Archive de l'auteur

Par Karma One

D’un côté, un témoin privilégié « militaire » confiant dans les intentions protectrices des visiteurs; de l’autre, une « enlevée », qui parle d’intrusion prédatrice…. Au cœur de la thématique du « contact », deux tendances s’affrontent.

Commission d'enquete OVNILe retour dans les parages de la Terre de Nibiru, la fameuse planète des Anunnakis, ces « Dieux tombés du ciel » vénérés par les Sumériens, et dont les vaisseaux expliquent pour partie le phénomène ovni; leurs bases lunaires et martiennes dont les activités sont suivies de près et enregistrées… Tels sont les sujets abordés par le sergent-major Robert Dean dans une récente interview au Project Camelot [Ndlr : programme consacré à la diffusion d'informations sur la question extraterrestre]. Ce militaire aujourd’hui retraité de l’US Air Force, confronté au « fait extraterrestre » depuis le début des années soixante dans le cadre de son activité à l’Otan (Shape), prophétise la fin d’un cycle et la survenue d’événements pénibles sur fond de présence extraterrestre multimillénaire.

Cette civilisation manipulatrice ne laissera, en fin de compte, ni l’homme ni la Terre courir à la destruction totale. En ce sens, le témoignage de Dean est assez représentatif d’une tendance récurrente parmi les « whistle-blowers » (témoins militaires privilégiés).

Le Dr Steven Greer, responsable de l’association la plus importante réunissant témoins militaires et scientifiques des plus crédibles (Disclosure Project), offre le meilleur exemple de cette approche plutôt angélique décrivant nos visiteurs comme des créatures quasi divines, omnipotentes et bienveillantes à notre égard. Il va jusqu’à prôner, au sein du Center for the Study of Extraterrestrial Intelligence, une méthodologie standardisée du contact par des techniques de visualisation et de méditation collectives. Cette vision messianique considère que nous avons affaire à des extraterrestres très avancés spirituellement et technologiquement, et censés nous aider à traverser une période de mutation douloureuse; pour peu que nous garantissions une démilitarisation de l’espace.

Ainsi, avec le Dr Carol Rosin, ancienne assistante du Dr Werner von Braun [Ndlr : ingénieur allemand devenu directeur du centre de vol spatial de la NASA en 1964], ils militent activement à cette fin, laissant entendre sans ambiguïté que notre attitude paranoïaque, belliqueuse voire même xénophobe à l’égard des extraterrestres nous serait hautement dommageable, nous privant de l’accès à un enviable statut « galactique ». D’autres, comme le très actif Institute of Exopolitics, adhèrent à cette vision du contact, sans imaginer que ces « dieux » pourraient ne pas être tout à fait dénués d’orgueil et de passions, comme semble d’ailleurs l’indiquer l’ensemble de traditions antiques.

En contrepoint, se fait entendre une autre catégorie d’individus très concernée par l’intrusion extraterrestre: celle des enlevés, ces nombreuses victimes d’abductions extraterrestres dont le traumatisme psychologique a été authentifié par le Dr John Mack, professeur en psychologie de l’université de Harvard… Parmi eux, Eve Lorgen s’inquiète de cette tendance à accueillir l’intrusion extraterrestre avec un enthousiasme, voire une ferveur quasi religieuse. Elle estime que l’être humain fait preuve d’une propension à la subjugation et à la vénération de ce qui le domine ou lui semble supérieur technologiquement ou psychiquement. Notre tendance à nier ce trait égotique nous rendrait d’autant plus « manipulables »

Bob Dean : «Les Anunnakis ne vont pas laisser détruire leur planète, la Terre» Lire la suite de cet article… »

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La conscience de Soi !« Connais-toi toi-même » : cette inscription placée sur le fronton du temple de la pythie de Delphes est très célèbre. Cependant cette devise delphique, qu’on attribua à tort à Socrate, n’était pas un encouragement à une connaissance psychologique de soi, mais un rappel à l’ordre. Elle avait pour but de remémorer aux individus qu’ils n’étaient que des mortels : elle invitait les voyageurs à la prise de conscience de leurs propres limites. On oublie d’ailleurs que cette exhortation, « Connais-toi toi-même », était suivie de « … et tu connaîtras l’univers et les dieux. »

Un individu disposant d’une connaissance parfaite de soi serait donc l’égal d’un dieu. Pour les philosophes grecs, la connaissance de soi-même est synonyme de sagesse. Elle permettrait en effet à l’individu de prendre conscience de ses propres limites, de se libérer de ses défauts, de développer ses qualités, et, en faisant abstraction de tout ce qui dans le « je » n’est pas personnel, de prendre conscience de sa véritable identité et, au fond, de sa liberté.

