faits une spécialité (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Les analogies sont ici au nombre de deux : l&#8217;Europe de l&#8217;Est, c&#8217;est « la crise des subprime de l&#8217;UE » (sous-entendu, chacun a forcément une crise de subprime chez soi (4)); et une crise en Europe de l&#8217;Est aura le même effet terrible que la Crise asiatique de 1997 (sûrement parce que tout ça se passe à l&#8217;Est (5)).</p>
<p style="text-align: justify;">Et les relais disponibles sont nombreux. Tout d&#8217;abord, on trouve une agence de notation, en l&#8217;occurrence Moodys (6), qui comme ses congénères, est d&#8217;une part au service intégral de Wall Street, et d&#8217;autre part incapable de voir un éléphant dans un couloir (ils ont juste raté les subprimes, les CDS, Bear Stearn, Lehman Brothers, AIG, …). Mais, mystérieusement, la presse financière continue à relayer leurs opinions, appliquant sûrement un principe plein d&#8217;humanité consistant à penser qu&#8217;un jour par simple hasard statistique ils finiront pas évaluer quelque chose correctement. Dans notre cas, l&#8217;écho fut unanime : Moodys avait identifié bien à l&#8217;avance une énorme « bombe » cachée dans l&#8217;arrière-cour de la zone Euro (car c&#8217;est bien de l&#8217;Euro qu&#8217;il s&#8217;agit ici)&#8230; qui ne manquerait pas de dévaster le système financier européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, pour crédibiliser la chose, on utilise quelques médias viscéralement anti-Euro (comme le Telegraph par exemple, qui par ailleurs produit pourtant de très bonnes analyses sur la crise, mais que la chute de la Livre et de l&#8217;économie britannique a tendance à aveugler ces temps-ci en ce qui concerne la zone Euro) et on diffuse une information qu&#8217;on supprime ensuite (car elle est inexacte) pour lui donner le sel de l&#8217;interdit, du secret (7) qui dévoilerait un « tsunami financier » mondial en préparation notamment du fait des engagements des banques de la Vieille Europe dans le secteur financier de la Nouvelle Europe (8). On remue tout cela chaque jour via les principaux médias financiers américains et britanniques, sachant que les autres suivront par habitude. Et avec l&#8217;UE c&#8217;est tellement facile puisqu&#8217;il lui faut toujours un long moment pour comprendre et encore plus de temps pour réagir, avec l&#8217;inévitable dissension qui permet de faire rebondir la manipulation. Cette fois-ci, c&#8217;est le Premier Ministre hongrois, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferenc_Gyurcs%C3%A1ny" target="_blank">Ferenc Gyurcsany</a>, qui joue le rôle du « pauvre petit nouvel Européen martyr ». Pour mémoire, les Hongrois tentent en vain de se débarrasser de lui depuis qu&#8217;il a involontairement avoué il y a 2 ans avoir menti à son peuple pour se faire réélire, en confirmant dans la foulée qu&#8217;il avait endetté son pays au-delà de toute limite raisonnable. Et c&#8217;est lui qui annonce des chiffres délirants pour un plan de sauvetage du système financier de l&#8217;Europe de l&#8217;Est, mettant à nouveau en position de « méchants » ou d&#8217; « inconscients » les vieux Européens. Le refus de ces derniers est mis en exergue par l&#8217;ensemble de la presse américaine et britannique, concluant bien entendu à l&#8217;inévitable échec de la solidarité européenne, … et minorant (ou oubliant même parfois) le fait que ce sont les Polonais ou les Tchèques qui ont été les plus virulents contre les exigences aberrantes du Premier Ministre hongrois (9). La tentative d&#8217;affaiblir la zone Euro et l&#8217;UE par l&#8217;Est peut donc se poursuivre. Il faut attendre les déclarations répétées des dirigeants de la zone Euro, l&#8217;annonce d&#8217;un plan de soutien financier substantiel (au regard des risques réels) et les communiqués musclés des dirigeants politiques et des banquiers centraux de la région pour que cette manipulation commence à perdre un peu de sa vigueur. Mais elle n&#8217;a toujours pas disparu, car le parallèle est maintenu dans les médias mentionnés entre crise des subprime et crise de l&#8217;immobilier en Europe de l&#8217;Est; comme si la Hongrie équivalait à la Californie, ou la Lettonie à la Floride.</p>
<p style="text-align: justify;">Car là est bien le noeud du problème : la taille a de l&#8217;importance en matière économique et financière, et ce n&#8217;est pas la queue qui fait bouger le chien, comme certains voudraient visiblement le faire croire.</p>
<p style="text-align: justify;">Si dès Décembre 2007, à un moment où nos « experts actuels en crise d&#8217;Europe de l&#8217;Est » n&#8217;avaient pas la moindre idée du problème, LEAP/E2020 avait souligné le risque immobilier important pesant sur les pays européens concernés (Lettonie, Hongrie, Roumanie,&#8230;) et bien entendu leurs créditeurs (Autriche, suisse en particulier), il était tout aussi évident pour notre équipe que c&#8217;était un problème très limité aux pays concernés. Il y a bien des problèmes à venir pour ces opérateurs et ces pays, mais ils ne sont pas plus grave que la moyenne des problèmes du système financier mondial ; et sans aucune mesure avec les problèmes des places financières de New-York, Londres ou de Suisse. Rappelons-nous que la banque la plus citée comme « détonateur » de cette « bombe » est européenne, à savoir la banque autrichienne Raiffeisen, a réalisé un profit en hausse de 17% en 2008 ; une performance au-delà des espoirs les plus fous de la plupart des banques américaines ou britanniques comme le fait remarquer fort justement William Gamble, l&#8217;un des rares analystes s&#8217;être intéressé à la réalité de la situation (10).</p>
<div id="attachment_2978" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-2978" title="PIB de l'union européenne en 2008" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pib-de-l-union-europeenne-2008.jpg" alt="PIB de l'Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 " width="600" height="300" /><p class="wp-caption-text">PIB de l&#39;Union Européenne, de la zone Euro et des Etats-Membres - Source : Eurostat, 2008 </p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui connaissent mal la géographie de l&#8217;UE, le titre « la Hongrie en banqueroute » ou « la Lettonie en banqueroute » peut paraître tout-à-fait comparable à « la Californie en banqueroute ». Pour ceux qui perdent leur travail à cause de ces faillites, c&#8217;est en effet un problème identique. Mais en terme d&#8217;impact plus large, il n&#8217;y a aucun rapport entre les deux. Ainsi, la Californie, durement frappée par la crise des subprimes, est l&#8217;état le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis alors que la Lettonie est un pays pauvre avec une population égale à moins de 1% de celle de l&#8217;UE (contre 12% de la population US pour la Californie (11)). Le PIB de la Hongrie représente à peine 1,1% du PIB de la zone Euro (pour la Lettonie ce chiffre est de 0,2%) (12) : soit une proportion comparable à celle de l&#8217;Oklahoma (1% du PIB des Etats-Unis (13)), pas à celle de la Floride. On est donc loin d&#8217;une Europe de l&#8217;Est porteuse d&#8217;une crise des subprime à l&#8217;européenne. L&#8217;ensemble des nouveaux Etats membres de l&#8217;UE pèse moins de 10% du PIB de l&#8217;UE (et parmi ceux-là, les plus riches ou les plus gros comme la Tchéquie ou la Pologne ne sont quasiment pas affectés). La somme en jeu, pour le système financier européen, se situe dans le pire des cas autour de 100 Milliards EUR (130 milliards USD) (14), soit une somme très modique à l&#8217;échelle du système financier de l&#8217;UE (15). D&#8217;ailleurs, l&#8217;UE a pris la tête d&#8217;un consortium injectant déjà près de 25 Milliards € (soit 20% du scénario le plus grave) pour stabiliser la situation (16), dont la récente baisse du Franc suisse diminue encore la gravité.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, last but not least, en Europe de l&#8217;Est, l&#8217;immobilier récent gardera une valeur importante (même si plus faible qu&#8217;en 2007/2008) car, après 50 ans de communisme, il y a une pénurie d&#8217;immeubles modernes. Alors qu&#8217;aux Etats-Unis, les maisons construites pendant le boum immobilier de ces dernières années sont des constructions en surnombre, d&#8217;une qualité très variable et qui déjà sont en train de se dégrader dans les états les plus touchés. Il y a là une vraie destruction de richesse pour les propriétaires, l&#8217;économie, les créditeurs et les banques.</p>
<p style="text-align: justify;">La complexité de cette crise impose d&#8217;être très vigilant pour identifier les tendances et les facteurs qui sont réellement porteurs de graves dangers et ne pas se laisser abuser par les rumeurs ou les fausses informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous espérons donc que cette explication détaillée permettra non seulement de tordre le cou au mensonge orchestré autour de la soi-disant « bombe financière » d&#8217;Europe de l&#8217;Est (17) ; et qu&#8217;elle servira d&#8217;exemple pour permettre à chacun de « briser les apparences » et d&#8217;aller chercher « derrière le miroir » des médias financiers dominants les éléments factuels qui seuls permettent de se faire une idée précise.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le sommet du G20 de Londres ne parvient pas à éviter l&#8217;entrée dans la phase de dislocation géopolitique mondiale, ces opérations de manipulation et de déstabilisation vont se multiplier, chaque bloc cherchant à discréditer son adversaire, comme dans tout jeu à somme nulle (18) : ce qu&#8217;il perd, je le gagne.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><em>Notes :</em></p>
<p><em>(1) Voir <a class="liens" href="http://www.letransmuteur.net/phase-5-de-la-crise-systemique-dislocation-geopolitique-mondiale/" target="_blank">GEAB N°32</a><br />
 (2) Relayés par tout ce que ces deux places comptent de médias et experts financiers, dont la plupart n&#8217;avait même pas idée du problème immobilier/financier de certains pays d&#8217;Europe de l&#8217;Est quand LEAP/E2020 l&#8217;analysait en décembre 2007. <br />
 (3) Nulle surprise donc à ce que Marketwatch reprenne dans un article sur le sujet les accusations à leur propos de la Banque Centrale tchèque. Source : <a href="http://www.marketwatch.com/news/story/Austrias-Erste-says-debt-levels/story.aspx?guid=%7BF7C61CF2-FB3C-4373-B59C-92E0F41D5D30" target="_blank">Marketwatch</a>, 09/03/2009. 					 <br />
 (4) Ce qui est pourtant faux. Aucun autre pays, à part les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne connaît une telle convergence de facteurs catastrophiques. <br />
 (5) Alors que les pays d&#8217;Europe centrale et orientale touchés (Hongrie, pays baltes, Bulgarie, Roumanie) sont totalement marginaux dans l&#8217;économie mondiale, les pays d4asie du Sud-Est étaient des acteurs-clés de la globalisation des années 1990. <br />
 (6) Source : <a href="http://uk.reuters.com/article/hotStocksNewsUS/idUKTRE51G1EO20090217" target="_blank">Reuters</a>, 17/02/2009<br />
 (7) Et qui fait que même les sites avisés sont incertains sur l&#8217;attitude à avoir vis-à-vis de cette « information », entretenant donc la crédibilité de l&#8217; «information »., comme par exemple c&#8217;est le cas de Gary North, le 19/02/2009, sur le site <a href="http://www.lewrockwell.com/north/north689.html" target="_blank">LewRockwell.com</a>. 					 <br />
 (8) Source : <a href="http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/4623525/Failure-to-save-East-Europe-will-lead-to-worldwide-meltdown.html" target="_blank">Telegraph</a>, 15/02/2009<br />
 (9) Source: <a class="liens" href="http://www.easybourse.com/bourse-actualite/marches/eu-leaders-reject-aid-for-the-east-with-east-s-backing-625520" target="_blank">EasyBourse</a>, 01/03/2009<br />
 (10) Source : <a href="http://seekingalpha.com/article/122856-are-eastern-europe-s-economic-problems-overstated" target="_blank">SeekingAlpha</a>, 26/02/2009  (11) Source : Statistiques 2007, <a href="http://quickfacts.census.gov/qfd/states/06000.html" target="_blank">US Census Bureau</a>.<br />
 (12) Source : Statistiques 2008, <a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&amp;init=1&amp;plugin=1&amp;language=fr&amp;pcode=tec00001" target="_blank">Eurostat</a>. Et les pays baltes sont « couvés » par les pays scandinaves, en particulier par la Suède qui prend grand soin à éviter une spirale incontrôlable dans la région. Source : <a href="http://www.iht.com/articles/2009/03/12/business/krona.php?page=1" target="_blank">International Herald Tribune</a>, 12/03/2009<br />
 (13) Source : Statistiques 2008, <a href="http://www.bea.gov/regional/gdpmap/GDPMap.aspx" target="_blank">Bureau of Economic Analysis</a>, US Department of Commerce.<br />
 (14) Source : <a href="http://www.baltic-course.com/eng/analytics/?doc=10712" target="_blank">Baltic Course</a>, 05/03/2009<br />
 (15) Et ridicule au regard des centaines de milliards que n&#8217;arrêtent pas d&#8217;injecter dans leurs banques de manière répétée les gouvernements américain et britannique.<br />
 (16) Source : <a href="http://www.eib.org/about/press/2009/2009-029-ebrd-eib-and-world-bank-group-join-forces-to-support-central-and-eastern-europe.htm?lang=-en" target="_blank">Banque Européenne d&#8217;Investissement</a>, 27/02/2009<br />
 (17) Et nous ne nous attardons pas ici sur l&#8217;amalgame fait avec l&#8217;Ukraine (amalgame auquel Nouriel Roubini, pourtant généralement plus avisé, a également prêté son concours – source : <a href="http://www.forbes.com/2009/02/25/eastern-europe-eu-banks-euro-opinions-columnists_nouriel_roubini.html" target="_blank">Forbes</a>, 26/02/2009), qui non seulement n&#8217;appartient pas à l&#8217;UE, mais en plus est un pion de Washington et Londres depuis la « révolution orange ». L&#8217;actuel effondrement de l&#8217;Ukraine, s&#8217;il peut poser problème à l&#8217;UE comme tout facteur d&#8217;instabilité à ses frontières, illustre surtout l&#8217; « effondrement du Mur Dollar » au détriment des positions américaines car c&#8217;est la Russie qui va y retrouver son influence. Au moment où à Wall Street et à la City, les grandes banques s&#8217;effondrent ou sont nationalisées, on a vraiment assisté avec cette manipulation à faire cacher la forêt américano-britannique par l&#8217;arbre est-européen. Certains s&#8217;y sont certainement laissé prendre en toute honnêteté d&#8217;ailleurs car l&#8217;histoire était si crédible : « &laquo;&nbsp;si non è vero è bello&nbsp;&raquo; » comme disent les Italiens. <br />
 (18) Ce que deviendra le monde à partir de la fin 2009 si un nouveau jeu n&#8217;est pas lancé d&#8217;ici l&#8217;été prochain.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Où va le monde Monsieur Stiglitz ?</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 16:23:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 1 : OU VA LA MONDIALISATION ? (1:32:47)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH01.wmv" target="_blank">Pourquoi la Mondialisation a-t-elle échoué ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH02.wmv" target="_blank">Les subventions</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH03.wmv" target="_blank">Le commerce et les taxes douanières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH04.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH05.wmv" target="_blank">La sécurité sociale</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH06.wmv" target="_blank">Le développement de l&#8217;économie de marché</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH07.wmv" target="_blank">Environnement et Mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH08.wmv" target="_blank">La Mondialisation et les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH09.wmv" target="_blank">Pétrole, Bolivie et Venezuela</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH10.wmv" target="_blank">Les sociétés pétrolières en Alaska</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH11.wmv" target="_blank">La corruption et la malédiction des ressources naturelles</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH12.wmv" target="_blank">La mondialisation économique et l&#8217;emploi</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-00.CH13.wmv" target="_blank">Peut-on changer la mondialisation (immigration, terrorisme…)</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE MONDIALE (1:47:16)<span id="more-2952"></span></h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH01.wmv" target="_blank">Le commerce et les accords commerciaux</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH02.wmv" target="_blank">Le rôle des sociétés dans la mondialisation</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH03.wmv" target="_blank">Les droits de propriété intellectuelle et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH04.wmv" target="_blank">La biopiraterie et la biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH05.wmv" target="_blank">La recherche et les brevets</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH06.wmv" target="_blank">Les privatisations</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-01.CH07.wmv target=">Comment faire fonctionner la mondialisation</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 3 : LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL (1:00:27)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH01.wmv" target="_blank">L’instabilité économique mondiale, les crises financières</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH02.wmv" target="_blank">La crise asiatique, causes et conséquences</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH03.wmv" target="_blank">Le déficit américain</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH04.wmv" target="_blank">Le coût de l’instabilité économique pour les pays en développement</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH05.wmv" target="_blank">La libéralisation des marchés financiers</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH06.wmv" target="_blank">Les institutions financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH07.wmv" target="_blank">Les réserves financières mondiales</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-02.CH08.wmv" target="_blank">Les déficits</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 4 : MONDIALISATION ET ENVIRONNEMENT (42:15)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH01.wmv" target="_blank">L’environnement face à l’économie</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH02.wmv" target="_blank">Les raisons du réchauffement planétaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH03.wmv" target="_blank">Le protocole de Kyoto</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH04.wmv" target="_blank">Economie et pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH05.wmv" target="_blank">Déforestation et biodiversité</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH06.wmv" target="_blank">Comment faire respecter les accords de Kyoto ?</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH07.wmv" target="_blank">Le coût social de la pollution</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-03.CH08.wmv" target="_blank">Les intérêts de l&#8217;économie face à ceux de l&#8217;environnement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3 style="text-align: center;">CHAPITRE 5 : LA MONDIALISATION ET LES PAYS EN DEVELOPPEMENT (1:09:21)</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/ou-va-le-monde-monsieur-stiglitz/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH01.wmv" target="_blank">La sécurité et la Mondialisation, le terrorisme</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH02.wmv" target="_blank">Le déficit démocratique et la guerre en Irak</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH03.wmv" target="_blank">L’immigration, raisons et impacts</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH04.wmv" target="_blank">La dette et les faillites</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH05.wmv" target="_blank">La corruption et le secret bancaire</a><br />
 <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/challenges/dvd_stiglitz_full.session-04.CH06.wmv" target="_blank">Les aides aux pays en développement</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le système mondial unipolaire actuel doit être remplacé par un système de coopération</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 13:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos
 (le 28 janvier 2009)
Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,
 Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos<br />
 (le 28 janvier 2009)</h3>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-2682" title="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/vladimir-poutine-davos-2009-300x200.jpg" alt="Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos, le 28 janvier 2009" width="300" height="200" />Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,<br />
 Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.<br />
 Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.<br />
 Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise écono­mique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Il y a longtemps que la crise était dans l’air</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.<br />
 Le terme &laquo;&nbsp;perfect storm&nbsp;&raquo; désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.<br />
 Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.<br />
 Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Le système financier actuel a échoué<span id="more-2679"></span></h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">L’heure des éclaircissements est venue. Nous devons examiner avec pondération et sans méchanceté, sans nous perdre dans les détails, les causes profondes de la situation et essayer d’envisager l’avenir.<br />
 A notre avis, la crise est due à la combinaison de différents facteurs. Le système financier actuel a échoué. Le manque de régulations a contribué à la crise, si bien que des risques énormes n’ont pas été pris en compte comme il aurait fallu. Ajoutez à cela les disproportions colossales qui se sont accumulées au cours des dernières années, avant tout entre l’ampleur des opérations financières et la valeur fondamentale des avoirs et entre les charges croissantes pesant sur les prêts internationaux et l’origine de leurs garanties.<br />
 Le système entier de croissance écono­mique – dans lequel un centre régional ne cesse d’imprimer de la monnaie et consomme des biens matériels tandis qu’un autre produit des marchandises bon marché et accumule de l’argent imprimé par d’autres gouvernements – a subi un cuisant échec. J’ajouterai que ce système a laissé des régions entières, y compris dans l’Europe prospère, en marge des phénomènes économiques globaux et les a empêchées de prendre d’importantes décisions économiques et financières.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La course entre les indices boursiers et la capitalisation</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En outre, la prospérité ainsi générée a été répartie de manière très inégale entre les diverses couches de la population de certains pays, y compris les pays très développés et entre certains pays et régions. Une part importante de la population mondiale n’a pas accès à des logements confortables, à l’école et à des soins médicaux de qualité. Et l’essor économique global de ces dernières années n’a pas modifié radicalement la situation. Finalement, cette crise a également été provoquée par des attentes excessives. On a favorisé de manière injustifiée les appétits des sociétés. La course entre les indices boursiers et la capitalisation a commencé à éclipser la productivité du travail et la véritable efficacité des entreprises.<br />
 Malheureusement, les attentes exagérées n’ont pas concerné uniquement les milieux économiques. Elles ont encouragé une consommation individuelle accrue, avant tout dans le monde industrialisé. Il nous faut admettre que cette croissance ne reposait pas sur un potentiel réel. Cela représente une richesse non gagnée par le travail, un emprunt qui devra être remboursé par les générations futures.<br />
 Cette pyramide d’attentes devait s’écrouler tôt ou tard. Et c’est ce qui se passe sous nos yeux.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’accumulation des dettes publiques est destructrice</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En période de crise, on est fortement tenté de prendre des décisions simples et populaires. Cependant nous risquons de faire face à des complications beaucoup plus importantes si nous nous contentons de traiter les symp­tômes de la maladie.<br />
 Naturellement, tous les gouvernements nationaux et les responsables économiques doivent agir avec détermination; toutefois il importe d’éviter des décisions que, même prises dans cette situation de force majeure, nous regretterons plus tard. C’est pourquoi je voudrais commencer par mentionner des mesures spécifiques qui devraient être évitées et qui ne seront pas prises par la Russie.<br />
 Nous ne devons pas revenir à l’isola­tionnisme et à un égoïsme économique effréné. Les responsables des économies les plus importantes du monde sont tombés d’accord, lors du Sommet du G20 de novembre 2008 pour ne pas créer de barrières empêchant le commerce et les flux financiers mondiaux. La Russie partage ce principe. Même si une augmentation du protectionnisme va se révéler inévitable pendant la crise – nous le voyons aujourd’hui, à notre grand regret – nous devons tous faire preuve de mesure.<br />
 Une intervention excessive dans l’activité économique et une foi aveugle dans la toute-puissance de l’Etat constituent une autre erreur possible. Certes une intervention accrue de l’Etat en temps de crise est une réaction naturelle aux échecs de la régulation des marchés. Au lieu de rationaliser les mécanismes du marché, certains sont tentés d’augmenter le plus possible les interventions écono­miques de l’Etat. La concentration d’actifs excédentaires entre les mains de l’Etat constitue une mauvaise mesure anti-crise dans pratiquement tous les pays.<br />
 Au XXe siècle, l’Union soviétique a rendu absolu le pouvoir de l’Etat et cela a fini par rendre l’économie non compétitive. Cela nous coûte très cher et je suis sûr que personne ne souhaite réitérer cette erreur.<br />
 Nous ne devrions pas non plus ignorer que l’esprit de libre entreprise, avec le principe de responsabilité individuelle des hommes d’affaires, des investisseurs et des actionnaires pour leurs décisions a été sapé au cours des derniers mois. Ce n’est pas une raison de croire que nous pourrons obtenir de meilleurs résultats en rejetant la responsabilité sur l’Etat. De nombreux responsables écono­miques sont présents à cette rencontre. La tentation constante de recourir à l’aide de l’Etat est tout à fait compréhensible mais cette resource n’est pas inépuisable et ne constitue pas une panacée.<br />
 Et j’ajouterai ceci: les mesures anti-crise ne devraient pas dégénérer en populisme financier et dans le refus d’appliquer des politiques macroéconomiques responsables. L’augmentation injustifiée du déficit budgétaire et l’accumulation des dettes publiques sont aussi destructrices que les spéculations boursières aventureuses.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Avenir d’une économie des valeurs réelles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Malheureusement, nous n’avons pas saisi l’ampleur de la crise actuelle. Néanmoins, une chose est évidente: l’ampleur de la récession dépendra largement de mesures spéci­fiques de haute précision qui devront être prises par les gouvernements et les milieux économiques, de même que de nos efforts professionnels coordonnés.<br />
 Nous devons pour ainsi dire expier nos fautes passées et jouer cartes sur table. Cela signifie que nous devons évaluer la situation réelle et passer par profits et pertes toutes nos dettes «sans espoir» et nos actifs toxiques. <br />
