Archive pour la catégorie “Analyse”
Extraits du deuxième bulletin Sortir de l’Économie :
Existe-t-il une économie à visage humain ?
Extrait p 4.
On connaissait déjà le contenu des dialogues entre les derniers des musiciens sur le pont du Titanic économique, sur le mode du « Comment allez-vous, madame Economie ? Très bien, le prix de la conscience est déjà fortement à la hausse » : la marchandisation des pollutions par l’écocapitalisme cherchant à s’acheter une bonne conscience en compensant les émissions polluantes des pays du Nord par des transferts technologiques en vue des futures « non-émissions » des pays du Sud, se porte en effet à merveille. On voit aussi apparaître l’idée d’« un marché de crédits biodiversité », comme il existe un marché de crédits carbone pour lutter contre le réchauffement. L’idée serait de payer des « projets de compensation » pour des dommages infligés à un environnement par la construction d’infrastructures (autoroutes, étalement urbain, etc.), selon « une grille fixant le prix d’un hectare de prairie, de forêt ou de zone humide ». Cette « grille » fixant la valeur de chaque habitat-type existe déjà aux Etats-Unis, où par exemple la destruction d’un hectare d’habitat à crevettes d’eau douce vous coûtera 290.000 euros. L’ingénierie et la marchandisation environnementale tournent donc à plein régime.
Mais la marchandisation des pollutions n’est pas seulement à l’oeuvre dans les cénacles du G8, elle est aussi à l’oeuvre dans les rangs de la militance écologiste et des économistes en chef de l’altermondialisme. Car finalement le boycott des «grandes surfaces» et de certaines «marques» pour mieux privilégier quelques formes de « commerce éthique » pour lequel on encouragera la consommation, n’est qu’un « nouveau » mode d’action qui cache une croyance naïve en la possibilité d’un capitalisme à visage humain, quand il ne fait pas de la consommation une forme d’action politique : « Acheter, c’est voter! », ce qui est le summum finalement de l’esprit marchand voulant faire jouer la concurrence, « si vous n’aimez pas les pollutions, vous achèterez » et autre « j’achète, donc je pense ». Non seulement l’« alternative » repose simplement sur l’idée de faire toujours jouer la concurrence, mais on marchandise aussi les mutilations incommensurables à la vie infligées par les nuisances écologiques ainsi que la simple décence de conditions de travail, par un autre calcul des prix de toujours la même mise en équivalence universelle. Et de plus en plus d’argent s’éloigne alors des sentiers battus pour s’en aller irriguer les circuits économiques « alternatifs » d’une supposée économie à visage humain. La consomm’action n’est que l’avant-garde de la mutation éco-capitaliste. Mais partout le fluide du fric s’insinue par les moindres fissures qui s’entrouvrent à la longue dans le Rideau de fer de nos vies.
(…)
Extrait p 8.
L’écologie des alternatifs est finalement l’avant-garde de l’écologie machinique de demain qui taxe, qui réglemente, qui sur-organise, qui fait décroître, partout la lutte contre les nuisances écologiques passent par leur mise en valeur, et comme toujours, «l’extension accélérée du marché oblige à y inclure, donc à tarifer ce qui lui échappe encore. Car dans la mesure où certains biens essentiels dont nul ne se préoccupe restent gratuits, ils sont exploités sans mesure. Pas besoin de se gêner puisqu’ils ne coûtent rien. C’est ainsi que la clarté des rivières, le silence des villes, l’azur de la Méditerranée, menacés de disparition, manqueront un beau jour à l’industrie elle-même. Il devient donc urgent d’en faire le décompte et d’en fixer la valeur, et la seule qui soit reconnue de tous [par nos écologistes machiniques comme alternatifs] est celle qui s’exprime en francs. Il va falloir déterminer les coûts, les indemnités à payer aux particuliers, à l’Etat et aux industriels eux-mêmes. C’est d’autant plus urgent que ce qui était donné par la nature doit être désormais fabriqué à grands frais. Demain les produits les plus chers seront l’air, l’eau, la mer ou les plages épurées, recomposées à force de raffinements scientifiques et chimiques. La fabrication des éléments ou paysages qu’on avait autrefois pour rien sera sans doute l’industrie la plus puissante, donc celle qui procure les plus gros profits ». Lire la suite de cet article… »
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Publicité et Environnement
Mais que fait le BVP ?
(Bureau de Vérification de la Publicité)
(Cet article est issu de L’Alliance, regroupement d’ONGs soutenant des actions communes dans l’espoir de construire un nouveau monde).