La devise delphique laisse entendre que nous ne nous connaissons pas réellement, que la connaissance de soi n’est pas une donnée immédiate de la conscience. Elle nous invite donc à entreprendre une recherche, une descente dans les profondeurs de notre intériorité pour trouver l’essence de notre être. Or, cette recherche passe d’abord par la découverte et l’affirmation de notre moi. Cette affirmation est le fondement de la philosophie cartésienne en même temps que celui de toute entreprise de recherche de sa propre identité. Pour approfondir la connaissance que nous avons de nous-mêmes, il faut donc se demander s’il est légitime de parler du soi par soi et quels en seraient les moyens et les conditions. Lire la suite de cet article… »

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Texte intégral du message de S.S. Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2009

La PaixAu début de cette nouvelle année, je désire adresser à tous mes vœux de paix et, par ce message, inviter chacun à réfléchir sur le thème: Combattre la pauvreté, construire la paix. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, dans le message pour la Journée mondiale de la paix de 1993, avait déjà souligné les répercussions négatives que la situation de pauvreté de populations entières finit par avoir sur la paix. De fait, la pauvreté figure souvent parmi les facteurs qui favorisent ou aggravent les conflits, y compris armés. A leur tour, ces derniers alimentent de tragiques situations de pauvreté. «Une autre menace réelle pour la paix se confirme dans le monde et devient de plus en plus grave – écrivait Jean-Paul II: – de nombreuses personnes et même des populations entières vivent aujourd’hui dans des conditions d’extrême pauvreté. L’inégalité entre riches et pauvres est devenue plus évidente, même dans les pays économiquement les plus développés. Il s’agit là d’un problème qui s’impose à la conscience de l’humanité, car la situation dans laquelle se trouvent nombre de personnes offense leur dignité foncière et, en conséquence, compromet le progrès authentique et harmonieux de la communauté mondiale».1

Phénomène complexe de la mondialisation

Dans ce contexte, combattre la pauvreté implique donc une prise en considération attentive du phénomène complexe de la mondialisation. Cette prise en compte est importante déjà du point de vue méthodologique, parce qu’elle invite à utiliser le fruit des recherches menées par les économistes et les sociologues sur les divers aspects de la pauvreté. La référence à la mondialisation devrait, également, revêtir un sens spirituel et moral, car elle nous pousse à considérer les pauvres dans la perspective consciente que nous participons tous à un unique projet divin, celui de la vocation à construire une unique famille dans laquelle tous – individus, peuples et nations – règlent leurs comportements en les basant sur les principes de fraternité et de responsabilité.

Toute forme de pauvreté non choisie prend racine dans le manque de respect envers la dignité transcendante de la personne humaine Lire la suite de cet article… »

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L’Argent Dette de Paul Grignon (52:15)

« Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. »
Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941 – réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque

« Certains des plus grands hommes des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose. Ils savent qu’il existe quelque part une puissance si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive… qu’ils font bien, lorsqu’ils en parlent, de parler doucement. »
Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis

« Chaque fois qu’une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l’argent tout neuf. »
Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54

« Le procédé par lequel les banques créent de l’argent est tellement simple que l’esprit en est dégoûté. »
John Kenneth Galbraith, économiste

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font ses lois. »
Meyer Anselm Rothschild, banquier

La Dette… Lire la suite de cet article… »

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CHAPITRE 1 – Origines

Irak - Carte archeologique (mesopotamie - sumer - babylonie)

5.000 av JC – 1.750 av JC – Vallée du Tigre et de l’Euphrate. On ne sait pas d’où viennent les Sumériens. Ils ne sont pas originaires de Mésopotamie et leur langue, mal connue, n’est ni indo-européenne, ni sémitique. Ce sont les Sumériens qui inventèrent l’écriture cunéiforme sur des tablettes d’argile. OUR était leur ville principale vers 3.000 avant J.C.

Le pays n’était pas un royaume unifié, mais un ensemble de cités-États rivales et indépendantes (une douzaine au sud de la Mésopotamie), formant des royaumes au gré des alliances et des conquêtes. Ce conglomérat d’états-cités ne favorisa pas l’émergence d’une capitale précise car le centre nerveux du pouvoir se déplaçait sans cesse. Les cités d’Ourouk, Our, Eridou, Nippour, Kisch et Lagash furent les plus importantes. Our fut la capitale de Sumer sous la III ème dynastie.