 Certes, ce sera une procédure extrêmement douloureuse et déplaisante. Nombreux seront ceux qui n’accepteront pas ces mesures, craignant pour leur capitalisation, leurs bonus ou leur réputation. Cependant nous prolongerons la crise si nous n’assainissons pas nos bilans. Je crois que les autorités financières doivent mettre au point des mécanismes permettant d’annuler les dettes, mécanisme correspondant aux besoins économiques actuels.<br />
 Deuxièmement, en plus de l’assainissement de nos bilans, il est grand temps de nous débarrasser de la monnaie virtuelle, des rapports surfaits et des notations douteuses. Nous ne devons pas entretenir d’illusions sur les évaluations de l’économie globale et des entreprises même si elles sont le fait d’analystes importants.<br />
 En fait, notre proposition implique que la réforme du système des audits et des notations doit reposer sur le retour au concept fondamental de valeur d’actif plutôt que sur des notions subjectives. Nous pensons que l’économie du futur doit devenir une économie des valeurs réelles. Mais la manière d’y arriver n’est pas évidente. Je n’ai pas de réponse explicite. Réfléchissons-y ensemble. Après tout, c’est l’objectif de ce genre de forums, grâce à M. Schwab.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dangers de la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Troisièmement, la dépendance excessive par rapport à une unique monnaie de réserve est dangereuse pour l’économie globale. Je pense que c’est clair pour tout le monde maintenant. Aussi serait-il raisonnable d’encourager la création, à l’avenir, de plusieurs monnaies de réserve fortes. Il est urgent de lancer un débat approfondi sur les moyens de faciliter un passage en douceur et irréversible à un nouveau modèle.<br />
 Quatrièmement, la plupart des pays convertissent leurs réserves nationales en monnaies étrangères et doivent par conséquent être convaincues que ces dernières sont sûres. Ceux qui émettent ces monnaies de réserve et de paiement ont tout intérêt à ce qu’elles soient utilisées par d’autres Etats.<br />
 Cela met l’accent sur les intérêts mutuels et l’interdépendance. En conséquence, il est important que ceux qui émettent une monnaie de réserve pratiquent des politiques monétaires plus transparentes. De plus, ces pays doivent s’engager à se conformer à des règles internationales de discipline macroécono­mique et financière. Nous pensons que cette demande n’est pas excessive.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système économique mondial plus équitable et plus efficace</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, le système financier global n’est pas la seule chose qui doive être réformée. Nous sommes confrontés à toute une série d’autres problèmes, si bien qu’un système fondé sur la coopération entre plusieurs centres importants doit remplacer le concept global unipolaire.<br />
 Nous devons renforcer le système de régulateurs mondiaux fondé sur le droit international et les accords multilatéraux afin d’empêcher le chaos et l’imprévisibilité dans ce monde multipolaire. Par conséquent, il est très important que nous réaffirmions le rôle des principales organisations et institutions internationales.<br />
 Je suis convaincu que nous pouvons mettre au point un système économique global plus équitable et plus efficace. Mais il est impossible – et actuellement inutile – d’élaborer ici, aujourd’hui, un projet détaillé.<br />
 Cependant, il est évident que tous les pays doivent avoir la garantie d’un accès aux ressources vitales, aux nouvelles technologies et au développement. Nous avons besoin de garanties réduisant le risque de crises récurrentes comparables à la crise actuelle. Naturellement, nous devons continuer de débattre de tous ces problèmes, notamment lors du prochain sommet du G20 à Londres en avril prochain. Nos décisions devraient répondre à la situation actuelle et tenir compte des besoins d’un monde d’après-crise. L’économie globale pourrait, par exemple, affronter le problème de la pénurie de ressources énergétiques et celui du risque de contrecarrer la croissance en essayant de maîtriser la crise.</p>
<h4 style="text-align: justify;">L’échange d’actifs fait partie de la sécurité énergétique</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Il y a trois ans, lors d’un sommet du G8, nous avons soulevé la question de la sécurité énergétique globale. Nous avons lancé un appel à la responsabilité des fournisseurs, des consommateurs et des pays de transit. Je pense qu’il est temps de créer des mécanismes vraiment efficaces afin de garantir cette responsabilité. Le seul moyen de le faire est de créer l’interdépendance, notamment par l’échange d’actifs sans aucune discrimination ni hypocrisie. C’est cette interdépendance qui entraîne une vraie responsabilité mutuelle.<br />
 Malheureusement, la Charte de l’énergie n’est pas devenue un instrument capable de régler les problèmes. Même les pays qui l’ont ratifiée l’ignorent au moment où ils devraient l’appliquer. <br />
 Je propose que nous élaborions un nouveau cadre légal international pour la sécurité énergétique. La réalisation de notre ini­tiative pourrait, je n’en doute pas, jouer un rôle politique comparable au traité établissant la Communauté européenne du charbon et de l’acier. C’est-à-dire que producteurs et consommateurs seraient finalement liés par un unique et véritable partenariat énergétique reposant sur une base légale bien définie.<br />
 Chacun d’entre nous comprend que des fluctuations importantes et imprévisibles des prix de l’énergie constituent un facteur colossal de déstabilisation de l’économie globale. La chute considérable des prix aujourd’hui entraînera une augmentation de la consommation des ressources. D’une part, les investissements dans les économies d’énergie et les énergies alternatives seront réduits et d’autre part on investira moins d’argent dans le pétrole, ce qui entraînera une baisse inévitable de la production. En dernier ressort, il en résultera une nouvelle hausse incontrôlée des prix durant un boom économique, préparant le terrain pour une nouvelle crise. <br />
 Il est nécessaire de revenir à un prix raisonnable reposant sur un équilibre entre l’offre et la demande afin de débarrasser la fixation du prix de l’élément spéculatif produit par de nombreux instruments financiers à terme.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Contribution de la Russie à la sécurité énergétique globale</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Garantir le transport des ressources énergé­tiques reste un défi. Il existe deux moyens d’y faire face et il faut les appliquer tous les deux. Le premier consiste à adopter le principe généralement reconnu des droits de douane sur les services de transit. Il peut être inscrit dans des textes légaux internationaux. Cette pratique devrait concerner le pétrole, le gaz, le combustible nucléaire et, dans une certaine mesure, la production d’électricité.<br />
 Le second consiste à développer et à diversifier les routes de transport de l’énergie. Nous avons travaillé dur et longtemps dans ce but. Au cours des seules dernières années, nous avons réalisé des projets de gazoducs tels que le Yamal-Europe et le Blue Stream. L’expérience a prouvé leur urgence et leur utilité. Je suis convaincu que les projets tels que le South Stream (gazoduc qui devrait relier la Russie à l’Italie en passant sous la mer Noire) et le North Stream (destiné à relier la Russie à l’Allemagne à travers la mer Baltique) sont également nécessaires à la sécurité énergé­tique de l’Europe. Leur capacité totale est estimée à 85 milliards de m3 de gaz par année. Certains de nos partenaires et l’Europe ont récemment proposé d’augmenter cette capacité et nous sommes en train d’examiner leur proposition. Je crois en effet qu’il est temps d’envisager ce développement. <br />
 Gazprom et ses partenaires – Shell, Mitsui et Mitsubishi – vont bientôt mettre en service des installations de liquéfaction et de transport du gaz naturel produit dans la région de Sakhaline. Il s’agit là également d’une contribution de la Russie à la sécurité énergé­tique globale.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Développer les infrastructures de transport dans toutes les directions<br />
</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Soit dit en passant, la technologie GNL (gaz naturel liquéfié) et son marché ont de belles perspectives de croissance et sont extrêmement importantes pour la sécurité énergé­tique.<br />
 Nous développons l’infrastructure de nos oléoducs. La première section du Baltic Pipeline System (BPS) est déjà achevée. BPS-1 fournit jusqu’à 75 millions de tonnes de pétrole par année. J’ajouterai que le port de mer et les voies d’accès ont été construits en très peu de temps – quelques années – à partir de rien, dans une région sauvage.<br />
 Nous travaillons maintenant aux plans et à la construction du BPS-2, le second tronçon qui longe la côte du golfe de Finlande. Il devrait avoir une capacité de 50 millions de tonnes par année. En tout, 140 millions de tonnes de produits bruts et raffinés transiteront par le système.<br />
 Nous avons l’intention de construire des infrastructures de transport dans toutes les directions. La première étape de l’Eastern Siberia – Pacific Ocean en est à son stade final. Son terminal sera un nouveau port pétrolier situé dans la baie de Kozmina et une raffinerie de pétrole dans la région de Vladivostok. A l’avenir, un gazoduc sera construit parallèlement à l’oléoduc, en direction du Paci­fique et de la Chine.<br />
 Nous commençons un autre projet en collaboration avec le Turkménistan et le Kazakh­stan, le Caspian Pipeline. <br />
 J’insiste sur le fait que nous devrions certainement accorder une de nos priorités à l’environnement dans la mise en œuvre de ces projets. Nous avons toujours effectué des études d’impact en amont de chacun de nos projets afin de tenir compte des questions environnementales. Nous procédons également à des investissements importants dans la réhabilitation de l’environnement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Instaurer un système de crédit stable</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je ne peux pas ne pas mentionner ici les conséquences de la crise globale sur l’économie russe. Nous avons également été gravement affectés. Cependant, contrairement à beaucoup d’autres pays, nous avons accumulé des réserves importantes qui nous permettent de traverser avec assurance la période d’instabilité mondiale.<br />
 Cette crise a rendu plus évidents les pro­blèmes que nous avions, c’est-à-dire l’accent excessif mis sur les matières premières dans les exportations et l’économie en général ainsi que la faiblesse de notre marché financier. Le besoin de développer un certain nombre d’institutions financières, surtout dans un contexte compétitif, est devenu plus aigu.<br />
 Nous étions conscients de ces problèmes et nous avons cherché à les aborder peu à peu. Cette crise ne fait que nous rendre plus actifs en ce qui concerne les priorités déclarées sans pour autant changer notre stratégie, laquelle consiste à réaliser un renouveau qualitatif de la Russie dans les 10 à 12 pro­chaines années. <br />
 Notre politique anti-crise vise à soutenir la demande intérieure, à apporter des garanties sociales à la population et à créer des emplois. Comme de nombreux pays, nous avons réduit les impôts à la production, laissant l’argent à l’économie. Nous avons optimisé les dé­penses de l’Etat. Mais, je le répète, à côté de ces mesures de réponse rapide, nous travaillons à la création d’un programme de développement pour après la crise.<br />
 Nous sommes convaincus que ceux qui créent des conditions attractives pour des investissements globaux dès maintenant seront les leaders du rétablissement économique global. Nos priorités comprennent notamment la création d’un contexte favorable au commerce et le développement de la compétitivité, l’établissement d’un système de crédit stable reposant sur des ressources intérieures suffisantes, la mise en œuvre de projets de transports et d’autres infrastructures. <br />
 La Russie est déjà un important exportateur de produits alimentaires et notre contribution à la sécurité alimentaire mondiale ne fera qu’augmenter.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Nous avons également l’intention de développer les secteurs novateurs de l’économie, surtout ceux dans lesquels la Russie est compétitive : l’espace au sens large, l’énergie nucléaire et l’aviation. Dans ces domaines, nous avons déjà créé des liens de coopération avec d’autres pays. Un secteur de coopération prometteur pourrait être celui des économies d’énergie. Nous estimons qu’une meilleure efficacité énergétique est un des facteurs clés de sécurité énergétique et de développement. Nous allons continuer de réformer notre industrie énergétique et notamment adopter un nouveau système de fixation des prix fondé sur des tarifs économiquement justifiés. C’est là une de nos premières priorités. C’est important, en particulier dans le contexte de l’encouragement aux économies d’énergie. Nous poursuivrons notre politique d’ouverture aux investissements étrangers.<br />
 Je crois que l’économie du XXIe siècle est une économie des gens et non des entreprises. Le facteur intellectuel a gagné en importance dans l’économie. C’est pourquoi nous prévoyons d’offrir davantage d’opportunités aux individus afin qu’ils réalisent leur potentiel. <br />
 Nous sommes déjà un pays très développé et très instruit, mais il faut que les citoyens russes bénéficient d’une formation ultramoderne et d’excellente qualité dans les aptitudes professionnelles qui seront généralement exigées dans le monde de demain. Par conséquent, nous allons faire preuve d’initiative dans la promotion des pro­grammes scolaires. Nous allons développer des programmes d’échanges d’étudiants notamment au niveau international. Nous allons également créer des conditions qui feront que les meilleurs chercheurs et professeurs – quelle que soit leur nationalité – aient envie de venir travailler en Russie.<br />
 L’histoire a donné à la Russie une chance unique. Les événements récents font que nous devons réorganiser de toute urgence notre économie et actualiser notre sphère sociale. Nous n’avons pas l’intention de laisser passer cette chance. Notre pays doit sortir de la crise réformé, plus fort et plus compétitif.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La militarisation prive l’économie d’énormes ressources financières</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Cela dit, je voudrais évoquer des problèmes qui dépassent le domaine purement écono­mique mais sont d’une grande actualité. <br />
 On entend malheureusement dire de plus en plus souvent qu’une augmentation des dépenses militaires pourrait résoudre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui. Le raisonnement est simple : les dépenses supplémentaires créent de nouveaux emplois dans un premier temps. C’est évident. A première vue, il semble que ce soit un bon moyen de lutter contre la crise et le chômage et cette politique pourrait même être tout à fait efficace à court terme. Mais la militarisation ne résoudra pas le problème à long terme; elle ne fera que le dissimuler pendant un certain temps. Elle retirera aux pays d’importantes ressources financières qui ne pourront pas être utilisées de manière plus judicieuse. Je suis convaincu qu’une réduction raisonnable des dépenses militaires accompagnée d’efforts en vue d’augmenter la sécurité globale rapportera certainement d’importants dividendes économiques.<br />
 J’espère que ce point de vue finira par prédominer au niveau mondial. Quant à nous, nous sommes prêts à des discussions approfondies sur la poursuite du désarmement.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Les conflits sont un moyen de détourner l’attention des problèmes sociaux et économiques</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">Je voudrais attirer votre attention sur le fait que la crise économique pourrait aggraver les tendances négatives de la politique globale. Récemment, le monde a été confronté à une montée inédite de la violence et à d’autres opérations agressives comme les incursions aventureuses de l’actuel gouvernement géorgien dans le Caucase, les attaques terro­ristes en Inde, l’escalade de la violence dans la bande de Gaza. Bien que ces événements ne soient pas directement liés, ils ont des traits communs.<br />
 Je pense tout d’abord à l’incapacité des organisations internationales à apporter des solutions constructives aux conflits régionaux ou à faire des propositions efficaces en vue de régler les conflits interethniques ou inter­étatiques. Les mécanismes politiques multilatéraux se sont révélés aussi inefficaces que les régulateurs financiers et économiques globaux.<br />
 A vrai dire, nous savons tous que provoquer l’instabilité politique et militaire ainsi que les conflits régionaux ou autres est un moyen de détourner l’attention de l’aggravation des problèmes sociaux et économiques inté­rieurs de certains pays. Malheureusement, on ne peut pas mettre un terme à ces tentatives. Pour empêcher ces scénarios, nous devons améliorer le système de relations internationales en le rendant plus efficace, plus sûr et plus stable.<br />
 Il existe une quantité de questions à l’ordre du jour mondial auxquelles la plupart des pays ont un intérêt commun, notamment les politiques anti-crise dont nous discutons, les efforts communs pour réformer les institutions financières internationales, pour améliorer les mécanismes régulateurs, pour assurer la sécurité énergétique – qui exige une collaboration entre nous tous – et pour atténuer la crise alimentaire mondiale, qui est une question urgente.<br />
 La Russie est prête à aborder les questions internationales prioritaires. Nous espérons que tous nos partenaires d’Europe, d’Asie et des Etats-Unis, y compris le nouveau gouvernement américain, manifesteront de l’intérêt pour la collaboration dans le traitement de ces questions et d’autres encore. Nous souhaitons du succès à la nouvelle équipe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Associons nos ressources intellectuelles, morales et matérielles</h4>
<p class="bodytext" style="text-align: justify;">En conclusion, je dirai que la communauté internationale doit faire face à toute une série de problèmes extrêmement compliqués qui pourraient par moments sembler écrasants. Pourtant, comme dit le proverbe, un voyage d’un millier de kilomètres commence par un seul pas. <br />
 Nous devons chercher quelles valeurs de base ont assuré les progrès de notre civilisation. L’intégrité et le rude travail, la responsabilité et la confiance en soi nous conduiront finalement au succès.<br />
 Nous ne devons pas désespérer. Nous pouvons et devons combattre cette crise en associant nos ressources intellectuelles, mo­rales et matérielles, mais c’est impossible sans confiance réciproque non seulement entre les acteurs économiques mais avant tout entre les nations. Aussi l’établissement de cette confiance est-il un objectif clé sur lequel nous devrions nous focaliser actuellement. La confiance et la solidarité permettront de surmonter les problèmes actuels et d’éviter de nouveaux chocs, de parvenir à la prospérité et au bien-être dans ce nouveau siècle.<br />
 Je vous remercie de votre attention.</p>
<p class="quelle" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://premier.gov.ru/eng/visits/world/95/1921.html" target="_blank">Gouvernement de la Fédération de Russie</a> &#8211; Traduction : <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1430" target="_blank">Horizons et débats</a>)</em></p>
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		<title>Phase V de la crise systémique: dislocation géopolitique mondiale</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 07:58:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°32 (15  février 2009)
Depuis Février 2006, LEAP/E2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 grandes phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d’accélération, d’impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les évènements jusqu’à aujourd’hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l’incapacité des dirigeants mondiaux à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em></em><em>Communiqué public GEAB N°32 (15  février 2009)</em></h3>
<p class="spip" align="justify"><strong><img class="alignright size-full wp-image-2440" title="Dislocation geopolitique mondiale" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/dislocation-geopolitique-mondiale.jpg" alt="Dislocation geopolitique mondiale" width="328" height="218" />Depuis Février 2006, LEAP/E2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 grandes phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d’accélération, d’impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les évènements jusqu’à aujourd’hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l’incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise, caractérisée notamment par leur acharnement depuis plus d’un an à en traiter les conséquences au lieu de s’attaquer radicalement à ses causes, va faire entrer la crise systémique globale dans une cinquième phase à partir du 4° trimestre 2009 : la phase dite de dislocation géopolitique mondiale.</strong></p>
<p class="spip" align="justify"><strong><br />
 </strong></p>
<p class="spip" align="justify">Selon LEAP/E2020, cette nouvelle phase de la crise sera ainsi façonnée par deux phénomènes majeurs organisant les évènements en deux séquences parallèles, à savoir :</p>
<ul>
<li><strong>Deux phénomènes majeurs : </strong>
<ul>
<li><strong>La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète</strong></li>
<li><strong>La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux</strong></li>
</ul>
</li>
<li><strong>Deux séquences parallèles : </strong>
<ul>
<li><strong>La décomposition rapide de l’ensemble du système international actuel</strong></li>
<li><strong>La dislocation stratégique de grands acteurs globaux.</strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p class="spip" align="justify">Nous avions espéré que la phase de décantation permettrait aux dirigeants du monde entier de tirer les conséquences de l’effondrement du système qui organise la planète depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Hélas, à ce stade, il n’est plus vraiment permis d’être optimiste en la matière (<span class="spip_note">1)</span>. Aux Etats-Unis comme en Europe, en Chine ou au Japon, les dirigeants persistent à faire comme si le système global en question était seulement victime d’une panne passagère et qu’il suffisait d’y ajouter quantité de carburants (liquidités) et autres ingrédients (baisse de taux, achats d’actifs toxiques, plans de relance des industries en quasi-faillite,…) pour faire repartir la machine. Or, et c’est bien le sens du terme de « crise systémique globale » créé par LEAP/E2020 dès Février 2006, le système global est désormais hors d’usage. Il faut en reconstruire un nouveau au lieu de s’acharner à sauver ce qui ne peut plus l’être.<span id="more-2437"></span></p>
<div id="attachment_2438" class="wp-caption aligncenter" style="width: 596px"><img class="size-full wp-image-2438" title="Evolution des commandes à l’industrie au cours du 4° trimestre 2008 (Japon, Etats-Unis, zone Euro, Royaume-Uni, Chine, Inde)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-des-commandes-a-l-industrie-4eme-trimestre-2008.jpg" alt="Evolution des commandes à l’industrie au cours du 4° trimestre 2008 (Japon, Etats-Unis, zone Euro, Royaume-Uni, Chine, Inde) - Sources : MarketOracle / JPMorgan" width="586" height="250" /><p class="wp-caption-text">Evolution des commandes à l’industrie au cours du 4° trimestre 2008 (Japon, Etats-Unis, zone Euro, Royaume-Uni, Chine, Inde) - Sources : MarketOracle / JPMorgan</p></div>
<p class="spip" align="justify">L’Histoire n’étant pas particulièrement patiente, cette cinquième phase de la crise va donc entamer ce processus de reconstruction mais de manière brutale, par la dislocation complète du système préexistant. Et les deux séquences parallèles, décrites dans ce GEAB N°32, qui vont organiser les évènements promettent d’être particulièrement tragiques pour plusieurs grands acteurs mondiaux.</p>
<p class="spip" align="justify">Selon LEAP/E2020, il ne reste plus qu’une toute petite fenêtre de tir pour tenter d’éviter le pire, à savoir les quatre mois à venir, d’ici l’été 2009. Très concrètement, le Sommet du G20 d’Avril 2009 constitue selon notre équipe la dernière chance pour réorienter de manière constructive les forces en action, c’est-à-dire avant que la séquence cessation de paiement du Royaume-uni, puis des Etats-Unis ne se mette en branle (<span class="spip_note">2)</span>. Faute de quoi, ils perdront tout contrôle sur les évènements (<span class="spip_note">3)</span>, y compris, pour nombre d’entre eux, dans leurs propres pays, tandis que la planète entrera dans cette phase de dislocation géopolitique à la manière d’un « bateau ivre ». A l’issue de cette phase de dislocation géopolitique, le monde risque de ressembler à l’Europe de 1913 plus qu’à la planète de 2007.</p>
<p class="spip" align="justify">Ainsi, à force de tenter de porter sur leurs épaules le poids toujours croissant de la crise en cours, la plupart des Etats concernés, y compris les plus puissants, ne se sont pas rendu compte qu’ils étaient en train d’organiser leur propre écrasement sous le poids de l’Histoire, oubliant qu’ils n’étaient que des constructions humaines, ne survivant que parce que l’intérêt du plus grand nombre s’y retrouvait. Dans ce numéro 32 du GEAB, LEAP/E2020 a donc choisi d’anticiper les conséquences de cette phase de dislocation géopolitique sur les Etats-Unis et l’UE.</p>
<p class="spip" align="justify"> </p>
<div id="attachment_2439" class="wp-caption aligncenter" style="width: 575px"><img class="size-full wp-image-2439" title="Evolution de la base monétaire des Etats-Unis (12/2002 – 12/2008)" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-de-la-base-monetaire-des-usa.jpg" alt="Evolution de la base monétaire des Etats-Unis (12/2002 – 12/2008) - Source US Federal Reserve / DollarDaze" width="565" height="642" /><p class="wp-caption-text">Evolution de la base monétaire des Etats-Unis (12/2002 – 12/2008) - Source US Federal Reserve / DollarDaze</p></div>
<p class="spip" align="justify">Il est donc temps pour les personnes comme pour les acteurs socio-économiques de se préparer à affronter une période très difficile qui va voir des pans entiers de nos sociétés telles qu’on les connaît être fortement affectés (<span class="spip_note">4)</span>, voire tout simplement disparaître provisoirement ou même dans certains cas durablement. Ainsi, la rupture du système monétaire mondial au cours de l’été 2009 va non seulement entraîner un effondrement du Dollar US (et de la valeur de tous les actifs libellés en USD), mais il va aussi induire par contagion psychologique une perte de confiance généralisée dans les monnaies fiduciaires. C’est à tout cela que s’attachent les recommandations de ce GEAB N°32.</p>
<p class="spip" align="justify">&laquo;&nbsp;Last but not least&nbsp;&raquo;, notre équipe considère désormais que ce sont les entités politiques (<span class="spip_note">5)</span> les plus monolithiques, les plus « impériales », qui vont être les plus gravement bouleversées au cours de cette cinquième phase de la crise. La dislocation géopolitique va ainsi s’appliquer à des états qui vont connaître une véritable dislocation stratégique remettant en cause leur intégrité territoriale et l’ensemble de leurs zones d’influences dans le monde. D’autres états, en conséquence, seront projetés brutalement hors de situations protégées pour plonger dans des chaos régionaux.</p>
<p class="spip" align="justify"> </p>