De plus en plus de publicités font une utilisation abusive et mensongère de l’argument écologique en vantant les qualités écologiques d’activités et de produits en réalité polluants. Cet usage abusif trompe le consommateur sur la réalité du produit et vient à l’encontre des efforts des associations pour l’inciter à consommer de manière plus responsable.
Notre constat :
L’abus de l’argument écologique par le secteur publicitaire et un contrôle très insuffisant
De plus en plus de publicités font une utilisation abusive, voir mensongère, de l’argument écologique en vantant les qualités écologiques d’activités et de produits en réalité polluants. Cet usage, qui trompe le consommateur sur la réalité du produit, a plusieurs conséquences :
- Le consommateur n’est pas orienté vers les produits les plus écologiques et ne change pas ses comportements de consommation ;
- Les entreprises ne changent pas vraiment leurs produits et services et se contentent d’y ajouter une touche écologique qui sera mise en valeur via la publicité ;
- Cette situation vient à l’encontre des efforts de sensibilisation faits par les associations de protection de l’environnement pour changer nos comportements de consommation.
Ces problèmes revêtent une gravité particulière à l’heure des grands bouleversements écologiques que connaît notre planète (changement climatique, disparition des espèces, impacts prévisibles sur les populations humaines…), alors même que les habitudes actuelles de consommation dans nos pays riches sont la raison principale de ces problèmes (gaspillages, pollutions, déchets, boulimie énergétique…).
Sur la base de ce constat, deux questions ont émergé :
D’une part, se pose la question de la réalité de l’engagement des entreprises en faveur du développement durable : telle grande marque de détergent vantera sa lessive utilisable à froid comme moins consommatrice d’énergie (ce qui est vrai), mais sans faire de vrai effort sur sa formule, toujours aussi polluante pour les milieux aquatiques (Ariel), alors que la marque Ecovert arrive à de bien meilleurs résultats.
D’autre part, la question, qui découle de la première, est celle de la réalité du contrôle des publicités mis en place par le secteur publicitaire lui-même.
Le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) assure l’autodiscipline de la profession publicitaire en France. Mais pour les raisons suivantes, le BVP n’empêche pas de nombreuses publicités de véhiculer un discours trompeur :
- Il s’agit d’une structure juge et partie
- L’adhésion au BVP est facultative et, sauf pour les publicités télévisées, il ne contrôle que les publicités qui lui sont soumises volontairement
- Le secteur publicitaire ne respecte pas suffisamment sa propre déontologie professionnelle
- Le contrôle par le BVP du respect de cette déontologie est insuffisant
- Les avis du BVP sur les publicités qui lui sont soumises sont non contraignants
- Le BVP n’a pas de vrais moyens de coercition et de sanction
- Le BVP n’a pas de responsabilité juridique quant aux avis qu’il donne
Les objectifs de l’Alliance, en réaction à ce constat :
- De mettre fin à l’usage infondé de l’argument écologique dans les publicités
- D’obtenir un changement de comportement des annonceurs et des publicitaires
- D’obtenir une réforme en profondeur du système de contrôle des publicités
- De faire prendre conscience de l’impact général de la publicité sur l’environnement : surconsommation, pollution, incitation à des comportements non écologiques… Lire la suite de cet article… »
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Il y a 150 ans, la société par action était une institution peu importante. Aujourd’hui elle est omniprésente. Comme l’église, la monarchie et le parti communiste en leur temps, la société est l’institution prédominante. Ce documentaire étudie la nature, l’évolution, l’impact et le probable avenir de la société moderne. Dotée d’un mandat légal limité, qu’est-ce qui lui a permis d’obtenir un pouvoir et une influence tel sur notre vie ? Notre enquête commence alors que les scandales ouvrent le débat sur l’absence de contrôle sur les grandes sociétés.
  
http://www.nous-les-dieux.org/VIDEOS/TheCorporation.flv
The Corporation (2:24:03) (version sous-titrée en français)
Un documentaire de : Mark Achbar, Jennifer Abbott & Joel Bakan
Georges W.Bush
Je pense qu’il y a une mauvaise perception sur le marché… une méfiance. 95%, dans ces eaux là, un gros pourcentage des entreprises sont honnêtes et divulguent leur actif. Leur système de rémunération est équilibré. Mais il y a des pommes véreuses.
Cette image n’est pas appropriée (la pomme véreuse)? Y a-t-il une meilleure métaphore pour décrire l’institution dominante ? En donnant la parole à des PDG, des dénonciateurs, des courtiers, des gourous et des espions, en place ou en marge, nous présentons la société comme un paradoxe qui génère l’opulence mais aussi d’innombrables maux, souvent camouflés.