Pour dompter les fleuves, les habitants devaient s’organiser afin de réaliser des grands travaux de canalisation (fin IV° millénaire). C’est ainsi que l’idée d’État qui dirige et planifie est née. Plusieurs guerres entre les cités sumériennes ont rendu cette partie de l’histoire très complexe. Chaque cité-États, ceinturée de murailles, était indépendante avec ses propres divinités, et son gouvernement.

Les Sumériens ont inventé l’écriture cunéiforme afin de mieux gérer leurs récoltes et écrire leurs lois afin que la justice soit la même pour tous. C’est de cette écriture que d’autres sociétés se sont inspirées. Ils ont aussi inventé : la roue, la poterie au tour, l’arche, ils ont combiné du cuivre et de l’étain pour obtenir du bronze, le calendrier de 12 mois et 30 jours, le cadran solaire, le système numérique basé sur le 60 d’où 60 minutes, 60 secondes et le cercle de 360 degrés et se sont les premiers à payer des taxes et des impôts. Lire la suite de cet article… »

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Par Etienne Chouard

http://www.dailymotion.com/video/x5swz0

Avez-vous déjà entendu parler de l’article 104 du Traité de Maastricht ? Si ce n’est pas le cas, vous feriez bien de vous y intéresser. Il est passé inaperçu dans les médias, et pourtant il ne date pas d’hier…

Cet article – devenu l’article 123 du Traité de Lisbonne – stipule que les Etats membres de la Communauté européenne n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leur banque centrale, mais sont dans l’obligation d’emprunter auprès de banques privées, moyennant de très forts intérêts. Auparavant, les prêts accordés aux nations concernées n’étaient pas assujettis à l’intérêt, seul le montant net de l’emprunt était remboursé.
Depuis, les « banksters » ont pris le contrôle d’une grande partie de la « création monétaire », en accord avec les personnages politiques censés nous représenter, nous protéger, dans tous les sens du terme.
Résultat : les banques privées en question génèrent des profits colossaux grâce à nos impôts ! Et la dette publique ne cesse de s’accroître inexorablement au fil du temps.

La France est surendettée et ce n’est rien de le dire (déficit officiel : 2 000 milliards d’euros !) Si c’était une société privée, elle aurait déposé le bilan depuis bien longtemps. Donc, pour combler les trous dans les caisses, pour paraître cette grande, prospère et puissante nation qu’elle fut jadis, la France réclame aux banques privées des fonds, qu’elle obtient immédiatement, car l’affaire est juteuse pour les créanciers. Faute de pouvoir équilibrer la balance budgétaire année après année, elle doit emprunter à nouveau. Primo pour faire fonctionner le pays, secundo pour rembourser le montant du précédent prêt, tertio pour rembourser les intérêts de ce dernier, d’un pourcentage indécent. Et ainsi de suite… C’est un cercle vicieux infernal ! Et cette arnaque engendre un effet inflationniste néfaste in fine.

Evidemment, cet article figure dans le Traité de Lisbonne, ou dans le « Traité simplifié » (*). Vous savez ce traité que nos représentants politiques désirent imposer coûte que coûte, qu’on le veuille ou non. Ils n’imaginent pas une seconde se débarrasser d’une telle aubaine qui a profité durant des décennies aux petits copains des lobbies financiers.

Dans la vidéo ci-dessous Etienne Chouard – lors d’une conférence à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence le 15 janvier 2008 – explique comment nos dirigeants ont mis en œuvre ce système financier qui rend exsangue l’économie de certains pays européens. La dette n’est pas un sort du destin, ou due à de malencontreuses erreurs politiques. Ceci a été conçu et entretenu afin entre autres d’enrichir les nouveaux seigneurs à l’insu des citoyens.

Je pense que pour ceux qui croient encore que nos dirigeants politiques - qui se passent le relais depuis des décennies – incarnent des êtres responsables et altruistes, élus pour le bien du peuple, pour ces gens-là, le réveil risque d’être brutal. La démocratie est morte depuis longtemps, il faut se rendre à l’évidence…

(*) Et il ne s’agit « que » de l’article 123 du Traité de Lisbonne. Je vous laisse imaginer la myriade d’articles et stratégies qui vont à l’encontre du pragmatisme et de la raison (OGM, lois liberticides…), à l’encontre du peuple, seul souverain en démocratie (étymologiquement et théoriquement parlant).