<p class="spip" align="justify"><em><strong>Notes:</strong></em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">1)</span> Barak Obama comme Nicolas Sarkozy ou Gordon Brown passent leur temps à invoquer la dimension historique de la crise pour mieux cacher leur incompréhension de sa nature et tenter de se dédouaner à l’avance de l’échec de leurs politiques. Quant aux autres, ils préfèrent se persuader que tout cela se règlera comme un problème technique un peu plus grave que d’habitude. Et tout ce petit monde continue à jouer selon les règles qu’ils connaissent depuis des décennies, sans se rendre compte que le jeu est en train de disparaître sous leurs yeux.</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">2)</span> Voir <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?rubrique8" target="_blank">GEAB précédents</a>.</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">3)</span> En fait il est même probable que le G20 aura des difficultés croissantes à tout simplement pouvoir se réunir, sur fond de « chacun pour soi ».</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">4)</span> Source : <a class="spip_out" href="http://www.nytimes.com/2009/02/15/business/15global.html?_r=3&amp;pagewanted=1&amp;hp" target="_blank">New York Times</a>, 14/02/2009</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: justify;"><em>(<span class="spip_note">5)</span> Et cela nous paraît vrai également pour les entreprises.</em></p>
<p class="spip_note" style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article587&amp;lang=fr" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
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		<title>Ce qu’il faut au moins savoir sur la création monétaire</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 08:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
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		<description><![CDATA[Par André-Jacques Holbecq
J&#8217;ai tenté de résumer ici les bases indispensables de la compréhension de l&#8217;origine de plus de 90% de la monnaie qui irrigue l&#8217;économie (monnaie non matérielle : écritures, comptes informatiques, etc.). Cette monnaie est dite scripturale et elle est &#171;&#160;temporaire&#160;&#187;. Les 10% restant sont les monnaies fiduciaires (billets et pièces) dont l&#8217;émission est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9-Jacques_Holbecq" target="_blank">André-Jacques Holbecq</a></em><strong></strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>J&#8217;ai tenté de résumer ici les bases indispensables de la compréhension de l&#8217;origine de plus de 90% de la monnaie qui irrigue l&#8217;économie (monnaie non matérielle : écritures, comptes informatiques, etc.). Cette monnaie est dite scripturale et elle est &laquo;&nbsp;temporaire&nbsp;&raquo;. Les 10% restant sont les monnaies fiduciaires (billets et pièces) dont l&#8217;émission est réservée aux Banques Centrales (BCE, FED, Banque d&#8217;Angleterre…).</strong></p>
<p><strong>Afin de mieux comprendre comment est « créée » la monnaie scripturale, imaginons d&#8217;abord qu&#8217;il n&#8217;y a pas de banque centrale et qu&#8217;il n&#8217;existe qu&#8217;une seule banque commerciale.</strong></p>
<p>A l&#8217;origine, le bilan de cette banque est vide</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-2028" title="creation-monetaire-1" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/creation-monetaire-1.png" alt="creation-monetaire-1" width="400" height="200" /></p>
<p style="text-align: justify;">Un client, l&#8217;entreprise X demande un prêt de 100 000 € à cette banque unique, qui accepte ce crédit compte tenu des garanties de remboursement, capital et intérêt, que lui apporte l&#8217;entreprise X.</p>
<p style="text-align: justify;">En acceptant ce contrat, la banque se contente de créditer du montant emprunté le compte à vue (au passif de la banque) de l&#8217;entreprise X, en échange de la garantie de remboursement aux échéances prévues dans le contrat, en tant que créance (à l&#8217;actif de la banque)</p>
<p style="text-align: justify;">Le bilan de la banque devient donc :</p>
<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-2029 aligncenter" title="creation-monetaire-2" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/creation-monetaire-2.png" alt="creation-monetaire-2" width="400" height="230" /></p>
<p style="text-align: left;">La double inscription simultanée d&#8217;un même montant à l&#8217;actif et au passif du bilan de la banque constitue donc l&#8217;acte par lequel elle crée la monnaie : c&#8217;est bien une capacité de dépenses supplémentaires pour l&#8217;entreprise X sans que personne d&#8217;autre ne renonce à son pouvoir d&#8217;achat.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont donc « les crédits qui font les dépôts » (et non l&#8217;inverse) et c&#8217;est l&#8217;expansion de l&#8217;actif de la banque qui entraîne celle de son passif</p>
<p style="text-align: justify;">Au bilan de « l&#8217;agent non financier » (l&#8217;entreprise X) c&#8217;est une créance qui sera enregistrée à son actif, mais ce qui est important c&#8217;est que l&#8217;entreprise X va pouvoir utiliser le montant porté en dépôt à vue comme moyen de payement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La monnaie scripturale n&#8217;est finalement qu&#8217;une dette de banque commerciale qui circule, un élément du passif bancaire accepté comme moyen de payement ; l&#8217;essentiel est que cette créance soit reconnue comme une véritable monnaie. <span id="more-2026"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">« la monnaie est créée par les banques, lors d&#8217;une demande satisfaite de crédit bancaire par des agents non bancaires » <em>(André Chaîneau « Mécanismes politiques et monétaires »)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce processus de création monétaire a lieu également quand :</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">1 – la banque autorise un compte débiteur</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">2 – la banque achète un actif réel (immeuble par exemple) ou un actif financier (actions, obligations). Les banques ne sont toutefois pas réellement libres)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">3 – les agents économiques résidents échangent des devises contre de la monnaie intérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais si les banques possèdent ce pouvoir exorbitant de créer leurs propres ressources , cette possibilité est toutefois dépendante du bon vouloir des autres agents économiques :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">- les banques ne peuvent dire « oui » que si on leur demande de la monnaie ; l&#8217;initiative émane donc des clients.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">- la création monétaire scripturale est subordonnée au degré de confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Les crédits font les dépôts, mais symétriquement le remboursement d&#8217;un crédit induit une destruction monétaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le fonctionnement du système bancaire est donc un processus continu de créations et de destructions de monnaie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Considérons maintenant une économie à 2 banques, A et B, <br />
 avec Claude client de A et Jean, client de B</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La banque A accorde 1000 de nouveau crédit à Claude, et la banque B accorde 200 de nouveau crédit à Jean</p>
<p style="text-align: justify;">Les bilans des 2 banques deviennent</p>
<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-2030 aligncenter" title="creation-monetaire-3" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/creation-monetaire-3.png" alt="creation-monetaire-3" width="400" height="206" /></p>
<p style="text-align: left;">Maintenant Claude effectue des achats auprès de Pierre (également client de la banque A) pour 600, et auprès de Alain (client de la banque B) pour 400.</p>
<p style="text-align: justify;">Simultanément Jean effectue des achats auprès de Pierre pour 100 et auprès d&#8217;Alain pour 100</p>
<p style="text-align: justify;">Claude voit donc son compte en banque A débité de 1000, Jean voit son compte en banque B débité de 200, par contre Pierre (banque A) voit son compte crédité de 700, et Alain (banque B) voit son compte crédité de 500</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Etat des comptes à la suite de ces opérations,<br />
 avant la compensation entre les deux banques</strong></p>
<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-2031 aligncenter" title="creation-monetaire-4" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/creation-monetaire-4.png" alt="creation-monetaire-4" width="400" height="240" /></p>
<p style="text-align: left;">La banque A dispose alors d&#8217;une créance sur la banque B d&#8217;une valeur de 100 (payement de Jean à Pierre)</p>
<p style="text-align: justify;">La banque B dispose d&#8217;une créance de 400 sur la banque A (paiement de Claude à Alain)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les banques vont alors compenser leurs dettes, et au final, la banque A doit 300 à la banque B.</strong> Cette banque A va donc se « refinancer » auprès de la banque B (si elle l&#8217;accepte, sinon A devra utiliser les services de la Banque Centrale) en empruntant auprès de celle-ci et donc en acceptant une dette à son égard.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le titre de cette dette interbancaire apparaît alors au passif de la banque A (qui va devoir se &laquo;&nbsp;refinancer&nbsp;&raquo; de 300) et à l&#8217;actif de la banque B </strong></p>
<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-2032 aligncenter" title="creation-monetaire-5" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/creation-monetaire-5.png" alt="creation-monetaire-5" width="400" height="242" /></p>
<p style="text-align: left;">Cette nécessité de refinancement interbancaire provient de parts de marché inégales entre les banques A et B, tant dans la collecte de dépôt que dans la distribution des crédits.</p>
<p style="text-align: justify;">Si, dans notre exemple précédent, la banque B n&#8217;accepte pas de refinancer la banque A, celle-ci devra faire appel à un refinancement de la Banque Centrale</p>
<p style="text-align: justify;">Si chaque banque accorde des crédits en fonction de ses parts de marché de dépôts les fuites se compensent et le marché bancaire est équilibré</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Prises dans leur globalité, les banques commerciales ont un pouvoir de création monétaire potentiellement illimité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>MAIS</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement à la monnaie scripturale émise par les banques commerciales les agents (entreprises, ménages, collectivités) utilisent d&#8217;autres monnaies que les banques commerciales ne peuvent pas créer et qui créent des « fuites » dans l&#8217;ensemble du système.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>1</strong> – <strong>les billets et pièces :</strong> monnaie fiduciaire dont la création est réservée à la banque Centrale</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>2</strong> &#8211; <strong>les besoins en devises</strong> que la banque commerciale va devoir se procurer auprès de sa banque centrale</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>3</strong> – <strong>les fuites vers le Trésor Public</strong> (ce qui n&#8217;est pas le cas aux USA où le Trésor Public dispose de comptes auprès des banques commerciales)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><strong>4 </strong>– <strong>la fuite des réserves obligatoires</strong> (chaque banque commerciale est obligée de maintenir sur son compte à la banque centrale une somme qui peut être ou non rémunérée. Ce montant des réserves obligatoires est calculé pour l&#8217;essentiel en proportion de la masse des dépôts des clients : par ce mécanisme, la Banque Centrale augmente donc le besoin de refinancement des banques commerciales. Dans la zone euro, ces réserves sont de 2% actuellement)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les différents besoins de liquidités évoqués nécessitent du refinancement auprès de la banque Centrale, mettant ainsi le système bancaire en état de dépendance vis-à-vis de la banque centrale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les banques sont en plus tenues à l&#8217;équilibre de leur bilan et aux règles limitant le montant de leurs créances (les crédits qu&#8217;elles accordent) par rapport au montant de leurs fonds propres (Bâle 2 et ratios Mc Donough imposant de 4 à 8% de fonds propres sur le total de leur passif)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les banques servent également d&#8217;intermédiaires financiers (elles prêtent les dépôts confiés par des épargnants). Ces prêts sur épargne préalable représentent environ 40% des prêts des banques commerciales, mais cette épargne est elle-même issue de création monétaire à l&#8217;origine.</strong></p>
<hr style="text-align: justify;" size="2" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Le mécanisme de l&#8217;expansion monétaire <br />
 au niveau de l&#8217;ensemble des banques commerciales…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous l&#8217;avons vu, les banques disposent d&#8217;un privilège unique : l&#8217;expansion de leur actif (par émission de créances accordées aux Agents Non Financiers – ANF), entraine instantanément celle de leur passif à l&#8217;équivalence (les dépôts à vue). Les crédits précèdent bien les dépôts.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l&#8217;expansion du passif est instable car les banques commerciales sont tenues d&#8217;assurer les « fuites » de leurs réserves en monnaie centrale, hors de leur circuit monétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces fuites sont celles de la demande en monnaie banque centrale (monnaie de base, M0) :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">- la demande de monnaie fiduciaire (pièces et billets) qui est actuellement estimée à 15% dans la zone euro ;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">- les réserves obligatoires (pourcentage des dépôts, actuellement de 2% dans la zone euro).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Exemple</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans la zone euro la demande de monnaie fiduciaire est constatée à 15% des dépôts, et les réserves obligatoires soient de 2% . Les « fuites » sont donc de 17% (16,7 pour être précis puisque les réserves de 2% sont calculées sur le retour des dépôts). Admettons que les banques disposent de réserves excédentaires auprès de la banque centrale pour un montant de 100.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S&#8217;il y a demande de crédit des Agents non financiers, elles peuvent accorder un nouveau crédit de 100, et, en assurant le total des fuites de 17, il leur restera 83 de réserves excédentaires.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces réserves vont, à leur tour, permettre 83 de nouveaux crédits, et le total des fuites sera de 14,1 Le solde des réserves deviendra 68,9.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces réserves vont à leur tour permettre 68,9 de nouveaux crédits, et le total des fuites sera de 11,7. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le solde des réserves sera de 58,1</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ainsi de suite pour arriver à ce que les réserves excédentaires soient de 0, puisque le total des fuites sera de 100.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Dans cet exemple, au total, à partir de 100 de monnaie centrale :</em></strong></p>
<ul style="text-align: justify;" type="disc">
<li><strong><em>les banques auront créé 599</em></strong></li>
<li><strong><em>90 se retrouveront en monnaie fiduciaire dans le circuit économique</em></strong></li>
<li><strong><em>10 se retrouvent en réserves obligatoires auprès de la banque centrale </em></strong></li>
<li><strong><em>le retour des dépôts dans le système bancaire sera de 509.</em></strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a donc bien création de monnaie par le système bancaire à partir du montant de monnaie centrale dont elles disposent (base monétaire).</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette création n&#8217;est pas sans limite : le potentiel de création de monnaie se réduit donc au fur et à mesure des crédits émis. La création monétaire globale des banques dépend aussi à la fois du désir d&#8217;encaisse liquide des agents économiques et de l&#8217;appétit de crédit de la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau d&#8217;une banque isolée, celle-ci doit également tenir compte des déséquilibres des compensations auprès de ses concurrentes, qu&#8217;elle devra éventuellement couvrir en monnaie centrale et donc en augmentant ses réserves.</p>
<p style="text-align: justify;">Les banques commerciales sont tenues également à des règles dites prudentielles afin que les crédits qu&#8217;elles font ne dépassent pas différents ratios par rapport aux fonds propres et aux dépôts de leur clientèle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour limiter l&#8217;expansion du crédit et donc de la masse monétaire, la banque centrale peut agir pour réduire la liquidité générale ou augmenter les taux de refinancement de monnaie centrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les crédits doivent être remboursés. Lorsqu&#8217;ils le sont la destruction monétaire suit exactement les mêmes règles que la création dans le sens contraire. L&#8217;activité monétaire de crédit joue donc dans les deux sens. Si globalement les banquiers freinent puis réduisent leurs crédits il y aura diminution de la masse monétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, la demande d&#8217;intérêt ne peut être globalement satisfaite que par de nouveaux crédits qui vont permettre aux ANF de payer ceux-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la question reste posée entre une dénomination « multiplicateur de crédit » ou « diviseur de crédit », car le sens de la relation concernant les réserves des banques commerciales en banque centrale n&#8217;est pas formellement établi. Les banques commerciales sont-elles limitées par les véritables décisions de la banque centrale, ou étant mises devant le fait accompli, la banque centrale n&#8217;a-t-elle d&#8217;autre choix que de mettre à disposition des banques commerciales (par refinancement ou baisse du coefficient de réserve obligatoire) les sommes qu&#8217;elles demandent pour assurer les fuites suite à leurs émissions de crédits ?</p>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les banques de dépôts procèdent à des émissions monétaires à tout moment, leur problème est de détenir des titres reconnus afin de parer à leurs fuites journalières et pour se procurer la monnaie centrale pour alimenter les réserves obligatoires. C&#8217;est pourquoi, elles s&#8217;arrangent toutes pour détenir dans leur portefeuille des titres du Trésor et prêtent de préférence à des entreprises &laquo;&nbsp;cotées&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On notera que les besoins en monnaie centrale (Réserves Obligatoires) naissent après l&#8217;émission et que les moyens pour se la procurer peuvent naître de cette émission</strong></p>
<hr style="text-align: justify;" size="2" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Complément 1 : Les masses monétaires (agrégats)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Trois agrégats (poupées russes) représentent la masse monétaire circulant dans l&#8217;économie</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">•- <strong>M1</strong> incluant les pièces et les billets en circulation <em>+ </em> les dépôts à vue des clients</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">•- <strong>M2</strong> = M1 + dépôts remboursables avec un préavis inférieur ou égal à trois mois + dépôts à terme d&#8217;une durée initiale inférieure ou égale à deux ans ;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">•- <strong>M3</strong> = M2 + pensions + titres d&#8217;OPCVM monétaires + instruments du marché monétaire + titres de créance de durée initiale inférieure ou égale à deux ans.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-2033 aligncenter" title="creation-monetaire-6" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/creation-monetaire-6.jpg" alt="creation-monetaire-6" width="498" height="254" /></p>
<p style="text-align: left;">Les banques commerciales créent donc, par le crédit, environ 85% de M1 et 93% de M3</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Un autre agrégat nommé M0</strong> est rarement utilisé, n&#8217;est PAS un agrégat de M1. C&#8217;est la “monnaie de base” ou “monnaie centrale” ou “base monétaire” définie comme : &nbsp;&raquo; billets et monnaie scripturale inscrits sur les comptes des banques en Banque Centrale.&nbsp;&raquo;</p>
<hr style="text-align: justify;" size="2" />
<p style="text-align: justify;"><strong>Complément 2 : Les contreparties</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les contreparties de la masse monétaire représentent l&#8217;ensemble des financements et indiquent à quelle occasion la monnaie a été créée</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> (Encours début 2006, d&#8217;après « économie monétaire et financière » ed Breal)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contreparties de la masse monétaire M3, en milliards d&#8217;euros</strong></p>
<p style="text-align: justify;">• Crédits au secteur privé : 9657<br />
 (Crédits accordés par les IFM aux entreprises et ménages)</p>
<p style="text-align: justify;">• Crédits au secteur public : 2482<br />
 (Crédits accordés par les IFM aux administrations publiques locales et aux organismes de sécurité sociale)</p>
<p style="text-align: justify;">• Créances nettes sur l&#8217;extérieur : 459<br />
 (Incidence du solde des transactions courantes sur les avoirs des résidents de la zone euro)</p>
<p style="text-align: justify;">• Ressources non monétaires des Institutions Financières et Monétaires : &#8211; 5127<br />
 (Afin de faire apparaître les contreparties des seuls actifs monétaires, sont déduit les ressources d&#8217;épargne stable et les fonds propres)</p>
<p style="text-align: justify;">• Divers : &#8211; 358<br />
 (Point d&#8217;ajustement statistique mais aussi par exemple d&#8217;actifs immobiliers par les IFM pour compte propre, enregistrés sur cette ligne en contrepartie d&#8217;un accroissement de la monnaie au passif des IFM)</p>
<p style="text-align: justify;">Total = M3 = 7113 Md€<br />
 <em>(pour une quantité de monnaie fiduciaire &#8211; monnaie centrale en circulation dans l&#8217;économie &#8211; de 528 Md€)</em></p>
<hr style="text-align: justify;" size="2" />
<p style="text-align: justify;">J&#8217;espère que ce petit résumé vous sera utile dans la compréhension des phénomènes monétaires dont on parle beaucoup en ce moment. Pour ceux qui voudraient approfondir ce sujet, je conseille le petit livre de Dominique Plihon <em>&nbsp;&raquo; la monnaie et ses mécanismes&nbsp;&raquo; .</em></p>
<p style="text-align: justify;">PS : avez-vous signé la pétition &laquo;&nbsp;<a href="http://www.public-debt.org/"> POUR QUE L&#8217;ARGENT NOUS SERVE, AU LIEU DE NOUS ASSERVIR</a> &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50612" target="_blank">agoravox.fr</a>)</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pour que l’argent nous serve, au lieu de nous asservir !</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 13:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
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En effet, depuis 1973, l&#8217;État s&#8217;est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d&#8217;émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l&#8217;État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d&#8217;énormes intérêts. À l&#8217;heure du &#171;&#160;pouvoir d&#8217;achat chancelant&#160;&#187; et des &#171;&#160;caisses [...]]]></description>
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<p style="text-align: center;"><code><div class="iframe-wrapper">
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</div></code></p>
<blockquote><p><strong>En effet, depuis 1973, l&#8217;État s&#8217;est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d&#8217;émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l&#8217;État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d&#8217;énormes intérêts. À l&#8217;heure du &laquo;&nbsp;pouvoir d&#8217;achat chancelant&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;caisses vides&nbsp;&raquo;, il n&#8217;est plus acceptable que notre argent, issu de notre travail, ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l&#8217;emploi et des services publics, course sans fin à la croissance, destruction de l&#8217;environnement, etc..</strong></p>
</blockquote>
<h3>Nous vous proposons de nous mobiliser citoyennement en agissant immédiatement par voie de <span style="text-decoration: underline;">pétition électronique à vos élus départementaux</span> (<em>députés, sénateurs</em>), pour restaurer le droit légitime des Nations à émettre leur propre monnaie.</h3>
<p style="color: #9933CC;" align="left"><big><strong>Devenez une partie de la solution, passez à l&#8217;action :</strong></big></p>
<p style="color: #FF0000;" align="left"><em>Veuillez effacer &laquo;&nbsp;Votre Prénom&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Votre Nom&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Votre E-Mail&nbsp;&raquo; avant de rentrer vos coordonnées et de <span style="text-decoration: underline;">choisir votre département de résidence</span> (si vous ne choisissez pas de département, un pétition test vous sera envoyée à l&#8217;adresse E-Mail spécifiée).</em></p>
<div>
<form id="mailing" action="http://www.letransmuteur.net/sendmail.php" method="post">
<p align="left">
<input id="prenom" name="prenom" size="40" type="text" value="Votre Prénom" />
<p align="left">
<input id="nom" name="nom" size="40" type="text" value="Votre Nom" />
<p align="left">
<input id="email" name="email" size="40" type="text" value="Votre E-Mail" />
<p align="left">