Ira Jackson (Directeur, Center for Business and Government Kennedy School, Harvard University)
La société est une pièce du puzzle qu’est notre monde. Si on la retire, le tableau est incomplet. De même, si c’est la seule pièce du puzzle, ça ne fonctionnera pas. Une équipe sportive. Certains bloquent, interceptent. D’autres courent, d’autres lancent le ballon. Mais on a tous le même mais, réussir en tant qu’organisation. C’est comme une cellule familiale. Les gens travaillent ensemble avec un objectif commun. Comme le réseau téléphonique, elle tisse sa toile. Elle est extrêmement puissante. Il est difficile d’y échapper. Elle transforme la vie des gens, tout compte fait, pour le mieux. L’aigle… il plane, l’oeil vif, prêt à se mesurer aux autres, à frapper mais ce n’est pas un vautour. Noble, visionnaire, majestueux, de manière à ce que les gens croient en lui, s’en inspire, de manière à donner un coup de fouet, à s’élever. Ca serait un bon logo pour une compagnie qui a des principes.
Robert Keyes (Président et directeur général, Conseil canadien pour le commerce international)
Le mot anglais « corporate » a pris un sens péjoratif… Il est associé à « l’ordre du jour ». On parle de l’ordre du jour d’une grande société comme si c’était diabolique. Comme si l’ordre du jour essayait de dominer le monde entier. Je n’utilise pas le mot « société », mais plutôt le mot « entreprise », le mot « compagnie », l’expression « milieu des affaires ». Parce que je trouve que ça donne une vision plus juste que de se limiter au mot « société ».
Joe Badaracco (Professeur d’éthique des affaires, de la Harvard Business School)
Qu’est-ce qu’une société ? J’enseigne dans une école de commerce et on ne m’a jamais demandé ma définition d’une société. C’est une forme de propriété commerciale. C’est un groupe d’individus qui poursuit ensemble toutes sortes d’objectifs. Le principal est de faire des bénéfices importants, croissants, constants, en toute légalité, pour les propriétaires de l’affaire.
Transcription de l’intégralité des dialogues du film… Lire la suite de cet article… »
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Discours du Premier ministre russe Vladimir Poutine au Forum économique mondial de Davos
(le 28 janvier 2009)
Monsieur Schwab, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs,
Je remercie infiniment M. Schwab pour ses paroles très aimables à l’égard de la Russie. Lorsque je travaillais à Saint-Pétersbourg, je venais souvent assister au Forum de Davos, mais ces dernières années, je n’en avais malheureusement plus le temps. Je suis heureux que l’on donne à la Russie l’occasion de s’exprimer sur les problèmes de l’économie mondiale en ces temps difficiles. Je voudrais remercier les organisateurs de l’occasion qui m’est donnée d’échanger avec vous mes idées sur l’économie globale et l’économie russe et de vous exposer nos projets et propositions.
Dans son allocution d’ouverture, M. Schwab a déclaré que nous n’allions pas nous attarder sur le passé et accorder trop d’attention au «pourquoi» de la crise. Toutefois, nous ne trouverons pas de solutions sans examiner l’origine de la crise économique actuelle.
Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à la première véritable crise économique mondiale qui prend de l’ampleur à une vitesse inouïe. On a souvent comparé la situation actuelle à la grande dépression de la fin des années 1920 et du début des années 30. Elles ont certes quelques points communs.
Il y a longtemps que la crise était dans l’air
Cependant, il existe également des différences fondamentales. A notre époque de globalisation, la crise touche tout le monde. Tous les pays, quels que soient leurs systèmes politique et économique, sont dans le même bateau.
Le terme « perfect storm » désigne une situation dans laquelle les éléments naturels déchaînés convergent vers un point de l’océan et multiplient leur potentiel destructeur. La crise actuelle est tout à fait semblable à ce genre de tempête.
Les économistes et les politiques experts et responsables doivent s’y préparer, mais elles surviennent toujours sans qu’on s’y attende, à l’instar de l’hiver russe. On prend toujours des mesures minutieuses en vue de la saison froide et pourtant elle survient toujours soudainement. La situation actuelle ne constitue pas une exception. Bien que la crise ait été dans l’air, la majorité des gens s’efforçaient d’obtenir leur part du gâteau, qu’il s’agît d’un milliard de dollars ou d’un unique dollar, et ne voulaient pas voir venir le raz-de-marée.