(source: LePost.fr)

Pour allez plus loin sur la création monétaire : Bankster.tv | FauxMonnayeurs.org | La Dette Publique


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http://nous-les-dieux.org/VIDEOS/baradigme.flv

Baradigme (1:30:42)

Baradigme est la rencontre fortuite d’un film grandiose avec un enseignement spirituel novateur.
Baraka est un film sans parole réalisé par Ron Fricke et sorti en 1992.
Sa musique comprend notamment des morceaux de Michael Stearns et Dead Can Dance.
« Un message personnel à votre intention » (narration de Selva) est l’introduction de la Trilogie du Nouveau Paradigme.

Voici la version audio de la narration (sans la musique du film) :

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Voici le texte intégral de la narration : Lire la suite de cet article… »

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Par Fred Vargas (archéologue et écrivain), le 16 décembre 2008.

Fred VargasNous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marré. Franchement on a bien profité. Et l’on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Mais nous y sommes. À la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidée, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, -  attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore), on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés.

S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.

À condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie – une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. À ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. À ce prix, nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

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Par Marc de Smedt

En tant qu’auteur du livre Techniques de méditation (dans la collection Spiritualités Vivantes Poche chez Albin Michel) on me pose souvent des questions sur ce sujet. J’espère que cet enregistrement, réalisé par François Watel, apportera son lot de réponses, que j’ai souhaitées pleines de bon sens. Car la méditation est une chose simple, naturelle, qu’il faut apprendre à intégrer dans notre vie quotidienne.

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Retrouver l'esprit de la méditation

1. Qu’est-ce que méditer (3’10) :

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2. Décanter (3’55) :

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3. Un acte physique (3’25) :

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4. La méditation immobile (4’53) :

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5. Retrouver le silence (3’59) :

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6. Que trouve-t-on dans la méditation (4’03) :

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7. Le miroir de l’éveil (7’24) :

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8. Où et comment méditer (4’31) :

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9. Respect de soi et des autres (5’05) :

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Durée total : 51’42

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Un jour sur Terre,

un film de Alastair Fothergill (1:35:57).

Cinq ans de tournage auront été nécessaires à Alastair Fothergill et à son équipe de La Planète Bleue pour réaliser Un jour sur Terre : périple spectaculaire à travers les saisons, ce film d’une durée de 90 minutes nous transportera de l’océan Arctique au printemps à l’Antarctique en plein hiver. Les toutes dernières technologies en matière de prise de vue en haute définition ont permis de tourner des images d’une beauté à couper le souffle et de mettre en valeur la vie qui palpite et bouillonne à chaque instant, sur le moindre centimètre carré de notre planète. Un jour sur Terre fait suite à La Planète Bleue, succès mondial couronné par plusieurs prix, distribué dans une vingtaine de pays, le film a déjà enregistré plus de trois millions d’entrées et dégagé plus de 25 millions de dollars de recettes.

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par Karl Müller, le 29 décembre 2008.

La planète des singesLa campagne présidentielle puis l’élection du président des Etats-Unis Barack Obama ont amené, dans le monde, de nombreuses personnes amèrement déçues par 8 années de gouvernement George W. Bush à trouver dans les deux mots slogans d’Obama – « change » (changement) et « hope » (espoir) – la promesse d’un monde meilleur. A cela s’ajoute le fait que pour la première fois dans l’histoire, un Afro-américain, c’est-à-dire un membre d’un groupe de population qui avait été défavorisé pendant des siècles, s’est présenté et a été élu.

Cependant ces promesses suffiront-elles à améliorer le monde dans lequel nous vivons ? N’est-il pas urgent, quelques semaines avant son entrée en fonctions, de marquer un temps d’arrêt, de regarder sincèrement en arrière et de nous demander à quels défis le monde va devoir faire face ces prochains mois et ces prochaines années. Que faut-il faire pour que la situation s’améliore ?

Nous ne pouvons pas abandonner cette question essentielle aux « think tanks » des grandes puissances, des partis et des « lobbys » car il faut supposer, malheureusement, qu’ils s’intéressent généralement moins au bien commun qu’aux intérêts de leurs commanditaires et de leurs financiers.

Or le droit international est valable pour tous et doit être respecté par tous. A notre époque d’armes de destruction massive nucléaires, biologiques, chimiques et autres, la raison du plus fort doit, au niveau international, faire place au droit, sinon l’existence même de l’humanité sera menacée.