<select id="to" name="to"> <option selected="selected" value=" ">Département français à choisir</option> <option value="contact@xavier-breton.com, charlesdelaverpilliere@orange.fr, contact@etienne-blanc.org, mvoisin@assemblee-nationale.fr, j.berthou@senat.fr, s.goy-chavent@senat.fr, r.mazuir@senat.fr">01 Ain</option> <option value="rdosiere@assemblee-nationale.fr, pascale.gruny-permanence@wanadoo.fr, jp.balligand@wanadoo.fr, jdesallangre@assemblee-nationale.fr, ivasseur@assemblee-nationale.fr, p.andre@senat.fr, y.daudigny@senat.fr, a.lefevre@senat.fr">02 Aisne</option> <option value="guy.chambefort@orange.fr, bernard.lesterlin@orange.fr, jmallot@assemblee-nationale.fr, permanence.charasse@wanadoo.fr, g.deriot@senat.fr, m.schurch@senat.fr">03 Allier</option> <option value="jlbianco@assemblee-nationale.fr, dspagnou@assemblee-nationale.fr, c.domeizel@senat.fr">04 Alpes-de-Haute-Provence</option> <option value="henriette.martinez@wanadoo.fr, jgiraud@assemblee-nationale.fr, senateur.pbr@orange.fr">05 Hautes-Alpes</option> <option value="e.ciotti@orange.fr, mmarland@assemblee-nationale.fr, contact@rudy-salles.com, jcguibal@assemblee-nationale.fr, cestrosi@assemblee-nationale.fr, ll@lionnel-luca.org, jaleonetti@assemblee-nationale.fr, bbrochand@assemblee-nationale.fr, 9circonscription@wanadoo.fr, m.daunis@senat.fr, c.giudicelli@senat.fr, jp.leleux@senat.fr, l.negre@senat.fr, r.vestri@senat.fr">06 Alpes-Maritimes</option> <option value="pascal.terrasse@wanadoo.fr, odussopt@assemblee-nationale.fr, jean-claude.flory@wanadoo.fr, y.chastan@senat.fr, m.teston@senat.fr">07 Ardèche</option> <option value="bpoletti@assemblee-nationale.fr, vuilque.philippe@wanadoo.fr, jean-luc.warsmann@wanadoo.fr, benoit.hure@wanadoo.fr, m.lamenie@senat.fr">08 Ardennes</option> <option value="fmassat@assemblee-nationale.fr, henri.nayrou@wanadoo.fr, bel1.jean-pierre@wanadoo.fr">09 Ariège</option> <option value="ndhuicq@orange.fr, jcmathis@assemblee-nationale.fr, baroin.francois@wanadoo.fr, p.adnot@senat.fr, y.gaillard@senat.fr">10 Aube</option> <option value="jean-claude.perez@wanadoo.fr, permanence.bascou@orange.fr, jp.dupre@ataraxie.fr, roland.courteau@wanadoo.fr, marcel.rainaud@laposte.net">11 Aude</option> <option value="ycensi@assemblee-nationale.fr, marielou.marcel.p@orange.fr, amarc@assemblee-nationale.fr, am.escoffier@senat.fr, a.fauconnier@senat.fr">12 Aveyron</option> <option value="mallie.richard@wanadoo.fr, ckert.cabparlementaire@wanadoo.fr, ediard@assemblee-nationale.fr, vaxes.michel@orange.fr, depute@marysejoissains.com, breynes@assemblee-nationale.fr, mvauzelle@assemblee-nationale.fr, rblum@mairie-marseille.fr, dominique.tian@wanadoo.fr, jroatta@assemblee-nationale.fr, hjibrayel@assemblee-nationale.fr, muselier.ump@online.fr, gteissier@mairie-marseille.com, permanenceparlementaire@sylvieandrieux.fr, vboyer@assemblee-nationale.fr, bdeflesselles@assemblee-nationale.fr, s.andreoni@senat.fr, notices-senateurs@senat.fr, s.ghali@senat.fr, b.gilles@senat.fr, jn.guerini@senat.fr, s.joissains@senat.fr, i.pasquet@senat.fr, r.povinelli@senat.fr">13 Bouches-du-Rhône</option> <option value="philippeduron@orange.fr, pleroy.ldumont@orange.fr, cleteurtre@falaise.fr, nameline@assemblee-nationale.fr, jmlefrancdepute@wanadoo.fr, jycousin@assemblee-nationale.fr, a.dupont@senat.fr, jl.dupont@senat.fr, notices-senateurs@senat.fr">14 Calvados</option> <option value="vdescoeur@cg15.fr, jean-yves.bony@orange.fr, p.jarlier@senat.fr, j.mezard@senat.fr">15 Cantal</option> <option value="jcviollet@wanadoo.fr, marie-line.reynaud@wanadoo.fr, jlambert@assemblee-nationale.fr, mpinville@assemblee-nationale.fr, n.bonnefoy@senat.fr, m.boutant@senat.fr">16 Charente</option> <option value="maxime.bono@ville-larochelle.fr, jl.leonard@chatelaillonplage.fr, cquere@assemblee-nationale.fr, jcbeaulieu@assemblee-nationale.fr, didierquentin@voila.fr, c.belot@senat.fr, michel.doublet@wanadoo.fr, d.laurentsenateur17@orange.fr>17 Charente-Maritime</option> <option value=">18 Cher</option> <option value="fhollande@assemblee-nationale.fr, permanence.nauche@orange.fr, jpdupont@assemblee-nationale.fr, b.bourzai@senat.fr, r.teulade@senat.fr">19 Corrèze</option> <option value="srenucci@assemblee-nationale.fr, cderoccaserra@assemblee-nationale.fr, depute-gandolfi@orange.fr, pgiacobbi@cg2b.fr">20 Corse</option> <option value="bernarddepierre@wanadoo.fr, permanence@remi-delatte.com, cadarciaux@assemblee-nationale.fr, francois.sauvadet@wanadoo.fr, alain.suguenot@wanadoo.fr, a.houpert@senat.fr, f.patriat@senat.fr, f.rebsamen@senat.fr">21 Côte-d&#8217;Or</option> <option value="bousquetsb@wanadoo.fr, jean-gaubert@wanadoo.fr, mlefur@assemblee-nationale.fr, oget.mr@wanadoo.fr, erhel.corinne@orange.fr, y.botrel@senat.fr, j.cheve@senat.fr, gerard.lecam@wanadoo.fr">22 Côtes-d&#8217;Armor</option> <option value="mvergnier@assemblee-nationale.fr, auclair.j@wanadoo.fr, jj.lozach@senat.fr">23 Creuse</option> <option value="pascaldeguilhem@free.fr, garrigue.daniel.depute@wanadoo.fr, clanglade@assemblee-nationale.fr, gpeiro@assemblee-nationale.fr, c.berit-debat@senat.fr, b.cazeau@senat.fr">24 Dordogne</option> <option value="francoise@branget.com, jgrosperrin@assemblee-nationale.fr, marcelbonnot@yahoo.fr, pmoscovici@assemblee-nationale.fr, jean-marie.binetruy@wanadoo.fr, m.bourquin@senat.fr, notices-senateurs@senat.fr, c.jeannerot@senat.fr">25 Doubs</option> <option value="patrick.labaune@orange.fr, courriel@franck-reynier.fr, hmariton@assemblee-nationale.fr, gabriel.biancheri@wanadoo.fr, besson.jean@wanadoo.fr, d.guillaume@senat.fr, bernard.piras@wanadoo.fr">26 Drôme</option> <option value="glefrand@assemblee-nationale.fr, jean.pierre.nicolas@wanadoo.fr, marc.vampa.depute@orange.fr, francois.loncle@wanadoo.fr, fgilard@assemblee-nationale.fr, h.maurey@senat.fr, l.poniatowski@senat.fr">27 Eure</option> <option value="jean-pierre.gorges.depute@wanadoo.fr, g.hamel@ville-dreux.fr, laure@la-raudiere.com, ph.vigier@wanadoo.fr, j.billard@senat.fr, g.cornu@senat.fr, a.de-montgolfier@senat.fr">28 Eure-et-Loir</option> <option value="contact@urvoas.org, patricia.adam-deputee@wanadoo.fr, marguerite.lamour@wanadoo.fr, permanence.lebranchu@wanadoo.fr, jacques-leguen@wanadoo.fr, cmenard@assemblee-nationale.fr, annick.leloch.deputee@orange.fr, glebris@assemblee-nationale.fr, m.blondin@senat.fr, jl.fichet@senat.fr, f.marc@senat.fr, p.paul@senat.fr">29 Finistère</option> <option value="info@yvan-lachaud.com, emourrut.depute@wanadoo.fr, permanencejmroubaud@wanadoo.fr, mroustan@assemblee-nationale.fr, dumas.william@wanadoo.fr, jp.fournier@senat.fr, f.laurent-perrigot@senat.fr">30 Gard</option> <option value="catherine.lemorton@orange.fr, depute.bapt@wanadoo.fr, contact@pierrecohen.net, martinemartinel@orange.fr, imbert.francoise@wanadoo.fr, monique.iborra@orange.fr, patrick.lemasle@wanadoo.fr, jean-louis.idiart@wanadoo.fr, b.auban@senat.fr, a.chatillon@senat.fr, f.laborde@senat.fr, jj.mirassou@senat.fr, jp.plancade@senat.fr">31 Haute-Garonne</option> <option value="ph.martin-depute@wanadoo.fr, biemouret.gisele@orange.fr, a.demontesquiou@senat.fr, r.vall@senat.fr">32 Gers</option> <option value="jpgarraud@assemblee-nationale.fr, philippe.plisson@free.fr, chantal.bourrague@wanadoo.fr, delaunay.deputee@orange.fr, nmamere@assemblee-nationale.fr, clacuey@wanadoo.fr, contact@pascalegot.fr, msainte-marie@assemblee-nationale.fr, arousset@assemblee-nationale.fr, f.deluga@leteich.fr, martine.faure2007@orange.fr, a.anziani@senat.fr, f.cartron@senat.fr, mh.des-esgaulx@senat.fr, x.pintat@senat.fr">33 Gironde</option> <option value="jdomergue@assemblee-nationale.fr, a.vezinhet.depute@orange.fr, jpgrand@assemblee-nationale.fr, permanence.lecou@wanadoo.fr, mesquida.depute@wanadoo.fr, aboud.elie@orange.fr, gdettore@assemblee-nationale.fr, mt.bruguiere@senat.fr, r.navarro@senat.fr, robert.tropeano@orange.fr">34 Hérault</option> <option value="jmboucheron@assemblee-nationale.fr, ptourtelier@assemblee-nationale.fr, marcel.rogemont@wanadoo.fr, jrmarsac@wanadoo.fr, pmehaign@club-internet.fr, contact@thierry-benoit.fr, rcouanau@assemblee-nationale.fr, e.herve@senat.fr, v.kles@senat.fr, d.de-legge@senat.fr, j.le-menn@senat.fr">35 Ille-et-Vilaine</option> <option value="msapin@assemblee-nationale.fr, nforissier@assemblee-nationale.fr, jpchanteguet@assemblee-nationale.fr, jf.mayet@senat.fr, l.pinton@senat.fr">36 Indre</option> <option value="contact@jean-patrick-gille.fr, c.greff@wanadoo.fr, mtouraine@assemblee-nationale.fr, mlezeau@cg37.fr, pbriand@assemblee-nationale.fr, mariefrance.beaufils@wanadoo.fr, y.dauge@senat.fr, d.leclerc@senat.fr">37 Indre-et-Loire</option> <option value="genevieve.fioraso@gmail.com, michel.issindou@free.fr, mdestot@assemblee-nationale.fr, president.finances@assemblee-nationale.fr, francois.brottes@wanadoo.fr, moyne-bressand.alain@wanadoo.fr, georges.colombier@orange.fr, jremiller@assemblee-nationale.fr, avallini@assemblee-nationale.fr, a.david@senat.fr, j.faure@senat.fr, l.mermaz@senat.fr, bernard.saugey@wanadoo.fr">38 Isère</option> <option value="jacques.pelissard@ville-lons-le-saunier.fr, marie-christine.dalloz390@orange.fr, jmsermier-dole@wanadoo.fr, g.bailly@senat.fr, senat.barbiergilbert@wanadoo.fr">39 Jura</option> <option value="alain.vidalies@orange.fr, jpdufau@assemblee-nationale.fr, hemmanuelli@assemblee-nationale.fr">40 Landes</option> <option value="nperruchot@assemblee-nationale.fr, pmartin-lalande@assemblee-nationale.fr, mleroy.depute@wanadoo.fr, p.fauchon@senat.fr, j.gourault@senat.fr">41 Loir-et-Cher</option> <option value="rjuanico@assemblee-nationale.fr, contact@jlgagnaire.com, frochebloine@assemblee-nationale.fr, dcinieri@assemblee-nationale.fr, ynicolin@assemblee-nationale.fr, pclement@assemblee-nationale.fr, j-f.chossy@wanadoo.fr, b.fournier@senat.fr, jc.frecon@wanadoo.fr, j.mathon@wanadoo.fr, michel.thiolliere.senateur@wanadoo.fr">42 Loire</option> <option value="jpmarcon@assemblee-nationale.fr, jproriol.permanence@wanadoo.fr, contact@jean-boyer.com, agouteyron-senateur@wanadoo.fr">43 Haute-Loire</option> <option value="serge.poignant@wanadoo.fr, permanence.fderugy@orange.fr, mfclergeau@assemblee-nationale.fr, jmayrault@assemblee-nationale.fr, dominiqueraimbourg@orange.fr, contact@michelmenard.fr, michel.hunault-depute@wanadoo.fr, christophepriou@wanadoo.fr, mobouille@assemblee-nationale.fr, pboennec@assemblee-nationale.fr, f.autain@senat.fr, c.gautier@senat.fr, g.gautier@senat.fr, m.papon@senat.fr, a.trillard@senat.fr">44 Loire-Atlantique</option> <option value="ocarre@assemblee-nationale.fr, sergegrouard.deputemaire45@wanadoo.fr, jl.bernard.depute@wanadoo.fr, doorjp@wanadoo.fr, jean-paul.charie@orange.fr, e.dolige@senat.fr, j.rozier@senat.fr, jp.sueur@senat.fr">45 Loiret</option> <option value="orliacdominique@orange.fr, launay.depute@wanadoo.fr, senateurmilhau@orange.fr, gerard-miquel@wanadoo.fr">46 Lot</option> <option value="jdionisdusejour@assemblee-nationale.fr, mdiefenbacher@assemblee-nationale.fr, j.cahuzac@jcahuzac.fr, j.francois-poncet@senat.fr, d.soulage@senat.fr">47 Lot-et-Garonne</option> <option value="contact@francissaintleger.fr, pmorelalhuissier@assemblee-nationale.fr, jacques.blanc@senat.fr">48 Lozère</option> <option value="pjeanneteau@assemblee-nationale.fr, secretariat.mairie@mairie-trelaze.fr, jctaugourdeau.depute@wanadoo.fr, michelpirondepute@wanadoo.fr, gbourdouleix@ville-cholet.fr, hdecharette@assemblee-nationale.fr, contact@marclaffineur.org, c.gaudin@senat.fr, a.lardeux@senat.fr, d.raoul@senat.fr">49 Maine-et-Loire</option> <option value="philippegosselin50@orange.fr, guenhael.huet@yahoo.fr, cousin.alain@wanadoo.fr, claude.gatignol.permanence@wanadoo.fr, bcazeneuve@assemblee-nationale.fr, j.bizet@senat.fr, jp.godefroy@senat.fr, jean-francois.le.grand@cg50.fr">50 Manche</option> <option value="contact@catherine-vautrin.fr, jeanclaude-thomas@wanadoo.fr, contact@benoistapparu.com, charles.de-courson@wanadoo.fr, pamartin@assemblee-nationale.fr, y.detraigne@senat.fr, jc.etienne@senat.fr, f.ferat@senat.fr">51 Marne</option> <option value="sdelong@assemblee-nationale.fr, fcornut-gentille@assemblee-nationale.fr, c.guene@senat.fr, b.sido@senat.fr">52 Haute-Marne</option> <option value="ggarot@assemblee-nationale.fr, marc.bernier53@wanadoo.fr, favennec.yannick@wanadoo.fr, j.arthuis@senat.fr, f.zocchetto@senat.fr">53 Mayenne</option> <option value="lhenart@assemblee-nationale.fr, hferon@assemblee-nationale.fr, permanence@v-r-d.fr, permanence.lamblin@yahoo.fr, permanence@morenvillier.com, jean-yves.le-deaut@wanadoo.fr, ceckert@assemblee-nationale.fr, evelyne-didier@wanadoo.fr, j.panis@senat.fr, d.reiner@senat.fr">54 Meurthe-et-Moselle</option> <option value="bpancher.depute@orange.fr, Jean-Louis.Dumont@wanadoo.fr, g.longuet@senat.fr">55 Meuse</option> <option value="fgoulard@assemblee-nationale.fr, michelgrall.depute@orange.fr, gerardlorgeouxdepute@wanadoo.fr, loicbouvard-ploermel@wanadoo.fr, folivier-coupeau@assemblee-nationale.fr, jlenay@assemblee-nationale.fr, o.herviaux@senat.fr, j.kergueris@senat.fr, j.de-rohan@senat.fr">56 Morbihan</option> <option value="michel.liebgott@wanadoo.fr, permanence.francoisgrosdidier@voila.fr, djacquat@wanadoo.fr, a.marty-depute@wanadoo.fr, clett@wanadoo.fr, pierrelang@wanadoo.fr, wojciechowski1@orange.fr, afilippetti@assemblee-nationale.fr, permanence.grommerch@orange.fr, p.leroy@senat.fr, jp.masseret@senat.fr, gisele.printz@wanadoo.fr, jm.todeschini@senat.fr">57 Moselle</option> <option value="martine-carrillon@wanadoo.fr, gorce.gaetan@wanadoo.fr, christian.paul@wanadoo.fr, d.boulaud@senat.fr, rene-pierre.signe@wanadoo.fr">58 Nièvre</option> <option value="cvanneste@hotmail.fr, yvesdurand.lomme@orange.fr, hutinchristian@orange.fr, mdelebarre@assemblee-nationale.fr, jpdecool@orange.fr, fhostalier@assemblee-nationale.fr, jjcandelier@assemblee-nationale.fr, contact@marc-dolez.org, fxvillain@wanadoo.fr, proy@assemblee-nationale.fr, contact@bernard-roman.org, abocquet@assemblee-nationale.fr, mairie-saint-saulve@wanadoo.fr, contact@christianbataille.org, christinemarin@orange.fr, jean-luc@perat.fr, bderosier@assemblee-nationale.fr, acacheux@cudl-lille.fr, mpdaubresse@ville-lambersart.fr, hr.huyghe@orange.fr, thierry.lazaro@wanadoo.fr, fvercamer@assemblee-nationale.fr, d.baert@ville-wattrelos.fr, bgerard@assemblee-nationale.fr, mc.blandin@senat.fr, m.demessine@senat.fr, b.descamps@senat.fr, s.desmarescaux@senat.fr, b.frimat@senat.fr, jr.lecerf@senat.fr, jacques.legendre@wanadoo.fr, p.mauroy@senat.fr, i.renar@wanadoo.fr, alex.turk@wanadoo.fr">59 Nord</option> <option value="permanence.dassault@wanadoo.fr, jfmancel@assemblee-nationale.fr, michel.francaix@ville-chambly.fr, christian.patria@wanadoo.fr, ldegauchy@assemblee-nationale.fr, gonnot2007@yahoo.fr, contact@edouard-courtial.org, p.marini@senat.fr, senateur.vantomme@wanadoo.fr, a.vasselle@senat.fr">60 Oise</option> <option value="ydeniaud@assemblee-nationale.fr, jclenoir@assemblee-nationale.fr, sbassot@assemblee-nationale.fr, a.lambert@senat.fr">61 Orne</option> <option value="sjanquin@assemblee-nationale.fr, duriez.odette@wanadoo.fr, jpkucheida@assemblee-nationale.fr, delcourt.guy@laposte.net, afacon@assemblee-nationale.fr, jmaquet@assemblee-nationale.fr, cgenisson@assemblee-nationale.fr, jean-claude.leroy9@wanadoo.fr, dfasquelle@assemblee-nationale.fr, fcuvillier@assemblee-nationale.fr, jacklang62@wanadoo.fr, gcocquempot@assemblee-nationale.fr, lefait.michel@wanadoo.fr, aflajolet@assemblee-nationale.fr, b.bout@senat.fr, f.henneron@senat.fr, d.percheron@senat.fr, m.san-vicente@senat.fr, jm.vanlerenberghe@senat.fr">62 Pas-de-Calais</option> <option value="osaugues@assemblee-nationale.fr, aneri@assemblee-nationale.fr, louis.giscard-destaing@wanadoo.fr, jpbacquet@assemblee-nationale.fr, chassaigne.a@wanadoo.fr, jean.michel10@wanadoo.fr, m.andre@senat.fr, jm.juilhard@senat.fr">63 Puy-de-Dôme</option> <option value="martine.lignieres-cassou@wanadoo.fr, f.bayrou@lesdemocrates.fr, dhabib.orthez@wanadoo.fr, jlassalle@assemblee-nationale.fr, jeangrenetdepute@numericable.fr, dpoulou@assemblee-nationale.fr, d.borotra@senat.fr, a.cazalet@senat.fr, a.jarraud@senat.fr">64 Pyrénées-Atlantiques</option> <option value="pierre.forgues@laposte.net, c.robin-rodrigo@wanadoo.fr, glavany.jean@wanadoo.fr, j.durrieu@senat.fr, f.fortassin@senat.fr">65 Hautes-Pyrénées</option> <option value="daniel.mach@wanadoo.fr, arlette.franco@free.fr, francois-calvet@wanadoo.fr, jacquelineirles@wanadoo.fr, jp.alduy@senat.fr, senateur.paul.blanc@wanadoo.fr">66 Pyrénées-Orientales</option> <option value="contact@armandjung-depute.fr, maurer.jean-philippe@wanadoo.fr, schneider.depute@wanadoo.fr, ybur@assemblee-nationale.fr, aherth@assemblee-nationale.fr, alain.ferry2@wanadoo.fr, depute@blessig.org, reiss.depute@wanadoo.fr, francois.loos@yahoo.fr, f.grignon@senat.fr, f.keller@senat.fr, p.richert@senat.fr, r.ries@senat.fr, e.sittler@senat.fr">67 Bas-Rhin</option> <option value="ericstraumann@yahoo.fr, christjl@wanadoo.fr, reitzer.jeanluc@free.fr, jean.ueberschlag@wanadoo.fr, depute.grosskost@wanadoo.fr, francis.hillmeyer@wanadoo.fr, michel.sordi.depute@wanadoo.fr, h.haenel@senat.fr, j.muller@senat.fr, p.schillinger@senat.fr, c.troendle@senat.fr">68 Haut-Rhin</option> <option value="cguilloteau@assemblee-nationale.fr, rdurand@assemblee-nationale.fr, mterrot@michel-terrot.com, permanence.pmeunier@orange.fr, andregerin@orange.fr, michel.havard.depute@orange.fr, pamuet@assemblee-nationale.fr, jltouraine@assemblee-nationale.fr, contact@perben.com, pcochet@assemblee-nationale.fr, p.crozon@orange.fr, jjqueyranne@assemblee-nationale.fr, vercherepatrice@orange.fr, bperrut@wanadoo.fr, fn.buffet@senat.fr, g.collomb@senat.fr, c.demontes@senat.fr, m.dini@senat.fr, g.fischer@senat.fr, e.lamure@senat.fr, m.mercier@senat.fr">69 Rhône</option> <option value="p.debray@free.fr, permanence@depute-villaume.fr, michel.raison@michel-raison.net, y.krattinger@senat.fr, jp.michel@senat.fr">70 Haute-Saône</option> <option value="gvoisin@assemblee-nationale.fr, jmnesme@assemblee-nationale.fr, jpanciaux@assemblee-nationale.fr, mathus.didier@wanadoo.fr, csirugue@assemblee-nationale.fr, amontebourg@assemblee-nationale.fr, r.beaumont@senat.fr, jp.courtois@senat.fr, JeanPaul.Emorine@wanadoo.fr">71 Saône-et-Loire</option> <option value="fabienne.labrette.menagerlm1@orange.fr, contact@mariettakaramanli.fr, bpavy@assemblee-nationale.fr, dominique.le-mener@voila.fr, jp.chauveau@senat.fr, mp.cleach@senat.fr, r.duluart@senat.fr">72 Sarthe</option> <option value="dord@blogdord.fr, hgaymard@assemblee-nationale.fr, mbouvard@icor.fr, t.repentin@senat.fr, jp.vial@senat.fr">73 Savoie</option> <option value="bernard.accoyer@wanadoo.fr, ltardy@assemblee-nationale.fr, msaddier@assemblee-nationale.fr, cbirraux@cg74.fr, p.mahut@marcfrancina.net, jp.amoudry@senat.fr, jean-claude.carle@wanadoo.fr, p.herisson@senat.fr">74 Haute-Savoie</option> <option value="blisko@wanadoo.fr, ycochet@assemblee-nationale.fr, philippegoujon@hotmail.com, jflamour@assemblee-nationale.fr, cgoasguen@assemblee-nationale.fr, bdebre@assemblee-nationale.fr, fdepanafieu@assemblee-nationale.fr, annick-lepetit@wanadoo.fr, caresche@club-internet.fr, contact@danielvaillant.net, mbillard@assemblee-nationale.fr, jccambadelis@assemblee-nationale.fr, georgepaulangevin@yahoo.fr, jtiberi@assemblee-nationale.fr, maurillac@assemblee-nationale.fr, pierre.lellouche@wanadoo.fr, tdreyfus@assemblee-nationale.fr, dhoffman-rispal@assemblee-nationale.fr, p.bloche@wanadoo.fr, smazetier@assemblee-nationale.fr, jmleguen@assemblee-nationale.fr, d.assouline@senat.fr, n.borvo@senat.fr, a.boumediene-thiery@senat.fr, jp.caffet@senat.fr, j.desessard@senat.fr, ph.dominati@senat.fr, c.dumas@senat.fr, mt.hermange@senat.fr, b.khiari@senat.fr, r.madec@senat.fr, y.pozzodiborgo@senat.fr, r.romani@senat.fr">75 Paris</option> <option value="atrassy-paillogues@assemblee-nationale.fr, hurel.sandrine@wanadoo.fr, mlejeune.depute76@wanadoo.fr, vfourneyron@assemblee-nationale.fr, fguegot@assemblee-nationale.fr, p.bourguignon@mairie-sotteville-les-rouen.fr, lfabius@assemblee-nationale.fr, cbouillon@assemblee-nationale.fr, jplecoq-6vgo@wanadoo.fr, besselat.depute@wanadoo.fr, an.dpaul@wanadoo.fr, fidelin.monti@wanadoo.fr, p.gelard@senat.fr, m.massion@senat.fr, c.morin-desailly@senat.fr, revet.charles@wanadoo.fr">76 Seine-Maritime</option> <option value="jean-claude.mignon@wanadoo.fr, contact@didier-julia.org, dmathiot@ville-melun.fr, cjacob@assemblee-nationale.fr, friester@assemblee-nationale.fr, jfcope@assemblee-nationale.fr, yves.albarello@gmail.com, cbrunel@assemblee-nationale.fr, geoffroy.depute@wanadoo.fr, m.billout@senat.fr, y.bodin@senat.fr, n.bricq@senat.fr, m.houel@senat.fr, jj.hyest@senat.fr, c.melot@senat.fr">77 Seine-et-Marne</option> <option value="jfpoisson@assemblee-nationale.fr, jmfourgous@assemblee-nationale.fr, jmasdeu-arus@assemblee-nationale.fr, epinte@assemblee-nationale.fr, yvesvandewalle@orange.fr, clemoal@assemblee-nationale.fr, plequiller@assemblee-nationale.fr, jmyard@assemblee-nationale.fr, pierre.morange@noos.fr, pierre.cardo@wanadoo.fr, pbedier@assemblee-nationale.fr, hcuq.perm@wanadoo.fr, n.about@senat.fr, d.braye@senat.fr, b.dupont@senat.fr, a.gournac@senat.fr, g.larcher@senat.fr, c.tasca@senat.fr">78 Yvelines</option> <option value="deputee@genevieve-gaillard.com, dbatho@assemblee-nationale.fr, jm.morisset@cg79.fr, j.grellier@orange.fr, m.becot@senat.fr, a.dulait@senat.fr">79 Deux-Sèvres</option> <option value="contact@maxime-gremetz.fr, ojarde@assemblee-nationale.fr, jerome@bignon.info, gilbert.mathon80@orange.fr, depute.demilly@wanadoo.fr, agest@assemblee-nationale.fr, m.deneux@senat.fr, d.dubois@senat.fr, p.martin@senat.fr">80 Somme</option> <option value="jvalax@assemblee-nationale.fr, thierry.carcenac@wanadoo.fr, contact@philippe-folliot.fr, boulzeb@yahoo.fr, j.alquier@senat.fr, j-m.pastor@wanadoo.fr">81 Tarn</option> <option value="brigitte.bareges@wanadoo.fr, spinel@assemblee-nationale.fr, y.collin@senat.fr">82 Tarn-et-Garonne</option> <option value="permanence.levy@wanadoo.fr, vitel.depute@wanadoo.fr, jeanpierre.giran@wanadoo.fr, couve.jean-michel@wanadoo.fr, gginesta@assemblee-nationale.fr, jean-sebastien.vialatte@mairie-six-fours.fr, py.collombat@senat.fr, c.hummel@senat.fr, f.trucy@senat.fr">83 Var</option> <option value="marie-josee.roig@mairie-avignon.com, bouchetjc@wanadoo.fr, jmferrand@assemblee-nationale.fr, tmariani@assemblee-nationale.fr, alain.dufaut@wanadoo.fr, c.haut@wanadoo.fr, a.milon@senat.fr">84 Vaucluse</option> <option value="jlpreel@orange.fr, permanence@dominique-caillaud.com, louis.guedon885@orange.fr, veronique.besse@vendee.fr, dominique-souchet@orange.fr, p.darniche@senat.fr, jc.merceron@senat.fr, b.retailleau@senat.fr">85 Vendée</option> <option value="aclaeys@assemblee-nationale.fr, ccoutelle@assemblee-nationale.fr, jmclement@assemblee-nationale.fr, jpabelin@assemblee-nationale.fr, a.fouche@senat.fr">86 Vienne</option> <option value="monique_boulestin@ville-limoges.fr, dboisserie@assemblee-nationale.fr, mf.peroldumont@wanadoo.fr, arodet@assemblee-nationale.fr, jp.demerliat@senat.fr, jc.peyronnet@senat.fr">87 Haute-Vienne</option> <option value="michelheinrich.depute@wanadoo.fr, gcherpion@assemblee-nationale.fr, f.vannson@wanadoo.fr, jjgaultier.depute@wanadoo.fr, j.pierre@senat.fr, c.poncelet@senat.fr">88 Vosges</option> <option value="jp.soisson@wanadoo.fr, jeanmarie.rolland@free.fr, mlfort@assemblee-nationale.fr, p.bordier@senat.fr, h.deraincourt@senat.fr">89 Yonne</option> <option value="dmeslot@assemblee-nationale.fr, michel.zumkeller@wanadoo.fr, jp.chevenement@senat.fr">90 Territoire de Belfort</option> <option value="jdray@assemblee-nationale.fr, maire@mairie-evry.fr, depute@franckmarlin.com, gcolot@assemblee-nationale.fr, gmalherbe.permanence@orange.fr, p.lasbordes@wanadoo.fr, contact@francois-lamy.org, fbriand@assemblee-nationale.fr, ndupont-aignan@assemblee-nationale.fr, gtron@assemblee-nationale.fr, l.beteille@senat.fr, cl.campion@senat.fr, jl.melenchon@senat.fr, b.vera@senat.fr">91 Essonne</option> <option value="flefebvre@assemblee-nationale.fr, mhamiable@assemblee-nationale.fr, jpschosteck@assemblee-nationale.fr, gsiffredi@assemblee-nationale.fr, r.muzeau@orange.fr, maeschlimann@assemblee-nationale.fr, jakossowski@yahoo.fr, jacqueline.fraysse@mairie-nanterre.fr, pbalkany@assemblee-nationale.fr, joelle.ceccaldi@mairie-puteaux.fr, pollier@assemblee-nationale.fr, jjguillet@assemblee-nationale.fr, pc.baguet@mairie-boulogne-billancourt.fr, r.badinter@senat.fr, d.badre@senat.fr, i.debre@senat.fr, jp.fourcade@senat.fr, jacques.gautier@senat.fr, b.gonthier-maurin@senat.fr">92 Hauts-de-Seine</option> <option value="ggaudron@assemblee-nationale.fr, depute.maire@ville-tremblay-en-france.fr, ericraoult2007@yahoo.fr, mpajon@assemblee-nationale.fr, brunolerouxdepute@yahoo.fr, patrick.braouezec@plainecommune.com.fr, dgoldberg@assemblee-nationale.fr, mgbuffet@assemblee-nationale.fr, lagardejc@wanadoo.fr, cbartolone@assemblee-nationale.fr, jpbrard@assemblee-nationale.fr, p.calmejane@mairie-villemomble.fr, guigou.e@wanadoo.fr, e.assassi@senat.fr, p.dallier@senat.fr, c.demuynck@senat.fr, j.maheas@senat.fr, j.ralite@senat.fr, d.voynet@senat.fr">93 Seine-Saint-Denis</option> <option value="pierregosnat@ivry94.fr, jylebouillonnec@assemblee-nationale.fr, rdellagnola@assemblee-nationale.fr, hplagnol@assemblee-nationale.fr, lcathala@assemblee-nationale.fr, dgonzales@assemblee-nationale.fr, jabenisti@assemblee-nationale.fr, gillescarrez@leperreux.fr, pbeaudouin@assemblee-nationale.fr, contact@marie-anne-montchamp.com, michel.herbillon@wanadoo.fr, rrouquet@assemblee-nationale.fr, c.cambon@senat.fr, jj.jegou@senat.fr, c.procaccia@senat.fr, o.terrade@senat.fr, jf.voguet@senat.fr">94 Val-de-Marne</option> <option value="phouillon@assemblee-nationale.fr, aponiatowski@assemblee-nationale.fr, jbardet@assemblee-nationale.fr, bodin9504@orange.fr, gmothron@assemblee-nationale.fr, francois.scellier@valdoise.fr, jchartier@assemblee-nationale.fr, fpupponi@assemblee-nationale.fr, abenard@assemblee-nationale.fr, b.angels@senat.fr, robert.hue-senat@wanadoo.fr, r.letexier@senat.fr, notices-senateurs@senat.fr, h.portelli@senat.fr">95 Val-d&#8217;Oise</option> <option value="eric.jalton@wanadoo.fr, glouis-carabin@assemblee-nationale.fr, permanencejmarc@orange.fr, victorin.lurel@wanadoo.fr, j.gillot@senat.fr, d.marsin@senat.fr, l.michaux-chevry@senat.fr">96 Guadeloupe</option> <option value="ljmanscour@wanadoo.fr, aalmont@assemblee-nationale.fr, sletchimy@assemblee-nationale.fr, amarie-jeanne@assemblee-nationale.fr, s.larcher@senat.fr, c.lise@senat.fr">97 Martinique</option> <option value="ctaubira@assemblee-nationale.fr, cberthelot@guyane.fr, je.antoinette@senat.fr, g.patient@senat.fr">98 Guyane</option> <option value="rpvictoria@assemblee-nationale.fr, huguette.bello@wanadoo.fr, drobert@assemblee-nationale.fr, plebreton@assemblee-nationale.fr, jcfruteau@assemblee-nationale.fr, gelita.hoarau974@wanadoo.fr, am.payet@senat.fr, jp.virapoulle@senat.fr">99 La Réunion</option> <option value="gyanno@assemblee-nationale.fr, pfrogier@assemblee-nationale.fr, michel.buillard@mail.pf, bruno.sandras@papara.pf, agirardin@assemblee-nationale.fr, alikuvalu@assemblee-nationale.fr, abdoulatifou.aly@orange.fr, s.loueckhote@senat.fr, rtuheiavoc@yahoo.com, r.laufoaulu@senat.fr, a.giraud@senat.fr, s.ibrahim@senat.fr, m.magras@senat.fr, lc.fleming@senat.fr, d.detcheverry@senat.fr, r.delpicchia@senat.fr, a.ferrand@senat.fr, c.frassa@senat.fr, c.lepage@senat.fr, jp.cantegrit@senat.fr, m.cerisier-ben-guiga@senat.fr, l.duvernois@senat.fr, m.guerry@senat.fr, j.garriaud-maylam@senat.fr, c.kammermann@senat.fr, c.cointat@senat.fr, r.yung@senat.fr">100 Outre Mer</option> </select>
</p>
<p align="left">
<input id="Go" name="Go" type="submit" value="Envoyez la pétition électronique ci-dessous à vos élus départementaux !!!" />
</form>
</div>
<p align="justify"><strong><a href="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/pour-que-l-argent-nous-serve-au-lieu-de-nous-asservir.rtf" target="_blank">Texte de la pétition électronique</a></strong> :</p>
<p align="justify"><em>Sujet : Pour que l&#8217;argent nous serve au lieu de nous asservir !</em></p>
<p align="justify">Madame, Monsieur,</p>
<p align="justify"><strong>J´ai une question essentielle à vous poser&#8230;<span id="more-1337"></span></strong></p>
<p align="justify">Comme vous, sans doute, je me sens très concerné par la dégradation des conditions de vie sur notre planète. Pourtant, en dépit des bonnes intentions, et quelles que soient les mesures prises par les gouvernements successifs depuis une trentaine d´années, la situation globale ne cesse de se détériorer : déploiement d´une dynamique qui favorise la croissance d´îlots peuplés d´une élite cumulant fortune, pouvoirs et privilèges, au milieu d´un océan grandissant de misère, d´injustice sociale, d´exclusion, bref de souffrances génératrices de violences sous toutes ses formes, tout cela sur fond de menace écologique pressante. Comment expliquer une telle impuissance à une époque où, paradoxalement, l´humanité n´a jamais disposé d´autant de connaissances et de moyens technologiques ?</p>
<p align="justify">À vrai dire la situation est purement absurde : qu´il s´agisse de l´emploi, la santé, l´éducation, l´énergie, l´alimentation, etc. Nous n´avons pas une, mais un vaste choix de solutions possibles.</p>
<p align="justify">Sur quoi butte-t-on ? Sur le manque d´argent qui permettrait de mettre en oeuvre ces solutions. Car on ne meurt pas de faim faute de nourriture, on meurt de faim faute de l´argent qui permettrait d´y accéder. On ne meurt pas de maladie faute de médicaments, on meurt faute de pouvoir les acheter ; on n´est pas au chômage faute d´emploi, on y est faute de pouvoir rémunérer le travail. Et ainsi de suite&#8230;</p>