Ces derniers mois, presque tout discours sur le sujet commençait par une critique des Etats-Unis. Or je ne voudrais pas faire pareil ici. Je voudrais simplement vous rappeler qu’il y a une année, nous avons entendu des représentants des Etats-Unis insister ici même sur la stabilité fondamentale de l’économie américaine et son avenir sans nuages. Mais aujourd’hui, les banques d’investissement, orgueil de Wall Street, ont pratiquement cessé d’exister. En 12 mois seulement, elles ont enregistré des pertes qui dépassent leurs profits des 25 dernières années. Cet exemple suffit à refléter la véritable situation mieux que toute critique.
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Communiqué public GEAB N°32 (15 février 2009)
Depuis Février 2006, LEAP/E2020 avait estimé que la crise systémique globale se déroulerait selon 4 grandes phases structurantes, à savoir les phases de déclenchement, d’accélération, d’impact et de décantation. Ce processus a bien décrit les évènements jusqu’à aujourd’hui. Mais notre équipe estime dorénavant que l’incapacité des dirigeants mondiaux à prendre la mesure de la crise, caractérisée notamment par leur acharnement depuis plus d’un an à en traiter les conséquences au lieu de s’attaquer radicalement à ses causes, va faire entrer la crise systémique globale dans une cinquième phase à partir du 4° trimestre 2009 : la phase dite de dislocation géopolitique mondiale.
Selon LEAP/E2020, cette nouvelle phase de la crise sera ainsi façonnée par deux phénomènes majeurs organisant les évènements en deux séquences parallèles, à savoir :
- Deux phénomènes majeurs :
- La disparition du socle financier (Dollars + Dettes) sur l’ensemble de la planète
- La fragmentation accélérée des intérêts des principaux acteurs du système global et des grands ensembles mondiaux
- Deux séquences parallèles :
- La décomposition rapide de l’ensemble du système international actuel
- La dislocation stratégique de grands acteurs globaux.
Nous avions espéré que la phase de décantation permettrait aux dirigeants du monde entier de tirer les conséquences de l’effondrement du système qui organise la planète depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Hélas, à ce stade, il n’est plus vraiment permis d’être optimiste en la matière (1). Aux Etats-Unis comme en Europe, en Chine ou au Japon, les dirigeants persistent à faire comme si le système global en question était seulement victime d’une panne passagère et qu’il suffisait d’y ajouter quantité de carburants (liquidités) et autres ingrédients (baisse de taux, achats d’actifs toxiques, plans de relance des industries en quasi-faillite,…) pour faire repartir la machine. Or, et c’est bien le sens du terme de « crise systémique globale » créé par LEAP/E2020 dès Février 2006, le système global est désormais hors d’usage. Il faut en reconstruire un nouveau au lieu de s’acharner à sauver ce qui ne peut plus l’être. Lire la suite de cet article… »
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J’ai tenté de résumer ici les bases indispensables de la compréhension de l’origine de plus de 90% de la monnaie qui irrigue l’économie (monnaie non matérielle : écritures, comptes informatiques, etc.). Cette monnaie est dite scripturale et elle est « temporaire ». Les 10% restant sont les monnaies fiduciaires (billets et pièces) dont l’émission est réservée aux Banques Centrales (BCE, FED, Banque d’Angleterre…).
Afin de mieux comprendre comment est « créée » la monnaie scripturale, imaginons d’abord qu’il n’y a pas de banque centrale et qu’il n’existe qu’une seule banque commerciale.
A l’origine, le bilan de cette banque est vide

Un client, l’entreprise X demande un prêt de 100 000 € à cette banque unique, qui accepte ce crédit compte tenu des garanties de remboursement, capital et intérêt, que lui apporte l’entreprise X.
En acceptant ce contrat, la banque se contente de créditer du montant emprunté le compte à vue (au passif de la banque) de l’entreprise X, en échange de la garantie de remboursement aux échéances prévues dans le contrat, en tant que créance (à l’actif de la banque)
Le bilan de la banque devient donc :

La double inscription simultanée d’un même montant à l’actif et au passif du bilan de la banque constitue donc l’acte par lequel elle crée la monnaie : c’est bien une capacité de dépenses supplémentaires pour l’entreprise X sans que personne d’autre ne renonce à son pouvoir d’achat.
Ce sont donc « les crédits qui font les dépôts » (et non l’inverse) et c’est l’expansion de l’actif de la banque qui entraîne celle de son passif
Au bilan de « l’agent non financier » (l’entreprise X) c’est une créance qui sera enregistrée à son actif, mais ce qui est important c’est que l’entreprise X va pouvoir utiliser le montant porté en dépôt à vue comme moyen de payement.