Les crimes de guerre, la détresse et la misère que le monde a subis au cours des dernières années au nom de la « démocratie » nécessitent une réparation qui ne peut aboutir que si toutes les cultures se respectent mutuellement. C’est uniquement sur cette base que les peuples du monde pourront créer des structures fondées sur l’égalité et dans lesquelles chaque peuple sera libre d’organiser et de développer son économie et sa culture ainsi que de coopérer au plan international.

Personne ne peut ni ne doit dire qu’il connaît la solution aux problèmes à régler, mais il existe des débuts d’approche. On y trouve des principes pour la recherche d’un nouveau système économique qui, dans le contexte de l’actuelle crise financière, ont été proposés de divers côtés, par exemple par des économies importantes comme celles du Japon, de la Chine et de la Russie.

Dans son discours sur l’état de la nation du 5 novembre, jour de l’élection d’Obama, le président russe Medvedev a montré que le monde n’est plus disposé à accepter qu’une seule grande puissance détermine un unique mode de vie et un unique système économique. Au début de son discours, il a établi un parallèle entre la guerre en Géorgie, qui a été imposée à la Russie, et la crise financière mondiale. Pour Medvedev, il est nécessaire de créer des mécanismes destinés à bloquer les décisions erronées, égoïstes et parfois tout simplement dangereuses de quelques membres de la communauté internationale. En effet, aussi bien la crise du Caucase que la crise financière sont la conséquence de la politique menée par le gouvernement américain fondée sur des décisions unilatérales et ne supportant aucune critique. Lire la suite de cet article… »

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La Terre vue du Ciel

(Te Amo)

D’après l’oeuvre photographique de Yann Arthus-Bertrand
Un film de Renaud Delourme (1:05:05)
Avec les voix de Bernard Giraudeau et Nils Hugon
Musique originale de Armand Amar.


Un homme et un enfant parcourent la Terre, voyage géographique et historique, ils suivent pas à pas le paradoxe de la « nature » et de « l¹humanité ». Une histoire simple, celle d¹un livre raconté par un homme à un enfant avant qu’il ne s¹endorme, une histoire qui nourrit la nuit, un rêve éveillé. Des images extraordinaires, des sons et des musiques. Une histoire universelle.

* * *

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Entretien avec Jean-François Noubel.

Open MoneyDe la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions…) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu’arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l’html (protocole informatique qui permet à n’importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l’http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d’informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies – ce qui va métamorphoser l’économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l’un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.

Propos recueillis par Mélik N’Guédar.

Nouvelles Clés : Avant les années 70, personne n’avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu’il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d’Internet ? Aujourd’hui, vous dites que nous sommes à la veille d’un choc aussi grand, concernant non plus l’information, mais la monnaie ?

Jean-François Noubel : Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l’ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd’hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L’ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C’est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l’arrivée des « monnaies libres » (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.

Vous avez déjà joué au Monopoly, n’est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d’argent, le jeu s’arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d’outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d’aujourd’hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d’échange, non qu’ils soient pauvres dans l’absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d’une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n’y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.

Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s’introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d’intérêt, les déséquilibres s’accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l’intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd’hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s’amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d’auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de « loi de condensation », avec des boucles en « feedback » positif ou négatif.

Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l’économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le « principe Pareto » a montré que notre système monétaire n’était pas viable à long terme – tout le monde est d’accord là-dessus, même les dirigeants de l’US Federal Bank. C’est par nature un système à cycle court, où l’on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d’un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s’accroît jusqu’à l’absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s’il dit qu’il a « gagné », c’est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c’est-à-dire de l’architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d’une source extérieure qui leur fournit l’outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi. Lire la suite de cet article… »

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Barak Obama et Hillary Clinton: Bilderberg, CFR et compagnie !!!

DEPUIS DEUX ANS, les Américains ont entendu le « mantra » incessant du changement émanant de la campagne présidentielle. Mais maintenant que le Président « élu » (à confirmer par la Cour Suprême des Etats-Unis) Barack Obama a commencé à former son cabinet, nous constatons qu’il instaure le cadre d’une « clique » encore plus ancrée que les administrations précédentes.

Pour ce qui est des conseillers sur la politique extérieure, les trois choix de Barak Obama furent soit dictés par la guerre d’Irak, ou le sont encore, soit sur le front économique; chaque personne appointée maintient de proches relations avec la triade israélienne de Ben Bernanke, Robert Rubin et Alan Greenspan – sans compter l’ingénieur du « bailout » Henry Paulson.
Barack Hussein Obama, qui lui-même est membre du « Council on Foreign Relations » (CFR), a des relations étroites avec Zbigniew Brzezinski et a participé a une réunion clandestine en la présence d’Hillary Clinton dans la demeure de Diane Feinstein en 2008 alors que le « groupe Bilderberg » se réunissait à quelques kilomètres de là.