<p align="justify">Alors, tous les efforts portent sur la recherche d´une croissance forte qui serait, dit-on, la seule méthode susceptible d´apporter les ressources financières suffisantes pour relever les défis de notre temps. Mais n´est-ce pas vouloir éteindre l´incendie avec de l´essence quand on sait que le plus grand danger qui menace la planète vient justement des dommages collatéraux causés par la croissance ? N´est-ce pas aussi ignorer que la nature de l´argent moderne permettrait, si on le voulait vraiment, de l´émettre à la hauteur de ce que l´urgence humanitaire et écologique exige ? Si vous êtes renseigné(e), et vous êtes à une place qui vous permet de l´être plus que tout autre, vous n´êtes pas sans savoir ce qui suit :</p>
<div>
<ul>
<li> L´argent aujourd´hui n´est plus limité comme avant par une quantité de matière précieuse. Il est totalement dématérialisé depuis 1971. Il est créé et ne prend « existence » que par simple inscription dans une comptabilité bancaire. <strong><em>Les seules limites sont les règles que la société se donne.</em></strong></li>
</ul>
<ul>
<li> Il y a peu de temps encore (avant le 3 janvier 1973), la Banque de France avait le droit d´émettre en faveur des Collectivités — et en particulier de l´État — la monnaie nécessaire à financer leurs développements. <strong><em>Ainsi, pas d´intérêts ruineux puisque ces intérêts n´étaient dus qu´à la Banque de France et donc revenaient à l´ensemble de la collectivité au travers de sa banque nationale.</em></strong></li>
</ul>
</div>
<p align="justify"><strong>Or, qui crée aujourd´hui cette monnaie dont nous avons collectivement tant besoin ?</strong></p>
<p align="justify"><strong>Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce sont les banques privées par le moyen du crédit.</strong></p>
<p align="justify">Que l´on puisse créer de l´argent à partir de rien sort tellement de nos schémas mentaux que nous refusons de le voir, d´autant plus que l´iceberg ne montre que sa partie émergée. Ce qui est visible, c´est l´utilisation de l´épargne. Il semble à l´évidence que les banques prêtent aux uns les sommes épargnées par d´autres. Et c´est vrai en partie. Quand l´État emprunte sur les marchés financiers, il y a bien derrière des investisseurs — banques, compagnies d´assurance, fonds de pension, particuliers — qui « achètent » de la dette publique avec des sommes épargnées.</p>
<p align="justify">Mais la partie immergée de l´iceberg cache le fait que l´argent est devenu <strong>une dette par nature</strong>, car pour qu´il y en ait, il faut au préalable qu´il ait été créé lors d´un crédit. Ainsi, contrairement à ce que pense la plupart des gens, ce n´est pas l´épargne qui permet l´emprunt mais l´emprunt qui permet l´épargne.</p>
<p align="justify"><strong>Dès lors, la vraie question est de déterminer QUI a LÉGITIMITÉ quant au pouvoir de créer la monnaie-crédit, dans quelles conditions et pour en faire quoi ?</strong></p>
<p align="justify"><strong>Le privé ?</strong> Dans ce cas, l´argent ne peut être créé que de manière sélective, sur des critères de rentabilité et de solvabilité au service prioritaire des actionnaires du système, sans souci de l´intérêt général.</p>
<p align="justify"><strong>Le public ?</strong> Dans ce cas, l´argent peut être créé sur des critères d´intérêt commun.</p>
<p align="justify">Force est de constater que malheureusement, aujourd´hui, <span style="text-decoration: underline;">sans débat public préalable</span>, les Nations sont rabaissées au même rang que chacun de leurs citoyens. Elles sont <strong><em>obligées d´emprunter l´argent tiré initialement du néant auprès du privé</em></strong> et de payer de substantiels intérêts, ce qu´elles n´auraient pas à faire si elles exerçaient leur droit légitime d´émettre leur propre monnaie.</p>
<p align="justify">Nous payons, bon an mal an, 40 milliards d´euros par an <span style="text-decoration: underline;">pour les seuls intérêts</span>, ce qu´on appelle élégamment “le service de la dette”. C´est l´équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 porte-avions “Charles de Gaulle”. C´est prélever sur notre travail et notre production plus de 100 millions d´euros par jour, oui, par jour, et le transférer à ceux qui sont déjà les plus riches, eux qui, d´ailleurs, peuvent ainsi nous les reprêter, à nouveau contre intérêt… Et tandis que la richesse publique sert à gonfler chaque année un peu plus les poches des plus privilégiés, nous laissons se détériorer les services publics, nous supprimons des acquis sociaux et nous ne trouvons pas l´argent nécessaire aux investissements structurels qu´exigent la gravité et l´urgence des problèmes actuels !</p>
<p align="justify">Imaginez-vous la force que nous aurions à notre disposition si les États pouvaient de nouveau mobiliser toutes les ressources de leurs Peuples pour affronter ensemble les terribles problèmes que connaît notre planète, au lieu de s´éreinter à chercher une vaine croissance qui ne profite de toute façon qu´à la minorité la plus nantie ?</p>
<p align="justify">Alors voici ma question :</p>
<p align="justify"><strong>Pourquoi personne parmi nos <span style="text-decoration: underline;">représentants</span> ne se lève pour pointer le ridicule et le scandale d´une situation qui est à l´origine de la plupart des maux dont souffrent les peuples ?</strong></p>
<p align="justify">Si la vie de votre enfant était en jeu, accepteriez-vous de le laisser partir alors que tout est là pour le sauver? Eh bien oui, sa vie est en jeu ainsi que celle de tous les enfants de la Terre, et je pense que, comme moi, vous ne pouvez accepter l´idée de les condamner au seul motif de faire semblant d´ignorer que la cause essentielle des problèmes vient de ce que le pouvoir de création monétaire, revenant de droit aux Nations, a été abandonné au système bancaire privé.</p>
<p align="justify">Je vous demande donc de me dire clairement quelle est votre position à ce sujet <strong>et ce que vous comptez faire concrètement pour que la création monétaire — au moins celle nécessaire à l´équipement et à l´investissement de la Nation et qui n´est donc pas inflationniste — soit reprise au privé et rendue au public</strong>, comme le suggèrent plusieurs économistes, afin que nous puissions mettre en œuvre, sans frein, toutes les ressources humaines et technologiques dont nous disposons pour répondre aux défis de notre temps. Et ne me répondez surtout pas que c´est chose impossible dans le système mondialisé actuel : les systèmes que nous construisons sont à l´image de ce que nous voulons. Voulez-vous un monde inféodé aux intérêts de la finance privée, ou un monde où vos enfants pourront vivre libres, en paix, et dans une suffisance heureuse au milieu de peuples solidaires ? Les lois votées jusqu´à présent ont livré le monde aux banquiers&#8230; Si tel n´est pas votre choix, il faut en proposer d´autres.</p>
<p align="justify">Comptant sur votre réponse et plus encore sur un réel engagement de votre part dans cette voie, je vous prie d´agréer mes salutations citoyennes.</p>
<p align="justify">Pour que l´argent nous serve au lieu de nous asservir !</p>
<p align="justify">Respectueusement votre,<br />
 Un citoyen informé.</p>
<p align="justify"><strong>Prénom Nom &#8211; E-Mail</strong></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Pour mémoire, voici un historique de l´évolution du droit de création monétaire depuis 1973 :</p>
<blockquote>
<ul>
<li> 3 janvier 1973 – Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la Banque de France, nous trouvons en particulier cet Article 25 très court qui bloque toute possibilité d´avance au Trésor : <strong><em>« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l´escompte de la Banque de France »</em></strong>. Cette décision correspond à une privatisation de l´argent et ramène la Nation au même rang que n´importe lequel de ses citoyens. La dette publique trouve son origine précisément là.</li>
<li>1976 &#8211; Sans aucune justification économique, sans débat public préalable, le Gouvernement de Raymond Barre décide que l´État paiera les intérêts de sa dette au-delà du taux d´inflation. Ce faisant, il place l´État au service des créanciers. Et l´on s´étonne du montant de la dette publique après trente-deux ans de ce régime ? </li>
<li>1981 &#8211; N´oublions pas, dans ce parcours, la proposition de loi organique du député et économiste Tovy Grjebine, n° 157, enregistrée le 22 juillet 1981. Cette loi avait pour but de limiter le rôle de l´endettement dans la création de la monnaie et de permettre une nouvelle politique économique assurant la résorption du chômage et l´indépendance énergétique, en utilisant une technique de financement obtenu par le changement des contreparties monétaires. Cette loi qui aurait permis à la Nation de financer son développement sans s´endetter n´a pas été votée.</li>
<li>1992 &#8211; La gauche au pouvoir nous invite à ratifier par référendum, les yeux fermés, le traité de Maastricht qui précise en son<strong> article 104</strong> : <strong><em>« Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales” d´accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l´acquisition directe, auprès d´eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »</em></strong></li>
<li>4 août 1993 – La loi n° 93.980 est votée. Cette loi donne son « indépendance » à la Banque de France et interdit à celle-ci, dans son article 3, d´autoriser des découverts ou d´accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l´acquisition des titres de leur dette. L´État est désormais condamné par le plus haut niveau du droit à subir une charge non nécessaire d´intérêts.</li>
<li>2008 – Alors que le Traité pour une Constitution Européenne, qui réaffirmait l´<strong>article 104 du Traité de Maastricht</strong>, était rejeté par une large majorité du peuple français lors du référendum de 2005, ce traité, remodelé dans la forme mais pas dans le fond et baptisé <strong>Traité de Lisbonne</strong> est cette fois ratifié par l´Assemblée Nationale et confirme cette disposition dans son<strong> article 123</strong>.</li>
</ul>
</blockquote>
<p><strong>Liens :</strong></p>
<blockquote><p><a title="Création monétaire: La dette publique, une affaire rentable" href="http://www.dailymotion.com/video/x6vy8m_la-dette-publique-une-affaire-renta_news">La dette publique, une affaire rentable</a></p>
<p><a title="Création monétaire: l´article 123 du Traité de Lisbonne" href="http://www.dailymotion.com/video/x5swz0_maastricht-article-104_news">Création monétaire: l´article 123 du Traité de Lisbonne</a></p>
<p><a title="ink: L´Argent Dette" href="http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news">L´Argent Dette</a></p>
<p><a title="The Corporation" href="http://www.nous-les-dieux.org/The_Corporation">The Corporation</a> (sous titré en français)</p>
<p><a title="Les Faux Monnayeurs !" href="http://www.fauxmonnayeurs.org/">Les Faux Monnayeurs</a></p>
<p><a title="Bankster" href="http://www.bankster.tv/">Bankster</a></p>
</blockquote>
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		<title>Phase IV de la crise systémique: début de la séquence d’insolvabilité globale</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2009 15:26:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communiqué public GEAB N°31 (15 janvier 2009)
En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d&#8217;un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d&#8217; « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux annonces étaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="access" style="text-align: center;"><em>Communiqué public GEAB N°31 (15 janvier 2009)</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-1577" title="Lingots d'or dans une banque" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/lingots-d-or-dans-une-banque.jpg" alt="Lingots d'or dans une banque" width="350" height="512" /><strong>En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d&#8217;un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d&#8217; « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux annonces étaient en complet décalage avec les analyses dominantes du moment ; la suite a montré qu&#8217;elles étaient pourtant parfaitement justifiées. En fonction de la même logique d&#8217;anticipation, LEAP/E2020 estime aujourd&#8217;hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de « décantation »), à savoir la séquence d&#8217;insolvabilité globale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les graves conséquences de cette insolvabilité globale sont anticipées dans ce GEAB N°31, dont ce communiqué présente un extrait qui permet de bien poser l&#8217;enjeu que représente cette nouvelle séquence de la crise. Par ailleurs le GEAB N°31 présente les 29 « hausses et baisses » de l&#8217;année 2009 selon l&#8217;équipe de LEAP/E2020 : quinze tendances en hausse et quatorze en baisse qui constituent autant d&#8217;outils d&#8217;aide à la décision et à l&#8217;analyse pour ceux que l&#8217;année à venir inquiète ou intrigue.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce que les dirigeants politiques mondiaux, à l&#8217;image de leurs banquiers centraux, semblent penser, le problème de liquidité qu&#8217;ils essayent de résoudre par des baisses historiques de taux d&#8217;intérêts et une création monétaire illimitée, n&#8217;est pas une cause mais une conséquence de la crise actuelle. C&#8217;est bel et bien un problème de solvabilité qui crée les « trous noirs » dans lesquels disparaissent les liquidités, qu&#8217;ils s&#8217;appellent bilans des banques (1), endettements des ménages (2), faillites d&#8217;entreprises ou déficits publics. Avec une estimation conservatrice des « actifs fantômes » mondiaux portée désormais à plus de 30.000 milliards USD (3), notre équipe considère que le monde fait désormais face à une insolvabilité généralisée frappant évidemment en premier lieu les pays et les organisations (publiques ou privées) surendettés et/ou très dépendants des services financiers.<span id="more-1572"></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div id="attachment_1573" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><img class="size-full wp-image-1573" title="Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/evolution-des-capitalisations-boursieres-mondiales-en-2008.jpg" alt="Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008 (en milliers de milliards de Dollars US) - Source : Thomson financial Datastream, 01/2009" width="420" height="341" /><p class="wp-caption-text">Evolution des capitalisations boursières mondiales en 2008 (en milliers de milliards de Dollars US) - Source : Thomson financial Datastream, 01/2009</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>A quoi reconnaît-on une crise de solvabilité d&#8217;une crise de liquidité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette distinction entre crise de liquidité et crise de solvabilité peut paraître très technique et finalement peu déterminante pour l&#8217;évolution de la crise en cours. Pourtant, elle n&#8217;a rien d&#8217;une querelle académique puisque, selon le cas, l&#8217;action actuelle des gouvernements et des banques centrales sera utile ou au contraire totalement inutile, voire dangereuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple simple permet de bien saisir l&#8217;enjeu. Si vous avez un problème transitoire de trésorerie et que votre banque ou votre famille accepte de vous prêter les fonds nécessaires pour que vous traversiez la passe difficile, leur effort est bénéfique pour tout le monde. En effet, vous continuez votre activité, vous pouvez payer vos employés ou vous-même, votre banque ou votre famille est remboursée (avec un intérêt sans aucun doute pour ce qui est de votre banque), et l&#8217;économie en général a bénéficié d&#8217;une contribution positive. En revanche, si votre problème n&#8217;est pas du à un problème de trésorerie mais au fait que votre activité n&#8217;est pas rentable et ne peut pas le devenir dans les conditions économiques du moment, alors l&#8217;effort de votre banque ou de votre famille devient d&#8217;autant plus dangereux pour tout le monde qu&#8217;il a été important. En effet, selon toute probabilité, votre premier appel de fonds sera suivi par d&#8217;autres toujours assortis de promesses (honnêtes supposons-le) que la mauvaise passe est bientôt terminée. Votre banque ou votre famille seront d&#8217;autant plus incités à continuer à vous aider qu&#8217;ils risquent de perdre ce qu&#8217;ils vous ont déjà prêtés au cas où vous cesseriez votre activité. Mais si la situation continue à empirer, ce qui est le cas si c&#8217;est bien un problème de rentabilité, alors arrive un moment où certaines limites sont atteintes : d&#8217;une part, votre banque va décider qu&#8217;elle a plus à perdre à continuer de vous soutenir qu&#8217;à vous laisser tomber ; et d&#8217;autre part, votre famille n&#8217;a simplement plus d&#8217;argent disponible, car vous lui avez siphonné toute son épargne. Il apparaît à tout le monde que non seulement vous êtes en faillite et insolvable, mais que vous avez probablement entraîné votre famille dans la même situation ou affaibli votre banque (4). Vous avez porté ainsi un coup terrible à l&#8217;économie autour de vous, y compris à vos proches (5). Il est important de souligner que tout cela a pu se dérouler en toute bonne foi si un changement brutal d&#8217;environnement économique a bouleversé les conditions de rentabilité de votre activité sans que vous ayez pris conscience de l&#8217;ampleur des conséquences pour votre activité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div id="attachment_1574" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-1574" title="Nombre de faillites quotidiennes aux Etats-Unis" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/nombre-de-faillites-quotidiennes-aux-etats-unis.jpg" alt="Nombre de faillites quotidiennes aux Etats-Unis (01/2006 – 11/2008) - Source : CreditSlips, 01/2009" width="400" height="271" /><p class="wp-caption-text">Nombre de faillites quotidiennes aux Etats-Unis (01/2006 – 11/2008) - Source : CreditSlips, 01/2009</p></div>
<p style="text-align: justify;">Selon LEAP/E2020, cet exemple simple illustre parfaitement la situation qui prévaut en ce début d&#8217;année 2009 pour l&#8217;ensemble du système financier mondial, une part importante de l&#8217;économie de la planète et tous les acteurs économiques (Etats compris) qui ont fondé leur croissance de ces dernières années sur l&#8217;endettement. La crise a traduit et amplifié un problème de solvabilité globale. Le monde est en train de prendre conscience qu&#8217;il est beaucoup plus pauvre que la dernière décennie le lui avait laissé croire. Et 2009 est l&#8217;année qui va obliger tous les acteurs économiques à tenter d&#8217;évaluer concrètement l&#8217;état de leur solvabilité, sachant que nombre d&#8217;actifs continuent encore à perdre de la valeur. La difficulté est qu&#8217;un nombre croissant d&#8217;opérateurs ne font plus confiance aux indicateurs et instruments de mesure traditionnels. Les agences de notation ont perdu toute crédibilité. Le Dollar US n&#8217;est plus qu&#8217;une fiction d&#8217;unité de mesure monétaire mondiale dont nombre d&#8217;Etats tentent de se dégager au plus vite (6). Donc toute la sphère financière est à juste titre suspectée de n&#8217;être plus qu&#8217;un immense trou noir. Pour les entreprises, plus personne ne sait si les carnets de commande sont fiables (7) puisque, tous secteurs confondus, les clients annulent massivement les commandes (8) ou n&#8217;achètent plus, même quand les prix sont cassés, comme le confirme la forte baisse des ventes de détail de ces dernières semaines (9). Et pour les Etats (et autres collectivités publiques), c&#8217;est dorénavant l&#8217;effondrement des recettes fiscales qui fait craindre une envolée des déficits pouvant entraîner là aussi des faillites. D&#8217;ailleurs, des milliardaires russes (10) aux pétromonarchies du Golfe arabique en passant par l&#8217;Eldorado commercial chinois (11), ce sont toutes les « poules aux œufs d&#8217;or » des entreprises et des établissements financiers de la planète (et notamment européennes, japonaises et nord-américaines (12)) qui s&#8217;avèrent désormais insolvables ou tout juste solvables. La question de la solvabilité de l&#8217;état fédéral et des états fédérés américains (13) (comme de celle de la Russie ou du Royaume-Uni) commence d&#8217;ailleurs également à être posée dans les grands médias internationaux ; tout comme d&#8217;ailleurs celle des grands fonds de pension par capitalisation, grands acteurs de l&#8217;économie globalisée de ces vingt dernières années.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour LEAP/E2020, la tendance est donc claire : la séquence qui commence en ce début d&#8217;année 2009, c&#8217;est bien celle de l&#8217;insolvabilité globale.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Notes:</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(1) Voici d&#8217;ailleurs une liste très utile des banques américaines sur le point de faire faillite présentée sur le site <a class="liens" href="http://www.lewrockwell.com/chris/banks/banks.html" target="_blank">LewRockwell.com</a>, réalisée à partir du Texas Ratio qui permet de mesurer leur exposition au risque.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(2) Cette carte dynamique des impayés de cartes de crédit et de prêts immobiliers aux Etats-Unis (au 2° trimestre 2008), réalisée par la Reserve fédérale de New-York, permet de juger de l&#8217;étendue de la crise affectant les revenus des ménages et leur niveau d&#8217;endettement. Source : <a class="liens" href="http://data.newyorkfed.org/creditconditionsmap/" target="_blank">NewYorkFed</a>, 12/2008 </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(3) L&#8217;évolution des valeurs boursières mondiales est un bon indicateur de cette disparition des « actifs-fantômes », même si il faut lui ajouter toutes les pertes de valeur dans l&#8217;immobilier et dans d&#8217;autres gammes d&#8217;actifs; et probablement lui retrancher des reprises de valeurs qui ont été emportées par la tourmente actuelle et se rétabliront une fois le pire de la crise derrière nous. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(4) Nous ne parlons même pas ici des employés, fournisseurs, clients,  … .</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(5) Et, une telle situation, répétée à l&#8217;échelle d&#8217;un pays tout entier conduit à un chaos social. D&#8217;ailleurs, l&#8217;armée américaine elle-même envisage que l&#8217;instabilité sociale créée par la crise puisse conduire à une intervention militaire. Source : <a class="liens" href="http://www.elpasotimes.com/ci_11326744" target="_blank">ElPasoTimes</a>, 29/12/2008 </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(6) A ce propos, LEAP/E2020 émet une recommandation à destination des institutions financières internationales, et surtout à leurs responsables des services statistiques : il est urgent de mettre en place une comptabilité internationale alternative, fondée sur un panier de devises (par exemple : 25% USD, 25% Euro, 25% Yen et 25% Yuan en attendant un panier global décidé par les dirigeants politiques) car la cessation de paiement des Etats-Unis et la rupture du système monétaire mondial que nous anticipons à l&#8217;été 2009 va immédiatement entraîné une catastrophe en matière de comptabilisation des valeurs et des flux financiers mondiaux. Il est donc urgent, même si cela résulte de discussions officieuses et de comptabilité « au noir » de doubler les statistiques actuelles faites essentiellement en Dollars Us par une version de « sauvegarde » effectuée dans un panier de devises. Cela permettra d&#8217;assurer une continuité des statistiques le temps d&#8217;une reconstruction du système monétaire mondial.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(7) Une série d&#8217;articles du <a class="liens" href="http://www.spiegel.de/international/business/0,1518,597080,00.html" target="_blank">Spiegel </a> (18/12/2008), intitulée « Le calme avant la récession mondiale », illustre très bien la crise vue d&#8217;Allemagne. Et la chute généralisée du transport de marchandises en zone Euro illustre bien ce fait. Source : <a class="liens" href="http://www.liberation.fr/economie/0101311095-terre-mer-air-le-coup-de-frein-des-transports">Libération</a>, 12/01/2009 </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(8) L&#8217;un des indicateurs avancés de l&#8217;économie mondiale est indéniablement le marché des machines-outils, car ce sont elles qui servent à produire les objets manufacturés. Les commandes de machines-outils permettent d&#8217;anticiper 6 mois à 1 an à l&#8217;avance l&#8217;état de l&#8217;industrie manufacturière mondiale. Les deux grands fabricants et exportateurs mondiaux de machines-outils étant l&#8217;Allemagne et le Japon, l&#8217;évolution de leur production et exportation dans ce secteur est donc un indice très fiable de l&#8217;avenir de l&#8217;industrie manufacturière mondiale. En l&#8217;occurrence, il s&#8217;avère très sombre pour 2009 puisqu&#8217;à l&#8217;image de l&#8217;Allemagne, le Japon a enregistré en Novembre 2008 une chute vertigineuse de 16,2% de ses commandes par rapport à Octobre 2008, soit la pire baisse depuis 1987 quand ces statistiques ont commencé à être disponibles. Source : <a class="liens" href="http://www.marketwatch.com/news/story/Japanese-machinery-orders-fall-most/story.aspx?guid=%7B631D536C-001F-4858-B6D9-B5E3D956F2EB" target="_blank">MarketWatch</a>, 15/01/2009</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(9) Aux Etats-Unis, 2009 risque de voir 25% des commerces de détail fermer leurs portes. Source : <a class="liens" href="http://clusterstock.alleyinsider.com/2008/12/25-of-retailers-may-go-bankrupt" target="_blank">ClusterStockAlleyInsider</a>, 27/12/2008</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(10) Les « milliardaires russes » en sont réduits à quémander l&#8217;aumône du Kremlin, qui lui même voit ses réserves financières fondre à vue d&#8217;oeil. Source : <a class="liens" href="http://www.spiegel.de/international/business/0,1518,600164,00.html" target="_blank">Spiegel</a>, 08/01/2009 </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(11) Un « El Dorado chinois » qui en 2009 est en train de se transformer en bourbier socio-économique. Source : <a class="liens" href="http://janelanaweb.com/reportjnr/china-in-2009-the-risks/" target="_blank">Janelanaweb</a>, 25/12/2008; <a class="liens" href="http://fr.news.yahoo.com/4/20090107/tbs-chine-banques-7318940.html" target="_blank">Yahoo/Reuters</a>, 07/01/2009; <a class="liens" href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/jan/13/china-human-rights" target="_blank">Guardian</a>, 13/01/2009</em></p>
<div class="access" style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em></em><em>(12) La toute récente faillite de Nortel, leader nord-américain de l&#8217;industrie des télécommunications en est un exemple flagrant. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em><em>(13) Sources : <a class="liens" href="http://www.usatoday.com/news/nation/2008-12-28-states-selloff_N.htm" target="_blank">USAToday</a>, 28/12/2008; <a class="liens" href="http://www.reuters.com/article/newsOne/idUSTRE5014F120090102" target="_blank">Reuters</a>, 02/01/2009 </em></p>
<p style="text-align: right;"><em></em><em>(source: <a href="http://www.europe2020.org/spip.php?article585&amp;lang=fr" target="_blank">leap2020.eu</a>)</em></p>
</div>
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		<title>L&#8217;Argent Dette</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2009 15:55:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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L&#8217;Argent Dette de Paul Grignon (52:15)