La monnaie scripturale n’est finalement qu’une dette de banque commerciale qui circule, un élément du passif bancaire accepté comme moyen de payement ; l’essentiel est que cette créance soit reconnue comme une véritable monnaie. Lire la suite de cet article… »
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En effet, depuis 1973, l’État s’est volontairement dépossédé de son devoir fondamental d’émettre la monnaie utile aux citoyens, argent dont notre économie a besoin, et l’État emprunte aux banques privées, auxquelles il verse ensuite d’énormes intérêts. À l’heure du « pouvoir d’achat chancelant » et des « caisses vides », il n’est plus acceptable que notre argent, issu de notre travail, ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l’emploi et des services publics, course sans fin à la croissance, destruction de l’environnement, etc..
Nous vous proposons de nous mobiliser citoyennement en agissant immédiatement par voie de pétition électronique à vos élus départementaux (députés, sénateurs), pour restaurer le droit légitime des Nations à émettre leur propre monnaie.
Devenez une partie de la solution, passez à l’action :
Veuillez effacer « Votre Prénom », « Votre Nom » et « Votre E-Mail » avant de rentrer vos coordonnées et de choisir votre département de résidence (si vous ne choisissez pas de département, un pétition test vous sera envoyée à l’adresse E-Mail spécifiée).
Texte de la pétition électronique :
Sujet : Pour que l’argent nous serve au lieu de nous asservir !
Madame, Monsieur,
J´ai une question essentielle à vous poser… Lire la suite de cet article… »
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Communiqué public GEAB N°31 (15 janvier 2009)
En 2007, LEAP/E2020 avait annoncé que les banques américaines et le consommateur américain étaient tous deux insolvables. Il y a plus d’un an, notre équipe avait estimé à 10.000 milliards USD le montant d’ « actifs-fantômes » qui allait disparaître du fait de la crise. Ces deux annonces étaient en complet décalage avec les analyses dominantes du moment ; la suite a montré qu’elles étaient pourtant parfaitement justifiées. En fonction de la même logique d’anticipation, LEAP/E2020 estime aujourd’hui que le monde est entré dans une nouvelle séquence de la phase IV de la crise systémique mondiale (la phase dite de « décantation »), à savoir la séquence d’insolvabilité globale.
Les graves conséquences de cette insolvabilité globale sont anticipées dans ce GEAB N°31, dont ce communiqué présente un extrait qui permet de bien poser l’enjeu que représente cette nouvelle séquence de la crise. Par ailleurs le GEAB N°31 présente les 29 « hausses et baisses » de l’année 2009 selon l’équipe de LEAP/E2020 : quinze tendances en hausse et quatorze en baisse qui constituent autant d’outils d’aide à la décision et à l’analyse pour ceux que l’année à venir inquiète ou intrigue.
Contrairement à ce que les dirigeants politiques mondiaux, à l’image de leurs banquiers centraux, semblent penser, le problème de liquidité qu’ils essayent de résoudre par des baisses historiques de taux d’intérêts et une création monétaire illimitée, n’est pas une cause mais une conséquence de la crise actuelle. C’est bel et bien un problème de solvabilité qui crée les « trous noirs » dans lesquels disparaissent les liquidités, qu’ils s’appellent bilans des banques (1), endettements des ménages (2), faillites d’entreprises ou déficits publics. Avec une estimation conservatrice des « actifs fantômes » mondiaux portée désormais à plus de 30.000 milliards USD (3), notre équipe considère que le monde fait désormais face à une insolvabilité généralisée frappant évidemment en premier lieu les pays et les organisations (publiques ou privées) surendettés et/ou très dépendants des services financiers. Lire la suite de cet article… »
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Le contrat tacite – J’accepte
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
J’accepte de lire enfin dans son intégralité le contrat tacite de 33 points, qui m’est soumis ci-dessous et que je signe tous les jours sans me poser une seule question.
Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l‘accord tacite d’une sorte de contrat passé avec chacun d’entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu : Lire la suite de cet article… »
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De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions…) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu’arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l’html (protocole informatique qui permet à n’importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l’http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d’informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies – ce qui va métamorphoser l’économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l’un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.
Propos recueillis par Mélik N’Guédar.
Nouvelles Clés : Avant les années 70, personne n’avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu’il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d’Internet ? Aujourd’hui, vous dites que nous sommes à la veille d’un choc aussi grand, concernant non plus l’information, mais la monnaie ?