Vous trouverez ci-dessous un survol des 14 sélections faites par Obama à la date d’aujourd’hui. En considérant leurs histoires collectives, ainsi que leurs principales affiliations, il apparaît une chose évidente : le changement sous Obama signifie que plus cela change, plus cela empire. Lire la suite de cet article… »

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Par Jean-Claude Paye*, le 16 décembre 2008.

Nouvel ordre mondialDans les pays membres de l’ancienne Union européenne, l’Europe des quinze, la question de la souveraineté extérieure est réglée depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Généralement occupés par l’armée américaine et membres de l’OTAN, ces pays ont transféré leur prérogative régalienne, de faire la guerre et d’assurer leur défense, à l’exécutif étasunien. La phase actuelle des relations entre l’Union européenne et les Etats-Unis est spécifique. Elle consiste dans l’abandon de la souveraineté intérieure des pays membres des l’Europe des 27. Grâce à une hégémonie du droit des Etats-Unis sur le sol européen, l’exécutif américain exerce un pouvoir direct sur les populations européennes. A travers de nombreux accords, cette souveraineté est légitimée par les institutions de l’Union.

L’instauration d’une souveraineté interne de l’exécutif étasunien sur les pays de l’ancien continent conduit à la formation d’une nouvelle forme d’État, à la mise en place d’une structure impériale sous direction américaine. Il s’agit d’une forme d’organisation stable qui diffère fortement de la situation antérieure. Dans le cas où les Etats-Unis disposaient de la seule souveraineté extérieure des pays européens, un retour en arrière partiel ou plus profond restait possible sans une révolution sociale, tel que l’atteste le retrait de la France, effectué par De Gaule, du commandement de l’OTAN. Une telle tentative d’indépendance d’un pouvoir constitué européen n’est même plus envisageable, si les Etats-Unis exercent un contrôle direct sur les populations de l’ancien continent. Lire la suite de cet article… »

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Par Alain-Claude Galtié, le 12 juin 2008.

ForêtOn résiste au système destructeur des sociétés et des écosystèmes depuis aussi longtemps qu’il existe et qu’il évolue. D’innombrables efforts ont été tentés, d’innombrables analyses ont été accumulées, des millions de courageux et de désespérés ont sacrifié leur vie pour défendre le bien commun. Toute l’information utile pour stimuler une évolution et l’éclairer est disponible depuis longtemps. Pourtant, le monstre est toujours là, plus fou que jamais. Est-ce parce qu’aucune force assez puissante ne lui a été opposée ? Ou parce que la méthode n’était pas la bonne ?

Résister à un adversaire est une action qui exige un fort investissement, surtout si l’adversaire est puissant. C’est une action prenante qui laisse peu de temps, peu de place pour cultiver autre chose. En plus des autres urgences du quotidien, il faut se préparer, s’entraîner et fourbir ses armes. Déjà, la résistance tend à monopoliser l’attention sur un seul objet. C’est là un danger, peut-être un piège.

Il est commun de rester crispé, arc-bouté dans une posture de défense face à un adversaire toujours menaçant. Il est très difficile de se détendre, de prendre du champ et d’apprécier la situation dans son ensemble.

S’opposer, c’est exercer une force contre la force de l’adversaire. S’opposer, c’est entrer dans une logique d’affrontement. Ce n’est pas choisir, c’est accepter le combat que veut imposer l’autre et, surtout, la forme de ce combat. C’est donc, sur son terrain, se mettre en position de s’adapter aux techniques de l’adversaire et, le plus souvent, de devoir emprunter les armes qu’il veut bien laisser traîner à notre portée… pour mieux nous perdre. Quand il ne les propose pas lui-même. S’opposer, se confronter aux pyramides hiérarchiques, à leur bureaucratie et à leur police est, donc, fortement structurant, et pas exactement de la façon envisagée au départ. Cela l’est d’autant plus que l’aspect sportif, ludique et attractif de la lutte n’est pas négligeable. On se laisse facilement emporter par son élan et l’exaltation du combat. Alors, même quand l’urgence s’est éloignée, le risque est grand de rester bloqué au stade du réflexe de défense en oubliant de construire ce que tous envisageaient. Là, commence l’engrenage vers la permanence d’une fonction : l’opposition.