« Le système bancaire moderne fabrique de l&#8217;argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l&#8217;iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/l-argent-dette/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<h3 style="text-align: center;"><em>L&#8217;Argent Dette de <a href="http://moneyasdebt.net/" target="_blank">Paul Grignon</a> (52:15)</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le système bancaire moderne fabrique de l&#8217;argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l&#8217;iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l&#8217;argent et en un tour de mains ils créeront assez d&#8217;argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l&#8217;argent et à contrôler les crédits. »</strong><br />
 Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d&#8217;Angleterre 1928-1941  &#8211; réputé 2e fortune d&#8217;Angleterre à cette époque</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Certains des plus grands hommes des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose. Ils savent qu&#8217;il existe quelque part une puissance si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive&#8230; qu&#8217;ils font bien, lorsqu&#8217;ils en parlent, de parler doucement. »</strong><br />
 Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Chaque fois qu&#8217;une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l&#8217;argent tout neuf. »</strong><br />
 Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le procédé par lequel les banques créent de l&#8217;argent est tellement simple que l&#8217;esprit en est dégoûté. »</strong><br />
 John Kenneth Galbraith, économiste</p>
<p style="text-align: left;"><strong>« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d&#8217;une nation, et je n&#8217;aurai pas à m&#8217;occuper de ceux qui font ses lois. »</strong><br />
 Meyer Anselm Rothschild, banquier</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline">La Dette&#8230; <span id="more-505"></span></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Deux grands mystères dominent notre vie. L&#8217;amour et l&#8217;argent.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que l&#8217;amour ?&nbsp;&raquo; est une question qui a été infiniment explorée dans les histoires, les chansons, les livres, les films, et à la télévision. Mais on ne peut pas en dire autant pour la question &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que l&#8217;argent ?&nbsp;&raquo;. Il n&#8217;est pas étonnant que la théorie monétaire n&#8217;ait pas inspiré de films à gros budget. Mais on ne la mentionne même pas dans les écoles où la plupart d&#8217;entre nous sommes allés&#8230; Pour la plupart d&#8217;entre nous, la question &laquo;&nbsp;D&#8217;où vient la monnaie ?&nbsp;&raquo; évoque l&#8217;image d&#8217;un atelier imprimant des billets et frappant des pièces. Nous croyons que la monnaie est créée par le gouvernement. C&#8217;est vrai, mais seulement jusqu&#8217;à un certain point.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces valeurs symboliques de métal et de papier, que nous considérons comme la monnaie, sont effectivement produites par une agence gouvernementale, la &laquo;&nbsp;Mint&nbsp;&raquo;. Mais la vaste majorité de l&#8217;argent n&#8217;est pas créée par cette agence, elle est créée, en quantité phénoménale, chaque jour, par des entreprises privées, connues sous le nom de banques.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart d&#8217;entre nous croyons que les banques prêtent de l&#8217;argent leur ayant été confié par des dépositaires. Cela est facile à imaginer, mais ce n&#8217;est pas la réalité. En fait, les banques créent l&#8217;argent qu&#8217;elles prêtent non pas à partir des possessions des propriétaires, ni de l&#8217;argent déposé, mais directement à partir de la promesse des emprunteurs de les rembourser. La signature de l&#8217;emprunteur sur le contrat de prêt constitue une obligation de payer à la banque le montant de l&#8217;emprunt plus les intérêts, ou alors de perdre la maison, la voiture, ou tout bien ayant constitué la garantie. C&#8217;est donc un engagement important pour l&#8217;emprunteur. Qu&#8217;est-ce que cette même signature implique pour la banque ? La banque se doit de faire exister le montant du prêt et simplement le marquer sur compte de l&#8217;emprunteur. Ca paraît invraisemblable ? Assurément, ça ne peut être la vérité&#8230; Mais ça l&#8217;est.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre comment ce miracle de la banque moderne est apparu, considérons cette belle histoire :</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline">La Légende de l&#8217;Orfèvre </span></h2>
<p style="text-align: justify;">Il était une fois un temps où à peu près n&#8217;importe quoi pouvait servir de monnaie. Cela devait simplement être transportable, et assez de personnes devaient avoir la conviction que cela pourrait plus tard être échangé contre des choses d&#8217;une valeur réelle telles que de la nourriture, des habits, ou des abris. Coquillages, fèves de cacao, pierres précieuses, et mêmes des plumes, ont été utilisés comme monnaie. L&#8217;or et l&#8217;argent étaient attrayants, malléables, et facile à travailler. De fait certaines civilisations devinrent expertes avec ces métaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les orfèvres rendirent le commerce bien plus facile en fabriquant des pièces, c&#8217;est-à-dire des unités standards de ces métaux, dont le poids et la pureté étaient certifiés. Pour protéger son or, l&#8217;orfèvre avait besoin d&#8217;un coffre. Et bientôt ses concitoyens vinrent frapper à sa porte, afin de louer un espace pour entreposer en sécurité leur propre or et leurs propres valeurs. Rapidement l&#8217;orfèvre loua tous les espaces de son coffre, et il gagnait un petit revenu de son affaire de location de coffre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les années passèrent, et l&#8217;orfèvre fit une observation avisée. Les dépositaires venaient rarement retirer leur or physiquement présent dans le coffre, et de plus ils ne venaient jamais en même temps. La raison était que les reçus que l&#8217;orfèvre avait donnés en échange de l&#8217;or, étaient échangés sur le marché comme si c&#8217;était l&#8217;or lui-même. Cette monnaie papier était bien plus pratique que les lourdes pièces, les montants pouvaient être simplement écrits au lieu d&#8217;être laborieusement comptés un par un pour chaque transaction.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps l&#8217;orfèvre avait une autre affaire : il prêtait son propre or en faisant payer des intérêts. Comme ses reçus étaient unanimement acceptés, les emprunteurs demandaient pour les prêts des reçus en lieu et place d&#8217;or véritable. Au fur et à mesure que cette industrie se développait, de plus en plus de gens demandaient des prêts et cela donna à l&#8217;orfèvre une meilleure idée. Il savait que bien peu de ses dépositaires retiraient leur or, donc l&#8217;orfèvre se figura qu&#8217;il pouvait sans problème échanger des reçus contre l&#8217;or de ses dépositaires, en plus du sien. Aussi longtemps que les prêts étaient remboursés, ses dépositaires n&#8217;en sauraient rien, sans dommage pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Et l&#8217;orfèvre, désormais plus banquier qu&#8217;artisan, faisait un profit supérieur à ce qu&#8217;il aurait pu obtenir en ne prêtant que son propre or. Pendant des années l&#8217;orfèvre profita discrètement du revenu confortable des intérêts des prêts de l&#8217;or de ses dépositaires. Maintenant, en tant que prêteur proéminent, il était plus riche que ses concitoyens, et il l&#8217;affichait ostentatoirement. Des soupçons s&#8217;élevèrent selon lesquels l&#8217;orfèvre dépensait l&#8217;argent des dépositaires. Les dépositaires se rassemblèrent et menacèrent l&#8217;orfèvre de retirer leur or si celui-ci n&#8217;expliquait pas l&#8217;origine de sa récente fortune. Contrairement à ce qu&#8217;on aurait pu attendre, cela ne tourna pas au désastre pour l&#8217;orfèvre. Malgré le caractère intrinsèquement frauduleux de sa démarche, son idée marchait parfaitement. Les dépositaires n&#8217;avaient rien perdu. Leur or était en sécurité dans le coffre de l&#8217;orfèvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de retirer leur or, les dépositaires exigèrent que l&#8217;orfèvre, dorénavant leur banquier, partage ses profits avec eux en leur payant une partie des intérêts. Ce fut le début du système bancaire. Le banquier payait un faible taux d&#8217;intérêt sur les dépôts d&#8217;argent des clients, qu&#8217;il prêtait ensuite à un taux plus élevé. La différence couvrait les coûts des opérations ainsi que les profits. La logique du système était simple et cela semblait un moyen raisonnable de satisfaire les demandes de crédit.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant ce n&#8217;est pas la façon dont le système bancaire fonctionne aujourd&#8217;hui. Notre orfèvre-banquier n&#8217;était pas satisfait de ses marges après avoir partagé les intérêts des prêts avec les dépositaires. De plus la demande de crédits s&#8217;accroissait rapidement car les Européens émigraient partout dans le monde. Mais les prêts étaient limités par le montant d&#8217;or que les clients avaient déposé. Et c&#8217;est là qu&#8217;il eut une idée bien plus subtile. Comme personne d&#8217;autre que lui ne savait ce que contenait le coffre, il pouvait prêter des reçus sur de l&#8217;or qui n&#8217;existait pas réellement. Aussi longtemps que les détenteurs de reçus ne venaient pas tous simultanément demander leur or, comment cela pourrait-il se savoir ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce nouveau schéma fonctionna parfaitement, et le banquier devient immensément riche grâce aux intérêts sur des prêts d&#8217;or qui n&#8217;existaient pas. L&#8217;idée que le banquier puisse créer de l&#8217;argent à partir de rien était trop inimaginable pour être crue. Donc pendant longtemps cette pensée ne traversa pas l&#8217;esprit des gens. Mais le pouvoir d&#8217;inventer de l&#8217;argent monta à la tête du banquier comme vous pouvez tous l&#8217;imaginer. Finalement l&#8217;ampleur des prêts accordés et sa richesse affichée déclencha à nouveau des suspicions. Certains emprunteurs commencèrent à demander de l&#8217;or véritable à la place des représentations papier. Les rumeurs se propagèrent. Un jour beaucoup de riches dépositaires vinrent simultanément retirer leur or. C&#8217;en était fini.</p>
<p style="text-align: justify;">Un océan de titulaires de reçus déferla dans les rues jouxtant les portes closes de la banque. Hélas le banquier n&#8217;avait pas assez d&#8217;or et d&#8217;argent pour honorer tous les reçus qu&#8217;il avait placés dans leurs mains. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle l&#8217;assaut de la banque, et c&#8217;est ce que chaque banquier redoute. Ce phénomène d&#8217;assaut a ruiné des banques individuelles, et, peu étonnamment, a fortement détérioré la confiance publique envers les banquiers. Il eût été simple de rendre illégale la pratique de la création d&#8217;argent ex nihilo mais les larges volumes de crédit que les banquiers offraient étaient devenus essentiels au succès de l&#8217;expansion commerciale de l&#8217;Europe, donc à la place cette pratique a été légalisée et régulée. Les banquiers ont accepté de limiter la quantité d&#8217;argent fictif de prêts pouvant être mis à disposition.</p>
<p style="text-align: justify;">La limite était quand même bien supérieure à la valeur totale de l&#8217;or et l&#8217;argent entreposés dans le coffre ; souvent le rapport était de 9 dollars fictifs pour 1 dollar réel d&#8217;or. Ces régulations étaient soutenues par des inspections surprises. Il était également convenu que dans le cas d&#8217;un assaut des banques centrales aideraient les banques locales avec des transfusions d&#8217;urgence d&#8217;or. C&#8217;est seulement en cas d&#8217;assaut simultané sur plusieurs banques, que la bulle de crédit imploserait et que le système serait anéanti.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline">Le système monétaire aujourd&#8217;hui </span></h2>
<p style="text-align: justify;">Avec les années le système de réserves fractionnaires, avec son réseau intégré de banques soutenues par une banque centrale, est devenu le système monétaire dominant dans le monde. Dans le même temps la fraction d&#8217;or soutenant l&#8217;argent des dettes s&#8217;est invariablement réduit à néant.</p>
<p style="text-align: justify;">La nature même de la monnaie a changé. Autrefois le dollar papier était vraiment un reçu qui pouvait être échangé contre un montant fixe d&#8217;or ou d&#8217;argent. Actuellement un dollar papier ou numérique ne peut être échangé que contre un autre dollar papier ou numérique. Avant, les crédits créés par les banques privées n&#8217;existaient que sous forme de document bancaire privé que les gens avaient le droit de refuser de même qu&#8217;aujourd&#8217;hui nous pouvons refuser un chèque privé.</p>
<p style="text-align: justify;">A présent, un crédit bancaire privé est légalement convertible en monnaie fiduciaire issue par le gouvernement : les dollars, euros, livres, etc, que nous voyons habituellement comme de la monnaie. La monnaie fiduciaire est une devise créée par ordonnance ou décret gouvernemental et les lois en vigueur stipulent que les citoyens doivent accepter cette monnaie comme payement pour une dette sous peine qu&#8217;en cas de refus les tribunaux annulent la dette en question.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc maintenant la question est : Si les gouvernements et les banques peuvent tous deux créer de l&#8217;argent, combien d&#8217;argent existe-t-il ? Autrefois la quantité totale de monnaie existant était limitée par les quantités physiques effectives des objets servant de monnaie. Ainsi, afin de créer du nouvel or ou du nouvel argent, l&#8217;or ou l&#8217;argent devait être trouvé et extrait du sol.</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, l&#8217;argent est littéralement créé comme dette. De la monnaie est créée sitôt que quelqu&#8217;un contracte un prêt auprès d&#8217;une banque de ce fait la quantité totale de monnaie pouvant être créée n&#8217;a qu&#8217;une limite réelle : le niveau total de la dette. Les gouvernements imposent une limite statutaire supplémentaire sur la création d&#8217;argent neuf en établissant des règles appelées exigences de réserve fractionnaire. Pour la plupart arbitraires, les exigences de réserve fractionnaire varient d&#8217;un pays à l&#8217;autre, et de temps à autre. Dans le passé il était fréquent d&#8217;exiger que les banques possèdent au moins un dollar d&#8217;or réel dans leur coffre pour 10 dollars de monnaie-dette créés. Aujourd&#8217;hui les exigences de réserve ne s&#8217;appliquent plus au rapport entre l&#8217;argent neuf et l&#8217;or en dépôt, mais au rapport entre la monnaie-dette créée et la monnaie-dette existant déjà en dépôt à la banque. Aujourd&#8217;hui, la réserve d&#8217;une banque consiste en deux choses : le montant d&#8217;espèces émises par le gouvernement que la banque a déposées à la banque centrale plus le montant de monnaie-dette existante que la banque a en dépôt.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour illustrer cela d&#8217;une façon simple, imaginons une banque toute nouvelle sur le marché, qui n&#8217;a pas encore de dépositaire. Cependant les investisseurs ont constitué un dépôt de réserve de 1111,12 dollars d&#8217;espèces existantes, qu&#8217;ils ont mis à la banque centrale. La réserve fractionnaire en vigueur est 9:1.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">1re étape:</span> La banque ouvre et accueille son premier emprunteur, il a besoin de 10.000 dollars pour acheter une voiture. Avec le taux de réserve 9:1, la réserve de la nouvelle banque à la banque centrale, également dénommée base monétaire, lui permet de créer légalement neuf fois ce montant, soit 10.000 dollars, sur la base de la reconnaissance de dette de l&#8217;emprunteur. Ces 10.000 dollars ne sont pris de nulle part ailleurs, c&#8217;est de l&#8217;argent tout neuf, simplement inscrit sur le compte de l&#8217;emprunteur comme crédit bancaire. Ensuite l&#8217;emprunteur fait un chèque sur ce crédit pour acheter la voiture.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">2e étape:</span> La vendeuse dépose ces 10.000 dollars nouvellement créés à sa banque. Contrairement à la base monétaire déposée à la banque centrale, cet argent de crédit récemment créé ne peut pas être multiplié par le taux de réserve, en fait il est réparti selon la fraction de réserve. Au rapport de 9 pour 1, un nouveau prêt de 9.000 dollars peut être effectué sur la base de ce dépôt de 10.000 dollars.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">3e étape:</span> Lorsque ces 9.000 dollars sont déposés par une tierce personne à la banque qui les a initialement créés, ou une autre, ils deviennent la base légale d&#8217;un troisième crédit, cette fois pour un montant de 8.100 dollars. Telle une de ces poupées russes où chaque couche contient une poupée légèrement plus petite, chaque nouveau dépôt contient le potentiel pour un prêt légèrement plus petit suivant une série décroissante infinie. Maintenant, si l&#8217;argent prêté n&#8217;est pas déposé à la banque, le processus s&#8217;arrête, c&#8217;est la part imprévisible du mécanisme de création d&#8217;argent. Mais plus vraisemblablement, à chaque étape l&#8217;argent sera déposé dans une banque et le procédé de répartition peut se répéter encore et encore, jusqu&#8217;à ce que presque 100.000 dollars d&#8217;argent neuf soient créés au sein du système bancaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cet argent a été créé entièrement à partir de dettes et le tout a été légalement autorisé par le dépôt initial d&#8217;une réserve de seulement 1.111,12 dollars qui sont restés assis, intacts, à la banque centrale. Ce qu&#8217;il y a de plus avec cet ingénieux système, c&#8217;est que la comptabilité de chaque banque de la chaine doit montrer que la banque a 10% en plus de dépôts que d&#8217;argent qu&#8217;elle a prêté. Cela donne aux banques un très bon motif pour acquérir des dépositaires, afin d&#8217;être capable d&#8217;émettre des prêts, supportant l&#8217;impression générale mais trompeuse, que l&#8217;argent prêté est celui des dépôts.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, à moins que tous les prêts successifs aient été déposés dans la même banque, on ne peut pas affirmer qu&#8217;une banque multiplie sa base monétaire initiale d&#8217;un facteur de presque 90 en émettant des crédits à partir de rien. Cependant le système bancaire fonctionne en boucle fermée, les crédits créés dans une banque deviennent des dépôts dans une autre, et réciproquement. Dans un monde théorique d&#8217;échanges parfaitement uniformes, l&#8217;effet ultime serait exactement le même que si l&#8217;ensemble du processus avait lieu au sein d&#8217;une banque unique ; c&#8217;est-à-dire que la réserve initiale à la banque centrale d&#8217;un peu plus de 1100 dollars permet au système de collecter des intérêts sur jusqu&#8217;à 100 000 dollars qu&#8217;il n&#8217;a jamais eus. Les banques prêtent de l&#8217;argent qu&#8217;elles n&#8217;ont pas !</p>
<p style="text-align: justify;">Si ça a l&#8217;air ridicule, essayez ceci : ces dernières décennies, sous la pression incessante des lobbies bancaires, les exigences de constituer un dépôt de réserve à la banque centrale nationale ont simplement disparu dans certains pays, et les taux de réserve actuels peuvent être bien supérieurs à 9:1. Pour certains types de compte, des taux de 20:1 ou 30:1 sont monnaie courante (super jeu de mots). [Pas de réserve du tout dans certains cas] Et encore plus récemment en introduisant des frais de prêts pour augmenter la contribution de l&#8217;emprunteur à la réserve, les banques ont désormais un moyen de circonvenir complètement les exigences de réserve. Donc, alors que les règles sont complexes, la réalité est, dans les faits, très simple : <strong>les banques peuvent créer autant d&#8217;argent que nous pouvons en emprunter.</strong></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Chacun sait inconsciemment que les banques ne prêtent pas d&#8217;argent. Quand vous prélevez de l&#8217;argent de votre compte épargne, la banque ne vous dit jamais que vous ne pouvez pas faire ça parce que l&#8217;argent a été prêté à quelqu&#8217;un d&#8217;autre.</em><br />
 (Mark Mansfield, économiste et auteur)</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l&#8217;exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement représente typiquement moins de 5% de l&#8217;argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie existant aujourd&#8217;hui a été créée par quelqu&#8217;un signant une reconnaissance de dette à une banque. De plus, cette monnaie de crédit est créée et détruite en immenses quantités chaque jour, au fur et à mesure que les nouveaux prêts sont faits et les anciens remboursés.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>J&#8217;ai bien peur que le citoyen ordinaire n&#8217;aimerait pas qu&#8217;on lui dise que les banques peuvent créer de la monnaie, et le font&#8230;. Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.</em><br />
 (Reginald McKenna, ex-président du conseil de la Middle Bank of England)</p>
<p style="text-align: justify;">Les banques ne peuvent employer ce système monétaire qu&#8217;avec la coopération active du gouvernement. <span style="text-decoration: underline;">Tout d&#8217;abord</span> les gouvernements font passer des lois instituant l&#8217;usage de la monnaie fiduciaire nationale, <span style="text-decoration: underline;">deuxièmement</span> ils autorisent que les crédits privés bancaires soient convertis en devises gouvernementales, <span style="text-decoration: underline;">troisièmement</span> les tribunaux font respecter les dettes et <span style="text-decoration: underline;">finalement</span> les gouvernements font passer des régulations pour protéger le fonctionnement du système monétaire et sa crédibilité auprès du public, sans rien faire pour l&#8217;informer de la provenance réelle de l&#8217;argent. La simple vérité est que quand nous signons sur les pointillés un &laquo;&nbsp;prêt hypothécaire&nbsp;&raquo;, notre engagement signé de payer, soutenu par les possessions que nous nous engageons à abandonner en cas de nonpaiement, est la seule chose de réelle valeur mise en jeu dans cette transaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour toute personne croyant que nous honorerons notre promesse, ce contrat de prêt, ou hypothèque, est maintenant un morceau de papier portable, échangeable, et vendable. Cela représente de la valeur, et est en conséquence une forme de monnaie. Cette monnaie (scripturale), l&#8217;emprunteur peut l&#8217;échange contre l&#8217;argent réel et palpable (fiduciaire).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la vie réelle, un prêt signifie que le prêteur doit avoir quelque chose à prêter. Si tu as besoin d&#8217;un marteau, le fait que je te prête une promesse de fournir un marteau que je n&#8217;ai pas ne sera pas d&#8217;une grande utilité. Mais dans le monde artificiel de l&#8217;argent, la promesse d&#8217;une banque de payer de l&#8217;argent qu&#8217;elle n&#8217;a pas est reconnue comme monnaie, et nous l&#8217;acceptons telle quelle.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Ainsi notre moyen national d&#8217;échange est maintenant à la merci des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l&#8217;argent, mais des promesses de fournir de l&#8217;argent qu&#8217;elles n&#8217;ont pas.</em><br />
 (Irving Fisher, économiste et auteur)</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois que l&#8217;emprunteur a signé sa reconnaissance de dette, la banque compense la transaction en créant, en quelques frappes au clavier, sur un ordinateur, une dette correspondante de la banque vers l&#8217;emprunteur. Du point de vue de l&#8217;emprunteur, cela devient de l&#8217;argent de crédit sur son compte, et parce que le gouvernement autorise cette dette de la banque envers l&#8217;emprunteur à être convertie en devises, tout le monde doit l&#8217;accepter comme de la monnaie. Encore une fois la vérité est très simple. Sans le document signé par l&#8217;emprunteur la banque n&#8217;aurait rien à prêter.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne vous êtes-vous pas déjà demandé comment il se fait que tout le monde, gouvernements, entreprises, PME, familles, puissent être tous endettés en même temps, et pour des montants si astronomiques ? Ne vous êtes-vous pas posé la question : comment se fait-il qu&#8217;il y ait autant d&#8217;argent à prêter ? Maintenant vous savez. Il n&#8217;y en a pas. Les banques ne prêtent pas d&#8217;argent. Elles le créent simplement à partir de la dette et cette dette étant potentiellement illimitée, il en est de même pour l&#8217;argent à prêter. Et comme il apparaît, la situation contraire est également vraie.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline">Pas de dette, pas d&#8217;argent </span></h2>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;est-il pas stupéfiant que malgré l&#8217;incroyable richesse des ressources de l&#8217;innovation, et de la productivité qui nous entourent, nous soyons presque tous, gouvernements, entreprises, individus, lourdement endettés envers les banquiers ? Si seulement les gens s&#8217;arrêtaient et pensaient : Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que les gens qui produisent les vraies richesses du monde soient endettés envers ceux qui ne font que prêter l&#8217;argent qui représente la richesse ? Encore plus étonnant, une fois que nous réalisons que l&#8217;argent est de la dette, nous réalisons que s&#8217;il n&#8217;y avait pas de dette, il n&#8217;y aurait pas d&#8217;argent.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>C&#8217;est ainsi qu&#8217;est notre système monétaire. S&#8217;il n&#8217;y avait pas de dette dans le système, il n&#8217;y aurait aucun argent.</em><br />
 (Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed)</p>
<p style="text-align: justify;">Si tout cela est une découverte, vous n&#8217;êtes pas les seuls. La plupart des gens imaginent que si toutes les dettes étaient payées, l&#8217;état de l&#8217;économie s&#8217;améliorerait. C&#8217;est certainement vrai à l&#8217;échelle individuelle. De même que nous avons plus d&#8217;argent à dépenser lorsque nous avons remboursé nos prêts, nous pensons que si tout le monde était dans le vert, il y aurait plus d&#8217;argent à dépenser en général.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en vérité, c&#8217;est exactement le contraire. Il n&#8217;y aurait pas d&#8217;argent du tout. C&#8217;est ainsi, nous sommes complètement dépendants de crédits bancaires continuellement renouvelés pour qu&#8217;il y ait existence de l&#8217;argent. Pas de prêts, pas d&#8217;argent. C&#8217;est ce qui est arrivé pendant la Grande Dépression. La masse monétaire s&#8217;est effondrée au fur et à mesure que les prêts s&#8217;asséchaient.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>C&#8217;est une pensée déconcertante. Nous sommes totalement dépendants des banques commerciales. Au départ, il faut toujours quelqu&#8217;un qui emprunte chaque dollar que nous avons en circulation, en espèces ou en crédit. Si les banques créent assez d&#8217;argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère. Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent. Quand on a une vision complète de l&#8217;ensemble, l&#8217;absurdité tragique de notre position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.</em><br />