Jean-François Noubel : Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l’ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd’hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L’ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C’est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l’arrivée des « monnaies libres » (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.
Vous avez déjà joué au Monopoly, n’est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d’argent, le jeu s’arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d’outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d’aujourd’hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d’échange, non qu’ils soient pauvres dans l’absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d’une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n’y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.
Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s’introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d’intérêt, les déséquilibres s’accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l’intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd’hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s’amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d’auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de « loi de condensation », avec des boucles en « feedback » positif ou négatif.
Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l’économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le « principe Pareto » a montré que notre système monétaire n’était pas viable à long terme – tout le monde est d’accord là-dessus, même les dirigeants de l’US Federal Bank. C’est par nature un système à cycle court, où l’on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d’un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s’accroît jusqu’à l’absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s’il dit qu’il a « gagné », c’est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c’est-à-dire de l’architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d’une source extérieure qui leur fournit l’outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi. Lire la suite de cet article… »
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On résiste au système destructeur des sociétés et des écosystèmes depuis aussi longtemps qu’il existe et qu’il évolue. D’innombrables efforts ont été tentés, d’innombrables analyses ont été accumulées, des millions de courageux et de désespérés ont sacrifié leur vie pour défendre le bien commun. Toute l’information utile pour stimuler une évolution et l’éclairer est disponible depuis longtemps. Pourtant, le monstre est toujours là, plus fou que jamais. Est-ce parce qu’aucune force assez puissante ne lui a été opposée ? Ou parce que la méthode n’était pas la bonne ?
Résister à un adversaire est une action qui exige un fort investissement, surtout si l’adversaire est puissant. C’est une action prenante qui laisse peu de temps, peu de place pour cultiver autre chose. En plus des autres urgences du quotidien, il faut se préparer, s’entraîner et fourbir ses armes. Déjà, la résistance tend à monopoliser l’attention sur un seul objet. C’est là un danger, peut-être un piège.
Il est commun de rester crispé, arc-bouté dans une posture de défense face à un adversaire toujours menaçant. Il est très difficile de se détendre, de prendre du champ et d’apprécier la situation dans son ensemble.
S’opposer, c’est exercer une force contre la force de l’adversaire. S’opposer, c’est entrer dans une logique d’affrontement. Ce n’est pas choisir, c’est accepter le combat que veut imposer l’autre et, surtout, la forme de ce combat. C’est donc, sur son terrain, se mettre en position de s’adapter aux techniques de l’adversaire et, le plus souvent, de devoir emprunter les armes qu’il veut bien laisser traîner à notre portée… pour mieux nous perdre. Quand il ne les propose pas lui-même. S’opposer, se confronter aux pyramides hiérarchiques, à leur bureaucratie et à leur police est, donc, fortement structurant, et pas exactement de la façon envisagée au départ. Cela l’est d’autant plus que l’aspect sportif, ludique et attractif de la lutte n’est pas négligeable. On se laisse facilement emporter par son élan et l’exaltation du combat. Alors, même quand l’urgence s’est éloignée, le risque est grand de rester bloqué au stade du réflexe de défense en oubliant de construire ce que tous envisageaient. Là, commence l’engrenage vers la permanence d’une fonction : l’opposition.
L’opposition est prenante, obsédante. A force d’avoir la domination et ses agressions pour horizon, on se ferme au reste du monde, aux autres modes de fonctionnement, aux autres pensées, y compris ceux et celles qui sont censés être ceux de l’identité revendiquée. Le temps manque pour se décontracter, pouvoir prendre du recul, réfléchir et s’ouvrir. La philosophie et les pratiques alternatives aux logiques de l’affrontement sont délaissées. Cela limite d’autant le champ des perceptions et la capacité de compréhension de tout ce qui est étranger aux logiques de la domination. Même ceux qui résistent tout en veillant à ne pas se faire piéger doivent renoncer à d’autres activités, bien sûr les plus constructives, les plus conviviales, les plus gratifiantes. Ils risquent d’en être déformés et, paradoxalement, de se couper de la population des autres victimes, donc incapables d’agir efficacement. Lire la suite de cet article… »
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« Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930 »
Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008)
LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir:
1.) la prise de conscience de la longue durée de la crise
2.) l’explosion du chômage dans le monde entier
3.) le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation
Ce point d’inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu’elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d’autres (voir GEAB N°28), qu’elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde « développé » et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l’économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n’ont plus qu’un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.
Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l’occasion d’une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d’analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c’est un résultat dont nous sommes fiers. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, avenir, conscience, crise, évolution, geab, humanité
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Par Philippe Grasset, lundi 8 décembre 2008.

Nous revenons ici sur une déclaration récente (3 décembre) du Prix Nobel de la paix 2006, l’économiste bangladeshi Muhammad Yunus qui s’est transformé en activiste de l’aide aux pauvres, en très grand nombre, dans son pays. On comprendra que c’est pour cette deuxième fonction qu’il a reçu le Prix. Muhammad Yunus est sans aucun doute un homme plein de sagesse. Ainsi, dans ses déclarations qui ont plus à voir avec cette sagesse qu’avec l’économie, il expédie prestement la crise financière dans le rayon des commodités accessoires et de distraction. Le fait est, à notre sens, que l’idée qu’il développe n’est pas fausse; par contre, son appréciation de l’ampleur et des conditions de cette distraction nous semble partielle, voire erronée, et nous souffrons de l’absence d’une appréciation de la cause de cette distraction.
La remarque de Muhammad Yunus est simple: la crise financière n’est qu’une partie d’une crise beaucoup plus grave et beaucoup plus vaste (nous nous reconnaissons dans ce constat). Elle a servi en l’occurrence à camoufler le reste, ou bien son effet (volontaire ou involontaire, on le verra) a permis de camoufler le reste. (Nous dirions que la puissance et l’aspect incontestablement spectaculaire de cette crise, notamment grâce aux moyens de communication, ont effectivement eu ce résultat, de toutes les façons temporaire.)
Le site RAW Story, reprenant AFP, présente des extraits des déclarations de Muhammad Yunus, ce 3 décembre. Ces remarques permettent d’offrir une suggestion d’appréciation acceptable de notre habileté diabolique à faire d’un événement catastrophique, non pas la source d’une réflexion sur le reste, mais un outil de dissimulation du reste. Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : crise
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Par Chris Marsden le 2 décembre 2008
L’Islande est confrontée à une catastrophe économique et sociale. Sa population de 300.000 personnes subit, plus qu’aucun autre pays avancé et de façon plus immédiate, l’impact de la crise financière mondiale.
C’est la raison pour laquelle ce qui est en train de se passer en Islande est un aperçu des évolutions qui vont inévitablement se produire dans des pays bien plus grands et sur la scène internationale.

Le système bancaire de l’Islande s’est effondré, plongeant l’économie toute entière dans un déclin qui va s’accélérant. En l’espace de sept jours au mois d’octobre, les trois principales banques du pays sont devenues insolvables et le gouvernement a été forcé d’intervenir pour les reprendre. Le gouvernement travailliste de Gordon Brown en Grande-Bretagne a eu recours aux lois anti-terroristes pour essayer de faire revenir de force les centaines de millions investis en Islande par des particuliers, des fonds de retraites d’entreprises, des municipalités, des associations caritatives et des forces de police. La plupart de ces investissements ne seront pas récupérés.
L’échelle colossale des pertes provient de ce que l’Islande a cherché à devenir un centre d’investissements spéculatifs internationaux, et ce en indexant les taux d’intérêt des banques à l’inflation qui dépassait les 15 pour cent. Les banques islandaises proposaient des taux d’intérêt souvent supérieurs de 50 pour cent aux taux disponibles ailleurs.
A leur apogée, les banques islandaises détenaient des avoirs étrangers équivalant à dix fois le produit intérieur brut (PIB) du pays, avec la majorité de ces investissements fondés sur des prêts internationaux. Cela représentait une énorme bulle spéculative reposant sur une pyramide de dettes non viables.
L’Islande est effectivement en faillite et incapable de rembourser ses dettes colossales. Les pertes subies par ses créditeurs étrangers sont estimées à plus de 40 milliards de dollars. Icesave, la banque en ligne de Landsbanki par exemple a attiré plus de 6,75 milliards de dollars d’investissements du Royaume Uni et 1,5 milliards des Pays-Bas. Ces deux pays exigent que ces sommes leur soient retournées, mais il s’agit d’une dette plus élevée que la totalité du PIB de l’Islande. Comme l’a fait remarquer Jon Danielsson, directeur d’études à la London School of Economics, « En comparaison, le montant total des réparations exigées de l’Allemagne à la fin de la Première guerre mondiale tournait autour de 85 pour cent de son PIB. » Lire la suite de cet article… »
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Par Gilbert Dubouch
Le terme « argent » est un terme moderne pour exprimer ce qui existe depuis l’aube de l’humanité à savoir, un moyen d’étalonner (une unité de mesure) les échanges, donc les communications, entre les hommes.