L’opposition est prenante, obsédante. A force d’avoir la domination et ses agressions pour horizon, on se ferme au reste du monde, aux autres modes de fonctionnement, aux autres pensées, y compris ceux et celles qui sont censés être ceux de l’identité revendiquée. Le temps manque pour se décontracter, pouvoir prendre du recul, réfléchir et s’ouvrir. La philosophie et les pratiques alternatives aux logiques de l’affrontement sont délaissées. Cela limite d’autant le champ des perceptions et la capacité de compréhension de tout ce qui est étranger aux logiques de la domination. Même ceux qui résistent tout en veillant à ne pas se faire piéger doivent renoncer à d’autres activités, bien sûr les plus constructives, les plus conviviales, les plus gratifiantes. Ils risquent d’en être déformés et, paradoxalement, de se couper de la population des autres victimes, donc incapables d’agir efficacement. Lire la suite de cet article… »

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« Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930 »

Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008)

DéconstructionLEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir:

1.) la prise de conscience de la longue durée de la crise

2.) l’explosion du chômage dans le monde entier

3.) le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation

Ce point d’inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu’elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d’autres (voir GEAB N°28), qu’elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde « développé » et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l’économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n’ont plus qu’un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.

Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l’occasion d’une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d’analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80%, avec une pointe à 86% pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c’est un résultat dont nous sommes fiers. Lire la suite de cet article… »

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Par Pierre Rabhi le jeudi 10 mai 2007.

VivreIl ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. Il s’agit d’un état d’une nature simple : J’appartiens au mystère de la vie et rien ne me sépare de rien. Je suis relié, conscient et heureux de l’être.

C’est là que se pose la question fondamentale : qu’est-ce que vivre ? Nous avons choisi la frénésie comme mode d’existence et nous inventons des machines pour nous la rendre supportable. Le temps-argent, le temps-production, le temps sportif où l’on est prêt à faire exploser son cœur et ses poumons pour un centième de seconde… tout cela est bien étrange. Tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, celui qu’il faut gagner, nos véhicules, nos avions, nos ordinateurs nous font oublier que ce n’est pas le temps qui passe mais nous qui passons. Nos cadences cardiaques et respiratoires devraient nous rappeler à chaque seconde que nous sommes réglés sur le rythme de l’univers.

L’intelligence collective existe-t-elle vraiment ? Je l’ignore mais je tiens pour ma part à me relier sur ce qui me parait moins déterminé par la subjectivité et la peur, à savoir l’intelligence universelle. Cette intelligence qui ne semble pas chargée des tourments de l’humanité, cette intelligence qui régit à la fois le macrocosme et le microcosme et que je pressens dans la moindre petite graine de plante, comme dans les grands processus et manifestations de la vie. Face à l’immensité de ce mystère, j’ai tendance à croire que notre raison d’être est l’enchantement. La finalité humaine n’est pas de produire pour consommer, de consommer pour produire ou de tourner comme le rouage d’une machine infernale jusqu’à l’usure totale. C’est pourtant à cela que nous réduit cette stupide civilisation où l’argent prime sur tout mais ne peut offrir que le plaisir. Des milliards d’euros sont impuissants à nous donner la joie, ce bien immatériel que nous recherchons tous, consciemment ou non, car il représente le bien suprême, à savoir la pleine satisfaction d’exister.

Si nous arrivions à cet enchantement, nous créerions une symphonie et une vibration générales. Croyants ou non, bouddhistes, chrétiens, musulmans, juifs et autres, nous y trouverions tous notre compte et nous aurions aboli les clivages pour l’unité suprême à laquelle l’intelligence nous invite. Prétendre que l’on génère l’enchantement serait vaniteux. En revanche, il faut se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation. Ne serait-ce pas là la plénitude de la vie ?

(source: PierreRabhi.org)

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Par Alain-Claude Galtié, le 12 juin 2008.

Harcelement« Quand, dans la société primitive, l’économique se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force (…) et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’Etat détermine l’apparition des classes »,
Pierre Clastres, « La société contre l’Etat ».