 (Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie)</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline"> Une dette perpétuelle </span></h2>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas tout. Les banques ne créent que le montant du principal. Elles ne créent pas l&#8217;argent pour payer les intérêts. D&#8217;où celui-ci est-il censé provenir ? Le seul endroit où les emprunteurs peuvent aller pour obtenir l&#8217;argent pour payer les intérêts est dans la masse monétaire globale de l&#8217;économie, mais presque toute -cette masse monétaire a été créée exactement de la même façon, il s&#8217;agit de crédit bancaire devant être remboursé avec plus que ce qui a été créé. Donc partout il y a d&#8217;autres emprunteurs dans la même situation essayant frénétiquement d&#8217;obtenir de l&#8217;argent dont ils ont besoin pour payer à la fois le principal et les intérêts à partir d&#8217;un réservoir d&#8217;argent qui ne contient que les principaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est clairement impossible que tout le monde rembourse le principal et les intérêts, car l&#8217;argent des intérêts n&#8217;existe pas. Cela peut même être exprimé par une simple formule mathématique. P/(P+I) honoreront leur contrat. I/(P+I) seront saisis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand problème est que pour les prêts à long terme, tels les hypothèques et les dettes gouvernementales, le total des intérêts excède de loin le principal, donc à moins que beaucoup d&#8217;argent supplémentaire ne soit créé pour payer les intérêts, cela engendre une grande proportion de faillites, et donc une économie non fonctionnelle. Pour maintenir une société fonctionnelle, le taux de faillites doit être bas. Et donc, pour accomplir cela, de plus en plus de nouvel argent-dette doit être créé pour satisfaire la demande actuelle d&#8217;argent pour payer les dettes précédentes. Mais bien sûr, ça rend juste la dette totale plus grande et donc encore plus d&#8217;intérêts doivent être payés résultant en une grandissante et inexorable spirale d&#8217;endettements.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est uniquement le délai temporel entre la création de l&#8217;argent des nouveaux prêts et les remboursements qui empêchent le manque global d&#8217;argent d&#8217;émerger et de mettre ainsi le système total en banqueroute. Cependant, comme le monstre insatiable du crédit grandit et grandit, le besoin de créer de plus en plus d&#8217;argent pour le nourrir se fait sentir de plus en plus urgemment.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi les taux d&#8217;intérêt sont-ils si bas ? Pourquoi recevons-nous des cartes de crédit non sollicitées ? Pourquoi le gouvernement US dépense-t-il plus que jamais ? Cela serait-il pour empêcher l&#8217;effondrement complet du système ?</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Une personne rationnelle se doit de demander : cela peut-il vraiment continuer pour toujours ? L&#8217;effondrement n&#8217;est-il pas inévitable ? Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire est que tel lors d&#8217;un jeu de chaises musicales, aussi longtemps que la musique tourne, il n&#8217;y a pas de perdants.</em><br />
 (Andrew Gause, historien de la monnaie)</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;argent facilite la production et l&#8217;échange, et avec la croissance de la masse monétaire, l&#8217;argent est de plus en plus dévalorisé à moins que le volume de production et d&#8217;échange dans le monde réel ne croisse de la même proportion. Ajoutez à cela le fait que quand nous entendons que l&#8217;économie croît de 3% chaque année, cela ressemble à une croissance constante, mais ça ne l&#8217;est pas. Les 3% de cette année représentent plus que les 3% de l&#8217;année dernière parce qu&#8217;il s&#8217;agit des 3% du nouveau total. Au lieu d&#8217;une ligne droite, telle que naturellement visualisée à partir des mots, la courbe de croissance est en fait exponentielle, de plus en plus abrupte.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.</em><br />
 (Albert A. Bartlett, physicien)</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème, bien sûr, est que la croissance perpétuelle de l&#8217;économie réelle exige une escalade permanente de l&#8217;utilisation des ressources et de l&#8217;énergie. De plus en plus d&#8217;objets doivent passer des ressources naturelles à la poubelle chaque année, sans arrêt pour éviter l&#8217;implosion du système.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Toute personne croyant qu&#8217;une croissance exponentielle peut continuer à jamais dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.</em><br />
 (Kenneth Boulding, économiste)</p>
<p style="text-align: justify;">Que pouvons-nous faire face à cette situation effrayante ? (Il peut y avoir épuisement des ressources et des talents, mais pourquoi devrait-il y avoir un jour épuisement d&#8217;argent ?) Une chose est sûre, nous avons besoin d&#8217;un concept d&#8217;argent radicalement différent. Il est temps que plus de personnes posent à elles-mêmes et à leurs gouvernements 4 questions simples. Partout dans le monde les gouvernements empruntent de l&#8217;argent à des banques privées, avec des intérêts. La dette des gouvernements est une composante importante de la dette totale, et le règlement de cette dette constitue une bonne part de nos impôts.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, nous savons que les banques créent simplement l&#8217;argent qu&#8217;elles prêtent et que les gouvernements les ont autorisées à faire cela. (Création de monnaie soutenue uniquement par la dette.)</p>
<p style="text-align: justify;">Donc <span style="text-decoration: underline;">la première question</span> est : Pourquoi les gouvernements choisissent-ils d&#8217;emprunter de l&#8217;argent avec intérêts alors qu&#8217;un gouvernement pourrait créer lui-même, sans intérêts, l&#8217;argent dont il a besoin ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et <span style="text-decoration: underline;">la deuxième grande question</span> est : Pourquoi créer l&#8217;argent comme dette ? Pourquoi ne pas créer de l&#8217;argent circulant en permanence sans qu&#8217;il ait besoin d&#8217;être perpétuellement ré-emprunté &#8211; avec intérêts- pour exister ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">La troisième question</span> : Comment un système monétaire qui ne peut seulement fonctionner qu&#8217;avec une croissance en accélération permanente peut-il être employé pour bâtir une économie durable ? N&#8217;est-il pas logique qu&#8217;une accélération permanente de la croissance et la durabilité ne sont pas compatibles ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Et finalement</span> : Qu&#8217;y a-t-il dans notre système monétaire qui le rende totalement dépendant d&#8217;une croissance perpétuelle ? Que devrait-il être modifié pour permettre une économie durable ?</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline">L&#8217;usure </span></h2>
<p style="text-align: justify;">Il fut un temps où facturer des intérêts sur un prêt était appelé &laquo;&nbsp;usure&nbsp;&raquo;, et était passible de sanctions sévères, y compris la mort. Chaque grande religion a interdit l&#8217;usure. Les arguments contre cette pratique étaient essentiellement moraux. Il était maintenu que la seule finalité légitime de l&#8217;argent était de faciliter l&#8217;échange de biens et services réels. Toute forme de gain d&#8217;argent basée uniquement sur la possession d&#8217;argent était jugée comme l&#8217;acte d&#8217;un parasite ou d&#8217;un voleur. Cependant, comme les besoins en crédits du commerce grandissaient, les arguments moraux ont cédé face à l&#8217;argument selon lequel le prêt implique pour le prêteur un risque et un coût d&#8217;opportunité et conséquemment la tentative de faire un profit sur un prêt est justifié.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui cette notion semble incongrue, aujourd&#8217;hui l&#8217;idée de gagner de l&#8217;argent avec de l&#8217;argent est vue comme un concept que chacun essaye d&#8217;employer. Pourquoi travailler quand tu peux faire travailler ton argent pour toi ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si on essaye de concevoir un futur durable, il est très clair que la facturation d&#8217;intérêts est à la fois un problème moral et pratique. Imaginez une société et une économie qui peut perdurer des siècles parce que, au lieu de piller ses ressources primaires d&#8217;énergie, elle se restreint à ce qui est produit chaque jour : pas plus de bois n&#8217;est coupé que ce qui pousse pendant la même période, toute l&#8217;énergie est renouvelable : solaire, gravitationnelle, géothermique, magnétique, ou toute autre méthode découverte. Cette société vit à l&#8217;intérieur des limites de ses propres ressources nonrenouvelables en réutilisant et recyclant chaque chose. Les populations s&#8217;y succèdent ainsi. Une telle société ne pourrait jamais fonctionner avec un système monétaire fondamentalement dépendant d&#8217;une croissance accélérant perpétuellement. Une économie stable aurait besoin d&#8217;une masse monétaire au moins capable de rester stable sans s&#8217;effondrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Disons que le volume total de cette masse monétaire stable est représenté par un grand cercle. Imaginons aussi que les prêteurs doivent avoir préalablement l&#8217;argent pour le prêter. Si des gens, au sein de cette masse monétaire, se mettent systématiquement à prêter de l&#8217;argent avec intérêt, leur part de la masse monétaire va croître. S&#8217;ils continuent à prêter avec intérêt tout l&#8217;argent remboursé, quel est la conséquence inévitable ? Que ce soit de l&#8217;or, de la monnaie fiduciaire, de la monnaiedette, cela importe peu, les prêteurs finiront avec tout l&#8217;argent et après que les recouvrements et les banqueroutes soient réglés, ils finiront également avec tous les biens. C&#8217;est seulement si les rendements des prêts à intérêts étaient uniformément distribués parmi la population que ce problème central serait résolu. Une lourde taxe des profits bancaires pourrait accomplir cet objectif, mais dès lors pourquoi les banques voudraient-elles exister ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous étions capables de sortir un jour de la situation actuelle, nous pourrions imaginer un système bancaire fonctionner comme service non-lucratif pour la société, répartissant les intérêts gagnés comme un dividende universel pour les citoyens, ou prêtant sans facturer aucun intérêt.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Je n&#8217;ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité, justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre argent&#8230; Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé. Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser, vous, moi, et toute personne liée au Congrès, d&#8217;être resté assis sans rien faire et d&#8217;avoir permis à un système aussi stupide d&#8217;être perpétué.</em><br />
 (Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976 président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975)</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline"> Changer le système </span></h2>
<p style="text-align: justify;">Si c&#8217;est la nature fondamentale de notre système qui pose problème, bricoler le système ne pourra jamais résoudre ces problèmes ; le système lui-même doit être remplacé. Beaucoup de critiques monétaires appellent à un retour à une monnaie basée sur l&#8217;or prétendant que l&#8217;or a pour lui un long historique de fiabilité. Ils ignorent les nombreuses arnaques pouvant être pratiquées avec l&#8217;or : ajustement des pièces, alliances du métal, prise de contrôle du marché, tout cela a été fait dans la Rome antique, et a contribué à sa chute. Certains défendent que l&#8217;argent est plus abondant que l&#8217;or et donc plus difficile à monopoliser.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup mettent en doute la nécessité d&#8217;un retour aux métaux précieux. Personne ne veut recommencer à porter de lourds sacs de pièces pour les courses. Il est certain que de la monnaie papier, numérique, plastique, ou plus probablement biométrique, serait le moyen d&#8217;échange ultime, avec le même potentiel pour créer une dette aussi illimitée que nous avons aujourd&#8217;hui. En plus de cela, si l&#8217;or redevenait la seule base légale d&#8217;argent ceux qui n&#8217;ont pas d&#8217;or n&#8217;auraient soudain plus d&#8217;argent. D&#8217;autres demandeurs de réforme monétaire ont conclu que la cupidité et la malhonnêteté sont les principaux problèmes et qu&#8217;il y aurait de meilleurs moyens pour créer un système honnête et équitable que le retour à l&#8217;or ou à l&#8217;argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Des esprits inventifs ont proposé toute une panoplie de systèmes alternatifs pour créer de l&#8217;argent. Beaucoup de systèmes de troc privé créent de l&#8217;argent comme dette, comme le font les banques, mais c&#8217;est fait ouvertement et sans paiement d&#8217;intérêts. Un exemple est un système de troc où la dette est exprimée en promesses d&#8217;heures de travail, tous les travaux étant également équivalents à un nombre de dollars permettant aux heures d&#8217;être converties avec le prix des biens en dollars. Ce type de système monétaire peut être mis en place par toute personne pouvant trouver un moyen de faire la comptabilité ainsi que des participants volontaires et dignes de confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en place d&#8217;un système monétaire de troc local, même étant actuellement de peu d&#8217;utilité, serait une prudente mesure préventive, pour toute communauté. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, est un vaste sujet, requérant une volonté de changement et une capacité à penser hors du système. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, ne viendra pas facilement en raison des intérêts immensément puissants bénéficiant du système actuel qui feront tout leur possible pour maintenir leurs avantages.</p>
<p style="text-align: justify;">A présent que nous avons vu que l&#8217;argent n&#8217;est qu&#8217;une idée, et qu&#8217;en réalité l&#8217;argent peut être ce que nous décidons, voici une idée très simple de concept alternatif à considérer. Ce modèle est basé sur des systèmes ayant autrefois fonctionné en Angleterre et en Amérique, systèmes ayant été rongés et détruits par les orfèvres-banquiers et leur système de réserve fractionnaire. Pour créer une économie basée sur de l&#8217;argent en permanence libre d&#8217;intérêts, l&#8217;argent pourrait être simplement créé et injecté dans l&#8217;économie par le gouvernement, préférablement sur des infrastructures durables facilitant l&#8217;économie, comme les routes, les voies ferrées, les ponts, les ports, et les marchés publics.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet argent ne serait pas créé comme dette, il serait créé comme valeur, la valeur résidant dans l&#8217;objet de la dépense. Si cet argent neuf facilitait une augmentation proportionnelle des échanges, faisant en sorte qu&#8217;il soit utilisé, cela ne causerait pas d&#8217;inflation. Si les dépenses du gouvernement causaient une inflation il y aurait deux voies d&#8217;action à considérer.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;inflation est essentiellement équivalente à une taxe sur l&#8217;argent ; que la valeur de l&#8217;argent diminue de 20% ou que le gouvernement prenne 20% de notre argent, l&#8217;effet sur notre pouvoir d&#8217;achat est le même. De ce point de vue, l&#8217;inflation à la place des impôts peut être politiquement acceptable si elle est bien dépensée et contenue. Ou, le gouvernement pourrait choisir de contrer l&#8217;inflation en collectant de l&#8217;argent des impôts et en le mettant hors d&#8217;usage réduisant la masse monétaire et restaurant la valeur de l&#8217;argent. Pour contrôler la déflation, qui est le phénomène de la chute des rémunérations et des prix, le gouvernement dépenserait simplement plus d&#8217;argent déjà existant. Sans compétition de la création de monnaie-dette privée, les gouvernements auraient plus de contrôle effectif de leur masse monétaire nationale. Le public saurait qui blâmer si les choses tournaient mal, les gouvernements grandiraient et tomberaient sur leur capacité à préserver la valeur de l&#8217;argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement fonctionnerait essentiellement grâce aux impôts comme aujourd&#8217;hui mais l&#8217;argent des impôts serait bien plus utile puisque rien ne serait commis pour payer des intérêts aux banques privées. Il n&#8217;y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créait simplement l&#8217;argent dont il a besoin. Notre perpétuelle servitude collective envers les banques à travers le paiement des intérêts de la dette gouvernementale serait impossible.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>L&#8217;argent est une nouvelle forme d&#8217;esclavage, il se distingue de l&#8217;ancienne simplement par le fait qu&#8217;il est impersonnel, il n&#8217;y a pas de relation humaine entre le maître et l&#8217;esclave.</em><br />
 (Léon Tolstoï)</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span class="mw-headline">La force invisible </span></h2>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Personne n&#8217;est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu&#8217;il est libre.</em><br />
 (Goethe)</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui nous a été enseigné de voir comme la démocratie et la liberté est devenu en réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique. Aussi longtemps que notre société entière restera fondamentalement dépendante du crédit bancaire pour sa masse monétaire, les banquiers seront en position de décider qui aura l&#8217;argent dont il a besoin et qui ne l&#8217;aura pas.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Le système bancaire moderne fabrique de l&#8217;argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l&#8217;iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l&#8217;argent et en un tour de mains ils créeront assez d&#8217;argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l&#8217;argent et à contrôler les crédits.</em><br />
 (Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d&#8217;Angleterre 1928-1941 &#8211; réputé 2e fortune d&#8217;Angleterre à cette époque)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>L&#8217;incapacité pour les colons d&#8217;obtenir le pouvoir d&#8217;émettre leur propre argent à l&#8217;écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d&#8217;indépendance.</em><br />
 (Benjamin Franklin)</p>
<p style="text-align: justify;">Peu de gens sont conscients aujourd&#8217;hui que l&#8217;histoire des Etats-Unis depuis la révolution en 1776 a été en large part l&#8217;histoire d&#8217;une lutte épique pour la libération et l&#8217;indépendance vis-à-vis des banques européennes internationales. Cette lutte fut finalement perdue en 1913 quant le président Woodrow Wilson ratifia le Federal Reserve Act plaçant le cartel bancaire international en charge de la création de la monnaie américaine.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Je suis un homme des plus malheureux. J&#8217;ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l&#8217;opinion et la force d&#8217;un petit groupe d&#8217;hommes dominants.</em><br />
 (Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921)</p>
<p style="text-align: justify;">La puissance de ce système est profondément enracinée de même que le silence de l&#8217;éducation et des médias à ce sujet. Il y a quelques années, le premier ministre canadien a fait mener un sondage chez les non-économistes: à la fois auprès de professionnels hautement qualifiés et de &laquo;&nbsp;monsieur tout le monde&nbsp;&raquo;. L&#8217;enquête a conclu qu&#8217;aucun d&#8217;entre eux n&#8217;avait une idée précise de la façon dont l&#8217;argent est fabriqué. En fait, il est probablement sûr de dire que la plupart des gens, y compris les employés de banques en première ligne ne se sont jamais donné le temps de considérer la question. Et toi ?</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d&#8217;honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.</em><br />
 (John Adams, père fondateur de la Constitution américaine)</p>
<p style="text-align: justify;">Le système moderne d&#8217;argent en tant que dette naquit il y a un peu plus de 300 ans quand la première Banque d&#8217;Angleterre fut mise en route avec un contrat royal pour le prêt fractionnaire de reçus d&#8217;or au taux modeste de 2 pour 1. Ce taux modeste n&#8217;était que le proverbial pied dans la porte. Le système est maintenant mondial créant des montants virtuellement illimités d&#8217;argent à partir d&#8217;air pur et a enchaîné presque chaque personne de cette planète à une dette perpétuellement croissante qui ne pourra jamais être payée.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela a-t-il pu arriver par accident ? Ou bien est-ce une conspiration ? De toute évidence il y a là quelque chose d&#8217;énorme&#8230;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l&#8217;industrie et tout le commerce&#8230; et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, par une très petite élite de puissants, vous n&#8217;aurez pas besoin qu&#8217;on vous explique comment les périodes d&#8217;inflation et de déflation apparaissent.</em><br />
 (James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d&#8217;achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d&#8217;immenses sommes d&#8217;argent en intérêts. Le privilège de créer et d&#8217;émettre de la monnaie n&#8217;est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c&#8217;est aussi sa plus grande opportunité.</em><br />
 (Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Jusqu&#8217;à ce que le contrôle de l&#8217;émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile&#8230; Une fois qu&#8217;une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n&#8217;importe plus qui fait ses lois&#8230; L&#8217;usure, une fois aux commandes, coule n&#8217;importe quelle nation.</em><br />
 (William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada &#8211; qui nationalisa la Banque du Canada)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd&#8217;hui plus sophistiqué et préparé à l&#8217;entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d&#8217;une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l&#8217;autodétermination nationale des siècles passés.</em><br />
 (David Rockefeller, s&#8217;adressant à la Commission Trilatérale, 1991)</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Seuls les petits secrets doivent être protégés. Les grands sont gardés secrets par l&#8217;incrédulité du public.</em><br />
 (Marshall McLuhan, &laquo;&nbsp;gourou&nbsp;&raquo; des médias)</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://bankster.tv/" target="_blank">bankster.tv</a>)</em></p>
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		<title>Création monétaire: l’article 123 du Traité de Lisbonne</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 16:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Etienne Chouard


Avez-vous déjà entendu parler de l’article 104 du Traité de Maastricht ? Si ce n’est pas le cas, vous feriez bien de vous y intéresser. Il est passé inaperçu dans les médias, et pourtant il ne date pas d’hier&#8230;
 Cet article &#8211; devenu l’article 123 du Traité de Lisbonne &#8211; stipule que les Etats membres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Par <a href="http://etienne.chouard.free.fr/" target="_blank">Etienne Chouard</a></em><br />
</h3>
<p style="text-align: center;"><p><a href="http://www.letransmuteur.net/creation-monetaire-l-article-123-du-traite-de-lisbonne/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avez-vous déjà entendu parler de l’article 104 du Traité de Maastricht ? Si ce n’est pas le cas, vous feriez bien de vous y intéresser. Il est passé inaperçu dans les médias, et pourtant il ne date pas d’hier&#8230;</strong></p>
<p><strong> Cet article &#8211; devenu l’article 123 du Traité de Lisbonne &#8211; stipule que les Etats membres de la Communauté européenne n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Banques_centrales" target="_blank">banque centrale</a>, mais sont dans l’obligation d’emprunter auprès de banques privées, moyennant de très forts intérêts. Auparavant, les prêts accordés aux nations concernées n’étaient pas assujettis à l’intérêt, seul le montant net de l’emprunt était remboursé.<br />
Depuis, les &laquo;&nbsp;banksters&nbsp;&raquo; ont pris le contrôle d’une grande partie de la &laquo;&nbsp;création monétaire&nbsp;&raquo;, en accord avec les personnages politiques censés nous représenter, nous protéger, dans tous les sens du terme.<br />
Résultat : les banques privées en question génèrent des profits colossaux grâce à nos impôts ! Et la dette publique ne cesse de s’accroître inexorablement au fil du temps.</strong></p>
<p>La France est surendettée et ce n’est rien de le dire (déficit officiel : 2 000 milliards d’euros !) Si c’était une société privée, elle aurait déposé le bilan depuis bien longtemps. Donc, pour combler les trous dans les caisses, pour paraître cette grande, prospère et puissante nation qu’elle fut jadis, la France réclame aux banques privées des fonds, qu’elle obtient immédiatement, car l’affaire est juteuse pour les créanciers. Faute de pouvoir équilibrer la balance budgétaire année après année, elle doit emprunter à nouveau. Primo pour faire fonctionner le pays, secundo pour rembourser le montant du précédent prêt, tertio pour rembourser les intérêts de ce dernier, d’un pourcentage indécent. Et ainsi de suite&#8230; C’est un cercle vicieux infernal ! Et cette arnaque engendre un effet inflationniste néfaste in fine.</p>
<p>Evidemment, cet article figure dans le Traité de Lisbonne, ou dans le &laquo;&nbsp;Traité simplifié&nbsp;&raquo; (*). Vous savez ce traité que nos représentants politiques désirent imposer coûte que coûte, qu’on le veuille ou non. Ils n’imaginent pas une seconde se débarrasser d’une telle aubaine qui a profité durant des décennies aux petits copains des lobbies financiers.</p>
<p>Dans la vidéo ci-dessous <a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Chouard" target="_blank">Etienne Chouard</a> &#8211; lors d’une conférence à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence le 15 janvier 2008 &#8211; explique comment nos dirigeants ont mis en œuvre ce système financier qui rend exsangue l’économie de certains pays européens. La dette n’est pas un sort du destin, ou due à de malencontreuses erreurs politiques. Ceci a été conçu et entretenu afin entre autres d’enrichir les nouveaux seigneurs à l’insu des citoyens.</p>
<p>Je pense que pour ceux qui croient encore que nos dirigeants politiques - qui se passent le relais depuis des décennies &#8211; incarnent des êtres responsables et altruistes, élus pour le bien du peuple, pour ces gens-là, le réveil risque d’être brutal. La démocratie est morte depuis longtemps, il faut se rendre à l’évidence&#8230;</p>
<p>(*) Et il ne s’agit &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; de l’article 123 du Traité de Lisbonne. Je vous laisse imaginer la myriade d’articles et stratégies qui vont à l’encontre du pragmatisme et de la raison (OGM, lois liberticides&#8230;), à l’encontre du peuple, seul souverain en démocratie (étymologiquement et théoriquement parlant).</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source: <a href="http://www.lepost.fr/article/2008/12/27/1368158_avez-vous-deja-entendu-parler-de-l-article-104-du-traite-de-maastricht.html" target="_blank">LePost.fr</a>)</em></p>
<h4 style="text-align: left;">Pour allez plus loin sur la création monétaire : <a href="http://www.bankster.tv/" target="_blank">Bankster.tv</a> | <a href="http://www.fauxmonnayeurs.org/index.php?lng=fr" target="_blank">FauxMonnayeurs.org</a> | <a href="http://www.public-debt.org/" target="_blank">La Dette Publique</a></h4>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Open Money: bientôt chacun créera sa propre monnaie</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 13:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeTransmuteur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entretien avec Jean-François Noubel.