L’argent, un moyen

Il s’agit donc d’un médium utilisé pour se nourrir, pour échanger et pour créer ; il est, à ce titre, neutre, c’est-à-dire qu’il contient les 2 polarités fondamentales de la manifestation divine puisqu’il peut très bien être utilisé à bon ou à mauvais escient mais également à bon et à mauvais escient. Or, aujourd’hui comme hier, « l’argent » est l’objet de tous les phantasmes, de toutes les projections, de toutes les convoitises. Pourquoi un médium, dont l’existence n’a d’autre but que de fluidifier les relations humaines, a-t-il été chargé de (presque) tous les maux de l’humanité ? Pourquoi de neutre, « l’argent » est-il devenu sale, corrupteur, bénéfique, maléfique, objet de culpabilité voire de culpabilisation … ?
Une recherche de réponse pourrait nous mener à ce grand débat sur l’intérêt ou la plus-value recueillie sur des sommes possédées. La perception d’intérêt, de plus-values sur « l’argent » prêté ou placé serait la plus grande hérésie humaine car contraire au principe divin qui met à la disposition de tout humain Sa Création afin que celui-ci en jouisse comme bon lui semble mais en respectant l’harmonie collective. Il y a là deux erreurs d’appréciation : d’une part, parce que la Création divine n’est pas parfaite dans le sens achevée, elle est parfaite dans son fonctionnement, mais elle est en devenir comme IL l’est LUI-même. Tout est mouvement, évolution et chaque règne (minéral, végétal, animal, humain) a fourni une base d’évolution au règne suivant par « une plus-value » qui a permis l’évolution du minéral, au végétal, à l’animal et à l’humain. La plus-value est donc une création divine et l’humain essaie de la répliquer, maladroitement peut-être, à travers le principe de plus-value et d’intérêt sur le médium « argent » ; d’autre part, encore une fois, on cherche la source d’un mal-être hors de soi en fustigeant ceux qui s’enrichissent, et qui enrichissent les autres, au lieu de chercher en soi ce qui nous perturbe personnellement ( est-ce parce que nous ne sommes pas récipiendaires de ces plus-values ? ). Lire la suite de cet article… »
Mots-clefs : argent, évolution, humanité, système
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Webcast de Lyndon LaRouche le 18 novembre 2008
http://www.dailymotion.com/videox7gefg
Après les résultats de l’élection américaine et l’échec prévisible du G20, Lyndon LaRouche a donné une conférence internet internationale depuis Washington, pour discuter des mesures qui doivent être immédiatement adoptées pour éviter une désintégration totale du système économique mondial et son cortège d’horreurs.
Le discours introductif dure une heure, et le séance de questions-réponses commence à la 70ème minute.
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Les responsables de la crise devaient être lourdement condamnés. Le capitalisme devait être refondé. Sarkozy et Brown annonçaient un « nouveau Bretton Woods », révolutionnaire. Mais le sommet aura finalement accouché d’une souris. Car on découvre aujourd’hui qu’il ne s’agissait que d’une rencontre amicale, sans ordre du jour, portant sur une crise dont les causes font débat, et qui se tient dans un pays maître sans gouvernement opérationnel.
Résultat du G20 – plan d’action – analyse et critiques

Du vague peu concret
Résultat ? Des recommandations au niveau mondial, floues et déjà évoquées à maintes reprises : relancer l’économie mondiale et stabiliser les marchés financiers de façon coordonnée, ouvrir la gouvernance économique mondiale aux pays émergents, encourager l’aide au développement, renforcer la transparence et la responsabilité, favoriser une régulation saine, et refuser le protectionnisme. Des principes plus que des « mesures »… ce que confirme le document, dans lequel les Vingt annoncent être « déterminés à prendre des mesures rapides pour mettre en œuvre ces principes« . A charge pour les ministres des finances de se débrouiller pour en faire sortir quelque chose de consistant.
Du concret un peu… vague
Au chapitre des « mesures concrètes » : des recommandations concernant les normes comptables mondiales, la surveillance des agences de notation, l’amélioration de la gestion du risque bancaire, la réforme des institutions financières internationales. Impressionnant sur le papier, sauf que le document ne présente aucune contrainte, et que ces recommandations restent le plus souvent au niveau des intentions. En clair, rendez-vous en avril 2009, pour voir ce que les ministres des finances nous auront concocté, et voir quelles notes ils se seront données, car une auto-évaluation du « plan d’action » est aussi prévue à cette date. Lire la suite de cet article… »
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