L’histoire des mouvements sociaux montre la vérité du fonctionnement de la démocratie revue et corrigée à la mode représentative, cette représentation pas exactement faite pour être représentative de l’intérêt général, surtout depuis quelques décennies. Sans doute, les pressions de l’industrie et de la finance sur les élus et les fonctionnaires existent-elles depuis longtemps, mais elles ont pris un tour beaucoup plus professionnel depuis l’essor des « gestionnaires » (la technocratie) il y a cinquante à soixante ans. L’oligarchie étasunienne a amorcé le mouvement avec la création des institutions internationales de la guerre économique globalisée. Les dominants français ont suivi de près. A la fin des années cinquante, la création du « Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » dirigé par les technocrates Jacques Rueff et Louis Armand mobilisés pour assister les grands patrons de la spéculation en est une première démonstration. Au moins depuis la création de cette officine, qui a lancé la plus importante croissance des destructions écologiques, sociales et culturelles depuis l’essor industriel du XIXème siècle, jusqu’aux mobilisations actuelles de gauche comme de droite pour la « libération de la croissance », il y a continuité de l’aveuglement et des hommes. Entre-temps, le sabotage des mouvements sociaux et le détournement de leur image vidée de sens, la montée en puissance du lobby du nucléaire et l’avortement provoqué des énergies renouvelables en plein essor, la formation du lobby de l’amiante, son omniprésence et le contrôle des médias, l’influence de la Fondation Saint Simon, la libéralisation de la circulation des capitaux et autres dérégulations favorables à la finance, l’invasion de la publicité/propagande et le durcissement du contrôle des hommes au travail avec l’avènement de la « gestion des ressources humaines », etc. portent la marque du nouveau technocratisme et de sa rationalisation de l’exploitation. Lire la suite de cet article… »

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De Vimala Thakar (1994)

Traduit par Françoise Mazet et Monique Tournier.

Meditation

Avant propos

Ma première rencontre avec Vimala fut la lecture du livret « Méditation » et ce fut un éblouissement.

Aussi. quand mes amis Renata et Moïz me proposèrent quelques années plus tard, d’aller en Inde travailler avec elle, ma réponse fut un oui immédiat.

C’est un rare privilège que de l’écouter. Elle parle dans sa maison de Dalhousie, face à ces montagnes himalayennes qu’elle aime tant, avec une éloquence pleine de poésie et une extraordinaire intensité de vie, des grands textes de l’Inde que nous lui demandons de commenter pour nous.

De la même famille d’esprit que Krishnamurti, qui était pour elle un ami, elle nous entretient de la la nécessité urgente de parvenir à la connaissance et au dépassement de soi par une approche totale, non fragmentaire de la conscience.

Elle fait partie des êtres dont l’enseignement modifie profondément ceux qui l’écoutent.

Causeries faites à Calcutta en 1981

Nous sommes réunis ce matin et chacun de nous est conscient de la triste et pitoyable situation dans laquelle ce pays est plongé aujourd’hui. Nous traversons une crise, nous sommes dans l’obscurité. C’est une crise d’identité morale, aussi bien bien individuelle que collective; une érosion des valeurs humaines, qu’on ne peut endiguer, touche tous les domaines de l’activité sociale et c’est pourquoi j’ai dit que l’obscurité semble s’être étendue sur le pays. Sans la foi dans l’existence du divin et dans le potentiel de l’homme, il me serait extrêmement difficile de venir vous parler.

Le thème choisi est la pertinence de la méditation dans le quotidien, dans la vie. Pour commencer, j’aimerais dire que la méditation concerne ceux qui aspirent à vivre, et sentent que vivre est une bénédiction. Elle concerne ceux qui voient combien la vie les a bénis en leur donnant l’opportunité de vivre en relation avec les autres.

La vie

Aussi, commençons par la vie. A moins d’avoir foi dans la vie, à moins de voir le caractère sacré de la vie, l’acte de vivre est dénué de sens. La vie est une totalité. C’est une entité organique homogène dans laquelle tout est relié. La corrélation entre tout ce qui vit et bouge est complexe.

La vie est toujours entité, une entité qui ne peut jamais être fragmentée. Elle est non divisible, non fragmentable. C’est un tout. Être spirituel, c’est voir la totalité dans le particulier. Les sens intégrés dans le corps ont leur propre limite, ils ne peuvent pas appréhender la totalité de la vie. Ils ont la capacité d’atteindre un objet particulier, à un moment précis. Le particulier est relié à la totalité de façon organique, la totalité est dissimulée dans le particulier. L’illusion a lieu quand le particulier est perçu comme singulier, séparé du tout; mais quand il est vu dans le contexte du tout, il est aussi divin que la totalité. Être spirituel, c’est être capable de voir la totalité cachée, dissimulée dans le particulier.

Il se trouve que dans notre pays, la totalité, l’homogénéité de la vie ont été explorées. Ailleurs, on a mis en place des institutions religieuses, mais ici, dans ce pays, on approfondit la science de la vie et du yoga, l’art de vivre. Lire la suite de cet article… »

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