De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions&#8230;) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu&#8217;arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><em>Entretien avec <a href="http://www.noubel.com/wiki/tiki-index.php?page=A+propos" target="_blank">Jean-François Noubel</a>.</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="size-full wp-image-976 alignright" title="Open Money" src="http://www.letransmuteur.net/wp-content/uploads/open-money.jpg" alt="Open Money" width="253" height="380" />De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions&#8230;) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu&#8217;arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l&#8217;html (protocole informatique qui permet à n&#8217;importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l&#8217;http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d&#8217;informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies &#8211; ce qui va métamorphoser l&#8217;économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l&#8217;un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em>Propos recueillis par Mélik N&#8217;Guédar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nouvelles Clés :</strong> Avant les années 70, personne n&#8217;avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu&#8217;il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d&#8217;Internet ? Aujourd&#8217;hui, vous dites que nous sommes à la veille d&#8217;un choc aussi grand, concernant non plus l&#8217;information, mais la monnaie ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jean-François Noubel :</strong> Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l&#8217;ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd&#8217;hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L&#8217;ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C&#8217;est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l&#8217;arrivée des <em>« monnaies libres »</em> (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez déjà joué au Monopoly, n&#8217;est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d&#8217;argent, le jeu s&#8217;arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d&#8217;outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d&#8217;échange, non qu&#8217;ils soient pauvres dans l&#8217;absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d&#8217;une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n&#8217;y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s&#8217;introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d&#8217;intérêt, les déséquilibres s&#8217;accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l&#8217;intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd&#8217;hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s&#8217;amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d&#8217;auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de <em>« loi de condensation »</em>, avec des boucles en &laquo;&nbsp;feedback&nbsp;&raquo; positif ou négatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l&#8217;économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le <em>« principe Pareto »</em> a montré que notre système monétaire n&#8217;était pas viable à long terme &#8211; tout le monde est d&#8217;accord là-dessus, même les dirigeants de l&#8217;US Federal Bank. C&#8217;est par nature un système à cycle court, où l&#8217;on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d&#8217;un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s&#8217;accroît jusqu&#8217;à l&#8217;absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s&#8217;il dit qu&#8217;il a <em>« gagné »</em>, c&#8217;est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c&#8217;est-à-dire de l&#8217;architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d&#8217;une source extérieure qui leur fournit l&#8217;outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi.<span id="more-974"></span></p>
<p><strong>LES LETS ET LA REDÉCOUVERTE DE LA MONNAIE LIBRE</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> N&#8217;en a-t-il pas toujours été ainsi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Au cours de l&#8217;histoire, l&#8217;humanité s&#8217;est inventé une foule de moyens monétaires et nous nous trompons quand nous pensons que notre système est le fruit d&#8217;une longue évolution universelle : il est jeune, droit sorti de l&#8217;Angleterre victorienne, qui l&#8217;a taillé pour servir l&#8217;idéologie industrielle. Depuis, c&#8217;est devenu un processus planétaire, qui a énormément évolué, notamment depuis vingt ans, en devenant digital. Les conséquences de la digitalisation sont considérables : nous vivons de plus en plus sur des cartes de crédit, donc avec de l&#8217;argent payant, et les puissants peuvent désormais transférer des sommes colossales d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la planète d&#8217;un simple clic d&#8217;ordinateur.</p>
<p style="text-align: justify;">La première monnaie libre remonte, elle, à environ un siècle. L&#8217;un de ses inventeurs, était un Autrichien qui, après un tour du monde, s&#8217;était retrouvé chez lui, une région économiquement sinistrée. Son idée fut de relancer l&#8217;activité en inventant une monnaie locale <em>« fondante »</em>. C&#8217;est une monnaie qui, non seulement ne rapporte pas d&#8217;intérêt, mais qui perd de la valeur si l&#8217;on ne s&#8217;en sert pas. Au bout d&#8217;un mois, par exemple, si vous ne l&#8217;avez pas utilisée, vous pouvez la jeter, car on imprime d&#8217;autres billets. Cette architecture décourage la thésaurisation monétaire et encourage la dépense, l&#8217;investissement et la thésaurisation de biens. Du coup les tendances inégalitaires décrites par <em>Pareto</em> se trouvent bloquées. Changeant la règle du jeu monétaire, vous changez les comportements et toute l&#8217;économie repart. Cet Autrichien a si bien réussi qu&#8217;on l&#8217;a&#8230; jeté en prison ! Il arrivait trop tôt. À cette époque, attaquer la centralisation étatique était un tabou.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la crise de 29, on va voir les habitants de certaines zones totalement ruinées et démonétarisées se remettre au troc et, s&#8217;apercevant que celui-ci ne peut pas mener loin, redécouvrir le principe de base de la monnaie, qui correspond à un processus naturel. Toutes sortes de monnaies locales sont ainsi apparues dans les années 30, en Europe et en Amérique. Là aussi, la question deviendra politique et la réponse sera le New Deal, puis, de façon radicale, la seconde guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Pour notre génération, tout commence avec les fameux Lets canadiens&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Lets que l&#8217;on a traduit par <em>« Local exchange tip system »</em>, alors que le sens originel était simplement <em>« let&#8217;s do it »</em> ! C&#8217;est parti vers 1982, d&#8217;un certain <em>Michael Lynton</em>, membre de notre groupe actuel, qui vivait à l&#8217;époque près de Vancouver, dans une vallée en crise, après que l&#8217;armée ait quitté la zone. <em>Lynton</em> eut l&#8217;idée géniale de créer un système de crédit mutuel sans banque du tout. Pas de source extérieure, on se fait confiance : chaque fois que j&#8217;achète quelque chose, c&#8217;est noté en moins ; chaque fois que je vends quelque chose, c&#8217;est noté en plus. Nul besoin d&#8217;avoir accumulé de l&#8217;argent au préalable, c&#8217;est l&#8217;échange qui crée spontanément la monnaie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces Canadiens qualifièrent leur nouvelle monnaie de <em>« CC »</em> (pour <em>« Community Currencies »</em>). Leur système fit tâche d&#8217;huile dans le monde entier. En France, on vit ainsi apparaître différents <em>SEL</em> (<em>« système d&#8217;échange local »</em>). On estime qu&#8217;il existe aujourd&#8217;hui dans le monde environ cinq mille monnaies locales de ce genre. Elles sont généralement restées en marge de la société, dans des réseaux de chômeurs, des quartiers défavorisés, chez des révolutionnaires de l&#8217;écologie, etc. Une version des <em>Lets</em> est indexée sur le temps. Le <em>« time banking »</em>, qui fonctionne sur du <em>« time dollar »</em>, est devenu une institution aux États-Unis. Dans les zones en crise, que la monnaie a désertées, les gens au chômage sont riches en temps ! Comme ils disposent aussi de savoirs faire, il suffit de mettre en place un système d&#8217;information et de comptabilité des échanges, pour que l&#8217;activité reparte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Pourquoi ces systèmes sont-ils restés marginaux ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> D&#8217;abord parce que l&#8217;économie principale, hyper puissante, reste pour le moment opérationnelle. D&#8217;autre part, ces nouvelles monnaies supposent une participation très active, militante. Si vous avez du travail et que votre train de vie vous va, votre motivation restera molle. Il en est allé autrement dans certains cas, notamment en Argentine, où la monnaie s&#8217;est brusquement effondrée. Imaginez que tous vos euros ne vaillent plus rien du jour au lendemain, votre motivation va changer. D&#8217;abord, vous allez descendre dans la rue, pour chercher quoi échanger, afin de couvrir vos besoins fondamentaux. En moins d&#8217;une semaine, vous vous apercevrez que le troc pur ne marche pas, ou très mal, qu&#8217;il faut un système d&#8217;information derrière. Donc, pour pouvoir manger, vous allez devoir acquérir une culture de la monnaie. Celle-ci commence par un inventaire de vos richesses. Qu&#8217;avez-vous à offrir ? Enseigner l&#8217;anglais ? Les œufs de votre poulailler ? Transporter des personnes ou des marchandises dans votre voiture ? Tout le monde se livre à cette recherche. On découvre alors que des gens qui n&#8217;avaient aucune valeur dans le système étatique et bancaire, en trouvent soudain une. Par exemple des femmes illettrées, absentes des radars économiques <em>« normaux »</em>, découvrent qu&#8217;elles ont de la valeur, parce qu&#8217;elles peuvent : cuisiner, jardiner, coudre, laver, garder des enfants, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> En pleine crise, on imagine en effet que sont revalorisées les savoirs faire pragmatiques, liés à la survie. Par contre, si je suis épistémologue ou neurochirurgien, je risque d&#8217;avoir du mal à monnayer ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Pas forcément. Certes, au moment d&#8217;un crack économique, les étages s&#8217;effondrent et on en revient à une base quasiment biologique. Mais le monde se reconstruit vite. On retrouve ce que les psycho-sociologues appellent la <em>« pyramide de Maslow »</em> : les premières semaines, vous avez besoin de boire, de manger, de vous chauffer, etc. ; au bout d&#8217;un mois, vous aurez peut-être envie de vous faire couper les cheveux ; puis de reprendre vos cours de yoga, ou de piano. La sophistication revient plus vite qu&#8217;on ne croit. Ce fut le cas des <em>« réseaux de troc »</em> argentins, qui ont rapidement adopté un modèle de <em>« monnaie fondante »</em>. Des spécialistes les ont rejoints, par exemple l&#8217;économiste <em>Eloisa Primavera</em>, qui fait partie de notre petit cercle&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette histoire argentine a bien marché, touchant des millions de personnes. Et puis tout s&#8217;est effondré, en quelques semaines. Pourquoi ? D&#8217;abord parce que la monnaie officielle est revenue en force et que les vieilles habitudes ont repris. Ensuite, sur un point essentiel, ce système restait classique : il y avait toujours une banque, qui créait la monnaie, fondante ou pas, une source extérieure aux transactions. Dans le meilleur des cas, cette source est honnête et indexe bien la masse monétaire aux besoins, mais au bout du compte, il y eut assez d&#8217;erreurs et de malversations, pour que la majorité se rabatte sur le système étatique réparé. On pourrait citer de nombreux autres exemples, l&#8217;Australie, l&#8217;Afrique du Sud et des tas d&#8217;endroits dans le monde, avec parfois le soutien des États. Ici même, il y a le projet européen <em>Sol</em>, dans lequel <em>Patrick Viveret</em> est très investi. Mais sur un point essentiel, ça reste classique : la source monétaire est extérieure à l&#8217;<em>« écosystème »</em>, alors que la monnaie du futur, dont je voudrais vous parler maintenant, émane des agents eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Venons-en donc enfin à cette nouvelle vision !</p>
<p><strong>DES MILLIONS DE MONNAIES SUR LE WEB !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> C&#8217;est un processus monétaire révolutionnaire, comparable à ce qui s&#8217;est passé pour les médias. Revenez vingt ans en arrière, nous avions quelques dizaines de mass-médias, journaux, télés, radios, pour des dizaines de millions de citoyens. Ces médias étaient tous propriété d&#8217;États ou de grands groupes. En face, l&#8217;individu était isolé, démuni. Aujourd&#8217;hui, grâce à Internet, nous sommes des millions à avoir des blogs et des sites, qui diffusent toutes sortes d&#8217;informations, provenant de millions d&#8217;émetteurs. La source n&#8217;est plus extérieure à nous. Ce phénomène est en train de bouleverser les flux d&#8217;information, la gouvernance et donc la réalité du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">La monnaie constitue la prochaine étape. Il n&#8217;y a plus aucune raison, ni économique, ni idéologique, ni technique, pour que la monnaie continue à émaner d&#8217;une source extérieure, prise dans une architecture centralisée et inégalitaire. Désormais, l&#8217;infrastructure technique, les connaissances, l&#8217;idéologie, tout est prêt pour que chacun puisse créer sa ou ses monnaies. Dans les années qui viennent, vous allez voir apparaître des millions de monnaies, comme vous avez aujourd&#8217;hui des millions de médias. Si je vous avais parlé de millions de médias il y a vingt ans, vous m&#8217;auriez ri au nez. En réalité, personne n&#8217;est relié à des millions de médias, chacun se relie plutôt aux vingt, dix, cinq ou trois médias dont il a besoin et qui lui correspondent. Pour la monnaie, nous allons assister à un phénomène similaire. Vous n&#8217;allez pas adhérer à des millions de monnaies, mais à quelques-unes, qui vous correspondront. Par exemple à la monnaie de votre quartier, avec laquelle vous allez pouvoir payer votre coiffeur, votre boulanger, votre épicier, etc. À l&#8217;autre extrême, admettons que vous soyez philatéliste spécialisé dans le papillon, vous allez adhérer à la communauté mondiale des collectionneurs de ces timbres-là, qui aura sa propre monnaie, le <em>Butterfly</em>, permettant de s&#8217;échanger des timbres sans passer par le dollar, l&#8217;euro ou le yen. Chacun va déterminer ses appartenances monétaires en fonction de ses besoins. Si vous vous apercevez que l&#8217;essentiel de vos achats provient de votre région, vous allez adhérer à une communauté monétaire régionale. Si vous voyagez beaucoup dans telle partie du monde, vous allez vous retrouver dans un réseau de gens comme vous, qui vont développer leur propre monnaie. Même votre immeuble peut avoir sa monnaie, pour acheter et vendre, par exemple du covoiturage, des cours particuliers, du baby-sitting, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces monnaies se créeront aussi facilement que se crée aujourd&#8217;hui un groupe de discussion sur le web. Au début tous les comptes sont à zéro et puis on commence les échanges et les comptes se mettent à bouger, en plus ou en moins&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Admettons que je m&#8217;installe au fond de la campagne, et que je veuille adhérer à une monnaie locale pour payer ma nourriture. Mon compte va très vite se trouver dans le rouge, car je n&#8217;aurai rien à offrir en échange dans cette région, n&#8217;étant hélas ni artisan, ni jardinier, ni cuisinier, ni infirmier, ni même enseignant &#8211; seule une grande ville sophistiquée peut éventuellement avoir besoin des services d&#8217;un journaliste, non ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Je poursuis ma description, vous allez voir comment tout cela se met en place. En allant du plus petit vers le plus grand, vous avez d&#8217;abord une monnaie de quartier utilisée par quelques dizaines de personnes ; puis une monnaie locale ou régionale comptant quelques centaines de milliers d&#8217;utilisateurs ; puis des monnaies nationales ou transnationales, qui auront des dizaines de millions, voire des centaines de millions de membres. Vous pouvez par exemple très bien imaginer une monnaie internationale <em>« Créatifs Culturels »</em>, dont les tenants garantiront : <em>« Tout ce qui circule chez nous est garanti durable, éthique, pacifique, clean, bio, etc. »</em> À l&#8217;intérieur d&#8217;un cercle d&#8217;une telle ampleur, s&#8217;établiront une éthique, une gouvernance, une fiscalité interne&#8230; et là, on aura besoin de journalistes, vous trouverez votre place.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Quelqu&#8217;un comme moi ne peut donc fonctionner qu&#8217;avec la monnaie d&#8217;un gros réseau mondial ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. : </strong>Même si c&#8217;était le cas, cela ne poserait pas de problème. Comme aujourd&#8217;hui, vous aurez des gens dont 80% des échanges continueront à se faire sur le plan local et qui n&#8217;utiliseront que des monnaies de la région. Mais même eux ont besoin de s&#8217;acheter, mettons, de l&#8217;essence, pour laquelle ils auront besoin d&#8217;une monnaie globale &#8211; cela représentera peut-être 10% ou 20% de leurs transactions. À l&#8217;inverse, d&#8217;autres fonctionneront majoritairement avec des monnaies internationales. Tout cela donnera toutes sortes d&#8217;échanges.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Concrètement, si j&#8217;arrive chez le boulanger, j&#8217;arrive avec quoi en poche : des pièces, des billets, un chéquier ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Une carte magnétique, vraisemblablement. De ce point de vue, la carte de crédit bancaire a bien préparé le travail. Aujourd&#8217;hui, il peut arriver que vous entriez dans un magasin qui ne prend pas votre type de carte de crédit. Vous choisissez alors un autre mode de paiement, ce n&#8217;est pas plus compliqué que ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Mais ce système ne représente-t-il pas une sorte de régression hyper compliquée, comme au temps où chaque seigneurie frappait sa propre monnaie et où les gens passaient leur temps à changer une monnaie contre une autre ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Internet aurait semblé horriblement compliqué si j&#8217;avais dû vous l&#8217;expliquer en théorie avant que ça n&#8217;existe. Nous allons vers un monde qui comportera des millions de monnaies et donc des millions de parités, et pourtant ça ne sera pas compliqué. L&#8217;immense différence avec l&#8217;époque que vous évoquez tient au fait que toutes ces <em>« open moneys »</em> (monnaies libres) seront créées par les gens eux-mêmes et non par les seigneurs locaux. Cela change tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N.C. :</strong> Mais nous, Européens, qui sommes si contents d&#8217;avoir aujourd&#8217;hui le même euro, de Gibraltar à Varsovie, n&#8217;allons-nous pas juste à rebours de ce que vous dites ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F.N. :</strong> Ça n&#8217;est pas contradictoire. En gros, il s&#8217;agit de laisser chaque écosystème exprimer spontanément ses besoins. Le projet <em>« Open Money »</em> consiste à dire : <em>« Voilà l&#8217;outil pour créer toutes les monnaies que vous voulez, avec les architectures, la gouvernance et les limites que vous voulez, indexée sur ce que vous voulez : des dollars, des heures, des kilowatts, rien&#8230; »</em> C&#8217;est donc un méta-système que nous sommes en train de mettre en place. De la même façon qu&#8217;ont été établis le protocole <em>http</em>, avec interface utilisateur, qui permet à des machines très différentes de communiquer les unes avec les autres sur le réseau mondial, et aussi le système <em>html</em>, qui permet à toute personne de faire du contenu et de le communiquer sur ce réseau (cf encadré ci-contre), nous sommes en train de créer un nouveau protocole, appelons-le provisoirement <em>htxx</em>, qui permettra à tout collectif de se créer sa ou